Sharable Content Object Reference Model

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1 Historique et définition

L'origine des standards SCORM provient du Département de la défense (DoD) et du White House Office of Science and Technology Policy (OSTP) qui en novembre 1997, ont lancé le projet ADL (Advanced Distributed Learning). Le but de ce projet était de fournir l'accès à un enseignement de grande qualité, qui en plus pourrait être personnalisé en fonction des besoins de chacun mais qui par-dessous tout serait rentable. L’un des moyens de faire en sorte qu'une formation soit rentable est de la rendre réutilisable. En partant de ce principe, ADL développa le modèle SCORM ("Shareable Content Object Reference Model" ) qui a pour objectif de favoriser la création de contenus d'apprentissage réutilisables, et cela en y appliquant un ensemble de lignes directrices, de spécifications et de normes fondées sur le travail de plusieurs organisations différentes liées à l'apprentissage en ligne (AICC, ARIADNE, LTSC de l’EEE et IMS).

2 Versions

Il existe plusieurs version de SCORM et ces versions n'ont pas exactement la même fonction.

2.1 SCORM 1.0

Janvier 2000: La version originale de SCORM consistait principalement en une version test. La notion de Sharable Content Object (SCO) fut introduite et après un certain nombre de tests réussis, ADL mit à disposition des exemples d'implémentations.

2.2 SCORM 1.1

Janvier 2001: Cette version marqua la fin de la phase d'implémentation et le début de la phase d'application. Cette version utilisa un fichier XML basé sur les spécifications de l'AICC afin de décrire la structure du contenu. Le changement du "Sharable Courseware Object Reference Model" au "Sharable Content Object Reference Model" fut la plus importante au sein de cette version. Cette version bien qu'améliorée manquait un support pour les metadata et fut rapidement abandonnée pour la version SCORM 1.2.

2.3 SCORM 1.2

Octobre 2001: Cette version fut la première offrant la possibilité d'importer et d'exporter les meta-data et de rassembler le contenu pédagogique en un seul matériel à travers le "IMS Content Packaging specification". Cette version n'est actuellement plus offerte par ADL car remplacée par la version SCORM 2004. Par contre, en 2016, c'est toujours la seule norme implantée dans les LMS gratuits comme Moodle. Voir aussi: l'article SCORM 1.2 (en Anglais)

2.4 SCORM 2004

Janvier 2004: Version actuelle basée sur les normes IEEE pour API. Cette version offre la possibilité d'adapter les spécifications pour les séquences en fonction des séquences d'activités. Elle permet aussi de partager et d'utiliser des informations d'un apprenant concernant le statut des objectifs d'apprentissage et les compétences tout au long des différents "content objects" et cours du moment qu'ils se trouvent au sein du même LMS. Cette version plus robuste offre une meilleure intéroperabilité. Toutefois, il n'existe pas d'implémentations gratuites à notre connaissance. Il existe quatre versions de de SCORM 2004. La première est aussi connue sous le nom SCORM 1.3, mais l'organisation SCORM recommande d'utiliser SCORM 2004 4th Edition.

2.5 Teaching and learning Architecture (TLA)

Cette norme a été d'abord crée sous le nom "Tin Can API en 2012. La première version a été formalisé en 2013 sous le nom de 'Experience API ou xAPI. TLA comprend xAPI plus d'autres éléments nécessaires pour intégrer des applications interactives, notamment:

Le suivi d'expérience comprend 2 éléments: un outil de suivi et un outil qui stocke les données.

  • Experience API (Cette spécification "service web" est aussi appelée "Tin Can", nom de la première version publiée en 2013)
Lire What is the Tin Can API?
Learning Record Store

Les dépositoires (méta-données)

3 Organisation de SCORM 2004

Les spécifications et normes au sein du SCORM ont été rassemblées sous forme de documents "techniques" indépendants et ont été catégorisés sous différents groupes:

  • l'aperçu: ce document aborde l'historique et les objectifs du projet ADL et SCORM et décrit les liens entre les différents documents SCORM.
  • le « modèle d'agrégation du contenu (MAC) » ou « content packaging»: ce document décrit entre autres: les composants utilisés à l'intérieur d'une expérience d'apprentissage (notamment les exigences pour l'établissement des agrégations de contenu) et comment conditionner ces composants pour pouvoir par la suite faire des échanges d'un système à un autre, comment décrire ces composants pour une meilleure recherche et repérage, et comment déterminer les règles de séquencement des composants. Le conditionnement du contenu (représentant soit un cours, une leçon, un module ou juste une série d'objets de contenu liés entre eux) se fait à travers le regroupement des objets de contenu avec une organisation de contenu décrite dans un manifeste. Ce manifeste au sein de SCORM est un fichier XML appelé « imsmanifest.xml ». Pour résumer, le MAC ou « content packaging» se présente sous la forme d'un fichier zip, comprenant les documents de cours mentionnés plus haut et le fichier « imsmanifest.xml ».
  • l'« environnement d'exécution (EE) » ou « runtime communications»: ce document décrit principalement les exigences du système de gestion de l'apprentissage (SGA) indispensables pour la gestion de l'environnement d'exécution (plus précisément en ce qui concerne le processus de lancement du contenu, la communication entre le contenu et les systèmes de gestion de l'apprentissage et les éléments de données utilisés pour transmettre des renseignements sur l'apprenant). L'environnement d'exécution permet ainsi l'interopérabilité entre les contenus d'apprentissage axés sur les objets de contenu partageable (OCP) et les systèmes de gestion de l'apprentissage. Globalement, l'« environnement d'exécution (EE) » comprend deux éléments: (1) des exécutions de commande pour communiquer l'information sur les étudiants vers et du LMS et (2) des metadata sur les étudiants pour sauvegarder des informations de manière individuelle.
  • « séquencement et navigation (SN) »: ce document décrit comment le contenu SCORM peut être organisé selon des évènements de navigation lancés par l'apprenant ou par le système. Ce document est donc particulièrement important car il décrit comment un SGA conforme au SCORM interprète les règles de séquencement construit par exemple au cours du scénario pédagogique et de ce fait, comment appliquer une théorie pédagogique (dans le cadre de ce travail, il s'agira de la "theory of instruction" de Robert Gagné) en utilisant l'ordre de séquencement.

4 Pourquoi utiliser les standards SCORM?

L'une des capacités les plus importantes qu'offrait la standardisation SCORM était la réutilisation de contenu. Cette capacité de produire du contenu réutilisable permet entre autres d'intégrer des composants d'enseignement dans des contextes et des applications multiples. Par ailleurs, SCORM permet aussi d'établir du contenu:

  • Abordable: le temps et les coûts nécessaires pour dispenser des formations peuvent être réduits et amener à une augmentation de l'efficience et de la productivité.
  • Accessible: l'accès et la distribution de composants d'enseignement peuvent se faire à beaucoup de sites différents.
  • Adaptable: les formations peuvent être personnalisées en fonction des besoins des personnes et des organisations.
  • Durable: des processus coûteux tels la conception, la configuration et le codage peuvent être évités même si la technologie change et évolue.
  • Interopérable: des composants d'enseignement développés dans un site avec un certain ensemble d'outils ou sur une certaine plate-forme peuvent être utilisés ailleurs une autre plate-forme ou avec un autre ensemble d'outils.

En plus de ces avantages, ADL, part aussi de l'"hypothèse sur le web" qui stipule que le web est l'outil qui permet une maximisation de l'accès aux contenus d'apprentisage mais aussi de la ré-utilisation de ces contenus et cela pour plusieurs raisons. La première raison touche à l'infrastructure et aux technologies du web qui sont en ce moment en pleine croissance. Une autre raison est qu'il n'existe pour le moment pas encore de normes universelles quant aux technologies d'apprentissage sur le web ce qui et finalement les contenus se trouvant sur le web peuvent être présentés sous une multitude de supports (par exemple, CD-ROM, système autonome, etc.).

5 Limites du SCORM

  • Bien que le SCORM présente beaucoup d'avantages, il ne faut néanmoins pas négliger ses limites. Une des premières limites du SCORM concerne ce qu'un auteur peut faire avec une leçon (ou SCO - "sharable content object": qui correspond à la plus petite unité dans un cours). L'auteur ou l'"instructional designer" ne peut par exemple pas placer des liens à l'intérieur d'un SCO (d'une leçon) vers un autre SCO. Les liens internes entre les SCOs rendent l'extraction d'un SCO et sa réutilisation impossible sans incorporer les autres SCOs. De même, un SCO ne pourra pas directement transmettre des données à un autre SCO. Ces limitations impliquent donc que la structure du cours ait bien été construite pour éviter de se rendre compte trop tard que certaines choses ne peuvent pas être faites avec SCORM.
  • Une autre limite du SCORM touche au coût de production. Écrire des métadonnées pour un SCORM implique dans certains cas de remplir plus de 80 descriptions et prend donc un temps considérable à faire. Cet aspect en vaut la peine uniquement si le contenu est par la suite réutilisé ou échangé. L'attitude de la plupart des entreprises aujourd'hui en ce qui concerne le matériel e-learning est de construire à chaque fois de nouveaux programmes et matériels. Pour que le SCORM soit réellement rentable, il faudrait donc que leur attitude face au contenu réutilisable change pour que cette norme ou ce type de norme devienne universelle.
  • Coder des objets e-learning dans un format SCORM est difficile. Sans outil auteur, il est difficile de produire des contenus et la documentation disponible n'est pas franchement accessible (voir l'article SCORM 1.2 en Anglais. Il est difficile de trouver des outils relativement faciles à utiliser, fiables et qui survivent aux cycles de "funding". Par exemple, eXe, un outil convivial qui permet de créer des contenus SCORM 1.2, a été abandonné par ses auteurs (http://exelearning.org/) et a été sauvé in extremis pour le moment par une initiative espagnole (http://exelearning.net).

6 Outils

6.1 Editeurs

Il y a plusieurs outils qui vous permettent de modifier les contenus compatibles de SCORM 1.2 ou 1.3, p.ex. En voici 3 gratuits :

  • Reload Editor - (Reload Scorm Editor home page). Il n'est pas facile de créer des SCO avec ça! « Preview » peut également être distribués sous forme de fichier HTML zippé.
  • eXe. Exporte IMS Content Packaging ou les fichiers HTML qui peut déployer sur un normal web server. eXe a une communauté développeur dynamique et il est publié souvent les nouvelles versions (Daniel K. Schneider/2007).
  • Weload (web-based editor, mais vous pouvez l’utiliser sur un web server portable).


Pour trouver des solutions commerciales, vous pouvez faire des recherches sur internet, p. ex. Deltalearn's Advanced SCORM Editor, Saba. Il y a aussi des plugins/addons pour le logiciel comme Dreamweaver, Toolbook, etc.

6.2 Players

  • Reload Player.
  • Scormplayer.com (version simple : gratuite, version pro : commerciale). Course Player Standard est un moteur SCROME exécuté sur le côté client. Il fournit automatiquement la navigation et les services de livraison à l'apprenant par l'extraction des informations à partir du package SCORM. Les progrès de l'apprenant sont stockés temporairement sur la machine des apprenants. (Par conséquent faire des CD ou pour le déploiement sur un serveur web simple est utile).

6.3 Learning management systems (LMS)

Un LMS vous permet de modifier et jouer en même temps. Quand même, fait attention au “SCORM-compatibilité”. Compatibilité de SCORM complet ne garanti pas, même si votre fournisseur le dit. P.ex. votre LMS peut bien jouer les contenus, mais ne pas être en mesure de fournir le suivi des utilisateurs. En plus, «SCORM» ne signifie pas grand-chose. P.ex. SCORM 1.2 n’est pas SCORM 2004. Utilisez seulement des logiciels certifié par ADL ou ceux que vous avez testé ...

7 Liens

7.1 Standards et Bodies

7.2 Introductions

7.3 Sites web

  • Les productions par Albert Ip et les autres, p.ex. Scormplayer.com (les articles intéressants), Blog.

8 xAPI (Tin Can API)

8.1 Qu'est-ce que c'est ?

xAPI (Tin Can) API est une norme récente qui se destine à remplacer SCORM 1.2 et SCORM 2004. xAPI permet suivre des activités de formation et à les transmettre dans une plateforme de gestion de formation.

8.2 Pourquoi remplacer SCORM par Tin Can API ?

Aujourd'hui, les habitudes d'apprentissage ont évolué. Cela se passe partout, youtube, surf sur internet, blog, lecture d'article, etc... donc pas uniquement dans un LMS. De plus, l'apprentissage est de plus en plus dirigé par l'apprenant lui-même. SCORM est une norme nécessitant un LMS (Learning management System) centralisant l'ensemble des contenus de formation. Ceci est donc inadapté aux nouvelles habitudes. Tin Can souhaite remplir ce besoin "d'anywhere" en proposant une nouvelle norme plus souple qui s'adapte à n'importe quel contenu, où qu'il se trouve et quelqu'en soit sa nature.

Tin Can change la manière dont sont pensés les écosystèmes d'apprentissage. Il s'agit d'une nouvelle classe de système, le LRS (Learning Record Store).

Learning Record Store

L’objectif d’une norme plus souple est de permettre le suivi d’activités plus riches et pas forcément linéaires. Les données enregistrées par SCORM sont relativement limitées, à savoir : “Cet utilisateur a parcouru 80% de la matière en 20 minutes” ou “Cet utilisateur a obtenu un score de 100% sur ce quiz”. La norme Tin Can donne une liberté bien plus grande dans la nature de ce qui est enregistré, par exemple : “Cet utilisateur a réalisé la tâche “contacter un client sous la supervision de cette autre personne”. Cette souplesse était attendue depuis longtemps dans le monde du e-learning et permet de remonter de manière bien plus complète des informations sur des actions de formation telles que des serious games, des formations blended ou des actions liées à des solutions gamifiées (obtention d’un badge, amélioration de son classement, interaction avec un autre utilisateur, utilisation d’un outil,…). Tin Can étend donc considérablement le champ de ce que qu’un responsable de formation peut superviser et intégrer dans son concept de développement de compétences. De plus, il est adapté à la formation multicanal (en salle, sur un ordinateur, sur un mobile…). (J.Theler, 2003).

8.3 Les déclarations xAPI

xAPI définit un formalisme qui permet de définir des actions utilisateurs avec 4 éléments et ensuite enregistrer le résultat avec deux autres:

  1. Sujet: Utilisateur
  2. Verbe: Action
  3. Objet: Item concerné
  4. Date-Heure:
  5. Résultat:
  6. Contexte:

Ces événements son capturés en format JSON. Voici un exemple tiré du The Dutch xAPI Specification for Learning Activities (#DSLA) – Registry qui dit qu'un utilisateur a fait une modification dans un wiki.

//user updates a wiki

{
"timestamp": "2015-06-01T08:30:48Z",
"id": "abcdefghijk123456789", 
 "actor": {
    "objectType": "Agent",
    "account": {
      "homePage": "http://URL_of_the_Source_LMS?With_The_UserID=0388437472",
      "name": "0388437472"
    }
  },
  "verb": {
    "id": "http://activitystrea.ms/schema/1.0/update",
    "display": {
      "en-US": "Indicates the learner updated something"
    }
  },
  "object": {
    "objectType": "Activity",
    "id": "http://URL_of_the_Source_LMS/examplewiki.html",
    "definition": {
      "name": {
        "en-US": "name of the wiki"
      },
      "description": {
        "en-US": "This is a wiki"
      },
      "type": "http://www.ecolearning.eu/expapi/activitytype/wiki"
    }
  },
"result": {
    "response": "The text the user adds."
  },
  "context": {
    "extensions": {
      "http://activitystrea.ms/schema/1.0/place": {
        "definition": {
          "type": "http://activitystrea.ms/schema/1.0/place",
          "name": {
            "en-US": "Place"
          },
          "description": {
            "en-US": "Represents a physical location."
          }
        },
        "id": "http://vocab.org/placetime/geopoint/wgs84/X-15.416497Y28.079203.html",
        "geojson": {
          "type": "FeatureCollection",
          "features": [
            {
              "geometry": {
                "type": "Point",
                "coordinates": [
                  -15.4164969,
                  28.0792034
                ]
              },
              "type": "Feature"
            }
          ]
        },
        "objectType": "Place"
      }
    },
    "contextActivities": {
      "parent": {
        "id": "http://URL_of_the_Source_LMS/exampleMOOC.html",
        "objectType": "Activity",
        "definition": {
          "name": {
            "en-US": "name of the MOOC"
          },
          "description": {
            "en-US": "This is the originating MOOC"
          },
          "type": "http://adlnet.gov/expapi/activities/course"
        }
      }
    }
  }
}

8.4 Les inconvénients

Cette norme est encore jeune et plus flexible. Cela veut dire que la réflexion lors de la conception d'une formation est plus important qu'avec SCORM. Il va faloir définir la structure du programme de formation, la hiérarchie du contenu, et bien ciblé les informations qui doivent être enregistrées.

9 Références

Advanced Distributed Learning (ADL). The SCORM 2004 2nd edition Overview, Modèle de référence SCORM.

Jones, E. R. (2002) Implications of SCORM and Emerging E-learning Standards on Engineering Education - Publication in the Proceedings of the 2002 ASEE Gulf-Southwest Annual Conference, March 20-22, 2002.

Malevergne, E. (2003) Expression des intentions didactiques et réutilisation des ressources pédagogiques - Rapport de DEA
Tin CAN API
Theler,J(2003) Comprendre Tin Can API : ce que cela change pour le e-learning

Scheffel, M., Ternier, S., & Drachsler, H. (2016). The Dutch xAPI Specification for Learning Activities (DSLA) – Registry. Retrieved from http://bit.ly/DutchXAPIreg

Scheffel, M., Ternier, S., & Drachsler, H. (2016). The Dutch xAPI Specification for Learning Activities (DSLA) – Overview. Retrieved from http://bit.ly/DutchXAPIspread

Berg, A., Scheffel, M., Drachsler, H., Ternier, S. & Specht, M. (2016). The Dutch xAPI Experience. Proceedings of the 6th International Conference on Learning Analytics and Knowledge (LAK’16), April 25-29, 2016, Edinburgh, UK.

Kitto, K., Cross, S., Waters, Z., & Lupton, M. (2015). Learning analytics beyond the LMS: the connected learning analytics toolkit. Proceedings of the 5th International Conference on Learning Analytics and Knowledge (LAK'15). ACM, NY, NY, USA, 11-15. doi:10.1145/2723576.2723627.


Bakharia, A., Kitto, K., Pardo, A., Gasevic, D., and Dawson, S. (2016). Recipe for Success - Lessons Learnt from Using xAPI within the Connected Learning Analytics Toolkit. Proceedings of the 6th International Conference on Learning Analytics and Knowledge (LAK’16) 2016, April 25-29, 2016, Edinburgh, UK.