Autodétermination

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1 Autodétermination

Wehmeyer énumère une série d'éléments clés au développement et promotion de l'autodétermination chez l'individu:

  • Faire des choix
  • Prendre des décisions
  • Résoudre des problèmes
  • Se fixer des buts et les atteindre
  • s'observer, s'évaluer et se valoriser
  • Auto-instructions
  • Promouvoir et défendre ses droits
  • Lieu de contrôle interne
  • Sentiment d'efficacité personnelle et capacité d'anticiper des résultats
  • Conscience de soi
  • Connaissance de soi

Wehmeyer (1996) définit l'autodétermination comme étant les "Habilités et attitudes requises chez une personne, lui permettant d'agir directement sur sa vie en effectuant des choix non influencés par des agent externes indus". Il détermine 4 caractéristiques essentielles d'un comportement autodéterminé:

  1. La personne agit de manière autonome.
  2. Le comportement est autorégulé.
  3. La personne agit avec "empowerment psychologique".
  4. Elle agit de manière autoréalisée.

Chez une personne autodéterminé, l'autodétermination est un trait de sa personnalité, une tendance persistante qui ne varie pas. Wehmeyer distingue les notions d'agent causal et action causale, la première impliquant la poursuite d'une finalité. L'autodétermination signifie agir en tant qu'agent causal sans influences externes indues. Nous sommes toujours influencés par l'extérieur, et le terme "indu", subjectif, peut être interprété comme un niveau acceptable (qui varie en fonction des individus) d'influence.

Chacune des quatre caractéristiques essentielles est prédictive du degré d'autodétermination, mais parmi elles les plus significatives sont l'autonomie comportementale et l'autorégulation (Wehmeyer, M.L. et Lachapelle Y. (2006)).



1.1 Autonomie

L’autonomie est la capacité d’une personne à décider, à mettre en œuvre ses décisions et à satisfaire ses besoins particuliers sans sujétion à autrui (Rocque et al 1999, p. 39). Sands et Wehmeyer (1996) définissent l'autonomie comportementale en tant "qu'habilites d'une personne à indiquer ses préférences, à faire des choix et à amorcer une action en conséquence".

Rocque et al. distinguent deux sphères l'autonomie de décision et l'autonomie d'exécution, chacune applicable à trois types d'autonomie, l’autonomie de base, l’autonomie fonctionnelle et l’autonomie générale.

  • Autonomie de base; limité aux actions et aux décisions essentielles au maintien de la vie (alimentation, habillement, hygiène corporelle, mobilité ou sommeil).
  • Autonomie fonctionnelle: permet de prendre des décisions et d’exercer les activités nécessaires au déroulement adéquat de sa vie au sein d’un groupe ou d‘une collectivité.
  • Autonomie Générale:

On peut, pour chaque sphère et type d'autonomie, considérer trois types d'expression d'autonomie:

  • Autonomie directe : Forme d’autonomie qui s’exprime sans intermédiaire, de nature humaine ou matérielle (p. 78).
  • Autonomie assistée : Forme d’autonomie qui s’exprime à l’aide d’un dispositif ou d’aménagements du milieu destinés à augmenter, amplifier, élargir, réguler ou répartir l’effort consenti par une personne (p. 79). Le recours aux TIC peut évidemment jouer un rôle majeur à ce niveau pour réduire les dépendances d’une personne.
  • Autonomie déléguée : Forme d’autonomie qui s’exprime en confiant librement à autrui les actions et les décisions (p. 81). La sujétion à autrui est ici librement consentie, voire recherchée (ex. confier l’entretien ménager de la maison à quelqu’un).

1.2 Autorégulation

L'autorégulation est la capacité de l'individu d'analyser son environnement et ses possibilités personnelles avant de prendre ses décisions et d'en évaluer par la suite les conséquences. Elle nécessite le recours à des stratégies d'autogestion (Autoinstruction, autoévaluation et autorenforcement) et la capacité à se fixer des buts, à résoudre des problèmes, à prendre des décisions et l'observation. (Wehmeyer, M.L. et Lachapelle Y. (2006)).

1.3 "Empowerment Psychologique"

L'empowerment est défini comme un processus par lequel des gens, des organisations et des communautés gagnent de la maitrise sur ce qui les concerne, sur leur destiné. IL est d'avantage centré sur les solutions que sur les problèmes et plus sur les forces, les droits et les habilités de la personne que sur ses déficits et ses besoins.(Proulx, Gagnier et Guay, 2006). Même si la signification de ce concept reste vague, il dévient important dans l'éducation de personnes avec une déficience intellectuelles , car il permet de prendre en compte leurs droits et de leur donner une dimension citoyenne.

L'empowerment psychologique est axé sur un changement social, et se situe au delà du sentiment d'efficacité personnelle, de la capacité de faire des choix ou de l'adoption de conduites positives. Il implique le développement d'une compréhension critique à l'égard de son contexte de vie, la participation à des activités et des ressources qu'il mobilise pour un action. Selon Proux et al. (2006) dans le cadre de la déficience intellectuelle, il constitue une voie de passage utile pour sortir d'une logique de prise en charge.

1.4 Autoréalisation

Le terme autoréalisation provient de la psychologie gestaltiste et se réfère aux buts intrinsèques inhérents à la vie de la personne (Wehmeyer, M.L. et Lachapelle Y. (2006)). En concret une personne autodéterminée connait ses capacités et ses limites, et et agit en conséquence.

2 Evaluation de l'autodétermination

Wehmeyer et al. (2001) ont élaboré une échelle d'autodétermination constituée de 72 items qui permet de mesurer les quatre caractéristiques et essentielles (Quatre types de items) et l'autodétermination globale.

3 Références

  • Proulx R., Gagnier J-P. et Guay J. (2006). Empowerment des personnes présentant une déficience intellectuelle: concepts et enjeux. Déficience intellectuelle, savoirs et perspectives d'action, vol 1. Presse interuniversitaires, Québec.
  • Langevin, J. et Rocque, S. (2007) Balises et processus d’adaptation pour l’utilisation des TIC et pour l’accessibilité à l’information au regard de limitations cognitives. Symposium REF 2007, Université de Sherbrooke.
  • Luckasson, R., & Spitalnick, D. M. (1994). Political and programmatic shifts of the 1992 AAMR definition of mental retardation. In V. Bradley, J. W. Ashbaugh, & B. C. Blaney (Eds.), Creating individual supports for people with developmental disabilities: A mandate for change at many levels (pp.81–96). Baltimore: Paul H. Brookes.
  • Rocque, S. Langevin, J. Drouin, J. Faille J. (1999) De l'autonomie à la réduction des dépendances. Éditions Nouvelles
  • Wehmeyer, M.L. et Lachapelle Y. (2006), Autodétermination, proposition d'un modèle conceptuel fonctionnel. Déficience intellectuelle, savoirs et perspectives d'action, vol 1. Presse interuniversitaires, Québec.
  • Wehmeyer; M.L. (1996). Self-detemination as un educational outcome: Why is it important to children, youth and aduls with disabilities?. D.J. Sands et Wehmeyer M.L. (dir), Self determination across life span: independence and choice for people with disabilities. (p. 15-34), Baltimore, Mar. Paul H. Books.
  • Wehmeyer, M.L. et Bolding N. (1999) Self-Determination-Across Living and Working Environments: A Matched Samples Study of Adults With Mental Retardation. Mental Retardation Oct. 1999. Vol 37, pp 353-363.