Répartition-des-richesses

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Répartition des richesses pour la Suisse.jpg
Auteur-e-s Utilisateur:Tristan Jaquier
Année de fabrication 2018
Technologie utilisée Découpe laser
Type Physicalisation de données
Domaine d’enseignement Autre
Niveau d’enseignement Enseignement facultatif, Université/ HES/ EPS
Public cible Etudiants, Adultes
Public cible (Age) 19+ ans
Mots clés
Lien vers le cours STIC https://edutechwiki.unige.ch/fr/STIC:STIC III (2018)
Fichier source
STIC portaillogo.png


DESCRIPTION (objectif pédagogique)

Le sujet sur les inégalités de richesse entre êtres humains a orienté mes recherches sur le coefficient de Gini[1]. Le problème est qu'il est calculé d'une manière qui ne prend pas en compte la répartition des revenus, comme l'indique son article Wikipédia : "L'indice de Gini ne permet pas de tenir compte de la répartition des revenus. Des courbes de Lorenz différentes peuvent correspondre à un même indice de Gini. Si 50 % de la population n’a pas de revenu et l’autre moitié a les mêmes revenus, l’indice de Gini sera de 0,5. On trouvera le même résultat de 0,5 avec la répartition suivante, pourtant moins inégalitaire : 75 % de la population se partage de manière identique 25 % du revenu global d'une part, et d'autre part le 25 % restant se partage de manière identique le 75 % restant du revenu global.". Et : "L'indice de Gini ne fait pas de différence entre une inégalité dans les bas revenus et une inégalité dans les hauts revenus.".

FABRICATION (réalisation technique)

Après avoir réfléchis à des solutions utilisant cet indicateur, je me suis rendus compte qu'il n'était pas assez parlant. Il me fallait un point d'entrée plus simple. Je suis donc partis sur la répartition des richesse entre les citoyens d'un pays. Le chiffre des 1% étant assez évocateur, j'ai sélectionné trois pays pour permettre un point de comparaison : Suisse, États-Unis et Chine. Je trouvais intéressant de comparer la Chine et les États-Unis qui sont respectivement la 1ère et la 2ème puissance économique mondiale. Et la Suisse car c'est le pays dans lequel ce projet prend place, et qu'elle est considérée comme un pays égalitaire.

Dans mes envies, je souhaitais aussi une œuvre interactive. Que les spectateurs puissent la toucher, voir la modifier, afin de sentir encore mieux les données. Car la physicalisation des données permet de manipuler en plus de visualiser, ce qui offre une dimension sensorielle supplémentaire bienvenue pour l'apprentissage - le but étant quand même que les gens comprennent et retiennent mieux l'information qu'avec un support uniquement visuel.

À force d'essais et de réflexions, je suis arrivé sur l'idée d'utiliser une balance pour représenter une tension entre équilibre et déséquilibre. La notion de répartition aussi prenait tout son sens avec cet objet. De plus, il a une dimension symbolique forte : la justice. Et les inégalités de richesses sont tout sauf juste.

Pour le design, j'ai fais de nombreux croquis, passant d'une balance traditionnelle avec de petits bonhommes pour les poids, à une forme plus épurée et conceptuelle toujours en déséquilibre, même à l'équilibre. J'ai non seulement voulu appuyer son aspect symbolique, mais aussi sa forme pour que l'objet puisse interpeler sans expliciter directement sa raison d'être, tout comme une œuvre d'art. Une fois la version finale terminée, j'ai commencé la conception 3D sur Fusion 360. Finalement j'ai découpé les pièces au laser avant de les assembler.

Au niveau de données, j'ai eu beaucoup de peine à trouver quelque chose de fiable. Je m'en suis donc remis à des sources un peu douteuses :

  • Pour les États-Unis : "En 2016, 1 % des Américains détenaient 63 % de la richesse du pays selon le Boston Consulting Group."[2]
  • Pour la Chine : "Ces richesses sont toutefois de plus en plus inégalement réparties. En 1980, les 1% les plus aisés détenaient 6,4% de la richesse nationale tandis que 26,7% des revenus étaient détenus par les 50% les plus pauvres. En 2015, la part des plus aisés s'établissait à 13,9% des richesses contre 14,8% pour les plus pauvres."[3]
  • Pour la Suisse : c'est environ 40% qui est détenu par les 1% les plus riches d'après le graphique sur cette page : https://99pourcent.ch/wp-content/uploads/2018/04/99_INITIATIVE_Argumentarium_fr.pdf

Techniquement parlant, la plus grande difficulté à résidé dans le dimensionnement du système pour qu'il puisse représenter la situation des trois pays selon son positionnement, tout en gardant des proportions justes. [[

Ci-dessous se trouve le projet finalisé en images. Le fonctionnement est le suivant :

  1. On se trouve face à une balance déséquilibrée. Le point de pivot (demi-cercle) peut être déplacé de gauche à droite - il coulisse grâce à un mécanisme avec des aimants - afin de sélectionner le pays souhaité. À noter que les encoches des pays n'apparaissent pas sur l'image mais il y a des encoches indiquant où positionner le pivot pour chaque pays. Cela permet de régler le nombre de billes qui seront nécessaires pour compenser celle sur la gauche.
  2. La bille de gauche représente le 1% des personnes les plus riches du pays. Celle de droite, qui peuvent aller jusqu'à 10, représentent les richesse sur une échelle de 0 à 100 %, donc chaque bille vaut 10% des richesses du pays.
  3. Une fois le pivot réglé, l'utilisateur commence à déposer des billes jusqu'à ce que la balance s'équilibre. Lorsque c'est fait, le nombre de billes placées sur la droite indiquent le pourcentage des richesses détenues par le 1% des personnes les plus riches du pays choisit.
  4. On peut recommencer l'opération avec les deux autres pays afin de pouvoir comparer.


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SPECIFICATIONS TECHNIQUES


UTILISATIONS (scénario pédagogique, règles du jeu)