Écriture collaborative

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Resumé - Abstract

ici résumé français et anglais

mots clé : écriture collaborative, Co-élaborative, wiki, écrire pour apprendre,,


Historique et contexte

Au milieu du tourbillon des nouvelles technologies en réseaux et des possibilités offertent par les nouveaux outils communautaires en ligne ( communauté d'apprentissage ), forum, chat, espace e-learning. Le rapport à l'écriture individuelle et collective est profondément impactée. Pourtant au sein de ce courant très enthousiasmant, des difficultés importantes et des échecs plus ou moins retentissant pose la question de l'écriture collective. L'illusion que l'on peut découvrir dans certains articles ou ouvrages serait de penser que la connaissance sur internet se construit sans effort de structuration, l'illusion que cette structuration se fait d'elle- même ou peut - être simplement le travail dévolu aux programmes ou aux interfaces. Je ne partage pas du tout cette impression, ma conviction et mon expérience m'ont convaincu de la nécessité d'apprendre à structurer à co-élaborer le savoir en utilisant les instruments des nouvelles technologies. Collaboration, Co-élaborer nécessite le travail ( En latin laboro : travailler, se fatiguer, s'efforcer de, être en peine.) Le but de cet article est donc de chercher à mettre en évidence ce qu'est aujourd'hui l'écriture collaborative, elle est un travail permettant l'émergence de savoir collaboratif, ce travail nécessite des compétences et des apprentissage particulier. Tel est l'objet de cet article. Cet article est la suite d'une série de trois articles qui consistait à mettre en évidence les avantages et les inconvénients des outils de partage et d'échange en ligne. La thématique centrale de ce travail s'est concentrée sur l'utilisation des forums. Aujourd'hui après une année de réflexion, je peut dire que ce travail se termine par un intérêt marqué pour la mobilisation de l'outil wiki comme outil de mobilisation et d'apprentissage d'une écriture collaborative.

Définition et enjeux

Dans le développement des outils de co-élaboration des savoirs au sein des organisations et des entreprises. Une nouvelle modalité de travail est apparue progressivement. C'est la co-élaboration écrite de projet au sein d'unité, d'un secteur ou d'une organisation. Cette fonction de co-élaboration des savoirs collectifs nécessite l'apprentissage de nouvelles compétences et l'usage de nouveaux instruments. Le wiki est la forme de dispositif qui fait le plus appel à cette dimension de l'écriture collective. Cette pratique de co-élaboration des savoirs par l'écriture collective est un des enjeux majeurs de l'apprentissage de ces nouvelles formes de travail en commun. Cette co-élaboration de sens commun passe par la construction progressive de connaissance sous forme écrite et leur diffusion à un groupe plus ou moins élargi de lecteur.

Cette démarche d'écriture co-élaborative ou collaborative nécessite de prendre en compte les dimensions du contexte, de l'adressage, des types d'écritures. Exposer son écrit, sa réflexion est un exercice délicat et générateur de tension et stress pour l'écrivain qui n'est pas habitué à exposer son écrit. Ainsi les personnes qui doivent intervenir dans l'interligne d'une écriture individuelle et mettre leur marques ou leur traçes dans les empreintes laissées par d'autres écrivains sont confrontés à un exercice difficile qui demande à être apprivoisé. Le gain d'une telle démarche d'écriture au sein d'un collectif en terme de sécurité individuelle, plus particulièrement sur le plan psychologique est très importante. Dans un environnement en perpétuel changement, la possibilité d'écrire en commun permet de poser des structures et des balises utiles à l'action collective. Dépasser le prescrit, tout en générant un cadre sécurisant pour l'activité dans le réel trouve dans les démarches d'écriture co-élaborative un instrument intéressant et qu'il est possible de mobiliser à moindre frais, quand la phase d'apprentissage est dépassée. Cet article conclut une série de trois articles ... les premiers ont abordés la questions des forums et du coût des formations en ligne. Il termine une démarche de formation annuelle autour des recherches en technologie de l'éducation et vient conclure aussi une démarche de mémoire dont la thématique était l'émergence du savoir collaboratif en entreprise et dans les organisations en général.

L'article de Jean-Paul Bronckart " S'entendre pour agir et agir pour s'entendre" tend la toile de fond théorique dans laquelle se déploie les recherches et les enseignements des sciences de l'éducation à l'université de Genève. C'est le paradygme Vygotskien de l'interactioniseme socio-discursif qui nourrit mon regard et mon choix de texte pour cet article. C'est la question du statut des savoirs et de leur interaction avec l'activité pratique dont dépend le regard que l'on porte sur l'importance de l'écriture co-élaborative dans un cadre diachronique et non pas simplement synchronique. Les outils tel que le wiki offre la possibilité à un collectif de faire évoluer les savoirs au travers du temps et surtout à travailler la montée en généralité des savoirs pratiques et quotidien. Deux écoles s'affrontent dans le domaine de la formation sur l'émergence et la transmission des savoirs tel que le décrit Jean-Paul Bronckart (2001):

" Pour certains, la discipline devrait se contenter de cette tâche, et accepter dès lors que son statut relèble de l'ingénérie didactique. Une telle position s'adosse en réalité à l'idéologie selon laquelle l'éducation-formation constituerait une démarche non problématique de transmission de savoirs non discutables, et c'est bien cette idéologie qui oriente la logique applicationniste préconisée par Piaget aussi bien que par Skinner. Mais si l'on considère que les savoirs, même savants, sont toujours discutables, que les processus de transmission sont complexes et problématiques, et que leurs enjeux sont en permanence à repenser à la lumières des évolution réelles des sociétés, alors il y a place pour une science véridable dont l'objet est constitué par les processus de médiation formative, tels que sont conçus , gérés et mis en place par les sociétés humaines. " (p.138)

Ainsi le savoir et son élaboration est impliquée dans une processus itératif qui impose au formateur d'accompagner les apprenants dans une processus d'élaboration sur le long terme des savoirs collectifs. Ceux-ci étant toujours soumis à l'évolution de leur environnement. C'est inspiré par la théorie d'Habermas sur l'agir communicationnelle et sa fonction d'organisation des groupes sociaux et de leurs activités que Jean-Paul Bronckart (2001) pense les instruments de communication et les échanges permettant à un collectif d'agir sur une base commune.

" Si la pratique des signes est ainsi constitutive, simultanément, des entités collectives que constitutent les textes et les mondes formels de connaissances, et des entités individuelles que constituent la pensée des personnes, il est essentiel d'ajouter que ces constitutions ne sont jamais définitives. C'est qu'en effet, par le fait même qu'elle est un produit des négociations sociales, la valeur déclarative des signes ne peut être considérée comme stable que momentanément, synchroniquement, dans un contexte social, historique et linguistique déterminé. Le propos de cet article et de ce numéro montre, par exemple, à quel point la valeur de mots comme "activité", "action", " intention", etc., est en permanence à rediscuter et il en va de même de la valeur de tout signe, comme ne atteste l'inéluctable évolution des langues naturelles ( Saussure, op,cit.). Dés lors, le développement des connaissances humaines se présente comme un processus permanent de mise en interface et de négociation entre la valeur attribuée à un signe par une personne individuelle et les valeurs attribuées à ce même signe dans les différents pré-construits collectifs. C'est pour cette qu'il n'y a de vérité des signes que dans l'interaction, que la rationalité de nos connaissances n'est en ce sens qu'un produit d'un processus d'entente qui se renouvellent perpétuellement, et qui porte notamment sur la définition des conditions de validation de ces connaissances par confrontation aux empiries du monde réel. Et c'est pour cette raison que si le processus d'entente langagière rend possible l'agir collectif, la connaissance du statu de cet agir, et notamment la connaissance du statut et des actions et des agents, est perpétuellement à ré-élaborer, et se trouve inéluctablement codifiée de manière différenciée dans les divers lieux d'inscription évoqués précédemment." (p. 148)

Quelques articles et recherches récentes sur le sujet

Laferrière, Th. et Nizet, I. (2006) Conditions de fonctionnement des communautés dans des espaces numériques. In Daele, A. et Charlier, B. (Ed.) Comprendre les communautés virtuelles d'enseignants (pp.157-175). Paris: L'harmattan

Les auteurs soulignent les conditions d'ordre conversationnel qui génère une co-élaboration de savoir dans des processus écrits en ligne forum ou autres.

" Il faut pousser l'analyse au niveau des échanges pour mieux comprendre les conditions ( niveau micro) qui font en sorte qu'un participant (agent) médiatise culturellement, à l'aide du langage écrit et du forum électronique (outils), son expérience et ses connaissances relatives à une question ou un problème donné (objet) pour poser et résoudre ce problème et ainsi faire avancer sa compréhension d'un activité donnée ainsi que celle de ses pairs ou collègues (Engeström, 1987; Lewis, 1997 ). Dans un tel contexte organisationnel, l'intensité de l'interaction ne tient pas seulement à la fréquence des échanges mais aussi à leur capacité à influencer le cheminement conceptuel du ou des paris ou collègues ( effet structurant et tranformateur de l'information et de l'interprétation). .... Que ce soit dans une communauté de pratique, une communauté d'apprentissage, voire une communauté d'élaboration de connaissances, nous avançons que la co-construction de connaissances est la condition incontournable au niveau conversationnel pour un fonctionnement efficace. C'est une condition dynamique et à travers de laquelle se manifeste, à un niveau fin , la participation de l'individu. Elle se produit à travers le partage de connaissance déjà acquises, le développement d'interactions génératrices de connaissances et une distribution du savoir entre les participants."

Cette dynamique est une condition clé du processus d'écriture collaborative, en effet celle-ci exige un engagement important des participants. Cette dynamique se traduit pour les auteurs par trois axes: les interactions qui manifestent que les participants établissent diverses connexions entre eux, les interactions qui manifestent que les participants génèrent des controverses

Critique de la littérature

Agir pour s'entendre et s'entendre pour Agir

Ecriture collaborative

Utilisation de l'outil Mind-Map

L'avis d'un chercheur

Conclusion

Processusecriture.jpg

Ce qui me semblerait intéressant comme processus d'apprentissage de l'écriture collaborative serait de mobiliser un espace article sur un wiki pour l'élaboration d'un savoir pratique. On définirait bien sur une problématique de départ, une thématique, ensuite l'espace discussion serait mobilisé en vue de permettre des échanges type forum entre les participants. Puis progressivement l'élaboration de la page qui ferait synthèse de cette discussion et pourquoi pas à la fin de celle-ci un espace mini-projet... Le wiki peut-être implanter sur un espace internet ou intranet dans une organisation.

Références

Weblio-Biblio

Bronckart J.- P., 2001, S’entendre pour agir et agir pour s’entendre, in Baudoin & Friedrich (Eds). Théories de l’action en éducation. Bruxelles : Editions De Boeck Université, 133 – 154.

Bibliographie

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  • Charlier, B., et Daele, A. (2006). Pourquoi les communautes d’enseignants aujourd’hui ? in
  • Daele, A., et Charlier, B. (2006) Comprendre les communautés virtuelles d’enseignants. Pratiques et recherches. Ed. L’Harmattan.
  • Charlier, B., et Peraya, D. (2003). Technologie et innovation en pédagogie. Dispositifs innovants de formation pour l’enseignement superieur. Ed. De Boeck Universite. Bruxelles.
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  • Habermas, J. ( 1981 -1987) Théorie de l'agir communicationnel Tome 1 Rationalité de l'agir et rationalisation de la société. Paris: Fayard
  • Habermas, J. ( 1981 -1987) Théorie de l'agir communicationnel Tome 2 Pour une critique de la raison fonctionnaliste. Paris: Fayard
  • Heber-Suffrin, C., et Heber-Suffrin, M. (1992). Echanger les savoirs. Epi/Formation, Desclee de Brouwer. Paris.
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  • Henri, F. et Lundgren-Cayrol, K. (2001). Apprentissage collaboratif à distance. PUQ.
  • Guittard, C. (2006) Forums virtuels: Source de création et de diffusion des connaissances et nouvelle organisation productive ? Thèse de Doctorat en Sciences de Gestion, Université Louis Pasteur Strasbourg 1
  • Levy, P. ( 2002). Cyberdémocratie Paris: Odile Jacob
  • Leboterf, G. Ed(2006). Construire les compétences individuelles et collectives. Paris: Eyrolles
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  • Peraya, D. (1994). Formation a distance et formation mediatisee. Recherches en communication, 11,
  • Schneuwly, B. (2008). Vygotski, l'école et l'écriture Genève: Cahiers de la section science de l'éducation Université de Genève.
  • Wenger, E. (2005). La théorie des communautés de pratique, apprentissage, sens et identité. Les Presses de l’Universite Laval. Canada.

Education permanente France

  • Education permanente Réciprocité et réseaux en formation Numéro 144 2000
  • Education permanente Communiquer Numéro 167 2006
  • Education permanente Pédagogie et numérique contradiction et convergences ? Numéro 169 2007
  • Education permanente Intervention et savoir la pensée au travail Numéro 170 2007
  • Education permanente La formation et la recherche Numéro 170 2009

Ressources web

Lien Wiki en français

écrire pour apprendre

Lien Wiki en anglais

Ecriture collective Edutechwiki en anglais


Intelligence collective Edutechwiki en anglais

Références

Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales