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Page personnelle pour le développement de ma thèse

Thématique

intégration des TIC par les enseignants du primaire romand

On constate que les enseignants ont une pratique très limitée de l'intégration des TIC en classe. Ma problématique tourne autour des obstacles expliquant cet état de fait. Mon mémoire de DESS a montré que l'élément explicatif principal semble être les usages pédagogiques. Il s'agit maintenant de développer davantage la réflexion et de trouver peut-être des nouveaux éléments à ma recherche. Le curriculum des enseignants est un aspect que j'ai peu développé jusqu'à maintenant. Dans quelle mesure l'intégration des TIC fait partie de leur curriculum et comment est perçu cet outil (outil ou instrument) de même que la nécessité de l'intégrer à leur enseignement. Dès lors, l'intégration des TIC dépendrait davantage d'une politique d'établissement ou cantonale ou encore d'une volonté personnelle (profil d'utilisateur type) d'utiliser les outils à disposition.

Développement

On retrouve dans les objectifs du canton de Genève que les enseignants intègrent dans leur enseignement les TIC. On retrouve cet élément dans le document édité par le canton précisant les objectifs de l'enseignement primaire genevois. On constate que l'intégration fait partie des objectifs mais qu'en terme d'évaluation, il n'y est fait aucunement mention. On peut se demander dans quelle mesure il n'y a pas d'évaluation de quelque sorte que ce soit et donc que l'utilité des TIC est soumise à l'appréciation des enseignants.

Pour le canton de Vaud, on trouve également un référentiel de compétences que les enseignants ont à acquérir. On constate que dans le plan d'étude indiquant les compétences visées, aucune ne font référence à la compétence 8 qui est intégrer les TIC.

Pour la formation continue, sur les cantons de Vaud et Fribourg ( Fri-Vaud) une formation continue aux TIC est proposée. Elle met en avant l'aspect de scénario avant celle de la maîtrise de l'outil informatique qui passe ainsi au second plan. Il semble que ce soit essentiellement la formation continue qui a mandat pour former les enseignants aux TIC. Comme pour le canton de Genève, L'intérêt pour les TIC dépend de du besoin ressenti à utiliser cet outil et plus généralement à la volonté de chacun d'en faire quelque chose d'utile dans la classe.

Les pratiques pédagogiques sont directement dépendantes de la manière qu'on les enseignants d'envisager l'enseignement, or tous les enseignants n'ont pas la même façon de le faire. Les éléments qui vont influencer la mise en oeuvre des TIC va dépendre directement du type d'enseignant en présence et par conséquent ces éléments pourront interagir différemment. Le type d'enseignant peut aussi bien être l'étape de carrière de l'enseignant qui influence la manière d'envisager les TIC.

L'idée de typologies d'enseignants pourrait représenter un moyen de dégager des conceptions particulières à certains types. Les différentes conceptions face aux TIC peuvent, comme je l'ai montré dans mon mémoire de diplôme, être regroupés par leurs spécificités. Dans cette perspective, des entretiens avec chaque type d'enseignants renseigneraient peut-être sur des moyens envisageables pour encourager une pratique plus développée. Mais surtout, ce qui serait intéressant d'établir, c'est de comprendre pourquoi les enseignants intègrent les TIC à leur enseignement puisqu'ils n'ont pas d'obligation formelle de le faire. d'où une série de questions qu'il serait peut-être intéressant à creuser :

  • Qu'est-ce qui les motive à le faire ?
    • La configuration (salle/nombre d'ordinateur) est favorable
    • Ce sont des technophiles convaincus
    • La politique d'établissement est orientée sur l'innovation et les technologies
  • Quel avantage leur procure l'outil technologique, est-ce que ça apporte un plus ?
    • Une répartition des élèves en plusieurs groupes
    • Des activités motivantes pour les élèves
    • L'ordinateur garde les traces de ce qui a été fait
  • Est-ce un besoin de se renouveler, de changer leur pratique ?
    • La pratique dépendrait de l'étape de vie professionnelle
    • Les enseignants ressentent le besoin de trouver de nouvelles manières d'enseigner aux élèves
  • Est-ce que les types de mise en oeuvre qu'ils pratiquent sont les seuls qu'ils connaissent ou bien ils n'envisagent simplement pas les autres usages pédagogiques ?
    • Les enseignants ont une pratique en relation avec ce qu'ils se sentent être capable de mettre en place
  • Dans la perspective de mettre en oeuvre les TIC, quels sont leurs perceptions de leurs besoins de formation pour y parvenir ?

Dans mon mémoire, on constatait que la perception des usages pédagogiques possibles avec les TIC était l'aspect le plus directement lié à la mise en oeuvre des TIC. L'intégration des technologies n'est pas aisée; elle implique des modifications importantes dans la manière d'envisager l'apprentissage des élèves et l'enseignement de manière plus général. Elle change les pratiques des enseignants. En effet, ils peuvent difficilement proposer un enseignement à l'identique, transposé avec les technologies. C'est évidemment possible mais l'apport des technologies est alors bien pauvre. Pour cette raison, connaître des usages des TIC est primordial pour être en mesure de les mettre en oeuvre.

La différence entre un type d'enseignement annoncé et un type d'enseignement effectivement observé en classe peut être grande. En plus des entretiens avec les enseignants, vérifier cette différence permettrait aussi des réflexions permettant de faire avancer la réflexion sur les pratiques. Les perceptions d'une personne peuvent évoluer à condition de connaître les conceptions qui ont construit ces perceptions et de pouvoir modifier ces conceptions par un conflit cognitif [à développer].

Questions de recherche (à développer - partie brouillon - merci de votre compréhension)

Pourquoi les enseignants utilisent-ils les technologies alors que très peu d'éléments vont dans le sens de leur faciliter cette intégration. Quel bénéfice en retirent-ils ? Comment comprendre que certains essaient malgré tous les freins présents d'entreprendre des activités avec les technologies ? Comment les enseignants perçoivent-ils cet outil qu'on leur suggère d'utiliser et quels usages envisagent-ils ? Les quelques enseignants qui utilisent ont-ils un profil spécifique ? Est-ce que ça correspond à un processus de développement normal pour une catégorie particulière d'enseignants ? Placer des ordinateurs dans les classes correspond à une idée que la présence va concrétiser des usages mais le changement de pratique peut-il se produire par la simple présence d'un ordinateur ? Ils n'ont pas d'idée précise des usages possibles et la manière de mettre en place des scénarii permettant d'intégrer les technologies en ayant seulement une seule machine dans leur classe...ou n'ont pas la disponibilité des salles pour une activité. Est-ce que la notion même de salle des ordinateurs n'est pas un peu étrange ? elle a l'avantage de laisser penser que les activités vont être différentes de ce qui se fait dans la salle de classe. La façon dont ont été mis en place les ordinateurs suggère que l'on travaille non pas en considérant l'ordinateur comme un instrument, mais comme un outil, ce qui implique comme le souligne Charlier (2003) : Cette vision de « l’ordinateur-outil », largement répandue, renforce l’idée d’une simplicité d’usage permettant de limiter les politiques liées aux TIC à un apport en infrastructure et à quelques (in) formations techniques. Au plan pédagogique, cette vision risque d’engendrer plusieurs conséquences :

  • une tendance à proposer aux élèves des activités ne remettant pas en cause les processus même de production de connaissances ;
  • méconnaître les usages spécifiques de l’ordinateur dans les disciplines ;
  • cantonner l’enseignant au rôle du bricoleur dans sa classe : les bricoleurs utilisent des outils, les professionnels des instruments ;
  • une tendance à offrir des formations techniques de courte durée pour « apprendre à utiliser les outils » ;
  • une prédominance de dynamiques d’implémentation de type transition (sans transformation des pratiques) ou de type addition ;
  • une tendance à ne mettre en évidence que la face visible de l’iceberg, c’est à dire les logiciels.

Les usages

Partant du principe que la variable la plus susceptible d'influencer l'intégration des TIC en classe, je vais concentrer ma réflexion en centrant ma réflexion autour de cette variable plutôt que de celle de la mise en oeuvre précédemment mise en avant dans mon mémoire de DESS.

Quelle attitude ont les enseignants face aux TIC, comment perçoivent-ils les usages, est-ce que le fait d'intégrer les TIC dans leur enseignement change leur pratique ou bien adaptent-ils les TIC à leur pratique ? Ces pratiques s'intègrent-elles dans la logique de leur fonctionnement général ou ont-ils changé radicalement leur pratique. Quelle est alors leur démarche lorsqu'ils décident d'introduire les TIC ?

Les types d'usages

On peut définir une typologie des usages comme le fait Devauchelle (1998, cité par Duarte-Cholat, 2000, thèse) usage des enseignants pour eux-mêmes sans être en relation avec la classe, usage pour la préparation de leur cour en classe, usage des enseignants en classe mais seulement l'enseignant, usage par les élèves avec l'enseignant comme régulateur des activités en classe) et s'intéressant particulièrement aux différentes manières qu'on les enseignants d'intégrer les TIC pour chacun de ces types d'usages. La démarche suivante consiste à aller m'entretenir avec les enseigants afin que je puisse aller constater de visu leur pratique effective en classe. Cela implique d'aller voir plus spécifiquement les enseignants qui ont une pratique intégrative des TIC.

Gradation dans les types d'usages ?

Quel jugement de valeur par rapport à ces usages ? Tendance à voir les projets de type constructiviste comme la panacée...mais ça demande de la part des enseignants d'être un peu initiés à ces pratiques éducatives en les testant eux-mêmes. Comment vivent-ils l'intégration et quelles sont les scénarii pédagogiques envisagés...est-ce qu'ils laissent tomber parce que c'est des scénarii constructivistes qu'ils ne se sentent pas prêts à mettre en place ou bien d'autres types d'usages qui ne remportent pas l'intérêt nécessaire pour se motiver à les mettre en place.

Perception des usages

Préciser comment ils perçoivent leur propre pratique des TIC et quel décalage par rapport à la typologie des usages (vérifier la différence entre ce qu'ils annoncent comme pratique et leur pratique effective en classe).

Mise en place

Quelle démarche entreprendre pour intégrer les TIC en fonction de l'état de leur connaissances techniques et pédagogiques pour mettre en place des usages des TIC.

Pédagogie vs usages - lequel dépend de l'autre ?

Une de mes hypothèses est que la pédagogie généralement utilisée en classe va influencer celle utilisée pour l'intégration des TIC donc qu'il n'y a pas véritablement de changement dans les pratiques. L'autre hypothèse proche va être que les enseignants pratiquant déjà le socio-constructivisme vont plus facilement mettre en place ce type d'activité parce qu'ils n'ont pas à faire autant d'efforts que les autres enseignants pour imaginer des usages possibles avec les TIC et que les activités apportent véritablement un plus par rapport à une activité sans TIC.

Etapes de carrière - typologie d'enseignants ou processus d'évolution personnelle ?

Quand les TIC interviennent dans la carrière des enseignants, quel profil d'enseignants intègrent les TIC et surtout pourquoi ressentent-ils le besoin de le faire ? (pas de contraintes institutionnelles fortes en principe) Le but est de comprendre les étapes et les condictions de la mise en place de ces types d'activités. Et peut-être découvrir que les enseignants suivent une progression dans les types d'activités proposées à leurs élèves en fonction de l'efficacité ressentie suite à celles-ci.

===Place de la technique - Est-ce que ce sont les projets simples au niveau technique, qui ne se concentrent pas directement sur l'aspect purement technique qui aboutissent le plus facilement ?

La simplification des activités TIC permettent de se décharger d'un éventuel spécialiste technique lors de l'activité avec les élèves...par contre, les spécialistes de l'intégration peuvent être présent lors de la mise en place des scénarii et pour la mise à disposition de serveurs pour avoir des espaces web (construction de pages - html ou wiki, c'est égal).

Un des avantages avancé des TIC est le rythme différencié qui permet ainsi aux élèves de progresser chacun selon sa capacité d'apprentissage. Le problème avec cet avantage, c'est qu'il est valable seulement quand on donne aux enseignants la possibilité de mettre en place des ateliers ou en tout cas de pouvoir passer auprès des élèves pour le suivi, or les moyens accordés ne permettent généralement pas vraiment de le faire, les effectifs ont tendance à grandir, ce qui ne permet pas ce type d'activités.

Certains usages impliquent une plus-value à l'intégration. On peut imaginer que c'est aussi une porte d'entrée pour influencer le choix des enseignants qui ont envie de pratiquer des usages plus favorables aux apprentissages.

On trouve plutôt des recherches qui demandent pourquoi les enseignants n'intègrent pas les TIC, comme si c'était une évidence qu'il faut le faire...mais il n'est pas facile de produire des usages qui apportent vraiment un plus. Il serait intéressant d'interroger les enseignants qui ont des usages des TIC pour déterminer ce qui les pousse à le faire puisque ça semble si difficile à mettre en place. On désire faire "évoluer" l'enseignement vers quelque chose de personnalisé, du sur mesure mais ça ne prend pas en compte les difficultés à le faire sachant que les effectifs ne font qu'augmenter depuis un moment déjà.

Quel est l'impact des pédagogies universitaires sur les pratiques actuelles et futures des enseignants. Il serait intéressant de déterminer ce qui se pratique au niveau de la formation des enseignants en terme d'intégration des TIC.

Concepts

Bibliographie

Charlier, B. (2003). Intégrer les TIC dans ses pratiques : quels projets, quelles formations ? in Actes du Colloque Les TIC à l'école : où, quand et comment ?, organisé à l'Université Libre de Bruxelles, PUB, 23 novembre 2003, Bruxelles.

DIP (Ge) (2006). Ecole primaire/Ecole première. [Site Web]. Accès : ftp://ftp.geneve.ch/primaire/object_pedag_2005.pdf

Duarte-Cholat, C. (2000). TIC et documentation : Etudes et réflexions sur des pratiques documentaires dans des CDI de collèges. [Site Web]. Accès : http://archive-edutice.ccsd.cnrs.fr/docs/00/00/18/98/PDF/these_duarte.pdf

F3 Fri-Vaud (2002). Projet intercantonal Fribourd-Vaud pour la formation des formatrices et des formateurs dans le domaine des TIC. [Site Web]. Accès : http://www.fri-tic.ch/dyn/bin/33184-33202-1-descriptif_fri-vaud.pdf

Gonzalez, L. (2004). Etude pilote sur la mise en oeuvre et les perceptions des TIC. Mémoire de DESS. Université de Genève, FAPSE.

HEP/VD (2006). Formation des enseignants-Référentiel de compétences professionnelles. [Site Web]. Accès : http://www.hep.vd.ch/hep2/officiel/referentiel_competences.pdf

HEP/VD (2006). Plan d'études. [Site Web]. Accès : http://www.hep.vd.ch/hep2/officiel/bp_plan_etudes.pdf


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