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'''Influence des environnements informatiques pour l'apprentissage humain dans l’apprentissage scolaire'''
==Noms et Prénoms==
Ngalli Ngomo II Alphée Yannick Hilaire
 
==Nom de la volée==
DRAKKAR
 
==Résumé==
Un EIAH est le média entre le l’apprenant et la connaissance qu’il souhaite acquérir. Ce rôle n’est pas neutre. En effet, l’EIAH influence le processus de conception de cette connaissance en même temps qu’il change les contraintes d’apprentissage.
 
==Introduction==
Les  environnements informatiques pour l'apprentissage humain (EIAH) créent une médiation numérique de l’information entre les apprenants et les savoirs qu’ils souhaitent acquérir. Nous définissons un EIAH comme une conjonction d’une intention didactique ou pédagogique et d’un environnement informatique (Tchounikine et Tricot, 2011). En fait,  c’est un environnement intégrant des agents humains (apprenant ou enseignant) et artificiels (informatiques) et leur offrant des conditions d’interactions – localement ou à travers les réseaux informatiques – ou encore des conditions d’accès à des ressources formatives – humaines et/ou médiatisées – locales ou distribuées (Tchounikine, 2002). Nous partons de l’hypothèse selon laquelle cet environnement n’est pas neutre. La question est alors de savoir : Comment les  environnements informatiques pour l'apprentissage humain (EIAH) influencent t’ils l’apprentissage scolaire ? La réponse à cette question sera le fil conducteur de ce travail.
 
==Les EIAH : média de l’interaction entre l’apprenant apprenants et le savoir==
La médiation numérique de l’apprentissage par des environnements informatiques pour l'apprentissage humain (EIAH) renvoie à la notion d’intermédiaire ente l’apprenant et le savoir qu’il souhaite acquérir. Pour Tchounikine et Tricot (2011),  la conception d’un EIAH consiste à inventer l’EIAH (i.e., imaginer et penser l’environnement informatique, ses utilisateurs, son contexte d’utilisation, ses utilisations attendues, etc.), le spécifier (i.e., décrire ses propriétés et caractéristiques), le réaliser (i.e., construire les modèles puis le code informatique correspondant), l’expérimenter (i.e., étudier s’il correspond aux attentes), le raffiner et le faire évoluer (i.e., réaliser les modifications visant à lui faire retrouver sa spécification telle qu’elle a été définie, et/ou en faisant évoluer cette spécification au vu des expérimentations qui précèdent la diffusion, et/ou en faisant évoluer cette spécification au vu des analyses de l’utilisation écologique de l’EIAH ou de son intégration dans les pratiques). Ainsi, L’objectif d’une EIAH est de trouver le moyen le plus efficace, accessible et intuitif permettant aux apprenants d’accéder aux savoirs dans les conditions souhaitées par les enseignants. Cette interaction crée par un EIAH peut se faire à travers des hypermédias, des multimédias ou encore toute autre forme de présentation de l’information qui faciliterais l’apprentissage. Ainsi, un EIAH est un « organisateurs » dissimulés des échangent et agit sur le contenu pédagogique ainsi que sur le support qui porte ce contenu. De ce fait, l’EIAH participe à la construction de la connaissance en organisant les savoirs proposés. Ce n’est donc pas un simple support d’accès au savoir mais un outil qui aide à la construction des connaissances de l’apprenant à travers la forme d’énonciation proposé, la structuration des savoirs et la forme dont ces savoirs sont mis à la disposition des usagers. C’est qui fait dire à Rabardel et Folcher (2004) qu’il y’a au moins deux types de médiations d’établissent à travers les EIAH :
* des médiations visant principalement la prise connaissance de l’objet (de ses propriétés, de ses évolutions en fonction des actions du sujet…) que… appelle médiations épistémiques à l’objet.
* les médiations visant l’action sur l’objet (transformation, gestion régulation…) que... appelle médiations pragmatiques à l’objet.
 
==Apports des EIAH dans l’apprentissage scolaire==
Les EIAH apportent un peu de souplesse sur trois contraintes qui pèsent sur les apprentissages scolaires : de temps, de lieu et de manière d’apprendre :
* Le temps
En permettant aux apprenants de travailler en temps voulu, les EIAH redéfinissent le temps scolaire. Les notions d’assiduités, volume horaire et de calendrier sont fortement impacter même si la notion de délais demeure. Puisque l’apprenant peut avoir accès aux ressources pédagogiques à n’importe quel moment, il peut par exemple suivre un cours à n’importe quel moment de la journée ou de la semaine.
* La contrainte de lieu
L’apprentissage à scolaire en présentiel est soumis à de fortes contraintes spatiales et ces contraintes ont une forte influence sur l’organisation du processus d’apprentissage. Une EIAH en favorisant l’apprentissage mobile fait sauter cette contrainte : les cours peuvent être suivis n’importe où dans le train ou le métro, chez soi, lors d’une promenade, etc.
* Manière d’apprendre
Les EIAH, en proposant de nouveaux outils, permettent de repenser la mise en œuvre des tâches scolaires. Que ce soit pour :
* La lecture : Lire un document sur écran n’engage pas les mêmes mécanismes que la lecture sur papier. On peut par exemple retrouver des hyperliens qui nous donnent la possibilité d’avoir accès à d’autres documents ;
* L écriture : on a la possibilité d’écrire un texte seul ou à plusieurs ;
* Ecouter et regarder des vidéos avec la possibilité de réécouter autant de fois qu’on veut ;
* Faire des exercices et s’entrainer : les EIAH donnent la possibilité pour certain exercices comme les QCM en ligne de recevoir la correction immédiatement;
* concevoir et mettre en œuvre une expérience virtuelle en sciences, étudier et modifier une figure géométrique;
* etc.
Il faut néanmoins noter que l’allègement des trois contraintes (temps, lieux et manière d’apprendre) n’est pas forcement au bénéfice de l’apprenant. En déportant les contraintes gérées par l’enseignant ou enseignante vers celles autorégulées par les élèves, les outils numériques peuvent pénaliser les élèves les plus fragiles, les moins compétents pour gérer eux-mêmes leur temps, leur lieu et leur manière d’apprendre (Tricot, 2021). Bien plus, l’apprenant peut  avoir des difficultés à utiliser l’EIAH elle-même. Ainsi, l’outil mis en œuvre pour favoriser l’apprentissage peut être une source d’échecs
 
==Conclusion==
 
Ce travail nous a permis de constater qu’un EIAH influence l’apprentissage scolaire d’une part parce qu’il participe à la construction des connaissances en agissant et structurant les connaissances qui seront mises à la disposition des apprenants, d’autres part parce qu’il assouplisse les contraintes de temps, de lieu et de manière d’apprendre. En définitive, nous pensons que la mise en œuvre de ces technologies doit être orientée vers la recherche d'une compatibilité entre les contenus d'enseignement, leur mise en scène et leur accès à travers l’EIAH.
 
==Bibliographie==
 
Rabardel, P., & Folcher, V. (2004). Hommes, artefacts, activités: perspective instrumentale. FALZON, Pierre.
 
Tchounikine, P., & Tricot, A. (2011). Environnements informatiques et apprentissages humains. Informatique et sciences cognitives: influences ou confluence, 167-200.
 
Tchounikine P., (2002). Pour une ingénierie des Environnements Informatiques pour l’Apprentissage Humain : Revue I3, 2(1): 59-95 et http://ArchivesEiah.org
 
Tricot, A. (2021). Le numérique permet-il des apprentissages scolaires moins contraints? Une revue de la littérature. Education et sociétés, (1), 37-56.

Dernière version du 7 décembre 2023 à 20:04

Noms et Prénoms

Ngalli Ngomo II Alphée Yannick Hilaire

Nom de la volée

DRAKKAR

Résumé

Un EIAH est le média entre le l’apprenant et la connaissance qu’il souhaite acquérir. Ce rôle n’est pas neutre. En effet, l’EIAH influence le processus de conception de cette connaissance en même temps qu’il change les contraintes d’apprentissage.

Introduction

Les environnements informatiques pour l'apprentissage humain (EIAH) créent une médiation numérique de l’information entre les apprenants et les savoirs qu’ils souhaitent acquérir. Nous définissons un EIAH comme une conjonction d’une intention didactique ou pédagogique et d’un environnement informatique (Tchounikine et Tricot, 2011). En fait, c’est un environnement intégrant des agents humains (apprenant ou enseignant) et artificiels (informatiques) et leur offrant des conditions d’interactions – localement ou à travers les réseaux informatiques – ou encore des conditions d’accès à des ressources formatives – humaines et/ou médiatisées – locales ou distribuées (Tchounikine, 2002). Nous partons de l’hypothèse selon laquelle cet environnement n’est pas neutre. La question est alors de savoir : Comment les environnements informatiques pour l'apprentissage humain (EIAH) influencent t’ils l’apprentissage scolaire ? La réponse à cette question sera le fil conducteur de ce travail.

Les EIAH : média de l’interaction entre l’apprenant apprenants et le savoir

La médiation numérique de l’apprentissage par des environnements informatiques pour l'apprentissage humain (EIAH) renvoie à la notion d’intermédiaire ente l’apprenant et le savoir qu’il souhaite acquérir. Pour Tchounikine et Tricot (2011), la conception d’un EIAH consiste à inventer l’EIAH (i.e., imaginer et penser l’environnement informatique, ses utilisateurs, son contexte d’utilisation, ses utilisations attendues, etc.), le spécifier (i.e., décrire ses propriétés et caractéristiques), le réaliser (i.e., construire les modèles puis le code informatique correspondant), l’expérimenter (i.e., étudier s’il correspond aux attentes), le raffiner et le faire évoluer (i.e., réaliser les modifications visant à lui faire retrouver sa spécification telle qu’elle a été définie, et/ou en faisant évoluer cette spécification au vu des expérimentations qui précèdent la diffusion, et/ou en faisant évoluer cette spécification au vu des analyses de l’utilisation écologique de l’EIAH ou de son intégration dans les pratiques). Ainsi, L’objectif d’une EIAH est de trouver le moyen le plus efficace, accessible et intuitif permettant aux apprenants d’accéder aux savoirs dans les conditions souhaitées par les enseignants. Cette interaction crée par un EIAH peut se faire à travers des hypermédias, des multimédias ou encore toute autre forme de présentation de l’information qui faciliterais l’apprentissage. Ainsi, un EIAH est un « organisateurs » dissimulés des échangent et agit sur le contenu pédagogique ainsi que sur le support qui porte ce contenu. De ce fait, l’EIAH participe à la construction de la connaissance en organisant les savoirs proposés. Ce n’est donc pas un simple support d’accès au savoir mais un outil qui aide à la construction des connaissances de l’apprenant à travers la forme d’énonciation proposé, la structuration des savoirs et la forme dont ces savoirs sont mis à la disposition des usagers. C’est qui fait dire à Rabardel et Folcher (2004) qu’il y’a au moins deux types de médiations d’établissent à travers les EIAH :

  • des médiations visant principalement la prise connaissance de l’objet (de ses propriétés, de ses évolutions en fonction des actions du sujet…) que… appelle médiations épistémiques à l’objet.
  • les médiations visant l’action sur l’objet (transformation, gestion régulation…) que... appelle médiations pragmatiques à l’objet.

Apports des EIAH dans l’apprentissage scolaire

Les EIAH apportent un peu de souplesse sur trois contraintes qui pèsent sur les apprentissages scolaires : de temps, de lieu et de manière d’apprendre :

  • Le temps

En permettant aux apprenants de travailler en temps voulu, les EIAH redéfinissent le temps scolaire. Les notions d’assiduités, volume horaire et de calendrier sont fortement impacter même si la notion de délais demeure. Puisque l’apprenant peut avoir accès aux ressources pédagogiques à n’importe quel moment, il peut par exemple suivre un cours à n’importe quel moment de la journée ou de la semaine.

  • La contrainte de lieu

L’apprentissage à scolaire en présentiel est soumis à de fortes contraintes spatiales et ces contraintes ont une forte influence sur l’organisation du processus d’apprentissage. Une EIAH en favorisant l’apprentissage mobile fait sauter cette contrainte : les cours peuvent être suivis n’importe où dans le train ou le métro, chez soi, lors d’une promenade, etc.

  • Manière d’apprendre

Les EIAH, en proposant de nouveaux outils, permettent de repenser la mise en œuvre des tâches scolaires. Que ce soit pour :

  • La lecture : Lire un document sur écran n’engage pas les mêmes mécanismes que la lecture sur papier. On peut par exemple retrouver des hyperliens qui nous donnent la possibilité d’avoir accès à d’autres documents ;
  • L écriture : on a la possibilité d’écrire un texte seul ou à plusieurs ;
  • Ecouter et regarder des vidéos avec la possibilité de réécouter autant de fois qu’on veut ;
  • Faire des exercices et s’entrainer : les EIAH donnent la possibilité pour certain exercices comme les QCM en ligne de recevoir la correction immédiatement;
  • concevoir et mettre en œuvre une expérience virtuelle en sciences, étudier et modifier une figure géométrique;
  • etc.

Il faut néanmoins noter que l’allègement des trois contraintes (temps, lieux et manière d’apprendre) n’est pas forcement au bénéfice de l’apprenant. En déportant les contraintes gérées par l’enseignant ou enseignante vers celles autorégulées par les élèves, les outils numériques peuvent pénaliser les élèves les plus fragiles, les moins compétents pour gérer eux-mêmes leur temps, leur lieu et leur manière d’apprendre (Tricot, 2021). Bien plus, l’apprenant peut avoir des difficultés à utiliser l’EIAH elle-même. Ainsi, l’outil mis en œuvre pour favoriser l’apprentissage peut être une source d’échecs

Conclusion

Ce travail nous a permis de constater qu’un EIAH influence l’apprentissage scolaire d’une part parce qu’il participe à la construction des connaissances en agissant et structurant les connaissances qui seront mises à la disposition des apprenants, d’autres part parce qu’il assouplisse les contraintes de temps, de lieu et de manière d’apprendre. En définitive, nous pensons que la mise en œuvre de ces technologies doit être orientée vers la recherche d'une compatibilité entre les contenus d'enseignement, leur mise en scène et leur accès à travers l’EIAH.

Bibliographie

Rabardel, P., & Folcher, V. (2004). Hommes, artefacts, activités: perspective instrumentale. FALZON, Pierre.

Tchounikine, P., & Tricot, A. (2011). Environnements informatiques et apprentissages humains. Informatique et sciences cognitives: influences ou confluence, 167-200.

Tchounikine P., (2002). Pour une ingénierie des Environnements Informatiques pour l’Apprentissage Humain : Revue I3, 2(1): 59-95 et http://ArchivesEiah.org

Tricot, A. (2021). Le numérique permet-il des apprentissages scolaires moins contraints? Une revue de la littérature. Education et sociétés, (1), 37-56.