Différences entre les versions de « Le numérique dans l’apprentissage, une plus-value ? »

De EduTech Wiki
Aller à la navigation Aller à la recherche
(Page créée avec « == Introduction : == J’ai choisi ce thème car je pense qu’il y a encore beaucoup de discussion sur l’apport du numérique dans l’apprentissage. Je souhaite do... »)
(Aucune différence)

Version du 25 janvier 2023 à 14:30

1 Introduction :

J’ai choisi ce thème car je pense qu’il y a encore beaucoup de discussion sur l’apport du numérique dans l’apprentissage. Je souhaite donc personnellement résumer rapidement quels sont les éléments du numérique à retenir pour l’apprentissage. En effet, « la révolution numérique à laissé entrevoir une nouvelle possibilité d’exercer moins de contraintes sur les élèves, leurs permettant des apprentissages scolaires moins subis et plus heureux. », (Tricot, 2021). De plus, je trouve intéressant de prendre en compte l’auto-régulation qui devient une contrainte supplémentaire lors de l’utilisation du numérique dans l’apprentissage.

2 Développement :

Pour commencer, j’aimerai mentionner l’article de la charge cognitive de Tricot. Il mentionne l’importance de réduire la charge extrinsèque et intrinsèque permettant ainsi aux apprenants de se concentrer uniquement sur la charge essentielle qui est « … lié à l’apprentissage lui-même, c’est-à-dire la transformation de connaissances », (Tricot, 2017). Lorsque l’on parle d’apprentissage par la technologie, il y a deux démarches qui ressortent, l’une est centrée sur la technologie et la seconde sur l’apprenant. Mayer nous montre que la démarche centrée sur la technologie n’est pas récente et qu’elle a engrangé son lot d’échecs. « … La plus part des prévision optimistes d’hier sur l’impact de la technologie pédagogique ne se sont jamais concrétisés. » (Mayer, 2010). C’est pourquoi, la démarche centrée sur l’apprenant devrait être adopter pour avoir un impact positif sur l’apprentissage.

Selon (Tricot 2021), il y a plusieurs contraintes à prendre en compte quant à la l’apprentissage qui sont des contraintes de temps, lieu, savoirs à apprendre et manière d’apprendre. Les exemples suivants seront essentiellement présentés pour l’apprentissage académique.

Premièrement, on peut dire que la contrainte de temps s’assoupli avec le numérique car on peut désormais apprendre partout et n’importe quand grâce à des téléphones/tablettes et une connexion internet. De plus, « … l’apprentissage mobile présente des résultats positifs sur la satisfaction des élèves … » (Tricot, 2021). Cependant, l’apprentissage scolaire est long, on va simplement déplacer la contrainte de responsabilité. Elle passe de l’enseignant à l’élève et cela peut s’avérer difficile pour certains.

Deuxièmement, la contraint de lieu s’évapore car grâce à tous les outils pour l’enseignement à distance, il n’est plus nécessaire d’être à un endroit précis. Plusieurs études présentent le numérique comme un apport pour l’apprentissage concernant la contrainte de temps. Cependant, « la contrainte de lieu ne disparaît pas, elle doit être autogérée par l’élève. » (Tricot, 2021). Comme nous l’avons vu pour le premier point, il est nécessaire pour les apprenant de s’autoréguler face à leur apprentissage avec le numérique. L’autorégulation dépend de plusieurs conditions, « … une motivation initiale suffisante, la définition d’un but à atteindre, la possibilité de recourir à des stratégies d’autorégulation et la capacité à s’auto-observer . » (Cosnefroy, 2010).

Troisièmement, bien qu’internet nous donne accès à toutes les connaissances que nous souhaitons, si l’envie de vient pas de l’individu, il ne va pas chercher à apprendre. Internet est finalement à l’image des bibliothèques qui fournissent du savoirs depuis bien longtemps. Ainsi, le numérique n’a pas réellement d’impact sur la contrainte des savoirs à apprendre.

Finalement, la contrainte de la manière d’apprendre est la plus impactée par le numérique. En effet, beaucoup d’étude se penchent sur divers aspect tel que la manière d’écouter un cours ou de regarder une vidéo, prendre des notes, lire un texte, etc. Tricot (2021) dit que certains aspects sont améliorés, par exemple, la production d’un texte commun est grandement facilitée grâce aux outils existants et en améliore la qualité et la longueur. D’autres aspects rendre plus complexe l’apprentissage, notamment la recherche d’informations pour préparer un exposé, car l’apprenant va être face à divers biais qui sont apparus avec l’arrivée d’internet.

3 Conclusion :

Pour conclure, l’apport de la technologie dans l’éducation doit avoir comme objectif de « … réduire le traitement inutile en conservant un cadre d’apprentissage aussi simple que possible. » (Mayer, 2010). Ainsi, on peut observer que le numérique permet de diminuer certaines contraintes relatives au temps, au lieu et à la manière d’apprendre, mais n’a pas d’impact sur les savoir enseignés. Il ressort que « …ces nouvelles manières d’apprendre constituent très souvent non des solutions de facilité, mais de nouvelles exigences. » (Tricot, 2021). Notamment, la nécessité des élèves à faire preuve d’auto-régulation lors de l’utilisation d’outils numériques. Ainsi, les apprenants doivent développer des compétences d’auto-régulations afin d’apprendre avec le numérique. Une piste pour améliorer leur apprentissage serait de trouver une manière d’introduire dans les apprentissages académiques, des outils permettant aux apprenants de développer et/ou améliorer leurs capacité auto-régulatoires afin de palier aux contraintes de temps et de lieu que l’apprentissage numérique n’arrive pas à combler complètement. De ce fait, si l’apport de la technologie dans l’éducation amenait des méthodes pour apprendre aux étudiants à s’auto-réguler, cela permettrait alors d’ouvrir la porte vers de nouvelles études pour observer l’apport de la technologie pour l’apprentissage.

4 Bibliographie :

  • Cosnefroy, L. (2010). L'apprentissage autorégulé: perspectives en formation d'adultes. Savoirs, 23(2), 9-50.
  • Mayer, R. E. (2010). Chapitre 8 Apprentissage et technologie. Comment apprend-on, 191.
  • Tricot, A. (2021). Le numérique permet-il des apprentissages scolaires moins contraints? Une revue de la littérature. Éducation et sociétés, 45(1), 37-56.
  • Tricot, A., (2017). Quels apports de la théorie de la charge cognitive à la différenciation pédagogique ? Quelles pistes concrétes proposer pour adapter les situations d'apprentissage. Conférence de consensus "Différenciation pédagogique : comment adapter l'enseignement pour la réussite de tous les élèves ?"