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	<title>DeWiki - Contributions [fr]</title>
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		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=4332</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
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		<updated>2006-06-21T10:12:32Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : /* Réalité Suisse et genevoise: de la prise en charge à la maltraitance */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Ce groupe est composé de Marie Cornejo, Aurelie Benoit, Julie Wyler, Sira Garcia, Benoit Fanin et André Lienhard&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Introduction==&lt;br /&gt;
Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge à travers les époques, et nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier. A l&#039;heure actuelle, il existe en Suisse plusieurs centres de détention pour mineurs. Dans le canton de Genève nous avons &amp;quot;La Clairière&amp;quot; à Vernier (GE), mais dû à un problème de manque de place, certains mineurs peuvent être placés dans des prisons pour adultes, comme c&#039;est le cas à Champ-Dollon.  &lt;br /&gt;
Dans la mesure où la prise en charge de certains mineurs délinquants se fait en dehors du respect de la Convention intarnationale des droits de l&#039;enfant,  nous partons du principe que  dès lors qu&#039;un mineur est incarcéré, il y a maltraitance. A cette première forme de maltraitance s&#039;ajoutent des conditions des détentions qui ne sont pas toujours en accord avec les conventions internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter. Quelle forme prend la maltraitance des mineurs incarcérés? Est-ce une réalité en Suisse Romande?&lt;br /&gt;
Après la revue de littérature, qui présente les différents ouvrages que nous avons lu et leurs idées clés, nous commencerons par présenter notre question de recherche et la méthode que nous avons suivie. Puis, en partant des définitions de &amp;quot;mineurs&amp;quot;, &amp;quot;maltraitance&amp;quot; et &amp;quot;prison&amp;quot; que nous avons insérées dans le dictionnaire des concepts, nous essayerons de mettre en lumière la construction du problème social de la maltraitance des mineurs en prison et les différents acteurs qui s&#039;y intéressent. Puis, en nous appuyant sur l&#039;actualité, nous décrirons la situation en Suisse romande, en évoquant différentes situations, que nous jugeons maltraitantes, vécues par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. Suivant celà, nous nous pencherons sur les événements récents à Champ-Dollon et à leurs éventuelles causes. Pour finir ce travail, nous proposons de développer le concept émergent de la bientraitance, une notion qu&#039;il est capitale de prendre en compte lorsque l&#039;on cherhce à traiter le problème de la maltraitance, dasn quel domaine soit-il.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Revue de littérature== &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de retracer l&#039;évolution générale des conditions de détention dans les prisons pour mineurs en Suisse romande, nous nous sommes inspirés notamment du cours de Mme. Ruchat, ainsi que de son ouvrage intitulé L&#039;oiseau et le Cachot (1993). A la suite des éléments apportés dans ce livre, le travail de recherche de S. Aeby et de C. Meier sur les prisons préventives genevoises nous a également donné de nombreux éléments sur l&#039;évolution des centres de détention de St-Antoine et de Champ-Dollon. L&#039;isolement, les conditions d&#039;hygiène, la surpopulation, le mélange des mineurs et des majeurs, sont beaucoup d&#039;éléments qui nous poussent à émettre l&#039;hypothèse selon laquelle la maltraitance serait une réalité dans les prisons pour mineurs. &lt;br /&gt;
Amnesty international soulève également ces différents points dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. &lt;br /&gt;
Le livre de J. Torrente &amp;quot;La maltraitance : regards pluridisciplinaires&amp;quot; (2001), nous permet d&#039;avoir une meilleure connaissance de ce sujet. Cette approche interdisciplinaire donne une image des différents problèmes que cause la maltraitance. J. Torrente insiste sur le côté psychologique de celle-ci. L&#039;auteur ne parle pas spécifiquement des conséquences de l&#039;enfermement mais des conséquences sur le développement et le psychisme d&#039;enfants ayant subi des maltraitances ou des négligences de tous genres. Nous retrouvons également cette thématique dans le livre de Zambeaux (2001) : &amp;quot;En prison avec des Ados&amp;quot;. En effet, dans cet ouvrage, l&#039;auteur permet aux lecteurs d’entrer dans les prisons de France, dans les quartiers réservés aux mineurs. Chaque année la république incarcère environ 7000 mineurs par an en prison et 700 d’entre eux y résident en permanence. L’auteur, un journaliste, a rencontré ces jeunes derrière les barreaux et leur donne la parole. Zambeaux fait le tour des problèmes ; les prisons hors la loi, la loi entre codétenus, les drogues et médicaments à profusion, l’enseignement précaire, ou encore le statut non reconnu des adolescentes incarcérées.  &lt;br /&gt;
Une autre grande thématique retrouvée dans plusieurs ouvrages est celle des détenus mineurs incarcérés avec des majeurs. Par exemple, dans le livre de K. Tomasevski (1986): &amp;quot;Enfants en prison avec des adultes&amp;quot;, l&#039;auteur nous présente des enquêtes sur ce mélange, effectuées dans plusieurs pays, mettant en lumière des situations de détention trop souvent inadéquates. En effet, les mineurs sont plus souvent dirigés vers des travaux manuels comme les adultes que vers une prise en charge éducative, un traitement différencié de celui des détenus majeurs.&lt;br /&gt;
De plus, dans l&#039;article d&#039;Anne Rubin (2003), publié sur le site de la TSR &amp;quot; La détention des mineurs: un casse-tête Suisse&amp;quot;, présente la situation actuelle et la journaliste tire la sonnette d&#039;alarme quant à la présence d&#039;un nombre important de mineurs dans des centres de détention pour adultes. &lt;br /&gt;
Le document audiovisuel de temps présent, &amp;quot;En Taule&amp;quot;, nous présente deux prisons préventives dans le canton de Vaud où l&#039;on peut souvent retrouver des mineurs. Ce document nous donne une image des conditions de détentions en Suisse. Dans les deux prisons visitées, on nous montre le quotidien des détenus et on peut entendre les points de vue des différents acteurs sur les conditions souvent difficiles. A travers l&#039;article d&#039;Alexandra Richard (27.09.2005), intitulé &amp;quot;Une solution latine pour la délinquance juvénile&amp;quot;, nous avons pu prendre connaissance de l&#039;existence de centres tels que celui de Pramont (VS), qui met l&#039;accent sur l&#039;éducation. Cet article a été trouvé sur le site internet de la TSR: www.tsr.ch.  &lt;br /&gt;
Concernant l&#039;actualité de la situation en Suisse romande, nous nous sommes appuyés sur plusieurs reportages et articles de presse. Premièrement, les articles paru dans &amp;quot;Le Courrier&amp;quot; ou encore &amp;quot;20 minutes&amp;quot; (cf bibliographie)nous ont permis de connaître la situation problématique actuelle à Champ-Dollon. &lt;br /&gt;
La maltraitance étant au centre de notre recherche, nous avons trouvé important de nous informer sur le concept de bientraitance. Le livre de H. Desmet et J-P. Pourtois (2005): &amp;quot;Culture et Bientraitance&amp;quot; développe ce concept dans de divers contextes. Il défini plus particulièrement le bien-être de l&#039;enfant dans un milieu, une culture et une société capables de lui apporter un équilibre et un épanouissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Question de recherche==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Qu&#039;est ce que la maltraitance en prison pour les mineurs en Suisse romande, et est-ce vraiment une réalité?   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Méthodologie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de répondre à notre question de recherche, nous avons commencé par rechercher un certain nombre d&#039;ouvrages concernant les mineurs incarcérés (cf. bibliographie), et nous nous sommes basés sur le cours du premier semestre, qui nous a permis de retracer les conditions de détention des mineurs et d&#039;en voir l&#039;évolution. Avec cela, nous avons pu formuler nos premières hypothèses.&lt;br /&gt;
Dans un second temps, dans le but de répondre à nos questions concernant la prise en charge des mineurs déviants et leur présence dans les structures pour adultes, nous avons décidé de partir sur le terrain interviewer M. Sebastien Aeby, directeur de la prison préventive de La Croisée, dans le canton de VD. Bien que cette interview ne soit pas le fondement de notre article, elle nous a servi à faire un état des lieux de la situation en Suisse romande.&lt;br /&gt;
Pour avoir une idée de la construction sociale du problème, nous sommes allés chercher des rapports de débats au Grand Conseil: le discours du procureur général du 31.02.02 et l&#039;interpellation de M. Rémy Pagani au sujet du suivi des adolescents à Champ-Dollon, 25.04.02, le Rapport annuel de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, année parlementaire 2002-2003 et le Rapport de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, 1ère année de la législature 2001-2003. Nous nous sommes également appuyés sur des rapports d&#039;Amnesty International. &lt;br /&gt;
Internet s&#039;est avéré utile pour la recherche de documents. Les sites web officiels des prisons sont intéressants car ils ont permis d&#039;avoir des renseignements très actuels. Celui de Champ-Dollon (www.geneve.ch/penitent/champdollon) nous a permis de prendre connaissance des chiffres concernant les détenus, tels que le nombre de mineurs incarcérés, le taux de surpopulation etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Limites de la méthode===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous nous sommes heurtés à un vrai manque de temps, notamment pour trouver la littérature pertinente pour construire nos réflexions et pour préparer et choisir l&#039;entretien.&lt;br /&gt;
Le travail et la rédaction de groupe se sont avérés difficiles.  &lt;br /&gt;
La précipitation à commencer le travail nous a poussé à lire des ouvrages qui se sont avérés non pertinents une fois la recherche plus avancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Analyse==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Définition de quelques concepts===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;être clairs sur les concepts que nous utiliserons lors de notre exposé, nous proposons au lecteur quelques définitions: [[mineur]], [[maltraitance]] et [[prison]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le problème maltraitance en milieu carcérale, historique===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous commencerons avec la question de l&#039;enfermement pour nous mener à celle qui nous intéresse en particulier: la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfermement est un phénomène qui a toujours existé, et bien qu&#039;il ait pu prendre des formes différentes selon les époques, il n&#039;en reste pas moins qu&#039;il fut et est une réalité pour les mineurs.&lt;br /&gt;
Déjà au 5ème siècle, les couvents servaient entre autres de lieu d&#039;enfermement pour les enfants &amp;quot;déviants&amp;quot;. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de grand renfermement des pauvres entre le 16ème et 17ème siècle donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pecheur de ces hommes, femmes et enfants. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d&#039;un renouveau moral. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d&#039;enfermement par excellence, fit son apparition. Elle a été créée pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs pour les criminels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, il est intéressant de signaler l&#039;émergence du rapport de la bientraitance à la maltraitance dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème siècle, les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. La décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commencaient à s&#039;élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l&#039;expérience des galères pour les enfants et les femmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème siècle sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n&#039;arrêtait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. En effet, la théorie proposée par ce dernier suggère l&#039;idée que l&#039;individu est entièrement formé avant de naître. Ce postulat pousse à croire que l&#039;identité de l&#039;humain est pré existante. A partir de cette conception, le traitement réservé &amp;quot;aux enfants vicieux&amp;quot; ou &amp;quot;aux criminels nés&amp;quot;, tendait à les enfermer à vie, étant donné que leurs penchants délictueux étaient non seulement d&#039;origine héréditaire mais également immuables. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu&#039;elles ne puissent se reproduire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l&#039;autre côté, comme nous l&#039;avons vu dans le cours de Mme Ruchat, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L&#039;individu était maître de lui-même, insoumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous, faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, affirmant que l&#039;enfant naît fondamentalement bon et que la société le corrompt à mesure qu&#039;il grandit. Il défendit l&#039;idée de protéger l&#039;enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout aussi significative , celle de l&#039;éducabilité de l&#039;homme à travers le cas de l&#039;enfant sauvage de l&#039;Aveyron. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de &amp;quot;redressement&amp;quot;. L&#039;ouvrage de l&#039;Italien Cesare Beccaria intitulé &amp;quot;Des délits et des peines&amp;quot;, écrit en 1764, connaît un énorme succès. Il demande des peines plus légères, plus humaines pour les prisonniers; la société semble suffisamment préparée à recevoir cette idée nouvelle. Cette fois la problématique passe d&#039;un stade primaire à second, son amplification à travers le média de l&#039;époque, c&#039;est-à-dire le livre, produit la publicité nécessaire à donner un nouvel élan à l&#039;amélioration des traitements dans les prisons. L&#039;établissement pénitencier prend une nouvelle définition, il devient &amp;quot;l&#039;école du peuple&amp;quot;, les idées sont les suivantes : rattraper la délinquance et rééduquer l&#039;homme. Deux problèmes se posent à la suite de cette évolution des traitements. Premièrement, le mélange des genres en prison: hommes, femmes et enfants se côtoient dans un même établissement et l&#039;on craint d&#039;éventuelles contaminations morales. Deuxièmement, la question de l&#039;isolement devient problématique. Au lieu de permettre une prise de conscience et un retour sur soi, l&#039;isolement donnait des résultats contraires: les hommes avaient plutôt tendance à &amp;quot;se perdre&amp;quot;, à devenir agressifs ou psychotiques. &lt;br /&gt;
Ce problème vient raviver la question qui nous intéresse ici, c&#039;est-à-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et de ce fait illustre bien l&#039;intérêt qui existait déjà à cette époque: le bon traitement de cette catégorie d&#039;individus. La prise en charge des mineurs prend alors une nouvelle direction, vers un établissement qui leur est dorénavant réservé, une &amp;quot;école de préservation&amp;quot;, autrement dit une prison pour mineurs ou une maison de correction. L&#039;établissement de Mettray, ouvert en 1860, en est le parfait exemple. Ici, le mineurs seront traités différemment, avec un peu plus de liberté, d&#039;espace, dans une atmosphère plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l&#039;esprit religieux qu&#039;on souhaite transmettre à ces jeunes ne sera pas oublié. Bien que les traitements aient changés, et qu&#039;il semble que la société ait toujours des inquiétudes à avoir au sujet des conditions de prise en charge des mineurs délinquants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Qui s&#039;intéresse de nos jours à la maltraitance des mineurs en prison ?===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est dorénavant au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développement de l&#039;enfant et de son bon environnement est permanent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 a force de loi. En plus de la contrainte juridique, c&#039;est-à-dire le respect des articles qu&#039;elle impose aux signataires, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique, résolument novateur. En effet, pour la première fois par un texte international, l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré  un sujet de droit à part entière . La notion d&#039;intérêt supérieur de l&#039;enfant, affirmée à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. &lt;br /&gt;
Il est important de noter qu&#039;une Convention engage les Etats signataires à mettre en oeuvre ce qu&#039;elle promeut, les pays qui ne respectent pas les dorits de l&#039;enfant sont donc &amp;quot;hors la loi&amp;quot;!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certain nombre de droits édictés dans la convention peut s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains alinéas d&#039;articles s&#039;intéressent directement aux situations de détentions. (http://www.globenet.org/enfant/cide.html, voir Article 3, Article 6, Article 20, Article 37)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise en détention dans les meilleures, ou plutôt les moins mauvaises, conditions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution envisagée et d&#039;une durée aussi limitée que possible. Il doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulière qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il semble que son application doit être poursuivie, même en détention.&lt;br /&gt;
Toute prise en charge qui ne respecte pas ces droits est maltraitante!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détention est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International oeuvre en faveur de tous les droits annoncés dans la Déclaration universelle des droits de l&#039;homme, ainsi que dans d&#039;autres traités internationaux. &lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver par exemple une page concernant les mauvais traitements, qui vise à sensibiliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier texte, on critique l&#039;enfermement des mineurs dans des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assurent pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détention pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure ou ils seraient bien souvent vétustes et pourraient mettre en danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajoute à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfants vivent donc en dehors du respect de leur intimité et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dans des prisons réservés aux adultes, loin du respect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Ce mélange, qui représente un risque important pour les mineurs, tels que des violences sexuelles, physiques, et psychologiques, est d&#039;autant plus grave qu&#039;il s&#039;effectue dans des prisons, pour adultes, qui sont, dans la plupart des cas, elles aussi surpeuplées, comme nous pourrons le constater avec l&#039;exemple de la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui disposent que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, et ceci afin de pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. (Se référer à l&#039;ouvrage de K. Tomasevski (1986). La Suisse fait partie de ces pays. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention mettant en jeu la santé et la sécurité physique et émotionnelle des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty international soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d&#039;une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autre les droits de l&#039;enfant, et en l&#039;occurrence, le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détention pour mineurs, le rapport souligne en premier lieu le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au delà des problèmes &amp;quot;matériels&amp;quot; qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport placent le problème encore plus haut, dans &amp;quot;l&#039;absence persistante de toute volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négation pure et simple de leurs existences&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugement, l&#039;incarcération des mineurs dans les quartiers pénitenciers réservés aux adultes, parfois même avec les plus dangereux d&#039;entre eux, le manque de personnel formé de manière adaptée, la surpopulation, etc.&lt;br /&gt;
Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent détenus dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité, et nuisent donc gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux. A cela s&#039;ajoute l&#039;absence ou une insignifiance de structures d&#039;enseignement, d&#039;installations sportives et de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation, font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure ou elle se fait en dehors du respect de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant. Malgré tout, il semble que dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qu&#039;en est-il de la Suisse?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention et l&#039;encadrement des mineurs a fait l&#039;objet de discours et de différents débats à l&#039;intérieur du Grand Conseil, on se rend compte que c&#039;est un souci pour les dirigeants suisses et que la conscience du non respect de la loi représentée par la convention internationale des dorits de l&#039;enfant  est uu point sur lequel il y a fort à s&#039;inquiéter&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 janvier 2002, dans un discours, Monsieur Daniel Zappelli (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550108/41/550108_41_partie4.asp), procureur général, évoque la nécessité impérative de créer des lieux supplémentaires de détention pour mineurs afin d&#039;éviter qu&#039;ils se retrouvent  placés dans des prisons pour adultes et &amp;quot;qu&#039;ils ne soient privés de l&#039;encadrement adéquat&amp;quot;. Ce discours rappelle que le nombre de mineurs incarcérés est en augmentation depuis les six dernières années et qu&#039;il est donc important d&#039;avoir une réflexion sur la justice que l&#039;on offre. On ne manque pas de souligner que &amp;quot;la justice n&#039;est pas que pénale&amp;quot;, et ce n&#039;est qu&#039;en gardant ceci à l&#039;esprit que l&#039;on peut faire évoluer les conditions de traitement et de prise en charge des mineurs.&lt;br /&gt;
Il est absolument nécessaire que la justice se voit mettre à disposition les moyens adéquats pour exercer son pouvoir d&#039;une manière efficace et respectueuse des droits de l&#039;homme et de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril 2002, c&#039;est M. Remy Pagani qui fait une interpellation au Conseil d&#039;Etat au sujet du suivi des adolescents enfermés à Champ-Dollon (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550107/33/550107_33_partie15.asp). Une situation qui ne permet pas la séparation stricte avec les adultes, ce qui est contraire à la convention internationale des droits de l&#039;enfant. De plus ces mineurs, dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés, ne disposent de surcroit d&#039;aucun encadrement éducatif particulier. A ceci la Conseillère d&#039;Etat Michel Spoerri répondra par le même souci et la conscience de la nécessité d&#039;améliorer les conditions de détention des mineurs et leur prise en charge, en l&#039;occurrence, par l&#039;agrandissement de la Clairière et la volonté d&#039;y placer des éducateurs supplémentaires. Seulement ces mesures semblent assez légères étant donné que, comme nous le verrons plus tard, l&#039;agrandissement de la Clairière n&#039;est pas assez important et tous les mineurs présents à Champ-Dollon ne pourront pas y entrer. De plus, les propositions de postes supplémentaires ne semblent pas aboutir, ou, en tout cas, pas assez rapidement étant donné l&#039;urgence de la situation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sujet étudié a fait l&#039;objet de deux rapports annuels de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux rapports, le premier de M. Hugues Hiltpold, année parlementaire 2002-2003,(http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550302/7/550302_7_partie8.asp) sur le thème de la détention et de l&#039;encadrement des mineurs et le second de Mme Anita Cuenod, 1ère année de la législature 2001-2005, ((http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550204/16/550204_16_partie32.asp) font état de problèmes très similaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y parle  de Champ Dollon, comme d&#039;un bâtiment vétuste, ayant des besoins évidents &amp;quot;d&#039;aménagements et de rafraichissements&amp;quot;. Ce lieu ne semble pas approprié que ce soit pour des mineurs ou des adultes. Pourtant, au moment où le débat concernant le deuxième rapport a eu lieu, 27 mineurs étaient présents dans ces murs! La Clairière étant trop petite pour accueillir tous les mineurs placés, et les travaux d&#039;agrandissement tardant à commencer, les conditions semblent peu propices à une amélioration de la situation qui constitue pourtant une réelle urgence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sous-jacent à cette situation, nous retrouvons le problème du traitement de la jeunesse déviante. Est-il normal que le nombre de mineurs placés en détention ne cesse de croitre alors que la justice ne se dit pas uniquement pénale?  C&#039;est M. Remy Pagani qui soulève cette question de fond, qui semble-t-il, ne passe pas souvent au premier plan lors des débats au Grand Conseil.&lt;br /&gt;
On rappellera les décisions prises quatre ans auparavant qui n&#039;ont pas été appliquées, notamment l&#039;abolition de la promiscuité mineurs-majeurs à la prison de Champ-Dolllon. Si cette promiscuité n&#039;a pas été abolie, elle est d&#039;autant plus alarmante que ces jeunes placés en compagnie d&#039;adultes sont isolés dans des quartiers ou bien souvent, se trouvent des personnes &amp;quot;encore plus déviantes qu&#039;eux, notamment des pédophiles&amp;quot;. M. Pagani soulève ici encore une question importante qui est celle de la cohérence du traitement des mineurs incarcérés. Le but de l&#039;incarcération est-elle la prise d&#039;un risque pour la santé et l&#039;équilibre sûrement déjà précaire de ces enfants? &lt;br /&gt;
Si l&#039;agrandissement de la prison de Champ-Dollon est une solution à la surpopulation carcérale, Mme Esther Adler rappelle que des solutions plus &amp;quot;profondes&amp;quot; sont à chercher dans le fonctionnement même du système de traitement des criminels. Effectivement, il serait opportun de réfléchir aux conditions de détentions des mineurs, aux propositions de prise en charge et aux améliorations à y apporter. Se contenter de faire de Champ-Dollon un lieu plus vaste va-t-il permettre un meilleur traitement des mineurs délinquants?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, si les mineurs qui sont placés à La Clairière sont un peu mieux lotis, on soulignera la présence de gardien de prison en plus des éducateurs. Cette présence est perçue comme une volonté de promouvoir la répression plutôt que des mesures éducatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble que la surpopulation des centres de détention pour mineurs serait dûe au manque de volonté des juges de trouver des mesures plus adéquates pour le traitement des mineurs délinquants. La prison serait utilisée commune solution de facilité, ce qui une fois encore apparaît contraire aux articles édictés par les droits de l&#039;enfant. Il ferait partie du rôle du gouvernement d&#039;encourager les juges à trouver des peines plus adéquates que la mise en détention, on citera les mesures d&#039;utilité publique en exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour reprendre les propos de M. Hiltpold et M. Mauris, &amp;quot;Michel Foucault considère (...) que l&#039;on juge une société par l&#039;état de ses prisons&amp;quot; et dans cette optique, c&#039;est &amp;quot;une honte pour notre société moderne de laisser ainsi des jeunes en rupture aux côtés d&#039;idoles du crime (...) avec des gardiens en guise d&#039;infirmiers et des délinquants en guise de camarades.&amp;quot; Cette situation relate un réel dysfonctionnement de la société actuelle et probablement un manque de volonté à prendre la situation en main, de tout mettre en oeuvre pour y remédier, étant donné que le Conseil d&#039;Etat ne semble pas suivre les recommandations émises par la commission au terme de son rapport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias suisses s&#039;intéressent eux aussi au problème. Notre attention s&#039;est portée sur une émission de swissinfo par Anne Rubin titrée &#039;&#039;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&#039;&#039; datant du 02 décembre 2003. (Site de la TSR : La détention des mineurs, un casse tête suisse swissinfo, Anne Rubin(02.12.2003)). Les médias s&#039;inquiètent de la présence de plusieurs mineurs dans des prisons pour adultes, des lieux &amp;quot;inadaptés&amp;quot; à l&#039;accueil de jeunes personnes en développement. De plus, pour ne pas améliorer la situation, la Clairière est toujours trop petite, et on rappelle que l&#039;agrandissement en cours n&#039;a pas été prévu assez conséquent pour accueillir les nombreux mineurs placés entre autre a Champ-Dollon. Ce dernier constat est fait par les autorités genevoises elles-mêmes.&lt;br /&gt;
Cette détention en compagnie d&#039;adultes semblent d&#039;autant plus inquiétante qu&#039;elle ne permet pas de répondre à une volonté d&#039;offrir aux mineurs détenus une prise en charge particulière et éducative qui préparerait le terrain à une réinsertion dans la société. Le jeune, qu&#039;il soit délinquant ou non, a le droit à ce qu&#039;on lui prépare un avenir et qu&#039;on lui donne les atouts pour y arriver. Cependant, dans de telles conditions de détention, dans cette &amp;quot;école du crime&amp;quot; comme l&#039;appelle M. Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD), on peut imaginer que c&#039;est la récidive qui sera entrainée plutôt que la réinsertion du jeune.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On se rend compte que même si le terme de maltraitance n&#039;est jamais explicitement utilisé, le souci des traitements subis par les détenus mineurs est important et que la nécessité d&#039;y apporter des changements est bien présente.&lt;br /&gt;
Les problèmes soulevés dans ces différents textes donnent lieu à une définition beaucoup plus large de la maltraitance des détenus que celles des humiliations et chatiments corporels: La maltraitance est aussi des conditions de vie insalubres, une prise en charge non respectueuse des besoins de la personne, un manque de prise en compte de son devenir, ... et bien sur, pour les jeunes pour qui c&#039;est le cas, le simple fait d&#039;être incarcéré dans une structure pour adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Réalité Suisse et genevoise: de la prise en charge à la maltraitance===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- La détention des délinquants mineurs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis plusieurs années, des mineurs sont détenus à la prison de Champ-Dollon ainsi qu&#039;à la Maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc. Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est devenue aujourd&#039;hui une règle, et s&#039;aggrave. &lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes délinquants et criminels. Les centres de détention ont comme but de protéger les mineurs, pour cela on a jugé bon de les séparer de la société.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le début du 20ème siècle, et jusqu&#039;à nos jours, on trouve des mineurs dans des lieux prévus uniquement pour des majeurs. On retrouve ces faits dans le travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, par Chloé MEIER et Sébastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995, mais également dans les statistiques actuelles de Champ-Dollon, ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby actuel directeur de la prison préventive la Croisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairière&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre éducatif pour adolescents. Les mineurs y sont détenus pour des périodes courtes,  allant de un jour à un an. Cependant, la création de la Clairière ne résoud pas le problème, car on retrouve systématiquement des mineurs dans les établissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple à Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tirés des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;année 2003 peuvent nous donner une image de l&#039;ampleur du phénomène (cf résumé).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la situation des mineurs incarcérés dans des tructures pour adultes est grave, il semble qu&#039;elle ne soit pas las seule de aui il faille s&#039;inquiéter. En effet, depuis quelques années la situation s&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. Il semble que les jeunes incarcérés à la Clairière ne soient pas plus à l&#039;abri de forme de violence et donc d&#039;un prise en charge non adéquat que les autres...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour majeurs peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Ce nouveau cadre ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins stricts (rapporté de l&#039;inteview donné au courrier). Dans ces prisons pour majeurs la sécurité est renforcée, et la répression et l&#039;isolement sont plus fréquemment utilisés. Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de J. Torrente (2001). Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La structure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. L&#039;encadrement dont les mineurs auraient tant besoin est absent. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière (www.geneve.ch/fao/2003). Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dûs à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux, comme nous avons pu le voir précédement dans l&#039;article 37 de La Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot;C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby. &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux, mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer: le mineur serait au centre du projet, et l&#039;exclusion que représente l&#039;enfermement serait évitée dans la mesure du possible. Dans le cas contraire, il s&#039;agirait tout de même d&#039;éviter le processus d&#039;engrenage qui s&#039;active souvent lors du contact avec des adultes, et orienter la prise en charge vers un épanouissement du mineur et une réintegration à la société. Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. Ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droits de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison=== 	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, et risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les objectifs éducatifs que visent les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineur à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dûes à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie. &amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subisse pas de mauvais traitements durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Afin que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby). Il serait idéal qu&#039;un travail soit fait entre les éducateurs, la direction et les acteurs extérieurs, mais malereusement les prisons ne consacrent acctuellement que très peut de temps pour un suivi personnalisé des détenus. Les mineurs ont besoin de beaucoup de temps mais les budgets des prisons pour majeurs ne sont pas addaptés à une vrai prise en main.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance a de l&#039;influence sur le développement et l&#039;image du corps peut être modifiée par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation ou le suicide. Pour éviter de tel abus, notamment sexuels, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélanger dans les cellules et lors des douches. Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visites que les majeurs. Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y perd du temps de visite, mineurs inclus. 	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toutes les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissements pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus début mai 2006 la surpopulation est devenue intolérable. Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. En effet Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, les personnes incarcérées sont actuellement rencensées autour de 500. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable. Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inaugurée le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine, voire surpeuplée selon les périodes. Le problème est donc loin d&#039;être résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
===Actualité: Champ-Dollon et ses récentes émeutes===&lt;br /&gt;
 	&lt;br /&gt;
En février 2005, les députés du Grand Conseil votaient un crédit d&#039;étude de 1,3 millions de francs pour l&#039;agrandissement de l&#039;établissement pénitentiaire. A ce moment-là, la prison de Champ-Dollon comptait 438 détenus pour 270 places. &lt;br /&gt;
Furieux de ces conditions, les détenus ont manifestés durant les journées du 30 avril et du 1 mai, refusant de réintégrer leurs cellules après la promenade. Malheureusement, des violences ont été commises. Selon Constantin Franziskakis, une trentaine de détenus se seraient défoulés sur le matériel de la prison. A la fin de la journée, le constat était de trois blessés.&lt;br /&gt;
Comme cité dans l&#039;article de Philippe Chevalier du 3 mai 2006, &amp;quot;Poussée de fièvre à Champ-Dollon&amp;quot;, paru dans Le Courrier, Laurent Moutinot, le chef du Département des institutions, promet de punir les auteurs de violence, mais également de prêter une oreille attentive à leur revendications, bien que, d&#039;après lui, les problèmes énoncés découlent de la situation de surpeuplement. 	&lt;br /&gt;
Les détenus manifestaient non seulement contre les conditions de surpopulation, mais surtout contre les arrestations brutales des forces de l&#039;ordre et contre les périodes de détention provisoire qui excèdent régulièrement la durée des peines prononcées. En effet, le nombre de dossiers traités pour condamnation est passé de 2600 en 2003 à 4300 en 2005.	&lt;br /&gt;
La Ligue suisse des droits de l&#039;homme se montre solidaire avec les détenus, pointant le doigt sur la lenteur de la Chambre d&#039;accusation genevoise. 		&lt;br /&gt;
Mais le problème n&#039;est pas proprement genevois. Si Champ-Dollon souffre aujourd&#039;hui de surpopulation, c&#039;est aussi parce que de nombreux détenus attendent leur transfert vers une prison d&#039;un autre canton. En 2005, la Suisse comptait plus de 6000 détenus. Sur les 122 prisons nationales, 27 affichaient complet et 14 souffraient de surpopulation. 	&lt;br /&gt;
Cette situation est désagréable autant pour les personnes qui travaillent à la prison que pour les prisonniers, qui se marchent dessus. La sécurité générale est amoindrie, les personnes étouffent. Les places de travail en ateliers manquent. Certains prisonniers se trouvent enfermés 23 heures sur 24 dans leur cellule.	 	&lt;br /&gt;
Cette surpopulation avait déjà entraîné à Genève une certaine prise de conscience en mars 2006 : le conseil d’état ouvre un crédit de 18 millions de francs pour un projet de construction d&#039;une nouvelle structure de détention à Puplinge, village situé à côté de Jussy, vers le site de Champ-Dollon. Cette structure devrait voir le jour en 2007 : les travaux commençant normalement en février prochain pour s’achever en décembre 2007. Cette structure ne prévoit que 64 places supplémentaires ainsi que des places de travail. Cela viendra bien évidemment soulager la surpopulation de Champ-Dollon dont les prisonniers sont victimes depuis déjà de nombreuses années mais cela suffira-t-il pour « faire taire » ces détenus étouffés ? L’autorité genevoise craignait ces plaintes depuis longtemps, ces dernières viennent d’ailleurs confirmer la mesure d’urgence à prendre, et la nécessité de donner aux détenus un minimum de confort le plus rapidement possible. &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Plus aucun mineur ne sera incarcéré à Champ-Dollon===		&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le 20 avril, plus aucun mineur n&#039;est détenu à Champ-Dollon. Habituellement, entre zéro et onze mineurs y étaient enfermés. Suite aux violences qui ont eu lieu dans la prison surpeuplée, les mineurs seront désormais détenus à La Clairière. Cependant, bien que cette dernière ait été agrandie, passant de 15 à 30 places en 2005, elle risque également d&#039;être surpeuplée. &amp;quot;Entre deux maux, nous avons choisi le moindre&amp;quot;, a dit M. Franziskakis, directeur de l&#039;office pénitentiaire. En effet, les mineurs seront plus en sécurité dans une Clairière surpeuplée de quelques unités qu&#039;à Champ-Dollon en mutinerie. Ce transfert permettera également une prise en charge adéquate, puisque La Clairière ne détient que des mineurs. Cette réaction immédiate suite aux émeutes de Champ-Dollon confirme notre hypothèse selon laquelle les mineurs n&#039;ont pas leur place dans des prisons d&#039;adultes. Il est toutefois bien dommage qu&#039;il faille des incidents graves pour obtenir des changements...		&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
===Bientraitance: un concept émergent.===	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous évoquerons en premier lieu notre interrogation sur l&#039;absence du terme de &amp;quot;bientraitance&amp;quot; dans notre vocabulaire. Nous nous sommes demandés si cet oubli pouvait révéler le fait que notre société n&#039;aurait pas pensé à la bientraitance. Comme le dit B. Cyrulnik (2005) dans le livre &amp;quot;Culture et bientraitance&amp;quot;, &amp;quot; Le choix du mot révèle la manière dont la culture se préoccupe d&#039;un concept.&amp;quot; Peut-on alors en déduire que le système pénal suisse ne fait pas de la bientraitance des mineurs incarcérés une de ses priorités?&lt;br /&gt;
Partant du principe que placer un mineur en prison est déjà une forme de maltraitance, nous allons tenter d&#039;éclaircir alors le concept de bientraitance, qui devient de plus en plus présent dans les discours de tous les jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, bientraiter un enfant est devenu un enjeu d&#039;humanité. Si le mot bientraitance est né, c&#039;est un signe de changement d&#039;attitude de la part d&#039;une société qui sans cesse tente de se remettre en question. Le concept de bientraitance a subi une transformation d&#039;une génération à une autre, aussi, dans les années 1980, bientraiter un enfant n&#039;apparaissait pas encore comme une évidence au sein de la famille. Aujourd&#039;hui, on parle d&#039;une éducation qui se doit de favoriser l&#039;épanouissement des enfants dans différents domaines, physique, affectif, cognitif et social. La famille est considérée comme le lieu privilégié permettant de favoriser cet épanouissement. Autrement dit, la bientraitance vise à la promotion et à la mise en place effective de pratiques éducatives et d&#039;attitudes qui soient garantes du bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
Alors, on ne doit pas seulement prévenir la maltraitance, mais aussi encourager une éducation qui permette à l&#039;enfant de donner le meilleur de lui-même. La bientraitance d&#039;un enfant passe donc par son éducation, mais qui dit éducation, dit scolarisation. Le chemin d&#039;un enfant vers l&#039;école est primordial, car cette dernière, qui peut être considérée comme l&#039;une des principales instances de socialisation et de développement socio cognitif et socio affectif de l&#039;enfant, semble s&#039;inscrire dans le cadre global des attitudes favorables au bon développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon nombre d&#039;associations se mobilisent afin que chaque enfant ait droit à un bon traitement dans la vie de tous les jours. Mais qu&#039;en est-il des enfants en prison, en institution ? On trouve dans le rapport d&#039;Amnesty International des recommandations pour la protection des enfants en détention telles que &amp;quot;les détenus mineurs doivent être séparés des adultes, sauf dans le cas de membres d&#039;une même famille&amp;quot;, ou encore &amp;quot;Le recours à la détention préventive pour les enfants doit se limiter à certaines circonstances exceptionnelles. Toute forme de détention doit être conforme à la norme internationale, qui veut qu&#039;un enfant ne soit placé en détention qu&#039;en dernier ressort et pour la durée la plus courte possible.&amp;quot; On se rend alors compte que le traitement des enfants en détention est un sujet qui préoccupe de plus en plus, et c&#039;est ainsi que des recommandations telles que celles-ci émergent. D&#039;après une recherche effectuée par le service de protection judiciaire de la jeunesse en France, quelques constats ont été avancés : premièrement, un encadrement permanent, stable et formé, permet d&#039;élaborer un suivi plus individualisé des mineurs. Le surveillant est alors le premier référent en détention. Deuxièmement, on souligne l&#039;importance des activités en détention, principalement des activités scolaires. On sait que le temps inactif passé en cellule peut engendrer des comportements violents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé, les divers acteurs du monde juridique, pénitencier ou encore politique préfèrent ne pas trop faire parler d&#039;eux dans les médias. On trouve très rarement le terme maltraitance dans un article consacré à la prison en Suisse, et bien que les conditions d&#039;incarcération soient décrites de manières plutôt négatives, il est rare que ces aspects soient qualifiés de mauvais traitements. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre recherche nous a permis de faire un état des lieux général des lois et législations protégeant les mineurs ainsi que de leurs conditions d&#039;incarcération en Suisse. Bien que nous imaginions nous heurter au problème social de la maltraitance physique dans les prisons, il n&#039;en était rien. Par contre, nous avons découvert une autre forme de maltraitance, qui, bien qu&#039;interdite par la loi, consiste à détenir des mineurs dans des lieux pour adultes. En effet, dû à un manque inquiétant de places dans les structures pour jeunes, les prisoniers de tous ages sont parfois mélangés. Pourtant, dans ces prisons pour adultes, les mineurs ne bénéfcient pas des structures de prise en charges adéquates, et il s&#039;agit donc bien d&#039;un cas de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que la notion de maltraitance semble s&#039;être considérablement élargie et toucher maintenant aux conditions de vie des détenus et à leur traitement quotidien, le sujet ne trouve toujours pas beaucoup de défenseurs... Si on n&#039;est pas capable ou qu&#039;on ne cherche pas à éradiquer le problèmes des conditions déplorables de détentions des mineurs, Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération? Décriminaliser les délits commis  pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs est réelle, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. Que fait-on alors? Le débat est lancé, mais la situation est délicate et le traitement idéal ne peut peut-être pas être généralisé, il s&#039;agit plutot d&#039;un cas-par-cas. Mais peut- on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave?&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
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		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=4331"/>
		<updated>2006-06-21T10:03:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : /* Qui s&amp;#039;intéresse de nos jours à la maltraitance des mineurs en prison ? */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Ce groupe est composé de Marie Cornejo, Aurelie Benoit, Julie Wyler, Sira Garcia, Benoit Fanin et André Lienhard&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Introduction==&lt;br /&gt;
Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge à travers les époques, et nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier. A l&#039;heure actuelle, il existe en Suisse plusieurs centres de détention pour mineurs. Dans le canton de Genève nous avons &amp;quot;La Clairière&amp;quot; à Vernier (GE), mais dû à un problème de manque de place, certains mineurs peuvent être placés dans des prisons pour adultes, comme c&#039;est le cas à Champ-Dollon.  &lt;br /&gt;
Dans la mesure où la prise en charge de certains mineurs délinquants se fait en dehors du respect de la Convention intarnationale des droits de l&#039;enfant,  nous partons du principe que  dès lors qu&#039;un mineur est incarcéré, il y a maltraitance. A cette première forme de maltraitance s&#039;ajoutent des conditions des détentions qui ne sont pas toujours en accord avec les conventions internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter. Quelle forme prend la maltraitance des mineurs incarcérés? Est-ce une réalité en Suisse Romande?&lt;br /&gt;
Après la revue de littérature, qui présente les différents ouvrages que nous avons lu et leurs idées clés, nous commencerons par présenter notre question de recherche et la méthode que nous avons suivie. Puis, en partant des définitions de &amp;quot;mineurs&amp;quot;, &amp;quot;maltraitance&amp;quot; et &amp;quot;prison&amp;quot; que nous avons insérées dans le dictionnaire des concepts, nous essayerons de mettre en lumière la construction du problème social de la maltraitance des mineurs en prison et les différents acteurs qui s&#039;y intéressent. Puis, en nous appuyant sur l&#039;actualité, nous décrirons la situation en Suisse romande, en évoquant différentes situations, que nous jugeons maltraitantes, vécues par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. Suivant celà, nous nous pencherons sur les événements récents à Champ-Dollon et à leurs éventuelles causes. Pour finir ce travail, nous proposons de développer le concept émergent de la bientraitance, une notion qu&#039;il est capitale de prendre en compte lorsque l&#039;on cherhce à traiter le problème de la maltraitance, dasn quel domaine soit-il.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Revue de littérature== &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de retracer l&#039;évolution générale des conditions de détention dans les prisons pour mineurs en Suisse romande, nous nous sommes inspirés notamment du cours de Mme. Ruchat, ainsi que de son ouvrage intitulé L&#039;oiseau et le Cachot (1993). A la suite des éléments apportés dans ce livre, le travail de recherche de S. Aeby et de C. Meier sur les prisons préventives genevoises nous a également donné de nombreux éléments sur l&#039;évolution des centres de détention de St-Antoine et de Champ-Dollon. L&#039;isolement, les conditions d&#039;hygiène, la surpopulation, le mélange des mineurs et des majeurs, sont beaucoup d&#039;éléments qui nous poussent à émettre l&#039;hypothèse selon laquelle la maltraitance serait une réalité dans les prisons pour mineurs. &lt;br /&gt;
Amnesty international soulève également ces différents points dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. &lt;br /&gt;
Le livre de J. Torrente &amp;quot;La maltraitance : regards pluridisciplinaires&amp;quot; (2001), nous permet d&#039;avoir une meilleure connaissance de ce sujet. Cette approche interdisciplinaire donne une image des différents problèmes que cause la maltraitance. J. Torrente insiste sur le côté psychologique de celle-ci. L&#039;auteur ne parle pas spécifiquement des conséquences de l&#039;enfermement mais des conséquences sur le développement et le psychisme d&#039;enfants ayant subi des maltraitances ou des négligences de tous genres. Nous retrouvons également cette thématique dans le livre de Zambeaux (2001) : &amp;quot;En prison avec des Ados&amp;quot;. En effet, dans cet ouvrage, l&#039;auteur permet aux lecteurs d’entrer dans les prisons de France, dans les quartiers réservés aux mineurs. Chaque année la république incarcère environ 7000 mineurs par an en prison et 700 d’entre eux y résident en permanence. L’auteur, un journaliste, a rencontré ces jeunes derrière les barreaux et leur donne la parole. Zambeaux fait le tour des problèmes ; les prisons hors la loi, la loi entre codétenus, les drogues et médicaments à profusion, l’enseignement précaire, ou encore le statut non reconnu des adolescentes incarcérées.  &lt;br /&gt;
Une autre grande thématique retrouvée dans plusieurs ouvrages est celle des détenus mineurs incarcérés avec des majeurs. Par exemple, dans le livre de K. Tomasevski (1986): &amp;quot;Enfants en prison avec des adultes&amp;quot;, l&#039;auteur nous présente des enquêtes sur ce mélange, effectuées dans plusieurs pays, mettant en lumière des situations de détention trop souvent inadéquates. En effet, les mineurs sont plus souvent dirigés vers des travaux manuels comme les adultes que vers une prise en charge éducative, un traitement différencié de celui des détenus majeurs.&lt;br /&gt;
De plus, dans l&#039;article d&#039;Anne Rubin (2003), publié sur le site de la TSR &amp;quot; La détention des mineurs: un casse-tête Suisse&amp;quot;, présente la situation actuelle et la journaliste tire la sonnette d&#039;alarme quant à la présence d&#039;un nombre important de mineurs dans des centres de détention pour adultes. &lt;br /&gt;
Le document audiovisuel de temps présent, &amp;quot;En Taule&amp;quot;, nous présente deux prisons préventives dans le canton de Vaud où l&#039;on peut souvent retrouver des mineurs. Ce document nous donne une image des conditions de détentions en Suisse. Dans les deux prisons visitées, on nous montre le quotidien des détenus et on peut entendre les points de vue des différents acteurs sur les conditions souvent difficiles. A travers l&#039;article d&#039;Alexandra Richard (27.09.2005), intitulé &amp;quot;Une solution latine pour la délinquance juvénile&amp;quot;, nous avons pu prendre connaissance de l&#039;existence de centres tels que celui de Pramont (VS), qui met l&#039;accent sur l&#039;éducation. Cet article a été trouvé sur le site internet de la TSR: www.tsr.ch.  &lt;br /&gt;
Concernant l&#039;actualité de la situation en Suisse romande, nous nous sommes appuyés sur plusieurs reportages et articles de presse. Premièrement, les articles paru dans &amp;quot;Le Courrier&amp;quot; ou encore &amp;quot;20 minutes&amp;quot; (cf bibliographie)nous ont permis de connaître la situation problématique actuelle à Champ-Dollon. &lt;br /&gt;
La maltraitance étant au centre de notre recherche, nous avons trouvé important de nous informer sur le concept de bientraitance. Le livre de H. Desmet et J-P. Pourtois (2005): &amp;quot;Culture et Bientraitance&amp;quot; développe ce concept dans de divers contextes. Il défini plus particulièrement le bien-être de l&#039;enfant dans un milieu, une culture et une société capables de lui apporter un équilibre et un épanouissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Question de recherche==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Qu&#039;est ce que la maltraitance en prison pour les mineurs en Suisse romande, et est-ce vraiment une réalité?   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Méthodologie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de répondre à notre question de recherche, nous avons commencé par rechercher un certain nombre d&#039;ouvrages concernant les mineurs incarcérés (cf. bibliographie), et nous nous sommes basés sur le cours du premier semestre, qui nous a permis de retracer les conditions de détention des mineurs et d&#039;en voir l&#039;évolution. Avec cela, nous avons pu formuler nos premières hypothèses.&lt;br /&gt;
Dans un second temps, dans le but de répondre à nos questions concernant la prise en charge des mineurs déviants et leur présence dans les structures pour adultes, nous avons décidé de partir sur le terrain interviewer M. Sebastien Aeby, directeur de la prison préventive de La Croisée, dans le canton de VD. Bien que cette interview ne soit pas le fondement de notre article, elle nous a servi à faire un état des lieux de la situation en Suisse romande.&lt;br /&gt;
Pour avoir une idée de la construction sociale du problème, nous sommes allés chercher des rapports de débats au Grand Conseil: le discours du procureur général du 31.02.02 et l&#039;interpellation de M. Rémy Pagani au sujet du suivi des adolescents à Champ-Dollon, 25.04.02, le Rapport annuel de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, année parlementaire 2002-2003 et le Rapport de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, 1ère année de la législature 2001-2003. Nous nous sommes également appuyés sur des rapports d&#039;Amnesty International. &lt;br /&gt;
Internet s&#039;est avéré utile pour la recherche de documents. Les sites web officiels des prisons sont intéressants car ils ont permis d&#039;avoir des renseignements très actuels. Celui de Champ-Dollon (www.geneve.ch/penitent/champdollon) nous a permis de prendre connaissance des chiffres concernant les détenus, tels que le nombre de mineurs incarcérés, le taux de surpopulation etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Limites de la méthode===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous nous sommes heurtés à un vrai manque de temps, notamment pour trouver la littérature pertinente pour construire nos réflexions et pour préparer et choisir l&#039;entretien.&lt;br /&gt;
Le travail et la rédaction de groupe se sont avérés difficiles.  &lt;br /&gt;
La précipitation à commencer le travail nous a poussé à lire des ouvrages qui se sont avérés non pertinents une fois la recherche plus avancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Analyse==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Définition de quelques concepts===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;être clairs sur les concepts que nous utiliserons lors de notre exposé, nous proposons au lecteur quelques définitions: [[mineur]], [[maltraitance]] et [[prison]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le problème maltraitance en milieu carcérale, historique===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous commencerons avec la question de l&#039;enfermement pour nous mener à celle qui nous intéresse en particulier: la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfermement est un phénomène qui a toujours existé, et bien qu&#039;il ait pu prendre des formes différentes selon les époques, il n&#039;en reste pas moins qu&#039;il fut et est une réalité pour les mineurs.&lt;br /&gt;
Déjà au 5ème siècle, les couvents servaient entre autres de lieu d&#039;enfermement pour les enfants &amp;quot;déviants&amp;quot;. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de grand renfermement des pauvres entre le 16ème et 17ème siècle donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pecheur de ces hommes, femmes et enfants. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d&#039;un renouveau moral. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d&#039;enfermement par excellence, fit son apparition. Elle a été créée pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs pour les criminels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, il est intéressant de signaler l&#039;émergence du rapport de la bientraitance à la maltraitance dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème siècle, les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. La décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commencaient à s&#039;élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l&#039;expérience des galères pour les enfants et les femmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème siècle sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n&#039;arrêtait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. En effet, la théorie proposée par ce dernier suggère l&#039;idée que l&#039;individu est entièrement formé avant de naître. Ce postulat pousse à croire que l&#039;identité de l&#039;humain est pré existante. A partir de cette conception, le traitement réservé &amp;quot;aux enfants vicieux&amp;quot; ou &amp;quot;aux criminels nés&amp;quot;, tendait à les enfermer à vie, étant donné que leurs penchants délictueux étaient non seulement d&#039;origine héréditaire mais également immuables. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu&#039;elles ne puissent se reproduire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l&#039;autre côté, comme nous l&#039;avons vu dans le cours de Mme Ruchat, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L&#039;individu était maître de lui-même, insoumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous, faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, affirmant que l&#039;enfant naît fondamentalement bon et que la société le corrompt à mesure qu&#039;il grandit. Il défendit l&#039;idée de protéger l&#039;enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout aussi significative , celle de l&#039;éducabilité de l&#039;homme à travers le cas de l&#039;enfant sauvage de l&#039;Aveyron. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de &amp;quot;redressement&amp;quot;. L&#039;ouvrage de l&#039;Italien Cesare Beccaria intitulé &amp;quot;Des délits et des peines&amp;quot;, écrit en 1764, connaît un énorme succès. Il demande des peines plus légères, plus humaines pour les prisonniers; la société semble suffisamment préparée à recevoir cette idée nouvelle. Cette fois la problématique passe d&#039;un stade primaire à second, son amplification à travers le média de l&#039;époque, c&#039;est-à-dire le livre, produit la publicité nécessaire à donner un nouvel élan à l&#039;amélioration des traitements dans les prisons. L&#039;établissement pénitencier prend une nouvelle définition, il devient &amp;quot;l&#039;école du peuple&amp;quot;, les idées sont les suivantes : rattraper la délinquance et rééduquer l&#039;homme. Deux problèmes se posent à la suite de cette évolution des traitements. Premièrement, le mélange des genres en prison: hommes, femmes et enfants se côtoient dans un même établissement et l&#039;on craint d&#039;éventuelles contaminations morales. Deuxièmement, la question de l&#039;isolement devient problématique. Au lieu de permettre une prise de conscience et un retour sur soi, l&#039;isolement donnait des résultats contraires: les hommes avaient plutôt tendance à &amp;quot;se perdre&amp;quot;, à devenir agressifs ou psychotiques. &lt;br /&gt;
Ce problème vient raviver la question qui nous intéresse ici, c&#039;est-à-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et de ce fait illustre bien l&#039;intérêt qui existait déjà à cette époque: le bon traitement de cette catégorie d&#039;individus. La prise en charge des mineurs prend alors une nouvelle direction, vers un établissement qui leur est dorénavant réservé, une &amp;quot;école de préservation&amp;quot;, autrement dit une prison pour mineurs ou une maison de correction. L&#039;établissement de Mettray, ouvert en 1860, en est le parfait exemple. Ici, le mineurs seront traités différemment, avec un peu plus de liberté, d&#039;espace, dans une atmosphère plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l&#039;esprit religieux qu&#039;on souhaite transmettre à ces jeunes ne sera pas oublié. Bien que les traitements aient changés, et qu&#039;il semble que la société ait toujours des inquiétudes à avoir au sujet des conditions de prise en charge des mineurs délinquants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Qui s&#039;intéresse de nos jours à la maltraitance des mineurs en prison ?===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est dorénavant au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développement de l&#039;enfant et de son bon environnement est permanent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 a force de loi. En plus de la contrainte juridique, c&#039;est-à-dire le respect des articles qu&#039;elle impose aux signataires, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique, résolument novateur. En effet, pour la première fois par un texte international, l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré  un sujet de droit à part entière . La notion d&#039;intérêt supérieur de l&#039;enfant, affirmée à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. &lt;br /&gt;
Il est important de noter qu&#039;une Convention engage les Etats signataires à mettre en oeuvre ce qu&#039;elle promeut, les pays qui ne respectent pas les dorits de l&#039;enfant sont donc &amp;quot;hors la loi&amp;quot;!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certain nombre de droits édictés dans la convention peut s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains alinéas d&#039;articles s&#039;intéressent directement aux situations de détentions. (http://www.globenet.org/enfant/cide.html, voir Article 3, Article 6, Article 20, Article 37)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise en détention dans les meilleures, ou plutôt les moins mauvaises, conditions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution envisagée et d&#039;une durée aussi limitée que possible. Il doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulière qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il semble que son application doit être poursuivie, même en détention.&lt;br /&gt;
Toute prise en charge qui ne respecte pas ces droits est maltraitante!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détention est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International oeuvre en faveur de tous les droits annoncés dans la Déclaration universelle des droits de l&#039;homme, ainsi que dans d&#039;autres traités internationaux. &lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver par exemple une page concernant les mauvais traitements, qui vise à sensibiliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier texte, on critique l&#039;enfermement des mineurs dans des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assurent pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détention pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure ou ils seraient bien souvent vétustes et pourraient mettre en danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajoute à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfants vivent donc en dehors du respect de leur intimité et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dans des prisons réservés aux adultes, loin du respect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Ce mélange, qui représente un risque important pour les mineurs, tels que des violences sexuelles, physiques, et psychologiques, est d&#039;autant plus grave qu&#039;il s&#039;effectue dans des prisons, pour adultes, qui sont, dans la plupart des cas, elles aussi surpeuplées, comme nous pourrons le constater avec l&#039;exemple de la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui disposent que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, et ceci afin de pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. (Se référer à l&#039;ouvrage de K. Tomasevski (1986). La Suisse fait partie de ces pays. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention mettant en jeu la santé et la sécurité physique et émotionnelle des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty international soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d&#039;une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autre les droits de l&#039;enfant, et en l&#039;occurrence, le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détention pour mineurs, le rapport souligne en premier lieu le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au delà des problèmes &amp;quot;matériels&amp;quot; qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport placent le problème encore plus haut, dans &amp;quot;l&#039;absence persistante de toute volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négation pure et simple de leurs existences&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugement, l&#039;incarcération des mineurs dans les quartiers pénitenciers réservés aux adultes, parfois même avec les plus dangereux d&#039;entre eux, le manque de personnel formé de manière adaptée, la surpopulation, etc.&lt;br /&gt;
Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent détenus dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité, et nuisent donc gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux. A cela s&#039;ajoute l&#039;absence ou une insignifiance de structures d&#039;enseignement, d&#039;installations sportives et de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation, font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure ou elle se fait en dehors du respect de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant. Malgré tout, il semble que dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qu&#039;en est-il de la Suisse?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention et l&#039;encadrement des mineurs a fait l&#039;objet de discours et de différents débats à l&#039;intérieur du Grand Conseil, on se rend compte que c&#039;est un souci pour les dirigeants suisses et que la conscience du non respect de la loi représentée par la convention internationale des dorits de l&#039;enfant  est uu point sur lequel il y a fort à s&#039;inquiéter&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 janvier 2002, dans un discours, Monsieur Daniel Zappelli (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550108/41/550108_41_partie4.asp), procureur général, évoque la nécessité impérative de créer des lieux supplémentaires de détention pour mineurs afin d&#039;éviter qu&#039;ils se retrouvent  placés dans des prisons pour adultes et &amp;quot;qu&#039;ils ne soient privés de l&#039;encadrement adéquat&amp;quot;. Ce discours rappelle que le nombre de mineurs incarcérés est en augmentation depuis les six dernières années et qu&#039;il est donc important d&#039;avoir une réflexion sur la justice que l&#039;on offre. On ne manque pas de souligner que &amp;quot;la justice n&#039;est pas que pénale&amp;quot;, et ce n&#039;est qu&#039;en gardant ceci à l&#039;esprit que l&#039;on peut faire évoluer les conditions de traitement et de prise en charge des mineurs.&lt;br /&gt;
Il est absolument nécessaire que la justice se voit mettre à disposition les moyens adéquats pour exercer son pouvoir d&#039;une manière efficace et respectueuse des droits de l&#039;homme et de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril 2002, c&#039;est M. Remy Pagani qui fait une interpellation au Conseil d&#039;Etat au sujet du suivi des adolescents enfermés à Champ-Dollon (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550107/33/550107_33_partie15.asp). Une situation qui ne permet pas la séparation stricte avec les adultes, ce qui est contraire à la convention internationale des droits de l&#039;enfant. De plus ces mineurs, dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés, ne disposent de surcroit d&#039;aucun encadrement éducatif particulier. A ceci la Conseillère d&#039;Etat Michel Spoerri répondra par le même souci et la conscience de la nécessité d&#039;améliorer les conditions de détention des mineurs et leur prise en charge, en l&#039;occurrence, par l&#039;agrandissement de la Clairière et la volonté d&#039;y placer des éducateurs supplémentaires. Seulement ces mesures semblent assez légères étant donné que, comme nous le verrons plus tard, l&#039;agrandissement de la Clairière n&#039;est pas assez important et tous les mineurs présents à Champ-Dollon ne pourront pas y entrer. De plus, les propositions de postes supplémentaires ne semblent pas aboutir, ou, en tout cas, pas assez rapidement étant donné l&#039;urgence de la situation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sujet étudié a fait l&#039;objet de deux rapports annuels de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux rapports, le premier de M. Hugues Hiltpold, année parlementaire 2002-2003,(http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550302/7/550302_7_partie8.asp) sur le thème de la détention et de l&#039;encadrement des mineurs et le second de Mme Anita Cuenod, 1ère année de la législature 2001-2005, ((http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550204/16/550204_16_partie32.asp) font état de problèmes très similaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y parle  de Champ Dollon, comme d&#039;un bâtiment vétuste, ayant des besoins évidents &amp;quot;d&#039;aménagements et de rafraichissements&amp;quot;. Ce lieu ne semble pas approprié que ce soit pour des mineurs ou des adultes. Pourtant, au moment où le débat concernant le deuxième rapport a eu lieu, 27 mineurs étaient présents dans ces murs! La Clairière étant trop petite pour accueillir tous les mineurs placés, et les travaux d&#039;agrandissement tardant à commencer, les conditions semblent peu propices à une amélioration de la situation qui constitue pourtant une réelle urgence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sous-jacent à cette situation, nous retrouvons le problème du traitement de la jeunesse déviante. Est-il normal que le nombre de mineurs placés en détention ne cesse de croitre alors que la justice ne se dit pas uniquement pénale?  C&#039;est M. Remy Pagani qui soulève cette question de fond, qui semble-t-il, ne passe pas souvent au premier plan lors des débats au Grand Conseil.&lt;br /&gt;
On rappellera les décisions prises quatre ans auparavant qui n&#039;ont pas été appliquées, notamment l&#039;abolition de la promiscuité mineurs-majeurs à la prison de Champ-Dolllon. Si cette promiscuité n&#039;a pas été abolie, elle est d&#039;autant plus alarmante que ces jeunes placés en compagnie d&#039;adultes sont isolés dans des quartiers ou bien souvent, se trouvent des personnes &amp;quot;encore plus déviantes qu&#039;eux, notamment des pédophiles&amp;quot;. M. Pagani soulève ici encore une question importante qui est celle de la cohérence du traitement des mineurs incarcérés. Le but de l&#039;incarcération est-elle la prise d&#039;un risque pour la santé et l&#039;équilibre sûrement déjà précaire de ces enfants? &lt;br /&gt;
Si l&#039;agrandissement de la prison de Champ-Dollon est une solution à la surpopulation carcérale, Mme Esther Adler rappelle que des solutions plus &amp;quot;profondes&amp;quot; sont à chercher dans le fonctionnement même du système de traitement des criminels. Effectivement, il serait opportun de réfléchir aux conditions de détentions des mineurs, aux propositions de prise en charge et aux améliorations à y apporter. Se contenter de faire de Champ-Dollon un lieu plus vaste va-t-il permettre un meilleur traitement des mineurs délinquants?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, si les mineurs qui sont placés à La Clairière sont un peu mieux lotis, on soulignera la présence de gardien de prison en plus des éducateurs. Cette présence est perçue comme une volonté de promouvoir la répression plutôt que des mesures éducatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble que la surpopulation des centres de détention pour mineurs serait dûe au manque de volonté des juges de trouver des mesures plus adéquates pour le traitement des mineurs délinquants. La prison serait utilisée commune solution de facilité, ce qui une fois encore apparaît contraire aux articles édictés par les droits de l&#039;enfant. Il ferait partie du rôle du gouvernement d&#039;encourager les juges à trouver des peines plus adéquates que la mise en détention, on citera les mesures d&#039;utilité publique en exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour reprendre les propos de M. Hiltpold et M. Mauris, &amp;quot;Michel Foucault considère (...) que l&#039;on juge une société par l&#039;état de ses prisons&amp;quot; et dans cette optique, c&#039;est &amp;quot;une honte pour notre société moderne de laisser ainsi des jeunes en rupture aux côtés d&#039;idoles du crime (...) avec des gardiens en guise d&#039;infirmiers et des délinquants en guise de camarades.&amp;quot; Cette situation relate un réel dysfonctionnement de la société actuelle et probablement un manque de volonté à prendre la situation en main, de tout mettre en oeuvre pour y remédier, étant donné que le Conseil d&#039;Etat ne semble pas suivre les recommandations émises par la commission au terme de son rapport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias suisses s&#039;intéressent eux aussi au problème. Notre attention s&#039;est portée sur une émission de swissinfo par Anne Rubin titrée &#039;&#039;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&#039;&#039; datant du 02 décembre 2003. (Site de la TSR : La détention des mineurs, un casse tête suisse swissinfo, Anne Rubin(02.12.2003)). Les médias s&#039;inquiètent de la présence de plusieurs mineurs dans des prisons pour adultes, des lieux &amp;quot;inadaptés&amp;quot; à l&#039;accueil de jeunes personnes en développement. De plus, pour ne pas améliorer la situation, la Clairière est toujours trop petite, et on rappelle que l&#039;agrandissement en cours n&#039;a pas été prévu assez conséquent pour accueillir les nombreux mineurs placés entre autre a Champ-Dollon. Ce dernier constat est fait par les autorités genevoises elles-mêmes.&lt;br /&gt;
Cette détention en compagnie d&#039;adultes semblent d&#039;autant plus inquiétante qu&#039;elle ne permet pas de répondre à une volonté d&#039;offrir aux mineurs détenus une prise en charge particulière et éducative qui préparerait le terrain à une réinsertion dans la société. Le jeune, qu&#039;il soit délinquant ou non, a le droit à ce qu&#039;on lui prépare un avenir et qu&#039;on lui donne les atouts pour y arriver. Cependant, dans de telles conditions de détention, dans cette &amp;quot;école du crime&amp;quot; comme l&#039;appelle M. Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD), on peut imaginer que c&#039;est la récidive qui sera entrainée plutôt que la réinsertion du jeune.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On se rend compte que même si le terme de maltraitance n&#039;est jamais explicitement utilisé, le souci des traitements subis par les détenus mineurs est important et que la nécessité d&#039;y apporter des changements est bien présente.&lt;br /&gt;
Les problèmes soulevés dans ces différents textes donnent lieu à une définition beaucoup plus large de la maltraitance des détenus que celles des humiliations et chatiments corporels: La maltraitance est aussi des conditions de vie insalubres, une prise en charge non respectueuse des besoins de la personne, un manque de prise en compte de son devenir, ... et bien sur, pour les jeunes pour qui c&#039;est le cas, le simple fait d&#039;être incarcéré dans une structure pour adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Réalité Suisse et genevoise: de la prise en charge à la maltraitance===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- La détention des délinquants mineurs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis plusieurs années, des mineurs sont détenus à la prison de Champ-Dollon ainsi qu&#039;à la Maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc. Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est devenue aujourd&#039;hui une règle, et s&#039;aggrave. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissements privatifs de liberté pour adultes vient directement à l&#039;encontre de plusieurs conventions internationales, dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes délinquants et criminels. Les centres de détention ont comme but de protéger les mineurs, pour cela on a jugé bon de les séparer de la société. Cette dernière est représentée par le groupe dominant qui fixe les règles et les normes à respecter. Les individus qui ne respectent pas ces normes sont montrés du doigt et mis en marge. Pour suivre cet objectif, la société a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code pénal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de liberté doit exercer une action éducative sur les personnes privées de liberté et préparer le retour à la vie libre. L&#039;enfermement doit être un moyen pour le délinquant ou le criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger les jeunes en donnant une réponse aux actes violents ou délictueux. Elles doivent punir mais pas maltraiter les déviants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le début du 20ème siècle, et jusqu&#039;à nos jours, on trouve des mineurs dans des lieux prévus uniquement pour des majeurs. On retrouve ces faits dans le travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, par Chloé MEIER et Sébastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995, mais également dans les statistiques actuelles de Champ-Dollon, ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby actuel directeur de la prison préventive la Croisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairière&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre éducatif pour adolescents. Les mineurs y sont détenus pour des périodes courtes,  allant de un jour à un an. Cependant, la création de la Clairière ne résoud pas le problème, car on retrouve systématiquement des mineurs dans les établissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple à Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tirés des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;année 2003 peuvent nous donner une image de l&#039;ampleur du phénomène (cf résumé).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons déjà exliqué, l&#039;enfermement de mineurs en prison constitue déjà, en tant que tel, une forme de maltraitance. Cette dernière est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes ou uqe leur prise en charge ne répond pas aux normes internationales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelques années la situation s&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview: il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. Il semble que les jeunes incarcérés à la Clairière ne soient pas plus à l&#039;abri de forme de violence et donc d&#039;un prise en charge non adéquat que les autres...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Ce nouveau cadre ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins stricts (rapporté de l&#039;inteview donné au courrier). Dans ces prisons pour majeurs la sécurité est renforcée, et la répression et l&#039;isolement sont plus fréquemment utilisés. Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de J. Torrente (2001). Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La structure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. L&#039;encadrement dont les mineurs auraient tant besoin est absent. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière (www.geneve.ch/fao/2003). Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dûs à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux, comme nous avons pu le voir précédement dans l&#039;article 37 de La Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot;C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby. &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux, mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer: le mineur serait au centre du projet, et l&#039;exclusion que représente l&#039;enfermement serait évitée dans la mesure du possible. Dans le cas contraire, il s&#039;agirait tout de même d&#039;éviter le processus d&#039;engrenage qui s&#039;active souvent lors du contact avec des adultes, et orienter la prise en charge vers un épanouissement du mineur et une réintegration à la société. Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. Ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droits de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison=== 	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, et risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les objectifs éducatifs que visent les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineur à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dûes à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie. &amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subisse pas de mauvais traitements durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Afin que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby). Il serait idéal qu&#039;un travail soit fait entre les éducateurs, la direction et les acteurs extérieurs, mais malereusement les prisons ne consacrent acctuellement que très peut de temps pour un suivi personnalisé des détenus. Les mineurs ont besoin de beaucoup de temps mais les budgets des prisons pour majeurs ne sont pas addaptés à une vrai prise en main.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance a de l&#039;influence sur le développement et l&#039;image du corps peut être modifiée par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation ou le suicide. Pour éviter de tel abus, notamment sexuels, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélanger dans les cellules et lors des douches. Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visites que les majeurs. Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y perd du temps de visite, mineurs inclus. 	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toutes les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissements pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus début mai 2006 la surpopulation est devenue intolérable. Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. En effet Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, les personnes incarcérées sont actuellement rencensées autour de 500. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable. Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inaugurée le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine, voire surpeuplée selon les périodes. Le problème est donc loin d&#039;être résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
===Actualité: Champ-Dollon et ses récentes émeutes===&lt;br /&gt;
 	&lt;br /&gt;
En février 2005, les députés du Grand Conseil votaient un crédit d&#039;étude de 1,3 millions de francs pour l&#039;agrandissement de l&#039;établissement pénitentiaire. A ce moment-là, la prison de Champ-Dollon comptait 438 détenus pour 270 places. &lt;br /&gt;
Furieux de ces conditions, les détenus ont manifestés durant les journées du 30 avril et du 1 mai, refusant de réintégrer leurs cellules après la promenade. Malheureusement, des violences ont été commises. Selon Constantin Franziskakis, une trentaine de détenus se seraient défoulés sur le matériel de la prison. A la fin de la journée, le constat était de trois blessés.&lt;br /&gt;
Comme cité dans l&#039;article de Philippe Chevalier du 3 mai 2006, &amp;quot;Poussée de fièvre à Champ-Dollon&amp;quot;, paru dans Le Courrier, Laurent Moutinot, le chef du Département des institutions, promet de punir les auteurs de violence, mais également de prêter une oreille attentive à leur revendications, bien que, d&#039;après lui, les problèmes énoncés découlent de la situation de surpeuplement. 	&lt;br /&gt;
Les détenus manifestaient non seulement contre les conditions de surpopulation, mais surtout contre les arrestations brutales des forces de l&#039;ordre et contre les périodes de détention provisoire qui excèdent régulièrement la durée des peines prononcées. En effet, le nombre de dossiers traités pour condamnation est passé de 2600 en 2003 à 4300 en 2005.	&lt;br /&gt;
La Ligue suisse des droits de l&#039;homme se montre solidaire avec les détenus, pointant le doigt sur la lenteur de la Chambre d&#039;accusation genevoise. 		&lt;br /&gt;
Mais le problème n&#039;est pas proprement genevois. Si Champ-Dollon souffre aujourd&#039;hui de surpopulation, c&#039;est aussi parce que de nombreux détenus attendent leur transfert vers une prison d&#039;un autre canton. En 2005, la Suisse comptait plus de 6000 détenus. Sur les 122 prisons nationales, 27 affichaient complet et 14 souffraient de surpopulation. 	&lt;br /&gt;
Cette situation est désagréable autant pour les personnes qui travaillent à la prison que pour les prisonniers, qui se marchent dessus. La sécurité générale est amoindrie, les personnes étouffent. Les places de travail en ateliers manquent. Certains prisonniers se trouvent enfermés 23 heures sur 24 dans leur cellule.	 	&lt;br /&gt;
Cette surpopulation avait déjà entraîné à Genève une certaine prise de conscience en mars 2006 : le conseil d’état ouvre un crédit de 18 millions de francs pour un projet de construction d&#039;une nouvelle structure de détention à Puplinge, village situé à côté de Jussy, vers le site de Champ-Dollon. Cette structure devrait voir le jour en 2007 : les travaux commençant normalement en février prochain pour s’achever en décembre 2007. Cette structure ne prévoit que 64 places supplémentaires ainsi que des places de travail. Cela viendra bien évidemment soulager la surpopulation de Champ-Dollon dont les prisonniers sont victimes depuis déjà de nombreuses années mais cela suffira-t-il pour « faire taire » ces détenus étouffés ? L’autorité genevoise craignait ces plaintes depuis longtemps, ces dernières viennent d’ailleurs confirmer la mesure d’urgence à prendre, et la nécessité de donner aux détenus un minimum de confort le plus rapidement possible. &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Plus aucun mineur ne sera incarcéré à Champ-Dollon===		&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le 20 avril, plus aucun mineur n&#039;est détenu à Champ-Dollon. Habituellement, entre zéro et onze mineurs y étaient enfermés. Suite aux violences qui ont eu lieu dans la prison surpeuplée, les mineurs seront désormais détenus à La Clairière. Cependant, bien que cette dernière ait été agrandie, passant de 15 à 30 places en 2005, elle risque également d&#039;être surpeuplée. &amp;quot;Entre deux maux, nous avons choisi le moindre&amp;quot;, a dit M. Franziskakis, directeur de l&#039;office pénitentiaire. En effet, les mineurs seront plus en sécurité dans une Clairière surpeuplée de quelques unités qu&#039;à Champ-Dollon en mutinerie. Ce transfert permettera également une prise en charge adéquate, puisque La Clairière ne détient que des mineurs. Cette réaction immédiate suite aux émeutes de Champ-Dollon confirme notre hypothèse selon laquelle les mineurs n&#039;ont pas leur place dans des prisons d&#039;adultes. Il est toutefois bien dommage qu&#039;il faille des incidents graves pour obtenir des changements...		&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
===Bientraitance: un concept émergent.===	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous évoquerons en premier lieu notre interrogation sur l&#039;absence du terme de &amp;quot;bientraitance&amp;quot; dans notre vocabulaire. Nous nous sommes demandés si cet oubli pouvait révéler le fait que notre société n&#039;aurait pas pensé à la bientraitance. Comme le dit B. Cyrulnik (2005) dans le livre &amp;quot;Culture et bientraitance&amp;quot;, &amp;quot; Le choix du mot révèle la manière dont la culture se préoccupe d&#039;un concept.&amp;quot; Peut-on alors en déduire que le système pénal suisse ne fait pas de la bientraitance des mineurs incarcérés une de ses priorités?&lt;br /&gt;
Partant du principe que placer un mineur en prison est déjà une forme de maltraitance, nous allons tenter d&#039;éclaircir alors le concept de bientraitance, qui devient de plus en plus présent dans les discours de tous les jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, bientraiter un enfant est devenu un enjeu d&#039;humanité. Si le mot bientraitance est né, c&#039;est un signe de changement d&#039;attitude de la part d&#039;une société qui sans cesse tente de se remettre en question. Le concept de bientraitance a subi une transformation d&#039;une génération à une autre, aussi, dans les années 1980, bientraiter un enfant n&#039;apparaissait pas encore comme une évidence au sein de la famille. Aujourd&#039;hui, on parle d&#039;une éducation qui se doit de favoriser l&#039;épanouissement des enfants dans différents domaines, physique, affectif, cognitif et social. La famille est considérée comme le lieu privilégié permettant de favoriser cet épanouissement. Autrement dit, la bientraitance vise à la promotion et à la mise en place effective de pratiques éducatives et d&#039;attitudes qui soient garantes du bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
Alors, on ne doit pas seulement prévenir la maltraitance, mais aussi encourager une éducation qui permette à l&#039;enfant de donner le meilleur de lui-même. La bientraitance d&#039;un enfant passe donc par son éducation, mais qui dit éducation, dit scolarisation. Le chemin d&#039;un enfant vers l&#039;école est primordial, car cette dernière, qui peut être considérée comme l&#039;une des principales instances de socialisation et de développement socio cognitif et socio affectif de l&#039;enfant, semble s&#039;inscrire dans le cadre global des attitudes favorables au bon développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon nombre d&#039;associations se mobilisent afin que chaque enfant ait droit à un bon traitement dans la vie de tous les jours. Mais qu&#039;en est-il des enfants en prison, en institution ? On trouve dans le rapport d&#039;Amnesty International des recommandations pour la protection des enfants en détention telles que &amp;quot;les détenus mineurs doivent être séparés des adultes, sauf dans le cas de membres d&#039;une même famille&amp;quot;, ou encore &amp;quot;Le recours à la détention préventive pour les enfants doit se limiter à certaines circonstances exceptionnelles. Toute forme de détention doit être conforme à la norme internationale, qui veut qu&#039;un enfant ne soit placé en détention qu&#039;en dernier ressort et pour la durée la plus courte possible.&amp;quot; On se rend alors compte que le traitement des enfants en détention est un sujet qui préoccupe de plus en plus, et c&#039;est ainsi que des recommandations telles que celles-ci émergent. D&#039;après une recherche effectuée par le service de protection judiciaire de la jeunesse en France, quelques constats ont été avancés : premièrement, un encadrement permanent, stable et formé, permet d&#039;élaborer un suivi plus individualisé des mineurs. Le surveillant est alors le premier référent en détention. Deuxièmement, on souligne l&#039;importance des activités en détention, principalement des activités scolaires. On sait que le temps inactif passé en cellule peut engendrer des comportements violents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé, les divers acteurs du monde juridique, pénitencier ou encore politique préfèrent ne pas trop faire parler d&#039;eux dans les médias. On trouve très rarement le terme maltraitance dans un article consacré à la prison en Suisse, et bien que les conditions d&#039;incarcération soient décrites de manières plutôt négatives, il est rare que ces aspects soient qualifiés de mauvais traitements. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre recherche nous a permis de faire un état des lieux général des lois et législations protégeant les mineurs ainsi que de leurs conditions d&#039;incarcération en Suisse. Bien que nous imaginions nous heurter au problème social de la maltraitance physique dans les prisons, il n&#039;en était rien. Par contre, nous avons découvert une autre forme de maltraitance, qui, bien qu&#039;interdite par la loi, consiste à détenir des mineurs dans des lieux pour adultes. En effet, dû à un manque inquiétant de places dans les structures pour jeunes, les prisoniers de tous ages sont parfois mélangés. Pourtant, dans ces prisons pour adultes, les mineurs ne bénéfcient pas des structures de prise en charges adéquates, et il s&#039;agit donc bien d&#039;un cas de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que la notion de maltraitance semble s&#039;être considérablement élargie et toucher maintenant aux conditions de vie des détenus et à leur traitement quotidien, le sujet ne trouve toujours pas beaucoup de défenseurs... Si on n&#039;est pas capable ou qu&#039;on ne cherche pas à éradiquer le problèmes des conditions déplorables de détentions des mineurs, Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération? Décriminaliser les délits commis  pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs est réelle, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. Que fait-on alors? Le débat est lancé, mais la situation est délicate et le traitement idéal ne peut peut-être pas être généralisé, il s&#039;agit plutot d&#039;un cas-par-cas. Mais peut- on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave?&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
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		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=4329</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
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		<updated>2006-06-21T09:59:32Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : /* Qui s&amp;#039;intéresse de nos jours à la maltraitance des mineurs en prison ? */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Ce groupe est composé de Marie Cornejo, Aurelie Benoit, Julie Wyler, Sira Garcia, Benoit Fanin et André Lienhard&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Introduction==&lt;br /&gt;
Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge à travers les époques, et nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier. A l&#039;heure actuelle, il existe en Suisse plusieurs centres de détention pour mineurs. Dans le canton de Genève nous avons &amp;quot;La Clairière&amp;quot; à Vernier (GE), mais dû à un problème de manque de place, certains mineurs peuvent être placés dans des prisons pour adultes, comme c&#039;est le cas à Champ-Dollon.  &lt;br /&gt;
Dans la mesure où la prise en charge de certains mineurs délinquants se fait en dehors du respect de la Convention intarnationale des droits de l&#039;enfant,  nous partons du principe que  dès lors qu&#039;un mineur est incarcéré, il y a maltraitance. A cette première forme de maltraitance s&#039;ajoutent des conditions des détentions qui ne sont pas toujours en accord avec les conventions internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter. Quelle forme prend la maltraitance des mineurs incarcérés? Est-ce une réalité en Suisse Romande?&lt;br /&gt;
Après la revue de littérature, qui présente les différents ouvrages que nous avons lu et leurs idées clés, nous commencerons par présenter notre question de recherche et la méthode que nous avons suivie. Puis, en partant des définitions de &amp;quot;mineurs&amp;quot;, &amp;quot;maltraitance&amp;quot; et &amp;quot;prison&amp;quot; que nous avons insérées dans le dictionnaire des concepts, nous essayerons de mettre en lumière la construction du problème social de la maltraitance des mineurs en prison et les différents acteurs qui s&#039;y intéressent. Puis, en nous appuyant sur l&#039;actualité, nous décrirons la situation en Suisse romande, en évoquant différentes situations, que nous jugeons maltraitantes, vécues par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. Suivant celà, nous nous pencherons sur les événements récents à Champ-Dollon et à leurs éventuelles causes. Pour finir ce travail, nous proposons de développer le concept émergent de la bientraitance, une notion qu&#039;il est capitale de prendre en compte lorsque l&#039;on cherhce à traiter le problème de la maltraitance, dasn quel domaine soit-il.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Revue de littérature== &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de retracer l&#039;évolution générale des conditions de détention dans les prisons pour mineurs en Suisse romande, nous nous sommes inspirés notamment du cours de Mme. Ruchat, ainsi que de son ouvrage intitulé L&#039;oiseau et le Cachot (1993). A la suite des éléments apportés dans ce livre, le travail de recherche de S. Aeby et de C. Meier sur les prisons préventives genevoises nous a également donné de nombreux éléments sur l&#039;évolution des centres de détention de St-Antoine et de Champ-Dollon. L&#039;isolement, les conditions d&#039;hygiène, la surpopulation, le mélange des mineurs et des majeurs, sont beaucoup d&#039;éléments qui nous poussent à émettre l&#039;hypothèse selon laquelle la maltraitance serait une réalité dans les prisons pour mineurs. &lt;br /&gt;
Amnesty international soulève également ces différents points dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. &lt;br /&gt;
Le livre de J. Torrente &amp;quot;La maltraitance : regards pluridisciplinaires&amp;quot; (2001), nous permet d&#039;avoir une meilleure connaissance de ce sujet. Cette approche interdisciplinaire donne une image des différents problèmes que cause la maltraitance. J. Torrente insiste sur le côté psychologique de celle-ci. L&#039;auteur ne parle pas spécifiquement des conséquences de l&#039;enfermement mais des conséquences sur le développement et le psychisme d&#039;enfants ayant subi des maltraitances ou des négligences de tous genres. Nous retrouvons également cette thématique dans le livre de Zambeaux (2001) : &amp;quot;En prison avec des Ados&amp;quot;. En effet, dans cet ouvrage, l&#039;auteur permet aux lecteurs d’entrer dans les prisons de France, dans les quartiers réservés aux mineurs. Chaque année la république incarcère environ 7000 mineurs par an en prison et 700 d’entre eux y résident en permanence. L’auteur, un journaliste, a rencontré ces jeunes derrière les barreaux et leur donne la parole. Zambeaux fait le tour des problèmes ; les prisons hors la loi, la loi entre codétenus, les drogues et médicaments à profusion, l’enseignement précaire, ou encore le statut non reconnu des adolescentes incarcérées.  &lt;br /&gt;
Une autre grande thématique retrouvée dans plusieurs ouvrages est celle des détenus mineurs incarcérés avec des majeurs. Par exemple, dans le livre de K. Tomasevski (1986): &amp;quot;Enfants en prison avec des adultes&amp;quot;, l&#039;auteur nous présente des enquêtes sur ce mélange, effectuées dans plusieurs pays, mettant en lumière des situations de détention trop souvent inadéquates. En effet, les mineurs sont plus souvent dirigés vers des travaux manuels comme les adultes que vers une prise en charge éducative, un traitement différencié de celui des détenus majeurs.&lt;br /&gt;
De plus, dans l&#039;article d&#039;Anne Rubin (2003), publié sur le site de la TSR &amp;quot; La détention des mineurs: un casse-tête Suisse&amp;quot;, présente la situation actuelle et la journaliste tire la sonnette d&#039;alarme quant à la présence d&#039;un nombre important de mineurs dans des centres de détention pour adultes. &lt;br /&gt;
Le document audiovisuel de temps présent, &amp;quot;En Taule&amp;quot;, nous présente deux prisons préventives dans le canton de Vaud où l&#039;on peut souvent retrouver des mineurs. Ce document nous donne une image des conditions de détentions en Suisse. Dans les deux prisons visitées, on nous montre le quotidien des détenus et on peut entendre les points de vue des différents acteurs sur les conditions souvent difficiles. A travers l&#039;article d&#039;Alexandra Richard (27.09.2005), intitulé &amp;quot;Une solution latine pour la délinquance juvénile&amp;quot;, nous avons pu prendre connaissance de l&#039;existence de centres tels que celui de Pramont (VS), qui met l&#039;accent sur l&#039;éducation. Cet article a été trouvé sur le site internet de la TSR: www.tsr.ch.  &lt;br /&gt;
Concernant l&#039;actualité de la situation en Suisse romande, nous nous sommes appuyés sur plusieurs reportages et articles de presse. Premièrement, les articles paru dans &amp;quot;Le Courrier&amp;quot; ou encore &amp;quot;20 minutes&amp;quot; (cf bibliographie)nous ont permis de connaître la situation problématique actuelle à Champ-Dollon. &lt;br /&gt;
La maltraitance étant au centre de notre recherche, nous avons trouvé important de nous informer sur le concept de bientraitance. Le livre de H. Desmet et J-P. Pourtois (2005): &amp;quot;Culture et Bientraitance&amp;quot; développe ce concept dans de divers contextes. Il défini plus particulièrement le bien-être de l&#039;enfant dans un milieu, une culture et une société capables de lui apporter un équilibre et un épanouissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Question de recherche==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Qu&#039;est ce que la maltraitance en prison pour les mineurs en Suisse romande, et est-ce vraiment une réalité?   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Méthodologie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de répondre à notre question de recherche, nous avons commencé par rechercher un certain nombre d&#039;ouvrages concernant les mineurs incarcérés (cf. bibliographie), et nous nous sommes basés sur le cours du premier semestre, qui nous a permis de retracer les conditions de détention des mineurs et d&#039;en voir l&#039;évolution. Avec cela, nous avons pu formuler nos premières hypothèses.&lt;br /&gt;
Dans un second temps, dans le but de répondre à nos questions concernant la prise en charge des mineurs déviants et leur présence dans les structures pour adultes, nous avons décidé de partir sur le terrain interviewer M. Sebastien Aeby, directeur de la prison préventive de La Croisée, dans le canton de VD. Bien que cette interview ne soit pas le fondement de notre article, elle nous a servi à faire un état des lieux de la situation en Suisse romande.&lt;br /&gt;
Pour avoir une idée de la construction sociale du problème, nous sommes allés chercher des rapports de débats au Grand Conseil: le discours du procureur général du 31.02.02 et l&#039;interpellation de M. Rémy Pagani au sujet du suivi des adolescents à Champ-Dollon, 25.04.02, le Rapport annuel de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, année parlementaire 2002-2003 et le Rapport de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, 1ère année de la législature 2001-2003. Nous nous sommes également appuyés sur des rapports d&#039;Amnesty International. &lt;br /&gt;
Internet s&#039;est avéré utile pour la recherche de documents. Les sites web officiels des prisons sont intéressants car ils ont permis d&#039;avoir des renseignements très actuels. Celui de Champ-Dollon (www.geneve.ch/penitent/champdollon) nous a permis de prendre connaissance des chiffres concernant les détenus, tels que le nombre de mineurs incarcérés, le taux de surpopulation etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Limites de la méthode===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous nous sommes heurtés à un vrai manque de temps, notamment pour trouver la littérature pertinente pour construire nos réflexions et pour préparer et choisir l&#039;entretien.&lt;br /&gt;
Le travail et la rédaction de groupe se sont avérés difficiles.  &lt;br /&gt;
La précipitation à commencer le travail nous a poussé à lire des ouvrages qui se sont avérés non pertinents une fois la recherche plus avancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Analyse==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Définition de quelques concepts===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;être clairs sur les concepts que nous utiliserons lors de notre exposé, nous proposons au lecteur quelques définitions: [[mineur]], [[maltraitance]] et [[prison]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le problème maltraitance en milieu carcérale, historique===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous commencerons avec la question de l&#039;enfermement pour nous mener à celle qui nous intéresse en particulier: la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfermement est un phénomène qui a toujours existé, et bien qu&#039;il ait pu prendre des formes différentes selon les époques, il n&#039;en reste pas moins qu&#039;il fut et est une réalité pour les mineurs.&lt;br /&gt;
Déjà au 5ème siècle, les couvents servaient entre autres de lieu d&#039;enfermement pour les enfants &amp;quot;déviants&amp;quot;. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de grand renfermement des pauvres entre le 16ème et 17ème siècle donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pecheur de ces hommes, femmes et enfants. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d&#039;un renouveau moral. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d&#039;enfermement par excellence, fit son apparition. Elle a été créée pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs pour les criminels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, il est intéressant de signaler l&#039;émergence du rapport de la bientraitance à la maltraitance dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème siècle, les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. La décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commencaient à s&#039;élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l&#039;expérience des galères pour les enfants et les femmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème siècle sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n&#039;arrêtait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. En effet, la théorie proposée par ce dernier suggère l&#039;idée que l&#039;individu est entièrement formé avant de naître. Ce postulat pousse à croire que l&#039;identité de l&#039;humain est pré existante. A partir de cette conception, le traitement réservé &amp;quot;aux enfants vicieux&amp;quot; ou &amp;quot;aux criminels nés&amp;quot;, tendait à les enfermer à vie, étant donné que leurs penchants délictueux étaient non seulement d&#039;origine héréditaire mais également immuables. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu&#039;elles ne puissent se reproduire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l&#039;autre côté, comme nous l&#039;avons vu dans le cours de Mme Ruchat, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L&#039;individu était maître de lui-même, insoumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous, faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, affirmant que l&#039;enfant naît fondamentalement bon et que la société le corrompt à mesure qu&#039;il grandit. Il défendit l&#039;idée de protéger l&#039;enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout aussi significative , celle de l&#039;éducabilité de l&#039;homme à travers le cas de l&#039;enfant sauvage de l&#039;Aveyron. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de &amp;quot;redressement&amp;quot;. L&#039;ouvrage de l&#039;Italien Cesare Beccaria intitulé &amp;quot;Des délits et des peines&amp;quot;, écrit en 1764, connaît un énorme succès. Il demande des peines plus légères, plus humaines pour les prisonniers; la société semble suffisamment préparée à recevoir cette idée nouvelle. Cette fois la problématique passe d&#039;un stade primaire à second, son amplification à travers le média de l&#039;époque, c&#039;est-à-dire le livre, produit la publicité nécessaire à donner un nouvel élan à l&#039;amélioration des traitements dans les prisons. L&#039;établissement pénitencier prend une nouvelle définition, il devient &amp;quot;l&#039;école du peuple&amp;quot;, les idées sont les suivantes : rattraper la délinquance et rééduquer l&#039;homme. Deux problèmes se posent à la suite de cette évolution des traitements. Premièrement, le mélange des genres en prison: hommes, femmes et enfants se côtoient dans un même établissement et l&#039;on craint d&#039;éventuelles contaminations morales. Deuxièmement, la question de l&#039;isolement devient problématique. Au lieu de permettre une prise de conscience et un retour sur soi, l&#039;isolement donnait des résultats contraires: les hommes avaient plutôt tendance à &amp;quot;se perdre&amp;quot;, à devenir agressifs ou psychotiques. &lt;br /&gt;
Ce problème vient raviver la question qui nous intéresse ici, c&#039;est-à-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et de ce fait illustre bien l&#039;intérêt qui existait déjà à cette époque: le bon traitement de cette catégorie d&#039;individus. La prise en charge des mineurs prend alors une nouvelle direction, vers un établissement qui leur est dorénavant réservé, une &amp;quot;école de préservation&amp;quot;, autrement dit une prison pour mineurs ou une maison de correction. L&#039;établissement de Mettray, ouvert en 1860, en est le parfait exemple. Ici, le mineurs seront traités différemment, avec un peu plus de liberté, d&#039;espace, dans une atmosphère plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l&#039;esprit religieux qu&#039;on souhaite transmettre à ces jeunes ne sera pas oublié. Bien que les traitements aient changés, et qu&#039;il semble que la société ait toujours des inquiétudes à avoir au sujet des conditions de prise en charge des mineurs délinquants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Qui s&#039;intéresse de nos jours à la maltraitance des mineurs en prison ?===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est dorénavant au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développement de l&#039;enfant et de son bon environnement est permanent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 a force de loi. En plus de la contrainte juridique, c&#039;est-à-dire le respect des articles qu&#039;elle impose aux signataires, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique, résolument novateur. En effet, pour la première fois par un texte international, l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré  un sujet de droit à part entière . La notion d&#039;intérêt supérieur de l&#039;enfant, affirmée à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. &lt;br /&gt;
Il est important de noter qu&#039;une Convention engage les Etats signataires à mettre en oeuvre ce qu&#039;elle promeut, les pays qui ne respectent pas les dorits de l&#039;enfant sont donc &amp;quot;hors la loi&amp;quot;!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certain nombre de droits édictés dans la convention peut s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains alinéas d&#039;articles s&#039;intéressent directement aux situations de détentions. A titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être basée sur l&#039;intérêt supérieur de celui-ci et tenir compte de son opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développemnt de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son milieu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dans un établissement approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise en détention dans les meilleures, ou plutôt les moins mauvaises, conditions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution envisagée et d&#039;une durée aussi limitée que possible. Il doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulière qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il semble que son application doit être poursuivie, même en détention.&lt;br /&gt;
Toute prise en charge qui ne respecte pas ces droits est maltraitante!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détention est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International oeuvre en faveur de tous les droits annoncés dans la Déclaration universelle des droits de l&#039;homme, ainsi que dans d&#039;autres traités internationaux. &lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver par exemple une page concernant les mauvais traitements, qui vise à sensibiliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier texte, on critique l&#039;enfermement des mineurs dans des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assurent pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détention pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure ou ils seraient bien souvent vétustes et pourraient mettre en danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajoute à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfants vivent donc en dehors du respect de leur intimité et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dans des prisons réservés aux adultes, loin du respect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Ce mélange, qui représente un risque important pour les mineurs, tels que des violences sexuelles, physiques, et psychologiques, est d&#039;autant plus grave qu&#039;il s&#039;effectue dans des prisons, pour adultes, qui sont, dans la plupart des cas, elles aussi surpeuplées, comme nous pourrons le constater avec l&#039;exemple de la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui disposent que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, et ceci afin de pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. (Se référer à l&#039;ouvrage de K. Tomasevski (1986). La Suisse fait partie de ces pays. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention mettant en jeu la santé et la sécurité physique et émotionnelle des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty international soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d&#039;une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autre les droits de l&#039;enfant, et en l&#039;occurrence, le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détention pour mineurs, le rapport souligne en premier lieu le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au delà des problèmes &amp;quot;matériels&amp;quot; qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport placent le problème encore plus haut, dans &amp;quot;l&#039;absence persistante de toute volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négation pure et simple de leurs existences&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugement, l&#039;incarcération des mineurs dans les quartiers pénitenciers réservés aux adultes, parfois même avec les plus dangereux d&#039;entre eux, le manque de personnel formé de manière adaptée, la surpopulation, etc.&lt;br /&gt;
Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent détenus dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité, et nuisent donc gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux. A cela s&#039;ajoute l&#039;absence ou une insignifiance de structures d&#039;enseignement, d&#039;installations sportives et de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation, font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure ou elle se fait en dehors du respect de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant. Malgré tout, il semble que dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qu&#039;en est-il de la Suisse?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention et l&#039;encadrement des mineurs a fait l&#039;objet de discours et de différents débats à l&#039;intérieur du Grand Conseil, on se rend compte que c&#039;est un souci pour les dirigeants suisses et que la conscience du non respect de la loi représentée par la convention internationale des dorits de l&#039;enfant  est uu point sur lequel il y a fort à s&#039;inquiéter&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 janvier 2002, dans un discours, Monsieur Daniel Zappelli (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550108/41/550108_41_partie4.asp), procureur général, évoque la nécessité impérative de créer des lieux supplémentaires de détention pour mineurs afin d&#039;éviter qu&#039;ils se retrouvent  placés dans des prisons pour adultes et &amp;quot;qu&#039;ils ne soient privés de l&#039;encadrement adéquat&amp;quot;. Ce discours rappelle que le nombre de mineurs incarcérés est en augmentation depuis les six dernières années et qu&#039;il est donc important d&#039;avoir une réflexion sur la justice que l&#039;on offre. On ne manque pas de souligner que &amp;quot;la justice n&#039;est pas que pénale&amp;quot;, et ce n&#039;est qu&#039;en gardant ceci à l&#039;esprit que l&#039;on peut faire évoluer les conditions de traitement et de prise en charge des mineurs.&lt;br /&gt;
Il est absolument nécessaire que la justice se voit mettre à disposition les moyens adéquats pour exercer son pouvoir d&#039;une manière efficace et respectueuse des droits de l&#039;homme et de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril 2002, c&#039;est M. Remy Pagani qui fait une interpellation au Conseil d&#039;Etat au sujet du suivi des adolescents enfermés à Champ-Dollon (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550107/33/550107_33_partie15.asp). Une situation qui ne permet pas la séparation stricte avec les adultes, ce qui est contraire à la convention internationale des droits de l&#039;enfant. De plus ces mineurs, dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés, ne disposent de surcroit d&#039;aucun encadrement éducatif particulier. A ceci la Conseillère d&#039;Etat Michel Spoerri répondra par le même souci et la conscience de la nécessité d&#039;améliorer les conditions de détention des mineurs et leur prise en charge, en l&#039;occurrence, par l&#039;agrandissement de la Clairière et la volonté d&#039;y placer des éducateurs supplémentaires. Seulement ces mesures semblent assez légères étant donné que, comme nous le verrons plus tard, l&#039;agrandissement de la Clairière n&#039;est pas assez important et tous les mineurs présents à Champ-Dollon ne pourront pas y entrer. De plus, les propositions de postes supplémentaires ne semblent pas aboutir, ou, en tout cas, pas assez rapidement étant donné l&#039;urgence de la situation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sujet étudié a fait l&#039;objet de deux rapports annuels de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux rapports, le premier de M. Hugues Hiltpold, année parlementaire 2002-2003,(http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550302/7/550302_7_partie8.asp) sur le thème de la détention et de l&#039;encadrement des mineurs et le second de Mme Anita Cuenod, 1ère année de la législature 2001-2005, ((http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550204/16/550204_16_partie32.asp) font état de problèmes très similaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y parle  de Champ Dollon, comme d&#039;un bâtiment vétuste, ayant des besoins évidents &amp;quot;d&#039;aménagements et de rafraichissements&amp;quot;. Ce lieu ne semble pas approprié que ce soit pour des mineurs ou des adultes. Pourtant, au moment où le débat concernant le deuxième rapport a eu lieu, 27 mineurs étaient présents dans ces murs! La Clairière étant trop petite pour accueillir tous les mineurs placés, et les travaux d&#039;agrandissement tardant à commencer, les conditions semblent peu propices à une amélioration de la situation qui constitue pourtant une réelle urgence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sous-jacent à cette situation, nous retrouvons le problème du traitement de la jeunesse déviante. Est-il normal que le nombre de mineurs placés en détention ne cesse de croitre alors que la justice ne se dit pas uniquement pénale?  C&#039;est M. Remy Pagani qui soulève cette question de fond, qui semble-t-il, ne passe pas souvent au premier plan lors des débats au Grand Conseil.&lt;br /&gt;
On rappellera les décisions prises quatre ans auparavant qui n&#039;ont pas été appliquées, notamment l&#039;abolition de la promiscuité mineurs-majeurs à la prison de Champ-Dolllon. Si cette promiscuité n&#039;a pas été abolie, elle est d&#039;autant plus alarmante que ces jeunes placés en compagnie d&#039;adultes sont isolés dans des quartiers ou bien souvent, se trouvent des personnes &amp;quot;encore plus déviantes qu&#039;eux, notamment des pédophiles&amp;quot;. M. Pagani soulève ici encore une question importante qui est celle de la cohérence du traitement des mineurs incarcérés. Le but de l&#039;incarcération est-elle la prise d&#039;un risque pour la santé et l&#039;équilibre sûrement déjà précaire de ces enfants? &lt;br /&gt;
Si l&#039;agrandissement de la prison de Champ-Dollon est une solution à la surpopulation carcérale, Mme Esther Adler rappelle que des solutions plus &amp;quot;profondes&amp;quot; sont à chercher dans le fonctionnement même du système de traitement des criminels. Effectivement, il serait opportun de réfléchir aux conditions de détentions des mineurs, aux propositions de prise en charge et aux améliorations à y apporter. Se contenter de faire de Champ-Dollon un lieu plus vaste va-t-il permettre un meilleur traitement des mineurs délinquants?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, si les mineurs qui sont placés à La Clairière sont un peu mieux lotis, on soulignera la présence de gardien de prison en plus des éducateurs. Cette présence est perçue comme une volonté de promouvoir la répression plutôt que des mesures éducatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble que la surpopulation des centres de détention pour mineurs serait dûe au manque de volonté des juges de trouver des mesures plus adéquates pour le traitement des mineurs délinquants. La prison serait utilisée commune solution de facilité, ce qui une fois encore apparaît contraire aux articles édictés par les droits de l&#039;enfant. Il ferait partie du rôle du gouvernement d&#039;encourager les juges à trouver des peines plus adéquates que la mise en détention, on citera les mesures d&#039;utilité publique en exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour reprendre les propos de M. Hiltpold et M. Mauris, &amp;quot;Michel Foucault considère (...) que l&#039;on juge une société par l&#039;état de ses prisons&amp;quot; et dans cette optique, c&#039;est &amp;quot;une honte pour notre société moderne de laisser ainsi des jeunes en rupture aux côtés d&#039;idoles du crime (...) avec des gardiens en guise d&#039;infirmiers et des délinquants en guise de camarades.&amp;quot; Cette situation relate un réel dysfonctionnement de la société actuelle et probablement un manque de volonté à prendre la situation en main, de tout mettre en oeuvre pour y remédier, étant donné que le Conseil d&#039;Etat ne semble pas suivre les recommandations émises par la commission au terme de son rapport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias suisses s&#039;intéressent eux aussi au problème. Notre attention s&#039;est portée sur une émission de swissinfo par Anne Rubin titrée &#039;&#039;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&#039;&#039; datant du 02 décembre 2003. (Site de la TSR : La détention des mineurs, un casse tête suisse swissinfo, Anne Rubin(02.12.2003)). Les médias s&#039;inquiètent de la présence de plusieurs mineurs dans des prisons pour adultes, des lieux &amp;quot;inadaptés&amp;quot; à l&#039;accueil de jeunes personnes en développement. De plus, pour ne pas améliorer la situation, la Clairière est toujours trop petite, et on rappelle que l&#039;agrandissement en cours n&#039;a pas été prévu assez conséquent pour accueillir les nombreux mineurs placés entre autre a Champ-Dollon. Ce dernier constat est fait par les autorités genevoises elles-mêmes.&lt;br /&gt;
Cette détention en compagnie d&#039;adultes semblent d&#039;autant plus inquiétante qu&#039;elle ne permet pas de répondre à une volonté d&#039;offrir aux mineurs détenus une prise en charge particulière et éducative qui préparerait le terrain à une réinsertion dans la société. Le jeune, qu&#039;il soit délinquant ou non, a le droit à ce qu&#039;on lui prépare un avenir et qu&#039;on lui donne les atouts pour y arriver. Cependant, dans de telles conditions de détention, dans cette &amp;quot;école du crime&amp;quot; comme l&#039;appelle M. Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD), on peut imaginer que c&#039;est la récidive qui sera entrainée plutôt que la réinsertion du jeune.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On se rend compte que même si le terme de maltraitance n&#039;est jamais explicitement utilisé, le souci des traitements subis par les détenus mineurs est important et que la nécessité d&#039;y apporter des changements est bien présente.&lt;br /&gt;
Les problèmes soulevés dans ces différents textes donnent lieu à une définition beaucoup plus large de la maltraitance des détenus que celles des humiliations et chatiments corporels: La maltraitance est aussi des conditions de vie insalubres, une prise en charge non respectueuse des besoins de la personne, un manque de prise en compte de son devenir, ... et bien sur, pour les juenes pour qui c&#039;est le cas, le simple fait d&#039;être incarcéré dasn une structure pour adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Réalité Suisse et genevoise: de la prise en charge à la maltraitance===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- La détention des délinquants mineurs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis plusieurs années, des mineurs sont détenus à la prison de Champ-Dollon ainsi qu&#039;à la Maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc. Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est devenue aujourd&#039;hui une règle, et s&#039;aggrave. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissements privatifs de liberté pour adultes vient directement à l&#039;encontre de plusieurs conventions internationales, dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes délinquants et criminels. Les centres de détention ont comme but de protéger les mineurs, pour cela on a jugé bon de les séparer de la société. Cette dernière est représentée par le groupe dominant qui fixe les règles et les normes à respecter. Les individus qui ne respectent pas ces normes sont montrés du doigt et mis en marge. Pour suivre cet objectif, la société a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code pénal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de liberté doit exercer une action éducative sur les personnes privées de liberté et préparer le retour à la vie libre. L&#039;enfermement doit être un moyen pour le délinquant ou le criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger les jeunes en donnant une réponse aux actes violents ou délictueux. Elles doivent punir mais pas maltraiter les déviants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le début du 20ème siècle, et jusqu&#039;à nos jours, on trouve des mineurs dans des lieux prévus uniquement pour des majeurs. On retrouve ces faits dans le travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, par Chloé MEIER et Sébastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995, mais également dans les statistiques actuelles de Champ-Dollon, ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby actuel directeur de la prison préventive la Croisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairière&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre éducatif pour adolescents. Les mineurs y sont détenus pour des périodes courtes,  allant de un jour à un an. Cependant, la création de la Clairière ne résoud pas le problème, car on retrouve systématiquement des mineurs dans les établissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple à Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tirés des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;année 2003 peuvent nous donner une image de l&#039;ampleur du phénomène (cf résumé).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons déjà exliqué, l&#039;enfermement de mineurs en prison constitue déjà, en tant que tel, une forme de maltraitance. Cette dernière est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes ou uqe leur prise en charge ne répond pas aux normes internationales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelques années la situation s&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview: il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. Il semble que les jeunes incarcérés à la Clairière ne soient pas plus à l&#039;abri de forme de violence et donc d&#039;un prise en charge non adéquat que les autres...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Ce nouveau cadre ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins stricts (rapporté de l&#039;inteview donné au courrier). Dans ces prisons pour majeurs la sécurité est renforcée, et la répression et l&#039;isolement sont plus fréquemment utilisés. Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de J. Torrente (2001). Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La structure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. L&#039;encadrement dont les mineurs auraient tant besoin est absent. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière (www.geneve.ch/fao/2003). Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dûs à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux, comme nous avons pu le voir précédement dans l&#039;article 37 de La Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot;C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby. &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux, mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer: le mineur serait au centre du projet, et l&#039;exclusion que représente l&#039;enfermement serait évitée dans la mesure du possible. Dans le cas contraire, il s&#039;agirait tout de même d&#039;éviter le processus d&#039;engrenage qui s&#039;active souvent lors du contact avec des adultes, et orienter la prise en charge vers un épanouissement du mineur et une réintegration à la société. Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. Ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droits de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison=== 	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, et risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les objectifs éducatifs que visent les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineur à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dûes à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie. &amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subisse pas de mauvais traitements durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Afin que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby). Il serait idéal qu&#039;un travail soit fait entre les éducateurs, la direction et les acteurs extérieurs, mais malereusement les prisons ne consacrent acctuellement que très peut de temps pour un suivi personnalisé des détenus. Les mineurs ont besoin de beaucoup de temps mais les budgets des prisons pour majeurs ne sont pas addaptés à une vrai prise en main.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance a de l&#039;influence sur le développement et l&#039;image du corps peut être modifiée par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation ou le suicide. Pour éviter de tel abus, notamment sexuels, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélanger dans les cellules et lors des douches. Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visites que les majeurs. Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y perd du temps de visite, mineurs inclus. 	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toutes les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissements pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus début mai 2006 la surpopulation est devenue intolérable. Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. En effet Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, les personnes incarcérées sont actuellement rencensées autour de 500. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable. Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inaugurée le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine, voire surpeuplée selon les périodes. Le problème est donc loin d&#039;être résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
===Actualité: Champ-Dollon et ses récentes émeutes===&lt;br /&gt;
 	&lt;br /&gt;
En février 2005, les députés du Grand Conseil votaient un crédit d&#039;étude de 1,3 millions de francs pour l&#039;agrandissement de l&#039;établissement pénitentiaire. A ce moment-là, la prison de Champ-Dollon comptait 438 détenus pour 270 places. &lt;br /&gt;
Furieux de ces conditions, les détenus ont manifestés durant les journées du 30 avril et du 1 mai, refusant de réintégrer leurs cellules après la promenade. Malheureusement, des violences ont été commises. Selon Constantin Franziskakis, une trentaine de détenus se seraient défoulés sur le matériel de la prison. A la fin de la journée, le constat était de trois blessés.&lt;br /&gt;
Comme cité dans l&#039;article de Philippe Chevalier du 3 mai 2006, &amp;quot;Poussée de fièvre à Champ-Dollon&amp;quot;, paru dans Le Courrier, Laurent Moutinot, le chef du Département des institutions, promet de punir les auteurs de violence, mais également de prêter une oreille attentive à leur revendications, bien que, d&#039;après lui, les problèmes énoncés découlent de la situation de surpeuplement. 	&lt;br /&gt;
Les détenus manifestaient non seulement contre les conditions de surpopulation, mais surtout contre les arrestations brutales des forces de l&#039;ordre et contre les périodes de détention provisoire qui excèdent régulièrement la durée des peines prononcées. En effet, le nombre de dossiers traités pour condamnation est passé de 2600 en 2003 à 4300 en 2005.	&lt;br /&gt;
La Ligue suisse des droits de l&#039;homme se montre solidaire avec les détenus, pointant le doigt sur la lenteur de la Chambre d&#039;accusation genevoise. 		&lt;br /&gt;
Mais le problème n&#039;est pas proprement genevois. Si Champ-Dollon souffre aujourd&#039;hui de surpopulation, c&#039;est aussi parce que de nombreux détenus attendent leur transfert vers une prison d&#039;un autre canton. En 2005, la Suisse comptait plus de 6000 détenus. Sur les 122 prisons nationales, 27 affichaient complet et 14 souffraient de surpopulation. 	&lt;br /&gt;
Cette situation est désagréable autant pour les personnes qui travaillent à la prison que pour les prisonniers, qui se marchent dessus. La sécurité générale est amoindrie, les personnes étouffent. Les places de travail en ateliers manquent. Certains prisonniers se trouvent enfermés 23 heures sur 24 dans leur cellule.	 	&lt;br /&gt;
Cette surpopulation avait déjà entraîné à Genève une certaine prise de conscience en mars 2006 : le conseil d’état ouvre un crédit de 18 millions de francs pour un projet de construction d&#039;une nouvelle structure de détention à Puplinge, village situé à côté de Jussy, vers le site de Champ-Dollon. Cette structure devrait voir le jour en 2007 : les travaux commençant normalement en février prochain pour s’achever en décembre 2007. Cette structure ne prévoit que 64 places supplémentaires ainsi que des places de travail. Cela viendra bien évidemment soulager la surpopulation de Champ-Dollon dont les prisonniers sont victimes depuis déjà de nombreuses années mais cela suffira-t-il pour « faire taire » ces détenus étouffés ? L’autorité genevoise craignait ces plaintes depuis longtemps, ces dernières viennent d’ailleurs confirmer la mesure d’urgence à prendre, et la nécessité de donner aux détenus un minimum de confort le plus rapidement possible. &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Plus aucun mineur ne sera incarcéré à Champ-Dollon===		&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le 20 avril, plus aucun mineur n&#039;est détenu à Champ-Dollon. Habituellement, entre zéro et onze mineurs y étaient enfermés. Suite aux violences qui ont eu lieu dans la prison surpeuplée, les mineurs seront désormais détenus à La Clairière. Cependant, bien que cette dernière ait été agrandie, passant de 15 à 30 places en 2005, elle risque également d&#039;être surpeuplée. &amp;quot;Entre deux maux, nous avons choisi le moindre&amp;quot;, a dit M. Franziskakis, directeur de l&#039;office pénitentiaire. En effet, les mineurs seront plus en sécurité dans une Clairière surpeuplée de quelques unités qu&#039;à Champ-Dollon en mutinerie. Ce transfert permettera également une prise en charge adéquate, puisque La Clairière ne détient que des mineurs. Cette réaction immédiate suite aux émeutes de Champ-Dollon confirme notre hypothèse selon laquelle les mineurs n&#039;ont pas leur place dans des prisons d&#039;adultes. Il est toutefois bien dommage qu&#039;il faille des incidents graves pour obtenir des changements...		&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
===Bientraitance: un concept émergent.===	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous évoquerons en premier lieu notre interrogation sur l&#039;absence du terme de &amp;quot;bientraitance&amp;quot; dans notre vocabulaire. Nous nous sommes demandés si cet oubli pouvait révéler le fait que notre société n&#039;aurait pas pensé à la bientraitance. Comme le dit B. Cyrulnik (2005) dans le livre &amp;quot;Culture et bientraitance&amp;quot;, &amp;quot; Le choix du mot révèle la manière dont la culture se préoccupe d&#039;un concept.&amp;quot; Peut-on alors en déduire que le système pénal suisse ne fait pas de la bientraitance des mineurs incarcérés une de ses priorités?&lt;br /&gt;
Partant du principe que placer un mineur en prison est déjà une forme de maltraitance, nous allons tenter d&#039;éclaircir alors le concept de bientraitance, qui devient de plus en plus présent dans les discours de tous les jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, bientraiter un enfant est devenu un enjeu d&#039;humanité. Si le mot bientraitance est né, c&#039;est un signe de changement d&#039;attitude de la part d&#039;une société qui sans cesse tente de se remettre en question. Le concept de bientraitance a subi une transformation d&#039;une génération à une autre, aussi, dans les années 1980, bientraiter un enfant n&#039;apparaissait pas encore comme une évidence au sein de la famille. Aujourd&#039;hui, on parle d&#039;une éducation qui se doit de favoriser l&#039;épanouissement des enfants dans différents domaines, physique, affectif, cognitif et social. La famille est considérée comme le lieu privilégié permettant de favoriser cet épanouissement. Autrement dit, la bientraitance vise à la promotion et à la mise en place effective de pratiques éducatives et d&#039;attitudes qui soient garantes du bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
Alors, on ne doit pas seulement prévenir la maltraitance, mais aussi encourager une éducation qui permette à l&#039;enfant de donner le meilleur de lui-même. La bientraitance d&#039;un enfant passe donc par son éducation, mais qui dit éducation, dit scolarisation. Le chemin d&#039;un enfant vers l&#039;école est primordial, car cette dernière, qui peut être considérée comme l&#039;une des principales instances de socialisation et de développement socio cognitif et socio affectif de l&#039;enfant, semble s&#039;inscrire dans le cadre global des attitudes favorables au bon développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon nombre d&#039;associations se mobilisent afin que chaque enfant ait droit à un bon traitement dans la vie de tous les jours. Mais qu&#039;en est-il des enfants en prison, en institution ? On trouve dans le rapport d&#039;Amnesty International des recommandations pour la protection des enfants en détention telles que &amp;quot;les détenus mineurs doivent être séparés des adultes, sauf dans le cas de membres d&#039;une même famille&amp;quot;, ou encore &amp;quot;Le recours à la détention préventive pour les enfants doit se limiter à certaines circonstances exceptionnelles. Toute forme de détention doit être conforme à la norme internationale, qui veut qu&#039;un enfant ne soit placé en détention qu&#039;en dernier ressort et pour la durée la plus courte possible.&amp;quot; On se rend alors compte que le traitement des enfants en détention est un sujet qui préoccupe de plus en plus, et c&#039;est ainsi que des recommandations telles que celles-ci émergent. D&#039;après une recherche effectuée par le service de protection judiciaire de la jeunesse en France, quelques constats ont été avancés : premièrement, un encadrement permanent, stable et formé, permet d&#039;élaborer un suivi plus individualisé des mineurs. Le surveillant est alors le premier référent en détention. Deuxièmement, on souligne l&#039;importance des activités en détention, principalement des activités scolaires. On sait que le temps inactif passé en cellule peut engendrer des comportements violents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé, les divers acteurs du monde juridique, pénitencier ou encore politique préfèrent ne pas trop faire parler d&#039;eux dans les médias. On trouve très rarement le terme maltraitance dans un article consacré à la prison en Suisse, et bien que les conditions d&#039;incarcération soient décrites de manières plutôt négatives, il est rare que ces aspects soient qualifiés de mauvais traitements. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre recherche nous a permis de faire un état des lieux général des lois et législations protégeant les mineurs ainsi que de leurs conditions d&#039;incarcération en Suisse. Bien que nous imaginions nous heurter au problème social de la maltraitance physique dans les prisons, il n&#039;en était rien. Par contre, nous avons découvert une autre forme de maltraitance, qui, bien qu&#039;interdite par la loi, consiste à détenir des mineurs dans des lieux pour adultes. En effet, dû à un manque inquiétant de places dans les structures pour jeunes, les prisoniers de tous ages sont parfois mélangés. Pourtant, dans ces prisons pour adultes, les mineurs ne bénéfcient pas des structures de prise en charges adéquates, et il s&#039;agit donc bien d&#039;un cas de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que la notion de maltraitance semble s&#039;être considérablement élargie et toucher maintenant aux conditions de vie des détenus et à leur traitement quotidien, le sujet ne trouve toujours pas beaucoup de défenseurs... Si on n&#039;est pas capable ou qu&#039;on ne cherche pas à éradiquer le problèmes des conditions déplorables de détentions des mineurs, Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération? Décriminaliser les délits commis  pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs est réelle, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. Que fait-on alors? Le débat est lancé, mais la situation est délicate et le traitement idéal ne peut peut-être pas être généralisé, il s&#039;agit plutot d&#039;un cas-par-cas. Mais peut- on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave?&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
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		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
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		<updated>2006-06-20T17:07:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : /* Qui s&amp;#039;intéresse de nos jours à la maltraitance des mineurs en prison ? */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Ce groupe est composé de Marie Cornejo, Aurelie Benoit, Julie Wyler, Sira Garcia, Benoit Fanin et André Lienhard&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Introduction==&lt;br /&gt;
Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge à travers les époques, et nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier. A l&#039;heure actuelle, il existe en Suisse plusieurs centres de détention pour mineurs. Dans le canton de Genève nous avons &amp;quot;La Clairière&amp;quot; à Vernier (GE), mais dû à un problème de manque de place, certains mineurs peuvent être placés dans des prisons pour adultes, comme c&#039;est le cas à Champ-Dollon.  &lt;br /&gt;
Dans la mesure où la prise en charge de certains mineurs délinquants se fait en dehors du respect de la Convention intarnationale des droits de l&#039;enfant,  nous partons du principe que  dès lors qu&#039;un mineur est incarcéré, il y a maltraitance. A cette première forme de maltraitance s&#039;ajoutent des conditions des détentions qui ne sont pas toujours en accord avec les conventions internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter. Quelle forme prend la maltraitance des mineurs incarcérés? Est-ce une réalité en Suisse Romande?&lt;br /&gt;
Après la revue de littérature, qui présente les différents ouvrages que nous avons lu et leurs idées clés, nous commencerons par présenter notre question de recherche et la méthode que nous avons suivie. Puis, en partant des définitions de &amp;quot;mineurs&amp;quot;, &amp;quot;maltraitance&amp;quot; et &amp;quot;prison&amp;quot; que nous avons insérées dans le dictionnaire des concepts, nous essayerons de mettre en lumière la construction du problème social de la maltraitance des mineurs en prison et les différents acteurs qui s&#039;y intéressent. Puis, en nous appuyant sur l&#039;actualité, nous décrirons la situation en Suisse romande, en évoquant différentes situations, que nous jugeons maltraitantes, vécues par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. Suivant celà, nous nous pencherons sur les événements récents à Champ-Dollon et à leurs éventuelles causes. Pour finir ce travail, nous proposons de développer le concept émergent de la bientraitance, une notion qu&#039;il est capitale de prendre en compte lorsque l&#039;on cherhce à traiter le problème de la maltraitance, dasn quel domaine soit-il.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Revue de littérature== &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de retracer l&#039;évolution générale des conditions de détention dans les prisons pour mineurs en Suisse romande, nous nous sommes inspirés notamment du cours de Mme. Ruchat, ainsi que de son ouvrage intitulé L&#039;oiseau et le Cachot (1993). A la suite des éléments apportés dans ce livre, le travail de recherche de S. Aeby et de C. Meier sur les prisons préventives genevoises nous a également donné de nombreux éléments sur l&#039;évolution des centres de détention de St-Antoine et de Champ-Dollon. L&#039;isolement, les conditions d&#039;hygiène, la surpopulation, le mélange des mineurs et des majeurs, sont beaucoup d&#039;éléments qui nous poussent à émettre l&#039;hypothèse selon laquelle la maltraitance serait une réalité dans les prisons pour mineurs. &lt;br /&gt;
Amnesty international soulève également ces différents points dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. &lt;br /&gt;
Le livre de J. Torrente &amp;quot;La maltraitance : regards pluridisciplinaires&amp;quot; (2001), nous permet d&#039;avoir une meilleure connaissance de ce sujet. Cette approche interdisciplinaire donne une image des différents problèmes que cause la maltraitance. J. Torrente insiste sur le côté psychologique de celle-ci. L&#039;auteur ne parle pas spécifiquement des conséquences de l&#039;enfermement mais des conséquences sur le développement et le psychisme d&#039;enfants ayant subi des maltraitances ou des négligences de tous genres. Nous retrouvons également cette thématique dans le livre de Zambeaux (2001) : &amp;quot;En prison avec des Ados&amp;quot;. En effet, dans cet ouvrage, l&#039;auteur permet aux lecteurs d’entrer dans les prisons de France, dans les quartiers réservés aux mineurs. Chaque année la république incarcère environ 7000 mineurs par an en prison et 700 d’entre eux y résident en permanence. L’auteur, un journaliste, a rencontré ces jeunes derrière les barreaux et leur donne la parole. Zambeaux fait le tour des problèmes ; les prisons hors la loi, la loi entre codétenus, les drogues et médicaments à profusion, l’enseignement précaire, ou encore le statut non reconnu des adolescentes incarcérées.  &lt;br /&gt;
Une autre grande thématique retrouvée dans plusieurs ouvrages est celle des détenus mineurs incarcérés avec des majeurs. Par exemple, dans le livre de K. Tomasevski (1986): &amp;quot;Enfants en prison avec des adultes&amp;quot;, l&#039;auteur nous présente des enquêtes sur ce mélange, effectuées dans plusieurs pays, mettant en lumière des situations de détention trop souvent inadéquates. En effet, les mineurs sont plus souvent dirigés vers des travaux manuels comme les adultes que vers une prise en charge éducative, un traitement différencié de celui des détenus majeurs.&lt;br /&gt;
De plus, dans l&#039;article d&#039;Anne Rubin (2003), publié sur le site de la TSR &amp;quot; La détention des mineurs: un casse-tête Suisse&amp;quot;, présente la situation actuelle et la journaliste tire la sonnette d&#039;alarme quant à la présence d&#039;un nombre important de mineurs dans des centres de détention pour adultes. &lt;br /&gt;
Le document audiovisuel de temps présent, &amp;quot;En Taule&amp;quot;, nous présente deux prisons préventives dans le canton de Vaud où l&#039;on peut souvent retrouver des mineurs. Ce document nous donne une image des conditions de détentions en Suisse. Dans les deux prisons visitées, on nous montre le quotidien des détenus et on peut entendre les points de vue des différents acteurs sur les conditions souvent difficiles. A travers l&#039;article d&#039;Alexandra Richard (27.09.2005), intitulé &amp;quot;Une solution latine pour la délinquance juvénile&amp;quot;, nous avons pu prendre connaissance de l&#039;existence de centres tels que celui de Pramont (VS), qui met l&#039;accent sur l&#039;éducation. Cet article a été trouvé sur le site internet de la TSR: www.tsr.ch.  &lt;br /&gt;
Concernant l&#039;actualité de la situation en Suisse romande, nous nous sommes appuyés sur plusieurs reportages et articles de presse. Premièrement, les articles paru dans &amp;quot;Le Courrier&amp;quot; ou encore &amp;quot;20 minutes&amp;quot; (cf bibliographie)nous ont permis de connaître la situation problématique actuelle à Champ-Dollon. &lt;br /&gt;
La maltraitance étant au centre de notre recherche, nous avons trouvé important de nous informer sur le concept de bientraitance. Le livre de H. Desmet et J-P. Pourtois (2005): &amp;quot;Culture et Bientraitance&amp;quot; développe ce concept dans de divers contextes. Il défini plus particulièrement le bien-être de l&#039;enfant dans un milieu, une culture et une société capables de lui apporter un équilibre et un épanouissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Question de recherche==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Qu&#039;est ce que la maltraitance en prison pour les mineurs en Suisse romande, et est-ce vraiment une réalité?   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Méthodologie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de répondre à notre question de recherche, nous avons commencé par rechercher un certain nombre d&#039;ouvrages concernant les mineurs incarcérés (cf. bibliographie), et nous nous sommes basés sur le cours du premier semestre, qui nous a permis de retracer les conditions de détention des mineurs et d&#039;en voir l&#039;évolution. Avec cela, nous avons pu formuler nos premières hypothèses.&lt;br /&gt;
Dans un second temps, dans le but de répondre à nos questions concernant la prise en charge des mineurs déviants et leur présence dans les structures pour adultes, nous avons décidé de partir sur le terrain interviewer M. Sebastien Aeby, directeur de la prison préventive de La Croisée, dans le canton de VD. Bien que cette interview ne soit pas le fondement de notre article, elle nous a servi à faire un état des lieux de la situation en Suisse romande.&lt;br /&gt;
Pour avoir une idée de la construction sociale du problème, nous sommes allés chercher des rapports de débats au Grand Conseil: le discours du procureur général du 31.02.02 et l&#039;interpellation de M. Rémy Pagani au sujet du suivi des adolescents à Champ-Dollon, 25.04.02, le Rapport annuel de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, année parlementaire 2002-2003 et le Rapport de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, 1ère année de la législature 2001-2003. Nous nous sommes également appuyés sur des rapports d&#039;Amnesty International. &lt;br /&gt;
Internet s&#039;est avéré utile pour la recherche de documents. Les sites web officiels des prisons sont intéressants car ils ont permis d&#039;avoir des renseignements très actuels. Celui de Champ-Dollon (www.geneve.ch/penitent/champdollon) nous a permis de prendre connaissance des chiffres concernant les détenus, tels que le nombre de mineurs incarcérés, le taux de surpopulation etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Limites de la méthode===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous nous sommes heurtés à un vrai manque de temps, notamment pour trouver la littérature pertinente pour construire nos réflexions et pour préparer et choisir l&#039;entretien.&lt;br /&gt;
Le travail et la rédaction de groupe se sont avérés difficiles.  &lt;br /&gt;
La précipitation à commencer le travail nous a poussé à lire des ouvrages qui se sont avérés non pertinents une fois la recherche plus avancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Analyse==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Définition de quelques concepts===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;être clairs sur les concepts que nous utiliserons lors de notre exposé, nous proposons au lecteur quelques définitions: [[mineur]], [[maltraitance]] et [[prison]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le problème maltraitance en milieu carcérale, historique===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous commencerons avec la question de l&#039;enfermement pour nous mener à celle qui nous intéresse en particulier: la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfermement est un phénomène qui a toujours existé, et bien qu&#039;il ait pu prendre des formes différentes selon les époques, il n&#039;en reste pas moins qu&#039;il fut et est une réalité pour les mineurs.&lt;br /&gt;
Déjà au 5ème siècle, les couvents servaient entre autres de lieu d&#039;enfermement pour les enfants &amp;quot;déviants&amp;quot;. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de grand renfermement des pauvres entre le 16ème et 17ème siècle donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pecheur de ces hommes, femmes et enfants. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d&#039;un renouveau moral. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d&#039;enfermement par excellence, fit son apparition. Elle a été créée pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs pour les criminels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, il est intéressant de signaler l&#039;émergence du rapport de la bientraitance à la maltraitance dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème siècle, les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. La décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commencaient à s&#039;élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l&#039;expérience des galères pour les enfants et les femmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème siècle sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n&#039;arrêtait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. En effet, la théorie proposée par ce dernier suggère l&#039;idée que l&#039;individu est entièrement formé avant de naître. Ce postulat pousse à croire que l&#039;identité de l&#039;humain est pré existante. A partir de cette conception, le traitement réservé &amp;quot;aux enfants vicieux&amp;quot; ou &amp;quot;aux criminels nés&amp;quot;, tendait à les enfermer à vie, étant donné que leurs penchants délictueux étaient non seulement d&#039;origine héréditaire mais également immuables. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu&#039;elles ne puissent se reproduire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l&#039;autre côté, comme nous l&#039;avons vu dans le cours de Mme Ruchat, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L&#039;individu était maître de lui-même, insoumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous, faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, affirmant que l&#039;enfant naît fondamentalement bon et que la société le corrompt à mesure qu&#039;il grandit. Il défendit l&#039;idée de protéger l&#039;enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout aussi significative , celle de l&#039;éducabilité de l&#039;homme à travers le cas de l&#039;enfant sauvage de l&#039;Aveyron. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de &amp;quot;redressement&amp;quot;. L&#039;ouvrage de l&#039;Italien Cesare Beccaria intitulé &amp;quot;Des délits et des peines&amp;quot;, écrit en 1764, connaît un énorme succès. Il demande des peines plus légères, plus humaines pour les prisonniers; la société semble suffisamment préparée à recevoir cette idée nouvelle. Cette fois la problématique passe d&#039;un stade primaire à second, son amplification à travers le média de l&#039;époque, c&#039;est-à-dire le livre, produit la publicité nécessaire à donner un nouvel élan à l&#039;amélioration des traitements dans les prisons. L&#039;établissement pénitencier prend une nouvelle définition, il devient &amp;quot;l&#039;école du peuple&amp;quot;, les idées sont les suivantes : rattraper la délinquance et rééduquer l&#039;homme. Deux problèmes se posent à la suite de cette évolution des traitements. Premièrement, le mélange des genres en prison: hommes, femmes et enfants se côtoient dans un même établissement et l&#039;on craint d&#039;éventuelles contaminations morales. Deuxièmement, la question de l&#039;isolement devient problématique. Au lieu de permettre une prise de conscience et un retour sur soi, l&#039;isolement donnait des résultats contraires: les hommes avaient plutôt tendance à &amp;quot;se perdre&amp;quot;, à devenir agressifs ou psychotiques. &lt;br /&gt;
Ce problème vient raviver la question qui nous intéresse ici, c&#039;est-à-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et de ce fait illustre bien l&#039;intérêt qui existait déjà à cette époque: le bon traitement de cette catégorie d&#039;individus. La prise en charge des mineurs prend alors une nouvelle direction, vers un établissement qui leur est dorénavant réservé, une &amp;quot;école de préservation&amp;quot;, autrement dit une prison pour mineurs ou une maison de correction. L&#039;établissement de Mettray, ouvert en 1860, en est le parfait exemple. Ici, le mineurs seront traités différemment, avec un peu plus de liberté, d&#039;espace, dans une atmosphère plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l&#039;esprit religieux qu&#039;on souhaite transmettre à ces jeunes ne sera pas oublié. Bien que les traitements aient changés, et qu&#039;il semble que la société ait toujours des inquiétudes à avoir au sujet des conditions de prise en charge des mineurs délinquants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Qui s&#039;intéresse de nos jours à la maltraitance des mineurs en prison ?===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est dorénavant au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développement de l&#039;enfant et de son bon environnement est permanent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 a force de loi. En plus de la contrainte juridique, c&#039;est-à-dire le respect des articles qu&#039;elle impose aux signataires, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique, résolument novateur. En effet, pour la première fois par un texte international, l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré  un sujet de droit à part entière . La notion d&#039;intérêt supérieur de l&#039;enfant, affirmée à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. &lt;br /&gt;
Il est important de noter qu&#039;une Convention engage les Etats signataires à mettre en oeuvre ce qu&#039;elle promeut, les pays qui ne respectent pas les dorits de l&#039;enfant sont donc &amp;quot;hors la loi&amp;quot;!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certain nombre de droits édictés dans la convention peut s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains alinéas d&#039;articles s&#039;intéressent directement aux situations de détentions. A titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être basée sur l&#039;intérêt supérieur de celui-ci et tenir compte de son opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son milieu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dans un établissement approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise en détention dans les meilleures, ou plutôt les moins mauvaises, conditions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution envisagée et d&#039;une durée aussi limitée que possible. Il doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulière qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il semble que son application doit être poursuivie, même en détention.&lt;br /&gt;
Toute prise en charge qui ne respecte pas ces droits est maltraitante!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détention est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International oeuvre en faveur de tous les droits annoncés dans la Déclaration universelle des droits de l&#039;homme, ainsi que dans d&#039;autres traités internationaux. &lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver par exemple une page concernant les mauvais traitements, qui vise à sensibiliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier texte, on critique l&#039;enfermement des mineurs dans des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assurent pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détention pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure ou ils seraient bien souvent vétustes et pourraient mettre en danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajoute à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfants vivent donc en dehors du respect de leur intimité et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dans des prisons réservés aux adultes, loin du respect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Ce mélange, qui représente un risque important pour les mineurs, tels que des violences sexuelles, physiques, et psychologiques, est d&#039;autant plus grave qu&#039;il s&#039;effectue dans des prisons, pour adultes, qui sont, dans la plupart des cas, elles aussi surpeuplées, comme nous pourrons le constater avec l&#039;exemple de la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui disposent que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, et ceci afin de pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. (Se référer à l&#039;ouvrage de K. Tomasevski (1986). La Suisse fait partie de ces pays. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention mettant en jeu la santé et la sécurité physique et émotionnelle des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty international soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d&#039;une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autre les droits de l&#039;enfant, et en l&#039;occurrence, le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détention pour mineurs, le rapport souligne en premier lieu le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au delà des problèmes &amp;quot;matériels&amp;quot; qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport placent le problème encore plus haut, dans &amp;quot;l&#039;absence persistante de toute volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négation pure et simple de leurs existences&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugement, l&#039;incarcération des mineurs dans les quartiers pénitenciers réservés aux adultes, parfois même avec les plus dangereux d&#039;entre eux, le manque de personnel formé de manière adaptée, la surpopulation, etc.&lt;br /&gt;
Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent détenus dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité, et nuisent donc gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux. A cela s&#039;ajoute l&#039;absence ou une insignifiance de structures d&#039;enseignement, d&#039;installations sportives et de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation, font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure ou elle se fait en dehors du respect de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant. Malgré tout, il semble que dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qu&#039;en est-il de la Suisse?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention et l&#039;encadrement des mineurs a fait l&#039;objet de discours et de différents débats à l&#039;intérieur du Grand Conseil, on se rend compte que c&#039;est un souci pour les dirigeants suisses et que la conscience du non respect de la loi représentée par la convention internationale des dorits de l&#039;enfant  est uu point sur lequel il y a fort à s&#039;inquiéter&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 janvier 2002, dans un discours, Monsieur Daniel Zappelli (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550108/41/550108_41_partie4.asp), procureur général, évoque la nécessité impérative de créer des lieux supplémentaires de détention pour mineurs afin d&#039;éviter qu&#039;ils se retrouvent  placés dans des prisons pour adultes et &amp;quot;qu&#039;ils ne soient privés de l&#039;encadrement adéquat&amp;quot;. Ce discours rappelle que le nombre de mineurs incarcérés est en augmentation depuis les six dernières années et qu&#039;il est donc important d&#039;avoir une réflexion sur la justice que l&#039;on offre. On ne manque pas de souligner que &amp;quot;la justice n&#039;est pas que pénale&amp;quot;, et ce n&#039;est qu&#039;en gardant ceci à l&#039;esprit que l&#039;on peut faire évoluer les conditions de traitement et de prise en charge des mineurs.&lt;br /&gt;
Il est absolument nécessaire que la justice se voit mettre à disposition les moyens adéquats pour exercer son pouvoir d&#039;une manière efficace et respectueuse des droits de l&#039;homme et de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril 2002, c&#039;est M. Remy Pagani qui fait une interpellation au Conseil d&#039;Etat au sujet du suivi des adolescents enfermés à Champ-Dollon (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550107/33/550107_33_partie15.asp). Une situation qui ne permet pas la séparation stricte avec les adultes, ce qui est contraire à la convention internationale des droits de l&#039;enfant. De plus ces mineurs, dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés, ne disposent de surcroit d&#039;aucun encadrement éducatif particulier. A ceci la Conseillère d&#039;Etat Michel Spoerri répondra par le même souci et la conscience de la nécessité d&#039;améliorer les conditions de détention des mineurs et leur prise en charge, en l&#039;occurrence, par l&#039;agrandissement de la Clairière et la volonté d&#039;y placer des éducateurs supplémentaires. Seulement ces mesures semblent assez légères étant donné que, comme nous le verrons plus tard, l&#039;agrandissement de la Clairière n&#039;est pas assez important et tous les mineurs présents à Champ-Dollon ne pourront pas y entrer. De plus, les propositions de postes supplémentaires ne semblent pas aboutir, ou, en tout cas, pas assez rapidement étant donné l&#039;urgence de la situation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sujet étudié a fait l&#039;objet de deux rapports annuels de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux rapports, le premier de M. Hugues Hiltpold, année parlementaire 2002-2003,(http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550302/7/550302_7_partie8.asp) sur le thème de la détention et de l&#039;encadrement des mineurs et le second de Mme Anita Cuenod, 1ère année de la législature 2001-2005, ((http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550204/16/550204_16_partie32.asp) font état de problèmes très similaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y parle  de Champ Dollon, comme d&#039;un bâtiment vétuste, ayant des besoins évidents &amp;quot;d&#039;aménagements et de rafraichissements&amp;quot;. Ce lieu ne semble pas approprié que ce soit pour des mineurs ou des adultes. Pourtant, au moment où le débat concernant le deuxième rapport a eu lieu, 27 mineurs étaient présents dans ces murs! La Clairière étant trop petite pour accueillir tous les mineurs placés, et les travaux d&#039;agrandissement tardant à commencer, les conditions semblent peu propices à une amélioration de la situation qui constitue pourtant une réelle urgence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sous-jacent à cette situation, nous retrouvons le problème du traitement de la jeunesse déviante. Est-il normal que le nombre de mineurs placés en détention ne cesse de croitre alors que la justice ne se dit pas uniquement pénale?  C&#039;est M. Remy Pagani qui soulève cette question de fond, qui semble-t-il, ne passe pas souvent au premier plan lors des débats au Grand Conseil.&lt;br /&gt;
On rappellera les décisions prises quatre ans auparavant qui n&#039;ont pas été appliquées, notamment l&#039;abolition de la promiscuité mineurs-majeurs à la prison de Champ-Dolllon. Si cette promiscuité n&#039;a pas été abolie, elle est d&#039;autant plus alarmante que ces jeunes placés en compagnie d&#039;adultes sont isolés dans des quartiers ou bien souvent, se trouvent des personnes &amp;quot;encore plus déviantes qu&#039;eux, notamment des pédophiles&amp;quot;. M. Pagani soulève ici encore une question importante qui est celle de la cohérence du traitement des mineurs incarcérés. Le but de l&#039;incarcération est-elle la prise d&#039;un risque pour la santé et l&#039;équilibre sûrement déjà précaire de ces enfants? &lt;br /&gt;
Si l&#039;agrandissement de la prison de Champ-Dollon est une solution à la surpopulation carcérale, Mme Esther Adler rappelle que des solutions plus &amp;quot;profondes&amp;quot; sont à chercher dans le fonctionnement même du système de traitement des criminels. Effectivement, il serait opportun de réfléchir aux conditions de détentions des mineurs, aux propositions de prise en charge et aux améliorations à y apporter. Se contenter de faire de Champ-Dollon un lieu plus vaste va-t-il permettre un meilleur traitement des mineurs délinquants?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, si les mineurs qui sont placés à La Clairière sont un peu mieux lotis, on soulignera la présence de gardien de prison en plus des éducateurs. Cette présence est perçue comme une volonté de promouvoir la répression plutôt que des mesures éducatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble que la surpopulation des centres de détention pour mineurs serait dûe au manque de volonté des juges de trouver des mesures plus adéquates pour le traitement des mineurs délinquants. La prison serait utilisée commune solution de facilité, ce qui une fois encore apparaît contraire aux articles édictés par les droits de l&#039;enfant. Il ferait partie du rôle du gouvernement d&#039;encourager les juges à trouver des peines plus adéquates que la mise en détention, on citera les mesures d&#039;utilité publique en exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour reprendre les propos de M. Hiltpold et M. Mauris, &amp;quot;Michel Foucault considère (...) que l&#039;on juge une société par l&#039;état de ses prisons&amp;quot; et dans cette optique, c&#039;est &amp;quot;une honte pour notre société moderne de laisser ainsi des jeunes en rupture aux côtés d&#039;idoles du crime (...) avec des gardiens en guise d&#039;infirmiers et des délinquants en guise de camarades.&amp;quot; Cette situation relate un réel dysfonctionnement de la société actuelle et probablement un manque de volonté à prendre la situation en main, de tout mettre en oeuvre pour y remédier, étant donné que le Conseil d&#039;Etat ne semble pas suivre les recommandations émises par la commission au terme de son rapport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias suisses s&#039;intéressent eux aussi au problème. Notre attention s&#039;est portée sur une émission de swissinfo par Anne Rubin titrée &#039;&#039;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&#039;&#039; datant du 02 décembre 2003. (Site de la TSR : La détention des mineurs, un casse tête suisse swissinfo, Anne Rubin(02.12.2003)). Les médias s&#039;inquiètent de la présence de plusieurs mineurs dans des prisons pour adultes, des lieux &amp;quot;inadaptés&amp;quot; à l&#039;accueil de jeunes personnes en développement. De plus, pour ne pas améliorer la situation, la Clairière est toujours trop petite, et on rappelle que l&#039;agrandissement en cours n&#039;a pas été prévu assez conséquent pour accueillir les nombreux mineurs placés entre autre a Champ-Dollon. Ce dernier constat est fait par les autorités genevoises elles-mêmes.&lt;br /&gt;
Cette détention en compagnie d&#039;adultes semblent d&#039;autant plus inquiétante qu&#039;elle ne permet pas de répondre à une volonté d&#039;offrir aux mineurs détenus une prise en charge particulière et éducative qui préparerait le terrain à une réinsertion dans la société. Le jeune, qu&#039;il soit délinquant ou non, a le droit à ce qu&#039;on lui prépare un avenir et qu&#039;on lui donne les atouts pour y arriver. Cependant, dans de telles conditions de détention, dans cette &amp;quot;école du crime&amp;quot; comme l&#039;appelle M. Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD), on peut imaginer que c&#039;est la récidive qui sera entrainée plutôt que la réinsertion du jeune. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Réalité Suisse et genevoise: de la prise en charge à la maltraitance===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- La détention des délinquants mineurs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis plusieurs années, des mineurs sont détenus à la prison de Champ-Dollon ainsi qu&#039;à la Maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc. Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est devenue aujourd&#039;hui une règle, et s&#039;aggrave. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissements privatifs de liberté pour adultes vient directement à l&#039;encontre de plusieurs conventions internationales, dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes délinquants et criminels. Les centres de détention ont comme but de protéger les mineurs, pour cela on a jugé bon de les séparer de la société. Cette dernière est représentée par le groupe dominant qui fixe les règles et les normes à respecter. Les individus qui ne respectent pas ces normes sont montrés du doigt et mis en marge. Pour suivre cet objectif, la société a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code pénal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de liberté doit exercer une action éducative sur les personnes privées de liberté et préparer le retour à la vie libre. L&#039;enfermement doit être un moyen pour le délinquant ou le criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger les jeunes en donnant une réponse aux actes violents ou délictueux. Elles doivent punir mais pas maltraiter les déviants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le début du 20ème siècle, et jusqu&#039;à nos jours, on trouve des mineurs dans des lieux prévus uniquement pour des majeurs. On retrouve ces faits dans le travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, par Chloé MEIER et Sébastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995, mais également dans les statistiques actuelles de Champ-Dollon, ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby actuel directeur de la prison préventive la Croisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairière&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre éducatif pour adolescents. Les mineurs y sont détenus pour des périodes courtes,  allant de un jour à un an. Cependant, la création de la Clairière ne résoud pas le problème, car on retrouve systématiquement des mineurs dans les établissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple à Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tirés des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;année 2003 peuvent nous donner une image de l&#039;ampleur du phénomène (cf résumé).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons déjà exliqué, l&#039;enfermement de mineurs en prison constitue déjà, en tant que tel, une forme de maltraitance. Cette dernière est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes ou uqe leur prise en charge ne répond pas aux normes internationales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelques années la situation s&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview: il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. Il semble que les jeunes incarcérés à la Clairière ne soient pas plus à l&#039;abri de forme de violence et donc d&#039;un prise en charge non adéquat que les autres...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Ce nouveau cadre ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins stricts (rapporté de l&#039;inteview donné au courrier). Dans ces prisons pour majeurs la sécurité est renforcée, et la répression et l&#039;isolement sont plus fréquemment utilisés. Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de J. Torrente (2001). Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La structure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. L&#039;encadrement dont les mineurs auraient tant besoin est absent. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière (www.geneve.ch/fao/2003). Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dûs à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux, comme nous avons pu le voir précédement dans l&#039;article 37 de La Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot;C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby. &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux, mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer: le mineur serait au centre du projet, et l&#039;exclusion que représente l&#039;enfermement serait évitée dans la mesure du possible. Dans le cas contraire, il s&#039;agirait tout de même d&#039;éviter le processus d&#039;engrenage qui s&#039;active souvent lors du contact avec des adultes, et orienter la prise en charge vers un épanouissement du mineur et une réintegration à la société. Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. Ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droits de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison=== 	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, et risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les objectifs éducatifs que visent les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineur à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dûes à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie. &amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subisse pas de mauvais traitements durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Afin que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby). Il serait idéal qu&#039;un travail soit fait entre les éducateurs, la direction et les acteurs extérieurs, mais malereusement les prisons ne consacrent acctuellement que très peut de temps pour un suivi personnalisé des détenus. Les mineurs ont besoin de beaucoup de temps mais les budgets des prisons pour majeurs ne sont pas addaptés à une vrai prise en main.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance a de l&#039;influence sur le développement et l&#039;image du corps peut être modifiée par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation ou le suicide. Pour éviter de tel abus, notamment sexuels, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélanger dans les cellules et lors des douches. Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visites que les majeurs. Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y perd du temps de visite, mineurs inclus. 	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toutes les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissements pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus début mai 2006 la surpopulation est devenue intolérable. Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. En effet Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, les personnes incarcérées sont actuellement rencensées autour de 500. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable. Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inaugurée le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine, voire surpeuplée selon les périodes. Le problème est donc loin d&#039;être résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
===Actualité: Champ-Dollon et ses récentes émeutes===&lt;br /&gt;
 	&lt;br /&gt;
En février 2005, les députés du Grand Conseil votaient un crédit d&#039;étude de 1,3 millions de francs pour l&#039;agrandissement de l&#039;établissement pénitentiaire. A ce moment-là, la prison de Champ-Dollon comptait 438 détenus pour 270 places. &lt;br /&gt;
Furieux de ces conditions, les détenus ont manifestés durant les journées du 30 avril et du 1 mai, refusant de réintégrer leurs cellules après la promenade. Malheureusement, des violences ont été commises. Selon Constantin Franziskakis, une trentaine de détenus se seraient défoulés sur le matériel de la prison. A la fin de la journée, le constat était de trois blessés.&lt;br /&gt;
Comme cité dans l&#039;article de Philippe Chevalier du 3 mai 2006, &amp;quot;Poussée de fièvre à Champ-Dollon&amp;quot;, paru dans Le Courrier, Laurent Moutinot, le chef du Département des institutions, promet de punir les auteurs de violence, mais également de prêter une oreille attentive à leur revendications, bien que, d&#039;après lui, les problèmes énoncés découlent de la situation de surpeuplement. 	&lt;br /&gt;
Les détenus manifestaient non seulement contre les conditions de surpopulation, mais surtout contre les arrestations brutales des forces de l&#039;ordre et contre les périodes de détention provisoire qui excèdent régulièrement la durée des peines prononcées. En effet, le nombre de dossiers traités pour condamnation est passé de 2600 en 2003 à 4300 en 2005.	&lt;br /&gt;
La Ligue suisse des droits de l&#039;homme se montre solidaire avec les détenus, pointant le doigt sur la lenteur de la Chambre d&#039;accusation genevoise. 		&lt;br /&gt;
Mais le problème n&#039;est pas proprement genevois. Si Champ-Dollon souffre aujourd&#039;hui de surpopulation, c&#039;est aussi parce que de nombreux détenus attendent leur transfert vers une prison d&#039;un autre canton. En 2005, la Suisse comptait plus de 6000 détenus. Sur les 122 prisons nationales, 27 affichaient complet et 14 souffraient de surpopulation. 	&lt;br /&gt;
Cette situation est désagréable autant pour les personnes qui travaillent à la prison que pour les prisonniers, qui se marchent dessus. La sécurité générale est amoindrie, les personnes étouffent. Les places de travail en ateliers manquent. Certains prisonniers se trouvent enfermés 23 heures sur 24 dans leur cellule.	 	&lt;br /&gt;
Cette surpopulation avait déjà entraîné à Genève une certaine prise de conscience en mars 2006 : le conseil d’état ouvre un crédit de 18 millions de francs pour un projet de construction d&#039;une nouvelle structure de détention à Puplinge, village situé à côté de Jussy, vers le site de Champ-Dollon. Cette structure devrait voir le jour en 2007 : les travaux commençant normalement en février prochain pour s’achever en décembre 2007. Cette structure ne prévoit que 64 places supplémentaires ainsi que des places de travail. Cela viendra bien évidemment soulager la surpopulation de Champ-Dollon dont les prisonniers sont victimes depuis déjà de nombreuses années mais cela suffira-t-il pour « faire taire » ces détenus étouffés ? L’autorité genevoise craignait ces plaintes depuis longtemps, ces dernières viennent d’ailleurs confirmer la mesure d’urgence à prendre, et la nécessité de donner aux détenus un minimum de confort le plus rapidement possible. &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Plus aucun mineur ne sera incarcéré à Champ-Dollon===		&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le 20 avril, plus aucun mineur n&#039;est détenu à Champ-Dollon. Habituellement, entre zéro et onze mineurs y étaient enfermés. Suite aux violences qui ont eu lieu dans la prison surpeuplée, les mineurs seront désormais détenus à La Clairière. Cependant, bien que cette dernière ait été agrandie, passant de 15 à 30 places en 2005, elle risque également d&#039;être surpeuplée. &amp;quot;Entre deux maux, nous avons choisi le moindre&amp;quot;, a dit M. Franziskakis, directeur de l&#039;office pénitentiaire. En effet, les mineurs seront plus en sécurité dans une Clairière surpeuplée de quelques unités qu&#039;à Champ-Dollon en mutinerie. Ce transfert permettera également une prise en charge adéquate, puisque La Clairière ne détient que des mineurs. Cette réaction immédiate suite aux émeutes de Champ-Dollon confirme notre hypothèse selon laquelle les mineurs n&#039;ont pas leur place dans des prisons d&#039;adultes. Il est toutefois bien dommage qu&#039;il faille des incidents graves pour obtenir des changements...		&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
===Bientraitance: un concept émergent.===	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous évoquerons en premier lieu notre interrogation sur l&#039;absence du terme de &amp;quot;bientraitance&amp;quot; dans notre vocabulaire. Nous nous sommes demandés si cet oubli pouvait révéler le fait que notre société n&#039;aurait pas pensé à la bientraitance. Comme le dit B. Cyrulnik (2005) dans le livre &amp;quot;Culture et bientraitance&amp;quot;, &amp;quot; Le choix du mot révèle la manière dont la culture se préoccupe d&#039;un concept.&amp;quot; Peut-on alors en déduire que le système pénal suisse ne fait pas de la bientraitance des mineurs incarcérés une de ses priorités?&lt;br /&gt;
Partant du principe que placer un mineur en prison est déjà une forme de maltraitance, nous allons tenter d&#039;éclaircir alors le concept de bientraitance, qui devient de plus en plus présent dans les discours de tous les jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, bientraiter un enfant est devenu un enjeu d&#039;humanité. Si le mot bientraitance est né, c&#039;est un signe de changement d&#039;attitude de la part d&#039;une société qui sans cesse tente de se remettre en question. Le concept de bientraitance a subi une transformation d&#039;une génération à une autre, aussi, dans les années 1980, bientraiter un enfant n&#039;apparaissait pas encore comme une évidence au sein de la famille. Aujourd&#039;hui, on parle d&#039;une éducation qui se doit de favoriser l&#039;épanouissement des enfants dans différents domaines, physique, affectif, cognitif et social. La famille est considérée comme le lieu privilégié permettant de favoriser cet épanouissement. Autrement dit, la bientraitance vise à la promotion et à la mise en place effective de pratiques éducatives et d&#039;attitudes qui soient garantes du bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
Alors, on ne doit pas seulement prévenir la maltraitance, mais aussi encourager une éducation qui permette à l&#039;enfant de donner le meilleur de lui-même. La bientraitance d&#039;un enfant passe donc par son éducation, mais qui dit éducation, dit scolarisation. Le chemin d&#039;un enfant vers l&#039;école est primordial, car cette dernière, qui peut être considérée comme l&#039;une des principales instances de socialisation et de développement socio cognitif et socio affectif de l&#039;enfant, semble s&#039;inscrire dans le cadre global des attitudes favorables au bon développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon nombre d&#039;associations se mobilisent afin que chaque enfant ait droit à un bon traitement dans la vie de tous les jours. Mais qu&#039;en est-il des enfants en prison, en institution ? On trouve dans le rapport d&#039;Amnesty International des recommandations pour la protection des enfants en détention telles que &amp;quot;les détenus mineurs doivent être séparés des adultes, sauf dans le cas de membres d&#039;une même famille&amp;quot;, ou encore &amp;quot;Le recours à la détention préventive pour les enfants doit se limiter à certaines circonstances exceptionnelles. Toute forme de détention doit être conforme à la norme internationale, qui veut qu&#039;un enfant ne soit placé en détention qu&#039;en dernier ressort et pour la durée la plus courte possible.&amp;quot; On se rend alors compte que le traitement des enfants en détention est un sujet qui préoccupe de plus en plus, et c&#039;est ainsi que des recommandations telles que celles-ci émergent. D&#039;après une recherche effectuée par le service de protection judiciaire de la jeunesse en France, quelques constats ont été avancés : premièrement, un encadrement permanent, stable et formé, permet d&#039;élaborer un suivi plus individualisé des mineurs. Le surveillant est alors le premier référent en détention. Deuxièmement, on souligne l&#039;importance des activités en détention, principalement des activités scolaires. On sait que le temps inactif passé en cellule peut engendrer des comportements violents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Divers acteurs du monde juridique, pénitencier ou encore politique préfèrent ne pas trop faire parler d&#039;eux dans les médias. On trouve très rarement le terme maltraitance dans un article consacré à la prison en Suisse, et bien que les conditions d&#039;incarcération soient décrites de manières plutôt négatives, il est rare que ces aspects soient qualifié de mauvais traitements. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que de nouvelles méthodes de prise en charge, plus inclusives, voient le jour, le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Pourtant, nous savons bien que l&#039;exclusion ne porte pas ses fruits, et exclure un jeune en rupture sociale ne va certainement pas jouer en sa faveur pour un avenir plus positif et une réinsertion dans la société. Cette exclusion n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur? Ne devrait-on pas revoir les objectifs de base de l&#039;incarcération d&#039;un mineur et trouver les conditions adéquates en fonction de cela?  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que la notion de maltraitance semble s&#039;être considérablement élargie et toucher maintenant aux conditions de vie des détenus et à leur traitement quotidien, le sujet ne trouve toujours pas beaucoup de défenseurs... Si on n&#039;est pas capable ou qu&#039;on ne cherche pas à éradiquer le problèmes des conditions déplorables de détentions des mineurs, Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération? Décriminaliser les délits commis  pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs est réelle, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. Que fait-on alors? Le débat est lancé, mais la situation est délicate et le traitement idéal ne peut peut-être pas être généralisé, il s&#039;agit plutot d&#039;un cas-par-cas. Mais peut- on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave?&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
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		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=4311</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
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		<updated>2006-06-20T16:51:14Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : /* Le problème maltraitance en milieu carcérale, historique */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Ce groupe est composé de Marie Cornejo, Aurelie Benoit, Julie Wyler, Sira Garcia, Benoit Fanin et André Lienhard&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Introduction==&lt;br /&gt;
Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge à travers les époques, et nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier. A l&#039;heure actuelle, il existe en Suisse plusieurs centres de détention pour mineurs. Dans le canton de Genève nous avons &amp;quot;La Clairière&amp;quot; à Vernier (GE), mais dû à un problème de manque de place, certains mineurs peuvent être placés dans des prisons pour adultes, comme c&#039;est le cas à Champ-Dollon.  &lt;br /&gt;
Dans la mesure où la prise en charge de certains mineurs délinquants se fait en dehors du respect de la Convention intarnationale des droits de l&#039;enfant,  nous partons du principe que  dès lors qu&#039;un mineur est incarcéré, il y a maltraitance. A cette première forme de maltraitance s&#039;ajoutent des conditions des détentions qui ne sont pas toujours en accord avec les conventions internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter. Quelle forme prend la maltraitance des mineurs incarcérés? Est-ce une réalité en Suisse Romande?&lt;br /&gt;
Après la revue de littérature, qui présente les différents ouvrages que nous avons lu et leurs idées clés, nous commencerons par présenter notre question de recherche et la méthode que nous avons suivie. Puis, en partant des définitions de &amp;quot;mineurs&amp;quot;, &amp;quot;maltraitance&amp;quot; et &amp;quot;prison&amp;quot; que nous avons insérées dans le dictionnaire des concepts, nous essayerons de mettre en lumière la construction du problème social de la maltraitance des mineurs en prison et les différents acteurs qui s&#039;y intéressent. Puis, en nous appuyant sur l&#039;actualité, nous décrirons la situation en Suisse romande, en évoquant différentes situations, que nous jugeons maltraitantes, vécues par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. Suivant celà, nous nous pencherons sur les événements récents à Champ-Dollon et à leurs éventuelles causes. Pour finir ce travail, nous proposons de développer le concept émergent de la bientraitance, une notion qu&#039;il est capitale de prendre en compte lorsque l&#039;on cherhce à traiter le problème de la maltraitance, dasn quel domaine soit-il.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Revue de littérature== &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de retracer l&#039;évolution générale des conditions de détention dans les prisons pour mineurs en Suisse romande, nous nous sommes inspirés notamment du cours de Mme. Ruchat, ainsi que de son ouvrage intitulé L&#039;oiseau et le Cachot (1993). A la suite des éléments apportés dans ce livre, le travail de recherche de S. Aeby et de C. Meier sur les prisons préventives genevoises nous a également donné de nombreux éléments sur l&#039;évolution des centres de détention de St-Antoine et de Champ-Dollon. L&#039;isolement, les conditions d&#039;hygiène, la surpopulation, le mélange des mineurs et des majeurs, sont beaucoup d&#039;éléments qui nous poussent à émettre l&#039;hypothèse selon laquelle la maltraitance serait une réalité dans les prisons pour mineurs. &lt;br /&gt;
Amnesty international soulève également ces différents points dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. &lt;br /&gt;
Le livre de J. Torrente &amp;quot;La maltraitance : regards pluridisciplinaires&amp;quot; (2001), nous permet d&#039;avoir une meilleure connaissance de ce sujet. Cette approche interdisciplinaire donne une image des différents problèmes que cause la maltraitance. J. Torrente insiste sur le côté psychologique de celle-ci. L&#039;auteur ne parle pas spécifiquement des conséquences de l&#039;enfermement mais des conséquences sur le développement et le psychisme d&#039;enfants ayant subi des maltraitances ou des négligences de tous genres. Nous retrouvons également cette thématique dans le livre de Zambeaux (2001) : &amp;quot;En prison avec des Ados&amp;quot;. En effet, dans cet ouvrage, l&#039;auteur permet aux lecteurs d’entrer dans les prisons de France, dans les quartiers réservés aux mineurs. Chaque année la république incarcère environ 7000 mineurs par an en prison et 700 d’entre eux y résident en permanence. L’auteur, un journaliste, a rencontré ces jeunes derrière les barreaux et leur donne la parole. Zambeaux fait le tour des problèmes ; les prisons hors la loi, la loi entre codétenus, les drogues et médicaments à profusion, l’enseignement précaire, ou encore le statut non reconnu des adolescentes incarcérées.  &lt;br /&gt;
Une autre grande thématique retrouvée dans plusieurs ouvrages est celle des détenus mineurs incarcérés avec des majeurs. Par exemple, dans le livre de K. Tomasevski (1986): &amp;quot;Enfants en prison avec des adultes&amp;quot;, l&#039;auteur nous présente des enquêtes sur ce mélange, effectuées dans plusieurs pays, mettant en lumière des situations de détention trop souvent inadéquates. En effet, les mineurs sont plus souvent dirigés vers des travaux manuels comme les adultes que vers une prise en charge éducative, un traitement différencié de celui des détenus majeurs.&lt;br /&gt;
De plus, dans l&#039;article d&#039;Anne Rubin (2003), publié sur le site de la TSR &amp;quot; La détention des mineurs: un casse-tête Suisse&amp;quot;, présente la situation actuelle et la journaliste tire la sonnette d&#039;alarme quant à la présence d&#039;un nombre important de mineurs dans des centres de détention pour adultes. &lt;br /&gt;
Le document audiovisuel de temps présent, &amp;quot;En Taule&amp;quot;, nous présente deux prisons préventives dans le canton de Vaud où l&#039;on peut souvent retrouver des mineurs. Ce document nous donne une image des conditions de détentions en Suisse. Dans les deux prisons visitées, on nous montre le quotidien des détenus et on peut entendre les points de vue des différents acteurs sur les conditions souvent difficiles. A travers l&#039;article d&#039;Alexandra Richard (27.09.2005), intitulé &amp;quot;Une solution latine pour la délinquance juvénile&amp;quot;, nous avons pu prendre connaissance de l&#039;existence de centres tels que celui de Pramont (VS), qui met l&#039;accent sur l&#039;éducation. Cet article a été trouvé sur le site internet de la TSR: www.tsr.ch.  &lt;br /&gt;
Concernant l&#039;actualité de la situation en Suisse romande, nous nous sommes appuyés sur plusieurs reportages et articles de presse. Premièrement, les articles paru dans &amp;quot;Le Courrier&amp;quot; ou encore &amp;quot;20 minutes&amp;quot; (cf bibliographie)nous ont permis de connaître la situation problématique actuelle à Champ-Dollon. &lt;br /&gt;
La maltraitance étant au centre de notre recherche, nous avons trouvé important de nous informer sur le concept de bientraitance. Le livre de H. Desmet et J-P. Pourtois (2005): &amp;quot;Culture et Bientraitance&amp;quot; développe ce concept dans de divers contextes. Il défini plus particulièrement le bien-être de l&#039;enfant dans un milieu, une culture et une société capables de lui apporter un équilibre et un épanouissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Question de recherche==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Qu&#039;est ce que la maltraitance en prison pour les mineurs en Suisse romande, et est-ce vraiment une réalité?   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Méthodologie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de répondre à notre question de recherche, nous avons commencé par rechercher un certain nombre d&#039;ouvrages concernant les mineurs incarcérés (cf. bibliographie), et nous nous sommes basés sur le cours du premier semestre, qui nous a permis de retracer les conditions de détention des mineurs et d&#039;en voir l&#039;évolution. Avec cela, nous avons pu formuler nos premières hypothèses.&lt;br /&gt;
Dans un second temps, dans le but de répondre à nos questions concernant la prise en charge des mineurs déviants et leur présence dans les structures pour adultes, nous avons décidé de partir sur le terrain interviewer M. Sebastien Aeby, directeur de la prison préventive de La Croisée, dans le canton de VD. Bien que cette interview ne soit pas le fondement de notre article, elle nous a servi à faire un état des lieux de la situation en Suisse romande.&lt;br /&gt;
Pour avoir une idée de la construction sociale du problème, nous sommes allés chercher des rapports de débats au Grand Conseil: le discours du procureur général du 31.02.02 et l&#039;interpellation de M. Rémy Pagani au sujet du suivi des adolescents à Champ-Dollon, 25.04.02, le Rapport annuel de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, année parlementaire 2002-2003 et le Rapport de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, 1ère année de la législature 2001-2003. Nous nous sommes également appuyés sur des rapports d&#039;Amnesty International. &lt;br /&gt;
Internet s&#039;est avéré utile pour la recherche de documents. Les sites web officiels des prisons sont intéressants car ils ont permis d&#039;avoir des renseignements très actuels. Celui de Champ-Dollon (www.geneve.ch/penitent/champdollon) nous a permis de prendre connaissance des chiffres concernant les détenus, tels que le nombre de mineurs incarcérés, le taux de surpopulation etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Limites de la méthode===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous nous sommes heurtés à un vrai manque de temps, notamment pour trouver la littérature pertinente pour construire nos réflexions et pour préparer et choisir l&#039;entretien.&lt;br /&gt;
Le travail et la rédaction de groupe se sont avérés difficiles.  &lt;br /&gt;
La précipitation à commencer le travail nous a poussé à lire des ouvrages qui se sont avérés non pertinents une fois la recherche plus avancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Analyse==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Définition de quelques concepts===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;être clairs sur les concepts que nous utiliserons lors de notre exposé, nous proposons au lecteur quelques définitions: [[mineur]], [[maltraitance]] et [[prison]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le problème maltraitance en milieu carcérale, historique===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous commencerons avec la question de l&#039;enfermement pour nous mener à celle qui nous intéresse en particulier: la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfermement est un phénomène qui a toujours existé, et bien qu&#039;il ait pu prendre des formes différentes selon les époques, il n&#039;en reste pas moins qu&#039;il fut et est une réalité pour les mineurs.&lt;br /&gt;
Déjà au 5ème siècle, les couvents servaient entre autres de lieu d&#039;enfermement pour les enfants &amp;quot;déviants&amp;quot;. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de grand renfermement des pauvres entre le 16ème et 17ème siècle donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pecheur de ces hommes, femmes et enfants. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d&#039;un renouveau moral. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d&#039;enfermement par excellence, fit son apparition. Elle a été créée pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs pour les criminels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, il est intéressant de signaler l&#039;émergence du rapport de la bientraitance à la maltraitance dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème siècle, les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. La décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commencaient à s&#039;élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l&#039;expérience des galères pour les enfants et les femmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème siècle sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n&#039;arrêtait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. En effet, la théorie proposée par ce dernier suggère l&#039;idée que l&#039;individu est entièrement formé avant de naître. Ce postulat pousse à croire que l&#039;identité de l&#039;humain est pré existante. A partir de cette conception, le traitement réservé &amp;quot;aux enfants vicieux&amp;quot; ou &amp;quot;aux criminels nés&amp;quot;, tendait à les enfermer à vie, étant donné que leurs penchants délictueux étaient non seulement d&#039;origine héréditaire mais également immuables. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu&#039;elles ne puissent se reproduire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l&#039;autre côté, comme nous l&#039;avons vu dans le cours de Mme Ruchat, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L&#039;individu était maître de lui-même, insoumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous, faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, affirmant que l&#039;enfant naît fondamentalement bon et que la société le corrompt à mesure qu&#039;il grandit. Il défendit l&#039;idée de protéger l&#039;enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout aussi significative , celle de l&#039;éducabilité de l&#039;homme à travers le cas de l&#039;enfant sauvage de l&#039;Aveyron. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de &amp;quot;redressement&amp;quot;. L&#039;ouvrage de l&#039;Italien Cesare Beccaria intitulé &amp;quot;Des délits et des peines&amp;quot;, écrit en 1764, connaît un énorme succès. Il demande des peines plus légères, plus humaines pour les prisonniers; la société semble suffisamment préparée à recevoir cette idée nouvelle. Cette fois la problématique passe d&#039;un stade primaire à second, son amplification à travers le média de l&#039;époque, c&#039;est-à-dire le livre, produit la publicité nécessaire à donner un nouvel élan à l&#039;amélioration des traitements dans les prisons. L&#039;établissement pénitencier prend une nouvelle définition, il devient &amp;quot;l&#039;école du peuple&amp;quot;, les idées sont les suivantes : rattraper la délinquance et rééduquer l&#039;homme. Deux problèmes se posent à la suite de cette évolution des traitements. Premièrement, le mélange des genres en prison: hommes, femmes et enfants se côtoient dans un même établissement et l&#039;on craint d&#039;éventuelles contaminations morales. Deuxièmement, la question de l&#039;isolement devient problématique. Au lieu de permettre une prise de conscience et un retour sur soi, l&#039;isolement donnait des résultats contraires: les hommes avaient plutôt tendance à &amp;quot;se perdre&amp;quot;, à devenir agressifs ou psychotiques. &lt;br /&gt;
Ce problème vient raviver la question qui nous intéresse ici, c&#039;est-à-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et de ce fait illustre bien l&#039;intérêt qui existait déjà à cette époque: le bon traitement de cette catégorie d&#039;individus. La prise en charge des mineurs prend alors une nouvelle direction, vers un établissement qui leur est dorénavant réservé, une &amp;quot;école de préservation&amp;quot;, autrement dit une prison pour mineurs ou une maison de correction. L&#039;établissement de Mettray, ouvert en 1860, en est le parfait exemple. Ici, le mineurs seront traités différemment, avec un peu plus de liberté, d&#039;espace, dans une atmosphère plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l&#039;esprit religieux qu&#039;on souhaite transmettre à ces jeunes ne sera pas oublié. Bien que les traitements aient changés, et qu&#039;il semble que la société ait toujours des inquiétudes à avoir au sujet des conditions de prise en charge des mineurs délinquants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Qui s&#039;intéresse de nos jours à la maltraitance des mineurs en prison ?===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développement de l&#039;enfant et de son bon environnement est permanent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 a force de loi. En plus de la contrainte juridique, c&#039;est-à-dire le respect des articles qu&#039;elle impose aux signataires, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique, résolument novateur. En effet, elle propose une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être considéré comme acteur de sa propre vie. De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;intérêt supérieur de l&#039;enfant affirmé à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra retenir les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation. Toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noter qu&#039;une Convention engage les Etats signataires à mettre en oeuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certain nombre de droits édictés dans la convention peut s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains alinéas d&#039;articles s&#039;intéressent directement aux situations de détentions. A titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être basée sur l&#039;intérêt supérieur de celui-ci et tenir compte de son opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être protégé contre les immixtions dans sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondance et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son milieu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dans un établissement approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;avoir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaux respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que c&#039;est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise en détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises, dirons-nous, conditions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution envisagée et d&#039;une durée aussi limitée que possible. Il doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulière qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il semble que son application doit être poursuivie, même en détention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détention est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International oeuvre en faveur de tous les droits annoncés dans la Déclaration universelle des droits de l&#039;homme, ainsi que dans d&#039;autres traités internationaux. L&#039;Organisation contribue à promouvoir le respect de l&#039;ensemble de ces droits, qu&#039;elle considère comme indivisibles et interdépendants, au moyen de différents types d&#039;actions visant à informer et à sensibiliser le grand public, en développant l&#039;éducation aux droits humains et en faisant pression sur les gouvernements pour qu&#039;ils ratifient et appliquent les traités relatifs aux droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver par exemple une page concernant les mauvais traitements, qui vise à sensibiliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier texte, on critique l&#039;enfermement des mineurs dans des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assurent pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détention pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure ou ils seraient bien souvent vétustes et pourraient mettre en danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajoute à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfants vivent donc en dehors du respect de leur intimité et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dans des prisons réservés aux adultes, loin du respect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Ce mélange, qui représente un risque important pour les mineurs, tels que des violences sexuelles, physiques, et psychologiques, est d&#039;autant plus grave qu&#039;il s&#039;effectue dans des prisons, pour adultes, qui sont, dans la plupart des cas, elles aussi surpeuplées, comme nous pourrons le constater avec l&#039;exemple de la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui disposent que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, et ceci afin de pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. (Se référer à l&#039;ouvrage de K. Tomasevski (1986). La Suisse fait partie de ces pays. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention mettant en jeu la santé et la sécurité physique et émotionnelle des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty international soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d&#039;une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autre les droits de l&#039;enfant, et en l&#039;occurrence, le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détention pour mineurs, le rapport souligne en premier lieu le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au delà des problèmes &amp;quot;matériels&amp;quot; qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport placent le problème encore plus haut, dans &amp;quot;l&#039;absence persistante de toute volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négation pure et simple de leurs existences&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugement, l&#039;incarcération des mineurs dans les quartiers pénitenciers réservés aux adultes, parfois même avec les plus dangereux d&#039;entre eux, le manque de personnel formé de manière adaptée, la surpopulation, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent détenus dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité, et nuisent donc gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux. A cela s&#039;ajoute l&#039;absence ou une insignifiance de structures d&#039;enseignement, d&#039;installations sportives et de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation, font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure ou elle se fait en dehors du respect de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant. Malgré tout, il semble que dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qu&#039;en est-il de la Suisse?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention et l&#039;encadrement des mineurs a fait l&#039;objet de discours et de différents débats à l&#039;intérieur du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 janvier 2002, dans un discours, Monsieur Daniel Zappelli (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550108/41/550108_41_partie4.asp), procureur général, évoque la nécessité impérative de créer des lieux supplémentaires de détention pour mineurs afin d&#039;éviter qu&#039;ils se retrouvent  placés dans des prisons pour adultes et &amp;quot;qu&#039;ils ne soient privés de l&#039;encadrement adéquat&amp;quot;. Ce discours rappelle que le nombre de mineurs incarcérés est en augmentation depuis les six dernières années et qu&#039;il est donc important d&#039;avoir une réflexion sur la justice que l&#039;on offre. On ne manque pas de souligner que &amp;quot;la justice n&#039;est pas que pénale&amp;quot;, et ce n&#039;est qu&#039;en gardant ceci à l&#039;esprit que l&#039;on peut faire évoluer les conditions de traitement et de prise en charge des mineurs.&lt;br /&gt;
Il est absolument nécessaire que la justice se voit mettre à disposition les moyens adéquats pour exercer son pouvoir d&#039;une manière efficace et respectueuse des droits de l&#039;homme et de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril 2002, c&#039;est M. Remy Pagani qui fait une interpellation au Conseil d&#039;Etat au sujet du suivi des adolescents enfermés à Champ-Dollon (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550107/33/550107_33_partie15.asp). Une situation qui ne permet pas la séparation stricte avec les adultes, ce qui est contraire à la convention internationale des droits de l&#039;enfant. De plus ces mineurs, dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés, ne disposent de surcroit d&#039;aucun encadrement éducatif particulier. A ceci la Conseillère d&#039;Etat Michel Spoerri répondra par le même souci et la conscience de la nécessité d&#039;améliorer les conditions de détention des mineurs et leur prise en charge, en l&#039;occurrence, par l&#039;agrandissement de la Clairière et la volonté d&#039;y placer des éducateurs supplémentaires. Seulement ces mesures semblent assez légères étant donné que, comme nous le verrons plus tard, l&#039;agrandissement de la Clairière n&#039;est pas assez important et tous les mineurs présents à Champ-Dollon ne pourront pas y entrer. De plus, les propositions de postes supplémentaires ne semblent pas aboutir, ou, en tout cas, pas assez rapidement étant donné l&#039;urgence de la situation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sujet étudié a fait l&#039;objet de deux rapports annuels de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux rapports, le premier de M. Hugues Hiltpold, année parlementaire 2002-2003,(http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550302/7/550302_7_partie8.asp) sur le thème de la détention et de l&#039;encadrement des mineurs et le second de Mme Anita Cuenod, 1ère année de la législature 2001-2005, ((http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550204/16/550204_16_partie32.asp) font état de problèmes très similaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y parle  de Champ Dollon, comme d&#039;un bâtiment vétuste, ayant des besoins évidents &amp;quot;d&#039;aménagements et de rafraichissements&amp;quot;. Ce lieu ne semble pas approprié que ce soit pour des mineurs ou des adultes. Pourtant, au moment où le débat concernant le deuxième rapport a eu lieu, 27 mineurs étaient présents dans ces murs! La Clairière étant trop petite pour accueillir tous les mineurs placés, et les travaux d&#039;agrandissement tardant à commencer, les conditions semblent peu propices à une amélioration de la situation qui constitue pourtant une réelle urgence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sous-jacent à cette situation, nous retrouvons le problème du traitement de la jeunesse déviante. Est-il normal que le nombre de mineurs placés en détention ne cesse de croitre alors que la justice ne se dit pas uniquement pénale?  C&#039;est M. Remy Pagani qui soulève cette question de fond, qui semble-t-il, ne passe pas souvent au premier plan lors des débats au Grand Conseil.&lt;br /&gt;
On rappellera les décisions prises quatre ans auparavant qui n&#039;ont pas été appliquées, notamment l&#039;abolition de la promiscuité mineurs-majeurs à la prison de Champ-Dolllon. Si cette promiscuité n&#039;a pas été abolie, elle est d&#039;autant plus alarmante que ces jeunes placés en compagnie d&#039;adultes sont isolés dans des quartiers ou bien souvent, se trouvent des personnes &amp;quot;encore plus déviantes qu&#039;eux, notamment des pédophiles&amp;quot;. M. Pagani soulève ici encore une question importante qui est celle de la cohérence du traitement des mineurs incarcérés. Le but de l&#039;incarcération est-elle la prise d&#039;un risque pour la santé et l&#039;équilibre sûrement déjà précaire de ces enfants? &lt;br /&gt;
Si l&#039;agrandissement de la prison de Champ-Dollon est une solution à la surpopulation carcérale, Mme Esther Adler rappelle que des solutions plus &amp;quot;profondes&amp;quot; sont à chercher dans le fonctionnement même du système de traitement des criminels. Effectivement, il serait opportun de réfléchir aux conditions de détentions des mineurs, aux propositions de prise en charge et aux améliorations à y apporter. Se contenter de faire de Champ-Dollon un lieu plus vaste va-t-il permettre un meilleur traitement des mineurs délinquants?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, si les mineurs qui sont placés à La Clairière sont un peu mieux lotis, on soulignera la présence de gardien de prison en plus des éducateurs. Cette présence est perçue comme une volonté de promouvoir la répression plutôt que des mesures éducatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble que la surpopulation des centres de détention pour mineurs serait dûe au manque de volonté des juges de trouver des mesures plus adéquates pour le traitement des mineurs délinquants. La prison serait utilisée commune solution de facilité, ce qui une fois encore apparaît contraire aux articles édictés par les droits de l&#039;enfant. Il ferait partie du rôle du gouvernement d&#039;encourager les juges à trouver des peines plus adéquates que la mise en détention, on citera les mesures d&#039;utilité publique en exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour reprendre les propos de M. Hiltpold et M. Mauris, &amp;quot;Michel Foucault considère (...) que l&#039;on juge une société par l&#039;état de ses prisons&amp;quot; et dans cette optique, c&#039;est &amp;quot;une honte pour notre société moderne de laisser ainsi des jeunes en rupture aux côtés d&#039;idoles du crime (...) avec des gardiens en guise d&#039;infirmiers et des délinquants en guise de camarades.&amp;quot; Cette situation relate un réel dysfonctionnement de la société actuelle et probablement un manque de volonté à prendre la situation en main, de tout mettre en oeuvre pour y remédier, étant donné que le Conseil d&#039;Etat ne semble pas suivre les recommandations émises par la commission au terme de son rapport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias suisses s&#039;intéressent eux aussi au problème. Notre attention s&#039;est portée sur une émission de swissinfo par Anne Rubin titrée &#039;&#039;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&#039;&#039; datant du 02 décembre 2003. (Site de la TSR : La détention des mineurs, un casse tête suisse swissinfo, Anne Rubin(02.12.2003)). Les médias s&#039;inquiètent de la présence de plusieurs mineurs dans des prisons pour adultes, des lieux &amp;quot;inadaptés&amp;quot; à l&#039;accueil de jeunes personnes en développement. De plus, pour ne pas améliorer la situation, la Clairière est toujours trop petite, et on rappelle que l&#039;agrandissement en cours n&#039;a pas été prévu assez conséquent pour accueillir les nombreux mineurs placés entre autre a Champ-Dollon. Ce dernier constat est fait par les autorités genevoises elles-mêmes.&lt;br /&gt;
Cette détention en compagnie d&#039;adultes semblent d&#039;autant plus inquiétante qu&#039;elle ne permet pas de répondre à une volonté d&#039;offrir aux mineurs détenus une prise en charge particulière et éducative qui préparerait le terrain à une réinsertion dans la société. Le jeune, qu&#039;il soit délinquant ou non, a le droit à ce qu&#039;on lui prépare un avenir et qu&#039;on lui donne les atouts pour y arriver. Cependant, dans de telles conditions de détention, dans cette &amp;quot;école du crime&amp;quot; comme l&#039;appelle M. Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD), on peut imaginer que c&#039;est la récidive qui sera entrainée plutôt que la réinsertion du jeune. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Réalité Suisse et genevoise: de la prise en charge à la maltraitance&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- La détention des délinquants mineurs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis plusieurs années, des mineurs sont détenus à la prison de Champ-Dollon ainsi qu&#039;à la Maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc. Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est devenue aujourd&#039;hui une règle, et s&#039;aggrave. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissements privatifs de liberté pour adultes vient directement à l&#039;encontre de plusieurs conventions internationales, dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes délinquants et criminels. Les centres de détention ont comme but de protéger les mineurs, pour cela on a jugé bon de les séparer de la société. Cette dernière est représentée par le groupe dominant qui fixe les règles et les normes à respecter. Les individus qui ne respectent pas ces normes sont montrés du doigt et mis en marge. Pour suivre cet objectif, la société a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code pénal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de liberté doit exercer une action éducative sur les personnes privées de liberté et préparer le retour à la vie libre. L&#039;enfermement doit être un moyen pour le délinquant ou le criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger les jeunes en donnant une réponse aux actes violents ou délictueux. Elles doivent punir mais pas maltraiter les déviants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 60 se sont créées les premières prisons pour mineurs. On sépare déjà depuis le 19ème les détenus majeurs des mineurs. On veut éviter les mélanges qui ne sont pas bénéfiques pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitements.  St-Antoine était la prison qui avait le plus servi à Genève depuis le 1712, date de sa construction. Elle passa le relai à Champ-Dollon en 1977. Depuis le début du 20ème siècle, et jusqu&#039;à nos jours, on trouve des mineurs dans des lieux prévus uniquement pour des majeurs. On retrouve ces faits dans le travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, par Chloé MEIER et Sébastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995, mais également dans les statistiques actuelles de Champ-Dollon, ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby actuel directeur de la prison préventive la Croisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairière&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre éducatif pour adolescents. Les mineurs y sont détenus pour des périodes courtes,  allant de un jour à un an. Cependant, la création de la Clairière ne résoud pas le problème, car on retrouve systématiquement des mineurs dans les établissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple à Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tirés des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;année 2003 peuvent nous donner une image de l&#039;ampleur du phénomène (cf résumé).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons déjà exliqué, l&#039;enfermement de mineurs en prison constitue déjà, en tant que tel, une forme de maltraitance. Cette dernière est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelques années la situation s&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview: il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Ce nouveau cadre ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins stricts (rapporté de l&#039;inteview donné au courrier). Dans ces prisons pour majeurs la sécurité est renforcée, et la répression et l&#039;isolement sont plus fréquemment utilisés. Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de J. Torrente (2001). Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La structure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. L&#039;encadrement dont les mineurs auraient tant besoin est absent. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière (www.geneve.ch/fao/2003). Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dûs à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux, comme nous avons pu le voir précédement dans l&#039;article 37 de La Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot;C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby. &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux, mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer: le mineur serait au centre du projet, et l&#039;exclusion que représente l&#039;enfermement serait évitée dans la mesure du possible. Dans le cas contraire, il s&#039;agirait tout de même d&#039;éviter le processus d&#039;engrenage qui s&#039;active souvent lors du contact avec des adultes, et orienter la prise en charge vers un épanouissement du mineur et une réintegration à la société. Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. Ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droits de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison&#039;&#039; 	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, et risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les objectifs éducatifs que visent les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineur à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dûes à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie. &amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subisse pas de mauvais traitements durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Afin que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby). Il serait idéal qu&#039;un travail soit fait entre les éducateurs, la direction et les acteurs extérieurs, mais malereusement les prisons ne consacrent acctuellement que très peut de temps pour un suivi personnalisé des détenus. Les mineurs ont besoin de beaucoup de temps mais les budgets des prisons pour majeurs ne sont pas addaptés à une vrai prise en main.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance a de l&#039;influence sur le développement et l&#039;image du corps peut être modifiée par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation ou le suicide. Pour éviter de tel abus, notamment sexuels, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélanger dans les cellules et lors des douches. Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visites que les majeurs. Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y perd du temps de visite, mineurs inclus. 	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toutes les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissements pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus début mai 2006 la surpopulation est devenue intolérable. Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. En effet Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, les personnes incarcérées sont actuellement rencensées autour de 500. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable. Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inaugurée le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine, voire surpeuplée selon les périodes. Le problème est donc loin d&#039;être résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Actualité: Champ-Dollon et ses récentes émeutes&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
 	&lt;br /&gt;
En février 2005, les députés du Grand Conseil votaient un crédit d&#039;étude de 1,3 millions de francs pour l&#039;agrandissement de l&#039;établissement pénitentiaire. A ce moment-là, la prison de Champ-Dollon comptait 438 détenus pour 270 places. &lt;br /&gt;
Furieux de ces conditions, les détenus ont manifestés durant les journées du 30 avril et du 1 mai, refusant de réintégrer leurs cellules après la promenade. Malheureusement, des violences ont été commises. Selon Constantin Franziskakis, une trentaine de détenus se seraient défoulés sur le matériel de la prison. A la fin de la journée, le constat était de trois blessés.&lt;br /&gt;
Comme cité dans l&#039;article de Philippe Chevalier du 3 mai 2006, &amp;quot;Poussée de fièvre à Champ-Dollon&amp;quot;, paru dans Le Courrier, Laurent Moutinot, le chef du Département des institutions, promet de punir les auteurs de violence, mais également de prêter une oreille attentive à leur revendications, bien que, d&#039;après lui, les problèmes énoncés découlent de la situation de surpeuplement. 	&lt;br /&gt;
Les détenus manifestaient non seulement contre les conditions de surpopulation, mais surtout contre les arrestations brutales des forces de l&#039;ordre et contre les périodes de détention provisoire qui excèdent régulièrement la durée des peines prononcées. En effet, le nombre de dossiers traités pour condamnation est passé de 2600 en 2003 à 4300 en 2005.	&lt;br /&gt;
La Ligue suisse des droits de l&#039;homme se montre solidaire avec les détenus, pointant le doigt sur la lenteur de la Chambre d&#039;accusation genevoise. 		&lt;br /&gt;
Mais le problème n&#039;est pas proprement genevois. Si Champ-Dollon souffre aujourd&#039;hui de surpopulation, c&#039;est aussi parce que de nombreux détenus attendent leur transfert vers une prison d&#039;un autre canton. En 2005, la Suisse comptait plus de 6000 détenus. Sur les 122 prisons nationales, 27 affichaient complet et 14 souffraient de surpopulation. 	&lt;br /&gt;
Cette situation est désagréable autant pour les personnes qui travaillent à la prison que pour les prisonniers, qui se marchent dessus. La sécurité générale est amoindrie, les personnes étouffent. Les places de travail en ateliers manquent. Certains prisonniers se trouvent enfermés 23 heures sur 24 dans leur cellule.	 	&lt;br /&gt;
Cette surpopulation avait déjà entraîné à Genève une certaine prise de conscience en mars 2006 : le conseil d’état ouvre un crédit de 18 millions de francs pour un projet de construction d&#039;une nouvelle structure de détention à Puplinge, village situé à côté de Jussy, vers le site de Champ-Dollon. Cette structure devrait voir le jour en 2007 : les travaux commençant normalement en février prochain pour s’achever en décembre 2007. Cette structure ne prévoit que 64 places supplémentaires ainsi que des places de travail. Cela viendra bien évidemment soulager la surpopulation de Champ-Dollon dont les prisonniers sont victimes depuis déjà de nombreuses années mais cela suffira-t-il pour « faire taire » ces détenus étouffés ? L’autorité genevoise craignait ces plaintes depuis longtemps, ces dernières viennent d’ailleurs confirmer la mesure d’urgence à prendre, et la nécessité de donner aux détenus un minimum de confort le plus rapidement possible. &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Plus aucun mineur ne sera incarcéré à Champ-Dollon&#039;&#039;		&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le 20 avril, plus aucun mineur n&#039;est détenu à Champ-Dollon. Habituellement, entre zéro et onze mineurs y étaient enfermés. Suite aux violences qui ont eu lieu dans la prison surpeuplée, les mineurs seront désormais détenus à La Clairière. Cependant, bien que cette dernière ait été agrandie, passant de 15 à 30 places en 2005, elle risque également d&#039;être surpeuplée. &amp;quot;Entre deux maux, nous avons choisi le moindre&amp;quot;, a dit M. Franziskakis, directeur de l&#039;office pénitentiaire. En effet, les mineurs seront plus en sécurité dans une Clairière surpeuplée de quelques unités qu&#039;à Champ-Dollon en mutinerie. Ce transfert permettera également une prise en charge adéquate, puisque La Clairière ne détient que des mineurs. Cette réaction immédiate suite aux émeutes de Champ-Dollon confirme notre hypothèse selon laquelle les mineurs n&#039;ont pas leur place dans des prisons d&#039;adultes. Il est toutefois bien dommage qu&#039;il faille des incidents graves pour obtenir des changements...		&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Bientraitance: un concept émergent.&#039;&#039;&#039;	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous évoquerons en premier lieu notre interrogation sur l&#039;absence du terme de &amp;quot;bientraitance&amp;quot; dans notre vocabulaire. Nous nous sommes demandés si cet oubli pouvait révéler le fait que notre société n&#039;aurait pas pensé à la bientraitance. Comme le dit B. Cyrulnik (2005) dans le livre &amp;quot;Culture et bientraitance&amp;quot;, &amp;quot; Le choix du mot révèle la manière dont la culture se préoccupe d&#039;un concept.&amp;quot; Peut-on alors en déduire que le système pénal suisse ne fait pas de la bientraitance des mineurs incarcérés une de ses priorités?&lt;br /&gt;
Partant du principe que placer un mineur en prison est déjà une forme de maltraitance, nous allons tenter d&#039;éclaircir alors le concept de bientraitance, qui devient de plus en plus présent dans les discours de tous les jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, bientraiter un enfant est devenu un enjeu d&#039;humanité. Si le mot bientraitance est né, c&#039;est un signe de changement d&#039;attitude de la part d&#039;une société qui sans cesse tente de se remettre en question. Le concept de bientraitance a subi une transformation d&#039;une génération à une autre, aussi, dans les années 1980, bientraiter un enfant n&#039;apparaissait pas encore comme une évidence au sein de la famille. Aujourd&#039;hui, on parle d&#039;une éducation qui se doit de favoriser l&#039;épanouissement des enfants dans différents domaines, physique, affectif, cognitif et social. La famille est considérée comme le lieu privilégié permettant de favoriser cet épanouissement. Autrement dit, la bientraitance vise à la promotion et à la mise en place effective de pratiques éducatives et d&#039;attitudes qui soient garantes du bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
Alors, on ne doit pas seulement prévenir la maltraitance, mais aussi encourager une éducation qui permette à l&#039;enfant de donner le meilleur de lui-même. La bientraitance d&#039;un enfant passe donc par son éducation, mais qui dit éducation, dit scolarisation. Le chemin d&#039;un enfant vers l&#039;école est primordial, car cette dernière, qui peut être considérée comme l&#039;une des principales instances de socialisation et de développement socio cognitif et socio affectif de l&#039;enfant, semble s&#039;inscrire dans le cadre global des attitudes favorables au bon développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon nombre d&#039;associations se mobilisent afin que chaque enfant ait droit à un bon traitement dans la vie de tous les jours. Mais qu&#039;en est-il des enfants en prison, en institution ? On trouve dans le rapport d&#039;Amnesty International des recommandations pour la protection des enfants en détention telles que &amp;quot;les détenus mineurs doivent être séparés des adultes, sauf dans le cas de membres d&#039;une même famille&amp;quot;, ou encore &amp;quot;Le recours à la détention préventive pour les enfants doit se limiter à certaines circonstances exceptionnelles. Toute forme de détention doit être conforme à la norme internationale, qui veut qu&#039;un enfant ne soit placé en détention qu&#039;en dernier ressort et pour la durée la plus courte possible.&amp;quot; On se rend alors compte que le traitement des enfants en détention est un sujet qui préoccupe de plus en plus, et c&#039;est ainsi que des recommandations telles que celles-ci émergent. D&#039;après une recherche effectuée par le service de protection judiciaire de la jeunesse en France, quelques constats ont été avancés : premièrement, un encadrement permanent, stable et formé, permet d&#039;élaborer un suivi plus individualisé des mineurs. Le surveillant est alors le premier référent en détention. Deuxièmement, on souligne l&#039;importance des activités en détention, principalement des activités scolaires. On sait que le temps inactif passé en cellule peut engendrer des comportements violents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Divers acteurs du monde juridique, pénitencier ou encore politique préfèrent ne pas trop faire parler d&#039;eux dans les médias. On trouve très rarement le terme maltraitance dans un article consacré à la prison en Suisse, et bien que les conditions d&#039;incarcération soient décrites de manières plutôt négatives, il est rare que ces aspects soient qualifié de mauvais traitements. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que de nouvelles méthodes de prise en charge, plus inclusives, voient le jour, le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Pourtant, nous savons bien que l&#039;exclusion ne porte pas ses fruits, et exclure un jeune en rupture sociale ne va certainement pas jouer en sa faveur pour un avenir plus positif et une réinsertion dans la société. Cette exclusion n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur? Ne devrait-on pas revoir les objectifs de base de l&#039;incarcération d&#039;un mineur et trouver les conditions adéquates en fonction de cela?  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que la notion de maltraitance semble s&#039;être considérablement élargie et toucher maintenant aux conditions de vie des détenus et à leur traitement quotidien, le sujet ne trouve toujours pas beaucoup de défenseurs... Si on n&#039;est pas capable ou qu&#039;on ne cherche pas à éradiquer le problèmes des conditions déplorables de détentions des mineurs, Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération? Décriminaliser les délits commis  pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs est réelle, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. Que fait-on alors? Le débat est lancé, mais la situation est délicate et le traitement idéal ne peut peut-être pas être généralisé, il s&#039;agit plutot d&#039;un cas-par-cas. Mais peut- on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave?&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
	</entry>
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		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
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		<updated>2006-06-20T16:49:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : /* Analyse */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Ce groupe est composé de Marie Cornejo, Aurelie Benoit, Julie Wyler, Sira Garcia, Benoit Fanin et André Lienhard&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Introduction==&lt;br /&gt;
Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge à travers les époques, et nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier. A l&#039;heure actuelle, il existe en Suisse plusieurs centres de détention pour mineurs. Dans le canton de Genève nous avons &amp;quot;La Clairière&amp;quot; à Vernier (GE), mais dû à un problème de manque de place, certains mineurs peuvent être placés dans des prisons pour adultes, comme c&#039;est le cas à Champ-Dollon.  &lt;br /&gt;
Dans la mesure où la prise en charge de certains mineurs délinquants se fait en dehors du respect de la Convention intarnationale des droits de l&#039;enfant,  nous partons du principe que  dès lors qu&#039;un mineur est incarcéré, il y a maltraitance. A cette première forme de maltraitance s&#039;ajoutent des conditions des détentions qui ne sont pas toujours en accord avec les conventions internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter. Quelle forme prend la maltraitance des mineurs incarcérés? Est-ce une réalité en Suisse Romande?&lt;br /&gt;
Après la revue de littérature, qui présente les différents ouvrages que nous avons lu et leurs idées clés, nous commencerons par présenter notre question de recherche et la méthode que nous avons suivie. Puis, en partant des définitions de &amp;quot;mineurs&amp;quot;, &amp;quot;maltraitance&amp;quot; et &amp;quot;prison&amp;quot; que nous avons insérées dans le dictionnaire des concepts, nous essayerons de mettre en lumière la construction du problème social de la maltraitance des mineurs en prison et les différents acteurs qui s&#039;y intéressent. Puis, en nous appuyant sur l&#039;actualité, nous décrirons la situation en Suisse romande, en évoquant différentes situations, que nous jugeons maltraitantes, vécues par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. Suivant celà, nous nous pencherons sur les événements récents à Champ-Dollon et à leurs éventuelles causes. Pour finir ce travail, nous proposons de développer le concept émergent de la bientraitance, une notion qu&#039;il est capitale de prendre en compte lorsque l&#039;on cherhce à traiter le problème de la maltraitance, dasn quel domaine soit-il.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Revue de littérature== &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de retracer l&#039;évolution générale des conditions de détention dans les prisons pour mineurs en Suisse romande, nous nous sommes inspirés notamment du cours de Mme. Ruchat, ainsi que de son ouvrage intitulé L&#039;oiseau et le Cachot (1993). A la suite des éléments apportés dans ce livre, le travail de recherche de S. Aeby et de C. Meier sur les prisons préventives genevoises nous a également donné de nombreux éléments sur l&#039;évolution des centres de détention de St-Antoine et de Champ-Dollon. L&#039;isolement, les conditions d&#039;hygiène, la surpopulation, le mélange des mineurs et des majeurs, sont beaucoup d&#039;éléments qui nous poussent à émettre l&#039;hypothèse selon laquelle la maltraitance serait une réalité dans les prisons pour mineurs. &lt;br /&gt;
Amnesty international soulève également ces différents points dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. &lt;br /&gt;
Le livre de J. Torrente &amp;quot;La maltraitance : regards pluridisciplinaires&amp;quot; (2001), nous permet d&#039;avoir une meilleure connaissance de ce sujet. Cette approche interdisciplinaire donne une image des différents problèmes que cause la maltraitance. J. Torrente insiste sur le côté psychologique de celle-ci. L&#039;auteur ne parle pas spécifiquement des conséquences de l&#039;enfermement mais des conséquences sur le développement et le psychisme d&#039;enfants ayant subi des maltraitances ou des négligences de tous genres. Nous retrouvons également cette thématique dans le livre de Zambeaux (2001) : &amp;quot;En prison avec des Ados&amp;quot;. En effet, dans cet ouvrage, l&#039;auteur permet aux lecteurs d’entrer dans les prisons de France, dans les quartiers réservés aux mineurs. Chaque année la république incarcère environ 7000 mineurs par an en prison et 700 d’entre eux y résident en permanence. L’auteur, un journaliste, a rencontré ces jeunes derrière les barreaux et leur donne la parole. Zambeaux fait le tour des problèmes ; les prisons hors la loi, la loi entre codétenus, les drogues et médicaments à profusion, l’enseignement précaire, ou encore le statut non reconnu des adolescentes incarcérées.  &lt;br /&gt;
Une autre grande thématique retrouvée dans plusieurs ouvrages est celle des détenus mineurs incarcérés avec des majeurs. Par exemple, dans le livre de K. Tomasevski (1986): &amp;quot;Enfants en prison avec des adultes&amp;quot;, l&#039;auteur nous présente des enquêtes sur ce mélange, effectuées dans plusieurs pays, mettant en lumière des situations de détention trop souvent inadéquates. En effet, les mineurs sont plus souvent dirigés vers des travaux manuels comme les adultes que vers une prise en charge éducative, un traitement différencié de celui des détenus majeurs.&lt;br /&gt;
De plus, dans l&#039;article d&#039;Anne Rubin (2003), publié sur le site de la TSR &amp;quot; La détention des mineurs: un casse-tête Suisse&amp;quot;, présente la situation actuelle et la journaliste tire la sonnette d&#039;alarme quant à la présence d&#039;un nombre important de mineurs dans des centres de détention pour adultes. &lt;br /&gt;
Le document audiovisuel de temps présent, &amp;quot;En Taule&amp;quot;, nous présente deux prisons préventives dans le canton de Vaud où l&#039;on peut souvent retrouver des mineurs. Ce document nous donne une image des conditions de détentions en Suisse. Dans les deux prisons visitées, on nous montre le quotidien des détenus et on peut entendre les points de vue des différents acteurs sur les conditions souvent difficiles. A travers l&#039;article d&#039;Alexandra Richard (27.09.2005), intitulé &amp;quot;Une solution latine pour la délinquance juvénile&amp;quot;, nous avons pu prendre connaissance de l&#039;existence de centres tels que celui de Pramont (VS), qui met l&#039;accent sur l&#039;éducation. Cet article a été trouvé sur le site internet de la TSR: www.tsr.ch.  &lt;br /&gt;
Concernant l&#039;actualité de la situation en Suisse romande, nous nous sommes appuyés sur plusieurs reportages et articles de presse. Premièrement, les articles paru dans &amp;quot;Le Courrier&amp;quot; ou encore &amp;quot;20 minutes&amp;quot; (cf bibliographie)nous ont permis de connaître la situation problématique actuelle à Champ-Dollon. &lt;br /&gt;
La maltraitance étant au centre de notre recherche, nous avons trouvé important de nous informer sur le concept de bientraitance. Le livre de H. Desmet et J-P. Pourtois (2005): &amp;quot;Culture et Bientraitance&amp;quot; développe ce concept dans de divers contextes. Il défini plus particulièrement le bien-être de l&#039;enfant dans un milieu, une culture et une société capables de lui apporter un équilibre et un épanouissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Question de recherche==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Qu&#039;est ce que la maltraitance en prison pour les mineurs en Suisse romande, et est-ce vraiment une réalité?   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Méthodologie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de répondre à notre question de recherche, nous avons commencé par rechercher un certain nombre d&#039;ouvrages concernant les mineurs incarcérés (cf. bibliographie), et nous nous sommes basés sur le cours du premier semestre, qui nous a permis de retracer les conditions de détention des mineurs et d&#039;en voir l&#039;évolution. Avec cela, nous avons pu formuler nos premières hypothèses.&lt;br /&gt;
Dans un second temps, dans le but de répondre à nos questions concernant la prise en charge des mineurs déviants et leur présence dans les structures pour adultes, nous avons décidé de partir sur le terrain interviewer M. Sebastien Aeby, directeur de la prison préventive de La Croisée, dans le canton de VD. Bien que cette interview ne soit pas le fondement de notre article, elle nous a servi à faire un état des lieux de la situation en Suisse romande.&lt;br /&gt;
Pour avoir une idée de la construction sociale du problème, nous sommes allés chercher des rapports de débats au Grand Conseil: le discours du procureur général du 31.02.02 et l&#039;interpellation de M. Rémy Pagani au sujet du suivi des adolescents à Champ-Dollon, 25.04.02, le Rapport annuel de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, année parlementaire 2002-2003 et le Rapport de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, 1ère année de la législature 2001-2003. Nous nous sommes également appuyés sur des rapports d&#039;Amnesty International. &lt;br /&gt;
Internet s&#039;est avéré utile pour la recherche de documents. Les sites web officiels des prisons sont intéressants car ils ont permis d&#039;avoir des renseignements très actuels. Celui de Champ-Dollon (www.geneve.ch/penitent/champdollon) nous a permis de prendre connaissance des chiffres concernant les détenus, tels que le nombre de mineurs incarcérés, le taux de surpopulation etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Limites de la méthode===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous nous sommes heurtés à un vrai manque de temps, notamment pour trouver la littérature pertinente pour construire nos réflexions et pour préparer et choisir l&#039;entretien.&lt;br /&gt;
Le travail et la rédaction de groupe se sont avérés difficiles.  &lt;br /&gt;
La précipitation à commencer le travail nous a poussé à lire des ouvrages qui se sont avérés non pertinents une fois la recherche plus avancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Analyse==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Définition de quelques concepts===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;être clairs sur les concepts que nous utiliserons lors de notre exposé, nous proposons au lecteur quelques définitions: [[mineur]], [[maltraitance]] et [[prison]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le problème maltraitance en milieu carcérale, historique===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous commencerons avec la question de l&#039;enfermement pour nous mener à celle qui nous intéresse en particulier: la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfermement est un phénomène qui a toujours existé, et bien qu&#039;il ait pu prendre des formes différentes selon les époques, il n&#039;en reste pas moins qu&#039;il fut et est une réalité pour les mineurs.&lt;br /&gt;
Déjà au 5ème siècle, les couvents servaient entre autres de lieu d&#039;enfermement pour les enfants &amp;quot;déviants&amp;quot;. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de grand renfermement des pauvres entre le 16ème et 17ème siècle donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pecheur de ces hommes, femmes et enfants. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d&#039;un renouveau moral. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d&#039;enfermement par excellence, fit son apparition. Elle a été créée pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs pour les criminels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, il est intéressant de signaler l&#039;émergence du rapport de la bientraitance à la maltraitance dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème siècle, les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. La décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commencaient à s&#039;élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l&#039;expérience des galères pour les enfants et les femmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème siècle sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n&#039;arrêtait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. En effet, la théorie proposée par ce dernier suggère l&#039;idée que l&#039;individu est entièrement formé avant de naître. Ce postulat pousse à croire que l&#039;identité de l&#039;humain est pré existante. A partir de cette conception, le traitement réservé &amp;quot;aux enfants vicieux&amp;quot; ou &amp;quot;aux criminels nés&amp;quot;, tendait à les enfermer à vie, étant donné que leurs penchants délictueux étaient non seulement d&#039;origine héréditaire mais également immuables. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu&#039;elles ne puissent se reproduire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l&#039;autre côté, comme nous l&#039;avons vu dans le cours de Mme Ruchat, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L&#039;individu était maître de lui-même, insoumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous, faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, affirmant que l&#039;enfant naît fondamentalement bon et que la société le corrompt à mesure qu&#039;il grandit. Il défendit l&#039;idée de protéger l&#039;enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout aussi significative , celle de l&#039;éducabilité de l&#039;homme à travers le cas de l&#039;enfant sauvage de l&#039;Aveyron. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de &amp;quot;redressement&amp;quot;. L&#039;ouvrage de l&#039;Italien Cesare Beccaria intitulé &amp;quot;Des délits et des peines&amp;quot;, écrit en 1764, connaît un énorme succès. Il demande des peines plus légères, plus humaines pour les prisonniers; la société semble suffisamment préparée à recevoir cette idée nouvelle. Cette fois la problématique passe d&#039;un stade primaire à second, son amplification à travers le média de l&#039;époque, c&#039;est-à-dire le livre, produit la publicité nécessaire à donner un nouvel élan à l&#039;amélioration des traitements dans les prisons. L&#039;établissement pénitencier prend une nouvelle définition, il devient &amp;quot;l&#039;école du peuple&amp;quot;, les idées sont les suivantes : rattraper la délinquance et rééduquer l&#039;homme. Deux problèmes se posent à la suite de cette évolution des traitements. Premièrement, le mélange des genres en prison: hommes, femmes et enfants se côtoient dans un même établissement et l&#039;on craint d&#039;éventuelles contaminations morales. Deuxièmement, la question de l&#039;isolement devient problématique. Au lieu de permettre une prise de conscience et un retour sur soi, l&#039;isolement donnait des résultats contraires: les hommes avaient plutôt tendance à &amp;quot;se perdre&amp;quot;, à devenir agressifs ou psychotiques. &lt;br /&gt;
Ce problème vient raviver la question qui nous intéresse ici, c&#039;est-à-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et de ce fait illustre bien l&#039;intérêt qui existait déjà à cette époque: le bon traitement de cette catégorie d&#039;individus. La prise en charge des mineurs prend alors une nouvelle direction, vers un établissement qui leur est dorénavant réservé, une &amp;quot;école de préservation&amp;quot;, autrement dit une prison pour mineurs ou une maison de correction. L&#039;établissement de Mettray, ouvert en 1860, en est le parfait exemple. Ici, le mineurs seront traités différemment, avec un peu plus de liberté, d&#039;espace, dans une atmosphère plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l&#039;esprit religieux qu&#039;on souhaite transmettre à ces jeunes ne sera pas oublié. Bien que les traitements aient changés, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Qui s&#039;intéresse de nos jours à la maltraitance des mineurs en prison ?===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développement de l&#039;enfant et de son bon environnement est permanent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 a force de loi. En plus de la contrainte juridique, c&#039;est-à-dire le respect des articles qu&#039;elle impose aux signataires, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique, résolument novateur. En effet, elle propose une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être considéré comme acteur de sa propre vie. De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;intérêt supérieur de l&#039;enfant affirmé à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra retenir les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation. Toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noter qu&#039;une Convention engage les Etats signataires à mettre en oeuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certain nombre de droits édictés dans la convention peut s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains alinéas d&#039;articles s&#039;intéressent directement aux situations de détentions. A titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être basée sur l&#039;intérêt supérieur de celui-ci et tenir compte de son opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être protégé contre les immixtions dans sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondance et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son milieu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dans un établissement approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;avoir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaux respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que c&#039;est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise en détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises, dirons-nous, conditions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution envisagée et d&#039;une durée aussi limitée que possible. Il doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulière qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il semble que son application doit être poursuivie, même en détention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détention est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International oeuvre en faveur de tous les droits annoncés dans la Déclaration universelle des droits de l&#039;homme, ainsi que dans d&#039;autres traités internationaux. L&#039;Organisation contribue à promouvoir le respect de l&#039;ensemble de ces droits, qu&#039;elle considère comme indivisibles et interdépendants, au moyen de différents types d&#039;actions visant à informer et à sensibiliser le grand public, en développant l&#039;éducation aux droits humains et en faisant pression sur les gouvernements pour qu&#039;ils ratifient et appliquent les traités relatifs aux droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver par exemple une page concernant les mauvais traitements, qui vise à sensibiliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier texte, on critique l&#039;enfermement des mineurs dans des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assurent pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détention pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure ou ils seraient bien souvent vétustes et pourraient mettre en danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajoute à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfants vivent donc en dehors du respect de leur intimité et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dans des prisons réservés aux adultes, loin du respect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Ce mélange, qui représente un risque important pour les mineurs, tels que des violences sexuelles, physiques, et psychologiques, est d&#039;autant plus grave qu&#039;il s&#039;effectue dans des prisons, pour adultes, qui sont, dans la plupart des cas, elles aussi surpeuplées, comme nous pourrons le constater avec l&#039;exemple de la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui disposent que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, et ceci afin de pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. (Se référer à l&#039;ouvrage de K. Tomasevski (1986). La Suisse fait partie de ces pays. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention mettant en jeu la santé et la sécurité physique et émotionnelle des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty international soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d&#039;une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autre les droits de l&#039;enfant, et en l&#039;occurrence, le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détention pour mineurs, le rapport souligne en premier lieu le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au delà des problèmes &amp;quot;matériels&amp;quot; qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport placent le problème encore plus haut, dans &amp;quot;l&#039;absence persistante de toute volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négation pure et simple de leurs existences&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugement, l&#039;incarcération des mineurs dans les quartiers pénitenciers réservés aux adultes, parfois même avec les plus dangereux d&#039;entre eux, le manque de personnel formé de manière adaptée, la surpopulation, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent détenus dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité, et nuisent donc gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux. A cela s&#039;ajoute l&#039;absence ou une insignifiance de structures d&#039;enseignement, d&#039;installations sportives et de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation, font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure ou elle se fait en dehors du respect de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant. Malgré tout, il semble que dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qu&#039;en est-il de la Suisse?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention et l&#039;encadrement des mineurs a fait l&#039;objet de discours et de différents débats à l&#039;intérieur du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 janvier 2002, dans un discours, Monsieur Daniel Zappelli (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550108/41/550108_41_partie4.asp), procureur général, évoque la nécessité impérative de créer des lieux supplémentaires de détention pour mineurs afin d&#039;éviter qu&#039;ils se retrouvent  placés dans des prisons pour adultes et &amp;quot;qu&#039;ils ne soient privés de l&#039;encadrement adéquat&amp;quot;. Ce discours rappelle que le nombre de mineurs incarcérés est en augmentation depuis les six dernières années et qu&#039;il est donc important d&#039;avoir une réflexion sur la justice que l&#039;on offre. On ne manque pas de souligner que &amp;quot;la justice n&#039;est pas que pénale&amp;quot;, et ce n&#039;est qu&#039;en gardant ceci à l&#039;esprit que l&#039;on peut faire évoluer les conditions de traitement et de prise en charge des mineurs.&lt;br /&gt;
Il est absolument nécessaire que la justice se voit mettre à disposition les moyens adéquats pour exercer son pouvoir d&#039;une manière efficace et respectueuse des droits de l&#039;homme et de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril 2002, c&#039;est M. Remy Pagani qui fait une interpellation au Conseil d&#039;Etat au sujet du suivi des adolescents enfermés à Champ-Dollon (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550107/33/550107_33_partie15.asp). Une situation qui ne permet pas la séparation stricte avec les adultes, ce qui est contraire à la convention internationale des droits de l&#039;enfant. De plus ces mineurs, dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés, ne disposent de surcroit d&#039;aucun encadrement éducatif particulier. A ceci la Conseillère d&#039;Etat Michel Spoerri répondra par le même souci et la conscience de la nécessité d&#039;améliorer les conditions de détention des mineurs et leur prise en charge, en l&#039;occurrence, par l&#039;agrandissement de la Clairière et la volonté d&#039;y placer des éducateurs supplémentaires. Seulement ces mesures semblent assez légères étant donné que, comme nous le verrons plus tard, l&#039;agrandissement de la Clairière n&#039;est pas assez important et tous les mineurs présents à Champ-Dollon ne pourront pas y entrer. De plus, les propositions de postes supplémentaires ne semblent pas aboutir, ou, en tout cas, pas assez rapidement étant donné l&#039;urgence de la situation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sujet étudié a fait l&#039;objet de deux rapports annuels de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux rapports, le premier de M. Hugues Hiltpold, année parlementaire 2002-2003,(http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550302/7/550302_7_partie8.asp) sur le thème de la détention et de l&#039;encadrement des mineurs et le second de Mme Anita Cuenod, 1ère année de la législature 2001-2005, ((http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550204/16/550204_16_partie32.asp) font état de problèmes très similaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y parle  de Champ Dollon, comme d&#039;un bâtiment vétuste, ayant des besoins évidents &amp;quot;d&#039;aménagements et de rafraichissements&amp;quot;. Ce lieu ne semble pas approprié que ce soit pour des mineurs ou des adultes. Pourtant, au moment où le débat concernant le deuxième rapport a eu lieu, 27 mineurs étaient présents dans ces murs! La Clairière étant trop petite pour accueillir tous les mineurs placés, et les travaux d&#039;agrandissement tardant à commencer, les conditions semblent peu propices à une amélioration de la situation qui constitue pourtant une réelle urgence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sous-jacent à cette situation, nous retrouvons le problème du traitement de la jeunesse déviante. Est-il normal que le nombre de mineurs placés en détention ne cesse de croitre alors que la justice ne se dit pas uniquement pénale?  C&#039;est M. Remy Pagani qui soulève cette question de fond, qui semble-t-il, ne passe pas souvent au premier plan lors des débats au Grand Conseil.&lt;br /&gt;
On rappellera les décisions prises quatre ans auparavant qui n&#039;ont pas été appliquées, notamment l&#039;abolition de la promiscuité mineurs-majeurs à la prison de Champ-Dolllon. Si cette promiscuité n&#039;a pas été abolie, elle est d&#039;autant plus alarmante que ces jeunes placés en compagnie d&#039;adultes sont isolés dans des quartiers ou bien souvent, se trouvent des personnes &amp;quot;encore plus déviantes qu&#039;eux, notamment des pédophiles&amp;quot;. M. Pagani soulève ici encore une question importante qui est celle de la cohérence du traitement des mineurs incarcérés. Le but de l&#039;incarcération est-elle la prise d&#039;un risque pour la santé et l&#039;équilibre sûrement déjà précaire de ces enfants? &lt;br /&gt;
Si l&#039;agrandissement de la prison de Champ-Dollon est une solution à la surpopulation carcérale, Mme Esther Adler rappelle que des solutions plus &amp;quot;profondes&amp;quot; sont à chercher dans le fonctionnement même du système de traitement des criminels. Effectivement, il serait opportun de réfléchir aux conditions de détentions des mineurs, aux propositions de prise en charge et aux améliorations à y apporter. Se contenter de faire de Champ-Dollon un lieu plus vaste va-t-il permettre un meilleur traitement des mineurs délinquants?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, si les mineurs qui sont placés à La Clairière sont un peu mieux lotis, on soulignera la présence de gardien de prison en plus des éducateurs. Cette présence est perçue comme une volonté de promouvoir la répression plutôt que des mesures éducatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble que la surpopulation des centres de détention pour mineurs serait dûe au manque de volonté des juges de trouver des mesures plus adéquates pour le traitement des mineurs délinquants. La prison serait utilisée commune solution de facilité, ce qui une fois encore apparaît contraire aux articles édictés par les droits de l&#039;enfant. Il ferait partie du rôle du gouvernement d&#039;encourager les juges à trouver des peines plus adéquates que la mise en détention, on citera les mesures d&#039;utilité publique en exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour reprendre les propos de M. Hiltpold et M. Mauris, &amp;quot;Michel Foucault considère (...) que l&#039;on juge une société par l&#039;état de ses prisons&amp;quot; et dans cette optique, c&#039;est &amp;quot;une honte pour notre société moderne de laisser ainsi des jeunes en rupture aux côtés d&#039;idoles du crime (...) avec des gardiens en guise d&#039;infirmiers et des délinquants en guise de camarades.&amp;quot; Cette situation relate un réel dysfonctionnement de la société actuelle et probablement un manque de volonté à prendre la situation en main, de tout mettre en oeuvre pour y remédier, étant donné que le Conseil d&#039;Etat ne semble pas suivre les recommandations émises par la commission au terme de son rapport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias suisses s&#039;intéressent eux aussi au problème. Notre attention s&#039;est portée sur une émission de swissinfo par Anne Rubin titrée &#039;&#039;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&#039;&#039; datant du 02 décembre 2003. (Site de la TSR : La détention des mineurs, un casse tête suisse swissinfo, Anne Rubin(02.12.2003)). Les médias s&#039;inquiètent de la présence de plusieurs mineurs dans des prisons pour adultes, des lieux &amp;quot;inadaptés&amp;quot; à l&#039;accueil de jeunes personnes en développement. De plus, pour ne pas améliorer la situation, la Clairière est toujours trop petite, et on rappelle que l&#039;agrandissement en cours n&#039;a pas été prévu assez conséquent pour accueillir les nombreux mineurs placés entre autre a Champ-Dollon. Ce dernier constat est fait par les autorités genevoises elles-mêmes.&lt;br /&gt;
Cette détention en compagnie d&#039;adultes semblent d&#039;autant plus inquiétante qu&#039;elle ne permet pas de répondre à une volonté d&#039;offrir aux mineurs détenus une prise en charge particulière et éducative qui préparerait le terrain à une réinsertion dans la société. Le jeune, qu&#039;il soit délinquant ou non, a le droit à ce qu&#039;on lui prépare un avenir et qu&#039;on lui donne les atouts pour y arriver. Cependant, dans de telles conditions de détention, dans cette &amp;quot;école du crime&amp;quot; comme l&#039;appelle M. Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD), on peut imaginer que c&#039;est la récidive qui sera entrainée plutôt que la réinsertion du jeune. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Réalité Suisse et genevoise: de la prise en charge à la maltraitance&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- La détention des délinquants mineurs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis plusieurs années, des mineurs sont détenus à la prison de Champ-Dollon ainsi qu&#039;à la Maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc. Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est devenue aujourd&#039;hui une règle, et s&#039;aggrave. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissements privatifs de liberté pour adultes vient directement à l&#039;encontre de plusieurs conventions internationales, dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes délinquants et criminels. Les centres de détention ont comme but de protéger les mineurs, pour cela on a jugé bon de les séparer de la société. Cette dernière est représentée par le groupe dominant qui fixe les règles et les normes à respecter. Les individus qui ne respectent pas ces normes sont montrés du doigt et mis en marge. Pour suivre cet objectif, la société a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code pénal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de liberté doit exercer une action éducative sur les personnes privées de liberté et préparer le retour à la vie libre. L&#039;enfermement doit être un moyen pour le délinquant ou le criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger les jeunes en donnant une réponse aux actes violents ou délictueux. Elles doivent punir mais pas maltraiter les déviants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 60 se sont créées les premières prisons pour mineurs. On sépare déjà depuis le 19ème les détenus majeurs des mineurs. On veut éviter les mélanges qui ne sont pas bénéfiques pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitements.  St-Antoine était la prison qui avait le plus servi à Genève depuis le 1712, date de sa construction. Elle passa le relai à Champ-Dollon en 1977. Depuis le début du 20ème siècle, et jusqu&#039;à nos jours, on trouve des mineurs dans des lieux prévus uniquement pour des majeurs. On retrouve ces faits dans le travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, par Chloé MEIER et Sébastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995, mais également dans les statistiques actuelles de Champ-Dollon, ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby actuel directeur de la prison préventive la Croisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairière&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre éducatif pour adolescents. Les mineurs y sont détenus pour des périodes courtes,  allant de un jour à un an. Cependant, la création de la Clairière ne résoud pas le problème, car on retrouve systématiquement des mineurs dans les établissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple à Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tirés des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;année 2003 peuvent nous donner une image de l&#039;ampleur du phénomène (cf résumé).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons déjà exliqué, l&#039;enfermement de mineurs en prison constitue déjà, en tant que tel, une forme de maltraitance. Cette dernière est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelques années la situation s&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview: il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Ce nouveau cadre ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins stricts (rapporté de l&#039;inteview donné au courrier). Dans ces prisons pour majeurs la sécurité est renforcée, et la répression et l&#039;isolement sont plus fréquemment utilisés. Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de J. Torrente (2001). Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La structure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. L&#039;encadrement dont les mineurs auraient tant besoin est absent. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière (www.geneve.ch/fao/2003). Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dûs à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux, comme nous avons pu le voir précédement dans l&#039;article 37 de La Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot;C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby. &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux, mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer: le mineur serait au centre du projet, et l&#039;exclusion que représente l&#039;enfermement serait évitée dans la mesure du possible. Dans le cas contraire, il s&#039;agirait tout de même d&#039;éviter le processus d&#039;engrenage qui s&#039;active souvent lors du contact avec des adultes, et orienter la prise en charge vers un épanouissement du mineur et une réintegration à la société. Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. Ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droits de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison&#039;&#039; 	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, et risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les objectifs éducatifs que visent les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineur à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dûes à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie. &amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subisse pas de mauvais traitements durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Afin que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby). Il serait idéal qu&#039;un travail soit fait entre les éducateurs, la direction et les acteurs extérieurs, mais malereusement les prisons ne consacrent acctuellement que très peut de temps pour un suivi personnalisé des détenus. Les mineurs ont besoin de beaucoup de temps mais les budgets des prisons pour majeurs ne sont pas addaptés à une vrai prise en main.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance a de l&#039;influence sur le développement et l&#039;image du corps peut être modifiée par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation ou le suicide. Pour éviter de tel abus, notamment sexuels, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélanger dans les cellules et lors des douches. Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visites que les majeurs. Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y perd du temps de visite, mineurs inclus. 	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toutes les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissements pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus début mai 2006 la surpopulation est devenue intolérable. Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. En effet Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, les personnes incarcérées sont actuellement rencensées autour de 500. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable. Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inaugurée le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine, voire surpeuplée selon les périodes. Le problème est donc loin d&#039;être résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Actualité: Champ-Dollon et ses récentes émeutes&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
 	&lt;br /&gt;
En février 2005, les députés du Grand Conseil votaient un crédit d&#039;étude de 1,3 millions de francs pour l&#039;agrandissement de l&#039;établissement pénitentiaire. A ce moment-là, la prison de Champ-Dollon comptait 438 détenus pour 270 places. &lt;br /&gt;
Furieux de ces conditions, les détenus ont manifestés durant les journées du 30 avril et du 1 mai, refusant de réintégrer leurs cellules après la promenade. Malheureusement, des violences ont été commises. Selon Constantin Franziskakis, une trentaine de détenus se seraient défoulés sur le matériel de la prison. A la fin de la journée, le constat était de trois blessés.&lt;br /&gt;
Comme cité dans l&#039;article de Philippe Chevalier du 3 mai 2006, &amp;quot;Poussée de fièvre à Champ-Dollon&amp;quot;, paru dans Le Courrier, Laurent Moutinot, le chef du Département des institutions, promet de punir les auteurs de violence, mais également de prêter une oreille attentive à leur revendications, bien que, d&#039;après lui, les problèmes énoncés découlent de la situation de surpeuplement. 	&lt;br /&gt;
Les détenus manifestaient non seulement contre les conditions de surpopulation, mais surtout contre les arrestations brutales des forces de l&#039;ordre et contre les périodes de détention provisoire qui excèdent régulièrement la durée des peines prononcées. En effet, le nombre de dossiers traités pour condamnation est passé de 2600 en 2003 à 4300 en 2005.	&lt;br /&gt;
La Ligue suisse des droits de l&#039;homme se montre solidaire avec les détenus, pointant le doigt sur la lenteur de la Chambre d&#039;accusation genevoise. 		&lt;br /&gt;
Mais le problème n&#039;est pas proprement genevois. Si Champ-Dollon souffre aujourd&#039;hui de surpopulation, c&#039;est aussi parce que de nombreux détenus attendent leur transfert vers une prison d&#039;un autre canton. En 2005, la Suisse comptait plus de 6000 détenus. Sur les 122 prisons nationales, 27 affichaient complet et 14 souffraient de surpopulation. 	&lt;br /&gt;
Cette situation est désagréable autant pour les personnes qui travaillent à la prison que pour les prisonniers, qui se marchent dessus. La sécurité générale est amoindrie, les personnes étouffent. Les places de travail en ateliers manquent. Certains prisonniers se trouvent enfermés 23 heures sur 24 dans leur cellule.	 	&lt;br /&gt;
Cette surpopulation avait déjà entraîné à Genève une certaine prise de conscience en mars 2006 : le conseil d’état ouvre un crédit de 18 millions de francs pour un projet de construction d&#039;une nouvelle structure de détention à Puplinge, village situé à côté de Jussy, vers le site de Champ-Dollon. Cette structure devrait voir le jour en 2007 : les travaux commençant normalement en février prochain pour s’achever en décembre 2007. Cette structure ne prévoit que 64 places supplémentaires ainsi que des places de travail. Cela viendra bien évidemment soulager la surpopulation de Champ-Dollon dont les prisonniers sont victimes depuis déjà de nombreuses années mais cela suffira-t-il pour « faire taire » ces détenus étouffés ? L’autorité genevoise craignait ces plaintes depuis longtemps, ces dernières viennent d’ailleurs confirmer la mesure d’urgence à prendre, et la nécessité de donner aux détenus un minimum de confort le plus rapidement possible. &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Plus aucun mineur ne sera incarcéré à Champ-Dollon&#039;&#039;		&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le 20 avril, plus aucun mineur n&#039;est détenu à Champ-Dollon. Habituellement, entre zéro et onze mineurs y étaient enfermés. Suite aux violences qui ont eu lieu dans la prison surpeuplée, les mineurs seront désormais détenus à La Clairière. Cependant, bien que cette dernière ait été agrandie, passant de 15 à 30 places en 2005, elle risque également d&#039;être surpeuplée. &amp;quot;Entre deux maux, nous avons choisi le moindre&amp;quot;, a dit M. Franziskakis, directeur de l&#039;office pénitentiaire. En effet, les mineurs seront plus en sécurité dans une Clairière surpeuplée de quelques unités qu&#039;à Champ-Dollon en mutinerie. Ce transfert permettera également une prise en charge adéquate, puisque La Clairière ne détient que des mineurs. Cette réaction immédiate suite aux émeutes de Champ-Dollon confirme notre hypothèse selon laquelle les mineurs n&#039;ont pas leur place dans des prisons d&#039;adultes. Il est toutefois bien dommage qu&#039;il faille des incidents graves pour obtenir des changements...		&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Bientraitance: un concept émergent.&#039;&#039;&#039;	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous évoquerons en premier lieu notre interrogation sur l&#039;absence du terme de &amp;quot;bientraitance&amp;quot; dans notre vocabulaire. Nous nous sommes demandés si cet oubli pouvait révéler le fait que notre société n&#039;aurait pas pensé à la bientraitance. Comme le dit B. Cyrulnik (2005) dans le livre &amp;quot;Culture et bientraitance&amp;quot;, &amp;quot; Le choix du mot révèle la manière dont la culture se préoccupe d&#039;un concept.&amp;quot; Peut-on alors en déduire que le système pénal suisse ne fait pas de la bientraitance des mineurs incarcérés une de ses priorités?&lt;br /&gt;
Partant du principe que placer un mineur en prison est déjà une forme de maltraitance, nous allons tenter d&#039;éclaircir alors le concept de bientraitance, qui devient de plus en plus présent dans les discours de tous les jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, bientraiter un enfant est devenu un enjeu d&#039;humanité. Si le mot bientraitance est né, c&#039;est un signe de changement d&#039;attitude de la part d&#039;une société qui sans cesse tente de se remettre en question. Le concept de bientraitance a subi une transformation d&#039;une génération à une autre, aussi, dans les années 1980, bientraiter un enfant n&#039;apparaissait pas encore comme une évidence au sein de la famille. Aujourd&#039;hui, on parle d&#039;une éducation qui se doit de favoriser l&#039;épanouissement des enfants dans différents domaines, physique, affectif, cognitif et social. La famille est considérée comme le lieu privilégié permettant de favoriser cet épanouissement. Autrement dit, la bientraitance vise à la promotion et à la mise en place effective de pratiques éducatives et d&#039;attitudes qui soient garantes du bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
Alors, on ne doit pas seulement prévenir la maltraitance, mais aussi encourager une éducation qui permette à l&#039;enfant de donner le meilleur de lui-même. La bientraitance d&#039;un enfant passe donc par son éducation, mais qui dit éducation, dit scolarisation. Le chemin d&#039;un enfant vers l&#039;école est primordial, car cette dernière, qui peut être considérée comme l&#039;une des principales instances de socialisation et de développement socio cognitif et socio affectif de l&#039;enfant, semble s&#039;inscrire dans le cadre global des attitudes favorables au bon développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon nombre d&#039;associations se mobilisent afin que chaque enfant ait droit à un bon traitement dans la vie de tous les jours. Mais qu&#039;en est-il des enfants en prison, en institution ? On trouve dans le rapport d&#039;Amnesty International des recommandations pour la protection des enfants en détention telles que &amp;quot;les détenus mineurs doivent être séparés des adultes, sauf dans le cas de membres d&#039;une même famille&amp;quot;, ou encore &amp;quot;Le recours à la détention préventive pour les enfants doit se limiter à certaines circonstances exceptionnelles. Toute forme de détention doit être conforme à la norme internationale, qui veut qu&#039;un enfant ne soit placé en détention qu&#039;en dernier ressort et pour la durée la plus courte possible.&amp;quot; On se rend alors compte que le traitement des enfants en détention est un sujet qui préoccupe de plus en plus, et c&#039;est ainsi que des recommandations telles que celles-ci émergent. D&#039;après une recherche effectuée par le service de protection judiciaire de la jeunesse en France, quelques constats ont été avancés : premièrement, un encadrement permanent, stable et formé, permet d&#039;élaborer un suivi plus individualisé des mineurs. Le surveillant est alors le premier référent en détention. Deuxièmement, on souligne l&#039;importance des activités en détention, principalement des activités scolaires. On sait que le temps inactif passé en cellule peut engendrer des comportements violents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Divers acteurs du monde juridique, pénitencier ou encore politique préfèrent ne pas trop faire parler d&#039;eux dans les médias. On trouve très rarement le terme maltraitance dans un article consacré à la prison en Suisse, et bien que les conditions d&#039;incarcération soient décrites de manières plutôt négatives, il est rare que ces aspects soient qualifié de mauvais traitements. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que de nouvelles méthodes de prise en charge, plus inclusives, voient le jour, le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Pourtant, nous savons bien que l&#039;exclusion ne porte pas ses fruits, et exclure un jeune en rupture sociale ne va certainement pas jouer en sa faveur pour un avenir plus positif et une réinsertion dans la société. Cette exclusion n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur? Ne devrait-on pas revoir les objectifs de base de l&#039;incarcération d&#039;un mineur et trouver les conditions adéquates en fonction de cela?  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que la notion de maltraitance semble s&#039;être considérablement élargie et toucher maintenant aux conditions de vie des détenus et à leur traitement quotidien, le sujet ne trouve toujours pas beaucoup de défenseurs... Si on n&#039;est pas capable ou qu&#039;on ne cherche pas à éradiquer le problèmes des conditions déplorables de détentions des mineurs, Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération? Décriminaliser les délits commis  pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs est réelle, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. Que fait-on alors? Le débat est lancé, mais la situation est délicate et le traitement idéal ne peut peut-être pas être généralisé, il s&#039;agit plutot d&#039;un cas-par-cas. Mais peut- on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave?&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=4307</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
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		<updated>2006-06-20T16:40:17Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : /* Méthodologie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Ce groupe est composé de Marie Cornejo, Aurelie Benoit, Julie Wyler, Sira Garcia, Benoit Fanin et André Lienhard&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Introduction==&lt;br /&gt;
Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge à travers les époques, et nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier. A l&#039;heure actuelle, il existe en Suisse plusieurs centres de détention pour mineurs. Dans le canton de Genève nous avons &amp;quot;La Clairière&amp;quot; à Vernier (GE), mais dû à un problème de manque de place, certains mineurs peuvent être placés dans des prisons pour adultes, comme c&#039;est le cas à Champ-Dollon.  &lt;br /&gt;
Dans la mesure où la prise en charge de certains mineurs délinquants se fait en dehors du respect de la Convention intarnationale des droits de l&#039;enfant,  nous partons du principe que  dès lors qu&#039;un mineur est incarcéré, il y a maltraitance. A cette première forme de maltraitance s&#039;ajoutent des conditions des détentions qui ne sont pas toujours en accord avec les conventions internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter. Quelle forme prend la maltraitance des mineurs incarcérés? Est-ce une réalité en Suisse Romande?&lt;br /&gt;
Après la revue de littérature, qui présente les différents ouvrages que nous avons lu et leurs idées clés, nous commencerons par présenter notre question de recherche et la méthode que nous avons suivie. Puis, en partant des définitions de &amp;quot;mineurs&amp;quot;, &amp;quot;maltraitance&amp;quot; et &amp;quot;prison&amp;quot; que nous avons insérées dans le dictionnaire des concepts, nous essayerons de mettre en lumière la construction du problème social de la maltraitance des mineurs en prison et les différents acteurs qui s&#039;y intéressent. Puis, en nous appuyant sur l&#039;actualité, nous décrirons la situation en Suisse romande, en évoquant différentes situations, que nous jugeons maltraitantes, vécues par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. Suivant celà, nous nous pencherons sur les événements récents à Champ-Dollon et à leurs éventuelles causes. Pour finir ce travail, nous proposons de développer le concept émergent de la bientraitance, une notion qu&#039;il est capitale de prendre en compte lorsque l&#039;on cherhce à traiter le problème de la maltraitance, dasn quel domaine soit-il.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Revue de littérature== &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de retracer l&#039;évolution générale des conditions de détention dans les prisons pour mineurs en Suisse romande, nous nous sommes inspirés notamment du cours de Mme. Ruchat, ainsi que de son ouvrage intitulé L&#039;oiseau et le Cachot (1993). A la suite des éléments apportés dans ce livre, le travail de recherche de S. Aeby et de C. Meier sur les prisons préventives genevoises nous a également donné de nombreux éléments sur l&#039;évolution des centres de détention de St-Antoine et de Champ-Dollon. L&#039;isolement, les conditions d&#039;hygiène, la surpopulation, le mélange des mineurs et des majeurs, sont beaucoup d&#039;éléments qui nous poussent à émettre l&#039;hypothèse selon laquelle la maltraitance serait une réalité dans les prisons pour mineurs. &lt;br /&gt;
Amnesty international soulève également ces différents points dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. &lt;br /&gt;
Le livre de J. Torrente &amp;quot;La maltraitance : regards pluridisciplinaires&amp;quot; (2001), nous permet d&#039;avoir une meilleure connaissance de ce sujet. Cette approche interdisciplinaire donne une image des différents problèmes que cause la maltraitance. J. Torrente insiste sur le côté psychologique de celle-ci. L&#039;auteur ne parle pas spécifiquement des conséquences de l&#039;enfermement mais des conséquences sur le développement et le psychisme d&#039;enfants ayant subi des maltraitances ou des négligences de tous genres. Nous retrouvons également cette thématique dans le livre de Zambeaux (2001) : &amp;quot;En prison avec des Ados&amp;quot;. En effet, dans cet ouvrage, l&#039;auteur permet aux lecteurs d’entrer dans les prisons de France, dans les quartiers réservés aux mineurs. Chaque année la république incarcère environ 7000 mineurs par an en prison et 700 d’entre eux y résident en permanence. L’auteur, un journaliste, a rencontré ces jeunes derrière les barreaux et leur donne la parole. Zambeaux fait le tour des problèmes ; les prisons hors la loi, la loi entre codétenus, les drogues et médicaments à profusion, l’enseignement précaire, ou encore le statut non reconnu des adolescentes incarcérées.  &lt;br /&gt;
Une autre grande thématique retrouvée dans plusieurs ouvrages est celle des détenus mineurs incarcérés avec des majeurs. Par exemple, dans le livre de K. Tomasevski (1986): &amp;quot;Enfants en prison avec des adultes&amp;quot;, l&#039;auteur nous présente des enquêtes sur ce mélange, effectuées dans plusieurs pays, mettant en lumière des situations de détention trop souvent inadéquates. En effet, les mineurs sont plus souvent dirigés vers des travaux manuels comme les adultes que vers une prise en charge éducative, un traitement différencié de celui des détenus majeurs.&lt;br /&gt;
De plus, dans l&#039;article d&#039;Anne Rubin (2003), publié sur le site de la TSR &amp;quot; La détention des mineurs: un casse-tête Suisse&amp;quot;, présente la situation actuelle et la journaliste tire la sonnette d&#039;alarme quant à la présence d&#039;un nombre important de mineurs dans des centres de détention pour adultes. &lt;br /&gt;
Le document audiovisuel de temps présent, &amp;quot;En Taule&amp;quot;, nous présente deux prisons préventives dans le canton de Vaud où l&#039;on peut souvent retrouver des mineurs. Ce document nous donne une image des conditions de détentions en Suisse. Dans les deux prisons visitées, on nous montre le quotidien des détenus et on peut entendre les points de vue des différents acteurs sur les conditions souvent difficiles. A travers l&#039;article d&#039;Alexandra Richard (27.09.2005), intitulé &amp;quot;Une solution latine pour la délinquance juvénile&amp;quot;, nous avons pu prendre connaissance de l&#039;existence de centres tels que celui de Pramont (VS), qui met l&#039;accent sur l&#039;éducation. Cet article a été trouvé sur le site internet de la TSR: www.tsr.ch.  &lt;br /&gt;
Concernant l&#039;actualité de la situation en Suisse romande, nous nous sommes appuyés sur plusieurs reportages et articles de presse. Premièrement, les articles paru dans &amp;quot;Le Courrier&amp;quot; ou encore &amp;quot;20 minutes&amp;quot; (cf bibliographie)nous ont permis de connaître la situation problématique actuelle à Champ-Dollon. &lt;br /&gt;
La maltraitance étant au centre de notre recherche, nous avons trouvé important de nous informer sur le concept de bientraitance. Le livre de H. Desmet et J-P. Pourtois (2005): &amp;quot;Culture et Bientraitance&amp;quot; développe ce concept dans de divers contextes. Il défini plus particulièrement le bien-être de l&#039;enfant dans un milieu, une culture et une société capables de lui apporter un équilibre et un épanouissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Question de recherche==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Qu&#039;est ce que la maltraitance en prison pour les mineurs en Suisse romande, et est-ce vraiment une réalité?   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Méthodologie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de répondre à notre question de recherche, nous avons commencé par rechercher un certain nombre d&#039;ouvrages concernant les mineurs incarcérés (cf. bibliographie), et nous nous sommes basés sur le cours du premier semestre, qui nous a permis de retracer les conditions de détention des mineurs et d&#039;en voir l&#039;évolution. Avec cela, nous avons pu formuler nos premières hypothèses.&lt;br /&gt;
Dans un second temps, dans le but de répondre à nos questions concernant la prise en charge des mineurs déviants et leur présence dans les structures pour adultes, nous avons décidé de partir sur le terrain interviewer M. Sebastien Aeby, directeur de la prison préventive de La Croisée, dans le canton de VD. Bien que cette interview ne soit pas le fondement de notre article, elle nous a servi à faire un état des lieux de la situation en Suisse romande.&lt;br /&gt;
Pour avoir une idée de la construction sociale du problème, nous sommes allés chercher des rapports de débats au Grand Conseil: le discours du procureur général du 31.02.02 et l&#039;interpellation de M. Rémy Pagani au sujet du suivi des adolescents à Champ-Dollon, 25.04.02, le Rapport annuel de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, année parlementaire 2002-2003 et le Rapport de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, 1ère année de la législature 2001-2003. Nous nous sommes également appuyés sur des rapports d&#039;Amnesty International. &lt;br /&gt;
Internet s&#039;est avéré utile pour la recherche de documents. Les sites web officiels des prisons sont intéressants car ils ont permis d&#039;avoir des renseignements très actuels. Celui de Champ-Dollon (www.geneve.ch/penitent/champdollon) nous a permis de prendre connaissance des chiffres concernant les détenus, tels que le nombre de mineurs incarcérés, le taux de surpopulation etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Limites de la méthode===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous nous sommes heurtés à un vrai manque de temps, notamment pour trouver la littérature pertinente pour construire nos réflexions et pour préparer et choisir l&#039;entretien.&lt;br /&gt;
Le travail et la rédaction de groupe se sont avérés difficiles.  &lt;br /&gt;
La précipitation à commencer le travail nous a poussé à lire des ouvrages qui se sont avérés non pertinents une fois la recherche plus avancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Analyse==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définition de quelques concepts&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;être clairs sur les concepts que nous utiliserons lors de notre exposé, nous proposons au lecteur quelques définitions: [[mineur]], [[maltraitance]] et [[prison]] LIENS?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du problème social&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l&#039;on a choisi de montrer cette problématique à différentes époques de l&#039;histoire humaine, ce n&#039;est pas sans surmonter quelques difficultés. Plus on remonte dans le passé de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d&#039;égarement dû au manque d&#039;informations. C&#039;est pourquoi, nous commencerons avec la question de l&#039;enfermement pour nous mener à celle qui nous intéresse en particulier: la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfermement est un phénomène qui a toujours existé, et bien qu&#039;il ait pu prendre des formes différentes selon les époques, il n&#039;en reste pas moins qu&#039;il fut et est une réalité pour les mineurs.&lt;br /&gt;
Déjà au 5ème siècle, les couvents servaient entre autres de lieu d&#039;enfermement pour les enfants &amp;quot;déviants&amp;quot;. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de grand renfermement des pauvres entre le 16ème et 17ème siècle donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pecheur de ces hommes, femmes et enfants. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d&#039;un renouveau moral. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d&#039;enfermement par excellence, fit son apparition. Elle a été créée pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs pour les criminels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, il est intéressant de signaler l&#039;émergence du rapport de la bientraitance à la maltraitance dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème siècle, les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. La décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commencaient à s&#039;élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l&#039;expérience des galères pour les enfants et les femmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème siècle sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n&#039;arrêtait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.Il y avait évidemment dans cette prolifération d&#039;idées des contradictions, dont certaines allaient avoir des répercussions sur notre objet d&#039;étude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. En effet, la théorie proposée par ce dernier suggère l&#039;idée que l&#039;individu est entièrement formé avant de naître. Ce postulat pousse à croire que l&#039;identité de l&#039;humain est pré existante. A partir de cette conception, le traitement réservé &amp;quot;aux enfants vicieux&amp;quot; ou &amp;quot;aux criminels nés&amp;quot;, tendait à les enfermer à vie, étant donné que leurs penchants délictueux étaient non seulement d&#039;origine héréditaire mais également immuables. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu&#039;elles ne puissent se reproduire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l&#039;autre côté, comme nous l&#039;avons vu dans le cours de Mme Ruchat, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L&#039;individu était maître de lui-même, insoumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous, faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, affirmant que l&#039;enfant naît fondamentalement bon et que la société le corrompt à mesure qu&#039;il grandit. Il défendit l&#039;idée de protéger l&#039;enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout aussi significative , celle de l&#039;éducabilité de l&#039;homme à travers le cas de l&#039;enfant sauvage de l&#039;Aveyron. Le docteur sort cet enfant sauvage d&#039;un établissement réservé aux sourds pour lui offrir de meilleures conditions, en l&#039;hébergeant chez lui. Itard croit en l&#039;éducabilité de Victor (nom donné à &amp;quot;l&#039;enfant sauvage&amp;quot;), et progressivement, grâce à des tests, des méthodes pédagogiques, Victor va apprendre, comprendre, parler et penser. Sans rentrer dans les détails de cet évènement, on peut dire que l&#039;hypothèse d&#039;Itard, quant à l&#039;éducabilité de l&#039;homme, a été confirmée.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans ce contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de &amp;quot;redressement&amp;quot;. L&#039;ouvrage de l&#039;Italien Cesare Beccaria intitulé &amp;quot;Des délits et des peines&amp;quot;, écrit en 1764, connaît un énorme succès. Il demande des peines plus légères, plus humaines pour les prisonniers; la société semble suffisamment préparée à recevoir cette idée nouvelle. Cette fois la problématique passe d&#039;un stade primaire à second, son amplification à travers le média de l&#039;époque, c&#039;est-à-dire le livre, produit la publicité nécessaire à donner un nouvel élan à l&#039;amélioration des traitements dans les prisons. L&#039;établissement pénitencier prend une nouvelle définition, il devient &amp;quot;l&#039;école du peuple&amp;quot;, les idées sont les suivantes : rattraper la délinquance et rééduquer l&#039;homme. Deux problèmes se posent à la suite de cette évolution des traitements. Premièrement, le mélange des genres en prison: hommes, femmes et enfants se côtoient dans un même établissement et l&#039;on craint d&#039;éventuelles contaminations morales. Deuxièmement, la question de l&#039;isolement devient problématique. Au lieu de permettre une prise de conscience et un retour sur soi, l&#039;isolement donnait des résultats contraires: les hommes avaient plutôt tendance à &amp;quot;se perdre&amp;quot;, à devenir agressifs ou psychotiques. &lt;br /&gt;
Ce problème vient raviver la question qui nous intéresse ici, c&#039;est-à-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et de ce fait illustre bien l&#039;intérêt qui existait déjà à cette époque: le bon traitement de cette catégorie d&#039;individus. La prise en charge des mineurs prend alors une nouvelle direction, vers un établissement qui leur est dorénavant réservé, une &amp;quot;école de préservation&amp;quot;, autrement dit une prison pour mineurs ou une maison de correction. L&#039;établissement de Mettray, ouvert en 1860, en est le parfait exemple. Ici, le mineurs seront traités différemment, avec un peu plus de liberté, d&#039;espace, dans une atmosphère plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l&#039;esprit religieux qu&#039;on souhaite transmettre à ces jeunes ne sera pas oublié. Bien que les traitements aient changés, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qui s&#039;intéresse de nos jours à la maltraitance des mineurs en prison ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développement de l&#039;enfant et de son bon environnement est permanent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 a force de loi. En plus de la contrainte juridique, c&#039;est-à-dire le respect des articles qu&#039;elle impose aux signataires, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique, résolument novateur. En effet, elle propose une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être considéré comme acteur de sa propre vie. De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;intérêt supérieur de l&#039;enfant affirmé à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra retenir les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation. Toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noter qu&#039;une Convention engage les Etats signataires à mettre en oeuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certain nombre de droits édictés dans la convention peut s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains alinéas d&#039;articles s&#039;intéressent directement aux situations de détentions. A titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être basée sur l&#039;intérêt supérieur de celui-ci et tenir compte de son opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être protégé contre les immixtions dans sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondance et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son milieu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dans un établissement approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;avoir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaux respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que c&#039;est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise en détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises, dirons-nous, conditions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution envisagée et d&#039;une durée aussi limitée que possible. Il doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulière qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il semble que son application doit être poursuivie, même en détention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détention est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International oeuvre en faveur de tous les droits annoncés dans la Déclaration universelle des droits de l&#039;homme, ainsi que dans d&#039;autres traités internationaux. L&#039;Organisation contribue à promouvoir le respect de l&#039;ensemble de ces droits, qu&#039;elle considère comme indivisibles et interdépendants, au moyen de différents types d&#039;actions visant à informer et à sensibiliser le grand public, en développant l&#039;éducation aux droits humains et en faisant pression sur les gouvernements pour qu&#039;ils ratifient et appliquent les traités relatifs aux droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver par exemple une page concernant les mauvais traitements, qui vise à sensibiliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier texte, on critique l&#039;enfermement des mineurs dans des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assurent pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détention pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure ou ils seraient bien souvent vétustes et pourraient mettre en danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajoute à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfants vivent donc en dehors du respect de leur intimité et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dans des prisons réservés aux adultes, loin du respect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Ce mélange, qui représente un risque important pour les mineurs, tels que des violences sexuelles, physiques, et psychologiques, est d&#039;autant plus grave qu&#039;il s&#039;effectue dans des prisons, pour adultes, qui sont, dans la plupart des cas, elles aussi surpeuplées, comme nous pourrons le constater avec l&#039;exemple de la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui disposent que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, et ceci afin de pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. (Se référer à l&#039;ouvrage de K. Tomasevski (1986). La Suisse fait partie de ces pays. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention mettant en jeu la santé et la sécurité physique et émotionnelle des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty international soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d&#039;une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autre les droits de l&#039;enfant, et en l&#039;occurrence, le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détention pour mineurs, le rapport souligne en premier lieu le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au delà des problèmes &amp;quot;matériels&amp;quot; qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport placent le problème encore plus haut, dans &amp;quot;l&#039;absence persistante de toute volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négation pure et simple de leurs existences&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugement, l&#039;incarcération des mineurs dans les quartiers pénitenciers réservés aux adultes, parfois même avec les plus dangereux d&#039;entre eux, le manque de personnel formé de manière adaptée, la surpopulation, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent détenus dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité, et nuisent donc gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux. A cela s&#039;ajoute l&#039;absence ou une insignifiance de structures d&#039;enseignement, d&#039;installations sportives et de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation, font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure ou elle se fait en dehors du respect de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant. Malgré tout, il semble que dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qu&#039;en est-il de la Suisse?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention et l&#039;encadrement des mineurs a fait l&#039;objet de discours et de différents débats à l&#039;intérieur du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 janvier 2002, dans un discours, Monsieur Daniel Zappelli (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550108/41/550108_41_partie4.asp), procureur général, évoque la nécessité impérative de créer des lieux supplémentaires de détention pour mineurs afin d&#039;éviter qu&#039;ils se retrouvent  placés dans des prisons pour adultes et &amp;quot;qu&#039;ils ne soient privés de l&#039;encadrement adéquat&amp;quot;. Ce discours rappelle que le nombre de mineurs incarcérés est en augmentation depuis les six dernières années et qu&#039;il est donc important d&#039;avoir une réflexion sur la justice que l&#039;on offre. On ne manque pas de souligner que &amp;quot;la justice n&#039;est pas que pénale&amp;quot;, et ce n&#039;est qu&#039;en gardant ceci à l&#039;esprit que l&#039;on peut faire évoluer les conditions de traitement et de prise en charge des mineurs.&lt;br /&gt;
Il est absolument nécessaire que la justice se voit mettre à disposition les moyens adéquats pour exercer son pouvoir d&#039;une manière efficace et respectueuse des droits de l&#039;homme et de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril 2002, c&#039;est M. Remy Pagani qui fait une interpellation au Conseil d&#039;Etat au sujet du suivi des adolescents enfermés à Champ-Dollon (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550107/33/550107_33_partie15.asp). Une situation qui ne permet pas la séparation stricte avec les adultes, ce qui est contraire à la convention internationale des droits de l&#039;enfant. De plus ces mineurs, dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés, ne disposent de surcroit d&#039;aucun encadrement éducatif particulier. A ceci la Conseillère d&#039;Etat Michel Spoerri répondra par le même souci et la conscience de la nécessité d&#039;améliorer les conditions de détention des mineurs et leur prise en charge, en l&#039;occurrence, par l&#039;agrandissement de la Clairière et la volonté d&#039;y placer des éducateurs supplémentaires. Seulement ces mesures semblent assez légères étant donné que, comme nous le verrons plus tard, l&#039;agrandissement de la Clairière n&#039;est pas assez important et tous les mineurs présents à Champ-Dollon ne pourront pas y entrer. De plus, les propositions de postes supplémentaires ne semblent pas aboutir, ou, en tout cas, pas assez rapidement étant donné l&#039;urgence de la situation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sujet étudié a fait l&#039;objet de deux rapports annuels de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux rapports, le premier de M. Hugues Hiltpold, année parlementaire 2002-2003,(http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550302/7/550302_7_partie8.asp) sur le thème de la détention et de l&#039;encadrement des mineurs et le second de Mme Anita Cuenod, 1ère année de la législature 2001-2005, ((http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550204/16/550204_16_partie32.asp) font état de problèmes très similaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y parle  de Champ Dollon, comme d&#039;un bâtiment vétuste, ayant des besoins évidents &amp;quot;d&#039;aménagements et de rafraichissements&amp;quot;. Ce lieu ne semble pas approprié que ce soit pour des mineurs ou des adultes. Pourtant, au moment où le débat concernant le deuxième rapport a eu lieu, 27 mineurs étaient présents dans ces murs! La Clairière étant trop petite pour accueillir tous les mineurs placés, et les travaux d&#039;agrandissement tardant à commencer, les conditions semblent peu propices à une amélioration de la situation qui constitue pourtant une réelle urgence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sous-jacent à cette situation, nous retrouvons le problème du traitement de la jeunesse déviante. Est-il normal que le nombre de mineurs placés en détention ne cesse de croitre alors que la justice ne se dit pas uniquement pénale?  C&#039;est M. Remy Pagani qui soulève cette question de fond, qui semble-t-il, ne passe pas souvent au premier plan lors des débats au Grand Conseil.&lt;br /&gt;
On rappellera les décisions prises quatre ans auparavant qui n&#039;ont pas été appliquées, notamment l&#039;abolition de la promiscuité mineurs-majeurs à la prison de Champ-Dolllon. Si cette promiscuité n&#039;a pas été abolie, elle est d&#039;autant plus alarmante que ces jeunes placés en compagnie d&#039;adultes sont isolés dans des quartiers ou bien souvent, se trouvent des personnes &amp;quot;encore plus déviantes qu&#039;eux, notamment des pédophiles&amp;quot;. M. Pagani soulève ici encore une question importante qui est celle de la cohérence du traitement des mineurs incarcérés. Le but de l&#039;incarcération est-elle la prise d&#039;un risque pour la santé et l&#039;équilibre sûrement déjà précaire de ces enfants? &lt;br /&gt;
Si l&#039;agrandissement de la prison de Champ-Dollon est une solution à la surpopulation carcérale, Mme Esther Adler rappelle que des solutions plus &amp;quot;profondes&amp;quot; sont à chercher dans le fonctionnement même du système de traitement des criminels. Effectivement, il serait opportun de réfléchir aux conditions de détentions des mineurs, aux propositions de prise en charge et aux améliorations à y apporter. Se contenter de faire de Champ-Dollon un lieu plus vaste va-t-il permettre un meilleur traitement des mineurs délinquants?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, si les mineurs qui sont placés à La Clairière sont un peu mieux lotis, on soulignera la présence de gardien de prison en plus des éducateurs. Cette présence est perçue comme une volonté de promouvoir la répression plutôt que des mesures éducatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble que la surpopulation des centres de détention pour mineurs serait dûe au manque de volonté des juges de trouver des mesures plus adéquates pour le traitement des mineurs délinquants. La prison serait utilisée commune solution de facilité, ce qui une fois encore apparaît contraire aux articles édictés par les droits de l&#039;enfant. Il ferait partie du rôle du gouvernement d&#039;encourager les juges à trouver des peines plus adéquates que la mise en détention, on citera les mesures d&#039;utilité publique en exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour reprendre les propos de M. Hiltpold et M. Mauris, &amp;quot;Michel Foucault considère (...) que l&#039;on juge une société par l&#039;état de ses prisons&amp;quot; et dans cette optique, c&#039;est &amp;quot;une honte pour notre société moderne de laisser ainsi des jeunes en rupture aux côtés d&#039;idoles du crime (...) avec des gardiens en guise d&#039;infirmiers et des délinquants en guise de camarades.&amp;quot; Cette situation relate un réel dysfonctionnement de la société actuelle et probablement un manque de volonté à prendre la situation en main, de tout mettre en oeuvre pour y remédier, étant donné que le Conseil d&#039;Etat ne semble pas suivre les recommandations émises par la commission au terme de son rapport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias suisses s&#039;intéressent eux aussi au problème. Notre attention s&#039;est portée sur une émission de swissinfo par Anne Rubin titrée &#039;&#039;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&#039;&#039; datant du 02 décembre 2003. (Site de la TSR : La détention des mineurs, un casse tête suisse swissinfo, Anne Rubin(02.12.2003)). Les médias s&#039;inquiètent de la présence de plusieurs mineurs dans des prisons pour adultes, des lieux &amp;quot;inadaptés&amp;quot; à l&#039;accueil de jeunes personnes en développement. De plus, pour ne pas améliorer la situation, la Clairière est toujours trop petite, et on rappelle que l&#039;agrandissement en cours n&#039;a pas été prévu assez conséquent pour accueillir les nombreux mineurs placés entre autre a Champ-Dollon. Ce dernier constat est fait par les autorités genevoises elles-mêmes.&lt;br /&gt;
Cette détention en compagnie d&#039;adultes semblent d&#039;autant plus inquiétante qu&#039;elle ne permet pas de répondre à une volonté d&#039;offrir aux mineurs détenus une prise en charge particulière et éducative qui préparerait le terrain à une réinsertion dans la société. Le jeune, qu&#039;il soit délinquant ou non, a le droit à ce qu&#039;on lui prépare un avenir et qu&#039;on lui donne les atouts pour y arriver. Cependant, dans de telles conditions de détention, dans cette &amp;quot;école du crime&amp;quot; comme l&#039;appelle M. Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD), on peut imaginer que c&#039;est la récidive qui sera entrainée plutôt que la réinsertion du jeune. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Réalité Suisse et genevoise: de la prise en charge à la maltraitance&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- La détention des délinquants mineurs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis plusieurs années, des mineurs sont détenus à la prison de Champ-Dollon ainsi qu&#039;à la Maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc. Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est devenue aujourd&#039;hui une règle, et s&#039;aggrave. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissements privatifs de liberté pour adultes vient directement à l&#039;encontre de plusieurs conventions internationales, dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes délinquants et criminels. Les centres de détention ont comme but de protéger les mineurs, pour cela on a jugé bon de les séparer de la société. Cette dernière est représentée par le groupe dominant qui fixe les règles et les normes à respecter. Les individus qui ne respectent pas ces normes sont montrés du doigt et mis en marge. Pour suivre cet objectif, la société a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code pénal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de liberté doit exercer une action éducative sur les personnes privées de liberté et préparer le retour à la vie libre. L&#039;enfermement doit être un moyen pour le délinquant ou le criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger les jeunes en donnant une réponse aux actes violents ou délictueux. Elles doivent punir mais pas maltraiter les déviants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 60 se sont créées les premières prisons pour mineurs. On sépare déjà depuis le 19ème les détenus majeurs des mineurs. On veut éviter les mélanges qui ne sont pas bénéfiques pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitements.  St-Antoine était la prison qui avait le plus servi à Genève depuis le 1712, date de sa construction. Elle passa le relai à Champ-Dollon en 1977. Depuis le début du 20ème siècle, et jusqu&#039;à nos jours, on trouve des mineurs dans des lieux prévus uniquement pour des majeurs. On retrouve ces faits dans le travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, par Chloé MEIER et Sébastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995, mais également dans les statistiques actuelles de Champ-Dollon, ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby actuel directeur de la prison préventive la Croisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairière&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre éducatif pour adolescents. Les mineurs y sont détenus pour des périodes courtes,  allant de un jour à un an. Cependant, la création de la Clairière ne résoud pas le problème, car on retrouve systématiquement des mineurs dans les établissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple à Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tirés des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;année 2003 peuvent nous donner une image de l&#039;ampleur du phénomène (cf résumé).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons déjà exliqué, l&#039;enfermement de mineurs en prison constitue déjà, en tant que tel, une forme de maltraitance. Cette dernière est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelques années la situation s&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview: il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Ce nouveau cadre ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins stricts (rapporté de l&#039;inteview donné au courrier). Dans ces prisons pour majeurs la sécurité est renforcée, et la répression et l&#039;isolement sont plus fréquemment utilisés. Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de J. Torrente (2001). Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La structure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. L&#039;encadrement dont les mineurs auraient tant besoin est absent. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière (www.geneve.ch/fao/2003). Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dûs à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux, comme nous avons pu le voir précédement dans l&#039;article 37 de La Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot;C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby. &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux, mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer: le mineur serait au centre du projet, et l&#039;exclusion que représente l&#039;enfermement serait évitée dans la mesure du possible. Dans le cas contraire, il s&#039;agirait tout de même d&#039;éviter le processus d&#039;engrenage qui s&#039;active souvent lors du contact avec des adultes, et orienter la prise en charge vers un épanouissement du mineur et une réintegration à la société. Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. Ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droits de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison&#039;&#039; 	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, et risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les objectifs éducatifs que visent les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineur à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dûes à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie. &amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subisse pas de mauvais traitements durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Afin que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby). Il serait idéal qu&#039;un travail soit fait entre les éducateurs, la direction et les acteurs extérieurs, mais malereusement les prisons ne consacrent acctuellement que très peut de temps pour un suivi personnalisé des détenus. Les mineurs ont besoin de beaucoup de temps mais les budgets des prisons pour majeurs ne sont pas addaptés à une vrai prise en main.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance a de l&#039;influence sur le développement et l&#039;image du corps peut être modifiée par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation ou le suicide. Pour éviter de tel abus, notamment sexuels, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélanger dans les cellules et lors des douches. Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visites que les majeurs. Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y perd du temps de visite, mineurs inclus. 	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toutes les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissements pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus début mai 2006 la surpopulation est devenue intolérable. Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. En effet Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, les personnes incarcérées sont actuellement rencensées autour de 500. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable. Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inaugurée le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine, voire surpeuplée selon les périodes. Le problème est donc loin d&#039;être résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Actualité: Champ-Dollon et ses récentes émeutes&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
 	&lt;br /&gt;
En février 2005, les députés du Grand Conseil votaient un crédit d&#039;étude de 1,3 millions de francs pour l&#039;agrandissement de l&#039;établissement pénitentiaire. A ce moment-là, la prison de Champ-Dollon comptait 438 détenus pour 270 places. &lt;br /&gt;
Furieux de ces conditions, les détenus ont manifestés durant les journées du 30 avril et du 1 mai, refusant de réintégrer leurs cellules après la promenade. Malheureusement, des violences ont été commises. Selon Constantin Franziskakis, une trentaine de détenus se seraient défoulés sur le matériel de la prison. A la fin de la journée, le constat était de trois blessés.&lt;br /&gt;
Comme cité dans l&#039;article de Philippe Chevalier du 3 mai 2006, &amp;quot;Poussée de fièvre à Champ-Dollon&amp;quot;, paru dans Le Courrier, Laurent Moutinot, le chef du Département des institutions, promet de punir les auteurs de violence, mais également de prêter une oreille attentive à leur revendications, bien que, d&#039;après lui, les problèmes énoncés découlent de la situation de surpeuplement. 	&lt;br /&gt;
Les détenus manifestaient non seulement contre les conditions de surpopulation, mais surtout contre les arrestations brutales des forces de l&#039;ordre et contre les périodes de détention provisoire qui excèdent régulièrement la durée des peines prononcées. En effet, le nombre de dossiers traités pour condamnation est passé de 2600 en 2003 à 4300 en 2005.	&lt;br /&gt;
La Ligue suisse des droits de l&#039;homme se montre solidaire avec les détenus, pointant le doigt sur la lenteur de la Chambre d&#039;accusation genevoise. 		&lt;br /&gt;
Mais le problème n&#039;est pas proprement genevois. Si Champ-Dollon souffre aujourd&#039;hui de surpopulation, c&#039;est aussi parce que de nombreux détenus attendent leur transfert vers une prison d&#039;un autre canton. En 2005, la Suisse comptait plus de 6000 détenus. Sur les 122 prisons nationales, 27 affichaient complet et 14 souffraient de surpopulation. 	&lt;br /&gt;
Cette situation est désagréable autant pour les personnes qui travaillent à la prison que pour les prisonniers, qui se marchent dessus. La sécurité générale est amoindrie, les personnes étouffent. Les places de travail en ateliers manquent. Certains prisonniers se trouvent enfermés 23 heures sur 24 dans leur cellule.	 	&lt;br /&gt;
Cette surpopulation avait déjà entraîné à Genève une certaine prise de conscience en mars 2006 : le conseil d’état ouvre un crédit de 18 millions de francs pour un projet de construction d&#039;une nouvelle structure de détention à Puplinge, village situé à côté de Jussy, vers le site de Champ-Dollon. Cette structure devrait voir le jour en 2007 : les travaux commençant normalement en février prochain pour s’achever en décembre 2007. Cette structure ne prévoit que 64 places supplémentaires ainsi que des places de travail. Cela viendra bien évidemment soulager la surpopulation de Champ-Dollon dont les prisonniers sont victimes depuis déjà de nombreuses années mais cela suffira-t-il pour « faire taire » ces détenus étouffés ? L’autorité genevoise craignait ces plaintes depuis longtemps, ces dernières viennent d’ailleurs confirmer la mesure d’urgence à prendre, et la nécessité de donner aux détenus un minimum de confort le plus rapidement possible. &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Plus aucun mineur ne sera incarcéré à Champ-Dollon&#039;&#039;		&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le 20 avril, plus aucun mineur n&#039;est détenu à Champ-Dollon. Habituellement, entre zéro et onze mineurs y étaient enfermés. Suite aux violences qui ont eu lieu dans la prison surpeuplée, les mineurs seront désormais détenus à La Clairière. Cependant, bien que cette dernière ait été agrandie, passant de 15 à 30 places en 2005, elle risque également d&#039;être surpeuplée. &amp;quot;Entre deux maux, nous avons choisi le moindre&amp;quot;, a dit M. Franziskakis, directeur de l&#039;office pénitentiaire. En effet, les mineurs seront plus en sécurité dans une Clairière surpeuplée de quelques unités qu&#039;à Champ-Dollon en mutinerie. Ce transfert permettera également une prise en charge adéquate, puisque La Clairière ne détient que des mineurs. Cette réaction immédiate suite aux émeutes de Champ-Dollon confirme notre hypothèse selon laquelle les mineurs n&#039;ont pas leur place dans des prisons d&#039;adultes. Il est toutefois bien dommage qu&#039;il faille des incidents graves pour obtenir des changements...		&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Bientraitance: un concept émergent.&#039;&#039;&#039;	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous évoquerons en premier lieu notre interrogation sur l&#039;absence du terme de &amp;quot;bientraitance&amp;quot; dans notre vocabulaire. Nous nous sommes demandés si cet oubli pouvait révéler le fait que notre société n&#039;aurait pas pensé à la bientraitance. Comme le dit B. Cyrulnik (2005) dans le livre &amp;quot;Culture et bientraitance&amp;quot;, &amp;quot; Le choix du mot révèle la manière dont la culture se préoccupe d&#039;un concept.&amp;quot; Peut-on alors en déduire que le système pénal suisse ne fait pas de la bientraitance des mineurs incarcérés une de ses priorités?&lt;br /&gt;
Partant du principe que placer un mineur en prison est déjà une forme de maltraitance, nous allons tenter d&#039;éclaircir alors le concept de bientraitance, qui devient de plus en plus présent dans les discours de tous les jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, bientraiter un enfant est devenu un enjeu d&#039;humanité. Si le mot bientraitance est né, c&#039;est un signe de changement d&#039;attitude de la part d&#039;une société qui sans cesse tente de se remettre en question. Le concept de bientraitance a subi une transformation d&#039;une génération à une autre, aussi, dans les années 1980, bientraiter un enfant n&#039;apparaissait pas encore comme une évidence au sein de la famille. Aujourd&#039;hui, on parle d&#039;une éducation qui se doit de favoriser l&#039;épanouissement des enfants dans différents domaines, physique, affectif, cognitif et social. La famille est considérée comme le lieu privilégié permettant de favoriser cet épanouissement. Autrement dit, la bientraitance vise à la promotion et à la mise en place effective de pratiques éducatives et d&#039;attitudes qui soient garantes du bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
Alors, on ne doit pas seulement prévenir la maltraitance, mais aussi encourager une éducation qui permette à l&#039;enfant de donner le meilleur de lui-même. La bientraitance d&#039;un enfant passe donc par son éducation, mais qui dit éducation, dit scolarisation. Le chemin d&#039;un enfant vers l&#039;école est primordial, car cette dernière, qui peut être considérée comme l&#039;une des principales instances de socialisation et de développement socio cognitif et socio affectif de l&#039;enfant, semble s&#039;inscrire dans le cadre global des attitudes favorables au bon développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon nombre d&#039;associations se mobilisent afin que chaque enfant ait droit à un bon traitement dans la vie de tous les jours. Mais qu&#039;en est-il des enfants en prison, en institution ? On trouve dans le rapport d&#039;Amnesty International des recommandations pour la protection des enfants en détention telles que &amp;quot;les détenus mineurs doivent être séparés des adultes, sauf dans le cas de membres d&#039;une même famille&amp;quot;, ou encore &amp;quot;Le recours à la détention préventive pour les enfants doit se limiter à certaines circonstances exceptionnelles. Toute forme de détention doit être conforme à la norme internationale, qui veut qu&#039;un enfant ne soit placé en détention qu&#039;en dernier ressort et pour la durée la plus courte possible.&amp;quot; On se rend alors compte que le traitement des enfants en détention est un sujet qui préoccupe de plus en plus, et c&#039;est ainsi que des recommandations telles que celles-ci émergent. D&#039;après une recherche effectuée par le service de protection judiciaire de la jeunesse en France, quelques constats ont été avancés : premièrement, un encadrement permanent, stable et formé, permet d&#039;élaborer un suivi plus individualisé des mineurs. Le surveillant est alors le premier référent en détention. Deuxièmement, on souligne l&#039;importance des activités en détention, principalement des activités scolaires. On sait que le temps inactif passé en cellule peut engendrer des comportements violents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Divers acteurs du monde juridique, pénitencier ou encore politique préfèrent ne pas trop faire parler d&#039;eux dans les médias. On trouve très rarement le terme maltraitance dans un article consacré à la prison en Suisse, et bien que les conditions d&#039;incarcération soient décrites de manières plutôt négatives, il est rare que ces aspects soient qualifié de mauvais traitements. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que de nouvelles méthodes de prise en charge, plus inclusives, voient le jour, le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Pourtant, nous savons bien que l&#039;exclusion ne porte pas ses fruits, et exclure un jeune en rupture sociale ne va certainement pas jouer en sa faveur pour un avenir plus positif et une réinsertion dans la société. Cette exclusion n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur? Ne devrait-on pas revoir les objectifs de base de l&#039;incarcération d&#039;un mineur et trouver les conditions adéquates en fonction de cela?  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que la notion de maltraitance semble s&#039;être considérablement élargie et toucher maintenant aux conditions de vie des détenus et à leur traitement quotidien, le sujet ne trouve toujours pas beaucoup de défenseurs... Si on n&#039;est pas capable ou qu&#039;on ne cherche pas à éradiquer le problèmes des conditions déplorables de détentions des mineurs, Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération? Décriminaliser les délits commis  pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs est réelle, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. Que fait-on alors? Le débat est lancé, mais la situation est délicate et le traitement idéal ne peut peut-être pas être généralisé, il s&#039;agit plutot d&#039;un cas-par-cas. Mais peut- on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave?&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=4303</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
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		<updated>2006-06-20T16:37:54Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : /* Revue de littérature */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Ce groupe est composé de Marie Cornejo, Aurelie Benoit, Julie Wyler, Sira Garcia, Benoit Fanin et André Lienhard&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Introduction==&lt;br /&gt;
Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge à travers les époques, et nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier. A l&#039;heure actuelle, il existe en Suisse plusieurs centres de détention pour mineurs. Dans le canton de Genève nous avons &amp;quot;La Clairière&amp;quot; à Vernier (GE), mais dû à un problème de manque de place, certains mineurs peuvent être placés dans des prisons pour adultes, comme c&#039;est le cas à Champ-Dollon.  &lt;br /&gt;
Dans la mesure où la prise en charge de certains mineurs délinquants se fait en dehors du respect de la Convention intarnationale des droits de l&#039;enfant,  nous partons du principe que  dès lors qu&#039;un mineur est incarcéré, il y a maltraitance. A cette première forme de maltraitance s&#039;ajoutent des conditions des détentions qui ne sont pas toujours en accord avec les conventions internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter. Quelle forme prend la maltraitance des mineurs incarcérés? Est-ce une réalité en Suisse Romande?&lt;br /&gt;
Après la revue de littérature, qui présente les différents ouvrages que nous avons lu et leurs idées clés, nous commencerons par présenter notre question de recherche et la méthode que nous avons suivie. Puis, en partant des définitions de &amp;quot;mineurs&amp;quot;, &amp;quot;maltraitance&amp;quot; et &amp;quot;prison&amp;quot; que nous avons insérées dans le dictionnaire des concepts, nous essayerons de mettre en lumière la construction du problème social de la maltraitance des mineurs en prison et les différents acteurs qui s&#039;y intéressent. Puis, en nous appuyant sur l&#039;actualité, nous décrirons la situation en Suisse romande, en évoquant différentes situations, que nous jugeons maltraitantes, vécues par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. Suivant celà, nous nous pencherons sur les événements récents à Champ-Dollon et à leurs éventuelles causes. Pour finir ce travail, nous proposons de développer le concept émergent de la bientraitance, une notion qu&#039;il est capitale de prendre en compte lorsque l&#039;on cherhce à traiter le problème de la maltraitance, dasn quel domaine soit-il.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Revue de littérature== &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de retracer l&#039;évolution générale des conditions de détention dans les prisons pour mineurs en Suisse romande, nous nous sommes inspirés notamment du cours de Mme. Ruchat, ainsi que de son ouvrage intitulé L&#039;oiseau et le Cachot (1993). A la suite des éléments apportés dans ce livre, le travail de recherche de S. Aeby et de C. Meier sur les prisons préventives genevoises nous a également donné de nombreux éléments sur l&#039;évolution des centres de détention de St-Antoine et de Champ-Dollon. L&#039;isolement, les conditions d&#039;hygiène, la surpopulation, le mélange des mineurs et des majeurs, sont beaucoup d&#039;éléments qui nous poussent à émettre l&#039;hypothèse selon laquelle la maltraitance serait une réalité dans les prisons pour mineurs. &lt;br /&gt;
Amnesty international soulève également ces différents points dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. &lt;br /&gt;
Le livre de J. Torrente &amp;quot;La maltraitance : regards pluridisciplinaires&amp;quot; (2001), nous permet d&#039;avoir une meilleure connaissance de ce sujet. Cette approche interdisciplinaire donne une image des différents problèmes que cause la maltraitance. J. Torrente insiste sur le côté psychologique de celle-ci. L&#039;auteur ne parle pas spécifiquement des conséquences de l&#039;enfermement mais des conséquences sur le développement et le psychisme d&#039;enfants ayant subi des maltraitances ou des négligences de tous genres. Nous retrouvons également cette thématique dans le livre de Zambeaux (2001) : &amp;quot;En prison avec des Ados&amp;quot;. En effet, dans cet ouvrage, l&#039;auteur permet aux lecteurs d’entrer dans les prisons de France, dans les quartiers réservés aux mineurs. Chaque année la république incarcère environ 7000 mineurs par an en prison et 700 d’entre eux y résident en permanence. L’auteur, un journaliste, a rencontré ces jeunes derrière les barreaux et leur donne la parole. Zambeaux fait le tour des problèmes ; les prisons hors la loi, la loi entre codétenus, les drogues et médicaments à profusion, l’enseignement précaire, ou encore le statut non reconnu des adolescentes incarcérées.  &lt;br /&gt;
Une autre grande thématique retrouvée dans plusieurs ouvrages est celle des détenus mineurs incarcérés avec des majeurs. Par exemple, dans le livre de K. Tomasevski (1986): &amp;quot;Enfants en prison avec des adultes&amp;quot;, l&#039;auteur nous présente des enquêtes sur ce mélange, effectuées dans plusieurs pays, mettant en lumière des situations de détention trop souvent inadéquates. En effet, les mineurs sont plus souvent dirigés vers des travaux manuels comme les adultes que vers une prise en charge éducative, un traitement différencié de celui des détenus majeurs.&lt;br /&gt;
De plus, dans l&#039;article d&#039;Anne Rubin (2003), publié sur le site de la TSR &amp;quot; La détention des mineurs: un casse-tête Suisse&amp;quot;, présente la situation actuelle et la journaliste tire la sonnette d&#039;alarme quant à la présence d&#039;un nombre important de mineurs dans des centres de détention pour adultes. &lt;br /&gt;
Le document audiovisuel de temps présent, &amp;quot;En Taule&amp;quot;, nous présente deux prisons préventives dans le canton de Vaud où l&#039;on peut souvent retrouver des mineurs. Ce document nous donne une image des conditions de détentions en Suisse. Dans les deux prisons visitées, on nous montre le quotidien des détenus et on peut entendre les points de vue des différents acteurs sur les conditions souvent difficiles. A travers l&#039;article d&#039;Alexandra Richard (27.09.2005), intitulé &amp;quot;Une solution latine pour la délinquance juvénile&amp;quot;, nous avons pu prendre connaissance de l&#039;existence de centres tels que celui de Pramont (VS), qui met l&#039;accent sur l&#039;éducation. Cet article a été trouvé sur le site internet de la TSR: www.tsr.ch.  &lt;br /&gt;
Concernant l&#039;actualité de la situation en Suisse romande, nous nous sommes appuyés sur plusieurs reportages et articles de presse. Premièrement, les articles paru dans &amp;quot;Le Courrier&amp;quot; ou encore &amp;quot;20 minutes&amp;quot; (cf bibliographie)nous ont permis de connaître la situation problématique actuelle à Champ-Dollon. &lt;br /&gt;
La maltraitance étant au centre de notre recherche, nous avons trouvé important de nous informer sur le concept de bientraitance. Le livre de H. Desmet et J-P. Pourtois (2005): &amp;quot;Culture et Bientraitance&amp;quot; développe ce concept dans de divers contextes. Il défini plus particulièrement le bien-être de l&#039;enfant dans un milieu, une culture et une société capables de lui apporter un équilibre et un épanouissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Question de recherche==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Qu&#039;est ce que la maltraitance en prison pour les mineurs en Suisse romande, et est-ce vraiment une réalité?   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Méthodologie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de répondre à notre question de recherche, nous avons commencé par rechercher un certain nombre d&#039;ouvrages concernant les mineurs incarcérés (cf. bibliographie), et nous nous sommes basés sur le cours du premier semestre, qui nous a permis de retracer les conditions de détention des mineurs et d&#039;en voir l&#039;évolution. Avec cela, nous avons pu formuler nos premières hypothèses et forger nos opinions sur le sujet. Dans un second temps, dans le but de répondre à nos questions concernant la prise en charge des mineurs déviants et leur présence dans les structures pour adultes, nous avons décidé de partir sur le terrain interviewer M. Sebastien Aeby, directeur de la prison préventive de La Croisée, dans le canton de VD. Nous avons choisi ensemble des questions qui nous semblaient pertinentes (cf méthodologie de groupe LIEN?) et avons profité de l&#039;entretien pour visiter la prison et observer les conditions de détention. &lt;br /&gt;
Bien que cette interview ne soit pas le fondement de notre article, elle nous a servi à faire un état des lieux de la situation en Suisse romande.&lt;br /&gt;
Nous nous sommes notamment basé sur l&#039;ouvrage « Enfant en prison », un rapport international qui dresse un bilan sur les conditions de détention des mineurs dans 51 pays. Il a été écrit en 1998 par l’Observatoire international des prisons. &lt;br /&gt;
Pour avoir une idée de la construction sociale du problème, nous sommes allés chercher des rapports de débats au Grand Conseil: le discours du procureur général du 31.02.02 et l&#039;interpellation de M. Rémy Pagani au sujet du suivi des adolescents à Champ-Dollon, 25.04.02, le Rapport annuel de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, année parlementaire 2002-2003 et le Rapport de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, 1ère année de la législature 2001-2003. Nous nous sommes également appuyés sur des rapports d&#039;Amnesty International. &lt;br /&gt;
Cet article permet de faire un état des lieux général de la situation en Suisse. Il explique le problème de surpopulation et les mesures qui ont été prises de part et d&#039;autre. De plus, il contient des informations sur le Code Pénal Suisse en ce qui concerne les mineurs, et fait le point sur les différentes idées en ce qui concerne le changement de durée de peines.(CECI EST A METTRE EN INTRODUCTION)&lt;br /&gt;
Nous avons consulté le site officiel de la ville de Genève et nous somme appuyés sur de nombreux articles de presse, ainsi que des reportages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Limites de la méthode===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous nous sommes heurtés à un vrai manque de temps, notamment pour trouver la littérature pertinente pour construire nos réflexions et pour préparer et choisir l&#039;entretien.&lt;br /&gt;
Le travail et la rédaction de groupe se sont avérés difficiles.  &lt;br /&gt;
La précipitation à commencer le travail nous a poussé à lire des ouvrages qui se sont avérés non pertinents une fois la recherche plus avancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Analyse==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définition de quelques concepts&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;être clairs sur les concepts que nous utiliserons lors de notre exposé, nous proposons au lecteur quelques définitions: [[mineur]], [[maltraitance]] et [[prison]] LIENS?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du problème social&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l&#039;on a choisi de montrer cette problématique à différentes époques de l&#039;histoire humaine, ce n&#039;est pas sans surmonter quelques difficultés. Plus on remonte dans le passé de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d&#039;égarement dû au manque d&#039;informations. C&#039;est pourquoi, nous commencerons avec la question de l&#039;enfermement pour nous mener à celle qui nous intéresse en particulier: la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfermement est un phénomène qui a toujours existé, et bien qu&#039;il ait pu prendre des formes différentes selon les époques, il n&#039;en reste pas moins qu&#039;il fut et est une réalité pour les mineurs.&lt;br /&gt;
Déjà au 5ème siècle, les couvents servaient entre autres de lieu d&#039;enfermement pour les enfants &amp;quot;déviants&amp;quot;. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de grand renfermement des pauvres entre le 16ème et 17ème siècle donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pecheur de ces hommes, femmes et enfants. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d&#039;un renouveau moral. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d&#039;enfermement par excellence, fit son apparition. Elle a été créée pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs pour les criminels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, il est intéressant de signaler l&#039;émergence du rapport de la bientraitance à la maltraitance dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème siècle, les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. La décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commencaient à s&#039;élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l&#039;expérience des galères pour les enfants et les femmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème siècle sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n&#039;arrêtait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.Il y avait évidemment dans cette prolifération d&#039;idées des contradictions, dont certaines allaient avoir des répercussions sur notre objet d&#039;étude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. En effet, la théorie proposée par ce dernier suggère l&#039;idée que l&#039;individu est entièrement formé avant de naître. Ce postulat pousse à croire que l&#039;identité de l&#039;humain est pré existante. A partir de cette conception, le traitement réservé &amp;quot;aux enfants vicieux&amp;quot; ou &amp;quot;aux criminels nés&amp;quot;, tendait à les enfermer à vie, étant donné que leurs penchants délictueux étaient non seulement d&#039;origine héréditaire mais également immuables. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu&#039;elles ne puissent se reproduire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l&#039;autre côté, comme nous l&#039;avons vu dans le cours de Mme Ruchat, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L&#039;individu était maître de lui-même, insoumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous, faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, affirmant que l&#039;enfant naît fondamentalement bon et que la société le corrompt à mesure qu&#039;il grandit. Il défendit l&#039;idée de protéger l&#039;enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout aussi significative , celle de l&#039;éducabilité de l&#039;homme à travers le cas de l&#039;enfant sauvage de l&#039;Aveyron. Le docteur sort cet enfant sauvage d&#039;un établissement réservé aux sourds pour lui offrir de meilleures conditions, en l&#039;hébergeant chez lui. Itard croit en l&#039;éducabilité de Victor (nom donné à &amp;quot;l&#039;enfant sauvage&amp;quot;), et progressivement, grâce à des tests, des méthodes pédagogiques, Victor va apprendre, comprendre, parler et penser. Sans rentrer dans les détails de cet évènement, on peut dire que l&#039;hypothèse d&#039;Itard, quant à l&#039;éducabilité de l&#039;homme, a été confirmée.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans ce contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de &amp;quot;redressement&amp;quot;. L&#039;ouvrage de l&#039;Italien Cesare Beccaria intitulé &amp;quot;Des délits et des peines&amp;quot;, écrit en 1764, connaît un énorme succès. Il demande des peines plus légères, plus humaines pour les prisonniers; la société semble suffisamment préparée à recevoir cette idée nouvelle. Cette fois la problématique passe d&#039;un stade primaire à second, son amplification à travers le média de l&#039;époque, c&#039;est-à-dire le livre, produit la publicité nécessaire à donner un nouvel élan à l&#039;amélioration des traitements dans les prisons. L&#039;établissement pénitencier prend une nouvelle définition, il devient &amp;quot;l&#039;école du peuple&amp;quot;, les idées sont les suivantes : rattraper la délinquance et rééduquer l&#039;homme. Deux problèmes se posent à la suite de cette évolution des traitements. Premièrement, le mélange des genres en prison: hommes, femmes et enfants se côtoient dans un même établissement et l&#039;on craint d&#039;éventuelles contaminations morales. Deuxièmement, la question de l&#039;isolement devient problématique. Au lieu de permettre une prise de conscience et un retour sur soi, l&#039;isolement donnait des résultats contraires: les hommes avaient plutôt tendance à &amp;quot;se perdre&amp;quot;, à devenir agressifs ou psychotiques. &lt;br /&gt;
Ce problème vient raviver la question qui nous intéresse ici, c&#039;est-à-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et de ce fait illustre bien l&#039;intérêt qui existait déjà à cette époque: le bon traitement de cette catégorie d&#039;individus. La prise en charge des mineurs prend alors une nouvelle direction, vers un établissement qui leur est dorénavant réservé, une &amp;quot;école de préservation&amp;quot;, autrement dit une prison pour mineurs ou une maison de correction. L&#039;établissement de Mettray, ouvert en 1860, en est le parfait exemple. Ici, le mineurs seront traités différemment, avec un peu plus de liberté, d&#039;espace, dans une atmosphère plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l&#039;esprit religieux qu&#039;on souhaite transmettre à ces jeunes ne sera pas oublié. Bien que les traitements aient changés, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qui s&#039;intéresse de nos jours à la maltraitance des mineurs en prison ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développement de l&#039;enfant et de son bon environnement est permanent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 a force de loi. En plus de la contrainte juridique, c&#039;est-à-dire le respect des articles qu&#039;elle impose aux signataires, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique, résolument novateur. En effet, elle propose une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être considéré comme acteur de sa propre vie. De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;intérêt supérieur de l&#039;enfant affirmé à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra retenir les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation. Toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noter qu&#039;une Convention engage les Etats signataires à mettre en oeuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certain nombre de droits édictés dans la convention peut s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains alinéas d&#039;articles s&#039;intéressent directement aux situations de détentions. A titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être basée sur l&#039;intérêt supérieur de celui-ci et tenir compte de son opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être protégé contre les immixtions dans sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondance et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son milieu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dans un établissement approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;avoir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaux respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que c&#039;est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise en détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises, dirons-nous, conditions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution envisagée et d&#039;une durée aussi limitée que possible. Il doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulière qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il semble que son application doit être poursuivie, même en détention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détention est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International oeuvre en faveur de tous les droits annoncés dans la Déclaration universelle des droits de l&#039;homme, ainsi que dans d&#039;autres traités internationaux. L&#039;Organisation contribue à promouvoir le respect de l&#039;ensemble de ces droits, qu&#039;elle considère comme indivisibles et interdépendants, au moyen de différents types d&#039;actions visant à informer et à sensibiliser le grand public, en développant l&#039;éducation aux droits humains et en faisant pression sur les gouvernements pour qu&#039;ils ratifient et appliquent les traités relatifs aux droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver par exemple une page concernant les mauvais traitements, qui vise à sensibiliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier texte, on critique l&#039;enfermement des mineurs dans des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assurent pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détention pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure ou ils seraient bien souvent vétustes et pourraient mettre en danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajoute à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfants vivent donc en dehors du respect de leur intimité et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dans des prisons réservés aux adultes, loin du respect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Ce mélange, qui représente un risque important pour les mineurs, tels que des violences sexuelles, physiques, et psychologiques, est d&#039;autant plus grave qu&#039;il s&#039;effectue dans des prisons, pour adultes, qui sont, dans la plupart des cas, elles aussi surpeuplées, comme nous pourrons le constater avec l&#039;exemple de la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui disposent que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, et ceci afin de pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. (Se référer à l&#039;ouvrage de K. Tomasevski (1986). La Suisse fait partie de ces pays. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention mettant en jeu la santé et la sécurité physique et émotionnelle des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty international soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d&#039;une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autre les droits de l&#039;enfant, et en l&#039;occurrence, le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détention pour mineurs, le rapport souligne en premier lieu le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au delà des problèmes &amp;quot;matériels&amp;quot; qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport placent le problème encore plus haut, dans &amp;quot;l&#039;absence persistante de toute volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négation pure et simple de leurs existences&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugement, l&#039;incarcération des mineurs dans les quartiers pénitenciers réservés aux adultes, parfois même avec les plus dangereux d&#039;entre eux, le manque de personnel formé de manière adaptée, la surpopulation, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent détenus dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité, et nuisent donc gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux. A cela s&#039;ajoute l&#039;absence ou une insignifiance de structures d&#039;enseignement, d&#039;installations sportives et de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation, font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure ou elle se fait en dehors du respect de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant. Malgré tout, il semble que dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qu&#039;en est-il de la Suisse?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention et l&#039;encadrement des mineurs a fait l&#039;objet de discours et de différents débats à l&#039;intérieur du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 janvier 2002, dans un discours, Monsieur Daniel Zappelli (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550108/41/550108_41_partie4.asp), procureur général, évoque la nécessité impérative de créer des lieux supplémentaires de détention pour mineurs afin d&#039;éviter qu&#039;ils se retrouvent  placés dans des prisons pour adultes et &amp;quot;qu&#039;ils ne soient privés de l&#039;encadrement adéquat&amp;quot;. Ce discours rappelle que le nombre de mineurs incarcérés est en augmentation depuis les six dernières années et qu&#039;il est donc important d&#039;avoir une réflexion sur la justice que l&#039;on offre. On ne manque pas de souligner que &amp;quot;la justice n&#039;est pas que pénale&amp;quot;, et ce n&#039;est qu&#039;en gardant ceci à l&#039;esprit que l&#039;on peut faire évoluer les conditions de traitement et de prise en charge des mineurs.&lt;br /&gt;
Il est absolument nécessaire que la justice se voit mettre à disposition les moyens adéquats pour exercer son pouvoir d&#039;une manière efficace et respectueuse des droits de l&#039;homme et de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril 2002, c&#039;est M. Remy Pagani qui fait une interpellation au Conseil d&#039;Etat au sujet du suivi des adolescents enfermés à Champ-Dollon (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550107/33/550107_33_partie15.asp). Une situation qui ne permet pas la séparation stricte avec les adultes, ce qui est contraire à la convention internationale des droits de l&#039;enfant. De plus ces mineurs, dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés, ne disposent de surcroit d&#039;aucun encadrement éducatif particulier. A ceci la Conseillère d&#039;Etat Michel Spoerri répondra par le même souci et la conscience de la nécessité d&#039;améliorer les conditions de détention des mineurs et leur prise en charge, en l&#039;occurrence, par l&#039;agrandissement de la Clairière et la volonté d&#039;y placer des éducateurs supplémentaires. Seulement ces mesures semblent assez légères étant donné que, comme nous le verrons plus tard, l&#039;agrandissement de la Clairière n&#039;est pas assez important et tous les mineurs présents à Champ-Dollon ne pourront pas y entrer. De plus, les propositions de postes supplémentaires ne semblent pas aboutir, ou, en tout cas, pas assez rapidement étant donné l&#039;urgence de la situation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sujet étudié a fait l&#039;objet de deux rapports annuels de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux rapports, le premier de M. Hugues Hiltpold, année parlementaire 2002-2003,(http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550302/7/550302_7_partie8.asp) sur le thème de la détention et de l&#039;encadrement des mineurs et le second de Mme Anita Cuenod, 1ère année de la législature 2001-2005, ((http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550204/16/550204_16_partie32.asp) font état de problèmes très similaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y parle  de Champ Dollon, comme d&#039;un bâtiment vétuste, ayant des besoins évidents &amp;quot;d&#039;aménagements et de rafraichissements&amp;quot;. Ce lieu ne semble pas approprié que ce soit pour des mineurs ou des adultes. Pourtant, au moment où le débat concernant le deuxième rapport a eu lieu, 27 mineurs étaient présents dans ces murs! La Clairière étant trop petite pour accueillir tous les mineurs placés, et les travaux d&#039;agrandissement tardant à commencer, les conditions semblent peu propices à une amélioration de la situation qui constitue pourtant une réelle urgence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sous-jacent à cette situation, nous retrouvons le problème du traitement de la jeunesse déviante. Est-il normal que le nombre de mineurs placés en détention ne cesse de croitre alors que la justice ne se dit pas uniquement pénale?  C&#039;est M. Remy Pagani qui soulève cette question de fond, qui semble-t-il, ne passe pas souvent au premier plan lors des débats au Grand Conseil.&lt;br /&gt;
On rappellera les décisions prises quatre ans auparavant qui n&#039;ont pas été appliquées, notamment l&#039;abolition de la promiscuité mineurs-majeurs à la prison de Champ-Dolllon. Si cette promiscuité n&#039;a pas été abolie, elle est d&#039;autant plus alarmante que ces jeunes placés en compagnie d&#039;adultes sont isolés dans des quartiers ou bien souvent, se trouvent des personnes &amp;quot;encore plus déviantes qu&#039;eux, notamment des pédophiles&amp;quot;. M. Pagani soulève ici encore une question importante qui est celle de la cohérence du traitement des mineurs incarcérés. Le but de l&#039;incarcération est-elle la prise d&#039;un risque pour la santé et l&#039;équilibre sûrement déjà précaire de ces enfants? &lt;br /&gt;
Si l&#039;agrandissement de la prison de Champ-Dollon est une solution à la surpopulation carcérale, Mme Esther Adler rappelle que des solutions plus &amp;quot;profondes&amp;quot; sont à chercher dans le fonctionnement même du système de traitement des criminels. Effectivement, il serait opportun de réfléchir aux conditions de détentions des mineurs, aux propositions de prise en charge et aux améliorations à y apporter. Se contenter de faire de Champ-Dollon un lieu plus vaste va-t-il permettre un meilleur traitement des mineurs délinquants?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, si les mineurs qui sont placés à La Clairière sont un peu mieux lotis, on soulignera la présence de gardien de prison en plus des éducateurs. Cette présence est perçue comme une volonté de promouvoir la répression plutôt que des mesures éducatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble que la surpopulation des centres de détention pour mineurs serait dûe au manque de volonté des juges de trouver des mesures plus adéquates pour le traitement des mineurs délinquants. La prison serait utilisée commune solution de facilité, ce qui une fois encore apparaît contraire aux articles édictés par les droits de l&#039;enfant. Il ferait partie du rôle du gouvernement d&#039;encourager les juges à trouver des peines plus adéquates que la mise en détention, on citera les mesures d&#039;utilité publique en exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour reprendre les propos de M. Hiltpold et M. Mauris, &amp;quot;Michel Foucault considère (...) que l&#039;on juge une société par l&#039;état de ses prisons&amp;quot; et dans cette optique, c&#039;est &amp;quot;une honte pour notre société moderne de laisser ainsi des jeunes en rupture aux côtés d&#039;idoles du crime (...) avec des gardiens en guise d&#039;infirmiers et des délinquants en guise de camarades.&amp;quot; Cette situation relate un réel dysfonctionnement de la société actuelle et probablement un manque de volonté à prendre la situation en main, de tout mettre en oeuvre pour y remédier, étant donné que le Conseil d&#039;Etat ne semble pas suivre les recommandations émises par la commission au terme de son rapport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias suisses s&#039;intéressent eux aussi au problème. Notre attention s&#039;est portée sur une émission de swissinfo par Anne Rubin titrée &#039;&#039;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&#039;&#039; datant du 02 décembre 2003. (Site de la TSR : La détention des mineurs, un casse tête suisse swissinfo, Anne Rubin(02.12.2003)). Les médias s&#039;inquiètent de la présence de plusieurs mineurs dans des prisons pour adultes, des lieux &amp;quot;inadaptés&amp;quot; à l&#039;accueil de jeunes personnes en développement. De plus, pour ne pas améliorer la situation, la Clairière est toujours trop petite, et on rappelle que l&#039;agrandissement en cours n&#039;a pas été prévu assez conséquent pour accueillir les nombreux mineurs placés entre autre a Champ-Dollon. Ce dernier constat est fait par les autorités genevoises elles-mêmes.&lt;br /&gt;
Cette détention en compagnie d&#039;adultes semblent d&#039;autant plus inquiétante qu&#039;elle ne permet pas de répondre à une volonté d&#039;offrir aux mineurs détenus une prise en charge particulière et éducative qui préparerait le terrain à une réinsertion dans la société. Le jeune, qu&#039;il soit délinquant ou non, a le droit à ce qu&#039;on lui prépare un avenir et qu&#039;on lui donne les atouts pour y arriver. Cependant, dans de telles conditions de détention, dans cette &amp;quot;école du crime&amp;quot; comme l&#039;appelle M. Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD), on peut imaginer que c&#039;est la récidive qui sera entrainée plutôt que la réinsertion du jeune. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Réalité Suisse et genevoise: de la prise en charge à la maltraitance&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- La détention des délinquants mineurs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis plusieurs années, des mineurs sont détenus à la prison de Champ-Dollon ainsi qu&#039;à la Maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc. Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est devenue aujourd&#039;hui une règle, et s&#039;aggrave. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissements privatifs de liberté pour adultes vient directement à l&#039;encontre de plusieurs conventions internationales, dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes délinquants et criminels. Les centres de détention ont comme but de protéger les mineurs, pour cela on a jugé bon de les séparer de la société. Cette dernière est représentée par le groupe dominant qui fixe les règles et les normes à respecter. Les individus qui ne respectent pas ces normes sont montrés du doigt et mis en marge. Pour suivre cet objectif, la société a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code pénal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de liberté doit exercer une action éducative sur les personnes privées de liberté et préparer le retour à la vie libre. L&#039;enfermement doit être un moyen pour le délinquant ou le criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger les jeunes en donnant une réponse aux actes violents ou délictueux. Elles doivent punir mais pas maltraiter les déviants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 60 se sont créées les premières prisons pour mineurs. On sépare déjà depuis le 19ème les détenus majeurs des mineurs. On veut éviter les mélanges qui ne sont pas bénéfiques pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitements.  St-Antoine était la prison qui avait le plus servi à Genève depuis le 1712, date de sa construction. Elle passa le relai à Champ-Dollon en 1977. Depuis le début du 20ème siècle, et jusqu&#039;à nos jours, on trouve des mineurs dans des lieux prévus uniquement pour des majeurs. On retrouve ces faits dans le travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, par Chloé MEIER et Sébastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995, mais également dans les statistiques actuelles de Champ-Dollon, ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby actuel directeur de la prison préventive la Croisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairière&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre éducatif pour adolescents. Les mineurs y sont détenus pour des périodes courtes,  allant de un jour à un an. Cependant, la création de la Clairière ne résoud pas le problème, car on retrouve systématiquement des mineurs dans les établissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple à Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tirés des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;année 2003 peuvent nous donner une image de l&#039;ampleur du phénomène (cf résumé).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons déjà exliqué, l&#039;enfermement de mineurs en prison constitue déjà, en tant que tel, une forme de maltraitance. Cette dernière est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelques années la situation s&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview: il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Ce nouveau cadre ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins stricts (rapporté de l&#039;inteview donné au courrier). Dans ces prisons pour majeurs la sécurité est renforcée, et la répression et l&#039;isolement sont plus fréquemment utilisés. Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de J. Torrente (2001). Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La structure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. L&#039;encadrement dont les mineurs auraient tant besoin est absent. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière (www.geneve.ch/fao/2003). Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dûs à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux, comme nous avons pu le voir précédement dans l&#039;article 37 de La Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot;C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby. &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux, mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer: le mineur serait au centre du projet, et l&#039;exclusion que représente l&#039;enfermement serait évitée dans la mesure du possible. Dans le cas contraire, il s&#039;agirait tout de même d&#039;éviter le processus d&#039;engrenage qui s&#039;active souvent lors du contact avec des adultes, et orienter la prise en charge vers un épanouissement du mineur et une réintegration à la société. Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. Ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droits de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison&#039;&#039; 	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, et risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les objectifs éducatifs que visent les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineur à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dûes à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie. &amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subisse pas de mauvais traitements durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Afin que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby). Il serait idéal qu&#039;un travail soit fait entre les éducateurs, la direction et les acteurs extérieurs, mais malereusement les prisons ne consacrent acctuellement que très peut de temps pour un suivi personnalisé des détenus. Les mineurs ont besoin de beaucoup de temps mais les budgets des prisons pour majeurs ne sont pas addaptés à une vrai prise en main.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance a de l&#039;influence sur le développement et l&#039;image du corps peut être modifiée par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation ou le suicide. Pour éviter de tel abus, notamment sexuels, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélanger dans les cellules et lors des douches. Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visites que les majeurs. Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y perd du temps de visite, mineurs inclus. 	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toutes les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissements pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus début mai 2006 la surpopulation est devenue intolérable. Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. En effet Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, les personnes incarcérées sont actuellement rencensées autour de 500. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable. Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inaugurée le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine, voire surpeuplée selon les périodes. Le problème est donc loin d&#039;être résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Actualité: Champ-Dollon et ses récentes émeutes&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
 	&lt;br /&gt;
En février 2005, les députés du Grand Conseil votaient un crédit d&#039;étude de 1,3 millions de francs pour l&#039;agrandissement de l&#039;établissement pénitentiaire. A ce moment-là, la prison de Champ-Dollon comptait 438 détenus pour 270 places. &lt;br /&gt;
Furieux de ces conditions, les détenus ont manifestés durant les journées du 30 avril et du 1 mai, refusant de réintégrer leurs cellules après la promenade. Malheureusement, des violences ont été commises. Selon Constantin Franziskakis, une trentaine de détenus se seraient défoulés sur le matériel de la prison. A la fin de la journée, le constat était de trois blessés.&lt;br /&gt;
Comme cité dans l&#039;article de Philippe Chevalier du 3 mai 2006, &amp;quot;Poussée de fièvre à Champ-Dollon&amp;quot;, paru dans Le Courrier, Laurent Moutinot, le chef du Département des institutions, promet de punir les auteurs de violence, mais également de prêter une oreille attentive à leur revendications, bien que, d&#039;après lui, les problèmes énoncés découlent de la situation de surpeuplement. 	&lt;br /&gt;
Les détenus manifestaient non seulement contre les conditions de surpopulation, mais surtout contre les arrestations brutales des forces de l&#039;ordre et contre les périodes de détention provisoire qui excèdent régulièrement la durée des peines prononcées. En effet, le nombre de dossiers traités pour condamnation est passé de 2600 en 2003 à 4300 en 2005.	&lt;br /&gt;
La Ligue suisse des droits de l&#039;homme se montre solidaire avec les détenus, pointant le doigt sur la lenteur de la Chambre d&#039;accusation genevoise. 		&lt;br /&gt;
Mais le problème n&#039;est pas proprement genevois. Si Champ-Dollon souffre aujourd&#039;hui de surpopulation, c&#039;est aussi parce que de nombreux détenus attendent leur transfert vers une prison d&#039;un autre canton. En 2005, la Suisse comptait plus de 6000 détenus. Sur les 122 prisons nationales, 27 affichaient complet et 14 souffraient de surpopulation. 	&lt;br /&gt;
Cette situation est désagréable autant pour les personnes qui travaillent à la prison que pour les prisonniers, qui se marchent dessus. La sécurité générale est amoindrie, les personnes étouffent. Les places de travail en ateliers manquent. Certains prisonniers se trouvent enfermés 23 heures sur 24 dans leur cellule.	 	&lt;br /&gt;
Cette surpopulation avait déjà entraîné à Genève une certaine prise de conscience en mars 2006 : le conseil d’état ouvre un crédit de 18 millions de francs pour un projet de construction d&#039;une nouvelle structure de détention à Puplinge, village situé à côté de Jussy, vers le site de Champ-Dollon. Cette structure devrait voir le jour en 2007 : les travaux commençant normalement en février prochain pour s’achever en décembre 2007. Cette structure ne prévoit que 64 places supplémentaires ainsi que des places de travail. Cela viendra bien évidemment soulager la surpopulation de Champ-Dollon dont les prisonniers sont victimes depuis déjà de nombreuses années mais cela suffira-t-il pour « faire taire » ces détenus étouffés ? L’autorité genevoise craignait ces plaintes depuis longtemps, ces dernières viennent d’ailleurs confirmer la mesure d’urgence à prendre, et la nécessité de donner aux détenus un minimum de confort le plus rapidement possible. &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Plus aucun mineur ne sera incarcéré à Champ-Dollon&#039;&#039;		&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le 20 avril, plus aucun mineur n&#039;est détenu à Champ-Dollon. Habituellement, entre zéro et onze mineurs y étaient enfermés. Suite aux violences qui ont eu lieu dans la prison surpeuplée, les mineurs seront désormais détenus à La Clairière. Cependant, bien que cette dernière ait été agrandie, passant de 15 à 30 places en 2005, elle risque également d&#039;être surpeuplée. &amp;quot;Entre deux maux, nous avons choisi le moindre&amp;quot;, a dit M. Franziskakis, directeur de l&#039;office pénitentiaire. En effet, les mineurs seront plus en sécurité dans une Clairière surpeuplée de quelques unités qu&#039;à Champ-Dollon en mutinerie. Ce transfert permettera également une prise en charge adéquate, puisque La Clairière ne détient que des mineurs. Cette réaction immédiate suite aux émeutes de Champ-Dollon confirme notre hypothèse selon laquelle les mineurs n&#039;ont pas leur place dans des prisons d&#039;adultes. Il est toutefois bien dommage qu&#039;il faille des incidents graves pour obtenir des changements...		&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Bientraitance: un concept émergent.&#039;&#039;&#039;	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous évoquerons en premier lieu notre interrogation sur l&#039;absence du terme de &amp;quot;bientraitance&amp;quot; dans notre vocabulaire. Nous nous sommes demandés si cet oubli pouvait révéler le fait que notre société n&#039;aurait pas pensé à la bientraitance. Comme le dit B. Cyrulnik (2005) dans le livre &amp;quot;Culture et bientraitance&amp;quot;, &amp;quot; Le choix du mot révèle la manière dont la culture se préoccupe d&#039;un concept.&amp;quot; Peut-on alors en déduire que le système pénal suisse ne fait pas de la bientraitance des mineurs incarcérés une de ses priorités?&lt;br /&gt;
Partant du principe que placer un mineur en prison est déjà une forme de maltraitance, nous allons tenter d&#039;éclaircir alors le concept de bientraitance, qui devient de plus en plus présent dans les discours de tous les jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, bientraiter un enfant est devenu un enjeu d&#039;humanité. Si le mot bientraitance est né, c&#039;est un signe de changement d&#039;attitude de la part d&#039;une société qui sans cesse tente de se remettre en question. Le concept de bientraitance a subi une transformation d&#039;une génération à une autre, aussi, dans les années 1980, bientraiter un enfant n&#039;apparaissait pas encore comme une évidence au sein de la famille. Aujourd&#039;hui, on parle d&#039;une éducation qui se doit de favoriser l&#039;épanouissement des enfants dans différents domaines, physique, affectif, cognitif et social. La famille est considérée comme le lieu privilégié permettant de favoriser cet épanouissement. Autrement dit, la bientraitance vise à la promotion et à la mise en place effective de pratiques éducatives et d&#039;attitudes qui soient garantes du bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
Alors, on ne doit pas seulement prévenir la maltraitance, mais aussi encourager une éducation qui permette à l&#039;enfant de donner le meilleur de lui-même. La bientraitance d&#039;un enfant passe donc par son éducation, mais qui dit éducation, dit scolarisation. Le chemin d&#039;un enfant vers l&#039;école est primordial, car cette dernière, qui peut être considérée comme l&#039;une des principales instances de socialisation et de développement socio cognitif et socio affectif de l&#039;enfant, semble s&#039;inscrire dans le cadre global des attitudes favorables au bon développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon nombre d&#039;associations se mobilisent afin que chaque enfant ait droit à un bon traitement dans la vie de tous les jours. Mais qu&#039;en est-il des enfants en prison, en institution ? On trouve dans le rapport d&#039;Amnesty International des recommandations pour la protection des enfants en détention telles que &amp;quot;les détenus mineurs doivent être séparés des adultes, sauf dans le cas de membres d&#039;une même famille&amp;quot;, ou encore &amp;quot;Le recours à la détention préventive pour les enfants doit se limiter à certaines circonstances exceptionnelles. Toute forme de détention doit être conforme à la norme internationale, qui veut qu&#039;un enfant ne soit placé en détention qu&#039;en dernier ressort et pour la durée la plus courte possible.&amp;quot; On se rend alors compte que le traitement des enfants en détention est un sujet qui préoccupe de plus en plus, et c&#039;est ainsi que des recommandations telles que celles-ci émergent. D&#039;après une recherche effectuée par le service de protection judiciaire de la jeunesse en France, quelques constats ont été avancés : premièrement, un encadrement permanent, stable et formé, permet d&#039;élaborer un suivi plus individualisé des mineurs. Le surveillant est alors le premier référent en détention. Deuxièmement, on souligne l&#039;importance des activités en détention, principalement des activités scolaires. On sait que le temps inactif passé en cellule peut engendrer des comportements violents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Divers acteurs du monde juridique, pénitencier ou encore politique préfèrent ne pas trop faire parler d&#039;eux dans les médias. On trouve très rarement le terme maltraitance dans un article consacré à la prison en Suisse, et bien que les conditions d&#039;incarcération soient décrites de manières plutôt négatives, il est rare que ces aspects soient qualifié de mauvais traitements. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que de nouvelles méthodes de prise en charge, plus inclusives, voient le jour, le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Pourtant, nous savons bien que l&#039;exclusion ne porte pas ses fruits, et exclure un jeune en rupture sociale ne va certainement pas jouer en sa faveur pour un avenir plus positif et une réinsertion dans la société. Cette exclusion n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur? Ne devrait-on pas revoir les objectifs de base de l&#039;incarcération d&#039;un mineur et trouver les conditions adéquates en fonction de cela?  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que la notion de maltraitance semble s&#039;être considérablement élargie et toucher maintenant aux conditions de vie des détenus et à leur traitement quotidien, le sujet ne trouve toujours pas beaucoup de défenseurs... Si on n&#039;est pas capable ou qu&#039;on ne cherche pas à éradiquer le problèmes des conditions déplorables de détentions des mineurs, Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération? Décriminaliser les délits commis  pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs est réelle, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. Que fait-on alors? Le débat est lancé, mais la situation est délicate et le traitement idéal ne peut peut-être pas être généralisé, il s&#039;agit plutot d&#039;un cas-par-cas. Mais peut- on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave?&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
	</entry>
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		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=4302</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
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		<updated>2006-06-20T16:35:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : /* Introduction */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Ce groupe est composé de Marie Cornejo, Aurelie Benoit, Julie Wyler, Sira Garcia, Benoit Fanin et André Lienhard&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Introduction==&lt;br /&gt;
Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge à travers les époques, et nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier. A l&#039;heure actuelle, il existe en Suisse plusieurs centres de détention pour mineurs. Dans le canton de Genève nous avons &amp;quot;La Clairière&amp;quot; à Vernier (GE), mais dû à un problème de manque de place, certains mineurs peuvent être placés dans des prisons pour adultes, comme c&#039;est le cas à Champ-Dollon.  &lt;br /&gt;
Dans la mesure où la prise en charge de certains mineurs délinquants se fait en dehors du respect de la Convention intarnationale des droits de l&#039;enfant,  nous partons du principe que  dès lors qu&#039;un mineur est incarcéré, il y a maltraitance. A cette première forme de maltraitance s&#039;ajoutent des conditions des détentions qui ne sont pas toujours en accord avec les conventions internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter. Quelle forme prend la maltraitance des mineurs incarcérés? Est-ce une réalité en Suisse Romande?&lt;br /&gt;
Après la revue de littérature, qui présente les différents ouvrages que nous avons lu et leurs idées clés, nous commencerons par présenter notre question de recherche et la méthode que nous avons suivie. Puis, en partant des définitions de &amp;quot;mineurs&amp;quot;, &amp;quot;maltraitance&amp;quot; et &amp;quot;prison&amp;quot; que nous avons insérées dans le dictionnaire des concepts, nous essayerons de mettre en lumière la construction du problème social de la maltraitance des mineurs en prison et les différents acteurs qui s&#039;y intéressent. Puis, en nous appuyant sur l&#039;actualité, nous décrirons la situation en Suisse romande, en évoquant différentes situations, que nous jugeons maltraitantes, vécues par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. Suivant celà, nous nous pencherons sur les événements récents à Champ-Dollon et à leurs éventuelles causes. Pour finir ce travail, nous proposons de développer le concept émergent de la bientraitance, une notion qu&#039;il est capitale de prendre en compte lorsque l&#039;on cherhce à traiter le problème de la maltraitance, dasn quel domaine soit-il.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Revue de littérature== &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de retracer l&#039;évolution générale des conditions de détention dans les prisons pour mineurs en Suisse romande, nous nous sommes inspirés notamment du cours de Mme. Ruchat, ainsi que de son ouvrage intitulé L&#039;oiseau et le Cachot (1993). A la suite des éléments apportés dans ce livre, le travail de recherche de S. Aeby et de C. Meier sur les prisons préventives genevoises nous a également donné de nombreux éléments sur l&#039;évolution des centres de détention de St-Antoine et de Champ-Dollon. L&#039;isolement, les conditions d&#039;hygiène, la surpopulation, le mélange des mineurs et des majeurs, sont beaucoup d&#039;éléments qui nous poussent à émettre l&#039;hypothèse selon laquelle la maltraitance serait une réalité dans les prisons pour mineurs. &lt;br /&gt;
Amnesty international soulève également ces différents points dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. &lt;br /&gt;
Le livre de J. Torrente &amp;quot;La maltraitance : regards pluridisciplinaires&amp;quot; (2001), nous permet d&#039;avoir une meilleure connaissance de ce sujet. Cette approche interdisciplinaire donne une image des différents problèmes que cause la maltraitance. J. Torrente insiste sur le côté psychologique de celle-ci. L&#039;auteur ne parle pas spécifiquement des conséquences de l&#039;enfermement mais des conséquences sur le développement et le psychisme d&#039;enfants ayant subi des maltraitances ou des négligences de tous genres. Nous retrouvons également cette thématique dans le livre de Zambeaux (2001) : &amp;quot;En prison avec des Ados&amp;quot;. En effet, dans cet ouvrage, l&#039;auteur permet aux lecteurs d’entrer dans les prisons de France, dans les quartiers réservés aux mineurs. Chaque année la république incarcère environ 7000 mineurs par an en prison et 700 d’entre eux y résident en permanence. L’auteur, un journaliste, a rencontré ces jeunes derrière les barreaux et leur donne la parole. Zambeaux fait le tour des problèmes ; les prisons hors la loi, la loi entre codétenus, les drogues et médicaments à profusion, l’enseignement précaire, ou encore le statut non reconnu des adolescentes incarcérées. Il donne aussi la parole aux surveillants, matons, éducateurs et directeurs, chacun tenant un discours propre à leurs expériences. Le livre est complété par deux annexes qui donnent des résultats chiffrés sur l’incarcération des mineurs en France et du fonctionnement dans les prisons. &lt;br /&gt;
Une autre grande thématique retrouvée dans plusieurs ouvrages est celle des détenus mineurs incarcérés avec des majeurs. Par exemple, dans le livre de K. Tomasevski (1986): &amp;quot;Enfants en prison avec des adultes&amp;quot;, l&#039;auteur nous présente des enquêtes sur ce mélange, effectuées dans plusieurs pays, mettant en lumière des situations de détention trop souvent inadéquates. En effet, les mineurs sont plus souvent dirigés vers des travaux manuels comme les adultes que vers une prise en charge éducative, un traitement différencié de celui des détenus majeurs.&lt;br /&gt;
De plus, dans l&#039;article d&#039;Anne Rubin (2003), publié sur le site de la TSR &amp;quot; La détention des mineurs: un casse-tête Suisse&amp;quot;, présente la situation actuelle et la journaliste tire la sonnette d&#039;alarme quant à la présence d&#039;un nombre important de mineurs dans des centres de détention pour adultes. &lt;br /&gt;
Le document audiovisuel de temps présent, &amp;quot;En Taule&amp;quot;, nous présente deux prisons préventives dans le canton de Vaud où l&#039;on peut souvent retrouver des mineurs. Ce document nous donne une image des conditions de détentions en Suisse. Dans les deux prisons visitées, on nous montre le quotidien des détenus et on peut entendre les points de vue des différents acteurs sur les conditions souvent difficiles. A travers l&#039;article d&#039;Alexandra Richard (27.09.2005), intitulé &amp;quot;Une solution latine pour la délinquance juvénile&amp;quot;, nous avons pu prendre connaissance de l&#039;existence de centres tels que celui de Pramont (VS), qui met l&#039;accent sur l&#039;éducation. Cet article a été trouvé sur le site internet de la TSR: www.tsr.ch. En effet, internet s&#039;est avéré utile pour la recherche de documents. Les sites web officiels des prisons sont intéressants car ils ont permis d&#039;avoir des renseignements très actuels. Celui de Champ-Dollon (www.geneve.ch/penitent/champdollon) nous a permis de prendre connaissance des chiffres concernant les détenus, tels que le nombre de mineurs incarcérés, le taux de surpopulation etc. &lt;br /&gt;
Concernant l&#039;actualité de la situation en Suisse romande, nous nous sommes appuyés sur plusieurs reportages et articles de presse. Premièrement, les articles paru dans &amp;quot;Le Courrier&amp;quot; ou encore &amp;quot;20 minutes&amp;quot; (cf bibliographie)nous ont permis de connaître la situation problématique actuelle à Champ-Dollon. &lt;br /&gt;
La maltraitance étant au centre de notre recherche, nous avons trouvé important de nous informer sur le concept de bientraitance. Le livre de H. Desmet et J-P. Pourtois (2005): &amp;quot;Culture et Bientraitance&amp;quot; développe ce concept dans de divers contextes. Il défini plus particulièrement le bien-être de l&#039;enfant dans un milieu, une culture et une société capables de lui apporter un équilibre et un épanouissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Question de recherche==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Qu&#039;est ce que la maltraitance en prison pour les mineurs en Suisse romande, et est-ce vraiment une réalité?   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Méthodologie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de répondre à notre question de recherche, nous avons commencé par rechercher un certain nombre d&#039;ouvrages concernant les mineurs incarcérés (cf. bibliographie), et nous nous sommes basés sur le cours du premier semestre, qui nous a permis de retracer les conditions de détention des mineurs et d&#039;en voir l&#039;évolution. Avec cela, nous avons pu formuler nos premières hypothèses et forger nos opinions sur le sujet. Dans un second temps, dans le but de répondre à nos questions concernant la prise en charge des mineurs déviants et leur présence dans les structures pour adultes, nous avons décidé de partir sur le terrain interviewer M. Sebastien Aeby, directeur de la prison préventive de La Croisée, dans le canton de VD. Nous avons choisi ensemble des questions qui nous semblaient pertinentes (cf méthodologie de groupe LIEN?) et avons profité de l&#039;entretien pour visiter la prison et observer les conditions de détention. &lt;br /&gt;
Bien que cette interview ne soit pas le fondement de notre article, elle nous a servi à faire un état des lieux de la situation en Suisse romande.&lt;br /&gt;
Nous nous sommes notamment basé sur l&#039;ouvrage « Enfant en prison », un rapport international qui dresse un bilan sur les conditions de détention des mineurs dans 51 pays. Il a été écrit en 1998 par l’Observatoire international des prisons. &lt;br /&gt;
Pour avoir une idée de la construction sociale du problème, nous sommes allés chercher des rapports de débats au Grand Conseil: le discours du procureur général du 31.02.02 et l&#039;interpellation de M. Rémy Pagani au sujet du suivi des adolescents à Champ-Dollon, 25.04.02, le Rapport annuel de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, année parlementaire 2002-2003 et le Rapport de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, 1ère année de la législature 2001-2003. Nous nous sommes également appuyés sur des rapports d&#039;Amnesty International. &lt;br /&gt;
Cet article permet de faire un état des lieux général de la situation en Suisse. Il explique le problème de surpopulation et les mesures qui ont été prises de part et d&#039;autre. De plus, il contient des informations sur le Code Pénal Suisse en ce qui concerne les mineurs, et fait le point sur les différentes idées en ce qui concerne le changement de durée de peines.(CECI EST A METTRE EN INTRODUCTION)&lt;br /&gt;
Nous avons consulté le site officiel de la ville de Genève et nous somme appuyés sur de nombreux articles de presse, ainsi que des reportages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Limites de la méthode===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous nous sommes heurtés à un vrai manque de temps, notamment pour trouver la littérature pertinente pour construire nos réflexions et pour préparer et choisir l&#039;entretien.&lt;br /&gt;
Le travail et la rédaction de groupe se sont avérés difficiles.  &lt;br /&gt;
La précipitation à commencer le travail nous a poussé à lire des ouvrages qui se sont avérés non pertinents une fois la recherche plus avancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Analyse==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définition de quelques concepts&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;être clairs sur les concepts que nous utiliserons lors de notre exposé, nous proposons au lecteur quelques définitions: [[mineur]], [[maltraitance]] et [[prison]] LIENS?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du problème social&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l&#039;on a choisi de montrer cette problématique à différentes époques de l&#039;histoire humaine, ce n&#039;est pas sans surmonter quelques difficultés. Plus on remonte dans le passé de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d&#039;égarement dû au manque d&#039;informations. C&#039;est pourquoi, nous commencerons avec la question de l&#039;enfermement pour nous mener à celle qui nous intéresse en particulier: la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfermement est un phénomène qui a toujours existé, et bien qu&#039;il ait pu prendre des formes différentes selon les époques, il n&#039;en reste pas moins qu&#039;il fut et est une réalité pour les mineurs.&lt;br /&gt;
Déjà au 5ème siècle, les couvents servaient entre autres de lieu d&#039;enfermement pour les enfants &amp;quot;déviants&amp;quot;. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de grand renfermement des pauvres entre le 16ème et 17ème siècle donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pecheur de ces hommes, femmes et enfants. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d&#039;un renouveau moral. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d&#039;enfermement par excellence, fit son apparition. Elle a été créée pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs pour les criminels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, il est intéressant de signaler l&#039;émergence du rapport de la bientraitance à la maltraitance dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème siècle, les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. La décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commencaient à s&#039;élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l&#039;expérience des galères pour les enfants et les femmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème siècle sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n&#039;arrêtait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.Il y avait évidemment dans cette prolifération d&#039;idées des contradictions, dont certaines allaient avoir des répercussions sur notre objet d&#039;étude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. En effet, la théorie proposée par ce dernier suggère l&#039;idée que l&#039;individu est entièrement formé avant de naître. Ce postulat pousse à croire que l&#039;identité de l&#039;humain est pré existante. A partir de cette conception, le traitement réservé &amp;quot;aux enfants vicieux&amp;quot; ou &amp;quot;aux criminels nés&amp;quot;, tendait à les enfermer à vie, étant donné que leurs penchants délictueux étaient non seulement d&#039;origine héréditaire mais également immuables. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu&#039;elles ne puissent se reproduire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l&#039;autre côté, comme nous l&#039;avons vu dans le cours de Mme Ruchat, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L&#039;individu était maître de lui-même, insoumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous, faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, affirmant que l&#039;enfant naît fondamentalement bon et que la société le corrompt à mesure qu&#039;il grandit. Il défendit l&#039;idée de protéger l&#039;enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout aussi significative , celle de l&#039;éducabilité de l&#039;homme à travers le cas de l&#039;enfant sauvage de l&#039;Aveyron. Le docteur sort cet enfant sauvage d&#039;un établissement réservé aux sourds pour lui offrir de meilleures conditions, en l&#039;hébergeant chez lui. Itard croit en l&#039;éducabilité de Victor (nom donné à &amp;quot;l&#039;enfant sauvage&amp;quot;), et progressivement, grâce à des tests, des méthodes pédagogiques, Victor va apprendre, comprendre, parler et penser. Sans rentrer dans les détails de cet évènement, on peut dire que l&#039;hypothèse d&#039;Itard, quant à l&#039;éducabilité de l&#039;homme, a été confirmée.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans ce contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de &amp;quot;redressement&amp;quot;. L&#039;ouvrage de l&#039;Italien Cesare Beccaria intitulé &amp;quot;Des délits et des peines&amp;quot;, écrit en 1764, connaît un énorme succès. Il demande des peines plus légères, plus humaines pour les prisonniers; la société semble suffisamment préparée à recevoir cette idée nouvelle. Cette fois la problématique passe d&#039;un stade primaire à second, son amplification à travers le média de l&#039;époque, c&#039;est-à-dire le livre, produit la publicité nécessaire à donner un nouvel élan à l&#039;amélioration des traitements dans les prisons. L&#039;établissement pénitencier prend une nouvelle définition, il devient &amp;quot;l&#039;école du peuple&amp;quot;, les idées sont les suivantes : rattraper la délinquance et rééduquer l&#039;homme. Deux problèmes se posent à la suite de cette évolution des traitements. Premièrement, le mélange des genres en prison: hommes, femmes et enfants se côtoient dans un même établissement et l&#039;on craint d&#039;éventuelles contaminations morales. Deuxièmement, la question de l&#039;isolement devient problématique. Au lieu de permettre une prise de conscience et un retour sur soi, l&#039;isolement donnait des résultats contraires: les hommes avaient plutôt tendance à &amp;quot;se perdre&amp;quot;, à devenir agressifs ou psychotiques. &lt;br /&gt;
Ce problème vient raviver la question qui nous intéresse ici, c&#039;est-à-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et de ce fait illustre bien l&#039;intérêt qui existait déjà à cette époque: le bon traitement de cette catégorie d&#039;individus. La prise en charge des mineurs prend alors une nouvelle direction, vers un établissement qui leur est dorénavant réservé, une &amp;quot;école de préservation&amp;quot;, autrement dit une prison pour mineurs ou une maison de correction. L&#039;établissement de Mettray, ouvert en 1860, en est le parfait exemple. Ici, le mineurs seront traités différemment, avec un peu plus de liberté, d&#039;espace, dans une atmosphère plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l&#039;esprit religieux qu&#039;on souhaite transmettre à ces jeunes ne sera pas oublié. Bien que les traitements aient changés, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qui s&#039;intéresse de nos jours à la maltraitance des mineurs en prison ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développement de l&#039;enfant et de son bon environnement est permanent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 a force de loi. En plus de la contrainte juridique, c&#039;est-à-dire le respect des articles qu&#039;elle impose aux signataires, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique, résolument novateur. En effet, elle propose une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être considéré comme acteur de sa propre vie. De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;intérêt supérieur de l&#039;enfant affirmé à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra retenir les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation. Toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noter qu&#039;une Convention engage les Etats signataires à mettre en oeuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certain nombre de droits édictés dans la convention peut s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains alinéas d&#039;articles s&#039;intéressent directement aux situations de détentions. A titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être basée sur l&#039;intérêt supérieur de celui-ci et tenir compte de son opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être protégé contre les immixtions dans sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondance et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son milieu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dans un établissement approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;avoir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaux respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que c&#039;est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise en détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises, dirons-nous, conditions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution envisagée et d&#039;une durée aussi limitée que possible. Il doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulière qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il semble que son application doit être poursuivie, même en détention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détention est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International oeuvre en faveur de tous les droits annoncés dans la Déclaration universelle des droits de l&#039;homme, ainsi que dans d&#039;autres traités internationaux. L&#039;Organisation contribue à promouvoir le respect de l&#039;ensemble de ces droits, qu&#039;elle considère comme indivisibles et interdépendants, au moyen de différents types d&#039;actions visant à informer et à sensibiliser le grand public, en développant l&#039;éducation aux droits humains et en faisant pression sur les gouvernements pour qu&#039;ils ratifient et appliquent les traités relatifs aux droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver par exemple une page concernant les mauvais traitements, qui vise à sensibiliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier texte, on critique l&#039;enfermement des mineurs dans des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assurent pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détention pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure ou ils seraient bien souvent vétustes et pourraient mettre en danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajoute à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfants vivent donc en dehors du respect de leur intimité et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dans des prisons réservés aux adultes, loin du respect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Ce mélange, qui représente un risque important pour les mineurs, tels que des violences sexuelles, physiques, et psychologiques, est d&#039;autant plus grave qu&#039;il s&#039;effectue dans des prisons, pour adultes, qui sont, dans la plupart des cas, elles aussi surpeuplées, comme nous pourrons le constater avec l&#039;exemple de la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui disposent que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, et ceci afin de pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. (Se référer à l&#039;ouvrage de K. Tomasevski (1986). La Suisse fait partie de ces pays. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention mettant en jeu la santé et la sécurité physique et émotionnelle des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty international soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d&#039;une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autre les droits de l&#039;enfant, et en l&#039;occurrence, le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détention pour mineurs, le rapport souligne en premier lieu le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au delà des problèmes &amp;quot;matériels&amp;quot; qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport placent le problème encore plus haut, dans &amp;quot;l&#039;absence persistante de toute volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négation pure et simple de leurs existences&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugement, l&#039;incarcération des mineurs dans les quartiers pénitenciers réservés aux adultes, parfois même avec les plus dangereux d&#039;entre eux, le manque de personnel formé de manière adaptée, la surpopulation, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent détenus dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité, et nuisent donc gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux. A cela s&#039;ajoute l&#039;absence ou une insignifiance de structures d&#039;enseignement, d&#039;installations sportives et de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation, font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure ou elle se fait en dehors du respect de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant. Malgré tout, il semble que dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qu&#039;en est-il de la Suisse?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention et l&#039;encadrement des mineurs a fait l&#039;objet de discours et de différents débats à l&#039;intérieur du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 janvier 2002, dans un discours, Monsieur Daniel Zappelli (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550108/41/550108_41_partie4.asp), procureur général, évoque la nécessité impérative de créer des lieux supplémentaires de détention pour mineurs afin d&#039;éviter qu&#039;ils se retrouvent  placés dans des prisons pour adultes et &amp;quot;qu&#039;ils ne soient privés de l&#039;encadrement adéquat&amp;quot;. Ce discours rappelle que le nombre de mineurs incarcérés est en augmentation depuis les six dernières années et qu&#039;il est donc important d&#039;avoir une réflexion sur la justice que l&#039;on offre. On ne manque pas de souligner que &amp;quot;la justice n&#039;est pas que pénale&amp;quot;, et ce n&#039;est qu&#039;en gardant ceci à l&#039;esprit que l&#039;on peut faire évoluer les conditions de traitement et de prise en charge des mineurs.&lt;br /&gt;
Il est absolument nécessaire que la justice se voit mettre à disposition les moyens adéquats pour exercer son pouvoir d&#039;une manière efficace et respectueuse des droits de l&#039;homme et de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril 2002, c&#039;est M. Remy Pagani qui fait une interpellation au Conseil d&#039;Etat au sujet du suivi des adolescents enfermés à Champ-Dollon (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550107/33/550107_33_partie15.asp). Une situation qui ne permet pas la séparation stricte avec les adultes, ce qui est contraire à la convention internationale des droits de l&#039;enfant. De plus ces mineurs, dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés, ne disposent de surcroit d&#039;aucun encadrement éducatif particulier. A ceci la Conseillère d&#039;Etat Michel Spoerri répondra par le même souci et la conscience de la nécessité d&#039;améliorer les conditions de détention des mineurs et leur prise en charge, en l&#039;occurrence, par l&#039;agrandissement de la Clairière et la volonté d&#039;y placer des éducateurs supplémentaires. Seulement ces mesures semblent assez légères étant donné que, comme nous le verrons plus tard, l&#039;agrandissement de la Clairière n&#039;est pas assez important et tous les mineurs présents à Champ-Dollon ne pourront pas y entrer. De plus, les propositions de postes supplémentaires ne semblent pas aboutir, ou, en tout cas, pas assez rapidement étant donné l&#039;urgence de la situation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sujet étudié a fait l&#039;objet de deux rapports annuels de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux rapports, le premier de M. Hugues Hiltpold, année parlementaire 2002-2003,(http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550302/7/550302_7_partie8.asp) sur le thème de la détention et de l&#039;encadrement des mineurs et le second de Mme Anita Cuenod, 1ère année de la législature 2001-2005, ((http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550204/16/550204_16_partie32.asp) font état de problèmes très similaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y parle  de Champ Dollon, comme d&#039;un bâtiment vétuste, ayant des besoins évidents &amp;quot;d&#039;aménagements et de rafraichissements&amp;quot;. Ce lieu ne semble pas approprié que ce soit pour des mineurs ou des adultes. Pourtant, au moment où le débat concernant le deuxième rapport a eu lieu, 27 mineurs étaient présents dans ces murs! La Clairière étant trop petite pour accueillir tous les mineurs placés, et les travaux d&#039;agrandissement tardant à commencer, les conditions semblent peu propices à une amélioration de la situation qui constitue pourtant une réelle urgence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sous-jacent à cette situation, nous retrouvons le problème du traitement de la jeunesse déviante. Est-il normal que le nombre de mineurs placés en détention ne cesse de croitre alors que la justice ne se dit pas uniquement pénale?  C&#039;est M. Remy Pagani qui soulève cette question de fond, qui semble-t-il, ne passe pas souvent au premier plan lors des débats au Grand Conseil.&lt;br /&gt;
On rappellera les décisions prises quatre ans auparavant qui n&#039;ont pas été appliquées, notamment l&#039;abolition de la promiscuité mineurs-majeurs à la prison de Champ-Dolllon. Si cette promiscuité n&#039;a pas été abolie, elle est d&#039;autant plus alarmante que ces jeunes placés en compagnie d&#039;adultes sont isolés dans des quartiers ou bien souvent, se trouvent des personnes &amp;quot;encore plus déviantes qu&#039;eux, notamment des pédophiles&amp;quot;. M. Pagani soulève ici encore une question importante qui est celle de la cohérence du traitement des mineurs incarcérés. Le but de l&#039;incarcération est-elle la prise d&#039;un risque pour la santé et l&#039;équilibre sûrement déjà précaire de ces enfants? &lt;br /&gt;
Si l&#039;agrandissement de la prison de Champ-Dollon est une solution à la surpopulation carcérale, Mme Esther Adler rappelle que des solutions plus &amp;quot;profondes&amp;quot; sont à chercher dans le fonctionnement même du système de traitement des criminels. Effectivement, il serait opportun de réfléchir aux conditions de détentions des mineurs, aux propositions de prise en charge et aux améliorations à y apporter. Se contenter de faire de Champ-Dollon un lieu plus vaste va-t-il permettre un meilleur traitement des mineurs délinquants?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, si les mineurs qui sont placés à La Clairière sont un peu mieux lotis, on soulignera la présence de gardien de prison en plus des éducateurs. Cette présence est perçue comme une volonté de promouvoir la répression plutôt que des mesures éducatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble que la surpopulation des centres de détention pour mineurs serait dûe au manque de volonté des juges de trouver des mesures plus adéquates pour le traitement des mineurs délinquants. La prison serait utilisée commune solution de facilité, ce qui une fois encore apparaît contraire aux articles édictés par les droits de l&#039;enfant. Il ferait partie du rôle du gouvernement d&#039;encourager les juges à trouver des peines plus adéquates que la mise en détention, on citera les mesures d&#039;utilité publique en exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour reprendre les propos de M. Hiltpold et M. Mauris, &amp;quot;Michel Foucault considère (...) que l&#039;on juge une société par l&#039;état de ses prisons&amp;quot; et dans cette optique, c&#039;est &amp;quot;une honte pour notre société moderne de laisser ainsi des jeunes en rupture aux côtés d&#039;idoles du crime (...) avec des gardiens en guise d&#039;infirmiers et des délinquants en guise de camarades.&amp;quot; Cette situation relate un réel dysfonctionnement de la société actuelle et probablement un manque de volonté à prendre la situation en main, de tout mettre en oeuvre pour y remédier, étant donné que le Conseil d&#039;Etat ne semble pas suivre les recommandations émises par la commission au terme de son rapport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias suisses s&#039;intéressent eux aussi au problème. Notre attention s&#039;est portée sur une émission de swissinfo par Anne Rubin titrée &#039;&#039;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&#039;&#039; datant du 02 décembre 2003. (Site de la TSR : La détention des mineurs, un casse tête suisse swissinfo, Anne Rubin(02.12.2003)). Les médias s&#039;inquiètent de la présence de plusieurs mineurs dans des prisons pour adultes, des lieux &amp;quot;inadaptés&amp;quot; à l&#039;accueil de jeunes personnes en développement. De plus, pour ne pas améliorer la situation, la Clairière est toujours trop petite, et on rappelle que l&#039;agrandissement en cours n&#039;a pas été prévu assez conséquent pour accueillir les nombreux mineurs placés entre autre a Champ-Dollon. Ce dernier constat est fait par les autorités genevoises elles-mêmes.&lt;br /&gt;
Cette détention en compagnie d&#039;adultes semblent d&#039;autant plus inquiétante qu&#039;elle ne permet pas de répondre à une volonté d&#039;offrir aux mineurs détenus une prise en charge particulière et éducative qui préparerait le terrain à une réinsertion dans la société. Le jeune, qu&#039;il soit délinquant ou non, a le droit à ce qu&#039;on lui prépare un avenir et qu&#039;on lui donne les atouts pour y arriver. Cependant, dans de telles conditions de détention, dans cette &amp;quot;école du crime&amp;quot; comme l&#039;appelle M. Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD), on peut imaginer que c&#039;est la récidive qui sera entrainée plutôt que la réinsertion du jeune. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Réalité Suisse et genevoise: de la prise en charge à la maltraitance&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- La détention des délinquants mineurs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis plusieurs années, des mineurs sont détenus à la prison de Champ-Dollon ainsi qu&#039;à la Maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc. Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est devenue aujourd&#039;hui une règle, et s&#039;aggrave. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissements privatifs de liberté pour adultes vient directement à l&#039;encontre de plusieurs conventions internationales, dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes délinquants et criminels. Les centres de détention ont comme but de protéger les mineurs, pour cela on a jugé bon de les séparer de la société. Cette dernière est représentée par le groupe dominant qui fixe les règles et les normes à respecter. Les individus qui ne respectent pas ces normes sont montrés du doigt et mis en marge. Pour suivre cet objectif, la société a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code pénal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de liberté doit exercer une action éducative sur les personnes privées de liberté et préparer le retour à la vie libre. L&#039;enfermement doit être un moyen pour le délinquant ou le criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger les jeunes en donnant une réponse aux actes violents ou délictueux. Elles doivent punir mais pas maltraiter les déviants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 60 se sont créées les premières prisons pour mineurs. On sépare déjà depuis le 19ème les détenus majeurs des mineurs. On veut éviter les mélanges qui ne sont pas bénéfiques pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitements.  St-Antoine était la prison qui avait le plus servi à Genève depuis le 1712, date de sa construction. Elle passa le relai à Champ-Dollon en 1977. Depuis le début du 20ème siècle, et jusqu&#039;à nos jours, on trouve des mineurs dans des lieux prévus uniquement pour des majeurs. On retrouve ces faits dans le travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, par Chloé MEIER et Sébastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995, mais également dans les statistiques actuelles de Champ-Dollon, ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby actuel directeur de la prison préventive la Croisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairière&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre éducatif pour adolescents. Les mineurs y sont détenus pour des périodes courtes,  allant de un jour à un an. Cependant, la création de la Clairière ne résoud pas le problème, car on retrouve systématiquement des mineurs dans les établissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple à Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tirés des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;année 2003 peuvent nous donner une image de l&#039;ampleur du phénomène (cf résumé).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons déjà exliqué, l&#039;enfermement de mineurs en prison constitue déjà, en tant que tel, une forme de maltraitance. Cette dernière est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelques années la situation s&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview: il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Ce nouveau cadre ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins stricts (rapporté de l&#039;inteview donné au courrier). Dans ces prisons pour majeurs la sécurité est renforcée, et la répression et l&#039;isolement sont plus fréquemment utilisés. Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de J. Torrente (2001). Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La structure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. L&#039;encadrement dont les mineurs auraient tant besoin est absent. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière (www.geneve.ch/fao/2003). Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dûs à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux, comme nous avons pu le voir précédement dans l&#039;article 37 de La Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot;C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby. &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux, mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer: le mineur serait au centre du projet, et l&#039;exclusion que représente l&#039;enfermement serait évitée dans la mesure du possible. Dans le cas contraire, il s&#039;agirait tout de même d&#039;éviter le processus d&#039;engrenage qui s&#039;active souvent lors du contact avec des adultes, et orienter la prise en charge vers un épanouissement du mineur et une réintegration à la société. Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. Ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droits de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison&#039;&#039; 	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, et risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les objectifs éducatifs que visent les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineur à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dûes à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie. &amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subisse pas de mauvais traitements durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Afin que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby). Il serait idéal qu&#039;un travail soit fait entre les éducateurs, la direction et les acteurs extérieurs, mais malereusement les prisons ne consacrent acctuellement que très peut de temps pour un suivi personnalisé des détenus. Les mineurs ont besoin de beaucoup de temps mais les budgets des prisons pour majeurs ne sont pas addaptés à une vrai prise en main.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance a de l&#039;influence sur le développement et l&#039;image du corps peut être modifiée par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation ou le suicide. Pour éviter de tel abus, notamment sexuels, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélanger dans les cellules et lors des douches. Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visites que les majeurs. Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y perd du temps de visite, mineurs inclus. 	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toutes les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissements pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus début mai 2006 la surpopulation est devenue intolérable. Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. En effet Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, les personnes incarcérées sont actuellement rencensées autour de 500. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable. Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inaugurée le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine, voire surpeuplée selon les périodes. Le problème est donc loin d&#039;être résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Actualité: Champ-Dollon et ses récentes émeutes&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
 	&lt;br /&gt;
En février 2005, les députés du Grand Conseil votaient un crédit d&#039;étude de 1,3 millions de francs pour l&#039;agrandissement de l&#039;établissement pénitentiaire. A ce moment-là, la prison de Champ-Dollon comptait 438 détenus pour 270 places. &lt;br /&gt;
Furieux de ces conditions, les détenus ont manifestés durant les journées du 30 avril et du 1 mai, refusant de réintégrer leurs cellules après la promenade. Malheureusement, des violences ont été commises. Selon Constantin Franziskakis, une trentaine de détenus se seraient défoulés sur le matériel de la prison. A la fin de la journée, le constat était de trois blessés.&lt;br /&gt;
Comme cité dans l&#039;article de Philippe Chevalier du 3 mai 2006, &amp;quot;Poussée de fièvre à Champ-Dollon&amp;quot;, paru dans Le Courrier, Laurent Moutinot, le chef du Département des institutions, promet de punir les auteurs de violence, mais également de prêter une oreille attentive à leur revendications, bien que, d&#039;après lui, les problèmes énoncés découlent de la situation de surpeuplement. 	&lt;br /&gt;
Les détenus manifestaient non seulement contre les conditions de surpopulation, mais surtout contre les arrestations brutales des forces de l&#039;ordre et contre les périodes de détention provisoire qui excèdent régulièrement la durée des peines prononcées. En effet, le nombre de dossiers traités pour condamnation est passé de 2600 en 2003 à 4300 en 2005.	&lt;br /&gt;
La Ligue suisse des droits de l&#039;homme se montre solidaire avec les détenus, pointant le doigt sur la lenteur de la Chambre d&#039;accusation genevoise. 		&lt;br /&gt;
Mais le problème n&#039;est pas proprement genevois. Si Champ-Dollon souffre aujourd&#039;hui de surpopulation, c&#039;est aussi parce que de nombreux détenus attendent leur transfert vers une prison d&#039;un autre canton. En 2005, la Suisse comptait plus de 6000 détenus. Sur les 122 prisons nationales, 27 affichaient complet et 14 souffraient de surpopulation. 	&lt;br /&gt;
Cette situation est désagréable autant pour les personnes qui travaillent à la prison que pour les prisonniers, qui se marchent dessus. La sécurité générale est amoindrie, les personnes étouffent. Les places de travail en ateliers manquent. Certains prisonniers se trouvent enfermés 23 heures sur 24 dans leur cellule.	 	&lt;br /&gt;
Cette surpopulation avait déjà entraîné à Genève une certaine prise de conscience en mars 2006 : le conseil d’état ouvre un crédit de 18 millions de francs pour un projet de construction d&#039;une nouvelle structure de détention à Puplinge, village situé à côté de Jussy, vers le site de Champ-Dollon. Cette structure devrait voir le jour en 2007 : les travaux commençant normalement en février prochain pour s’achever en décembre 2007. Cette structure ne prévoit que 64 places supplémentaires ainsi que des places de travail. Cela viendra bien évidemment soulager la surpopulation de Champ-Dollon dont les prisonniers sont victimes depuis déjà de nombreuses années mais cela suffira-t-il pour « faire taire » ces détenus étouffés ? L’autorité genevoise craignait ces plaintes depuis longtemps, ces dernières viennent d’ailleurs confirmer la mesure d’urgence à prendre, et la nécessité de donner aux détenus un minimum de confort le plus rapidement possible. &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Plus aucun mineur ne sera incarcéré à Champ-Dollon&#039;&#039;		&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le 20 avril, plus aucun mineur n&#039;est détenu à Champ-Dollon. Habituellement, entre zéro et onze mineurs y étaient enfermés. Suite aux violences qui ont eu lieu dans la prison surpeuplée, les mineurs seront désormais détenus à La Clairière. Cependant, bien que cette dernière ait été agrandie, passant de 15 à 30 places en 2005, elle risque également d&#039;être surpeuplée. &amp;quot;Entre deux maux, nous avons choisi le moindre&amp;quot;, a dit M. Franziskakis, directeur de l&#039;office pénitentiaire. En effet, les mineurs seront plus en sécurité dans une Clairière surpeuplée de quelques unités qu&#039;à Champ-Dollon en mutinerie. Ce transfert permettera également une prise en charge adéquate, puisque La Clairière ne détient que des mineurs. Cette réaction immédiate suite aux émeutes de Champ-Dollon confirme notre hypothèse selon laquelle les mineurs n&#039;ont pas leur place dans des prisons d&#039;adultes. Il est toutefois bien dommage qu&#039;il faille des incidents graves pour obtenir des changements...		&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Bientraitance: un concept émergent.&#039;&#039;&#039;	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous évoquerons en premier lieu notre interrogation sur l&#039;absence du terme de &amp;quot;bientraitance&amp;quot; dans notre vocabulaire. Nous nous sommes demandés si cet oubli pouvait révéler le fait que notre société n&#039;aurait pas pensé à la bientraitance. Comme le dit B. Cyrulnik (2005) dans le livre &amp;quot;Culture et bientraitance&amp;quot;, &amp;quot; Le choix du mot révèle la manière dont la culture se préoccupe d&#039;un concept.&amp;quot; Peut-on alors en déduire que le système pénal suisse ne fait pas de la bientraitance des mineurs incarcérés une de ses priorités?&lt;br /&gt;
Partant du principe que placer un mineur en prison est déjà une forme de maltraitance, nous allons tenter d&#039;éclaircir alors le concept de bientraitance, qui devient de plus en plus présent dans les discours de tous les jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, bientraiter un enfant est devenu un enjeu d&#039;humanité. Si le mot bientraitance est né, c&#039;est un signe de changement d&#039;attitude de la part d&#039;une société qui sans cesse tente de se remettre en question. Le concept de bientraitance a subi une transformation d&#039;une génération à une autre, aussi, dans les années 1980, bientraiter un enfant n&#039;apparaissait pas encore comme une évidence au sein de la famille. Aujourd&#039;hui, on parle d&#039;une éducation qui se doit de favoriser l&#039;épanouissement des enfants dans différents domaines, physique, affectif, cognitif et social. La famille est considérée comme le lieu privilégié permettant de favoriser cet épanouissement. Autrement dit, la bientraitance vise à la promotion et à la mise en place effective de pratiques éducatives et d&#039;attitudes qui soient garantes du bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
Alors, on ne doit pas seulement prévenir la maltraitance, mais aussi encourager une éducation qui permette à l&#039;enfant de donner le meilleur de lui-même. La bientraitance d&#039;un enfant passe donc par son éducation, mais qui dit éducation, dit scolarisation. Le chemin d&#039;un enfant vers l&#039;école est primordial, car cette dernière, qui peut être considérée comme l&#039;une des principales instances de socialisation et de développement socio cognitif et socio affectif de l&#039;enfant, semble s&#039;inscrire dans le cadre global des attitudes favorables au bon développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon nombre d&#039;associations se mobilisent afin que chaque enfant ait droit à un bon traitement dans la vie de tous les jours. Mais qu&#039;en est-il des enfants en prison, en institution ? On trouve dans le rapport d&#039;Amnesty International des recommandations pour la protection des enfants en détention telles que &amp;quot;les détenus mineurs doivent être séparés des adultes, sauf dans le cas de membres d&#039;une même famille&amp;quot;, ou encore &amp;quot;Le recours à la détention préventive pour les enfants doit se limiter à certaines circonstances exceptionnelles. Toute forme de détention doit être conforme à la norme internationale, qui veut qu&#039;un enfant ne soit placé en détention qu&#039;en dernier ressort et pour la durée la plus courte possible.&amp;quot; On se rend alors compte que le traitement des enfants en détention est un sujet qui préoccupe de plus en plus, et c&#039;est ainsi que des recommandations telles que celles-ci émergent. D&#039;après une recherche effectuée par le service de protection judiciaire de la jeunesse en France, quelques constats ont été avancés : premièrement, un encadrement permanent, stable et formé, permet d&#039;élaborer un suivi plus individualisé des mineurs. Le surveillant est alors le premier référent en détention. Deuxièmement, on souligne l&#039;importance des activités en détention, principalement des activités scolaires. On sait que le temps inactif passé en cellule peut engendrer des comportements violents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Divers acteurs du monde juridique, pénitencier ou encore politique préfèrent ne pas trop faire parler d&#039;eux dans les médias. On trouve très rarement le terme maltraitance dans un article consacré à la prison en Suisse, et bien que les conditions d&#039;incarcération soient décrites de manières plutôt négatives, il est rare que ces aspects soient qualifié de mauvais traitements. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que de nouvelles méthodes de prise en charge, plus inclusives, voient le jour, le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Pourtant, nous savons bien que l&#039;exclusion ne porte pas ses fruits, et exclure un jeune en rupture sociale ne va certainement pas jouer en sa faveur pour un avenir plus positif et une réinsertion dans la société. Cette exclusion n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur? Ne devrait-on pas revoir les objectifs de base de l&#039;incarcération d&#039;un mineur et trouver les conditions adéquates en fonction de cela?  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que la notion de maltraitance semble s&#039;être considérablement élargie et toucher maintenant aux conditions de vie des détenus et à leur traitement quotidien, le sujet ne trouve toujours pas beaucoup de défenseurs... Si on n&#039;est pas capable ou qu&#039;on ne cherche pas à éradiquer le problèmes des conditions déplorables de détentions des mineurs, Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération? Décriminaliser les délits commis  pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs est réelle, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. Que fait-on alors? Le débat est lancé, mais la situation est délicate et le traitement idéal ne peut peut-être pas être généralisé, il s&#039;agit plutot d&#039;un cas-par-cas. Mais peut- on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave?&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=4300</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
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		<updated>2006-06-20T16:34:28Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : /* Introduction */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Ce groupe est composé de Marie Cornejo, Aurelie Benoit, Julie Wyler, Sira Garcia, Benoit Fanin et André Lienhard&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Introduction==&lt;br /&gt;
Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge à travers les époques, et nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier. A l&#039;heure actuelle, il existe en Suisse plusieurs centres de détention pour mineurs. Dans le canton de Genève nous avons &amp;quot;La Clairière&amp;quot; à Vernier (GE), mais dû à un problème de manque de place, certains mineurs peuvent être placés dans des prisons pour adultes, comme c&#039;est le cas à Champ-Dollon.  &lt;br /&gt;
Dans la mesure où la prise en charge de certains mineurs délinquants se fait en dehors du respect de la Convention intarnationale des droits de l&#039;enfant,  nous partons du principe que  dès lors qu&#039;un mineur est incarcéré, il y a maltraitance. A cette première forme de maltraitance s&#039;ajoutent des conditions des détentions qui ne sont pas toujours en accord avec les conventions internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter. Quelle forme prend la maltraitance des mineurs incarcérés? Est-ce une réalité en Suisse Romande?&lt;br /&gt;
Après la revue de littérature, qui présente les différents ouvrages que nous avons lu et leurs idées clés, nous commencerons par présenter notre question de recherche et la méthode que nous avons suivie. Puis, en partant des définitions de &amp;quot;mineurs&amp;quot;, &amp;quot;maltraitance&amp;quot; et &amp;quot;prison&amp;quot; que nous avons insérées dans le dictionnaire des concepts, nous essayerons de mettre en lumière la construction du problème social de la maltraitance des mineurs en prison et les différents acteurs qui s&#039;y intéressent. Puis, en nous appuyant sur l&#039;actualité, nous décrirons la situation en Suisse romande, en évoquant différentes situations, que nous jugeons maltraitantes, vécues par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. Suivant celà, nous nous pencherons sur les événements récents à Champ-Dollon et à leurs éventuelles causes. Puis, pour conclure ce travail, nous proposons de développer le concept émergeant de la bientraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Revue de littérature== &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de retracer l&#039;évolution générale des conditions de détention dans les prisons pour mineurs en Suisse romande, nous nous sommes inspirés notamment du cours de Mme. Ruchat, ainsi que de son ouvrage intitulé L&#039;oiseau et le Cachot (1993). A la suite des éléments apportés dans ce livre, le travail de recherche de S. Aeby et de C. Meier sur les prisons préventives genevoises nous a également donné de nombreux éléments sur l&#039;évolution des centres de détention de St-Antoine et de Champ-Dollon. L&#039;isolement, les conditions d&#039;hygiène, la surpopulation, le mélange des mineurs et des majeurs, sont beaucoup d&#039;éléments qui nous poussent à émettre l&#039;hypothèse selon laquelle la maltraitance serait une réalité dans les prisons pour mineurs. &lt;br /&gt;
Amnesty international soulève également ces différents points dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. &lt;br /&gt;
Le livre de J. Torrente &amp;quot;La maltraitance : regards pluridisciplinaires&amp;quot; (2001), nous permet d&#039;avoir une meilleure connaissance de ce sujet. Cette approche interdisciplinaire donne une image des différents problèmes que cause la maltraitance. J. Torrente insiste sur le côté psychologique de celle-ci. L&#039;auteur ne parle pas spécifiquement des conséquences de l&#039;enfermement mais des conséquences sur le développement et le psychisme d&#039;enfants ayant subi des maltraitances ou des négligences de tous genres. Nous retrouvons également cette thématique dans le livre de Zambeaux (2001) : &amp;quot;En prison avec des Ados&amp;quot;. En effet, dans cet ouvrage, l&#039;auteur permet aux lecteurs d’entrer dans les prisons de France, dans les quartiers réservés aux mineurs. Chaque année la république incarcère environ 7000 mineurs par an en prison et 700 d’entre eux y résident en permanence. L’auteur, un journaliste, a rencontré ces jeunes derrière les barreaux et leur donne la parole. Zambeaux fait le tour des problèmes ; les prisons hors la loi, la loi entre codétenus, les drogues et médicaments à profusion, l’enseignement précaire, ou encore le statut non reconnu des adolescentes incarcérées. Il donne aussi la parole aux surveillants, matons, éducateurs et directeurs, chacun tenant un discours propre à leurs expériences. Le livre est complété par deux annexes qui donnent des résultats chiffrés sur l’incarcération des mineurs en France et du fonctionnement dans les prisons. &lt;br /&gt;
Une autre grande thématique retrouvée dans plusieurs ouvrages est celle des détenus mineurs incarcérés avec des majeurs. Par exemple, dans le livre de K. Tomasevski (1986): &amp;quot;Enfants en prison avec des adultes&amp;quot;, l&#039;auteur nous présente des enquêtes sur ce mélange, effectuées dans plusieurs pays, mettant en lumière des situations de détention trop souvent inadéquates. En effet, les mineurs sont plus souvent dirigés vers des travaux manuels comme les adultes que vers une prise en charge éducative, un traitement différencié de celui des détenus majeurs.&lt;br /&gt;
De plus, dans l&#039;article d&#039;Anne Rubin (2003), publié sur le site de la TSR &amp;quot; La détention des mineurs: un casse-tête Suisse&amp;quot;, présente la situation actuelle et la journaliste tire la sonnette d&#039;alarme quant à la présence d&#039;un nombre important de mineurs dans des centres de détention pour adultes. &lt;br /&gt;
Le document audiovisuel de temps présent, &amp;quot;En Taule&amp;quot;, nous présente deux prisons préventives dans le canton de Vaud où l&#039;on peut souvent retrouver des mineurs. Ce document nous donne une image des conditions de détentions en Suisse. Dans les deux prisons visitées, on nous montre le quotidien des détenus et on peut entendre les points de vue des différents acteurs sur les conditions souvent difficiles. A travers l&#039;article d&#039;Alexandra Richard (27.09.2005), intitulé &amp;quot;Une solution latine pour la délinquance juvénile&amp;quot;, nous avons pu prendre connaissance de l&#039;existence de centres tels que celui de Pramont (VS), qui met l&#039;accent sur l&#039;éducation. Cet article a été trouvé sur le site internet de la TSR: www.tsr.ch. En effet, internet s&#039;est avéré utile pour la recherche de documents. Les sites web officiels des prisons sont intéressants car ils ont permis d&#039;avoir des renseignements très actuels. Celui de Champ-Dollon (www.geneve.ch/penitent/champdollon) nous a permis de prendre connaissance des chiffres concernant les détenus, tels que le nombre de mineurs incarcérés, le taux de surpopulation etc. &lt;br /&gt;
Concernant l&#039;actualité de la situation en Suisse romande, nous nous sommes appuyés sur plusieurs reportages et articles de presse. Premièrement, les articles paru dans &amp;quot;Le Courrier&amp;quot; ou encore &amp;quot;20 minutes&amp;quot; (cf bibliographie)nous ont permis de connaître la situation problématique actuelle à Champ-Dollon. &lt;br /&gt;
La maltraitance étant au centre de notre recherche, nous avons trouvé important de nous informer sur le concept de bientraitance. Le livre de H. Desmet et J-P. Pourtois (2005): &amp;quot;Culture et Bientraitance&amp;quot; développe ce concept dans de divers contextes. Il défini plus particulièrement le bien-être de l&#039;enfant dans un milieu, une culture et une société capables de lui apporter un équilibre et un épanouissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Question de recherche==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Qu&#039;est ce que la maltraitance en prison pour les mineurs en Suisse romande, et est-ce vraiment une réalité?   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Méthodologie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de répondre à notre question de recherche, nous avons commencé par rechercher un certain nombre d&#039;ouvrages concernant les mineurs incarcérés (cf. bibliographie), et nous nous sommes basés sur le cours du premier semestre, qui nous a permis de retracer les conditions de détention des mineurs et d&#039;en voir l&#039;évolution. Avec cela, nous avons pu formuler nos premières hypothèses et forger nos opinions sur le sujet. Dans un second temps, dans le but de répondre à nos questions concernant la prise en charge des mineurs déviants et leur présence dans les structures pour adultes, nous avons décidé de partir sur le terrain interviewer M. Sebastien Aeby, directeur de la prison préventive de La Croisée, dans le canton de VD. Nous avons choisi ensemble des questions qui nous semblaient pertinentes (cf méthodologie de groupe LIEN?) et avons profité de l&#039;entretien pour visiter la prison et observer les conditions de détention. &lt;br /&gt;
Bien que cette interview ne soit pas le fondement de notre article, elle nous a servi à faire un état des lieux de la situation en Suisse romande.&lt;br /&gt;
Nous nous sommes notamment basé sur l&#039;ouvrage « Enfant en prison », un rapport international qui dresse un bilan sur les conditions de détention des mineurs dans 51 pays. Il a été écrit en 1998 par l’Observatoire international des prisons. &lt;br /&gt;
Pour avoir une idée de la construction sociale du problème, nous sommes allés chercher des rapports de débats au Grand Conseil: le discours du procureur général du 31.02.02 et l&#039;interpellation de M. Rémy Pagani au sujet du suivi des adolescents à Champ-Dollon, 25.04.02, le Rapport annuel de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, année parlementaire 2002-2003 et le Rapport de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, 1ère année de la législature 2001-2003. Nous nous sommes également appuyés sur des rapports d&#039;Amnesty International. &lt;br /&gt;
Cet article permet de faire un état des lieux général de la situation en Suisse. Il explique le problème de surpopulation et les mesures qui ont été prises de part et d&#039;autre. De plus, il contient des informations sur le Code Pénal Suisse en ce qui concerne les mineurs, et fait le point sur les différentes idées en ce qui concerne le changement de durée de peines.(CECI EST A METTRE EN INTRODUCTION)&lt;br /&gt;
Nous avons consulté le site officiel de la ville de Genève et nous somme appuyés sur de nombreux articles de presse, ainsi que des reportages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Limites de la méthode===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous nous sommes heurtés à un vrai manque de temps, notamment pour trouver la littérature pertinente pour construire nos réflexions et pour préparer et choisir l&#039;entretien.&lt;br /&gt;
Le travail et la rédaction de groupe se sont avérés difficiles.  &lt;br /&gt;
La précipitation à commencer le travail nous a poussé à lire des ouvrages qui se sont avérés non pertinents une fois la recherche plus avancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Analyse==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définition de quelques concepts&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;être clairs sur les concepts que nous utiliserons lors de notre exposé, nous proposons au lecteur quelques définitions: [[mineur]], [[maltraitance]] et [[prison]] LIENS?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du problème social&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l&#039;on a choisi de montrer cette problématique à différentes époques de l&#039;histoire humaine, ce n&#039;est pas sans surmonter quelques difficultés. Plus on remonte dans le passé de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d&#039;égarement dû au manque d&#039;informations. C&#039;est pourquoi, nous commencerons avec la question de l&#039;enfermement pour nous mener à celle qui nous intéresse en particulier: la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfermement est un phénomène qui a toujours existé, et bien qu&#039;il ait pu prendre des formes différentes selon les époques, il n&#039;en reste pas moins qu&#039;il fut et est une réalité pour les mineurs.&lt;br /&gt;
Déjà au 5ème siècle, les couvents servaient entre autres de lieu d&#039;enfermement pour les enfants &amp;quot;déviants&amp;quot;. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de grand renfermement des pauvres entre le 16ème et 17ème siècle donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pecheur de ces hommes, femmes et enfants. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d&#039;un renouveau moral. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d&#039;enfermement par excellence, fit son apparition. Elle a été créée pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs pour les criminels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, il est intéressant de signaler l&#039;émergence du rapport de la bientraitance à la maltraitance dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème siècle, les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. La décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commencaient à s&#039;élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l&#039;expérience des galères pour les enfants et les femmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème siècle sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n&#039;arrêtait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.Il y avait évidemment dans cette prolifération d&#039;idées des contradictions, dont certaines allaient avoir des répercussions sur notre objet d&#039;étude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. En effet, la théorie proposée par ce dernier suggère l&#039;idée que l&#039;individu est entièrement formé avant de naître. Ce postulat pousse à croire que l&#039;identité de l&#039;humain est pré existante. A partir de cette conception, le traitement réservé &amp;quot;aux enfants vicieux&amp;quot; ou &amp;quot;aux criminels nés&amp;quot;, tendait à les enfermer à vie, étant donné que leurs penchants délictueux étaient non seulement d&#039;origine héréditaire mais également immuables. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu&#039;elles ne puissent se reproduire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l&#039;autre côté, comme nous l&#039;avons vu dans le cours de Mme Ruchat, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L&#039;individu était maître de lui-même, insoumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous, faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, affirmant que l&#039;enfant naît fondamentalement bon et que la société le corrompt à mesure qu&#039;il grandit. Il défendit l&#039;idée de protéger l&#039;enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout aussi significative , celle de l&#039;éducabilité de l&#039;homme à travers le cas de l&#039;enfant sauvage de l&#039;Aveyron. Le docteur sort cet enfant sauvage d&#039;un établissement réservé aux sourds pour lui offrir de meilleures conditions, en l&#039;hébergeant chez lui. Itard croit en l&#039;éducabilité de Victor (nom donné à &amp;quot;l&#039;enfant sauvage&amp;quot;), et progressivement, grâce à des tests, des méthodes pédagogiques, Victor va apprendre, comprendre, parler et penser. Sans rentrer dans les détails de cet évènement, on peut dire que l&#039;hypothèse d&#039;Itard, quant à l&#039;éducabilité de l&#039;homme, a été confirmée.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans ce contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de &amp;quot;redressement&amp;quot;. L&#039;ouvrage de l&#039;Italien Cesare Beccaria intitulé &amp;quot;Des délits et des peines&amp;quot;, écrit en 1764, connaît un énorme succès. Il demande des peines plus légères, plus humaines pour les prisonniers; la société semble suffisamment préparée à recevoir cette idée nouvelle. Cette fois la problématique passe d&#039;un stade primaire à second, son amplification à travers le média de l&#039;époque, c&#039;est-à-dire le livre, produit la publicité nécessaire à donner un nouvel élan à l&#039;amélioration des traitements dans les prisons. L&#039;établissement pénitencier prend une nouvelle définition, il devient &amp;quot;l&#039;école du peuple&amp;quot;, les idées sont les suivantes : rattraper la délinquance et rééduquer l&#039;homme. Deux problèmes se posent à la suite de cette évolution des traitements. Premièrement, le mélange des genres en prison: hommes, femmes et enfants se côtoient dans un même établissement et l&#039;on craint d&#039;éventuelles contaminations morales. Deuxièmement, la question de l&#039;isolement devient problématique. Au lieu de permettre une prise de conscience et un retour sur soi, l&#039;isolement donnait des résultats contraires: les hommes avaient plutôt tendance à &amp;quot;se perdre&amp;quot;, à devenir agressifs ou psychotiques. &lt;br /&gt;
Ce problème vient raviver la question qui nous intéresse ici, c&#039;est-à-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et de ce fait illustre bien l&#039;intérêt qui existait déjà à cette époque: le bon traitement de cette catégorie d&#039;individus. La prise en charge des mineurs prend alors une nouvelle direction, vers un établissement qui leur est dorénavant réservé, une &amp;quot;école de préservation&amp;quot;, autrement dit une prison pour mineurs ou une maison de correction. L&#039;établissement de Mettray, ouvert en 1860, en est le parfait exemple. Ici, le mineurs seront traités différemment, avec un peu plus de liberté, d&#039;espace, dans une atmosphère plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l&#039;esprit religieux qu&#039;on souhaite transmettre à ces jeunes ne sera pas oublié. Bien que les traitements aient changés, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qui s&#039;intéresse de nos jours à la maltraitance des mineurs en prison ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développement de l&#039;enfant et de son bon environnement est permanent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 a force de loi. En plus de la contrainte juridique, c&#039;est-à-dire le respect des articles qu&#039;elle impose aux signataires, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique, résolument novateur. En effet, elle propose une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être considéré comme acteur de sa propre vie. De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;intérêt supérieur de l&#039;enfant affirmé à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra retenir les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation. Toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noter qu&#039;une Convention engage les Etats signataires à mettre en oeuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certain nombre de droits édictés dans la convention peut s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains alinéas d&#039;articles s&#039;intéressent directement aux situations de détentions. A titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être basée sur l&#039;intérêt supérieur de celui-ci et tenir compte de son opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être protégé contre les immixtions dans sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondance et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son milieu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dans un établissement approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;avoir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaux respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que c&#039;est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise en détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises, dirons-nous, conditions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution envisagée et d&#039;une durée aussi limitée que possible. Il doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulière qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il semble que son application doit être poursuivie, même en détention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détention est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International oeuvre en faveur de tous les droits annoncés dans la Déclaration universelle des droits de l&#039;homme, ainsi que dans d&#039;autres traités internationaux. L&#039;Organisation contribue à promouvoir le respect de l&#039;ensemble de ces droits, qu&#039;elle considère comme indivisibles et interdépendants, au moyen de différents types d&#039;actions visant à informer et à sensibiliser le grand public, en développant l&#039;éducation aux droits humains et en faisant pression sur les gouvernements pour qu&#039;ils ratifient et appliquent les traités relatifs aux droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver par exemple une page concernant les mauvais traitements, qui vise à sensibiliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier texte, on critique l&#039;enfermement des mineurs dans des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assurent pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détention pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure ou ils seraient bien souvent vétustes et pourraient mettre en danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajoute à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfants vivent donc en dehors du respect de leur intimité et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dans des prisons réservés aux adultes, loin du respect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Ce mélange, qui représente un risque important pour les mineurs, tels que des violences sexuelles, physiques, et psychologiques, est d&#039;autant plus grave qu&#039;il s&#039;effectue dans des prisons, pour adultes, qui sont, dans la plupart des cas, elles aussi surpeuplées, comme nous pourrons le constater avec l&#039;exemple de la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui disposent que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, et ceci afin de pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. (Se référer à l&#039;ouvrage de K. Tomasevski (1986). La Suisse fait partie de ces pays. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention mettant en jeu la santé et la sécurité physique et émotionnelle des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty international soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d&#039;une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autre les droits de l&#039;enfant, et en l&#039;occurrence, le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détention pour mineurs, le rapport souligne en premier lieu le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au delà des problèmes &amp;quot;matériels&amp;quot; qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport placent le problème encore plus haut, dans &amp;quot;l&#039;absence persistante de toute volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négation pure et simple de leurs existences&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugement, l&#039;incarcération des mineurs dans les quartiers pénitenciers réservés aux adultes, parfois même avec les plus dangereux d&#039;entre eux, le manque de personnel formé de manière adaptée, la surpopulation, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent détenus dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité, et nuisent donc gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux. A cela s&#039;ajoute l&#039;absence ou une insignifiance de structures d&#039;enseignement, d&#039;installations sportives et de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation, font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure ou elle se fait en dehors du respect de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant. Malgré tout, il semble que dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qu&#039;en est-il de la Suisse?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention et l&#039;encadrement des mineurs a fait l&#039;objet de discours et de différents débats à l&#039;intérieur du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 janvier 2002, dans un discours, Monsieur Daniel Zappelli (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550108/41/550108_41_partie4.asp), procureur général, évoque la nécessité impérative de créer des lieux supplémentaires de détention pour mineurs afin d&#039;éviter qu&#039;ils se retrouvent  placés dans des prisons pour adultes et &amp;quot;qu&#039;ils ne soient privés de l&#039;encadrement adéquat&amp;quot;. Ce discours rappelle que le nombre de mineurs incarcérés est en augmentation depuis les six dernières années et qu&#039;il est donc important d&#039;avoir une réflexion sur la justice que l&#039;on offre. On ne manque pas de souligner que &amp;quot;la justice n&#039;est pas que pénale&amp;quot;, et ce n&#039;est qu&#039;en gardant ceci à l&#039;esprit que l&#039;on peut faire évoluer les conditions de traitement et de prise en charge des mineurs.&lt;br /&gt;
Il est absolument nécessaire que la justice se voit mettre à disposition les moyens adéquats pour exercer son pouvoir d&#039;une manière efficace et respectueuse des droits de l&#039;homme et de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril 2002, c&#039;est M. Remy Pagani qui fait une interpellation au Conseil d&#039;Etat au sujet du suivi des adolescents enfermés à Champ-Dollon (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550107/33/550107_33_partie15.asp). Une situation qui ne permet pas la séparation stricte avec les adultes, ce qui est contraire à la convention internationale des droits de l&#039;enfant. De plus ces mineurs, dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés, ne disposent de surcroit d&#039;aucun encadrement éducatif particulier. A ceci la Conseillère d&#039;Etat Michel Spoerri répondra par le même souci et la conscience de la nécessité d&#039;améliorer les conditions de détention des mineurs et leur prise en charge, en l&#039;occurrence, par l&#039;agrandissement de la Clairière et la volonté d&#039;y placer des éducateurs supplémentaires. Seulement ces mesures semblent assez légères étant donné que, comme nous le verrons plus tard, l&#039;agrandissement de la Clairière n&#039;est pas assez important et tous les mineurs présents à Champ-Dollon ne pourront pas y entrer. De plus, les propositions de postes supplémentaires ne semblent pas aboutir, ou, en tout cas, pas assez rapidement étant donné l&#039;urgence de la situation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sujet étudié a fait l&#039;objet de deux rapports annuels de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux rapports, le premier de M. Hugues Hiltpold, année parlementaire 2002-2003,(http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550302/7/550302_7_partie8.asp) sur le thème de la détention et de l&#039;encadrement des mineurs et le second de Mme Anita Cuenod, 1ère année de la législature 2001-2005, ((http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550204/16/550204_16_partie32.asp) font état de problèmes très similaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y parle  de Champ Dollon, comme d&#039;un bâtiment vétuste, ayant des besoins évidents &amp;quot;d&#039;aménagements et de rafraichissements&amp;quot;. Ce lieu ne semble pas approprié que ce soit pour des mineurs ou des adultes. Pourtant, au moment où le débat concernant le deuxième rapport a eu lieu, 27 mineurs étaient présents dans ces murs! La Clairière étant trop petite pour accueillir tous les mineurs placés, et les travaux d&#039;agrandissement tardant à commencer, les conditions semblent peu propices à une amélioration de la situation qui constitue pourtant une réelle urgence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sous-jacent à cette situation, nous retrouvons le problème du traitement de la jeunesse déviante. Est-il normal que le nombre de mineurs placés en détention ne cesse de croitre alors que la justice ne se dit pas uniquement pénale?  C&#039;est M. Remy Pagani qui soulève cette question de fond, qui semble-t-il, ne passe pas souvent au premier plan lors des débats au Grand Conseil.&lt;br /&gt;
On rappellera les décisions prises quatre ans auparavant qui n&#039;ont pas été appliquées, notamment l&#039;abolition de la promiscuité mineurs-majeurs à la prison de Champ-Dolllon. Si cette promiscuité n&#039;a pas été abolie, elle est d&#039;autant plus alarmante que ces jeunes placés en compagnie d&#039;adultes sont isolés dans des quartiers ou bien souvent, se trouvent des personnes &amp;quot;encore plus déviantes qu&#039;eux, notamment des pédophiles&amp;quot;. M. Pagani soulève ici encore une question importante qui est celle de la cohérence du traitement des mineurs incarcérés. Le but de l&#039;incarcération est-elle la prise d&#039;un risque pour la santé et l&#039;équilibre sûrement déjà précaire de ces enfants? &lt;br /&gt;
Si l&#039;agrandissement de la prison de Champ-Dollon est une solution à la surpopulation carcérale, Mme Esther Adler rappelle que des solutions plus &amp;quot;profondes&amp;quot; sont à chercher dans le fonctionnement même du système de traitement des criminels. Effectivement, il serait opportun de réfléchir aux conditions de détentions des mineurs, aux propositions de prise en charge et aux améliorations à y apporter. Se contenter de faire de Champ-Dollon un lieu plus vaste va-t-il permettre un meilleur traitement des mineurs délinquants?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, si les mineurs qui sont placés à La Clairière sont un peu mieux lotis, on soulignera la présence de gardien de prison en plus des éducateurs. Cette présence est perçue comme une volonté de promouvoir la répression plutôt que des mesures éducatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble que la surpopulation des centres de détention pour mineurs serait dûe au manque de volonté des juges de trouver des mesures plus adéquates pour le traitement des mineurs délinquants. La prison serait utilisée commune solution de facilité, ce qui une fois encore apparaît contraire aux articles édictés par les droits de l&#039;enfant. Il ferait partie du rôle du gouvernement d&#039;encourager les juges à trouver des peines plus adéquates que la mise en détention, on citera les mesures d&#039;utilité publique en exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour reprendre les propos de M. Hiltpold et M. Mauris, &amp;quot;Michel Foucault considère (...) que l&#039;on juge une société par l&#039;état de ses prisons&amp;quot; et dans cette optique, c&#039;est &amp;quot;une honte pour notre société moderne de laisser ainsi des jeunes en rupture aux côtés d&#039;idoles du crime (...) avec des gardiens en guise d&#039;infirmiers et des délinquants en guise de camarades.&amp;quot; Cette situation relate un réel dysfonctionnement de la société actuelle et probablement un manque de volonté à prendre la situation en main, de tout mettre en oeuvre pour y remédier, étant donné que le Conseil d&#039;Etat ne semble pas suivre les recommandations émises par la commission au terme de son rapport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias suisses s&#039;intéressent eux aussi au problème. Notre attention s&#039;est portée sur une émission de swissinfo par Anne Rubin titrée &#039;&#039;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&#039;&#039; datant du 02 décembre 2003. (Site de la TSR : La détention des mineurs, un casse tête suisse swissinfo, Anne Rubin(02.12.2003)). Les médias s&#039;inquiètent de la présence de plusieurs mineurs dans des prisons pour adultes, des lieux &amp;quot;inadaptés&amp;quot; à l&#039;accueil de jeunes personnes en développement. De plus, pour ne pas améliorer la situation, la Clairière est toujours trop petite, et on rappelle que l&#039;agrandissement en cours n&#039;a pas été prévu assez conséquent pour accueillir les nombreux mineurs placés entre autre a Champ-Dollon. Ce dernier constat est fait par les autorités genevoises elles-mêmes.&lt;br /&gt;
Cette détention en compagnie d&#039;adultes semblent d&#039;autant plus inquiétante qu&#039;elle ne permet pas de répondre à une volonté d&#039;offrir aux mineurs détenus une prise en charge particulière et éducative qui préparerait le terrain à une réinsertion dans la société. Le jeune, qu&#039;il soit délinquant ou non, a le droit à ce qu&#039;on lui prépare un avenir et qu&#039;on lui donne les atouts pour y arriver. Cependant, dans de telles conditions de détention, dans cette &amp;quot;école du crime&amp;quot; comme l&#039;appelle M. Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD), on peut imaginer que c&#039;est la récidive qui sera entrainée plutôt que la réinsertion du jeune. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Réalité Suisse et genevoise: de la prise en charge à la maltraitance&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- La détention des délinquants mineurs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis plusieurs années, des mineurs sont détenus à la prison de Champ-Dollon ainsi qu&#039;à la Maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc. Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est devenue aujourd&#039;hui une règle, et s&#039;aggrave. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissements privatifs de liberté pour adultes vient directement à l&#039;encontre de plusieurs conventions internationales, dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes délinquants et criminels. Les centres de détention ont comme but de protéger les mineurs, pour cela on a jugé bon de les séparer de la société. Cette dernière est représentée par le groupe dominant qui fixe les règles et les normes à respecter. Les individus qui ne respectent pas ces normes sont montrés du doigt et mis en marge. Pour suivre cet objectif, la société a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code pénal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de liberté doit exercer une action éducative sur les personnes privées de liberté et préparer le retour à la vie libre. L&#039;enfermement doit être un moyen pour le délinquant ou le criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger les jeunes en donnant une réponse aux actes violents ou délictueux. Elles doivent punir mais pas maltraiter les déviants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 60 se sont créées les premières prisons pour mineurs. On sépare déjà depuis le 19ème les détenus majeurs des mineurs. On veut éviter les mélanges qui ne sont pas bénéfiques pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitements.  St-Antoine était la prison qui avait le plus servi à Genève depuis le 1712, date de sa construction. Elle passa le relai à Champ-Dollon en 1977. Depuis le début du 20ème siècle, et jusqu&#039;à nos jours, on trouve des mineurs dans des lieux prévus uniquement pour des majeurs. On retrouve ces faits dans le travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, par Chloé MEIER et Sébastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995, mais également dans les statistiques actuelles de Champ-Dollon, ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby actuel directeur de la prison préventive la Croisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairière&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre éducatif pour adolescents. Les mineurs y sont détenus pour des périodes courtes,  allant de un jour à un an. Cependant, la création de la Clairière ne résoud pas le problème, car on retrouve systématiquement des mineurs dans les établissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple à Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tirés des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;année 2003 peuvent nous donner une image de l&#039;ampleur du phénomène (cf résumé).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons déjà exliqué, l&#039;enfermement de mineurs en prison constitue déjà, en tant que tel, une forme de maltraitance. Cette dernière est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelques années la situation s&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview: il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Ce nouveau cadre ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins stricts (rapporté de l&#039;inteview donné au courrier). Dans ces prisons pour majeurs la sécurité est renforcée, et la répression et l&#039;isolement sont plus fréquemment utilisés. Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de J. Torrente (2001). Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La structure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. L&#039;encadrement dont les mineurs auraient tant besoin est absent. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière (www.geneve.ch/fao/2003). Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dûs à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux, comme nous avons pu le voir précédement dans l&#039;article 37 de La Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot;C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby. &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux, mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer: le mineur serait au centre du projet, et l&#039;exclusion que représente l&#039;enfermement serait évitée dans la mesure du possible. Dans le cas contraire, il s&#039;agirait tout de même d&#039;éviter le processus d&#039;engrenage qui s&#039;active souvent lors du contact avec des adultes, et orienter la prise en charge vers un épanouissement du mineur et une réintegration à la société. Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. Ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droits de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison&#039;&#039; 	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, et risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les objectifs éducatifs que visent les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineur à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dûes à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie. &amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subisse pas de mauvais traitements durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Afin que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby). Il serait idéal qu&#039;un travail soit fait entre les éducateurs, la direction et les acteurs extérieurs, mais malereusement les prisons ne consacrent acctuellement que très peut de temps pour un suivi personnalisé des détenus. Les mineurs ont besoin de beaucoup de temps mais les budgets des prisons pour majeurs ne sont pas addaptés à une vrai prise en main.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance a de l&#039;influence sur le développement et l&#039;image du corps peut être modifiée par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation ou le suicide. Pour éviter de tel abus, notamment sexuels, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélanger dans les cellules et lors des douches. Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visites que les majeurs. Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y perd du temps de visite, mineurs inclus. 	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toutes les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissements pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus début mai 2006 la surpopulation est devenue intolérable. Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. En effet Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, les personnes incarcérées sont actuellement rencensées autour de 500. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable. Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inaugurée le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine, voire surpeuplée selon les périodes. Le problème est donc loin d&#039;être résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Actualité: Champ-Dollon et ses récentes émeutes&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
 	&lt;br /&gt;
En février 2005, les députés du Grand Conseil votaient un crédit d&#039;étude de 1,3 millions de francs pour l&#039;agrandissement de l&#039;établissement pénitentiaire. A ce moment-là, la prison de Champ-Dollon comptait 438 détenus pour 270 places. &lt;br /&gt;
Furieux de ces conditions, les détenus ont manifestés durant les journées du 30 avril et du 1 mai, refusant de réintégrer leurs cellules après la promenade. Malheureusement, des violences ont été commises. Selon Constantin Franziskakis, une trentaine de détenus se seraient défoulés sur le matériel de la prison. A la fin de la journée, le constat était de trois blessés.&lt;br /&gt;
Comme cité dans l&#039;article de Philippe Chevalier du 3 mai 2006, &amp;quot;Poussée de fièvre à Champ-Dollon&amp;quot;, paru dans Le Courrier, Laurent Moutinot, le chef du Département des institutions, promet de punir les auteurs de violence, mais également de prêter une oreille attentive à leur revendications, bien que, d&#039;après lui, les problèmes énoncés découlent de la situation de surpeuplement. 	&lt;br /&gt;
Les détenus manifestaient non seulement contre les conditions de surpopulation, mais surtout contre les arrestations brutales des forces de l&#039;ordre et contre les périodes de détention provisoire qui excèdent régulièrement la durée des peines prononcées. En effet, le nombre de dossiers traités pour condamnation est passé de 2600 en 2003 à 4300 en 2005.	&lt;br /&gt;
La Ligue suisse des droits de l&#039;homme se montre solidaire avec les détenus, pointant le doigt sur la lenteur de la Chambre d&#039;accusation genevoise. 		&lt;br /&gt;
Mais le problème n&#039;est pas proprement genevois. Si Champ-Dollon souffre aujourd&#039;hui de surpopulation, c&#039;est aussi parce que de nombreux détenus attendent leur transfert vers une prison d&#039;un autre canton. En 2005, la Suisse comptait plus de 6000 détenus. Sur les 122 prisons nationales, 27 affichaient complet et 14 souffraient de surpopulation. 	&lt;br /&gt;
Cette situation est désagréable autant pour les personnes qui travaillent à la prison que pour les prisonniers, qui se marchent dessus. La sécurité générale est amoindrie, les personnes étouffent. Les places de travail en ateliers manquent. Certains prisonniers se trouvent enfermés 23 heures sur 24 dans leur cellule.	 	&lt;br /&gt;
Cette surpopulation avait déjà entraîné à Genève une certaine prise de conscience en mars 2006 : le conseil d’état ouvre un crédit de 18 millions de francs pour un projet de construction d&#039;une nouvelle structure de détention à Puplinge, village situé à côté de Jussy, vers le site de Champ-Dollon. Cette structure devrait voir le jour en 2007 : les travaux commençant normalement en février prochain pour s’achever en décembre 2007. Cette structure ne prévoit que 64 places supplémentaires ainsi que des places de travail. Cela viendra bien évidemment soulager la surpopulation de Champ-Dollon dont les prisonniers sont victimes depuis déjà de nombreuses années mais cela suffira-t-il pour « faire taire » ces détenus étouffés ? L’autorité genevoise craignait ces plaintes depuis longtemps, ces dernières viennent d’ailleurs confirmer la mesure d’urgence à prendre, et la nécessité de donner aux détenus un minimum de confort le plus rapidement possible. &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Plus aucun mineur ne sera incarcéré à Champ-Dollon&#039;&#039;		&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le 20 avril, plus aucun mineur n&#039;est détenu à Champ-Dollon. Habituellement, entre zéro et onze mineurs y étaient enfermés. Suite aux violences qui ont eu lieu dans la prison surpeuplée, les mineurs seront désormais détenus à La Clairière. Cependant, bien que cette dernière ait été agrandie, passant de 15 à 30 places en 2005, elle risque également d&#039;être surpeuplée. &amp;quot;Entre deux maux, nous avons choisi le moindre&amp;quot;, a dit M. Franziskakis, directeur de l&#039;office pénitentiaire. En effet, les mineurs seront plus en sécurité dans une Clairière surpeuplée de quelques unités qu&#039;à Champ-Dollon en mutinerie. Ce transfert permettera également une prise en charge adéquate, puisque La Clairière ne détient que des mineurs. Cette réaction immédiate suite aux émeutes de Champ-Dollon confirme notre hypothèse selon laquelle les mineurs n&#039;ont pas leur place dans des prisons d&#039;adultes. Il est toutefois bien dommage qu&#039;il faille des incidents graves pour obtenir des changements...		&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Bientraitance: un concept émergent.&#039;&#039;&#039;	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous évoquerons en premier lieu notre interrogation sur l&#039;absence du terme de &amp;quot;bientraitance&amp;quot; dans notre vocabulaire. Nous nous sommes demandés si cet oubli pouvait révéler le fait que notre société n&#039;aurait pas pensé à la bientraitance. Comme le dit B. Cyrulnik (2005) dans le livre &amp;quot;Culture et bientraitance&amp;quot;, &amp;quot; Le choix du mot révèle la manière dont la culture se préoccupe d&#039;un concept.&amp;quot; Peut-on alors en déduire que le système pénal suisse ne fait pas de la bientraitance des mineurs incarcérés une de ses priorités?&lt;br /&gt;
Partant du principe que placer un mineur en prison est déjà une forme de maltraitance, nous allons tenter d&#039;éclaircir alors le concept de bientraitance, qui devient de plus en plus présent dans les discours de tous les jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, bientraiter un enfant est devenu un enjeu d&#039;humanité. Si le mot bientraitance est né, c&#039;est un signe de changement d&#039;attitude de la part d&#039;une société qui sans cesse tente de se remettre en question. Le concept de bientraitance a subi une transformation d&#039;une génération à une autre, aussi, dans les années 1980, bientraiter un enfant n&#039;apparaissait pas encore comme une évidence au sein de la famille. Aujourd&#039;hui, on parle d&#039;une éducation qui se doit de favoriser l&#039;épanouissement des enfants dans différents domaines, physique, affectif, cognitif et social. La famille est considérée comme le lieu privilégié permettant de favoriser cet épanouissement. Autrement dit, la bientraitance vise à la promotion et à la mise en place effective de pratiques éducatives et d&#039;attitudes qui soient garantes du bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
Alors, on ne doit pas seulement prévenir la maltraitance, mais aussi encourager une éducation qui permette à l&#039;enfant de donner le meilleur de lui-même. La bientraitance d&#039;un enfant passe donc par son éducation, mais qui dit éducation, dit scolarisation. Le chemin d&#039;un enfant vers l&#039;école est primordial, car cette dernière, qui peut être considérée comme l&#039;une des principales instances de socialisation et de développement socio cognitif et socio affectif de l&#039;enfant, semble s&#039;inscrire dans le cadre global des attitudes favorables au bon développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon nombre d&#039;associations se mobilisent afin que chaque enfant ait droit à un bon traitement dans la vie de tous les jours. Mais qu&#039;en est-il des enfants en prison, en institution ? On trouve dans le rapport d&#039;Amnesty International des recommandations pour la protection des enfants en détention telles que &amp;quot;les détenus mineurs doivent être séparés des adultes, sauf dans le cas de membres d&#039;une même famille&amp;quot;, ou encore &amp;quot;Le recours à la détention préventive pour les enfants doit se limiter à certaines circonstances exceptionnelles. Toute forme de détention doit être conforme à la norme internationale, qui veut qu&#039;un enfant ne soit placé en détention qu&#039;en dernier ressort et pour la durée la plus courte possible.&amp;quot; On se rend alors compte que le traitement des enfants en détention est un sujet qui préoccupe de plus en plus, et c&#039;est ainsi que des recommandations telles que celles-ci émergent. D&#039;après une recherche effectuée par le service de protection judiciaire de la jeunesse en France, quelques constats ont été avancés : premièrement, un encadrement permanent, stable et formé, permet d&#039;élaborer un suivi plus individualisé des mineurs. Le surveillant est alors le premier référent en détention. Deuxièmement, on souligne l&#039;importance des activités en détention, principalement des activités scolaires. On sait que le temps inactif passé en cellule peut engendrer des comportements violents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Divers acteurs du monde juridique, pénitencier ou encore politique préfèrent ne pas trop faire parler d&#039;eux dans les médias. On trouve très rarement le terme maltraitance dans un article consacré à la prison en Suisse, et bien que les conditions d&#039;incarcération soient décrites de manières plutôt négatives, il est rare que ces aspects soient qualifié de mauvais traitements. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que de nouvelles méthodes de prise en charge, plus inclusives, voient le jour, le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Pourtant, nous savons bien que l&#039;exclusion ne porte pas ses fruits, et exclure un jeune en rupture sociale ne va certainement pas jouer en sa faveur pour un avenir plus positif et une réinsertion dans la société. Cette exclusion n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur? Ne devrait-on pas revoir les objectifs de base de l&#039;incarcération d&#039;un mineur et trouver les conditions adéquates en fonction de cela?  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que la notion de maltraitance semble s&#039;être considérablement élargie et toucher maintenant aux conditions de vie des détenus et à leur traitement quotidien, le sujet ne trouve toujours pas beaucoup de défenseurs... Si on n&#039;est pas capable ou qu&#039;on ne cherche pas à éradiquer le problèmes des conditions déplorables de détentions des mineurs, Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération? Décriminaliser les délits commis  pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs est réelle, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. Que fait-on alors? Le débat est lancé, mais la situation est délicate et le traitement idéal ne peut peut-être pas être généralisé, il s&#039;agit plutot d&#039;un cas-par-cas. Mais peut- on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave?&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
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		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=4191</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
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		<updated>2006-06-17T15:36:14Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : /* Conclusion */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Ce groupe est composé de Marie Cornejo, Aurelie Benoit, Julie Wyler, Sira Garcia, Benoit Fanin et André Lienhard&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Introduction==&lt;br /&gt;
Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge à travers les époques, et nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier . A l&#039;heure actuelle, il existe en Suisse plusieurs centres de détention pour mineurs. Dans le canton de Genève nous avons &amp;quot;La Clairière&amp;quot; à Vernier (GE), mais pour cause de surnombre, certains mineurs peuvent être placés dans des prisons pour adultes, comme c&#039;est le cas à Champ-Dollon. Entre surpopulation et prise en charge qui ne respecte pas toujours les droits de l&#039;enfant, nous nous sommes demandés si les structures carcérales étaient réellement aptes à prendre en charge les mineurs de manière adéquate et respectueuse de leur développement.  &lt;br /&gt;
Après un temps de réflexion et la lecture de différents ouvrages, nous avons décidé de partir du principe que la place d&#039;un mineur n&#039;est pas en prison. Des lors qu&#039;un mineur est incarcéré, nous pouvons parler de maltraitance. A cette première forme de maltraitance s&#039;ajoutent des conditions des détentions qui ne sont pas toujours en accord avec les conventions internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter.. Quelle forme prend la maltraitance des mineurs incarcérés? Est-ce une réalité en Suisse Romande?&lt;br /&gt;
Nous commencerons (1) par la revue de littérature, faisant une synthèse des ouvrages que nous avons lus. Puis, dans un souci de clarté, nous définirons les concepts utilisés (2): mineurs, maltraitance, et prison. En partant de ses différentes définitions nous essayerons de mettre en lumière la (3) construction du problème social de la maltraitance des mineurs en prison et les différents acteurs qui s&#039;y intéressent. (4) Puis, nous nous sommes appuyés sur l&#039;actualité afin de penser les tableaux de la situation actuelle en Suisse romande, en évoquant toutes formes de maltraitance subies par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. (5) Nous nous sommes également intéressés aux événements récents à Champ-Dollon et à leurs éventuelles causes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Revue de littérature== &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de retracer l&#039;évolution générale des conditions de détention dans les prisons pour mineurs en Suisse romande, nous nous sommes inspirés notamment du cours de Mme. Ruchat, ainsi que de son ouvrage intitulé L&#039;oiseau et le Cachot (1993). A la suite des éléments apportés dans ce livre, le travail de recherche de S. Aeby et de C. Meier sur les prisons préventives genevoises nous a également donné de nombreux éléments sur l&#039;évolution des centres de détention de St-Antoine et de Champ-Dollon. L&#039;isolement, les conditions d&#039;hygiène, la surpopulation, le mélange des mineurs et des majeurs, sont beaucoup d&#039;éléments qui nous poussent à émettre l&#039;hypothèse selon laquelle la maltraitance serait une réalité dans les prisons pour mineurs. &lt;br /&gt;
Amnesty international soulève également ces différents points dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. &lt;br /&gt;
Le livre de J. Torrente &amp;quot;La maltraitance : regards pluridisciplinaires&amp;quot; (2001), nous permet d&#039;avoir une meilleure connaissance de ce sujet. Cette approche interdisciplinaire donne une image des différents problèmes que cause la maltraitance. J. Torrente insiste sur le côté psychologique de celle-ci. L&#039;auteur ne parle pas spécifiquement des conséquences de l&#039;enfermement mais des conséquences sur le développement et le psychisme d&#039;enfants ayant subi des maltraitances ou des négligences de tous genres. Nous retrouvons également cette thématique dans le livre de Zambeaux (2001) : &amp;quot;En prison avec des Ados&amp;quot;. En effet, dans cet ouvrage, l&#039;auteur permet aux lecteurs d’entrer dans les prisons de France, dans les quartiers réservés aux mineurs. Chaque année la république incarcère environ 7000 mineurs par an en prison et 700 d’entre eux y résident en permanence. L’auteur, un journaliste, a rencontré ces jeunes derrière les barreaux et leur donne la parole. Zambeaux fait le tour des problèmes ; les prisons hors la loi, la loi entre codétenus, les drogues et médicaments à profusion, l’enseignement précaire, ou encore le statut non reconnu des adolescentes incarcérées. Il donne aussi la parole aux surveillants, matons, éducateurs et directeurs, chacun tenant un discours propre à leurs expériences. Le livre est complété par deux annexes qui donnent des résultats chiffrés sur l’incarcération des mineurs en France et du fonctionnement dans les prisons. &lt;br /&gt;
Une autre grande thématique retrouvée dans plusieurs ouvrages est celle des détenus mineurs incarcérés avec des majeurs. Par exemple, dans le livre de K. Tomasevski (1986): &amp;quot;Enfants en prison avec des adultes&amp;quot;, l&#039;auteur nous présente des enquêtes sur ce mélange, effectuées dans plusieurs pays, mettant en lumière des situations de détention trop souvent inadéquates. En effet, les mineurs sont plus souvent dirigés vers des travaux manuels comme les adultes que vers une prise en charge éducative, un traitement différencié de celui des détenus majeurs.&lt;br /&gt;
De plus, dans l&#039;article d&#039;Anne Rubin (2003), publié sur le site de la TSR &amp;quot; La détention des mineurs: un casse-tête Suisse&amp;quot;, présente la situation actuelle et la journaliste tire la sonnette d&#039;alarme quant à la présence d&#039;un nombre conséquent de mineurs dans des centres de détention pour adultes. &lt;br /&gt;
Le document audiovisuel de temps présent, &amp;quot;En Taule&amp;quot;, nous présente deux prisons préventives dans le canton de Vaud où l&#039;on peut souvent retrouver des mineurs. Ce document nous donne une image des conditions de détentions en Suisse. Dans les deux prisons visitées, on nous montre le quotidien des détenus et on peut entendre les points de vue des différents acteurs sur les conditions souvent difficiles. A travers l&#039;article d&#039; Alexandra Richard (27.09.2005), intitulé &amp;quot;Une solution latine pour la délinquance juvénile&amp;quot;, nous avons pu prendre connaissance de l&#039;existence de centres tels que celui de Pramont (VS), qui met l&#039;accent sur l&#039;éducation. Cet article a été trouvé sur le site internet de la TSR: www.tsr.ch. En effet, internet s&#039;est avéré utile pour la recherche de documents. Les sites web officiels des prisons sont intéressants car ils ont permis d&#039;avoir des renseignements très actuels. Celui de Champ-Dollon (www.geneve.ch/penitent/champdollon) nous a permis de prendre connaissance des chiffres concernant les détenus, tels que le nombre de mineurs incarcérés, le taux de surpopulation etc. &lt;br /&gt;
Concernant l&#039;actualité de la situation en Suisse romande, nous nous sommes appuyés sur plusieurs reportages et articles de presse. Premièrement, les articles paru dans &amp;quot;Le Courrier&amp;quot; ou encore &amp;quot;20 minutes&amp;quot; (cf bibliographie)nous ont permis de connaître la situation problématique actuelle à Champ-Dollon. &lt;br /&gt;
La maltraitance étant au centre de notre recherche, nous avons trouvé important de nous informer sur le concept de bientraitance. Le livre de H. Desmet et J-P. Pourtois (2005): &amp;quot;Culture et Bientraitance&amp;quot; développe ce concept dans de divers contextes. Il défini plus particulièrement le bien-être de l&#039;enfant dans un milieu, une culture et une société capables de lui apporter un équilibre et un épanouissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Question de recherche==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Qu&#039;est ce que la maltraitance en prison pour les mineurs en Suisse romande, et est-ce vraiment une réalité?   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Méthodologie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de répondre à notre question de recherche, nous avons commencé par rechercher un certain nombre d&#039;ouvrages concernant les mineurs incarcérés (cf. bibliographie), et nous nous sommes basés sur le cours du premier semestre, qui nous a permis de retracer les conditions de détention des mineurs et d&#039;en voir l&#039;évolution. Avec cela, nous avons pu formuler nos premières hypothèses et forger nos opinions sur le sujet. Dans un second temps, dans le but de répondre à nos questions concernant la prise en charge des mineurs déviants et leur présence dans les structures pour adultes, nous avons décidé de partir sur le terrain interviewer M. Sebastien Aeby, directeur de la prison préventive de La Croisée, dans le canton de VD. Nous avons choisi ensemble des questions qui nous semblaient pertinentes (cf méthodologie de groupe) et avons profité de l&#039;entretien pour visiter la prison et observer les conditions de détention. &lt;br /&gt;
Bien que cette interview ne soit pas le fondement de notre article, elle nous a servi à faire un état des lieux de la situation en Suisse romande.&lt;br /&gt;
Nous nous sommes notammentur l&#039;ouvrage « Enfant en prison », un rapport international qui dresse un bilan sur les conditions de détention des mineurs dans 51 pays. Il a été écrit en 1998 par l’Observatoire international des prisons. &lt;br /&gt;
Pour avoir une idée de la construction sociale du problème, nous sommes allés chercher des rapports de débats au Grand Conseil: le discours du procureur général du 31.02.02 et l&#039;interpellation de M. Rémy Pagani au sujet du suivi des adolescents à Champ-Dollon, 25.04.02, le Rapport annuel de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, année parlementaire 2002-2003 et le Rapport de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, 1ère année de la législature 2001-2003. Nous nous sommes également appuyés sur des rapports d&#039;Amnesty International. &lt;br /&gt;
Cet aricle permet de faire un état des lieux général de la situation en Suisse. Il explique le problème de surpopulation et les mesures qui ont été prises de part et d&#039;autre. De plus, il contient des informations sur le Code Pénal Suisse en ce qui concerne les mineurs, et fait le point sur les différentes idées en ce qui concerne le changement de durée de peines.&lt;br /&gt;
Nous avons consulté le site officiel de la ville de Genève et nous somme appuyés sur de nombreux articles de presse, ainsi que des reportages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Limites de la méthode===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous nous sommes heurtés à un vrai manque de temps, notamment pour trouver la littérature pertinente pour construire nos réflexions et pour préparer et choisir l&#039;entretien.&lt;br /&gt;
Le travail et la rédaction de groupe se sont avérés difficiles.  &lt;br /&gt;
La précipitation à commencer le travail nous a poussé à lire des ouvrages qui se sont avérés non pertinents une fois la recherche plus avancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Analyse==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définition de quelques concepts&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;être clairs sur les concepts que nous utiliserons lors de notre exposé, nous proposons au lecteur quelques définitions: [[mineur]], [[maltraitance]] et [[prison]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du problème social&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l&#039;on a choisi de montrer cette problématique à différentes époques de l&#039;histoire humaine, ce n&#039;est pas sans surmonter quelques difficultés. Plus on remonte dans le passé de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d&#039;égarement dû au manque d&#039;informations. C&#039;est pourquoi, nous commencerons avec la question de l&#039;enfermement pour nous mener à celle qui nous intéresse en particulier: la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfermement est un phénomène qui a toujours existé, et bien qu&#039;il ait pu prendre des formes différentes selon les époques, il n&#039;en reste pas moins qu&#039;il fut et est une réalité pour les mineurs.&lt;br /&gt;
Déjà au 5ème siècle, les couvents servaient entre autres de lieu d&#039;enfermement pour les enfants &amp;quot;déviants&amp;quot;. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de grand renfermement des pauvres entre le 16ème et 17ème siècle donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pecheur de ces hommes, femmes et enfants. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d&#039;un renouveau moral. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d&#039;enfermement par excellence, fit son apparition. Elle a été créée pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs pour les criminels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, il est intéressant de signaler l&#039;émergence du rapport de la bientraitance à la maltraitance dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème siècle, les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. La décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commencaient à s&#039;élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l&#039;expérience des galères pour les enfants et les femmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème siècle sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n&#039;arrêtait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.Il y avait évidemment dans cette prolifération d&#039;idées des contradictions, dont certaines allaient avoir des répercussions sur notre objet d&#039;étude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. En effet, la théorie proposée par ce dernier suggère l&#039;idée que l&#039;individu est entièrement formé avant de naître. Ce postulat pousse à croire que l&#039;identité de l&#039;humain est pré existante. A partir de cette conception, le traitement réservé &amp;quot;aux enfants vicieux&amp;quot; ou &amp;quot;aux criminels nés&amp;quot;, tendait à les enfermer à vie, étant donné que leurs penchants délictueux étaient non seulement d&#039;origine héréditaire mais également immuables. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu&#039;elles ne puissent se reproduire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l&#039;autre côté, comme nous l&#039;avons vu dans le cours de Mme Ruchat, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L&#039;individu était maître de lui-même, insoumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous, faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, affirmant que l&#039;enfant naît fondamentalement bon et que la société le corrompt à mesure qu&#039;il grandit. Il défendit l&#039;idée de protéger l&#039;enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout aussi significative , celle de l&#039;éducabilité de l&#039;homme à travers le cas de l&#039;enfant sauvage de l&#039;Aveyron. Le docteur sort cet enfant sauvage d&#039;un établissement réservé aux sourds pour lui offrir de meilleures conditions, en l&#039;hébergeant chez lui. Itard croit en l&#039;éducabilité de Victor (nom donné à &amp;quot;l&#039;enfant sauvage&amp;quot;), et progressivement, grâce à des tests, des méthodes pédagogiques, Victor va apprendre, comprendre, parler et penser. Sans rentrer dans les détails de cet évènement, on peut dire que l&#039;hypothèse d&#039;Itard, quant à l&#039;éducabilité de l&#039;homme, a été confirmée.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans ce contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de &amp;quot;redressement&amp;quot;. L&#039;ouvrage de l&#039;Italien Cesare Beccaria intitulé &amp;quot;Des délits et des peines&amp;quot;, écrit en 1764, connaît un énorme succès. Il demande des peines plus légères, plus humaines pour les prisonniers; la société semble suffisamment préparée à recevoir cette idée nouvelle. Cette fois la problématique passe d&#039;un stade primaire à second, son amplification à travers le média de l&#039;époque, c&#039;est-à-dire le livre, produit la publicité nécessaire à donner un nouvel élan à l&#039;amélioration des traitements dans les prisons. L&#039;établissement pénitencier prend une nouvelle définition, il devient &amp;quot;l&#039;école du peuple&amp;quot;, les idées sont les suivantes : rattraper la délinquance et rééduquer l&#039;homme. Deux problèmes se posent à la suite de cette évolution des traitements. Premièrement, le mélange des genres en prison: hommes, femmes et enfants se côtoient dans un même établissement et l&#039;on craint d&#039;éventuelles contaminations morales. Deuxièmement, la question de l&#039;isolement devient problématique. Au lieu de permettre une prise de conscience et un retour sur soi, l&#039;isolement donnait des résultats contraires: les hommes avaient plutôt tendance à &amp;quot;se perdre&amp;quot;, à devenir agressifs ou psychotiques. &lt;br /&gt;
Ce problème vient raviver la question qui nous intéresse ici, c&#039;est-à-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et de ce fait illustre bien l&#039;intérêt qui existait déjà à cette époque: le bon traitement de cette catégorie d&#039;individus. La prise en charge des mineurs prend alors une nouvelle direction, vers un établissement qui leur est dorénavant réservé, une &amp;quot;école de préservation&amp;quot;, autrement dit une prison pour mineurs ou une maison de correction. L&#039;établissement de Mettray, ouvert en 1860, en est le parfait exemple. Ici, le mineurs seront traités différemment, avec un peu plus de liberté, d&#039;espace, dans une atmosphère plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l&#039;esprit religieux qu&#039;on souhaite transmettre à ces jeunes ne sera pas oublié. Bien que les traitements aient changés, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qui s&#039;intéresse de nos jours à la maltraitance des mineurs en prison ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développement de l&#039;enfant et de son bon environnement est permanent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 a force de loi. En plus de la contrainte juridique, c&#039;est-à-dire le respect des articles qu&#039;elle impose aux signataires, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique, résolument novateur. En effet, elle propose une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être considéré comme acteur de sa propre vie. De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;intérêt supérieur de l&#039;enfant affirmé à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra retenir les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation. Toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noter qu&#039;une Convention engage les Etats signataires à mettre en oeuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certain nombre de droits édictés dans la convention peut s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains alinéas d&#039;articles s&#039;intéressent directement aux situations de détentions. A titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être basée sur l&#039;intérêt supérieur de celui-ci et tenir compte de son opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être protégé contre les immixtions dans sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondance et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son milieu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dans un établissement approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;avoir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaux respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que c&#039;est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise en détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises, dirons-nous, conditions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution envisagée et d&#039;une durée aussi limitée que possible. Il doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulière qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il semble que son application doit être poursuivie, même en détention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détention est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International oeuvre en faveur de tous les droits annoncés dans la Déclaration universelle des droits de l&#039;homme, ainsi que dans d&#039;autres traités internationaux. L&#039;Organisation contribue à promouvoir le respect de l&#039;ensemble de ces droits, qu&#039;elle considère comme indivisibles et interdépendants, au moyen de différents types d&#039;actions visant à informer et à sensibiliser le grand public, en développant l&#039;éducation aux droits humains et en faisant pression sur les gouvernements pour qu&#039;ils ratifient et appliquent les traités relatifs aux droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver par exemple une page concernant les mauvais traitements, qui vise à sensibiliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier texte, on critique l&#039;enfermement des mineurs dans des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assurent pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détention pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure ou ils seraient bien souvent vétustes et pourraient mettre en danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajoute à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfants vivent donc en dehors du respect de leur intimité et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dans des prisons réservés aux adultes, loin du respect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Ce mélange, qui représente un risque important pour les mineurs, tels que des violences sexuelles, physiques, et psychologiques, est d&#039;autant plus grave qu&#039;il s&#039;effectue dans des prisons, pour adultes, qui sont, dans la plupart des cas, elles aussi surpeuplées, comme nous pourrons le constater avec l&#039;exemple de la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui disposent que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, et ceci afin de pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. (Se référer à l&#039;ouvrage de K. Tomasevski (1986). La Suisse fait partie de ces pays. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention mettant en jeu la santé et la sécurité physique et émotionnelle des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty international soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d&#039;une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autre les droits de l&#039;enfant, et en l&#039;occurrence, le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détention pour mineurs, le rapport souligne en premier lieu le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au delà des problèmes &amp;quot;matériels&amp;quot; qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport placent le problème encore plus haut, dans &amp;quot;l&#039;absence persistante de toute volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négation pure et simple de leurs existences&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugement, l&#039;incarcération des mineurs dans les quartiers pénitenciers réservés aux adultes, parfois même avec les plus dangereux d&#039;entre eux, le manque de personnel formé de manière adaptée, la surpopulation, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent détenus dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité, et nuisent donc gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux. A cela s&#039;ajoute l&#039;absence ou une insignifiance de structures d&#039;enseignement, d&#039;installations sportives et de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation, font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure ou elle se fait en dehors du respect de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant. Malgré tout, il semble que dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qu&#039;en est-il de la Suisse?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention et l&#039;encadrement des mineurs a fait l&#039;objet de discours et de différents débats à l&#039;intérieur du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 janvier 2002, dans un discours, Monsieur Daniel Zappelli (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550108/41/550108_41_partie4.asp), procureur général, évoque la nécessité impérative de créer des lieux supplémentaires de détention pour mineurs afin d&#039;éviter qu&#039;ils se retrouvent  placés dans des prisons pour adultes et &amp;quot;qu&#039;ils ne soient privés de l&#039;encadrement adéquat&amp;quot;. Ce discours rappelle que le nombre de mineurs incarcérés est en augmentation depuis les six dernières années et qu&#039;il est donc important d&#039;avoir une réflexion sur la justice que l&#039;on offre. On ne manque pas de souligner que &amp;quot;la justice n&#039;est pas que pénale&amp;quot;, et ce n&#039;est qu&#039;en gardant ceci à l&#039;esprit que l&#039;on peut faire évoluer les conditions de traitement et de prise en charge des mineurs.&lt;br /&gt;
Il est absolument nécessaire que la justice se voit mettre à disposition les moyens adéquats pour exercer son pouvoir d&#039;une manière efficace et respectueuse des droits de l&#039;homme et de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril 2002, c&#039;est M. Remy Pagani qui fait une interpellation au Conseil d&#039;Etat au sujet du suivi des adolescents enfermés à Champ-Dollon (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550107/33/550107_33_partie15.asp). Une situation qui ne permet pas la séparation stricte avec les adultes, ce qui est contraire à la convention internationale des droits de l&#039;enfant. De plus ces mineurs, dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés, ne disposent de surcroit d&#039;aucun encadrement éducatif particulier. A ceci la Conseillère d&#039;Etat Michel Spoerri répondra par le même souci et la conscience de la nécessité d&#039;améliorer les conditions de détention des mineurs et leur prise en charge, en l&#039;occurrence, par l&#039;agrandissement de la Clairière et la volonté d&#039;y placer des éducateurs supplémentaires. Seulement ces mesures semblent assez légères étant donné que, comme nous le verrons plus tard, l&#039;agrandissement de la Clairière n&#039;est pas assez important et tous les mineurs présents à Champ-Dollon ne pourront pas y entrer. De plus, les propositions de postes supplémentaires ne semblent pas aboutir, ou, en tout cas, pas assez rapidement étant donné l&#039;urgence de la situation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sujet étudié a fait l&#039;objet de deux rapports annuels de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux rapports, le premier de M. Hugues Hiltpold, année parlementaire 2002-2003,(http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550302/7/550302_7_partie8.asp) sur le thème de la détention et de l&#039;encadrement des mineurs et le second de Mme Anita Cuenod, 1ère année de la législature 2001-2005, ((http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550204/16/550204_16_partie32.asp) font état de problèmes très similaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y parle  de Champ Dollon, comme d&#039;un bâtiment vétuste, ayant des besoins évidents &amp;quot;d&#039;aménagements et de rafraichissements&amp;quot;. Ce lieu ne semble pas approprié que ce soit pour des mineurs ou des adultes. Pourtant, au moment où le débat concernant le deuxième rapport a eu lieu, 27 mineurs étaient présents dans ces murs! La Clairière étant trop petite pour accueillir tous les mineurs placés, et les travaux d&#039;agrandissement tardant à commencer, les conditions semblent peu propices à une amélioration de la situation qui constitue pourtant une réelle urgence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sous-jacent à cette situation, nous retrouvons le problème du traitement de la jeunesse déviante. Est-il normal que le nombre de mineurs placés en détention ne cesse de croitre alors que la justice ne se dit pas uniquement pénale?  C&#039;est M. Remy Pagani qui soulève cette question de fond, qui semble-t-il, ne passe pas souvent au premier plan lors des débats au Grand Conseil.&lt;br /&gt;
On rappellera les décisions prises quatre ans auparavant qui n&#039;ont pas été appliquées, notamment l&#039;abolition de la promiscuité mineurs-majeurs à la prison de Champ-Dolllon. Si cette promiscuité n&#039;a pas été abolie, elle est d&#039;autant plus alarmante que ces jeunes placés en compagnie d&#039;adultes sont isolés dans des quartiers ou bien souvent, se trouvent des personnes &amp;quot;encore plus déviantes qu&#039;eux, notamment des pédophiles&amp;quot;. M. Pagani soulève ici encore une question importante qui est celle de la cohérence du traitement des mineurs incarcérés. Le but de l&#039;incarcération est-elle la prise d&#039;un risque pour la santé et l&#039;équilibre sûrement déjà précaire de ces enfants? &lt;br /&gt;
Si l&#039;agrandissement de la prison de Champ-Dollon est une solution à la surpopulation carcérale, Mme Esther Adler rappelle que des solutions plus &amp;quot;profondes&amp;quot; sont à chercher dans le fonctionnement même du système de traitement des criminels. Effectivement, il serait opportun de réfléchir aux conditions de détentions des mineurs, aux propositions de prise en charge et aux améliorations à y apporter. Se contenter de faire de Champ-Dollon un lieu plus vaste va-t-il permettre un meilleur traitement des mineurs délinquants?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, si les mineurs qui sont placés à La Clairière sont un peu mieux lotis, on soulignera la présence de gardien de prison en plus des éducateurs. Cette présence est perçue comme une volonté de promouvoir la répression plutôt que des mesures éducatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble que la surpopulation des centres de détention pour mineurs serait dûe au manque de volonté des juges de trouver des mesures plus adéquates pour le traitement des mineurs délinquants. La prison serait utilisée commune solution de facilité, ce qui une fois encore apparaît contraire aux articles édictés par les droits de l&#039;enfant. Il ferait partie du rôle du gouvernement d&#039;encourager les juges à trouver des peines plus adéquates que la mise en détention, on citera les mesures d&#039;utilité publique en exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour reprendre les propos de M. Hiltpold et M. Mauris, &amp;quot;Michel Foucault considère (...) que l&#039;on juge une société par l&#039;état de ses prisons&amp;quot; et dans cette optique, c&#039;est &amp;quot;une honte pour notre société moderne de laisser ainsi des jeunes en rupture aux côtés d&#039;idoles du crime (...) avec des gardiens en guise d&#039;infirmiers et des délinquants en guise de camarades.&amp;quot; Cette situation relate un réel dysfonctionnement de la société actuelle et probablement un manque de volonté à prendre la situation en main, de tout mettre en oeuvre pour y remédier, étant donné que le Conseil d&#039;Etat ne semble pas suivre les recommandations émises par la commission au terme de son rapport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias suisses s&#039;intéressent eux aussi au problème. Notre attention s&#039;est portée sur une émission de swissinfo par Anne Rubin titrée &#039;&#039;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&#039;&#039; datant du 02 décembre 2003. (Site de la TSR : La détention des mineurs, un casse tête suisse swissinfo, Anne Rubin(02.12.2003)). Les médias s&#039;inquiètent de la présence de plusieurs mineurs dans des prisons pour adultes, des lieux &amp;quot;inadaptés&amp;quot; à l&#039;accueil de jeunes personnes en développement. De plus, pour ne pas améliorer la situation, la Clairière est toujours trop petite, et on rappelle que l&#039;agrandissement en cours n&#039;a pas été prévu assez conséquent pour accueillir les nombreux mineurs placés entre autre a Champ-Dollon. Ce dernier constat est fait par les autorités genevoises elles-mêmes.&lt;br /&gt;
Cette détention en compagnie d&#039;adultes semblent d&#039;autant plus inquiétante qu&#039;elle ne permet pas de répondre à une volonté d&#039;offrir aux mineurs détenus une prise en charge particulière et éducative qui préparerait le terrain à une réinsertion dans la société. Le jeune, qu&#039;il soit délinquant ou non, a le droit à ce qu&#039;on lui prépare un avenir et qu&#039;on lui donne les atouts pour y arriver. Cependant, dans de telles conditions de détention, dans cette &amp;quot;école du crime&amp;quot; comme l&#039;appelle M. Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD), on peut imaginer que c&#039;est la récidive qui sera entrainée plutôt que la réinsertion du jeune. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Réalité Suisse et genevoise: de la prise en charge à la maltraitance&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- La détention des délinquants mineurs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis plusieurs années, des mineurs sont détenus à la prison de Champ-Dollon ainsi qu&#039;à la Maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc. Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est devenue aujourd&#039;hui une règle, et s&#039;aggrave. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissements privatifs de liberté pour adultes vient directement à l&#039;encontre de plusieurs conventions internationales, dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes délinquants et criminels. Les centres de détention ont comme but de protéger les mineurs, pour cela on a jugé bon de les séparer de la société. Cette dernière est représentée par le groupe dominant qui fixe les règles et les normes à respecter. Les individus qui ne respectent pas ces normes sont montrés du doigt et mis en marge. Pour suivre cet objectif, la société a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code pénal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de liberté doit exercer une action éducative sur les personnes privées de liberté et préparer le retour à la vie libre. L&#039;enfermement doit être un moyen pour le délinquant ou le criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger les jeunes en donnant une réponse aux actes violents ou délictueux. Elles doivent punir mais pas maltraiter les déviants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 60 se sont créées les premières prisons pour mineurs. On sépare déjà depuis le 19ème les détenus majeurs des mineurs. On veut éviter les mélanges qui ne sont pas bénéfiques pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitements.  St-Antoine était la prison qui avait le plus servi à Genève depuis le 1712, date de sa construction. Elle passa le relai à Champ-Dollon en 1977. Depuis le début du 20ème siècle, et jusqu&#039;à nos jours, on trouve des mineurs dans des lieux prévus uniquement pour des majeurs. On retrouve ces faits dans le travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, par Chloé MEIER et Sébastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995, mais également dans les statistiques actuelles de Champ-Dollon, ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby actuel directeur de la prison préventive la Croisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairière&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre éducatif pour adolescents. Les mineurs y sont détenus pour des périodes courtes,  allant de un jour à un an. Cependant, la création de la Clairière ne résoud pas le problème, car on retrouve systématiquement des mineurs dans les établissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple à Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tirés des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;année 2003 peuvent nous donner une image de l&#039;ampleur du phénomène (cf résumé).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons déjà exliqué, l&#039;enfermement de mineurs en prison constitue déjà, en tant que tel, une forme de maltraitance. Cette dernière est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelques années la situation s&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview: il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Ce nouveau cadre ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins stricts (rapporté de l&#039;inteview donné au courrier). Dans ces prisons pour majeurs la sécurité est renforcée, et la répression et l&#039;isolement sont plus fréquemment utilisés. Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de J. Torrente (2001). Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La structure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. L&#039;encadrement dont les mineurs auraient tant besoin est absent. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière (www.geneve.ch/fao/2003). Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dûs à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux, comme nous avons pu le voir précédement dans l&#039;article 37 de La Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot;C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby. &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux, mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer: le mineur serait au centre du projet, et l&#039;exclusion que représente l&#039;enfermement serait évitée dans la mesure du possible. Dans le cas contraire, il s&#039;agirait tout de même d&#039;éviter le processus d&#039;engrenage qui s&#039;active souvent lors du contact avec des adultes, et orienter la prise en charge vers un épanouissement du mineur et une réintegration à la société. Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. Ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droits de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toutes les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissements pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus début mai 2006 la surpopulation est devenue intolérable. Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. En effet Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, les personnes incarcérées sont actuellement rencensées autour de 500. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable. Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inaugurée le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine, voire surpeuplée selon les périodes. Le problème est donc loin d&#039;être résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison&#039;&#039;&#039; 	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, et risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les objectifs &#039;&#039;&#039;( quels sont ces objectifs?)&#039;&#039;&#039; que tentent d&#039;atteindre les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineur à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dûes à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie. &amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subisse pas de mauvais traitements durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Afin que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby)(&#039;&#039;&#039; expliciter un peu ce que pourrait être cette coopération ou pourquoi elle n&#039;existe pas maintenant)&#039;&#039;&#039;. Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance a de l&#039;influence sur le développement et l&#039;image du corps peut être modifiée par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation ou le suicide. Pour éviter de tel abus, notamment sexuels, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélanger dans les cellules et lors des douches. Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visites que les majeurs &#039;&#039;&#039;( quel suivi en plus faudrait-il? mesures éducatives, loisirs, scolarisation, ...).&#039;&#039;&#039; Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y perd du temps de visite, mineurs inclus. 	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Actualité: Champ-Dollon et ses récentes émeutes&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
 	&lt;br /&gt;
En février 2005, les députés du Grand Conseil votaient un crédit d&#039;étude de 1,3 millions de francs pour l&#039;agrandissement de l&#039;établissement pénitentiaire. A ce moment-là, la prison de Champ-Dollon comptait 438 détenus pour 270 places. &lt;br /&gt;
Furieux de ces conditions, les détenus ont manifestés durant les journées du 30 avril et du 1 mai, refusant de réintégrer leurs cellules après la promenade. Malheureusement, des violences ont été commises. Selon Constantin Franziskakis, une trentaine de détenus se seraient défoulés sur le matériel de la prison. A la fin de la journée, le constat était de trois blessés.&lt;br /&gt;
Comme cité dans l&#039;article de Philippe Chevalier du 3 mai 2006, &amp;quot;Poussée de fièvre à Champ-Dollon&amp;quot;, paru dans Le Courrier, Laurent Moutinot, le chef du Département des institutions, promet de punir les auteurs de violence, mais également de prêter une oreille attentive à leur revendications, bien que, d&#039;après lui, les problèmes énoncés découlent de la situation de surpeuplement. 	&lt;br /&gt;
Les détenus manifestaient non seulement contre les conditions de surpopulation, mais surtout contre les arrestations brutales des forces de l&#039;ordre et contre les périodes de détention provisoire qui excèdent régulièrement la durée des peines prononcées. En effet, le nombre de dossiers traités pour condamnation est passé de 2600 en 2003 à 4300 en 2005.	&lt;br /&gt;
La Ligue suisse des droits de l&#039;homme se montre solidaire avec les détenus, pointant le doigt sur la lenteur de la Chambre d&#039;accusation genevoise. 		&lt;br /&gt;
Mais le problème n&#039;est pas proprement genevois. Si Champ-Dollon souffre aujourd&#039;hui de surpopulation, c&#039;est aussi parce que de nombreux détenus attendent leur transfert vers une prison d&#039;un autre canton. En 2005, la Suisse comptait plus de 6000 détenus. Sur les 122 prisons nationales, 27 affichaient complet et 14 souffraient de surpopulation. 	&lt;br /&gt;
Cette situation est désagréable autant pour les personnes qui travaillent à la prison que pour les prisonniers, qui se marchent dessus. La sécurité générale est amoindrie, les personnes étouffent. Les places de travail en ateliers manquent. Certains prisonniers se trouvent enfermés 23 heures sur 24 dans leur cellule.	 	&lt;br /&gt;
Cette surpopulation avait déjà entraîné à Genève une certaine prise de conscience en mars 2006 : le conseil d’état ouvre un crédit de 18 millions de francs pour un projet de construction d&#039;une nouvelle structure de détention à Puplinge, village situé à côté de Jussy, vers le site de Champ-Dollon. Cette structure devrait voir le jour en 2007 : les travaux commençant normalement en février prochain pour s’achever en décembre 2007. Cette structure ne prévoit que 64 places supplémentaires ainsi que des places de travail. Cela viendra bien évidemment soulager la surpopulation de Champ-Dollon dont les prisonniers sont victimes depuis déjà de nombreuses années mais cela suffira-t-il pour « faire taire » ces détenus étouffés ? L’autorité genevoise craignait ces plaintes depuis longtemps, ces dernières viennent d’ailleurs confirmer la mesure d’urgence à prendre, et la nécessité de donner aux détenus un minimum de confort le plus rapidement possible. &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Plus aucun mineur ne sera incarcéré à Champ-Dollon&#039;&#039;		&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le 20 avril, plus aucun mineur n&#039;est détenu à Champ-Dollon. Habituellement, entre zéro et onze mineurs y étaient enfermés. Suite aux violences qui ont eu lieu dans la prison surpeuplée, les mineurs seront désormais détenus à La Clairière. Cependant, bien que cette dernière ait été agrandie, passant de 15 à 30 places en 2005, elle risque également d&#039;être surpeuplée. &amp;quot;Entre deux maux, nous avons choisi le moindre&amp;quot;, a dit M. Franziskakis, directeur de l&#039;office pénitentiaire. En effet, les mineurs seront plus en sécurité dans une Clairière surpeuplée de quelques unités qu&#039;à Champ-Dollon en mutinerie. Ce transfert permettera également une prise en charge adéquate, puisque La Clairière ne détient que des mineurs. Cette réaction immédiate suite aux émeutes de Champ-Dollon confirme notre hypothèse selon laquelle les mineurs n&#039;ont pas leur place dans des prisons d&#039;adultes. Il est toutefois bien dommage qu&#039;il faille des incidents graves pour obtenir des changements...		&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Bientraitance: un concept émergent.&#039;&#039;&#039;	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous évoquerons en premier lieu notre interrogation sur l&#039;absence du terme de &amp;quot;bientraitance&amp;quot; dans notre vocabulaire. Nous nous sommes demandés si cet oubli pouvait révéler le fait que notre société n&#039;aurait pas pensé à la bientraitance. Comme le dit B. Cyrulnik (2005) dans le livre &amp;quot;Culture et bientraitance&amp;quot;, &amp;quot; Le choix du mot révèle la manière dont la culture se préoccupe d&#039;un concept.&amp;quot; Peut-on alors en déduire que le système pénal suisse ne fait pas de la bientraitance des mineurs incarcérés une de ses priorités?&lt;br /&gt;
Partant du principe que placer un mineur en prison est déjà une forme de maltraitance, nous allons tenter d&#039;éclaircir alors le concept de bientraitance, qui devient de plus en plus présent dans les discours de tous les jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, bientraiter un enfant est devenu un enjeu d&#039;humanité. Si le mot bientraitance est né, c&#039;est un signe de changement d&#039;attitude de la part d&#039;une société qui sans cesse tente de se remettre en question. Le concept de bientraitance a subi une transformation d&#039;une génération à une autre, aussi, dans les années 1980, bientraiter un enfant n&#039;apparaissait pas encore comme une évidence au sein de la famille. Aujourd&#039;hui, on parle d&#039;une éducation qui se doit de favoriser l&#039;épanouissement des enfants dans différents domaines, physique, affectif, cognitif et social. La famille est considérée comme le lieu privilégié permettant de favoriser cet épanouissement. Autrement dit, la bientraitance vise à la promotion et à la mise en place effective de pratiques éducatives et d&#039;attitudes qui soient garantes du bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
Alors, on ne doit pas seulement prévenir la maltraitance, mais aussi encourager une éducation qui permette à l&#039;enfant de donner le meilleur de lui-même. La bientraitance d&#039;un enfant passe donc par son éducation, mais qui dit éducation, dit scolarisation. Le chemin d&#039;un enfant vers l&#039;école est primordial, car cette dernière, qui peut être considérée comme l&#039;une des principales instances de socialisation et de développement socio cognitif et socio affectif de l&#039;enfant, semble s&#039;inscrire dans le cadre global des attitudes favorables au bon développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon nombre d&#039;associations se mobilisent afin que chaque enfant ait droit à un bon traitement dans la vie de tous les jours. Mais qu&#039;en est-il des enfants en prison, en institution ? On trouve dans le rapport d&#039;Amnesty International des recommandations pour la protection des enfants en détention telles que &amp;quot;les détenus mineurs doivent être séparés des adultes, sauf dans le cas de membres d&#039;une même famille&amp;quot;, ou encore &amp;quot;Le recours à la détention préventive pour les enfants doit se limiter à certaines circonstances exceptionnelles. Toute forme de détention doit être conforme à la norme internationale, qui veut qu&#039;un enfant ne soit placé en détention qu&#039;en dernier ressort et pour la durée la plus courte possible.&amp;quot; On se rend alors compte que le traitement des enfants en détention est un sujet qui préoccupe de plus en plus, et c&#039;est ainsi que des recommandations telles que celles-ci émergent. D&#039;après une recherche effectuée par le service de protection judiciaire de la jeunesse en France, quelques constats ont été avancés : premièrement, un encadrement permanent, stable et formé, permet d&#039;élaborer un suivi plus individualisé des mineurs. Le surveillant est alors le premier référent en détention. Deuxièmement, on souligne l&#039;importance des activités en détention, principalement des activités scolaires. On sait que le temps inactif passé en cellule peut engendrer des comportements violents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Divers acteurs du monde juridique, pénitencier ou encore politique préfèrent ne pas trop faire parler d&#039;eux dans les médias. On trouve très rarement le terme maltraitance dans un article consacré à la prison en Suisse, et bien que les conditions d&#039;incarcération soient décrites de manières plutôt négatives, il est rare que ces aspects soient qualifié de mauvais traitements. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que de nouvelles méthodes de prise en charge, plus inclusives, voient le jour, le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Pourtant, nous savons bien que l&#039;exclusion ne porte pas ses fruits, et exclure un jeune en rupture sociale ne va certainement pas jouer en sa faveur pour un avenir plus positif et une réinsertion dans la société. Cette exclusion n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur? Ne devrait-on pas revoir les objectifs de base de l&#039;incarcération d&#039;un mineur et trouver les conditions adéquates en fonction de cela?  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que la notion de maltraitance semble s&#039;être considérablement élargie et toucher maintenant aux conditions de vie des détenus et à leur traitement quotidien, le sujet ne trouve toujours pas beaucoup de défenseurs... Si on n&#039;est pas capable ou qu&#039;on ne cherche pas à éradiquer le problèmes des conditions déplorables de détentions des mineurs, Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération? Décriminaliser les délits commis  pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs est réelle, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. Que fait-on alors? Le débat est lancé, mais la situation est délicate et le traitement idéal ne peut peut-être pas être généralisé, il s&#039;agit plutot d&#039;un cas-par-cas. Mais peut- on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave?&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
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		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=4190</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
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		<updated>2006-06-17T15:26:25Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : /* Analyse */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Ce groupe est composé de Marie Cornejo, Aurelie Benoit, Julie Wyler, Sira Garcia, Benoit Fanin et André Lienhard&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Introduction==&lt;br /&gt;
Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge à travers les époques, et nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier . A l&#039;heure actuelle, il existe en Suisse plusieurs centres de détention pour mineurs. Dans le canton de Genève nous avons &amp;quot;La Clairière&amp;quot; à Vernier (GE), mais pour cause de surnombre, certains mineurs peuvent être placés dans des prisons pour adultes, comme c&#039;est le cas à Champ-Dollon. Entre surpopulation et prise en charge qui ne respecte pas toujours les droits de l&#039;enfant, nous nous sommes demandés si les structures carcérales étaient réellement aptes à prendre en charge les mineurs de manière adéquate et respectueuse de leur développement.  &lt;br /&gt;
Après un temps de réflexion et la lecture de différents ouvrages, nous avons décidé de partir du principe que la place d&#039;un mineur n&#039;est pas en prison. Des lors qu&#039;un mineur est incarcéré, nous pouvons parler de maltraitance. A cette première forme de maltraitance s&#039;ajoutent des conditions des détentions qui ne sont pas toujours en accord avec les conventions internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter.. Quelle forme prend la maltraitance des mineurs incarcérés? Est-ce une réalité en Suisse Romande?&lt;br /&gt;
Nous commencerons (1) par la revue de littérature, faisant une synthèse des ouvrages que nous avons lus. Puis, dans un souci de clarté, nous définirons les concepts utilisés (2): mineurs, maltraitance, et prison. En partant de ses différentes définitions nous essayerons de mettre en lumière la (3) construction du problème social de la maltraitance des mineurs en prison et les différents acteurs qui s&#039;y intéressent. (4) Puis, nous nous sommes appuyés sur l&#039;actualité afin de penser les tableaux de la situation actuelle en Suisse romande, en évoquant toutes formes de maltraitance subies par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. (5) Nous nous sommes également intéressés aux événements récents à Champ-Dollon et à leurs éventuelles causes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Revue de littérature== &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de retracer l&#039;évolution générale des conditions de détention dans les prisons pour mineurs en Suisse romande, nous nous sommes inspirés notamment du cours de Mme. Ruchat, ainsi que de son ouvrage intitulé L&#039;oiseau et le Cachot (1993). A la suite des éléments apportés dans ce livre, le travail de recherche de S. Aeby et de C. Meier sur les prisons préventives genevoises nous a également donné de nombreux éléments sur l&#039;évolution des centres de détention de St-Antoine et de Champ-Dollon. L&#039;isolement, les conditions d&#039;hygiène, la surpopulation, le mélange des mineurs et des majeurs, sont beaucoup d&#039;éléments qui nous poussent à émettre l&#039;hypothèse selon laquelle la maltraitance serait une réalité dans les prisons pour mineurs. &lt;br /&gt;
Amnesty international soulève également ces différents points dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. &lt;br /&gt;
Le livre de J. Torrente &amp;quot;La maltraitance : regards pluridisciplinaires&amp;quot; (2001), nous permet d&#039;avoir une meilleure connaissance de ce sujet. Cette approche interdisciplinaire donne une image des différents problèmes que cause la maltraitance. J. Torrente insiste sur le côté psychologique de celle-ci. L&#039;auteur ne parle pas spécifiquement des conséquences de l&#039;enfermement mais des conséquences sur le développement et le psychisme d&#039;enfants ayant subi des maltraitances ou des négligences de tous genres. Nous retrouvons également cette thématique dans le livre de Zambeaux (2001) : &amp;quot;En prison avec des Ados&amp;quot;. En effet, dans cet ouvrage, l&#039;auteur permet aux lecteurs d’entrer dans les prisons de France, dans les quartiers réservés aux mineurs. Chaque année la république incarcère environ 7000 mineurs par an en prison et 700 d’entre eux y résident en permanence. L’auteur, un journaliste, a rencontré ces jeunes derrière les barreaux et leur donne la parole. Zambeaux fait le tour des problèmes ; les prisons hors la loi, la loi entre codétenus, les drogues et médicaments à profusion, l’enseignement précaire, ou encore le statut non reconnu des adolescentes incarcérées. Il donne aussi la parole aux surveillants, matons, éducateurs et directeurs, chacun tenant un discours propre à leurs expériences. Le livre est complété par deux annexes qui donnent des résultats chiffrés sur l’incarcération des mineurs en France et du fonctionnement dans les prisons. &lt;br /&gt;
Une autre grande thématique retrouvée dans plusieurs ouvrages est celle des détenus mineurs incarcérés avec des majeurs. Par exemple, dans le livre de K. Tomasevski (1986): &amp;quot;Enfants en prison avec des adultes&amp;quot;, l&#039;auteur nous présente des enquêtes sur ce mélange, effectuées dans plusieurs pays, mettant en lumière des situations de détention trop souvent inadéquates. En effet, les mineurs sont plus souvent dirigés vers des travaux manuels comme les adultes que vers une prise en charge éducative, un traitement différencié de celui des détenus majeurs.&lt;br /&gt;
De plus, dans l&#039;article d&#039;Anne Rubin (2003), publié sur le site de la TSR &amp;quot; La détention des mineurs: un casse-tête Suisse&amp;quot;, présente la situation actuelle et la journaliste tire la sonnette d&#039;alarme quant à la présence d&#039;un nombre conséquent de mineurs dans des centres de détention pour adultes. &lt;br /&gt;
Le document audiovisuel de temps présent, &amp;quot;En Taule&amp;quot;, nous présente deux prisons préventives dans le canton de Vaud où l&#039;on peut souvent retrouver des mineurs. Ce document nous donne une image des conditions de détentions en Suisse. Dans les deux prisons visitées, on nous montre le quotidien des détenus et on peut entendre les points de vue des différents acteurs sur les conditions souvent difficiles. A travers l&#039;article d&#039; Alexandra Richard (27.09.2005), intitulé &amp;quot;Une solution latine pour la délinquance juvénile&amp;quot;, nous avons pu prendre connaissance de l&#039;existence de centres tels que celui de Pramont (VS), qui met l&#039;accent sur l&#039;éducation. Cet article a été trouvé sur le site internet de la TSR: www.tsr.ch. En effet, internet s&#039;est avéré utile pour la recherche de documents. Les sites web officiels des prisons sont intéressants car ils ont permis d&#039;avoir des renseignements très actuels. Celui de Champ-Dollon (www.geneve.ch/penitent/champdollon) nous a permis de prendre connaissance des chiffres concernant les détenus, tels que le nombre de mineurs incarcérés, le taux de surpopulation etc. &lt;br /&gt;
Concernant l&#039;actualité de la situation en Suisse romande, nous nous sommes appuyés sur plusieurs reportages et articles de presse. Premièrement, les articles paru dans &amp;quot;Le Courrier&amp;quot; ou encore &amp;quot;20 minutes&amp;quot; (cf bibliographie)nous ont permis de connaître la situation problématique actuelle à Champ-Dollon. &lt;br /&gt;
La maltraitance étant au centre de notre recherche, nous avons trouvé important de nous informer sur le concept de bientraitance. Le livre de H. Desmet et J-P. Pourtois (2005): &amp;quot;Culture et Bientraitance&amp;quot; développe ce concept dans de divers contextes. Il défini plus particulièrement le bien-être de l&#039;enfant dans un milieu, une culture et une société capables de lui apporter un équilibre et un épanouissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Question de recherche==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Qu&#039;est ce que la maltraitance en prison pour les mineurs en Suisse romande, et est-ce vraiment une réalité?   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Méthodologie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de répondre à notre question de recherche, nous avons commencé par rechercher un certain nombre d&#039;ouvrages concernant les mineurs incarcérés (cf. bibliographie), et nous nous sommes basés sur le cours du premier semestre, qui nous a permis de retracer les conditions de détention des mineurs et d&#039;en voir l&#039;évolution. Avec cela, nous avons pu formuler nos premières hypothèses et forger nos opinions sur le sujet. Dans un second temps, dans le but de répondre à nos questions concernant la prise en charge des mineurs déviants et leur présence dans les structures pour adultes, nous avons décidé de partir sur le terrain interviewer M. Sebastien Aeby, directeur de la prison préventive de La Croisée, dans le canton de VD. Nous avons choisi ensemble des questions qui nous semblaient pertinentes (cf méthodologie de groupe) et avons profité de l&#039;entretien pour visiter la prison et observer les conditions de détention. &lt;br /&gt;
Bien que cette interview ne soit pas le fondement de notre article, elle nous a servi à faire un état des lieux de la situation en Suisse romande.&lt;br /&gt;
Nous nous sommes notammentur l&#039;ouvrage « Enfant en prison », un rapport international qui dresse un bilan sur les conditions de détention des mineurs dans 51 pays. Il a été écrit en 1998 par l’Observatoire international des prisons. &lt;br /&gt;
Pour avoir une idée de la construction sociale du problème, nous sommes allés chercher des rapports de débats au Grand Conseil: le discours du procureur général du 31.02.02 et l&#039;interpellation de M. Rémy Pagani au sujet du suivi des adolescents à Champ-Dollon, 25.04.02, le Rapport annuel de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, année parlementaire 2002-2003 et le Rapport de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, 1ère année de la législature 2001-2003. Nous nous sommes également appuyés sur des rapports d&#039;Amnesty International. &lt;br /&gt;
Cet aricle permet de faire un état des lieux général de la situation en Suisse. Il explique le problème de surpopulation et les mesures qui ont été prises de part et d&#039;autre. De plus, il contient des informations sur le Code Pénal Suisse en ce qui concerne les mineurs, et fait le point sur les différentes idées en ce qui concerne le changement de durée de peines.&lt;br /&gt;
Nous avons consulté le site officiel de la ville de Genève et nous somme appuyés sur de nombreux articles de presse, ainsi que des reportages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Limites de la méthode===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous nous sommes heurtés à un vrai manque de temps, notamment pour trouver la littérature pertinente pour construire nos réflexions et pour préparer et choisir l&#039;entretien.&lt;br /&gt;
Le travail et la rédaction de groupe se sont avérés difficiles.  &lt;br /&gt;
La précipitation à commencer le travail nous a poussé à lire des ouvrages qui se sont avérés non pertinents une fois la recherche plus avancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Analyse==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définition de quelques concepts&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;être clairs sur les concepts que nous utiliserons lors de notre exposé, nous proposons au lecteur quelques définitions: [[mineur]], [[maltraitance]] et [[prison]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du problème social&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l&#039;on a choisi de montrer cette problématique à différentes époques de l&#039;histoire humaine, ce n&#039;est pas sans surmonter quelques difficultés. Plus on remonte dans le passé de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d&#039;égarement dû au manque d&#039;informations. C&#039;est pourquoi, nous commencerons avec la question de l&#039;enfermement pour nous mener à celle qui nous intéresse en particulier: la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfermement est un phénomène qui a toujours existé, et bien qu&#039;il ait pu prendre des formes différentes selon les époques, il n&#039;en reste pas moins qu&#039;il fut et est une réalité pour les mineurs.&lt;br /&gt;
Déjà au 5ème siècle, les couvents servaient entre autres de lieu d&#039;enfermement pour les enfants &amp;quot;déviants&amp;quot;. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de grand renfermement des pauvres entre le 16ème et 17ème siècle donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pecheur de ces hommes, femmes et enfants. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d&#039;un renouveau moral. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d&#039;enfermement par excellence, fit son apparition. Elle a été créée pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs pour les criminels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, il est intéressant de signaler l&#039;émergence du rapport de la bientraitance à la maltraitance dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème siècle, les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. La décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commencaient à s&#039;élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l&#039;expérience des galères pour les enfants et les femmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème siècle sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n&#039;arrêtait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.Il y avait évidemment dans cette prolifération d&#039;idées des contradictions, dont certaines allaient avoir des répercussions sur notre objet d&#039;étude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. En effet, la théorie proposée par ce dernier suggère l&#039;idée que l&#039;individu est entièrement formé avant de naître. Ce postulat pousse à croire que l&#039;identité de l&#039;humain est pré existante. A partir de cette conception, le traitement réservé &amp;quot;aux enfants vicieux&amp;quot; ou &amp;quot;aux criminels nés&amp;quot;, tendait à les enfermer à vie, étant donné que leurs penchants délictueux étaient non seulement d&#039;origine héréditaire mais également immuables. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu&#039;elles ne puissent se reproduire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l&#039;autre côté, comme nous l&#039;avons vu dans le cours de Mme Ruchat, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L&#039;individu était maître de lui-même, insoumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous, faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, affirmant que l&#039;enfant naît fondamentalement bon et que la société le corrompt à mesure qu&#039;il grandit. Il défendit l&#039;idée de protéger l&#039;enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout aussi significative , celle de l&#039;éducabilité de l&#039;homme à travers le cas de l&#039;enfant sauvage de l&#039;Aveyron. Le docteur sort cet enfant sauvage d&#039;un établissement réservé aux sourds pour lui offrir de meilleures conditions, en l&#039;hébergeant chez lui. Itard croit en l&#039;éducabilité de Victor (nom donné à &amp;quot;l&#039;enfant sauvage&amp;quot;), et progressivement, grâce à des tests, des méthodes pédagogiques, Victor va apprendre, comprendre, parler et penser. Sans rentrer dans les détails de cet évènement, on peut dire que l&#039;hypothèse d&#039;Itard, quant à l&#039;éducabilité de l&#039;homme, a été confirmée.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans ce contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de &amp;quot;redressement&amp;quot;. L&#039;ouvrage de l&#039;Italien Cesare Beccaria intitulé &amp;quot;Des délits et des peines&amp;quot;, écrit en 1764, connaît un énorme succès. Il demande des peines plus légères, plus humaines pour les prisonniers; la société semble suffisamment préparée à recevoir cette idée nouvelle. Cette fois la problématique passe d&#039;un stade primaire à second, son amplification à travers le média de l&#039;époque, c&#039;est-à-dire le livre, produit la publicité nécessaire à donner un nouvel élan à l&#039;amélioration des traitements dans les prisons. L&#039;établissement pénitencier prend une nouvelle définition, il devient &amp;quot;l&#039;école du peuple&amp;quot;, les idées sont les suivantes : rattraper la délinquance et rééduquer l&#039;homme. Deux problèmes se posent à la suite de cette évolution des traitements. Premièrement, le mélange des genres en prison: hommes, femmes et enfants se côtoient dans un même établissement et l&#039;on craint d&#039;éventuelles contaminations morales. Deuxièmement, la question de l&#039;isolement devient problématique. Au lieu de permettre une prise de conscience et un retour sur soi, l&#039;isolement donnait des résultats contraires: les hommes avaient plutôt tendance à &amp;quot;se perdre&amp;quot;, à devenir agressifs ou psychotiques. &lt;br /&gt;
Ce problème vient raviver la question qui nous intéresse ici, c&#039;est-à-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et de ce fait illustre bien l&#039;intérêt qui existait déjà à cette époque: le bon traitement de cette catégorie d&#039;individus. La prise en charge des mineurs prend alors une nouvelle direction, vers un établissement qui leur est dorénavant réservé, une &amp;quot;école de préservation&amp;quot;, autrement dit une prison pour mineurs ou une maison de correction. L&#039;établissement de Mettray, ouvert en 1860, en est le parfait exemple. Ici, le mineurs seront traités différemment, avec un peu plus de liberté, d&#039;espace, dans une atmosphère plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l&#039;esprit religieux qu&#039;on souhaite transmettre à ces jeunes ne sera pas oublié. Bien que les traitements aient changés, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qui s&#039;intéresse de nos jours à la maltraitance des mineurs en prison ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développement de l&#039;enfant et de son bon environnement est permanent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 a force de loi. En plus de la contrainte juridique, c&#039;est-à-dire le respect des articles qu&#039;elle impose aux signataires, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique, résolument novateur. En effet, elle propose une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être considéré comme acteur de sa propre vie. De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;intérêt supérieur de l&#039;enfant affirmé à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra retenir les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation. Toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noter qu&#039;une Convention engage les Etats signataires à mettre en oeuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certain nombre de droits édictés dans la convention peut s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains alinéas d&#039;articles s&#039;intéressent directement aux situations de détentions. A titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être basée sur l&#039;intérêt supérieur de celui-ci et tenir compte de son opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être protégé contre les immixtions dans sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondance et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son milieu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dans un établissement approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;avoir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaux respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que c&#039;est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise en détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises, dirons-nous, conditions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution envisagée et d&#039;une durée aussi limitée que possible. Il doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulière qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il semble que son application doit être poursuivie, même en détention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détention est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International oeuvre en faveur de tous les droits annoncés dans la Déclaration universelle des droits de l&#039;homme, ainsi que dans d&#039;autres traités internationaux. L&#039;Organisation contribue à promouvoir le respect de l&#039;ensemble de ces droits, qu&#039;elle considère comme indivisibles et interdépendants, au moyen de différents types d&#039;actions visant à informer et à sensibiliser le grand public, en développant l&#039;éducation aux droits humains et en faisant pression sur les gouvernements pour qu&#039;ils ratifient et appliquent les traités relatifs aux droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver par exemple une page concernant les mauvais traitements, qui vise à sensibiliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier texte, on critique l&#039;enfermement des mineurs dans des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assurent pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détention pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure ou ils seraient bien souvent vétustes et pourraient mettre en danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajoute à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfants vivent donc en dehors du respect de leur intimité et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dans des prisons réservés aux adultes, loin du respect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Ce mélange, qui représente un risque important pour les mineurs, tels que des violences sexuelles, physiques, et psychologiques, est d&#039;autant plus grave qu&#039;il s&#039;effectue dans des prisons, pour adultes, qui sont, dans la plupart des cas, elles aussi surpeuplées, comme nous pourrons le constater avec l&#039;exemple de la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui disposent que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, et ceci afin de pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. (Se référer à l&#039;ouvrage de K. Tomasevski (1986). La Suisse fait partie de ces pays. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention mettant en jeu la santé et la sécurité physique et émotionnelle des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty international soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d&#039;une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autre les droits de l&#039;enfant, et en l&#039;occurrence, le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détention pour mineurs, le rapport souligne en premier lieu le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au delà des problèmes &amp;quot;matériels&amp;quot; qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport placent le problème encore plus haut, dans &amp;quot;l&#039;absence persistante de toute volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négation pure et simple de leurs existences&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugement, l&#039;incarcération des mineurs dans les quartiers pénitenciers réservés aux adultes, parfois même avec les plus dangereux d&#039;entre eux, le manque de personnel formé de manière adaptée, la surpopulation, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent détenus dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité, et nuisent donc gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux. A cela s&#039;ajoute l&#039;absence ou une insignifiance de structures d&#039;enseignement, d&#039;installations sportives et de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation, font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure ou elle se fait en dehors du respect de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant. Malgré tout, il semble que dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qu&#039;en est-il de la Suisse?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention et l&#039;encadrement des mineurs a fait l&#039;objet de discours et de différents débats à l&#039;intérieur du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 janvier 2002, dans un discours, Monsieur Daniel Zappelli (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550108/41/550108_41_partie4.asp), procureur général, évoque la nécessité impérative de créer des lieux supplémentaires de détention pour mineurs afin d&#039;éviter qu&#039;ils se retrouvent  placés dans des prisons pour adultes et &amp;quot;qu&#039;ils ne soient privés de l&#039;encadrement adéquat&amp;quot;. Ce discours rappelle que le nombre de mineurs incarcérés est en augmentation depuis les six dernières années et qu&#039;il est donc important d&#039;avoir une réflexion sur la justice que l&#039;on offre. On ne manque pas de souligner que &amp;quot;la justice n&#039;est pas que pénale&amp;quot;, et ce n&#039;est qu&#039;en gardant ceci à l&#039;esprit que l&#039;on peut faire évoluer les conditions de traitement et de prise en charge des mineurs.&lt;br /&gt;
Il est absolument nécessaire que la justice se voit mettre à disposition les moyens adéquats pour exercer son pouvoir d&#039;une manière efficace et respectueuse des droits de l&#039;homme et de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril 2002, c&#039;est M. Remy Pagani qui fait une interpellation au Conseil d&#039;Etat au sujet du suivi des adolescents enfermés à Champ-Dollon (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550107/33/550107_33_partie15.asp). Une situation qui ne permet pas la séparation stricte avec les adultes, ce qui est contraire à la convention internationale des droits de l&#039;enfant. De plus ces mineurs, dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés, ne disposent de surcroit d&#039;aucun encadrement éducatif particulier. A ceci la Conseillère d&#039;Etat Michel Spoerri répondra par le même souci et la conscience de la nécessité d&#039;améliorer les conditions de détention des mineurs et leur prise en charge, en l&#039;occurrence, par l&#039;agrandissement de la Clairière et la volonté d&#039;y placer des éducateurs supplémentaires. Seulement ces mesures semblent assez légères étant donné que, comme nous le verrons plus tard, l&#039;agrandissement de la Clairière n&#039;est pas assez important et tous les mineurs présents à Champ-Dollon ne pourront pas y entrer. De plus, les propositions de postes supplémentaires ne semblent pas aboutir, ou, en tout cas, pas assez rapidement étant donné l&#039;urgence de la situation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sujet étudié a fait l&#039;objet de deux rapports annuels de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux rapports, le premier de M. Hugues Hiltpold, année parlementaire 2002-2003,(http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550302/7/550302_7_partie8.asp) sur le thème de la détention et de l&#039;encadrement des mineurs et le second de Mme Anita Cuenod, 1ère année de la législature 2001-2005, ((http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550204/16/550204_16_partie32.asp) font état de problèmes très similaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y parle  de Champ Dollon, comme d&#039;un bâtiment vétuste, ayant des besoins évidents &amp;quot;d&#039;aménagements et de rafraichissements&amp;quot;. Ce lieu ne semble pas approprié que ce soit pour des mineurs ou des adultes. Pourtant, au moment où le débat concernant le deuxième rapport a eu lieu, 27 mineurs étaient présents dans ces murs! La Clairière étant trop petite pour accueillir tous les mineurs placés, et les travaux d&#039;agrandissement tardant à commencer, les conditions semblent peu propices à une amélioration de la situation qui constitue pourtant une réelle urgence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sous-jacent à cette situation, nous retrouvons le problème du traitement de la jeunesse déviante. Est-il normal que le nombre de mineurs placés en détention ne cesse de croitre alors que la justice ne se dit pas uniquement pénale?  C&#039;est M. Remy Pagani qui soulève cette question de fond, qui semble-t-il, ne passe pas souvent au premier plan lors des débats au Grand Conseil.&lt;br /&gt;
On rappellera les décisions prises quatre ans auparavant qui n&#039;ont pas été appliquées, notamment l&#039;abolition de la promiscuité mineurs-majeurs à la prison de Champ-Dolllon. Si cette promiscuité n&#039;a pas été abolie, elle est d&#039;autant plus alarmante que ces jeunes placés en compagnie d&#039;adultes sont isolés dans des quartiers ou bien souvent, se trouvent des personnes &amp;quot;encore plus déviantes qu&#039;eux, notamment des pédophiles&amp;quot;. M. Pagani soulève ici encore une question importante qui est celle de la cohérence du traitement des mineurs incarcérés. Le but de l&#039;incarcération est-elle la prise d&#039;un risque pour la santé et l&#039;équilibre sûrement déjà précaire de ces enfants? &lt;br /&gt;
Si l&#039;agrandissement de la prison de Champ-Dollon est une solution à la surpopulation carcérale, Mme Esther Adler rappelle que des solutions plus &amp;quot;profondes&amp;quot; sont à chercher dans le fonctionnement même du système de traitement des criminels. Effectivement, il serait opportun de réfléchir aux conditions de détentions des mineurs, aux propositions de prise en charge et aux améliorations à y apporter. Se contenter de faire de Champ-Dollon un lieu plus vaste va-t-il permettre un meilleur traitement des mineurs délinquants?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, si les mineurs qui sont placés à La Clairière sont un peu mieux lotis, on soulignera la présence de gardien de prison en plus des éducateurs. Cette présence est perçue comme une volonté de promouvoir la répression plutôt que des mesures éducatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble que la surpopulation des centres de détention pour mineurs serait dûe au manque de volonté des juges de trouver des mesures plus adéquates pour le traitement des mineurs délinquants. La prison serait utilisée commune solution de facilité, ce qui une fois encore apparaît contraire aux articles édictés par les droits de l&#039;enfant. Il ferait partie du rôle du gouvernement d&#039;encourager les juges à trouver des peines plus adéquates que la mise en détention, on citera les mesures d&#039;utilité publique en exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour reprendre les propos de M. Hiltpold et M. Mauris, &amp;quot;Michel Foucault considère (...) que l&#039;on juge une société par l&#039;état de ses prisons&amp;quot; et dans cette optique, c&#039;est &amp;quot;une honte pour notre société moderne de laisser ainsi des jeunes en rupture aux côtés d&#039;idoles du crime (...) avec des gardiens en guise d&#039;infirmiers et des délinquants en guise de camarades.&amp;quot; Cette situation relate un réel dysfonctionnement de la société actuelle et probablement un manque de volonté à prendre la situation en main, de tout mettre en oeuvre pour y remédier, étant donné que le Conseil d&#039;Etat ne semble pas suivre les recommandations émises par la commission au terme de son rapport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias suisses s&#039;intéressent eux aussi au problème. Notre attention s&#039;est portée sur une émission de swissinfo par Anne Rubin titrée &#039;&#039;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&#039;&#039; datant du 02 décembre 2003. (Site de la TSR : La détention des mineurs, un casse tête suisse swissinfo, Anne Rubin(02.12.2003)). Les médias s&#039;inquiètent de la présence de plusieurs mineurs dans des prisons pour adultes, des lieux &amp;quot;inadaptés&amp;quot; à l&#039;accueil de jeunes personnes en développement. De plus, pour ne pas améliorer la situation, la Clairière est toujours trop petite, et on rappelle que l&#039;agrandissement en cours n&#039;a pas été prévu assez conséquent pour accueillir les nombreux mineurs placés entre autre a Champ-Dollon. Ce dernier constat est fait par les autorités genevoises elles-mêmes.&lt;br /&gt;
Cette détention en compagnie d&#039;adultes semblent d&#039;autant plus inquiétante qu&#039;elle ne permet pas de répondre à une volonté d&#039;offrir aux mineurs détenus une prise en charge particulière et éducative qui préparerait le terrain à une réinsertion dans la société. Le jeune, qu&#039;il soit délinquant ou non, a le droit à ce qu&#039;on lui prépare un avenir et qu&#039;on lui donne les atouts pour y arriver. Cependant, dans de telles conditions de détention, dans cette &amp;quot;école du crime&amp;quot; comme l&#039;appelle M. Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD), on peut imaginer que c&#039;est la récidive qui sera entrainée plutôt que la réinsertion du jeune. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Réalité Suisse et genevoise: de la prise en charge à la maltraitance&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- La détention des délinquants mineurs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis plusieurs années, des mineurs sont détenus à la prison de Champ-Dollon ainsi qu&#039;à la Maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc. Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est devenue aujourd&#039;hui une règle, et s&#039;aggrave. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissements privatifs de liberté pour adultes vient directement à l&#039;encontre de plusieurs conventions internationales, dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes délinquants et criminels. Les centres de détention ont comme but de protéger les mineurs, pour cela on a jugé bon de les séparer de la société. Cette dernière est représentée par le groupe dominant qui fixe les règles et les normes à respecter. Les individus qui ne respectent pas ces normes sont montrés du doigt et mis en marge. Pour suivre cet objectif, la société a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code pénal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de liberté doit exercer une action éducative sur les personnes privées de liberté et préparer le retour à la vie libre. L&#039;enfermement doit être un moyen pour le délinquant ou le criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger les jeunes en donnant une réponse aux actes violents ou délictueux. Elles doivent punir mais pas maltraiter les déviants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 60 se sont créées les premières prisons pour mineurs. On sépare déjà depuis le 19ème les détenus majeurs des mineurs. On veut éviter les mélanges qui ne sont pas bénéfiques pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitements.  St-Antoine était la prison qui avait le plus servi à Genève depuis le 1712, date de sa construction. Elle passa le relai à Champ-Dollon en 1977. Depuis le début du 20ème siècle, et jusqu&#039;à nos jours, on trouve des mineurs dans des lieux prévus uniquement pour des majeurs. On retrouve ces faits dans le travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, par Chloé MEIER et Sébastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995, mais également dans les statistiques actuelles de Champ-Dollon, ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby actuel directeur de la prison préventive la Croisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairière&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre éducatif pour adolescents. Les mineurs y sont détenus pour des périodes courtes,  allant de un jour à un an. Cependant, la création de la Clairière ne résoud pas le problème, car on retrouve systématiquement des mineurs dans les établissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple à Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tirés des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;année 2003 peuvent nous donner une image de l&#039;ampleur du phénomène (cf résumé).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons déjà exliqué, l&#039;enfermement de mineurs en prison constitue déjà, en tant que tel, une forme de maltraitance. Cette dernière est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelques années la situation s&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview: il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Ce nouveau cadre ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins stricts (rapporté de l&#039;inteview donné au courrier). Dans ces prisons pour majeurs la sécurité est renforcée, et la répression et l&#039;isolement sont plus fréquemment utilisés. Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de J. Torrente (2001). Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La structure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. L&#039;encadrement dont les mineurs auraient tant besoin est absent. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière (www.geneve.ch/fao/2003). Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dûs à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux, comme nous avons pu le voir précédement dans l&#039;article 37 de La Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot;C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby. &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux, mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer: le mineur serait au centre du projet, et l&#039;exclusion que représente l&#039;enfermement serait évitée dans la mesure du possible. Dans le cas contraire, il s&#039;agirait tout de même d&#039;éviter le processus d&#039;engrenage qui s&#039;active souvent lors du contact avec des adultes, et orienter la prise en charge vers un épanouissement du mineur et une réintegration à la société. Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. Ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droits de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toutes les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissements pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus début mai 2006 la surpopulation est devenue intolérable. Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. En effet Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, les personnes incarcérées sont actuellement rencensées autour de 500. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable. Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inaugurée le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine, voire surpeuplée selon les périodes. Le problème est donc loin d&#039;être résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison&#039;&#039;&#039; 	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, et risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les objectifs &#039;&#039;&#039;( quels sont ces objectifs?)&#039;&#039;&#039; que tentent d&#039;atteindre les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineur à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dûes à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie. &amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subisse pas de mauvais traitements durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Afin que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby)(&#039;&#039;&#039; expliciter un peu ce que pourrait être cette coopération ou pourquoi elle n&#039;existe pas maintenant)&#039;&#039;&#039;. Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance a de l&#039;influence sur le développement et l&#039;image du corps peut être modifiée par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation ou le suicide. Pour éviter de tel abus, notamment sexuels, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélanger dans les cellules et lors des douches. Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visites que les majeurs &#039;&#039;&#039;( quel suivi en plus faudrait-il? mesures éducatives, loisirs, scolarisation, ...).&#039;&#039;&#039; Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y perd du temps de visite, mineurs inclus. 	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Actualité: Champ-Dollon et ses récentes émeutes&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
 	&lt;br /&gt;
En février 2005, les députés du Grand Conseil votaient un crédit d&#039;étude de 1,3 millions de francs pour l&#039;agrandissement de l&#039;établissement pénitentiaire. A ce moment-là, la prison de Champ-Dollon comptait 438 détenus pour 270 places. &lt;br /&gt;
Furieux de ces conditions, les détenus ont manifestés durant les journées du 30 avril et du 1 mai, refusant de réintégrer leurs cellules après la promenade. Malheureusement, des violences ont été commises. Selon Constantin Franziskakis, une trentaine de détenus se seraient défoulés sur le matériel de la prison. A la fin de la journée, le constat était de trois blessés.&lt;br /&gt;
Comme cité dans l&#039;article de Philippe Chevalier du 3 mai 2006, &amp;quot;Poussée de fièvre à Champ-Dollon&amp;quot;, paru dans Le Courrier, Laurent Moutinot, le chef du Département des institutions, promet de punir les auteurs de violence, mais également de prêter une oreille attentive à leur revendications, bien que, d&#039;après lui, les problèmes énoncés découlent de la situation de surpeuplement. 	&lt;br /&gt;
Les détenus manifestaient non seulement contre les conditions de surpopulation, mais surtout contre les arrestations brutales des forces de l&#039;ordre et contre les périodes de détention provisoire qui excèdent régulièrement la durée des peines prononcées. En effet, le nombre de dossiers traités pour condamnation est passé de 2600 en 2003 à 4300 en 2005.	&lt;br /&gt;
La Ligue suisse des droits de l&#039;homme se montre solidaire avec les détenus, pointant le doigt sur la lenteur de la Chambre d&#039;accusation genevoise. 		&lt;br /&gt;
Mais le problème n&#039;est pas proprement genevois. Si Champ-Dollon souffre aujourd&#039;hui de surpopulation, c&#039;est aussi parce que de nombreux détenus attendent leur transfert vers une prison d&#039;un autre canton. En 2005, la Suisse comptait plus de 6000 détenus. Sur les 122 prisons nationales, 27 affichaient complet et 14 souffraient de surpopulation. 	&lt;br /&gt;
Cette situation est désagréable autant pour les personnes qui travaillent à la prison que pour les prisonniers, qui se marchent dessus. La sécurité générale est amoindrie, les personnes étouffent. Les places de travail en ateliers manquent. Certains prisonniers se trouvent enfermés 23 heures sur 24 dans leur cellule.	 	&lt;br /&gt;
Cette surpopulation avait déjà entraîné à Genève une certaine prise de conscience en mars 2006 : le conseil d’état ouvre un crédit de 18 millions de francs pour un projet de construction d&#039;une nouvelle structure de détention à Puplinge, village situé à côté de Jussy, vers le site de Champ-Dollon. Cette structure devrait voir le jour en 2007 : les travaux commençant normalement en février prochain pour s’achever en décembre 2007. Cette structure ne prévoit que 64 places supplémentaires ainsi que des places de travail. Cela viendra bien évidemment soulager la surpopulation de Champ-Dollon dont les prisonniers sont victimes depuis déjà de nombreuses années mais cela suffira-t-il pour « faire taire » ces détenus étouffés ? L’autorité genevoise craignait ces plaintes depuis longtemps, ces dernières viennent d’ailleurs confirmer la mesure d’urgence à prendre, et la nécessité de donner aux détenus un minimum de confort le plus rapidement possible. &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Plus aucun mineur ne sera incarcéré à Champ-Dollon&#039;&#039;		&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le 20 avril, plus aucun mineur n&#039;est détenu à Champ-Dollon. Habituellement, entre zéro et onze mineurs y étaient enfermés. Suite aux violences qui ont eu lieu dans la prison surpeuplée, les mineurs seront désormais détenus à La Clairière. Cependant, bien que cette dernière ait été agrandie, passant de 15 à 30 places en 2005, elle risque également d&#039;être surpeuplée. &amp;quot;Entre deux maux, nous avons choisi le moindre&amp;quot;, a dit M. Franziskakis, directeur de l&#039;office pénitentiaire. En effet, les mineurs seront plus en sécurité dans une Clairière surpeuplée de quelques unités qu&#039;à Champ-Dollon en mutinerie. Ce transfert permettera également une prise en charge adéquate, puisque La Clairière ne détient que des mineurs. Cette réaction immédiate suite aux émeutes de Champ-Dollon confirme notre hypothèse selon laquelle les mineurs n&#039;ont pas leur place dans des prisons d&#039;adultes. Il est toutefois bien dommage qu&#039;il faille des incidents graves pour obtenir des changements...		&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Bientraitance: un concept émergent.&#039;&#039;&#039;	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous évoquerons en premier lieu notre interrogation sur l&#039;absence du terme de &amp;quot;bientraitance&amp;quot; dans notre vocabulaire. Nous nous sommes demandés si cet oubli pouvait révéler le fait que notre société n&#039;aurait pas pensé à la bientraitance. Comme le dit B. Cyrulnik (2005) dans le livre &amp;quot;Culture et bientraitance&amp;quot;, &amp;quot; Le choix du mot révèle la manière dont la culture se préoccupe d&#039;un concept.&amp;quot; Peut-on alors en déduire que le système pénal suisse ne fait pas de la bientraitance des mineurs incarcérés une de ses priorités?&lt;br /&gt;
Partant du principe que placer un mineur en prison est déjà une forme de maltraitance, nous allons tenter d&#039;éclaircir alors le concept de bientraitance, qui devient de plus en plus présent dans les discours de tous les jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, bientraiter un enfant est devenu un enjeu d&#039;humanité. Si le mot bientraitance est né, c&#039;est un signe de changement d&#039;attitude de la part d&#039;une société qui sans cesse tente de se remettre en question. Le concept de bientraitance a subi une transformation d&#039;une génération à une autre, aussi, dans les années 1980, bientraiter un enfant n&#039;apparaissait pas encore comme une évidence au sein de la famille. Aujourd&#039;hui, on parle d&#039;une éducation qui se doit de favoriser l&#039;épanouissement des enfants dans différents domaines, physique, affectif, cognitif et social. La famille est considérée comme le lieu privilégié permettant de favoriser cet épanouissement. Autrement dit, la bientraitance vise à la promotion et à la mise en place effective de pratiques éducatives et d&#039;attitudes qui soient garantes du bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
Alors, on ne doit pas seulement prévenir la maltraitance, mais aussi encourager une éducation qui permette à l&#039;enfant de donner le meilleur de lui-même. La bientraitance d&#039;un enfant passe donc par son éducation, mais qui dit éducation, dit scolarisation. Le chemin d&#039;un enfant vers l&#039;école est primordial, car cette dernière, qui peut être considérée comme l&#039;une des principales instances de socialisation et de développement socio cognitif et socio affectif de l&#039;enfant, semble s&#039;inscrire dans le cadre global des attitudes favorables au bon développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon nombre d&#039;associations se mobilisent afin que chaque enfant ait droit à un bon traitement dans la vie de tous les jours. Mais qu&#039;en est-il des enfants en prison, en institution ? On trouve dans le rapport d&#039;Amnesty International des recommandations pour la protection des enfants en détention telles que &amp;quot;les détenus mineurs doivent être séparés des adultes, sauf dans le cas de membres d&#039;une même famille&amp;quot;, ou encore &amp;quot;Le recours à la détention préventive pour les enfants doit se limiter à certaines circonstances exceptionnelles. Toute forme de détention doit être conforme à la norme internationale, qui veut qu&#039;un enfant ne soit placé en détention qu&#039;en dernier ressort et pour la durée la plus courte possible.&amp;quot; On se rend alors compte que le traitement des enfants en détention est un sujet qui préoccupe de plus en plus, et c&#039;est ainsi que des recommandations telles que celles-ci émergent. D&#039;après une recherche effectuée par le service de protection judiciaire de la jeunesse en France, quelques constats ont été avancés : premièrement, un encadrement permanent, stable et formé, permet d&#039;élaborer un suivi plus individualisé des mineurs. Le surveillant est alors le premier référent en détention. Deuxièmement, on souligne l&#039;importance des activités en détention, principalement des activités scolaires. On sait que le temps inactif passé en cellule peut engendrer des comportements violents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Divers acteurs du monde juridique, pénitencier ou encore politique préfèrent ne pas trop faire parler d&#039;eux dans les médias. On trouve très rarement le terme maltraitance dans un article consacré à la prison en Suisse, et bien que les conditions d&#039;incarcération soient décrites, il est râre qu&#039;un de leur aspect ne soit qualifié de mauvais traitement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que de nouvelles méthodes de prise en charge, plus inclusives, voient le jour, le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Pourtant, nous savons bien que l&#039;exclusion ne porte pas ses fruits, et exclure un jeune en rupture sociale de son école, de son parcours, ne va certainement pas jouer en faveur d&#039;une réinsertion éventuelle dans la société. Cette exclusion n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur? Ne devrait-on pas revoir les objectifs de base de l&#039;incarcération d&#039;un mineur et trouver les conditions adéquates en fonction de cela?  Paramont, centre de détention pour mineurs dans le canton du Valais, semble avoir reconsidéré les objectifs et buts de l&#039;incarcération, mettant l&#039;accent sur la ré-éducation à un métier, la formation, visant la réinsertion du mineur.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération de mineur, en faire un principe absolu? Décriminaliser les délits commis  pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs est réelle, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. Que fait-on alors? Le débat est lancé, mais la situation est délicate et le traitement idéal ne peut peut-être pas être généralisé, il s&#039;agit plutot d&#039;un cas-par-cas. Mais peut- on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave?&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=4189</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
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		<updated>2006-06-17T15:25:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : /* Méthodologie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Ce groupe est composé de Marie Cornejo, Aurelie Benoit, Julie Wyler, Sira Garcia, Benoit Fanin et André Lienhard&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Introduction==&lt;br /&gt;
Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge à travers les époques, et nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier . A l&#039;heure actuelle, il existe en Suisse plusieurs centres de détention pour mineurs. Dans le canton de Genève nous avons &amp;quot;La Clairière&amp;quot; à Vernier (GE), mais pour cause de surnombre, certains mineurs peuvent être placés dans des prisons pour adultes, comme c&#039;est le cas à Champ-Dollon. Entre surpopulation et prise en charge qui ne respecte pas toujours les droits de l&#039;enfant, nous nous sommes demandés si les structures carcérales étaient réellement aptes à prendre en charge les mineurs de manière adéquate et respectueuse de leur développement.  &lt;br /&gt;
Après un temps de réflexion et la lecture de différents ouvrages, nous avons décidé de partir du principe que la place d&#039;un mineur n&#039;est pas en prison. Des lors qu&#039;un mineur est incarcéré, nous pouvons parler de maltraitance. A cette première forme de maltraitance s&#039;ajoutent des conditions des détentions qui ne sont pas toujours en accord avec les conventions internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter.. Quelle forme prend la maltraitance des mineurs incarcérés? Est-ce une réalité en Suisse Romande?&lt;br /&gt;
Nous commencerons (1) par la revue de littérature, faisant une synthèse des ouvrages que nous avons lus. Puis, dans un souci de clarté, nous définirons les concepts utilisés (2): mineurs, maltraitance, et prison. En partant de ses différentes définitions nous essayerons de mettre en lumière la (3) construction du problème social de la maltraitance des mineurs en prison et les différents acteurs qui s&#039;y intéressent. (4) Puis, nous nous sommes appuyés sur l&#039;actualité afin de penser les tableaux de la situation actuelle en Suisse romande, en évoquant toutes formes de maltraitance subies par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. (5) Nous nous sommes également intéressés aux événements récents à Champ-Dollon et à leurs éventuelles causes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Revue de littérature== &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de retracer l&#039;évolution générale des conditions de détention dans les prisons pour mineurs en Suisse romande, nous nous sommes inspirés notamment du cours de Mme. Ruchat, ainsi que de son ouvrage intitulé L&#039;oiseau et le Cachot (1993). A la suite des éléments apportés dans ce livre, le travail de recherche de S. Aeby et de C. Meier sur les prisons préventives genevoises nous a également donné de nombreux éléments sur l&#039;évolution des centres de détention de St-Antoine et de Champ-Dollon. L&#039;isolement, les conditions d&#039;hygiène, la surpopulation, le mélange des mineurs et des majeurs, sont beaucoup d&#039;éléments qui nous poussent à émettre l&#039;hypothèse selon laquelle la maltraitance serait une réalité dans les prisons pour mineurs. &lt;br /&gt;
Amnesty international soulève également ces différents points dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. &lt;br /&gt;
Le livre de J. Torrente &amp;quot;La maltraitance : regards pluridisciplinaires&amp;quot; (2001), nous permet d&#039;avoir une meilleure connaissance de ce sujet. Cette approche interdisciplinaire donne une image des différents problèmes que cause la maltraitance. J. Torrente insiste sur le côté psychologique de celle-ci. L&#039;auteur ne parle pas spécifiquement des conséquences de l&#039;enfermement mais des conséquences sur le développement et le psychisme d&#039;enfants ayant subi des maltraitances ou des négligences de tous genres. Nous retrouvons également cette thématique dans le livre de Zambeaux (2001) : &amp;quot;En prison avec des Ados&amp;quot;. En effet, dans cet ouvrage, l&#039;auteur permet aux lecteurs d’entrer dans les prisons de France, dans les quartiers réservés aux mineurs. Chaque année la république incarcère environ 7000 mineurs par an en prison et 700 d’entre eux y résident en permanence. L’auteur, un journaliste, a rencontré ces jeunes derrière les barreaux et leur donne la parole. Zambeaux fait le tour des problèmes ; les prisons hors la loi, la loi entre codétenus, les drogues et médicaments à profusion, l’enseignement précaire, ou encore le statut non reconnu des adolescentes incarcérées. Il donne aussi la parole aux surveillants, matons, éducateurs et directeurs, chacun tenant un discours propre à leurs expériences. Le livre est complété par deux annexes qui donnent des résultats chiffrés sur l’incarcération des mineurs en France et du fonctionnement dans les prisons. &lt;br /&gt;
Une autre grande thématique retrouvée dans plusieurs ouvrages est celle des détenus mineurs incarcérés avec des majeurs. Par exemple, dans le livre de K. Tomasevski (1986): &amp;quot;Enfants en prison avec des adultes&amp;quot;, l&#039;auteur nous présente des enquêtes sur ce mélange, effectuées dans plusieurs pays, mettant en lumière des situations de détention trop souvent inadéquates. En effet, les mineurs sont plus souvent dirigés vers des travaux manuels comme les adultes que vers une prise en charge éducative, un traitement différencié de celui des détenus majeurs.&lt;br /&gt;
De plus, dans l&#039;article d&#039;Anne Rubin (2003), publié sur le site de la TSR &amp;quot; La détention des mineurs: un casse-tête Suisse&amp;quot;, présente la situation actuelle et la journaliste tire la sonnette d&#039;alarme quant à la présence d&#039;un nombre conséquent de mineurs dans des centres de détention pour adultes. &lt;br /&gt;
Le document audiovisuel de temps présent, &amp;quot;En Taule&amp;quot;, nous présente deux prisons préventives dans le canton de Vaud où l&#039;on peut souvent retrouver des mineurs. Ce document nous donne une image des conditions de détentions en Suisse. Dans les deux prisons visitées, on nous montre le quotidien des détenus et on peut entendre les points de vue des différents acteurs sur les conditions souvent difficiles. A travers l&#039;article d&#039; Alexandra Richard (27.09.2005), intitulé &amp;quot;Une solution latine pour la délinquance juvénile&amp;quot;, nous avons pu prendre connaissance de l&#039;existence de centres tels que celui de Pramont (VS), qui met l&#039;accent sur l&#039;éducation. Cet article a été trouvé sur le site internet de la TSR: www.tsr.ch. En effet, internet s&#039;est avéré utile pour la recherche de documents. Les sites web officiels des prisons sont intéressants car ils ont permis d&#039;avoir des renseignements très actuels. Celui de Champ-Dollon (www.geneve.ch/penitent/champdollon) nous a permis de prendre connaissance des chiffres concernant les détenus, tels que le nombre de mineurs incarcérés, le taux de surpopulation etc. &lt;br /&gt;
Concernant l&#039;actualité de la situation en Suisse romande, nous nous sommes appuyés sur plusieurs reportages et articles de presse. Premièrement, les articles paru dans &amp;quot;Le Courrier&amp;quot; ou encore &amp;quot;20 minutes&amp;quot; (cf bibliographie)nous ont permis de connaître la situation problématique actuelle à Champ-Dollon. &lt;br /&gt;
La maltraitance étant au centre de notre recherche, nous avons trouvé important de nous informer sur le concept de bientraitance. Le livre de H. Desmet et J-P. Pourtois (2005): &amp;quot;Culture et Bientraitance&amp;quot; développe ce concept dans de divers contextes. Il défini plus particulièrement le bien-être de l&#039;enfant dans un milieu, une culture et une société capables de lui apporter un équilibre et un épanouissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Question de recherche==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Qu&#039;est ce que la maltraitance en prison pour les mineurs en Suisse romande, et est-ce vraiment une réalité?   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Méthodologie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de répondre à notre question de recherche, nous avons commencé par rechercher un certain nombre d&#039;ouvrages concernant les mineurs incarcérés (cf. bibliographie), et nous nous sommes basés sur le cours du premier semestre, qui nous a permis de retracer les conditions de détention des mineurs et d&#039;en voir l&#039;évolution. Avec cela, nous avons pu formuler nos premières hypothèses et forger nos opinions sur le sujet. Dans un second temps, dans le but de répondre à nos questions concernant la prise en charge des mineurs déviants et leur présence dans les structures pour adultes, nous avons décidé de partir sur le terrain interviewer M. Sebastien Aeby, directeur de la prison préventive de La Croisée, dans le canton de VD. Nous avons choisi ensemble des questions qui nous semblaient pertinentes (cf méthodologie de groupe) et avons profité de l&#039;entretien pour visiter la prison et observer les conditions de détention. &lt;br /&gt;
Bien que cette interview ne soit pas le fondement de notre article, elle nous a servi à faire un état des lieux de la situation en Suisse romande.&lt;br /&gt;
Nous nous sommes notammentur l&#039;ouvrage « Enfant en prison », un rapport international qui dresse un bilan sur les conditions de détention des mineurs dans 51 pays. Il a été écrit en 1998 par l’Observatoire international des prisons. &lt;br /&gt;
Pour avoir une idée de la construction sociale du problème, nous sommes allés chercher des rapports de débats au Grand Conseil: le discours du procureur général du 31.02.02 et l&#039;interpellation de M. Rémy Pagani au sujet du suivi des adolescents à Champ-Dollon, 25.04.02, le Rapport annuel de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, année parlementaire 2002-2003 et le Rapport de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, 1ère année de la législature 2001-2003. Nous nous sommes également appuyés sur des rapports d&#039;Amnesty International. &lt;br /&gt;
Cet aricle permet de faire un état des lieux général de la situation en Suisse. Il explique le problème de surpopulation et les mesures qui ont été prises de part et d&#039;autre. De plus, il contient des informations sur le Code Pénal Suisse en ce qui concerne les mineurs, et fait le point sur les différentes idées en ce qui concerne le changement de durée de peines.&lt;br /&gt;
Nous avons consulté le site officiel de la ville de Genève et nous somme appuyés sur de nombreux articles de presse, ainsi que des reportages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Limites de la méthode===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous nous sommes heurtés à un vrai manque de temps, notamment pour trouver la littérature pertinente pour construire nos réflexions et pour préparer et choisir l&#039;entretien.&lt;br /&gt;
Le travail et la rédaction de groupe se sont avérés difficiles.  &lt;br /&gt;
La précipitation à commencer le travail nous a poussé à lire des ouvrages qui se sont avérés non pertinents une fois la recherche plus avancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Analyse==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définition de quelques concepts&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;être clairs sur les concepts que nous utiliserons lors de notre exposé, nous proposons au lecteur quelques définitions: [[mineur]], [[maltraitance]], [[bientraitance]] et [[prison]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du problème social&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l&#039;on a choisi de montrer cette problématique à différentes époques de l&#039;histoire humaine, ce n&#039;est pas sans surmonter quelques difficultés. Plus on remonte dans le passé de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d&#039;égarement dû au manque d&#039;informations. C&#039;est pourquoi, nous commencerons avec la question de l&#039;enfermement pour nous mener à celle qui nous intéresse en particulier: la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfermement est un phénomène qui a toujours existé, et bien qu&#039;il ait pu prendre des formes différentes selon les époques, il n&#039;en reste pas moins qu&#039;il fut et est une réalité pour les mineurs.&lt;br /&gt;
Déjà au 5ème siècle, les couvents servaient entre autres de lieu d&#039;enfermement pour les enfants &amp;quot;déviants&amp;quot;. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de grand renfermement des pauvres entre le 16ème et 17ème siècle donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pecheur de ces hommes, femmes et enfants. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d&#039;un renouveau moral. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d&#039;enfermement par excellence, fit son apparition. Elle a été créée pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs pour les criminels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, il est intéressant de signaler l&#039;émergence du rapport de la bientraitance à la maltraitance dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème siècle, les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. La décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commencaient à s&#039;élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l&#039;expérience des galères pour les enfants et les femmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème siècle sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n&#039;arrêtait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.Il y avait évidemment dans cette prolifération d&#039;idées des contradictions, dont certaines allaient avoir des répercussions sur notre objet d&#039;étude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. En effet, la théorie proposée par ce dernier suggère l&#039;idée que l&#039;individu est entièrement formé avant de naître. Ce postulat pousse à croire que l&#039;identité de l&#039;humain est pré existante. A partir de cette conception, le traitement réservé &amp;quot;aux enfants vicieux&amp;quot; ou &amp;quot;aux criminels nés&amp;quot;, tendait à les enfermer à vie, étant donné que leurs penchants délictueux étaient non seulement d&#039;origine héréditaire mais également immuables. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu&#039;elles ne puissent se reproduire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l&#039;autre côté, comme nous l&#039;avons vu dans le cours de Mme Ruchat, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L&#039;individu était maître de lui-même, insoumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous, faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, affirmant que l&#039;enfant naît fondamentalement bon et que la société le corrompt à mesure qu&#039;il grandit. Il défendit l&#039;idée de protéger l&#039;enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout aussi significative , celle de l&#039;éducabilité de l&#039;homme à travers le cas de l&#039;enfant sauvage de l&#039;Aveyron. Le docteur sort cet enfant sauvage d&#039;un établissement réservé aux sourds pour lui offrir de meilleures conditions, en l&#039;hébergeant chez lui. Itard croit en l&#039;éducabilité de Victor (nom donné à &amp;quot;l&#039;enfant sauvage&amp;quot;), et progressivement, grâce à des tests, des méthodes pédagogiques, Victor va apprendre, comprendre, parler et penser. Sans rentrer dans les détails de cet évènement, on peut dire que l&#039;hypothèse d&#039;Itard, quant à l&#039;éducabilité de l&#039;homme, a été confirmée.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans ce contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de &amp;quot;redressement&amp;quot;. L&#039;ouvrage de l&#039;Italien Cesare Beccaria intitulé &amp;quot;Des délits et des peines&amp;quot;, écrit en 1764, connaît un énorme succès. Il demande des peines plus légères, plus humaines pour les prisonniers; la société semble suffisamment préparée à recevoir cette idée nouvelle. Cette fois la problématique passe d&#039;un stade primaire à second, son amplification à travers le média de l&#039;époque, c&#039;est-à-dire le livre, produit la publicité nécessaire à donner un nouvel élan à l&#039;amélioration des traitements dans les prisons. L&#039;établissement pénitencier prend une nouvelle définition, il devient &amp;quot;l&#039;école du peuple&amp;quot;, les idées sont les suivantes : rattraper la délinquance et rééduquer l&#039;homme. Deux problèmes se posent à la suite de cette évolution des traitements. Premièrement, le mélange des genres en prison: hommes, femmes et enfants se côtoient dans un même établissement et l&#039;on craint d&#039;éventuelles contaminations morales. Deuxièmement, la question de l&#039;isolement devient problématique. Au lieu de permettre une prise de conscience et un retour sur soi, l&#039;isolement donnait des résultats contraires: les hommes avaient plutôt tendance à &amp;quot;se perdre&amp;quot;, à devenir agressifs ou psychotiques. &lt;br /&gt;
Ce problème vient raviver la question qui nous intéresse ici, c&#039;est-à-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et de ce fait illustre bien l&#039;intérêt qui existait déjà à cette époque: le bon traitement de cette catégorie d&#039;individus. La prise en charge des mineurs prend alors une nouvelle direction, vers un établissement qui leur est dorénavant réservé, une &amp;quot;école de préservation&amp;quot;, autrement dit une prison pour mineurs ou une maison de correction. L&#039;établissement de Mettray, ouvert en 1860, en est le parfait exemple. Ici, le mineurs seront traités différemment, avec un peu plus de liberté, d&#039;espace, dans une atmosphère plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l&#039;esprit religieux qu&#039;on souhaite transmettre à ces jeunes ne sera pas oublié. Bien que les traitements aient changés, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qui s&#039;intéresse de nos jours à la maltraitance des mineurs en prison ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développement de l&#039;enfant et de son bon environnement est permanent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 a force de loi. En plus de la contrainte juridique, c&#039;est-à-dire le respect des articles qu&#039;elle impose aux signataires, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique, résolument novateur. En effet, elle propose une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être considéré comme acteur de sa propre vie. De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;intérêt supérieur de l&#039;enfant affirmé à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra retenir les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation. Toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noter qu&#039;une Convention engage les Etats signataires à mettre en oeuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certain nombre de droits édictés dans la convention peut s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains alinéas d&#039;articles s&#039;intéressent directement aux situations de détentions. A titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être basée sur l&#039;intérêt supérieur de celui-ci et tenir compte de son opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être protégé contre les immixtions dans sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondance et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son milieu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dans un établissement approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;avoir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaux respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que c&#039;est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise en détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises, dirons-nous, conditions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution envisagée et d&#039;une durée aussi limitée que possible. Il doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulière qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il semble que son application doit être poursuivie, même en détention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détention est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International oeuvre en faveur de tous les droits annoncés dans la Déclaration universelle des droits de l&#039;homme, ainsi que dans d&#039;autres traités internationaux. L&#039;Organisation contribue à promouvoir le respect de l&#039;ensemble de ces droits, qu&#039;elle considère comme indivisibles et interdépendants, au moyen de différents types d&#039;actions visant à informer et à sensibiliser le grand public, en développant l&#039;éducation aux droits humains et en faisant pression sur les gouvernements pour qu&#039;ils ratifient et appliquent les traités relatifs aux droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver par exemple une page concernant les mauvais traitements, qui vise à sensibiliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier texte, on critique l&#039;enfermement des mineurs dans des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assurent pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détention pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure ou ils seraient bien souvent vétustes et pourraient mettre en danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajoute à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfants vivent donc en dehors du respect de leur intimité et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dans des prisons réservés aux adultes, loin du respect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Ce mélange, qui représente un risque important pour les mineurs, tels que des violences sexuelles, physiques, et psychologiques, est d&#039;autant plus grave qu&#039;il s&#039;effectue dans des prisons, pour adultes, qui sont, dans la plupart des cas, elles aussi surpeuplées, comme nous pourrons le constater avec l&#039;exemple de la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui disposent que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, et ceci afin de pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. (Se référer à l&#039;ouvrage de K. Tomasevski (1986). La Suisse fait partie de ces pays. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention mettant en jeu la santé et la sécurité physique et émotionnelle des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty international soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d&#039;une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autre les droits de l&#039;enfant, et en l&#039;occurrence, le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détention pour mineurs, le rapport souligne en premier lieu le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au delà des problèmes &amp;quot;matériels&amp;quot; qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport placent le problème encore plus haut, dans &amp;quot;l&#039;absence persistante de toute volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négation pure et simple de leurs existences&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugement, l&#039;incarcération des mineurs dans les quartiers pénitenciers réservés aux adultes, parfois même avec les plus dangereux d&#039;entre eux, le manque de personnel formé de manière adaptée, la surpopulation, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent détenus dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité, et nuisent donc gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux. A cela s&#039;ajoute l&#039;absence ou une insignifiance de structures d&#039;enseignement, d&#039;installations sportives et de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation, font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure ou elle se fait en dehors du respect de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant. Malgré tout, il semble que dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qu&#039;en est-il de la Suisse?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention et l&#039;encadrement des mineurs a fait l&#039;objet de discours et de différents débats à l&#039;intérieur du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 janvier 2002, dans un discours, Monsieur Daniel Zappelli (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550108/41/550108_41_partie4.asp), procureur général, évoque la nécessité impérative de créer des lieux supplémentaires de détention pour mineurs afin d&#039;éviter qu&#039;ils se retrouvent  placés dans des prisons pour adultes et &amp;quot;qu&#039;ils ne soient privés de l&#039;encadrement adéquat&amp;quot;. Ce discours rappelle que le nombre de mineurs incarcérés est en augmentation depuis les six dernières années et qu&#039;il est donc important d&#039;avoir une réflexion sur la justice que l&#039;on offre. On ne manque pas de souligner que &amp;quot;la justice n&#039;est pas que pénale&amp;quot;, et ce n&#039;est qu&#039;en gardant ceci à l&#039;esprit que l&#039;on peut faire évoluer les conditions de traitement et de prise en charge des mineurs.&lt;br /&gt;
Il est absolument nécessaire que la justice se voit mettre à disposition les moyens adéquats pour exercer son pouvoir d&#039;une manière efficace et respectueuse des droits de l&#039;homme et de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril 2002, c&#039;est M. Remy Pagani qui fait une interpellation au Conseil d&#039;Etat au sujet du suivi des adolescents enfermés à Champ-Dollon (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550107/33/550107_33_partie15.asp). Une situation qui ne permet pas la séparation stricte avec les adultes, ce qui est contraire à la convention internationale des droits de l&#039;enfant. De plus ces mineurs, dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés, ne disposent de surcroit d&#039;aucun encadrement éducatif particulier. A ceci la Conseillère d&#039;Etat Michel Spoerri répondra par le même souci et la conscience de la nécessité d&#039;améliorer les conditions de détention des mineurs et leur prise en charge, en l&#039;occurrence, par l&#039;agrandissement de la Clairière et la volonté d&#039;y placer des éducateurs supplémentaires. Seulement ces mesures semblent assez légères étant donné que, comme nous le verrons plus tard, l&#039;agrandissement de la Clairière n&#039;est pas assez important et tous les mineurs présents à Champ-Dollon ne pourront pas y entrer. De plus, les propositions de postes supplémentaires ne semblent pas aboutir, ou, en tout cas, pas assez rapidement étant donné l&#039;urgence de la situation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sujet étudié a fait l&#039;objet de deux rapports annuels de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux rapports, le premier de M. Hugues Hiltpold, année parlementaire 2002-2003,(http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550302/7/550302_7_partie8.asp) sur le thème de la détention et de l&#039;encadrement des mineurs et le second de Mme Anita Cuenod, 1ère année de la législature 2001-2005, ((http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550204/16/550204_16_partie32.asp) font état de problèmes très similaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y parle  de Champ Dollon, comme d&#039;un bâtiment vétuste, ayant des besoins évidents &amp;quot;d&#039;aménagements et de rafraichissements&amp;quot;. Ce lieu ne semble pas approprié que ce soit pour des mineurs ou des adultes. Pourtant, au moment où le débat concernant le deuxième rapport a eu lieu, 27 mineurs étaient présents dans ces murs! La Clairière étant trop petite pour accueillir tous les mineurs placés, et les travaux d&#039;agrandissement tardant à commencer, les conditions semblent peu propices à une amélioration de la situation qui constitue pourtant une réelle urgence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sous-jacent à cette situation, nous retrouvons le problème du traitement de la jeunesse déviante. Est-il normal que le nombre de mineurs placés en détention ne cesse de croitre alors que la justice ne se dit pas uniquement pénale?  C&#039;est M. Remy Pagani qui soulève cette question de fond, qui semble-t-il, ne passe pas souvent au premier plan lors des débats au Grand Conseil.&lt;br /&gt;
On rappellera les décisions prises quatre ans auparavant qui n&#039;ont pas été appliquées, notamment l&#039;abolition de la promiscuité mineurs-majeurs à la prison de Champ-Dolllon. Si cette promiscuité n&#039;a pas été abolie, elle est d&#039;autant plus alarmante que ces jeunes placés en compagnie d&#039;adultes sont isolés dans des quartiers ou bien souvent, se trouvent des personnes &amp;quot;encore plus déviantes qu&#039;eux, notamment des pédophiles&amp;quot;. M. Pagani soulève ici encore une question importante qui est celle de la cohérence du traitement des mineurs incarcérés. Le but de l&#039;incarcération est-elle la prise d&#039;un risque pour la santé et l&#039;équilibre sûrement déjà précaire de ces enfants? &lt;br /&gt;
Si l&#039;agrandissement de la prison de Champ-Dollon est une solution à la surpopulation carcérale, Mme Esther Adler rappelle que des solutions plus &amp;quot;profondes&amp;quot; sont à chercher dans le fonctionnement même du système de traitement des criminels. Effectivement, il serait opportun de réfléchir aux conditions de détentions des mineurs, aux propositions de prise en charge et aux améliorations à y apporter. Se contenter de faire de Champ-Dollon un lieu plus vaste va-t-il permettre un meilleur traitement des mineurs délinquants?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, si les mineurs qui sont placés à La Clairière sont un peu mieux lotis, on soulignera la présence de gardien de prison en plus des éducateurs. Cette présence est perçue comme une volonté de promouvoir la répression plutôt que des mesures éducatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble que la surpopulation des centres de détention pour mineurs serait dûe au manque de volonté des juges de trouver des mesures plus adéquates pour le traitement des mineurs délinquants. La prison serait utilisée commune solution de facilité, ce qui une fois encore apparaît contraire aux articles édictés par les droits de l&#039;enfant. Il ferait partie du rôle du gouvernement d&#039;encourager les juges à trouver des peines plus adéquates que la mise en détention, on citera les mesures d&#039;utilité publique en exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour reprendre les propos de M. Hiltpold et M. Mauris, &amp;quot;Michel Foucault considère (...) que l&#039;on juge une société par l&#039;état de ses prisons&amp;quot; et dans cette optique, c&#039;est &amp;quot;une honte pour notre société moderne de laisser ainsi des jeunes en rupture aux côtés d&#039;idoles du crime (...) avec des gardiens en guise d&#039;infirmiers et des délinquants en guise de camarades.&amp;quot; Cette situation relate un réel dysfonctionnement de la société actuelle et probablement un manque de volonté à prendre la situation en main, de tout mettre en oeuvre pour y remédier, étant donné que le Conseil d&#039;Etat ne semble pas suivre les recommandations émises par la commission au terme de son rapport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias suisses s&#039;intéressent eux aussi au problème. Notre attention s&#039;est portée sur une émission de swissinfo par Anne Rubin titrée &#039;&#039;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&#039;&#039; datant du 02 décembre 2003. (Site de la TSR : La détention des mineurs, un casse tête suisse swissinfo, Anne Rubin(02.12.2003)). Les médias s&#039;inquiètent de la présence de plusieurs mineurs dans des prisons pour adultes, des lieux &amp;quot;inadaptés&amp;quot; à l&#039;accueil de jeunes personnes en développement. De plus, pour ne pas améliorer la situation, la Clairière est toujours trop petite, et on rappelle que l&#039;agrandissement en cours n&#039;a pas été prévu assez conséquent pour accueillir les nombreux mineurs placés entre autre a Champ-Dollon. Ce dernier constat est fait par les autorités genevoises elles-mêmes.&lt;br /&gt;
Cette détention en compagnie d&#039;adultes semblent d&#039;autant plus inquiétante qu&#039;elle ne permet pas de répondre à une volonté d&#039;offrir aux mineurs détenus une prise en charge particulière et éducative qui préparerait le terrain à une réinsertion dans la société. Le jeune, qu&#039;il soit délinquant ou non, a le droit à ce qu&#039;on lui prépare un avenir et qu&#039;on lui donne les atouts pour y arriver. Cependant, dans de telles conditions de détention, dans cette &amp;quot;école du crime&amp;quot; comme l&#039;appelle M. Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD), on peut imaginer que c&#039;est la récidive qui sera entrainée plutôt que la réinsertion du jeune. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Réalité Suisse et genevoise: de la prise en charge à la maltraitance&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- La détention des délinquants mineurs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis plusieurs années, des mineurs sont détenus à la prison de Champ-Dollon ainsi qu&#039;à la Maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc. Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est devenue aujourd&#039;hui une règle, et s&#039;aggrave. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissements privatifs de liberté pour adultes vient directement à l&#039;encontre de plusieurs conventions internationales, dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes délinquants et criminels. Les centres de détention ont comme but de protéger les mineurs, pour cela on a jugé bon de les séparer de la société. Cette dernière est représentée par le groupe dominant qui fixe les règles et les normes à respecter. Les individus qui ne respectent pas ces normes sont montrés du doigt et mis en marge. Pour suivre cet objectif, la société a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code pénal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de liberté doit exercer une action éducative sur les personnes privées de liberté et préparer le retour à la vie libre. L&#039;enfermement doit être un moyen pour le délinquant ou le criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger les jeunes en donnant une réponse aux actes violents ou délictueux. Elles doivent punir mais pas maltraiter les déviants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 60 se sont créées les premières prisons pour mineurs. On sépare déjà depuis le 19ème les détenus majeurs des mineurs. On veut éviter les mélanges qui ne sont pas bénéfiques pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitements.  St-Antoine était la prison qui avait le plus servi à Genève depuis le 1712, date de sa construction. Elle passa le relai à Champ-Dollon en 1977. Depuis le début du 20ème siècle, et jusqu&#039;à nos jours, on trouve des mineurs dans des lieux prévus uniquement pour des majeurs. On retrouve ces faits dans le travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, par Chloé MEIER et Sébastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995, mais également dans les statistiques actuelles de Champ-Dollon, ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby actuel directeur de la prison préventive la Croisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairière&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre éducatif pour adolescents. Les mineurs y sont détenus pour des périodes courtes,  allant de un jour à un an. Cependant, la création de la Clairière ne résoud pas le problème, car on retrouve systématiquement des mineurs dans les établissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple à Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tirés des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;année 2003 peuvent nous donner une image de l&#039;ampleur du phénomène (cf résumé).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons déjà exliqué, l&#039;enfermement de mineurs en prison constitue déjà, en tant que tel, une forme de maltraitance. Cette dernière est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelques années la situation s&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview: il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Ce nouveau cadre ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins stricts (rapporté de l&#039;inteview donné au courrier). Dans ces prisons pour majeurs la sécurité est renforcée, et la répression et l&#039;isolement sont plus fréquemment utilisés. Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de J. Torrente (2001). Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La structure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. L&#039;encadrement dont les mineurs auraient tant besoin est absent. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière (www.geneve.ch/fao/2003). Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dûs à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux, comme nous avons pu le voir précédement dans l&#039;article 37 de La Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot;C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby. &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux, mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer: le mineur serait au centre du projet, et l&#039;exclusion que représente l&#039;enfermement serait évitée dans la mesure du possible. Dans le cas contraire, il s&#039;agirait tout de même d&#039;éviter le processus d&#039;engrenage qui s&#039;active souvent lors du contact avec des adultes, et orienter la prise en charge vers un épanouissement du mineur et une réintegration à la société. Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. Ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droits de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toutes les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissements pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus début mai 2006 la surpopulation est devenue intolérable. Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. En effet Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, les personnes incarcérées sont actuellement rencensées autour de 500. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable. Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inaugurée le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine, voire surpeuplée selon les périodes. Le problème est donc loin d&#039;être résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison&#039;&#039;&#039; 	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, et risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les objectifs &#039;&#039;&#039;( quels sont ces objectifs?)&#039;&#039;&#039; que tentent d&#039;atteindre les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineur à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dûes à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie. &amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subisse pas de mauvais traitements durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Afin que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby)(&#039;&#039;&#039; expliciter un peu ce que pourrait être cette coopération ou pourquoi elle n&#039;existe pas maintenant)&#039;&#039;&#039;. Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance a de l&#039;influence sur le développement et l&#039;image du corps peut être modifiée par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation ou le suicide. Pour éviter de tel abus, notamment sexuels, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélanger dans les cellules et lors des douches. Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visites que les majeurs &#039;&#039;&#039;( quel suivi en plus faudrait-il? mesures éducatives, loisirs, scolarisation, ...).&#039;&#039;&#039; Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y perd du temps de visite, mineurs inclus. 	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Actualité: Champ-Dollon et ses récentes émeutes&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
 	&lt;br /&gt;
En février 2005, les députés du Grand Conseil votaient un crédit d&#039;étude de 1,3 millions de francs pour l&#039;agrandissement de l&#039;établissement pénitentiaire. A ce moment-là, la prison de Champ-Dollon comptait 438 détenus pour 270 places. &lt;br /&gt;
Furieux de ces conditions, les détenus ont manifestés durant les journées du 30 avril et du 1 mai, refusant de réintégrer leurs cellules après la promenade. Malheureusement, des violences ont été commises. Selon Constantin Franziskakis, une trentaine de détenus se seraient défoulés sur le matériel de la prison. A la fin de la journée, le constat était de trois blessés.&lt;br /&gt;
Comme cité dans l&#039;article de Philippe Chevalier du 3 mai 2006, &amp;quot;Poussée de fièvre à Champ-Dollon&amp;quot;, paru dans Le Courrier, Laurent Moutinot, le chef du Département des institutions, promet de punir les auteurs de violence, mais également de prêter une oreille attentive à leur revendications, bien que, d&#039;après lui, les problèmes énoncés découlent de la situation de surpeuplement. 	&lt;br /&gt;
Les détenus manifestaient non seulement contre les conditions de surpopulation, mais surtout contre les arrestations brutales des forces de l&#039;ordre et contre les périodes de détention provisoire qui excèdent régulièrement la durée des peines prononcées. En effet, le nombre de dossiers traités pour condamnation est passé de 2600 en 2003 à 4300 en 2005.	&lt;br /&gt;
La Ligue suisse des droits de l&#039;homme se montre solidaire avec les détenus, pointant le doigt sur la lenteur de la Chambre d&#039;accusation genevoise. 		&lt;br /&gt;
Mais le problème n&#039;est pas proprement genevois. Si Champ-Dollon souffre aujourd&#039;hui de surpopulation, c&#039;est aussi parce que de nombreux détenus attendent leur transfert vers une prison d&#039;un autre canton. En 2005, la Suisse comptait plus de 6000 détenus. Sur les 122 prisons nationales, 27 affichaient complet et 14 souffraient de surpopulation. 	&lt;br /&gt;
Cette situation est désagréable autant pour les personnes qui travaillent à la prison que pour les prisonniers, qui se marchent dessus. La sécurité générale est amoindrie, les personnes étouffent. Les places de travail en ateliers manquent. Certains prisonniers se trouvent enfermés 23 heures sur 24 dans leur cellule.	 	&lt;br /&gt;
Cette surpopulation avait déjà entraîné à Genève une certaine prise de conscience en mars 2006 : le conseil d’état ouvre un crédit de 18 millions de francs pour un projet de construction d&#039;une nouvelle structure de détention à Puplinge, village situé à côté de Jussy, vers le site de Champ-Dollon. Cette structure devrait voir le jour en 2007 : les travaux commençant normalement en février prochain pour s’achever en décembre 2007. Cette structure ne prévoit que 64 places supplémentaires ainsi que des places de travail. Cela viendra bien évidemment soulager la surpopulation de Champ-Dollon dont les prisonniers sont victimes depuis déjà de nombreuses années mais cela suffira-t-il pour « faire taire » ces détenus étouffés ? L’autorité genevoise craignait ces plaintes depuis longtemps, ces dernières viennent d’ailleurs confirmer la mesure d’urgence à prendre, et la nécessité de donner aux détenus un minimum de confort le plus rapidement possible. &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Plus aucun mineur ne sera incarcéré à Champ-Dollon&#039;&#039;		&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le 20 avril, plus aucun mineur n&#039;est détenu à Champ-Dollon. Habituellement, entre zéro et onze mineurs y étaient enfermés. Suite aux violences qui ont eu lieu dans la prison surpeuplée, les mineurs seront désormais détenus à La Clairière. Cependant, bien que cette dernière ait été agrandie, passant de 15 à 30 places en 2005, elle risque également d&#039;être surpeuplée. &amp;quot;Entre deux maux, nous avons choisi le moindre&amp;quot;, a dit M. Franziskakis, directeur de l&#039;office pénitentiaire. En effet, les mineurs seront plus en sécurité dans une Clairière surpeuplée de quelques unités qu&#039;à Champ-Dollon en mutinerie. Ce transfert permettera également une prise en charge adéquate, puisque La Clairière ne détient que des mineurs. Cette réaction immédiate suite aux émeutes de Champ-Dollon confirme notre hypothèse selon laquelle les mineurs n&#039;ont pas leur place dans des prisons d&#039;adultes. Il est toutefois bien dommage qu&#039;il faille des incidents graves pour obtenir des changements...		&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Bientraitance: un concept émergent.&#039;&#039;&#039;	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous évoquerons en premier lieu notre interrogation sur l&#039;absence du terme de &amp;quot;bientraitance&amp;quot; dans notre vocabulaire. Nous nous sommes demandés si cet oubli pouvait révéler le fait que notre société n&#039;aurait pas pensé à la bientraitance. Comme le dit B. Cyrulnik (2005) dans le livre &amp;quot;Culture et bientraitance&amp;quot;, &amp;quot; Le choix du mot révèle la manière dont la culture se préoccupe d&#039;un concept.&amp;quot; Peut-on alors en déduire que le système pénal suisse ne fait pas de la bientraitance des mineurs incarcérés une de ses priorités?&lt;br /&gt;
Partant du principe que placer un mineur en prison est déjà une forme de maltraitance, nous allons tenter d&#039;éclaircir alors le concept de bientraitance, qui devient de plus en plus présent dans les discours de tous les jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, bientraiter un enfant est devenu un enjeu d&#039;humanité. Si le mot bientraitance est né, c&#039;est un signe de changement d&#039;attitude de la part d&#039;une société qui sans cesse tente de se remettre en question. Le concept de bientraitance a subi une transformation d&#039;une génération à une autre, aussi, dans les années 1980, bientraiter un enfant n&#039;apparaissait pas encore comme une évidence au sein de la famille. Aujourd&#039;hui, on parle d&#039;une éducation qui se doit de favoriser l&#039;épanouissement des enfants dans différents domaines, physique, affectif, cognitif et social. La famille est considérée comme le lieu privilégié permettant de favoriser cet épanouissement. Autrement dit, la bientraitance vise à la promotion et à la mise en place effective de pratiques éducatives et d&#039;attitudes qui soient garantes du bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
Alors, on ne doit pas seulement prévenir la maltraitance, mais aussi encourager une éducation qui permette à l&#039;enfant de donner le meilleur de lui-même. La bientraitance d&#039;un enfant passe donc par son éducation, mais qui dit éducation, dit scolarisation. Le chemin d&#039;un enfant vers l&#039;école est primordial, car cette dernière, qui peut être considérée comme l&#039;une des principales instances de socialisation et de développement socio cognitif et socio affectif de l&#039;enfant, semble s&#039;inscrire dans le cadre global des attitudes favorables au bon développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon nombre d&#039;associations se mobilisent afin que chaque enfant ait droit à un bon traitement dans la vie de tous les jours. Mais qu&#039;en est-il des enfants en prison, en institution ? On trouve dans le rapport d&#039;Amnesty International des recommandations pour la protection des enfants en détention telles que &amp;quot;les détenus mineurs doivent être séparés des adultes, sauf dans le cas de membres d&#039;une même famille&amp;quot;, ou encore &amp;quot;Le recours à la détention préventive pour les enfants doit se limiter à certaines circonstances exceptionnelles. Toute forme de détention doit être conforme à la norme internationale, qui veut qu&#039;un enfant ne soit placé en détention qu&#039;en dernier ressort et pour la durée la plus courte possible.&amp;quot; On se rend alors compte que le traitement des enfants en détention est un sujet qui préoccupe de plus en plus, et c&#039;est ainsi que des recommandations telles que celles-ci émergent. D&#039;après une recherche effectuée par le service de protection judiciaire de la jeunesse en France, quelques constats ont été avancés : premièrement, un encadrement permanent, stable et formé, permet d&#039;élaborer un suivi plus individualisé des mineurs. Le surveillant est alors le premier référent en détention. Deuxièmement, on souligne l&#039;importance des activités en détention, principalement des activités scolaires. On sait que le temps inactif passé en cellule peut engendrer des comportements violents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Divers acteurs du monde juridique, pénitencier ou encore politique préfèrent ne pas trop faire parler d&#039;eux dans les médias. On trouve très rarement le terme maltraitance dans un article consacré à la prison en Suisse, et bien que les conditions d&#039;incarcération soient décrites, il est râre qu&#039;un de leur aspect ne soit qualifié de mauvais traitement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que de nouvelles méthodes de prise en charge, plus inclusives, voient le jour, le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Pourtant, nous savons bien que l&#039;exclusion ne porte pas ses fruits, et exclure un jeune en rupture sociale de son école, de son parcours, ne va certainement pas jouer en faveur d&#039;une réinsertion éventuelle dans la société. Cette exclusion n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur? Ne devrait-on pas revoir les objectifs de base de l&#039;incarcération d&#039;un mineur et trouver les conditions adéquates en fonction de cela?  Paramont, centre de détention pour mineurs dans le canton du Valais, semble avoir reconsidéré les objectifs et buts de l&#039;incarcération, mettant l&#039;accent sur la ré-éducation à un métier, la formation, visant la réinsertion du mineur.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération de mineur, en faire un principe absolu? Décriminaliser les délits commis  pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs est réelle, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. Que fait-on alors? Le débat est lancé, mais la situation est délicate et le traitement idéal ne peut peut-être pas être généralisé, il s&#039;agit plutot d&#039;un cas-par-cas. Mais peut- on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave?&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=4188</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
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		<updated>2006-06-17T15:20:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : /* Introduction */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Ce groupe est composé de Marie Cornejo, Aurelie Benoit, Julie Wyler, Sira Garcia, Benoit Fanin et André Lienhard&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Introduction==&lt;br /&gt;
Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge à travers les époques, et nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier . A l&#039;heure actuelle, il existe en Suisse plusieurs centres de détention pour mineurs. Dans le canton de Genève nous avons &amp;quot;La Clairière&amp;quot; à Vernier (GE), mais pour cause de surnombre, certains mineurs peuvent être placés dans des prisons pour adultes, comme c&#039;est le cas à Champ-Dollon. Entre surpopulation et prise en charge qui ne respecte pas toujours les droits de l&#039;enfant, nous nous sommes demandés si les structures carcérales étaient réellement aptes à prendre en charge les mineurs de manière adéquate et respectueuse de leur développement.  &lt;br /&gt;
Après un temps de réflexion et la lecture de différents ouvrages, nous avons décidé de partir du principe que la place d&#039;un mineur n&#039;est pas en prison. Des lors qu&#039;un mineur est incarcéré, nous pouvons parler de maltraitance. A cette première forme de maltraitance s&#039;ajoutent des conditions des détentions qui ne sont pas toujours en accord avec les conventions internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter.. Quelle forme prend la maltraitance des mineurs incarcérés? Est-ce une réalité en Suisse Romande?&lt;br /&gt;
Nous commencerons (1) par la revue de littérature, faisant une synthèse des ouvrages que nous avons lus. Puis, dans un souci de clarté, nous définirons les concepts utilisés (2): mineurs, maltraitance, et prison. En partant de ses différentes définitions nous essayerons de mettre en lumière la (3) construction du problème social de la maltraitance des mineurs en prison et les différents acteurs qui s&#039;y intéressent. (4) Puis, nous nous sommes appuyés sur l&#039;actualité afin de penser les tableaux de la situation actuelle en Suisse romande, en évoquant toutes formes de maltraitance subies par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. (5) Nous nous sommes également intéressés aux événements récents à Champ-Dollon et à leurs éventuelles causes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Revue de littérature== &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de retracer l&#039;évolution générale des conditions de détention dans les prisons pour mineurs en Suisse romande, nous nous sommes inspirés notamment du cours de Mme. Ruchat, ainsi que de son ouvrage intitulé L&#039;oiseau et le Cachot (1993). A la suite des éléments apportés dans ce livre, le travail de recherche de S. Aeby et de C. Meier sur les prisons préventives genevoises nous a également donné de nombreux éléments sur l&#039;évolution des centres de détention de St-Antoine et de Champ-Dollon. L&#039;isolement, les conditions d&#039;hygiène, la surpopulation, le mélange des mineurs et des majeurs, sont beaucoup d&#039;éléments qui nous poussent à émettre l&#039;hypothèse selon laquelle la maltraitance serait une réalité dans les prisons pour mineurs. &lt;br /&gt;
Amnesty international soulève également ces différents points dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. &lt;br /&gt;
Le livre de J. Torrente &amp;quot;La maltraitance : regards pluridisciplinaires&amp;quot; (2001), nous permet d&#039;avoir une meilleure connaissance de ce sujet. Cette approche interdisciplinaire donne une image des différents problèmes que cause la maltraitance. J. Torrente insiste sur le côté psychologique de celle-ci. L&#039;auteur ne parle pas spécifiquement des conséquences de l&#039;enfermement mais des conséquences sur le développement et le psychisme d&#039;enfants ayant subi des maltraitances ou des négligences de tous genres. Nous retrouvons également cette thématique dans le livre de Zambeaux (2001) : &amp;quot;En prison avec des Ados&amp;quot;. En effet, dans cet ouvrage, l&#039;auteur permet aux lecteurs d’entrer dans les prisons de France, dans les quartiers réservés aux mineurs. Chaque année la république incarcère environ 7000 mineurs par an en prison et 700 d’entre eux y résident en permanence. L’auteur, un journaliste, a rencontré ces jeunes derrière les barreaux et leur donne la parole. Zambeaux fait le tour des problèmes ; les prisons hors la loi, la loi entre codétenus, les drogues et médicaments à profusion, l’enseignement précaire, ou encore le statut non reconnu des adolescentes incarcérées. Il donne aussi la parole aux surveillants, matons, éducateurs et directeurs, chacun tenant un discours propre à leurs expériences. Le livre est complété par deux annexes qui donnent des résultats chiffrés sur l’incarcération des mineurs en France et du fonctionnement dans les prisons. &lt;br /&gt;
Une autre grande thématique retrouvée dans plusieurs ouvrages est celle des détenus mineurs incarcérés avec des majeurs. Par exemple, dans le livre de K. Tomasevski (1986): &amp;quot;Enfants en prison avec des adultes&amp;quot;, l&#039;auteur nous présente des enquêtes sur ce mélange, effectuées dans plusieurs pays, mettant en lumière des situations de détention trop souvent inadéquates. En effet, les mineurs sont plus souvent dirigés vers des travaux manuels comme les adultes que vers une prise en charge éducative, un traitement différencié de celui des détenus majeurs.&lt;br /&gt;
De plus, dans l&#039;article d&#039;Anne Rubin (2003), publié sur le site de la TSR &amp;quot; La détention des mineurs: un casse-tête Suisse&amp;quot;, présente la situation actuelle et la journaliste tire la sonnette d&#039;alarme quant à la présence d&#039;un nombre conséquent de mineurs dans des centres de détention pour adultes. &lt;br /&gt;
Le document audiovisuel de temps présent, &amp;quot;En Taule&amp;quot;, nous présente deux prisons préventives dans le canton de Vaud où l&#039;on peut souvent retrouver des mineurs. Ce document nous donne une image des conditions de détentions en Suisse. Dans les deux prisons visitées, on nous montre le quotidien des détenus et on peut entendre les points de vue des différents acteurs sur les conditions souvent difficiles. A travers l&#039;article d&#039; Alexandra Richard (27.09.2005), intitulé &amp;quot;Une solution latine pour la délinquance juvénile&amp;quot;, nous avons pu prendre connaissance de l&#039;existence de centres tels que celui de Pramont (VS), qui met l&#039;accent sur l&#039;éducation. Cet article a été trouvé sur le site internet de la TSR: www.tsr.ch. En effet, internet s&#039;est avéré utile pour la recherche de documents. Les sites web officiels des prisons sont intéressants car ils ont permis d&#039;avoir des renseignements très actuels. Celui de Champ-Dollon (www.geneve.ch/penitent/champdollon) nous a permis de prendre connaissance des chiffres concernant les détenus, tels que le nombre de mineurs incarcérés, le taux de surpopulation etc. &lt;br /&gt;
Concernant l&#039;actualité de la situation en Suisse romande, nous nous sommes appuyés sur plusieurs reportages et articles de presse. Premièrement, les articles paru dans &amp;quot;Le Courrier&amp;quot; ou encore &amp;quot;20 minutes&amp;quot; (cf bibliographie)nous ont permis de connaître la situation problématique actuelle à Champ-Dollon. &lt;br /&gt;
La maltraitance étant au centre de notre recherche, nous avons trouvé important de nous informer sur le concept de bientraitance. Le livre de H. Desmet et J-P. Pourtois (2005): &amp;quot;Culture et Bientraitance&amp;quot; développe ce concept dans de divers contextes. Il défini plus particulièrement le bien-être de l&#039;enfant dans un milieu, une culture et une société capables de lui apporter un équilibre et un épanouissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Question de recherche==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Qu&#039;est ce que la maltraitance en prison pour les mineurs en Suisse romande, et est-ce vraiment une réalité?   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Méthodologie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de répondre à notre question de recherche, nous avons commencé par rechercher un certain nombre d&#039;ouvrages concernant les mineurs incarcérés (cf. bibliographie), et nous nous sommes basés sur le cours du premier semestre, qui nous a permis de retracer les conditions de détention des mineurs et d&#039;en voir l&#039;évolution. Avec cela, ous avon pu formuler nos premières hypothèses et forger nos opinions sur le sujet. Dans un second temps, dans le but de répondre à nos questions concernant la prise en charge des mineurs déviants et de leur présence dans les structures pour adultes, nous avons décidé de partir sur le terrain interviewer M. Sebastier Aeby, directeur de la prison préventive de La Croisée, dans le canton de VD. Nous avons choisi ensemble des quesitons qui nous semblaient pertinentes (cf méthodologie de groupe) et avons profité de l&#039;entretien pour visiter la prison et obserer les conditions de détention. &lt;br /&gt;
Bien que cette interview ne soit pas le fondement de notre article, il nous a servi à faire un état des lieux de la situation en Suisse romande.&lt;br /&gt;
Pour avoir une idée de la construction sociale du problème, nous sommes allés chercher des rapports de débats au Grand Conseil: le disocurs du procureur général du 31.02.02 et l&#039;interpellation de M. Rémy Pagani au sujet du suivi des adolescents à Champ-Dollon, 25.04.02, le Rapport annuel de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, année parlementaire 2002-2003 et le Rapport de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, 1ère année de la législature 2001-2003. Nous nous sommes également appuyés sur des rapports d&#039;Amnesty International. &lt;br /&gt;
Cet aricle permet de faire un état des lieux général de la situation actuelle en Suisse. Il explique le problème de surpopulation et les mesures qui ont été prises de part et d&#039;autre. De plus, il contient des informations sur le Code Pénal Suisse en ce qui concerne les mineurs, et fait le point sur les différentes idées en ce qui concerne le changement de durée de peines.&lt;br /&gt;
Nous avons consulté le site officiel de la ville de Genève et nous somme appuyés sur de nombreux articles de presse, ainsi que des reportages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;« Enfant en prison » est un rapport international qui dresse un bilan sur les conditions de détention des mineurs dans 51 pays. Il a été écrit en 1998 par l’Observatoire international des prisons. Il a l’avantage d’offrir une vision globale, autant à l’échelle des pays que des traitements sur mineurs. Cependant, je ne me suis que très peu appuyé sur ce livre, car nous voulions pour ce travail donner une vision locale (Genève) des conditions de détention, ainsi que creuser le concept de maltraitance, et ce livre ne le permettait qu’à moitié&#039;&#039;&#039;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Limites de la méthode===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous nous sommes heurtés à un vrai manque de temps, notamment pour trouver la littérature pertinente, pour construire nos réflexions et pour préparer et choisir l&#039;entretien.&lt;br /&gt;
Le travail et la rédaction de groupe se sont avérés difficiles.  &lt;br /&gt;
La précipitation à commencer le travail nous a poussé à lire des ouvrages qui se sont avérés non pertinents une fois la recherche plus avancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Analyse==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définition de quelques concepts&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;être clairs sur les concepts que nous utiliserons lors de notre exposé, nous proposons au lecteur quelques définitions: [[mineur]], [[maltraitance]], [[bientraitance]] et [[prison]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du problème social&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l&#039;on a choisi de montrer cette problématique à différentes époques de l&#039;histoire humaine, ce n&#039;est pas sans surmonter quelques difficultés. Plus on remonte dans le passé de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d&#039;égarement dû au manque d&#039;informations. C&#039;est pourquoi, nous commencerons avec la question de l&#039;enfermement pour nous mener à celle qui nous intéresse en particulier: la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfermement est un phénomène qui a toujours existé, et bien qu&#039;il ait pu prendre des formes différentes selon les époques, il n&#039;en reste pas moins qu&#039;il fut et est une réalité pour les mineurs.&lt;br /&gt;
Déjà au 5ème siècle, les couvents servaient entre autres de lieu d&#039;enfermement pour les enfants &amp;quot;déviants&amp;quot;. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de grand renfermement des pauvres entre le 16ème et 17ème siècle donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pecheur de ces hommes, femmes et enfants. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d&#039;un renouveau moral. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d&#039;enfermement par excellence, fit son apparition. Elle a été créée pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs pour les criminels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, il est intéressant de signaler l&#039;émergence du rapport de la bientraitance à la maltraitance dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème siècle, les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. La décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commencaient à s&#039;élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l&#039;expérience des galères pour les enfants et les femmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème siècle sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n&#039;arrêtait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.Il y avait évidemment dans cette prolifération d&#039;idées des contradictions, dont certaines allaient avoir des répercussions sur notre objet d&#039;étude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. En effet, la théorie proposée par ce dernier suggère l&#039;idée que l&#039;individu est entièrement formé avant de naître. Ce postulat pousse à croire que l&#039;identité de l&#039;humain est pré existante. A partir de cette conception, le traitement réservé &amp;quot;aux enfants vicieux&amp;quot; ou &amp;quot;aux criminels nés&amp;quot;, tendait à les enfermer à vie, étant donné que leurs penchants délictueux étaient non seulement d&#039;origine héréditaire mais également immuables. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu&#039;elles ne puissent se reproduire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l&#039;autre côté, comme nous l&#039;avons vu dans le cours de Mme Ruchat, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L&#039;individu était maître de lui-même, insoumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous, faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, affirmant que l&#039;enfant naît fondamentalement bon et que la société le corrompt à mesure qu&#039;il grandit. Il défendit l&#039;idée de protéger l&#039;enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout aussi significative , celle de l&#039;éducabilité de l&#039;homme à travers le cas de l&#039;enfant sauvage de l&#039;Aveyron. Le docteur sort cet enfant sauvage d&#039;un établissement réservé aux sourds pour lui offrir de meilleures conditions, en l&#039;hébergeant chez lui. Itard croit en l&#039;éducabilité de Victor (nom donné à &amp;quot;l&#039;enfant sauvage&amp;quot;), et progressivement, grâce à des tests, des méthodes pédagogiques, Victor va apprendre, comprendre, parler et penser. Sans rentrer dans les détails de cet évènement, on peut dire que l&#039;hypothèse d&#039;Itard, quant à l&#039;éducabilité de l&#039;homme, a été confirmée.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans ce contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de &amp;quot;redressement&amp;quot;. L&#039;ouvrage de l&#039;Italien Cesare Beccaria intitulé &amp;quot;Des délits et des peines&amp;quot;, écrit en 1764, connaît un énorme succès. Il demande des peines plus légères, plus humaines pour les prisonniers; la société semble suffisamment préparée à recevoir cette idée nouvelle. Cette fois la problématique passe d&#039;un stade primaire à second, son amplification à travers le média de l&#039;époque, c&#039;est-à-dire le livre, produit la publicité nécessaire à donner un nouvel élan à l&#039;amélioration des traitements dans les prisons. L&#039;établissement pénitencier prend une nouvelle définition, il devient &amp;quot;l&#039;école du peuple&amp;quot;, les idées sont les suivantes : rattraper la délinquance et rééduquer l&#039;homme. Deux problèmes se posent à la suite de cette évolution des traitements. Premièrement, le mélange des genres en prison: hommes, femmes et enfants se côtoient dans un même établissement et l&#039;on craint d&#039;éventuelles contaminations morales. Deuxièmement, la question de l&#039;isolement devient problématique. Au lieu de permettre une prise de conscience et un retour sur soi, l&#039;isolement donnait des résultats contraires: les hommes avaient plutôt tendance à &amp;quot;se perdre&amp;quot;, à devenir agressifs ou psychotiques. &lt;br /&gt;
Ce problème vient raviver la question qui nous intéresse ici, c&#039;est-à-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et de ce fait illustre bien l&#039;intérêt qui existait déjà à cette époque: le bon traitement de cette catégorie d&#039;individus. La prise en charge des mineurs prend alors une nouvelle direction, vers un établissement qui leur est dorénavant réservé, une &amp;quot;école de préservation&amp;quot;, autrement dit une prison pour mineurs ou une maison de correction. L&#039;établissement de Mettray, ouvert en 1860, en est le parfait exemple. Ici, le mineurs seront traités différemment, avec un peu plus de liberté, d&#039;espace, dans une atmosphère plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l&#039;esprit religieux qu&#039;on souhaite transmettre à ces jeunes ne sera pas oublié. Bien que les traitements aient changés, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qui s&#039;intéresse de nos jours à la maltraitance des mineurs en prison ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développement de l&#039;enfant et de son bon environnement est permanent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 a force de loi. En plus de la contrainte juridique, c&#039;est-à-dire le respect des articles qu&#039;elle impose aux signataires, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique, résolument novateur. En effet, elle propose une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être considéré comme acteur de sa propre vie. De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;intérêt supérieur de l&#039;enfant affirmé à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra retenir les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation. Toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noter qu&#039;une Convention engage les Etats signataires à mettre en oeuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certain nombre de droits édictés dans la convention peut s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains alinéas d&#039;articles s&#039;intéressent directement aux situations de détentions. A titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être basée sur l&#039;intérêt supérieur de celui-ci et tenir compte de son opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être protégé contre les immixtions dans sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondance et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son milieu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dans un établissement approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;avoir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaux respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que c&#039;est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise en détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises, dirons-nous, conditions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution envisagée et d&#039;une durée aussi limitée que possible. Il doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulière qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il semble que son application doit être poursuivie, même en détention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détention est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International oeuvre en faveur de tous les droits annoncés dans la Déclaration universelle des droits de l&#039;homme, ainsi que dans d&#039;autres traités internationaux. L&#039;Organisation contribue à promouvoir le respect de l&#039;ensemble de ces droits, qu&#039;elle considère comme indivisibles et interdépendants, au moyen de différents types d&#039;actions visant à informer et à sensibiliser le grand public, en développant l&#039;éducation aux droits humains et en faisant pression sur les gouvernements pour qu&#039;ils ratifient et appliquent les traités relatifs aux droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver par exemple une page concernant les mauvais traitements, qui vise à sensibiliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier texte, on critique l&#039;enfermement des mineurs dans des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assurent pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détention pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure ou ils seraient bien souvent vétustes et pourraient mettre en danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajoute à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfants vivent donc en dehors du respect de leur intimité et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dans des prisons réservés aux adultes, loin du respect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Ce mélange, qui représente un risque important pour les mineurs, tels que des violences sexuelles, physiques, et psychologiques, est d&#039;autant plus grave qu&#039;il s&#039;effectue dans des prisons, pour adultes, qui sont, dans la plupart des cas, elles aussi surpeuplées, comme nous pourrons le constater avec l&#039;exemple de la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui disposent que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, et ceci afin de pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. (Se référer à l&#039;ouvrage de K. Tomasevski (1986). La Suisse fait partie de ces pays. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention mettant en jeu la santé et la sécurité physique et émotionnelle des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty international soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d&#039;une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autre les droits de l&#039;enfant, et en l&#039;occurrence, le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détention pour mineurs, le rapport souligne en premier lieu le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au delà des problèmes &amp;quot;matériels&amp;quot; qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport placent le problème encore plus haut, dans &amp;quot;l&#039;absence persistante de toute volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négation pure et simple de leurs existences&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugement, l&#039;incarcération des mineurs dans les quartiers pénitenciers réservés aux adultes, parfois même avec les plus dangereux d&#039;entre eux, le manque de personnel formé de manière adaptée, la surpopulation, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent détenus dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité, et nuisent donc gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux. A cela s&#039;ajoute l&#039;absence ou une insignifiance de structures d&#039;enseignement, d&#039;installations sportives et de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation, font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure ou elle se fait en dehors du respect de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant. Malgré tout, il semble que dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qu&#039;en est-il de la Suisse?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention et l&#039;encadrement des mineurs a fait l&#039;objet de discours et de différents débats à l&#039;intérieur du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 janvier 2002, dans un discours, Monsieur Daniel Zappelli (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550108/41/550108_41_partie4.asp), procureur général, évoque la nécessité impérative de créer des lieux supplémentaires de détention pour mineurs afin d&#039;éviter qu&#039;ils se retrouvent  placés dans des prisons pour adultes et &amp;quot;qu&#039;ils ne soient privés de l&#039;encadrement adéquat&amp;quot;. Ce discours rappelle que le nombre de mineurs incarcérés est en augmentation depuis les six dernières années et qu&#039;il est donc important d&#039;avoir une réflexion sur la justice que l&#039;on offre. On ne manque pas de souligner que &amp;quot;la justice n&#039;est pas que pénale&amp;quot;, et ce n&#039;est qu&#039;en gardant ceci à l&#039;esprit que l&#039;on peut faire évoluer les conditions de traitement et de prise en charge des mineurs.&lt;br /&gt;
Il est absolument nécessaire que la justice se voit mettre à disposition les moyens adéquats pour exercer son pouvoir d&#039;une manière efficace et respectueuse des droits de l&#039;homme et de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril 2002, c&#039;est M. Remy Pagani qui fait une interpellation au Conseil d&#039;Etat au sujet du suivi des adolescents enfermés à Champ-Dollon (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550107/33/550107_33_partie15.asp). Une situation qui ne permet pas la séparation stricte avec les adultes, ce qui est contraire à la convention internationale des droits de l&#039;enfant. De plus ces mineurs, dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés, ne disposent de surcroit d&#039;aucun encadrement éducatif particulier. A ceci la Conseillère d&#039;Etat Michel Spoerri répondra par le même souci et la conscience de la nécessité d&#039;améliorer les conditions de détention des mineurs et leur prise en charge, en l&#039;occurrence, par l&#039;agrandissement de la Clairière et la volonté d&#039;y placer des éducateurs supplémentaires. Seulement ces mesures semblent assez légères étant donné que, comme nous le verrons plus tard, l&#039;agrandissement de la Clairière n&#039;est pas assez important et tous les mineurs présents à Champ-Dollon ne pourront pas y entrer. De plus, les propositions de postes supplémentaires ne semblent pas aboutir, ou, en tout cas, pas assez rapidement étant donné l&#039;urgence de la situation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sujet étudié a fait l&#039;objet de deux rapports annuels de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux rapports, le premier de M. Hugues Hiltpold, année parlementaire 2002-2003,(http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550302/7/550302_7_partie8.asp) sur le thème de la détention et de l&#039;encadrement des mineurs et le second de Mme Anita Cuenod, 1ère année de la législature 2001-2005, ((http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550204/16/550204_16_partie32.asp) font état de problèmes très similaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y parle  de Champ Dollon, comme d&#039;un bâtiment vétuste, ayant des besoins évidents &amp;quot;d&#039;aménagements et de rafraichissements&amp;quot;. Ce lieu ne semble pas approprié que ce soit pour des mineurs ou des adultes. Pourtant, au moment où le débat concernant le deuxième rapport a eu lieu, 27 mineurs étaient présents dans ces murs! La Clairière étant trop petite pour accueillir tous les mineurs placés, et les travaux d&#039;agrandissement tardant à commencer, les conditions semblent peu propices à une amélioration de la situation qui constitue pourtant une réelle urgence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sous-jacent à cette situation, nous retrouvons le problème du traitement de la jeunesse déviante. Est-il normal que le nombre de mineurs placés en détention ne cesse de croitre alors que la justice ne se dit pas uniquement pénale?  C&#039;est M. Remy Pagani qui soulève cette question de fond, qui semble-t-il, ne passe pas souvent au premier plan lors des débats au Grand Conseil.&lt;br /&gt;
On rappellera les décisions prises quatre ans auparavant qui n&#039;ont pas été appliquées, notamment l&#039;abolition de la promiscuité mineurs-majeurs à la prison de Champ-Dolllon. Si cette promiscuité n&#039;a pas été abolie, elle est d&#039;autant plus alarmante que ces jeunes placés en compagnie d&#039;adultes sont isolés dans des quartiers ou bien souvent, se trouvent des personnes &amp;quot;encore plus déviantes qu&#039;eux, notamment des pédophiles&amp;quot;. M. Pagani soulève ici encore une question importante qui est celle de la cohérence du traitement des mineurs incarcérés. Le but de l&#039;incarcération est-elle la prise d&#039;un risque pour la santé et l&#039;équilibre sûrement déjà précaire de ces enfants? &lt;br /&gt;
Si l&#039;agrandissement de la prison de Champ-Dollon est une solution à la surpopulation carcérale, Mme Esther Adler rappelle que des solutions plus &amp;quot;profondes&amp;quot; sont à chercher dans le fonctionnement même du système de traitement des criminels. Effectivement, il serait opportun de réfléchir aux conditions de détentions des mineurs, aux propositions de prise en charge et aux améliorations à y apporter. Se contenter de faire de Champ-Dollon un lieu plus vaste va-t-il permettre un meilleur traitement des mineurs délinquants?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, si les mineurs qui sont placés à La Clairière sont un peu mieux lotis, on soulignera la présence de gardien de prison en plus des éducateurs. Cette présence est perçue comme une volonté de promouvoir la répression plutôt que des mesures éducatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble que la surpopulation des centres de détention pour mineurs serait dûe au manque de volonté des juges de trouver des mesures plus adéquates pour le traitement des mineurs délinquants. La prison serait utilisée commune solution de facilité, ce qui une fois encore apparaît contraire aux articles édictés par les droits de l&#039;enfant. Il ferait partie du rôle du gouvernement d&#039;encourager les juges à trouver des peines plus adéquates que la mise en détention, on citera les mesures d&#039;utilité publique en exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour reprendre les propos de M. Hiltpold et M. Mauris, &amp;quot;Michel Foucault considère (...) que l&#039;on juge une société par l&#039;état de ses prisons&amp;quot; et dans cette optique, c&#039;est &amp;quot;une honte pour notre société moderne de laisser ainsi des jeunes en rupture aux côtés d&#039;idoles du crime (...) avec des gardiens en guise d&#039;infirmiers et des délinquants en guise de camarades.&amp;quot; Cette situation relate un réel dysfonctionnement de la société actuelle et probablement un manque de volonté à prendre la situation en main, de tout mettre en oeuvre pour y remédier, étant donné que le Conseil d&#039;Etat ne semble pas suivre les recommandations émises par la commission au terme de son rapport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias suisses s&#039;intéressent eux aussi au problème. Notre attention s&#039;est portée sur une émission de swissinfo par Anne Rubin titrée &#039;&#039;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&#039;&#039; datant du 02 décembre 2003. (Site de la TSR : La détention des mineurs, un casse tête suisse swissinfo, Anne Rubin(02.12.2003)). Les médias s&#039;inquiètent de la présence de plusieurs mineurs dans des prisons pour adultes, des lieux &amp;quot;inadaptés&amp;quot; à l&#039;accueil de jeunes personnes en développement. De plus, pour ne pas améliorer la situation, la Clairière est toujours trop petite, et on rappelle que l&#039;agrandissement en cours n&#039;a pas été prévu assez conséquent pour accueillir les nombreux mineurs placés entre autre a Champ-Dollon. Ce dernier constat est fait par les autorités genevoises elles-mêmes.&lt;br /&gt;
Cette détention en compagnie d&#039;adultes semblent d&#039;autant plus inquiétante qu&#039;elle ne permet pas de répondre à une volonté d&#039;offrir aux mineurs détenus une prise en charge particulière et éducative qui préparerait le terrain à une réinsertion dans la société. Le jeune, qu&#039;il soit délinquant ou non, a le droit à ce qu&#039;on lui prépare un avenir et qu&#039;on lui donne les atouts pour y arriver. Cependant, dans de telles conditions de détention, dans cette &amp;quot;école du crime&amp;quot; comme l&#039;appelle M. Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD), on peut imaginer que c&#039;est la récidive qui sera entrainée plutôt que la réinsertion du jeune. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Réalité Suisse et genevoise: de la prise en charge à la maltraitance&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- La détention des délinquants mineurs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis plusieurs années, des mineurs sont détenus à la prison de Champ-Dollon ainsi qu&#039;à la Maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc. Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est devenue aujourd&#039;hui une règle, et s&#039;aggrave. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissements privatifs de liberté pour adultes vient directement à l&#039;encontre de plusieurs conventions internationales, dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes délinquants et criminels. Les centres de détention ont comme but de protéger les mineurs, pour cela on a jugé bon de les séparer de la société. Cette dernière est représentée par le groupe dominant qui fixe les règles et les normes à respecter. Les individus qui ne respectent pas ces normes sont montrés du doigt et mis en marge. Pour suivre cet objectif, la société a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code pénal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de liberté doit exercer une action éducative sur les personnes privées de liberté et préparer le retour à la vie libre. L&#039;enfermement doit être un moyen pour le délinquant ou le criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger les jeunes en donnant une réponse aux actes violents ou délictueux. Elles doivent punir mais pas maltraiter les déviants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 60 se sont créées les premières prisons pour mineurs. On sépare déjà depuis le 19ème les détenus majeurs des mineurs. On veut éviter les mélanges qui ne sont pas bénéfiques pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitements.  St-Antoine était la prison qui avait le plus servi à Genève depuis le 1712, date de sa construction. Elle passa le relai à Champ-Dollon en 1977. Depuis le début du 20ème siècle, et jusqu&#039;à nos jours, on trouve des mineurs dans des lieux prévus uniquement pour des majeurs. On retrouve ces faits dans le travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, par Chloé MEIER et Sébastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995, mais également dans les statistiques actuelles de Champ-Dollon, ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby actuel directeur de la prison préventive la Croisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairière&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre éducatif pour adolescents. Les mineurs y sont détenus pour des périodes courtes,  allant de un jour à un an. Cependant, la création de la Clairière ne résoud pas le problème, car on retrouve systématiquement des mineurs dans les établissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple à Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tirés des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;année 2003 peuvent nous donner une image de l&#039;ampleur du phénomène (cf résumé).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons déjà exliqué, l&#039;enfermement de mineurs en prison constitue déjà, en tant que tel, une forme de maltraitance. Cette dernière est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelques années la situation s&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview: il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Ce nouveau cadre ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins stricts (rapporté de l&#039;inteview donné au courrier). Dans ces prisons pour majeurs la sécurité est renforcée, et la répression et l&#039;isolement sont plus fréquemment utilisés. Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de J. Torrente (2001). Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La structure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. L&#039;encadrement dont les mineurs auraient tant besoin est absent. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière (www.geneve.ch/fao/2003). Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dûs à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux, comme nous avons pu le voir précédement dans l&#039;article 37 de La Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot;C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby. &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux, mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer: le mineur serait au centre du projet, et l&#039;exclusion que représente l&#039;enfermement serait évitée dans la mesure du possible. Dans le cas contraire, il s&#039;agirait tout de même d&#039;éviter le processus d&#039;engrenage qui s&#039;active souvent lors du contact avec des adultes, et orienter la prise en charge vers un épanouissement du mineur et une réintegration à la société. Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. Ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droits de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toutes les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissements pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus début mai 2006 la surpopulation est devenue intolérable. Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. En effet Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, les personnes incarcérées sont actuellement rencensées autour de 500. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable. Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inaugurée le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine, voire surpeuplée selon les périodes. Le problème est donc loin d&#039;être résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison&#039;&#039;&#039; 	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, et risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les objectifs &#039;&#039;&#039;( quels sont ces objectifs?)&#039;&#039;&#039; que tentent d&#039;atteindre les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineur à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dûes à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie. &amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subisse pas de mauvais traitements durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Afin que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby)(&#039;&#039;&#039; expliciter un peu ce que pourrait être cette coopération ou pourquoi elle n&#039;existe pas maintenant)&#039;&#039;&#039;. Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance a de l&#039;influence sur le développement et l&#039;image du corps peut être modifiée par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation ou le suicide. Pour éviter de tel abus, notamment sexuels, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélanger dans les cellules et lors des douches. Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visites que les majeurs &#039;&#039;&#039;( quel suivi en plus faudrait-il? mesures éducatives, loisirs, scolarisation, ...).&#039;&#039;&#039; Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y perd du temps de visite, mineurs inclus. 	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Actualité: Champ-Dollon et ses récentes émeutes&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
 	&lt;br /&gt;
En février 2005, les députés du Grand Conseil votaient un crédit d&#039;étude de 1,3 millions de francs pour l&#039;agrandissement de l&#039;établissement pénitentiaire. A ce moment-là, la prison de Champ-Dollon comptait 438 détenus pour 270 places. &lt;br /&gt;
Furieux de ces conditions, les détenus ont manifestés durant les journées du 30 avril et du 1 mai, refusant de réintégrer leurs cellules après la promenade. Malheureusement, des violences ont été commises. Selon Constantin Franziskakis, une trentaine de détenus se seraient défoulés sur le matériel de la prison. A la fin de la journée, le constat était de trois blessés.&lt;br /&gt;
Comme cité dans l&#039;article de Philippe Chevalier du 3 mai 2006, &amp;quot;Poussée de fièvre à Champ-Dollon&amp;quot;, paru dans Le Courrier, Laurent Moutinot, le chef du Département des institutions, promet de punir les auteurs de violence, mais également de prêter une oreille attentive à leur revendications, bien que, d&#039;après lui, les problèmes énoncés découlent de la situation de surpeuplement. 	&lt;br /&gt;
Les détenus manifestaient non seulement contre les conditions de surpopulation, mais surtout contre les arrestations brutales des forces de l&#039;ordre et contre les périodes de détention provisoire qui excèdent régulièrement la durée des peines prononcées. En effet, le nombre de dossiers traités pour condamnation est passé de 2600 en 2003 à 4300 en 2005.	&lt;br /&gt;
La Ligue suisse des droits de l&#039;homme se montre solidaire avec les détenus, pointant le doigt sur la lenteur de la Chambre d&#039;accusation genevoise. 		&lt;br /&gt;
Mais le problème n&#039;est pas proprement genevois. Si Champ-Dollon souffre aujourd&#039;hui de surpopulation, c&#039;est aussi parce que de nombreux détenus attendent leur transfert vers une prison d&#039;un autre canton. En 2005, la Suisse comptait plus de 6000 détenus. Sur les 122 prisons nationales, 27 affichaient complet et 14 souffraient de surpopulation. 	&lt;br /&gt;
Cette situation est désagréable autant pour les personnes qui travaillent à la prison que pour les prisonniers, qui se marchent dessus. La sécurité générale est amoindrie, les personnes étouffent. Les places de travail en ateliers manquent. Certains prisonniers se trouvent enfermés 23 heures sur 24 dans leur cellule.	 	&lt;br /&gt;
Cette surpopulation avait déjà entraîné à Genève une certaine prise de conscience en mars 2006 : le conseil d’état ouvre un crédit de 18 millions de francs pour un projet de construction d&#039;une nouvelle structure de détention à Puplinge, village situé à côté de Jussy, vers le site de Champ-Dollon. Cette structure devrait voir le jour en 2007 : les travaux commençant normalement en février prochain pour s’achever en décembre 2007. Cette structure ne prévoit que 64 places supplémentaires ainsi que des places de travail. Cela viendra bien évidemment soulager la surpopulation de Champ-Dollon dont les prisonniers sont victimes depuis déjà de nombreuses années mais cela suffira-t-il pour « faire taire » ces détenus étouffés ? L’autorité genevoise craignait ces plaintes depuis longtemps, ces dernières viennent d’ailleurs confirmer la mesure d’urgence à prendre, et la nécessité de donner aux détenus un minimum de confort le plus rapidement possible. &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Plus aucun mineur ne sera incarcéré à Champ-Dollon&#039;&#039;		&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le 20 avril, plus aucun mineur n&#039;est détenu à Champ-Dollon. Habituellement, entre zéro et onze mineurs y étaient enfermés. Suite aux violences qui ont eu lieu dans la prison surpeuplée, les mineurs seront désormais détenus à La Clairière. Cependant, bien que cette dernière ait été agrandie, passant de 15 à 30 places en 2005, elle risque également d&#039;être surpeuplée. &amp;quot;Entre deux maux, nous avons choisi le moindre&amp;quot;, a dit M. Franziskakis, directeur de l&#039;office pénitentiaire. En effet, les mineurs seront plus en sécurité dans une Clairière surpeuplée de quelques unités qu&#039;à Champ-Dollon en mutinerie. Ce transfert permettera également une prise en charge adéquate, puisque La Clairière ne détient que des mineurs. Cette réaction immédiate suite aux émeutes de Champ-Dollon confirme notre hypothèse selon laquelle les mineurs n&#039;ont pas leur place dans des prisons d&#039;adultes. Il est toutefois bien dommage qu&#039;il faille des incidents graves pour obtenir des changements...		&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Bientraitance: un concept émergent.&#039;&#039;&#039;	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous évoquerons en premier lieu notre interrogation sur l&#039;absence du terme de &amp;quot;bientraitance&amp;quot; dans notre vocabulaire. Nous nous sommes demandés si cet oubli pouvait révéler le fait que notre société n&#039;aurait pas pensé à la bientraitance. Comme le dit B. Cyrulnik (2005) dans le livre &amp;quot;Culture et bientraitance&amp;quot;, &amp;quot; Le choix du mot révèle la manière dont la culture se préoccupe d&#039;un concept.&amp;quot; Peut-on alors en déduire que le système pénal suisse ne fait pas de la bientraitance des mineurs incarcérés une de ses priorités?&lt;br /&gt;
Partant du principe que placer un mineur en prison est déjà une forme de maltraitance, nous allons tenter d&#039;éclaircir alors le concept de bientraitance, qui devient de plus en plus présent dans les discours de tous les jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, bientraiter un enfant est devenu un enjeu d&#039;humanité. Si le mot bientraitance est né, c&#039;est un signe de changement d&#039;attitude de la part d&#039;une société qui sans cesse tente de se remettre en question. Le concept de bientraitance a subi une transformation d&#039;une génération à une autre, aussi, dans les années 1980, bientraiter un enfant n&#039;apparaissait pas encore comme une évidence au sein de la famille. Aujourd&#039;hui, on parle d&#039;une éducation qui se doit de favoriser l&#039;épanouissement des enfants dans différents domaines, physique, affectif, cognitif et social. La famille est considérée comme le lieu privilégié permettant de favoriser cet épanouissement. Autrement dit, la bientraitance vise à la promotion et à la mise en place effective de pratiques éducatives et d&#039;attitudes qui soient garantes du bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
Alors, on ne doit pas seulement prévenir la maltraitance, mais aussi encourager une éducation qui permette à l&#039;enfant de donner le meilleur de lui-même. La bientraitance d&#039;un enfant passe donc par son éducation, mais qui dit éducation, dit scolarisation. Le chemin d&#039;un enfant vers l&#039;école est primordial, car cette dernière, qui peut être considérée comme l&#039;une des principales instances de socialisation et de développement socio cognitif et socio affectif de l&#039;enfant, semble s&#039;inscrire dans le cadre global des attitudes favorables au bon développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon nombre d&#039;associations se mobilisent afin que chaque enfant ait droit à un bon traitement dans la vie de tous les jours. Mais qu&#039;en est-il des enfants en prison, en institution ? On trouve dans le rapport d&#039;Amnesty International des recommandations pour la protection des enfants en détention telles que &amp;quot;les détenus mineurs doivent être séparés des adultes, sauf dans le cas de membres d&#039;une même famille&amp;quot;, ou encore &amp;quot;Le recours à la détention préventive pour les enfants doit se limiter à certaines circonstances exceptionnelles. Toute forme de détention doit être conforme à la norme internationale, qui veut qu&#039;un enfant ne soit placé en détention qu&#039;en dernier ressort et pour la durée la plus courte possible.&amp;quot; On se rend alors compte que le traitement des enfants en détention est un sujet qui préoccupe de plus en plus, et c&#039;est ainsi que des recommandations telles que celles-ci émergent. D&#039;après une recherche effectuée par le service de protection judiciaire de la jeunesse en France, quelques constats ont été avancés : premièrement, un encadrement permanent, stable et formé, permet d&#039;élaborer un suivi plus individualisé des mineurs. Le surveillant est alors le premier référent en détention. Deuxièmement, on souligne l&#039;importance des activités en détention, principalement des activités scolaires. On sait que le temps inactif passé en cellule peut engendrer des comportements violents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Divers acteurs du monde juridique, pénitencier ou encore politique préfèrent ne pas trop faire parler d&#039;eux dans les médias. On trouve très rarement le terme maltraitance dans un article consacré à la prison en Suisse, et bien que les conditions d&#039;incarcération soient décrites, il est râre qu&#039;un de leur aspect ne soit qualifié de mauvais traitement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que de nouvelles méthodes de prise en charge, plus inclusives, voient le jour, le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Pourtant, nous savons bien que l&#039;exclusion ne porte pas ses fruits, et exclure un jeune en rupture sociale de son école, de son parcours, ne va certainement pas jouer en faveur d&#039;une réinsertion éventuelle dans la société. Cette exclusion n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur? Ne devrait-on pas revoir les objectifs de base de l&#039;incarcération d&#039;un mineur et trouver les conditions adéquates en fonction de cela?  Paramont, centre de détention pour mineurs dans le canton du Valais, semble avoir reconsidéré les objectifs et buts de l&#039;incarcération, mettant l&#039;accent sur la ré-éducation à un métier, la formation, visant la réinsertion du mineur.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération de mineur, en faire un principe absolu? Décriminaliser les délits commis  pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs est réelle, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. Que fait-on alors? Le débat est lancé, mais la situation est délicate et le traitement idéal ne peut peut-être pas être généralisé, il s&#039;agit plutot d&#039;un cas-par-cas. Mais peut- on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave?&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
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		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
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		<updated>2006-06-14T17:09:01Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : /* Analyse */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Ce groupe est composé de Marie Cornejo, Aurelie Benoit, Julie Wyler, Sira Garcia, Benoit Fanin et André Lienhard&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Introduction==&lt;br /&gt;
Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge à travers les époques, et nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier . A l&#039;heure actuelle, il existe en Suisse plusieurs centres de détention pour mineurs. Dans le canton de Genève nous avons &amp;quot;La Clairière&amp;quot; à Vernier (GE), mais pour cause de surnombre, certains mineurs peuvent être placés dans des prison pour adultes, comme c&#039;est le cas à Champ-Dollon. Entre surpopulation et prise en charge qui ne respecte pas les droits de l&#039;enfant, nous nous sommes demandés si les structures carcérales étaient réellement  aptes à prendre en charge les mineurs de manière adéquate et respectueuse de leurs développment.  &lt;br /&gt;
Après un temps de réflexion et la lecture de différents ouvrages, nous avons décidé de partir du principe que la place d&#039;un mineur n&#039;est pas en prison. Des lors qu&#039;un mineur est incarcéré, nous pouvons parler de maltraitance, un première forme de maltraitance à laquelle s&#039;ajoutent des condtions des détentions pas toujours respectueuses des conventions internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter..&lt;br /&gt;
Nous commencerons (1) par la revue de littérature, faisant une synthèse des ouvrages que nous avons lus. Puis, dans un souci de clarté, nous définirons dans un premier temps les (2)concepts utilisés: mineurs, maltraitance et prison. En partant de ses différentes définitions nous essayerons de mettre en lumière la (3)construction du problème social des mineurs en prisons et les différents acteurs qui s&#039;y intéressent. (4)Puis, nous nous sommes appuyés sur l&#039;actualité afin de penser les tableaux de la situation actuelle en Suisse romande, en évoquant toutes formes de maltraitance subies par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. (5)Nous nous sommes également intéressés aux événements récents à Champ-Dollon et à leur raison d&#039;être. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Revue de litterature== &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de retracer l&#039;évolution générale des conditions de détention dans les prisons pour mineurs en Suisse romande, nous nous sommes inspirés notament du cours de Mme. Ruchat, ainsi que de son ouvrage intitulé L&#039;oiseau et le Cachot (1993). A la suite des éléments apportés dans ce livre, le travail de recherche de S. Aeby et de C. Meier sur les prisons préventives genevoises nous a également donné de nombreux éléments sur l&#039;évolution des centres de détention de St-Antoine et de Champ-Dollon. L&#039;isolement, les conditions d&#039;hygiène, la surpopulation, le mélange des mineurs et des majeurs, sont beaucoup d&#039;éléments qui nous poussent à émettre l&#039;hypothèse selon laquelle la maltraitance serait une réalité dans les prisons pour mineurs. &lt;br /&gt;
Amnesty international soulève également ces différents points dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. &lt;br /&gt;
Le livre de J. Torrente DATE ET TITRE sur la maltraitance nous permet d&#039;avoir une meilleure connaissance de ce sujet. Cette approche interdisciplinaire donne une image des différents problèmes que cause la maltraitance. J. Torrente insiste sur le côté psychologique de la maltraitance. L&#039;auteur ne parle pas spécifiquement des conséquences de l&#039;enfermement mais des conséquences sur le développement et le psychisme d&#039;enfants ayant subi des maltraitances ou des négligences de tous genres. Nous retrouvons également cette thématique dans le livre de Zambeaux (2001) : &amp;quot;En prison avec des Ados&amp;quot;. En effet, dans cet ouvrage, l&#039;auteur permet aux lecteurs d’entrer dans les prisons de France, dans les quartiers réservés aux mineurs. Chaque année la république incarcère environ 7000 mineurs par an en prison et 700 d’entre eux y résident en permanence. L’auteur, un journaliste a rencontré ces jeunes derrière les barreaux et leur donne la parole. Zambeaux fait le tour des problèmes ; les prisons hors la loi, la loi entre codétenus, les drogues et médicaments à profusion, l’enseignement précaire, ou encore le statut non reconnu des adolescentes incarcérées. Il donne aussi la parole aux surveillants, matons, éducateurs et directeurs, chacun tenant un discours propre à leurs expériences. Le livre est complété par deux annexes qui donnent des résultats chiffrés sur l’incarcération des mineurs en France et du fonctionnement dans les prisons. &lt;br /&gt;
Une autre grande thématique retrouvée dans plusieurs ouvrages est celle des détenus mineurs incarcérés avec des majeurs. Par exemple, dans le livre de K. Tomasevski (1986): &amp;quot;Enfants en prison avec des adultes&amp;quot;, l&#039;auteur nous présente des enquêtes sur ce mélange, effectuées dans plusieurs pays, mettant en lumière des situations de détention trop souvent inadéquates. En effet, les mineurs sont plus souvent dirigés vers des travaux manuels comme les adultes que vers une prise en charge éducative, un traitement différencié de celui des détenus majeurs.&lt;br /&gt;
De plus, dans l&#039;article d&#039;Anne Rubin (2003), publié sur le site de la TSR &#039;&#039; La détention des mineurs: un casse-tête Suisse&#039;&#039;, présente la situation actuelle et la journaliste tire la sonnette d&#039;alarme quant à la présence d&#039;un nombre conséquent de mineurs dans des centres de détention pour adultes. &lt;br /&gt;
Le document audiovisuel temps présent, &amp;quot;En Taule&amp;quot; nous présente deux prisons préventives dans le canton de Vaud où l&#039;on peut souvent retrouver des mineurs. Ce document nous donne une image des conditions de détentions en Suisse. Dans les deux prisons visitées, on nous montre le quotidien des détenus et on peut entendre les points de vue des différents acteurs sur les conditions souvent difficiles. A travers l&#039;article d&#039; Alexandra Richard (27.09.2005), intitulé &amp;quot;Une solution latine pour la délinquance juvénile&amp;quot;, nous avons pu prendre connaissance de l&#039;existance de centres tels que celui de Pramont (VS), qui met l&#039;accent sur l&#039;education. Cet article a été trouvé sur le site internet de la TSR: www.tsr.ch. En effet, internet s&#039;est avéré utile pour la recherche de documents. Les sites web officiels des prisons sont intéressants car ils ont permis d&#039;avoir des renseignements très actuels. Celui de Champ-Dollon (www.geneve.ch/penitent/champdollon) nous a permis de prendre connaissance des chiffres concernant les détenus, tels que le nombre de mineurs incarcérés, le taux de surpopulation etc. &lt;br /&gt;
Concernant l&#039;actualité de la situation en Suisse romande, nous nous sommes appuyés sur plusieurs reportages et articles de presse. Premièrement, les articles paru dans &amp;quot;Le Courrier&amp;quot; ou encore &amp;quot;20minutes&amp;quot; (cf bibliographie)nous ont permis de prendre connaissance de la situation problématique actuelle à Champ-Dollon. &lt;br /&gt;
La maltraitance étant au centre de notre recherche, nous avons trouvé important de nous informer sur le concept de bientraitance. Le livre de H. Desmet et J-P. Pourtois (2005): &amp;quot;Culture et Bientraitance&amp;quot; développe ce concept dans de divers contextes. Il défini plus particulièrement le bien-être de l&#039;enfant dans un milieu, une culture et une société capables de lui apporter un équilibre et un épanouissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Question de recherche==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Qu&#039;est ce que la maltraitance en prison pour les mineurs en Suisse romande, et est-ce vraiment une réalité?   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Méthodologie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de répondre à notre question de recherche, nous avons commencé par rechercher un certain nombre d&#039;ouvrages concernant les mineurs incarcérés (cf. bibliographie), et nous nous sommes basés sur le cours du premier semestre, qui lui, nous a permi de retracer les conditions de détention des mineurs et d&#039;en voir l&#039;évolution. Ce travail nous a permis de formuler nos premières hypothèses et de forger nos opinions sur le sujet. Dans un second temps, dans de le but de répondre à nos questions concernant la prise en charge des mineurs déviants et de leur présence dans les structures pour adultes, nous avons décidé de partir sur le terrain interviewer M. Sebastier Aeby, directeur de la prison préventive de La Croisée, dans le canton de VD. Nous avons choisi ensemble des quesitons qui nous semblaient pertinentes (cf méthodologie de groupe) et avons profité de l&#039;entretien pour visiter la prison et obserer les conditions de détention. &lt;br /&gt;
Bien que cette interview ne soit pas le fondement de notre article, il nous a servi à faire un état des lieux de la situation en Suisse romande.&lt;br /&gt;
Pour avoir une idée de la construction sociale du problème, nous sommes allés chercher des rapports de débats au Grand Conseil: le disocurs du procureur général du 31.02.02 et l&#039;interpellation de M. Rémy Pagani au sujet du suivi des adolescents à Champ-Dollon, 25.04.02, le Rapport annuel de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, année parlementaire 2002-2003 et le Rapport de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, 1ère année de la législature 2001-2003. Nous nous sommes également appuyés sur des rapports d&#039;Amnesty International. &lt;br /&gt;
Cet aricle permet de faire un état des lieux général de la situation actuelle en Suisse. Il explique le problème de surpopulation et les mesures qui ont été prises de part et d&#039;autre. De plus, il contient des informations sur le Code Pénal Suisse en ce qui concerne les mineurs, et fait le point sur les différentes idées en ce qui concerne le changement de durée de peines.&lt;br /&gt;
Nous avons consulté le site officiel de la ville de Genève et nous somme appuyés sur de nombreux articles de presse, ainsi que des reportages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;« Enfant en prison » est un rapport international qui dresse un bilan sur les conditions de détention des mineurs dans 51 pays. Il a été écrit en 1998 par l’Observatoire international des prisons. Il a l’avantage d’offrir une vision globale, autant à l’échelle des pays que des traitements sur mineurs. Cependant, je ne me suis que très peu appuyé sur ce livre, car nous voulions pour ce travail donné une vision locale (Genève) des conditions de détention, ainsi que creuser le concept de maltraitance, et ce livre ne le permettait qu’à petite dose&#039;&#039;&#039;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Limites de la méthode===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous nous sommes heurtés à un vrai manque de temps, notamment pour trouver la littérature pertinente, pour construire nos réflexions et pour préparer et choisir l&#039;entretien.&lt;br /&gt;
Le travail et la rédaction de groupe se sont avérés difficiles.  &lt;br /&gt;
La précipitation à commencer le travail nous a poussé à lire des ouvrages qui se sont avérés non pertinents une fois la recherche plus avancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Analyse==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définition de quelques concepts&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;être claire sur les concepts que nous utiliserons lors de notre exposé, nous proposons au lecteur, quelques définitions: [[mineur]], [[maltraitance]], [[bientraitance]] et [[prison]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du problème social&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l&#039;on a choisi de montrer cette problématique à différentes époques de l&#039;histoire humaine, ce n&#039;est pas sans surmonter quelques difficultés. Plus on remonte dans le passé de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d&#039;égarement dû au manque d&#039;informations. C&#039;est pourquoi, nous commencerons avec la question de l&#039;enfermement pour nous mener à celle qui nous intéresse en particulier: la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfermement est un phénomène qui a toujours existé, et bien qu&#039;il ait pu prendre des formes différentes selon les époques, il n&#039;en reste pas moins qu&#039;il fut et est une réalité pour les mineurs.&lt;br /&gt;
Déjà au 5ème siècle, les couvents servaient entre autres de lieu d&#039;enfermement pour les enfants &amp;quot;déviants&amp;quot;. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de grand renfermement des pauvres entre le 16ème et 17ème siècle donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pecheur de ces hommes, femmes et enfants. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d&#039;un renouveau moral. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d&#039;enfermement par excellence, fit son apparition. Elle a été créée pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs pour les criminels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, il est intéressant de signaler l&#039;émergence du rapport de la bientraitance à la maltraitance dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème siècle, les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. La décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commencaient à s&#039;élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l&#039;expérience des galères pour les enfants et les femmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème siècle sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n&#039;arrêtait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.&lt;br /&gt;
Il y avait évidemment dans cette prolifération d&#039;idées des contradictions, dont certaines allaient avoir des répercussions sur notre objet d&#039;étude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
D&#039;un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. En effet, la théorie proposée par ce dernier suggère l&#039;idée que l&#039;individu est entièrement formé avant de naître. Ce postulat pousse à croire que l&#039;identité de l&#039;humain est pré existante. A partir de cette conception, le traitement réservé &amp;quot;aux enfants vicieux&amp;quot; ou &amp;quot;aux criminels nés&amp;quot;, tendait à les enfermer à vie, étant donné que leurs penchants délictueux étaient non seulement d&#039;origine héréditaire mais également immuables. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu&#039;elles ne puissent se reproduire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l&#039;autre côté, comme nous l&#039;avons vu dans le cours de Mme Ruchat, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L&#039;individu était maître de lui-même, insoumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous, faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, affirmant que l&#039;enfant naît fondamentalement bon et que la société le corrompt à mesure qu&#039;il grandit. Il défendit l&#039;idée de protéger l&#039;enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout aussi significative , celle de l&#039;éducabilité de l&#039;homme à travers le cas de l&#039;enfant sauvage de l&#039;Aveyron. Le docteur sort cet enfant sauvage d&#039;un établissement réservé aux sourds pour lui offrir de meilleures conditions, en l&#039;hébergeant chez lui. Itard croit en l&#039;éducabilité de Victor (nom donné à &amp;quot;l&#039;enfant sauvage&amp;quot;), et progressivement, grâce à des tests, des méthodes pédagogiques, Victor va apprendre, comprendre, parler et penser. Sans rentrer dans les détails de cet évènement, on peut dire que l&#039;hypothèse du docteur, quant à l&#039;éducabilité de l&#039;homme, a été confirmée.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans un tel contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de &amp;quot;redressement&amp;quot;. L&#039;ouvrage de l&#039;Italien Cesare Beccaria intitulé &amp;quot;Des délits et des peines&amp;quot;, écrit en 1764, connaît un énorme succès. Il demande des peines plus légères, plus humaines pour les prisonniers; la société semble suffisamment préparée à recevoir cette idée nouvelle. Cette fois la problématique passe d&#039;un stade primaire à second, son amplification à travers le média de l&#039;époque, c&#039;est-à-dire le livre, produit la publicité nécessaire à donner un nouvel élan à l&#039;amélioration des traitements dans les prisons. L&#039;établissement pénitencier prend une nouvelle définition, il devient &amp;quot;l&#039;école du peuple&amp;quot;, les idées sont les suivantes : rattraper la délinquance et rééduquer l&#039;homme. Deux problèmes se posent à la suite de cette évolution des traitements. Premièrement, le mélange des genres en prison: hommes, femmes et enfants se côtoient dans un même établissement et l&#039;on craint d&#039;éventuelles contaminations morales. Deuxièmement, la question de l&#039;isolement devient problématique. Au lieu de permettre une prise de conscience et un retour sur soi, l&#039;isolement donnait des résultats contraires: les hommes avaient plutôt tendance à &amp;quot;se perdre&amp;quot;, à devenir agressifs ou psychotiques. &lt;br /&gt;
Ce problème vient raviver la question qui nous intéresse ici, c&#039;est-à-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et de ce fait illustre bien l&#039;intérêt qui existait déjà à cette époque: le bon traitement de cette catégorie d&#039;individus. La prise en charge des mineurs prend alors une nouvelle direction, vers un établissement qui leur est dorénavant réservé, une &amp;quot;école de préservation&amp;quot;, autrement dit une prison pour mineurs ou une maison de correction. L&#039;établissement de Mettray, ouvert en 1860, en est le parfait exemple. Ces derniers seront traités différemment, avec un peu plus de liberté, d&#039;espace, dans une atmosphère plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l&#039;esprit religieux qu&#039;on souhaite transmettre à ces jeunes ne sera pas oublié. Bien que les traitements aient changés, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qui s&#039;intéresse de nos jours à la maltraitance des mineurs en prison ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développement de l&#039;enfant et de son bon environnement est permanent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 a force de loi. En plus de la contrainte juridique, c&#039;est-à-dire le respect des articles qu&#039;elle impose aux signataires, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique, résolument novateur. En effet. elle propose une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être considéré comme acteur de sa propre vie. De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;intérêt supérieur de l&#039;enfant affirmé à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra retenir les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation. Toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noter qu&#039;une Convention engage les Etats signataires à mettre en oeuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certain nombre de droits édictés dans la convention peut s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains alinéas d&#039;articles s&#039;intéressent directement aux situations de détentions. A titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être basée sur l&#039;intérêt supérieur de celui-ci et tenir compte de son opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être protégé contre les immixtions dans sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondance et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son milieu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dans un établissement approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;avoir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaux respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que c&#039;est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise en détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises, dirons-nous, conditions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution envisagée et d&#039;une durée aussi limitée que possible. Il doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulière qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il semble que son application doit être poursuivie même en détention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détention est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International oeuvre en faveur de tous les droits annoncés dans la Déclaration universelle des droits de l&#039;homme, ainsi que dans d&#039;autres traités internationaux. L&#039;Organisation contribue à promouvoir le respect de l&#039;ensemble de ces droits, qu&#039;elle considère comme indivisibles et interdépendants, au moyen de différents types d&#039;actions visant à informer et à sensibiliser le grand public, en développant l&#039;éducation aux droits humains et en faisant pression sur les gouvernements pour qu&#039;ils ratifient et appliquent les traités relatifs aux droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver par exemple une page concernant les mauvais traitements, qui vise à sensibiliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier texte, on critique l&#039;enfermement des mineurs dans des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assurent pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détentions pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure ou ils seraient bien souvent vétustes et pourraient mettre en danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajoute à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfants vivent donc en dehors du respect de leur intimé et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dans des prisons réservés aux adultes, loin du respect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Ce mélange, qui représente un risque important pour les mineurs, tels que des violences sexuelles, physiques, et psychologiques, est d&#039;autant plus grave qu&#039;il s&#039;effectue dans des prisons, pour adultes, qui sont, dans la plupart des cas, elles aussi surpeuplées, comme nous pouvons le constater à la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui disposent que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, et ceci afin de pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. (Se référer à l&#039;ouvrage de K. Tomasevski (1986). La Suisse fait partie de ces pays. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention mettant en jeu la santé et la sécurité physique et émotionnelle des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty international soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d&#039;une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autres les droits de l&#039;enfant, et en l&#039;occurrence le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détentions pour mineurs, le rapport souligne en premier lieu le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au delà des problèmes &amp;quot;matériels&amp;quot; qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport placent le problème encore plus haut, dans &amp;quot;l&#039;absence persistante de toute volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négation pure et simple de leurs existences&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugement, l&#039;incarcération des mineurs dans les quartiers pénitenciers réservés aux adultes, parfois même avec les plus dangereux d&#039;entre eux, le manque de personnel formé de manière adaptée, la surpopulation, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent détenus dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité, et nuisent donc gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux. A cela s&#039;ajoute l&#039;absence ou une insignifiance de structures d&#039;enseignement, d&#039;installations sportives et de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation, font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure ou elle se fait en dehors du respect de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant. Malgré tout, il semble que dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qu&#039;en est-il de la Suisse?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention et l&#039;encadrement des mineurs a fait l&#039;objet de discours et de différents débats à l&#039;intérieur du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 janvier 2002, dans un discours, Monsieur Daniel Zappelli (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550108/41/550108_41_partie4.asp), procureur général évoque la nécessité impérative de créer des lieux supplémentaires de détention pour mineurs afin d&#039;éviter qu&#039;ils se retrouvent  placés dans des prisons pour adultes et &amp;quot;qu&#039;ils ne soient privés de l&#039;encadrement adéquat&amp;quot;. Ce discours rappelle que le nombre de mineurs incarcérés est en augmentation depuis les 6 dernières années et qu&#039;il est donc important d&#039;avoir une réflexion sur la justice que l&#039;on offre. On ne manque pas de souligner que &amp;quot;la justice n&#039;est pas que pénale&amp;quot;, et ce n&#039;est qu&#039;en gardant ceci à l&#039;esprit que l&#039;on peut faire évoluer les conditions de traitement et de prise en charge des mineurs.&lt;br /&gt;
Il est absolument nécessaire que la justice se voit mettre à disposition les moyens adéquats pour exercer son pouvoir d&#039;une manière efficace et respectueuse des droits de l&#039;homme et de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril 2002, c&#039;est M. Remy Pagani qui fait une interpellation au Conseil d&#039;Etat au sujet du suivi des adolescents enfermés à Champ-Dollon (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550107/33/550107_33_partie15.asp). Une situation qui ne permet pas la séparation stricte avec les adultes, ce qui est contraire à la convention internationale des droits de l&#039;enfant. De plus ces mineurs, dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés, ne disposent de surcroit d&#039;aucun encadrement éducatif particulier. A ceci la Conseillère d&#039;Etat Michel Spoerri répondra par le même souci et la conscience de la nécessité d&#039;améliorer les conditions de détention des mineurs et leur prise en charge, en l&#039;occurrence, par l&#039;agrandissement de la Clairière et la volonté d&#039;y placer des éducateurs supplémentaires. Seulement ces mesures semblent assez légères étant donné que, comme nous le verrons plus tard, l&#039;agrandissemnt de la Clairière n&#039;est pas assez important, tous les mineurs présents à Champ-Dollon ne pourront pas y entrer. De plus, les propositions de postes supplémentaires ne semblent pas aboutir, ou, en tout cas, pas assez rapidement étant donné l&#039;urgence de la situation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sujet étudié a fait l&#039;objet de deux rapports annuels de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux rapports, le premier de M. Hugues Hiltpold, année parlementaire 2002-2003,(http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550302/7/550302_7_partie8.asp) sur le thème de la détention et de l&#039;encadrement des mineurs et le second de Mme Anita Cuenod, 1ère année de la législature 2001-2005, ((http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550204/16/550204_16_partie32.asp) font état de problèmes très similaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y parle  de Champ Dollon, comme d&#039;un bâtiment vétuste, ayant des besoins évidents &amp;quot;d&#039;aménagements et de rafraichissements&amp;quot;. Ce lieu ne semble pas approprié que ce soit pour des mineurs ou des adultes. Pourtant, au moment où le débat concernant le deuxième rapport à lieu, 27 mineurs étaient présents dans ces murs! La Clairière étant trop petite pour accueillir tous les mineurs placés, et les travaux d&#039;agrandissement tardant à commencer, les conditions semblent peu propices à une amélioration de la situation qui constitue pourtant une réelle urgence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sous-jacent à cette situation, nous retrouvons le problème du traitement de la jeunesse déviante. Est-il normal que le nombre de mineurs placés en détention ne cesse de croitre alors que la justice ne se dit pas uniquement pénale?  C&#039;est M. Remy Pagani qui soulève cette question de fond, qui semble-t-il, ne passe pas souvent au premier plan lors des débats au Grand Conseil.&lt;br /&gt;
On rappellera les décisions prises 4 ans auparavant qui n&#039;ont pas été appliquées, notamment l&#039;abolition de la promiscuité mineurs-majeurs à la prison de Champ-Dolllon. Si cette promiscuité n&#039;a pas été abolie, elle est d&#039;autant plus alarmante que ces jeunes placés en compagnie d&#039;adultes sont isolés dans des quartiers ou bien souvent, se trouvent des personnes &amp;quot;encore plus déviantes qu&#039;eux, notamment des pédophiles&amp;quot;. M. Pagani soulève ici un question importante qui est celle de la cohérence du traitement des mineurs incarcérés. Le but de l&#039;incarcération est-elle la prise d&#039;un risque pour la santé et l&#039;équilibre sûrement déjà précaire de ces enfants? &lt;br /&gt;
Si l&#039;agrandissment de la prison de Champ-Dollon est une solution à la surpopulation carcérale, Mme Esther Adler rappelle que des solutions plus &amp;quot;profondes&amp;quot; sont à chercher dans le fonctionnement même du système de traitement des criminels. Effectivement, il serait opportun de réfléchir aux conditions de détentions des mineurs, aux propositions de prise en charge et aux améliorations à y apporter. Se contenter de faire de Champ-Dollon un lieu plus vaste va-t-il permettre un meilleur traitement des mineurs délinquants?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, si les mineurs qui sont placés à La Clairière sont un peu mieux lotis, on soulignera la présence de gardien de prison en plus des éducateurs. Cette présence est perçue comme une volonté de promouvoir la répression plutôt que des mesures éducatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble que la surpopulation des centres de détention pour mineurs serait due au manque de volonté des juges de trouver de mesures plus adéquates pour le traitement des mineurs délinquants. La prison serait utilisée commune solution de facilité, ce qui une fois encore apparaît contraire aux articles édictés par les droits de l&#039;enfant. Il ferait partie du rôle du gouvernement d&#039;encourager les juges à trouver des peines plus adéquates que la mise en détention, on citera les mesures d&#039;utilité publique en exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour reprendre les propos de M. Hiltpold et M. Mauris, &amp;quot;Michel Foucault considère (...) que l&#039;on juge une société par l&#039;état de ses prisons&amp;quot; et dans cette optique, c&#039;est &amp;quot;une honte pour notre société moderne de laisser ainsi des jeunes en rupture aux côtés d&#039;idoles du crime (...) avec des gardiens en guise d&#039;infirmiers et des délinquants en guise de camarades.&amp;quot; Cette situation relate un réel disfonctionnement de la société actuelle et probablement un manque de volonté à prendre la situation en main, de tout mettre en oeuvre pour y remédier, étant donné que le Conseil d&#039;Etat ne semble pas suivre les recommandations émises par la commission au terme de son rapport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias suisses s&#039;intéressent eux aussi au problème. Notre attention s&#039;est portée sur une émission de swissinfo par Anne Rubin titrée &#039;&#039;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&#039;&#039; le 02 décembre 2003. (Site de la TSR : La détention des mineurs, un casse tête suisse swissinfo, Anne Rubin(02.12.2003)). Les médias s&#039;inquiètent de la présence de plusieurs mineurs dans des prisons pour adultes, des lieux &amp;quot;inadaptés&amp;quot; à l&#039;accueil de jeunes personnes en développement. De plus, pour ne pas améliorer la situation, la Clairière est toujours trop petite, et on rappelle que l&#039;agrandissement en cours n&#039;a pas été prévu assez conséquent pour accueillir les nombreux mineurs placés entre autre a Champ-Dollon. Ce dernier constat est fait par les autorités genevoises elles-mêmes.&lt;br /&gt;
Cette détention en compagnie d&#039;adultes semblent d&#039;autant plus inquiétante qu&#039;elle ne permet pas de répondre à une volonté d&#039;offrir aux mineurs détenus une prise en charge particulière et éducative qui préparerait le terrain à une réinsertion dans la société. Le jeune, qu&#039;il soit délinquant ou non, a le droit à ce qu&#039;on lui prépare un avenir et qu&#039;on lui donne les atouts pour y arriver. Cependant, dans de telles conditions de détention, dans cette &amp;quot;école du crime&amp;quot; comme l&#039;appelle M. Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD), on peut imaginer que c&#039;est plutôt la récidive qui sera entrainée plutôt que la réinsertion du jeune. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Réalité Suisse et genevoise: de la prise en charge à la maltraitance&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- La détention des délinquants mineurs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis plusieurs années, des mineurs sont détenus tant à la prison de Champ-Dollon qu&#039;à la Maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc. Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est devenue aujourd&#039;hui la règle et s&#039;aggrave. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissements privatifs de liberté pour adultes vient directement à l&#039;encontre de plusieurs conventions internationales, dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes délinquants et criminels. Les centres de détention ont comme but de protéger les mineurs, pour cela on a jugé bon de les séparer de la société. Cette dernière est représentée par le groupe dominant qui fixe les règles et les normes à respecter. Les individus qui ne respectent pas ces normes sont montrés du doigt et mis en marge. Pour suivre cet objectif, la société a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code pénal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de liberté doit exercer une action éducative sur les personnes privée de liberté et préparer le retour à la vie libre. L&#039;enfermement doit être un moyen pour le délinquant ou le criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger le jeunes en donnant une réponse aux actes violents ou délictueux. Elles doivent punir mais pas maltraiter les déviants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 60 se sont crées les premières prisons pour mineurs. On sépare déjà depuis le 19ème les détenus majeurs des mineurs. On veut éviter les mélanges qui ne sont pas bénéfiques pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitements.  St-Antoine était la prison qui avait le plus servi à Genève depuis le 1712, date de sa construction. Elle passa le relai à Champ-Dollon en 1977. Depuis le début du 20ème siècle, et jusqu&#039;à nos jours, on trouve des mineurs dans des lieux prévus uniquement pour des majeurs. On retrouve ces faits dans le travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, par Chloé MEIER et Sébastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995, mais également dans les statistiques actuelles de Champ-Dollon ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby actuel directeur de la prison préventive la Croisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairière&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre éducatif pour adolescents. Les mineurs y sont détenus pour des périodes courtes,  allant de 1 jours à 1 an. Cependant, la création de la Clairière ne résoud pas le problème, car on retrouve systématiquement des mineurs dans les établissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple à Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tirés des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;année 2003 peuvent nous donner une image de l&#039;ampleur du phénomène (cf résumé)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons déjà exliqué, l&#039;enfermement de mineurs en prisons constitue déjà, en tant que tel, une forme de maltraitance. Cette dernière est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelques années la situation s&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview. Il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Ce nouveau cadre ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins stricts (rapporté de l&#039;inteview donné au courrier). Dans ces prisons pour majeurs la sécurité est renforcée, et la répression et l&#039;isolement sont plus fréquemment utilisés. Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de J. Torrente  &amp;quot;La maltraitance,hommes et perspectives&amp;quot;. Cette ouvrage traite des effets psychologiques liés à la maltraitance . Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La structure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. L&#039;encadrement dont les mineurs auraient tant besoin est absents. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière. Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dûs à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux, comme nous avons pu le voir précédement dans l&#039;article 37 de La Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot; C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby. &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux, mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer: le mineur serait au centre du projet, et l&#039;exclusion que représente l&#039;enfermement serait évitée dans la mesure du possible. Dans le cas contraire, il s&#039;agirait tout de même d&#039;éviter le processus d&#039;engrenage qui s&#039;active souvent lors du contact avec des adultes, et orienter la prise en charge vers un épanouissement du mineur et une réintegration à la société. Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. Ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droits de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toutes les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissements pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus début mai 2006 la surpopulation est devenue intolérable. Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. En effet Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, les personnes incarcérées sont actuellement autour des 500. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable. Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inaugurée le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine, voire surpeuplée selon les périodes. Le problème est donc loin d&#039;être résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires. &lt;br /&gt;
La surpopulation et les maltraitances plus généralement sont des freins pour le développement des mineurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, et risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les ojectifs &#039;&#039;&#039;( quels sont ces objectifs?)&#039;&#039;&#039; que tentent d&#039;atteindre les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineur à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dûes à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie. &amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subisse pas de mauvais traitements durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Afin que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby)(&#039;&#039;&#039; expliciter un peu ce que pourrait être cette coopération ou pourquoi elle n&#039;existe pas maintenant)&#039;&#039;&#039;. Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance a de l&#039;influence sur le développement, l&#039;image du corps est modifiée par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation ou le suicide. Pour éviter de tel abus,notamment sexuels, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélanger dans les cellules et lors des douches. Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visites que les majeurs &#039;&#039;&#039;( quel suivi en plus faudrait-il? mesures éducatives, loisirs, scolarisation, ...).&#039;&#039;&#039; Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y perd du temps de visite, mineurs inclus. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Actualité: Champ-Dollon et ses récentes émeutes&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En février 2005, les députés du Grand Conseil votaient un crédit d&#039;étude de 1,3 millions de francs pour l&#039;agrandissement de l&#039;établissement pénitentiaire. A ce moment-là, la prison de Champ-Dollon comptait 438 détenus pour 270 places. &lt;br /&gt;
Furieux de ces conditions, les détenus ont manifestés durant les journées du 30 avril et du 1 mai, refusant de réintégrer leurs cellules après la promenade. Malheureusement, des violences ont été commises. Selon Constantin Franziskakis, une trentaine de détenus se seraient défoulés sur le matériel de la prison. A la fin de la journée, le constat était de trois blessés.  &#039;&#039;&#039;(sources)&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Laurent Moutinot, le chef du Département des institutions, promet de punir les auteurs de violence, mais également de prêter une oreille attentive à leur revendications, bien que, d&#039;après lui, les problèmes énoncés découlent de la situation de surpeuplement.&lt;br /&gt;
Les détenus manifestaient non seulement contre les conditions de surpopulation, mais surtout contre les arrestations brutales des forces de l&#039;ordre et contre les périodes de détention provisoire qui excèdent régulièrement la durée des peines prononcées. En effet, le nombre de dossiers traités pour condamnation est passé de 2600 en 2003 à 4300 en 2005.&lt;br /&gt;
La Ligue suisse de droits de l&#039;homme se montre solidaire avec les détenus, pointant le doigt sur la lenteur de la Chambre d&#039;accusation genevoise. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais le problème n&#039;est pas proprement genevois. Si Champ-Dollon souffre aujourd&#039;hui de surpopulation, c&#039;est aussi parce que de nombreux détenus attendent leur transfert vers une prison d&#039;un autre canton. En 2005, la Suisse comptait plus de 6000 détenus. Sur les 122 prisons nationales, 27 affichaient complet et 14 souffraient de surpopulation. &lt;br /&gt;
Cette situation est désagréable autant pour les personnes qui travaillent à la prison que pour les prisonniers, qui se marchent dessus. La sécurité générale est amoindrie, les personnes étouffent.  Les places de travail en ateliers manquent. Certains prisonniers se trouvent enfermés 23 heures sur 24 dans leur cellule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette surpopulation avait déjà entraîné à Genève une certaine prise de conscience en mars 2006 : le conseil d’état ouvre un crédit de 18 millions de francs pour un projet de construction d&#039;une nouvelle structure de détention à Puplinge, village situé à côté de Jussy, vers le site de Champ-Dollon. Cette structure devrait voir le jour en 2007 : les travaux commençant normalement en février prochain pour s’achever en décembre 2007. Cette structure ne prévoit que 64 places supplémentaires mais aussi des places de travail. Cela viendra bien évidemment soulager la surpopulation de Champ-Dollon dont les prisonniers sont victimes depuis déjà de nombreuses années mais cela suffira-t-il pour « faire taire » ces détenus étouffés ? L’autorité genevoise craignait ces plaintes depuis longtemps, ces dernières viennent d’ailleurs confirmer la mesure d’urgence à prendre, et la nécessité de donner aux détenus un minimum de confort le plus rapidement possible.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Plus aucun mineur ne sera incarcéré à Champ-Dollon&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Depuis le 20 avril, plus aucun mineur n&#039;est détenu à Champ-Dollon. Habituellement, entre zéro et onze mineurs y étaient enfermés. Suite aux violences qui ont eu lieu dans la prison surpeuplée, les mineurs seront désormais détenus à La Clairière. Cependant, bien que cette dernière ait été agrandie, passant de 15 à 30 places en 2005, elle risque également d&#039;être surpeuplée. &amp;quot;Entre deux maux, nous avons choisi le moindre&amp;quot;, a dit M. Franziskakis, directeur de l&#039;office pénitentiaire. En effet, les mineurs seront plus en sécurité dans une Clairière surpeuplée de quelques unités qu&#039;à Champ-Dollon en mutinerie. Ce transfert permettera également une prise en charge adéquate, puisque La Clairière ne détient que des mineurs. Cette réaction immédiate suite aux émeutes de Champ-Dollon confirme notre hypothèse selon laquelle les mineurs n&#039;ont pas leur place dans des prisons d&#039;adultes. Il est toutefois bien dommage qu&#039;il faille des incidents graves pour obtenir des changements...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bientraitance: un concept émergent.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous évoquerons en premier lieu notre interrogation sur l&#039;absence du terme de &amp;quot;bientraitance&amp;quot; dans notre vocabulaire. Nous nous sommes demandés si cet oubli pouvait révéler le fait que notre société n&#039;aurait pas pensé à la bientraitance. Comme le dit B. Cyrulnik (2005) dans le livre &amp;quot;Culture et bientraitance&amp;quot;, &amp;quot; Le choix du mot révèle la manière dont la culture se préoccupe d&#039;un concept.&amp;quot; Peut-on alors en déduire que le système pénal suisse ne fait pas de la bientraitance des mineurs incarcérés une de ses priorités?&lt;br /&gt;
Partant du principe que placer un mineur en prison est déjà une forme de maltraitance, nous allons tenter d&#039;éclaircir alors le concept de bientraitance, qui devient de plus en plus présent dans les discours de tous les jours.&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, bientraiter un enfant est devenu un enjeu d&#039;humanité. Si le mot bientraitance est né, c&#039;est un signe de changement d&#039;attitude de la part d&#039;une société qui sans cesse tente de se remettre en question. Le concept de bientraitance a subi une transformation d&#039;une génération à une autre, aussi, dans les années 1980, bientraiter un enfant n&#039;apparaissait pas encore comme une évidence au sein de la famille. Aujourd&#039;hui,  on parle d&#039;une éducation qui se doit de favoriser l&#039;panouissement des enfants dans différents domaines, physique, affectif, cognitif et social. La famille est considérée comme le lieu privilégié permettant de favoriser cet épanouissement. Autrement dit, la bientraitance vise à la promotion et à la mise en place effective de pratiques éducatives et d&#039;attitudes qui soient garantes du bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
Alors, on ne doit pas seulement prévenir la maltraitance, mais aussi encourager une éducation qui permette à l&#039;enfant de donner le meilleur de lui-même.&lt;br /&gt;
La bientraitance d&#039;un enfant passe donc par son éducation, mais qui dit éducation, dit scolarisation. Le chemin d&#039;un enfant vers l&#039;cole est primordial, car à l&#039;cole, qui peut être considérée comme l&#039;une des principales instances de socialisation et de développement socio cognitif et socio affectif de l&#039;enfant, semble s&#039;inscrire dans le cadre global des attitudes favorables au bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon nombre d&#039;associations se mobilisent afin que chaque enfant ait droit à un  bon traitement dans la vie de tous les jours. Mais qu&#039;en est-il des enfants en prison, en institution ? On trouve dans le rapport d&#039;Amnesty International des recommandations pour la protection des enfants en détention telles que &amp;quot;les détenus mineurs doivent être séparés des adultes, sauf dans le cas de membres d&#039;une même famille&amp;quot;, ou encore &amp;quot;Le recours à la détention préventive pour les enfants doit se limiter à certaines circonstances exceptionnelles. Toute forme de détention doit être conforme à la norme internationale, qui veut qu&#039;un enfant ne soit placé en détention qu&#039;en dernier ressort et pour la durée la plus courte possible.&amp;quot; On se rend alors compte que le traitement des enfants en détention est un sujet qui préoccupe de plus en plus, et c&#039;est ainsi que des recommandations telles que celles-ci émergent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après une recherche effectuée par le service de protection judiciaire de la jeunesse en France, quelques constats ont été avancés : premièrement, un encadrement permanent, stable et formé, permet d&#039;laborer un suivi plus individualisé des mineurs. Le surveillant est alors le premier référent en détention. Deuxièmement, on souligne l&#039;importance des activités en détention, principalement des activités scolaires. On sait que le temps inactif passé en cellule peut engendrer des comportements violents. (AURELIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Divers acteurs du monde juridique, pénitencier ou encore politique préferent ne pas trop faire parler d&#039;eux dans les médias. On trouve très rarement le terme maltraitance dans un article consacré à la prison en Suisse, et bien que les conditions d&#039;incarcération soient décrites, il est râre qu&#039;un de leur aspect n&#039;est qualifié soit qualifié de mauvais traitement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que de nouvelles méthodes de prise en charge, plus inclusives, voient le jour, le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Pourtant, nous savons bien que l&#039;exclusion ne porte pas ses fruits, et exclure un jeune en rupture sociale de son école, de son parcours, ne va certainement pas jouer en faveur d&#039;une réinsertion éventuelle dans la société. Cette exclusion n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur? Ne devrait-on pas revoir les objectifs de base de l&#039;incarcération d&#039;un mineur et trouver les conditions adéquates en fonction de cela?  Paramont, centre de détention pour mineurs dans le canton du Valais, semble avoir reconsidéré les objectifs et buts de l&#039;incarcération, mettant l&#039;accent sur la ré-éducation à un métier, la formation, visant la réinsertion du mineur.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération de mineur, en faire un principe absolu? décriminaliser les délits commis  pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs est réelle, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. Que fait-on alors? Le débat est lancé, mais la situation est délicate et le traitement idéal ne peut peut-être pas être généralisé, il s&#039;agit plutot d&#039;un cas-par-cas. Mais peut- on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave?&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
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		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=4128</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
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		<updated>2006-06-14T17:07:31Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : /* Revue de litterature */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Ce groupe est composé de Marie Cornejo, Aurelie Benoit, Julie Wyler, Sira Garcia, Benoit Fanin et André Lienhard&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Introduction==&lt;br /&gt;
Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge à travers les époques, et nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier . A l&#039;heure actuelle, il existe en Suisse plusieurs centres de détention pour mineurs. Dans le canton de Genève nous avons &amp;quot;La Clairière&amp;quot; à Vernier (GE), mais pour cause de surnombre, certains mineurs peuvent être placés dans des prison pour adultes, comme c&#039;est le cas à Champ-Dollon. Entre surpopulation et prise en charge qui ne respecte pas les droits de l&#039;enfant, nous nous sommes demandés si les structures carcérales étaient réellement  aptes à prendre en charge les mineurs de manière adéquate et respectueuse de leurs développment.  &lt;br /&gt;
Après un temps de réflexion et la lecture de différents ouvrages, nous avons décidé de partir du principe que la place d&#039;un mineur n&#039;est pas en prison. Des lors qu&#039;un mineur est incarcéré, nous pouvons parler de maltraitance, un première forme de maltraitance à laquelle s&#039;ajoutent des condtions des détentions pas toujours respectueuses des conventions internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter..&lt;br /&gt;
Nous commencerons (1) par la revue de littérature, faisant une synthèse des ouvrages que nous avons lus. Puis, dans un souci de clarté, nous définirons dans un premier temps les (2)concepts utilisés: mineurs, maltraitance et prison. En partant de ses différentes définitions nous essayerons de mettre en lumière la (3)construction du problème social des mineurs en prisons et les différents acteurs qui s&#039;y intéressent. (4)Puis, nous nous sommes appuyés sur l&#039;actualité afin de penser les tableaux de la situation actuelle en Suisse romande, en évoquant toutes formes de maltraitance subies par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. (5)Nous nous sommes également intéressés aux événements récents à Champ-Dollon et à leur raison d&#039;être. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Revue de litterature== &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de retracer l&#039;évolution générale des conditions de détention dans les prisons pour mineurs en Suisse romande, nous nous sommes inspirés notament du cours de Mme. Ruchat, ainsi que de son ouvrage intitulé L&#039;oiseau et le Cachot (1993). A la suite des éléments apportés dans ce livre, le travail de recherche de S. Aeby et de C. Meier sur les prisons préventives genevoises nous a également donné de nombreux éléments sur l&#039;évolution des centres de détention de St-Antoine et de Champ-Dollon. L&#039;isolement, les conditions d&#039;hygiène, la surpopulation, le mélange des mineurs et des majeurs, sont beaucoup d&#039;éléments qui nous poussent à émettre l&#039;hypothèse selon laquelle la maltraitance serait une réalité dans les prisons pour mineurs. &lt;br /&gt;
Amnesty international soulève également ces différents points dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. &lt;br /&gt;
Le livre de J. Torrente DATE ET TITRE sur la maltraitance nous permet d&#039;avoir une meilleure connaissance de ce sujet. Cette approche interdisciplinaire donne une image des différents problèmes que cause la maltraitance. J. Torrente insiste sur le côté psychologique de la maltraitance. L&#039;auteur ne parle pas spécifiquement des conséquences de l&#039;enfermement mais des conséquences sur le développement et le psychisme d&#039;enfants ayant subi des maltraitances ou des négligences de tous genres. Nous retrouvons également cette thématique dans le livre de Zambeaux (2001) : &amp;quot;En prison avec des Ados&amp;quot;. En effet, dans cet ouvrage, l&#039;auteur permet aux lecteurs d’entrer dans les prisons de France, dans les quartiers réservés aux mineurs. Chaque année la république incarcère environ 7000 mineurs par an en prison et 700 d’entre eux y résident en permanence. L’auteur, un journaliste a rencontré ces jeunes derrière les barreaux et leur donne la parole. Zambeaux fait le tour des problèmes ; les prisons hors la loi, la loi entre codétenus, les drogues et médicaments à profusion, l’enseignement précaire, ou encore le statut non reconnu des adolescentes incarcérées. Il donne aussi la parole aux surveillants, matons, éducateurs et directeurs, chacun tenant un discours propre à leurs expériences. Le livre est complété par deux annexes qui donnent des résultats chiffrés sur l’incarcération des mineurs en France et du fonctionnement dans les prisons. &lt;br /&gt;
Une autre grande thématique retrouvée dans plusieurs ouvrages est celle des détenus mineurs incarcérés avec des majeurs. Par exemple, dans le livre de K. Tomasevski (1986): &amp;quot;Enfants en prison avec des adultes&amp;quot;, l&#039;auteur nous présente des enquêtes sur ce mélange, effectuées dans plusieurs pays, mettant en lumière des situations de détention trop souvent inadéquates. En effet, les mineurs sont plus souvent dirigés vers des travaux manuels comme les adultes que vers une prise en charge éducative, un traitement différencié de celui des détenus majeurs.&lt;br /&gt;
De plus, dans l&#039;article d&#039;Anne Rubin (2003), publié sur le site de la TSR &#039;&#039; La détention des mineurs: un casse-tête Suisse&#039;&#039;, présente la situation actuelle et la journaliste tire la sonnette d&#039;alarme quant à la présence d&#039;un nombre conséquent de mineurs dans des centres de détention pour adultes. &lt;br /&gt;
Le document audiovisuel temps présent, &amp;quot;En Taule&amp;quot; nous présente deux prisons préventives dans le canton de Vaud où l&#039;on peut souvent retrouver des mineurs. Ce document nous donne une image des conditions de détentions en Suisse. Dans les deux prisons visitées, on nous montre le quotidien des détenus et on peut entendre les points de vue des différents acteurs sur les conditions souvent difficiles. A travers l&#039;article d&#039; Alexandra Richard (27.09.2005), intitulé &amp;quot;Une solution latine pour la délinquance juvénile&amp;quot;, nous avons pu prendre connaissance de l&#039;existance de centres tels que celui de Pramont (VS), qui met l&#039;accent sur l&#039;education. Cet article a été trouvé sur le site internet de la TSR: www.tsr.ch. En effet, internet s&#039;est avéré utile pour la recherche de documents. Les sites web officiels des prisons sont intéressants car ils ont permis d&#039;avoir des renseignements très actuels. Celui de Champ-Dollon (www.geneve.ch/penitent/champdollon) nous a permis de prendre connaissance des chiffres concernant les détenus, tels que le nombre de mineurs incarcérés, le taux de surpopulation etc. &lt;br /&gt;
Concernant l&#039;actualité de la situation en Suisse romande, nous nous sommes appuyés sur plusieurs reportages et articles de presse. Premièrement, les articles paru dans &amp;quot;Le Courrier&amp;quot; ou encore &amp;quot;20minutes&amp;quot; (cf bibliographie)nous ont permis de prendre connaissance de la situation problématique actuelle à Champ-Dollon. &lt;br /&gt;
La maltraitance étant au centre de notre recherche, nous avons trouvé important de nous informer sur le concept de bientraitance. Le livre de H. Desmet et J-P. Pourtois (2005): &amp;quot;Culture et Bientraitance&amp;quot; développe ce concept dans de divers contextes. Il défini plus particulièrement le bien-être de l&#039;enfant dans un milieu, une culture et une société capables de lui apporter un équilibre et un épanouissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Question de recherche==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Qu&#039;est ce que la maltraitance en prison pour les mineurs en Suisse romande, et est-ce vraiment une réalité?   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Méthodologie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de répondre à notre question de recherche, nous avons commencé par rechercher un certain nombre d&#039;ouvrages concernant les mineurs incarcérés (cf. bibliographie), et nous nous sommes basés sur le cours du premier semestre, qui lui, nous a permi de retracer les conditions de détention des mineurs et d&#039;en voir l&#039;évolution. Ce travail nous a permis de formuler nos premières hypothèses et de forger nos opinions sur le sujet. Dans un second temps, dans de le but de répondre à nos questions concernant la prise en charge des mineurs déviants et de leur présence dans les structures pour adultes, nous avons décidé de partir sur le terrain interviewer M. Sebastier Aeby, directeur de la prison préventive de La Croisée, dans le canton de VD. Nous avons choisi ensemble des quesitons qui nous semblaient pertinentes (cf méthodologie de groupe) et avons profité de l&#039;entretien pour visiter la prison et obserer les conditions de détention. &lt;br /&gt;
Bien que cette interview ne soit pas le fondement de notre article, il nous a servi à faire un état des lieux de la situation en Suisse romande.&lt;br /&gt;
Pour avoir une idée de la construction sociale du problème, nous sommes allés chercher des rapports de débats au Grand Conseil: le disocurs du procureur général du 31.02.02 et l&#039;interpellation de M. Rémy Pagani au sujet du suivi des adolescents à Champ-Dollon, 25.04.02, le Rapport annuel de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, année parlementaire 2002-2003 et le Rapport de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, 1ère année de la législature 2001-2003. Nous nous sommes également appuyés sur des rapports d&#039;Amnesty International. &lt;br /&gt;
Cet aricle permet de faire un état des lieux général de la situation actuelle en Suisse. Il explique le problème de surpopulation et les mesures qui ont été prises de part et d&#039;autre. De plus, il contient des informations sur le Code Pénal Suisse en ce qui concerne les mineurs, et fait le point sur les différentes idées en ce qui concerne le changement de durée de peines.&lt;br /&gt;
Nous avons consulté le site officiel de la ville de Genève et nous somme appuyés sur de nombreux articles de presse, ainsi que des reportages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;« Enfant en prison » est un rapport international qui dresse un bilan sur les conditions de détention des mineurs dans 51 pays. Il a été écrit en 1998 par l’Observatoire international des prisons. Il a l’avantage d’offrir une vision globale, autant à l’échelle des pays que des traitements sur mineurs. Cependant, je ne me suis que très peu appuyé sur ce livre, car nous voulions pour ce travail donné une vision locale (Genève) des conditions de détention, ainsi que creuser le concept de maltraitance, et ce livre ne le permettait qu’à petite dose&#039;&#039;&#039;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Limites de la méthode===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous nous sommes heurtés à un vrai manque de temps, notamment pour trouver la littérature pertinente, pour construire nos réflexions et pour préparer et choisir l&#039;entretien.&lt;br /&gt;
Le travail et la rédaction de groupe se sont avérés difficiles.  &lt;br /&gt;
La précipitation à commencer le travail nous a poussé à lire des ouvrages qui se sont avérés non pertinents une fois la recherche plus avancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Analyse==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définition de quelques concepts&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;être claire sur les concepts que nous utiliserons lors de notre exposé, nous proposons au lecteur, quelques définitions: [[mineur]], [[maltraitance]], [[bientraitance]] et [[prison]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du problème social&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l&#039;on a choisi de montrer cette problématique à différentes époques de l&#039;histoire humaine, ce n&#039;est pas sans surmonter quelques difficultés. Plus on remonte dans le passé de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d&#039;égarement dû au manque d&#039;informations. C&#039;est pourquoi, nous commencerons avec la question de l&#039;enfermement pour nous mener à celle qui nous intéresse en particulier: la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfermement est un phénomène qui a toujours existé, et bien qu&#039;il ait pu prendre des formes différentes selon les époques, il n&#039;en reste pas moins qu&#039;il fut et est une réalité pour les mineurs.&lt;br /&gt;
Déjà au 5ème siècle, les couvents servaient entre autres de lieu d&#039;enfermement pour les enfants &amp;quot;déviants&amp;quot;. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de grand renfermement des pauvres entre le 16ème et 17ème siècle donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pecheur de ces hommes, femmes et enfants. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d&#039;un renouveau moral. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d&#039;enfermement par excellence, fit son apparition. Elle a été créée pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs pour les criminels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, il est intéressant de signaler l&#039;émergence du rapport de la bientraitance à la maltraitance dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème siècle, les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. La décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commencaient à s&#039;élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l&#039;expérience des galères pour les enfants et les femmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème siècle sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n&#039;arrêtait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.&lt;br /&gt;
Il y avait évidemment dans cette prolifération d&#039;idées des contradictions, dont certaines allaient avoir des répercussions sur notre objet d&#039;étude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
D&#039;un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. En effet, la théorie proposée par ce dernier suggère l&#039;idée que l&#039;individu est entièrement formé avant de naître. Ce postulat pousse à croire que l&#039;identité de l&#039;humain est pré existante. A partir de cette conception, le traitement réservé &amp;quot;aux enfants vicieux&amp;quot; ou &amp;quot;aux criminels nés&amp;quot;, tendait à les enfermer à vie, étant donné que leurs penchants délictueux étaient non seulement d&#039;origine héréditaire mais également immuables. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu&#039;elles ne puissent se reproduire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l&#039;autre côté, comme nous l&#039;avons vu dans le cours de Mme Ruchat, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L&#039;individu était maître de lui-même, insoumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous, faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, affirmant que l&#039;enfant naît fondamentalement bon et que la société le corrompt à mesure qu&#039;il grandit. Il défendit l&#039;idée de protéger l&#039;enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout aussi significative , celle de l&#039;éducabilité de l&#039;homme à travers le cas de l&#039;enfant sauvage de l&#039;Aveyron. Le docteur sort cet enfant sauvage d&#039;un établissement réservé aux sourds pour lui offrir de meilleures conditions, en l&#039;hébergeant chez lui. Itard croit en l&#039;éducabilité de Victor (nom donné à &amp;quot;l&#039;enfant sauvage&amp;quot;), et progressivement, grâce à des tests, des méthodes pédagogiques, Victor va apprendre, comprendre, parler et penser. Sans rentrer dans les détails de cet évènement, on peut dire que l&#039;hypothèse du docteur, quant à l&#039;éducabilité de l&#039;homme, a été confirmée.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans un tel contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de &amp;quot;redressement&amp;quot;. L&#039;ouvrage de l&#039;Italien Cesare Beccaria intitulé &amp;quot;Des délits et des peines&amp;quot;, écrit en 1764, connaît un énorme succès. Il demande des peines plus légères, plus humaines pour les prisonniers; la société semble suffisamment préparée à recevoir cette idée nouvelle. Cette fois la problématique passe d&#039;un stade primaire à second, son amplification à travers le média de l&#039;époque, c&#039;est-à-dire le livre, produit la publicité nécessaire à donner un nouvel élan à l&#039;amélioration des traitements dans les prisons. L&#039;établissement pénitencier prend une nouvelle définition, il devient &amp;quot;l&#039;école du peuple&amp;quot;, les idées sont les suivantes : rattraper la délinquance et rééduquer l&#039;homme. Deux problèmes se posent à la suite de cette évolution des traitements. Premièrement, le mélange des genres en prison: hommes, femmes et enfants se côtoient dans un même établissement et l&#039;on craint d&#039;éventuelles contaminations morales. Deuxièmement, la question de l&#039;isolement devient problématique. Au lieu de permettre une prise de conscience et un retour sur soi, l&#039;isolement donnait des résultats contraires: les hommes avaient plutôt tendance à &amp;quot;se perdre&amp;quot;, à devenir agressifs ou psychotiques. &lt;br /&gt;
Ce problème vient raviver la question qui nous intéresse ici, c&#039;est-à-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et de ce fait illustre bien l&#039;intérêt qui existait déjà à cette époque: le bon traitement de cette catégorie d&#039;individus. La prise en charge des mineurs prend alors une nouvelle direction, vers un établissement qui leur est dorénavant réservé, une &amp;quot;école de préservation&amp;quot;, autrement dit une prison pour mineurs ou une maison de correction. L&#039;établissement de Mettray, ouvert en 1860, en est le parfait exemple. Ces derniers seront traités différemment, avec un peu plus de liberté, d&#039;espace, dans une atmosphère plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l&#039;esprit religieux qu&#039;on souhaite transmettre à ces jeunes ne sera pas oublié. Bien que les traitements aient changés, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qui s&#039;intéresse de nos jours à la maltraitance des mineurs en prison ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développement de l&#039;enfant et de son bon environnement est permanent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 a force de loi. En plus de la contrainte juridique, c&#039;est-à-dire le respect des articles qu&#039;elle impose aux signataires, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique, résolument novateur. En effet. elle propose une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être considéré comme acteur de sa propre vie. De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;intérêt supérieur de l&#039;enfant affirmé à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra retenir les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation. Toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noter qu&#039;une Convention engage les Etats signataires à mettre en oeuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certain nombre de droits édictés dans la convention peut s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains alinéas d&#039;articles s&#039;intéressent directement aux situations de détentions. A titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être basée sur l&#039;intérêt supérieur de celui-ci et tenir compte de son opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être protégé contre les &#039;&#039;&#039;immixtions&#039;&#039;&#039; dans sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondance et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son milieu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dans un établissement approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;avoir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaux respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que c&#039;est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise en détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises, dirons-nous, conditions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution envisagée et d&#039;une durée aussi limitée que possible. Il doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulière qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il semble que son application doit être poursuivie même en détention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détention est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International oeuvre en faveur de tous les droits annoncés dans la Déclaration universelle des droits de l&#039;homme, ainsi que dans d&#039;autres traités internationaux. L&#039;Organisation contribue à promouvoir le respect de l&#039;ensemble de ces droits, qu&#039;elle considère comme indivisibles et interdépendants, au moyen de différents types d&#039;actions visant à informer et à sensibiliser le grand public, en développant l&#039;éducation aux droits humains et en faisant pression sur les gouvernements pour qu&#039;ils ratifient et appliquent les traités relatifs aux droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver par exemple une page concernant les mauvais traitements, qui vise à sensibiliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier texte, on critique l&#039;enfermement des mineurs dans des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assurent pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détentions pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure ou ils seraient bien souvent vétustes et pourraient mettre en danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajoute à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfants vivent donc en dehors du respect de leur intimé et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dans des prisons réservés aux adultes, loin du respect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Ce mélange, qui représente un risque important pour les mineurs, tels que des violences sexuelles, physiques, et psychologiques, est d&#039;autant plus grave qu&#039;il s&#039;effectue dans des prisons, pour adultes, qui sont, dans la plupart des cas, elles aussi surpeuplées, comme nous pouvons le constater à la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui disposent que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, et ceci afin de pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. (Se référer à l&#039;ouvrage de K. Tomasevski (1986). La Suisse fait partie de ces pays. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention mettant en jeu la santé et la sécurité physique et émotionnelle des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty international soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d&#039;une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autres les droits de l&#039;enfant, et en l&#039;occurrence le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détentions pour mineurs, le rapport souligne en premier lieu le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au delà des problèmes &amp;quot;matériels&amp;quot; qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport placent le problème encore plus haut, dans &amp;quot;l&#039;absence persistante de toute volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négation pure et simple de leurs existences&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugement, l&#039;incarcération des mineurs dans les quartiers pénitenciers réservés aux adultes, parfois même avec les plus dangereux d&#039;entre eux, le manque de personnel formé de manière adaptée, la surpopulation, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent détenus dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité, et nuisent donc gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux. A cela s&#039;ajoute l&#039;absence ou une insignifiance de structures d&#039;enseignement, d&#039;installations sportives et de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation, font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure ou elle se fait en dehors du respect de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant. Malgré tout, il semble que dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qu&#039;en est-il de la Suisse?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention et l&#039;encadrement des mineurs a fait l&#039;objet de discours et de différents débats à l&#039;intérieur du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 janvier 2002, dans un discours, Monsieur Daniel Zappelli (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550108/41/550108_41_partie4.asp), procureur général évoque la nécessité impérative de créer des lieux supplémentaires de détention pour mineurs afin d&#039;éviter qu&#039;ils se retrouvent  placés dans des prisons pour adultes et &amp;quot;qu&#039;ils ne soient privés de l&#039;encadrement adéquat&amp;quot;. Ce discours rappelle que le nombre de mineurs incarcérés est en augmentation depuis les 6 dernières années et qu&#039;il est donc important d&#039;avoir une réflexion sur la justice que l&#039;on offre. On ne manque pas de souligner que &amp;quot;la justice n&#039;est pas que pénale&amp;quot;, et ce n&#039;est qu&#039;en gardant ceci à l&#039;esprit que l&#039;on peut faire évoluer les conditions de traitement et de prise en charge des mineurs.&lt;br /&gt;
Il est absolument nécessaire que la justice se voit mettre à disposition les moyens adéquats pour exercer son pouvoir d&#039;une manière efficace et respectueuse des droits de l&#039;homme et de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril 2002, c&#039;est M. Remy Pagani qui fait une interpellation au Conseil d&#039;Etat au sujet du suivi des adolescents enfermés à Champ-Dollon (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550107/33/550107_33_partie15.asp). Une situation qui ne permet pas la séparation stricte avec les adultes, ce qui est contraire à la convention internationale des droits de l&#039;enfant. De plus ces mineurs, dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés, ne disposent de surcroit d&#039;aucun encadrement éducatif particulier. A ceci la Conseillère d&#039;Etat Michel Spoerri répondra par le même souci et la conscience de la nécessité d&#039;améliorer les conditions de détention des mineurs et leur prise en charge, en l&#039;occurrence, par l&#039;agrandissement de la Clairière et la volonté d&#039;y placer des éducateurs supplémentaires. Seulement ces mesures semblent assez légères étant donné que, comme nous le verrons plus tard, l&#039;agrandissemnt de la Clairière n&#039;est pas assez important, tous les mineurs présents à Champ-Dollon ne pourront pas y entrer. De plus, les propositions de postes supplémentaires ne semblent pas aboutir, ou, en tout cas, pas assez rapidement étant donné l&#039;urgence de la situation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sujet étudié a fait l&#039;objet de deux rapports annuels de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux rapports, le premier de M. Hugues Hiltpold, année parlementaire 2002-2003,(http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550302/7/550302_7_partie8.asp) sur le thème de la détention et de l&#039;encadrement des mineurs et le second de Mme Anita Cuenod, 1ère année de la législature 2001-2005, ((http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550204/16/550204_16_partie32.asp) font état de problèmes très similaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y parle  de Champ Dollon, comme d&#039;un bâtiment vétuste, ayant des besoins évidents &amp;quot;d&#039;aménagements et de rafraichissements&amp;quot;. Ce lieu ne semble pas approprié que ce soit pour des mineurs ou des adultes. Pourtant, au moment où le débat concernant le deuxième rapport à lieu, 27 mineurs étaient présents dans ces murs! La Clairière étant trop petite pour accueillir tous les mineurs placés, et les travaux d&#039;agrandissement tardant à commencer, les conditions semblent peu propices à une amélioration de la situation qui constitue pourtant une réelle urgence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sous-jacent à cette situation, nous retrouvons le problème du traitement de la jeunesse déviante. Est-il normal que le nombre de mineurs placés en détention ne cesse de croitre alors que la justice ne se dit pas uniquement pénale?  C&#039;est M. Remy Pagani qui soulève cette question de fond, qui semble-t-il, ne passe pas souvent au premier plan lors des débats au Grand Conseil.&lt;br /&gt;
On rappellera les décisions prises 4 ans auparavant qui n&#039;ont pas été appliquées, notamment l&#039;abolition de la promiscuité mineurs-majeurs à la prison de Champ-Dolllon. Si cette promiscuité n&#039;a pas été abolie, elle est d&#039;autant plus alarmante que ces jeunes placés en compagnie d&#039;adultes sont isolés dans des quartiers ou bien souvent, se trouvent des personnes &amp;quot;encore plus déviantes qu&#039;eux, notamment des pédophiles&amp;quot;. M. Pagani soulève ici un question importante qui est celle de la cohérence du traitement des mineurs incarcérés. Le but de l&#039;incarcération est-elle la prise d&#039;un risque pour la santé et l&#039;équilibre sûrement déjà précaire de ces enfants? &lt;br /&gt;
Si l&#039;agrandissment de la prison de Champ-Dollon est une solution à la surpopulation carcérale, Mme Esther Adler rappelle que des solutions plus &amp;quot;profondes&amp;quot; sont à chercher dans le fonctionnement même du système de traitement des criminels. Effectivement, il serait opportun de réfléchir aux conditions de détentions des mineurs, aux propositions de prise en charge et aux améliorations à y apporter. Se contenter de faire de Champ-Dollon un lieu plus vaste va-t-il permettre un meilleur traitement des mineurs délinquants?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, si les mineurs qui sont placés à La Clairière sont un peu mieux lotis, on soulignera la présence de gardien de prison en plus des éducateurs. Cette présence est perçue comme une volonté de promouvoir la répression plutôt que des mesures éducatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble que la surpopulation des centres de détention pour mineurs serait due au manque de volonté des juges de trouver de mesures plus adéquates pour le traitement des mineurs délinquants. La prison serait utilisée commune solution de facilité, ce qui une fois encore apparaît contraire aux articles édictés par les droits de l&#039;enfant. Il ferait partie du rôle du gouvernement d&#039;encourager les juges à trouver des peines plus adéquates que la mise en détention, on citera les mesures d&#039;utilité publique en exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour reprendre les propos de M. Hiltpold et M. Mauris, &amp;quot;Michel Foucault considère (...) que l&#039;on juge une société par l&#039;état de ses prisons&amp;quot; et dans cette optique, c&#039;est &amp;quot;une honte pour notre société moderne de laisser ainsi des jeunes en rupture aux côtés d&#039;idoles du crime (...) avec des gardiens en guise d&#039;infirmiers et des délinquants en guise de camarades.&amp;quot; Cette situation relate un réel disfonctionnement de la société actuelle et probablement un manque de volonté à prendre la situation en main, de tout mettre en oeuvre pour y remédier, étant donné que le Conseil d&#039;Etat ne semble pas suivre les recommandations émises par la commission au terme de son rapport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias suisses s&#039;intéressent eux aussi au problème. Notre attention s&#039;est portée sur une émission de swissinfo par Anne Rubin titrée &#039;&#039;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&#039;&#039; le 02 décembre 2003. (Site de la TSR : La détention des mineurs, un casse tête suisse swissinfo, Anne Rubin(02.12.2003)). Les médias s&#039;inquiètent de la présence de plusieurs mineurs dans des prisons pour adultes, des lieux &amp;quot;inadaptés&amp;quot; à l&#039;accueil de jeunes personnes en développement. De plus, pour ne pas améliorer la situation, la Clairière est toujours trop petite, et on rappelle que l&#039;agrandissement en cours n&#039;a pas été prévu assez conséquent pour accueillir les nombreux mineurs placés entre autre a Champ-Dollon. Ce dernier constat est fait par les autorités genevoises elles-mêmes.&lt;br /&gt;
Cette détention en compagnie d&#039;adultes semblent d&#039;autant plus inquiétante qu&#039;elle ne permet pas de répondre à une volonté d&#039;offrir aux mineurs détenus une prise en charge particulière et éducative qui préparerait le terrain à une réinsertion dans la société. Le jeune, qu&#039;il soit délinquant ou non, a le droit à ce qu&#039;on lui prépare un avenir et qu&#039;on lui donne les atouts pour y arriver. Cependant, dans de telles conditions de détention, dans cette &amp;quot;école du crime&amp;quot; comme l&#039;appelle M. Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD), on peut imaginer que c&#039;est plutôt la récidive qui sera entrainée plutôt que la réinsertion du jeune. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Réalité Suisse et genevoise: de la prise en charge à la maltraitance&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- La détention des délinquants mineurs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis plusieurs années, des mineurs sont détenus tant à la prison de Champ-Dollon qu&#039;à la Maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc. Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est devenue aujourd&#039;hui la règle et s&#039;aggrave. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissements privatifs de liberté pour adultes vient directement à l&#039;encontre de plusieurs conventions internationales, dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes délinquants et criminels. Les centres de détention ont comme but de protéger les mineurs, pour cela on a jugé bon de les séparer de la société. Cette dernière est représentée par le groupe dominant qui fixe les règles et les normes à respecter. Les individus qui ne respectent pas ces normes sont montrés du doigt et mis en marge. Pour suivre cet objectif, la société a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code pénal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de liberté doit exercer une action éducative sur les personnes privée de liberté et préparer le retour à la vie libre. L&#039;enfermement doit être un moyen pour le délinquant ou le criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger le jeunes en donnant une réponse aux actes violents ou délictueux. Elles doivent punir mais pas maltraiter les déviants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 60 se sont crées les premières prisons pour mineurs. On sépare déjà depuis le 19ème les détenus majeurs des mineurs. On veut éviter les mélanges qui ne sont pas bénéfiques pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitements.  St-Antoine était la prison qui avait le plus servi à Genève depuis le 1712, date de sa construction. Elle passa le relai à Champ-Dollon en 1977. Depuis le début du 20ème siècle, et jusqu&#039;à nos jours, on trouve des mineurs dans des lieux prévus uniquement pour des majeurs. On retrouve ces faits dans le travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, par Chloé MEIER et Sébastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995, mais également dans les statistiques actuelles de Champ-Dollon ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby actuel directeur de la prison préventive la Croisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairière&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre éducatif pour adolescents. Les mineurs y sont détenus pour des périodes courtes,  allant de 1 jours à 1 an. Cependant, la création de la Clairière ne résoud pas le problème, car on retrouve systématiquement des mineurs dans les établissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple à Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tirés des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;année 2003 peuvent nous donner une image de l&#039;ampleur du phénomène (cf résumé)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons déjà exliqué, l&#039;enfermement de mineurs en prisons constitue déjà, en tant que tel, une forme de maltraitance. Cette dernière est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelques années la situation s&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview. Il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Ce nouveau cadre ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins stricts (rapporté de l&#039;inteview donné au courrier). Dans ces prisons pour majeurs la sécurité est renforcée, et la répression et l&#039;isolement sont plus fréquemment utilisés. Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de J. Torrente  &amp;quot;La maltraitance,hommes et perspectives&amp;quot;. Cette ouvrage traite des effets psychologiques liés à la maltraitance . Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La structure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. L&#039;encadrement dont les mineurs auraient tant besoin est absents. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière. Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dûs à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux, comme nous avons pu le voir précédement dans l&#039;article 37 de La Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot; C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby. &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux, mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer: le mineur serait au centre du projet, et l&#039;exclusion que représente l&#039;enfermement serait évitée dans la mesure du possible. Dans le cas contraire, il s&#039;agirait tout de même d&#039;éviter le processus d&#039;engrenage qui s&#039;active souvent lors du contact avec des adultes, et orienter la prise en charge vers un épanouissement du mineur et une réintegration à la société. Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. Ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droits de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toutes les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissements pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus début mai 2006 la surpopulation est devenue intolérable. Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. En effet Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, les personnes incarcérées sont actuellement autour des 500. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable. Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inaugurée le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine, voire surpeuplée selon les périodes. Le problème est donc loin d&#039;être résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires. &lt;br /&gt;
La surpopulation et les maltraitances plus généralement sont des freins pour le développement des mineurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, et risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les ojectifs &#039;&#039;&#039;( quels sont ces objectifs?)&#039;&#039;&#039; que tentent d&#039;atteindre les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineur à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dûes à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie. &amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subisse pas de mauvais traitements durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Afin que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby)(&#039;&#039;&#039; expliciter un peu ce que pourrait être cette coopération ou pourquoi elle n&#039;existe pas maintenant)&#039;&#039;&#039;. Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance a de l&#039;influence sur le développement, l&#039;image du corps est modifiée par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation ou le suicide. Pour éviter de tel abus,notamment sexuels, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélanger dans les cellules et lors des douches. Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visites que les majeurs &#039;&#039;&#039;( quel suivi en plus faudrait-il? mesures éducatives, loisirs, scolarisation, ...).&#039;&#039;&#039; Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y perd du temps de visite, mineurs inclus. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Actualité: Champ-Dollon et ses récentes émeutes&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En février 2005, les députés du Grand Conseil votaient un crédit d&#039;étude de 1,3 millions de francs pour l&#039;agrandissement de l&#039;établissement pénitentiaire. A ce moment-là, la prison de Champ-Dollon comptait 438 détenus pour 270 places. &lt;br /&gt;
Furieux de ces conditions, les détenus ont manifestés durant les journées du 30 avril et du 1 mai, refusant de réintégrer leurs cellules après la promenade. Malheureusement, des violences ont été commises. Selon Constantin Franziskakis, une trentaine de détenus se seraient défoulés sur le matériel de la prison. A la fin de la journée, le constat était de trois blessés.  &#039;&#039;&#039;(sources)&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Laurent Moutinot, le chef du Département des institutions, promet de punir les auteurs de violence, mais également de prêter une oreille attentive à leur revendications, bien que, d&#039;après lui, les problèmes énoncés découlent de la situation de surpeuplement.&lt;br /&gt;
Les détenus manifestaient non seulement contre les conditions de surpopulation, mais surtout contre les arrestations brutales des forces de l&#039;ordre et contre les périodes de détention provisoire qui excèdent régulièrement la durée des peines prononcées. En effet, le nombre de dossiers traités pour condamnation est passé de 2600 en 2003 à 4300 en 2005.&lt;br /&gt;
La Ligue suisse de droits de l&#039;homme se montre solidaire avec les détenus, pointant le doigt sur la lenteur de la Chambre d&#039;accusation genevoise. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais le problème n&#039;est pas proprement genevois. Si Champ-Dollon souffre aujourd&#039;hui de surpopulation, c&#039;est aussi parce que de nombreux détenus attendent leur transfert vers une prison d&#039;un autre canton. En 2005, la Suisse comptait plus de 6000 détenus. Sur les 122 prisons nationales, 27 affichaient complet et 14 souffraient de surpopulation. &lt;br /&gt;
Cette situation est désagréable autant pour les personnes qui travaillent à la prison que pour les prisonniers, qui se marchent dessus. La sécurité générale est amoindrie, les personnes étouffent.  Les places de travail en ateliers manquent. Certains prisonniers se trouvent enfermés 23 heures sur 24 dans leur cellule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette surpopulation avait déjà entraîné à Genève une certaine prise de conscience en mars 2006 : le conseil d’état ouvre un crédit de 18 millions de francs pour un projet de construction d&#039;une nouvelle structure de détention à Puplinge, village situé à côté de Jussy, vers le site de Champ-Dollon. Cette structure devrait voir le jour en 2007 : les travaux commençant normalement en février prochain pour s’achever en décembre 2007. Cette structure ne prévoit que 64 places supplémentaires mais aussi des places de travail. Cela viendra bien évidemment soulager la surpopulation de Champ-Dollon dont les prisonniers sont victimes depuis déjà de nombreuses années mais cela suffira-t-il pour « faire taire » ces détenus étouffés ? L’autorité genevoise craignait ces plaintes depuis longtemps, ces dernières viennent d’ailleurs confirmer la mesure d’urgence à prendre, et la nécessité de donner aux détenus un minimum de confort le plus rapidement possible.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Plus aucun mineur ne sera incarcéré à Champ-Dollon&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Depuis le 20 avril, plus aucun mineur n&#039;est détenu à Champ-Dollon. Habituellement, entre zéro et onze mineurs y étaient enfermés. Suite aux violences qui ont eu lieu dans la prison surpeuplée, les mineurs seront désormais détenus à La Clairière. Cependant, bien que cette dernière ait été agrandie, passant de 15 à 30 places en 2005, elle risque également d&#039;être surpeuplée. &amp;quot;Entre deux maux, nous avons choisi le moindre&amp;quot;, a dit M. Franziskakis, directeur de l&#039;office pénitentiaire. En effet, les mineurs seront plus en sécurité dans une Clairière surpeuplée de quelques unités qu&#039;à Champ-Dollon en mutinerie. Ce transfert permettera également une prise en charge adéquate, puisque La Clairière ne détient que des mineurs. Cette réaction immédiate suite aux émeutes de Champ-Dollon confirme notre hypothèse selon laquelle les mineurs n&#039;ont pas leur place dans des prisons d&#039;adultes. Il est toutefois bien dommage qu&#039;il faille des incidents graves pour obtenir des changements...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bientraitance: un concept émergent.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous évoquerons en premier lieu notre interrogation sur l&#039;absence du terme de &amp;quot;bientraitance&amp;quot; dans notre vocabulaire. Nous nous sommes demandés si cet oubli pouvait révéler le fait que notre société n&#039;aurait pas pensé à la bientraitance. Comme le dit B. Cyrulnik (2005) dans le livre &amp;quot;Culture et bientraitance&amp;quot;, &amp;quot; Le choix du mot révèle la manière dont la culture se préoccupe d&#039;un concept.&amp;quot; Peut-on alors en déduire que le système pénal suisse ne fait pas de la bientraitance des mineurs incarcérés une de ses priorités?&lt;br /&gt;
Partant du principe que placer un mineur en prison est déjà une forme de maltraitance, nous allons tenter d&#039;éclaircir alors le concept de bientraitance, qui devient de plus en plus présent dans les discours de tous les jours.&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, bientraiter un enfant est devenu un enjeu d&#039;humanité. Si le mot bientraitance est né, c&#039;est un signe de changement d&#039;attitude de la part d&#039;une société qui sans cesse tente de se remettre en question. Le concept de bientraitance a subi une transformation d&#039;une génération à une autre, aussi, dans les années 1980, bientraiter un enfant n&#039;apparaissait pas encore comme une évidence au sein de la famille. Aujourd&#039;hui,  on parle d&#039;une éducation qui se doit de favoriser l&#039;panouissement des enfants dans différents domaines, physique, affectif, cognitif et social. La famille est considérée comme le lieu privilégié permettant de favoriser cet épanouissement. Autrement dit, la bientraitance vise à la promotion et à la mise en place effective de pratiques éducatives et d&#039;attitudes qui soient garantes du bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
Alors, on ne doit pas seulement prévenir la maltraitance, mais aussi encourager une éducation qui permette à l&#039;enfant de donner le meilleur de lui-même.&lt;br /&gt;
La bientraitance d&#039;un enfant passe donc par son éducation, mais qui dit éducation, dit scolarisation. Le chemin d&#039;un enfant vers l&#039;cole est primordial, car à l&#039;cole, qui peut être considérée comme l&#039;une des principales instances de socialisation et de développement socio cognitif et socio affectif de l&#039;enfant, semble s&#039;inscrire dans le cadre global des attitudes favorables au bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon nombre d&#039;associations se mobilisent afin que chaque enfant ait droit à un  bon traitement dans la vie de tous les jours. Mais qu&#039;en est-il des enfants en prison, en institution ? On trouve dans le rapport d&#039;Amnesty International des recommandations pour la protection des enfants en détention telles que &amp;quot;les détenus mineurs doivent être séparés des adultes, sauf dans le cas de membres d&#039;une même famille&amp;quot;, ou encore &amp;quot;Le recours à la détention préventive pour les enfants doit se limiter à certaines circonstances exceptionnelles. Toute forme de détention doit être conforme à la norme internationale, qui veut qu&#039;un enfant ne soit placé en détention qu&#039;en dernier ressort et pour la durée la plus courte possible.&amp;quot; On se rend alors compte que le traitement des enfants en détention est un sujet qui préoccupe de plus en plus, et c&#039;est ainsi que des recommandations telles que celles-ci émergent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après une recherche effectuée par le service de protection judiciaire de la jeunesse en France, quelques constats ont été avancés : premièrement, un encadrement permanent, stable et formé, permet d&#039;laborer un suivi plus individualisé des mineurs. Le surveillant est alors le premier référent en détention. Deuxièmement, on souligne l&#039;importance des activités en détention, principalement des activités scolaires. On sait que le temps inactif passé en cellule peut engendrer des comportements violents. (AURELIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Divers acteurs du monde juridique, pénitencier ou encore politique préferent ne pas trop faire parler d&#039;eux dans les médias. On trouve très rarement le terme maltraitance dans un article consacré à la prison en Suisse, et bien que les conditions d&#039;incarcération soient décrites, il est râre qu&#039;un de leur aspect n&#039;est qualifié soit qualifié de mauvais traitement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que de nouvelles méthodes de prise en charge, plus inclusives, voient le jour, le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Pourtant, nous savons bien que l&#039;exclusion ne porte pas ses fruits, et exclure un jeune en rupture sociale de son école, de son parcours, ne va certainement pas jouer en faveur d&#039;une réinsertion éventuelle dans la société. Cette exclusion n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur? Ne devrait-on pas revoir les objectifs de base de l&#039;incarcération d&#039;un mineur et trouver les conditions adéquates en fonction de cela?  Paramont, centre de détention pour mineurs dans le canton du Valais, semble avoir reconsidéré les objectifs et buts de l&#039;incarcération, mettant l&#039;accent sur la ré-éducation à un métier, la formation, visant la réinsertion du mineur.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération de mineur, en faire un principe absolu? décriminaliser les délits commis  pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs est réelle, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. Que fait-on alors? Le débat est lancé, mais la situation est délicate et le traitement idéal ne peut peut-être pas être généralisé, il s&#039;agit plutot d&#039;un cas-par-cas. Mais peut- on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave?&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
	</entry>
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		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=4127</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
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		<updated>2006-06-14T17:00:58Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : /* Analyse */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Ce groupe est composé de Marie Cornejo, Aurelie Benoit, Julie Wyler, Sira Garcia, Benoit Fanin et André Lienhard&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Introduction==&lt;br /&gt;
Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge à travers les époques, et nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier . A l&#039;heure actuelle, il existe en Suisse plusieurs centres de détention pour mineurs. Dans le canton de Genève nous avons &amp;quot;La Clairière&amp;quot; à Vernier (GE), mais pour cause de surnombre, certains mineurs peuvent être placés dans des prison pour adultes, comme c&#039;est le cas à Champ-Dollon. Entre surpopulation et prise en charge qui ne respecte pas les droits de l&#039;enfant, nous nous sommes demandés si les structures carcérales étaient réellement  aptes à prendre en charge les mineurs de manière adéquate et respectueuse de leurs développment.  &lt;br /&gt;
Après un temps de réflexion et la lecture de différents ouvrages, nous avons décidé de partir du principe que la place d&#039;un mineur n&#039;est pas en prison. Des lors qu&#039;un mineur est incarcéré, nous pouvons parler de maltraitance, un première forme de maltraitance à laquelle s&#039;ajoutent des condtions des détentions pas toujours respectueuses des conventions internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter..&lt;br /&gt;
Nous commencerons (1) par la revue de littérature, faisant une synthèse des ouvrages que nous avons lus. Puis, dans un souci de clarté, nous définirons dans un premier temps les (2)concepts utilisés: mineurs, maltraitance et prison. En partant de ses différentes définitions nous essayerons de mettre en lumière la (3)construction du problème social des mineurs en prisons et les différents acteurs qui s&#039;y intéressent. (4)Puis, nous nous sommes appuyés sur l&#039;actualité afin de penser les tableaux de la situation actuelle en Suisse romande, en évoquant toutes formes de maltraitance subies par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. (5)Nous nous sommes également intéressés aux événements récents à Champ-Dollon et à leur raison d&#039;être. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Revue de litterature== &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de retracer l&#039;évolution générale des condition sd e détention dans les prisons pour mineurs en Suisse romande, nous nous sommes inspirés notament du cours de Mme. Ruchat, ainsi que de son ouvrage intitulé L&#039;oiseau et le Cachot (1993). A la suite des éléments apportés dans ce livre, le travail de recherche de S. Aeby et de C. Meier sur les prisons préventives genevoises nous a également donné de nombreux éléments sur l&#039;évolution des centres de détentions de St-Antoine et de Champ-Dollon. L&#039;isolement, les conditions d&#039;hygiène, la surpopulation, le mélange des mineurs et des majeurs, sont beaucoup d&#039;éléments qui nous poussent à émettre l&#039;hypothèse selon laquelle la maltraitance serait une réalité dans les prisons pour mineurs. &lt;br /&gt;
Amnesty international soulève également ces différents points dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. &lt;br /&gt;
Le livre de J. Torrente DATE ET TITRE sur la maltraitance nous permet d&#039;avoir une meilleure connaissance de ce sujet. Cette approche interdisciplinaire donne une image des différents problèmes que cause la maltraitance. J. Torrente insiste sur le côté psychologique de la maltraitance. L&#039;auteur ne parle pas spécifiquement des conséquences de la prison mais des conséquences sur le développement et le psychisme d&#039;enfants ayant subis des maltraitances ou des négligences de touts genres. Nous retrouvons également cette thématique notamment dans le livre de Zambeaux (2001) : &amp;quot;En prison avec des Ados&amp;quot;. En effet, dans cet ouvrage, l&#039;auteur permet aux lecteurs d’entrer dans les prisons de France, dans les quartiers réservé aux mineurs. Chaque année la république incarcère environ 7000 mineurs par an et 700 d’entre eux y réside en permanence. L’auteur, un journaliste a rencontré ces jeunes derrière les barreaux et leur donne la parole. Les mots de ces derniers sont souvent crus, décrivant la réalité carcérale, ces principes, ces « plaisirs », mais rarement ces difficultés, car on sent à travers leurs récits qu’elles sont quotidiennes. Bien que certains détenus continuent à jouer les durs, le journaliste décèle les parcelles d’humanité qui  survivent dans de tels lieux. Zambeaux fait le tour des problèmes ; les prisons hors la loi, la loi entre codétenus, les drogues et médicaments à profusion, l’enseignement précaire, ou encore le statut non reconnu des adolescentes incarcérées. Il donne aussi la parole aux surveillants, matons, éducateurs et directeurs, chacun tenant un discours propre à leurs expériences. Le bilan est loin d’être positif pour ces jeunes qui séjournent en prison. De plus, le nombre de mineurs en détention ne cesse d’augmenter. Le livre est complété par deux annexes qui donnent des résultats chiffrés sur l’incarcération des mineurs en France et du fonctionnement dans les prisons. &lt;br /&gt;
Une autre grande thématique retrouvée dans plusieurs ouvrages est celle des détenus mineurs incarcérés avec des majeurs. Par exemple, dans le livre de K. Tomasevski (1986): &amp;quot;Enfants en prison avec des adultes&amp;quot;, l&#039;auteur nous présente des enquêtes sur ce mélange, effectuées dans plusieurs pays, mettant en lumière des situations de détention trop souvent inadéquates. En effet, les mineurs sont plus souvent dirigés vers des travaux manuels comme les adultes que vers une prise en charge éducative, un traitement différencié de celui des détenus majeurs.&lt;br /&gt;
De plus, dans l&#039;article d&#039;Anne Rubin (2003), publié sur le site de la TSR &#039;&#039; La détention des mineurs: un casse-tête Suisse&#039;&#039;, la situation actuelle est présentée, et la journaliste tire la sonnette d&#039;alarme quant à la présence d&#039;un nombre conséquent de mineurs dans des centres de détention pour adultes. &lt;br /&gt;
Le document audiovisuel temps présent, &amp;quot;En Taule&amp;quot; nous présente deux prisons préventives dans le canton de Vaud où l&#039;on peut souvent retrouver des mineurs. Ce document nous donne une image des conditions de détentions en Suisse. Dans les deux prisons visitées, on nous montre le quotidien des détenus et on peut entendre les points de vue des différents acteurs sur les conditions souvent difficiles. A travers l&#039;article d&#039; Alexandra Richard (27.09.2005), intitulé &amp;quot;Une solution latine pour la délinquance juvénile&amp;quot;, nous avons pu prendre connaissance de l&#039;existance de centres tels que celui de Pramont (VS), qui met l&#039;accent sur l&#039;education. Cet article a été trouvé sur le site internet de la TSR: www.tsr.ch. En effet, internet s&#039;est avéré utile pour la recherche de documents. Les sites web officiels des prisons sont intéressants car ils ont permis d&#039;avoir des renseignements très actuels. Celui de Champ-Dollon (www.geneve.ch/penitent/champdollon) nous a permis de prendre connaissance des chiffres concernant les détenus, tels que le nombre de mineurs incarcérés, le taux de surpopulation etc. &lt;br /&gt;
Concernant l&#039;actualité de la situation en Suisse romande, nous nous sommes appuyés sur plusieurs reportages et articles de presse. Premièrement, les articles parrus dans &amp;quot;Le Courrier&amp;quot; ou encore &amp;quot;20minutes&amp;quot; (cf bibliographie)nous ont permis de prendre connaissance de la situation problématique actuelle à champ-Dollon. En effet, ces deux derniers mois ont été marqués par un mouvement de contestation émanant de la population carcérale. &lt;br /&gt;
La maltraitance étant au centre de notre recherche, nous avons trouvé important de nous informer sur le concept de bientraitance. Le livre de H. Desmet et J-P. Pourtois (2005): &amp;quot;Culture et Bientraitance&amp;quot; développe ce concept dans de divers contextes. Il définit plus particulièrement le bien-être de l&#039;enfant dans un milieu, une culture et une société capables de lui apporter un équilibre et un épanouissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Question de recherche==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Qu&#039;est ce que la maltraitance en prison pour les mineurs en Suisse romande, et est-ce vraiment une réalité?   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Méthodologie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de répondre à notre question de recherche, nous avons commencé par rechercher un certain nombre d&#039;ouvrages concernant les mineurs incarcérés (cf. bibliographie), et nous nous sommes basés sur le cours du premier semestre, qui lui, nous a permi de retracer les conditions de détention des mineurs et d&#039;en voir l&#039;évolution. Ce travail nous a permis de formuler nos premières hypothèses et de forger nos opinions sur le sujet. Dans un second temps, dans de le but de répondre à nos questions concernant la prise en charge des mineurs déviants et de leur présence dans les structures pour adultes, nous avons décidé de partir sur le terrain interviewer M. Sebastier Aeby, directeur de la prison préventive de La Croisée, dans le canton de VD. Nous avons choisi ensemble des quesitons qui nous semblaient pertinentes (cf méthodologie de groupe) et avons profité de l&#039;entretien pour visiter la prison et obserer les conditions de détention. &lt;br /&gt;
Bien que cette interview ne soit pas le fondement de notre article, il nous a servi à faire un état des lieux de la situation en Suisse romande.&lt;br /&gt;
Pour avoir une idée de la construction sociale du problème, nous sommes allés chercher des rapports de débats au Grand Conseil: le disocurs du procureur général du 31.02.02 et l&#039;interpellation de M. Rémy Pagani au sujet du suivi des adolescents à Champ-Dollon, 25.04.02, le Rapport annuel de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, année parlementaire 2002-2003 et le Rapport de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, 1ère année de la législature 2001-2003. Nous nous sommes également appuyés sur des rapports d&#039;Amnesty International. &lt;br /&gt;
Cet aricle permet de faire un état des lieux général de la situation actuelle en Suisse. Il explique le problème de surpopulation et les mesures qui ont été prises de part et d&#039;autre. De plus, il contient des informations sur le Code Pénal Suisse en ce qui concerne les mineurs, et fait le point sur les différentes idées en ce qui concerne le changement de durée de peines.&lt;br /&gt;
Nous avons consulté le site officiel de la ville de Genève et nous somme appuyés sur de nombreux articles de presse, ainsi que des reportages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;« Enfant en prison » est un rapport international qui dresse un bilan sur les conditions de détention des mineurs dans 51 pays. Il a été écrit en 1998 par l’Observatoire international des prisons. Il a l’avantage d’offrir une vision globale, autant à l’échelle des pays que des traitements sur mineurs. Cependant, je ne me suis que très peu appuyé sur ce livre, car nous voulions pour ce travail donné une vision locale (Genève) des conditions de détention, ainsi que creuser le concept de maltraitance, et ce livre ne le permettait qu’à petite dose&#039;&#039;&#039;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Limites de la méthode===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous nous sommes heurtés à un vrai manque de temps, notamment pour trouver la littérature pertinente, pour construire nos réflexions et pour préparer et choisir l&#039;entretien.&lt;br /&gt;
Le travail et la rédaction de groupe se sont avérés difficiles.  &lt;br /&gt;
La précipitation à commencer le travail nous a poussé à lire des ouvrages qui se sont avérés non pertinents une fois la recherche plus avancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Analyse==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définition de quelques concepts&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;être claire sur les concepts que nous utiliserons lors de notre exposé, nous proposons au lecteur, quelques définitions: [[mineur]], [[maltraitance]], [[bientraitance]] et [[prison]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du problème social&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l&#039;on a choisi de montrer cette problématique à différentes époques de l&#039;histoire humaine, ce n&#039;est pas sans surmonter quelques difficultés. Plus on remonte dans le passé de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d&#039;égarement dû au manque d&#039;informations. C&#039;est pourquoi, nous commencerons avec la question de l&#039;enfermement pour nous mener à celle qui nous intéresse en particulier: la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfermement est un phénomène qui a toujours existé, et bien qu&#039;il ait pu prendre des formes différentes selon les époques, il n&#039;en reste pas moins qu&#039;il fut et est une réalité pour les mineurs.&lt;br /&gt;
Déjà au 5ème siècle, les couvents servaient entre autres de lieu d&#039;enfermement pour les enfants &amp;quot;déviants&amp;quot;. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de grand renfermement des pauvres entre le 16ème et 17ème siècle donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pecheur de ces hommes, femmes et enfants. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d&#039;un renouveau moral. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d&#039;enfermement par excellence, fit son apparition. Elle a été créée pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs pour les criminels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, il est intéressant de signaler l&#039;émergence du rapport de la bientraitance à la maltraitance dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème siècle, les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. La décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commencaient à s&#039;élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l&#039;expérience des galères pour les enfants et les femmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème siècle sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n&#039;arrêtait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.&lt;br /&gt;
Il y avait évidemment dans cette prolifération d&#039;idées des contradictions, dont certaines allaient avoir des répercussions sur notre objet d&#039;étude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
D&#039;un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. En effet, la théorie proposée par ce dernier suggère l&#039;idée que l&#039;individu est entièrement formé avant de naître. Ce postulat pousse à croire que l&#039;identité de l&#039;humain est pré existante. A partir de cette conception, le traitement réservé &amp;quot;aux enfants vicieux&amp;quot; ou &amp;quot;aux criminels nés&amp;quot;, tendait à les enfermer à vie, étant donné que leurs penchants délictueux étaient non seulement d&#039;origine héréditaire mais également immuables. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu&#039;elles ne puissent se reproduire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l&#039;autre côté, comme nous l&#039;avons vu dans le cours de Mme Ruchat, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L&#039;individu était maître de lui-même, insoumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous, faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, affirmant que l&#039;enfant naît fondamentalement bon et que la société le corrompt à mesure qu&#039;il grandit. Il défendit l&#039;idée de protéger l&#039;enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout aussi significative , celle de l&#039;éducabilité de l&#039;homme à travers le cas de l&#039;enfant sauvage de l&#039;Aveyron. Le docteur sort cet enfant sauvage d&#039;un établissement réservé aux sourds pour lui offrir de meilleures conditions, en l&#039;hébergeant chez lui. Itard croit en l&#039;éducabilité de Victor (nom donné à &amp;quot;l&#039;enfant sauvage&amp;quot;), et progressivement, grâce à des tests, des méthodes pédagogiques, Victor va apprendre, comprendre, parler et penser. Sans rentrer dans les détails de cet évènement, on peut dire que l&#039;hypothèse du docteur, quant à l&#039;éducabilité de l&#039;homme, a été confirmée.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans un tel contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de &amp;quot;redressement&amp;quot;. L&#039;ouvrage de l&#039;Italien Cesare Beccaria intitulé &amp;quot;Des délits et des peines&amp;quot;, écrit en 1764, connaît un énorme succès. Il demande des peines plus légères, plus humaines pour les prisonniers; la société semble suffisamment préparée à recevoir cette idée nouvelle. Cette fois la problématique passe d&#039;un stade primaire à second, son amplification à travers le média de l&#039;époque, c&#039;est-à-dire le livre, produit la publicité nécessaire à donner un nouvel élan à l&#039;amélioration des traitements dans les prisons. L&#039;établissement pénitencier prend une nouvelle définition, il devient &amp;quot;l&#039;école du peuple&amp;quot;, les idées sont les suivantes : rattraper la délinquance et rééduquer l&#039;homme. Deux problèmes se posent à la suite de cette évolution des traitements. Premièrement, le mélange des genres en prison: hommes, femmes et enfants se côtoient dans un même établissement et l&#039;on craint d&#039;éventuelles contaminations morales. Deuxièmement, la question de l&#039;isolement devient problématique. Au lieu de permettre une prise de conscience et un retour sur soi, l&#039;isolement donnait des résultats contraires: les hommes avaient plutôt tendance à &amp;quot;se perdre&amp;quot;, à devenir agressifs ou psychotiques. &lt;br /&gt;
Ce problème vient raviver la question qui nous intéresse ici, c&#039;est-à-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et de ce fait illustre bien l&#039;intérêt qui existait déjà à cette époque: le bon traitement de cette catégorie d&#039;individus. La prise en charge des mineurs prend alors une nouvelle direction, vers un établissement qui leur est dorénavant réservé, une &amp;quot;école de préservation&amp;quot;, autrement dit une prison pour mineurs ou une maison de correction. L&#039;établissement de Mettray, ouvert en 1860, en est le parfait exemple. Ces derniers seront traités différemment, avec un peu plus de liberté, d&#039;espace, dans une atmosphère plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l&#039;esprit religieux qu&#039;on souhaite transmettre à ces jeunes ne sera pas oublié. Bien que les traitements aient changés, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qui s&#039;intéresse de nos jours à la maltraitance des mineurs en prison ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développement de l&#039;enfant et de son bon environnement est permanent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 a force de loi. En plus de la contrainte juridique, c&#039;est-à-dire le respect des articles qu&#039;elle impose aux signataires, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique, résolument novateur. En effet. elle propose une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être considéré comme acteur de sa propre vie. De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;intérêt supérieur de l&#039;enfant affirmé à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra retenir les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation. Toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noter qu&#039;une Convention engage les Etats signataires à mettre en oeuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certain nombre de droits édictés dans la convention peut s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains alinéas d&#039;articles s&#039;intéressent directement aux situations de détentions. A titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être basée sur l&#039;intérêt supérieur de celui-ci et tenir compte de son opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être protégé contre les &#039;&#039;&#039;immixtions&#039;&#039;&#039; dans sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondance et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son milieu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dans un établissement approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;avoir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaux respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que c&#039;est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise en détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises, dirons-nous, conditions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution envisagée et d&#039;une durée aussi limitée que possible. Il doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulière qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il semble que son application doit être poursuivie même en détention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détention est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International oeuvre en faveur de tous les droits annoncés dans la Déclaration universelle des droits de l&#039;homme, ainsi que dans d&#039;autres traités internationaux. L&#039;Organisation contribue à promouvoir le respect de l&#039;ensemble de ces droits, qu&#039;elle considère comme indivisibles et interdépendants, au moyen de différents types d&#039;actions visant à informer et à sensibiliser le grand public, en développant l&#039;éducation aux droits humains et en faisant pression sur les gouvernements pour qu&#039;ils ratifient et appliquent les traités relatifs aux droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver par exemple une page concernant les mauvais traitements, qui vise à sensibiliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier texte, on critique l&#039;enfermement des mineurs dans des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assurent pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détentions pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure ou ils seraient bien souvent vétustes et pourraient mettre en danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajoute à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfants vivent donc en dehors du respect de leur intimé et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dans des prisons réservés aux adultes, loin du respect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Ce mélange, qui représente un risque important pour les mineurs, tels que des violences sexuelles, physiques, et psychologiques, est d&#039;autant plus grave qu&#039;il s&#039;effectue dans des prisons, pour adultes, qui sont, dans la plupart des cas, elles aussi surpeuplées, comme nous pouvons le constater à la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui disposent que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, et ceci afin de pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. (Se référer à l&#039;ouvrage de K. Tomasevski (1986). La Suisse fait partie de ces pays. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention mettant en jeu la santé et la sécurité physique et émotionnelle des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty international soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d&#039;une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autres les droits de l&#039;enfant, et en l&#039;occurrence le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détentions pour mineurs, le rapport souligne en premier lieu le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au delà des problèmes &amp;quot;matériels&amp;quot; qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport placent le problème encore plus haut, dans &amp;quot;l&#039;absence persistante de toute volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négation pure et simple de leurs existences&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugement, l&#039;incarcération des mineurs dans les quartiers pénitenciers réservés aux adultes, parfois même avec les plus dangereux d&#039;entre eux, le manque de personnel formé de manière adaptée, la surpopulation, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent détenus dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité, et nuisent donc gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux. A cela s&#039;ajoute l&#039;absence ou une insignifiance de structures d&#039;enseignement, d&#039;installations sportives et de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation, font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure ou elle se fait en dehors du respect de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant. Malgré tout, il semble que dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qu&#039;en est-il de la Suisse?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention et l&#039;encadrement des mineurs a fait l&#039;objet de discours et de différents débats à l&#039;intérieur du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 janvier 2002, dans un discours, Monsieur Daniel Zappelli (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550108/41/550108_41_partie4.asp), procureur général évoque la nécessité impérative de créer des lieux supplémentaires de détention pour mineurs afin d&#039;éviter qu&#039;ils se retrouvent  placés dans des prisons pour adultes et &amp;quot;qu&#039;ils ne soient privés de l&#039;encadrement adéquat&amp;quot;. Ce discours rappelle que le nombre de mineurs incarcérés est en augmentation depuis les 6 dernières années et qu&#039;il est donc important d&#039;avoir une réflexion sur la justice que l&#039;on offre. On ne manque pas de souligner que &amp;quot;la justice n&#039;est pas que pénale&amp;quot;, et ce n&#039;est qu&#039;en gardant ceci à l&#039;esprit que l&#039;on peut faire évoluer les conditions de traitement et de prise en charge des mineurs.&lt;br /&gt;
Il est absolument nécessaire que la justice se voit mettre à disposition les moyens adéquats pour exercer son pouvoir d&#039;une manière efficace et respectueuse des droits de l&#039;homme et de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril 2002, c&#039;est M. Remy Pagani qui fait une interpellation au Conseil d&#039;Etat au sujet du suivi des adolescents enfermés à Champ-Dollon (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550107/33/550107_33_partie15.asp). Une situation qui ne permet pas la séparation stricte avec les adultes, ce qui est contraire à la convention internationale des droits de l&#039;enfant. De plus ces mineurs, dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés, ne disposent de surcroit d&#039;aucun encadrement éducatif particulier. A ceci la Conseillère d&#039;Etat Michel Spoerri répondra par le même souci et la conscience de la nécessité d&#039;améliorer les conditions de détention des mineurs et leur prise en charge, en l&#039;occurrence, par l&#039;agrandissement de la Clairière et la volonté d&#039;y placer des éducateurs supplémentaires. Seulement ces mesures semblent assez légères étant donné que, comme nous le verrons plus tard, l&#039;agrandissemnt de la Clairière n&#039;est pas assez important, tous les mineurs présents à Champ-Dollon ne pourront pas y entrer. De plus, les propositions de postes supplémentaires ne semblent pas aboutir, ou, en tout cas, pas assez rapidement étant donné l&#039;urgence de la situation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sujet étudié a fait l&#039;objet de deux rapports annuels de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux rapports, le premier de M. Hugues Hiltpold, année parlementaire 2002-2003,(http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550302/7/550302_7_partie8.asp) sur le thème de la détention et de l&#039;encadrement des mineurs et le second de Mme Anita Cuenod, 1ère année de la législature 2001-2005, ((http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550204/16/550204_16_partie32.asp) font état de problèmes très similaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y parle  de Champ Dollon, comme d&#039;un bâtiment vétuste, ayant des besoins évidents &amp;quot;d&#039;aménagements et de rafraichissements&amp;quot;. Ce lieu ne semble pas approprié que ce soit pour des mineurs ou des adultes. Pourtant, au moment où le débat concernant le deuxième rapport à lieu, 27 mineurs étaient présents dans ces murs! La Clairière étant trop petite pour accueillir tous les mineurs placés, et les travaux d&#039;agrandissement tardant à commencer, les conditions semblent peu propices à une amélioration de la situation qui constitue pourtant une réelle urgence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sous-jacent à cette situation, nous retrouvons le problème du traitement de la jeunesse déviante. Est-il normal que le nombre de mineurs placés en détention ne cesse de croitre alors que la justice ne se dit pas uniquement pénale?  C&#039;est M. Remy Pagani qui soulève cette question de fond, qui semble-t-il, ne passe pas souvent au premier plan lors des débats au Grand Conseil.&lt;br /&gt;
On rappellera les décisions prises 4 ans auparavant qui n&#039;ont pas été appliquées, notamment l&#039;abolition de la promiscuité mineurs-majeurs à la prison de Champ-Dolllon. Si cette promiscuité n&#039;a pas été abolie, elle est d&#039;autant plus alarmante que ces jeunes placés en compagnie d&#039;adultes sont isolés dans des quartiers ou bien souvent, se trouvent des personnes &amp;quot;encore plus déviantes qu&#039;eux, notamment des pédophiles&amp;quot;. M. Pagani soulève ici un question importante qui est celle de la cohérence du traitement des mineurs incarcérés. Le but de l&#039;incarcération est-elle la prise d&#039;un risque pour la santé et l&#039;équilibre sûrement déjà précaire de ces enfants? &lt;br /&gt;
Si l&#039;agrandissment de la prison de Champ-Dollon est une solution à la surpopulation carcérale, Mme Esther Adler rappelle que des solutions plus &amp;quot;profondes&amp;quot; sont à chercher dans le fonctionnement même du système de traitement des criminels. Effectivement, il serait opportun de réfléchir aux conditions de détentions des mineurs, aux propositions de prise en charge et aux améliorations à y apporter. Se contenter de faire de Champ-Dollon un lieu plus vaste va-t-il permettre un meilleur traitement des mineurs délinquants?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, si les mineurs qui sont placés à La Clairière sont un peu mieux lotis, on soulignera la présence de gardien de prison en plus des éducateurs. Cette présence est perçue comme une volonté de promouvoir la répression plutôt que des mesures éducatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble que la surpopulation des centres de détention pour mineurs serait due au manque de volonté des juges de trouver de mesures plus adéquates pour le traitement des mineurs délinquants. La prison serait utilisée commune solution de facilité, ce qui une fois encore apparaît contraire aux articles édictés par les droits de l&#039;enfant. Il ferait partie du rôle du gouvernement d&#039;encourager les juges à trouver des peines plus adéquates que la mise en détention, on citera les mesures d&#039;utilité publique en exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour reprendre les propos de M. Hiltpold et M. Mauris, &amp;quot;Michel Foucault considère (...) que l&#039;on juge une société par l&#039;état de ses prisons&amp;quot; et dans cette optique, c&#039;est &amp;quot;une honte pour notre société moderne de laisser ainsi des jeunes en rupture aux côtés d&#039;idoles du crime (...) avec des gardiens en guise d&#039;infirmiers et des délinquants en guise de camarades.&amp;quot; Cette situation relate un réel disfonctionnement de la société actuelle et probablement un manque de volonté à prendre la situation en main, de tout mettre en oeuvre pour y remédier, étant donné que le Conseil d&#039;Etat ne semble pas suivre les recommandations émises par la commission au terme de son rapport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias suisses s&#039;intéressent eux aussi au problème. Notre attention s&#039;est portée sur une émission de swissinfo par Anne Rubin titrée &#039;&#039;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&#039;&#039; le 02 décembre 2003. (Site de la TSR : La détention des mineurs, un casse tête suisse swissinfo, Anne Rubin(02.12.2003)). Les médias s&#039;inquiètent de la présence de plusieurs mineurs dans des prisons pour adultes, des lieux &amp;quot;inadaptés&amp;quot; à l&#039;accueil de jeunes personnes en développement. De plus, pour ne pas améliorer la situation, la Clairière est toujours trop petite, et on rappelle que l&#039;agrandissement en cours n&#039;a pas été prévu assez conséquent pour accueillir les nombreux mineurs placés entre autre a Champ-Dollon. Ce dernier constat est fait par les autorités genevoises elles-mêmes.&lt;br /&gt;
Cette détention en compagnie d&#039;adultes semblent d&#039;autant plus inquiétante qu&#039;elle ne permet pas de répondre à une volonté d&#039;offrir aux mineurs détenus une prise en charge particulière et éducative qui préparerait le terrain à une réinsertion dans la société. Le jeune, qu&#039;il soit délinquant ou non, a le droit à ce qu&#039;on lui prépare un avenir et qu&#039;on lui donne les atouts pour y arriver. Cependant, dans de telles conditions de détention, dans cette &amp;quot;école du crime&amp;quot; comme l&#039;appelle M. Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD), on peut imaginer que c&#039;est plutôt la récidive qui sera entrainée plutôt que la réinsertion du jeune. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Réalité Suisse et genevoise: de la prise en charge à la maltraitance&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- La détention des délinquants mineurs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis plusieurs années, des mineurs sont détenus tant à la prison de Champ-Dollon qu&#039;à la Maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc. Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est devenue aujourd&#039;hui la règle et s&#039;aggrave. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissements privatifs de liberté pour adultes vient directement à l&#039;encontre de plusieurs conventions internationales, dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes délinquants et criminels. Les centres de détention ont comme but de protéger les mineurs, pour cela on a jugé bon de les séparer de la société. Cette dernière est représentée par le groupe dominant qui fixe les règles et les normes à respecter. Les individus qui ne respectent pas ces normes sont montrés du doigt et mis en marge. Pour suivre cet objectif, la société a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code pénal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de liberté doit exercer une action éducative sur les personnes privée de liberté et préparer le retour à la vie libre. L&#039;enfermement doit être un moyen pour le délinquant ou le criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger le jeunes en donnant une réponse aux actes violents ou délictueux. Elles doivent punir mais pas maltraiter les déviants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 60 se sont crées les premières prisons pour mineurs. On sépare déjà depuis le 19ème les détenus majeurs des mineurs. On veut éviter les mélanges qui ne sont pas bénéfiques pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitements.  St-Antoine était la prison qui avait le plus servi à Genève depuis le 1712, date de sa construction. Elle passa le relai à Champ-Dollon en 1977. Depuis le début du 20ème siècle, et jusqu&#039;à nos jours, on trouve des mineurs dans des lieux prévus uniquement pour des majeurs. On retrouve ces faits dans le travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, par Chloé MEIER et Sébastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995, mais également dans les statistiques actuelles de Champ-Dollon ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby actuel directeur de la prison préventive la Croisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairière&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre éducatif pour adolescents. Les mineurs y sont détenus pour des périodes courtes,  allant de 1 jours à 1 an. Cependant, la création de la Clairière ne résoud pas le problème, car on retrouve systématiquement des mineurs dans les établissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple à Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tirés des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;année 2003 peuvent nous donner une image de l&#039;ampleur du phénomène (cf résumé)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons déjà exliqué, l&#039;enfermement de mineurs en prisons constitue déjà, en tant que tel, une forme de maltraitance. Cette dernière est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelques années la situation s&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview. Il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Ce nouveau cadre ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins stricts (rapporté de l&#039;inteview donné au courrier). Dans ces prisons pour majeurs la sécurité est renforcée, et la répression et l&#039;isolement sont plus fréquemment utilisés. Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de J. Torrente  &amp;quot;La maltraitance,hommes et perspectives&amp;quot;. Cette ouvrage traite des effets psychologiques liés à la maltraitance . Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La structure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. L&#039;encadrement dont les mineurs auraient tant besoin est absents. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière. Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dûs à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux, comme nous avons pu le voir précédement dans l&#039;article 37 de La Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot; C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby. &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux, mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer: le mineur serait au centre du projet, et l&#039;exclusion que représente l&#039;enfermement serait évitée dans la mesure du possible. Dans le cas contraire, il s&#039;agirait tout de même d&#039;éviter le processus d&#039;engrenage qui s&#039;active souvent lors du contact avec des adultes, et orienter la prise en charge vers un épanouissement du mineur et une réintegration à la société. Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. Ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droits de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toutes les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissements pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus début mai 2006 la surpopulation est devenue intolérable. Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. En effet Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, les personnes incarcérées sont actuellement autour des 500. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable. Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inaugurée le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine, voire surpeuplée selon les périodes. Le problème est donc loin d&#039;être résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires. &lt;br /&gt;
La surpopulation et les maltraitances plus généralement sont des freins pour le développement des mineurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, et risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les ojectifs &#039;&#039;&#039;( quels sont ces objectifs?)&#039;&#039;&#039; que tentent d&#039;atteindre les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineur à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dûes à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie. &amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subisse pas de mauvais traitements durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Afin que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby)(&#039;&#039;&#039; expliciter un peu ce que pourrait être cette coopération ou pourquoi elle n&#039;existe pas maintenant)&#039;&#039;&#039;. Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance a de l&#039;influence sur le développement, l&#039;image du corps est modifiée par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation ou le suicide. Pour éviter de tel abus,notamment sexuels, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélanger dans les cellules et lors des douches. Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visites que les majeurs &#039;&#039;&#039;( quel suivi en plus faudrait-il? mesures éducatives, loisirs, scolarisation, ...).&#039;&#039;&#039; Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y perd du temps de visite, mineurs inclus. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Actualité: Champ-Dollon et ses récentes émeutes&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En février 2005, les députés du Grand Conseil votaient un crédit d&#039;étude de 1,3 millions de francs pour l&#039;agrandissement de l&#039;établissement pénitentiaire. A ce moment-là, la prison de Champ-Dollon comptait 438 détenus pour 270 places. &lt;br /&gt;
Furieux de ces conditions, les détenus ont manifestés durant les journées du 30 avril et du 1 mai, refusant de réintégrer leurs cellules après la promenade. Malheureusement, des violences ont été commises. Selon Constantin Franziskakis, une trentaine de détenus se seraient défoulés sur le matériel de la prison. A la fin de la journée, le constat était de trois blessés.  &#039;&#039;&#039;(sources)&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Laurent Moutinot, le chef du Département des institutions, promet de punir les auteurs de violence, mais également de prêter une oreille attentive à leur revendications, bien que, d&#039;après lui, les problèmes énoncés découlent de la situation de surpeuplement.&lt;br /&gt;
Les détenus manifestaient non seulement contre les conditions de surpopulation, mais surtout contre les arrestations brutales des forces de l&#039;ordre et contre les périodes de détention provisoire qui excèdent régulièrement la durée des peines prononcées. En effet, le nombre de dossiers traités pour condamnation est passé de 2600 en 2003 à 4300 en 2005.&lt;br /&gt;
La Ligue suisse de droits de l&#039;homme se montre solidaire avec les détenus, pointant le doigt sur la lenteur de la Chambre d&#039;accusation genevoise. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais le problème n&#039;est pas proprement genevois. Si Champ-Dollon souffre aujourd&#039;hui de surpopulation, c&#039;est aussi parce que de nombreux détenus attendent leur transfert vers une prison d&#039;un autre canton. En 2005, la Suisse comptait plus de 6000 détenus. Sur les 122 prisons nationales, 27 affichaient complet et 14 souffraient de surpopulation. &lt;br /&gt;
Cette situation est désagréable autant pour les personnes qui travaillent à la prison que pour les prisonniers, qui se marchent dessus. La sécurité générale est amoindrie, les personnes étouffent.  Les places de travail en ateliers manquent. Certains prisonniers se trouvent enfermés 23 heures sur 24 dans leur cellule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette surpopulation avait déjà entraîné à Genève une certaine prise de conscience en mars 2006 : le conseil d’état ouvre un crédit de 18 millions de francs pour un projet de construction d&#039;une nouvelle structure de détention à Puplinge, village situé à côté de Jussy, vers le site de Champ-Dollon. Cette structure devrait voir le jour en 2007 : les travaux commençant normalement en février prochain pour s’achever en décembre 2007. Cette structure ne prévoit que 64 places supplémentaires mais aussi des places de travail. Cela viendra bien évidemment soulager la surpopulation de Champ-Dollon dont les prisonniers sont victimes depuis déjà de nombreuses années mais cela suffira-t-il pour « faire taire » ces détenus étouffés ? L’autorité genevoise craignait ces plaintes depuis longtemps, ces dernières viennent d’ailleurs confirmer la mesure d’urgence à prendre, et la nécessité de donner aux détenus un minimum de confort le plus rapidement possible.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Plus aucun mineur ne sera incarcéré à Champ-Dollon&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Depuis le 20 avril, plus aucun mineur n&#039;est détenu à Champ-Dollon. Habituellement, entre zéro et onze mineurs y étaient enfermés. Suite aux violences qui ont eu lieu dans la prison surpeuplée, les mineurs seront désormais détenus à La Clairière. Cependant, bien que cette dernière ait été agrandie, passant de 15 à 30 places en 2005, elle risque également d&#039;être surpeuplée. &amp;quot;Entre deux maux, nous avons choisi le moindre&amp;quot;, a dit M. Franziskakis, directeur de l&#039;office pénitentiaire. En effet, les mineurs seront plus en sécurité dans une Clairière surpeuplée de quelques unités qu&#039;à Champ-Dollon en mutinerie. Ce transfert permettera également une prise en charge adéquate, puisque La Clairière ne détient que des mineurs. Cette réaction immédiate suite aux émeutes de Champ-Dollon confirme notre hypothèse selon laquelle les mineurs n&#039;ont pas leur place dans des prisons d&#039;adultes. Il est toutefois bien dommage qu&#039;il faille des incidents graves pour obtenir des changements...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bientraitance: un concept émergent.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous évoquerons en premier lieu notre interrogation sur l&#039;absence du terme de &amp;quot;bientraitance&amp;quot; dans notre vocabulaire. Nous nous sommes demandés si cet oubli pouvait révéler le fait que notre société n&#039;aurait pas pensé à la bientraitance. Comme le dit B. Cyrulnik (2005) dans le livre &amp;quot;Culture et bientraitance&amp;quot;, &amp;quot; Le choix du mot révèle la manière dont la culture se préoccupe d&#039;un concept.&amp;quot; Peut-on alors en déduire que le système pénal suisse ne fait pas de la bientraitance des mineurs incarcérés une de ses priorités?&lt;br /&gt;
Partant du principe que placer un mineur en prison est déjà une forme de maltraitance, nous allons tenter d&#039;éclaircir alors le concept de bientraitance, qui devient de plus en plus présent dans les discours de tous les jours.&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, bientraiter un enfant est devenu un enjeu d&#039;humanité. Si le mot bientraitance est né, c&#039;est un signe de changement d&#039;attitude de la part d&#039;une société qui sans cesse tente de se remettre en question. Le concept de bientraitance a subi une transformation d&#039;une génération à une autre, aussi, dans les années 1980, bientraiter un enfant n&#039;apparaissait pas encore comme une évidence au sein de la famille. Aujourd&#039;hui,  on parle d&#039;une éducation qui se doit de favoriser l&#039;panouissement des enfants dans différents domaines, physique, affectif, cognitif et social. La famille est considérée comme le lieu privilégié permettant de favoriser cet épanouissement. Autrement dit, la bientraitance vise à la promotion et à la mise en place effective de pratiques éducatives et d&#039;attitudes qui soient garantes du bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
Alors, on ne doit pas seulement prévenir la maltraitance, mais aussi encourager une éducation qui permette à l&#039;enfant de donner le meilleur de lui-même.&lt;br /&gt;
La bientraitance d&#039;un enfant passe donc par son éducation, mais qui dit éducation, dit scolarisation. Le chemin d&#039;un enfant vers l&#039;cole est primordial, car à l&#039;cole, qui peut être considérée comme l&#039;une des principales instances de socialisation et de développement socio cognitif et socio affectif de l&#039;enfant, semble s&#039;inscrire dans le cadre global des attitudes favorables au bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon nombre d&#039;associations se mobilisent afin que chaque enfant ait droit à un  bon traitement dans la vie de tous les jours. Mais qu&#039;en est-il des enfants en prison, en institution ? On trouve dans le rapport d&#039;Amnesty International des recommandations pour la protection des enfants en détention telles que &amp;quot;les détenus mineurs doivent être séparés des adultes, sauf dans le cas de membres d&#039;une même famille&amp;quot;, ou encore &amp;quot;Le recours à la détention préventive pour les enfants doit se limiter à certaines circonstances exceptionnelles. Toute forme de détention doit être conforme à la norme internationale, qui veut qu&#039;un enfant ne soit placé en détention qu&#039;en dernier ressort et pour la durée la plus courte possible.&amp;quot; On se rend alors compte que le traitement des enfants en détention est un sujet qui préoccupe de plus en plus, et c&#039;est ainsi que des recommandations telles que celles-ci émergent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après une recherche effectuée par le service de protection judiciaire de la jeunesse en France, quelques constats ont été avancés : premièrement, un encadrement permanent, stable et formé, permet d&#039;laborer un suivi plus individualisé des mineurs. Le surveillant est alors le premier référent en détention. Deuxièmement, on souligne l&#039;importance des activités en détention, principalement des activités scolaires. On sait que le temps inactif passé en cellule peut engendrer des comportements violents. (AURELIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Divers acteurs du monde juridique, pénitencier ou encore politique préferent ne pas trop faire parler d&#039;eux dans les médias. On trouve très rarement le terme maltraitance dans un article consacré à la prison en Suisse, et bien que les conditions d&#039;incarcération soient décrites, il est râre qu&#039;un de leur aspect n&#039;est qualifié soit qualifié de mauvais traitement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que de nouvelles méthodes de prise en charge, plus inclusives, voient le jour, le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Pourtant, nous savons bien que l&#039;exclusion ne porte pas ses fruits, et exclure un jeune en rupture sociale de son école, de son parcours, ne va certainement pas jouer en faveur d&#039;une réinsertion éventuelle dans la société. Cette exclusion n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur? Ne devrait-on pas revoir les objectifs de base de l&#039;incarcération d&#039;un mineur et trouver les conditions adéquates en fonction de cela?  Paramont, centre de détention pour mineurs dans le canton du Valais, semble avoir reconsidéré les objectifs et buts de l&#039;incarcération, mettant l&#039;accent sur la ré-éducation à un métier, la formation, visant la réinsertion du mineur.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération de mineur, en faire un principe absolu? décriminaliser les délits commis  pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs est réelle, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. Que fait-on alors? Le débat est lancé, mais la situation est délicate et le traitement idéal ne peut peut-être pas être généralisé, il s&#039;agit plutot d&#039;un cas-par-cas. Mais peut- on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave?&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
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		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=4126</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
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		<updated>2006-06-14T17:00:12Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : /* Revue de litterature */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Ce groupe est composé de Marie Cornejo, Aurelie Benoit, Julie Wyler, Sira Garcia, Benoit Fanin et André Lienhard&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Introduction==&lt;br /&gt;
Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge à travers les époques, et nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier . A l&#039;heure actuelle, il existe en Suisse plusieurs centres de détention pour mineurs. Dans le canton de Genève nous avons &amp;quot;La Clairière&amp;quot; à Vernier (GE), mais pour cause de surnombre, certains mineurs peuvent être placés dans des prison pour adultes, comme c&#039;est le cas à Champ-Dollon. Entre surpopulation et prise en charge qui ne respecte pas les droits de l&#039;enfant, nous nous sommes demandés si les structures carcérales étaient réellement  aptes à prendre en charge les mineurs de manière adéquate et respectueuse de leurs développment.  &lt;br /&gt;
Après un temps de réflexion et la lecture de différents ouvrages, nous avons décidé de partir du principe que la place d&#039;un mineur n&#039;est pas en prison. Des lors qu&#039;un mineur est incarcéré, nous pouvons parler de maltraitance, un première forme de maltraitance à laquelle s&#039;ajoutent des condtions des détentions pas toujours respectueuses des conventions internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter..&lt;br /&gt;
Nous commencerons (1) par la revue de littérature, faisant une synthèse des ouvrages que nous avons lus. Puis, dans un souci de clarté, nous définirons dans un premier temps les (2)concepts utilisés: mineurs, maltraitance et prison. En partant de ses différentes définitions nous essayerons de mettre en lumière la (3)construction du problème social des mineurs en prisons et les différents acteurs qui s&#039;y intéressent. (4)Puis, nous nous sommes appuyés sur l&#039;actualité afin de penser les tableaux de la situation actuelle en Suisse romande, en évoquant toutes formes de maltraitance subies par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. (5)Nous nous sommes également intéressés aux événements récents à Champ-Dollon et à leur raison d&#039;être. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Revue de litterature== &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de retracer l&#039;évolution générale des condition sd e détention dans les prisons pour mineurs en Suisse romande, nous nous sommes inspirés notament du cours de Mme. Ruchat, ainsi que de son ouvrage intitulé L&#039;oiseau et le Cachot (1993). A la suite des éléments apportés dans ce livre, le travail de recherche de S. Aeby et de C. Meier sur les prisons préventives genevoises nous a également donné de nombreux éléments sur l&#039;évolution des centres de détentions de St-Antoine et de Champ-Dollon. L&#039;isolement, les conditions d&#039;hygiène, la surpopulation, le mélange des mineurs et des majeurs, sont beaucoup d&#039;éléments qui nous poussent à émettre l&#039;hypothèse selon laquelle la maltraitance serait une réalité dans les prisons pour mineurs. &lt;br /&gt;
Amnesty international soulève également ces différents points dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. &lt;br /&gt;
Le livre de J. Torrente DATE ET TITRE sur la maltraitance nous permet d&#039;avoir une meilleure connaissance de ce sujet. Cette approche interdisciplinaire donne une image des différents problèmes que cause la maltraitance. J. Torrente insiste sur le côté psychologique de la maltraitance. L&#039;auteur ne parle pas spécifiquement des conséquences de la prison mais des conséquences sur le développement et le psychisme d&#039;enfants ayant subis des maltraitances ou des négligences de touts genres. Nous retrouvons également cette thématique notamment dans le livre de Zambeaux (2001) : &amp;quot;En prison avec des Ados&amp;quot;. En effet, dans cet ouvrage, l&#039;auteur permet aux lecteurs d’entrer dans les prisons de France, dans les quartiers réservé aux mineurs. Chaque année la république incarcère environ 7000 mineurs par an et 700 d’entre eux y réside en permanence. L’auteur, un journaliste a rencontré ces jeunes derrière les barreaux et leur donne la parole. Les mots de ces derniers sont souvent crus, décrivant la réalité carcérale, ces principes, ces « plaisirs », mais rarement ces difficultés, car on sent à travers leurs récits qu’elles sont quotidiennes. Bien que certains détenus continuent à jouer les durs, le journaliste décèle les parcelles d’humanité qui  survivent dans de tels lieux. Zambeaux fait le tour des problèmes ; les prisons hors la loi, la loi entre codétenus, les drogues et médicaments à profusion, l’enseignement précaire, ou encore le statut non reconnu des adolescentes incarcérées. Il donne aussi la parole aux surveillants, matons, éducateurs et directeurs, chacun tenant un discours propre à leurs expériences. Le bilan est loin d’être positif pour ces jeunes qui séjournent en prison. De plus, le nombre de mineurs en détention ne cesse d’augmenter. Le livre est complété par deux annexes qui donnent des résultats chiffrés sur l’incarcération des mineurs en France et du fonctionnement dans les prisons. &lt;br /&gt;
Une autre grande thématique retrouvée dans plusieurs ouvrages est celle des détenus mineurs incarcérés avec des majeurs. Par exemple, dans le livre de K. Tomasevski (1986): &amp;quot;Enfants en prison avec des adultes&amp;quot;, l&#039;auteur nous présente des enquêtes sur ce mélange, effectuées dans plusieurs pays, mettant en lumière des situations de détention trop souvent inadéquates. En effet, les mineurs sont plus souvent dirigés vers des travaux manuels comme les adultes que vers une prise en charge éducative, un traitement différencié de celui des détenus majeurs.&lt;br /&gt;
De plus, dans l&#039;article d&#039;Anne Rubin (2003), publié sur le site de la TSR &#039;&#039; La détention des mineurs: un casse-tête Suisse&#039;&#039;, la situation actuelle est présentée, et la journaliste tire la sonnette d&#039;alarme quant à la présence d&#039;un nombre conséquent de mineurs dans des centres de détention pour adultes. &lt;br /&gt;
Le document audiovisuel temps présent, &amp;quot;En Taule&amp;quot; nous présente deux prisons préventives dans le canton de Vaud où l&#039;on peut souvent retrouver des mineurs. Ce document nous donne une image des conditions de détentions en Suisse. Dans les deux prisons visitées, on nous montre le quotidien des détenus et on peut entendre les points de vue des différents acteurs sur les conditions souvent difficiles. A travers l&#039;article d&#039; Alexandra Richard (27.09.2005), intitulé &amp;quot;Une solution latine pour la délinquance juvénile&amp;quot;, nous avons pu prendre connaissance de l&#039;existance de centres tels que celui de Pramont (VS), qui met l&#039;accent sur l&#039;education. Cet article a été trouvé sur le site internet de la TSR: www.tsr.ch. En effet, internet s&#039;est avéré utile pour la recherche de documents. Les sites web officiels des prisons sont intéressants car ils ont permis d&#039;avoir des renseignements très actuels. Celui de Champ-Dollon (www.geneve.ch/penitent/champdollon) nous a permis de prendre connaissance des chiffres concernant les détenus, tels que le nombre de mineurs incarcérés, le taux de surpopulation etc. &lt;br /&gt;
Concernant l&#039;actualité de la situation en Suisse romande, nous nous sommes appuyés sur plusieurs reportages et articles de presse. Premièrement, les articles parrus dans &amp;quot;Le Courrier&amp;quot; ou encore &amp;quot;20minutes&amp;quot; (cf bibliographie)nous ont permis de prendre connaissance de la situation problématique actuelle à champ-Dollon. En effet, ces deux derniers mois ont été marqués par un mouvement de contestation émanant de la population carcérale. &lt;br /&gt;
La maltraitance étant au centre de notre recherche, nous avons trouvé important de nous informer sur le concept de bientraitance. Le livre de H. Desmet et J-P. Pourtois (2005): &amp;quot;Culture et Bientraitance&amp;quot; développe ce concept dans de divers contextes. Il définit plus particulièrement le bien-être de l&#039;enfant dans un milieu, une culture et une société capables de lui apporter un équilibre et un épanouissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Question de recherche==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Qu&#039;est ce que la maltraitance en prison pour les mineurs en Suisse romande, et est-ce vraiment une réalité?   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Méthodologie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de répondre à notre question de recherche, nous avons commencé par rechercher un certain nombre d&#039;ouvrages concernant les mineurs incarcérés (cf. bibliographie), et nous nous sommes basés sur le cours du premier semestre, qui lui, nous a permi de retracer les conditions de détention des mineurs et d&#039;en voir l&#039;évolution. Ce travail nous a permis de formuler nos premières hypothèses et de forger nos opinions sur le sujet. Dans un second temps, dans de le but de répondre à nos questions concernant la prise en charge des mineurs déviants et de leur présence dans les structures pour adultes, nous avons décidé de partir sur le terrain interviewer M. Sebastier Aeby, directeur de la prison préventive de La Croisée, dans le canton de VD. Nous avons choisi ensemble des quesitons qui nous semblaient pertinentes (cf méthodologie de groupe) et avons profité de l&#039;entretien pour visiter la prison et obserer les conditions de détention. &lt;br /&gt;
Bien que cette interview ne soit pas le fondement de notre article, il nous a servi à faire un état des lieux de la situation en Suisse romande.&lt;br /&gt;
Pour avoir une idée de la construction sociale du problème, nous sommes allés chercher des rapports de débats au Grand Conseil: le disocurs du procureur général du 31.02.02 et l&#039;interpellation de M. Rémy Pagani au sujet du suivi des adolescents à Champ-Dollon, 25.04.02, le Rapport annuel de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, année parlementaire 2002-2003 et le Rapport de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, 1ère année de la législature 2001-2003. Nous nous sommes également appuyés sur des rapports d&#039;Amnesty International. &lt;br /&gt;
Cet aricle permet de faire un état des lieux général de la situation actuelle en Suisse. Il explique le problème de surpopulation et les mesures qui ont été prises de part et d&#039;autre. De plus, il contient des informations sur le Code Pénal Suisse en ce qui concerne les mineurs, et fait le point sur les différentes idées en ce qui concerne le changement de durée de peines.&lt;br /&gt;
Nous avons consulté le site officiel de la ville de Genève et nous somme appuyés sur de nombreux articles de presse, ainsi que des reportages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;« Enfant en prison » est un rapport international qui dresse un bilan sur les conditions de détention des mineurs dans 51 pays. Il a été écrit en 1998 par l’Observatoire international des prisons. Il a l’avantage d’offrir une vision globale, autant à l’échelle des pays que des traitements sur mineurs. Cependant, je ne me suis que très peu appuyé sur ce livre, car nous voulions pour ce travail donné une vision locale (Genève) des conditions de détention, ainsi que creuser le concept de maltraitance, et ce livre ne le permettait qu’à petite dose&#039;&#039;&#039;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Limites de la méthode===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous nous sommes heurtés à un vrai manque de temps, notamment pour trouver la littérature pertinente, pour construire nos réflexions et pour préparer et choisir l&#039;entretien.&lt;br /&gt;
Le travail et la rédaction de groupe se sont avérés difficiles.  &lt;br /&gt;
La précipitation à commencer le travail nous a poussé à lire des ouvrages qui se sont avérés non pertinents une fois la recherche plus avancée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Analyse==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définition de quelques concepts&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;être claire sur les concepts que nous utiliserons lors de notre exposé, nous proposons au lecteur, quelques définitions: [[mineur]], [[maltraitance]], [[bientraitance]] et [[prison]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du problème social&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l&#039;on a choisi de montrer cette problématique à différentes époques de l&#039;histoire humaine, ce n&#039;est pas sans surmonter quelques difficultés. Plus on remonte dans le passé de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d&#039;égarement dû au manque d&#039;informations. C&#039;est pourquoi, nous commencerons avec la question de l&#039;enfermement pour nous mener à celle qui nous intéresse en particulier: la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfermement est un phénomène qui a toujours existé, et bien qu&#039;il ait pu prendre des formes différentes selon les époques, il n&#039;en reste pas moins qu&#039;il fut et est une réalité pour les mineurs.&lt;br /&gt;
Déjà au 5ème siècle, les couvents servaient entre autres de lieu d&#039;enfermement pour les enfants &amp;quot;déviants&amp;quot;. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de grand renfermement des pauvres entre le 16ème et 17ème siècle donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pecheur de ces hommes, femmes et enfants. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d&#039;un renouveau moral. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d&#039;enfermement par excellence, fit son apparition. Elle a été créée pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs pour les criminels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, il est intéressant de signaler l&#039;émergence du rapport de la bientraitance à la maltraitance dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème siècle, les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. La décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commencaient à s&#039;élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l&#039;expérience des galères pour les enfants et les femmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème siècle sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n&#039;arrêtait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.&lt;br /&gt;
Il y avait évidemment dans cette prolifération d&#039;idées des contradictions, dont certaines allaient avoir des répercussions sur notre objet d&#039;étude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
D&#039;un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. En effet, la théorie proposée par ce dernier suggère l&#039;idée que l&#039;individu est entièrement formé avant de naître. Ce postulat pousse à croire que l&#039;identité de l&#039;humain est pré existante. A partir de cette conception, le traitement réservé &amp;quot;aux enfants vicieux&amp;quot; ou &amp;quot;aux criminels nés&amp;quot;, tendait à les enfermer à vie, étant donné que leurs penchants délictueux étaient non seulement d&#039;origine héréditaire mais également immuables. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu&#039;elles ne puissent se reproduire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l&#039;autre côté, comme nous l&#039;avons vu dans le cours de Mme Ruchat, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L&#039;individu était maître de lui-même, insoumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous, faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, affirmant que l&#039;enfant naît fondamentalement bon et que la société le corrompt à mesure qu&#039;il grandit. Il défendit l&#039;idée de protéger l&#039;enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout aussi significative , celle de l&#039;éducabilité de l&#039;homme à travers le cas de l&#039;enfant sauvage de l&#039;Aveyron. Le docteur sort cet enfant sauvage d&#039;un établissement réservé aux sourds pour lui offrir de meilleures conditions, en l&#039;hébergeant chez lui. Itard croit en l&#039;éducabilité de Victor (nom donné à &amp;quot;l&#039;enfant sauvage&amp;quot;), et progressivement, grâce à des tests, des méthodes pédagogiques, Victor va apprendre, comprendre, parler et penser. Sans rentrer dans les détails de cet évènement, on peut dire que l&#039;hypothèse du docteur, quant à l&#039;éducabilité de l&#039;homme, a été confirmée.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans un tel contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de &amp;quot;redressement&amp;quot;. L&#039;ouvrage de l&#039;Italien Cesare Beccaria intitulé &amp;quot;Des délits et des peines&amp;quot;, écrit en 1764, connaît un énorme succès. Il demande des peines plus légères, plus humaines pour les prisonniers; la société semble suffisamment préparée à recevoir cette idée nouvelle. Cette fois la problématique passe d&#039;un stade primaire à second, son amplification à travers le média de l&#039;époque, c&#039;est-à-dire le livre, produit la publicité nécessaire à donner un nouvel élan à l&#039;amélioration des traitements dans les prisons. L&#039;établissement pénitencier prend une nouvelle définition, il devient &amp;quot;l&#039;école du peuple&amp;quot;, les idées sont les suivantes : rattraper la délinquance et rééduquer l&#039;homme. Deux problèmes se posent à la suite de cette évolution des traitements. Premièrement, le mélange des genres en prison: hommes, femmes et enfants se côtoient dans un même établissement et l&#039;on craint d&#039;éventuelles contaminations morales. Deuxièmement, la question de l&#039;isolement devient problématique. Au lieu de permettre une prise de conscience et un retour sur soi, l&#039;isolement donnait des résultats contraires: les hommes avaient plutôt tendance à &amp;quot;se perdre&amp;quot;, à devenir agressifs ou psychotiques. &lt;br /&gt;
Ce problème vient raviver la question qui nous intéresse ici, c&#039;est-à-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et de ce fait illustre bien l&#039;intérêt qui existait déjà à cette époque: le bon traitement de cette catégorie d&#039;individus. La prise en charge des mineurs prend alors une nouvelle direction, vers un établissement qui leur est dorénavant réservé, une &amp;quot;école de préservation&amp;quot;, autrement dit une prison pour mineurs ou une maison de correction. L&#039;établissement de Mettray, ouvert en 1860, en est le parfait exemple. Ces derniers seront traités différemment, avec un peu plus de liberté, d&#039;espace, dans une atmosphère plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l&#039;esprit religieux qu&#039;on souhaite transmettre à ces jeunes ne sera pas oublié. Bien que les traitements aient changés, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qui s&#039;intéresse de nos jours à la maltraitance des mineurs en prison ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développement de l&#039;enfant et de son bon environnement est permanent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 a force de loi. En plus de la contrainte juridique, c&#039;est-à-dire le respect des articles qu&#039;elle impose aux signataires, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique, résolument novateur. En effet. elle propose une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être considéré comme acteur de sa propre vie. De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;intérêt supérieur de l&#039;enfant affirmé à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra retenir les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation. Toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noter qu&#039;une Convention engage les Etats signataires à mettre en oeuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certain nombre de droits édictés dans la convention peut s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains alinéas d&#039;articles s&#039;intéressent directement aux situations de détentions. A titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être basée sur l&#039;intérêt supérieur de celui-ci et tenir compte de son opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être protégé contre les &#039;&#039;&#039;immixtions&#039;&#039;&#039; dans sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondance et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son milieu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dans un établissement approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;avoir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaux respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que c&#039;est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise en détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises, dirons-nous, conditions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution envisagée et d&#039;une durée aussi limitée que possible. Il doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulière qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il semble que son application doit être poursuivie même en détention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détention est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International oeuvre en faveur de tous les droits annoncés dans la Déclaration universelle des droits de l&#039;homme, ainsi que dans d&#039;autres traités internationaux. L&#039;Organisation contribue à promouvoir le respect de l&#039;ensemble de ces droits, qu&#039;elle considère comme indivisibles et interdépendants, au moyen de différents types d&#039;actions visant à informer et à sensibiliser le grand public, en développant l&#039;éducation aux droits humains et en faisant pression sur les gouvernements pour qu&#039;ils ratifient et appliquent les traités relatifs aux droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver par exemple une page concernant les mauvais traitements, qui vise à sensibiliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier texte, on critique l&#039;enfermement des mineurs dans des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assurent pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détentions pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure ou ils seraient bien souvent vétustes et pourraient mettre en danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajoute à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfants vivent donc en dehors du respect de leur intimé et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dans des prisons réservés aux adultes, loin du respect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Ce mélange, qui représente un risque important pour les mineurs, tels que des violences sexuelles, physiques, et psychologiques, est d&#039;autant plus grave qu&#039;il s&#039;effectue dans des prisons, pour adultes, qui sont, dans la plupart des cas, elles aussi surpeuplées, comme nous pouvons le constater à la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui disposent que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, et ceci afin de pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. (Se référer à l&#039;ouvrage de K. Tomasevski (1986). La Suisse fait partie de ces pays. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention mettant en jeu la santé et la sécurité physique et émotionnelle des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty international soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent oubliées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d&#039;une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autres les droits de l&#039;enfant, et en l&#039;occurrence le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détentions pour mineurs, le rapport souligne en premier lieu le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au delà des problèmes &amp;quot;matériels&amp;quot; qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport placent le problème encore plus haut, dans &amp;quot;l&#039;absence persistante de toute volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négation pure et simple de leurs existences&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugement, l&#039;incarcération des mineurs dans les quartiers pénitenciers réservés aux adultes, parfois même avec les plus dangereux d&#039;entre eux, le manque de personnel formé de manière adaptée, la surpopulation, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent détenus dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité, et nuisent donc gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux. A cela s&#039;ajoute l&#039;absence ou une insignifiance de structures d&#039;enseignement, d&#039;installations sportives et de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation, font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure ou elle se fait en dehors du respect de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant. Malgré tout, il semble que dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qu&#039;en est-il de la Suisse?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention et l&#039;encadrement des mineurs a fait l&#039;objet de discours et de différents débats à l&#039;intérieur du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 janvier 2002, dans un discours, Monsieur Daniel Zappelli (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550108/41/550108_41_partie4.asp), procureur général évoque la nécessité impérative de créer des lieux supplémentaires de détention pour mineurs afin d&#039;éviter qu&#039;ils se retrouvent  placés dans des prisons pour adultes et &amp;quot;qu&#039;ils ne soient privés de l&#039;encadrement adéquat&amp;quot;. Ce discours rappelle que le nombre de mineurs incarcérés est en augmentation depuis les 6 dernières années et qu&#039;il est donc important d&#039;avoir une réflexion sur la justice que l&#039;on offre. On ne manque pas de souligner que &amp;quot;la justice n&#039;est pas que pénale&amp;quot;, et ce n&#039;est qu&#039;en gardant ceci à l&#039;esprit que l&#039;on peut faire évoluer les conditions de traitement et de prise en charge des mineurs.&lt;br /&gt;
Il est absolument nécessaire que la justice se voit mettre à disposition les moyens adéquats pour exercer son pouvoir d&#039;une manière efficace et respectueuse des droits de l&#039;homme et de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril 2002, c&#039;est M. Remy Pagani qui fait une interpellation au Conseil d&#039;Etat au sujet du suivi des adolescents enfermés à Champ-Dollon (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550107/33/550107_33_partie15.asp). Une situation qui ne permet pas la séparation stricte avec les adultes, ce qui est contraire à la convention internationale des droits de l&#039;enfant. De plus ces mineurs, dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés, ne disposent de surcroit d&#039;aucun encadrement éducatif particulier. A ceci la Conseillère d&#039;Etat Michel Spoerri répondra par le même souci et la conscience de la nécessité d&#039;améliorer les conditions de détention des mineurs et leur prise en charge, en l&#039;occurrence, par l&#039;agrandissement de la Clairière et la volonté d&#039;y placer des éducateurs supplémentaires. Seulement ces mesures semblent assez légères étant donné que, comme nous le verrons plus tard, l&#039;agrandissemnt de la Clairière n&#039;est pas assez important, tous les mineurs présents à Champ-Dollon ne pourront pas y entrer. De plus, les propositions de postes supplémentaires ne semblent pas aboutir, ou, en tout cas, pas assez rapidement étant donné l&#039;urgence de la situation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sujet étudié a fait l&#039;objet de deux rapports annuels de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux rapports, le premier de M. Hugues Hiltpold, année parlementaire 2002-2003,(http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550302/7/550302_7_partie8.asp) sur le thème de la détention et de l&#039;encadrement des mineurs et le second de Mme Anita Cuenod, 1ère année de la législature 2001-2005, ((http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550204/16/550204_16_partie32.asp) font état de problèmes très similaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y parle  de Champ Dollon, comme d&#039;un bâtiment vétuste, ayant des besoins évidents &amp;quot;d&#039;aménagements et de rafraichissements&amp;quot;. Ce lieu ne semble pas approprié que ce soit pour des mineurs ou des adultes. Pourtant, au moment où le débat concernant le deuxième rapport à lieu, 27 mineurs étaient présents dans ces murs! La Clairière étant trop petite pour accueillir tous les mineurs placés, et les travaux d&#039;agrandissement tardant à commencer, les conditions semblent peu propices à une amélioration de la situation qui constitue pourtant une réelle urgence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sous-jacent à cette situation, nous retrouvons le problème du traitement de la jeunesse déviante. Est-il normal que le nombre de mineurs placés en détention ne cesse de croitre alors que la justice ne se dit pas uniquement pénale?  C&#039;est M. Remy Pagani qui soulève cette question de fond, qui semble-t-il, ne passe pas souvent au premier plan lors des débats au Grand Conseil.&lt;br /&gt;
On rappellera les décisions prises 4 ans auparavant qui n&#039;ont pas été appliquées, notamment l&#039;abolition de la promiscuité mineurs-majeurs à la prison de Champ-Dolllon. Si cette promiscuité n&#039;a pas été abolie, elle est d&#039;autant plus alarmante que ces jeunes placés en compagnie d&#039;adultes sont isolés dans des quartiers ou bien souvent, se trouvent des personnes &amp;quot;encore plus déviantes qu&#039;eux, notamment des pédophiles&amp;quot;. M. Pagani soulève ici un question importante qui est celle de la cohérence du traitement des mineurs incarcérés. Le but de l&#039;incarcération est-elle la prise d&#039;un risque pour la santé et l&#039;équilibre sûrement déjà précaire de ces enfants? &lt;br /&gt;
Si l&#039;agrandissment de la prison de Champ-Dollon est une solution à la surpopulation carcérale, Mme Esther Adler rappelle que des solutions plus &amp;quot;profondes&amp;quot; sont à chercher dans le fonctionnement même du système de traitement des criminels. Effectivement, il serait opportun de réfléchir aux conditions de détentions des mineurs, aux propositions de prise en charge et aux améliorations à y apporter. Se contenter de faire de Champ-Dollon un lieu plus vaste va-t-il permettre un meilleur traitement des mineurs délinquants?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, si les mineurs qui sont placés à La Clairière sont un peu mieux lotis, on soulignera la présence de gardien de prison en plus des éducateurs. Cette présence est perçue comme une volonté de promouvoir la répression plutôt que des mesures éducatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble que la surpopulation des centres de détention pour mineurs serait due au manque de volonté des juges de trouver de mesures plus adéquates pour le traitement des mineurs délinquants. La prison serait utilisée commune solution de facilité, ce qui une fois encore apparaît contraire aux articles édictés par les droits de l&#039;enfant. Il ferait partie du rôle du gouvernement d&#039;encourager les juges à trouver des peines plus adéquates que la mise en détention, on citera les mesures d&#039;utilité publique en exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour reprendre les propos de M. Hiltpold et M. Mauris, &amp;quot;Michel Foucault considère (...) que l&#039;on juge une société par l&#039;état de ses prisons&amp;quot; et dans cette optique, c&#039;est &amp;quot;une honte pour notre société moderne de laisser ainsi des jeunes en rupture aux côtés d&#039;idoles du crime (...) avec des gardiens en guise d&#039;infirmiers et des délinquants en guise de camarades.&amp;quot; Cette situation relate un réel disfonctionnement de la société actuelle et probablement un manque de volonté à prendre la situation en main, de tout mettre en oeuvre pour y remédier, étant donné que le Conseil d&#039;Etat ne semble pas suivre les recommandations émises par la commission au terme de son rapport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias suisses s&#039;intéressent eux aussi au problème. Notre attention s&#039;est portée sur une émission de swissinfo par Anne Rubin titrée &#039;&#039;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&#039;&#039; le 02 décembre 2003. (Site de la TSR : La détention des mineurs, un casse tête suisse swissinfo, Anne Rubin(02.12.2003)). Les médias s&#039;inquiètent de la présence de plusieurs mineurs dans des prisons pour adultes, des lieux &amp;quot;inadaptés&amp;quot; à l&#039;accueil de jeunes personnes en développement. De plus, pour ne pas améliorer la situation, la Clairière est toujours trop petite, et on rappelle que l&#039;agrandissement en cours n&#039;a pas été prévu assez conséquent pour accueillir les nombreux mineurs placés entre autre a Champ-Dollon. Ce dernier constat est fait par les autorités genevoises elles-mêmes.&lt;br /&gt;
Cette détention en compagnie d&#039;adultes semblent d&#039;autant plus inquiétante qu&#039;elle ne permet pas de répondre à une volonté d&#039;offrir aux mineurs détenus une prise en charge particulière et éducative qui préparerait le terrain à une réinsertion dans la société. Le jeune, qu&#039;il soit délinquant ou non, a le droit à ce qu&#039;on lui prépare un avenir et qu&#039;on lui donne les atouts pour y arriver. Cependant, dans de telles conditions de détention, dans cette &amp;quot;école du crime&amp;quot; comme l&#039;appelle M. Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD), on peut imaginer que c&#039;est plutôt la récidive qui sera entrainée plutôt que la réinsertion du jeune. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Réalité Suisse et genevoise: de la prise en charge à la maltraitance&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- La détention des délinquants mineurs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis plusieurs années, des mineurs sont détenus tant à la prison de Champ-Dollon qu&#039;à la Maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc. Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est devenue aujourd&#039;hui la règle et s&#039;aggrave. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissements privatifs de liberté pour adultes vient directement à l&#039;encontre de plusieurs conventions internationales, dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes délinquants et criminels. Les centres de détention ont comme but de protéger les mineurs, pour cela on a jugé bon de les séparer de la société. Cette dernière est représentée par le groupe dominant qui fixe les règles et les normes à respecter. Les individus qui ne respectent pas ces normes sont montrés du doigt et mis en marge. Pour suivre cet objectif, la société a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code pénal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de liberté doit exercer une action éducative sur les personnes privée de liberté et préparer le retour à la vie libre. L&#039;enfermement doit être un moyen pour le délinquant ou le criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger le jeunes en donnant une réponse aux actes violents ou délictueux. Elles doivent punir mais pas maltraiter les déviants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 60 se sont crées les premières prisons pour mineurs. On sépare déjà depuis le 19ème les détenus majeurs des mineurs. On veut éviter les mélanges qui ne sont pas bénéfiques pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitements.  St-Antoine était la prison qui avait le plus servi à Genève depuis le 1712, date de sa construction. Elle passa le relai à Champ-Dollon en 1977. Depuis le début du 20ème siècle, et jusqu&#039;à nos jours, on trouve des mineurs dans des lieux prévus uniquement pour des majeurs. On retrouve ces faits dans le travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, par Chloé MEIER et Sébastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995, mais également dans les statistiques actuelles de Champ-Dollon ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby actuel directeur de la prison préventive la Croisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairière&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre éducatif pour adolescents. Les mineurs y sont détenus pour des périodes courtes,  allant de 1 jours à 1 an. Cependant, la création de la Clairière ne résoud pas le problème, car on retrouve systématiquement des mineurs dans les établissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple à Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tirés des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;année 2003 peuvent nous donner une image de l&#039;ampleur du phénomène (cf résumé)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons déjà exliqué, l&#039;enfermement de mineurs en prisons constitue déjà, en tant que tel, une forme de maltraitance. Cette dernière est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelques années la situation s&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview. Il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Ce nouveau cadre ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins stricts (rapporté de l&#039;inteview donné au courrier). Dans ces prisons pour majeurs la sécurité est renforcée, et la répression et l&#039;isolement sont plus fréquemment utilisés. Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de J. Torrente  &amp;quot;La maltraitance,hommes et perspectives&amp;quot;. Cette ouvrage traite des effets psychologiques liés à la maltraitance . Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La structure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. L&#039;encadrement dont les mineurs auraient tant besoin est absents. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière. Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dûs à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux, comme nous avons pu le voir précédement dans l&#039;article 37 de La Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot; C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby. &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux, mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer: le mineur serait au centre du projet, et l&#039;exclusion que représente l&#039;enfermement serait évitée dans la mesure du possible. Dans le cas contraire, il s&#039;agirait tout de même d&#039;éviter le processus d&#039;engrenage qui s&#039;active souvent lors du contact avec des adultes, et orienter la prise en charge vers un épanouissement du mineur et une réintegration à la société. Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. Ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droits de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toutes les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissements pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus début mai 2006 la surpopulation est devenue intolérable. Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. En effet Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, les personnes incarcérées sont actuellement autour des 500. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable. Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inaugurée le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine, voire surpeuplée selon les périodes. Le problème est donc loin d&#039;être résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires. &lt;br /&gt;
La surpopulation et les maltraitances plus généralement sont des freins pour le développement des mineurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, et risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les ojectifs &#039;&#039;&#039;( quels sont ces objectifs?)&#039;&#039;&#039; que tentent d&#039;atteindre les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineur à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dûes à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie. &amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subisse pas de mauvais traitements durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Afin que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby)(&#039;&#039;&#039; expliciter un peu ce que pourrait être cette coopération ou pourquoi elle n&#039;existe pas maintenant)&#039;&#039;&#039;. Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance a de l&#039;influence sur le développement, l&#039;image du corps est modifiée par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation ou le suicide. Pour éviter de tel abus,notamment sexuels, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélanger dans les cellules et lors des douches. Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visites que les majeurs &#039;&#039;&#039;( quel suivi en plus faudrait-il? mesures éducatives, loisirs, scolarisation, ...).&#039;&#039;&#039; Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y perd du temps de visite, mineurs inclus. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Actualité: Champ-Dollon et ses récentes émeutes&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En février 2005, les députés du Grand Conseil votaient un crédit d&#039;étude de 1,3 millions de francs pour l&#039;agrandissement de l&#039;établissement pénitentiaire. A ce moment-là, la prison de Champ-Dollon comptait 438 détenus pour 270 places. &lt;br /&gt;
Furieux de ces conditions, les détenus ont manifestés durant les journées du 30 avril et du 1 mai, refusant de réintégrer leurs cellules après la promenade. Malheureusement, des violences ont été commises. Selon Constantin Franziskakis, une trentaine de détenus se seraient défoulés sur le matériel de la prison. A la fin de la journée, le constat était de trois blessés.  &#039;&#039;&#039;(sources)&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Laurent Moutinot, le chef du Département des institutions, promet de punir les auteurs de violence, mais également de prêter une oreille attentive à leur revendications, bien que, d&#039;après lui, les problèmes énoncés découlent de la situation de surpeuplement.&lt;br /&gt;
Les détenus manifestaient non seulement contre les conditions de surpopulation, mais surtout contre les arrestations brutales des forces de l&#039;ordre et contre les périodes de détention provisoire qui excèdent régulièrement la durée des peines prononcées. En effet, le nombre de dossiers traités pour condamnation est passé de 2600 en 2003 à 4300 en 2005.&lt;br /&gt;
La Ligue suisse de droits de l&#039;homme se montre solidaire avec les détenus, pointant le doigt sur la lenteur de la Chambre d&#039;accusation genevoise. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais le problème n&#039;est pas proprement genevois. Si Champ-Dollon souffre aujourd&#039;hui de surpopulation, c&#039;est aussi parce que de nombreux détenus attendent leur transfert vers une prison d&#039;un autre canton. En 2005, la Suisse comptait plus de 6000 détenus. Sur les 122 prisons nationales, 27 affichaient complet et 14 souffraient de surpopulation. &lt;br /&gt;
Cette situation est désagréable autant pour les personnes qui travaillent à la prison que pour les prisonniers, qui se marchent dessus. La sécurité générale est amoindrie, les personnes étouffent.  Les places de travail en ateliers manquent. Certains prisonniers se trouvent enfermés 23 heures sur 24 dans leur cellule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette surpopulation avait déjà entraîné à Genève une certaine prise de conscience en mars 2006 : le conseil d’état ouvre un crédit de 18 millions de francs pour un projet de construction d&#039;une nouvelle structure de détention à Puplinge, village situé à côté de Jussy, vers le site de Champ-Dollon. Cette structure devrait voir le jour en 2007 : les travaux commençant normalement en février prochain pour s’achever en décembre 2007. Cette structure ne prévoit que 64 places supplémentaires mais aussi des places de travail. Cela viendra bien évidemment soulager la surpopulation de Champ-Dollon dont les prisonniers sont victimes depuis déjà de nombreuses années mais cela suffira-t-il pour « faire taire » ces détenus étouffés ? L’autorité genevoise craignait ces plaintes depuis longtemps, ces dernières viennent d’ailleurs confirmer la mesure d’urgence à prendre, et la nécessité de donner aux détenus un minimum de confort le plus rapidement possible.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Plus aucun mineur ne sera incarcéré à Champ-Dollon&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Depuis le 20 avril, plus aucun mineur n&#039;est détenu à Champ-Dollon. Habituellement, entre zéro et onze mineurs y étaient enfermés. Suite aux violences qui ont eu lieu dans la prison surpeuplée, les mineurs seront désormais détenus à La Clairière. Cependant, bien que cette dernière ait été agrandie, passant de 15 à 30 places en 2005, elle risque également d&#039;être surpeuplée. &amp;quot;Entre deux maux, nous avons choisi le moindre&amp;quot;, a dit M. Franziskakis, directeur de l&#039;office pénitentiaire. En effet, les mineurs seront plus en sécurité dans une Clairière surpeuplée de quelques unités qu&#039;à Champ-Dollon en mutinerie. Ce transfert permettera également une prise en charge adéquate, puisque La Clairière ne détient que des mineurs. Cette réaction immédiate suite aux émeutes de Champ-Dollon confirme notre hypothèse selon laquelle les mineurs n&#039;ont pas leur place dans des prisons d&#039;adultes. Il est toutefois bien dommage qu&#039;il faille des incidents graves pour obtenir des changements...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bientraitance: un concept émergent.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous évoquerons en premier lieu notre interrogation sur l&#039;absence du terme de &amp;quot;bientraitance&amp;quot; dans notre vocabulaire. Nous nous sommes demandés si cet oubli pouvait révéler le fait que notre société n&#039;aurait pas pensé à la bientraitance. Comme le dit B. Cyrulnik (2005) dans le livre &amp;quot;Culture et bientraitance&amp;quot;, &amp;quot; Le choix du mot révèle la manière dont la culture se préoccupe d&#039;un concept.&amp;quot; Peut-on alors en déduire que le système pénal suisse ne fait pas de la bientraitance des mineurs incarcérés une de ses priorités?&lt;br /&gt;
Partant du principe que placer un mineur en prison est déjà une forme de maltraitance, nous allons tenter d&#039;éclaircir alors le concept de bientraitance, qui devient de plus en plus présent dans les discours de tous les jours.&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, bientraiter un enfant est devenu un enjeu d&#039;humanité. Si le mot bientraitance est né, c&#039;est un signe de changement d&#039;attitude de la part d&#039;une société qui sans cesse tente de se remettre en question. Le concept de bientraitance a subi une transformation d&#039;une génération à une autre, aussi, dans les années 1980, bientraiter un enfant n&#039;apparaissait pas encore comme une évidence au sein de la famille. Aujourd&#039;hui,  on parle d&#039;une éducation qui se doit de favoriser l&#039;panouissement des enfants dans différents domaines, physique, affectif, cognitif et social. La famille est considérée comme le lieu privilégié permettant de favoriser cet épanouissement. Autrement dit, la bientraitance vise à la promotion et à la mise en place effective de pratiques éducatives et d&#039;attitudes qui soient garantes du bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
Alors, on ne doit pas seulement prévenir la maltraitance, mais aussi encourager une éducation qui permette à l&#039;enfant de donner le meilleur de lui-même.&lt;br /&gt;
La bientraitance d&#039;un enfant passe donc par son éducation, mais qui dit éducation, dit scolarisation. Le chemin d&#039;un enfant vers l&#039;cole est primordial, car à l&#039;cole, qui peut être considérée comme l&#039;une des principales instances de socialisation et de développement socio cognitif et socio affectif de l&#039;enfant, semble s&#039;inscrire dans le cadre global des attitudes favorables au bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon nombre d&#039;associations se mobilisent afin que chaque enfant ait droit à un  bon traitement dans la vie de tous les jours. Mais qu&#039;en est-il des enfants en prison, en institution ? On trouve dans le rapport d&#039;Amnesty International des recommandations pour la protection des enfants en détention telles que &amp;quot;les détenus mineurs doivent être séparés des adultes, sauf dans le cas de membres d&#039;une même famille&amp;quot;, ou encore &amp;quot;Le recours à la détention préventive pour les enfants doit se limiter à certaines circonstances exceptionnelles. Toute forme de détention doit être conforme à la norme internationale, qui veut qu&#039;un enfant ne soit placé en détention qu&#039;en dernier ressort et pour la durée la plus courte possible.&amp;quot; On se rend alors compte que le traitement des enfants en détention est un sujet qui préoccupe de plus en plus, et c&#039;est ainsi que des recommandations telles que celles-ci émergent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après une recherche effectuée par le service de protection judiciaire de la jeunesse en France, quelques constats ont été avancés : premièrement, un encadrement permanent, stable et formé, permet d&#039;laborer un suivi plus individualisé des mineurs. Le surveillant est alors le premier référent en détention. Deuxièmement, on souligne l&#039;importance des activités en détention, principalement des activités scolaires. On sait que le temps inactif passé en cellule peut engendrer des comportements violents. (AURELIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Divers acteurs du monde juridique, pénitencier ou encore politique préferent ne pas trop faire parler d&#039;eux dans les médias. On trouve très rarement le terme maltraitance dans un article consacré à la prison en Suisse, et bien que les conditions d&#039;incarcération soient décrites, il est râre qu&#039;un de leur aspect n&#039;est qualifié soit qualifié de mauvais traitement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que de nouvelles méthodes de prise en charge, plus inclusives, voient le jour, le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Pourtant, nous savons bien que l&#039;exclusion ne porte pas ses fruits, et exclure un jeune en rupture sociale de son école, de son parcours, ne va certainement pas jouer en faveur d&#039;une réinsertion éventuelle dans la société. Cette exclusion n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur? Ne devrait-on pas revoir les objectifs de base de l&#039;incarcération d&#039;un mineur et trouver les conditions adéquates en fonction de cela?  Paramont, centre de détention pour mineurs dans le canton du Valais, semble avoir reconsidéré les objectifs et buts de l&#039;incarcération, mettant l&#039;accent sur la ré-éducation à un métier, la formation, visant la réinsertion du mineur.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération de mineur, en faire un principe absolu? décriminaliser les délits commis  pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs est réelle, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. Que fait-on alors? Le débat est lancé, mais la situation est délicate et le traitement idéal ne peut peut-être pas être généralisé, il s&#039;agit plutot d&#039;un cas-par-cas. Mais peut- on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave?&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=4074</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
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		<updated>2006-06-14T10:28:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Introduction==&lt;br /&gt;
Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge à travers les époques, et nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier . A l&#039;heure actuelle, il existe en Suisse plusieurs centres de détention pour mineurs. Dans le canton de Genève nous avons &amp;quot;La Clairière&amp;quot; à Vernier (GE), mais pour cause de surnombre, certains mineurs peuvent être placés dans des prison pour adultes, comme c&#039;est le cas à Champ-Dollon. Entre surpopulation et prise en charge qui ne respecte pas les droits de l&#039;enfant, nous nous sommes demandés si les structures carcérales étaient réellement  aptes à prendre en charge les mineurs de manière adéquate et respectueuse de leurs développment.  &lt;br /&gt;
Après un temps de réflexion et la lecture de différents ouvrages, nous avons décidé de partir du principe que la place d&#039;un mineur n&#039;est pas en prison. Des lors qu&#039;un mineur est incarcéré, nous pouvons parler de maltraitance, un première forme de maltraitance à laquelle s&#039;ajoutent des condtions des détentions pas toujours respectueuses des conventions internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter..&lt;br /&gt;
Nous commencerons (1) par la revue de littérature, faisant une synthèse des ouvrages que nous avons lus. Puis, dans un souci de clarté, nous définirons dans un premier temps les (2)concepts utilisés: mineurs, maltraitance et prison. En partant de ses différentes définitions nous essayerons de mettre en lumière la (3)construction du problème social des mineurs en prisons et les différents acteurs qui s&#039;y intéressent. (4)Puis, nous nous sommes appuyés sur l&#039;actualité afin de penser les tableaux de la situation actuelle en Suisse romande, en évoquant toutes formes de maltraitance subies par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. (5)Nous nous sommes également intéressés aux événements récents à Champ-Dollon et à leur raison d&#039;être. [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Revue de litterature==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Torrente, J,&#039;&#039;&#039;date&#039;&#039;&#039; &amp;quot;La Maltraitance&amp;quot;, Hommes et perspectives&lt;br /&gt;
*Temps présent du jeudi 17 février 2005, &amp;quot;En taule&amp;quot;.&lt;br /&gt;
*Travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, Chloé MEIER, Sébastien AEBY, &amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises&amp;quot;, mars 1995.&lt;br /&gt;
*Amnesty International, &amp;quot;Enfants torturés,des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. Rapport annuel 2000&lt;br /&gt;
*Amnesty International, &amp;quot;Les mauvais traitments dans les centres de détentions et autres institutions&amp;quot;. AGIR, www.amnesty.asso.fr.&lt;br /&gt;
*Rubin Anne, &amp;quot;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&amp;quot;. Swiss info 2.12.03&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre de J. Torrente sur la maltraitance nous permet d&#039;avoir une meilleure connaissance de ce sujet de la maltraitance. Cette approche interdisciplinaire donne une image des différents problèmes que cause la maltraitance. J. Torrente insiste sur le côté psychologique de la maltraitance. L&#039;auteur ne parle pas spécifiquement des conséquences de la prison mais des conséquences sur le développement et le psychisme d&#039;enfants ayant subis des maltraitances ou des négligences de touts genres.  &lt;br /&gt;
Le document audiovisuel temps présent, &amp;quot;en Taule&amp;quot; ,nous montre deux prisons préventives dans le canton de Vaud où l&#039;on peut souvent retrouver des mineurs. Ce document nous donne une image des conditions de détentions  en suisse, qui sont une des causes de maltraitance dans les prisons. Dans les deux prisons visitées on nous montre le quotidien des détenus et on peut entendre les points de vue des différents acteurs sur les conditions souvent difficiles.&lt;br /&gt;
Le travail de recherche de S. Aeby et de C. Meier sur les prisons préventives genevoises nous a donné de nombreux éléments sur l&#039;évolution des centres de détentions de St-Antoine et de Champ-Dollon. L&#039;évolution de l&#039;hygiène, des visites, des loisirs et encore de bien d&#039;autres éléments permettent d&#039;en apprendre sur les conditions durant le 20ème siècle à Genève. L&#039;isolement, le manque d&#039;hygiène, la surpopulation, le mélange des mineurs et des majeurs, beaucoup d&#039;éléments qui nous poussent à émettre cette hypothèse de maltraitance.&lt;br /&gt;
Internet à aussi été d&#039;une grande aide pour la recherche des documents. Les sites web des prisons sont intéressants car ils ont permis d&#039;avoir des renseignements très actuels. Il fallait recourir à cela car les chiffres pertinents, tels que le nombre de mineurs incarcérés, le taux de surpopulation etc. ne paressent que trop rarement dans les médias. Le net nous a aussi permis de trouver des articles de journaux qui traite de la maltraitance, des textes officiels du Grand Conseil et des traités et lois internationals. Ce média représente une source d&#039;information gigantesque. &lt;br /&gt;
André Lienhard&lt;br /&gt;
------------------------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Observation International des Prisons. (1998). &amp;quot;enfant en prison&amp;quot;. France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Vinsonneau,G.(2000) &amp;quot;Culture et comportement&amp;quot;.Ed. Armand Colin&lt;br /&gt;
* Zambeaux, E. (2001). &amp;quot;en prison avec des ados&amp;quot;. Ed. Denoel impacts.&lt;br /&gt;
* Chronique de la violence ordinaire, une collection de Christophe Nick&lt;br /&gt;
* Au premier faux pas, un film de Patrick Benquet&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La première lecture, et mes connaissances préalables sont tirées du premier semestre du cours  « Déviances sociales et intégrations individuelles » donné par M. Ruchat. Ensuite, je me suis basé sur différentes lectures et documentaires audiovisuelles.&lt;br /&gt;
On m’a proposé de lire le livre « enfants privés de liberté, droits et réalité » écrit par Geert Cappelaere et Anne Granjean. Malheureusement, je n’ai pu jeter qu’un coup d’œil à ce livre qui semble être une source d’informations pertinentes. Il serait donc intéressant de s’y pencher s’il fallait poursuivre cette recherche.&lt;br /&gt;
« Enfant en prison » est un rapport international qui dresse un bilan sur les conditions de détention des mineurs dans 51 pays. Il a été écrit en 1998 par l’Observatoire international des prisons. Il a l’avantage d’offrir une vision globale, autant à l’échelle des pays que des traitements sur mineurs. Cependant, je ne me suis que très peu appuyé sur ce livre, car nous voulions pour ce travail donné une vision locale (Genève) des conditions de détention, ainsi que creuser le concept de maltraitance, et ce livre ne le permettait qu’à petite dose. &lt;br /&gt;
Le livre de Vinsonneau n&#039;est pas un manuel qui traite de délinquance, de maltraitance, mais plutôt de culture et de comportements. C&#039;est un livre sur les rapports interculturelles entre les individus. En annexe, on trouve un glossaire de concepts tiré de différents courants de la psychologie. J&#039;ai pensé que cela pourrait nous aider. Maintenant, je ne sais pas si nous les utiliserons.&lt;br /&gt;
Le livre de Zambeaux, écrit en 2001, est un livre qui permet au lecteur d’entrée dans les prisons de France, dans les quartiers réservé aux mineurs. Chaque année la république incarcère environ 7000 mineurs par an et 700 d’entre eux y réside en permanence. L’auteur, un journaliste a rencontré ces jeunes derrière les barreaux et leur donne la parole. Les mots de ces derniers sont souvent crus, décrivant la réalité carcérale, ces principes, ces « plaisirs », mais rarement ces difficultés, car on sent à travers leurs récits qu’elles est quotidienne. Bien que certains continuent à jouer les dures, le journaliste décèle ces parcelles d’humanité qui  survive dans de tels lieux. Zambeaux fait le tour des problèmes ; les prisons hors la loi, la loi entre codétenus, les drogues et médicaments à profusion, l’enseignement précaire, le statut non reconnue des adolescentes incarcérés. Il donne aussi la parole aux surveillants, matons, éducateurs et directeurs, chacun tenant un discours propre. Le bilan est loin d’être positif pour ces jeunes qui séjournent en prison. Et le nombre de mineurs en détention ne cesse d’augmenter ! Le livre est complété par deux annexes qui donnent des résultats chiffrés sur l’incarcération des mineurs en France et du fonctionnement dans les prisons. &lt;br /&gt;
J’ai aussi visionné deux reportages. Un sur la violence, qui m’a renforcé ma culture générale à ce thème : Chronique de la violence ordinaire, une collection de Christophe Nick. Le deuxième s’accordait mieux avec notre problématique. Ce documentaire s’appelle « Au premier faux pas », un film de Patrick Benquet.  Il décrit la vie de jeunes dans un centre de réinsertion en France. Ce lieu est leur ultime chance, après ce sera la prison. L’intérêt de ce documentaire réside dans l’opportunité qui est offert à ces jeunes avant de se retrouver en prison, ça permet de  comparer la vie dans un centre de réinsertion et un centre pénitencier, de peser les avantages et inconvénients, de regarder la maltraitance sous un autre angle.&lt;br /&gt;
(Benoit)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
André Lienhard&lt;br /&gt;
suite à venir.....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
------------------------&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rubin, Anne (2003) article publié sur le site de la TSR &#039;&#039; La détention des mineurs: un casse-tête Suisse&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet aricle permet de faire un état des lieux général de la situation actuelle en Suisse. Il explique le problème de surpopulation et les mesures qui ont été prises de part et d&#039;autre. De plus, il contient des informations sur le Code Pénal Suisse en ce qui concerne les mineurs, et fait le point sur les différentes idées en ce qui concerne le changement de durée de peines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Questions de recherche==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* qu&#039;est ce que la maltraitance en prison pour les mineurs en Suisse romande, et est-ce vraiment une réalité?   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Méthodologie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans notre travail, nous sommes partis du principe que l&#039;enfermement d&#039;un mineur est une forme de maltraitance, et avons  tenté d&#039;en savoir plus sur les effets néfastes que cela peut provoquer.&lt;br /&gt;
Etant donné que nous avons choisi de traiter de la maltraitance dans les institutions de détentions suisses et plus précisément romandes, nous avons consulté des documents traitants de la question. Les documents sur la prison que nous avons choisi, nous ont donnés une bonne idée des conditions de vie d&#039;un détenu mineur ou majeur dans une prison suisse. Afin de répondre aux questions concernant la prise en charge des mineurs déviants et de leur présence dans les structures pour adultes, nous avons décidé de partir sur le terrain afin de voir la réalité de nos propres yeux. &lt;br /&gt;
Les documents nous ont permis de préparer l&#039;entretien avec M. Sebastier Aeby, directeur de la prison préventive de La Croisée, dans le canton de VD. Nous avons choisi ensemble des quesitons qui nous semblaient pertinentes (cf méthodologie de groupe) et avons profité de l&#039;entretien pour visiter la prison et obserer les conditions de détention. &lt;br /&gt;
Bien que cette interview ne soit pas le fondement de notre article, il nous a servi pour panser un état des lieux actuel en Suisse romande.&lt;br /&gt;
Nous nous sommes également basés sur le cours du premier semestre, qui lui, nous a permi de retracer les conditions de détention des mineurs et d&#039;en voir l&#039;évolution.  [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]] et Lienhard André&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Débats au Grand Conseil: disocurs du procureur général 31.02.02 + interpellation de M. Rémy Pagani: suivi des adolescents à Champ-Dollon, 25.04.02 + Rapport annuel de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, année parlementaire 2002-2003 + Rapport de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, 1ère année de la législature 2001-2003.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Cappelaere,G. (2000). &amp;quot;enfants privés de liberté, droits et réalités&amp;quot; Ed. Jeunesse et Droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Limites de la méthode===&lt;br /&gt;
Nous nous sommes heurtés à un vrai manque de temps, notamment pour trouver la littérature pertinente, pour construire nos réflexions et pour préparer et choisir l&#039;entretien...&lt;br /&gt;
Le travail et surtout la rédaction en groupe est très difficile. &lt;br /&gt;
Les documents trouvés ne sont pas toujours pertinents et les articles trouvés sur internet ne sont pas toujours fiables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Analyse==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définition de quelques concepts&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;être claire sur les concepts que nous utiliserons lors de notre exposé, nous proposons au lecteur, quelques définitions: [[mineur]], [[maltraitance]], [[bientraitance]] et [[prison]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bientraitance: un concept émergent.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partant du principe que placer un mineur en prison est déjà une forme de maltraitance, nous allons tenter d&#039;éclaircir alors le concept de BIENTRAITANCE, qui devient de plus en plus présent dans les discours de tous les jours.&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, bientraiter un enfant est devenu un enjeu d&#039;humanité. Si le mot bientraitance est né, c&#039;est un signe de changement d&#039;attitude de la part d&#039;une société qui sans cesse tente de se remettre en question. Le concept de bientraitance a subi une transformation d&#039;une génération à une autre, aussi, dans les années 1980, bientraiter un enfant n&#039;apparaissait pas encore comme une évidence au sein de la famille. Aujourd&#039;hui,  on parle d&#039;une éducation qui se doit de favoriser l&#039;panouissement des enfants dans différents domaines, physique, affectif, cognitif et social. La famille est considérée comme le lieu privilégié permettant de favoriser cet épanouissement. Autrement dit, la bientraitance vise à la promotion et à la mise en place effective de pratiques éducatives et d&#039;attitudes qui soient garantes du bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
Alors, on ne doit pas seulement prévenir la maltraitance, mais aussi encourager une éducation qui permette à l&#039;enfant de donner le meilleur de lui-même.&lt;br /&gt;
La bientraitance d&#039;un enfant passe donc par son éducation, mais qui dit éducation, dit scolarisation. Le chemin d&#039;un enfant vers l&#039;cole est primordial, car à l&#039;cole, qui peut être considérée comme l&#039;une des principales instances de socialisation et de développement socio cognitif et socio affectif de l&#039;enfant, semble s&#039;inscrire dans le cadre global des attitudes favorables au bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon nombre d&#039;associations se mobilisent afin que chaque enfant ait droit à un  bon traitement dans la vie de tous les jours. Mais qu&#039;en est-il des enfants en prison, en institution ? On trouve dans le rapport d&#039;Amnesty International des recommandations pour la protection des enfants en détention telles que &amp;quot;les détenus mineurs doivent être séparés des adultes, sauf dans le cas de membres d&#039;une même famille&amp;quot;, ou encore &amp;quot;Le recours à la détention préventive pour les enfants doit se limiter à certaines circonstances exceptionnelles. Toute forme de détention doit être conforme à la norme internationale, qui veut qu&#039;un enfant ne soit placé en détention qu&#039;en dernier ressort et pour la durée la plus courte possible.&amp;quot; On se rend alors compte que le traitement des enfants en détention est un sujet qui préoccupe de plus en plus, et c&#039;est ainsi que des recommandations telles que celles-ci émergent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après une recherche effectuée par le service de protection judiciaire de la jeunesse en France, quelques constats ont été avancés : premièrement, un encadrement permanent, stable et formé, permet d&#039;laborer un suivi plus individualisé des mineurs. Le surveillant est alors le premier référent en détention. Deuxièmement, on souligne l&#039;importance des activités en détention, principalement des activités scolaires. On sait que le temps inactif passé en cellule peut engendrer des comportements violents. (AURELIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du problème social&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l&#039;on a choisi de montrer cette problématique à différentes époques de l&#039;histoire humaine, ce n&#039;est pas sans surmonter quelques difficultés. Plus on remonte dans le passé de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d&#039;égarement dû au manque d&#039;informations. C&#039;est pourquoi, nous commencerons avec la question de l&#039;enfermement pour nous mener à celle qui nous intéresse en particulier: la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfermement est un phénomène qui a toujours existé, et bien qu&#039;il ait pu prendre des formes différentes selon les époques, il n&#039;en reste pas moins que l&#039;enfermement fut, est et sera une réalité pour les mineurs.&lt;br /&gt;
Déjà au 5ème siècle, les couvents servaient entre autres de lieu d&#039;enfermement pour les enfants &amp;quot;déviants&amp;quot;. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de grand renfermement des pauvres entre le 16ème et 17ème siècle donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pecheur de ces hommes, femmes et enfants. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d&#039;un renouveau morale. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d&#039;enfermement par excellence, fit son apparition. Elle est apparue pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs pour les criminels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, il est intéressant de signaler l&#039;emergence du rapport de la bientraitance à la maltraitance dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème siècle, les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. La décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commencaient à s&#039;élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l&#039;expérience des galères pour les enfants et les femmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème siècle sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n&#039;arretait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.&lt;br /&gt;
Il y avait évidemment dans cette prolifération d&#039;idées des contradictions, dont certaines allaient avoir des répercussions sur notre objet d&#039;étude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
D&#039;un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. En effet, la théorie évolutionniste proposée par ce dernier suggère l&#039;idée que l&#039;individu est entièrement conçu avant de naître. Ce postulat pousse à croire que l&#039;humain ne va que manifester quelque chose d&#039;existant. A partir de cette conception, le traitement réservé &amp;quot;aux enfants vicieux&amp;quot; ou &amp;quot;aux criminels nés&amp;quot;,  tendait à les enfermer à vie, étant donné que leurs penchants délictueux étaient non seulement d&#039;origine héréditaire mais également immuables. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu&#039;elles ne puissent se reproduire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l&#039;autre côté, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L&#039;individu était maître de lui-même, insoumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous, faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, affirmant que l&#039;enfant naît fondamentalement bon et que la société le corrompt à mesure qu&#039;il grandit. il développa et défendit l&#039;idée de protéger l&#039;enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout aussi significative , celle de l&#039;éducabilité de l&#039;homme à travers le cas de l&#039;enfant sauvage de l&#039;Aveyron. En sortant cet enfant sauvage d&#039;un établissement réservé aux sourds pour lui offrir de meilleurs condition, le docteur invite le garçon à venir vivre chez lui. le docteur Itard croit en l&#039;éducabilité de Victor (nom donné à &amp;quot;l&#039;enfant sauvage&amp;quot;), et progressivement, grâce à des tests, des méthodes pédagogiques, Victor va apprendre, comprendre, parler, penser. Sans rentrer en détail dans cet évènement, on peut dire que l&#039;hypothèse du docteur, quant à l&#039;éducabilité de l&#039;homme, a été confirmé.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans un tel contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de &amp;quot;redressement&amp;quot;. L&#039;ouvrage de l&#039;Italien Cesare Beccaria intitulé &amp;quot;Des délits et des peines&amp;quot;, écrit en 1764, connaît un norme succès. Il demande des peines plus légères, plus humaines pour les prisonniers, et le contexte est suffisamment préparé à recevoir cette idée nouvelle. Cette fois la problématique passe d&#039;un stade primaire à second, son amplification à travers le média de l&#039;époque, c&#039;est-à-dire le livre, produit la publicité nécessaire à donner un nouvel élan à l&#039;amélioration des traitements dans les prisons. L&#039;établissement pénitencier prend une nouvelle définition, il devient &amp;quot;l&#039;école du peuple&amp;quot;, l&#039;idée est la suivante : rattraper la délinquance et de rééduquer l&#039;homme. Deux problèmes se posent à la suite de cette évolution des traitements. Premièrement, le mélange des genres en prison: hommes, femmes et enfants se côtoient dans un même établissement et l&#039;on craint d&#039;éventuelles contaminations morales. Deuxièmement, la question de l&#039;isolement devient problématique. Au lieu d&#039;un retour sur soi, l&#039;isolement donnait des résultats contraires, les hommes avaient plutôt tendance à &amp;quot;se perdre&amp;quot;, à devenir agressif, psychotique. A travers ces nouvelles problématiques, la société traita implicitement ces deux problèmes comme des formes de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le problème de ce genre vient raviver la question qui nous intéresse ici, c&#039;est-à-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et de ce fait illustre bien l&#039;intérêt qui existait déjà à cette époque pour le bon traitement de cette catégorie d&#039;individus. La prise en charge des mineurs prend alors une nouvelle direction, vers un établissement qui leur est dorénavant réservé, une &amp;quot;école de préservation&amp;quot;, autrement dit une prison pour mineurs ou une maison de correction. L&#039;établissement de Mettray, ouvert en 1860, en est le parfait exemple. Ils seront traités différemment, avec un peu plus de liberté, d&#039;espace, dans une atmosphère plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l&#039;esprit religieux qu&#039;on souhaite transmettre à ces jeunes ne sera pas oublié. Malgré tout, bien que les traitements aient changé, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent. (BENOIT)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qui s&#039;intéresse de nos jours à la maltraitance des mineurs en prison ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développement de l&#039;enfant et de son bon environnement est permanent. &#039;&#039;&#039;ajout&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 a force de loi. En plus de la contrainte juridique, c&#039;est-à-dire le respect des articles, qu&#039;il impose aux signataires, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique résolument novateur en proposant une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être considéré comme acteur de sa propre vie. De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;intérêt supérieur de l&#039;enfant affirmé à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra retenir les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation. Toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noter qu&#039;une Convention engage les Etats signataires à mettre en oeuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certains nombres de droits édictés dans la convention peuvent s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains &#039;&#039;&#039;aléas&#039;&#039;&#039; d&#039;articles s&#039;intéressent directement aux situations de détentions, à titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être basée sur l&#039;intérêt supérieur de celui-ci et tenir compte de son opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être protégé contre les &#039;&#039;&#039;immixtions&#039;&#039;&#039; dans sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondance et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son milieu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dans un établissement approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;avoir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaux respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que c&#039;est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Ajouts-Benoit-articles&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise en détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises dirons-nous, conditions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution possible et d&#039;une durée aussi limitée que possible, il doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulière qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il semble que l&#039;application de ce droit doit être poursuivit même en détention.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Ajouts-Benoit-Amnesty&amp;gt;acteur&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détention est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International oeuvre en faveur de tous les droits annoncés dans la Déclaration universelle des droits de l&#039;homme ainsi que dans d&#039;autres traités internationaux. L&#039;Organisation contribue à promouvoir le respect de l&#039;ensemble de ces droits, qu&#039;elle considère comme indivisibles et interdépendants, au moyen de différents types d&#039;action visant à informer et à sensibiliser le grand public, en développant l&#039;éducation aux droits humains et en faisant pression sur les gouvernements pour qu&#039;ils ratifient et appliquent les traités relatifs aux droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver par exemple une page concernant les mauvais traitements, qui vise à sensibiliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier texte,  on critique l&#039;enfermement des mineurs dans des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assurent pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détentions pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure ou ils seraient bien souvent vétustes et pourraient mettre en danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajoute à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfants vivent donc en dehors du respect de leur intimé et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dans des prisons réservés aux adultes, loin du respect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Ce mélange, qui représente un risque important pour les mineurs: violences sexuelles, physiques, et psychologiques, est d&#039;autant plus grave qu&#039;il s&#039;effectue dans des prisons, pour adultes, qui sont, dans la plupart des cas, elles aussi surpeuplées, comme c&#039;est le cas à la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues &#039;&#039;qui disposent que les détenus mineurs&#039;&#039;&#039;doivent être séparés des détenus adultes, ceci afin de pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. La Suisse en fait partie. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention mettant en jeu la santé et la sécurité physique et émotionnelle des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty international soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent oubliées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d&#039;une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autres les droits de l&#039;enfant, en l&#039;occurrence: le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détentions pour mineurs, le rapport souligne en premier lieu, le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au delà des problèmes &amp;quot;matériels&amp;quot; qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport placent le problème encore plus haut, dans &amp;quot;l&#039;absence persistante de toute volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négation pure et simple de leurs existences&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugement, l&#039;incarcération des mineurs dans les quartiers pénitenciers réservés aux adultes, parfois même avec les plus dangereux d&#039;entre eux, le manque de personnel formé de manière adaptée, la surpopulation, ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent détenus dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité et donc nuisent gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux, à cela s&#039;ajoute l&#039;absence ou une insignifiance de structures d&#039;enseignement, d&#039;installations sportives et de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation, font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure ou elle se fait en dehors du respect de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant. Malgré tout, il semble que dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qu&#039;en est-il de la Suisse?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention et l&#039;encadrement des mineurs à fait l&#039;objet de discours et de différents débats à l&#039;intérieur du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 janvier 2002, dans un discours, Monsieur Daniel Zappelli (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550108/41/550108_41_partie4.asp), procureur général évoque la nécessité impérative de créer des lieux supplémentaires de détention pour mineurs afin d&#039;éviter qu&#039;ils se retrouvent  placés dans des prisons pour adultes et &amp;quot;qu&#039;ils ne soient privés de l&#039;encadrement adéquat&amp;quot;. Ce discours rappelle que le nombre de mineurs incarcérés est en augmentation depuis les 6 dernières années et qu&#039;il est donc important d&#039;avoir une réflexion sur la justice que l&#039;on offre. On ne manque pas de rappeler que &amp;quot;la justice n&#039;est pas que pénale&amp;quot;, et ce n&#039;est qu&#039;en gardant ceci à l&#039;esprit que l&#039;on peut faire évoluer les conditions de traitement et de prise en charge des mineurs.&lt;br /&gt;
Il est absolument nécessaire que la justice se voit mettre à disposition les moyens adéquats pour exercer son pouvoir d&#039;une manière efficace et respectueuse des droits de l&#039;homme et de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril 2002, c&#039;est M. Remy Pagani qui fait une interpellation au Conseil d&#039;Etat au sujet du suivi des adolescents enfermés à Champ-Dollon (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550107/33/550107_33_partie15.asp). Une situation qui ne permet le séparation stricte d&#039;avec les adultes, ce qui au contraire à la convention internationale des droits de l&#039;enfant. De plus ces mineurs, dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés, ne disposent de surcroit d&#039;aucun encadrement éducatif particulier. A ceci la Conseillère d&#039;Etat Michel Spoerri répondra par le même souci et la conscience de la nécessité d&#039;améliorer les conditions de détention des mineurs et leur prise en charge, en l&#039;occurrence, par l&#039;agrandissement de la Clairière et la volonté d&#039;y placer des éducateurs supplémentaires. Seulement ces mesures semblent assez légères dans la mesure ou nous verrons plus tard, que l&#039;agrandissemnt de la Clairière n&#039;est pas assez &amp;quot;grand&amp;quot;, tous les mineurs présents à Champ-Dollon ne pourront pas y entrer, et les propositions de postes supplémentaires ne semblent pas aboutir, ou en tout cas pas assez rapidement étant donné l&#039;urgence de la situation. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sujet étudié a fait l&#039;objet de deux rapports annuels de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux rapports, le premier de M. Hugues Hiltpold, année parlementaire 2002-2003,(http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550302/7/550302_7_partie8.asp) sur le thème de la détention et de l&#039;encadrement des mineurs et le second de Mme Anita Cuenod, 1ère année de la législature 2001-2005, ((http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550204/16/550204_16_partie32.asp) font de états de problèmes très similaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y parle  de Champ Dollon, comme d&#039;un bâtiment vétuste, ayant des besoins évidents &amp;quot;d&#039;aménagements et de rafraichissements&amp;quot;. Ce lieu qui ne semble pas approprié que ce soit pour des mineurs ou des adultes. Pourtant, au moment où le débat concernant le deuxième rapport à lieu, 27 mineurs étaient présents dans ces murs! La Clairière étant trop petite pour accueillir tous les mineurs placés, et les travaux d&#039;agrandissement tardant à commencer, les conditions semblent peu propices à une amélioration de la situation qui constitue pourtant une réelle urgence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sous-jacent à cette situation, nous retrouvons le problème du traitement de la jeunesse déviante. Est-il normal que le nombre de mineurs placés en détention ne cesse de croitre alors que la justice ne se dit pas uniquement pénale?  C&#039;est M. Remy Pagani qui soulève cette question de fond, qui semble-t-il, ne passe pas souvent au premier plan lors des débats au Grand Conseil.&lt;br /&gt;
On rappellera les décisions prises 4 ans auparavant qui n&#039;ont pas été appliquées, notamment l&#039;abolition de la promiscuité mineurs-majeurs à la prison de Champ-Dolllon. Si cette promiscuité n&#039;a pas été abolie, elle est d&#039;autant plus alarmante que ces jeunes placés en compagnie d&#039;adultes, sont isolés dans des quartiers ou bien souvent se trouvent des personnes &amp;quot;encore plus déviantes qu&#039;eux, notamment des pédophiles&amp;quot;. M. Pagani soulève ici un question importante qui est celle de la cohérence du traitement des mineurs incarcérés. Le but de l&#039;incarcération est-elle la prise d&#039;un risque pour la santé et l&#039;équilibre, surement déjà précaire de ces enfants? &lt;br /&gt;
Si l&#039;agrandissment de la prison de Champ-Dollon est une solution à la surpopulation carcérale, Mme Esther Adler rappelle que des solutions plus &amp;quot;profondes&amp;quot; sont à chercher dans le fonctionnement même du système de traitement des criminels. Effectivement, il serait opportun de réfléchir aux conditions de détentions des mineurs et aux propositions de prise en charge et aux améliorations à y apporter. Se contenter de faire de Champ-Dollon un lieu plus vaste va-t-il permettre un meilleur traitement des mineurs délinquants?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, si les mineurs qui sont placés à La Clairière sont un peu mieux lotis, on soulignera la présence de gardien de prison en plus des éducateurs. Cette présence est perçue comme une volonté de promouvoir la répression plutôt que des mesures éducatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble que la surpopulation des centres de détentions pour mineurs serait due au manque de volonté des juges de trouver de mesures plus adéquates pour le traitement des mineurs délinquants. La prison serait utilisée commune solution de facilité, ce qui une fois encore apparait contraire aux articles édictés par les droits de l&#039;enfant. Il ferait partie du rôle du gouvernement d&#039;encourager les juges à trouver des peines plus adéquates que la mise en détention, on citera les mesures d&#039;utilité publique en exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour reprendre les propos de M. Hiltpold et M. Mauris, &amp;quot;Michel Foucault considère (...) que l&#039;on juge une société par l&#039;état de ses prisons&amp;quot; et dans cette optique, c&#039;est &amp;quot;une honte pour notre société moderne de laisser ainsi des jeunes en rupture aux côtés d&#039;idoles du crime (...) avec des gardiens en guise d&#039;infirmiers et des délinquants en guise de camarades.&amp;quot; Cette situation relate un réel disfonctionnement de la société actuelle et probablement un manque de volonté à prendre en main la situation, de tout mettre en oeuvre pour y remédier, étant donné que le Conseil d&#039;Etat ne semble pas suivre les recommandations émises par la commission au terme de son rapport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias suisses s&#039;intéressent eux aussi au problème. Notre attention s&#039;est portée sur une émission de swissinfo par Anne Rubin titrée &#039;&#039;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&#039;&#039; le 02 décembre 2003. (Site de la TSR : La détention des mineurs, un casse tête suisse swissinfo, Anne Rubin(02.12.2003)). Les médias aussi s&#039;inquiètent de la présence de plusieurs mineurs dans des prisons pour adultes, des lieux &amp;quot;inadaptés&amp;quot; à l&#039;accueil de jeunes personnes en développement. De plus, pour ne pas améliorer la situation, la Clairière est toujours trop petite, et on rappelle que l&#039;agrandissement en cours n&#039;a pas été prévu assez conséquent pour accueillir les nombreux mineurs placés entre autre a Champ-Dollon. Ce dernier constat est fait par les autorités genevoises elles-mêmes.&lt;br /&gt;
Cette détention en compagnie d&#039;adultes semblent d&#039;autant plus inquiétante qu&#039;elle ne permet pas de répondre à une volonté d&#039;offrit aux mineurs détenus une prise en charge particulière et éducative qui préparerait le terrain à une réinsertion dans la société. Le jeune, qu&#039;il soit délinquant ou non, à le droit à ce qu&#039;on lui prépare un avenir et qu&#039;on lui donne les atouts pour y arriver, cependant, dans de telles conditions de détention, dans cette &amp;quot;école du crime&amp;quot; comme l&#039;appelle M. Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD), on peut imaginer que c&#039;est plutôt la récidive qui sera favoriser la réinsertion du jeune. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Réalité Suisse et genevoise: de la prise en charge à la maltraitance&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- La détention des délinquants mineurs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis plusieurs années, des mineurs sont détenus tant à la prison de Champ-Dollon qu&#039;à la Maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc. Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est devenue aujourd&#039;hui la règle et s&#039;aggrave. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissements privatifs de liberté pour adultes contrevient directement à plusieurs conventions internationales dont la Suisse est signataire qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs.&lt;br /&gt;
Par ailleurs malgré l&#039;extension de la Clairière d&#039;une quinzaine de places de détention supplémentaires, il faut craindre que le nombre de places reste vraisemblablement insuffisant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes délinquants et criminels. Les centres de détention ont comme but de protéger les mineurs, pour cela on a jugé bon de les séparer de la société. La société est représentée par le groupe dominant qui fixe les règles et les normes à respecter. Les individus qui ne respectent pas ces normes sont montrés du doigt et mis en marge.  Cette société a peur de ces déviants, elle craint que les jeunes délinquants &amp;quot;infectent&amp;quot; le reste de la société qui est encore saine. Pour suivre cet objectif, la société a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code pénal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de liberté doit exercer une action éducative sur les personnes privée de liberté et préparer le retour à la vie libre. Enfermement doit être un moyen pour le délinquant ou le criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger le jeunes en donnant une réponse aux actes violents ou délictueux. Ces lois doivent punire mais pas maltraiter les déviants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 60 se sont crées les premières prisons pour mineurs. On sépare déjà depuis le 19ème les détenus majeurs des mineurs. On veut éviter les mélanges qui ne sont pas bénéfiques pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitements. Durant le 19ème l&#039;enfant a une certaine valeur qu&#039;il ne faut pas gâcher. Comme les philanthropes, on préfère les mettre au travail. On veut les redresser et en faire des citoyens utiles pour la sociéte.&lt;br /&gt;
Vers la fin du 19ème et durant le 20me siècle on retourne vers un enfermement des déviants. Les mineurs sont mis dans des familles, des maisons de corrections et parfois aussi, par faute de place ou pour des cas problématiques, dans des prisons pour majeurs. Même si cela est sensé être à titre exceptionnel on retrouve presque constamment quelques mineurs dans ces établissement où ils n&#039;ont pourtant rien à faire.&lt;br /&gt;
St-Antoine était la prison qui avait le plus servi à Genève depuis le 1712, date de sa construction. Elle passa le relais à Champ-Dollon en 1977. Depuis le début du 20ème siècle, et jusqu&#039;à nos jours, on trouve des mineurs dans des lieux prévus uniquement pour des majeurs. Des faits qu l&#039;on retrouve dans le travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, par Chloé MEIER et Sébastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995, mais également dans les statistiques actuelles de Champ-Dollon ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby actuel directeur de la prison préventive la Croisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairière&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre éducatif pour adolescents. Les mineurs y sont détenus pour des périodes courtes,  allant de 1 jours à 1 an. Cependant, la création de la Clairière ne résoud pas le problème, car on retrouve systématiquement des mineurs dans les établissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple à Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tirés des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;année 2003 peuvent nous donner une image de l&#039;ampleur du phénomène.&lt;br /&gt;
Durant l&#039;année 2003 à Champ-Dollon :&lt;br /&gt;
*2&#039;551 personnes ont été incarcérées soit:&lt;br /&gt;
*2&#039;347 hommes dont 281 mineurs&lt;br /&gt;
*204 femmes dont 8 mineurs  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons déjà exliqué, l&#039;enfermement de mineurs dans des prison constitue déjà, en tant que tel, une sorte de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039;. Cette dernière est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelques années la situation c&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview. Il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. En effet, les leaders n&#039;hésitent pas à monter certains détenus contre d&#039;autres. On retrouve aussi de la maltraitanc contre les éducateurs, qui subissent des agressions verbales et parfois même physiques de la part des jeunes détenus. Les jeunes se sentent tout puissants et n&#039;ont plus de limites dans leur paroles et leur agissement physique. Cette maltraitance exercée par les mineurs sur l&#039;autorité de la prison, également rapportée par M. Aeby (directeur de la préventive la Croisée VD et ancien educateur à la Clairière), est un problème important mais que nous n&#039;allons pas traiter dans ce travail. Les débordements en question ont poussé la direction de la Clairère à faire venir des gardiens de Champ-Dollon (il faudra préciser dans une autre partie les différentes structures en place acctuellement en Suisse, comme Champ Dollon...). &amp;quot;L&#039;expérience inverse est une réalité depuis une trentaine d&#039;années. On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Le nouveau cadre dans lequel ils se retrouvent ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins strictes&amp;quot;(rapporté de l&#039;inteview donné au courrier). La sécurité dans ces prisons pour majeurs est bien plus renforcée, ainsi que le sont la répression et l&#039;isolement. Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de Torrente,J, &amp;quot;La maltraitance&amp;quot;,hommes et perspectives. Cette ouvrage traite des effets psychologiques due à la maltraitance . Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La strucure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. Les structures dont les mineurs auraient tant besoin sont absentes. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière (REFERENCE). Depuis de nombreuses années des mineurs sont détenus tant dans la prisons de Champ-Dollon qu&#039;à la maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc (GE). Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est aujourd&#039;hui devenue la norme. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissemnet privatifs de liberté pour adultes contrevient directement à plusieurs conventions internationnales dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs. &lt;br /&gt;
Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dû à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation. (DEDE) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux, comme nous avons pu le voir précédement dans l&#039;article 37 de La Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot; C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD),lors de notre entrtien. &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux, mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer. C&#039;est à dire que l&#039;on placerait le mineur au centre du projet, évitant un maximum l&#039;exclusion que représente l&#039;enfermement, et dans le cas contraire, éviter le processus d&#039;engrenage qui s&#039;active souvent lors du contact avec des adultes, et orienter la prise en charge vers un épanouissement du mineur et une réintegration à la société. &lt;br /&gt;
Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. En effet, en fin d&#039;année 2003, 43 mineurs étaient placés dans des prisons pour adultes, dont 31 à Genève. Mais ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droits de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle? [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toute les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissement pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus dédut mai 2006 la surpopulation est devenue intolérable (peut-être rapporter les événements). Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. En effet Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, les personnes incarcérées sont actuellement autour des 500. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable. Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inaugurée le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine (voire surpeuplée selon les périodes). Le problème est donc loin d&#039;être résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires. &lt;br /&gt;
La surpopulation et les maltraitances plus généralement sont des freins pour le développement des mineurs. [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, il risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les ojectifs ( quels sont ces objectifs?) que tentent d&#039;atteindre les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineur à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dûes à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie. &amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subit pas de mauvais traitements durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Afin que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby, directeur de la Croisée)( expliciter un peu ce que pourrait être cette coopération ou pqoi elle n&#039;existe pas maintenant) &lt;br /&gt;
Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance à de l&#039;influence sur le développement, l&#039;image du corps est modifié par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation ou le suicide. Pour éviter de tel abus,notamment sexuels, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélanger dans les cellules et lors des douches (comme nous l&#039;a rapporté le directeur de la Croisée durant son interview). Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visite que les majeurs ( quel suivi en plsu faudrait-il? mesures éducatives, loisirs, scolarisation, ...). Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y perd du temps de visite, mineurs inclus. (DEDE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Actualité: Champ-Dollon et ses récentes émeutes&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En février 2005, les députés du Grand Conseil votaient un crédit d&#039;étude de 1,3 millions de francs pour l&#039;agrandissement de l&#039;établissement pénitentiaire. A ce moment-là, la prison de Champ-Dollon comptait 438 détenus pour 270 places. &lt;br /&gt;
Furieux de ces conditions, les détenus ont manifestés durant les journées du 30 avril et du 1 mai, refusant de réintégrer leurs cellules après la promenade. Malheureusement, des violences ont été commises lundi. Selon Constantin Franziskakis, une trentaine de détenus se seraient défoulés sur le matériel de la prison. A la fin de la journée, le constat était de trois blessés.  &lt;br /&gt;
Laurent Moutinot, le chef du Département des institutions, promet de punir les auteurs de violence, mais également de prêter une oreille attentive à leur revendications, bien que, d&#039;après lui, les problèmes énoncés découlent de la situation de surpeuplement.&lt;br /&gt;
Les détenus manifestaient non seulement contre les conditions de surpopulation, mais surtout contre les arrestations brutales des forces de l&#039;ordre et contre les périodes de détention provisoire qui excède régulièrement la durée des peines prononcées. En effet, le nombre de dossiers traités pour condamnation est passé de 2600 en 2003 à 4300en 2005.&lt;br /&gt;
La Ligue suisse de droits de l&#039;homme se montre solidaire avec les détenus, pointant le doigt sur la lenteur de la Chambre d&#039;accusation genevoise. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais le problème n&#039;est pas proprement genevois. Si Champ-Dollon souffre aujourd&#039;hui de surpopulation, c&#039;est aussi parce que de nombreux détenus attendent leur transfert vers une prison d&#039;un autre canton. En 2005, la Suisse comptait plus de 6000 détenus. Sur les 122 prisons nationales, 27 affichaient complet et 14 souffraient de surpopulation. [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Champ-Dollon, comme nous l’avons déjà mentionné, compte près de 500 détenus, à la place de 270 prévus à cet effet ! Cette situation est désagréable autant pour les personnes qui y travaillent que pour les prisonniers, qui se marchent dessus. La sécurité générale est amoindrie, les personnes étouffent. Puisque, en plus d’être confinés à plusieurs dans une cellule, les prisons étant pleines à craquer, les places de travail en ateliers manquent. Certains prisonniers se trouvent enfermés 23 heures sur 24 dans leur cellule. Alors, les prisonniers se révoltent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais cette surpopulation avait déjà entraîné à Genève une certaine prise de conscience en mars 2006 : le conseil d’état ouvre un crédit de 18 millions de francs pour un projet de construction d&#039;une nouvelle structure de détention à Puplinge, village situé à côté de Jussy, vers le site de Champ-Dollon. Cette structure devrait voir le jour en 2007 : les travaux commençant normalement en février prochain pour s’achever en décembre 2007. Mais cette structure ne prévoit que 64 places supplémentaires mais aussi des places de travail. Cela viendra bien évidemment soulager la surpopulation de Champ-Dollon dont les prisonniers sont victimes depuis déjà de nombreuses années mais cela suffira-t-il pour « faire taire » ces détenus étouffés ? L’autorité genevoise craignait ces plaintes depuis longtemps, ces dernières viennent d’ailleurs confirmer la mesure d’urgence à prendre, et la nécessité de donner aux détenus un minimum de confort le plus rapidement possible. Confort qui amoindrira les actes violents en prison et donnera aux prisonniers de quoi occuper leurs journées par une mise en place d’ateliers obligatoire. (AURELIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Plus aucun mineur ne sera incarcéré à Champ-Dollon&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Depuis le 20 avril, plus aucun mineur n&#039;est détenu à Champ-Dollon. Habituellement, entre zéro et onze mineurs y étaient enfermés. Mais suite aux violences qui ont eu lieu dans la prison surpeuplée, les mineurs seront détenus à La Clairière. Cependant, bien que cette dernière se soit agrandit, apssant de 15 à 30 places en 2005, elle risque également d&#039;être surpeuplée. &amp;quot;Entre deux maux, nous avons choisi le moindre&amp;quot;, a dit M. Franziskakis, directeur de l&#039;office pénitentiaire. En effet, les mineurs seront plus en sécurité dans une Clairière surpeuplée de quelques unités qu&#039;à Champ-Dollon en mutinerie. Ce transfert permettera également une prise en charge adéquate, puisque La Clairière ne détient que des mineurs. [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Divers acteurs du monde juridique, pénitencier ou encore politique préferent ne pas trop faire parler d&#039;eux dans les médias. On trouve très rarement le terme maltraitance dans un article consacré à la prison en Suisse, et bien que les conditions d&#039;incarcération soient décrites, il est râre qu&#039;un de leur aspect n&#039;est qualifié soit qualifié de mauvais traitement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que de nouvelles méthodes de prise en charge, plus inclusives, voient le jour, le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Pourtant, nous savons bien que l&#039;exclusion ne porte pas ses fruits, et exclure un jeune en rupture sociale de son école, de son parcours, ne va certainement pas jouer en faveur d&#039;une réinsertion éventuelle dans la société. Cette exclusion n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur? Ne devrait-on pas revoir les objectifs de base de l&#039;incarcération d&#039;un mineur et trouver les conditions adéquates en fonction de cela?  Paramont, centre de détention pour mineurs dans le canton du Valais, semble avoir reconsidéré les objectifs et buts de l&#039;incarcération, mettant l&#039;accent sur la ré-éducation à un métier, la formation, visant la réinsertion du mineur.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération de mineur, en faire un principe absolu? décriminaliser les délits commis  pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs est réelle, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. Que fait-on alors? Le débat est lancé, mais la situation est délicate et le traitement idéal ne peut peut-être pas être généralisé, il s&#039;agit plutot d&#039;un cas-par-cas. Mais peut- on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave? &lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=4073</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=4073"/>
		<updated>2006-06-14T10:16:07Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Introduction==&lt;br /&gt;
Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge à travers les époques, et nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier . A l&#039;heure actuelle, il existe en Suisse plusieurs centres de détention pour mineurs. Dans le canton de Genève nous avons &amp;quot;La Clairière&amp;quot; à Vernier (GE), mais pour cause de surnombre, certains mineurs peuvent être placés dans des prison pour adultes, comme c&#039;est le cas à Champ-Dollon. Entre surpopulation et prise en charge qui ne respecte pas les droits de l&#039;enfant, nous nous sommes demandés si les structures carcérales étaient réellement  aptes à prendre en charge les mineurs de manière adéquate et respectueuse de leurs développment.  &lt;br /&gt;
Après un temps de réflexion et la lecture de différents ouvrages, nous avons décidé de partir du principe que la place d&#039;un mineur n&#039;est pas en prison. Des lors qu&#039;un mineur est incarcéré, nous pouvons parler de maltraitance, un première forme de maltraitance à laquelle s&#039;ajoutent des condtions des détentions pas toujours respectueuses des conventions internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter..&lt;br /&gt;
Nous commencerons (1) par la revue de littérature, faisant une synthèse des ouvrages que nous avons lus. Puis, dans un souci de clarté, nous définirons dans un premier temps les (2)concepts utilisés: mineurs, maltraitance et prison. En partant de ses différentes définitions nous essayerons de mettre en lumière la (3)construction du problème social des mineurs en prisons et les différents acteurs qui s&#039;y intéressent. (4)Puis, nous nous sommes appuyés sur l&#039;actualité afin de penser les tableaux de la situation actuelle en Suisse romande, en évoquant toutes formes de maltraitance subies par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. (5)Nous nous sommes également intéressés aux événements récents à Champ-Dollon et à leur raison d&#039;être. [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Revue de litterature==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Torrente, J,&#039;&#039;&#039;date&#039;&#039;&#039; &amp;quot;La Maltraitance&amp;quot;, Hommes et perspectives&lt;br /&gt;
*Temps présent du jeudi 17 février 2005, &amp;quot;En taule&amp;quot;.&lt;br /&gt;
*Travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, Chloé MEIER, Sébastien AEBY, &amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises&amp;quot;, mars 1995.&lt;br /&gt;
*Amnesty International, &amp;quot;Enfants torturés,des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. Rapport annuel 2000&lt;br /&gt;
*Amnesty International, &amp;quot;Les mauvais traitments dans les centres de détentions et autres institutions&amp;quot;. AGIR, www.amnesty.asso.fr.&lt;br /&gt;
*Rubin Anne, &amp;quot;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&amp;quot;. Swiss info 2.12.03&lt;br /&gt;
*Débats au Grand Conseil: disocurs du procureur général 31.02.02 + interpellation de M. Rémy Pagani: suivi des adolescents à Champ-Dollon, 25.04.02 + Rapport annuel de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, année parlementaire 2002-2003 + Rapport de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, 1ère année de la législature 2001-2003. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre de J. Torrente sur la maltraitance nous permet d&#039;avoir une meilleure connaissance de ce sujet de la maltraitance. Cette approche interdisciplinaire donne une image des différents problèmes que cause la maltraitance. J. Torrente insiste sur le côté psychologique de la maltraitance. L&#039;auteur ne parle pas spécifiquement des conséquences de la prison mais des conséquences sur le développement et le psychisme d&#039;enfants ayant subis des maltraitances ou des négligences de touts genres.  &lt;br /&gt;
Le document audiovisuel temps présent, &amp;quot;en Taule&amp;quot; ,nous montre deux prisons préventives dans le canton de Vaud où l&#039;on peut souvent retrouver des mineurs. Ce document nous donne une image des conditions de détentions  en suisse, qui sont une des causes de maltraitance dans les prisons. Dans les deux prisons visitées on nous montre le quotidien des détenus et on peut entendre les points de vue des différents acteurs sur les conditions souvent difficiles.&lt;br /&gt;
Le travail de recherche de S. Aeby et de C. Meier sur les prisons préventives genevoises nous a donné de nombreux éléments sur l&#039;évolution des centres de détentions de St-Antoine et de Champ-Dollon. L&#039;évolution de l&#039;hygiène, des visites, des loisirs et encore de bien d&#039;autres éléments permettent d&#039;en apprendre sur les conditions durant le 20ème siècle à Genève. L&#039;isolement, le manque d&#039;hygiène, la surpopulation, le mélange des mineurs et des majeurs, beaucoup d&#039;éléments qui nous poussent à émettre cette hypothèse de maltraitance.&lt;br /&gt;
Internet à aussi été d&#039;une grande aide pour la recherche des documents. Les sites web des prisons sont intéressants car ils ont permis d&#039;avoir des renseignements très actuels. Il fallait recourir à cela car les chiffres pertinents, tels que le nombre de mineurs incarcérés, le taux de surpopulation etc. ne paressent que trop rarement dans les médias. Le net nous a aussi permis de trouver des articles de journaux qui traite de la maltraitance, des textes officiels du Grand Conseil et des traités et lois internationals. Ce média représente une source d&#039;information gigantesque. &lt;br /&gt;
André Lienhard&lt;br /&gt;
------------------------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Observation International des Prisons. (1998). &amp;quot;enfant en prison&amp;quot;. France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Cappelaere,G. (2000). &amp;quot;enfants privés de liberté, droits et réalités&amp;quot; Ed. Jeunesse et Droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Vinsonneau,G.(2000) &amp;quot;Culture et comportement&amp;quot;.Ed. Armand Colin&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Zambeaux, E. (2001). &amp;quot;en prison avec des ados&amp;quot;. Ed. Denoel impacts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Chronique de la violence ordinaire, une collection de Christophe Nick&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* Au premier faux pas, un film de Patrick Benquet&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La première lecture, et mes connaissances préalables sont tirées du premier semestre du cours  « Déviances sociales et intégrations individuelles » donné par M. Ruchat. Ensuite, je me suis basé sur différentes lectures et documentaires audiovisuelles.&lt;br /&gt;
On m’a proposé de lire le livre « enfants privés de liberté, droits et réalité » écrit par Geert Cappelaere et Anne Granjean. Malheureusement, je n’ai pu jeter qu’un coup d’œil à ce livre qui semble être une source d’informations pertinentes. Il serait donc intéressant de s’y pencher s’il fallait poursuivre cette recherche.&lt;br /&gt;
« Enfant en prison » est un rapport international qui dresse un bilan sur les conditions de détention des mineurs dans 51 pays. Il a été écrit en 1998 par l’Observatoire international des prisons. Il a l’avantage d’offrir une vision globale, autant à l’échelle des pays que des traitements sur mineurs. Cependant, je ne me suis que très peu appuyé sur ce livre, car nous voulions pour ce travail donné une vision locale (Genève) des conditions de détention, ainsi que creuser le concept de maltraitance, et ce livre ne le permettait qu’à petite dose. &lt;br /&gt;
Le livre de Vinsonneau n&#039;est pas un manuel qui traite de délinquance, de maltraitance, mais plutôt de culture et de comportements. C&#039;est un livre sur les rapports interculturelles entre les individus. En annexe, on trouve un glossaire de concepts tiré de différents courants de la psychologie. J&#039;ai pensé que cela pourrait nous aider. Maintenant, je ne sais pas si nous les utiliserons.&lt;br /&gt;
Le livre de Zambeaux, écrit en 2001, est un livre qui permet au lecteur d’entrée dans les prisons de France, dans les quartiers réservé aux mineurs. Chaque année la république incarcère environ 7000 mineurs par an et 700 d’entre eux y réside en permanence. L’auteur, un journaliste a rencontré ces jeunes derrière les barreaux et leur donne la parole. Les mots de ces derniers sont souvent crus, décrivant la réalité carcérale, ces principes, ces « plaisirs », mais rarement ces difficultés, car on sent à travers leurs récits qu’elles est quotidienne. Bien que certains continuent à jouer les dures, le journaliste décèle ces parcelles d’humanité qui  survive dans de tels lieux. Zambeaux fait le tour des problèmes ; les prisons hors la loi, la loi entre codétenus, les drogues et médicaments à profusion, l’enseignement précaire, le statut non reconnue des adolescentes incarcérés. Il donne aussi la parole aux surveillants, matons, éducateurs et directeurs, chacun tenant un discours propre. Le bilan est loin d’être positif pour ces jeunes qui séjournent en prison. Et le nombre de mineurs en détention ne cesse d’augmenter ! Le livre est complété par deux annexes qui donnent des résultats chiffrés sur l’incarcération des mineurs en France et du fonctionnement dans les prisons. &lt;br /&gt;
J’ai aussi visionné deux reportages. Un sur la violence, qui m’a renforcé ma culture générale à ce thème : Chronique de la violence ordinaire, une collection de Christophe Nick. Le deuxième s’accordait mieux avec notre problématique. Ce documentaire s’appelle « Au premier faux pas », un film de Patrick Benquet.  Il décrit la vie de jeunes dans un centre de réinsertion en France. Ce lieu est leur ultime chance, après ce sera la prison. L’intérêt de ce documentaire réside dans l’opportunité qui est offert à ces jeunes avant de se retrouver en prison, ça permet de  comparer la vie dans un centre de réinsertion et un centre pénitencier, de peser les avantages et inconvénients, de regarder la maltraitance sous un autre angle.&lt;br /&gt;
(Benoit)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
André Lienhard&lt;br /&gt;
suite à venir.....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
------------------------&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rubin, Anne (2003) article publié sur le site de la TSR &#039;&#039; La détention des mineurs: un casse-tête Suisse&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet aricle permet de faire un état des lieux général de la situation actuelle en Suisse. Il explique le problème de surpopulation et les mesures qui ont été prises de part et d&#039;autre. De plus, il contient des informations sur le Code Pénal Suisse en ce qui concerne les mineurs, et fait le point sur les différentes idées en ce qui concerne le changement de durée de peines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Questions de recherche==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* qu&#039;est ce que la maltraitance en prison pour les mineurs en Suisse romande, et est-ce vraiment une réalité?   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Méthodologie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans notre travail, nous sommes partis du principe que l&#039;enfermement d&#039;un mineur est une forme de maltraitance, et avons  tenté d&#039;en savoir plus sur les effets néfastes que cela peut provoquer.&lt;br /&gt;
Etant donné que nous avons choisi de traiter de la maltraitance dans les institutions de détentions suisses et plus précisément romandes, nous avons consulté des documents traitants de la question. Les documents sur la prison que nous avons choisi, nous ont donnés une bonne idée des conditions de vie d&#039;un détenu mineur ou majeur dans une prison suisse. Afin de répondre aux questions concernant la prise en charge des mineurs déviants et de leur présence dans les structures pour adultes, nous avons décidé de partir sur le terrain afin de voir la réalité de nos propres yeux. &lt;br /&gt;
Les documents nous ont permis de préparer l&#039;entretien avec M. Sebastier Aeby, directeur de la prison préventive de La Croisée, dans le canton de VD. Nous avons choisi ensemble des quesitons qui nous semblaient pertinentes (cf méthodologie de groupe) et avons profité de l&#039;entretien pour visiter la prison et obserer les conditions de détention. &lt;br /&gt;
Bien que cette interview ne soit pas le fondement de notre article, il nous a servi pour panser un état des lieux actuel en Suisse romande.&lt;br /&gt;
Nous nous sommes également basés sur le cours du premier semestre, qui lui, nous a permi de retracer les conditions de détention des mineurs et d&#039;en voir l&#039;évolution.  [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]] et Lienhard André&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Limites de la méthode===&lt;br /&gt;
Nous nous sommes heurtés à un vrai manque de temps, notamment pour trouver la littérature pertinente, pour construire nos réflexions et pour préparer et choisir l&#039;entretien...&lt;br /&gt;
Le travail et surtout la rédaction en groupe est très difficile. &lt;br /&gt;
Les documents trouvés ne sont pas toujours pertinents et les articles trouvés sur internet ne sont pas toujours fiables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Analyse==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définition de quelques concepts&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;être claire sur les concepts que nous utiliserons lors de notre exposé, nous proposons au lecteur, quelques définitions: [[mineur]], [[maltraitance]], [[bientraitance]] et [[prison]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bientraitance: un concept émergent.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partant du principe que placer un mineur en prison est déjà une forme de maltraitance, nous allons tenter d&#039;éclaircir alors le concept de BIENTRAITANCE, qui devient de plus en plus présent dans les discours de tous les jours.&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, bientraiter un enfant est devenu un enjeu d&#039;humanité. Si le mot bientraitance est né, c&#039;est un signe de changement d&#039;attitude de la part d&#039;une société qui sans cesse tente de se remettre en question. Le concept de bientraitance a subi une transformation d&#039;une génération à une autre, aussi, dans les années 1980, bientraiter un enfant n&#039;apparaissait pas encore comme une évidence au sein de la famille. Aujourd&#039;hui,  on parle d&#039;une éducation qui se doit de favoriser l&#039;panouissement des enfants dans différents domaines, physique, affectif, cognitif et social. La famille est considérée comme le lieu privilégié permettant de favoriser cet épanouissement. Autrement dit, la bientraitance vise à la promotion et à la mise en place effective de pratiques éducatives et d&#039;attitudes qui soient garantes du bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
Alors, on ne doit pas seulement prévenir la maltraitance, mais aussi encourager une éducation qui permette à l&#039;enfant de donner le meilleur de lui-même.&lt;br /&gt;
La bientraitance d&#039;un enfant passe donc par son éducation, mais qui dit éducation, dit scolarisation. Le chemin d&#039;un enfant vers l&#039;cole est primordial, car à l&#039;cole, qui peut être considérée comme l&#039;une des principales instances de socialisation et de développement socio cognitif et socio affectif de l&#039;enfant, semble s&#039;inscrire dans le cadre global des attitudes favorables au bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon nombre d&#039;associations se mobilisent afin que chaque enfant ait droit à un  bon traitement dans la vie de tous les jours. Mais qu&#039;en est-il des enfants en prison, en institution ? On trouve dans le rapport d&#039;Amnesty International des recommandations pour la protection des enfants en détention telles que &amp;quot;les détenus mineurs doivent être séparés des adultes, sauf dans le cas de membres d&#039;une même famille&amp;quot;, ou encore &amp;quot;Le recours à la détention préventive pour les enfants doit se limiter à certaines circonstances exceptionnelles. Toute forme de détention doit être conforme à la norme internationale, qui veut qu&#039;un enfant ne soit placé en détention qu&#039;en dernier ressort et pour la durée la plus courte possible.&amp;quot; On se rend alors compte que le traitement des enfants en détention est un sujet qui préoccupe de plus en plus, et c&#039;est ainsi que des recommandations telles que celles-ci émergent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après une recherche effectuée par le service de protection judiciaire de la jeunesse en France, quelques constats ont été avancés : premièrement, un encadrement permanent, stable et formé, permet d&#039;laborer un suivi plus individualisé des mineurs. Le surveillant est alors le premier référent en détention. Deuxièmement, on souligne l&#039;importance des activités en détention, principalement des activités scolaires. On sait que le temps inactif passé en cellule peut engendrer des comportements violents. (AURELIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du problème social&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l&#039;on a choisi de montrer cette problématique à différentes époques de l&#039;histoire humaine, ce n&#039;est pas sans surmonter quelques difficultés. Plus on remonte dans le passé de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d&#039;égarement dû au manque d&#039;informations. C&#039;est pourquoi, nous commencerons avec la question de l&#039;enfermement pour nous mener à celle qui nous intéresse en particulier: la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfermement est un phénomène qui a toujours existé, et bien qu&#039;il ait pu prendre des formes différentes selon les époques, il n&#039;en reste pas moins que l&#039;enfermement fut, est et sera une réalité pour les mineurs.&lt;br /&gt;
Déjà au 5ème siècle, les couvents servaient entre autres de lieu d&#039;enfermement pour les enfants &amp;quot;déviants&amp;quot;. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de grand renfermement des pauvres entre le 16ème et 17ème siècle donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pecheur de ces hommes, femmes et enfants. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d&#039;un renouveau morale. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d&#039;enfermement par excellence, fit son apparition. Elle est apparue pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs pour les criminels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, il est intéressant de signaler l&#039;emergence du rapport de la bientraitance à la maltraitance dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème siècle, les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. La décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commencaient à s&#039;élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l&#039;expérience des galères pour les enfants et les femmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème siècle sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n&#039;arretait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.&lt;br /&gt;
Il y avait évidemment dans cette prolifération d&#039;idées des contradictions, dont certaines allaient avoir des répercussions sur notre objet d&#039;étude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
D&#039;un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. En effet, la théorie évolutionniste proposée par ce dernier suggère l&#039;idée que l&#039;individu est entièrement conçu avant de naître. Ce postulat pousse à croire que l&#039;humain ne va que manifester quelque chose d&#039;existant. A partir de cette conception, le traitement réservé &amp;quot;aux enfants vicieux&amp;quot; ou &amp;quot;aux criminels nés&amp;quot;,  tendait à les enfermer à vie, étant donné que leurs penchants délictueux étaient non seulement d&#039;origine héréditaire mais également immuables. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu&#039;elles ne puissent se reproduire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l&#039;autre côté, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L&#039;individu était maître de lui-même, insoumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous, faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, affirmant que l&#039;enfant naît fondamentalement bon et que la société le corrompt à mesure qu&#039;il grandit. il développa et défendit l&#039;idée de protéger l&#039;enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout aussi significative , celle de l&#039;éducabilité de l&#039;homme à travers le cas de l&#039;enfant sauvage de l&#039;Aveyron. En sortant cet enfant sauvage d&#039;un établissement réservé aux sourds pour lui offrir de meilleurs condition, le docteur invite le garçon à venir vivre chez lui. le docteur Itard croit en l&#039;éducabilité de Victor (nom donné à &amp;quot;l&#039;enfant sauvage&amp;quot;), et progressivement, grâce à des tests, des méthodes pédagogiques, Victor va apprendre, comprendre, parler, penser. Sans rentrer en détail dans cet évènement, on peut dire que l&#039;hypothèse du docteur, quant à l&#039;éducabilité de l&#039;homme, a été confirmé.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans un tel contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de &amp;quot;redressement&amp;quot;. L&#039;ouvrage de l&#039;Italien Cesare Beccaria intitulé &amp;quot;Des délits et des peines&amp;quot;, écrit en 1764, connaît un norme succès. Il demande des peines plus légères, plus humaines pour les prisonniers, et le contexte est suffisamment préparé à recevoir cette idée nouvelle. Cette fois la problématique passe d&#039;un stade primaire à second, son amplification à travers le média de l&#039;époque, c&#039;est-à-dire le livre, produit la publicité nécessaire à donner un nouvel élan à l&#039;amélioration des traitements dans les prisons. L&#039;établissement pénitencier prend une nouvelle définition, il devient &amp;quot;l&#039;école du peuple&amp;quot;, l&#039;idée est la suivante : rattraper la délinquance et de rééduquer l&#039;homme. Deux problèmes se posent à la suite de cette évolution des traitements. Premièrement, le mélange des genres en prison: hommes, femmes et enfants se côtoient dans un même établissement et l&#039;on craint d&#039;éventuelles contaminations morales. Deuxièmement, la question de l&#039;isolement devient problématique. Au lieu d&#039;un retour sur soi, l&#039;isolement donnait des résultats contraires, les hommes avaient plutôt tendance à &amp;quot;se perdre&amp;quot;, à devenir agressif, psychotique. A travers ces nouvelles problématiques, la société traita implicitement ces deux problèmes comme des formes de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le problème de ce genre vient raviver la question qui nous intéresse ici, c&#039;est-à-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et de ce fait illustre bien l&#039;intérêt qui existait déjà à cette époque pour le bon traitement de cette catégorie d&#039;individus. La prise en charge des mineurs prend alors une nouvelle direction, vers un établissement qui leur est dorénavant réservé, une &amp;quot;école de préservation&amp;quot;, autrement dit une prison pour mineurs ou une maison de correction. L&#039;établissement de Mettray, ouvert en 1860, en est le parfait exemple. Ils seront traités différemment, avec un peu plus de liberté, d&#039;espace, dans une atmosphère plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l&#039;esprit religieux qu&#039;on souhaite transmettre à ces jeunes ne sera pas oublié. Malgré tout, bien que les traitements aient changé, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent. (BENOIT)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qui s&#039;intéresse de nos jours à la maltraitance des mineurs en prison ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développement de l&#039;enfant et de son bon environnement est permanent. &#039;&#039;&#039;ajout&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 a force de loi. En plus de la contrainte juridique, c&#039;est-à-dire le respect des articles, qu&#039;il impose aux signataires, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique résolument novateur en proposant une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être considéré comme acteur de sa propre vie. De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;intérêt supérieur de l&#039;enfant affirmé à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra retenir les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation. Toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noter qu&#039;une Convention engage les Etats signataires à mettre en oeuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certains nombres de droits édictés dans la convention peuvent s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains &#039;&#039;&#039;aléas&#039;&#039;&#039; d&#039;articles s&#039;intéressent directement aux situations de détentions, à titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être basée sur l&#039;intérêt supérieur de celui-ci et tenir compte de son opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être protégé contre les &#039;&#039;&#039;immixtions&#039;&#039;&#039; dans sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondance et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son milieu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dans un établissement approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;avoir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaux respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que c&#039;est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Ajouts-Benoit-articles&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise en détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises dirons-nous, conditions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution possible et d&#039;une durée aussi limitée que possible, il doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulière qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il semble que l&#039;application de ce droit doit être poursuivit même en détention.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Ajouts-Benoit-Amnesty&amp;gt;acteur&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détention est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International oeuvre en faveur de tous les droits annoncés dans la Déclaration universelle des droits de l&#039;homme ainsi que dans d&#039;autres traités internationaux. L&#039;Organisation contribue à promouvoir le respect de l&#039;ensemble de ces droits, qu&#039;elle considère comme indivisibles et interdépendants, au moyen de différents types d&#039;action visant à informer et à sensibiliser le grand public, en développant l&#039;éducation aux droits humains et en faisant pression sur les gouvernements pour qu&#039;ils ratifient et appliquent les traités relatifs aux droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver par exemple une page concernant les mauvais traitements, qui vise à sensibiliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier texte,  on critique l&#039;enfermement des mineurs dans des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assurent pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détentions pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure ou ils seraient bien souvent vétustes et pourraient mettre en danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajoute à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfants vivent donc en dehors du respect de leur intimé et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dans des prisons réservés aux adultes, loin du respect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Ce mélange, qui représente un risque important pour les mineurs: violences sexuelles, physiques, et psychologiques, est d&#039;autant plus grave qu&#039;il s&#039;effectue dans des prisons, pour adultes, qui sont, dans la plupart des cas, elles aussi surpeuplées, comme c&#039;est le cas à la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues &#039;&#039;qui disposent que les détenus mineurs&#039;&#039;&#039;doivent être séparés des détenus adultes, ceci afin de pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. La Suisse en fait partie. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention mettant en jeu la santé et la sécurité physique et émotionnelle des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty international soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent oubliées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d&#039;une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autres les droits de l&#039;enfant, en l&#039;occurrence: le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détentions pour mineurs, le rapport souligne en premier lieu, le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au delà des problèmes &amp;quot;matériels&amp;quot; qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport placent le problème encore plus haut, dans &amp;quot;l&#039;absence persistante de toute volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négation pure et simple de leurs existences&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugement, l&#039;incarcération des mineurs dans les quartiers pénitenciers réservés aux adultes, parfois même avec les plus dangereux d&#039;entre eux, le manque de personnel formé de manière adaptée, la surpopulation, ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent détenus dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité et donc nuisent gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux, à cela s&#039;ajoute l&#039;absence ou une insignifiance de structures d&#039;enseignement, d&#039;installations sportives et de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation, font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure ou elle se fait en dehors du respect de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant. Malgré tout, il semble que dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qu&#039;en est-il de la Suisse?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention et l&#039;encadrement des mineurs à fait l&#039;objet de discours et de différents débats à l&#039;intérieur du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 janvier 2002, dans un discours, Monsieur Daniel Zappelli (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550108/41/550108_41_partie4.asp), procureur général évoque la nécessité impérative de créer des lieux supplémentaires de détention pour mineurs afin d&#039;éviter qu&#039;ils se retrouvent  placés dans des prisons pour adultes et &amp;quot;qu&#039;ils ne soient privés de l&#039;encadrement adéquat&amp;quot;. Ce discours rappelle que le nombre de mineurs incarcérés est en augmentation depuis les 6 dernières années et qu&#039;il est donc important d&#039;avoir une réflexion sur la justice que l&#039;on offre. On ne manque pas de rappeler que &amp;quot;la justice n&#039;est pas que pénale&amp;quot;, et ce n&#039;est qu&#039;en gardant ceci à l&#039;esprit que l&#039;on peut faire évoluer les conditions de traitement et de prise en charge des mineurs.&lt;br /&gt;
Il est absolument nécessaire que la justice se voit mettre à disposition les moyens adéquats pour exercer son pouvoir d&#039;une manière efficace et respectueuse des droits de l&#039;homme et de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril 2002, c&#039;est M. Remy Pagani qui fait une interpellation au Conseil d&#039;Etat au sujet du suivi des adolescents enfermés à Champ-Dollon (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550107/33/550107_33_partie15.asp). Une situation qui ne permet le séparation stricte d&#039;avec les adultes, ce qui au contraire à la convention internationale des droits de l&#039;enfant. De plus ces mineurs, dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés, ne disposent de surcroit d&#039;aucun encadrement éducatif particulier. A ceci la Conseillère d&#039;Etat Michel Spoerri répondra par le même souci et la conscience de la nécessité d&#039;améliorer les conditions de détention des mineurs et leur prise en charge, en l&#039;occurrence, par l&#039;agrandissement de la Clairière et la volonté d&#039;y placer des éducateurs supplémentaires. Seulement ces mesures semblent assez légères dans la mesure ou nous verrons plus tard, que l&#039;agrandissemnt de la Clairière n&#039;est pas assez &amp;quot;grand&amp;quot;, tous les mineurs présents à Champ-Dollon ne pourront pas y entrer, et les propositions de postes supplémentaires ne semblent pas aboutir, ou en tout cas pas assez rapidement étant donné l&#039;urgence de la situation. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sujet étudié a fait l&#039;objet de deux rapports annuels de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux rapports, le premier de M. Hugues Hiltpold, année parlementaire 2002-2003,(http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550302/7/550302_7_partie8.asp) sur le thème de la détention et de l&#039;encadrement des mineurs et le second de Mme Anita Cuenod, 1ère année de la législature 2001-2005, ((http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550204/16/550204_16_partie32.asp) font de états de problèmes très similaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y parle  de Champ Dollon, comme d&#039;un bâtiment vétuste, ayant des besoins évidents &amp;quot;d&#039;aménagements et de rafraichissements&amp;quot;. Ce lieu qui ne semble pas approprié que ce soit pour des mineurs ou des adultes. Pourtant, au moment où le débat concernant le deuxième rapport à lieu, 27 mineurs étaient présents dans ces murs! La Clairière étant trop petite pour accueillir tous les mineurs placés, et les travaux d&#039;agrandissement tardant à commencer, les conditions semblent peu propices à une amélioration de la situation qui constitue pourtant une réelle urgence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sous-jacent à cette situation, nous retrouvons le problème du traitement de la jeunesse déviante. Est-il normal que le nombre de mineurs placés en détention ne cesse de croitre alors que la justice ne se dit pas uniquement pénale?  C&#039;est M. Remy Pagani qui soulève cette question de fond, qui semble-t-il, ne passe pas souvent au premier plan lors des débats au Grand Conseil.&lt;br /&gt;
On rappellera les décisions prises 4 ans auparavant qui n&#039;ont pas été appliquées, notamment l&#039;abolition de la promiscuité mineurs-majeurs à la prison de Champ-Dolllon. Si cette promiscuité n&#039;a pas été abolie, elle est d&#039;autant plus alarmante que ces jeunes placés en compagnie d&#039;adultes, sont isolés dans des quartiers ou bien souvent se trouvent des personnes &amp;quot;encore plus déviantes qu&#039;eux, notamment des pédophiles&amp;quot;. M. Pagani soulève ici un question importante qui est celle de la cohérence du traitement des mineurs incarcérés. Le but de l&#039;incarcération est-elle la prise d&#039;un risque pour la santé et l&#039;équilibre, surement déjà précaire de ces enfants? &lt;br /&gt;
Si l&#039;agrandissment de la prison de Champ-Dollon est une solution à la surpopulation carcérale, Mme Esther Adler rappelle que des solutions plus &amp;quot;profondes&amp;quot; sont à chercher dans le fonctionnement même du système de traitement des criminels. Effectivement, il serait opportun de réfléchir aux conditions de détentions des mineurs et aux propositions de prise en charge et aux améliorations à y apporter. Se contenter de faire de Champ-Dollon un lieu plus vaste va-t-il permettre un meilleur traitement des mineurs délinquants?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, si les mineurs qui sont placés à La Clairière sont un peu mieux lotis, on soulignera la présence de gardien de prison en plus des éducateurs. Cette présence est perçue comme une volonté de promouvoir la répression plutôt que des mesures éducatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble que la surpopulation des centres de détentions pour mineurs serait due au manque de volonté des juges de trouver de mesures plus adéquates pour le traitement des mineurs délinquants. La prison serait utilisée commune solution de facilité, ce qui une fois encore apparait contraire aux articles édictés par les droits de l&#039;enfant. Il ferait partie du rôle du gouvernement d&#039;encourager les juges à trouver des peines plus adéquates que la mise en détention, on citera les mesures d&#039;utilité publique en exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour reprendre les propos de M. Hiltpold et M. Mauris, &amp;quot;Michel Foucault considère (...) que l&#039;on juge une société par l&#039;état de ses prisons&amp;quot; et dans cette optique, c&#039;est &amp;quot;une honte pour notre société moderne de laisser ainsi des jeunes en rupture aux côtés d&#039;idoles du crime (...) avec des gardiens en guise d&#039;infirmiers et des délinquants en guise de camarades.&amp;quot; Cette situation relate un réel disfonctionnement de la société actuelle et probablement un manque de volonté à prendre en main la situation, de tout mettre en oeuvre pour y remédier, étant donné que le Conseil d&#039;Etat ne semble pas suivre les recommandations émises par la commission au terme de son rapport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias suisses s&#039;intéressent eux aussi au problème. Notre attention s&#039;est portée sur une émission de swissinfo par Anne Rubin titrée &#039;&#039;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&#039;&#039; le 02 décembre 2003. (Site de la TSR : La détention des mineurs, un casse tête suisse swissinfo, Anne Rubin(02.12.2003)). Les médias aussi s&#039;inquiètent de la présence de plusieurs mineurs dans des prisons pour adultes, des lieux &amp;quot;inadaptés&amp;quot; à l&#039;accueil de jeunes personnes en développement. De plus, pour ne pas améliorer la situation, la Clairière est toujours trop petite, et on rappelle que l&#039;agrandissement en cours n&#039;a pas été prévu assez conséquent pour accueillir les nombreux mineurs placés entre autre a Champ-Dollon. Ce dernier constat est fait par les autorités genevoises elles-mêmes.&lt;br /&gt;
Cette détention en compagnie d&#039;adultes semblent d&#039;autant plus inquiétante qu&#039;elle ne permet pas de répondre à une volonté d&#039;offrit aux mineurs détenus une prise en charge particulière et éducative qui préparerait le terrain à une réinsertion dans la société. Le jeune, qu&#039;il soit délinquant ou non, à le droit à ce qu&#039;on lui prépare un avenir et qu&#039;on lui donne les atouts pour y arriver, cependant, dans de telles conditions de détention, dans cette &amp;quot;école du crime&amp;quot; comme l&#039;appelle M. Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD), on peut imaginer que c&#039;est plutôt la récidive qui sera favoriser la réinsertion du jeune. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Réalité Suisse et genevoise: de la prise en charge à la maltraitance&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- La détention des délinquants mineurs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis plusieurs années, des mineurs sont détenus tant à la prison de Champ-Dollon qu&#039;à la Maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc. Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est devenue aujourd&#039;hui la règle et s&#039;aggrave. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissements privatifs de liberté pour adultes contrevient directement à plusieurs conventions internationales dont la Suisse est signataire qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs.&lt;br /&gt;
Par ailleurs malgré l&#039;extension de la Clairière d&#039;une quinzaine de places de détention supplémentaires, il faut craindre que le nombre de places reste vraisemblablement insuffisant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes délinquants et criminels. Les centres de détention ont comme but de protéger les mineurs, pour cela on a jugé bon de les séparer de la société. La société est représentée par le groupe dominant qui fixe les règles et les normes à respecter. Les individus qui ne respectent pas ces normes sont montrés du doigt et mis en marge.  Cette société a peur de ces déviants, elle craint que les jeunes délinquants &amp;quot;infectent&amp;quot; le reste de la société qui est encore saine. Pour suivre cet objectif, la société a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code pénal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de liberté doit exercer une action éducative sur les personnes privée de liberté et préparer le retour à la vie libre. Enfermement doit être un moyen pour le délinquant ou le criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger le jeunes en donnant une réponse aux actes violents ou délictueux. Ces lois doivent punire mais pas maltraiter les déviants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 60 se sont crées les premières prisons pour mineurs. On sépare déjà depuis le 19ème les détenus majeurs des mineurs. On veut éviter les mélanges qui ne sont pas bénéfiques pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitements. Durant le 19ème l&#039;enfant a une certaine valeur qu&#039;il ne faut pas gâcher. Comme les philanthropes, on préfère les mettre au travail. On veut les redresser et en faire des citoyens utiles pour la sociéte.&lt;br /&gt;
Vers la fin du 19ème et durant le 20me siècle on retourne vers un enfermement des déviants. Les mineurs sont mis dans des familles, des maisons de corrections et parfois aussi, par faute de place ou pour des cas problématiques, dans des prisons pour majeurs. Même si cela est sensé être à titre exceptionnel on retrouve presque constamment quelques mineurs dans ces établissement où ils n&#039;ont pourtant rien à faire.&lt;br /&gt;
St-Antoine était la prison qui avait le plus servi à Genève depuis le 1712, date de sa construction. Elle passa le relais à Champ-Dollon en 1977. Depuis le début du 20ème siècle, et jusqu&#039;à nos jours, on trouve des mineurs dans des lieux prévus uniquement pour des majeurs. Des faits qu l&#039;on retrouve dans le travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, par Chloé MEIER et Sébastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995, mais également dans les statistiques actuelles de Champ-Dollon ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby actuel directeur de la prison préventive la Croisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairière&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre éducatif pour adolescents. Les mineurs y sont détenus pour des périodes courtes,  allant de 1 jours à 1 an. Cependant, la création de la Clairière ne résoud pas le problème, car on retrouve systématiquement des mineurs dans les établissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple à Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tirés des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;année 2003 peuvent nous donner une image de l&#039;ampleur du phénomène.&lt;br /&gt;
Durant l&#039;année 2003 à Champ-Dollon :&lt;br /&gt;
*2&#039;551 personnes ont été incarcérées soit:&lt;br /&gt;
*2&#039;347 hommes dont 281 mineurs&lt;br /&gt;
*204 femmes dont 8 mineurs  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons déjà exliqué, l&#039;enfermement de mineurs dans des prison constitue déjà, en tant que tel, une sorte de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039;. Cette dernière est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelques années la situation c&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview. Il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. En effet, les leaders n&#039;hésitent pas à monter certains détenus contre d&#039;autres. On retrouve aussi de la maltraitanc contre les éducateurs, qui subissent des agressions verbales et parfois même physiques de la part des jeunes détenus. Les jeunes se sentent tout puissants et n&#039;ont plus de limites dans leur paroles et leur agissement physique. Cette maltraitance exercée par les mineurs sur l&#039;autorité de la prison, également rapportée par M. Aeby (directeur de la préventive la Croisée VD et ancien educateur à la Clairière), est un problème important mais que nous n&#039;allons pas traiter dans ce travail. Les débordements en question ont poussé la direction de la Clairère à faire venir des gardiens de Champ-Dollon (il faudra préciser dans une autre partie les différentes structures en place acctuellement en Suisse, comme Champ Dollon...). &amp;quot;L&#039;expérience inverse est une réalité depuis une trentaine d&#039;années. On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Le nouveau cadre dans lequel ils se retrouvent ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins strictes&amp;quot;(rapporté de l&#039;inteview donné au courrier). La sécurité dans ces prisons pour majeurs est bien plus renforcée, ainsi que le sont la répression et l&#039;isolement. Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de Torrente,J, &amp;quot;La maltraitance&amp;quot;,hommes et perspectives. Cette ouvrage traite des effets psychologiques due à la maltraitance . Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La strucure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. Les structures dont les mineurs auraient tant besoin sont absentes. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière (REFERENCE). Depuis de nombreuses années des mineurs sont détenus tant dans la prisons de Champ-Dollon qu&#039;à la maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc (GE). Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est aujourd&#039;hui devenue la norme. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissemnet privatifs de liberté pour adultes contrevient directement à plusieurs conventions internationnales dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs. &lt;br /&gt;
Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dû à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation. (DEDE) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux, comme nous avons pu le voir précédement dans l&#039;article 37 de La Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot; C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD),lors de notre entrtien. &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux, mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer. C&#039;est à dire que l&#039;on placerait le mineur au centre du projet, évitant un maximum l&#039;exclusion que représente l&#039;enfermement, et dans le cas contraire, éviter le processus d&#039;engrenage qui s&#039;active souvent lors du contact avec des adultes, et orienter la prise en charge vers un épanouissement du mineur et une réintegration à la société. &lt;br /&gt;
Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. En effet, en fin d&#039;année 2003, 43 mineurs étaient placés dans des prisons pour adultes, dont 31 à Genève. Mais ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droits de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle? [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toute les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissement pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus dédut mai 2006 la surpopulation est devenue intolérable (peut-être rapporter les événements). Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. En effet Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, les personnes incarcérées sont actuellement autour des 500. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable. Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inaugurée le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine (voire surpeuplée selon les périodes). Le problème est donc loin d&#039;être résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires. &lt;br /&gt;
La surpopulation et les maltraitances plus généralement sont des freins pour le développement des mineurs. [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, il risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les ojectifs ( quels sont ces objectifs?) que tentent d&#039;atteindre les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineur à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dûes à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie. &amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subit pas de mauvais traitements durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Afin que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby, directeur de la Croisée)( expliciter un peu ce que pourrait être cette coopération ou pqoi elle n&#039;existe pas maintenant) &lt;br /&gt;
Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance à de l&#039;influence sur le développement, l&#039;image du corps est modifié par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation ou le suicide. Pour éviter de tel abus,notamment sexuels, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélanger dans les cellules et lors des douches (comme nous l&#039;a rapporté le directeur de la Croisée durant son interview). Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visite que les majeurs ( quel suivi en plsu faudrait-il? mesures éducatives, loisirs, scolarisation, ...). Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y perd du temps de visite, mineurs inclus. (DEDE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Actualité: Champ-Dollon et ses récentes émeutes&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En février 2005, les députés du Grand Conseil votaient un crédit d&#039;étude de 1,3 millions de francs pour l&#039;agrandissement de l&#039;établissement pénitentiaire. A ce moment-là, la prison de Champ-Dollon comptait 438 détenus pour 270 places. &lt;br /&gt;
Furieux de ces conditions, les détenus ont manifestés durant les journées du 30 avril et du 1 mai, refusant de réintégrer leurs cellules après la promenade. Malheureusement, des violences ont été commises lundi. Selon Constantin Franziskakis, une trentaine de détenus se seraient défoulés sur le matériel de la prison. A la fin de la journée, le constat était de trois blessés.  &lt;br /&gt;
Laurent Moutinot, le chef du Département des institutions, promet de punir les auteurs de violence, mais également de prêter une oreille attentive à leur revendications, bien que, d&#039;après lui, les problèmes énoncés découlent de la situation de surpeuplement.&lt;br /&gt;
Les détenus manifestaient non seulement contre les conditions de surpopulation, mais surtout contre les arrestations brutales des forces de l&#039;ordre et contre les périodes de détention provisoire qui excède régulièrement la durée des peines prononcées. En effet, le nombre de dossiers traités pour condamnation est passé de 2600 en 2003 à 4300en 2005.&lt;br /&gt;
La Ligue suisse de droits de l&#039;homme se montre solidaire avec les détenus, pointant le doigt sur la lenteur de la Chambre d&#039;accusation genevoise. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais le problème n&#039;est pas proprement genevois. Si Champ-Dollon souffre aujourd&#039;hui de surpopulation, c&#039;est aussi parce que de nombreux détenus attendent leur transfert vers une prison d&#039;un autre canton. En 2005, la Suisse comptait plus de 6000 détenus. Sur les 122 prisons nationales, 27 affichaient complet et 14 souffraient de surpopulation. [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Champ-Dollon, comme nous l’avons déjà mentionné, compte près de 500 détenus, à la place de 270 prévus à cet effet ! Cette situation est désagréable autant pour les personnes qui y travaillent que pour les prisonniers, qui se marchent dessus. La sécurité générale est amoindrie, les personnes étouffent. Puisque, en plus d’être confinés à plusieurs dans une cellule, les prisons étant pleines à craquer, les places de travail en ateliers manquent. Certains prisonniers se trouvent enfermés 23 heures sur 24 dans leur cellule. Alors, les prisonniers se révoltent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais cette surpopulation avait déjà entraîné à Genève une certaine prise de conscience en mars 2006 : le conseil d’état ouvre un crédit de 18 millions de francs pour un projet de construction d&#039;une nouvelle structure de détention à Puplinge, village situé à côté de Jussy, vers le site de Champ-Dollon. Cette structure devrait voir le jour en 2007 : les travaux commençant normalement en février prochain pour s’achever en décembre 2007. Mais cette structure ne prévoit que 64 places supplémentaires mais aussi des places de travail. Cela viendra bien évidemment soulager la surpopulation de Champ-Dollon dont les prisonniers sont victimes depuis déjà de nombreuses années mais cela suffira-t-il pour « faire taire » ces détenus étouffés ? L’autorité genevoise craignait ces plaintes depuis longtemps, ces dernières viennent d’ailleurs confirmer la mesure d’urgence à prendre, et la nécessité de donner aux détenus un minimum de confort le plus rapidement possible. Confort qui amoindrira les actes violents en prison et donnera aux prisonniers de quoi occuper leurs journées par une mise en place d’ateliers obligatoire. (AURELIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Plus aucun mineur ne sera incarcéré à Champ-Dollon&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Depuis le 20 avril, plus aucun mineur n&#039;est détenu à Champ-Dollon. Habituellement, entre zéro et onze mineurs y étaient enfermés. Mais suite aux violences qui ont eu lieu dans la prison surpeuplée, les mineurs seront détenus à La Clairière. Cependant, bien que cette dernière se soit agrandit, apssant de 15 à 30 places en 2005, elle risque également d&#039;être surpeuplée. &amp;quot;Entre deux maux, nous avons choisi le moindre&amp;quot;, a dit M. Franziskakis, directeur de l&#039;office pénitentiaire. En effet, les mineurs seront plus en sécurité dans une Clairière surpeuplée de quelques unités qu&#039;à Champ-Dollon en mutinerie. Ce transfert permettera également une prise en charge adéquate, puisque La Clairière ne détient que des mineurs. [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Divers acteurs du monde juridique, pénitencier ou encore politique préferent ne pas trop faire parler d&#039;eux dans les médias. On trouve très rarement le terme maltraitance dans un article consacré à la prison en Suisse, et bien que les conditions d&#039;incarcération soient décrites, il est râre qu&#039;un de leur aspect n&#039;est qualifié soit qualifié de mauvais traitement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que de nouvelles méthodes de prise en charge, plus inclusives, voient le jour, le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Pourtant, nous savons bien que l&#039;exclusion ne porte pas ses fruits, et exclure un jeune en rupture sociale de son école, de son parcours, ne va certainement pas jouer en faveur d&#039;une réinsertion éventuelle dans la société. Cette exclusion n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur? Ne devrait-on pas revoir les objectifs de base de l&#039;incarcération d&#039;un mineur et trouver les conditions adéquates en fonction de cela?  Paramont, centre de détention pour mineurs dans le canton du Valais, semble avoir reconsidéré les objectifs et buts de l&#039;incarcération, mettant l&#039;accent sur la ré-éducation à un métier, la formation, visant la réinsertion du mineur.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération de mineur, en faire un principe absolu? décriminaliser les délits commis  pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs est réelle, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. Que fait-on alors? Le débat est lancé, mais la situation est délicate et le traitement idéal ne peut peut-être pas être généralisé, il s&#039;agit plutot d&#039;un cas-par-cas. Mais peut- on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave? &lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3970</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
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		<updated>2006-06-10T15:14:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : /* Analyse */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Introduction==&lt;br /&gt;
Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge à travers les époques, et nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier . A l&#039;heure actuelle, il existe en Suisse plusieurs centres de détention pour mineurs comme par exemple La Clairière à Vernier (GE), mais pour cause de surnombre, certains mineurs peuvent aussi être placés dans des prison pour adultes, comme c&#039;est le cas à Champ-Dollon. Entre surpopulation et prise en charge qui ne respecte pas les droits de l&#039;enfant, nous nous sommes demandés si les structures carcérales étaient réellement  aptes à prendre en charge les mineurs de manière adéquate et respectueuse de leurs développment.  &lt;br /&gt;
Après un temps de réflexion et la lecture de différents ouvrages, nous avons pris le parti de partir du principe la place d&#039;un mineur n&#039;est pas en prison. Des lors qu&#039;un mineur est incarcéré, nous pouvons parler de maltraitance, un première forme de maltraitance à laquelle s&#039;ajoutent des condtions des détentions pas toujours respectueuses des conventions internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter..&lt;br /&gt;
Nous commencerons (1) par la revue de littérature, faisant une synthèse des ouvrages que nous avons lus. Puis, dans un souci de clarté, nous définirons dans un premier temps les (2)concepts utilisés: mineurs, maltraitance et prison. En partant de ses différentes définitions nous essayerons de mettre en lumière la (3)construction du problème social des mineurs en prisons et les différents acteurs qui s&#039;y intéressent. (4)Puis, nous nous sommes appuyés sur l&#039;actualité afin de penser les tableaux de la situation actuelle en Suisse romande, en évoquant toutes formes de maltraitance subies par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. (5)Nous nous sommes également intéressés aux événements récents à Champ-Dollon et à leur raison d&#039;être. [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Revue de litterature==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Torrente, J,&#039;&#039;&#039;date&#039;&#039;&#039; &amp;quot;La Maltraitance&amp;quot;, Hommes et perspectives&lt;br /&gt;
*Temps présent du jeudi 17 février 2005, &amp;quot;En taule&amp;quot;.&lt;br /&gt;
*Travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, Chloé MEIER, Sébastien AEBY, &amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises&amp;quot;, mars 1995.&lt;br /&gt;
*Amnesty International, &amp;quot;Enfants torturés,des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. Rapport annuel 2000&lt;br /&gt;
*Amnesty International, &amp;quot;Les mauvais traitments dans les centres de détentions et autres institutions&amp;quot;. AGIR, www.amnesty.asso.fr.&lt;br /&gt;
*Rubin Anne, &amp;quot;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&amp;quot;. Swiss info 2.12.03&lt;br /&gt;
*Débats au Grand Conseil: disocurs du procureur général 31.02.02 + interpellation de M. Rémy Pagani: suivi des adolescents à Champ-Dollon, 25.04.02 + Rapport annuel de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, année parlementaire 2002-2003 + Rapport de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, 1ère année de la législature 2001-2003. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre de J. Torrente sur la maltraitance m&#039;a permis d&#039;avoir une meilleure connaissance de ce sujet. Cette approche interdisciplinaire donne une image des différents problèmes que cause la maltraitance. Dans notre travail, nous sommes partis du principe qu&#039;enfermer c&#039;est maltraiter, Nous avons donc tenté d&#039;en apprendre plus sur les effets néfastes au niveau psychologique que peuvent causer les mauvais traitements.&lt;br /&gt;
Comme nous avons choisi de traiter de la maltraitance dans les institutions de détentions suisses et plus précisément romandes. Nous avons consulté des documents traitants de la question. Le document audiovisuel, &amp;quot;temps présent&amp;quot; nous a montré deux prisons préventives dans les cantons de Vaud où l&#039;on peut souvent retrouver des mineurs. Ce document additionné à la visite de la Croisée (prison décrite dans le documentaire temps présent) nous a donn une bonne idée des conditions de vie d&#039;un détenu mineur ou majeur dans une prison suisse. Ce cadre, qui est d&#039;après nous une des causes de la maltraitances sur les mineurs. Pour décrire cette ambiance, le travail de recherche de M. Aeby retrace l&#039;historique de l&#039;univers carcéral genevois depuis la fin du 19ème siècle. De la prison St Antoine à la prison actuelle de Champ-Dollon, il a toujours retrouvé des mineurs dans ces établissements alors qu&#039;ils n&#039;y avaient rien à faire. Les conditions décrites ne sont bien sûr pas adaptées à un mineur en développement. L&#039;aspect théorique du concept de maltraitance était important, mais il fallait aussi que nous puissions voir et connaître davantage les lieux qui cause le problème dont nous traitons.&lt;br /&gt;
Internet à aussi été d&#039;une grande aide pour nous. Les sites web des prisons sont intéressants car, ils ont permis d&#039;avoir des renseignements très actuels. Il fallait recourir à cela car les chiffres concerner les prisons ne paressent que trop rarement dans les médias. Le net nous a aussi permis de trouver des articles de journaux qui traite de la maltraitance. Ce média représente une source d&#039;information gigantesque, mais ce qui si trouve n&#039;est pas toujours pertinent et vérifiable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
------------------------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Observation International des Prisons. (1998). &amp;quot;enfant en prison&amp;quot;. France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Cappelaere,G. (2000). &amp;quot;enfants privés de liberté, droits et réalités&amp;quot; Ed. Jeunesse et Droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Vinsonneau,G.(2000) &amp;quot;Culture et comportement&amp;quot;.Ed. Armand Colin&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Zambeaux, E. (2001). &amp;quot;en prison avec des ados&amp;quot;. Ed. Denoel impacts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Chronique de la violence ordinaire, une collection de Christophe Nick&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* Au premier faux pas, un film de Patrick Benquet&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La première lecture, et mes connaissances préalables sont tirées du premier semestre du cours  « Déviances sociales et intégrations individuelles » donné par M. Ruchat. Ensuite, je me suis basé sur différentes lectures et documentaires audiovisuelles.&lt;br /&gt;
On m’a proposé de lire le livre « enfants privés de liberté, droits et réalité » écrit par Geert Cappelaere et Anne Granjean. Malheureusement, je n’ai pu jeter qu’un coup d’œil à ce livre qui semble être une source d’informations pertinentes. Il serait donc intéressant de s’y pencher s’il fallait poursuivre cette recherche.&lt;br /&gt;
« Enfant en prison » est un rapport international que dresse un bilan sur les conditions de détention des mineurs dans 51 pays. Il a été écrit en 1998 par l’Observatoire international des prisons. Il a l’avantage d’offrir une vision globale, autant à l’échelle des pays que des traitements sur mineurs. Cependant, je ne me suis que très peu appuyé sur ce livre, car nous voulions pour ce travail donné une vision locale (Genève) des conditions de détention, ainsi que creuser le concept de maltraitance, et ce livre ne le permettait qu’à petite dose. &lt;br /&gt;
Le livre de Vinsonneau n&#039;est pas un manuel qui traite de délinquance, de maltraitance, mais plutôt de culture et de comportements. C&#039;est un livre sur les rapports interculturelles entre les individus. En annexe, on trouve un glossaire de concepts tiré de différents courants de la psychologie. J&#039;ai pensé que cela pourrait nous aider. Maintenant, je ne sais pas c&#039;est vraiment utile.&lt;br /&gt;
Le livre de Zambeaux, écrit en 2001, est un livre qui permet au lecteur d’entrée dans les prisons de France, dans les quartiers réservé aux mineurs. Chaque année la république incarcère environ 7000 mineurs par an et 700 d’entre eux y réside en permanence. L’auteur, un journaliste a rencontré ces jeunes derrière les barreaux et leur donne la parole. Les mots de ces derniers sont souvent crus, décrivant la réalité carcérale, ces principes, ces « plaisirs », mais rarement ces difficultés, car on sent à travers leurs récits qu’elles est quotidienne. Bien que certains continuent à jouer les dures, le journaliste décèle ces parcelles d’humanité qui  survive dans de tels lieux. Zambeaux fait le tour des problèmes ; les prisons hors la loi, la loi entre codétenus, les drogues et médicaments à profusion, l’enseignement précaire, le statut non reconnue des adolescentes incarcérés. Il donne aussi la parole aux surveillants, matons, éducateurs et directeurs, chacun tenant un discours propre. Le bilan est loin d’être positif pour ces jeunes qui séjournent en prison. Et le nombre de mineurs en détention ne cesse d’augmenter ! Le livre est complété par deux annexes qui donnent des résultats chiffrés sur l’incarcération des mineurs en France et du fonctionnement dans les prisons. &lt;br /&gt;
J’ai aussi visionné deux reportages. Un sur la violence, qui m’a renforcé ma culture générale à ce thème : Chronique de la violence ordinaire, une collection de Christophe Nick. Le deuxième s’accordait mieux avec notre problématique. Ce documentaire s’appelle « Au premier faux pas », un film de Patrick Benquet.  Il décrit la vie de jeunes dans un centre de réinsertion en France. Ce lieu est leur ultime chance, après ce sera la prison. L’intérêt de ce documentaire réside dans l’opportunité qui est offert à ces jeunes avant de se retrouver en prison, ça permet de  comparer la vie dans un centre de réinsertion et un centre pénitencier, de peser les avantages et inconvénients, de regarder la maltraitance sous un autre angle.&lt;br /&gt;
(Benoit)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
André Lienhard&lt;br /&gt;
suite à venir.....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
------------------------&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rubin, Anne (2003) article publié sur le site de la TSR &#039;&#039; La détention des mineurs: un casse-tête Suisse&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet aricle permet de faire un état des lieux général de la situation actuelle en Suisse. Il explique le problème de surpopulation et les mesures qui ont été prises de part et d&#039;autre. De plus, il contient des informations sur le Code Pénal Suisse en ce qui concerne les mineurs, et fait le point sur les différentes idées en ce qui concerne le changement de durée de peines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Questions de recherche==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Depuis quand parle-t-on de maltraitance des mineurs ? &lt;br /&gt;
* Maltraitance sur mineurs dans les prisons, est-ce une réalité ?&lt;br /&gt;
* qu&#039;est ce que la maltraitance en prison pour les mineurs? négligeance, coups, harcèlement?   &lt;br /&gt;
* quel genre, niveau, quelle fréquence?&lt;br /&gt;
* Comment les mineurs en prison sont-ils protégés de la maltraitance?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Méthodologie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de répondre aux questions concernant la présence des mineurs en prison, nous avons décidé de partir sur le terrain afin de voir les choses de plus près. Nous avons eu l&#039;occasion d&#039;avoir un entretien avec M. Sebastier Aeby, &lt;br /&gt;
directeur de la prison préventive de La Croisée, dans le canton de VD. Nous avons choisi ensemble des quesitons qui nous semblaient pertinentes (cf méthodologie de groupe) et avons profité de l&#039;entretien pour visiter la prison et obserer les conditions de détention. &lt;br /&gt;
Bien que cette interview ne soit pas le fondement de notre article, il nous a servi pour panser un état des lieux actuel en Suisse romande. &lt;br /&gt;
Nous nous sommes également basés sur le cours du premier semestre, qui lui, nous a permi de retracer les conditions de détention des mineurs et d&#039;en voir l&#039;évolution.  [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Limites de la méthode===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Analyse==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définition de quelques concepts&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;être claires sur les concepts que nous utiliserons lors de notre exposé, nous proposons au lecteur, quelques définitions: [[mineur]], [[maltraitance]], [[bientraitance]] et [[prison]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bientraitance: un concept émergent.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partant du principe que placer un mineur en prison est déjà une forme de maltraitance, nous allons tenter d&#039;éclaircir alors le concept de BIENTRAITANCE, qui devient de plus en plus présent dans les discours de tous les jours.&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, bientraiter un enfant est devenu un enjeu d&#039;humanité. Si le mot bientraitance est né, c&#039;est un signe de changement d&#039;attitude de la part d&#039;une société qui sans cesse tente de se remettre en question. Le concept de bientraitance a subi une transformation d&#039;une génération à une autre, aussi, dans les années 1980, bientraiter un enfant n&#039;apparaissait pas encore comme une évidence au sein de la famille. Aujourd&#039;hui,  on parle d&#039;une éducation qui se doit de favoriser l&#039;panouissement des enfants dans différents domaines, physique, affectif, cognitif et social. La famille est considérée comme le lieu privilégié permettant de favoriser cet épanouissement. Autrement dit, la bientraitance vise à la promotion et à la mise en place effective de pratiques éducatives et d&#039;attitudes qui soient garantes du bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
Alors, on ne doit pas seulement prévenir la maltraitance, mais aussi encourager une éducation qui permette à l&#039;enfant de donner le meilleur de lui-même.&lt;br /&gt;
La bientraitance d&#039;un enfant passe donc par son éducation, mais qui dit éducation, dit scolarisation. Le chemin d&#039;un enfant vers l&#039;cole est primordial, car à l&#039;cole, qui peut être considérée comme l&#039;une des principales instances de socialisation et de développement socio cognitif et socio affectif de l&#039;enfant, semble s&#039;inscrire dans le cadre global des attitudes favorables au bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon nombre d&#039;associations se mobilisent afin que chaque enfant ait droit à un  bon traitement dans la vie de tous les jours. Mais qu&#039;en est-il des enfants en prison, en institution ? On trouve dans le rapport d&#039;Amnesty International des recommandations pour la protection des enfants en détention telles que &amp;quot;les détenus mineurs doivent être séparés des adultes, sauf dans le cas de membres d&#039;une même famille&amp;quot;, ou encore &amp;quot;Le recours à la détention préventive pour les enfants doit se limiter à certaines circonstances exceptionnelles. Toute forme de détention doit être conforme à la norme internationale, qui veut qu&#039;un enfant ne soit placé en détention qu&#039;en dernier ressort et pour la durée la plus courte possible.&amp;quot; On se rend alors compte que le traitement des enfants en détention est un sujet qui préoccupe de plus en plus, et c&#039;est ainsi que des recommandations telles que celles-ci émergent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après une recherche effectuée par le service de protection judiciaire de la jeunesse en France, quelques constats ont été avancés : premièrement, un encadrement permanent, stable et formé, permet d&#039;laborer un suivi plus individualisé des mineurs. Le surveillant est alors le premier référent en détention. Deuxièmement, on souligne l&#039;importance des activités en détention, principalement des activités scolaires. On sait que le temps inactif passé en cellule peut engendrer des comportements violents. (AURELIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du problème social&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l&#039;on a choisi de montrer cette problématique à différentes époques de l&#039;histoire humaine, ce n&#039;est pas sans surmonter quelques difficultés. Plus on remonte dans le passé de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d&#039;égarement dû au manque d&#039;informations. C&#039;est pourquoi, nous commencerons avec la question de l&#039;enfermement pour nous mener à celle qui nous intéresse en particulier: la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfermement est un phénomène qui a toujours existé, et bien qu&#039;il ait pu prendre des formes différentes selon les époques, il n&#039;en reste pas moins que l&#039;enfermement fut, est et sera une réalité pour les mineurs.&lt;br /&gt;
Déjà au 5ème siècle, les couvents servaient entre autres de lieu d&#039;enfermement pour les enfants &amp;quot;déviants&amp;quot;. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de grand renfermement des pauvres entre le 16ème et 17ème siècle donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pecheur de ces hommes, femmes et enfants. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d&#039;un renouveau morale. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d&#039;enfermement par excellence, fit son apparition. Elle est apparue pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs pour les criminels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, il est intéressant de signaler l&#039;emergence du rapport de la bientraitance à la maltraitance dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème siècle, les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. La décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commencaient à s&#039;élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l&#039;expérience des galères pour les enfants et les femmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème siècle sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n&#039;arretait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.&lt;br /&gt;
Il y avait évidemment dans cette prolifération d&#039;idées des contradictions, dont certaines allaient avoir des répercussions sur notre objet d&#039;étude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
D&#039;un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. En effet, la théorie évolutionniste proposée par ce dernier suggère l&#039;idée que l&#039;individu est entièrement conçu avant de naître. Ce postulat pousse à croire que l&#039;humain ne va que manifester quelque chose d&#039;existant. A partir de cette conception, le traitement réservé &amp;quot;aux enfants vicieux&amp;quot; ou &amp;quot;aux criminels nés&amp;quot;,  tendait à les enfermer à vie, étant donné que leurs penchants délictueux étaient non seulement d&#039;origine héréditaire mais également immuables. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu&#039;elles ne puissent se reproduire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l&#039;autre côté, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L&#039;individu était maître de lui-même, insoumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous, faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, affirmant que l&#039;enfant naît fondamentalement bon et que la société le corrompt à mesure qu&#039;il grandit. il développa et défendit l&#039;idée de protéger l&#039;enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout aussi significative , celle de l&#039;éducabilité de l&#039;homme à travers le cas de l&#039;enfant sauvage de l&#039;Aveyron. En sortant cet enfant sauvage d&#039;un établissement réservé aux sourds pour lui offrir de meilleurs condition, le docteur invite le garçon à venir vivre chez lui. le docteur Itard croit en l&#039;éducabilité de Victor (nom donné à &amp;quot;l&#039;enfant sauvage&amp;quot;), et progressivement, grâce à des tests, des méthodes pédagogiques, Victor va apprendre, comprendre, parler, penser. Sans rentrer en détail dans cet évènement, on peut dire que l&#039;hypothèse du docteur, quant à l&#039;éducabilité de l&#039;homme, a été confirmé.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans un tel contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de &amp;quot;redressement&amp;quot;. L&#039;ouvrage de l&#039;Italien Cesare Beccaria intitulé &amp;quot;Des délits et des peines&amp;quot;, écrit en 1764, connaît un norme succès. Il demande des peines plus légères, plus humaines pour les prisonniers, et le contexte est suffisamment préparé à recevoir cette idée nouvelle. Cette fois la problématique passe d&#039;un stade primaire à second, son amplification à travers le média de l&#039;époque, c&#039;est-à-dire le livre, produit la publicité nécessaire à donner un nouvel élan à l&#039;amélioration des traitements dans les prisons. L&#039;établissement pénitencier prend une nouvelle définition, il devient &amp;quot;l&#039;école du peuple&amp;quot;, l&#039;idée est la suivante : rattraper la délinquance et de rééduquer l&#039;homme. Deux problèmes se posent à la suite de cette évolution des traitements. Premièrement, le mélange des genres en prison: hommes, femmes et enfants se côtoient dans un même établissement et l&#039;on craint d&#039;éventuelles contaminations morales. Deuxièmement, la question de l&#039;isolement devient problématique. Au lieu d&#039;un retour sur soi, l&#039;isolement donnait des résultats contraires, les hommes avaient plutôt tendance à &amp;quot;se perdre&amp;quot;, à devenir agressif, psychotique. A travers ces nouvelles problématiques, la société traita implicitement ces deux problèmes comme des formes de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le problème de ce genre vient raviver la question qui nous intéresse ici, c&#039;est-à-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et de ce fait illustre bien l&#039;intérêt qui existait déjà à cette époque pour le bon traitement de cette catégorie d&#039;individus. La prise en charge des mineurs prend alors une nouvelle direction, vers un établissement qui leur est dorénavant réservé, une &amp;quot;école de préservation&amp;quot;, autrement dit une prison pour mineurs ou une maison de correction. L&#039;établissement de Mettray, ouvert en 1860, en est le parfait exemple. Ils seront traités différemment, avec un peu plus de liberté, d&#039;espace, dans une atmosphère plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l&#039;esprit religieux qu&#039;on souhaite transmettre à ces jeunes ne sera pas oublié. Malgré tout, bien que les traitements aient changé, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent. (BENOIT)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qui s&#039;intéresse de nos jours à la maltraitance des mineurs en prison ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développement de l&#039;enfant et de son bon environnement est permanent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 a force de loi. En plus de la contrainte juridique, c&#039;est-à-dire le respect des articles, qu&#039;il impose aux signataires, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique résolument novateur en proposant une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être considéré comme acteur de sa propre vie. De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;intérêt supérieur de l&#039;enfant affirmé à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra retenir les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation. Toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noter qu&#039;une Convention engage les Etats signataires à mettre en oeuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certains nombres de droits édictés dans la convention peuvent s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains al?éas des articles s&#039;intéressent directement aux situations de détentions, à titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être basée sur l&#039;intérêt supérieur de celui-ci et tenir compte de son opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être protégé contre les immixtions dans sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondance et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son milieu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dans un établissement approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;avoir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaux respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que c&#039;est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise en détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises dirons-nous, conditions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution possible et d&#039;une durée aussi limitée que possible, il doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulière qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il semble que l&#039;application de ce droit doit être poursuivit même en détention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détention est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International oeuvre en faveur de tous les droits annoncés dans la Déclaration universelle des droits de l&#039;homme ainsi que dans d&#039;autres traités internationaux. L&#039;Organisation contribue à promouvoir le respect de l&#039;ensemble de ces droits, qu&#039;elle considère comme indivisibles et interdépendants, au moyen de différents types d&#039;action visant à informer et à sensibiliser le grand public, en développant l&#039;éducation aux droits humains et en faisant pression sur les gouvernements pour qu&#039;ils ratifient et appliquent les traités relatifs aux droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver par exemple une page concernant les mauvais traitements, qui vise à sensibiliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier texte,  on critique l&#039;enfermement des mineurs dans des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assurent pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détentions pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure ou ils seraient bien souvent vétustes et pourraient mettre en danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajouter à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfants vivent donc en dehors du respect de leur intimé et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dans des prisons réservés aux adultes, loin du respect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Ce mélange, qui représente un risque important pour les mineurs: violences sexuelles, physiques, et psychologiques, est d&#039;autant plus grave qu&#039;il s&#039;effectue dans des prisons, pour adultes, qui sont, dans la plupart des cas, elles aussi surpeuplées, comme c&#039;est le cas à la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui disposent que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, ceci afin de pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. La Suisse en fait partie. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention qui mettent en jeu la santé et la sécurité physique et émotionnelle des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty international soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent oubliées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d&#039;une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autres les droits de l&#039;enfant, en l&#039;occurrence: le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détentions pour mineurs, le rapport souligne en premier lieu, le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au delà des problèmes &amp;quot;matériels&amp;quot; qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport placent le problème encore plus haut, dans &amp;quot;l&#039;absence persistante de toute volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négation pure et simple de leurs existences&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugement, l&#039;incarcération des mineurs dans les quartiers pénitenciers réservés aux adultes, parfois même avec les plus dangereux d&#039;entre eux, le manque de personnel formé de manière adaptée, la surpopulation, ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent détenus dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité et donc nuisent gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux, à cela s&#039;ajoute l&#039;absence ou une insignifiance de structures d&#039;enseignement, d&#039;installations sportives et de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation, font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure ou elle se fait en dehors du respect de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant. Malgré tout, il semble que dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qu&#039;en est-il de la Suisse?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention et l&#039;encadrement des mineurs à fait l&#039;objet de discours et de différents débats à l&#039;intérieur du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 janvier 2002, dans un discours, Monsieur Daniel Zappelli (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550108/41/550108_41_partie4.asp), procureur général évoque la nécessité impérative de créer des lieux supplémentaires de détention pour mineurs afin d&#039;éviter qu&#039;ils se retrouvent  placés dans des prisons pour adultes et &amp;quot;qu&#039;ils ne soient privés de l&#039;encadrement adéquat&amp;quot;. Ce discours rappelle que le nombre de mineurs incarcérés est en augmentation depuis les 6 dernières années et qu&#039;il est donc important d&#039;avoir une réflexion sur la justice que l&#039;on offre. On ne manque pas de rappeler que &amp;quot;la justice n&#039;est pas que pénale&amp;quot;, et ce n&#039;est qu&#039;en gardant ceci à l&#039;esprit que l&#039;on peut faire évoluer les conditions de traitement et de prise en charge des mineurs.&lt;br /&gt;
Il est absolument nécessaire que la justice se voit mettre à disposition les moyens adéquats pour exercer son pouvoir d&#039;une manière efficace et respectueuse des droits de l&#039;homme et de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril 2002, c&#039;est M. Remy Pagani qui fait une interpellation au Conseil d&#039;Etat au sujet du suivi des adolescents enfermés à Champ-Dollon (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550107/33/550107_33_partie15.asp). Une situation qui ne permet le séparation stricte d&#039;avec les adultes, ce qui au contraire à la convention internationale des droits de l&#039;enfant. De plus ces mineurs, dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés, ne disposent de surcroit d&#039;aucun encadrement éducatif particulier. A ceci la Conseillère d&#039;Etat Michel Spoerri répondra par le même souci et la conscience de la nécessité d&#039;améliorer les conditions de détention des mineurs et leur prise en charge, en l&#039;occurrence, par l&#039;agrandissement de la Clairière et la volonté d&#039;y placer des éducateurs supplémentaires. Seulement ces mesures semblent assez légères dans la mesure ou nous verrons plus tard, que l&#039;agrandissemnt de la Clairière n&#039;est pas assez &amp;quot;grand&amp;quot;, tous les mineurs présents à Champ-Dollon ne pourront pas y entrer, et les propositions de postes supplémentaires ne semblent pas aboutir, ou en tout cas pas assez rapidement étant donné l&#039;urgence de la situation. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sujet étudié a fait l&#039;objet de deux rapports annuels de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux rapports, le premier de M. Hugues Hiltpold, année parlementaire 2002-2003,(http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550302/7/550302_7_partie8.asp) sur le thème de la détention et de l&#039;encadrement des mineurs et le second de Mme Anita Cuenod, 1ère année de la législature 2001-2005, ((http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550204/16/550204_16_partie32.asp) font de états de problèmes très similaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y parle  de Champ Dollon, comme d&#039;un bâtiment vétuste, ayant des besoins évidents &amp;quot;d&#039;aménagements et de rafraichissements&amp;quot;. Ce lieu qui ne semble pas approprié que ce soit pour des mineurs ou des adultes. Pourtant, au moment où le débat concernant le deuxième rapport à lieu, 27 mineurs étaient présents dans ces murs! La Clairière étant trop petite pour accueillir tous les mineurs placés, et les travaux d&#039;agrandissement tardant à commencer, les conditions semblent peu propices à une amélioration de la situation qui constitue pourtant une réelle urgence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sous-jacent à cette situation, nous retrouvons le problème du traitement de la jeunesse déviante. Est-il normal que le nombre de mineurs placés en détention ne cesse de croitre alors que la justice ne se dit pas uniquement pénale?  C&#039;est M. Remy Pagani qui soulève cette question de fond, qui semble-t-il, ne passe pas souvent au premier plan lors des débats au Grand Conseil.&lt;br /&gt;
On rappellera les décisions prises 4 ans auparavant qui n&#039;ont pas été appliquées, notamment l&#039;abolition de la promiscuité mineurs-majeurs à la prison de Champ-Dolllon. Si cette promiscuité n&#039;a pas été abolie, elle est d&#039;autant plus alarmante que ces jeunes placés en compagnie d&#039;adultes, sont isolés dans des quartiers ou bien souvent se trouvent des personnes &amp;quot;encore plus déviantes qu&#039;eux, notamment des pédophiles&amp;quot;. M. Pagani soulève ici un question importante qui est celle de la cohérence du traitement des mineurs incarcérés. Le but de l&#039;incarcération est-elle la prise d&#039;un risque pour la santé et l&#039;équilibre, surement déjà précaire de ces enfants? &lt;br /&gt;
Si l&#039;agrandissment de la prison de Champ-Dollon est une solution à la surpopulation carcérale, Mme Esther Adler rappelle que des solutions plus &amp;quot;profondes&amp;quot; sont à chercher dans le fonctionnement même du système de traitement des criminels. Effectivement, il serait opportun de réfléchir aux conditions de détentions des mineurs et aux propositions de prise en charge et aux améliorations à y apporter. Se contenter de faire de Champ-Dollon un lieu plus vaste va-t-il permettre un meilleur traitement des mineurs délinquants?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, si les mineurs qui sont placés à La Clairière sont un peu mieux lotis, on soulignera la présence de gardien de prison en plus des éducateurs. Cette présence est perçue comme une volonté de promouvoir la répression plutôt que des mesures éducatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble que la surpopulation des centres de détentions pour mineurs serait due au manque de volonté des juges de trouver de mesures plus adéquates pour le traitement des mineurs délinquants. La prison serait utilisée commune solution de facilité, ce qui une fois encore apparait contraire aux articles édictés par les droits de l&#039;enfant. Il ferait partie du rôle du gouvernement d&#039;encourager les juges à trouver des peines plus adéquates que la mise en détention, on citera les mesures d&#039;utilité publique en exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour reprendre les propos de M. Hiltpold et M. Mauris, &amp;quot;Michel Foucault considère (...) que l&#039;on juge une société par l&#039;état de ses prisons&amp;quot; et dans cette optique, c&#039;est &amp;quot;une honte pour notre société moderne de laisser ainsi des jeunes en rupture aux côtés d&#039;idoles du crime (...) avec des gardiens en guise d&#039;infirmiers et des délinquants en guise de camarades.&amp;quot; Cette situation relate un réel disfonctionnement de la société actuelle et probablement un manque de volonté à prendre en main la situation, de tout mettre en oeuvre pour y remédier, étant donné que le Conseil d&#039;Etat ne semble pas suivre les recommandations émises par la commission au terme de son rapport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias suisses s&#039;intéressent eux aussi au problème. Notre attention s&#039;est portée sur une émission de swissinfo par Anne Rubin titrée &#039;&#039;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&#039;&#039; le 02 décembre 2003. (Site de la TSR : La détention des mineurs, un casse tête suisse swissinfo, Anne Rubin(02.12.2003)). Les médias aussi s&#039;inquiètent de la présence de plusieurs mineurs dans des prisons pour adultes, des lieux &amp;quot;inadaptés&amp;quot; à l&#039;accueil de jeunes personnes en développement. De plus, pour ne pas améliorer la situation, la Clairière est toujours trop petite, et on rappelle que l&#039;agrandissement en cours n&#039;a pas été prévu assez conséquent pour accueillir les nombreux mineurs placés entre autre a Champ-Dollon. Ce dernier constat est fait par les autorités genevoises elles-mêmes.&lt;br /&gt;
Cette détention en compagnie d&#039;adultes semblent d&#039;autant plus inquiétante qu&#039;elle ne permet pas de répondre à une volonté d&#039;offrit aux mineurs détenus une prise en charge particulière et éducative qui préparerait le terrain à une réinsertion dans la société. Le jeune, qu&#039;il soit délinquant ou non, à le droit à ce qu&#039;on lui prépare un avenir et qu&#039;on lui donne les atouts pour y arriver, cependant, dans de telles conditions de détention, dans cette &amp;quot;école du crime&amp;quot; comme l&#039;appelle M. Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD), on peut imaginer que c&#039;est plutôt la récidive qui sera favoriser la réinsertion du jeune. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Réalité Suisse et genevoise: de la prise en charge à la maltraitance&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- La détention des délinquants mineurs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis plusieurs années, des mineurs sont détenus tant à la prison de Champ-Dollon qu&#039;à la Maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc. Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est devenue aujourd&#039;hui la règle et s&#039;aggrave. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissements privatifs de liberté pour adultes contrevient directement à plusieurs conventions internationales dont la Suisse est signataire qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs.&lt;br /&gt;
Par ailleurs malgré l&#039;extension de la Clairière d&#039;une quinzaine de places de détention supplémentaires, il faut craindre que le nombre de places reste vraisemblablement insuffisant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes délinquants et criminels. Les centres de détention ont comme but de protéger les mineurs, pour cela on a jugé bon de les séparer de la société. La société est représentée par le groupe dominant qui fixe les règles et les normes à respecter. Les individus qui ne respectent pas ces normes sont montrés du doigt et mis en marge.  Cette société a peur de ces déviants, elle craint que les jeunes délinquants &amp;quot;infectent&amp;quot; le reste de la société qui est encore saine. Pour suivre cet objectif, la société a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code pénal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de liberté doit exercer une action éducative sur les personnes privée de liberté et préparer le retour à la vie libre. Enfermement doit être un moyen pour le délinquant ou le criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger le jeunes en donnant une réponse aux actes violents ou délictueux. Ces lois doivent punire mais pas maltraiter les déviants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 60 se sont crées les premières prisons pour mineurs. On sépare déjà depuis le 19ème les détenus majeurs des mineurs. On veut éviter les mélanges qui ne sont pas bénéfiques pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitements. Durant le 19ème l&#039;enfant a une certaine valeur qu&#039;il ne faut pas gâcher. Comme les philanthropes, on préfère les mettre au travail. On veut les redresser et en faire des citoyens utiles pour la sociéte.&lt;br /&gt;
Vers la fin du 19ème et durant le 20me siècle on retourne vers un enfermement des déviants. Les mineurs sont mis dans des familles, des maisons de corrections et parfois aussi, par faute de place ou pour des cas problématiques, dans des prisons pour majeurs. Même si cela est sensé être à titre exceptionnel on retrouve presque constamment quelques mineurs dans ces établissement où ils n&#039;ont pourtant rien à faire.&lt;br /&gt;
St-Antoine était la prison qui avait le plus servi à Genève depuis le 1712, date de sa construction. Elle passa le relais à Champ-Dollon en 1977. Depuis le début du 20ème siècle, et jusqu&#039;à nos jours, on trouve des mineurs dans des lieux prévus uniquement pour des majeurs. Des faits qu l&#039;on retrouve dans le travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, par Chloé MEIER et Sébastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995, mais également dans les statistiques actuelles de Champ-Dollon ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby actuel directeur de la prison préventive la Croisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairière&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre éducatif pour adolescents. Les mineurs y sont détenus pour des périodes courtes,  allant de 1 jours à 1 an. Cependant, la création de la Clairière ne résoud pas le problème, car on retrouve systématiquement des mineurs dans les établissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple à Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tirés des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;année 2003 peuvent nous donner une image de l&#039;ampleur du phénomène.&lt;br /&gt;
Durant l&#039;année 2003 à Champ-Dollon :&lt;br /&gt;
*2&#039;551 personnes ont été incarcérées soit:&lt;br /&gt;
*2&#039;347 hommes dont 281 mineurs&lt;br /&gt;
*204 femmes dont 8 mineurs  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons déjà exliqué, l&#039;enfermement de mineurs dans des prison constitue déjà, en tant que tel, une sorte de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039;. Cette dernière est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelques années la situation c&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview. Il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. En effet, les leaders n&#039;hésitent pas à monter certains détenus contre d&#039;autres. On retrouve aussi de la maltraitanc contre les éducateurs, qui subissent des agressions verbales et parfois même physiques de la part des jeunes détenus. Les jeunes se sentent tout puissants et n&#039;ont plus de limites dans leur paroles et leur agissement physique. Cette maltraitance exercée par les mineurs sur l&#039;autorité de la prison, également rapportée par M. Aeby (directeur de la préventive la Croisée VD et ancien educateur à la Clairière), est un problème important mais que nous n&#039;allons pas traiter dans ce travail. Les débordements en question ont poussé la direction de la Clairère à faire venir des gardiens de Champ-Dollon (il faudra préciser dans une autre partie les différentes structures en place acctuellement en Suisse, comme Champ Dollon...). &amp;quot;L&#039;expérience inverse est une réalité depuis une trentaine d&#039;années. On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Le nouveau cadre dans lequel ils se retrouvent ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins strictes&amp;quot;(rapporté de l&#039;inteview donné au courrier). La sécurité dans ces prisons pour majeurs est bien plus renforcée, ainsi que le sont la répression et l&#039;isolement. Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de Torrente,J, &amp;quot;La maltraitance&amp;quot;,hommes et perspectives. Cette ouvrage traite des effets psychologiques due à la maltraitance . Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La strucure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. Les structures dont les mineurs auraient tant besoin sont absentes. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière (REFERENCE). Depuis de nombreuses années des mineurs sont détenus tant dans la prisons de Champ-Dollon qu&#039;à la maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc (GE). Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est aujourd&#039;hui devenue la norme. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissemnet privatifs de liberté pour adultes contrevient directement à plusieurs conventions internationnales dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs. &lt;br /&gt;
Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dû à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation. (DEDE) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux (lesquels?, faire référence à ce qui a été cité avant). Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot; C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD). &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; (REFERENCE: est-ce un entretien? Si c&#039;est le cas il faudra présenter votre mtéhodologie!) ( A developper) M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux, mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer. ( A developper) Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. En effet, en fin d&#039;année 2003, 43 mineurs étaient placés dans des prisons pour adultes, dont 31 à Genève. Mais ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droits de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle? [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toute les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissement pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus dédut mai 2006 la surpopulation est devenue intolérable (peut-être rapporter les événements). Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. En effet Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, les personnes incarcérées sont actuellement autour des 500. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable. Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inaugurée le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine (voire surpeuplée selon les périodes). Le problème est donc loin d&#039;être résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires. &lt;br /&gt;
La surpopulation et les maltraitances plus généralement sont des freins pour le développement des mineurs. [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, il risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les ojectifs ( quels sont ces objectifs?) que tentent d&#039;atteindre les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineur à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dûes à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie. &amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subit pas de mauvais traitements durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Afin que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby, directeur de la Croisée)( expliciter un peu ce que pourrait être cette coopération ou pqoi elle n&#039;existe pas maintenant) &lt;br /&gt;
Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance à de l&#039;influence sur le développement, l&#039;image du corps est modifié par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation ou le suicide. Pour éviter de tel abus,notamment sexuels, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélanger dans les cellules et lors des douches (comme nous l&#039;a rapporté le directeur de la Croisée durant son interview). Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visite que les majeurs ( quel suivi en plsu faudrait-il? mesures éducatives, loisirs, scolarisation, ...). Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y perd du temps de visite, mineurs inclus. (DEDE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Actualité: Champ-Dollon et ses récentes émeutes&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En février 2005, les députés du Grand Conseil votaient un crédit d&#039;étude de 1,3 millions de francs pour l&#039;agrandissement de l&#039;établissement pénitentiaire. A ce moment-là, la prison de Champ-Dollon comptait 438 détenus pour 270 places. &lt;br /&gt;
Furieux de ces conditions, les détenus ont manifestés durant les journées du 30 avril et du 1 mai, refusant de réintégrer leurs cellules après la promenade. Malheureusement, des violences ont été commises lundi. Selon Constantin Franziskakis, une trentaine de détenus se seraient défoulés sur le matériel de la prison. A la fin de la journée, le constat était de trois blessés.  &lt;br /&gt;
Laurent Moutinot, le chef du Département des institutions, promet de punir les auteurs de violence, mais également de prêter une oreille attentive à leur revendications, bien que, d&#039;après lui, les problèmes énoncés découlent de la situation de surpeuplement.&lt;br /&gt;
Les détenus manifestaient non seulement contre les conditions de surpopulation, mais surtout contre les arrestations brutales des forces de l&#039;ordre et contre les périodes de détention provisoire qui excède régulièrement la durée des peines prononcées. En effet, le nombre de dossiers traités pour condamnation est passé de 2600 en 2003 à 4300en 2005.&lt;br /&gt;
La Ligue suisse de droits de l&#039;homme se montre solidaire avec les détenus, pointant le doigt sur la lenteur de la Chambre d&#039;accusation genevoise. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais le problème n&#039;est pas proprement genevois. Si Champ-Dollon souffre aujourd&#039;hui de surpopulation, c&#039;est aussi parce que de nombreux détenus attendent leur transfert vers une prison d&#039;un autre canton. En 2005, la Suisse comptait plus de 6000 détenus. Sur les 122 prisons nationales, 27 affichaient complet et 14 souffraient de surpopulation. [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Champ-Dollon, comme nous l’avons déjà mentionné, compte près de 500 détenus, à la place de 270 prévus à cet effet ! Cette situation est désagréable autant pour les personnes qui y travaillent que pour les prisonniers, qui se marchent dessus. La sécurité générale est amoindrie, les personnes étouffent. Puisque, en plus d’être confinés à plusieurs dans une cellule, les prisons étant pleines à craquer, les places de travail en ateliers manquent. Certains prisonniers se trouvent enfermés 23 heures sur 24 dans leur cellule. Alors, les prisonniers se révoltent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais cette surpopulation avait déjà entraîné à Genève une certaine prise de conscience en mars 2006 : le conseil d’état ouvre un crédit de 18 millions de francs pour un projet de construction d&#039;une nouvelle structure de détention à Puplinge, village situé à côté de Jussy, vers le site de Champ-Dollon. Cette structure devrait voir le jour en 2007 : les travaux commençant normalement en février prochain pour s’achever en décembre 2007. Mais cette structure ne prévoit que 64 places supplémentaires mais aussi des places de travail. Cela viendra bien évidemment soulager la surpopulation de Champ-Dollon dont les prisonniers sont victimes depuis déjà de nombreuses années mais cela suffira-t-il pour « faire taire » ces détenus étouffés ? L’autorité genevoise craignait ces plaintes depuis longtemps, ces dernières viennent d’ailleurs confirmer la mesure d’urgence à prendre, et la nécessité de donner aux détenus un minimum de confort le plus rapidement possible. Confort qui amoindrira les actes violents en prison et donnera aux prisonniers de quoi occuper leurs journées par une mise en place d’ateliers obligatoire. (AURELIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Plus aucun mineur ne sera incarcéré à Champ-Dollon&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Depuis le 20 avril, plus aucun mineur n&#039;est détenu à Champ-Dollon. Habituellement, entre zéro et onze mineurs y étaient enfermés. Mais suite aux violences qui ont eu lieu dans la prison surpeuplée, les mineurs seront détenus à La Clairière. Cependant, bien que cette dernière se soit agrandit, apssant de 15 à 30 places en 2005, elle risque également d&#039;être surpeuplée. &amp;quot;Entre deux maux, nous avons choisi le moindre&amp;quot;, a dit M. Franziskakis, directeur de l&#039;office pénitentiaire. En effet, les mineurs seront plus en sécurité dans une Clairière surpeuplée de quelques unités qu&#039;à Champ-Dollon en mutinerie. Ce transfert permettera également une prise en charge adéquate, puisque La Clairière ne détient que des mineurs. [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Les prisons (EST-CE VRAIMENT LES PRISONS?) ont souvent meilleur temps de veiller à ce que les informations ne filtrent pas dans les médias. On retrouve très rarement le terme maltraitance dans un article sur la prison. On décrit souvent les conditions sans pour autant les qualifier de mauvais traitement. Le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Cela n&#039;est pas une manière de lui rendre service. Un jeune qui a déjà de nombreux problèmes doit encore être exclu du système scolaire. Cette isolement (OU EXCLUSION?) n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur. &lt;br /&gt;
Solutions possibles à élaborer &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Petites idées de questionnement notamment pour la conlusion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération de mineurs, en faire un principe absolu? décriminaliser les délits commis par les mineurs pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs existe, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. Solutions alternatives souvent insuffisantes, pas assez souples Peut on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave Quelques idées d&#039;alternatives à l&#039;incarcération: familles d accueil [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3969</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
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		<updated>2006-06-10T15:12:17Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : /* Analyse */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Introduction==&lt;br /&gt;
Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge à travers les époques, et nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier . A l&#039;heure actuelle, il existe en Suisse plusieurs centres de détention pour mineurs comme par exemple La Clairière à Vernier (GE), mais pour cause de surnombre, certains mineurs peuvent aussi être placés dans des prison pour adultes, comme c&#039;est le cas à Champ-Dollon. Entre surpopulation et prise en charge qui ne respecte pas les droits de l&#039;enfant, nous nous sommes demandés si les structures carcérales étaient réellement  aptes à prendre en charge les mineurs de manière adéquate et respectueuse de leurs développment.  &lt;br /&gt;
Après un temps de réflexion et la lecture de différents ouvrages, nous avons pris le parti de partir du principe la place d&#039;un mineur n&#039;est pas en prison. Des lors qu&#039;un mineur est incarcéré, nous pouvons parler de maltraitance, un première forme de maltraitance à laquelle s&#039;ajoutent des condtions des détentions pas toujours respectueuses des conventions internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter..&lt;br /&gt;
Nous commencerons (1) par la revue de littérature, faisant une synthèse des ouvrages que nous avons lus. Puis, dans un souci de clarté, nous définirons dans un premier temps les (2)concepts utilisés: mineurs, maltraitance et prison. En partant de ses différentes définitions nous essayerons de mettre en lumière la (3)construction du problème social des mineurs en prisons et les différents acteurs qui s&#039;y intéressent. (4)Puis, nous nous sommes appuyés sur l&#039;actualité afin de penser les tableaux de la situation actuelle en Suisse romande, en évoquant toutes formes de maltraitance subies par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. (5)Nous nous sommes également intéressés aux événements récents à Champ-Dollon et à leur raison d&#039;être. [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Revue de litterature==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Torrente, J,&#039;&#039;&#039;date&#039;&#039;&#039; &amp;quot;La Maltraitance&amp;quot;, Hommes et perspectives&lt;br /&gt;
*Temps présent du jeudi 17 février 2005, &amp;quot;En taule&amp;quot;.&lt;br /&gt;
*Travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, Chloé MEIER, Sébastien AEBY, &amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises&amp;quot;, mars 1995.&lt;br /&gt;
*Amnesty International, &amp;quot;Enfants torturés,des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. Rapport annuel 2000&lt;br /&gt;
*Amnesty International, &amp;quot;Les mauvais traitments dans les centres de détentions et autres institutions&amp;quot;. AGIR, www.amnesty.asso.fr.&lt;br /&gt;
*Rubin Anne, &amp;quot;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&amp;quot;. Swiss info 2.12.03&lt;br /&gt;
*Débats au Grand Conseil: disocurs du procureur général 31.02.02 + interpellation de M. Rémy Pagani: suivi des adolescents à Champ-Dollon, 25.04.02 + Rapport annuel de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, année parlementaire 2002-2003 + Rapport de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, 1ère année de la législature 2001-2003. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre de J. Torrente sur la maltraitance m&#039;a permis d&#039;avoir une meilleure connaissance de ce sujet. Cette approche interdisciplinaire donne une image des différents problèmes que cause la maltraitance. Dans notre travail, nous sommes partis du principe qu&#039;enfermer c&#039;est maltraiter, Nous avons donc tenté d&#039;en apprendre plus sur les effets néfastes au niveau psychologique que peuvent causer les mauvais traitements.&lt;br /&gt;
Comme nous avons choisi de traiter de la maltraitance dans les institutions de détentions suisses et plus précisément romandes. Nous avons consulté des documents traitants de la question. Le document audiovisuel, &amp;quot;temps présent&amp;quot; nous a montré deux prisons préventives dans les cantons de Vaud où l&#039;on peut souvent retrouver des mineurs. Ce document additionné à la visite de la Croisée (prison décrite dans le documentaire temps présent) nous a donn une bonne idée des conditions de vie d&#039;un détenu mineur ou majeur dans une prison suisse. Ce cadre, qui est d&#039;après nous une des causes de la maltraitances sur les mineurs. Pour décrire cette ambiance, le travail de recherche de M. Aeby retrace l&#039;historique de l&#039;univers carcéral genevois depuis la fin du 19ème siècle. De la prison St Antoine à la prison actuelle de Champ-Dollon, il a toujours retrouvé des mineurs dans ces établissements alors qu&#039;ils n&#039;y avaient rien à faire. Les conditions décrites ne sont bien sûr pas adaptées à un mineur en développement. L&#039;aspect théorique du concept de maltraitance était important, mais il fallait aussi que nous puissions voir et connaître davantage les lieux qui cause le problème dont nous traitons.&lt;br /&gt;
Internet à aussi été d&#039;une grande aide pour nous. Les sites web des prisons sont intéressants car, ils ont permis d&#039;avoir des renseignements très actuels. Il fallait recourir à cela car les chiffres concerner les prisons ne paressent que trop rarement dans les médias. Le net nous a aussi permis de trouver des articles de journaux qui traite de la maltraitance. Ce média représente une source d&#039;information gigantesque, mais ce qui si trouve n&#039;est pas toujours pertinent et vérifiable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
------------------------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Observation International des Prisons. (1998). &amp;quot;enfant en prison&amp;quot;. France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Cappelaere,G. (2000). &amp;quot;enfants privés de liberté, droits et réalités&amp;quot; Ed. Jeunesse et Droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Vinsonneau,G.(2000) &amp;quot;Culture et comportement&amp;quot;.Ed. Armand Colin&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Zambeaux, E. (2001). &amp;quot;en prison avec des ados&amp;quot;. Ed. Denoel impacts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Chronique de la violence ordinaire, une collection de Christophe Nick&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* Au premier faux pas, un film de Patrick Benquet&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La première lecture, et mes connaissances préalables sont tirées du premier semestre du cours  « Déviances sociales et intégrations individuelles » donné par M. Ruchat. Ensuite, je me suis basé sur différentes lectures et documentaires audiovisuelles.&lt;br /&gt;
On m’a proposé de lire le livre « enfants privés de liberté, droits et réalité » écrit par Geert Cappelaere et Anne Granjean. Malheureusement, je n’ai pu jeter qu’un coup d’œil à ce livre qui semble être une source d’informations pertinentes. Il serait donc intéressant de s’y pencher s’il fallait poursuivre cette recherche.&lt;br /&gt;
« Enfant en prison » est un rapport international que dresse un bilan sur les conditions de détention des mineurs dans 51 pays. Il a été écrit en 1998 par l’Observatoire international des prisons. Il a l’avantage d’offrir une vision globale, autant à l’échelle des pays que des traitements sur mineurs. Cependant, je ne me suis que très peu appuyé sur ce livre, car nous voulions pour ce travail donné une vision locale (Genève) des conditions de détention, ainsi que creuser le concept de maltraitance, et ce livre ne le permettait qu’à petite dose. &lt;br /&gt;
Le livre de Vinsonneau n&#039;est pas un manuel qui traite de délinquance, de maltraitance, mais plutôt de culture et de comportements. C&#039;est un livre sur les rapports interculturelles entre les individus. En annexe, on trouve un glossaire de concepts tiré de différents courants de la psychologie. J&#039;ai pensé que cela pourrait nous aider. Maintenant, je ne sais pas c&#039;est vraiment utile.&lt;br /&gt;
Le livre de Zambeaux, écrit en 2001, est un livre qui permet au lecteur d’entrée dans les prisons de France, dans les quartiers réservé aux mineurs. Chaque année la république incarcère environ 7000 mineurs par an et 700 d’entre eux y réside en permanence. L’auteur, un journaliste a rencontré ces jeunes derrière les barreaux et leur donne la parole. Les mots de ces derniers sont souvent crus, décrivant la réalité carcérale, ces principes, ces « plaisirs », mais rarement ces difficultés, car on sent à travers leurs récits qu’elles est quotidienne. Bien que certains continuent à jouer les dures, le journaliste décèle ces parcelles d’humanité qui  survive dans de tels lieux. Zambeaux fait le tour des problèmes ; les prisons hors la loi, la loi entre codétenus, les drogues et médicaments à profusion, l’enseignement précaire, le statut non reconnue des adolescentes incarcérés. Il donne aussi la parole aux surveillants, matons, éducateurs et directeurs, chacun tenant un discours propre. Le bilan est loin d’être positif pour ces jeunes qui séjournent en prison. Et le nombre de mineurs en détention ne cesse d’augmenter ! Le livre est complété par deux annexes qui donnent des résultats chiffrés sur l’incarcération des mineurs en France et du fonctionnement dans les prisons. &lt;br /&gt;
J’ai aussi visionné deux reportages. Un sur la violence, qui m’a renforcé ma culture générale à ce thème : Chronique de la violence ordinaire, une collection de Christophe Nick. Le deuxième s’accordait mieux avec notre problématique. Ce documentaire s’appelle « Au premier faux pas », un film de Patrick Benquet.  Il décrit la vie de jeunes dans un centre de réinsertion en France. Ce lieu est leur ultime chance, après ce sera la prison. L’intérêt de ce documentaire réside dans l’opportunité qui est offert à ces jeunes avant de se retrouver en prison, ça permet de  comparer la vie dans un centre de réinsertion et un centre pénitencier, de peser les avantages et inconvénients, de regarder la maltraitance sous un autre angle.&lt;br /&gt;
(Benoit)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
André Lienhard&lt;br /&gt;
suite à venir.....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
------------------------&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rubin, Anne (2003) article publié sur le site de la TSR &#039;&#039; La détention des mineurs: un casse-tête Suisse&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet aricle permet de faire un état des lieux général de la situation actuelle en Suisse. Il explique le problème de surpopulation et les mesures qui ont été prises de part et d&#039;autre. De plus, il contient des informations sur le Code Pénal Suisse en ce qui concerne les mineurs, et fait le point sur les différentes idées en ce qui concerne le changement de durée de peines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Questions de recherche==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Depuis quand parle-t-on de maltraitance des mineurs ? &lt;br /&gt;
* Maltraitance sur mineurs dans les prisons, est-ce une réalité ?&lt;br /&gt;
* qu&#039;est ce que la maltraitance en prison pour les mineurs? négligeance, coups, harcèlement?   &lt;br /&gt;
* quel genre, niveau, quelle fréquence?&lt;br /&gt;
* Comment les mineurs en prison sont-ils protégés de la maltraitance?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Méthodologie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de répondre aux questions concernant la présence des mineurs en prison, nous avons décidé de partir sur le terrain afin de voir les choses de plus près. Nous avons eu l&#039;occasion d&#039;avoir un entretien avec M. Sebastier Aeby, &lt;br /&gt;
directeur de la prison préventive de La Croisée, dans le canton de VD. Nous avons choisi ensemble des quesitons qui nous semblaient pertinentes (cf méthodologie de groupe) et avons profité de l&#039;entretien pour visiter la prison et obserer les conditions de détention. &lt;br /&gt;
Bien que cette interview ne soit pas le fondement de notre article, il nous a servi pour panser un état des lieux actuel en Suisse romande. &lt;br /&gt;
Nous nous sommes également basés sur le cours du premier semestre, qui lui, nous a permi de retracer les conditions de détention des mineurs et d&#039;en voir l&#039;évolution.  [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Limites de la méthode===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Analyse==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définition de quelques concepts&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;être claires sur les concepts que nous utiliserons lors de notre exposé, nous proposons au lecteur, quelques définitions: [[mineur]], [[maltraitance]], [[bientraitance]] et [[prison]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bientraitance: un concept émergent.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partant du principe que placer un mineur en prison est déjà une forme de maltraitance, nous allons tenter d&#039;éclaircir alors le concept de BIENTRAITANCE, qui devient de plus en plus présent dans les discours de tous les jours.&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, bientraiter un enfant est devenu un enjeu d&#039;humanité. Si le mot bientraitance est né, c&#039;est un signe de changement d&#039;attitude de la part d&#039;une société qui sans cesse tente de se remettre en question. Le concept de bientraitance a subi une transformation d&#039;une génération à une autre, aussi, dans les années 1980, bientraiter un enfant n&#039;apparaissait pas encore comme une évidence au sein de la famille. Aujourd&#039;hui,  on parle d&#039;une éducation qui se doit de favoriser l&#039;panouissement des enfants dans différents domaines, physique, affectif, cognitif et social. La famille est considérée comme le lieu privilégié permettant de favoriser cet épanouissement. Autrement dit, la bientraitance vise à la promotion et à la mise en place effective de pratiques éducatives et d&#039;attitudes qui soient garantes du bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
Alors, on ne doit pas seulement prévenir la maltraitance, mais aussi encourager une éducation qui permette à l&#039;enfant de donner le meilleur de lui-même.&lt;br /&gt;
La bientraitance d&#039;un enfant passe donc par son éducation, mais qui dit éducation, dit scolarisation. Le chemin d&#039;un enfant vers l&#039;cole est primordial, car à l&#039;cole, qui peut être considérée comme l&#039;une des principales instances de socialisation et de développement socio cognitif et socio affectif de l&#039;enfant, semble s&#039;inscrire dans le cadre global des attitudes favorables au bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon nombre d&#039;associations se mobilisent afin que chaque enfant ait droit à un  bon traitement dans la vie de tous les jours. Mais qu&#039;en est-il des enfants en prison, en institution ? On trouve dans le rapport d&#039;Amnesty International des recommandations pour la protection des enfants en détention telles que &amp;quot;les détenus mineurs doivent être séparés des adultes, sauf dans le cas de membres d&#039;une même famille&amp;quot;, ou encore &amp;quot;Le recours à la détention préventive pour les enfants doit se limiter à certaines circonstances exceptionnelles. Toute forme de détention doit être conforme à la norme internationale, qui veut qu&#039;un enfant ne soit placé en détention qu&#039;en dernier ressort et pour la durée la plus courte possible.&amp;quot; On se rend alors compte que le traitement des enfants en détention est un sujet qui préoccupe de plus en plus, et c&#039;est ainsi que des recommandations telles que celles-ci émergent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après une recherche effectuée par le service de protection judiciaire de la jeunesse en France, quelques constats ont été avancés : premièrement, un encadrement permanent, stable et formé, permet d&#039;laborer un suivi plus individualisé des mineurs. Le surveillant est alors le premier référent en détention. Deuxièmement, on souligne l&#039;importance des activités en détention, principalement des activités scolaires. On sait que le temps inactif passé en cellule peut engendrer des comportements violents. (AURELIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du problème social&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l&#039;on a choisi de montrer cette problématique à différentes époques de l&#039;histoire humaine, ce n&#039;est pas sans surmonter quelques difficultés. Plus on remonte dans le passé de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d&#039;égarement dû au manque d&#039;informations. C&#039;est pourquoi, nous commencerons avec la question de l&#039;enfermement pour nous mener à celle qui nous intéresse en particulier: la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfermement est un phénomène qui a toujours existé, et bien qu&#039;il ait pu prendre des formes différentes selon les époques, il n&#039;en reste pas moins que l&#039;enfermement fut, est et sera une réalité pour les mineurs.&lt;br /&gt;
Déjà au 5ème siècle, les couvents servaient entre autres de lieu d&#039;enfermement pour les enfants &amp;quot;déviants&amp;quot;. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de grand renfermement des pauvres entre le 16ème et 17ème siècle donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pecheur de ces hommes, femmes et enfants. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d&#039;un renouveau morale. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d&#039;enfermement par excellence, fit son apparition. Elle est apparue pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs pour les criminels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, il est intéressant de signaler l&#039;emergence du rapport de la bientraitance à la maltraitance dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème siècle, les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. La décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commencaient à s&#039;élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l&#039;expérience des galères pour les enfants et les femmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème siècle sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n&#039;arretait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.&lt;br /&gt;
Il y avait évidemment dans cette prolifération d&#039;idées des contradictions, dont certaines allaient avoir des répercussions sur notre objet d&#039;étude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
D&#039;un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. En effet, la théorie évolutionniste proposée par ce dernier suggère l&#039;idée que l&#039;individu est entièrement conçu avant de naître. Ce postulat pousse à croire que l&#039;humain ne va que manifester quelque chose d&#039;existant. A partir de cette conception, le traitement réservé &amp;quot;aux enfants vicieux&amp;quot; ou &amp;quot;aux criminels nés&amp;quot;,  tendait à les enfermer à vie, étant donné que leurs penchants délictueux étaient non seulement d&#039;origine héréditaire mais également immuables. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu&#039;elles ne puissent se reproduire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l&#039;autre côté, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L&#039;individu était maître de lui-même, insoumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous, faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, affirmant que l&#039;enfant naît fondamentalement bon et que la société le corrompt à mesure qu&#039;il grandit. il développa et défendit l&#039;idée de protéger l&#039;enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout aussi significative , celle de l&#039;éducabilité de l&#039;homme à travers le cas de l&#039;enfant sauvage de l&#039;Aveyron. En sortant cet enfant sauvage d&#039;un établissement réservé aux sourds pour lui offrir de meilleurs condition, le docteur invite le garçon à venir vivre chez lui. le docteur Itard croit en l&#039;éducabilité de Victor (nom donné à &amp;quot;l&#039;enfant sauvage&amp;quot;), et progressivement, grâce à des tests, des méthodes pédagogiques, Victor va apprendre, comprendre, parler, penser. Sans rentrer en détail dans cet évènement, on peut dire que l&#039;hypothèse du docteur, quant à l&#039;éducabilité de l&#039;homme, a été confirmé.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans un tel contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de &amp;quot;redressement&amp;quot;. L&#039;ouvrage de l&#039;Italien Cesare Beccaria intitulé &amp;quot;Des délits et des peines&amp;quot;, écrit en 1764, connaît un norme succès. Il demande des peines plus légères, plus humaines pour les prisonniers, et le contexte est suffisamment préparé à recevoir cette idée nouvelle. Cette fois la problématique passe d&#039;un stade primaire à second, son amplification à travers le média de l&#039;époque, c&#039;est-à-dire le livre, produit la publicité nécessaire à donner un nouvel élan à l&#039;amélioration des traitements dans les prisons. L&#039;établissement pénitencier prend une nouvelle définition, il devient &amp;quot;l&#039;école du peuple&amp;quot;, l&#039;idée est la suivante : rattraper la délinquance et de rééduquer l&#039;homme. Deux problèmes se posent à la suite de cette évolution des traitements. Premièrement, le mélange des genres en prison: hommes, femmes et enfants se côtoient dans un même établissement et l&#039;on craint d&#039;éventuelles contaminations morales. Deuxièmement, la question de l&#039;isolement devient problématique. Au lieu d&#039;un retour sur soi, l&#039;isolement donnait des résultats contraires, les hommes avaient plutôt tendance à &amp;quot;se perdre&amp;quot;, à devenir agressif, psychotique. A travers ces nouvelles problématiques, la société traita implicitement ces deux problèmes comme des formes de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le problème de ce genre vient raviver la question qui nous intéresse ici, c&#039;est-à-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et de ce fait illustre bien l&#039;intérêt qui existait déjà à cette époque pour le bon traitement de cette catégorie d&#039;individus. La prise en charge des mineurs prend alors une nouvelle direction, vers un établissement qui leur est dorénavant réservé, une &amp;quot;école de préservation&amp;quot;, autrement dit une prison pour mineurs ou une maison de correction. L&#039;établissement de Mettray, ouvert en 1860, en est le parfait exemple. Ils seront traités différemment, avec un peu plus de liberté, d&#039;espace, dans une atmosphère plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l&#039;esprit religieux qu&#039;on souhaite transmettre à ces jeunes ne sera pas oublié. Malgré tout, bien que les traitements aient changé, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent. (BENOIT)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qui s&#039;intéresse de nos jours à la maltraitance des mineurs en prison ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développement de l&#039;enfant et de son bon environnement est permanent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 a force de loi. En plus de la contrainte juridique, c&#039;est-à-dire le respect des articles, qu&#039;il impose aux signataires, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique résolument novateur en proposant une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être considéré comme acteur de sa propre vie. De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;intérêt supérieur de l&#039;enfant affirmé à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra retenir les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation. Toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noter qu&#039;une Convention engage les Etats signataires à mettre en oeuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certains nombres de droits édictés dans la convention peuvent s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains al?éas des articles s&#039;intéressent directement aux situations de détentions, à titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être basée sur l&#039;intérêt supérieur de celui-ci et tenir compte de son opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être protégé contre les immixtions dans sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondance et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son milieu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dans un établissement approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;avoir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaux respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que c&#039;est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise en détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises dirons-nous, conditions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution possible et d&#039;une durée aussi limitée que possible, il doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulière qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il semble que l&#039;application de ce droit doit être poursuivit même en détention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détention est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International oeuvre en faveur de tous les droits annoncés dans la Déclaration universelle des droits de l&#039;homme ainsi que dans d&#039;autres traités internationaux. L&#039;Organisation contribue à promouvoir le respect de l&#039;ensemble de ces droits, qu&#039;elle considère comme indivisibles et interdépendants, au moyen de différents types d&#039;action visant à informer et à sensibiliser le grand public, en développant l&#039;éducation aux droits humains et en faisant pression sur les gouvernements pour qu&#039;ils ratifient et appliquent les traités relatifs aux droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver par exemple une page concernant les mauvais traitements, qui vise à sensibiliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier texte,  on critique l&#039;enfermement des mineurs dans des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assurent pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détentions pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure ou ils seraient bien souvent vétustes et pourraient mettre en danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajouter à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfants vivent donc en dehors du respect de leur intimé et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dans des prisons réservés aux adultes, loin du respect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Ce mélange, qui représente un risque important pour les mineurs: violences sexuelles, physiques, et psychologiques, est d&#039;autant plus grave qu&#039;il s&#039;effectue dans des prisons, pour adultes, qui sont, dans la plupart des cas, elles aussi surpeuplées, comme c&#039;est le cas à la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui disposent que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, ceci afin de pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. La Suisse en fait partie. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention qui mettent en jeu la santé et la sécurité physique et émotionnelle des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty international soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent oubliées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d&#039;une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autres les droits de l&#039;enfant, en l&#039;occurrence: le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détentions pour mineurs, le rapport souligne en premier lieu, le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au delà des problèmes &amp;quot;matériels&amp;quot; qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport placent le problème encore plus haut, dans &amp;quot;l&#039;absence persistante de toute volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négation pure et simple de leurs existences&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugement, l&#039;incarcération des mineurs dans les quartiers pénitenciers réservés aux adultes, parfois même avec les plus dangereux d&#039;entre eux, le manque de personnel formé de manière adaptée, la surpopulation, ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent détenus dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité et donc nuisent gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux, à cela s&#039;ajoute l&#039;absence ou une insignifiance de structures d&#039;enseignement, d&#039;installations sportives et de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation, font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure ou elle se fait en dehors du respect de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant. Malgré tout, il semble que dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qu&#039;en est-il de la Suisse?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention et l&#039;encadrement des mineurs à fait l&#039;objet de discours et de différents débats à l&#039;intérieur du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 janvier 2002, dans un discours, Monsieur Daniel Zappelli (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550108/41/550108_41_partie4.asp), procureur général évoque la nécessité impérative de créer des lieux supplémentaires de détention pour mineurs afin d&#039;éviter qu&#039;ils se retrouvent  placés dans des prisons pour adultes et &amp;quot;qu&#039;ils ne soient privés de l&#039;encadrement adéquat&amp;quot;. Ce discours rappelle que le nombre de mineurs incarcérés est en augmentation depuis les 6 dernières années et qu&#039;il est donc important d&#039;avoir une réflexion sur la justice que l&#039;on offre. On ne manque pas de rappeler que &amp;quot;la justice n&#039;est pas que pénale&amp;quot;, et ce n&#039;est qu&#039;en gardant ceci à l&#039;esprit que l&#039;on peut faire évoluer les conditions de traitement et de prise en charge des mineurs.&lt;br /&gt;
Il est absolument nécessaire que la justice se voit mettre à disposition les moyens adéquats pour exercer son pouvoir d&#039;une manière efficace et respectueuse des droits de l&#039;homme et de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril 2002, c&#039;est M. Remy Pagani qui fait une interpellation au Conseil d&#039;Etat au sujet du suivi des adolescents enfermés à Champ-Dollon (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550107/33/550107_33_partie15.asp). Une situation qui ne permet le séparation stricte d&#039;avec les adultes, ce qui au contraire à la convention internationale des droits de l&#039;enfant. De plus ces mineurs, dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés, ne disposent de surcroit d&#039;aucun encadrement éducatif particulier. A ceci la Conseillère d&#039;Etat Michel Spoerri répondra par le même souci et la conscience de la nécessité d&#039;améliorer les conditions de détention des mineurs et leur prise en charge, en l&#039;occurrence, par l&#039;agrandissement de la Clairière et la volonté d&#039;y placer des éducateurs supplémentaires. Seulement ces mesures semblent assez légères dans la mesure ou nous verrons plus tard, que l&#039;agrandissemnt de la Clairière n&#039;est pas assez &amp;quot;grand&amp;quot;, tous les mineurs présents à Champ-Dollon ne pourront pas y entrer, et les propositions de postes supplémentaires ne semblent pas aboutir, ou en tout cas pas assez rapidement étant donné l&#039;urgence de la situation. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sujet étudié a fait l&#039;objet de deux rapports annuels de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux rapports, le premier de M. Hugues Hiltpold, année parlementaire 2002-2003,(http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550302/7/550302_7_partie8.asp) sur le thème de la détention et de l&#039;encadrement des mineurs et le second de Mme Anita Cuenod, 1ère année de la législature 2001-2005, ((http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550204/16/550204_16_partie32.asp) font de états de problèmes très similaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y parle  de Champ Dollon, comme d&#039;un bâtiment vétuste, ayant des besoins évidents &amp;quot;d&#039;aménagements et de rafraichissements&amp;quot;. Ce lieu qui ne semble pas approprié que ce soit pour des mineurs ou des adultes. Pourtant, au moment où le débat concernant le deuxième rapport à lieu, 27 mineurs étaient présents dans ces murs! La Clairière étant trop petite pour accueillir tous les mineurs placés, et les travaux d&#039;agrandissement tardant à commencer, les conditions semblent peu propices à une amélioration de la situation qui constitue pourtant une réelle urgence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sous-jacent à cette situation, nous retrouvons le problème du traitement de la jeunesse déviante. Est-il normal que le nombre de mineurs placés en détention ne cesse de croitre alors que la justice ne se dit pas uniquement pénale?  C&#039;est M. Remy Pagani qui soulève cette question de fond, qui semble-t-il, ne passe pas souvent au premier plan lors des débats au Grand Conseil.&lt;br /&gt;
On rappellera les décisions prises 4 ans auparavant qui n&#039;ont pas été appliquées, notamment l&#039;abolition de la promiscuité mineurs-majeurs à la prison de Champ-Dolllon. Si cette promiscuité n&#039;a pas été abolie, elle est d&#039;autant plus alarmante que ces jeunes placés en compagnie d&#039;adultes, sont isolés dans des quartiers ou bien souvent se trouvent des personnes &amp;quot;encore plus déviantes qu&#039;eux, notamment des pédophiles&amp;quot;. M. Pagani soulève ici un question importante qui est celle de la cohérence du traitement des mineurs incarcérés. Le but de l&#039;incarcération est-elle la prise d&#039;un risque pour la santé et l&#039;équilibre, surement déjà précaire de ces enfants? &lt;br /&gt;
Si l&#039;agrandissment de la prison de Champ-Dollon est une solution à la surpopulation carcérale, Mme Esther Adler rappelle que des solutions plus &amp;quot;profondes&amp;quot; sont à chercher dans le fonctionnement même du système de traitement des criminels. Effectivement, il serait opportun de réfléchir aux conditions de détentions des mineurs et aux propositions de prise en charge et aux améliorations à y apporter. Se contenter de faire de Champ-Dollon un lieu plus vaste va-t-il permettre un meilleur traitement des mineurs délinquants?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, si les mineurs qui sont placés à La Clairière sont un peu mieux lotis, on soulignera la présence de gardien de prison en plus des éducateurs. Cette présence est perçue comme une volonté de promouvoir la répression plutôt que des mesures éducatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble que la surpopulation des centres de détentions pour mineurs serait due au manque de volonté des juges de trouver de mesures plus adéquates pour le traitement des mineurs délinquants. La prison serait utilisée commune solution de facilité, ce qui une fois encore apparait contraire aux articles édictés par les droits de l&#039;enfant. Il ferait partie du rôle du gouvernement d&#039;encourager les juges à trouver des peines plus adéquates que la mise en détention, on citera les mesures d&#039;utilité publique en exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour reprendre les propos de M. Hiltpold et M. Mauris, &amp;quot;Michel Foucault considère (...) que l&#039;on juge une société par l&#039;état de ses prisons&amp;quot; et dans cette optique, c&#039;est &amp;quot;une honte pour notre société moderne de laisser ainsi des jeunes en rupture aux côtés d&#039;idoles du crime (...) avec des gardiens en guise d&#039;infirmiers et des délinquants en guise de camarades.&amp;quot; Cette situation relate un réel disfonctionnement de la société actuelle et probablement un manque de volonté à prendre en main la situation, de tout mettre en oeuvre pour y remédier, étant donné que le Conseil d&#039;Etat ne semble pas suivre les recommandations émises par la commission au terme de son rapport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias suisses s&#039;intéressent eux aussi au problème. Notre attention s&#039;est portée sur une émission de swissinfo par Anne Rubin titrée &#039;&#039;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&#039;&#039; le 02 décembre 2003. (Cf résumé). Les médias aussi s&#039;inquiètent de la présence de plusieurs mineurs dans des prisons pour adultes, des lieux &amp;quot;inadaptés&amp;quot; à l&#039;accueil de jeunes personnes en développement. De plus, pour ne pas améliorer la situation, la Clairière est toujours trop petite, et on rappelle que l&#039;agrandissement en cours n&#039;a pas été prévu assez conséquent pour accueillir les nombreux mineurs placés entre autre a Champ-Dollon. Ce dernier constat est fait par les autorités genevoises elles-mêmes.&lt;br /&gt;
Cette détention en compagnie d&#039;adultes semblent d&#039;autant plus inquiétante qu&#039;elle ne permet pas de répondre à une volonté d&#039;offrit aux mineurs détenus une prise en charge particulière et éducative qui préparerait le terrain à une réinsertion dans la société. Le jeune, qu&#039;il soit délinquant ou non, à le droit à ce qu&#039;on lui prépare un avenir et qu&#039;on lui donne les atouts pour y arriver, cependant, dans de telles conditions de détention, dans cette &amp;quot;école du crime&amp;quot; comme l&#039;appelle M. Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD), on peut imaginer que c&#039;est plutôt la récidive qui sera favoriser la réinsertion du jeune. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Réalité Suisse et genevoise: de la prise en charge à la maltraitance&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- La détention des délinquants mineurs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis plusieurs années, des mineurs sont détenus tant à la prison de Champ-Dollon qu&#039;à la Maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc. Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est devenue aujourd&#039;hui la règle et s&#039;aggrave. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissements privatifs de liberté pour adultes contrevient directement à plusieurs conventions internationales dont la Suisse est signataire qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs.&lt;br /&gt;
Par ailleurs malgré l&#039;extension de la Clairière d&#039;une quinzaine de places de détention supplémentaires, il faut craindre que le nombre de places reste vraisemblablement insuffisant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes délinquants et criminels. Les centres de détention ont comme but de protéger les mineurs, pour cela on a jugé bon de les séparer de la société. La société est représentée par le groupe dominant qui fixe les règles et les normes à respecter. Les individus qui ne respectent pas ces normes sont montrés du doigt et mis en marge.  Cette société a peur de ces déviants, elle craint que les jeunes délinquants &amp;quot;infectent&amp;quot; le reste de la société qui est encore saine. Pour suivre cet objectif, la société a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code pénal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de liberté doit exercer une action éducative sur les personnes privée de liberté et préparer le retour à la vie libre. Enfermement doit être un moyen pour le délinquant ou le criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger le jeunes en donnant une réponse aux actes violents ou délictueux. Ces lois doivent punire mais pas maltraiter les déviants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 60 se sont crées les premières prisons pour mineurs. On sépare déjà depuis le 19ème les détenus majeurs des mineurs. On veut éviter les mélanges qui ne sont pas bénéfiques pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitements. Durant le 19ème l&#039;enfant a une certaine valeur qu&#039;il ne faut pas gâcher. Comme les philanthropes, on préfère les mettre au travail. On veut les redresser et en faire des citoyens utiles pour la sociéte.&lt;br /&gt;
Vers la fin du 19ème et durant le 20me siècle on retourne vers un enfermement des déviants. Les mineurs sont mis dans des familles, des maisons de corrections et parfois aussi, par faute de place ou pour des cas problématiques, dans des prisons pour majeurs. Même si cela est sensé être à titre exceptionnel on retrouve presque constamment quelques mineurs dans ces établissement où ils n&#039;ont pourtant rien à faire.&lt;br /&gt;
St-Antoine était la prison qui avait le plus servi à Genève depuis le 1712, date de sa construction. Elle passa le relais à Champ-Dollon en 1977. Depuis le début du 20ème siècle, et jusqu&#039;à nos jours, on trouve des mineurs dans des lieux prévus uniquement pour des majeurs. Des faits qu l&#039;on retrouve dans le travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, par Chloé MEIER et Sébastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995, mais également dans les statistiques actuelles de Champ-Dollon ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby actuel directeur de la prison préventive la Croisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairière&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre éducatif pour adolescents. Les mineurs y sont détenus pour des périodes courtes,  allant de 1 jours à 1 an. Cependant, la création de la Clairière ne résoud pas le problème, car on retrouve systématiquement des mineurs dans les établissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple à Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tirés des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;année 2003 peuvent nous donner une image de l&#039;ampleur du phénomène.&lt;br /&gt;
Durant l&#039;année 2003 à Champ-Dollon :&lt;br /&gt;
*2&#039;551 personnes ont été incarcérées soit:&lt;br /&gt;
*2&#039;347 hommes dont 281 mineurs&lt;br /&gt;
*204 femmes dont 8 mineurs  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons déjà exliqué, l&#039;enfermement de mineurs dans des prison constitue déjà, en tant que tel, une sorte de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039;. Cette dernière est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelques années la situation c&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview. Il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. En effet, les leaders n&#039;hésitent pas à monter certains détenus contre d&#039;autres. On retrouve aussi de la maltraitanc contre les éducateurs, qui subissent des agressions verbales et parfois même physiques de la part des jeunes détenus. Les jeunes se sentent tout puissants et n&#039;ont plus de limites dans leur paroles et leur agissement physique. Cette maltraitance exercée par les mineurs sur l&#039;autorité de la prison, également rapportée par M. Aeby (directeur de la préventive la Croisée VD et ancien educateur à la Clairière), est un problème important mais que nous n&#039;allons pas traiter dans ce travail. Les débordements en question ont poussé la direction de la Clairère à faire venir des gardiens de Champ-Dollon (il faudra préciser dans une autre partie les différentes structures en place acctuellement en Suisse, comme Champ Dollon...). &amp;quot;L&#039;expérience inverse est une réalité depuis une trentaine d&#039;années. On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Le nouveau cadre dans lequel ils se retrouvent ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins strictes&amp;quot;(rapporté de l&#039;inteview donné au courrier). La sécurité dans ces prisons pour majeurs est bien plus renforcée, ainsi que le sont la répression et l&#039;isolement. Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de Torrente,J, &amp;quot;La maltraitance&amp;quot;,hommes et perspectives. Cette ouvrage traite des effets psychologiques due à la maltraitance . Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La strucure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. Les structures dont les mineurs auraient tant besoin sont absentes. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière (REFERENCE). Depuis de nombreuses années des mineurs sont détenus tant dans la prisons de Champ-Dollon qu&#039;à la maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc (GE). Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est aujourd&#039;hui devenue la norme. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissemnet privatifs de liberté pour adultes contrevient directement à plusieurs conventions internationnales dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs. &lt;br /&gt;
Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dû à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation. (DEDE) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux (lesquels?, faire référence à ce qui a été cité avant). Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot; C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD). &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; (REFERENCE: est-ce un entretien? Si c&#039;est le cas il faudra présenter votre mtéhodologie!) ( A developper) M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux, mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer. ( A developper) Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. En effet, en fin d&#039;année 2003, 43 mineurs étaient placés dans des prisons pour adultes, dont 31 à Genève. Mais ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droits de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle? [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toute les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissement pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus dédut mai 2006 la surpopulation est devenue intolérable (peut-être rapporter les événements). Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. En effet Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, les personnes incarcérées sont actuellement autour des 500. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable. Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inaugurée le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine (voire surpeuplée selon les périodes). Le problème est donc loin d&#039;être résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires. &lt;br /&gt;
La surpopulation et les maltraitances plus généralement sont des freins pour le développement des mineurs. [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, il risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les ojectifs ( quels sont ces objectifs?) que tentent d&#039;atteindre les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineur à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dûes à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie. &amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subit pas de mauvais traitements durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Afin que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby, directeur de la Croisée)( expliciter un peu ce que pourrait être cette coopération ou pqoi elle n&#039;existe pas maintenant) &lt;br /&gt;
Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance à de l&#039;influence sur le développement, l&#039;image du corps est modifié par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation ou le suicide. Pour éviter de tel abus,notamment sexuels, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélanger dans les cellules et lors des douches (comme nous l&#039;a rapporté le directeur de la Croisée durant son interview). Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visite que les majeurs ( quel suivi en plsu faudrait-il? mesures éducatives, loisirs, scolarisation, ...). Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y perd du temps de visite, mineurs inclus. (DEDE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Actualité: Champ-Dollon et ses récentes émeutes&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En février 2005, les députés du Grand Conseil votaient un crédit d&#039;étude de 1,3 millions de francs pour l&#039;agrandissement de l&#039;établissement pénitentiaire. A ce moment-là, la prison de Champ-Dollon comptait 438 détenus pour 270 places. &lt;br /&gt;
Furieux de ces conditions, les détenus ont manifestés durant les journées du 30 avril et du 1 mai, refusant de réintégrer leurs cellules après la promenade. Malheureusement, des violences ont été commises lundi. Selon Constantin Franziskakis, une trentaine de détenus se seraient défoulés sur le matériel de la prison. A la fin de la journée, le constat était de trois blessés.  &lt;br /&gt;
Laurent Moutinot, le chef du Département des institutions, promet de punir les auteurs de violence, mais également de prêter une oreille attentive à leur revendications, bien que, d&#039;après lui, les problèmes énoncés découlent de la situation de surpeuplement.&lt;br /&gt;
Les détenus manifestaient non seulement contre les conditions de surpopulation, mais surtout contre les arrestations brutales des forces de l&#039;ordre et contre les périodes de détention provisoire qui excède régulièrement la durée des peines prononcées. En effet, le nombre de dossiers traités pour condamnation est passé de 2600 en 2003 à 4300en 2005.&lt;br /&gt;
La Ligue suisse de droits de l&#039;homme se montre solidaire avec les détenus, pointant le doigt sur la lenteur de la Chambre d&#039;accusation genevoise. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais le problème n&#039;est pas proprement genevois. Si Champ-Dollon souffre aujourd&#039;hui de surpopulation, c&#039;est aussi parce que de nombreux détenus attendent leur transfert vers une prison d&#039;un autre canton. En 2005, la Suisse comptait plus de 6000 détenus. Sur les 122 prisons nationales, 27 affichaient complet et 14 souffraient de surpopulation. [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Champ-Dollon, comme nous l’avons déjà mentionné, compte près de 500 détenus, à la place de 270 prévus à cet effet ! Cette situation est désagréable autant pour les personnes qui y travaillent que pour les prisonniers, qui se marchent dessus. La sécurité générale est amoindrie, les personnes étouffent. Puisque, en plus d’être confinés à plusieurs dans une cellule, les prisons étant pleines à craquer, les places de travail en ateliers manquent. Certains prisonniers se trouvent enfermés 23 heures sur 24 dans leur cellule. Alors, les prisonniers se révoltent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais cette surpopulation avait déjà entraîné à Genève une certaine prise de conscience en mars 2006 : le conseil d’état ouvre un crédit de 18 millions de francs pour un projet de construction d&#039;une nouvelle structure de détention à Puplinge, village situé à côté de Jussy, vers le site de Champ-Dollon. Cette structure devrait voir le jour en 2007 : les travaux commençant normalement en février prochain pour s’achever en décembre 2007. Mais cette structure ne prévoit que 64 places supplémentaires mais aussi des places de travail. Cela viendra bien évidemment soulager la surpopulation de Champ-Dollon dont les prisonniers sont victimes depuis déjà de nombreuses années mais cela suffira-t-il pour « faire taire » ces détenus étouffés ? L’autorité genevoise craignait ces plaintes depuis longtemps, ces dernières viennent d’ailleurs confirmer la mesure d’urgence à prendre, et la nécessité de donner aux détenus un minimum de confort le plus rapidement possible. Confort qui amoindrira les actes violents en prison et donnera aux prisonniers de quoi occuper leurs journées par une mise en place d’ateliers obligatoire. (AURELIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Plus aucun mineur ne sera incarcéré à Champ-Dollon&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Depuis le 20 avril, plus aucun mineur n&#039;est détenu à Champ-Dollon. Habituellement, entre zéro et onze mineurs y étaient enfermés. Mais suite aux violences qui ont eu lieu dans la prison surpeuplée, les mineurs seront détenus à La Clairière. Cependant, bien que cette dernière se soit agrandit, apssant de 15 à 30 places en 2005, elle risque également d&#039;être surpeuplée. &amp;quot;Entre deux maux, nous avons choisi le moindre&amp;quot;, a dit M. Franziskakis, directeur de l&#039;office pénitentiaire. En effet, les mineurs seront plus en sécurité dans une Clairière surpeuplée de quelques unités qu&#039;à Champ-Dollon en mutinerie. Ce transfert permettera également une prise en charge adéquate, puisque La Clairière ne détient que des mineurs. [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Les prisons (EST-CE VRAIMENT LES PRISONS?) ont souvent meilleur temps de veiller à ce que les informations ne filtrent pas dans les médias. On retrouve très rarement le terme maltraitance dans un article sur la prison. On décrit souvent les conditions sans pour autant les qualifier de mauvais traitement. Le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Cela n&#039;est pas une manière de lui rendre service. Un jeune qui a déjà de nombreux problèmes doit encore être exclu du système scolaire. Cette isolement (OU EXCLUSION?) n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur. &lt;br /&gt;
Solutions possibles à élaborer &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Petites idées de questionnement notamment pour la conlusion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération de mineurs, en faire un principe absolu? décriminaliser les délits commis par les mineurs pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs existe, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. Solutions alternatives souvent insuffisantes, pas assez souples Peut on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave Quelques idées d&#039;alternatives à l&#039;incarcération: familles d accueil [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3968</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3968"/>
		<updated>2006-06-10T15:06:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : /* Analyse */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Introduction==&lt;br /&gt;
Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge à travers les époques, et nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier . A l&#039;heure actuelle, il existe en Suisse plusieurs centres de détention pour mineurs comme par exemple La Clairière à Vernier (GE), mais pour cause de surnombre, certains mineurs peuvent aussi être placés dans des prison pour adultes, comme c&#039;est le cas à Champ-Dollon. Entre surpopulation et prise en charge qui ne respecte pas les droits de l&#039;enfant, nous nous sommes demandés si les structures carcérales étaient réellement  aptes à prendre en charge les mineurs de manière adéquate et respectueuse de leurs développment.  &lt;br /&gt;
Après un temps de réflexion et la lecture de différents ouvrages, nous avons pris le parti de partir du principe la place d&#039;un mineur n&#039;est pas en prison. Des lors qu&#039;un mineur est incarcéré, nous pouvons parler de maltraitance, un première forme de maltraitance à laquelle s&#039;ajoutent des condtions des détentions pas toujours respectueuses des conventions internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter..&lt;br /&gt;
Nous commencerons (1) par la revue de littérature, faisant une synthèse des ouvrages que nous avons lus. Puis, dans un souci de clarté, nous définirons dans un premier temps les (2)concepts utilisés: mineurs, maltraitance et prison. En partant de ses différentes définitions nous essayerons de mettre en lumière la (3)construction du problème social des mineurs en prisons et les différents acteurs qui s&#039;y intéressent. (4)Puis, nous nous sommes appuyés sur l&#039;actualité afin de penser les tableaux de la situation actuelle en Suisse romande, en évoquant toutes formes de maltraitance subies par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. (5)Nous nous sommes également intéressés aux événements récents à Champ-Dollon et à leur raison d&#039;être. [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Revue de litterature==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Torrente, J,&#039;&#039;&#039;date&#039;&#039;&#039; &amp;quot;La Maltraitance&amp;quot;, Hommes et perspectives&lt;br /&gt;
*Temps présent du jeudi 17 février 2005, &amp;quot;En taule&amp;quot;.&lt;br /&gt;
*Travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, Chloé MEIER, Sébastien AEBY, &amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises&amp;quot;, mars 1995.&lt;br /&gt;
*Amnesty International, &amp;quot;Enfants torturés,des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. Rapport annuel 2000&lt;br /&gt;
*Amnesty International, &amp;quot;Les mauvais traitments dans les centres de détentions et autres institutions&amp;quot;. AGIR, www.amnesty.asso.fr.&lt;br /&gt;
*Rubin Anne, &amp;quot;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&amp;quot;. Swiss info 2.12.03&lt;br /&gt;
*Débats au Grand Conseil: disocurs du procureur général 31.02.02 + interpellation de M. Rémy Pagani: suivi des adolescents à Champ-Dollon, 25.04.02 + Rapport annuel de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, année parlementaire 2002-2003 + Rapport de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, 1ère année de la législature 2001-2003. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre de J. Torrente sur la maltraitance m&#039;a permis d&#039;avoir une meilleure connaissance de ce sujet. Cette approche interdisciplinaire donne une image des différents problèmes que cause la maltraitance. Dans notre travail, nous sommes partis du principe qu&#039;enfermer c&#039;est maltraiter, Nous avons donc tenté d&#039;en apprendre plus sur les effets néfastes au niveau psychologique que peuvent causer les mauvais traitements.&lt;br /&gt;
Comme nous avons choisi de traiter de la maltraitance dans les institutions de détentions suisses et plus précisément romandes. Nous avons consulté des documents traitants de la question. Le document audiovisuel, &amp;quot;temps présent&amp;quot; nous a montré deux prisons préventives dans les cantons de Vaud où l&#039;on peut souvent retrouver des mineurs. Ce document additionné à la visite de la Croisée (prison décrite dans le documentaire temps présent) nous a donn une bonne idée des conditions de vie d&#039;un détenu mineur ou majeur dans une prison suisse. Ce cadre, qui est d&#039;après nous une des causes de la maltraitances sur les mineurs. Pour décrire cette ambiance, le travail de recherche de M. Aeby retrace l&#039;historique de l&#039;univers carcéral genevois depuis la fin du 19ème siècle. De la prison St Antoine à la prison actuelle de Champ-Dollon, il a toujours retrouvé des mineurs dans ces établissements alors qu&#039;ils n&#039;y avaient rien à faire. Les conditions décrites ne sont bien sûr pas adaptées à un mineur en développement. L&#039;aspect théorique du concept de maltraitance était important, mais il fallait aussi que nous puissions voir et connaître davantage les lieux qui cause le problème dont nous traitons.&lt;br /&gt;
Internet à aussi été d&#039;une grande aide pour nous. Les sites web des prisons sont intéressants car, ils ont permis d&#039;avoir des renseignements très actuels. Il fallait recourir à cela car les chiffres concerner les prisons ne paressent que trop rarement dans les médias. Le net nous a aussi permis de trouver des articles de journaux qui traite de la maltraitance. Ce média représente une source d&#039;information gigantesque, mais ce qui si trouve n&#039;est pas toujours pertinent et vérifiable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
------------------------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Observation International des Prisons. (1998). &amp;quot;enfant en prison&amp;quot;. France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Cappelaere,G. (2000). &amp;quot;enfants privés de liberté, droits et réalités&amp;quot; Ed. Jeunesse et Droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Vinsonneau,G.(2000) &amp;quot;Culture et comportement&amp;quot;.Ed. Armand Colin&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Zambeaux, E. (2001). &amp;quot;en prison avec des ados&amp;quot;. Ed. Denoel impacts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Chronique de la violence ordinaire, une collection de Christophe Nick&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* Au premier faux pas, un film de Patrick Benquet&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La première lecture, et mes connaissances préalables sont tirées du premier semestre du cours  « Déviances sociales et intégrations individuelles » donné par M. Ruchat. Ensuite, je me suis basé sur différentes lectures et documentaires audiovisuelles.&lt;br /&gt;
On m’a proposé de lire le livre « enfants privés de liberté, droits et réalité » écrit par Geert Cappelaere et Anne Granjean. Malheureusement, je n’ai pu jeter qu’un coup d’œil à ce livre qui semble être une source d’informations pertinentes. Il serait donc intéressant de s’y pencher s’il fallait poursuivre cette recherche.&lt;br /&gt;
« Enfant en prison » est un rapport international que dresse un bilan sur les conditions de détention des mineurs dans 51 pays. Il a été écrit en 1998 par l’Observatoire international des prisons. Il a l’avantage d’offrir une vision globale, autant à l’échelle des pays que des traitements sur mineurs. Cependant, je ne me suis que très peu appuyé sur ce livre, car nous voulions pour ce travail donné une vision locale (Genève) des conditions de détention, ainsi que creuser le concept de maltraitance, et ce livre ne le permettait qu’à petite dose. &lt;br /&gt;
Le livre de Vinsonneau n&#039;est pas un manuel qui traite de délinquance, de maltraitance, mais plutôt de culture et de comportements. C&#039;est un livre sur les rapports interculturelles entre les individus. En annexe, on trouve un glossaire de concepts tiré de différents courants de la psychologie. J&#039;ai pensé que cela pourrait nous aider. Maintenant, je ne sais pas c&#039;est vraiment utile.&lt;br /&gt;
Le livre de Zambeaux, écrit en 2001, est un livre qui permet au lecteur d’entrée dans les prisons de France, dans les quartiers réservé aux mineurs. Chaque année la république incarcère environ 7000 mineurs par an et 700 d’entre eux y réside en permanence. L’auteur, un journaliste a rencontré ces jeunes derrière les barreaux et leur donne la parole. Les mots de ces derniers sont souvent crus, décrivant la réalité carcérale, ces principes, ces « plaisirs », mais rarement ces difficultés, car on sent à travers leurs récits qu’elles est quotidienne. Bien que certains continuent à jouer les dures, le journaliste décèle ces parcelles d’humanité qui  survive dans de tels lieux. Zambeaux fait le tour des problèmes ; les prisons hors la loi, la loi entre codétenus, les drogues et médicaments à profusion, l’enseignement précaire, le statut non reconnue des adolescentes incarcérés. Il donne aussi la parole aux surveillants, matons, éducateurs et directeurs, chacun tenant un discours propre. Le bilan est loin d’être positif pour ces jeunes qui séjournent en prison. Et le nombre de mineurs en détention ne cesse d’augmenter ! Le livre est complété par deux annexes qui donnent des résultats chiffrés sur l’incarcération des mineurs en France et du fonctionnement dans les prisons. &lt;br /&gt;
J’ai aussi visionné deux reportages. Un sur la violence, qui m’a renforcé ma culture générale à ce thème : Chronique de la violence ordinaire, une collection de Christophe Nick. Le deuxième s’accordait mieux avec notre problématique. Ce documentaire s’appelle « Au premier faux pas », un film de Patrick Benquet.  Il décrit la vie de jeunes dans un centre de réinsertion en France. Ce lieu est leur ultime chance, après ce sera la prison. L’intérêt de ce documentaire réside dans l’opportunité qui est offert à ces jeunes avant de se retrouver en prison, ça permet de  comparer la vie dans un centre de réinsertion et un centre pénitencier, de peser les avantages et inconvénients, de regarder la maltraitance sous un autre angle.&lt;br /&gt;
(Benoit)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
André Lienhard&lt;br /&gt;
suite à venir.....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
------------------------&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rubin, Anne (2003) article publié sur le site de la TSR &#039;&#039; La détention des mineurs: un casse-tête Suisse&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet aricle permet de faire un état des lieux général de la situation actuelle en Suisse. Il explique le problème de surpopulation et les mesures qui ont été prises de part et d&#039;autre. De plus, il contient des informations sur le Code Pénal Suisse en ce qui concerne les mineurs, et fait le point sur les différentes idées en ce qui concerne le changement de durée de peines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Questions de recherche==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Depuis quand parle-t-on de maltraitance des mineurs ? &lt;br /&gt;
* Maltraitance sur mineurs dans les prisons, est-ce une réalité ?&lt;br /&gt;
* qu&#039;est ce que la maltraitance en prison pour les mineurs? négligeance, coups, harcèlement?   &lt;br /&gt;
* quel genre, niveau, quelle fréquence?&lt;br /&gt;
* Comment les mineurs en prison sont-ils protégés de la maltraitance?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Méthodologie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de répondre aux questions concernant la présence des mineurs en prison, nous avons décidé de partir sur le terrain afin de voir les choses de plus près. Nous avons eu l&#039;occasion d&#039;avoir un entretien avec M. Sebastier Aeby, &lt;br /&gt;
directeur de la prison préventive de La Croisée, dans le canton de VD. Nous avons choisi ensemble des quesitons qui nous semblaient pertinentes (cf méthodologie de groupe) et avons profité de l&#039;entretien pour visiter la prison et obserer les conditions de détention. &lt;br /&gt;
Bien que cette interview ne soit pas le fondement de notre article, il nous a servi pour panser un état des lieux actuel en Suisse romande. &lt;br /&gt;
Nous nous sommes également basés sur le cours du premier semestre, qui lui, nous a permi de retracer les conditions de détention des mineurs et d&#039;en voir l&#039;évolution.  [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Limites de la méthode===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Analyse==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définition de quelques concepts&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Définitions: [[mineur]], [[maltraitance]] et [[prison]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;la maltraitance&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance infantile , passive et active, affecte directement les valeurs fondamentales de l’humanité. Le respect des droits de l’homme (et citoyen),et ceux des enfants en particulier, engage la responsabilité des politiques d’éducation, qui ne parviennent plus à endiguer une violence dont le caractère endémique n’en reste pas moins, par son aspect symbolique, un opérateur de développement personnel et communautaire. La notion de maltraitance englobe une problématique en reférénce à la tendence qui consiste à réduire la maltraitance à ses dimensions physiques, c’est-à-dire à de signes exteriéurs de reconnaissance. Mais nous savons que la maltraitance déborde bien souvent de ce cadre restreint et se compose de formes de violences psychiques tout aussi dommageables que les sévices corporels. Dans ce cas, la maltraitance psychique apparaît indépendamment de toute violence physique de la part du maltraitant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- La détention des délinquants mineurs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis plusieurs années, des mineurs sont détenus tant à la prison de Champ-Dollon qu&#039;à la Maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc. Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est devenue aujourd&#039;hui la règle et s&#039;aggrave. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissements privatifs de liberté pour adultes contrevient directement à plusieurs conventions internationales dont la Suisse est signataire qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs.&lt;br /&gt;
Par ailleurs l&#039;extension de la Clairière, qui devrait être terminée l&#039;an prochain, offrira une quinzaine de places de détention supplémentaires. Au vu de la situation actuelle, il faut craindre que le nombre de places soit vraisemblablement insuffisant.&lt;br /&gt;
La construction de nouveaux bâtiments destinés, d&#039;une part, à la détention des délinquants mineurs et, d&#039;autre part, à l&#039;exécution de mesures prononcées par les Tribunaux genevois, est envisagée. De plus, il faudra déterminer les besoins en matière de prise en charge éducative et assurer une coordination intersecteurs.&lt;br /&gt;
Cette réflexion s&#039;inscrira bien entendu dans le cadre du Concordat romand sur l&#039;exécution de la détention pénale des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bientraitance: un concept émergeant.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partant du principe que placer un mineur en prison est déjà une forme de maltraitance, nous allons tenter d&#039;éclaircir alors le concept de BIENTRAITANCE, qui devient de plus en plus présent dans les discours de tous les jours.&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, bientraiter un enfant est devenu un enjeu d&#039;humanité. Si le mot bientraitance est né, c&#039;est un signe de changement d&#039;attitude de la part d&#039;une société qui sans cesse tente de se remettre en question. Le concept de bientraitance a subi une transformation d&#039;une génération à une autre, aussi, dans les années 1980, bientraiter un enfant n&#039;apparaissait pas encore comme une évidence au sein de la famille. Aujourd&#039;hui,  on parle d&#039;une éducation qui se doit de favoriser l&#039;panouissement des enfants dans différents domaines, physique, affectif, cognitif et social. La famille est considérée comme le lieu privilégié permettant de favoriser cet épanouissement. Autrement dit, la bientraitance vise à la promotion et à la mise en place effective de pratiques éducatives et d&#039;attitudes qui soient garantes du bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
Alors, on ne doit pas seulement prévenir la maltraitance, mais aussi encourager une éducation qui permette à l&#039;enfant de donner le meilleur de lui-même.&lt;br /&gt;
La bientraitance d&#039;un enfant passe donc par son éducation, mais qui dit éducation, dit scolarisation. Le chemin d&#039;un enfant vers l&#039;cole est primordial, car à l&#039;cole, qui peut être considérée comme l&#039;une des principales instances de socialisation et de développement socio cognitif et socio affectif de l&#039;enfant, semble s&#039;inscrire dans le cadre global des attitudes favorables au bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon nombre d&#039;associations se mobilisent afin que chaque enfant ait droit à un  bon traitement dans la vie de tous les jours. Mais qu&#039;en est-il des enfants en prison, en institution ? On trouve dans le rapport d&#039;Amnesty International des recommandations pour la protection des enfants en détention telles que &amp;quot;les détenus mineurs doivent être séparés des adultes, sauf dans le cas de membres d&#039;une même famille&amp;quot;, ou encore &amp;quot;Le recours à la détention préventive pour les enfants doit se limiter à certaines circonstances exceptionnelles. Toute forme de détention doit être conforme à la norme internationale, qui veut qu&#039;un enfant ne soit placé en détention qu&#039;en dernier ressort et pour la durée la plus courte possible.&amp;quot; On se rend alors compte que le traitement des enfants en détention est un sujet qui préoccupe de plus en plus, et c&#039;est ainsi que des recommandations telles que celles-ci émergent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après une recherche effectuée par le service de protection judiciaire de la jeunesse en France, quelques constats ont été avancés : premièrement, un encadrement permanent, stable et formé, permet d&#039;laborer un suivi plus individualisé des mineurs. Le surveillant est alors le premier référent en détention. Deuxièmement, on souligne l&#039;importance des activités en détention, principalement des activités scolaires. On sait que le temps inactif passé en cellule peut engendrer des comportements violents. (AURELIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du problème social&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l&#039;on a choisi de montrer cette problématique à différentes époques de l&#039;histoire humaine, ce n&#039;est pas sans surmonter quelques difficultés. Plus on remonte dans le passé de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d&#039;égarement dû au manque d&#039;informations. C&#039;est pourquoi, nous commencerons avec la question de l&#039;enfermement pour nous mener à celle qui nous intéresse en particulier: la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfermement est un phénomène qui a toujours existé, et bien qu&#039;il ait pu prendre des formes différentes selon les époques, il n&#039;en reste pas moins que l&#039;enfermement fut, est et sera une réalité pour les mineurs.&lt;br /&gt;
Déjà au 5ème siècle, les couvents servaient entre autres de lieu d&#039;enfermement pour les enfants &amp;quot;déviants&amp;quot;. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de grand renfermement des pauvres entre le 16ème et 17ème siècle donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pecheur de ces hommes, femmes et enfants. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d&#039;un renouveau morale. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d&#039;enfermement par excellence, fit son apparition. Elle est apparue pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs pour les criminels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, il est intéressant de signaler l&#039;emergence du rapport de la bientraitance à la maltraitance dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème siècle, les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. La décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commencaient à s&#039;élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l&#039;expérience des galères pour les enfants et les femmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème siècle sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n&#039;arretait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.&lt;br /&gt;
Il y avait évidemment dans cette prolifération d&#039;idées des contradictions, dont certaines allaient avoir des répercussions sur notre objet d&#039;étude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
D&#039;un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. En effet, la théorie évolutionniste proposée par ce dernier suggère l&#039;idée que l&#039;individu est entièrement conçu avant de naître. Ce postulat pousse à croire que l&#039;humain ne va que manifester quelque chose d&#039;existant. A partir de cette conception, le traitement réservé &amp;quot;aux enfants vicieux&amp;quot; ou &amp;quot;aux criminels nés&amp;quot;,  tendait à les enfermer à vie, étant donné que leurs penchants délictueux étaient non seulement d&#039;origine héréditaire mais également immuables. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu&#039;elles ne puissent se reproduire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l&#039;autre côté, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L&#039;individu était maître de lui-même, insoumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous, faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, affirmant que l&#039;enfant naît fondamentalement bon et que la société le corrompt à mesure qu&#039;il grandit. il développa et défendit l&#039;idée de protéger l&#039;enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout aussi significative , celle de l&#039;éducabilité de l&#039;homme à travers le cas de l&#039;enfant sauvage de l&#039;Aveyron. En sortant cet enfant sauvage d&#039;un établissement réservé aux sourds pour lui offrir de meilleurs condition, le docteur invite le garçon à venir vivre chez lui. le docteur Itard croit en l&#039;éducabilité de Victor (nom donné à &amp;quot;l&#039;enfant sauvage&amp;quot;), et progressivement, grâce à des tests, des méthodes pédagogiques, Victor va apprendre, comprendre, parler, penser. Sans rentrer en détail dans cet évènement, on peut dire que l&#039;hypothèse du docteur, quant à l&#039;éducabilité de l&#039;homme, a été confirmé.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans un tel contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de &amp;quot;redressement&amp;quot;. L&#039;ouvrage de l&#039;Italien Cesare Beccaria intitulé &amp;quot;Des délits et des peines&amp;quot;, écrit en 1764, connaît un norme succès. Il demande des peines plus légères, plus humaines pour les prisonniers, et le contexte est suffisamment préparé à recevoir cette idée nouvelle. Cette fois la problématique passe d&#039;un stade primaire à second, son amplification à travers le média de l&#039;époque, c&#039;est-à-dire le livre, produit la publicité nécessaire à donner un nouvel élan à l&#039;amélioration des traitements dans les prisons. L&#039;établissement pénitencier prend une nouvelle définition, il devient &amp;quot;l&#039;école du peuple&amp;quot;, l&#039;idée est la suivante : rattraper la délinquance et de rééduquer l&#039;homme. Deux problèmes se posent à la suite de cette évolution des traitements. Premièrement, le mélange des genres en prison: hommes, femmes et enfants se côtoient dans un même établissement et l&#039;on craint d&#039;éventuelles contaminations morales. Deuxièmement, la question de l&#039;isolement devient problématique. Au lieu d&#039;un retour sur soi, l&#039;isolement donnait des résultats contraires, les hommes avaient plutôt tendance à &amp;quot;se perdre&amp;quot;, à devenir agressif, psychotique. A travers ces nouvelles problématiques, la société traita implicitement ces deux problèmes comme des formes de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le problème de ce genre vient raviver la question qui nous intéresse ici, c&#039;est-à-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et de ce fait illustre bien l&#039;intérêt qui existait déjà à cette époque pour le bon traitement de cette catégorie d&#039;individus. La prise en charge des mineurs prend alors une nouvelle direction, vers un établissement qui leur est dorénavant réservé, une &amp;quot;école de préservation&amp;quot;, autrement dit une prison pour mineurs ou une maison de correction. L&#039;établissement de Mettray, ouvert en 1860, en est le parfait exemple. Ils seront traités différemment, avec un peu plus de liberté, d&#039;espace, dans une atmosphère plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l&#039;esprit religieux qu&#039;on souhaite transmettre à ces jeunes ne sera pas oublié. Malgré tout, bien que les traitements aient changé, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent. (BENOIT)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qui s&#039;intéresse de nos jours à la maltraitance des mineurs en prison ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développement de l&#039;enfant et de son bon environnement est permanent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 a force de loi. En plus de la contrainte juridique, c&#039;est-à-dire le respect des articles, qu&#039;il impose aux signataires, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique résolument novateur en proposant une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être considéré comme acteur de sa propre vie. De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;intérêt supérieur de l&#039;enfant affirmé à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra retenir les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation. Toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noter qu&#039;une Convention engage les Etats signataires à mettre en oeuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certains nombres de droits édictés dans la convention peuvent s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains al?éas des articles s&#039;intéressent directement aux situations de détentions, à titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être basée sur l&#039;intérêt supérieur de celui-ci et tenir compte de son opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être protégé contre les immixtions dans sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondance et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son milieu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dans un établissement approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;avoir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaux respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que c&#039;est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise en détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises dirons-nous, conditions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution possible et d&#039;une durée aussi limitée que possible, il doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulière qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il semble que l&#039;application de ce droit doit être poursuivit même en détention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détention est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International oeuvre en faveur de tous les droits annoncés dans la Déclaration universelle des droits de l&#039;homme ainsi que dans d&#039;autres traités internationaux. L&#039;Organisation contribue à promouvoir le respect de l&#039;ensemble de ces droits, qu&#039;elle considère comme indivisibles et interdépendants, au moyen de différents types d&#039;action visant à informer et à sensibiliser le grand public, en développant l&#039;éducation aux droits humains et en faisant pression sur les gouvernements pour qu&#039;ils ratifient et appliquent les traités relatifs aux droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver par exemple une page concernant les mauvais traitements, qui vise à sensibiliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier texte,  on critique l&#039;enfermement des mineurs dans des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assurent pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détentions pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure ou ils seraient bien souvent vétustes et pourraient mettre en danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajouter à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfants vivent donc en dehors du respect de leur intimé et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dans des prisons réservés aux adultes, loin du respect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Ce mélange, qui représente un risque important pour les mineurs: violences sexuelles, physiques, et psychologiques, est d&#039;autant plus grave qu&#039;il s&#039;effectue dans des prisons, pour adultes, qui sont, dans la plupart des cas, elles aussi surpeuplées, comme c&#039;est le cas à la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui disposent que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, ceci afin de pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. La Suisse en fait partie. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention qui mettent en jeu la santé et la sécurité physique et émotionnelle des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty international soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent oubliées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d&#039;une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autres les droits de l&#039;enfant, en l&#039;occurrence: le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détentions pour mineurs, le rapport souligne en premier lieu, le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au delà des problèmes &amp;quot;matériels&amp;quot; qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport placent le problème encore plus haut, dans &amp;quot;l&#039;absence persistante de toute volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négation pure et simple de leurs existences&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugement, l&#039;incarcération des mineurs dans les quartiers pénitenciers réservés aux adultes, parfois même avec les plus dangereux d&#039;entre eux, le manque de personnel formé de manière adaptée, la surpopulation, ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent détenus dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité et donc nuisent gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux, à cela s&#039;ajoute l&#039;absence ou une insignifiance de structures d&#039;enseignement, d&#039;installations sportives et de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation, font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure ou elle se fait en dehors du respect de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant. Malgré tout, il semble que dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qu&#039;en est-il de la Suisse?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention et l&#039;encadrement des mineurs à fait l&#039;objet de discours et de différents débats à l&#039;intérieur du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 janvier 2002, dans un discours, Monsieur Daniel Zappelli (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550108/41/550108_41_partie4.asp), procureur général évoque la nécessité impérative de créer des lieux supplémentaires de détention pour mineurs afin d&#039;éviter qu&#039;ils se retrouvent  placés dans des prisons pour adultes et &amp;quot;qu&#039;ils ne soient privés de l&#039;encadrement adéquat&amp;quot;. Ce discours rappelle que le nombre de mineurs incarcérés est en augmentation depuis les 6 dernières années et qu&#039;il est donc important d&#039;avoir une réflexion sur la justice que l&#039;on offre. On ne manque pas de rappeler que &amp;quot;la justice n&#039;est pas que pénale&amp;quot;, et ce n&#039;est qu&#039;en gardant ceci à l&#039;esprit que l&#039;on peut faire évoluer les conditions de traitement et de prise en charge des mineurs.&lt;br /&gt;
Il est absolument nécessaire que la justice se voit mettre à disposition les moyens adéquats pour exercer son pouvoir d&#039;une manière efficace et respectueuse des droits de l&#039;homme et de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril 2002, c&#039;est M. Remy Pagani qui fait une interpellation au Conseil d&#039;Etat au sujet du suivi des adolescents enfermés à Champ-Dollon (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550107/33/550107_33_partie15.asp). Une situation qui ne permet le séparation stricte d&#039;avec les adultes, ce qui au contraire à la convention internationale des droits de l&#039;enfant. De plus ces mineurs, dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés, ne disposent de surcroit d&#039;aucun encadrement éducatif particulier. A ceci la Conseillère d&#039;Etat Michel Spoerri répondra par le même souci et la conscience de la nécessité d&#039;améliorer les conditions de détention des mineurs et leur prise en charge, en l&#039;occurrence, par l&#039;agrandissement de la Clairière et la volonté d&#039;y placer des éducateurs supplémentaires. Seulement ces mesures semblent assez légères dans la mesure ou nous verrons plus tard, que l&#039;agrandissemnt de la Clairière n&#039;est pas assez &amp;quot;grand&amp;quot;, tous les mineurs présents à Champ-Dollon ne pourront pas y entrer, et les propositions de postes supplémentaires ne semblent pas aboutir, ou en tout cas pas assez rapidement étant donné l&#039;urgence de la situation. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sujet étudié a fait l&#039;objet de deux rapports annuels de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux rapports, le premier de M. Hugues Hiltpold, année parlementaire 2002-2003,(http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550302/7/550302_7_partie8.asp) sur le thème de la détention et de l&#039;encadrement des mineurs et le second de Mme Anita Cuenod, 1ère année de la législature 2001-2005, ((http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550204/16/550204_16_partie32.asp) font de états de problèmes très similaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y parle  de Champ Dollon, comme d&#039;un bâtiment vétuste, ayant des besoins évidents &amp;quot;d&#039;aménagements et de rafraichissements&amp;quot;. Ce lieu qui ne semble pas approprié que ce soit pour des mineurs ou des adultes. Pourtant, au moment où le débat concernant le deuxième rapport à lieu, 27 mineurs étaient présents dans ces murs! La Clairière étant trop petite pour accueillir tous les mineurs placés, et les travaux d&#039;agrandissement tardant à commencer, les conditions semblent peu propices à une amélioration de la situation qui constitue pourtant une réelle urgence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sous-jacent à cette situation, nous retrouvons le problème du traitement de la jeunesse déviante. Est-il normal que le nombre de mineurs placés en détention ne cesse de croitre alors que la justice ne se dit pas uniquement pénale?  C&#039;est M. Remy Pagani qui soulève cette question de fond, qui semble-t-il, ne passe pas souvent au premier plan lors des débats au Grand Conseil.&lt;br /&gt;
On rappellera les décisions prises 4 ans auparavant qui n&#039;ont pas été appliquées, notamment l&#039;abolition de la promiscuité mineurs-majeurs à la prison de Champ-Dolllon. Si cette promiscuité n&#039;a pas été abolie, elle est d&#039;autant plus alarmante que ces jeunes placés en compagnie d&#039;adultes, sont isolés dans des quartiers ou bien souvent se trouvent des personnes &amp;quot;encore plus déviantes qu&#039;eux, notamment des pédophiles&amp;quot;. M. Pagani soulève ici un question importante qui est celle de la cohérence du traitement des mineurs incarcérés. Le but de l&#039;incarcération est-elle la prise d&#039;un risque pour la santé et l&#039;équilibre, surement déjà précaire de ces enfants? &lt;br /&gt;
Si l&#039;agrandissment de la prison de Champ-Dollon est une solution à la surpopulation carcérale, Mme Esther Adler rappelle que des solutions plus &amp;quot;profondes&amp;quot; sont à chercher dans le fonctionnement même du système de traitement des criminels. Effectivement, il serait opportun de réfléchir aux conditions de détentions des mineurs et aux propositions de prise en charge et aux améliorations à y apporter. Se contenter de faire de Champ-Dollon un lieu plus vaste va-t-il permettre un meilleur traitement des mineurs délinquants?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, si les mineurs qui sont placés à La Clairière sont un peu mieux lotis, on soulignera la présence de gardien de prison en plus des éducateurs. Cette présence est perçue comme une volonté de promouvoir la répression plutôt que des mesures éducatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble que la surpopulation des centres de détentions pour mineurs serait due au manque de volonté des juges de trouver de mesures plus adéquates pour le traitement des mineurs délinquants. La prison serait utilisée commune solution de facilité, ce qui une fois encore apparait contraire aux articles édictés par les droits de l&#039;enfant. Il ferait partie du rôle du gouvernement d&#039;encourager les juges à trouver des peines plus adéquates que la mise en détention, on citera les mesures d&#039;utilité publique en exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour reprendre les propos de M. Hiltpold et M. Mauris, &amp;quot;Michel Foucault considère (...) que l&#039;on juge une société par l&#039;état de ses prisons&amp;quot; et dans cette optique, c&#039;est &amp;quot;une honte pour notre société moderne de laisser ainsi des jeunes en rupture aux côtés d&#039;idoles du crime (...) avec des gardiens en guise d&#039;infirmiers et des délinquants en guise de camarades.&amp;quot; Cette situation relate un réel disfonctionnement de la société actuelle et probablement un manque de volonté à prendre en main la situation, de tout mettre en oeuvre pour y remédier, étant donné que le Conseil d&#039;Etat ne semble pas suivre les recommandations émises par la commission au terme de son rapport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias suisses s&#039;intéressent eux aussi au problème. Notre attention s&#039;est portée sur une émission de swissinfo par Anne Rubin titrée &#039;&#039;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&#039;&#039; le 02 décembre 2003. (Cf résumé). Les médias aussi s&#039;inquiètent de la présence de plusieurs mineurs dans des prisons pour adultes, des lieux &amp;quot;inadaptés&amp;quot; à l&#039;accueil de jeunes personnes en développement. De plus, pour ne pas améliorer la situation, la Clairière est toujours trop petite, et on rappelle que l&#039;agrandissement en cours n&#039;a pas été prévu assez conséquent pour accueillir les nombreux mineurs placés entre autre a Champ-Dollon. Ce dernier constat est fait par les autorités genevoises elles-mêmes.&lt;br /&gt;
Cette détention en compagnie d&#039;adultes semblent d&#039;autant plus inquiétante qu&#039;elle ne permet pas de répondre à une volonté d&#039;offrit aux mineurs détenus une prise en charge particulière et éducative qui préparerait le terrain à une réinsertion dans la société. Le jeune, qu&#039;il soit délinquant ou non, à le droit à ce qu&#039;on lui prépare un avenir et qu&#039;on lui donne les atouts pour y arriver, cependant, dans de telles conditions de détention, dans cette &amp;quot;école du crime&amp;quot; comme l&#039;appelle M. Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD), on peut imaginer que c&#039;est plutôt la récidive qui sera favoriser la réinsertion du jeune. (DEDE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Réalité Suisse et genevoise: de la prise en charge à la maltraitance&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes délinquants et criminels. Les centres de détention ont comme but de protéger les mineurs, pour cela on a jugé bon de les séparer de la société. La société est représentée par le groupe dominant qui fixe les règles et les normes à respecter. Les individus qui ne respectent pas ces normes sont montrés du doigt et mis en marge.  Cette société a peur de ces déviants, elle craint que les jeunes délinquants &amp;quot;infectent&amp;quot; le reste de la société qui est encore saine. Pour suivre cet objectif, la société a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code pénal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de liberté doit exercer une action éducative sur les personnes privée de liberté et préparer le retour à la vie libre. Enfermement doit être un moyen pour le délinquant ou le criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger le jeunes en donnant une réponse aux actes violents ou délictueux. Ces lois doivent punire mais pas maltraiter les déviants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 60 se sont crées les premières prisons pour mineurs. On sépare déjà depuis le 19ème les détenus majeurs des mineurs. On veut éviter les mélanges qui ne sont pas bénéfiques pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitements. Durant le 19ème l&#039;enfant a une certaine valeur qu&#039;il ne faut pas gâcher. Comme les philanthropes, on préfère les mettre au travail. On veut les redresser et en faire des citoyens utiles pour la sociéte.&lt;br /&gt;
Vers la fin du 19ème et durant le 20me siècle on retourne vers un enfermement des déviants. Les mineurs sont mis dans des familles, des maisons de corrections et parfois aussi, par faute de place ou pour des cas problématiques, dans des prisons pour majeurs. Même si cela est sensé être à titre exceptionnel on retrouve presque constamment quelques mineurs dans ces établissement où ils n&#039;ont pourtant rien à faire.&lt;br /&gt;
St-Antoine était la prison qui avait le plus servi à Genève depuis le 1712, date de sa construction. Elle passa le relais à Champ-Dollon en 1977. Depuis le début du 20ème siècle, et jusqu&#039;à nos jours, on trouve des mineurs dans des lieux prévus uniquement pour des majeurs. Des faits qu l&#039;on retrouve dans le travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, par Chloé MEIER et Sébastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995, mais également dans les statistiques actuelles de Champ-Dollon ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby actuel directeur de la prison préventive la Croisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairière&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre éducatif pour adolescents. Les mineurs y sont détenus pour des périodes courtes,  allant de 1 jours à 1 an. Cependant, la création de la Clairière ne résoud pas le problème, car on retrouve systématiquement des mineurs dans les établissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple à Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tirés des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;année 2003 peuvent nous donner une image de l&#039;ampleur du phénomène.&lt;br /&gt;
Durant l&#039;année 2003 à Champ-Dollon :&lt;br /&gt;
*2&#039;551 personnes ont été incarcérées soit:&lt;br /&gt;
*2&#039;347 hommes dont 281 mineurs&lt;br /&gt;
*204 femmes dont 8 mineurs  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons déjà exliqué, l&#039;enfermement de mineurs dans des prison constitue déjà, en tant que tel, une sorte de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039;. Cette dernière est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelques années la situation c&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview. Il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. En effet, les leaders n&#039;hésitent pas à monter certains détenus contre d&#039;autres. On retrouve aussi de la maltraitanc contre les éducateurs, qui subissent des agressions verbales et parfois même physiques de la part des jeunes détenus. Les jeunes se sentent tout puissants et n&#039;ont plus de limites dans leur paroles et leur agissement physique. Cette maltraitance exercée par les mineurs sur l&#039;autorité de la prison, également rapportée par M. Aeby (directeur de la préventive la Croisée VD et ancien educateur à la Clairière), est un problème important mais que nous n&#039;allons pas traiter dans ce travail. Les débordements en question ont poussé la direction de la Clairère à faire venir des gardiens de Champ-Dollon (il faudra préciser dans une autre partie les différentes structures en place acctuellement en Suisse, comme Champ Dollon...). &amp;quot;L&#039;expérience inverse est une réalité depuis une trentaine d&#039;années. On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Le nouveau cadre dans lequel ils se retrouvent ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins strictes&amp;quot;(rapporté de l&#039;inteview donné au courrier). La sécurité dans ces prisons pour majeurs est bien plus renforcée, ainsi que le sont la répression et l&#039;isolement. Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de Torrente,J, &amp;quot;La maltraitance&amp;quot;,hommes et perspectives. Cette ouvrage traite des effets psychologiques due à la maltraitance . Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La strucure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. Les structures dont les mineurs auraient tant besoin sont absentes. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière (REFERENCE). Depuis de nombreuses années des mineurs sont détenus tant dans la prisons de Champ-Dollon qu&#039;à la maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc (GE). Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est aujourd&#039;hui devenue la norme. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissemnet privatifs de liberté pour adultes contrevient directement à plusieurs conventions internationnales dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs. &lt;br /&gt;
Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dû à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation. (DEDE) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux (lesquels?, faire référence à ce qui a été cité avant). Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot; C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD). &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; (REFERENCE: est-ce un entretien? Si c&#039;est le cas il faudra présenter votre mtéhodologie!) ( A developper) M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux, mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer. ( A developper) Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. En effet, en fin d&#039;année 2003, 43 mineurs étaient placés dans des prisons pour adultes, dont 31 à Genève. Mais ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droits de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle? [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toute les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissement pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus dédut mai 2006 la surpopulation est devenue intolérable (peut-être rapporter les événements). Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. En effet Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, les personnes incarcérées sont actuellement autour des 500. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable. Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inaugurée le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine (voire surpeuplée selon les périodes). Le problème est donc loin d&#039;être résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires. &lt;br /&gt;
La surpopulation et les maltraitances plus généralement sont des freins pour le développement des mineurs. [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, il risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les ojectifs ( quels sont ces objectifs?) que tentent d&#039;atteindre les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineur à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dûes à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie. &amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subit pas de mauvais traitements durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Afin que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby, directeur de la Croisée)( expliciter un peu ce que pourrait être cette coopération ou pqoi elle n&#039;existe pas maintenant) &lt;br /&gt;
Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance à de l&#039;influence sur le développement, l&#039;image du corps est modifié par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation ou le suicide. Pour éviter de tel abus,notamment sexuels, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélanger dans les cellules et lors des douches (comme nous l&#039;a rapporté le directeur de la Croisée durant son interview). Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visite que les majeurs ( quel suivi en plsu faudrait-il? mesures éducatives, loisirs, scolarisation, ...). Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y perd du temps de visite, mineurs inclus. (DEDE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Actualité: Champ-Dollon et ses récentes émeutes&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En février 2005, les députés du Grand Conseil votaient un crédit d&#039;étude de 1,3 millions de francs pour l&#039;agrandissement de l&#039;établissement pénitentiaire. A ce moment-là, la prison de Champ-Dollon comptait 438 détenus pour 270 places. &lt;br /&gt;
Furieux de ces conditions, les détenus ont manifestés durant les journées du 30 avril et du 1 mai, refusant de réintégrer leurs cellules après la promenade. Malheureusement, des violences ont été commises lundi. Selon Constantin Franziskakis, une trentaine de détenus se seraient défoulés sur le matériel de la prison. A la fin de la journée, le constat était de trois blessés.  &lt;br /&gt;
Laurent Moutinot, le chef du Département des institutions, promet de punir les auteurs de violence, mais également de prêter une oreille attentive à leur revendications, bien que, d&#039;après lui, les problèmes énoncés découlent de la situation de surpeuplement.&lt;br /&gt;
Les détenus manifestaient non seulement contre les conditions de surpopulation, mais surtout contre les arrestations brutales des forces de l&#039;ordre et contre les périodes de détention provisoire qui excède régulièrement la durée des peines prononcées. En effet, le nombre de dossiers traités pour condamnation est passé de 2600 en 2003 à 4300en 2005.&lt;br /&gt;
La Ligue suisse de droits de l&#039;homme se montre solidaire avec les détenus, pointant le doigt sur la lenteur de la Chambre d&#039;accusation genevoise. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais le problème n&#039;est pas proprement genevois. Si Champ-Dollon souffre aujourd&#039;hui de surpopulation, c&#039;est aussi parce que de nombreux détenus attendent leur transfert vers une prison d&#039;un autre canton. En 2005, la Suisse comptait plus de 6000 détenus. Sur les 122 prisons nationales, 27 affichaient complet et 14 souffraient de surpopulation. [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Champ-Dollon, comme nous l’avons déjà mentionné, compte près de 500 détenus, à la place de 270 prévus à cet effet ! Cette situation est désagréable autant pour les personnes qui y travaillent que pour les prisonniers, qui se marchent dessus. La sécurité générale est amoindrie, les personnes étouffent. Puisque, en plus d’être confinés à plusieurs dans une cellule, les prisons étant pleines à craquer, les places de travail en ateliers manquent. Certains prisonniers se trouvent enfermés 23 heures sur 24 dans leur cellule. Alors, les prisonniers se révoltent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais cette surpopulation avait déjà entraîné à Genève une certaine prise de conscience en mars 2006 : le conseil d’état ouvre un crédit de 18 millions de francs pour un projet de construction d&#039;une nouvelle structure de détention à Puplinge, village situé à côté de Jussy, vers le site de Champ-Dollon. Cette structure devrait voir le jour en 2007 : les travaux commençant normalement en février prochain pour s’achever en décembre 2007. Mais cette structure ne prévoit que 64 places supplémentaires mais aussi des places de travail. Cela viendra bien évidemment soulager la surpopulation de Champ-Dollon dont les prisonniers sont victimes depuis déjà de nombreuses années mais cela suffira-t-il pour « faire taire » ces détenus étouffés ? L’autorité genevoise craignait ces plaintes depuis longtemps, ces dernières viennent d’ailleurs confirmer la mesure d’urgence à prendre, et la nécessité de donner aux détenus un minimum de confort le plus rapidement possible. Confort qui amoindrira les actes violents en prison et donnera aux prisonniers de quoi occuper leurs journées par une mise en place d’ateliers obligatoire. (AURELIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Plus aucun mineur ne sera incarcéré à Champ-Dollon&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Depuis le 20 avril, plus aucun mineur n&#039;est détenu à Champ-Dollon. Habituellement, entre zéro et onze mineurs y étaient enfermés. Mais suite aux violences qui ont eu lieu dans la prison surpeuplée, les mineurs seront détenus à La Clairière. Cependant, bien que cette dernière se soit agrandit, apssant de 15 à 30 places en 2005, elle risque également d&#039;être surpeuplée. &amp;quot;Entre deux maux, nous avons choisi le moindre&amp;quot;, a dit M. Franziskakis, directeur de l&#039;office pénitentiaire. En effet, les mineurs seront plus en sécurité dans une Clairière surpeuplée de quelques unités qu&#039;à Champ-Dollon en mutinerie. Ce transfert permettera également une prise en charge adéquate, puisque La Clairière ne détient que des mineurs. [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Les prisons (EST-CE VRAIMENT LES PRISONS?) ont souvent meilleur temps de veiller à ce que les informations ne filtrent pas dans les médias. On retrouve très rarement le terme maltraitance dans un article sur la prison. On décrit souvent les conditions sans pour autant les qualifier de mauvais traitement. Le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Cela n&#039;est pas une manière de lui rendre service. Un jeune qui a déjà de nombreux problèmes doit encore être exclu du système scolaire. Cette isolement (OU EXCLUSION?) n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur. &lt;br /&gt;
Solutions possibles à élaborer &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Petites idées de questionnement notamment pour la conlusion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération de mineurs, en faire un principe absolu? décriminaliser les délits commis par les mineurs pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs existe, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. Solutions alternatives souvent insuffisantes, pas assez souples Peut on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave Quelques idées d&#039;alternatives à l&#039;incarcération: familles d accueil [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Prison&amp;diff=3967</id>
		<title>Prison</title>
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		<updated>2006-06-10T15:06:07Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Selon le dictionnaire, la prison est definie comme un lieu de détention. Un établissement clos aménagé pour recevoir des délinquants condamnés à une peine privative de liberté ou des prévenus en instance de jugement. C&#039;est le lieu de la &amp;quot;tare&amp;quot;&lt;br /&gt;
personalle ou sociale; clea existe et c&#039;est disuassif; mais la dissuasion fonctionnant plutôt efficacement , ele peut être rejetée loin de la conscience quotidienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Suisse:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- De l&#039;Office pénitentiaire &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces dernières années, le domaine pénitentiaire genevois a fait l&#039;objet d&#039;une restructuration qui a abouti à la création, le 1er janvier 2001, de l&#039;Office pénitentiaire comprenant l&#039;ensemble des services et entités en charge d&#039;une personne détenue, qu&#039;elle soit majeure ou mineure. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les mineurs, jeunes gens ou jeunes filles, il s&#039;agit de mettre à disposition des autorités judiciaires des lieux de détention adaptés. A titre principal, la direction de l&#039;Office pénitentiaire dispose de la Clairière, établissement de détention pour adolescents et adolescentes et, à titre subsidiaire, de la prison de Champ-Dollon et de la maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- La détention des délinquants mineurs &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis plusieurs années, des mineurs sont détenus tant à la prison de Champ-Dollon qu&#039;à la Maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc. Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est devenue aujourd&#039;hui la règle et s&#039;aggrave. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissements privatifs de liberté pour adultes contrevient directement à plusieurs conventions internationales dont la Suisse est signataire qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs. Par ailleurs l&#039;extension de la Clairière, qui devrait être terminée l&#039;an prochain, offrira une quinzaine de places de détention supplémentaires. Au vu de la situation actuelle, il faut craindre que le nombre de places soit vraisemblablement insuffisant. La construction de nouveaux bâtiments destinés, d&#039;une part, à la détention des délinquants mineurs et, d&#039;autre part, à l&#039;exécution de mesures prononcées par les Tribunaux genevois, est envisagée. De plus, il faudra déterminer les besoins en matière de prise en charge éducative et assurer une coordination intersecteurs. Cette réflexion s&#039;inscrira bien entendu dans le cadre du Concordat romand sur l&#039;exécution de la détention pénale des mineurs.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3966</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
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		<updated>2006-06-10T15:04:18Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : /* Analyse */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Introduction==&lt;br /&gt;
Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge à travers les époques, et nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier . A l&#039;heure actuelle, il existe en Suisse plusieurs centres de détention pour mineurs comme par exemple La Clairière à Vernier (GE), mais pour cause de surnombre, certains mineurs peuvent aussi être placés dans des prison pour adultes, comme c&#039;est le cas à Champ-Dollon. Entre surpopulation et prise en charge qui ne respecte pas les droits de l&#039;enfant, nous nous sommes demandés si les structures carcérales étaient réellement  aptes à prendre en charge les mineurs de manière adéquate et respectueuse de leurs développment.  &lt;br /&gt;
Après un temps de réflexion et la lecture de différents ouvrages, nous avons pris le parti de partir du principe la place d&#039;un mineur n&#039;est pas en prison. Des lors qu&#039;un mineur est incarcéré, nous pouvons parler de maltraitance, un première forme de maltraitance à laquelle s&#039;ajoutent des condtions des détentions pas toujours respectueuses des conventions internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter..&lt;br /&gt;
Nous commencerons (1) par la revue de littérature, faisant une synthèse des ouvrages que nous avons lus. Puis, dans un souci de clarté, nous définirons dans un premier temps les (2)concepts utilisés: mineurs, maltraitance et prison. En partant de ses différentes définitions nous essayerons de mettre en lumière la (3)construction du problème social des mineurs en prisons et les différents acteurs qui s&#039;y intéressent. (4)Puis, nous nous sommes appuyés sur l&#039;actualité afin de penser les tableaux de la situation actuelle en Suisse romande, en évoquant toutes formes de maltraitance subies par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. (5)Nous nous sommes également intéressés aux événements récents à Champ-Dollon et à leur raison d&#039;être. [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Revue de litterature==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Torrente, J,&#039;&#039;&#039;date&#039;&#039;&#039; &amp;quot;La Maltraitance&amp;quot;, Hommes et perspectives&lt;br /&gt;
*Temps présent du jeudi 17 février 2005, &amp;quot;En taule&amp;quot;.&lt;br /&gt;
*Travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, Chloé MEIER, Sébastien AEBY, &amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises&amp;quot;, mars 1995.&lt;br /&gt;
*Amnesty International, &amp;quot;Enfants torturés,des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. Rapport annuel 2000&lt;br /&gt;
*Amnesty International, &amp;quot;Les mauvais traitments dans les centres de détentions et autres institutions&amp;quot;. AGIR, www.amnesty.asso.fr.&lt;br /&gt;
*Rubin Anne, &amp;quot;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&amp;quot;. Swiss info 2.12.03&lt;br /&gt;
*Débats au Grand Conseil: disocurs du procureur général 31.02.02 + interpellation de M. Rémy Pagani: suivi des adolescents à Champ-Dollon, 25.04.02 + Rapport annuel de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, année parlementaire 2002-2003 + Rapport de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, 1ère année de la législature 2001-2003. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre de J. Torrente sur la maltraitance m&#039;a permis d&#039;avoir une meilleure connaissance de ce sujet. Cette approche interdisciplinaire donne une image des différents problèmes que cause la maltraitance. Dans notre travail, nous sommes partis du principe qu&#039;enfermer c&#039;est maltraiter, Nous avons donc tenté d&#039;en apprendre plus sur les effets néfastes au niveau psychologique que peuvent causer les mauvais traitements.&lt;br /&gt;
Comme nous avons choisi de traiter de la maltraitance dans les institutions de détentions suisses et plus précisément romandes. Nous avons consulté des documents traitants de la question. Le document audiovisuel, &amp;quot;temps présent&amp;quot; nous a montré deux prisons préventives dans les cantons de Vaud où l&#039;on peut souvent retrouver des mineurs. Ce document additionné à la visite de la Croisée (prison décrite dans le documentaire temps présent) nous a donn une bonne idée des conditions de vie d&#039;un détenu mineur ou majeur dans une prison suisse. Ce cadre, qui est d&#039;après nous une des causes de la maltraitances sur les mineurs. Pour décrire cette ambiance, le travail de recherche de M. Aeby retrace l&#039;historique de l&#039;univers carcéral genevois depuis la fin du 19ème siècle. De la prison St Antoine à la prison actuelle de Champ-Dollon, il a toujours retrouvé des mineurs dans ces établissements alors qu&#039;ils n&#039;y avaient rien à faire. Les conditions décrites ne sont bien sûr pas adaptées à un mineur en développement. L&#039;aspect théorique du concept de maltraitance était important, mais il fallait aussi que nous puissions voir et connaître davantage les lieux qui cause le problème dont nous traitons.&lt;br /&gt;
Internet à aussi été d&#039;une grande aide pour nous. Les sites web des prisons sont intéressants car, ils ont permis d&#039;avoir des renseignements très actuels. Il fallait recourir à cela car les chiffres concerner les prisons ne paressent que trop rarement dans les médias. Le net nous a aussi permis de trouver des articles de journaux qui traite de la maltraitance. Ce média représente une source d&#039;information gigantesque, mais ce qui si trouve n&#039;est pas toujours pertinent et vérifiable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
------------------------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Observation International des Prisons. (1998). &amp;quot;enfant en prison&amp;quot;. France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Cappelaere,G. (2000). &amp;quot;enfants privés de liberté, droits et réalités&amp;quot; Ed. Jeunesse et Droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Vinsonneau,G.(2000) &amp;quot;Culture et comportement&amp;quot;.Ed. Armand Colin&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Zambeaux, E. (2001). &amp;quot;en prison avec des ados&amp;quot;. Ed. Denoel impacts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Chronique de la violence ordinaire, une collection de Christophe Nick&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* Au premier faux pas, un film de Patrick Benquet&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La première lecture, et mes connaissances préalables sont tirées du premier semestre du cours  « Déviances sociales et intégrations individuelles » donné par M. Ruchat. Ensuite, je me suis basé sur différentes lectures et documentaires audiovisuelles.&lt;br /&gt;
On m’a proposé de lire le livre « enfants privés de liberté, droits et réalité » écrit par Geert Cappelaere et Anne Granjean. Malheureusement, je n’ai pu jeter qu’un coup d’œil à ce livre qui semble être une source d’informations pertinentes. Il serait donc intéressant de s’y pencher s’il fallait poursuivre cette recherche.&lt;br /&gt;
« Enfant en prison » est un rapport international que dresse un bilan sur les conditions de détention des mineurs dans 51 pays. Il a été écrit en 1998 par l’Observatoire international des prisons. Il a l’avantage d’offrir une vision globale, autant à l’échelle des pays que des traitements sur mineurs. Cependant, je ne me suis que très peu appuyé sur ce livre, car nous voulions pour ce travail donné une vision locale (Genève) des conditions de détention, ainsi que creuser le concept de maltraitance, et ce livre ne le permettait qu’à petite dose. &lt;br /&gt;
Le livre de Vinsonneau n&#039;est pas un manuel qui traite de délinquance, de maltraitance, mais plutôt de culture et de comportements. C&#039;est un livre sur les rapports interculturelles entre les individus. En annexe, on trouve un glossaire de concepts tiré de différents courants de la psychologie. J&#039;ai pensé que cela pourrait nous aider. Maintenant, je ne sais pas c&#039;est vraiment utile.&lt;br /&gt;
Le livre de Zambeaux, écrit en 2001, est un livre qui permet au lecteur d’entrée dans les prisons de France, dans les quartiers réservé aux mineurs. Chaque année la république incarcère environ 7000 mineurs par an et 700 d’entre eux y réside en permanence. L’auteur, un journaliste a rencontré ces jeunes derrière les barreaux et leur donne la parole. Les mots de ces derniers sont souvent crus, décrivant la réalité carcérale, ces principes, ces « plaisirs », mais rarement ces difficultés, car on sent à travers leurs récits qu’elles est quotidienne. Bien que certains continuent à jouer les dures, le journaliste décèle ces parcelles d’humanité qui  survive dans de tels lieux. Zambeaux fait le tour des problèmes ; les prisons hors la loi, la loi entre codétenus, les drogues et médicaments à profusion, l’enseignement précaire, le statut non reconnue des adolescentes incarcérés. Il donne aussi la parole aux surveillants, matons, éducateurs et directeurs, chacun tenant un discours propre. Le bilan est loin d’être positif pour ces jeunes qui séjournent en prison. Et le nombre de mineurs en détention ne cesse d’augmenter ! Le livre est complété par deux annexes qui donnent des résultats chiffrés sur l’incarcération des mineurs en France et du fonctionnement dans les prisons. &lt;br /&gt;
J’ai aussi visionné deux reportages. Un sur la violence, qui m’a renforcé ma culture générale à ce thème : Chronique de la violence ordinaire, une collection de Christophe Nick. Le deuxième s’accordait mieux avec notre problématique. Ce documentaire s’appelle « Au premier faux pas », un film de Patrick Benquet.  Il décrit la vie de jeunes dans un centre de réinsertion en France. Ce lieu est leur ultime chance, après ce sera la prison. L’intérêt de ce documentaire réside dans l’opportunité qui est offert à ces jeunes avant de se retrouver en prison, ça permet de  comparer la vie dans un centre de réinsertion et un centre pénitencier, de peser les avantages et inconvénients, de regarder la maltraitance sous un autre angle.&lt;br /&gt;
(Benoit)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
André Lienhard&lt;br /&gt;
suite à venir.....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
------------------------&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rubin, Anne (2003) article publié sur le site de la TSR &#039;&#039; La détention des mineurs: un casse-tête Suisse&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet aricle permet de faire un état des lieux général de la situation actuelle en Suisse. Il explique le problème de surpopulation et les mesures qui ont été prises de part et d&#039;autre. De plus, il contient des informations sur le Code Pénal Suisse en ce qui concerne les mineurs, et fait le point sur les différentes idées en ce qui concerne le changement de durée de peines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Questions de recherche==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Depuis quand parle-t-on de maltraitance des mineurs ? &lt;br /&gt;
* Maltraitance sur mineurs dans les prisons, est-ce une réalité ?&lt;br /&gt;
* qu&#039;est ce que la maltraitance en prison pour les mineurs? négligeance, coups, harcèlement?   &lt;br /&gt;
* quel genre, niveau, quelle fréquence?&lt;br /&gt;
* Comment les mineurs en prison sont-ils protégés de la maltraitance?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Méthodologie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de répondre aux questions concernant la présence des mineurs en prison, nous avons décidé de partir sur le terrain afin de voir les choses de plus près. Nous avons eu l&#039;occasion d&#039;avoir un entretien avec M. Sebastier Aeby, &lt;br /&gt;
directeur de la prison préventive de La Croisée, dans le canton de VD. Nous avons choisi ensemble des quesitons qui nous semblaient pertinentes (cf méthodologie de groupe) et avons profité de l&#039;entretien pour visiter la prison et obserer les conditions de détention. &lt;br /&gt;
Bien que cette interview ne soit pas le fondement de notre article, il nous a servi pour panser un état des lieux actuel en Suisse romande. &lt;br /&gt;
Nous nous sommes également basés sur le cours du premier semestre, qui lui, nous a permi de retracer les conditions de détention des mineurs et d&#039;en voir l&#039;évolution.  [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Limites de la méthode===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Analyse==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définition de quelques concepts&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Définitions: [[mineur]], [[maltraitance]] et [[prison]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;la maltraitance&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance infantile , passive et active, affecte directement les valeurs fondamentales de l’humanité. Le respect des droits de l’homme (et citoyen),et ceux des enfants en particulier, engage la responsabilité des politiques d’éducation, qui ne parviennent plus à endiguer une violence dont le caractère endémique n’en reste pas moins, par son aspect symbolique, un opérateur de développement personnel et communautaire. La notion de maltraitance englobe une problématique en reférénce à la tendence qui consiste à réduire la maltraitance à ses dimensions physiques, c’est-à-dire à de signes exteriéurs de reconnaissance. Mais nous savons que la maltraitance déborde bien souvent de ce cadre restreint et se compose de formes de violences psychiques tout aussi dommageables que les sévices corporels. Dans ce cas, la maltraitance psychique apparaît indépendamment de toute violence physique de la part du maltraitant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- De l&#039;Office pénitentiaire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces dernières années, le domaine pénitentiaire genevois a fait l&#039;objet d&#039;une restructuration qui a abouti à la création, le 1er janvier 2001, de l&#039;Office pénitentiaire comprenant l&#039;ensemble des services et entités en charge d&#039;une personne détenue, qu&#039;elle soit majeure ou mineure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les mineurs, jeunes gens ou jeunes filles, il s&#039;agit de mettre à disposition des autorités judiciaires des lieux de détention adaptés. A titre principal, la direction de l&#039;Office pénitentiaire dispose de la Clairière, établissement de détention pour adolescents et adolescentes et, à titre subsidiaire, de la prison de Champ-Dollon et de la maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- La détention des délinquants mineurs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis plusieurs années, des mineurs sont détenus tant à la prison de Champ-Dollon qu&#039;à la Maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc. Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est devenue aujourd&#039;hui la règle et s&#039;aggrave. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissements privatifs de liberté pour adultes contrevient directement à plusieurs conventions internationales dont la Suisse est signataire qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs.&lt;br /&gt;
Par ailleurs l&#039;extension de la Clairière, qui devrait être terminée l&#039;an prochain, offrira une quinzaine de places de détention supplémentaires. Au vu de la situation actuelle, il faut craindre que le nombre de places soit vraisemblablement insuffisant.&lt;br /&gt;
La construction de nouveaux bâtiments destinés, d&#039;une part, à la détention des délinquants mineurs et, d&#039;autre part, à l&#039;exécution de mesures prononcées par les Tribunaux genevois, est envisagée. De plus, il faudra déterminer les besoins en matière de prise en charge éducative et assurer une coordination intersecteurs.&lt;br /&gt;
Cette réflexion s&#039;inscrira bien entendu dans le cadre du Concordat romand sur l&#039;exécution de la détention pénale des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bientraitance: un concept émergeant.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partant du principe que placer un mineur en prison est déjà une forme de maltraitance, nous allons tenter d&#039;éclaircir alors le concept de BIENTRAITANCE, qui devient de plus en plus présent dans les discours de tous les jours.&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, bientraiter un enfant est devenu un enjeu d&#039;humanité. Si le mot bientraitance est né, c&#039;est un signe de changement d&#039;attitude de la part d&#039;une société qui sans cesse tente de se remettre en question. Le concept de bientraitance a subi une transformation d&#039;une génération à une autre, aussi, dans les années 1980, bientraiter un enfant n&#039;apparaissait pas encore comme une évidence au sein de la famille. Aujourd&#039;hui,  on parle d&#039;une éducation qui se doit de favoriser l&#039;panouissement des enfants dans différents domaines, physique, affectif, cognitif et social. La famille est considérée comme le lieu privilégié permettant de favoriser cet épanouissement. Autrement dit, la bientraitance vise à la promotion et à la mise en place effective de pratiques éducatives et d&#039;attitudes qui soient garantes du bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
Alors, on ne doit pas seulement prévenir la maltraitance, mais aussi encourager une éducation qui permette à l&#039;enfant de donner le meilleur de lui-même.&lt;br /&gt;
La bientraitance d&#039;un enfant passe donc par son éducation, mais qui dit éducation, dit scolarisation. Le chemin d&#039;un enfant vers l&#039;cole est primordial, car à l&#039;cole, qui peut être considérée comme l&#039;une des principales instances de socialisation et de développement socio cognitif et socio affectif de l&#039;enfant, semble s&#039;inscrire dans le cadre global des attitudes favorables au bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon nombre d&#039;associations se mobilisent afin que chaque enfant ait droit à un  bon traitement dans la vie de tous les jours. Mais qu&#039;en est-il des enfants en prison, en institution ? On trouve dans le rapport d&#039;Amnesty International des recommandations pour la protection des enfants en détention telles que &amp;quot;les détenus mineurs doivent être séparés des adultes, sauf dans le cas de membres d&#039;une même famille&amp;quot;, ou encore &amp;quot;Le recours à la détention préventive pour les enfants doit se limiter à certaines circonstances exceptionnelles. Toute forme de détention doit être conforme à la norme internationale, qui veut qu&#039;un enfant ne soit placé en détention qu&#039;en dernier ressort et pour la durée la plus courte possible.&amp;quot; On se rend alors compte que le traitement des enfants en détention est un sujet qui préoccupe de plus en plus, et c&#039;est ainsi que des recommandations telles que celles-ci émergent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après une recherche effectuée par le service de protection judiciaire de la jeunesse en France, quelques constats ont été avancés : premièrement, un encadrement permanent, stable et formé, permet d&#039;laborer un suivi plus individualisé des mineurs. Le surveillant est alors le premier référent en détention. Deuxièmement, on souligne l&#039;importance des activités en détention, principalement des activités scolaires. On sait que le temps inactif passé en cellule peut engendrer des comportements violents. (AURELIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du problème social&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l&#039;on a choisi de montrer cette problématique à différentes époques de l&#039;histoire humaine, ce n&#039;est pas sans surmonter quelques difficultés. Plus on remonte dans le passé de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d&#039;égarement dû au manque d&#039;informations. C&#039;est pourquoi, nous commencerons avec la question de l&#039;enfermement pour nous mener à celle qui nous intéresse en particulier: la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfermement est un phénomène qui a toujours existé, et bien qu&#039;il ait pu prendre des formes différentes selon les époques, il n&#039;en reste pas moins que l&#039;enfermement fut, est et sera une réalité pour les mineurs.&lt;br /&gt;
Déjà au 5ème siècle, les couvents servaient entre autres de lieu d&#039;enfermement pour les enfants &amp;quot;déviants&amp;quot;. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de grand renfermement des pauvres entre le 16ème et 17ème siècle donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pecheur de ces hommes, femmes et enfants. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d&#039;un renouveau morale. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d&#039;enfermement par excellence, fit son apparition. Elle est apparue pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs pour les criminels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, il est intéressant de signaler l&#039;emergence du rapport de la bientraitance à la maltraitance dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème siècle, les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. La décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commencaient à s&#039;élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l&#039;expérience des galères pour les enfants et les femmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème siècle sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n&#039;arretait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.&lt;br /&gt;
Il y avait évidemment dans cette prolifération d&#039;idées des contradictions, dont certaines allaient avoir des répercussions sur notre objet d&#039;étude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
D&#039;un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. En effet, la théorie évolutionniste proposée par ce dernier suggère l&#039;idée que l&#039;individu est entièrement conçu avant de naître. Ce postulat pousse à croire que l&#039;humain ne va que manifester quelque chose d&#039;existant. A partir de cette conception, le traitement réservé &amp;quot;aux enfants vicieux&amp;quot; ou &amp;quot;aux criminels nés&amp;quot;,  tendait à les enfermer à vie, étant donné que leurs penchants délictueux étaient non seulement d&#039;origine héréditaire mais également immuables. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu&#039;elles ne puissent se reproduire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l&#039;autre côté, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L&#039;individu était maître de lui-même, insoumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous, faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, affirmant que l&#039;enfant naît fondamentalement bon et que la société le corrompt à mesure qu&#039;il grandit. il développa et défendit l&#039;idée de protéger l&#039;enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout aussi significative , celle de l&#039;éducabilité de l&#039;homme à travers le cas de l&#039;enfant sauvage de l&#039;Aveyron. En sortant cet enfant sauvage d&#039;un établissement réservé aux sourds pour lui offrir de meilleurs condition, le docteur invite le garçon à venir vivre chez lui. le docteur Itard croit en l&#039;éducabilité de Victor (nom donné à &amp;quot;l&#039;enfant sauvage&amp;quot;), et progressivement, grâce à des tests, des méthodes pédagogiques, Victor va apprendre, comprendre, parler, penser. Sans rentrer en détail dans cet évènement, on peut dire que l&#039;hypothèse du docteur, quant à l&#039;éducabilité de l&#039;homme, a été confirmé.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans un tel contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de &amp;quot;redressement&amp;quot;. L&#039;ouvrage de l&#039;Italien Cesare Beccaria intitulé &amp;quot;Des délits et des peines&amp;quot;, écrit en 1764, connaît un norme succès. Il demande des peines plus légères, plus humaines pour les prisonniers, et le contexte est suffisamment préparé à recevoir cette idée nouvelle. Cette fois la problématique passe d&#039;un stade primaire à second, son amplification à travers le média de l&#039;époque, c&#039;est-à-dire le livre, produit la publicité nécessaire à donner un nouvel élan à l&#039;amélioration des traitements dans les prisons. L&#039;établissement pénitencier prend une nouvelle définition, il devient &amp;quot;l&#039;école du peuple&amp;quot;, l&#039;idée est la suivante : rattraper la délinquance et de rééduquer l&#039;homme. Deux problèmes se posent à la suite de cette évolution des traitements. Premièrement, le mélange des genres en prison: hommes, femmes et enfants se côtoient dans un même établissement et l&#039;on craint d&#039;éventuelles contaminations morales. Deuxièmement, la question de l&#039;isolement devient problématique. Au lieu d&#039;un retour sur soi, l&#039;isolement donnait des résultats contraires, les hommes avaient plutôt tendance à &amp;quot;se perdre&amp;quot;, à devenir agressif, psychotique. A travers ces nouvelles problématiques, la société traita implicitement ces deux problèmes comme des formes de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le problème de ce genre vient raviver la question qui nous intéresse ici, c&#039;est-à-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et de ce fait illustre bien l&#039;intérêt qui existait déjà à cette époque pour le bon traitement de cette catégorie d&#039;individus. La prise en charge des mineurs prend alors une nouvelle direction, vers un établissement qui leur est dorénavant réservé, une &amp;quot;école de préservation&amp;quot;, autrement dit une prison pour mineurs ou une maison de correction. L&#039;établissement de Mettray, ouvert en 1860, en est le parfait exemple. Ils seront traités différemment, avec un peu plus de liberté, d&#039;espace, dans une atmosphère plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l&#039;esprit religieux qu&#039;on souhaite transmettre à ces jeunes ne sera pas oublié. Malgré tout, bien que les traitements aient changé, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent. (BENOIT)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qui s&#039;intéresse de nos jours à la maltraitance des mineurs en prison ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développement de l&#039;enfant et de son bon environnement est permanent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 a force de loi. En plus de la contrainte juridique, c&#039;est-à-dire le respect des articles, qu&#039;il impose aux signataires, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique résolument novateur en proposant une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être considéré comme acteur de sa propre vie. De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;intérêt supérieur de l&#039;enfant affirmé à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra retenir les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation. Toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noter qu&#039;une Convention engage les Etats signataires à mettre en oeuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certains nombres de droits édictés dans la convention peuvent s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains al?éas des articles s&#039;intéressent directement aux situations de détentions, à titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être basée sur l&#039;intérêt supérieur de celui-ci et tenir compte de son opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être protégé contre les immixtions dans sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondance et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son milieu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dans un établissement approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;avoir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaux respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que c&#039;est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise en détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises dirons-nous, conditions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution possible et d&#039;une durée aussi limitée que possible, il doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulière qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il semble que l&#039;application de ce droit doit être poursuivit même en détention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détention est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International oeuvre en faveur de tous les droits annoncés dans la Déclaration universelle des droits de l&#039;homme ainsi que dans d&#039;autres traités internationaux. L&#039;Organisation contribue à promouvoir le respect de l&#039;ensemble de ces droits, qu&#039;elle considère comme indivisibles et interdépendants, au moyen de différents types d&#039;action visant à informer et à sensibiliser le grand public, en développant l&#039;éducation aux droits humains et en faisant pression sur les gouvernements pour qu&#039;ils ratifient et appliquent les traités relatifs aux droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver par exemple une page concernant les mauvais traitements, qui vise à sensibiliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier texte,  on critique l&#039;enfermement des mineurs dans des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assurent pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détentions pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure ou ils seraient bien souvent vétustes et pourraient mettre en danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajouter à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfants vivent donc en dehors du respect de leur intimé et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dans des prisons réservés aux adultes, loin du respect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Ce mélange, qui représente un risque important pour les mineurs: violences sexuelles, physiques, et psychologiques, est d&#039;autant plus grave qu&#039;il s&#039;effectue dans des prisons, pour adultes, qui sont, dans la plupart des cas, elles aussi surpeuplées, comme c&#039;est le cas à la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui disposent que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, ceci afin de pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. La Suisse en fait partie. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention qui mettent en jeu la santé et la sécurité physique et émotionnelle des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty international soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent oubliées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d&#039;une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autres les droits de l&#039;enfant, en l&#039;occurrence: le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détentions pour mineurs, le rapport souligne en premier lieu, le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au delà des problèmes &amp;quot;matériels&amp;quot; qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport placent le problème encore plus haut, dans &amp;quot;l&#039;absence persistante de toute volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négation pure et simple de leurs existences&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugement, l&#039;incarcération des mineurs dans les quartiers pénitenciers réservés aux adultes, parfois même avec les plus dangereux d&#039;entre eux, le manque de personnel formé de manière adaptée, la surpopulation, ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent détenus dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité et donc nuisent gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux, à cela s&#039;ajoute l&#039;absence ou une insignifiance de structures d&#039;enseignement, d&#039;installations sportives et de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation, font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure ou elle se fait en dehors du respect de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant. Malgré tout, il semble que dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qu&#039;en est-il de la Suisse?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention et l&#039;encadrement des mineurs à fait l&#039;objet de discours et de différents débats à l&#039;intérieur du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 janvier 2002, dans un discours, Monsieur Daniel Zappelli (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550108/41/550108_41_partie4.asp), procureur général évoque la nécessité impérative de créer des lieux supplémentaires de détention pour mineurs afin d&#039;éviter qu&#039;ils se retrouvent  placés dans des prisons pour adultes et &amp;quot;qu&#039;ils ne soient privés de l&#039;encadrement adéquat&amp;quot;. Ce discours rappelle que le nombre de mineurs incarcérés est en augmentation depuis les 6 dernières années et qu&#039;il est donc important d&#039;avoir une réflexion sur la justice que l&#039;on offre. On ne manque pas de rappeler que &amp;quot;la justice n&#039;est pas que pénale&amp;quot;, et ce n&#039;est qu&#039;en gardant ceci à l&#039;esprit que l&#039;on peut faire évoluer les conditions de traitement et de prise en charge des mineurs.&lt;br /&gt;
Il est absolument nécessaire que la justice se voit mettre à disposition les moyens adéquats pour exercer son pouvoir d&#039;une manière efficace et respectueuse des droits de l&#039;homme et de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril 2002, c&#039;est M. Remy Pagani qui fait une interpellation au Conseil d&#039;Etat au sujet du suivi des adolescents enfermés à Champ-Dollon (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550107/33/550107_33_partie15.asp). Une situation qui ne permet le séparation stricte d&#039;avec les adultes, ce qui au contraire à la convention internationale des droits de l&#039;enfant. De plus ces mineurs, dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés, ne disposent de surcroit d&#039;aucun encadrement éducatif particulier. A ceci la Conseillère d&#039;Etat Michel Spoerri répondra par le même souci et la conscience de la nécessité d&#039;améliorer les conditions de détention des mineurs et leur prise en charge, en l&#039;occurrence, par l&#039;agrandissement de la Clairière et la volonté d&#039;y placer des éducateurs supplémentaires. Seulement ces mesures semblent assez légères dans la mesure ou nous verrons plus tard, que l&#039;agrandissemnt de la Clairière n&#039;est pas assez &amp;quot;grand&amp;quot;, tous les mineurs présents à Champ-Dollon ne pourront pas y entrer, et les propositions de postes supplémentaires ne semblent pas aboutir, ou en tout cas pas assez rapidement étant donné l&#039;urgence de la situation. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sujet étudié a fait l&#039;objet de deux rapports annuels de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux rapports, le premier de M. Hugues Hiltpold, année parlementaire 2002-2003,(http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550302/7/550302_7_partie8.asp) sur le thème de la détention et de l&#039;encadrement des mineurs et le second de Mme Anita Cuenod, 1ère année de la législature 2001-2005, ((http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550204/16/550204_16_partie32.asp) font de états de problèmes très similaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y parle  de Champ Dollon, comme d&#039;un bâtiment vétuste, ayant des besoins évidents &amp;quot;d&#039;aménagements et de rafraichissements&amp;quot;. Ce lieu qui ne semble pas approprié que ce soit pour des mineurs ou des adultes. Pourtant, au moment où le débat concernant le deuxième rapport à lieu, 27 mineurs étaient présents dans ces murs! La Clairière étant trop petite pour accueillir tous les mineurs placés, et les travaux d&#039;agrandissement tardant à commencer, les conditions semblent peu propices à une amélioration de la situation qui constitue pourtant une réelle urgence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sous-jacent à cette situation, nous retrouvons le problème du traitement de la jeunesse déviante. Est-il normal que le nombre de mineurs placés en détention ne cesse de croitre alors que la justice ne se dit pas uniquement pénale?  C&#039;est M. Remy Pagani qui soulève cette question de fond, qui semble-t-il, ne passe pas souvent au premier plan lors des débats au Grand Conseil.&lt;br /&gt;
On rappellera les décisions prises 4 ans auparavant qui n&#039;ont pas été appliquées, notamment l&#039;abolition de la promiscuité mineurs-majeurs à la prison de Champ-Dolllon. Si cette promiscuité n&#039;a pas été abolie, elle est d&#039;autant plus alarmante que ces jeunes placés en compagnie d&#039;adultes, sont isolés dans des quartiers ou bien souvent se trouvent des personnes &amp;quot;encore plus déviantes qu&#039;eux, notamment des pédophiles&amp;quot;. M. Pagani soulève ici un question importante qui est celle de la cohérence du traitement des mineurs incarcérés. Le but de l&#039;incarcération est-elle la prise d&#039;un risque pour la santé et l&#039;équilibre, surement déjà précaire de ces enfants? &lt;br /&gt;
Si l&#039;agrandissment de la prison de Champ-Dollon est une solution à la surpopulation carcérale, Mme Esther Adler rappelle que des solutions plus &amp;quot;profondes&amp;quot; sont à chercher dans le fonctionnement même du système de traitement des criminels. Effectivement, il serait opportun de réfléchir aux conditions de détentions des mineurs et aux propositions de prise en charge et aux améliorations à y apporter. Se contenter de faire de Champ-Dollon un lieu plus vaste va-t-il permettre un meilleur traitement des mineurs délinquants?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, si les mineurs qui sont placés à La Clairière sont un peu mieux lotis, on soulignera la présence de gardien de prison en plus des éducateurs. Cette présence est perçue comme une volonté de promouvoir la répression plutôt que des mesures éducatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble que la surpopulation des centres de détentions pour mineurs serait due au manque de volonté des juges de trouver de mesures plus adéquates pour le traitement des mineurs délinquants. La prison serait utilisée commune solution de facilité, ce qui une fois encore apparait contraire aux articles édictés par les droits de l&#039;enfant. Il ferait partie du rôle du gouvernement d&#039;encourager les juges à trouver des peines plus adéquates que la mise en détention, on citera les mesures d&#039;utilité publique en exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour reprendre les propos de M. Hiltpold et M. Mauris, &amp;quot;Michel Foucault considère (...) que l&#039;on juge une société par l&#039;état de ses prisons&amp;quot; et dans cette optique, c&#039;est &amp;quot;une honte pour notre société moderne de laisser ainsi des jeunes en rupture aux côtés d&#039;idoles du crime (...) avec des gardiens en guise d&#039;infirmiers et des délinquants en guise de camarades.&amp;quot; Cette situation relate un réel disfonctionnement de la société actuelle et probablement un manque de volonté à prendre en main la situation, de tout mettre en oeuvre pour y remédier, étant donné que le Conseil d&#039;Etat ne semble pas suivre les recommandations émises par la commission au terme de son rapport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias suisses s&#039;intéressent eux aussi au problème. Notre attention s&#039;est portée sur une émission de swissinfo par Anne Rubin titrée &#039;&#039;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&#039;&#039; le 02 décembre 2003. (Cf résumé). Les médias aussi s&#039;inquiètent de la présence de plusieurs mineurs dans des prisons pour adultes, des lieux &amp;quot;inadaptés&amp;quot; à l&#039;accueil de jeunes personnes en développement. De plus, pour ne pas améliorer la situation, la Clairière est toujours trop petite, et on rappelle que l&#039;agrandissement en cours n&#039;a pas été prévu assez conséquent pour accueillir les nombreux mineurs placés entre autre a Champ-Dollon. Ce dernier constat est fait par les autorités genevoises elles-mêmes.&lt;br /&gt;
Cette détention en compagnie d&#039;adultes semblent d&#039;autant plus inquiétante qu&#039;elle ne permet pas de répondre à une volonté d&#039;offrit aux mineurs détenus une prise en charge particulière et éducative qui préparerait le terrain à une réinsertion dans la société. Le jeune, qu&#039;il soit délinquant ou non, à le droit à ce qu&#039;on lui prépare un avenir et qu&#039;on lui donne les atouts pour y arriver, cependant, dans de telles conditions de détention, dans cette &amp;quot;école du crime&amp;quot; comme l&#039;appelle M. Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD), on peut imaginer que c&#039;est plutôt la récidive qui sera favoriser la réinsertion du jeune. (DEDE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Réalité Suisse et genevoise: de la prise en charge à la maltraitance&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes délinquants et criminels. Les centres de détention ont comme but de protéger les mineurs, pour cela on a jugé bon de les séparer de la société. La société est représentée par le groupe dominant qui fixe les règles et les normes à respecter. Les individus qui ne respectent pas ces normes sont montrés du doigt et mis en marge.  Cette société a peur de ces déviants, elle craint que les jeunes délinquants &amp;quot;infectent&amp;quot; le reste de la société qui est encore saine. Pour suivre cet objectif, la société a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code pénal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de liberté doit exercer une action éducative sur les personnes privée de liberté et préparer le retour à la vie libre. Enfermement doit être un moyen pour le délinquant ou le criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger le jeunes en donnant une réponse aux actes violents ou délictueux. Ces lois doivent punire mais pas maltraiter les déviants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 60 se sont crées les premières prisons pour mineurs. On sépare déjà depuis le 19ème les détenus majeurs des mineurs. On veut éviter les mélanges qui ne sont pas bénéfiques pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitements. Durant le 19ème l&#039;enfant a une certaine valeur qu&#039;il ne faut pas gâcher. Comme les philanthropes, on préfère les mettre au travail. On veut les redresser et en faire des citoyens utiles pour la sociéte.&lt;br /&gt;
Vers la fin du 19ème et durant le 20me siècle on retourne vers un enfermement des déviants. Les mineurs sont mis dans des familles, des maisons de corrections et parfois aussi, par faute de place ou pour des cas problématiques, dans des prisons pour majeurs. Même si cela est sensé être à titre exceptionnel on retrouve presque constamment quelques mineurs dans ces établissement où ils n&#039;ont pourtant rien à faire.&lt;br /&gt;
St-Antoine était la prison qui avait le plus servi à Genève depuis le 1712, date de sa construction. Elle passa le relais à Champ-Dollon en 1977. Depuis le début du 20ème siècle, et jusqu&#039;à nos jours, on trouve des mineurs dans des lieux prévus uniquement pour des majeurs. Des faits qu l&#039;on retrouve dans le travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, par Chloé MEIER et Sébastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995, mais également dans les statistiques actuelles de Champ-Dollon ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby actuel directeur de la prison préventive la Croisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairière&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre éducatif pour adolescents. Les mineurs y sont détenus pour des périodes courtes,  allant de 1 jours à 1 an. Cependant, la création de la Clairière ne résoud pas le problème, car on retrouve systématiquement des mineurs dans les établissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple à Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tirés des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;année 2003 peuvent nous donner une image de l&#039;ampleur du phénomène.&lt;br /&gt;
Durant l&#039;année 2003 à Champ-Dollon :&lt;br /&gt;
*2&#039;551 personnes ont été incarcérées soit:&lt;br /&gt;
*2&#039;347 hommes dont 281 mineurs&lt;br /&gt;
*204 femmes dont 8 mineurs  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons déjà exliqué, l&#039;enfermement de mineurs dans des prison constitue déjà, en tant que tel, une sorte de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039;. Cette dernière est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelques années la situation c&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview. Il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. En effet, les leaders n&#039;hésitent pas à monter certains détenus contre d&#039;autres. On retrouve aussi de la maltraitanc contre les éducateurs, qui subissent des agressions verbales et parfois même physiques de la part des jeunes détenus. Les jeunes se sentent tout puissants et n&#039;ont plus de limites dans leur paroles et leur agissement physique. Cette maltraitance exercée par les mineurs sur l&#039;autorité de la prison, également rapportée par M. Aeby (directeur de la préventive la Croisée VD et ancien educateur à la Clairière), est un problème important mais que nous n&#039;allons pas traiter dans ce travail. Les débordements en question ont poussé la direction de la Clairère à faire venir des gardiens de Champ-Dollon (il faudra préciser dans une autre partie les différentes structures en place acctuellement en Suisse, comme Champ Dollon...). &amp;quot;L&#039;expérience inverse est une réalité depuis une trentaine d&#039;années. On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Le nouveau cadre dans lequel ils se retrouvent ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins strictes&amp;quot;(rapporté de l&#039;inteview donné au courrier). La sécurité dans ces prisons pour majeurs est bien plus renforcée, ainsi que le sont la répression et l&#039;isolement. Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de Torrente,J, &amp;quot;La maltraitance&amp;quot;,hommes et perspectives. Cette ouvrage traite des effets psychologiques due à la maltraitance . Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La strucure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. Les structures dont les mineurs auraient tant besoin sont absentes. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière (REFERENCE). Depuis de nombreuses années des mineurs sont détenus tant dans la prisons de Champ-Dollon qu&#039;à la maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc (GE). Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est aujourd&#039;hui devenue la norme. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissemnet privatifs de liberté pour adultes contrevient directement à plusieurs conventions internationnales dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs. &lt;br /&gt;
Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dû à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation. (DEDE) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux (lesquels?, faire référence à ce qui a été cité avant). Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot; C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD). &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; (REFERENCE: est-ce un entretien? Si c&#039;est le cas il faudra présenter votre mtéhodologie!) ( A developper) M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux, mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer. ( A developper) Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. En effet, en fin d&#039;année 2003, 43 mineurs étaient placés dans des prisons pour adultes, dont 31 à Genève. Mais ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droits de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle? [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toute les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissement pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus dédut mai 2006 la surpopulation est devenue intolérable (peut-être rapporter les événements). Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. En effet Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, les personnes incarcérées sont actuellement autour des 500. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable. Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inaugurée le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine (voire surpeuplée selon les périodes). Le problème est donc loin d&#039;être résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires. &lt;br /&gt;
La surpopulation et les maltraitances plus généralement sont des freins pour le développement des mineurs. [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, il risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les ojectifs ( quels sont ces objectifs?) que tentent d&#039;atteindre les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineur à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dûes à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie. &amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subit pas de mauvais traitements durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Afin que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby, directeur de la Croisée)( expliciter un peu ce que pourrait être cette coopération ou pqoi elle n&#039;existe pas maintenant) &lt;br /&gt;
Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance à de l&#039;influence sur le développement, l&#039;image du corps est modifié par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation ou le suicide. Pour éviter de tel abus,notamment sexuels, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélanger dans les cellules et lors des douches (comme nous l&#039;a rapporté le directeur de la Croisée durant son interview). Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visite que les majeurs ( quel suivi en plsu faudrait-il? mesures éducatives, loisirs, scolarisation, ...). Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y perd du temps de visite, mineurs inclus. (DEDE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Actualité: Champ-Dollon et ses récentes émeutes&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En février 2005, les députés du Grand Conseil votaient un crédit d&#039;étude de 1,3 millions de francs pour l&#039;agrandissement de l&#039;établissement pénitentiaire. A ce moment-là, la prison de Champ-Dollon comptait 438 détenus pour 270 places. &lt;br /&gt;
Furieux de ces conditions, les détenus ont manifestés durant les journées du 30 avril et du 1 mai, refusant de réintégrer leurs cellules après la promenade. Malheureusement, des violences ont été commises lundi. Selon Constantin Franziskakis, une trentaine de détenus se seraient défoulés sur le matériel de la prison. A la fin de la journée, le constat était de trois blessés.  &lt;br /&gt;
Laurent Moutinot, le chef du Département des institutions, promet de punir les auteurs de violence, mais également de prêter une oreille attentive à leur revendications, bien que, d&#039;après lui, les problèmes énoncés découlent de la situation de surpeuplement.&lt;br /&gt;
Les détenus manifestaient non seulement contre les conditions de surpopulation, mais surtout contre les arrestations brutales des forces de l&#039;ordre et contre les périodes de détention provisoire qui excède régulièrement la durée des peines prononcées. En effet, le nombre de dossiers traités pour condamnation est passé de 2600 en 2003 à 4300en 2005.&lt;br /&gt;
La Ligue suisse de droits de l&#039;homme se montre solidaire avec les détenus, pointant le doigt sur la lenteur de la Chambre d&#039;accusation genevoise. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais le problème n&#039;est pas proprement genevois. Si Champ-Dollon souffre aujourd&#039;hui de surpopulation, c&#039;est aussi parce que de nombreux détenus attendent leur transfert vers une prison d&#039;un autre canton. En 2005, la Suisse comptait plus de 6000 détenus. Sur les 122 prisons nationales, 27 affichaient complet et 14 souffraient de surpopulation. [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Champ-Dollon, comme nous l’avons déjà mentionné, compte près de 500 détenus, à la place de 270 prévus à cet effet ! Cette situation est désagréable autant pour les personnes qui y travaillent que pour les prisonniers, qui se marchent dessus. La sécurité générale est amoindrie, les personnes étouffent. Puisque, en plus d’être confinés à plusieurs dans une cellule, les prisons étant pleines à craquer, les places de travail en ateliers manquent. Certains prisonniers se trouvent enfermés 23 heures sur 24 dans leur cellule. Alors, les prisonniers se révoltent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais cette surpopulation avait déjà entraîné à Genève une certaine prise de conscience en mars 2006 : le conseil d’état ouvre un crédit de 18 millions de francs pour un projet de construction d&#039;une nouvelle structure de détention à Puplinge, village situé à côté de Jussy, vers le site de Champ-Dollon. Cette structure devrait voir le jour en 2007 : les travaux commençant normalement en février prochain pour s’achever en décembre 2007. Mais cette structure ne prévoit que 64 places supplémentaires mais aussi des places de travail. Cela viendra bien évidemment soulager la surpopulation de Champ-Dollon dont les prisonniers sont victimes depuis déjà de nombreuses années mais cela suffira-t-il pour « faire taire » ces détenus étouffés ? L’autorité genevoise craignait ces plaintes depuis longtemps, ces dernières viennent d’ailleurs confirmer la mesure d’urgence à prendre, et la nécessité de donner aux détenus un minimum de confort le plus rapidement possible. Confort qui amoindrira les actes violents en prison et donnera aux prisonniers de quoi occuper leurs journées par une mise en place d’ateliers obligatoire. (AURELIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Plus aucun mineur ne sera incarcéré à Champ-Dollon&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Depuis le 20 avril, plus aucun mineur n&#039;est détenu à Champ-Dollon. Habituellement, entre zéro et onze mineurs y étaient enfermés. Mais suite aux violences qui ont eu lieu dans la prison surpeuplée, les mineurs seront détenus à La Clairière. Cependant, bien que cette dernière se soit agrandit, apssant de 15 à 30 places en 2005, elle risque également d&#039;être surpeuplée. &amp;quot;Entre deux maux, nous avons choisi le moindre&amp;quot;, a dit M. Franziskakis, directeur de l&#039;office pénitentiaire. En effet, les mineurs seront plus en sécurité dans une Clairière surpeuplée de quelques unités qu&#039;à Champ-Dollon en mutinerie. Ce transfert permettera également une prise en charge adéquate, puisque La Clairière ne détient que des mineurs. [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Les prisons (EST-CE VRAIMENT LES PRISONS?) ont souvent meilleur temps de veiller à ce que les informations ne filtrent pas dans les médias. On retrouve très rarement le terme maltraitance dans un article sur la prison. On décrit souvent les conditions sans pour autant les qualifier de mauvais traitement. Le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Cela n&#039;est pas une manière de lui rendre service. Un jeune qui a déjà de nombreux problèmes doit encore être exclu du système scolaire. Cette isolement (OU EXCLUSION?) n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur. &lt;br /&gt;
Solutions possibles à élaborer &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Petites idées de questionnement notamment pour la conlusion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération de mineurs, en faire un principe absolu? décriminaliser les délits commis par les mineurs pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs existe, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. Solutions alternatives souvent insuffisantes, pas assez souples Peut on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave Quelques idées d&#039;alternatives à l&#039;incarcération: familles d accueil [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Maltraitance&amp;diff=3965</id>
		<title>Maltraitance</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Maltraitance&amp;diff=3965"/>
		<updated>2006-06-10T15:03:14Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Voici la définition de la &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039; proposée sur le site du projet  [http://www.ciao.ch Ciao] (pour Centre d’Information jeunesse Assisté par Ordinateur).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039;:  violence que l&#039;on rencontre dans la famille et qui est plutôt unilatérale (parent sur enfant par exemple)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;maltraitance physique&#039;&#039;&#039; : mauvais traitements qui atteignent le corps et qui souvent laissent des marques. Il s&#039;agit de coups, de brûlures, de bousculades, d&#039;étranglement, de membres tordus. Il ne s&#039;agit pas de la claque reçue une fois ou l&#039;autre, mais de coups répétés, violents, qui font souffrir physiquement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;maltraitance psychologique&#039;&#039;&#039;:  sont appelés mauvais traitements psychologiques ce que les jeunes traduisent souvent par &amp;quot;il me prend la tête&amp;quot;, c&#039;est-à-dire des pressions qui rendent triste, inquiet, malheureux et qui font souffrir. C&#039;est une forme de mauvais traitements qui ne laisse pas de traces physiques, mais qui perturbe le développement des enfants ou des adolescents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On trouve également une définition d&#039;un concept très proche: &#039;&#039;&#039;les mauvais traitements&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;mauvais traitements&#039;&#039;&#039;:  on entend par mauvais traitements les coups, le manque de soins, le rejet, l&#039;abandon, les attouchements sexuels, le viol, etc.&lt;br /&gt;
Les mauvais traitements sont classés en quatre catégories:&lt;br /&gt;
* les mauvais traitements physiques;&lt;br /&gt;
* les mauvais traitements psychologiques;&lt;br /&gt;
* les négligences ou carences;&lt;br /&gt;
* les abus sexuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
--[[Utilisateur:Ninosca|Ninosca]] 9 jun 2006 à 13:10 (MEST)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définition SSJ&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
(selon le protocole pour l&#039;évaluation et le signalement des situations du SSJ, Genève, 2006: Enfants en danger et institutions de la petite enfance)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Un enfant maltraité st un enfant victime de violences physiques, d&#039;abus sexuels, de violences psychologiques, de négligences lourdes, ayant des conséquences graves sur son développement physique et psychologique.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Alter Ego&#039;&#039;&#039; (2002, association suisse contre la maltraitance des personnes âgées)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance &amp;quot;est un acte ou un ensemble d&#039;actes - comportements et attitudes - commis ou ommis, envers une personne au détriment de son intégrité physique ou sexuelle, morale ou psychique, matérielle ou financière. La maltraitance engendre un tort ou une blessure. Elle constitue une atteinte aux droits fondamentaux et à la dignité de la personne&amp;quot;. &lt;br /&gt;
La maltraitance consiste en actions - violence, abus, sévices, contraintes, empêchements - ou en actes ommis, comme la négligence.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après le&#039;&#039;&#039; Conseil de l&#039;Europe&#039;&#039;&#039; (1990), la maltraitance envers des personnes âgées est &amp;quot;tout acte ou omission commis dans le cadre de la famille par un des membres, lequel porte atteinte à la vie, à l&#039;intégrité corporelle ou psychique, ou à la liberté d&#039;un autre membre de la famille ou qui compromet gravement le développement de sa personnalité et/ou nuit à sa sécurité financière&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Assosiation ALMA&#039;&#039;&#039; (Allô Maltraitance des personnes âgées, France)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la classification de ALMA, on peut distinguer deux formes de maltraitance: - Les maltraitances par action délibérée de nuire : d&#039;ordre financièr, psychologique, physique. - Les maltraitances par omission : elles sont plus dissimulées et méconnues que les précédentes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Hugonot, R. (1990). Violences contre les vieux. Toulouse: Eres&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet auteur montre une classification qui a été publiée aux Etats-Unis en 1987:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Violences physiques (bleus, fractures, privation d’aliments et de boissons, sévices sexuels, douleurs provoquées) ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. Sévices psychologiques qui entraînent des dépressions, confusions, insomnies et peurs (p.ex. menaces, insultes, privation de sécurité, d’affectivité, de visites, enfermement) ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3. Exploitation financière (privation de la maîtrise des ressources, spoliation de biens mobiliers et immobiliers, chèques signés par main forcée) ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4. Sévices « médicaux » (privation de médicaments, augmentation de neuroleptiques et de somnifères) ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Négligences (privation des attentions nécessaires à la santé physique et mentale, malnutrition, privation de soins d’hygiène).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces différentes formes de maltraitance se retrouvent dans la plupart des livres lus concernant la maltraitance des personnes âgées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance est un concept large. Ce qui nous intéresse ici c’est la maltritance des enfants. Pour bien comprendre le concept de maltraitance il faut conaître plusquieurs définitions, en voici quelques unes: ( également cf dictionnaire de concepts) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon le vocabulaire de l&#039;action sociale : Mauvais traitements qu&#039;ils soient atteintes sexuelles, violences physiques, violences psychologiques, négligences graves dont sont victimes des enfants et des adolescents et plus largement des personnes vulnérables : femmes (violences conjugales), personnes âgées, parents (violence filiale). La maltraitance peut être intra-familiale ou se produire en établissement (violence institutionnelle). La société a pris la mesure de ce phénomène il y a peu et a engagé des actions pour lutter contre celui-ci (loi du 10 juillet 1989 relative à la prévention des mauvais traitements à l&#039;égard des mineurs et à la protection de l&#039;enfance). (http://www.personnes-agees.gouv.fr/renseignements/vocabulaire.htm). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La définition de la Commission Jacques BARROT (Décembre 1988) désigne sous le terme d&#039;enfants maltraités : &amp;quot; les enfants victimes, de la part de leurs parents ou d&#039;adultes en ayant la garde, soit de brutalités volontaires, soit d&#039;une absence intentionnelle de soins entraînant des lésions physiques ou troubles de l&#039;état général. On y inclut également les enfants victimes de comportements plus difficiles à mettre en évidence, car ne laissant pas de trace physique : brutalités mieux contrôlées, comportements sadiques, manifestations de rejet, de mépris, d&#039;abandon affectif, exigences éducatives disproportionnées... Leur retentissement sur le développement psychoaffectif de l&#039;enfant peut être aussi grave que celui des sévices corporels. &amp;quot; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon l&#039;Article 19 de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant - (20 novembre 1989) : la maltraitance renvoie à &amp;quot; toute forme de violences, d&#039;atteinte ou de brutalités physiques et mentales, d&#039;abandon ou de négligences, de mauvais traitements ou d&#039;exploitation, y compris la violence sexuelle....&amp;quot; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;ODAS( Observatoire Décentralisée de l&#039;Action Sociale- 1993 ) distingue les enfants en &amp;quot; risque &amp;quot; des &amp;quot; enfants &amp;quot; maltraités : L&#039;enfant maltraité est celui qui est victime de violences physiques, cruauté mentale, abus sexuels, négligences lourdes ayant des conséquences graves sur son développement physique et psychologique ;l&#039;enfant en risque est celui qui connaît des conditions d&#039;existence qui risqent de mettre en danger sa santé, sa sécurité, sa moralité, son éducation, ou son entretien, mais qui n&#039;est pour autant pas maltraité. Selon l&#039;ODAS les enfants en danger comprennent l&#039;ensemble des enfants en risque et des enfants maltraités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A quelle protection l&#039;enfant maltraite a-t-il droit ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfant a le droit à la protection de son corps contre les mauvais traitements physiques (coups et blessures) qui occasionnent des ecchymoses, hématomes, plaies, brûlures, fractures, ou encore des alopécies ; contre les mauvais traitements à caractère sexuel (viol ou attouchements) ; ainsi que les négligences lourdes (dénutrition, absence de soins médicaux, absence d&#039;hygiène, privation de confort matériel, etc...) . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfant a le droit à la protection de son équilibre psychologique contre toute forme de pressions ou de contraintes susceptibles de lui causer des troubles (menaces répétées, chantages, insultes, propos disqualifiants, brimades, humiliations verbales ou non verbales, marginalisation et dévalorisation systématique, exigences excessives ou disproportionnées par rapport à l&#039;âge de l&#039;enfant, consignes et injonctions éducatives contradictoires ou impossibles à respecter et conduisant à des troubles du comportement et à un sentiment d&#039;auto-dépréciation, etc...). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfant a le droit à la protection de sa parole. Les enfants sont des êtres sensibles qui ont des sentiments comme les autres mais aussi parce que les adultes ne sont pas les seuls à dire des vérités et parce que les enfants ont également leur mot à dire sur ce qu&#039;ils pensent et ce qu&#039;ils veulent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot; La protection et la défense des enfants constituent le devoir de tous ceux qui se reconnaissent en tant qu’êtres humains. En ce qui concerne l’assistance aux enfants victimes de la violence des adultes, le défit par lesquelles chacun- selon ses croyances et d’après ses competénces- puisse créer avec les enfants des conditions et des réponses pour prévenir et guérir les conséquences de la violence subie. (...) Il est temps que nos sociétés acceptent le fait que derrière chaque enfant ou adolescent délinquant, toxicomane, malade psychiatrique ou prostitué, il existe une histoire familiale et sociale d’abus de pouvoir et de violence de la part des adultes. Accepter cette réalité pourrait ouvrir de nouvelles possibilités de prévention de ces tragédies, leur vie en s´autodétruisant. &amp;quot; ( Barudy J., 1997).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sira Garciaurabano&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3964</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3964"/>
		<updated>2006-06-10T15:00:02Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : /* Analyse */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Introduction==&lt;br /&gt;
Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge à travers les époques, et nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier . A l&#039;heure actuelle, il existe en Suisse plusieurs centres de détention pour mineurs comme par exemple La Clairière à Vernier (GE), mais pour cause de surnombre, certains mineurs peuvent aussi être placés dans des prison pour adultes, comme c&#039;est le cas à Champ-Dollon. Entre surpopulation et prise en charge qui ne respecte pas les droits de l&#039;enfant, nous nous sommes demandés si les structures carcérales étaient réellement  aptes à prendre en charge les mineurs de manière adéquate et respectueuse de leurs développment.  &lt;br /&gt;
Après un temps de réflexion et la lecture de différents ouvrages, nous avons pris le parti de partir du principe la place d&#039;un mineur n&#039;est pas en prison. Des lors qu&#039;un mineur est incarcéré, nous pouvons parler de maltraitance, un première forme de maltraitance à laquelle s&#039;ajoutent des condtions des détentions pas toujours respectueuses des conventions internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter..&lt;br /&gt;
Nous commencerons (1) par la revue de littérature, faisant une synthèse des ouvrages que nous avons lus. Puis, dans un souci de clarté, nous définirons dans un premier temps les (2)concepts utilisés: mineurs, maltraitance et prison. En partant de ses différentes définitions nous essayerons de mettre en lumière la (3)construction du problème social des mineurs en prisons et les différents acteurs qui s&#039;y intéressent. (4)Puis, nous nous sommes appuyés sur l&#039;actualité afin de penser les tableaux de la situation actuelle en Suisse romande, en évoquant toutes formes de maltraitance subies par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. (5)Nous nous sommes également intéressés aux événements récents à Champ-Dollon et à leur raison d&#039;être. [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Revue de litterature==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Torrente, J,&#039;&#039;&#039;date&#039;&#039;&#039; &amp;quot;La Maltraitance&amp;quot;, Hommes et perspectives&lt;br /&gt;
*Temps présent du jeudi 17 février 2005, &amp;quot;En taule&amp;quot;.&lt;br /&gt;
*Travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, Chloé MEIER, Sébastien AEBY, &amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises&amp;quot;, mars 1995.&lt;br /&gt;
*Amnesty International, &amp;quot;Enfants torturés,des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. Rapport annuel 2000&lt;br /&gt;
*Amnesty International, &amp;quot;Les mauvais traitments dans les centres de détentions et autres institutions&amp;quot;. AGIR, www.amnesty.asso.fr.&lt;br /&gt;
*Rubin Anne, &amp;quot;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&amp;quot;. Swiss info 2.12.03&lt;br /&gt;
*Débats au Grand Conseil: disocurs du procureur général 31.02.02 + interpellation de M. Rémy Pagani: suivi des adolescents à Champ-Dollon, 25.04.02 + Rapport annuel de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, année parlementaire 2002-2003 + Rapport de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, 1ère année de la législature 2001-2003. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre de J. Torrente sur la maltraitance m&#039;a permis d&#039;avoir une meilleure connaissance de ce sujet. Cette approche interdisciplinaire donne une image des différents problèmes que cause la maltraitance. Dans notre travail, nous sommes partis du principe qu&#039;enfermer c&#039;est maltraiter, Nous avons donc tenté d&#039;en apprendre plus sur les effets néfastes au niveau psychologique que peuvent causer les mauvais traitements.&lt;br /&gt;
Comme nous avons choisi de traiter de la maltraitance dans les institutions de détentions suisses et plus précisément romandes. Nous avons consulté des documents traitants de la question. Le document audiovisuel, &amp;quot;temps présent&amp;quot; nous a montré deux prisons préventives dans les cantons de Vaud où l&#039;on peut souvent retrouver des mineurs. Ce document additionné à la visite de la Croisée (prison décrite dans le documentaire temps présent) nous a donn une bonne idée des conditions de vie d&#039;un détenu mineur ou majeur dans une prison suisse. Ce cadre, qui est d&#039;après nous une des causes de la maltraitances sur les mineurs. Pour décrire cette ambiance, le travail de recherche de M. Aeby retrace l&#039;historique de l&#039;univers carcéral genevois depuis la fin du 19ème siècle. De la prison St Antoine à la prison actuelle de Champ-Dollon, il a toujours retrouvé des mineurs dans ces établissements alors qu&#039;ils n&#039;y avaient rien à faire. Les conditions décrites ne sont bien sûr pas adaptées à un mineur en développement. L&#039;aspect théorique du concept de maltraitance était important, mais il fallait aussi que nous puissions voir et connaître davantage les lieux qui cause le problème dont nous traitons.&lt;br /&gt;
Internet à aussi été d&#039;une grande aide pour nous. Les sites web des prisons sont intéressants car, ils ont permis d&#039;avoir des renseignements très actuels. Il fallait recourir à cela car les chiffres concerner les prisons ne paressent que trop rarement dans les médias. Le net nous a aussi permis de trouver des articles de journaux qui traite de la maltraitance. Ce média représente une source d&#039;information gigantesque, mais ce qui si trouve n&#039;est pas toujours pertinent et vérifiable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
------------------------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Observation International des Prisons. (1998). &amp;quot;enfant en prison&amp;quot;. France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Cappelaere,G. (2000). &amp;quot;enfants privés de liberté, droits et réalités&amp;quot; Ed. Jeunesse et Droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Vinsonneau,G.(2000) &amp;quot;Culture et comportement&amp;quot;.Ed. Armand Colin&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Zambeaux, E. (2001). &amp;quot;en prison avec des ados&amp;quot;. Ed. Denoel impacts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Chronique de la violence ordinaire, une collection de Christophe Nick&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* Au premier faux pas, un film de Patrick Benquet&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La première lecture, et mes connaissances préalables sont tirées du premier semestre du cours  « Déviances sociales et intégrations individuelles » donné par M. Ruchat. Ensuite, je me suis basé sur différentes lectures et documentaires audiovisuelles.&lt;br /&gt;
On m’a proposé de lire le livre « enfants privés de liberté, droits et réalité » écrit par Geert Cappelaere et Anne Granjean. Malheureusement, je n’ai pu jeter qu’un coup d’œil à ce livre qui semble être une source d’informations pertinentes. Il serait donc intéressant de s’y pencher s’il fallait poursuivre cette recherche.&lt;br /&gt;
« Enfant en prison » est un rapport international que dresse un bilan sur les conditions de détention des mineurs dans 51 pays. Il a été écrit en 1998 par l’Observatoire international des prisons. Il a l’avantage d’offrir une vision globale, autant à l’échelle des pays que des traitements sur mineurs. Cependant, je ne me suis que très peu appuyé sur ce livre, car nous voulions pour ce travail donné une vision locale (Genève) des conditions de détention, ainsi que creuser le concept de maltraitance, et ce livre ne le permettait qu’à petite dose. &lt;br /&gt;
Le livre de Vinsonneau n&#039;est pas un manuel qui traite de délinquance, de maltraitance, mais plutôt de culture et de comportements. C&#039;est un livre sur les rapports interculturelles entre les individus. En annexe, on trouve un glossaire de concepts tiré de différents courants de la psychologie. J&#039;ai pensé que cela pourrait nous aider. Maintenant, je ne sais pas c&#039;est vraiment utile.&lt;br /&gt;
Le livre de Zambeaux, écrit en 2001, est un livre qui permet au lecteur d’entrée dans les prisons de France, dans les quartiers réservé aux mineurs. Chaque année la république incarcère environ 7000 mineurs par an et 700 d’entre eux y réside en permanence. L’auteur, un journaliste a rencontré ces jeunes derrière les barreaux et leur donne la parole. Les mots de ces derniers sont souvent crus, décrivant la réalité carcérale, ces principes, ces « plaisirs », mais rarement ces difficultés, car on sent à travers leurs récits qu’elles est quotidienne. Bien que certains continuent à jouer les dures, le journaliste décèle ces parcelles d’humanité qui  survive dans de tels lieux. Zambeaux fait le tour des problèmes ; les prisons hors la loi, la loi entre codétenus, les drogues et médicaments à profusion, l’enseignement précaire, le statut non reconnue des adolescentes incarcérés. Il donne aussi la parole aux surveillants, matons, éducateurs et directeurs, chacun tenant un discours propre. Le bilan est loin d’être positif pour ces jeunes qui séjournent en prison. Et le nombre de mineurs en détention ne cesse d’augmenter ! Le livre est complété par deux annexes qui donnent des résultats chiffrés sur l’incarcération des mineurs en France et du fonctionnement dans les prisons. &lt;br /&gt;
J’ai aussi visionné deux reportages. Un sur la violence, qui m’a renforcé ma culture générale à ce thème : Chronique de la violence ordinaire, une collection de Christophe Nick. Le deuxième s’accordait mieux avec notre problématique. Ce documentaire s’appelle « Au premier faux pas », un film de Patrick Benquet.  Il décrit la vie de jeunes dans un centre de réinsertion en France. Ce lieu est leur ultime chance, après ce sera la prison. L’intérêt de ce documentaire réside dans l’opportunité qui est offert à ces jeunes avant de se retrouver en prison, ça permet de  comparer la vie dans un centre de réinsertion et un centre pénitencier, de peser les avantages et inconvénients, de regarder la maltraitance sous un autre angle.&lt;br /&gt;
(Benoit)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
André Lienhard&lt;br /&gt;
suite à venir.....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
------------------------&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rubin, Anne (2003) article publié sur le site de la TSR &#039;&#039; La détention des mineurs: un casse-tête Suisse&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet aricle permet de faire un état des lieux général de la situation actuelle en Suisse. Il explique le problème de surpopulation et les mesures qui ont été prises de part et d&#039;autre. De plus, il contient des informations sur le Code Pénal Suisse en ce qui concerne les mineurs, et fait le point sur les différentes idées en ce qui concerne le changement de durée de peines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Questions de recherche==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Depuis quand parle-t-on de maltraitance des mineurs ? &lt;br /&gt;
* Maltraitance sur mineurs dans les prisons, est-ce une réalité ?&lt;br /&gt;
* qu&#039;est ce que la maltraitance en prison pour les mineurs? négligeance, coups, harcèlement?   &lt;br /&gt;
* quel genre, niveau, quelle fréquence?&lt;br /&gt;
* Comment les mineurs en prison sont-ils protégés de la maltraitance?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Méthodologie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de répondre aux questions concernant la présence des mineurs en prison, nous avons décidé de partir sur le terrain afin de voir les choses de plus près. Nous avons eu l&#039;occasion d&#039;avoir un entretien avec M. Sebastier Aeby, &lt;br /&gt;
directeur de la prison préventive de La Croisée, dans le canton de VD. Nous avons choisi ensemble des quesitons qui nous semblaient pertinentes (cf méthodologie de groupe) et avons profité de l&#039;entretien pour visiter la prison et obserer les conditions de détention. &lt;br /&gt;
Bien que cette interview ne soit pas le fondement de notre article, il nous a servi pour panser un état des lieux actuel en Suisse romande. &lt;br /&gt;
Nous nous sommes également basés sur le cours du premier semestre, qui lui, nous a permi de retracer les conditions de détention des mineurs et d&#039;en voir l&#039;évolution.  [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Limites de la méthode===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Analyse==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définition de quelques concepts&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Définitions: [[mineur]], [[maltraitance]] et [[prison]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;la maltraitance&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance infantile , passive et active, affecte directement les valeurs fondamentales de l’humanité. Le respect des droits de l’homme (et citoyen),et ceux des enfants en particulier, engage la responsabilité des politiques d’éducation, qui ne parviennent plus à endiguer une violence dont le caractère endémique n’en reste pas moins, par son aspect symbolique, un opérateur de développement personnel et communautaire. La notion de maltraitance englobe une problématique en reférénce à la tendence qui consiste à réduire la maltraitance à ses dimensions physiques, c’est-à-dire à de signes exteriéurs de reconnaissance. Mais nous savons que la maltraitance déborde bien souvent de ce cadre restreint et se compose de formes de violences psychiques tout aussi dommageables que les sévices corporels. Dans ce cas, la maltraitance psychique apparaît indépendamment de toute violence physique de la part du maltraitant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance est un concept large. Ce qui nous intéresse ici c’est la maltritance des enfants. Pour bien comprendre le concept de maltraitance il faut conaître plusquieurs définitions, en voici quelques unes: ( également cf dictionnaire de concepts)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon le vocabulaire de l&#039;action sociale : Mauvais traitements qu&#039;ils soient atteintes sexuelles, violences physiques, violences psychologiques, négligences graves dont sont victimes des enfants et des adolescents et plus largement des personnes vulnérables : femmes (violences conjugales), personnes âgées, parents (violence filiale). La maltraitance peut être intra-familiale ou se produire en établissement (violence institutionnelle).  La société a pris la mesure de ce phénomène il y a peu et a engagé des actions pour lutter contre celui-ci (loi du 10 juillet 1989 relative à la prévention des mauvais traitements à l&#039;égard des mineurs et à la protection de l&#039;enfance). (http://www.personnes-agees.gouv.fr/renseignements/vocabulaire.htm).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La définition de la Commission Jacques BARROT (Décembre 1988) désigne sous le vocable d&#039;enfants maltraités : &amp;quot; les enfants victimes, de la part de leurs parents ou d&#039;adultes en ayant la garde, soit de brutalités volontaires, soit d&#039;une absence intentionnelle de soins entraînant des lésions physiques ou troubles de l&#039;état général.&lt;br /&gt;
On y inclut également les enfants victimes de comportements plus difficiles à mettre en évidence, car ne laissant pas de trace physique : brutalités mieux contrôlées, comportements sadiques, manifestations de rejet, de mépris, d&#039;abandon affectif, exigences éducatives disproportionnées...&lt;br /&gt;
Leur retentissement sur le développement psychoaffectif de l&#039;enfant peut être aussi grave que celui des sévices corporels. &amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon l&#039;Article 19 de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant - (20 novembre 1989) : la maltraitance renvoie à &amp;quot; toute forme de violences, d&#039;atteinte ou de brutalités physiques et mentales, d&#039;abandon ou de négligences, de mauvais traitements ou d&#039;exploitation, y compris la violence sexuelle....&amp;quot; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;ODAS( Observatoire Décentralisée de l&#039;Action Sociale- 1993 ) distingue les enfants en &amp;quot; risque &amp;quot; des &amp;quot; enfants &amp;quot; maltraités : L&#039;enfant maltraité est celui qui est victime de violences physiques, cruauté mentale, abus sexuels, négligences lourdes ayant des conséquences graves sur son développement physique et psychologique ;l&#039;enfant en risque est celui qui connaît des conditions d&#039;existence qui risqent de mettre en danger sa santé, sa sécurité, sa moralité, son éducation, ou son entretien, mais qui n&#039;est pour autant pas maltraité.&lt;br /&gt;
Selon l&#039;ODAS les enfants en danger comprennent l&#039;ensemble des enfants en risque et des enfants maltraités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A quelle protection l&#039;enfant maltraite a-t-il droit ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfant a le droit à la protection de son corps contre les mauvais traitements physiques (coups et blessures) qui occasionnent des ecchymoses, hématomes, plaies, brûlures, fractures, ou encore des alopécies ; contre les mauvais traitements à caractère sexuel (viol ou attouchements) ; ainsi que les négligences lourdes (dénutrition, absence de soins médicaux, absence d&#039;hygiène, privation de confort matériel, etc...) .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfant a le droit à la protection de son équilibre psychologique contre toute forme de pressions ou de contraintes susceptibles de lui causer des troubles (menaces répétées, chantages, insultes, propos disqualifiants, brimades, humiliations verbales ou non verbales, marginalisation et dévalorisation systématique, exigences excessives ou disproportionnées par rapport à l&#039;âge de l&#039;enfant, consignes et injonctions éducatives contradictoires ou impossibles à respecter et conduisant à des troubles du comportement et à un sentiment d&#039;auto-dépréciation, etc...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfant a le droit à la protection de sa parole.  Les enfants sont des êtres sensibles qui ont des sentiments comme les autres mais aussi parce que les adultes ne sont pas les seuls à dire des vérités et parce que les enfants ont également leur mot à dire sur ce qu&#039;ils pensent et ce qu&#039;ils veulent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot; La protection et la défense des enfants constituent le devoir de tous ceux qui se reconnaissent en tant qu’êtres humains. En ce qui concerne l’assistance aux enfants victimes de la violence des adultes, le défit par lesquelles chacun- selon ses croyances et d’après ses competénces- puisse créer avec les enfants des conditions et des réponses pour prévenir et guérir les conséquences de la violence subie. (...) Il est temps que nos sociétés acceptent le fait que derrière chaque enfant ou adolescent délinquant, toxicomane, malade psychiatrique ou prostitué, il existe une histoire familiale et sociale d’abus de pouvoir et de violence de la part des adultes. Accepter cette réalité pourrait ouvrir de nouvelles possibilités de prévention de ces tragédies, leur vie en s´autodétruisant. &amp;quot; ( Barudy J., 1997).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- De l&#039;Office pénitentiaire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces dernières années, le domaine pénitentiaire genevois a fait l&#039;objet d&#039;une restructuration qui a abouti à la création, le 1er janvier 2001, de l&#039;Office pénitentiaire comprenant l&#039;ensemble des services et entités en charge d&#039;une personne détenue, qu&#039;elle soit majeure ou mineure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les mineurs, jeunes gens ou jeunes filles, il s&#039;agit de mettre à disposition des autorités judiciaires des lieux de détention adaptés. A titre principal, la direction de l&#039;Office pénitentiaire dispose de la Clairière, établissement de détention pour adolescents et adolescentes et, à titre subsidiaire, de la prison de Champ-Dollon et de la maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- La détention des délinquants mineurs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis plusieurs années, des mineurs sont détenus tant à la prison de Champ-Dollon qu&#039;à la Maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc. Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est devenue aujourd&#039;hui la règle et s&#039;aggrave. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissements privatifs de liberté pour adultes contrevient directement à plusieurs conventions internationales dont la Suisse est signataire qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs.&lt;br /&gt;
Par ailleurs l&#039;extension de la Clairière, qui devrait être terminée l&#039;an prochain, offrira une quinzaine de places de détention supplémentaires. Au vu de la situation actuelle, il faut craindre que le nombre de places soit vraisemblablement insuffisant.&lt;br /&gt;
La construction de nouveaux bâtiments destinés, d&#039;une part, à la détention des délinquants mineurs et, d&#039;autre part, à l&#039;exécution de mesures prononcées par les Tribunaux genevois, est envisagée. De plus, il faudra déterminer les besoins en matière de prise en charge éducative et assurer une coordination intersecteurs.&lt;br /&gt;
Cette réflexion s&#039;inscrira bien entendu dans le cadre du Concordat romand sur l&#039;exécution de la détention pénale des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bientraitance: un concept émergeant.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partant du principe que placer un mineur en prison est déjà une forme de maltraitance, nous allons tenter d&#039;éclaircir alors le concept de BIENTRAITANCE, qui devient de plus en plus présent dans les discours de tous les jours.&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, bientraiter un enfant est devenu un enjeu d&#039;humanité. Si le mot bientraitance est né, c&#039;est un signe de changement d&#039;attitude de la part d&#039;une société qui sans cesse tente de se remettre en question. Le concept de bientraitance a subi une transformation d&#039;une génération à une autre, aussi, dans les années 1980, bientraiter un enfant n&#039;apparaissait pas encore comme une évidence au sein de la famille. Aujourd&#039;hui,  on parle d&#039;une éducation qui se doit de favoriser l&#039;panouissement des enfants dans différents domaines, physique, affectif, cognitif et social. La famille est considérée comme le lieu privilégié permettant de favoriser cet épanouissement. Autrement dit, la bientraitance vise à la promotion et à la mise en place effective de pratiques éducatives et d&#039;attitudes qui soient garantes du bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
Alors, on ne doit pas seulement prévenir la maltraitance, mais aussi encourager une éducation qui permette à l&#039;enfant de donner le meilleur de lui-même.&lt;br /&gt;
La bientraitance d&#039;un enfant passe donc par son éducation, mais qui dit éducation, dit scolarisation. Le chemin d&#039;un enfant vers l&#039;cole est primordial, car à l&#039;cole, qui peut être considérée comme l&#039;une des principales instances de socialisation et de développement socio cognitif et socio affectif de l&#039;enfant, semble s&#039;inscrire dans le cadre global des attitudes favorables au bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon nombre d&#039;associations se mobilisent afin que chaque enfant ait droit à un  bon traitement dans la vie de tous les jours. Mais qu&#039;en est-il des enfants en prison, en institution ? On trouve dans le rapport d&#039;Amnesty International des recommandations pour la protection des enfants en détention telles que &amp;quot;les détenus mineurs doivent être séparés des adultes, sauf dans le cas de membres d&#039;une même famille&amp;quot;, ou encore &amp;quot;Le recours à la détention préventive pour les enfants doit se limiter à certaines circonstances exceptionnelles. Toute forme de détention doit être conforme à la norme internationale, qui veut qu&#039;un enfant ne soit placé en détention qu&#039;en dernier ressort et pour la durée la plus courte possible.&amp;quot; On se rend alors compte que le traitement des enfants en détention est un sujet qui préoccupe de plus en plus, et c&#039;est ainsi que des recommandations telles que celles-ci émergent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après une recherche effectuée par le service de protection judiciaire de la jeunesse en France, quelques constats ont été avancés : premièrement, un encadrement permanent, stable et formé, permet d&#039;laborer un suivi plus individualisé des mineurs. Le surveillant est alors le premier référent en détention. Deuxièmement, on souligne l&#039;importance des activités en détention, principalement des activités scolaires. On sait que le temps inactif passé en cellule peut engendrer des comportements violents. (AURELIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du problème social&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l&#039;on a choisi de montrer cette problématique à différentes époques de l&#039;histoire humaine, ce n&#039;est pas sans surmonter quelques difficultés. Plus on remonte dans le passé de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d&#039;égarement dû au manque d&#039;informations. C&#039;est pourquoi, nous commencerons avec la question de l&#039;enfermement pour nous mener à celle qui nous intéresse en particulier: la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfermement est un phénomène qui a toujours existé, et bien qu&#039;il ait pu prendre des formes différentes selon les époques, il n&#039;en reste pas moins que l&#039;enfermement fut, est et sera une réalité pour les mineurs.&lt;br /&gt;
Déjà au 5ème siècle, les couvents servaient entre autres de lieu d&#039;enfermement pour les enfants &amp;quot;déviants&amp;quot;. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de grand renfermement des pauvres entre le 16ème et 17ème siècle donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pecheur de ces hommes, femmes et enfants. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d&#039;un renouveau morale. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d&#039;enfermement par excellence, fit son apparition. Elle est apparue pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs pour les criminels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, il est intéressant de signaler l&#039;emergence du rapport de la bientraitance à la maltraitance dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème siècle, les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. La décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commencaient à s&#039;élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l&#039;expérience des galères pour les enfants et les femmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème siècle sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n&#039;arretait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.&lt;br /&gt;
Il y avait évidemment dans cette prolifération d&#039;idées des contradictions, dont certaines allaient avoir des répercussions sur notre objet d&#039;étude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
D&#039;un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. En effet, la théorie évolutionniste proposée par ce dernier suggère l&#039;idée que l&#039;individu est entièrement conçu avant de naître. Ce postulat pousse à croire que l&#039;humain ne va que manifester quelque chose d&#039;existant. A partir de cette conception, le traitement réservé &amp;quot;aux enfants vicieux&amp;quot; ou &amp;quot;aux criminels nés&amp;quot;,  tendait à les enfermer à vie, étant donné que leurs penchants délictueux étaient non seulement d&#039;origine héréditaire mais également immuables. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu&#039;elles ne puissent se reproduire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l&#039;autre côté, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L&#039;individu était maître de lui-même, insoumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous, faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, affirmant que l&#039;enfant naît fondamentalement bon et que la société le corrompt à mesure qu&#039;il grandit. il développa et défendit l&#039;idée de protéger l&#039;enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout aussi significative , celle de l&#039;éducabilité de l&#039;homme à travers le cas de l&#039;enfant sauvage de l&#039;Aveyron. En sortant cet enfant sauvage d&#039;un établissement réservé aux sourds pour lui offrir de meilleurs condition, le docteur invite le garçon à venir vivre chez lui. le docteur Itard croit en l&#039;éducabilité de Victor (nom donné à &amp;quot;l&#039;enfant sauvage&amp;quot;), et progressivement, grâce à des tests, des méthodes pédagogiques, Victor va apprendre, comprendre, parler, penser. Sans rentrer en détail dans cet évènement, on peut dire que l&#039;hypothèse du docteur, quant à l&#039;éducabilité de l&#039;homme, a été confirmé.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans un tel contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de &amp;quot;redressement&amp;quot;. L&#039;ouvrage de l&#039;Italien Cesare Beccaria intitulé &amp;quot;Des délits et des peines&amp;quot;, écrit en 1764, connaît un norme succès. Il demande des peines plus légères, plus humaines pour les prisonniers, et le contexte est suffisamment préparé à recevoir cette idée nouvelle. Cette fois la problématique passe d&#039;un stade primaire à second, son amplification à travers le média de l&#039;époque, c&#039;est-à-dire le livre, produit la publicité nécessaire à donner un nouvel élan à l&#039;amélioration des traitements dans les prisons. L&#039;établissement pénitencier prend une nouvelle définition, il devient &amp;quot;l&#039;école du peuple&amp;quot;, l&#039;idée est la suivante : rattraper la délinquance et de rééduquer l&#039;homme. Deux problèmes se posent à la suite de cette évolution des traitements. Premièrement, le mélange des genres en prison: hommes, femmes et enfants se côtoient dans un même établissement et l&#039;on craint d&#039;éventuelles contaminations morales. Deuxièmement, la question de l&#039;isolement devient problématique. Au lieu d&#039;un retour sur soi, l&#039;isolement donnait des résultats contraires, les hommes avaient plutôt tendance à &amp;quot;se perdre&amp;quot;, à devenir agressif, psychotique. A travers ces nouvelles problématiques, la société traita implicitement ces deux problèmes comme des formes de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le problème de ce genre vient raviver la question qui nous intéresse ici, c&#039;est-à-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et de ce fait illustre bien l&#039;intérêt qui existait déjà à cette époque pour le bon traitement de cette catégorie d&#039;individus. La prise en charge des mineurs prend alors une nouvelle direction, vers un établissement qui leur est dorénavant réservé, une &amp;quot;école de préservation&amp;quot;, autrement dit une prison pour mineurs ou une maison de correction. L&#039;établissement de Mettray, ouvert en 1860, en est le parfait exemple. Ils seront traités différemment, avec un peu plus de liberté, d&#039;espace, dans une atmosphère plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l&#039;esprit religieux qu&#039;on souhaite transmettre à ces jeunes ne sera pas oublié. Malgré tout, bien que les traitements aient changé, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent. (BENOIT)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qui s&#039;intéresse de nos jours à la maltraitance des mineurs en prison ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développement de l&#039;enfant et de son bon environnement est permanent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 a force de loi. En plus de la contrainte juridique, c&#039;est-à-dire le respect des articles, qu&#039;il impose aux signataires, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique résolument novateur en proposant une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être considéré comme acteur de sa propre vie. De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;intérêt supérieur de l&#039;enfant affirmé à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra retenir les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation. Toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noter qu&#039;une Convention engage les Etats signataires à mettre en oeuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certains nombres de droits édictés dans la convention peuvent s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains al?éas des articles s&#039;intéressent directement aux situations de détentions, à titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être basée sur l&#039;intérêt supérieur de celui-ci et tenir compte de son opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être protégé contre les immixtions dans sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondance et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son milieu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dans un établissement approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;avoir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaux respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que c&#039;est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise en détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises dirons-nous, conditions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution possible et d&#039;une durée aussi limitée que possible, il doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulière qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il semble que l&#039;application de ce droit doit être poursuivit même en détention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détention est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International oeuvre en faveur de tous les droits annoncés dans la Déclaration universelle des droits de l&#039;homme ainsi que dans d&#039;autres traités internationaux. L&#039;Organisation contribue à promouvoir le respect de l&#039;ensemble de ces droits, qu&#039;elle considère comme indivisibles et interdépendants, au moyen de différents types d&#039;action visant à informer et à sensibiliser le grand public, en développant l&#039;éducation aux droits humains et en faisant pression sur les gouvernements pour qu&#039;ils ratifient et appliquent les traités relatifs aux droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver par exemple une page concernant les mauvais traitements, qui vise à sensibiliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier texte,  on critique l&#039;enfermement des mineurs dans des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assurent pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détentions pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure ou ils seraient bien souvent vétustes et pourraient mettre en danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajouter à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfants vivent donc en dehors du respect de leur intimé et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dans des prisons réservés aux adultes, loin du respect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Ce mélange, qui représente un risque important pour les mineurs: violences sexuelles, physiques, et psychologiques, est d&#039;autant plus grave qu&#039;il s&#039;effectue dans des prisons, pour adultes, qui sont, dans la plupart des cas, elles aussi surpeuplées, comme c&#039;est le cas à la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui disposent que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, ceci afin de pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. La Suisse en fait partie. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention qui mettent en jeu la santé et la sécurité physique et émotionnelle des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty international soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent oubliées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d&#039;une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autres les droits de l&#039;enfant, en l&#039;occurrence: le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détentions pour mineurs, le rapport souligne en premier lieu, le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au delà des problèmes &amp;quot;matériels&amp;quot; qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport placent le problème encore plus haut, dans &amp;quot;l&#039;absence persistante de toute volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négation pure et simple de leurs existences&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugement, l&#039;incarcération des mineurs dans les quartiers pénitenciers réservés aux adultes, parfois même avec les plus dangereux d&#039;entre eux, le manque de personnel formé de manière adaptée, la surpopulation, ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent détenus dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité et donc nuisent gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux, à cela s&#039;ajoute l&#039;absence ou une insignifiance de structures d&#039;enseignement, d&#039;installations sportives et de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation, font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure ou elle se fait en dehors du respect de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant. Malgré tout, il semble que dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qu&#039;en est-il de la Suisse?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention et l&#039;encadrement des mineurs à fait l&#039;objet de discours et de différents débats à l&#039;intérieur du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 janvier 2002, dans un discours, Monsieur Daniel Zappelli (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550108/41/550108_41_partie4.asp), procureur général évoque la nécessité impérative de créer des lieux supplémentaires de détention pour mineurs afin d&#039;éviter qu&#039;ils se retrouvent  placés dans des prisons pour adultes et &amp;quot;qu&#039;ils ne soient privés de l&#039;encadrement adéquat&amp;quot;. Ce discours rappelle que le nombre de mineurs incarcérés est en augmentation depuis les 6 dernières années et qu&#039;il est donc important d&#039;avoir une réflexion sur la justice que l&#039;on offre. On ne manque pas de rappeler que &amp;quot;la justice n&#039;est pas que pénale&amp;quot;, et ce n&#039;est qu&#039;en gardant ceci à l&#039;esprit que l&#039;on peut faire évoluer les conditions de traitement et de prise en charge des mineurs.&lt;br /&gt;
Il est absolument nécessaire que la justice se voit mettre à disposition les moyens adéquats pour exercer son pouvoir d&#039;une manière efficace et respectueuse des droits de l&#039;homme et de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril 2002, c&#039;est M. Remy Pagani qui fait une interpellation au Conseil d&#039;Etat au sujet du suivi des adolescents enfermés à Champ-Dollon (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550107/33/550107_33_partie15.asp). Une situation qui ne permet le séparation stricte d&#039;avec les adultes, ce qui au contraire à la convention internationale des droits de l&#039;enfant. De plus ces mineurs, dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés, ne disposent de surcroit d&#039;aucun encadrement éducatif particulier. A ceci la Conseillère d&#039;Etat Michel Spoerri répondra par le même souci et la conscience de la nécessité d&#039;améliorer les conditions de détention des mineurs et leur prise en charge, en l&#039;occurrence, par l&#039;agrandissement de la Clairière et la volonté d&#039;y placer des éducateurs supplémentaires. Seulement ces mesures semblent assez légères dans la mesure ou nous verrons plus tard, que l&#039;agrandissemnt de la Clairière n&#039;est pas assez &amp;quot;grand&amp;quot;, tous les mineurs présents à Champ-Dollon ne pourront pas y entrer, et les propositions de postes supplémentaires ne semblent pas aboutir, ou en tout cas pas assez rapidement étant donné l&#039;urgence de la situation. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sujet étudié a fait l&#039;objet de deux rapports annuels de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux rapports, le premier de M. Hugues Hiltpold, année parlementaire 2002-2003,(http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550302/7/550302_7_partie8.asp) sur le thème de la détention et de l&#039;encadrement des mineurs et le second de Mme Anita Cuenod, 1ère année de la législature 2001-2005, ((http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550204/16/550204_16_partie32.asp) font de états de problèmes très similaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y parle  de Champ Dollon, comme d&#039;un bâtiment vétuste, ayant des besoins évidents &amp;quot;d&#039;aménagements et de rafraichissements&amp;quot;. Ce lieu qui ne semble pas approprié que ce soit pour des mineurs ou des adultes. Pourtant, au moment où le débat concernant le deuxième rapport à lieu, 27 mineurs étaient présents dans ces murs! La Clairière étant trop petite pour accueillir tous les mineurs placés, et les travaux d&#039;agrandissement tardant à commencer, les conditions semblent peu propices à une amélioration de la situation qui constitue pourtant une réelle urgence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sous-jacent à cette situation, nous retrouvons le problème du traitement de la jeunesse déviante. Est-il normal que le nombre de mineurs placés en détention ne cesse de croitre alors que la justice ne se dit pas uniquement pénale?  C&#039;est M. Remy Pagani qui soulève cette question de fond, qui semble-t-il, ne passe pas souvent au premier plan lors des débats au Grand Conseil.&lt;br /&gt;
On rappellera les décisions prises 4 ans auparavant qui n&#039;ont pas été appliquées, notamment l&#039;abolition de la promiscuité mineurs-majeurs à la prison de Champ-Dolllon. Si cette promiscuité n&#039;a pas été abolie, elle est d&#039;autant plus alarmante que ces jeunes placés en compagnie d&#039;adultes, sont isolés dans des quartiers ou bien souvent se trouvent des personnes &amp;quot;encore plus déviantes qu&#039;eux, notamment des pédophiles&amp;quot;. M. Pagani soulève ici un question importante qui est celle de la cohérence du traitement des mineurs incarcérés. Le but de l&#039;incarcération est-elle la prise d&#039;un risque pour la santé et l&#039;équilibre, surement déjà précaire de ces enfants? &lt;br /&gt;
Si l&#039;agrandissment de la prison de Champ-Dollon est une solution à la surpopulation carcérale, Mme Esther Adler rappelle que des solutions plus &amp;quot;profondes&amp;quot; sont à chercher dans le fonctionnement même du système de traitement des criminels. Effectivement, il serait opportun de réfléchir aux conditions de détentions des mineurs et aux propositions de prise en charge et aux améliorations à y apporter. Se contenter de faire de Champ-Dollon un lieu plus vaste va-t-il permettre un meilleur traitement des mineurs délinquants?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, si les mineurs qui sont placés à La Clairière sont un peu mieux lotis, on soulignera la présence de gardien de prison en plus des éducateurs. Cette présence est perçue comme une volonté de promouvoir la répression plutôt que des mesures éducatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble que la surpopulation des centres de détentions pour mineurs serait due au manque de volonté des juges de trouver de mesures plus adéquates pour le traitement des mineurs délinquants. La prison serait utilisée commune solution de facilité, ce qui une fois encore apparait contraire aux articles édictés par les droits de l&#039;enfant. Il ferait partie du rôle du gouvernement d&#039;encourager les juges à trouver des peines plus adéquates que la mise en détention, on citera les mesures d&#039;utilité publique en exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour reprendre les propos de M. Hiltpold et M. Mauris, &amp;quot;Michel Foucault considère (...) que l&#039;on juge une société par l&#039;état de ses prisons&amp;quot; et dans cette optique, c&#039;est &amp;quot;une honte pour notre société moderne de laisser ainsi des jeunes en rupture aux côtés d&#039;idoles du crime (...) avec des gardiens en guise d&#039;infirmiers et des délinquants en guise de camarades.&amp;quot; Cette situation relate un réel disfonctionnement de la société actuelle et probablement un manque de volonté à prendre en main la situation, de tout mettre en oeuvre pour y remédier, étant donné que le Conseil d&#039;Etat ne semble pas suivre les recommandations émises par la commission au terme de son rapport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias suisses s&#039;intéressent eux aussi au problème. Notre attention s&#039;est portée sur une émission de swissinfo par Anne Rubin titrée &#039;&#039;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&#039;&#039; le 02 décembre 2003. (Cf résumé). Les médias aussi s&#039;inquiètent de la présence de plusieurs mineurs dans des prisons pour adultes, des lieux &amp;quot;inadaptés&amp;quot; à l&#039;accueil de jeunes personnes en développement. De plus, pour ne pas améliorer la situation, la Clairière est toujours trop petite, et on rappelle que l&#039;agrandissement en cours n&#039;a pas été prévu assez conséquent pour accueillir les nombreux mineurs placés entre autre a Champ-Dollon. Ce dernier constat est fait par les autorités genevoises elles-mêmes.&lt;br /&gt;
Cette détention en compagnie d&#039;adultes semblent d&#039;autant plus inquiétante qu&#039;elle ne permet pas de répondre à une volonté d&#039;offrit aux mineurs détenus une prise en charge particulière et éducative qui préparerait le terrain à une réinsertion dans la société. Le jeune, qu&#039;il soit délinquant ou non, à le droit à ce qu&#039;on lui prépare un avenir et qu&#039;on lui donne les atouts pour y arriver, cependant, dans de telles conditions de détention, dans cette &amp;quot;école du crime&amp;quot; comme l&#039;appelle M. Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD), on peut imaginer que c&#039;est plutôt la récidive qui sera favoriser la réinsertion du jeune. (DEDE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Réalité Suisse et genevoise: de la prise en charge à la maltraitance&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes délinquants et criminels. Les centres de détention ont comme but de protéger les mineurs, pour cela on a jugé bon de les séparer de la société. La société est représentée par le groupe dominant qui fixe les règles et les normes à respecter. Les individus qui ne respectent pas ces normes sont montrés du doigt et mis en marge.  Cette société a peur de ces déviants, elle craint que les jeunes délinquants &amp;quot;infectent&amp;quot; le reste de la société qui est encore saine. Pour suivre cet objectif, la société a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code pénal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de liberté doit exercer une action éducative sur les personnes privée de liberté et préparer le retour à la vie libre. Enfermement doit être un moyen pour le délinquant ou le criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger le jeunes en donnant une réponse aux actes violents ou délictueux. Ces lois doivent punire mais pas maltraiter les déviants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 60 se sont crées les premières prisons pour mineurs. On sépare déjà depuis le 19ème les détenus majeurs des mineurs. On veut éviter les mélanges qui ne sont pas bénéfiques pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitements. Durant le 19ème l&#039;enfant a une certaine valeur qu&#039;il ne faut pas gâcher. Comme les philanthropes, on préfère les mettre au travail. On veut les redresser et en faire des citoyens utiles pour la sociéte.&lt;br /&gt;
Vers la fin du 19ème et durant le 20me siècle on retourne vers un enfermement des déviants. Les mineurs sont mis dans des familles, des maisons de corrections et parfois aussi, par faute de place ou pour des cas problématiques, dans des prisons pour majeurs. Même si cela est sensé être à titre exceptionnel on retrouve presque constamment quelques mineurs dans ces établissement où ils n&#039;ont pourtant rien à faire.&lt;br /&gt;
St-Antoine était la prison qui avait le plus servi à Genève depuis le 1712, date de sa construction. Elle passa le relais à Champ-Dollon en 1977. Depuis le début du 20ème siècle, et jusqu&#039;à nos jours, on trouve des mineurs dans des lieux prévus uniquement pour des majeurs. Des faits qu l&#039;on retrouve dans le travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, par Chloé MEIER et Sébastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995, mais également dans les statistiques actuelles de Champ-Dollon ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby actuel directeur de la prison préventive la Croisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairière&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre éducatif pour adolescents. Les mineurs y sont détenus pour des périodes courtes,  allant de 1 jours à 1 an. Cependant, la création de la Clairière ne résoud pas le problème, car on retrouve systématiquement des mineurs dans les établissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple à Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tirés des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;année 2003 peuvent nous donner une image de l&#039;ampleur du phénomène.&lt;br /&gt;
Durant l&#039;année 2003 à Champ-Dollon :&lt;br /&gt;
*2&#039;551 personnes ont été incarcérées soit:&lt;br /&gt;
*2&#039;347 hommes dont 281 mineurs&lt;br /&gt;
*204 femmes dont 8 mineurs  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons déjà exliqué, l&#039;enfermement de mineurs dans des prison constitue déjà, en tant que tel, une sorte de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039;. Cette dernière est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelques années la situation c&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview. Il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. En effet, les leaders n&#039;hésitent pas à monter certains détenus contre d&#039;autres. On retrouve aussi de la maltraitanc contre les éducateurs, qui subissent des agressions verbales et parfois même physiques de la part des jeunes détenus. Les jeunes se sentent tout puissants et n&#039;ont plus de limites dans leur paroles et leur agissement physique. Cette maltraitance exercée par les mineurs sur l&#039;autorité de la prison, également rapportée par M. Aeby (directeur de la préventive la Croisée VD et ancien educateur à la Clairière), est un problème important mais que nous n&#039;allons pas traiter dans ce travail. Les débordements en question ont poussé la direction de la Clairère à faire venir des gardiens de Champ-Dollon (il faudra préciser dans une autre partie les différentes structures en place acctuellement en Suisse, comme Champ Dollon...). &amp;quot;L&#039;expérience inverse est une réalité depuis une trentaine d&#039;années. On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Le nouveau cadre dans lequel ils se retrouvent ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins strictes&amp;quot;(rapporté de l&#039;inteview donné au courrier). La sécurité dans ces prisons pour majeurs est bien plus renforcée, ainsi que le sont la répression et l&#039;isolement. Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de Torrente,J, &amp;quot;La maltraitance&amp;quot;,hommes et perspectives. Cette ouvrage traite des effets psychologiques due à la maltraitance . Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La strucure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. Les structures dont les mineurs auraient tant besoin sont absentes. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière (REFERENCE). Depuis de nombreuses années des mineurs sont détenus tant dans la prisons de Champ-Dollon qu&#039;à la maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc (GE). Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est aujourd&#039;hui devenue la norme. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissemnet privatifs de liberté pour adultes contrevient directement à plusieurs conventions internationnales dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs. &lt;br /&gt;
Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dû à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation. (DEDE) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux (lesquels?, faire référence à ce qui a été cité avant). Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot; C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD). &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; (REFERENCE: est-ce un entretien? Si c&#039;est le cas il faudra présenter votre mtéhodologie!) ( A developper) M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux, mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer. ( A developper) Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. En effet, en fin d&#039;année 2003, 43 mineurs étaient placés dans des prisons pour adultes, dont 31 à Genève. Mais ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droits de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle? [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toute les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissement pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus dédut mai 2006 la surpopulation est devenue intolérable (peut-être rapporter les événements). Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. En effet Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, les personnes incarcérées sont actuellement autour des 500. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable. Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inaugurée le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine (voire surpeuplée selon les périodes). Le problème est donc loin d&#039;être résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires. &lt;br /&gt;
La surpopulation et les maltraitances plus généralement sont des freins pour le développement des mineurs. [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, il risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les ojectifs ( quels sont ces objectifs?) que tentent d&#039;atteindre les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineur à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dûes à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie. &amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subit pas de mauvais traitements durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Afin que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby, directeur de la Croisée)( expliciter un peu ce que pourrait être cette coopération ou pqoi elle n&#039;existe pas maintenant) &lt;br /&gt;
Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance à de l&#039;influence sur le développement, l&#039;image du corps est modifié par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation ou le suicide. Pour éviter de tel abus,notamment sexuels, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélanger dans les cellules et lors des douches (comme nous l&#039;a rapporté le directeur de la Croisée durant son interview). Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visite que les majeurs ( quel suivi en plsu faudrait-il? mesures éducatives, loisirs, scolarisation, ...). Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y perd du temps de visite, mineurs inclus. (DEDE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Actualité: Champ-Dollon et ses récentes émeutes&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En février 2005, les députés du Grand Conseil votaient un crédit d&#039;étude de 1,3 millions de francs pour l&#039;agrandissement de l&#039;établissement pénitentiaire. A ce moment-là, la prison de Champ-Dollon comptait 438 détenus pour 270 places. &lt;br /&gt;
Furieux de ces conditions, les détenus ont manifestés durant les journées du 30 avril et du 1 mai, refusant de réintégrer leurs cellules après la promenade. Malheureusement, des violences ont été commises lundi. Selon Constantin Franziskakis, une trentaine de détenus se seraient défoulés sur le matériel de la prison. A la fin de la journée, le constat était de trois blessés.  &lt;br /&gt;
Laurent Moutinot, le chef du Département des institutions, promet de punir les auteurs de violence, mais également de prêter une oreille attentive à leur revendications, bien que, d&#039;après lui, les problèmes énoncés découlent de la situation de surpeuplement.&lt;br /&gt;
Les détenus manifestaient non seulement contre les conditions de surpopulation, mais surtout contre les arrestations brutales des forces de l&#039;ordre et contre les périodes de détention provisoire qui excède régulièrement la durée des peines prononcées. En effet, le nombre de dossiers traités pour condamnation est passé de 2600 en 2003 à 4300en 2005.&lt;br /&gt;
La Ligue suisse de droits de l&#039;homme se montre solidaire avec les détenus, pointant le doigt sur la lenteur de la Chambre d&#039;accusation genevoise. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais le problème n&#039;est pas proprement genevois. Si Champ-Dollon souffre aujourd&#039;hui de surpopulation, c&#039;est aussi parce que de nombreux détenus attendent leur transfert vers une prison d&#039;un autre canton. En 2005, la Suisse comptait plus de 6000 détenus. Sur les 122 prisons nationales, 27 affichaient complet et 14 souffraient de surpopulation. [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Champ-Dollon, comme nous l’avons déjà mentionné, compte près de 500 détenus, à la place de 270 prévus à cet effet ! Cette situation est désagréable autant pour les personnes qui y travaillent que pour les prisonniers, qui se marchent dessus. La sécurité générale est amoindrie, les personnes étouffent. Puisque, en plus d’être confinés à plusieurs dans une cellule, les prisons étant pleines à craquer, les places de travail en ateliers manquent. Certains prisonniers se trouvent enfermés 23 heures sur 24 dans leur cellule. Alors, les prisonniers se révoltent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais cette surpopulation avait déjà entraîné à Genève une certaine prise de conscience en mars 2006 : le conseil d’état ouvre un crédit de 18 millions de francs pour un projet de construction d&#039;une nouvelle structure de détention à Puplinge, village situé à côté de Jussy, vers le site de Champ-Dollon. Cette structure devrait voir le jour en 2007 : les travaux commençant normalement en février prochain pour s’achever en décembre 2007. Mais cette structure ne prévoit que 64 places supplémentaires mais aussi des places de travail. Cela viendra bien évidemment soulager la surpopulation de Champ-Dollon dont les prisonniers sont victimes depuis déjà de nombreuses années mais cela suffira-t-il pour « faire taire » ces détenus étouffés ? L’autorité genevoise craignait ces plaintes depuis longtemps, ces dernières viennent d’ailleurs confirmer la mesure d’urgence à prendre, et la nécessité de donner aux détenus un minimum de confort le plus rapidement possible. Confort qui amoindrira les actes violents en prison et donnera aux prisonniers de quoi occuper leurs journées par une mise en place d’ateliers obligatoire. (AURELIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Plus aucun mineur ne sera incarcéré à Champ-Dollon&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Depuis le 20 avril, plus aucun mineur n&#039;est détenu à Champ-Dollon. Habituellement, entre zéro et onze mineurs y étaient enfermés. Mais suite aux violences qui ont eu lieu dans la prison surpeuplée, les mineurs seront détenus à La Clairière. Cependant, bien que cette dernière se soit agrandit, apssant de 15 à 30 places en 2005, elle risque également d&#039;être surpeuplée. &amp;quot;Entre deux maux, nous avons choisi le moindre&amp;quot;, a dit M. Franziskakis, directeur de l&#039;office pénitentiaire. En effet, les mineurs seront plus en sécurité dans une Clairière surpeuplée de quelques unités qu&#039;à Champ-Dollon en mutinerie. Ce transfert permettera également une prise en charge adéquate, puisque La Clairière ne détient que des mineurs. [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Les prisons (EST-CE VRAIMENT LES PRISONS?) ont souvent meilleur temps de veiller à ce que les informations ne filtrent pas dans les médias. On retrouve très rarement le terme maltraitance dans un article sur la prison. On décrit souvent les conditions sans pour autant les qualifier de mauvais traitement. Le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Cela n&#039;est pas une manière de lui rendre service. Un jeune qui a déjà de nombreux problèmes doit encore être exclu du système scolaire. Cette isolement (OU EXCLUSION?) n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur. &lt;br /&gt;
Solutions possibles à élaborer &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Petites idées de questionnement notamment pour la conlusion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération de mineurs, en faire un principe absolu? décriminaliser les délits commis par les mineurs pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs existe, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. Solutions alternatives souvent insuffisantes, pas assez souples Peut on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave Quelques idées d&#039;alternatives à l&#039;incarcération: familles d accueil [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3963</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3963"/>
		<updated>2006-06-10T14:58:26Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : /* Analyse */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Introduction==&lt;br /&gt;
Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge à travers les époques, et nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier . A l&#039;heure actuelle, il existe en Suisse plusieurs centres de détention pour mineurs comme par exemple La Clairière à Vernier (GE), mais pour cause de surnombre, certains mineurs peuvent aussi être placés dans des prison pour adultes, comme c&#039;est le cas à Champ-Dollon. Entre surpopulation et prise en charge qui ne respecte pas les droits de l&#039;enfant, nous nous sommes demandés si les structures carcérales étaient réellement  aptes à prendre en charge les mineurs de manière adéquate et respectueuse de leurs développment.  &lt;br /&gt;
Après un temps de réflexion et la lecture de différents ouvrages, nous avons pris le parti de partir du principe la place d&#039;un mineur n&#039;est pas en prison. Des lors qu&#039;un mineur est incarcéré, nous pouvons parler de maltraitance, un première forme de maltraitance à laquelle s&#039;ajoutent des condtions des détentions pas toujours respectueuses des conventions internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter..&lt;br /&gt;
Nous commencerons (1) par la revue de littérature, faisant une synthèse des ouvrages que nous avons lus. Puis, dans un souci de clarté, nous définirons dans un premier temps les (2)concepts utilisés: mineurs, maltraitance et prison. En partant de ses différentes définitions nous essayerons de mettre en lumière la (3)construction du problème social des mineurs en prisons et les différents acteurs qui s&#039;y intéressent. (4)Puis, nous nous sommes appuyés sur l&#039;actualité afin de penser les tableaux de la situation actuelle en Suisse romande, en évoquant toutes formes de maltraitance subies par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. (5)Nous nous sommes également intéressés aux événements récents à Champ-Dollon et à leur raison d&#039;être. [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Revue de litterature==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Torrente, J,&#039;&#039;&#039;date&#039;&#039;&#039; &amp;quot;La Maltraitance&amp;quot;, Hommes et perspectives&lt;br /&gt;
*Temps présent du jeudi 17 février 2005, &amp;quot;En taule&amp;quot;.&lt;br /&gt;
*Travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, Chloé MEIER, Sébastien AEBY, &amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises&amp;quot;, mars 1995.&lt;br /&gt;
*Amnesty International, &amp;quot;Enfants torturés,des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. Rapport annuel 2000&lt;br /&gt;
*Amnesty International, &amp;quot;Les mauvais traitments dans les centres de détentions et autres institutions&amp;quot;. AGIR, www.amnesty.asso.fr.&lt;br /&gt;
*Rubin Anne, &amp;quot;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&amp;quot;. Swiss info 2.12.03&lt;br /&gt;
*Débats au Grand Conseil: disocurs du procureur général 31.02.02 + interpellation de M. Rémy Pagani: suivi des adolescents à Champ-Dollon, 25.04.02 + Rapport annuel de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, année parlementaire 2002-2003 + Rapport de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, 1ère année de la législature 2001-2003. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre de J. Torrente sur la maltraitance m&#039;a permis d&#039;avoir une meilleure connaissance de ce sujet. Cette approche interdisciplinaire donne une image des différents problèmes que cause la maltraitance. Dans notre travail, nous sommes partis du principe qu&#039;enfermer c&#039;est maltraiter, Nous avons donc tenté d&#039;en apprendre plus sur les effets néfastes au niveau psychologique que peuvent causer les mauvais traitements.&lt;br /&gt;
Comme nous avons choisi de traiter de la maltraitance dans les institutions de détentions suisses et plus précisément romandes. Nous avons consulté des documents traitants de la question. Le document audiovisuel, &amp;quot;temps présent&amp;quot; nous a montré deux prisons préventives dans les cantons de Vaud où l&#039;on peut souvent retrouver des mineurs. Ce document additionné à la visite de la Croisée (prison décrite dans le documentaire temps présent) nous a donn une bonne idée des conditions de vie d&#039;un détenu mineur ou majeur dans une prison suisse. Ce cadre, qui est d&#039;après nous une des causes de la maltraitances sur les mineurs. Pour décrire cette ambiance, le travail de recherche de M. Aeby retrace l&#039;historique de l&#039;univers carcéral genevois depuis la fin du 19ème siècle. De la prison St Antoine à la prison actuelle de Champ-Dollon, il a toujours retrouvé des mineurs dans ces établissements alors qu&#039;ils n&#039;y avaient rien à faire. Les conditions décrites ne sont bien sûr pas adaptées à un mineur en développement. L&#039;aspect théorique du concept de maltraitance était important, mais il fallait aussi que nous puissions voir et connaître davantage les lieux qui cause le problème dont nous traitons.&lt;br /&gt;
Internet à aussi été d&#039;une grande aide pour nous. Les sites web des prisons sont intéressants car, ils ont permis d&#039;avoir des renseignements très actuels. Il fallait recourir à cela car les chiffres concerner les prisons ne paressent que trop rarement dans les médias. Le net nous a aussi permis de trouver des articles de journaux qui traite de la maltraitance. Ce média représente une source d&#039;information gigantesque, mais ce qui si trouve n&#039;est pas toujours pertinent et vérifiable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
------------------------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Observation International des Prisons. (1998). &amp;quot;enfant en prison&amp;quot;. France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Cappelaere,G. (2000). &amp;quot;enfants privés de liberté, droits et réalités&amp;quot; Ed. Jeunesse et Droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Vinsonneau,G.(2000) &amp;quot;Culture et comportement&amp;quot;.Ed. Armand Colin&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Zambeaux, E. (2001). &amp;quot;en prison avec des ados&amp;quot;. Ed. Denoel impacts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Chronique de la violence ordinaire, une collection de Christophe Nick&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* Au premier faux pas, un film de Patrick Benquet&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La première lecture, et mes connaissances préalables sont tirées du premier semestre du cours  « Déviances sociales et intégrations individuelles » donné par M. Ruchat. Ensuite, je me suis basé sur différentes lectures et documentaires audiovisuelles.&lt;br /&gt;
On m’a proposé de lire le livre « enfants privés de liberté, droits et réalité » écrit par Geert Cappelaere et Anne Granjean. Malheureusement, je n’ai pu jeter qu’un coup d’œil à ce livre qui semble être une source d’informations pertinentes. Il serait donc intéressant de s’y pencher s’il fallait poursuivre cette recherche.&lt;br /&gt;
« Enfant en prison » est un rapport international que dresse un bilan sur les conditions de détention des mineurs dans 51 pays. Il a été écrit en 1998 par l’Observatoire international des prisons. Il a l’avantage d’offrir une vision globale, autant à l’échelle des pays que des traitements sur mineurs. Cependant, je ne me suis que très peu appuyé sur ce livre, car nous voulions pour ce travail donné une vision locale (Genève) des conditions de détention, ainsi que creuser le concept de maltraitance, et ce livre ne le permettait qu’à petite dose. &lt;br /&gt;
Le livre de Vinsonneau n&#039;est pas un manuel qui traite de délinquance, de maltraitance, mais plutôt de culture et de comportements. C&#039;est un livre sur les rapports interculturelles entre les individus. En annexe, on trouve un glossaire de concepts tiré de différents courants de la psychologie. J&#039;ai pensé que cela pourrait nous aider. Maintenant, je ne sais pas c&#039;est vraiment utile.&lt;br /&gt;
Le livre de Zambeaux, écrit en 2001, est un livre qui permet au lecteur d’entrée dans les prisons de France, dans les quartiers réservé aux mineurs. Chaque année la république incarcère environ 7000 mineurs par an et 700 d’entre eux y réside en permanence. L’auteur, un journaliste a rencontré ces jeunes derrière les barreaux et leur donne la parole. Les mots de ces derniers sont souvent crus, décrivant la réalité carcérale, ces principes, ces « plaisirs », mais rarement ces difficultés, car on sent à travers leurs récits qu’elles est quotidienne. Bien que certains continuent à jouer les dures, le journaliste décèle ces parcelles d’humanité qui  survive dans de tels lieux. Zambeaux fait le tour des problèmes ; les prisons hors la loi, la loi entre codétenus, les drogues et médicaments à profusion, l’enseignement précaire, le statut non reconnue des adolescentes incarcérés. Il donne aussi la parole aux surveillants, matons, éducateurs et directeurs, chacun tenant un discours propre. Le bilan est loin d’être positif pour ces jeunes qui séjournent en prison. Et le nombre de mineurs en détention ne cesse d’augmenter ! Le livre est complété par deux annexes qui donnent des résultats chiffrés sur l’incarcération des mineurs en France et du fonctionnement dans les prisons. &lt;br /&gt;
J’ai aussi visionné deux reportages. Un sur la violence, qui m’a renforcé ma culture générale à ce thème : Chronique de la violence ordinaire, une collection de Christophe Nick. Le deuxième s’accordait mieux avec notre problématique. Ce documentaire s’appelle « Au premier faux pas », un film de Patrick Benquet.  Il décrit la vie de jeunes dans un centre de réinsertion en France. Ce lieu est leur ultime chance, après ce sera la prison. L’intérêt de ce documentaire réside dans l’opportunité qui est offert à ces jeunes avant de se retrouver en prison, ça permet de  comparer la vie dans un centre de réinsertion et un centre pénitencier, de peser les avantages et inconvénients, de regarder la maltraitance sous un autre angle.&lt;br /&gt;
(Benoit)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
André Lienhard&lt;br /&gt;
suite à venir.....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
------------------------&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rubin, Anne (2003) article publié sur le site de la TSR &#039;&#039; La détention des mineurs: un casse-tête Suisse&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet aricle permet de faire un état des lieux général de la situation actuelle en Suisse. Il explique le problème de surpopulation et les mesures qui ont été prises de part et d&#039;autre. De plus, il contient des informations sur le Code Pénal Suisse en ce qui concerne les mineurs, et fait le point sur les différentes idées en ce qui concerne le changement de durée de peines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Questions de recherche==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Depuis quand parle-t-on de maltraitance des mineurs ? &lt;br /&gt;
* Maltraitance sur mineurs dans les prisons, est-ce une réalité ?&lt;br /&gt;
* qu&#039;est ce que la maltraitance en prison pour les mineurs? négligeance, coups, harcèlement?   &lt;br /&gt;
* quel genre, niveau, quelle fréquence?&lt;br /&gt;
* Comment les mineurs en prison sont-ils protégés de la maltraitance?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Méthodologie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de répondre aux questions concernant la présence des mineurs en prison, nous avons décidé de partir sur le terrain afin de voir les choses de plus près. Nous avons eu l&#039;occasion d&#039;avoir un entretien avec M. Sebastier Aeby, &lt;br /&gt;
directeur de la prison préventive de La Croisée, dans le canton de VD. Nous avons choisi ensemble des quesitons qui nous semblaient pertinentes (cf méthodologie de groupe) et avons profité de l&#039;entretien pour visiter la prison et obserer les conditions de détention. &lt;br /&gt;
Bien que cette interview ne soit pas le fondement de notre article, il nous a servi pour panser un état des lieux actuel en Suisse romande. &lt;br /&gt;
Nous nous sommes également basés sur le cours du premier semestre, qui lui, nous a permi de retracer les conditions de détention des mineurs et d&#039;en voir l&#039;évolution.  [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Limites de la méthode===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Analyse==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définition de quelques concepts&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Définitions: [[mineur]], [[maltraitance]] et [[prison]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La législation relative à l’âge minimal constitue l’un des aspects essentiels de la protection de l’enfant. L’ incohérence actuelle en ce qui concerne les limites d’âges fixées pour l’exercice des droits et devoirs des enfants, selon les domaines, a de toute évidence des effets discriminatoires. Les enfants n’ont pas le droit de voter, mais peuvent être emprisonnés. L’opinion selon laquelle la délinquance des jeunes devrait être traitée par le même biais que le système de justice pénale pour adultes recontre un assentiment quasi universel. Sur le plan légal, les enfants en dessous d’un certain âge ne sont pas considérés comme responsables. S’il y a accord sur le principe, la définition de cette limite d’âge varie cependant d’un pays à l’autre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Critères de définition de l’âge adulte -  quelques limites d’âge pour l’exercice des droits et devoirs des enfants en Suisse sont :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Scolarité obligatoire : de six à quinze ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Age minimal d’admision à l’èmploi : quinze ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Age minimal pour l’emprisonnement : quinze ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- L’âge minimal d’exercice du droit de vote: dix-huit ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;la maltraitance&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance infantile , passive et active, affecte directement les valeurs fondamentales de l’humanité. Le respect des droits de l’homme (et citoyen),et ceux des enfants en particulier, engage la responsabilité des politiques d’éducation, qui ne parviennent plus à endiguer une violence dont le caractère endémique n’en reste pas moins, par son aspect symbolique, un opérateur de développement personnel et communautaire. La notion de maltraitance englobe une problématique en reférénce à la tendence qui consiste à réduire la maltraitance à ses dimensions physiques, c’est-à-dire à de signes exteriéurs de reconnaissance. Mais nous savons que la maltraitance déborde bien souvent de ce cadre restreint et se compose de formes de violences psychiques tout aussi dommageables que les sévices corporels. Dans ce cas, la maltraitance psychique apparaît indépendamment de toute violence physique de la part du maltraitant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance est un concept large. Ce qui nous intéresse ici c’est la maltritance des enfants. Pour bien comprendre le concept de maltraitance il faut conaître plusquieurs définitions, en voici quelques unes: ( également cf dictionnaire de concepts)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon le vocabulaire de l&#039;action sociale : Mauvais traitements qu&#039;ils soient atteintes sexuelles, violences physiques, violences psychologiques, négligences graves dont sont victimes des enfants et des adolescents et plus largement des personnes vulnérables : femmes (violences conjugales), personnes âgées, parents (violence filiale). La maltraitance peut être intra-familiale ou se produire en établissement (violence institutionnelle).  La société a pris la mesure de ce phénomène il y a peu et a engagé des actions pour lutter contre celui-ci (loi du 10 juillet 1989 relative à la prévention des mauvais traitements à l&#039;égard des mineurs et à la protection de l&#039;enfance). (http://www.personnes-agees.gouv.fr/renseignements/vocabulaire.htm).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La définition de la Commission Jacques BARROT (Décembre 1988) désigne sous le vocable d&#039;enfants maltraités : &amp;quot; les enfants victimes, de la part de leurs parents ou d&#039;adultes en ayant la garde, soit de brutalités volontaires, soit d&#039;une absence intentionnelle de soins entraînant des lésions physiques ou troubles de l&#039;état général.&lt;br /&gt;
On y inclut également les enfants victimes de comportements plus difficiles à mettre en évidence, car ne laissant pas de trace physique : brutalités mieux contrôlées, comportements sadiques, manifestations de rejet, de mépris, d&#039;abandon affectif, exigences éducatives disproportionnées...&lt;br /&gt;
Leur retentissement sur le développement psychoaffectif de l&#039;enfant peut être aussi grave que celui des sévices corporels. &amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon l&#039;Article 19 de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant - (20 novembre 1989) : la maltraitance renvoie à &amp;quot; toute forme de violences, d&#039;atteinte ou de brutalités physiques et mentales, d&#039;abandon ou de négligences, de mauvais traitements ou d&#039;exploitation, y compris la violence sexuelle....&amp;quot; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;ODAS( Observatoire Décentralisée de l&#039;Action Sociale- 1993 ) distingue les enfants en &amp;quot; risque &amp;quot; des &amp;quot; enfants &amp;quot; maltraités : L&#039;enfant maltraité est celui qui est victime de violences physiques, cruauté mentale, abus sexuels, négligences lourdes ayant des conséquences graves sur son développement physique et psychologique ;l&#039;enfant en risque est celui qui connaît des conditions d&#039;existence qui risqent de mettre en danger sa santé, sa sécurité, sa moralité, son éducation, ou son entretien, mais qui n&#039;est pour autant pas maltraité.&lt;br /&gt;
Selon l&#039;ODAS les enfants en danger comprennent l&#039;ensemble des enfants en risque et des enfants maltraités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A quelle protection l&#039;enfant maltraite a-t-il droit ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfant a le droit à la protection de son corps contre les mauvais traitements physiques (coups et blessures) qui occasionnent des ecchymoses, hématomes, plaies, brûlures, fractures, ou encore des alopécies ; contre les mauvais traitements à caractère sexuel (viol ou attouchements) ; ainsi que les négligences lourdes (dénutrition, absence de soins médicaux, absence d&#039;hygiène, privation de confort matériel, etc...) .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfant a le droit à la protection de son équilibre psychologique contre toute forme de pressions ou de contraintes susceptibles de lui causer des troubles (menaces répétées, chantages, insultes, propos disqualifiants, brimades, humiliations verbales ou non verbales, marginalisation et dévalorisation systématique, exigences excessives ou disproportionnées par rapport à l&#039;âge de l&#039;enfant, consignes et injonctions éducatives contradictoires ou impossibles à respecter et conduisant à des troubles du comportement et à un sentiment d&#039;auto-dépréciation, etc...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfant a le droit à la protection de sa parole.  Les enfants sont des êtres sensibles qui ont des sentiments comme les autres mais aussi parce que les adultes ne sont pas les seuls à dire des vérités et parce que les enfants ont également leur mot à dire sur ce qu&#039;ils pensent et ce qu&#039;ils veulent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot; La protection et la défense des enfants constituent le devoir de tous ceux qui se reconnaissent en tant qu’êtres humains. En ce qui concerne l’assistance aux enfants victimes de la violence des adultes, le défit par lesquelles chacun- selon ses croyances et d’après ses competénces- puisse créer avec les enfants des conditions et des réponses pour prévenir et guérir les conséquences de la violence subie. (...) Il est temps que nos sociétés acceptent le fait que derrière chaque enfant ou adolescent délinquant, toxicomane, malade psychiatrique ou prostitué, il existe une histoire familiale et sociale d’abus de pouvoir et de violence de la part des adultes. Accepter cette réalité pourrait ouvrir de nouvelles possibilités de prévention de ces tragédies, leur vie en s´autodétruisant. &amp;quot; ( Barudy J., 1997).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;la prison&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon le dictionnaire, la prison est definie comme un lieu de détention. Un établissement clos aménagé pour recevoir des délinquants condamnés à une peine privative de liberté ou des prévenus en instance de jugement. C&#039;est le lieu de la &amp;quot;tare&amp;quot;&lt;br /&gt;
personalle ou sociale; clea existe et c&#039;est disuassif; mais la dissuasion fonctionnant plutôt efficacement , ele peut être rejetée loin de la conscience quotidienne.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans le Feuille d&#039;avis officielle (FAO, Genève) on peut trouvé quelque imformation sur la prison en Suisse:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- De l&#039;Office pénitentiaire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces dernières années, le domaine pénitentiaire genevois a fait l&#039;objet d&#039;une restructuration qui a abouti à la création, le 1er janvier 2001, de l&#039;Office pénitentiaire comprenant l&#039;ensemble des services et entités en charge d&#039;une personne détenue, qu&#039;elle soit majeure ou mineure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les mineurs, jeunes gens ou jeunes filles, il s&#039;agit de mettre à disposition des autorités judiciaires des lieux de détention adaptés. A titre principal, la direction de l&#039;Office pénitentiaire dispose de la Clairière, établissement de détention pour adolescents et adolescentes et, à titre subsidiaire, de la prison de Champ-Dollon et de la maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- La détention des délinquants mineurs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis plusieurs années, des mineurs sont détenus tant à la prison de Champ-Dollon qu&#039;à la Maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc. Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est devenue aujourd&#039;hui la règle et s&#039;aggrave. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissements privatifs de liberté pour adultes contrevient directement à plusieurs conventions internationales dont la Suisse est signataire qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs.&lt;br /&gt;
Par ailleurs l&#039;extension de la Clairière, qui devrait être terminée l&#039;an prochain, offrira une quinzaine de places de détention supplémentaires. Au vu de la situation actuelle, il faut craindre que le nombre de places soit vraisemblablement insuffisant.&lt;br /&gt;
La construction de nouveaux bâtiments destinés, d&#039;une part, à la détention des délinquants mineurs et, d&#039;autre part, à l&#039;exécution de mesures prononcées par les Tribunaux genevois, est envisagée. De plus, il faudra déterminer les besoins en matière de prise en charge éducative et assurer une coordination intersecteurs.&lt;br /&gt;
Cette réflexion s&#039;inscrira bien entendu dans le cadre du Concordat romand sur l&#039;exécution de la détention pénale des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bientraitance: un concept émergeant.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partant du principe que placer un mineur en prison est déjà une forme de maltraitance, nous allons tenter d&#039;éclaircir alors le concept de BIENTRAITANCE, qui devient de plus en plus présent dans les discours de tous les jours.&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, bientraiter un enfant est devenu un enjeu d&#039;humanité. Si le mot bientraitance est né, c&#039;est un signe de changement d&#039;attitude de la part d&#039;une société qui sans cesse tente de se remettre en question. Le concept de bientraitance a subi une transformation d&#039;une génération à une autre, aussi, dans les années 1980, bientraiter un enfant n&#039;apparaissait pas encore comme une évidence au sein de la famille. Aujourd&#039;hui,  on parle d&#039;une éducation qui se doit de favoriser l&#039;panouissement des enfants dans différents domaines, physique, affectif, cognitif et social. La famille est considérée comme le lieu privilégié permettant de favoriser cet épanouissement. Autrement dit, la bientraitance vise à la promotion et à la mise en place effective de pratiques éducatives et d&#039;attitudes qui soient garantes du bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
Alors, on ne doit pas seulement prévenir la maltraitance, mais aussi encourager une éducation qui permette à l&#039;enfant de donner le meilleur de lui-même.&lt;br /&gt;
La bientraitance d&#039;un enfant passe donc par son éducation, mais qui dit éducation, dit scolarisation. Le chemin d&#039;un enfant vers l&#039;cole est primordial, car à l&#039;cole, qui peut être considérée comme l&#039;une des principales instances de socialisation et de développement socio cognitif et socio affectif de l&#039;enfant, semble s&#039;inscrire dans le cadre global des attitudes favorables au bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon nombre d&#039;associations se mobilisent afin que chaque enfant ait droit à un  bon traitement dans la vie de tous les jours. Mais qu&#039;en est-il des enfants en prison, en institution ? On trouve dans le rapport d&#039;Amnesty International des recommandations pour la protection des enfants en détention telles que &amp;quot;les détenus mineurs doivent être séparés des adultes, sauf dans le cas de membres d&#039;une même famille&amp;quot;, ou encore &amp;quot;Le recours à la détention préventive pour les enfants doit se limiter à certaines circonstances exceptionnelles. Toute forme de détention doit être conforme à la norme internationale, qui veut qu&#039;un enfant ne soit placé en détention qu&#039;en dernier ressort et pour la durée la plus courte possible.&amp;quot; On se rend alors compte que le traitement des enfants en détention est un sujet qui préoccupe de plus en plus, et c&#039;est ainsi que des recommandations telles que celles-ci émergent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après une recherche effectuée par le service de protection judiciaire de la jeunesse en France, quelques constats ont été avancés : premièrement, un encadrement permanent, stable et formé, permet d&#039;laborer un suivi plus individualisé des mineurs. Le surveillant est alors le premier référent en détention. Deuxièmement, on souligne l&#039;importance des activités en détention, principalement des activités scolaires. On sait que le temps inactif passé en cellule peut engendrer des comportements violents. (AURELIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du problème social&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l&#039;on a choisi de montrer cette problématique à différentes époques de l&#039;histoire humaine, ce n&#039;est pas sans surmonter quelques difficultés. Plus on remonte dans le passé de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d&#039;égarement dû au manque d&#039;informations. C&#039;est pourquoi, nous commencerons avec la question de l&#039;enfermement pour nous mener à celle qui nous intéresse en particulier: la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfermement est un phénomène qui a toujours existé, et bien qu&#039;il ait pu prendre des formes différentes selon les époques, il n&#039;en reste pas moins que l&#039;enfermement fut, est et sera une réalité pour les mineurs.&lt;br /&gt;
Déjà au 5ème siècle, les couvents servaient entre autres de lieu d&#039;enfermement pour les enfants &amp;quot;déviants&amp;quot;. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de grand renfermement des pauvres entre le 16ème et 17ème siècle donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pecheur de ces hommes, femmes et enfants. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d&#039;un renouveau morale. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d&#039;enfermement par excellence, fit son apparition. Elle est apparue pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs pour les criminels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, il est intéressant de signaler l&#039;emergence du rapport de la bientraitance à la maltraitance dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème siècle, les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. La décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commencaient à s&#039;élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l&#039;expérience des galères pour les enfants et les femmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème siècle sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n&#039;arretait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.&lt;br /&gt;
Il y avait évidemment dans cette prolifération d&#039;idées des contradictions, dont certaines allaient avoir des répercussions sur notre objet d&#039;étude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
D&#039;un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. En effet, la théorie évolutionniste proposée par ce dernier suggère l&#039;idée que l&#039;individu est entièrement conçu avant de naître. Ce postulat pousse à croire que l&#039;humain ne va que manifester quelque chose d&#039;existant. A partir de cette conception, le traitement réservé &amp;quot;aux enfants vicieux&amp;quot; ou &amp;quot;aux criminels nés&amp;quot;,  tendait à les enfermer à vie, étant donné que leurs penchants délictueux étaient non seulement d&#039;origine héréditaire mais également immuables. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu&#039;elles ne puissent se reproduire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l&#039;autre côté, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L&#039;individu était maître de lui-même, insoumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous, faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, affirmant que l&#039;enfant naît fondamentalement bon et que la société le corrompt à mesure qu&#039;il grandit. il développa et défendit l&#039;idée de protéger l&#039;enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout aussi significative , celle de l&#039;éducabilité de l&#039;homme à travers le cas de l&#039;enfant sauvage de l&#039;Aveyron. En sortant cet enfant sauvage d&#039;un établissement réservé aux sourds pour lui offrir de meilleurs condition, le docteur invite le garçon à venir vivre chez lui. le docteur Itard croit en l&#039;éducabilité de Victor (nom donné à &amp;quot;l&#039;enfant sauvage&amp;quot;), et progressivement, grâce à des tests, des méthodes pédagogiques, Victor va apprendre, comprendre, parler, penser. Sans rentrer en détail dans cet évènement, on peut dire que l&#039;hypothèse du docteur, quant à l&#039;éducabilité de l&#039;homme, a été confirmé.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans un tel contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de &amp;quot;redressement&amp;quot;. L&#039;ouvrage de l&#039;Italien Cesare Beccaria intitulé &amp;quot;Des délits et des peines&amp;quot;, écrit en 1764, connaît un norme succès. Il demande des peines plus légères, plus humaines pour les prisonniers, et le contexte est suffisamment préparé à recevoir cette idée nouvelle. Cette fois la problématique passe d&#039;un stade primaire à second, son amplification à travers le média de l&#039;époque, c&#039;est-à-dire le livre, produit la publicité nécessaire à donner un nouvel élan à l&#039;amélioration des traitements dans les prisons. L&#039;établissement pénitencier prend une nouvelle définition, il devient &amp;quot;l&#039;école du peuple&amp;quot;, l&#039;idée est la suivante : rattraper la délinquance et de rééduquer l&#039;homme. Deux problèmes se posent à la suite de cette évolution des traitements. Premièrement, le mélange des genres en prison: hommes, femmes et enfants se côtoient dans un même établissement et l&#039;on craint d&#039;éventuelles contaminations morales. Deuxièmement, la question de l&#039;isolement devient problématique. Au lieu d&#039;un retour sur soi, l&#039;isolement donnait des résultats contraires, les hommes avaient plutôt tendance à &amp;quot;se perdre&amp;quot;, à devenir agressif, psychotique. A travers ces nouvelles problématiques, la société traita implicitement ces deux problèmes comme des formes de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le problème de ce genre vient raviver la question qui nous intéresse ici, c&#039;est-à-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et de ce fait illustre bien l&#039;intérêt qui existait déjà à cette époque pour le bon traitement de cette catégorie d&#039;individus. La prise en charge des mineurs prend alors une nouvelle direction, vers un établissement qui leur est dorénavant réservé, une &amp;quot;école de préservation&amp;quot;, autrement dit une prison pour mineurs ou une maison de correction. L&#039;établissement de Mettray, ouvert en 1860, en est le parfait exemple. Ils seront traités différemment, avec un peu plus de liberté, d&#039;espace, dans une atmosphère plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l&#039;esprit religieux qu&#039;on souhaite transmettre à ces jeunes ne sera pas oublié. Malgré tout, bien que les traitements aient changé, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent. (BENOIT)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qui s&#039;intéresse de nos jours à la maltraitance des mineurs en prison ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développement de l&#039;enfant et de son bon environnement est permanent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 a force de loi. En plus de la contrainte juridique, c&#039;est-à-dire le respect des articles, qu&#039;il impose aux signataires, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique résolument novateur en proposant une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être considéré comme acteur de sa propre vie. De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;intérêt supérieur de l&#039;enfant affirmé à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra retenir les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation. Toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noter qu&#039;une Convention engage les Etats signataires à mettre en oeuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certains nombres de droits édictés dans la convention peuvent s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains al?éas des articles s&#039;intéressent directement aux situations de détentions, à titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être basée sur l&#039;intérêt supérieur de celui-ci et tenir compte de son opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être protégé contre les immixtions dans sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondance et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son milieu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dans un établissement approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;avoir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaux respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que c&#039;est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise en détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises dirons-nous, conditions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution possible et d&#039;une durée aussi limitée que possible, il doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulière qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il semble que l&#039;application de ce droit doit être poursuivit même en détention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détention est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International oeuvre en faveur de tous les droits annoncés dans la Déclaration universelle des droits de l&#039;homme ainsi que dans d&#039;autres traités internationaux. L&#039;Organisation contribue à promouvoir le respect de l&#039;ensemble de ces droits, qu&#039;elle considère comme indivisibles et interdépendants, au moyen de différents types d&#039;action visant à informer et à sensibiliser le grand public, en développant l&#039;éducation aux droits humains et en faisant pression sur les gouvernements pour qu&#039;ils ratifient et appliquent les traités relatifs aux droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver par exemple une page concernant les mauvais traitements, qui vise à sensibiliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier texte,  on critique l&#039;enfermement des mineurs dans des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assurent pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détentions pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure ou ils seraient bien souvent vétustes et pourraient mettre en danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajouter à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfants vivent donc en dehors du respect de leur intimé et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dans des prisons réservés aux adultes, loin du respect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Ce mélange, qui représente un risque important pour les mineurs: violences sexuelles, physiques, et psychologiques, est d&#039;autant plus grave qu&#039;il s&#039;effectue dans des prisons, pour adultes, qui sont, dans la plupart des cas, elles aussi surpeuplées, comme c&#039;est le cas à la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui disposent que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, ceci afin de pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. La Suisse en fait partie. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention qui mettent en jeu la santé et la sécurité physique et émotionnelle des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty international soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent oubliées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d&#039;une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autres les droits de l&#039;enfant, en l&#039;occurrence: le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détentions pour mineurs, le rapport souligne en premier lieu, le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au delà des problèmes &amp;quot;matériels&amp;quot; qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport placent le problème encore plus haut, dans &amp;quot;l&#039;absence persistante de toute volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négation pure et simple de leurs existences&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugement, l&#039;incarcération des mineurs dans les quartiers pénitenciers réservés aux adultes, parfois même avec les plus dangereux d&#039;entre eux, le manque de personnel formé de manière adaptée, la surpopulation, ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent détenus dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité et donc nuisent gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux, à cela s&#039;ajoute l&#039;absence ou une insignifiance de structures d&#039;enseignement, d&#039;installations sportives et de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation, font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure ou elle se fait en dehors du respect de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant. Malgré tout, il semble que dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qu&#039;en est-il de la Suisse?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention et l&#039;encadrement des mineurs à fait l&#039;objet de discours et de différents débats à l&#039;intérieur du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 janvier 2002, dans un discours, Monsieur Daniel Zappelli (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550108/41/550108_41_partie4.asp), procureur général évoque la nécessité impérative de créer des lieux supplémentaires de détention pour mineurs afin d&#039;éviter qu&#039;ils se retrouvent  placés dans des prisons pour adultes et &amp;quot;qu&#039;ils ne soient privés de l&#039;encadrement adéquat&amp;quot;. Ce discours rappelle que le nombre de mineurs incarcérés est en augmentation depuis les 6 dernières années et qu&#039;il est donc important d&#039;avoir une réflexion sur la justice que l&#039;on offre. On ne manque pas de rappeler que &amp;quot;la justice n&#039;est pas que pénale&amp;quot;, et ce n&#039;est qu&#039;en gardant ceci à l&#039;esprit que l&#039;on peut faire évoluer les conditions de traitement et de prise en charge des mineurs.&lt;br /&gt;
Il est absolument nécessaire que la justice se voit mettre à disposition les moyens adéquats pour exercer son pouvoir d&#039;une manière efficace et respectueuse des droits de l&#039;homme et de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril 2002, c&#039;est M. Remy Pagani qui fait une interpellation au Conseil d&#039;Etat au sujet du suivi des adolescents enfermés à Champ-Dollon (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550107/33/550107_33_partie15.asp). Une situation qui ne permet le séparation stricte d&#039;avec les adultes, ce qui au contraire à la convention internationale des droits de l&#039;enfant. De plus ces mineurs, dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés, ne disposent de surcroit d&#039;aucun encadrement éducatif particulier. A ceci la Conseillère d&#039;Etat Michel Spoerri répondra par le même souci et la conscience de la nécessité d&#039;améliorer les conditions de détention des mineurs et leur prise en charge, en l&#039;occurrence, par l&#039;agrandissement de la Clairière et la volonté d&#039;y placer des éducateurs supplémentaires. Seulement ces mesures semblent assez légères dans la mesure ou nous verrons plus tard, que l&#039;agrandissemnt de la Clairière n&#039;est pas assez &amp;quot;grand&amp;quot;, tous les mineurs présents à Champ-Dollon ne pourront pas y entrer, et les propositions de postes supplémentaires ne semblent pas aboutir, ou en tout cas pas assez rapidement étant donné l&#039;urgence de la situation. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sujet étudié a fait l&#039;objet de deux rapports annuels de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux rapports, le premier de M. Hugues Hiltpold, année parlementaire 2002-2003,(http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550302/7/550302_7_partie8.asp) sur le thème de la détention et de l&#039;encadrement des mineurs et le second de Mme Anita Cuenod, 1ère année de la législature 2001-2005, ((http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550204/16/550204_16_partie32.asp) font de états de problèmes très similaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y parle  de Champ Dollon, comme d&#039;un bâtiment vétuste, ayant des besoins évidents &amp;quot;d&#039;aménagements et de rafraichissements&amp;quot;. Ce lieu qui ne semble pas approprié que ce soit pour des mineurs ou des adultes. Pourtant, au moment où le débat concernant le deuxième rapport à lieu, 27 mineurs étaient présents dans ces murs! La Clairière étant trop petite pour accueillir tous les mineurs placés, et les travaux d&#039;agrandissement tardant à commencer, les conditions semblent peu propices à une amélioration de la situation qui constitue pourtant une réelle urgence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sous-jacent à cette situation, nous retrouvons le problème du traitement de la jeunesse déviante. Est-il normal que le nombre de mineurs placés en détention ne cesse de croitre alors que la justice ne se dit pas uniquement pénale?  C&#039;est M. Remy Pagani qui soulève cette question de fond, qui semble-t-il, ne passe pas souvent au premier plan lors des débats au Grand Conseil.&lt;br /&gt;
On rappellera les décisions prises 4 ans auparavant qui n&#039;ont pas été appliquées, notamment l&#039;abolition de la promiscuité mineurs-majeurs à la prison de Champ-Dolllon. Si cette promiscuité n&#039;a pas été abolie, elle est d&#039;autant plus alarmante que ces jeunes placés en compagnie d&#039;adultes, sont isolés dans des quartiers ou bien souvent se trouvent des personnes &amp;quot;encore plus déviantes qu&#039;eux, notamment des pédophiles&amp;quot;. M. Pagani soulève ici un question importante qui est celle de la cohérence du traitement des mineurs incarcérés. Le but de l&#039;incarcération est-elle la prise d&#039;un risque pour la santé et l&#039;équilibre, surement déjà précaire de ces enfants? &lt;br /&gt;
Si l&#039;agrandissment de la prison de Champ-Dollon est une solution à la surpopulation carcérale, Mme Esther Adler rappelle que des solutions plus &amp;quot;profondes&amp;quot; sont à chercher dans le fonctionnement même du système de traitement des criminels. Effectivement, il serait opportun de réfléchir aux conditions de détentions des mineurs et aux propositions de prise en charge et aux améliorations à y apporter. Se contenter de faire de Champ-Dollon un lieu plus vaste va-t-il permettre un meilleur traitement des mineurs délinquants?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, si les mineurs qui sont placés à La Clairière sont un peu mieux lotis, on soulignera la présence de gardien de prison en plus des éducateurs. Cette présence est perçue comme une volonté de promouvoir la répression plutôt que des mesures éducatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble que la surpopulation des centres de détentions pour mineurs serait due au manque de volonté des juges de trouver de mesures plus adéquates pour le traitement des mineurs délinquants. La prison serait utilisée commune solution de facilité, ce qui une fois encore apparait contraire aux articles édictés par les droits de l&#039;enfant. Il ferait partie du rôle du gouvernement d&#039;encourager les juges à trouver des peines plus adéquates que la mise en détention, on citera les mesures d&#039;utilité publique en exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour reprendre les propos de M. Hiltpold et M. Mauris, &amp;quot;Michel Foucault considère (...) que l&#039;on juge une société par l&#039;état de ses prisons&amp;quot; et dans cette optique, c&#039;est &amp;quot;une honte pour notre société moderne de laisser ainsi des jeunes en rupture aux côtés d&#039;idoles du crime (...) avec des gardiens en guise d&#039;infirmiers et des délinquants en guise de camarades.&amp;quot; Cette situation relate un réel disfonctionnement de la société actuelle et probablement un manque de volonté à prendre en main la situation, de tout mettre en oeuvre pour y remédier, étant donné que le Conseil d&#039;Etat ne semble pas suivre les recommandations émises par la commission au terme de son rapport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias suisses s&#039;intéressent eux aussi au problème. Notre attention s&#039;est portée sur une émission de swissinfo par Anne Rubin titrée &#039;&#039;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&#039;&#039; le 02 décembre 2003. (Cf résumé). Les médias aussi s&#039;inquiètent de la présence de plusieurs mineurs dans des prisons pour adultes, des lieux &amp;quot;inadaptés&amp;quot; à l&#039;accueil de jeunes personnes en développement. De plus, pour ne pas améliorer la situation, la Clairière est toujours trop petite, et on rappelle que l&#039;agrandissement en cours n&#039;a pas été prévu assez conséquent pour accueillir les nombreux mineurs placés entre autre a Champ-Dollon. Ce dernier constat est fait par les autorités genevoises elles-mêmes.&lt;br /&gt;
Cette détention en compagnie d&#039;adultes semblent d&#039;autant plus inquiétante qu&#039;elle ne permet pas de répondre à une volonté d&#039;offrit aux mineurs détenus une prise en charge particulière et éducative qui préparerait le terrain à une réinsertion dans la société. Le jeune, qu&#039;il soit délinquant ou non, à le droit à ce qu&#039;on lui prépare un avenir et qu&#039;on lui donne les atouts pour y arriver, cependant, dans de telles conditions de détention, dans cette &amp;quot;école du crime&amp;quot; comme l&#039;appelle M. Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD), on peut imaginer que c&#039;est plutôt la récidive qui sera favoriser la réinsertion du jeune. (DEDE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Réalité Suisse et genevoise: de la prise en charge à la maltraitance&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes délinquants et criminels. Les centres de détention ont comme but de protéger les mineurs, pour cela on a jugé bon de les séparer de la société. La société est représentée par le groupe dominant qui fixe les règles et les normes à respecter. Les individus qui ne respectent pas ces normes sont montrés du doigt et mis en marge.  Cette société a peur de ces déviants, elle craint que les jeunes délinquants &amp;quot;infectent&amp;quot; le reste de la société qui est encore saine. Pour suivre cet objectif, la société a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code pénal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de liberté doit exercer une action éducative sur les personnes privée de liberté et préparer le retour à la vie libre. Enfermement doit être un moyen pour le délinquant ou le criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger le jeunes en donnant une réponse aux actes violents ou délictueux. Ces lois doivent punire mais pas maltraiter les déviants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 60 se sont crées les premières prisons pour mineurs. On sépare déjà depuis le 19ème les détenus majeurs des mineurs. On veut éviter les mélanges qui ne sont pas bénéfiques pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitements. Durant le 19ème l&#039;enfant a une certaine valeur qu&#039;il ne faut pas gâcher. Comme les philanthropes, on préfère les mettre au travail. On veut les redresser et en faire des citoyens utiles pour la sociéte.&lt;br /&gt;
Vers la fin du 19ème et durant le 20me siècle on retourne vers un enfermement des déviants. Les mineurs sont mis dans des familles, des maisons de corrections et parfois aussi, par faute de place ou pour des cas problématiques, dans des prisons pour majeurs. Même si cela est sensé être à titre exceptionnel on retrouve presque constamment quelques mineurs dans ces établissement où ils n&#039;ont pourtant rien à faire.&lt;br /&gt;
St-Antoine était la prison qui avait le plus servi à Genève depuis le 1712, date de sa construction. Elle passa le relais à Champ-Dollon en 1977. Depuis le début du 20ème siècle, et jusqu&#039;à nos jours, on trouve des mineurs dans des lieux prévus uniquement pour des majeurs. Des faits qu l&#039;on retrouve dans le travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, par Chloé MEIER et Sébastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995, mais également dans les statistiques actuelles de Champ-Dollon ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby actuel directeur de la prison préventive la Croisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairière&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre éducatif pour adolescents. Les mineurs y sont détenus pour des périodes courtes,  allant de 1 jours à 1 an. Cependant, la création de la Clairière ne résoud pas le problème, car on retrouve systématiquement des mineurs dans les établissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple à Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tirés des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;année 2003 peuvent nous donner une image de l&#039;ampleur du phénomène.&lt;br /&gt;
Durant l&#039;année 2003 à Champ-Dollon :&lt;br /&gt;
*2&#039;551 personnes ont été incarcérées soit:&lt;br /&gt;
*2&#039;347 hommes dont 281 mineurs&lt;br /&gt;
*204 femmes dont 8 mineurs  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons déjà exliqué, l&#039;enfermement de mineurs dans des prison constitue déjà, en tant que tel, une sorte de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039;. Cette dernière est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelques années la situation c&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview. Il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. En effet, les leaders n&#039;hésitent pas à monter certains détenus contre d&#039;autres. On retrouve aussi de la maltraitanc contre les éducateurs, qui subissent des agressions verbales et parfois même physiques de la part des jeunes détenus. Les jeunes se sentent tout puissants et n&#039;ont plus de limites dans leur paroles et leur agissement physique. Cette maltraitance exercée par les mineurs sur l&#039;autorité de la prison, également rapportée par M. Aeby (directeur de la préventive la Croisée VD et ancien educateur à la Clairière), est un problème important mais que nous n&#039;allons pas traiter dans ce travail. Les débordements en question ont poussé la direction de la Clairère à faire venir des gardiens de Champ-Dollon (il faudra préciser dans une autre partie les différentes structures en place acctuellement en Suisse, comme Champ Dollon...). &amp;quot;L&#039;expérience inverse est une réalité depuis une trentaine d&#039;années. On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Le nouveau cadre dans lequel ils se retrouvent ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins strictes&amp;quot;(rapporté de l&#039;inteview donné au courrier). La sécurité dans ces prisons pour majeurs est bien plus renforcée, ainsi que le sont la répression et l&#039;isolement. Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de Torrente,J, &amp;quot;La maltraitance&amp;quot;,hommes et perspectives. Cette ouvrage traite des effets psychologiques due à la maltraitance . Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La strucure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. Les structures dont les mineurs auraient tant besoin sont absentes. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière (REFERENCE). Depuis de nombreuses années des mineurs sont détenus tant dans la prisons de Champ-Dollon qu&#039;à la maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc (GE). Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est aujourd&#039;hui devenue la norme. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissemnet privatifs de liberté pour adultes contrevient directement à plusieurs conventions internationnales dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs. &lt;br /&gt;
Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dû à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation. (DEDE) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux (lesquels?, faire référence à ce qui a été cité avant). Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot; C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD). &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; (REFERENCE: est-ce un entretien? Si c&#039;est le cas il faudra présenter votre mtéhodologie!) ( A developper) M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux, mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer. ( A developper) Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. En effet, en fin d&#039;année 2003, 43 mineurs étaient placés dans des prisons pour adultes, dont 31 à Genève. Mais ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droits de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle? [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toute les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissement pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus dédut mai 2006 la surpopulation est devenue intolérable (peut-être rapporter les événements). Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. En effet Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, les personnes incarcérées sont actuellement autour des 500. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable. Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inaugurée le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine (voire surpeuplée selon les périodes). Le problème est donc loin d&#039;être résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires. &lt;br /&gt;
La surpopulation et les maltraitances plus généralement sont des freins pour le développement des mineurs. [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, il risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les ojectifs ( quels sont ces objectifs?) que tentent d&#039;atteindre les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineur à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dûes à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie. &amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subit pas de mauvais traitements durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Afin que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby, directeur de la Croisée)( expliciter un peu ce que pourrait être cette coopération ou pqoi elle n&#039;existe pas maintenant) &lt;br /&gt;
Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance à de l&#039;influence sur le développement, l&#039;image du corps est modifié par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation ou le suicide. Pour éviter de tel abus,notamment sexuels, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélanger dans les cellules et lors des douches (comme nous l&#039;a rapporté le directeur de la Croisée durant son interview). Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visite que les majeurs ( quel suivi en plsu faudrait-il? mesures éducatives, loisirs, scolarisation, ...). Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y perd du temps de visite, mineurs inclus. (DEDE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Actualité: Champ-Dollon et ses récentes émeutes&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En février 2005, les députés du Grand Conseil votaient un crédit d&#039;étude de 1,3 millions de francs pour l&#039;agrandissement de l&#039;établissement pénitentiaire. A ce moment-là, la prison de Champ-Dollon comptait 438 détenus pour 270 places. &lt;br /&gt;
Furieux de ces conditions, les détenus ont manifestés durant les journées du 30 avril et du 1 mai, refusant de réintégrer leurs cellules après la promenade. Malheureusement, des violences ont été commises lundi. Selon Constantin Franziskakis, une trentaine de détenus se seraient défoulés sur le matériel de la prison. A la fin de la journée, le constat était de trois blessés.  &lt;br /&gt;
Laurent Moutinot, le chef du Département des institutions, promet de punir les auteurs de violence, mais également de prêter une oreille attentive à leur revendications, bien que, d&#039;après lui, les problèmes énoncés découlent de la situation de surpeuplement.&lt;br /&gt;
Les détenus manifestaient non seulement contre les conditions de surpopulation, mais surtout contre les arrestations brutales des forces de l&#039;ordre et contre les périodes de détention provisoire qui excède régulièrement la durée des peines prononcées. En effet, le nombre de dossiers traités pour condamnation est passé de 2600 en 2003 à 4300en 2005.&lt;br /&gt;
La Ligue suisse de droits de l&#039;homme se montre solidaire avec les détenus, pointant le doigt sur la lenteur de la Chambre d&#039;accusation genevoise. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais le problème n&#039;est pas proprement genevois. Si Champ-Dollon souffre aujourd&#039;hui de surpopulation, c&#039;est aussi parce que de nombreux détenus attendent leur transfert vers une prison d&#039;un autre canton. En 2005, la Suisse comptait plus de 6000 détenus. Sur les 122 prisons nationales, 27 affichaient complet et 14 souffraient de surpopulation. [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Champ-Dollon, comme nous l’avons déjà mentionné, compte près de 500 détenus, à la place de 270 prévus à cet effet ! Cette situation est désagréable autant pour les personnes qui y travaillent que pour les prisonniers, qui se marchent dessus. La sécurité générale est amoindrie, les personnes étouffent. Puisque, en plus d’être confinés à plusieurs dans une cellule, les prisons étant pleines à craquer, les places de travail en ateliers manquent. Certains prisonniers se trouvent enfermés 23 heures sur 24 dans leur cellule. Alors, les prisonniers se révoltent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais cette surpopulation avait déjà entraîné à Genève une certaine prise de conscience en mars 2006 : le conseil d’état ouvre un crédit de 18 millions de francs pour un projet de construction d&#039;une nouvelle structure de détention à Puplinge, village situé à côté de Jussy, vers le site de Champ-Dollon. Cette structure devrait voir le jour en 2007 : les travaux commençant normalement en février prochain pour s’achever en décembre 2007. Mais cette structure ne prévoit que 64 places supplémentaires mais aussi des places de travail. Cela viendra bien évidemment soulager la surpopulation de Champ-Dollon dont les prisonniers sont victimes depuis déjà de nombreuses années mais cela suffira-t-il pour « faire taire » ces détenus étouffés ? L’autorité genevoise craignait ces plaintes depuis longtemps, ces dernières viennent d’ailleurs confirmer la mesure d’urgence à prendre, et la nécessité de donner aux détenus un minimum de confort le plus rapidement possible. Confort qui amoindrira les actes violents en prison et donnera aux prisonniers de quoi occuper leurs journées par une mise en place d’ateliers obligatoire. (AURELIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Plus aucun mineur ne sera incarcéré à Champ-Dollon&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Depuis le 20 avril, plus aucun mineur n&#039;est détenu à Champ-Dollon. Habituellement, entre zéro et onze mineurs y étaient enfermés. Mais suite aux violences qui ont eu lieu dans la prison surpeuplée, les mineurs seront détenus à La Clairière. Cependant, bien que cette dernière se soit agrandit, apssant de 15 à 30 places en 2005, elle risque également d&#039;être surpeuplée. &amp;quot;Entre deux maux, nous avons choisi le moindre&amp;quot;, a dit M. Franziskakis, directeur de l&#039;office pénitentiaire. En effet, les mineurs seront plus en sécurité dans une Clairière surpeuplée de quelques unités qu&#039;à Champ-Dollon en mutinerie. Ce transfert permettera également une prise en charge adéquate, puisque La Clairière ne détient que des mineurs. [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Les prisons (EST-CE VRAIMENT LES PRISONS?) ont souvent meilleur temps de veiller à ce que les informations ne filtrent pas dans les médias. On retrouve très rarement le terme maltraitance dans un article sur la prison. On décrit souvent les conditions sans pour autant les qualifier de mauvais traitement. Le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Cela n&#039;est pas une manière de lui rendre service. Un jeune qui a déjà de nombreux problèmes doit encore être exclu du système scolaire. Cette isolement (OU EXCLUSION?) n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur. &lt;br /&gt;
Solutions possibles à élaborer &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Petites idées de questionnement notamment pour la conlusion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération de mineurs, en faire un principe absolu? décriminaliser les délits commis par les mineurs pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs existe, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. Solutions alternatives souvent insuffisantes, pas assez souples Peut on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave Quelques idées d&#039;alternatives à l&#039;incarcération: familles d accueil [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3962</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3962"/>
		<updated>2006-06-10T14:57:25Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : /* Analyse */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Introduction==&lt;br /&gt;
Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge à travers les époques, et nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier . A l&#039;heure actuelle, il existe en Suisse plusieurs centres de détention pour mineurs comme par exemple La Clairière à Vernier (GE), mais pour cause de surnombre, certains mineurs peuvent aussi être placés dans des prison pour adultes, comme c&#039;est le cas à Champ-Dollon. Entre surpopulation et prise en charge qui ne respecte pas les droits de l&#039;enfant, nous nous sommes demandés si les structures carcérales étaient réellement  aptes à prendre en charge les mineurs de manière adéquate et respectueuse de leurs développment.  &lt;br /&gt;
Après un temps de réflexion et la lecture de différents ouvrages, nous avons pris le parti de partir du principe la place d&#039;un mineur n&#039;est pas en prison. Des lors qu&#039;un mineur est incarcéré, nous pouvons parler de maltraitance, un première forme de maltraitance à laquelle s&#039;ajoutent des condtions des détentions pas toujours respectueuses des conventions internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter..&lt;br /&gt;
Nous commencerons (1) par la revue de littérature, faisant une synthèse des ouvrages que nous avons lus. Puis, dans un souci de clarté, nous définirons dans un premier temps les (2)concepts utilisés: mineurs, maltraitance et prison. En partant de ses différentes définitions nous essayerons de mettre en lumière la (3)construction du problème social des mineurs en prisons et les différents acteurs qui s&#039;y intéressent. (4)Puis, nous nous sommes appuyés sur l&#039;actualité afin de penser les tableaux de la situation actuelle en Suisse romande, en évoquant toutes formes de maltraitance subies par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. (5)Nous nous sommes également intéressés aux événements récents à Champ-Dollon et à leur raison d&#039;être. [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Revue de litterature==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Torrente, J,&#039;&#039;&#039;date&#039;&#039;&#039; &amp;quot;La Maltraitance&amp;quot;, Hommes et perspectives&lt;br /&gt;
*Temps présent du jeudi 17 février 2005, &amp;quot;En taule&amp;quot;.&lt;br /&gt;
*Travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, Chloé MEIER, Sébastien AEBY, &amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises&amp;quot;, mars 1995.&lt;br /&gt;
*Amnesty International, &amp;quot;Enfants torturés,des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. Rapport annuel 2000&lt;br /&gt;
*Amnesty International, &amp;quot;Les mauvais traitments dans les centres de détentions et autres institutions&amp;quot;. AGIR, www.amnesty.asso.fr.&lt;br /&gt;
*Rubin Anne, &amp;quot;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&amp;quot;. Swiss info 2.12.03&lt;br /&gt;
*Débats au Grand Conseil: disocurs du procureur général 31.02.02 + interpellation de M. Rémy Pagani: suivi des adolescents à Champ-Dollon, 25.04.02 + Rapport annuel de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, année parlementaire 2002-2003 + Rapport de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, 1ère année de la législature 2001-2003. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre de J. Torrente sur la maltraitance m&#039;a permis d&#039;avoir une meilleure connaissance de ce sujet. Cette approche interdisciplinaire donne une image des différents problèmes que cause la maltraitance. Dans notre travail, nous sommes partis du principe qu&#039;enfermer c&#039;est maltraiter, Nous avons donc tenté d&#039;en apprendre plus sur les effets néfastes au niveau psychologique que peuvent causer les mauvais traitements.&lt;br /&gt;
Comme nous avons choisi de traiter de la maltraitance dans les institutions de détentions suisses et plus précisément romandes. Nous avons consulté des documents traitants de la question. Le document audiovisuel, &amp;quot;temps présent&amp;quot; nous a montré deux prisons préventives dans les cantons de Vaud où l&#039;on peut souvent retrouver des mineurs. Ce document additionné à la visite de la Croisée (prison décrite dans le documentaire temps présent) nous a donn une bonne idée des conditions de vie d&#039;un détenu mineur ou majeur dans une prison suisse. Ce cadre, qui est d&#039;après nous une des causes de la maltraitances sur les mineurs. Pour décrire cette ambiance, le travail de recherche de M. Aeby retrace l&#039;historique de l&#039;univers carcéral genevois depuis la fin du 19ème siècle. De la prison St Antoine à la prison actuelle de Champ-Dollon, il a toujours retrouvé des mineurs dans ces établissements alors qu&#039;ils n&#039;y avaient rien à faire. Les conditions décrites ne sont bien sûr pas adaptées à un mineur en développement. L&#039;aspect théorique du concept de maltraitance était important, mais il fallait aussi que nous puissions voir et connaître davantage les lieux qui cause le problème dont nous traitons.&lt;br /&gt;
Internet à aussi été d&#039;une grande aide pour nous. Les sites web des prisons sont intéressants car, ils ont permis d&#039;avoir des renseignements très actuels. Il fallait recourir à cela car les chiffres concerner les prisons ne paressent que trop rarement dans les médias. Le net nous a aussi permis de trouver des articles de journaux qui traite de la maltraitance. Ce média représente une source d&#039;information gigantesque, mais ce qui si trouve n&#039;est pas toujours pertinent et vérifiable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
------------------------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Observation International des Prisons. (1998). &amp;quot;enfant en prison&amp;quot;. France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Cappelaere,G. (2000). &amp;quot;enfants privés de liberté, droits et réalités&amp;quot; Ed. Jeunesse et Droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Vinsonneau,G.(2000) &amp;quot;Culture et comportement&amp;quot;.Ed. Armand Colin&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Zambeaux, E. (2001). &amp;quot;en prison avec des ados&amp;quot;. Ed. Denoel impacts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Chronique de la violence ordinaire, une collection de Christophe Nick&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* Au premier faux pas, un film de Patrick Benquet&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La première lecture, et mes connaissances préalables sont tirées du premier semestre du cours  « Déviances sociales et intégrations individuelles » donné par M. Ruchat. Ensuite, je me suis basé sur différentes lectures et documentaires audiovisuelles.&lt;br /&gt;
On m’a proposé de lire le livre « enfants privés de liberté, droits et réalité » écrit par Geert Cappelaere et Anne Granjean. Malheureusement, je n’ai pu jeter qu’un coup d’œil à ce livre qui semble être une source d’informations pertinentes. Il serait donc intéressant de s’y pencher s’il fallait poursuivre cette recherche.&lt;br /&gt;
« Enfant en prison » est un rapport international que dresse un bilan sur les conditions de détention des mineurs dans 51 pays. Il a été écrit en 1998 par l’Observatoire international des prisons. Il a l’avantage d’offrir une vision globale, autant à l’échelle des pays que des traitements sur mineurs. Cependant, je ne me suis que très peu appuyé sur ce livre, car nous voulions pour ce travail donné une vision locale (Genève) des conditions de détention, ainsi que creuser le concept de maltraitance, et ce livre ne le permettait qu’à petite dose. &lt;br /&gt;
Le livre de Vinsonneau n&#039;est pas un manuel qui traite de délinquance, de maltraitance, mais plutôt de culture et de comportements. C&#039;est un livre sur les rapports interculturelles entre les individus. En annexe, on trouve un glossaire de concepts tiré de différents courants de la psychologie. J&#039;ai pensé que cela pourrait nous aider. Maintenant, je ne sais pas c&#039;est vraiment utile.&lt;br /&gt;
Le livre de Zambeaux, écrit en 2001, est un livre qui permet au lecteur d’entrée dans les prisons de France, dans les quartiers réservé aux mineurs. Chaque année la république incarcère environ 7000 mineurs par an et 700 d’entre eux y réside en permanence. L’auteur, un journaliste a rencontré ces jeunes derrière les barreaux et leur donne la parole. Les mots de ces derniers sont souvent crus, décrivant la réalité carcérale, ces principes, ces « plaisirs », mais rarement ces difficultés, car on sent à travers leurs récits qu’elles est quotidienne. Bien que certains continuent à jouer les dures, le journaliste décèle ces parcelles d’humanité qui  survive dans de tels lieux. Zambeaux fait le tour des problèmes ; les prisons hors la loi, la loi entre codétenus, les drogues et médicaments à profusion, l’enseignement précaire, le statut non reconnue des adolescentes incarcérés. Il donne aussi la parole aux surveillants, matons, éducateurs et directeurs, chacun tenant un discours propre. Le bilan est loin d’être positif pour ces jeunes qui séjournent en prison. Et le nombre de mineurs en détention ne cesse d’augmenter ! Le livre est complété par deux annexes qui donnent des résultats chiffrés sur l’incarcération des mineurs en France et du fonctionnement dans les prisons. &lt;br /&gt;
J’ai aussi visionné deux reportages. Un sur la violence, qui m’a renforcé ma culture générale à ce thème : Chronique de la violence ordinaire, une collection de Christophe Nick. Le deuxième s’accordait mieux avec notre problématique. Ce documentaire s’appelle « Au premier faux pas », un film de Patrick Benquet.  Il décrit la vie de jeunes dans un centre de réinsertion en France. Ce lieu est leur ultime chance, après ce sera la prison. L’intérêt de ce documentaire réside dans l’opportunité qui est offert à ces jeunes avant de se retrouver en prison, ça permet de  comparer la vie dans un centre de réinsertion et un centre pénitencier, de peser les avantages et inconvénients, de regarder la maltraitance sous un autre angle.&lt;br /&gt;
(Benoit)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
André Lienhard&lt;br /&gt;
suite à venir.....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
------------------------&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rubin, Anne (2003) article publié sur le site de la TSR &#039;&#039; La détention des mineurs: un casse-tête Suisse&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet aricle permet de faire un état des lieux général de la situation actuelle en Suisse. Il explique le problème de surpopulation et les mesures qui ont été prises de part et d&#039;autre. De plus, il contient des informations sur le Code Pénal Suisse en ce qui concerne les mineurs, et fait le point sur les différentes idées en ce qui concerne le changement de durée de peines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Questions de recherche==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Depuis quand parle-t-on de maltraitance des mineurs ? &lt;br /&gt;
* Maltraitance sur mineurs dans les prisons, est-ce une réalité ?&lt;br /&gt;
* qu&#039;est ce que la maltraitance en prison pour les mineurs? négligeance, coups, harcèlement?   &lt;br /&gt;
* quel genre, niveau, quelle fréquence?&lt;br /&gt;
* Comment les mineurs en prison sont-ils protégés de la maltraitance?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Méthodologie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de répondre aux questions concernant la présence des mineurs en prison, nous avons décidé de partir sur le terrain afin de voir les choses de plus près. Nous avons eu l&#039;occasion d&#039;avoir un entretien avec M. Sebastier Aeby, &lt;br /&gt;
directeur de la prison préventive de La Croisée, dans le canton de VD. Nous avons choisi ensemble des quesitons qui nous semblaient pertinentes (cf méthodologie de groupe) et avons profité de l&#039;entretien pour visiter la prison et obserer les conditions de détention. &lt;br /&gt;
Bien que cette interview ne soit pas le fondement de notre article, il nous a servi pour panser un état des lieux actuel en Suisse romande. &lt;br /&gt;
Nous nous sommes également basés sur le cours du premier semestre, qui lui, nous a permi de retracer les conditions de détention des mineurs et d&#039;en voir l&#039;évolution.  [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Limites de la méthode===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Analyse==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définition de quelques concepts&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Définitions: [[mineur]], [[maltraitanc]] et [[prisons]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La législation relative à l’âge minimal constitue l’un des aspects essentiels de la protection de l’enfant. L’ incohérence actuelle en ce qui concerne les limites d’âges fixées pour l’exercice des droits et devoirs des enfants, selon les domaines, a de toute évidence des effets discriminatoires. Les enfants n’ont pas le droit de voter, mais peuvent être emprisonnés. L’opinion selon laquelle la délinquance des jeunes devrait être traitée par le même biais que le système de justice pénale pour adultes recontre un assentiment quasi universel. Sur le plan légal, les enfants en dessous d’un certain âge ne sont pas considérés comme responsables. S’il y a accord sur le principe, la définition de cette limite d’âge varie cependant d’un pays à l’autre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Critères de définition de l’âge adulte -  quelques limites d’âge pour l’exercice des droits et devoirs des enfants en Suisse sont :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Scolarité obligatoire : de six à quinze ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Age minimal d’admision à l’èmploi : quinze ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Age minimal pour l’emprisonnement : quinze ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- L’âge minimal d’exercice du droit de vote: dix-huit ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;la maltraitance&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance infantile , passive et active, affecte directement les valeurs fondamentales de l’humanité. Le respect des droits de l’homme (et citoyen),et ceux des enfants en particulier, engage la responsabilité des politiques d’éducation, qui ne parviennent plus à endiguer une violence dont le caractère endémique n’en reste pas moins, par son aspect symbolique, un opérateur de développement personnel et communautaire. La notion de maltraitance englobe une problématique en reférénce à la tendence qui consiste à réduire la maltraitance à ses dimensions physiques, c’est-à-dire à de signes exteriéurs de reconnaissance. Mais nous savons que la maltraitance déborde bien souvent de ce cadre restreint et se compose de formes de violences psychiques tout aussi dommageables que les sévices corporels. Dans ce cas, la maltraitance psychique apparaît indépendamment de toute violence physique de la part du maltraitant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance est un concept large. Ce qui nous intéresse ici c’est la maltritance des enfants. Pour bien comprendre le concept de maltraitance il faut conaître plusquieurs définitions, en voici quelques unes: ( également cf dictionnaire de concepts)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon le vocabulaire de l&#039;action sociale : Mauvais traitements qu&#039;ils soient atteintes sexuelles, violences physiques, violences psychologiques, négligences graves dont sont victimes des enfants et des adolescents et plus largement des personnes vulnérables : femmes (violences conjugales), personnes âgées, parents (violence filiale). La maltraitance peut être intra-familiale ou se produire en établissement (violence institutionnelle).  La société a pris la mesure de ce phénomène il y a peu et a engagé des actions pour lutter contre celui-ci (loi du 10 juillet 1989 relative à la prévention des mauvais traitements à l&#039;égard des mineurs et à la protection de l&#039;enfance). (http://www.personnes-agees.gouv.fr/renseignements/vocabulaire.htm).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La définition de la Commission Jacques BARROT (Décembre 1988) désigne sous le vocable d&#039;enfants maltraités : &amp;quot; les enfants victimes, de la part de leurs parents ou d&#039;adultes en ayant la garde, soit de brutalités volontaires, soit d&#039;une absence intentionnelle de soins entraînant des lésions physiques ou troubles de l&#039;état général.&lt;br /&gt;
On y inclut également les enfants victimes de comportements plus difficiles à mettre en évidence, car ne laissant pas de trace physique : brutalités mieux contrôlées, comportements sadiques, manifestations de rejet, de mépris, d&#039;abandon affectif, exigences éducatives disproportionnées...&lt;br /&gt;
Leur retentissement sur le développement psychoaffectif de l&#039;enfant peut être aussi grave que celui des sévices corporels. &amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon l&#039;Article 19 de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant - (20 novembre 1989) : la maltraitance renvoie à &amp;quot; toute forme de violences, d&#039;atteinte ou de brutalités physiques et mentales, d&#039;abandon ou de négligences, de mauvais traitements ou d&#039;exploitation, y compris la violence sexuelle....&amp;quot; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;ODAS( Observatoire Décentralisée de l&#039;Action Sociale- 1993 ) distingue les enfants en &amp;quot; risque &amp;quot; des &amp;quot; enfants &amp;quot; maltraités : L&#039;enfant maltraité est celui qui est victime de violences physiques, cruauté mentale, abus sexuels, négligences lourdes ayant des conséquences graves sur son développement physique et psychologique ;l&#039;enfant en risque est celui qui connaît des conditions d&#039;existence qui risqent de mettre en danger sa santé, sa sécurité, sa moralité, son éducation, ou son entretien, mais qui n&#039;est pour autant pas maltraité.&lt;br /&gt;
Selon l&#039;ODAS les enfants en danger comprennent l&#039;ensemble des enfants en risque et des enfants maltraités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A quelle protection l&#039;enfant maltraite a-t-il droit ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfant a le droit à la protection de son corps contre les mauvais traitements physiques (coups et blessures) qui occasionnent des ecchymoses, hématomes, plaies, brûlures, fractures, ou encore des alopécies ; contre les mauvais traitements à caractère sexuel (viol ou attouchements) ; ainsi que les négligences lourdes (dénutrition, absence de soins médicaux, absence d&#039;hygiène, privation de confort matériel, etc...) .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfant a le droit à la protection de son équilibre psychologique contre toute forme de pressions ou de contraintes susceptibles de lui causer des troubles (menaces répétées, chantages, insultes, propos disqualifiants, brimades, humiliations verbales ou non verbales, marginalisation et dévalorisation systématique, exigences excessives ou disproportionnées par rapport à l&#039;âge de l&#039;enfant, consignes et injonctions éducatives contradictoires ou impossibles à respecter et conduisant à des troubles du comportement et à un sentiment d&#039;auto-dépréciation, etc...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfant a le droit à la protection de sa parole.  Les enfants sont des êtres sensibles qui ont des sentiments comme les autres mais aussi parce que les adultes ne sont pas les seuls à dire des vérités et parce que les enfants ont également leur mot à dire sur ce qu&#039;ils pensent et ce qu&#039;ils veulent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot; La protection et la défense des enfants constituent le devoir de tous ceux qui se reconnaissent en tant qu’êtres humains. En ce qui concerne l’assistance aux enfants victimes de la violence des adultes, le défit par lesquelles chacun- selon ses croyances et d’après ses competénces- puisse créer avec les enfants des conditions et des réponses pour prévenir et guérir les conséquences de la violence subie. (...) Il est temps que nos sociétés acceptent le fait que derrière chaque enfant ou adolescent délinquant, toxicomane, malade psychiatrique ou prostitué, il existe une histoire familiale et sociale d’abus de pouvoir et de violence de la part des adultes. Accepter cette réalité pourrait ouvrir de nouvelles possibilités de prévention de ces tragédies, leur vie en s´autodétruisant. &amp;quot; ( Barudy J., 1997).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;la prison&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon le dictionnaire, la prison est definie comme un lieu de détention. Un établissement clos aménagé pour recevoir des délinquants condamnés à une peine privative de liberté ou des prévenus en instance de jugement. C&#039;est le lieu de la &amp;quot;tare&amp;quot;&lt;br /&gt;
personalle ou sociale; clea existe et c&#039;est disuassif; mais la dissuasion fonctionnant plutôt efficacement , ele peut être rejetée loin de la conscience quotidienne.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans le Feuille d&#039;avis officielle (FAO, Genève) on peut trouvé quelque imformation sur la prison en Suisse:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- De l&#039;Office pénitentiaire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces dernières années, le domaine pénitentiaire genevois a fait l&#039;objet d&#039;une restructuration qui a abouti à la création, le 1er janvier 2001, de l&#039;Office pénitentiaire comprenant l&#039;ensemble des services et entités en charge d&#039;une personne détenue, qu&#039;elle soit majeure ou mineure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les mineurs, jeunes gens ou jeunes filles, il s&#039;agit de mettre à disposition des autorités judiciaires des lieux de détention adaptés. A titre principal, la direction de l&#039;Office pénitentiaire dispose de la Clairière, établissement de détention pour adolescents et adolescentes et, à titre subsidiaire, de la prison de Champ-Dollon et de la maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- La détention des délinquants mineurs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis plusieurs années, des mineurs sont détenus tant à la prison de Champ-Dollon qu&#039;à la Maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc. Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est devenue aujourd&#039;hui la règle et s&#039;aggrave. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissements privatifs de liberté pour adultes contrevient directement à plusieurs conventions internationales dont la Suisse est signataire qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs.&lt;br /&gt;
Par ailleurs l&#039;extension de la Clairière, qui devrait être terminée l&#039;an prochain, offrira une quinzaine de places de détention supplémentaires. Au vu de la situation actuelle, il faut craindre que le nombre de places soit vraisemblablement insuffisant.&lt;br /&gt;
La construction de nouveaux bâtiments destinés, d&#039;une part, à la détention des délinquants mineurs et, d&#039;autre part, à l&#039;exécution de mesures prononcées par les Tribunaux genevois, est envisagée. De plus, il faudra déterminer les besoins en matière de prise en charge éducative et assurer une coordination intersecteurs.&lt;br /&gt;
Cette réflexion s&#039;inscrira bien entendu dans le cadre du Concordat romand sur l&#039;exécution de la détention pénale des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bientraitance: un concept émergeant.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partant du principe que placer un mineur en prison est déjà une forme de maltraitance, nous allons tenter d&#039;éclaircir alors le concept de BIENTRAITANCE, qui devient de plus en plus présent dans les discours de tous les jours.&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, bientraiter un enfant est devenu un enjeu d&#039;humanité. Si le mot bientraitance est né, c&#039;est un signe de changement d&#039;attitude de la part d&#039;une société qui sans cesse tente de se remettre en question. Le concept de bientraitance a subi une transformation d&#039;une génération à une autre, aussi, dans les années 1980, bientraiter un enfant n&#039;apparaissait pas encore comme une évidence au sein de la famille. Aujourd&#039;hui,  on parle d&#039;une éducation qui se doit de favoriser l&#039;panouissement des enfants dans différents domaines, physique, affectif, cognitif et social. La famille est considérée comme le lieu privilégié permettant de favoriser cet épanouissement. Autrement dit, la bientraitance vise à la promotion et à la mise en place effective de pratiques éducatives et d&#039;attitudes qui soient garantes du bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
Alors, on ne doit pas seulement prévenir la maltraitance, mais aussi encourager une éducation qui permette à l&#039;enfant de donner le meilleur de lui-même.&lt;br /&gt;
La bientraitance d&#039;un enfant passe donc par son éducation, mais qui dit éducation, dit scolarisation. Le chemin d&#039;un enfant vers l&#039;cole est primordial, car à l&#039;cole, qui peut être considérée comme l&#039;une des principales instances de socialisation et de développement socio cognitif et socio affectif de l&#039;enfant, semble s&#039;inscrire dans le cadre global des attitudes favorables au bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon nombre d&#039;associations se mobilisent afin que chaque enfant ait droit à un  bon traitement dans la vie de tous les jours. Mais qu&#039;en est-il des enfants en prison, en institution ? On trouve dans le rapport d&#039;Amnesty International des recommandations pour la protection des enfants en détention telles que &amp;quot;les détenus mineurs doivent être séparés des adultes, sauf dans le cas de membres d&#039;une même famille&amp;quot;, ou encore &amp;quot;Le recours à la détention préventive pour les enfants doit se limiter à certaines circonstances exceptionnelles. Toute forme de détention doit être conforme à la norme internationale, qui veut qu&#039;un enfant ne soit placé en détention qu&#039;en dernier ressort et pour la durée la plus courte possible.&amp;quot; On se rend alors compte que le traitement des enfants en détention est un sujet qui préoccupe de plus en plus, et c&#039;est ainsi que des recommandations telles que celles-ci émergent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après une recherche effectuée par le service de protection judiciaire de la jeunesse en France, quelques constats ont été avancés : premièrement, un encadrement permanent, stable et formé, permet d&#039;laborer un suivi plus individualisé des mineurs. Le surveillant est alors le premier référent en détention. Deuxièmement, on souligne l&#039;importance des activités en détention, principalement des activités scolaires. On sait que le temps inactif passé en cellule peut engendrer des comportements violents. (AURELIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du problème social&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l&#039;on a choisi de montrer cette problématique à différentes époques de l&#039;histoire humaine, ce n&#039;est pas sans surmonter quelques difficultés. Plus on remonte dans le passé de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d&#039;égarement dû au manque d&#039;informations. C&#039;est pourquoi, nous commencerons avec la question de l&#039;enfermement pour nous mener à celle qui nous intéresse en particulier: la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfermement est un phénomène qui a toujours existé, et bien qu&#039;il ait pu prendre des formes différentes selon les époques, il n&#039;en reste pas moins que l&#039;enfermement fut, est et sera une réalité pour les mineurs.&lt;br /&gt;
Déjà au 5ème siècle, les couvents servaient entre autres de lieu d&#039;enfermement pour les enfants &amp;quot;déviants&amp;quot;. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de grand renfermement des pauvres entre le 16ème et 17ème siècle donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pecheur de ces hommes, femmes et enfants. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d&#039;un renouveau morale. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d&#039;enfermement par excellence, fit son apparition. Elle est apparue pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs pour les criminels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, il est intéressant de signaler l&#039;emergence du rapport de la bientraitance à la maltraitance dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème siècle, les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. La décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commencaient à s&#039;élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l&#039;expérience des galères pour les enfants et les femmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème siècle sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n&#039;arretait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.&lt;br /&gt;
Il y avait évidemment dans cette prolifération d&#039;idées des contradictions, dont certaines allaient avoir des répercussions sur notre objet d&#039;étude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
D&#039;un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. En effet, la théorie évolutionniste proposée par ce dernier suggère l&#039;idée que l&#039;individu est entièrement conçu avant de naître. Ce postulat pousse à croire que l&#039;humain ne va que manifester quelque chose d&#039;existant. A partir de cette conception, le traitement réservé &amp;quot;aux enfants vicieux&amp;quot; ou &amp;quot;aux criminels nés&amp;quot;,  tendait à les enfermer à vie, étant donné que leurs penchants délictueux étaient non seulement d&#039;origine héréditaire mais également immuables. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu&#039;elles ne puissent se reproduire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l&#039;autre côté, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L&#039;individu était maître de lui-même, insoumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous, faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, affirmant que l&#039;enfant naît fondamentalement bon et que la société le corrompt à mesure qu&#039;il grandit. il développa et défendit l&#039;idée de protéger l&#039;enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout aussi significative , celle de l&#039;éducabilité de l&#039;homme à travers le cas de l&#039;enfant sauvage de l&#039;Aveyron. En sortant cet enfant sauvage d&#039;un établissement réservé aux sourds pour lui offrir de meilleurs condition, le docteur invite le garçon à venir vivre chez lui. le docteur Itard croit en l&#039;éducabilité de Victor (nom donné à &amp;quot;l&#039;enfant sauvage&amp;quot;), et progressivement, grâce à des tests, des méthodes pédagogiques, Victor va apprendre, comprendre, parler, penser. Sans rentrer en détail dans cet évènement, on peut dire que l&#039;hypothèse du docteur, quant à l&#039;éducabilité de l&#039;homme, a été confirmé.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans un tel contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de &amp;quot;redressement&amp;quot;. L&#039;ouvrage de l&#039;Italien Cesare Beccaria intitulé &amp;quot;Des délits et des peines&amp;quot;, écrit en 1764, connaît un norme succès. Il demande des peines plus légères, plus humaines pour les prisonniers, et le contexte est suffisamment préparé à recevoir cette idée nouvelle. Cette fois la problématique passe d&#039;un stade primaire à second, son amplification à travers le média de l&#039;époque, c&#039;est-à-dire le livre, produit la publicité nécessaire à donner un nouvel élan à l&#039;amélioration des traitements dans les prisons. L&#039;établissement pénitencier prend une nouvelle définition, il devient &amp;quot;l&#039;école du peuple&amp;quot;, l&#039;idée est la suivante : rattraper la délinquance et de rééduquer l&#039;homme. Deux problèmes se posent à la suite de cette évolution des traitements. Premièrement, le mélange des genres en prison: hommes, femmes et enfants se côtoient dans un même établissement et l&#039;on craint d&#039;éventuelles contaminations morales. Deuxièmement, la question de l&#039;isolement devient problématique. Au lieu d&#039;un retour sur soi, l&#039;isolement donnait des résultats contraires, les hommes avaient plutôt tendance à &amp;quot;se perdre&amp;quot;, à devenir agressif, psychotique. A travers ces nouvelles problématiques, la société traita implicitement ces deux problèmes comme des formes de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le problème de ce genre vient raviver la question qui nous intéresse ici, c&#039;est-à-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et de ce fait illustre bien l&#039;intérêt qui existait déjà à cette époque pour le bon traitement de cette catégorie d&#039;individus. La prise en charge des mineurs prend alors une nouvelle direction, vers un établissement qui leur est dorénavant réservé, une &amp;quot;école de préservation&amp;quot;, autrement dit une prison pour mineurs ou une maison de correction. L&#039;établissement de Mettray, ouvert en 1860, en est le parfait exemple. Ils seront traités différemment, avec un peu plus de liberté, d&#039;espace, dans une atmosphère plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l&#039;esprit religieux qu&#039;on souhaite transmettre à ces jeunes ne sera pas oublié. Malgré tout, bien que les traitements aient changé, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent. (BENOIT)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qui s&#039;intéresse de nos jours à la maltraitance des mineurs en prison ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développement de l&#039;enfant et de son bon environnement est permanent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 a force de loi. En plus de la contrainte juridique, c&#039;est-à-dire le respect des articles, qu&#039;il impose aux signataires, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique résolument novateur en proposant une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être considéré comme acteur de sa propre vie. De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;intérêt supérieur de l&#039;enfant affirmé à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra retenir les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation. Toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noter qu&#039;une Convention engage les Etats signataires à mettre en oeuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certains nombres de droits édictés dans la convention peuvent s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains al?éas des articles s&#039;intéressent directement aux situations de détentions, à titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être basée sur l&#039;intérêt supérieur de celui-ci et tenir compte de son opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être protégé contre les immixtions dans sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondance et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son milieu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dans un établissement approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;avoir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaux respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que c&#039;est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise en détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises dirons-nous, conditions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution possible et d&#039;une durée aussi limitée que possible, il doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulière qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il semble que l&#039;application de ce droit doit être poursuivit même en détention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détention est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International oeuvre en faveur de tous les droits annoncés dans la Déclaration universelle des droits de l&#039;homme ainsi que dans d&#039;autres traités internationaux. L&#039;Organisation contribue à promouvoir le respect de l&#039;ensemble de ces droits, qu&#039;elle considère comme indivisibles et interdépendants, au moyen de différents types d&#039;action visant à informer et à sensibiliser le grand public, en développant l&#039;éducation aux droits humains et en faisant pression sur les gouvernements pour qu&#039;ils ratifient et appliquent les traités relatifs aux droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver par exemple une page concernant les mauvais traitements, qui vise à sensibiliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier texte,  on critique l&#039;enfermement des mineurs dans des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assurent pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détentions pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure ou ils seraient bien souvent vétustes et pourraient mettre en danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajouter à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfants vivent donc en dehors du respect de leur intimé et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dans des prisons réservés aux adultes, loin du respect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Ce mélange, qui représente un risque important pour les mineurs: violences sexuelles, physiques, et psychologiques, est d&#039;autant plus grave qu&#039;il s&#039;effectue dans des prisons, pour adultes, qui sont, dans la plupart des cas, elles aussi surpeuplées, comme c&#039;est le cas à la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui disposent que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, ceci afin de pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. La Suisse en fait partie. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention qui mettent en jeu la santé et la sécurité physique et émotionnelle des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty international soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent oubliées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d&#039;une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autres les droits de l&#039;enfant, en l&#039;occurrence: le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détentions pour mineurs, le rapport souligne en premier lieu, le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au delà des problèmes &amp;quot;matériels&amp;quot; qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport placent le problème encore plus haut, dans &amp;quot;l&#039;absence persistante de toute volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négation pure et simple de leurs existences&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugement, l&#039;incarcération des mineurs dans les quartiers pénitenciers réservés aux adultes, parfois même avec les plus dangereux d&#039;entre eux, le manque de personnel formé de manière adaptée, la surpopulation, ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent détenus dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité et donc nuisent gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux, à cela s&#039;ajoute l&#039;absence ou une insignifiance de structures d&#039;enseignement, d&#039;installations sportives et de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation, font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure ou elle se fait en dehors du respect de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant. Malgré tout, il semble que dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qu&#039;en est-il de la Suisse?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention et l&#039;encadrement des mineurs à fait l&#039;objet de discours et de différents débats à l&#039;intérieur du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 janvier 2002, dans un discours, Monsieur Daniel Zappelli (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550108/41/550108_41_partie4.asp), procureur général évoque la nécessité impérative de créer des lieux supplémentaires de détention pour mineurs afin d&#039;éviter qu&#039;ils se retrouvent  placés dans des prisons pour adultes et &amp;quot;qu&#039;ils ne soient privés de l&#039;encadrement adéquat&amp;quot;. Ce discours rappelle que le nombre de mineurs incarcérés est en augmentation depuis les 6 dernières années et qu&#039;il est donc important d&#039;avoir une réflexion sur la justice que l&#039;on offre. On ne manque pas de rappeler que &amp;quot;la justice n&#039;est pas que pénale&amp;quot;, et ce n&#039;est qu&#039;en gardant ceci à l&#039;esprit que l&#039;on peut faire évoluer les conditions de traitement et de prise en charge des mineurs.&lt;br /&gt;
Il est absolument nécessaire que la justice se voit mettre à disposition les moyens adéquats pour exercer son pouvoir d&#039;une manière efficace et respectueuse des droits de l&#039;homme et de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril 2002, c&#039;est M. Remy Pagani qui fait une interpellation au Conseil d&#039;Etat au sujet du suivi des adolescents enfermés à Champ-Dollon (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550107/33/550107_33_partie15.asp). Une situation qui ne permet le séparation stricte d&#039;avec les adultes, ce qui au contraire à la convention internationale des droits de l&#039;enfant. De plus ces mineurs, dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés, ne disposent de surcroit d&#039;aucun encadrement éducatif particulier. A ceci la Conseillère d&#039;Etat Michel Spoerri répondra par le même souci et la conscience de la nécessité d&#039;améliorer les conditions de détention des mineurs et leur prise en charge, en l&#039;occurrence, par l&#039;agrandissement de la Clairière et la volonté d&#039;y placer des éducateurs supplémentaires. Seulement ces mesures semblent assez légères dans la mesure ou nous verrons plus tard, que l&#039;agrandissemnt de la Clairière n&#039;est pas assez &amp;quot;grand&amp;quot;, tous les mineurs présents à Champ-Dollon ne pourront pas y entrer, et les propositions de postes supplémentaires ne semblent pas aboutir, ou en tout cas pas assez rapidement étant donné l&#039;urgence de la situation. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sujet étudié a fait l&#039;objet de deux rapports annuels de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux rapports, le premier de M. Hugues Hiltpold, année parlementaire 2002-2003,(http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550302/7/550302_7_partie8.asp) sur le thème de la détention et de l&#039;encadrement des mineurs et le second de Mme Anita Cuenod, 1ère année de la législature 2001-2005, ((http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550204/16/550204_16_partie32.asp) font de états de problèmes très similaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y parle  de Champ Dollon, comme d&#039;un bâtiment vétuste, ayant des besoins évidents &amp;quot;d&#039;aménagements et de rafraichissements&amp;quot;. Ce lieu qui ne semble pas approprié que ce soit pour des mineurs ou des adultes. Pourtant, au moment où le débat concernant le deuxième rapport à lieu, 27 mineurs étaient présents dans ces murs! La Clairière étant trop petite pour accueillir tous les mineurs placés, et les travaux d&#039;agrandissement tardant à commencer, les conditions semblent peu propices à une amélioration de la situation qui constitue pourtant une réelle urgence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sous-jacent à cette situation, nous retrouvons le problème du traitement de la jeunesse déviante. Est-il normal que le nombre de mineurs placés en détention ne cesse de croitre alors que la justice ne se dit pas uniquement pénale?  C&#039;est M. Remy Pagani qui soulève cette question de fond, qui semble-t-il, ne passe pas souvent au premier plan lors des débats au Grand Conseil.&lt;br /&gt;
On rappellera les décisions prises 4 ans auparavant qui n&#039;ont pas été appliquées, notamment l&#039;abolition de la promiscuité mineurs-majeurs à la prison de Champ-Dolllon. Si cette promiscuité n&#039;a pas été abolie, elle est d&#039;autant plus alarmante que ces jeunes placés en compagnie d&#039;adultes, sont isolés dans des quartiers ou bien souvent se trouvent des personnes &amp;quot;encore plus déviantes qu&#039;eux, notamment des pédophiles&amp;quot;. M. Pagani soulève ici un question importante qui est celle de la cohérence du traitement des mineurs incarcérés. Le but de l&#039;incarcération est-elle la prise d&#039;un risque pour la santé et l&#039;équilibre, surement déjà précaire de ces enfants? &lt;br /&gt;
Si l&#039;agrandissment de la prison de Champ-Dollon est une solution à la surpopulation carcérale, Mme Esther Adler rappelle que des solutions plus &amp;quot;profondes&amp;quot; sont à chercher dans le fonctionnement même du système de traitement des criminels. Effectivement, il serait opportun de réfléchir aux conditions de détentions des mineurs et aux propositions de prise en charge et aux améliorations à y apporter. Se contenter de faire de Champ-Dollon un lieu plus vaste va-t-il permettre un meilleur traitement des mineurs délinquants?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, si les mineurs qui sont placés à La Clairière sont un peu mieux lotis, on soulignera la présence de gardien de prison en plus des éducateurs. Cette présence est perçue comme une volonté de promouvoir la répression plutôt que des mesures éducatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble que la surpopulation des centres de détentions pour mineurs serait due au manque de volonté des juges de trouver de mesures plus adéquates pour le traitement des mineurs délinquants. La prison serait utilisée commune solution de facilité, ce qui une fois encore apparait contraire aux articles édictés par les droits de l&#039;enfant. Il ferait partie du rôle du gouvernement d&#039;encourager les juges à trouver des peines plus adéquates que la mise en détention, on citera les mesures d&#039;utilité publique en exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour reprendre les propos de M. Hiltpold et M. Mauris, &amp;quot;Michel Foucault considère (...) que l&#039;on juge une société par l&#039;état de ses prisons&amp;quot; et dans cette optique, c&#039;est &amp;quot;une honte pour notre société moderne de laisser ainsi des jeunes en rupture aux côtés d&#039;idoles du crime (...) avec des gardiens en guise d&#039;infirmiers et des délinquants en guise de camarades.&amp;quot; Cette situation relate un réel disfonctionnement de la société actuelle et probablement un manque de volonté à prendre en main la situation, de tout mettre en oeuvre pour y remédier, étant donné que le Conseil d&#039;Etat ne semble pas suivre les recommandations émises par la commission au terme de son rapport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias suisses s&#039;intéressent eux aussi au problème. Notre attention s&#039;est portée sur une émission de swissinfo par Anne Rubin titrée &#039;&#039;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&#039;&#039; le 02 décembre 2003. (Cf résumé). Les médias aussi s&#039;inquiètent de la présence de plusieurs mineurs dans des prisons pour adultes, des lieux &amp;quot;inadaptés&amp;quot; à l&#039;accueil de jeunes personnes en développement. De plus, pour ne pas améliorer la situation, la Clairière est toujours trop petite, et on rappelle que l&#039;agrandissement en cours n&#039;a pas été prévu assez conséquent pour accueillir les nombreux mineurs placés entre autre a Champ-Dollon. Ce dernier constat est fait par les autorités genevoises elles-mêmes.&lt;br /&gt;
Cette détention en compagnie d&#039;adultes semblent d&#039;autant plus inquiétante qu&#039;elle ne permet pas de répondre à une volonté d&#039;offrit aux mineurs détenus une prise en charge particulière et éducative qui préparerait le terrain à une réinsertion dans la société. Le jeune, qu&#039;il soit délinquant ou non, à le droit à ce qu&#039;on lui prépare un avenir et qu&#039;on lui donne les atouts pour y arriver, cependant, dans de telles conditions de détention, dans cette &amp;quot;école du crime&amp;quot; comme l&#039;appelle M. Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD), on peut imaginer que c&#039;est plutôt la récidive qui sera favoriser la réinsertion du jeune. (DEDE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Réalité Suisse et genevoise: de la prise en charge à la maltraitance&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes délinquants et criminels. Les centres de détention ont comme but de protéger les mineurs, pour cela on a jugé bon de les séparer de la société. La société est représentée par le groupe dominant qui fixe les règles et les normes à respecter. Les individus qui ne respectent pas ces normes sont montrés du doigt et mis en marge.  Cette société a peur de ces déviants, elle craint que les jeunes délinquants &amp;quot;infectent&amp;quot; le reste de la société qui est encore saine. Pour suivre cet objectif, la société a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code pénal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de liberté doit exercer une action éducative sur les personnes privée de liberté et préparer le retour à la vie libre. Enfermement doit être un moyen pour le délinquant ou le criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger le jeunes en donnant une réponse aux actes violents ou délictueux. Ces lois doivent punire mais pas maltraiter les déviants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 60 se sont crées les premières prisons pour mineurs. On sépare déjà depuis le 19ème les détenus majeurs des mineurs. On veut éviter les mélanges qui ne sont pas bénéfiques pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitements. Durant le 19ème l&#039;enfant a une certaine valeur qu&#039;il ne faut pas gâcher. Comme les philanthropes, on préfère les mettre au travail. On veut les redresser et en faire des citoyens utiles pour la sociéte.&lt;br /&gt;
Vers la fin du 19ème et durant le 20me siècle on retourne vers un enfermement des déviants. Les mineurs sont mis dans des familles, des maisons de corrections et parfois aussi, par faute de place ou pour des cas problématiques, dans des prisons pour majeurs. Même si cela est sensé être à titre exceptionnel on retrouve presque constamment quelques mineurs dans ces établissement où ils n&#039;ont pourtant rien à faire.&lt;br /&gt;
St-Antoine était la prison qui avait le plus servi à Genève depuis le 1712, date de sa construction. Elle passa le relais à Champ-Dollon en 1977. Depuis le début du 20ème siècle, et jusqu&#039;à nos jours, on trouve des mineurs dans des lieux prévus uniquement pour des majeurs. Des faits qu l&#039;on retrouve dans le travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, par Chloé MEIER et Sébastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995, mais également dans les statistiques actuelles de Champ-Dollon ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby actuel directeur de la prison préventive la Croisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairière&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre éducatif pour adolescents. Les mineurs y sont détenus pour des périodes courtes,  allant de 1 jours à 1 an. Cependant, la création de la Clairière ne résoud pas le problème, car on retrouve systématiquement des mineurs dans les établissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple à Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tirés des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;année 2003 peuvent nous donner une image de l&#039;ampleur du phénomène.&lt;br /&gt;
Durant l&#039;année 2003 à Champ-Dollon :&lt;br /&gt;
*2&#039;551 personnes ont été incarcérées soit:&lt;br /&gt;
*2&#039;347 hommes dont 281 mineurs&lt;br /&gt;
*204 femmes dont 8 mineurs  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons déjà exliqué, l&#039;enfermement de mineurs dans des prison constitue déjà, en tant que tel, une sorte de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039;. Cette dernière est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelques années la situation c&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview. Il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. En effet, les leaders n&#039;hésitent pas à monter certains détenus contre d&#039;autres. On retrouve aussi de la maltraitanc contre les éducateurs, qui subissent des agressions verbales et parfois même physiques de la part des jeunes détenus. Les jeunes se sentent tout puissants et n&#039;ont plus de limites dans leur paroles et leur agissement physique. Cette maltraitance exercée par les mineurs sur l&#039;autorité de la prison, également rapportée par M. Aeby (directeur de la préventive la Croisée VD et ancien educateur à la Clairière), est un problème important mais que nous n&#039;allons pas traiter dans ce travail. Les débordements en question ont poussé la direction de la Clairère à faire venir des gardiens de Champ-Dollon (il faudra préciser dans une autre partie les différentes structures en place acctuellement en Suisse, comme Champ Dollon...). &amp;quot;L&#039;expérience inverse est une réalité depuis une trentaine d&#039;années. On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Le nouveau cadre dans lequel ils se retrouvent ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins strictes&amp;quot;(rapporté de l&#039;inteview donné au courrier). La sécurité dans ces prisons pour majeurs est bien plus renforcée, ainsi que le sont la répression et l&#039;isolement. Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de Torrente,J, &amp;quot;La maltraitance&amp;quot;,hommes et perspectives. Cette ouvrage traite des effets psychologiques due à la maltraitance . Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La strucure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. Les structures dont les mineurs auraient tant besoin sont absentes. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière (REFERENCE). Depuis de nombreuses années des mineurs sont détenus tant dans la prisons de Champ-Dollon qu&#039;à la maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc (GE). Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est aujourd&#039;hui devenue la norme. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissemnet privatifs de liberté pour adultes contrevient directement à plusieurs conventions internationnales dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs. &lt;br /&gt;
Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dû à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation. (DEDE) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux (lesquels?, faire référence à ce qui a été cité avant). Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot; C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD). &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; (REFERENCE: est-ce un entretien? Si c&#039;est le cas il faudra présenter votre mtéhodologie!) ( A developper) M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux, mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer. ( A developper) Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. En effet, en fin d&#039;année 2003, 43 mineurs étaient placés dans des prisons pour adultes, dont 31 à Genève. Mais ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droits de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle? [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toute les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissement pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus dédut mai 2006 la surpopulation est devenue intolérable (peut-être rapporter les événements). Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. En effet Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, les personnes incarcérées sont actuellement autour des 500. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable. Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inaugurée le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine (voire surpeuplée selon les périodes). Le problème est donc loin d&#039;être résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires. &lt;br /&gt;
La surpopulation et les maltraitances plus généralement sont des freins pour le développement des mineurs. [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, il risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les ojectifs ( quels sont ces objectifs?) que tentent d&#039;atteindre les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineur à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dûes à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie. &amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subit pas de mauvais traitements durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Afin que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby, directeur de la Croisée)( expliciter un peu ce que pourrait être cette coopération ou pqoi elle n&#039;existe pas maintenant) &lt;br /&gt;
Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance à de l&#039;influence sur le développement, l&#039;image du corps est modifié par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation ou le suicide. Pour éviter de tel abus,notamment sexuels, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélanger dans les cellules et lors des douches (comme nous l&#039;a rapporté le directeur de la Croisée durant son interview). Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visite que les majeurs ( quel suivi en plsu faudrait-il? mesures éducatives, loisirs, scolarisation, ...). Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y perd du temps de visite, mineurs inclus. (DEDE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Actualité: Champ-Dollon et ses récentes émeutes&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En février 2005, les députés du Grand Conseil votaient un crédit d&#039;étude de 1,3 millions de francs pour l&#039;agrandissement de l&#039;établissement pénitentiaire. A ce moment-là, la prison de Champ-Dollon comptait 438 détenus pour 270 places. &lt;br /&gt;
Furieux de ces conditions, les détenus ont manifestés durant les journées du 30 avril et du 1 mai, refusant de réintégrer leurs cellules après la promenade. Malheureusement, des violences ont été commises lundi. Selon Constantin Franziskakis, une trentaine de détenus se seraient défoulés sur le matériel de la prison. A la fin de la journée, le constat était de trois blessés.  &lt;br /&gt;
Laurent Moutinot, le chef du Département des institutions, promet de punir les auteurs de violence, mais également de prêter une oreille attentive à leur revendications, bien que, d&#039;après lui, les problèmes énoncés découlent de la situation de surpeuplement.&lt;br /&gt;
Les détenus manifestaient non seulement contre les conditions de surpopulation, mais surtout contre les arrestations brutales des forces de l&#039;ordre et contre les périodes de détention provisoire qui excède régulièrement la durée des peines prononcées. En effet, le nombre de dossiers traités pour condamnation est passé de 2600 en 2003 à 4300en 2005.&lt;br /&gt;
La Ligue suisse de droits de l&#039;homme se montre solidaire avec les détenus, pointant le doigt sur la lenteur de la Chambre d&#039;accusation genevoise. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais le problème n&#039;est pas proprement genevois. Si Champ-Dollon souffre aujourd&#039;hui de surpopulation, c&#039;est aussi parce que de nombreux détenus attendent leur transfert vers une prison d&#039;un autre canton. En 2005, la Suisse comptait plus de 6000 détenus. Sur les 122 prisons nationales, 27 affichaient complet et 14 souffraient de surpopulation. [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Champ-Dollon, comme nous l’avons déjà mentionné, compte près de 500 détenus, à la place de 270 prévus à cet effet ! Cette situation est désagréable autant pour les personnes qui y travaillent que pour les prisonniers, qui se marchent dessus. La sécurité générale est amoindrie, les personnes étouffent. Puisque, en plus d’être confinés à plusieurs dans une cellule, les prisons étant pleines à craquer, les places de travail en ateliers manquent. Certains prisonniers se trouvent enfermés 23 heures sur 24 dans leur cellule. Alors, les prisonniers se révoltent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais cette surpopulation avait déjà entraîné à Genève une certaine prise de conscience en mars 2006 : le conseil d’état ouvre un crédit de 18 millions de francs pour un projet de construction d&#039;une nouvelle structure de détention à Puplinge, village situé à côté de Jussy, vers le site de Champ-Dollon. Cette structure devrait voir le jour en 2007 : les travaux commençant normalement en février prochain pour s’achever en décembre 2007. Mais cette structure ne prévoit que 64 places supplémentaires mais aussi des places de travail. Cela viendra bien évidemment soulager la surpopulation de Champ-Dollon dont les prisonniers sont victimes depuis déjà de nombreuses années mais cela suffira-t-il pour « faire taire » ces détenus étouffés ? L’autorité genevoise craignait ces plaintes depuis longtemps, ces dernières viennent d’ailleurs confirmer la mesure d’urgence à prendre, et la nécessité de donner aux détenus un minimum de confort le plus rapidement possible. Confort qui amoindrira les actes violents en prison et donnera aux prisonniers de quoi occuper leurs journées par une mise en place d’ateliers obligatoire. (AURELIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Plus aucun mineur ne sera incarcéré à Champ-Dollon&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Depuis le 20 avril, plus aucun mineur n&#039;est détenu à Champ-Dollon. Habituellement, entre zéro et onze mineurs y étaient enfermés. Mais suite aux violences qui ont eu lieu dans la prison surpeuplée, les mineurs seront détenus à La Clairière. Cependant, bien que cette dernière se soit agrandit, apssant de 15 à 30 places en 2005, elle risque également d&#039;être surpeuplée. &amp;quot;Entre deux maux, nous avons choisi le moindre&amp;quot;, a dit M. Franziskakis, directeur de l&#039;office pénitentiaire. En effet, les mineurs seront plus en sécurité dans une Clairière surpeuplée de quelques unités qu&#039;à Champ-Dollon en mutinerie. Ce transfert permettera également une prise en charge adéquate, puisque La Clairière ne détient que des mineurs. [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Les prisons (EST-CE VRAIMENT LES PRISONS?) ont souvent meilleur temps de veiller à ce que les informations ne filtrent pas dans les médias. On retrouve très rarement le terme maltraitance dans un article sur la prison. On décrit souvent les conditions sans pour autant les qualifier de mauvais traitement. Le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Cela n&#039;est pas une manière de lui rendre service. Un jeune qui a déjà de nombreux problèmes doit encore être exclu du système scolaire. Cette isolement (OU EXCLUSION?) n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur. &lt;br /&gt;
Solutions possibles à élaborer &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Petites idées de questionnement notamment pour la conlusion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération de mineurs, en faire un principe absolu? décriminaliser les délits commis par les mineurs pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs existe, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. Solutions alternatives souvent insuffisantes, pas assez souples Peut on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave Quelques idées d&#039;alternatives à l&#039;incarcération: familles d accueil [[Utilisateur:Juliewyler|Juliewyler]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3755</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
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		<updated>2006-06-03T12:07:42Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : /* Revue de litterature */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Introduction==&lt;br /&gt;
Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge, du travail agricole ou au placement en maison de correction du 19eme sciècle, nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier . A l&#039;heure actuelle, il existe en Suisse, plusieurs centres de détention pour mineurs (par exemple La Clairière à Vernier (GE)), mais pour cause de surnombre, certains mineurs peuvent aussi être placés dans des prison pour adultes (Champ-Dollon). Entre surpopulation et prise en charge qui ne respecte pas les droits de l&#039;enfat, nous nous sommes demandés si les structures carcérales étaient réellement  aptes à prendre en charge les mineurs de manière adéquate et respectueuse de leurs développment.  &lt;br /&gt;
Après un temps de reflexion et la lecture de différents ouvrages, nous avons pris le parti de partir du principe la place d&#039;un mineur n&#039;es tpas en prison. Des lors qu&#039;un mineur est incarcéré, nous pouvons parler de maltraitance, un première forme de maltraitance à laquelle s&#039;ajoutent des condtions des détentions pas toujours respectueuses des convetion internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter..&lt;br /&gt;
Nous commencerons (1) par la revue de littérature, faisant une synthèse des ouvrages que nous avons lus. Puis, dans un souci de clarté, nous définirons dans un premier temps les (2)concetps utilisés: mineurs, maltraitance et prison. En partant de ses différentes définitions nous essayerons de mettre en lumière la (3)construction du problème social des mineurs en prisons et les différents acteurs qui s&#039;y intéresse. (4)Puis, nous nous sommes appuyés sur l&#039;actualité afin de penser les tableaux de la situation actuelle en Suisse romande, en évoquant toutes formes de maltraitance subies par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. (5)Nous nous sommes également intéressés aux événements récents à Champ-Dollon et à leur raison d&#039;être. (JULIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Revue de litterature==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Torrente, J, &amp;quot;La Maltraitance&amp;quot;, Hommes et perspectives&lt;br /&gt;
*Temps présent du jeudi 17 février 2005, &amp;quot;En taule&amp;quot;.&lt;br /&gt;
*Travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, Chloé MEIER, Sébastien AEBY, &amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises&amp;quot;, mars 1995.&lt;br /&gt;
*Amnesty International, &amp;quot;Enfants torturés,des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. Rapport annuel 2000&lt;br /&gt;
*Amnesty International, &amp;quot;Les mauvais traitments dans les centres de détentions et autres institutions&amp;quot;. AGIR, www.amnesty.asso.fr.&lt;br /&gt;
*Rubin Anne, &amp;quot;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&amp;quot;. Swiss info 2.12.03&lt;br /&gt;
*Débats au Grand Conseil: disocurs du procureur général 31.02.02 + interpellation de M. Rémy Pagani: suivi des adolescents à Champ-Dollon, 25.04.02 + Rapport annuel de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, année parlementaire 2002-2003 + Rapport de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil, 1ère année de la législature 2001-2003. &lt;br /&gt;
(MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre de J. Torrente sur la maltraitance m&#039;a permis d&#039;avoir une meilleure connaissance de ce sujet. Cette approche interdisciplinaire donne une image des différents problèmes que cause la maltraitance. Dans notre travail, nous sommes partis du principe qu&#039;enfermer c&#039;est maltraiter, Nous avons donc tenté d&#039;en apprendre plus sur les effets néfastes au niveau psychologique que peuvent causer les mauvais traitements.&lt;br /&gt;
Comme nous avons choisi de traiter de la maltraitance dans les institutions de détentions suisses et plus précisément romandes. Nous avons consulté des documents traitants de la question. Le document audiovisuel, &amp;quot;temps présent&amp;quot; nous a montré deux prisons préventives dans les cantons de Vaud où l&#039;on peut souvent retrouver des mineurs. Ce document additionné à la visite de la Croisée (prison décrite dans le documentaire temps présent) nous a donn une bonne idée des conditions de vie d&#039;un détenu mineur ou majeur dans une prison suisse. Ce cadre, qui est d&#039;après nous une des causes de la maltraitances sur les mineurs. Pour sécire cette ambiance, le travail de recherche de M. Aeby retrace l&#039;historique de l&#039;univers carcéral genevois depuis la fin du 19ème siècle. De la prison St Antoine à la prison actuelle de Champ-Dollon, l&#039;a toujours retrouvé des mineurs dans ces établissements alors qu&#039;ils n&#039;y avaient rien à faire. Les conditions décrites ne sont bien sûr pas adapté à un mineur en développement. L&#039;aspect théorique du concept de maltraitance était important, mais il fallait aussi que nous puissions voir et connaître davantage les lieux qui cause le problème dont nous traitons.&lt;br /&gt;
Internet à aussi été d&#039;une grande aide pour nous. Les sites web des prisons sont intéressants car, ils ont permis d&#039;avoir des renseignements très actuels. Il fallait recourir à cela car les chiffres concerner les prisons ne paressent que trop rarement dans les médias. Le net nous a aussi permis de trouver des articles de journaux qui traite de la maltraitance. Ce média représente une source d&#039;information gigantesque, mais ce qui si trouve n&#039;est pas toujours pertinent et vérifiable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
André Lienhard&lt;br /&gt;
suite à venir.....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Questions de recherche==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Depuis quand parle-t-on de maltraitance des mineurs ? &lt;br /&gt;
* Maltraitance sur mineurs dans les prisons, est-ce une réalité ?&lt;br /&gt;
* qu&#039;est ce que la maltraitance en prison pour les mineurs? négligeance, coups, harcèlement?   &lt;br /&gt;
 &amp;gt;quel genre, niveau, quelle frèquence?&lt;br /&gt;
* Comment les mineurs en prison sont-ils protégés de la maltraitance?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Méthode==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Analyse==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définition de quelques concepts&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Définitions: mineurs, maltraitance et prisons&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bientraitance: un concept émergeant.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partant du principe que placer un mineur en prison est déjà une forme de maltraitance, nous allons tenter d&#039;éclaircir alors le concept de BIENTRAITANCE, qui devient de plus en plus présent dans les discours de tous les jours.&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, bientraiter un enfant est devenu un enjeu d&#039;humanité. Si le mot bientraitance est né, c&#039;est un signe de changement d&#039;attitude de la part d&#039;une société qui sans cesse tente de se remettre en question. Le concept de bientraitance a subi une transformation d&#039;une génération à une autre, aussi, dans les années 1980, bientraiter un enfant n&#039;apparaissait pas encore comme une évidence au sein de la famille. Aujourd&#039;hui,  on parle d&#039;une éducation qui se doit de favoriser l&#039;panouissement des enfants dans différents domaines, physique, affectif, cognitif et social. La famille est considérée comme le lieu privilégié permettant de favoriser cet épanouissement. Autrement dit, la bientraitance vise à la promotion et à la mise en place effective de pratiques éducatives et d&#039;attitudes qui soient garantes du bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
Alors, on ne doit pas seulement prévenir la maltraitance, mais aussi encourager une éducation qui permette à l&#039;enfant de donner le meilleur de lui-même.&lt;br /&gt;
La bientraitance d&#039;un enfant passe donc par son éducation, mais qui dit éducation, dit scolarisation. Le chemin d&#039;un enfant vers l&#039;cole est primordial, car à l&#039;cole, qui peut être considérée comme l&#039;une des principales instances de socialisation et de développement socio cognitif et socio affectif de l&#039;enfant, semble s&#039;inscrire dans le cadre global des attitudes favorables au bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon nombre d&#039;associations se mobilisent afin que chaque enfant ait droit à un  bon traitement dans la vie de tous les jours. Mais qu&#039;en est-il des enfants en prison, en institution ? On trouve dans le rapport d&#039;Amnesty International des recommandations pour la protection des enfants en détention telles que &amp;quot;les détenus mineurs doivent être séparés des adultes, sauf dans le cas de membres d&#039;une même famille&amp;quot;, ou encore &amp;quot;Le recours à la détention préventive pour les enfants doit se limiter à certaines circonstances exceptionnelles. Toute forme de détention doit être conforme à la norme internationale, qui veut qu&#039;un enfant ne soit placé en détention qu&#039;en dernier ressort et pour la durée la plus courte possible.&amp;quot; On se rend alors compte que le traitement des enfants en détention est un sujet qui préoccupe de plus en plus, et c&#039;est ainsi que des recommandations telles que celles-ci émergent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après une recherche effectuée par le service de protection judiciaire de la jeunesse en France, quelques constats ont été avancés : premièrement, un encadrement permanent, stable et formé, permet d&#039;laborer un suivi plus individualisé des mineurs. Le surveillant est alors le premier référent en détention. Deuxièmement, on souligne l&#039;importance des activités en détention, principalement des activités scolaires. On sait que le temps inactif passé en cellule peut engendrer des comportements violents. (AUREL)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du problème social&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l&#039;on a choisi de montrer cette problématique à différentes époques de l&#039;histoire humaine, ce n&#039;est pas sans surmonter quelques difficultés. Plus on remonte dans le passé de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d&#039;garement du au manque d&#039;informations. C&#039;est pourquoi, nous commencerons avec la question de l&#039;enfermement pour nous mener à celle qui nous intéresse en particulier: la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfermement est un phénomène qui a toujours existé, et bien qu&#039;il ait pu prendre des formes différentes selon les époques, il n&#039;en reste pas moins que l&#039;enfermement fut, est et sera une réalité pour les mineurs.&lt;br /&gt;
Déjà au 5ème siècle, les couvents servaient entre autres de lieu d&#039;enfermement pour les enfants &amp;quot;déviants&amp;quot;. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de grand renfermement des pauvres entre le 16ème et 17ème siècle donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pecheur de ces hommes, femmes et enfants. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d&#039;un renouveau morale. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d&#039;enfermement par excellence, fit son apparition. Elle est apparue pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs pour les criminels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, il est intéressant de signaler l&#039;emergence du rapport de la bientraitance à la maltraitance dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème siècle, les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. La décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commencaient à s&#039;élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l&#039;expérience des galères pour les enfants et les femmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème siècle sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n&#039;arretait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.&lt;br /&gt;
Il y avait évidemment dans cette prolifération d&#039;idées des contradictions, dont certaines allaient avoir des répercussions sur notre objet d&#039;étude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
D&#039;un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. En effet, la théorie évolutionniste proposée par ce dernier suggère l&#039;idée que l&#039;enfant (CHERCHER PHRASE ADEQUATE) entièrement avant de naître était prise au sérieux. A partir de cette conception, le traitement réservé &amp;quot;aux enfants vicieux&amp;quot; ou &amp;quot;aux criminels nés&amp;quot;,  tendait à les enfermer à vie, étant donné que leurs penchants délictueux étaient non seulement d&#039;origine héréditaire mais également immuables. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu&#039;elles ne puissent se reproduire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l&#039;autre côté, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L&#039;individu était maître de lui-même, insoumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, affirmant que l&#039;enfant naît fondamentalement bon et que c&#039;est la société qui le corrompt. il développa et défendit l&#039;idée de protéger l&#039;enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout aussi significative , celle de l&#039;éducabilité de l&#039;homme à travers le cas de l&#039;enfant sauvage de l&#039;Aveyron. (EXPLICITER)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un tel contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de &amp;quot;redressement&amp;quot;. L&#039;ouvrage de l&#039;Italien Cesare Beccaria intitulé &amp;quot;Des délits et des peines&amp;quot;, écrit en 1764, connaît un norme succès. Il demande des peines plus l?g?res, plus humaines pour les prisonniers, et le contexte est suffisamment pr?t ? recevoir cette id?e nouvelle. Cette fois la probl?matique passe d?un stade primaire ? second, son amplification ? travers le m?dia de l?poque, c?est-?-dire le livre, produit la publicit? n?cessaire ? donner un nouvel ?lan ? l?am?lioration des traitements dans les prisons. Deux probl?mes se posent ? la suite de cette premi?re ?volution des traitements. Premi?rement, le m?lange des genres en prison: hommes, femmes et enfants se c?toient dans un m?me ?tablissement et l?on craint d?ventuelles ? contaminations morales ?. Deuxi?mement, la question de l?isolement devient probl?matique. (EXPLICITER) &lt;br /&gt;
La soci?t? interpr?te et traite implicitement ces deux probl?mes comme des formes de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le probl?me de genre vient raviver la question qui nous int?resse ici, c?est-?-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et ce fait illustre bien l?int?r?t qui existait d?j? ? cette ?poque pour le bon traitement de cette cat?gorie d?individus. La prise en charge des mineurs prend alors une nouvelle direction, vers un ?tablissement qui leur est dor?navant r?serv?, une ?cole de pr?servation, autrement dit une prison pour mineurs ou une maison de correction. Ils seront trait?s diff?remment, avec un peu plus de libert?, d?espace, dans une atmosph?re plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l?esprit religieux qu?on souhaite transmettre ? ces jeunes ne sera pas oubli?. Malgr? tout, bien que les traitements aient chang?, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent. (BENOIT)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qui s&#039;intéresse de nos jours ? la maltraitance des mineurs en prison ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développement de l&#039;enfant et de son bon environnement est permanent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 a force de loi. En plus de la contrainte juridique, c&#039;est-à-dire le respect des articles, qu&#039;il impose aux signataires, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique résolument novateur en proposant une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être considéré comme acteur de sa propre vie. De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;intérêt supérieur de l&#039;enfant affirmé à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra retenir les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation. Toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noter qu&#039;une Convention engage les Etats signataires à mettre en oeuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certains nombres de droits édictés dans la convention peuvent s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains al?éas des articles s&#039;intéressent directement aux situations de détentions, à titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être bas?e sur l&#039;intérêt supérieur de celui-ci et tenir compte de son opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être prot&amp;quot;gé contre les immixtions dans sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondance et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son milieu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dans un établissement approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;avoir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaux respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que c&#039;est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise en détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises dirons-nous, conditions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution possible et d&#039;une durée aussi limitée que possible, il doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulière qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il semble que l&#039;application de ce droit doit être poursuivit même en détention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détention est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International oeuvre en faveur de tous les droits annoncés dans la Déclaration universelle des droits de l&#039;homme ainsi que dans d&#039;autres traités internationaux. L&#039;Organisation contribue à promouvoir le respect de l&#039;ensemble de ces droits, qu&#039;elle considère comme indivisibles et interdépendants, au moyen de différents types d&#039;action visant à informer et à sensibiliser le grand public, en développant l&#039;éducation aux droits humains et en faisant pression sur les gouvernements pour qu&#039;ils ratifient et appliquent les traités relatifs aux droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver par exemple une page concernant les mauvais traitements, qui vise à sensibiliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier texte,  on critique l&#039;enfermement des mineurs dans des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assurent pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détentions pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure ou ils seraient bien souvent vétustes et pourraient mettre en danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajouter à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfants vivent donc en dehors du respect de leur intimé et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dans des prisons réservés aux adultes, loin du respect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Ce mélange, qui représente un risque important pour les mineurs: violences sexuelles, physiques, et psychologiques, est d&#039;autant plus grave qu&#039;il s&#039;effectue dans des prisons, pour adultes, qui sont, dans la plupart des cas, elles aussi surpeuplées, comme c&#039;est le cas à la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui disposent que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, ceci afin de pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. La Suisse en fait partie. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention qui mettent en jeu la santé et la sécurité physique et émotionnelle des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty international soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent oubliées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d&#039;une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autres les droits de l&#039;enfant, en l&#039;occurrence: le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détentions pour mineurs, le rapport souligne en premier lieu, le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au delà des problèmes &amp;quot;matériels&amp;quot; qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport placent le problème encore plus haut, dans &amp;quot;l&#039;absence persistante de toute volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négation pure et simple de leurs existences&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugement, l&#039;incarcération des mineurs dans les quartiers pénitenciers réservés aux adultes, parfois même avec les plus dangereux d&#039;entre eux, le manque de personnel formé de manière adaptée, la surpopulation, ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent détenus dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité et donc nuisent gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux, à cela s&#039;ajoute l&#039;absence ou une insignifiance de structures d&#039;enseignement, d&#039;installations sportives et de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation, font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure ou elle se fait en dehors du respect de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant. Malgré tout, il semble que dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qu&#039;en est-il de la Suisse?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention et l&#039;encadrement des mineurs à fait l&#039;objet de discours et de différents débats à l&#039;intérieur du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 janvier 2002, dans un discours, Monsieur Daniel Zappelli (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550108/41/550108_41_partie4.asp), procureur général évoque la nécessité impérative de créer des lieux supplémentaires de détention pour mineurs afin d&#039;éviter qu&#039;ils soient placés dans des prisons pour adultes et &amp;quot;qu&#039;ils ne soient privés de l&#039;encadrement adéquat&amp;quot;. Ce discours rappelle que le nombre de mineurs incarcérés est en augmentation depuis les 6 dernières années et qu&#039;il est donc important d&#039;avoir une réflexion sur la justice que l&#039;on offre. On ne manque pas de rappeler que &amp;quot;la justice n&#039;est pas que pénale&amp;quot; et c&#039;est en en gardant ceci à l&#039;esprit qu&#039;il faut essayer de faire évoluer les choses principalement pour les mineurs&lt;br /&gt;
Il est absolument nécessaire de mettre des moyens à disposition de la justice afin qu&#039;elle puisse exercer son pouvoir d&#039;une manière efficace et respectueuse des droits de l&#039;homme et de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril 2002, c&#039;est M. Remy Pagani qui fait une interpellation au Conseil d&#039;Etat au sujet du suivi des adolescents enfermés à Champ-Dollon (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550107/33/550107_33_partie15.asp). Une situation qui ne permet le séparation stricte d&#039;avec les adultes, ce qui au contraire à la convention internationale des droits de l&#039;enfant. De plus ces mineurs, dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés, ne disposent de surcroit d&#039;aucun encadrement éducatif particulier. A ceci la Conseillère d&#039;Etat Michel Spoerri répondra par le même souci et la conscience de la nécessité d&#039;améliorer les conditions de détention des mineurs et leur prise en charge, en l&#039;occurrence, par l&#039;agrandissement de la Clairière et la volonté d&#039;y placer des éducateurs supplémentaires. Seulement ces mesures semblent assez légères dans la mesure ou nous verrons plus tard, que l&#039;agrandissemnt de la Clairière n&#039;est pas assez &amp;quot;grand&amp;quot;, tous les mineurs présents à Champ-Dollon ne pourront pas y entrer, et les propositions de postes supplémentaires ne semblent pas aboutir, ou en tout cas pas assez rapidement étant donné l&#039;urgence de la situation. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sujet étudié a fait l&#039;objet de deux rapports annuels de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux rapports, le premier de M. Hugues Hiltpold, année parlementaire 2002-2003,(http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550302/7/550302_7_partie8.asp) sur le thème de la détention et de l&#039;encadrement des mineurs et le second de Mme Anita Cuenod, 1ère année de la législature 2001-2005, ((http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550204/16/550204_16_partie32.asp) font de états de problèmes très similaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y parle  de Champ Dollon, comme d&#039;un bâtiment vétuste, ayant des besoins évidents &amp;quot;d&#039;aménagements et de rafraichissements&amp;quot;. Ce lieu qui ne semble pas approprié à recevoir décemment des habitants, l&#039;est forcement encore moins pour les mineurs... pourtant au moment où le débat concernant le deuxième rapport à lieu, 27 mineurs étaient présents dans ces murs! La Clairière étant trop petite pour accueillir tous les mineurs placés, et les travaux d&#039;agrandissement tardant à commencer, les conditions semblent peu propices à une amélioration de la situation qui constitue pourtant une réelle urgence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le problème sous-jacent à cette situation est le traitement de la jeunesse déviante, est-il normal que le nombre de mineurs placés en détention ne cesse de croitre alors que la justice ne se dit pas uniquement pénale?  C&#039;est M. Remy Pagani qui soulève ce problème de fond qui semble-t-il ne passe pas souvent au premier plan lors des débats au Grand Conseil.&lt;br /&gt;
On rappellera des décisions prises 4 ans auparavant qui n&#039;ont pas été appliquées: l&#039;abolition de la promiscuité mineurs-majeurs à la prison de Champ-Dolllon principalement. Si cette promiscuité n&#039;a pas été abolie, elle est d&#039;autant plus alarmante que ces jeunes placés en compagnie d&#039;adultes, sont isolés dans des quartiers ou bien souvent se trouvent des personnes &amp;quot;encore plus déviantes qu&#039;eux, notamment de pédophiles&amp;quot;. M. Pagani soulève ici un question importante qui est celle de la cohérence du traitement des mineurs incarcérés. Le but de l&#039;incarcération est-elle la prise d&#039;un risque pour la santé et l&#039;équilibre, surement déjà précaire de ces enfants? &lt;br /&gt;
Si l&#039;agrandissment de la prison de Champ-Dollon est une solution à la surpopulation carcérale, Mme Esther Adler rappelle que des solutions plus &amp;quot;profondes&amp;quot; sont à chercher dans le fonctionnement même du système de traitement des criminels. Effectivement, il serait opportun de réfléchir aux conditions de détentions des mineurs et aux propositions de prise en charge et aux améliorations à y apporter. Se contenter de faire de Champ-Dollon un lieu plus vaste va-t-il permettre un meilleur traitement des mineurs délinquants?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, si les mineurs qui sont placés à La Clairière sont un peu mieux lotis on soulignera la présence de gardien de prison en plus des éducateurs. Cette présence est perçue comme une volonté de promouvoir la répression plutôt que des mesures éducatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble que la surpopulation des centres de détentions pour mineurs serait due au manque de volonté des juges de trouver de mesures plus adéquates pour le traitement des mineurs délinquants. La prison serait utilisée commune solution de facilité, ce qui une fois encore apparait contraire aux articles édictés par les droits de l&#039;enfant. Il ferait partie du rôle du gouvernement d&#039;encourager les juges à trouver des peines plus adéquates que la mise en détention, on citera les mesures d&#039;utilité publique en exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour reprendre les propos de M. Hiltpold et M. Mauris, &amp;quot;Michel Foucault considère (...) que l&#039;on juge une société par l&#039;état de ses prisons&amp;quot; et dans cette optique, c&#039;est &amp;quot;une honte pour notre société moderne de laisser ainsi des jeunes en rupture aux côtés d&#039;idoles du crime (...) avec des gardiens en guise d&#039;infirmiers et des délinquants en guise de camarades.&amp;quot; Cette situation relate un réel dysfonctionnement de la société actuelle et probablement un manque de volonté à prendre la situation en mains  de tout mettre en oeuvre pour y remédier étant donné que le Conseil d&#039;Etat ne semble pas suivre les recommandations émises par la commission au terme de son rapport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias suisses s&#039;intéressent eux aussi au problème. Notre attention s&#039;est portée sur une émission de swissinfo par Anne Rubin titrée &#039;&#039;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&#039;&#039; le 02 décembre 2003. (Cf résumé). Les médias aussi s&#039;inquiètent de la présence de plusieurs mineurs dans des prisons pour adultes, des lieux &amp;quot;inadaptés&amp;quot; à l&#039;accueil de jeunes personnes en développement. De plus, pour ne pas améliorer la situation, la Clairière est toujours trop petite, et on rappelle que l&#039;agrandissement en cours n&#039;a pas été prévu assez conséquent pour accueillir les nombreux mineurs placés entre autre a Champ-Dollon. Ce dernier constat est fait par les autorités genevoises elles-mêmes.&lt;br /&gt;
Cette détention en compagnie d&#039;adultes semblent d&#039;autant plus inquiétante qu&#039;elle ne permet pas de répondre à une volonté d&#039;offrit aux mineurs détenus une prise en charge particulière et éducative qui préparerait le terrain à une réinsertion dans la société. Le jeune, qu&#039;il soit délinquant ou non, à le droit à ce qu&#039;on lui prépare un avenir et qu&#039;on lui donne les atouts pour y arriver, cependant, dans de telles conditions de détention, dans cette &amp;quot;école du crime&amp;quot; comme l&#039;appelle M. Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD), on peut imaginer que c&#039;est plutôt la récidive qui sera favoriser la réinsertion du jeune. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Réalité Suisse et genevoise: de la prise en charge à la maltraitance&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes d?linquants et criminels. Les centres de d?tention ont comme but de prot?ger les mineurs, pour cela on a jug? bon de les s?parer de la soci?t?. La soci?t? est repr?sent? par le groupe dominant qui fixe les r?gles et les normes ? respecter. Les individus qui ne respecte pas ces normes sont montr? du doit et mis en marge.  Cette soci?t? a peur de ces d?vients, elle craint que les jeunes d?linquants &amp;quot;infectent&amp;quot; le reste de la soci?t? qui est encore saine. Pour suivre cet objectif, la soci?t? a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code p?nal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de libet? doit exercer une action ?ducative sur les personnes priv?e de libert? et pr?parer le retour ? la vie libre. Enfermement doit ?tre un moyen pour le d?linquent ou el criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger le jeunes en donnant une r?ponse aux actes violents ou d?lictueux. Ces lois doivent punire mais pas maltraiter les d?vients.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les ann?es 60 se sont cr?es les premi?res prisons pour mineurs. On s?pare d?j? depuis le 19?me les d?tenus majeurs des mineurs. On veut ?viter les m?langes qui ne sont pas b?n?fique pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitement. Durant le 19?me l&#039;enfant a une certaine valeur qu&#039;il ne faut pas g?cher. Comme les philanthropes on pr?f?re les mettres au travail. On veut les redresser et en faire des citoyens utile ? la soci?t?.&lt;br /&gt;
Vers la fin du 19?me et dans le 20?me si?cle on retourne vers un enfermement des d?viants. Les mineurs sont mis dans des familles, des maisons de corrections et parfois aussi par faute de place ou pour des cas probl?matiques dans les prisons pour majeurs. M?me si cela est sens? ?tre ? titre exceptionnel on retrouve presque constament quelque mineurs dans ces ?tablissement o? ils n&#039;ont pourtant rien ? faire.&lt;br /&gt;
St-Antoine ?tait la prison utilis?e ? Gen?ve depuis le 1712 la date de sa construction. St-Antoine passa le relait ? Champ-Dollon en 1977. Depuis le d?but du 20?me si?cle jusqu&#039;? nos jours on retrouve des mineurs dans des lieux pr?vus uniquement pour des majeurs. Des faits qu&#039;on retrouve dans le travail de recherche effectu? dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Gen?ve, Chlo? MEIER, S?bastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de d?tention, dans les prisons pr?ventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995. Mais ?galement dans les statistiques acctuel de Champ-Dollon ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby acctuel directeur de la prison pr?ventive la Crois?e.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairi?re&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre ?ducatif pour adolescents. Les mineurs y sont d?tenus pour des p?riodes courtes,  allant de 1 jours ? 1 an. Cependant, la cr?ation de la Clairi?re ne r?soud pas le probl?me, car on retrouve syst?matiquement des mineurs dans les ?tablissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple ? Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tir?s des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;ann?e 2003 peut nous donner une image de l&#039;ampleur du ph?nom?ne.&lt;br /&gt;
Durant l&#039;ann?e 2003 ? Champ-Dollon :&lt;br /&gt;
*2&#039;551 personnes ont ?t? incarc?r?es soit&lt;br /&gt;
*2&#039;347 hommes dont 281 mineurs&lt;br /&gt;
*204 femmes dont 8 mineurs  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons d?j? exliqu?, l&#039;enfermement de mineurs dans des prison constitue d?j?, en tant que tel, une sorte de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039;. Cette derni?re est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelques années la situation c&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview. Il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. En effet, les leaders n&#039;hésitent pas à monter certains détenus contre d&#039;autres. On retrouve aussi de la maltraitanc contre les éducateurs, qui subissent des agressions verbales et parfois même physiques de la part des jeunes détenus. Les jeunes se sentent tout puissants et n&#039;ont plus de limites dans leur paroles et leur agissement physique. Cette maltraitance exercée par les mineurs sur l&#039;autorité de la prison, également rapportée par M. Aeby (directeur de la préventive la Croisée VD et ancien educateur à la Clairière), est un problème important mais que nous n&#039;allons pas traiter dans ce travail. Les débordements en question ont poussé la direction de la Clairère à faire venir des gardiens de Champ-Dollon (il faudra préciser dans une autre partie les différentes structures en place acctuellement en Suisse, comme Champ Dollon...). &amp;quot;L&#039;expérience inverse est une réalité depuis une trentaine d&#039;années. On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Le nouveau cadre dans lequel ils se retrouvent ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins strictes&amp;quot;(rapporté de l&#039;inteview donné au courrier). La sécurité dans ces prisons pour majeurs est bien plus renforcée, ainsi que le sont la répression et l&#039;isolement. Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de Torrente,J, &amp;quot;La maltraitance&amp;quot;,hommes et perspectives. Cette ouvrage traite des effets psychologiques due à la maltraitance . Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La strucure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. Les structures dont les mineurs auraient tant besoin sont absentes. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière (REFERENCE). Depuis de nombreuses années des mineurs sont détenus tant dans la prisons de Champ-Dollon qu&#039;à la maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc (GE). Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est aujourd&#039;hui devenue la norme. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissemnet privatifs de liberté pour adultes contrevient directement à plusieurs conventions internationnales dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs. &lt;br /&gt;
Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dû à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation. (DEDE) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux (lesquels?, faire référence à ce qui a été cité avant). Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot; C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD). &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; (REFERENCE: est-ce un entretien? Si c&#039;est le cas il faudra présenter votre mtéhodologie!) ( A developper) M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux, mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer. ( A developper) Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. En effet, en fin d&#039;année 2003, 43 mineurs étaient placés dans des prisons pour adultes, dont 31 à Genève. Mais ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droits de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle? (JULIE) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toute les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissement pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus dédut mai 2006 la surpopulation est devenue intolérable (peut-être rapporter les événements). Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. En effet Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, les personnes incarcérées sont actuellement autour des 500. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable. Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inaugurée le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine (voire surpeuplée selon les périodes). Le problème est donc loin d&#039;être résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires. &lt;br /&gt;
La surpopulation et les maltraitances plus généralement sont des freins pour le développement des mineurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, il risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les ojectifs ( quels sont ces objectifs?) que tentent d&#039;atteindre les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineur à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dûes à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie. &amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subit pas de mauvais traitements durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Afin que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby, directeur de la Croisée)( expliciter un peu ce que pourrait être cette coopération ou pqoi elle n&#039;existe pas maintenant) &lt;br /&gt;
Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance à de l&#039;influence sur le développement, l&#039;image du corps est modifié par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation ou le suicide. Pour éviter de tel abus,notamment sexuels, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélanger dans les cellules et lors des douches (comme nous l&#039;a rapporté le directeur de la Croisée durant son interview). Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visite que les majeurs ( quel suivi en plsu faudrait-il? mesures éducatives, loisirs, scolarisation, ...). Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y perd du temps de visite, mineurs inclus. (DEDE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Les prisons (EST-CE VRAIMENT LES PRISONS?) ont souvent meilleur temps de veiller à ce que les informations ne filtrent pas dans les médias. On retrouve très rarement le terme maltraitance dans un article sur la prison. On décrit souvent les conditions sans pour autant les qualifier de mauvais traitement. Le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Cela n&#039;est pas une manière de lui rendre service. Un jeune qui a déjà de nombreux problèmes doit encore être exclu du système scolaire. Cette isolement (OU EXCLUSION?) n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur. &lt;br /&gt;
Solutions possibles à élaborer &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Petites idées de questionnement notamment pour la conlusion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération de mineurs, en faire un principe absolu? décriminaliser les délits commis par les mineurs pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs existe, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. Solutions alternatives souvent insuffisantes, pas assez souples Peut on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave? Quelques idées d&#039;alternatives à l&#039;incarcération: familles d accueil (JULIE)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3754</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
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		<updated>2006-06-03T11:57:42Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : /* Analyse */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Introduction==&lt;br /&gt;
Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge, du travail agricole ou au placement en maison de correction du 19eme sciècle, nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier . A l&#039;heure actuelle, il existe en Suisse, plusieurs centres de détention pour mineurs (par exemple La Clairière à Vernier (GE)), mais pour cause de surnombre, certains mineurs peuvent aussi être placés dans des prison pour adultes (Champ-Dollon). Entre surpopulation et prise en charge qui ne respecte pas les droits de l&#039;enfat, nous nous sommes demandés si les structures carcérales étaient réellement  aptes à prendre en charge les mineurs de manière adéquate et respectueuse de leurs développment.  &lt;br /&gt;
Après un temps de reflexion et la lecture de différents ouvrages, nous avons pris le parti de partir du principe la place d&#039;un mineur n&#039;es tpas en prison. Des lors qu&#039;un mineur est incarcéré, nous pouvons parler de maltraitance, un première forme de maltraitance à laquelle s&#039;ajoutent des condtions des détentions pas toujours respectueuses des convetion internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter..&lt;br /&gt;
Nous commencerons (1) par la revue de littérature, faisant une synthèse des ouvrages que nous avons lus. Puis, dans un souci de clarté, nous définirons dans un premier temps les (2)concetps utilisés: mineurs, maltraitance et prison. En partant de ses différentes définitions nous essayerons de mettre en lumière la (3)construction du problème social des mineurs en prisons et les différents acteurs qui s&#039;y intéresse. (4)Puis, nous nous sommes appuyés sur l&#039;actualité afin de penser les tableaux de la situation actuelle en Suisse romande, en évoquant toutes formes de maltraitance subies par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. (5)Nous nous sommes également intéressés aux événements récents à Champ-Dollon et à leur raison d&#039;être. (JULIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Revue de litterature==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Torrente, J, &amp;quot;La Maltraitance&amp;quot;, Hommes et perspectives&lt;br /&gt;
*Temps présent du jeudi 17 février 2005, &amp;quot;En taule&amp;quot;.&lt;br /&gt;
*Travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, Chloé MEIER, Sébastien AEBY, &amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises&amp;quot;, mars 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre de J. Torrente sur la maltraitance m&#039;a permis d&#039;avoir une meilleure connaissance de ce sujet. Cette approche interdisciplinaire donne une image des différents problèmes que cause la maltraitance. Dans notre travail, nous sommes partis du principe qu&#039;enfermer c&#039;est maltraiter, Nous avons donc tenté d&#039;en apprendre plus sur les effets néfastes au niveau psychologique que peuvent causer les mauvais traitements.&lt;br /&gt;
Comme nous avons choisi de traiter de la maltraitance dans les institutions de détentions suisses et plus précisément romandes. Nous avons consulté des documents traitants de la question. Le document audiovisuel, &amp;quot;temps présent&amp;quot; nous a montré deux prisons préventives dans les cantons de Vaud où l&#039;on peut souvent retrouver des mineurs. Ce document additionné à la visite de la Croisée (prison décrite dans le documentaire temps présent) nous a donn une bonne idée des conditions de vie d&#039;un détenu mineur ou majeur dans une prison suisse. Ce cadre, qui est d&#039;après nous une des causes de la maltraitances sur les mineurs. Pour sécire cette ambiance, le travail de recherche de M. Aeby retrace l&#039;historique de l&#039;univers carcéral genevois depuis la fin du 19ème siècle. De la prison St Antoine à la prison actuelle de Champ-Dollon, l&#039;a toujours retrouvé des mineurs dans ces établissements alors qu&#039;ils n&#039;y avaient rien à faire. Les conditions décrites ne sont bien sûr pas adapté à un mineur en développement. L&#039;aspect théorique du concept de maltraitance était important, mais il fallait aussi que nous puissions voir et connaître davantage les lieux qui cause le problème dont nous traitons.&lt;br /&gt;
Internet à aussi été d&#039;une grande aide pour nous. Les sites web des prisons sont intéressants car, ils ont permis d&#039;avoir des renseignements très actuels. Il fallait recourir à cela car les chiffres concerner les prisons ne paressent que trop rarement dans les médias. Le net nous a aussi permis de trouver des articles de journaux qui traite de la maltraitance. Ce média représente une source d&#039;information gigantesque, mais ce qui si trouve n&#039;est pas toujours pertinent et vérifiable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
André Lienhard&lt;br /&gt;
suite à venir.....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Questions de recherche==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Depuis quand parle-t-on de maltraitance des mineurs ? &lt;br /&gt;
* Maltraitance sur mineurs dans les prisons, est-ce une réalité ?&lt;br /&gt;
* qu&#039;est ce que la maltraitance en prison pour les mineurs? négligeance, coups, harcèlement?   &lt;br /&gt;
 &amp;gt;quel genre, niveau, quelle frèquence?&lt;br /&gt;
* Comment les mineurs en prison sont-ils protégés de la maltraitance?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Méthode==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Analyse==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définition de quelques concepts&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Définitions: mineurs, maltraitance et prisons&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bientraitance: un concept émergeant.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partant du principe que placer un mineur en prison est déjà une forme de maltraitance, nous allons tenter d&#039;éclaircir alors le concept de BIENTRAITANCE, qui devient de plus en plus présent dans les discours de tous les jours.&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, bientraiter un enfant est devenu un enjeu d&#039;humanité. Si le mot bientraitance est né, c&#039;est un signe de changement d&#039;attitude de la part d&#039;une société qui sans cesse tente de se remettre en question. Le concept de bientraitance a subi une transformation d&#039;une génération à une autre, aussi, dans les années 1980, bientraiter un enfant n&#039;apparaissait pas encore comme une évidence au sein de la famille. Aujourd&#039;hui,  on parle d&#039;une éducation qui se doit de favoriser l&#039;panouissement des enfants dans différents domaines, physique, affectif, cognitif et social. La famille est considérée comme le lieu privilégié permettant de favoriser cet épanouissement. Autrement dit, la bientraitance vise à la promotion et à la mise en place effective de pratiques éducatives et d&#039;attitudes qui soient garantes du bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
Alors, on ne doit pas seulement prévenir la maltraitance, mais aussi encourager une éducation qui permette à l&#039;enfant de donner le meilleur de lui-même.&lt;br /&gt;
La bientraitance d&#039;un enfant passe donc par son éducation, mais qui dit éducation, dit scolarisation. Le chemin d&#039;un enfant vers l&#039;cole est primordial, car à l&#039;cole, qui peut être considérée comme l&#039;une des principales instances de socialisation et de développement socio cognitif et socio affectif de l&#039;enfant, semble s&#039;inscrire dans le cadre global des attitudes favorables au bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon nombre d&#039;associations se mobilisent afin que chaque enfant ait droit à un  bon traitement dans la vie de tous les jours. Mais qu&#039;en est-il des enfants en prison, en institution ? On trouve dans le rapport d&#039;Amnesty International des recommandations pour la protection des enfants en détention telles que &amp;quot;les détenus mineurs doivent être séparés des adultes, sauf dans le cas de membres d&#039;une même famille&amp;quot;, ou encore &amp;quot;Le recours à la détention préventive pour les enfants doit se limiter à certaines circonstances exceptionnelles. Toute forme de détention doit être conforme à la norme internationale, qui veut qu&#039;un enfant ne soit placé en détention qu&#039;en dernier ressort et pour la durée la plus courte possible.&amp;quot; On se rend alors compte que le traitement des enfants en détention est un sujet qui préoccupe de plus en plus, et c&#039;est ainsi que des recommandations telles que celles-ci émergent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après une recherche effectuée par le service de protection judiciaire de la jeunesse en France, quelques constats ont été avancés : premièrement, un encadrement permanent, stable et formé, permet d&#039;laborer un suivi plus individualisé des mineurs. Le surveillant est alors le premier référent en détention. Deuxièmement, on souligne l&#039;importance des activités en détention, principalement des activités scolaires. On sait que le temps inactif passé en cellule peut engendrer des comportements violents. (AUREL)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du problème social&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l&#039;on a choisi de montrer cette problématique à différentes époques de l&#039;histoire humaine, ce n&#039;est pas sans surmonter quelques difficultés. Plus on remonte dans le passé de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d&#039;garement du au manque d&#039;informations. C&#039;est pourquoi, nous commencerons avec la question de l&#039;enfermement pour nous mener à celle qui nous intéresse en particulier: la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfermement est un phénomène qui a toujours existé, et bien qu&#039;il ait pu prendre des formes différentes selon les époques, il n&#039;en reste pas moins que l&#039;enfermement fut, est et sera une réalité pour les mineurs.&lt;br /&gt;
Déjà au 5ème siècle, les couvents servaient entre autres de lieu d&#039;enfermement pour les enfants &amp;quot;déviants&amp;quot;. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de grand renfermement des pauvres entre le 16ème et 17ème siècle donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pecheur de ces hommes, femmes et enfants. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d&#039;un renouveau morale. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d&#039;enfermement par excellence, fit son apparition. Elle est apparue pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs pour les criminels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, il est intéressant de signaler l&#039;emergence du rapport de la bientraitance à la maltraitance dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème siècle, les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. La décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commencaient à s&#039;élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l&#039;expérience des galères pour les enfants et les femmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème siècle sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n&#039;arretait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.&lt;br /&gt;
Il y avait évidemment dans cette prolifération d&#039;idées des contradictions, dont certaines allaient avoir des répercussions sur notre objet d&#039;étude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
D&#039;un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. En effet, la théorie évolutionniste proposée par ce dernier suggère l&#039;idée que l&#039;enfant (CHERCHER PHRASE ADEQUATE) entièrement avant de naître était prise au sérieux. A partir de cette conception, le traitement réservé &amp;quot;aux enfants vicieux&amp;quot; ou &amp;quot;aux criminels nés&amp;quot;,  tendait à les enfermer à vie, étant donné que leurs penchants délictueux étaient non seulement d&#039;origine héréditaire mais également immuables. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu&#039;elles ne puissent se reproduire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l&#039;autre côté, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L&#039;individu était maître de lui-même, insoumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, affirmant que l&#039;enfant naît fondamentalement bon et que c&#039;est la société qui le corrompt. il développa et défendit l&#039;idée de protéger l&#039;enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout aussi significative , celle de l&#039;éducabilité de l&#039;homme à travers le cas de l&#039;enfant sauvage de l&#039;Aveyron. (EXPLICITER)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un tel contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de &amp;quot;redressement&amp;quot;. L&#039;ouvrage de l&#039;Italien Cesare Beccaria intitulé &amp;quot;Des délits et des peines&amp;quot;, écrit en 1764, connaît un norme succès. Il demande des peines plus l?g?res, plus humaines pour les prisonniers, et le contexte est suffisamment pr?t ? recevoir cette id?e nouvelle. Cette fois la probl?matique passe d?un stade primaire ? second, son amplification ? travers le m?dia de l?poque, c?est-?-dire le livre, produit la publicit? n?cessaire ? donner un nouvel ?lan ? l?am?lioration des traitements dans les prisons. Deux probl?mes se posent ? la suite de cette premi?re ?volution des traitements. Premi?rement, le m?lange des genres en prison: hommes, femmes et enfants se c?toient dans un m?me ?tablissement et l?on craint d?ventuelles ? contaminations morales ?. Deuxi?mement, la question de l?isolement devient probl?matique. (EXPLICITER) &lt;br /&gt;
La soci?t? interpr?te et traite implicitement ces deux probl?mes comme des formes de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le probl?me de genre vient raviver la question qui nous int?resse ici, c?est-?-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et ce fait illustre bien l?int?r?t qui existait d?j? ? cette ?poque pour le bon traitement de cette cat?gorie d?individus. La prise en charge des mineurs prend alors une nouvelle direction, vers un ?tablissement qui leur est dor?navant r?serv?, une ?cole de pr?servation, autrement dit une prison pour mineurs ou une maison de correction. Ils seront trait?s diff?remment, avec un peu plus de libert?, d?espace, dans une atmosph?re plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l?esprit religieux qu?on souhaite transmettre ? ces jeunes ne sera pas oubli?. Malgr? tout, bien que les traitements aient chang?, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent. (BENOIT)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qui s&#039;intéresse de nos jours ? la maltraitance des mineurs en prison ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développement de l&#039;enfant et de son bon environnement est permanent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 a force de loi. En plus de la contrainte juridique, c&#039;est-à-dire le respect des articles, qu&#039;il impose aux signataires, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique résolument novateur en proposant une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être considéré comme acteur de sa propre vie. De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;intérêt supérieur de l&#039;enfant affirmé à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra retenir les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation. Toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noter qu&#039;une Convention engage les Etats signataires à mettre en oeuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certains nombres de droits édictés dans la convention peuvent s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains al?éas des articles s&#039;intéressent directement aux situations de détentions, à titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être bas?e sur l&#039;intérêt supérieur de celui-ci et tenir compte de son opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être prot&amp;quot;gé contre les immixtions dans sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondance et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son milieu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dans un établissement approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;avoir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaux respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que c&#039;est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise en détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises dirons-nous, conditions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution possible et d&#039;une durée aussi limitée que possible, il doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulière qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il semble que l&#039;application de ce droit doit être poursuivit même en détention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détention est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International oeuvre en faveur de tous les droits annoncés dans la Déclaration universelle des droits de l&#039;homme ainsi que dans d&#039;autres traités internationaux. L&#039;Organisation contribue à promouvoir le respect de l&#039;ensemble de ces droits, qu&#039;elle considère comme indivisibles et interdépendants, au moyen de différents types d&#039;action visant à informer et à sensibiliser le grand public, en développant l&#039;éducation aux droits humains et en faisant pression sur les gouvernements pour qu&#039;ils ratifient et appliquent les traités relatifs aux droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver par exemple une page concernant les mauvais traitements, qui vise à sensibiliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier texte,  on critique l&#039;enfermement des mineurs dans des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assurent pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détentions pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure ou ils seraient bien souvent vétustes et pourraient mettre en danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajouter à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfants vivent donc en dehors du respect de leur intimé et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dans des prisons réservés aux adultes, loin du respect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Ce mélange, qui représente un risque important pour les mineurs: violences sexuelles, physiques, et psychologiques, est d&#039;autant plus grave qu&#039;il s&#039;effectue dans des prisons, pour adultes, qui sont, dans la plupart des cas, elles aussi surpeuplées, comme c&#039;est le cas à la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui disposent que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, ceci afin de pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. La Suisse en fait partie. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention qui mettent en jeu la santé et la sécurité physique et émotionnelle des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty international soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent oubliées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d&#039;une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autres les droits de l&#039;enfant, en l&#039;occurrence: le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détentions pour mineurs, le rapport souligne en premier lieu, le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au delà des problèmes &amp;quot;matériels&amp;quot; qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport placent le problème encore plus haut, dans &amp;quot;l&#039;absence persistante de toute volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négation pure et simple de leurs existences&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugement, l&#039;incarcération des mineurs dans les quartiers pénitenciers réservés aux adultes, parfois même avec les plus dangereux d&#039;entre eux, le manque de personnel formé de manière adaptée, la surpopulation, ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent détenus dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité et donc nuisent gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux, à cela s&#039;ajoute l&#039;absence ou une insignifiance de structures d&#039;enseignement, d&#039;installations sportives et de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation, font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure ou elle se fait en dehors du respect de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant. Malgré tout, il semble que dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qu&#039;en est-il de la Suisse?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention et l&#039;encadrement des mineurs à fait l&#039;objet de discours et de différents débats à l&#039;intérieur du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 janvier 2002, dans un discours, Monsieur Daniel Zappelli (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550108/41/550108_41_partie4.asp), procureur général évoque la nécessité impérative de créer des lieux supplémentaires de détention pour mineurs afin d&#039;éviter qu&#039;ils soient placés dans des prisons pour adultes et &amp;quot;qu&#039;ils ne soient privés de l&#039;encadrement adéquat&amp;quot;. Ce discours rappelle que le nombre de mineurs incarcérés est en augmentation depuis les 6 dernières années et qu&#039;il est donc important d&#039;avoir une réflexion sur la justice que l&#039;on offre. On ne manque pas de rappeler que &amp;quot;la justice n&#039;est pas que pénale&amp;quot; et c&#039;est en en gardant ceci à l&#039;esprit qu&#039;il faut essayer de faire évoluer les choses principalement pour les mineurs&lt;br /&gt;
Il est absolument nécessaire de mettre des moyens à disposition de la justice afin qu&#039;elle puisse exercer son pouvoir d&#039;une manière efficace et respectueuse des droits de l&#039;homme et de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril 2002, c&#039;est M. Remy Pagani qui fait une interpellation au Conseil d&#039;Etat au sujet du suivi des adolescents enfermés à Champ-Dollon (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550107/33/550107_33_partie15.asp). Une situation qui ne permet le séparation stricte d&#039;avec les adultes, ce qui au contraire à la convention internationale des droits de l&#039;enfant. De plus ces mineurs, dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés, ne disposent de surcroit d&#039;aucun encadrement éducatif particulier. A ceci la Conseillère d&#039;Etat Michel Spoerri répondra par le même souci et la conscience de la nécessité d&#039;améliorer les conditions de détention des mineurs et leur prise en charge, en l&#039;occurrence, par l&#039;agrandissement de la Clairière et la volonté d&#039;y placer des éducateurs supplémentaires. Seulement ces mesures semblent assez légères dans la mesure ou nous verrons plus tard, que l&#039;agrandissemnt de la Clairière n&#039;est pas assez &amp;quot;grand&amp;quot;, tous les mineurs présents à Champ-Dollon ne pourront pas y entrer, et les propositions de postes supplémentaires ne semblent pas aboutir, ou en tout cas pas assez rapidement étant donné l&#039;urgence de la situation. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sujet étudié a fait l&#039;objet de deux rapports annuels de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux rapports, le premier de M. Hugues Hiltpold, année parlementaire 2002-2003,(http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550302/7/550302_7_partie8.asp) sur le thème de la détention et de l&#039;encadrement des mineurs et le second de Mme Anita Cuenod, 1ère année de la législature 2001-2005, ((http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550204/16/550204_16_partie32.asp) font de états de problèmes très similaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y parle  de Champ Dollon, comme d&#039;un bâtiment vétuste, ayant des besoins évidents &amp;quot;d&#039;aménagements et de rafraichissements&amp;quot;. Ce lieu qui ne semble pas approprié à recevoir décemment des habitants, l&#039;est forcement encore moins pour les mineurs... pourtant au moment où le débat concernant le deuxième rapport à lieu, 27 mineurs étaient présents dans ces murs! La Clairière étant trop petite pour accueillir tous les mineurs placés, et les travaux d&#039;agrandissement tardant à commencer, les conditions semblent peu propices à une amélioration de la situation qui constitue pourtant une réelle urgence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le problème sous-jacent à cette situation est le traitement de la jeunesse déviante, est-il normal que le nombre de mineurs placés en détention ne cesse de croitre alors que la justice ne se dit pas uniquement pénale?  C&#039;est M. Remy Pagani qui soulève ce problème de fond qui semble-t-il ne passe pas souvent au premier plan lors des débats au Grand Conseil.&lt;br /&gt;
On rappellera des décisions prises 4 ans auparavant qui n&#039;ont pas été appliquées: l&#039;abolition de la promiscuité mineurs-majeurs à la prison de Champ-Dolllon principalement. Si cette promiscuité n&#039;a pas été abolie, elle est d&#039;autant plus alarmante que ces jeunes placés en compagnie d&#039;adultes, sont isolés dans des quartiers ou bien souvent se trouvent des personnes &amp;quot;encore plus déviantes qu&#039;eux, notamment de pédophiles&amp;quot;. M. Pagani soulève ici un question importante qui est celle de la cohérence du traitement des mineurs incarcérés. Le but de l&#039;incarcération est-elle la prise d&#039;un risque pour la santé et l&#039;équilibre, surement déjà précaire de ces enfants? &lt;br /&gt;
Si l&#039;agrandissment de la prison de Champ-Dollon est une solution à la surpopulation carcérale, Mme Esther Adler rappelle que des solutions plus &amp;quot;profondes&amp;quot; sont à chercher dans le fonctionnement même du système de traitement des criminels. Effectivement, il serait opportun de réfléchir aux conditions de détentions des mineurs et aux propositions de prise en charge et aux améliorations à y apporter. Se contenter de faire de Champ-Dollon un lieu plus vaste va-t-il permettre un meilleur traitement des mineurs délinquants?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, si les mineurs qui sont placés à La Clairière sont un peu mieux lotis on soulignera la présence de gardien de prison en plus des éducateurs. Cette présence est perçue comme une volonté de promouvoir la répression plutôt que des mesures éducatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble que la surpopulation des centres de détentions pour mineurs serait due au manque de volonté des juges de trouver de mesures plus adéquates pour le traitement des mineurs délinquants. La prison serait utilisée commune solution de facilité, ce qui une fois encore apparait contraire aux articles édictés par les droits de l&#039;enfant. Il ferait partie du rôle du gouvernement d&#039;encourager les juges à trouver des peines plus adéquates que la mise en détention, on citera les mesures d&#039;utilité publique en exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour reprendre les propos de M. Hiltpold et M. Mauris, &amp;quot;Michel Foucault considère (...) que l&#039;on juge une société par l&#039;état de ses prisons&amp;quot; et dans cette optique, c&#039;est &amp;quot;une honte pour notre société moderne de laisser ainsi des jeunes en rupture aux côtés d&#039;idoles du crime (...) avec des gardiens en guise d&#039;infirmiers et des délinquants en guise de camarades.&amp;quot; Cette situation relate un réel dysfonctionnement de la société actuelle et probablement un manque de volonté à prendre la situation en mains  de tout mettre en oeuvre pour y remédier étant donné que le Conseil d&#039;Etat ne semble pas suivre les recommandations émises par la commission au terme de son rapport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias suisses s&#039;intéressent eux aussi au problème. Notre attention s&#039;est portée sur une émission de swissinfo par Anne Rubin titrée &#039;&#039;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&#039;&#039; le 02 décembre 2003. (Cf résumé). Les médias aussi s&#039;inquiètent de la présence de plusieurs mineurs dans des prisons pour adultes, des lieux &amp;quot;inadaptés&amp;quot; à l&#039;accueil de jeunes personnes en développement. De plus, pour ne pas améliorer la situation, la Clairière est toujours trop petite, et on rappelle que l&#039;agrandissement en cours n&#039;a pas été prévu assez conséquent pour accueillir les nombreux mineurs placés entre autre a Champ-Dollon. Ce dernier constat est fait par les autorités genevoises elles-mêmes.&lt;br /&gt;
Cette détention en compagnie d&#039;adultes semblent d&#039;autant plus inquiétante qu&#039;elle ne permet pas de répondre à une volonté d&#039;offrit aux mineurs détenus une prise en charge particulière et éducative qui préparerait le terrain à une réinsertion dans la société. Le jeune, qu&#039;il soit délinquant ou non, à le droit à ce qu&#039;on lui prépare un avenir et qu&#039;on lui donne les atouts pour y arriver, cependant, dans de telles conditions de détention, dans cette &amp;quot;école du crime&amp;quot; comme l&#039;appelle M. Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD), on peut imaginer que c&#039;est plutôt la récidive qui sera favoriser la réinsertion du jeune. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Réalité Suisse et genevoise: de la prise en charge à la maltraitance&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes d?linquants et criminels. Les centres de d?tention ont comme but de prot?ger les mineurs, pour cela on a jug? bon de les s?parer de la soci?t?. La soci?t? est repr?sent? par le groupe dominant qui fixe les r?gles et les normes ? respecter. Les individus qui ne respecte pas ces normes sont montr? du doit et mis en marge.  Cette soci?t? a peur de ces d?vients, elle craint que les jeunes d?linquants &amp;quot;infectent&amp;quot; le reste de la soci?t? qui est encore saine. Pour suivre cet objectif, la soci?t? a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code p?nal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de libet? doit exercer une action ?ducative sur les personnes priv?e de libert? et pr?parer le retour ? la vie libre. Enfermement doit ?tre un moyen pour le d?linquent ou el criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger le jeunes en donnant une r?ponse aux actes violents ou d?lictueux. Ces lois doivent punire mais pas maltraiter les d?vients.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les ann?es 60 se sont cr?es les premi?res prisons pour mineurs. On s?pare d?j? depuis le 19?me les d?tenus majeurs des mineurs. On veut ?viter les m?langes qui ne sont pas b?n?fique pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitement. Durant le 19?me l&#039;enfant a une certaine valeur qu&#039;il ne faut pas g?cher. Comme les philanthropes on pr?f?re les mettres au travail. On veut les redresser et en faire des citoyens utile ? la soci?t?.&lt;br /&gt;
Vers la fin du 19?me et dans le 20?me si?cle on retourne vers un enfermement des d?viants. Les mineurs sont mis dans des familles, des maisons de corrections et parfois aussi par faute de place ou pour des cas probl?matiques dans les prisons pour majeurs. M?me si cela est sens? ?tre ? titre exceptionnel on retrouve presque constament quelque mineurs dans ces ?tablissement o? ils n&#039;ont pourtant rien ? faire.&lt;br /&gt;
St-Antoine ?tait la prison utilis?e ? Gen?ve depuis le 1712 la date de sa construction. St-Antoine passa le relait ? Champ-Dollon en 1977. Depuis le d?but du 20?me si?cle jusqu&#039;? nos jours on retrouve des mineurs dans des lieux pr?vus uniquement pour des majeurs. Des faits qu&#039;on retrouve dans le travail de recherche effectu? dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Gen?ve, Chlo? MEIER, S?bastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de d?tention, dans les prisons pr?ventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995. Mais ?galement dans les statistiques acctuel de Champ-Dollon ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby acctuel directeur de la prison pr?ventive la Crois?e.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairi?re&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre ?ducatif pour adolescents. Les mineurs y sont d?tenus pour des p?riodes courtes,  allant de 1 jours ? 1 an. Cependant, la cr?ation de la Clairi?re ne r?soud pas le probl?me, car on retrouve syst?matiquement des mineurs dans les ?tablissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple ? Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tir?s des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;ann?e 2003 peut nous donner une image de l&#039;ampleur du ph?nom?ne.&lt;br /&gt;
Durant l&#039;ann?e 2003 ? Champ-Dollon :&lt;br /&gt;
*2&#039;551 personnes ont ?t? incarc?r?es soit&lt;br /&gt;
*2&#039;347 hommes dont 281 mineurs&lt;br /&gt;
*204 femmes dont 8 mineurs  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons d?j? exliqu?, l&#039;enfermement de mineurs dans des prison constitue d?j?, en tant que tel, une sorte de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039;. Cette derni?re est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelques années la situation c&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview. Il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. En effet, les leaders n&#039;hésitent pas à monter certains détenus contre d&#039;autres. On retrouve aussi de la maltraitanc contre les éducateurs, qui subissent des agressions verbales et parfois même physiques de la part des jeunes détenus. Les jeunes se sentent tout puissants et n&#039;ont plus de limites dans leur paroles et leur agissement physique. Cette maltraitance exercée par les mineurs sur l&#039;autorité de la prison, également rapportée par M. Aeby (directeur de la préventive la Croisée VD et ancien educateur à la Clairière), est un problème important mais que nous n&#039;allons pas traiter dans ce travail. Les débordements en question ont poussé la direction de la Clairère à faire venir des gardiens de Champ-Dollon (il faudra préciser dans une autre partie les différentes structures en place acctuellement en Suisse, comme Champ Dollon...). &amp;quot;L&#039;expérience inverse est une réalité depuis une trentaine d&#039;années. On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Le nouveau cadre dans lequel ils se retrouvent ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins strictes&amp;quot;(rapporté de l&#039;inteview donné au courrier). La sécurité dans ces prisons pour majeurs est bien plus renforcée, ainsi que le sont la répression et l&#039;isolement. Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de Torrente,J, &amp;quot;La maltraitance&amp;quot;,hommes et perspectives. Cette ouvrage traite des effets psychologiques due à la maltraitance . Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La strucure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. Les structures dont les mineurs auraient tant besoin sont absentes. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière (REFERENCE). Depuis de nombreuses années des mineurs sont détenus tant dans la prisons de Champ-Dollon qu&#039;à la maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc (GE). Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est aujourd&#039;hui devenue la norme. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissemnet privatifs de liberté pour adultes contrevient directement à plusieurs conventions internationnales dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs. &lt;br /&gt;
Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dû à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation. (DEDE) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux (lesquels?, faire référence à ce qui a été cité avant). Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot; C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD). &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; (REFERENCE: est-ce un entretien? Si c&#039;est le cas il faudra présenter votre mtéhodologie!) ( A developper) M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux, mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer. ( A developper) Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. En effet, en fin d&#039;année 2003, 43 mineurs étaient placés dans des prisons pour adultes, dont 31 à Genève. Mais ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droits de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle? (JULIE) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toute les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissement pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus dédut mai 2006 la surpopulation est devenue intolérable (peut-être rapporter les événements). Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. En effet Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, les personnes incarcérées sont actuellement autour des 500. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable. Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inaugurée le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine (voire surpeuplée selon les périodes). Le problème est donc loin d&#039;être résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires. &lt;br /&gt;
La surpopulation et les maltraitances plus généralement sont des freins pour le développement des mineurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, il risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les ojectifs ( quels sont ces objectifs?) que tentent d&#039;atteindre les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineur à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dûes à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie. &amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subit pas de mauvais traitements durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Afin que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby, directeur de la Croisée)( expliciter un peu ce que pourrait être cette coopération ou pqoi elle n&#039;existe pas maintenant) &lt;br /&gt;
Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance à de l&#039;influence sur le développement, l&#039;image du corps est modifié par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation ou le suicide. Pour éviter de tel abus,notamment sexuels, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélanger dans les cellules et lors des douches (comme nous l&#039;a rapporté le directeur de la Croisée durant son interview). Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visite que les majeurs ( quel suivi en plsu faudrait-il? mesures éducatives, loisirs, scolarisation, ...). Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y perd du temps de visite, mineurs inclus. (DEDE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Les prisons (EST-CE VRAIMENT LES PRISONS?) ont souvent meilleur temps de veiller à ce que les informations ne filtrent pas dans les médias. On retrouve très rarement le terme maltraitance dans un article sur la prison. On décrit souvent les conditions sans pour autant les qualifier de mauvais traitement. Le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Cela n&#039;est pas une manière de lui rendre service. Un jeune qui a déjà de nombreux problèmes doit encore être exclu du système scolaire. Cette isolement (OU EXCLUSION?) n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur. &lt;br /&gt;
Solutions possibles à élaborer &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Petites idées de questionnement notamment pour la conlusion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération de mineurs, en faire un principe absolu? décriminaliser les délits commis par les mineurs pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs existe, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. Solutions alternatives souvent insuffisantes, pas assez souples Peut on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave? Quelques idées d&#039;alternatives à l&#039;incarcération: familles d accueil (JULIE)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3753</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3753"/>
		<updated>2006-06-03T10:57:59Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Introduction==&lt;br /&gt;
Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge, du travail agricole ou au placement en maison de correction du 19eme sciècle, nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier . A l&#039;heure actuelle, il existe en Suisse, plusieurs centres de détention pour mineurs (par exemple La Clairière à Vernier (GE)), mais pour cause de surnombre, certains mineurs peuvent aussi être placés dans des prison pour adultes (Champ-Dollon). Entre surpopulation et prise en charge qui ne respecte pas les droits de l&#039;enfat, nous nous sommes demandés si les structures carcérales étaient réellement  aptes à prendre en charge les mineurs de manière adéquate et respectueuse de leurs développment.  &lt;br /&gt;
Après un temps de reflexion et la lecture de différents ouvrages, nous avons pris le parti de partir du principe la place d&#039;un mineur n&#039;es tpas en prison. Des lors qu&#039;un mineur est incarcéré, nous pouvons parler de maltraitance, un première forme de maltraitance à laquelle s&#039;ajoutent des condtions des détentions pas toujours respectueuses des convetion internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter..&lt;br /&gt;
Nous commencerons (1) par la revue de littérature, faisant une synthèse des ouvrages que nous avons lus. Puis, dans un souci de clarté, nous définirons dans un premier temps les (2)concetps utilisés: mineurs, maltraitance et prison. En partant de ses différentes définitions nous essayerons de mettre en lumière la (3)construction du problème social des mineurs en prisons et les différents acteurs qui s&#039;y intéresse. (4)Puis, nous nous sommes appuyés sur l&#039;actualité afin de penser les tableaux de la situation actuelle en Suisse romande, en évoquant toutes formes de maltraitance subies par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. (5)Nous nous sommes également intéressés aux événements récents à Champ-Dollon et à leur raison d&#039;être. (JULIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Revue de litterature==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Torrente, J, &amp;quot;La Maltraitance&amp;quot;, Hommes et perspectives&lt;br /&gt;
*Temps présent du jeudi 17 février 2005, &amp;quot;En taule&amp;quot;.&lt;br /&gt;
*Travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, Chloé MEIER, Sébastien AEBY, &amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises&amp;quot;, mars 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre de J. Torrente sur la maltraitance m&#039;a permis d&#039;avoir une meilleure connaissance de ce sujet. Cette approche interdisciplinaire donne une image des différents problèmes que cause la maltraitance. Dans notre travail, nous sommes partis du principe qu&#039;enfermer c&#039;est maltraiter, Nous avons donc tenté d&#039;en apprendre plus sur les effets néfastes au niveau psychologique que peuvent causer les mauvais traitements.&lt;br /&gt;
Comme nous avons choisi de traiter de la maltraitance dans les institutions de détentions suisses et plus précisément romandes. Nous avons consulté des documents traitants de la question. Le document audiovisuel, &amp;quot;temps présent&amp;quot; nous a montré deux prisons préventives dans les cantons de Vaud où l&#039;on peut souvent retrouver des mineurs. Ce document additionné à la visite de la Croisée (prison décrite dans le documentaire temps présent) nous a donn une bonne idée des conditions de vie d&#039;un détenu mineur ou majeur dans une prison suisse. Ce cadre, qui est d&#039;après nous une des causes de la maltraitances sur les mineurs. Pour sécire cette ambiance, le travail de recherche de M. Aeby retrace l&#039;historique de l&#039;univers carcéral genevois depuis la fin du 19ème siècle. De la prison St Antoine à la prison actuelle de Champ-Dollon, l&#039;a toujours retrouvé des mineurs dans ces établissements alors qu&#039;ils n&#039;y avaient rien à faire. Les conditions décrites ne sont bien sûr pas adapté à un mineur en développement. L&#039;aspect théorique du concept de maltraitance était important, mais il fallait aussi que nous puissions voir et connaître davantage les lieux qui cause le problème dont nous traitons.&lt;br /&gt;
Internet à aussi été d&#039;une grande aide pour nous. Les sites web des prisons sont intéressants car, ils ont permis d&#039;avoir des renseignements très actuels. Il fallait recourir à cela car les chiffres concerner les prisons ne paressent que trop rarement dans les médias. Le net nous a aussi permis de trouver des articles de journaux qui traite de la maltraitance. Ce média représente une source d&#039;information gigantesque, mais ce qui si trouve n&#039;est pas toujours pertinent et vérifiable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
André Lienhard&lt;br /&gt;
suite à venir.....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Questions de recherche==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Depuis quand parle-t-on de maltraitance des mineurs ? &lt;br /&gt;
* Maltraitance sur mineurs dans les prisons, est-ce une réalité ?&lt;br /&gt;
* qu&#039;est ce que la maltraitance en prison pour les mineurs? négligeance, coups, harcèlement?   &lt;br /&gt;
 &amp;gt;quel genre, niveau, quelle frèquence?&lt;br /&gt;
* Comment les mineurs en prison sont-ils protégés de la maltraitance?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Méthode==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Analyse==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définition de quelques concepts&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Définitions: mineurs, maltraitance et prisons&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bientraitance: un concept émergeant.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partant du principe que placer un mineur en prison est déjà une forme de maltraitance, nous allons tenter d&#039;éclaircir alors le concept de BIENTRAITANCE, qui devient de plus en plus présent dans les discours de tous les jours.&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, bientraiter un enfant est devenu un enjeu d&#039;humanité. Si le mot bientraitance est né, c&#039;est un signe de changement d&#039;attitude de la part d&#039;une société qui sans cesse tente de se remettre en question. Le concept de bientraitance a subi une transformation d&#039;une génération à une autre, aussi, dans les années 1980, bientraiter un enfant n&#039;apparaissait pas encore comme une évidence au sein de la famille. Aujourd&#039;hui,  on parle d&#039;une éducation qui se doit de favoriser l&#039;panouissement des enfants dans différents domaines, physique, affectif, cognitif et social. La famille est considérée comme le lieu privilégié permettant de favoriser cet épanouissement. Autrement dit, la bientraitance vise à la promotion et à la mise en place effective de pratiques éducatives et d&#039;attitudes qui soient garantes du bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
Alors, on ne doit pas seulement prévenir la maltraitance, mais aussi encourager une éducation qui permette à l&#039;enfant de donner le meilleur de lui-même.&lt;br /&gt;
La bientraitance d&#039;un enfant passe donc par son éducation, mais qui dit éducation, dit scolarisation. Le chemin d&#039;un enfant vers l&#039;cole est primordial, car à l&#039;cole, qui peut être considérée comme l&#039;une des principales instances de socialisation et de développement socio cognitif et socio affectif de l&#039;enfant, semble s&#039;inscrire dans le cadre global des attitudes favorables au bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon nombre d&#039;associations se mobilisent afin que chaque enfant ait droit à un  bon traitement dans la vie de tous les jours. Mais qu&#039;en est-il des enfants en prison, en institution ? On trouve dans le rapport d&#039;Amnesty International des recommandations pour la protection des enfants en détention telles que &amp;quot;les détenus mineurs doivent être séparés des adultes, sauf dans le cas de membres d&#039;une même famille&amp;quot;, ou encore &amp;quot;Le recours à la détention préventive pour les enfants doit se limiter à certaines circonstances exceptionnelles. Toute forme de détention doit être conforme à la norme internationale, qui veut qu&#039;un enfant ne soit placé en détention qu&#039;en dernier ressort et pour la durée la plus courte possible.&amp;quot; On se rend alors compte que le traitement des enfants en détention est un sujet qui préoccupe de plus en plus, et c&#039;est ainsi que des recommandations telles que celles-ci émergent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après une recherche effectuée par le service de protection judiciaire de la jeunesse en France, quelques constats ont été avancés : premièrement, un encadrement permanent, stable et formé, permet d&#039;laborer un suivi plus individualisé des mineurs. Le surveillant est alors le premier référent en détention. Deuxièmement, on souligne l&#039;importance des activités en détention, principalement des activités scolaires. On sait que le temps inactif passé en cellule peut engendrer des comportements violents. (AUREL)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du problème social&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l&#039;on a choisi de montrer cette problématique à différentes époques de l&#039;histoire humaine, ce n&#039;est pas sans surmonter quelques difficultés. Plus on remonte dans le passé de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d&#039;garement du au manque d&#039;informations. C&#039;est pourquoi, nous commencerons avec la question de l&#039;enfermement pour nous mener à celle qui nous intéresse en particulier: la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfermement est un phénomène qui a toujours existé, et bien qu&#039;il ait pu prendre des formes différentes selon les époques, il n&#039;en reste pas moins que l&#039;enfermement fut, est et sera une réalité pour les mineurs.&lt;br /&gt;
Déjà au 5ème siècle, les couvents servaient entre autres de lieu d&#039;enfermement pour les enfants &amp;quot;déviants&amp;quot;. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de grand renfermement des pauvres entre le 16ème et 17ème siècle donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pecheur de ces hommes, femmes et enfants. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d&#039;un renouveau morale. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d&#039;enfermement par excellence, fit son apparition. Elle est apparue pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs pour les criminels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, il est intéressant de signaler l&#039;emergence du rapport de la bientraitance à la maltraitance dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème siècle, les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. La décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commencaient à s&#039;élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l&#039;expérience des galères pour les enfants et les femmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème siècle sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n&#039;arretait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.&lt;br /&gt;
Il y avait évidemment dans cette prolifération d&#039;idées des contradictions, dont certaines allaient avoir des répercussions sur notre objet d&#039;étude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
D&#039;un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. En effet, la théorie évolutionniste proposée par ce dernier suggère l&#039;idée que l&#039;enfant (CHERCHER PHRASE ADEQUATE) entièrement avant de naître était prise au sérieux. A partir de cette conception, le traitement réservé &amp;quot;aux enfants vicieux&amp;quot; ou &amp;quot;aux criminels nés&amp;quot;,  tendait à les enfermer à vie, étant donné que leurs penchants délictueux étaient non seulement d&#039;origine héréditaire mais également immuables. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu&#039;elles ne puissent se reproduire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l&#039;autre côté, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L&#039;individu était maître de lui-même, insoumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, affirmant que l&#039;enfant naît fondamentalement bon et que c&#039;est la société qui le corrompt. il développa et défendit l&#039;idée de protéger l&#039;enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout aussi significative , celle de l&#039;éducabilité de l&#039;homme à travers le cas de l&#039;enfant sauvage de l&#039;Aveyron. (EXPLICITER)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un tel contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de &amp;quot;redressement&amp;quot;. L&#039;ouvrage de l&#039;Italien Cesare Beccaria intitulé &amp;quot;Des délits et des peines&amp;quot;, écrit en 1764, connaît un norme succès. Il demande des peines plus l?g?res, plus humaines pour les prisonniers, et le contexte est suffisamment pr?t ? recevoir cette id?e nouvelle. Cette fois la probl?matique passe d?un stade primaire ? second, son amplification ? travers le m?dia de l?poque, c?est-?-dire le livre, produit la publicit? n?cessaire ? donner un nouvel ?lan ? l?am?lioration des traitements dans les prisons. Deux probl?mes se posent ? la suite de cette premi?re ?volution des traitements. Premi?rement, le m?lange des genres en prison: hommes, femmes et enfants se c?toient dans un m?me ?tablissement et l?on craint d?ventuelles ? contaminations morales ?. Deuxi?mement, la question de l?isolement devient probl?matique. (EXPLICITER) &lt;br /&gt;
La soci?t? interpr?te et traite implicitement ces deux probl?mes comme des formes de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le probl?me de genre vient raviver la question qui nous int?resse ici, c?est-?-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et ce fait illustre bien l?int?r?t qui existait d?j? ? cette ?poque pour le bon traitement de cette cat?gorie d?individus. La prise en charge des mineurs prend alors une nouvelle direction, vers un ?tablissement qui leur est dor?navant r?serv?, une ?cole de pr?servation, autrement dit une prison pour mineurs ou une maison de correction. Ils seront trait?s diff?remment, avec un peu plus de libert?, d?espace, dans une atmosph?re plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l?esprit religieux qu?on souhaite transmettre ? ces jeunes ne sera pas oubli?. Malgr? tout, bien que les traitements aient chang?, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent. (BENOIT)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qui s&#039;intéresse de nos jours ? la maltraitance des mineurs en prison ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développement de l&#039;enfant et de son bon environnement est permanent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 a force de loi. En plus de la contrainte juridique, c&#039;est-à-dire le respect des articles, qu&#039;il impose aux signataires, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique résolument novateur en proposant une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être considéré comme acteur de sa propre vie. De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;intérêt supérieur de l&#039;enfant affirmé à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra retenir les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation. Toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noter qu&#039;une Convention engage les Etats signataires à mettre en oeuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certains nombres de droits édictés dans la convention peuvent s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains al?éas des articles s&#039;intéressent directement aux situations de détentions, à titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être bas?e sur l&#039;intérêt supérieur de celui-ci et tenir compte de son opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être prot&amp;quot;gé contre les immixtions dans sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondance et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son milieu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dans un établissement approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;avoir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaux respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que c&#039;est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise en détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises dirons-nous, conditions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution possible et d&#039;une durée aussi limitée que possible, il doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulière qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il semble que l&#039;application de ce droit doit être poursuivit même en détention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détention est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International oeuvre en faveur de tous les droits annoncés dans la Déclaration universelle des droits de l&#039;homme ainsi que dans d&#039;autres traités internationaux. L&#039;Organisation contribue à promouvoir le respect de l&#039;ensemble de ces droits, qu&#039;elle considère comme indivisibles et interdépendants, au moyen de différents types d&#039;action visant à informer et à sensibiliser le grand public, en développant l&#039;éducation aux droits humains et en faisant pression sur les gouvernements pour qu&#039;ils ratifient et appliquent les traités relatifs aux droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver par exemple une page concernant les mauvais traitements, qui vise à sensibiliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier texte,  on critique l&#039;enfermement des mineurs dans des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assurent pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détentions pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure ou ils seraient bien souvent vétustes et pourraient mettre en danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajouter à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfants vivent donc en dehors du respect de leur intimé et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dans des prisons réservés aux adultes, loin du respect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Ce mélange, qui représente un risque important pour les mineurs: violences sexuelles, physiques, et psychologiques, est d&#039;autant plus grave qu&#039;il s&#039;effectue dans des prisons, pour adultes, qui sont, dans la plupart des cas, elles aussi surpeuplées, comme c&#039;est le cas à la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui disposent que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, ceci afin de pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. La Suisse en fait partie. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention qui mettent en jeu la santé et la sécurité physique et émotionnelle des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty international soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent oubliées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d&#039;une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autres les droits de l&#039;enfant, en l&#039;occurrence: le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détentions pour mineurs, le rapport souligne en premier lieu, le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au delà des problèmes &amp;quot;matériels&amp;quot; qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport placent le problème encore plus haut, dans &amp;quot;l&#039;absence persistante de toute volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négation pure et simple de leurs existences&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugement, l&#039;incarcération des mineurs dans les quartiers pénitenciers réservés aux adultes, parfois même avec les plus dangereux d&#039;entre eux, le manque de personnel formé de manière adaptée, la surpopulation, ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent détenus dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité et donc nuisent gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux, à cela s&#039;ajoute l&#039;absence ou une insignifiance de structures d&#039;enseignement, d&#039;installations sportives et de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation, font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure ou elle se fait en dehors du respect de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant. Malgré tout, il semble que dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qu&#039;en est-il de la Suisse?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention et l&#039;encadrement des mineurs à fait l&#039;objet de discours et de différents débats à l&#039;intérieur du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 janvier 2002, dans un discours, Monsieur Daniel Zappelli (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550108/41/550108_41_partie4.asp), procureur général évoque la nécessité impérative de créer des lieux supplémentaires de détention pour mineurs afin d&#039;éviter qu&#039;ils soient placés dans des prisons pour adultes et &amp;quot;qu&#039;ils ne soient privés de l&#039;encadrement adéquat&amp;quot;. Ce discours rappelle que le nombre de mineurs incarcérés est en augmentation depuis les 6 dernières années et qu&#039;il est donc important d&#039;avoir une réflexion sur la justice que l&#039;on offre. On ne manque pas de rappeler que &amp;quot;la justice n&#039;est pas que pénale&amp;quot; et c&#039;est en en gardant ceci à l&#039;esprit qu&#039;il faut essayer de faire évoluer les choses principalement pour les mineurs&lt;br /&gt;
Il est absolument nécessaire de mettre des moyens à disposition de la justice afin qu&#039;elle puisse exercer son pouvoir d&#039;une manière efficace et respectueuse des droits de l&#039;homme et de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril 2002, c&#039;est M. Remy Pagani qui fait une interpellation au Conseil d&#039;Etat au sujet du suivi des adolescents enfermés à Champ-Dollon (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550107/33/550107_33_partie15.asp). Une situation qui ne permet le séparation stricte d&#039;avec les adultes, ce qui au contraire à la convention internationale des droits de l&#039;enfant. De plus ces mineurs, dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés, ne disposent de surcroit d&#039;aucun encadrement éducatif particulier. A ceci la Conseillère d&#039;Etat Michel Spoerri répondra par le même souci et la conscience de la nécessité d&#039;améliorer les conditions de détention des mineurs et leur prise en charge, en l&#039;occurrence, par l&#039;agrandissement de la Clairière et la volonté d&#039;y placer des éducateurs supplémentaires. Seulement ces mesures semblent assez légères dans la mesure ou nous verrons plus tard, que l&#039;agrandissemnt de la Clairière n&#039;est pas assez &amp;quot;grand&amp;quot;, tous les mineurs présents à Champ-Dollon ne pourront pas y entrer, et les propositions de postes supplémentaires ne semblent pas aboutir, ou en tout cas pas assez rapidement étant donné l&#039;urgence de la situation. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sujet étudié a fait l&#039;objet de deux rapports annuels de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux rapports, le premier de M. Hugues Hiltpold, année parlementaire 2002-2003,(http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550302/7/550302_7_partie8.asp) sur le thème de la détention et de l&#039;encadrement des mineurs et le second de Mme Anita Cuenod, 1ère année de la législature 2001-2005, ((http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550204/16/550204_16_partie32.asp) font de états de problèmes très similaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y parle  de Champ Dollon, comme d&#039;un bâtiment vétuste, ayant des besoins évidents &amp;quot;d&#039;aménagements et de rafraichissements&amp;quot;. Ce lieu qui ne semble pas approprié à recevoir décemment des habitants, l&#039;est forcement encore moins pour les mineurs... pourtant au moment où le débat concernant le deuxième rapport à lieu, 27 mineurs étaient présents dans ces murs! La Clairière étant trop petite pour accueillir tous les mineurs placés, et les travaux d&#039;agrandissement tardant à commencer, les conditions semblent peu propices à une amélioration de la situation qui constitue pourtant une réelle urgence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le problème sous-jacent à cette situation est le traitement de la jeunesse déviante, est-il normal que le nombre de mineurs placés en détention ne cesse de croitre alors que la justice ne se dit pas uniquement pénale?  C&#039;est M. Remy Pagani qui soulève ce problème de fond qui semble-t-il ne passe pas souvent au premier plan lors des débats au Grand Conseil.&lt;br /&gt;
On rappellera des décisions prises 4 ans auparavant qui n&#039;ont pas été appliquées: l&#039;abolition de la promiscuité mineurs-majeurs à la prison de Champ-Dolllon principalement. Si cette promiscuité n&#039;a pas été abolie, elle est d&#039;autant plus alarmante que ces jeunes placés en compagnie d&#039;adultes, sont isolés dans des quartiers ou bien souvent se trouvent des personnes &amp;quot;encore plus déviantes qu&#039;eux, notamment de pédophiles&amp;quot;. M. Pagani soulève ici un question importante qui est celle de la cohérence du traitement des mineurs incarcérés. Le but de l&#039;incarcération est-elle la prise d&#039;un risque pour la santé et l&#039;équilibre, surement déjà précaire de ces enfants? &lt;br /&gt;
Si l&#039;agrandissment de la prison de Champ-Dollon est une solution à la surpopulation carcérale, Mme Esther Adler rappelle que des solutions plus &amp;quot;profondes&amp;quot; sont à chercher dans le fonctionnement même du système de traitement des criminels. Effectivement, il serait opportun de réfléchir aux conditions de détentions des mineurs et aux propositions de prise en charge et aux améliorations à y apporter. Se contenter de faire de Champ-Dollon un lieu plus vaste va-t-il permettre un meilleur traitement des mineurs délinquants?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, si les mineurs qui sont placés à La Clairière sont un peu mieux lotis on soulignera la présence de gardien de prison en plus des éducateurs. Cette présence est perçue comme une volonté de promouvoir la répression plutôt que des mesures éducatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble que la surpopulation des centres de détentions pour mineurs serait due au manque de volonté des juges de trouver de mesures plus adéquates pour le traitement des mineurs délinquants. La prison serait utilisée commune solution de facilité, ce qui une fois encore apparait contraire aux articles édictés par les droits de l&#039;enfant. Il ferait partie du rôle du gouvernement d&#039;encourager les juges à trouver des peines plus adéquates que la mise en détention, on citera les mesures d&#039;utilité publique en exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour reprendre les propos de M. Hiltpold et M. Mauris, &amp;quot;Michel Foucault considère (...) que l&#039;on juge une société par l&#039;état de ses prisons&amp;quot; et dans cette optique, c&#039;est &amp;quot;une honte pour notre société moderne de laisser ainsi des jeunes en rupture aux côtés d&#039;idoles du crime (...) avec des gardiens en guise d&#039;infirmiers et des délinquants en guise de camarades.&amp;quot; Cette situation relate un réel dysfonctionnement de la société actuelle et probablement un manque de volonté à prendre la situation en mains  de tout mettre en oeuvre pour y remédier étant donné que le Conseil d&#039;Etat ne semble pas suivre les recommandations émises par la commission au terme de son rapport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias suisses s&#039;intéressent eux aussi au problème. Notre attention s&#039;est portée sur une émission de swissinfo par Anne Rubin titrée &#039;&#039;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&#039;&#039; le 02 décembre 2003. (cf résumé).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Réalité Suisse et genevoise: de la prise en charge à la maltraitance&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes d?linquants et criminels. Les centres de d?tention ont comme but de prot?ger les mineurs, pour cela on a jug? bon de les s?parer de la soci?t?. La soci?t? est repr?sent? par le groupe dominant qui fixe les r?gles et les normes ? respecter. Les individus qui ne respecte pas ces normes sont montr? du doit et mis en marge.  Cette soci?t? a peur de ces d?vients, elle craint que les jeunes d?linquants &amp;quot;infectent&amp;quot; le reste de la soci?t? qui est encore saine. Pour suivre cet objectif, la soci?t? a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code p?nal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de libet? doit exercer une action ?ducative sur les personnes priv?e de libert? et pr?parer le retour ? la vie libre. Enfermement doit ?tre un moyen pour le d?linquent ou el criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger le jeunes en donnant une r?ponse aux actes violents ou d?lictueux. Ces lois doivent punire mais pas maltraiter les d?vients.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les ann?es 60 se sont cr?es les premi?res prisons pour mineurs. On s?pare d?j? depuis le 19?me les d?tenus majeurs des mineurs. On veut ?viter les m?langes qui ne sont pas b?n?fique pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitement. Durant le 19?me l&#039;enfant a une certaine valeur qu&#039;il ne faut pas g?cher. Comme les philanthropes on pr?f?re les mettres au travail. On veut les redresser et en faire des citoyens utile ? la soci?t?.&lt;br /&gt;
Vers la fin du 19?me et dans le 20?me si?cle on retourne vers un enfermement des d?viants. Les mineurs sont mis dans des familles, des maisons de corrections et parfois aussi par faute de place ou pour des cas probl?matiques dans les prisons pour majeurs. M?me si cela est sens? ?tre ? titre exceptionnel on retrouve presque constament quelque mineurs dans ces ?tablissement o? ils n&#039;ont pourtant rien ? faire.&lt;br /&gt;
St-Antoine ?tait la prison utilis?e ? Gen?ve depuis le 1712 la date de sa construction. St-Antoine passa le relait ? Champ-Dollon en 1977. Depuis le d?but du 20?me si?cle jusqu&#039;? nos jours on retrouve des mineurs dans des lieux pr?vus uniquement pour des majeurs. Des faits qu&#039;on retrouve dans le travail de recherche effectu? dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Gen?ve, Chlo? MEIER, S?bastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de d?tention, dans les prisons pr?ventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995. Mais ?galement dans les statistiques acctuel de Champ-Dollon ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby acctuel directeur de la prison pr?ventive la Crois?e.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairi?re&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre ?ducatif pour adolescents. Les mineurs y sont d?tenus pour des p?riodes courtes,  allant de 1 jours ? 1 an. Cependant, la cr?ation de la Clairi?re ne r?soud pas le probl?me, car on retrouve syst?matiquement des mineurs dans les ?tablissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple ? Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tir?s des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;ann?e 2003 peut nous donner une image de l&#039;ampleur du ph?nom?ne.&lt;br /&gt;
Durant l&#039;ann?e 2003 ? Champ-Dollon :&lt;br /&gt;
*2&#039;551 personnes ont ?t? incarc?r?es soit&lt;br /&gt;
*2&#039;347 hommes dont 281 mineurs&lt;br /&gt;
*204 femmes dont 8 mineurs  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons d?j? exliqu?, l&#039;enfermement de mineurs dans des prison constitue d?j?, en tant que tel, une sorte de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039;. Cette derni?re est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelques années la situation c&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview. Il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. En effet, les leaders n&#039;hésitent pas à monter certains détenus contre d&#039;autres. On retrouve aussi de la maltraitanc contre les éducateurs, qui subissent des agressions verbales et parfois même physiques de la part des jeunes détenus. Les jeunes se sentent tout puissants et n&#039;ont plus de limites dans leur paroles et leur agissement physique. Cette maltraitance exercée par les mineurs sur l&#039;autorité de la prison, également rapportée par M. Aeby (directeur de la préventive la Croisée VD et ancien educateur à la Clairière), est un problème important mais que nous n&#039;allons pas traiter dans ce travail. Les débordements en question ont poussé la direction de la Clairère à faire venir des gardiens de Champ-Dollon (il faudra préciser dans une autre partie les différentes structures en place acctuellement en Suisse, comme Champ Dollon...). &amp;quot;L&#039;expérience inverse est une réalité depuis une trentaine d&#039;années. On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Le nouveau cadre dans lequel ils se retrouvent ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins strictes&amp;quot;(rapporté de l&#039;inteview donné au courrier). La sécurité dans ces prisons pour majeurs est bien plus renforcée, ainsi que le sont la répression et l&#039;isolement. Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de Torrente,J, &amp;quot;La maltraitance&amp;quot;,hommes et perspectives. Cette ouvrage traite des effets psychologiques due à la maltraitance . Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La strucure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. Les structures dont les mineurs auraient tant besoin sont absentes. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière (REFERENCE). Depuis de nombreuses années des mineurs sont détenus tant dans la prisons de Champ-Dollon qu&#039;à la maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc (GE). Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est aujourd&#039;hui devenue la norme. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissemnet privatifs de liberté pour adultes contrevient directement à plusieurs conventions internationnales dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs. &lt;br /&gt;
Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dû à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation. (DEDE) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux (lesquels?, faire référence à ce qui a été cité avant). Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot; C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD). &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; (REFERENCE: est-ce un entretien? Si c&#039;est le cas il faudra présenter votre mtéhodologie!) ( A developper) M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux, mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer. ( A developper) Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. En effet, en fin d&#039;année 2003, 43 mineurs étaient placés dans des prisons pour adultes, dont 31 à Genève. Mais ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droits de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle? (JULIE) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toute les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissement pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus dédut mai 2006 la surpopulation est devenue intolérable (peut-être rapporter les événements). Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. En effet Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, les personnes incarcérées sont actuellement autour des 500. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable. Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inaugurée le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine (voire surpeuplée selon les périodes). Le problème est donc loin d&#039;être résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires. &lt;br /&gt;
La surpopulation et les maltraitances plus généralement sont des freins pour le développement des mineurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, il risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les ojectifs ( quels sont ces objectifs?) que tentent d&#039;atteindre les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineur à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dûes à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie. &amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subit pas de mauvais traitements durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Afin que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby, directeur de la Croisée)( expliciter un peu ce que pourrait être cette coopération ou pqoi elle n&#039;existe pas maintenant) &lt;br /&gt;
Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance à de l&#039;influence sur le développement, l&#039;image du corps est modifié par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation ou le suicide. Pour éviter de tel abus,notamment sexuels, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélanger dans les cellules et lors des douches (comme nous l&#039;a rapporté le directeur de la Croisée durant son interview). Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visite que les majeurs ( quel suivi en plsu faudrait-il? mesures éducatives, loisirs, scolarisation, ...). Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y perd du temps de visite, mineurs inclus. (DEDE) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Les prisons (EST-CE VRAIMENT LES PRISONS?) ont souvent meilleur temps de veiller à ce que les informations ne filtrent pas dans les médias. On retrouve très rarement le terme maltraitance dans un article sur la prison. On décrit souvent les conditions sans pour autant les qualifier de mauvais traitement. Le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Cela n&#039;est pas une manière de lui rendre service. Un jeune qui a déjà de nombreux problèmes doit encore être exclu du système scolaire. Cette isolement (OU EXCLUSION?) n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur. &lt;br /&gt;
Solutions possibles à élaborer &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Petites idées de questionnement notamment pour la conlusion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération de mineurs, en faire un principe absolu? décriminaliser les délits commis par les mineurs pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs existe, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. Solutions alternatives souvent insuffisantes, pas assez souples Peut on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave? Quelques idées d&#039;alternatives à l&#039;incarcération: familles d accueil (JULIE)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3752</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3752"/>
		<updated>2006-06-03T10:42:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : /* Analyse */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Introduction==&lt;br /&gt;
Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge, du travail agricole ou au placement en maison de correction du 19eme sciècle, nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier . A l&#039;heure actuelle, il existe en Suisse, plusieurs centres de détention pour mineurs (par exemple La Clairière à Vernier (GE)), mais pour cause de surnombre, certains mineurs peuvent aussi être placés dans des prison pour adultes (Champ-Dollon). Entre surpopulation et prise en charge qui ne respecte pas les droits de l&#039;enfat, nous nous sommes demandés si les structures carcérales étaient réellement  aptes à prendre en charge les mineurs de manière adéquate et respectueuse de leurs développment.  &lt;br /&gt;
Après un temps de reflexion et la lecture de différents ouvrages, nous avons pris le parti de partir du principe la place d&#039;un mineur n&#039;es tpas en prison. Des lors qu&#039;un mineur est incarcéré, nous pouvons parler de maltraitance, un première forme de maltraitance ? laquelle s&#039;ajoutent des condtions des détentions pas toujours respectueuses des convetion internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter..&lt;br /&gt;
Nous commencerons (1) par la revue de littérature, faisant une synthèse des ouvrages que nous avons lus. Puis, dans un souci de clarté, nous d?éinirons dans un premier temps les (2)concetps utilisés: mineurs, maltraitance et prison. En partant de ses différentes définitions nous essayerons de mettre en lumière la (3)construction du problème social des mineurs en prisons et les différents acteurs qui s&#039;y intéresse. (4)Puis, nous nous sommes appuyés sur l&#039;actualité afin de penser les tableaux de la situation actuelle en Suisse romande, en évoquant toutes formes de maltraitance subies par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. (5)Nous nous sommes également intéressés aux événements récents à Champ-Dollon et à leur raison d&#039;être. (JULIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Revue de litterature==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Torrente, J, &amp;quot;La Maltraitance&amp;quot;, Hommes et perspectives&lt;br /&gt;
*Temps présent du jeudi 17 février 2005, &amp;quot;En taule&amp;quot;.&lt;br /&gt;
*Travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, Chloé MEIER, Sébastien AEBY, &amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises&amp;quot;, mars 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre de J. Torrente sur la maltraitance m&#039;a permis d&#039;avoir une meilleure connaissance de ce sujet. Cette approche interdisciplinaire donne une image des différents problèmes que cause la maltraitance. Dans notre travail, nous sommes partis du principe qu&#039;enfermer c&#039;est maltraiter, Nous avons donc tenté d&#039;en apprendre plus sur les effets néfastes au niveau psychologique que peuvent causer les mauvais traitements.&lt;br /&gt;
Comme nous avons choisi de traiter de la maltraitance dans les institutions de détentions suisses et plus précisément romandes. Nous avons consulté des documents traitants de la question. Le document audiovisuel, &amp;quot;temps présent&amp;quot; nous a montré deux prisons préventives dans les cantons de Vaud où l&#039;on peut souvent retrouver des mineurs. Ce document additionné à la visite de la Croisée (prison décrite dans le documentaire temps présent) nous a donn une bonne idée des conditions de vie d&#039;un détenu mineur ou majeur dans une prison suisse. Ce cadre, qui est d&#039;après nous une des causes de la maltraitances sur les mineurs. Pour sécire cette ambiance, le travail de recherche de M. Aeby retrace l&#039;historique de l&#039;univers carcéral genevois depuis la fin du 19ème siècle. De la prison St Antoine à la prison actuelle de Champ-Dollon, l&#039;a toujours retrouvé des mineurs dans ces établissements alors qu&#039;ils n&#039;y avaient rien à faire. Les conditions décrites ne sont bien sûr pas adapté à un mineur en développement. L&#039;aspect théorique du concept de maltraitance était important, mais il fallait aussi que nous puissions voir et connaître davantage les lieux qui cause le problème dont nous traitons.&lt;br /&gt;
Internet à aussi été d&#039;une grande aide pour nous. Les sites web des prisons sont intéressants car, ils ont permis d&#039;avoir des renseignements très actuels. Il fallait recourir à cela car les chiffres concerner les prisons ne paressent que trop rarement dans les médias. Le net nous a aussi permis de trouver des articles de journaux qui traite de la maltraitance. Ce média représente une source d&#039;information gigantesque, mais ce qui si trouve n&#039;est pas toujours pertinent et vérifiable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
André Lienhard&lt;br /&gt;
suite à venir.....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Questions de recherche==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Depuis quand parle-t-on de maltraitance des mineurs ? &lt;br /&gt;
* Maltraitance sur mineurs dans les prisons, est-ce une réalité ?&lt;br /&gt;
* qu&#039;est ce que la maltraitance en prison pour les mineurs? négligeance, coups, harcèlement?   &lt;br /&gt;
 &amp;gt;quel genre, niveau, quelle frèquence?&lt;br /&gt;
* Comment les mineurs en prison sont-ils protégés de la maltraitance?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Méthode==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Analyse==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définition de quelques concepts&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Définitions: mineurs, maltraitance et prisons&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bientraitance: un concept émergeant.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partant du principe que placer un mineur en prison est déjà une forme de maltraitance, nous allons tenter d&#039;éclaircir alors le concept de BIENTRAITANCE, qui devient de plus en plus présent dans les discours de tous les jours.&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, bientraiter un enfant est devenu un enjeu d&#039;humanité. Si le mot bientraitance est né, c&#039;est un signe de changement d&#039;attitude de la part d&#039;une société qui sans cesse tente de se remettre en question. Le concept de bientraitance a subi une transformation d&#039;une génération à une autre, aussi, dans les années 1980, bientraiter un enfant n&#039;apparaissait pas encore comme une évidence au sein de la famille. Aujourd&#039;hui,  on parle d&#039;une éducation qui se doit de favoriser l&#039;panouissement des enfants dans différents domaines, physique, affectif, cognitif et social. La famille est considérée comme le lieu privilégié permettant de favoriser cet épanouissement. Autrement dit, la bientraitance vise à la promotion et à la mise en place effective de pratiques éducatives et d&#039;attitudes qui soient garantes du bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
Alors, on ne doit pas seulement prévenir la maltraitance, mais aussi encourager une éducation qui permette à l&#039;enfant de donner le meilleur de lui-même.&lt;br /&gt;
La bientraitance d&#039;un enfant passe donc par son éducation, mais qui dit éducation, dit scolarisation. Le chemin d?un enfant vers l&#039;cole est primordial, car à l&#039;cole, qui peut être considérée comme l&#039;une des principales instances de socialisation et de développement socio cognitif et socio affectif de l&#039;enfant, semble s&#039;inscrire dans le cadre global des attitudes favorables au bon développement de l&#039;enfant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon nombre d&#039;associations se mobilisent afin que chaque enfant ait droit à un  bon traitement dans la vie de tous les jours. Mais qu&#039;en est-il des enfants en prison, en institution ? On trouve dans le rapport d&#039;Amnesty International des recommandations pour la protection des enfants en détention telles que &amp;quot;les détenus mineurs doivent être séparés des adultes, sauf dans le cas de membres d&#039;une même famille&amp;quot;, ou encore &amp;quot;Le recours à la détention préventive pour les enfants doit se limiter à certaines circonstances exceptionnelles. Toute forme de détention doit être conforme à la norme internationale, qui veut qu&#039;un enfant ne soit placé en détention qu&#039;en dernier ressort et pour la durée la plus courte possible.&amp;quot; On se rend alors compte que le traitement des enfants en détention est un sujet qui préoccupe de plus en plus, et c&#039;est ainsi que des recommandations telles que celles-ci émergent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après une recherche effectuée par le service de protection judiciaire de la jeunesse en France, quelques constats ont été avancés : premièrement, un encadrement permanent, stable et formé, permet d&#039;laborer un suivi plus individualisé des mineurs. Le surveillant est alors le premier référent en détention. Deuxièmement, on souligne l&#039;importance des activités en détention, principalement des activités scolaires. On sait que le temps inactif passé en cellule peut engendrer des comportements violents. (AUREL)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du problème social&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l&#039;on a choisi de montrer cette problématique à différentes époques de l&#039;histoire humaine, ce n&#039;est pas sans surmonter quelques difficultés. Plus on remonte dans le passé de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d&#039;garement du au manque d&#039;informations. C&#039;est pourquoi, nous commencerons avec la question de l&#039;enfermement pour nous mener à celle qui nous intéresse en particulier: la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfermement est un phénomène qui a toujours existé, et bien qu&#039;il ait pu prendre des formes différentes selon les époques, il n&#039;en reste pas moins que l&#039;enfermement fut, est et sera une réalité pour les mineurs.&lt;br /&gt;
Déjà au 5ème siècle, les couvents servaient entre autres de lieu d&#039;enfermement pour les enfants &amp;quot;déviants&amp;quot;. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de grand renfermement des pauvres entre le 16ème et 17ème siècle donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pecheur de ces hommes, femmes et enfants. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d&#039;un renouveau morale. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d&#039;enfermement par excellence, fit son apparition. Elle est apparue pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs pour les criminels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, il est intéressant de signaler l&#039;emergence du rapport de la bientraitance à la maltraitance dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème siècle, les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. La décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commencaient à s&#039;élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l&#039;expérience des galères pour les enfants et les femmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème siècle sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n&#039;arretait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.&lt;br /&gt;
Il y avait évidemment dans cette prolifération d&#039;idées des contradictions, dont certaines allaient avoir des répercussions sur notre objet d&#039;étude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
D&#039;un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. En effet, la théorie évolutionniste proposée par ce dernier suggère l&#039;idée que l?enfant (CHERCHER PHRASE ADEQUATE) enti?rement avant de na?tre ?tait prise au s?rieux. A partir de cette conception, le traitement r?serv? aux ? enfants vicieux ? ou ? aux criminels n?s ?,  tendait ? les enfermer ? vie, ?tant donn? que leurs penchants d?lictueux ?taient non seulement d?origine h?r?ditaire mais ?galement immuables. Il fallait donc ?carter ces mauvaises graines pour qu?elles ne puissent se reproduire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l?autre c?t?, une pens?e humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles th?ories clamait le contraire. L?individu ?tait ma?tre de lui-m?me, insoumis aux croyances h?r?ditaires. La question de justice, de bonheur pour tous faisait surface. Rousseau y ?tait pour beaucoup, affirmant que l&#039;enfant na?t fondamentalement bon et que c&#039;est la soci?t? qui le corrompt. il d?veloppa et d?fendit l?id?e de prot?ger l?enfant en d?veloppement. Le docteur Itard souleva une question tout aussi significative , celle de l?ducabilit? de l?homme ? travers le cas de l?enfant sauvage de l?Aveyron. (EXPLICITER)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un tel contexte, des revendications ? propos des conditions de vie dans les ?tablissements p?nitenciers sont diffus?es dans la soci?t? civile. On voit l? une nouvelle prise de conscience, on d?nonce le ph?nom?ne de maltraitance dans ces lieux de ? redressement ?. L?ouvrage de l?Italien Cesare Beccaria intitul? &amp;quot;Des d?lits et des peines&amp;quot;, ?crit en 1764, conna?t un ?norme succ?s. Il demande des peines plus l?g?res, plus humaines pour les prisonniers, et le contexte est suffisamment pr?t ? recevoir cette id?e nouvelle. Cette fois la probl?matique passe d?un stade primaire ? second, son amplification ? travers le m?dia de l?poque, c?est-?-dire le livre, produit la publicit? n?cessaire ? donner un nouvel ?lan ? l?am?lioration des traitements dans les prisons. Deux probl?mes se posent ? la suite de cette premi?re ?volution des traitements. Premi?rement, le m?lange des genres en prison: hommes, femmes et enfants se c?toient dans un m?me ?tablissement et l?on craint d?ventuelles ? contaminations morales ?. Deuxi?mement, la question de l?isolement devient probl?matique. (EXPLICITER) &lt;br /&gt;
La soci?t? interpr?te et traite implicitement ces deux probl?mes comme des formes de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le probl?me de genre vient raviver la question qui nous int?resse ici, c?est-?-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et ce fait illustre bien l?int?r?t qui existait d?j? ? cette ?poque pour le bon traitement de cette cat?gorie d?individus. La prise en charge des mineurs prend alors une nouvelle direction, vers un ?tablissement qui leur est dor?navant r?serv?, une ?cole de pr?servation, autrement dit une prison pour mineurs ou une maison de correction. Ils seront trait?s diff?remment, avec un peu plus de libert?, d?espace, dans une atmosph?re plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l?esprit religieux qu?on souhaite transmettre ? ces jeunes ne sera pas oubli?. Malgr? tout, bien que les traitements aient chang?, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent. (BENOIT)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qui s&#039;intéresse de nos jours ? la maltraitance des mineurs en prison ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développement de l&#039;enfant et de son bon environnement est permanent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 a force de loi. En plus de la contrainte juridique, c&#039;est-à-dire le respect des articles, qu&#039;il impose aux signataires, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique résolument novateur en proposant une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être considéré comme acteur de sa propre vie. De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;intérêt supérieur de l&#039;enfant affirmé à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra retenir les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation. Toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noter qu&#039;une Convention engage les Etats signataires à mettre en oeuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certains nombres de droits édictés dans la convention peuvent s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains al?éas des articles s&#039;intéressent directement aux situations de détentions, à titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être bas?e sur l&#039;intérêt supérieur de celui-ci et tenir compte de son opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être prot&amp;quot;gé contre les immixtions dans sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondance et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son milieu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dans un établissement approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;avoir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaux respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que c&#039;est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise en détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises dirons-nous, conditions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution possible et d&#039;une durée aussi limitée que possible, il doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulière qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il semble que l&#039;application de ce droit doit être poursuivit même en détention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détention est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International oeuvre en faveur de tous les droits annoncés dans la Déclaration universelle des droits de l&#039;homme ainsi que dans d&#039;autres traités internationaux. L&#039;Organisation contribue à promouvoir le respect de l&#039;ensemble de ces droits, qu&#039;elle considère comme indivisibles et interdépendants, au moyen de différents types d&#039;action visant à informer et à sensibiliser le grand public, en développant l&#039;éducation aux droits humains et en faisant pression sur les gouvernements pour qu&#039;ils ratifient et appliquent les traités relatifs aux droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver par exemple une page concernant les mauvais traitements, qui vise à sensibiliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier texte,  on critique l&#039;enfermement des mineurs dans des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assurent pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détentions pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure ou ils seraient bien souvent vétustes et pourraient mettre en danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajouter à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfants vivent donc en dehors du respect de leur intimé et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dans des prisons réservés aux adultes, loin du respect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Ce mélange, qui représente un risque important pour les mineurs: violences sexuelles, physiques, et psychologiques, est d&#039;autant plus grave qu&#039;il s&#039;effectue dans des prisons, pour adultes, qui sont, dans la plupart des cas, elles aussi surpeuplées, comme c&#039;est le cas à la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui disposent que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, ceci afin de pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. La Suisse en fait partie. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention qui mettent en jeu la santé et la sécurité physique et émotionnelle des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty international soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent oubliées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d&#039;une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autres les droits de l&#039;enfant, en l&#039;occurrence: le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détentions pour mineurs, le rapport souligne en premier lieu, le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au delà des problèmes &amp;quot;matériels&amp;quot; qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport placent le problème encore plus haut, dans &amp;quot;l&#039;absence persistante de toute volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négation pure et simple de leurs existences&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugement, l&#039;incarcération des mineurs dans les quartiers pénitenciers réservés aux adultes, parfois même avec les plus dangereux d&#039;entre eux, le manque de personnel formé de manière adaptée, la surpopulation, ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent détenus dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité et donc nuisent gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux, à cela s&#039;ajoute l&#039;absence ou une insignifiance de structures d&#039;enseignement, d&#039;installations sportives et de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation, font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure ou elle se fait en dehors du respect de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant. Malgré tout, il semble que dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qu&#039;en est-il de la Suisse?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention et l&#039;encadrement des mineurs à fait l&#039;objet de discours et de différents débats à l&#039;intérieur du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 janvier 2002, dans un discours, Monsieur Daniel Zappelli (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550108/41/550108_41_partie4.asp), procureur général évoque la nécessité impérative de créer des lieux supplémentaires de détention pour mineurs afin d&#039;éviter qu&#039;ils soient placés dans des prisons pour adultes et &amp;quot;qu&#039;ils ne soient privés de l&#039;encadrement adéquat&amp;quot;. Ce discours rappelle que le nombre de mineurs incarcérés est en augmentation depuis les 6 dernières années et qu&#039;il est donc important d&#039;avoir une réflexion sur la justice que l&#039;on offre. On ne manque pas de rappeler que &amp;quot;la justice n&#039;est pas que pénale&amp;quot; et c&#039;est en en gardant ceci à l&#039;esprit qu&#039;il faut essayer de faire évoluer les choses principalement pour les mineurs&lt;br /&gt;
Il est absolument nécessaire de mettre des moyens à disposition de la justice afin qu&#039;elle puisse exercer son pouvoir d&#039;une manière efficace et respectueuse des droits de l&#039;homme et de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril 2002, c&#039;est M. Remy Pagani qui fait une interpellation au Conseil d&#039;Etat au sujet du suivi des adolescents enfermés à Champ-Dollon (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550107/33/550107_33_partie15.asp). Une situation qui ne permet le séparation stricte d&#039;avec les adultes, ce qui au contraire à la convention internationale des droits de l&#039;enfant. De plus ces mineurs, dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés, ne disposent de surcroit d&#039;aucun encadrement éducatif particulier. A ceci la Conseillère d&#039;Etat Michel Spoerri répondra par le même souci et la conscience de la nécessité d&#039;améliorer les conditions de détention des mineurs et leur prise en charge, en l&#039;occurrence, par l&#039;agrandissement de la Clairière et la volonté d&#039;y placer des éducateurs supplémentaires. Seulement ces mesures semblent assez légères dans la mesure ou nous verrons plus tard, que l&#039;agrandissemnt de la Clairière n&#039;est pas assez &amp;quot;grand&amp;quot;, tous les mineurs présents à Champ-Dollon ne pourront pas y entrer, et les propositions de postes supplémentaires ne semblent pas aboutir, ou en tout cas pas assez rapidement étant donné l&#039;urgence de la situation. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sujet étudié a fait l&#039;objet de deux rapports annuels de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux rapports, le premier de M. Hugues Hiltpold, année parlementaire 2002-2003,(http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550302/7/550302_7_partie8.asp) sur le thème de la détention et de l&#039;encadrement des mineurs et le second de Mme Anita Cuenod, 1ère année de la législature 2001-2005, ((http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550204/16/550204_16_partie32.asp) font de états de problèmes très similaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y parle  de Champ Dollon, comme d&#039;un bâtiment vétuste, ayant des besoins évidents &amp;quot;d&#039;aménagements et de rafraichissements&amp;quot;. Ce lieu qui ne semble pas approprié à recevoir décemment des habitants, l&#039;est forcement encore moins pour les mineurs... pourtant au moment où le débat concernant le deuxième rapport à lieu, 27 mineurs étaient présents dans ces murs! La Clairière étant trop petite pour accueillir tous les mineurs placés, et les travaux d&#039;agrandissement tardant à commencer, les conditions semblent peu propices à une amélioration de la situation qui constitue pourtant une réelle urgence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le problème sous-jacent à cette situation est le traitement de la jeunesse déviante, est-il normal que le nombre de mineurs placés en détention ne cesse de croitre alors que la justice ne se dit pas uniquement pénale?  C&#039;est M. Remy Pagani qui soulève ce problème de fond qui semble-t-il ne passe pas souvent au premier plan lors des débats au Grand Conseil.&lt;br /&gt;
On rappellera des décisions prises 4 ans auparavant qui n&#039;ont pas été appliquées: l&#039;abolition de la promiscuité mineurs-majeurs à la prison de Champ-Dolllon principalement. Si cette promiscuité n&#039;a pas été abolie, elle est d&#039;autant plus alarmante que ces jeunes placés en compagnie d&#039;adultes, sont isolés dans des quartiers ou bien souvent se trouvent des personnes &amp;quot;encore plus déviantes qu&#039;eux, notamment de pédophiles&amp;quot;. M. Pagani soulève ici un question importante qui est celle de la cohérence du traitement des mineurs incarcérés. Le but de l&#039;incarcération est-elle la prise d&#039;un risque pour la santé et l&#039;équilibre, surement déjà précaire de ces enfants? &lt;br /&gt;
Si l&#039;agrandissment de la prison de Champ-Dollon est une solution à la surpopulation carcérale, Mme Esther Adler rappelle que des solutions plus &amp;quot;profondes&amp;quot; sont à chercher dans le fonctionnement même du système de traitement des criminels. Effectivement, il serait opportun de réfléchir aux conditions de détentions des mineurs et aux propositions de prise en charge et aux améliorations à y apporter. Se contenter de faire de Champ-Dollon un lieu plus vaste va-t-il permettre un meilleur traitement des mineurs délinquants?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, si les mineurs qui sont placés à La Clairière sont un peu mieux lotis on soulignera la présence de gardien de prison en plus des éducateurs. Cette présence est perçue comme une volonté de promouvoir la répression plutôt que des mesures éducatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble que la surpopulation des centres de détentions pour mineurs serait due au manque de volonté des juges de trouver de mesures plus adéquates pour le traitement des mineurs délinquants. La prison serait utilisée commune solution de facilité, ce qui une fois encore apparait contraire aux articles édictés par les droits de l&#039;enfant. Il ferait partie du rôle du gouvernement d&#039;encourager les juges à trouver des peines plus adéquates que la mise en détention, on citera les mesures d&#039;utilité publique en exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour reprendre les propos de M. Hiltpold et M. Mauris, &amp;quot;Michel Foucault considère (...) que l&#039;on juge une société par l&#039;état de ses prisons&amp;quot; et dans cette optique, c&#039;est &amp;quot;une honte pour notre société moderne de laisser ainsi des jeunes en rupture aux côtés d&#039;idoles du crime (...) avec des gardiens en guise d&#039;infirmiers et des délinquants en guise de camarades.&amp;quot; Cette situation relate un réel dysfonctionnement de la société actuelle et probablement un manque de volonté à prendre la situation en mains  de tout mettre en oeuvre pour y remédier étant donné que le Conseil d&#039;Etat ne semble pas suivre les recommandations émises par la commission au terme de son rapport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias suisses s&#039;intéressent eux aussi au problème. Notre attention s&#039;est portée sur une émission de swissinfo par Anne Rubin titrée &#039;&#039;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&#039;&#039; le 02 décembre 2003. (cf résumé).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Réalité Suisse et genevoise: de la prise en charge à la maltraitance&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes d?linquants et criminels. Les centres de d?tention ont comme but de prot?ger les mineurs, pour cela on a jug? bon de les s?parer de la soci?t?. La soci?t? est repr?sent? par le groupe dominant qui fixe les r?gles et les normes ? respecter. Les individus qui ne respecte pas ces normes sont montr? du doit et mis en marge.  Cette soci?t? a peur de ces d?vients, elle craint que les jeunes d?linquants &amp;quot;infectent&amp;quot; le reste de la soci?t? qui est encore saine. Pour suivre cet objectif, la soci?t? a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code p?nal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de libet? doit exercer une action ?ducative sur les personnes priv?e de libert? et pr?parer le retour ? la vie libre. Enfermement doit ?tre un moyen pour le d?linquent ou el criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger le jeunes en donnant une r?ponse aux actes violents ou d?lictueux. Ces lois doivent punire mais pas maltraiter les d?vients.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les ann?es 60 se sont cr?es les premi?res prisons pour mineurs. On s?pare d?j? depuis le 19?me les d?tenus majeurs des mineurs. On veut ?viter les m?langes qui ne sont pas b?n?fique pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitement. Durant le 19?me l&#039;enfant a une certaine valeur qu&#039;il ne faut pas g?cher. Comme les philanthropes on pr?f?re les mettres au travail. On veut les redresser et en faire des citoyens utile ? la soci?t?.&lt;br /&gt;
Vers la fin du 19?me et dans le 20?me si?cle on retourne vers un enfermement des d?viants. Les mineurs sont mis dans des familles, des maisons de corrections et parfois aussi par faute de place ou pour des cas probl?matiques dans les prisons pour majeurs. M?me si cela est sens? ?tre ? titre exceptionnel on retrouve presque constament quelque mineurs dans ces ?tablissement o? ils n&#039;ont pourtant rien ? faire.&lt;br /&gt;
St-Antoine ?tait la prison utilis?e ? Gen?ve depuis le 1712 la date de sa construction. St-Antoine passa le relait ? Champ-Dollon en 1977. Depuis le d?but du 20?me si?cle jusqu&#039;? nos jours on retrouve des mineurs dans des lieux pr?vus uniquement pour des majeurs. Des faits qu&#039;on retrouve dans le travail de recherche effectu? dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Gen?ve, Chlo? MEIER, S?bastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de d?tention, dans les prisons pr?ventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995. Mais ?galement dans les statistiques acctuel de Champ-Dollon ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby acctuel directeur de la prison pr?ventive la Crois?e.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairi?re&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre ?ducatif pour adolescents. Les mineurs y sont d?tenus pour des p?riodes courtes,  allant de 1 jours ? 1 an. Cependant, la cr?ation de la Clairi?re ne r?soud pas le probl?me, car on retrouve syst?matiquement des mineurs dans les ?tablissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple ? Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tir?s des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;ann?e 2003 peut nous donner une image de l&#039;ampleur du ph?nom?ne.&lt;br /&gt;
Durant l&#039;ann?e 2003 ? Champ-Dollon :&lt;br /&gt;
*2&#039;551 personnes ont ?t? incarc?r?es soit&lt;br /&gt;
*2&#039;347 hommes dont 281 mineurs&lt;br /&gt;
*204 femmes dont 8 mineurs  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons d?j? exliqu?, l&#039;enfermement de mineurs dans des prison constitue d?j?, en tant que tel, une sorte de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039;. Cette derni?re est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelques années la situation c&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview. Il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. En effet, les leaders n&#039;hésitent pas à monter certains détenus contre d&#039;autres. On retrouve aussi de la maltraitanc contre les éducateurs, qui subissent des agressions verbales et parfois même physiques de la part des jeunes détenus. Les jeunes se sentent tout puissants et n&#039;ont plus de limites dans leur paroles et leur agissement physique. Cette maltraitance exercée par les mineurs sur l&#039;autorité de la prison, également rapportée par M. Aeby (directeur de la préventive la Croisée VD et ancien educateur à la Clairière), est un problème important mais que nous n&#039;allons pas traiter dans ce travail. Les débordements en question ont poussé la direction de la Clairère à faire venir des gardiens de Champ-Dollon (il faudra préciser dans une autre partie les différentes structures en place acctuellement en Suisse, comme Champ Dollon...). &amp;quot;L&#039;expérience inverse est une réalité depuis une trentaine d&#039;années. On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Le nouveau cadre dans lequel ils se retrouvent ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins strictes&amp;quot;(rapporté de l&#039;inteview donné au courrier). La sécurité dans ces prisons pour majeurs est bien plus renforcée, ainsi que le sont la répression et l&#039;isolement. Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de Torrente,J, &amp;quot;La maltraitance&amp;quot;,hommes et perspectives. Cette ouvrage traite des effets psychologiques due à la maltraitance . Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La strucure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. Les structures dont les mineurs auraient tant besoin sont absentes. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière (REFERENCE). Depuis de nombreuses années des mineurs sont détenus tant dans la prisons de Champ-Dollon qu&#039;à la maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc (GE). Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est aujourd&#039;hui devenue la norme. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissemnet privatifs de liberté pour adultes contrevient directement à plusieurs conventions internationnales dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs. &lt;br /&gt;
Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dû à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation. (DEDE) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux (lesquels?, faire référence à ce qui a été cité avant). Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot; C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD). &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; (REFERENCE: est-ce un entretien? Si c&#039;est le cas il faudra présenter votre mtéhodologie!) ( A developper) M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux, mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer. ( A developper) Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. En effet, en fin d&#039;année 2003, 43 mineurs étaient placés dans des prisons pour adultes, dont 31 à Genève. Mais ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droits de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle? (JULIE) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toute les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissement pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus dédut mai 2006 la surpopulation est devenue intolérable (peut-être rapporter les événements). Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. En effet Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, les personnes incarcérées sont actuellement autour des 500. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable. Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inaugurée le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine (voire surpeuplée selon les périodes). Le problème est donc loin d&#039;être résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires. &lt;br /&gt;
La surpopulation et les maltraitances plus généralement sont des freins pour le développement des mineurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, il risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les ojectifs ( quels sont ces objectifs?) que tentent d&#039;atteindre les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineur à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dûes à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie. &amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subit pas de mauvais traitements durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Afin que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby, directeur de la Croisée)( expliciter un peu ce que pourrait être cette coopération ou pqoi elle n&#039;existe pas maintenant) &lt;br /&gt;
Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance à de l&#039;influence sur le développement, l&#039;image du corps est modifié par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation ou le suicide. Pour éviter de tel abus,notamment sexuels, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélanger dans les cellules et lors des douches (comme nous l&#039;a rapporté le directeur de la Croisée durant son interview). Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visite que les majeurs ( quel suivi en plsu faudrait-il? mesures éducatives, loisirs, scolarisation, ...). Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y perd du temps de visite, mineurs inclus. (DEDE) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Les prisons (EST-CE VRAIMENT LES PRISONS?) ont souvent meilleur temps de veiller à ce que les informations ne filtrent pas dans les médias. On retrouve très rarement le terme maltraitance dans un article sur la prison. On décrit souvent les conditions sans pour autant les qualifier de mauvais traitement. Le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Cela n&#039;est pas une manière de lui rendre service. Un jeune qui a déjà de nombreux problèmes doit encore être exclu du système scolaire. Cette isolement (OU EXCLUSION?) n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur. &lt;br /&gt;
Solutions possibles à élaborer &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Petites idées de questionnement notamment pour la conlusion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération de mineurs, en faire un principe absolu? décriminaliser les délits commis par les mineurs pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs existe, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. Solutions alternatives souvent insuffisantes, pas assez souples Peut on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave? Quelques idées d&#039;alternatives à l&#039;incarcération: familles d accueil (JULIE)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3742</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
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		<updated>2006-06-02T16:13:23Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : /* Analyse */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Introduction==&lt;br /&gt;
Les mineurs d?linquants ont fait l&#039;objet de diff?rents types de prise en charge, du travail agricole ou au placement en maison de correction du 19eme sci?cle, nous sommes pass?s, aujourd&#039;hui, ? l&#039;incarc?ration dans un centre p?nitencier . A l&#039;heure actuelle, il existe en Suisse, plusieurs centres de d?tention pour mineurs (par exemple La Clairi?re ? Vernier (GE)), mais pour cause de surnombre, certains mineurs peuvent aussi ?tre plac?s dans des prison pour adultes (Champ-Dollon). Entre surpopulation et prise en charge qui ne respecte pas les droits de l&#039;enfat, nous nous sommes demand?s si les structures carc?rales ?taient r?elle ment ? apte ? prendre en charge les mineurs de mani?re ad?quate et respectueuse deleurs d?veloppment.  &lt;br /&gt;
Apr?s un temps de reflexion et la lecture de diff?rents ouvrages, nous avons pris le parti de partir du principe la place d&#039;un mineur n&#039;es tpas en prison. Des lors qu&#039;un mineur est incarc?r?, nous pouvons parler de maltraitance, un premi?re forme de maltraitance ? laquelle s&#039;ajoutent des condtions des d?tentions pas toujours respectueuses des convetion internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre probl?matique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le probl?me social que celle-ci peut repr?senter..&lt;br /&gt;
Nous commencerons (1) par la revue de litt?rature, faisant une synth?se des ouvrages que nous avons lus. Puis, dans un souci de clart?, nous d?finirons dans un premier temps les (2)concetps utilis?s: mineurs, maltraitance et prison. En partant de ses diff?rentes d?finitions nous essayerons de mettre en lumi?re la (3)construction du probl?me social des mineurs en prisons et les diff?rents acteurs qui s&#039;y int?resse. (4)Puis, nous nous sommes appuy?s sur l&#039;actualit? afin de penser les tableaux de la situation actuelle en Suisse romande, en ?voquant toutes formes de maltraitance subies par les mineurs incarc?r?s, notamment le m?lange adultes/mineurs. (5)Nous nous sommes ?galement int?ress?s aux ?v?nements r?cents ? Champ-Dollon et ? leur raison d&#039;?tre. (A VOIR)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Revue de litterature==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Torrente, J, &amp;quot;La Maltraitance&amp;quot;, Hommes et perspectives&lt;br /&gt;
*Temps présent du jeudi 17 février 2005, &amp;quot;En taule&amp;quot;.&lt;br /&gt;
*Travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, Chloé MEIER, Sébastien AEBY, &amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises&amp;quot;, mars 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre de J. Torrente sur la maltraitance m&#039;a permis d&#039;avoir une meilleure connaissance de ce sujet. Cette approche interdisciplinaire donne une image des différents problèmes que cause la maltraitance. Dans notre travail, nous sommes partis du principe qu&#039;enfermer c&#039;est maltraiter, Nous avons donc tenté d&#039;en apprendre plus sur les effets néfastes au niveau psychologique que peuvent causer les mauvais traitements.&lt;br /&gt;
Comme nous avons choisi de traiter de la maltraitance dans les institutions de détentions suisses et plus précisément romandes. Nous avons consulté des documents traitants de la question. Le document audiovisuel, &amp;quot;temps présent&amp;quot; nous a montré deux prisons préventives dans les cantons de Vaud où l&#039;on peut souvent retrouver des mineurs. Ce document additionné à la visite de la Croisée (prison décrite dans le documentaire temps présent) nous a donn une bonne idée des conditions de vie d&#039;un détenu mineur ou majeur dans une prison suisse. Ce cadre, qui est d&#039;après nous une des causes de la maltraitances sur les mineurs. Pour sécire cette ambiance, le travail de recherche de M. Aeby retrace l&#039;historique de l&#039;univers carcéral genevois depuis la fin du 19ème siècle. De la prison St Antoine à la prison actuelle de Champ-Dollon, l&#039;a toujours retrouvé des mineurs dans ces établissements alors qu&#039;ils n&#039;y avaient rien à faire. Les conditions décrites ne sont bien sûr pas adapté à un mineur en développement. L&#039;aspect théorique du concept de maltraitance était important, mais il fallait aussi que nous puissions voir et connaître davantage les lieux qui cause le problème dont nous traitons.&lt;br /&gt;
Internet à aussi été d&#039;une grande aide pour nous. Les sites web des prisons sont intéressants car, ils ont permis d&#039;avoir des renseignements très actuels. Il fallait recourir à cela car les chiffres concerner les prisons ne paressent que trop rarement dans les médias. Le net nous a aussi permis de trouver des articles de journaux qui traite de la maltraitance. Ce média représente une source d&#039;information gigantesque, mais ce qui si trouve n&#039;est pas toujours pertinent et vérifiable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
André Lienhard&lt;br /&gt;
suite à venir.....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Questions de recherche==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Depuis quand parle-t-on de maltraitance des mineurs ? &lt;br /&gt;
* Maltraitance sur mineurs dans les prisons, est-ce une r?alit? ?&lt;br /&gt;
* qu&#039;est ce que la maltraitance en prison pour les mineurs? n?gligeance, coups, harc?lement?   &lt;br /&gt;
 &amp;gt;quel genre, niveau, quelle fr?quence?&lt;br /&gt;
* Comment les mineurs en prison sont-ils prot?g?s de la maltraitance (et quel avenir ? leur sortie?) &amp;gt; on ne s&#039;?carterait pas du sujet ???, benoit &lt;br /&gt;
* &lt;br /&gt;
* Changement de definitions   ( pas sur qu&#039;il soit n?cessaire de poser la question, ca va appara?tre dans nos textes directement, non ? Benoit)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==M?thode==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Analyse==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;D?finition de quelques concepts&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;D?finitions: mineurs, maltraitance et prisons&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bientraitance: un concept ?mergeant.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partant du principe que placer un mineur en prison est d?j? une forme de maltraitance, nous allons tenter d?claircir alors le concept de BIENTRAITANCE, qui devient de plus en plus pr?sent dans les discours de tous les jours.&lt;br /&gt;
Aujourd?hui, bientraiter un enfant est devenu un enjeu d?humanit?. Si le mot bientraitance est n?, c?est un signe de changement d?attitude de la part d?une soci?t? qui sans cesse tente de se remettre en question. Le concept de bientraitance a subi une transformation d?une g?n?ration ? une autre, aussi, dans les ann?es 1980, bientraiter un enfant n?apparaissait pas encore comme une ?vidence au sein de la famille. Aujourd?hui,  on parle d?une ?ducation qui se doit de favoriser l?panouissement des enfants dans diff?rents domaines, physique, affectif, cognitif et social. La famille est consid?r?e comme le lieu privil?gi? permettant de favoriser cet ?panouissement. Autrement dit, la bientraitance vise ? la promotion et ? la mise en place effective de pratiques ?ducatives et d?attitudes qui soient garantes du bon d?veloppement de l?enfant. &lt;br /&gt;
Alors, on ne doit pas seulement pr?venir la maltraitance, mais aussi encourager une ?ducation qui permette ? l?enfant de donner le meilleur de lui-m?me.&lt;br /&gt;
La bientraitance d?un enfant passe donc par son ?ducation, mais qui dit ?ducation, dit scolarisation. Le chemin d?un enfant vers l?cole est primordial, car ? l?cole, qui peut ?tre consid?r?e comme l?une des principales instances de socialisation et de d?veloppement socio cognitif et socio affectif de l?enfant, semble s?inscrire dans le cadre global des attitudes favorables au bon d?veloppement de l?enfant. ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon nombre d?associations se mobilisent afin que chaque enfant ait droit ? un ? bon traitement ? dans la vie de tous les jours. Mais qu?en est-il des enfants en prison, en institution ? On trouve dans le rapport d&#039;Amnesty International des recommandations pour la protection des enfants en d?tention telles que  ? les d?tenus mineurs doivent ?tre s?par?s des adultes, sauf dans le cas de membres d?une m?me famille ?, ou encore &amp;quot;Le recours ? la d?tention pr?ventive pour les enfants doit se limiter ? certaines circonstances exceptionnelles. Toute forme de d?tention doit ?tre conforme ? la norme internationale, qui veut qu&#039;un enfant ne soit plac? en d?tention qu&#039;en dernier ressort et pour la dur?e la plus courte possible.&amp;quot; On se rend alors compte que le traitement des enfants en d?tention est un sujet qui pr?occupe de plus en plus, et c?est ainsi que des recommandations telles que celles-ci ?mergent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D?apr?s une recherche effectu?e par le service de protection judiciaire de la jeunesse en France, quelques constats ont ?t? avanc?s : premi?rement, un encadrement permanent, stable et form?, permet d?laborer un suivi plus individualis? des mineurs. Le surveillant est alors le premier r?f?rent en d?tention. Deuxi?mement, on souligne l?importance des activit?s en d?tention, principalement des activit?s scolaires. On sait que le temps inactif pass? en cellule peut engendrer des comportements violents. (AUREL)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du probl?me social&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du probl?me de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le pass? pour comprendre le monde d&#039;aujourd?hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l?on a choisi de montrer cette probl?matique ? diff?rentes ?poques de l?histoire humaine, ce n?est pas sans surmonter quelques difficult?s. Plus on remonte dans le pass? de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d?garement d? au manque d?informations. C?est pourquoi, nous commencerons avec la question de l?enfermement pour nous mener ? celle qui nous int?resse en particulier: la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L?enfermement est un ph?nom?ne qui a toujours exist?, et bien qu&#039;il ait pu prendre des formes diff?rentes selon les ?poques, il n&#039;en reste pas moins que l?enfermement fut, est et sera une r?alit? pour les mineurs.&lt;br /&gt;
D?j? au 5?me si?cle, les couvents servaient entre autres de lieu d&#039;enfermement pour les enfants &amp;quot;d?viants&amp;quot;. Au 13?me si?cle, les institutions charitables suivaient la m?me d?marche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de ? grand renfermement des pauvres? entre le 16?me et 17?me donnait une nouvelle ampleur au ph?nom?ne. Des milliers d&#039;individus allaient ?tre incarc?r?s pour d?lit de pauvret?. La vie monastique fut ?rig?e comme un id?al afin de redresser le destin p?cheur de ces hommes, femmes et enfants. Le recueillement, le silence et le travail ?taient ? la base d?un renouveau morale. C&#039;est plus ou moins ? cette ?poque que la prison, lieu d?enfermement par excellence, fit son apparition. Elle est apparue pour ?viter les peines de morts ou les ch?timents jug?s excessifs pour les criminels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parall?lement, il est int?ressant de signaler l?mergence du rapport ? bientraitance ? ? maltraitance ? dans les prisons. En effet, ? la fin du 17?me les punitions qui avaient lieu en place publique ?taient monnaie courante. Il serait peut-?tre plus juste de parler de ch?timents. La d?cision de ch?tier appartenait ? la soci?t?, mais certaines voix commen?aient ? s?lever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour ?viter les morts atroces ou l?exp?rience des gal?res pour les enfants et les femmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18?me et 19?me si?cles sont caract?ris?s par une soci?t? en pleine mutation. Le progr?s n?arr?tait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.&lt;br /&gt;
Il y avait ?videmment dans cette prolif?ration d?id?es des contradictions, dont certaines allaient avoir des r?percussions sur notre objet d?tude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
D?un c?t?, les th?ories ?volutionnistes de Darwin influenc?rent les sciences, dont la psychologie. En effet, la th?orie ?volutionniste propos?e par ce dernier sugg?re l?id?e que l?enfant (CHERCHER PHRASE ADEQUATE) enti?rement avant de na?tre ?tait prise au s?rieux. A partir de cette conception, le traitement r?serv? aux ? enfants vicieux ? ou ? aux criminels n?s ?,  tendait ? les enfermer ? vie, ?tant donn? que leurs penchants d?lictueux ?taient non seulement d?origine h?r?ditaire mais ?galement immuables. Il fallait donc ?carter ces mauvaises graines pour qu?elles ne puissent se reproduire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l?autre c?t?, une pens?e humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles th?ories clamait le contraire. L?individu ?tait ma?tre de lui-m?me, insoumis aux croyances h?r?ditaires. La question de justice, de bonheur pour tous faisait surface. Rousseau y ?tait pour beaucoup, affirmant que l&#039;enfant na?t fondamentalement bon et que c&#039;est la soci?t? qui le corrompt. il d?veloppa et d?fendit l?id?e de prot?ger l?enfant en d?veloppement. Le docteur Itard souleva une question tout aussi significative , celle de l?ducabilit? de l?homme ? travers le cas de l?enfant sauvage de l?Aveyron. (EXPLICITER)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un tel contexte, des revendications ? propos des conditions de vie dans les ?tablissements p?nitenciers sont diffus?es dans la soci?t? civile. On voit l? une nouvelle prise de conscience, on d?nonce le ph?nom?ne de maltraitance dans ces lieux de ? redressement ?. L?ouvrage de l?Italien Cesare Beccaria intitul? &amp;quot;Des d?lits et des peines&amp;quot;, ?crit en 1764, conna?t un ?norme succ?s. Il demande des peines plus l?g?res, plus humaines pour les prisonniers, et le contexte est suffisamment pr?t ? recevoir cette id?e nouvelle. Cette fois la probl?matique passe d?un stade primaire ? second, son amplification ? travers le m?dia de l?poque, c?est-?-dire le livre, produit la publicit? n?cessaire ? donner un nouvel ?lan ? l?am?lioration des traitements dans les prisons. Deux probl?mes se posent ? la suite de cette premi?re ?volution des traitements. Premi?rement, le m?lange des genres en prison: hommes, femmes et enfants se c?toient dans un m?me ?tablissement et l?on craint d?ventuelles ? contaminations morales ?. Deuxi?mement, la question de l?isolement devient probl?matique. (EXPLICITER) &lt;br /&gt;
La soci?t? interpr?te et traite implicitement ces deux probl?mes comme des formes de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le probl?me de genre vient raviver la question qui nous int?resse ici, c?est-?-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et ce fait illustre bien l?int?r?t qui existait d?j? ? cette ?poque pour le bon traitement de cette cat?gorie d?individus. La prise en charge des mineurs prend alors une nouvelle direction, vers un ?tablissement qui leur est dor?navant r?serv?, une ?cole de pr?servation, autrement dit une prison pour mineurs ou une maison de correction. Ils seront trait?s diff?remment, avec un peu plus de libert?, d?espace, dans une atmosph?re plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l?esprit religieux qu?on souhaite transmettre ? ces jeunes ne sera pas oubli?. Malgr? tout, bien que les traitements aient chang?, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent. (BENOIT)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qui s&#039;intéresse de nos jours ? la maltraitance des mineurs en prison ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développement de l&#039;enfant et de son bon environnement est permanent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 a force de loi. En plus de la contrainte juridique, c&#039;est-à-dire le respect des articles, qu&#039;il impose aux signataires, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique résolument novateur en proposant une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être considéré comme acteur de sa propre vie. De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;intérêt supérieur de l&#039;enfant affirmé à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra retenir les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation. Toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noter qu&#039;une Convention engage les Etats signataires à mettre en oeuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certains nombres de droits édictés dans la convention peuvent s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains al?éas des articles s&#039;intéressent directement aux situations de détentions, à titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être bas?e sur l&#039;intérêt supérieur de celui-ci et tenir compte de son opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être prot&amp;quot;gé contre les immixtions dans sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondance et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son milieu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dans un établissement approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;avoir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaux respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que c&#039;est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise en détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises dirons-nous, conditions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution possible et d&#039;une durée aussi limitée que possible, il doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulière qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il semble que l&#039;application de ce droit doit être poursuivit même en détention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détention est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International oeuvre en faveur de tous les droits annoncés dans la Déclaration universelle des droits de l&#039;homme ainsi que dans d&#039;autres traités internationaux. L&#039;Organisation contribue à promouvoir le respect de l&#039;ensemble de ces droits, qu&#039;elle considère comme indivisibles et interdépendants, au moyen de différents types d&#039;action visant à informer et à sensibiliser le grand public, en développant l&#039;éducation aux droits humains et en faisant pression sur les gouvernements pour qu&#039;ils ratifient et appliquent les traités relatifs aux droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver par exemple une page concernant les mauvais traitements, qui vise à sensibiliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier texte,  on critique l&#039;enfermement des mineurs dans des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assurent pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détentions pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure ou ils seraient bien souvent vétustes et pourraient mettre en danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajouter à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfants vivent donc en dehors du respect de leur intimé et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dans des prisons réservés aux adultes, loin du respect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Ce mélange, qui représente un risque important pour les mineurs: violences sexuelles, physiques, et psychologiques, est d&#039;autant plus grave qu&#039;il s&#039;effectue dans des prisons, pour adultes, qui sont, dans la plupart des cas, elles aussi surpeuplées, comme c&#039;est le cas à la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui disposent que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, ceci afin de pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. La Suisse en fait partie. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention qui mettent en jeu la santé et la sécurité physique et émotionnelle des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty international soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent oubliées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d&#039;une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autres les droits de l&#039;enfant, en l&#039;occurrence: le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détentions pour mineurs, le rapport souligne en premier lieu, le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au delà des problèmes &amp;quot;matériels&amp;quot; qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport placent le problème encore plus haut, dans &amp;quot;l&#039;absence persistante de toute volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négation pure et simple de leurs existences&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugement, l&#039;incarcération des mineurs dans les quartiers pénitenciers réservés aux adultes, parfois même avec les plus dangereux d&#039;entre eux, le manque de personnel formé de manière adaptée, la surpopulation, ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent détenus dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité et donc nuisent gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux, à cela s&#039;ajoute l&#039;absence ou une insignifiance de structures d&#039;enseignement, d&#039;installations sportives et de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation, font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure ou elle se fait en dehors du respect de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant. Malgré tout, il semble que dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qu&#039;en est-il de la Suisse?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention et l&#039;encadrement des mineurs à fait l&#039;objet de discours et de différents débats à l&#039;intérieur du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 janvier 2002, dans un discours, Monsieur Daniel Zappelli (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550108/41/550108_41_partie4.asp), procureur général évoque la nécessité impérative de créer des lieux supplémentaires de détention pour mineurs afin d&#039;éviter qu&#039;ils soient placés dans des prisons pour adultes et &amp;quot;qu&#039;ils ne soient privés de l&#039;encadrement adéquat&amp;quot;. Ce discours rappelle que le nombre de mineurs incarcérés est en augmentation depuis les 6 dernières années et qu&#039;il est donc important d&#039;avoir une réflexion sur la justice que l&#039;on offre. On ne manque pas de rappeler que &amp;quot;la justice n&#039;est pas que pénale&amp;quot; et c&#039;est en en gardant ceci à l&#039;esprit qu&#039;il faut essayer de faire évoluer les choses principalement pour les mineurs&lt;br /&gt;
Il est absolument nécessaire de mettre des moyens à disposition de la justice afin qu&#039;elle puisse exercer son pouvoir d&#039;une manière efficace et respectueuse des droits de l&#039;homme et de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril 2002, c&#039;est M. Remy Pagani qui fait une interpellation au Conseil d&#039;Etat au sujet du suivi des adolescents enfermés à Champ-Dollon (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550107/33/550107_33_partie15.asp). Une situation qui ne permet le séparation stricte d&#039;avec les adultes, ce qui au contraire à la convention internationale des droits de l&#039;enfant. De plus ces mineurs, dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés, ne disposent de surcroit d&#039;aucun encadrement éducatif particulier. A ceci la Conseillère d&#039;Etat Michel Spoerri répondra par le même souci et la conscience de la nécessité d&#039;améliorer les conditions de détention des mineurs et leur prise en charge, en l&#039;occurrence, par l&#039;agrandissement de la Clairière et la volonté d&#039;y placer des éducateurs supplémentaires. Seulement ces mesures semblent assez légères dans la mesure ou nous verrons plus tard, que l&#039;agrandissemnt de la Clairière n&#039;est pas assez &amp;quot;grand&amp;quot;, tous les mineurs présents à Champ-Dollon ne pourront pas y entrer, et les propositions de postes supplémentaires ne semblent pas aboutir, ou en tout cas pas assez rapidement étant donné l&#039;urgence de la situation. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sujet étudié a fait l&#039;objet de deux rapports annuels de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux rapports, le premier de M. Hugues Hiltpold, année parlementaire 2002-2003,(http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550302/7/550302_7_partie8.asp) sur le thème de la détention et de l&#039;encadrement des mineurs et le second de Mme Anita Cuenod, 1ère année de la législature 2001-2005, ((http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550204/16/550204_16_partie32.asp) font de états de problèmes très similaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y parle  de Champ Dollon, comme d&#039;un bâtiment vétuste, ayant des besoins évidents &amp;quot;d&#039;aménagements et de rafraichissements&amp;quot;. Ce lieu qui ne semble pas approprié à recevoir décemment des habitants, l&#039;est forcement encore moins pour les mineurs... pourtant au moment où le débat concernant le deuxième rapport à lieu, 27 mineurs étaient présents dans ces murs! La Clairière étant trop petite pour accueillir tous les mineurs placés, et les travaux d&#039;agrandissement tardant à commencer, les conditions semblent peu propices à une amélioration de la situation qui constitue pourtant une réelle urgence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le problème sous-jacent à cette situation est le traitement de la jeunesse déviante, est-il normal que le nombre de mineurs placés en détention ne cesse de croitre alors que la justice ne se dit pas uniquement pénale?  C&#039;est M. Remy Pagani qui soulève ce problème de fond qui semble-t-il ne passe pas souvent au premier plan lors des débats au Grand Conseil.&lt;br /&gt;
On rappellera des décisions prises 4 ans auparavant qui n&#039;ont pas été appliquées: l&#039;abolition de la promiscuité mineurs-majeurs à la prison de Champ-Dolllon principalement. Si cette promiscuité n&#039;a pas été abolie, elle est d&#039;autant plus alarmante que ces jeunes placés en compagnie d&#039;adultes, sont isolés dans des quartiers ou bien souvent se trouvent des personnes &amp;quot;encore plus déviantes qu&#039;eux, notamment de pédophiles&amp;quot;. M. Pagani soulève ici un question importante qui est celle de la cohérence du traitement des mineurs incarcérés. Le but de l&#039;incarcération est-elle la prise d&#039;un risque pour la santé et l&#039;équilibre, surement déjà précaire de ces enfants? &lt;br /&gt;
Si l&#039;agrandissment de la prison de Champ-Dollon est une solution à la surpopulation carcérale, Mme Esther Adler rappelle que des solutions plus &amp;quot;profondes&amp;quot; sont à chercher dans le fonctionnement même du système de traitement des criminels. Effectivement, il serait opportun de réfléchir aux conditions de détentions des mineurs et aux propositions de prise en charge et aux améliorations à y apporter. Se contenter de faire de Champ-Dollon un lieu plus vaste va-t-il permettre un meilleur traitement des mineurs délinquants?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, si les mineurs qui sont placés à La Clairière sont un peu mieux lotis on soulignera la présence de gardien de prison en plus des éducateurs. Cette présence est perçue comme une volonté de promouvoir la répression plutôt que des mesures éducatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble que la surpopulation des centres de détentions pour mineurs serait due au manque de volonté des juges de trouver de mesures plus adéquates pour le traitement des mineurs délinquants. La prison serait utilisée commune solution de facilité, ce qui une fois encore apparait contraire aux articles édictés par les droits de l&#039;enfant. Il ferait partie du rôle du gouvernement d&#039;encourager les juges à trouver des peines plus adéquates que la mise en détention, on citera les mesures d&#039;utilité publique en exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour reprendre les propos de M. Hiltpold et M. Mauris, &amp;quot;Michel Foucault considère (...) que l&#039;on juge une société par l&#039;état de ses prisons&amp;quot; et dans cette optique, c&#039;est &amp;quot;une honte pour notre société moderne de laisser ainsi des jeunes en rupture aux côtés d&#039;idoles du crime (...) avec des gardiens en guise d&#039;infirmiers et des délinquants en guise de camarades.&amp;quot; Cette situation relate un réel dysfonctionnement de la société actuelle et probablement un manque de volonté à prendre la situation en mains  de tout mettre en oeuvre pour y remédier étant donné que le Conseil d&#039;Etat ne semble pas suivre les recommandations émises par la commission au terme de son rapport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias suisses s&#039;intéressent eux aussi au problème. Notre attention s&#039;est portée sur une émission de swissinfo par Anne Rubin titrée &#039;&#039;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&#039;&#039; le 02 décembre 2003. (cf résumé).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;R?alit? Suisse et genevoise: de la prise en charge ? la maltraitance&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes d?linquants et criminels. Les centres de d?tention ont comme but de prot?ger les mineurs, pour cela on a jug? bon de les s?parer de la soci?t?. La soci?t? est repr?sent? par le groupe dominant qui fixe les r?gles et les normes ? respecter. Les individus qui ne respecte pas ces normes sont montr? du doit et mis en marge.  Cette soci?t? a peur de ces d?vients, elle craint que les jeunes d?linquants &amp;quot;infectent&amp;quot; le reste de la soci?t? qui est encore saine. Pour suivre cet objectif, la soci?t? a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code p?nal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de libet? doit exercer une action ?ducative sur les personnes priv?e de libert? et pr?parer le retour ? la vie libre. Enfermement doit ?tre un moyen pour le d?linquent ou el criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger le jeunes en donnant une r?ponse aux actes violents ou d?lictueux. Ces lois doivent punire mais pas maltraiter les d?vients.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les ann?es 60 se sont cr?es les premi?res prisons pour mineurs. On s?pare d?j? depuis le 19?me les d?tenus majeurs des mineurs. On veut ?viter les m?langes qui ne sont pas b?n?fique pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitement. Durant le 19?me l&#039;enfant a une certaine valeur qu&#039;il ne faut pas g?cher. Comme les philanthropes on pr?f?re les mettres au travail. On veut les redresser et en faire des citoyens utile ? la soci?t?.&lt;br /&gt;
Vers la fin du 19?me et dans le 20?me si?cle on retourne vers un enfermement des d?viants. Les mineurs sont mis dans des familles, des maisons de corrections et parfois aussi par faute de place ou pour des cas probl?matiques dans les prisons pour majeurs. M?me si cela est sens? ?tre ? titre exceptionnel on retrouve presque constament quelque mineurs dans ces ?tablissement o? ils n&#039;ont pourtant rien ? faire.&lt;br /&gt;
St-Antoine ?tait la prison utilis?e ? Gen?ve depuis le 1712 la date de sa construction. St-Antoine passa le relait ? Champ-Dollon en 1977. Depuis le d?but du 20?me si?cle jusqu&#039;? nos jours on retrouve des mineurs dans des lieux pr?vus uniquement pour des majeurs. Des faits qu&#039;on retrouve dans le travail de recherche effectu? dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Gen?ve, Chlo? MEIER, S?bastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de d?tention, dans les prisons pr?ventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995. Mais ?galement dans les statistiques acctuel de Champ-Dollon ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby acctuel directeur de la prison pr?ventive la Crois?e.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairi?re&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre ?ducatif pour adolescents. Les mineurs y sont d?tenus pour des p?riodes courtes,  allant de 1 jours ? 1 an. Cependant, la cr?ation de la Clairi?re ne r?soud pas le probl?me, car on retrouve syst?matiquement des mineurs dans les ?tablissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple ? Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tir?s des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;ann?e 2003 peut nous donner une image de l&#039;ampleur du ph?nom?ne.&lt;br /&gt;
Durant l&#039;ann?e 2003 ? Champ-Dollon :&lt;br /&gt;
*2&#039;551 personnes ont ?t? incarc?r?es soit&lt;br /&gt;
*2&#039;347 hommes dont 281 mineurs&lt;br /&gt;
*204 femmes dont 8 mineurs  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons d?j? exliqu?, l&#039;enfermement de mineurs dans des prison constitue d?j?, en tant que tel, une sorte de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039;. Cette derni?re est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelques années la situation c&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview. Il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. En effet, les leaders n&#039;hésitent pas à monter certains détenus contre d&#039;autres. On retrouve aussi de la maltraitanc contre les éducateurs, qui subissent des agressions verbales et parfois même physiques de la part des jeunes détenus. Les jeunes se sentent tout puissants et n&#039;ont plus de limites dans leur paroles et leur agissement physique. Cette maltraitance exercée par les mineurs sur l&#039;autorité de la prison, également rapportée par M. Aeby (directeur de la préventive la Croisée VD et ancien educateur à la Clairière), est un problème important mais que nous n&#039;allons pas traiter dans ce travail. Les débordements en question ont poussé la direction de la Clairère à faire venir des gardiens de Champ-Dollon (il faudra préciser dans une autre partie les différentes structures en place acctuellement en Suisse, comme Champ Dollon...). &amp;quot;L&#039;expérience inverse est une réalité depuis une trentaine d&#039;années. On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Le nouveau cadre dans lequel ils se retrouvent ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins strictes&amp;quot;(rapporté de l&#039;inteview donné au courrier). La sécurité dans ces prisons pour majeurs est bien plus renforcée, ainsi que le sont la répression et l&#039;isolement. Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de Torrente,J, &amp;quot;La maltraitance&amp;quot;,hommes et perspectives. Cette ouvrage traite des effets psychologiques due à la maltraitance . Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La strucure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. Les structures dont les mineurs auraient tant besoin sont absentes. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière (REFERENCE). Depuis de nombreuses années des mineurs sont détenus tant dans la prisons de Champ-Dollon qu&#039;à la maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc (GE). Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est aujourd&#039;hui devenue la norme. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissemnet privatifs de liberté pour adultes contrevient directement à plusieurs conventions internationnales dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs. &lt;br /&gt;
Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dû à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation. (DEDE) &lt;br /&gt;
Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons &lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux (lesquels?, faire référence à ce qui a été cité avant). Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot; C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD). &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; (REFERENCE: est-ce un entretien? Si c&#039;est le cas il faudra présenter votre mtéhodologie!) ( A developper) M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux, mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer. ( A developper) Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. En effet, en fin d&#039;année 2003, 43 mineurs étaient placés dans des prisons pour adultes, dont 31 à Genève. Mais ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droits de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle? (JULIE) &lt;br /&gt;
Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses &lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toute les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissement pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus dédut mai 2006 la surpopulation est devenue intolérable (peut-être rapporter les événements). Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. En effet Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, les personnes incarcérées sont actuellement autour des 500. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable. Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inaugurée le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine (voire surpeuplée selon les périodes). Le problème est donc loin d&#039;être résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires. &lt;br /&gt;
La surpopulation et les maltraitances plus généralement sont des freins pour le développement des mineurs. &lt;br /&gt;
La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison &lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, il risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les ojectifs ( quels sont ces objectifs?) que tentent d&#039;atteindre les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineur à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dûes à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie. &amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subit pas de mauvais traitements durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Afin que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby, directeur de la Croisée)( expliciter un peu ce que pourrait être cette coopération ou pqoi elle n&#039;existe pas maintenant) &lt;br /&gt;
Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance à de l&#039;influence sur le développement, l&#039;image du corps est modifié par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation ou le suicide. Pour éviter de tel abus,notamment sexuels, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélanger dans les cellules et lors des douches (comme nous l&#039;a rapporté le directeur de la Croisée durant son interview). Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visite que les majeurs ( quel suivi en plsu faudrait-il? mesures éducatives, loisirs, scolarisation, ...). Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y perd du temps de visite, mineurs inclus. (DEDE) &lt;br /&gt;
[modifier]&lt;br /&gt;
Conclusion&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Les prisons (EST-CE VRAIMENT LES PRISONS?) ont souvent meilleur temps de veiller à ce que les informations ne filtrent pas dans les médias. On retrouve très rarement le terme maltraitance dans un article sur la prison. On décrit souvent les conditions sans pour autant les qualifier de mauvais traitement. Le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Cela n&#039;est pas une manière de lui rendre service. Un jeune qui a déjà de nombreux problèmes doit encore être exclu du système scolaire. Cette isolement (OU EXCLUSION?) n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur. &lt;br /&gt;
Solutions possibles à élaborer &lt;br /&gt;
•	Petites idées de questionnement notamment pour la conlusion &lt;br /&gt;
Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération de mineurs, en faire un principe absolu? décriminaliser les délits commis par les mineurs pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs existe, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. Solutions alternatives souvent insuffisantes, pas assez souples Peut on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave? Quelques idées d&#039;alternatives à l&#039;incarcération: familles d accueil (JULIE)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
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		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3741</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
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		<updated>2006-06-02T15:58:54Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : /* Analyse */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Introduction==&lt;br /&gt;
Les mineurs d?linquants ont fait l&#039;objet de diff?rents types de prise en charge, du travail agricole ou au placement en maison de correction du 19eme sci?cle, nous sommes pass?s, aujourd&#039;hui, ? l&#039;incarc?ration dans un centre p?nitencier . A l&#039;heure actuelle, il existe en Suisse, plusieurs centres de d?tention pour mineurs (par exemple La Clairi?re ? Vernier (GE)), mais pour cause de surnombre, certains mineurs peuvent aussi ?tre plac?s dans des prison pour adultes (Champ-Dollon). Entre surpopulation et prise en charge qui ne respecte pas les droits de l&#039;enfat, nous nous sommes demand?s si les structures carc?rales ?taient r?elle ment ? apte ? prendre en charge les mineurs de mani?re ad?quate et respectueuse deleurs d?veloppment.  &lt;br /&gt;
Apr?s un temps de reflexion et la lecture de diff?rents ouvrages, nous avons pris le parti de partir du principe la place d&#039;un mineur n&#039;es tpas en prison. Des lors qu&#039;un mineur est incarc?r?, nous pouvons parler de maltraitance, un premi?re forme de maltraitance ? laquelle s&#039;ajoutent des condtions des d?tentions pas toujours respectueuses des convetion internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre probl?matique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le probl?me social que celle-ci peut repr?senter..&lt;br /&gt;
Nous commencerons (1) par la revue de litt?rature, faisant une synth?se des ouvrages que nous avons lus. Puis, dans un souci de clart?, nous d?finirons dans un premier temps les (2)concetps utilis?s: mineurs, maltraitance et prison. En partant de ses diff?rentes d?finitions nous essayerons de mettre en lumi?re la (3)construction du probl?me social des mineurs en prisons et les diff?rents acteurs qui s&#039;y int?resse. (4)Puis, nous nous sommes appuy?s sur l&#039;actualit? afin de penser les tableaux de la situation actuelle en Suisse romande, en ?voquant toutes formes de maltraitance subies par les mineurs incarc?r?s, notamment le m?lange adultes/mineurs. (5)Nous nous sommes ?galement int?ress?s aux ?v?nements r?cents ? Champ-Dollon et ? leur raison d&#039;?tre. (A VOIR)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Revue de litterature==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Torrente, J, &amp;quot;La Maltraitance&amp;quot;, Hommes et perspectives&lt;br /&gt;
*Temps présent du jeudi 17 février 2005, &amp;quot;En taule&amp;quot;.&lt;br /&gt;
*Travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, Chloé MEIER, Sébastien AEBY, &amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises&amp;quot;, mars 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre de J. Torrente sur la maltraitance m&#039;a permis d&#039;avoir une meilleure connaissance de ce sujet. Cette approche interdisciplinaire donne une image des différents problèmes que cause la maltraitance. Dans notre travail, nous sommes partis du principe qu&#039;enfermer c&#039;est maltraiter, Nous avons donc tenté d&#039;en apprendre plus sur les effets néfastes au niveau psychologique que peuvent causer les mauvais traitements.&lt;br /&gt;
Comme nous avons choisi de traiter de la maltraitance dans les institutions de détentions suisses et plus précisément romandes. Nous avons consulté des documents traitants de la question. Le document audiovisuel, &amp;quot;temps présent&amp;quot; nous a montré deux prisons préventives dans les cantons de Vaud où l&#039;on peut souvent retrouver des mineurs. Ce document additionné à la visite de la Croisée (prison décrite dans le documentaire temps présent) nous a donn une bonne idée des conditions de vie d&#039;un détenu mineur ou majeur dans une prison suisse. Ce cadre, qui est d&#039;après nous une des causes de la maltraitances sur les mineurs. Pour sécire cette ambiance, le travail de recherche de M. Aeby retrace l&#039;historique de l&#039;univers carcéral genevois depuis la fin du 19ème siècle. De la prison St Antoine à la prison actuelle de Champ-Dollon, l&#039;a toujours retrouvé des mineurs dans ces établissements alors qu&#039;ils n&#039;y avaient rien à faire. Les conditions décrites ne sont bien sûr pas adapté à un mineur en développement. L&#039;aspect théorique du concept de maltraitance était important, mais il fallait aussi que nous puissions voir et connaître davantage les lieux qui cause le problème dont nous traitons.&lt;br /&gt;
Internet à aussi été d&#039;une grande aide pour nous. Les sites web des prisons sont intéressants car, ils ont permis d&#039;avoir des renseignements très actuels. Il fallait recourir à cela car les chiffres concerner les prisons ne paressent que trop rarement dans les médias. Le net nous a aussi permis de trouver des articles de journaux qui traite de la maltraitance. Ce média représente une source d&#039;information gigantesque, mais ce qui si trouve n&#039;est pas toujours pertinent et vérifiable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
André Lienhard&lt;br /&gt;
suite à venir.....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Questions de recherche==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Depuis quand parle-t-on de maltraitance des mineurs ? &lt;br /&gt;
* Maltraitance sur mineurs dans les prisons, est-ce une r?alit? ?&lt;br /&gt;
* qu&#039;est ce que la maltraitance en prison pour les mineurs? n?gligeance, coups, harc?lement?   &lt;br /&gt;
 &amp;gt;quel genre, niveau, quelle fr?quence?&lt;br /&gt;
* Comment les mineurs en prison sont-ils prot?g?s de la maltraitance (et quel avenir ? leur sortie?) &amp;gt; on ne s&#039;?carterait pas du sujet ???, benoit &lt;br /&gt;
* &lt;br /&gt;
* Changement de definitions   ( pas sur qu&#039;il soit n?cessaire de poser la question, ca va appara?tre dans nos textes directement, non ? Benoit)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==M?thode==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Analyse==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;D?finition de quelques concepts&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;D?finitions: mineurs, maltraitance et prisons&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bientraitance: un concept ?mergeant.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partant du principe que placer un mineur en prison est d?j? une forme de maltraitance, nous allons tenter d?claircir alors le concept de BIENTRAITANCE, qui devient de plus en plus pr?sent dans les discours de tous les jours.&lt;br /&gt;
Aujourd?hui, bientraiter un enfant est devenu un enjeu d?humanit?. Si le mot bientraitance est n?, c?est un signe de changement d?attitude de la part d?une soci?t? qui sans cesse tente de se remettre en question. Le concept de bientraitance a subi une transformation d?une g?n?ration ? une autre, aussi, dans les ann?es 1980, bientraiter un enfant n?apparaissait pas encore comme une ?vidence au sein de la famille. Aujourd?hui,  on parle d?une ?ducation qui se doit de favoriser l?panouissement des enfants dans diff?rents domaines, physique, affectif, cognitif et social. La famille est consid?r?e comme le lieu privil?gi? permettant de favoriser cet ?panouissement. Autrement dit, la bientraitance vise ? la promotion et ? la mise en place effective de pratiques ?ducatives et d?attitudes qui soient garantes du bon d?veloppement de l?enfant. &lt;br /&gt;
Alors, on ne doit pas seulement pr?venir la maltraitance, mais aussi encourager une ?ducation qui permette ? l?enfant de donner le meilleur de lui-m?me.&lt;br /&gt;
La bientraitance d?un enfant passe donc par son ?ducation, mais qui dit ?ducation, dit scolarisation. Le chemin d?un enfant vers l?cole est primordial, car ? l?cole, qui peut ?tre consid?r?e comme l?une des principales instances de socialisation et de d?veloppement socio cognitif et socio affectif de l?enfant, semble s?inscrire dans le cadre global des attitudes favorables au bon d?veloppement de l?enfant. ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon nombre d?associations se mobilisent afin que chaque enfant ait droit ? un ? bon traitement ? dans la vie de tous les jours. Mais qu?en est-il des enfants en prison, en institution ? On trouve dans le rapport d&#039;Amnesty International des recommandations pour la protection des enfants en d?tention telles que  ? les d?tenus mineurs doivent ?tre s?par?s des adultes, sauf dans le cas de membres d?une m?me famille ?, ou encore &amp;quot;Le recours ? la d?tention pr?ventive pour les enfants doit se limiter ? certaines circonstances exceptionnelles. Toute forme de d?tention doit ?tre conforme ? la norme internationale, qui veut qu&#039;un enfant ne soit plac? en d?tention qu&#039;en dernier ressort et pour la dur?e la plus courte possible.&amp;quot; On se rend alors compte que le traitement des enfants en d?tention est un sujet qui pr?occupe de plus en plus, et c?est ainsi que des recommandations telles que celles-ci ?mergent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D?apr?s une recherche effectu?e par le service de protection judiciaire de la jeunesse en France, quelques constats ont ?t? avanc?s : premi?rement, un encadrement permanent, stable et form?, permet d?laborer un suivi plus individualis? des mineurs. Le surveillant est alors le premier r?f?rent en d?tention. Deuxi?mement, on souligne l?importance des activit?s en d?tention, principalement des activit?s scolaires. On sait que le temps inactif pass? en cellule peut engendrer des comportements violents. (AUREL)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du probl?me social&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du probl?me de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le pass? pour comprendre le monde d&#039;aujourd?hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l?on a choisi de montrer cette probl?matique ? diff?rentes ?poques de l?histoire humaine, ce n?est pas sans surmonter quelques difficult?s. Plus on remonte dans le pass? de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d?garement d? au manque d?informations. C?est pourquoi, nous commencerons avec la question de l?enfermement pour nous mener ? celle qui nous int?resse en particulier: la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L?enfermement est un ph?nom?ne qui a toujours exist?, et bien qu&#039;il ait pu prendre des formes diff?rentes selon les ?poques, il n&#039;en reste pas moins que l?enfermement fut, est et sera une r?alit? pour les mineurs.&lt;br /&gt;
D?j? au 5?me si?cle, les couvents servaient entre autres de lieu d&#039;enfermement pour les enfants &amp;quot;d?viants&amp;quot;. Au 13?me si?cle, les institutions charitables suivaient la m?me d?marche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de ? grand renfermement des pauvres? entre le 16?me et 17?me donnait une nouvelle ampleur au ph?nom?ne. Des milliers d&#039;individus allaient ?tre incarc?r?s pour d?lit de pauvret?. La vie monastique fut ?rig?e comme un id?al afin de redresser le destin p?cheur de ces hommes, femmes et enfants. Le recueillement, le silence et le travail ?taient ? la base d?un renouveau morale. C&#039;est plus ou moins ? cette ?poque que la prison, lieu d?enfermement par excellence, fit son apparition. Elle est apparue pour ?viter les peines de morts ou les ch?timents jug?s excessifs pour les criminels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parall?lement, il est int?ressant de signaler l?mergence du rapport ? bientraitance ? ? maltraitance ? dans les prisons. En effet, ? la fin du 17?me les punitions qui avaient lieu en place publique ?taient monnaie courante. Il serait peut-?tre plus juste de parler de ch?timents. La d?cision de ch?tier appartenait ? la soci?t?, mais certaines voix commen?aient ? s?lever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour ?viter les morts atroces ou l?exp?rience des gal?res pour les enfants et les femmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18?me et 19?me si?cles sont caract?ris?s par une soci?t? en pleine mutation. Le progr?s n?arr?tait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.&lt;br /&gt;
Il y avait ?videmment dans cette prolif?ration d?id?es des contradictions, dont certaines allaient avoir des r?percussions sur notre objet d?tude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
D?un c?t?, les th?ories ?volutionnistes de Darwin influenc?rent les sciences, dont la psychologie. En effet, la th?orie ?volutionniste propos?e par ce dernier sugg?re l?id?e que l?enfant (CHERCHER PHRASE ADEQUATE) enti?rement avant de na?tre ?tait prise au s?rieux. A partir de cette conception, le traitement r?serv? aux ? enfants vicieux ? ou ? aux criminels n?s ?,  tendait ? les enfermer ? vie, ?tant donn? que leurs penchants d?lictueux ?taient non seulement d?origine h?r?ditaire mais ?galement immuables. Il fallait donc ?carter ces mauvaises graines pour qu?elles ne puissent se reproduire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l?autre c?t?, une pens?e humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles th?ories clamait le contraire. L?individu ?tait ma?tre de lui-m?me, insoumis aux croyances h?r?ditaires. La question de justice, de bonheur pour tous faisait surface. Rousseau y ?tait pour beaucoup, affirmant que l&#039;enfant na?t fondamentalement bon et que c&#039;est la soci?t? qui le corrompt. il d?veloppa et d?fendit l?id?e de prot?ger l?enfant en d?veloppement. Le docteur Itard souleva une question tout aussi significative , celle de l?ducabilit? de l?homme ? travers le cas de l?enfant sauvage de l?Aveyron. (EXPLICITER)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un tel contexte, des revendications ? propos des conditions de vie dans les ?tablissements p?nitenciers sont diffus?es dans la soci?t? civile. On voit l? une nouvelle prise de conscience, on d?nonce le ph?nom?ne de maltraitance dans ces lieux de ? redressement ?. L?ouvrage de l?Italien Cesare Beccaria intitul? &amp;quot;Des d?lits et des peines&amp;quot;, ?crit en 1764, conna?t un ?norme succ?s. Il demande des peines plus l?g?res, plus humaines pour les prisonniers, et le contexte est suffisamment pr?t ? recevoir cette id?e nouvelle. Cette fois la probl?matique passe d?un stade primaire ? second, son amplification ? travers le m?dia de l?poque, c?est-?-dire le livre, produit la publicit? n?cessaire ? donner un nouvel ?lan ? l?am?lioration des traitements dans les prisons. Deux probl?mes se posent ? la suite de cette premi?re ?volution des traitements. Premi?rement, le m?lange des genres en prison: hommes, femmes et enfants se c?toient dans un m?me ?tablissement et l?on craint d?ventuelles ? contaminations morales ?. Deuxi?mement, la question de l?isolement devient probl?matique. (EXPLICITER) &lt;br /&gt;
La soci?t? interpr?te et traite implicitement ces deux probl?mes comme des formes de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le probl?me de genre vient raviver la question qui nous int?resse ici, c?est-?-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et ce fait illustre bien l?int?r?t qui existait d?j? ? cette ?poque pour le bon traitement de cette cat?gorie d?individus. La prise en charge des mineurs prend alors une nouvelle direction, vers un ?tablissement qui leur est dor?navant r?serv?, une ?cole de pr?servation, autrement dit une prison pour mineurs ou une maison de correction. Ils seront trait?s diff?remment, avec un peu plus de libert?, d?espace, dans une atmosph?re plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l?esprit religieux qu?on souhaite transmettre ? ces jeunes ne sera pas oubli?. Malgr? tout, bien que les traitements aient chang?, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent. (BENOIT)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qui s&#039;intéresse de nos jours ? la maltraitance des mineurs en prison ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développment de l&#039;enfant et de son bon environnement est permanent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 a force de loi. En plus de la contrainte juridique, c&#039;est-à-dire le respect des articles, qu&#039;il impose aux signataires, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique résolument novateur en proposant une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être consideré comme acteur de sa propre vie. De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;intérêt supérieur de l&#039;enfant affirmé à l&#039;article 3 est particulièrement important et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra retenir les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation. Toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noter qu&#039;une Convention engage les Etats signataires à mettre en oeuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certains nombres de droits édictés dans la convention peuvent s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains al?éas des articles s&#039;intéressent directement aux situations de détentions, à titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être bas?e sur l&#039;intérêt supérieur de celui-ci et tenir compte de son opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développment de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être protegé contre les immixtions dans sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondanse et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son mileu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dans un établissment approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitments cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;avoir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaux respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que c&#039;est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise en détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises dirons nous, conditions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution possible et d&#039;une durée aussi limitée que possible, il doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulière qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il semble que l&#039;application de ce droit doit être poursuivit même en détention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détention est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International oeuvre en faveur de tous les droits annoncés dans la Déclaration universelle des droits de l&#039;homme ainsi que dans d&#039;autres traités internationaux. L&#039;Organisation contribue à promouvoir le respect de l&#039;ensemble de ces droits, qu&#039;elle considère comme indivisibles et interdépendants, au moyen de différents types d&#039;action visant à informer et à sensibiliser le grand public, en développant l&#039;éducation aux droits humains et en faisant pression sur les gouvernements pour qu&#039;ils ratifient et appliquent les traités relatifs aux droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver par exemple une page concernant les mauvais traitements, qui vise à sensibliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier texte,  on critique l&#039;enfermement des mineurs dans des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assurent pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détentions pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure ou ils seraient bien souvent vétustes et pourraient mettre en danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajouter à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfants vivent donc en dehors du respect de leur intimé et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dans des prisons réservés aux adultes, loin du respect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Ce mélange, qui représente un risque important pour les mineurs: violences sexuelles, physiques,et psychologique, est d&#039;autant plus grave qu&#039;il s&#039;effectue dans des prisons, pour adultes, qui sont, dans la plupart des cas, elles aussi surpeuplées, comme c&#039;est le cas à la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui disposent que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, ceci afin de pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. La Suisse en fait partie. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention qui mettent en jeu la santé et la sécurité physique et émotionnelle des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty internatiolnal soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent oubliées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d&#039;une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autres les droits de l&#039;enfant, en l&#039;occurrence: le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détentions pour mineurs, le rapport souligne en premier lieu, le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au dela des problèmes &amp;quot;matériels&amp;quot; qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport placent le problème encore plus haut, dans &amp;quot;l&#039;absence persistante de toute volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négation pure et simple de leurs existences&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugement, l&#039;incarcération des mineurs dans les quartiers pénitenciers réservés aux adultes, parfois même avec les plus dangereux d&#039;entre eux,le manque de personnel formé de manière adaptée,la surpopulation, ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent détenus dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité et donc nuisent gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux, à cela s&#039;ajoute l&#039;absence ou une insignifiance de structures d&#039;enseignement, d&#039;installations sportives et de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation, font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure ou elle se fait en dehors du respect de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant. Malgré tout, il smeble que dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qu&#039;en est-il de la Suisse?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention et l&#039;encadrement des mineurs à fait l&#039;objet de discours et de différents débats à l&#039;intérieur du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 janvier 2002, dans un discours, Monsieur Daniel Zappelli (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550108/41/550108_41_partie4.asp), procureur général évoque la nécessité impérative de créer des lieux supplémentaires de détention pour mineurs afin d&#039;éviter qu&#039;ils soient placés dans des prisons pour adultes et &amp;quot;qu&#039;ils ne soient privés de l&#039;encadrement adéquat&amp;quot;. Ce discours rappelle que le nombre de mineurs incarcérés est en augmentation depuis les 6 dernières ées et qu&#039;il est donc important d&#039;avoir une réflexion sur la justice que l&#039;on offre. On ne manque pas de rappeler que &amp;quot;la justice n&#039;est pas que pénale&amp;quot; et c&#039;est en en gardant ceci à l&#039;esprit qu&#039;il faut essayer de faire évoluer les choes principalement pour les mineurs&lt;br /&gt;
Il est absolument nécessaire de mettre des moyens à dispositon de la justice afin qu&#039;elle puisse exercer son pouvoir d&#039;une manière efficace et respectueuse des droits de l&#039;homme et de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril 2002, c&#039;est M. Remy Pagani qui fait une interpellaton au Conseil d&#039;Etat au sujet du suivi des adolescents enfermés à Champ-Dollon (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550107/33/550107_33_partie15.asp). Une situation qui ne permet le séparation stricte d&#039;avec les adultes, ce qui au contraire à la convention internationale des droits de l&#039;enfant. De plus ces mineurs, dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés, ne disposent de surcroit d&#039;aucun encadrement éducatif particulier. A ceci la Conseillère d&#039;Etat Michel Spoerri répondra par le même souci et la conscience de la nécessité d&#039;améliorer les conditions de détention des mineurs et leur prise en charge, en l&#039;occurrence, par l&#039;aggrandissement de la Clairière et la volonté d&#039;y placer des écucateurs supplémentaires. Seulement ces mesures semblent assez légères dans la mesure ou nous verrons plus tard, que l&#039;aggrandissemnt de la Clairière n&#039;est pas assez &amp;quot;grand&amp;quot;, tous les mineurs présents à Champ-Dollon ne pourront pas y entrer, et les propositons de postes supplémentaires ne semblent pas aboutir, ou en tout cas pas assez rapidement étant donné l&#039;urgence de la situation. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sujet étudié a fait l&#039;objet de deux rapports annuels de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux rapports, le premier de M. Hugues Hiltpold,année parlementaire 2002-2003,(http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550302/7/550302_7_partie8.asp) sur le thème de la détention et de l&#039;encadrement des mineurs et le second de Mme Anita Cuenod, 1ère année de la législature 2001-2005, ((http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550204/16/550204_16_partie32.asp) font de états de problèmes très similaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y parle  de Champ Dollon, comme d&#039;un batiment vétuste, ayant des besoins avidents &amp;quot;d&#039;aménagments et de rafraichissements&amp;quot;. Ce lieu qui ne semble pas approprié à recevoir décemment des habitants, l&#039;est forcement encore moins pour les mineurs... pourtant au moment où le débat concernant le deuxième rapport à lieu, 27 mineurs étaient présents dans ces murs! La Clairière étant trop petite pour accueillir tous les mineurs placés,et les travaux d&#039;aggrandissement tardant à commencer, les conditions semblent peu propices à une améliroation de la situtation qui constitue pourtant une réelle urgence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le problème sous-jacent à cette situation est le traitement de la jeunesse déviante, est-il normal que le nombre de mineurs placés en détention ne cesse de croitre alors que la justice ne se dit pas uniquement pénale?  C&#039;est M. remy Pagani qui soulève ce problème de fond qui semble-t-il ne passe pas souvent au premier plan lors des débats au Grand Conseil.&lt;br /&gt;
On rappellera des décisons prises 4 ans auparavant qui n&#039;ont pas été appliquées: l&#039;abolition de la promiscuité mineurs-majeurs à la prison de Champ-Dolllon principalement. Si cette promiscuité n&#039;a pas été abolie, elle est d&#039;autant plus alarmante que ces jeunes placés en compagnie d&#039;adultes, sont isolés dans des quartiers ou bien souvent se trouvent des personnes &amp;quot;encore plus déviantes qu&#039;eux, notamment de pédophiles&amp;quot;. M. Pagani soulève ici un question importante qui est celle de la cohérence du traitment des mineurs incarcérés. Le but de l&#039;incarcération est-elle la prise d&#039;un risque pour la santé et l&#039;équilibre, surement déjà précaire de ces enfants? &lt;br /&gt;
Si l&#039;aggrandissment de la prison de Champ-Dollon est une solution à la surpopulation carcérale, Mme Esther Adler rappelle que des solutions plus &amp;quot;profondes&amp;quot; sont à chercher dans les fonctionnement même du système de traitement des criminiels. Effectivement, il serait opportun de réfléchir aux conditions de détentions des mineurs et aux propositions de prise en charge et aux améliorations à y apporter. Se contenter de faire de Champ-Dollon un lieu plus vaste va-t-il permettre un meilleure traitement des mineurs délinquants?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, si les mineurs qui sont placés à La Clairière sont un peu mieux lottis on soulignera la présence de gardien de prison en plus des éducateurs. Cette présence est perçue comme une volonté de promouvoir la répression plutot que des mesures éducatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble que la surpopulation des centres de détentions pour mineurs serait due au manque de volonté des juges de trouver de mesures plus adéquates pour le traitement des mineurs délinquants. La prison serait utilisée commune solution de facilité, ce qui une fois encore apparait contaire aux articles édictés par les droits de l&#039;enfant. Il ferait partie du rôle du gouvernement d&#039;encourager les juges à trouver des peines plus adéquates que la mise en détention, on citera les mesures d&#039;utilité plublique en exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour reprendre les propos de M. Hiltpold et M. Mauris, &amp;quot;Michel Foucault considère (...) que l&#039;on juge une société par l&#039;état de ses prisons&amp;quot; et dasn cette otpique, c&#039;est &amp;quot;une honte pour notre société moderne de laisser ainsi des jeunes en rupture aux côtés d&#039;idoles du crime (...) avec des gardiens en guise d&#039;infirmiers et des délinquants en guise de camarades.&amp;quot; Cette situation relate un réel dysfonctionnement de la société actuelle et probablement un manque de volonté à prendre la situation en maint  de tout mettre en oeuvre pour y remédier étant donné que le Conseil d&#039;Etat ne semble pas suivre les recommandatiosn émises par le commisson au terme de son rapport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias suisses s&#039;intéressent eux aussi au problème. Notre attention s&#039;est portée sur une émission de swissinfo par Anne Rubin titrée &#039;&#039;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&#039;&#039; le 02 décembre 2003. (cf résumé).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;R?alit? Suisse et genevoise: de la prise en charge ? la maltraitance&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes d?linquants et criminels. Les centres de d?tention ont comme but de prot?ger les mineurs, pour cela on a jug? bon de les s?parer de la soci?t?. La soci?t? est repr?sent? par le groupe dominant qui fixe les r?gles et les normes ? respecter. Les individus qui ne respecte pas ces normes sont montr? du doit et mis en marge.  Cette soci?t? a peur de ces d?vients, elle craint que les jeunes d?linquants &amp;quot;infectent&amp;quot; le reste de la soci?t? qui est encore saine. Pour suivre cet objectif, la soci?t? a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code p?nal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de libet? doit exercer une action ?ducative sur les personnes priv?e de libert? et pr?parer le retour ? la vie libre. Enfermement doit ?tre un moyen pour le d?linquent ou el criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger le jeunes en donnant une r?ponse aux actes violents ou d?lictueux. Ces lois doivent punire mais pas maltraiter les d?vients.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les ann?es 60 se sont cr?es les premi?res prisons pour mineurs. On s?pare d?j? depuis le 19?me les d?tenus majeurs des mineurs. On veut ?viter les m?langes qui ne sont pas b?n?fique pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitement. Durant le 19?me l&#039;enfant a une certaine valeur qu&#039;il ne faut pas g?cher. Comme les philanthropes on pr?f?re les mettres au travail. On veut les redresser et en faire des citoyens utile ? la soci?t?.&lt;br /&gt;
Vers la fin du 19?me et dans le 20?me si?cle on retourne vers un enfermement des d?viants. Les mineurs sont mis dans des familles, des maisons de corrections et parfois aussi par faute de place ou pour des cas probl?matiques dans les prisons pour majeurs. M?me si cela est sens? ?tre ? titre exceptionnel on retrouve presque constament quelque mineurs dans ces ?tablissement o? ils n&#039;ont pourtant rien ? faire.&lt;br /&gt;
St-Antoine ?tait la prison utilis?e ? Gen?ve depuis le 1712 la date de sa construction. St-Antoine passa le relait ? Champ-Dollon en 1977. Depuis le d?but du 20?me si?cle jusqu&#039;? nos jours on retrouve des mineurs dans des lieux pr?vus uniquement pour des majeurs. Des faits qu&#039;on retrouve dans le travail de recherche effectu? dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Gen?ve, Chlo? MEIER, S?bastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de d?tention, dans les prisons pr?ventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995. Mais ?galement dans les statistiques acctuel de Champ-Dollon ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby acctuel directeur de la prison pr?ventive la Crois?e.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairi?re&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre ?ducatif pour adolescents. Les mineurs y sont d?tenus pour des p?riodes courtes,  allant de 1 jours ? 1 an. Cependant, la cr?ation de la Clairi?re ne r?soud pas le probl?me, car on retrouve syst?matiquement des mineurs dans les ?tablissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple ? Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tir?s des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;ann?e 2003 peut nous donner une image de l&#039;ampleur du ph?nom?ne.&lt;br /&gt;
Durant l&#039;ann?e 2003 ? Champ-Dollon :&lt;br /&gt;
*2&#039;551 personnes ont ?t? incarc?r?es soit&lt;br /&gt;
*2&#039;347 hommes dont 281 mineurs&lt;br /&gt;
*204 femmes dont 8 mineurs  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons d?j? exliqu?, l&#039;enfermement de mineurs dans des prison constitue d?j?, en tant que tel, une sorte de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039;. Cette derni?re est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelq&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3740</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
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		<updated>2006-06-02T15:40:07Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : /* Analyse */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Introduction==&lt;br /&gt;
Les mineurs d?linquants ont fait l&#039;objet de diff?rents types de prise en charge, du travail agricole ou au placement en maison de correction du 19eme sci?cle, nous sommes pass?s, aujourd&#039;hui, ? l&#039;incarc?ration dans un centre p?nitencier . A l&#039;heure actuelle, il existe en Suisse, plusieurs centres de d?tention pour mineurs (par exemple La Clairi?re ? Vernier (GE)), mais pour cause de surnombre, certains mineurs peuvent aussi ?tre plac?s dans des prison pour adultes (Champ-Dollon). Entre surpopulation et prise en charge qui ne respecte pas les droits de l&#039;enfat, nous nous sommes demand?s si les structures carc?rales ?taient r?elle ment ? apte ? prendre en charge les mineurs de mani?re ad?quate et respectueuse deleurs d?veloppment.  &lt;br /&gt;
Apr?s un temps de reflexion et la lecture de diff?rents ouvrages, nous avons pris le parti de partir du principe la place d&#039;un mineur n&#039;es tpas en prison. Des lors qu&#039;un mineur est incarc?r?, nous pouvons parler de maltraitance, un premi?re forme de maltraitance ? laquelle s&#039;ajoutent des condtions des d?tentions pas toujours respectueuses des convetion internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre probl?matique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le probl?me social que celle-ci peut repr?senter..&lt;br /&gt;
Nous commencerons (1) par la revue de litt?rature, faisant une synth?se des ouvrages que nous avons lus. Puis, dans un souci de clart?, nous d?finirons dans un premier temps les (2)concetps utilis?s: mineurs, maltraitance et prison. En partant de ses diff?rentes d?finitions nous essayerons de mettre en lumi?re la (3)construction du probl?me social des mineurs en prisons et les diff?rents acteurs qui s&#039;y int?resse. (4)Puis, nous nous sommes appuy?s sur l&#039;actualit? afin de penser les tableaux de la situation actuelle en Suisse romande, en ?voquant toutes formes de maltraitance subies par les mineurs incarc?r?s, notamment le m?lange adultes/mineurs. (5)Nous nous sommes ?galement int?ress?s aux ?v?nements r?cents ? Champ-Dollon et ? leur raison d&#039;?tre. (A VOIR)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Revue de litterature==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Torrente, J, &amp;quot;La Maltraitance&amp;quot;, Hommes et perspectives&lt;br /&gt;
*Temps présent du jeudi 17 février 2005, &amp;quot;En taule&amp;quot;.&lt;br /&gt;
*Travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, Chloé MEIER, Sébastien AEBY, &amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises&amp;quot;, mars 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre de J. Torrente sur la maltraitance m&#039;a permis d&#039;avoir une meilleure connaissance de ce sujet. Cette approche interdisciplinaire donne une image des différents problèmes que cause la maltraitance. Dans notre travail, nous sommes partis du principe qu&#039;enfermer c&#039;est maltraiter, Nous avons donc tenté d&#039;en apprendre plus sur les effets néfastes au niveau psychologique que peuvent causer les mauvais traitements.&lt;br /&gt;
Comme nous avons choisi de traiter de la maltraitance dans les institutions de détentions suisses et plus précisément romandes. Nous avons consulté des documents traitants de la question. Le document audiovisuel, &amp;quot;temps présent&amp;quot; nous a montré deux prisons préventives dans les cantons de Vaud où l&#039;on peut souvent retrouver des mineurs. Ce document additionné à la visite de la Croisée (prison décrite dans le documentaire temps présent) nous a donn une bonne idée des conditions de vie d&#039;un détenu mineur ou majeur dans une prison suisse. Ce cadre, qui est d&#039;après nous une des causes de la maltraitances sur les mineurs. Pour sécire cette ambiance, le travail de recherche de M. Aeby retrace l&#039;historique de l&#039;univers carcéral genevois depuis la fin du 19ème siècle. De la prison St Antoine à la prison actuelle de Champ-Dollon, l&#039;a toujours retrouvé des mineurs dans ces établissements alors qu&#039;ils n&#039;y avaient rien à faire. Les conditions décrites ne sont bien sûr pas adapté à un mineur en développement. L&#039;aspect théorique du concept de maltraitance était important, mais il fallait aussi que nous puissions voir et connaître davantage les lieux qui cause le problème dont nous traitons.&lt;br /&gt;
Internet à aussi été d&#039;une grande aide pour nous. Les sites web des prisons sont intéressants car, ils ont permis d&#039;avoir des renseignements très actuels. Il fallait recourir à cela car les chiffres concerner les prisons ne paressent que trop rarement dans les médias. Le net nous a aussi permis de trouver des articles de journaux qui traite de la maltraitance. Ce média représente une source d&#039;information gigantesque, mais ce qui si trouve n&#039;est pas toujours pertinent et vérifiable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
André Lienhard&lt;br /&gt;
suite à venir.....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Questions de recherche==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Depuis quand parle-t-on de maltraitance des mineurs ? &lt;br /&gt;
* Maltraitance sur mineurs dans les prisons, est-ce une r?alit? ?&lt;br /&gt;
* qu&#039;est ce que la maltraitance en prison pour les mineurs? n?gligeance, coups, harc?lement?   &lt;br /&gt;
 &amp;gt;quel genre, niveau, quelle fr?quence?&lt;br /&gt;
* Comment les mineurs en prison sont-ils prot?g?s de la maltraitance (et quel avenir ? leur sortie?) &amp;gt; on ne s&#039;?carterait pas du sujet ???, benoit &lt;br /&gt;
* &lt;br /&gt;
* Changement de definitions   ( pas sur qu&#039;il soit n?cessaire de poser la question, ca va appara?tre dans nos textes directement, non ? Benoit)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==M?thode==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Analyse==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;D?finition de quelques concepts&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;D?finitions: mineurs, maltraitance et prisons&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bientraitance: un concept ?mergeant.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partant du principe que placer un mineur en prison est d?j? une forme de maltraitance, nous allons tenter d?claircir alors le concept de BIENTRAITANCE, qui devient de plus en plus pr?sent dans les discours de tous les jours.&lt;br /&gt;
Aujourd?hui, bientraiter un enfant est devenu un enjeu d?humanit?. Si le mot bientraitance est n?, c?est un signe de changement d?attitude de la part d?une soci?t? qui sans cesse tente de se remettre en question. Le concept de bientraitance a subi une transformation d?une g?n?ration ? une autre, aussi, dans les ann?es 1980, bientraiter un enfant n?apparaissait pas encore comme une ?vidence au sein de la famille. Aujourd?hui,  on parle d?une ?ducation qui se doit de favoriser l?panouissement des enfants dans diff?rents domaines, physique, affectif, cognitif et social. La famille est consid?r?e comme le lieu privil?gi? permettant de favoriser cet ?panouissement. Autrement dit, la bientraitance vise ? la promotion et ? la mise en place effective de pratiques ?ducatives et d?attitudes qui soient garantes du bon d?veloppement de l?enfant. &lt;br /&gt;
Alors, on ne doit pas seulement pr?venir la maltraitance, mais aussi encourager une ?ducation qui permette ? l?enfant de donner le meilleur de lui-m?me.&lt;br /&gt;
La bientraitance d?un enfant passe donc par son ?ducation, mais qui dit ?ducation, dit scolarisation. Le chemin d?un enfant vers l?cole est primordial, car ? l?cole, qui peut ?tre consid?r?e comme l?une des principales instances de socialisation et de d?veloppement socio cognitif et socio affectif de l?enfant, semble s?inscrire dans le cadre global des attitudes favorables au bon d?veloppement de l?enfant. ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon nombre d?associations se mobilisent afin que chaque enfant ait droit ? un ? bon traitement ? dans la vie de tous les jours. Mais qu?en est-il des enfants en prison, en institution ? On trouve dans le rapport d&#039;Amnesty International des recommandations pour la protection des enfants en d?tention telles que  ? les d?tenus mineurs doivent ?tre s?par?s des adultes, sauf dans le cas de membres d?une m?me famille ?, ou encore &amp;quot;Le recours ? la d?tention pr?ventive pour les enfants doit se limiter ? certaines circonstances exceptionnelles. Toute forme de d?tention doit ?tre conforme ? la norme internationale, qui veut qu&#039;un enfant ne soit plac? en d?tention qu&#039;en dernier ressort et pour la dur?e la plus courte possible.&amp;quot; On se rend alors compte que le traitement des enfants en d?tention est un sujet qui pr?occupe de plus en plus, et c?est ainsi que des recommandations telles que celles-ci ?mergent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D?apr?s une recherche effectu?e par le service de protection judiciaire de la jeunesse en France, quelques constats ont ?t? avanc?s : premi?rement, un encadrement permanent, stable et form?, permet d?laborer un suivi plus individualis? des mineurs. Le surveillant est alors le premier r?f?rent en d?tention. Deuxi?mement, on souligne l?importance des activit?s en d?tention, principalement des activit?s scolaires. On sait que le temps inactif pass? en cellule peut engendrer des comportements violents. (AUREL)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du probl?me social&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du probl?me de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le pass? pour comprendre le monde d&#039;aujourd?hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l?on a choisi de montrer cette probl?matique ? diff?rentes ?poques de l?histoire humaine, ce n?est pas sans surmonter quelques difficult?s. Plus on remonte dans le pass? de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d?garement d? au manque d?informations. C?est pourquoi, nous commencerons avec la question de l?enfermement pour nous mener ? celle qui nous int?resse en particulier: la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L?enfermement est un ph?nom?ne qui a toujours exist?, et bien qu&#039;il ait pu prendre des formes diff?rentes selon les ?poques, il n&#039;en reste pas moins que l?enfermement fut, est et sera une r?alit? pour les mineurs.&lt;br /&gt;
D?j? au 5?me si?cle, les couvents servaient entre autres de lieu d&#039;enfermement pour les enfants &amp;quot;d?viants&amp;quot;. Au 13?me si?cle, les institutions charitables suivaient la m?me d?marche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de ? grand renfermement des pauvres? entre le 16?me et 17?me donnait une nouvelle ampleur au ph?nom?ne. Des milliers d&#039;individus allaient ?tre incarc?r?s pour d?lit de pauvret?. La vie monastique fut ?rig?e comme un id?al afin de redresser le destin p?cheur de ces hommes, femmes et enfants. Le recueillement, le silence et le travail ?taient ? la base d?un renouveau morale. C&#039;est plus ou moins ? cette ?poque que la prison, lieu d?enfermement par excellence, fit son apparition. Elle est apparue pour ?viter les peines de morts ou les ch?timents jug?s excessifs pour les criminels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parall?lement, il est int?ressant de signaler l?mergence du rapport ? bientraitance ? ? maltraitance ? dans les prisons. En effet, ? la fin du 17?me les punitions qui avaient lieu en place publique ?taient monnaie courante. Il serait peut-?tre plus juste de parler de ch?timents. La d?cision de ch?tier appartenait ? la soci?t?, mais certaines voix commen?aient ? s?lever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour ?viter les morts atroces ou l?exp?rience des gal?res pour les enfants et les femmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18?me et 19?me si?cles sont caract?ris?s par une soci?t? en pleine mutation. Le progr?s n?arr?tait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.&lt;br /&gt;
Il y avait ?videmment dans cette prolif?ration d?id?es des contradictions, dont certaines allaient avoir des r?percussions sur notre objet d?tude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
D?un c?t?, les th?ories ?volutionnistes de Darwin influenc?rent les sciences, dont la psychologie. En effet, la th?orie ?volutionniste propos?e par ce dernier sugg?re l?id?e que l?enfant (CHERCHER PHRASE ADEQUATE) enti?rement avant de na?tre ?tait prise au s?rieux. A partir de cette conception, le traitement r?serv? aux ? enfants vicieux ? ou ? aux criminels n?s ?,  tendait ? les enfermer ? vie, ?tant donn? que leurs penchants d?lictueux ?taient non seulement d?origine h?r?ditaire mais ?galement immuables. Il fallait donc ?carter ces mauvaises graines pour qu?elles ne puissent se reproduire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l?autre c?t?, une pens?e humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles th?ories clamait le contraire. L?individu ?tait ma?tre de lui-m?me, insoumis aux croyances h?r?ditaires. La question de justice, de bonheur pour tous faisait surface. Rousseau y ?tait pour beaucoup, affirmant que l&#039;enfant na?t fondamentalement bon et que c&#039;est la soci?t? qui le corrompt. il d?veloppa et d?fendit l?id?e de prot?ger l?enfant en d?veloppement. Le docteur Itard souleva une question tout aussi significative , celle de l?ducabilit? de l?homme ? travers le cas de l?enfant sauvage de l?Aveyron. (EXPLICITER)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un tel contexte, des revendications ? propos des conditions de vie dans les ?tablissements p?nitenciers sont diffus?es dans la soci?t? civile. On voit l? une nouvelle prise de conscience, on d?nonce le ph?nom?ne de maltraitance dans ces lieux de ? redressement ?. L?ouvrage de l?Italien Cesare Beccaria intitul? &amp;quot;Des d?lits et des peines&amp;quot;, ?crit en 1764, conna?t un ?norme succ?s. Il demande des peines plus l?g?res, plus humaines pour les prisonniers, et le contexte est suffisamment pr?t ? recevoir cette id?e nouvelle. Cette fois la probl?matique passe d?un stade primaire ? second, son amplification ? travers le m?dia de l?poque, c?est-?-dire le livre, produit la publicit? n?cessaire ? donner un nouvel ?lan ? l?am?lioration des traitements dans les prisons. Deux probl?mes se posent ? la suite de cette premi?re ?volution des traitements. Premi?rement, le m?lange des genres en prison: hommes, femmes et enfants se c?toient dans un m?me ?tablissement et l?on craint d?ventuelles ? contaminations morales ?. Deuxi?mement, la question de l?isolement devient probl?matique. (EXPLICITER) &lt;br /&gt;
La soci?t? interpr?te et traite implicitement ces deux probl?mes comme des formes de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le probl?me de genre vient raviver la question qui nous int?resse ici, c?est-?-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et ce fait illustre bien l?int?r?t qui existait d?j? ? cette ?poque pour le bon traitement de cette cat?gorie d?individus. La prise en charge des mineurs prend alors une nouvelle direction, vers un ?tablissement qui leur est dor?navant r?serv?, une ?cole de pr?servation, autrement dit une prison pour mineurs ou une maison de correction. Ils seront trait?s diff?remment, avec un peu plus de libert?, d?espace, dans une atmosph?re plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l?esprit religieux qu?on souhaite transmettre ? ces jeunes ne sera pas oubli?. Malgr? tout, bien que les traitements aient chang?, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent. (BENOIT)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qui s&#039;intéresse de nos jours ? la maltraitance des mineurs en prison ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développment de l&#039;enfant et de son bon environnement est permanent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 a force de loi. En plus de la contrainte juridique, c&#039;est-à-dire le respect des articles, qu&#039;il impose aux signataires, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique résolument novateur en proposant une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être consideré comme acteur de sa propre vie. De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;intérêt supérieur de l&#039;enfant affirmé à l&#039;article 3 est particulièrement important et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra retenir les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation. Toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noter qu&#039;une Convention engage les Etats signataires à mettre en oeuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certains nombres de droits édictés dans la convention peuvent s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains al?éas des articles s&#039;intéressent directement aux situations de détentions, à titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être bas?e sur l&#039;intérêt supérieur de celui-ci et tenir compte de son opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développment de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être protegé contre les immixtions dans sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondanse et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son mileu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dans un établissment approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitments cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;avoir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaux respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que c&#039;est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise en détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises dirons nous, conditions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution possible et d&#039;une durée aussi limitée que possible, il doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulière qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il semble que l&#039;application de ce droit doit être poursuivit même en détention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détention est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International oeuvre en faveur de tous les droits annoncés dans la Déclaration universelle des droits de l&#039;homme ainsi que dans d&#039;autres traités internationaux. L&#039;Organisation contribue à promouvoir le respect de l&#039;ensemble de ces droits, qu&#039;elle considère comme indivisibles et interdépendants, au moyen de différents types d&#039;action visant à informer et à sensibiliser le grand public, en développant l&#039;éducation aux droits humains et en faisant pression sur les gouvernements pour qu&#039;ils ratifient et appliquent les traités relatifs aux droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver par exemple une page concernant les mauvais traitements, qui vise à sensibliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier texte,  on critique l&#039;enfermement des mineurs dans des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assurent pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détentions pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure ou ils seraient bien souvent vétustes et pourraient mettre en danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajouter à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfants vivent donc en dehors du respect de leur intimé et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dans des prisons réservés aux adultes, loin du respect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Ce mélange, qui représente un risque important pour les mineurs: violences sexuelles, physiques,et psychologique, est d&#039;autant plus grave qu&#039;il s&#039;effectue dans des prisons, pour adultes, qui sont, dans la plupart des cas, elles aussi surpeuplées, comme c&#039;est le cas à la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui disposent que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, ceci afin de pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. La Suisse en fait partie. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention qui mettent en jeu la santé et la sécurité physique et émotionnelle des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty internatiolnal soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent oubliées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d&#039;une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autres les droits de l&#039;enfant, en l&#039;occurrence: le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détentions pour mineurs, le rapport souligne en premier lieu, le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au dela des problèmes &amp;quot;matériels&amp;quot; qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport placent le problème encore plus haut, dans &amp;quot;l&#039;absence persistante de toute volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négation pure et simple de leurs existences&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugement, l&#039;incarcération des mineurs dans les quartiers pénitenciers réservés aux adultes, parfois même avec les plus dangereux d&#039;entre eux,le manque de personnel formé de manière adaptée,la surpopulation, ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent détenus dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité et donc nuisent gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux, à cela s&#039;ajoute l&#039;absence ou une insignifiance de structures d&#039;enseignement, d&#039;installations sportives et de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation, font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure ou elle se fait en dehors du respect de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant. Malgré tout, il smeble que dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qu&#039;en est-il de la Suisse?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention et l&#039;encadrement des mineurs à fait l&#039;objet de discours et de différents débats à l&#039;intérieur du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 janvier 2002, dans un discours, Monsieur Daniel Zappelli (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550108/41/550108_41_partie4.asp), procureur général évoque la nécessité impérative de créer des lieux supplémentaires de détention pour mineurs afin d&#039;éviter qu&#039;ils soient placés dans des prisons pour adultes et &amp;quot;qu&#039;ils ne soient privés de l&#039;encadrement adéquat&amp;quot;. Ce discours rappelle que le nombre de mineurs incarcérés est en augmentation depuis les 6 dernières ées et qu&#039;il est donc important d&#039;avoir une réflexion sur la justice que l&#039;on offre. On ne manque pas de rappeler que &amp;quot;la justice n&#039;est pas que pénale&amp;quot; et c&#039;est en en gardant ceci à l&#039;esprit qu&#039;il faut essayer de faire évoluer les choes principalement pour les mineurs&lt;br /&gt;
Il est absolument nécessaire de mettre des moyens à dispositon de la justice afin qu&#039;elle puisse exercer son pouvoir d&#039;une manière efficace et respectueuse des droits de l&#039;homme et de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril 2002, c&#039;est M. Remy Pagani qui fait une interpellaton au Conseil d&#039;Etat au sujet du suivi des adolescents enfermés à Champ-Dollon (http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550107/33/550107_33_partie15.asp). Une situation qui ne permet le séparation stricte d&#039;avec les adultes, ce qui au contraire à la convention internationale des droits de l&#039;enfant. De plus ces mineurs, dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés, ne disposent de surcroit d&#039;aucun encadrement éducatif particulier. A ceci la Conseillère d&#039;Etat Michel Spoerri répondra par le même souci et la conscience de la nécessité d&#039;améliorer les conditions de détention des mineurs et leur prise en charge, en l&#039;occurrence, par l&#039;aggrandissement de la Clairière et la volonté d&#039;y placer des écucateurs supplémentaires. Seulement ces mesures semblent assez légères dans la mesure ou nous verrons plus tard, que l&#039;aggrandissemnt de la Clairière n&#039;est pas assez &amp;quot;grand&amp;quot;, tous les mineurs présents à Champ-Dollon ne pourront pas y entrer, et les propositons de postes supplémentaires ne semblent pas aboutir, ou en tout cas pas assez rapidement étant donné l&#039;urgence de la situation. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sujet étudié a fait l&#039;objet de deux rapports annuels de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux rapports, le premier de M. Hugues Hiltpold,année parlementaire 2002-2003,(http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550302/7/550302_7_partie8.asp) sur le thème de la détention et de l&#039;encadrement des mineurs et le second de Mme Anita Cuenod, 1ère année de la législature 2001-2005, ((http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/550204/16/550204_16_partie32.asp) font de états de problèmes très similaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y parle  de Champ Dollon, comme d&#039;un batiment vétuste, ayant des besoins avidents &amp;quot;d&#039;aménagments et de rafraichissements&amp;quot;. Ce lieu qui ne semble pas approprié à recevoir décemment des habitants, l&#039;est forcement encore moins pour les mineurs... pourtant au moment où le débat concernant le deuxième rapport à lieu, 27 mineurs étaient présents dans ces murs! La Clairière étant trop petite pour accueillir tous les mineurs placés,et les travaux d&#039;aggrandissement tardant à commencer, les conditions semblent peu propices à une améliroation de la situtation qui constitue pourtant une réelle urgence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le problème sous-jacent à cette situation est le traitement de la jeunesse déviante, est-il normal que le nombre de mineurs placés en détention ne cesse de croitre alors que la justice ne se dit pas uniquement pénale?  C&#039;est M. remy Pagani qui soulève ce problème de fond qui semble-t-il ne passe pas souvent au premier plan lors des débats au Grand Conseil.&lt;br /&gt;
On rappellera des décisons prises 4 ans auparavant qui n&#039;ont pas été appliquées: l&#039;abolition de la promiscuité mineurs-majeurs à la prison de Champ-Dolllon principalement. Si cette promiscuité n&#039;a pas été abolie, elle est d&#039;autant plus alarmante que ces jeunes placés en compagnie d&#039;adultes, sont isolés dans des quartiers ou bien souvent se trouvent des personnes &amp;quot;encore plus déviantes qu&#039;eux, notamment de pédophiles&amp;quot;. M. Pagani soulève ici un question importante qui est celle de la cohérence du traitment des mineurs incarcérés. Le but de l&#039;incarcération est-elle la prise d&#039;un risque pour la santé et l&#039;équilibre, surement déjà précaire de ces enfants? &lt;br /&gt;
Si l&#039;aggrandissment de la prison de Champ-Dollon est une solution à la surpopulation carcérale, Mme Esther Adler rappelle que des solutions plus &amp;quot;profondes&amp;quot; sont à chercher dans les fonctionnement même du système de traitement des criminiels. Effectivement, il serait opportun de réfléchir aux conditions de détentions des mineurs et aux propositions de prise en charge et aux améliorations à y apporter. Se contenter de faire de Champ-Dollon un lieu plus vaste va-t-il permettre un meilleure traitement des mineurs délinquants?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, si les mineurs qui sont placés à La Clairière sont un peu mieux lottis on soulignera la présence de gardien de prison en plus des éducateurs. Cette présence est perçue comme une volonté de promouvoir la répression plutot que des mesures éducatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble que la surpopulation des centres de détentions pour mineurs serait due au manque de volonté des juges de trouver de mesures plus adéquates pour le traitement des mineurs délinquants. La prison serait utilisée commune solution de facilité, ce qui une fois encore apparait contaire aux articles édictés par les droits de l&#039;enfant. Il ferait partie du rôle du gouvernement d&#039;encourager les juges à trouver des peines plus adéquates que la mise en détention, on citera les mesures d&#039;utilité plublique en exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour reprendre les propos de M. Hiltpold et M. Mauris, &amp;quot;Michel Foucault considère (...) que l&#039;on juge une société par l&#039;état de ses prisons&amp;quot; et dasn cette otpique, c&#039;est &amp;quot;une honte pour notre société moderne de laisser ainsi des jeunes en rupture aux côtés d&#039;idoles du crime (...) avec des gardiens en guise d&#039;infirmiers et des délinquants en guise de camarades.&amp;quot; Cette situation relate un réel dysfonctionnement de la société actuelle et probablement un manque de volonté à prendre la situation en maint  de tout mettre en oeuvre pour y remédier étant donné que le Conseil d&#039;Etat ne semble pas suivre les recommandatiosn émises par le commisson au terme de son rapport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;R?alit? Suisse et genevoise: de la prise en charge ? la maltraitance&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes d?linquants et criminels. Les centres de d?tention ont comme but de prot?ger les mineurs, pour cela on a jug? bon de les s?parer de la soci?t?. La soci?t? est repr?sent? par le groupe dominant qui fixe les r?gles et les normes ? respecter. Les individus qui ne respecte pas ces normes sont montr? du doit et mis en marge.  Cette soci?t? a peur de ces d?vients, elle craint que les jeunes d?linquants &amp;quot;infectent&amp;quot; le reste de la soci?t? qui est encore saine. Pour suivre cet objectif, la soci?t? a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code p?nal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de libet? doit exercer une action ?ducative sur les personnes priv?e de libert? et pr?parer le retour ? la vie libre. Enfermement doit ?tre un moyen pour le d?linquent ou el criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger le jeunes en donnant une r?ponse aux actes violents ou d?lictueux. Ces lois doivent punire mais pas maltraiter les d?vients.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les ann?es 60 se sont cr?es les premi?res prisons pour mineurs. On s?pare d?j? depuis le 19?me les d?tenus majeurs des mineurs. On veut ?viter les m?langes qui ne sont pas b?n?fique pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitement. Durant le 19?me l&#039;enfant a une certaine valeur qu&#039;il ne faut pas g?cher. Comme les philanthropes on pr?f?re les mettres au travail. On veut les redresser et en faire des citoyens utile ? la soci?t?.&lt;br /&gt;
Vers la fin du 19?me et dans le 20?me si?cle on retourne vers un enfermement des d?viants. Les mineurs sont mis dans des familles, des maisons de corrections et parfois aussi par faute de place ou pour des cas probl?matiques dans les prisons pour majeurs. M?me si cela est sens? ?tre ? titre exceptionnel on retrouve presque constament quelque mineurs dans ces ?tablissement o? ils n&#039;ont pourtant rien ? faire.&lt;br /&gt;
St-Antoine ?tait la prison utilis?e ? Gen?ve depuis le 1712 la date de sa construction. St-Antoine passa le relait ? Champ-Dollon en 1977. Depuis le d?but du 20?me si?cle jusqu&#039;? nos jours on retrouve des mineurs dans des lieux pr?vus uniquement pour des majeurs. Des faits qu&#039;on retrouve dans le travail de recherche effectu? dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Gen?ve, Chlo? MEIER, S?bastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de d?tention, dans les prisons pr?ventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995. Mais ?galement dans les statistiques acctuel de Champ-Dollon ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby acctuel directeur de la prison pr?ventive la Crois?e.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairi?re&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre ?ducatif pour adolescents. Les mineurs y sont d?tenus pour des p?riodes courtes,  allant de 1 jours ? 1 an. Cependant, la cr?ation de la Clairi?re ne r?soud pas le probl?me, car on retrouve syst?matiquement des mineurs dans les ?tablissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple ? Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tir?s des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;ann?e 2003 peut nous donner une image de l&#039;ampleur du ph?nom?ne.&lt;br /&gt;
Durant l&#039;ann?e 2003 ? Champ-Dollon :&lt;br /&gt;
*2&#039;551 personnes ont ?t? incarc?r?es soit&lt;br /&gt;
*2&#039;347 hommes dont 281 mineurs&lt;br /&gt;
*204 femmes dont 8 mineurs  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons d?j? exliqu?, l&#039;enfermement de mineurs dans des prison constitue d?j?, en tant que tel, une sorte de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039;. Cette derni?re est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelq&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3739</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3739"/>
		<updated>2006-06-02T14:46:03Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : /* Analyse */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Introduction==&lt;br /&gt;
Les mineurs d?linquants ont fait l&#039;objet de diff?rents types de prise en charge, du travail agricole ou au placement en maison de correction du 19eme sci?cle, nous sommes pass?s, aujourd&#039;hui, ? l&#039;incarc?ration dans un centre p?nitencier . A l&#039;heure actuelle, il existe en Suisse, plusieurs centres de d?tention pour mineurs (par exemple La Clairi?re ? Vernier (GE)), mais pour cause de surnombre, certains mineurs peuvent aussi ?tre plac?s dans des prison pour adultes (Champ-Dollon). Entre surpopulation et prise en charge qui ne respecte pas les droits de l&#039;enfat, nous nous sommes demand?s si les structures carc?rales ?taient r?elle ment ? apte ? prendre en charge les mineurs de mani?re ad?quate et respectueuse deleurs d?veloppment.  &lt;br /&gt;
Apr?s un temps de reflexion et la lecture de diff?rents ouvrages, nous avons pris le parti de partir du principe la place d&#039;un mineur n&#039;es tpas en prison. Des lors qu&#039;un mineur est incarc?r?, nous pouvons parler de maltraitance, un premi?re forme de maltraitance ? laquelle s&#039;ajoutent des condtions des d?tentions pas toujours respectueuses des convetion internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre probl?matique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le probl?me social que celle-ci peut repr?senter..&lt;br /&gt;
Nous commencerons (1) par la revue de litt?rature, faisant une synth?se des ouvrages que nous avons lus. Puis, dans un souci de clart?, nous d?finirons dans un premier temps les (2)concetps utilis?s: mineurs, maltraitance et prison. En partant de ses diff?rentes d?finitions nous essayerons de mettre en lumi?re la (3)construction du probl?me social des mineurs en prisons et les diff?rents acteurs qui s&#039;y int?resse. (4)Puis, nous nous sommes appuy?s sur l&#039;actualit? afin de penser les tableaux de la situation actuelle en Suisse romande, en ?voquant toutes formes de maltraitance subies par les mineurs incarc?r?s, notamment le m?lange adultes/mineurs. (5)Nous nous sommes ?galement int?ress?s aux ?v?nements r?cents ? Champ-Dollon et ? leur raison d&#039;?tre. (A VOIR)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Revue de litterature==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Torrente, J, &amp;quot;La Maltraitance&amp;quot;, Hommes et perspectives&lt;br /&gt;
*Temps présent du jeudi 17 février 2005, &amp;quot;En taule&amp;quot;.&lt;br /&gt;
*Travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, Chloé MEIER, Sébastien AEBY, &amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises&amp;quot;, mars 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre de J. Torrente sur la maltraitance m&#039;a permis d&#039;avoir une meilleure connaissance de ce sujet. Cette approche interdisciplinaire donne une image des différents problèmes que cause la maltraitance. Dans notre travail, nous sommes partis du principe qu&#039;enfermer c&#039;est maltraiter, Nous avons donc tenté d&#039;en apprendre plus sur les effets néfastes au niveau psychologique que peuvent causer les mauvais traitements.&lt;br /&gt;
Comme nous avons choisi de traiter de la maltraitance dans les institutions de détentions suisses et plus précisément romandes. Nous avons consulté des documents traitants de la question. Le document audiovisuel, &amp;quot;temps présent&amp;quot; nous a montré deux prisons préventives dans les cantons de Vaud où l&#039;on peut souvent retrouver des mineurs. Ce document additionné à la visite de la Croisée (prison décrite dans le documentaire temps présent) nous a donn une bonne idée des conditions de vie d&#039;un détenu mineur ou majeur dans une prison suisse. Ce cadre, qui est d&#039;après nous une des causes de la maltraitances sur les mineurs. Pour sécire cette ambiance, le travail de recherche de M. Aeby retrace l&#039;historique de l&#039;univers carcéral genevois depuis la fin du 19ème siècle. De la prison St Antoine à la prison actuelle de Champ-Dollon, l&#039;a toujours retrouvé des mineurs dans ces établissements alors qu&#039;ils n&#039;y avaient rien à faire. Les conditions décrites ne sont bien sûr pas adapté à un mineur en développement. L&#039;aspect théorique du concept de maltraitance était important, mais il fallait aussi que nous puissions voir et connaître davantage les lieux qui cause le problème dont nous traitons.&lt;br /&gt;
Internet à aussi été d&#039;une grande aide pour nous. Les sites web des prisons sont intéressants car, ils ont permis d&#039;avoir des renseignements très actuels. Il fallait recourir à cela car les chiffres concerner les prisons ne paressent que trop rarement dans les médias. Le net nous a aussi permis de trouver des articles de journaux qui traite de la maltraitance. Ce média représente une source d&#039;information gigantesque, mais ce qui si trouve n&#039;est pas toujours pertinent et vérifiable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
André Lienhard&lt;br /&gt;
suite à venir.....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Questions de recherche==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Depuis quand parle-t-on de maltraitance des mineurs ? &lt;br /&gt;
* Maltraitance sur mineurs dans les prisons, est-ce une r?alit? ?&lt;br /&gt;
* qu&#039;est ce que la maltraitance en prison pour les mineurs? n?gligeance, coups, harc?lement?   &lt;br /&gt;
 &amp;gt;quel genre, niveau, quelle fr?quence?&lt;br /&gt;
* Comment les mineurs en prison sont-ils prot?g?s de la maltraitance (et quel avenir ? leur sortie?) &amp;gt; on ne s&#039;?carterait pas du sujet ???, benoit &lt;br /&gt;
* &lt;br /&gt;
* Changement de definitions   ( pas sur qu&#039;il soit n?cessaire de poser la question, ca va appara?tre dans nos textes directement, non ? Benoit)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==M?thode==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Analyse==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;D?finition de quelques concepts&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;D?finitions: mineurs, maltraitance et prisons&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bientraitance: un concept ?mergeant.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partant du principe que placer un mineur en prison est d?j? une forme de maltraitance, nous allons tenter d?claircir alors le concept de BIENTRAITANCE, qui devient de plus en plus pr?sent dans les discours de tous les jours.&lt;br /&gt;
Aujourd?hui, bientraiter un enfant est devenu un enjeu d?humanit?. Si le mot bientraitance est n?, c?est un signe de changement d?attitude de la part d?une soci?t? qui sans cesse tente de se remettre en question. Le concept de bientraitance a subi une transformation d?une g?n?ration ? une autre, aussi, dans les ann?es 1980, bientraiter un enfant n?apparaissait pas encore comme une ?vidence au sein de la famille. Aujourd?hui,  on parle d?une ?ducation qui se doit de favoriser l?panouissement des enfants dans diff?rents domaines, physique, affectif, cognitif et social. La famille est consid?r?e comme le lieu privil?gi? permettant de favoriser cet ?panouissement. Autrement dit, la bientraitance vise ? la promotion et ? la mise en place effective de pratiques ?ducatives et d?attitudes qui soient garantes du bon d?veloppement de l?enfant. &lt;br /&gt;
Alors, on ne doit pas seulement pr?venir la maltraitance, mais aussi encourager une ?ducation qui permette ? l?enfant de donner le meilleur de lui-m?me.&lt;br /&gt;
La bientraitance d?un enfant passe donc par son ?ducation, mais qui dit ?ducation, dit scolarisation. Le chemin d?un enfant vers l?cole est primordial, car ? l?cole, qui peut ?tre consid?r?e comme l?une des principales instances de socialisation et de d?veloppement socio cognitif et socio affectif de l?enfant, semble s?inscrire dans le cadre global des attitudes favorables au bon d?veloppement de l?enfant. ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon nombre d?associations se mobilisent afin que chaque enfant ait droit ? un ? bon traitement ? dans la vie de tous les jours. Mais qu?en est-il des enfants en prison, en institution ? On trouve dans le rapport d&#039;Amnesty International des recommandations pour la protection des enfants en d?tention telles que  ? les d?tenus mineurs doivent ?tre s?par?s des adultes, sauf dans le cas de membres d?une m?me famille ?, ou encore &amp;quot;Le recours ? la d?tention pr?ventive pour les enfants doit se limiter ? certaines circonstances exceptionnelles. Toute forme de d?tention doit ?tre conforme ? la norme internationale, qui veut qu&#039;un enfant ne soit plac? en d?tention qu&#039;en dernier ressort et pour la dur?e la plus courte possible.&amp;quot; On se rend alors compte que le traitement des enfants en d?tention est un sujet qui pr?occupe de plus en plus, et c?est ainsi que des recommandations telles que celles-ci ?mergent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D?apr?s une recherche effectu?e par le service de protection judiciaire de la jeunesse en France, quelques constats ont ?t? avanc?s : premi?rement, un encadrement permanent, stable et form?, permet d?laborer un suivi plus individualis? des mineurs. Le surveillant est alors le premier r?f?rent en d?tention. Deuxi?mement, on souligne l?importance des activit?s en d?tention, principalement des activit?s scolaires. On sait que le temps inactif pass? en cellule peut engendrer des comportements violents. (AUREL)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du probl?me social&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du probl?me de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le pass? pour comprendre le monde d&#039;aujourd?hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l?on a choisi de montrer cette probl?matique ? diff?rentes ?poques de l?histoire humaine, ce n?est pas sans surmonter quelques difficult?s. Plus on remonte dans le pass? de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d?garement d? au manque d?informations. C?est pourquoi, nous commencerons avec la question de l?enfermement pour nous mener ? celle qui nous int?resse en particulier: la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L?enfermement est un ph?nom?ne qui a toujours exist?, et bien qu&#039;il ait pu prendre des formes diff?rentes selon les ?poques, il n&#039;en reste pas moins que l?enfermement fut, est et sera une r?alit? pour les mineurs.&lt;br /&gt;
D?j? au 5?me si?cle, les couvents servaient entre autres de lieu d&#039;enfermement pour les enfants &amp;quot;d?viants&amp;quot;. Au 13?me si?cle, les institutions charitables suivaient la m?me d?marche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de ? grand renfermement des pauvres? entre le 16?me et 17?me donnait une nouvelle ampleur au ph?nom?ne. Des milliers d&#039;individus allaient ?tre incarc?r?s pour d?lit de pauvret?. La vie monastique fut ?rig?e comme un id?al afin de redresser le destin p?cheur de ces hommes, femmes et enfants. Le recueillement, le silence et le travail ?taient ? la base d?un renouveau morale. C&#039;est plus ou moins ? cette ?poque que la prison, lieu d?enfermement par excellence, fit son apparition. Elle est apparue pour ?viter les peines de morts ou les ch?timents jug?s excessifs pour les criminels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parall?lement, il est int?ressant de signaler l?mergence du rapport ? bientraitance ? ? maltraitance ? dans les prisons. En effet, ? la fin du 17?me les punitions qui avaient lieu en place publique ?taient monnaie courante. Il serait peut-?tre plus juste de parler de ch?timents. La d?cision de ch?tier appartenait ? la soci?t?, mais certaines voix commen?aient ? s?lever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour ?viter les morts atroces ou l?exp?rience des gal?res pour les enfants et les femmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18?me et 19?me si?cles sont caract?ris?s par une soci?t? en pleine mutation. Le progr?s n?arr?tait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.&lt;br /&gt;
Il y avait ?videmment dans cette prolif?ration d?id?es des contradictions, dont certaines allaient avoir des r?percussions sur notre objet d?tude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
D?un c?t?, les th?ories ?volutionnistes de Darwin influenc?rent les sciences, dont la psychologie. En effet, la th?orie ?volutionniste propos?e par ce dernier sugg?re l?id?e que l?enfant (CHERCHER PHRASE ADEQUATE) enti?rement avant de na?tre ?tait prise au s?rieux. A partir de cette conception, le traitement r?serv? aux ? enfants vicieux ? ou ? aux criminels n?s ?,  tendait ? les enfermer ? vie, ?tant donn? que leurs penchants d?lictueux ?taient non seulement d?origine h?r?ditaire mais ?galement immuables. Il fallait donc ?carter ces mauvaises graines pour qu?elles ne puissent se reproduire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l?autre c?t?, une pens?e humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles th?ories clamait le contraire. L?individu ?tait ma?tre de lui-m?me, insoumis aux croyances h?r?ditaires. La question de justice, de bonheur pour tous faisait surface. Rousseau y ?tait pour beaucoup, affirmant que l&#039;enfant na?t fondamentalement bon et que c&#039;est la soci?t? qui le corrompt. il d?veloppa et d?fendit l?id?e de prot?ger l?enfant en d?veloppement. Le docteur Itard souleva une question tout aussi significative , celle de l?ducabilit? de l?homme ? travers le cas de l?enfant sauvage de l?Aveyron. (EXPLICITER)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un tel contexte, des revendications ? propos des conditions de vie dans les ?tablissements p?nitenciers sont diffus?es dans la soci?t? civile. On voit l? une nouvelle prise de conscience, on d?nonce le ph?nom?ne de maltraitance dans ces lieux de ? redressement ?. L?ouvrage de l?Italien Cesare Beccaria intitul? &amp;quot;Des d?lits et des peines&amp;quot;, ?crit en 1764, conna?t un ?norme succ?s. Il demande des peines plus l?g?res, plus humaines pour les prisonniers, et le contexte est suffisamment pr?t ? recevoir cette id?e nouvelle. Cette fois la probl?matique passe d?un stade primaire ? second, son amplification ? travers le m?dia de l?poque, c?est-?-dire le livre, produit la publicit? n?cessaire ? donner un nouvel ?lan ? l?am?lioration des traitements dans les prisons. Deux probl?mes se posent ? la suite de cette premi?re ?volution des traitements. Premi?rement, le m?lange des genres en prison: hommes, femmes et enfants se c?toient dans un m?me ?tablissement et l?on craint d?ventuelles ? contaminations morales ?. Deuxi?mement, la question de l?isolement devient probl?matique. (EXPLICITER) &lt;br /&gt;
La soci?t? interpr?te et traite implicitement ces deux probl?mes comme des formes de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le probl?me de genre vient raviver la question qui nous int?resse ici, c?est-?-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et ce fait illustre bien l?int?r?t qui existait d?j? ? cette ?poque pour le bon traitement de cette cat?gorie d?individus. La prise en charge des mineurs prend alors une nouvelle direction, vers un ?tablissement qui leur est dor?navant r?serv?, une ?cole de pr?servation, autrement dit une prison pour mineurs ou une maison de correction. Ils seront trait?s diff?remment, avec un peu plus de libert?, d?espace, dans une atmosph?re plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l?esprit religieux qu?on souhaite transmettre ? ces jeunes ne sera pas oubli?. Malgr? tout, bien que les traitements aient chang?, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent. (BENOIT)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qui s&#039;intéresse de nos jours ? la maltraitance des mineurs en prison ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développment de l&#039;enfant et de son bon environnement est permanent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 a force de loi. En plus de la contrainte juridique, c&#039;est-à-dire le respect des articles, qu&#039;il impose aux signataires, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique résolument novateur en proposant une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être consideré comme acteur de sa propre vie. De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;intérêt supérieur de l&#039;enfant affirmé à l&#039;article 3 est particulièrement important et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra retenir les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation. Toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noter qu&#039;une Convention engage les Etats signataires à mettre en oeuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certains nombres de droits édictés dans la convention peuvent s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains al?éas des articles s&#039;intéressent directement aux situations de détentions, à titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être bas?e sur l&#039;intérêt supérieur de celui-ci et tenir compte de son opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développment de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être protegé contre les immixtions dans sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondanse et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son mileu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dans un établissment approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitments cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement ? vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;avoir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaux respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que c&#039;est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise en détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises dirons nous, conditions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution possible et d&#039;une durée aussi limitée que possible, il doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulière qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il semble que l&#039;application de ce droit doit être poursuivit même en détention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détention est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International oeuvre en faveur de tous les droits annoncés dans la Déclaration universelle des droits de l&#039;homme ainsi que dans d&#039;autres traités internationaux. L?Organisation contribue à promouvoir le respect de l&#039;ensemble de ces droits, qu&#039;elle considère comme indivisibles et interdépendants, au moyen de différents types d&#039;action visant à informer et à sensibiliser le grand public, en développant l&#039;éducation aux droits humains et en faisant pression sur les gouvernements pour qu&#039;ils ratifient et appliquent les traités relatifs aux droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver par exemple une page concernant les mauvais traitements, qui vise à sensibliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier texte,  on critique l&#039;enfermement des mineurs dans des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assurent pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détentions pour mineurs se rév?lent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure ou ils seraient bien souvent vétustes et pourraient mettre en danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajouter à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfants vivent donc en dehors du respect de leur intimé et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dans des prisons réservés aux adultes, loin du respect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Ce mélange, qui représente un risque important pour les mineurs: violences sexuelles, physiques,et psychologique, est d&#039;autant plus grave qu&#039;il s&#039;effectue dans des prisons, pour adultes, qui sont, dans la plupart des cas, elles aussi surpeuplées, comme c&#039;est le cas à la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui disposent que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, ceci afin de pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. La Suisse en fait partie. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention qui mettent en jeu la santé et la sécurité physique et émotionnelle des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty internatiolnal soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent oubliées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d&#039;une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autres les droits de l&#039;enfant, en l&#039;occurrence: le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détentions pour mineurs, le rapport souligne en premier lieu, le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au dela des problèmes &amp;quot;matériels&amp;quot; qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport placent le problème encore plus haut, dans &amp;quot;l&#039;absence persistante de toute volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négation pure et simple de leurs existences&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugement, l&#039;incarcération des mineurs dans les quartiers pénitenciers réservés aux adultes, parfois même avec les plus dangereux d&#039;entre eux,le manque de personnel formé de manière adaptée,la surpopulation, ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent détenus dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité et donc nuisent gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux, à cela s&#039;ajoute l&#039;absence ou une insignifiance de structures d&#039;enseignement, d&#039;installations sportives et de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation, font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure ou elle se fait en dehors du respect de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant. Malgré tout, il smeble que dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qu&#039;en est-il de la Suisse?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention et l&#039;encadrement des mineurs à fait l&#039;objet de discours et de différents débats à l&#039;intérieur du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 janvier 2002, dans un discours, Monsieur Daniel Zappelli, procureur général évoque la nécessité imp?rative de créer des lieux supplémentaires de détention pour mineurs afin d&#039;éviter qu&#039;ils soient placés dans des prisons pour adultes et &amp;quot;qu&#039;ils ne soient privés de l&#039;encadrement adéquat&amp;quot;. Ce discours rappelle que le nombre de mineurs incarcérés est en augmentation depuis les 6 dernières ées et qu&#039;il est donc important d&#039;avoir une réflexion sur la justice que l&#039;on offre. On ne manque pas de rappeler que &amp;quot;la justice n&#039;est pas que pénale&amp;quot; et c&#039;est en en gardant ceci à l&#039;esprit qu&#039;il faut essayer de faire évoluer les choes principalement pour les mineurs&lt;br /&gt;
Il est absolument nécessaire de mettre des moyens à dispositon de la justice afin qu&#039;elle puisse exercer son pouvoir d&#039;une manière efficace et respectueuse des droits de l&#039;homme et de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril 2002, c&#039;est M. Remy Pagani qui fait une interpellaton au Conseil d&#039;Etat au sujet du suivi des adolescents enfermés à Champ-Dollon. Une situation qui ne permet le séparation stricte d&#039;avec les adultes, ce qui au contraire à la convention internationale des droits de l&#039;enfant. De plus ces mineurs, dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés, ne disposent de surcroit d&#039;aucun encadrement éducatif particulier. A ceci la Conseillère d&#039;Etat Michel Spoerri répondra par le même souci et la conscience de la nécessité d&#039;améliorer les conditions de détention des mineurs et leur prise en charge, en l&#039;occurrence, par l&#039;aggrandissement de la Clairière et la volonté d&#039;y placer des écucateurs supplémentaires. Seulement ces mesures semblent assez légères dans la mesure ou nous verrons plus tard, que l&#039;aggrandissemnt de la Clairière n&#039;est pas assez &amp;quot;grand&amp;quot;, tous les mineurs présents à Champ-Dollon ne pourront pas y entrer, et les propositons de postes supplémentaires ne semblent pas aboutir, ou en tout cas pas assez rapidement étant donné l&#039;urgence de la situation. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sujet étudié a fait l&#039;objet de deux rapports annuels de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le premier, de Mme Anita Cu?nod, concerne l&#039;année parlementaire 200?-2003,  (1ère année de la législature 2001-2005). On y parle de Champ Dollon, comme d&#039;un batiment vatuste, ayant des besoins avidents &amp;quot;d&#039;amanagments et de rafraichissements&amp;quot;. Ce lieu qui ne semble pas approprié à recevoir décemment des habitants, l&#039;est forcement encore moins pour les mineurs... pourtant au moment où le débat à lieu, 27 mineurs étaient présents dans ces murs! La Clairière étant trop petite pour accueillir tous les mineurs placés,et les travaux d&#039;aggrandissement tardant à commencer, les conditions semblent peu propices à une améliroation de la situtation qui constitue pourtant une réelle urgence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le problème sous-jacent à cette situation est le traitement de la jeunesse déviante, est-il normal que le nombre de mineurs placés en détention ne cesse de croitre alors que la justice ne se dit pas uniquement pénale? C&#039;est M. remy Pagani qui soulève ce problème de fond qui semble-t-il ne passe pas souvent au premier plan lors des débats au Grand Conseil.&lt;br /&gt;
On rappellera des décisons prises 4 ans auparavant qui n&#039;ont pas été appliquées: l&#039;abolition de la promiscuité mineurs-majeurs à la prison de Champ-Dolllon principalement. Si cette promiscuit? n&#039;a pas ?t? abolie, elle est d&#039;autant plus alarmante que ces jeunes placés en compagnie d&#039;adultes, sont isolés dans des quartiers ou bien souvent se trouvent des personnes &amp;quot;encore plus déviantes qu&#039;eux, notamment de pédophiles&amp;quot;. M. Pagani soulève ici un question importante qui est celle de la cohérence du traitment des mineurs incarcérés. Le but de l&#039;incarcération est-elle la prise d&#039;un risque pour la santé et l&#039;équilibre, surement déjà précaire de ces enfants?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, si les mineurs qui sont placés à La Clairière sont un peu mieux lottis on soulignera la présence de gardien de prison en plus des éducateurs. Cette présence est perçu comme une volonté de promouvoir la répression plutot que des mesures éducatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble que la surpopulation des centres de détentions pour mineurs serait due au manque de volonté des juges de trouver de mesures plus adéquates pour le traitement des mineurs délinquants. La prison serait utilisée commune solution de facilité, ce qui une fois encore apparait contaire aux articles édictés par les droits de l&#039;enfant. Il ferait partie du rôle du gouvernement d&#039;encourager les juges à trouver des peines plus adéquates que la mise en détention, on citera les mesures d&#039;utilité plublique en exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
et de M.Hugues Hiltpold (ann?e parlementaire 2002-2003). Dans ces deux rapports on soul?ve le probl?me du traitement de la jeunesse d?viante: des enfants d?tenus ? Champs-Dollon avec les majeurs et de surcroix plac?s dasn une aile o? se toruvent entres autres des p?dophiles... On ne manque pas de souligner que cette situation est contraire ? toute convention internationale.&lt;br /&gt;
La pr?sence de gardiens de prisons ? la Clairi?re au lieu d&#039;?ducateurs est aussi tr?s probl?matique, elle laisserait ? penser que les mesures r?pr?ssives sont privil?gi?es face aux mesures ?ducatives...ce qui est contraire aux &amp;quot;priorit?s&amp;quot; cit?es dans les activit?es de la prison de Champ-Dollon &amp;quot; la d?finition des besoisn en mati?re de prise en charge ?ducative des mineurs incarc?r?s&amp;quot;. La situation des mineurs d?tentus est consid?r?e comme inadmissible et d?notant un grave dysfonctionnement de la soci?t? en question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;R?alit? Suisse et genevoise: de la prise en charge ? la maltraitance&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes d?linquants et criminels. Les centres de d?tention ont comme but de prot?ger les mineurs, pour cela on a jug? bon de les s?parer de la soci?t?. La soci?t? est repr?sent? par le groupe dominant qui fixe les r?gles et les normes ? respecter. Les individus qui ne respecte pas ces normes sont montr? du doit et mis en marge.  Cette soci?t? a peur de ces d?vients, elle craint que les jeunes d?linquants &amp;quot;infectent&amp;quot; le reste de la soci?t? qui est encore saine. Pour suivre cet objectif, la soci?t? a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code p?nal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de libet? doit exercer une action ?ducative sur les personnes priv?e de libert? et pr?parer le retour ? la vie libre. Enfermement doit ?tre un moyen pour le d?linquent ou el criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger le jeunes en donnant une r?ponse aux actes violents ou d?lictueux. Ces lois doivent punire mais pas maltraiter les d?vients.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les ann?es 60 se sont cr?es les premi?res prisons pour mineurs. On s?pare d?j? depuis le 19?me les d?tenus majeurs des mineurs. On veut ?viter les m?langes qui ne sont pas b?n?fique pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitement. Durant le 19?me l&#039;enfant a une certaine valeur qu&#039;il ne faut pas g?cher. Comme les philanthropes on pr?f?re les mettres au travail. On veut les redresser et en faire des citoyens utile ? la soci?t?.&lt;br /&gt;
Vers la fin du 19?me et dans le 20?me si?cle on retourne vers un enfermement des d?viants. Les mineurs sont mis dans des familles, des maisons de corrections et parfois aussi par faute de place ou pour des cas probl?matiques dans les prisons pour majeurs. M?me si cela est sens? ?tre ? titre exceptionnel on retrouve presque constament quelque mineurs dans ces ?tablissement o? ils n&#039;ont pourtant rien ? faire.&lt;br /&gt;
St-Antoine ?tait la prison utilis?e ? Gen?ve depuis le 1712 la date de sa construction. St-Antoine passa le relait ? Champ-Dollon en 1977. Depuis le d?but du 20?me si?cle jusqu&#039;? nos jours on retrouve des mineurs dans des lieux pr?vus uniquement pour des majeurs. Des faits qu&#039;on retrouve dans le travail de recherche effectu? dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Gen?ve, Chlo? MEIER, S?bastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de d?tention, dans les prisons pr?ventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995. Mais ?galement dans les statistiques acctuel de Champ-Dollon ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby acctuel directeur de la prison pr?ventive la Crois?e.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairi?re&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre ?ducatif pour adolescents. Les mineurs y sont d?tenus pour des p?riodes courtes,  allant de 1 jours ? 1 an. Cependant, la cr?ation de la Clairi?re ne r?soud pas le probl?me, car on retrouve syst?matiquement des mineurs dans les ?tablissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple ? Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tir?s des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;ann?e 2003 peut nous donner une image de l&#039;ampleur du ph?nom?ne.&lt;br /&gt;
Durant l&#039;ann?e 2003 ? Champ-Dollon :&lt;br /&gt;
*2&#039;551 personnes ont ?t? incarc?r?es soit&lt;br /&gt;
*2&#039;347 hommes dont 281 mineurs&lt;br /&gt;
*204 femmes dont 8 mineurs  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons d?j? exliqu?, l&#039;enfermement de mineurs dans des prison constitue d?j?, en tant que tel, une sorte de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039;. Cette derni?re est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelq&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3688</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
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		<updated>2006-06-01T16:26:42Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : /* Analyse */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Introduction==&lt;br /&gt;
Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge, du travail agricole ou au placement en maison de correction du 19eme sciécle, nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier . A l&#039;heure actuelle, il existe en Suisse, plusieurs centres de détention pour mineurs (par exemple La Clairière à Vernier (GE)), mais pour cause de surnombre, certains mineurs peuvent aussi être placés dans des prison pour adultes (Champ-Dollon). Entre surpopulation et prise en charge qui ne respecte pas les droits de l&#039;enfat, nous nous sommes demandés si les structures carcérales étaient réelle ment à apte à prendre en charge les mineurs de manière adéquate et respectueuse deleurs développment.  &lt;br /&gt;
Après un temps de reflexion et la lecture de différents ouvrages, nous avons pris le parti de partir du principe la place d&#039;un mineur n&#039;es tpas en prison. Des lors qu&#039;un mineur est incarcéré, nous pouvons parler de maltraitance, un première forme de maltraitance à laquelle s&#039;ajoutent des condtions des détentions pas toujours respectueuses des convetion internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter..&lt;br /&gt;
Nous commencerons (1) par la revue de littérature, faisant une synthèse des ouvrages que nous avons lus. Puis, dans un souci de clarté, nous définirons dans un premier temps les (2)concetps utilisés: mineurs, maltraitance et prison. En partant de ses différentes définitions nous essayerons de mettre en lumière la (3)construction du problème social des mineurs en prisons et les différents acteurs qui s&#039;y intéresse. (4)Puis, nous nous sommes appuyés sur l&#039;actualité afin de penser les tableaux de la situation actuelle en Suisse romande, en évoquant toutes formes de maltraitance subies par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. (5)Nous nous sommes également intéressés aux événements récents à Champ-Dollon et à leur raison d&#039;être. (A VOIR)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Revue de litterature==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Questions de recherche==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Depuis quand parle-t-on de maltraitance des mineurs ? &lt;br /&gt;
* Maltraitance sur mineurs dans les prisons, est-ce une réalité ?&lt;br /&gt;
* qu&#039;est ce que la maltraitance en prison pour les mineurs? négligeance, coups, harcèlement?   &lt;br /&gt;
 &amp;gt;quel genre, niveau, quelle fréquence?&lt;br /&gt;
* Comment les mineurs en prison sont-ils protégés de la maltraitance (et quel avenir à leur sortie?) &amp;gt; on ne s&#039;écarterait pas du sujet ???, benoit &lt;br /&gt;
* &lt;br /&gt;
* Changement de definitions   ( pas sur qu&#039;il soit nécessaire de poser la question, ca va apparaître dans nos textes directement, non ? Benoit)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Méthode==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Analyse==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définition de quelques concepts&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Définitions: mineurs, maltraitance et prisons&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bientraitance: un concept émergeant.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partant du principe que placer un mineur en prison est déjà une forme de maltraitance, nous allons tenter d’éclaircir alors le concept de BIENTRAITANCE, qui devient de plus en plus présent dans les discours de tous les jours.&lt;br /&gt;
Aujourd’hui, bientraiter un enfant est devenu un enjeu d’humanité. Si le mot bientraitance est né, c’est un signe de changement d’attitude de la part d’une société qui sans cesse tente de se remettre en question. Le concept de bientraitance a subi une transformation d’une génération à une autre, aussi, dans les années 1980, bientraiter un enfant n’apparaissait pas encore comme une évidence au sein de la famille. Aujourd’hui,  on parle d’une éducation qui se doit de favoriser l’épanouissement des enfants dans différents domaines, physique, affectif, cognitif et social. La famille est considérée comme le lieu privilégié permettant de favoriser cet épanouissement. Autrement dit, la bientraitance vise à la promotion et à la mise en place effective de pratiques éducatives et d’attitudes qui soient garantes du bon développement de l’enfant. &lt;br /&gt;
Alors, on ne doit pas seulement prévenir la maltraitance, mais aussi encourager une éducation qui permette à l’enfant de donner le meilleur de lui-même.&lt;br /&gt;
La bientraitance d’un enfant passe donc par son éducation, mais qui dit éducation, dit scolarisation. Le chemin d’un enfant vers l’école est primordial, car « l’école, qui peut être considérée comme l’une des principales instances de socialisation et de développement socio cognitif et socio affectif de l’enfant, semble s’inscrire dans le cadre global des attitudes favorables au bon développement de l’enfant. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon nombre d’associations se mobilisent afin que chaque enfant ait droit à un « bon traitement » dans la vie de tous les jours. Mais qu’en est-il des enfants en prison, en institution ? On trouve dans le rapport d&#039;Amnesty International des recommandations pour la protection des enfants en détention telles que  « les détenus mineurs doivent être séparés des adultes, sauf dans le cas de membres d’une même famille », ou encore &amp;quot;Le recours à la détention préventive pour les enfants doit se limiter à certaines circonstances exceptionnelles. Toute forme de détention doit être conforme à la norme internationale, qui veut qu&#039;un enfant ne soit placé en détention qu&#039;en dernier ressort et pour la durée la plus courte possible.&amp;quot; On se rend alors compte que le traitement des enfants en détention est un sujet qui préoccupe de plus en plus, et c’est ainsi que des recommandations telles que celles-ci émergent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’après une recherche effectuée par le service de protection judiciaire de la jeunesse en France, quelques constats ont été avancés : premièrement, un encadrement permanent, stable et formé, permet d’élaborer un suivi plus individualisé des mineurs. Le surveillant est alors le premier référent en détention. Deuxièmement, on souligne l’importance des activités en détention, principalement des activités scolaires. On sait que le temps inactif passé en cellule peut engendrer des comportements violents. (AUREL)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du problème social&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l’on a choisi de montrer cette problématique à différentes époques de l’histoire humaine, ce n’est pas sans surmonter quelques difficultés. Plus on remonte dans le passé de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d’égarement dû au manque d’informations. C’est pourquoi, nous commencerons avec la question de l’enfermement pour nous mener à celle qui nous intéresse en particulier: la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’enfermement est un phénomène qui a toujours existé, et bien qu&#039;il ait pu prendre des formes différentes selon les époques, il n&#039;en reste pas moins que l’enfermement fut, est et sera une réalité pour les mineurs.&lt;br /&gt;
Déjà au 5ème siècle, les couvents servaient entre autres de lieu d&#039;enfermement pour les enfants &amp;quot;déviants&amp;quot;. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de « grand renfermement des pauvres» entre le 16ème et 17ème donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pécheur de ces hommes, femmes et enfants. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d’un renouveau morale. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d’enfermement par excellence, fit son apparition. Elle est apparue pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs pour les criminels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, il est intéressant de signaler l’émergence du rapport « bientraitance » « maltraitance » dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. La décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commençaient à s’élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l’expérience des galères pour les enfants et les femmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème siècles sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n’arrêtait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.&lt;br /&gt;
Il y avait évidemment dans cette prolifération d’idées des contradictions, dont certaines allaient avoir des répercussions sur notre objet d’étude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
D’un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. En effet, la théorie évolutionniste proposée par ce dernier suggère l’idée que l’enfant (CHERCHER PHRASE ADEQUATE) entièrement avant de naître était prise au sérieux. A partir de cette conception, le traitement réservé aux « enfants vicieux » ou « aux criminels nés »,  tendait à les enfermer à vie, étant donné que leurs penchants délictueux étaient non seulement d’origine héréditaire mais également immuables. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu’elles ne puissent se reproduire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l’autre côté, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L’individu était maître de lui-même, insoumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, affirmant que l&#039;enfant naît fondamentalement bon et que c&#039;est la société qui le corrompt. il développa et défendit l’idée de protéger l’enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout aussi significative , celle de l’éducabilité de l’homme à travers le cas de l’enfant sauvage de l’Aveyron. (EXPLICITER)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un tel contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de « redressement ». L’ouvrage de l’Italien Cesare Beccaria intitulé &amp;quot;Des délits et des peines&amp;quot;, écrit en 1764, connaît un énorme succès. Il demande des peines plus légères, plus humaines pour les prisonniers, et le contexte est suffisamment prêt à recevoir cette idée nouvelle. Cette fois la problématique passe d’un stade primaire à second, son amplification à travers le média de l’époque, c’est-à-dire le livre, produit la publicité nécessaire à donner un nouvel élan à l’amélioration des traitements dans les prisons. Deux problèmes se posent à la suite de cette première évolution des traitements. Premièrement, le mélange des genres en prison: hommes, femmes et enfants se côtoient dans un même établissement et l’on craint d’éventuelles « contaminations morales ». Deuxièmement, la question de l’isolement devient problématique. (EXPLICITER) &lt;br /&gt;
La société interprète et traite implicitement ces deux problèmes comme des formes de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le problème de genre vient raviver la question qui nous intéresse ici, c’est-à-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et ce fait illustre bien l’intérêt qui existait déjà à cette époque pour le bon traitement de cette catégorie d’individus. La prise en charge des mineurs prend alors une nouvelle direction, vers un établissement qui leur est dorénavant réservé, une école de préservation, autrement dit une prison pour mineurs ou une maison de correction. Ils seront traités différemment, avec un peu plus de liberté, d’espace, dans une atmosphère plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l’esprit religieux qu’on souhaite transmettre à ces jeunes ne sera pas oublié. Malgré tout, bien que les traitements aient changé, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent. (BENOIT)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qui s&#039;intéresse de nos jours à la maltraitance des mineurs en prison ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développment de l&#039;enfant et de son bon environnement est permanent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 à force de loi. En plus de la contrainte juridique, c&#039;est-à-dire le respect des articles, qu&#039;il impose aux signataires, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique résolument novateur en proposant une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être considéré comme acteur de sa propre vie. De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;&amp;quot;intérêt supérieur de l&#039;enfant&amp;quot; affirmée à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra retenir les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation. Toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noter qu&#039;une Convention engage les États signataires à mettre en œuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certains nombres de droits édictés dans la convention peuvent s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains aléas des articles s&#039;intéressent directement aux situations de détentions, à titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être basée sur l&#039;intérêt supérieur de celui-ci et tenir compte de son opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développment de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être protegé contre les &#039;&#039;&#039;immixtions&#039;&#039;&#039; dans sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondanse et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son mileu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dans un établissment approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitments cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;avoir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaux respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que c&#039;est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise en détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises dirons nous, conditions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution possible et d&#039;une durée aussi limitée que possible, il doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulère qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il semble que l&#039;application de ce droit doit être poursuivit même en détention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détentions est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International œuvre en faveur de tous les droits énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme ainsi que dans d&#039;autres traités internationaux. L’Organisation contribue à promouvoir le respect de l’ensemble de ces droits, qu’elle considère comme indivisibles et interdépendants, au moyen de différents types d’action visant à informer et à sensibiliser le grand public, en développant l’éducation aux droits humains et en faisant pression sur les gouvernements pour qu’ils ratifient et appliquent les traités relatifs aux droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver par exemple une page concernant les mauvais traitements, qui vise à sensibliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier texte,  on critique l&#039;enfermement des mineurs dans des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assure pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détentions pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure où ils seraiant bien souvent vétustes et pourraient mettre en danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajoute à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfants vivent donc en dehors du respect de leur intimé et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dans des prisons réservés aux adultes, loin du respect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Ce mélange, qui représente un risque important pour les mineurs: violences sexuelles, physiques,et psychologique, est d&#039;autant plus grave qu&#039;il s&#039;effectue dasn des prison, pour adultes, qui sont, dans la plupart des cas, elles aussi surpeuplée, comme c&#039;est le cas à la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui disposent que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, ceci afin de pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. La Suisse en fait partie. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention qui mettent en jeu la santé et la sécurité des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty internatiolnal soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent oubliées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d’une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autres les droit de l&#039;enfant, en l&#039;occurrence: le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détentions pour mineurs, le rapport souligne en premier, le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au dela des problèmes matériels qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport placent le problème encore plus haut, dans l&#039;absence persistante de toute volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négation pure et simple de leurs existences&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugement, l&#039;incarcération des mineurs dans les quartiers pénitenciers réservés aux adultes, parfois même avec les plus dangereux d&#039;entre eux,le manque de personnel formé de manière adaptée,la surpopulation, ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent les détenus &amp;quot;les pires logés&amp;quot; des centres pénitenciers, c&#039;est-à-dire dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité et donc nuisent gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux, à cela s&#039;ajoute l&#039;absence ou une insignifiance de structures d&#039;enseignement, d&#039;installations sportives et de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation, font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure où elle se fait en dehors du respect de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant. Ceci dit, dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qu&#039;en est-il de la Suisse?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention et l&#039;encadrement des mineurs à fait l&#039;objet de discours et de diffférents débats à l&#039;intérieur du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 janvier 2002, dans un discours, Monsieur Daniel Zappelli, procureur général évoque la nécessité impérative de créer des lieux supplémentaires de détention pour mineurs afin d&#039;éviter qu&#039;ils soient placés dans des prisons pour adultes et &amp;quot;qu&#039;ils ne soient privés de l&#039;encadrement adéquat&amp;quot;. Ce discours rappelle que le nombre de mineurs incarcérés est en augmentation depuis les 6 dernières années et qu&#039;il es donc important d&#039;avoir un rélexion sur la justice que l&#039;on offre. On ne manque pas de rappeler que &amp;quot;la justice n&#039;est pas que pénale&amp;quot; et c&#039;est en en gardant ceci à l&#039;esprit qu&#039;ilf aut essayer de faire évoluer les choes principalement pour les mineurs&lt;br /&gt;
Il est absolument nécessaire de mettre des moyens à dispositon de la justice afin qu&#039;elle puisse exercer son pouvoir d&#039;un manière efficace et respectueuse des droits de l&#039;homme et de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril 2002, c&#039;est M. Remy Pagani qui fait une interpellaton au Conseil d&#039;Etat au sujet du suivi des adolescents enfermés à Champ-Dollon. &lt;br /&gt;
Une situation qui ne permet le séparation stricte d&#039;avec les adultes, ce qui au contraire à la convention internationale des droits de l&#039;enfant. De plus ces mineurs, dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés, ne disposent de surcroit d&#039;aucun encadrement éducatif particulier. A ceci la Conseillère d&#039;Etat Michel Spoerri répondra par le même souci et la conscience de la nécessité d&#039;améliorer la détention des mineurs et leur prise en charge, en l&#039;occurrence, par l&#039;aggrandissement de la Clairière et la volonté d&#039;y placer des écucateurs supplémentaires. Seulement ces mesures semblent assez légères dans la mesure où nous verrons plus tard, que l&#039;aggrandissemnt de la Clairière n&#039;est pas assez &amp;quot;grand&amp;quot;, tous les mineurs présents à Champ-Dollon ne pourront pas y entrer, et les propositons de postes supplémentaires ne semblent pas aboutir, ou en tout cas pas assez rapidement étant donné l&#039;urgence de la situation. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sujet étudié a fait l&#039;objet de deux rapports annuels de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le premier, de Mme Anita Cuénod, concerne l&#039;année parlementaire 200é-2003,  (1ère année de la législature 2001-2005). On y parle de Champ Dollon, comme d&#039;un batoment vétuste, ayant des besoins évidents &amp;quot;d&#039;aménagments et de rafraîchissements&amp;quot;. Ce lieu qui ne semble pas approprié à recevoir décemment des habitants, l&#039;est forcement encore moins pour le smineurs... pourtant à ce moment, 27 mineurs étaient présents dasn ces murs! La Clairière étant trop petite pour accueillir tous les mineurs placés,et les tréavaix d&#039;aggrandissmeent tardant à commencer, les conditions semblent peu propices à une améliroation de la situtation qui constitue pourtant une réelle urgence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le problème sous-jacent à cette situation est le traitment de la jeunesse déviante, est-il normal que le nombre de mineurs placés en détention ne cesse de croitre alors que la justice ne se dit pas uniquement pénale? C&#039;est M. remy Pagani qui soulève ce problème de fond qui semble-t-il ne passe pas souvent au premier pour les élus du Grand Conseil.&lt;br /&gt;
On rappellera des décisons prises i y a 4 ans en arrière qui n&#039;ont pas été appliquées: l&#039;abolition de la promiscuité mineurs-majeurs à la prison de Champ-Dolllon principalement. Si cette promiscuité n&#039;a pas été abolie, elle est d&#039;autant plus alarmante que ces jeuens placés en compagnie d&#039;adultes, sont isolés dans des quartiers où bien souvent se tourvent des personnes &amp;quot;encore plus déviantes qu&#039;eux, notamment de pédophiles&amp;quot;. M. Pagani soulève ici un question importante qui est celle de la cohérence du traitment des mienurs incarcérés. Le but de l&#039;incarcération est-elle la prise d&#039;un risque pour la santé et l&#039;équilibre, surement déjà précaire de ces enfants?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, si les mineurs qui sont placés à La Clairière sont un peu mieux lottis on soulignera la présence de gardien de prison en plsu des éducateurs. Cette présence est perçu comme une volonté de promouvoir la répression plutot que des mesures éducatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble que la surpopulation des centres de détentions pour mineurs serait du au manque de volonté des juges de toruver de mesures plus adéquates pour el traitmeent des mineurs délinquants. La prison serait utilisée commune solution de facilité, ce qui une fois encore apparait contaire aux articles édictés par les dorits de l&#039;enfant. Il ferait partie du role du gouvernement d&#039;encourager els juges à tourver des peines plus adéquates que la mise en détention, on citera els mesures d&#039;utilité plublique en exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
et de M.Hugues Hiltpold (année parlementaire 2002-2003). Dans ces deux rapports on soulève le problème du traitement de la jeunesse déviante: des enfants détenus à Champs-Dollon avec les majeurs et de surcroix placés dasn une aile où se toruvent entres autres des pédophiles... On ne manque pas de souligner que cette situation est contraire à toute convention internationale.&lt;br /&gt;
La présence de gardiens de prisons à la Clairière au lieu d&#039;éducateurs est aussi très problèmatique, elle laisserait à penser que les mesures répréssives sont privilègiées face aux mesures éducatives...ce qui est contraire aux &amp;quot;priorités&amp;quot; citées dans les activitées de la prison de Champ-Dollon &amp;quot; la définition des besoisn en matière de prise en charge éducative des mineurs incarcérés&amp;quot;. La situation des mineurs détentus est considérée comme inadmissible et dénotant un grave dysfonctionnement de la société en question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Réalité Suisse et genevoise: de la prise en charge à la maltraitance&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes délinquants et criminels. Les centres de détention ont comme but de protéger les mineurs, pour cela on a jugé bon de les séparer de la société. La société est représenté par le groupe dominant qui fixe les règles et les normes à respecter. Les individus qui ne respecte pas ces normes sont montré du doit et mis en marge.  Cette société a peur de ces dévients, elle craint que les jeunes délinquants &amp;quot;infectent&amp;quot; le reste de la société qui est encore saine. Pour suivre cet objectif, la société a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code pénal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de libeté doit exercer une action éducative sur les personnes privée de liberté et préparer le retour à la vie libre. Enfermement doit être un moyen pour le délinquent ou el criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger le jeunes en donnant une réponse aux actes violents ou délictueux. Ces lois doivent punire mais pas maltraiter les dévients.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 60 se sont crées les premières prisons pour mineurs. On sépare déjà depuis le 19ème les détenus majeurs des mineurs. On veut éviter les mélanges qui ne sont pas bénéfique pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitement. Durant le 19ème l&#039;enfant a une certaine valeur qu&#039;il ne faut pas gâcher. Comme les philanthropes on préfère les mettres au travail. On veut les redresser et en faire des citoyens utile à la société.&lt;br /&gt;
Vers la fin du 19ème et dans le 20ème siècle on retourne vers un enfermement des déviants. Les mineurs sont mis dans des familles, des maisons de corrections et parfois aussi par faute de place ou pour des cas problématiques dans les prisons pour majeurs. Même si cela est sensé être à titre exceptionnel on retrouve presque constament quelque mineurs dans ces établissement où ils n&#039;ont pourtant rien à faire.&lt;br /&gt;
St-Antoine était la prison utilisée à Genève depuis le 1712 la date de sa construction. St-Antoine passa le relait à Champ-Dollon en 1977. Depuis le début du 20ème siècle jusqu&#039;à nos jours on retrouve des mineurs dans des lieux prévus uniquement pour des majeurs. Des faits qu&#039;on retrouve dans le travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, Chloé MEIER, Sébastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995. Mais également dans les statistiques acctuel de Champ-Dollon ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby acctuel directeur de la prison préventive la Croisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairière&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre éducatif pour adolescents. Les mineurs y sont détenus pour des périodes courtes,  allant de 1 jours à 1 an. Cependant, la création de la Clairière ne résoud pas le problème, car on retrouve systématiquement des mineurs dans les établissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple à Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tirés des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;année 2003 peut nous donner une image de l&#039;ampleur du phénomène.&lt;br /&gt;
Durant l&#039;année 2003 à Champ-Dollon :&lt;br /&gt;
*2&#039;551 personnes ont été incarcérées soit&lt;br /&gt;
*2&#039;347 hommes dont 281 mineurs&lt;br /&gt;
*204 femmes dont 8 mineurs  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons déjà exliqué, l&#039;enfermement de mineurs dans des prison constitue déjà, en tant que tel, une sorte de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039;. Cette dernière est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelque années la situation c&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview. Il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. En effet, les leaders n&#039;hésitent pas à monter certains détenus contre d&#039;autres. On retrouve aussi de la maltraitanc contre les éducateurs, qui subissent des agressions verbales et parfois même physiques de la part des jeunes détenus. Les jeunes se sentent tout puissants et n&#039;ont plus de limites dans leur paroles et leur agissement physique. Cette maltraitance exercée par les mineurs sur l&#039;autorité de la prison, également rapportée par M. Aeby (directeur de la préventive la Croisée VD et ancien educateur à la Clairière), est un problème important mais que nous n&#039;allons pas traiter dans ce travail.&lt;br /&gt;
Les débordements en question ont poussé la direction de la Clairère à faire venir des gardiens de Champ-Dollon (il faudra préciser dans une autre partie les différentes structures en place acctuellement en Suisse, comme Champ Dollon...). &amp;quot;L&#039;expérience inverse est une réalité depuis une trentaine d&#039;années. On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Le nouveau cadre dans lequel ils se retrouvent ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins strictes&amp;quot;(rapporté de l&#039;inteview donné au courrier).&lt;br /&gt;
La sécurité dans ces prisons pour majeurs est bien plus renforcée, ainsi que le sont la répression et l&#039;isolement.&lt;br /&gt;
Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de Torrente,J, &amp;quot;La maltraitance&amp;quot;,hommes et perspectives. Cette ouvrage traite des effets psychologiques due à la maltraitance . &lt;br /&gt;
Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La strucure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. Les structures dont les mineurs auraient tant besoin sont absentes. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière (REFERENCE). Depuis de nombreuses années des mineurs sont détenus tant dans la prisons de Champ-Dollon qu&#039;à la maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc (GE). Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est aujourd&#039;hui devenue la norme. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissemnet privatifs de liberté pour adultes contrevient directement à plusieurs conventions internationnales dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dû à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation. (DEDE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. &lt;br /&gt;
Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux (&#039;&#039;&#039;lesquels?, faire référence à ce qui a été cité avant&#039;&#039;&#039;). Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. &lt;br /&gt;
Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot; C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD). &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; (REFERENCE: est-ce  un entretien? Si c&#039;est le cas il faudra présenter votre mtéhodologie!) ( &#039;&#039;&#039;A developper&#039;&#039;&#039;)&lt;br /&gt;
M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux,  mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer. ( &#039;&#039;&#039;A developper&#039;&#039;&#039;)&lt;br /&gt;
Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. En effet, en fin d&#039;année 2003, 43 mineurs étaient placés dans des prisons pour adultes, dont 31 à Genève. Mais ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droits de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle? (JULIE) &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toute les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissement pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus dédut mai 2006 la surpopulation est devenue intolérable (&#039;&#039;&#039;peut-être rapporter les événements&#039;&#039;&#039;). Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. En effet Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, les personnes incarcérées sont actuellement autour des 500. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable.&lt;br /&gt;
Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inaugurée le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine (&#039;&#039;&#039;voire surpeuplée selon les périodes&#039;&#039;&#039;). Le problème est donc loin d&#039;être résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation et les maltraitances plus généralement sont des freins pour le développement des mineurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, il risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les ojectifs (&#039;&#039;&#039; quels sont ces objectifs?&#039;&#039;&#039;) que tentent d&#039;atteindre les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineur à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dûes à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subit pas de mauvais traitements durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Afin que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby, directeur de la Croisée)(&#039;&#039;&#039; expliciter un peu ce que pourrait être cette coopération ou pqoi elle n&#039;existe pas maintenant&#039;&#039;&#039;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance à de l&#039;influence sur le développement, l&#039;image du corps est modifié par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation ou le suicide.&lt;br /&gt;
Pour éviter de tel abus,notamment sexuels, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélanger dans les cellules et lors des douches (comme nous l&#039;a rapporté le directeur de la Croisée durant son interview). Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visite que les majeurs (&#039;&#039;&#039; quel suivi en plsu faudrait-il? mesures éducatives, loisirs, scolarisation, ...&#039;&#039;&#039;). Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y perd du temps de visite, mineurs inclus. (DEDE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Conclusion==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Les prisons (EST-CE VRAIMENT LES PRISONS?) ont souvent meilleur temps de veiller à ce que les informations ne filtrent pas dans les médias. On retrouve très rarement le terme maltraitance dans un article sur la prison. On décrit souvent les conditions sans pour autant les qualifier de mauvais traitement.&lt;br /&gt;
Le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Cela n&#039;est pas une manière de lui rendre service. Un jeune qui a déjà de nombreux problèmes doit encore être exclu du système scolaire. Cette isolement (OU EXCLUSION?) n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Solutions possibles à élaborer&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Petites idées de questionnement notamment pour la conlusion&lt;br /&gt;
Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération de mineurs, en faire un principe absolu? décriminaliser les délits commis par les mineurs pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs existe, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. &lt;br /&gt;
Solutions alternatives souvent insuffisantes, pas assez souples&lt;br /&gt;
Peut on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave? &lt;br /&gt;
Quelques idées d&#039;alternatives à l&#039;incarcération:&lt;br /&gt;
familles d accueil&lt;br /&gt;
(JULIE)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3687</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3687"/>
		<updated>2006-06-01T15:15:04Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : /* Analyse */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Introduction==&lt;br /&gt;
Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge, du travail agricole ou au placement en maison de correction du 19eme sciécle, nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier . A l&#039;heure actuelle, il existe en Suisse, plusieurs centres de détention pour mineurs (par exemple La Clairière à Vernier (GE)), mais pour cause de surnombre, certains mineurs peuvent aussi être placés dans des prison pour adultes (Champ-Dollon). Entre surpopulation et prise en charge qui ne respecte pas les droits de l&#039;enfat, nous nous sommes demandés si les structures carcérales étaient réelle ment à apte à prendre en charge les mineurs de manière adéquate et respectueuse deleurs développment.  &lt;br /&gt;
Après un temps de reflexion et la lecture de différents ouvrages, nous avons pris le parti de partir du principe la place d&#039;un mineur n&#039;es tpas en prison. Des lors qu&#039;un mineur est incarcéré, nous pouvons parler de maltraitance, un première forme de maltraitance à laquelle s&#039;ajoutent des condtions des détentions pas toujours respectueuses des convetion internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter..&lt;br /&gt;
Nous commencerons (1) par la revue de littérature, faisant une synthèse des ouvrages que nous avons lus. Puis, dans un souci de clarté, nous définirons dans un premier temps les (2)concetps utilisés: mineurs, maltraitance et prison. En partant de ses différentes définitions nous essayerons de mettre en lumière la (3)construction du problème social des mineurs en prisons et les différents acteurs qui s&#039;y intéresse. (4)Puis, nous nous sommes appuyés sur l&#039;actualité afin de penser les tableaux de la situation actuelle en Suisse romande, en évoquant toutes formes de maltraitance subies par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. (5)Nous nous sommes également intéressés aux événements récents à Champ-Dollon et à leur raison d&#039;être. (A VOIR)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Revue de litterature==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Questions de recherche==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Depuis quand parle-t-on de maltraitance des mineurs ? &lt;br /&gt;
* Maltraitance sur mineurs dans les prisons, est-ce une réalité ?&lt;br /&gt;
* qu&#039;est ce que la maltraitance en prison pour les mineurs? négligeance, coups, harcèlement?   &lt;br /&gt;
 &amp;gt;quel genre, niveau, quelle fréquence?&lt;br /&gt;
* Comment les mineurs en prison sont-ils protégés de la maltraitance (et quel avenir à leur sortie?) &amp;gt; on ne s&#039;écarterait pas du sujet ???, benoit &lt;br /&gt;
* &lt;br /&gt;
* Changement de definitions   ( pas sur qu&#039;il soit nécessaire de poser la question, ca va apparaître dans nos textes directement, non ? Benoit)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Méthode==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Analyse==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définition de quelques concepts&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Définitions: mineurs, maltraitance et prisons&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bientraitance: un concept émergeant.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partant du principe que placer un mineur en prison est déjà une forme de maltraitance, nous allons tenter d’éclaircir alors le concept de BIENTRAITANCE, qui devient de plus en plus présent dans les discours de tous les jours.&lt;br /&gt;
Aujourd’hui, bientraiter un enfant est devenu un enjeu d’humanité. Si le mot bientraitance est né, c’est un signe de changement d’attitude de la part d’une société qui sans cesse tente de se remettre en question. Le concept de bientraitance a subi une transformation d’une génération à une autre, aussi, dans les années 1980, bientraiter un enfant n’apparaissait pas encore comme une évidence au sein de la famille. Aujourd’hui,  on parle d’une éducation qui se doit de favoriser l’épanouissement des enfants dans différents domaines, physique, affectif, cognitif et social. La famille est considérée comme le lieu privilégié permettant de favoriser cet épanouissement. Autrement dit, la bientraitance vise à la promotion et à la mise en place effective de pratiques éducatives et d’attitudes qui soient garantes du bon développement de l’enfant. &lt;br /&gt;
Alors, on ne doit pas seulement prévenir la maltraitance, mais aussi encourager une éducation qui permette à l’enfant de donner le meilleur de lui-même.&lt;br /&gt;
La bientraitance d’un enfant passe donc par son éducation, mais qui dit éducation, dit scolarisation. Le chemin d’un enfant vers l’école est primordial, car « l’école, qui peut être considérée comme l’une des principales instances de socialisation et de développement socio cognitif et socio affectif de l’enfant, semble s’inscrire dans le cadre global des attitudes favorables au bon développement de l’enfant. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon nombre d’associations se mobilisent afin que chaque enfant ait droit à un « bon traitement » dans la vie de tous les jours. Mais qu’en est-il des enfants en prison, en institution ? On trouve dans le rapport d&#039;Amnesty International des recommandations pour la protection des enfants en détention telles que  « les détenus mineurs doivent être séparés des adultes, sauf dans le cas de membres d’une même famille », ou encore &amp;quot;Le recours à la détention préventive pour les enfants doit se limiter à certaines circonstances exceptionnelles. Toute forme de détention doit être conforme à la norme internationale, qui veut qu&#039;un enfant ne soit placé en détention qu&#039;en dernier ressort et pour la durée la plus courte possible.&amp;quot; On se rend alors compte que le traitement des enfants en détention est un sujet qui préoccupe de plus en plus, et c’est ainsi que des recommandations telles que celles-ci émergent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’après une recherche effectuée par le service de protection judiciaire de la jeunesse en France, quelques constats ont été avancés : premièrement, un encadrement permanent, stable et formé, permet d’élaborer un suivi plus individualisé des mineurs. Le surveillant est alors le premier référent en détention. Deuxièmement, on souligne l’importance des activités en détention, principalement des activités scolaires. On sait que le temps inactif passé en cellule peut engendrer des comportements violents. (AUREL)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du problème social&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l’on a choisi de montrer cette problématique à différentes époques de l’histoire humaine, ce n’est pas sans surmonter quelques difficultés. Plus on remonte dans le passé de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d’égarement dû au manque d’informations. C’est pourquoi, nous commencerons avec la question de l’enfermement pour nous mener à celle qui nous intéresse en particulier: la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’enfermement est un phénomène qui a toujours existé, et bien qu&#039;il ait pu prendre des formes différentes selon les époques, il n&#039;en reste pas moins que l’enfermement fut, est et sera une réalité pour les mineurs.&lt;br /&gt;
Déjà au 5ème siècle, les couvents servaient entre autres de lieu d&#039;enfermement pour les enfants &amp;quot;déviants&amp;quot;. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de « grand renfermement des pauvres» entre le 16ème et 17ème donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pécheur de ces hommes, femmes et enfants. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d’un renouveau morale. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d’enfermement par excellence, fit son apparition. Elle est apparue pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs pour les criminels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, il est intéressant de signaler l’émergence du rapport « bientraitance » « maltraitance » dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. La décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commençaient à s’élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l’expérience des galères pour les enfants et les femmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème siècles sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n’arrêtait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.&lt;br /&gt;
Il y avait évidemment dans cette prolifération d’idées des contradictions, dont certaines allaient avoir des répercussions sur notre objet d’étude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
D’un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. En effet, la théorie évolutionniste proposée par ce dernier suggère l’idée que l’enfant (CHERCHER PHRASE ADEQUATE) entièrement avant de naître était prise au sérieux. A partir de cette conception, le traitement réservé aux « enfants vicieux » ou « aux criminels nés »,  tendait à les enfermer à vie, étant donné que leurs penchants délictueux étaient non seulement d’origine héréditaire mais également immuables. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu’elles ne puissent se reproduire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l’autre côté, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L’individu était maître de lui-même, insoumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, affirmant que l&#039;enfant naît fondamentalement bon et que c&#039;est la société qui le corrompt. il développa et défendit l’idée de protéger l’enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout aussi significative , celle de l’éducabilité de l’homme à travers le cas de l’enfant sauvage de l’Aveyron. (EXPLICITER)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un tel contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de « redressement ». L’ouvrage de l’Italien Cesare Beccaria intitulé &amp;quot;Des délits et des peines&amp;quot;, écrit en 1764, connaît un énorme succès. Il demande des peines plus légères, plus humaines pour les prisonniers, et le contexte est suffisamment prêt à recevoir cette idée nouvelle. Cette fois la problématique passe d’un stade primaire à second, son amplification à travers le média de l’époque, c’est-à-dire le livre, produit la publicité nécessaire à donner un nouvel élan à l’amélioration des traitements dans les prisons. Deux problèmes se posent à la suite de cette première évolution des traitements. Premièrement, le mélange des genres en prison: hommes, femmes et enfants se côtoient dans un même établissement et l’on craint d’éventuelles « contaminations morales ». Deuxièmement, la question de l’isolement devient problématique. (EXPLICITER) &lt;br /&gt;
La société interprète et traite implicitement ces deux problèmes comme des formes de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le problème de genre vient raviver la question qui nous intéresse ici, c’est-à-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et ce fait illustre bien l’intérêt qui existait déjà à cette époque pour le bon traitement de cette catégorie d’individus. La prise en charge des mineurs prend alors une nouvelle direction, vers un établissement qui leur est dorénavant réservé, une école de préservation, autrement dit une prison pour mineurs ou une maison de correction. Ils seront traités différemment, avec un peu plus de liberté, d’espace, dans une atmosphère plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l’esprit religieux qu’on souhaite transmettre à ces jeunes ne sera pas oublié. Malgré tout, bien que les traitements aient changé, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent. (BENOIT)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qui s&#039;intéresse de nos jours à la maltraitance des mineurs en prison ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développment de l&#039;enfant et de son bon environnement est permanent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 à force de loi. En plus de la contrainte juridique, c&#039;est-à-dire le respect des articles, qu&#039;il impose aux signataires, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique résolument novateur en proposant une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être considéré comme acteur de sa propre vie. De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;&amp;quot;intérêt supérieur de l&#039;enfant&amp;quot; affirmée à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra retenir les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation. Toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noter qu&#039;une Convention engage les États signataires à mettre en œuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certains nombres de droits édictés dans la convention peuvent s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains aléas des articles s&#039;intéressent directement aux situations de détentions, à titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être basée sur l&#039;intérêt supérieur de celui-ci et tenir compte de son opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développment de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être protegé contre les &#039;&#039;&#039;immixtions&#039;&#039;&#039; dans sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondanse et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son mileu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dans un établissment approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitments cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;avoir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaux respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que c&#039;est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise en détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises dirons nous, conditions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution possible et d&#039;une durée aussi limitée que possible, il doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulère qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il semble que l&#039;application de ce droit doit être poursuivit même en détention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détentions est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International œuvre en faveur de tous les droits énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme ainsi que dans d&#039;autres traités internationaux. L’Organisation contribue à promouvoir le respect de l’ensemble de ces droits, qu’elle considère comme indivisibles et interdépendants, au moyen de différents types d’action visant à informer et à sensibiliser le grand public, en développant l’éducation aux droits humains et en faisant pression sur les gouvernements pour qu’ils ratifient et appliquent les traités relatifs aux droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver par exemple une page concernant les mauvais traitements, qui vise à sensibliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier texte,  on critique l&#039;enfermement des mineurs dans des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assure pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détentions pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure où ils seraiant bien souvent vétustes et pourraient mettre en danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajoute à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfants vivent donc en dehors du respect de leur intimé et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dans des prisons réservés aux adultes, loin du respect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant. Ce mélange, qui représente un risque important pour les mineurs: violences sexuelles, physiques,et psychologique, est d&#039;autant plus grave qu&#039;il s&#039;effectue dasn des prison, pour adultes, qui sont, dans la plupart des cas, elles aussi surpeuplée, comme c&#039;est le cas à la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui disposent que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, ceci afin de pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. La Suisse en fait partie. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention qui mettent en jeu la santé et la sécurité des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty internatiolnal soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent oubliées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d’une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autres les droit de l&#039;enfant, en l&#039;occurrence: le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détentions pour mineurs, le rapport souligne en premier, le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au dela des problèmes matériels qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport placent le problème encore plus haut, dans l&#039;absence persistante de toute volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négation pure et simple de leurs existences&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugement, l&#039;incarcération des mineurs dans les quartiers pénitenciers réservés aux adultes, parfois même avec les plus dangereux d&#039;entre eux,le manque de personnel formé de manière adaptée,la surpopulation, ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent les détenus &amp;quot;les pires logés&amp;quot; des centres pénitenciers, c&#039;est-à-dire dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité et donc nuisent gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux, à cela s&#039;ajoute l&#039;absence ou une insignifiance de structures d&#039;enseignement, d&#039;installations sportives et de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation, font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure où elle se fait en dehors du respect de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant. Ceci dit, dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qu&#039;en est-il de la suisse?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention et l&#039;encadrement des mineurs à fait l&#039;objet de rapports annuels de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil. Nous parlerons des rapports de Mme Anita Cuénod (1ère année de la législature 2001-2005) et de M.Hugues Hiltpold (année parlementaire 2002-2003) et des débats les concernant au Grand Conseil. Dans ces deux rapports on soulève le problème du traitement de la jeunesse déviante: des enfants détenus à Champs-Dollon avec les majeurs et de surcroix placés dasn une aile où se toruvent entres autres des pédophiles... On ne manque pas de souligner que cette situation est contraire à toute convention internationale.&lt;br /&gt;
La présence de gardiens de prisons à la Clairière au lieu d&#039;éducateurs est aussi très problèmatique, elle laisserait à penser que les mesures répréssives sont privilègiées face aux mesures éducatives...ce qui est contraire aux &amp;quot;priorités&amp;quot; citées dans les activitées de la prison de Champ-Dollon &amp;quot; la définition des besoisn en matière de prise en charge éducative des mineurs incarcérés&amp;quot;. La situation des mineurs détentus est considérée comme inadmissible et dénotant un grave dysfonctionnement de la société en question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 janvier 2002, dans un discours, Monsieur Daniel Zappelli, procureur général évoque la nécessité impérative de créer des lieux supplémentaires de détention pour mineurs afin d&#039;aviter qu&#039;ils soient placés dans des prisosn pou adultes et qu&#039;ils ne soient pivés de l&#039;encadrement adéquat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril 2002, c&#039;est au tour de M. Remy Paganide faire une interpellaton au Conseil d&#039;Etat au sujet du suivi des adolescents enfermés à Champ-Dollon. Des mineurs qui seraient pas pris en charge du point de vue des mesures éducatives. a ceci la Conseillère d&#039;Etat Michel Spoerri répondra par le même souci et la conscience de la nécessité d&#039;étoffer l&#039;encadrement des mineurs incarcérés. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Réalité Suisse et genevoise: de la prise en charge à la maltraitance&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes délinquants et criminels. Les centres de détention ont comme but de protéger les mineurs, pour cela on a jugé bon de les séparer de la société. La société est représenté par le groupe dominant qui fixe les règles et les normes à respecter. Les individus qui ne respecte pas ces normes sont montré du doit et mis en marge.  Cette société a peur de ces dévients, elle craint que les jeunes délinquants &amp;quot;infectent&amp;quot; le reste de la société qui est encore saine. Pour suivre cet objectif, la société a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code pénal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de libeté doit exercer une action éducative sur les personnes privée de liberté et préparer le retour à la vie libre. Enfermement doit être un moyen pour le délinquent ou el criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger le jeunes en donnant une réponse aux actes violents ou délictueux. Ces lois doivent punire mais pas maltraiter les dévients.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 60 se sont crées les premières prisons pour mineurs. On sépare déjà depuis le 19ème les détenus majeurs des mineurs. On veut éviter les mélanges qui ne sont pas bénéfique pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitement. Durant le 19ème l&#039;enfant a une certaine valeur qu&#039;il ne faut pas gâcher. Comme les philanthropes on préfère les mettres au travail. On veut les redresser et en faire des citoyens utile à la société.&lt;br /&gt;
Vers la fin du 19ème et dans le 20ème siècle on retourne vers un enfermement des déviants. Les mineurs sont mis dans des familles, des maisons de corrections et parfois aussi par faute de place ou pour des cas problématiques dans les prisons pour majeurs. Même si cela est sensé être à titre exceptionnel on retrouve presque constament quelque mineurs dans ces établissement où ils n&#039;ont pourtant rien à faire.&lt;br /&gt;
St-Antoine était la prison utilisée à Genève depuis le 1712 la date de sa construction. St-Antoine passa le relait à Champ-Dollon en 1977. Depuis le début du 20ème siècle jusqu&#039;à nos jours on retrouve des mineurs dans des lieux prévus uniquement pour des majeurs. Des faits qu&#039;on retrouve dans le travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, Chloé MEIER, Sébastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995. Mais également dans les statistiques acctuel de Champ-Dollon ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby acctuel directeur de la prison préventive la Croisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairière&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre éducatif pour adolescents. Les mineurs y sont détenus pour des périodes courtes,  allant de 1 jours à 1 an. Cependant, la création de la Clairière ne résoud pas le problème, car on retrouve systématiquement des mineurs dans les établissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple à Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tirés des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;année 2003 peut nous donner une image de l&#039;ampleur du phénomène.&lt;br /&gt;
Durant l&#039;année 2003 à Champ-Dollon :&lt;br /&gt;
*2&#039;551 personnes ont été incarcérées soit&lt;br /&gt;
*2&#039;347 hommes dont 281 mineurs&lt;br /&gt;
*204 femmes dont 8 mineurs  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons déjà exliqué, l&#039;enfermement de mineurs dans des prison constitue déjà, en tant que tel, une sorte de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039;. Cette dernière est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelque années la situation c&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview. Il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. En effet, les leaders n&#039;hésitent pas à monter certains détenus contre d&#039;autres. On retrouve aussi de la maltraitanc contre les éducateurs, qui subissent des agressions verbales et parfois même physiques de la part des jeunes détenus. Les jeunes se sentent tout puissants et n&#039;ont plus de limites dans leur paroles et leur agissement physique. Cette maltraitance exercée par les mineurs sur l&#039;autorité de la prison, également rapportée par M. Aeby (directeur de la préventive la Croisée VD et ancien educateur à la Clairière), est un problème important mais que nous n&#039;allons pas traiter dans ce travail.&lt;br /&gt;
Les débordements en question ont poussé la direction de la Clairère à faire venir des gardiens de Champ-Dollon (il faudra préciser dans une autre partie les différentes structures en place acctuellement en Suisse, comme Champ Dollon...). &amp;quot;L&#039;expérience inverse est une réalité depuis une trentaine d&#039;années. On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Le nouveau cadre dans lequel ils se retrouvent ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins strictes&amp;quot;(rapporté de l&#039;inteview donné au courrier).&lt;br /&gt;
La sécurité dans ces prisons pour majeurs est bien plus renforcée, ainsi que le sont la répression et l&#039;isolement.&lt;br /&gt;
Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de Torrente,J, &amp;quot;La maltraitance&amp;quot;,hommes et perspectives. Cette ouvrage traite des effets psychologiques due à la maltraitance . &lt;br /&gt;
Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La strucure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. Les structures dont les mineurs auraient tant besoin sont absentes. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière (REFERENCE). Depuis de nombreuses années des mineurs sont détenus tant dans la prisons de Champ-Dollon qu&#039;à la maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc (GE). Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est aujourd&#039;hui devenue la norme. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissemnet privatifs de liberté pour adultes contrevient directement à plusieurs conventions internationnales dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dû à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation. (DEDE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. &lt;br /&gt;
Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux (&#039;&#039;&#039;lesquels?, faire référence à ce qui a été cité avant&#039;&#039;&#039;). Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. &lt;br /&gt;
Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot; C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD). &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; (REFERENCE: est-ce  un entretien? Si c&#039;est le cas il faudra présenter votre mtéhodologie!) ( &#039;&#039;&#039;A developper&#039;&#039;&#039;)&lt;br /&gt;
M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux,  mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer. ( &#039;&#039;&#039;A developper&#039;&#039;&#039;)&lt;br /&gt;
Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. En effet, en fin d&#039;année 2003, 43 mineurs étaient placés dans des prisons pour adultes, dont 31 à Genève. Mais ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droits de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle? (JULIE) &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toute les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissement pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus dédut mai 2006 la surpopulation est devenue intolérable (&#039;&#039;&#039;peut-être rapporter les événements&#039;&#039;&#039;). Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. En effet Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, les personnes incarcérées sont actuellement autour des 500. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable.&lt;br /&gt;
Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inaugurée le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine (&#039;&#039;&#039;voire surpeuplée selon les périodes&#039;&#039;&#039;). Le problème est donc loin d&#039;être résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation et les maltraitances plus généralement sont des freins pour le développement des mineurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, il risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les ojectifs (&#039;&#039;&#039; quels sont ces objectifs?&#039;&#039;&#039;) que tentent d&#039;atteindre les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineur à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dûes à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subit pas de mauvais traitements durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Afin que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby, directeur de la Croisée)(&#039;&#039;&#039; expliciter un peu ce que pourrait être cette coopération ou pqoi elle n&#039;existe pas maintenant&#039;&#039;&#039;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance à de l&#039;influence sur le développement, l&#039;image du corps est modifié par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation ou le suicide.&lt;br /&gt;
Pour éviter de tel abus,notamment sexuels, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélanger dans les cellules et lors des douches (comme nous l&#039;a rapporté le directeur de la Croisée durant son interview). Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visite que les majeurs (&#039;&#039;&#039; quel suivi en plsu faudrait-il? mesures éducatives, loisirs, scolarisation, ...&#039;&#039;&#039;). Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y perd du temps de visite, mineurs inclus. (DEDE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Conclusion==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Les prisons (EST-CE VRAIMENT LES PRISONS?) ont souvent meilleur temps de veiller à ce que les informations ne filtrent pas dans les médias. On retrouve très rarement le terme maltraitance dans un article sur la prison. On décrit souvent les conditions sans pour autant les qualifier de mauvais traitement.&lt;br /&gt;
Le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Cela n&#039;est pas une manière de lui rendre service. Un jeune qui a déjà de nombreux problèmes doit encore être exclu du système scolaire. Cette isolement (OU EXCLUSION?) n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Solutions possibles à élaborer&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Petites idées de questionnement notamment pour la conlusion&lt;br /&gt;
Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération de mineurs, en faire un principe absolu? décriminaliser les délits commis par les mineurs pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs existe, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. &lt;br /&gt;
Solutions alternatives souvent insuffisantes, pas assez souples&lt;br /&gt;
Peut on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave? &lt;br /&gt;
Quelques idées d&#039;alternatives à l&#039;incarcération:&lt;br /&gt;
familles d accueil&lt;br /&gt;
(JULIE)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3686</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3686"/>
		<updated>2006-06-01T14:47:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : /* Résultats */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Introduction==&lt;br /&gt;
Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge, du travail agricole ou au placement en maison de correction du 19eme sciécle, nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier . A l&#039;heure actuelle, il existe en Suisse, plusieurs centres de détention pour mineurs (par exemple La Clairière à Vernier (GE)), mais pour cause de surnombre, certains mineurs peuvent aussi être placés dans des prison pour adultes (Champ-Dollon). Entre surpopulation et prise en charge qui ne respecte pas les droits de l&#039;enfat, nous nous sommes demandés si les structures carcérales étaient réelle ment à apte à prendre en charge les mineurs de manière adéquate et respectueuse deleurs développment.  &lt;br /&gt;
Après un temps de reflexion et la lecture de différents ouvrages, nous avons pris le parti de partir du principe la place d&#039;un mineur n&#039;es tpas en prison. Des lors qu&#039;un mineur est incarcéré, nous pouvons parler de maltraitance, un première forme de maltraitance à laquelle s&#039;ajoutent des condtions des détentions pas toujours respectueuses des convetion internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter..&lt;br /&gt;
Nous commencerons (1) par la revue de littérature, faisant une synthèse des ouvrages que nous avons lus. Puis, dans un souci de clarté, nous définirons dans un premier temps les (2)concetps utilisés: mineurs, maltraitance et prison. En partant de ses différentes définitions nous essayerons de mettre en lumière la (3)construction du problème social des mineurs en prisons et les différents acteurs qui s&#039;y intéresse. (4)Puis, nous nous sommes appuyés sur l&#039;actualité afin de penser les tableaux de la situation actuelle en Suisse romande, en évoquant toutes formes de maltraitance subies par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. (5)Nous nous sommes également intéressés aux événements récents à Champ-Dollon et à leur raison d&#039;être. (A VOIR)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Revue de litterature==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Questions de recherche==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Depuis quand parle-t-on de maltraitance des mineurs ? &lt;br /&gt;
* Maltraitance sur mineurs dans les prisons, est-ce une réalité ?&lt;br /&gt;
* qu&#039;est ce que la maltraitance en prison pour les mineurs? négligeance, coups, harcèlement?   &lt;br /&gt;
 &amp;gt;quel genre, niveau, quelle fréquence?&lt;br /&gt;
* Comment les mineurs en prison sont-ils protégés de la maltraitance (et quel avenir à leur sortie?) &amp;gt; on ne s&#039;écarterait pas du sujet ???, benoit &lt;br /&gt;
* &lt;br /&gt;
* Changement de definitions   ( pas sur qu&#039;il soit nécessaire de poser la question, ca va apparaître dans nos textes directement, non ? Benoit)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Méthode==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Analyse==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définition de quelques concepts&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Définitions: mineurs, maltraitance et prisons&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bientraitance: un concept émergeant.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partant du principe que placer un mineur en prison est déjà une forme de maltraitance, nous allons tenter d’éclaircir alors le concept de BIENTRAITANCE, qui devient de plus en plus présent dans les discours de tous les jours.&lt;br /&gt;
Aujourd’hui, bientraiter un enfant est devenu un enjeu d’humanité. Si le mot bientraitance est né, c’est un signe de changement d’attitude de la part d’une société qui sans cesse tente de se remettre en question. Le concept de bientraitance a subi une transformation d’une génération à une autre, aussi, dans les années 1980, bientraiter un enfant n’apparaissait pas encore comme une évidence au sein de la famille. Aujourd’hui,  on parle d’une éducation qui se doit de favoriser l’épanouissement des enfants dans différents domaines, physique, affectif, cognitif et social. La famille est considérée comme le lieu privilégié permettant de favoriser cet épanouissement. Autrement dit, la bientraitance vise à la promotion et à la mise en place effective de pratiques éducatives et d’attitudes qui soient garantes du bon développement de l’enfant. &lt;br /&gt;
Alors, on ne doit pas seulement prévenir la maltraitance, mais aussi encourager une éducation qui permette à l’enfant de donner le meilleur de lui-même.&lt;br /&gt;
La bientraitance d’un enfant passe donc par son éducation, mais qui dit éducation, dit scolarisation. Le chemin d’un enfant vers l’école est primordial, car « l’école, qui peut être considérée comme l’une des principales instances de socialisation et de développement socio cognitif et socio affectif de l’enfant, semble s’inscrire dans le cadre global des attitudes favorables au bon développement de l’enfant. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon nombre d’associations se mobilisent afin que chaque enfant ait droit à un « bon traitement » dans la vie de tous les jours. Mais qu’en est-il des enfants en prison, en institution ? On trouve dans le rapport d&#039;Amnesty International des recommandations pour la protection des enfants en détention telles que  « les détenus mineurs doivent être séparés des adultes, sauf dans le cas de membres d’une même famille », ou encore &amp;quot;Le recours à la détention préventive pour les enfants doit se limiter à certaines circonstances exceptionnelles. Toute forme de détention doit être conforme à la norme internationale, qui veut qu&#039;un enfant ne soit placé en détention qu&#039;en dernier ressort et pour la durée la plus courte possible.&amp;quot; On se rend alors compte que le traitement des enfants en détention est un sujet qui préoccupe de plus en plus, et c’est ainsi que des recommandations telles que celles-ci émergent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’après une recherche effectuée par le service de protection judiciaire de la jeunesse en France, quelques constats ont été avancés : premièrement, un encadrement permanent, stable et formé, permet d’élaborer un suivi plus individualisé des mineurs. Le surveillant est alors le premier référent en détention. Deuxièmement, on souligne l’importance des activités en détention, principalement des activités scolaires. On sait que le temps inactif passé en cellule peut engendrer des comportements violents. (AUREL)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du problème social&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l’on a choisi de montrer cette problématique à différentes époques de l’histoire humaine, ce n’est pas sans surmonter quelques difficultés. Plus on remonte dans le passé de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d’égarement dû au manque d’informations. C’est pourquoi, nous commencerons avec la question de l’enfermement pour nous mener à celle qui nous intéresse en particulier: la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’enfermement est un phénomène qui a toujours existé, et bien qu&#039;il ait pu prendre des formes différentes selon les époques, il n&#039;en reste pas moins que l’enfermement fut, est et sera une réalité pour les mineurs.&lt;br /&gt;
Déjà au 5ème siècle, les couvents servaient entre autres de lieu d&#039;enfermement pour les enfants &amp;quot;déviants&amp;quot;. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de « grand renfermement des pauvres» entre le 16ème et 17ème donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pécheur de ces hommes, femmes et enfants. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d’un renouveau morale. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d’enfermement par excellence, fit son apparition. Elle est apparue pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs pour les criminels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, il est intéressant de signaler l’émergence du rapport « bientraitance » « maltraitance » dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. La décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commençaient à s’élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l’expérience des galères pour les enfants et les femmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème siècles sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n’arrêtait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.&lt;br /&gt;
Il y avait évidemment dans cette prolifération d’idées des contradictions, dont certaines allaient avoir des répercussions sur notre objet d’étude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
D’un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. En effet, la théorie évolutionniste proposée par ce dernier suggère l’idée que l’enfant (CHERCHER PHRASE ADEQUATE) entièrement avant de naître était prise au sérieux. A partir de cette conception, le traitement réservé aux « enfants vicieux » ou « aux criminels nés »,  tendait à les enfermer à vie, étant donné que leurs penchants délictueux étaient non seulement d’origine héréditaire mais également immuables. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu’elles ne puissent se reproduire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l’autre côté, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L’individu était maître de lui-même, insoumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, affirmant que l&#039;enfant naît fondamentalement bon et que c&#039;est la société qui le corrompt. il développa et défendit l’idée de protéger l’enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout aussi significative , celle de l’éducabilité de l’homme à travers le cas de l’enfant sauvage de l’Aveyron. (EXPLICITER)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un tel contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de « redressement ». L’ouvrage de l’Italien Cesare Beccaria intitulé &amp;quot;Des délits et des peines&amp;quot;, écrit en 1764, connaît un énorme succès. Il demande des peines plus légères, plus humaines pour les prisonniers, et le contexte est suffisamment prêt à recevoir cette idée nouvelle. Cette fois la problématique passe d’un stade primaire à second, son amplification à travers le média de l’époque, c’est-à-dire le livre, produit la publicité nécessaire à donner un nouvel élan à l’amélioration des traitements dans les prisons. Deux problèmes se posent à la suite de cette première évolution des traitements. Premièrement, le mélange des genres en prison: hommes, femmes et enfants se côtoient dans un même établissement et l’on craint d’éventuelles « contaminations morales ». Deuxièmement, la question de l’isolement devient problématique. (EXPLICITER) &lt;br /&gt;
La société interprète et traite implicitement ces deux problèmes comme des formes de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le problème de genre vient raviver la question qui nous intéresse ici, c’est-à-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et ce fait illustre bien l’intérêt qui existait déjà à cette époque pour le bon traitement de cette catégorie d’individus. La prise en charge des mineurs prend alors une nouvelle direction, vers un établissement qui leur est dorénavant réservé, une école de préservation, autrement dit une prison pour mineurs ou une maison de correction. Ils seront traités différemment, avec un peu plus de liberté, d’espace, dans une atmosphère plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l’esprit religieux qu’on souhaite transmettre à ces jeunes ne sera pas oublié. Malgré tout, bien que les traitements aient changé, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent. (BENOIT)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qui s&#039;intéresse de nos jours à la maltraitance des mineurs en prison ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève &#039;&#039;&#039;(c-à-dire ???)&#039;&#039;&#039; en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développment de l&#039;enfant et de son bon environnement est permanent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 à force de loi. En plus de la contrainte juridique, qui n&#039;est pas toujours respectée &#039;&#039;&#039;(tu veux parler du surpeuplement dans les cellules par exemple, pas sur de saisir... )&#039;&#039;&#039;, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique résolument novateur en proposant une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être considéré comme acteur de sa propre vie. De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;&amp;quot;intérêt supérieur de l&#039;enfant&amp;quot; affirmée à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra &#039;&#039;&#039;retnier&#039;&#039;&#039; les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation. Toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noter qu&#039;une Convention engage les États signataires à mettre en œuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certains nombres de droits édictés dans la convention peuvent s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains aléas des articles s&#039;intéressent directement aux situations de détentions, à titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être basée sur l&#039;intérêt supérieur de celui-ci et tenir compte de son opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développment de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être protegé contre les &#039;&#039;&#039;immixtions&#039;&#039;&#039; dans sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondanse et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son mileu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dans un établissment approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitments cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;avoir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaux respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que c&#039;est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise en détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises dirons nous, conditions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution possible et d&#039;une durée aussi limitée que possible, il doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulère qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il semble que l&#039;application de ce droit doit être poursuivit même en détention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détentions est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International œuvre en faveur de tous les droits énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme &#039;&#039;&#039;ainsi que d&#039;autres traités internationaux&#039;&#039;&#039; (à reformuler). L’Organisation contribue à promouvoir le respect de l’ensemble de ces droits, qu’elle considère comme indivisibles et interdépendants, au moyen de différents types d’action visant à informer et à sensibiliser le grand public, en développant l’éducation aux droits humains et en faisant pression sur les gouvernements pour qu’ils ratifient et appliquent les traités relatifs aux droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver par exemple une page concernant les mauvais traitements, qui vise à sensibliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier &#039;&#039;&#039;(premier quoi ?)&#039;&#039;&#039;,  on critique l&#039;enfermement des mineurs dans des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assure pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détentions pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure où ils seraiant bien souvent vétustes et pourraient mettre en danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajoute à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfants vivent donc en dehors du respect de leur intimé et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dans des prisons réservés aux adultes, loin du repect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant.  &#039;&#039;&#039;en plus du fait&#039;&#039;&#039; (reformuler et puis j&#039;ai reformuler la suite...voir si ca te va ) de représenter un risque important pour les mineurs: violences sexuelles, physiques,et psychologique, ce mélange est d&#039;autant plus grave que ces prisons sont, dans la plupart des cas, elles aussi surpeuplée, comme c&#039;est le cas à la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui &#039;&#039;&#039;disposent&#039;&#039;&#039;(reformuler) que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, ceci afin de pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. La Suisse en fait partie.  &#039;&#039;&#039;à certains moments de surcharge dans les centres de détentions pour mineurs&#039;&#039;&#039; (nécessaire ?). La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention qui mettent en jeu la santé et la sécurité des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty internatiolnal soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent oubliées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d’une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autres les droit de l&#039;enfant, en l&#039;occurrence: le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détentions pour mineurs, le rapport souligne en premier, le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au dela des problèmes matériels qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport placent le problème encore plus haut, dans l&#039;absence persistante de toute volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négation pure et simple de leurs existences&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugement, l&#039;incarcération des mineurs dans les quartiers pénitenciers réservés aux adultes, parfois même avec les plus dangereux d&#039;entre eux,le manque de personnel formé de manière adaptée,la surpopulation, ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent les détenus &amp;quot;les pires logés&amp;quot; des centres pénitenciers, c&#039;est-à-dire dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité et donc nuisent gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux, à cela s&#039;ajoute l&#039;absence ou une insignifiance de structures d&#039;enseignement, d&#039;installations sportives et de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation, font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure où elle se fait en dehors du respect de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant. Ceci dit, dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qu&#039;en est-il de la suisse?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention et l&#039;encadrement des mineurs à fait l&#039;objet de rapports annuels de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil. Nous parlerons des rapports de Mme Anita Cuénod (1ère année de la législature 2001-2005) et de M.Hugues Hiltpold (année parlementaire 2002-2003) et des débats les concernant au Grand Conseil. Dans ces deux rapports on soulève le problème du traitement de la jeunesse déviante: des enfants détenus à Champs-Dollon avec les majeurs et de surcroix placés dasn une aile où se toruvent entres autres des pédophiles... On ne manque pas de souligner que cette situation est contraire à toute convention internationale.&lt;br /&gt;
La présence de gardiens de prisons à la Clairière au lieu d&#039;éducateurs est aussi très problèmatique, elle laisserait à penser que les mesures répréssives sont privilègiées face aux mesures éducatives...ce qui est contraire aux &amp;quot;priorités&amp;quot; citées dans les activitées de la prison de Champ-Dollon &amp;quot; la définition des besoisn en matière de prise en charge éducative des mineurs incarcérés&amp;quot;. La situation des mineurs détentus est considérée comme inadmissible et dénotant un grave dysfonctionnement de la société en question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 janvier 2002, dans un discours, Monsieur Daniel Zappelli, procureur général évoque la nécessité impérative de créer des lieux supplémentaires de détention pour mineurs afin d&#039;aviter qu&#039;ils soient placés dans des prisosn pou adultes et qu&#039;ils ne soient pivés de l&#039;encadrement adéquat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril 2002, c&#039;est au tour de M. Remy Paganide faire une interpellaton au Conseil d&#039;Etat au sujet du suivi des adolescents enfermés à Champ-Dollon. Des mineurs qui seraient pas pris en charge du point de vue des mesures éducatives. a ceci la Conseillère d&#039;Etat Michel Spoerri répondra par le même souci et la conscience de la nécessité d&#039;étoffer l&#039;encadrement des mineurs incarcérés. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Réalité Suisse et genevoise: de la prise en charge à la maltraitance&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes délinquants et criminels. Les centres de détention ont comme but de protéger les mineurs, pour cela on a jugé bon de les séparer de la société. La société est représenté par le groupe dominant qui fixe les règles et les normes à respecter. Les individus qui ne respecte pas ces normes sont montré du doit et mis en marge.  Cette société a peur de ces dévients, elle craint que les jeunes délinquants &amp;quot;infectent&amp;quot; le reste de la société qui est encore saine. Pour suivre cet objectif, la société a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code pénal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de libeté doit exercer une action éducative sur les personnes privée de liberté et préparer le retour à la vie libre. Enfermement doit être un moyen pour le délinquent ou el criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger le jeunes en donnant une réponse aux actes violents ou délictueux. Ces lois doivent punire mais pas maltraiter les dévients.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 60 se sont crées les premières prisons pour mineurs. On sépare déjà depuis le 19ème les détenus majeurs des mineurs. On veut éviter les mélanges qui ne sont pas bénéfique pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitement. Durant le 19ème l&#039;enfant a une certaine valeur qu&#039;il ne faut pas gâcher. Comme les philanthropes on préfère les mettres au travail. On veut les redresser et en faire des citoyens utile à la société.&lt;br /&gt;
Vers la fin du 19ème et dans le 20ème siècle on retourne vers un enfermement des déviants. Les mineurs sont mis dans des familles, des maisons de corrections et parfois aussi par faute de place ou pour des cas problématiques dans les prisons pour majeurs. Même si cela est sensé être à titre exceptionnel on retrouve presque constament quelque mineurs dans ces établissement où ils n&#039;ont pourtant rien à faire.&lt;br /&gt;
St-Antoine était la prison utilisée à Genève depuis le 1712 la date de sa construction. St-Antoine passa le relait à Champ-Dollon en 1977. Depuis le début du 20ème siècle jusqu&#039;à nos jours on retrouve des mineurs dans des lieux prévus uniquement pour des majeurs. Des faits qu&#039;on retrouve dans le travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, Chloé MEIER, Sébastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995. Mais également dans les statistiques acctuel de Champ-Dollon ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby acctuel directeur de la prison préventive la Croisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairière&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre éducatif pour adolescents. Les mineurs y sont détenus pour des périodes courtes,  allant de 1 jours à 1 an. Cependant, la création de la Clairière ne résoud pas le problème, car on retrouve systématiquement des mineurs dans les établissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple à Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tirés des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;année 2003 peut nous donner une image de l&#039;ampleur du phénomène.&lt;br /&gt;
Durant l&#039;année 2003 à Champ-Dollon :&lt;br /&gt;
*2&#039;551 personnes ont été incarcérées soit&lt;br /&gt;
*2&#039;347 hommes dont 281 mineurs&lt;br /&gt;
*204 femmes dont 8 mineurs  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons déjà exliqué, l&#039;enfermement de mineurs dans des prison constitue déjà, en tant que tel, une sorte de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039;. Cette dernière est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelque années la situation c&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview. Il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. En effet, les leaders n&#039;hésitent pas à monter certains détenus contre d&#039;autres. On retrouve aussi de la maltraitanc contre les éducateurs, qui subissent des agressions verbales et parfois même physiques de la part des jeunes détenus. Les jeunes se sentent tout puissants et n&#039;ont plus de limites dans leur paroles et leur agissement physique. Cette maltraitance exercée par les mineurs sur l&#039;autorité de la prison, également rapportée par M. Aeby (directeur de la préventive la Croisée VD et ancien educateur à la Clairière), est un problème important mais que nous n&#039;allons pas traiter dans ce travail.&lt;br /&gt;
Les débordements en question ont poussé la direction de la Clairère à faire venir des gardiens de Champ-Dollon (il faudra préciser dans une autre partie les différentes structures en place acctuellement en Suisse, comme Champ Dollon...). &amp;quot;L&#039;expérience inverse est une réalité depuis une trentaine d&#039;années. On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Le nouveau cadre dans lequel ils se retrouvent ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins strictes&amp;quot;(rapporté de l&#039;inteview donné au courrier).&lt;br /&gt;
La sécurité dans ces prisons pour majeurs est bien plus renforcée, ainsi que le sont la répression et l&#039;isolement.&lt;br /&gt;
Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de Torrente,J, &amp;quot;La maltraitance&amp;quot;,hommes et perspectives. Cette ouvrage traite des effets psychologiques due à la maltraitance . &lt;br /&gt;
Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La strucure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. Les structures dont les mineurs auraient tant besoin sont absentes. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière (REFERENCE). Depuis de nombreuses années des mineurs sont détenus tant dans la prisons de Champ-Dollon qu&#039;à la maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc (GE). Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est aujourd&#039;hui devenue la norme. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissemnet privatifs de liberté pour adultes contrevient directement à plusieurs conventions internationnales dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dû à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation. (DEDE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. &lt;br /&gt;
Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux (&#039;&#039;&#039;lesquels?, faire référence à ce qui a été cité avant&#039;&#039;&#039;). Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. &lt;br /&gt;
Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot; C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD). &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; (REFERENCE: est-ce  un entretien? Si c&#039;est le cas il faudra présenter votre mtéhodologie!) ( &#039;&#039;&#039;A developper&#039;&#039;&#039;)&lt;br /&gt;
M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux,  mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer. ( &#039;&#039;&#039;A developper&#039;&#039;&#039;)&lt;br /&gt;
Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. En effet, en fin d&#039;année 2003, 43 mineurs étaient placés dans des prisons pour adultes, dont 31 à Genève. Mais ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droits de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle? (JULIE) &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toute les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissement pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus dédut mai 2006 la surpopulation est devenue intolérable (&#039;&#039;&#039;peut-être rapporter les événements&#039;&#039;&#039;). Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. En effet Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, les personnes incarcérées sont actuellement autour des 500. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable.&lt;br /&gt;
Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inaugurée le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine (&#039;&#039;&#039;voire surpeuplée selon les périodes&#039;&#039;&#039;). Le problème est donc loin d&#039;être résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation et les maltraitances plus généralement sont des freins pour le développement des mineurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, il risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les ojectifs (&#039;&#039;&#039; quels sont ces objectifs?&#039;&#039;&#039;) que tentent d&#039;atteindre les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineur à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dûes à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subit pas de mauvais traitements durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Afin que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby, directeur de la Croisée)(&#039;&#039;&#039; expliciter un peu ce que pourrait être cette coopération ou pqoi elle n&#039;existe pas maintenant&#039;&#039;&#039;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance à de l&#039;influence sur le développement, l&#039;image du corps est modifié par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation ou le suicide.&lt;br /&gt;
Pour éviter de tel abus,notamment sexuels, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélanger dans les cellules et lors des douches (comme nous l&#039;a rapporté le directeur de la Croisée durant son interview). Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visite que les majeurs (&#039;&#039;&#039; quel suivi en plsu faudrait-il? mesures éducatives, loisirs, scolarisation, ...&#039;&#039;&#039;). Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y perd du temps de visite, mineurs inclus. (DEDE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Conclusion==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Les prisons (EST-CE VRAIMENT LES PRISONS?) ont souvent meilleur temps de veiller à ce que les informations ne filtrent pas dans les médias. On retrouve très rarement le terme maltraitance dans un article sur la prison. On décrit souvent les conditions sans pour autant les qualifier de mauvais traitement.&lt;br /&gt;
Le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Cela n&#039;est pas une manière de lui rendre service. Un jeune qui a déjà de nombreux problèmes doit encore être exclu du système scolaire. Cette isolement (OU EXCLUSION?) n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Solutions possibles à élaborer&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Petites idées de questionnement notamment pour la conlusion&lt;br /&gt;
Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération de mineurs, en faire un principe absolu? décriminaliser les délits commis par les mineurs pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs existe, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. &lt;br /&gt;
Solutions alternatives souvent insuffisantes, pas assez souples&lt;br /&gt;
Peut on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave? &lt;br /&gt;
Quelques idées d&#039;alternatives à l&#039;incarcération:&lt;br /&gt;
familles d accueil&lt;br /&gt;
(JULIE)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3684</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3684"/>
		<updated>2006-06-01T14:25:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : /* Méthode */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Introduction==&lt;br /&gt;
Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge, du travail agricole ou au placement en maison de correction du 19eme sciécle, nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier . A l&#039;heure actuelle, il existe en Suisse, plusieurs centres de détention pour mineurs (par exemple La Clairière à Vernier (GE)), mais pour cause de surnombre, certains mineurs peuvent aussi être placés dans des prison pour adultes (Champ-Dollon). Entre surpopulation et prise en charge qui ne respecte pas les droits de l&#039;enfat, nous nous sommes demandés si les structures carcérales étaient réelle ment à apte à prendre en charge les mineurs de manière adéquate et respectueuse deleurs développment.  &lt;br /&gt;
Après un temps de reflexion et la lecture de différents ouvrages, nous avons pris le parti de partir du principe la place d&#039;un mineur n&#039;es tpas en prison. Des lors qu&#039;un mineur est incarcéré, nous pouvons parler de maltraitance, un première forme de maltraitance à laquelle s&#039;ajoutent des condtions des détentions pas toujours respectueuses des convetion internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter..&lt;br /&gt;
Nous commencerons (1) par la revue de littérature, faisant une synthèse des ouvrages que nous avons lus. Puis, dans un souci de clarté, nous définirons dans un premier temps les (2)concetps utilisés: mineurs, maltraitance et prison. En partant de ses différentes définitions nous essayerons de mettre en lumière la (3)construction du problème social des mineurs en prisons et les différents acteurs qui s&#039;y intéresse. (4)Puis, nous nous sommes appuyés sur l&#039;actualité afin de penser les tableaux de la situation actuelle en Suisse romande, en évoquant toutes formes de maltraitance subies par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. (5)Nous nous sommes également intéressés aux événements récents à Champ-Dollon et à leur raison d&#039;être. (A VOIR)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Revue de litterature==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Questions de recherche==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Depuis quand parle-t-on de maltraitance des mineurs ? &lt;br /&gt;
* Maltraitance sur mineurs dans les prisons, est-ce une réalité ?&lt;br /&gt;
* qu&#039;est ce que la maltraitance en prison pour les mineurs? négligeance, coups, harcèlement?   &lt;br /&gt;
 &amp;gt;quel genre, niveau, quelle fréquence?&lt;br /&gt;
* Comment les mineurs en prison sont-ils protégés de la maltraitance (et quel avenir à leur sortie?) &amp;gt; on ne s&#039;écarterait pas du sujet ???, benoit &lt;br /&gt;
* &lt;br /&gt;
* Changement de definitions   ( pas sur qu&#039;il soit nécessaire de poser la question, ca va apparaître dans nos textes directement, non ? Benoit)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Résultats==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définition de quelques concepts&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Définitions: mineurs, maltraitance et prisons&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bientraitance: un concept émergeant.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partant du principe que placer un mineur en prison est déjà une forme de maltraitance, nous allons tenter d’éclaircir alors le concept de BIENTRAITANCE, qui devient de plus en plus présent dans les discours de tous les jours.&lt;br /&gt;
Aujourd’hui, bientraiter un enfant est devenu un enjeu d’humanité. Si le mot bientraitance est né, c’est un signe de changement d’attitude de la part d’une société qui sans cesse tente de se remettre en question. Le concept de bientraitance a subi une transformation d’une génération à une autre, aussi, dans les années 1980, bientraiter un enfant n’apparaissait pas encore comme une évidence au sein de la famille. Aujourd’hui,  on parle d’une éducation qui se doit de favoriser l’épanouissement des enfants dans différents domaines, physique, affectif, cognitif et social. La famille est considérée comme le lieu privilégié permettant de favoriser cet épanouissement. Autrement dit, la bientraitance vise à la promotion et à la mise en place effective de pratiques éducatives et d’attitudes qui soient garantes du bon développement de l’enfant. &lt;br /&gt;
Alors, on ne doit pas seulement prévenir la maltraitance, mais aussi encourager une éducation qui permette à l’enfant de donner le meilleur de lui-même.&lt;br /&gt;
La bientraitance d’un enfant passe donc par son éducation, mais qui dit éducation, dit scolarisation. Le chemin d’un enfant vers l’école est primordial, car « l’école, qui peut être considérée comme l’une des principales instances de socialisation et de développement socio cognitif et socio affectif de l’enfant, semble s’inscrire dans le cadre global des attitudes favorables au bon développement de l’enfant. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon nombre d’associations se mobilisent afin que chaque enfant ait droit à un « bon traitement » dans la vie de tous les jours. Mais qu’en est-il des enfants en prison, en institution ? On trouve dans le rapport d&#039;Amnesty International des recommandations pour la protection des enfants en détention telles que  « les détenus mineurs doivent être séparés des adultes, sauf dans le cas de membres d’une même famille », ou encore &amp;quot;Le recours à la détention préventive pour les enfants doit se limiter à certaines circonstances exceptionnelles. Toute forme de détention doit être conforme à la norme internationale, qui veut qu&#039;un enfant ne soit placé en détention qu&#039;en dernier ressort et pour la durée la plus courte possible.&amp;quot; On se rend alors compte que le traitement des enfants en détention est un sujet qui préoccupe de plus en plus, et c’est ainsi que des recommandations telles que celles-ci émergent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’après une recherche effectuée par le service de protection judiciaire de la jeunesse en France, quelques constats ont été avancés : premièrement, un encadrement permanent, stable et formé, permet d’élaborer un suivi plus individualisé des mineurs. Le surveillant est alors le premier référent en détention. Deuxièmement, on souligne l’importance des activités en détention, principalement des activités scolaires. On sait que le temps inactif passé en cellule peut engendrer des comportements violents. (AUREL)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du problème social&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l’on a choisi de montrer cette problématique à différentes époques de l’histoire humaine, ce n’est pas sans surmonter quelques difficultés. Plus on remonte dans le passé de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d’égarement dû au manque d’informations. C’est pourquoi, nous commencerons avec la question de l’enfermement pour nous mener à celle qui nous intéresse en particulier: la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’enfermement est un phénomène qui a toujours existé, et bien qu&#039;il ait pu prendre des formes différentes selon les époques, il n&#039;en reste pas moins que l’enfermement fut, est et sera une réalité pour les mineurs.&lt;br /&gt;
Déjà au 5ème siècle, les couvents servaient entre autres de lieu d&#039;enfermement pour les enfants &amp;quot;déviants&amp;quot;. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de « grand renfermement des pauvres» entre le 16ème et 17ème donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pécheur de ces hommes, femmes et enfants. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d’un renouveau morale. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d’enfermement par excellence, fit son apparition. Elle est apparue pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs pour les criminels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, il est intéressant de signaler l’émergence du rapport « bientraitance » « maltraitance » dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. La décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commençaient à s’élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l’expérience des galères pour les enfants et les femmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème siècles sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n’arrêtait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.&lt;br /&gt;
Il y avait évidemment dans cette prolifération d’idées des contradictions, dont certaines allaient avoir des répercussions sur notre objet d’étude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
D’un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. En effet, la théorie évolutionniste proposée par ce dernier suggère l’idée que l’enfant (CHERCHER PHRASE ADEQUATE) entièrement avant de naître était prise au sérieux. A partir de cette conception, le traitement réservé aux « enfants vicieux » ou « aux criminels nés »,  tendait à les enfermer à vie, étant donné que leurs penchants délictueux étaient non seulement d’origine héréditaire mais également immuables. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu’elles ne puissent se reproduire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l’autre côté, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L’individu était maître de lui-même, insoumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, affirmant que l&#039;enfant naît fondamentalement bon et que c&#039;est la société qui le corrompt. il développa et défendit l’idée de protéger l’enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout aussi significative , celle de l’éducabilité de l’homme à travers le cas de l’enfant sauvage de l’Aveyron. (EXPLICITER)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un tel contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de « redressement ». L’ouvrage de l’Italien Cesare Beccaria intitulé &amp;quot;Des délits et des peines&amp;quot;, écrit en 1764, connaît un énorme succès. Il demande des peines plus légères, plus humaines pour les prisonniers, et le contexte est suffisamment prêt à recevoir cette idée nouvelle. Cette fois la problématique passe d’un stade primaire à second, son amplification à travers le média de l’époque, c’est-à-dire le livre, produit la publicité nécessaire à donner un nouvel élan à l’amélioration des traitements dans les prisons. Deux problèmes se posent à la suite de cette première évolution des traitements. Premièrement, le mélange des genres en prison: hommes, femmes et enfants se côtoient dans un même établissement et l’on craint d’éventuelles « contaminations morales ». Deuxièmement, la question de l’isolement devient problématique. (EXPLICITER) &lt;br /&gt;
La société interprète et traite implicitement ces deux problèmes comme des formes de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le problème de genre vient raviver la question qui nous intéresse ici, c’est-à-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et ce fait illustre bien l’intérêt qui existait déjà à cette époque pour le bon traitement de cette catégorie d’individus. La prise en charge des mineurs prend alors une nouvelle direction, vers un établissement qui leur est dorénavant réservé, une école de préservation, autrement dit une prison pour mineurs ou une maison de correction. Ils seront traités différemment, avec un peu plus de liberté, d’espace, dans une atmosphère plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l’esprit religieux qu’on souhaite transmettre à ces jeunes ne sera pas oublié. Malgré tout, bien que les traitements aient changé, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent. (BENOIT)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qui s&#039;intéresse de nos jours à la maltraitance des mineurs en prison ?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève &#039;&#039;&#039;(c-à-dire ???)&#039;&#039;&#039; en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développment de l&#039;enfant et de son bon environnement est permanent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 à force de loi. En plus de la contrainte juridique, qui n&#039;est pas toujours respectée &#039;&#039;&#039;(tu veux parler du surpeuplement dans les cellules par exemple, pas sur de saisir... )&#039;&#039;&#039;, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique résolument novateur en proposant une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être considéré comme acteur de sa propre vie. De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;&amp;quot;intérêt supérieur de l&#039;enfant&amp;quot; affirmée à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra &#039;&#039;&#039;retnier&#039;&#039;&#039; les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation. Toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noter qu&#039;une Convention engage les États signataires à mettre en œuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certains nombres de droits édictés dans la convention peuvent s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains aléas des articles s&#039;intéressent directement aux situations de détentions, à titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être basée sur l&#039;intérêt supérieur de celui-ci et tenir compte de son opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développment de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être protegé contre les &#039;&#039;&#039;immixtions&#039;&#039;&#039; dans sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondanse et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son mileu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dans un établissment approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitments cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;avoir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaux respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que c&#039;est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise en détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises dirons nous, conditions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution possible et d&#039;une durée aussi limitée que possible, il doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulère qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il semble que l&#039;application de ce droit doit être poursuivit même en détention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détentions est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International œuvre en faveur de tous les droits énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme &#039;&#039;&#039;ainsi que d&#039;autres traités internationaux&#039;&#039;&#039; (à reformuler). L’Organisation contribue à promouvoir le respect de l’ensemble de ces droits, qu’elle considère comme indivisibles et interdépendants, au moyen de différents types d’action visant à informer et à sensibiliser le grand public, en développant l’éducation aux droits humains et en faisant pression sur les gouvernements pour qu’ils ratifient et appliquent les traités relatifs aux droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver par exemple une page concernant les mauvais traitements, qui vise à sensibliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier &#039;&#039;&#039;(premier quoi ?)&#039;&#039;&#039;,  on critique l&#039;enfermement des mineurs dans des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assure pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détentions pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure où ils seraiant bien souvent vétustes et pourraient mettre en danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajoute à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfants vivent donc en dehors du respect de leur intimé et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dans des prisons réservés aux adultes, loin du repect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant.  &#039;&#039;&#039;en plus du fait&#039;&#039;&#039; (reformuler et puis j&#039;ai reformuler la suite...voir si ca te va ) de représenter un risque important pour les mineurs: violences sexuelles, physiques,et psychologique, ce mélange est d&#039;autant plus grave que ces prisons sont, dans la plupart des cas, elles aussi surpeuplée, comme c&#039;est le cas à la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui &#039;&#039;&#039;disposent&#039;&#039;&#039;(reformuler) que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, ceci afin de pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. La Suisse en fait partie.  &#039;&#039;&#039;à certains moments de surcharge dans les centres de détentions pour mineurs&#039;&#039;&#039; (nécessaire ?). La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention qui mettent en jeu la santé et la sécurité des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty internatiolnal soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent oubliées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d’une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autres les droit de l&#039;enfant, en l&#039;occurrence: le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détentions pour mineurs, le rapport souligne en premier, le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au dela des problèmes matériels qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport placent le problème encore plus haut, dans l&#039;absence persistante de toute volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négation pure et simple de leurs existences&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugement, l&#039;incarcération des mineurs dans les quartiers pénitenciers réservés aux adultes, parfois même avec les plus dangereux d&#039;entre eux,le manque de personnel formé de manière adaptée,la surpopulation, ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent les détenus &amp;quot;les pires logés&amp;quot; des centres pénitenciers, c&#039;est-à-dire dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité et donc nuisent gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux, à cela s&#039;ajoute l&#039;absence ou une insignifiance de structures d&#039;enseignement, d&#039;installations sportives et de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation, font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure où elle se fait en dehors du respect de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant. Ceci dit, dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qu&#039;en est-il de la suisse?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention et l&#039;encadrement des mineurs à fait l&#039;objet de rapports annuels de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil. Nous parlerons des rapports de Mme Anita Cuénod (1ère année de la législature 2001-2005) et de M.Hugues Hiltpold (année parlementaire 2002-2003) et des débats les concernant au Grand Conseil. Dans ces deux rapports on soulève le problème du traitement de la jeunesse déviante: des enfants détenus à Champs-Dollon avec les majeurs et de surcroix placés dasn une aile où se toruvent entres autres des pédophiles... On ne manque pas de souligner que cette situation est contraire à toute convention internationale.&lt;br /&gt;
La présence de gardiens de prisons à la Clairière au lieu d&#039;éducateurs est aussi très problèmatique, elle laisserait à penser que les mesures répréssives sont privilègiées face aux mesures éducatives...ce qui est contraire aux &amp;quot;priorités&amp;quot; citées dans les activitées de la prison de Champ-Dollon &amp;quot; la définition des besoisn en matière de prise en charge éducative des mineurs incarcérés&amp;quot;. La situation des mineurs détentus est considérée comme inadmissible et dénotant un grave dysfonctionnement de la société en question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 janvier 2002, dans un discours, Monsieur Daniel Zappelli, procureur général évoque la nécessité impérative de créer des lieux supplémentaires de détention pour mineurs afin d&#039;aviter qu&#039;ils soient placés dans des prisosn pou adultes et qu&#039;ils ne soient pivés de l&#039;encadrement adéquat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril 2002, c&#039;est au tour de M. Remy Paganide faire une interpellaton au Conseil d&#039;Etat au sujet du suivi des adolescents enfermés à Champ-Dollon. Des mineurs qui seraient pas pris en charge du point de vue des mesures éducatives. a ceci la Conseillère d&#039;Etat Michel Spoerri répondra par le même souci et la conscience de la nécessité d&#039;étoffer l&#039;encadrement des mineurs incarcérés. (MARIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Réalité Suisse et genevoise: de la prise en charge à la maltraitance&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes délinquants et criminels. Les centres de détention ont comme but de protéger les mineurs, pour cela on a jugé bon de les séparer de la société. La société est représenté par le groupe dominant qui fixe les règles et les normes à respecter. Les individus qui ne respecte pas ces normes sont montré du doit et mis en marge.  Cette société a peur de ces dévients, elle craint que les jeunes délinquants &amp;quot;infectent&amp;quot; le reste de la société qui est encore saine. Pour suivre cet objectif, la société a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code pénal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de libeté doit exercer une action éducative sur les personnes privée de liberté et préparer le retour à la vie libre. Enfermement doit être un moyen pour le délinquent ou el criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger le jeunes en donnant une réponse aux actes violents ou délictueux. Ces lois doivent punire mais pas maltraiter les dévients.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 60 se sont crées les premières prisons pour mineurs. On sépare déjà depuis le 19ème les détenus majeurs des mineurs. On veut éviter les mélanges qui ne sont pas bénéfique pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitement. Durant le 19ème l&#039;enfant a une certaine valeur qu&#039;il ne faut pas gâcher. Comme les philanthropes on préfère les mettres au travail. On veut les redresser et en faire des citoyens utile à la société.&lt;br /&gt;
Vers la fin du 19ème et dans le 20ème siècle on retourne vers un enfermement des déviants. Les mineurs sont mis dans des familles, des maisons de corrections et parfois aussi par faute de place ou pour des cas problématiques dans les prisons pour majeurs. Même si cela est sensé être à titre exceptionnel on retrouve presque constament quelque mineurs dans ces établissement où ils n&#039;ont pourtant rien à faire.&lt;br /&gt;
St-Antoine était la prison utilisée à Genève depuis le 1712 la date de sa construction. St-Antoine passa le relait à Champ-Dollon en 1977. Depuis le début du 20ème siècle jusqu&#039;à nos jours on retrouve des mineurs dans des lieux prévus uniquement pour des majeurs. Des faits qu&#039;on retrouve dans le travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, Chloé MEIER, Sébastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995. Mais également dans les statistiques acctuel de Champ-Dollon ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby acctuel directeur de la prison préventive la Croisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairière&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre éducatif pour adolescents. Les mineurs y sont détenus pour des périodes courtes,  allant de 1 jours à 1 an. Cependant, la création de la Clairière ne résoud pas le problème, car on retrouve systématiquement des mineurs dans les établissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple à Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tirés des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;année 2003 peut nous donner une image de l&#039;ampleur du phénomène.&lt;br /&gt;
Durant l&#039;année 2003 à Champ-Dollon :&lt;br /&gt;
*2&#039;551 personnes ont été incarcérées soit&lt;br /&gt;
*2&#039;347 hommes dont 281 mineurs&lt;br /&gt;
*204 femmes dont 8 mineurs  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons déjà exliqué, l&#039;enfermement de mineurs dans des prison constitue déjà, en tant que tel, une sorte de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039;. Cette dernière est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelque années la situation c&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview. Il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. En effet, les leaders n&#039;hésitent pas à monter certains détenus contre d&#039;autres. On retrouve aussi de la maltraitanc contre les éducateurs, qui subissent des agressions verbales et parfois même physiques de la part des jeunes détenus. Les jeunes se sentent tout puissants et n&#039;ont plus de limites dans leur paroles et leur agissement physique. Cette maltraitance exercée par les mineurs sur l&#039;autorité de la prison, également rapportée par M. Aeby (directeur de la préventive la Croisée VD et ancien educateur à la Clairière), est un problème important mais que nous n&#039;allons pas traiter dans ce travail.&lt;br /&gt;
Les débordements en question ont poussé la direction de la Clairère à faire venir des gardiens de Champ-Dollon (il faudra préciser dans une autre partie les différentes structures en place acctuellement en Suisse, comme Champ Dollon...). &amp;quot;L&#039;expérience inverse est une réalité depuis une trentaine d&#039;années. On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Le nouveau cadre dans lequel ils se retrouvent ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins strictes&amp;quot;(rapporté de l&#039;inteview donné au courrier).&lt;br /&gt;
La sécurité dans ces prisons pour majeurs est bien plus renforcée, ainsi que le sont la répression et l&#039;isolement.&lt;br /&gt;
Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de Torrente,J, &amp;quot;La maltraitance&amp;quot;,hommes et perspectives. Cette ouvrage traite des effets psychologiques due à la maltraitance . &lt;br /&gt;
Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La strucure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. Les structures dont les mineurs auraient tant besoin sont absentes. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière (REFERENCE). Depuis de nombreuses années des mineurs sont détenus tant dans la prisons de Champ-Dollon qu&#039;à la maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc (GE). Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est aujourd&#039;hui devenue la norme. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissemnet privatifs de liberté pour adultes contrevient directement à plusieurs conventions internationnales dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dû à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation. (DEDE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. &lt;br /&gt;
Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux. Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. &lt;br /&gt;
Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot; C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD). &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; (REFERENCE: est-ce  un entretien? Si c&#039;est le cas il faudra présenter votre mtéhodologie!) &lt;br /&gt;
M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux,  mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer.&lt;br /&gt;
Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. En effet, en fin d&#039;année 2003, 43 mineurs étaient placés dans des prisons pour adultes, dont 31 à Genève. Mais ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droites de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle? (JULIE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toute les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissement pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus dédut mai 2006 la surpopulation est devenu intolérable (peut-être rapporter les événements). Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, ils sont actuellement autour des 500 détenus. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable.&lt;br /&gt;
Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inauguré le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine. Le problème n&#039;est donc pas résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation et les maltraitances plus généralement sont des freins pour le développement des mineurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, cela est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, il risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les ojectifs que tentent d&#039;atteindre les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineurs à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dues à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subit pas de mauvais traitement durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Pour que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby, directeur de la Croisée)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance à de l&#039;influence sur le développement, l&#039;image du corps est modifié par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation et le suicide.&lt;br /&gt;
Pour éviter de tel abus,notamment sexuel, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélangers dans les cellules et lors des douches (comme nous l&#039;a rapporté le directeur de la Croisée durant son interview). Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visite que les majeurs. Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y pert du temps de visite, mineurs inclus. (DEDE)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Conclusion==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Les prisons (EST-CE VRAIMENT LES PRISONS?) ont souvent meilleur temps de veiller à ce que les informations ne filtrent pas dans les médias. On retrouve très rarement le terme maltraitance dans un article sur la prison. On décrit souvent les conditions sans pour autant les qualifier de mauvais traitement.&lt;br /&gt;
Le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Cela n&#039;est pas une manière de lui rendre service. Un jeune qui a déjà de nombreux problèmes doit encore être exclu du système scolaire. Cette isolement (OU EXCLUSION?) n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Solutions possibles à élaborer&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Petites idées de questionnement notamment pour la conlusion&lt;br /&gt;
Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération de mineurs, en faire un principe absolu? décriminaliser les délits commis par les mineurs pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs existe, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. &lt;br /&gt;
Solutions alternatives souvent insuffisantes, pas assez souples&lt;br /&gt;
Peut on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave? &lt;br /&gt;
Quelques idées d&#039;alternatives à l&#039;incarcération:&lt;br /&gt;
familles d accueil&lt;br /&gt;
(JULIE)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3426</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3426"/>
		<updated>2006-05-27T15:26:36Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge, du travail agricole ou au placement en maison de correction du 19eme sciécle, nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier . A l&#039;heure actuelle, il existent en Suisse, plusieurs centre sde détention pour mineurs (par exemple La Clairière à Vernier (GE)), mais pour cause de surnombre, certains mineurs peuvetn aussi être placés dans des prison pour adultes (Champ-Dollon). Entre surpopulation et prise en charge qui ne respecte pas les droits de l&#039;enfat, nous nous sommes demandés si les structures carcérales étaient réellment à apte à prendre en charge les mineurs de manière adéquate et respectueuse deleurs développment.  &lt;br /&gt;
Après un temps de reflexion et la lecture de différents ouvrage, nous avons pris le parti de partir du principe la place d&#039;un mineur n&#039;es tpas en prison. Des lors qu&#039;un mineurs est incarcérés, nous pouvons donc parler de maltraitance, un première forme de maltraitance à laquelle s&#039;ajoutent des condtions des détentions pas toujours respectueuses des convetion internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter..&lt;br /&gt;
Dans un souci de clarté, nous définirons dans un premier temps les concetps utilisés: mineurs, maltraitance et prison. En partant de ses différentes définitions nous essayerons de mettre en lumière le construction du problème social des mineurs en prisons et les différents acteurs qui s&#039;y intéresse. Puis, nous nous sommes appuyés sur l&#039;actualité afin de penser les tableaux de la situation actuelle en Suisse romande, en évoquant toutes formes de maltraitance subies par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. Nous nous sommes également intéressés aux événements récents à Champ-Dollon et à leur raison d&#039;être. (A VOIR)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du problème social&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l’on a choisi de montrer cette problématique à différentes époques de l’histoire humaine, ce n’est pas sans surmonter quelques difficultés. Plus on remonte dans le passé de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d’égarement dû au manque d’informations. C’est pourquoi, nous commencerons avec la question de l’enfermement pour nous mènera à celle qui nous intéresse en particulier, la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’enfermement est une action qui a existé en tous temps, peut-être le nommait-on de façon différente selon les époques, il en reste que l’enfermement fut, est et sera une réalité pour certains.  Déjà au 5ème siècle, les couvents tenaient entre autres cette fonction. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. La politique de « grand renfermement des pauvres» entre le 16ème et 17ème donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pécheur de ces hommes. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d’un renouveau morale. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d’enfermement par excellence, fit son apparition. Elle est apparue pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs aux criminels. Parallèlement, il est intéressant de signaler l’émergence du rapport « bientraitance » « maltraitance » dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. la décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commençaient à s’élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l’expérience des galères pour les enfants et femmes !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n’arrêtait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.&lt;br /&gt;
Il y avait évidemment dans cette prolifération d’idées des contradictions, dont certaines allaient avoir des répercussions sur notre objet d’étude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
D’un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. L’idée que l’individu entièrement conçu avant de naître était prise au sérieux. D’où les interprétations de l’époque sur « l’enfant vicieux » ou « le criminel né » invitaient à les enfermer à vie, car leurs penchants délictueux étaient d’origine héréditaire. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu’elles ne puissent se reproduire. De l’autre côté, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L’individu était maître de lui-même, plus soumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, il développa et défendit l’idée de protéger l’enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout autant significative , celle de l’éducabilité de l’homme à travers le cas de l’enfant sauvage de l’Aveyron.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un tel contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de « redressement ». L’ouvrage de l’Italien Cesare Beccaria intitulé « des délits et des peines, écrit en 1764, connaît un énorme succès. Il demande des peines plus légères, plus humaines pour les prisonniers, et le contexte est suffisamment prêt à recevoir cette idée nouvelle. Cette fois la problématique passe d’un stade primaire à second, son amplification à travers le média de l’époque, c’est-à-dire le livre, produit la publicité nécessaire à donner un nouvel élan à l’amélioration des traitements dans les prisons. Deux problèmes se posent à la suite de cette première évolution des traitements  ; le mélange des genres en prison. Hommes, femmes et enfants se côtoient dans un même établissement et l’on craint d’éventuelles « contaminations morales » et puis, la question de l’isolement, ça devient problématique. Deux problèmes que la société interprète et traite implicitement en tant que maltraitance. Le problème de genre vient raviver la question qui nous intéresse ici, c’est-à-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et ce fait illustre bien l’intérêt qui existait déjà à cette époque pour le bon traitement de cette catégorie d’individus. Les mineurs prennent alors une nouvelle direction, celle d’un établissement qui leur est dorénavant réservé, une école de préservation, autrement dit une prison pour mineur ou une maison de correction. Ils seront traités différemment, avec un peu plus de liberté, d’espace, dans une atmosphère plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l’esprit religieux qu’on souhaite transmettre à ces jeunes ne sera pas oublié. Malgré tout, bien que les traitements aillent changé, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qui s&#039;intéressent a la maltraitance des mineurs en prsion?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développment et du bon environnement est permanent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 à force de loi. En plus de la contrainte juridique, qui n&#039;est pas toujours respectée, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique résolument novateur en proposant une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être considéré comme acteur de sa propre vie.De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;&amp;quot;intérêt supérieur de l&#039;enfant&amp;quot; affirmée à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra retnier les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation, toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noté qu&#039; une Convention engage les États signataires à mettre en œuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certains des nombres des droist édictés dans la convention peuvent s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains aléas des articles d&#039;intéressent directement aux situations de détentions, à titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être basée sur l&#039;intérêt supérieur de celui-si et tenir compte de con opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protectionet les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développment de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être protegé contre les immixtions dasn sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondanse et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son mileu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dasn un établissment approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitments cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;aovir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaus respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que ce est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise ne détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises dirons nous, condtions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution possible et d&#039;une durée aussi limitée que possible, il ne doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulère qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il smeble que l&#039;application de de ce droit doitêtre poursuivit même en détention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détentions est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International œuvre en faveur de tous les droits énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et dans d’autres traités internationaux. L’Organisation contribue à promouvoir le respect de l’ensemble de ces droits, qu’elle considère comme indivisibles et interdépendants, au moyen de différents types d’action visant à informer et à sensibiliser le grand public, en développant l’éducation aux droits humains et en faisant pression sur les gouvernements pour qu’ils ratifient et appliquent les traités relatifs aux droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver une page concernant ces mauvais traitments qui vise à sensibliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier,  On critique l&#039;enfermement des mineurs dasn des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assure pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détentions pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure où ils seraiant bien souvent vétustes et pourraient mettre ne danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajoute à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfats vivent donc en dehors du respect de leur intimé et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dasn des prisons réservés aux adultes, loin du repect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant.Ce mélange, en plus du fait de réprésenter un risque important pour les mineurs: violences sexuelles et physiques, est d&#039;autant plus grave que ces prisons sont bien souvent elles aussi surpeuplées, c&#039;est le cas de la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui disposent que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, pour pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. La Suisse en fait partie à certains moments de surcharge dans les centres de détentions pour mineurs. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention qui mettent en jeu la santé et la sécurité des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty internatiolnal soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent oubliées&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty internatiolnal soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent oubliées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d’une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autres les droit de l&#039;enfant, en l&#039;occurrence: le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détentions pour mineurs, le rapport souligne en premier, le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au dela des problèmes matériels qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport plzacent le problème encore plus haut, dans l&#039;absence persistante de tout volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négatiohn pure et simple de leur existence&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugment, l&#039;incarcération avec des adultes, parfois les plus dangereux des détenus, de certains mineurs,le manque de personnel formé de manière adaptée,la surpopulation, ... Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent des détenus dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité et donc nuisent gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux, à cela s&#039;ajoute l&#039;absence de structures d&#039;enseignement, ou d&#039;installations sportives ou de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation,font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure où elle se fait en dehors du respect de la Conventioninternationale des droits de l&#039;enfant. Ceci dit, dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu&#039;en est-il de la suisse?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention et l&#039;encadrement des mineurs à fait l&#039;objet de rapports annuels de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil. Nous parlerons des rapports de Mme Anita Cuénod (1ère année de la législature 2001-2005) et de M.Hugues Hiltpold (année parlementaire 2002-2003) et des débats les concernant au Grand Conseil. Dans ces deux rapports on soulève le problème du traitement de la jeunesse déviante: des enfants détenus à Champs-Dollon avec les majeurs et de surcroix placés dasn une aile où se toruvent entres autres des pédophiles... On ne manque pas de souligner que cette situation est contraire à toute convention internationale.&lt;br /&gt;
La présence de gardiens de prisons à la Clairière au lieu d&#039;éducateurs est aussi très problèmatique, elle laisserait à penser que les mesures répréssives sont privilègiées face aux mesures éducatives...ce qui est contraire aux &amp;quot;priorités&amp;quot; citées dans les activitées de la prison de Champ-Dollon &amp;quot; la définition des besoisn en matière de prise en charge éducative des mineurs incarcérés&amp;quot;. La situation des mineurs détentus est considérée comme inadmissible et dénotant un grave dysfonctionnement de la société en question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 31 janvier 2002, dans un discours, Monsieur Daniel Zappelli, procureur général évoque la nécessité impérative de créer des lieux supplémentaires de détention pour mineurs afin d&#039;aviter qu&#039;ils soient placés dans des prisosn pou adultes et qu&#039;ils ne soient pivés de l&#039;encadrement adéquat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25 avril 2002, c&#039;est au tour de M. Remy Paganide faire une interpellaton au Conseil d&#039;Etat au sujet du suivi des adolescents enfermés à Champ-Dollon. Des mineurs qui seraient pas pris en charge du point de vue des mesures éducatives. a ceci la Conseillère d&#039;Etat Michel Spoerri répondra par le même souci et la conscience de la nécessité d&#039;étoffer l&#039;encadrement des mineurs incarcérés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*3&#039;&#039;&#039;Réalité Suisse et genevoise&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&#039;&#039;De leurs prise en charge à leur maltraitance&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes délinquants et criminels. Les centres de détention ont comme but de protéger les mineurs, pour cela on a jugé bon de les séparer de la société. La société est représenté par le groupe dominant qui fixe les règles et les normes à respecter. Les individus qui ne respecte pas ces normes sont montré du doit et mis en marge.  Cette société a peur de ces dévients, elle craint que les jeunes délinquants &amp;quot;infectent&amp;quot; le reste de la société qui est encore saine. Pour suivre cet objectif, la société a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code pénal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de libeté doit exercer une action éducative sur les personnes privée de liberté et préparer le retour à la vie libre. Enfermement doit être un moyen pour le délinquent ou el criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger le jeunes en donnant une réponse aux actes violents ou délictueux. Ces lois doivent punire mais pas maltraiter les dévients.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 60 se sont crées les premières prisons pour mineurs. On sépare déjà depuis le 19ème les détenus majeurs des mineurs. On veut éviter les mélanges qui ne sont pas bénéfique pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitement. Durant le 19ème l&#039;enfant a une certaine valeur qu&#039;il ne faut pas gâcher. Comme les philanthropes on préfère les mettres au travail. On veut les redresser et en faire des citoyens utile à la société.&lt;br /&gt;
Vers la fin du 19ème et dans le 20ème siècle on retourne vers un enfermement des déviants. Les mineurs sont mis dans des familles, des maisons de corrections et parfois aussi par faute de place ou pour des cas problématiques dans les prisons pour majeurs. Même si cela est sensé être à titre exceptionnel on retrouve presque constament quelque mineurs dans ces établissement où ils n&#039;ont pourtant rien à faire.&lt;br /&gt;
St-Antoine était la prison utilisée à Genève depuis le 1712 la date de sa construction. St-Antoine passa le relait à Champ-Dollon en 1977. Depuis le début du 20ème siècle jusqu&#039;à nos jours on retrouve des mineurs dans des lieux prévus uniquement pour des majeurs. Des faits qu&#039;on retrouve dans le travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, Chloé MEIER, Sébastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995. Mais également dans les statistiques acctuel de Champ-Dollon ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby acctuel directeur de la prison préventive la Croisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairière&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre éducatif pour adolescents. Les mineurs y sont détenus pour des périodes courtes,  allant de 1 jours à 1 an. Cependant, la création de la Clairière ne résoud pas le problème, car on retrouve systématiquement des mineurs dans les établissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple à Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tirés des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;année 2003 peut nous donner une image de l&#039;ampleur du phénomène.&lt;br /&gt;
Durant l&#039;année 2003 à Champ-Dollon :&lt;br /&gt;
*2&#039;551 personnes ont été incarcérées soit&lt;br /&gt;
*2&#039;347 hommes dont 281 mineurs&lt;br /&gt;
*204 femmes dont 8 mineurs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons déjà exliqué, l&#039;enfermement de mineurs dans des prison constitue déjà, en tant que tel, une sorte de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039;. Cette dernière est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelque années la situation c&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview. Il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. En effet, les leaders n&#039;hésitent pas à monter certains détenus contre d&#039;autres. On retrouve aussi de la maltraitanc contre les éducateurs, qui subissent des agressions verbales et parfois même physiques de la part des jeunes détenus. Les jeunes se sentent tout puissants et n&#039;ont plus de limites dans leur paroles et leur agissement physique. Cette maltraitance exercée par les mineurs sur l&#039;autorité de la prison, également rapportée par M. Aeby (directeur de la préventive la Croisée VD et ancien educateur à la Clairière), est un problème important mais que nous n&#039;allons pas traiter dans ce travail.&lt;br /&gt;
Les débordements en question ont poussé la direction de la Clairère à faire venir des gardiens de Champ-Dollon (il faudra préciser dans une autre partie les différentes structures en place acctuellement en Suisse, comme Champ Dollon...). &amp;quot;L&#039;expérience inverse est une réalité depuis une trentaine d&#039;années. On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Le nouveau cadre dans lequel ils se retrouvent ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins strictes&amp;quot;(rapporté de l&#039;inteview donné au courrier).&lt;br /&gt;
La sécurité dans ces prisons pour majeurs est bien plus renforcée, ainsi que le sont la répression et l&#039;isolement.&lt;br /&gt;
Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de Torrente,J, &amp;quot;La maltraitance&amp;quot;,hommes et perspectives. Cette ouvrage traite des effets psychologiques due à la maltraitance . &lt;br /&gt;
Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La strucure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. Les structures dont les mineurs auraient tant besoin sont absentes. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière (REFERENCE). Depuis de nombreuses années des mineurs sont détenus tant dans la prisons de Champ-Dollon qu&#039;à la maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc (GE). Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est aujourd&#039;hui devenue la norme. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissemnet privatifs de liberté pour adultes contrevient directement à plusieurs conventions internationnales dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dû à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. &lt;br /&gt;
Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux. Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. &lt;br /&gt;
Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot; C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD). &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; (REFERENCE: est-ce  un entretien? Si c&#039;est le cas il faudra présenter votre mtéhodologie!) &lt;br /&gt;
M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux,  mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer.&lt;br /&gt;
Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. En effet, en fin d&#039;année 2003, 43 mineurs étaient placés dans des prisons pour adultes, dont 31 à Genève. Mais ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droites de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toute les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissement pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus dédut mai 2006 la surpopulation est devenu intolérable (peut-être rapporter les événements). Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, ils sont actuellement autour des 500 détenus. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable.&lt;br /&gt;
Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inauguré le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine. Le problème n&#039;est donc pas résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation et les maltraitances plus généralement sont des freins pour le développement des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, cela est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, il risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les ojectifs que tentent d&#039;atteindre les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineurs à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dues à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subit pas de mauvais traitement durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Pour que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby, directeur de la Croisée)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance à de l&#039;influence sur le développement, l&#039;image du corps est modifié par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation et le suicide.&lt;br /&gt;
Pour éviter de tel abus,notamment sexuel, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélangers dans les cellules et lors des douches (comme nous l&#039;a rapporté le directeur de la Croisée durant son interview). Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visite que les majeurs. Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y pert du temps de visite, mineurs inclus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Cl&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Les prisons (EST-CE VRAIMENT LES PRISONS?) ont souvent meilleur temps de veiller à ce que les informations ne filtrent pas dans les médias. On retrouve très rarement le terme maltraitance dans un article sur la prison. On décrit souvent les conditions sans pour autant les qualifier de mauvais traitement.&lt;br /&gt;
Le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Cela n&#039;est pas une manière de lui rendre service. Un jeune qui a déjà de nombreux problèmes doit encore être exclu du système scolaire. Cette isolement (OU EXCLUSION?) n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple de bien-traitance…..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Solutions possible….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite et améliorations a venir...(André)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Petites idées de questionnement notamment pour la conlusion&lt;br /&gt;
Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération de mineurs, en faire un principe absolu? décriminaliser les délits commis par les mineurs pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs existe, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. &lt;br /&gt;
Solutions alternatives souvent insuffisantes, pas assez souples&lt;br /&gt;
Peut on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave? &lt;br /&gt;
Quelques idées d&#039;alternatives à l&#039;incarcération:&lt;br /&gt;
familles d accueil&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3425</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3425"/>
		<updated>2006-05-27T15:22:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge, du travail agricole ou au placement en maison de correction du 19eme sciécle, nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier . A l&#039;heure actuelle, il existent en Suisse, plusieurs centre sde détention pour mineurs (par exemple La Clairière à Vernier (GE)), mais pour cause de surnombre, certains mineurs peuvetn aussi être placés dans des prison pour adultes (Champ-Dollon). Entre surpopulation et prise en charge qui ne respecte pas les droits de l&#039;enfat, nous nous sommes demandés si les structures carcérales étaient réellment à apte à prendre en charge les mineurs de manière adéquate et respectueuse deleurs développment.  &lt;br /&gt;
Après un temps de reflexion et la lecture de différents ouvrage, nous avons pris le parti de partir du principe la place d&#039;un mineur n&#039;es tpas en prison. Des lors qu&#039;un mineurs est incarcérés, nous pouvons donc parler de maltraitance, un première forme de maltraitance à laquelle s&#039;ajoutent des condtions des détentions pas toujours respectueuses des convetion internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter..&lt;br /&gt;
Dans un souci de clarté, nous définirons dans un premier temps les concetps utilisés: mineurs, maltraitance et prison. En partant de ses différentes définitions nous essayerons de mettre en lumière le construction du problème social des mineurs en prisons et les différents acteurs qui s&#039;y intéresse. Puis, nous nous sommes appuyés sur l&#039;actualité afin de penser les tableaux de la situation actuelle en Suisse romande, en évoquant toutes formes de maltraitance subies par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. Nous nous sommes également intéressés aux événements récents à Champ-Dollon et à leur raison d&#039;être. (A VOIR)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du problème social&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l’on a choisi de montrer cette problématique à différentes époques de l’histoire humaine, ce n’est pas sans surmonter quelques difficultés. Plus on remonte dans le passé de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d’égarement dû au manque d’informations. C’est pourquoi, nous commencerons avec la question de l’enfermement pour nous mènera à celle qui nous intéresse en particulier, la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’enfermement est une action qui a existé en tous temps, peut-être le nommait-on de façon différente selon les époques, il en reste que l’enfermement fut, est et sera une réalité pour certains.  Déjà au 5ème siècle, les couvents tenaient entre autres cette fonction. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. La politique de « grand renfermement des pauvres» entre le 16ème et 17ème donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pécheur de ces hommes. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d’un renouveau morale. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d’enfermement par excellence, fit son apparition. Elle est apparue pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs aux criminels. Parallèlement, il est intéressant de signaler l’émergence du rapport « bientraitance » « maltraitance » dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. la décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commençaient à s’élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l’expérience des galères pour les enfants et femmes !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n’arrêtait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.&lt;br /&gt;
Il y avait évidemment dans cette prolifération d’idées des contradictions, dont certaines allaient avoir des répercussions sur notre objet d’étude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
D’un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. L’idée que l’individu entièrement conçu avant de naître était prise au sérieux. D’où les interprétations de l’époque sur « l’enfant vicieux » ou « le criminel né » invitaient à les enfermer à vie, car leurs penchants délictueux étaient d’origine héréditaire. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu’elles ne puissent se reproduire. De l’autre côté, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L’individu était maître de lui-même, plus soumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, il développa et défendit l’idée de protéger l’enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout autant significative , celle de l’éducabilité de l’homme à travers le cas de l’enfant sauvage de l’Aveyron.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un tel contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de « redressement ». L’ouvrage de l’Italien Cesare Beccaria intitulé « des délits et des peines, écrit en 1764, connaît un énorme succès. Il demande des peines plus légères, plus humaines pour les prisonniers, et le contexte est suffisamment prêt à recevoir cette idée nouvelle. Cette fois la problématique passe d’un stade primaire à second, son amplification à travers le média de l’époque, c’est-à-dire le livre, produit la publicité nécessaire à donner un nouvel élan à l’amélioration des traitements dans les prisons. Deux problèmes se posent à la suite de cette première évolution des traitements  ; le mélange des genres en prison. Hommes, femmes et enfants se côtoient dans un même établissement et l’on craint d’éventuelles « contaminations morales » et puis, la question de l’isolement, ça devient problématique. Deux problèmes que la société interprète et traite implicitement en tant que maltraitance. Le problème de genre vient raviver la question qui nous intéresse ici, c’est-à-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et ce fait illustre bien l’intérêt qui existait déjà à cette époque pour le bon traitement de cette catégorie d’individus. Les mineurs prennent alors une nouvelle direction, celle d’un établissement qui leur est dorénavant réservé, une école de préservation, autrement dit une prison pour mineur ou une maison de correction. Ils seront traités différemment, avec un peu plus de liberté, d’espace, dans une atmosphère plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l’esprit religieux qu’on souhaite transmettre à ces jeunes ne sera pas oublié. Malgré tout, bien que les traitements aillent changé, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Qui s&#039;intéressent a la maltraitance des mineurs en prsion?&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développment et du bon environnement est permanent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 à force de loi. En plus de la contrainte juridique, qui n&#039;est pas toujours respectée, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique résolument novateur en proposant une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être considéré comme acteur de sa propre vie.De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;&amp;quot;intérêt supérieur de l&#039;enfant&amp;quot; affirmée à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra retnier les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation, toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noté qu&#039; une Convention engage les États signataires à mettre en œuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certains des nombres des droist édictés dans la convention peuvent s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains aléas des articles d&#039;intéressent directement aux situations de détentions, à titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être basée sur l&#039;intérêt supérieur de celui-si et tenir compte de con opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protectionet les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développment de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être protegé contre les immixtions dasn sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondanse et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son mileu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dasn un établissment approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitments cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;aovir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaus respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que ce est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise ne détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises dirons nous, condtions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution possible et d&#039;une durée aussi limitée que possible, il ne doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulère qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il smeble que l&#039;application de de ce droit doitêtre poursuivit même en détention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détentions est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International œuvre en faveur de tous les droits énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et dans d’autres traités internationaux. L’Organisation contribue à promouvoir le respect de l’ensemble de ces droits, qu’elle considère comme indivisibles et interdépendants, au moyen de différents types d’action visant à informer et à sensibiliser le grand public, en développant l’éducation aux droits humains et en faisant pression sur les gouvernements pour qu’ils ratifient et appliquent les traités relatifs aux droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver une page concernant ces mauvais traitments qui vise à sensibliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier,  On critique l&#039;enfermement des mineurs dasn des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assure pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détentions pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure où ils seraiant bien souvent vétustes et pourraient mettre ne danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajoute à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfats vivent donc en dehors du respect de leur intimé et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dasn des prisons réservés aux adultes, loin du repect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant.Ce mélange, en plus du fait de réprésenter un risque important pour les mineurs: violences sexuelles et physiques, est d&#039;autant plus grave que ces prisons sont bien souvent elles aussi surpeuplées, c&#039;est le cas de la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui disposent que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, pour pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. La Suisse en fait partie à certains moments de surcharge dans les centres de détentions pour mineurs. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention qui mettent en jeu la santé et la sécurité des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty internatiolnal soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent oubliées&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty internatiolnal soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent oubliées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d’une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autres les droit de l&#039;enfant, en l&#039;occurrence: le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détentions pour mineurs, le rapport souligne en premier, le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au dela des problèmes matériels qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport plzacent le problème encore plus haut, dans l&#039;absence persistante de tout volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négatiohn pure et simple de leur existence&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugment, l&#039;incarcération avec des adultes, parfois les plus dangereux des détenus, de certains mineurs,le manque de personnel formé de manière adaptée,la surpopulation, ... Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent des détenus dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité et donc nuisent gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux, à cela s&#039;ajoute l&#039;absence de structures d&#039;enseignement, ou d&#039;installations sportives ou de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation,font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure où elle se fait en dehors du respect de la Conventioninternationale des droits de l&#039;enfant. Ceci dit, dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu&#039;en est-il de la suisse?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention et l&#039;encadrement des mineurs à fait l&#039;objet de rapports annuels de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil. Nous parlerons des rapports de Mme Anita Cuénod (1ère année de la législature 2001-2005) et de M.Hugues Hiltpold (année parlementaire 2002-2003) et des débats les concernant au Grand Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*3&#039;&#039;&#039;Réalité Suisse et genevoise&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&#039;&#039;De leurs prise en charge à leur maltraitance&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes délinquants et criminels. Les centres de détention ont comme but de protéger les mineurs, pour cela on a jugé bon de les séparer de la société. La société est représenté par le groupe dominant qui fixe les règles et les normes à respecter. Les individus qui ne respecte pas ces normes sont montré du doit et mis en marge.  Cette société a peur de ces dévients, elle craint que les jeunes délinquants &amp;quot;infectent&amp;quot; le reste de la société qui est encore saine. Pour suivre cet objectif, la société a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code pénal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de libeté doit exercer une action éducative sur les personnes privée de liberté et préparer le retour à la vie libre. Enfermement doit être un moyen pour le délinquent ou el criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger le jeunes en donnant une réponse aux actes violents ou délictueux. Ces lois doivent punire mais pas maltraiter les dévients.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 60 se sont crées les premières prisons pour mineurs. On sépare déjà depuis le 19ème les détenus majeurs des mineurs. On veut éviter les mélanges qui ne sont pas bénéfique pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitement. Durant le 19ème l&#039;enfant a une certaine valeur qu&#039;il ne faut pas gâcher. Comme les philanthropes on préfère les mettres au travail. On veut les redresser et en faire des citoyens utile à la société.&lt;br /&gt;
Vers la fin du 19ème et dans le 20ème siècle on retourne vers un enfermement des déviants. Les mineurs sont mis dans des familles, des maisons de corrections et parfois aussi par faute de place ou pour des cas problématiques dans les prisons pour majeurs. Même si cela est sensé être à titre exceptionnel on retrouve presque constament quelque mineurs dans ces établissement où ils n&#039;ont pourtant rien à faire.&lt;br /&gt;
St-Antoine était la prison utilisée à Genève depuis le 1712 la date de sa construction. St-Antoine passa le relait à Champ-Dollon en 1977. Depuis le début du 20ème siècle jusqu&#039;à nos jours on retrouve des mineurs dans des lieux prévus uniquement pour des majeurs. Des faits qu&#039;on retrouve dans le travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, Chloé MEIER, Sébastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995. Mais également dans les statistiques acctuel de Champ-Dollon ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby acctuel directeur de la prison préventive la Croisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairière&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre éducatif pour adolescents. Les mineurs y sont détenus pour des périodes courtes,  allant de 1 jours à 1 an. Cependant, la création de la Clairière ne résoud pas le problème, car on retrouve systématiquement des mineurs dans les établissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple à Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tirés des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;année 2003 peut nous donner une image de l&#039;ampleur du phénomène.&lt;br /&gt;
Durant l&#039;année 2003 à Champ-Dollon :&lt;br /&gt;
*2&#039;551 personnes ont été incarcérées soit&lt;br /&gt;
*2&#039;347 hommes dont 281 mineurs&lt;br /&gt;
*204 femmes dont 8 mineurs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons déjà exliqué, l&#039;enfermement de mineurs dans des prison constitue déjà, en tant que tel, une sorte de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039;. Cette dernière est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelque années la situation c&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview. Il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. En effet, les leaders n&#039;hésitent pas à monter certains détenus contre d&#039;autres. On retrouve aussi de la maltraitanc contre les éducateurs, qui subissent des agressions verbales et parfois même physiques de la part des jeunes détenus. Les jeunes se sentent tout puissants et n&#039;ont plus de limites dans leur paroles et leur agissement physique. Cette maltraitance exercée par les mineurs sur l&#039;autorité de la prison, également rapportée par M. Aeby (directeur de la préventive la Croisée VD et ancien educateur à la Clairière), est un problème important mais que nous n&#039;allons pas traiter dans ce travail.&lt;br /&gt;
Les débordements en question ont poussé la direction de la Clairère à faire venir des gardiens de Champ-Dollon (il faudra préciser dans une autre partie les différentes structures en place acctuellement en Suisse, comme Champ Dollon...). &amp;quot;L&#039;expérience inverse est une réalité depuis une trentaine d&#039;années. On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Le nouveau cadre dans lequel ils se retrouvent ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins strictes&amp;quot;(rapporté de l&#039;inteview donné au courrier).&lt;br /&gt;
La sécurité dans ces prisons pour majeurs est bien plus renforcée, ainsi que le sont la répression et l&#039;isolement.&lt;br /&gt;
Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de Torrente,J, &amp;quot;La maltraitance&amp;quot;,hommes et perspectives. Cette ouvrage traite des effets psychologiques due à la maltraitance . &lt;br /&gt;
Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La strucure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. Les structures dont les mineurs auraient tant besoin sont absentes. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière (REFERENCE). Depuis de nombreuses années des mineurs sont détenus tant dans la prisons de Champ-Dollon qu&#039;à la maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc (GE). Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est aujourd&#039;hui devenue la norme. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissemnet privatifs de liberté pour adultes contrevient directement à plusieurs conventions internationnales dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dû à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. &lt;br /&gt;
Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux. Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. &lt;br /&gt;
Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot; C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD). &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; (REFERENCE: est-ce  un entretien? Si c&#039;est le cas il faudra présenter votre mtéhodologie!) &lt;br /&gt;
M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux,  mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer.&lt;br /&gt;
Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. En effet, en fin d&#039;année 2003, 43 mineurs étaient placés dans des prisons pour adultes, dont 31 à Genève. Mais ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droites de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toute les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissement pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus dédut mai 2006 la surpopulation est devenu intolérable (peut-être rapporter les événements). Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, ils sont actuellement autour des 500 détenus. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable.&lt;br /&gt;
Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inauguré le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine. Le problème n&#039;est donc pas résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation et les maltraitances plus généralement sont des freins pour le développement des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, cela est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, il risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les ojectifs que tentent d&#039;atteindre les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineurs à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dues à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subit pas de mauvais traitement durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Pour que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby, directeur de la Croisée)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance à de l&#039;influence sur le développement, l&#039;image du corps est modifié par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation et le suicide.&lt;br /&gt;
Pour éviter de tel abus,notamment sexuel, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélangers dans les cellules et lors des douches (comme nous l&#039;a rapporté le directeur de la Croisée durant son interview). Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visite que les majeurs. Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y pert du temps de visite, mineurs inclus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Cl&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Les prisons (EST-CE VRAIMENT LES PRISONS?) ont souvent meilleur temps de veiller à ce que les informations ne filtrent pas dans les médias. On retrouve très rarement le terme maltraitance dans un article sur la prison. On décrit souvent les conditions sans pour autant les qualifier de mauvais traitement.&lt;br /&gt;
Le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Cela n&#039;est pas une manière de lui rendre service. Un jeune qui a déjà de nombreux problèmes doit encore être exclu du système scolaire. Cette isolement (OU EXCLUSION?) n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple de bien-traitance…..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Solutions possible….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite et améliorations a venir...(André)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Petites idées de questionnement notamment pour la conlusion&lt;br /&gt;
Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération de mineurs, en faire un principe absolu? décriminaliser les délits commis par les mineurs pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs existe, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. &lt;br /&gt;
Solutions alternatives souvent insuffisantes, pas assez souples&lt;br /&gt;
Peut on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave? &lt;br /&gt;
Quelques idées d&#039;alternatives à l&#039;incarcération:&lt;br /&gt;
familles d accueil&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3424</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3424"/>
		<updated>2006-05-27T15:20:06Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge, du travail agricole ou au placement en maison de correction du 19eme sciécle, nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier . A l&#039;heure actuelle, il existent en Suisse, plusieurs centre sde détention pour mineurs (par exemple La Clairière à Vernier (GE)), mais pour cause de surnombre, certains mineurs peuvetn aussi être placés dans des prison pour adultes (Champ-Dollon). Entre surpopulation et prise en charge qui ne respecte pas les droits de l&#039;enfat, nous nous sommes demandés si les structures carcérales étaient réellment à apte à prendre en charge les mineurs de manière adéquate et respectueuse deleurs développment.  &lt;br /&gt;
Après un temps de reflexion et la lecture de différents ouvrage, nous avons pris le parti de partir du principe la place d&#039;un mineur n&#039;es tpas en prison. Des lors qu&#039;un mineurs est incarcérés, nous pouvons donc parler de maltraitance, un première forme de maltraitance à laquelle s&#039;ajoutent des condtions des détentions pas toujours respectueuses des convetion internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter..&lt;br /&gt;
Dans un souci de clarté, nous définirons dans un premier temps les concetps utilisés: mineurs, maltraitance et prison. En partant de ses différentes définitions nous essayerons de mettre en lumière le construction du problème social des mineurs en prisons et les différents acteurs qui s&#039;y intéresse. Puis, nous nous sommes appuyés sur l&#039;actualité afin de penser les tableaux de la situation actuelle en Suisse romande, en évoquant toutes formes de maltraitance subies par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. Nous nous sommes également intéressés aux événements récents à Champ-Dollon et à leur raison d&#039;être. (A VOIR)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du problème social&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l’on a choisi de montrer cette problématique à différentes époques de l’histoire humaine, ce n’est pas sans surmonter quelques difficultés. Plus on remonte dans le passé de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d’égarement dû au manque d’informations. C’est pourquoi, nous commencerons avec la question de l’enfermement pour nous mènera à celle qui nous intéresse en particulier, la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’enfermement est une action qui a existé en tous temps, peut-être le nommait-on de façon différente selon les époques, il en reste que l’enfermement fut, est et sera une réalité pour certains.  Déjà au 5ème siècle, les couvents tenaient entre autres cette fonction. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. La politique de « grand renfermement des pauvres» entre le 16ème et 17ème donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pécheur de ces hommes. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d’un renouveau morale. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d’enfermement par excellence, fit son apparition. Elle est apparue pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs aux criminels. Parallèlement, il est intéressant de signaler l’émergence du rapport « bientraitance » « maltraitance » dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. la décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commençaient à s’élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l’expérience des galères pour les enfants et femmes !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n’arrêtait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.&lt;br /&gt;
Il y avait évidemment dans cette prolifération d’idées des contradictions, dont certaines allaient avoir des répercussions sur notre objet d’étude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
D’un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. L’idée que l’individu entièrement conçu avant de naître était prise au sérieux. D’où les interprétations de l’époque sur « l’enfant vicieux » ou « le criminel né » invitaient à les enfermer à vie, car leurs penchants délictueux étaient d’origine héréditaire. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu’elles ne puissent se reproduire. De l’autre côté, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L’individu était maître de lui-même, plus soumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, il développa et défendit l’idée de protéger l’enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout autant significative , celle de l’éducabilité de l’homme à travers le cas de l’enfant sauvage de l’Aveyron.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un tel contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de « redressement ». L’ouvrage de l’Italien Cesare Beccaria intitulé « des délits et des peines, écrit en 1764, connaît un énorme succès. Il demande des peines plus légères, plus humaines pour les prisonniers, et le contexte est suffisamment prêt à recevoir cette idée nouvelle. Cette fois la problématique passe d’un stade primaire à second, son amplification à travers le média de l’époque, c’est-à-dire le livre, produit la publicité nécessaire à donner un nouvel élan à l’amélioration des traitements dans les prisons. Deux problèmes se posent à la suite de cette première évolution des traitements  ; le mélange des genres en prison. Hommes, femmes et enfants se côtoient dans un même établissement et l’on craint d’éventuelles « contaminations morales » et puis, la question de l’isolement, ça devient problématique. Deux problèmes que la société interprète et traite implicitement en tant que maltraitance. Le problème de genre vient raviver la question qui nous intéresse ici, c’est-à-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et ce fait illustre bien l’intérêt qui existait déjà à cette époque pour le bon traitement de cette catégorie d’individus. Les mineurs prennent alors une nouvelle direction, celle d’un établissement qui leur est dorénavant réservé, une école de préservation, autrement dit une prison pour mineur ou une maison de correction. Ils seront traités différemment, avec un peu plus de liberté, d’espace, dans une atmosphère plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l’esprit religieux qu’on souhaite transmettre à ces jeunes ne sera pas oublié. Malgré tout, bien que les traitements aillent changé, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qui s&#039;intéressent a la maltraitance des mineurs en prsion?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développment et du bon environnement est permanent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 à force de loi. En plus de la contrainte juridique, qui n&#039;est pas toujours respectée, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique résolument novateur en proposant une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être considéré comme acteur de sa propre vie.De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;&amp;quot;intérêt supérieur de l&#039;enfant&amp;quot; affirmée à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra retnier les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation, toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noté qu&#039; une Convention engage les États signataires à mettre en œuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certains des nombres des droist édictés dans la convention peuvent s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains aléas des articles d&#039;intéressent directement aux situations de détentions, à titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être basée sur l&#039;intérêt supérieur de celui-si et tenir compte de con opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protectionet les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développment de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être protegé contre les immixtions dasn sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondanse et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son mileu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dasn un établissment approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitments cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;aovir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaus respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que ce est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise ne détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises dirons nous, condtions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution possible et d&#039;une durée aussi limitée que possible, il ne doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulère qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il smeble que l&#039;application de de ce droit doitêtre poursuivit même en détention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détentions est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International œuvre en faveur de tous les droits énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et dans d’autres traités internationaux. L’Organisation contribue à promouvoir le respect de l’ensemble de ces droits, qu’elle considère comme indivisibles et interdépendants, au moyen de différents types d’action visant à informer et à sensibiliser le grand public, en développant l’éducation aux droits humains et en faisant pression sur les gouvernements pour qu’ils ratifient et appliquent les traités relatifs aux droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver une page concernant ces mauvais traitments qui vise à sensibliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier,  On critique l&#039;enfermement des mineurs dasn des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assure pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détentions pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure où ils seraiant bien souvent vétustes et pourraient mettre ne danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajoute à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfats vivent donc en dehors du respect de leur intimé et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dasn des prisons réservés aux adultes, loin du repect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant.Ce mélange, en plus du fait de réprésenter un risque important pour les mineurs: violences sexuelles et physiques, est d&#039;autant plus grave que ces prisons sont bien souvent elles aussi surpeuplées, c&#039;est le cas de la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui disposent que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, pour pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. La Suisse en fait partie à certains moments de surcharge dans les centres de détentions pour mineurs. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention qui mettent en jeu la santé et la sécurité des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty internatiolnal soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent oubliées&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty internatiolnal soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent oubliées&amp;quot;. Le présent rapport fait partie d’une série de documents publiés par Amnesty International dans le cadre de sa campagne mondiale contre la torture, qui a été lancée en octobre 2000. Ce document, de 71 pages, rappelle entre autres les droit de l&#039;enfant, en l&#039;occurrence: le droit de n&#039;être enfermé ou emprisonné que dans des circonstances exceptionnelles ou à titre d&#039;ultime recours pour la durée la plus courte possible. Dans une partie consacrée aux centres de détentions pour mineurs, le rapport souligne en premier, le fait que le système de justice des mineurs est en crise et qu&#039;il nécessite probablement des changements de fond. Au dela des problèmes matériels qui se posent dans les prisons, les rédacteurs du rapport plzacent le problème encore plus haut, dans l&#039;absence persistante de tout volonté politique de résoudre les problèmes, voire la négatiohn pure et simple de leur existence&amp;quot;. Amnesty international montre du doigt la longueur de délai avant le passage en jugment, l&#039;incarcération avec des adultes, parfois les plus dangereux des détenus, de certains mineurs,le manque de personnel formé de manière adaptée,la surpopulation, ... Ce rapport affirme que les mineurs sont souvent des détenus dans des conditions qui mettent en jeu leur santé et leur sécurité et donc nuisent gravement à leur bon développement. On parle une fois de plus de la vétusté, voire de l&#039;insalubrité des locaux, à cela s&#039;ajoute l&#039;absence de structures d&#039;enseignement, ou d&#039;installations sportives ou de loisirs. Ces carences, liées au problème chronique de la surpopulation,font de la détention des mineurs un problème grave dans la mesure où elle se fait en dehors du respect de la Conventioninternationale des droits de l&#039;enfant. Ceci dit, dans beaucoup de pays, les conditions de détention des mineurs ne sont pas une priorité pour les systèmes de justice pénale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*3&#039;&#039;&#039;Réalité Suisse et genevoise&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&#039;&#039;De leurs prise en charge à leur maltraitance&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes délinquants et criminels. Les centres de détention ont comme but de protéger les mineurs, pour cela on a jugé bon de les séparer de la société. La société est représenté par le groupe dominant qui fixe les règles et les normes à respecter. Les individus qui ne respecte pas ces normes sont montré du doit et mis en marge.  Cette société a peur de ces dévients, elle craint que les jeunes délinquants &amp;quot;infectent&amp;quot; le reste de la société qui est encore saine. Pour suivre cet objectif, la société a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code pénal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de libeté doit exercer une action éducative sur les personnes privée de liberté et préparer le retour à la vie libre. Enfermement doit être un moyen pour le délinquent ou el criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger le jeunes en donnant une réponse aux actes violents ou délictueux. Ces lois doivent punire mais pas maltraiter les dévients.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 60 se sont crées les premières prisons pour mineurs. On sépare déjà depuis le 19ème les détenus majeurs des mineurs. On veut éviter les mélanges qui ne sont pas bénéfique pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitement. Durant le 19ème l&#039;enfant a une certaine valeur qu&#039;il ne faut pas gâcher. Comme les philanthropes on préfère les mettres au travail. On veut les redresser et en faire des citoyens utile à la société.&lt;br /&gt;
Vers la fin du 19ème et dans le 20ème siècle on retourne vers un enfermement des déviants. Les mineurs sont mis dans des familles, des maisons de corrections et parfois aussi par faute de place ou pour des cas problématiques dans les prisons pour majeurs. Même si cela est sensé être à titre exceptionnel on retrouve presque constament quelque mineurs dans ces établissement où ils n&#039;ont pourtant rien à faire.&lt;br /&gt;
St-Antoine était la prison utilisée à Genève depuis le 1712 la date de sa construction. St-Antoine passa le relait à Champ-Dollon en 1977. Depuis le début du 20ème siècle jusqu&#039;à nos jours on retrouve des mineurs dans des lieux prévus uniquement pour des majeurs. Des faits qu&#039;on retrouve dans le travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, Chloé MEIER, Sébastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995. Mais également dans les statistiques acctuel de Champ-Dollon ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby acctuel directeur de la prison préventive la Croisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairière&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre éducatif pour adolescents. Les mineurs y sont détenus pour des périodes courtes,  allant de 1 jours à 1 an. Cependant, la création de la Clairière ne résoud pas le problème, car on retrouve systématiquement des mineurs dans les établissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple à Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tirés des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;année 2003 peut nous donner une image de l&#039;ampleur du phénomène.&lt;br /&gt;
Durant l&#039;année 2003 à Champ-Dollon :&lt;br /&gt;
*2&#039;551 personnes ont été incarcérées soit&lt;br /&gt;
*2&#039;347 hommes dont 281 mineurs&lt;br /&gt;
*204 femmes dont 8 mineurs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons déjà exliqué, l&#039;enfermement de mineurs dans des prison constitue déjà, en tant que tel, une sorte de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039;. Cette dernière est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelque années la situation c&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview. Il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. En effet, les leaders n&#039;hésitent pas à monter certains détenus contre d&#039;autres. On retrouve aussi de la maltraitanc contre les éducateurs, qui subissent des agressions verbales et parfois même physiques de la part des jeunes détenus. Les jeunes se sentent tout puissants et n&#039;ont plus de limites dans leur paroles et leur agissement physique. Cette maltraitance exercée par les mineurs sur l&#039;autorité de la prison, également rapportée par M. Aeby (directeur de la préventive la Croisée VD et ancien educateur à la Clairière), est un problème important mais que nous n&#039;allons pas traiter dans ce travail.&lt;br /&gt;
Les débordements en question ont poussé la direction de la Clairère à faire venir des gardiens de Champ-Dollon (il faudra préciser dans une autre partie les différentes structures en place acctuellement en Suisse, comme Champ Dollon...). &amp;quot;L&#039;expérience inverse est une réalité depuis une trentaine d&#039;années. On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Le nouveau cadre dans lequel ils se retrouvent ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins strictes&amp;quot;(rapporté de l&#039;inteview donné au courrier).&lt;br /&gt;
La sécurité dans ces prisons pour majeurs est bien plus renforcée, ainsi que le sont la répression et l&#039;isolement.&lt;br /&gt;
Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de Torrente,J, &amp;quot;La maltraitance&amp;quot;,hommes et perspectives. Cette ouvrage traite des effets psychologiques due à la maltraitance . &lt;br /&gt;
Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La strucure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. Les structures dont les mineurs auraient tant besoin sont absentes. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière (REFERENCE). Depuis de nombreuses années des mineurs sont détenus tant dans la prisons de Champ-Dollon qu&#039;à la maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc (GE). Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est aujourd&#039;hui devenue la norme. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissemnet privatifs de liberté pour adultes contrevient directement à plusieurs conventions internationnales dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dû à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. &lt;br /&gt;
Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux. Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. &lt;br /&gt;
Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot; C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD). &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; (REFERENCE: est-ce  un entretien? Si c&#039;est le cas il faudra présenter votre mtéhodologie!) &lt;br /&gt;
M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux,  mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer.&lt;br /&gt;
Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. En effet, en fin d&#039;année 2003, 43 mineurs étaient placés dans des prisons pour adultes, dont 31 à Genève. Mais ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droites de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toute les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissement pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus dédut mai 2006 la surpopulation est devenu intolérable (peut-être rapporter les événements). Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, ils sont actuellement autour des 500 détenus. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable.&lt;br /&gt;
Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inauguré le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine. Le problème n&#039;est donc pas résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation et les maltraitances plus généralement sont des freins pour le développement des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, cela est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, il risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les ojectifs que tentent d&#039;atteindre les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineurs à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dues à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subit pas de mauvais traitement durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Pour que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby, directeur de la Croisée)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance à de l&#039;influence sur le développement, l&#039;image du corps est modifié par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation et le suicide.&lt;br /&gt;
Pour éviter de tel abus,notamment sexuel, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélangers dans les cellules et lors des douches (comme nous l&#039;a rapporté le directeur de la Croisée durant son interview). Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visite que les majeurs. Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y pert du temps de visite, mineurs inclus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Cl&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Les prisons (EST-CE VRAIMENT LES PRISONS?) ont souvent meilleur temps de veiller à ce que les informations ne filtrent pas dans les médias. On retrouve très rarement le terme maltraitance dans un article sur la prison. On décrit souvent les conditions sans pour autant les qualifier de mauvais traitement.&lt;br /&gt;
Le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Cela n&#039;est pas une manière de lui rendre service. Un jeune qui a déjà de nombreux problèmes doit encore être exclu du système scolaire. Cette isolement (OU EXCLUSION?) n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple de bien-traitance…..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Solutions possible….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite et améliorations a venir...(André)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Petites idées de questionnement notamment pour la conlusion&lt;br /&gt;
Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération de mineurs, en faire un principe absolu? décriminaliser les délits commis par les mineurs pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs existe, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. &lt;br /&gt;
Solutions alternatives souvent insuffisantes, pas assez souples&lt;br /&gt;
Peut on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave? &lt;br /&gt;
Quelques idées d&#039;alternatives à l&#039;incarcération:&lt;br /&gt;
familles d accueil&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
	</entry>
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		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
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		<updated>2006-05-27T14:14:10Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge, du travail agricole ou au placement en maison de correction du 19eme sciécle, nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier . A l&#039;heure actuelle, il existent en Suisse, plusieurs centre sde détention pour mineurs (par exemple La Clairière à Vernier (GE)), mais pour cause de surnombre, certains mineurs peuvetn aussi être placés dans des prison pour adultes (Champ-Dollon). Entre surpopulation et prise en charge qui ne respecte pas les droits de l&#039;enfat, nous nous sommes demandés si les structures carcérales étaient réellment à apte à prendre en charge les mineurs de manière adéquate et respectueuse deleurs développment.  &lt;br /&gt;
Après un temps de reflexion et la lecture de différents ouvrage, nous avons pris le parti de partir du principe la place d&#039;un mineur n&#039;es tpas en prison. Des lors qu&#039;un mineurs est incarcérés, nous pouvons donc parler de maltraitance, un première forme de maltraitance à laquelle s&#039;ajoutent des condtions des détentions pas toujours respectueuses des convetion internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter..&lt;br /&gt;
Dans un souci de clarté, nous définirons dans un premier temps les concetps utilisés: mineurs, maltraitance et prison. En partant de ses différentes définitions nous essayerons de mettre en lumière le construction du problème social des mineurs en prisons et les différents acteurs qui s&#039;y intéresse. Puis, nous nous sommes appuyés sur l&#039;actualité afin de penser les tableaux de la situation actuelle en Suisse romande, en évoquant toutes formes de maltraitance subies par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. Nous nous sommes également intéressés aux événements récents à Champ-Dollon et à leur raison d&#039;être. (A VOIR)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du problème social&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l’on a choisi de montrer cette problématique à différentes époques de l’histoire humaine, ce n’est pas sans surmonter quelques difficultés. Plus on remonte dans le passé de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d’égarement dû au manque d’informations. C’est pourquoi, nous commencerons avec la question de l’enfermement pour nous mènera à celle qui nous intéresse en particulier, la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’enfermement est une action qui a existé en tous temps, peut-être le nommait-on de façon différente selon les époques, il en reste que l’enfermement fut, est et sera une réalité pour certains.  Déjà au 5ème siècle, les couvents tenaient entre autres cette fonction. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. La politique de « grand renfermement des pauvres» entre le 16ème et 17ème donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pécheur de ces hommes. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d’un renouveau morale. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d’enfermement par excellence, fit son apparition. Elle est apparue pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs aux criminels. Parallèlement, il est intéressant de signaler l’émergence du rapport « bientraitance » « maltraitance » dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. la décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commençaient à s’élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l’expérience des galères pour les enfants et femmes !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n’arrêtait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.&lt;br /&gt;
Il y avait évidemment dans cette prolifération d’idées des contradictions, dont certaines allaient avoir des répercussions sur notre objet d’étude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
D’un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. L’idée que l’individu entièrement conçu avant de naître était prise au sérieux. D’où les interprétations de l’époque sur « l’enfant vicieux » ou « le criminel né » invitaient à les enfermer à vie, car leurs penchants délictueux étaient d’origine héréditaire. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu’elles ne puissent se reproduire. De l’autre côté, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L’individu était maître de lui-même, plus soumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, il développa et défendit l’idée de protéger l’enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout autant significative , celle de l’éducabilité de l’homme à travers le cas de l’enfant sauvage de l’Aveyron.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un tel contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de « redressement ». L’ouvrage de l’Italien Cesare Beccaria intitulé « des délits et des peines, écrit en 1764, connaît un énorme succès. Il demande des peines plus légères, plus humaines pour les prisonniers, et le contexte est suffisamment prêt à recevoir cette idée nouvelle. Cette fois la problématique passe d’un stade primaire à second, son amplification à travers le média de l’époque, c’est-à-dire le livre, produit la publicité nécessaire à donner un nouvel élan à l’amélioration des traitements dans les prisons. Deux problèmes se posent à la suite de cette première évolution des traitements  ; le mélange des genres en prison. Hommes, femmes et enfants se côtoient dans un même établissement et l’on craint d’éventuelles « contaminations morales » et puis, la question de l’isolement, ça devient problématique. Deux problèmes que la société interprète et traite implicitement en tant que maltraitance. Le problème de genre vient raviver la question qui nous intéresse ici, c’est-à-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et ce fait illustre bien l’intérêt qui existait déjà à cette époque pour le bon traitement de cette catégorie d’individus. Les mineurs prennent alors une nouvelle direction, celle d’un établissement qui leur est dorénavant réservé, une école de préservation, autrement dit une prison pour mineur ou une maison de correction. Ils seront traités différemment, avec un peu plus de liberté, d’espace, dans une atmosphère plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l’esprit religieux qu’on souhaite transmettre à ces jeunes ne sera pas oublié. Malgré tout, bien que les traitements aillent changé, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qui s&#039;intéressent a la maltraitance des mineurs en prsion?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développment et du bon environnement est permanent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 à force de loi. En plus de la contrainte juridique, qui n&#039;est pas toujours respectée, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique résolument novateur en proposant une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être considéré comme acteur de sa propre vie.De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;&amp;quot;intérêt supérieur de l&#039;enfant&amp;quot; affirmée à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra retnier les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation, toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noté qu&#039; une Convention engage les États signataires à mettre en œuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certains des nombres des droist édictés dans la convention peuvent s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains aléas des articles d&#039;intéressent directement aux situations de détentions, à titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être basée sur l&#039;intérêt supérieur de celui-si et tenir compte de con opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protectionet les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développment de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être protegé contre les immixtions dasn sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondanse et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son mileu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dasn un établissment approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitments cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;aovir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaus respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que ce est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise ne détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises dirons nous, condtions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution possible et d&#039;une durée aussi limitée que possible, il ne doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulère qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il smeble que l&#039;application de de ce droit doitêtre poursuivit même en détention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détentions est un souci important d&#039;Amnesty international. Mouvement mondial formé de défenseurs des droits de la personne humaine, Amnesty International œuvre en faveur de tous les droits énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et dans d’autres traités internationaux. L’Organisation contribue à promouvoir le respect de l’ensemble de ces droits, qu’elle considère comme indivisibles et interdépendants, au moyen de différents types d’action visant à informer et à sensibiliser le grand public, en développant l’éducation aux droits humains et en faisant pression sur les gouvernements pour qu’ils ratifient et appliquent les traités relatifs aux droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver une page concernant ces mauvais traitments qui vise à sensibliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier,  On critique l&#039;enfermement des mineurs dasn des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assure pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détentions pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure où ils seraiant bien souvent vétustes et pourraient mettre ne danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajoute à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfats vivent donc en dehors du respect de leur intimé et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dasn des prisons réservés aux adultes, loin du repect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant.Ce mélange, en plus du fait de réprésenter un risque important pour les mineurs: violences sexuelles et physiques, est d&#039;autant plus grave que ces prisons sont bien souvent elles aussi surpeuplées, c&#039;est le cas de la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui disposent que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, pour pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. La Suisse en fait partie à certains moments de surcharge dans les centres de détentions pour mineurs. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention qui mettent en jeu la santé et la sécurité des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty internatiolnal soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent oubliées&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*3&#039;&#039;&#039;Réalité Suisse et genevoise&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&#039;&#039;De leurs prise en charge à leur maltraitance&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes délinquants et criminels. Les centres de détention ont comme but de protéger les mineurs, pour cela on a jugé bon de les séparer de la société. La société est représenté par le groupe dominant qui fixe les règles et les normes à respecter. Les individus qui ne respecte pas ces normes sont montré du doit et mis en marge.  Cette société a peur de ces dévients, elle craint que les jeunes délinquants &amp;quot;infectent&amp;quot; le reste de la société qui est encore saine. Pour suivre cet objectif, la société a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code pénal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de libeté doit exercer une action éducative sur les personnes privée de liberté et préparer le retour à la vie libre. Enfermement doit être un moyen pour le délinquent ou el criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger le jeunes en donnant une réponse aux actes violents ou délictueux. Ces lois doivent punire mais pas maltraiter les dévients.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 60 se sont crées les premières prisons pour mineurs. On sépare déjà depuis le 19ème les détenus majeurs des mineurs. On veut éviter les mélanges qui ne sont pas bénéfique pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitement. Durant le 19ème l&#039;enfant a une certaine valeur qu&#039;il ne faut pas gâcher. Comme les philanthropes on préfère les mettres au travail. On veut les redresser et en faire des citoyens utile à la société.&lt;br /&gt;
Vers la fin du 19ème et dans le 20ème siècle on retourne vers un enfermement des déviants. Les mineurs sont mis dans des familles, des maisons de corrections et parfois aussi par faute de place ou pour des cas problématiques dans les prisons pour majeurs. Même si cela est sensé être à titre exceptionnel on retrouve presque constament quelque mineurs dans ces établissement où ils n&#039;ont pourtant rien à faire.&lt;br /&gt;
St-Antoine était la prison utilisée à Genève depuis le 1712 la date de sa construction. St-Antoine passa le relait à Champ-Dollon en 1977. Depuis le début du 20ème siècle jusqu&#039;à nos jours on retrouve des mineurs dans des lieux prévus uniquement pour des majeurs. Des faits qu&#039;on retrouve dans le travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, Chloé MEIER, Sébastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995. Mais également dans les statistiques acctuel de Champ-Dollon ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby acctuel directeur de la prison préventive la Croisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairière&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre éducatif pour adolescents. Les mineurs y sont détenus pour des périodes courtes,  allant de 1 jours à 1 an. Cependant, la création de la Clairière ne résoud pas le problème, car on retrouve systématiquement des mineurs dans les établissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple à Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tirés des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;année 2003 peut nous donner une image de l&#039;ampleur du phénomène.&lt;br /&gt;
Durant l&#039;année 2003 à Champ-Dollon :&lt;br /&gt;
*2&#039;551 personnes ont été incarcérées soit&lt;br /&gt;
*2&#039;347 hommes dont 281 mineurs&lt;br /&gt;
*204 femmes dont 8 mineurs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons déjà exliqué, l&#039;enfermement de mineurs dans des prison constitue déjà, en tant que tel, une sorte de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039;. Cette dernière est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelque années la situation c&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview. Il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. En effet, les leaders n&#039;hésitent pas à monter certains détenus contre d&#039;autres. On retrouve aussi de la maltraitanc contre les éducateurs, qui subissent des agressions verbales et parfois même physiques de la part des jeunes détenus. Les jeunes se sentent tout puissants et n&#039;ont plus de limites dans leur paroles et leur agissement physique. Cette maltraitance exercée par les mineurs sur l&#039;autorité de la prison, également rapportée par M. Aeby (directeur de la préventive la Croisée VD et ancien educateur à la Clairière), est un problème important mais que nous n&#039;allons pas traiter dans ce travail.&lt;br /&gt;
Les débordements en question ont poussé la direction de la Clairère à faire venir des gardiens de Champ-Dollon (il faudra préciser dans une autre partie les différentes structures en place acctuellement en Suisse, comme Champ Dollon...). &amp;quot;L&#039;expérience inverse est une réalité depuis une trentaine d&#039;années. On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Le nouveau cadre dans lequel ils se retrouvent ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins strictes&amp;quot;(rapporté de l&#039;inteview donné au courrier).&lt;br /&gt;
La sécurité dans ces prisons pour majeurs est bien plus renforcée, ainsi que le sont la répression et l&#039;isolement.&lt;br /&gt;
Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de Torrente,J, &amp;quot;La maltraitance&amp;quot;,hommes et perspectives. Cette ouvrage traite des effets psychologiques due à la maltraitance . &lt;br /&gt;
Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La strucure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. Les structures dont les mineurs auraient tant besoin sont absentes. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière (REFERENCE). Depuis de nombreuses années des mineurs sont détenus tant dans la prisons de Champ-Dollon qu&#039;à la maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc (GE). Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est aujourd&#039;hui devenue la norme. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissemnet privatifs de liberté pour adultes contrevient directement à plusieurs conventions internationnales dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dû à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. &lt;br /&gt;
Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux. Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. &lt;br /&gt;
Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot; C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD). &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; (REFERENCE: est-ce  un entretien? Si c&#039;est le cas il faudra présenter votre mtéhodologie!) &lt;br /&gt;
M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux,  mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer.&lt;br /&gt;
Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. En effet, en fin d&#039;année 2003, 43 mineurs étaient placés dans des prisons pour adultes, dont 31 à Genève. Mais ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droites de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toute les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissement pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus dédut mai 2006 la surpopulation est devenu intolérable (peut-être rapporter les événements). Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, ils sont actuellement autour des 500 détenus. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable.&lt;br /&gt;
Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inauguré le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine. Le problème n&#039;est donc pas résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation et les maltraitances plus généralement sont des freins pour le développement des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, cela est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, il risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les ojectifs que tentent d&#039;atteindre les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineurs à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dues à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subit pas de mauvais traitement durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Pour que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby, directeur de la Croisée)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance à de l&#039;influence sur le développement, l&#039;image du corps est modifié par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation et le suicide.&lt;br /&gt;
Pour éviter de tel abus,notamment sexuel, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélangers dans les cellules et lors des douches (comme nous l&#039;a rapporté le directeur de la Croisée durant son interview). Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visite que les majeurs. Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y pert du temps de visite, mineurs inclus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Cl&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Les prisons (EST-CE VRAIMENT LES PRISONS?) ont souvent meilleur temps de veiller à ce que les informations ne filtrent pas dans les médias. On retrouve très rarement le terme maltraitance dans un article sur la prison. On décrit souvent les conditions sans pour autant les qualifier de mauvais traitement.&lt;br /&gt;
Le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Cela n&#039;est pas une manière de lui rendre service. Un jeune qui a déjà de nombreux problèmes doit encore être exclu du système scolaire. Cette isolement (OU EXCLUSION?) n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple de bien-traitance…..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Solutions possible….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite et améliorations a venir...(André)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Petites idées de questionnement notamment pour la conlusion&lt;br /&gt;
Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération de mineurs, en faire un principe absolu? décriminaliser les délits commis par les mineurs pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs existe, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. &lt;br /&gt;
Solutions alternatives souvent insuffisantes, pas assez souples&lt;br /&gt;
Peut on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave? &lt;br /&gt;
Quelques idées d&#039;alternatives à l&#039;incarcération:&lt;br /&gt;
familles d accueil&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3421</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
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		<updated>2006-05-27T14:02:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge, du travail agricole ou au placement en maison de correction du 19eme sciécle, nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier . A l&#039;heure actuelle, il existent en Suisse, plusieurs centre sde détention pour mineurs (par exemple La Clairière à Vernier (GE)), mais pour cause de surnombre, certains mineurs peuvetn aussi être placés dans des prison pour adultes (Champ-Dollon). Entre surpopulation et prise en charge qui ne respecte pas les droits de l&#039;enfat, nous nous sommes demandés si les structures carcérales étaient réellment à apte à prendre en charge les mineurs de manière adéquate et respectueuse deleurs développment.  &lt;br /&gt;
Après un temps de reflexion et la lecture de différents ouvrage, nous avons pris le parti de partir du principe la place d&#039;un mineur n&#039;es tpas en prison. Des lors qu&#039;un mineurs est incarcérés, nous pouvons donc parler de maltraitance, un première forme de maltraitance à laquelle s&#039;ajoutent des condtions des détentions pas toujours respectueuses des convetion internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter..&lt;br /&gt;
Dans un souci de clarté, nous définirons dans un premier temps les concetps utilisés: mineurs, maltraitance et prison. En partant de ses différentes définitions nous essayerons de mettre en lumière le construction du problème social des mineurs en prisons et les différents acteurs qui s&#039;y intéresse. Puis, nous nous sommes appuyés sur l&#039;actualité afin de penser les tableaux de la situation actuelle en Suisse romande, en évoquant toutes formes de maltraitance subies par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. Nous nous sommes également intéressés aux événements récents à Champ-Dollon et à leur raison d&#039;être. (A VOIR)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du problème social&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l’on a choisi de montrer cette problématique à différentes époques de l’histoire humaine, ce n’est pas sans surmonter quelques difficultés. Plus on remonte dans le passé de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d’égarement dû au manque d’informations. C’est pourquoi, nous commencerons avec la question de l’enfermement pour nous mènera à celle qui nous intéresse en particulier, la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’enfermement est une action qui a existé en tous temps, peut-être le nommait-on de façon différente selon les époques, il en reste que l’enfermement fut, est et sera une réalité pour certains.  Déjà au 5ème siècle, les couvents tenaient entre autres cette fonction. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. La politique de « grand renfermement des pauvres» entre le 16ème et 17ème donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pécheur de ces hommes. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d’un renouveau morale. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d’enfermement par excellence, fit son apparition. Elle est apparue pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs aux criminels. Parallèlement, il est intéressant de signaler l’émergence du rapport « bientraitance » « maltraitance » dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. la décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commençaient à s’élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l’expérience des galères pour les enfants et femmes !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n’arrêtait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.&lt;br /&gt;
Il y avait évidemment dans cette prolifération d’idées des contradictions, dont certaines allaient avoir des répercussions sur notre objet d’étude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
D’un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. L’idée que l’individu entièrement conçu avant de naître était prise au sérieux. D’où les interprétations de l’époque sur « l’enfant vicieux » ou « le criminel né » invitaient à les enfermer à vie, car leurs penchants délictueux étaient d’origine héréditaire. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu’elles ne puissent se reproduire. De l’autre côté, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L’individu était maître de lui-même, plus soumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, il développa et défendit l’idée de protéger l’enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout autant significative , celle de l’éducabilité de l’homme à travers le cas de l’enfant sauvage de l’Aveyron.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un tel contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de « redressement ». L’ouvrage de l’Italien Cesare Beccaria intitulé « des délits et des peines, écrit en 1764, connaît un énorme succès. Il demande des peines plus légères, plus humaines pour les prisonniers, et le contexte est suffisamment prêt à recevoir cette idée nouvelle. Cette fois la problématique passe d’un stade primaire à second, son amplification à travers le média de l’époque, c’est-à-dire le livre, produit la publicité nécessaire à donner un nouvel élan à l’amélioration des traitements dans les prisons. Deux problèmes se posent à la suite de cette première évolution des traitements  ; le mélange des genres en prison. Hommes, femmes et enfants se côtoient dans un même établissement et l’on craint d’éventuelles « contaminations morales » et puis, la question de l’isolement, ça devient problématique. Deux problèmes que la société interprète et traite implicitement en tant que maltraitance. Le problème de genre vient raviver la question qui nous intéresse ici, c’est-à-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et ce fait illustre bien l’intérêt qui existait déjà à cette époque pour le bon traitement de cette catégorie d’individus. Les mineurs prennent alors une nouvelle direction, celle d’un établissement qui leur est dorénavant réservé, une école de préservation, autrement dit une prison pour mineur ou une maison de correction. Ils seront traités différemment, avec un peu plus de liberté, d’espace, dans une atmosphère plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l’esprit religieux qu’on souhaite transmettre à ces jeunes ne sera pas oublié. Malgré tout, bien que les traitements aillent changé, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qui s&#039;intéressent a la maltraitance des mineurs en prsion?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développment et du bon environnement est permanent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 à force de loi. En plus de la contrainte juridique, qui n&#039;est pas toujours respectée, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique résolument novateur en proposant une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être considéré comme acteur de sa propre vie.De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;&amp;quot;intérêt supérieur de l&#039;enfant&amp;quot; affirmée à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra retnier les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation, toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noté qu&#039; une Convention engage les États signataires à mettre en œuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certains des nombres des droist édictés dans la convention peuvent s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certains aléas des articles d&#039;intéressent directement aux situations de détentions, à titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être basée sur l&#039;intérêt supérieur de celui-si et tenir compte de con opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protectionet les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développment de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être protegé contre les immixtions dasn sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondanse et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son mileu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dasn un établissment approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitments cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;aovir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaus respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que ce est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise ne détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises dirons nous, condtions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution possible et d&#039;une durée aussi limitée que possible, il ne doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulère qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il smeble que l&#039;application de de ce droit doitêtre poursuivit même en détention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question du respect des droits de l&#039;enfant et des mauvais traitements dans les centres de détentions est un souci important de &#039;lassociation Amnesty international. &lt;br /&gt;
Sur leur site internet, dans la rubrique &amp;quot;Agir&amp;quot; on pourra trouver une page concernant ces mauvais traitments qui vise à sensibliser les gens aux problèmes en les mettant en lumière. Dans ce premier,  On critique l&#039;enfermement des mineurs dasn des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins, et qui ne leur assure pas la protection à laquelle ils ont droit. En effet, les centres de détentions pour mineurs se révèlent être inadaptés à l&#039;accueil d&#039;enfants dans la mesure où ils seraiant bien souvent vétustes et pourraient mettre ne danger la santé des occupants des lieux. De plus, on ajoute à cela que les lieux en question sont bien souvent surpeuplés, ce qui oblige une grande proximité entre les détenus. Les enfats vivent donc en dehors du respect de leur intimé et dans des conditions sanitaires douteuses. A cause de cette surpopulation, certains mineurs sont même enfermés dasn des prisons réservés aux adultes, loin du repect de la Convention internationale des droits de l&#039;enfant.Ce mélange, en plus du fait de réprésenter un risque important pour les mineurs: violences sexuelles et physiques, est d&#039;autant plus grave que ces prisons sont bien souvent elles aussi surpeuplées, c&#039;est le cas de la prison de Champ-Dollon. Les auteurs du texte (non nommés) s&#039;appuient sur des normes universellement reconnues qui disposent que les détenus mineurs doivent être séparés des détenus adultes, pour pointer du doigt un grand nombre de pays dans lesquels cette séparation n&#039;est pas effective. La Suisse en fait partie à certains moments de surcharge dans les centres de détentions pour mineurs. La surpopulation &amp;quot;chronique&amp;quot; constitue un des facteurs les plus répandus, qui engendre des conditions de détention qui mettent en jeu la santé et la sécurité des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty internatiolnal soulève ces différents points de manière beaucoup plus pointue dans son rapport annuel de 2000 &amp;quot;Enfant torturés, des victimes trop souvent oubliées&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*3&#039;&#039;&#039;Réalité Suisse et genevoise&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&#039;&#039;De leurs prise en charge à leur maltraitance&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes délinquants et criminels. Les centres de détention ont comme but de protéger les mineurs, pour cela on a jugé bon de les séparer de la société. La société est représenté par le groupe dominant qui fixe les règles et les normes à respecter. Les individus qui ne respecte pas ces normes sont montré du doit et mis en marge.  Cette société a peur de ces dévients, elle craint que les jeunes délinquants &amp;quot;infectent&amp;quot; le reste de la société qui est encore saine. Pour suivre cet objectif, la société a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code pénal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de libeté doit exercer une action éducative sur les personnes privée de liberté et préparer le retour à la vie libre. Enfermement doit être un moyen pour le délinquent ou el criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger le jeunes en donnant une réponse aux actes violents ou délictueux. Ces lois doivent punire mais pas maltraiter les dévients.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 60 se sont crées les premières prisons pour mineurs. On sépare déjà depuis le 19ème les détenus majeurs des mineurs. On veut éviter les mélanges qui ne sont pas bénéfique pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitement. Durant le 19ème l&#039;enfant a une certaine valeur qu&#039;il ne faut pas gâcher. Comme les philanthropes on préfère les mettres au travail. On veut les redresser et en faire des citoyens utile à la société.&lt;br /&gt;
Vers la fin du 19ème et dans le 20ème siècle on retourne vers un enfermement des déviants. Les mineurs sont mis dans des familles, des maisons de corrections et parfois aussi par faute de place ou pour des cas problématiques dans les prisons pour majeurs. Même si cela est sensé être à titre exceptionnel on retrouve presque constament quelque mineurs dans ces établissement où ils n&#039;ont pourtant rien à faire.&lt;br /&gt;
St-Antoine était la prison utilisée à Genève depuis le 1712 la date de sa construction. St-Antoine passa le relait à Champ-Dollon en 1977. Depuis le début du 20ème siècle jusqu&#039;à nos jours on retrouve des mineurs dans des lieux prévus uniquement pour des majeurs. Des faits qu&#039;on retrouve dans le travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, Chloé MEIER, Sébastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995. Mais également dans les statistiques acctuel de Champ-Dollon ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby acctuel directeur de la prison préventive la Croisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairière&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre éducatif pour adolescents. Les mineurs y sont détenus pour des périodes courtes,  allant de 1 jours à 1 an. Cependant, la création de la Clairière ne résoud pas le problème, car on retrouve systématiquement des mineurs dans les établissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple à Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tirés des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;année 2003 peut nous donner une image de l&#039;ampleur du phénomène.&lt;br /&gt;
Durant l&#039;année 2003 à Champ-Dollon :&lt;br /&gt;
*2&#039;551 personnes ont été incarcérées soit&lt;br /&gt;
*2&#039;347 hommes dont 281 mineurs&lt;br /&gt;
*204 femmes dont 8 mineurs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons déjà exliqué, l&#039;enfermement de mineurs dans des prison constitue déjà, en tant que tel, une sorte de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039;. Cette dernière est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelque années la situation c&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview. Il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. En effet, les leaders n&#039;hésitent pas à monter certains détenus contre d&#039;autres. On retrouve aussi de la maltraitanc contre les éducateurs, qui subissent des agressions verbales et parfois même physiques de la part des jeunes détenus. Les jeunes se sentent tout puissants et n&#039;ont plus de limites dans leur paroles et leur agissement physique. Cette maltraitance exercée par les mineurs sur l&#039;autorité de la prison, également rapportée par M. Aeby (directeur de la préventive la Croisée VD et ancien educateur à la Clairière), est un problème important mais que nous n&#039;allons pas traiter dans ce travail.&lt;br /&gt;
Les débordements en question ont poussé la direction de la Clairère à faire venir des gardiens de Champ-Dollon (il faudra préciser dans une autre partie les différentes structures en place acctuellement en Suisse, comme Champ Dollon...). &amp;quot;L&#039;expérience inverse est une réalité depuis une trentaine d&#039;années. On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Le nouveau cadre dans lequel ils se retrouvent ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins strictes&amp;quot;(rapporté de l&#039;inteview donné au courrier).&lt;br /&gt;
La sécurité dans ces prisons pour majeurs est bien plus renforcée, ainsi que le sont la répression et l&#039;isolement.&lt;br /&gt;
Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de Torrente,J, &amp;quot;La maltraitance&amp;quot;,hommes et perspectives. Cette ouvrage traite des effets psychologiques due à la maltraitance . &lt;br /&gt;
Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La strucure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. Les structures dont les mineurs auraient tant besoin sont absentes. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière (REFERENCE). Depuis de nombreuses années des mineurs sont détenus tant dans la prisons de Champ-Dollon qu&#039;à la maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc (GE). Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est aujourd&#039;hui devenue la norme. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissemnet privatifs de liberté pour adultes contrevient directement à plusieurs conventions internationnales dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dû à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. &lt;br /&gt;
Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux. Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. &lt;br /&gt;
Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot; C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD). &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; (REFERENCE: est-ce  un entretien? Si c&#039;est le cas il faudra présenter votre mtéhodologie!) &lt;br /&gt;
M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux,  mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer.&lt;br /&gt;
Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. En effet, en fin d&#039;année 2003, 43 mineurs étaient placés dans des prisons pour adultes, dont 31 à Genève. Mais ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droites de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toute les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissement pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus dédut mai 2006 la surpopulation est devenu intolérable (peut-être rapporter les événements). Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, ils sont actuellement autour des 500 détenus. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable.&lt;br /&gt;
Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inauguré le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine. Le problème n&#039;est donc pas résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation et les maltraitances plus généralement sont des freins pour le développement des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, cela est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, il risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les ojectifs que tentent d&#039;atteindre les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineurs à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dues à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subit pas de mauvais traitement durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Pour que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby, directeur de la Croisée)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance à de l&#039;influence sur le développement, l&#039;image du corps est modifié par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation et le suicide.&lt;br /&gt;
Pour éviter de tel abus,notamment sexuel, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélangers dans les cellules et lors des douches (comme nous l&#039;a rapporté le directeur de la Croisée durant son interview). Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visite que les majeurs. Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y pert du temps de visite, mineurs inclus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Cl&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Les prisons (EST-CE VRAIMENT LES PRISONS?) ont souvent meilleur temps de veiller à ce que les informations ne filtrent pas dans les médias. On retrouve très rarement le terme maltraitance dans un article sur la prison. On décrit souvent les conditions sans pour autant les qualifier de mauvais traitement.&lt;br /&gt;
Le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Cela n&#039;est pas une manière de lui rendre service. Un jeune qui a déjà de nombreux problèmes doit encore être exclu du système scolaire. Cette isolement (OU EXCLUSION?) n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple de bien-traitance…..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Solutions possible….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite et améliorations a venir...(André)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Petites idées de questionnement notamment pour la conlusion&lt;br /&gt;
Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération de mineurs, en faire un principe absolu? décriminaliser les délits commis par les mineurs pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs existe, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. &lt;br /&gt;
Solutions alternatives souvent insuffisantes, pas assez souples&lt;br /&gt;
Peut on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave? &lt;br /&gt;
Quelques idées d&#039;alternatives à l&#039;incarcération:&lt;br /&gt;
familles d accueil&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3420</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3420"/>
		<updated>2006-05-27T13:42:16Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge, du travail agricole ou au placement en maison de correction du 19eme sciécle, nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier . A l&#039;heure actuelle, il existent en Suisse, plusieurs centre sde détention pour mineurs (par exemple La Clairière à Vernier (GE)), mais pour cause de surnombre, certains mineurs peuvetn aussi être placés dans des prison pour adultes (Champ-Dollon). Entre surpopulation et prise en charge qui ne respecte pas les droits de l&#039;enfat, nous nous sommes demandés si les structures carcérales étaient réellment à apte à prendre en charge les mineurs de manière adéquate et respectueuse deleurs développment.  &lt;br /&gt;
Après un temps de reflexion et la lecture de différents ouvrage, nous avons pris le parti de partir du principe la place d&#039;un mineur n&#039;es tpas en prison. Des lors qu&#039;un mineurs est incarcérés, nous pouvons donc parler de maltraitance, un première forme de maltraitance à laquelle s&#039;ajoutent des condtions des détentions pas toujours respectueuses des convetion internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter..&lt;br /&gt;
Dans un souci de clarté, nous définirons dans un premier temps les concetps utilisés: mineurs, maltraitance et prison. En partant de ses différentes définitions nous essayerons de mettre en lumière le construction du problème social des mineurs en prisons et les différents acteurs qui s&#039;y intéresse. Puis, nous nous sommes appuyés sur l&#039;actualité afin de penser les tableaux de la situation actuelle en Suisse romande, en évoquant toutes formes de maltraitance subies par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. Nous nous sommes également intéressés aux événements récents à Champ-Dollon et à leur raison d&#039;être. (A VOIR)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du problème social&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l’on a choisi de montrer cette problématique à différentes époques de l’histoire humaine, ce n’est pas sans surmonter quelques difficultés. Plus on remonte dans le passé de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d’égarement dû au manque d’informations. C’est pourquoi, nous commencerons avec la question de l’enfermement pour nous mènera à celle qui nous intéresse en particulier, la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’enfermement est une action qui a existé en tous temps, peut-être le nommait-on de façon différente selon les époques, il en reste que l’enfermement fut, est et sera une réalité pour certains.  Déjà au 5ème siècle, les couvents tenaient entre autres cette fonction. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. La politique de « grand renfermement des pauvres» entre le 16ème et 17ème donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pécheur de ces hommes. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d’un renouveau morale. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d’enfermement par excellence, fit son apparition. Elle est apparue pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs aux criminels. Parallèlement, il est intéressant de signaler l’émergence du rapport « bientraitance » « maltraitance » dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. la décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commençaient à s’élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l’expérience des galères pour les enfants et femmes !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n’arrêtait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.&lt;br /&gt;
Il y avait évidemment dans cette prolifération d’idées des contradictions, dont certaines allaient avoir des répercussions sur notre objet d’étude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
D’un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. L’idée que l’individu entièrement conçu avant de naître était prise au sérieux. D’où les interprétations de l’époque sur « l’enfant vicieux » ou « le criminel né » invitaient à les enfermer à vie, car leurs penchants délictueux étaient d’origine héréditaire. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu’elles ne puissent se reproduire. De l’autre côté, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L’individu était maître de lui-même, plus soumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, il développa et défendit l’idée de protéger l’enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout autant significative , celle de l’éducabilité de l’homme à travers le cas de l’enfant sauvage de l’Aveyron.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un tel contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de « redressement ». L’ouvrage de l’Italien Cesare Beccaria intitulé « des délits et des peines, écrit en 1764, connaît un énorme succès. Il demande des peines plus légères, plus humaines pour les prisonniers, et le contexte est suffisamment prêt à recevoir cette idée nouvelle. Cette fois la problématique passe d’un stade primaire à second, son amplification à travers le média de l’époque, c’est-à-dire le livre, produit la publicité nécessaire à donner un nouvel élan à l’amélioration des traitements dans les prisons. Deux problèmes se posent à la suite de cette première évolution des traitements  ; le mélange des genres en prison. Hommes, femmes et enfants se côtoient dans un même établissement et l’on craint d’éventuelles « contaminations morales » et puis, la question de l’isolement, ça devient problématique. Deux problèmes que la société interprète et traite implicitement en tant que maltraitance. Le problème de genre vient raviver la question qui nous intéresse ici, c’est-à-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et ce fait illustre bien l’intérêt qui existait déjà à cette époque pour le bon traitement de cette catégorie d’individus. Les mineurs prennent alors une nouvelle direction, celle d’un établissement qui leur est dorénavant réservé, une école de préservation, autrement dit une prison pour mineur ou une maison de correction. Ils seront traités différemment, avec un peu plus de liberté, d’espace, dans une atmosphère plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l’esprit religieux qu’on souhaite transmettre à ces jeunes ne sera pas oublié. Malgré tout, bien que les traitements aillent changé, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qui s&#039;intéressent a la maltraitance des mineurs en prsion?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développment et du bon environnement est permanent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 à force de loi. En plus de la contrainte juridique, qui n&#039;est pas toujours respectée, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique résolument novateur en proposant une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être considéré comme acteur de sa propre vie.De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;&amp;quot;intérêt supérieur de l&#039;enfant&amp;quot; affirmée à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra retnier les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation, toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noté qu&#039; une Convention engage les États signataires à mettre en œuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un certains des nombes des drtois édictés dasn la convention peuvent s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certaines aléas des article d&#039;intéressent directement aux situations de détentions, à titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être basée sur l&#039;intérêt supérieur de celui-si et tenir compte de con opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protectionet les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développment de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être protegé contre les immixtions dasn sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondanse et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son mileu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dasn un établissment approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitments cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;aovir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaus respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que ce est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise ne détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises dirons nous, condtions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution possible et d&#039;une durée aussi limitée que possible, il ne doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulère qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il smeble que l&#039;application de de ce droit doitêtre poursuivit même en détention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*3&#039;&#039;&#039;Réalité Suisse et genevoise&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&#039;&#039;De leurs prise en charge à leur maltraitance&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes délinquants et criminels. Les centres de détention ont comme but de protéger les mineurs, pour cela on a jugé bon de les séparer de la société. La société est représenté par le groupe dominant qui fixe les règles et les normes à respecter. Les individus qui ne respecte pas ces normes sont montré du doit et mis en marge.  Cette société a peur de ces dévients, elle craint que les jeunes délinquants &amp;quot;infectent&amp;quot; le reste de la société qui est encore saine. Pour suivre cet objectif, la société a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code pénal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de libeté doit exercer une action éducative sur les personnes privée de liberté et préparer le retour à la vie libre. Enfermement doit être un moyen pour le délinquent ou el criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger le jeunes en donnant une réponse aux actes violents ou délictueux. Ces lois doivent punire mais pas maltraiter les dévients.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 60 se sont crées les premières prisons pour mineurs. On sépare déjà depuis le 19ème les détenus majeurs des mineurs. On veut éviter les mélanges qui ne sont pas bénéfique pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitement. Durant le 19ème l&#039;enfant a une certaine valeur qu&#039;il ne faut pas gâcher. Comme les philanthropes on préfère les mettres au travail. On veut les redresser et en faire des citoyens utile à la société.&lt;br /&gt;
Vers la fin du 19ème et dans le 20ème siècle on retourne vers un enfermement des déviants. Les mineurs sont mis dans des familles, des maisons de corrections et parfois aussi par faute de place ou pour des cas problématiques dans les prisons pour majeurs. Même si cela est sensé être à titre exceptionnel on retrouve presque constament quelque mineurs dans ces établissement où ils n&#039;ont pourtant rien à faire.&lt;br /&gt;
St-Antoine était la prison utilisée à Genève depuis le 1712 la date de sa construction. St-Antoine passa le relait à Champ-Dollon en 1977. Depuis le début du 20ème siècle jusqu&#039;à nos jours on retrouve des mineurs dans des lieux prévus uniquement pour des majeurs. Des faits qu&#039;on retrouve dans le travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, Chloé MEIER, Sébastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995. Mais également dans les statistiques acctuel de Champ-Dollon ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby acctuel directeur de la prison préventive la Croisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairière&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre éducatif pour adolescents. Les mineurs y sont détenus pour des périodes courtes,  allant de 1 jours à 1 an. Cependant, la création de la Clairière ne résoud pas le problème, car on retrouve systématiquement des mineurs dans les établissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple à Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tirés des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;année 2003 peut nous donner une image de l&#039;ampleur du phénomène.&lt;br /&gt;
Durant l&#039;année 2003 à Champ-Dollon :&lt;br /&gt;
*2&#039;551 personnes ont été incarcérées soit&lt;br /&gt;
*2&#039;347 hommes dont 281 mineurs&lt;br /&gt;
*204 femmes dont 8 mineurs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons déjà exliqué, l&#039;enfermement de mineurs dans des prison constitue déjà, en tant que tel, une sorte de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039;. Cette dernière est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelque années la situation c&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview. Il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. En effet, les leaders n&#039;hésitent pas à monter certains détenus contre d&#039;autres. On retrouve aussi de la maltraitanc contre les éducateurs, qui subissent des agressions verbales et parfois même physiques de la part des jeunes détenus. Les jeunes se sentent tout puissants et n&#039;ont plus de limites dans leur paroles et leur agissement physique. Cette maltraitance exercée par les mineurs sur l&#039;autorité de la prison, également rapportée par M. Aeby (directeur de la préventive la Croisée VD et ancien educateur à la Clairière), est un problème important mais que nous n&#039;allons pas traiter dans ce travail.&lt;br /&gt;
Les débordements en question ont poussé la direction de la Clairère à faire venir des gardiens de Champ-Dollon (il faudra préciser dans une autre partie les différentes structures en place acctuellement en Suisse, comme Champ Dollon...). &amp;quot;L&#039;expérience inverse est une réalité depuis une trentaine d&#039;années. On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Le nouveau cadre dans lequel ils se retrouvent ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins strictes&amp;quot;(rapporté de l&#039;inteview donné au courrier).&lt;br /&gt;
La sécurité dans ces prisons pour majeurs est bien plus renforcée, ainsi que le sont la répression et l&#039;isolement.&lt;br /&gt;
Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de Torrente,J, &amp;quot;La maltraitance&amp;quot;,hommes et perspectives. Cette ouvrage traite des effets psychologiques due à la maltraitance . &lt;br /&gt;
Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La strucure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. Les structures dont les mineurs auraient tant besoin sont absentes. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière (REFERENCE). Depuis de nombreuses années des mineurs sont détenus tant dans la prisons de Champ-Dollon qu&#039;à la maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc (GE). Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est aujourd&#039;hui devenue la norme. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissemnet privatifs de liberté pour adultes contrevient directement à plusieurs conventions internationnales dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dû à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. &lt;br /&gt;
Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux. Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. &lt;br /&gt;
Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot; C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD). &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; (REFERENCE: est-ce  un entretien? Si c&#039;est le cas il faudra présenter votre mtéhodologie!) &lt;br /&gt;
M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux,  mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer.&lt;br /&gt;
Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. En effet, en fin d&#039;année 2003, 43 mineurs étaient placés dans des prisons pour adultes, dont 31 à Genève. Mais ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droites de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toute les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissement pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus dédut mai 2006 la surpopulation est devenu intolérable (peut-être rapporter les événements). Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, ils sont actuellement autour des 500 détenus. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable.&lt;br /&gt;
Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inauguré le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine. Le problème n&#039;est donc pas résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation et les maltraitances plus généralement sont des freins pour le développement des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, cela est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, il risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les ojectifs que tentent d&#039;atteindre les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineurs à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dues à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subit pas de mauvais traitement durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Pour que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby, directeur de la Croisée)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance à de l&#039;influence sur le développement, l&#039;image du corps est modifié par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation et le suicide.&lt;br /&gt;
Pour éviter de tel abus,notamment sexuel, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélangers dans les cellules et lors des douches (comme nous l&#039;a rapporté le directeur de la Croisée durant son interview). Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visite que les majeurs. Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y pert du temps de visite, mineurs inclus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Cl&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Les prisons (EST-CE VRAIMENT LES PRISONS?) ont souvent meilleur temps de veiller à ce que les informations ne filtrent pas dans les médias. On retrouve très rarement le terme maltraitance dans un article sur la prison. On décrit souvent les conditions sans pour autant les qualifier de mauvais traitement.&lt;br /&gt;
Le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Cela n&#039;est pas une manière de lui rendre service. Un jeune qui a déjà de nombreux problèmes doit encore être exclu du système scolaire. Cette isolement (OU EXCLUSION?) n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple de bien-traitance…..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Solutions possible….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite et améliorations a venir...(André)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Petites idées de questionnement notamment pour la conlusion&lt;br /&gt;
Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération de mineurs, en faire un principe absolu? décriminaliser les délits commis par les mineurs pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs existe, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. &lt;br /&gt;
Solutions alternatives souvent insuffisantes, pas assez souples&lt;br /&gt;
Peut on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave? &lt;br /&gt;
Quelques idées d&#039;alternatives à l&#039;incarcération:&lt;br /&gt;
familles d accueil&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3418</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3418"/>
		<updated>2006-05-27T13:41:08Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge, du travail agricole ou au placement en maison de correction du 19eme sciécle, nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier . A l&#039;heure actuelle, il existent en Suisse, plusieurs centre sde détention pour mineurs (par exemple La Clairière à Vernier (GE)), mais pour cause de surnombre, certains mineurs peuvetn aussi être placés dans des prison pour adultes (Champ-Dollon). Entre surpopulation et prise en charge qui ne respecte pas les droits de l&#039;enfat, nous nous sommes demandés si les structures carcérales étaient réellment à apte à prendre en charge les mineurs de manière adéquate et respectueuse deleurs développment.  &lt;br /&gt;
Après un temps de reflexion et la lecture de différents ouvrage, nous avons pris le parti de partir du principe la place d&#039;un mineur n&#039;es tpas en prison. Des lors qu&#039;un mineurs est incarcérés, nous pouvons donc parler de maltraitance, un première forme de maltraitance à laquelle s&#039;ajoutent des condtions des détentions pas toujours respectueuses des convetion internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter..&lt;br /&gt;
Dans un souci de clarté, nous définirons dans un premier temps les concetps utilisés: mineurs, maltraitance et prison. En partant de ses différentes définitions nous essayerons de mettre en lumière le construction du problème social des mineurs en prisons et les différents acteurs qui s&#039;y intéresse. Puis, nous nous sommes appuyés sur l&#039;actualité afin de penser les tableaux de la situation actuelle en Suisse romande, en évoquant toutes formes de maltraitance subies par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. Nous nous sommes également intéressés aux événements récents à Champ-Dollon et à leur raison d&#039;être. (A VOIR)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du problème social&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l’on a choisi de montrer cette problématique à différentes époques de l’histoire humaine, ce n’est pas sans surmonter quelques difficultés. Plus on remonte dans le passé de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d’égarement dû au manque d’informations. C’est pourquoi, nous commencerons avec la question de l’enfermement pour nous mènera à celle qui nous intéresse en particulier, la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’enfermement est une action qui a existé en tous temps, peut-être le nommait-on de façon différente selon les époques, il en reste que l’enfermement fut, est et sera une réalité pour certains.  Déjà au 5ème siècle, les couvents tenaient entre autres cette fonction. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. La politique de « grand renfermement des pauvres» entre le 16ème et 17ème donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pécheur de ces hommes. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d’un renouveau morale. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d’enfermement par excellence, fit son apparition. Elle est apparue pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs aux criminels. Parallèlement, il est intéressant de signaler l’émergence du rapport « bientraitance » « maltraitance » dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. la décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commençaient à s’élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l’expérience des galères pour les enfants et femmes !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n’arrêtait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.&lt;br /&gt;
Il y avait évidemment dans cette prolifération d’idées des contradictions, dont certaines allaient avoir des répercussions sur notre objet d’étude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
D’un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. L’idée que l’individu entièrement conçu avant de naître était prise au sérieux. D’où les interprétations de l’époque sur « l’enfant vicieux » ou « le criminel né » invitaient à les enfermer à vie, car leurs penchants délictueux étaient d’origine héréditaire. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu’elles ne puissent se reproduire. De l’autre côté, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L’individu était maître de lui-même, plus soumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, il développa et défendit l’idée de protéger l’enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout autant significative , celle de l’éducabilité de l’homme à travers le cas de l’enfant sauvage de l’Aveyron.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un tel contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de « redressement ». L’ouvrage de l’Italien Cesare Beccaria intitulé « des délits et des peines, écrit en 1764, connaît un énorme succès. Il demande des peines plus légères, plus humaines pour les prisonniers, et le contexte est suffisamment prêt à recevoir cette idée nouvelle. Cette fois la problématique passe d’un stade primaire à second, son amplification à travers le média de l’époque, c’est-à-dire le livre, produit la publicité nécessaire à donner un nouvel élan à l’amélioration des traitements dans les prisons. Deux problèmes se posent à la suite de cette première évolution des traitements  ; le mélange des genres en prison. Hommes, femmes et enfants se côtoient dans un même établissement et l’on craint d’éventuelles « contaminations morales » et puis, la question de l’isolement, ça devient problématique. Deux problèmes que la société interprète et traite implicitement en tant que maltraitance. Le problème de genre vient raviver la question qui nous intéresse ici, c’est-à-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et ce fait illustre bien l’intérêt qui existait déjà à cette époque pour le bon traitement de cette catégorie d’individus. Les mineurs prennent alors une nouvelle direction, celle d’un établissement qui leur est dorénavant réservé, une école de préservation, autrement dit une prison pour mineur ou une maison de correction. Ils seront traités différemment, avec un peu plus de liberté, d’espace, dans une atmosphère plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l’esprit religieux qu’on souhaite transmettre à ces jeunes ne sera pas oublié. Malgré tout, bien que les traitements aillent changé, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qui s&#039;intéressent a la maltraitance des mineurs en prsion?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développment et du bon environnement est permanent.&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 à force de loi. En plus de la contrainte juridique, qui n&#039;est pas toujours respectée, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique résolument novateur en proposant une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être considéré comme acteur de sa propre vie.De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;&amp;quot;intérêt supérieur de l&#039;enfant&amp;quot; affirmée à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra retnier les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation, toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
Il est important de noté qu&#039; une Convention engage les États signataires à mettre en œuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
Si un certains des nombes des drtois édictés dasn la convention peuvent s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certaines aléas des article d&#039;intéressent directement aux situations de détentions, à titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 3: toute mesure concernant l&#039;enfant doit être basée sur l&#039;intérêt supérieur de celui-si et tenir compte de con opinion. L&#039;Etat doit assurer à l&#039;enfant la protectionet les soins nécessaires à son bien-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 6: l&#039;enfant à un droit inhérent à la vie et l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer la survie et le développment de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 16: l&#039;enfant doit être protegé contre les immixtions dasn sa vie privée, sa famille, son domicile et sa correspondanse et contre les atteintes illégales à son honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 20: l&#039;Etat à l&#039;obligation d&#039;assurer une protection spéciale à l&#039;enfant privé de son mileu familial, et de veiller à ce qu&#039;il bénéficie d&#039;une protection familiale de remplacement ou d&#039;un placement dasn un établissment approprié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 37: la torture, les peines ou traitments cruels, inhumains ou dégradants sont interdits. Sont également interdits, pour les mineurs, la peine capitale, l&#039;emprisonnement à vie et l&#039;arrestation ou la détention illégale ou arbitraire. Les mineurs condamnés sont séparés des détenus adultes, restent en contact avec leur famille et ont un accès rapide à l&#039;assistance juridique ou toute autre assistance appropriée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article 40: tout enfant suspecté ou reconnu coupable d&#039;aovir commis un délit a le droit de voir ses droits fondamentaus respectés et de bénéficier d&#039;une assistance juridique, ou de tout autre assistance  appropriée pour la préparation de sa défense. Chaque fois que ce est possible on évite de recourir à la procédure judiciaire et au placement en institution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise ne détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises dirons nous, condtions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution possible et d&#039;une durée aussi limitée que possible, il ne doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulère qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il smeble que l&#039;application de de ce droit doitêtre poursuivit même en détention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*3&#039;&#039;&#039;Réalité Suisse et genevoise&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&#039;&#039;De leurs prise en charge à leur maltraitance&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes délinquants et criminels. Les centres de détention ont comme but de protéger les mineurs, pour cela on a jugé bon de les séparer de la société. La société est représenté par le groupe dominant qui fixe les règles et les normes à respecter. Les individus qui ne respecte pas ces normes sont montré du doit et mis en marge.  Cette société a peur de ces dévients, elle craint que les jeunes délinquants &amp;quot;infectent&amp;quot; le reste de la société qui est encore saine. Pour suivre cet objectif, la société a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code pénal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de libeté doit exercer une action éducative sur les personnes privée de liberté et préparer le retour à la vie libre. Enfermement doit être un moyen pour le délinquent ou el criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger le jeunes en donnant une réponse aux actes violents ou délictueux. Ces lois doivent punire mais pas maltraiter les dévients.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 60 se sont crées les premières prisons pour mineurs. On sépare déjà depuis le 19ème les détenus majeurs des mineurs. On veut éviter les mélanges qui ne sont pas bénéfique pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitement. Durant le 19ème l&#039;enfant a une certaine valeur qu&#039;il ne faut pas gâcher. Comme les philanthropes on préfère les mettres au travail. On veut les redresser et en faire des citoyens utile à la société.&lt;br /&gt;
Vers la fin du 19ème et dans le 20ème siècle on retourne vers un enfermement des déviants. Les mineurs sont mis dans des familles, des maisons de corrections et parfois aussi par faute de place ou pour des cas problématiques dans les prisons pour majeurs. Même si cela est sensé être à titre exceptionnel on retrouve presque constament quelque mineurs dans ces établissement où ils n&#039;ont pourtant rien à faire.&lt;br /&gt;
St-Antoine était la prison utilisée à Genève depuis le 1712 la date de sa construction. St-Antoine passa le relait à Champ-Dollon en 1977. Depuis le début du 20ème siècle jusqu&#039;à nos jours on retrouve des mineurs dans des lieux prévus uniquement pour des majeurs. Des faits qu&#039;on retrouve dans le travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, Chloé MEIER, Sébastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995. Mais également dans les statistiques acctuel de Champ-Dollon ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby acctuel directeur de la prison préventive la Croisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairière&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre éducatif pour adolescents. Les mineurs y sont détenus pour des périodes courtes,  allant de 1 jours à 1 an. Cependant, la création de la Clairière ne résoud pas le problème, car on retrouve systématiquement des mineurs dans les établissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple à Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tirés des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;année 2003 peut nous donner une image de l&#039;ampleur du phénomène.&lt;br /&gt;
Durant l&#039;année 2003 à Champ-Dollon :&lt;br /&gt;
*2&#039;551 personnes ont été incarcérées soit&lt;br /&gt;
*2&#039;347 hommes dont 281 mineurs&lt;br /&gt;
*204 femmes dont 8 mineurs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons déjà exliqué, l&#039;enfermement de mineurs dans des prison constitue déjà, en tant que tel, une sorte de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039;. Cette dernière est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelque années la situation c&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview. Il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. En effet, les leaders n&#039;hésitent pas à monter certains détenus contre d&#039;autres. On retrouve aussi de la maltraitanc contre les éducateurs, qui subissent des agressions verbales et parfois même physiques de la part des jeunes détenus. Les jeunes se sentent tout puissants et n&#039;ont plus de limites dans leur paroles et leur agissement physique. Cette maltraitance exercée par les mineurs sur l&#039;autorité de la prison, également rapportée par M. Aeby (directeur de la préventive la Croisée VD et ancien educateur à la Clairière), est un problème important mais que nous n&#039;allons pas traiter dans ce travail.&lt;br /&gt;
Les débordements en question ont poussé la direction de la Clairère à faire venir des gardiens de Champ-Dollon (il faudra préciser dans une autre partie les différentes structures en place acctuellement en Suisse, comme Champ Dollon...). &amp;quot;L&#039;expérience inverse est une réalité depuis une trentaine d&#039;années. On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Le nouveau cadre dans lequel ils se retrouvent ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins strictes&amp;quot;(rapporté de l&#039;inteview donné au courrier).&lt;br /&gt;
La sécurité dans ces prisons pour majeurs est bien plus renforcée, ainsi que le sont la répression et l&#039;isolement.&lt;br /&gt;
Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de Torrente,J, &amp;quot;La maltraitance&amp;quot;,hommes et perspectives. Cette ouvrage traite des effets psychologiques due à la maltraitance . &lt;br /&gt;
Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La strucure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. Les structures dont les mineurs auraient tant besoin sont absentes. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière (REFERENCE). Depuis de nombreuses années des mineurs sont détenus tant dans la prisons de Champ-Dollon qu&#039;à la maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc (GE). Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est aujourd&#039;hui devenue la norme. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissemnet privatifs de liberté pour adultes contrevient directement à plusieurs conventions internationnales dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dû à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. &lt;br /&gt;
Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux. Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. &lt;br /&gt;
Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot; C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD). &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; (REFERENCE: est-ce  un entretien? Si c&#039;est le cas il faudra présenter votre mtéhodologie!) &lt;br /&gt;
M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux,  mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer.&lt;br /&gt;
Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. En effet, en fin d&#039;année 2003, 43 mineurs étaient placés dans des prisons pour adultes, dont 31 à Genève. Mais ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droites de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toute les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissement pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus dédut mai 2006 la surpopulation est devenu intolérable (peut-être rapporter les événements). Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, ils sont actuellement autour des 500 détenus. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable.&lt;br /&gt;
Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inauguré le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine. Le problème n&#039;est donc pas résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation et les maltraitances plus généralement sont des freins pour le développement des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, cela est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, il risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les ojectifs que tentent d&#039;atteindre les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineurs à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dues à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subit pas de mauvais traitement durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Pour que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby, directeur de la Croisée)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance à de l&#039;influence sur le développement, l&#039;image du corps est modifié par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation et le suicide.&lt;br /&gt;
Pour éviter de tel abus,notamment sexuel, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélangers dans les cellules et lors des douches (comme nous l&#039;a rapporté le directeur de la Croisée durant son interview). Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visite que les majeurs. Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y pert du temps de visite, mineurs inclus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Cl&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Les prisons (EST-CE VRAIMENT LES PRISONS?) ont souvent meilleur temps de veiller à ce que les informations ne filtrent pas dans les médias. On retrouve très rarement le terme maltraitance dans un article sur la prison. On décrit souvent les conditions sans pour autant les qualifier de mauvais traitement.&lt;br /&gt;
Le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Cela n&#039;est pas une manière de lui rendre service. Un jeune qui a déjà de nombreux problèmes doit encore être exclu du système scolaire. Cette isolement (OU EXCLUSION?) n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple de bien-traitance…..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Solutions possible….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite et améliorations a venir...(André)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Petites idées de questionnement notamment pour la conlusion&lt;br /&gt;
Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération de mineurs, en faire un principe absolu? décriminaliser les délits commis par les mineurs pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs existe, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. &lt;br /&gt;
Solutions alternatives souvent insuffisantes, pas assez souples&lt;br /&gt;
Peut on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave? &lt;br /&gt;
Quelques idées d&#039;alternatives à l&#039;incarcération:&lt;br /&gt;
familles d accueil&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3414</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3414"/>
		<updated>2006-05-27T13:26:52Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge, du travail agricole ou au placement en maison de correction du 19eme sciécle, nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier . A l&#039;heure actuelle, il existent en Suisse, plusieurs centre sde détention pour mineurs (par exemple La Clairière à Vernier (GE)), mais pour cause de surnombre, certains mineurs peuvetn aussi être placés dans des prison pour adultes (Champ-Dollon). Entre surpopulation et prise en charge qui ne respecte pas les droits de l&#039;enfat, nous nous sommes demandés si les structures carcérales étaient réellment à apte à prendre en charge les mineurs de manière adéquate et respectueuse deleurs développment.  &lt;br /&gt;
Après un temps de reflexion et la lecture de différents ouvrage, nous avons pris le parti de partir du principe la place d&#039;un mineur n&#039;es tpas en prison. Des lors qu&#039;un mineurs est incarcérés, nous pouvons donc parler de maltraitance, un première forme de maltraitance à laquelle s&#039;ajoutent des condtions des détentions pas toujours respectueuses des convetion internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter..&lt;br /&gt;
Dans un souci de clarté, nous définirons dans un premier temps les concetps utilisés: mineurs, maltraitance et prison. En partant de ses différentes définitions nous essayerons de mettre en lumière le construction du problème social des mineurs en prisons et les différents acteurs qui s&#039;y intéresse. Puis, nous nous sommes appuyés sur l&#039;actualité afin de penser les tableaux de la situation actuelle en Suisse romande, en évoquant toutes formes de maltraitance subies par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. Nous nous sommes également intéressés aux événements récents à Champ-Dollon et à leur raison d&#039;être. (A VOIR)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du problème social&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l’on a choisi de montrer cette problématique à différentes époques de l’histoire humaine, ce n’est pas sans surmonter quelques difficultés. Plus on remonte dans le passé de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d’égarement dû au manque d’informations. C’est pourquoi, nous commencerons avec la question de l’enfermement pour nous mènera à celle qui nous intéresse en particulier, la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’enfermement est une action qui a existé en tous temps, peut-être le nommait-on de façon différente selon les époques, il en reste que l’enfermement fut, est et sera une réalité pour certains.  Déjà au 5ème siècle, les couvents tenaient entre autres cette fonction. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. La politique de « grand renfermement des pauvres» entre le 16ème et 17ème donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pécheur de ces hommes. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d’un renouveau morale. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d’enfermement par excellence, fit son apparition. Elle est apparue pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs aux criminels. Parallèlement, il est intéressant de signaler l’émergence du rapport « bientraitance » « maltraitance » dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. la décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commençaient à s’élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l’expérience des galères pour les enfants et femmes !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n’arrêtait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.&lt;br /&gt;
Il y avait évidemment dans cette prolifération d’idées des contradictions, dont certaines allaient avoir des répercussions sur notre objet d’étude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
D’un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. L’idée que l’individu entièrement conçu avant de naître était prise au sérieux. D’où les interprétations de l’époque sur « l’enfant vicieux » ou « le criminel né » invitaient à les enfermer à vie, car leurs penchants délictueux étaient d’origine héréditaire. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu’elles ne puissent se reproduire. De l’autre côté, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L’individu était maître de lui-même, plus soumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, il développa et défendit l’idée de protéger l’enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout autant significative , celle de l’éducabilité de l’homme à travers le cas de l’enfant sauvage de l’Aveyron.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un tel contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de « redressement ». L’ouvrage de l’Italien Cesare Beccaria intitulé « des délits et des peines, écrit en 1764, connaît un énorme succès. Il demande des peines plus légères, plus humaines pour les prisonniers, et le contexte est suffisamment prêt à recevoir cette idée nouvelle. Cette fois la problématique passe d’un stade primaire à second, son amplification à travers le média de l’époque, c’est-à-dire le livre, produit la publicité nécessaire à donner un nouvel élan à l’amélioration des traitements dans les prisons. Deux problèmes se posent à la suite de cette première évolution des traitements  ; le mélange des genres en prison. Hommes, femmes et enfants se côtoient dans un même établissement et l’on craint d’éventuelles « contaminations morales » et puis, la question de l’isolement, ça devient problématique. Deux problèmes que la société interprète et traite implicitement en tant que maltraitance. Le problème de genre vient raviver la question qui nous intéresse ici, c’est-à-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et ce fait illustre bien l’intérêt qui existait déjà à cette époque pour le bon traitement de cette catégorie d’individus. Les mineurs prennent alors une nouvelle direction, celle d’un établissement qui leur est dorénavant réservé, une école de préservation, autrement dit une prison pour mineur ou une maison de correction. Ils seront traités différemment, avec un peu plus de liberté, d’espace, dans une atmosphère plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l’esprit religieux qu’on souhaite transmettre à ces jeunes ne sera pas oublié. Malgré tout, bien que les traitements aillent changé, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qui s&#039;intéressent a la maltraitance des mineurs en prsion?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une perspective centrée sur l&#039;avenir, la protection et le respect de l&#039;enfant est au centre des préoccupations des sociétés de droits. Que ce soit dans la Convention de Genève en 1924, ou plus tard dans la déclaration des droits de l&#039;enfant (1959 et 1989), le souci du bon développment et du bon environnement est permanent.&lt;br /&gt;
La Convention internationale des droits de l&#039;enfant qui a été adoptée par l&#039;Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 à force de loi. En plus de la contrainte juridique, qui n&#039;est pas toujours respectée, le texte de la Convention contient un aspect à la fois philosophique et politique résolument novateur en proposant une certaine conception de l&#039;enfant qui doit tout à la fois être protégé, bénéficier de prestations spécifiques et être considéré comme acteur de sa propre vie.De cette conception novatrice, on retiendra surtout que l&#039;enfant, être dépendant et en devenir, est considéré comme sujet de droit à part entière pour la première fois par un texte international. La notion d&#039;&amp;quot;intérêt supérieur de l&#039;enfant&amp;quot; affirmée à l&#039;article 3 est particulièrement importante et exige que l&#039;on considère l&#039;ensemble des droits de la Convention. On pourra retnier les 3 &amp;quot;P&amp;quot; des droits de l&#039;enfant: Protection, Prestation et Participation, toute action concernant un mineur devrait s&#039;insérer dans ces principes. &lt;br /&gt;
Il est important de noté qu&#039; une Convention engage les États signataires à mettre en œuvre ce qu&#039;elle promeut.&lt;br /&gt;
Si un certains des nombes des drtois édictés dasn la convention peuvent s&#039;appliquer aux mineurs en détention, certaines aléas des article d&#039;intéressent directement aux situations de détentions, à titre d&#039;exemple:&lt;br /&gt;
Article 3:&lt;br /&gt;
1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu&#039;elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l&#039;intérêt supérieur de l&#039;enfant doit être une considération primordiale.&lt;br /&gt;
2. Les États parties s&#039;engagent à assurer à l&#039;enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être, compte tenu des droits et des devoirs de ses parents, de ses tuteurs ou des autres personnes légalement responsables de lui, et ils prennent à cette fin toutes les mesures législatives et administratives appropriées.&lt;br /&gt;
3. Les États parties veillent à ce que le fonctionnement des institutions, services et établissements qui ont la charge des enfants et assurent leur protection soit conforme aux normes fixées par les autorités compétentes, particulièrement dans le domaine de la sécurité et de la santé et en ce qui concerne le nombre et la compétence de leur personnel ainsi que l&#039;existence d&#039;un contrôle approprié.&lt;br /&gt;
Article 6&lt;br /&gt;
1. Les États parties reconnaissent que tout enfant a un droit inhérent à la vie.&lt;br /&gt;
2. Les États parties assurent dans toute la mesure possible la survie et le développement de l&#039;enfant.&lt;br /&gt;
Article 16&lt;br /&gt;
1. Nul enfant ne fera l&#039;objet d&#039;immixtions arbitraires ou illégales dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d&#039;atteintes illégales à son honneur et à sa réputation.&lt;br /&gt;
2. L&#039;enfant a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.&lt;br /&gt;
Article 20&lt;br /&gt;
1. Tout enfant qui est temporairement ou définitivement privé de son milieu familial, ou qui dans son propre intérêt ne peut être laissé dans ce milieu, a droit à une protection et une aide spéciales de l&#039;État.&lt;br /&gt;
2. Les États parties prévoient pour cet enfant une protection de remplacement conforme à leur législation nationale.&lt;br /&gt;
3. Cette protection de remplacement peut notamment avoir la forme du placement dans une famille, de la &amp;quot;Kafala&amp;quot; de droit islamique, de l&#039;adoption ou, en cas de nécessité, du placement dans un établissement pour enfants approprié. Dans le choix entre ces solutions, il est dûment tenu compte de la nécessité d&#039;une certaine continuité dans l&#039;éducation de l&#039;enfant, ainsi que de son origine ethnique, religieuse, culturelle et linguistique.&lt;br /&gt;
Article 37 &lt;br /&gt;
Les États parties veillent à ce que : &lt;br /&gt;
a) Nul enfant ne soit soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants: ni la peine capitale ni l&#039;emprisonnement à vie sans possibilité de libération ne doivent être prononcés pour les infractions commises par des personnes âgées de moins de 18 ans ;&lt;br /&gt;
b) Nul enfant ne soit privé de liberté de façon illégale ou arbitraire: l&#039;arrestation, la détention ou l&#039;emprisonnement d&#039;un enfant doit être en conformité avec la loi, être qu&#039;une mesure de dernier ressort et être d&#039;une durée aussi brève que possible :&lt;br /&gt;
c) Tout enfant privé de liberté soit traité avec humanité et avec le respect dû à la dignité de la personne humaine, et d&#039;une manière tenant compte des besoins des personnes de son âge: en particulier, tout enfant privé de liberté sera séparé des adultes, à moins que l&#039;on n&#039;estime préférable de ne pas le faire dans intérêt supérieur de l&#039;enfant, et il a le droit de rester en contact avec sa famille par la correspondance et par des visites, sauf circonstances exceptionnelles ;&lt;br /&gt;
d) Les enfants privés de liberté aient le droit d&#039;avoir rapidement accès à l&#039;assistance juridique ou à toute assistance appropriée, ainsi que le droit de contester la légalité de leur privation de liberté devant un tribunal ou une autre autorité compétente, indépendante et impartiale, et à ce qu&#039;une décision rapide soit prise en la matière&lt;br /&gt;
Article 40&lt;br /&gt;
1. Les États parties reconnaissent à tout enfant suspecté, accusé ou convaincu d&#039;infraction à la loi pénale le droit à un traitement qui soit de nature à favoriser son sens de la dignité et de la valeur personnelle, qui renforce son respect pour les droits de l&#039;homme et les libertés fondamentales d&#039;autrui, et qui tienne compte de son âge ainsi que de la nécessité de faciliter sa réintégration dans la société et de lui faire assumer un rôle constructif au sein de celle-ci.&lt;br /&gt;
2. À cette fin. et compte tenu des dispositions pertinentes des instruments internationaux, les États parties veillent en particulier :&lt;br /&gt;
a) À ce qu&#039;aucun enfant ne soit suspecté, accusé ou convaincu d&#039;infraction à la loi pénale en raison d&#039;actions ou d&#039;omissions qui n&#039;étaient pas interdites par le droit national ou international au moment où elles ont été commises ;&lt;br /&gt;
b) À ce que tout enfant suspecté ou accusé d&#039;infraction à la loi pénale ait au moins le droit aux garanties suivantes:&lt;br /&gt;
I - à être présumé innocent jusqu&#039;à ce que sa culpabilité ait été légalement établie ;&lt;br /&gt;
II - à être informé dans le plus court délai et directement des accusations portées contre lui, ou, le cas échéant, par l&#039;intermédiaire de ses parents ou représentants légaux, et à bénéficier d&#039;une assistance juridique ou de toute autre assistance appropriée pour la préparation et la présentation de sa défense.&lt;br /&gt;
III - à ce que sa cause soit entendue sans retard par une autorité ou une instance judiciaire compétentes, indépendantes et impartiales, selon une procédure équitable aux termes de la loi, en présence de son conseil juridique ou autre et, à moins que cela ne soit jugé contraire à l&#039;intérêt supérieur de l&#039;enfant en raison notamment de son âge ou de sa situation, en présence de ses parents ou représentants légaux ;&lt;br /&gt;
IV - à ne pas être contraint de témoigner ou de s&#039;avouer coupable; à interroger ou faire interroger les témoins à charge, et à obtenir la comparution et l&#039;interrogatoire des témoins à décharge dans des conditions d&#039;égalité ;&lt;br /&gt;
V - s&#039;il est reconnu avoir enfreint la loi pénale, à faire appel de cette décision et de toute mesure arrêtée en conséquence devant une autorité ou une instance judiciaire supérieure compétentes, indépendantes et impartiales, conformément à la loi ;&lt;br /&gt;
VI - à se faire assister gratuitement d&#039;un interprète s&#039;il ne comprend ou ne parle pas la langue utilisée ;&lt;br /&gt;
VII - à ce que sa vie privée soit pleinement respectée à tous les stades de la procédure.&lt;br /&gt;
3. Les États parties s&#039;efforcent de promouvoir l&#039;adoption de lois, de procédures, la mise en place d&#039;autorités et d&#039;institutions spécialement conçues pour les enfants suspectés, accusés ou convaincus d&#039;infraction à la loi pénale, et en particulier :&lt;br /&gt;
a) D&#039;établir un âge minimum au-dessous duquel les enfants seront présumés n&#039;avoir pas la capacité d&#039;enfreindre la loi pénale ;&lt;br /&gt;
b) De prendre des mesures, chaque fois que cela est possible et souhaitable, pour traiter ces enfants sans recourir à la procédure judiciaire, étant cependant entendu que les droits de l&#039;homme et les garanties légales doivent être pleinement respectés.&lt;br /&gt;
4. Toute une gamme de dispositions, relatives notamment aux soins, à l&#039;orientation et à la supervision, aux conseils, à la probation, au placement familial, aux programmes d&#039;éducation générale et professionnelle et aux solutions autres qu&#039;institutionnelles seront prévues en vue d&#039;assurer aux enfants un traitement conforme à leur bien-être et proportionné à leur situation et à l&#039;infraction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la lecture de ces directives, on peut dégager plusieurs recommandations pour une mise ne détention dans les meilleures, ou les moins mauvaises dirons nous, condtions possibles. En effet, l&#039;enfermement d&#039;un mineur en prison doit être la dernière solution possible et d&#039;une durée aussi limitée que possible, il ne doit être séparé des détenus adultes et bénéficier d&#039;une protection particulère qui tient compte des besoins inhérents à l&#039;enfance. De plus, si on considère le droit de tout enfant à l&#039;éducation, il smeble que l&#039;application de de ce droit doitêtre poursuivit même en détention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*3&#039;&#039;&#039;Réalité Suisse et genevoise&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&#039;&#039;De leurs prise en charge à leur maltraitance&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes délinquants et criminels. Les centres de détention ont comme but de protéger les mineurs, pour cela on a jugé bon de les séparer de la société. La société est représenté par le groupe dominant qui fixe les règles et les normes à respecter. Les individus qui ne respecte pas ces normes sont montré du doit et mis en marge.  Cette société a peur de ces dévients, elle craint que les jeunes délinquants &amp;quot;infectent&amp;quot; le reste de la société qui est encore saine. Pour suivre cet objectif, la société a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code pénal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de libeté doit exercer une action éducative sur les personnes privée de liberté et préparer le retour à la vie libre. Enfermement doit être un moyen pour le délinquent ou el criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger le jeunes en donnant une réponse aux actes violents ou délictueux. Ces lois doivent punire mais pas maltraiter les dévients.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 60 se sont crées les premières prisons pour mineurs. On sépare déjà depuis le 19ème les détenus majeurs des mineurs. On veut éviter les mélanges qui ne sont pas bénéfique pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitement. Durant le 19ème l&#039;enfant a une certaine valeur qu&#039;il ne faut pas gâcher. Comme les philanthropes on préfère les mettres au travail. On veut les redresser et en faire des citoyens utile à la société.&lt;br /&gt;
Vers la fin du 19ème et dans le 20ème siècle on retourne vers un enfermement des déviants. Les mineurs sont mis dans des familles, des maisons de corrections et parfois aussi par faute de place ou pour des cas problématiques dans les prisons pour majeurs. Même si cela est sensé être à titre exceptionnel on retrouve presque constament quelque mineurs dans ces établissement où ils n&#039;ont pourtant rien à faire.&lt;br /&gt;
St-Antoine était la prison utilisée à Genève depuis le 1712 la date de sa construction. St-Antoine passa le relait à Champ-Dollon en 1977. Depuis le début du 20ème siècle jusqu&#039;à nos jours on retrouve des mineurs dans des lieux prévus uniquement pour des majeurs. Des faits qu&#039;on retrouve dans le travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, Chloé MEIER, Sébastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995. Mais également dans les statistiques acctuel de Champ-Dollon ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby acctuel directeur de la prison préventive la Croisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairière&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre éducatif pour adolescents. Les mineurs y sont détenus pour des périodes courtes,  allant de 1 jours à 1 an. Cependant, la création de la Clairière ne résoud pas le problème, car on retrouve systématiquement des mineurs dans les établissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple à Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tirés des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;année 2003 peut nous donner une image de l&#039;ampleur du phénomène.&lt;br /&gt;
Durant l&#039;année 2003 à Champ-Dollon :&lt;br /&gt;
*2&#039;551 personnes ont été incarcérées soit&lt;br /&gt;
*2&#039;347 hommes dont 281 mineurs&lt;br /&gt;
*204 femmes dont 8 mineurs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons déjà exliqué, l&#039;enfermement de mineurs dans des prison constitue déjà, en tant que tel, une sorte de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039;. Cette dernière est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelque années la situation c&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview. Il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. En effet, les leaders n&#039;hésitent pas à monter certains détenus contre d&#039;autres. On retrouve aussi de la maltraitanc contre les éducateurs, qui subissent des agressions verbales et parfois même physiques de la part des jeunes détenus. Les jeunes se sentent tout puissants et n&#039;ont plus de limites dans leur paroles et leur agissement physique. Cette maltraitance exercée par les mineurs sur l&#039;autorité de la prison, également rapportée par M. Aeby (directeur de la préventive la Croisée VD et ancien educateur à la Clairière), est un problème important mais que nous n&#039;allons pas traiter dans ce travail.&lt;br /&gt;
Les débordements en question ont poussé la direction de la Clairère à faire venir des gardiens de Champ-Dollon (il faudra préciser dans une autre partie les différentes structures en place acctuellement en Suisse, comme Champ Dollon...). &amp;quot;L&#039;expérience inverse est une réalité depuis une trentaine d&#039;années. On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Le nouveau cadre dans lequel ils se retrouvent ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins strictes&amp;quot;(rapporté de l&#039;inteview donné au courrier).&lt;br /&gt;
La sécurité dans ces prisons pour majeurs est bien plus renforcée, ainsi que le sont la répression et l&#039;isolement.&lt;br /&gt;
Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de Torrente,J, &amp;quot;La maltraitance&amp;quot;,hommes et perspectives. Cette ouvrage traite des effets psychologiques due à la maltraitance . &lt;br /&gt;
Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La strucure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. Les structures dont les mineurs auraient tant besoin sont absentes. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière (REFERENCE). Depuis de nombreuses années des mineurs sont détenus tant dans la prisons de Champ-Dollon qu&#039;à la maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc (GE). Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est aujourd&#039;hui devenue la norme. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissemnet privatifs de liberté pour adultes contrevient directement à plusieurs conventions internationnales dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dû à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. &lt;br /&gt;
Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux. Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. &lt;br /&gt;
Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot; C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD). &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; (REFERENCE: est-ce  un entretien? Si c&#039;est le cas il faudra présenter votre mtéhodologie!) &lt;br /&gt;
M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux,  mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer.&lt;br /&gt;
Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. En effet, en fin d&#039;année 2003, 43 mineurs étaient placés dans des prisons pour adultes, dont 31 à Genève. Mais ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droites de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toute les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissement pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus dédut mai 2006 la surpopulation est devenu intolérable (peut-être rapporter les événements). Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, ils sont actuellement autour des 500 détenus. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable.&lt;br /&gt;
Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inauguré le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine. Le problème n&#039;est donc pas résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation et les maltraitances plus généralement sont des freins pour le développement des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, cela est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, il risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les ojectifs que tentent d&#039;atteindre les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineurs à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dues à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subit pas de mauvais traitement durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Pour que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby, directeur de la Croisée)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance à de l&#039;influence sur le développement, l&#039;image du corps est modifié par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation et le suicide.&lt;br /&gt;
Pour éviter de tel abus,notamment sexuel, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélangers dans les cellules et lors des douches (comme nous l&#039;a rapporté le directeur de la Croisée durant son interview). Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visite que les majeurs. Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y pert du temps de visite, mineurs inclus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Cl&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Les prisons (EST-CE VRAIMENT LES PRISONS?) ont souvent meilleur temps de veiller à ce que les informations ne filtrent pas dans les médias. On retrouve très rarement le terme maltraitance dans un article sur la prison. On décrit souvent les conditions sans pour autant les qualifier de mauvais traitement.&lt;br /&gt;
Le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Cela n&#039;est pas une manière de lui rendre service. Un jeune qui a déjà de nombreux problèmes doit encore être exclu du système scolaire. Cette isolement (OU EXCLUSION?) n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple de bien-traitance…..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Solutions possible….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite et améliorations a venir...(André)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Petites idées de questionnement notamment pour la conlusion&lt;br /&gt;
Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération de mineurs, en faire un principe absolu? décriminaliser les délits commis par les mineurs pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs existe, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. &lt;br /&gt;
Solutions alternatives souvent insuffisantes, pas assez souples&lt;br /&gt;
Peut on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave? &lt;br /&gt;
Quelques idées d&#039;alternatives à l&#039;incarcération:&lt;br /&gt;
familles d accueil&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3413</id>
		<title>La maltraitance sur les mineurs en prison</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=La_maltraitance_sur_les_mineurs_en_prison&amp;diff=3413"/>
		<updated>2006-05-27T12:24:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Waytacornejo : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Les mineurs délinquants ont fait l&#039;objet de différents types de prise en charge, du travail agricole ou au placement en maison de correction du 19eme sciécle, nous sommes passés, aujourd&#039;hui, à l&#039;incarcération dans un centre pénitencier . A l&#039;heure actuelle, il existent en Suisse, plusieurs centre sde détention pour mineurs (par exemple La Clairière à Vernier (GE)), mais pour cause de surnombre, certains mineurs peuvetn aussi être placés dans des prison pour adultes (Champ-Dollon). Entre surpopulation et prise en charge qui ne respecte pas les droits de l&#039;enfat, nous nous sommes demandés si les structures carcérales étaient réellment à apte à prendre en charge les mineurs de manière adéquate et respectueuse deleurs développment.  &lt;br /&gt;
Après un temps de reflexion et la lecture de différents ouvrage, nous avons pris le parti de partir du principe la place d&#039;un mineur n&#039;es tpas en prison. Des lors qu&#039;un mineurs est incarcérés, nous pouvons donc parler de maltraitance, un première forme de maltraitance à laquelle s&#039;ajoutent des condtions des détentions pas toujours respectueuses des convetion internationales...&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de centrer notre problématique sur la situation des mineurs dans les prisons romandes et le problème social que celle-ci peut représenter..&lt;br /&gt;
Dans un souci de clarté, nous définirons dans un premier temps les concetps utilisés: mineurs, maltraitance et prison. En partant de ses différentes définitions nous essayerons de mettre en lumière le construction du problème social des mineurs en prisons et les différents acteurs qui s&#039;y intéresse. Puis, nous nous sommes appuyés sur l&#039;actualité afin de penser les tableaux de la situation actuelle en Suisse romande, en évoquant toutes formes de maltraitance subies par les mineurs incarcérés, notamment le mélange adultes/mineurs. Nous nous sommes également intéressés aux événements récents à Champ-Dollon et à leur raison d&#039;être. (A VOIR)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Construction du problème social&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La construction sociale du problème de la maltraitance des mineurs en prison ; un regard vers le passé pour comprendre le monde d&#039;aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l’on a choisi de montrer cette problématique à différentes époques de l’histoire humaine, ce n’est pas sans surmonter quelques difficultés. Plus on remonte dans le passé de la maltraitance des mineurs, plus il y a risque d’égarement dû au manque d’informations. C’est pourquoi, nous commencerons avec la question de l’enfermement pour nous mènera à celle qui nous intéresse en particulier, la maltraitance des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’enfermement est une action qui a existé en tous temps, peut-être le nommait-on de façon différente selon les époques, il en reste que l’enfermement fut, est et sera une réalité pour certains.  Déjà au 5ème siècle, les couvents tenaient entre autres cette fonction. Au 13ème siècle, les institutions charitables suivaient la même démarche. La politique de « grand renfermement des pauvres» entre le 16ème et 17ème donnait une nouvelle ampleur au phénomène. Des milliers d&#039;individus allaient être incarcérés pour délit de pauvreté. La vie monastique fut érigée comme un idéal afin de redresser le destin pécheur de ces hommes. Le recueillement, le silence et le travail étaient à la base d’un renouveau morale. C&#039;est plus ou moins à cette époque que la prison, lieu d’enfermement par excellence, fit son apparition. Elle est apparue pour éviter les peines de morts ou les châtiments jugés excessifs aux criminels. Parallèlement, il est intéressant de signaler l’émergence du rapport « bientraitance » « maltraitance » dans les prisons. En effet, à la fin du 17ème les punitions qui avaient lieu en place publique étaient monnaie courante. Il serait peut-être plus juste de parler de châtiments. la décision de châtier appartenait à la société, mais certaines voix commençaient à s’élever contre ce genre de spectacle. On construisit donc des prisons dans un souci de bon traitement, pour éviter les morts atroces ou l’expérience des galères pour les enfants et femmes !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 18ème et 19ème sont caractérisés par une société en pleine mutation. Le progrès n’arrêtait pas de faire parler de lui et bouleversait les consciences.&lt;br /&gt;
Il y avait évidemment dans cette prolifération d’idées des contradictions, dont certaines allaient avoir des répercussions sur notre objet d’étude ; la maltraitance des mineurs en prison. &lt;br /&gt;
D’un côté, les théories évolutionnistes de Darwin influencèrent les sciences, dont la psychologie. L’idée que l’individu entièrement conçu avant de naître était prise au sérieux. D’où les interprétations de l’époque sur « l’enfant vicieux » ou « le criminel né » invitaient à les enfermer à vie, car leurs penchants délictueux étaient d’origine héréditaire. Il fallait donc écarter ces mauvaises graines pour qu’elles ne puissent se reproduire. De l’autre côté, une pensée humaniste prenant son envol et soutenue par de nouvelles théories clamait le contraire. L’individu était maître de lui-même, plus soumis aux croyances héréditaires. La question de justice, de bonheur pour tous faisait surface. Rousseau y était pour beaucoup, il développa et défendit l’idée de protéger l’enfant en développement. Le docteur Itard souleva une question tout autant significative , celle de l’éducabilité de l’homme à travers le cas de l’enfant sauvage de l’Aveyron.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un tel contexte, des revendications à propos des conditions de vie dans les établissements pénitenciers sont diffusées dans la société civile. On voit là une nouvelle prise de conscience, on dénonce le phénomène de maltraitance dans ces lieux de « redressement ». L’ouvrage de l’Italien Cesare Beccaria intitulé « des délits et des peines, écrit en 1764, connaît un énorme succès. Il demande des peines plus légères, plus humaines pour les prisonniers, et le contexte est suffisamment prêt à recevoir cette idée nouvelle. Cette fois la problématique passe d’un stade primaire à second, son amplification à travers le média de l’époque, c’est-à-dire le livre, produit la publicité nécessaire à donner un nouvel élan à l’amélioration des traitements dans les prisons. Deux problèmes se posent à la suite de cette première évolution des traitements  ; le mélange des genres en prison. Hommes, femmes et enfants se côtoient dans un même établissement et l’on craint d’éventuelles « contaminations morales » et puis, la question de l’isolement, ça devient problématique. Deux problèmes que la société interprète et traite implicitement en tant que maltraitance. Le problème de genre vient raviver la question qui nous intéresse ici, c’est-à-dire les cas de maltraitance des mineurs dans les prisons et ce fait illustre bien l’intérêt qui existait déjà à cette époque pour le bon traitement de cette catégorie d’individus. Les mineurs prennent alors une nouvelle direction, celle d’un établissement qui leur est dorénavant réservé, une école de préservation, autrement dit une prison pour mineur ou une maison de correction. Ils seront traités différemment, avec un peu plus de liberté, d’espace, dans une atmosphère plus familiale. Toutefois, le souci des peines, des corrections, et de l’esprit religieux qu’on souhaite transmettre à ces jeunes ne sera pas oublié. Malgré tout, bien que les traitements aillent changé, la violence, la pression psychologique et les mauvais traitements persistent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*3&#039;&#039;&#039;Réalité Suisse et genevoise&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&#039;&#039;De leurs prise en charge à leur maltraitance&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prisons pour mineurs prennent en charge les jeunes délinquants et criminels. Les centres de détention ont comme but de protéger les mineurs, pour cela on a jugé bon de les séparer de la société. La société est représenté par le groupe dominant qui fixe les règles et les normes à respecter. Les individus qui ne respecte pas ces normes sont montré du doit et mis en marge.  Cette société a peur de ces dévients, elle craint que les jeunes délinquants &amp;quot;infectent&amp;quot; le reste de la société qui est encore saine. Pour suivre cet objectif, la société a mis en place des lois. En Suisse, c&#039;est le code pénal qui pose les exigences pour les peines de prison: l&#039;article 37 stipule que &amp;quot;la privation de libeté doit exercer une action éducative sur les personnes privée de liberté et préparer le retour à la vie libre. Enfermement doit être un moyen pour le délinquent ou el criminel de changer. Cela doit lui permettre de retourner dans le droit chemin.&amp;quot; Ces lois ont toutes comme but de corriger le jeunes en donnant une réponse aux actes violents ou délictueux. Ces lois doivent punire mais pas maltraiter les dévients.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 60 se sont crées les premières prisons pour mineurs. On sépare déjà depuis le 19ème les détenus majeurs des mineurs. On veut éviter les mélanges qui ne sont pas bénéfique pour l&#039;enfant qui subit de trop nombreux mauvais traitement. Durant le 19ème l&#039;enfant a une certaine valeur qu&#039;il ne faut pas gâcher. Comme les philanthropes on préfère les mettres au travail. On veut les redresser et en faire des citoyens utile à la société.&lt;br /&gt;
Vers la fin du 19ème et dans le 20ème siècle on retourne vers un enfermement des déviants. Les mineurs sont mis dans des familles, des maisons de corrections et parfois aussi par faute de place ou pour des cas problématiques dans les prisons pour majeurs. Même si cela est sensé être à titre exceptionnel on retrouve presque constament quelque mineurs dans ces établissement où ils n&#039;ont pourtant rien à faire.&lt;br /&gt;
St-Antoine était la prison utilisée à Genève depuis le 1712 la date de sa construction. St-Antoine passa le relait à Champ-Dollon en 1977. Depuis le début du 20ème siècle jusqu&#039;à nos jours on retrouve des mineurs dans des lieux prévus uniquement pour des majeurs. Des faits qu&#039;on retrouve dans le travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, Chloé MEIER, Sébastien AEBY,[&amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises]&amp;quot;, mars 1995. Mais également dans les statistiques acctuel de Champ-Dollon ou lors de l&#039;entretien avec M.Aeby acctuel directeur de la prison préventive la Croisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1963 &amp;quot;La Clairière&amp;quot; ouvre ses portes. Il s&#039;agit d&#039;un centre éducatif pour adolescents. Les mineurs y sont détenus pour des périodes courtes,  allant de 1 jours à 1 an. Cependant, la création de la Clairière ne résoud pas le problème, car on retrouve systématiquement des mineurs dans les établissements pour majeurs, comme c&#039;est le cas par exemple à Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
Quelques chiffres tirés des statistiques de Champ-Dollon de l&#039;année 2003 peut nous donner une image de l&#039;ampleur du phénomène.&lt;br /&gt;
Durant l&#039;année 2003 à Champ-Dollon :&lt;br /&gt;
*2&#039;551 personnes ont été incarcérées soit&lt;br /&gt;
*2&#039;347 hommes dont 281 mineurs&lt;br /&gt;
*204 femmes dont 8 mineurs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons déjà exliqué, l&#039;enfermement de mineurs dans des prison constitue déjà, en tant que tel, une sorte de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039;. Cette dernière est d&#039;autant plus grave lorsque les mineurs se retrouvent avec des adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelque années la situation c&#039;est sensiblement dégradée dans les lieux de détentions pour mineurs. Dans l&#039;article du Courrier du 10 février 2003, le directeur de l&#039;établissement pour mineurs la Clairière accorde une interview. Il revient sur les problèmes de discipline que l&#039;on trouve dans son établissement. Les jeunes se mettent en bande et font régner la terreur. La maltraitance qui en découle se retrouve entre les détenus. En effet, les leaders n&#039;hésitent pas à monter certains détenus contre d&#039;autres. On retrouve aussi de la maltraitanc contre les éducateurs, qui subissent des agressions verbales et parfois même physiques de la part des jeunes détenus. Les jeunes se sentent tout puissants et n&#039;ont plus de limites dans leur paroles et leur agissement physique. Cette maltraitance exercée par les mineurs sur l&#039;autorité de la prison, également rapportée par M. Aeby (directeur de la préventive la Croisée VD et ancien educateur à la Clairière), est un problème important mais que nous n&#039;allons pas traiter dans ce travail.&lt;br /&gt;
Les débordements en question ont poussé la direction de la Clairère à faire venir des gardiens de Champ-Dollon (il faudra préciser dans une autre partie les différentes structures en place acctuellement en Suisse, comme Champ Dollon...). &amp;quot;L&#039;expérience inverse est une réalité depuis une trentaine d&#039;années. On enferme des mineurs dans les prisons pour majeurs comme Champ-Dollon à Genève. Ces prisons peuvent accueillir des adolescents après une demande du tribunal de la jeunesse. Ce sont souvent les cas les plus difficiles, devenus ingérables, qui se retouvent transférés. Le nouveau cadre dans lequel ils se retrouvent ne leur permettrait plus les débordements qu&#039;ils avaient causés dans des établissements moins strictes&amp;quot;(rapporté de l&#039;inteview donné au courrier).&lt;br /&gt;
La sécurité dans ces prisons pour majeurs est bien plus renforcée, ainsi que le sont la répression et l&#039;isolement.&lt;br /&gt;
Pourtant, on sait que l&#039;isolement est néfaste pour les jeunes comme on peut le lire dans le livre de Torrente,J, &amp;quot;La maltraitance&amp;quot;,hommes et perspectives. Cette ouvrage traite des effets psychologiques due à la maltraitance . &lt;br /&gt;
Les adolescents sont en plein développement cognitif et physique. La strucure de ces prisons pour &amp;quot;grands&amp;quot; n&#039;est vraiment pas conçue pour le suivi de mineurs. Les structures dont les mineurs auraient tant besoin sont absentes. On tente de limiter tout les contacts afin d&#039;augmenter l&#039;isolement, comme le rappelle la planification pénitentière (REFERENCE). Depuis de nombreuses années des mineurs sont détenus tant dans la prisons de Champ-Dollon qu&#039;à la maison d&#039;arrêt pour femmes de Riant-Parc (GE). Cette situation qui devait demeurer exceptionnelle est aujourd&#039;hui devenue la norme. La présence de détenus mineurs incarcérés dans des établissemnet privatifs de liberté pour adultes contrevient directement à plusieurs conventions internationnales dont la Suisse est signataire, qui imposent de séparer les détenus majeurs et mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nouveau code pénal prévoit des durées d&#039;incarcération beaucoup plus longues pour les jeunes dès 16 ans. Avec ces nouvelles normes nous allons vers plus de problèmes de maltraitance dû à l&#039;isolement prolongé. Cette révision ne va pas non plus aider à résoudre le problème de la surpopulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Effet du mélange mineurs majeurs dans les prisons&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de traitement d&#039;un délinquant en fonction de son âge, apparaît dès le procès. Pour un fait similaire, va-t-on infliger la même peine à un mineur qu&#039;à un adulte? A partir du moment où l&#039;on s&#039;oriente vers un traitement différencié, il faudrait le suivre sur toute la ligne, jusque dans les conditions de détention. &lt;br /&gt;
Le principe de la séparation des mineurs et des majeurs au cours de la détention figure explicitement dans les instruments juridiques internationaux. Cependant, bien que la plupart des Etats se déclarent en faveur de cette séparation, très peu d&#039;entre eux la mettent en pratique. &lt;br /&gt;
Nous sommes aujourd&#039;hui tout à fait conscients des dommages que peut provoquer l&#039;incarcération d&#039;un mineur dans une prison d&#039;adultes. &amp;quot; C&#039;est une école du crime&amp;quot;, nous confirme Sébastien Aeby, ancien directeur de la Clairière (GE) et actuel directeur de la prison de la Croisée (VD). &amp;quot;Personne n&#039;est en faveur de ce mélange, mais nous manquons dramatiquement de structures et parfois, nous n&#039;avons pas le choix.&amp;quot; (REFERENCE: est-ce  un entretien? Si c&#039;est le cas il faudra présenter votre mtéhodologie!) &lt;br /&gt;
M. Aeby nous explique qu&#039;en plaçant des jeunes dans une prison d&#039;adulte, on les oblige à évoluer dans une structure qui ne leur convient pas du tout. Non seulement ils sont en contact avec des adultes, parfois dangereux,  mais ils sont également privés de toute structure éducative dont ils devraient pouvoir bénéficier. En effet, si les droits et les intérêts de l&#039;enfant étaient le facteur principal lors des prises de décision, le processus serait exactement l&#039;inverse de celui que nous pouvons observer.&lt;br /&gt;
Cependant, comme c&#039;est le cas en Suisse, les mineurs se retrouvent trop souvent incarcérés dans des prisons pour adultes. En effet, en fin d&#039;année 2003, 43 mineurs étaient placés dans des prisons pour adultes, dont 31 à Genève. Mais ne disposons nous pas d&#039;un système qui permettrait de constater les violations de droites de l&#039;enfant et de sanctionner les responsables? Le service de la protection de l&#039;enfance ne devrait-il pas remplir ce rôle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bilan actuel: La surpopulation dans les prisons suisses&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation est un problème que l&#039;on retrouve dans toute les prisons de Suisse, aussi bien dans les établissement pour mineurs que pour majeurs. L&#039;état endémique de surpopulation pousse les médias à enfin parler de cette problématique. Comme nous l&#039;avons vu avec les événements survenus dédut mai 2006 la surpopulation est devenu intolérable (peut-être rapporter les événements). Les conditions des détenus deviennent vraiment problématiques. Champ-Dollon a depuis longtemps dépassé sa capacité de base de 270 détenus, ils sont actuellement autour des 500 détenus. Une situation devenue explosive et de plus en plus incontrolable.&lt;br /&gt;
Pour répondre à ce problème, on prévoit de construire de nouvelles prisons. La nouvelle Clairière a été inauguré le 27 mai 2005, mais cette nouvelle structure est pourtant déjà pleine. Le problème n&#039;est donc pas résolu. Le Conseil d&#039;Etat a ouvert un crédit pour l&#039;amélioration et la rénovation de Champ-Dollon. Il faut pourtant agir encore plus vite car les conditions de détentions deviennent très précaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La surpopulation et les maltraitances plus généralement sont des freins pour le développement des mineurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;La maltraitance: les mineurs n&#039;ont pas leur place en prison&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclure les jeunes du système scolaire et les mettre dans une cellule, cela est une sorte de maltraitance, car le jeune sera isolé, il risque de se replier sur lui-même. Un mineur enfermé ne peut pas évoluer comme les autres. Il sera limité sur de nombreux points. La violence se développe plus facilement chez les jeunes qui ont une histoire troublée par la maltraitance. Les conséquences de ces mauvais traitements vont contre les ojectifs que tentent d&#039;atteindre les centres de détentions. Chaque adolescent vivra sa souffrance et répondra à la maltraitance à sa manière. Il n&#039;est donc pas toujours facile de détecter la maltraitance dans ce public. Il est pourtant très important d&#039;agir et de ne pas ignorer les attitudes du mineurs. Ne rien faire peut pousser le mineurs à se renfermer sur lui-même et les conséquences psychologiques dues à la maltraitance peuvent le suivre toute sa vie.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Dans les prisons il y a des gens qui doivent veiller à ce que le détenu ne subit pas de mauvais traitement durant son incarcération. Il y a la direction, les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins, les éducateurs… Pour que ce suivi fonctionne correctement il faut une coopération entre les différents acteurs&amp;quot; (tiré de l&#039;interview de M.Aeby, directeur de la Croisée)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adolescents apprennent encore à connaître leurs corps. La vie cognitive se développe en même temps que le corps grandit, que l&#039;affectivité et la socialisation évoluent. La maltraitance à de l&#039;influence sur le développement, l&#039;image du corps est modifié par les mauvais traitements. Le jeune peut-être très traumatisé et peut aller jusqu&#039;à l&#039;automutilation et le suicide.&lt;br /&gt;
Pour éviter de tel abus,notamment sexuel, les prisons pour majeurs détenant des mineurs évitent de les mélangers dans les cellules et lors des douches (comme nous l&#039;a rapporté le directeur de la Croisée durant son interview). Cependant, mis à part cette séparation, les mineurs ne bénéficient d&#039;aucun traitement de faveur. En effet, ils suivent le même règlement que les autres, et n&#039;ont pas plus de suivi ou de visite que les majeurs. Ceci se complique notamment avec la surpopulation car chacun y pert du temps de visite, mineurs inclus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Cl&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance dans les prisons suisses reste un sujet très peux abordé par les médias suisses. Il est aussi très difficile de trouver des documents parlant de la maltraitance des prisonniers. Les prisons (EST-CE VRAIMENT LES PRISONS?) ont souvent meilleur temps de veiller à ce que les informations ne filtrent pas dans les médias. On retrouve très rarement le terme maltraitance dans un article sur la prison. On décrit souvent les conditions sans pour autant les qualifier de mauvais traitement.&lt;br /&gt;
Le système judiciaire suisse tente toujours d&#039;exclure les mineurs déviants. Cela n&#039;est pas une manière de lui rendre service. Un jeune qui a déjà de nombreux problèmes doit encore être exclu du système scolaire. Cette isolement (OU EXCLUSION?) n&#039;est-elle pas contraire au développement normal du mineur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple de bien-traitance…..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Solutions possible….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite et améliorations a venir...(André)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Petites idées de questionnement notamment pour la conlusion&lt;br /&gt;
Faut-il renoncer définitivement à toute incarcération de mineurs, en faire un principe absolu? décriminaliser les délits commis par les mineurs pour privilégier l&#039;éducation? On éviterait ainsi de placer le mineur dans une situation où il risquerait de sombrer au contact des délinquants plus profonds que lui. Cependant, la délinquance chez les mineurs existe, et elle va parfois très loin. Il existe réellement des jeunes délinquants dont rien n&#039;assure l&#039;ancrage social, à qui aucune solution alternative ne convient. &lt;br /&gt;
Solutions alternatives souvent insuffisantes, pas assez souples&lt;br /&gt;
Peut on vraiment se résoudre à soumettre des jeunes à cette torture qu&#039;est la prison qui non seulement ne rectifie pas mais au contraire, fige, pétrifie, ou aggrave? &lt;br /&gt;
Quelques idées d&#039;alternatives à l&#039;incarcération:&lt;br /&gt;
familles d accueil&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Waytacornejo</name></author>
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