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		<title>L&#039;évolution récente de la définition de la maltraitance des personnes âgées</title>
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		<updated>2006-06-21T12:34:09Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : /* Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039; Ont écrit cet article... &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tatiana CAVAGLIANI - Sarah GROSSNIKLAUS - Stefania RODRIGUEZ - Mélanie SAVOY - Germain VON DER MUEHL - Valérie SCHAUDER&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A propos des concepts de maltraitance et de négligence: notre approche du thème ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de traiter de la maltraitance des [[Personnes âgées]] car ce thème est bien trop souvent laissé pour compte. On entend souvent parler d&#039;enfants maltraités, de femmes battues, mais rarement de personnes âgées maltraitées.&lt;br /&gt;
De plus, lorsque nous pensons à [[Maltraitance]], notre sens commun a tendance à nous renvoyer directement au sens de la maltraitance physique. Coups, blessures, séquestration...mais aujourd&#039;hui, lorsque l&#039;on rencontre le monde institutionnel, c&#039;est la [[Négligence]] qui semble être devenue une forme perfide de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de nous baser sur la canicule de 2003 pour cibler notre recherche. En effet, lors de cet été 2003, environ 1000 personnnes âgées sont décédées en Suisse des suites des grandes chaleur, du manque d&#039;hydratation. A l&#039;hôpital de Genève (HUG), 352 décès ont été recensés en août 2002 et 385 en août 2003; soit trente-trois décès de plus. Cela correspond à une augmentation d&#039;environ 10% du nombre de  cas. Ce chiffre est représentatif du pourcentage à l&#039;échelle national, hôpitaux et institutions confondus, qui oscille entre 10 et 13%, pour la même période. Suite à ce constat, les proches des personnes âgées, ainsi que les institutions ont été au centre des débats. Leur a été reproché le fait de ne pas avoir suffisament su être à l&#039;écoute de ces personnes et de ne pas avoir prêté suffisamment d&#039;attention à la nécessité pour celles-ci de beaucoup s&#039;hydrater. En d&#039;autres termes, d&#039;avoir fait preuve d&#039;une certaine négligence. &lt;br /&gt;
La canicule de 2003 semble donc particulièrement liée au terme de négligence. En effet, les problèmes qu&#039;elle a révélés ont contribué à un déplacement des considérations habituellement partagées sur la maltraitance. Négliger de prendre soin d&#039;une personne âgée lorsque la température est très élévée est une forme de maltraitance. Cette visibilisation d&#039;une catégorie de la maltraitance, la négligence, au travers de la canicule et de sa médiatisation, a probablement eu comme effet d&#039;élargir le champ recouvert par cette notion, contribuant ainsi à une évolution de la définition de la maltraitance. La négligence y prend désormais une place importante.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons décidé de nous pencher sur la période entre 1998 et 2006. Nous avons utilisé plusieurs articles de journaux romands (avant et après l&#039;été 2003), deux éditions (1998 et 2005) de la charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS) ainsi que des téléjournaux diffusés durant la canicule (juillet et août 2003).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre recherche se limite au niveau du canton de Genève. On parlera particulièrement de la négligence comme maltraitance. Nous allons commencer par donner un panel d&#039;informations sur les recherches et les réflexions menées (principalement sur la France) sur le sujet. Puis, nous comparerons les articles et les deux chartes afin de retirer un maximum d&#039;informations. Ces dernières se porteront  sur leur nombre avant et après la canicule, sur leurs formes, leurs précisions et le vocabulaire employé. Ensuite nous tenterons de faire des liens entre ces différents niveaux d&#039;analyse et ces différentes informations.&lt;br /&gt;
Nous essaierons également de voir comment les téléjournaux présentés lors de la canicule nous décrivent la situation et la norme à adopter pour ne pas être taxé de maltraitance ou de négligence, ainsi que la manière dont ils ont contribué à l&#039;évolution du terme de maltraitance...jusqu&#039;à la négligence. &lt;br /&gt;
Enfin, nous rencontrerons le Dr. Rapin, médecin chef et organisateur du colloque canicule ayant eu lieu en juin 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous apparait important de mentionner quelques limites. Tout d&#039;abord, le fait que nous ne pouvons lire tout ce qui a été écrit sur le sujet et que les articles que nous avons choisis pour l&#039;analyse ne sont pas les seuls et uniques pièces que nous avons trouvées. Une autre limite d&#039;un travail portant sur le thème de la maltraitance,  est que s&#039;appuyer sur des statistiques représente une grande difficulté. En effet, il est très difficile de recenser les victimes de [[Violence]]. Celles-ci ne sont pas toujours prêtes à en parler que cela soit par peur de représailles ou pour d&#039;autres raisons (telles que peur de l&#039;abandon, peur de briser un lien familial, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la prévalence de la maltraitance envers les personnes âgées au sein des institutions, Hugonot (1990) relève la difficulté d&#039;obtenir des statistiques précises. Il souligne qu&#039;il faut dans tous les cas prendre en compte que les cas décelés ne représentent qu&#039;un cinquième de la réalité: il y a donc une sous-estimation importante. Une raison de ce manque de données est que les observations de violences restent souvent à l&#039;intérieur d&#039;une institution. Le manque de témoignages, la dédramatisation par le personnel et la crainte pour la famille de dénoncer la maltraitance rendent l&#039;estimation de la fréquence réelle, difficile. Selon Hugonot, la violence envers les personnes âgées est masquée car elle est liée aux tabous et à la honte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce qu&#039;en disent les auteurs que nous avons lus ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définitions&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de poursuivre notre réflexion, il nous parait important de donner des définitions nécessaires à la compréhension du terme de maltraitance et de négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alter Ego (2002, association suisse contre la maltraitance des personnes âgées) définit la maltraitance comme &amp;quot;un acte ou un ensemble d&#039;actes - comportements et attitudes - commis ou ommis, envers une personne au détriment de son intégrité physique ou sexuelle, morale ou psychique, matérielle ou financière. La maltraitance engendre un tort ou une blessure. Elle constitue une atteinte aux droits fondamentaux et à la dignité de la personne&amp;quot;. &lt;br /&gt;
La maltraitance consiste en actions - violence, abus, sévices, contraintes, empêchements - ou en actes ommis, comme la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La négligence, une forme de maltraitance, consiste selon l&#039;association Alter Ego dans le fait de ne pas donner des soins essentiels à une personne. &amp;quot;C&#039;est omettre de lui donner une nourriture ou des boissons adéquates, les médicaments ou les soins d&#039;hygiène dont elle a besoin&amp;quot; (Alter Ego, 2002). D&#039;autres exemples de négligence sont de donner une alimentation en quantité insuffisante, de ne pas assurer des services adéquats durant la nuit ou de négliger la douleur d&#039;une personne âgée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre article va se baser sur la négligence comme forme de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Revue de littérature&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que l&#039;âge des personnes considérées comme vieillards a augmenté au fil du temps. En effet, dans l&#039;Antiquité les vieillards étaient ceux qui atteignaient l&#039;âge de 40 ans. Aujourd&#039;hui, un vieillard est quelqu&#039;un de plus de 70-80 ans, qui devient dépendant.&lt;br /&gt;
Selon la psychanalyste Bertin (1999), notre société occidentale contemporaine n&#039;accorde pas de place à la [[Vieillesse]]. La société refuse de penser à la vieillesse, cette dernière est tabou. L&#039;être humain a du mal à imaginer qu&#039;il va vieillir, c&#039;est quelque chose dont on ne parle pas, que l&#039;on ne veut pas imaginer, particulièrement dans notre société qui valorise la jeunesse. Selon elle, nous vivons dans un monde en perte de références. La famille en tant qu&#039;institution vit actuellement de grands changements, et nous vivons une époque de confusion des âges et des places dans la famille. L&#039;on ne pourrait penser la vieillesse qu&#039;en se situant dans une lignée, faite de générations ayant chacune leurs rôles.&lt;br /&gt;
Autrefois la vieillesse faisait partie de la société, elle avait une place dans l&#039;univers symbolique de la vie, mais l&#039;on vit actuellement dans une société où les rôles symboliques ont disparus, et où la vieillesse est dévalorisée. En outre, selon De Saussure (1999), il n&#039;est plus rare de voir des familles qui s&#039;étendent sur quatre générations, les tensions et les conflits au sein de ces familles s&#039;en trouvent accrus et la génération des aînés en fait en quelque sorte les frais puisque bien souvent la famille s&#039;en désengage petit à petit. &lt;br /&gt;
Tous ces éléments pourraient expliquer les raisons qui font que les sociétés occidentales gèrent une partie des personnes âgées sur le mode de l&#039;exclusion à travers le placement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui est du problème de la maltraitances des personnes âgées, Bertin (1999) relève deux axes de réflexion: &amp;quot;Le déni de la mort dans les sociétés occidentales&amp;quot; ainsi que &amp;quot;L&#039;augmentation de la banalisation du mal&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que le phénomène de maltraitance n&#039;est pas nouveau dans sa nature, mais par sa fréquence (augmentation des victimes et des agresseurs). Il montre par exemple des prières d&#039;un vieillard abandonné et d&#039;un vieillard qui ne peut pas s&#039;enfuir dans des situations difficiles de 1689.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est dès les années 1980 que dans les pays francophones la question du tabou de la maltraitance des personnes âgées fût soulevée. On commence à parler de certains comportements, de certaines gestes et de certains propos profondément maltraitants pour la personne âgée bien souvent complètement dépendante de l&#039;autre.&lt;br /&gt;
Le sujet commençait à peine à être traité que les milieux de professionnels concernés essayaient de faire taire ce qui était soulevé, chacun essayant de préserver son institution de toutes accusations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gavillet et Grandrieux (2006) soulèvent un autre point. Alors que de nombreuses personnes s&#039;attèlent à dénoncer la maltraitance des personnes âgées, celles-ci commencent à se rendre compte que les gestes, les propos et les comportements qu&#039;ils dénoncent ne sont pas les faits de monstres et qu&#039;eux-mêmes commettent ce genre d&#039;actes. Dénoncer ces gestes revient à se dénoncer soi-même, cette constatation va faire diminuer la volonté de parler de ce problème. Pour ces deux raisons, le sujet fut donc un peu moins traité.&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) souligne notamment l&#039;ignorance en France concernant ce sujet et, en rapport avec cela, le manque d&#039;intérêt des médias. Bertin (1999), également, reproche à la société et au monde politique de faire comme si la maltraitance des personnes âgées n&#039;existait pas. Elle dénonce aussi cette habitude de montrer une vitrine parfaite: &amp;quot;&#039;&#039;Les images que les médias nous présentent sur la vieillesse sont le plus souvent des images d&#039;exception. Les sujets âgés maltraités ou déshumanisés sont interdits de cité dans le monde médiatique.&#039;&#039;&amp;quot;(p.14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons également, comme le souligne Bertin, que notre société actuelle est celle de &#039;&#039;l&#039;image&#039;&#039;. Pour qu&#039;une cause soit entendue, elle doit être médiatisée. Ce qui peut poser problème dans le cas de violence touchant des personnes âgées quand leurs conditions physiques et psychiques les prédisposent plus à l&#039;isolement qu&#039;à la protestation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, parallèlement à ces condamnations, de nombreux témoignages voient le jour. Des personnes âgées trouvent la force de raconter les violences qu&#039;ils subissent...et elles ne baissent pas les bras.De plus, dans son livre, Hugonot (1990) nomme plusieurs congrès européens sur le sujet de la maltraitance des personnes âgées. Cette problématique ne disparaît pas. La question de la maltraitance des personnes âgées apparaît dès lors comme un nouveau problème social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nos lectures n’abordent pas directement le concept de négligence, mais tous les auteurs que nous avons lus considèrent la négligence comme étant une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
Concernant la canicule et ses effets, aucun de ces ouvrages n’en fait mention. Cella est dû pour une part au fait que les livres lus ont dû être choisi avant que le thème de l’étude ne soit précisé. De plus, nous avons pu constater à travers notre recherche que le lien entre négligence et canicule ne semble pas avoir beaucoup été abordé et approfondi dans la littérature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectif de la recherche ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette recherche est de définir les facteurs impliquant l’évolution récente (entre 1998 et 2006) de la définition de la maltraitance des personnes âgées et plus particulièrement la question de la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre hypothèse de recherche est que les conséquences de la canicule de l&#039;été 2003 et leurs médiatisations auraient contribués à un tournant de la définition de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthode ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de vérifier notre hypothèse, soit l&#039;effet de la canicule 2003 sur la définition de la maltraitance, nous allons analyser et comparer le contenu de deux chartes d&#039;instituitions, d&#039;articles de presse et d&#039;extraits de téléjournaux. &lt;br /&gt;
En ce qui concerne les chartes, nous allons vérifier s&#039;il y a eu des modifications au niveau des articles de loi au sein des institutions et des modifications au niveau de la terminologie employée. &lt;br /&gt;
Le but de la comparaison des articles de presse est de voir s&#039;il y a eu des changements dans la manière d&#039;informer la population sur le problème de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Enfin, l&#039;analyse des téléjournaux devra nous permettre d&#039;analyser le type de langage utilisé en lien avec la canicule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Limites de la méthode &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la comparaison des articles de presse, nous nous sommes rendus compte qu&#039;il est très difficile d&#039;accéder aux articles pertinents pour cette démarche. Il est possible que les articles choisis ne soient pas tout à fait représentatifs de la manière dont la presse traite de la problématique de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, tant lors de nos recherches dans les archives de la TSR que dans la base de données Swissdox, nous avons constaté que le nombre de documents (Téléjournaux, émissions, reportages spéciaux, articles, dossiers, etc.) abordant le problème du sort des personnes âgées avait augementé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
Nous pourrions émettre l&#039;hypothèse que la canicule fut un tremplin, voire un très bon &amp;quot;fait divers&amp;quot; pour parler de la situation des personnes âgées dans notre société. Ce sujet fut traité plus qu&#039;abondament durant la canicule et juste après, puis régulièrement à l&#039;arrivée de l&#039;été les années suivantes. Il nous parait intéressant de relever la manière dont les médias se sont emparés d&#039;un sujet d&#039;actualité pour en faire un problème social. &lt;br /&gt;
Il faut peut-être garder à l&#039;esprit qu&#039;un des buts premiers des médias, comme développé dans les cours du professeur Payet (&#039;&#039;Introduction à la sociologie de l&#039;éducation&#039;&#039;) est, hormis l&#039;aspect d&#039;information, de faire le plus possible d&#039;audimat ou de lecteurs en accrochant les téléspectateurs par des évènements &amp;quot;chocs&amp;quot;. Les médias ont tendance à s&#039;emparer d&#039;un problème social (ici la condition des personnes âgées et la maltraitance) pour en faire un fait médiatique. Ce processus est facilité dès lors qu&#039;un problème concerne un grand nombre de personnes. Ce qui est le cas avec les personnes âgées puisque chacun en a au moins une dans son entourage ou dans sa famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Aspect quantitatif &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue quantitatif, nous avons pu constater que le nombre d&#039;articles paru dans la presse romande (24 heures, Tribune de Genève, le Matin, le Temps, L&#039;Hebdo) avant la canicule a doublé après ce phénomène. Nous avons trouvé environ onze articles dans la période de 1998 à 2003 et vingt de 2003 à 2006. On constate de même pour les téléjournaux (TJ). Le nombre de TJ abordant le problème du sort des personnes agées a triplé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
L&#039;apparition d&#039;un réglement d&#039;application dans la charte de la Fédération genevoise des établissements médico-sociaux (Fegems) de 2005 est un ajout pouvant montrer l&#039;importance donnée à la problématique de la maltraitance. Il apporte une définition beaucoup plus stricte des droits et des compétences du conseil éthique. Cela pourrait refléter le soucis de la Fegems de lutter contre le problème de la maltraitance en institution en donnant un pouvoir de contrôle plus grand au conseil éthique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contenu et évolution des termes employés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les trois types de documents que nous avons analysés nous n&#039;avons pas constaté de grandes différences entre les deux périodes. Les définitions de la maltraitance données dans les articles de journeaux restent les mêmes avant et après la canicule. Le terme de négligence est employé dans quelques articles avant et après l&#039;été 2003 et sa signifiation ne semble pas avoir changé. La négligence est mentionnée comme une catégorie de la maltraitance, mais n&#039;est dans aucun article expliquée davantage. Deux articles de la Tribune de Genève, l&#039;un du 8.4.2003 et l&#039;autre du 21.2.2004, mentionnent le même pourcentage de négligence, soit 17% à l&#039;intérieur de la maltraitance. En se basant sur ces chiffres, on ne peut donc pas constater d&#039;effet de la canicule de l&#039;été 2003 sur les cas de négligence. &lt;br /&gt;
Des articles datant d&#039;avant et d&#039;après 2003 montrent des statistiques selon lesquelles il y aurait entre 5 et 10% (parfois 20%) de personnes âgées victimes de maltraitance en Suisse. A Genève, il y aurait donc entre 3000 et 5000 personnes âgées concernées.  &lt;br /&gt;
Dans l&#039;article du Matin Dimanche de 2005, il est précisé que la maltraitance physique pouvait consister dans le fait de ne pas donner à boire. Est-ce que cette précision serait éventuellement une conséquence de la canicule de l&#039;été 2003?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du contenu des articles de journaux, nous avons constaté que les changements suite à la canicule n&#039;ont pas été très importants. Nous émettons donc l&#039;hypothèse que la problématique de la maltraitance, quoiqu&#039;elle ait suscité plus d&#039;intérêt par la presse après la canicule (nombre d&#039;articles), est traité de la même façon avant et après l&#039;été 2003.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne les TJ, il est intéressant de noter que ceux datant de l&#039;été 2003, période de la canicule, n&#039;abordent quasiment pas la situation en Suisse, mais parlent d&#039;effets désastreux en France. C&#039;est seulement un an plus tard que l&#039;on avance les premiers chiffres concernant la Suisse. Il semble qu&#039;elle aie sous estimé les conséquences de la canicule pour ses personnes âgées. La différence de terminologie et d&#039;approche de la situation entre 2003 et 2004 est flagrante lorsque le journaliste parle de l&#039;été 2003 en disant: &amp;quot;Lever le voile sur la canicule n&#039;était pas encore de saison!&amp;quot;.  &lt;br /&gt;
La canicule finira par être abordée comme une routine. Peut-on avancer qu&#039;en une année un fait, unique en son genre et non constaté auparavant, puisse devenir une habitude? Ou plutôt sous entend-t-on que c&#039;est la vigilance qui devient désormais une habitude?&lt;br /&gt;
Nous avons également remarqué que dans tous les TJ que nous avons visionnés, il n&#039;est jamais fait mention du terme de &amp;quot;négligence&amp;quot; ou de &amp;quot;maltraitance&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Pourrait-on aller jusqu&#039;à dire que c&#039;est bien là une forme de tabou? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La comparaison des deux éditions de la charte de la Fegems ne nous a pas amené à constater de grands changements ; que cela soit dans le vocabulaire utilisé, les buts fixés ou les engagements. &lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons mentionné auparavant, le seul aspect nouveau, dans l&#039;édition adoptée en janvier 2005, est l&#039;ajout d&#039;un réglement d&#039;application qui &amp;quot;régit les modalités d&#039;application de la Charte éthique de la Fegems, à savoir l&#039;organisation de l&#039;autorité compétente pour veiller à l&#039;application de la Charte et examiner les requêtes&amp;quot;. C&#039;est le &amp;quot;Conseil éthique&amp;quot; (constitué de membres élus par l&#039;assemblée générale de la Fegems) qui veillera à la bonne application de la Charte. Ce conseil est déjà présent dans la première édition de la charte et les buts qui lui sont attribués dans cette première édition sont les mêmes que dans celle datant de 2005. Toutefois, l&#039;apparition d&#039;un &amp;quot;réglement d&#039;application&amp;quot; dans cette dernière apporte une définition plus précise et ciblée de son rôle et de ses droits. Ceci peut être interprêté comme la volonté de disposer d&#039;un organe de contrôle plus performant pour lutter contre les cas de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements ou modifications&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Même si nous ne pouvons pas parler de changements significatifs qui valideraient notre hypothèses, nous avons trouvé quelques modifications, lors de notre recherche dans des supports différents, qui nous sont apparues pertinentes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les associations et les spécialistes qui s&#039;intéressent au sujet de la maltraitance des personnes âgées ne semblent pas avoir changé leur discours. L&#039;unique changement pourrait être que les journaux et les  TJ accordent plus d&#039;importance aux moyens de prévention. Il y a une différence dans les démarches à prendre pour combattre la maltraitance. Serait- ce peut-être pour combler certaines lacunes du système romand? ( Hebdo 2006).&lt;br /&gt;
En 1999 on évoquait le souhait de créer une ligne téléphonique pour donner la possibilité aux personnes âgées de se confier. En 2004, le journal 24 Heures mentionne la création d&#039;une telle permanence téléphonique par l&#039;association Alter Ego. 24 Heures évoque également, en 1999, l&#039;existence d&#039;une brochure préventive au Canada. En 2005, le Matin Dimanche annonce la publication d&#039;une telle brochure par Alter Ego en Suisse.  Seraient ces réalisations dûes aux conséquences de la canicule de l&#039;été 2003? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;importance accordée à la maltraitance des personnes âgées semble avoir augmentée dans les articles après 2003. Ceci se montre dans le fait que la manière d&#039;aborder la thématique se base beaucoup plus sur les manques des systèmes mis en place. 24 Heures de 2004 remarque que le problème de la maltraitance des personnes âgées était &amp;quot;encore largement oublié par les études scientifiques&amp;quot;. &lt;br /&gt;
Le matin Dimanche de novembre 2005 évoque l&#039;&amp;quot;appel à la mobilisation mondiale pour lutter contre les graves violations des droits des personnes âgées&amp;quot; du secrétaire général des Nations Unies: un appel qui a été fait en février 2002! Les médias commencent donc à souligner la nécessité d&#039;accorder de l&#039;importance à la problématique de la maltraitance des personnes âgées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une grande place semble désormais attribuée à la prévention. Le téléjournal du 9 juin 2004 informe par exemple qu&#039;un colloque sur le thème de la canicule a été organisé, dans un but d&#039;information et de prévention, par le Professeur Rapin à Genève en juin 2004.&lt;br /&gt;
Dans une autre émission, nous suivons une infirmière qui ne s&#039;était absolument pas inquiétée des effets de la canicule et qui découvrait pour la première fois, à la demande des journalistes, l&#039;augmentation relativement marquée du nombre de décès pour le mois d&#039;août 2003 en comparaison avec les chiffres d&#039;août 2002. C&#039;est bien 10% d&#039;augmentation que l&#039;on peut constater. On constate donc bel et bien une grande préocupation quant à la prévention des conséquences désastreuses que peut engendrer une canicule. Les mêmes erreurs ne doivent pas se reproduire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
De manière générale nous n&#039;avons pas constaté d&#039;évolution importante dans les termes. Cependant, une évolution marquée peut être relevée au niveau quantitatif. La forte médiatisation qu&#039;a suscité la canicule et les problèmes qu&#039;elle a soulevé sont vraisemblablement à l&#039;origine de cet accroissement des articles traitant du sujet de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Questionnements et redéfinitions ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Que dire de l&#039;évolution des notions? &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si dans les documents que nous avons analysés nous ne sommes pas parvenus à retirer d&#039;évolutions marquantes de la terminologie employée, ceci nous a permis d&#039;émettre de nouvelles hypothèses et de nous repositionner par rapport à notre question de départ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point que l&#039;on peut relever en terme d&#039;évolution est sans doute ce passage d&#039;une approche anecdodtique de la maltraitance des personnes âgées dans les années précédant la canicule (quelques cas extrêmes d&#039;EMS particuliers) à l&#039;approche actuelle, plus systématique (formations et conférences organisées sur le thème). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous parait peut être donc plus judicieux de parler d&#039;une évolution des mentalités plus que de la terminologie, dans le sens où il est devenu possible de parler des notions de maltraitance, de négligence et d&#039;abus. Depuis plusieurs dizaines d&#039;années quelques professionnels, tels que le Professeur Rapin, oeuvrent pour faire passer les informations néccessaires à la prévention et à la dénonciation de ces actes. Après énormément de patience, un Temps Présent fu tourné sur la question, plusieurs articles paraissent ensuite dans différents journaux &amp;quot;tout publics&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, avec l&#039;arrivée de la canicule, les médias s&#039;emparent d&#039;un réel fait médiatique et traitent de la question lors de tous les TJ (ou presque) lors (et à l&#039;approche) de l&#039;été.&lt;br /&gt;
Il est intéressant de revenir sur l&#039;angle d&#039;approche de notre hypothèse de recherche dans le sens où ce lien entre négligence et canicule n&#039;a pas réellement été fait (propos du Professeur Rapin). Un des phénomènes que nous avons vu apparaître lors de la canicule était une sorte de fatalisme quant à la situation. &amp;quot;Il faisait trop chaud, mais tout le monde avait trop chaud. De toutes manières on ne pouvait rien faire de plus que de constater&amp;quot; (Rapin, mercredi 31 mai 2006). Il nous semble que le lien le plus important que nous pouvons faire en terme de négligence est bien un lien avec le déni. En effet, tant le discours des professionnels jugeant que tout allait très bien en Suisse, que celui des médias (dénonçant ce qui se passait chez nos voisins) montre bien un déni du problème qui apparaissait pourtant sous leurs yeux. Ne pas reconnaître qu&#039;il y a un problème est bien le dénier. Le déni est donc une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Revenons sur la question de la négligence. Si ce terme nous est apparu comme une évolution de définition de la maltraitance et comme cette hypothèse n&#039;a pu être vérifée dans le cadre de notre recherche, nous avons été amené à une nouvelle hypothèse: le terme de négligence a peut-être effectivement évolué lui-même dans sa définition. &lt;br /&gt;
Nous avançons l&#039;idée que la définition de la maltraitance aurait subie un élargissement de définition. Par ce fait, beaucoup plus d&#039;actions ou de &amp;quot;non-actions&amp;quot; entreraient sous ce concept de négligence. Ainsi on pourrait effectivement constater une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
Malheureusement notre recherche ne nous permet pas de vérifier cette hypothèse. Cependant, si l&#039;on regarde les chiffres donnés par RIFVEL (Réseau Internet Francophone Vieillir En Liberté) en 2002 quant à la répartition des différentes catégories de maltraitance, on note 8% de cas de négligence. Par ailleurs, en regardant les chiffres avancés par ALMA France en 2003 on constate une augmentation des cas de négligences avec 23,2%. Si les 2 sources ne sont pas les mêmes, il est toutefois possible de les comparer dans le sens où en 2003 la négligence apparait très clairement comme catégorie principale de la maltraitance, alors qu&#039;en 2002 la négligence est la plus petite catégorie de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Est-ce là une marque de l&#039;évolution de cette catégorie qu&#039;est la négligence, la question reste ouverte puisque nous ne pouvons que constater ce phénomène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Les médias: promotteurs d&#039;un problème social &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre rencontre avec le professeur Rapin, nous avons également échangé sur la question des médias et de leurs effets. M. Rapin relève un évènement marquant et déclencheur: la pénurie de cercueil à Paris en août 2003. Il parle d&#039;un &amp;quot;effet télégénique&amp;quot; que nous avons pu relever dans les téléjournaux datant de la période de la canicule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pensons qu&#039;il est intéressant de voir sous 2 aspects les médias. Tout d&#039;abord, comme non intéressés d&#039;un problème social sérieux et important: le bien être et la santé des personnes âgées. Pendant de nombreuses années le Professeur Rapin et ses collègues tantèrent de les faire parler de cette question. Il apprait clair que les médias touchent une énorme partie de la population. Le journal télévisé est suivi par des milliers de téléspectateurs sans compter les lecteurs des divers quotidiens. Lors de la canicule, les médias se sont appropriés un problème de société et l&#039;on dénoncé. Cependant il est intéressant de rappeler que la &amp;quot;prise de conscience&amp;quot; de la part de tous ne fût qu&#039;en 2004 lorsque les chiffres de la canicule parurent. 1000 décès furent recensés durant l&#039;été 2003. Donc, si l&#039;on parle de négligence, on peut relever la négligence des divers médias ne faisant pas état d&#039;une &amp;quot;dramatique réalité&amp;quot; (Professeur Rapin) qu&#039;est la maltraitance. En effet, refuser de passer l&#039;information concernant les conseils et les recommandations l&#039;été arrivant est une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, on peut voir les médias comme promoteurs d&#039;un problème social. Les analyser relève donc un intérêt particulier dans le sens où ils sont révélateurs de l&#039;évolution de la perception d&#039;un problème. Nous pourrions relever de nombreux écrits sur la problématique de la construction d&#039;un problème social par les médias et des mécanismes mis en oeuvres pour se faire, mais ce n&#039;est pas ici le sujet de notre travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Situation actuelle &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la canicule a participé à la mise en place de certaines structures d&#039;aides, ce n&#039;est pas réellement elle qui les a initiées. Ces structures sont extrêmement importantes et un suivi des personnes portant plainte est nécessaire.&lt;br /&gt;
Certains &amp;quot;plans canicule&amp;quot; ont été mis en place, des fonds ont été débloqués pour ces fins-là...cependant dans de nombreux établissements personne n&#039;est venu demander ce financement pourtant disponible! A nouveau c&#039;est le déni qui prédomine...&amp;quot;Rien ne s&#039;est passé ici&amp;quot;, &amp;quot;Comment s&#039;est passé la canicule dans mon établissement? Sans problème!&amp;quot; voici le genre d&#039;échanges que nous a rapporté le Professeur Rapin auxquels il répond clairement: &amp;quot;Si on ne regarde pas, on ne peut pas voir&amp;quot;! Pour pouvoir relever et lutter contre un problème il faut avant tout le voir, et pour le voir il faut regarder. Il est extrêmement difficile d&#039;accepter et d&#039;avouer la réelle catastrophe qu&#039;est la maltraitance des personnes âgées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la nouvelle charte de la FEGEMS un accent est mis sur la formation du personnel. Ce point est essentiel et pourtant, quasiment aucune formation n&#039;a lieu dans les différents EMS de Genève sur la question de la maltraitance des personnes âgées. D&#039;autre part, il est important de relever une réelle différence entre les &amp;quot;résidents&amp;quot; des EMS d&#039;il y a quelques années et ceux d&#039;aujourd&#039;hui. Auparavant on venait dans les EMS de son plein gré, pour finir tranquillement sa vie entourée. Aujourd&#039;hui, les personnes entrant dans les maisons de retraite arrivent en général de l&#039;hôpital et ont des traitements médicaux à suivre. Ceci nécessite également une formation sur le traitement de la douleur. Là également la question de la négligence reste pertinente: &amp;quot;laisser avoir mal une personne c&#039;est la négliger, surtout lorsque des médicaments et autres remèdes existent&amp;quot; (Rapin, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de mentionner que certains établissements ont fait énormément dans le sens de la prévention et de la formation. Les choses ont un peu bougées de manière générale. On peut dénoncer le problème de la maltraitance des personnes âgées sans risquer de perdre sa place (comme De Saussure après la publication de son livre (De Saussure, 1999). Cependant: &amp;quot;il ne faut pas faire peur aux vieux&amp;quot; est une phrase à laquelle le Professeur Rapin se heurte régulièrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Retour sur la problématique, les questions de recherche &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partis sur une question de définition et d&#039;évolution, nous nous sommes rendus compte d&#039;un manque de matière nécessaire à l&#039;analyse. En effet, d&#039;après notre recherche documentaire nous ne pouvons pas tirer de conclusions exhaustives pour les raisons que nous avons mentionnés plus haut: manque de temps et peut-être de pertinence du matériel étudié. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout d&#039;abord le premier élément que nous avons pu reclarifier est bien cette définition de la négligence, comme un synonyme d&#039;abus et comme une des formes existantes de la maltraitance. Si elle a toujours été présente dans notre société, celle-ci ne prenait pas réellement en compte le problème des personnes âgées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si une évolution explicite n&#039;apparaît pas dans les termes employés dans les chartes, dans les articles de journaux et dans les téléjournaux, notre hypothèse s&#039;avère toutefois en grande partie vérifiée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet l&#039;évolution que nous supposions apparaît, mais autrement que dans les termes, et c&#039;est là que la recherche s&#039;avère intéressante. La canicule de 2003 a été effectivement le moyen pour parler plus d&#039;un réel problème social. Ce phénomène a permis de briser petit à petit le silence autour d&#039;une &amp;quot;problématique sociétale&amp;quot; comme le mentionne le Pr. Rapin. En effet, en Suisse le problème de la maltraitance des personnes âgées a été conçu comme problème social après les statistiques des décès pendant l&#039;été 2003. Comme nous l&#039;avons développé dans notre analyse, on a toujours nié le problème de la maltraitance des personnes âgées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après le Pr. Rapin peu de personnes font un lien entre la canicule et la maltraitance des personnes âgées, pourtant il y a bien là de quoi dire. Comment expliquer ce discours tellement &amp;quot;propret&amp;quot; pendant la canicule puis, dès l&#039;annonce des chiffres (en 2004) un étonnement général de les voir tellement élevés? &lt;br /&gt;
La canicule apparaît dès lors clairement comme un élément important dans cette construction d&#039;un problème social. Après cette courte recherche nous serions tentés de dire que c&#039;est par la canicule qu&#039;un problème social s&#039;est construit. Par la promotion et la répétition incessante des problèmes liés à la canicule, au fil des mois un problème a commencé à être accepté par la population. Nous voyons bien là son rôle publicitaire, avec des acteurs qui tentent déjà depuis plusieurs années de parler de ce problème mais en vain, et puis par un &amp;quot;coup de publicité&amp;quot; leur discours commence à être entendu, perçu, voire pris en compte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un problème que nous pouvons se voir dessiner est l&#039;excès de cette médiatisation. En effet, le risque de tomber dans la banalisation de la question des grandes chaleurs est à prendre en compte. Chaque année, à l&#039;approche de l&#039;été, on nous rappelle qu&#039;il faut s&#039;hydrater lors des grandes chaleurs...à force de répétitions on peut imaginer que l&#039;effet diminue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsque l&#039;on parle d&#039;excès, tout acte peut devenir négligent. Par exemple: ne pas donner à boire à une personne âgée est une forme de négligence/maltraitance, mais la forcer à boire l&#039;est également car ceci va à l&#039;encontre de sa propre volonté. &lt;br /&gt;
Il serait important, à notre avis, de faire des nuances entre les différentes formes de maltraitance et de négligence (ce qui a commencé à être fait dans les associations telles que ALMA France ou Alter Ego) et d&#039;être clair avec les intervenants par rapport à leurs devoirs et obligations professionnelles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut oublier qu&#039;ils doivent prendre soin de ces personnes, qu&#039;un code de déontologie existe et qu&#039;une grande question reste à être abordée et clarifiée: Qu&#039;est-ce qui doit primer lorsque ces deux  points s&#039;opposent; le choix et la volonté de la personne âgée ou le devoir professionnel face à une personne qui met sa vie en danger?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les questions liées à la négligence et à ses différentes formes, pourraient être abordées à travers une discussion et un travail sur l&#039;éthique professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, la formation des professionnels occupe une part importante à la lutte contre la maltraitance...et malheureusement il reste énormément à faire dans ce domaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, nous arrivons à une nouvelle hypothèse selon laquelle la négligence ne serait pas une évolution du terme de maltraitance mais plutôt la conséquence de l&#039;augmentation du nombre de fois où l&#039;on aborde la question de la maltraitance.&lt;br /&gt;
L&#039;impact de la canicule aurait été une médiatisation soutenue de ce fait, et par là une ébauche de prise de conscience de la part de la population. Cependant, un second niveau d&#039;évolution de définition pourrait être dû au fait de cette reprise incessante de ce thème. A force de parler de la situation souvent dramatique des personnes âgées nous serions sans doute plus attentifs aux faits et gestes qui pourraient s&#039;inscrire dans la maltraitance. Ainsi, on pourrait expliquer l&#039;augmentation trouvée dans les chiffres donnés par RIVFEL et par Alma France par un simple élargissement de la définition-même de la négligence. A partir du moment où les comportements entrant sous &amp;quot;négligence&amp;quot; sont plus larges, par conséquent on constate une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, nous émettons également l&#039;hypothèse, que le Pr. Rapin partage, que &amp;quot;l&#039;effet canicule&amp;quot; aurait également permis aux victimes de pouvoir parler, dénoncer des actes maltraitants à leurs égards. Les numéros de téléphone des associations telles que Alter Ego en Suisse et Alma en France furent diffusés à plusieurs reprises. Ainsi, on pourrait expliquer cette augmentation de maltraitance par une augmentation de cas &amp;quot;annoncés&amp;quot;. Rappelons qu&#039;il est extrêmement difficile pour une victime de porter plainte et d&#039;entrer dans ce type de démarche d&#039;autant plus pour la population à laquelle nous nous sommes intéressés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Remerciements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions le Professeur Charles-Henri Rapin pour sa précieuse aide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions également la Professeure Martine Ruchat de nous avoir permis de vivre l&#039;expérience d&#039;intelligence collective et par là-même de découvrir les difficultés méthodologiques auxquelles les chercheurs sont souvent confrontés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Livres &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Bertin, Evelyne (1999) Gérontologie, psychanalyse et déshumanisation : silence vieillesse... Paris : L&#039;Harmattan]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Gavillet&amp;amp;Grandrieux, Laurence&amp;amp;Véronique (2006) Ne touche pas à tes vieux, regards sur la maltraitance familiale des personnes âgées. Genève: IES Editions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Hugonot, Robert (1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres.]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Masson, Maltraitances et violences, Sous la direction de Bernard Marc, article de Franck Dibouës, Paris (2004)]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Yves Geneste (2004). Silence on frappe, De la maltraitance à la bientraitance des personnes âgées: Imagine]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Sites Internet&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* www.alter-ego.ch&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Articles &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Avant la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (06.10.1999). MALTRAITANCE : LES PERSONNES ÂGÉES SE REBIFFENT:&lt;br /&gt;
Dépasser les clichés pour mieux combattre la violence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin (8.6.2000). EMS: un bilan alarmant - une étude entreprise à Genève montre que les conditions de vie se dégradent rapidement pour les résidents. La faute, d&#039;abord, au manque de personnel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (27.2.2002). MAISONS DE RETRAITE : GROSSE COLÈRE DU SSP ET DES USAGERS: «La maltraitance continue dans les EMS» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (8.4.2003). La maltraitance envers les aînés existe. Reste à en parler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Après la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (21.2.2004). Les aînés maltraités préoccupent Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (2.12.2004). La maltraitance des seniors en question. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin Dimanche (6.11.2005). Humiliations, injures, coups...le 3e âge relève parfois du calvaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (1.12.2005). Personnes âgées maltraitées: un tabou à briser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Hebdo (20.04.2006). Maltraitance des personnes âgées: les lacunes romandes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Téléjournaux &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    12 août 2003, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeudi    14 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    26 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mercredi 09 juin 2004, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Chartes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS): Editions 1998 et 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Revenir sur&#039;&#039; [[articles]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4351</id>
		<title>L&#039;évolution récente de la définition de la maltraitance des personnes âgées</title>
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		<updated>2006-06-21T12:30:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : /* Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039; Ont écrit cet article... &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tatiana CAVAGLIANI - Sarah GROSSNIKLAUS - Stefania RODRIGUEZ - Mélanie SAVOY - Germain VON DER MUEHL - Valérie SCHAUDER&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A propos des concepts de maltraitance et de négligence: notre approche du thème ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de traiter de la maltraitance des [[Personnes âgées]] car ce thème est bien trop souvent laissé pour compte. On entend souvent parler d&#039;enfants maltraités, de femmes battues, mais rarement de personnes âgées maltraitées.&lt;br /&gt;
De plus, lorsque nous pensons à [[Maltraitance]], notre sens commun a tendance à nous renvoyer directement au sens de la maltraitance physique. Coups, blessures, séquestration...mais aujourd&#039;hui, lorsque l&#039;on rencontre le monde institutionnel, c&#039;est la [[Négligence]] qui semble être devenue une forme perfide de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de nous baser sur la canicule de 2003 pour cibler notre recherche. En effet, lors de cet été 2003, environ 1000 personnnes âgées sont décédées en Suisse des suites des grandes chaleur, du manque d&#039;hydratation. A l&#039;hôpital de Genève (HUG), 352 décès ont été recensés en août 2002 et 385 en août 2003; soit trente-trois décès de plus. Cela correspond à une augmentation d&#039;environ 10% du nombre de  cas. Ce chiffre est représentatif du pourcentage à l&#039;échelle national, hôpitaux et institutions confondus, qui oscille entre 10 et 13%, pour la même période. Suite à ce constat, les proches des personnes âgées, ainsi que les institutions ont été au centre des débats. Leur a été reproché le fait de ne pas avoir suffisament su être à l&#039;écoute de ces personnes et de ne pas avoir prêté suffisamment d&#039;attention à la nécessité pour celles-ci de beaucoup s&#039;hydrater. En d&#039;autres termes, d&#039;avoir fait preuve d&#039;une certaine négligence. &lt;br /&gt;
La canicule de 2003 semble donc particulièrement liée au terme de négligence. En effet, les problèmes qu&#039;elle a révélés ont contribué à un déplacement des considérations habituellement partagées sur la maltraitance. Négliger de prendre soin d&#039;une personne âgée lorsque la température est très élévée est une forme de maltraitance. Cette visibilisation d&#039;une catégorie de la maltraitance, la négligence, au travers de la canicule et de sa médiatisation, a probablement eu comme effet d&#039;élargir le champ recouvert par cette notion, contribuant ainsi à une évolution de la définition de la maltraitance. La négligence y prend désormais une place importante.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons décidé de nous pencher sur la période entre 1998 et 2006. Nous avons utilisé plusieurs articles de journaux romands (avant et après l&#039;été 2003), deux éditions (1998 et 2005) de la charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS) ainsi que des téléjournaux diffusés durant la canicule (juillet et août 2003).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre recherche se limite au niveau du canton de Genève. On parlera particulièrement de la négligence comme maltraitance. Nous allons commencer par donner un panel d&#039;informations sur les recherches et les réflexions menées (principalement sur la France) sur le sujet. Puis, nous comparerons les articles et les deux chartes afin de retirer un maximum d&#039;informations. Ces dernières se porteront  sur leur nombre avant et après la canicule, sur leurs formes, leurs précisions et le vocabulaire employé. Ensuite nous tenterons de faire des liens entre ces différents niveaux d&#039;analyse et ces différentes informations.&lt;br /&gt;
Nous essaierons également de voir comment les téléjournaux présentés lors de la canicule nous décrivent la situation et la norme à adopter pour ne pas être taxé de maltraitance ou de négligence, ainsi que la manière dont ils ont contribué à l&#039;évolution du terme de maltraitance...jusqu&#039;à la négligence. &lt;br /&gt;
Enfin, nous rencontrerons le Dr. Rapin, médecin chef et organisateur du colloque canicule ayant eu lieu en juin 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous apparait important de mentionner quelques limites. Tout d&#039;abord, le fait que nous ne pouvons lire tout ce qui a été écrit sur le sujet et que les articles que nous avons choisis pour l&#039;analyse ne sont pas les seuls et uniques pièces que nous avons trouvées. Une autre limite d&#039;un travail portant sur le thème de la maltraitance,  est que s&#039;appuyer sur des statistiques représente une grande difficulté. En effet, il est très difficile de recenser les victimes de [[Violence]]. Celles-ci ne sont pas toujours prêtes à en parler que cela soit par peur de représailles ou pour d&#039;autres raisons (telles que peur de l&#039;abandon, peur de briser un lien familial, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la prévalence de la maltraitance envers les personnes âgées au sein des institutions, Hugonot (1990) relève la difficulté d&#039;obtenir des statistiques précises. Il souligne qu&#039;il faut dans tous les cas prendre en compte que les cas décelés ne représentent qu&#039;un cinquième de la réalité: il y a donc une sous-estimation importante. Une raison de ce manque de données est que les observations de violences restent souvent à l&#039;intérieur d&#039;une institution. Le manque de témoignages, la dédramatisation par le personnel et la crainte pour la famille de dénoncer la maltraitance rendent l&#039;estimation de la fréquence réelle, difficile. Selon Hugonot, la violence envers les personnes âgées est masquée car elle est liée aux tabous et à la honte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce qu&#039;en disent les auteurs que nous avons lus ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définitions&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de poursuivre notre réflexion, il nous parait important de donner des définitions nécessaires à la compréhension du terme de maltraitance et de négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alter Ego (2002, association suisse contre la maltraitance des personnes âgées) définit la maltraitance comme &amp;quot;un acte ou un ensemble d&#039;actes - comportements et attitudes - commis ou ommis, envers une personne au détriment de son intégrité physique ou sexuelle, morale ou psychique, matérielle ou financière. La maltraitance engendre un tort ou une blessure. Elle constitue une atteinte aux droits fondamentaux et à la dignité de la personne&amp;quot;. &lt;br /&gt;
La maltraitance consiste en actions - violence, abus, sévices, contraintes, empêchements - ou en actes ommis, comme la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La négligence, une forme de maltraitance, consiste selon l&#039;association Alter Ego dans le fait de ne pas donner des soins essentiels à une personne. &amp;quot;C&#039;est omettre de lui donner une nourriture ou des boissons adéquates, les médicaments ou les soins d&#039;hygiène dont elle a besoin&amp;quot; (Alter Ego, 2002). D&#039;autres exemples de négligence sont de donner une alimentation en quantité insuffisante, de ne pas assurer des services adéquats durant la nuit ou de négliger la douleur d&#039;une personne âgée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre article va se baser sur la négligence comme forme de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Revue de littérature&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que l&#039;âge des personnes considérées comme vieillards a augmenté au fil du temps. En effet, dans l&#039;Antiquité les vieillards étaient ceux qui atteignaient l&#039;âge de 40 ans. Aujourd&#039;hui, un vieillard est quelqu&#039;un de plus de 70-80 ans, qui devient dépendant.&lt;br /&gt;
Selon la psychanalyste Bertin (1999), notre société occidentale contemporaine n&#039;accorde pas de place à la [[Vieillesse]]. La société refuse de penser à la vieillesse, cette dernière est tabou. L&#039;être humain a du mal à imaginer qu&#039;il va vieillir, c&#039;est quelque chose dont on ne parle pas, que l&#039;on ne veut pas imaginer, particulièrement dans notre société qui valorise la jeunesse. Selon elle, nous vivons dans un monde en perte de références. La famille en tant qu&#039;institution vit actuellement de grands changements, et nous vivons une époque de confusion des âges et des places dans la famille. L&#039;on ne pourrait penser la vieillesse qu&#039;en se situant dans une lignée, faite de générations ayant chacune leurs rôles.&lt;br /&gt;
Autrefois la vieillesse faisait partie de la société, elle avait une place dans l&#039;univers symbolique de la vie, mais l&#039;on vit actuellement dans une société où les rôles symboliques ont disparus, et où la vieillesse est dévalorisée. En outre, selon De Saussure (1999), il n&#039;est plus rare de voir des familles qui s&#039;étendent sur quatre générations, les tensions et les conflits au sein de ces familles s&#039;en trouvent accrus et la génération des aînés en fait en quelque sorte les frais puisque bien souvent la famille s&#039;en désengage petit à petit. &lt;br /&gt;
Tous ces éléments pourraient expliquer les raisons qui font que les sociétés occidentales gèrent une partie des personnes âgées sur le mode de l&#039;exclusion à travers le placement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui est du problème de la maltraitances des personnes âgées, Bertin (1999) relève deux axes de réflexion: &amp;quot;Le déni de la mort dans les sociétés occidentales&amp;quot; ainsi que &amp;quot;L&#039;augmentation de la banalisation du mal&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que le phénomène de maltraitance n&#039;est pas nouveau dans sa nature, mais par sa fréquence (augmentation des victimes et des agresseurs). Il montre par exemple des prières d&#039;un vieillard abandonné et d&#039;un vieillard qui ne peut pas s&#039;enfuir dans des situations difficiles de 1689.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est dès les années 1980 que dans les pays francophones la question du tabou de la maltraitance des personnes âgées fût soulevée. On commence à parler de certains comportements, de certaines gestes et de certains propos profondément maltraitants pour la personne âgée bien souvent complètement dépendante de l&#039;autre.&lt;br /&gt;
Le sujet commençait à peine à être traité que les milieux de professionnels concernés essayaient de faire taire ce qui était soulevé, chacun essayant de préserver son institution de toutes accusations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gavillet et Grandrieux (2006) soulèvent un autre point. Alors que de nombreuses personnes s&#039;attèlent à dénoncer la maltraitance des personnes âgées, celles-ci commencent à se rendre compte que les gestes, les propos et les comportements qu&#039;ils dénoncent ne sont pas les faits de monstres et qu&#039;eux-mêmes commettent ce genre d&#039;actes. Dénoncer ces gestes revient à se dénoncer soi-même, cette constatation va faire diminuer la volonté de parler de ce problème. Pour ces deux raisons, le sujet fut donc un peu moins traité.&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) souligne notamment l&#039;ignorance en France concernant ce sujet et, en rapport avec cela, le manque d&#039;intérêt des médias. Bertin (1999), également, reproche à la société et au monde politique de faire comme si la maltraitance des personnes âgées n&#039;existait pas. Elle dénonce aussi cette habitude de montrer une vitrine parfaite: &amp;quot;&#039;&#039;Les images que les médias nous présentent sur la vieillesse sont le plus souvent des images d&#039;exception. Les sujets âgés maltraités ou déshumanisés sont interdits de cité dans le monde médiatique.&#039;&#039;&amp;quot;(p.14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons également, comme le souligne Bertin, que notre société actuelle est celle de &#039;&#039;l&#039;image&#039;&#039;. Pour qu&#039;une cause soit entendue, elle doit être médiatisée. Ce qui peut poser problème dans le cas de violence touchant des personnes âgées quand leurs conditions physiques et psychiques les prédisposent plus à l&#039;isolement qu&#039;à la protestation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, parallèlement à ces condamnations, de nombreux témoignages voient le jour. Des personnes âgées trouvent la force de raconter les violences qu&#039;ils subissent...et elles ne baissent pas les bras.De plus, dans son livre, Hugonot (1990) nomme plusieurs congrès européens sur le sujet de la maltraitance des personnes âgées. Cette problématique ne disparaît pas. La question de la maltraitance des personnes âgées apparaît dès lors comme un nouveau problème social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nos lectures n’abordent pas directement le concept de négligence, mais tous les auteurs que nous avons lus considèrent la négligence comme étant une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
Concernant la canicule et ses effets, aucun de ces ouvrages n’en fait mention. Cella est dû pour une part au fait que les livres lus ont dû être choisi avant que le thème de l’étude ne soit précisé. De plus, nous avons pu constater à travers notre recherche que le lien entre négligence et canicule ne semble pas avoir beaucoup été abordé et approfondi dans la littérature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectif de la recherche ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette recherche est de définir les facteurs impliquant l’évolution récente (entre 1998 et 2006) de la définition de la maltraitance des personnes âgées et plus particulièrement la question de la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre hypothèse de recherche est que les conséquences de la canicule de l&#039;été 2003 et leurs médiatisations auraient contribués à un tournant de la définition de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthode ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de vérifier notre hypothèse, soit l&#039;effet de la canicule 2003 sur la définition de la maltraitance, nous allons analyser et comparer le contenu de deux chartes d&#039;instituitions, d&#039;articles de presse et d&#039;extraits de téléjournaux. &lt;br /&gt;
En ce qui concerne les chartes, nous allons vérifier s&#039;il y a eu des modifications au niveau des articles de loi au sein des institutions et des modifications au niveau de la terminologie employée. &lt;br /&gt;
Le but de la comparaison des articles de presse est de voir s&#039;il y a eu des changements dans la manière d&#039;informer la population sur le problème de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Enfin, l&#039;analyse des téléjournaux devra nous permettre d&#039;analyser le type de langage utilisé en lien avec la canicule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Limites de la méthode &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la comparaison des articles de presse, nous nous sommes rendus compte qu&#039;il est très difficile d&#039;accéder aux articles pertinents pour cette démarche. Il est possible que les articles choisis ne soient pas tout à fait représentatifs de la manière dont la presse traite de la problématique de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, tant lors de nos recherches dans les archives de la TSR que dans la base de données Swissdox, nous avons constaté que le nombre de documents (Téléjournaux, émissions, reportages spéciaux, articles, dossiers, etc.) abordant le problème du sort des personnes âgées avait augementé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
Nous pourrions émettre l&#039;hypothèse que la canicule fut un tremplin, voire un très bon &amp;quot;fait divers&amp;quot; pour parler de la situation des personnes âgées dans notre société. Ce sujet fut traité plus qu&#039;abondament durant la canicule et juste après, puis régulièrement à l&#039;arrivée de l&#039;été les années suivantes. Il nous parait intéressant de relever la manière dont les médias se sont emparés d&#039;un sujet d&#039;actualité pour en faire un problème social. &lt;br /&gt;
Il faut peut-être garder à l&#039;esprit qu&#039;un des buts premiers des médias, comme développé dans les cours du professeur Payet (&#039;&#039;Introduction à la sociologie de l&#039;éducation&#039;&#039;) est, hormis l&#039;aspect d&#039;information, de faire le plus possible d&#039;audimat ou de lecteurs en accrochant les téléspectateurs par des évènements &amp;quot;chocs&amp;quot;. Les médias ont tendance à s&#039;emparer d&#039;un problème social (ici la condition des personnes âgées et la maltraitance) pour en faire un fait médiatique. Ce processus est facilité dès lors qu&#039;un problème concerne un grand nombre de personnes. Ce qui est le cas avec les personnes âgées puisque chacun en a au moins une dans son entourage ou dans sa famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Aspect quantitatif &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue quantitatif, nous avons pu constater que le nombre d&#039;articles paru dans la presse romande (24 heures, Tribune de Genève, le Matin, le Temps, L&#039;Hebdo) avant la canicule a doublé après ce phénomène. Nous avons trouvé environ onze articles dans la période de 1998 à 2003 et vingt de 2003 à 2006. On constate de même pour les téléjournaux (TJ). Le nombre de TJ abordant le problème du sort des personnes agées a triplé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
L&#039;apparition d&#039;un réglement d&#039;application dans la charte de la Fédération genevoise des établissements médico-sociaux (Fegems) de 2005 est un ajout pouvant montrer l&#039;importance donnée à la problématique de la maltraitance. Il apporte une définition beaucoup plus stricte des droits et des compétences du conseil éthique. Cela pourrait refléter le soucis de la Fegems de lutter contre le problème de la maltraitance en institution en donnant un pouvoir de contrôle plus grand au conseil éthique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contenu et évolution des termes employés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les trois types de documents que nous avons analysés nous n&#039;avons pas constaté de grandes différences entre les deux périodes. Les définitions de la maltraitance données dans les articles de journeaux restent les mêmes avant et après la canicule. Le terme de négligence est employé dans quelques articles avant et après l&#039;été 2003 et sa signifiation ne semble pas avoir changé. La négligence est mentionnée comme une catégorie de la maltraitance, mais n&#039;est dans aucun article expliquée davantage. Deux articles de la Tribune de Genève, l&#039;un du 8.4.2003 et l&#039;autre du 21.2.2004, mentionnent le même pourcentage de négligence, soit 17% à l&#039;intérieur de la maltraitance. En se basant sur ces chiffres, on ne peut donc pas constater d&#039;effet de la canicule de l&#039;été 2003 sur les cas de négligence. &lt;br /&gt;
Des articles datant d&#039;avant et d&#039;après 2003 montrent des statistiques selon lesquelles il y aurait entre 5 et 10% (parfois 20%) de personnes âgées victimes de maltraitance en Suisse. A Genève, il y aurait donc entre 3000 et 5000 personnes âgées concernées.  &lt;br /&gt;
Dans l&#039;article du Matin Dimanche de 2005, il est précisé que la maltraitance physique pouvait consister dans le fait de ne pas donner à boire. Est-ce que cette précision serait éventuellement une conséquence de la canicule de l&#039;été 2003?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du contenu des articles de journaux, nous avons constaté que les changements suite à la canicule n&#039;ont pas été très importants. Nous émettons donc l&#039;hypothèse que la problématique de la maltraitance, quoiqu&#039;elle ait suscité plus d&#039;intérêt par la presse après la canicule (nombre d&#039;articles), est traité de la même façon avant et après l&#039;été 2003.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne les TJ, il est intéressant de noter que ceux datant de l&#039;été 2003, période de la canicule, n&#039;abordent quasiment pas la situation en Suisse, mais parlent d&#039;effets désastreux en France. C&#039;est seulement un an plus tard que l&#039;on avance les premiers chiffres concernant la Suisse. Il semble qu&#039;elle aie sous estimé les conséquences de la canicule pour ses personnes âgées. La différence de terminologie et d&#039;approche de la situation entre 2003 et 2004 est flagrante lorsque le journaliste parle de l&#039;été 2003 en disant: &amp;quot;Lever le voile sur la canicule n&#039;était pas encore de saison!&amp;quot;.  &lt;br /&gt;
La canicule finira par être abordée comme une routine. Peut-on avancer qu&#039;en une année un fait, unique en son genre et non constaté auparavant, puisse devenir une habitude? Ou plutôt sous entend-t-on que c&#039;est la vigilance qui devient désormais une habitude?&lt;br /&gt;
Nous avons également remarqué que dans tous les TJ que nous avons visionnés, il n&#039;est jamais fait mention du terme de &amp;quot;négligence&amp;quot; ou de &amp;quot;maltraitance&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Pourrait-on aller jusqu&#039;à dire que c&#039;est bien là une forme de tabou? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La comparaison des deux éditions de la charte de la Fegems ne nous a pas amené à constater de grands changements ; que cela soit dans le vocabulaire utilisé, les buts fixés ou les engagements. &lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons mentionné auparavant, le seul aspect nouveau, dans l&#039;édition adoptée en janvier 2005, est l&#039;ajout d&#039;un réglement d&#039;application qui &amp;quot;régit les modalités d&#039;application de la Charte éthique de la Fegems, à savoir l&#039;organisation de l&#039;autorité compétente pour veiller à l&#039;application de la Charte et examiner les requêtes&amp;quot;. C&#039;est le &amp;quot;Conseil éthique&amp;quot; (constitué de membres élus par l&#039;assemblée générale de la Fegems) qui veillera à la bonne application de la Charte. Ce conseil est déjà présent dans la première édition de la charte et les buts qui lui sont attribués dans cette première édition sont les mêmes que dans celle datant de 2005. Toutefois, l&#039;apparition d&#039;un &amp;quot;réglement d&#039;application&amp;quot; dans cette dernière apporte une définition plus précise et ciblée de son rôle et de ses droits. Ceci peut être interprêté comme la volonté de disposer d&#039;un organe de contrôle plus performant pour lutter contre les cas de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements ou modifications&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Même si nous ne pouvons pas parler de changements significatifs qui valideraient notre hypothèses, nous avons trouvé quelques modifications, lors de notre recherche dans des supports différents, qui nous sont apparues pertinentes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les associations et les spécialistes qui s&#039;intéressent au sujet de la maltraitance des personnes âgées ne semblent pas avoir changé leur discours. L&#039;unique changement pourrait être que les journaux et les  TJ accordent plus d&#039;importance aux moyens de prévention. Il y a une différence dans les démarches à prendre pour combattre la maltraitance. Serait- ce peut-être pour combler certaines lacunes du système romand? ( Hebdo 2006).&lt;br /&gt;
En 1999 on évoquait le souhait de créer une ligne téléphonique pour donner la possibilité aux personnes âgées de se confier. En 2004, le journal 24 Heures mentionne la création d&#039;une telle permanence téléphonique par l&#039;association Alter Ego. On évoque également, en 1999, l&#039;existence d&#039;une brochure préventive au Canada. En 2005, le matin dimanche souligne la publication d&#039;une telle brochure en Suisse.  Seraient ces réalisations dûes aux conséquences de la canicule de l&#039;été 2003? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;importance accordée à la maltraitance des personnes âgées semble avoir augmentée dans les articles après 2003. Ceci se montre dans le fait que la manière d&#039;aborder la thématique se base beaucoup plus sur les manques des systèmes mis en place. 24 Heures de 2004 remarque que le problème de la maltraitance des personnes âgées était &amp;quot;encore largement oublié par les études scientifiques&amp;quot;. &lt;br /&gt;
Le matin Dimanche de novembre 2005 évoque l&#039;&amp;quot;appel à la mobilisation mondiale pour lutter contre les graves violations des droits des personnes âgées&amp;quot; du secrétaire général des Nations Unies: un appel qui a été fait en février 2002! &lt;br /&gt;
Les médias commencent donc à souligner la nécessité d&#039;accorder de l&#039;importance à la problématique de la maltraitance des personnes âgées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une grande place semble désormais attribuée à la prévention. Le téléjournal du 9 juin 2004 informe par exemple qu&#039;un colloque sur le thème de la canicule a été organisé, dans un but d&#039;information et de prévention, par le Professeur Rapin à Genève en juin 2004.&lt;br /&gt;
Dans une autre émission, nous suivons une infirmière qui ne s&#039;était absolument pas inquiétée des effets de la canicule et qui découvrait pour la première fois, à la demande des journalistes, l&#039;augmentation relativement marquée du nombre de décès pour le mois d&#039;août 2003 en comparaison avec les chiffres d&#039;août 2002. C&#039;est bien 10% d&#039;augmentation que l&#039;on peut constater. On constate donc bel et bien une grande préocupation quant à la prévention des conséquences désastreuses que peut engendrer une canicule. Les mêmes erreurs ne doivent pas se reproduire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
De manière générale nous n&#039;avons pas constaté d&#039;évolution importante dans les termes. Cependant, une évolution marquée peut être relevée au niveau quantitatif. La forte médiatisation qu&#039;a suscité la canicule et les problèmes qu&#039;elle a soulevé sont vraisemblablement à l&#039;origine de cet accroissement des articles traitant du sujet de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Questionnements et redéfinitions ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Que dire de l&#039;évolution des notions? &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si dans les documents que nous avons analysés nous ne sommes pas parvenus à retirer d&#039;évolutions marquantes de la terminologie employée, ceci nous a permis d&#039;émettre de nouvelles hypothèses et de nous repositionner par rapport à notre question de départ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point que l&#039;on peut relever en terme d&#039;évolution est sans doute ce passage d&#039;une approche anecdodtique de la maltraitance des personnes âgées dans les années précédant la canicule (quelques cas extrêmes d&#039;EMS particuliers) à l&#039;approche actuelle, plus systématique (formations et conférences organisées sur le thème). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous parait peut être donc plus judicieux de parler d&#039;une évolution des mentalités plus que de la terminologie, dans le sens où il est devenu possible de parler des notions de maltraitance, de négligence et d&#039;abus. Depuis plusieurs dizaines d&#039;années quelques professionnels, tels que le Professeur Rapin, oeuvrent pour faire passer les informations néccessaires à la prévention et à la dénonciation de ces actes. Après énormément de patience, un Temps Présent fu tourné sur la question, plusieurs articles paraissent ensuite dans différents journaux &amp;quot;tout publics&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, avec l&#039;arrivée de la canicule, les médias s&#039;emparent d&#039;un réel fait médiatique et traitent de la question lors de tous les TJ (ou presque) lors (et à l&#039;approche) de l&#039;été.&lt;br /&gt;
Il est intéressant de revenir sur l&#039;angle d&#039;approche de notre hypothèse de recherche dans le sens où ce lien entre négligence et canicule n&#039;a pas réellement été fait (propos du Professeur Rapin). Un des phénomènes que nous avons vu apparaître lors de la canicule était une sorte de fatalisme quant à la situation. &amp;quot;Il faisait trop chaud, mais tout le monde avait trop chaud. De toutes manières on ne pouvait rien faire de plus que de constater&amp;quot; (Rapin, mercredi 31 mai 2006). Il nous semble que le lien le plus important que nous pouvons faire en terme de négligence est bien un lien avec le déni. En effet, tant le discours des professionnels jugeant que tout allait très bien en Suisse, que celui des médias (dénonçant ce qui se passait chez nos voisins) montre bien un déni du problème qui apparaissait pourtant sous leurs yeux. Ne pas reconnaître qu&#039;il y a un problème est bien le dénier. Le déni est donc une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Revenons sur la question de la négligence. Si ce terme nous est apparu comme une évolution de définition de la maltraitance et comme cette hypothèse n&#039;a pu être vérifée dans le cadre de notre recherche, nous avons été amené à une nouvelle hypothèse: le terme de négligence a peut-être effectivement évolué lui-même dans sa définition. &lt;br /&gt;
Nous avançons l&#039;idée que la définition de la maltraitance aurait subie un élargissement de définition. Par ce fait, beaucoup plus d&#039;actions ou de &amp;quot;non-actions&amp;quot; entreraient sous ce concept de négligence. Ainsi on pourrait effectivement constater une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
Malheureusement notre recherche ne nous permet pas de vérifier cette hypothèse. Cependant, si l&#039;on regarde les chiffres donnés par RIFVEL (Réseau Internet Francophone Vieillir En Liberté) en 2002 quant à la répartition des différentes catégories de maltraitance, on note 8% de cas de négligence. Par ailleurs, en regardant les chiffres avancés par ALMA France en 2003 on constate une augmentation des cas de négligences avec 23,2%. Si les 2 sources ne sont pas les mêmes, il est toutefois possible de les comparer dans le sens où en 2003 la négligence apparait très clairement comme catégorie principale de la maltraitance, alors qu&#039;en 2002 la négligence est la plus petite catégorie de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Est-ce là une marque de l&#039;évolution de cette catégorie qu&#039;est la négligence, la question reste ouverte puisque nous ne pouvons que constater ce phénomène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Les médias: promotteurs d&#039;un problème social &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre rencontre avec le professeur Rapin, nous avons également échangé sur la question des médias et de leurs effets. M. Rapin relève un évènement marquant et déclencheur: la pénurie de cercueil à Paris en août 2003. Il parle d&#039;un &amp;quot;effet télégénique&amp;quot; que nous avons pu relever dans les téléjournaux datant de la période de la canicule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pensons qu&#039;il est intéressant de voir sous 2 aspects les médias. Tout d&#039;abord, comme non intéressés d&#039;un problème social sérieux et important: le bien être et la santé des personnes âgées. Pendant de nombreuses années le Professeur Rapin et ses collègues tantèrent de les faire parler de cette question. Il apprait clair que les médias touchent une énorme partie de la population. Le journal télévisé est suivi par des milliers de téléspectateurs sans compter les lecteurs des divers quotidiens. Lors de la canicule, les médias se sont appropriés un problème de société et l&#039;on dénoncé. Cependant il est intéressant de rappeler que la &amp;quot;prise de conscience&amp;quot; de la part de tous ne fût qu&#039;en 2004 lorsque les chiffres de la canicule parurent. 1000 décès furent recensés durant l&#039;été 2003. Donc, si l&#039;on parle de négligence, on peut relever la négligence des divers médias ne faisant pas état d&#039;une &amp;quot;dramatique réalité&amp;quot; (Professeur Rapin) qu&#039;est la maltraitance. En effet, refuser de passer l&#039;information concernant les conseils et les recommandations l&#039;été arrivant est une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, on peut voir les médias comme promoteurs d&#039;un problème social. Les analyser relève donc un intérêt particulier dans le sens où ils sont révélateurs de l&#039;évolution de la perception d&#039;un problème. Nous pourrions relever de nombreux écrits sur la problématique de la construction d&#039;un problème social par les médias et des mécanismes mis en oeuvres pour se faire, mais ce n&#039;est pas ici le sujet de notre travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Situation actuelle &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la canicule a participé à la mise en place de certaines structures d&#039;aides, ce n&#039;est pas réellement elle qui les a initiées. Ces structures sont extrêmement importantes et un suivi des personnes portant plainte est nécessaire.&lt;br /&gt;
Certains &amp;quot;plans canicule&amp;quot; ont été mis en place, des fonds ont été débloqués pour ces fins-là...cependant dans de nombreux établissements personne n&#039;est venu demander ce financement pourtant disponible! A nouveau c&#039;est le déni qui prédomine...&amp;quot;Rien ne s&#039;est passé ici&amp;quot;, &amp;quot;Comment s&#039;est passé la canicule dans mon établissement? Sans problème!&amp;quot; voici le genre d&#039;échanges que nous a rapporté le Professeur Rapin auxquels il répond clairement: &amp;quot;Si on ne regarde pas, on ne peut pas voir&amp;quot;! Pour pouvoir relever et lutter contre un problème il faut avant tout le voir, et pour le voir il faut regarder. Il est extrêmement difficile d&#039;accepter et d&#039;avouer la réelle catastrophe qu&#039;est la maltraitance des personnes âgées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la nouvelle charte de la FEGEMS un accent est mis sur la formation du personnel. Ce point est essentiel et pourtant, quasiment aucune formation n&#039;a lieu dans les différents EMS de Genève sur la question de la maltraitance des personnes âgées. D&#039;autre part, il est important de relever une réelle différence entre les &amp;quot;résidents&amp;quot; des EMS d&#039;il y a quelques années et ceux d&#039;aujourd&#039;hui. Auparavant on venait dans les EMS de son plein gré, pour finir tranquillement sa vie entourée. Aujourd&#039;hui, les personnes entrant dans les maisons de retraite arrivent en général de l&#039;hôpital et ont des traitements médicaux à suivre. Ceci nécessite également une formation sur le traitement de la douleur. Là également la question de la négligence reste pertinente: &amp;quot;laisser avoir mal une personne c&#039;est la négliger, surtout lorsque des médicaments et autres remèdes existent&amp;quot; (Rapin, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de mentionner que certains établissements ont fait énormément dans le sens de la prévention et de la formation. Les choses ont un peu bougées de manière générale. On peut dénoncer le problème de la maltraitance des personnes âgées sans risquer de perdre sa place (comme De Saussure après la publication de son livre (De Saussure, 1999). Cependant: &amp;quot;il ne faut pas faire peur aux vieux&amp;quot; est une phrase à laquelle le Professeur Rapin se heurte régulièrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Retour sur la problématique, les questions de recherche &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partis sur une question de définition et d&#039;évolution, nous nous sommes rendus compte d&#039;un manque de matière nécessaire à l&#039;analyse. En effet, d&#039;après notre recherche documentaire nous ne pouvons pas tirer de conclusions exhaustives pour les raisons que nous avons mentionnés plus haut: manque de temps et peut-être de pertinence du matériel étudié. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout d&#039;abord le premier élément que nous avons pu reclarifier est bien cette définition de la négligence, comme un synonyme d&#039;abus et comme une des formes existantes de la maltraitance. Si elle a toujours été présente dans notre société, celle-ci ne prenait pas réellement en compte le problème des personnes âgées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si une évolution explicite n&#039;apparaît pas dans les termes employés dans les chartes, dans les articles de journaux et dans les téléjournaux, notre hypothèse s&#039;avère toutefois en grande partie vérifiée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet l&#039;évolution que nous supposions apparaît, mais autrement que dans les termes, et c&#039;est là que la recherche s&#039;avère intéressante. La canicule de 2003 a été effectivement le moyen pour parler plus d&#039;un réel problème social. Ce phénomène a permis de briser petit à petit le silence autour d&#039;une &amp;quot;problématique sociétale&amp;quot; comme le mentionne le Pr. Rapin. En effet, en Suisse le problème de la maltraitance des personnes âgées a été conçu comme problème social après les statistiques des décès pendant l&#039;été 2003. Comme nous l&#039;avons développé dans notre analyse, on a toujours nié le problème de la maltraitance des personnes âgées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après le Pr. Rapin peu de personnes font un lien entre la canicule et la maltraitance des personnes âgées, pourtant il y a bien là de quoi dire. Comment expliquer ce discours tellement &amp;quot;propret&amp;quot; pendant la canicule puis, dès l&#039;annonce des chiffres (en 2004) un étonnement général de les voir tellement élevés? &lt;br /&gt;
La canicule apparaît dès lors clairement comme un élément important dans cette construction d&#039;un problème social. Après cette courte recherche nous serions tentés de dire que c&#039;est par la canicule qu&#039;un problème social s&#039;est construit. Par la promotion et la répétition incessante des problèmes liés à la canicule, au fil des mois un problème a commencé à être accepté par la population. Nous voyons bien là son rôle publicitaire, avec des acteurs qui tentent déjà depuis plusieurs années de parler de ce problème mais en vain, et puis par un &amp;quot;coup de publicité&amp;quot; leur discours commence à être entendu, perçu, voire pris en compte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un problème que nous pouvons se voir dessiner est l&#039;excès de cette médiatisation. En effet, le risque de tomber dans la banalisation de la question des grandes chaleurs est à prendre en compte. Chaque année, à l&#039;approche de l&#039;été, on nous rappelle qu&#039;il faut s&#039;hydrater lors des grandes chaleurs...à force de répétitions on peut imaginer que l&#039;effet diminue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsque l&#039;on parle d&#039;excès, tout acte peut devenir négligent. Par exemple: ne pas donner à boire à une personne âgée est une forme de négligence/maltraitance, mais la forcer à boire l&#039;est également car ceci va à l&#039;encontre de sa propre volonté. &lt;br /&gt;
Il serait important, à notre avis, de faire des nuances entre les différentes formes de maltraitance et de négligence (ce qui a commencé à être fait dans les associations telles que ALMA France ou Alter Ego) et d&#039;être clair avec les intervenants par rapport à leurs devoirs et obligations professionnelles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut oublier qu&#039;ils doivent prendre soin de ces personnes, qu&#039;un code de déontologie existe et qu&#039;une grande question reste à être abordée et clarifiée: Qu&#039;est-ce qui doit primer lorsque ces deux  points s&#039;opposent; le choix et la volonté de la personne âgée ou le devoir professionnel face à une personne qui met sa vie en danger?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les questions liées à la négligence et à ses différentes formes, pourraient être abordées à travers une discussion et un travail sur l&#039;éthique professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, la formation des professionnels occupe une part importante à la lutte contre la maltraitance...et malheureusement il reste énormément à faire dans ce domaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, nous arrivons à une nouvelle hypothèse selon laquelle la négligence ne serait pas une évolution du terme de maltraitance mais plutôt la conséquence de l&#039;augmentation du nombre de fois où l&#039;on aborde la question de la maltraitance.&lt;br /&gt;
L&#039;impact de la canicule aurait été une médiatisation soutenue de ce fait, et par là une ébauche de prise de conscience de la part de la population. Cependant, un second niveau d&#039;évolution de définition pourrait être dû au fait de cette reprise incessante de ce thème. A force de parler de la situation souvent dramatique des personnes âgées nous serions sans doute plus attentifs aux faits et gestes qui pourraient s&#039;inscrire dans la maltraitance. Ainsi, on pourrait expliquer l&#039;augmentation trouvée dans les chiffres donnés par RIVFEL et par Alma France par un simple élargissement de la définition-même de la négligence. A partir du moment où les comportements entrant sous &amp;quot;négligence&amp;quot; sont plus larges, par conséquent on constate une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, nous émettons également l&#039;hypothèse, que le Pr. Rapin partage, que &amp;quot;l&#039;effet canicule&amp;quot; aurait également permis aux victimes de pouvoir parler, dénoncer des actes maltraitants à leurs égards. Les numéros de téléphone des associations telles que Alter Ego en Suisse et Alma en France furent diffusés à plusieurs reprises. Ainsi, on pourrait expliquer cette augmentation de maltraitance par une augmentation de cas &amp;quot;annoncés&amp;quot;. Rappelons qu&#039;il est extrêmement difficile pour une victime de porter plainte et d&#039;entrer dans ce type de démarche d&#039;autant plus pour la population à laquelle nous nous sommes intéressés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Remerciements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions le Professeur Charles-Henri Rapin pour sa précieuse aide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions également la Professeure Martine Ruchat de nous avoir permis de vivre l&#039;expérience d&#039;intelligence collective et par là-même de découvrir les difficultés méthodologiques auxquelles les chercheurs sont souvent confrontés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Livres &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Bertin, Evelyne (1999) Gérontologie, psychanalyse et déshumanisation : silence vieillesse... Paris : L&#039;Harmattan]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Gavillet&amp;amp;Grandrieux, Laurence&amp;amp;Véronique (2006) Ne touche pas à tes vieux, regards sur la maltraitance familiale des personnes âgées. Genève: IES Editions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Hugonot, Robert (1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres.]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Masson, Maltraitances et violences, Sous la direction de Bernard Marc, article de Franck Dibouës, Paris (2004)]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Yves Geneste (2004). Silence on frappe, De la maltraitance à la bientraitance des personnes âgées: Imagine]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Sites Internet&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* www.alter-ego.ch&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Articles &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Avant la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (06.10.1999). MALTRAITANCE : LES PERSONNES ÂGÉES SE REBIFFENT:&lt;br /&gt;
Dépasser les clichés pour mieux combattre la violence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin (8.6.2000). EMS: un bilan alarmant - une étude entreprise à Genève montre que les conditions de vie se dégradent rapidement pour les résidents. La faute, d&#039;abord, au manque de personnel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (27.2.2002). MAISONS DE RETRAITE : GROSSE COLÈRE DU SSP ET DES USAGERS: «La maltraitance continue dans les EMS» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (8.4.2003). La maltraitance envers les aînés existe. Reste à en parler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Après la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (21.2.2004). Les aînés maltraités préoccupent Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (2.12.2004). La maltraitance des seniors en question. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin Dimanche (6.11.2005). Humiliations, injures, coups...le 3e âge relève parfois du calvaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (1.12.2005). Personnes âgées maltraitées: un tabou à briser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Hebdo (20.04.2006). Maltraitance des personnes âgées: les lacunes romandes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Téléjournaux &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    12 août 2003, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeudi    14 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    26 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mercredi 09 juin 2004, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Chartes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS): Editions 1998 et 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Revenir sur&#039;&#039; [[articles]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4350</id>
		<title>L&#039;évolution récente de la définition de la maltraitance des personnes âgées</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4350"/>
		<updated>2006-06-21T12:16:32Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : /* Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039; Ont écrit cet article... &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tatiana CAVAGLIANI - Sarah GROSSNIKLAUS - Stefania RODRIGUEZ - Mélanie SAVOY - Germain VON DER MUEHL - Valérie SCHAUDER&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A propos des concepts de maltraitance et de négligence: notre approche du thème ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de traiter de la maltraitance des [[Personnes âgées]] car ce thème est bien trop souvent laissé pour compte. On entend souvent parler d&#039;enfants maltraités, de femmes battues, mais rarement de personnes âgées maltraitées.&lt;br /&gt;
De plus, lorsque nous pensons à [[Maltraitance]], notre sens commun a tendance à nous renvoyer directement au sens de la maltraitance physique. Coups, blessures, séquestration...mais aujourd&#039;hui, lorsque l&#039;on rencontre le monde institutionnel, c&#039;est la [[Négligence]] qui semble être devenue une forme perfide de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de nous baser sur la canicule de 2003 pour cibler notre recherche. En effet, lors de cet été 2003, environ 1000 personnnes âgées sont décédées en Suisse des suites des grandes chaleur, du manque d&#039;hydratation. A l&#039;hôpital de Genève (HUG), 352 décès ont été recensés en août 2002 et 385 en août 2003; soit trente-trois décès de plus. Cela correspond à une augmentation d&#039;environ 10% du nombre de  cas. Ce chiffre est représentatif du pourcentage à l&#039;échelle national, hôpitaux et institutions confondus, qui oscille entre 10 et 13%, pour la même période. Suite à ce constat, les proches des personnes âgées, ainsi que les institutions ont été au centre des débats. Leur a été reproché le fait de ne pas avoir suffisament su être à l&#039;écoute de ces personnes et de ne pas avoir prêté suffisamment d&#039;attention à la nécessité pour celles-ci de beaucoup s&#039;hydrater. En d&#039;autres termes, d&#039;avoir fait preuve d&#039;une certaine négligence. &lt;br /&gt;
La canicule de 2003 semble donc particulièrement liée au terme de négligence. En effet, les problèmes qu&#039;elle a révélés ont contribué à un déplacement des considérations habituellement partagées sur la maltraitance. Négliger de prendre soin d&#039;une personne âgée lorsque la température est très élévée est une forme de maltraitance. Cette visibilisation d&#039;une catégorie de la maltraitance, la négligence, au travers de la canicule et de sa médiatisation, a probablement eu comme effet d&#039;élargir le champ recouvert par cette notion, contribuant ainsi à une évolution de la définition de la maltraitance. La négligence y prend désormais une place importante.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons décidé de nous pencher sur la période entre 1998 et 2006. Nous avons utilisé plusieurs articles de journaux romands (avant et après l&#039;été 2003), deux éditions (1998 et 2005) de la charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS) ainsi que des téléjournaux diffusés durant la canicule (juillet et août 2003).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre recherche se limite au niveau du canton de Genève. On parlera particulièrement de la négligence comme maltraitance. Nous allons commencer par donner un panel d&#039;informations sur les recherches et les réflexions menées (principalement sur la France) sur le sujet. Puis, nous comparerons les articles et les deux chartes afin de retirer un maximum d&#039;informations. Ces dernières se porteront  sur leur nombre avant et après la canicule, sur leurs formes, leurs précisions et le vocabulaire employé. Ensuite nous tenterons de faire des liens entre ces différents niveaux d&#039;analyse et ces différentes informations.&lt;br /&gt;
Nous essaierons également de voir comment les téléjournaux présentés lors de la canicule nous décrivent la situation et la norme à adopter pour ne pas être taxé de maltraitance ou de négligence, ainsi que la manière dont ils ont contribué à l&#039;évolution du terme de maltraitance...jusqu&#039;à la négligence. &lt;br /&gt;
Enfin, nous rencontrerons le Dr. Rapin, médecin chef et organisateur du colloque canicule ayant eu lieu en juin 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous apparait important de mentionner quelques limites. Tout d&#039;abord, le fait que nous ne pouvons lire tout ce qui a été écrit sur le sujet et que les articles que nous avons choisis pour l&#039;analyse ne sont pas les seuls et uniques pièces que nous avons trouvées. Une autre limite d&#039;un travail portant sur le thème de la maltraitance,  est que s&#039;appuyer sur des statistiques représente une grande difficulté. En effet, il est très difficile de recenser les victimes de [[Violence]]. Celles-ci ne sont pas toujours prêtes à en parler que cela soit par peur de représailles ou pour d&#039;autres raisons (telles que peur de l&#039;abandon, peur de briser un lien familial, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la prévalence de la maltraitance envers les personnes âgées au sein des institutions, Hugonot (1990) relève la difficulté d&#039;obtenir des statistiques précises. Il souligne qu&#039;il faut dans tous les cas prendre en compte que les cas décelés ne représentent qu&#039;un cinquième de la réalité: il y a donc une sous-estimation importante. Une raison de ce manque de données est que les observations de violences restent souvent à l&#039;intérieur d&#039;une institution. Le manque de témoignages, la dédramatisation par le personnel et la crainte pour la famille de dénoncer la maltraitance rendent l&#039;estimation de la fréquence réelle, difficile. Selon Hugonot, la violence envers les personnes âgées est masquée car elle est liée aux tabous et à la honte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce qu&#039;en disent les auteurs que nous avons lus ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définitions&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de poursuivre notre réflexion, il nous parait important de donner des définitions nécessaires à la compréhension du terme de maltraitance et de négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alter Ego (2002, association suisse contre la maltraitance des personnes âgées) définit la maltraitance comme &amp;quot;un acte ou un ensemble d&#039;actes - comportements et attitudes - commis ou ommis, envers une personne au détriment de son intégrité physique ou sexuelle, morale ou psychique, matérielle ou financière. La maltraitance engendre un tort ou une blessure. Elle constitue une atteinte aux droits fondamentaux et à la dignité de la personne&amp;quot;. &lt;br /&gt;
La maltraitance consiste en actions - violence, abus, sévices, contraintes, empêchements - ou en actes ommis, comme la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La négligence, une forme de maltraitance, consiste selon l&#039;association Alter Ego dans le fait de ne pas donner des soins essentiels à une personne. &amp;quot;C&#039;est omettre de lui donner une nourriture ou des boissons adéquates, les médicaments ou les soins d&#039;hygiène dont elle a besoin&amp;quot; (Alter Ego, 2002). D&#039;autres exemples de négligence sont de donner une alimentation en quantité insuffisante, de ne pas assurer des services adéquats durant la nuit ou de négliger la douleur d&#039;une personne âgée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre article va se baser sur la négligence comme forme de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Revue de littérature&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que l&#039;âge des personnes considérées comme vieillards a augmenté au fil du temps. En effet, dans l&#039;Antiquité les vieillards étaient ceux qui atteignaient l&#039;âge de 40 ans. Aujourd&#039;hui, un vieillard est quelqu&#039;un de plus de 70-80 ans, qui devient dépendant.&lt;br /&gt;
Selon la psychanalyste Bertin (1999), notre société occidentale contemporaine n&#039;accorde pas de place à la [[Vieillesse]]. La société refuse de penser à la vieillesse, cette dernière est tabou. L&#039;être humain a du mal à imaginer qu&#039;il va vieillir, c&#039;est quelque chose dont on ne parle pas, que l&#039;on ne veut pas imaginer, particulièrement dans notre société qui valorise la jeunesse. Selon elle, nous vivons dans un monde en perte de références. La famille en tant qu&#039;institution vit actuellement de grands changements, et nous vivons une époque de confusion des âges et des places dans la famille. L&#039;on ne pourrait penser la vieillesse qu&#039;en se situant dans une lignée, faite de générations ayant chacune leurs rôles.&lt;br /&gt;
Autrefois la vieillesse faisait partie de la société, elle avait une place dans l&#039;univers symbolique de la vie, mais l&#039;on vit actuellement dans une société où les rôles symboliques ont disparus, et où la vieillesse est dévalorisée. En outre, selon De Saussure (1999), il n&#039;est plus rare de voir des familles qui s&#039;étendent sur quatre générations, les tensions et les conflits au sein de ces familles s&#039;en trouvent accrus et la génération des aînés en fait en quelque sorte les frais puisque bien souvent la famille s&#039;en désengage petit à petit. &lt;br /&gt;
Tous ces éléments pourraient expliquer les raisons qui font que les sociétés occidentales gèrent une partie des personnes âgées sur le mode de l&#039;exclusion à travers le placement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui est du problème de la maltraitances des personnes âgées, Bertin (1999) relève deux axes de réflexion: &amp;quot;Le déni de la mort dans les sociétés occidentales&amp;quot; ainsi que &amp;quot;L&#039;augmentation de la banalisation du mal&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que le phénomène de maltraitance n&#039;est pas nouveau dans sa nature, mais par sa fréquence (augmentation des victimes et des agresseurs). Il montre par exemple des prières d&#039;un vieillard abandonné et d&#039;un vieillard qui ne peut pas s&#039;enfuir dans des situations difficiles de 1689.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est dès les années 1980 que dans les pays francophones la question du tabou de la maltraitance des personnes âgées fût soulevée. On commence à parler de certains comportements, de certaines gestes et de certains propos profondément maltraitants pour la personne âgée bien souvent complètement dépendante de l&#039;autre.&lt;br /&gt;
Le sujet commençait à peine à être traité que les milieux de professionnels concernés essayaient de faire taire ce qui était soulevé, chacun essayant de préserver son institution de toutes accusations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gavillet et Grandrieux (2006) soulèvent un autre point. Alors que de nombreuses personnes s&#039;attèlent à dénoncer la maltraitance des personnes âgées, celles-ci commencent à se rendre compte que les gestes, les propos et les comportements qu&#039;ils dénoncent ne sont pas les faits de monstres et qu&#039;eux-mêmes commettent ce genre d&#039;actes. Dénoncer ces gestes revient à se dénoncer soi-même, cette constatation va faire diminuer la volonté de parler de ce problème. Pour ces deux raisons, le sujet fut donc un peu moins traité.&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) souligne notamment l&#039;ignorance en France concernant ce sujet et, en rapport avec cela, le manque d&#039;intérêt des médias. Bertin (1999), également, reproche à la société et au monde politique de faire comme si la maltraitance des personnes âgées n&#039;existait pas. Elle dénonce aussi cette habitude de montrer une vitrine parfaite: &amp;quot;&#039;&#039;Les images que les médias nous présentent sur la vieillesse sont le plus souvent des images d&#039;exception. Les sujets âgés maltraités ou déshumanisés sont interdits de cité dans le monde médiatique.&#039;&#039;&amp;quot;(p.14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons également, comme le souligne Bertin, que notre société actuelle est celle de &#039;&#039;l&#039;image&#039;&#039;. Pour qu&#039;une cause soit entendue, elle doit être médiatisée. Ce qui peut poser problème dans le cas de violence touchant des personnes âgées quand leurs conditions physiques et psychiques les prédisposent plus à l&#039;isolement qu&#039;à la protestation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, parallèlement à ces condamnations, de nombreux témoignages voient le jour. Des personnes âgées trouvent la force de raconter les violences qu&#039;ils subissent...et elles ne baissent pas les bras.De plus, dans son livre, Hugonot (1990) nomme plusieurs congrès européens sur le sujet de la maltraitance des personnes âgées. Cette problématique ne disparaît pas. La question de la maltraitance des personnes âgées apparaît dès lors comme un nouveau problème social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nos lectures n’abordent pas directement le concept de négligence, mais tous les auteurs que nous avons lus considèrent la négligence comme étant une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
Concernant la canicule et ses effets, aucun de ces ouvrages n’en fait mention. Cella est dû pour une part au fait que les livres lus ont dû être choisi avant que le thème de l’étude ne soit précisé. De plus, nous avons pu constater à travers notre recherche que le lien entre négligence et canicule ne semble pas avoir beaucoup été abordé et approfondi dans la littérature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectif de la recherche ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette recherche est de définir les facteurs impliquant l’évolution récente (entre 1998 et 2006) de la définition de la maltraitance des personnes âgées et plus particulièrement la question de la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre hypothèse de recherche est que les conséquences de la canicule de l&#039;été 2003 et leurs médiatisations auraient contribués à un tournant de la définition de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthode ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de vérifier notre hypothèse, soit l&#039;effet de la canicule 2003 sur la définition de la maltraitance, nous allons analyser et comparer le contenu de deux chartes d&#039;instituitions, d&#039;articles de presse et d&#039;extraits de téléjournaux. &lt;br /&gt;
En ce qui concerne les chartes, nous allons vérifier s&#039;il y a eu des modifications au niveau des articles de loi au sein des institutions et des modifications au niveau de la terminologie employée. &lt;br /&gt;
Le but de la comparaison des articles de presse est de voir s&#039;il y a eu des changements dans la manière d&#039;informer la population sur le problème de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Enfin, l&#039;analyse des téléjournaux devra nous permettre d&#039;analyser le type de langage utilisé en lien avec la canicule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Limites de la méthode &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la comparaison des articles de presse, nous nous sommes rendus compte qu&#039;il est très difficile d&#039;accéder aux articles pertinents pour cette démarche. Il est possible que les articles choisis ne soient pas tout à fait représentatifs de la manière dont la presse traite de la problématique de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, tant lors de nos recherches dans les archives de la TSR que dans la base de données Swissdox, nous avons constaté que le nombre de documents (Téléjournaux, émissions, reportages spéciaux, articles, dossiers, etc.) abordant le problème du sort des personnes âgées avait augementé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
Nous pourrions émettre l&#039;hypothèse que la canicule fut un tremplin, voire un très bon &amp;quot;fait divers&amp;quot; pour parler de la situation des personnes âgées dans notre société. Ce sujet fut traité plus qu&#039;abondament durant la canicule et juste après, puis régulièrement à l&#039;arrivée de l&#039;été les années suivantes. Il nous parait intéressant de relever la manière dont les médias se sont emparés d&#039;un sujet d&#039;actualité pour en faire un problème social. &lt;br /&gt;
Il faut peut-être garder à l&#039;esprit qu&#039;un des buts premiers des médias, comme développé dans les cours du professeur Payet (&#039;&#039;Introduction à la sociologie de l&#039;éducation&#039;&#039;) est, hormis l&#039;aspect d&#039;information, de faire le plus possible d&#039;audimat ou de lecteurs en accrochant les téléspectateurs par des évènements &amp;quot;chocs&amp;quot;. Les médias ont tendance à s&#039;emparer d&#039;un problème social (ici la condition des personnes âgées et la maltraitance) pour en faire un fait médiatique. Ce processus est facilité dès lors qu&#039;un problème concerne un grand nombre de personnes. Ce qui est le cas avec les personnes âgées puisque chacun en a au moins une dans son entourage ou dans sa famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Aspect quantitatif &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue quantitatif, nous avons pu constater que le nombre d&#039;articles paru dans la presse romande (24 heures, Tribune de Genève, le Matin, le Temps, L&#039;Hebdo) avant la canicule a doublé après ce phénomène. Nous avons trouvé environ onze articles dans la période de 1998 à 2003 et vingt de 2003 à 2006. On constate de même pour les téléjournaux (TJ). Le nombre de TJ abordant le problème du sort des personnes agées a triplé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
L&#039;apparition d&#039;un réglement d&#039;application dans la charte de la Fédération genevoise des établissements médico-sociaux (Fegems) de 2005 est un ajout pouvant montrer l&#039;importance donnée à la problématique de la maltraitance. Il apporte une définition beaucoup plus stricte des droits et des compétences du conseil éthique. Cela pourrait refléter le soucis de la Fegems de lutter contre le problème de la maltraitance en institution en donnant un pouvoir de contrôle plus grand au conseil éthique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contenu et évolution des termes employés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les trois types de documents que nous avons analysés nous n&#039;avons pas constaté de grandes différences entre les deux périodes. Les définitions de la maltraitance données dans les articles de journeaux restent les mêmes avant et après la canicule. Le terme de négligence est employé dans quelques articles avant et après l&#039;été 2003 et sa signifiation ne semble pas avoir changé. La négligence est mentionnée comme une catégorie de la maltraitance, mais n&#039;est dans aucun article expliquée davantage. Deux articles de la Tribune de Genève, l&#039;un du 8.4.2003 et l&#039;autre du 21.2.2004, mentionnent le même pourcentage de négligence, soit 17% à l&#039;intérieur de la maltraitance. En se basant sur ces chiffres, on ne peut donc pas constater d&#039;effet de la canicule de l&#039;été 2003 sur les cas de négligence. &lt;br /&gt;
Des articles datant d&#039;avant et d&#039;après 2003 montrent des statistiques selon lesquelles il y aurait entre 5 et 10% (parfois 20%) de personnes âgées victimes de maltraitance en Suisse. A Genève, il y aurait donc entre 3000 et 5000 personnes âgées concernées.  &lt;br /&gt;
Dans l&#039;article du Matin Dimanche de 2005, il est précisé que la maltraitance physique pouvait consister dans le fait de ne pas donner à boire. Est-ce que cette précision serait éventuellement une conséquence de la canicule de l&#039;été 2003?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du contenu des articles de journaux, nous avons constaté que les changements suite à la canicule n&#039;ont pas été très importants. Nous émettons donc l&#039;hypothèse que la problématique de la maltraitance, quoiqu&#039;elle ait suscité plus d&#039;intérêt par la presse après la canicule (nombre d&#039;articles), est traité de la même façon avant et après l&#039;été 2003.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne les TJ, il est intéressant de noter que ceux datant de l&#039;été 2003, période de la canicule, n&#039;abordent quasiment pas la situation en Suisse, mais parlent d&#039;effets désastreux en France. C&#039;est seulement un an plus tard que l&#039;on avance les premiers chiffres concernant la Suisse. Il semble qu&#039;elle aie sous estimé les conséquences de la canicule pour ses personnes âgées. La différence de terminologie et d&#039;approche de la situation entre 2003 et 2004 est flagrante lorsque le journaliste parle de l&#039;été 2003 en disant: &amp;quot;Lever le voile sur la canicule n&#039;était pas encore de saison!&amp;quot;.  &lt;br /&gt;
La canicule finira par être abordée comme une routine. Peut-on avancer qu&#039;en une année un fait, unique en son genre et non constaté auparavant, puisse devenir une habitude? Ou plutôt sous entend-t-on que c&#039;est la vigilance qui devient désormais une habitude?&lt;br /&gt;
Nous avons également remarqué que dans tous les TJ que nous avons visionnés, il n&#039;est jamais fait mention du terme de &amp;quot;négligence&amp;quot; ou de &amp;quot;maltraitance&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Pourrait-on aller jusqu&#039;à dire que c&#039;est bien là une forme de tabou? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La comparaison des deux éditions de la charte de la Fegems ne nous a pas amené à constater de grands changements ; que cela soit dans le vocabulaire utilisé, les buts fixés ou les engagements. &lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons mentionné auparavant, le seul aspect nouveau, dans l&#039;édition adoptée en janvier 2005, est l&#039;ajout d&#039;un réglement d&#039;application qui &amp;quot;régit les modalités d&#039;application de la Charte éthique de la Fegems, à savoir l&#039;organisation de l&#039;autorité compétente pour veiller à l&#039;application de la Charte et examiner les requêtes&amp;quot;. C&#039;est le &amp;quot;Conseil éthique&amp;quot; (constitué de membres élus par l&#039;assemblée générale de la Fegems) qui veillera à la bonne application de la Charte. Ce conseil est déjà présent dans la première édition de la charte et les buts qui lui sont attribués dans cette première édition sont les mêmes que dans celle datant de 2005. Toutefois, l&#039;apparition d&#039;un &amp;quot;réglement d&#039;application&amp;quot; dans cette dernière apporte une définition plus précise et ciblée de son rôle et de ses droits. Ceci peut être interprêté comme la volonté de disposer d&#039;un organe de contrôle plus performant pour lutter contre les cas de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements ou modifications&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Même si nous ne pouvons pas parler de changements significatifs qui valideraient notre hypothèses, nous avons trouvé quelques modifications, lors de notre recherche dans des supports différents, qui nous sont apparues pertinentes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les associations et les spécialistes qui s&#039;intéressent au sujet de la maltraitance des personnes âgées ne semblent pas avoir changé leur discours. L&#039;unique changement pourrait être que les journaux et les  TJ accordent plus d&#039;importance aux moyens de prévention. Il y a une différence dans les démarches à prendre pour combattre la maltraitance. Serait- ce peut-être pour combler certaines lacunes du système romand? ( Hebdo 2006).&lt;br /&gt;
En 1999 on évoquait le souhait de créer une ligne téléphonique pour donner la possibilité aux personnes âgées de se confier. En 2004, le journal 24 Heures mentionne la création d&#039;une telle permanence téléphonique par l&#039;association Alter Ego. On évoque également, en 1999, l&#039;existence d&#039;une brochure préventive au Canada. En 2005, le matin dimanche souligne la publication d&#039;une telle brochure en Suisse.  Seraient ces réalisations dûes aux conséquences de la canicule de l&#039;été 2003? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une grande place semble désormais attribuée à la prévention. Le téléjournal du 9 juin 2004 informe par exemple qu&#039;un colloque sur le thème de la canicule a été organisé, dans un but d&#039;information et de prévention, par le Professeur Rapin à Genève en juin 2004.&lt;br /&gt;
Dans une autre émission, nous suivons une infirmière qui ne s&#039;était absolument pas inquiétée des effets de la canicule et qui découvrait pour la première fois, à la demande des journalistes, l&#039;augmentation relativement marquée du nombre de décès pour le mois d&#039;août 2003 en comparaison avec les chiffres d&#039;août 2002. C&#039;est bien 10% d&#039;augmentation que l&#039;on peut constater. On constate donc bel et bien une grande préocupation quant à la prévention des conséquences désastreuses que peut engendrer une canicule. Les mêmes erreurs ne doivent pas se reproduire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
De manière générale nous n&#039;avons pas constaté d&#039;évolution importante dans les termes. Cependant, une évolution marquée peut être relevée au niveau quantitatif. La forte médiatisation qu&#039;a suscité la canicule et les problèmes qu&#039;elle a soulevé sont vraisemblablement à l&#039;origine de cet accroissement des articles traitant du sujet de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Questionnements et redéfinitions ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Que dire de l&#039;évolution des notions? &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si dans les documents que nous avons analysés nous ne sommes pas parvenus à retirer d&#039;évolutions marquantes de la terminologie employée, ceci nous a permis d&#039;émettre de nouvelles hypothèses et de nous repositionner par rapport à notre question de départ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point que l&#039;on peut relever en terme d&#039;évolution est sans doute ce passage d&#039;une approche anecdodtique de la maltraitance des personnes âgées dans les années précédant la canicule (quelques cas extrêmes d&#039;EMS particuliers) à l&#039;approche actuelle, plus systématique (formations et conférences organisées sur le thème). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous parait peut être donc plus judicieux de parler d&#039;une évolution des mentalités plus que de la terminologie, dans le sens où il est devenu possible de parler des notions de maltraitance, de négligence et d&#039;abus. Depuis plusieurs dizaines d&#039;années quelques professionnels, tels que le Professeur Rapin, oeuvrent pour faire passer les informations néccessaires à la prévention et à la dénonciation de ces actes. Après énormément de patience, un Temps Présent fu tourné sur la question, plusieurs articles paraissent ensuite dans différents journaux &amp;quot;tout publics&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, avec l&#039;arrivée de la canicule, les médias s&#039;emparent d&#039;un réel fait médiatique et traitent de la question lors de tous les TJ (ou presque) lors (et à l&#039;approche) de l&#039;été.&lt;br /&gt;
Il est intéressant de revenir sur l&#039;angle d&#039;approche de notre hypothèse de recherche dans le sens où ce lien entre négligence et canicule n&#039;a pas réellement été fait (propos du Professeur Rapin). Un des phénomènes que nous avons vu apparaître lors de la canicule était une sorte de fatalisme quant à la situation. &amp;quot;Il faisait trop chaud, mais tout le monde avait trop chaud. De toutes manières on ne pouvait rien faire de plus que de constater&amp;quot; (Rapin, mercredi 31 mai 2006). Il nous semble que le lien le plus important que nous pouvons faire en terme de négligence est bien un lien avec le déni. En effet, tant le discours des professionnels jugeant que tout allait très bien en Suisse, que celui des médias (dénonçant ce qui se passait chez nos voisins) montre bien un déni du problème qui apparaissait pourtant sous leurs yeux. Ne pas reconnaître qu&#039;il y a un problème est bien le dénier. Le déni est donc une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Revenons sur la question de la négligence. Si ce terme nous est apparu comme une évolution de définition de la maltraitance et comme cette hypothèse n&#039;a pu être vérifée dans le cadre de notre recherche, nous avons été amené à une nouvelle hypothèse: le terme de négligence a peut-être effectivement évolué lui-même dans sa définition. &lt;br /&gt;
Nous avançons l&#039;idée que la définition de la maltraitance aurait subie un élargissement de définition. Par ce fait, beaucoup plus d&#039;actions ou de &amp;quot;non-actions&amp;quot; entreraient sous ce concept de négligence. Ainsi on pourrait effectivement constater une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
Malheureusement notre recherche ne nous permet pas de vérifier cette hypothèse. Cependant, si l&#039;on regarde les chiffres donnés par RIFVEL (Réseau Internet Francophone Vieillir En Liberté) en 2002 quant à la répartition des différentes catégories de maltraitance, on note 8% de cas de négligence. Par ailleurs, en regardant les chiffres avancés par ALMA France en 2003 on constate une augmentation des cas de négligences avec 23,2%. Si les 2 sources ne sont pas les mêmes, il est toutefois possible de les comparer dans le sens où en 2003 la négligence apparait très clairement comme catégorie principale de la maltraitance, alors qu&#039;en 2002 la négligence est la plus petite catégorie de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Est-ce là une marque de l&#039;évolution de cette catégorie qu&#039;est la négligence, la question reste ouverte puisque nous ne pouvons que constater ce phénomène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Les médias: promotteurs d&#039;un problème social &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre rencontre avec le professeur Rapin, nous avons également échangé sur la question des médias et de leurs effets. M. Rapin relève un évènement marquant et déclencheur: la pénurie de cercueil à Paris en août 2003. Il parle d&#039;un &amp;quot;effet télégénique&amp;quot; que nous avons pu relever dans les téléjournaux datant de la période de la canicule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pensons qu&#039;il est intéressant de voir sous 2 aspects les médias. Tout d&#039;abord, comme non intéressés d&#039;un problème social sérieux et important: le bien être et la santé des personnes âgées. Pendant de nombreuses années le Professeur Rapin et ses collègues tantèrent de les faire parler de cette question. Il apprait clair que les médias touchent une énorme partie de la population. Le journal télévisé est suivi par des milliers de téléspectateurs sans compter les lecteurs des divers quotidiens. Lors de la canicule, les médias se sont appropriés un problème de société et l&#039;on dénoncé. Cependant il est intéressant de rappeler que la &amp;quot;prise de conscience&amp;quot; de la part de tous ne fût qu&#039;en 2004 lorsque les chiffres de la canicule parurent. 1000 décès furent recensés durant l&#039;été 2003. Donc, si l&#039;on parle de négligence, on peut relever la négligence des divers médias ne faisant pas état d&#039;une &amp;quot;dramatique réalité&amp;quot; (Professeur Rapin) qu&#039;est la maltraitance. En effet, refuser de passer l&#039;information concernant les conseils et les recommandations l&#039;été arrivant est une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, on peut voir les médias comme promoteurs d&#039;un problème social. Les analyser relève donc un intérêt particulier dans le sens où ils sont révélateurs de l&#039;évolution de la perception d&#039;un problème. Nous pourrions relever de nombreux écrits sur la problématique de la construction d&#039;un problème social par les médias et des mécanismes mis en oeuvres pour se faire, mais ce n&#039;est pas ici le sujet de notre travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Situation actuelle &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la canicule a participé à la mise en place de certaines structures d&#039;aides, ce n&#039;est pas réellement elle qui les a initiées. Ces structures sont extrêmement importantes et un suivi des personnes portant plainte est nécessaire.&lt;br /&gt;
Certains &amp;quot;plans canicule&amp;quot; ont été mis en place, des fonds ont été débloqués pour ces fins-là...cependant dans de nombreux établissements personne n&#039;est venu demander ce financement pourtant disponible! A nouveau c&#039;est le déni qui prédomine...&amp;quot;Rien ne s&#039;est passé ici&amp;quot;, &amp;quot;Comment s&#039;est passé la canicule dans mon établissement? Sans problème!&amp;quot; voici le genre d&#039;échanges que nous a rapporté le Professeur Rapin auxquels il répond clairement: &amp;quot;Si on ne regarde pas, on ne peut pas voir&amp;quot;! Pour pouvoir relever et lutter contre un problème il faut avant tout le voir, et pour le voir il faut regarder. Il est extrêmement difficile d&#039;accepter et d&#039;avouer la réelle catastrophe qu&#039;est la maltraitance des personnes âgées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la nouvelle charte de la FEGEMS un accent est mis sur la formation du personnel. Ce point est essentiel et pourtant, quasiment aucune formation n&#039;a lieu dans les différents EMS de Genève sur la question de la maltraitance des personnes âgées. D&#039;autre part, il est important de relever une réelle différence entre les &amp;quot;résidents&amp;quot; des EMS d&#039;il y a quelques années et ceux d&#039;aujourd&#039;hui. Auparavant on venait dans les EMS de son plein gré, pour finir tranquillement sa vie entourée. Aujourd&#039;hui, les personnes entrant dans les maisons de retraite arrivent en général de l&#039;hôpital et ont des traitements médicaux à suivre. Ceci nécessite également une formation sur le traitement de la douleur. Là également la question de la négligence reste pertinente: &amp;quot;laisser avoir mal une personne c&#039;est la négliger, surtout lorsque des médicaments et autres remèdes existent&amp;quot; (Rapin, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de mentionner que certains établissements ont fait énormément dans le sens de la prévention et de la formation. Les choses ont un peu bougées de manière générale. On peut dénoncer le problème de la maltraitance des personnes âgées sans risquer de perdre sa place (comme De Saussure après la publication de son livre (De Saussure, 1999). Cependant: &amp;quot;il ne faut pas faire peur aux vieux&amp;quot; est une phrase à laquelle le Professeur Rapin se heurte régulièrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Retour sur la problématique, les questions de recherche &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partis sur une question de définition et d&#039;évolution, nous nous sommes rendus compte d&#039;un manque de matière nécessaire à l&#039;analyse. En effet, d&#039;après notre recherche documentaire nous ne pouvons pas tirer de conclusions exhaustives pour les raisons que nous avons mentionnés plus haut: manque de temps et peut-être de pertinence du matériel étudié. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout d&#039;abord le premier élément que nous avons pu reclarifier est bien cette définition de la négligence, comme un synonyme d&#039;abus et comme une des formes existantes de la maltraitance. Si elle a toujours été présente dans notre société, celle-ci ne prenait pas réellement en compte le problème des personnes âgées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si une évolution explicite n&#039;apparaît pas dans les termes employés dans les chartes, dans les articles de journaux et dans les téléjournaux, notre hypothèse s&#039;avère toutefois en grande partie vérifiée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet l&#039;évolution que nous supposions apparaît, mais autrement que dans les termes, et c&#039;est là que la recherche s&#039;avère intéressante. La canicule de 2003 a été effectivement le moyen pour parler plus d&#039;un réel problème social. Ce phénomène a permis de briser petit à petit le silence autour d&#039;une &amp;quot;problématique sociétale&amp;quot; comme le mentionne le Pr. Rapin. En effet, en Suisse le problème de la maltraitance des personnes âgées a été conçu comme problème social après les statistiques des décès pendant l&#039;été 2003. Comme nous l&#039;avons développé dans notre analyse, on a toujours nié le problème de la maltraitance des personnes âgées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après le Pr. Rapin peu de personnes font un lien entre la canicule et la maltraitance des personnes âgées, pourtant il y a bien là de quoi dire. Comment expliquer ce discours tellement &amp;quot;propret&amp;quot; pendant la canicule puis, dès l&#039;annonce des chiffres (en 2004) un étonnement général de les voir tellement élevés? &lt;br /&gt;
La canicule apparaît dès lors clairement comme un élément important dans cette construction d&#039;un problème social. Après cette courte recherche nous serions tentés de dire que c&#039;est par la canicule qu&#039;un problème social s&#039;est construit. Par la promotion et la répétition incessante des problèmes liés à la canicule, au fil des mois un problème a commencé à être accepté par la population. Nous voyons bien là son rôle publicitaire, avec des acteurs qui tentent déjà depuis plusieurs années de parler de ce problème mais en vain, et puis par un &amp;quot;coup de publicité&amp;quot; leur discours commence à être entendu, perçu, voire pris en compte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un problème que nous pouvons se voir dessiner est l&#039;excès de cette médiatisation. En effet, le risque de tomber dans la banalisation de la question des grandes chaleurs est à prendre en compte. Chaque année, à l&#039;approche de l&#039;été, on nous rappelle qu&#039;il faut s&#039;hydrater lors des grandes chaleurs...à force de répétitions on peut imaginer que l&#039;effet diminue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsque l&#039;on parle d&#039;excès, tout acte peut devenir négligent. Par exemple: ne pas donner à boire à une personne âgée est une forme de négligence/maltraitance, mais la forcer à boire l&#039;est également car ceci va à l&#039;encontre de sa propre volonté. &lt;br /&gt;
Il serait important, à notre avis, de faire des nuances entre les différentes formes de maltraitance et de négligence (ce qui a commencé à être fait dans les associations telles que ALMA France ou Alter Ego) et d&#039;être clair avec les intervenants par rapport à leurs devoirs et obligations professionnelles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut oublier qu&#039;ils doivent prendre soin de ces personnes, qu&#039;un code de déontologie existe et qu&#039;une grande question reste à être abordée et clarifiée: Qu&#039;est-ce qui doit primer lorsque ces deux  points s&#039;opposent; le choix et la volonté de la personne âgée ou le devoir professionnel face à une personne qui met sa vie en danger?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les questions liées à la négligence et à ses différentes formes, pourraient être abordées à travers une discussion et un travail sur l&#039;éthique professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, la formation des professionnels occupe une part importante à la lutte contre la maltraitance...et malheureusement il reste énormément à faire dans ce domaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, nous arrivons à une nouvelle hypothèse selon laquelle la négligence ne serait pas une évolution du terme de maltraitance mais plutôt la conséquence de l&#039;augmentation du nombre de fois où l&#039;on aborde la question de la maltraitance.&lt;br /&gt;
L&#039;impact de la canicule aurait été une médiatisation soutenue de ce fait, et par là une ébauche de prise de conscience de la part de la population. Cependant, un second niveau d&#039;évolution de définition pourrait être dû au fait de cette reprise incessante de ce thème. A force de parler de la situation souvent dramatique des personnes âgées nous serions sans doute plus attentifs aux faits et gestes qui pourraient s&#039;inscrire dans la maltraitance. Ainsi, on pourrait expliquer l&#039;augmentation trouvée dans les chiffres donnés par RIVFEL et par Alma France par un simple élargissement de la définition-même de la négligence. A partir du moment où les comportements entrant sous &amp;quot;négligence&amp;quot; sont plus larges, par conséquent on constate une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, nous émettons également l&#039;hypothèse, que le Pr. Rapin partage, que &amp;quot;l&#039;effet canicule&amp;quot; aurait également permis aux victimes de pouvoir parler, dénoncer des actes maltraitants à leurs égards. Les numéros de téléphone des associations telles que Alter Ego en Suisse et Alma en France furent diffusés à plusieurs reprises. Ainsi, on pourrait expliquer cette augmentation de maltraitance par une augmentation de cas &amp;quot;annoncés&amp;quot;. Rappelons qu&#039;il est extrêmement difficile pour une victime de porter plainte et d&#039;entrer dans ce type de démarche d&#039;autant plus pour la population à laquelle nous nous sommes intéressés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Remerciements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions le Professeur Charles-Henri Rapin pour sa précieuse aide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions également la Professeure Martine Ruchat de nous avoir permis de vivre l&#039;expérience d&#039;intelligence collective et par là-même de découvrir les difficultés méthodologiques auxquelles les chercheurs sont souvent confrontés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Livres &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Bertin, Evelyne (1999) Gérontologie, psychanalyse et déshumanisation : silence vieillesse... Paris : L&#039;Harmattan]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Gavillet&amp;amp;Grandrieux, Laurence&amp;amp;Véronique (2006) Ne touche pas à tes vieux, regards sur la maltraitance familiale des personnes âgées. Genève: IES Editions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Hugonot, Robert (1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres.]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Masson, Maltraitances et violences, Sous la direction de Bernard Marc, article de Franck Dibouës, Paris (2004)]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Yves Geneste (2004). Silence on frappe, De la maltraitance à la bientraitance des personnes âgées: Imagine]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Sites Internet&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* www.alter-ego.ch&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Articles &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Avant la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (06.10.1999). MALTRAITANCE : LES PERSONNES ÂGÉES SE REBIFFENT:&lt;br /&gt;
Dépasser les clichés pour mieux combattre la violence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin (8.6.2000). EMS: un bilan alarmant - une étude entreprise à Genève montre que les conditions de vie se dégradent rapidement pour les résidents. La faute, d&#039;abord, au manque de personnel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (27.2.2002). MAISONS DE RETRAITE : GROSSE COLÈRE DU SSP ET DES USAGERS: «La maltraitance continue dans les EMS» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (8.4.2003). La maltraitance envers les aînés existe. Reste à en parler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Après la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (21.2.2004). Les aînés maltraités préoccupent Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (2.12.2004). La maltraitance des seniors en question. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin Dimanche (6.11.2005). Humiliations, injures, coups...le 3e âge relève parfois du calvaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (1.12.2005). Personnes âgées maltraitées: un tabou à briser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Hebdo (20.04.2006). Maltraitance des personnes âgées: les lacunes romandes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Téléjournaux &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    12 août 2003, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeudi    14 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    26 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mercredi 09 juin 2004, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Chartes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS): Editions 1998 et 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Revenir sur&#039;&#039; [[articles]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4348</id>
		<title>L&#039;évolution récente de la définition de la maltraitance des personnes âgées</title>
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		<updated>2006-06-21T12:12:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : /* Ce qu&amp;#039;en disent les auteurs que nous avons lus */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039; Ont écrit cet article... &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tatiana CAVAGLIANI - Sarah GROSSNIKLAUS - Stefania RODRIGUEZ - Mélanie SAVOY - Germain VON DER MUEHL - Valérie SCHAUDER&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A propos des concepts de maltraitance et de négligence: notre approche du thème ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de traiter de la maltraitance des [[Personnes âgées]] car ce thème est bien trop souvent laissé pour compte. On entend souvent parler d&#039;enfants maltraités, de femmes battues, mais rarement de personnes âgées maltraitées.&lt;br /&gt;
De plus, lorsque nous pensons à [[Maltraitance]], notre sens commun a tendance à nous renvoyer directement au sens de la maltraitance physique. Coups, blessures, séquestration...mais aujourd&#039;hui, lorsque l&#039;on rencontre le monde institutionnel, c&#039;est la [[Négligence]] qui semble être devenue une forme perfide de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de nous baser sur la canicule de 2003 pour cibler notre recherche. En effet, lors de cet été 2003, environ 1000 personnnes âgées sont décédées en Suisse des suites des grandes chaleur, du manque d&#039;hydratation. A l&#039;hôpital de Genève (HUG), 352 décès ont été recensés en août 2002 et 385 en août 2003; soit trente-trois décès de plus. Cela correspond à une augmentation d&#039;environ 10% du nombre de  cas. Ce chiffre est représentatif du pourcentage à l&#039;échelle national, hôpitaux et institutions confondus, qui oscille entre 10 et 13%, pour la même période. Suite à ce constat, les proches des personnes âgées, ainsi que les institutions ont été au centre des débats. Leur a été reproché le fait de ne pas avoir suffisament su être à l&#039;écoute de ces personnes et de ne pas avoir prêté suffisamment d&#039;attention à la nécessité pour celles-ci de beaucoup s&#039;hydrater. En d&#039;autres termes, d&#039;avoir fait preuve d&#039;une certaine négligence. &lt;br /&gt;
La canicule de 2003 semble donc particulièrement liée au terme de négligence. En effet, les problèmes qu&#039;elle a révélés ont contribué à un déplacement des considérations habituellement partagées sur la maltraitance. Négliger de prendre soin d&#039;une personne âgée lorsque la température est très élévée est une forme de maltraitance. Cette visibilisation d&#039;une catégorie de la maltraitance, la négligence, au travers de la canicule et de sa médiatisation, a probablement eu comme effet d&#039;élargir le champ recouvert par cette notion, contribuant ainsi à une évolution de la définition de la maltraitance. La négligence y prend désormais une place importante.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons décidé de nous pencher sur la période entre 1998 et 2006. Nous avons utilisé plusieurs articles de journaux romands (avant et après l&#039;été 2003), deux éditions (1998 et 2005) de la charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS) ainsi que des téléjournaux diffusés durant la canicule (juillet et août 2003).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre recherche se limite au niveau du canton de Genève. On parlera particulièrement de la négligence comme maltraitance. Nous allons commencer par donner un panel d&#039;informations sur les recherches et les réflexions menées (principalement sur la France) sur le sujet. Puis, nous comparerons les articles et les deux chartes afin de retirer un maximum d&#039;informations. Ces dernières se porteront  sur leur nombre avant et après la canicule, sur leurs formes, leurs précisions et le vocabulaire employé. Ensuite nous tenterons de faire des liens entre ces différents niveaux d&#039;analyse et ces différentes informations.&lt;br /&gt;
Nous essaierons également de voir comment les téléjournaux présentés lors de la canicule nous décrivent la situation et la norme à adopter pour ne pas être taxé de maltraitance ou de négligence, ainsi que la manière dont ils ont contribué à l&#039;évolution du terme de maltraitance...jusqu&#039;à la négligence. &lt;br /&gt;
Enfin, nous rencontrerons le Dr. Rapin, médecin chef et organisateur du colloque canicule ayant eu lieu en juin 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous apparait important de mentionner quelques limites. Tout d&#039;abord, le fait que nous ne pouvons lire tout ce qui a été écrit sur le sujet et que les articles que nous avons choisis pour l&#039;analyse ne sont pas les seuls et uniques pièces que nous avons trouvées. Une autre limite d&#039;un travail portant sur le thème de la maltraitance,  est que s&#039;appuyer sur des statistiques représente une grande difficulté. En effet, il est très difficile de recenser les victimes de [[Violence]]. Celles-ci ne sont pas toujours prêtes à en parler que cela soit par peur de représailles ou pour d&#039;autres raisons (telles que peur de l&#039;abandon, peur de briser un lien familial, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la prévalence de la maltraitance envers les personnes âgées au sein des institutions, Hugonot (1990) relève la difficulté d&#039;obtenir des statistiques précises. Il souligne qu&#039;il faut dans tous les cas prendre en compte que les cas décelés ne représentent qu&#039;un cinquième de la réalité: il y a donc une sous-estimation importante. Une raison de ce manque de données est que les observations de violences restent souvent à l&#039;intérieur d&#039;une institution. Le manque de témoignages, la dédramatisation par le personnel et la crainte pour la famille de dénoncer la maltraitance rendent l&#039;estimation de la fréquence réelle, difficile. Selon Hugonot, la violence envers les personnes âgées est masquée car elle est liée aux tabous et à la honte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce qu&#039;en disent les auteurs que nous avons lus ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définitions&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de poursuivre notre réflexion, il nous parait important de donner des définitions nécessaires à la compréhension du terme de maltraitance et de négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alter Ego (2002, association suisse contre la maltraitance des personnes âgées) définit la maltraitance comme &amp;quot;un acte ou un ensemble d&#039;actes - comportements et attitudes - commis ou ommis, envers une personne au détriment de son intégrité physique ou sexuelle, morale ou psychique, matérielle ou financière. La maltraitance engendre un tort ou une blessure. Elle constitue une atteinte aux droits fondamentaux et à la dignité de la personne&amp;quot;. &lt;br /&gt;
La maltraitance consiste en actions - violence, abus, sévices, contraintes, empêchements - ou en actes ommis, comme la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La négligence, une forme de maltraitance, consiste selon l&#039;association Alter Ego dans le fait de ne pas donner des soins essentiels à une personne. &amp;quot;C&#039;est omettre de lui donner une nourriture ou des boissons adéquates, les médicaments ou les soins d&#039;hygiène dont elle a besoin&amp;quot; (Alter Ego, 2002). D&#039;autres exemples de négligence sont de donner une alimentation en quantité insuffisante, de ne pas assurer des services adéquats durant la nuit ou de négliger la douleur d&#039;une personne âgée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre article va se baser sur la négligence comme forme de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Revue de littérature&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que l&#039;âge des personnes considérées comme vieillards a augmenté au fil du temps. En effet, dans l&#039;Antiquité les vieillards étaient ceux qui atteignaient l&#039;âge de 40 ans. Aujourd&#039;hui, un vieillard est quelqu&#039;un de plus de 70-80 ans, qui devient dépendant.&lt;br /&gt;
Selon la psychanalyste Bertin (1999), notre société occidentale contemporaine n&#039;accorde pas de place à la [[Vieillesse]]. La société refuse de penser à la vieillesse, cette dernière est tabou. L&#039;être humain a du mal à imaginer qu&#039;il va vieillir, c&#039;est quelque chose dont on ne parle pas, que l&#039;on ne veut pas imaginer, particulièrement dans notre société qui valorise la jeunesse. Selon elle, nous vivons dans un monde en perte de références. La famille en tant qu&#039;institution vit actuellement de grands changements, et nous vivons une époque de confusion des âges et des places dans la famille. L&#039;on ne pourrait penser la vieillesse qu&#039;en se situant dans une lignée, faite de générations ayant chacune leurs rôles.&lt;br /&gt;
Autrefois la vieillesse faisait partie de la société, elle avait une place dans l&#039;univers symbolique de la vie, mais l&#039;on vit actuellement dans une société où les rôles symboliques ont disparus, et où la vieillesse est dévalorisée. En outre, selon De Saussure (1999), il n&#039;est plus rare de voir des familles qui s&#039;étendent sur quatre générations, les tensions et les conflits au sein de ces familles s&#039;en trouvent accrus et la génération des aînés en fait en quelque sorte les frais puisque bien souvent la famille s&#039;en désengage petit à petit. &lt;br /&gt;
Tous ces éléments pourraient expliquer les raisons qui font que les sociétés occidentales gèrent une partie des personnes âgées sur le mode de l&#039;exclusion à travers le placement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui est du problème de la maltraitances des personnes âgées, Bertin (1999) relève deux axes de réflexion: &amp;quot;Le déni de la mort dans les sociétés occidentales&amp;quot; ainsi que &amp;quot;L&#039;augmentation de la banalisation du mal&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que le phénomène de maltraitance n&#039;est pas nouveau dans sa nature, mais par sa fréquence (augmentation des victimes et des agresseurs). Il montre par exemple des prières d&#039;un vieillard abandonné et d&#039;un vieillard qui ne peut pas s&#039;enfuir dans des situations difficiles de 1689.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est dès les années 1980 que dans les pays francophones la question du tabou de la maltraitance des personnes âgées fût soulevée. On commence à parler de certains comportements, de certaines gestes et de certains propos profondément maltraitants pour la personne âgée bien souvent complètement dépendante de l&#039;autre.&lt;br /&gt;
Le sujet commençait à peine à être traité que les milieux de professionnels concernés essayaient de faire taire ce qui était soulevé, chacun essayant de préserver son institution de toutes accusations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gavillet et Grandrieux (2006) soulèvent un autre point. Alors que de nombreuses personnes s&#039;attèlent à dénoncer la maltraitance des personnes âgées, celles-ci commencent à se rendre compte que les gestes, les propos et les comportements qu&#039;ils dénoncent ne sont pas les faits de monstres et qu&#039;eux-mêmes commettent ce genre d&#039;actes. Dénoncer ces gestes revient à se dénoncer soi-même, cette constatation va faire diminuer la volonté de parler de ce problème. Pour ces deux raisons, le sujet fut donc un peu moins traité.&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) souligne notamment l&#039;ignorance en France concernant ce sujet et, en rapport avec cela, le manque d&#039;intérêt des médias. Bertin (1999), également, reproche à la société et au monde politique de faire comme si la maltraitance des personnes âgées n&#039;existait pas. Elle dénonce aussi cette habitude de montrer une vitrine parfaite: &amp;quot;&#039;&#039;Les images que les médias nous présentent sur la vieillesse sont le plus souvent des images d&#039;exception. Les sujets âgés maltraités ou déshumanisés sont interdits de cité dans le monde médiatique.&#039;&#039;&amp;quot;(p.14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons également, comme le souligne Bertin, que notre société actuelle est celle de &#039;&#039;l&#039;image&#039;&#039;. Pour qu&#039;une cause soit entendue, elle doit être médiatisée. Ce qui peut poser problème dans le cas de violence touchant des personnes âgées quand leurs conditions physiques et psychiques les prédisposent plus à l&#039;isolement qu&#039;à la protestation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, parallèlement à ces condamnations, de nombreux témoignages voient le jour. Des personnes âgées trouvent la force de raconter les violences qu&#039;ils subissent...et elles ne baissent pas les bras.De plus, dans son livre, Hugonot (1990) nomme plusieurs congrès européens sur le sujet de la maltraitance des personnes âgées. Cette problématique ne disparaît pas. La question de la maltraitance des personnes âgées apparaît dès lors comme un nouveau problème social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nos lectures n’abordent pas directement le concept de négligence, mais tous les auteurs que nous avons lus considèrent la négligence comme étant une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
Concernant la canicule et ses effets, aucun de ces ouvrages n’en fait mention. Cella est dû pour une part au fait que les livres lus ont dû être choisi avant que le thème de l’étude ne soit précisé. De plus, nous avons pu constater à travers notre recherche que le lien entre négligence et canicule ne semble pas avoir beaucoup été abordé et approfondi dans la littérature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectif de la recherche ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette recherche est de définir les facteurs impliquant l’évolution récente (entre 1998 et 2006) de la définition de la maltraitance des personnes âgées et plus particulièrement la question de la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre hypothèse de recherche est que les conséquences de la canicule de l&#039;été 2003 et leurs médiatisations auraient contribués à un tournant de la définition de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthode ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de vérifier notre hypothèse, soit l&#039;effet de la canicule 2003 sur la définition de la maltraitance, nous allons analyser et comparer le contenu de deux chartes d&#039;instituitions, d&#039;articles de presse et d&#039;extraits de téléjournaux. &lt;br /&gt;
En ce qui concerne les chartes, nous allons vérifier s&#039;il y a eu des modifications au niveau des articles de loi au sein des institutions et des modifications au niveau de la terminologie employée. &lt;br /&gt;
Le but de la comparaison des articles de presse est de voir s&#039;il y a eu des changements dans la manière d&#039;informer la population sur le problème de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Enfin, l&#039;analyse des téléjournaux devra nous permettre d&#039;analyser le type de langage utilisé en lien avec la canicule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Limites de la méthode &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la comparaison des articles de presse, nous nous sommes rendus compte qu&#039;il est très difficile d&#039;accéder aux articles pertinents pour cette démarche. Il est possible que les articles choisis ne soient pas tout à fait représentatifs de la manière dont la presse traite de la problématique de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, tant lors de nos recherches dans les archives de la TSR que dans la base de données Swissdox, nous avons constaté que le nombre de documents (Téléjournaux, émissions, reportages spéciaux, articles, dossiers, etc.) abordant le problème du sort des personnes âgées avait augementé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
Nous pourrions émettre l&#039;hypothèse que la canicule fut un tremplin, voire un très bon &amp;quot;fait divers&amp;quot; pour parler de la situation des personnes âgées dans notre société. Ce sujet fut traité plus qu&#039;abondament durant la canicule et juste après, puis régulièrement à l&#039;arrivée de l&#039;été les années suivantes. Il nous parait intéressant de relever la manière dont les médias se sont emparés d&#039;un sujet d&#039;actualité pour en faire un problème social. &lt;br /&gt;
Il faut peut-être garder à l&#039;esprit qu&#039;un des buts premiers des médias, comme développé dans les cours du professeur Payet (&#039;&#039;Introduction à la sociologie de l&#039;éducation&#039;&#039;) est, hormis l&#039;aspect d&#039;information, de faire le plus possible d&#039;audimat ou de lecteurs en accrochant les téléspectateurs par des évènements &amp;quot;chocs&amp;quot;. Les médias ont tendance à s&#039;emparer d&#039;un problème social (ici la condition des personnes âgées et la maltraitance) pour en faire un fait médiatique. Ce processus est facilité dès lors qu&#039;un problème concerne un grand nombre de personnes. Ce qui est le cas avec les personnes âgées puisque chacun en a au moins une dans son entourage ou dans sa famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Aspect quantitatif &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue quantitatif, nous avons pu constater que le nombre d&#039;articles paru dans la presse romande (24 heures, Tribune de Genève, le Matin, le Temps, L&#039;Hebdo) avant la canicule a doublé après ce phénomène. Nous avons trouvé environ onze articles dans la période de 1998 à 2003 et vingt de 2003 à 2006. On constate de même pour les téléjournaux (TJ). Le nombre de TJ abordant le problème du sort des personnes agées a triplé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
L&#039;apparition d&#039;un réglement d&#039;application dans la charte de la Fédération genevoise des établissements médico-sociaux (Fegems) de 2005 est un ajout pouvant montrer l&#039;importance donnée à la problématique de la maltraitance. Il apporte une définition beaucoup plus stricte des droits et des compétences du conseil éthique. Cela pourrait refléter le soucis de la Fegems de lutter contre le problème de la maltraitance en institution en donnant un pouvoir de contrôle plus grand au conseil éthique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contenu et évolution des termes employés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les trois types de documents que nous avons analysés nous n&#039;avons pas constaté de grandes différences entre les deux périodes. Les définitions de la maltraitance données dans les articles de journeaux restent les mêmes avant et après la canicule. Le terme de négligence est employé dans quelques articles avant et après l&#039;été 2003 et sa signifiation ne semble pas avoir changé. La négligence est mentionnée comme une catégorie de la maltraitance, mais n&#039;est dans aucun article expliquée davantage. Deux articles de la Tribune de Genève, l&#039;un du 8.4.2003 et l&#039;autre du 21.2.2004, mentionnent le même pourcentage de négligence, soit 17% à l&#039;intérieur de la maltraitance. En se basant sur ces chiffres, on ne peut donc pas constater d&#039;effet de la canicule de l&#039;été 2003 sur les cas de négligence. &lt;br /&gt;
Des articles datant d&#039;avant et d&#039;après 2003 montrent des statistiques selon lesquelles il y aurait entre 5 et 10% (parfois 20%) de personnes âgées victimes de maltraitance en Suisse. A Genève, il y aurait donc entre 3000 et 5000 personnes âgées concernées.  &lt;br /&gt;
Dans l&#039;article du Matin Dimanche de 2005, il est précisé que la maltraitance physique pouvait consister dans le fait de ne pas donner à boire. Est-ce que cette précision serait éventuellement une conséquence de la canicule de l&#039;été 2003?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du contenu des articles de journaux, nous avons constaté que les changements suite à la canicule n&#039;ont pas été très importants. Nous émettons donc l&#039;hypothèse que la problématique de la maltraitance, quoiqu&#039;elle ait suscité plus d&#039;intérêt par la presse après la canicule (nombre d&#039;articles), est traité de la même façon avant et après l&#039;été 2003.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne les TJ, il est intéressant de noter que ceux datant de l&#039;été 2003, période de la canicule, n&#039;abordent quasiment pas la situation en Suisse, mais parlent d&#039;effets désastreux en France. C&#039;est seulement un an plus tard que l&#039;on avance les premiers chiffres concernant la Suisse. Il semble qu&#039;elle aie sous estimé les conséquences de la canicule pour ses personnes âgées. La différence de terminologie et d&#039;approche de la situation entre 2003 et 2004 est flagrante lorsque le journaliste parle de l&#039;été 2003 en disant: &amp;quot;Lever le voile sur la canicule n&#039;était pas encore de saison!&amp;quot;.  &lt;br /&gt;
La canicule finira par être abordée comme une routine. Peut-on avancer qu&#039;en une année un fait, unique en son genre et non constaté auparavant, puisse devenir une habitude? Ou plutôt sous entend-t-on que c&#039;est la vigilance qui devient désormais une habitude?&lt;br /&gt;
Nous avons également remarqué que dans tous les TJ que nous avons visionnés, il n&#039;est jamais fait mention du terme de &amp;quot;négligence&amp;quot; ou de &amp;quot;maltraitance&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Pourrait-on aller jusqu&#039;à dire que c&#039;est bien là une forme de tabou? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La comparaison des deux éditions de la charte de la Fegems ne nous a pas amené à constater de grands changements ; que cela soit dans le vocabulaire utilisé, les buts fixés ou les engagements. &lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons mentionné auparavant, le seul aspect nouveau, dans l&#039;édition adoptée en janvier 2005, est l&#039;ajout d&#039;un réglement d&#039;application qui &amp;quot;régit les modalités d&#039;application de la Charte éthique de la Fegems, à savoir l&#039;organisation de l&#039;autorité compétente pour veiller à l&#039;application de la Charte et examiner les requêtes&amp;quot;. C&#039;est le &amp;quot;Conseil éthique&amp;quot; (constitué de membres élus par l&#039;assemblée générale de la Fegems) qui veillera à la bonne application de la Charte. Ce conseil est déjà présent dans la première édition de la charte et les buts qui lui sont attribués dans cette première édition sont les mêmes que dans celle datant de 2005. Toutefois, l&#039;apparition d&#039;un &amp;quot;réglement d&#039;application&amp;quot; dans cette dernière apporte une définition plus précise et ciblée de son rôle et de ses droits. Ceci peut être interprêté comme la volonté de disposer d&#039;un organe de contrôle plus performant pour lutter contre les cas de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements ou modifications&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Même si nous ne pouvons pas parler de changements significatifs qui valideraient notre hypothèses, nous avons trouvé quelques modifications, lors de notre recherche dans des supports différents, qui nous sont apparues pertinentes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les associations et les spécialistes qui s&#039;intéressent au sujet de la maltraitance des personnes âgées ne semblent pas avoir changé leur discours. L&#039;unique changement pourrait être que les journaux et les  TJ accordent plus d&#039;importance aux moyens de prévention. Il y a une différence dans les démarches à prendre pour combattre la maltraitance. Serait- ce peut-être pour combler certaines lacunes du système romand? ( Hebdo 2006).&lt;br /&gt;
En 1999 on évoquait le souhait de créer une ligne téléphonique pour donner la possibilité aux personnes âgées de se confier. En 2004, le journal 24 Heures mentionne la création d&#039;une telle permanence téléphonique par l&#039;association Alter Ego. On évoque également, en 1999, l&#039;existence d&#039;une brochure préventive au Canada. En 2005, le matin dimanche souligne la publication d&#039;une telle brochure en Suisse.  Seraient ces réalisations dûes aux conséquences de la canicule de l&#039;été 2003? &lt;br /&gt;
Il est difficile de tirer des conclusions sur la base de ces observations, car les articles choisis ne représentent pas forcément la meilleur manière de traiter ce phénomène dans la presse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une grande place semble désormais attribuée à la prévention. Le téléjournal du 9 juin 2004 informe par exemple qu&#039;un colloque sur le thème de la canicule a été organisé, dans un but d&#039;information et de prévention, par le Professeur Rapin à Genève en juin 2004.&lt;br /&gt;
Dans une autre émission, nous suivons une infirmière qui ne s&#039;était absolument pas inquiétée des effets de la canicule et qui découvrait pour la première fois, à la demande des journalistes, l&#039;augmentation relativement marquée du nombre de décès pour le mois d&#039;août 2003 en comparaison avec les chiffres d&#039;août 2002. C&#039;est bien 10% d&#039;augmentation que l&#039;on peut constater. On constate donc bel et bien une grande préocupation quant à la prévention des conséquences désastreuses que peut engendrer une canicule. Les mêmes erreurs ne doivent pas se reproduire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
De manière générale nous n&#039;avons pas constaté d&#039;évolution importante dans les termes. Cependant, une évolution marquée peut être relevée au niveau quantitatif. La forte médiatisation qu&#039;a suscité la canicule et les problèmes qu&#039;elle a soulevé sont vraisemblablement à l&#039;origine de cet accroissement des articles traitant du sujet de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Questionnements et redéfinitions ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Que dire de l&#039;évolution des notions? &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si dans les documents que nous avons analysés nous ne sommes pas parvenus à retirer d&#039;évolutions marquantes de la terminologie employée, ceci nous a permis d&#039;émettre de nouvelles hypothèses et de nous repositionner par rapport à notre question de départ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point que l&#039;on peut relever en terme d&#039;évolution est sans doute ce passage d&#039;une approche anecdodtique de la maltraitance des personnes âgées dans les années précédant la canicule (quelques cas extrêmes d&#039;EMS particuliers) à l&#039;approche actuelle, plus systématique (formations et conférences organisées sur le thème). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous parait peut être donc plus judicieux de parler d&#039;une évolution des mentalités plus que de la terminologie, dans le sens où il est devenu possible de parler des notions de maltraitance, de négligence et d&#039;abus. Depuis plusieurs dizaines d&#039;années quelques professionnels, tels que le Professeur Rapin, oeuvrent pour faire passer les informations néccessaires à la prévention et à la dénonciation de ces actes. Après énormément de patience, un Temps Présent fu tourné sur la question, plusieurs articles paraissent ensuite dans différents journaux &amp;quot;tout publics&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, avec l&#039;arrivée de la canicule, les médias s&#039;emparent d&#039;un réel fait médiatique et traitent de la question lors de tous les TJ (ou presque) lors (et à l&#039;approche) de l&#039;été.&lt;br /&gt;
Il est intéressant de revenir sur l&#039;angle d&#039;approche de notre hypothèse de recherche dans le sens où ce lien entre négligence et canicule n&#039;a pas réellement été fait (propos du Professeur Rapin). Un des phénomènes que nous avons vu apparaître lors de la canicule était une sorte de fatalisme quant à la situation. &amp;quot;Il faisait trop chaud, mais tout le monde avait trop chaud. De toutes manières on ne pouvait rien faire de plus que de constater&amp;quot; (Rapin, mercredi 31 mai 2006). Il nous semble que le lien le plus important que nous pouvons faire en terme de négligence est bien un lien avec le déni. En effet, tant le discours des professionnels jugeant que tout allait très bien en Suisse, que celui des médias (dénonçant ce qui se passait chez nos voisins) montre bien un déni du problème qui apparaissait pourtant sous leurs yeux. Ne pas reconnaître qu&#039;il y a un problème est bien le dénier. Le déni est donc une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Revenons sur la question de la négligence. Si ce terme nous est apparu comme une évolution de définition de la maltraitance et comme cette hypothèse n&#039;a pu être vérifée dans le cadre de notre recherche, nous avons été amené à une nouvelle hypothèse: le terme de négligence a peut-être effectivement évolué lui-même dans sa définition. &lt;br /&gt;
Nous avançons l&#039;idée que la définition de la maltraitance aurait subie un élargissement de définition. Par ce fait, beaucoup plus d&#039;actions ou de &amp;quot;non-actions&amp;quot; entreraient sous ce concept de négligence. Ainsi on pourrait effectivement constater une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
Malheureusement notre recherche ne nous permet pas de vérifier cette hypothèse. Cependant, si l&#039;on regarde les chiffres donnés par RIFVEL (Réseau Internet Francophone Vieillir En Liberté) en 2002 quant à la répartition des différentes catégories de maltraitance, on note 8% de cas de négligence. Par ailleurs, en regardant les chiffres avancés par ALMA France en 2003 on constate une augmentation des cas de négligences avec 23,2%. Si les 2 sources ne sont pas les mêmes, il est toutefois possible de les comparer dans le sens où en 2003 la négligence apparait très clairement comme catégorie principale de la maltraitance, alors qu&#039;en 2002 la négligence est la plus petite catégorie de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Est-ce là une marque de l&#039;évolution de cette catégorie qu&#039;est la négligence, la question reste ouverte puisque nous ne pouvons que constater ce phénomène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Les médias: promotteurs d&#039;un problème social &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre rencontre avec le professeur Rapin, nous avons également échangé sur la question des médias et de leurs effets. M. Rapin relève un évènement marquant et déclencheur: la pénurie de cercueil à Paris en août 2003. Il parle d&#039;un &amp;quot;effet télégénique&amp;quot; que nous avons pu relever dans les téléjournaux datant de la période de la canicule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pensons qu&#039;il est intéressant de voir sous 2 aspects les médias. Tout d&#039;abord, comme non intéressés d&#039;un problème social sérieux et important: le bien être et la santé des personnes âgées. Pendant de nombreuses années le Professeur Rapin et ses collègues tantèrent de les faire parler de cette question. Il apprait clair que les médias touchent une énorme partie de la population. Le journal télévisé est suivi par des milliers de téléspectateurs sans compter les lecteurs des divers quotidiens. Lors de la canicule, les médias se sont appropriés un problème de société et l&#039;on dénoncé. Cependant il est intéressant de rappeler que la &amp;quot;prise de conscience&amp;quot; de la part de tous ne fût qu&#039;en 2004 lorsque les chiffres de la canicule parurent. 1000 décès furent recensés durant l&#039;été 2003. Donc, si l&#039;on parle de négligence, on peut relever la négligence des divers médias ne faisant pas état d&#039;une &amp;quot;dramatique réalité&amp;quot; (Professeur Rapin) qu&#039;est la maltraitance. En effet, refuser de passer l&#039;information concernant les conseils et les recommandations l&#039;été arrivant est une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, on peut voir les médias comme promoteurs d&#039;un problème social. Les analyser relève donc un intérêt particulier dans le sens où ils sont révélateurs de l&#039;évolution de la perception d&#039;un problème. Nous pourrions relever de nombreux écrits sur la problématique de la construction d&#039;un problème social par les médias et des mécanismes mis en oeuvres pour se faire, mais ce n&#039;est pas ici le sujet de notre travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Situation actuelle &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la canicule a participé à la mise en place de certaines structures d&#039;aides, ce n&#039;est pas réellement elle qui les a initiées. Ces structures sont extrêmement importantes et un suivi des personnes portant plainte est nécessaire.&lt;br /&gt;
Certains &amp;quot;plans canicule&amp;quot; ont été mis en place, des fonds ont été débloqués pour ces fins-là...cependant dans de nombreux établissements personne n&#039;est venu demander ce financement pourtant disponible! A nouveau c&#039;est le déni qui prédomine...&amp;quot;Rien ne s&#039;est passé ici&amp;quot;, &amp;quot;Comment s&#039;est passé la canicule dans mon établissement? Sans problème!&amp;quot; voici le genre d&#039;échanges que nous a rapporté le Professeur Rapin auxquels il répond clairement: &amp;quot;Si on ne regarde pas, on ne peut pas voir&amp;quot;! Pour pouvoir relever et lutter contre un problème il faut avant tout le voir, et pour le voir il faut regarder. Il est extrêmement difficile d&#039;accepter et d&#039;avouer la réelle catastrophe qu&#039;est la maltraitance des personnes âgées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la nouvelle charte de la FEGEMS un accent est mis sur la formation du personnel. Ce point est essentiel et pourtant, quasiment aucune formation n&#039;a lieu dans les différents EMS de Genève sur la question de la maltraitance des personnes âgées. D&#039;autre part, il est important de relever une réelle différence entre les &amp;quot;résidents&amp;quot; des EMS d&#039;il y a quelques années et ceux d&#039;aujourd&#039;hui. Auparavant on venait dans les EMS de son plein gré, pour finir tranquillement sa vie entourée. Aujourd&#039;hui, les personnes entrant dans les maisons de retraite arrivent en général de l&#039;hôpital et ont des traitements médicaux à suivre. Ceci nécessite également une formation sur le traitement de la douleur. Là également la question de la négligence reste pertinente: &amp;quot;laisser avoir mal une personne c&#039;est la négliger, surtout lorsque des médicaments et autres remèdes existent&amp;quot; (Rapin, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de mentionner que certains établissements ont fait énormément dans le sens de la prévention et de la formation. Les choses ont un peu bougées de manière générale. On peut dénoncer le problème de la maltraitance des personnes âgées sans risquer de perdre sa place (comme De Saussure après la publication de son livre (De Saussure, 1999). Cependant: &amp;quot;il ne faut pas faire peur aux vieux&amp;quot; est une phrase à laquelle le Professeur Rapin se heurte régulièrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Retour sur la problématique, les questions de recherche &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partis sur une question de définition et d&#039;évolution, nous nous sommes rendus compte d&#039;un manque de matière nécessaire à l&#039;analyse. En effet, d&#039;après notre recherche documentaire nous ne pouvons pas tirer de conclusions exhaustives pour les raisons que nous avons mentionnés plus haut: manque de temps et peut-être de pertinence du matériel étudié. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout d&#039;abord le premier élément que nous avons pu reclarifier est bien cette définition de la négligence, comme un synonyme d&#039;abus et comme une des formes existantes de la maltraitance. Si elle a toujours été présente dans notre société, celle-ci ne prenait pas réellement en compte le problème des personnes âgées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si une évolution explicite n&#039;apparaît pas dans les termes employés dans les chartes, dans les articles de journaux et dans les téléjournaux, notre hypothèse s&#039;avère toutefois en grande partie vérifiée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet l&#039;évolution que nous supposions apparaît, mais autrement que dans les termes, et c&#039;est là que la recherche s&#039;avère intéressante. La canicule de 2003 a été effectivement le moyen pour parler plus d&#039;un réel problème social. Ce phénomène a permis de briser petit à petit le silence autour d&#039;une &amp;quot;problématique sociétale&amp;quot; comme le mentionne le Pr. Rapin. En effet, en Suisse le problème de la maltraitance des personnes âgées a été conçu comme problème social après les statistiques des décès pendant l&#039;été 2003. Comme nous l&#039;avons développé dans notre analyse, on a toujours nié le problème de la maltraitance des personnes âgées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après le Pr. Rapin peu de personnes font un lien entre la canicule et la maltraitance des personnes âgées, pourtant il y a bien là de quoi dire. Comment expliquer ce discours tellement &amp;quot;propret&amp;quot; pendant la canicule puis, dès l&#039;annonce des chiffres (en 2004) un étonnement général de les voir tellement élevés? &lt;br /&gt;
La canicule apparaît dès lors clairement comme un élément important dans cette construction d&#039;un problème social. Après cette courte recherche nous serions tentés de dire que c&#039;est par la canicule qu&#039;un problème social s&#039;est construit. Par la promotion et la répétition incessante des problèmes liés à la canicule, au fil des mois un problème a commencé à être accepté par la population. Nous voyons bien là son rôle publicitaire, avec des acteurs qui tentent déjà depuis plusieurs années de parler de ce problème mais en vain, et puis par un &amp;quot;coup de publicité&amp;quot; leur discours commence à être entendu, perçu, voire pris en compte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un problème que nous pouvons se voir dessiner est l&#039;excès de cette médiatisation. En effet, le risque de tomber dans la banalisation de la question des grandes chaleurs est à prendre en compte. Chaque année, à l&#039;approche de l&#039;été, on nous rappelle qu&#039;il faut s&#039;hydrater lors des grandes chaleurs...à force de répétitions on peut imaginer que l&#039;effet diminue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsque l&#039;on parle d&#039;excès, tout acte peut devenir négligent. Par exemple: ne pas donner à boire à une personne âgée est une forme de négligence/maltraitance, mais la forcer à boire l&#039;est également car ceci va à l&#039;encontre de sa propre volonté. &lt;br /&gt;
Il serait important, à notre avis, de faire des nuances entre les différentes formes de maltraitance et de négligence (ce qui a commencé à être fait dans les associations telles que ALMA France ou Alter Ego) et d&#039;être clair avec les intervenants par rapport à leurs devoirs et obligations professionnelles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut oublier qu&#039;ils doivent prendre soin de ces personnes, qu&#039;un code de déontologie existe et qu&#039;une grande question reste à être abordée et clarifiée: Qu&#039;est-ce qui doit primer lorsque ces deux  points s&#039;opposent; le choix et la volonté de la personne âgée ou le devoir professionnel face à une personne qui met sa vie en danger?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les questions liées à la négligence et à ses différentes formes, pourraient être abordées à travers une discussion et un travail sur l&#039;éthique professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, la formation des professionnels occupe une part importante à la lutte contre la maltraitance...et malheureusement il reste énormément à faire dans ce domaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, nous arrivons à une nouvelle hypothèse selon laquelle la négligence ne serait pas une évolution du terme de maltraitance mais plutôt la conséquence de l&#039;augmentation du nombre de fois où l&#039;on aborde la question de la maltraitance.&lt;br /&gt;
L&#039;impact de la canicule aurait été une médiatisation soutenue de ce fait, et par là une ébauche de prise de conscience de la part de la population. Cependant, un second niveau d&#039;évolution de définition pourrait être dû au fait de cette reprise incessante de ce thème. A force de parler de la situation souvent dramatique des personnes âgées nous serions sans doute plus attentifs aux faits et gestes qui pourraient s&#039;inscrire dans la maltraitance. Ainsi, on pourrait expliquer l&#039;augmentation trouvée dans les chiffres donnés par RIVFEL et par Alma France par un simple élargissement de la définition-même de la négligence. A partir du moment où les comportements entrant sous &amp;quot;négligence&amp;quot; sont plus larges, par conséquent on constate une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, nous émettons également l&#039;hypothèse, que le Pr. Rapin partage, que &amp;quot;l&#039;effet canicule&amp;quot; aurait également permis aux victimes de pouvoir parler, dénoncer des actes maltraitants à leurs égards. Les numéros de téléphone des associations telles que Alter Ego en Suisse et Alma en France furent diffusés à plusieurs reprises. Ainsi, on pourrait expliquer cette augmentation de maltraitance par une augmentation de cas &amp;quot;annoncés&amp;quot;. Rappelons qu&#039;il est extrêmement difficile pour une victime de porter plainte et d&#039;entrer dans ce type de démarche d&#039;autant plus pour la population à laquelle nous nous sommes intéressés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Remerciements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions le Professeur Charles-Henri Rapin pour sa précieuse aide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions également la Professeure Martine Ruchat de nous avoir permis de vivre l&#039;expérience d&#039;intelligence collective et par là-même de découvrir les difficultés méthodologiques auxquelles les chercheurs sont souvent confrontés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Livres &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Bertin, Evelyne (1999) Gérontologie, psychanalyse et déshumanisation : silence vieillesse... Paris : L&#039;Harmattan]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Gavillet&amp;amp;Grandrieux, Laurence&amp;amp;Véronique (2006) Ne touche pas à tes vieux, regards sur la maltraitance familiale des personnes âgées. Genève: IES Editions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Hugonot, Robert (1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres.]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Masson, Maltraitances et violences, Sous la direction de Bernard Marc, article de Franck Dibouës, Paris (2004)]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Yves Geneste (2004). Silence on frappe, De la maltraitance à la bientraitance des personnes âgées: Imagine]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Sites Internet&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* www.alter-ego.ch&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Articles &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Avant la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (06.10.1999). MALTRAITANCE : LES PERSONNES ÂGÉES SE REBIFFENT:&lt;br /&gt;
Dépasser les clichés pour mieux combattre la violence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin (8.6.2000). EMS: un bilan alarmant - une étude entreprise à Genève montre que les conditions de vie se dégradent rapidement pour les résidents. La faute, d&#039;abord, au manque de personnel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (27.2.2002). MAISONS DE RETRAITE : GROSSE COLÈRE DU SSP ET DES USAGERS: «La maltraitance continue dans les EMS» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (8.4.2003). La maltraitance envers les aînés existe. Reste à en parler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Après la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (21.2.2004). Les aînés maltraités préoccupent Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (2.12.2004). La maltraitance des seniors en question. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin Dimanche (6.11.2005). Humiliations, injures, coups...le 3e âge relève parfois du calvaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (1.12.2005). Personnes âgées maltraitées: un tabou à briser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Hebdo (20.04.2006). Maltraitance des personnes âgées: les lacunes romandes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Téléjournaux &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    12 août 2003, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeudi    14 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    26 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mercredi 09 juin 2004, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Chartes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS): Editions 1998 et 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Revenir sur&#039;&#039; [[articles]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4347</id>
		<title>L&#039;évolution récente de la définition de la maltraitance des personnes âgées</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4347"/>
		<updated>2006-06-21T12:10:06Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039; Ont écrit cet article... &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tatiana CAVAGLIANI - Sarah GROSSNIKLAUS - Stefania RODRIGUEZ - Mélanie SAVOY - Germain VON DER MUEHL - Valérie SCHAUDER&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A propos des concepts de maltraitance et de négligence: notre approche du thème ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de traiter de la maltraitance des [[Personnes âgées]] car ce thème est bien trop souvent laissé pour compte. On entend souvent parler d&#039;enfants maltraités, de femmes battues, mais rarement de personnes âgées maltraitées.&lt;br /&gt;
De plus, lorsque nous pensons à [[Maltraitance]], notre sens commun a tendance à nous renvoyer directement au sens de la maltraitance physique. Coups, blessures, séquestration...mais aujourd&#039;hui, lorsque l&#039;on rencontre le monde institutionnel, c&#039;est la [[Négligence]] qui semble être devenue une forme perfide de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de nous baser sur la canicule de 2003 pour cibler notre recherche. En effet, lors de cet été 2003, environ 1000 personnnes âgées sont décédées en Suisse des suites des grandes chaleur, du manque d&#039;hydratation. A l&#039;hôpital de Genève (HUG), 352 décès ont été recensés en août 2002 et 385 en août 2003; soit trente-trois décès de plus. Cela correspond à une augmentation d&#039;environ 10% du nombre de  cas. Ce chiffre est représentatif du pourcentage à l&#039;échelle national, hôpitaux et institutions confondus, qui oscille entre 10 et 13%, pour la même période. Suite à ce constat, les proches des personnes âgées, ainsi que les institutions ont été au centre des débats. Leur a été reproché le fait de ne pas avoir suffisament su être à l&#039;écoute de ces personnes et de ne pas avoir prêté suffisamment d&#039;attention à la nécessité pour celles-ci de beaucoup s&#039;hydrater. En d&#039;autres termes, d&#039;avoir fait preuve d&#039;une certaine négligence. &lt;br /&gt;
La canicule de 2003 semble donc particulièrement liée au terme de négligence. En effet, les problèmes qu&#039;elle a révélés ont contribué à un déplacement des considérations habituellement partagées sur la maltraitance. Négliger de prendre soin d&#039;une personne âgée lorsque la température est très élévée est une forme de maltraitance. Cette visibilisation d&#039;une catégorie de la maltraitance, la négligence, au travers de la canicule et de sa médiatisation, a probablement eu comme effet d&#039;élargir le champ recouvert par cette notion, contribuant ainsi à une évolution de la définition de la maltraitance. La négligence y prend désormais une place importante.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons décidé de nous pencher sur la période entre 1998 et 2006. Nous avons utilisé plusieurs articles de journaux romands (avant et après l&#039;été 2003), deux éditions (1998 et 2005) de la charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS) ainsi que des téléjournaux diffusés durant la canicule (juillet et août 2003).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre recherche se limite au niveau du canton de Genève. On parlera particulièrement de la négligence comme maltraitance. Nous allons commencer par donner un panel d&#039;informations sur les recherches et les réflexions menées (principalement sur la France) sur le sujet. Puis, nous comparerons les articles et les deux chartes afin de retirer un maximum d&#039;informations. Ces dernières se porteront  sur leur nombre avant et après la canicule, sur leurs formes, leurs précisions et le vocabulaire employé. Ensuite nous tenterons de faire des liens entre ces différents niveaux d&#039;analyse et ces différentes informations.&lt;br /&gt;
Nous essaierons également de voir comment les téléjournaux présentés lors de la canicule nous décrivent la situation et la norme à adopter pour ne pas être taxé de maltraitance ou de négligence, ainsi que la manière dont ils ont contribué à l&#039;évolution du terme de maltraitance...jusqu&#039;à la négligence. &lt;br /&gt;
Enfin, nous rencontrerons le Dr. Rapin, médecin chef et organisateur du colloque canicule ayant eu lieu en juin 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous apparait important de mentionner quelques limites. Tout d&#039;abord, le fait que nous ne pouvons lire tout ce qui a été écrit sur le sujet et que les articles que nous avons choisis pour l&#039;analyse ne sont pas les seuls et uniques pièces que nous avons trouvées. Une autre limite d&#039;un travail portant sur le thème de la maltraitance,  est que s&#039;appuyer sur des statistiques représente une grande difficulté. En effet, il est très difficile de recenser les victimes de [[Violence]]. Celles-ci ne sont pas toujours prêtes à en parler que cela soit par peur de représailles ou pour d&#039;autres raisons (telles que peur de l&#039;abandon, peur de briser un lien familial, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la prévalence de la maltraitance envers les personnes âgées au sein des institutions, Hugonot (1990) relève la difficulté d&#039;obtenir des statistiques précises. Il souligne qu&#039;il faut dans tous les cas prendre en compte que les cas décelés ne représentent qu&#039;un cinquième de la réalité: il y a donc une sous-estimation importante. Une raison de ce manque de données est que les observations de violences restent souvent à l&#039;intérieur d&#039;une institution. Le manque de témoignages, la dédramatisation par le personnel et la crainte pour la famille de dénoncer la maltraitance rendent l&#039;estimation de la fréquence réelle, difficile. Selon Hugonot, la violence envers les personnes âgées est masquée car elle est liée aux tabous et à la honte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce qu&#039;en disent les auteurs que nous avons lus ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définitions&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de poursuivre notre réflexion, il nous parait important de donner des définitions nécessaires à la compréhension du terme de maltraitance et de négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alter Ego (2002, association suisse contre la maltraitance des personnes âgées) définit la maltraitance comme &amp;quot;un acte ou un ensemble d&#039;actes - comportements et attitudes - commis ou ommis, envers une personne au détriment de son intégrité physique ou sexuelle, morale ou psychique, matérielle ou financière. La maltraitance engendre un tort ou une blessure. Elle constitue une atteinte aux droits fondamentaux et à la dignité de la personne&amp;quot;. &lt;br /&gt;
La maltraitance consiste en actions - violence, abus, sévices, contraintes, empêchements - ou en actes ommis, comme la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La négligence, une forme de maltraitance, consiste selon l&#039;association Alter Ego dans le fait de ne pas donner des soins essentiels à une personne. &amp;quot;C&#039;est omettre de lui donner une nourriture ou des boissons adéquates, les médicaments ou les soins d&#039;hygiène dont elle a besoin&amp;quot; (Alter Ego, 2002). D&#039;autres exemples de négligence sont de donner une alimentation en quantité insuffisante, de ne pas assurer des services adéquats durant la nuit ou de négliger la douleur d&#039;une personne âgée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre article va se baser sur la négligence comme forme de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Revue de littérature&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que l&#039;âge des personnes considérées comme vieillards a augmenté au fil du temps. En effet, dans l&#039;Antiquité les vieillards étaient ceux qui atteignaient l&#039;âge de 40 ans. Aujourd&#039;hui, un vieillard est quelqu&#039;un de plus de 70-80 ans, qui devient dépendant.&lt;br /&gt;
Selon la psychanalyste Bertin (1999), notre société occidentale contemporaine n&#039;accorde pas de place à la [[Vieillesse]]. La société refuse de penser à la vieillesse, cette dernière est &#039;&#039;tabou&#039;&#039;. L&#039;être humain a du mal à imaginer qu&#039;il va vieillir, c&#039;est quelque chose dont on ne parle pas, que l&#039;on ne veut pas imaginer, particulièrement dans notre société qui valorise la jeunesse. Selon elle, nous vivons dans un monde en perte de références. La famille en tant qu&#039;institution vit actuellement de grands changements, et nous vivons une époque de confusion des âges et des places dans la famille. L&#039;on ne pourrait penser la vieillesse qu&#039;en se situant dans une lignée, faite de générations ayant chacune leurs rôles.&lt;br /&gt;
Autrefois la vieillesse faisait partie de la société, elle avait une place dans l&#039;univers symbolique de la vie, mais l&#039;on vit actuellement dans une société où les rôles symboliques ont disparus, et où la vieillesse est dévalorisée. En outre, selon De Saussure (1999), il n&#039;est plus rare de voir des familles qui s&#039;étendent sur quatre générations, les tensions et les conflits au sein de ces familles s&#039;en trouvent accrus et la génération des aînés en fait en quelque sorte les frais puisque bien souvent la famille s&#039;en désengage petit à petit. &lt;br /&gt;
Tous ces éléments pourraient expliquer les raisons qui font que les sociétés occidentales gèrent une partie des personnes âgées sur le mode de l&#039;exclusion à travers le placement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui est du problème de la maltraitances des personnes âgées, Bertin (1999) relève deux axes de réflexion: &amp;quot;Le déni de la mort dans les sociétés occidentales&amp;quot; ainsi que &amp;quot;L&#039;augmentation de la banalisation du mal&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que le phénomène de maltraitance n&#039;est pas nouveau dans sa nature, mais par sa fréquence (augmentation des victimes et des agresseurs). Il montre par exemple des prières d&#039;un vieillard abandonné et d&#039;un vieillard qui ne peut pas s&#039;enfuir dans des situations difficiles de 1689.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est dès les années 1980 que dans les pays francophones la question du tabou de la maltraitance des personnes âgées fût soulevée. On commence à parler de certains comportements, de certaines gestes et de certains propos profondément maltraitants pour la personne âgée bien souvent complètement dépendante de l&#039;autre.&lt;br /&gt;
Le sujet commençait à peine à être traité que les milieux de professionnels concernés essayaient de faire taire ce qui était soulevé, chacun essayant de préserver son institution de toutes accusations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gavillet et Grandrieux (2006) soulèvent un autre point. Alors que de nombreuses personnes s&#039;attèlent à dénoncer la maltraitance des personnes âgées, celles-ci commencent à se rendre compte que les gestes, les propos et les comportements qu&#039;ils dénoncent ne sont pas les faits de monstres et qu&#039;eux-mêmes commettent ce genre d&#039;actes. Dénoncer ces gestes revient à se dénoncer soi-même, cette constatation va faire diminuer la volonté de parler de ce problème. Pour ces deux raisons, le sujet fut donc un peu moins traité.&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) souligne notamment l&#039;ignorance en France concernant ce sujet et, en rapport avec cela, le manque d&#039;intérêt des médias. Bertin (1999), également, reproche à la société et au monde politique de faire comme si la maltraitance des personnes âgées n&#039;existait pas. Elle dénonce aussi cette habitude de montrer une vitrine parfaite: &amp;quot;&#039;&#039;Les images que les médias nous présentent sur la vieillesse sont le plus souvent des images d&#039;exception. Les sujets âgés maltraités ou déshumanisés sont interdits de cité dans le monde médiatique.&#039;&#039;&amp;quot;(p.14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons également, comme le souligne Bertin, que notre société actuelle est celle de &#039;&#039;l&#039;image&#039;&#039;. Pour qu&#039;une cause soit entendue, elle doit être médiatisée. Ce qui peut poser problème dans le cas de violence touchant des personnes âgées quand leurs conditions physiques et psychiques les prédisposent plus à l&#039;isolement qu&#039;à la protestation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, parallèlement à ces condamnations, de nombreux témoignages voient le jour. Des personnes âgées trouvent la force de raconter les violences qu&#039;ils subissent...et elles ne baissent pas les bras.De plus, dans son livre, Hugonot (1990) nomme plusieurs congrès européens sur le sujet de la maltraitance des personnes âgées. Cette problématique ne disparaît pas. La question de la maltraitance des personnes âgées apparaît dès lors comme un nouveau problème social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nos lectures n’abordent pas directement le concept de négligence, mais tous les auteurs que nous avons lus considèrent la négligence comme étant une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
Concernant la canicule et ses effets, aucun de ces ouvrages n’en fait mention. Cella est dû pour une part au fait que les livres lus ont dû être choisi avant que le thème de l’étude ne soit précisé. De plus, nous avons pu constater à travers notre recherche que le lien entre négligence et canicule ne semble pas avoir beaucoup été abordé et approfondi dans la littérature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectif de la recherche ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette recherche est de définir les facteurs impliquant l’évolution récente (entre 1998 et 2006) de la définition de la maltraitance des personnes âgées et plus particulièrement la question de la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre hypothèse de recherche est que les conséquences de la canicule de l&#039;été 2003 et leurs médiatisations auraient contribués à un tournant de la définition de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthode ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de vérifier notre hypothèse, soit l&#039;effet de la canicule 2003 sur la définition de la maltraitance, nous allons analyser et comparer le contenu de deux chartes d&#039;instituitions, d&#039;articles de presse et d&#039;extraits de téléjournaux. &lt;br /&gt;
En ce qui concerne les chartes, nous allons vérifier s&#039;il y a eu des modifications au niveau des articles de loi au sein des institutions et des modifications au niveau de la terminologie employée. &lt;br /&gt;
Le but de la comparaison des articles de presse est de voir s&#039;il y a eu des changements dans la manière d&#039;informer la population sur le problème de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Enfin, l&#039;analyse des téléjournaux devra nous permettre d&#039;analyser le type de langage utilisé en lien avec la canicule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Limites de la méthode &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la comparaison des articles de presse, nous nous sommes rendus compte qu&#039;il est très difficile d&#039;accéder aux articles pertinents pour cette démarche. Il est possible que les articles choisis ne soient pas tout à fait représentatifs de la manière dont la presse traite de la problématique de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, tant lors de nos recherches dans les archives de la TSR que dans la base de données Swissdox, nous avons constaté que le nombre de documents (Téléjournaux, émissions, reportages spéciaux, articles, dossiers, etc.) abordant le problème du sort des personnes âgées avait augementé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
Nous pourrions émettre l&#039;hypothèse que la canicule fut un tremplin, voire un très bon &amp;quot;fait divers&amp;quot; pour parler de la situation des personnes âgées dans notre société. Ce sujet fut traité plus qu&#039;abondament durant la canicule et juste après, puis régulièrement à l&#039;arrivée de l&#039;été les années suivantes. Il nous parait intéressant de relever la manière dont les médias se sont emparés d&#039;un sujet d&#039;actualité pour en faire un problème social. &lt;br /&gt;
Il faut peut-être garder à l&#039;esprit qu&#039;un des buts premiers des médias, comme développé dans les cours du professeur Payet (&#039;&#039;Introduction à la sociologie de l&#039;éducation&#039;&#039;) est, hormis l&#039;aspect d&#039;information, de faire le plus possible d&#039;audimat ou de lecteurs en accrochant les téléspectateurs par des évènements &amp;quot;chocs&amp;quot;. Les médias ont tendance à s&#039;emparer d&#039;un problème social (ici la condition des personnes âgées et la maltraitance) pour en faire un fait médiatique. Ce processus est facilité dès lors qu&#039;un problème concerne un grand nombre de personnes. Ce qui est le cas avec les personnes âgées puisque chacun en a au moins une dans son entourage ou dans sa famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Aspect quantitatif &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue quantitatif, nous avons pu constater que le nombre d&#039;articles paru dans la presse romande (24 heures, Tribune de Genève, le Matin, le Temps, L&#039;Hebdo) avant la canicule a doublé après ce phénomène. Nous avons trouvé environ onze articles dans la période de 1998 à 2003 et vingt de 2003 à 2006. On constate de même pour les téléjournaux (TJ). Le nombre de TJ abordant le problème du sort des personnes agées a triplé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
L&#039;apparition d&#039;un réglement d&#039;application dans la charte de la Fédération genevoise des établissements médico-sociaux (Fegems) de 2005 est un ajout pouvant montrer l&#039;importance donnée à la problématique de la maltraitance. Il apporte une définition beaucoup plus stricte des droits et des compétences du conseil éthique. Cela pourrait refléter le soucis de la Fegems de lutter contre le problème de la maltraitance en institution en donnant un pouvoir de contrôle plus grand au conseil éthique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contenu et évolution des termes employés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les trois types de documents que nous avons analysés nous n&#039;avons pas constaté de grandes différences entre les deux périodes. Les définitions de la maltraitance données dans les articles de journeaux restent les mêmes avant et après la canicule. Le terme de négligence est employé dans quelques articles avant et après l&#039;été 2003 et sa signifiation ne semble pas avoir changé. La négligence est mentionnée comme une catégorie de la maltraitance, mais n&#039;est dans aucun article expliquée davantage. Deux articles de la Tribune de Genève, l&#039;un du 8.4.2003 et l&#039;autre du 21.2.2004, mentionnent le même pourcentage de négligence, soit 17% à l&#039;intérieur de la maltraitance. En se basant sur ces chiffres, on ne peut donc pas constater d&#039;effet de la canicule de l&#039;été 2003 sur les cas de négligence. &lt;br /&gt;
Des articles datant d&#039;avant et d&#039;après 2003 montrent des statistiques selon lesquelles il y aurait entre 5 et 10% (parfois 20%) de personnes âgées victimes de maltraitance en Suisse. A Genève, il y aurait donc entre 3000 et 5000 personnes âgées concernées.  &lt;br /&gt;
Dans l&#039;article du Matin Dimanche de 2005, il est précisé que la maltraitance physique pouvait consister dans le fait de ne pas donner à boire. Est-ce que cette précision serait éventuellement une conséquence de la canicule de l&#039;été 2003?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du contenu des articles de journaux, nous avons constaté que les changements suite à la canicule n&#039;ont pas été très importants. Nous émettons donc l&#039;hypothèse que la problématique de la maltraitance, quoiqu&#039;elle ait suscité plus d&#039;intérêt par la presse après la canicule (nombre d&#039;articles), est traité de la même façon avant et après l&#039;été 2003.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne les TJ, il est intéressant de noter que ceux datant de l&#039;été 2003, période de la canicule, n&#039;abordent quasiment pas la situation en Suisse, mais parlent d&#039;effets désastreux en France. C&#039;est seulement un an plus tard que l&#039;on avance les premiers chiffres concernant la Suisse. Il semble qu&#039;elle aie sous estimé les conséquences de la canicule pour ses personnes âgées. La différence de terminologie et d&#039;approche de la situation entre 2003 et 2004 est flagrante lorsque le journaliste parle de l&#039;été 2003 en disant: &amp;quot;Lever le voile sur la canicule n&#039;était pas encore de saison!&amp;quot;.  &lt;br /&gt;
La canicule finira par être abordée comme une routine. Peut-on avancer qu&#039;en une année un fait, unique en son genre et non constaté auparavant, puisse devenir une habitude? Ou plutôt sous entend-t-on que c&#039;est la vigilance qui devient désormais une habitude?&lt;br /&gt;
Nous avons également remarqué que dans tous les TJ que nous avons visionnés, il n&#039;est jamais fait mention du terme de &amp;quot;négligence&amp;quot; ou de &amp;quot;maltraitance&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Pourrait-on aller jusqu&#039;à dire que c&#039;est bien là une forme de tabou? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La comparaison des deux éditions de la charte de la Fegems ne nous a pas amené à constater de grands changements ; que cela soit dans le vocabulaire utilisé, les buts fixés ou les engagements. &lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons mentionné auparavant, le seul aspect nouveau, dans l&#039;édition adoptée en janvier 2005, est l&#039;ajout d&#039;un réglement d&#039;application qui &amp;quot;régit les modalités d&#039;application de la Charte éthique de la Fegems, à savoir l&#039;organisation de l&#039;autorité compétente pour veiller à l&#039;application de la Charte et examiner les requêtes&amp;quot;. C&#039;est le &amp;quot;Conseil éthique&amp;quot; (constitué de membres élus par l&#039;assemblée générale de la Fegems) qui veillera à la bonne application de la Charte. Ce conseil est déjà présent dans la première édition de la charte et les buts qui lui sont attribués dans cette première édition sont les mêmes que dans celle datant de 2005. Toutefois, l&#039;apparition d&#039;un &amp;quot;réglement d&#039;application&amp;quot; dans cette dernière apporte une définition plus précise et ciblée de son rôle et de ses droits. Ceci peut être interprêté comme la volonté de disposer d&#039;un organe de contrôle plus performant pour lutter contre les cas de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements ou modifications&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Même si nous ne pouvons pas parler de changements significatifs qui valideraient notre hypothèses, nous avons trouvé quelques modifications, lors de notre recherche dans des supports différents, qui nous sont apparues pertinentes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les associations et les spécialistes qui s&#039;intéressent au sujet de la maltraitance des personnes âgées ne semblent pas avoir changé leur discours. L&#039;unique changement pourrait être que les journaux et les  TJ accordent plus d&#039;importance aux moyens de prévention. Il y a une différence dans les démarches à prendre pour combattre la maltraitance. Serait- ce peut-être pour combler certaines lacunes du système romand? ( Hebdo 2006).&lt;br /&gt;
En 1999 on évoquait le souhait de créer une ligne téléphonique pour donner la possibilité aux personnes âgées de se confier. En 2004, le journal 24 Heures mentionne la création d&#039;une telle permanence téléphonique par l&#039;association Alter Ego. On évoque également, en 1999, l&#039;existence d&#039;une brochure préventive au Canada. En 2005, le matin dimanche souligne la publication d&#039;une telle brochure en Suisse.  Seraient ces réalisations dûes aux conséquences de la canicule de l&#039;été 2003? &lt;br /&gt;
Il est difficile de tirer des conclusions sur la base de ces observations, car les articles choisis ne représentent pas forcément la meilleur manière de traiter ce phénomène dans la presse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une grande place semble désormais attribuée à la prévention. Le téléjournal du 9 juin 2004 informe par exemple qu&#039;un colloque sur le thème de la canicule a été organisé, dans un but d&#039;information et de prévention, par le Professeur Rapin à Genève en juin 2004.&lt;br /&gt;
Dans une autre émission, nous suivons une infirmière qui ne s&#039;était absolument pas inquiétée des effets de la canicule et qui découvrait pour la première fois, à la demande des journalistes, l&#039;augmentation relativement marquée du nombre de décès pour le mois d&#039;août 2003 en comparaison avec les chiffres d&#039;août 2002. C&#039;est bien 10% d&#039;augmentation que l&#039;on peut constater. On constate donc bel et bien une grande préocupation quant à la prévention des conséquences désastreuses que peut engendrer une canicule. Les mêmes erreurs ne doivent pas se reproduire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
De manière générale nous n&#039;avons pas constaté d&#039;évolution importante dans les termes. Cependant, une évolution marquée peut être relevée au niveau quantitatif. La forte médiatisation qu&#039;a suscité la canicule et les problèmes qu&#039;elle a soulevé sont vraisemblablement à l&#039;origine de cet accroissement des articles traitant du sujet de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Questionnements et redéfinitions ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Que dire de l&#039;évolution des notions? &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si dans les documents que nous avons analysés nous ne sommes pas parvenus à retirer d&#039;évolutions marquantes de la terminologie employée, ceci nous a permis d&#039;émettre de nouvelles hypothèses et de nous repositionner par rapport à notre question de départ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point que l&#039;on peut relever en terme d&#039;évolution est sans doute ce passage d&#039;une approche anecdodtique de la maltraitance des personnes âgées dans les années précédant la canicule (quelques cas extrêmes d&#039;EMS particuliers) à l&#039;approche actuelle, plus systématique (formations et conférences organisées sur le thème). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous parait peut être donc plus judicieux de parler d&#039;une évolution des mentalités plus que de la terminologie, dans le sens où il est devenu possible de parler des notions de maltraitance, de négligence et d&#039;abus. Depuis plusieurs dizaines d&#039;années quelques professionnels, tels que le Professeur Rapin, oeuvrent pour faire passer les informations néccessaires à la prévention et à la dénonciation de ces actes. Après énormément de patience, un Temps Présent fu tourné sur la question, plusieurs articles paraissent ensuite dans différents journaux &amp;quot;tout publics&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, avec l&#039;arrivée de la canicule, les médias s&#039;emparent d&#039;un réel fait médiatique et traitent de la question lors de tous les TJ (ou presque) lors (et à l&#039;approche) de l&#039;été.&lt;br /&gt;
Il est intéressant de revenir sur l&#039;angle d&#039;approche de notre hypothèse de recherche dans le sens où ce lien entre négligence et canicule n&#039;a pas réellement été fait (propos du Professeur Rapin). Un des phénomènes que nous avons vu apparaître lors de la canicule était une sorte de fatalisme quant à la situation. &amp;quot;Il faisait trop chaud, mais tout le monde avait trop chaud. De toutes manières on ne pouvait rien faire de plus que de constater&amp;quot; (Rapin, mercredi 31 mai 2006). Il nous semble que le lien le plus important que nous pouvons faire en terme de négligence est bien un lien avec le déni. En effet, tant le discours des professionnels jugeant que tout allait très bien en Suisse, que celui des médias (dénonçant ce qui se passait chez nos voisins) montre bien un déni du problème qui apparaissait pourtant sous leurs yeux. Ne pas reconnaître qu&#039;il y a un problème est bien le dénier. Le déni est donc une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Revenons sur la question de la négligence. Si ce terme nous est apparu comme une évolution de définition de la maltraitance et comme cette hypothèse n&#039;a pu être vérifée dans le cadre de notre recherche, nous avons été amené à une nouvelle hypothèse: le terme de négligence a peut-être effectivement évolué lui-même dans sa définition. &lt;br /&gt;
Nous avançons l&#039;idée que la définition de la maltraitance aurait subie un élargissement de définition. Par ce fait, beaucoup plus d&#039;actions ou de &amp;quot;non-actions&amp;quot; entreraient sous ce concept de négligence. Ainsi on pourrait effectivement constater une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
Malheureusement notre recherche ne nous permet pas de vérifier cette hypothèse. Cependant, si l&#039;on regarde les chiffres donnés par RIFVEL (Réseau Internet Francophone Vieillir En Liberté) en 2002 quant à la répartition des différentes catégories de maltraitance, on note 8% de cas de négligence. Par ailleurs, en regardant les chiffres avancés par ALMA France en 2003 on constate une augmentation des cas de négligences avec 23,2%. Si les 2 sources ne sont pas les mêmes, il est toutefois possible de les comparer dans le sens où en 2003 la négligence apparait très clairement comme catégorie principale de la maltraitance, alors qu&#039;en 2002 la négligence est la plus petite catégorie de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Est-ce là une marque de l&#039;évolution de cette catégorie qu&#039;est la négligence, la question reste ouverte puisque nous ne pouvons que constater ce phénomène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Les médias: promotteurs d&#039;un problème social &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre rencontre avec le professeur Rapin, nous avons également échangé sur la question des médias et de leurs effets. M. Rapin relève un évènement marquant et déclencheur: la pénurie de cercueil à Paris en août 2003. Il parle d&#039;un &amp;quot;effet télégénique&amp;quot; que nous avons pu relever dans les téléjournaux datant de la période de la canicule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pensons qu&#039;il est intéressant de voir sous 2 aspects les médias. Tout d&#039;abord, comme non intéressés d&#039;un problème social sérieux et important: le bien être et la santé des personnes âgées. Pendant de nombreuses années le Professeur Rapin et ses collègues tantèrent de les faire parler de cette question. Il apprait clair que les médias touchent une énorme partie de la population. Le journal télévisé est suivi par des milliers de téléspectateurs sans compter les lecteurs des divers quotidiens. Lors de la canicule, les médias se sont appropriés un problème de société et l&#039;on dénoncé. Cependant il est intéressant de rappeler que la &amp;quot;prise de conscience&amp;quot; de la part de tous ne fût qu&#039;en 2004 lorsque les chiffres de la canicule parurent. 1000 décès furent recensés durant l&#039;été 2003. Donc, si l&#039;on parle de négligence, on peut relever la négligence des divers médias ne faisant pas état d&#039;une &amp;quot;dramatique réalité&amp;quot; (Professeur Rapin) qu&#039;est la maltraitance. En effet, refuser de passer l&#039;information concernant les conseils et les recommandations l&#039;été arrivant est une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, on peut voir les médias comme promoteurs d&#039;un problème social. Les analyser relève donc un intérêt particulier dans le sens où ils sont révélateurs de l&#039;évolution de la perception d&#039;un problème. Nous pourrions relever de nombreux écrits sur la problématique de la construction d&#039;un problème social par les médias et des mécanismes mis en oeuvres pour se faire, mais ce n&#039;est pas ici le sujet de notre travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Situation actuelle &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la canicule a participé à la mise en place de certaines structures d&#039;aides, ce n&#039;est pas réellement elle qui les a initiées. Ces structures sont extrêmement importantes et un suivi des personnes portant plainte est nécessaire.&lt;br /&gt;
Certains &amp;quot;plans canicule&amp;quot; ont été mis en place, des fonds ont été débloqués pour ces fins-là...cependant dans de nombreux établissements personne n&#039;est venu demander ce financement pourtant disponible! A nouveau c&#039;est le déni qui prédomine...&amp;quot;Rien ne s&#039;est passé ici&amp;quot;, &amp;quot;Comment s&#039;est passé la canicule dans mon établissement? Sans problème!&amp;quot; voici le genre d&#039;échanges que nous a rapporté le Professeur Rapin auxquels il répond clairement: &amp;quot;Si on ne regarde pas, on ne peut pas voir&amp;quot;! Pour pouvoir relever et lutter contre un problème il faut avant tout le voir, et pour le voir il faut regarder. Il est extrêmement difficile d&#039;accepter et d&#039;avouer la réelle catastrophe qu&#039;est la maltraitance des personnes âgées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la nouvelle charte de la FEGEMS un accent est mis sur la formation du personnel. Ce point est essentiel et pourtant, quasiment aucune formation n&#039;a lieu dans les différents EMS de Genève sur la question de la maltraitance des personnes âgées. D&#039;autre part, il est important de relever une réelle différence entre les &amp;quot;résidents&amp;quot; des EMS d&#039;il y a quelques années et ceux d&#039;aujourd&#039;hui. Auparavant on venait dans les EMS de son plein gré, pour finir tranquillement sa vie entourée. Aujourd&#039;hui, les personnes entrant dans les maisons de retraite arrivent en général de l&#039;hôpital et ont des traitements médicaux à suivre. Ceci nécessite également une formation sur le traitement de la douleur. Là également la question de la négligence reste pertinente: &amp;quot;laisser avoir mal une personne c&#039;est la négliger, surtout lorsque des médicaments et autres remèdes existent&amp;quot; (Rapin, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de mentionner que certains établissements ont fait énormément dans le sens de la prévention et de la formation. Les choses ont un peu bougées de manière générale. On peut dénoncer le problème de la maltraitance des personnes âgées sans risquer de perdre sa place (comme De Saussure après la publication de son livre (De Saussure, 1999). Cependant: &amp;quot;il ne faut pas faire peur aux vieux&amp;quot; est une phrase à laquelle le Professeur Rapin se heurte régulièrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Retour sur la problématique, les questions de recherche &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partis sur une question de définition et d&#039;évolution, nous nous sommes rendus compte d&#039;un manque de matière nécessaire à l&#039;analyse. En effet, d&#039;après notre recherche documentaire nous ne pouvons pas tirer de conclusions exhaustives pour les raisons que nous avons mentionnés plus haut: manque de temps et peut-être de pertinence du matériel étudié. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout d&#039;abord le premier élément que nous avons pu reclarifier est bien cette définition de la négligence, comme un synonyme d&#039;abus et comme une des formes existantes de la maltraitance. Si elle a toujours été présente dans notre société, celle-ci ne prenait pas réellement en compte le problème des personnes âgées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si une évolution explicite n&#039;apparaît pas dans les termes employés dans les chartes, dans les articles de journaux et dans les téléjournaux, notre hypothèse s&#039;avère toutefois en grande partie vérifiée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet l&#039;évolution que nous supposions apparaît, mais autrement que dans les termes, et c&#039;est là que la recherche s&#039;avère intéressante. La canicule de 2003 a été effectivement le moyen pour parler plus d&#039;un réel problème social. Ce phénomène a permis de briser petit à petit le silence autour d&#039;une &amp;quot;problématique sociétale&amp;quot; comme le mentionne le Pr. Rapin. En effet, en Suisse le problème de la maltraitance des personnes âgées a été conçu comme problème social après les statistiques des décès pendant l&#039;été 2003. Comme nous l&#039;avons développé dans notre analyse, on a toujours nié le problème de la maltraitance des personnes âgées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après le Pr. Rapin peu de personnes font un lien entre la canicule et la maltraitance des personnes âgées, pourtant il y a bien là de quoi dire. Comment expliquer ce discours tellement &amp;quot;propret&amp;quot; pendant la canicule puis, dès l&#039;annonce des chiffres (en 2004) un étonnement général de les voir tellement élevés? &lt;br /&gt;
La canicule apparaît dès lors clairement comme un élément important dans cette construction d&#039;un problème social. Après cette courte recherche nous serions tentés de dire que c&#039;est par la canicule qu&#039;un problème social s&#039;est construit. Par la promotion et la répétition incessante des problèmes liés à la canicule, au fil des mois un problème a commencé à être accepté par la population. Nous voyons bien là son rôle publicitaire, avec des acteurs qui tentent déjà depuis plusieurs années de parler de ce problème mais en vain, et puis par un &amp;quot;coup de publicité&amp;quot; leur discours commence à être entendu, perçu, voire pris en compte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un problème que nous pouvons se voir dessiner est l&#039;excès de cette médiatisation. En effet, le risque de tomber dans la banalisation de la question des grandes chaleurs est à prendre en compte. Chaque année, à l&#039;approche de l&#039;été, on nous rappelle qu&#039;il faut s&#039;hydrater lors des grandes chaleurs...à force de répétitions on peut imaginer que l&#039;effet diminue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsque l&#039;on parle d&#039;excès, tout acte peut devenir négligent. Par exemple: ne pas donner à boire à une personne âgée est une forme de négligence/maltraitance, mais la forcer à boire l&#039;est également car ceci va à l&#039;encontre de sa propre volonté. &lt;br /&gt;
Il serait important, à notre avis, de faire des nuances entre les différentes formes de maltraitance et de négligence (ce qui a commencé à être fait dans les associations telles que ALMA France ou Alter Ego) et d&#039;être clair avec les intervenants par rapport à leurs devoirs et obligations professionnelles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut oublier qu&#039;ils doivent prendre soin de ces personnes, qu&#039;un code de déontologie existe et qu&#039;une grande question reste à être abordée et clarifiée: Qu&#039;est-ce qui doit primer lorsque ces deux  points s&#039;opposent; le choix et la volonté de la personne âgée ou le devoir professionnel face à une personne qui met sa vie en danger?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les questions liées à la négligence et à ses différentes formes, pourraient être abordées à travers une discussion et un travail sur l&#039;éthique professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, la formation des professionnels occupe une part importante à la lutte contre la maltraitance...et malheureusement il reste énormément à faire dans ce domaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, nous arrivons à une nouvelle hypothèse selon laquelle la négligence ne serait pas une évolution du terme de maltraitance mais plutôt la conséquence de l&#039;augmentation du nombre de fois où l&#039;on aborde la question de la maltraitance.&lt;br /&gt;
L&#039;impact de la canicule aurait été une médiatisation soutenue de ce fait, et par là une ébauche de prise de conscience de la part de la population. Cependant, un second niveau d&#039;évolution de définition pourrait être dû au fait de cette reprise incessante de ce thème. A force de parler de la situation souvent dramatique des personnes âgées nous serions sans doute plus attentifs aux faits et gestes qui pourraient s&#039;inscrire dans la maltraitance. Ainsi, on pourrait expliquer l&#039;augmentation trouvée dans les chiffres donnés par RIVFEL et par Alma France par un simple élargissement de la définition-même de la négligence. A partir du moment où les comportements entrant sous &amp;quot;négligence&amp;quot; sont plus larges, par conséquent on constate une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, nous émettons également l&#039;hypothèse, que le Pr. Rapin partage, que &amp;quot;l&#039;effet canicule&amp;quot; aurait également permis aux victimes de pouvoir parler, dénoncer des actes maltraitants à leurs égards. Les numéros de téléphone des associations telles que Alter Ego en Suisse et Alma en France furent diffusés à plusieurs reprises. Ainsi, on pourrait expliquer cette augmentation de maltraitance par une augmentation de cas &amp;quot;annoncés&amp;quot;. Rappelons qu&#039;il est extrêmement difficile pour une victime de porter plainte et d&#039;entrer dans ce type de démarche d&#039;autant plus pour la population à laquelle nous nous sommes intéressés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Remerciements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions le Professeur Charles-Henri Rapin pour sa précieuse aide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions également la Professeure Martine Ruchat de nous avoir permis de vivre l&#039;expérience d&#039;intelligence collective et par là-même de découvrir les difficultés méthodologiques auxquelles les chercheurs sont souvent confrontés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Livres &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Bertin, Evelyne (1999) Gérontologie, psychanalyse et déshumanisation : silence vieillesse... Paris : L&#039;Harmattan]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Gavillet&amp;amp;Grandrieux, Laurence&amp;amp;Véronique (2006) Ne touche pas à tes vieux, regards sur la maltraitance familiale des personnes âgées. Genève: IES Editions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Hugonot, Robert (1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres.]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Masson, Maltraitances et violences, Sous la direction de Bernard Marc, article de Franck Dibouës, Paris (2004)]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Yves Geneste (2004). Silence on frappe, De la maltraitance à la bientraitance des personnes âgées: Imagine]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Sites Internet&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* www.alter-ego.ch&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Articles &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Avant la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (06.10.1999). MALTRAITANCE : LES PERSONNES ÂGÉES SE REBIFFENT:&lt;br /&gt;
Dépasser les clichés pour mieux combattre la violence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin (8.6.2000). EMS: un bilan alarmant - une étude entreprise à Genève montre que les conditions de vie se dégradent rapidement pour les résidents. La faute, d&#039;abord, au manque de personnel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (27.2.2002). MAISONS DE RETRAITE : GROSSE COLÈRE DU SSP ET DES USAGERS: «La maltraitance continue dans les EMS» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (8.4.2003). La maltraitance envers les aînés existe. Reste à en parler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Après la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (21.2.2004). Les aînés maltraités préoccupent Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (2.12.2004). La maltraitance des seniors en question. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin Dimanche (6.11.2005). Humiliations, injures, coups...le 3e âge relève parfois du calvaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (1.12.2005). Personnes âgées maltraitées: un tabou à briser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Hebdo (20.04.2006). Maltraitance des personnes âgées: les lacunes romandes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Téléjournaux &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    12 août 2003, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeudi    14 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    26 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mercredi 09 juin 2004, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Chartes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS): Editions 1998 et 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Revenir sur&#039;&#039; [[articles]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Utilisateur:Sarah&amp;diff=4345</id>
		<title>Utilisateur:Sarah</title>
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		<updated>2006-06-21T11:58:23Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Sarah Grossniklaus &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etudiante en Sciences de l&#039;Education, éducation spéciale (deuxième année).&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Hugonot,_Robert_(1990)_Violences_contre_les_vieux._Toulouse:_Eres.&amp;diff=4343</id>
		<title>Hugonot, Robert (1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres.</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Hugonot,_Robert_(1990)_Violences_contre_les_vieux._Toulouse:_Eres.&amp;diff=4343"/>
		<updated>2006-06-21T11:56:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039;Hugonot, R. (1990). Violences contre les vieux. Toulouse : Editions érès.&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Résumé écrit par [[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Robert Hugonot est professeur de gérontologie clinique à l’Université Scientifique et Médicale de Grenoble et conseiller scientifique du Centre pluridisciplinaire de gérontologie à l’Université des Sciences Sociales. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le but de l’auteur est de rendre compte de l’ampleur, de la diversité et des causes du phénomène de la violence contre les personnes âgées, un phénomène qui prend le sens d’un grand fait social, culturel et moral. L’objectif du livre est de mettre fin à l’ignorance et aux tabous liés à ce phénomène. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Introduction&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre a été écrit suite à une « explosion médiatique » en juin 1990 qui répondait à une « lecture » de Hugonot à l’Académie nationale de médecine sur le thème des « Abus et violences contre les personnes âgées ». Ce n’était pas la première fois que ce thème était discuté dans des congrès et réunions en présence de journalistes – mais ce n’était qu’à ce moment-là que les journalistes on pris conscience de ce phénomène et l’ont exposé dans les médias, malheureusement souvent avec des données erronées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’auteur décrit le manque de connaissances du phénomène en France, comparé aux pays comme la Finlande, la Norvège, la Suède, le Canada et la Grande Bretagne. Selon Hugonot, le manque de témoignages et de plaintes, qui sont très rares lorsqu’il s’agit de sévices au sein des institutions, rend le débat difficile et délicat. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le phénomène ne serait pas nouveau dans sa nature, mais par sa fréquence (augmentation des victimes et des agresseurs). L’auteur décrit la naissance d’un sentiment d’inutilité chez des vieillards dans des peuples « primitifs » et la société qui les laisse « s’effacer » sans les retenir. La violence apparaîtra plus tard (avec l’avènement de la société occidentale). Hugonot donne l’exemple de prières de vieillards de 1689, dont une prière d’un vieillard abandonné et d’un vieillard qui ne peut pas s’enfuir dans des situations difficiles. &lt;br /&gt;
A travers des romans, l’évolution du phénomène devient également visible. Ainsi, en 1967 des quadragénaires étaient considérés comme des vieillards. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hugonot souligne l’apparition du mot victimologie en 1956. Il considère la faiblesse des personnes âgées comme premier facteur de la victimisation. Un autre facteur serait  l’augmentation des personnes entre 80 et 100 ans et en parallèle, l’augmentation des gens poussés au crime (insuffisance d’emplois). En même temps, il y aurait une diminution du sens des valeurs. La vulnérabilité des vieillards est due à plusieurs facteurs, comme leur fragilité physique, intellectuelle et psychique, l’isolement et les conditions économiques. &lt;br /&gt;
Selon l’auteur, il n’est pas facile de saisir quantitativement le phénomène car les études ne décrivent pas toutes la même chose, il y a donc un risque de sur- ou sous-estimer la prévalence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hugonot montre que la définition de la violence peut varier d’un auteur à l’autre. Mais, selon lui, on utilise actuellement plutôt les mots « sévices », « abus » et « négligences ». En Norvège, le terme « sévices » désigne un acte de violence (dommages physiques et psychiques) ou une négligence grave (réduction de la santé) envers une personne de plus de 65 ans par son entourage proche. &lt;br /&gt;
Le terme « abus » désigne des contraintes physiques ou chimiques, des abus sexuels, des violences verbales et des exploitations financières. &lt;br /&gt;
La « négligence passive » concerne la non-satisfaction des besoins quotidiens, le manque de soins et l’attitude psychologique négative (affective et spirituelle). La « négligence active » est comparable aux « abus ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hugonot montre trois classifications, dont une qui a été publiée aux Etats-Unis en 1987. Cette classification ne tient pas compte de la fréquence du phénomène observé, mais regroupe les observations de plusieurs médecins : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1.	Violences physiques (bleus, fractures, privation d’aliments et de boissons, sévices sexuels,  douleurs provoquées) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2.	Sévices psychologiques qui entraînent des dépressions, confusions, insomnies et peurs (p.ex. menaces, insultes, privation de sécurité, d’affectivité, de visites, enfermement) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3.	Exploitation financière (privation de la maîtrise des ressources, spoliation de biens mobiliers et immobiliers, chèques signés par main forcée) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.	Sévices « médicaux » (privation de médicaments, augmentation de neuroleptiques et de somnifères) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5.	Négligences (privation des attentions nécessaires à la santé physique et mentale, malnutrition, privation de soins d’hygiène). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la prévalence, une étude aux Etats-Unis montre que 4,7 % de 2020 personnes de plus de 65 ans sont victimes de sévices. En Norvège et en Finlande, 2 à 5 % des personnes âgées seraient brutalisées par leur famille. Hugonot souligne qu’il faut prendre en compte, quels que soient les chiffres, une sous-évaluation des cas décelés (on ne connaîtrait qu’un cinquième de la réalité). Selon l’auteur, la violence contre les vieux est « masquée » car elle est liée aux tabous et à la honte. &lt;br /&gt;
Il souligne l’importance de prendre en compte les sévices au sein des institutions, car celles-ci accueillent souvent les personnes âgées les plus dépendantes (20 % des octogénaires). Une enquête de Tornstam en Suède montre que dans 25% des cas des soignants sont désignés comme auteurs de sévices. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les délits de droit commun et les sévices en milieu familial&lt;br /&gt;
Concernant les délits de droit commun, c’est-à-dire des agressions sur la voie publique ou à domicile (comme des vols et cambriolages, des sévices corporels, viols et meurtres), Hugonot souligne la vulgarisation par les médias qui diffusent souvent des récits banals. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les sévices au sein des institutions&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Hugonot, le débat sur le phénomène de la violence contre des personnes âgées est encore plus difficile et délicat lorsqu’il s’agit de sévices en institution. La réalité des faits est difficile à établir et les victimes sont vite accusées de fabulation. Les observations de violences restent souvent à l’intérieur d’une institution. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’auteur montre que la reconnaissance des sévices en institution est énormément difficile et qu’il y a une sous-estimation importante au niveau de la fréquence: manque de témoignages, dédramatisation par le personnel et  parfois crainte de la famille de dénoncer la maltraitance. &lt;br /&gt;
Hugonot dénonce les institutions qui ne licencient pas des personnels qui sont connus d’agir  d’une manière inadaptée. L’auteur remarque que ceci est aussi dû à la sécurité d’emploi offerte par la fonction publique : l’administration ne pourra licencier que le personnel ayant fait des fautes répétées ou des délits de droit commun reconnu. &lt;br /&gt;
Une solution proposée par Hugonot est l’affinement du recrutement du personnel nouveau. Il souligne l’influence de la personnalité du directeur sur la qualité d’accueil d’un établissement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’auteur donne une liste des sévices qui peuvent être rencontrées en institution :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1.	Meurtres : selon Hugonot, ils sont avant tout commis par des soignants qui veulent diminuer les souffrances d’une personne âgée de laquelle la vie est perçue comme inutile. Parfois, les décisions d’arrêt des soins sont aussi prises en accord avec la famille, les médecins ou la personne elle-même. Mais selon l’auteur beaucoup de vieillards meurent pour des raisons imprécises et il dénonce la rareté des autopsies. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2.	Manque de soins : Pour l’auteur, ceci est surtout une conséquence du manque de personnel. Il remarque qu’il est inadmissible de placer une assiette devant une personne âgée et de la reprendre sans que la personne y ait touché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3.	Langage insultant : l’auteur montre que malgré l’insistance sur le respect il arrive souvent que les personnes âgées sont traitées et appelées d’une manière impersonnelle et qu’un langage injurieux est utilisé (ceci est le sévice le plus souvent dénoncé). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.	Ligotage et barrières : Hugonot montre que des barrières et des ligotages peuvent parfois être un mal nécessaire qui doit assurer une sécurité momentanée. L’usage ne doit cependant pas être exagéré. L’auteur plaide pour une adaptation individuelle des fauteuils et pour des barrières sous forme de filets dans un cadre souple. Hugonot décrit la privation de vêtements comme moyen d’immobilisation des personnes âgées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5.	Gifles et autres : Selon Hugonot, les gifles sont souvent la conséquence d’une perte de patience d’un personnel surmené, parfois provoqué par des personnes âgées agressives ou qui répètent sans cesse la même litanie. En plus des gifles, il y a des phénomènes épisodiques comme des blessures d’une peau fragile, des fractures d’un bras et des sévices sexuels, dont les auteurs peuvent être des membres du personnel ou des autres pensionnaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
6.	Vols et spoliations : Hugonot donne l’exemple de « visiteurs » qui vont d’une porte à l’autre pour trouver une chambre d’une personne âgée qui ne peut ni se défendre ni crier au secours. Puisque, dans le cas d’hôpitaux, les portes sont ouvertes, l’administration serait impuissante et les assurances refuseraient de payer. L’auteur montre aussi qu’il y a des établissements, des agences immobilières et des familles qui s’enrichissent avec la fortune d’un pensionnaire. La richesse des pensionnaires est parfois utilisée pour équilibrer les finances d’un établissement. Un autre acte dénoncé par Hugonot est le fait que certains soignants demandent aux personnes âgées  un pourboire avant de donner des soins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
7.	Violences morales : L’auteur considère l’entrée dans un établissement pour personnes âgées comme une violence morale si elle est forcée et non acceptée par la personne concernée. Il remarque cependant qu’il n’y a dans la majorité des cas pas d’autres solutions et que la personne ne peut pas toujours choisir la maison de retraite. Selon des études, la conséquence d’une entrée non acceptée dans une institution est souvent une aggravation de la santé ou même un décès. En plus, les personnes âgées ne sont souvent pas prévenues de leur placement définitif. La sortie d’un établissement peut également être une violence morale, par exemple dans le cas où l’administration annonce tout à coup à la personne qu’il n’y avait plus de place disponible pour elle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La prévention&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La solution proposée par Hugonot, selon lui simple mais encore lointaine, serait l’augmentation du personnel et une meilleure formation. Puisque la formation du personnel à l’extérieur d’une institution diminuerait le nombre du personnel au travail, Hugonot propose d’inventer des formations au cours d’emploi dans l’institution même avec l’aide de médecins gériatres et infirmiers spécialisés en gériatrie. Le but de ces formations serait selon Hugonot d’avoir des personnels formés, sensibilisés et à l’écoute des familles et des personnes âgées. &lt;br /&gt;
Selon l’auteur, il est aussi important de permettre au personnel un changement d’institution, ce qui garantirait plus de stabilité psychologique du personnel et donc la sécurité des personnes âgées. &lt;br /&gt;
Finalement, Hugonot décrit l’importance que les familles des personnes âgées en institution s’associent afin d’avoir un pouvoir et une voix contre des établissements ou directeurs inacceptables. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Conclusion : La fin des tabous&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hugonot souligne l’importance de parler en public de l’existence de violences contre des personnes âgées et de diffuser des connaissances par rapport à ce sujet, surtout car le nombre de personnes âgées augmente et que le phénomène de la violence fera donc toujours partie de la société (phénomène qu’on devrait d’après lui présenter comme un des risques de la vieillesse d’aujourd’hui, surtout dans le cas de personnes démentes ou incontinentes). Hugonot montre qu’il faudrait organiser des structures semblables aux structures qui existent concernant la maltraitance d’enfants pour accélérer le déclenchement d’actions préventives (p.ex. des services d’accueil téléphonique). L’auteur remarque qu’il y a un vide juridique dans le domaine de la vieillesse maltraitée, il faudrait donc, selon lui, adapter la législation existante pour l’enfance. &lt;br /&gt;
Hugonot remarque qu’il est souvent difficile pour des professionnels de réagir dans un cas de violence puisque le signalement les confronte au secret professionnel. L’auteur montre alors la formation (et surtout la formation du directeur) comme première mesure pour réduire la violence au sein des institutions.&lt;br /&gt;
Des « conseils d’établissement », dans lesquels il devrait également avoir des représentants d’associations extérieures, pourraient permettre à mieux contrôler la situation dans des établissements. &lt;br /&gt;
En conclusion, Hugonot montre que tous les pays de l’Europe sont concernés par le problème de la violence et qu’il faut lutter contre une banalisation du vieillissement. Il propose deux grands axes à développer, soit des recherches nationales et internationales et le redressement de la conscience collective, notamment concernant le respect de la vieillesse.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
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		<updated>2006-06-21T11:54:20Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Sarah Grossniklaus &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etudiante en Sciences de l&#039;Education, Education spéciale.&lt;/div&gt;</summary>
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		<title>L&#039;évolution récente de la définition de la maltraitance des personnes âgées</title>
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		<updated>2006-06-21T11:52:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039; Ont écrit cet article... &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tatiana CAVAGLIANI - Sarah GROSSNIKLAUS - Stefania RODRIGUEZ - Mélanie SAVOY - Germain VON DER MUEHL - Valérie SCHAUDER&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A propos des concepts de maltraitance et de négligence: notre approche du thème ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de traiter de la maltraitance des [[Personnes âgées]] car ce thème est bien trop souvent laissé pour compte. On entend souvent parler d&#039;enfants maltraités, de femmes battues, mais rarement de personnes âgées maltraitées.&lt;br /&gt;
De plus, lorsque nous pensons à [[Maltraitance]], notre sens commun a tendance à nous renvoyer directement au sens de la maltraitance physique. Coups, blessures, séquestration...mais aujourd&#039;hui, lorsque l&#039;on rencontre le monde institutionnel, c&#039;est la [[Négligence]] qui semble être devenue une forme perfide de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de nous baser sur la canicule de 2003 pour cibler notre recherche. En effet, lors de cet été 2003, environ 1000 personnnes âgées sont décédées en Suisse des suites des grandes chaleur, du manque d&#039;hydratation. A l&#039;hôpital de Genève (HUG), 352 décès ont été recensés en août 2002 et 385 en août 2003; soit trente-trois décès de plus. Cela correspond à une augmentation d&#039;environ 10% du nombre de  cas. Ce chiffre est représentatif du pourcentage à l&#039;échelle national, hôpitaux et institutions confondus, qui oscille entre 10 et 13%, pour la même période. Suite à ce constat, les proches des personnes âgées, ainsi que les institutions ont été au centre des débats. Leur a été reproché le fait de ne pas avoir suffisament su être à l&#039;écoute de ces personnes et de ne pas avoir prêté suffisamment d&#039;attention à la nécessité pour celles-ci de beaucoup s&#039;hydrater. En d&#039;autres termes, d&#039;avoir fait preuve d&#039;une certaine négligence. &lt;br /&gt;
La canicule de 2003 semble donc particulièrement liée au terme de négligence. En effet, les problèmes qu&#039;elle a révélés ont contribué à un déplacement des considérations habituellement partagées sur la maltraitance. Négliger de prendre soin d&#039;une personne âgée lorsque la température est très élévée est une forme de maltraitance. Cette visibilisation d&#039;une catégorie de la maltraitance, la négligence, au travers de la canicule et de sa médiatisation, a probablement eu comme effet d&#039;élargir le champ recouvert par cette notion, contribuant ainsi à une évolution de la définition de la maltraitance. La négligence y prend désormais une place importante.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons décidé de nous pencher sur la période entre 1998 et 2006. Nous avons utilisé plusieurs articles de journaux romands (avant et après l&#039;été 2003), deux éditions (1998 et 2005) de la charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS) ainsi que des téléjournaux diffusés durant la canicule (juillet et août 2003).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre recherche se limite au niveau du canton de Genève. On parlera particulièrement de la négligence comme maltraitance. Nous allons commencer par donner un panel d&#039;informations sur les recherches et les réflexions menées (principalement sur la France) sur le sujet. Puis, nous comparerons les articles et les deux chartes afin de retirer un maximum d&#039;informations. Ces dernières se porteront  sur leur nombre avant et après la canicule, sur leurs formes, leurs précisions et le vocabulaire employé. Ensuite nous tenterons de faire des liens entre ces différents niveaux d&#039;analyse et ces différentes informations.&lt;br /&gt;
Nous essaierons également de voir comment les téléjournaux présentés lors de la canicule nous décrivent la situation et la norme à adopter pour ne pas être taxé de maltraitance ou de négligence, ainsi que la manière dont ils ont contribué à l&#039;évolution du terme de maltraitance...jusqu&#039;à la négligence. &lt;br /&gt;
Enfin, nous rencontrerons le Dr. Rapin, médecin chef et organisateur du colloque canicule ayant eu lieu en juin 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous apparait important de mentionner quelques limites. Tout d&#039;abord, le fait que nous ne pouvons lire tout ce qui a été écrit sur le sujet et que les articles que nous avons choisis pour l&#039;analyse ne sont pas les seuls et uniques pièces que nous avons trouvées. Une autre limite d&#039;un travail portant sur le thème de la maltraitance,  est que s&#039;appuyer sur des statistiques représente une grande difficulté. En effet, il est très difficile de recenser les victimes de [[Violence]]. Celles-ci ne sont pas toujours prêtes à en parler que cela soit par peur de représailles ou pour d&#039;autres raisons (telles que peur de l&#039;abandon, peur de briser un lien familial, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la prévalence de la maltraitance envers les personnes âgées au sein des institutions, Hugonot (1990) relève la difficulté d&#039;obtenir des statistiques précises. Il souligne qu&#039;il faut dans tous les cas prendre en compte que les cas décelés ne représentent qu&#039;un cinquième de la réalité: il y a donc une sous-estimation importante. Une raison de ce manque de données est que les observations de violences restent souvent à l&#039;intérieur d&#039;une institution. Le manque de témoignages, la dédramatisation par le personnel et la crainte pour la famille de dénoncer la maltraitance rendent l&#039;estimation de la fréquence réelle, difficile. Selon Hugonot, la violence envers les personnes âgées est masquée car elle est liée aux tabous et à la honte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce qu&#039;en disent les auteurs que nous avons lus ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définitions&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de poursuivre notre réflexion, il nous parait important de donner des définitions nécessaires à la compréhension du terme de maltraitance et de négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alter Ego (2002, association suisse contre la maltraitance des personnes âgées) définit la maltraitance comme &amp;quot;un acte ou un ensemble d&#039;actes - comportements et attitudes - commis ou ommis, envers une personne au détriment de son intégrité physique ou sexuelle, morale ou psychique, matérielle ou financière. La maltraitance engendre un tort ou une blessure. Elle constitue une atteinte aux droits fondamentaux et à la dignité de la personne&amp;quot;. &lt;br /&gt;
La maltraitance consiste en actions - violence, abus, sévices, contraintes, empêchements - ou en actes ommis, comme la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La négligence, une forme de maltraitance, consiste selon l&#039;association Alter Ego dans le fait de ne pas donner des soins essentiels à une personne. &amp;quot;C&#039;est omettre de lui donner une nourriture ou des boissons adéquates, les médicaments ou les soins d&#039;hygiène dont elle a besoin&amp;quot; (Alter Ego, 2002). D&#039;autres exemples de négligence sont de donner une alimentation en quantité insuffisante, de ne pas assurer des services adéquats durant la nuit ou de négliger la douleur d&#039;une personne âgée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre article va se baser sur la négligence comme forme de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Revue de littérature&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que l&#039;âge des personnes considérées comme vieillards a augmenté au fil du temps. En effet, dans l&#039;Antiquité les vieillards étaient ceux qui atteignaient l&#039;âge de 40 ans. Aujourd&#039;hui, un vieillard est quelqu&#039;un de plus de 70-80 ans, qui devient dépendant.&lt;br /&gt;
Selon la psychanalyste Bertin (1999), notre société occidentale contemporaine n&#039;accorde pas de place à la [[Vieillesse]]. La société refuse de penser à la vieillesse, cette dernière est &#039;&#039;tabou&#039;&#039;. L&#039;être humain a du mal à imaginer qu&#039;il va vieillir, c&#039;est quelque chose dont on ne parle pas, que l&#039;on ne veut pas imaginer, particulièrement dans notre société qui valorise la jeunesse. Selon elle, nous vivons dans un monde en perte de références. La famille en tant qu&#039;institution vit actuellement de grands changements, et nous vivons une époque de confusion des âges et des places dans la famille. L&#039;on ne pourrait penser la vieillesse qu&#039;en se situant dans une lignée, faite de générations ayant chacune leurs rôles.&lt;br /&gt;
Autrefois la vieillesse faisait partie de la société, elle avait une place dans l&#039;univers symbolique de la vie, mais l&#039;on vit actuellement dans une société où les rôles symboliques ont disparus, et où la vieillesse est dévalorisée. En outre, selon De Saussure (1999), il n&#039;est plus rare de voir des familles qui s&#039;étendent sur quatre générations, les tensions et les conflits au sein de ces familles s&#039;en trouvent accrus et la génération des aînés en fait en quelque sorte les frais puisque bien souvent la famille s&#039;en désengage petit à petit. &lt;br /&gt;
Tous ces éléments pourraient expliquer les raisons qui font que les sociétés occidentales gèrent une partie des personnes âgées sur le mode de l&#039;exclusion à travers le placement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui est du problème de la maltraitances des personnes âgées, Bertin (1999) relève deux axes de réflexion: &amp;quot;Le déni de la mort dans les sociétés occidentales&amp;quot; ainsi que &amp;quot;L&#039;augmentation de la banalisation du mal&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que le phénomène de maltraitance n&#039;est pas nouveau dans sa nature, mais par sa fréquence (augmentation des victimes et des agresseurs). Il montre par exemple des prières d&#039;un vieillard abandonné et d&#039;un vieillard qui ne peut pas s&#039;enfuir dans des situations difficiles de 1689.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est dès les années 1980 que dans les pays francophones la question du tabou de la maltraitance des personnes âgées fût soulevée. On commence à parler de certains comportements, de certaines gestes et de certains propos profondément maltraitants pour la personne âgée bien souvent complètement dépendante de l&#039;autre.&lt;br /&gt;
Le sujet commençait à peine à être traité que les milieux de professionnels concernés essayaient de faire taire ce qui était soulevé, chacun essayant de préserver son institution de toutes accusations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gavillet et Grandrieux (2006) soulèvent un autre point. Alors que de nombreuses personnes s&#039;attèlent à dénoncer la maltraitance des personnes âgées, celles-ci commencent à se rendre compte que les gestes, les propos et les comportements qu&#039;ils dénoncent ne sont pas les faits de monstres et qu&#039;eux-mêmes commettent ce genre d&#039;actes. Dénoncer ces gestes revient à se dénoncer soi-même, cette constatation va faire diminuer la volonté de parler de ce problème. Pour ces deux raisons, le sujet fut donc un peu moins traité.&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) souligne notamment l&#039;ignorance en France concernant ce sujet et, en rapport avec cela, le manque d&#039;intérêt des médias. Bertin (1999), également, reproche à la société et au monde politique de faire comme si la maltraitance des personnes âgées n&#039;existait pas. Elle dénonce aussi cette habitude de montrer une vitrine parfaite: &amp;quot;&#039;&#039;Les images que les médias nous présentent sur la vieillesse sont le plus souvent des images d&#039;exception. Les sujets âgés maltraités ou déshumanisés sont interdits de cité dans le monde médiatique.&#039;&#039;&amp;quot;(p.14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons également, comme le souligne Bertin, que notre société actuelle est celle de &#039;&#039;l&#039;image&#039;&#039;. Pour qu&#039;une cause soit entendue, elle doit être médiatisée. Ce qui peut poser problème dans le cas de violence touchant des personnes âgées quand leurs conditions physiques et psychiques les prédisposent plus à l&#039;isolement qu&#039;à la protestation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, parallèlement à ces condamnations, de nombreux témoignages voient le jour. Des personnes âgées trouvent la force de raconter les violences qu&#039;ils subissent...et elles ne baissent pas les bras.De plus, dans son livre, Hugonot (1990) nomme plusieurs congrès européens sur le sujet de la maltraitance des personnes âgées. Cette problématique ne disparaît pas. La question de la maltraitance des personnes âgées apparaît dès lors comme un nouveau problème social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nos lectures n’abordent pas directement le concept de négligence, mais tous les auteurs que nous avons lus considèrent la négligence comme étant une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
Concernant la canicule et ses effets, aucun de ces ouvrages n’en fait mention. Cella est dû pour une part au fait que les livres lus ont dû être choisi avant que le thème de l’étude ne soit précisé. De plus, nous avons pu constater à travers notre recherche que le lien entre négligence et canicule ne semble pas avoir beaucoup été abordé et approfondi dans la littérature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectif de la recherche ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette recherche est de définir les facteurs impliquant l’évolution récente (entre 1998 et 2006) de la définition de la maltraitance des personnes âgées et plus particulièrement la question de la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre hypothèse de recherche est que les conséquences de la canicule de l&#039;été 2003 et leurs médiatisations auraient contribués à un tournant de la définition de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthode ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de vérifier notre hypothèse, soit l&#039;effet de la canicule 2003 sur la définition de la maltraitance, nous allons analyser et comparer le contenu de deux chartes d&#039;instituitions, d&#039;articles de presse et d&#039;extraits de téléjournaux. &lt;br /&gt;
En ce qui concerne les chartes, nous allons vérifier s&#039;il y a eu des modifications au niveau des articles de loi au sein des institutions et des modifications au niveau de la terminologie employée. &lt;br /&gt;
Le but de la comparaison des articles de presse est de voir s&#039;il y a eu des changements dans la manière d&#039;informer la population sur le problème de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Enfin, l&#039;analyse des téléjournaux devra nous permettre d&#039;analyser le type de langage utilisé en lien avec la canicule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Limites de la méthode &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la comparaison des articles de presse, nous nous sommes rendus compte qu&#039;il est très difficile d&#039;accéder aux articles pertinents pour cette démarche. Il est possible que les articles choisis ne soient pas tout à fait représentatifs de la manière dont la presse traite de la problématique de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, tant lors de nos recherches dans les archives de la TSR que dans la base de données Swissdox, nous avons constaté que le nombre de documents (Téléjournaux, émissions, reportages spéciaux, articles, dossiers, etc.) abordant le problème du sort des personnes âgées avait augementé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
Nous pourrions émettre l&#039;hypothèse que la canicule fut un tremplin, voire un très bon &amp;quot;fait divers&amp;quot; pour parler de la situation des personnes âgées dans notre société. Ce sujet fut traité plus qu&#039;abondament durant la canicule et juste après, puis régulièrement à l&#039;arrivée de l&#039;été les années suivantes. Il nous parait intéressant de relever la manière dont les médias se sont emparés d&#039;un sujet d&#039;actualité pour en faire un problème social. &lt;br /&gt;
Il faut peut-être garder à l&#039;esprit qu&#039;un des buts premiers des médias, comme développé dans les cours du professeur Payet (&#039;&#039;Introduction à la sociologie de l&#039;éducation&#039;&#039;) est, hormis l&#039;aspect d&#039;information, de faire le plus possible d&#039;audimat ou de lecteurs en accrochant les téléspectateurs par des évènements &amp;quot;chocs&amp;quot;. Les médias ont tendance à s&#039;emparer d&#039;un problème social (ici la condition des personnes âgées et la maltraitance) pour en faire un fait médiatique. Ce processus est facilité dès lors qu&#039;un problème concerne un grand nombre de personnes. Ce qui est le cas avec les personnes âgées puisque chacun en a au moins une dans son entourage ou dans sa famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Aspect quantitatif &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue quantitatif, nous avons pu constater que le nombre d&#039;articles paru dans la presse romande (24 heures, Tribune de Genève, le Matin, le Temps, L&#039;Hebdo) avant la canicule a doublé après ce phénomène. Nous avons trouvé environ onze articles dans la période de 1998 à 2003 et vingt de 2003 à 2006. On constate de même pour les téléjournaux (TJ). Le nombre de TJ abordant le problème du sort des personnes agées a triplé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
L&#039;apparition d&#039;un réglement d&#039;application dans la charte de la Fédération genevoise des établissements médico-sociaux (Fegems) de 2005 est un ajout pouvant montrer l&#039;importance donnée à la problématique de la maltraitance. Il apporte une définition beaucoup plus stricte des droits et des compétences du conseil éthique. Cela pourrait refléter le soucis de la Fegems de lutter contre le problème de la maltraitance en institution en donnant un pouvoir de contrôle plus grand au conseil éthique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contenu et évolution des termes employés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les trois types de documents que nous avons analysés nous n&#039;avons pas constaté de grandes différences entre les deux périodes. Les définitions de la maltraitance données dans les articles de journeaux restent les mêmes avant et après la canicule. Le terme de négligence est employé dans quelques articles avant et après l&#039;été 2003 et sa signifiation ne semble pas avoir changé. La négligence est mentionnée comme une catégorie de la maltraitance, mais n&#039;est dans aucun article expliquée davantage. Deux articles de la Tribune de Genève, l&#039;un du 8.4.2003 et l&#039;autre du 21.2.2004, mentionnent le même pourcentage de négligence, soit 17% à l&#039;intérieur de la maltraitance. En se basant sur ces chiffres, on ne peut donc pas constater d&#039;effet de la canicule de l&#039;été 2003 sur les cas de négligence. &lt;br /&gt;
Des articles datant d&#039;avant et d&#039;après 2003 montrent des statistiques selon lesquelles il y aurait entre 5 et 10% (parfois 20%) de personnes âgées victimes de maltraitance en Suisse. A Genève, il y aurait donc entre 3000 et 5000 personnes âgées concernées.  &lt;br /&gt;
Dans l&#039;article du Matin Dimanche de 2005, il est précisé que la maltraitance physique pouvait consister dans le fait de ne pas donner à boire. Est-ce que cette précision serait éventuellement une conséquence de la canicule de l&#039;été 2003?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du contenu des articles de journaux, nous avons constaté que les changements suite à la canicule n&#039;ont pas été très importants. Nous émettons donc l&#039;hypothèse que la problématique de la maltraitance, quoiqu&#039;elle ait suscité plus d&#039;intérêt par la presse après la canicule (nombre d&#039;articles), est traité de la même façon avant et après l&#039;été 2003.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne les TJ, il est intéressant de noter que ceux datant de l&#039;été 2003, période de la canicule, n&#039;abordent quasiment pas la situation en Suisse, mais parlent d&#039;effets désastreux en France. C&#039;est seulement un an plus tard que l&#039;on avance les premiers chiffres concernant la Suisse. Il semble qu&#039;elle aie sous estimé les conséquences de la canicule pour ses personnes âgées. La différence de terminologie et d&#039;approche de la situation entre 2003 et 2004 est flagrante lorsque le journaliste parle de l&#039;été 2003 en disant: &amp;quot;Lever le voile sur la canicule n&#039;était pas encore de saison!&amp;quot;.  &lt;br /&gt;
La canicule finira par être abordée comme une routine. Peut-on avancer qu&#039;en une année un fait, unique en son genre et non constaté auparavant, puisse devenir une habitude? Ou plutôt sous entend-t-on que c&#039;est la vigilance qui devient désormais une habitude?&lt;br /&gt;
Nous avons également remarqué que dans tous les TJ que nous avons visionnés, il n&#039;est jamais fait mention du terme de &amp;quot;négligence&amp;quot; ou de &amp;quot;maltraitance&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Pourrait-on aller jusqu&#039;à dire que c&#039;est bien là une forme de tabou? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La comparaison des deux éditions de la charte de la Fegems ne nous a pas amené à constater de grands changements ; que cela soit dans le vocabulaire utilisé, les buts fixés ou les engagements. &lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons mentionné auparavant, le seul aspect nouveau, dans l&#039;édition adoptée en janvier 2005, est l&#039;ajout d&#039;un réglement d&#039;application qui &amp;quot;régit les modalités d&#039;application de la Charte éthique de la Fegems, à savoir l&#039;organisation de l&#039;autorité compétente pour veiller à l&#039;application de la Charte et examiner les requêtes&amp;quot;. C&#039;est le &amp;quot;Conseil éthique&amp;quot; (constitué de membres élus par l&#039;assemblée générale de la Fegems) qui veillera à la bonne application de la Charte. Ce conseil est déjà présent dans la première édition de la charte et les buts qui lui sont attribués dans cette première édition sont les mêmes que dans celle datant de 2005. Toutefois, l&#039;apparition d&#039;un &amp;quot;réglement d&#039;application&amp;quot; dans cette dernière apporte une définition plus précise et ciblée de son rôle et de ses droits. Ceci peut être interprêté comme la volonté de disposer d&#039;un organe de contrôle plus performant pour lutter contre les cas de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements ou modifications&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Même si nous ne pouvons pas parler de changements significatifs qui valideraient notre hypothèses, nous avons trouvé quelques modifications, lors de notre recherche dans des supports différents, qui nous sont apparues pertinentes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les associations et les spécialistes qui s&#039;intéressent au sujet de la maltraitance des personnes âgées ne semblent pas avoir changé leur discours. L&#039;unique changement pourrait être que les journaux et les  TJ accordent plus d&#039;importance aux moyens de prévention. Il y a une différence dans les démarches à prendre pour combattre la maltraitance. Serait- ce peut-être pour combler certaines lacunes du système romand? ( Hebdo 2006).&lt;br /&gt;
En 1999 on évoquait le souhait de créer une ligne téléphonique pour donner la possibilité aux personnes âgées de se confier. En 2004, le journal 24 Heures mentionne la création d&#039;une telle permanence téléphonique par l&#039;association Alter Ego. On évoque également, en 1999, l&#039;existence d&#039;une brochure préventive au Canada. En 2005, le matin dimanche souligne la publication d&#039;une telle brochure en Suisse.  Seraient ces réalisations dûes aux conséquences de la canicule de l&#039;été 2003? &lt;br /&gt;
Il est difficile de tirer des conclusions sur la base de ces observations, car les articles choisis ne représentent pas forcément la meilleur manière de traiter ce phénomène dans la presse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une grande place semble désormais attribuée à la prévention. Le téléjournal du 9 juin 2004 informe par exemple qu&#039;un colloque sur le thème de la canicule a été organisé, dans un but d&#039;information et de prévention, par le Professeur Rapin à Genève en juin 2004.&lt;br /&gt;
Dans une autre émission, nous suivons une infirmière qui ne s&#039;était absolument pas inquiétée des effets de la canicule et qui découvrait pour la première fois, à la demande des journalistes, l&#039;augmentation relativement marquée du nombre de décès pour le mois d&#039;août 2003 en comparaison avec les chiffres d&#039;août 2002. C&#039;est bien 10% d&#039;augmentation que l&#039;on peut constater. On constate donc bel et bien une grande préocupation quant à la prévention des conséquences désastreuses que peut engendrer une canicule. Les mêmes erreurs ne doivent pas se reproduire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
De manière générale nous n&#039;avons pas constaté d&#039;évolution importante dans les termes. Cependant, une évolution marquée peut être relevée au niveau quantitatif. La forte médiatisation qu&#039;a suscité la canicule et les problèmes qu&#039;elle a soulevé sont vraisemblablement à l&#039;origine de cet accroissement des articles traitant du sujet de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Questionnements et redéfinitions ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Que dire de l&#039;évolution des notions? &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si dans les documents que nous avons analysés nous ne sommes pas parvenus à retirer d&#039;évolutions marquantes de la terminologie employée, ceci nous a permis d&#039;émettre de nouvelles hypothèses et de nous repositionner par rapport à notre question de départ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point que l&#039;on peut relever en terme d&#039;évolution est sans doute ce passage d&#039;une approche anecdodtique de la maltraitance des personnes âgées dans les années précédant la canicule (quelques cas extrêmes d&#039;EMS particuliers) à l&#039;approche actuelle, plus systématique (formations et conférences organisées sur le thème). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous parait peut être donc plus judicieux de parler d&#039;une évolution des mentalités plus que de la terminologie, dans le sens où il est devenu possible de parler des notions de maltraitance, de négligence et d&#039;abus. Depuis plusieurs dizaines d&#039;années quelques professionnels, tels que le Professeur Rapin, oeuvrent pour faire passer les informations néccessaires à la prévention et à la dénonciation de ces actes. Après énormément de patience, un Temps Présent fu tourné sur la question, plusieurs articles paraissent ensuite dans différents journaux &amp;quot;tout publics&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, avec l&#039;arrivée de la canicule, les médias s&#039;emparent d&#039;un réel fait médiatique et traitent de la question lors de tous les TJ (ou presque) lors (et à l&#039;approche) de l&#039;été.&lt;br /&gt;
Il est intéressant de revenir sur l&#039;angle d&#039;approche de notre hypothèse de recherche dans le sens où ce lien entre négligence et canicule n&#039;a pas réellement été fait (propos du Professeur Rapin). Un des phénomènes que nous avons vu apparaître lors de la canicule était une sorte de fatalisme quant à la situation. &amp;quot;Il faisait trop chaud, mais tout le monde avait trop chaud. De toutes manières on ne pouvait rien faire de plus que de constater&amp;quot; (Rapin, mercredi 31 mai 2006). Il nous semble que le lien le plus important que nous pouvons faire en terme de négligence est bien un lien avec le déni. En effet, tant le discours des professionnels jugeant que tout allait très bien en Suisse, que celui des médias (dénonçant ce qui se passait chez nos voisins) montre bien un déni du problème qui apparaissait pourtant sous leurs yeux. Ne pas reconnaître qu&#039;il y a un problème est bien le dénier. Le déni est donc une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Revenons sur la question de la négligence. Si ce terme nous est apparu comme une évolution de définition de la maltraitance et comme cette hypothèse n&#039;a pu être vérifée dans le cadre de notre recherche, nous avons été amené à une nouvelle hypothèse: le terme de négligence a peut-être effectivement évolué lui-même dans sa définition. &lt;br /&gt;
Nous avançons l&#039;idée que la définition de la maltraitance aurait subie un élargissement de définition. Par ce fait, beaucoup plus d&#039;actions ou de &amp;quot;non-actions&amp;quot; entreraient sous ce concept de négligence. Ainsi on pourrait effectivement constater une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
Malheureusement notre recherche ne nous permet pas de vérifier cette hypothèse. Cependant, si l&#039;on regarde les chiffres donnés par RIFVEL (Réseau Internet Francophone Vieillir En Liberté) en 2002 quant à la répartition des différentes catégories de maltraitance, on note 8% de cas de négligence. Par ailleurs, en regardant les chiffres avancés par ALMA France en 2003 on constate une augmentation des cas de négligences avec 23,2%. Si les 2 sources ne sont pas les mêmes, il est toutefois possible de les comparer dans le sens où en 2003 la négligence apparait très clairement comme catégorie principale de la maltraitance, alors qu&#039;en 2002 la négligence est la plus petite catégorie de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Est-ce là une marque de l&#039;évolution de cette catégorie qu&#039;est la négligence, la question reste ouverte puisque nous ne pouvons que constater ce phénomène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Les médias: promotteurs d&#039;un problème social &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre rencontre avec le professeur Rapin, nous avons également échangé sur la question des médias et de leurs effets. M. Rapin relève un évènement marquant et déclencheur: la pénurie de cercueil à Paris en août 2003. Il parle d&#039;un &amp;quot;effet télégénique&amp;quot; que nous avons pu relever dans les téléjournaux datant de la période de la canicule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pensons qu&#039;il est intéressant de voir sous 2 aspects les médias. Tout d&#039;abord, comme non intéressés d&#039;un problème social sérieux et important: le bien être et la santé des personnes âgées. Pendant de nombreuses années le Professeur Rapin et ses collègues tantèrent de les faire parler de cette question. Il apprait clair que les médias touchent une énorme partie de la population. Le journal télévisé est suivi par des milliers de téléspectateurs sans compter les lecteurs des divers quotidiens. Lors de la canicule, les médias se sont appropriés un problème de société et l&#039;on dénoncé. Cependant il est intéressant de rappeler que la &amp;quot;prise de conscience&amp;quot; de la part de tous ne fût qu&#039;en 2004 lorsque les chiffres de la canicule parurent. 1000 décès furent recensés durant l&#039;été 2003. Donc, si l&#039;on parle de négligence, on peut relever la négligence des divers médias ne faisant pas état d&#039;une &amp;quot;dramatique réalité&amp;quot; (Professeur Rapin) qu&#039;est la maltraitance. En effet, refuser de passer l&#039;information concernant les conseils et les recommandations l&#039;été arrivant est une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, on peut voir les médias comme promoteurs d&#039;un problème social. Les analyser relève donc un intérêt particulier dans le sens où ils sont révélateurs de l&#039;évolution de la perception d&#039;un problème. Nous pourrions relever de nombreux écrits sur la problématique de la construction d&#039;un problème social par les médias et des mécanismes mis en oeuvres pour se faire, mais ce n&#039;est pas ici le sujet de notre travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Situation actuelle &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la canicule a participé à la mise en place de certaines structures d&#039;aides, ce n&#039;est pas réellement elle qui les a initiées. Ces structures sont extrêmement importantes et un suivi des personnes portant plainte est nécessaire.&lt;br /&gt;
Certains &amp;quot;plans canicule&amp;quot; ont été mis en place, des fonds ont été débloqués pour ces fins-là...cependant dans de nombreux établissements personne n&#039;est venu demander ce financement pourtant disponible! A nouveau c&#039;est le déni qui prédomine...&amp;quot;Rien ne s&#039;est passé ici&amp;quot;, &amp;quot;Comment s&#039;est passé la canicule dans mon établissement? Sans problème!&amp;quot; voici le genre d&#039;échanges que nous a rapporté le Professeur Rapin auxquels il répond clairement: &amp;quot;Si on ne regarde pas, on ne peut pas voir&amp;quot;! Pour pouvoir relever et lutter contre un problème il faut avant tout le voir, et pour le voir il faut regarder. Il est extrêmement difficile d&#039;accepter et d&#039;avouer la réelle catastrophe qu&#039;est la maltraitance des personnes âgées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la nouvelle charte de la FEGEMS un accent est mis sur la formation du personnel. Ce point est essentiel et pourtant, quasiment aucune formation n&#039;a lieu dans les différents EMS de Genève sur la question de la maltraitance des personnes âgées. D&#039;autre part, il est important de relever une réelle différence entre les &amp;quot;résidents&amp;quot; des EMS d&#039;il y a quelques années et ceux d&#039;aujourd&#039;hui. Auparavant on venait dans les EMS de son plein gré, pour finir tranquillement sa vie entourée. Aujourd&#039;hui, les personnes entrant dans les maisons de retraite arrivent en général de l&#039;hôpital et ont des traitements médicaux à suivre. Ceci nécessite également une formation sur le traitement de la douleur. Là également la question de la négligence reste pertinente: &amp;quot;laisser avoir mal une personne c&#039;est la négliger, surtout lorsque des médicaments et autres remèdes existent&amp;quot; (Rapin, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de mentionner que certains établissements ont fait énormément dans le sens de la prévention et de la formation. Les choses ont un peu bougées de manière générale. On peut dénoncer le problème de la maltraitance des personnes âgées sans risquer de perdre sa place (comme De Saussure après la publication de son livre (De Saussure, 1999). Cependant: &amp;quot;il ne faut pas faire peur aux vieux&amp;quot; est une phrase à laquelle le Professeur Rapin se heurte régulièrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Retour sur la problématique, les questions de recherche &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partis sur une question de définition et d&#039;évolution, nous nous sommes rendus compte d&#039;un manque de matière nécessaire à l&#039;analyse. En effet, d&#039;après notre recherche documentaire nous ne pouvons pas tirer de conclusions exhaustives pour les raisons que nous avons mentionnés plus haut: manque de temps et peut-être de pertinence du matériel étudié. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout d&#039;abord le premier élément que nous avons pu reclarifier est bien cette définition de la négligence, comme un synonyme d&#039;abus, est comme une des formes de maltraitance existante. Si elle a toujours été présente dans notre société, celle-ci ne prenait pas réellement en compte le problème des personnes âgées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si une évolution explicite n&#039;apparaît pas dans les termes employés dans les chartes, dans les articles de journaux et dans les téléjournaux, notre hypothèse s&#039;avère toutefois en grande partie vérifiée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet l&#039;évolution que nous supposions apparaît mais autrement que dans les termes, et c&#039;est là que la recherche s&#039;avère intéressante. La canicule de 2003 a été effectivement le moyen pour parler plus d&#039;un réel problème social. Ce phénomène a permis de briser petit à petit le silence autour d&#039;une &amp;quot;problématique sociétale&amp;quot; comme le mentionne le Pr. Rapin. En effet, en Suisse le problème de la maltraitance des personnes âgées a été conçu comme problème social après les statistiques des décès pendant l&#039;été 2003. Comme nous l&#039;avons développé dans notre analyse, on a toujours nié le problème de la maltraitance des personnes âgées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après le Pr. Rapin peut de personnes font un lien entre la canicule et la maltraitance des personnes âgées, pourtant il y a bien là de quoi dire. Comment expliqué ce discours tellement &amp;quot;propret&amp;quot; pendant la canicule puis, dès l&#039;annonce des chiffres (en 2004) un étonnement général de les voir tellement élevés? &lt;br /&gt;
La canicule apparaît dès lors clairement un élément important dans cette construction d&#039;un problème social. Après cette courte recherche nous serions tenter de dire que c&#039;est par elle qu&#039;un problème social s&#039;est construit. Par la promotion et la répétition incessante des problèmes liés à la canicule, au fil des mois un problème a commencé à être accepté par la population. Nous voyons bien là son rôle publicitaire, avec des acteurs qui tentent déjà depuis plusieurs années de parler de ce problème mais en vain, et puis par un &amp;quot;coup de publicité&amp;quot; leur discours commence à être entendu, perçu, voire pris en compte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un problème que nous pouvons se voir dessiner est l&#039;excès de cette médiatisation. En effet, le risque de tomber dans la banalisation de la question des grandes chaleurs est à prendre en compte. Chaque année, à l&#039;approche de l&#039;été, on nous rappel qu&#039;il faut s&#039;hydrater lors des grandes chaleurs...à force de répétitions on peut imaginer que l&#039;effet diminue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsque l&#039;on parle d&#039;excès, tout acte peut devenir négligent. Par exemple: ne pas donner à boire à une personne âgée est une forme de négligence/maltraitance, mais la forcer à boire l&#039;est également car ceci va à l&#039;encontre de sa propre volonté. &lt;br /&gt;
Il serait important, à notre avis, de faire des nuances entre les différentes formes de maltraitance et de négligence (ce qui a commencé à être fait dans les associations telles que ALMA France ou Alter Ego) et d&#039;être clair avec les intervenants par rapport à leurs devoirs et obligations professionnelles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut oublier qu&#039;ils doivent prendre soin de ces personnes, qu&#039;un code de déontologie existe et qu&#039;une grande question reste à être abordée et clarifiée: Qu&#039;est-ce qui doit primer lorsque ces 2 points s&#039;opposent; le choix et la volonté de la personne âgée ou le devoir professionnel face à une personne qui met sa vie en danger?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les questions liées à la négligence et à ses différentes formes, pourraient être abordées à travers une discussion et un travail sur l&#039;éthique professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, la formation des professionnels occupe une part importante à la lutte contre la maltraitance...et malheureusement il reste énormément à faire dans ce domaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, nous arrivons à une nouvelle hypothèse selon laquelle la négligence ne serait pas une évolution du terme de maltraitance mais plutôt la conséquence de l&#039;augmentation du nombre de fois où l&#039;on aborde la question de la maltraitance.&lt;br /&gt;
L&#039;impact de la canicule aurait été une médiatisation soutenue de ce fait, et par là une ébauche de prise de conscience de la part de la population. Cependant, un second niveau d&#039;évolution de définition pourrait être dû au fait de cette reprise incessante de ce thème. A force de parler de la situation souvent dramatique des personnes âgées nous serions sans doute plus attentifs aux faits et gestes qui pourraient s&#039;inscrire dans la maltraitance. Ainsi, on pourrait expliquer l&#039;augmentation trouvée dans les chiffres donnés par RIVFEL et par Alma France par un simple élargissement de la définition-même de la négligence. A partir du moment où les comportements entrant sous &amp;quot;négligence&amp;quot; sont plus larges, par conséquent on constate une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, nous émettons également l&#039;hypothèse, que le Pr. Rapin partage, que &amp;quot;l&#039;effet canicule&amp;quot; aurait également permis aux victimes de pouvoir parler, dénoncer des actes maltraitants à leurs égards. Les numéros de téléphone des associations telles que Alter Ego en Suisse et Alma en France furent diffusés à plusieurs reprises. Ainsi, on pourrait expliquer cette augmentation de maltraitance par une augmentation de cas &amp;quot;annoncés&amp;quot;. Rappelons qu&#039;il est extrêmement difficile pour une victime de porter plainte et d&#039;entrer dans ce type de démarche d&#039;autant plus pour la population à laquelle nous nous sommes intéressés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Remerciements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions le Professeur Charles-Henri Rapin pour sa précieuse aide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions également la Professeure Martine Ruchat de nous avoir permis de vivre l&#039;expérience d&#039;intelligence collective et par là-même de découvrir les difficultés méthodologiques auxquelles les chercheurs sont souvent confrontés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Livres &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Bertin, Evelyne (1999) Gérontologie, psychanalyse et déshumanisation : silence vieillesse... Paris : L&#039;Harmattan]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Gavillet&amp;amp;Grandrieux, Laurence&amp;amp;Véronique (2006) Ne touche pas à tes vieux, regards sur la maltraitance familiale des personnes âgées. Genève: IES Editions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Hugonot, Robert (1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres.]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Masson, Maltraitances et violences, Sous la direction de Bernard Marc, article de Franck Dibouës, Paris (2004)]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Yves Geneste (2004). Silence on frappe, De la maltraitance à la bientraitance des personnes âgées: Imagine]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Sites Internet&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* www.alter-ego.ch&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Articles &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Avant la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (06.10.1999). MALTRAITANCE : LES PERSONNES ÂGÉES SE REBIFFENT:&lt;br /&gt;
Dépasser les clichés pour mieux combattre la violence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin (8.6.2000). EMS: un bilan alarmant - une étude entreprise à Genève montre que les conditions de vie se dégradent rapidement pour les résidents. La faute, d&#039;abord, au manque de personnel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (27.2.2002). MAISONS DE RETRAITE : GROSSE COLÈRE DU SSP ET DES USAGERS: «La maltraitance continue dans les EMS» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (8.4.2003). La maltraitance envers les aînés existe. Reste à en parler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Après la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (21.2.2004). Les aînés maltraités préoccupent Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (2.12.2004). La maltraitance des seniors en question. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin Dimanche (6.11.2005). Humiliations, injures, coups...le 3e âge relève parfois du calvaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (1.12.2005). Personnes âgées maltraitées: un tabou à briser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Hebdo (20.04.2006). Maltraitance des personnes âgées: les lacunes romandes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Téléjournaux &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    12 août 2003, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeudi    14 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    26 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mercredi 09 juin 2004, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Chartes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS): Editions 1998 et 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Revenir sur&#039;&#039; [[articles]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
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		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4330</id>
		<title>L&#039;évolution récente de la définition de la maltraitance des personnes âgées</title>
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		<updated>2006-06-21T10:01:31Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039; Ont écrit cet article... &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tatiana CAVAGLIANI - Sarah GROSSNIKLAUS - Stefania RODRIGUEZ - Mélanie SAVOY - Germain VON DER MUEHL - Valérie SCHAUDER&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A propos des concepts de maltraitance et de négligence: notre approche du thème ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de traiter de la maltraitance des [[Personnes âgées]] car ce thème est bien trop souvent laissé pour compte. On entend souvent parler d&#039;enfants maltraités, de femmes battues, mais rarement de personnes âgées maltraitées.&lt;br /&gt;
De plus, lorsque nous pensons à [[Maltraitance]], notre sens commun a tendance à nous renvoyer directement au sens de la maltraitance physique. Coups, blessures, séquestration...mais aujourd&#039;hui, lorsque l&#039;on rencontre le monde institutionnel, c&#039;est la [[Négligence]] qui semble être devenue une forme perfide de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de nous baser sur la canicule de 2003 pour cibler notre recherche. En effet, lors de cet été 2003, environ 1000 personnnes âgées sont décédées en Suisse des suites des grandes chaleur, du manque d&#039;hydratation. A l&#039;hôpital de Genève (HUG), 352 décès ont été recensés en août 2002 et 385 en août 2003; soit trente-trois décès de plus. Cela correspond à une augmentation d&#039;environ 10% du nombre de  cas. Ce chiffre est représentatif du pourcentage à l&#039;échelle national, hôpitaux et institutions confondus, qui oscille entre 10 et 13%, pour la même période. Suite à ce constat, les proches des personnes âgées, ainsi que les institutions ont été au centre des débats. Leur a été reproché le fait de ne pas avoir suffisament su être à l&#039;écoute de ces personnes et de ne pas avoir prêté suffisamment d&#039;attention à la nécessité pour celles-ci de beaucoup s&#039;hydrater. En d&#039;autres termes, d&#039;avoir fait preuve d&#039;une certaine négligence. &lt;br /&gt;
La canicule de 2003 semble donc particulièrement liée au terme de négligence. En effet, les problèmes qu&#039;elle a révélés ont contribué à un déplacement des considérations habituellement partagées sur la maltraitance. Négliger de prendre soin d&#039;une personne âgée lorsque la température est très élévée est une forme de maltraitance. Cette visibilisation d&#039;une catégorie de la maltraitance, la négligence, au travers de la canicule et de sa médiatisation, a probablement eu comme effet d&#039;élargir le champ recouvert par cette notion, contribuant ainsi à une évolution de la définition de la maltraitance. La négligence y prend désormais une place importante.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons décidé de nous pencher sur la période entre 1998 et 2006. Nous avons utilisé plusieurs articles de journaux romands (avant et après l&#039;été 2003), deux éditions (1998 et 2005) de la charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS) ainsi que des téléjournaux diffusés durant la canicule (juillet et août 2003).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre recherche se limite au niveau du canton de Genève. On parlera particulièrement de la négligence comme maltraitance. Nous allons commencer par donner un panel d&#039;informations sur les recherches et les réflexions menées (principalement sur la France) sur le sujet. Puis, nous comparerons les articles et les deux chartes afin de retirer un maximum d&#039;informations. Ces dernières se porteront  sur leur nombre avant et après la canicule, sur leurs formes, leurs précisions et le vocabulaire employé. Ensuite nous tenterons de faire des liens entre ces différents niveaux d&#039;analyse et ces différentes informations.&lt;br /&gt;
Nous essaierons également de voir comment les téléjournaux présentés lors de la canicule nous décrivent la situation et la norme à adopter pour ne pas être taxé de maltraitance ou de négligence, ainsi que la manière dont ils ont contribué à l&#039;évolution du terme de maltraitance...jusqu&#039;à la négligence. &lt;br /&gt;
Enfin, nous rencontrerons le Dr. Rapin, médecin chef et organisateur du colloque canicule ayant eu lieu en juin 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous apparait important de mentionner quelques limites. Tout d&#039;abord, le fait que nous ne pouvons lire tout ce qui a été écrit sur le sujet et que les articles que nous avons choisis pour l&#039;analyse ne sont pas les seuls et uniques pièces que nous avons trouvées. Une autre limite d&#039;un travail portant sur le thème de la maltraitance,  est que s&#039;appuyer sur des statistiques représente une grande difficulté. En effet, il est très difficile de recenser les victimes de [[Violence]]. Celles-ci ne sont pas toujours prêtes à en parler que cela soit par peur de représailles ou pour d&#039;autres raisons (telles que peur de l&#039;abandon, peur de briser un lien familial, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la prévalence de la maltraitance envers les personnes âgées au sein des institutions, Hugonot (1990) relève la difficulté d&#039;obtenir des statistiques précises. Il souligne qu&#039;il faut dans tous les cas prendre en compte que les cas décelés ne représentent qu&#039;un cinquième de la réalité: il y a donc une sous-estimation importante. Une raison de ce manque de données est que les observations de violences restent souvent à l&#039;intérieur d&#039;une institution. Le manque de témoignages, la dédramatisation par le personnel et la crainte pour la famille de dénoncer la maltraitance rendent l&#039;estimation de la fréquence réelle, difficile. Selon Hugonot, la violence envers les personnes âgées est masquée car elle est liée aux tabous et à la honte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce qu&#039;en disent les auteurs que nous avons lus ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définitions&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de poursuivre notre réflexion, il nous parait important de donner des définitions nécessaires à la compréhension du terme de maltraitance et de négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alter Ego (2002, association suisse contre la maltraitance des personnes âgées) définit la maltraitance comme &amp;quot;un acte ou un ensemble d&#039;actes - comportements et attitudes - commis ou ommis, envers une personne au détriment de son intégrité physique ou sexuelle, morale ou psychique, matérielle ou financière. La maltraitance engendre un tort ou une blessure. Elle constitue une atteinte aux droits fondamentaux et à la dignité de la personne&amp;quot;. &lt;br /&gt;
La maltraitance consiste en actions - violence, abus, sévices, contraintes, empêchements - ou en actes ommis, comme la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La négligence, une forme de maltraitance, consiste selon l&#039;association Alter Ego dans le fait de ne pas donner des soins essentiels à une personne. &amp;quot;C&#039;est omettre de lui donner une nourriture ou des boissons adéquates, les médicaments ou les soins d&#039;hygiène dont elle a besoin&amp;quot; (Alter Ego, 2002). D&#039;autres exemples de négligence sont de donner une alimentation en quantité insuffisante, de ne pas assurer des services adéquats durant la nuit ou de négliger la douleur d&#039;une personne âgée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre article va se baser sur la négligence comme forme de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Revue de littérature&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que l&#039;âge des personnes considérées comme vieillards a augmenté au fil du temps. En effet, dans l&#039;Antiquité les vieillards étaient ceux qui atteignaient l&#039;âge de 40 ans. Aujourd&#039;hui, un vieillard est quelqu&#039;un de plus de 70-80 ans, qui devient dépendant.&lt;br /&gt;
Selon la psychanalyste Bertin (1999), notre société occidentale contemporaine n&#039;accorde pas de place à la [[Vieillesse]]. La société refuse de penser à la vieillesse, cette dernière est &#039;&#039;tabou&#039;&#039;. L&#039;être humain a du mal à imaginer qu&#039;il va vieillir, c&#039;est quelque chose dont on ne parle pas, que l&#039;on ne veut pas imaginer, particulièrement dans notre société qui valorise la jeunesse. Selon elle, nous vivons dans un monde en perte de références. La famille en tant qu&#039;institution vit actuellement de grands changements, et nous vivons une époque de confusion des âges et des places dans la famille. L&#039;on ne pourrait penser la vieillesse qu&#039;en se situant dans une lignée, faite de générations ayant chacune leurs rôles.&lt;br /&gt;
Autrefois la vieillesse faisait partie de la société, elle avait une place dans l&#039;univers symbolique de la vie, mais l&#039;on vit actuellement dans une société où les rôles symboliques ont disparus, et où la vieillesse est dévalorisée. En outre, selon De Saussure (1999), il n&#039;est plus rare de voir des familles qui s&#039;étendent sur quatre générations, les tensions et les conflits au sein de ces familles s&#039;en trouvent accrus et la génération des aînés en fait en quelque sorte les frais puisque bien souvent la famille s&#039;en désengage petit à petit. &lt;br /&gt;
Tous ces éléments pourraient expliquer les raisons qui font que les sociétés occidentales gèrent une partie des personnes âgées sur le mode de l&#039;exclusion à travers le placement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui est du problème de la maltraitances des personnes âgées, Bertin (1999) relève deux axes de réflexion: &amp;quot;Le déni de la mort dans les sociétés occidentales&amp;quot; ainsi que &amp;quot;L&#039;augmentation de la banalisation du mal&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que le phénomène de maltraitance n&#039;est pas nouveau dans sa nature, mais par sa fréquence (augmentation des victimes et des agresseurs). Il montre par exemple des prières d&#039;un vieillard abandonné et d&#039;un vieillard qui ne peut pas s&#039;enfuir dans des situations difficiles de 1689.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est dès les années 1980 que dans les pays francophones la question du tabou de la maltraitance des personnes âgées fût soulevée. On commence à parler de certains comportements, de certaines gestes et de certains propos profondément maltraitants pour la personne âgée bien souvent complètement dépendante de l&#039;autre.&lt;br /&gt;
Le sujet commençait à peine à être traité que les milieux de professionnels concernés essayaient de faire taire ce qui était soulevé, chacun essayant de préserver son institution de toutes accusations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gavillet et Grandrieux (2006) soulèvent un autre point. Alors que de nombreuses personnes s&#039;attèlent à dénoncer la maltraitance des personnes âgées, celles-ci commencent à se rendre compte que les gestes, les propos et les comportements qu&#039;ils dénoncent ne sont pas les faits de monstres et qu&#039;eux-mêmes commettent ce genre d&#039;actes. Dénoncer ces gestes revient à se dénoncer soi-même, cette constatation va faire diminuer la volonté de parler de ce problème. Pour ces deux raisons, le sujet fut donc un peu moins traité.&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) souligne notamment l&#039;ignorance en France concernant ce sujet et, en rapport avec cela, le manque d&#039;intérêt des médias. Bertin (1999), également, reproche à la société et au monde politique de faire comme si la maltraitance des personnes âgées n&#039;existait pas. Elle dénonce aussi cette habitude de montrer une vitrine parfaite: &amp;quot;&#039;&#039;Les images que les médias nous présentent sur la vieillesse sont le plus souvent des images d&#039;exception. Les sujets âgés maltraités ou déshumanisés sont interdits de cité dans le monde médiatique.&#039;&#039;&amp;quot;(p.14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons également, comme le souligne Bertin, que notre société actuelle est celle de &#039;&#039;l&#039;image&#039;&#039;. Pour qu&#039;une cause soit entendue, elle doit être médiatisée. Ce qui peut poser problème dans le cas de violence touchant des personnes âgées quand leurs conditions physiques et psychiques les prédisposent plus à l&#039;isolement qu&#039;à la protestation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, parallèlement à ces condamnations, de nombreux témoignages voient le jour. Des personnes âgées trouvent la force de raconter les violences qu&#039;ils subissent...et elles ne baissent pas les bras.De plus, dans son livre, Hugonot (1990) nomme plusieurs congrès européens sur le sujet de la maltraitance des personnes âgées. Cette problématique ne disparaît pas. La question de la maltraitance des personnes âgées apparaît dès lors comme un nouveau problème social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nos lectures n’abordent pas directement le concept de négligence, mais tous les auteurs que nous avons lus considèrent la négligence comme étant une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
Concernant la canicule et ses effets, aucun de ces ouvrages n’en fait mention. Cella est dû pour une part au fait que les livres lus ont dû être choisi avant que le thème de l’étude ne soit précisé. De plus, nous avons pu constater à travers notre recherche que le lien entre négligence et canicule ne semble pas avoir beaucoup été abordé et approfondi dans la littérature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectif de la recherche ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette recherche est de définir les facteurs impliquant l’évolution récente (entre 1998 et 2006) de la définition de la maltraitance des personnes âgées et plus particulièrement la question de la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre hypothèse de recherche est que les conséquences de la canicule de l&#039;été 2003 et leurs médiatisations auraient contribués à un tournant de la définition de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthode ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de vérifier notre hypothèse, soit l&#039;effet de la canicule 2003 sur la définition de la maltraitance, nous allons analyser et comparer le contenu de deux chartes d&#039;instituitions, d&#039;articles de presse et d&#039;extraits de téléjournaux. &lt;br /&gt;
En ce qui concerne les chartes, nous allons vérifier s&#039;il y a eu des modifications au niveau des articles de loi au sein des institutions et des modifications au niveau de la terminologie employée. &lt;br /&gt;
Le but de la comparaison des articles de presse est de voir s&#039;il y a eu des changements dans la manière d&#039;informer la population sur le problème de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Enfin, l&#039;analyse des téléjournaux devra nous permettre d&#039;analyser le type de langage utilisé en lien avec la canicule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Limites de la méthode &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la comparaison des articles de presse, nous nous sommes rendus compte qu&#039;il est très difficile d&#039;accéder aux articles pertinents pour cette démarche. Il est possible que les articles choisis ne soient pas tout à fait représentatifs de la manière dont la presse traite de la problématique de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, tant lors de nos recherches dans les archives de la TSR que dans la base de données Swissdox, nous avons constaté que le nombre de documents (Téléjournaux, émissions, reportages spéciaux, articles, dossiers, etc.) abordant le problème du sort des personnes âgées avait augementé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
Nous pourrions émettre l&#039;hypothèse que la canicule fut un tremplin, voire un très bon &amp;quot;fait divers&amp;quot; pour parler de la situation des personnes âgées dans notre société. Ce sujet fut traité plus qu&#039;abondament durant la canicule et juste après, puis régulièrement à l&#039;arrivée de l&#039;été les années suivantes. Il nous parait intéressant de relever la manière dont les médias se sont emparés d&#039;un sujet d&#039;actualité pour en faire un problème social. &lt;br /&gt;
Il faut peut-être garder à l&#039;esprit qu&#039;un des buts premiers des médias, comme développé dans les cours du professeur Payet (&#039;&#039;Introduction à la sociologie de l&#039;éducation&#039;&#039;) est, hormis l&#039;aspect d&#039;information, de faire le plus possible d&#039;audimat ou de lecteurs en accrochant les téléspectateurs par des évènements &amp;quot;chocs&amp;quot;. Les médias ont tendance à s&#039;emparer d&#039;un problème social (ici la condition des personnes âgées et la maltraitance) pour en faire un fait médiatique. Ce processus est facilité dès lors qu&#039;un problème concerne un grand nombre de personnes. Ce qui est le cas avec les personnes âgées puisque chacun en a au moins une dans son entourage ou dans sa famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Aspect quantitatif &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue quantitatif, nous avons pu constater que le nombre d&#039;articles paru dans la presse romande (24 heures, Tribune de Genève, le Matin, le Temps, L&#039;Hebdo) avant la canicule a doublé après ce phénomène. Nous avons trouvé environ onze articles dans la période de 1998 à 2003 et vingt de 2003 à 2006. On constate de même pour les téléjournaux (TJ). Le nombre de TJ abordant le problème du sort des personnes agées a triplé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
L&#039;apparition d&#039;un réglement d&#039;application dans la charte de la Fédération genevoise des établissements médico-sociaux (Fegems) de 2005 est un ajout pouvant montrer l&#039;importance donnée à la problématique de la maltraitance. Il apporte une définition beaucoup plus stricte des droits et des compétences du conseil éthique. Cela pourrait refléter le soucis de la Fegems de lutter contre le problème de la maltraitance en institution en donnant un pouvoir de contrôle plus grand au conseil éthique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contenu et évolution des termes employés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les trois types de documents que nous avons analysés nous n&#039;avons pas constaté de grandes différences entre les deux périodes. Les définitions de la maltraitance données dans les articles de journeaux restent les mêmes avant et après la canicule. Le terme de négligence est employé dans quelques articles avant et après l&#039;été 2003 et sa signifiation ne semble pas avoir changé. La négligence est mentionnée comme une catégorie de la maltraitance, mais n&#039;est dans aucun article expliquée davantage. Deux articles de la Tribune de Genève, l&#039;un du 8.4.2003 et l&#039;autre du 21.2.2004, mentionnent le même pourcentage de négligence, soit 17% à l&#039;intérieur de la maltraitance. En se basant sur ces chiffres, on ne peut donc pas constater d&#039;effet de la canicule de l&#039;été 2003 sur les cas de négligence. &lt;br /&gt;
Des articles datant d&#039;avant et d&#039;après 2003 montrent des statistiques selon lesquelles il y aurait entre 5 et 10% (parfois 20%) de personnes âgées victimes de maltraitance en Suisse. A Genève, il y aurait donc entre 3000 et 5000 personnes âgées concernées.  &lt;br /&gt;
Dans l&#039;article du Matin Dimanche de 2005, il est précisé que la maltraitance physique pouvait consister dans le fait de ne pas donner à boire. Est-ce que cette précision serait éventuellement une conséquence de la canicule de l&#039;été 2003?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du contenu des articles de journaux, nous avons constaté que les changements suite à la canicule n&#039;ont pas été très importants. Nous émettons donc l&#039;hypothèse que la problématique de la maltraitance, quoiqu&#039;elle ait suscité plus d&#039;intérêt par la presse après la canicule (nombre d&#039;articles), est traité de la même façon avant et après l&#039;été 2003.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne les TJ, il est intéressant de noter que ceux datant de l&#039;été 2003, période de la canicule, n&#039;abordent quasiment pas la situation en Suisse, mais parlent d&#039;effets désastreux en France. C&#039;est seulement un an plus tard que l&#039;on avance les premiers chiffres concernant la Suisse. Il semble qu&#039;elle aie sous estimé les conséquences de la canicule pour ses personnes âgées. La différence de terminologie et d&#039;approche de la situation entre 2003 et 2004 est flagrante lorsque le journaliste parle de l&#039;été 2003 en disant: &amp;quot;Lever le voile sur la canicule n&#039;était pas encore de saison!&amp;quot;.  &lt;br /&gt;
La canicule finira par être abordée comme une routine. Peut-on avancer qu&#039;en une année un fait, unique en son genre et non constaté auparavant, puisse devenir une habitude? Ou plutôt sous entend-t-on que c&#039;est la vigilance qui devient désormais une habitude?&lt;br /&gt;
Nous avons également remarqué que dans tous les TJ que nous avons visionnés, il n&#039;est jamais fait mention du terme de &amp;quot;négligence&amp;quot; ou de &amp;quot;maltraitance&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Pourrait-on aller jusqu&#039;à dire que c&#039;est bien là une forme de tabou? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La comparaison des deux éditions de la charte de la Fegems ne nous a pas amené à constater de grands changements ; que cela soit dans le vocabulaire utilisé, les buts fixés ou les engagements. &lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons mentionné auparavant, le seul aspect nouveau, dans l&#039;édition adoptée en janvier 2005, est l&#039;ajout d&#039;un réglement d&#039;application qui &amp;quot;régit les modalités d&#039;application de la Charte éthique de la Fegems, à savoir l&#039;organisation de l&#039;autorité compétente pour veiller à l&#039;application de la Charte et examiner les requêtes&amp;quot;. C&#039;est le &amp;quot;Conseil éthique&amp;quot; (constitué de membres élus par l&#039;assemblée générale de la Fegems) qui veillera à la bonne application de la Charte. Ce conseil est déjà présent dans la première édition de la charte et les buts qui lui sont attribués dans cette première édition sont les mêmes que dans celle datant de 2005. Toutefois, l&#039;apparition d&#039;un &amp;quot;réglement d&#039;application&amp;quot; dans cette dernière apporte une définition plus précise et ciblée de son rôle et de ses droits. Ceci peut être interprêté comme la volonté de disposer d&#039;un organe de contrôle plus performant pour lutter contre les cas de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements ou modifications&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Même si nous ne pouvons pas parler de changements significatifs qui valideraient notre hypothèses, nous avons trouvé quelques modifications, lors de notre recherche dans des supports différents, qui nous sont apparues pertinentes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les associations et les spécialistes qui s&#039;intéressent au sujet de la maltraitance des personnes âgées ne semblent pas avoir changé leur discours. L&#039;unique changement pourrait être que les journaux et les  TJ accordent plus d&#039;importance aux moyens de prévention. Il y a une différence dans les démarches à prendre pour combattre la maltraitance. Serait- ce peut-être pour combler certaines lacunes du système romand? ( Hebdo 2006).&lt;br /&gt;
En 1999 on évoquait le souhait de créer une ligne téléphonique pour donner la possibilité aux personnes âgées de se confier. En 2004, le journal 24 Heures mentionne la création d&#039;une telle permanence téléphonique par l&#039;association Alter Ego. On évoque également, en 1999, l&#039;existence d&#039;une brochure préventive au Canada. En 2005, le matin dimanche souligne la publication d&#039;une telle brochure en Suisse.  Seraient ces réalisations dûes aux conséquences de la canicule de l&#039;été 2003? &lt;br /&gt;
Il est difficile de tirer des conclusions sur la base de ces observations, car les articles choisis ne représentent pas forcément la meilleur manière de traiter ce phénomène dans la presse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une grande place semble désormais attribuée à la prévention. Le téléjournal du 9 juin 2004 informe par exemple qu&#039;un colloque sur le thème de la canicule a été organisé, dans un but d&#039;information et de prévention, par le Professeur Rapin à Genève en juin 2004.&lt;br /&gt;
Dans une autre émission, nous suivons une infirmière qui ne s&#039;était absolument pas inquiétée des effets de la canicule et qui découvrait pour la première fois, à la demande des journalistes, l&#039;augmentation relativement marquée du nombre de décès pour le mois d&#039;août 2003 en comparaison avec les chiffres d&#039;août 2002. C&#039;est bien 10% d&#039;augmentation que l&#039;on peut constater. On constate donc bel et bien une grande préocupation quant à la prévention des conséquences désastreuses que peut engendrer une canicule. Les mêmes erreurs ne doivent pas se reproduire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
De manière générale nous n&#039;avons pas constaté d&#039;évolution importante dans les termes. Cependant, une évolution marquée peut être relevée au niveau quantitatif. La forte médiatisation qu&#039;a suscité la canicule et les problèmes qu&#039;elle a soulevé sont vraisemblablement à l&#039;origine de cet accroissement des articles traitant du sujet de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Questionnements et redéfinitions ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Que dire de l&#039;évolution des notions? &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si dans les documents que nous avons analysés nous ne sommes pas parvenus à retirer d&#039;évolutions marquantes de la terminologie employée, ceci nous a permis d&#039;émettre de nouvelles hypothèses et de nous repositionner par rapport à notre question de départ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point que l&#039;on peut relever en terme d&#039;évolution est sans doute ce passage d&#039;une approche anecdodtique de la maltraitance des personnes âgées dans les années précédant la canicule (quelques cas extrêmes d&#039;EMS particuliers) à l&#039;approche actuelle, plus systématique (formations et conférences organisées sur le thème). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous parait peut être donc plus judicieux de parler d&#039;une évolution des mentalités plus que de la terminologie, dans le sens où il est devenu possible de parler des notions de maltraitance, de négligence et d&#039;abus. Depuis plusieurs dizaines d&#039;années quelques professionnels, tels que le Professeur Rapin, oeuvrent pour faire passer les informations néccessaires à la prévention et à la dénonciation de ces actes. Après énormément de patience, un Temps Présent fu tourné sur la question, plusieurs articles paraissent ensuite dans différents journaux &amp;quot;tout publics&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, avec l&#039;arrivée de la canicule, les médias s&#039;emparent d&#039;un réel fait médiatique et traitent de la question lors de tous les TJ (ou presque) lors (et à l&#039;approche) de l&#039;été.&lt;br /&gt;
Il est intéressant de revenir sur l&#039;angle d&#039;approche de notre hypothèse de recherche dans le sens où ce lien entre négligence et canicule n&#039;a pas réellement été fait (propos du Professeur Rapin). Un des phénomènes que nous avons vu apparaître lors de la canicule était une sorte de fatalisme quant à la situation. &amp;quot;Il faisait trop chaud, mais tout le monde avait trop chaud. De toutes manières on ne pouvait rien faire de plus que de constater&amp;quot; (Rapin, mercredi 31 mai 2006). Il nous semble que le lien le plus important que nous pouvons faire en terme de négligence est bien un lien avec le déni. En effet, tant le discours des professionnels jugeant que tout allait très bien en Suisse, que celui des médias (dénonçant ce qui se passait chez nos voisins) montre bien un déni du problème qui apparaissait pourtant sous leurs yeux. Ne pas reconnaître qu&#039;il y a un problème est bien le dénier. Le déni est donc une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Revenons sur la question de la négligence. Si ce terme nous est apparu comme une évolution de définition de la maltraitance et comme cette hypothèse n&#039;a pu être vérifée dans le cadre de notre recherche, nous avons été amené à une nouvelle hypothèse: le terme de négligence a peut-être effectivement évolué lui-même dans sa définition. &lt;br /&gt;
Nous avançons l&#039;idée que la définition de la maltraitance aurait subie un élargissement de définition. Par ce fait, beaucoup plus d&#039;actions ou de &amp;quot;non-actions&amp;quot; entreraient sous ce concept de négligence. Ainsi on pourrait effectivement constater une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
Malheureusement notre recherche ne nous permet pas de vérifier cette hypothèse. Cependant, si l&#039;on regarde les chiffres donnés par RIFVEL (Réseau Internet Francophone Vieillir En Liberté) en 2002 quant à la répartition des différentes catégories de maltraitance, on note 8% de cas de négligence. Par ailleurs, en regardant les chiffres avancés par ALMA France en 2003 on constate une augmentation des cas de négligences avec 23,2%. Si les 2 sources ne sont pas les mêmes, il est toutefois possible de les comparer dans le sens où en 2003 la négligence apparait très clairement comme catégorie principale de la maltraitance, alors qu&#039;en 2002 la négligence est la plus petite catégorie de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Est-ce là une marque de l&#039;évolution de cette catégorie qu&#039;est la négligence, la question reste ouverte puisque nous ne pouvons que constater ce phénomène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Les médias: promotteurs d&#039;un problème social &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre rencontre avec le professeur Rapin, nous avons également échangé sur la question des médias et de leurs effets. M. Rapin relève un évènement marquant et déclencheur: la pénurie de cercueil à Paris en août 2003. Il parle d&#039;un &amp;quot;effet télégénique&amp;quot; que nous avons pu relever dans les téléjournaux datant de la période de la canicule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pensons qu&#039;il est intéressant de voir sous 2 aspects les médias. Tout d&#039;abord, comme non intéressés d&#039;un problème social sérieux et important: le bien être et la santé des personnes âgées. Pendant de nombreuses années le Professeur Rapin et ses collègues tantèrent de les faire parler de cette question. Il apprait clair que les médias touchent une énorme partie de la population. Le journal télévisé est suivi par des milliers de téléspectateurs sans compter les lecteurs des divers quotidiens. Lors de la canicule, les médias se sont appropriés un problème de société et l&#039;on dénoncé. Cependant il est intéressant de rappeler que la &amp;quot;prise de conscience&amp;quot; de la part de tous ne fût qu&#039;en 2004 lorsque les chiffres de la canicule parurent. 1000 décès furent recensés durant l&#039;été 2003. Donc, si l&#039;on parle de négligence, on peut relever la négligence des divers médias ne faisant pas état d&#039;une &amp;quot;dramatique réalité&amp;quot; (Professeur Rapin) qu&#039;est la maltraitance. En effet, refuser de passer l&#039;information concernant les conseils et les recommandations l&#039;été arrivant est une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, on peut voir les médias comme promoteurs d&#039;un problème social. Les analyser relève donc un intérêt particulier dans le sens où ils sont révélateurs de l&#039;évolution de la perception d&#039;un problème. Nous pourrions relever de nombreux écrits sur la problématique de la construction d&#039;un problème social par les médias et des mécanismes mis en oeuvres pour se faire, mais ce n&#039;est pas ici le sujet de notre travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Situation actuelle &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la canicule a participé à la mise en place de certaines structures d&#039;aides, ce n&#039;est pas réellement elle qui les a initiées. Ces structures sont extrêmement importantes et un suivi des personnes portant plainte est nécessaire.&lt;br /&gt;
Certains &amp;quot;plans canicule&amp;quot; ont été mis en place, des fonds ont été débloqués pour ces fins-là...cependant dans de nombreux établissements personne n&#039;est venu demander ce financement pourtant disponible! A nouveau c&#039;est le déni qui prédomine...&amp;quot;Rien ne s&#039;est passé ici&amp;quot;, &amp;quot;Comment s&#039;est passé la canicule dans mon établissement? Sans problème!&amp;quot; voici le genre d&#039;échanges que nous a rapporté le Professeur Rapin auxquels il répond clairement: &amp;quot;Si on ne regarde pas, on ne peut pas voir&amp;quot;! Pour pouvoir relever et lutter contre un problème il faut avant tout le voir, et pour le voir il faut regarder. Il est extrêmement difficile d&#039;accepter et d&#039;avouer la réelle catastrophe qu&#039;est la maltraitance des personnes âgées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la nouvelle charte de la FEGEMS un accent est mis sur la formation du personnel. Ce point est essentiel et pourtant, quasiment aucune formation n&#039;a lieu dans les différents EMS de Genève sur la question de la maltraitance des personnes âgées. D&#039;autre part, il est important de relever une réelle différence entre les &amp;quot;résidents&amp;quot; des EMS d&#039;il y a quelques années et ceux d&#039;aujourd&#039;hui. Auparavant on venait dans les EMS de son plein gré, pour finir tranquillement sa vie entourée. Aujourd&#039;hui, les personnes entrant dans les maisons de retraite arrivent en général de l&#039;hôpital et ont des traitements médicaux à suivre. Ceci nécessite également une formation sur le traitement de la douleur. Là également la question de la négligence reste pertinente: &amp;quot;laisser avoir mal une personne c&#039;est la négliger, surtout lorsque des médicaments et autres remèdes existent&amp;quot; (Rapin, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de mentionner que certains établissements ont fait énormément dans le sens de la prévention et de la formation. Les choses ont un peu bougées de manière générale. On peut dénoncer le problème de la maltraitance des personnes âgées sans risquer de perdre sa place (comme De Saussure après la publication de son livre (De Saussure, 1999). Cependant: &amp;quot;il ne faut pas faire peur aux vieux&amp;quot; est une phrase à laquelle le Professeur Rapin se heurte régulièrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Retour sur la problématique, les questions de recherche &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partis sur une question de définition et d&#039;évolution, nous nous sommes rendus compte d&#039;un manque de matière nécessaire à l&#039;analyse. En effet, d&#039;après notre recherche documentaire nous ne pouvons pas tirer de conclusions exhaustives pour les raisons que nous avons mentionnés plus haut: manque de temps et peut-être de pertinence du matériel étudié. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout d&#039;abord le premier élément que nous avons pu reclarifier est bien cette définition de la négligence, comme un synonyme d&#039;abus, est comme une des formes de maltraitance existante. Si elle a toujours été présente dans notre société, celle-ci ne prenait pas réellement en compte le problème des personnes âgées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si une évolution explicite n&#039;apparaît pas dans les termes employés dans les chartes, dans les articles de journaux et dans les téléjournaux, notre hypothèse s&#039;avère toutefois en grande partie vérifiée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet l&#039;évolution que nous supposions apparaît mais autrement que dans les termes, et c&#039;est là que la recherche s&#039;avère intéressante. La canicule de 2003 a été effectivement le moyen pour parler plus d&#039;un réel problème social. Ce phénomène a permis de briser petit à petit le silence autour d&#039;une &amp;quot;problématique sociétale&amp;quot; comme le mentionne le Pr. Rapin. En effet, en Suisse le problème de la maltraitance des personnes âgées a été conçu comme problème social après les statistiques des décès pendant l&#039;été 2003. Comme nous l&#039;avons développé dans notre analyse, on a toujours nié le problème de la maltraitance des personnes âgées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après le Pr. Rapin peut de personnes font un lien entre la canicule et la maltraitance des personnes âgées, pourtant il y a bien là de quoi dire. Comment expliqué ce discours tellement &amp;quot;propret&amp;quot; pendant la canicule puis, dès l&#039;annonce des chiffres (en 2004) un étonnement général de les voir tellement élevés? &lt;br /&gt;
La canicule apparaît dès lors clairement un élément important dans cette construction d&#039;un problème social. Après cette courte recherche nous serions tenter de dire que c&#039;est par elle qu&#039;un problème social s&#039;est construit. Par la promotion et la répétition incessante des problèmes liés à la canicule, au fil des mois un problème a commencé à être accepté par la population. Nous voyons bien là son rôle publicitaire, avec des acteurs qui tentent déjà depuis plusieurs années de parler de ce problème mais en vain, et puis par un &amp;quot;coup de publicité&amp;quot; leur discours commence à être entendu, perçu, voire pris en compte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un problème que nous pouvons se voir dessiner est l&#039;excès de cette médiatisation. En effet, le risque de tomber dans la banalisation de la question des grandes chaleurs est à prendre en compte. Chaque année, à l&#039;approche de l&#039;été, on nous rappel qu&#039;il faut s&#039;hydrater lors des grandes chaleurs...à force de répétitions on peut imaginer que l&#039;effet diminue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsque l&#039;on parle d&#039;excès, tout acte peut devenir négligent. Par exemple: ne pas donner à boire à une personne âgée est une forme de négligence/maltraitance, mais la forcer à boire l&#039;est également car ceci va à l&#039;encontre de sa propre volonté. &lt;br /&gt;
Il serait important, à notre avis, de faire des nuances entre les différentes formes de maltraitance et de négligence (ce qui a commencé à être fait dans les associations telles que ALMA France ou Alter Ego) et d&#039;être clair avec les intervenants par rapport à leurs devoirs et obligations professionnelles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut oublier qu&#039;ils doivent prendre soin de ces personnes, qu&#039;un code de déontologie existe et qu&#039;une grande question reste à être abordée et clarifiée: Qu&#039;est-ce qui doit primer lorsque ces 2 points s&#039;opposent; le choix et la volonté de la personne âgée ou le devoir professionnel face à une personne qui met sa vie en danger?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les questions liées à la négligence et à ses différentes formes, pourraient être abordées à travers une discussion et un travail sur l&#039;éthique professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, la formation des professionnels occupe une part importante à la lutte contre la maltraitance...et malheureusement il reste énormément à faire dans ce domaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, nous arrivons à une nouvelle hypothèse selon laquelle la négligence ne serait pas une évolution du terme de maltraitance mais plutôt la conséquence de l&#039;augmentation du nombre de fois où l&#039;on aborde la question de la maltraitance.&lt;br /&gt;
L&#039;impact de la canicule aurait été une médiatisation soutenue de ce fait, et par là une ébauche de prise de conscience de la part de la population. Cependant, un second niveau d&#039;évolution de définition pourrait être dû au fait de cette reprise incessante de ce thème. A force de parler de la situation souvent dramatique des personnes âgées nous serions sans doute plus attentifs aux faits et gestes qui pourraient s&#039;inscrire dans la maltraitance. Ainsi, on pourrait expliquer l&#039;augmentation trouvée dans les chiffres donnés par RIVFEL et par Alma France par un simple élargissement de la définition-même de la négligence. A partir du moment où les comportements entrant sous &amp;quot;négligence&amp;quot; sont plus larges, par conséquent on constate une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, nous émettons également l&#039;hypothèse, que le Pr. Rapin partage, que &amp;quot;l&#039;effet canicule&amp;quot; aurait également permis aux victimes de pouvoir parler, dénoncer des actes maltraitants à leurs égards. Les numéros de téléphone des associations telles que Alter Ego en Suisse et Alma en France furent diffusés à plusieurs reprises. Ainsi, on pourrait expliquer cette augmentation de maltraitance par une augmentation de cas &amp;quot;annoncés&amp;quot;. Rappelons qu&#039;il est extrêmement difficile pour une victime de porter plainte et d&#039;entrer dans ce type de démarche d&#039;autant plus pour la population à laquelle nous nous sommes intéressés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Remerciements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions le Professeur Charles-Henri Rapin pour sa précieuse aide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions également la Professeure Martine Ruchat de nous avoir permis de vivre l&#039;expérience d&#039;intelligence collective et par là-même de découvrir les difficultés méthodologiques auxquelles les chercheurs sont souvent confrontés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Livres &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Bertin, Evelyne (1999) Gérontologie, psychanalyse et déshumanisation : silence vieillesse... Paris : L&#039;Harmattan]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Gavillet&amp;amp;Grandrieux, Laurence&amp;amp;Véronique (2006) Ne touche pas à tes vieux, regards sur la maltraitance familiale des personnes âgées. Genève: IES Editions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Hugonot, Robert (1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres.]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Masson, Maltraitances et violences, Sous la direction de Bernard Marc, article de Franck Dibouës, Paris (2004)]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Yves Geneste (2004). Silence on frappe, De la maltraitance à la bientraitance des personnes âgées: Imagine]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Sites Internet&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* www.alter-ego.ch&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Articles &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Avant la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (06.10.1999). MALTRAITANCE : LES PERSONNES ÂGÉES SE REBIFFENT:&lt;br /&gt;
Dépasser les clichés pour mieux combattre la violence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin (8.6.2000). EMS: un bilan alarmant - une étude entreprise à Genève montre que les conditions de vie se dégradent rapidement pour les résidents. La faute, d&#039;abord, au manque de personnel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (27.2.2002). MAISONS DE RETRAITE : GROSSE COLÈRE DU SSP ET DES USAGERS: «La maltraitance continue dans les EMS» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (8.4.2003). La maltraitance envers les aînés existe. Reste à en parler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Après la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (21.2.2004). Les aînés maltraités préoccupent Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (2.12.2004). La maltraitance des seniors en question. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin Dimanche (6.11.2005). Humiliations, injures, coups...le 3e âge relève parfois du calvaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (1.12.2005). Personnes âgées maltraitées: un tabou à briser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Hebdo (20.04.2006). Maltraitance des personnes âgées: les lacunes romandes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Téléjournaux &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    12 août 2003, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeudi    14 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    26 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mercredi 09 juin 2004, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Chartes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS): Editions 1998 et 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Revenir sur&#039;&#039; [[articles]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4328</id>
		<title>L&#039;évolution récente de la définition de la maltraitance des personnes âgées</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4328"/>
		<updated>2006-06-21T09:54:09Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039; Ont écrit cet article... &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tatiana CAVAGLIANI - Sarah GROSSNIKLAUS - Stefania RODRIGUEZ - Mélanie SAVOY - Germain VON DER MUEHL - Valérie SCHAUDER&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A propos des concepts de maltraitance et de négligence: notre approche du thème ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de traiter de la maltraitance des [[Personnes âgées]] car ce thème est bien trop souvent laissé pour compte. On entend souvent parler d&#039;enfants maltraités, de femmes battues, mais rarement de personnes âgées maltraitées.&lt;br /&gt;
De plus, lorsque nous pensons à [[Maltraitance]], notre sens commun a tendance à nous renvoyer directement au sens de la maltraitance physique. Coups, blessures, séquestration...mais aujourd&#039;hui, lorsque l&#039;on rencontre le monde institutionnel, c&#039;est la [[Négligence]] qui semble être devenue une forme perfide de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de nous baser sur la canicule de 2003 pour cibler notre recherche. En effet, lors de cet été 2003, environ 1000 personnnes âgées sont décédées en Suisse des suites des grandes chaleur, du manque d&#039;hydratation. A l&#039;hôpital de Genève (HUG), 352 décès ont été recensés en août 2002 et 385 en août 2003; soit trente-trois décès de plus. Cela correspond à une augmentation d&#039;environ 10% du nombre de  cas. Ce chiffre est représentatif du pourcentage à l&#039;échelle national, hôpitaux et institutions confondus, qui oscille entre 10 et 13%, pour la même période. Suite à ce constat, les proches des personnes âgées, ainsi que les institutions ont été au centre des débats. Leur a été reproché le fait de ne pas avoir suffisament su être à l&#039;écoute de ces personnes et de ne pas avoir prêté suffisamment d&#039;attention à la nécessité pour celles-ci de beaucoup s&#039;hydrater. En d&#039;autres termes, d&#039;avoir fait preuve d&#039;une certaine négligence. &lt;br /&gt;
La canicule de 2003 semble donc particulièrement liée au terme de négligence. En effet, les problèmes qu&#039;elle a révélés ont contribué à un déplacement des considérations habituellement partagées sur la maltraitance. Négliger de prendre soin d&#039;une personne âgée lorsque la température est très élévée est une forme de maltraitance. Cette visibilisation d&#039;une catégorie de la maltraitance, la négligence, au travers de la canicule et de sa médiatisation, a probablement eu comme effet d&#039;élargir le champ recouvert par cette notion, contribuant ainsi à une évolution de la définition de la maltraitance. La négligence y prend désormais une place importante.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons décidé de nous pencher sur la période entre 1998 et 2006. Nous avons utilisé plusieurs articles de journaux romands (avant et après l&#039;été 2003), deux éditions (1998 et 2005) de la charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS) ainsi que des téléjournaux diffusés durant la canicule (juillet et août 2003).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre recherche se limite au niveau du canton de Genève. On parlera particulièrement de la négligence comme maltraitance. Nous allons commencer par donner un panel d&#039;informations sur les recherches et les réflexions menées (principalement sur la France) sur le sujet. Puis, nous comparerons les articles et les deux chartes afin de retirer un maximum d&#039;informations. Ces dernières se porteront  sur leur nombre avant et après la canicule, sur leurs formes, leurs précisions et le vocabulaire employé. Ensuite nous tenterons de faire des liens entre ces différents niveaux d&#039;analyse et ces différentes informations.&lt;br /&gt;
Nous essaierons également de voir comment les téléjournaux présentés lors de la canicule nous décrivent la situation et la norme à adopter pour ne pas être taxé de maltraitance ou de négligence, ainsi que la manière dont ils ont contribué à l&#039;évolution du terme de maltraitance...jusqu&#039;à la négligence. &lt;br /&gt;
Enfin, nous rencontrerons le Dr. Rapin, médecin chef et organisateur du colloque canicule ayant eu lieu en juin 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous apparait important de mentionner quelques limites. Tout d&#039;abord, le fait que nous ne pouvons lire tout ce qui a été écrit sur le sujet et que les articles que nous avons choisis pour l&#039;analyse ne sont pas les seuls et uniques pièces que nous avons trouvées. Une autre limite d&#039;un travail portant sur le thème de la maltraitance,  est que s&#039;appuyer sur des statistiques représente une grande difficulté. En effet, il est très difficile de recenser les victimes de [[Violence]]. Celles-ci ne sont pas toujours prêtes à en parler que cela soit par peur de représailles ou pour d&#039;autres raisons (telles que peur de l&#039;abandon, peur de briser un lien familial, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la prévalence de la maltraitance envers les personnes âgées au sein des institutions, Hugonot (1990) relève la difficulté d&#039;obtenir des statistiques précises. Il souligne qu&#039;il faut dans tous les cas prendre en compte que les cas décelés ne représentent qu&#039;un cinquième de la réalité: il y a donc une sous-estimation importante. Une raison de ce manque de données est que les observations de violences restent souvent à l&#039;intérieur d&#039;une institution. Le manque de témoignages, la dédramatisation par le personnel et la crainte pour la famille de dénoncer la maltraitance rendent l&#039;estimation de la fréquence réelle, difficile. Selon Hugonot, la violence envers les personnes âgées est masquée car elle est liée aux tabous et à la honte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce qu&#039;en disent les auteurs que nous avons lus ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définitions&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de poursuivre notre réflexion, il nous parait important de donner des définitions nécessaires à la compréhension du terme de maltraitance et de négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alter Ego (2002, association suisse contre la maltraitance des personnes âgées) définit la maltraitance comme &amp;quot;un acte ou un ensemble d&#039;actes - comportements et attitudes - commis ou ommis, envers une personne au détriment de son intégrité physique ou sexuelle, morale ou psychique, matérielle ou financière. La maltraitance engendre un tort ou une blessure. Elle constitue une atteinte aux droits fondamentaux et à la dignité de la personne&amp;quot;. &lt;br /&gt;
La maltraitance consiste en actions - violence, abus, sévices, contraintes, empêchements - ou en actes ommis, comme la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La négligence, une forme de maltraitance, consiste selon l&#039;association Alter Ego dans le fait de ne pas donner des soins essentiels à une personne. &amp;quot;C&#039;est omettre de lui donner une nourriture ou des boissons adéquates, les médicaments ou les soins d&#039;hygiène dont elle a besoin&amp;quot; (Alter Ego, 2002). D&#039;autres exemples de négligence sont de donner une alimentation en quantité insuffisante, de ne pas assurer des services adéquats durant la nuit ou de négliger la douleur d&#039;une personne âgée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre article va se baser sur la négligence comme forme de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Revue de littérature&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que l&#039;âge des personnes considérées comme vieillards a augmenté au fil du temps. En effet, dans l&#039;Antiquité les vieillards étaient ceux qui atteignaient l&#039;âge de 40 ans. Aujourd&#039;hui, un vieillard est quelqu&#039;un de plus de 70-80 ans, qui devient dépendant.&lt;br /&gt;
Selon la psychanalyste Bertin (1999), notre société occidentale contemporaine n&#039;accorde pas de place à la [[Vieillesse]]. La société refuse de penser à la vieillesse, cette dernière est &#039;&#039;tabou&#039;&#039;. L&#039;être humain a du mal à imaginer qu&#039;il va vieillir, c&#039;est quelque chose dont on ne parle pas, que l&#039;on ne veut pas imaginer, particulièrement dans notre société qui valorise la jeunesse. Selon elle, nous vivons dans un monde en perte de références. La famille en tant qu&#039;institution vit actuellement de grands changements, et nous vivons une époque de confusion des âges et des places dans la famille. L&#039;on ne pourrait penser la vieillesse qu&#039;en se situant dans une lignée, faite de générations ayant chacune leurs rôles.&lt;br /&gt;
Autrefois la vieillesse faisait partie de la société, elle avait une place dans l&#039;univers symbolique de la vie, mais l&#039;on vit actuellement dans une société où les rôles symboliques ont disparus, et où la vieillesse est dévalorisée. En outre, selon De Saussure (1999), il n&#039;est plus rare de voir des familles qui s&#039;étendent sur quatre générations, les tensions et les conflits au sein de ces familles s&#039;en trouvent accrus et la génération des aînés en fait en quelque sorte les frais puisque bien souvent la famille s&#039;en désengage petit à petit. &lt;br /&gt;
Tous ces éléments pourraient expliquer les raisons qui font que les sociétés occidentales gèrent une partie des personnes âgées sur le mode de l&#039;exclusion à travers le placement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui est du problème de la maltraitances des personnes âgées, Bertin (1999) relève deux axes de réflexion: &amp;quot;Le déni de la mort dans les sociétés occidentales&amp;quot; ainsi que &amp;quot;L&#039;augmentation de la banalisation du mal&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que le phénomène de maltraitance n&#039;est pas nouveau dans sa nature, mais par sa fréquence (augmentation des victimes et des agresseurs). Il montre par exemple des prières d&#039;un vieillard abandonné et d&#039;un vieillard qui ne peut pas s&#039;enfuir dans des situations difficiles de 1689.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est dès les années 1980 que dans les pays francophones la question du tabou de la maltraitance des personnes âgées fût soulevée. On commence à parler de certains comportements, de certaines gestes et de certains propos profondément maltraitants pour la personne âgée bien souvent complètement dépendante de l&#039;autre.&lt;br /&gt;
Le sujet commençait à peine à être traité que les milieux de professionnels concernés essayaient de faire taire ce qui était soulevé, chacun essayant de préserver son institution de toutes accusations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gavillet et Grandrieux (2006) soulèvent un autre point. Alors que de nombreuses personnes s&#039;attèlent à dénoncer la maltraitance des personnes âgées, celles-ci commencent à se rendre compte que les gestes, les propos et les comportements qu&#039;ils dénoncent ne sont pas les faits de monstres et qu&#039;eux-mêmes commettent ce genre d&#039;actes. Dénoncer ces gestes revient à se dénoncer soi-même, cette constatation va faire diminuer la volonté de parler de ce problème. Pour ces deux raisons, le sujet fut donc un peu moins traité.&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) souligne notamment l&#039;ignorance en France concernant ce sujet et, en rapport avec cela, le manque d&#039;intérêt des médias. Bertin (1999), également, reproche à la société et au monde politique de faire comme si la maltraitance des personnes âgées n&#039;existait pas. Elle dénonce aussi cette habitude de montrer une vitrine parfaite: &amp;quot;&#039;&#039;Les images que les médias nous présentent sur la vieillesse sont le plus souvent des images d&#039;exception. Les sujets âgés maltraités ou déshumanisés sont interdits de cité dans le monde médiatique.&#039;&#039;&amp;quot;(p.14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons également, comme le souligne Bertin, que notre société actuelle est celle de &#039;&#039;l&#039;image&#039;&#039;. Pour qu&#039;une cause soit entendue, elle doit être médiatisée. Ce qui peut poser problème dans le cas de violence touchant des personnes âgées quand leurs conditions physiques et psychiques les prédisposent plus à l&#039;isolement qu&#039;à la protestation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, parallèlement à ces condamnations, de nombreux témoignages voient le jour. Des personnes âgées trouvent la force de raconter les violences qu&#039;ils subissent...et elles ne baissent pas les bras.De plus, dans son livre, Hugonot (1990) nomme plusieurs congrès européens sur le sujet de la maltraitance des personnes âgées. Cette problématique ne disparaît pas. La question de la maltraitance des personnes âgées apparaît dès lors comme un nouveau problème social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nos lectures n’abordent pas directement le concept de négligence, mais tous les auteurs que nous avons lus considèrent la négligence comme étant une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
Concernant la canicule et ses effets, aucun de ces ouvrages n’en fait mention. Cella est dû pour une part au fait que les livres lus ont dû être choisi avant que le thème de l’étude ne soit précisé. De plus, nous avons pu constater à travers notre recherche que le lien entre négligence et canicule ne semble pas avoir beaucoup été abordé et approfondi dans la littérature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectif de la recherche ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette recherche est de définir les facteurs impliquant l’évolution récente (entre 1998 et 2006) de la définition de la maltraitance des personnes âgées et plus particulièrement la question de la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre hypothèse de recherche est que les conséquences de la canicule de l&#039;été 2003 et leurs médiatisations auraient contribués à un tournant de la définition de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthode ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de vérifier notre hypothèse, soit l&#039;effet de la canicule 2003 sur la définition de la maltraitance, nous allons analyser et comparer le contenu de deux chartes d&#039;instituitions, d&#039;articles de presse et d&#039;extraits de téléjournaux. &lt;br /&gt;
En ce qui concerne les chartes, nous allons vérifier s&#039;il y a eu des modifications au niveau des articles de loi au sein des institutions et des modifications au niveau de la terminologie employée. &lt;br /&gt;
Le but de la comparaison des articles de presse est de voir s&#039;il y a eu des changements dans la manière d&#039;informer la population sur le problème de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Enfin, l&#039;analyse des téléjournaux devra nous permettre d&#039;analyser le type de langage utilisé en lien avec la canicule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Limites de la méthode &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la comparaison des articles de presse, nous nous sommes rendus compte qu&#039;il est très difficile d&#039;accéder aux articles pertinents pour cette démarche. Il est possible que les articles choisis ne soient pas tout à fait représentatifs de la manière dont la presse traite de la problématique de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, tant lors de nos recherches dans les archives de la TSR que dans la base de données Swissdox, nous avons constaté que le nombre de documents (Téléjournaux, émissions, reportages spéciaux, articles, dossiers, etc.) abordant le problème du sort des personnes âgées avait augementé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
Nous pourrions émettre l&#039;hypothèse que la canicule fut un tremplin, voire un très bon &amp;quot;fait divers&amp;quot; pour parler de la situation des personnes âgées dans notre société. Ce sujet fut traité plus qu&#039;abondament durant la canicule et juste après, puis régulièrement à l&#039;arrivée de l&#039;été les années suivantes. Il nous parait intéressant de relever la manière dont les médias se sont emparés d&#039;un sujet d&#039;actualité pour en faire un problème social. &lt;br /&gt;
Il faut peut-être garder à l&#039;esprit qu&#039;un des buts premiers des médias, comme développé dans les cours du professeur Payet (&#039;&#039;Introduction à la sociologie de l&#039;éducation&#039;&#039;) est, hormis l&#039;aspect d&#039;information, de faire le plus possible d&#039;audimat ou de lecteurs en accrochant les téléspectateurs par des évènements &amp;quot;chocs&amp;quot;. Les médias ont tendance à s&#039;emparer d&#039;un problème social (ici la condition des personnes âgées et la maltraitance) pour en faire un fait médiatique. Ce processus est facilité dès lors qu&#039;un problème concerne un grand nombre de personnes. Ce qui est le cas avec les personnes âgées puisque chacun en a au moins une dans son entourage ou dans sa famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Aspect quantitatif &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue quantitatif, nous avons pu constater que le nombre d&#039;articles paru dans la presse romande (24 heures, Tribune de Genève, le Matin, le Temps, L&#039;Hebdo) avant la canicule a doublé après ce phénomène. Nous avons trouvé environ onze articles dans la période de 1998 à 2003 et vingt de 2003 à 2006. On constate de même pour les téléjournaux (TJ). Le nombre de TJ abordant le problème du sort des personnes agées a triplé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
L&#039;apparition d&#039;un réglement d&#039;application dans la charte de la Fédération genevoise des établissements médico-sociaux (Fegems) de 2005 est un ajout pouvant montrer l&#039;importance donnée à la problématique de la maltraitance. Il apporte une définition beaucoup plus stricte des droits et des compétences du conseil éthique. Cela pourrait refléter le soucis de la Fegems de lutter contre le problème de la maltraitance en institution en donnant un pouvoir de contrôle plus grand au conseil éthique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contenu et évolution des termes employés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les trois types de documents que nous avons analysés nous n&#039;avons pas constaté de grandes différences entre les deux périodes. Les définitions de la maltraitance données dans les articles de journeaux restent les mêmes avant et après la canicule. Le terme de négligence est employé dans quelques articles avant et après l&#039;été 2003 et sa signifiation ne semble pas avoir changé. La négligence est mentionnée comme une catégorie de la maltraitance, mais n&#039;est dans aucun article expliquée davantage. Deux articles de la Tribune de Genève, l&#039;un du 8.4.2003 et l&#039;autre du 21.2.2004, mentionnent le même pourcentage de négligence, soit 17% à l&#039;intérieur de la maltraitance. En se basant sur ces chiffres, on ne peut donc pas constater d&#039;effet de la canicule de l&#039;été 2003 sur les cas de négligence. &lt;br /&gt;
Des articles datant d&#039;avant et d&#039;après 2003 montrent des statistiques selon lesquelles il y aurait entre 5 et 10% (parfois 20%) de personnes âgées victimes de maltraitance en Suisse. A Genève, il y aurait donc entre 3000 et 5000 personnes âgées concernées.  &lt;br /&gt;
Dans l&#039;article du Matin Dimanche de 2005, il est précisé que la maltraitance physique pouvait consister dans le fait de ne pas donner à boire. Est-ce que cette précision serait éventuellement une conséquence de la canicule de l&#039;été 2003?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du contenu des articles de journaux, nous avons constaté que les changements suite à la canicule n&#039;ont pas été très importants. Nous émettons donc l&#039;hypothèse que la problématique de la maltraitance, quoiqu&#039;elle ait suscité plus d&#039;intérêt par la presse après la canicule (nombre d&#039;articles), est traité de la même façon avant et après l&#039;été 2003.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne les TJ, il est intéressant de noter que ceux datant de l&#039;été 2003, période de la canicule, n&#039;abordent quasiment pas la situation en Suisse, mais parlent d&#039;effets désastreux en France. C&#039;est seulement un an plus tard que l&#039;on avance les premiers chiffres concernant la Suisse. Il semble qu&#039;elle aie sous estimé les conséquences de la canicule pour ses personnes âgées. La différence de terminologie et d&#039;approche de la situation entre 2003 et 2004 est flagrante lorsque le journaliste parle de l&#039;été 2003 en disant: &amp;quot;Lever le voile sur la canicule n&#039;était pas encore de saison!&amp;quot;.  &lt;br /&gt;
La canicule finira par être abordée comme une routine. Peut-on avancer qu&#039;en une année un fait, unique en son genre et non constaté auparavant, puisse devenir une habitude? Ou plutôt sous entend-t-on que c&#039;est la vigilance qui devient désormais une habitude?&lt;br /&gt;
Nous avons également remarqué que dans tous les TJ que nous avons visionnés, il n&#039;est jamais fait mention du terme de &amp;quot;négligence&amp;quot; ou de &amp;quot;maltraitance&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Pourrait-on aller jusqu&#039;à dire que c&#039;est bien là une forme de tabou? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La comparaison des deux éditions de la charte de la Fegems ne nous a pas amené à constater de grands changements ; que cela soit dans le vocabulaire utilisé, les buts fixés ou les engagements. &lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons mentionné auparavant, le seul aspect nouveau, dans l&#039;édition adoptée en janvier 2005, est l&#039;ajout d&#039;un réglement d&#039;application qui &amp;quot;régit les modalités d&#039;application de la Charte éthique de la Fegems, à savoir l&#039;organisation de l&#039;autorité compétente pour veiller à l&#039;application de la Charte et examiner les requêtes&amp;quot;. C&#039;est le &amp;quot;Conseil éthique&amp;quot; (constitué de membres élus par l&#039;assemblée générale de la Fegems) qui veillera à la bonne application de la Charte. Ce conseil est déjà présent dans la première édition de la charte et les buts qui lui sont attribués dans cette première édition sont les mêmes que dans celle datant de 2005. Toutefois, l&#039;apparition d&#039;un &amp;quot;réglement d&#039;application&amp;quot; dans cette dernière apporte une définition plus précise et ciblée de son rôle et de ses droits. Ceci peut être interprêté comme la volonté de disposer d&#039;un organe de contrôle plus performant pour lutter contre les cas de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements ou modifications&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Même si nous ne pouvons pas parler de changements significatifs qui valideraient notre hypothèses, nous avons trouvé quelques modifications, lors de notre recherche dans des supports différents, qui nous sont apparues pertinentes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les associations et les spécialistes qui s&#039;intéressent au sujet de la maltraitance des personnes âgées ne semblent pas avoir changé leur discours. L&#039;unique changement pourrait être que les journaux et les  TJ accordent plus d&#039;importance aux moyens de prévention. Il y a une différence dans les démarches à prendre pour combattre la maltraitance. Serait- ce peut-être pour combler certaines lacunes du système romand? ( Hebdo 2006).&lt;br /&gt;
En 1999 on évoquait le souhait de créer une ligne téléphonique pour donner la possibilité aux personnes âgées de se confier. En 2004, le journal 24 Heures mentionne la création d&#039;une telle permanence téléphonique par l&#039;association Alter Ego. On évoque également, en 1999, l&#039;existence d&#039;une brochure (préventive) au canada. En 2005, le matin dimanche évoque la publication de cette brochure.  Serait-ce une conséquence de la canicule?&lt;br /&gt;
Il est difficile de tirer des conclusions sur la base de ces observations, car les articles choisis ne représentent pas forcément la meilleur manière de traiter ce phénomène dans la presse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une grande place semble désormais attribuée à la prévention. Le téléjournal du 9 juin 2004 nous informe par exemple qu&#039;un colloque sur le thème de la canicule a été organisé, dans un but d&#039;information et de prévention, par le Professeur Rapin à Genève en juin 2004.&lt;br /&gt;
Dans une autre émission encore, nous suivons une infirmière qui ne s&#039;était absolument pas inquiété des effets de la canicule et qui découvrait pour la première fois, à la demande des journalistes, l&#039;augmentation relativement marquée du nombre de décès pour le mois d&#039;août 2003 en comparaison avec les chiffres d&#039;août 2002. C&#039;est bien 10% d&#039;augmentation que l&#039;on peut constater. On constate donc bel et bien une grande préocupation quant à la prévention des conséquences désastreuses que peut engendrer une canicule. Les mêmes erreurs ne doivent pas se reproduire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
De manière générale nous n&#039;avons pas constaté d&#039;évolution dans les termes. Cependant, une évolution marquée peut être relevée au niveau quantitatif. La forte médiatisation qu&#039;a suscité la canicule et les problèmes qu&#039;elle a soulevé est vraisemblablement à l&#039;origine de cet accroissement des articles traitant du sujet de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Questionnements et redéfinitions ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Que dire de l&#039;évolution des notions? &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si dans les documents que nous avons analysés nous ne sommes pas parvenus à retirer d&#039;évolutions marquantes de la terminologie employée, ceci nous a permis d&#039;émettre de nouvelles hypothèses et de nous repositionner par rapport à notre question de départ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point que l&#039;on peut relever en terme d&#039;évolution est sans doute ce passage d&#039;une approche anecdodtique de la maltraitance des personnes âgées dans les années précédant la canicule (quelques cas extrêmes d&#039;EMS particuliers) à l&#039;approche actuelle, plus systématique (formations et conférences organisées sur le thème). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous parait peut être donc plus judicieux de parler d&#039;une évolution des mentalités plus que de la terminologies, dans le sens où il est devenu possible de parler des notions de maltraitances, de négligences et d&#039;abus. Depuis plusieurs dizaines d&#039;années quelques professionnels tels que le Professeur Rapin oeuvrent pour faire passer les informations néccessaires à la prévention et à la dénonciation de ces actes. Après énormément de patience, un Temps Présent fu tourné sur la question, plusieurs articles paraissent ensuite dans différents journaux &amp;quot;tout publics&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, avec l&#039;arrivée de la canicule, les médias s&#039;emparent d&#039;un réel fait médiatique et traite de la question lors de tous les TJ (ou presque) lors (et à l&#039;approche) de l&#039;été.&lt;br /&gt;
Il est intéressant de revenir sur l&#039;angle d&#039;approche de notre hypothèse de recherche dans le sens où ce lien entre négligence et canicule n&#039;a pas réellement été fait (propos du Professeur Rapin). Un des phénomènes que nous avons vu apparaître lors de la canicule était une sorte de fatalisme quant à la situation. &amp;quot;Il faisait trop chaud, mais tout le monde avait trop chaud. De toutes manières on ne pouvait rien faire de plus que de constater&amp;quot; (Rapin, mercredi 31 mai 2006). Il nous semble qu&#039;en effet le lien le plus important que nous pouvons faire en terme de négligence est bien un lien avec le déni. En effet, tant le discours des professionnels jugeant que tout allait très bien en Suisse, que celui des médias (dénonçant ce qui se passait chez nos voisins) montre bien un déni du problème qui apparaissait pourtant sous leurs yeux. Ne pas reconnaître qu&#039;il y a un problème est bien le dénier. Le déni est donc une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Revenons sur la question de la négligence. Si ce terme nous est apparu comme une évolution de définition de la maltraitance et comme cette hypothèse n&#039;a pu être vérifée dans le cadre de notre recherche, nous avons été amené à une nouvelle hypothèse: le terme de négligence a peut-être effectivement évolué lui-même dans sa définition. &lt;br /&gt;
Nous avançons l&#039;idée que la définition de la maltraitance aurait subie un élargissement de définition. Par ce fait, beaucoup plus d&#039;actions ou de &amp;quot;non-actions&amp;quot; entreraient sous ce concept de négligence. Ainsi on pourrait effectivement constater une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
Malheureusement notre recherche ne nous permet pas de vérifier cette hypothèse. Cependant, si l&#039;on regarde les chiffres donnés par RIFVEL (Réseau Internet Francophone Vieillir En Liberté)en 2002 quant à la répartition des différentes catégories de maltraitance, on note 8% de cas de négligence. Par ailleurs, en regardant les chiffres avancés par ALMA France en 2003 on constate une augmentation des cas de négligences avec 23,2%. Si les 2 sources ne sont pas les mêmes, il est toutefois possible de les comparer dans le sens où en 2003 la négligence apparait très clairement comme catégorie principale de la maltraitance, alors qu&#039;en 2002 la négligence est la plus petite catégorie de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Est-ce là une marque de l&#039;évolution de cette catégorie qu&#039;est la négligence, la question reste ouverte puisque nous ne pouvons que constater ce phénomène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Les médias: promotteurs d&#039;un problème social &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre rencontre avec le professeur Rapin, nous avons également échangé sur la question des médias et de leurs effets. M. Rapin relève un évènement marquant et déclencheur: la pénurie de cercueil à Paris en août 2003. Il parle d&#039;un &amp;quot;effet télégénique&amp;quot; que nous avons pu relever dans les téléjournaux datant de la période de la canicule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pensons qu&#039;il est intéressant de voir sous 2 aspects les médias. Tout d&#039;abord, comme non intéressés d&#039;un problème social sérieux et important: le bien être et la santé des personnes âgées. Pendant de nombreuses années le Professeur Rapin et ses collègues tantèrent de les faire parler de cette question. Il apprait clair que les médias touchent une énorme partie de la population. Le journal télévisé est suivi par des milliers de téléspectateurs sans compter les lecteurs des divers quotidiens. Lors de la canicule, les médias se sont appropriés un problème de société et l&#039;on dénoncé. Cependant il est intéressant de rappeler que la &amp;quot;prise de conscience&amp;quot; de la part de tous ne fût qu&#039;en 2004 lorsque les chiffres de la &amp;quot;heat wave&amp;quot; parurent. 1000 décès furent recensés durant l&#039;été 2003. Donc, si l&#039;on parle de négligence, on peut relever la négligence des divers médias ne faisant pas état d&#039;une &amp;quot;dramatique réalité&amp;quot; (Professeur Rapin) qu&#039;est la maltraitance. En effet, refuser de passer l&#039;information concernant les conseils et les recommandations l&#039;été arrivant est une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autres part, on peut voir les médias comme promoteurs d&#039;un problème social. Les analyser relèvent donc un intérêt particulier dans le sens où ils sont révélateurs de l&#039;évolution de la perception d&#039;un problème. Nous pourrions relever de nombreux écrits sur la problématique de la construction d&#039;un problème social par les médias et des mécanismes mis en oeuvres pour se faire, mais ce n&#039;est pas ici le sujet de notre travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Situation actuelle &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la canicule a participé à la mise en place de certaines structures d&#039;aides, ce n&#039;est pas réellement elle qui les a initiées. Ces structures sont extrêmement importantes et un suivi des personnes portant plainte est nécessaire.&lt;br /&gt;
Certains &amp;quot;plan canicule&amp;quot; ont été mis en place, des fonds ont été débloqués pour ces fins là...cependant dans de nombreux établissements personne n&#039;est venu demander ce financement pourtant disponible! A nouveau c&#039;est le déni qui prédomine...&amp;quot;Rien ne s&#039;est passé ici&amp;quot;, &amp;quot;Comment s&#039;est passé la canicule dans mon établissement? Sans problème!&amp;quot; voici le genre d&#039;échanges que nous a rapporté le Professeur Rapin auxquels il répond clairement: &amp;quot;Si on ne regarde pas, on ne peut pas voir&amp;quot;! Pour pouvoir relever et lutter contre un problème il faut avant tout le voir, et pour le voir il faut regarder. Il est extrêmement difficile d&#039;accepter et d&#039;avouer la réelle catastrophe qu&#039;est la maltraitance des personnes âgées. Pourtant il y aurait de quoi dire...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la nouvelle charte de la FEGEMS un accent est mis sur la formation du personnel. Ce point est essentiel et pourtant, quasiment aucune formation n&#039;a lieu dans les différents EMS de Genève sur la question de la maltraitance des personnes âgées. D&#039;autre part, il est important de relever une réelle différence entre les &amp;quot;résidents&amp;quot; des EMS d&#039;il y a quelques années et ceux d&#039;aujourd&#039;hui. Auparavant on venait dans les EMS de son plein gré, pour finir tranquillement sa vie entourée. Aujourd&#039;hui, les personnes entrant dans les maisons de retraite arrivent en général de l&#039;hôpital et ont des traitements médicaux à suivre. Ceci nécessite également une formation sur le traitement de la douleur. Là également la question de la négligence reste pertinente: &amp;quot;laisser avoir mal une personne c&#039;est la négliger, surtout lorsque des médicaments et autres remèdes existent&amp;quot; (Rapin, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, il est important de mentionner également que certains établissements ont fait énormément dans le sens de la prévention et de la formation. Les choses ont un peu bougées de manière générale. On peut dénoncer le problème de la maltraitance des personnes âgées sans risquer de perdre sa place (comme De Saussure après la publication de son livre (De Saussure, 1999). Cependant: &amp;quot;il ne faut pas faire peur aux vieux&amp;quot; est une phrase à laquelle le Professeur Rapin se heurte régulièrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Retour sur la problématique, les questions de recherche &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partis sur une question de définition et d&#039;évolution, nous nous sommes rendus compte d&#039;un manque de matière nécessaire à l&#039;analyse. En effet, d&#039;après notre recherche documentaire nous ne pouvons pas tirer de conclusions exhaustives pour les raisons que nous avons mentionnés plus haut: manque de temps et peut-être de pertinence du matériel étudié. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout d&#039;abord le premier élément que nous avons pu reclarifier est bien cette définition de la négligence, comme un synonyme d&#039;abus, est comme une des formes de maltraitance existante. Si elle a toujours été présente dans notre société, celle-ci ne prenait pas réellement en compte le problème des personnes âgées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si une évolution explicite n&#039;apparaît pas dans les termes employés dans les chartes, dans les articles de journaux et dans les téléjournaux, notre hypothèse s&#039;avère toutefois en grande partie vérifiée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet l&#039;évolution que nous supposions apparaît mais autrement que dans les termes, et c&#039;est là que la recherche s&#039;avère intéressante. La canicule de 2003 a été effectivement le moyen pour parler plus d&#039;un réel problème social. Ce phénomène a permis de briser petit à petit le silence autour d&#039;une &amp;quot;problématique sociétale&amp;quot; comme le mentionne le Pr. Rapin. En effet, en Suisse le problème de la maltraitance des personnes âgées a été conçu comme problème social après les statistiques des décès pendant l&#039;été 2003. Comme nous l&#039;avons développé dans notre analyse, on a toujours nié le problème de la maltraitance des personnes âgées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après le Pr. Rapin peut de personnes font un lien entre la canicule et la maltraitance des personnes âgées, pourtant il y a bien là de quoi dire. Comment expliqué ce discours tellement &amp;quot;propret&amp;quot; pendant la canicule puis, dès l&#039;annonce des chiffres (en 2004) un étonnement général de les voir tellement élevés? &lt;br /&gt;
La canicule apparaît dès lors clairement un élément important dans cette construction d&#039;un problème social. Après cette courte recherche nous serions tenter de dire que c&#039;est par elle qu&#039;un problème social s&#039;est construit. Par la promotion et la répétition incessante des problèmes liés à la canicule, au fil des mois un problème a commencé à être accepté par la population. Nous voyons bien là son rôle publicitaire, avec des acteurs qui tentent déjà depuis plusieurs années de parler de ce problème mais en vain, et puis par un &amp;quot;coup de publicité&amp;quot; leur discours commence à être entendu, perçu, voire pris en compte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un problème que nous pouvons se voir dessiner est l&#039;excès de cette médiatisation. En effet, le risque de tomber dans la banalisation de la question des grandes chaleurs est à prendre en compte. Chaque année, à l&#039;approche de l&#039;été, on nous rappel qu&#039;il faut s&#039;hydrater lors des grandes chaleurs...à force de répétitions on peut imaginer que l&#039;effet diminue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsque l&#039;on parle d&#039;excès, tout acte peut devenir négligent. Par exemple: ne pas donner à boire à une personne âgée est une forme de négligence/maltraitance, mais la forcer à boire l&#039;est également car ceci va à l&#039;encontre de sa propre volonté. &lt;br /&gt;
Il serait important, à notre avis, de faire des nuances entre les différentes formes de maltraitance et de négligence (ce qui a commencé à être fait dans les associations telles que ALMA France ou Alter Ego) et d&#039;être clair avec les intervenants par rapport à leurs devoirs et obligations professionnelles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut oublier qu&#039;ils doivent prendre soin de ces personnes, qu&#039;un code de déontologie existe et qu&#039;une grande question reste à être abordée et clarifiée: Qu&#039;est-ce qui doit primer lorsque ces 2 points s&#039;opposent; le choix et la volonté de la personne âgée ou le devoir professionnel face à une personne qui met sa vie en danger?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les questions liées à la négligence et à ses différentes formes, pourraient être abordées à travers une discussion et un travail sur l&#039;éthique professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, la formation des professionnels occupe une part importante à la lutte contre la maltraitance...et malheureusement il reste énormément à faire dans ce domaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, nous arrivons à une nouvelle hypothèse selon laquelle la négligence ne serait pas une évolution du terme de maltraitance mais plutôt la conséquence de l&#039;augmentation du nombre de fois où l&#039;on aborde la question de la maltraitance.&lt;br /&gt;
L&#039;impact de la canicule aurait été une médiatisation soutenue de ce fait, et par là une ébauche de prise de conscience de la part de la population. Cependant, un second niveau d&#039;évolution de définition pourrait être dû au fait de cette reprise incessante de ce thème. A force de parler de la situation souvent dramatique des personnes âgées nous serions sans doute plus attentifs aux faits et gestes qui pourraient s&#039;inscrire dans la maltraitance. Ainsi, on pourrait expliquer l&#039;augmentation trouvée dans les chiffres donnés par RIVFEL et par Alma France par un simple élargissement de la définition-même de la négligence. A partir du moment où les comportements entrant sous &amp;quot;négligence&amp;quot; sont plus larges, par conséquent on constate une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, nous émettons également l&#039;hypothèse, que le Pr. Rapin partage, que &amp;quot;l&#039;effet canicule&amp;quot; aurait également permis aux victimes de pouvoir parler, dénoncer des actes maltraitants à leurs égards. Les numéros de téléphone des associations telles que Alter Ego en Suisse et Alma en France furent diffusés à plusieurs reprises. Ainsi, on pourrait expliquer cette augmentation de maltraitance par une augmentation de cas &amp;quot;annoncés&amp;quot;. Rappelons qu&#039;il est extrêmement difficile pour une victime de porter plainte et d&#039;entrer dans ce type de démarche d&#039;autant plus pour la population à laquelle nous nous sommes intéressés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Remerciements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions le Professeur Charles-Henri Rapin pour sa précieuse aide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions également la Professeure Martine Ruchat de nous avoir permis de vivre l&#039;expérience d&#039;intelligence collective et par là-même de découvrir les difficultés méthodologiques auxquelles les chercheurs sont souvent confrontés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Livres &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Bertin, Evelyne (1999) Gérontologie, psychanalyse et déshumanisation : silence vieillesse... Paris : L&#039;Harmattan]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Gavillet&amp;amp;Grandrieux, Laurence&amp;amp;Véronique (2006) Ne touche pas à tes vieux, regards sur la maltraitance familiale des personnes âgées. Genève: IES Editions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Hugonot, Robert (1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres.]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Masson, Maltraitances et violences, Sous la direction de Bernard Marc, article de Franck Dibouës, Paris (2004)]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Yves Geneste (2004). Silence on frappe, De la maltraitance à la bientraitance des personnes âgées: Imagine]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Sites Internet&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* www.alter-ego.ch&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Articles &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Avant la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (06.10.1999). MALTRAITANCE : LES PERSONNES ÂGÉES SE REBIFFENT:&lt;br /&gt;
Dépasser les clichés pour mieux combattre la violence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin (8.6.2000). EMS: un bilan alarmant - une étude entreprise à Genève montre que les conditions de vie se dégradent rapidement pour les résidents. La faute, d&#039;abord, au manque de personnel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (27.2.2002). MAISONS DE RETRAITE : GROSSE COLÈRE DU SSP ET DES USAGERS: «La maltraitance continue dans les EMS» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (8.4.2003). La maltraitance envers les aînés existe. Reste à en parler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Après la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (21.2.2004). Les aînés maltraités préoccupent Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (2.12.2004). La maltraitance des seniors en question. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin Dimanche (6.11.2005). Humiliations, injures, coups...le 3e âge relève parfois du calvaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (1.12.2005). Personnes âgées maltraitées: un tabou à briser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Hebdo (20.04.2006). Maltraitance des personnes âgées: les lacunes romandes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Téléjournaux &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    12 août 2003, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeudi    14 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    26 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mercredi 09 juin 2004, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Chartes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS): Editions 1998 et 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Revenir sur&#039;&#039; [[articles]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4327</id>
		<title>L&#039;évolution récente de la définition de la maltraitance des personnes âgées</title>
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		<updated>2006-06-21T09:45:54Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : /* A propos des concepts de maltraitance et de négligence: notre approche du thème */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039; Ont écrit cet article... &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tatiana CAVAGLIANI - Sarah GROSSNIKLAUS - Stefania RODRIGUEZ - Mélanie SAVOY - Germain VON DER MUEHL - Valérie SCHAUDER&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A propos des concepts de maltraitance et de négligence: notre approche du thème ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de traiter de la maltraitance des [[Personnes âgées]] car ce thème est bien trop souvent laissé pour compte. On entend souvent parler d&#039;enfants maltraités, de femmes battues, mais rarement de personnes âgées maltraitées.&lt;br /&gt;
De plus, lorsque nous pensons à [[Maltraitance]], notre sens commun a tendance à nous renvoyer directement au sens de la maltraitance physique. Coups, blessures, séquestration...mais aujourd&#039;hui, lorsque l&#039;on rencontre le monde institutionnel, c&#039;est la [[Négligence]] qui semble être devenue une forme perfide de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de nous baser sur la canicule de 2003 pour cibler notre recherche. En effet, lors de cet été 2003, environ 1000 personnnes âgées sont décédées en Suisse des suites des grandes chaleur, du manque d&#039;hydratation. A l&#039;hôpital de Genève (HUG), 352 décès ont été recensés en août 2002 et 385 en août 2003; soit trente-trois décès de plus. Cela correspond à une augmentation d&#039;environ 10% du nombre de  cas. Ce chiffre est représentatif du pourcentage à l&#039;échelle national, hôpitaux et institutions confondus, qui oscille entre 10 et 13%, pour la même période. Suite à ce constat, les proches des personnes âgées, ainsi que les institutions ont été au centre des débats. Leur a été reproché le fait de ne pas avoir suffisament su être à l&#039;écoute de ces personnes et de ne pas avoir prêté suffisamment d&#039;attention à la nécessité pour celles-ci de beaucoup s&#039;hydrater. En d&#039;autres termes, d&#039;avoir fait preuve d&#039;une certaine négligence. &lt;br /&gt;
La canicule de 2003 semble donc particulièrement liée au terme de négligence. En effet, les problèmes qu&#039;elle a révélés ont contribué à un déplacement des considérations habituellement partagées sur la maltraitance. Négliger de prendre soin d&#039;une personne âgée lorsque la température est très élévée est une forme de maltraitance. Cette visibilisation d&#039;une catégorie de la maltraitance, la négligence, au travers de la canicule et de sa médiatisation, a probablement eu comme effet d&#039;élargir le champ recouvert par cette notion, contribuant ainsi à une évolution de la définition de la maltraitance. La négligence y prend désormais une place importante.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons décidé de nous pencher sur la période entre 1998 et 2006. Nous avons utilisé plusieurs articles de journaux romands (avant et après l&#039;été 2003), deux éditions (1998 et 2005) de la charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS) ainsi que des téléjournaux diffusés durant la canicule (juillet et août 2003).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre recherche se limite au niveau du canton de Genève. On parlera particulièrement de la négligence comme maltraitance. Nous allons commencer par donner un panel d&#039;informations sur les recherches et les réflexions menées (principalement sur la France) sur le sujet. Puis, nous comparerons les articles et les deux chartes afin de retirer un maximum d&#039;informations. Ces dernières se porteront  sur leur nombre avant et après la canicule, sur leurs formes, leurs précisions et le vocabulaire employé. Ensuite nous tenterons de faire des liens entre ces différents niveaux d&#039;analyse et ces différentes informations.&lt;br /&gt;
Nous essaierons également de voir comment les téléjournaux présentés lors de la canicule nous décrivent la situation et la norme à adopter pour ne pas être taxé de maltraitance ou de négligence, ainsi que la manière dont ils ont contribué à l&#039;évolution du terme de maltraitance...jusqu&#039;à la négligence. &lt;br /&gt;
Enfin, nous rencontrerons le Dr. Rapin, médecin chef et organisateur du colloque canicule ayant eu lieu en juin 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous apparait important de mentionner quelques limites. Tout d&#039;abord, le fait que nous ne pouvons lire tout ce qui a été écrit sur le sujet et que les articles que nous avons choisis pour l&#039;analyse ne sont pas les seuls et uniques pièces que nous avons trouvées. Une autre limite d&#039;un travail portant sur le thème de la maltraitance,  est que s&#039;appuyer sur des statistiques représente une grande difficulté. En effet, il est très difficile de recenser les victimes de [[Violence]]. Celles-ci ne sont pas toujours prêtes à en parler que cela soit par peur de représailles ou pour d&#039;autres raisons (telles que peur de l&#039;abandon, peur de briser un lien familial, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la prévalence de la maltraitance envers les personnes âgées au sein des institutions, Hugonot (1990) relève la difficulté d&#039;obtenir des statistiques précises. Il souligne qu&#039;il faut dans tous les cas prendre en compte que les cas décelés ne représentent qu&#039;un cinquième de la réalité: il y a donc une sous-estimation importante. Une raison de ce manque de données est que les observations de violences restent souvent à l&#039;intérieur d&#039;une institution. Le manque de témoignages, la dédramatisation par le personnel et la crainte pour la famille de dénoncer la maltraitance rendent l&#039;estimation de la fréquence réelle, difficile. Selon Hugonot, la violence envers les personnes âgées est masquée car elle est liée aux tabous et à la honte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce qu&#039;en disent les auteurs que nous avons lus ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définitions&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de poursuivre notre réflexion, il nous parait important de donner des définitions nécessaires à la compréhension du terme de maltraitance et de négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alter Ego (2002, association suisse contre la maltraitance des personnes âgées) définit la maltraitance comme &amp;quot;un acte ou un ensemble d&#039;actes - comportements et attitudes - commis ou ommis, envers une personne au détriment de son intégrité physique ou sexuelle, morale ou psychique, matérielle ou financière. La maltraitance engendre un tort ou une blessure. Elle constitue une atteinte aux droits fondamentaux et à la dignité de la personne&amp;quot;. &lt;br /&gt;
La maltraitance consiste en actions - violence, abus, sévices, contraintes, empêchements - ou en actes ommis, comme la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La négligence, une forme de maltraitance, consiste selon l&#039;association Alter Ego dans le fait de ne pas donner des soins essentiels à une personne. &amp;quot;C&#039;est omettre de lui donner une nourriture ou des boissons adéquates, les médicaments ou les soins d&#039;hygiène dont elle a besoin&amp;quot; (Alter Ego, 2002). D&#039;autres exemples de négligence sont de donner une alimentation en quantité insuffisante, de ne pas assurer des services adéquats durant la nuit ou de négliger la douleur d&#039;une personne âgée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre article va se baser sur la négligence comme forme de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Revue de littérature&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que l&#039;âge des personnes considérées comme vieillards a augmenté au fil du temps. En effet, dans l&#039;Antiquité les vieillards étaient ceux qui atteignaient l&#039;âge de 40 ans. Aujourd&#039;hui, un vieillard est quelqu&#039;un de plus de 70-80 ans, qui devient dépendant.&lt;br /&gt;
Selon la psychanalyste Evelyne Bertin (1999), notre société occidentale contemporaine n&#039;accorde pas de place à la [[Vieillesse]]. La société refuse de penser à la vieillesse, cette dernière est &#039;&#039;tabou&#039;&#039;. L&#039;être humain a du mal à imaginer qu&#039;il va vieillir, c&#039;est quelque chose dont on ne parle pas, que l&#039;on ne veut pas imaginer, particulièrement dans notre société qui valorise la jeunesse. Selon elle, nous vivons dans un monde en perte de références. La famille en tant qu&#039;institution vit actuellement de grands changements, et nous vivons une époque de confusion des âges et des places dans la famille. L&#039;on ne pourrait penser la vieillesse qu&#039;en se situant dans une lignée, faite de générations ayant chacune leurs rôles.&lt;br /&gt;
Autrefois la vieillesse faisait partie de la société, elle avait une place dans l&#039;univers symbolique de la vie, mais l&#039;on vit actuellement dans une société où les rôles symboliques ont disparus, et où la vieillesse est dévalorisée. En outre, selon De Saussure (1999), il n&#039;est plus rare de voir des familles qui s&#039;étendent sur quatre générations, les tensions et les conflits au sein de ces familles s&#039;en trouvent accrus et la génération des aînés en fait en quelque sorte les frais puisque bien souvent la famille s&#039;en désengage petit à petit. &lt;br /&gt;
Tous ces éléments pourraient expliquer les raisons qui font que les sociétés occidentales gèrent une partie des personnes âgées sur le mode de l&#039;exclusion à travers le placement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui est du problème de la maltraitances des personnes âgées, Bertin (1999) relève deux axes de réflexion &amp;quot;Le déni de la mort dans les sociétés occidentales&amp;quot; ainsi que &amp;quot;L&#039;augmentation de la banalisation du mal&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que le phénomène de maltraitance n&#039;est pas nouveau dans sa nature, mais par sa fréquence (augmentation des victimes et des agresseurs). Il montre par exemple des prières d&#039;un vieillard abandonné et d&#039;un vieillard qui ne peut pas s&#039;enfuir dans des situations difficiles de 1689.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est dès les années 1980 que dans les pays francophones la question du tabou de la maltraitance des personnes âgées fût soulevée. On commence à parler de certains comportements, de certaines gestes et de certains propos profondément maltraitants pour la personne âgée bien souvent complètement dépendante de l&#039;autre.&lt;br /&gt;
Le sujet commençait à peine à être traité que les milieux de professionnels concernés essayaient de faire taire ce qui était soulevé, chacun essayant de préserver son institution de toutes accusations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gavillet et Grandrieux (2006) soulèvent un autre point. Alors que de nombreuses personnes s&#039;attèlent à dénoncer la maltraitance des personnes âgées, celles-ci commencent à se rendre compte que les gestes, les propos et les comportements qu&#039;ils dénoncent ne sont pas les faits de monstres et qu&#039;eux-mêmes commettent ce genre d&#039;actes. Dénoncer ces gestes revient à se dénoncer soi-même, cette constatation va faire diminuer la volonté de parler de ce problème. Pour ces deux raisons, le sujet fut donc un peu moins traité.&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) souligne notamment l&#039;ignorance en France concernant ce sujet et, en rapport avec cela, le manque d&#039;intérêt des médias. Bertin (1999), également, reproche à la société et au monde politique de faire comme si la maltraitance des personnes âgées n&#039;existait pas. Elle dénonce aussi cette habitude de montrer une vitrine parfaite: &amp;quot;&#039;&#039;Les images que les médias nous présentent sur la vieillesse sont le plus souvent des images d&#039;exception. Les sujets âgés maltraités ou déshumanisés sont interdits de cité dans le monde médiatique.&#039;&#039;&amp;quot;(p.14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons également, comme le souligne E.Bertin, que notre société actuelle est celle de &#039;&#039;l&#039;image&#039;&#039;. Pour qu&#039;une cause soit entendue, elle doit être médiatisée. Ce qui peut poser problème dans le cas de violence touchant des personnes âgées quant leurs conditions physiques et psychiques les prédisposent plus à l&#039;isolement qu&#039;à la protestation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, parallèlement à ces condamnations, de nombreux témoignages voient le jours. Des personnes âgées trouvent la force de raconter les violences qu&#039;ils subissent...et ils ne baissent pas les bras.De plus, dans son livre, Hugonot (1990) nomme plusieurs congrès européens sur le sujet de la maltraitance des personnes âgées. Cette problématique ne disparaît pas. La question de la maltraitance des personnes âgées apparaît dès lors comme un nouveau problème social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nos lectures, n’abordent pas directement le concept de négligence, mais tous les auteurs que nous avons lus considèrent la négligence comme étant une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
Concernant la canicule et ses effets, aucun de ces ouvrages n’en fait mention. Cella est dû pour une part au faite que les livres lus ont dû être choisi avant que le thème de l’étude ne soit précisé. De plus, nous avons pus constaté à travers notre recherche, que le lien entre négligence et canicule ne semble pas avoir beaucoup été abordé et approfondi dans la littérature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectif de la recherche ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette recherche est de définir les facteurs impliquant l’évolution récente (entre 1998 et 2006) de la définition de la maltraitance des personnes âgées et plus particulièrement la question de la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre hypothèse de recherche est que les conséquences de la canicule de l&#039;été 2003 et leurs médiatisations auraient contribués à un tournant de la définition de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthode ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de vérifier notre hypothèse, soit l&#039;effet de la canicule 2003 sur la définition de la maltraitance, nous allons analyser et comparer le contenu de deux chartes d&#039;instituitions, d&#039;articles de presse et d&#039;extraits de téléjournaux. &lt;br /&gt;
En ce qui concerne les chartes, nous allons vérifier s&#039;il y a eu des modifications au niveau des articles de loi au sein des institutions et des modifications au niveau de la terminologie employée. &lt;br /&gt;
Le but de la comparaison des articles de presse est de voir s&#039;il y a eu des changements dans la manière d&#039;informer la population sur le problème de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Enfin, l&#039;analyse des téléjournaux devra nous permettre d&#039;analyser le type de langage utilisé en lien avec la canicule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Limites de la méthode &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la comparaison des articles de presse, nous nous sommes rendus compte qu&#039;il est très difficile d&#039;accéder aux articles pertinents pour cette démarche. Il est possible que les articles choisis ne soient pas tout à fait représentatifs de la manière dont la presse traite de la problématique de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, tant lors de nos recherches dans les archives de la TSR que dans la base de données Swissdox, nous avons constaté que le nombre de documents (TJ, émissions, reportages spéciaux, articles, dossiers, etc.) abordant le problème du sort des personnes âgées avait augementé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
Nous pourrions émettre l&#039;hypothèse que la canicule un tremplin, voire un très bon &amp;quot;fait divers&amp;quot; pour parler de la situation des personnes âgées dans notre société. Ce sujet fut traité plus qu&#039;abondament durant la canicule et juste après, puis régulièrement à l&#039;arrivée de l&#039;été les années suivantes. Il nous parait intéressant de relever la manière dont les médias se sont emparés d&#039;un sujet d&#039;actualité pour en faire un problème social. &lt;br /&gt;
Il faut peut-être garder à l&#039;esprit qu&#039;un des buts premiers des médias, comme développé dans les cours du professeur Payet (&#039;&#039;Introduction à la sociologie de l&#039;éducation&#039;&#039;) est, hormis l&#039;aspect d&#039;information, de faire le plus possible d&#039;audimat ou de lecteurs en accrochant les téléspectateurs par des évènements &amp;quot;chocs&amp;quot;. Les médias ont tendance à s&#039;emparer d&#039;un problème social (ici la condition des personnes âgées et la maltraitance) pour en faire un fait médiatique. Ce processus est facilité dès lors qu&#039;un problème concerne un grand nombre de personnes. Ce qui est le cas avec les personnes âgées puisque chacun en a au moins une dans son entourage ou dans sa famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Aspect quantitatif &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue quantitatif, nous avons pu constater que le nombre d&#039;articles paru dans la presse romande (24 heures, Tribune de Genève, le Matin, le Temps, L&#039;Hebdo) avant la canicule a doublé après ce phénomène. Nous avons trouvé environ onze articles dans la période de 1998 à 2003 et vingt de 2003 à 2006. On constate de même pour les téléjournaux (TJ). Le nombre de TJ abordant le problème du sort des personnes agées a triplé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
L&#039;apparition d&#039;un réglement d&#039;application dans la charte de 2005 est un ajout pouvant montrer l&#039;importance donnée à la problématique de la maltraitance. Il apporte une définition beaucoup plus stricte des droits et des compétences du conseil éthique. Cela pourrait refléter le soucis de la Fegems de lutter contre le problème de la maltraitance en institution en donnant un pouvoir de contrôle plus grand au conseil éthique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contenu et évolution des termes employés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les trois types de documents que nous avons analysés nous n&#039;avons pas constaté de grandes différences entre les deux périodes. Les définitions de la maltraitance données dans les articles de journeaux restent les mêmes avant et après la canicule. Le terme de négligence est employé dans quelques articles avant et après l&#039;été 2003 et sa signifiation ne semble pas avoir changé. La négligence est mentionnée comme une catégorie de la maltraitance, mais n&#039;est dans aucun article expliquée davantage. Deux articles de la Tribune de Genève, un du 8.4.2003 et l&#039;autre du 21.2.2004, mentionnent le même pourcentage de négligence, soit 17% à l&#039;intérieur de la maltraitance. En se basant sur ses chiffres, on ne peut donc pas constater d&#039;effet de la canicule de l&#039;été 2003 sur les cas de négligence. &lt;br /&gt;
Des articles datant d&#039;avant et d&#039;après 2003 montrent des statistiques selon lesquelles il y aurait entre 5 et 10% (parfois 20%) de personnes âgées victimes de maltraitance en Suisse. A Genève, il y aurait donc entre 3000 et 5000 personnes âgées concernées.  &lt;br /&gt;
Dans l&#039;article du Matin Dimanche de 2005, il est précisé que la maltraitance physique pouvait consister dans le fait de ne pas donner à boire. Est-ce que cette précision serait éventuellement une conséquence de la canicule de l&#039;été 2003?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du contenu des articles, nous avons constaté que les changements suite à la canicule n&#039;ont pas été très importants. Nous émettons donc l&#039;hypothèse que la problématique de la maltraitance, quoiqu&#039;elle ait suscité plus d&#039;intérêt par la presse après la canicule (nombre d&#039;articles), est traité de la même façon avant et après l&#039;été 2003.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne les TJ, il est intéressant de noter que celles datant de l&#039;été 2003, période de la canicule, n&#039;abordent quasiment pas la situation en Suisse, mais parlent d&#039;effets désastreux en France. C&#039;est seulement un an plus tard que l&#039;on avance les premiers chiffres concernant la Suisse. Il semble qu&#039;elle aie sous estimé les conséquences de la canicule pour ses personnes âgées. La différence de terminologie et d&#039;approche de la situation entre 2003 et 2004 est flagrante lorsque le journaliste parle de l&#039;été 2003 en disant: &amp;quot;Lever le voile sur la canicule n&#039;était pas encore de saison!&amp;quot;.  &lt;br /&gt;
La canicule finira par être abordée comme une routine. Peut-on avancer qu&#039;en une année un fait, unique en son genre et non constaté auparavant, puisse devenir une habitude? Ou plutôt sous entend-t-on que c&#039;est la vigilance qui devient désormais une habitude?&lt;br /&gt;
Nous avons également remarqué que dans tous les TJ que nous avons visionnés, il n&#039;est jamais fait mention du terme de &amp;quot;négligence&amp;quot; ou de &amp;quot;maltraitance&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Pourrait-on aller jusqu&#039;à dire que c&#039;est bien là une forme de tabou? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La comparaison des deux éditions de la charte ne nous a pas amené à constater de grands changements ; que cela soit dans le vocabulaire utilisé, les buts fixés ou les engagements. &lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons mentionné auparavant, le seul aspect nouveau, dans l&#039;édition adoptée en janvier 2005, est l&#039;ajout d&#039;un réglement d&#039;application qui &amp;quot;régit les modalités d&#039;application de la Charte éthique de la Fegems, à savoir l&#039;organisation de l&#039;autorité compétente pour veiller à l&#039;application de la Charte et examiner les requêtes&amp;quot;. C&#039;est le &amp;quot;Conseil éthique&amp;quot; (constitué de membres élus par l&#039;assemblée générale de la Fegems) qui veillera à la bonne application de la Charte. Ce conseil est déjà présent dans la première édition de la charte et les buts qui lui sont attribués dans cette première édition sont les mêmes que dans celle datant de 2005. Toutefois, l&#039;apparition d&#039;un &amp;quot;réglement d&#039;application&amp;quot; dans cette dernière apporte une définition plus précise et ciblée de son rôle et de ses droits. Ceci peut être interprêté comme la volonté de disposer d&#039;un organe de contrôle plus performant pour lutter contre les cas de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements ou modifications&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Même si nous ne pouvons pas parler de changements significatifs qui valideraient notre hypothèses, nous avons trouvé quelques modifications, lors de notre recherche dans des supports différents, qui nous sont apparues pertinentes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les associations et les spécialistes qui s&#039;intéressent au sujet de la maltraitance des personnes âgées ne semblent pas avoir changé leur discours. L&#039;unique changement pourrait être que les journaux et les  TJ accordent plus d&#039;importance aux moyens de prévention. Il y a une différence dans les démarches à prendre pour combattre la maltraitance. Serait- ce peut-être pour combler certaines lacunes du système romand? ( Hebdo 2006).&lt;br /&gt;
En 1999 on évoquait le souhait de créer une ligne téléphonique pour donner la possibilité aux personnes âgées de se confier. En 2004, le journal 24Heures évoque la création d&#039;une telle permanence téléphonique par l&#039;association Alter Ego. On évoque également, en 1999, l&#039;existence d&#039;une brochure (préventive) au canada. En 2005, le matin dimanche évoque la publication de cette brochure.  Serait-ce une conséquence de la canicule?&lt;br /&gt;
Il est difficile de tirer des conclusions sur la base de ces observations, car les articles choisis ne représentent pas forcément la meilleur manière de traiter ce phénomène dans la presse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une grande place semble désormais attribuée à la prévention. Le téléjournal du 9 juin 2004 nous informe par exemple qu&#039;un colloque sur le thème de la canicule a été organisé, dans un but d&#039;information et de prévention, par le Professeur Rapin à Genève en juin 2004.&lt;br /&gt;
Dans une autre émission encore, nous suivons une infirmière qui ne s&#039;était absolument pas inquiété des effets de la canicule et qui découvrait pour la première fois, à la demande des journalistes, l&#039;augmentation relativement marquée du nombre de décès pour le mois d&#039;août 2003 en comparaison avec les chiffres d&#039;août 2002. C&#039;est bien 10% d&#039;augmentation que l&#039;on peut constater. On constate donc bel et bien une grande préocupation quant à la prévention des conséquences désastreuses que peut engendrer une canicule. Les mêmes erreurs ne doivent pas se reproduire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
De manière générale nous n&#039;avons pas constaté d&#039;évolution dans les termes. Cependant, une évolution marquée peut être relevée au niveau quantitatif. La forte médiatisation qu&#039;a suscité la canicule et les problèmes qu&#039;elle a soulevé est vraisemblablement à l&#039;origine de cet accroissement des articles traitant du sujet de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Questionnements et redéfinitions ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Que dire de l&#039;évolution des notions? &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si dans les documents que nous avons analysés nous ne sommes pas parvenus à retirer d&#039;évolutions marquantes de la terminologie employée, ceci nous a permis d&#039;émettre de nouvelles hypothèses et de nous repositionner par rapport à notre question de départ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point que l&#039;on peut relever en terme d&#039;évolution est sans doute ce passage d&#039;une approche anecdodtique de la maltraitance des personnes âgées dans les années précédant la canicule (quelques cas extrêmes d&#039;EMS particuliers) à l&#039;approche actuelle, plus systématique (formations et conférences organisées sur le thème). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous parait peut être donc plus judicieux de parler d&#039;une évolution des mentalités plus que de la terminologies, dans le sens où il est devenu possible de parler des notions de maltraitances, de négligences et d&#039;abus. Depuis plusieurs dizaines d&#039;années quelques professionnels tels que le Professeur Rapin oeuvrent pour faire passer les informations néccessaires à la prévention et à la dénonciation de ces actes. Après énormément de patience, un Temps Présent fu tourné sur la question, plusieurs articles paraissent ensuite dans différents journaux &amp;quot;tout publics&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, avec l&#039;arrivée de la canicule, les médias s&#039;emparent d&#039;un réel fait médiatique et traite de la question lors de tous les TJ (ou presque) lors (et à l&#039;approche) de l&#039;été.&lt;br /&gt;
Il est intéressant de revenir sur l&#039;angle d&#039;approche de notre hypothèse de recherche dans le sens où ce lien entre négligence et canicule n&#039;a pas réellement été fait (propos du Professeur Rapin). Un des phénomènes que nous avons vu apparaître lors de la canicule était une sorte de fatalisme quant à la situation. &amp;quot;Il faisait trop chaud, mais tout le monde avait trop chaud. De toutes manières on ne pouvait rien faire de plus que de constater&amp;quot; (Rapin, mercredi 31 mai 2006). Il nous semble qu&#039;en effet le lien le plus important que nous pouvons faire en terme de négligence est bien un lien avec le déni. En effet, tant le discours des professionnels jugeant que tout allait très bien en Suisse, que celui des médias (dénonçant ce qui se passait chez nos voisins) montre bien un déni du problème qui apparaissait pourtant sous leurs yeux. Ne pas reconnaître qu&#039;il y a un problème est bien le dénier. Le déni est donc une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Revenons sur la question de la négligence. Si ce terme nous est apparu comme une évolution de définition de la maltraitance et comme cette hypothèse n&#039;a pu être vérifée dans le cadre de notre recherche, nous avons été amené à une nouvelle hypothèse: le terme de négligence a peut-être effectivement évolué lui-même dans sa définition. &lt;br /&gt;
Nous avançons l&#039;idée que la définition de la maltraitance aurait subie un élargissement de définition. Par ce fait, beaucoup plus d&#039;actions ou de &amp;quot;non-actions&amp;quot; entreraient sous ce concept de négligence. Ainsi on pourrait effectivement constater une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
Malheureusement notre recherche ne nous permet pas de vérifier cette hypothèse. Cependant, si l&#039;on regarde les chiffres donnés par RIFVEL (Réseau Internet Francophone Vieillir En Liberté)en 2002 quant à la répartition des différentes catégories de maltraitance, on note 8% de cas de négligence. Par ailleurs, en regardant les chiffres avancés par ALMA France en 2003 on constate une augmentation des cas de négligences avec 23,2%. Si les 2 sources ne sont pas les mêmes, il est toutefois possible de les comparer dans le sens où en 2003 la négligence apparait très clairement comme catégorie principale de la maltraitance, alors qu&#039;en 2002 la négligence est la plus petite catégorie de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Est-ce là une marque de l&#039;évolution de cette catégorie qu&#039;est la négligence, la question reste ouverte puisque nous ne pouvons que constater ce phénomène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Les médias: promotteurs d&#039;un problème social &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre rencontre avec le professeur Rapin, nous avons également échangé sur la question des médias et de leurs effets. M. Rapin relève un évènement marquant et déclencheur: la pénurie de cercueil à Paris en août 2003. Il parle d&#039;un &amp;quot;effet télégénique&amp;quot; que nous avons pu relever dans les téléjournaux datant de la période de la canicule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pensons qu&#039;il est intéressant de voir sous 2 aspects les médias. Tout d&#039;abord, comme non intéressés d&#039;un problème social sérieux et important: le bien être et la santé des personnes âgées. Pendant de nombreuses années le Professeur Rapin et ses collègues tantèrent de les faire parler de cette question. Il apprait clair que les médias touchent une énorme partie de la population. Le journal télévisé est suivi par des milliers de téléspectateurs sans compter les lecteurs des divers quotidiens. Lors de la canicule, les médias se sont appropriés un problème de société et l&#039;on dénoncé. Cependant il est intéressant de rappeler que la &amp;quot;prise de conscience&amp;quot; de la part de tous ne fût qu&#039;en 2004 lorsque les chiffres de la &amp;quot;heat wave&amp;quot; parurent. 1000 décès furent recensés durant l&#039;été 2003. Donc, si l&#039;on parle de négligence, on peut relever la négligence des divers médias ne faisant pas état d&#039;une &amp;quot;dramatique réalité&amp;quot; (Professeur Rapin) qu&#039;est la maltraitance. En effet, refuser de passer l&#039;information concernant les conseils et les recommandations l&#039;été arrivant est une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autres part, on peut voir les médias comme promoteurs d&#039;un problème social. Les analyser relèvent donc un intérêt particulier dans le sens où ils sont révélateurs de l&#039;évolution de la perception d&#039;un problème. Nous pourrions relever de nombreux écrits sur la problématique de la construction d&#039;un problème social par les médias et des mécanismes mis en oeuvres pour se faire, mais ce n&#039;est pas ici le sujet de notre travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Situation actuelle &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la canicule a participé à la mise en place de certaines structures d&#039;aides, ce n&#039;est pas réellement elle qui les a initiées. Ces structures sont extrêmement importantes et un suivi des personnes portant plainte est nécessaire.&lt;br /&gt;
Certains &amp;quot;plan canicule&amp;quot; ont été mis en place, des fonds ont été débloqués pour ces fins là...cependant dans de nombreux établissements personne n&#039;est venu demander ce financement pourtant disponible! A nouveau c&#039;est le déni qui prédomine...&amp;quot;Rien ne s&#039;est passé ici&amp;quot;, &amp;quot;Comment s&#039;est passé la canicule dans mon établissement? Sans problème!&amp;quot; voici le genre d&#039;échanges que nous a rapporté le Professeur Rapin auxquels il répond clairement: &amp;quot;Si on ne regarde pas, on ne peut pas voir&amp;quot;! Pour pouvoir relever et lutter contre un problème il faut avant tout le voir, et pour le voir il faut regarder. Il est extrêmement difficile d&#039;accepter et d&#039;avouer la réelle catastrophe qu&#039;est la maltraitance des personnes âgées. Pourtant il y aurait de quoi dire...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la nouvelle charte de la FEGEMS un accent est mis sur la formation du personnel. Ce point est essentiel et pourtant, quasiment aucune formation n&#039;a lieu dans les différents EMS de Genève sur la question de la maltraitance des personnes âgées. D&#039;autre part, il est important de relever une réelle différence entre les &amp;quot;résidents&amp;quot; des EMS d&#039;il y a quelques années et ceux d&#039;aujourd&#039;hui. Auparavant on venait dans les EMS de son plein gré, pour finir tranquillement sa vie entourée. Aujourd&#039;hui, les personnes entrant dans les maisons de retraite arrivent en général de l&#039;hôpital et ont des traitements médicaux à suivre. Ceci nécessite également une formation sur le traitement de la douleur. Là également la question de la négligence reste pertinente: &amp;quot;laisser avoir mal une personne c&#039;est la négliger, surtout lorsque des médicaments et autres remèdes existent&amp;quot; (Rapin, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, il est important de mentionner également que certains établissements ont fait énormément dans le sens de la prévention et de la formation. Les choses ont un peu bougées de manière générale. On peut dénoncer le problème de la maltraitance des personnes âgées sans risquer de perdre sa place (comme De Saussure après la publication de son livre (De Saussure, 1999). Cependant: &amp;quot;il ne faut pas faire peur aux vieux&amp;quot; est une phrase à laquelle le Professeur Rapin se heurte régulièrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Retour sur la problématique, les questions de recherche &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partis sur une question de définition et d&#039;évolution, nous nous sommes rendus compte d&#039;un manque de matière nécessaire à l&#039;analyse. En effet, d&#039;après notre recherche documentaire nous ne pouvons pas tirer de conclusions exhaustives pour les raisons que nous avons mentionnés plus haut: manque de temps et peut-être de pertinence du matériel étudié. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout d&#039;abord le premier élément que nous avons pu reclarifier est bien cette définition de la négligence, comme un synonyme d&#039;abus, est comme une des formes de maltraitance existante. Si elle a toujours été présente dans notre société, celle-ci ne prenait pas réellement en compte le problème des personnes âgées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si une évolution explicite n&#039;apparaît pas dans les termes employés dans les chartes, dans les articles de journaux et dans les téléjournaux, notre hypothèse s&#039;avère toutefois en grande partie vérifiée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet l&#039;évolution que nous supposions apparaît mais autrement que dans les termes, et c&#039;est là que la recherche s&#039;avère intéressante. La canicule de 2003 a été effectivement le moyen pour parler plus d&#039;un réel problème social. Ce phénomène a permis de briser petit à petit le silence autour d&#039;une &amp;quot;problématique sociétale&amp;quot; comme le mentionne le Pr. Rapin. En effet, en Suisse le problème de la maltraitance des personnes âgées a été conçu comme problème social après les statistiques des décès pendant l&#039;été 2003. Comme nous l&#039;avons développé dans notre analyse, on a toujours nié le problème de la maltraitance des personnes âgées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après le Pr. Rapin peut de personnes font un lien entre la canicule et la maltraitance des personnes âgées, pourtant il y a bien là de quoi dire. Comment expliqué ce discours tellement &amp;quot;propret&amp;quot; pendant la canicule puis, dès l&#039;annonce des chiffres (en 2004) un étonnement général de les voir tellement élevés? &lt;br /&gt;
La canicule apparaît dès lors clairement un élément important dans cette construction d&#039;un problème social. Après cette courte recherche nous serions tenter de dire que c&#039;est par elle qu&#039;un problème social s&#039;est construit. Par la promotion et la répétition incessante des problèmes liés à la canicule, au fil des mois un problème a commencé à être accepté par la population. Nous voyons bien là son rôle publicitaire, avec des acteurs qui tentent déjà depuis plusieurs années de parler de ce problème mais en vain, et puis par un &amp;quot;coup de publicité&amp;quot; leur discours commence à être entendu, perçu, voire pris en compte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un problème que nous pouvons se voir dessiner est l&#039;excès de cette médiatisation. En effet, le risque de tomber dans la banalisation de la question des grandes chaleurs est à prendre en compte. Chaque année, à l&#039;approche de l&#039;été, on nous rappel qu&#039;il faut s&#039;hydrater lors des grandes chaleurs...à force de répétitions on peut imaginer que l&#039;effet diminue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsque l&#039;on parle d&#039;excès, tout acte peut devenir négligent. Par exemple: ne pas donner à boire à une personne âgée est une forme de négligence/maltraitance, mais la forcer à boire l&#039;est également car ceci va à l&#039;encontre de sa propre volonté. &lt;br /&gt;
Il serait important, à notre avis, de faire des nuances entre les différentes formes de maltraitance et de négligence (ce qui a commencé à être fait dans les associations telles que ALMA France ou Alter Ego) et d&#039;être clair avec les intervenants par rapport à leurs devoirs et obligations professionnelles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut oublier qu&#039;ils doivent prendre soin de ces personnes, qu&#039;un code de déontologie existe et qu&#039;une grande question reste à être abordée et clarifiée: Qu&#039;est-ce qui doit primer lorsque ces 2 points s&#039;opposent; le choix et la volonté de la personne âgée ou le devoir professionnel face à une personne qui met sa vie en danger?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les questions liées à la négligence et à ses différentes formes, pourraient être abordées à travers une discussion et un travail sur l&#039;éthique professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, la formation des professionnels occupe une part importante à la lutte contre la maltraitance...et malheureusement il reste énormément à faire dans ce domaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, nous arrivons à une nouvelle hypothèse selon laquelle la négligence ne serait pas une évolution du terme de maltraitance mais plutôt la conséquence de l&#039;augmentation du nombre de fois où l&#039;on aborde la question de la maltraitance.&lt;br /&gt;
L&#039;impact de la canicule aurait été une médiatisation soutenue de ce fait, et par là une ébauche de prise de conscience de la part de la population. Cependant, un second niveau d&#039;évolution de définition pourrait être dû au fait de cette reprise incessante de ce thème. A force de parler de la situation souvent dramatique des personnes âgées nous serions sans doute plus attentifs aux faits et gestes qui pourraient s&#039;inscrire dans la maltraitance. Ainsi, on pourrait expliquer l&#039;augmentation trouvée dans les chiffres donnés par RIVFEL et par Alma France par un simple élargissement de la définition-même de la négligence. A partir du moment où les comportements entrant sous &amp;quot;négligence&amp;quot; sont plus larges, par conséquent on constate une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, nous émettons également l&#039;hypothèse, que le Pr. Rapin partage, que &amp;quot;l&#039;effet canicule&amp;quot; aurait également permis aux victimes de pouvoir parler, dénoncer des actes maltraitants à leurs égards. Les numéros de téléphone des associations telles que Alter Ego en Suisse et Alma en France furent diffusés à plusieurs reprises. Ainsi, on pourrait expliquer cette augmentation de maltraitance par une augmentation de cas &amp;quot;annoncés&amp;quot;. Rappelons qu&#039;il est extrêmement difficile pour une victime de porter plainte et d&#039;entrer dans ce type de démarche d&#039;autant plus pour la population à laquelle nous nous sommes intéressés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Remerciements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions le Professeur Charles-Henri Rapin pour sa précieuse aide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions également la Professeure Martine Ruchat de nous avoir permis de vivre l&#039;expérience d&#039;intelligence collective et par là-même de découvrir les difficultés méthodologiques auxquelles les chercheurs sont souvent confrontés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Livres &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Bertin, Evelyne (1999) Gérontologie, psychanalyse et déshumanisation : silence vieillesse... Paris : L&#039;Harmattan]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Gavillet&amp;amp;Grandrieux, Laurence&amp;amp;Véronique (2006) Ne touche pas à tes vieux, regards sur la maltraitance familiale des personnes âgées. Genève: IES Editions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Hugonot, Robert (1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres.]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Masson, Maltraitances et violences, Sous la direction de Bernard Marc, article de Franck Dibouës, Paris (2004)]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Yves Geneste (2004). Silence on frappe, De la maltraitance à la bientraitance des personnes âgées: Imagine]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Sites Internet&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* www.alter-ego.ch&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Articles &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Avant la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (06.10.1999). MALTRAITANCE : LES PERSONNES ÂGÉES SE REBIFFENT:&lt;br /&gt;
Dépasser les clichés pour mieux combattre la violence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin (8.6.2000). EMS: un bilan alarmant - une étude entreprise à Genève montre que les conditions de vie se dégradent rapidement pour les résidents. La faute, d&#039;abord, au manque de personnel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (27.2.2002). MAISONS DE RETRAITE : GROSSE COLÈRE DU SSP ET DES USAGERS: «La maltraitance continue dans les EMS» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (8.4.2003). La maltraitance envers les aînés existe. Reste à en parler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Après la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (21.2.2004). Les aînés maltraités préoccupent Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (2.12.2004). La maltraitance des seniors en question. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin Dimanche (6.11.2005). Humiliations, injures, coups...le 3e âge relève parfois du calvaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (1.12.2005). Personnes âgées maltraitées: un tabou à briser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Hebdo (20.04.2006). Maltraitance des personnes âgées: les lacunes romandes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Téléjournaux &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    12 août 2003, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeudi    14 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    26 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mercredi 09 juin 2004, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Chartes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS): Editions 1998 et 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Revenir sur&#039;&#039; [[articles]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4326</id>
		<title>L&#039;évolution récente de la définition de la maltraitance des personnes âgées</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4326"/>
		<updated>2006-06-21T09:43:59Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : /* Conclusion */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039; Ont écrit cet article... &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tatiana CAVAGLIANI - Sarah GROSSNIKLAUS - Stefania RODRIGUEZ - Mélanie SAVOY - Germain VON DER MUEHL - Valérie SCHAUDER&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A propos des concepts de maltraitance et de négligence: notre approche du thème ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de traiter de la maltraitance des [[Personnes âgées]] car ce thème est bien trop souvent laissé pour compte. On entend souvent parler d&#039;enfants maltraités, de femmes battues, mais rarement de personnes âgées maltraitées.&lt;br /&gt;
De plus, lorsque nous pensons à [[Maltraitance]], notre sens commun a tendance à nous renvoyer directement au sens de la maltraitance physique. Coups, blessures, séquestration...mais aujourd&#039;hui, lorsque l&#039;on rencontre le monde insitutionnel, c&#039;est la [[Négligence]] qui semble être devenue une forme perfide de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de nous baser sur la canicule de 2003 pour cibler notre recherche. En effet, lors de cet été 2003, environ 1000 personnnes âgées sont décédées en Suisse des suites des grandes chaleur, du manque d&#039;hydratation. A l&#039;hôpital de Genève (HUG), 352 décès ont été recensés en août 2002 et 385 en août 2003; soit trente-trois décès de plus. Cela correspond à une augmentation d&#039;environ 10% du nombre de  cas. Ce chiffre est représentatif du pourcentage à l&#039;échelle national, hôpitaux et institutions confondus, qui oscille entre 10 et 13%, pour la même période. Suite à ce constat, les proches des personnes âgées, ainsi que les institutions ont été au centre des débats. Leur a été reproché le fait de ne pas avoir suffisament su être à l&#039;écoute de ces personnes et de ne pas avoir prêté suffisamment d&#039;attention à la nécessité pour celles-ci de beaucoup s&#039;hydrater. En d&#039;autres termes, d&#039;avoir fait preuve d&#039;une certaine négligence. &lt;br /&gt;
La canicule de 2003 semble donc particulièrement liée au terme de négligence. En effet, les problèmes qu&#039;elle a révélés ont contribué à un déplacement des considérations habituellement partagées sur la maltraitance. Négliger de prendre soin d&#039;une personne âgée lorsque la température est très élévée est une forme de maltraitance. Cette visibilisation d&#039;une catégorie de la maltraitance, la négligence, au travers de la canicule et de sa médiatisation, a probablement eu comme effet d&#039;élargir le champ recouvert par cette notion, contribuant ainsi à une évolution de la définition de la maltraitance. La négligence y prend désormais une place importante.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons décidé de nous pencher sur la période entre 1998 et 2006. Nous avons utilisé plusieurs articles de journaux romands (avant et après l&#039;été 2003), deux éditions (1998 et 2005) de la charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS) ainsi que des téléjournaux diffusés durant la canicule (juillet et août 2003).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre recherche se limite au niveau du canton de Genève. On parlera particulièrement de la négligence comme maltraitance. Nous allons commencer par donner un panel d&#039;informations sur les recherches et les réflexions menées (principalement sur la France) sur le sujet. Puis, nous comparerons les articles et les deux chartes afin de retirer un maximum d&#039;informations. Ces dernières se porteront  sur leur nombre avant et après la canicule, sur leurs formes, leurs précisions et le vocabulaire employé. Ensuite nous tenterons de faire des liens entre ces différents niveaux d&#039;analyse et ces différentes informations.&lt;br /&gt;
Nous essaierons également de voir comment les téléjournaux présentés lors de la canicule nous décrivent la situation et la norme à adopter pour ne pas être taxé de maltraitance ou de négligence, ainsi que la manière dont ils ont contribué à l&#039;évolution du terme de maltraitance...jusqu&#039;à la négligence. &lt;br /&gt;
Enfin, nous rencontrerons le Dr. Rapin, médecin chef et organisateur du colloque canicule ayant eu lieu en juin 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous apparait important de mentionner quelques limites. Tout d&#039;abord, le fait que nous ne pouvons lire tout ce qui a été écrit sur le sujet et que les articles que nous avons choisis pour l&#039;analyse ne sont pas les seuls et uniques pièces que nous avons trouvées. Une autre limite d&#039;un travail portant sur le thème de la maltraitance,  s&#039;appuyer sur des statistiques représente une grande difficulté. En effet, il est très difficile de recenser les victimes de [[Violence]]. Celles-ci ne sont pas toujours prêtes à en parler que cela soit par peur de représailles ou pour d&#039;autres raisons (telles que peur de l&#039;abandon, peur de briser un lien familial, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la prévalence de la maltraitance envers les personnes âgées au sein des institutions, Hugonot (1990) relève la difficulté d&#039;obtenir des statistiques précises. Il souligne qu&#039;il faut dans tous les cas prendre en compte que les cas décelés ne représentent qu&#039;un cinquième de la réalité: il y a donc une sous-estimation importante. Une raison de ce manque de données est que les observations de violences restent souvent à l&#039;intérieur d&#039;une institution. Le manque de témoignages, la dédramatisation par le personnel et la crainte pour la famille de dénoncer la maltraitance rendent l&#039;estimation de la fréquence réelle, difficile. Selon Hugonot, la violence envers les personnes âgées est masquée car elle est liée aux tabous et à la honte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce qu&#039;en disent les auteurs que nous avons lus ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définitions&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de poursuivre notre réflexion, il nous parait important de donner des définitions nécessaires à la compréhension du terme de maltraitance et de négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alter Ego (2002, association suisse contre la maltraitance des personnes âgées) définit la maltraitance comme &amp;quot;un acte ou un ensemble d&#039;actes - comportements et attitudes - commis ou ommis, envers une personne au détriment de son intégrité physique ou sexuelle, morale ou psychique, matérielle ou financière. La maltraitance engendre un tort ou une blessure. Elle constitue une atteinte aux droits fondamentaux et à la dignité de la personne&amp;quot;. &lt;br /&gt;
La maltraitance consiste en actions - violence, abus, sévices, contraintes, empêchements - ou en actes ommis, comme la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La négligence, une forme de maltraitance, consiste selon l&#039;association Alter Ego dans le fait de ne pas donner des soins essentiels à une personne. &amp;quot;C&#039;est omettre de lui donner une nourriture ou des boissons adéquates, les médicaments ou les soins d&#039;hygiène dont elle a besoin&amp;quot; (Alter Ego, 2002). D&#039;autres exemples de négligence sont de donner une alimentation en quantité insuffisante, de ne pas assurer des services adéquats durant la nuit ou de négliger la douleur d&#039;une personne âgée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre article va se baser sur la négligence comme forme de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Revue de littérature&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que l&#039;âge des personnes considérées comme vieillards a augmenté au fil du temps. En effet, dans l&#039;Antiquité les vieillards étaient ceux qui atteignaient l&#039;âge de 40 ans. Aujourd&#039;hui, un vieillard est quelqu&#039;un de plus de 70-80 ans, qui devient dépendant.&lt;br /&gt;
Selon la psychanalyste Evelyne Bertin (1999), notre société occidentale contemporaine n&#039;accorde pas de place à la [[Vieillesse]]. La société refuse de penser à la vieillesse, cette dernière est &#039;&#039;tabou&#039;&#039;. L&#039;être humain a du mal à imaginer qu&#039;il va vieillir, c&#039;est quelque chose dont on ne parle pas, que l&#039;on ne veut pas imaginer, particulièrement dans notre société qui valorise la jeunesse. Selon elle, nous vivons dans un monde en perte de références. La famille en tant qu&#039;institution vit actuellement de grands changements, et nous vivons une époque de confusion des âges et des places dans la famille. L&#039;on ne pourrait penser la vieillesse qu&#039;en se situant dans une lignée, faite de générations ayant chacune leurs rôles.&lt;br /&gt;
Autrefois la vieillesse faisait partie de la société, elle avait une place dans l&#039;univers symbolique de la vie, mais l&#039;on vit actuellement dans une société où les rôles symboliques ont disparus, et où la vieillesse est dévalorisée. En outre, selon De Saussure (1999), il n&#039;est plus rare de voir des familles qui s&#039;étendent sur quatre générations, les tensions et les conflits au sein de ces familles s&#039;en trouvent accrus et la génération des aînés en fait en quelque sorte les frais puisque bien souvent la famille s&#039;en désengage petit à petit. &lt;br /&gt;
Tous ces éléments pourraient expliquer les raisons qui font que les sociétés occidentales gèrent une partie des personnes âgées sur le mode de l&#039;exclusion à travers le placement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui est du problème de la maltraitances des personnes âgées, Bertin (1999) relève deux axes de réflexion &amp;quot;Le déni de la mort dans les sociétés occidentales&amp;quot; ainsi que &amp;quot;L&#039;augmentation de la banalisation du mal&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que le phénomène de maltraitance n&#039;est pas nouveau dans sa nature, mais par sa fréquence (augmentation des victimes et des agresseurs). Il montre par exemple des prières d&#039;un vieillard abandonné et d&#039;un vieillard qui ne peut pas s&#039;enfuir dans des situations difficiles de 1689.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est dès les années 1980 que dans les pays francophones la question du tabou de la maltraitance des personnes âgées fût soulevée. On commence à parler de certains comportements, de certaines gestes et de certains propos profondément maltraitants pour la personne âgée bien souvent complètement dépendante de l&#039;autre.&lt;br /&gt;
Le sujet commençait à peine à être traité que les milieux de professionnels concernés essayaient de faire taire ce qui était soulevé, chacun essayant de préserver son institution de toutes accusations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gavillet et Grandrieux (2006) soulèvent un autre point. Alors que de nombreuses personnes s&#039;attèlent à dénoncer la maltraitance des personnes âgées, celles-ci commencent à se rendre compte que les gestes, les propos et les comportements qu&#039;ils dénoncent ne sont pas les faits de monstres et qu&#039;eux-mêmes commettent ce genre d&#039;actes. Dénoncer ces gestes revient à se dénoncer soi-même, cette constatation va faire diminuer la volonté de parler de ce problème. Pour ces deux raisons, le sujet fut donc un peu moins traité.&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) souligne notamment l&#039;ignorance en France concernant ce sujet et, en rapport avec cela, le manque d&#039;intérêt des médias. Bertin (1999), également, reproche à la société et au monde politique de faire comme si la maltraitance des personnes âgées n&#039;existait pas. Elle dénonce aussi cette habitude de montrer une vitrine parfaite: &amp;quot;&#039;&#039;Les images que les médias nous présentent sur la vieillesse sont le plus souvent des images d&#039;exception. Les sujets âgés maltraités ou déshumanisés sont interdits de cité dans le monde médiatique.&#039;&#039;&amp;quot;(p.14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons également, comme le souligne E.Bertin, que notre société actuelle est celle de &#039;&#039;l&#039;image&#039;&#039;. Pour qu&#039;une cause soit entendue, elle doit être médiatisée. Ce qui peut poser problème dans le cas de violence touchant des personnes âgées quant leurs conditions physiques et psychiques les prédisposent plus à l&#039;isolement qu&#039;à la protestation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, parallèlement à ces condamnations, de nombreux témoignages voient le jours. Des personnes âgées trouvent la force de raconter les violences qu&#039;ils subissent...et ils ne baissent pas les bras.De plus, dans son livre, Hugonot (1990) nomme plusieurs congrès européens sur le sujet de la maltraitance des personnes âgées. Cette problématique ne disparaît pas. La question de la maltraitance des personnes âgées apparaît dès lors comme un nouveau problème social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nos lectures, n’abordent pas directement le concept de négligence, mais tous les auteurs que nous avons lus considèrent la négligence comme étant une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
Concernant la canicule et ses effets, aucun de ces ouvrages n’en fait mention. Cella est dû pour une part au faite que les livres lus ont dû être choisi avant que le thème de l’étude ne soit précisé. De plus, nous avons pus constaté à travers notre recherche, que le lien entre négligence et canicule ne semble pas avoir beaucoup été abordé et approfondi dans la littérature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectif de la recherche ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette recherche est de définir les facteurs impliquant l’évolution récente (entre 1998 et 2006) de la définition de la maltraitance des personnes âgées et plus particulièrement la question de la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre hypothèse de recherche est que les conséquences de la canicule de l&#039;été 2003 et leurs médiatisations auraient contribués à un tournant de la définition de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthode ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de vérifier notre hypothèse, soit l&#039;effet de la canicule 2003 sur la définition de la maltraitance, nous allons analyser et comparer le contenu de deux chartes d&#039;instituitions, d&#039;articles de presse et d&#039;extraits de téléjournaux. &lt;br /&gt;
En ce qui concerne les chartes, nous allons vérifier s&#039;il y a eu des modifications au niveau des articles de loi au sein des institutions et des modifications au niveau de la terminologie employée. &lt;br /&gt;
Le but de la comparaison des articles de presse est de voir s&#039;il y a eu des changements dans la manière d&#039;informer la population sur le problème de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Enfin, l&#039;analyse des téléjournaux devra nous permettre d&#039;analyser le type de langage utilisé en lien avec la canicule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Limites de la méthode &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la comparaison des articles de presse, nous nous sommes rendus compte qu&#039;il est très difficile d&#039;accéder aux articles pertinents pour cette démarche. Il est possible que les articles choisis ne soient pas tout à fait représentatifs de la manière dont la presse traite de la problématique de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, tant lors de nos recherches dans les archives de la TSR que dans la base de données Swissdox, nous avons constaté que le nombre de documents (TJ, émissions, reportages spéciaux, articles, dossiers, etc.) abordant le problème du sort des personnes âgées avait augementé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
Nous pourrions émettre l&#039;hypothèse que la canicule un tremplin, voire un très bon &amp;quot;fait divers&amp;quot; pour parler de la situation des personnes âgées dans notre société. Ce sujet fut traité plus qu&#039;abondament durant la canicule et juste après, puis régulièrement à l&#039;arrivée de l&#039;été les années suivantes. Il nous parait intéressant de relever la manière dont les médias se sont emparés d&#039;un sujet d&#039;actualité pour en faire un problème social. &lt;br /&gt;
Il faut peut-être garder à l&#039;esprit qu&#039;un des buts premiers des médias, comme développé dans les cours du professeur Payet (&#039;&#039;Introduction à la sociologie de l&#039;éducation&#039;&#039;) est, hormis l&#039;aspect d&#039;information, de faire le plus possible d&#039;audimat ou de lecteurs en accrochant les téléspectateurs par des évènements &amp;quot;chocs&amp;quot;. Les médias ont tendance à s&#039;emparer d&#039;un problème social (ici la condition des personnes âgées et la maltraitance) pour en faire un fait médiatique. Ce processus est facilité dès lors qu&#039;un problème concerne un grand nombre de personnes. Ce qui est le cas avec les personnes âgées puisque chacun en a au moins une dans son entourage ou dans sa famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Aspect quantitatif &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue quantitatif, nous avons pu constater que le nombre d&#039;articles paru dans la presse romande (24 heures, Tribune de Genève, le Matin, le Temps, L&#039;Hebdo) avant la canicule a doublé après ce phénomène. Nous avons trouvé environ onze articles dans la période de 1998 à 2003 et vingt de 2003 à 2006. On constate de même pour les téléjournaux (TJ). Le nombre de TJ abordant le problème du sort des personnes agées a triplé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
L&#039;apparition d&#039;un réglement d&#039;application dans la charte de 2005 est un ajout pouvant montrer l&#039;importance donnée à la problématique de la maltraitance. Il apporte une définition beaucoup plus stricte des droits et des compétences du conseil éthique. Cela pourrait refléter le soucis de la Fegems de lutter contre le problème de la maltraitance en institution en donnant un pouvoir de contrôle plus grand au conseil éthique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contenu et évolution des termes employés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les trois types de documents que nous avons analysés nous n&#039;avons pas constaté de grandes différences entre les deux périodes. Les définitions de la maltraitance données dans les articles de journeaux restent les mêmes avant et après la canicule. Le terme de négligence est employé dans quelques articles avant et après l&#039;été 2003 et sa signifiation ne semble pas avoir changé. La négligence est mentionnée comme une catégorie de la maltraitance, mais n&#039;est dans aucun article expliquée davantage. Deux articles de la Tribune de Genève, un du 8.4.2003 et l&#039;autre du 21.2.2004, mentionnent le même pourcentage de négligence, soit 17% à l&#039;intérieur de la maltraitance. En se basant sur ses chiffres, on ne peut donc pas constater d&#039;effet de la canicule de l&#039;été 2003 sur les cas de négligence. &lt;br /&gt;
Des articles datant d&#039;avant et d&#039;après 2003 montrent des statistiques selon lesquelles il y aurait entre 5 et 10% (parfois 20%) de personnes âgées victimes de maltraitance en Suisse. A Genève, il y aurait donc entre 3000 et 5000 personnes âgées concernées.  &lt;br /&gt;
Dans l&#039;article du Matin Dimanche de 2005, il est précisé que la maltraitance physique pouvait consister dans le fait de ne pas donner à boire. Est-ce que cette précision serait éventuellement une conséquence de la canicule de l&#039;été 2003?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du contenu des articles, nous avons constaté que les changements suite à la canicule n&#039;ont pas été très importants. Nous émettons donc l&#039;hypothèse que la problématique de la maltraitance, quoiqu&#039;elle ait suscité plus d&#039;intérêt par la presse après la canicule (nombre d&#039;articles), est traité de la même façon avant et après l&#039;été 2003.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne les TJ, il est intéressant de noter que celles datant de l&#039;été 2003, période de la canicule, n&#039;abordent quasiment pas la situation en Suisse, mais parlent d&#039;effets désastreux en France. C&#039;est seulement un an plus tard que l&#039;on avance les premiers chiffres concernant la Suisse. Il semble qu&#039;elle aie sous estimé les conséquences de la canicule pour ses personnes âgées. La différence de terminologie et d&#039;approche de la situation entre 2003 et 2004 est flagrante lorsque le journaliste parle de l&#039;été 2003 en disant: &amp;quot;Lever le voile sur la canicule n&#039;était pas encore de saison!&amp;quot;.  &lt;br /&gt;
La canicule finira par être abordée comme une routine. Peut-on avancer qu&#039;en une année un fait, unique en son genre et non constaté auparavant, puisse devenir une habitude? Ou plutôt sous entend-t-on que c&#039;est la vigilance qui devient désormais une habitude?&lt;br /&gt;
Nous avons également remarqué que dans tous les TJ que nous avons visionnés, il n&#039;est jamais fait mention du terme de &amp;quot;négligence&amp;quot; ou de &amp;quot;maltraitance&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Pourrait-on aller jusqu&#039;à dire que c&#039;est bien là une forme de tabou? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La comparaison des deux éditions de la charte ne nous a pas amené à constater de grands changements ; que cela soit dans le vocabulaire utilisé, les buts fixés ou les engagements. &lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons mentionné auparavant, le seul aspect nouveau, dans l&#039;édition adoptée en janvier 2005, est l&#039;ajout d&#039;un réglement d&#039;application qui &amp;quot;régit les modalités d&#039;application de la Charte éthique de la Fegems, à savoir l&#039;organisation de l&#039;autorité compétente pour veiller à l&#039;application de la Charte et examiner les requêtes&amp;quot;. C&#039;est le &amp;quot;Conseil éthique&amp;quot; (constitué de membres élus par l&#039;assemblée générale de la Fegems) qui veillera à la bonne application de la Charte. Ce conseil est déjà présent dans la première édition de la charte et les buts qui lui sont attribués dans cette première édition sont les mêmes que dans celle datant de 2005. Toutefois, l&#039;apparition d&#039;un &amp;quot;réglement d&#039;application&amp;quot; dans cette dernière apporte une définition plus précise et ciblée de son rôle et de ses droits. Ceci peut être interprêté comme la volonté de disposer d&#039;un organe de contrôle plus performant pour lutter contre les cas de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements ou modifications&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Même si nous ne pouvons pas parler de changements significatifs qui valideraient notre hypothèses, nous avons trouvé quelques modifications, lors de notre recherche dans des supports différents, qui nous sont apparues pertinentes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les associations et les spécialistes qui s&#039;intéressent au sujet de la maltraitance des personnes âgées ne semblent pas avoir changé leur discours. L&#039;unique changement pourrait être que les journaux et les  TJ accordent plus d&#039;importance aux moyens de prévention. Il y a une différence dans les démarches à prendre pour combattre la maltraitance. Serait- ce peut-être pour combler certaines lacunes du système romand? ( Hebdo 2006).&lt;br /&gt;
En 1999 on évoquait le souhait de créer une ligne téléphonique pour donner la possibilité aux personnes âgées de se confier. En 2004, le journal 24Heures évoque la création d&#039;une telle permanence téléphonique par l&#039;association Alter Ego. On évoque également, en 1999, l&#039;existence d&#039;une brochure (préventive) au canada. En 2005, le matin dimanche évoque la publication de cette brochure.  Serait-ce une conséquence de la canicule?&lt;br /&gt;
Il est difficile de tirer des conclusions sur la base de ces observations, car les articles choisis ne représentent pas forcément la meilleur manière de traiter ce phénomène dans la presse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une grande place semble désormais attribuée à la prévention. Le téléjournal du 9 juin 2004 nous informe par exemple qu&#039;un colloque sur le thème de la canicule a été organisé, dans un but d&#039;information et de prévention, par le Professeur Rapin à Genève en juin 2004.&lt;br /&gt;
Dans une autre émission encore, nous suivons une infirmière qui ne s&#039;était absolument pas inquiété des effets de la canicule et qui découvrait pour la première fois, à la demande des journalistes, l&#039;augmentation relativement marquée du nombre de décès pour le mois d&#039;août 2003 en comparaison avec les chiffres d&#039;août 2002. C&#039;est bien 10% d&#039;augmentation que l&#039;on peut constater. On constate donc bel et bien une grande préocupation quant à la prévention des conséquences désastreuses que peut engendrer une canicule. Les mêmes erreurs ne doivent pas se reproduire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
De manière générale nous n&#039;avons pas constaté d&#039;évolution dans les termes. Cependant, une évolution marquée peut être relevée au niveau quantitatif. La forte médiatisation qu&#039;a suscité la canicule et les problèmes qu&#039;elle a soulevé est vraisemblablement à l&#039;origine de cet accroissement des articles traitant du sujet de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Questionnements et redéfinitions ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Que dire de l&#039;évolution des notions? &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si dans les documents que nous avons analysés nous ne sommes pas parvenus à retirer d&#039;évolutions marquantes de la terminologie employée, ceci nous a permis d&#039;émettre de nouvelles hypothèses et de nous repositionner par rapport à notre question de départ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point que l&#039;on peut relever en terme d&#039;évolution est sans doute ce passage d&#039;une approche anecdodtique de la maltraitance des personnes âgées dans les années précédant la canicule (quelques cas extrêmes d&#039;EMS particuliers) à l&#039;approche actuelle, plus systématique (formations et conférences organisées sur le thème). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous parait peut être donc plus judicieux de parler d&#039;une évolution des mentalités plus que de la terminologies, dans le sens où il est devenu possible de parler des notions de maltraitances, de négligences et d&#039;abus. Depuis plusieurs dizaines d&#039;années quelques professionnels tels que le Professeur Rapin oeuvrent pour faire passer les informations néccessaires à la prévention et à la dénonciation de ces actes. Après énormément de patience, un Temps Présent fu tourné sur la question, plusieurs articles paraissent ensuite dans différents journaux &amp;quot;tout publics&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, avec l&#039;arrivée de la canicule, les médias s&#039;emparent d&#039;un réel fait médiatique et traite de la question lors de tous les TJ (ou presque) lors (et à l&#039;approche) de l&#039;été.&lt;br /&gt;
Il est intéressant de revenir sur l&#039;angle d&#039;approche de notre hypothèse de recherche dans le sens où ce lien entre négligence et canicule n&#039;a pas réellement été fait (propos du Professeur Rapin). Un des phénomènes que nous avons vu apparaître lors de la canicule était une sorte de fatalisme quant à la situation. &amp;quot;Il faisait trop chaud, mais tout le monde avait trop chaud. De toutes manières on ne pouvait rien faire de plus que de constater&amp;quot; (Rapin, mercredi 31 mai 2006). Il nous semble qu&#039;en effet le lien le plus important que nous pouvons faire en terme de négligence est bien un lien avec le déni. En effet, tant le discours des professionnels jugeant que tout allait très bien en Suisse, que celui des médias (dénonçant ce qui se passait chez nos voisins) montre bien un déni du problème qui apparaissait pourtant sous leurs yeux. Ne pas reconnaître qu&#039;il y a un problème est bien le dénier. Le déni est donc une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Revenons sur la question de la négligence. Si ce terme nous est apparu comme une évolution de définition de la maltraitance et comme cette hypothèse n&#039;a pu être vérifée dans le cadre de notre recherche, nous avons été amené à une nouvelle hypothèse: le terme de négligence a peut-être effectivement évolué lui-même dans sa définition. &lt;br /&gt;
Nous avançons l&#039;idée que la définition de la maltraitance aurait subie un élargissement de définition. Par ce fait, beaucoup plus d&#039;actions ou de &amp;quot;non-actions&amp;quot; entreraient sous ce concept de négligence. Ainsi on pourrait effectivement constater une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
Malheureusement notre recherche ne nous permet pas de vérifier cette hypothèse. Cependant, si l&#039;on regarde les chiffres donnés par RIFVEL (Réseau Internet Francophone Vieillir En Liberté)en 2002 quant à la répartition des différentes catégories de maltraitance, on note 8% de cas de négligence. Par ailleurs, en regardant les chiffres avancés par ALMA France en 2003 on constate une augmentation des cas de négligences avec 23,2%. Si les 2 sources ne sont pas les mêmes, il est toutefois possible de les comparer dans le sens où en 2003 la négligence apparait très clairement comme catégorie principale de la maltraitance, alors qu&#039;en 2002 la négligence est la plus petite catégorie de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Est-ce là une marque de l&#039;évolution de cette catégorie qu&#039;est la négligence, la question reste ouverte puisque nous ne pouvons que constater ce phénomène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Les médias: promotteurs d&#039;un problème social &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre rencontre avec le professeur Rapin, nous avons également échangé sur la question des médias et de leurs effets. M. Rapin relève un évènement marquant et déclencheur: la pénurie de cercueil à Paris en août 2003. Il parle d&#039;un &amp;quot;effet télégénique&amp;quot; que nous avons pu relever dans les téléjournaux datant de la période de la canicule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pensons qu&#039;il est intéressant de voir sous 2 aspects les médias. Tout d&#039;abord, comme non intéressés d&#039;un problème social sérieux et important: le bien être et la santé des personnes âgées. Pendant de nombreuses années le Professeur Rapin et ses collègues tantèrent de les faire parler de cette question. Il apprait clair que les médias touchent une énorme partie de la population. Le journal télévisé est suivi par des milliers de téléspectateurs sans compter les lecteurs des divers quotidiens. Lors de la canicule, les médias se sont appropriés un problème de société et l&#039;on dénoncé. Cependant il est intéressant de rappeler que la &amp;quot;prise de conscience&amp;quot; de la part de tous ne fût qu&#039;en 2004 lorsque les chiffres de la &amp;quot;heat wave&amp;quot; parurent. 1000 décès furent recensés durant l&#039;été 2003. Donc, si l&#039;on parle de négligence, on peut relever la négligence des divers médias ne faisant pas état d&#039;une &amp;quot;dramatique réalité&amp;quot; (Professeur Rapin) qu&#039;est la maltraitance. En effet, refuser de passer l&#039;information concernant les conseils et les recommandations l&#039;été arrivant est une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autres part, on peut voir les médias comme promoteurs d&#039;un problème social. Les analyser relèvent donc un intérêt particulier dans le sens où ils sont révélateurs de l&#039;évolution de la perception d&#039;un problème. Nous pourrions relever de nombreux écrits sur la problématique de la construction d&#039;un problème social par les médias et des mécanismes mis en oeuvres pour se faire, mais ce n&#039;est pas ici le sujet de notre travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Situation actuelle &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la canicule a participé à la mise en place de certaines structures d&#039;aides, ce n&#039;est pas réellement elle qui les a initiées. Ces structures sont extrêmement importantes et un suivi des personnes portant plainte est nécessaire.&lt;br /&gt;
Certains &amp;quot;plan canicule&amp;quot; ont été mis en place, des fonds ont été débloqués pour ces fins là...cependant dans de nombreux établissements personne n&#039;est venu demander ce financement pourtant disponible! A nouveau c&#039;est le déni qui prédomine...&amp;quot;Rien ne s&#039;est passé ici&amp;quot;, &amp;quot;Comment s&#039;est passé la canicule dans mon établissement? Sans problème!&amp;quot; voici le genre d&#039;échanges que nous a rapporté le Professeur Rapin auxquels il répond clairement: &amp;quot;Si on ne regarde pas, on ne peut pas voir&amp;quot;! Pour pouvoir relever et lutter contre un problème il faut avant tout le voir, et pour le voir il faut regarder. Il est extrêmement difficile d&#039;accepter et d&#039;avouer la réelle catastrophe qu&#039;est la maltraitance des personnes âgées. Pourtant il y aurait de quoi dire...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la nouvelle charte de la FEGEMS un accent est mis sur la formation du personnel. Ce point est essentiel et pourtant, quasiment aucune formation n&#039;a lieu dans les différents EMS de Genève sur la question de la maltraitance des personnes âgées. D&#039;autre part, il est important de relever une réelle différence entre les &amp;quot;résidents&amp;quot; des EMS d&#039;il y a quelques années et ceux d&#039;aujourd&#039;hui. Auparavant on venait dans les EMS de son plein gré, pour finir tranquillement sa vie entourée. Aujourd&#039;hui, les personnes entrant dans les maisons de retraite arrivent en général de l&#039;hôpital et ont des traitements médicaux à suivre. Ceci nécessite également une formation sur le traitement de la douleur. Là également la question de la négligence reste pertinente: &amp;quot;laisser avoir mal une personne c&#039;est la négliger, surtout lorsque des médicaments et autres remèdes existent&amp;quot; (Rapin, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, il est important de mentionner également que certains établissements ont fait énormément dans le sens de la prévention et de la formation. Les choses ont un peu bougées de manière générale. On peut dénoncer le problème de la maltraitance des personnes âgées sans risquer de perdre sa place (comme De Saussure après la publication de son livre (De Saussure, 1999). Cependant: &amp;quot;il ne faut pas faire peur aux vieux&amp;quot; est une phrase à laquelle le Professeur Rapin se heurte régulièrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Retour sur la problématique, les questions de recherche &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partis sur une question de définition et d&#039;évolution, nous nous sommes rendus compte d&#039;un manque de matière nécessaire à l&#039;analyse. En effet, d&#039;après notre recherche documentaire nous ne pouvons pas tirer de conclusions exhaustives pour les raisons que nous avons mentionnés plus haut: manque de temps et peut-être de pertinence du matériel étudié. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout d&#039;abord le premier élément que nous avons pu reclarifier est bien cette définition de la négligence, comme un synonyme d&#039;abus, est comme une des formes de maltraitance existante. Si elle a toujours été présente dans notre société, celle-ci ne prenait pas réellement en compte le problème des personnes âgées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si une évolution explicite n&#039;apparaît pas dans les termes employés dans les chartes, dans les articles de journaux et dans les téléjournaux, notre hypothèse s&#039;avère toutefois en grande partie vérifiée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet l&#039;évolution que nous supposions apparaît mais autrement que dans les termes, et c&#039;est là que la recherche s&#039;avère intéressante. La canicule de 2003 a été effectivement le moyen pour parler plus d&#039;un réel problème social. Ce phénomène a permis de briser petit à petit le silence autour d&#039;une &amp;quot;problématique sociétale&amp;quot; comme le mentionne le Pr. Rapin. En effet, en Suisse le problème de la maltraitance des personnes âgées a été conçu comme problème social après les statistiques des décès pendant l&#039;été 2003. Comme nous l&#039;avons développé dans notre analyse, on a toujours nié le problème de la maltraitance des personnes âgées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après le Pr. Rapin peut de personnes font un lien entre la canicule et la maltraitance des personnes âgées, pourtant il y a bien là de quoi dire. Comment expliqué ce discours tellement &amp;quot;propret&amp;quot; pendant la canicule puis, dès l&#039;annonce des chiffres (en 2004) un étonnement général de les voir tellement élevés? &lt;br /&gt;
La canicule apparaît dès lors clairement un élément important dans cette construction d&#039;un problème social. Après cette courte recherche nous serions tenter de dire que c&#039;est par elle qu&#039;un problème social s&#039;est construit. Par la promotion et la répétition incessante des problèmes liés à la canicule, au fil des mois un problème a commencé à être accepté par la population. Nous voyons bien là son rôle publicitaire, avec des acteurs qui tentent déjà depuis plusieurs années de parler de ce problème mais en vain, et puis par un &amp;quot;coup de publicité&amp;quot; leur discours commence à être entendu, perçu, voire pris en compte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un problème que nous pouvons se voir dessiner est l&#039;excès de cette médiatisation. En effet, le risque de tomber dans la banalisation de la question des grandes chaleurs est à prendre en compte. Chaque année, à l&#039;approche de l&#039;été, on nous rappel qu&#039;il faut s&#039;hydrater lors des grandes chaleurs...à force de répétitions on peut imaginer que l&#039;effet diminue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsque l&#039;on parle d&#039;excès, tout acte peut devenir négligent. Par exemple: ne pas donner à boire à une personne âgée est une forme de négligence/maltraitance, mais la forcer à boire l&#039;est également car ceci va à l&#039;encontre de sa propre volonté. &lt;br /&gt;
Il serait important, à notre avis, de faire des nuances entre les différentes formes de maltraitance et de négligence (ce qui a commencé à être fait dans les associations telles que ALMA France ou Alter Ego) et d&#039;être clair avec les intervenants par rapport à leurs devoirs et obligations professionnelles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut oublier qu&#039;ils doivent prendre soin de ces personnes, qu&#039;un code de déontologie existe et qu&#039;une grande question reste à être abordée et clarifiée: Qu&#039;est-ce qui doit primer lorsque ces 2 points s&#039;opposent; le choix et la volonté de la personne âgée ou le devoir professionnel face à une personne qui met sa vie en danger?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les questions liées à la négligence et à ses différentes formes, pourraient être abordées à travers une discussion et un travail sur l&#039;éthique professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, la formation des professionnels occupe une part importante à la lutte contre la maltraitance...et malheureusement il reste énormément à faire dans ce domaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, nous arrivons à une nouvelle hypothèse selon laquelle la négligence ne serait pas une évolution du terme de maltraitance mais plutôt la conséquence de l&#039;augmentation du nombre de fois où l&#039;on aborde la question de la maltraitance.&lt;br /&gt;
L&#039;impact de la canicule aurait été une médiatisation soutenue de ce fait, et par là une ébauche de prise de conscience de la part de la population. Cependant, un second niveau d&#039;évolution de définition pourrait être dû au fait de cette reprise incessante de ce thème. A force de parler de la situation souvent dramatique des personnes âgées nous serions sans doute plus attentifs aux faits et gestes qui pourraient s&#039;inscrire dans la maltraitance. Ainsi, on pourrait expliquer l&#039;augmentation trouvée dans les chiffres donnés par RIVFEL et par Alma France par un simple élargissement de la définition-même de la négligence. A partir du moment où les comportements entrant sous &amp;quot;négligence&amp;quot; sont plus larges, par conséquent on constate une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, nous émettons également l&#039;hypothèse, que le Pr. Rapin partage, que &amp;quot;l&#039;effet canicule&amp;quot; aurait également permis aux victimes de pouvoir parler, dénoncer des actes maltraitants à leurs égards. Les numéros de téléphone des associations telles que Alter Ego en Suisse et Alma en France furent diffusés à plusieurs reprises. Ainsi, on pourrait expliquer cette augmentation de maltraitance par une augmentation de cas &amp;quot;annoncés&amp;quot;. Rappelons qu&#039;il est extrêmement difficile pour une victime de porter plainte et d&#039;entrer dans ce type de démarche d&#039;autant plus pour la population à laquelle nous nous sommes intéressés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Remerciements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions le Professeur Charles-Henri Rapin pour sa précieuse aide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions également la Professeure Martine Ruchat de nous avoir permis de vivre l&#039;expérience d&#039;intelligence collective et par là-même de découvrir les difficultés méthodologiques auxquelles les chercheurs sont souvent confrontés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Livres &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Bertin, Evelyne (1999) Gérontologie, psychanalyse et déshumanisation : silence vieillesse... Paris : L&#039;Harmattan]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Gavillet&amp;amp;Grandrieux, Laurence&amp;amp;Véronique (2006) Ne touche pas à tes vieux, regards sur la maltraitance familiale des personnes âgées. Genève: IES Editions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Hugonot, Robert (1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres.]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Masson, Maltraitances et violences, Sous la direction de Bernard Marc, article de Franck Dibouës, Paris (2004)]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Yves Geneste (2004). Silence on frappe, De la maltraitance à la bientraitance des personnes âgées: Imagine]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Sites Internet&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* www.alter-ego.ch&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Articles &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Avant la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (06.10.1999). MALTRAITANCE : LES PERSONNES ÂGÉES SE REBIFFENT:&lt;br /&gt;
Dépasser les clichés pour mieux combattre la violence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin (8.6.2000). EMS: un bilan alarmant - une étude entreprise à Genève montre que les conditions de vie se dégradent rapidement pour les résidents. La faute, d&#039;abord, au manque de personnel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (27.2.2002). MAISONS DE RETRAITE : GROSSE COLÈRE DU SSP ET DES USAGERS: «La maltraitance continue dans les EMS» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (8.4.2003). La maltraitance envers les aînés existe. Reste à en parler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Après la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (21.2.2004). Les aînés maltraités préoccupent Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (2.12.2004). La maltraitance des seniors en question. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin Dimanche (6.11.2005). Humiliations, injures, coups...le 3e âge relève parfois du calvaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (1.12.2005). Personnes âgées maltraitées: un tabou à briser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Hebdo (20.04.2006). Maltraitance des personnes âgées: les lacunes romandes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Téléjournaux &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    12 août 2003, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeudi    14 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    26 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mercredi 09 juin 2004, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Chartes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS): Editions 1998 et 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Revenir sur&#039;&#039; [[articles]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4289</id>
		<title>L&#039;évolution récente de la définition de la maltraitance des personnes âgées</title>
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		<updated>2006-06-20T15:21:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : /* Conclusion */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039; Ont écrit cet article... &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tatiana CAVAGLIANI - Sarah GROSSNIKLAUS - Stefania RODRIGUEZ - Mélanie SAVOY - Germain VON DER MUEHL - Valérie SCHAUDER&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A propos des concepts de maltraitance et de négligence: notre approche du thème ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de traiter de la maltraitance des [[Personnes âgées]] car ce thème est bien trop souvent laissé pour compte. On entend souvent parler d&#039;enfants maltraités, de femmes battues, mais rarement de personnes âgées maltraitées.&lt;br /&gt;
De plus, lorsque nous pensons à [[Maltraitance]], notre sens commun a tendance à nous renvoyer directement au sens de la maltraitance physique. Coups, blessures, séquestration...mais aujourd&#039;hui, lorsque l&#039;on rencontre le monde insitutionnel, c&#039;est la [[Négligence]] qui semble être devenue une forme perfide de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de nous baser sur la canicule de 2003 pour cibler notre recherche. En effet, lors de cet été 2003, environ 1000 personnnes âgées sont décédées en Suisse des suites des grandes chaleur, du manque d&#039;hydratation. A l&#039;hôpital de Genève (HUG), 352 décès ont été recensés en août 2002 et 385 en août 2003; soit trente-trois décès de plus. Cela correspond à une augmentation d&#039;environ 10% du nombre de  cas. Ce chiffre est représentatif du pourcentage à l&#039;échelle national, hôpitaux et institutions confondus, qui oscille entre 10 et 13%, pour la même période. Suite à ce constat, les proches des personnes âgées, ainsi que les institutions ont été au centre des débats. Leur a été reproché le fait de ne pas avoir suffisament su être à l&#039;écoute de ces personnes et de ne pas avoir prêté suffisamment d&#039;attention à la nécessité pour celles-ci de beaucoup s&#039;hydrater. En d&#039;autres termes, d&#039;avoir fait preuve d&#039;une certaine négligence. &lt;br /&gt;
La canicule de 2003 semble donc particulièrement liée au terme de négligence. En effet, les problèmes qu&#039;elle a révélés ont contribué à un déplacement des considérations habituellement partagées sur la maltraitance. Négliger de prendre soin d&#039;une personne âgée lorsque la température est très élévée est une forme de maltraitance. Cette visibilisation d&#039;une catégorie de la maltraitance, la négligence, au travers de la canicule et de sa médiatisation, a probablement eu comme effet d&#039;élargir le champ recouvert par cette notion, contribuant ainsi à une évolution de la définition de la maltraitance. La négligence y prend désormais une place importante.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons décidé de nous pencher sur la période entre 1998 et 2006. Nous avons utilisé plusieurs articles de journaux romands (avant et après l&#039;été 2003), deux éditions (1998 et 2005) de la charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS) ainsi que des téléjournaux diffusés durant la canicule (juillet et août 2003).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre recherche se limite au niveau du canton de Genève. On parlera particulièrement de la négligence comme maltraitance. Nous allons commencer par donner un panel d&#039;informations sur les recherches et les réflexions menées (principalement sur la France) sur le sujet. Puis, nous comparerons les articles et les deux chartes afin de retirer un maximum d&#039;informations. Ces dernières se porteront  sur leur nombre avant et après la canicule, sur leurs formes, leurs précisions et le vocabulaire employé. Ensuite nous tenterons de faire des liens entre ces différents niveaux d&#039;analyse et ces différentes informations.&lt;br /&gt;
Nous essaierons également de voir comment les téléjournaux présentés lors de la canicule nous décrivent la situation et la norme à adopter pour ne pas être taxé de maltraitance ou de négligence, ainsi que la manière dont ils ont contribué à l&#039;évolution du terme de maltraitance...jusqu&#039;à la négligence. &lt;br /&gt;
Enfin, nous rencontrerons le Dr. Rapin, médecin chef et organisateur du colloque canicule ayant eu lieu en juin 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous apparait important de mentionner quelques limites. Tout d&#039;abord, le fait que nous ne pouvons lire tout ce qui a été écrit sur le sujet et que les articles que nous avons choisis pour l&#039;analyse ne sont pas les seuls et uniques pièces que nous avons trouvées. Une autre limite d&#039;un travail portant sur le thème de la maltraitance,  s&#039;appuyer sur des statistiques représente une grande difficulté. En effet, il est très difficile de recenser les victimes de [[Violence]]. Celles-ci ne sont pas toujours prêtes à en parler que cela soit par peur de représailles ou pour d&#039;autres raisons (telles que peur de l&#039;abandon, peur de briser un lien familial, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la prévalence de la maltraitance envers les personnes âgées au sein des institutions, Hugonot (1990) relève la difficulté d&#039;obtenir des statistiques précises. Il souligne qu&#039;il faut dans tous les cas prendre en compte que les cas décelés ne représentent qu&#039;un cinquième de la réalité: il y a donc une sous-estimation importante. Une raison de ce manque de données est que les observations de violences restent souvent à l&#039;intérieur d&#039;une institution. Le manque de témoignages, la dédramatisation par le personnel et la crainte pour la famille de dénoncer la maltraitance rendent l&#039;estimation de la fréquence réelle, difficile. Selon Hugonot, la violence envers les personnes âgées est masquée car elle est liée aux tabous et à la honte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce qu&#039;en disent les auteurs que nous avons lus ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définitions&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de poursuivre notre réflexion, il nous parait important de donner des définitions nécessaires à la compréhension du terme de maltraitance et de négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alter Ego (2002, association suisse contre la maltraitance des personnes âgées) définit la maltraitance comme &amp;quot;un acte ou un ensemble d&#039;actes - comportements et attitudes - commis ou ommis, envers une personne au détriment de son intégrité physique ou sexuelle, morale ou psychique, matérielle ou financière. La maltraitance engendre un tort ou une blessure. Elle constitue une atteinte aux droits fondamentaux et à la dignité de la personne&amp;quot;. &lt;br /&gt;
La maltraitance consiste en actions - violence, abus, sévices, contraintes, empêchements - ou en actes ommis, comme la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La négligence, une forme de maltraitance, consiste selon l&#039;association Alter Ego dans le fait de ne pas donner des soins essentiels à une personne. &amp;quot;C&#039;est omettre de lui donner une nourriture ou des boissons adéquates, les médicaments ou les soins d&#039;hygiène dont elle a besoin&amp;quot; (Alter Ego, 2002). D&#039;autres exemples de négligence sont de donner une alimentation en quantité insuffisante, de ne pas assurer des services adéquats durant la nuit ou de négliger la douleur d&#039;une personne âgée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre article va se baser sur la négligence comme forme de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Revue de littérature&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que l&#039;âge des personnes considérées comme vieillards a augmenté au fil du temps. En effet, dans l&#039;Antiquité les vieillards étaient ceux qui atteignaient l&#039;âge de 40 ans. Aujourd&#039;hui, un vieillard est quelqu&#039;un de plus de 70-80 ans, qui devient dépendant.&lt;br /&gt;
Selon la psychanalyste Evelyne Bertin (1999), notre société occidentale contemporaine n&#039;accorde pas de place à la [[Vieillesse]]. La société refuse de penser à la vieillesse, cette dernière est &#039;&#039;tabou&#039;&#039;. L&#039;être humain a du mal à imaginer qu&#039;il va vieillir, c&#039;est quelque chose dont on ne parle pas, que l&#039;on ne veut pas imaginer, particulièrement dans notre société qui valorise la jeunesse. Selon elle, nous vivons dans un monde en perte de références. La famille en tant qu&#039;institution vit actuellement de grands changements, et nous vivons une époque de confusion des âges et des places dans la famille. L&#039;on ne pourrait penser la vieillesse qu&#039;en se situant dans une lignée, faite de générations ayant chacune leurs rôles.&lt;br /&gt;
Autrefois la vieillesse faisait partie de la société, elle avait une place dans l&#039;univers symbolique de la vie, mais l&#039;on vit actuellement dans une société où les rôles symboliques ont disparus, et où la vieillesse est dévalorisée. En outre, selon De Saussure (1999), il n&#039;est plus rare de voir des familles qui s&#039;étendent sur quatre générations, les tensions et les conflits au sein de ces familles s&#039;en trouvent accrus et la génération des aînés en fait en quelque sorte les frais puisque bien souvent la famille s&#039;en désengage petit à petit. &lt;br /&gt;
Tous ces éléments pourraient expliquer les raisons qui font que les sociétés occidentales gèrent une partie des personnes âgées sur le mode de l&#039;exclusion à travers le placement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui est du problème de la maltraitances des personnes âgées, Bertin (1999) relève deux axes de réflexion &amp;quot;Le déni de la mort dans les sociétés occidentales&amp;quot; ainsi que &amp;quot;L&#039;augmentation de la banalisation du mal&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que le phénomène de maltraitance n&#039;est pas nouveau dans sa nature, mais par sa fréquence (augmentation des victimes et des agresseurs). Il montre par exemple des prières d&#039;un vieillard abandonné et d&#039;un vieillard qui ne peut pas s&#039;enfuir dans des situations difficiles de 1689.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est dès les années 1980 que dans les pays francophones la question du tabou de la maltraitance des personnes âgées fût soulevée. On commence à parler de certains comportements, de certaines gestes et de certains propos profondément maltraitants pour la personne âgée bien souvent complètement dépendante de l&#039;autre.&lt;br /&gt;
Le sujet commençait à peine à être traité que les milieux de professionnels concernés essayaient de faire taire ce qui était soulevé, chacun essayant de préserver son institution de toutes accusations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gavillet et Grandrieux (2006) soulèvent un autre point. Alors que de nombreuses personnes s&#039;attèlent à dénoncer la maltraitance des personnes âgées, celles-ci commencent à se rendre compte que les gestes, les propos et les comportements qu&#039;ils dénoncent ne sont pas les faits de monstres et qu&#039;eux-mêmes commettent ce genre d&#039;actes. Dénoncer ces gestes revient à se dénoncer soi-même, cette constatation va faire diminuer la volonté de parler de ce problème. Pour ces deux raisons, le sujet fut donc un peu moins traité.&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) souligne notamment l&#039;ignorance en France concernant ce sujet et, en rapport avec cela, le manque d&#039;intérêt des médias. Bertin (1999), également, reproche à la société et au monde politique de faire comme si la maltraitance des personnes âgées n&#039;existait pas. Elle dénonce aussi cette habitude de montrer une vitrine parfaite: &amp;quot;&#039;&#039;Les images que les médias nous présentent sur la vieillesse sont le plus souvent des images d&#039;exception. Les sujets âgés maltraités ou déshumanisés sont interdits de cité dans le monde médiatique.&#039;&#039;&amp;quot;(p.14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons également, comme le souligne E.Bertin, que notre société actuelle est celle de &#039;&#039;l&#039;image&#039;&#039;. Pour qu&#039;une cause soit entendue, elle doit être médiatisée. Ce qui peut poser problème dans le cas de violence touchant des personnes âgées quant leurs conditions physiques et psychiques les prédisposent plus à l&#039;isolement qu&#039;à la protestation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, parallèlement à ces condamnations, de nombreux témoignages voient le jours. Des personnes âgées trouvent la force de raconter les violences qu&#039;ils subissent...et ils ne baissent pas les bras.De plus, dans son livre, Hugonot (1990) nomme plusieurs congrès européens sur le sujet de la maltraitance des personnes âgées. Cette problématique ne disparaît pas. La question de la maltraitance des personnes âgées apparaît dès lors comme un nouveau problème social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nos lectures, n’abordent pas directement le concept de négligence, mais tous les auteurs que nous avons lus considèrent la négligence comme étant une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
Concernant la canicule et ses effets, aucun de ces ouvrages n’en fait mention. Cella est dû pour une part au faite que les livres lus ont dû être choisi avant que le thème de l’étude ne soit précisé. De plus, nous avons pus constaté à travers notre recherche, que le lien entre négligence et canicule ne semble pas avoir beaucoup été abordé et approfondi dans la littérature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectif de la recherche ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette recherche est de définir les facteurs impliquant l’évolution récente (entre 1998 et 2006) de la définition de la maltraitance des personnes âgées et plus particulièrement la question de la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre hypothèse de recherche est que les conséquences de la canicule de l&#039;été 2003 et leurs médiatisations auraient contribués à un tournant de la définition de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthode ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de vérifier notre hypothèse, soit l&#039;effet de la canicule 2003 sur la définition de la maltraitance, nous allons analyser et comparer le contenu de deux chartes d&#039;instituitions, d&#039;articles de presse et d&#039;extraits de téléjournaux. &lt;br /&gt;
En ce qui concerne les chartes, nous allons vérifier s&#039;il y a eu des modifications au niveau des articles de loi au sein des institutions et des modifications au niveau de la terminologie employée. &lt;br /&gt;
Le but de la comparaison des articles de presse est de voir s&#039;il y a eu des changements dans la manière d&#039;informer la population sur le problème de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Enfin, l&#039;analyse des téléjournaux devra nous permettre d&#039;analyser le type de langage utilisé en lien avec la canicule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Limites de la méthode &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la comparaison des articles de presse, nous nous sommes rendus compte qu&#039;il est très difficile d&#039;accéder aux articles pertinents pour cette démarche. Il est possible que les articles choisis ne soient pas tout à fait représentatifs de la manière dont la presse traite de la problématique de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, tant lors de nos recherches dans les archives de la TSR que dans la base de données Swissdox, nous avons constaté que le nombre de documents (TJ, émissions, reportages spéciaux, articles, dossiers, etc.) abordant le problème du sort des personnes âgées avait augementé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
Nous pourrions émettre l&#039;hypothèse que la canicule un tremplin, voire un très bon &amp;quot;fait divers&amp;quot; pour parler de la situation des personnes âgées dans notre société. Ce sujet fut traité plus qu&#039;abondament durant la canicule et juste après, puis régulièrement à l&#039;arrivée de l&#039;été les années suivantes. Il nous parait intéressant de relever la manière dont les médias se sont emparés d&#039;un sujet d&#039;actualité pour en faire un problème social. &lt;br /&gt;
Il faut peut-être garder à l&#039;esprit qu&#039;un des buts premiers des médias, comme développé dans les cours du professeur Payet (&#039;&#039;Introduction à la sociologie de l&#039;éducation&#039;&#039;) est, hormis l&#039;aspect d&#039;information, de faire le plus possible d&#039;audimat ou de lecteurs en accrochant les téléspectateurs par des évènements &amp;quot;chocs&amp;quot;. Les médias ont tendance à s&#039;emparer d&#039;un problème social (ici la condition des personnes âgées et la maltraitance) pour en faire un fait médiatique. Ce processus est facilité dès lors qu&#039;un problème concerne un grand nombre de personnes. Ce qui est le cas avec les personnes âgées puisque chacun en a au moins une dans son entourage ou dans sa famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Aspect quantitatif &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue quantitatif, nous avons pu constater que le nombre d&#039;articles paru dans la presse romande (24 heures, Tribune de Genève, le Matin, le Temps, L&#039;Hebdo) avant la canicule a doublé après ce phénomène. Nous avons trouvé environ onze articles dans la période de 1998 à 2003 et vingt de 2003 à 2006. On constate de même pour les téléjournaux (TJ). Le nombre de TJ abordant le problème du sort des personnes agées a triplé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
L&#039;apparition d&#039;un réglement d&#039;application dans la charte de 2005 est un ajout pouvant montrer l&#039;importance donnée à la problématique de la maltraitance. Il apporte une définition beaucoup plus stricte des droits et des compétences du conseil éthique. Cela pourrait refléter le soucis de la Fegems de lutter contre le problème de la maltraitance en institution en donnant un pouvoir de contrôle plus grand au conseil éthique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contenu et évolution des termes employés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les trois types de documents que nous avons analysés nous n&#039;avons pas constaté de grandes différences entre les deux périodes. Les définitions de la maltraitance données dans les articles de journeaux restent les mêmes avant et après la canicule. Le terme de négligence est employé dans quelques articles avant et après l&#039;été 2003 et sa signifiation ne semble pas avoir changé. La négligence est mentionnée comme une catégorie de la maltraitance, mais n&#039;est dans aucun article expliquée davantage. Deux articles de la Tribune de Genève, un du 8.4.2003 et l&#039;autre du 21.2.2004, mentionnent le même pourcentage de négligence, soit 17% à l&#039;intérieur de la maltraitance. En se basant sur ses chiffres, on ne peut donc pas constater d&#039;effet de la canicule de l&#039;été 2003 sur les cas de négligence. &lt;br /&gt;
Des articles datant d&#039;avant et d&#039;après 2003 montrent des statistiques selon lesquelles il y aurait entre 5 et 10% (parfois 20%) de personnes âgées victimes de maltraitance en Suisse. A Genève, il y aurait donc entre 3000 et 5000 personnes âgées concernées.  &lt;br /&gt;
Dans l&#039;article du Matin Dimanche de 2005, il est précisé que la maltraitance physique pouvait consister dans le fait de ne pas donner à boire. Est-ce que cette précision serait éventuellement une conséquence de la canicule de l&#039;été 2003?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du contenu des articles, nous avons constaté que les changements suite à la canicule n&#039;ont pas été très importants. Nous émettons donc l&#039;hypothèse que la problématique de la maltraitance, quoiqu&#039;elle ait suscité plus d&#039;intérêt par la presse après la canicule (nombre d&#039;articles), est traité de la même façon avant et après l&#039;été 2003.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne les TJ, il est intéressant de noter que celles datant de l&#039;été 2003, période de la canicule, n&#039;abordent quasiment pas la situation en Suisse, mais parlent d&#039;effets désastreux en France. C&#039;est seulement un an plus tard que l&#039;on avance les premiers chiffres concernant la Suisse. Il semble qu&#039;elle aie sous estimé les conséquences de la canicule pour ses personnes âgées. La différence de terminologie et d&#039;approche de la situation entre 2003 et 2004 est flagrante lorsque le journaliste parle de l&#039;été 2003 en disant: &amp;quot;Lever le voile sur la canicule n&#039;était pas encore de saison!&amp;quot;.  &lt;br /&gt;
La canicule finira par être abordée comme une routine. Peut-on avancer qu&#039;en une année un fait, unique en son genre et non constaté auparavant, puisse devenir une habitude? Ou plutôt sous entend-t-on que c&#039;est la vigilance qui devient désormais une habitude?&lt;br /&gt;
Nous avons également remarqué que dans tous les TJ que nous avons visionnés, il n&#039;est jamais fait mention du terme de &amp;quot;négligence&amp;quot; ou de &amp;quot;maltraitance&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Pourrait-on aller jusqu&#039;à dire que c&#039;est bien là une forme de tabou? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La comparaison des deux éditions de la charte ne nous a pas amené à constater de grands changements ; que cela soit dans le vocabulaire utilisé, les buts fixés ou les engagements. &lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons mentionné auparavant, le seul aspect nouveau, dans l&#039;édition adoptée en janvier 2005, est l&#039;ajout d&#039;un réglement d&#039;application qui &amp;quot;régit les modalités d&#039;application de la Charte éthique de la Fegems, à savoir l&#039;organisation de l&#039;autorité compétente pour veiller à l&#039;application de la Charte et examiner les requêtes&amp;quot;. C&#039;est le &amp;quot;Conseil éthique&amp;quot; (constitué de membres élus par l&#039;assemblée générale de la Fegems) qui veillera à la bonne application de la Charte. Ce conseil est déjà présent dans la première édition de la charte et les buts qui lui sont attribués dans cette première édition sont les mêmes que dans celle datant de 2005. Toutefois, l&#039;apparition d&#039;un &amp;quot;réglement d&#039;application&amp;quot; dans cette dernière apporte une définition plus précise et ciblée de son rôle et de ses droits. Ceci peut être interprêté comme la volonté de disposer d&#039;un organe de contrôle plus performant pour lutter contre les cas de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements ou modifications&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Même si nous ne pouvons pas parler de changements significatifs qui valideraient notre hypothèses, nous avons trouvé quelques modifications, lors de notre recherche dans des supports différents, qui nous sont apparues pertinentes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les associations et les spécialistes qui s&#039;intéressent au sujet de la maltraitance des personnes âgées ne semblent pas avoir changé leur discours. L&#039;unique changement pourrait être que les journaux et les  TJ accordent plus d&#039;importance aux moyens de prévention. Il y a une différence dans les démarches à prendre pour combattre la maltraitance. Serait- ce peut-être pour combler certaines lacunes du système romand? ( Hebdo 2006).&lt;br /&gt;
En 1999 on évoquait le souhait de créer une ligne téléphonique pour donner la possibilité aux personnes âgées de se confier. En 2004, le journal 24Heures évoque la création d&#039;une telle permanence téléphonique par l&#039;association Alter Ego. On évoque également, en 1999, l&#039;existence d&#039;une brochure (préventive) au canada. En 2005, le matin dimanche évoque la publication de cette brochure.  Serait-ce une conséquence de la canicule?&lt;br /&gt;
Il est difficile de tirer des conclusions sur la base de ces observations, car les articles choisis ne représentent pas forcément la meilleur manière de traiter ce phénomène dans la presse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une grande place semble désormais attribuée à la prévention. Le téléjournal du 9 juin 2004 nous informe par exemple qu&#039;un colloque sur le thème de la canicule a été organisé, dans un but d&#039;information et de prévention, par le Professeur Rapin à Genève en juin 2004.&lt;br /&gt;
Dans une autre émission encore, nous suivons une infirmière qui ne s&#039;était absolument pas inquiété des effets de la canicule et qui découvrait pour la première fois, à la demande des journalistes, l&#039;augmentation relativement marquée du nombre de décès pour le mois d&#039;août 2003 en comparaison avec les chiffres d&#039;août 2002. C&#039;est bien 10% d&#039;augmentation que l&#039;on peut constater. On constate donc bel et bien une grande préocupation quant à la prévention des conséquences désastreuses que peut engendrer une canicule. Les mêmes erreurs ne doivent pas se reproduire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
De manière générale nous n&#039;avons pas constaté d&#039;évolution dans les termes. Cependant, une évolution marquée peut être relevée au niveau quantitatif. La forte médiatisation qu&#039;a suscité la canicule et les problèmes qu&#039;elle a soulevé est vraisemblablement à l&#039;origine de cet accroissement des articles traitant du sujet de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Questionnements et redéfinitions ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Que dire de l&#039;évolution des notions? &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si dans les documents que nous avons analysés nous ne sommes pas parvenus à retirer d&#039;évolutions marquantes de la terminologie employée, ceci nous a permis d&#039;émettre de nouvelles hypothèses et de nous repositionner par rapport à notre question de départ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point que l&#039;on peut relever en terme d&#039;évolution est sans doute ce passage d&#039;une approche anecdodtique de la maltraitance des personnes âgées dans les années précédant la canicule (quelques cas extrêmes d&#039;EMS particuliers) à l&#039;approche actuelle, plus systématique (formations et conférences organisées sur le thème). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous parait peut être donc plus judicieux de parler d&#039;une évolution des mentalités plus que de la terminologies, dans le sens où il est devenu possible de parler des notions de maltraitances, de négligences et d&#039;abus. Depuis plusieurs dizaines d&#039;années quelques professionnels tels que le Professeur Rapin oeuvrent pour faire passer les informations néccessaires à la prévention et à la dénonciation de ces actes. Après énormément de patience, un Temps Présent fu tourné sur la question, plusieurs articles paraissent ensuite dans différents journaux &amp;quot;tout publics&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, avec l&#039;arrivée de la canicule, les médias s&#039;emparent d&#039;un réel fait médiatique et traite de la question lors de tous les TJ (ou presque) lors (et à l&#039;approche) de l&#039;été.&lt;br /&gt;
Il est intéressant de revenir sur l&#039;angle d&#039;approche de notre hypothèse de recherche dans le sens où ce lien entre négligence et canicule n&#039;a pas réellement été fait (propos du Professeur Rapin). Un des phénomènes que nous avons vu apparaître lors de la canicule était une sorte de fatalisme quant à la situation. &amp;quot;Il faisait trop chaud, mais tout le monde avait trop chaud. De toutes manières on ne pouvait rien faire de plus que de constater&amp;quot; (Rapin, mercredi 31 mai 2006). Il nous semble qu&#039;en effet le lien le plus important que nous pouvons faire en terme de négligence est bien un lien avec le déni. En effet, tant le discours des professionnels jugeant que tout allait très bien en Suisse, que celui des médias (dénonçant ce qui se passait chez nos voisins) montre bien un déni du problème qui apparaissait pourtant sous leurs yeux. Ne pas reconnaître qu&#039;il y a un problème est bien le dénier. Le déni est donc une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Revenons sur la question de la négligence. Si ce terme nous est apparu comme une évolution de définition de la maltraitance et comme cette hypothèse n&#039;a pu être vérifée dans le cadre de notre recherche, nous avons été amené à une nouvelle hypothèse: le terme de négligence a peut-être effectivement évolué lui-même dans sa définition. &lt;br /&gt;
Nous avançons l&#039;idée que la définition de la maltraitance aurait subie un élargissement de définition. Par ce fait, beaucoup plus d&#039;actions ou de &amp;quot;non-actions&amp;quot; entreraient sous ce concept de négligence. Ainsi on pourrait effectivement constater une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
Malheureusement notre recherche ne nous permet pas de vérifier cette hypothèse. Cependant, si l&#039;on regarde les chiffres donnés par RIFVEL (Réseau Internet Francophone Vieillir En Liberté)en 2002 quant à la répartition des différentes catégories de maltraitance, on note 8% de cas de négligence. Par ailleurs, en regardant les chiffres avancés par ALMA France en 2003 on constate une augmentation des cas de négligences avec 23,2%. Si les 2 sources ne sont pas les mêmes, il est toutefois possible de les comparer dans le sens où en 2003 la négligence apparait très clairement comme catégorie principale de la maltraitance, alors qu&#039;en 2002 la négligence est la plus petite catégorie de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Est-ce là une marque de l&#039;évolution de cette catégorie qu&#039;est la négligence, la question reste ouverte puisque nous ne pouvons que constater ce phénomène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Les médias: promotteurs d&#039;un problème social &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre rencontre avec le professeur Rapin, nous avons également échangé sur la question des médias et de leurs effets. M. Rapin relève un évènement marquant et déclencheur: la pénurie de cercueil à Paris en août 2003. Il parle d&#039;un &amp;quot;effet télégénique&amp;quot; que nous avons pu relever dans les téléjournaux datant de la période de la canicule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pensons qu&#039;il est intéressant de voir sous 2 aspects les médias. Tout d&#039;abord, comme non intéressés d&#039;un problème social sérieux et important: le bien être et la santé des personnes âgées. Pendant de nombreuses années le Professeur Rapin et ses collègues tantèrent de les faire parler de cette question. Il apprait clair que les médias touchent une énorme partie de la population. Le journal télévisé est suivi par des milliers de téléspectateurs sans compter les lecteurs des divers quotidiens. Lors de la canicule, les médias se sont appropriés un problème de société et l&#039;on dénoncé. Cependant il est intéressant de rappeler que la &amp;quot;prise de conscience&amp;quot; de la part de tous ne fût qu&#039;en 2004 lorsque les chiffres de la &amp;quot;heat wave&amp;quot; parurent. 1000 décès furent recensés durant l&#039;été 2003. Donc, si l&#039;on parle de négligence, on peut relever la négligence des divers médias ne faisant pas état d&#039;une &amp;quot;dramatique réalité&amp;quot; (Professeur Rapin) qu&#039;est la maltraitance. En effet, refuser de passer l&#039;information concernant les conseils et les recommandations l&#039;été arrivant est une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autres part, on peut voir les médias comme promoteurs d&#039;un problème social. Les analyser relèvent donc un intérêt particulier dans le sens où ils sont révélateurs de l&#039;évolution de la perception d&#039;un problème. Nous pourrions relever de nombreux écrits sur la problématique de la construction d&#039;un problème social par les médias et des mécanismes mis en oeuvres pour se faire, mais ce n&#039;est pas ici le sujet de notre travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Situation actuelle &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la canicule a participé à la mise en place de certaines structures d&#039;aides, ce n&#039;est pas réellement elle qui les a initiées. Ces structures sont extrêmement importantes et un suivi des personnes portant plainte est nécessaire.&lt;br /&gt;
Certains &amp;quot;plan canicule&amp;quot; ont été mis en place, des fonds ont été débloqués pour ces fins là...cependant dans de nombreux établissements personne n&#039;est venu demander ce financement pourtant disponible! A nouveau c&#039;est le déni qui prédomine...&amp;quot;Rien ne s&#039;est passé ici&amp;quot;, &amp;quot;Comment s&#039;est passé la canicule dans mon établissement? Sans problème!&amp;quot; voici le genre d&#039;échanges que nous a rapporté le Professeur Rapin auxquels il répond clairement: &amp;quot;Si on ne regarde pas, on ne peut pas voir&amp;quot;! Pour pouvoir relever et lutter contre un problème il faut avant tout le voir, et pour le voir il faut regarder. Il est extrêmement difficile d&#039;accepter et d&#039;avouer la réelle catastrophe qu&#039;est la maltraitance des personnes âgées. Pourtant il y aurait de quoi dire...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la nouvelle charte de la FEGEMS un accent est mis sur la formation du personnel. Ce point est essentiel et pourtant, quasiment aucune formation n&#039;a lieu dans les différents EMS de Genève sur la question de la maltraitance des personnes âgées. D&#039;autre part, il est important de relever une réelle différence entre les &amp;quot;résidents&amp;quot; des EMS d&#039;il y a quelques années et ceux d&#039;aujourd&#039;hui. Auparavant on venait dans les EMS de son plein gré, pour finir tranquillement sa vie entourée. Aujourd&#039;hui, les personnes entrant dans les maisons de retraite arrivent en général de l&#039;hôpital et ont des traitements médicaux à suivre. Ceci nécessite également une formation sur le traitement de la douleur. Là également la question de la négligence reste pertinente: &amp;quot;laisser avoir mal une personne c&#039;est la négliger, surtout lorsque des médicaments et autres remèdes existent&amp;quot; (Rapin, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, il est important de mentionner également que certains établissements ont fait énormément dans le sens de la prévention et de la formation. Les choses ont un peu bougées de manière générale. On peut dénoncer le problème de la maltraitance des personnes âgées sans risquer de perdre sa place (comme De Saussure après la publication de son livre (De Saussure, 1999). Cependant: &amp;quot;il ne faut pas faire peur aux vieux&amp;quot; est une phrase à laquelle le Professeur Rapin se heurte régulièrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Retour sur la problématiques, les questions de recherche &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après notre recherche nous ne pouvons pas tirer de conclusions exaustives, car il nous aurait fallu plus de temps pour répondre à notre objectif. La négligence, un synonyme d&#039;abus, est un type de maltraitance. Elle a tojours été présente dans notre société qui avait les yeux fermés devant le problème des personnes âgées. Nos hypothèse ont été en grand partie verifiées, soit par l&#039;évolution de notre article soit par l&#039;entretien avec le professeur Rapin (mercredi, 31 mai 2006). La canicule de 2003 a été effectivement le moyen pour en parler plus. Ce phénoméne a permis de briser petit à petit le silence autour d&#039;une problèmatique sociétale. En effet, en Suisse le problème de la maltraitance des personnes âgées a été conçu comme problème sociale après les statistiques des décès pendant l&#039;été 2003. Comme on a vu pendant l&#039;analyse de notre recherche, on a toujours nié le problème de maltraitance des personnes âgées en augmentant une sorte de négligence societale. En effet on critiquait les nations autour de nous, en soutenant que chez nous tout allait très bien. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que la négligence n&#039;est pas une évolution du terme de maltraitance mais plutôt la conséquence de l&#039;augmentation du nombre de fois où l&#039;on aborde la question de la maltraitance. Peut-être pourrait-on dire que du fait de cette reprise incessante de ce thème, nous sommes plus attentifs aux faits et gestes qui pourraient s&#039;inscrire dans la maltraitance. En étant plus attentifs à cela, on en vient à parler de négligence et à l&#039;inscrire dans la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Autocritiques et perspectives &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective de la négligence comme maltraitance, il faut tout de même soulever les abus et les dérives de cette terminologie. Il nous semble que par cette association de terme, tout acte est devient potentiellement négligent...&lt;br /&gt;
Par exemple: ne pas donner à boire à une personne âgée est une forme de négligence/maltraitance, mais la forcée à boire l&#039;est également car ceci va à l&#039;encontre de sa propre volonté. Il serait important, à notre avis, de faire des nuances entre les différences formes de maltraitance et de négligence (ce qui a commencé à être fait dans les associations telles que ALMA France ou Alter Ego)et d&#039;être clair avec les intérvenants par rapport à leurs devoirs et obligations professionnelles. Il ne faut oublier qu&#039;ils doivent prendre soin de ces personnes, qu&#039;un code de déontologie existe et que&#039;une grande question reste à être abordée et clarifiée: Qu&#039;est-ce qui doit primer lorsque ces 2 points s&#039;opposent; le choix et la volonté de la personne âgée ou le devoir professionnel face à une personne qui met sa vie en danger?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
les questions liées à la négligence et ces différentes formes, pourrait être abordées à travers une discussion et un travail sur l&#039;éthique professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Remerciements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions le Professeur Charles-Henri Rapin pour sa précieuse aide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions également la Professeure Martine Ruchat de nous avoir permis de vivre l&#039;expérience d&#039;intelligence collective et par là-même de découvrir les difficultés méthodologiques auxquelles les chercheurs sont souvent confrontés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Livres &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Bertin, Evelyne (1999) Gérontologie, psychanalyse et déshumanisation : silence vieillesse... Paris : L&#039;Harmattan]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Gavillet&amp;amp;Grandrieux, Laurence&amp;amp;Véronique (2006) Ne touche pas à tes vieux, regards sur la maltraitance familiale des personnes âgées. Genève: IES Editions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Hugonot, Robert (1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres.]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Masson, Maltraitances et violences, Sous la direction de Bernard Marc, article de Franck Dibouës, Paris (2004)]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Yves Geneste (2004). Silence on frappe, De la maltraitance à la bientraitance des personnes âgées: Imagine]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Sites Internet&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* www.alter-ego.ch&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Articles &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Avant la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (06.10.1999). MALTRAITANCE : LES PERSONNES ÂGÉES SE REBIFFENT:&lt;br /&gt;
Dépasser les clichés pour mieux combattre la violence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin (8.6.2000). EMS: un bilan alarmant - une étude entreprise à Genève montre que les conditions de vie se dégradent rapidement pour les résidents. La faute, d&#039;abord, au manque de personnel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (27.2.2002). MAISONS DE RETRAITE : GROSSE COLÈRE DU SSP ET DES USAGERS: «La maltraitance continue dans les EMS» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (8.4.2003). La maltraitance envers les aînés existe. Reste à en parler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Après la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (21.2.2004). Les aînés maltraités préoccupent Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (2.12.2004). La maltraitance des seniors en question. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin Dimanche (6.11.2005). Humiliations, injures, coups...le 3e âge relève parfois du calvaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (1.12.2005). Personnes âgées maltraitées: un tabou à briser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Hebdo (20.04.2006). Maltraitance des personnes âgées: les lacunes romandes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Téléjournaux &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    12 août 2003, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeudi    14 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    26 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mercredi 09 juin 2004, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Chartes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS): Editions 1998 et 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Revenir sur&#039;&#039; [[articles]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4288</id>
		<title>L&#039;évolution récente de la définition de la maltraitance des personnes âgées</title>
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		<updated>2006-06-20T15:16:07Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : /* Questionnements et redéfinitions */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039; Ont écrit cet article... &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tatiana CAVAGLIANI - Sarah GROSSNIKLAUS - Stefania RODRIGUEZ - Mélanie SAVOY - Germain VON DER MUEHL - Valérie SCHAUDER&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A propos des concepts de maltraitance et de négligence: notre approche du thème ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de traiter de la maltraitance des [[Personnes âgées]] car ce thème est bien trop souvent laissé pour compte. On entend souvent parler d&#039;enfants maltraités, de femmes battues, mais rarement de personnes âgées maltraitées.&lt;br /&gt;
De plus, lorsque nous pensons à [[Maltraitance]], notre sens commun a tendance à nous renvoyer directement au sens de la maltraitance physique. Coups, blessures, séquestration...mais aujourd&#039;hui, lorsque l&#039;on rencontre le monde insitutionnel, c&#039;est la [[Négligence]] qui semble être devenue une forme perfide de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de nous baser sur la canicule de 2003 pour cibler notre recherche. En effet, lors de cet été 2003, environ 1000 personnnes âgées sont décédées en Suisse des suites des grandes chaleur, du manque d&#039;hydratation. A l&#039;hôpital de Genève (HUG), 352 décès ont été recensés en août 2002 et 385 en août 2003; soit trente-trois décès de plus. Cela correspond à une augmentation d&#039;environ 10% du nombre de  cas. Ce chiffre est représentatif du pourcentage à l&#039;échelle national, hôpitaux et institutions confondus, qui oscille entre 10 et 13%, pour la même période. Suite à ce constat, les proches des personnes âgées, ainsi que les institutions ont été au centre des débats. Leur a été reproché le fait de ne pas avoir suffisament su être à l&#039;écoute de ces personnes et de ne pas avoir prêté suffisamment d&#039;attention à la nécessité pour celles-ci de beaucoup s&#039;hydrater. En d&#039;autres termes, d&#039;avoir fait preuve d&#039;une certaine négligence. &lt;br /&gt;
La canicule de 2003 semble donc particulièrement liée au terme de négligence. En effet, les problèmes qu&#039;elle a révélés ont contribué à un déplacement des considérations habituellement partagées sur la maltraitance. Négliger de prendre soin d&#039;une personne âgée lorsque la température est très élévée est une forme de maltraitance. Cette visibilisation d&#039;une catégorie de la maltraitance, la négligence, au travers de la canicule et de sa médiatisation, a probablement eu comme effet d&#039;élargir le champ recouvert par cette notion, contribuant ainsi à une évolution de la définition de la maltraitance. La négligence y prend désormais une place importante.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons décidé de nous pencher sur la période entre 1998 et 2006. Nous avons utilisé plusieurs articles de journaux romands (avant et après l&#039;été 2003), deux éditions (1998 et 2005) de la charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS) ainsi que des téléjournaux diffusés durant la canicule (juillet et août 2003).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre recherche se limite au niveau du canton de Genève. On parlera particulièrement de la négligence comme maltraitance. Nous allons commencer par donner un panel d&#039;informations sur les recherches et les réflexions menées (principalement sur la France) sur le sujet. Puis, nous comparerons les articles et les deux chartes afin de retirer un maximum d&#039;informations. Ces dernières se porteront  sur leur nombre avant et après la canicule, sur leurs formes, leurs précisions et le vocabulaire employé. Ensuite nous tenterons de faire des liens entre ces différents niveaux d&#039;analyse et ces différentes informations.&lt;br /&gt;
Nous essaierons également de voir comment les téléjournaux présentés lors de la canicule nous décrivent la situation et la norme à adopter pour ne pas être taxé de maltraitance ou de négligence, ainsi que la manière dont ils ont contribué à l&#039;évolution du terme de maltraitance...jusqu&#039;à la négligence. &lt;br /&gt;
Enfin, nous rencontrerons le Dr. Rapin, médecin chef et organisateur du colloque canicule ayant eu lieu en juin 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous apparait important de mentionner quelques limites. Tout d&#039;abord, le fait que nous ne pouvons lire tout ce qui a été écrit sur le sujet et que les articles que nous avons choisis pour l&#039;analyse ne sont pas les seuls et uniques pièces que nous avons trouvées. Une autre limite d&#039;un travail portant sur le thème de la maltraitance,  s&#039;appuyer sur des statistiques représente une grande difficulté. En effet, il est très difficile de recenser les victimes de [[Violence]]. Celles-ci ne sont pas toujours prêtes à en parler que cela soit par peur de représailles ou pour d&#039;autres raisons (telles que peur de l&#039;abandon, peur de briser un lien familial, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la prévalence de la maltraitance envers les personnes âgées au sein des institutions, Hugonot (1990) relève la difficulté d&#039;obtenir des statistiques précises. Il souligne qu&#039;il faut dans tous les cas prendre en compte que les cas décelés ne représentent qu&#039;un cinquième de la réalité: il y a donc une sous-estimation importante. Une raison de ce manque de données est que les observations de violences restent souvent à l&#039;intérieur d&#039;une institution. Le manque de témoignages, la dédramatisation par le personnel et la crainte pour la famille de dénoncer la maltraitance rendent l&#039;estimation de la fréquence réelle, difficile. Selon Hugonot, la violence envers les personnes âgées est masquée car elle est liée aux tabous et à la honte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce qu&#039;en disent les auteurs que nous avons lus ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définitions&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de poursuivre notre réflexion, il nous parait important de donner des définitions nécessaires à la compréhension du terme de maltraitance et de négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alter Ego (2002, association suisse contre la maltraitance des personnes âgées) définit la maltraitance comme &amp;quot;un acte ou un ensemble d&#039;actes - comportements et attitudes - commis ou ommis, envers une personne au détriment de son intégrité physique ou sexuelle, morale ou psychique, matérielle ou financière. La maltraitance engendre un tort ou une blessure. Elle constitue une atteinte aux droits fondamentaux et à la dignité de la personne&amp;quot;. &lt;br /&gt;
La maltraitance consiste en actions - violence, abus, sévices, contraintes, empêchements - ou en actes ommis, comme la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La négligence, une forme de maltraitance, consiste selon l&#039;association Alter Ego dans le fait de ne pas donner des soins essentiels à une personne. &amp;quot;C&#039;est omettre de lui donner une nourriture ou des boissons adéquates, les médicaments ou les soins d&#039;hygiène dont elle a besoin&amp;quot; (Alter Ego, 2002). D&#039;autres exemples de négligence sont de donner une alimentation en quantité insuffisante, de ne pas assurer des services adéquats durant la nuit ou de négliger la douleur d&#039;une personne âgée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre article va se baser sur la négligence comme forme de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Revue de littérature&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que l&#039;âge des personnes considérées comme vieillards a augmenté au fil du temps. En effet, dans l&#039;Antiquité les vieillards étaient ceux qui atteignaient l&#039;âge de 40 ans. Aujourd&#039;hui, un vieillard est quelqu&#039;un de plus de 70-80 ans, qui devient dépendant.&lt;br /&gt;
Selon la psychanalyste Evelyne Bertin (1999), notre société occidentale contemporaine n&#039;accorde pas de place à la [[Vieillesse]]. La société refuse de penser à la vieillesse, cette dernière est &#039;&#039;tabou&#039;&#039;. L&#039;être humain a du mal à imaginer qu&#039;il va vieillir, c&#039;est quelque chose dont on ne parle pas, que l&#039;on ne veut pas imaginer, particulièrement dans notre société qui valorise la jeunesse. Selon elle, nous vivons dans un monde en perte de références. La famille en tant qu&#039;institution vit actuellement de grands changements, et nous vivons une époque de confusion des âges et des places dans la famille. L&#039;on ne pourrait penser la vieillesse qu&#039;en se situant dans une lignée, faite de générations ayant chacune leurs rôles.&lt;br /&gt;
Autrefois la vieillesse faisait partie de la société, elle avait une place dans l&#039;univers symbolique de la vie, mais l&#039;on vit actuellement dans une société où les rôles symboliques ont disparus, et où la vieillesse est dévalorisée. En outre, selon De Saussure (1999), il n&#039;est plus rare de voir des familles qui s&#039;étendent sur quatre générations, les tensions et les conflits au sein de ces familles s&#039;en trouvent accrus et la génération des aînés en fait en quelque sorte les frais puisque bien souvent la famille s&#039;en désengage petit à petit. &lt;br /&gt;
Tous ces éléments pourraient expliquer les raisons qui font que les sociétés occidentales gèrent une partie des personnes âgées sur le mode de l&#039;exclusion à travers le placement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui est du problème de la maltraitances des personnes âgées, Bertin (1999) relève deux axes de réflexion &amp;quot;Le déni de la mort dans les sociétés occidentales&amp;quot; ainsi que &amp;quot;L&#039;augmentation de la banalisation du mal&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que le phénomène de maltraitance n&#039;est pas nouveau dans sa nature, mais par sa fréquence (augmentation des victimes et des agresseurs). Il montre par exemple des prières d&#039;un vieillard abandonné et d&#039;un vieillard qui ne peut pas s&#039;enfuir dans des situations difficiles de 1689.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est dès les années 1980 que dans les pays francophones la question du tabou de la maltraitance des personnes âgées fût soulevée. On commence à parler de certains comportements, de certaines gestes et de certains propos profondément maltraitants pour la personne âgée bien souvent complètement dépendante de l&#039;autre.&lt;br /&gt;
Le sujet commençait à peine à être traité que les milieux de professionnels concernés essayaient de faire taire ce qui était soulevé, chacun essayant de préserver son institution de toutes accusations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gavillet et Grandrieux (2006) soulèvent un autre point. Alors que de nombreuses personnes s&#039;attèlent à dénoncer la maltraitance des personnes âgées, celles-ci commencent à se rendre compte que les gestes, les propos et les comportements qu&#039;ils dénoncent ne sont pas les faits de monstres et qu&#039;eux-mêmes commettent ce genre d&#039;actes. Dénoncer ces gestes revient à se dénoncer soi-même, cette constatation va faire diminuer la volonté de parler de ce problème. Pour ces deux raisons, le sujet fut donc un peu moins traité.&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) souligne notamment l&#039;ignorance en France concernant ce sujet et, en rapport avec cela, le manque d&#039;intérêt des médias. Bertin (1999), également, reproche à la société et au monde politique de faire comme si la maltraitance des personnes âgées n&#039;existait pas. Elle dénonce aussi cette habitude de montrer une vitrine parfaite: &amp;quot;&#039;&#039;Les images que les médias nous présentent sur la vieillesse sont le plus souvent des images d&#039;exception. Les sujets âgés maltraités ou déshumanisés sont interdits de cité dans le monde médiatique.&#039;&#039;&amp;quot;(p.14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons également, comme le souligne E.Bertin, que notre société actuelle est celle de &#039;&#039;l&#039;image&#039;&#039;. Pour qu&#039;une cause soit entendue, elle doit être médiatisée. Ce qui peut poser problème dans le cas de violence touchant des personnes âgées quant leurs conditions physiques et psychiques les prédisposent plus à l&#039;isolement qu&#039;à la protestation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, parallèlement à ces condamnations, de nombreux témoignages voient le jours. Des personnes âgées trouvent la force de raconter les violences qu&#039;ils subissent...et ils ne baissent pas les bras.De plus, dans son livre, Hugonot (1990) nomme plusieurs congrès européens sur le sujet de la maltraitance des personnes âgées. Cette problématique ne disparaît pas. La question de la maltraitance des personnes âgées apparaît dès lors comme un nouveau problème social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nos lectures, n’abordent pas directement le concept de négligence, mais tous les auteurs que nous avons lus considèrent la négligence comme étant une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
Concernant la canicule et ses effets, aucun de ces ouvrages n’en fait mention. Cella est dû pour une part au faite que les livres lus ont dû être choisi avant que le thème de l’étude ne soit précisé. De plus, nous avons pus constaté à travers notre recherche, que le lien entre négligence et canicule ne semble pas avoir beaucoup été abordé et approfondi dans la littérature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectif de la recherche ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette recherche est de définir les facteurs impliquant l’évolution récente (entre 1998 et 2006) de la définition de la maltraitance des personnes âgées et plus particulièrement la question de la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre hypothèse de recherche est que les conséquences de la canicule de l&#039;été 2003 et leurs médiatisations auraient contribués à un tournant de la définition de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthode ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de vérifier notre hypothèse, soit l&#039;effet de la canicule 2003 sur la définition de la maltraitance, nous allons analyser et comparer le contenu de deux chartes d&#039;instituitions, d&#039;articles de presse et d&#039;extraits de téléjournaux. &lt;br /&gt;
En ce qui concerne les chartes, nous allons vérifier s&#039;il y a eu des modifications au niveau des articles de loi au sein des institutions et des modifications au niveau de la terminologie employée. &lt;br /&gt;
Le but de la comparaison des articles de presse est de voir s&#039;il y a eu des changements dans la manière d&#039;informer la population sur le problème de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Enfin, l&#039;analyse des téléjournaux devra nous permettre d&#039;analyser le type de langage utilisé en lien avec la canicule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Limites de la méthode &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la comparaison des articles de presse, nous nous sommes rendus compte qu&#039;il est très difficile d&#039;accéder aux articles pertinents pour cette démarche. Il est possible que les articles choisis ne soient pas tout à fait représentatifs de la manière dont la presse traite de la problématique de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, tant lors de nos recherches dans les archives de la TSR que dans la base de données Swissdox, nous avons constaté que le nombre de documents (TJ, émissions, reportages spéciaux, articles, dossiers, etc.) abordant le problème du sort des personnes âgées avait augementé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
Nous pourrions émettre l&#039;hypothèse que la canicule un tremplin, voire un très bon &amp;quot;fait divers&amp;quot; pour parler de la situation des personnes âgées dans notre société. Ce sujet fut traité plus qu&#039;abondament durant la canicule et juste après, puis régulièrement à l&#039;arrivée de l&#039;été les années suivantes. Il nous parait intéressant de relever la manière dont les médias se sont emparés d&#039;un sujet d&#039;actualité pour en faire un problème social. &lt;br /&gt;
Il faut peut-être garder à l&#039;esprit qu&#039;un des buts premiers des médias, comme développé dans les cours du professeur Payet (&#039;&#039;Introduction à la sociologie de l&#039;éducation&#039;&#039;) est, hormis l&#039;aspect d&#039;information, de faire le plus possible d&#039;audimat ou de lecteurs en accrochant les téléspectateurs par des évènements &amp;quot;chocs&amp;quot;. Les médias ont tendance à s&#039;emparer d&#039;un problème social (ici la condition des personnes âgées et la maltraitance) pour en faire un fait médiatique. Ce processus est facilité dès lors qu&#039;un problème concerne un grand nombre de personnes. Ce qui est le cas avec les personnes âgées puisque chacun en a au moins une dans son entourage ou dans sa famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Aspect quantitatif &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue quantitatif, nous avons pu constater que le nombre d&#039;articles paru dans la presse romande (24 heures, Tribune de Genève, le Matin, le Temps, L&#039;Hebdo) avant la canicule a doublé après ce phénomène. Nous avons trouvé environ onze articles dans la période de 1998 à 2003 et vingt de 2003 à 2006. On constate de même pour les téléjournaux (TJ). Le nombre de TJ abordant le problème du sort des personnes agées a triplé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
L&#039;apparition d&#039;un réglement d&#039;application dans la charte de 2005 est un ajout pouvant montrer l&#039;importance donnée à la problématique de la maltraitance. Il apporte une définition beaucoup plus stricte des droits et des compétences du conseil éthique. Cela pourrait refléter le soucis de la Fegems de lutter contre le problème de la maltraitance en institution en donnant un pouvoir de contrôle plus grand au conseil éthique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contenu et évolution des termes employés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les trois types de documents que nous avons analysés nous n&#039;avons pas constaté de grandes différences entre les deux périodes. Les définitions de la maltraitance données dans les articles de journeaux restent les mêmes avant et après la canicule. Le terme de négligence est employé dans quelques articles avant et après l&#039;été 2003 et sa signifiation ne semble pas avoir changé. La négligence est mentionnée comme une catégorie de la maltraitance, mais n&#039;est dans aucun article expliquée davantage. Deux articles de la Tribune de Genève, un du 8.4.2003 et l&#039;autre du 21.2.2004, mentionnent le même pourcentage de négligence, soit 17% à l&#039;intérieur de la maltraitance. En se basant sur ses chiffres, on ne peut donc pas constater d&#039;effet de la canicule de l&#039;été 2003 sur les cas de négligence. &lt;br /&gt;
Des articles datant d&#039;avant et d&#039;après 2003 montrent des statistiques selon lesquelles il y aurait entre 5 et 10% (parfois 20%) de personnes âgées victimes de maltraitance en Suisse. A Genève, il y aurait donc entre 3000 et 5000 personnes âgées concernées.  &lt;br /&gt;
Dans l&#039;article du Matin Dimanche de 2005, il est précisé que la maltraitance physique pouvait consister dans le fait de ne pas donner à boire. Est-ce que cette précision serait éventuellement une conséquence de la canicule de l&#039;été 2003?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du contenu des articles, nous avons constaté que les changements suite à la canicule n&#039;ont pas été très importants. Nous émettons donc l&#039;hypothèse que la problématique de la maltraitance, quoiqu&#039;elle ait suscité plus d&#039;intérêt par la presse après la canicule (nombre d&#039;articles), est traité de la même façon avant et après l&#039;été 2003.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne les TJ, il est intéressant de noter que celles datant de l&#039;été 2003, période de la canicule, n&#039;abordent quasiment pas la situation en Suisse, mais parlent d&#039;effets désastreux en France. C&#039;est seulement un an plus tard que l&#039;on avance les premiers chiffres concernant la Suisse. Il semble qu&#039;elle aie sous estimé les conséquences de la canicule pour ses personnes âgées. La différence de terminologie et d&#039;approche de la situation entre 2003 et 2004 est flagrante lorsque le journaliste parle de l&#039;été 2003 en disant: &amp;quot;Lever le voile sur la canicule n&#039;était pas encore de saison!&amp;quot;.  &lt;br /&gt;
La canicule finira par être abordée comme une routine. Peut-on avancer qu&#039;en une année un fait, unique en son genre et non constaté auparavant, puisse devenir une habitude? Ou plutôt sous entend-t-on que c&#039;est la vigilance qui devient désormais une habitude?&lt;br /&gt;
Nous avons également remarqué que dans tous les TJ que nous avons visionnés, il n&#039;est jamais fait mention du terme de &amp;quot;négligence&amp;quot; ou de &amp;quot;maltraitance&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Pourrait-on aller jusqu&#039;à dire que c&#039;est bien là une forme de tabou? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La comparaison des deux éditions de la charte ne nous a pas amené à constater de grands changements ; que cela soit dans le vocabulaire utilisé, les buts fixés ou les engagements. &lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons mentionné auparavant, le seul aspect nouveau, dans l&#039;édition adoptée en janvier 2005, est l&#039;ajout d&#039;un réglement d&#039;application qui &amp;quot;régit les modalités d&#039;application de la Charte éthique de la Fegems, à savoir l&#039;organisation de l&#039;autorité compétente pour veiller à l&#039;application de la Charte et examiner les requêtes&amp;quot;. C&#039;est le &amp;quot;Conseil éthique&amp;quot; (constitué de membres élus par l&#039;assemblée générale de la Fegems) qui veillera à la bonne application de la Charte. Ce conseil est déjà présent dans la première édition de la charte et les buts qui lui sont attribués dans cette première édition sont les mêmes que dans celle datant de 2005. Toutefois, l&#039;apparition d&#039;un &amp;quot;réglement d&#039;application&amp;quot; dans cette dernière apporte une définition plus précise et ciblée de son rôle et de ses droits. Ceci peut être interprêté comme la volonté de disposer d&#039;un organe de contrôle plus performant pour lutter contre les cas de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements ou modifications&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Même si nous ne pouvons pas parler de changements significatifs qui valideraient notre hypothèses, nous avons trouvé quelques modifications, lors de notre recherche dans des supports différents, qui nous sont apparues pertinentes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les associations et les spécialistes qui s&#039;intéressent au sujet de la maltraitance des personnes âgées ne semblent pas avoir changé leur discours. L&#039;unique changement pourrait être que les journaux et les  TJ accordent plus d&#039;importance aux moyens de prévention. Il y a une différence dans les démarches à prendre pour combattre la maltraitance. Serait- ce peut-être pour combler certaines lacunes du système romand? ( Hebdo 2006).&lt;br /&gt;
En 1999 on évoquait le souhait de créer une ligne téléphonique pour donner la possibilité aux personnes âgées de se confier. En 2004, le journal 24Heures évoque la création d&#039;une telle permanence téléphonique par l&#039;association Alter Ego. On évoque également, en 1999, l&#039;existence d&#039;une brochure (préventive) au canada. En 2005, le matin dimanche évoque la publication de cette brochure.  Serait-ce une conséquence de la canicule?&lt;br /&gt;
Il est difficile de tirer des conclusions sur la base de ces observations, car les articles choisis ne représentent pas forcément la meilleur manière de traiter ce phénomène dans la presse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une grande place semble désormais attribuée à la prévention. Le téléjournal du 9 juin 2004 nous informe par exemple qu&#039;un colloque sur le thème de la canicule a été organisé, dans un but d&#039;information et de prévention, par le Professeur Rapin à Genève en juin 2004.&lt;br /&gt;
Dans une autre émission encore, nous suivons une infirmière qui ne s&#039;était absolument pas inquiété des effets de la canicule et qui découvrait pour la première fois, à la demande des journalistes, l&#039;augmentation relativement marquée du nombre de décès pour le mois d&#039;août 2003 en comparaison avec les chiffres d&#039;août 2002. C&#039;est bien 10% d&#039;augmentation que l&#039;on peut constater. On constate donc bel et bien une grande préocupation quant à la prévention des conséquences désastreuses que peut engendrer une canicule. Les mêmes erreurs ne doivent pas se reproduire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
De manière générale nous n&#039;avons pas constaté d&#039;évolution dans les termes. Cependant, une évolution marquée peut être relevée au niveau quantitatif. La forte médiatisation qu&#039;a suscité la canicule et les problèmes qu&#039;elle a soulevé est vraisemblablement à l&#039;origine de cet accroissement des articles traitant du sujet de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Questionnements et redéfinitions ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Que dire de l&#039;évolution des notions? &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si dans les documents que nous avons analysés nous ne sommes pas parvenus à retirer d&#039;évolutions marquantes de la terminologie employée, ceci nous a permis d&#039;émettre de nouvelles hypothèses et de nous repositionner par rapport à notre question de départ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point que l&#039;on peut relever en terme d&#039;évolution est sans doute ce passage d&#039;une approche anecdodtique de la maltraitance des personnes âgées dans les années précédant la canicule (quelques cas extrêmes d&#039;EMS particuliers) à l&#039;approche actuelle, plus systématique (formations et conférences organisées sur le thème). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous parait peut être donc plus judicieux de parler d&#039;une évolution des mentalités plus que de la terminologies, dans le sens où il est devenu possible de parler des notions de maltraitances, de négligences et d&#039;abus. Depuis plusieurs dizaines d&#039;années quelques professionnels tels que le Professeur Rapin oeuvrent pour faire passer les informations néccessaires à la prévention et à la dénonciation de ces actes. Après énormément de patience, un Temps Présent fu tourné sur la question, plusieurs articles paraissent ensuite dans différents journaux &amp;quot;tout publics&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, avec l&#039;arrivée de la canicule, les médias s&#039;emparent d&#039;un réel fait médiatique et traite de la question lors de tous les TJ (ou presque) lors (et à l&#039;approche) de l&#039;été.&lt;br /&gt;
Il est intéressant de revenir sur l&#039;angle d&#039;approche de notre hypothèse de recherche dans le sens où ce lien entre négligence et canicule n&#039;a pas réellement été fait (propos du Professeur Rapin). Un des phénomènes que nous avons vu apparaître lors de la canicule était une sorte de fatalisme quant à la situation. &amp;quot;Il faisait trop chaud, mais tout le monde avait trop chaud. De toutes manières on ne pouvait rien faire de plus que de constater&amp;quot; (Rapin, mercredi 31 mai 2006). Il nous semble qu&#039;en effet le lien le plus important que nous pouvons faire en terme de négligence est bien un lien avec le déni. En effet, tant le discours des professionnels jugeant que tout allait très bien en Suisse, que celui des médias (dénonçant ce qui se passait chez nos voisins) montre bien un déni du problème qui apparaissait pourtant sous leurs yeux. Ne pas reconnaître qu&#039;il y a un problème est bien le dénier. Le déni est donc une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Revenons sur la question de la négligence. Si ce terme nous est apparu comme une évolution de définition de la maltraitance et comme cette hypothèse n&#039;a pu être vérifée dans le cadre de notre recherche, nous avons été amené à une nouvelle hypothèse: le terme de négligence a peut-être effectivement évolué lui-même dans sa définition. &lt;br /&gt;
Nous avançons l&#039;idée que la définition de la maltraitance aurait subie un élargissement de définition. Par ce fait, beaucoup plus d&#039;actions ou de &amp;quot;non-actions&amp;quot; entreraient sous ce concept de négligence. Ainsi on pourrait effectivement constater une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
Malheureusement notre recherche ne nous permet pas de vérifier cette hypothèse. Cependant, si l&#039;on regarde les chiffres donnés par RIFVEL (Réseau Internet Francophone Vieillir En Liberté)en 2002 quant à la répartition des différentes catégories de maltraitance, on note 8% de cas de négligence. Par ailleurs, en regardant les chiffres avancés par ALMA France en 2003 on constate une augmentation des cas de négligences avec 23,2%. Si les 2 sources ne sont pas les mêmes, il est toutefois possible de les comparer dans le sens où en 2003 la négligence apparait très clairement comme catégorie principale de la maltraitance, alors qu&#039;en 2002 la négligence est la plus petite catégorie de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Est-ce là une marque de l&#039;évolution de cette catégorie qu&#039;est la négligence, la question reste ouverte puisque nous ne pouvons que constater ce phénomène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Les médias: promotteurs d&#039;un problème social &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre rencontre avec le professeur Rapin, nous avons également échangé sur la question des médias et de leurs effets. M. Rapin relève un évènement marquant et déclencheur: la pénurie de cercueil à Paris en août 2003. Il parle d&#039;un &amp;quot;effet télégénique&amp;quot; que nous avons pu relever dans les téléjournaux datant de la période de la canicule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pensons qu&#039;il est intéressant de voir sous 2 aspects les médias. Tout d&#039;abord, comme non intéressés d&#039;un problème social sérieux et important: le bien être et la santé des personnes âgées. Pendant de nombreuses années le Professeur Rapin et ses collègues tantèrent de les faire parler de cette question. Il apprait clair que les médias touchent une énorme partie de la population. Le journal télévisé est suivi par des milliers de téléspectateurs sans compter les lecteurs des divers quotidiens. Lors de la canicule, les médias se sont appropriés un problème de société et l&#039;on dénoncé. Cependant il est intéressant de rappeler que la &amp;quot;prise de conscience&amp;quot; de la part de tous ne fût qu&#039;en 2004 lorsque les chiffres de la &amp;quot;heat wave&amp;quot; parurent. 1000 décès furent recensés durant l&#039;été 2003. Donc, si l&#039;on parle de négligence, on peut relever la négligence des divers médias ne faisant pas état d&#039;une &amp;quot;dramatique réalité&amp;quot; (Professeur Rapin) qu&#039;est la maltraitance. En effet, refuser de passer l&#039;information concernant les conseils et les recommandations l&#039;été arrivant est une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autres part, on peut voir les médias comme promoteurs d&#039;un problème social. Les analyser relèvent donc un intérêt particulier dans le sens où ils sont révélateurs de l&#039;évolution de la perception d&#039;un problème. Nous pourrions relever de nombreux écrits sur la problématique de la construction d&#039;un problème social par les médias et des mécanismes mis en oeuvres pour se faire, mais ce n&#039;est pas ici le sujet de notre travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Situation actuelle &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la canicule a participé à la mise en place de certaines structures d&#039;aides, ce n&#039;est pas réellement elle qui les a initiées. Ces structures sont extrêmement importantes et un suivi des personnes portant plainte est nécessaire.&lt;br /&gt;
Certains &amp;quot;plan canicule&amp;quot; ont été mis en place, des fonds ont été débloqués pour ces fins là...cependant dans de nombreux établissements personne n&#039;est venu demander ce financement pourtant disponible! A nouveau c&#039;est le déni qui prédomine...&amp;quot;Rien ne s&#039;est passé ici&amp;quot;, &amp;quot;Comment s&#039;est passé la canicule dans mon établissement? Sans problème!&amp;quot; voici le genre d&#039;échanges que nous a rapporté le Professeur Rapin auxquels il répond clairement: &amp;quot;Si on ne regarde pas, on ne peut pas voir&amp;quot;! Pour pouvoir relever et lutter contre un problème il faut avant tout le voir, et pour le voir il faut regarder. Il est extrêmement difficile d&#039;accepter et d&#039;avouer la réelle catastrophe qu&#039;est la maltraitance des personnes âgées. Pourtant il y aurait de quoi dire...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la nouvelle charte de la FEGEMS un accent est mis sur la formation du personnel. Ce point est essentiel et pourtant, quasiment aucune formation n&#039;a lieu dans les différents EMS de Genève sur la question de la maltraitance des personnes âgées. D&#039;autre part, il est important de relever une réelle différence entre les &amp;quot;résidents&amp;quot; des EMS d&#039;il y a quelques années et ceux d&#039;aujourd&#039;hui. Auparavant on venait dans les EMS de son plein gré, pour finir tranquillement sa vie entourée. Aujourd&#039;hui, les personnes entrant dans les maisons de retraite arrivent en général de l&#039;hôpital et ont des traitements médicaux à suivre. Ceci nécessite également une formation sur le traitement de la douleur. Là également la question de la négligence reste pertinente: &amp;quot;laisser avoir mal une personne c&#039;est la négliger, surtout lorsque des médicaments et autres remèdes existent&amp;quot; (Rapin, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, il est important de mentionner également que certains établissements ont fait énormément dans le sens de la prévention et de la formation. Les choses ont un peu bougées de manière générale. On peut dénoncer le problème de la maltraitance des personnes âgées sans risquer de perdre sa place (comme De Saussure après la publication de son livre (De Saussure, 1999). Cependant: &amp;quot;il ne faut pas faire peur aux vieux&amp;quot; est une phrase à laquelle le Professeur Rapin se heurte régulièrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Retour sur la problématiques, les questions de recherche &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après notre recherche nous ne pouvons pas tirer de conclusions exaustives, car il nous aurait fallu plus de temps pour satisfaire pleinement notre objectif. La négligence peut être pris comme synonime d&#039;abus. Elle est, si on peut le dire, un sous chapitre du grand phénoméne de la maltraitance. La négligence a été toujours present dans notre société, notre réalité, laquelle avait les yeux fermé devant le problème des personnes âgées. Nos hypothèse ont été en grand partie verifiée soit par l&#039;évolution de notre article soit par l&#039;eterview avec le professeur Rapin (mercredi, 31 mai 2006). La canicule du 2003 a été effectivement le moyen pour en parler plus. Ce phénoméne a permis de briser petit à petit le silence autour d&#039;une problèmatique sociétale. En effet en Suisse le problème de la maltraitance des personnes âgées a été conçu comme problème sociale après les statistiques des décès pendant l&#039;été 2003. Comme on a vu pendant l&#039;analyse de notre recherche, on a toujours nié le problème de maltraitance des personnes âgées en augmentant une sorte de négligence societale. En effet on critiquait les nations autour de nous, en soutenant que chez nous tout allaittrès bien. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que la négligence n&#039;est pas une évolution du terme de maltraitance mais plutôt la conséquence de l&#039;augmentation du nombre de fois où l&#039;on aborde la question de la maltraitance. Peut-être pourrait-on dire que du fait de cette reprise incessante de ce thème, nous sommes plus attentifs aux faits et gestes qui pourraient s&#039;inscrire dans la maltraitance. En étant plus attentifs à cela, on en vient à parler de négligence et à l&#039;inscrire dans la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Autocritiques et perspectives &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective de la négligence comme maltraitance, il nous faut tout de même soulever les abus et les dérives de cette terminologie. Il nous semble que par cette association de terme, tout acte est devient potentiellement négligent...&lt;br /&gt;
Par exemple: ne pas donner à boire à une personne âgée est une forme de négligence/maltraitance, mais la forcée à boire l&#039;est également car ceci va à l&#039;encontre de sa propre volonté. Il serait important, à notre avis, de faire des nuances entre les différences formes de maltraitance et de négligence (ce qui a commencé à être fait dans les associations telles que ALMA France ou Alter Ego)et d&#039;être clair avec les intérvenants par rapport à leurs devoirs et obligations professionnelles. Il ne faut oublier qu&#039;ils doivent prendre soin de ces personnes, qu&#039;un code de déontologie existe et que&#039;une grande question reste à être abordée et clarifiée: Qu&#039;est-ce qui doit primer lorsque ces 2 points s&#039;opposent; le choix et la volonté de la personne âgée ou le devoir professionnel face à une personne qui met sa vie en danger?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
les questions liées à la négligence et ces différentes formes, pourrait être abordées à travers une discussion et un travail sur l&#039;éthique professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Remerciements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions le Professeur Charles-Henri Rapin pour sa précieuse aide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions également la Professeure Martine Ruchat de nous avoir permis de vivre l&#039;expérience d&#039;intelligence collective et par là-même de découvrir les difficultés méthodologiques auxquelles les chercheurs sont souvent confrontés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Livres &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Bertin, Evelyne (1999) Gérontologie, psychanalyse et déshumanisation : silence vieillesse... Paris : L&#039;Harmattan]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Gavillet&amp;amp;Grandrieux, Laurence&amp;amp;Véronique (2006) Ne touche pas à tes vieux, regards sur la maltraitance familiale des personnes âgées. Genève: IES Editions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Hugonot, Robert (1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres.]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Masson, Maltraitances et violences, Sous la direction de Bernard Marc, article de Franck Dibouës, Paris (2004)]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Yves Geneste (2004). Silence on frappe, De la maltraitance à la bientraitance des personnes âgées: Imagine]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Sites Internet&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* www.alter-ego.ch&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Articles &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Avant la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (06.10.1999). MALTRAITANCE : LES PERSONNES ÂGÉES SE REBIFFENT:&lt;br /&gt;
Dépasser les clichés pour mieux combattre la violence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin (8.6.2000). EMS: un bilan alarmant - une étude entreprise à Genève montre que les conditions de vie se dégradent rapidement pour les résidents. La faute, d&#039;abord, au manque de personnel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (27.2.2002). MAISONS DE RETRAITE : GROSSE COLÈRE DU SSP ET DES USAGERS: «La maltraitance continue dans les EMS» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (8.4.2003). La maltraitance envers les aînés existe. Reste à en parler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Après la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (21.2.2004). Les aînés maltraités préoccupent Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (2.12.2004). La maltraitance des seniors en question. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin Dimanche (6.11.2005). Humiliations, injures, coups...le 3e âge relève parfois du calvaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (1.12.2005). Personnes âgées maltraitées: un tabou à briser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Hebdo (20.04.2006). Maltraitance des personnes âgées: les lacunes romandes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Téléjournaux &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    12 août 2003, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeudi    14 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    26 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mercredi 09 juin 2004, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Chartes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS): Editions 1998 et 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Revenir sur&#039;&#039; [[articles]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4287</id>
		<title>L&#039;évolution récente de la définition de la maltraitance des personnes âgées</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4287"/>
		<updated>2006-06-20T15:15:39Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : /* Questionnements et redéfinitions */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039; Ont écrit cet article... &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tatiana CAVAGLIANI - Sarah GROSSNIKLAUS - Stefania RODRIGUEZ - Mélanie SAVOY - Germain VON DER MUEHL - Valérie SCHAUDER&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A propos des concepts de maltraitance et de négligence: notre approche du thème ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de traiter de la maltraitance des [[Personnes âgées]] car ce thème est bien trop souvent laissé pour compte. On entend souvent parler d&#039;enfants maltraités, de femmes battues, mais rarement de personnes âgées maltraitées.&lt;br /&gt;
De plus, lorsque nous pensons à [[Maltraitance]], notre sens commun a tendance à nous renvoyer directement au sens de la maltraitance physique. Coups, blessures, séquestration...mais aujourd&#039;hui, lorsque l&#039;on rencontre le monde insitutionnel, c&#039;est la [[Négligence]] qui semble être devenue une forme perfide de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de nous baser sur la canicule de 2003 pour cibler notre recherche. En effet, lors de cet été 2003, environ 1000 personnnes âgées sont décédées en Suisse des suites des grandes chaleur, du manque d&#039;hydratation. A l&#039;hôpital de Genève (HUG), 352 décès ont été recensés en août 2002 et 385 en août 2003; soit trente-trois décès de plus. Cela correspond à une augmentation d&#039;environ 10% du nombre de  cas. Ce chiffre est représentatif du pourcentage à l&#039;échelle national, hôpitaux et institutions confondus, qui oscille entre 10 et 13%, pour la même période. Suite à ce constat, les proches des personnes âgées, ainsi que les institutions ont été au centre des débats. Leur a été reproché le fait de ne pas avoir suffisament su être à l&#039;écoute de ces personnes et de ne pas avoir prêté suffisamment d&#039;attention à la nécessité pour celles-ci de beaucoup s&#039;hydrater. En d&#039;autres termes, d&#039;avoir fait preuve d&#039;une certaine négligence. &lt;br /&gt;
La canicule de 2003 semble donc particulièrement liée au terme de négligence. En effet, les problèmes qu&#039;elle a révélés ont contribué à un déplacement des considérations habituellement partagées sur la maltraitance. Négliger de prendre soin d&#039;une personne âgée lorsque la température est très élévée est une forme de maltraitance. Cette visibilisation d&#039;une catégorie de la maltraitance, la négligence, au travers de la canicule et de sa médiatisation, a probablement eu comme effet d&#039;élargir le champ recouvert par cette notion, contribuant ainsi à une évolution de la définition de la maltraitance. La négligence y prend désormais une place importante.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons décidé de nous pencher sur la période entre 1998 et 2006. Nous avons utilisé plusieurs articles de journaux romands (avant et après l&#039;été 2003), deux éditions (1998 et 2005) de la charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS) ainsi que des téléjournaux diffusés durant la canicule (juillet et août 2003).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre recherche se limite au niveau du canton de Genève. On parlera particulièrement de la négligence comme maltraitance. Nous allons commencer par donner un panel d&#039;informations sur les recherches et les réflexions menées (principalement sur la France) sur le sujet. Puis, nous comparerons les articles et les deux chartes afin de retirer un maximum d&#039;informations. Ces dernières se porteront  sur leur nombre avant et après la canicule, sur leurs formes, leurs précisions et le vocabulaire employé. Ensuite nous tenterons de faire des liens entre ces différents niveaux d&#039;analyse et ces différentes informations.&lt;br /&gt;
Nous essaierons également de voir comment les téléjournaux présentés lors de la canicule nous décrivent la situation et la norme à adopter pour ne pas être taxé de maltraitance ou de négligence, ainsi que la manière dont ils ont contribué à l&#039;évolution du terme de maltraitance...jusqu&#039;à la négligence. &lt;br /&gt;
Enfin, nous rencontrerons le Dr. Rapin, médecin chef et organisateur du colloque canicule ayant eu lieu en juin 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous apparait important de mentionner quelques limites. Tout d&#039;abord, le fait que nous ne pouvons lire tout ce qui a été écrit sur le sujet et que les articles que nous avons choisis pour l&#039;analyse ne sont pas les seuls et uniques pièces que nous avons trouvées. Une autre limite d&#039;un travail portant sur le thème de la maltraitance,  s&#039;appuyer sur des statistiques représente une grande difficulté. En effet, il est très difficile de recenser les victimes de [[Violence]]. Celles-ci ne sont pas toujours prêtes à en parler que cela soit par peur de représailles ou pour d&#039;autres raisons (telles que peur de l&#039;abandon, peur de briser un lien familial, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la prévalence de la maltraitance envers les personnes âgées au sein des institutions, Hugonot (1990) relève la difficulté d&#039;obtenir des statistiques précises. Il souligne qu&#039;il faut dans tous les cas prendre en compte que les cas décelés ne représentent qu&#039;un cinquième de la réalité: il y a donc une sous-estimation importante. Une raison de ce manque de données est que les observations de violences restent souvent à l&#039;intérieur d&#039;une institution. Le manque de témoignages, la dédramatisation par le personnel et la crainte pour la famille de dénoncer la maltraitance rendent l&#039;estimation de la fréquence réelle, difficile. Selon Hugonot, la violence envers les personnes âgées est masquée car elle est liée aux tabous et à la honte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce qu&#039;en disent les auteurs que nous avons lus ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définitions&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de poursuivre notre réflexion, il nous parait important de donner des définitions nécessaires à la compréhension du terme de maltraitance et de négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alter Ego (2002, association suisse contre la maltraitance des personnes âgées) définit la maltraitance comme &amp;quot;un acte ou un ensemble d&#039;actes - comportements et attitudes - commis ou ommis, envers une personne au détriment de son intégrité physique ou sexuelle, morale ou psychique, matérielle ou financière. La maltraitance engendre un tort ou une blessure. Elle constitue une atteinte aux droits fondamentaux et à la dignité de la personne&amp;quot;. &lt;br /&gt;
La maltraitance consiste en actions - violence, abus, sévices, contraintes, empêchements - ou en actes ommis, comme la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La négligence, une forme de maltraitance, consiste selon l&#039;association Alter Ego dans le fait de ne pas donner des soins essentiels à une personne. &amp;quot;C&#039;est omettre de lui donner une nourriture ou des boissons adéquates, les médicaments ou les soins d&#039;hygiène dont elle a besoin&amp;quot; (Alter Ego, 2002). D&#039;autres exemples de négligence sont de donner une alimentation en quantité insuffisante, de ne pas assurer des services adéquats durant la nuit ou de négliger la douleur d&#039;une personne âgée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre article va se baser sur la négligence comme forme de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Revue de littérature&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que l&#039;âge des personnes considérées comme vieillards a augmenté au fil du temps. En effet, dans l&#039;Antiquité les vieillards étaient ceux qui atteignaient l&#039;âge de 40 ans. Aujourd&#039;hui, un vieillard est quelqu&#039;un de plus de 70-80 ans, qui devient dépendant.&lt;br /&gt;
Selon la psychanalyste Evelyne Bertin (1999), notre société occidentale contemporaine n&#039;accorde pas de place à la [[Vieillesse]]. La société refuse de penser à la vieillesse, cette dernière est &#039;&#039;tabou&#039;&#039;. L&#039;être humain a du mal à imaginer qu&#039;il va vieillir, c&#039;est quelque chose dont on ne parle pas, que l&#039;on ne veut pas imaginer, particulièrement dans notre société qui valorise la jeunesse. Selon elle, nous vivons dans un monde en perte de références. La famille en tant qu&#039;institution vit actuellement de grands changements, et nous vivons une époque de confusion des âges et des places dans la famille. L&#039;on ne pourrait penser la vieillesse qu&#039;en se situant dans une lignée, faite de générations ayant chacune leurs rôles.&lt;br /&gt;
Autrefois la vieillesse faisait partie de la société, elle avait une place dans l&#039;univers symbolique de la vie, mais l&#039;on vit actuellement dans une société où les rôles symboliques ont disparus, et où la vieillesse est dévalorisée. En outre, selon De Saussure (1999), il n&#039;est plus rare de voir des familles qui s&#039;étendent sur quatre générations, les tensions et les conflits au sein de ces familles s&#039;en trouvent accrus et la génération des aînés en fait en quelque sorte les frais puisque bien souvent la famille s&#039;en désengage petit à petit. &lt;br /&gt;
Tous ces éléments pourraient expliquer les raisons qui font que les sociétés occidentales gèrent une partie des personnes âgées sur le mode de l&#039;exclusion à travers le placement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui est du problème de la maltraitances des personnes âgées, Bertin (1999) relève deux axes de réflexion &amp;quot;Le déni de la mort dans les sociétés occidentales&amp;quot; ainsi que &amp;quot;L&#039;augmentation de la banalisation du mal&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que le phénomène de maltraitance n&#039;est pas nouveau dans sa nature, mais par sa fréquence (augmentation des victimes et des agresseurs). Il montre par exemple des prières d&#039;un vieillard abandonné et d&#039;un vieillard qui ne peut pas s&#039;enfuir dans des situations difficiles de 1689.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est dès les années 1980 que dans les pays francophones la question du tabou de la maltraitance des personnes âgées fût soulevée. On commence à parler de certains comportements, de certaines gestes et de certains propos profondément maltraitants pour la personne âgée bien souvent complètement dépendante de l&#039;autre.&lt;br /&gt;
Le sujet commençait à peine à être traité que les milieux de professionnels concernés essayaient de faire taire ce qui était soulevé, chacun essayant de préserver son institution de toutes accusations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gavillet et Grandrieux (2006) soulèvent un autre point. Alors que de nombreuses personnes s&#039;attèlent à dénoncer la maltraitance des personnes âgées, celles-ci commencent à se rendre compte que les gestes, les propos et les comportements qu&#039;ils dénoncent ne sont pas les faits de monstres et qu&#039;eux-mêmes commettent ce genre d&#039;actes. Dénoncer ces gestes revient à se dénoncer soi-même, cette constatation va faire diminuer la volonté de parler de ce problème. Pour ces deux raisons, le sujet fut donc un peu moins traité.&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) souligne notamment l&#039;ignorance en France concernant ce sujet et, en rapport avec cela, le manque d&#039;intérêt des médias. Bertin (1999), également, reproche à la société et au monde politique de faire comme si la maltraitance des personnes âgées n&#039;existait pas. Elle dénonce aussi cette habitude de montrer une vitrine parfaite: &amp;quot;&#039;&#039;Les images que les médias nous présentent sur la vieillesse sont le plus souvent des images d&#039;exception. Les sujets âgés maltraités ou déshumanisés sont interdits de cité dans le monde médiatique.&#039;&#039;&amp;quot;(p.14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons également, comme le souligne E.Bertin, que notre société actuelle est celle de &#039;&#039;l&#039;image&#039;&#039;. Pour qu&#039;une cause soit entendue, elle doit être médiatisée. Ce qui peut poser problème dans le cas de violence touchant des personnes âgées quant leurs conditions physiques et psychiques les prédisposent plus à l&#039;isolement qu&#039;à la protestation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, parallèlement à ces condamnations, de nombreux témoignages voient le jours. Des personnes âgées trouvent la force de raconter les violences qu&#039;ils subissent...et ils ne baissent pas les bras.De plus, dans son livre, Hugonot (1990) nomme plusieurs congrès européens sur le sujet de la maltraitance des personnes âgées. Cette problématique ne disparaît pas. La question de la maltraitance des personnes âgées apparaît dès lors comme un nouveau problème social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nos lectures, n’abordent pas directement le concept de négligence, mais tous les auteurs que nous avons lus considèrent la négligence comme étant une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
Concernant la canicule et ses effets, aucun de ces ouvrages n’en fait mention. Cella est dû pour une part au faite que les livres lus ont dû être choisi avant que le thème de l’étude ne soit précisé. De plus, nous avons pus constaté à travers notre recherche, que le lien entre négligence et canicule ne semble pas avoir beaucoup été abordé et approfondi dans la littérature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectif de la recherche ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette recherche est de définir les facteurs impliquant l’évolution récente (entre 1998 et 2006) de la définition de la maltraitance des personnes âgées et plus particulièrement la question de la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre hypothèse de recherche est que les conséquences de la canicule de l&#039;été 2003 et leurs médiatisations auraient contribués à un tournant de la définition de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthode ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de vérifier notre hypothèse, soit l&#039;effet de la canicule 2003 sur la définition de la maltraitance, nous allons analyser et comparer le contenu de deux chartes d&#039;instituitions, d&#039;articles de presse et d&#039;extraits de téléjournaux. &lt;br /&gt;
En ce qui concerne les chartes, nous allons vérifier s&#039;il y a eu des modifications au niveau des articles de loi au sein des institutions et des modifications au niveau de la terminologie employée. &lt;br /&gt;
Le but de la comparaison des articles de presse est de voir s&#039;il y a eu des changements dans la manière d&#039;informer la population sur le problème de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Enfin, l&#039;analyse des téléjournaux devra nous permettre d&#039;analyser le type de langage utilisé en lien avec la canicule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Limites de la méthode &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la comparaison des articles de presse, nous nous sommes rendus compte qu&#039;il est très difficile d&#039;accéder aux articles pertinents pour cette démarche. Il est possible que les articles choisis ne soient pas tout à fait représentatifs de la manière dont la presse traite de la problématique de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, tant lors de nos recherches dans les archives de la TSR que dans la base de données Swissdox, nous avons constaté que le nombre de documents (TJ, émissions, reportages spéciaux, articles, dossiers, etc.) abordant le problème du sort des personnes âgées avait augementé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
Nous pourrions émettre l&#039;hypothèse que la canicule un tremplin, voire un très bon &amp;quot;fait divers&amp;quot; pour parler de la situation des personnes âgées dans notre société. Ce sujet fut traité plus qu&#039;abondament durant la canicule et juste après, puis régulièrement à l&#039;arrivée de l&#039;été les années suivantes. Il nous parait intéressant de relever la manière dont les médias se sont emparés d&#039;un sujet d&#039;actualité pour en faire un problème social. &lt;br /&gt;
Il faut peut-être garder à l&#039;esprit qu&#039;un des buts premiers des médias, comme développé dans les cours du professeur Payet (&#039;&#039;Introduction à la sociologie de l&#039;éducation&#039;&#039;) est, hormis l&#039;aspect d&#039;information, de faire le plus possible d&#039;audimat ou de lecteurs en accrochant les téléspectateurs par des évènements &amp;quot;chocs&amp;quot;. Les médias ont tendance à s&#039;emparer d&#039;un problème social (ici la condition des personnes âgées et la maltraitance) pour en faire un fait médiatique. Ce processus est facilité dès lors qu&#039;un problème concerne un grand nombre de personnes. Ce qui est le cas avec les personnes âgées puisque chacun en a au moins une dans son entourage ou dans sa famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Aspect quantitatif &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue quantitatif, nous avons pu constater que le nombre d&#039;articles paru dans la presse romande (24 heures, Tribune de Genève, le Matin, le Temps, L&#039;Hebdo) avant la canicule a doublé après ce phénomène. Nous avons trouvé environ onze articles dans la période de 1998 à 2003 et vingt de 2003 à 2006. On constate de même pour les téléjournaux (TJ). Le nombre de TJ abordant le problème du sort des personnes agées a triplé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
L&#039;apparition d&#039;un réglement d&#039;application dans la charte de 2005 est un ajout pouvant montrer l&#039;importance donnée à la problématique de la maltraitance. Il apporte une définition beaucoup plus stricte des droits et des compétences du conseil éthique. Cela pourrait refléter le soucis de la Fegems de lutter contre le problème de la maltraitance en institution en donnant un pouvoir de contrôle plus grand au conseil éthique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contenu et évolution des termes employés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les trois types de documents que nous avons analysés nous n&#039;avons pas constaté de grandes différences entre les deux périodes. Les définitions de la maltraitance données dans les articles de journeaux restent les mêmes avant et après la canicule. Le terme de négligence est employé dans quelques articles avant et après l&#039;été 2003 et sa signifiation ne semble pas avoir changé. La négligence est mentionnée comme une catégorie de la maltraitance, mais n&#039;est dans aucun article expliquée davantage. Deux articles de la Tribune de Genève, un du 8.4.2003 et l&#039;autre du 21.2.2004, mentionnent le même pourcentage de négligence, soit 17% à l&#039;intérieur de la maltraitance. En se basant sur ses chiffres, on ne peut donc pas constater d&#039;effet de la canicule de l&#039;été 2003 sur les cas de négligence. &lt;br /&gt;
Des articles datant d&#039;avant et d&#039;après 2003 montrent des statistiques selon lesquelles il y aurait entre 5 et 10% (parfois 20%) de personnes âgées victimes de maltraitance en Suisse. A Genève, il y aurait donc entre 3000 et 5000 personnes âgées concernées.  &lt;br /&gt;
Dans l&#039;article du Matin Dimanche de 2005, il est précisé que la maltraitance physique pouvait consister dans le fait de ne pas donner à boire. Est-ce que cette précision serait éventuellement une conséquence de la canicule de l&#039;été 2003?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du contenu des articles, nous avons constaté que les changements suite à la canicule n&#039;ont pas été très importants. Nous émettons donc l&#039;hypothèse que la problématique de la maltraitance, quoiqu&#039;elle ait suscité plus d&#039;intérêt par la presse après la canicule (nombre d&#039;articles), est traité de la même façon avant et après l&#039;été 2003.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne les TJ, il est intéressant de noter que celles datant de l&#039;été 2003, période de la canicule, n&#039;abordent quasiment pas la situation en Suisse, mais parlent d&#039;effets désastreux en France. C&#039;est seulement un an plus tard que l&#039;on avance les premiers chiffres concernant la Suisse. Il semble qu&#039;elle aie sous estimé les conséquences de la canicule pour ses personnes âgées. La différence de terminologie et d&#039;approche de la situation entre 2003 et 2004 est flagrante lorsque le journaliste parle de l&#039;été 2003 en disant: &amp;quot;Lever le voile sur la canicule n&#039;était pas encore de saison!&amp;quot;.  &lt;br /&gt;
La canicule finira par être abordée comme une routine. Peut-on avancer qu&#039;en une année un fait, unique en son genre et non constaté auparavant, puisse devenir une habitude? Ou plutôt sous entend-t-on que c&#039;est la vigilance qui devient désormais une habitude?&lt;br /&gt;
Nous avons également remarqué que dans tous les TJ que nous avons visionnés, il n&#039;est jamais fait mention du terme de &amp;quot;négligence&amp;quot; ou de &amp;quot;maltraitance&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Pourrait-on aller jusqu&#039;à dire que c&#039;est bien là une forme de tabou? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La comparaison des deux éditions de la charte ne nous a pas amené à constater de grands changements ; que cela soit dans le vocabulaire utilisé, les buts fixés ou les engagements. &lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons mentionné auparavant, le seul aspect nouveau, dans l&#039;édition adoptée en janvier 2005, est l&#039;ajout d&#039;un réglement d&#039;application qui &amp;quot;régit les modalités d&#039;application de la Charte éthique de la Fegems, à savoir l&#039;organisation de l&#039;autorité compétente pour veiller à l&#039;application de la Charte et examiner les requêtes&amp;quot;. C&#039;est le &amp;quot;Conseil éthique&amp;quot; (constitué de membres élus par l&#039;assemblée générale de la Fegems) qui veillera à la bonne application de la Charte. Ce conseil est déjà présent dans la première édition de la charte et les buts qui lui sont attribués dans cette première édition sont les mêmes que dans celle datant de 2005. Toutefois, l&#039;apparition d&#039;un &amp;quot;réglement d&#039;application&amp;quot; dans cette dernière apporte une définition plus précise et ciblée de son rôle et de ses droits. Ceci peut être interprêté comme la volonté de disposer d&#039;un organe de contrôle plus performant pour lutter contre les cas de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements ou modifications&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Même si nous ne pouvons pas parler de changements significatifs qui valideraient notre hypothèses, nous avons trouvé quelques modifications, lors de notre recherche dans des supports différents, qui nous sont apparues pertinentes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les associations et les spécialistes qui s&#039;intéressent au sujet de la maltraitance des personnes âgées ne semblent pas avoir changé leur discours. L&#039;unique changement pourrait être que les journaux et les  TJ accordent plus d&#039;importance aux moyens de prévention. Il y a une différence dans les démarches à prendre pour combattre la maltraitance. Serait- ce peut-être pour combler certaines lacunes du système romand? ( Hebdo 2006).&lt;br /&gt;
En 1999 on évoquait le souhait de créer une ligne téléphonique pour donner la possibilité aux personnes âgées de se confier. En 2004, le journal 24Heures évoque la création d&#039;une telle permanence téléphonique par l&#039;association Alter Ego. On évoque également, en 1999, l&#039;existence d&#039;une brochure (préventive) au canada. En 2005, le matin dimanche évoque la publication de cette brochure.  Serait-ce une conséquence de la canicule?&lt;br /&gt;
Il est difficile de tirer des conclusions sur la base de ces observations, car les articles choisis ne représentent pas forcément la meilleur manière de traiter ce phénomène dans la presse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une grande place semble désormais attribuée à la prévention. Le téléjournal du 9 juin 2004 nous informe par exemple qu&#039;un colloque sur le thème de la canicule a été organisé, dans un but d&#039;information et de prévention, par le Professeur Rapin à Genève en juin 2004.&lt;br /&gt;
Dans une autre émission encore, nous suivons une infirmière qui ne s&#039;était absolument pas inquiété des effets de la canicule et qui découvrait pour la première fois, à la demande des journalistes, l&#039;augmentation relativement marquée du nombre de décès pour le mois d&#039;août 2003 en comparaison avec les chiffres d&#039;août 2002. C&#039;est bien 10% d&#039;augmentation que l&#039;on peut constater. On constate donc bel et bien une grande préocupation quant à la prévention des conséquences désastreuses que peut engendrer une canicule. Les mêmes erreurs ne doivent pas se reproduire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
De manière générale nous n&#039;avons pas constaté d&#039;évolution dans les termes. Cependant, une évolution marquée peut être relevée au niveau quantitatif. La forte médiatisation qu&#039;a suscité la canicule et les problèmes qu&#039;elle a soulevé est vraisemblablement à l&#039;origine de cet accroissement des articles traitant du sujet de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Questionnements et redéfinitions ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Que dire de l&#039;évolution des notions? &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si dans les documents que nous avons analysés nous ne sommes pas parvenus à retirer d&#039;évolutions marquantes de la terminologie employée, ceci nous a permis d&#039;émettre de nouvelles hypothèses et de nous repositionner par rapport à notre question de départ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point que l&#039;on peut relever en terme d&#039;évolution est sans doute ce passage d&#039;une approche anecdodtique de la maltraitance des personnes âgées dans les années précédant la canicule (quelques cas extrêmes d&#039;EMS particuliers) à l&#039;approche actuelle, plus systématique (formations et conférences organisées sur le thème). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous parait peut être donc plus judicieux de parler d&#039;une évolution des mentalités plus que de la terminologies, dans le sens où il est devenu possible de parler des notions de maltraitances, de négligences et d&#039;abus. Depuis plusieurs dizaines d&#039;années quelques professionnels tels que le Professeur Rapin oeuvrent pour faire passer les informations néccessaires à la prévention et à la dénonciation de ces actes. Après énormément de patience, un Temps Présent fu tourné sur la question, plusieurs articles paraissent ensuite dans différents journaux &amp;quot;tout publics&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, avec l&#039;arrivée de la canicule, les médias s&#039;emparent d&#039;un réel fait médiatique et traite de la question lors de tous les TJ (ou presque) lors (et à l&#039;approche) de l&#039;été.&lt;br /&gt;
Il est intéressant de revenir sur l&#039;angle d&#039;approche de notre hypothèse de recherche dans le sens où ce lien entre négligence et canicule n&#039;a pas réellement été fait (propos du Professeur Rapin). Un des phénomènes que nous avons vu apparaître lors de la canicule était une sorte de fatalisme quant à la situation. &amp;quot;Il faisait trop chaud, mais tout le monde avait trop chaud. De toutes manières on ne pouvait rien faire de plus que de constater&amp;quot; (Rapin, mercredi 31 mai 2006). Il nous semble qu&#039;en effet le lien le plus important que nous pouvons faire en terme de négligence est bien un lien avec le déni. En effet, tant le discours des professionnels jugeant que tout allait très bien en Suisse, que celui des médias (dénonçant ce qui se passait chez nos voisins) montre bien un déni du problème qui apparaissait pourtant sous leurs yeux. Ne pas reconnaître qu&#039;il y a un problème est bien le dénier. Le déni est donc une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Revenons sur la question de la négligence. Si ce terme nous est apparu comme une évolution de définition de la maltraitance et comme cette hypothèse n&#039;a pu être vérifée dans le cadre de notre recherche, nous avons été amené à une nouvelle hypothèse: le terme de négligence a peut-être effectivement évolué lui-même dans sa définition. &lt;br /&gt;
Nous avançons l&#039;idée que la définition de la maltraitance aurait subie un élargissement de définition. Par ce fait, beaucoup plus d&#039;actions ou de &amp;quot;non-actions&amp;quot; entreraient sous ce concept de négligence. Ainsi on pourrait effectivement constater une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
Malheureusement notre recherche ne nous permet pas de vérifier cette hypothèse. Cependant, si l&#039;on regarde les chiffres donnés par RIFVEL (Réseau Internet Francophone Vieillir En Liberté)en 2002 quant à la répartition des différentes catégories de maltraitance, on note 8% de cas de négligence. Par ailleurs, en regardant les chiffres avancés par ALMA France en 2003 on constate une augmentation des cas de négligences avec 23,2%. Si les 2 sources ne sont pas les mêmes, il est toutefois possible de les comparer dans le sens où en 2003 la négligence apparait très clairement comme catégorie principale de la maltraitance, alors qu&#039;en 2002 la négligence est la plus petite catégorie de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Est-ce là une marque de l&#039;évolution de cette catégorie qu&#039;est la négligence, la question reste ouverte puisque nous ne pouvons que constater ce phénomène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Les médias: promotteurs d&#039;un problème social &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre rencontre avec le professeur Rapin, nous avons également échangé sur la question des médias et de leurs effets. M. Rapin relève un évènement marquant et déclencheur: la pénurie de cercueil à Paris en août 2003. Il parle d&#039;un &amp;quot;effet télégénique&amp;quot; que nous avons pu relever dans les téléjournaux datant de la période de la canicule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pensons qu&#039;il est intéressant de voir sous 2 aspects les médias. Tout d&#039;abord, comme non intéressés d&#039;un problème social sérieux et important: le bien être et la santé des personnes âgées. Pendant de nombreuses années le Professeur Rapin et ses collègues tantèrent de les faire parler de cette question. Il apprait clair que les médias touchent une énorme partie de la population. Le journal télévisé est suivi par des milliers de téléspectateurs sans compter les lecteurs des divers quotidiens. Lors de la canicule, les médias se sont appropriés un problème de société et l&#039;on dénoncé. Cependant il est intéressant de rappeler que la &amp;quot;prise de conscience&amp;quot; de la part de tous ne fût qu&#039;en 2004 lorsque les chiffres de la &amp;quot;heat wave&amp;quot; parurent. 1000 décès furent recensés durant l&#039;été 2003. Donc, si l&#039;on parle de négligence, on peut relever la négligence des divers médias ne faisant pas état d&#039;une &amp;quot;dramatique réalité&amp;quot; (Professeur Rapin) qu&#039;est la maltraitance. En effet, refuser de passer l&#039;information concernant les conseils et les recommandations l&#039;été arrivant est une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autres part, on peut voir les médias comme promoteurs d&#039;un problème social. Les analyser relèvent donc un intérêt particulier dans le sens où ils sont révélateurs de l&#039;évolution de la perception d&#039;un problème. Nous pourrions relever de nombreux écrits sur la problématique de la construction d&#039;un problème social par les médias et des mécanismes mis en oeuvres pour se faire, mais ce n&#039;est pas ici le sujet de notre travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Situation actuelle &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la canicule a participé à la mise en place de certaines structures d&#039;aides, ce n&#039;est pas réellement elle qui les a initiées. Ces structures sont extrêmement importantes et un suivi des personnes portant plainte est nécessaire.&lt;br /&gt;
Certains &amp;quot;plan canicule&amp;quot; ont été mis en place, des fonds ont été débloqués pour ces fins là...cependant dans de nombreux établissements personne n&#039;est venu demander ce financement pourtant disponible! A nouveau c&#039;est le déni qui prédomine...&amp;quot;Rien ne s&#039;est passé ici&amp;quot;, &amp;quot;Comment s&#039;est passé la canicule dans mon établissement? Sans problème!&amp;quot; voici le genre d&#039;échanges que nous a rapporté le Professeur Rapin auxquels il répond clairement: &amp;quot;Si on ne regarde pas, on ne peut pas voir&amp;quot;! Pour pouvoir relever et lutter contre un problème il faut avant tout le voir, et pour le voir il faut regarder. Il est extrêmement difficile d&#039;accepter et d&#039;avouer la réelle catastrophe qu&#039;est la maltraitance des personnes âgées. Pourtant il y aurait de quoi dire...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la nouvelle charte de la FEGEMS un accent est mis sur la formation du personnel. Ce point est essentiel et pourtant, quasiment aucune formation n&#039;a lieu dans les différents EMS de Genève sur la question de la maltraitance des personnes âgées. D&#039;autre part, il est important de relever une réelle différence entre les &amp;quot;résidents&amp;quot; des EMS d&#039;il y a quelques années et ceux d&#039;aujourd&#039;hui. Auparavant on venait dans les EMS de son plein gré, pour finir tranquillement sa vie entourée. Aujourd&#039;hui, les personnes entrant dans les maisons de retraite arrivent en général de l&#039;hôpital et ont des traitements médicaux à suivre. Ceci nécessite également une formation sur le traitement de la douleur. Là également la question de la négligence reste pertinente: &amp;quot;laisser avoir mal une personne c&#039;est la négliger, surtout lorsque des médicaments et autres remèdes existent&amp;quot; (Rapin, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, il est important de mentionner également que certains établissements ont fait énormément dans le sens de la prévention et de la formation. Les choses ont un peu bougées de manière générale. On peut dénoncer le problème de la maltraitance des personnes âgées sans risquer de perdre sa place (comme De Saussure après la publication de son livre (De Saussure (1999). Cependant: &amp;quot;il ne faut pas faire peur aux vieux&amp;quot; est une phrase à laquelle le Professeur Rapin se heurte régulièrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Retour sur la problématiques, les questions de recherche &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après notre recherche nous ne pouvons pas tirer de conclusions exaustives, car il nous aurait fallu plus de temps pour satisfaire pleinement notre objectif. La négligence peut être pris comme synonime d&#039;abus. Elle est, si on peut le dire, un sous chapitre du grand phénoméne de la maltraitance. La négligence a été toujours present dans notre société, notre réalité, laquelle avait les yeux fermé devant le problème des personnes âgées. Nos hypothèse ont été en grand partie verifiée soit par l&#039;évolution de notre article soit par l&#039;eterview avec le professeur Rapin (mercredi, 31 mai 2006). La canicule du 2003 a été effectivement le moyen pour en parler plus. Ce phénoméne a permis de briser petit à petit le silence autour d&#039;une problèmatique sociétale. En effet en Suisse le problème de la maltraitance des personnes âgées a été conçu comme problème sociale après les statistiques des décès pendant l&#039;été 2003. Comme on a vu pendant l&#039;analyse de notre recherche, on a toujours nié le problème de maltraitance des personnes âgées en augmentant une sorte de négligence societale. En effet on critiquait les nations autour de nous, en soutenant que chez nous tout allaittrès bien. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que la négligence n&#039;est pas une évolution du terme de maltraitance mais plutôt la conséquence de l&#039;augmentation du nombre de fois où l&#039;on aborde la question de la maltraitance. Peut-être pourrait-on dire que du fait de cette reprise incessante de ce thème, nous sommes plus attentifs aux faits et gestes qui pourraient s&#039;inscrire dans la maltraitance. En étant plus attentifs à cela, on en vient à parler de négligence et à l&#039;inscrire dans la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Autocritiques et perspectives &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective de la négligence comme maltraitance, il nous faut tout de même soulever les abus et les dérives de cette terminologie. Il nous semble que par cette association de terme, tout acte est devient potentiellement négligent...&lt;br /&gt;
Par exemple: ne pas donner à boire à une personne âgée est une forme de négligence/maltraitance, mais la forcée à boire l&#039;est également car ceci va à l&#039;encontre de sa propre volonté. Il serait important, à notre avis, de faire des nuances entre les différences formes de maltraitance et de négligence (ce qui a commencé à être fait dans les associations telles que ALMA France ou Alter Ego)et d&#039;être clair avec les intérvenants par rapport à leurs devoirs et obligations professionnelles. Il ne faut oublier qu&#039;ils doivent prendre soin de ces personnes, qu&#039;un code de déontologie existe et que&#039;une grande question reste à être abordée et clarifiée: Qu&#039;est-ce qui doit primer lorsque ces 2 points s&#039;opposent; le choix et la volonté de la personne âgée ou le devoir professionnel face à une personne qui met sa vie en danger?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
les questions liées à la négligence et ces différentes formes, pourrait être abordées à travers une discussion et un travail sur l&#039;éthique professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Remerciements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions le Professeur Charles-Henri Rapin pour sa précieuse aide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions également la Professeure Martine Ruchat de nous avoir permis de vivre l&#039;expérience d&#039;intelligence collective et par là-même de découvrir les difficultés méthodologiques auxquelles les chercheurs sont souvent confrontés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Livres &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Bertin, Evelyne (1999) Gérontologie, psychanalyse et déshumanisation : silence vieillesse... Paris : L&#039;Harmattan]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Gavillet&amp;amp;Grandrieux, Laurence&amp;amp;Véronique (2006) Ne touche pas à tes vieux, regards sur la maltraitance familiale des personnes âgées. Genève: IES Editions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Hugonot, Robert (1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres.]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Masson, Maltraitances et violences, Sous la direction de Bernard Marc, article de Franck Dibouës, Paris (2004)]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Yves Geneste (2004). Silence on frappe, De la maltraitance à la bientraitance des personnes âgées: Imagine]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Sites Internet&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* www.alter-ego.ch&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Articles &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Avant la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (06.10.1999). MALTRAITANCE : LES PERSONNES ÂGÉES SE REBIFFENT:&lt;br /&gt;
Dépasser les clichés pour mieux combattre la violence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin (8.6.2000). EMS: un bilan alarmant - une étude entreprise à Genève montre que les conditions de vie se dégradent rapidement pour les résidents. La faute, d&#039;abord, au manque de personnel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (27.2.2002). MAISONS DE RETRAITE : GROSSE COLÈRE DU SSP ET DES USAGERS: «La maltraitance continue dans les EMS» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (8.4.2003). La maltraitance envers les aînés existe. Reste à en parler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Après la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (21.2.2004). Les aînés maltraités préoccupent Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (2.12.2004). La maltraitance des seniors en question. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin Dimanche (6.11.2005). Humiliations, injures, coups...le 3e âge relève parfois du calvaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (1.12.2005). Personnes âgées maltraitées: un tabou à briser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Hebdo (20.04.2006). Maltraitance des personnes âgées: les lacunes romandes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Téléjournaux &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    12 août 2003, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeudi    14 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    26 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mercredi 09 juin 2004, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Chartes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS): Editions 1998 et 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Revenir sur&#039;&#039; [[articles]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4286</id>
		<title>L&#039;évolution récente de la définition de la maltraitance des personnes âgées</title>
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		<updated>2006-06-20T15:15:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : /* Questionnements et redéfinitions */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039; Ont écrit cet article... &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tatiana CAVAGLIANI - Sarah GROSSNIKLAUS - Stefania RODRIGUEZ - Mélanie SAVOY - Germain VON DER MUEHL - Valérie SCHAUDER&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A propos des concepts de maltraitance et de négligence: notre approche du thème ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de traiter de la maltraitance des [[Personnes âgées]] car ce thème est bien trop souvent laissé pour compte. On entend souvent parler d&#039;enfants maltraités, de femmes battues, mais rarement de personnes âgées maltraitées.&lt;br /&gt;
De plus, lorsque nous pensons à [[Maltraitance]], notre sens commun a tendance à nous renvoyer directement au sens de la maltraitance physique. Coups, blessures, séquestration...mais aujourd&#039;hui, lorsque l&#039;on rencontre le monde insitutionnel, c&#039;est la [[Négligence]] qui semble être devenue une forme perfide de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de nous baser sur la canicule de 2003 pour cibler notre recherche. En effet, lors de cet été 2003, environ 1000 personnnes âgées sont décédées en Suisse des suites des grandes chaleur, du manque d&#039;hydratation. A l&#039;hôpital de Genève (HUG), 352 décès ont été recensés en août 2002 et 385 en août 2003; soit trente-trois décès de plus. Cela correspond à une augmentation d&#039;environ 10% du nombre de  cas. Ce chiffre est représentatif du pourcentage à l&#039;échelle national, hôpitaux et institutions confondus, qui oscille entre 10 et 13%, pour la même période. Suite à ce constat, les proches des personnes âgées, ainsi que les institutions ont été au centre des débats. Leur a été reproché le fait de ne pas avoir suffisament su être à l&#039;écoute de ces personnes et de ne pas avoir prêté suffisamment d&#039;attention à la nécessité pour celles-ci de beaucoup s&#039;hydrater. En d&#039;autres termes, d&#039;avoir fait preuve d&#039;une certaine négligence. &lt;br /&gt;
La canicule de 2003 semble donc particulièrement liée au terme de négligence. En effet, les problèmes qu&#039;elle a révélés ont contribué à un déplacement des considérations habituellement partagées sur la maltraitance. Négliger de prendre soin d&#039;une personne âgée lorsque la température est très élévée est une forme de maltraitance. Cette visibilisation d&#039;une catégorie de la maltraitance, la négligence, au travers de la canicule et de sa médiatisation, a probablement eu comme effet d&#039;élargir le champ recouvert par cette notion, contribuant ainsi à une évolution de la définition de la maltraitance. La négligence y prend désormais une place importante.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons décidé de nous pencher sur la période entre 1998 et 2006. Nous avons utilisé plusieurs articles de journaux romands (avant et après l&#039;été 2003), deux éditions (1998 et 2005) de la charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS) ainsi que des téléjournaux diffusés durant la canicule (juillet et août 2003).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre recherche se limite au niveau du canton de Genève. On parlera particulièrement de la négligence comme maltraitance. Nous allons commencer par donner un panel d&#039;informations sur les recherches et les réflexions menées (principalement sur la France) sur le sujet. Puis, nous comparerons les articles et les deux chartes afin de retirer un maximum d&#039;informations. Ces dernières se porteront  sur leur nombre avant et après la canicule, sur leurs formes, leurs précisions et le vocabulaire employé. Ensuite nous tenterons de faire des liens entre ces différents niveaux d&#039;analyse et ces différentes informations.&lt;br /&gt;
Nous essaierons également de voir comment les téléjournaux présentés lors de la canicule nous décrivent la situation et la norme à adopter pour ne pas être taxé de maltraitance ou de négligence, ainsi que la manière dont ils ont contribué à l&#039;évolution du terme de maltraitance...jusqu&#039;à la négligence. &lt;br /&gt;
Enfin, nous rencontrerons le Dr. Rapin, médecin chef et organisateur du colloque canicule ayant eu lieu en juin 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous apparait important de mentionner quelques limites. Tout d&#039;abord, le fait que nous ne pouvons lire tout ce qui a été écrit sur le sujet et que les articles que nous avons choisis pour l&#039;analyse ne sont pas les seuls et uniques pièces que nous avons trouvées. Une autre limite d&#039;un travail portant sur le thème de la maltraitance,  s&#039;appuyer sur des statistiques représente une grande difficulté. En effet, il est très difficile de recenser les victimes de [[Violence]]. Celles-ci ne sont pas toujours prêtes à en parler que cela soit par peur de représailles ou pour d&#039;autres raisons (telles que peur de l&#039;abandon, peur de briser un lien familial, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la prévalence de la maltraitance envers les personnes âgées au sein des institutions, Hugonot (1990) relève la difficulté d&#039;obtenir des statistiques précises. Il souligne qu&#039;il faut dans tous les cas prendre en compte que les cas décelés ne représentent qu&#039;un cinquième de la réalité: il y a donc une sous-estimation importante. Une raison de ce manque de données est que les observations de violences restent souvent à l&#039;intérieur d&#039;une institution. Le manque de témoignages, la dédramatisation par le personnel et la crainte pour la famille de dénoncer la maltraitance rendent l&#039;estimation de la fréquence réelle, difficile. Selon Hugonot, la violence envers les personnes âgées est masquée car elle est liée aux tabous et à la honte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce qu&#039;en disent les auteurs que nous avons lus ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définitions&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de poursuivre notre réflexion, il nous parait important de donner des définitions nécessaires à la compréhension du terme de maltraitance et de négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alter Ego (2002, association suisse contre la maltraitance des personnes âgées) définit la maltraitance comme &amp;quot;un acte ou un ensemble d&#039;actes - comportements et attitudes - commis ou ommis, envers une personne au détriment de son intégrité physique ou sexuelle, morale ou psychique, matérielle ou financière. La maltraitance engendre un tort ou une blessure. Elle constitue une atteinte aux droits fondamentaux et à la dignité de la personne&amp;quot;. &lt;br /&gt;
La maltraitance consiste en actions - violence, abus, sévices, contraintes, empêchements - ou en actes ommis, comme la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La négligence, une forme de maltraitance, consiste selon l&#039;association Alter Ego dans le fait de ne pas donner des soins essentiels à une personne. &amp;quot;C&#039;est omettre de lui donner une nourriture ou des boissons adéquates, les médicaments ou les soins d&#039;hygiène dont elle a besoin&amp;quot; (Alter Ego, 2002). D&#039;autres exemples de négligence sont de donner une alimentation en quantité insuffisante, de ne pas assurer des services adéquats durant la nuit ou de négliger la douleur d&#039;une personne âgée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre article va se baser sur la négligence comme forme de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Revue de littérature&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que l&#039;âge des personnes considérées comme vieillards a augmenté au fil du temps. En effet, dans l&#039;Antiquité les vieillards étaient ceux qui atteignaient l&#039;âge de 40 ans. Aujourd&#039;hui, un vieillard est quelqu&#039;un de plus de 70-80 ans, qui devient dépendant.&lt;br /&gt;
Selon la psychanalyste Evelyne Bertin (1999), notre société occidentale contemporaine n&#039;accorde pas de place à la [[Vieillesse]]. La société refuse de penser à la vieillesse, cette dernière est &#039;&#039;tabou&#039;&#039;. L&#039;être humain a du mal à imaginer qu&#039;il va vieillir, c&#039;est quelque chose dont on ne parle pas, que l&#039;on ne veut pas imaginer, particulièrement dans notre société qui valorise la jeunesse. Selon elle, nous vivons dans un monde en perte de références. La famille en tant qu&#039;institution vit actuellement de grands changements, et nous vivons une époque de confusion des âges et des places dans la famille. L&#039;on ne pourrait penser la vieillesse qu&#039;en se situant dans une lignée, faite de générations ayant chacune leurs rôles.&lt;br /&gt;
Autrefois la vieillesse faisait partie de la société, elle avait une place dans l&#039;univers symbolique de la vie, mais l&#039;on vit actuellement dans une société où les rôles symboliques ont disparus, et où la vieillesse est dévalorisée. En outre, selon De Saussure (1999), il n&#039;est plus rare de voir des familles qui s&#039;étendent sur quatre générations, les tensions et les conflits au sein de ces familles s&#039;en trouvent accrus et la génération des aînés en fait en quelque sorte les frais puisque bien souvent la famille s&#039;en désengage petit à petit. &lt;br /&gt;
Tous ces éléments pourraient expliquer les raisons qui font que les sociétés occidentales gèrent une partie des personnes âgées sur le mode de l&#039;exclusion à travers le placement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui est du problème de la maltraitances des personnes âgées, Bertin (1999) relève deux axes de réflexion &amp;quot;Le déni de la mort dans les sociétés occidentales&amp;quot; ainsi que &amp;quot;L&#039;augmentation de la banalisation du mal&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que le phénomène de maltraitance n&#039;est pas nouveau dans sa nature, mais par sa fréquence (augmentation des victimes et des agresseurs). Il montre par exemple des prières d&#039;un vieillard abandonné et d&#039;un vieillard qui ne peut pas s&#039;enfuir dans des situations difficiles de 1689.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est dès les années 1980 que dans les pays francophones la question du tabou de la maltraitance des personnes âgées fût soulevée. On commence à parler de certains comportements, de certaines gestes et de certains propos profondément maltraitants pour la personne âgée bien souvent complètement dépendante de l&#039;autre.&lt;br /&gt;
Le sujet commençait à peine à être traité que les milieux de professionnels concernés essayaient de faire taire ce qui était soulevé, chacun essayant de préserver son institution de toutes accusations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gavillet et Grandrieux (2006) soulèvent un autre point. Alors que de nombreuses personnes s&#039;attèlent à dénoncer la maltraitance des personnes âgées, celles-ci commencent à se rendre compte que les gestes, les propos et les comportements qu&#039;ils dénoncent ne sont pas les faits de monstres et qu&#039;eux-mêmes commettent ce genre d&#039;actes. Dénoncer ces gestes revient à se dénoncer soi-même, cette constatation va faire diminuer la volonté de parler de ce problème. Pour ces deux raisons, le sujet fut donc un peu moins traité.&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) souligne notamment l&#039;ignorance en France concernant ce sujet et, en rapport avec cela, le manque d&#039;intérêt des médias. Bertin (1999), également, reproche à la société et au monde politique de faire comme si la maltraitance des personnes âgées n&#039;existait pas. Elle dénonce aussi cette habitude de montrer une vitrine parfaite: &amp;quot;&#039;&#039;Les images que les médias nous présentent sur la vieillesse sont le plus souvent des images d&#039;exception. Les sujets âgés maltraités ou déshumanisés sont interdits de cité dans le monde médiatique.&#039;&#039;&amp;quot;(p.14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons également, comme le souligne E.Bertin, que notre société actuelle est celle de &#039;&#039;l&#039;image&#039;&#039;. Pour qu&#039;une cause soit entendue, elle doit être médiatisée. Ce qui peut poser problème dans le cas de violence touchant des personnes âgées quant leurs conditions physiques et psychiques les prédisposent plus à l&#039;isolement qu&#039;à la protestation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, parallèlement à ces condamnations, de nombreux témoignages voient le jours. Des personnes âgées trouvent la force de raconter les violences qu&#039;ils subissent...et ils ne baissent pas les bras.De plus, dans son livre, Hugonot (1990) nomme plusieurs congrès européens sur le sujet de la maltraitance des personnes âgées. Cette problématique ne disparaît pas. La question de la maltraitance des personnes âgées apparaît dès lors comme un nouveau problème social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nos lectures, n’abordent pas directement le concept de négligence, mais tous les auteurs que nous avons lus considèrent la négligence comme étant une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
Concernant la canicule et ses effets, aucun de ces ouvrages n’en fait mention. Cella est dû pour une part au faite que les livres lus ont dû être choisi avant que le thème de l’étude ne soit précisé. De plus, nous avons pus constaté à travers notre recherche, que le lien entre négligence et canicule ne semble pas avoir beaucoup été abordé et approfondi dans la littérature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectif de la recherche ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette recherche est de définir les facteurs impliquant l’évolution récente (entre 1998 et 2006) de la définition de la maltraitance des personnes âgées et plus particulièrement la question de la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre hypothèse de recherche est que les conséquences de la canicule de l&#039;été 2003 et leurs médiatisations auraient contribués à un tournant de la définition de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthode ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de vérifier notre hypothèse, soit l&#039;effet de la canicule 2003 sur la définition de la maltraitance, nous allons analyser et comparer le contenu de deux chartes d&#039;instituitions, d&#039;articles de presse et d&#039;extraits de téléjournaux. &lt;br /&gt;
En ce qui concerne les chartes, nous allons vérifier s&#039;il y a eu des modifications au niveau des articles de loi au sein des institutions et des modifications au niveau de la terminologie employée. &lt;br /&gt;
Le but de la comparaison des articles de presse est de voir s&#039;il y a eu des changements dans la manière d&#039;informer la population sur le problème de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Enfin, l&#039;analyse des téléjournaux devra nous permettre d&#039;analyser le type de langage utilisé en lien avec la canicule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Limites de la méthode &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la comparaison des articles de presse, nous nous sommes rendus compte qu&#039;il est très difficile d&#039;accéder aux articles pertinents pour cette démarche. Il est possible que les articles choisis ne soient pas tout à fait représentatifs de la manière dont la presse traite de la problématique de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, tant lors de nos recherches dans les archives de la TSR que dans la base de données Swissdox, nous avons constaté que le nombre de documents (TJ, émissions, reportages spéciaux, articles, dossiers, etc.) abordant le problème du sort des personnes âgées avait augementé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
Nous pourrions émettre l&#039;hypothèse que la canicule un tremplin, voire un très bon &amp;quot;fait divers&amp;quot; pour parler de la situation des personnes âgées dans notre société. Ce sujet fut traité plus qu&#039;abondament durant la canicule et juste après, puis régulièrement à l&#039;arrivée de l&#039;été les années suivantes. Il nous parait intéressant de relever la manière dont les médias se sont emparés d&#039;un sujet d&#039;actualité pour en faire un problème social. &lt;br /&gt;
Il faut peut-être garder à l&#039;esprit qu&#039;un des buts premiers des médias, comme développé dans les cours du professeur Payet (&#039;&#039;Introduction à la sociologie de l&#039;éducation&#039;&#039;) est, hormis l&#039;aspect d&#039;information, de faire le plus possible d&#039;audimat ou de lecteurs en accrochant les téléspectateurs par des évènements &amp;quot;chocs&amp;quot;. Les médias ont tendance à s&#039;emparer d&#039;un problème social (ici la condition des personnes âgées et la maltraitance) pour en faire un fait médiatique. Ce processus est facilité dès lors qu&#039;un problème concerne un grand nombre de personnes. Ce qui est le cas avec les personnes âgées puisque chacun en a au moins une dans son entourage ou dans sa famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Aspect quantitatif &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue quantitatif, nous avons pu constater que le nombre d&#039;articles paru dans la presse romande (24 heures, Tribune de Genève, le Matin, le Temps, L&#039;Hebdo) avant la canicule a doublé après ce phénomène. Nous avons trouvé environ onze articles dans la période de 1998 à 2003 et vingt de 2003 à 2006. On constate de même pour les téléjournaux (TJ). Le nombre de TJ abordant le problème du sort des personnes agées a triplé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
L&#039;apparition d&#039;un réglement d&#039;application dans la charte de 2005 est un ajout pouvant montrer l&#039;importance donnée à la problématique de la maltraitance. Il apporte une définition beaucoup plus stricte des droits et des compétences du conseil éthique. Cela pourrait refléter le soucis de la Fegems de lutter contre le problème de la maltraitance en institution en donnant un pouvoir de contrôle plus grand au conseil éthique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contenu et évolution des termes employés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les trois types de documents que nous avons analysés nous n&#039;avons pas constaté de grandes différences entre les deux périodes. Les définitions de la maltraitance données dans les articles de journeaux restent les mêmes avant et après la canicule. Le terme de négligence est employé dans quelques articles avant et après l&#039;été 2003 et sa signifiation ne semble pas avoir changé. La négligence est mentionnée comme une catégorie de la maltraitance, mais n&#039;est dans aucun article expliquée davantage. Deux articles de la Tribune de Genève, un du 8.4.2003 et l&#039;autre du 21.2.2004, mentionnent le même pourcentage de négligence, soit 17% à l&#039;intérieur de la maltraitance. En se basant sur ses chiffres, on ne peut donc pas constater d&#039;effet de la canicule de l&#039;été 2003 sur les cas de négligence. &lt;br /&gt;
Des articles datant d&#039;avant et d&#039;après 2003 montrent des statistiques selon lesquelles il y aurait entre 5 et 10% (parfois 20%) de personnes âgées victimes de maltraitance en Suisse. A Genève, il y aurait donc entre 3000 et 5000 personnes âgées concernées.  &lt;br /&gt;
Dans l&#039;article du Matin Dimanche de 2005, il est précisé que la maltraitance physique pouvait consister dans le fait de ne pas donner à boire. Est-ce que cette précision serait éventuellement une conséquence de la canicule de l&#039;été 2003?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du contenu des articles, nous avons constaté que les changements suite à la canicule n&#039;ont pas été très importants. Nous émettons donc l&#039;hypothèse que la problématique de la maltraitance, quoiqu&#039;elle ait suscité plus d&#039;intérêt par la presse après la canicule (nombre d&#039;articles), est traité de la même façon avant et après l&#039;été 2003.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne les TJ, il est intéressant de noter que celles datant de l&#039;été 2003, période de la canicule, n&#039;abordent quasiment pas la situation en Suisse, mais parlent d&#039;effets désastreux en France. C&#039;est seulement un an plus tard que l&#039;on avance les premiers chiffres concernant la Suisse. Il semble qu&#039;elle aie sous estimé les conséquences de la canicule pour ses personnes âgées. La différence de terminologie et d&#039;approche de la situation entre 2003 et 2004 est flagrante lorsque le journaliste parle de l&#039;été 2003 en disant: &amp;quot;Lever le voile sur la canicule n&#039;était pas encore de saison!&amp;quot;.  &lt;br /&gt;
La canicule finira par être abordée comme une routine. Peut-on avancer qu&#039;en une année un fait, unique en son genre et non constaté auparavant, puisse devenir une habitude? Ou plutôt sous entend-t-on que c&#039;est la vigilance qui devient désormais une habitude?&lt;br /&gt;
Nous avons également remarqué que dans tous les TJ que nous avons visionnés, il n&#039;est jamais fait mention du terme de &amp;quot;négligence&amp;quot; ou de &amp;quot;maltraitance&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Pourrait-on aller jusqu&#039;à dire que c&#039;est bien là une forme de tabou? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La comparaison des deux éditions de la charte ne nous a pas amené à constater de grands changements ; que cela soit dans le vocabulaire utilisé, les buts fixés ou les engagements. &lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons mentionné auparavant, le seul aspect nouveau, dans l&#039;édition adoptée en janvier 2005, est l&#039;ajout d&#039;un réglement d&#039;application qui &amp;quot;régit les modalités d&#039;application de la Charte éthique de la Fegems, à savoir l&#039;organisation de l&#039;autorité compétente pour veiller à l&#039;application de la Charte et examiner les requêtes&amp;quot;. C&#039;est le &amp;quot;Conseil éthique&amp;quot; (constitué de membres élus par l&#039;assemblée générale de la Fegems) qui veillera à la bonne application de la Charte. Ce conseil est déjà présent dans la première édition de la charte et les buts qui lui sont attribués dans cette première édition sont les mêmes que dans celle datant de 2005. Toutefois, l&#039;apparition d&#039;un &amp;quot;réglement d&#039;application&amp;quot; dans cette dernière apporte une définition plus précise et ciblée de son rôle et de ses droits. Ceci peut être interprêté comme la volonté de disposer d&#039;un organe de contrôle plus performant pour lutter contre les cas de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements ou modifications&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Même si nous ne pouvons pas parler de changements significatifs qui valideraient notre hypothèses, nous avons trouvé quelques modifications, lors de notre recherche dans des supports différents, qui nous sont apparues pertinentes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les associations et les spécialistes qui s&#039;intéressent au sujet de la maltraitance des personnes âgées ne semblent pas avoir changé leur discours. L&#039;unique changement pourrait être que les journaux et les  TJ accordent plus d&#039;importance aux moyens de prévention. Il y a une différence dans les démarches à prendre pour combattre la maltraitance. Serait- ce peut-être pour combler certaines lacunes du système romand? ( Hebdo 2006).&lt;br /&gt;
En 1999 on évoquait le souhait de créer une ligne téléphonique pour donner la possibilité aux personnes âgées de se confier. En 2004, le journal 24Heures évoque la création d&#039;une telle permanence téléphonique par l&#039;association Alter Ego. On évoque également, en 1999, l&#039;existence d&#039;une brochure (préventive) au canada. En 2005, le matin dimanche évoque la publication de cette brochure.  Serait-ce une conséquence de la canicule?&lt;br /&gt;
Il est difficile de tirer des conclusions sur la base de ces observations, car les articles choisis ne représentent pas forcément la meilleur manière de traiter ce phénomène dans la presse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une grande place semble désormais attribuée à la prévention. Le téléjournal du 9 juin 2004 nous informe par exemple qu&#039;un colloque sur le thème de la canicule a été organisé, dans un but d&#039;information et de prévention, par le Professeur Rapin à Genève en juin 2004.&lt;br /&gt;
Dans une autre émission encore, nous suivons une infirmière qui ne s&#039;était absolument pas inquiété des effets de la canicule et qui découvrait pour la première fois, à la demande des journalistes, l&#039;augmentation relativement marquée du nombre de décès pour le mois d&#039;août 2003 en comparaison avec les chiffres d&#039;août 2002. C&#039;est bien 10% d&#039;augmentation que l&#039;on peut constater. On constate donc bel et bien une grande préocupation quant à la prévention des conséquences désastreuses que peut engendrer une canicule. Les mêmes erreurs ne doivent pas se reproduire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
De manière générale nous n&#039;avons pas constaté d&#039;évolution dans les termes. Cependant, une évolution marquée peut être relevée au niveau quantitatif. La forte médiatisation qu&#039;a suscité la canicule et les problèmes qu&#039;elle a soulevé est vraisemblablement à l&#039;origine de cet accroissement des articles traitant du sujet de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Questionnements et redéfinitions ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Que dire de l&#039;évolution des notions? &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si dans les documents que nous avons analysés nous ne sommes pas parvenus à retirer d&#039;évolutions marquantes de la terminologie employée, ceci nous a permis d&#039;émettre de nouvelles hypothèses et de nous repositionner par rapport à notre question de départ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point que l&#039;on peut relever en terme d&#039;évolution est sans doute ce passage d&#039;une approche anecdodtique de la maltraitance des personnes âgées dans les années précédant la canicule (quelques cas extrêmes d&#039;EMS particuliers) à l&#039;approche actuelle, plus systématique (formations et conférences organisées sur le thème). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous parait peut être donc plus judicieux de parler d&#039;une évolution des mentalités plus que de la terminologies, dans le sens où il est devenu possible de parler des notions de maltraitances, de négligences et d&#039;abus. Depuis plusieurs dizaines d&#039;années quelques professionnels tels que le Professeur Rapin oeuvrent pour faire passer les informations néccessaires à la prévention et à la dénonciation de ces actes. Après énormément de patience, un Temps Présent fu tourné sur la question, plusieurs articles paraissent ensuite dans différents journaux &amp;quot;tout publics&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, avec l&#039;arrivée de la canicule, les médias s&#039;emparent d&#039;un réel fait médiatique et traite de la question lors de tous les TJ (ou presque) lors (et à l&#039;approche) de l&#039;été.&lt;br /&gt;
Il est intéressant de revenir sur l&#039;angle d&#039;approche de notre hypothèse de recherche dans le sens où ce lien entre négligence et canicule n&#039;a pas réellement été fait (propos du Professeur Rapin). Un des phénomènes que nous avons vu apparaître lors de la canicule était une sorte de fatalisme quant à la situation. &amp;quot;Il faisait trop chaud, mais tout le monde avait trop chaud. De toutes manières on ne pouvait rien faire de plus que de constater&amp;quot; (Rapin, mercredi 31 mai 2006). Il nous semble qu&#039;en effet le lien le plus important que nous pouvons faire en terme de négligence est bien un lien avec le déni. En effet, tant le discours des professionnels jugeant que tout allait très bien en Suisse, que celui des médias (dénonçant ce qui se passait chez nos voisins) montre bien un déni du problème qui apparaissait pourtant sous leurs yeux. Ne pas reconnaître qu&#039;il y a un problème est bien le dénier. Le déni est donc une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Revenons sur la question de la négligence. Si ce terme nous est apparu comme une évolution de définition de la maltraitance et comme cette hypothèse n&#039;a pu être vérifée dans le cadre de notre recherche, nous avons été amené à une nouvelle hypothèse: le terme de négligence a peut-être effectivement évolué lui-même dans sa définition. &lt;br /&gt;
Nous avançons l&#039;idée que la définition de la maltraitance aurait subie un élargissement de définition. Par ce fait, beaucoup plus d&#039;actions ou de &amp;quot;non-actions&amp;quot; entreraient sous ce concept de négligence. Ainsi on pourrait effectivement constater une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
Malheureusement notre recherche ne nous permet pas de vérifier cette hypothèse. Cependant, si l&#039;on regarde les chiffres donnés par RIFVEL (Réseau Internet Francophone Vieillir En Liberté)en 2002 quant à la répartition des différentes catégories de maltraitance, on note 8% de cas de négligence. Par ailleurs, en regardant les chiffres avancés par ALMA France en 2003 on constate une augmentation des cas de négligences avec 23,2%. Si les 2 sources ne sont pas les mêmes, il est toutefois possible de les comparer dans le sens où en 2003 la négligence apparait très clairement comme catégorie principale de la maltraitance, alors qu&#039;en 2002 la négligence est la plus petite catégorie de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Est-ce là une marque de l&#039;évolution de cette catégorie qu&#039;est la négligence, la question reste ouverte puisque nous ne pouvons que constater ce phénomène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Les médias: promotteurs d&#039;un problème social &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre rencontre avec le professeur Rapin, nous avons également échangé sur la question des médias et de leurs effets. M. Rapin relève un évènement marquant et déclencheur: la pénurie de cercueil à Paris en août 2003. Il parle d&#039;un &amp;quot;effet télégénique&amp;quot; que nous avons pu relever dans les téléjournaux datant de la période de la canicule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pensons qu&#039;il est intéressant de voir sous 2 aspects les médias. Tout d&#039;abord, comme non intéressés d&#039;un problème social sérieux et important: le bien être et la santé des personnes âgées. Pendant de nombreuses années le Professeur Rapin et ses collègues tantèrent de les faire parler de cette question. Il apprait clair que les médias touchent une énorme partie de la population. Le journal télévisé est suivi par des milliers de téléspectateurs sans compter les lecteurs des divers quotidiens. Lors de la canicule, les médias se sont appropriés un problème de société et l&#039;on dénoncé. Cependant il est intéressant de rappeler que la &amp;quot;prise de conscience&amp;quot; de la part de tous ne fût qu&#039;en 2004 lorsque les chiffres de la &amp;quot;heat wave&amp;quot; parurent. 1000 décès furent recensés durant l&#039;été 2003. Donc, si l&#039;on parle de négligence, on peut relever la négligence des divers médias ne faisant pas état d&#039;une &amp;quot;dramatique réalité&amp;quot; (Professeur Rapin) qu&#039;est la maltraitance. En effet, refuser de passer l&#039;information concernant les conseils et les recommandations l&#039;été arrivant est une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autres part, on peut voir les médias comme promoteurs d&#039;un problème social. Les analyser relèvent donc un intérêt particulier dans le sens où ils sont révélateurs de l&#039;évolution de la perception d&#039;un problème. Nous pourrions relever de nombreux écrits sur la problématique de la construction d&#039;un problème social par les médias et des mécanismes mis en oeuvres pour se faire, mais ce n&#039;est pas ici le sujet de notre travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Situation actuelle &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la canicule a participé à la mise en place de certaines structures d&#039;aides, ce n&#039;est pas réellement elle qui les a initiées. Ces structures sont extrêmement importantes et un suivi des personnes portant plainte est nécessaire.&lt;br /&gt;
Certains &amp;quot;plan canicule&amp;quot; ont été mis en place, des fonds ont été débloqués pour ces fins là...cependant dans de nombreux établissements personne n&#039;est venu demander ce financement pourtant disponible! A nouveau c&#039;est le déni qui prédomine...&amp;quot;Rien ne s&#039;est passé ici&amp;quot;, &amp;quot;Comment s&#039;est passé la canicule dans mon établissement? Sans problème!&amp;quot; voici le genre d&#039;échanges que nous a rapporté le Professeur Rapin auxquels il répond clairement: &amp;quot;Si on ne regarde pas, on ne peut pas voir&amp;quot;! Pour pouvoir relever et lutter contre un problème il faut avant tout le voir, et pour le voir il faut regarder. Il est extrêmement difficile d&#039;accepter et d&#039;avouer la réelle catastrophe qu&#039;est la maltraitance des personnes âgées. Pourtant il y aurait de quoi dire...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la nouvelle charte de la FEGEMS un accent est mis sur la formation du personnel. Ce point est essentiel et pourtant, quasiment aucune formation n&#039;a lieu dans les différents EMS de Genève sur la question de la maltraitance des personnes âgées. D&#039;autre part, il est important de relever une réelle différence entre les &amp;quot;résidents&amp;quot; des EMS d&#039;il y a quelques années et ceux d&#039;aujourd&#039;hui. Auparavant on venait dans les EMS de son plein gré, pour finir tranquillement sa vie entourée. Aujourd&#039;hui, les personnes entrant dans les maisons de retraite arrivent en général de l&#039;hôpital et ont des traitements médicaux à suivre. Ceci nécessite également une formation sur le traitement de la douleur. Là également la question de la négligence reste pertinente: &amp;quot;laisser avoir mal une personne c&#039;est la négliger, surtout lorsque des médicaments et autres remèdes existent&amp;quot; (Rapin, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, il est important de mentionner également que certains établissements ont fait énormément dans le sens de la prévention et de la formation. Les choses ont un peu bougées de manière générale. On peut dénoncer le problème de la maltraitance des personnes âgées sans risquer de perdre sa place (comme De Saussure - après la publication de son livre (De Saussure (1999). Cependant: &amp;quot;il ne faut pas faire peur aux vieux&amp;quot; est une phrase à laquelle le Professeur Rapin se heurte régulièrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Retour sur la problématiques, les questions de recherche &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après notre recherche nous ne pouvons pas tirer de conclusions exaustives, car il nous aurait fallu plus de temps pour satisfaire pleinement notre objectif. La négligence peut être pris comme synonime d&#039;abus. Elle est, si on peut le dire, un sous chapitre du grand phénoméne de la maltraitance. La négligence a été toujours present dans notre société, notre réalité, laquelle avait les yeux fermé devant le problème des personnes âgées. Nos hypothèse ont été en grand partie verifiée soit par l&#039;évolution de notre article soit par l&#039;eterview avec le professeur Rapin (mercredi, 31 mai 2006). La canicule du 2003 a été effectivement le moyen pour en parler plus. Ce phénoméne a permis de briser petit à petit le silence autour d&#039;une problèmatique sociétale. En effet en Suisse le problème de la maltraitance des personnes âgées a été conçu comme problème sociale après les statistiques des décès pendant l&#039;été 2003. Comme on a vu pendant l&#039;analyse de notre recherche, on a toujours nié le problème de maltraitance des personnes âgées en augmentant une sorte de négligence societale. En effet on critiquait les nations autour de nous, en soutenant que chez nous tout allaittrès bien. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que la négligence n&#039;est pas une évolution du terme de maltraitance mais plutôt la conséquence de l&#039;augmentation du nombre de fois où l&#039;on aborde la question de la maltraitance. Peut-être pourrait-on dire que du fait de cette reprise incessante de ce thème, nous sommes plus attentifs aux faits et gestes qui pourraient s&#039;inscrire dans la maltraitance. En étant plus attentifs à cela, on en vient à parler de négligence et à l&#039;inscrire dans la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Autocritiques et perspectives &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective de la négligence comme maltraitance, il nous faut tout de même soulever les abus et les dérives de cette terminologie. Il nous semble que par cette association de terme, tout acte est devient potentiellement négligent...&lt;br /&gt;
Par exemple: ne pas donner à boire à une personne âgée est une forme de négligence/maltraitance, mais la forcée à boire l&#039;est également car ceci va à l&#039;encontre de sa propre volonté. Il serait important, à notre avis, de faire des nuances entre les différences formes de maltraitance et de négligence (ce qui a commencé à être fait dans les associations telles que ALMA France ou Alter Ego)et d&#039;être clair avec les intérvenants par rapport à leurs devoirs et obligations professionnelles. Il ne faut oublier qu&#039;ils doivent prendre soin de ces personnes, qu&#039;un code de déontologie existe et que&#039;une grande question reste à être abordée et clarifiée: Qu&#039;est-ce qui doit primer lorsque ces 2 points s&#039;opposent; le choix et la volonté de la personne âgée ou le devoir professionnel face à une personne qui met sa vie en danger?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
les questions liées à la négligence et ces différentes formes, pourrait être abordées à travers une discussion et un travail sur l&#039;éthique professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Remerciements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions le Professeur Charles-Henri Rapin pour sa précieuse aide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions également la Professeure Martine Ruchat de nous avoir permis de vivre l&#039;expérience d&#039;intelligence collective et par là-même de découvrir les difficultés méthodologiques auxquelles les chercheurs sont souvent confrontés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Livres &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Bertin, Evelyne (1999) Gérontologie, psychanalyse et déshumanisation : silence vieillesse... Paris : L&#039;Harmattan]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Gavillet&amp;amp;Grandrieux, Laurence&amp;amp;Véronique (2006) Ne touche pas à tes vieux, regards sur la maltraitance familiale des personnes âgées. Genève: IES Editions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Hugonot, Robert (1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres.]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Masson, Maltraitances et violences, Sous la direction de Bernard Marc, article de Franck Dibouës, Paris (2004)]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Yves Geneste (2004). Silence on frappe, De la maltraitance à la bientraitance des personnes âgées: Imagine]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Sites Internet&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* www.alter-ego.ch&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Articles &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Avant la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (06.10.1999). MALTRAITANCE : LES PERSONNES ÂGÉES SE REBIFFENT:&lt;br /&gt;
Dépasser les clichés pour mieux combattre la violence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin (8.6.2000). EMS: un bilan alarmant - une étude entreprise à Genève montre que les conditions de vie se dégradent rapidement pour les résidents. La faute, d&#039;abord, au manque de personnel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (27.2.2002). MAISONS DE RETRAITE : GROSSE COLÈRE DU SSP ET DES USAGERS: «La maltraitance continue dans les EMS» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (8.4.2003). La maltraitance envers les aînés existe. Reste à en parler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Après la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (21.2.2004). Les aînés maltraités préoccupent Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (2.12.2004). La maltraitance des seniors en question. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin Dimanche (6.11.2005). Humiliations, injures, coups...le 3e âge relève parfois du calvaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (1.12.2005). Personnes âgées maltraitées: un tabou à briser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Hebdo (20.04.2006). Maltraitance des personnes âgées: les lacunes romandes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Téléjournaux &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    12 août 2003, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeudi    14 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    26 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mercredi 09 juin 2004, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Chartes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS): Editions 1998 et 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Revenir sur&#039;&#039; [[articles]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4284</id>
		<title>L&#039;évolution récente de la définition de la maltraitance des personnes âgées</title>
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		<updated>2006-06-20T15:11:27Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039; Ont écrit cet article... &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tatiana CAVAGLIANI - Sarah GROSSNIKLAUS - Stefania RODRIGUEZ - Mélanie SAVOY - Germain VON DER MUEHL - Valérie SCHAUDER&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A propos des concepts de maltraitance et de négligence: notre approche du thème ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de traiter de la maltraitance des [[Personnes âgées]] car ce thème est bien trop souvent laissé pour compte. On entend souvent parler d&#039;enfants maltraités, de femmes battues, mais rarement de personnes âgées maltraitées.&lt;br /&gt;
De plus, lorsque nous pensons à [[Maltraitance]], notre sens commun a tendance à nous renvoyer directement au sens de la maltraitance physique. Coups, blessures, séquestration...mais aujourd&#039;hui, lorsque l&#039;on rencontre le monde insitutionnel, c&#039;est la [[Négligence]] qui semble être devenue une forme perfide de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de nous baser sur la canicule de 2003 pour cibler notre recherche. En effet, lors de cet été 2003, environ 1000 personnnes âgées sont décédées en Suisse des suites des grandes chaleur, du manque d&#039;hydratation. A l&#039;hôpital de Genève (HUG), 352 décès ont été recensés en août 2002 et 385 en août 2003; soit trente-trois décès de plus. Cela correspond à une augmentation d&#039;environ 10% du nombre de  cas. Ce chiffre est représentatif du pourcentage à l&#039;échelle national, hôpitaux et institutions confondus, qui oscille entre 10 et 13%, pour la même période. Suite à ce constat, les proches des personnes âgées, ainsi que les institutions ont été au centre des débats. Leur a été reproché le fait de ne pas avoir suffisament su être à l&#039;écoute de ces personnes et de ne pas avoir prêté suffisamment d&#039;attention à la nécessité pour celles-ci de beaucoup s&#039;hydrater. En d&#039;autres termes, d&#039;avoir fait preuve d&#039;une certaine négligence. &lt;br /&gt;
La canicule de 2003 semble donc particulièrement liée au terme de négligence. En effet, les problèmes qu&#039;elle a révélés ont contribué à un déplacement des considérations habituellement partagées sur la maltraitance. Négliger de prendre soin d&#039;une personne âgée lorsque la température est très élévée est une forme de maltraitance. Cette visibilisation d&#039;une catégorie de la maltraitance, la négligence, au travers de la canicule et de sa médiatisation, a probablement eu comme effet d&#039;élargir le champ recouvert par cette notion, contribuant ainsi à une évolution de la définition de la maltraitance. La négligence y prend désormais une place importante.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons décidé de nous pencher sur la période entre 1998 et 2006. Nous avons utilisé plusieurs articles de journaux romands (avant et après l&#039;été 2003), deux éditions (1998 et 2005) de la charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS) ainsi que des téléjournaux diffusés durant la canicule (juillet et août 2003).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre recherche se limite au niveau du canton de Genève. On parlera particulièrement de la négligence comme maltraitance. Nous allons commencer par donner un panel d&#039;informations sur les recherches et les réflexions menées (principalement sur la France) sur le sujet. Puis, nous comparerons les articles et les deux chartes afin de retirer un maximum d&#039;informations. Ces dernières se porteront  sur leur nombre avant et après la canicule, sur leurs formes, leurs précisions et le vocabulaire employé. Ensuite nous tenterons de faire des liens entre ces différents niveaux d&#039;analyse et ces différentes informations.&lt;br /&gt;
Nous essaierons également de voir comment les téléjournaux présentés lors de la canicule nous décrivent la situation et la norme à adopter pour ne pas être taxé de maltraitance ou de négligence, ainsi que la manière dont ils ont contribué à l&#039;évolution du terme de maltraitance...jusqu&#039;à la négligence. &lt;br /&gt;
Enfin, nous rencontrerons le Dr. Rapin, médecin chef et organisateur du colloque canicule ayant eu lieu en juin 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous apparait important de mentionner quelques limites. Tout d&#039;abord, le fait que nous ne pouvons lire tout ce qui a été écrit sur le sujet et que les articles que nous avons choisis pour l&#039;analyse ne sont pas les seuls et uniques pièces que nous avons trouvées. Une autre limite d&#039;un travail portant sur le thème de la maltraitance,  s&#039;appuyer sur des statistiques représente une grande difficulté. En effet, il est très difficile de recenser les victimes de [[Violence]]. Celles-ci ne sont pas toujours prêtes à en parler que cela soit par peur de représailles ou pour d&#039;autres raisons (telles que peur de l&#039;abandon, peur de briser un lien familial, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la prévalence de la maltraitance envers les personnes âgées au sein des institutions, Hugonot (1990) relève la difficulté d&#039;obtenir des statistiques précises. Il souligne qu&#039;il faut dans tous les cas prendre en compte que les cas décelés ne représentent qu&#039;un cinquième de la réalité: il y a donc une sous-estimation importante. Une raison de ce manque de données est que les observations de violences restent souvent à l&#039;intérieur d&#039;une institution. Le manque de témoignages, la dédramatisation par le personnel et la crainte pour la famille de dénoncer la maltraitance rendent l&#039;estimation de la fréquence réelle, difficile. Selon Hugonot, la violence envers les personnes âgées est masquée car elle est liée aux tabous et à la honte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce qu&#039;en disent les auteurs que nous avons lus ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définitions&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de poursuivre notre réflexion, il nous parait important de donner des définitions nécessaires à la compréhension du terme de maltraitance et de négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alter Ego (2002, association suisse contre la maltraitance des personnes âgées) définit la maltraitance comme &amp;quot;un acte ou un ensemble d&#039;actes - comportements et attitudes - commis ou ommis, envers une personne au détriment de son intégrité physique ou sexuelle, morale ou psychique, matérielle ou financière. La maltraitance engendre un tort ou une blessure. Elle constitue une atteinte aux droits fondamentaux et à la dignité de la personne&amp;quot;. &lt;br /&gt;
La maltraitance consiste en actions - violence, abus, sévices, contraintes, empêchements - ou en actes ommis, comme la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La négligence, une forme de maltraitance, consiste selon l&#039;association Alter Ego dans le fait de ne pas donner des soins essentiels à une personne. &amp;quot;C&#039;est omettre de lui donner une nourriture ou des boissons adéquates, les médicaments ou les soins d&#039;hygiène dont elle a besoin&amp;quot; (Alter Ego, 2002). D&#039;autres exemples de négligence sont de donner une alimentation en quantité insuffisante, de ne pas assurer des services adéquats durant la nuit ou de négliger la douleur d&#039;une personne âgée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre article va se baser sur la négligence comme forme de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Revue de littérature&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que l&#039;âge des personnes considérées comme vieillards a augmenté au fil du temps. En effet, dans l&#039;Antiquité les vieillards étaient ceux qui atteignaient l&#039;âge de 40 ans. Aujourd&#039;hui, un vieillard est quelqu&#039;un de plus de 70-80 ans, qui devient dépendant.&lt;br /&gt;
Selon la psychanalyste Evelyne Bertin (1999), notre société occidentale contemporaine n&#039;accorde pas de place à la [[Vieillesse]]. La société refuse de penser à la vieillesse, cette dernière est &#039;&#039;tabou&#039;&#039;. L&#039;être humain a du mal à imaginer qu&#039;il va vieillir, c&#039;est quelque chose dont on ne parle pas, que l&#039;on ne veut pas imaginer, particulièrement dans notre société qui valorise la jeunesse. Selon elle, nous vivons dans un monde en perte de références. La famille en tant qu&#039;institution vit actuellement de grands changements, et nous vivons une époque de confusion des âges et des places dans la famille. L&#039;on ne pourrait penser la vieillesse qu&#039;en se situant dans une lignée, faite de générations ayant chacune leurs rôles.&lt;br /&gt;
Autrefois la vieillesse faisait partie de la société, elle avait une place dans l&#039;univers symbolique de la vie, mais l&#039;on vit actuellement dans une société où les rôles symboliques ont disparus, et où la vieillesse est dévalorisée. En outre, selon De Saussure (1999), il n&#039;est plus rare de voir des familles qui s&#039;étendent sur quatre générations, les tensions et les conflits au sein de ces familles s&#039;en trouvent accrus et la génération des aînés en fait en quelque sorte les frais puisque bien souvent la famille s&#039;en désengage petit à petit. &lt;br /&gt;
Tous ces éléments pourraient expliquer les raisons qui font que les sociétés occidentales gèrent une partie des personnes âgées sur le mode de l&#039;exclusion à travers le placement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui est du problème de la maltraitances des personnes âgées, Bertin (1999) relève deux axes de réflexion &amp;quot;Le déni de la mort dans les sociétés occidentales&amp;quot; ainsi que &amp;quot;L&#039;augmentation de la banalisation du mal&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que le phénomène de maltraitance n&#039;est pas nouveau dans sa nature, mais par sa fréquence (augmentation des victimes et des agresseurs). Il montre par exemple des prières d&#039;un vieillard abandonné et d&#039;un vieillard qui ne peut pas s&#039;enfuir dans des situations difficiles de 1689.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est dès les années 1980 que dans les pays francophones la question du tabou de la maltraitance des personnes âgées fût soulevée. On commence à parler de certains comportements, de certaines gestes et de certains propos profondément maltraitants pour la personne âgée bien souvent complètement dépendante de l&#039;autre.&lt;br /&gt;
Le sujet commençait à peine à être traité que les milieux de professionnels concernés essayaient de faire taire ce qui était soulevé, chacun essayant de préserver son institution de toutes accusations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gavillet et Grandrieux (2006) soulèvent un autre point. Alors que de nombreuses personnes s&#039;attèlent à dénoncer la maltraitance des personnes âgées, celles-ci commencent à se rendre compte que les gestes, les propos et les comportements qu&#039;ils dénoncent ne sont pas les faits de monstres et qu&#039;eux-mêmes commettent ce genre d&#039;actes. Dénoncer ces gestes revient à se dénoncer soi-même, cette constatation va faire diminuer la volonté de parler de ce problème. Pour ces deux raisons, le sujet fut donc un peu moins traité.&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) souligne notamment l&#039;ignorance en France concernant ce sujet et, en rapport avec cela, le manque d&#039;intérêt des médias. Bertin (1999), également, reproche à la société et au monde politique de faire comme si la maltraitance des personnes âgées n&#039;existait pas. Elle dénonce aussi cette habitude de montrer une vitrine parfaite: &amp;quot;&#039;&#039;Les images que les médias nous présentent sur la vieillesse sont le plus souvent des images d&#039;exception. Les sujets âgés maltraités ou déshumanisés sont interdits de cité dans le monde médiatique.&#039;&#039;&amp;quot;(p.14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons également, comme le souligne E.Bertin, que notre société actuelle est celle de &#039;&#039;l&#039;image&#039;&#039;. Pour qu&#039;une cause soit entendue, elle doit être médiatisée. Ce qui peut poser problème dans le cas de violence touchant des personnes âgées quant leurs conditions physiques et psychiques les prédisposent plus à l&#039;isolement qu&#039;à la protestation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, parallèlement à ces condamnations, de nombreux témoignages voient le jours. Des personnes âgées trouvent la force de raconter les violences qu&#039;ils subissent...et ils ne baissent pas les bras.De plus, dans son livre, Hugonot (1990) nomme plusieurs congrès européens sur le sujet de la maltraitance des personnes âgées. Cette problématique ne disparaît pas. La question de la maltraitance des personnes âgées apparaît dès lors comme un nouveau problème social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nos lectures, n’abordent pas directement le concept de négligence, mais tous les auteurs que nous avons lus considèrent la négligence comme étant une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
Concernant la canicule et ses effets, aucun de ces ouvrages n’en fait mention. Cella est dû pour une part au faite que les livres lus ont dû être choisi avant que le thème de l’étude ne soit précisé. De plus, nous avons pus constaté à travers notre recherche, que le lien entre négligence et canicule ne semble pas avoir beaucoup été abordé et approfondi dans la littérature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectif de la recherche ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette recherche est de définir les facteurs impliquant l’évolution récente (entre 1998 et 2006) de la définition de la maltraitance des personnes âgées et plus particulièrement la question de la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre hypothèse de recherche est que les conséquences de la canicule de l&#039;été 2003 et leurs médiatisations auraient contribués à un tournant de la définition de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthode ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de vérifier notre hypothèse, soit l&#039;effet de la canicule 2003 sur la définition de la maltraitance, nous allons analyser et comparer le contenu de deux chartes d&#039;instituitions, d&#039;articles de presse et d&#039;extraits de téléjournaux. &lt;br /&gt;
En ce qui concerne les chartes, nous allons vérifier s&#039;il y a eu des modifications au niveau des articles de loi au sein des institutions et des modifications au niveau de la terminologie employée. &lt;br /&gt;
Le but de la comparaison des articles de presse est de voir s&#039;il y a eu des changements dans la manière d&#039;informer la population sur le problème de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Enfin, l&#039;analyse des téléjournaux devra nous permettre d&#039;analyser le type de langage utilisé en lien avec la canicule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Limites de la méthode &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la comparaison des articles de presse, nous nous sommes rendus compte qu&#039;il est très difficile d&#039;accéder aux articles pertinents pour cette démarche. Il est possible que les articles choisis ne soient pas tout à fait représentatifs de la manière dont la presse traite de la problématique de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, tant lors de nos recherches dans les archives de la TSR que dans la base de données Swissdox, nous avons constaté que le nombre de documents (TJ, émissions, reportages spéciaux, articles, dossiers, etc.) abordant le problème du sort des personnes âgées avait augementé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
Nous pourrions émettre l&#039;hypothèse que la canicule un tremplin, voire un très bon &amp;quot;fait divers&amp;quot; pour parler de la situation des personnes âgées dans notre société. Ce sujet fut traité plus qu&#039;abondament durant la canicule et juste après, puis régulièrement à l&#039;arrivée de l&#039;été les années suivantes. Il nous parait intéressant de relever la manière dont les médias se sont emparés d&#039;un sujet d&#039;actualité pour en faire un problème social. &lt;br /&gt;
Il faut peut-être garder à l&#039;esprit qu&#039;un des buts premiers des médias, comme développé dans les cours du professeur Payet (&#039;&#039;Introduction à la sociologie de l&#039;éducation&#039;&#039;) est, hormis l&#039;aspect d&#039;information, de faire le plus possible d&#039;audimat ou de lecteurs en accrochant les téléspectateurs par des évènements &amp;quot;chocs&amp;quot;. Les médias ont tendance à s&#039;emparer d&#039;un problème social (ici la condition des personnes âgées et la maltraitance) pour en faire un fait médiatique. Ce processus est facilité dès lors qu&#039;un problème concerne un grand nombre de personnes. Ce qui est le cas avec les personnes âgées puisque chacun en a au moins une dans son entourage ou dans sa famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Aspect quantitatif &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue quantitatif, nous avons pu constater que le nombre d&#039;articles paru dans la presse romande (24 heures, Tribune de Genève, le Matin, le Temps, L&#039;Hebdo) avant la canicule a doublé après ce phénomène. Nous avons trouvé environ onze articles dans la période de 1998 à 2003 et vingt de 2003 à 2006. On constate de même pour les téléjournaux (TJ). Le nombre de TJ abordant le problème du sort des personnes agées a triplé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
L&#039;apparition d&#039;un réglement d&#039;application dans la charte de 2005 est un ajout pouvant montrer l&#039;importance donnée à la problématique de la maltraitance. Il apporte une définition beaucoup plus stricte des droits et des compétences du conseil éthique. Cela pourrait refléter le soucis de la Fegems de lutter contre le problème de la maltraitance en institution en donnant un pouvoir de contrôle plus grand au conseil éthique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contenu et évolution des termes employés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les trois types de documents que nous avons analysés nous n&#039;avons pas constaté de grandes différences entre les deux périodes. Les définitions de la maltraitance données dans les articles de journeaux restent les mêmes avant et après la canicule. Le terme de négligence est employé dans quelques articles avant et après l&#039;été 2003 et sa signifiation ne semble pas avoir changé. La négligence est mentionnée comme une catégorie de la maltraitance, mais n&#039;est dans aucun article expliquée davantage. Deux articles de la Tribune de Genève, un du 8.4.2003 et l&#039;autre du 21.2.2004, mentionnent le même pourcentage de négligence, soit 17% à l&#039;intérieur de la maltraitance. En se basant sur ses chiffres, on ne peut donc pas constater d&#039;effet de la canicule de l&#039;été 2003 sur les cas de négligence. &lt;br /&gt;
Des articles datant d&#039;avant et d&#039;après 2003 montrent des statistiques selon lesquelles il y aurait entre 5 et 10% (parfois 20%) de personnes âgées victimes de maltraitance en Suisse. A Genève, il y aurait donc entre 3000 et 5000 personnes âgées concernées.  &lt;br /&gt;
Dans l&#039;article du Matin Dimanche de 2005, il est précisé que la maltraitance physique pouvait consister dans le fait de ne pas donner à boire. Est-ce que cette précision serait éventuellement une conséquence de la canicule de l&#039;été 2003?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du contenu des articles, nous avons constaté que les changements suite à la canicule n&#039;ont pas été très importants. Nous émettons donc l&#039;hypothèse que la problématique de la maltraitance, quoiqu&#039;elle ait suscité plus d&#039;intérêt par la presse après la canicule (nombre d&#039;articles), est traité de la même façon avant et après l&#039;été 2003.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne les TJ, il est intéressant de noter que celles datant de l&#039;été 2003, période de la canicule, n&#039;abordent quasiment pas la situation en Suisse, mais parlent d&#039;effets désastreux en France. C&#039;est seulement un an plus tard que l&#039;on avance les premiers chiffres concernant la Suisse. Il semble qu&#039;elle aie sous estimé les conséquences de la canicule pour ses personnes âgées. La différence de terminologie et d&#039;approche de la situation entre 2003 et 2004 est flagrante lorsque le journaliste parle de l&#039;été 2003 en disant: &amp;quot;Lever le voile sur la canicule n&#039;était pas encore de saison!&amp;quot;.  &lt;br /&gt;
La canicule finira par être abordée comme une routine. Peut-on avancer qu&#039;en une année un fait, unique en son genre et non constaté auparavant, puisse devenir une habitude? Ou plutôt sous entend-t-on que c&#039;est la vigilance qui devient désormais une habitude?&lt;br /&gt;
Nous avons également remarqué que dans tous les TJ que nous avons visionnés, il n&#039;est jamais fait mention du terme de &amp;quot;négligence&amp;quot; ou de &amp;quot;maltraitance&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Pourrait-on aller jusqu&#039;à dire que c&#039;est bien là une forme de tabou? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La comparaison des deux éditions de la charte ne nous a pas amené à constater de grands changements ; que cela soit dans le vocabulaire utilisé, les buts fixés ou les engagements. &lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons mentionné auparavant, le seul aspect nouveau, dans l&#039;édition adoptée en janvier 2005, est l&#039;ajout d&#039;un réglement d&#039;application qui &amp;quot;régit les modalités d&#039;application de la Charte éthique de la Fegems, à savoir l&#039;organisation de l&#039;autorité compétente pour veiller à l&#039;application de la Charte et examiner les requêtes&amp;quot;. C&#039;est le &amp;quot;Conseil éthique&amp;quot; (constitué de membres élus par l&#039;assemblée générale de la Fegems) qui veillera à la bonne application de la Charte. Ce conseil est déjà présent dans la première édition de la charte et les buts qui lui sont attribués dans cette première édition sont les mêmes que dans celle datant de 2005. Toutefois, l&#039;apparition d&#039;un &amp;quot;réglement d&#039;application&amp;quot; dans cette dernière apporte une définition plus précise et ciblée de son rôle et de ses droits. Ceci peut être interprêté comme la volonté de disposer d&#039;un organe de contrôle plus performant pour lutter contre les cas de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements ou modifications&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Même si nous ne pouvons pas parler de changements significatifs qui valideraient notre hypothèses, nous avons trouvé quelques modifications, lors de notre recherche dans des supports différents, qui nous sont apparues pertinentes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les associations et les spécialistes qui s&#039;intéressent au sujet de la maltraitance des personnes âgées ne semblent pas avoir changé leur discours. L&#039;unique changement pourrait être que les journaux et les  TJ accordent plus d&#039;importance aux moyens de prévention. Il y a une différence dans les démarches à prendre pour combattre la maltraitance. Serait- ce peut-être pour combler certaines lacunes du système romand? ( Hebdo 2006).&lt;br /&gt;
En 1999 on évoquait le souhait de créer une ligne téléphonique pour donner la possibilité aux personnes âgées de se confier. En 2004, le journal 24Heures évoque la création d&#039;une telle permanence téléphonique par l&#039;association Alter Ego. On évoque également, en 1999, l&#039;existence d&#039;une brochure (préventive) au canada. En 2005, le matin dimanche évoque la publication de cette brochure.  Serait-ce une conséquence de la canicule?&lt;br /&gt;
Il est difficile de tirer des conclusions sur la base de ces observations, car les articles choisis ne représentent pas forcément la meilleur manière de traiter ce phénomène dans la presse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une grande place semble désormais attribuée à la prévention. Le téléjournal du 9 juin 2004 nous informe par exemple qu&#039;un colloque sur le thème de la canicule a été organisé, dans un but d&#039;information et de prévention, par le Professeur Rapin à Genève en juin 2004.&lt;br /&gt;
Dans une autre émission encore, nous suivons une infirmière qui ne s&#039;était absolument pas inquiété des effets de la canicule et qui découvrait pour la première fois, à la demande des journalistes, l&#039;augmentation relativement marquée du nombre de décès pour le mois d&#039;août 2003 en comparaison avec les chiffres d&#039;août 2002. C&#039;est bien 10% d&#039;augmentation que l&#039;on peut constater. On constate donc bel et bien une grande préocupation quant à la prévention des conséquences désastreuses que peut engendrer une canicule. Les mêmes erreurs ne doivent pas se reproduire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
De manière générale nous n&#039;avons pas constaté d&#039;évolution dans les termes. Cependant, une évolution marquée peut être relevée au niveau quantitatif. La forte médiatisation qu&#039;a suscité la canicule et les problèmes qu&#039;elle a soulevé est vraisemblablement à l&#039;origine de cet accroissement des articles traitant du sujet de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Questionnements et redéfinitions ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Que dire de l&#039;évolution des notions? &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si dans les documents que nous avons analysés nous ne sommes pas parvenus à retirer d&#039;évolutions marquantes de la terminologie employée, ceci nous a permis d&#039;émettre de nouvelles hypothèses et de nous repositionner par rapport à notre question de départ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point que l&#039;on peut relever en terme d&#039;évolution est sans doute ce passage d&#039;une approche anecdodtique de la maltraitance des personnes âgées dans les années précédant la canicule (quelques cas extrêmes d&#039;EMS particuliers) à l&#039;approche actuelle, plus systématique (formations et conférences organisées sur le thème). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous parait peut être donc plus judicieux de parler d&#039;une évolution des mentalités plus que de la terminologies, dans le sens où il est devenu possible de parler des notions de maltraitances, de négligences et d&#039;abus. Depuis plusieurs dizaines d&#039;années quelques professionnels tels que le Professeur Rapin oeuvrent pour faire passer les informations néccessaires à la prévention et à la dénonciation de ces actes. Après énormément de patience, un Temps Présent fu tourné sur la question, plusieurs articles paraissent ensuite dans différents journaux &amp;quot;tout publics&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, avec l&#039;arrivée de la canicule, les médias s&#039;emparent d&#039;un réel fait médiatique et traite de la question lors de tous les TJ (ou presque) lors (et à l&#039;approche) de l&#039;été.&lt;br /&gt;
Il est intéressant de revenir sur l&#039;angle d&#039;approche de notre hypothèse de recherche dans le sens où ce lien entre négligence et canicule n&#039;a pas réellement été fait (propos du Professeur Rapin). Un des phénomènes que nous avons vu apparaître lors de la canicule était une sorte de fatalisme quant à la situation. &amp;quot;Il faisait trop chaud, mais tout le monde avait trop chaud. De toutes manières on ne pouvait rien faire de plus que de constater&amp;quot; (Rapin, mercredi 31 mai 2006). Il nous semble qu&#039;en effet le lien le plus important que nous pouvons faire en terme de négligence est bien un lien avec le déni. En effet, tant le discours des professionnels jugeant que tout allait très bien en Suisse, que celui des médias (dénonçant ce qui se passait chez nos voisins) montre bien un déni du problème qui apparaissait pourtant sous leurs yeux. Ne pas reconnaître qu&#039;il y a un problème est bien le dénier. Le déni est donc une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Revenons sur la question de la négligence. Si ce terme nous est apparu comme une évolution de définition de la maltraitance et comme cette hypothèse n&#039;a pu être vérifée dans le cadre de notre recherche, nous avons été amené à une nouvelle hypothèse: le terme de négligence a peut-être effectivement évolué lui-même dans sa définition. &lt;br /&gt;
Nous avançons l&#039;idée que la définition de la maltraitance aurait subie un élargissement de définition. Par ce fait, beaucoup plus d&#039;actions ou de &amp;quot;non-actions&amp;quot; entreraient sous ce concept de négligence. Ainsi on pourrait effectivement constater une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
Malheureusement notre recherche ne nous permet pas de vérifier cette hypothèse. Cependant, si l&#039;on regarde les chiffres donnés par RIFVEL (Réseau Internet Francophone Vieillir En Liberté)en 2002 quant à la répartition des différentes catégories de maltraitance, on note 8% de cas de négligence. Par ailleurs, en regardant les chiffres avancés par ALMA France en 2003 on constate une augmentation des cas de négligences avec 23,2%. Si les 2 sources ne sont pas les mêmes, il est toutefois possible de les comparer dans le sens où en 2003 la négligence apparait très clairement comme catégorie principale de la maltraitance, alors qu&#039;en 2002 la négligence est la plus petite catégorie de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Est-ce là une marque de l&#039;évolution de cette catégorie qu&#039;est la négligence, la question reste ouverte puisque nous ne pouvons que constater ce phénomène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Les médias: promotteurs d&#039;un problème social &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre rencontre avec le professeur Rapin, nous avons également échangé sur la question des médias et de leurs effets. M. Rapin relève un évènement marquant et déclencheur: la pénurie de cercueil à Paris en août 2003. Il parle d&#039;un &amp;quot;effet télégénique&amp;quot; que nous avons pu relever dans les téléjournaux datant de la période de la canicule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pensons qu&#039;il est intéressant de voir sous 2 aspects les médias. Tout d&#039;abord, comme non intéressés d&#039;un problème social sérieux et important: le bien être et la santé des personnes âgées. Pendant de nombreuses années le Professeur Rapin et ses collègues tantèrent de les faire parler de cette question. Il apprait clair que les médias touchent une énorme partie de la population. Le journal télévisé est suivi par des milliers de téléspectateurs sans compter les lecteurs des divers quotidiens. Lors de la canicule, les médias se sont appropriés un problème de société et l&#039;on dénoncé. Cependant il est intéressant de rappeler que la &amp;quot;prise de conscience&amp;quot; de la part de tous ne fût qu&#039;en 2004 lorsque les chiffres de la &amp;quot;heat wave&amp;quot; parurent. 1000 décès furent recensés durant l&#039;été 2003. Donc, si l&#039;on parle de négligence, on peut relever la négligence des divers médias ne faisant pas état d&#039;une &amp;quot;dramatique réalité&amp;quot; (Professeur Rapin) qu&#039;est la maltraitance. En effet, refuser de passer l&#039;information concernant les conseils et les recommandations l&#039;été arrivant est une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autres part, on peut voir les médias comme promoteurs d&#039;un problème social. Les analyser relèvent donc un intérêt particulier dans le sens où ils sont révélateurs de l&#039;évolution de la perception d&#039;un problème. Nous pourrions relever de nombreux écrits sur la problématique de la construction d&#039;un problème social par les médias et des mécanismes mis en oeuvres pour se faire, mais ce n&#039;est pas ici le sujet de notre travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Situation actuelle &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la canicule a participé à la mise en place de certaines structures d&#039;aides, ce n&#039;est pas réellement elle qui les a initiées. Ces structures sont extrêmement importantes et un suivi des personnes portant plainte est nécessaire.&lt;br /&gt;
Certains &amp;quot;plan canicule&amp;quot; ont été mis en place, des fonds ont été débloqués pour ces fins là...cependant dans de nombreux établissements personne n&#039;est venu demander ce financement pourtant disponible! A nouveau c&#039;est le déni qui prédomine...&amp;quot;Rien ne s&#039;est passé ici&amp;quot;, &amp;quot;Comment s&#039;est passé la canicule dans mon établissement? Sans problème!&amp;quot; voici le genre d&#039;échanges que nous a rapporté le Professeur Rapin auxquels il répond clairement: &amp;quot;Si on ne regarde pas, on ne peut pas voir&amp;quot;! Pour pouvoir relever et lutter contre un problème il faut avant tout le voir, et pour le voir il faut regarder. Il est extrêmement difficile d&#039;accepter et d&#039;avouer la réelle catastrophe qu&#039;est la maltraitance des personnes âgées. Pourtant il y aurait de quoi dire...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la nouvelle charte de la FEGEMS un accent est mis sur la formation du personnel. Ce point est essentiel et pourtant, quasiment aucune formation n&#039;a lieu dans les différents EMS de Genève sur la question de la maltraitance des personnes âgées. D&#039;autre part, il est important de relever une réelle différence entre les &amp;quot;résidents&amp;quot; des EMS d&#039;il y a quelques années et ceux d&#039;aujourd&#039;hui. Auparavant on venait dans les EMS de son plein gré, pour finir tranquillement sa vie entourée. Aujourd&#039;hui, les personnes entrant dans les maisons de retraite arrivent en général de l&#039;hôpital et ont des traitements médicaux à suivre. Ceci nécessite également une formation sur le traitement de la douleur. Là également la question de la négligence reste pertinente: &amp;quot;laisser avoir mal une personne c&#039;est la négliger, surtout lorsque des médicaments et autres remèdes existent&amp;quot; (Rapin, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, il est important de mentionner également que certains établissements ont fait énormément dans le sens de la prévention et de la formation. Les choses ont un peu bougées de manière générale. On peut dénoncer le problème de la maltraitance des personnes âgées sans risquer de perdre sa place (comme De Saussure - après son livre [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]). Cependant: &amp;quot;il ne faut pas faire peur aux vieux&amp;quot; est une phrase à laquelle le Professeur Rapin se heurte régulièrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Retour sur la problématiques, les questions de recherche &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après notre recherche nous ne pouvons pas tirer de conclusions exaustives, car il nous aurait fallu plus de temps pour satisfaire pleinement notre objectif. La négligence peut être pris comme synonime d&#039;abus. Elle est, si on peut le dire, un sous chapitre du grand phénoméne de la maltraitance. La négligence a été toujours present dans notre société, notre réalité, laquelle avait les yeux fermé devant le problème des personnes âgées. Nos hypothèse ont été en grand partie verifiée soit par l&#039;évolution de notre article soit par l&#039;eterview avec le professeur Rapin (mercredi, 31 mai 2006). La canicule du 2003 a été effectivement le moyen pour en parler plus. Ce phénoméne a permis de briser petit à petit le silence autour d&#039;une problèmatique sociétale. En effet en Suisse le problème de la maltraitance des personnes âgées a été conçu comme problème sociale après les statistiques des décès pendant l&#039;été 2003. Comme on a vu pendant l&#039;analyse de notre recherche, on a toujours nié le problème de maltraitance des personnes âgées en augmentant une sorte de négligence societale. En effet on critiquait les nations autour de nous, en soutenant que chez nous tout allaittrès bien. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que la négligence n&#039;est pas une évolution du terme de maltraitance mais plutôt la conséquence de l&#039;augmentation du nombre de fois où l&#039;on aborde la question de la maltraitance. Peut-être pourrait-on dire que du fait de cette reprise incessante de ce thème, nous sommes plus attentifs aux faits et gestes qui pourraient s&#039;inscrire dans la maltraitance. En étant plus attentifs à cela, on en vient à parler de négligence et à l&#039;inscrire dans la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Autocritiques et perspectives &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective de la négligence comme maltraitance, il nous faut tout de même soulever les abus et les dérives de cette terminologie. Il nous semble que par cette association de terme, tout acte est devient potentiellement négligent...&lt;br /&gt;
Par exemple: ne pas donner à boire à une personne âgée est une forme de négligence/maltraitance, mais la forcée à boire l&#039;est également car ceci va à l&#039;encontre de sa propre volonté. Il serait important, à notre avis, de faire des nuances entre les différences formes de maltraitance et de négligence (ce qui a commencé à être fait dans les associations telles que ALMA France ou Alter Ego)et d&#039;être clair avec les intérvenants par rapport à leurs devoirs et obligations professionnelles. Il ne faut oublier qu&#039;ils doivent prendre soin de ces personnes, qu&#039;un code de déontologie existe et que&#039;une grande question reste à être abordée et clarifiée: Qu&#039;est-ce qui doit primer lorsque ces 2 points s&#039;opposent; le choix et la volonté de la personne âgée ou le devoir professionnel face à une personne qui met sa vie en danger?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
les questions liées à la négligence et ces différentes formes, pourrait être abordées à travers une discussion et un travail sur l&#039;éthique professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Remerciements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions le Professeur Charles-Henri Rapin pour sa précieuse aide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions également la Professeure Martine Ruchat de nous avoir permis de vivre l&#039;expérience d&#039;intelligence collective et par là-même de découvrir les difficultés méthodologiques auxquelles les chercheurs sont souvent confrontés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Livres &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Bertin, Evelyne (1999) Gérontologie, psychanalyse et déshumanisation : silence vieillesse... Paris : L&#039;Harmattan]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Gavillet&amp;amp;Grandrieux, Laurence&amp;amp;Véronique (2006) Ne touche pas à tes vieux, regards sur la maltraitance familiale des personnes âgées. Genève: IES Editions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Hugonot, Robert (1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres.]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Masson, Maltraitances et violences, Sous la direction de Bernard Marc, article de Franck Dibouës, Paris (2004)]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Yves Geneste (2004). Silence on frappe, De la maltraitance à la bientraitance des personnes âgées: Imagine]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Sites Internet&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* www.alter-ego.ch&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Articles &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Avant la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (06.10.1999). MALTRAITANCE : LES PERSONNES ÂGÉES SE REBIFFENT:&lt;br /&gt;
Dépasser les clichés pour mieux combattre la violence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin (8.6.2000). EMS: un bilan alarmant - une étude entreprise à Genève montre que les conditions de vie se dégradent rapidement pour les résidents. La faute, d&#039;abord, au manque de personnel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (27.2.2002). MAISONS DE RETRAITE : GROSSE COLÈRE DU SSP ET DES USAGERS: «La maltraitance continue dans les EMS» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (8.4.2003). La maltraitance envers les aînés existe. Reste à en parler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Après la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (21.2.2004). Les aînés maltraités préoccupent Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (2.12.2004). La maltraitance des seniors en question. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin Dimanche (6.11.2005). Humiliations, injures, coups...le 3e âge relève parfois du calvaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (1.12.2005). Personnes âgées maltraitées: un tabou à briser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Hebdo (20.04.2006). Maltraitance des personnes âgées: les lacunes romandes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Téléjournaux &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    12 août 2003, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeudi    14 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    26 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mercredi 09 juin 2004, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Chartes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS): Editions 1998 et 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Revenir sur&#039;&#039; [[articles]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4282</id>
		<title>L&#039;évolution récente de la définition de la maltraitance des personnes âgées</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4282"/>
		<updated>2006-06-20T15:02:16Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : /* A propos des concepts de maltraitance et de négligence: notre approche du thème */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039; Ont écrit cet article... &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tatiana CAVAGLIANI - Sarah GROSSNIKLAUS - Stefania RODRIGUEZ - Mélanie SAVOY - Germain VON DER MUEHL - Valérie SCHAUDER&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A propos des concepts de maltraitance et de négligence: notre approche du thème ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de traiter de la maltraitance des [[Personnes âgées]] car ce thème est bien trop souvent laissé pour compte. On entend souvent parler d&#039;enfants maltraités, de femmes battues, mais rarement de personnes âgées maltraitées.&lt;br /&gt;
De plus, lorsque nous pensons à [[Maltraitance]], notre sens commun a tendance à nous renvoyer directement au sens de la maltraitance physique. Coups, blessures, séquestration...mais aujourd&#039;hui, lorsque l&#039;on rencontre le monde insitutionnel, c&#039;est la [[Négligence]] qui semble être devenue une forme perfide de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de nous baser sur la canicule de 2003 pour cibler notre recherche. En effet, lors de cet été 2003, environ 1000 personnnes âgées sont décédées en Suisse des suites des grandes chaleur, du manque d&#039;hydratation. A l&#039;hôpital de Genève (HUG), 352 décès ont été recensés en août 2002 et 385 en août 2003; soit trente-trois décès de plus. Cela correspond à une augmentation d&#039;environ 10% du nombre de  cas. Ce chiffre est représentatif du pourcentage à l&#039;échelle national, hôpitaux et institutions confondus, qui oscille entre 10 et 13%, pour la même période. Suite à ce constat, les proches des personnes âgées, ainsi que les institutions ont été au centre des débats. Leur a été reproché le fait de ne pas avoir suffisament su être à l&#039;écoute de ces personnes et de ne pas avoir prêté suffisamment d&#039;attention à la nécessité pour celles-ci de beaucoup s&#039;hydrater. En d&#039;autres termes, d&#039;avoir fait preuve d&#039;une certaine négligence. &lt;br /&gt;
La canicule de 2003 semble donc particulièrement liée au terme de négligence. En effet, les problèmes qu&#039;elle a révélés ont contribué à un déplacement des considérations habituellement partagées sur la maltraitance. Négliger de prendre soin d&#039;une personne âgée lorsque la température est très élévée est une forme de maltraitance. Cette visibilisation d&#039;une catégorie de la maltraitance, la négligence, au travers de la canicule et de sa médiatisation, a probablement eu comme effet d&#039;élargir le champ recouvert par cette notion, contribuant ainsi à une évolution de la définition de la maltraitance. La négligence y prend désormais une place importante.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons décidé de nous pencher sur la période entre 1998 et 2006. Nous avons utilisé plusieurs articles de journaux romands (avant et après l&#039;été 2003), deux éditions (1998 et 2005) de la charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS) ainsi que des téléjournaux diffusés durant la canicule (juillet et août 2003).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre recherche se limite au niveau du canton de Genève. On parlera particulièrement de la négligence comme maltraitance. Nous allons commencer par donner un panel d&#039;informations sur les recherches et les réflexions menées (principalement sur la France) sur le sujet. Puis, nous comparerons les articles et les deux chartes afin de retirer un maximum d&#039;informations. Ces dernières se porteront  sur leur nombre avant et après la canicule, sur leurs formes, leurs précisions et le vocabulaire employé. Ensuite nous tenterons de faire des liens entre ces différents niveaux d&#039;analyse et ces différentes informations.&lt;br /&gt;
Nous essaierons également de voir comment les téléjournaux présentés lors de la canicule nous décrivent la situation et la norme à adopter pour ne pas être taxé de maltraitance ou de négligence, ainsi que la manière dont ils ont contribué à l&#039;évolution du terme de maltraitance...jusqu&#039;à la négligence. &lt;br /&gt;
Enfin, nous rencontrerons le Dr. Rapin, médecin chef et organisateur du colloque canicule ayant eu lieu en juin 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous apparait important de mentionner quelques limites. Tout d&#039;abord, le fait que nous ne pouvons lire tout ce qui a été écrit sur le sujet et que les articles que nous avons choisis pour l&#039;analyse ne sont pas les seuls et uniques pièces que nous avons trouvées. Une autre limite d&#039;un travail portant sur le thème de la maltraitance,  s&#039;appuyer sur des statistiques représente une grande difficulté. En effet, il est très difficile de recenser les victimes de [[Violence]]. Celles-ci ne sont pas toujours prêtes à en parler que cela soit par peur de représailles ou pour d&#039;autres raisons (telles que peur de l&#039;abandon, peur de briser un lien familial, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la prévalence de la maltraitance envers les personnes âgées au sein des institutions, Hugonot (1990) relève la difficulté d&#039;obtenir des statistiques précises. Il souligne qu&#039;il faut dans tous les cas prendre en compte que les cas décelés ne représentent qu&#039;un cinquième de la réalité: il y a donc une sous-estimation importante. Une raison de ce manque de données est que les observations de violences restent souvent à l&#039;intérieur d&#039;une institution. Le manque de témoignages, la dédramatisation par le personnel et la crainte pour la famille de dénoncer la maltraitance rendent l&#039;estimation de la fréquence réelle, difficile. Selon Hugonot, la violence envers les personnes âgées est masquée car elle est liée aux tabous et à la honte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce qu&#039;en disent les auteurs que nous avons lus ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définitions&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de poursuivre notre réflexion, il nous parait important de donner des définitions nécessaires à la compréhension du terme de maltraitance et de négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alter Ego (2002, association suisse contre la maltraitance des personnes âgées) définit la maltraitance comme &amp;quot;un acte ou un ensemble d&#039;actes - comportements et attitudes - commis ou ommis, envers une personne au détriment de son intégrité physique ou sexuelle, morale ou psychique, matérielle ou financière. La maltraitance engendre un tort ou une blessure. Elle constitue une atteinte aux droits fondamentaux et à la dignité de la personne&amp;quot;. &lt;br /&gt;
La maltraitance consiste en actions - violence, abus, sévices, contraintes, empêchements - ou en actes ommis, comme la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La négligence, une forme de maltraitance, consiste selon l&#039;association Alter Ego dans le fait de ne pas donner des soins essentiels à une personne. &amp;quot;C&#039;est omettre de lui donner une nourriture ou des boissons adéquates, les médicaments ou les soins d&#039;hygiène dont elle a besoin&amp;quot; (Alter Ego, 2002). D&#039;autres exemples de négligence sont de donner une alimentation en quantité insuffisante, de ne pas assurer des services adéquats durant la nuit ou de négliger la douleur d&#039;une personne âgée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre article va se baser sur la négligence comme forme de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Revue de littérature&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que l&#039;âge des personnes considérées comme vieillards a augmenté au fil du temps. En effet, dans l&#039;Antiquité les vieillards étaient ceux qui atteignaient l&#039;âge de 40 ans. Aujourd&#039;hui, un vieillard est quelqu&#039;un de plus de 70-80 ans, qui devient dépendant.&lt;br /&gt;
Selon la psychanalyste Evelyne Bertin (1999), notre société occidentale contemporaine n&#039;accorde pas de place à la [[Vieillesse]]. La société refuse de penser à la vieillesse, cette dernière est &#039;&#039;tabou&#039;&#039;. L&#039;être humain a du mal à imaginer qu&#039;il va vieillir, c&#039;est quelque chose dont on ne parle pas, que l&#039;on ne veut pas imaginer, particulièrement dans notre société qui valorise la jeunesse. Selon elle, nous vivons dans un monde en perte de références. La famille en tant qu&#039;institution vit actuellement de grands changements, et nous vivons une époque de confusion des âges et des places dans la famille. L&#039;on ne pourrait penser la vieillesse qu&#039;en se situant dans une lignée, faite de générations ayant chacune leurs rôles.&lt;br /&gt;
Autrefois la vieillesse faisait partie de la société, elle avait une place dans l&#039;univers symbolique de la vie, mais l&#039;on vit actuellement dans une société où les rôles symboliques ont disparus, et où la vieillesse est dévalorisée. En outre, selon Christian de Saussure, il n&#039;est plus rare de voir des familles qui s&#039;étendent sur quatre générations, les tensions et les conflits au sein de ces familles s&#039;en trouvent accrus et la génération des aînés en fait en quelque sorte les frais puisque bien souvent la famille s&#039;en désengage petit à petit. &lt;br /&gt;
Tous ces éléments pourraient expliquer les raisons qui font que les sociétés occidentales gèrent une partie des personnes âgées sur le mode de l&#039;exclusion à travers le placement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui est du problème de la maltraitances des personnes âgées, E. Bertin (1999) relève deux axes de réflexion &#039;&#039;Le déni de la mort dans les sociétés occidentales&#039;&#039; ainsi que &#039;&#039;L&#039;augmentation de la banalisation du mal.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que le phénomène de maltraitance n&#039;est pas nouveau dans sa nature, mais par sa fréquence (augmentation des victimes et des agresseurs). Il montre par exemple des prières d&#039;un vieillard abandonné et d&#039;un vieillard qui ne peut pas s&#039;enfuir dans des situations difficiles de 1689.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est dès les années 1980 que dans les pays francophones la question du tabou de la maltraitance des personnes âgées fût soulevée. On commence à parler de certains comportements, de certaines gestes et de certains propos profondément maltraitants pour la personne âgée bien souvent complètement dépendante de l&#039;autre.&lt;br /&gt;
Le sujet commençait à peine à être traité que les milieux de professionnels concernés essayaient de faire taire ce qui était soulevé, chacun essayant de préserver son institution de toutes accusations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, dans le livre &#039;&#039;Touche pas à tes vieux&#039;&#039;, un autre point est soulevé. Alors que de nombreuses personnes s&#039;attèlent à dénoncer la maltraitance des personnes âgées, celles-ci commencent à se rendre compte que les gestes, les propos et les comportements qu&#039;ils dénoncent ne sont pas les faits de monstres et qu&#039;eux-mêmes commettent ce genre d&#039;actes. Dénoncer ces gestes revient à se dénoncer soi-même, cette constatation va faire diminuer la volonté de parler de ce problème. Pour ces deux raisons, le sujet fut donc un peu moins traité.&lt;br /&gt;
Hugonot souligne notamment l&#039;ignorance en France concernant ce sujet et, en rapport avec cela, le manque d&#039;intérêt des médias. E. Bertin (1999), également, reproche à la société et au monde politique de faire comme si la maltraitance des personnes âgées n&#039;existait pas. Elle dénonce aussi cette habitude de montrer une vitrine parfaite: &amp;quot;&#039;&#039;Les images que les médias nous présentent sur la vieillesse sont le plus souvent des images d&#039;exception. Les sujets âgés maltraités ou déshumanisés sont interdits de cité dans le monde médiatique.&#039;&#039;&amp;quot;(p.14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons également, comme le souligne E.Bertin, que notre société actuelle est celle de &#039;&#039;l&#039;image&#039;&#039;. Pour qu&#039;une cause soit entendue, elle doit être médiatisée. Ce qui peut poser problème dans le cas de violence touchant des personnes âgées quant leurs conditions physiques et psychiques les prédisposent plus à l&#039;isolement qu&#039;à la protestation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, parallèlement à ces condamnations, de nombreux témoignages voient le jours. Des personnes âgées trouvent la force de raconter les violences qu&#039;ils subissent...et ils ne baissent pas les bras.De plus, dans son livre, Hugonot nomme plusieurs congrès européens sur le sujet de la maltraitance des personnes âgées. Aussi, cette problématique ne disparaît-elle pas. La question de la maltraitance des personnes âgées apparaît dès lors comme un nouveau problème social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nos lectures, n’abordent pas directement le concept de négligence, mais tous les auteurs que nous avons lus considèrent la négligence comme étant une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
Concernant la canicule et ses effets, aucun de ces ouvrages n’en fait mention. Cella est dû pour une part au faite que les livres lus ont dû être choisi avant que le thème de l’étude ne soit précisé. De plus, nous avons pus constaté à travers notre recherche, que le lien entre négligence et canicule ne semble pas avoir beaucoup été abordé et approfondi dans la littérature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectif de la recherche ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Définir les facteurs impliquant l’évolution récente (entre 1998 et 2006) de la définition de la maltraitance des personnes âgées et plus particulièrement la question de la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hypothèse de recherche: Les conséquences de la canicule de l&#039;été 2003 et leurs médiatisations auraient contribués à un tournant de la définition de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthode ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de vérifier notre hypothèse, soit l&#039;effet de la canicule 2003 sur la définition de la maltraitance, nous allons analyser et comparer le contenu de deux chartes d&#039;instituitions, d&#039;articles de presse et d&#039;extraits de téléjournaux. &lt;br /&gt;
En ce qui concerne les chartes, nous allons vérifier s&#039;il y a eu des modifications au niveau des articles de loi au sein des institutions et des modifications au niveau de la terminologie employée. &lt;br /&gt;
Le but de la comparaison des articles de presse est de voir s&#039;il y a eu des changements dans la manière d&#039;informer la population sur le problème de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Enfin, l&#039;analyse des téléjournaux devra nous permettre d&#039;analyser le type de langage utilisé en lien avec la canicule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Limites de la méthode &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la comparaison des articles de presse, nous nous sommes rendus compte qu&#039;il est très difficile d&#039;accéder aux articles pertinents pour cette démarche. Il est possible que les articles choisis ne soient pas tout à fait représentatifs de la manière dont la presse traite de la problématique de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, tant lors de nos recherches dans les archives de la TSR que dans la base de données Swissdox, nous avons constaté que le nombre de documents (TJ, émissions, reportages spéciaux, articles, dossiers, etc.) abordant le problème du sort des personnes âgées avait augementé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
Nous pourrions émettre l&#039;hypothèse que la canicule un tremplin, voire un très bon &amp;quot;fait divers&amp;quot; pour parler de la situation des personnes âgées dans notre société. Ce sujet fut traité plus qu&#039;abondament durant la canicule et juste après, puis régulièrement à l&#039;arrivée de l&#039;été les années suivantes. Il nous parait intéressant de relever la manière dont les médias se sont emparés d&#039;un sujet d&#039;actualité pour en faire un problème social. &lt;br /&gt;
Il faut peut-être garder à l&#039;esprit qu&#039;un des buts premiers des médias, comme développé dans les cours du professeur Payet (&#039;&#039;Introduction à la sociologie de l&#039;éducation&#039;&#039;) est, hormis l&#039;aspect d&#039;information, de faire le plus possible d&#039;audimat ou de lecteurs en accrochant les téléspectateurs par des évènements &amp;quot;chocs&amp;quot;. Les médias ont tendance à s&#039;emparer d&#039;un problème social (ici la condition des personnes âgées et la maltraitance) pour en faire un fait médiatique. Ce processus est facilité dès lors qu&#039;un problème concerne un grand nombre de personnes. Ce qui est le cas avec les personnes âgées puisque chacun en a au moins une dans son entourage ou dans sa famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Aspect quantitatif &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue quantitatif, nous avons pu constater que le nombre d&#039;articles paru dans la presse romande (24 heures, Tribune de Genève, le Matin, le Temps, L&#039;Hebdo) avant la canicule a doublé après ce phénomène. Nous avons trouvé environ onze articles dans la période de 1998 à 2003 et vingt de 2003 à 2006. On constate de même pour les téléjournaux (TJ). Le nombre de TJ abordant le problème du sort des personnes agées a triplé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
L&#039;apparition d&#039;un réglement d&#039;application dans la charte de 2005 est un ajout pouvant montrer l&#039;importance donnée à la problématique de la maltraitance. Il apporte une définition beaucoup plus stricte des droits et des compétences du conseil éthique. Cela pourrait refléter le soucis de la Fegems de lutter contre le problème de la maltraitance en institution en donnant un pouvoir de contrôle plus grand au conseil éthique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contenu et évolution des termes employés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les trois types de documents que nous avons analysés nous n&#039;avons pas constaté de grandes différences entre les deux périodes. Les définitions de la maltraitance données dans les articles de journeaux restent les mêmes avant et après la canicule. Le terme de négligence est employé dans quelques articles avant et après l&#039;été 2003 et sa signifiation ne semble pas avoir changé. La négligence est mentionnée comme une catégorie de la maltraitance, mais n&#039;est dans aucun article expliquée davantage. Deux articles de la Tribune de Genève, un du 8.4.2003 et l&#039;autre du 21.2.2004, mentionnent le même pourcentage de négligence, soit 17% à l&#039;intérieur de la maltraitance. En se basant sur ses chiffres, on ne peut donc pas constater d&#039;effet de la canicule de l&#039;été 2003 sur les cas de négligence. &lt;br /&gt;
Des articles datant d&#039;avant et d&#039;après 2003 montrent des statistiques selon lesquelles il y aurait entre 5 et 10% (parfois 20%) de personnes âgées victimes de maltraitance en Suisse. A Genève, il y aurait donc entre 3000 et 5000 personnes âgées concernées.  &lt;br /&gt;
Dans l&#039;article du Matin Dimanche de 2005, il est précisé que la maltraitance physique pouvait consister dans le fait de ne pas donner à boire. Est-ce que cette précision serait éventuellement une conséquence de la canicule de l&#039;été 2003?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du contenu des articles, nous avons constaté que les changements suite à la canicule n&#039;ont pas été très importants. Nous émettons donc l&#039;hypothèse que la problématique de la maltraitance, quoiqu&#039;elle ait suscité plus d&#039;intérêt par la presse après la canicule (nombre d&#039;articles), est traité de la même façon avant et après l&#039;été 2003.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne les TJ, il est intéressant de noter que celles datant de l&#039;été 2003, période de la canicule, n&#039;abordent quasiment pas la situation en Suisse, mais parlent d&#039;effets désastreux en France. C&#039;est seulement un an plus tard que l&#039;on avance les premiers chiffres concernant la Suisse. Il semble qu&#039;elle aie sous estimé les conséquences de la canicule pour ses personnes âgées. La différence de terminologie et d&#039;approche de la situation entre 2003 et 2004 est flagrante lorsque le journaliste parle de l&#039;été 2003 en disant: &amp;quot;Lever le voile sur la canicule n&#039;était pas encore de saison!&amp;quot;.  &lt;br /&gt;
La canicule finira par être abordée comme une routine. Peut-on avancer qu&#039;en une année un fait, unique en son genre et non constaté auparavant, puisse devenir une habitude? Ou plutôt sous entend-t-on que c&#039;est la vigilance qui devient désormais une habitude?&lt;br /&gt;
Nous avons également remarqué que dans tous les TJ que nous avons visionnés, il n&#039;est jamais fait mention du terme de &amp;quot;négligence&amp;quot; ou de &amp;quot;maltraitance&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Pourrait-on aller jusqu&#039;à dire que c&#039;est bien là une forme de tabou? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La comparaison des deux éditions de la charte ne nous a pas amené à constater de grands changements ; que cela soit dans le vocabulaire utilisé, les buts fixés ou les engagements. &lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons mentionné auparavant, le seul aspect nouveau, dans l&#039;édition adoptée en janvier 2005, est l&#039;ajout d&#039;un réglement d&#039;application qui &amp;quot;régit les modalités d&#039;application de la Charte éthique de la Fegems, à savoir l&#039;organisation de l&#039;autorité compétente pour veiller à l&#039;application de la Charte et examiner les requêtes&amp;quot;. C&#039;est le &amp;quot;Conseil éthique&amp;quot; (constitué de membres élus par l&#039;assemblée générale de la Fegems) qui veillera à la bonne application de la Charte. Ce conseil est déjà présent dans la première édition de la charte et les buts qui lui sont attribués dans cette première édition sont les mêmes que dans celle datant de 2005. Toutefois, l&#039;apparition d&#039;un &amp;quot;réglement d&#039;application&amp;quot; dans cette dernière apporte une définition plus précise et ciblée de son rôle et de ses droits. Ceci peut être interprêté comme la volonté de disposer d&#039;un organe de contrôle plus performant pour lutter contre les cas de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements ou modifications&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Même si nous ne pouvons pas parler de changements significatifs qui valideraient notre hypothèses, nous avons trouvé quelques modifications, lors de notre recherche dans des supports différents, qui nous sont apparues pertinentes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les associations et les spécialistes qui s&#039;intéressent au sujet de la maltraitance des personnes âgées ne semblent pas avoir changé leur discours. L&#039;unique changement pourrait être que les journaux et les  TJ accordent plus d&#039;importance aux moyens de prévention. Il y a une différence dans les démarches à prendre pour combattre la maltraitance. Serait- ce peut-être pour combler certaines lacunes du système romand? ( Hebdo 2006).&lt;br /&gt;
En 1999 on évoquait le souhait de créer une ligne téléphonique pour donner la possibilité aux personnes âgées de se confier. En 2004, le journal 24Heures évoque la création d&#039;une telle permanence téléphonique par l&#039;association Alter Ego. On évoque également, en 1999, l&#039;existence d&#039;une brochure (préventive) au canada. En 2005, le matin dimanche évoque la publication de cette brochure.  Serait-ce une conséquence de la canicule?&lt;br /&gt;
Il est difficile de tirer des conclusions sur la base de ces observations, car les articles choisis ne représentent pas forcément la meilleur manière de traiter ce phénomène dans la presse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une grande place semble désormais attribuée à la prévention. Le téléjournal du 9 juin 2004 nous informe par exemple qu&#039;un colloque sur le thème de la canicule a été organisé, dans un but d&#039;information et de prévention, par le Professeur Rapin à Genève en juin 2004.&lt;br /&gt;
Dans une autre émission encore, nous suivons une infirmière qui ne s&#039;était absolument pas inquiété des effets de la canicule et qui découvrait pour la première fois, à la demande des journalistes, l&#039;augmentation relativement marquée du nombre de décès pour le mois d&#039;août 2003 en comparaison avec les chiffres d&#039;août 2002. C&#039;est bien 10% d&#039;augmentation que l&#039;on peut constater. On constate donc bel et bien une grande préocupation quant à la prévention des conséquences désastreuses que peut engendrer une canicule. Les mêmes erreurs ne doivent pas se reproduire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
De manière générale nous n&#039;avons pas constaté d&#039;évolution dans les termes. Cependant, une évolution marquée peut être relevée au niveau quantitatif. La forte médiatisation qu&#039;a suscité la canicule et les problèmes qu&#039;elle a soulevé est vraisemblablement à l&#039;origine de cet accroissement des articles traitant du sujet de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Questionnements et redéfinitions ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Que dire de l&#039;évolution des notions? &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si dans les documents que nous avons analysés nous ne sommes pas parvenus à retirer d&#039;évolutions marquantes de la terminologie employée, ceci nous a permis d&#039;émettre de nouvelles hypothèses et de nous repositionner par rapport à notre question de départ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point que l&#039;on peut relever en terme d&#039;évolution est sans doute ce passage d&#039;une approche anecdodtique de la maltraitance des personnes âgées dans les années précédant la canicule (quelques cas extrêmes d&#039;EMS particuliers) à l&#039;approche actuelle, plus systématique (formations et conférences organisées sur le thème). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous parait peut être donc plus judicieux de parler d&#039;une évolution des mentalités plus que de la terminologies, dans le sens où il est devenu possible de parler des notions de maltraitances, de négligences et d&#039;abus. Depuis plusieurs dizaines d&#039;années quelques professionnels tels que le Professeur Rapin oeuvrent pour faire passer les informations néccessaires à la prévention et à la dénonciation de ces actes. Après énormément de patience, un Temps Présent fu tourné sur la question, plusieurs articles paraissent ensuite dans différents journaux &amp;quot;tout publics&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, avec l&#039;arrivée de la canicule, les médias s&#039;emparent d&#039;un réel fait médiatique et traite de la question lors de tous les TJ (ou presque) lors (et à l&#039;approche) de l&#039;été.&lt;br /&gt;
Il est intéressant de revenir sur l&#039;angle d&#039;approche de notre hypothèse de recherche dans le sens où ce lien entre négligence et canicule n&#039;a pas réellement été fait (propos du Professeur Rapin). Un des phénomènes que nous avons vu apparaître lors de la canicule était une sorte de fatalisme quant à la situation. &amp;quot;Il faisait trop chaud, mais tout le monde avait trop chaud. De toutes manières on ne pouvait rien faire de plus que de constater&amp;quot; (Rapin, mercredi 31 mai 2006). Il nous semble qu&#039;en effet le lien le plus important que nous pouvons faire en terme de négligence est bien un lien avec le déni. En effet, tant le discours des professionnels jugeant que tout allait très bien en Suisse, que celui des médias (dénonçant ce qui se passait chez nos voisins) montre bien un déni du problème qui apparaissait pourtant sous leurs yeux. Ne pas reconnaître qu&#039;il y a un problème est bien le dénier. Le déni est donc une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Revenons sur la question de la négligence. Si ce terme nous est apparu comme une évolution de définition de la maltraitance et comme cette hypothèse n&#039;a pu être vérifée dans le cadre de notre recherche, nous avons été amené à une nouvelle hypothèse: le terme de négligence a peut-être effectivement évolué lui-même dans sa définition. &lt;br /&gt;
Nous avançons l&#039;idée que la définition de la maltraitance aurait subie un élargissement de définition. Par ce fait, beaucoup plus d&#039;actions ou de &amp;quot;non-actions&amp;quot; entreraient sous ce concept de négligence. Ainsi on pourrait effectivement constater une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
Malheureusement notre recherche ne nous permet pas de vérifier cette hypothèse. Cependant, si l&#039;on regarde les chiffres donnés par RIFVEL (Réseau Internet Francophone Vieillir En Liberté)en 2002 quant à la répartition des différentes catégories de maltraitance, on note 8% de cas de négligence. Par ailleurs, en regardant les chiffres avancés par ALMA France en 2003 on constate une augmentation des cas de négligences avec 23,2%. Si les 2 sources ne sont pas les mêmes, il est toutefois possible de les comparer dans le sens où en 2003 la négligence apparait très clairement comme catégorie principale de la maltraitance, alors qu&#039;en 2002 la négligence est la plus petite catégorie de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Est-ce là une marque de l&#039;évolution de cette catégorie qu&#039;est la négligence, la question reste ouverte puisque nous ne pouvons que constater ce phénomène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Les médias: promotteurs d&#039;un problème social &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre rencontre avec le professeur Rapin, nous avons également échangé sur la question des médias et de leurs effets. M. Rapin relève un évènement marquant et déclencheur: la pénurie de cercueil à Paris en août 2003. Il parle d&#039;un &amp;quot;effet télégénique&amp;quot; que nous avons pu relever dans les téléjournaux datant de la période de la canicule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pensons qu&#039;il est intéressant de voir sous 2 aspects les médias. Tout d&#039;abord, comme non intéressés d&#039;un problème social sérieux et important: le bien être et la santé des personnes âgées. Pendant de nombreuses années le Professeur Rapin et ses collègues tantèrent de les faire parler de cette question. Il apprait clair que les médias touchent une énorme partie de la population. Le journal télévisé est suivi par des milliers de téléspectateurs sans compter les lecteurs des divers quotidiens. Lors de la canicule, les médias se sont appropriés un problème de société et l&#039;on dénoncé. Cependant il est intéressant de rappeler que la &amp;quot;prise de conscience&amp;quot; de la part de tous ne fût qu&#039;en 2004 lorsque les chiffres de la &amp;quot;heat wave&amp;quot; parurent. 1000 décès furent recensés durant l&#039;été 2003. Donc, si l&#039;on parle de négligence, on peut relever la négligence des divers médias ne faisant pas état d&#039;une &amp;quot;dramatique réalité&amp;quot; (Professeur Rapin) qu&#039;est la maltraitance. En effet, refuser de passer l&#039;information concernant les conseils et les recommandations l&#039;été arrivant est une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autres part, on peut voir les médias comme promoteurs d&#039;un problème social. Les analyser relèvent donc un intérêt particulier dans le sens où ils sont révélateurs de l&#039;évolution de la perception d&#039;un problème. Nous pourrions relever de nombreux écrits sur la problématique de la construction d&#039;un problème social par les médias et des mécanismes mis en oeuvres pour se faire, mais ce n&#039;est pas ici le sujet de notre travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Situation actuelle &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la canicule a participé à la mise en place de certaines structures d&#039;aides, ce n&#039;est pas réellement elle qui les a initiées. Ces structures sont extrêmement importantes et un suivi des personnes portant plainte est nécessaire.&lt;br /&gt;
Certains &amp;quot;plan canicule&amp;quot; ont été mis en place, des fonds ont été débloqués pour ces fins là...cependant dans de nombreux établissements personne n&#039;est venu demander ce financement pourtant disponible! A nouveau c&#039;est le déni qui prédomine...&amp;quot;Rien ne s&#039;est passé ici&amp;quot;, &amp;quot;Comment s&#039;est passé la canicule dans mon établissement? Sans problème!&amp;quot; voici le genre d&#039;échanges que nous a rapporté le Professeur Rapin auxquels il répond clairement: &amp;quot;Si on ne regarde pas, on ne peut pas voir&amp;quot;! Pour pouvoir relever et lutter contre un problème il faut avant tout le voir, et pour le voir il faut regarder. Il est extrêmement difficile d&#039;accepter et d&#039;avouer la réelle catastrophe qu&#039;est la maltraitance des personnes âgées. Pourtant il y aurait de quoi dire...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la nouvelle charte de la FEGEMS un accent est mis sur la formation du personnel. Ce point est essentiel et pourtant, quasiment aucune formation n&#039;a lieu dans les différents EMS de Genève sur la question de la maltraitance des personnes âgées. D&#039;autre part, il est important de relever une réelle différence entre les &amp;quot;résidents&amp;quot; des EMS d&#039;il y a quelques années et ceux d&#039;aujourd&#039;hui. Auparavant on venait dans les EMS de son plein gré, pour finir tranquillement sa vie entourée. Aujourd&#039;hui, les personnes entrant dans les maisons de retraite arrivent en général de l&#039;hôpital et ont des traitements médicaux à suivre. Ceci nécessite également une formation sur le traitement de la douleur. Là également la question de la négligence reste pertinente: &amp;quot;laisser avoir mal une personne c&#039;est la négliger, surtout lorsque des médicaments et autres remèdes existent&amp;quot; (Rapin, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, il est important de mentionner également que certains établissements ont fait énormément dans le sens de la prévention et de la formation. Les choses ont un peu bougées de manière générale. On peut dénoncer le problème de la maltraitance des personnes âgées sans risquer de perdre sa place (comme De Saussure - après son livre [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]). Cependant: &amp;quot;il ne faut pas faire peur aux vieux&amp;quot; est une phrase à laquelle le Professeur Rapin se heurte régulièrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Retour sur la problématiques, les questions de recherche &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après notre recherche nous ne pouvons pas tirer de conclusions exaustives, car il nous aurait fallu plus de temps pour satisfaire pleinement notre objectif. La négligence peut être pris comme synonime d&#039;abus. Elle est, si on peut le dire, un sous chapitre du grand phénoméne de la maltraitance. La négligence a été toujours present dans notre société, notre réalité, laquelle avait les yeux fermé devant le problème des personnes âgées. Nos hypothèse ont été en grand partie verifiée soit par l&#039;évolution de notre article soit par l&#039;eterview avec le professeur Rapin (mercredi, 31 mai 2006). La canicule du 2003 a été effectivement le moyen pour en parler plus. Ce phénoméne a permis de briser petit à petit le silence autour d&#039;une problèmatique sociétale. En effet en Suisse le problème de la maltraitance des personnes âgées a été conçu comme problème sociale après les statistiques des décès pendant l&#039;été 2003. Comme on a vu pendant l&#039;analyse de notre recherche, on a toujours nié le problème de maltraitance des personnes âgées en augmentant une sorte de négligence societale. En effet on critiquait les nations autour de nous, en soutenant que chez nous tout allaittrès bien. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que la négligence n&#039;est pas une évolution du terme de maltraitance mais plutôt la conséquence de l&#039;augmentation du nombre de fois où l&#039;on aborde la question de la maltraitance. Peut-être pourrait-on dire que du fait de cette reprise incessante de ce thème, nous sommes plus attentifs aux faits et gestes qui pourraient s&#039;inscrire dans la maltraitance. En étant plus attentifs à cela, on en vient à parler de négligence et à l&#039;inscrire dans la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Autocritiques et perspectives &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective de la négligence comme maltraitance, il nous faut tout de même soulever les abus et les dérives de cette terminologie. Il nous semble que par cette association de terme, tout acte est devient potentiellement négligent...&lt;br /&gt;
Par exemple: ne pas donner à boire à une personne âgée est une forme de négligence/maltraitance, mais la forcée à boire l&#039;est également car ceci va à l&#039;encontre de sa propre volonté. Il serait important, à notre avis, de faire des nuances entre les différences formes de maltraitance et de négligence (ce qui a commencé à être fait dans les associations telles que ALMA France ou Alter Ego)et d&#039;être clair avec les intérvenants par rapport à leurs devoirs et obligations professionnelles. Il ne faut oublier qu&#039;ils doivent prendre soin de ces personnes, qu&#039;un code de déontologie existe et que&#039;une grande question reste à être abordée et clarifiée: Qu&#039;est-ce qui doit primer lorsque ces 2 points s&#039;opposent; le choix et la volonté de la personne âgée ou le devoir professionnel face à une personne qui met sa vie en danger?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
les questions liées à la négligence et ces différentes formes, pourrait être abordées à travers une discussion et un travail sur l&#039;éthique professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Remerciements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions le Professeur Charles-Henri Rapin pour sa précieuse aide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions également la Professeure Martine Ruchat de nous avoir permis de vivre l&#039;expérience d&#039;intelligence collective et par là-même de découvrir les difficultés méthodologiques auxquelles les chercheurs sont souvent confrontés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Livres &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Bertin, Evelyne (1999) Gérontologie, psychanalyse et déshumanisation : silence vieillesse... Paris : L&#039;Harmattan]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Gavillet&amp;amp;Grandrieux, Laurence&amp;amp;Véronique (2006) Ne touche pas à tes vieux, regards sur la maltraitance familiale des personnes âgées. Genève: IES Editions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Hugonot, Robert (1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres.]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Masson, Maltraitances et violences, Sous la direction de Bernard Marc, article de Franck Dibouës, Paris (2004)]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Yves Geneste (2004). Silence on frappe, De la maltraitance à la bientraitance des personnes âgées: Imagine]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Sites Internet&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* www.alter-ego.ch&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Articles &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Avant la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (06.10.1999). MALTRAITANCE : LES PERSONNES ÂGÉES SE REBIFFENT:&lt;br /&gt;
Dépasser les clichés pour mieux combattre la violence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin (8.6.2000). EMS: un bilan alarmant - une étude entreprise à Genève montre que les conditions de vie se dégradent rapidement pour les résidents. La faute, d&#039;abord, au manque de personnel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (27.2.2002). MAISONS DE RETRAITE : GROSSE COLÈRE DU SSP ET DES USAGERS: «La maltraitance continue dans les EMS» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (8.4.2003). La maltraitance envers les aînés existe. Reste à en parler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Après la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (21.2.2004). Les aînés maltraités préoccupent Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (2.12.2004). La maltraitance des seniors en question. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin Dimanche (6.11.2005). Humiliations, injures, coups...le 3e âge relève parfois du calvaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (1.12.2005). Personnes âgées maltraitées: un tabou à briser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Hebdo (20.04.2006). Maltraitance des personnes âgées: les lacunes romandes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Téléjournaux &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    12 août 2003, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeudi    14 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    26 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mercredi 09 juin 2004, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Chartes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS): Editions 1998 et 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Revenir sur&#039;&#039; [[articles]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4280</id>
		<title>L&#039;évolution récente de la définition de la maltraitance des personnes âgées</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4280"/>
		<updated>2006-06-20T14:56:32Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : /* Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039; Ont écrit cet article... &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tatiana CAVAGLIANI - Sarah GROSSNIKLAUS - Stefania RODRIGUEZ - Mélanie SAVOY - Germain VON DER MUEHL - Valérie SCHAUDER&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A propos des concepts de maltraitance et de négligence: notre approche du thème ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de traiter de la maltraitance des [[Personnes âgées]] car ce thème est bien trop souvent laissé pour compte. On entend souvent parler d&#039;enfants maltraités, de femmes battues, mais rarement de personnes âgées maltraitées.&lt;br /&gt;
De plus, lorsque nous pensons à [[Maltraitance]], notre sens commun a tendance à nous renvoyer directement au sens de la maltraitance physique. Coups, blessures, séquestration...mais aujourd&#039;hui, lorsque l&#039;on rencontre le monde insitutionnel c&#039;est la [[Négligence]] qui semble être devenue une forme perfide de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de nous baser sur la canicule de 2003 pour cibler notre recherche. En effet, lors de cet été 2003, environ 1000 personnnes âgées sont décédées en Suisse des suites des grandes chaleur, du manque d&#039;hydratation, etc. A l&#039;hôpital de Genève (HUG), 352 décès ont été recensés en août 2002 et 385 en août 2003; soit trente-trois décès de plus. Cela correspond à une augmentation d&#039;environ 10% du nombre de  cas. Ce chiffre est représentatif du pourcentage à l&#039;échelle national, tous hôpitaux et institutions confondus, qui oscille entre 10 et 13%, pour la même période. Suite à ce constat, les proches des personnes âgées, ainsi que les institutions ont été au centre des débats. Leur a été reproché le fait de ne pas avoir suffisament su être à l&#039;écoute de ces personnes et de ne pas avoir prêté suffisamment d&#039;attention à la nécessité pour celles-ci de beaucoup s&#039;hydrater. En d&#039;autres termes, d&#039;avoir fait preuve d&#039;une certaine négligence. &lt;br /&gt;
La canicule de 2003 semble donc particulièrement liée au terme de négligence. En effet, les problèmes qu&#039;elle a révélés ont contribué à un déplacement des considérations habituellement partagées sur la maltraitance. Négliger de prendre soin d&#039;une personne âgée lorsque la température est très élévée est une forme de maltraitance. Cette visibilisation d&#039;une catégorie de la maltraitance, la négligence, au travers de la canicule et de sa médiatisation, a probablement eu comme effet d&#039;élargir le champ recouvert par cette notion, contribuant ainsi à une évolution de la définition de la maltraitance. La négligence y prend désormais une place importante.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons décidé de nous pencher sur la période entre 1998 et 2006. Nous avons utilisé plusieurs articles de journaux romands (avant et après l&#039;été 2003), deux éditions (1998 et 2005) de la charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS) ainsi que des téléjournaux diffusés durant la canicule (juillet et août 2003).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre recherche se limite au niveau du canton de Genève. On parlera particulièrement de la négligence comme maltraitance. Nous allons commencer par donner un panel d&#039;informations sur les recherches et les réflexions menées (principalement sur la France) sur le sujet. Puis, nous comparerons les articles et les deux chartes afin de retirer un maximum d&#039;informations. Ces dernières se porteront  sur leurs nombres avant et après la canicule, sur leurs formes, leurs précisions, le vocabulaire employé, etc. Ensuite nous tenterons de faire des liens entre ces différents niveaux d&#039;analyse et ces différentes informations.&lt;br /&gt;
Nous essaierons également de voir comment les téléjournaux présenté lors de la canicule nous décrivent la situation et la norme à adopter pour ne pas être taxé de maltraitance ou de négligence, ainsi que la manière dont ils ont contribué à l&#039;évolution du terme de maltraitance...jusqu&#039;à la négligence. &lt;br /&gt;
Enfin, nous rencontrerons le Dr. Rapin, médecin chef et organisateur du colloque canicule ayant eu lieu en juin 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous apparait également important de mentionner deux autres limites. Tout d&#039;abord le fait que nous ne pouvons lire tout ce qui a été écrit sur le sujet, et que les articles que nous avons choisi pour l&#039;analyse ne sont pas les seuls et uniques pièces que nous avons trouvés. Et ensuite, et c&#039;est là la troisième limite d&#039;un travail portant sur le thème de la maltraitance,  s&#039;appuyer sur des statistiques représente une grande difficulté. En effet, il est très difficile de recenser les victimes de [[Violence]]. Celles-ci ne sont pas toujours prêtes à en parler que cela soit par peur de représailles ou pour d&#039;autres raisons (telles que peur de l&#039;abandon, peur de briser un lien familial, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la prévalence de la maltraitance envers les personnes âgées au sein des institutions, Hugonot (1990) relève la difficulté d&#039;obtenir des statistiques précises. Il souligne qu&#039;il faut dans tous les cas prendre en compte que les cas décelés ne représentent qu&#039;un cinquième de la réalité: il y a donc une sous-estimation importante. Une raison de ce manque de données est que les observations de violences restent souvent à l&#039;intérieur d&#039;une institution. Le manque de témoignages, la dédramatisation par le personnel et la crainte pour la famille de dénoncer la maltraitance rendent l&#039;estimation de la fréquence réelle, difficile. Selon Hugonot, la violence envers les personnes âgées est masquée car elle est liée aux tabous et à la honte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce qu&#039;en disent les auteurs que nous avons lus ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définitions&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de poursuivre notre réflexion, il nous parait important de donner des définitions nécessaires à la compréhension du terme de maltraitance et de négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alter Ego (2002, association suisse contre la maltraitance des personnes âgées) définit la maltraitance comme &amp;quot;un acte ou un ensemble d&#039;actes - comportements et attitudes - commis ou ommis, envers une personne au détriment de son intégrité physique ou sexuelle, morale ou psychique, matérielle ou financière. La maltraitance engendre un tort ou une blessure. Elle constitue une atteinte aux droits fondamentaux et à la dignité de la personne&amp;quot;. &lt;br /&gt;
La maltraitance consiste en actions - violence, abus, sévices, contraintes, empêchements - ou en actes ommis, comme la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La négligence, une forme de maltraitance, consiste selon l&#039;association Alter Ego dans le fait de ne pas donner des soins essentiels à une personne. &amp;quot;C&#039;est omettre de lui donner une nourriture ou des boissons adéquates, les médicaments ou les soins d&#039;hygiène dont elle a besoin&amp;quot; (Alter Ego, 2002). D&#039;autres exemples de négligence sont de donner une alimentation en quantité insuffisante, de ne pas assurer des services adéquats durant la nuit ou de négliger la douleur d&#039;une personne âgée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre article va se baser sur la négligence comme forme de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Revue de littérature&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que l&#039;âge des personnes considérées comme vieillards a augmenté au fil du temps. En effet, dans l&#039;Antiquité les vieillards étaient ceux qui atteignaient l&#039;âge de 40 ans. Aujourd&#039;hui, un vieillard est quelqu&#039;un de plus de 70-80 ans, qui devient dépendant.&lt;br /&gt;
Selon la psychanalyste Evelyne Bertin (1999), notre société occidentale contemporaine n&#039;accorde pas de place à la [[Vieillesse]]. La société refuse de penser à la vieillesse, cette dernière est &#039;&#039;tabou&#039;&#039;. L&#039;être humain a du mal à imaginer qu&#039;il va vieillir, c&#039;est quelque chose dont on ne parle pas, que l&#039;on ne veut pas imaginer, particulièrement dans notre société qui valorise la jeunesse. Selon elle, nous vivons dans un monde en perte de références. La famille en tant qu&#039;institution vit actuellement de grands changements, et nous vivons une époque de confusion des âges et des places dans la famille. L&#039;on ne pourrait penser la vieillesse qu&#039;en se situant dans une lignée, faite de générations ayant chacune leurs rôles.&lt;br /&gt;
Autrefois la vieillesse faisait partie de la société, elle avait une place dans l&#039;univers symbolique de la vie, mais l&#039;on vit actuellement dans une société où les rôles symboliques ont disparus, et où la vieillesse est dévalorisée. En outre, selon Christian de Saussure, il n&#039;est plus rare de voir des familles qui s&#039;étendent sur quatre générations, les tensions et les conflits au sein de ces familles s&#039;en trouvent accrus et la génération des aînés en fait en quelque sorte les frais puisque bien souvent la famille s&#039;en désengage petit à petit. &lt;br /&gt;
Tous ces éléments pourraient expliquer les raisons qui font que les sociétés occidentales gèrent une partie des personnes âgées sur le mode de l&#039;exclusion à travers le placement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui est du problème de la maltraitances des personnes âgées, E. Bertin (1999) relève deux axes de réflexion &#039;&#039;Le déni de la mort dans les sociétés occidentales&#039;&#039; ainsi que &#039;&#039;L&#039;augmentation de la banalisation du mal.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que le phénomène de maltraitance n&#039;est pas nouveau dans sa nature, mais par sa fréquence (augmentation des victimes et des agresseurs). Il montre par exemple des prières d&#039;un vieillard abandonné et d&#039;un vieillard qui ne peut pas s&#039;enfuir dans des situations difficiles de 1689.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est dès les années 1980 que dans les pays francophones la question du tabou de la maltraitance des personnes âgées fût soulevée. On commence à parler de certains comportements, de certaines gestes et de certains propos profondément maltraitants pour la personne âgée bien souvent complètement dépendante de l&#039;autre.&lt;br /&gt;
Le sujet commençait à peine à être traité que les milieux de professionnels concernés essayaient de faire taire ce qui était soulevé, chacun essayant de préserver son institution de toutes accusations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, dans le livre &#039;&#039;Touche pas à tes vieux&#039;&#039;, un autre point est soulevé. Alors que de nombreuses personnes s&#039;attèlent à dénoncer la maltraitance des personnes âgées, celles-ci commencent à se rendre compte que les gestes, les propos et les comportements qu&#039;ils dénoncent ne sont pas les faits de monstres et qu&#039;eux-mêmes commettent ce genre d&#039;actes. Dénoncer ces gestes revient à se dénoncer soi-même, cette constatation va faire diminuer la volonté de parler de ce problème. Pour ces deux raisons, le sujet fut donc un peu moins traité.&lt;br /&gt;
Hugonot souligne notamment l&#039;ignorance en France concernant ce sujet et, en rapport avec cela, le manque d&#039;intérêt des médias. E. Bertin (1999), également, reproche à la société et au monde politique de faire comme si la maltraitance des personnes âgées n&#039;existait pas. Elle dénonce aussi cette habitude de montrer une vitrine parfaite: &amp;quot;&#039;&#039;Les images que les médias nous présentent sur la vieillesse sont le plus souvent des images d&#039;exception. Les sujets âgés maltraités ou déshumanisés sont interdits de cité dans le monde médiatique.&#039;&#039;&amp;quot;(p.14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons également, comme le souligne E.Bertin, que notre société actuelle est celle de &#039;&#039;l&#039;image&#039;&#039;. Pour qu&#039;une cause soit entendue, elle doit être médiatisée. Ce qui peut poser problème dans le cas de violence touchant des personnes âgées quant leurs conditions physiques et psychiques les prédisposent plus à l&#039;isolement qu&#039;à la protestation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, parallèlement à ces condamnations, de nombreux témoignages voient le jours. Des personnes âgées trouvent la force de raconter les violences qu&#039;ils subissent...et ils ne baissent pas les bras.De plus, dans son livre, Hugonot nomme plusieurs congrès européens sur le sujet de la maltraitance des personnes âgées. Aussi, cette problématique ne disparaît-elle pas. La question de la maltraitance des personnes âgées apparaît dès lors comme un nouveau problème social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nos lectures, n’abordent pas directement le concept de négligence, mais tous les auteurs que nous avons lus considèrent la négligence comme étant une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
Concernant la canicule et ses effets, aucun de ces ouvrages n’en fait mention. Cella est dû pour une part au faite que les livres lus ont dû être choisi avant que le thème de l’étude ne soit précisé. De plus, nous avons pus constaté à travers notre recherche, que le lien entre négligence et canicule ne semble pas avoir beaucoup été abordé et approfondi dans la littérature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectif de la recherche ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Définir les facteurs impliquant l’évolution récente (entre 1998 et 2006) de la définition de la maltraitance des personnes âgées et plus particulièrement la question de la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hypothèse de recherche: Les conséquences de la canicule de l&#039;été 2003 et leurs médiatisations auraient contribués à un tournant de la définition de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthode ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de vérifier notre hypothèse, soit l&#039;effet de la canicule 2003 sur la définition de la maltraitance, nous allons analyser et comparer le contenu de deux chartes d&#039;instituitions, d&#039;articles de presse et d&#039;extraits de téléjournaux. &lt;br /&gt;
En ce qui concerne les chartes, nous allons vérifier s&#039;il y a eu des modifications au niveau des articles de loi au sein des institutions et des modifications au niveau de la terminologie employée. &lt;br /&gt;
Le but de la comparaison des articles de presse est de voir s&#039;il y a eu des changements dans la manière d&#039;informer la population sur le problème de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Enfin, l&#039;analyse des téléjournaux devra nous permettre d&#039;analyser le type de langage utilisé en lien avec la canicule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Limites de la méthode &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la comparaison des articles de presse, nous nous sommes rendus compte qu&#039;il est très difficile d&#039;accéder aux articles pertinents pour cette démarche. Il est possible que les articles choisis ne soient pas tout à fait représentatifs de la manière dont la presse traite de la problématique de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, tant lors de nos recherches dans les archives de la TSR que dans la base de données Swissdox, nous avons constaté que le nombre de documents (TJ, émissions, reportages spéciaux, articles, dossiers, etc.) abordant le problème du sort des personnes âgées avait augementé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
Nous pourrions émettre l&#039;hypothèse que la canicule un tremplin, voire un très bon &amp;quot;fait divers&amp;quot; pour parler de la situation des personnes âgées dans notre société. Ce sujet fut traité plus qu&#039;abondament durant la canicule et juste après, puis régulièrement à l&#039;arrivée de l&#039;été les années suivantes. Il nous parait intéressant de relever la manière dont les médias se sont emparés d&#039;un sujet d&#039;actualité pour en faire un problème social. &lt;br /&gt;
Il faut peut-être garder à l&#039;esprit qu&#039;un des buts premiers des médias, comme développé dans les cours du professeur Payet (&#039;&#039;Introduction à la sociologie de l&#039;éducation&#039;&#039;) est, hormis l&#039;aspect d&#039;information, de faire le plus possible d&#039;audimat ou de lecteurs en accrochant les téléspectateurs par des évènements &amp;quot;chocs&amp;quot;. Les médias ont tendance à s&#039;emparer d&#039;un problème social (ici la condition des personnes âgées et la maltraitance) pour en faire un fait médiatique. Ce processus est facilité dès lors qu&#039;un problème concerne un grand nombre de personnes. Ce qui est le cas avec les personnes âgées puisque chacun en a au moins une dans son entourage ou dans sa famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Aspect quantitatif &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue quantitatif, nous avons pu constater que le nombre d&#039;articles paru dans la presse romande (24 heures, Tribune de Genève, le Matin, le Temps, L&#039;Hebdo) avant la canicule a doublé après ce phénomène. Nous avons trouvé environ onze articles dans la période de 1998 à 2003 et vingt de 2003 à 2006. On constate de même pour les téléjournaux (TJ). Le nombre de TJ abordant le problème du sort des personnes agées a triplé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
L&#039;apparition d&#039;un réglement d&#039;application dans la charte de 2005 est un ajout pouvant montrer l&#039;importance donnée à la problématique de la maltraitance. Il apporte une définition beaucoup plus stricte des droits et des compétences du conseil éthique. Cela pourrait refléter le soucis de la Fegems de lutter contre le problème de la maltraitance en institution en donnant un pouvoir de contrôle plus grand au conseil éthique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contenu et évolution des termes employés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les trois types de documents que nous avons analysés nous n&#039;avons pas constaté de grandes différences entre les deux périodes. Les définitions de la maltraitance données dans les articles de journeaux restent les mêmes avant et après la canicule. Le terme de négligence est employé dans quelques articles avant et après l&#039;été 2003 et sa signifiation ne semble pas avoir changé. La négligence est mentionnée comme une catégorie de la maltraitance, mais n&#039;est dans aucun article expliquée davantage. Deux articles de la Tribune de Genève, un du 8.4.2003 et l&#039;autre du 21.2.2004, mentionnent le même pourcentage de négligence, soit 17% à l&#039;intérieur de la maltraitance. En se basant sur ses chiffres, on ne peut donc pas constater d&#039;effet de la canicule de l&#039;été 2003 sur les cas de négligence. &lt;br /&gt;
Des articles datant d&#039;avant et d&#039;après 2003 montrent des statistiques selon lesquelles il y aurait entre 5 et 10% (parfois 20%) de personnes âgées victimes de maltraitance en Suisse. A Genève, il y aurait donc entre 3000 et 5000 personnes âgées concernées.  &lt;br /&gt;
Dans l&#039;article du Matin Dimanche de 2005, il est précisé que la maltraitance physique pouvait consister dans le fait de ne pas donner à boire. Est-ce que cette précision serait éventuellement une conséquence de la canicule de l&#039;été 2003?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du contenu des articles, nous avons constaté que les changements suite à la canicule n&#039;ont pas été très importants. Nous émettons donc l&#039;hypothèse que la problématique de la maltraitance, quoiqu&#039;elle ait suscité plus d&#039;intérêt par la presse après la canicule (nombre d&#039;articles), est traité de la même façon avant et après l&#039;été 2003.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne les TJ, il est intéressant de noter que celles datant de l&#039;été 2003, période de la canicule, n&#039;abordent quasiment pas la situation en Suisse, mais parlent d&#039;effets désastreux en France. C&#039;est seulement un an plus tard que l&#039;on avance les premiers chiffres concernant la Suisse. Il semble qu&#039;elle aie sous estimé les conséquences de la canicule pour ses personnes âgées. La différence de terminologie et d&#039;approche de la situation entre 2003 et 2004 est flagrante lorsque le journaliste parle de l&#039;été 2003 en disant: &amp;quot;Lever le voile sur la canicule n&#039;était pas encore de saison!&amp;quot;.  &lt;br /&gt;
La canicule finira par être abordée comme une routine. Peut-on avancer qu&#039;en une année un fait, unique en son genre et non constaté auparavant, puisse devenir une habitude? Ou plutôt sous entend-t-on que c&#039;est la vigilance qui devient désormais une habitude?&lt;br /&gt;
Nous avons également remarqué que dans tous les TJ que nous avons visionnés, il n&#039;est jamais fait mention du terme de &amp;quot;négligence&amp;quot; ou de &amp;quot;maltraitance&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Pourrait-on aller jusqu&#039;à dire que c&#039;est bien là une forme de tabou? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La comparaison des deux éditions de la charte ne nous a pas amené à constater de grands changements ; que cela soit dans le vocabulaire utilisé, les buts fixés ou les engagements. &lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons mentionné auparavant, le seul aspect nouveau, dans l&#039;édition adoptée en janvier 2005, est l&#039;ajout d&#039;un réglement d&#039;application qui &amp;quot;régit les modalités d&#039;application de la Charte éthique de la Fegems, à savoir l&#039;organisation de l&#039;autorité compétente pour veiller à l&#039;application de la Charte et examiner les requêtes&amp;quot;. C&#039;est le &amp;quot;Conseil éthique&amp;quot; (constitué de membres élus par l&#039;assemblée générale de la Fegems) qui veillera à la bonne application de la Charte. Ce conseil est déjà présent dans la première édition de la charte et les buts qui lui sont attribués dans cette première édition sont les mêmes que dans celle datant de 2005. Toutefois, l&#039;apparition d&#039;un &amp;quot;réglement d&#039;application&amp;quot; dans cette dernière apporte une définition plus précise et ciblée de son rôle et de ses droits. Ceci peut être interprêté comme la volonté de disposer d&#039;un organe de contrôle plus performant pour lutter contre les cas de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements ou modifications&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Même si nous ne pouvons pas parler de changements significatifs qui valideraient notre hypothèses, nous avons trouvé quelques modifications, lors de notre recherche dans des supports différents, qui nous sont apparues pertinentes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les associations et les spécialistes qui s&#039;intéressent au sujet de la maltraitance des personnes âgées ne semblent pas avoir changé leur discours. L&#039;unique changement pourrait être que les journaux et les  TJ accordent plus d&#039;importance aux moyens de prévention. Il y a une différence dans les démarches à prendre pour combattre la maltraitance. Serait- ce peut-être pour combler certaines lacunes du système romand? ( Hebdo 2006).&lt;br /&gt;
En 1999 on évoquait le souhait de créer une ligne téléphonique pour donner la possibilité aux personnes âgées de se confier. En 2004, le journal 24Heures évoque la création d&#039;une telle permanence téléphonique par l&#039;association Alter Ego. On évoque également, en 1999, l&#039;existence d&#039;une brochure (préventive) au canada. En 2005, le matin dimanche évoque la publication de cette brochure.  Serait-ce une conséquence de la canicule?&lt;br /&gt;
Il est difficile de tirer des conclusions sur la base de ces observations, car les articles choisis ne représentent pas forcément la meilleur manière de traiter ce phénomène dans la presse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une grande place semble désormais attribuée à la prévention. Le téléjournal du 9 juin 2004 nous informe par exemple qu&#039;un colloque sur le thème de la canicule a été organisé, dans un but d&#039;information et de prévention, par le Professeur Rapin à Genève en juin 2004.&lt;br /&gt;
Dans une autre émission encore, nous suivons une infirmière qui ne s&#039;était absolument pas inquiété des effets de la canicule et qui découvrait pour la première fois, à la demande des journalistes, l&#039;augmentation relativement marquée du nombre de décès pour le mois d&#039;août 2003 en comparaison avec les chiffres d&#039;août 2002. C&#039;est bien 10% d&#039;augmentation que l&#039;on peut constater. On constate donc bel et bien une grande préocupation quant à la prévention des conséquences désastreuses que peut engendrer une canicule. Les mêmes erreurs ne doivent pas se reproduire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
De manière générale nous n&#039;avons pas constaté d&#039;évolution dans les termes. Cependant, une évolution marquée peut être relevée au niveau quantitatif. La forte médiatisation qu&#039;a suscité la canicule et les problèmes qu&#039;elle a soulevé est vraisemblablement à l&#039;origine de cet accroissement des articles traitant du sujet de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Questionnements et redéfinitions ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Que dire de l&#039;évolution des notions? &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si dans les documents que nous avons analysés nous ne sommes pas parvenus à retirer d&#039;évolutions marquantes de la terminologie employée, ceci nous a permis d&#039;émettre de nouvelles hypothèses et de nous repositionner par rapport à notre question de départ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point que l&#039;on peut relever en terme d&#039;évolution est sans doute ce passage d&#039;une approche anecdodtique de la maltraitance des personnes âgées dans les années précédant la canicule (quelques cas extrêmes d&#039;EMS particuliers) à l&#039;approche actuelle, plus systématique (formations et conférences organisées sur le thème). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous parait peut être donc plus judicieux de parler d&#039;une évolution des mentalités plus que de la terminologies, dans le sens où il est devenu possible de parler des notions de maltraitances, de négligences et d&#039;abus. Depuis plusieurs dizaines d&#039;années quelques professionnels tels que le Professeur Rapin oeuvrent pour faire passer les informations néccessaires à la prévention et à la dénonciation de ces actes. Après énormément de patience, un Temps Présent fu tourné sur la question, plusieurs articles paraissent ensuite dans différents journaux &amp;quot;tout publics&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, avec l&#039;arrivée de la canicule, les médias s&#039;emparent d&#039;un réel fait médiatique et traite de la question lors de tous les TJ (ou presque) lors (et à l&#039;approche) de l&#039;été.&lt;br /&gt;
Il est intéressant de revenir sur l&#039;angle d&#039;approche de notre hypothèse de recherche dans le sens où ce lien entre négligence et canicule n&#039;a pas réellement été fait (propos du Professeur Rapin). Un des phénomènes que nous avons vu apparaître lors de la canicule était une sorte de fatalisme quant à la situation. &amp;quot;Il faisait trop chaud, mais tout le monde avait trop chaud. De toutes manières on ne pouvait rien faire de plus que de constater&amp;quot; (Rapin, mercredi 31 mai 2006). Il nous semble qu&#039;en effet le lien le plus important que nous pouvons faire en terme de négligence est bien un lien avec le déni. En effet, tant le discours des professionnels jugeant que tout allait très bien en Suisse, que celui des médias (dénonçant ce qui se passait chez nos voisins) montre bien un déni du problème qui apparaissait pourtant sous leurs yeux. Ne pas reconnaître qu&#039;il y a un problème est bien le dénier. Le déni est donc une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Revenons sur la question de la négligence. Si ce terme nous est apparu comme une évolution de définition de la maltraitance et comme cette hypothèse n&#039;a pu être vérifée dans le cadre de notre recherche, nous avons été amené à une nouvelle hypothèse: le terme de négligence a peut-être effectivement évolué lui-même dans sa définition. &lt;br /&gt;
Nous avançons l&#039;idée que la définition de la maltraitance aurait subie un élargissement de définition. Par ce fait, beaucoup plus d&#039;actions ou de &amp;quot;non-actions&amp;quot; entreraient sous ce concept de négligence. Ainsi on pourrait effectivement constater une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
Malheureusement notre recherche ne nous permet pas de vérifier cette hypothèse. Cependant, si l&#039;on regarde les chiffres donnés par RIFVEL (Réseau Internet Francophone Vieillir En Liberté)en 2002 quant à la répartition des différentes catégories de maltraitance, on note 8% de cas de négligence. Par ailleurs, en regardant les chiffres avancés par ALMA France en 2003 on constate une augmentation des cas de négligences avec 23,2%. Si les 2 sources ne sont pas les mêmes, il est toutefois possible de les comparer dans le sens où en 2003 la négligence apparait très clairement comme catégorie principale de la maltraitance, alors qu&#039;en 2002 la négligence est la plus petite catégorie de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Est-ce là une marque de l&#039;évolution de cette catégorie qu&#039;est la négligence, la question reste ouverte puisque nous ne pouvons que constater ce phénomène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Les médias: promotteurs d&#039;un problème social &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre rencontre avec le professeur Rapin, nous avons également échangé sur la question des médias et de leurs effets. M. Rapin relève un évènement marquant et déclencheur: la pénurie de cercueil à Paris en août 2003. Il parle d&#039;un &amp;quot;effet télégénique&amp;quot; que nous avons pu relever dans les téléjournaux datant de la période de la canicule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pensons qu&#039;il est intéressant de voir sous 2 aspects les médias. Tout d&#039;abord, comme non intéressés d&#039;un problème social sérieux et important: le bien être et la santé des personnes âgées. Pendant de nombreuses années le Professeur Rapin et ses collègues tantèrent de les faire parler de cette question. Il apprait clair que les médias touchent une énorme partie de la population. Le journal télévisé est suivi par des milliers de téléspectateurs sans compter les lecteurs des divers quotidiens. Lors de la canicule, les médias se sont appropriés un problème de société et l&#039;on dénoncé. Cependant il est intéressant de rappeler que la &amp;quot;prise de conscience&amp;quot; de la part de tous ne fût qu&#039;en 2004 lorsque les chiffres de la &amp;quot;heat wave&amp;quot; parurent. 1000 décès furent recensés durant l&#039;été 2003. Donc, si l&#039;on parle de négligence, on peut relever la négligence des divers médias ne faisant pas état d&#039;une &amp;quot;dramatique réalité&amp;quot; (Professeur Rapin) qu&#039;est la maltraitance. En effet, refuser de passer l&#039;information concernant les conseils et les recommandations l&#039;été arrivant est une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autres part, on peut voir les médias comme promoteurs d&#039;un problème social. Les analyser relèvent donc un intérêt particulier dans le sens où ils sont révélateurs de l&#039;évolution de la perception d&#039;un problème. Nous pourrions relever de nombreux écrits sur la problématique de la construction d&#039;un problème social par les médias et des mécanismes mis en oeuvres pour se faire, mais ce n&#039;est pas ici le sujet de notre travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Situation actuelle &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la canicule a participé à la mise en place de certaines structures d&#039;aides, ce n&#039;est pas réellement elle qui les a initiées. Ces structures sont extrêmement importantes et un suivi des personnes portant plainte est nécessaire.&lt;br /&gt;
Certains &amp;quot;plan canicule&amp;quot; ont été mis en place, des fonds ont été débloqués pour ces fins là...cependant dans de nombreux établissements personne n&#039;est venu demander ce financement pourtant disponible! A nouveau c&#039;est le déni qui prédomine...&amp;quot;Rien ne s&#039;est passé ici&amp;quot;, &amp;quot;Comment s&#039;est passé la canicule dans mon établissement? Sans problème!&amp;quot; voici le genre d&#039;échanges que nous a rapporté le Professeur Rapin auxquels il répond clairement: &amp;quot;Si on ne regarde pas, on ne peut pas voir&amp;quot;! Pour pouvoir relever et lutter contre un problème il faut avant tout le voir, et pour le voir il faut regarder. Il est extrêmement difficile d&#039;accepter et d&#039;avouer la réelle catastrophe qu&#039;est la maltraitance des personnes âgées. Pourtant il y aurait de quoi dire...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la nouvelle charte de la FEGEMS un accent est mis sur la formation du personnel. Ce point est essentiel et pourtant, quasiment aucune formation n&#039;a lieu dans les différents EMS de Genève sur la question de la maltraitance des personnes âgées. D&#039;autre part, il est important de relever une réelle différence entre les &amp;quot;résidents&amp;quot; des EMS d&#039;il y a quelques années et ceux d&#039;aujourd&#039;hui. Auparavant on venait dans les EMS de son plein gré, pour finir tranquillement sa vie entourée. Aujourd&#039;hui, les personnes entrant dans les maisons de retraite arrivent en général de l&#039;hôpital et ont des traitements médicaux à suivre. Ceci nécessite également une formation sur le traitement de la douleur. Là également la question de la négligence reste pertinente: &amp;quot;laisser avoir mal une personne c&#039;est la négliger, surtout lorsque des médicaments et autres remèdes existent&amp;quot; (Rapin, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, il est important de mentionner également que certains établissements ont fait énormément dans le sens de la prévention et de la formation. Les choses ont un peu bougées de manière générale. On peut dénoncer le problème de la maltraitance des personnes âgées sans risquer de perdre sa place (comme De Saussure - après son livre [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]). Cependant: &amp;quot;il ne faut pas faire peur aux vieux&amp;quot; est une phrase à laquelle le Professeur Rapin se heurte régulièrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Retour sur la problématiques, les questions de recherche &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après notre recherche nous ne pouvons pas tirer de conclusions exaustives, car il nous aurait fallu plus de temps pour satisfaire pleinement notre objectif. La négligence peut être pris comme synonime d&#039;abus. Elle est, si on peut le dire, un sous chapitre du grand phénoméne de la maltraitance. La négligence a été toujours present dans notre société, notre réalité, laquelle avait les yeux fermé devant le problème des personnes âgées. Nos hypothèse ont été en grand partie verifiée soit par l&#039;évolution de notre article soit par l&#039;eterview avec le professeur Rapin (mercredi, 31 mai 2006). La canicule du 2003 a été effectivement le moyen pour en parler plus. Ce phénoméne a permis de briser petit à petit le silence autour d&#039;une problèmatique sociétale. En effet en Suisse le problème de la maltraitance des personnes âgées a été conçu comme problème sociale après les statistiques des décès pendant l&#039;été 2003. Comme on a vu pendant l&#039;analyse de notre recherche, on a toujours nié le problème de maltraitance des personnes âgées en augmentant une sorte de négligence societale. En effet on critiquait les nations autour de nous, en soutenant que chez nous tout allaittrès bien. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que la négligence n&#039;est pas une évolution du terme de maltraitance mais plutôt la conséquence de l&#039;augmentation du nombre de fois où l&#039;on aborde la question de la maltraitance. Peut-être pourrait-on dire que du fait de cette reprise incessante de ce thème, nous sommes plus attentifs aux faits et gestes qui pourraient s&#039;inscrire dans la maltraitance. En étant plus attentifs à cela, on en vient à parler de négligence et à l&#039;inscrire dans la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Autocritiques et perspectives &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective de la négligence comme maltraitance, il nous faut tout de même soulever les abus et les dérives de cette terminologie. Il nous semble que par cette association de terme, tout acte est devient potentiellement négligent...&lt;br /&gt;
Par exemple: ne pas donner à boire à une personne âgée est une forme de négligence/maltraitance, mais la forcée à boire l&#039;est également car ceci va à l&#039;encontre de sa propre volonté. Il serait important, à notre avis, de faire des nuances entre les différences formes de maltraitance et de négligence (ce qui a commencé à être fait dans les associations telles que ALMA France ou Alter Ego)et d&#039;être clair avec les intérvenants par rapport à leurs devoirs et obligations professionnelles. Il ne faut oublier qu&#039;ils doivent prendre soin de ces personnes, qu&#039;un code de déontologie existe et que&#039;une grande question reste à être abordée et clarifiée: Qu&#039;est-ce qui doit primer lorsque ces 2 points s&#039;opposent; le choix et la volonté de la personne âgée ou le devoir professionnel face à une personne qui met sa vie en danger?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
les questions liées à la négligence et ces différentes formes, pourrait être abordées à travers une discussion et un travail sur l&#039;éthique professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Remerciements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions le Professeur Charles-Henri Rapin pour sa précieuse aide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions également la Professeure Martine Ruchat de nous avoir permis de vivre l&#039;expérience d&#039;intelligence collective et par là-même de découvrir les difficultés méthodologiques auxquelles les chercheurs sont souvent confrontés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Livres &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Bertin, Evelyne (1999) Gérontologie, psychanalyse et déshumanisation : silence vieillesse... Paris : L&#039;Harmattan]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Gavillet&amp;amp;Grandrieux, Laurence&amp;amp;Véronique (2006) Ne touche pas à tes vieux, regards sur la maltraitance familiale des personnes âgées. Genève: IES Editions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Hugonot, Robert (1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres.]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Masson, Maltraitances et violences, Sous la direction de Bernard Marc, article de Franck Dibouës, Paris (2004)]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Yves Geneste (2004). Silence on frappe, De la maltraitance à la bientraitance des personnes âgées: Imagine]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Sites Internet&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* www.alter-ego.ch&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Articles &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Avant la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (06.10.1999). MALTRAITANCE : LES PERSONNES ÂGÉES SE REBIFFENT:&lt;br /&gt;
Dépasser les clichés pour mieux combattre la violence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin (8.6.2000). EMS: un bilan alarmant - une étude entreprise à Genève montre que les conditions de vie se dégradent rapidement pour les résidents. La faute, d&#039;abord, au manque de personnel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (27.2.2002). MAISONS DE RETRAITE : GROSSE COLÈRE DU SSP ET DES USAGERS: «La maltraitance continue dans les EMS» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (8.4.2003). La maltraitance envers les aînés existe. Reste à en parler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Après la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (21.2.2004). Les aînés maltraités préoccupent Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (2.12.2004). La maltraitance des seniors en question. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin Dimanche (6.11.2005). Humiliations, injures, coups...le 3e âge relève parfois du calvaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (1.12.2005). Personnes âgées maltraitées: un tabou à briser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Hebdo (20.04.2006). Maltraitance des personnes âgées: les lacunes romandes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Téléjournaux &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    12 août 2003, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeudi    14 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    26 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mercredi 09 juin 2004, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Chartes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS): Editions 1998 et 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Revenir sur&#039;&#039; [[articles]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4278</id>
		<title>L&#039;évolution récente de la définition de la maltraitance des personnes âgées</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4278"/>
		<updated>2006-06-20T14:50:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : /* Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039; Ont écrit cet article... &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tatiana CAVAGLIANI - Sarah GROSSNIKLAUS - Stefania RODRIGUEZ - Mélanie SAVOY - Germain VON DER MUEHL - Valérie SCHAUDER&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A propos des concepts de maltraitance et de négligence: notre approche du thème ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de traiter de la maltraitance des [[Personnes âgées]] car ce thème est bien trop souvent laissé pour compte. On entend souvent parler d&#039;enfants maltraités, de femmes battues, mais rarement de personnes âgées maltraitées.&lt;br /&gt;
De plus, lorsque nous pensons à [[Maltraitance]], notre sens commun a tendance à nous renvoyer directement au sens de la maltraitance physique. Coups, blessures, séquestration...mais aujourd&#039;hui, lorsque l&#039;on rencontre le monde insitutionnel c&#039;est la [[Négligence]] qui semble être devenue une forme perfide de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de nous baser sur la canicule de 2003 pour cibler notre recherche. En effet, lors de cet été 2003, environ 1000 personnnes âgées sont décédées en Suisse des suites des grandes chaleur, du manque d&#039;hydratation, etc. A l&#039;hôpital de Genève (HUG), 352 décès ont été recensés en août 2002 et 385 en août 2003; soit trente-trois décès de plus. Cela correspond à une augmentation d&#039;environ 10% du nombre de  cas. Ce chiffre est représentatif du pourcentage à l&#039;échelle national, tous hôpitaux et institutions confondus, qui oscille entre 10 et 13%, pour la même période. Suite à ce constat, les proches des personnes âgées, ainsi que les institutions ont été au centre des débats. Leur a été reproché le fait de ne pas avoir suffisament su être à l&#039;écoute de ces personnes et de ne pas avoir prêté suffisamment d&#039;attention à la nécessité pour celles-ci de beaucoup s&#039;hydrater. En d&#039;autres termes, d&#039;avoir fait preuve d&#039;une certaine négligence. &lt;br /&gt;
La canicule de 2003 semble donc particulièrement liée au terme de négligence. En effet, les problèmes qu&#039;elle a révélés ont contribué à un déplacement des considérations habituellement partagées sur la maltraitance. Négliger de prendre soin d&#039;une personne âgée lorsque la température est très élévée est une forme de maltraitance. Cette visibilisation d&#039;une catégorie de la maltraitance, la négligence, au travers de la canicule et de sa médiatisation, a probablement eu comme effet d&#039;élargir le champ recouvert par cette notion, contribuant ainsi à une évolution de la définition de la maltraitance. La négligence y prend désormais une place importante.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons décidé de nous pencher sur la période entre 1998 et 2006. Nous avons utilisé plusieurs articles de journaux romands (avant et après l&#039;été 2003), deux éditions (1998 et 2005) de la charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS) ainsi que des téléjournaux diffusés durant la canicule (juillet et août 2003).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre recherche se limite au niveau du canton de Genève. On parlera particulièrement de la négligence comme maltraitance. Nous allons commencer par donner un panel d&#039;informations sur les recherches et les réflexions menées (principalement sur la France) sur le sujet. Puis, nous comparerons les articles et les deux chartes afin de retirer un maximum d&#039;informations. Ces dernières se porteront  sur leurs nombres avant et après la canicule, sur leurs formes, leurs précisions, le vocabulaire employé, etc. Ensuite nous tenterons de faire des liens entre ces différents niveaux d&#039;analyse et ces différentes informations.&lt;br /&gt;
Nous essaierons également de voir comment les téléjournaux présenté lors de la canicule nous décrivent la situation et la norme à adopter pour ne pas être taxé de maltraitance ou de négligence, ainsi que la manière dont ils ont contribué à l&#039;évolution du terme de maltraitance...jusqu&#039;à la négligence. &lt;br /&gt;
Enfin, nous rencontrerons le Dr. Rapin, médecin chef et organisateur du colloque canicule ayant eu lieu en juin 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous apparait également important de mentionner deux autres limites. Tout d&#039;abord le fait que nous ne pouvons lire tout ce qui a été écrit sur le sujet, et que les articles que nous avons choisi pour l&#039;analyse ne sont pas les seuls et uniques pièces que nous avons trouvés. Et ensuite, et c&#039;est là la troisième limite d&#039;un travail portant sur le thème de la maltraitance,  s&#039;appuyer sur des statistiques représente une grande difficulté. En effet, il est très difficile de recenser les victimes de [[Violence]]. Celles-ci ne sont pas toujours prêtes à en parler que cela soit par peur de représailles ou pour d&#039;autres raisons (telles que peur de l&#039;abandon, peur de briser un lien familial, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la prévalence de la maltraitance envers les personnes âgées au sein des institutions, Hugonot (1990) relève la difficulté d&#039;obtenir des statistiques précises. Il souligne qu&#039;il faut dans tous les cas prendre en compte que les cas décelés ne représentent qu&#039;un cinquième de la réalité: il y a donc une sous-estimation importante. Une raison de ce manque de données est que les observations de violences restent souvent à l&#039;intérieur d&#039;une institution. Le manque de témoignages, la dédramatisation par le personnel et la crainte pour la famille de dénoncer la maltraitance rendent l&#039;estimation de la fréquence réelle, difficile. Selon Hugonot, la violence envers les personnes âgées est masquée car elle est liée aux tabous et à la honte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce qu&#039;en disent les auteurs que nous avons lus ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définitions&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de poursuivre notre réflexion, il nous parait important de donner des définitions nécessaires à la compréhension du terme de maltraitance et de négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alter Ego (2002, association suisse contre la maltraitance des personnes âgées) définit la maltraitance comme &amp;quot;un acte ou un ensemble d&#039;actes - comportements et attitudes - commis ou ommis, envers une personne au détriment de son intégrité physique ou sexuelle, morale ou psychique, matérielle ou financière. La maltraitance engendre un tort ou une blessure. Elle constitue une atteinte aux droits fondamentaux et à la dignité de la personne&amp;quot;. &lt;br /&gt;
La maltraitance consiste en actions - violence, abus, sévices, contraintes, empêchements - ou en actes ommis, comme la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La négligence, une forme de maltraitance, consiste selon l&#039;association Alter Ego dans le fait de ne pas donner des soins essentiels à une personne. &amp;quot;C&#039;est omettre de lui donner une nourriture ou des boissons adéquates, les médicaments ou les soins d&#039;hygiène dont elle a besoin&amp;quot; (Alter Ego, 2002). D&#039;autres exemples de négligence sont de donner une alimentation en quantité insuffisante, de ne pas assurer des services adéquats durant la nuit ou de négliger la douleur d&#039;une personne âgée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre article va se baser sur la négligence comme forme de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Revue de littérature&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que l&#039;âge des personnes considérées comme vieillards a augmenté au fil du temps. En effet, dans l&#039;Antiquité les vieillards étaient ceux qui atteignaient l&#039;âge de 40 ans. Aujourd&#039;hui, un vieillard est quelqu&#039;un de plus de 70-80 ans, qui devient dépendant.&lt;br /&gt;
Selon la psychanalyste Evelyne Bertin (1999), notre société occidentale contemporaine n&#039;accorde pas de place à la [[Vieillesse]]. La société refuse de penser à la vieillesse, cette dernière est &#039;&#039;tabou&#039;&#039;. L&#039;être humain a du mal à imaginer qu&#039;il va vieillir, c&#039;est quelque chose dont on ne parle pas, que l&#039;on ne veut pas imaginer, particulièrement dans notre société qui valorise la jeunesse. Selon elle, nous vivons dans un monde en perte de références. La famille en tant qu&#039;institution vit actuellement de grands changements, et nous vivons une époque de confusion des âges et des places dans la famille. L&#039;on ne pourrait penser la vieillesse qu&#039;en se situant dans une lignée, faite de générations ayant chacune leurs rôles.&lt;br /&gt;
Autrefois la vieillesse faisait partie de la société, elle avait une place dans l&#039;univers symbolique de la vie, mais l&#039;on vit actuellement dans une société où les rôles symboliques ont disparus, et où la vieillesse est dévalorisée. En outre, selon Christian de Saussure, il n&#039;est plus rare de voir des familles qui s&#039;étendent sur quatre générations, les tensions et les conflits au sein de ces familles s&#039;en trouvent accrus et la génération des aînés en fait en quelque sorte les frais puisque bien souvent la famille s&#039;en désengage petit à petit. &lt;br /&gt;
Tous ces éléments pourraient expliquer les raisons qui font que les sociétés occidentales gèrent une partie des personnes âgées sur le mode de l&#039;exclusion à travers le placement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui est du problème de la maltraitances des personnes âgées, E. Bertin (1999) relève deux axes de réflexion &#039;&#039;Le déni de la mort dans les sociétés occidentales&#039;&#039; ainsi que &#039;&#039;L&#039;augmentation de la banalisation du mal.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que le phénomène de maltraitance n&#039;est pas nouveau dans sa nature, mais par sa fréquence (augmentation des victimes et des agresseurs). Il montre par exemple des prières d&#039;un vieillard abandonné et d&#039;un vieillard qui ne peut pas s&#039;enfuir dans des situations difficiles de 1689.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est dès les années 1980 que dans les pays francophones la question du tabou de la maltraitance des personnes âgées fût soulevée. On commence à parler de certains comportements, de certaines gestes et de certains propos profondément maltraitants pour la personne âgée bien souvent complètement dépendante de l&#039;autre.&lt;br /&gt;
Le sujet commençait à peine à être traité que les milieux de professionnels concernés essayaient de faire taire ce qui était soulevé, chacun essayant de préserver son institution de toutes accusations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, dans le livre &#039;&#039;Touche pas à tes vieux&#039;&#039;, un autre point est soulevé. Alors que de nombreuses personnes s&#039;attèlent à dénoncer la maltraitance des personnes âgées, celles-ci commencent à se rendre compte que les gestes, les propos et les comportements qu&#039;ils dénoncent ne sont pas les faits de monstres et qu&#039;eux-mêmes commettent ce genre d&#039;actes. Dénoncer ces gestes revient à se dénoncer soi-même, cette constatation va faire diminuer la volonté de parler de ce problème. Pour ces deux raisons, le sujet fut donc un peu moins traité.&lt;br /&gt;
Hugonot souligne notamment l&#039;ignorance en France concernant ce sujet et, en rapport avec cela, le manque d&#039;intérêt des médias. E. Bertin (1999), également, reproche à la société et au monde politique de faire comme si la maltraitance des personnes âgées n&#039;existait pas. Elle dénonce aussi cette habitude de montrer une vitrine parfaite: &amp;quot;&#039;&#039;Les images que les médias nous présentent sur la vieillesse sont le plus souvent des images d&#039;exception. Les sujets âgés maltraités ou déshumanisés sont interdits de cité dans le monde médiatique.&#039;&#039;&amp;quot;(p.14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons également, comme le souligne E.Bertin, que notre société actuelle est celle de &#039;&#039;l&#039;image&#039;&#039;. Pour qu&#039;une cause soit entendue, elle doit être médiatisée. Ce qui peut poser problème dans le cas de violence touchant des personnes âgées quant leurs conditions physiques et psychiques les prédisposent plus à l&#039;isolement qu&#039;à la protestation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, parallèlement à ces condamnations, de nombreux témoignages voient le jours. Des personnes âgées trouvent la force de raconter les violences qu&#039;ils subissent...et ils ne baissent pas les bras.De plus, dans son livre, Hugonot nomme plusieurs congrès européens sur le sujet de la maltraitance des personnes âgées. Aussi, cette problématique ne disparaît-elle pas. La question de la maltraitance des personnes âgées apparaît dès lors comme un nouveau problème social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nos lectures, n’abordent pas directement le concept de négligence, mais tous les auteurs que nous avons lus considèrent la négligence comme étant une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
Concernant la canicule et ses effets, aucun de ces ouvrages n’en fait mention. Cella est dû pour une part au faite que les livres lus ont dû être choisi avant que le thème de l’étude ne soit précisé. De plus, nous avons pus constaté à travers notre recherche, que le lien entre négligence et canicule ne semble pas avoir beaucoup été abordé et approfondi dans la littérature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectif de la recherche ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Définir les facteurs impliquant l’évolution récente (entre 1998 et 2006) de la définition de la maltraitance des personnes âgées et plus particulièrement la question de la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hypothèse de recherche: Les conséquences de la canicule de l&#039;été 2003 et leurs médiatisations auraient contribués à un tournant de la définition de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthode ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de vérifier notre hypothèse, soit l&#039;effet de la canicule 2003 sur la définition de la maltraitance, nous allons analyser et comparer le contenu de deux chartes d&#039;instituitions, d&#039;articles de presse et d&#039;extraits de téléjournaux. &lt;br /&gt;
En ce qui concerne les chartes, nous allons vérifier s&#039;il y a eu des modifications au niveau des articles de loi au sein des institutions et des modifications au niveau de la terminologie employée. &lt;br /&gt;
Le but de la comparaison des articles de presse est de voir s&#039;il y a eu des changements dans la manière d&#039;informer la population sur le problème de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Enfin, l&#039;analyse des téléjournaux devra nous permettre d&#039;analyser le type de langage utilisé en lien avec la canicule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Limites de la méthode &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la comparaison des articles de presse, nous nous sommes rendus compte qu&#039;il est très difficile d&#039;accéder aux articles pertinents pour cette démarche. Il est possible que les articles choisis ne soient pas tout à fait représentatifs de la manière dont la presse traite de la problématique de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, tant lors de nos recherches dans les archives de la TSR que dans la base de données Swissdox, nous avons constaté que le nombre de documents (TJ, émissions, reportages spéciaux, articles, dossiers, etc.) abordant le problème du sort des personnes âgées avait augementé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
Nous pourrions émettre l&#039;hypothèse que la canicule fut un tremplin, voire un très bon &amp;quot;fait divers&amp;quot; pour parler de la situation des personnes âgées dans notre société. Ce sujet fut traité plus qu&#039;abondament durant la canicule et juste après, puis régulièrement à l&#039;arrivée de l&#039;été les années suivantes. Il nous parait intéressant de relever la manière dont les médias se sont emparés d&#039;un sujet d&#039;actualité pour en faire un problème social. &lt;br /&gt;
Il faut peut-être garder à l&#039;esprit qu&#039;un des buts premiers des médias, comme développé dans les cours du professeur Payet (&#039;&#039;Introduction à la sociologie de l&#039;éducation&#039;&#039;)et hormis l&#039;aspect d&#039;information, est de faire le plus possible d&#039;audimat ou de lecteurs en accrochant les téléspectateurs par des évènements &amp;quot;chocs&amp;quot;. Les médias ont tendance à s&#039;emparer d&#039;un problème social (ici la condition des personnes âgées et la maltraitance) pour en faire un fait médiatique. Ce processus est facilité dès lors qu&#039;un problème concerne un grand nombre de personnes. Ce qui est le cas avec les personnes âgées puisque chacun en a au moins une dans son entourage ou dans sa famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Aspect quantitatif &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue quantitatif, nous avons pu constater que le nombre d&#039;articles paru dans la presse romande (24 heures, Tribune de Genève, le Matin, le Temps, L&#039;Hebdo) avant la canicule avaient doublé après ce phénomène. Nous avons trouvé environ onze articles dans la période de 1998 à 2003 et vingt de 2003 à 2006. On constate de même pour les téléjournaux. Le nombre de TJ abordant le problème du sort des personnes agées a triplé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
L&#039;apparition d&#039;un réglement d&#039;application dans la charte de 2005 est un ajout pouvant montrer l&#039;importance donnée à la problématique de la maltraitance. Il apporte une définition beaucoup plus stricte des droits et des compétences du conseil éthique. Cela pourrait refléter le soucis de la fegems de lutter contre le problème de la maltraitance en institution en donnant un pouvoir de contrôle plus grand au conseil éthique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contenu et évolution des termes employés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les trois types de documents que nous avons analysés nous n&#039;avons pas constaté de grandes différences entre les deux périodes. Les définitions de la maltraitance données dans les articles de journeaux restent les mêmes avant et après la canicule. Le terme de négligence est employé dans quelques articles avant et après l&#039;été 2003 et sa signifiation ne semble pas avoir changé. La négligence est mentionnée comme une catégorie de la maltraitance, mais n&#039;est dans aucun article expliquée davantage. Deux articles de la Tribune de Genève, un du 8.4.2003 et l&#039;autre du 21.2.2004, mentionnent le même pourcentage de négligence, soit 17% à l&#039;intérieur de la maltraitance. En se basant sur ses chiffres, on ne peut donc pas constater d&#039;effet de la canicule de l&#039;été 2003 sur les cas de négligence. &lt;br /&gt;
Des articles datant d&#039;avant et d&#039;après 2003 montrent des statistiques selon lesquelles il y aurait entre 5 et 10% (parfois 20%) de personnes âgées victimes de maltraitance en Suisse. A Genève, il y aurait donc entre 3000 et 5000 personnes âgées concernées.  &lt;br /&gt;
Dans l&#039;article du Matin Dimanche de 2005, il est précisé que la maltraitance physique pouvait consister dans le fait de ne pas donner à boire. Est-ce que cette précision serait éventuellement une conséquence de la canicule de l&#039;été 2003?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du contenu des articles, nous avons constaté que les changements suite à la canicule n&#039;ont pas été très importants. Nous émettons donc l&#039;hypothèse que la problématique de la maltraitance, quoiqu&#039;elle ait suscité plus d&#039;intérêt par la presse après la canicule (nombre d&#039;articles), est traité de la même façon avant et après l&#039;été 2003.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne les TJ, il est intéressant de noter que celles datant de l&#039;été 2003, période de la canicule, n&#039;abordent quasiment pas la situation en Suisse, mais parlent d&#039;effets désastreux en France. C&#039;est seulement un an plus tard que l&#039;on avance les premiers chiffres concernant la Suisse. Il semble qu&#039;elle aie sous estimé les conséquences de la canicule pour ses personnes âgées. La différence de terminologie et d&#039;approche de la situation entre 2003 et 2004 est flagrante lorsque le journaliste parle de l&#039;été 2003 en disant: &amp;quot;Lever le voile sur la canicule n&#039;était pas encore de saison!&amp;quot;.  &lt;br /&gt;
La canicule finira par être abordée comme une routine. Peut-on avancer qu&#039;en une année un fait, unique en son genre et non constaté auparavant, puisse devenir une habitude? Ou plutôt sous entend-t-on que c&#039;est la vigilance qui devient désormais une habitude?&lt;br /&gt;
Nous avons également remarqué que dans tous les TJ que nous avons visionnés, il n&#039;est jamais fait mention du terme de &amp;quot;négligence&amp;quot; ou de &amp;quot;maltraitance&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Pourrait-on aller jusqu&#039;à dire que c&#039;est bien là une forme de tabou? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La comparaison des deux éditions de la charte ne nous a pas amené à constater de grands changements ; que cela soit dans le vocabulaire utilisé, les buts fixés, les engagements, etc.&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons mentionné auparavant, le seul aspect nouveau, dans l&#039;édition adoptée en janvier 2005, est l&#039;ajout d&#039;un réglement d&#039;application qui &amp;quot;régit les modalités d&#039;application de la Charte éthique de la Fegems, à savoir l&#039;organisation de l&#039;autorité compétente pour veiller à l&#039;application de la Charte et examiner les requêtes&amp;quot;. C&#039;est le &amp;quot;Conseil éthique&amp;quot; (constitué de membres élus par l&#039;assemblée générale de la Fegems) qui veillera à la bonne application de la Charte. Ce conseil est déjà présent dans la première édition de la charte et les buts qui lui sont attribués dans cette première édition sont les même que dans celle datant de 2005. Toutefois, l&#039;apparition d&#039;un &amp;quot;réglement d&#039;application&amp;quot; dans cette dernière apporte une définition plus précise et ciblée de son rôle et de ses droits. Ceci peut être interprêté comme la volonté de disposer d&#039;un organe de contrôle plus performant pour lutter contre les cas de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements ou modifications&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Même si nous ne pouvons pas parler de changements significatifs qui valideraient notre hypothèses, nous avons trouvez quelques modifications, lors de notre recherche dans nos différents supports, qui nous sont apparues pertinentes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les associations et les spécialistes qui s&#039;intéressent au sujet de la maltraitance des personnes âgées ne semblent pas avoir changé leur discours. L&#039;unique changement pourrait être que les journaux et les  TJ accordent plus d&#039;importance aux moyens de prévention. Il y a une différence dans les démarches à prendre pour combattre la maltraitance. Serait- ce peut-être pour combler certaines lacunes du système romand? ( Hebdo 2006).&lt;br /&gt;
En 1999 on évoquait le souhait de créer une ligne téléphonique pour donner la possibilité aux personnes âgées de se confier. En 2004, le journal 24Heures évoque la création d&#039;une telle permanence téléphonique par l&#039;association Alter Ego. On évoque également, en 1999, l&#039;existence d&#039;une brochure (préventive) au canada. En 2005, le matin dimanche évoque la publication de cette brochure.  Serait-ce une conséquence de la canicule?&lt;br /&gt;
Il est difficile de tirer des conclusions sur la base de ces observations, car les articles choisis ne représentent pas forcément la meilleur manière de traiter ce phénomène dans la presse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une grande place semble désormais attribuée à la prévention. Le téléjournal du 9 juin 2004 nous informe par exemple qu&#039;un colloque sur le thème de la canicule a été organisé, dans un but d&#039;information et de prévention, par le Professeur Rapin à Genève en juin 2004.&lt;br /&gt;
Dans une autre émission encore, nous suivons une infirmière qui ne s&#039;était absolument pas inquiété des effets de la canicule et qui découvrait pour la première fois, à la demande des journalistes, l&#039;augmentation relativement marquée du nombre de décès pour le mois d&#039;août 2003 en comparaison avec les chiffres d&#039;août 2002. C&#039;est bien 10% d&#039;augmentation que l&#039;on peut constater. On constate donc bel et bien une grande préocupation quant à la prévention des conséquences désastreuses que peut engendrer une canicule. Les mêmes erreurs ne doivent pas se reproduire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
De manière générale nous n&#039;avons pas constaté d&#039;évolution dans les termes. Cependant, une évolution marquée peut être relevée au niveau quantitatif. La forte médiatisation qu&#039;a suscité la canicule et les problèmes qu&#039;elle a soulevé est vraissemblablement à l&#039;origine de cet accroissement des articles traitant du sujet de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Questionnements et redéfinitions ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Que dire de l&#039;évolution des notions? &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si dans les documents que nous avons analysés nous ne sommes pas parvenus à retirer d&#039;évolutions marquantes de la terminologie employée, ceci nous a permis d&#039;émettre de nouvelles hypothèses et de nous repositionner par rapport à notre question de départ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point que l&#039;on peut relever en terme d&#039;évolution est sans doute ce passage d&#039;une approche anecdodtique de la maltraitance des personnes âgées dans les années précédant la canicule (quelques cas extrêmes d&#039;EMS particuliers) à l&#039;approche actuelle, plus systématique (formations et conférences organisées sur le thème). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous parait peut être donc plus judicieux de parler d&#039;une évolution des mentalités plus que de la terminologies, dans le sens où il est devenu possible de parler des notions de maltraitances, de négligences et d&#039;abus. Depuis plusieurs dizaines d&#039;années quelques professionnels tels que le Professeur Rapin oeuvrent pour faire passer les informations néccessaires à la prévention et à la dénonciation de ces actes. Après énormément de patience, un Temps Présent fu tourné sur la question, plusieurs articles paraissent ensuite dans différents journaux &amp;quot;tout publics&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, avec l&#039;arrivée de la canicule, les médias s&#039;emparent d&#039;un réel fait médiatique et traite de la question lors de tous les TJ (ou presque) lors (et à l&#039;approche) de l&#039;été.&lt;br /&gt;
Il est intéressant de revenir sur l&#039;angle d&#039;approche de notre hypothèse de recherche dans le sens où ce lien entre négligence et canicule n&#039;a pas réellement été fait (propos du Professeur Rapin). Un des phénomènes que nous avons vu apparaître lors de la canicule était une sorte de fatalisme quant à la situation. &amp;quot;Il faisait trop chaud, mais tout le monde avait trop chaud. De toutes manières on ne pouvait rien faire de plus que de constater&amp;quot; (Rapin, mercredi 31 mai 2006). Il nous semble qu&#039;en effet le lien le plus important que nous pouvons faire en terme de négligence est bien un lien avec le déni. En effet, tant le discours des professionnels jugeant que tout allait très bien en Suisse, que celui des médias (dénonçant ce qui se passait chez nos voisins) montre bien un déni du problème qui apparaissait pourtant sous leurs yeux. Ne pas reconnaître qu&#039;il y a un problème est bien le dénier. Le déni est donc une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Revenons sur la question de la négligence. Si ce terme nous est apparu comme une évolution de définition de la maltraitance et comme cette hypothèse n&#039;a pu être vérifée dans le cadre de notre recherche, nous avons été amené à une nouvelle hypothèse: le terme de négligence a peut-être effectivement évolué lui-même dans sa définition. &lt;br /&gt;
Nous avançons l&#039;idée que la définition de la maltraitance aurait subie un élargissement de définition. Par ce fait, beaucoup plus d&#039;actions ou de &amp;quot;non-actions&amp;quot; entreraient sous ce concept de négligence. Ainsi on pourrait effectivement constater une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
Malheureusement notre recherche ne nous permet pas de vérifier cette hypothèse. Cependant, si l&#039;on regarde les chiffres donnés par RIFVEL (Réseau Internet Francophone Vieillir En Liberté)en 2002 quant à la répartition des différentes catégories de maltraitance, on note 8% de cas de négligence. Par ailleurs, en regardant les chiffres avancés par ALMA France en 2003 on constate une augmentation des cas de négligences avec 23,2%. Si les 2 sources ne sont pas les mêmes, il est toutefois possible de les comparer dans le sens où en 2003 la négligence apparait très clairement comme catégorie principale de la maltraitance, alors qu&#039;en 2002 la négligence est la plus petite catégorie de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Est-ce là une marque de l&#039;évolution de cette catégorie qu&#039;est la négligence, la question reste ouverte puisque nous ne pouvons que constater ce phénomène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Les médias: promotteurs d&#039;un problème social &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre rencontre avec le professeur Rapin, nous avons également échangé sur la question des médias et de leurs effets. M. Rapin relève un évènement marquant et déclencheur: la pénurie de cercueil à Paris en août 2003. Il parle d&#039;un &amp;quot;effet télégénique&amp;quot; que nous avons pu relever dans les téléjournaux datant de la période de la canicule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pensons qu&#039;il est intéressant de voir sous 2 aspects les médias. Tout d&#039;abord, comme non intéressés d&#039;un problème social sérieux et important: le bien être et la santé des personnes âgées. Pendant de nombreuses années le Professeur Rapin et ses collègues tantèrent de les faire parler de cette question. Il apprait clair que les médias touchent une énorme partie de la population. Le journal télévisé est suivi par des milliers de téléspectateurs sans compter les lecteurs des divers quotidiens. Lors de la canicule, les médias se sont appropriés un problème de société et l&#039;on dénoncé. Cependant il est intéressant de rappeler que la &amp;quot;prise de conscience&amp;quot; de la part de tous ne fût qu&#039;en 2004 lorsque les chiffres de la &amp;quot;heat wave&amp;quot; parurent. 1000 décès furent recensés durant l&#039;été 2003. Donc, si l&#039;on parle de négligence, on peut relever la négligence des divers médias ne faisant pas état d&#039;une &amp;quot;dramatique réalité&amp;quot; (Professeur Rapin) qu&#039;est la maltraitance. En effet, refuser de passer l&#039;information concernant les conseils et les recommandations l&#039;été arrivant est une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autres part, on peut voir les médias comme promoteurs d&#039;un problème social. Les analyser relèvent donc un intérêt particulier dans le sens où ils sont révélateurs de l&#039;évolution de la perception d&#039;un problème. Nous pourrions relever de nombreux écrits sur la problématique de la construction d&#039;un problème social par les médias et des mécanismes mis en oeuvres pour se faire, mais ce n&#039;est pas ici le sujet de notre travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Situation actuelle &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la canicule a participé à la mise en place de certaines structures d&#039;aides, ce n&#039;est pas réellement elle qui les a initiées. Ces structures sont extrêmement importantes et un suivi des personnes portant plainte est nécessaire.&lt;br /&gt;
Certains &amp;quot;plan canicule&amp;quot; ont été mis en place, des fonds ont été débloqués pour ces fins là...cependant dans de nombreux établissements personne n&#039;est venu demander ce financement pourtant disponible! A nouveau c&#039;est le déni qui prédomine...&amp;quot;Rien ne s&#039;est passé ici&amp;quot;, &amp;quot;Comment s&#039;est passé la canicule dans mon établissement? Sans problème!&amp;quot; voici le genre d&#039;échanges que nous a rapporté le Professeur Rapin auxquels il répond clairement: &amp;quot;Si on ne regarde pas, on ne peut pas voir&amp;quot;! Pour pouvoir relever et lutter contre un problème il faut avant tout le voir, et pour le voir il faut regarder. Il est extrêmement difficile d&#039;accepter et d&#039;avouer la réelle catastrophe qu&#039;est la maltraitance des personnes âgées. Pourtant il y aurait de quoi dire...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la nouvelle charte de la FEGEMS un accent est mis sur la formation du personnel. Ce point est essentiel et pourtant, quasiment aucune formation n&#039;a lieu dans les différents EMS de Genève sur la question de la maltraitance des personnes âgées. D&#039;autre part, il est important de relever une réelle différence entre les &amp;quot;résidents&amp;quot; des EMS d&#039;il y a quelques années et ceux d&#039;aujourd&#039;hui. Auparavant on venait dans les EMS de son plein gré, pour finir tranquillement sa vie entourée. Aujourd&#039;hui, les personnes entrant dans les maisons de retraite arrivent en général de l&#039;hôpital et ont des traitements médicaux à suivre. Ceci nécessite également une formation sur le traitement de la douleur. Là également la question de la négligence reste pertinente: &amp;quot;laisser avoir mal une personne c&#039;est la négliger, surtout lorsque des médicaments et autres remèdes existent&amp;quot; (Rapin, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, il est important de mentionner également que certains établissements ont fait énormément dans le sens de la prévention et de la formation. Les choses ont un peu bougées de manière générale. On peut dénoncer le problème de la maltraitance des personnes âgées sans risquer de perdre sa place (comme De Saussure - après son livre [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]). Cependant: &amp;quot;il ne faut pas faire peur aux vieux&amp;quot; est une phrase à laquelle le Professeur Rapin se heurte régulièrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Retour sur la problématiques, les questions de recherche &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après notre recherche nous ne pouvons pas tirer de conclusions exaustives, car il nous aurait fallu plus de temps pour satisfaire pleinement notre objectif. La négligence peut être pris comme synonime d&#039;abus. Elle est, si on peut le dire, un sous chapitre du grand phénoméne de la maltraitance. La négligence a été toujours present dans notre société, notre réalité, laquelle avait les yeux fermé devant le problème des personnes âgées. Nos hypothèse ont été en grand partie verifiée soit par l&#039;évolution de notre article soit par l&#039;eterview avec le professeur Rapin (mercredi, 31 mai 2006). La canicule du 2003 a été effectivement le moyen pour en parler plus. Ce phénoméne a permis de briser petit à petit le silence autour d&#039;une problèmatique sociétale. En effet en Suisse le problème de la maltraitance des personnes âgées a été conçu comme problème sociale après les statistiques des décès pendant l&#039;été 2003. Comme on a vu pendant l&#039;analyse de notre recherche, on a toujours nié le problème de maltraitance des personnes âgées en augmentant une sorte de négligence societale. En effet on critiquait les nations autour de nous, en soutenant que chez nous tout allaittrès bien. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que la négligence n&#039;est pas une évolution du terme de maltraitance mais plutôt la conséquence de l&#039;augmentation du nombre de fois où l&#039;on aborde la question de la maltraitance. Peut-être pourrait-on dire que du fait de cette reprise incessante de ce thème, nous sommes plus attentifs aux faits et gestes qui pourraient s&#039;inscrire dans la maltraitance. En étant plus attentifs à cela, on en vient à parler de négligence et à l&#039;inscrire dans la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Autocritiques et perspectives &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective de la négligence comme maltraitance, il nous faut tout de même soulever les abus et les dérives de cette terminologie. Il nous semble que par cette association de terme, tout acte est devient potentiellement négligent...&lt;br /&gt;
Par exemple: ne pas donner à boire à une personne âgée est une forme de négligence/maltraitance, mais la forcée à boire l&#039;est également car ceci va à l&#039;encontre de sa propre volonté. Il serait important, à notre avis, de faire des nuances entre les différences formes de maltraitance et de négligence (ce qui a commencé à être fait dans les associations telles que ALMA France ou Alter Ego)et d&#039;être clair avec les intérvenants par rapport à leurs devoirs et obligations professionnelles. Il ne faut oublier qu&#039;ils doivent prendre soin de ces personnes, qu&#039;un code de déontologie existe et que&#039;une grande question reste à être abordée et clarifiée: Qu&#039;est-ce qui doit primer lorsque ces 2 points s&#039;opposent; le choix et la volonté de la personne âgée ou le devoir professionnel face à une personne qui met sa vie en danger?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
les questions liées à la négligence et ces différentes formes, pourrait être abordées à travers une discussion et un travail sur l&#039;éthique professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Remerciements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions le Professeur Charles-Henri Rapin pour sa précieuse aide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions également la Professeure Martine Ruchat de nous avoir permis de vivre l&#039;expérience d&#039;intelligence collective et par là-même de découvrir les difficultés méthodologiques auxquelles les chercheurs sont souvent confrontés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Livres &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Bertin, Evelyne (1999) Gérontologie, psychanalyse et déshumanisation : silence vieillesse... Paris : L&#039;Harmattan]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Gavillet&amp;amp;Grandrieux, Laurence&amp;amp;Véronique (2006) Ne touche pas à tes vieux, regards sur la maltraitance familiale des personnes âgées. Genève: IES Editions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Hugonot, Robert (1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres.]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Masson, Maltraitances et violences, Sous la direction de Bernard Marc, article de Franck Dibouës, Paris (2004)]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Yves Geneste (2004). Silence on frappe, De la maltraitance à la bientraitance des personnes âgées: Imagine]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Sites Internet&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* www.alter-ego.ch&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Articles &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Avant la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (06.10.1999). MALTRAITANCE : LES PERSONNES ÂGÉES SE REBIFFENT:&lt;br /&gt;
Dépasser les clichés pour mieux combattre la violence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin (8.6.2000). EMS: un bilan alarmant - une étude entreprise à Genève montre que les conditions de vie se dégradent rapidement pour les résidents. La faute, d&#039;abord, au manque de personnel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (27.2.2002). MAISONS DE RETRAITE : GROSSE COLÈRE DU SSP ET DES USAGERS: «La maltraitance continue dans les EMS» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (8.4.2003). La maltraitance envers les aînés existe. Reste à en parler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Après la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (21.2.2004). Les aînés maltraités préoccupent Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (2.12.2004). La maltraitance des seniors en question. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin Dimanche (6.11.2005). Humiliations, injures, coups...le 3e âge relève parfois du calvaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (1.12.2005). Personnes âgées maltraitées: un tabou à briser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Hebdo (20.04.2006). Maltraitance des personnes âgées: les lacunes romandes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Téléjournaux &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    12 août 2003, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeudi    14 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    26 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mercredi 09 juin 2004, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Chartes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS): Editions 1998 et 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Revenir sur&#039;&#039; [[articles]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4276</id>
		<title>L&#039;évolution récente de la définition de la maltraitance des personnes âgées</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4276"/>
		<updated>2006-06-20T14:45:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : /* Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039; Ont écrit cet article... &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tatiana CAVAGLIANI - Sarah GROSSNIKLAUS - Stefania RODRIGUEZ - Mélanie SAVOY - Germain VON DER MUEHL - Valérie SCHAUDER&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A propos des concepts de maltraitance et de négligence: notre approche du thème ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de traiter de la maltraitance des [[Personnes âgées]] car ce thème est bien trop souvent laissé pour compte. On entend souvent parler d&#039;enfants maltraités, de femmes battues, mais rarement de personnes âgées maltraitées.&lt;br /&gt;
De plus, lorsque nous pensons à [[Maltraitance]], notre sens commun a tendance à nous renvoyer directement au sens de la maltraitance physique. Coups, blessures, séquestration...mais aujourd&#039;hui, lorsque l&#039;on rencontre le monde insitutionnel c&#039;est la [[Négligence]] qui semble être devenue une forme perfide de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de nous baser sur la canicule de 2003 pour cibler notre recherche. En effet, lors de cet été 2003, environ 1000 personnnes âgées sont décédées en Suisse des suites des grandes chaleur, du manque d&#039;hydratation, etc. A l&#039;hôpital de Genève (HUG), 352 décès ont été recensés en août 2002 et 385 en août 2003; soit trente-trois décès de plus. Cela correspond à une augmentation d&#039;environ 10% du nombre de  cas. Ce chiffre est représentatif du pourcentage à l&#039;échelle national, tous hôpitaux et institutions confondus, qui oscille entre 10 et 13%, pour la même période. Suite à ce constat, les proches des personnes âgées, ainsi que les institutions ont été au centre des débats. Leur a été reproché le fait de ne pas avoir suffisament su être à l&#039;écoute de ces personnes et de ne pas avoir prêté suffisamment d&#039;attention à la nécessité pour celles-ci de beaucoup s&#039;hydrater. En d&#039;autres termes, d&#039;avoir fait preuve d&#039;une certaine négligence. &lt;br /&gt;
La canicule de 2003 semble donc particulièrement liée au terme de négligence. En effet, les problèmes qu&#039;elle a révélés ont contribué à un déplacement des considérations habituellement partagées sur la maltraitance. Négliger de prendre soin d&#039;une personne âgée lorsque la température est très élévée est une forme de maltraitance. Cette visibilisation d&#039;une catégorie de la maltraitance, la négligence, au travers de la canicule et de sa médiatisation, a probablement eu comme effet d&#039;élargir le champ recouvert par cette notion, contribuant ainsi à une évolution de la définition de la maltraitance. La négligence y prend désormais une place importante.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons décidé de nous pencher sur la période entre 1998 et 2006. Nous avons utilisé plusieurs articles de journaux romands (avant et après l&#039;été 2003), deux éditions (1998 et 2005) de la charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS) ainsi que des téléjournaux diffusés durant la canicule (juillet et août 2003).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre recherche se limite au niveau du canton de Genève. On parlera particulièrement de la négligence comme maltraitance. Nous allons commencer par donner un panel d&#039;informations sur les recherches et les réflexions menées (principalement sur la France) sur le sujet. Puis, nous comparerons les articles et les deux chartes afin de retirer un maximum d&#039;informations. Ces dernières se porteront  sur leurs nombres avant et après la canicule, sur leurs formes, leurs précisions, le vocabulaire employé, etc. Ensuite nous tenterons de faire des liens entre ces différents niveaux d&#039;analyse et ces différentes informations.&lt;br /&gt;
Nous essaierons également de voir comment les téléjournaux présenté lors de la canicule nous décrivent la situation et la norme à adopter pour ne pas être taxé de maltraitance ou de négligence, ainsi que la manière dont ils ont contribué à l&#039;évolution du terme de maltraitance...jusqu&#039;à la négligence. &lt;br /&gt;
Enfin, nous rencontrerons le Dr. Rapin, médecin chef et organisateur du colloque canicule ayant eu lieu en juin 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous apparait également important de mentionner deux autres limites. Tout d&#039;abord le fait que nous ne pouvons lire tout ce qui a été écrit sur le sujet, et que les articles que nous avons choisi pour l&#039;analyse ne sont pas les seuls et uniques pièces que nous avons trouvés. Et ensuite, et c&#039;est là la troisième limite d&#039;un travail portant sur le thème de la maltraitance,  s&#039;appuyer sur des statistiques représente une grande difficulté. En effet, il est très difficile de recenser les victimes de [[Violence]]. Celles-ci ne sont pas toujours prêtes à en parler que cela soit par peur de représailles ou pour d&#039;autres raisons (telles que peur de l&#039;abandon, peur de briser un lien familial, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la prévalence de la maltraitance envers les personnes âgées au sein des institutions, Hugonot (1990) relève la difficulté d&#039;obtenir des statistiques précises. Il souligne qu&#039;il faut dans tous les cas prendre en compte que les cas décelés ne représentent qu&#039;un cinquième de la réalité: il y a donc une sous-estimation importante. Une raison de ce manque de données est que les observations de violences restent souvent à l&#039;intérieur d&#039;une institution. Le manque de témoignages, la dédramatisation par le personnel et la crainte pour la famille de dénoncer la maltraitance rendent l&#039;estimation de la fréquence réelle, difficile. Selon Hugonot, la violence envers les personnes âgées est masquée car elle est liée aux tabous et à la honte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce qu&#039;en disent les auteurs que nous avons lus ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définitions&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de poursuivre notre réflexion, il nous parait important de donner des définitions nécessaires à la compréhension du terme de maltraitance et de négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alter Ego (2002, association suisse contre la maltraitance des personnes âgées) définit la maltraitance comme &amp;quot;un acte ou un ensemble d&#039;actes - comportements et attitudes - commis ou ommis, envers une personne au détriment de son intégrité physique ou sexuelle, morale ou psychique, matérielle ou financière. La maltraitance engendre un tort ou une blessure. Elle constitue une atteinte aux droits fondamentaux et à la dignité de la personne&amp;quot;. &lt;br /&gt;
La maltraitance consiste en actions - violence, abus, sévices, contraintes, empêchements - ou en actes ommis, comme la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La négligence, une forme de maltraitance, consiste selon l&#039;association Alter Ego dans le fait de ne pas donner des soins essentiels à une personne. &amp;quot;C&#039;est omettre de lui donner une nourriture ou des boissons adéquates, les médicaments ou les soins d&#039;hygiène dont elle a besoin&amp;quot; (Alter Ego, 2002). D&#039;autres exemples de négligence sont de donner une alimentation en quantité insuffisante, de ne pas assurer des services adéquats durant la nuit ou de négliger la douleur d&#039;une personne âgée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre article va se baser sur la négligence comme forme de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Revue de littérature&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que l&#039;âge des personnes considérées comme vieillards a augmenté au fil du temps. En effet, dans l&#039;Antiquité les vieillards étaient ceux qui atteignaient l&#039;âge de 40 ans. Aujourd&#039;hui, un vieillard est quelqu&#039;un de plus de 70-80 ans, qui devient dépendant.&lt;br /&gt;
Selon la psychanalyste Evelyne Bertin (1999), notre société occidentale contemporaine n&#039;accorde pas de place à la [[Vieillesse]]. La société refuse de penser à la vieillesse, cette dernière est &#039;&#039;tabou&#039;&#039;. L&#039;être humain a du mal à imaginer qu&#039;il va vieillir, c&#039;est quelque chose dont on ne parle pas, que l&#039;on ne veut pas imaginer, particulièrement dans notre société qui valorise la jeunesse. Selon elle, nous vivons dans un monde en perte de références. La famille en tant qu&#039;institution vit actuellement de grands changements, et nous vivons une époque de confusion des âges et des places dans la famille. L&#039;on ne pourrait penser la vieillesse qu&#039;en se situant dans une lignée, faite de générations ayant chacune leurs rôles.&lt;br /&gt;
Autrefois la vieillesse faisait partie de la société, elle avait une place dans l&#039;univers symbolique de la vie, mais l&#039;on vit actuellement dans une société où les rôles symboliques ont disparus, et où la vieillesse est dévalorisée. En outre, selon Christian de Saussure, il n&#039;est plus rare de voir des familles qui s&#039;étendent sur quatre générations, les tensions et les conflits au sein de ces familles s&#039;en trouvent accrus et la génération des aînés en fait en quelque sorte les frais puisque bien souvent la famille s&#039;en désengage petit à petit. &lt;br /&gt;
Tous ces éléments pourraient expliquer les raisons qui font que les sociétés occidentales gèrent une partie des personnes âgées sur le mode de l&#039;exclusion à travers le placement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui est du problème de la maltraitances des personnes âgées, E. Bertin (1999) relève deux axes de réflexion &#039;&#039;Le déni de la mort dans les sociétés occidentales&#039;&#039; ainsi que &#039;&#039;L&#039;augmentation de la banalisation du mal.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que le phénomène de maltraitance n&#039;est pas nouveau dans sa nature, mais par sa fréquence (augmentation des victimes et des agresseurs). Il montre par exemple des prières d&#039;un vieillard abandonné et d&#039;un vieillard qui ne peut pas s&#039;enfuir dans des situations difficiles de 1689.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est dès les années 1980 que dans les pays francophones la question du tabou de la maltraitance des personnes âgées fût soulevée. On commence à parler de certains comportements, de certaines gestes et de certains propos profondément maltraitants pour la personne âgée bien souvent complètement dépendante de l&#039;autre.&lt;br /&gt;
Le sujet commençait à peine à être traité que les milieux de professionnels concernés essayaient de faire taire ce qui était soulevé, chacun essayant de préserver son institution de toutes accusations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, dans le livre &#039;&#039;Touche pas à tes vieux&#039;&#039;, un autre point est soulevé. Alors que de nombreuses personnes s&#039;attèlent à dénoncer la maltraitance des personnes âgées, celles-ci commencent à se rendre compte que les gestes, les propos et les comportements qu&#039;ils dénoncent ne sont pas les faits de monstres et qu&#039;eux-mêmes commettent ce genre d&#039;actes. Dénoncer ces gestes revient à se dénoncer soi-même, cette constatation va faire diminuer la volonté de parler de ce problème. Pour ces deux raisons, le sujet fut donc un peu moins traité.&lt;br /&gt;
Hugonot souligne notamment l&#039;ignorance en France concernant ce sujet et, en rapport avec cela, le manque d&#039;intérêt des médias. E. Bertin (1999), également, reproche à la société et au monde politique de faire comme si la maltraitance des personnes âgées n&#039;existait pas. Elle dénonce aussi cette habitude de montrer une vitrine parfaite: &amp;quot;&#039;&#039;Les images que les médias nous présentent sur la vieillesse sont le plus souvent des images d&#039;exception. Les sujets âgés maltraités ou déshumanisés sont interdits de cité dans le monde médiatique.&#039;&#039;&amp;quot;(p.14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons également, comme le souligne E.Bertin, que notre société actuelle est celle de &#039;&#039;l&#039;image&#039;&#039;. Pour qu&#039;une cause soit entendue, elle doit être médiatisée. Ce qui peut poser problème dans le cas de violence touchant des personnes âgées quant leurs conditions physiques et psychiques les prédisposent plus à l&#039;isolement qu&#039;à la protestation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, parallèlement à ces condamnations, de nombreux témoignages voient le jours. Des personnes âgées trouvent la force de raconter les violences qu&#039;ils subissent...et ils ne baissent pas les bras.De plus, dans son livre, Hugonot nomme plusieurs congrès européens sur le sujet de la maltraitance des personnes âgées. Aussi, cette problématique ne disparaît-elle pas. La question de la maltraitance des personnes âgées apparaît dès lors comme un nouveau problème social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nos lectures, n’abordent pas directement le concept de négligence, mais tous les auteurs que nous avons lus considèrent la négligence comme étant une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
Concernant la canicule et ses effets, aucun de ces ouvrages n’en fait mention. Cella est dû pour une part au faite que les livres lus ont dû être choisi avant que le thème de l’étude ne soit précisé. De plus, nous avons pus constaté à travers notre recherche, que le lien entre négligence et canicule ne semble pas avoir beaucoup été abordé et approfondi dans la littérature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectif de la recherche ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Définir les facteurs impliquant l’évolution récente (entre 1998 et 2006) de la définition de la maltraitance des personnes âgées et plus particulièrement la question de la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hypothèse de recherche: Les conséquences de la canicule de l&#039;été 2003 et leurs médiatisations auraient contribués à un tournant de la définition de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthode ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de vérifier notre hypothèse, soit l&#039;effet de la canicule 2003 sur la définition de la maltraitance, nous allons analyser et comparer le contenu de deux chartes d&#039;instituitions, d&#039;articles de presse et d&#039;extraits de téléjournaux. &lt;br /&gt;
En ce qui concerne les chartes, nous allons vérifier s&#039;il y a eu des modifications au niveau des articles de loi au sein des institutions et des modifications au niveau de la terminologie employée. &lt;br /&gt;
Le but de la comparaison des articles de presse est de voir s&#039;il y a eu des changements dans la manière d&#039;informer la population sur le problème de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Enfin, l&#039;analyse des téléjournaux devra nous permettre d&#039;analyser le type de langage utilisé en lien avec la canicule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Limites de la méthode &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la comparaison des articles de presse, nous nous sommes rendus compte qu&#039;il est très difficile d&#039;accéder aux articles pertinents pour cette démarche. Il est possible que les articles choisis ne soient pas tout à fait représentatifs de la manière dont la presse traite de la problématique de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, tant lors de nos recherches dans les archives de la TSR que dans la base de données Swissdox, nous avons constaté que le nombre de documents (TJ, émissions, reportages spéciaux, articles, dossiers, etc.) abordant le problème du sort des personnes âgées avait augementé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
Nous pourrions émettre l&#039;hypothèse que la canicule fut un tremplin, voire un très bon &amp;quot;fait divers&amp;quot; pour parler de la situation des personnes âgées dans notre société. Ce sujet fut traité plus qu&#039;abondament durant la canicule et juste après, puis régulièrement à l&#039;arrivée de l&#039;été les années suivantes. Il nous parait intéressant de relever la manière dont les médias se sont emparés d&#039;un sujet d&#039;actualité pour en faire un problème social. &lt;br /&gt;
Il faut peut-être garder à l&#039;esprit qu&#039;un des buts premiers des médias, comme développé dans les cours du professeur Payet (&#039;&#039;Introduction à la sociologie de l&#039;éducation&#039;&#039;)et hormis l&#039;aspect d&#039;information, est de faire le plus possible d&#039;audimat ou de lecteurs en accrochant les téléspectateurs par des évènements &amp;quot;chocs&amp;quot;. Les médias ont tendance à s&#039;emparer d&#039;un problème social (ici la condition des personnes âgées et la maltraitance) pour en faire un fait médiatique. Ce processus est facilité dès lors qu&#039;un problème concerne un grand nombre de personnes. Ce qui est le cas avec les personnes âgées puisque chacun en a au moins une dans son entourage ou dans sa famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Aspect quantitatif &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue quantitatif, nous avons pu constater que le nombre d&#039;articles paru dans la presse romande (24 heures, Tribune de Genève, le Matin, le Temps, L&#039;Hebdo) avant la canicule avaient doublé après ce phénomène. Nous avons trouvé environ onze articles dans la période de 1998 à 2003 et vingt de 2003 à 2006. On constate de même pour les téléjournaux. Le nombre de TJ abordant le problème du sort des personnes agées a triplé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
L&#039;apparition d&#039;un réglement d&#039;application dans la charte de 2005 est un ajout pouvant montrer l&#039;importance donnée à la problématique de la maltraitance. Il apporte une définition beaucoup plus stricte des droits et des compétences du conseil éthique. Cela pourrait refléter le soucis de la fegems de lutter contre le problème de la maltraitance en institution en donnant un pouvoir de contrôle plus grand au conseil éthique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contenu et évolution des termes employés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les trois types de documents que nous avons analysés nous n&#039;avons pas constaté de grandes différences entre les deux périodes. Les définitions de la maltraitance données dans les articles de journeaux restent les mêmes avant et après la canicule. Le terme de négligence est employé dans quelques articles avant et après l&#039;été 2003 et sa signifiation ne semble pas avoir changé. La négligence est mentionnée comme une catégorie de la maltraitance, mais n&#039;est dans aucun article expliquée davantage. Deux articles de la Tribune de Genève, un du 8.4.2003 et l&#039;autre du 21.2.2004, mentionnent le même pourcentage de négligence, soit 17% à l&#039;intérieur de la maltraitance. En se basant sur ses chiffres, on ne peut donc pas constater d&#039;effet de la canicule de l&#039;été 2003 sur les cas de négligence. &lt;br /&gt;
Des articles datant d&#039;avant et d&#039;après 2003 montrent des statistiques selon lesquelles il y aurait entre 5 et 10% (parfois 20%) de personnes âgées victimes de maltraitance en Suisse. A Genève, il y aurait donc entre 3000 et 5000 personnes âgées concernées.  &lt;br /&gt;
Dans l&#039;article du Matin Dimanche de 2005, il est précisé que la maltraitance physique pouvait consister dans le fait de ne pas donner à boire. Est-ce que cette précision serait éventuellement une conséquence de la canicule de l&#039;été 2003?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du contenu des articles, nous avons constaté que les changements suite à la canicule n&#039;ont pas été très importants. Nous émettons donc l&#039;hypothèse que la problématique de la maltraitance, quoiqu&#039;elle ait suscité plus d&#039;intérêt par la presse après la canicule (nombre d&#039;articles), est traité de la même façon avant et après l&#039;été 2003.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne les TJ, il est intéressant de noter que celles datant de l&#039;été 2003, période de la canicule, n&#039;abordent quasiment pas la situation en Suisse, mais parlent d&#039;effets désastreux en France. C&#039;est seulement un an plus tard que l&#039;on avance les premiers chiffres concernant la Suisse. Il semble qu&#039;elle aie sous estimé les conséquences de la canicule pour ses personnes âgées. La différence de terminologie et d&#039;approche de la situation entre 2003 et 2004 est flagrante lorsque le journaliste parle de l&#039;été 2003 en disant: &amp;quot;Lever le voile sur la canicule n&#039;était pas encore de saison!&amp;quot;.  &lt;br /&gt;
La canicule finira par être abordée comme une routine. Peut-on avancer qu&#039;en une année un fait, unique en son genre et non constaté auparavant, puisse devenir une habitude? Ou plutôt sous entend-t-on que c&#039;est la vigilance qui devient désormais une habitude?&lt;br /&gt;
Nous avons également remarqué que dans tous les TJ que nous avons visionnés, il n&#039;est jamais fait mention du terme de &amp;quot;négligence&amp;quot; ou de &amp;quot;maltraitance&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Pourrait-on aller jusqu&#039;à dire que c&#039;est bien là une forme de tabou? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La comparaison des deux éditions de la charte ne nous a pas amené à constater de grands changements ; que cela soit dans le vocabulaire utilisé, les buts fixés, les engagements, etc.&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons mentionné auparavant, le seul aspect nouveau, dans l&#039;édition adoptée en janvier 2005, est l&#039;ajout d&#039;un réglement d&#039;application qui &amp;quot;régit les modalités d&#039;application de la Charte éthique de la Fegems, à savoir l&#039;organisation de l&#039;autorité compétente pour veiller à l&#039;application de la Charte et examiner les requêtes&amp;quot;. C&#039;est le &amp;quot;Conseil éthique&amp;quot; (constitué de membres élus par l&#039;assemblée générale de la Fegems) qui veillera à la bonne application de la Charte. Ce conseil est déjà présent dans la première édition de la charte et les buts qui lui sont attribués dans cette première édition sont les même que dans celle datant de 2005. Toutefois, l&#039;apparition d&#039;un &amp;quot;réglement d&#039;application&amp;quot; dans cette dernière apporte une définition plus précise et ciblée de son rôle et de ses droits. Ceci peut être interprêté comme la volonté de disposer d&#039;un organe de contrôle plus performant pour lutter contre les cas de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements ou modifications&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Même si nous ne pouvons pas parler de changements significatifs qui valideraient notre hypothèses, nous avons trouvez quelques modifications, lors de notre recherche dans nos différents supports, qui nous sont apparues pertinentes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les associations et les spécialistes qui s&#039;intéressent au sujet de la maltraitance des personnes âgées ne semblent pas avoir changé leur discours. L&#039;unique changement pourrait être que les journaux et les  TJ accordent plus d&#039;importance aux moyens de prévention. Il y a une différence dans les démarches à prendre pour combattre la maltraitance. Serait- ce peut-être pour combler certaines lacunes du système romand? ( articles publiés après 2003)&lt;br /&gt;
En 1999 on évoquait le souhait de créer une ligne téléphonique pour donner la possibilité aux personnes âgées de se confier. En 2004, le journal 24Heures évoque la création d&#039;une telle permanence téléphonique par l&#039;association Alter Ego. On évoque également, en 1999, l&#039;existence d&#039;une brochure (préventive) au canada. En 2005, le matin dimanche évoque la publication de cette brochure.  Serait-ce une conséquence de la canicule?&lt;br /&gt;
Il est difficile de tirer des conclusions sur la base de ces observations, car les articles choisis ne représentent pas forcément la meilleur manière de traiter ce phénomène dans la presse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une grande place semble désormais attribuée à la prévention. Le téléjournal du 9 juin 2004 nous informe par exemple qu&#039;un colloque sur le thème de la canicule a été organisé, dans un but d&#039;information et de prévention, par le Professeur Rapin à Genève en juin 2004.&lt;br /&gt;
Dans une autre émission encore, nous suivons une infirmière qui ne s&#039;était absolument pas inquiété des effets de la canicule et qui découvrait pour la première fois, à la demande des journalistes, l&#039;augmentation relativement marquée du nombre de décès pour le mois d&#039;août 2003 en comparaison avec les chiffres d&#039;août 2002. C&#039;est bien 10% d&#039;augmentation que l&#039;on peut constater. On constate donc bel et bien une grande préocupation quant à la prévention des conséquences désastreuses que peut engendrer une canicule. Les mêmes erreurs ne doivent pas se reproduire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
De manière générale nous n&#039;avons pas constaté d&#039;évolution dans les termes. Cependant, une évolution marquée peut être relevée au niveau quantitatif. La forte médiatisation qu&#039;a suscité la canicule et les problèmes qu&#039;elle a soulevé est vraissemblablement à l&#039;origine de cet accroissement des articles traitant du sujet de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Questionnements et redéfinitions ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Que dire de l&#039;évolution des notions? &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si dans les documents que nous avons analysés nous ne sommes pas parvenus à retirer d&#039;évolutions marquantes de la terminologie employée, ceci nous a permis d&#039;émettre de nouvelles hypothèses et de nous repositionner par rapport à notre question de départ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point que l&#039;on peut relever en terme d&#039;évolution est sans doute ce passage d&#039;une approche anecdodtique de la maltraitance des personnes âgées dans les années précédant la canicule (quelques cas extrêmes d&#039;EMS particuliers) à l&#039;approche actuelle, plus systématique (formations et conférences organisées sur le thème). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous parait peut être donc plus judicieux de parler d&#039;une évolution des mentalités plus que de la terminologies, dans le sens où il est devenu possible de parler des notions de maltraitances, de négligences et d&#039;abus. Depuis plusieurs dizaines d&#039;années quelques professionnels tels que le Professeur Rapin oeuvrent pour faire passer les informations néccessaires à la prévention et à la dénonciation de ces actes. Après énormément de patience, un Temps Présent fu tourné sur la question, plusieurs articles paraissent ensuite dans différents journaux &amp;quot;tout publics&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, avec l&#039;arrivée de la canicule, les médias s&#039;emparent d&#039;un réel fait médiatique et traite de la question lors de tous les TJ (ou presque) lors (et à l&#039;approche) de l&#039;été.&lt;br /&gt;
Il est intéressant de revenir sur l&#039;angle d&#039;approche de notre hypothèse de recherche dans le sens où ce lien entre négligence et canicule n&#039;a pas réellement été fait (propos du Professeur Rapin). Un des phénomènes que nous avons vu apparaître lors de la canicule était une sorte de fatalisme quant à la situation. &amp;quot;Il faisait trop chaud, mais tout le monde avait trop chaud. De toutes manières on ne pouvait rien faire de plus que de constater&amp;quot; (Rapin, mercredi 31 mai 2006). Il nous semble qu&#039;en effet le lien le plus important que nous pouvons faire en terme de négligence est bien un lien avec le déni. En effet, tant le discours des professionnels jugeant que tout allait très bien en Suisse, que celui des médias (dénonçant ce qui se passait chez nos voisins) montre bien un déni du problème qui apparaissait pourtant sous leurs yeux. Ne pas reconnaître qu&#039;il y a un problème est bien le dénier. Le déni est donc une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Revenons sur la question de la négligence. Si ce terme nous est apparu comme une évolution de définition de la maltraitance et comme cette hypothèse n&#039;a pu être vérifée dans le cadre de notre recherche, nous avons été amené à une nouvelle hypothèse: le terme de négligence a peut-être effectivement évolué lui-même dans sa définition. &lt;br /&gt;
Nous avançons l&#039;idée que la définition de la maltraitance aurait subie un élargissement de définition. Par ce fait, beaucoup plus d&#039;actions ou de &amp;quot;non-actions&amp;quot; entreraient sous ce concept de négligence. Ainsi on pourrait effectivement constater une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
Malheureusement notre recherche ne nous permet pas de vérifier cette hypothèse. Cependant, si l&#039;on regarde les chiffres donnés par RIFVEL (Réseau Internet Francophone Vieillir En Liberté)en 2002 quant à la répartition des différentes catégories de maltraitance, on note 8% de cas de négligence. Par ailleurs, en regardant les chiffres avancés par ALMA France en 2003 on constate une augmentation des cas de négligences avec 23,2%. Si les 2 sources ne sont pas les mêmes, il est toutefois possible de les comparer dans le sens où en 2003 la négligence apparait très clairement comme catégorie principale de la maltraitance, alors qu&#039;en 2002 la négligence est la plus petite catégorie de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Est-ce là une marque de l&#039;évolution de cette catégorie qu&#039;est la négligence, la question reste ouverte puisque nous ne pouvons que constater ce phénomène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Les médias: promotteurs d&#039;un problème social &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre rencontre avec le professeur Rapin, nous avons également échangé sur la question des médias et de leurs effets. M. Rapin relève un évènement marquant et déclencheur: la pénurie de cercueil à Paris en août 2003. Il parle d&#039;un &amp;quot;effet télégénique&amp;quot; que nous avons pu relever dans les téléjournaux datant de la période de la canicule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pensons qu&#039;il est intéressant de voir sous 2 aspects les médias. Tout d&#039;abord, comme non intéressés d&#039;un problème social sérieux et important: le bien être et la santé des personnes âgées. Pendant de nombreuses années le Professeur Rapin et ses collègues tantèrent de les faire parler de cette question. Il apprait clair que les médias touchent une énorme partie de la population. Le journal télévisé est suivi par des milliers de téléspectateurs sans compter les lecteurs des divers quotidiens. Lors de la canicule, les médias se sont appropriés un problème de société et l&#039;on dénoncé. Cependant il est intéressant de rappeler que la &amp;quot;prise de conscience&amp;quot; de la part de tous ne fût qu&#039;en 2004 lorsque les chiffres de la &amp;quot;heat wave&amp;quot; parurent. 1000 décès furent recensés durant l&#039;été 2003. Donc, si l&#039;on parle de négligence, on peut relever la négligence des divers médias ne faisant pas état d&#039;une &amp;quot;dramatique réalité&amp;quot; (Professeur Rapin) qu&#039;est la maltraitance. En effet, refuser de passer l&#039;information concernant les conseils et les recommandations l&#039;été arrivant est une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autres part, on peut voir les médias comme promoteurs d&#039;un problème social. Les analyser relèvent donc un intérêt particulier dans le sens où ils sont révélateurs de l&#039;évolution de la perception d&#039;un problème. Nous pourrions relever de nombreux écrits sur la problématique de la construction d&#039;un problème social par les médias et des mécanismes mis en oeuvres pour se faire, mais ce n&#039;est pas ici le sujet de notre travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Situation actuelle &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la canicule a participé à la mise en place de certaines structures d&#039;aides, ce n&#039;est pas réellement elle qui les a initiées. Ces structures sont extrêmement importantes et un suivi des personnes portant plainte est nécessaire.&lt;br /&gt;
Certains &amp;quot;plan canicule&amp;quot; ont été mis en place, des fonds ont été débloqués pour ces fins là...cependant dans de nombreux établissements personne n&#039;est venu demander ce financement pourtant disponible! A nouveau c&#039;est le déni qui prédomine...&amp;quot;Rien ne s&#039;est passé ici&amp;quot;, &amp;quot;Comment s&#039;est passé la canicule dans mon établissement? Sans problème!&amp;quot; voici le genre d&#039;échanges que nous a rapporté le Professeur Rapin auxquels il répond clairement: &amp;quot;Si on ne regarde pas, on ne peut pas voir&amp;quot;! Pour pouvoir relever et lutter contre un problème il faut avant tout le voir, et pour le voir il faut regarder. Il est extrêmement difficile d&#039;accepter et d&#039;avouer la réelle catastrophe qu&#039;est la maltraitance des personnes âgées. Pourtant il y aurait de quoi dire...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la nouvelle charte de la FEGEMS un accent est mis sur la formation du personnel. Ce point est essentiel et pourtant, quasiment aucune formation n&#039;a lieu dans les différents EMS de Genève sur la question de la maltraitance des personnes âgées. D&#039;autre part, il est important de relever une réelle différence entre les &amp;quot;résidents&amp;quot; des EMS d&#039;il y a quelques années et ceux d&#039;aujourd&#039;hui. Auparavant on venait dans les EMS de son plein gré, pour finir tranquillement sa vie entourée. Aujourd&#039;hui, les personnes entrant dans les maisons de retraite arrivent en général de l&#039;hôpital et ont des traitements médicaux à suivre. Ceci nécessite également une formation sur le traitement de la douleur. Là également la question de la négligence reste pertinente: &amp;quot;laisser avoir mal une personne c&#039;est la négliger, surtout lorsque des médicaments et autres remèdes existent&amp;quot; (Rapin, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, il est important de mentionner également que certains établissements ont fait énormément dans le sens de la prévention et de la formation. Les choses ont un peu bougées de manière générale. On peut dénoncer le problème de la maltraitance des personnes âgées sans risquer de perdre sa place (comme De Saussure - après son livre [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]). Cependant: &amp;quot;il ne faut pas faire peur aux vieux&amp;quot; est une phrase à laquelle le Professeur Rapin se heurte régulièrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Retour sur la problématiques, les questions de recherche &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après notre recherche nous ne pouvons pas tirer de conclusions exaustives, car il nous aurait fallu plus de temps pour satisfaire pleinement notre objectif. La négligence peut être pris comme synonime d&#039;abus. Elle est, si on peut le dire, un sous chapitre du grand phénoméne de la maltraitance. La négligence a été toujours present dans notre société, notre réalité, laquelle avait les yeux fermé devant le problème des personnes âgées. Nos hypothèse ont été en grand partie verifiée soit par l&#039;évolution de notre article soit par l&#039;eterview avec le professeur Rapin (mercredi, 31 mai 2006). La canicule du 2003 a été effectivement le moyen pour en parler plus. Ce phénoméne a permis de briser petit à petit le silence autour d&#039;une problèmatique sociétale. En effet en Suisse le problème de la maltraitance des personnes âgées a été conçu comme problème sociale après les statistiques des décès pendant l&#039;été 2003. Comme on a vu pendant l&#039;analyse de notre recherche, on a toujours nié le problème de maltraitance des personnes âgées en augmentant une sorte de négligence societale. En effet on critiquait les nations autour de nous, en soutenant que chez nous tout allaittrès bien. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que la négligence n&#039;est pas une évolution du terme de maltraitance mais plutôt la conséquence de l&#039;augmentation du nombre de fois où l&#039;on aborde la question de la maltraitance. Peut-être pourrait-on dire que du fait de cette reprise incessante de ce thème, nous sommes plus attentifs aux faits et gestes qui pourraient s&#039;inscrire dans la maltraitance. En étant plus attentifs à cela, on en vient à parler de négligence et à l&#039;inscrire dans la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Autocritiques et perspectives &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective de la négligence comme maltraitance, il nous faut tout de même soulever les abus et les dérives de cette terminologie. Il nous semble que par cette association de terme, tout acte est devient potentiellement négligent...&lt;br /&gt;
Par exemple: ne pas donner à boire à une personne âgée est une forme de négligence/maltraitance, mais la forcée à boire l&#039;est également car ceci va à l&#039;encontre de sa propre volonté. Il serait important, à notre avis, de faire des nuances entre les différences formes de maltraitance et de négligence (ce qui a commencé à être fait dans les associations telles que ALMA France ou Alter Ego)et d&#039;être clair avec les intérvenants par rapport à leurs devoirs et obligations professionnelles. Il ne faut oublier qu&#039;ils doivent prendre soin de ces personnes, qu&#039;un code de déontologie existe et que&#039;une grande question reste à être abordée et clarifiée: Qu&#039;est-ce qui doit primer lorsque ces 2 points s&#039;opposent; le choix et la volonté de la personne âgée ou le devoir professionnel face à une personne qui met sa vie en danger?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
les questions liées à la négligence et ces différentes formes, pourrait être abordées à travers une discussion et un travail sur l&#039;éthique professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Remerciements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions le Professeur Charles-Henri Rapin pour sa précieuse aide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions également la Professeure Martine Ruchat de nous avoir permis de vivre l&#039;expérience d&#039;intelligence collective et par là-même de découvrir les difficultés méthodologiques auxquelles les chercheurs sont souvent confrontés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Livres &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Bertin, Evelyne (1999) Gérontologie, psychanalyse et déshumanisation : silence vieillesse... Paris : L&#039;Harmattan]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Gavillet&amp;amp;Grandrieux, Laurence&amp;amp;Véronique (2006) Ne touche pas à tes vieux, regards sur la maltraitance familiale des personnes âgées. Genève: IES Editions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Hugonot, Robert (1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres.]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Masson, Maltraitances et violences, Sous la direction de Bernard Marc, article de Franck Dibouës, Paris (2004)]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Yves Geneste (2004). Silence on frappe, De la maltraitance à la bientraitance des personnes âgées: Imagine]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Sites Internet&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* www.alter-ego.ch&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Articles &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Avant la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (06.10.1999). MALTRAITANCE : LES PERSONNES ÂGÉES SE REBIFFENT:&lt;br /&gt;
Dépasser les clichés pour mieux combattre la violence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin (8.6.2000). EMS: un bilan alarmant - une étude entreprise à Genève montre que les conditions de vie se dégradent rapidement pour les résidents. La faute, d&#039;abord, au manque de personnel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (27.2.2002). MAISONS DE RETRAITE : GROSSE COLÈRE DU SSP ET DES USAGERS: «La maltraitance continue dans les EMS» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (8.4.2003). La maltraitance envers les aînés existe. Reste à en parler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Après la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (21.2.2004). Les aînés maltraités préoccupent Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (2.12.2004). La maltraitance des seniors en question. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin Dimanche (6.11.2005). Humiliations, injures, coups...le 3e âge relève parfois du calvaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (1.12.2005). Personnes âgées maltraitées: un tabou à briser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Hebdo (20.04.2006). Maltraitance des personnes âgées: les lacunes romandes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Téléjournaux &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    12 août 2003, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeudi    14 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    26 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mercredi 09 juin 2004, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Chartes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS): Editions 1998 et 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Revenir sur&#039;&#039; [[articles]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
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		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4275</id>
		<title>Personnes âgées</title>
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		<updated>2006-06-20T14:35:43Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;En ce qui concerne la définition de la notion de &amp;quot;personnes âgées&amp;quot;, on peut constater que celle-ci n&#039;est pas figée. C&#039;est-à-dire que les personnes considérées comme étant des personnes âgées peuvent varier au cours du temps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le &#039;&#039;&#039;dictionnaire&#039;&#039;&#039; &#039;&#039;500 mots-clefs pour l&#039;éducation et la formation tout au long de la vie&#039;&#039; (Danvers, F. (2e éd. 2003), Villeneuve d&#039;Ascq Cédex: Presses Universitaires du Septentrion) explique concernant la notion d&#039;âge: &amp;quot;Rien de plus précis que l&#039;âge, du point de vue de l&#039;état civil, rien de plus variable cependant, selon les époques&amp;quot; (p.34).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Hugonot&#039;&#039;&#039; (Hugonot, R. (1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres) souligne également l&#039;évolution de la notion de personnes âgées. Ainsi, en 1967 des quadragénaires étaient considérés comme des vieillards.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Gavillet et Grandrieux&#039;&#039;&#039; (2006, Ne touche pas à tes vieux: regards sur la maltraitance familiale des personnes âgées. Genève: IES Editions) remarquent que ce ne fait pas extrêmement longtemps que nous pouvons vivre si vieux. L&#039;âge des personnes âgées aurait donc augmenté au fil du temps, ce qui amènerait de nouvelles problématiques par rapport à leur prise en charge. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(voir [[Vieillesse]])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
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		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4273</id>
		<title>L&#039;évolution récente de la définition de la maltraitance des personnes âgées</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4273"/>
		<updated>2006-06-20T14:34:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : /* Ce qu&amp;#039;en disent les auteurs que nous avons lus */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039; Ont écrit cet article... &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tatiana CAVAGLIANI - Sarah GROSSNIKLAUS - Stefania RODRIGUEZ - Mélanie SAVOY - Germain VON DER MUEHL - Valérie SCHAUDER&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A propos des concepts de maltraitance et de négligence: notre approche du thème ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de traiter de la maltraitance des [[Personnes âgées]] car ce thème est bien trop souvent laissé pour compte. On entend souvent parler d&#039;enfants maltraités, de femmes battues, mais rarement de personnes âgées maltraitées.&lt;br /&gt;
De plus, lorsque nous pensons à [[Maltraitance]], notre sens commun a tendance à nous renvoyer directement au sens de la maltraitance physique. Coups, blessures, séquestration...mais aujourd&#039;hui, lorsque l&#039;on rencontre le monde insitutionnel c&#039;est la [[Négligence]] qui semble être devenue une forme perfide de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de nous baser sur la canicule de 2003 pour cibler notre recherche. En effet, lors de cet été 2003, environ 1000 personnnes âgées sont décédées en Suisse des suites des grandes chaleur, du manque d&#039;hydratation, etc. A l&#039;hôpital de Genève (HUG), 352 décès ont été recensés en août 2002 et 385 en août 2003; soit trente-trois décès de plus. Cela correspond à une augmentation d&#039;environ 10% du nombre de  cas. Ce chiffre est représentatif du pourcentage à l&#039;échelle national, tous hôpitaux et institutions confondus, qui oscille entre 10 et 13%, pour la même période. Suite à ce constat, les proches des personnes âgées, ainsi que les institutions ont été au centre des débats. Leur a été reproché le fait de ne pas avoir suffisament su être à l&#039;écoute de ces personnes et de ne pas avoir prêté suffisamment d&#039;attention à la nécessité pour celles-ci de beaucoup s&#039;hydrater. En d&#039;autres termes, d&#039;avoir fait preuve d&#039;une certaine négligence. &lt;br /&gt;
La canicule de 2003 semble donc particulièrement liée au terme de négligence. En effet, les problèmes qu&#039;elle a révélés ont contribué à un déplacement des considérations habituellement partagées sur la maltraitance. Négliger de prendre soin d&#039;une personne âgée lorsque la température est très élévée est une forme de maltraitance. Cette visibilisation d&#039;une catégorie de la maltraitance, la négligence, au travers de la canicule et de sa médiatisation, a probablement eu comme effet d&#039;élargir le champ recouvert par cette notion, contribuant ainsi à une évolution de la définition de la maltraitance. La négligence y prend désormais une place importante.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons décidé de nous pencher sur la période entre 1998 et 2006. Nous avons utilisé plusieurs articles de journaux romands (avant et après l&#039;été 2003), deux éditions (1998 et 2005) de la charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS) ainsi que des téléjournaux diffusés durant la canicule (juillet et août 2003).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre recherche se limite au niveau du canton de Genève. On parlera particulièrement de la négligence comme maltraitance. Nous allons commencer par donner un panel d&#039;informations sur les recherches et les réflexions menées (principalement sur la France) sur le sujet. Puis, nous comparerons les articles et les deux chartes afin de retirer un maximum d&#039;informations. Ces dernières se porteront  sur leurs nombres avant et après la canicule, sur leurs formes, leurs précisions, le vocabulaire employé, etc. Ensuite nous tenterons de faire des liens entre ces différents niveaux d&#039;analyse et ces différentes informations.&lt;br /&gt;
Nous essaierons également de voir comment les téléjournaux présenté lors de la canicule nous décrivent la situation et la norme à adopter pour ne pas être taxé de maltraitance ou de négligence, ainsi que la manière dont ils ont contribué à l&#039;évolution du terme de maltraitance...jusqu&#039;à la négligence. &lt;br /&gt;
Enfin, nous rencontrerons le Dr. Rapin, médecin chef et organisateur du colloque canicule ayant eu lieu en juin 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous apparait également important de mentionner deux autres limites. Tout d&#039;abord le fait que nous ne pouvons lire tout ce qui a été écrit sur le sujet, et que les articles que nous avons choisi pour l&#039;analyse ne sont pas les seuls et uniques pièces que nous avons trouvés. Et ensuite, et c&#039;est là la troisième limite d&#039;un travail portant sur le thème de la maltraitance,  s&#039;appuyer sur des statistiques représente une grande difficulté. En effet, il est très difficile de recenser les victimes de [[Violence]]. Celles-ci ne sont pas toujours prêtes à en parler que cela soit par peur de représailles ou pour d&#039;autres raisons (telles que peur de l&#039;abandon, peur de briser un lien familial, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la prévalence de la maltraitance envers les personnes âgées au sein des institutions, Hugonot (1990) relève la difficulté d&#039;obtenir des statistiques précises. Il souligne qu&#039;il faut dans tous les cas prendre en compte que les cas décelés ne représentent qu&#039;un cinquième de la réalité: il y a donc une sous-estimation importante. Une raison de ce manque de données est que les observations de violences restent souvent à l&#039;intérieur d&#039;une institution. Le manque de témoignages, la dédramatisation par le personnel et la crainte pour la famille de dénoncer la maltraitance rendent l&#039;estimation de la fréquence réelle, difficile. Selon Hugonot, la violence envers les personnes âgées est masquée car elle est liée aux tabous et à la honte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce qu&#039;en disent les auteurs que nous avons lus ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définitions&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de poursuivre notre réflexion, il nous parait important de donner des définitions nécessaires à la compréhension du terme de maltraitance et de négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alter Ego (2002, association suisse contre la maltraitance des personnes âgées) définit la maltraitance comme &amp;quot;un acte ou un ensemble d&#039;actes - comportements et attitudes - commis ou ommis, envers une personne au détriment de son intégrité physique ou sexuelle, morale ou psychique, matérielle ou financière. La maltraitance engendre un tort ou une blessure. Elle constitue une atteinte aux droits fondamentaux et à la dignité de la personne&amp;quot;. &lt;br /&gt;
La maltraitance consiste en actions - violence, abus, sévices, contraintes, empêchements - ou en actes ommis, comme la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La négligence, une forme de maltraitance, consiste selon l&#039;association Alter Ego dans le fait de ne pas donner des soins essentiels à une personne. &amp;quot;C&#039;est omettre de lui donner une nourriture ou des boissons adéquates, les médicaments ou les soins d&#039;hygiène dont elle a besoin&amp;quot; (Alter Ego, 2002). D&#039;autres exemples de négligence sont de donner une alimentation en quantité insuffisante, de ne pas assurer des services adéquats durant la nuit ou de négliger la douleur d&#039;une personne âgée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre article va se baser sur la négligence comme forme de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Revue de littérature&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que l&#039;âge des personnes considérées comme vieillards a augmenté au fil du temps. En effet, dans l&#039;Antiquité les vieillards étaient ceux qui atteignaient l&#039;âge de 40 ans. Aujourd&#039;hui, un vieillard est quelqu&#039;un de plus de 70-80 ans, qui devient dépendant.&lt;br /&gt;
Selon la psychanalyste Evelyne Bertin (1999), notre société occidentale contemporaine n&#039;accorde pas de place à la [[Vieillesse]]. La société refuse de penser à la vieillesse, cette dernière est &#039;&#039;tabou&#039;&#039;. L&#039;être humain a du mal à imaginer qu&#039;il va vieillir, c&#039;est quelque chose dont on ne parle pas, que l&#039;on ne veut pas imaginer, particulièrement dans notre société qui valorise la jeunesse. Selon elle, nous vivons dans un monde en perte de références. La famille en tant qu&#039;institution vit actuellement de grands changements, et nous vivons une époque de confusion des âges et des places dans la famille. L&#039;on ne pourrait penser la vieillesse qu&#039;en se situant dans une lignée, faite de générations ayant chacune leurs rôles.&lt;br /&gt;
Autrefois la vieillesse faisait partie de la société, elle avait une place dans l&#039;univers symbolique de la vie, mais l&#039;on vit actuellement dans une société où les rôles symboliques ont disparus, et où la vieillesse est dévalorisée. En outre, selon Christian de Saussure, il n&#039;est plus rare de voir des familles qui s&#039;étendent sur quatre générations, les tensions et les conflits au sein de ces familles s&#039;en trouvent accrus et la génération des aînés en fait en quelque sorte les frais puisque bien souvent la famille s&#039;en désengage petit à petit. &lt;br /&gt;
Tous ces éléments pourraient expliquer les raisons qui font que les sociétés occidentales gèrent une partie des personnes âgées sur le mode de l&#039;exclusion à travers le placement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui est du problème de la maltraitances des personnes âgées, E. Bertin (1999) relève deux axes de réflexion &#039;&#039;Le déni de la mort dans les sociétés occidentales&#039;&#039; ainsi que &#039;&#039;L&#039;augmentation de la banalisation du mal.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que le phénomène de maltraitance n&#039;est pas nouveau dans sa nature, mais par sa fréquence (augmentation des victimes et des agresseurs). Il montre par exemple des prières d&#039;un vieillard abandonné et d&#039;un vieillard qui ne peut pas s&#039;enfuir dans des situations difficiles de 1689.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est dès les années 1980 que dans les pays francophones la question du tabou de la maltraitance des personnes âgées fût soulevée. On commence à parler de certains comportements, de certaines gestes et de certains propos profondément maltraitants pour la personne âgée bien souvent complètement dépendante de l&#039;autre.&lt;br /&gt;
Le sujet commençait à peine à être traité que les milieux de professionnels concernés essayaient de faire taire ce qui était soulevé, chacun essayant de préserver son institution de toutes accusations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, dans le livre &#039;&#039;Touche pas à tes vieux&#039;&#039;, un autre point est soulevé. Alors que de nombreuses personnes s&#039;attèlent à dénoncer la maltraitance des personnes âgées, celles-ci commencent à se rendre compte que les gestes, les propos et les comportements qu&#039;ils dénoncent ne sont pas les faits de monstres et qu&#039;eux-mêmes commettent ce genre d&#039;actes. Dénoncer ces gestes revient à se dénoncer soi-même, cette constatation va faire diminuer la volonté de parler de ce problème. Pour ces deux raisons, le sujet fut donc un peu moins traité.&lt;br /&gt;
Hugonot souligne notamment l&#039;ignorance en France concernant ce sujet et, en rapport avec cela, le manque d&#039;intérêt des médias. E. Bertin (1999), également, reproche à la société et au monde politique de faire comme si la maltraitance des personnes âgées n&#039;existait pas. Elle dénonce aussi cette habitude de montrer une vitrine parfaite: &amp;quot;&#039;&#039;Les images que les médias nous présentent sur la vieillesse sont le plus souvent des images d&#039;exception. Les sujets âgés maltraités ou déshumanisés sont interdits de cité dans le monde médiatique.&#039;&#039;&amp;quot;(p.14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons également, comme le souligne E.Bertin, que notre société actuelle est celle de &#039;&#039;l&#039;image&#039;&#039;. Pour qu&#039;une cause soit entendue, elle doit être médiatisée. Ce qui peut poser problème dans le cas de violence touchant des personnes âgées quant leurs conditions physiques et psychiques les prédisposent plus à l&#039;isolement qu&#039;à la protestation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, parallèlement à ces condamnations, de nombreux témoignages voient le jours. Des personnes âgées trouvent la force de raconter les violences qu&#039;ils subissent...et ils ne baissent pas les bras.De plus, dans son livre, Hugonot nomme plusieurs congrès européens sur le sujet de la maltraitance des personnes âgées. Aussi, cette problématique ne disparaît-elle pas. La question de la maltraitance des personnes âgées apparaît dès lors comme un nouveau problème social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nos lectures, n’abordent pas directement le concept de négligence, mais tous les auteurs que nous avons lus considèrent la négligence comme étant une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
Concernant la canicule et ses effets, aucun de ces ouvrages n’en fait mention. Cella est dû pour une part au faite que les livres lus ont dû être choisi avant que le thème de l’étude ne soit précisé. De plus, nous avons pus constaté à travers notre recherche, que le lien entre négligence et canicule ne semble pas avoir beaucoup été abordé et approfondi dans la littérature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectif de la recherche ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Définir les facteurs impliquant l’évolution récente (entre 1998 et 2006) de la définition de la maltraitance des personnes âgées et plus particulièrement la question de la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hypothèse de recherche: Les conséquences de la canicule de l&#039;été 2003 et leurs médiatisations auraient contribués à un tournant de la définition de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthode ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de vérifier notre hypothèse, soit l&#039;effet de la canicule 2003 sur la définition de la maltraitance, nous allons analyser et comparer le contenu de deux chartes d&#039;instituitions, d&#039;articles de presse et d&#039;extraits de téléjournaux. &lt;br /&gt;
En ce qui concerne les chartes, nous allons vérifier s&#039;il y a eu des modifications au niveau des articles de loi au sein des institutions et des modifications au niveau de la terminologie employée. &lt;br /&gt;
Le but de la comparaison des articles de presse est de voir s&#039;il y a eu des changements dans la manière d&#039;informer la population sur le problème de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Enfin, l&#039;analyse des téléjournaux devra nous permettre d&#039;analyser le type de langage utilisé en lien avec la canicule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Limites de la méthode &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la comparaison des articles de presse, nous nous sommes rendus compte qu&#039;il est très difficile d&#039;accéder aux articles pertinents pour cette démarche. Il est possible que les articles choisis ne soient pas tout à fait représentatifs de la manière dont la presse traite de la problématique de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, tant lors de nos recherches dans les archives de la TSR que dans la base de données Swissdox, nous avons constaté que le nombre de documents (TJ, émissions, reportages spéciaux, articles, dossiers, etc.) abordant le problème du sort des personnes âgées avait augementé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
Nous pourrions émettre l&#039;hypothèse que la canicule fut un tremplin, voire un très bon &amp;quot;fait divers&amp;quot; pour parler de la situation des personnes âgées dans notre société. Ce sujet fut traité plus qu&#039;abondament durant la canicule et juste après, puis régulièrement à l&#039;arrivée de l&#039;été les années suivantes. Il nous parait intéressant de relever la manière dont les médias se sont emparés d&#039;un sujet d&#039;actualité pour en faire un problème social. &lt;br /&gt;
Il faut peut-être garder à l&#039;esprit qu&#039;un des buts premiers des médias, comme développé dans les cours du professeur Payet (&#039;&#039;Introduction à la sociologie de l&#039;éducation&#039;&#039;)et hormis l&#039;aspect d&#039;information, est de faire le plus possible d&#039;audimat ou de lecteurs en accrochant les téléspectateurs par des évènements &amp;quot;chocs&amp;quot;. Les médias ont tendance à s&#039;emparer d&#039;un problème social (ici la condition des personnes âgées et la maltraitance) pour en faire un fait médiatique. Ce processus est facilité dès lors qu&#039;un problème concerne un grand nombre de personnes. Ce qui est le cas avec les personnes âgées puisque chacun en a au moins une dans son entourage ou dans sa famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Aspect quantitatif &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue quantitatif, nous avons pu constater que le nombre d&#039;articles paru dans la presse romande (24 heures, Tribune de Genève, le Matin, le Temps, L&#039;Hebdo) avant la canicule avaient doublé après ce phénomène. Nous avons trouvé environ onze articles dans la période de 1998 à 2003 et vingt de 2003 à 2006. On constate de même pour les téléjournaux. Le nombre de TJ abordant le problème du sort des personnes agées a triplé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
L&#039;apparition d&#039;un réglement d&#039;application dans la charte de 2005 est un ajout pouvant montrer l&#039;importance donnée à la problématique de la maltraitance. Il apporte une définition beaucoup plus stricte des droits et des compétences du conseil éthique. Cela pourrait refléter le soucis de la fegems de lutter contre le problème de la maltraitance en institution en donnant un pouvoir de contrôle plus grand au conseil éthique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contenu et évolution des termes employés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les trois types de documents que nous avons analysés nous n&#039;avons pas constaté de grandes différences entre les deux périodes. Les définitions de la maltraitance données dans les articles de journeaux restent les mêmes avant et après la canicule. Le terme de négligence est employé dans quelques articles avant et après l&#039;été 2003 et sa signifiation ne semble pas avoir changé. La négligence est mentionnée comme une catégorie de la maltraitance, mais n&#039;est dans aucun article expliquée davantage. Deux articles de la Tribune de Genève, un du 8.4.2003 et l&#039;autre du 21.2.2004, mentionnent le même pourcentage de négligence, soit 17% à l&#039;intérieur de la maltraitance. En se basant sur ses chiffres, on ne peut donc pas constater d&#039;effet de la canicule de l&#039;été 2003 sur les cas de négligence. &lt;br /&gt;
Des articles datant d&#039;avant et d&#039;après 2003 montrent des statistiques selon lesquelles il y aurait entre 5 et 10% (parfois 20%) de personnes âgées victimes de maltraitance en Suisse. A Genève, il y aurait donc entre 3000 et 5000 personnes âgées concernées.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du contenu des articles, nous avons constaté que les changements suite à la canicule n&#039;ont pas été très importants. Nous émettons donc l&#039;hypothèse que la problématique de la maltraitance, quoiqu&#039;elle ait suscité plus d&#039;intérêt par la presse après la canicule (nombre d&#039;articles), est traité de la même façon avant et après l&#039;été 2003.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne les TJ, il est intéressant de noter que celles datant de l&#039;été 2003, période de la canicule, n&#039;abordent quasiment pas la situation en Suisse, mais parlent d&#039;effets désastreux en France. C&#039;est seulement un an plus tard que l&#039;on avance les premiers chiffres concernant la Suisse. Il semble qu&#039;elle aie sous estimé les conséquences de la canicule pour ses personnes âgées. La différence de terminologie et d&#039;approche de la situation entre 2003 et 2004 est flagrante lorsque le journaliste parle de l&#039;été 2003 en disant: &amp;quot;Lever le voile sur la canicule n&#039;était pas encore de saison!&amp;quot;.  &lt;br /&gt;
La canicule finira par être abordée comme une routine. Peut-on avancer qu&#039;en une année un fait, unique en son genre et non constaté auparavant, puisse devenir une habitude? Ou plutôt sous entend-t-on que c&#039;est la vigilance qui devient désormais une habitude?&lt;br /&gt;
Nous avons également remarqué que dans tous les TJ que nous avons visionnés, il n&#039;est jamais fait mention du terme de &amp;quot;négligence&amp;quot; ou de &amp;quot;maltraitance&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Pourrait-on aller jusqu&#039;à dire que c&#039;est bien là une forme de tabou? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La comparaison des deux éditions de la charte ne nous a pas amené à constater de grands changements ; que cela soit dans le vocabulaire utilisé, les buts fixés, les engagements, etc.&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons mentionné auparavant, le seul aspect nouveau, dans l&#039;édition adoptée en janvier 2005, est l&#039;ajout d&#039;un réglement d&#039;application qui &amp;quot;régit les modalités d&#039;application de la Charte éthique de la Fegems, à savoir l&#039;organisation de l&#039;autorité compétente pour veiller à l&#039;application de la Charte et examiner les requêtes&amp;quot;. C&#039;est le &amp;quot;Conseil éthique&amp;quot; (constitué de membres élus par l&#039;assemblée générale de la Fegems) qui veillera à la bonne application de la Charte. Ce conseil est déjà présent dans la première édition de la charte et les buts qui lui sont attribués dans cette première édition sont les même que dans celle datant de 2005. Toutefois, l&#039;apparition d&#039;un &amp;quot;réglement d&#039;application&amp;quot; dans cette dernière apporte une définition plus précise et ciblée de son rôle et de ses droits. Ceci peut être interprêté comme la volonté de disposer d&#039;un organe de contrôle plus performant pour lutter contre les cas de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements ou modifications&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Même si nous ne pouvons pas parler de changements significatifs qui valideraient notre hypothèses, nous avons trouvez quelques modifications, lors de notre recherche dans nos différents supports, qui nous sont apparues pertinentes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les associations et les spécialistes qui s&#039;intéressent au sujet de la maltraitance des personnes âgées ne semblent pas avoir changé leur discours. L&#039;unique changement pourrait être que les journaux et les  TJ accordent plus d&#039;importance aux moyens de prévention. Il y a une différence dans les démarches à prendre pour combattre la maltraitance. Serait- ce peut-être pour combler certaines lacunes du système romand? ( articles publiés après 2003)&lt;br /&gt;
En 1999 on évoquait le souhait de créer une ligne téléphonique pour donner la possibilité aux personnes âgées de se confier. En 2004, le journal 24Heures évoque la création d&#039;une telle permanence téléphonique par l&#039;association Alter Ego. On évoque également, en 1999, l&#039;existence d&#039;une brochure (préventive) au canada. En 2005, le matin dimanche évoque la publication de cette brochure.  Serait-ce une conséquence de la canicule?&lt;br /&gt;
Il est difficile de tirer des conclusions sur la base de ces observations, car les articles choisis ne représentent pas forcément la meilleur manière de traiter ce phénomène dans la presse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une grande place semble désormais attribuée à la prévention. Le téléjournal du 9 juin 2004 nous informe par exemple qu&#039;un colloque sur le thème de la canicule a été organisé, dans un but d&#039;information et de prévention, par le Professeur Rapin à Genève en juin 2004.&lt;br /&gt;
Dans une autre émission encore, nous suivons une infirmière qui ne s&#039;était absolument pas inquiété des effets de la canicule et qui découvrait pour la première fois, à la demande des journalistes, l&#039;augmentation relativement marquée du nombre de décès pour le mois d&#039;août 2003 en comparaison avec les chiffres d&#039;août 2002. C&#039;est bien 10% d&#039;augmentation que l&#039;on peut constater. On constate donc bel et bien une grande préocupation quant à la prévention des conséquences désastreuses que peut engendrer une canicule. Les mêmes erreurs ne doivent pas se reproduire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
De manière générale nous n&#039;avons pas constaté d&#039;évolution dans les termes. Cependant, une évolution marquée peut être relevée au niveau quantitatif. La forte médiatisation qu&#039;a suscité la canicule et les problèmes qu&#039;elle a soulevé est vraissemblablement à l&#039;origine de cet accroissement des articles traitant du sujet de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Questionnements et redéfinitions ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Que dire de l&#039;évolution des notions? &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si dans les documents que nous avons analysés nous ne sommes pas parvenus à retirer d&#039;évolutions marquantes de la terminologie employée, ceci nous a permis d&#039;émettre de nouvelles hypothèses et de nous repositionner par rapport à notre question de départ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point que l&#039;on peut relever en terme d&#039;évolution est sans doute ce passage d&#039;une approche anecdodtique de la maltraitance des personnes âgées dans les années précédant la canicule (quelques cas extrêmes d&#039;EMS particuliers) à l&#039;approche actuelle, plus systématique (formations et conférences organisées sur le thème). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous parait peut être donc plus judicieux de parler d&#039;une évolution des mentalités plus que de la terminologies, dans le sens où il est devenu possible de parler des notions de maltraitances, de négligences et d&#039;abus. Depuis plusieurs dizaines d&#039;années quelques professionnels tels que le Professeur Rapin oeuvrent pour faire passer les informations néccessaires à la prévention et à la dénonciation de ces actes. Après énormément de patience, un Temps Présent fu tourné sur la question, plusieurs articles paraissent ensuite dans différents journaux &amp;quot;tout publics&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, avec l&#039;arrivée de la canicule, les médias s&#039;emparent d&#039;un réel fait médiatique et traite de la question lors de tous les TJ (ou presque) lors (et à l&#039;approche) de l&#039;été.&lt;br /&gt;
Il est intéressant de revenir sur l&#039;angle d&#039;approche de notre hypothèse de recherche dans le sens où ce lien entre négligence et canicule n&#039;a pas réellement été fait (propos du Professeur Rapin). Un des phénomènes que nous avons vu apparaître lors de la canicule était une sorte de fatalisme quant à la situation. &amp;quot;Il faisait trop chaud, mais tout le monde avait trop chaud. De toutes manières on ne pouvait rien faire de plus que de constater&amp;quot; (Rapin, mercredi 31 mai 2006). Il nous semble qu&#039;en effet le lien le plus important que nous pouvons faire en terme de négligence est bien un lien avec le déni. En effet, tant le discours des professionnels jugeant que tout allait très bien en Suisse, que celui des médias (dénonçant ce qui se passait chez nos voisins) montre bien un déni du problème qui apparaissait pourtant sous leurs yeux. Ne pas reconnaître qu&#039;il y a un problème est bien le dénier. Le déni est donc une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Revenons sur la question de la négligence. Si ce terme nous est apparu comme une évolution de définition de la maltraitance et comme cette hypothèse n&#039;a pu être vérifée dans le cadre de notre recherche, nous avons été amené à une nouvelle hypothèse: le terme de négligence a peut-être effectivement évolué lui-même dans sa définition. &lt;br /&gt;
Nous avançons l&#039;idée que la définition de la maltraitance aurait subie un élargissement de définition. Par ce fait, beaucoup plus d&#039;actions ou de &amp;quot;non-actions&amp;quot; entreraient sous ce concept de négligence. Ainsi on pourrait effectivement constater une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
Malheureusement notre recherche ne nous permet pas de vérifier cette hypothèse. Cependant, si l&#039;on regarde les chiffres donnés par RIFVEL (Réseau Internet Francophone Vieillir En Liberté)en 2002 quant à la répartition des différentes catégories de maltraitance, on note 8% de cas de négligence. Par ailleurs, en regardant les chiffres avancés par ALMA France en 2003 on constate une augmentation des cas de négligences avec 23,2%. Si les 2 sources ne sont pas les mêmes, il est toutefois possible de les comparer dans le sens où en 2003 la négligence apparait très clairement comme catégorie principale de la maltraitance, alors qu&#039;en 2002 la négligence est la plus petite catégorie de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Est-ce là une marque de l&#039;évolution de cette catégorie qu&#039;est la négligence, la question reste ouverte puisque nous ne pouvons que constater ce phénomène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Les médias: promotteurs d&#039;un problème social &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre rencontre avec le professeur Rapin, nous avons également échangé sur la question des médias et de leurs effets. M. Rapin relève un évènement marquant et déclencheur: la pénurie de cercueil à Paris en août 2003. Il parle d&#039;un &amp;quot;effet télégénique&amp;quot; que nous avons pu relever dans les téléjournaux datant de la période de la canicule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pensons qu&#039;il est intéressant de voir sous 2 aspects les médias. Tout d&#039;abord, comme non intéressés d&#039;un problème social sérieux et important: le bien être et la santé des personnes âgées. Pendant de nombreuses années le Professeur Rapin et ses collègues tantèrent de les faire parler de cette question. Il apprait clair que les médias touchent une énorme partie de la population. Le journal télévisé est suivi par des milliers de téléspectateurs sans compter les lecteurs des divers quotidiens. Lors de la canicule, les médias se sont appropriés un problème de société et l&#039;on dénoncé. Cependant il est intéressant de rappeler que la &amp;quot;prise de conscience&amp;quot; de la part de tous ne fût qu&#039;en 2004 lorsque les chiffres de la &amp;quot;heat wave&amp;quot; parurent. 1000 décès furent recensés durant l&#039;été 2003. Donc, si l&#039;on parle de négligence, on peut relever la négligence des divers médias ne faisant pas état d&#039;une &amp;quot;dramatique réalité&amp;quot; (Professeur Rapin) qu&#039;est la maltraitance. En effet, refuser de passer l&#039;information concernant les conseils et les recommandations l&#039;été arrivant est une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autres part, on peut voir les médias comme promoteurs d&#039;un problème social. Les analyser relèvent donc un intérêt particulier dans le sens où ils sont révélateurs de l&#039;évolution de la perception d&#039;un problème. Nous pourrions relever de nombreux écrits sur la problématique de la construction d&#039;un problème social par les médias et des mécanismes mis en oeuvres pour se faire, mais ce n&#039;est pas ici le sujet de notre travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Situation actuelle &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la canicule a participé à la mise en place de certaines structures d&#039;aides, ce n&#039;est pas réellement elle qui les a initiées. Ces structures sont extrêmement importantes et un suivi des personnes portant plainte est nécessaire.&lt;br /&gt;
Certains &amp;quot;plan canicule&amp;quot; ont été mis en place, des fonds ont été débloqués pour ces fins là...cependant dans de nombreux établissements personne n&#039;est venu demander ce financement pourtant disponible! A nouveau c&#039;est le déni qui prédomine...&amp;quot;Rien ne s&#039;est passé ici&amp;quot;, &amp;quot;Comment s&#039;est passé la canicule dans mon établissement? Sans problème!&amp;quot; voici le genre d&#039;échanges que nous a rapporté le Professeur Rapin auxquels il répond clairement: &amp;quot;Si on ne regarde pas, on ne peut pas voir&amp;quot;! Pour pouvoir relever et lutter contre un problème il faut avant tout le voir, et pour le voir il faut regarder. Il est extrêmement difficile d&#039;accepter et d&#039;avouer la réelle catastrophe qu&#039;est la maltraitance des personnes âgées. Pourtant il y aurait de quoi dire...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la nouvelle charte de la FEGEMS un accent est mis sur la formation du personnel. Ce point est essentiel et pourtant, quasiment aucune formation n&#039;a lieu dans les différents EMS de Genève sur la question de la maltraitance des personnes âgées. D&#039;autre part, il est important de relever une réelle différence entre les &amp;quot;résidents&amp;quot; des EMS d&#039;il y a quelques années et ceux d&#039;aujourd&#039;hui. Auparavant on venait dans les EMS de son plein gré, pour finir tranquillement sa vie entourée. Aujourd&#039;hui, les personnes entrant dans les maisons de retraite arrivent en général de l&#039;hôpital et ont des traitements médicaux à suivre. Ceci nécessite également une formation sur le traitement de la douleur. Là également la question de la négligence reste pertinente: &amp;quot;laisser avoir mal une personne c&#039;est la négliger, surtout lorsque des médicaments et autres remèdes existent&amp;quot; (Rapin, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, il est important de mentionner également que certains établissements ont fait énormément dans le sens de la prévention et de la formation. Les choses ont un peu bougées de manière générale. On peut dénoncer le problème de la maltraitance des personnes âgées sans risquer de perdre sa place (comme De Saussure - après son livre [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]). Cependant: &amp;quot;il ne faut pas faire peur aux vieux&amp;quot; est une phrase à laquelle le Professeur Rapin se heurte régulièrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Retour sur la problématiques, les questions de recherche &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après notre recherche nous ne pouvons pas tirer de conclusions exaustives, car il nous aurait fallu plus de temps pour satisfaire pleinement notre objectif. La négligence peut être pris comme synonime d&#039;abus. Elle est, si on peut le dire, un sous chapitre du grand phénoméne de la maltraitance. La négligence a été toujours present dans notre société, notre réalité, laquelle avait les yeux fermé devant le problème des personnes âgées. Nos hypothèse ont été en grand partie verifiée soit par l&#039;évolution de notre article soit par l&#039;eterview avec le professeur Rapin (mercredi, 31 mai 2006). La canicule du 2003 a été effectivement le moyen pour en parler plus. Ce phénoméne a permis de briser petit à petit le silence autour d&#039;une problèmatique sociétale. En effet en Suisse le problème de la maltraitance des personnes âgées a été conçu comme problème sociale après les statistiques des décès pendant l&#039;été 2003. Comme on a vu pendant l&#039;analyse de notre recherche, on a toujours nié le problème de maltraitance des personnes âgées en augmentant une sorte de négligence societale. En effet on critiquait les nations autour de nous, en soutenant que chez nous tout allaittrès bien. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que la négligence n&#039;est pas une évolution du terme de maltraitance mais plutôt la conséquence de l&#039;augmentation du nombre de fois où l&#039;on aborde la question de la maltraitance. Peut-être pourrait-on dire que du fait de cette reprise incessante de ce thème, nous sommes plus attentifs aux faits et gestes qui pourraient s&#039;inscrire dans la maltraitance. En étant plus attentifs à cela, on en vient à parler de négligence et à l&#039;inscrire dans la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Autocritiques et perspectives &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective de la négligence comme maltraitance, il nous faut tout de même soulever les abus et les dérives de cette terminologie. Il nous semble que par cette association de terme, tout acte est devient potentiellement négligent...&lt;br /&gt;
Par exemple: ne pas donner à boire à une personne âgée est une forme de négligence/maltraitance, mais la forcée à boire l&#039;est également car ceci va à l&#039;encontre de sa propre volonté. Il serait important, à notre avis, de faire des nuances entre les différences formes de maltraitance et de négligence (ce qui a commencé à être fait dans les associations telles que ALMA France ou Alter Ego)et d&#039;être clair avec les intérvenants par rapport à leurs devoirs et obligations professionnelles. Il ne faut oublier qu&#039;ils doivent prendre soin de ces personnes, qu&#039;un code de déontologie existe et que&#039;une grande question reste à être abordée et clarifiée: Qu&#039;est-ce qui doit primer lorsque ces 2 points s&#039;opposent; le choix et la volonté de la personne âgée ou le devoir professionnel face à une personne qui met sa vie en danger?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
les questions liées à la négligence et ces différentes formes, pourrait être abordées à travers une discussion et un travail sur l&#039;éthique professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Remerciements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions le Professeur Charles-Henri Rapin pour sa précieuse aide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions également la Professeure Martine Ruchat de nous avoir permis de vivre l&#039;expérience d&#039;intelligence collective et par là-même de découvrir les difficultés méthodologiques auxquelles les chercheurs sont souvent confrontés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Livres &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Bertin, Evelyne (1999) Gérontologie, psychanalyse et déshumanisation : silence vieillesse... Paris : L&#039;Harmattan]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Gavillet&amp;amp;Grandrieux, Laurence&amp;amp;Véronique (2006) Ne touche pas à tes vieux, regards sur la maltraitance familiale des personnes âgées. Genève: IES Editions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Hugonot, Robert (1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres.]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Masson, Maltraitances et violences, Sous la direction de Bernard Marc, article de Franck Dibouës, Paris (2004)]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Yves Geneste (2004). Silence on frappe, De la maltraitance à la bientraitance des personnes âgées: Imagine]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Sites Internet&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* www.alter-ego.ch&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Articles &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Avant la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (06.10.1999). MALTRAITANCE : LES PERSONNES ÂGÉES SE REBIFFENT:&lt;br /&gt;
Dépasser les clichés pour mieux combattre la violence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin (8.6.2000). EMS: un bilan alarmant - une étude entreprise à Genève montre que les conditions de vie se dégradent rapidement pour les résidents. La faute, d&#039;abord, au manque de personnel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (27.2.2002). MAISONS DE RETRAITE : GROSSE COLÈRE DU SSP ET DES USAGERS: «La maltraitance continue dans les EMS» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (8.4.2003). La maltraitance envers les aînés existe. Reste à en parler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Après la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (21.2.2004). Les aînés maltraités préoccupent Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (2.12.2004). La maltraitance des seniors en question. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin Dimanche (6.11.2005). Humiliations, injures, coups...le 3e âge relève parfois du calvaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (1.12.2005). Personnes âgées maltraitées: un tabou à briser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Hebdo (20.04.2006). Maltraitance des personnes âgées: les lacunes romandes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Téléjournaux &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    12 août 2003, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeudi    14 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    26 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mercredi 09 juin 2004, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Chartes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS): Editions 1998 et 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Revenir sur&#039;&#039; [[articles]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4272</id>
		<title>L&#039;évolution récente de la définition de la maltraitance des personnes âgées</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4272"/>
		<updated>2006-06-20T14:32:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : /* Ce qu&amp;#039;en disent les auteurs que nous avons lus */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039; Ont écrit cet article... &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tatiana CAVAGLIANI - Sarah GROSSNIKLAUS - Stefania RODRIGUEZ - Mélanie SAVOY - Germain VON DER MUEHL - Valérie SCHAUDER&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A propos des concepts de maltraitance et de négligence: notre approche du thème ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de traiter de la maltraitance des [[Personnes âgées]] car ce thème est bien trop souvent laissé pour compte. On entend souvent parler d&#039;enfants maltraités, de femmes battues, mais rarement de personnes âgées maltraitées.&lt;br /&gt;
De plus, lorsque nous pensons à [[Maltraitance]], notre sens commun a tendance à nous renvoyer directement au sens de la maltraitance physique. Coups, blessures, séquestration...mais aujourd&#039;hui, lorsque l&#039;on rencontre le monde insitutionnel c&#039;est la [[Négligence]] qui semble être devenue une forme perfide de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de nous baser sur la canicule de 2003 pour cibler notre recherche. En effet, lors de cet été 2003, environ 1000 personnnes âgées sont décédées en Suisse des suites des grandes chaleur, du manque d&#039;hydratation, etc. A l&#039;hôpital de Genève (HUG), 352 décès ont été recensés en août 2002 et 385 en août 2003; soit trente-trois décès de plus. Cela correspond à une augmentation d&#039;environ 10% du nombre de  cas. Ce chiffre est représentatif du pourcentage à l&#039;échelle national, tous hôpitaux et institutions confondus, qui oscille entre 10 et 13%, pour la même période. Suite à ce constat, les proches des personnes âgées, ainsi que les institutions ont été au centre des débats. Leur a été reproché le fait de ne pas avoir suffisament su être à l&#039;écoute de ces personnes et de ne pas avoir prêté suffisamment d&#039;attention à la nécessité pour celles-ci de beaucoup s&#039;hydrater. En d&#039;autres termes, d&#039;avoir fait preuve d&#039;une certaine négligence. &lt;br /&gt;
La canicule de 2003 semble donc particulièrement liée au terme de négligence. En effet, les problèmes qu&#039;elle a révélés ont contribué à un déplacement des considérations habituellement partagées sur la maltraitance. Négliger de prendre soin d&#039;une personne âgée lorsque la température est très élévée est une forme de maltraitance. Cette visibilisation d&#039;une catégorie de la maltraitance, la négligence, au travers de la canicule et de sa médiatisation, a probablement eu comme effet d&#039;élargir le champ recouvert par cette notion, contribuant ainsi à une évolution de la définition de la maltraitance. La négligence y prend désormais une place importante.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons décidé de nous pencher sur la période entre 1998 et 2006. Nous avons utilisé plusieurs articles de journaux romands (avant et après l&#039;été 2003), deux éditions (1998 et 2005) de la charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS) ainsi que des téléjournaux diffusés durant la canicule (juillet et août 2003).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre recherche se limite au niveau du canton de Genève. On parlera particulièrement de la négligence comme maltraitance. Nous allons commencer par donner un panel d&#039;informations sur les recherches et les réflexions menées (principalement sur la France) sur le sujet. Puis, nous comparerons les articles et les deux chartes afin de retirer un maximum d&#039;informations. Ces dernières se porteront  sur leurs nombres avant et après la canicule, sur leurs formes, leurs précisions, le vocabulaire employé, etc. Ensuite nous tenterons de faire des liens entre ces différents niveaux d&#039;analyse et ces différentes informations.&lt;br /&gt;
Nous essaierons également de voir comment les téléjournaux présenté lors de la canicule nous décrivent la situation et la norme à adopter pour ne pas être taxé de maltraitance ou de négligence, ainsi que la manière dont ils ont contribué à l&#039;évolution du terme de maltraitance...jusqu&#039;à la négligence. &lt;br /&gt;
Enfin, nous rencontrerons le Dr. Rapin, médecin chef et organisateur du colloque canicule ayant eu lieu en juin 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous apparait également important de mentionner deux autres limites. Tout d&#039;abord le fait que nous ne pouvons lire tout ce qui a été écrit sur le sujet, et que les articles que nous avons choisi pour l&#039;analyse ne sont pas les seuls et uniques pièces que nous avons trouvés. Et ensuite, et c&#039;est là la troisième limite d&#039;un travail portant sur le thème de la maltraitance,  s&#039;appuyer sur des statistiques représente une grande difficulté. En effet, il est très difficile de recenser les victimes de [[Violence]]. Celles-ci ne sont pas toujours prêtes à en parler que cela soit par peur de représailles ou pour d&#039;autres raisons (telles que peur de l&#039;abandon, peur de briser un lien familial, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la prévalence de la maltraitance envers les personnes âgées au sein des institutions, Hugonot (1990) relève la difficulté d&#039;obtenir des statistiques précises. Il souligne qu&#039;il faut dans tous les cas prendre en compte que les cas décelés ne représentent qu&#039;un cinquième de la réalité: il y a donc une sous-estimation importante. Une raison de ce manque de données est que les observations de violences restent souvent à l&#039;intérieur d&#039;une institution. Le manque de témoignages, la dédramatisation par le personnel et la crainte pour la famille de dénoncer la maltraitance rendent l&#039;estimation de la fréquence réelle, difficile. Selon Hugonot, la violence envers les personnes âgées est masquée car elle est liée aux tabous et à la honte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce qu&#039;en disent les auteurs que nous avons lus ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définitions&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de poursuivre notre réflexion, il nous parait important de donner des définitions nécessaires à la compréhension du terme de maltraitance et de négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alter Ego (2002, association suisse contre la maltraitance des personnes âgées) définit la maltraitance comme &amp;quot;un acte ou un ensemble d&#039;actes - comportements et attitudes - commis ou ommis, envers une personne au détriment de son intégrité physique ou sexuelle, morale ou psychique, matérielle ou financière. La maltraitance engendre un tort ou une blessure. Elle constitue une atteinte aux droits fondamentaux et à la dignité de la personne&amp;quot;. &lt;br /&gt;
La maltraitance consiste en actions - violence, abus, sévices, contraintes, empêchements - ou en actes ommis, comme la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La négligence, une forme de maltraitance, consiste selon l&#039;association Alter Ego dans le fait de ne pas donner des soins essentiels à une personne. &amp;quot;C&#039;est omettre de lui donner une nourriture ou des boissons adéquates, les médicaments ou les soins d&#039;hygiène dont elle a besoin&amp;quot; (Alter Ego, 2002). D&#039;autres exemples de négligence sont de donner une alimentation en quantité insuffisante, de ne pas assurer des services adéquats durant la nuit ou de négliger la douleur d&#039;une personne âgée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre article va se baser sur la négligence comme forme de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Revue de littérature&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que l&#039;âge des personnes considérées comme vieillards a augmenté au fil du temps. En effet, dans l&#039;Antiquité les vieillards étaient ceux qui atteignaient l&#039;âge de 40 ans. Aujourd&#039;hui, un vieillard est quelqu&#039;un de plus de 70-80 ans, qui devient dépendant.&lt;br /&gt;
Selon la psychanalyste Evelyne Bertin (1999), notre société occidentale contemporaine n&#039;accorde pas de place à la [[Vieillesse]]. La société refuse de penser à la vieillesse, cette dernière est &#039;&#039;tabou&#039;&#039;. L&#039;être humain a du mal à imaginer qu&#039;il va vieillir, c&#039;est quelque chose dont on ne parle pas, que l&#039;on ne veut pas imaginer, particulièrement dans notre société qui valorise la jeunesse. Selon elle, nous vivons dans un monde en perte de références. La famille en tant qu&#039;institution vit actuellement de grands changements, et nous vivons une époque de confusion des âges et des places dans la famille. L&#039;on ne pourrait penser la vieillesse qu&#039;en se situant dans une lignée, faite de générations ayant chacune leurs rôles.&lt;br /&gt;
Autrefois la vieillesse faisait partie de la société, elle avait une place dans l&#039;univers symbolique de la vie, mais l&#039;on vit actuellement dans une société où les rôles symboliques ont disparus, et où la [[Vieillesse]] est dévalorisée. En outre, selon Christian de Saussure, il n&#039;est plus rare de voir des familles qui s&#039;étendent sur quatre générations, les tensions et les conflits au sein de ces familles s&#039;en trouvent accrus et la génération des aînés en fait en quelque sorte les frais puisque bien souvent la famille s&#039;en désengage petit à petit. &lt;br /&gt;
Tous ces éléments pourraient expliquer les raisons qui font que les sociétés occidentales gèrent une partie des personnes âgées sur le mode de l&#039;exclusion à travers le placement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui est du problème de la maltraitances des personnes âgées, E. Bertin (1999) relève deux axes de réflexion &#039;&#039;Le déni de la mort dans les sociétés occidentales&#039;&#039; ainsi que &#039;&#039;L&#039;augmentation de la banalisation du mal.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que le phénomène de maltraitance n&#039;est pas nouveau dans sa nature, mais par sa fréquence (augmentation des victimes et des agresseurs). Il montre par exemple des prières d&#039;un vieillard abandonné et d&#039;un vieillard qui ne peut pas s&#039;enfuir dans des situations difficiles de 1689.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est dès les années 1980 que dans les pays francophones la question du tabou de la maltraitance des personnes âgées fût soulevée. On commence à parler de certains comportements, de certaines gestes et de certains propos profondément maltraitants pour la personne âgée bien souvent complètement dépendante de l&#039;autre.&lt;br /&gt;
Le sujet commençait à peine à être traité que les milieux de professionnels concernés essayaient de faire taire ce qui était soulevé, chacun essayant de préserver son institution de toutes accusations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, dans le livre &#039;&#039;Touche pas à tes vieux&#039;&#039;, un autre point est soulevé. Alors que de nombreuses personnes s&#039;attèlent à dénoncer la maltraitance des personnes âgées, celles-ci commencent à se rendre compte que les gestes, les propos et les comportements qu&#039;ils dénoncent ne sont pas les faits de monstres et qu&#039;eux-mêmes commettent ce genre d&#039;actes. Dénoncer ces gestes revient à se dénoncer soi-même, cette constatation va faire diminuer la volonté de parler de ce problème. Pour ces deux raisons, le sujet fut donc un peu moins traité.&lt;br /&gt;
Hugonot souligne notamment l&#039;ignorance en France concernant ce sujet et, en rapport avec cela, le manque d&#039;intérêt des médias. E. Bertin (1999), également, reproche à la société et au monde politique de faire comme si la maltraitance des personnes âgées n&#039;existait pas. Elle dénonce aussi cette habitude de montrer une vitrine parfaite: &amp;quot;&#039;&#039;Les images que les médias nous présentent sur la vieillesse sont le plus souvent des images d&#039;exception. Les sujets âgés maltraités ou déshumanisés sont interdits de cité dans le monde médiatique.&#039;&#039;&amp;quot;(p.14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons également, comme le souligne E.Bertin, que notre société actuelle est celle de &#039;&#039;l&#039;image&#039;&#039;. Pour qu&#039;une cause soit entendue, elle doit être médiatisée. Ce qui peut poser problème dans le cas de violence touchant des personnes âgées quant leurs conditions physiques et psychiques les prédisposent plus à l&#039;isolement qu&#039;à la protestation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, parallèlement à ces condamnations, de nombreux témoignages voient le jours. Des personnes âgées trouvent la force de raconter les violences qu&#039;ils subissent...et ils ne baissent pas les bras.De plus, dans son livre, Hugonot nomme plusieurs congrès européens sur le sujet de la maltraitance des personnes âgées. Aussi, cette problématique ne disparaît-elle pas. La question de la maltraitance des personnes âgées apparaît dès lors comme un nouveau problème social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nos lectures, n’abordent pas directement le concept de négligence, mais tous les auteurs que nous avons lus considèrent la négligence comme étant une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
Concernant la canicule et ses effets, aucun de ces ouvrages n’en fait mention. Cella est dû pour une part au faite que les livres lus ont dû être choisi avant que le thème de l’étude ne soit précisé. De plus, nous avons pus constaté à travers notre recherche, que le lien entre négligence et canicule ne semble pas avoir beaucoup été abordé et approfondi dans la littérature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectif de la recherche ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Définir les facteurs impliquant l’évolution récente (entre 1998 et 2006) de la définition de la maltraitance des personnes âgées et plus particulièrement la question de la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hypothèse de recherche: Les conséquences de la canicule de l&#039;été 2003 et leurs médiatisations auraient contribués à un tournant de la définition de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthode ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de vérifier notre hypothèse, soit l&#039;effet de la canicule 2003 sur la définition de la maltraitance, nous allons analyser et comparer le contenu de deux chartes d&#039;instituitions, d&#039;articles de presse et d&#039;extraits de téléjournaux. &lt;br /&gt;
En ce qui concerne les chartes, nous allons vérifier s&#039;il y a eu des modifications au niveau des articles de loi au sein des institutions et des modifications au niveau de la terminologie employée. &lt;br /&gt;
Le but de la comparaison des articles de presse est de voir s&#039;il y a eu des changements dans la manière d&#039;informer la population sur le problème de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Enfin, l&#039;analyse des téléjournaux devra nous permettre d&#039;analyser le type de langage utilisé en lien avec la canicule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Limites de la méthode &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la comparaison des articles de presse, nous nous sommes rendus compte qu&#039;il est très difficile d&#039;accéder aux articles pertinents pour cette démarche. Il est possible que les articles choisis ne soient pas tout à fait représentatifs de la manière dont la presse traite de la problématique de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, tant lors de nos recherches dans les archives de la TSR que dans la base de données Swissdox, nous avons constaté que le nombre de documents (TJ, émissions, reportages spéciaux, articles, dossiers, etc.) abordant le problème du sort des personnes âgées avait augementé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
Nous pourrions émettre l&#039;hypothèse que la canicule fut un tremplin, voire un très bon &amp;quot;fait divers&amp;quot; pour parler de la situation des personnes âgées dans notre société. Ce sujet fut traité plus qu&#039;abondament durant la canicule et juste après, puis régulièrement à l&#039;arrivée de l&#039;été les années suivantes. Il nous parait intéressant de relever la manière dont les médias se sont emparés d&#039;un sujet d&#039;actualité pour en faire un problème social. &lt;br /&gt;
Il faut peut-être garder à l&#039;esprit qu&#039;un des buts premiers des médias, comme développé dans les cours du professeur Payet (&#039;&#039;Introduction à la sociologie de l&#039;éducation&#039;&#039;)et hormis l&#039;aspect d&#039;information, est de faire le plus possible d&#039;audimat ou de lecteurs en accrochant les téléspectateurs par des évènements &amp;quot;chocs&amp;quot;. Les médias ont tendance à s&#039;emparer d&#039;un problème social (ici la condition des personnes âgées et la maltraitance) pour en faire un fait médiatique. Ce processus est facilité dès lors qu&#039;un problème concerne un grand nombre de personnes. Ce qui est le cas avec les personnes âgées puisque chacun en a au moins une dans son entourage ou dans sa famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Aspect quantitatif &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue quantitatif, nous avons pu constater que le nombre d&#039;articles paru dans la presse romande (24 heures, Tribune de Genève, le Matin, le Temps, L&#039;Hebdo) avant la canicule avaient doublé après ce phénomène. Nous avons trouvé environ onze articles dans la période de 1998 à 2003 et vingt de 2003 à 2006. On constate de même pour les téléjournaux. Le nombre de TJ abordant le problème du sort des personnes agées a triplé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
L&#039;apparition d&#039;un réglement d&#039;application dans la charte de 2005 est un ajout pouvant montrer l&#039;importance donnée à la problématique de la maltraitance. Il apporte une définition beaucoup plus stricte des droits et des compétences du conseil éthique. Cela pourrait refléter le soucis de la fegems de lutter contre le problème de la maltraitance en institution en donnant un pouvoir de contrôle plus grand au conseil éthique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contenu et évolution des termes employés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les trois types de documents que nous avons analysés nous n&#039;avons pas constaté de grandes différences entre les deux périodes. Les définitions de la maltraitance données dans les articles de journeaux restent les mêmes avant et après la canicule. Le terme de négligence est employé dans quelques articles avant et après l&#039;été 2003 et sa signifiation ne semble pas avoir changé. La négligence est mentionnée comme une catégorie de la maltraitance, mais n&#039;est dans aucun article expliquée davantage. Deux articles de la Tribune de Genève, un du 8.4.2003 et l&#039;autre du 21.2.2004, mentionnent le même pourcentage de négligence, soit 17% à l&#039;intérieur de la maltraitance. En se basant sur ses chiffres, on ne peut donc pas constater d&#039;effet de la canicule de l&#039;été 2003 sur les cas de négligence. &lt;br /&gt;
Des articles datant d&#039;avant et d&#039;après 2003 montrent des statistiques selon lesquelles il y aurait entre 5 et 10% (parfois 20%) de personnes âgées victimes de maltraitance en Suisse. A Genève, il y aurait donc entre 3000 et 5000 personnes âgées concernées.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du contenu des articles, nous avons constaté que les changements suite à la canicule n&#039;ont pas été très importants. Nous émettons donc l&#039;hypothèse que la problématique de la maltraitance, quoiqu&#039;elle ait suscité plus d&#039;intérêt par la presse après la canicule (nombre d&#039;articles), est traité de la même façon avant et après l&#039;été 2003.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne les TJ, il est intéressant de noter que celles datant de l&#039;été 2003, période de la canicule, n&#039;abordent quasiment pas la situation en Suisse, mais parlent d&#039;effets désastreux en France. C&#039;est seulement un an plus tard que l&#039;on avance les premiers chiffres concernant la Suisse. Il semble qu&#039;elle aie sous estimé les conséquences de la canicule pour ses personnes âgées. La différence de terminologie et d&#039;approche de la situation entre 2003 et 2004 est flagrante lorsque le journaliste parle de l&#039;été 2003 en disant: &amp;quot;Lever le voile sur la canicule n&#039;était pas encore de saison!&amp;quot;.  &lt;br /&gt;
La canicule finira par être abordée comme une routine. Peut-on avancer qu&#039;en une année un fait, unique en son genre et non constaté auparavant, puisse devenir une habitude? Ou plutôt sous entend-t-on que c&#039;est la vigilance qui devient désormais une habitude?&lt;br /&gt;
Nous avons également remarqué que dans tous les TJ que nous avons visionnés, il n&#039;est jamais fait mention du terme de &amp;quot;négligence&amp;quot; ou de &amp;quot;maltraitance&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Pourrait-on aller jusqu&#039;à dire que c&#039;est bien là une forme de tabou? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La comparaison des deux éditions de la charte ne nous a pas amené à constater de grands changements ; que cela soit dans le vocabulaire utilisé, les buts fixés, les engagements, etc.&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons mentionné auparavant, le seul aspect nouveau, dans l&#039;édition adoptée en janvier 2005, est l&#039;ajout d&#039;un réglement d&#039;application qui &amp;quot;régit les modalités d&#039;application de la Charte éthique de la Fegems, à savoir l&#039;organisation de l&#039;autorité compétente pour veiller à l&#039;application de la Charte et examiner les requêtes&amp;quot;. C&#039;est le &amp;quot;Conseil éthique&amp;quot; (constitué de membres élus par l&#039;assemblée générale de la Fegems) qui veillera à la bonne application de la Charte. Ce conseil est déjà présent dans la première édition de la charte et les buts qui lui sont attribués dans cette première édition sont les même que dans celle datant de 2005. Toutefois, l&#039;apparition d&#039;un &amp;quot;réglement d&#039;application&amp;quot; dans cette dernière apporte une définition plus précise et ciblée de son rôle et de ses droits. Ceci peut être interprêté comme la volonté de disposer d&#039;un organe de contrôle plus performant pour lutter contre les cas de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements ou modifications&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Même si nous ne pouvons pas parler de changements significatifs qui valideraient notre hypothèses, nous avons trouvez quelques modifications, lors de notre recherche dans nos différents supports, qui nous sont apparues pertinentes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les associations et les spécialistes qui s&#039;intéressent au sujet de la maltraitance des personnes âgées ne semblent pas avoir changé leur discours. L&#039;unique changement pourrait être que les journaux et les  TJ accordent plus d&#039;importance aux moyens de prévention. Il y a une différence dans les démarches à prendre pour combattre la maltraitance. Serait- ce peut-être pour combler certaines lacunes du système romand? ( articles publiés après 2003)&lt;br /&gt;
En 1999 on évoquait le souhait de créer une ligne téléphonique pour donner la possibilité aux personnes âgées de se confier. En 2004, le journal 24Heures évoque la création d&#039;une telle permanence téléphonique par l&#039;association Alter Ego. On évoque également, en 1999, l&#039;existence d&#039;une brochure (préventive) au canada. En 2005, le matin dimanche évoque la publication de cette brochure.  Serait-ce une conséquence de la canicule?&lt;br /&gt;
Il est difficile de tirer des conclusions sur la base de ces observations, car les articles choisis ne représentent pas forcément la meilleur manière de traiter ce phénomène dans la presse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une grande place semble désormais attribuée à la prévention. Le téléjournal du 9 juin 2004 nous informe par exemple qu&#039;un colloque sur le thème de la canicule a été organisé, dans un but d&#039;information et de prévention, par le Professeur Rapin à Genève en juin 2004.&lt;br /&gt;
Dans une autre émission encore, nous suivons une infirmière qui ne s&#039;était absolument pas inquiété des effets de la canicule et qui découvrait pour la première fois, à la demande des journalistes, l&#039;augmentation relativement marquée du nombre de décès pour le mois d&#039;août 2003 en comparaison avec les chiffres d&#039;août 2002. C&#039;est bien 10% d&#039;augmentation que l&#039;on peut constater. On constate donc bel et bien une grande préocupation quant à la prévention des conséquences désastreuses que peut engendrer une canicule. Les mêmes erreurs ne doivent pas se reproduire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
De manière générale nous n&#039;avons pas constaté d&#039;évolution dans les termes. Cependant, une évolution marquée peut être relevée au niveau quantitatif. La forte médiatisation qu&#039;a suscité la canicule et les problèmes qu&#039;elle a soulevé est vraissemblablement à l&#039;origine de cet accroissement des articles traitant du sujet de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Questionnements et redéfinitions ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Que dire de l&#039;évolution des notions? &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si dans les documents que nous avons analysés nous ne sommes pas parvenus à retirer d&#039;évolutions marquantes de la terminologie employée, ceci nous a permis d&#039;émettre de nouvelles hypothèses et de nous repositionner par rapport à notre question de départ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point que l&#039;on peut relever en terme d&#039;évolution est sans doute ce passage d&#039;une approche anecdodtique de la maltraitance des personnes âgées dans les années précédant la canicule (quelques cas extrêmes d&#039;EMS particuliers) à l&#039;approche actuelle, plus systématique (formations et conférences organisées sur le thème). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous parait peut être donc plus judicieux de parler d&#039;une évolution des mentalités plus que de la terminologies, dans le sens où il est devenu possible de parler des notions de maltraitances, de négligences et d&#039;abus. Depuis plusieurs dizaines d&#039;années quelques professionnels tels que le Professeur Rapin oeuvrent pour faire passer les informations néccessaires à la prévention et à la dénonciation de ces actes. Après énormément de patience, un Temps Présent fu tourné sur la question, plusieurs articles paraissent ensuite dans différents journaux &amp;quot;tout publics&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, avec l&#039;arrivée de la canicule, les médias s&#039;emparent d&#039;un réel fait médiatique et traite de la question lors de tous les TJ (ou presque) lors (et à l&#039;approche) de l&#039;été.&lt;br /&gt;
Il est intéressant de revenir sur l&#039;angle d&#039;approche de notre hypothèse de recherche dans le sens où ce lien entre négligence et canicule n&#039;a pas réellement été fait (propos du Professeur Rapin). Un des phénomènes que nous avons vu apparaître lors de la canicule était une sorte de fatalisme quant à la situation. &amp;quot;Il faisait trop chaud, mais tout le monde avait trop chaud. De toutes manières on ne pouvait rien faire de plus que de constater&amp;quot; (Rapin, mercredi 31 mai 2006). Il nous semble qu&#039;en effet le lien le plus important que nous pouvons faire en terme de négligence est bien un lien avec le déni. En effet, tant le discours des professionnels jugeant que tout allait très bien en Suisse, que celui des médias (dénonçant ce qui se passait chez nos voisins) montre bien un déni du problème qui apparaissait pourtant sous leurs yeux. Ne pas reconnaître qu&#039;il y a un problème est bien le dénier. Le déni est donc une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Revenons sur la question de la négligence. Si ce terme nous est apparu comme une évolution de définition de la maltraitance et comme cette hypothèse n&#039;a pu être vérifée dans le cadre de notre recherche, nous avons été amené à une nouvelle hypothèse: le terme de négligence a peut-être effectivement évolué lui-même dans sa définition. &lt;br /&gt;
Nous avançons l&#039;idée que la définition de la maltraitance aurait subie un élargissement de définition. Par ce fait, beaucoup plus d&#039;actions ou de &amp;quot;non-actions&amp;quot; entreraient sous ce concept de négligence. Ainsi on pourrait effectivement constater une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
Malheureusement notre recherche ne nous permet pas de vérifier cette hypothèse. Cependant, si l&#039;on regarde les chiffres donnés par RIFVEL (Réseau Internet Francophone Vieillir En Liberté)en 2002 quant à la répartition des différentes catégories de maltraitance, on note 8% de cas de négligence. Par ailleurs, en regardant les chiffres avancés par ALMA France en 2003 on constate une augmentation des cas de négligences avec 23,2%. Si les 2 sources ne sont pas les mêmes, il est toutefois possible de les comparer dans le sens où en 2003 la négligence apparait très clairement comme catégorie principale de la maltraitance, alors qu&#039;en 2002 la négligence est la plus petite catégorie de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Est-ce là une marque de l&#039;évolution de cette catégorie qu&#039;est la négligence, la question reste ouverte puisque nous ne pouvons que constater ce phénomène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Les médias: promotteurs d&#039;un problème social &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre rencontre avec le professeur Rapin, nous avons également échangé sur la question des médias et de leurs effets. M. Rapin relève un évènement marquant et déclencheur: la pénurie de cercueil à Paris en août 2003. Il parle d&#039;un &amp;quot;effet télégénique&amp;quot; que nous avons pu relever dans les téléjournaux datant de la période de la canicule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pensons qu&#039;il est intéressant de voir sous 2 aspects les médias. Tout d&#039;abord, comme non intéressés d&#039;un problème social sérieux et important: le bien être et la santé des personnes âgées. Pendant de nombreuses années le Professeur Rapin et ses collègues tantèrent de les faire parler de cette question. Il apprait clair que les médias touchent une énorme partie de la population. Le journal télévisé est suivi par des milliers de téléspectateurs sans compter les lecteurs des divers quotidiens. Lors de la canicule, les médias se sont appropriés un problème de société et l&#039;on dénoncé. Cependant il est intéressant de rappeler que la &amp;quot;prise de conscience&amp;quot; de la part de tous ne fût qu&#039;en 2004 lorsque les chiffres de la &amp;quot;heat wave&amp;quot; parurent. 1000 décès furent recensés durant l&#039;été 2003. Donc, si l&#039;on parle de négligence, on peut relever la négligence des divers médias ne faisant pas état d&#039;une &amp;quot;dramatique réalité&amp;quot; (Professeur Rapin) qu&#039;est la maltraitance. En effet, refuser de passer l&#039;information concernant les conseils et les recommandations l&#039;été arrivant est une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autres part, on peut voir les médias comme promoteurs d&#039;un problème social. Les analyser relèvent donc un intérêt particulier dans le sens où ils sont révélateurs de l&#039;évolution de la perception d&#039;un problème. Nous pourrions relever de nombreux écrits sur la problématique de la construction d&#039;un problème social par les médias et des mécanismes mis en oeuvres pour se faire, mais ce n&#039;est pas ici le sujet de notre travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Situation actuelle &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la canicule a participé à la mise en place de certaines structures d&#039;aides, ce n&#039;est pas réellement elle qui les a initiées. Ces structures sont extrêmement importantes et un suivi des personnes portant plainte est nécessaire.&lt;br /&gt;
Certains &amp;quot;plan canicule&amp;quot; ont été mis en place, des fonds ont été débloqués pour ces fins là...cependant dans de nombreux établissements personne n&#039;est venu demander ce financement pourtant disponible! A nouveau c&#039;est le déni qui prédomine...&amp;quot;Rien ne s&#039;est passé ici&amp;quot;, &amp;quot;Comment s&#039;est passé la canicule dans mon établissement? Sans problème!&amp;quot; voici le genre d&#039;échanges que nous a rapporté le Professeur Rapin auxquels il répond clairement: &amp;quot;Si on ne regarde pas, on ne peut pas voir&amp;quot;! Pour pouvoir relever et lutter contre un problème il faut avant tout le voir, et pour le voir il faut regarder. Il est extrêmement difficile d&#039;accepter et d&#039;avouer la réelle catastrophe qu&#039;est la maltraitance des personnes âgées. Pourtant il y aurait de quoi dire...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la nouvelle charte de la FEGEMS un accent est mis sur la formation du personnel. Ce point est essentiel et pourtant, quasiment aucune formation n&#039;a lieu dans les différents EMS de Genève sur la question de la maltraitance des personnes âgées. D&#039;autre part, il est important de relever une réelle différence entre les &amp;quot;résidents&amp;quot; des EMS d&#039;il y a quelques années et ceux d&#039;aujourd&#039;hui. Auparavant on venait dans les EMS de son plein gré, pour finir tranquillement sa vie entourée. Aujourd&#039;hui, les personnes entrant dans les maisons de retraite arrivent en général de l&#039;hôpital et ont des traitements médicaux à suivre. Ceci nécessite également une formation sur le traitement de la douleur. Là également la question de la négligence reste pertinente: &amp;quot;laisser avoir mal une personne c&#039;est la négliger, surtout lorsque des médicaments et autres remèdes existent&amp;quot; (Rapin, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, il est important de mentionner également que certains établissements ont fait énormément dans le sens de la prévention et de la formation. Les choses ont un peu bougées de manière générale. On peut dénoncer le problème de la maltraitance des personnes âgées sans risquer de perdre sa place (comme De Saussure - après son livre [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]). Cependant: &amp;quot;il ne faut pas faire peur aux vieux&amp;quot; est une phrase à laquelle le Professeur Rapin se heurte régulièrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Retour sur la problématiques, les questions de recherche &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après notre recherche nous ne pouvons pas tirer de conclusions exaustives, car il nous aurait fallu plus de temps pour satisfaire pleinement notre objectif. La négligence peut être pris comme synonime d&#039;abus. Elle est, si on peut le dire, un sous chapitre du grand phénoméne de la maltraitance. La négligence a été toujours present dans notre société, notre réalité, laquelle avait les yeux fermé devant le problème des personnes âgées. Nos hypothèse ont été en grand partie verifiée soit par l&#039;évolution de notre article soit par l&#039;eterview avec le professeur Rapin (mercredi, 31 mai 2006). La canicule du 2003 a été effectivement le moyen pour en parler plus. Ce phénoméne a permis de briser petit à petit le silence autour d&#039;une problèmatique sociétale. En effet en Suisse le problème de la maltraitance des personnes âgées a été conçu comme problème sociale après les statistiques des décès pendant l&#039;été 2003. Comme on a vu pendant l&#039;analyse de notre recherche, on a toujours nié le problème de maltraitance des personnes âgées en augmentant une sorte de négligence societale. En effet on critiquait les nations autour de nous, en soutenant que chez nous tout allaittrès bien. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que la négligence n&#039;est pas une évolution du terme de maltraitance mais plutôt la conséquence de l&#039;augmentation du nombre de fois où l&#039;on aborde la question de la maltraitance. Peut-être pourrait-on dire que du fait de cette reprise incessante de ce thème, nous sommes plus attentifs aux faits et gestes qui pourraient s&#039;inscrire dans la maltraitance. En étant plus attentifs à cela, on en vient à parler de négligence et à l&#039;inscrire dans la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Autocritiques et perspectives &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective de la négligence comme maltraitance, il nous faut tout de même soulever les abus et les dérives de cette terminologie. Il nous semble que par cette association de terme, tout acte est devient potentiellement négligent...&lt;br /&gt;
Par exemple: ne pas donner à boire à une personne âgée est une forme de négligence/maltraitance, mais la forcée à boire l&#039;est également car ceci va à l&#039;encontre de sa propre volonté. Il serait important, à notre avis, de faire des nuances entre les différences formes de maltraitance et de négligence (ce qui a commencé à être fait dans les associations telles que ALMA France ou Alter Ego)et d&#039;être clair avec les intérvenants par rapport à leurs devoirs et obligations professionnelles. Il ne faut oublier qu&#039;ils doivent prendre soin de ces personnes, qu&#039;un code de déontologie existe et que&#039;une grande question reste à être abordée et clarifiée: Qu&#039;est-ce qui doit primer lorsque ces 2 points s&#039;opposent; le choix et la volonté de la personne âgée ou le devoir professionnel face à une personne qui met sa vie en danger?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
les questions liées à la négligence et ces différentes formes, pourrait être abordées à travers une discussion et un travail sur l&#039;éthique professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Remerciements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions le Professeur Charles-Henri Rapin pour sa précieuse aide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions également la Professeure Martine Ruchat de nous avoir permis de vivre l&#039;expérience d&#039;intelligence collective et par là-même de découvrir les difficultés méthodologiques auxquelles les chercheurs sont souvent confrontés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Livres &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Bertin, Evelyne (1999) Gérontologie, psychanalyse et déshumanisation : silence vieillesse... Paris : L&#039;Harmattan]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Gavillet&amp;amp;Grandrieux, Laurence&amp;amp;Véronique (2006) Ne touche pas à tes vieux, regards sur la maltraitance familiale des personnes âgées. Genève: IES Editions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Hugonot, Robert (1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres.]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Masson, Maltraitances et violences, Sous la direction de Bernard Marc, article de Franck Dibouës, Paris (2004)]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Yves Geneste (2004). Silence on frappe, De la maltraitance à la bientraitance des personnes âgées: Imagine]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Sites Internet&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* www.alter-ego.ch&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Articles &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Avant la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (06.10.1999). MALTRAITANCE : LES PERSONNES ÂGÉES SE REBIFFENT:&lt;br /&gt;
Dépasser les clichés pour mieux combattre la violence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin (8.6.2000). EMS: un bilan alarmant - une étude entreprise à Genève montre que les conditions de vie se dégradent rapidement pour les résidents. La faute, d&#039;abord, au manque de personnel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (27.2.2002). MAISONS DE RETRAITE : GROSSE COLÈRE DU SSP ET DES USAGERS: «La maltraitance continue dans les EMS» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (8.4.2003). La maltraitance envers les aînés existe. Reste à en parler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Après la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (21.2.2004). Les aînés maltraités préoccupent Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (2.12.2004). La maltraitance des seniors en question. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin Dimanche (6.11.2005). Humiliations, injures, coups...le 3e âge relève parfois du calvaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (1.12.2005). Personnes âgées maltraitées: un tabou à briser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Hebdo (20.04.2006). Maltraitance des personnes âgées: les lacunes romandes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Téléjournaux &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    12 août 2003, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeudi    14 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    26 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mercredi 09 juin 2004, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Chartes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS): Editions 1998 et 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Revenir sur&#039;&#039; [[articles]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4271</id>
		<title>L&#039;évolution récente de la définition de la maltraitance des personnes âgées</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4271"/>
		<updated>2006-06-20T14:30:22Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : /* A propos des concepts de maltraitance et de négligence: notre approche du thème */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039; Ont écrit cet article... &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tatiana CAVAGLIANI - Sarah GROSSNIKLAUS - Stefania RODRIGUEZ - Mélanie SAVOY - Germain VON DER MUEHL - Valérie SCHAUDER&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A propos des concepts de maltraitance et de négligence: notre approche du thème ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de traiter de la maltraitance des [[Personnes âgées]] car ce thème est bien trop souvent laissé pour compte. On entend souvent parler d&#039;enfants maltraités, de femmes battues, mais rarement de personnes âgées maltraitées.&lt;br /&gt;
De plus, lorsque nous pensons à [[Maltraitance]], notre sens commun a tendance à nous renvoyer directement au sens de la maltraitance physique. Coups, blessures, séquestration...mais aujourd&#039;hui, lorsque l&#039;on rencontre le monde insitutionnel c&#039;est la [[Négligence]] qui semble être devenue une forme perfide de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de nous baser sur la canicule de 2003 pour cibler notre recherche. En effet, lors de cet été 2003, environ 1000 personnnes âgées sont décédées en Suisse des suites des grandes chaleur, du manque d&#039;hydratation, etc. A l&#039;hôpital de Genève (HUG), 352 décès ont été recensés en août 2002 et 385 en août 2003; soit trente-trois décès de plus. Cela correspond à une augmentation d&#039;environ 10% du nombre de  cas. Ce chiffre est représentatif du pourcentage à l&#039;échelle national, tous hôpitaux et institutions confondus, qui oscille entre 10 et 13%, pour la même période. Suite à ce constat, les proches des personnes âgées, ainsi que les institutions ont été au centre des débats. Leur a été reproché le fait de ne pas avoir suffisament su être à l&#039;écoute de ces personnes et de ne pas avoir prêté suffisamment d&#039;attention à la nécessité pour celles-ci de beaucoup s&#039;hydrater. En d&#039;autres termes, d&#039;avoir fait preuve d&#039;une certaine négligence. &lt;br /&gt;
La canicule de 2003 semble donc particulièrement liée au terme de négligence. En effet, les problèmes qu&#039;elle a révélés ont contribué à un déplacement des considérations habituellement partagées sur la maltraitance. Négliger de prendre soin d&#039;une personne âgée lorsque la température est très élévée est une forme de maltraitance. Cette visibilisation d&#039;une catégorie de la maltraitance, la négligence, au travers de la canicule et de sa médiatisation, a probablement eu comme effet d&#039;élargir le champ recouvert par cette notion, contribuant ainsi à une évolution de la définition de la maltraitance. La négligence y prend désormais une place importante.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons décidé de nous pencher sur la période entre 1998 et 2006. Nous avons utilisé plusieurs articles de journaux romands (avant et après l&#039;été 2003), deux éditions (1998 et 2005) de la charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS) ainsi que des téléjournaux diffusés durant la canicule (juillet et août 2003).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre recherche se limite au niveau du canton de Genève. On parlera particulièrement de la négligence comme maltraitance. Nous allons commencer par donner un panel d&#039;informations sur les recherches et les réflexions menées (principalement sur la France) sur le sujet. Puis, nous comparerons les articles et les deux chartes afin de retirer un maximum d&#039;informations. Ces dernières se porteront  sur leurs nombres avant et après la canicule, sur leurs formes, leurs précisions, le vocabulaire employé, etc. Ensuite nous tenterons de faire des liens entre ces différents niveaux d&#039;analyse et ces différentes informations.&lt;br /&gt;
Nous essaierons également de voir comment les téléjournaux présenté lors de la canicule nous décrivent la situation et la norme à adopter pour ne pas être taxé de maltraitance ou de négligence, ainsi que la manière dont ils ont contribué à l&#039;évolution du terme de maltraitance...jusqu&#039;à la négligence. &lt;br /&gt;
Enfin, nous rencontrerons le Dr. Rapin, médecin chef et organisateur du colloque canicule ayant eu lieu en juin 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous apparait également important de mentionner deux autres limites. Tout d&#039;abord le fait que nous ne pouvons lire tout ce qui a été écrit sur le sujet, et que les articles que nous avons choisi pour l&#039;analyse ne sont pas les seuls et uniques pièces que nous avons trouvés. Et ensuite, et c&#039;est là la troisième limite d&#039;un travail portant sur le thème de la maltraitance,  s&#039;appuyer sur des statistiques représente une grande difficulté. En effet, il est très difficile de recenser les victimes de [[Violence]]. Celles-ci ne sont pas toujours prêtes à en parler que cela soit par peur de représailles ou pour d&#039;autres raisons (telles que peur de l&#039;abandon, peur de briser un lien familial, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la prévalence de la maltraitance envers les personnes âgées au sein des institutions, Hugonot (1990) relève la difficulté d&#039;obtenir des statistiques précises. Il souligne qu&#039;il faut dans tous les cas prendre en compte que les cas décelés ne représentent qu&#039;un cinquième de la réalité: il y a donc une sous-estimation importante. Une raison de ce manque de données est que les observations de violences restent souvent à l&#039;intérieur d&#039;une institution. Le manque de témoignages, la dédramatisation par le personnel et la crainte pour la famille de dénoncer la maltraitance rendent l&#039;estimation de la fréquence réelle, difficile. Selon Hugonot, la violence envers les personnes âgées est masquée car elle est liée aux tabous et à la honte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce qu&#039;en disent les auteurs que nous avons lus ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définitions&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de poursuivre notre réflexion, il nous parait important de donner des définitions nécessaires à la compréhension du terme de maltraitance et de négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alter Ego (2002, association suisse contre la maltraitance des personnes âgées) définit la maltraitance comme &amp;quot;un acte ou un ensemble d&#039;actes - comportements et attitudes - commis ou ommis, envers une personne au détriment de son intégrité physique ou sexuelle, morale ou psychique, matérielle ou financière. La maltraitance engendre un tort ou une blessure. Elle constitue une atteinte aux droits fondamentaux et à la dignité de la personne&amp;quot;. &lt;br /&gt;
La maltraitance consiste en actions - violence, abus, sévices, contraintes, empêchements - ou en actes ommis, comme la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La négligence, une forme de maltraitance, consiste selon l&#039;association Alter Ego dans le fait de ne pas donner des soins essentiels à une personne. &amp;quot;C&#039;est omettre de lui donner une nourriture ou des boissons adéquates, les médicaments ou les soins d&#039;hygiène dont elle a besoin&amp;quot; (Alter Ego, 2002). D&#039;autres exemples de négligence sont de donner une alimentation en quantité insuffisante, de ne pas assurer des services adéquats durant la nuit ou de négliger la douleur d&#039;une personne âgée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre article va se baser sur la négligence comme forme de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Revue de littérature&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que l&#039;âge des personnes considérées comme vieillards a augmenté au fil du temps. En effet, dans l&#039;Antiquité les vieillards étaient ceux qui atteignaient l&#039;âge de 40 ans. Aujourd&#039;hui, un vieillard est quelqu&#039;un de plus de 70-80 ans, qui devient dépendant.&lt;br /&gt;
Selon la psychanalyste Evelyne Bertin (1999), notre société occidentale contemporaine n&#039;accorde pas de place à la vieillesse. La société refuse de penser à la vieillesse, cette dernière est &#039;&#039;tabou&#039;&#039;. L&#039;être humain a du mal à imaginer qu&#039;il va vieillir, c&#039;est quelque chose dont on ne parle pas, que l&#039;on ne veut pas imaginer, particulièrement dans notre société qui valorise la jeunesse. Selon elle, nous vivons dans un monde en perte de références. La famille en tant qu&#039;institution vit actuellement de grands changements, et nous vivons une époque de confusion des âges et des places dans la famille. L&#039;on ne pourrait penser la vieillesse qu&#039;en se situant dans une lignée, faite de générations ayant chacune leurs rôles.&lt;br /&gt;
Autrefois la vieillesse faisait partie de la société, elle avait une place dans l&#039;univers symbolique de la vie, mais l&#039;on vit actuellement dans une société où les rôles symboliques ont disparus, et où la [[Vieillesse]] est dévalorisée. En outre, selon Christian de Saussure, il n&#039;est plus rare de voir des familles qui s&#039;étendent sur quatre générations, les tensions et les conflits au sein de ces familles s&#039;en trouvent accrus et la génération des aînés en fait en quelque sorte les frais puisque bien souvent la famille s&#039;en désengage petit à petit. &lt;br /&gt;
Tous ces éléments pourraient expliquer les raisons qui font que les sociétés occidentales gèrent une partie des personnes âgées sur le mode de l&#039;exclusion à travers le placement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui est du problème de la maltraitances des personnes âgées, E. Bertin (1999) relève deux axes de réflexion &#039;&#039;Le déni de la mort dans les sociétés occidentales&#039;&#039; ainsi que &#039;&#039;L&#039;augmentation de la banalisation du mal.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que le phénomène de maltraitance n&#039;est pas nouveau dans sa nature, mais par sa fréquence (augmentation des victimes et des agresseurs). Il montre par exemple des prières d&#039;un vieillard abandonné et d&#039;un vieillard qui ne peut pas s&#039;enfuir dans des situations difficiles de 1689.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est dès les années 1980 que dans les pays francophones la question du tabou de la maltraitance des personnes âgées fût soulevée. On commence à parler de certains comportements, de certaines gestes et de certains propos profondément maltraitants pour la personne âgée bien souvent complètement dépendante de l&#039;autre.&lt;br /&gt;
Le sujet commençait à peine à être traité que les milieux de professionnels concernés essayaient de faire taire ce qui était soulevé, chacun essayant de préserver son institution de toutes accusations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, dans le livre &#039;&#039;Touche pas à tes vieux&#039;&#039;, un autre point est soulevé. Alors que de nombreuses personnes s&#039;attèlent à dénoncer la maltraitance des personnes âgées, celles-ci commencent à se rendre compte que les gestes, les propos et les comportements qu&#039;ils dénoncent ne sont pas les faits de monstres et qu&#039;eux-mêmes commettent ce genre d&#039;actes. Dénoncer ces gestes revient à se dénoncer soi-même, cette constatation va faire diminuer la volonté de parler de ce problème. Pour ces deux raisons, le sujet fut donc un peu moins traité.&lt;br /&gt;
Hugonot souligne notamment l&#039;ignorance en France concernant ce sujet et, en rapport avec cela, le manque d&#039;intérêt des médias. E. Bertin (1999), également, reproche à la société et au monde politique de faire comme si la maltraitance des personnes âgées n&#039;existait pas. Elle dénonce aussi cette habitude de montrer une vitrine parfaite: &amp;quot;&#039;&#039;Les images que les médias nous présentent sur la vieillesse sont le plus souvent des images d&#039;exception. Les sujets âgés maltraités ou déshumanisés sont interdits de cité dans le monde médiatique.&#039;&#039;&amp;quot;(p.14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons également, comme le souligne E.Bertin, que notre société actuelle est celle de &#039;&#039;l&#039;image&#039;&#039;. Pour qu&#039;une cause soit entendue, elle doit être médiatisée. Ce qui peut poser problème dans le cas de violence touchant des personnes âgées quant leurs conditions physiques et psychiques les prédisposent plus à l&#039;isolement qu&#039;à la protestation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, parallèlement à ces condamnations, de nombreux témoignages voient le jours. Des personnes âgées trouvent la force de raconter les violences qu&#039;ils subissent...et ils ne baissent pas les bras.De plus, dans son livre, Hugonot nomme plusieurs congrès européens sur le sujet de la maltraitance des personnes âgées. Aussi, cette problématique ne disparaît-elle pas. La question de la maltraitance des personnes âgées apparaît dès lors comme un nouveau problème social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nos lectures, n’abordent pas directement le concept de négligence, mais tous les auteurs que nous avons lus considèrent la négligence comme étant une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
Concernant la canicule et ses effets, aucun de ces ouvrages n’en fait mention. Cella est dû pour une part au faite que les livres lus ont dû être choisi avant que le thème de l’étude ne soit précisé. De plus, nous avons pus constaté à travers notre recherche, que le lien entre négligence et canicule ne semble pas avoir beaucoup été abordé et approfondi dans la littérature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectif de la recherche ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Définir les facteurs impliquant l’évolution récente (entre 1998 et 2006) de la définition de la maltraitance des personnes âgées et plus particulièrement la question de la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hypothèse de recherche: Les conséquences de la canicule de l&#039;été 2003 et leurs médiatisations auraient contribués à un tournant de la définition de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthode ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de vérifier notre hypothèse, soit l&#039;effet de la canicule 2003 sur la définition de la maltraitance, nous allons analyser et comparer le contenu de deux chartes d&#039;instituitions, d&#039;articles de presse et d&#039;extraits de téléjournaux. &lt;br /&gt;
En ce qui concerne les chartes, nous allons vérifier s&#039;il y a eu des modifications au niveau des articles de loi au sein des institutions et des modifications au niveau de la terminologie employée. &lt;br /&gt;
Le but de la comparaison des articles de presse est de voir s&#039;il y a eu des changements dans la manière d&#039;informer la population sur le problème de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Enfin, l&#039;analyse des téléjournaux devra nous permettre d&#039;analyser le type de langage utilisé en lien avec la canicule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Limites de la méthode &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la comparaison des articles de presse, nous nous sommes rendus compte qu&#039;il est très difficile d&#039;accéder aux articles pertinents pour cette démarche. Il est possible que les articles choisis ne soient pas tout à fait représentatifs de la manière dont la presse traite de la problématique de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, tant lors de nos recherches dans les archives de la TSR que dans la base de données Swissdox, nous avons constaté que le nombre de documents (TJ, émissions, reportages spéciaux, articles, dossiers, etc.) abordant le problème du sort des personnes âgées avait augementé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
Nous pourrions émettre l&#039;hypothèse que la canicule fut un tremplin, voire un très bon &amp;quot;fait divers&amp;quot; pour parler de la situation des personnes âgées dans notre société. Ce sujet fut traité plus qu&#039;abondament durant la canicule et juste après, puis régulièrement à l&#039;arrivée de l&#039;été les années suivantes. Il nous parait intéressant de relever la manière dont les médias se sont emparés d&#039;un sujet d&#039;actualité pour en faire un problème social. &lt;br /&gt;
Il faut peut-être garder à l&#039;esprit qu&#039;un des buts premiers des médias, comme développé dans les cours du professeur Payet (&#039;&#039;Introduction à la sociologie de l&#039;éducation&#039;&#039;)et hormis l&#039;aspect d&#039;information, est de faire le plus possible d&#039;audimat ou de lecteurs en accrochant les téléspectateurs par des évènements &amp;quot;chocs&amp;quot;. Les médias ont tendance à s&#039;emparer d&#039;un problème social (ici la condition des personnes âgées et la maltraitance) pour en faire un fait médiatique. Ce processus est facilité dès lors qu&#039;un problème concerne un grand nombre de personnes. Ce qui est le cas avec les personnes âgées puisque chacun en a au moins une dans son entourage ou dans sa famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Aspect quantitatif &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue quantitatif, nous avons pu constater que le nombre d&#039;articles paru dans la presse romande (24 heures, Tribune de Genève, le Matin, le Temps, L&#039;Hebdo) avant la canicule avaient doublé après ce phénomène. Nous avons trouvé environ onze articles dans la période de 1998 à 2003 et vingt de 2003 à 2006. On constate de même pour les téléjournaux. Le nombre de TJ abordant le problème du sort des personnes agées a triplé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
L&#039;apparition d&#039;un réglement d&#039;application dans la charte de 2005 est un ajout pouvant montrer l&#039;importance donnée à la problématique de la maltraitance. Il apporte une définition beaucoup plus stricte des droits et des compétences du conseil éthique. Cela pourrait refléter le soucis de la fegems de lutter contre le problème de la maltraitance en institution en donnant un pouvoir de contrôle plus grand au conseil éthique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contenu et évolution des termes employés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les trois types de documents que nous avons analysés nous n&#039;avons pas constaté de grandes différences entre les deux périodes. Les définitions de la maltraitance données dans les articles de journeaux restent les mêmes avant et après la canicule. Le terme de négligence est employé dans quelques articles avant et après l&#039;été 2003 et sa signifiation ne semble pas avoir changé. La négligence est mentionnée comme une catégorie de la maltraitance, mais n&#039;est dans aucun article expliquée davantage. Deux articles de la Tribune de Genève, un du 8.4.2003 et l&#039;autre du 21.2.2004, mentionnent le même pourcentage de négligence, soit 17% à l&#039;intérieur de la maltraitance. En se basant sur ses chiffres, on ne peut donc pas constater d&#039;effet de la canicule de l&#039;été 2003 sur les cas de négligence. &lt;br /&gt;
Des articles datant d&#039;avant et d&#039;après 2003 montrent des statistiques selon lesquelles il y aurait entre 5 et 10% (parfois 20%) de personnes âgées victimes de maltraitance en Suisse. A Genève, il y aurait donc entre 3000 et 5000 personnes âgées concernées.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du contenu des articles, nous avons constaté que les changements suite à la canicule n&#039;ont pas été très importants. Nous émettons donc l&#039;hypothèse que la problématique de la maltraitance, quoiqu&#039;elle ait suscité plus d&#039;intérêt par la presse après la canicule (nombre d&#039;articles), est traité de la même façon avant et après l&#039;été 2003.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne les TJ, il est intéressant de noter que celles datant de l&#039;été 2003, période de la canicule, n&#039;abordent quasiment pas la situation en Suisse, mais parlent d&#039;effets désastreux en France. C&#039;est seulement un an plus tard que l&#039;on avance les premiers chiffres concernant la Suisse. Il semble qu&#039;elle aie sous estimé les conséquences de la canicule pour ses personnes âgées. La différence de terminologie et d&#039;approche de la situation entre 2003 et 2004 est flagrante lorsque le journaliste parle de l&#039;été 2003 en disant: &amp;quot;Lever le voile sur la canicule n&#039;était pas encore de saison!&amp;quot;.  &lt;br /&gt;
La canicule finira par être abordée comme une routine. Peut-on avancer qu&#039;en une année un fait, unique en son genre et non constaté auparavant, puisse devenir une habitude? Ou plutôt sous entend-t-on que c&#039;est la vigilance qui devient désormais une habitude?&lt;br /&gt;
Nous avons également remarqué que dans tous les TJ que nous avons visionnés, il n&#039;est jamais fait mention du terme de &amp;quot;négligence&amp;quot; ou de &amp;quot;maltraitance&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Pourrait-on aller jusqu&#039;à dire que c&#039;est bien là une forme de tabou? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La comparaison des deux éditions de la charte ne nous a pas amené à constater de grands changements ; que cela soit dans le vocabulaire utilisé, les buts fixés, les engagements, etc.&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons mentionné auparavant, le seul aspect nouveau, dans l&#039;édition adoptée en janvier 2005, est l&#039;ajout d&#039;un réglement d&#039;application qui &amp;quot;régit les modalités d&#039;application de la Charte éthique de la Fegems, à savoir l&#039;organisation de l&#039;autorité compétente pour veiller à l&#039;application de la Charte et examiner les requêtes&amp;quot;. C&#039;est le &amp;quot;Conseil éthique&amp;quot; (constitué de membres élus par l&#039;assemblée générale de la Fegems) qui veillera à la bonne application de la Charte. Ce conseil est déjà présent dans la première édition de la charte et les buts qui lui sont attribués dans cette première édition sont les même que dans celle datant de 2005. Toutefois, l&#039;apparition d&#039;un &amp;quot;réglement d&#039;application&amp;quot; dans cette dernière apporte une définition plus précise et ciblée de son rôle et de ses droits. Ceci peut être interprêté comme la volonté de disposer d&#039;un organe de contrôle plus performant pour lutter contre les cas de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements ou modifications&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Même si nous ne pouvons pas parler de changements significatifs qui valideraient notre hypothèses, nous avons trouvez quelques modifications, lors de notre recherche dans nos différents supports, qui nous sont apparues pertinentes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les associations et les spécialistes qui s&#039;intéressent au sujet de la maltraitance des personnes âgées ne semblent pas avoir changé leur discours. L&#039;unique changement pourrait être que les journaux et les  TJ accordent plus d&#039;importance aux moyens de prévention. Il y a une différence dans les démarches à prendre pour combattre la maltraitance. Serait- ce peut-être pour combler certaines lacunes du système romand? ( articles publiés après 2003)&lt;br /&gt;
En 1999 on évoquait le souhait de créer une ligne téléphonique pour donner la possibilité aux personnes âgées de se confier. En 2004, le journal 24Heures évoque la création d&#039;une telle permanence téléphonique par l&#039;association Alter Ego. On évoque également, en 1999, l&#039;existence d&#039;une brochure (préventive) au canada. En 2005, le matin dimanche évoque la publication de cette brochure.  Serait-ce une conséquence de la canicule?&lt;br /&gt;
Il est difficile de tirer des conclusions sur la base de ces observations, car les articles choisis ne représentent pas forcément la meilleur manière de traiter ce phénomène dans la presse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une grande place semble désormais attribuée à la prévention. Le téléjournal du 9 juin 2004 nous informe par exemple qu&#039;un colloque sur le thème de la canicule a été organisé, dans un but d&#039;information et de prévention, par le Professeur Rapin à Genève en juin 2004.&lt;br /&gt;
Dans une autre émission encore, nous suivons une infirmière qui ne s&#039;était absolument pas inquiété des effets de la canicule et qui découvrait pour la première fois, à la demande des journalistes, l&#039;augmentation relativement marquée du nombre de décès pour le mois d&#039;août 2003 en comparaison avec les chiffres d&#039;août 2002. C&#039;est bien 10% d&#039;augmentation que l&#039;on peut constater. On constate donc bel et bien une grande préocupation quant à la prévention des conséquences désastreuses que peut engendrer une canicule. Les mêmes erreurs ne doivent pas se reproduire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
De manière générale nous n&#039;avons pas constaté d&#039;évolution dans les termes. Cependant, une évolution marquée peut être relevée au niveau quantitatif. La forte médiatisation qu&#039;a suscité la canicule et les problèmes qu&#039;elle a soulevé est vraissemblablement à l&#039;origine de cet accroissement des articles traitant du sujet de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Questionnements et redéfinitions ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Que dire de l&#039;évolution des notions? &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si dans les documents que nous avons analysés nous ne sommes pas parvenus à retirer d&#039;évolutions marquantes de la terminologie employée, ceci nous a permis d&#039;émettre de nouvelles hypothèses et de nous repositionner par rapport à notre question de départ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point que l&#039;on peut relever en terme d&#039;évolution est sans doute ce passage d&#039;une approche anecdodtique de la maltraitance des personnes âgées dans les années précédant la canicule (quelques cas extrêmes d&#039;EMS particuliers) à l&#039;approche actuelle, plus systématique (formations et conférences organisées sur le thème). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous parait peut être donc plus judicieux de parler d&#039;une évolution des mentalités plus que de la terminologies, dans le sens où il est devenu possible de parler des notions de maltraitances, de négligences et d&#039;abus. Depuis plusieurs dizaines d&#039;années quelques professionnels tels que le Professeur Rapin oeuvrent pour faire passer les informations néccessaires à la prévention et à la dénonciation de ces actes. Après énormément de patience, un Temps Présent fu tourné sur la question, plusieurs articles paraissent ensuite dans différents journaux &amp;quot;tout publics&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, avec l&#039;arrivée de la canicule, les médias s&#039;emparent d&#039;un réel fait médiatique et traite de la question lors de tous les TJ (ou presque) lors (et à l&#039;approche) de l&#039;été.&lt;br /&gt;
Il est intéressant de revenir sur l&#039;angle d&#039;approche de notre hypothèse de recherche dans le sens où ce lien entre négligence et canicule n&#039;a pas réellement été fait (propos du Professeur Rapin). Un des phénomènes que nous avons vu apparaître lors de la canicule était une sorte de fatalisme quant à la situation. &amp;quot;Il faisait trop chaud, mais tout le monde avait trop chaud. De toutes manières on ne pouvait rien faire de plus que de constater&amp;quot; (Rapin, mercredi 31 mai 2006). Il nous semble qu&#039;en effet le lien le plus important que nous pouvons faire en terme de négligence est bien un lien avec le déni. En effet, tant le discours des professionnels jugeant que tout allait très bien en Suisse, que celui des médias (dénonçant ce qui se passait chez nos voisins) montre bien un déni du problème qui apparaissait pourtant sous leurs yeux. Ne pas reconnaître qu&#039;il y a un problème est bien le dénier. Le déni est donc une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Revenons sur la question de la négligence. Si ce terme nous est apparu comme une évolution de définition de la maltraitance et comme cette hypothèse n&#039;a pu être vérifée dans le cadre de notre recherche, nous avons été amené à une nouvelle hypothèse: le terme de négligence a peut-être effectivement évolué lui-même dans sa définition. &lt;br /&gt;
Nous avançons l&#039;idée que la définition de la maltraitance aurait subie un élargissement de définition. Par ce fait, beaucoup plus d&#039;actions ou de &amp;quot;non-actions&amp;quot; entreraient sous ce concept de négligence. Ainsi on pourrait effectivement constater une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
Malheureusement notre recherche ne nous permet pas de vérifier cette hypothèse. Cependant, si l&#039;on regarde les chiffres donnés par RIFVEL (Réseau Internet Francophone Vieillir En Liberté)en 2002 quant à la répartition des différentes catégories de maltraitance, on note 8% de cas de négligence. Par ailleurs, en regardant les chiffres avancés par ALMA France en 2003 on constate une augmentation des cas de négligences avec 23,2%. Si les 2 sources ne sont pas les mêmes, il est toutefois possible de les comparer dans le sens où en 2003 la négligence apparait très clairement comme catégorie principale de la maltraitance, alors qu&#039;en 2002 la négligence est la plus petite catégorie de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Est-ce là une marque de l&#039;évolution de cette catégorie qu&#039;est la négligence, la question reste ouverte puisque nous ne pouvons que constater ce phénomène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Les médias: promotteurs d&#039;un problème social &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre rencontre avec le professeur Rapin, nous avons également échangé sur la question des médias et de leurs effets. M. Rapin relève un évènement marquant et déclencheur: la pénurie de cercueil à Paris en août 2003. Il parle d&#039;un &amp;quot;effet télégénique&amp;quot; que nous avons pu relever dans les téléjournaux datant de la période de la canicule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pensons qu&#039;il est intéressant de voir sous 2 aspects les médias. Tout d&#039;abord, comme non intéressés d&#039;un problème social sérieux et important: le bien être et la santé des personnes âgées. Pendant de nombreuses années le Professeur Rapin et ses collègues tantèrent de les faire parler de cette question. Il apprait clair que les médias touchent une énorme partie de la population. Le journal télévisé est suivi par des milliers de téléspectateurs sans compter les lecteurs des divers quotidiens. Lors de la canicule, les médias se sont appropriés un problème de société et l&#039;on dénoncé. Cependant il est intéressant de rappeler que la &amp;quot;prise de conscience&amp;quot; de la part de tous ne fût qu&#039;en 2004 lorsque les chiffres de la &amp;quot;heat wave&amp;quot; parurent. 1000 décès furent recensés durant l&#039;été 2003. Donc, si l&#039;on parle de négligence, on peut relever la négligence des divers médias ne faisant pas état d&#039;une &amp;quot;dramatique réalité&amp;quot; (Professeur Rapin) qu&#039;est la maltraitance. En effet, refuser de passer l&#039;information concernant les conseils et les recommandations l&#039;été arrivant est une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autres part, on peut voir les médias comme promoteurs d&#039;un problème social. Les analyser relèvent donc un intérêt particulier dans le sens où ils sont révélateurs de l&#039;évolution de la perception d&#039;un problème. Nous pourrions relever de nombreux écrits sur la problématique de la construction d&#039;un problème social par les médias et des mécanismes mis en oeuvres pour se faire, mais ce n&#039;est pas ici le sujet de notre travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Situation actuelle &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la canicule a participé à la mise en place de certaines structures d&#039;aides, ce n&#039;est pas réellement elle qui les a initiées. Ces structures sont extrêmement importantes et un suivi des personnes portant plainte est nécessaire.&lt;br /&gt;
Certains &amp;quot;plan canicule&amp;quot; ont été mis en place, des fonds ont été débloqués pour ces fins là...cependant dans de nombreux établissements personne n&#039;est venu demander ce financement pourtant disponible! A nouveau c&#039;est le déni qui prédomine...&amp;quot;Rien ne s&#039;est passé ici&amp;quot;, &amp;quot;Comment s&#039;est passé la canicule dans mon établissement? Sans problème!&amp;quot; voici le genre d&#039;échanges que nous a rapporté le Professeur Rapin auxquels il répond clairement: &amp;quot;Si on ne regarde pas, on ne peut pas voir&amp;quot;! Pour pouvoir relever et lutter contre un problème il faut avant tout le voir, et pour le voir il faut regarder. Il est extrêmement difficile d&#039;accepter et d&#039;avouer la réelle catastrophe qu&#039;est la maltraitance des personnes âgées. Pourtant il y aurait de quoi dire...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la nouvelle charte de la FEGEMS un accent est mis sur la formation du personnel. Ce point est essentiel et pourtant, quasiment aucune formation n&#039;a lieu dans les différents EMS de Genève sur la question de la maltraitance des personnes âgées. D&#039;autre part, il est important de relever une réelle différence entre les &amp;quot;résidents&amp;quot; des EMS d&#039;il y a quelques années et ceux d&#039;aujourd&#039;hui. Auparavant on venait dans les EMS de son plein gré, pour finir tranquillement sa vie entourée. Aujourd&#039;hui, les personnes entrant dans les maisons de retraite arrivent en général de l&#039;hôpital et ont des traitements médicaux à suivre. Ceci nécessite également une formation sur le traitement de la douleur. Là également la question de la négligence reste pertinente: &amp;quot;laisser avoir mal une personne c&#039;est la négliger, surtout lorsque des médicaments et autres remèdes existent&amp;quot; (Rapin, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, il est important de mentionner également que certains établissements ont fait énormément dans le sens de la prévention et de la formation. Les choses ont un peu bougées de manière générale. On peut dénoncer le problème de la maltraitance des personnes âgées sans risquer de perdre sa place (comme De Saussure - après son livre [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]). Cependant: &amp;quot;il ne faut pas faire peur aux vieux&amp;quot; est une phrase à laquelle le Professeur Rapin se heurte régulièrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Retour sur la problématiques, les questions de recherche &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après notre recherche nous ne pouvons pas tirer de conclusions exaustives, car il nous aurait fallu plus de temps pour satisfaire pleinement notre objectif. La négligence peut être pris comme synonime d&#039;abus. Elle est, si on peut le dire, un sous chapitre du grand phénoméne de la maltraitance. La négligence a été toujours present dans notre société, notre réalité, laquelle avait les yeux fermé devant le problème des personnes âgées. Nos hypothèse ont été en grand partie verifiée soit par l&#039;évolution de notre article soit par l&#039;eterview avec le professeur Rapin (mercredi, 31 mai 2006). La canicule du 2003 a été effectivement le moyen pour en parler plus. Ce phénoméne a permis de briser petit à petit le silence autour d&#039;une problèmatique sociétale. En effet en Suisse le problème de la maltraitance des personnes âgées a été conçu comme problème sociale après les statistiques des décès pendant l&#039;été 2003. Comme on a vu pendant l&#039;analyse de notre recherche, on a toujours nié le problème de maltraitance des personnes âgées en augmentant une sorte de négligence societale. En effet on critiquait les nations autour de nous, en soutenant que chez nous tout allaittrès bien. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que la négligence n&#039;est pas une évolution du terme de maltraitance mais plutôt la conséquence de l&#039;augmentation du nombre de fois où l&#039;on aborde la question de la maltraitance. Peut-être pourrait-on dire que du fait de cette reprise incessante de ce thème, nous sommes plus attentifs aux faits et gestes qui pourraient s&#039;inscrire dans la maltraitance. En étant plus attentifs à cela, on en vient à parler de négligence et à l&#039;inscrire dans la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Autocritiques et perspectives &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective de la négligence comme maltraitance, il nous faut tout de même soulever les abus et les dérives de cette terminologie. Il nous semble que par cette association de terme, tout acte est devient potentiellement négligent...&lt;br /&gt;
Par exemple: ne pas donner à boire à une personne âgée est une forme de négligence/maltraitance, mais la forcée à boire l&#039;est également car ceci va à l&#039;encontre de sa propre volonté. Il serait important, à notre avis, de faire des nuances entre les différences formes de maltraitance et de négligence (ce qui a commencé à être fait dans les associations telles que ALMA France ou Alter Ego)et d&#039;être clair avec les intérvenants par rapport à leurs devoirs et obligations professionnelles. Il ne faut oublier qu&#039;ils doivent prendre soin de ces personnes, qu&#039;un code de déontologie existe et que&#039;une grande question reste à être abordée et clarifiée: Qu&#039;est-ce qui doit primer lorsque ces 2 points s&#039;opposent; le choix et la volonté de la personne âgée ou le devoir professionnel face à une personne qui met sa vie en danger?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
les questions liées à la négligence et ces différentes formes, pourrait être abordées à travers une discussion et un travail sur l&#039;éthique professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Remerciements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions le Professeur Charles-Henri Rapin pour sa précieuse aide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions également la Professeure Martine Ruchat de nous avoir permis de vivre l&#039;expérience d&#039;intelligence collective et par là-même de découvrir les difficultés méthodologiques auxquelles les chercheurs sont souvent confrontés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Livres &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Bertin, Evelyne (1999) Gérontologie, psychanalyse et déshumanisation : silence vieillesse... Paris : L&#039;Harmattan]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Gavillet&amp;amp;Grandrieux, Laurence&amp;amp;Véronique (2006) Ne touche pas à tes vieux, regards sur la maltraitance familiale des personnes âgées. Genève: IES Editions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Hugonot, Robert (1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres.]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Masson, Maltraitances et violences, Sous la direction de Bernard Marc, article de Franck Dibouës, Paris (2004)]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Yves Geneste (2004). Silence on frappe, De la maltraitance à la bientraitance des personnes âgées: Imagine]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Sites Internet&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* www.alter-ego.ch&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Articles &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Avant la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (06.10.1999). MALTRAITANCE : LES PERSONNES ÂGÉES SE REBIFFENT:&lt;br /&gt;
Dépasser les clichés pour mieux combattre la violence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin (8.6.2000). EMS: un bilan alarmant - une étude entreprise à Genève montre que les conditions de vie se dégradent rapidement pour les résidents. La faute, d&#039;abord, au manque de personnel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (27.2.2002). MAISONS DE RETRAITE : GROSSE COLÈRE DU SSP ET DES USAGERS: «La maltraitance continue dans les EMS» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (8.4.2003). La maltraitance envers les aînés existe. Reste à en parler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Après la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (21.2.2004). Les aînés maltraités préoccupent Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (2.12.2004). La maltraitance des seniors en question. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin Dimanche (6.11.2005). Humiliations, injures, coups...le 3e âge relève parfois du calvaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (1.12.2005). Personnes âgées maltraitées: un tabou à briser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Hebdo (20.04.2006). Maltraitance des personnes âgées: les lacunes romandes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Téléjournaux &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    12 août 2003, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeudi    14 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    26 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mercredi 09 juin 2004, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Chartes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS): Editions 1998 et 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Revenir sur&#039;&#039; [[articles]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=N%C3%A9gligence&amp;diff=4270</id>
		<title>Négligence</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=N%C3%A9gligence&amp;diff=4270"/>
		<updated>2006-06-20T14:28:42Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Définition SSJ=&lt;br /&gt;
==Selon le protocole pour l&#039;évaluation et le signalement des situations, SSJ, Genève, 2006: Enfants en danger et institutions de la petite enfance.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Un enfant en risque est un enfant qui connait des conditions d&#039;existence risquant de compromettre sa santé, sa sécurité, sa moralité, son éducation ou son entretien, sans pour autant être maltraité.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A noter que le concept de négligence est remplacé par les termes de &amp;quot;en risque.&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conditions d&#039;existence suivantes sont à risque:&lt;br /&gt;
- Précarité, chômage, difficultés financières des parents&lt;br /&gt;
- maladies, décès d&#039;un ou des deux parents, choc affectif&lt;br /&gt;
- soins de santé non appropriés, mauvaise hygiène&lt;br /&gt;
- exposition répétée à un danger physique&lt;br /&gt;
- carence éducative, enfant livré à lui-même&lt;br /&gt;
- négligence vestimentaire&lt;br /&gt;
- exigences abusives en inadéquation avec le développement de l&#039;enfant&lt;br /&gt;
- absentéisme répété et inexpliqué de l&#039;institution&lt;br /&gt;
- conflit dans le couple sans violence (les violences domestiques sont considérés comme de la maltraîtance)&lt;br /&gt;
- problème(s) psychopathologique(s) de l&#039;un ou des deux parents&lt;br /&gt;
- alcoolisme, toxicomanie de l&#039;un ou des deux parents ou dans la fratrie&lt;br /&gt;
- environnement, habitat inadéquat&lt;br /&gt;
- errance, marginalité, isolement socio-culturel, absence de relations sociales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Marianne)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Alter Ego&#039;&#039;&#039; (association suisse contre la maltraitance envers les personnes âgées, www.alter-ego.ch)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Maltraiter, c&#039;est aussi négliger de donner des soins essentiels à une personne. C&#039;est omettre de lui donner une nourriture ou des boissons adéquates, les médicaments ou les soins d&#039;hygiène dont elle a besoin.&amp;quot; D&#039;autres exemples de négligence sont de donner une alimentation en quantité insuffisante, de ne pas assurer des services adéquats durant la nuit ou de négliger la douleur d&#039;une personne âgée.&lt;br /&gt;
La négligence est donc une forme de [[Maltraitance]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Hugonot&#039;&#039;&#039; (Hugonot, R.(1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres) distingue entre négligence active et négligence passive. La négligence passive concerne la non-satisfaction des besoins quotidiens, le manque de soins, l&#039;attitude psychologique négative (affective et spirituelle). La négligence active est, selon Hugonot, comparable aux abus, c&#039;est-à-dire aux contraintes physiques, aux abus sexuels, aux violences verbales et aux exploitations financières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de souligner que la négligence est une forme de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=N%C3%A9gligence&amp;diff=4269</id>
		<title>Négligence</title>
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		<updated>2006-06-20T14:27:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Définition SSJ=&lt;br /&gt;
==Selon le protocole pour l&#039;évaluation et le signalement des situations, SSJ, Genève, 2006: Enfants en danger et institutions de la petite enfance.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Un enfant en risque est un enfant qui connait des conditions d&#039;existence risquant de compromettre sa santé, sa sécurité, sa moralité, son éducation ou son entretien, sans pour autant être maltraité.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A noter que le concept de négligence est remplacé par les termes de &amp;quot;en risque.&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conditions d&#039;existence suivantes sont à risque:&lt;br /&gt;
- Précarité, chômage, difficultés financières des parents&lt;br /&gt;
- maladies, décès d&#039;un ou des deux parents, choc affectif&lt;br /&gt;
- soins de santé non appropriés, mauvaise hygiène&lt;br /&gt;
- exposition répétée à un danger physique&lt;br /&gt;
- carence éducative, enfant livré à lui-même&lt;br /&gt;
- négligence vestimentaire&lt;br /&gt;
- exigences abusives en inadéquation avec le développement de l&#039;enfant&lt;br /&gt;
- absentéisme répété et inexpliqué de l&#039;institution&lt;br /&gt;
- conflit dans le couple sans violence (les violences domestiques sont considérés comme de la maltraîtance)&lt;br /&gt;
- problème(s) psychopathologique(s) de l&#039;un ou des deux parents&lt;br /&gt;
- alcoolisme, toxicomanie de l&#039;un ou des deux parents ou dans la fratrie&lt;br /&gt;
- environnement, habitat inadéquat&lt;br /&gt;
- errance, marginalité, isolement socio-culturel, absence de relations sociales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Marianne)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Alter Ego&#039;&#039;&#039; (association suisse contre la maltraitance envers les personnes âgées, www.alter-ego.ch)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Maltraiter, c&#039;est aussi négliger de donner des soins essentiels à une personne. C&#039;est omettre de lui donner une nourriture ou des boissons adéquates, les médicaments ou les soins d&#039;hygiène dont elle a besoin.&amp;quot; D&#039;autres exemples de négligence sont de donner une alimentation en quantité insuffisante, de ne pas assurer des services adéquats durant la nuit ou de négliger la douleur d&#039;une personne âgée.&lt;br /&gt;
La négligence est donc une forme de [[Maltraitance]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Hugonot&#039;&#039;&#039; (Hugonot, R.(1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres) distingue entre négligence active et négligence passive. La négligence passive concerne la non-satisfaction des besoins quotidiens, le manque de soins, l&#039;attitude psychologique négative (affective et spirituelle). La négligence active est, selon Hugonot, comparable aux abus, c&#039;est-à-dire aux contraintes physiques, aux abus sexuels, aux violences verbales et aux exploitations financières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il me semble important de souligner que la négligence est une forme de maltraitance, elle fait donc partie de la maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Violence&amp;diff=4268</id>
		<title>Violence</title>
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		<updated>2006-06-20T14:26:02Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039;Définition de la violence&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les dictionnaires la définissent comme force brutale, abus ou déchaînement de la force, cependant les médias parlent d’agression, de criminalité, de guerre, de terrorisme, de torture ou de formes d’oppression plus discrètes mais tout aussi dommageables comme l’exploitation économique. Pour l’encyclopédie Universalis, d’où sont tirés ces propos, la violence est presque indéfinissable au même titre que des notions comme celles de chaos, de désordre, de désordre. Nous retiendrons toutefois cette définition de Michaud : &amp;quot; la violence est une action directe ou indirecte massée ou distribuée, destinée à porter atteinte à une personne ou à la détruire, soit dans son intégrité physique ou psychique, soit dans ses participations symboliques &amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Perrone et Nannini (1995), dans leur ouvrage sur la violence dans la famille, définissent l’acte de violence comme : &amp;quot; toute atteinte à l’intégrité physique et psychique de l’individu qui s’accompagne d’un sentiment de contrainte et de danger &amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* L’OMS (1996) la définit comme suit : &amp;quot;l’usage intentionnel ou la menace d’usage de la force physique ou de pouvoir contre soi-même, une autre personne, un groupe ou une communauté, et entraînant ou risquant fortement d’entraîner des conséquences négatives sur la santé physique, mentale ou sociale de celui ou celle qui en est victime &amp;quot;.&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Contini|Contini]]&lt;br /&gt;
8 mai 2006 à 17:37 (MEST)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Selon Marc (Marc, B. (2004). Maltraitances et violences. Paris: Masson.), la violence peut être physique, psychologique, financière ou médicamenteuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Pour certains auteurs (voir résumés du groupe sur la maltraitance des personnes âgées), la violence est un synonyme de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Hugonot (Hugonot, R. (1990). Violences contre les vieux. Toulouse: Eres) montre que la définition de la violence peut varier d’un auteur à l’autre. Selon lui, on utilise actuellement plutôt les mots « sévices », « abus » et « négligences ». Le terme « sévices » désignerait ainsi un acte de violence (dommages physiques et psychiques) ou une négligence grave (réduction de la santé) envers une personne de plus de 65 ans par son entourage proche. Le terme « abus » désignerait, entre autres, des violences verbales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Gineste (Gineste, Y. (2004). Silence on frappe: de la maltraitance à la bientraitance des personnes âgées. Milly-La-Forêt : Animagine) montre une classification des violences: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1) Violence physique: coups et blessures, meurtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2) Violence psychologique: menaces, violences verbales, insultes, pressions. La violence psychologique est un champ immense, difficile à délimiter. C&#039;est l&#039;attitude du soignant dans la relation au patient, il y a une expression de pouvoir. Le tutoiement est un exemple de violence psychologique, il peut être une destruction de l&#039;image de soi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3) Violence par mauvais soins: négligence active et passive . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4) Violence thérapeutique: pose systématique de sonde urinaire, abus de psychotropes.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5) Violence financière: Détournememt de pension.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Violence&amp;diff=4267</id>
		<title>Violence</title>
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		<updated>2006-06-20T14:25:32Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039;Définition de la violence&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les dictionnaires la définissent comme force brutale, abus ou déchaînement de la force, cependant les médias parlent d’agression, de criminalité, de guerre, de terrorisme, de torture ou de formes d’oppression plus discrètes mais tout aussi dommageables comme l’exploitation économique. Pour l’encyclopédie Universalis, d’où sont tirés ces propos, la violence est presque indéfinissable au même titre que des notions comme celles de chaos, de désordre, de désordre. Nous retiendrons toutefois cette définition de Michaud : &amp;quot; la violence est une action directe ou indirecte massée ou distribuée, destinée à porter atteinte à une personne ou à la détruire, soit dans son intégrité physique ou psychique, soit dans ses participations symboliques &amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Perrone et Nannini (1995), dans leur ouvrage sur la violence dans la famille, définissent l’acte de violence comme : &amp;quot; toute atteinte à l’intégrité physique et psychique de l’individu qui s’accompagne d’un sentiment de contrainte et de danger &amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* L’OMS (1996) la définit comme suit : &amp;quot;l’usage intentionnel ou la menace d’usage de la force physique ou de pouvoir contre soi-même, une autre personne, un groupe ou une communauté, et entraînant ou risquant fortement d’entraîner des conséquences négatives sur la santé physique, mentale ou sociale de celui ou celle qui en est victime &amp;quot;.&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Contini|Contini]]&lt;br /&gt;
8 mai 2006 à 17:37 (MEST)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Selon Marc (Marc, B. (2004). Maltraitances et violences. Paris: Masson.), la violence peut être physique, psychologique, financière ou médicamenteuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Pour certains auteurs (voir résumés du groupe sur la maltraitance des personnes âgées), la violence est un synonyme de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Hugonot (Hugonot, R. (1990). Violences contre les vieux. Toulouse: Eres) montre que la définition de la violence peut varier d’un auteur à l’autre. Selon lui, on utilise actuellement plutôt les mots « sévices », « abus » et « négligences ». Le terme « sévices » désignerait ainsi un acte de violence (dommages physiques et psychiques) ou une négligence grave (réduction de la santé) envers une personne de plus de 65 ans par son entourage proche. Le terme « abus » désignerait, entre autres, des violences verbales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Gineste (Gineste, Y. (2004). Silence on frappe: de la maltraitance à la bientraitance des personnes âgées. Milly-La-Forêt : Animagine) montre une classification des violences: &lt;br /&gt;
1) Violence physique: coups et blessures, meurtre. &lt;br /&gt;
2) Violence psychologique: menaces, violences verbales, insultes, pressions. La violence psychologique est un champ immense, difficile à délimiter. C&#039;est l&#039;attitude du soignant dans la relation au patient, il y a une expression de pouvoir. Le tutoiement est un exemple de violence psychologique, il peut être une destruction de l&#039;image de soi. &lt;br /&gt;
3) Violence par mauvais soins: négligence active et passive . &lt;br /&gt;
4) Violence thérapeutique: pose systématique de sonde urinaire, abus de psychotropes.  &lt;br /&gt;
5) Violence financière: Détournememt de pension.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4266</id>
		<title>Personnes âgées</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4266"/>
		<updated>2006-06-20T14:20:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;En ce qui concerne la définition de la notion de &amp;quot;personnes âgées&amp;quot;, on peut constater que celle-ci n&#039;est pas figée. C&#039;est-à-dire que les personnes considérées comme étant des personnes âgées peuvent varier au cours du temps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le &#039;&#039;&#039;dictionnaire&#039;&#039;&#039; &#039;&#039;500 mots-clefs pour l&#039;éducation et la formation tout au long de la vie&#039;&#039; (Danvers, F. (2e éd. 2003), Villeneuve d&#039;Ascq Cédex: Presses Universitaires du Septentrion) explique concernant la notion d&#039;âge: &amp;quot;Rien de plus précis que l&#039;âge, du point de vue de l&#039;état civil, rien de plus variable cependant, selon les époques&amp;quot; (p.34).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Hugonot&#039;&#039;&#039; (Hugonot, R. (1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres) souligne également l&#039;évolution de la notion de personnes âgées. Ainsi, en 1967 des quadragénaires étaient considérés comme des vieillards.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Gavillet et Grandrieux&#039;&#039;&#039; (2006, Ne touche pas à tes vieux: regards sur la maltraitance familiale des personnes âgées. Genève: IES Editions) remarquent que ce ne fait pas extrêmement longtemps que nous pouvons vivre si vieux. L&#039;âge des personnes âgées aurait donc augmenté au fil du temps, ce qui amènerait de nouvelles problématiques par rapport à leur prise en charge. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4265</id>
		<title>Personnes âgées</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4265"/>
		<updated>2006-06-20T14:20:09Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;En ce qui concerne la définition de la notion de &amp;quot;personnes âgées&amp;quot;, on peut constater que celle-ci n&#039;est pas figée. C&#039;est-à-dire que les personnes considérées comme étant des personnes âgées peuvent varier au cours du temps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le &#039;&#039;&#039;dictionnaire&#039;&#039;&#039; &#039;&#039;500 mots-clefs pour l&#039;éducation et la formation tout au long de la vie&#039;&#039; (Danvers, F. (2e éd. 2003), Villeneuve d&#039;Ascq Cédex: Presses Universitaires du Septentrion) explique concernant la notion d&#039;âge: &amp;quot;Rien de plus précis que l&#039;âge, du point de vue de l&#039;état civil, rien de plus variable cependant, selon les époques&amp;quot; (p.34).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Hugonot&#039;&#039;&#039; (Hugonot, R. (1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres) souligne également l&#039;évolution de la notion de personnes âgées. Ainsi, en 1967 des quadragénaires étaient considérés comme des vieillards.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Gavillet et Grandrieux&#039;&#039;&#039; (2006, Ne touche pas à tes vieux: regards sur la maltraitance familiale des personnes âgées. Genève: IES Editions) remarquent que ce ne fait pas extrêmement longtemps que nous pouvons vivre si vieux. L&#039;âge des personnes âgées aurait donc augmenté au fil du temps, ce qui amènerait de nouvelles problématiques par rapport à la prise en charge de personnes âgées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Maltraitance&amp;diff=4244</id>
		<title>Maltraitance</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Maltraitance&amp;diff=4244"/>
		<updated>2006-06-19T17:11:21Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Voici la définition de la &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039; proposée sur le site du projet  [http://www.ciao.ch Ciao] (pour Centre d’Information jeunesse Assisté par Ordinateur).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039;:  violence que l&#039;on rencontre dans la famille et qui est plutôt unilatérale (parent sur enfant par exemple)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;maltraitance physique&#039;&#039;&#039; : mauvais traitements qui atteignent le corps et qui souvent laissent des marques. Il s&#039;agit de coups, de brûlures, de bousculades, d&#039;étranglement, de membres tordus. Il ne s&#039;agit pas de la claque reçue une fois ou l&#039;autre, mais de coups répétés, violents, qui font souffrir physiquement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;maltraitance psychologique&#039;&#039;&#039;:  sont appelés mauvais traitements psychologiques ce que les jeunes traduisent souvent par &amp;quot;il me prend la tête&amp;quot;, c&#039;est-à-dire des pressions qui rendent triste, inquiet, malheureux et qui font souffrir. C&#039;est une forme de mauvais traitements qui ne laisse pas de traces physiques, mais qui perturbe le développement des enfants ou des adolescents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On trouve également une définition d&#039;un concept très proche: &#039;&#039;&#039;les mauvais traitements&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;mauvais traitements&#039;&#039;&#039;:  on entend par mauvais traitements les coups, le manque de soins, le rejet, l&#039;abandon, les attouchements sexuels, le viol, etc.&lt;br /&gt;
Les mauvais traitements sont classés en quatre catégories:&lt;br /&gt;
* les mauvais traitements physiques;&lt;br /&gt;
* les mauvais traitements psychologiques;&lt;br /&gt;
* les négligences ou carences;&lt;br /&gt;
* les abus sexuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
--[[Utilisateur:Ninosca|Ninosca]] 9 jun 2006 à 13:10 (MEST)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définition SSJ&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
(selon le protocole pour l&#039;évaluation et le signalement des situations du SSJ, Genève, 2006: Enfants en danger et institutions de la petite enfance)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Un enfant maltraité st un enfant victime de violences physiques, d&#039;abus sexuels, de violences psychologiques, de négligences lourdes, ayant des conséquences graves sur son développement physique et psychologique.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Alter Ego&#039;&#039;&#039; (2002, association suisse contre la maltraitance des [[Personnes âgées]])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance &amp;quot;est un acte ou un ensemble d&#039;actes - comportements et attitudes - commis ou ommis, envers une personne au détriment de son intégrité physique ou sexuelle, morale ou psychique, matérielle ou financière. La maltraitance engendre un tort ou une blessure. Elle constitue une atteinte aux droits fondamentaux et à la dignité de la personne&amp;quot;. &lt;br /&gt;
La maltraitance consiste en actions - violence, abus, sévices, contraintes, empêchements - ou en actes ommis, comme la négligence.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après le&#039;&#039;&#039; Conseil de l&#039;Europe&#039;&#039;&#039; (1990), la maltraitance envers des personnes âgées est &amp;quot;tout acte ou omission commis dans le cadre de la famille par un des membres, lequel porte atteinte à la vie, à l&#039;intégrité corporelle ou psychique, ou à la liberté d&#039;un autre membre de la famille ou qui compromet gravement le développement de sa personnalité et/ou nuit à sa sécurité financière&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Assosiation ALMA&#039;&#039;&#039; (Allô Maltraitance des personnes âgées, France)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la classification de ALMA, on peut distinguer deux formes de maltraitance: - Les maltraitances par action délibérée de nuire : d&#039;ordre financièr, psychologique, physique. - Les maltraitances par omission : elles sont plus dissimulées et méconnues que les précédentes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les différents auteurs que nous avons lus s&#039;accordent pour distinguer plusieurs catégories de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039;: &lt;br /&gt;
* Physique (douleurs provoquées, privation d&#039;aliments et de boissons)&lt;br /&gt;
* Sexuelle&lt;br /&gt;
* Psychologique: entraînant des dépressions, confusions, insomnies, une mauvaise image de soi(à travers la dévalorisation de sa personne. Cela peut se caractériser par l&#039;émission de jugements de valeur négatif à son encontre) et peurs (menaces, insultes, privation de sécurité, de visites...). Selon Hugonot (1990), le langage insultant (langage injurieux et appellation de manière impersonnelle) est le sévices le plus souvent dénoncé. &lt;br /&gt;
* Matérielle ou financière&lt;br /&gt;
* Médicale (privation de médicaments ou augmentation de somnifères)&lt;br /&gt;
* Sociale ou civique&lt;br /&gt;
* Négligence active&lt;br /&gt;
* Négligence passive&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les ouvrages que nous avons parcourus de nombreux termes sont associés à la maltraitance:&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La violence&#039;&#039;&#039;: la [[Violence]] et souvent synonyme de maltraitance. &lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;abus&#039;&#039;&#039;: Pour Hugonot (1990), cette catégorie concerne des contraintes physiques ou chimiques, des abus sexuels, des violences verbales et des exploitations financières.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Le sévice&#039;&#039;&#039;: D&#039;après Hugonot (1990), ce terme désigne un acte de violence (dommages physiques et psychiques) ou une négligence grave (réduction de la santé) envers une personne de plus de 65 ans par son entourage proche. Ce terme serait proche de celui de violence et il engloberait donc tous les autres mots. &lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La [[Négligence]]&#039;&#039;&#039;: Hugonot (1990) fait une différence entre la &#039;&#039;négligence passive&#039;&#039; et la &#039;&#039;négligence active&#039;&#039;. La première concerne la non-satisfaction des besoins quotidiens, le manque de soins et l&#039;attitude psychologique négative (affective et spirituelle). La deuxième est selon lui comparable aux abus (voir paragraphe &amp;quot;abus&amp;quot;). La négligence est considérée comme une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Hugonot, R. (1990). Violences contre les vieux. Toulouse: Eres&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet auteur montre une classification qui a été publiée aux Etats-Unis en 1987:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Violences physiques (bleus, fractures, privation d’aliments et de boissons, sévices sexuels, douleurs provoquées) ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. Sévices psychologiques qui entraînent des dépressions, confusions, insomnies et peurs (p.ex. menaces, insultes, privation de sécurité, d’affectivité, de visites, enfermement) ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3. Exploitation financière (privation de la maîtrise des ressources, spoliation de biens mobiliers et immobiliers, chèques signés par main forcée) ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4. Sévices « médicaux » (privation de médicaments, augmentation de neuroleptiques et de somnifères) ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Négligences (privation des attentions nécessaires à la santé physique et mentale, malnutrition, privation de soins d’hygiène).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces différentes formes de maltraitance se retrouvent dans la plupart des livres lus concernant la maltraitance des personnes âgées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance est un concept large. Ce qui nous intéresse ici c’est la maltritance des enfants. Pour bien comprendre le concept de maltraitance il faut conaître plusquieurs définitions, en voici quelques unes: ( également cf dictionnaire de concepts) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon le vocabulaire de l&#039;action sociale : Mauvais traitements qu&#039;ils soient atteintes sexuelles, violences physiques, violences psychologiques, négligences graves dont sont victimes des enfants et des adolescents et plus largement des personnes vulnérables : femmes (violences conjugales), personnes âgées, parents (violence filiale). La maltraitance peut être intra-familiale ou se produire en établissement (violence institutionnelle). La société a pris la mesure de ce phénomène il y a peu et a engagé des actions pour lutter contre celui-ci (loi du 10 juillet 1989 relative à la prévention des mauvais traitements à l&#039;égard des mineurs et à la protection de l&#039;enfance). (http://www.personnes-agees.gouv.fr/renseignements/vocabulaire.htm). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La définition de la Commission Jacques BARROT (Décembre 1988) désigne sous le terme d&#039;enfants maltraités : &amp;quot; les enfants victimes, de la part de leurs parents ou d&#039;adultes en ayant la garde, soit de brutalités volontaires, soit d&#039;une absence intentionnelle de soins entraînant des lésions physiques ou troubles de l&#039;état général. On y inclut également les enfants victimes de comportements plus difficiles à mettre en évidence, car ne laissant pas de trace physique : brutalités mieux contrôlées, comportements sadiques, manifestations de rejet, de mépris, d&#039;abandon affectif, exigences éducatives disproportionnées... Leur retentissement sur le développement psychoaffectif de l&#039;enfant peut être aussi grave que celui des sévices corporels. &amp;quot; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon l&#039;Article 19 de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant - (20 novembre 1989) : la maltraitance renvoie à &amp;quot; toute forme de violences, d&#039;atteinte ou de brutalités physiques et mentales, d&#039;abandon ou de négligences, de mauvais traitements ou d&#039;exploitation, y compris la violence sexuelle....&amp;quot; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;ODAS( Observatoire Décentralisée de l&#039;Action Sociale- 1993 ) distingue les enfants en &amp;quot; risque &amp;quot; des &amp;quot; enfants &amp;quot; maltraités : L&#039;enfant maltraité est celui qui est victime de violences physiques, cruauté mentale, abus sexuels, négligences lourdes ayant des conséquences graves sur son développement physique et psychologique ;l&#039;enfant en risque est celui qui connaît des conditions d&#039;existence qui risqent de mettre en danger sa santé, sa sécurité, sa moralité, son éducation, ou son entretien, mais qui n&#039;est pour autant pas maltraité. Selon l&#039;ODAS les enfants en danger comprennent l&#039;ensemble des enfants en risque et des enfants maltraités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A quelle protection l&#039;enfant maltraite a-t-il droit ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfant a le droit à la protection de son corps contre les mauvais traitements physiques (coups et blessures) qui occasionnent des ecchymoses, hématomes, plaies, brûlures, fractures, ou encore des alopécies ; contre les mauvais traitements à caractère sexuel (viol ou attouchements) ; ainsi que les négligences lourdes (dénutrition, absence de soins médicaux, absence d&#039;hygiène, privation de confort matériel, etc...) . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfant a le droit à la protection de son équilibre psychologique contre toute forme de pressions ou de contraintes susceptibles de lui causer des troubles (menaces répétées, chantages, insultes, propos disqualifiants, brimades, humiliations verbales ou non verbales, marginalisation et dévalorisation systématique, exigences excessives ou disproportionnées par rapport à l&#039;âge de l&#039;enfant, consignes et injonctions éducatives contradictoires ou impossibles à respecter et conduisant à des troubles du comportement et à un sentiment d&#039;auto-dépréciation, etc...). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfant a le droit à la protection de sa parole. Les enfants sont des êtres sensibles qui ont des sentiments comme les autres mais aussi parce que les adultes ne sont pas les seuls à dire des vérités et parce que les enfants ont également leur mot à dire sur ce qu&#039;ils pensent et ce qu&#039;ils veulent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot; La protection et la défense des enfants constituent le devoir de tous ceux qui se reconnaissent en tant qu’êtres humains. En ce qui concerne l’assistance aux enfants victimes de la violence des adultes, le défit par lesquelles chacun- selon ses croyances et d’après ses competénces- puisse créer avec les enfants des conditions et des réponses pour prévenir et guérir les conséquences de la violence subie. (...) Il est temps que nos sociétés acceptent le fait que derrière chaque enfant ou adolescent délinquant, toxicomane, malade psychiatrique ou prostitué, il existe une histoire familiale et sociale d’abus de pouvoir et de violence de la part des adultes. Accepter cette réalité pourrait ouvrir de nouvelles possibilités de prévention de ces tragédies, leur vie en s´autodétruisant. &amp;quot; ( Barudy J., 1997).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sira Garciaurabano&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=N%C3%A9gligence&amp;diff=4243</id>
		<title>Négligence</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=N%C3%A9gligence&amp;diff=4243"/>
		<updated>2006-06-19T17:10:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Définition SSJ=&lt;br /&gt;
==Selon le protocole pour l&#039;évaluation et le signalement des situations, SSJ, Genève, 2006: Enfants en danger et institutions de la petite enfance.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Un enfant en risque est un enfant qui connait des conditions d&#039;existence risquant de compromettre sa santé, sa sécurité, sa moralité, son éducation ou son entretien, sans pour autant être maltraité.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A noter que le concept de négligence est remplacé par les termes de &amp;quot;en risque.&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conditions d&#039;existence suivantes sont à risque:&lt;br /&gt;
- Précarité, chômage, difficultés financières des parents&lt;br /&gt;
- maladies, décès d&#039;un ou des deux parents, choc affectif&lt;br /&gt;
- soins de santé non appropriés, mauvaise hygiène&lt;br /&gt;
- exposition répétée à un danger physique&lt;br /&gt;
- carence éducative, enfant livré à lui-même&lt;br /&gt;
- négligence vestimentaire&lt;br /&gt;
- exigences abusives en inadéquation avec le développement de l&#039;enfant&lt;br /&gt;
- absentéisme répété et inexpliqué de l&#039;institution&lt;br /&gt;
- conflit dans le couple sans violence (les violences domestiques sont considérés comme de la maltraîtance)&lt;br /&gt;
- problème(s) psychopathologique(s) de l&#039;un ou des deux parents&lt;br /&gt;
- alcoolisme, toxicomanie de l&#039;un ou des deux parents ou dans la fratrie&lt;br /&gt;
- environnement, habitat inadéquat&lt;br /&gt;
- errance, marginalité, isolement socio-culturel, absence de relations sociales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Marianne)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Alter Ego&#039;&#039;&#039; (association suisse contre la maltraitance envers les personnes âgées, site internet)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Maltraiter, c&#039;est aussi négliger de donner des soins essentiels à une personne. C&#039;est omettre de lui donner une nourriture ou des boissons adéquates, les médicaments ou les soins d&#039;hygiène dont elle a besoin.&amp;quot; D&#039;autres exemples de négligence sont de donner une alimentation en quantité insuffisante, de ne pas assurer des services adéquats durant la nuit ou de négliger la douleur d&#039;une personne âgée.&lt;br /&gt;
La négligence est donc une forme de [[Maltraitance]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Hugonot&#039;&#039;&#039; (Hugonot, R.(1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres) distingue entre négligence active et négligence passive. La négligence passive concerne la non-satisfaction des besoins quotidiens, le manque de soins, l&#039;attitude psychologique négative (affective et spirituelle). La négligence active est, selon Hugonot, comparable aux abus, c&#039;est-à-dire aux contraintes physiques, aux abus sexuels, aux violences verbales et aux exploitations financières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il me semble important de souligner que la négligence est une forme de maltraitance, elle fait donc partie de la maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Maltraitance&amp;diff=4242</id>
		<title>Maltraitance</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Maltraitance&amp;diff=4242"/>
		<updated>2006-06-19T17:06:54Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Voici la définition de la &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039; proposée sur le site du projet  [http://www.ciao.ch Ciao] (pour Centre d’Information jeunesse Assisté par Ordinateur).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039;:  violence que l&#039;on rencontre dans la famille et qui est plutôt unilatérale (parent sur enfant par exemple)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;maltraitance physique&#039;&#039;&#039; : mauvais traitements qui atteignent le corps et qui souvent laissent des marques. Il s&#039;agit de coups, de brûlures, de bousculades, d&#039;étranglement, de membres tordus. Il ne s&#039;agit pas de la claque reçue une fois ou l&#039;autre, mais de coups répétés, violents, qui font souffrir physiquement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;maltraitance psychologique&#039;&#039;&#039;:  sont appelés mauvais traitements psychologiques ce que les jeunes traduisent souvent par &amp;quot;il me prend la tête&amp;quot;, c&#039;est-à-dire des pressions qui rendent triste, inquiet, malheureux et qui font souffrir. C&#039;est une forme de mauvais traitements qui ne laisse pas de traces physiques, mais qui perturbe le développement des enfants ou des adolescents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On trouve également une définition d&#039;un concept très proche: &#039;&#039;&#039;les mauvais traitements&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;mauvais traitements&#039;&#039;&#039;:  on entend par mauvais traitements les coups, le manque de soins, le rejet, l&#039;abandon, les attouchements sexuels, le viol, etc.&lt;br /&gt;
Les mauvais traitements sont classés en quatre catégories:&lt;br /&gt;
* les mauvais traitements physiques;&lt;br /&gt;
* les mauvais traitements psychologiques;&lt;br /&gt;
* les négligences ou carences;&lt;br /&gt;
* les abus sexuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
--[[Utilisateur:Ninosca|Ninosca]] 9 jun 2006 à 13:10 (MEST)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définition SSJ&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
(selon le protocole pour l&#039;évaluation et le signalement des situations du SSJ, Genève, 2006: Enfants en danger et institutions de la petite enfance)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Un enfant maltraité st un enfant victime de violences physiques, d&#039;abus sexuels, de violences psychologiques, de négligences lourdes, ayant des conséquences graves sur son développement physique et psychologique.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Alter Ego&#039;&#039;&#039; (2002, association suisse contre la maltraitance des personnes âgées)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance &amp;quot;est un acte ou un ensemble d&#039;actes - comportements et attitudes - commis ou ommis, envers une personne au détriment de son intégrité physique ou sexuelle, morale ou psychique, matérielle ou financière. La maltraitance engendre un tort ou une blessure. Elle constitue une atteinte aux droits fondamentaux et à la dignité de la personne&amp;quot;. &lt;br /&gt;
La maltraitance consiste en actions - violence, abus, sévices, contraintes, empêchements - ou en actes ommis, comme la négligence.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après le&#039;&#039;&#039; Conseil de l&#039;Europe&#039;&#039;&#039; (1990), la maltraitance envers des personnes âgées est &amp;quot;tout acte ou omission commis dans le cadre de la famille par un des membres, lequel porte atteinte à la vie, à l&#039;intégrité corporelle ou psychique, ou à la liberté d&#039;un autre membre de la famille ou qui compromet gravement le développement de sa personnalité et/ou nuit à sa sécurité financière&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Assosiation ALMA&#039;&#039;&#039; (Allô Maltraitance des personnes âgées, France)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la classification de ALMA, on peut distinguer deux formes de maltraitance: - Les maltraitances par action délibérée de nuire : d&#039;ordre financièr, psychologique, physique. - Les maltraitances par omission : elles sont plus dissimulées et méconnues que les précédentes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les différents auteurs que nous avons lus s&#039;accordent pour distinguer plusieurs catégories de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039;: &lt;br /&gt;
* Physique (douleurs provoquées, privation d&#039;aliments et de boissons)&lt;br /&gt;
* Sexuelle&lt;br /&gt;
* Psychologique: entraînant des dépressions, confusions, insomnies, une mauvaise image de soi(à travers la dévalorisation de sa personne. Cela peut se caractériser par l&#039;émission de jugements de valeur négatif à son encontre) et peurs (menaces, insultes, privation de sécurité, de visites...). Selon Hugonot (1990), le langage insultant (langage injurieux et appellation de manière impersonnelle) est le sévices le plus souvent dénoncé. &lt;br /&gt;
* Matérielle ou financière&lt;br /&gt;
* Médicale (privation de médicaments ou augmentation de somnifères)&lt;br /&gt;
* Sociale ou civique&lt;br /&gt;
* Négligence active&lt;br /&gt;
* Négligence passive&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les ouvrages que nous avons parcourus de nombreux termes sont associés à la maltraitance:&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La violence&#039;&#039;&#039;: la [[Violence]] et souvent synonyme de maltraitance. &lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;abus&#039;&#039;&#039;: Pour Hugonot (1990), cette catégorie concerne des contraintes physiques ou chimiques, des abus sexuels, des violences verbales et des exploitations financières.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Le sévice&#039;&#039;&#039;: D&#039;après Hugonot (1990), ce terme désigne un acte de violence (dommages physiques et psychiques) ou une négligence grave (réduction de la santé) envers une personne de plus de 65 ans par son entourage proche. Ce terme serait proche de celui de violence et il engloberait donc tous les autres mots. &lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La [[Négligence]]&#039;&#039;&#039;: Hugonot (1990) fait une différence entre la &#039;&#039;négligence passive&#039;&#039; et la &#039;&#039;négligence active&#039;&#039;. La première concerne la non-satisfaction des besoins quotidiens, le manque de soins et l&#039;attitude psychologique négative (affective et spirituelle). La deuxième est selon lui comparable aux abus (voir paragraphe &amp;quot;abus&amp;quot;). La négligence est considérée comme une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Hugonot, R. (1990). Violences contre les vieux. Toulouse: Eres&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet auteur montre une classification qui a été publiée aux Etats-Unis en 1987:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Violences physiques (bleus, fractures, privation d’aliments et de boissons, sévices sexuels, douleurs provoquées) ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. Sévices psychologiques qui entraînent des dépressions, confusions, insomnies et peurs (p.ex. menaces, insultes, privation de sécurité, d’affectivité, de visites, enfermement) ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3. Exploitation financière (privation de la maîtrise des ressources, spoliation de biens mobiliers et immobiliers, chèques signés par main forcée) ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4. Sévices « médicaux » (privation de médicaments, augmentation de neuroleptiques et de somnifères) ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Négligences (privation des attentions nécessaires à la santé physique et mentale, malnutrition, privation de soins d’hygiène).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces différentes formes de maltraitance se retrouvent dans la plupart des livres lus concernant la maltraitance des personnes âgées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance est un concept large. Ce qui nous intéresse ici c’est la maltritance des enfants. Pour bien comprendre le concept de maltraitance il faut conaître plusquieurs définitions, en voici quelques unes: ( également cf dictionnaire de concepts) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon le vocabulaire de l&#039;action sociale : Mauvais traitements qu&#039;ils soient atteintes sexuelles, violences physiques, violences psychologiques, négligences graves dont sont victimes des enfants et des adolescents et plus largement des personnes vulnérables : femmes (violences conjugales), personnes âgées, parents (violence filiale). La maltraitance peut être intra-familiale ou se produire en établissement (violence institutionnelle). La société a pris la mesure de ce phénomène il y a peu et a engagé des actions pour lutter contre celui-ci (loi du 10 juillet 1989 relative à la prévention des mauvais traitements à l&#039;égard des mineurs et à la protection de l&#039;enfance). (http://www.personnes-agees.gouv.fr/renseignements/vocabulaire.htm). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La définition de la Commission Jacques BARROT (Décembre 1988) désigne sous le terme d&#039;enfants maltraités : &amp;quot; les enfants victimes, de la part de leurs parents ou d&#039;adultes en ayant la garde, soit de brutalités volontaires, soit d&#039;une absence intentionnelle de soins entraînant des lésions physiques ou troubles de l&#039;état général. On y inclut également les enfants victimes de comportements plus difficiles à mettre en évidence, car ne laissant pas de trace physique : brutalités mieux contrôlées, comportements sadiques, manifestations de rejet, de mépris, d&#039;abandon affectif, exigences éducatives disproportionnées... Leur retentissement sur le développement psychoaffectif de l&#039;enfant peut être aussi grave que celui des sévices corporels. &amp;quot; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon l&#039;Article 19 de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant - (20 novembre 1989) : la maltraitance renvoie à &amp;quot; toute forme de violences, d&#039;atteinte ou de brutalités physiques et mentales, d&#039;abandon ou de négligences, de mauvais traitements ou d&#039;exploitation, y compris la violence sexuelle....&amp;quot; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;ODAS( Observatoire Décentralisée de l&#039;Action Sociale- 1993 ) distingue les enfants en &amp;quot; risque &amp;quot; des &amp;quot; enfants &amp;quot; maltraités : L&#039;enfant maltraité est celui qui est victime de violences physiques, cruauté mentale, abus sexuels, négligences lourdes ayant des conséquences graves sur son développement physique et psychologique ;l&#039;enfant en risque est celui qui connaît des conditions d&#039;existence qui risqent de mettre en danger sa santé, sa sécurité, sa moralité, son éducation, ou son entretien, mais qui n&#039;est pour autant pas maltraité. Selon l&#039;ODAS les enfants en danger comprennent l&#039;ensemble des enfants en risque et des enfants maltraités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A quelle protection l&#039;enfant maltraite a-t-il droit ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfant a le droit à la protection de son corps contre les mauvais traitements physiques (coups et blessures) qui occasionnent des ecchymoses, hématomes, plaies, brûlures, fractures, ou encore des alopécies ; contre les mauvais traitements à caractère sexuel (viol ou attouchements) ; ainsi que les négligences lourdes (dénutrition, absence de soins médicaux, absence d&#039;hygiène, privation de confort matériel, etc...) . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfant a le droit à la protection de son équilibre psychologique contre toute forme de pressions ou de contraintes susceptibles de lui causer des troubles (menaces répétées, chantages, insultes, propos disqualifiants, brimades, humiliations verbales ou non verbales, marginalisation et dévalorisation systématique, exigences excessives ou disproportionnées par rapport à l&#039;âge de l&#039;enfant, consignes et injonctions éducatives contradictoires ou impossibles à respecter et conduisant à des troubles du comportement et à un sentiment d&#039;auto-dépréciation, etc...). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfant a le droit à la protection de sa parole. Les enfants sont des êtres sensibles qui ont des sentiments comme les autres mais aussi parce que les adultes ne sont pas les seuls à dire des vérités et parce que les enfants ont également leur mot à dire sur ce qu&#039;ils pensent et ce qu&#039;ils veulent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot; La protection et la défense des enfants constituent le devoir de tous ceux qui se reconnaissent en tant qu’êtres humains. En ce qui concerne l’assistance aux enfants victimes de la violence des adultes, le défit par lesquelles chacun- selon ses croyances et d’après ses competénces- puisse créer avec les enfants des conditions et des réponses pour prévenir et guérir les conséquences de la violence subie. (...) Il est temps que nos sociétés acceptent le fait que derrière chaque enfant ou adolescent délinquant, toxicomane, malade psychiatrique ou prostitué, il existe une histoire familiale et sociale d’abus de pouvoir et de violence de la part des adultes. Accepter cette réalité pourrait ouvrir de nouvelles possibilités de prévention de ces tragédies, leur vie en s´autodétruisant. &amp;quot; ( Barudy J., 1997).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sira Garciaurabano&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Maltraitance&amp;diff=4241</id>
		<title>Maltraitance</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Maltraitance&amp;diff=4241"/>
		<updated>2006-06-19T17:04:20Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Voici la définition de la &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039; proposée sur le site du projet  [http://www.ciao.ch Ciao] (pour Centre d’Information jeunesse Assisté par Ordinateur).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039;:  violence que l&#039;on rencontre dans la famille et qui est plutôt unilatérale (parent sur enfant par exemple)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;maltraitance physique&#039;&#039;&#039; : mauvais traitements qui atteignent le corps et qui souvent laissent des marques. Il s&#039;agit de coups, de brûlures, de bousculades, d&#039;étranglement, de membres tordus. Il ne s&#039;agit pas de la claque reçue une fois ou l&#039;autre, mais de coups répétés, violents, qui font souffrir physiquement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;maltraitance psychologique&#039;&#039;&#039;:  sont appelés mauvais traitements psychologiques ce que les jeunes traduisent souvent par &amp;quot;il me prend la tête&amp;quot;, c&#039;est-à-dire des pressions qui rendent triste, inquiet, malheureux et qui font souffrir. C&#039;est une forme de mauvais traitements qui ne laisse pas de traces physiques, mais qui perturbe le développement des enfants ou des adolescents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On trouve également une définition d&#039;un concept très proche: &#039;&#039;&#039;les mauvais traitements&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;mauvais traitements&#039;&#039;&#039;:  on entend par mauvais traitements les coups, le manque de soins, le rejet, l&#039;abandon, les attouchements sexuels, le viol, etc.&lt;br /&gt;
Les mauvais traitements sont classés en quatre catégories:&lt;br /&gt;
* les mauvais traitements physiques;&lt;br /&gt;
* les mauvais traitements psychologiques;&lt;br /&gt;
* les négligences ou carences;&lt;br /&gt;
* les abus sexuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
--[[Utilisateur:Ninosca|Ninosca]] 9 jun 2006 à 13:10 (MEST)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définition SSJ&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
(selon le protocole pour l&#039;évaluation et le signalement des situations du SSJ, Genève, 2006: Enfants en danger et institutions de la petite enfance)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Un enfant maltraité st un enfant victime de violences physiques, d&#039;abus sexuels, de violences psychologiques, de négligences lourdes, ayant des conséquences graves sur son développement physique et psychologique.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Alter Ego&#039;&#039;&#039; (2002, association suisse contre la maltraitance des personnes âgées)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance &amp;quot;est un acte ou un ensemble d&#039;actes - comportements et attitudes - commis ou ommis, envers une personne au détriment de son intégrité physique ou sexuelle, morale ou psychique, matérielle ou financière. La maltraitance engendre un tort ou une blessure. Elle constitue une atteinte aux droits fondamentaux et à la dignité de la personne&amp;quot;. &lt;br /&gt;
La maltraitance consiste en actions - violence, abus, sévices, contraintes, empêchements - ou en actes ommis, comme la négligence.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après le&#039;&#039;&#039; Conseil de l&#039;Europe&#039;&#039;&#039; (1990), la maltraitance envers des personnes âgées est &amp;quot;tout acte ou omission commis dans le cadre de la famille par un des membres, lequel porte atteinte à la vie, à l&#039;intégrité corporelle ou psychique, ou à la liberté d&#039;un autre membre de la famille ou qui compromet gravement le développement de sa personnalité et/ou nuit à sa sécurité financière&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Assosiation ALMA&#039;&#039;&#039; (Allô Maltraitance des personnes âgées, France)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la classification de ALMA, on peut distinguer deux formes de maltraitance: - Les maltraitances par action délibérée de nuire : d&#039;ordre financièr, psychologique, physique. - Les maltraitances par omission : elles sont plus dissimulées et méconnues que les précédentes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les différents auteurs que nous avons lus s&#039;accordent pour distinguer plusieurs catégories de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039;: &lt;br /&gt;
* Physique (douleurs provoquées, privation d&#039;aliments et de boissons)&lt;br /&gt;
* Sexuelle&lt;br /&gt;
* Psychologique: entraînant des dépressions, confusions, insomnies, une mauvaise image de soi(à travers la dévalorisation de sa personne. Cela peut se caractériser par l&#039;émission de jugements de valeur négatif à son encontre) et peurs (menaces, insultes, privation de sécurité, de visites...). Selon Hugonot (1990), le langage insultant (langage injurieux et appellation de manière impersonnelle) est le sévices le plus souvent dénoncé. &lt;br /&gt;
* Matérielle ou financière&lt;br /&gt;
* Médicale (privation de médicaments ou augmentation de somnifères)&lt;br /&gt;
* Sociale ou civique&lt;br /&gt;
* Négligence active&lt;br /&gt;
* Négligence passive&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les ouvrages que nous avons parcourus de nombreux termes sont associés à la maltraitance:&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La violence&#039;&#039;&#039;: la [[Violence]] et souvent synonyme de maltraitance. En effet, selon Bernard Marc la violence peut être: physique, psychologique,financière ou médicamenteuse.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;abus&#039;&#039;&#039;: Pour Hugonot (1990), cette catégorie concerne des contraintes physiques ou chimiques, des abus sexuels, des violences verbales et des exploitations financières.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Le sévice&#039;&#039;&#039;: D&#039;après Hugonot (1990), ce terme désigne un acte de violence (dommages physiques et psychiques) ou une négligence grave (réduction de la santé) envers une personne de plus de 65 ans par son entourage proche. Ce terme serait proche de celui de violence et il engloberait donc tous les autres mots. &lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La [[Négligence]]&#039;&#039;&#039;: Hugonot (1990) fait une différence entre la &#039;&#039;négligence passive&#039;&#039; et la &#039;&#039;négligence active&#039;&#039;. La première concerne la non-satisfaction des besoins quotidiens, le manque de soins et l&#039;attitude psychologique négative (affective et spirituelle). La deuxième est selon lui comparable aux abus (voir paragraphe &amp;quot;abus&amp;quot;). La négligence est considérée comme une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Hugonot, R. (1990). Violences contre les vieux. Toulouse: Eres&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet auteur montre une classification qui a été publiée aux Etats-Unis en 1987:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Violences physiques (bleus, fractures, privation d’aliments et de boissons, sévices sexuels, douleurs provoquées) ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. Sévices psychologiques qui entraînent des dépressions, confusions, insomnies et peurs (p.ex. menaces, insultes, privation de sécurité, d’affectivité, de visites, enfermement) ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3. Exploitation financière (privation de la maîtrise des ressources, spoliation de biens mobiliers et immobiliers, chèques signés par main forcée) ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4. Sévices « médicaux » (privation de médicaments, augmentation de neuroleptiques et de somnifères) ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Négligences (privation des attentions nécessaires à la santé physique et mentale, malnutrition, privation de soins d’hygiène).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces différentes formes de maltraitance se retrouvent dans la plupart des livres lus concernant la maltraitance des personnes âgées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance est un concept large. Ce qui nous intéresse ici c’est la maltritance des enfants. Pour bien comprendre le concept de maltraitance il faut conaître plusquieurs définitions, en voici quelques unes: ( également cf dictionnaire de concepts) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon le vocabulaire de l&#039;action sociale : Mauvais traitements qu&#039;ils soient atteintes sexuelles, violences physiques, violences psychologiques, négligences graves dont sont victimes des enfants et des adolescents et plus largement des personnes vulnérables : femmes (violences conjugales), personnes âgées, parents (violence filiale). La maltraitance peut être intra-familiale ou se produire en établissement (violence institutionnelle). La société a pris la mesure de ce phénomène il y a peu et a engagé des actions pour lutter contre celui-ci (loi du 10 juillet 1989 relative à la prévention des mauvais traitements à l&#039;égard des mineurs et à la protection de l&#039;enfance). (http://www.personnes-agees.gouv.fr/renseignements/vocabulaire.htm). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La définition de la Commission Jacques BARROT (Décembre 1988) désigne sous le terme d&#039;enfants maltraités : &amp;quot; les enfants victimes, de la part de leurs parents ou d&#039;adultes en ayant la garde, soit de brutalités volontaires, soit d&#039;une absence intentionnelle de soins entraînant des lésions physiques ou troubles de l&#039;état général. On y inclut également les enfants victimes de comportements plus difficiles à mettre en évidence, car ne laissant pas de trace physique : brutalités mieux contrôlées, comportements sadiques, manifestations de rejet, de mépris, d&#039;abandon affectif, exigences éducatives disproportionnées... Leur retentissement sur le développement psychoaffectif de l&#039;enfant peut être aussi grave que celui des sévices corporels. &amp;quot; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon l&#039;Article 19 de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant - (20 novembre 1989) : la maltraitance renvoie à &amp;quot; toute forme de violences, d&#039;atteinte ou de brutalités physiques et mentales, d&#039;abandon ou de négligences, de mauvais traitements ou d&#039;exploitation, y compris la violence sexuelle....&amp;quot; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;ODAS( Observatoire Décentralisée de l&#039;Action Sociale- 1993 ) distingue les enfants en &amp;quot; risque &amp;quot; des &amp;quot; enfants &amp;quot; maltraités : L&#039;enfant maltraité est celui qui est victime de violences physiques, cruauté mentale, abus sexuels, négligences lourdes ayant des conséquences graves sur son développement physique et psychologique ;l&#039;enfant en risque est celui qui connaît des conditions d&#039;existence qui risqent de mettre en danger sa santé, sa sécurité, sa moralité, son éducation, ou son entretien, mais qui n&#039;est pour autant pas maltraité. Selon l&#039;ODAS les enfants en danger comprennent l&#039;ensemble des enfants en risque et des enfants maltraités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A quelle protection l&#039;enfant maltraite a-t-il droit ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfant a le droit à la protection de son corps contre les mauvais traitements physiques (coups et blessures) qui occasionnent des ecchymoses, hématomes, plaies, brûlures, fractures, ou encore des alopécies ; contre les mauvais traitements à caractère sexuel (viol ou attouchements) ; ainsi que les négligences lourdes (dénutrition, absence de soins médicaux, absence d&#039;hygiène, privation de confort matériel, etc...) . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfant a le droit à la protection de son équilibre psychologique contre toute forme de pressions ou de contraintes susceptibles de lui causer des troubles (menaces répétées, chantages, insultes, propos disqualifiants, brimades, humiliations verbales ou non verbales, marginalisation et dévalorisation systématique, exigences excessives ou disproportionnées par rapport à l&#039;âge de l&#039;enfant, consignes et injonctions éducatives contradictoires ou impossibles à respecter et conduisant à des troubles du comportement et à un sentiment d&#039;auto-dépréciation, etc...). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfant a le droit à la protection de sa parole. Les enfants sont des êtres sensibles qui ont des sentiments comme les autres mais aussi parce que les adultes ne sont pas les seuls à dire des vérités et parce que les enfants ont également leur mot à dire sur ce qu&#039;ils pensent et ce qu&#039;ils veulent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot; La protection et la défense des enfants constituent le devoir de tous ceux qui se reconnaissent en tant qu’êtres humains. En ce qui concerne l’assistance aux enfants victimes de la violence des adultes, le défit par lesquelles chacun- selon ses croyances et d’après ses competénces- puisse créer avec les enfants des conditions et des réponses pour prévenir et guérir les conséquences de la violence subie. (...) Il est temps que nos sociétés acceptent le fait que derrière chaque enfant ou adolescent délinquant, toxicomane, malade psychiatrique ou prostitué, il existe une histoire familiale et sociale d’abus de pouvoir et de violence de la part des adultes. Accepter cette réalité pourrait ouvrir de nouvelles possibilités de prévention de ces tragédies, leur vie en s´autodétruisant. &amp;quot; ( Barudy J., 1997).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sira Garciaurabano&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Maltraitance&amp;diff=4240</id>
		<title>Maltraitance</title>
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		<updated>2006-06-19T17:03:17Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Voici la définition de la &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039; proposée sur le site du projet  [http://www.ciao.ch Ciao] (pour Centre d’Information jeunesse Assisté par Ordinateur).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039;:  violence que l&#039;on rencontre dans la famille et qui est plutôt unilatérale (parent sur enfant par exemple)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;maltraitance physique&#039;&#039;&#039; : mauvais traitements qui atteignent le corps et qui souvent laissent des marques. Il s&#039;agit de coups, de brûlures, de bousculades, d&#039;étranglement, de membres tordus. Il ne s&#039;agit pas de la claque reçue une fois ou l&#039;autre, mais de coups répétés, violents, qui font souffrir physiquement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;maltraitance psychologique&#039;&#039;&#039;:  sont appelés mauvais traitements psychologiques ce que les jeunes traduisent souvent par &amp;quot;il me prend la tête&amp;quot;, c&#039;est-à-dire des pressions qui rendent triste, inquiet, malheureux et qui font souffrir. C&#039;est une forme de mauvais traitements qui ne laisse pas de traces physiques, mais qui perturbe le développement des enfants ou des adolescents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On trouve également une définition d&#039;un concept très proche: &#039;&#039;&#039;les mauvais traitements&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;mauvais traitements&#039;&#039;&#039;:  on entend par mauvais traitements les coups, le manque de soins, le rejet, l&#039;abandon, les attouchements sexuels, le viol, etc.&lt;br /&gt;
Les mauvais traitements sont classés en quatre catégories:&lt;br /&gt;
* les mauvais traitements physiques;&lt;br /&gt;
* les mauvais traitements psychologiques;&lt;br /&gt;
* les négligences ou carences;&lt;br /&gt;
* les abus sexuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
--[[Utilisateur:Ninosca|Ninosca]] 9 jun 2006 à 13:10 (MEST)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définition SSJ&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
(selon le protocole pour l&#039;évaluation et le signalement des situations du SSJ, Genève, 2006: Enfants en danger et institutions de la petite enfance)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Un enfant maltraité st un enfant victime de violences physiques, d&#039;abus sexuels, de violences psychologiques, de négligences lourdes, ayant des conséquences graves sur son développement physique et psychologique.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Alter Ego&#039;&#039;&#039; (2002, association suisse contre la maltraitance des personnes âgées)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance &amp;quot;est un acte ou un ensemble d&#039;actes - comportements et attitudes - commis ou ommis, envers une personne au détriment de son intégrité physique ou sexuelle, morale ou psychique, matérielle ou financière. La maltraitance engendre un tort ou une blessure. Elle constitue une atteinte aux droits fondamentaux et à la dignité de la personne&amp;quot;. &lt;br /&gt;
La maltraitance consiste en actions - violence, abus, sévices, contraintes, empêchements - ou en actes ommis, comme la négligence.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après le&#039;&#039;&#039; Conseil de l&#039;Europe&#039;&#039;&#039; (1990), la maltraitance envers des personnes âgées est &amp;quot;tout acte ou omission commis dans le cadre de la famille par un des membres, lequel porte atteinte à la vie, à l&#039;intégrité corporelle ou psychique, ou à la liberté d&#039;un autre membre de la famille ou qui compromet gravement le développement de sa personnalité et/ou nuit à sa sécurité financière&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Assosiation ALMA&#039;&#039;&#039; (Allô Maltraitance des personnes âgées, France)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la classification de ALMA, on peut distinguer deux formes de maltraitance: - Les maltraitances par action délibérée de nuire : d&#039;ordre financièr, psychologique, physique. - Les maltraitances par omission : elles sont plus dissimulées et méconnues que les précédentes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les différents auteurs que nous avons lus s&#039;accordent pour distinguer plusieurs catégories de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039;: &lt;br /&gt;
* Physique (douleurs provoquées, privation d&#039;aliments et de boissons)&lt;br /&gt;
* Sexuelle&lt;br /&gt;
* Psychologique: entraînant des dépressions, confusions, insomnies, une mauvaise image de soi(à travers la dévalorisation de sa personne. Cela peut se caractériser par l&#039;émission de jugements de valeur négatif à son encontre) et peurs (menaces, insultes, privation de sécurité, de visites...). Selon Hugonot (1990), le langage insultant (langage injurieux et appellation de manière impersonnelle) est le sévices le plus souvent dénoncé. &lt;br /&gt;
* Matérielle ou financière&lt;br /&gt;
* Médicale (privation de médicaments ou augmentation de somnifères)&lt;br /&gt;
* Sociale ou civique&lt;br /&gt;
* Négligence active&lt;br /&gt;
* Négligence passive&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les ouvrages que nous avons parcourus de nombreux termes sont associés à la maltraitance:&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La violence&#039;&#039;&#039;: la [[Violence]] et souvent synonyme de maltraitance. En effet, selon Bernard Marc la violence peut être: physique, psychologique,financière ou médicamenteuse.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;abus&#039;&#039;&#039;: Pour Hugonot (1990), cette catégorie concerne des contraintes physiques ou chimiques, des abus sexuels, des violences verbales et des exploitations financières.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Le sévice&#039;&#039;&#039;: D&#039;après Hugonot (1990), ce terme désigne un acte de violence (dommages physiques et psychiques) ou une négligence grave (réduction de la santé) envers une personne de plus de 65 ans par son entourage proche. Ce terme serait proche de celui de violence et il engloberait donc tous les autres mots. &lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La négligence&#039;&#039;&#039;: Hugonot (1990) fait une différence entre la &#039;&#039;négligence passive&#039;&#039; et la &#039;&#039;négligence active&#039;&#039;. La première concerne la non-satisfaction des besoins quotidiens, le manque de soins et l&#039;attitude psychologique négative (affective et spirituelle). La deuxième est selon lui comparable aux abus (voir paragraphe &amp;quot;abus&amp;quot;). La négligence est considérée comme une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Hugonot, R. (1990). Violences contre les vieux. Toulouse: Eres&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet auteur montre une classification qui a été publiée aux Etats-Unis en 1987:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Violences physiques (bleus, fractures, privation d’aliments et de boissons, sévices sexuels, douleurs provoquées) ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. Sévices psychologiques qui entraînent des dépressions, confusions, insomnies et peurs (p.ex. menaces, insultes, privation de sécurité, d’affectivité, de visites, enfermement) ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3. Exploitation financière (privation de la maîtrise des ressources, spoliation de biens mobiliers et immobiliers, chèques signés par main forcée) ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4. Sévices « médicaux » (privation de médicaments, augmentation de neuroleptiques et de somnifères) ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Négligences (privation des attentions nécessaires à la santé physique et mentale, malnutrition, privation de soins d’hygiène).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces différentes formes de maltraitance se retrouvent dans la plupart des livres lus concernant la maltraitance des personnes âgées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance est un concept large. Ce qui nous intéresse ici c’est la maltritance des enfants. Pour bien comprendre le concept de maltraitance il faut conaître plusquieurs définitions, en voici quelques unes: ( également cf dictionnaire de concepts) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon le vocabulaire de l&#039;action sociale : Mauvais traitements qu&#039;ils soient atteintes sexuelles, violences physiques, violences psychologiques, négligences graves dont sont victimes des enfants et des adolescents et plus largement des personnes vulnérables : femmes (violences conjugales), personnes âgées, parents (violence filiale). La maltraitance peut être intra-familiale ou se produire en établissement (violence institutionnelle). La société a pris la mesure de ce phénomène il y a peu et a engagé des actions pour lutter contre celui-ci (loi du 10 juillet 1989 relative à la prévention des mauvais traitements à l&#039;égard des mineurs et à la protection de l&#039;enfance). (http://www.personnes-agees.gouv.fr/renseignements/vocabulaire.htm). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La définition de la Commission Jacques BARROT (Décembre 1988) désigne sous le terme d&#039;enfants maltraités : &amp;quot; les enfants victimes, de la part de leurs parents ou d&#039;adultes en ayant la garde, soit de brutalités volontaires, soit d&#039;une absence intentionnelle de soins entraînant des lésions physiques ou troubles de l&#039;état général. On y inclut également les enfants victimes de comportements plus difficiles à mettre en évidence, car ne laissant pas de trace physique : brutalités mieux contrôlées, comportements sadiques, manifestations de rejet, de mépris, d&#039;abandon affectif, exigences éducatives disproportionnées... Leur retentissement sur le développement psychoaffectif de l&#039;enfant peut être aussi grave que celui des sévices corporels. &amp;quot; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon l&#039;Article 19 de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant - (20 novembre 1989) : la maltraitance renvoie à &amp;quot; toute forme de violences, d&#039;atteinte ou de brutalités physiques et mentales, d&#039;abandon ou de négligences, de mauvais traitements ou d&#039;exploitation, y compris la violence sexuelle....&amp;quot; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;ODAS( Observatoire Décentralisée de l&#039;Action Sociale- 1993 ) distingue les enfants en &amp;quot; risque &amp;quot; des &amp;quot; enfants &amp;quot; maltraités : L&#039;enfant maltraité est celui qui est victime de violences physiques, cruauté mentale, abus sexuels, négligences lourdes ayant des conséquences graves sur son développement physique et psychologique ;l&#039;enfant en risque est celui qui connaît des conditions d&#039;existence qui risqent de mettre en danger sa santé, sa sécurité, sa moralité, son éducation, ou son entretien, mais qui n&#039;est pour autant pas maltraité. Selon l&#039;ODAS les enfants en danger comprennent l&#039;ensemble des enfants en risque et des enfants maltraités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A quelle protection l&#039;enfant maltraite a-t-il droit ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfant a le droit à la protection de son corps contre les mauvais traitements physiques (coups et blessures) qui occasionnent des ecchymoses, hématomes, plaies, brûlures, fractures, ou encore des alopécies ; contre les mauvais traitements à caractère sexuel (viol ou attouchements) ; ainsi que les négligences lourdes (dénutrition, absence de soins médicaux, absence d&#039;hygiène, privation de confort matériel, etc...) . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfant a le droit à la protection de son équilibre psychologique contre toute forme de pressions ou de contraintes susceptibles de lui causer des troubles (menaces répétées, chantages, insultes, propos disqualifiants, brimades, humiliations verbales ou non verbales, marginalisation et dévalorisation systématique, exigences excessives ou disproportionnées par rapport à l&#039;âge de l&#039;enfant, consignes et injonctions éducatives contradictoires ou impossibles à respecter et conduisant à des troubles du comportement et à un sentiment d&#039;auto-dépréciation, etc...). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfant a le droit à la protection de sa parole. Les enfants sont des êtres sensibles qui ont des sentiments comme les autres mais aussi parce que les adultes ne sont pas les seuls à dire des vérités et parce que les enfants ont également leur mot à dire sur ce qu&#039;ils pensent et ce qu&#039;ils veulent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot; La protection et la défense des enfants constituent le devoir de tous ceux qui se reconnaissent en tant qu’êtres humains. En ce qui concerne l’assistance aux enfants victimes de la violence des adultes, le défit par lesquelles chacun- selon ses croyances et d’après ses competénces- puisse créer avec les enfants des conditions et des réponses pour prévenir et guérir les conséquences de la violence subie. (...) Il est temps que nos sociétés acceptent le fait que derrière chaque enfant ou adolescent délinquant, toxicomane, malade psychiatrique ou prostitué, il existe une histoire familiale et sociale d’abus de pouvoir et de violence de la part des adultes. Accepter cette réalité pourrait ouvrir de nouvelles possibilités de prévention de ces tragédies, leur vie en s´autodétruisant. &amp;quot; ( Barudy J., 1997).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sira Garciaurabano&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Maltraitance&amp;diff=4239</id>
		<title>Maltraitance</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Maltraitance&amp;diff=4239"/>
		<updated>2006-06-19T17:02:35Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Voici la définition de la &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039; proposée sur le site du projet  [http://www.ciao.ch Ciao] (pour Centre d’Information jeunesse Assisté par Ordinateur).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039;:  violence que l&#039;on rencontre dans la famille et qui est plutôt unilatérale (parent sur enfant par exemple)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;maltraitance physique&#039;&#039;&#039; : mauvais traitements qui atteignent le corps et qui souvent laissent des marques. Il s&#039;agit de coups, de brûlures, de bousculades, d&#039;étranglement, de membres tordus. Il ne s&#039;agit pas de la claque reçue une fois ou l&#039;autre, mais de coups répétés, violents, qui font souffrir physiquement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;maltraitance psychologique&#039;&#039;&#039;:  sont appelés mauvais traitements psychologiques ce que les jeunes traduisent souvent par &amp;quot;il me prend la tête&amp;quot;, c&#039;est-à-dire des pressions qui rendent triste, inquiet, malheureux et qui font souffrir. C&#039;est une forme de mauvais traitements qui ne laisse pas de traces physiques, mais qui perturbe le développement des enfants ou des adolescents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On trouve également une définition d&#039;un concept très proche: &#039;&#039;&#039;les mauvais traitements&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;mauvais traitements&#039;&#039;&#039;:  on entend par mauvais traitements les coups, le manque de soins, le rejet, l&#039;abandon, les attouchements sexuels, le viol, etc.&lt;br /&gt;
Les mauvais traitements sont classés en quatre catégories:&lt;br /&gt;
* les mauvais traitements physiques;&lt;br /&gt;
* les mauvais traitements psychologiques;&lt;br /&gt;
* les négligences ou carences;&lt;br /&gt;
* les abus sexuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
--[[Utilisateur:Ninosca|Ninosca]] 9 jun 2006 à 13:10 (MEST)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définition SSJ&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
(selon le protocole pour l&#039;évaluation et le signalement des situations du SSJ, Genève, 2006: Enfants en danger et institutions de la petite enfance)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Un enfant maltraité st un enfant victime de violences physiques, d&#039;abus sexuels, de violences psychologiques, de négligences lourdes, ayant des conséquences graves sur son développement physique et psychologique.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Alter Ego&#039;&#039;&#039; (2002, association suisse contre la maltraitance des personnes âgées)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance &amp;quot;est un acte ou un ensemble d&#039;actes - comportements et attitudes - commis ou ommis, envers une personne au détriment de son intégrité physique ou sexuelle, morale ou psychique, matérielle ou financière. La maltraitance engendre un tort ou une blessure. Elle constitue une atteinte aux droits fondamentaux et à la dignité de la personne&amp;quot;. &lt;br /&gt;
La maltraitance consiste en actions - violence, abus, sévices, contraintes, empêchements - ou en actes ommis, comme la négligence.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après le&#039;&#039;&#039; Conseil de l&#039;Europe&#039;&#039;&#039; (1990), la maltraitance envers des personnes âgées est &amp;quot;tout acte ou omission commis dans le cadre de la famille par un des membres, lequel porte atteinte à la vie, à l&#039;intégrité corporelle ou psychique, ou à la liberté d&#039;un autre membre de la famille ou qui compromet gravement le développement de sa personnalité et/ou nuit à sa sécurité financière&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Assosiation ALMA&#039;&#039;&#039; (Allô Maltraitance des personnes âgées, France)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la classification de ALMA, on peut distinguer deux formes de maltraitance: - Les maltraitances par action délibérée de nuire : d&#039;ordre financièr, psychologique, physique. - Les maltraitances par omission : elles sont plus dissimulées et méconnues que les précédentes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les différents auteurs que nous avons lus s&#039;accordent pour distinguer plusieurs catégories de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039;: &lt;br /&gt;
* Physique (douleurs provoquées, privation d&#039;aliments et de boissons)&lt;br /&gt;
* Sexuelle&lt;br /&gt;
* Psychologique: entraînant des dépressions, confusions, insomnies, une mauvaise image de soi(à travers la dévalorisation de sa personne. Cela peut se caractériser par l&#039;émission de jugements de valeur négatif à son encontre) et peurs (menaces, insultes, privation de sécurité, de visites...). Selon Hugonot (1990), le langage insultant (langage injurieux et appellation de manière impersonnelle) est le sévices le plus souvent dénoncé. &lt;br /&gt;
* Matérielle ou financière&lt;br /&gt;
* Médicale (privation de médicaments ou augmentation de somnifères)&lt;br /&gt;
* Sociale ou civique&lt;br /&gt;
* Négligence active&lt;br /&gt;
* Négligence passive&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les ouvrages que nous avons parcourus de nombreux termes sont associés à la maltraitance:&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La violence&#039;&#039;&#039;: la [[Violence]] et souvent synonyme de maltraitance. En effet, selon Bernard Marc la violence peut être: physique, psychologique,financière ou médicamenteuse.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;abus&#039;&#039;&#039;: Pour Hugonot (1990), cette catégorie concerne des contraintes physiques ou chimiques, des abus sexuels, des violences verbales et des exploitations financières.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Le sévice&#039;&#039;&#039;: D&#039;après Hugonot (1990), ce terme désigne un acte de violence (dommages physiques et psychiques) ou une négligence grave (réduction de la santé) envers une personne de plus de 65 ans par son entourage proche. Ce terme serait proche de celui de violence et il engloberait donc tous les autres mots. &lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La négligence&#039;&#039;&#039;: Hugonot (1990) fait une différence entre la &#039;&#039;négligence passive&#039;&#039; et la &#039;&#039;négligence active&#039;&#039;. La première concerne la non-satisfaction des besoins quotidiens, le manque de soins et l&#039;attitude psychologique négative (affective et spirituelle). La deuxième est selon lui comparable aux abus (voir paragraphe &amp;quot;abus&amp;quot;). La négligence est considérée comme une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Hugonot, R. (1990). Violences contre les vieux. Toulouse: Eres&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet auteur montre une classification qui a été publiée aux Etats-Unis en 1987:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Violences physiques (bleus, fractures, privation d’aliments et de boissons, sévices sexuels, douleurs provoquées) ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. Sévices psychologiques qui entraînent des dépressions, confusions, insomnies et peurs (p.ex. menaces, insultes, privation de sécurité, d’affectivité, de visites, enfermement) ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3. Exploitation financière (privation de la maîtrise des ressources, spoliation de biens mobiliers et immobiliers, chèques signés par main forcée) ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4. Sévices « médicaux » (privation de médicaments, augmentation de neuroleptiques et de somnifères) ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Négligences (privation des attentions nécessaires à la santé physique et mentale, malnutrition, privation de soins d’hygiène).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces différentes formes de maltraitance se retrouvent dans la plupart des livres lus concernant la maltraitance des personnes âgées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Sarah|Sarah Grossniklaus]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La maltraitance est un concept large. Ce qui nous intéresse ici c’est la maltritance des enfants. Pour bien comprendre le concept de maltraitance il faut conaître plusquieurs définitions, en voici quelques unes: ( également cf dictionnaire de concepts) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon le vocabulaire de l&#039;action sociale : Mauvais traitements qu&#039;ils soient atteintes sexuelles, violences physiques, violences psychologiques, négligences graves dont sont victimes des enfants et des adolescents et plus largement des personnes vulnérables : femmes (violences conjugales), personnes âgées, parents (violence filiale). La maltraitance peut être intra-familiale ou se produire en établissement (violence institutionnelle). La société a pris la mesure de ce phénomène il y a peu et a engagé des actions pour lutter contre celui-ci (loi du 10 juillet 1989 relative à la prévention des mauvais traitements à l&#039;égard des mineurs et à la protection de l&#039;enfance). (http://www.personnes-agees.gouv.fr/renseignements/vocabulaire.htm). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La définition de la Commission Jacques BARROT (Décembre 1988) désigne sous le terme d&#039;enfants maltraités : &amp;quot; les enfants victimes, de la part de leurs parents ou d&#039;adultes en ayant la garde, soit de brutalités volontaires, soit d&#039;une absence intentionnelle de soins entraînant des lésions physiques ou troubles de l&#039;état général. On y inclut également les enfants victimes de comportements plus difficiles à mettre en évidence, car ne laissant pas de trace physique : brutalités mieux contrôlées, comportements sadiques, manifestations de rejet, de mépris, d&#039;abandon affectif, exigences éducatives disproportionnées... Leur retentissement sur le développement psychoaffectif de l&#039;enfant peut être aussi grave que celui des sévices corporels. &amp;quot; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon l&#039;Article 19 de la Convention Internationale des droits de l&#039;enfant - (20 novembre 1989) : la maltraitance renvoie à &amp;quot; toute forme de violences, d&#039;atteinte ou de brutalités physiques et mentales, d&#039;abandon ou de négligences, de mauvais traitements ou d&#039;exploitation, y compris la violence sexuelle....&amp;quot; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;ODAS( Observatoire Décentralisée de l&#039;Action Sociale- 1993 ) distingue les enfants en &amp;quot; risque &amp;quot; des &amp;quot; enfants &amp;quot; maltraités : L&#039;enfant maltraité est celui qui est victime de violences physiques, cruauté mentale, abus sexuels, négligences lourdes ayant des conséquences graves sur son développement physique et psychologique ;l&#039;enfant en risque est celui qui connaît des conditions d&#039;existence qui risqent de mettre en danger sa santé, sa sécurité, sa moralité, son éducation, ou son entretien, mais qui n&#039;est pour autant pas maltraité. Selon l&#039;ODAS les enfants en danger comprennent l&#039;ensemble des enfants en risque et des enfants maltraités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A quelle protection l&#039;enfant maltraite a-t-il droit ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfant a le droit à la protection de son corps contre les mauvais traitements physiques (coups et blessures) qui occasionnent des ecchymoses, hématomes, plaies, brûlures, fractures, ou encore des alopécies ; contre les mauvais traitements à caractère sexuel (viol ou attouchements) ; ainsi que les négligences lourdes (dénutrition, absence de soins médicaux, absence d&#039;hygiène, privation de confort matériel, etc...) . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfant a le droit à la protection de son équilibre psychologique contre toute forme de pressions ou de contraintes susceptibles de lui causer des troubles (menaces répétées, chantages, insultes, propos disqualifiants, brimades, humiliations verbales ou non verbales, marginalisation et dévalorisation systématique, exigences excessives ou disproportionnées par rapport à l&#039;âge de l&#039;enfant, consignes et injonctions éducatives contradictoires ou impossibles à respecter et conduisant à des troubles du comportement et à un sentiment d&#039;auto-dépréciation, etc...). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;enfant a le droit à la protection de sa parole. Les enfants sont des êtres sensibles qui ont des sentiments comme les autres mais aussi parce que les adultes ne sont pas les seuls à dire des vérités et parce que les enfants ont également leur mot à dire sur ce qu&#039;ils pensent et ce qu&#039;ils veulent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot; La protection et la défense des enfants constituent le devoir de tous ceux qui se reconnaissent en tant qu’êtres humains. En ce qui concerne l’assistance aux enfants victimes de la violence des adultes, le défit par lesquelles chacun- selon ses croyances et d’après ses competénces- puisse créer avec les enfants des conditions et des réponses pour prévenir et guérir les conséquences de la violence subie. (...) Il est temps que nos sociétés acceptent le fait que derrière chaque enfant ou adolescent délinquant, toxicomane, malade psychiatrique ou prostitué, il existe une histoire familiale et sociale d’abus de pouvoir et de violence de la part des adultes. Accepter cette réalité pourrait ouvrir de nouvelles possibilités de prévention de ces tragédies, leur vie en s´autodétruisant. &amp;quot; ( Barudy J., 1997).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sira Garciaurabano&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4238</id>
		<title>L&#039;évolution récente de la définition de la maltraitance des personnes âgées</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4238"/>
		<updated>2006-06-19T16:58:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : /* Ce qu&amp;#039;en disent les auteurs que nous avons lus */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039; Ont écrit cet article... &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tatiana CAVAGLIANI - Sarah GROSSNIKLAUS - Stefania RODRIGUEZ - Mélanie SAVOY - Germain VON DER MUEHL - Valérie SCHAUDER&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A propos des concepts de maltraitance et de négligence: notre approche du thème ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de traiter de la maltraitance des [[Personnes âgées]] car ce thème est bien trop souvent laissé pour compte. On entend souvent parler d&#039;enfants maltraités, de femmes battues, mais rarement de personnes âgées maltraitées.&lt;br /&gt;
De plus, lorsque nous pensons à [[Maltraitance]], notre sens commun a tendance à nous renvoyer directement au sens de la maltraitance physique. Coups, blessures, séquestration...mais aujourd&#039;hui, lorsque l&#039;on rencontre le monde insitutionnel c&#039;est la [[Négligence]] qui semble être devenue une forme perfide de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de nous baser sur la canicule de 2003 pour cibler notre recherche. En effet, lors de cet été 2003, environ 1000 personnnes âgées sont décédées en Suisse des suites des grandes chaleur, du manque d&#039;hydratation, etc. A l&#039;hôpital de Genève (HUG), 352 décès ont été recensés en août 2002 et 385 en août 2003; soit trente-trois décès de plus. Cela correspond à une augmentation d&#039;environ 10% du nombre de  cas. Ce chiffre est représentatif du pourcentage à l&#039;échelle national, tous hôpitaux et institutions confondus, qui oscille entre 10 et 13%, pour la même période. Suite à ce constat, les proches des personnes âgées, ainsi que les institutions ont été au centre des débats. Leur a été reproché le fait de ne pas avoir suffisament su être à l&#039;écoute de ces personnes et de ne pas avoir prêté suffisamment d&#039;attention à la nécessité pour celles-ci de beaucoup s&#039;hydrater. En d&#039;autres termes, d&#039;avoir fait preuve d&#039;une certaine négligence. &lt;br /&gt;
La canicule de 2003 semble donc particulièrement liée au terme de négligence. En effet, les problèmes qu&#039;elle a révélés ont contribué à un déplacement des considérations habituellement partagées sur la maltraitance. Négliger de prendre soin d&#039;une personne âgée lorsque la température est très élévée est une forme de maltraitance. Cette visibilisation d&#039;une catégorie de la maltraitance, la négligence, au travers de la canicule et de sa médiatisation, a probablement eu comme effet d&#039;élargir le champ recouvert par cette notion, contribuant ainsi à une évolution de la définition de la maltraitance. La négligence y prend désormais une place importante.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons décidé de nous pencher sur la période entre 1998 et 2006. Nous avons utilisé plusieurs articles de journaux romands (avant et après l&#039;été 2003), deux éditions (1998 et 2005) de la charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS) ainsi que des téléjournaux diffusés durant la canicule (juillet et août 2003).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre recherche se limite au niveau du canton de Genève. On parlera particulièrement de la négligence comme maltraitance. Nous allons commencer par donner un panel d&#039;informations sur les recherches et les réflexions menées (principalement sur la France) sur le sujet. Puis, nous comparerons les articles et les deux chartes afin de retirer un maximum d&#039;informations. Ces dernières se porteront  sur leurs nombres avant et après la canicule, sur leurs formes, leurs précisions, le vocabulaire employé, etc. Ensuite nous tenterons de faire des liens entre ces différents niveaux d&#039;analyse et ces différentes informations.&lt;br /&gt;
Nous essaierons également de voir comment les téléjournaux présenté lors de la canicule nous décrivent la situation et la norme à adopter pour ne pas être taxé de maltraitance ou de négligence, ainsi que la manière dont ils ont contribué à l&#039;évolution du terme de maltraitance...jusqu&#039;à la négligence. &lt;br /&gt;
Enfin, nous rencontrerons le Dr. Rapin, médecin chef et organisateur du colloque canicule ayant eu lieu en juin 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous apparait également important de mentionner deux autres limites. Tout d&#039;abord le fait que nous ne pouvons lire tout ce qui a été écrit sur le sujet, et que les articles que nous avons choisi pour l&#039;analyse ne sont pas les seuls et uniques pièces que nous avons trouvés. Et ensuite, et c&#039;est là la troisième limite d&#039;un travail portant sur le thème de la maltraitance,  s&#039;appuyer sur des statistiques représente une grande difficulté. En effet, il est très difficile de recenser les victimes de violence. Celles-ci ne sont pas toujours prêtes à en parler que cela soit par peur de représailles ou pour d&#039;autres raisons (telles que peur de l&#039;abandon, peur de briser un lien familial, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la prévalence de la maltraitance envers les personnes âgées au sein des institutions, Hugonot (1990) relève la difficulté d&#039;obtenir des statistiques précises. Il souligne qu&#039;il faut dans tous les cas prendre en compte que les cas décelés ne représentent qu&#039;un cinquième de la réalité: il y a donc une sous-estimation importante. Une raison de ce manque de données est que les observations de violences restent souvent à l&#039;intérieur d&#039;une institution. Le manque de témoignages, la dédramatisation par le personnel et la crainte pour la famille de dénoncer la maltraitance rendent l&#039;estimation de la fréquence réelle, difficile. Selon Hugonot, la violence envers les personnes âgées est masquée car elle est liée aux tabous et à la honte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce qu&#039;en disent les auteurs que nous avons lus ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définitions&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de poursuivre notre réflexion, il nous parait important de donner des définitions nécessaires à la compréhension du terme de maltraitance et de négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alter Ego (2002, association suisse contre la maltraitance des personnes âgées) définit la maltraitance comme &amp;quot;un acte ou un ensemble d&#039;actes - comportements et attitudes - commis ou ommis, envers une personne au détriment de son intégrité physique ou sexuelle, morale ou psychique, matérielle ou financière. La maltraitance engendre un tort ou une blessure. Elle constitue une atteinte aux droits fondamentaux et à la dignité de la personne&amp;quot;. &lt;br /&gt;
La maltraitance consiste en actions - violence, abus, sévices, contraintes, empêchements - ou en actes ommis, comme la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La négligence, une forme de maltraitance, consiste selon l&#039;association Alter Ego dans le fait de ne pas donner des soins essentiels à une personne. &amp;quot;C&#039;est omettre de lui donner une nourriture ou des boissons adéquates, les médicaments ou les soins d&#039;hygiène dont elle a besoin&amp;quot; (Alter Ego, 2002). D&#039;autres exemples de négligence sont de donner une alimentation en quantité insuffisante, de ne pas assurer des services adéquats durant la nuit ou de négliger la douleur d&#039;une personne âgée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre article va se baser sur la négligence comme forme de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Revue de littérature&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que l&#039;âge des personnes considérées comme vieillards a augmenté au fil du temps. En effet, dans l&#039;Antiquité les vieillards étaient ceux qui atteignaient l&#039;âge de 40 ans. Aujourd&#039;hui, un vieillard est quelqu&#039;un de plus de 70-80 ans, qui devient dépendant.&lt;br /&gt;
Selon la psychanalyste Evelyne Bertin (1999), notre société occidentale contemporaine n&#039;accorde pas de place à la vieillesse. La société refuse de penser à la vieillesse, cette dernière est &#039;&#039;tabou&#039;&#039;. L&#039;être humain a du mal à imaginer qu&#039;il va vieillir, c&#039;est quelque chose dont on ne parle pas, que l&#039;on ne veut pas imaginer, particulièrement dans notre société qui valorise la jeunesse. Selon elle, nous vivons dans un monde en perte de références. La famille en tant qu&#039;institution vit actuellement de grands changements, et nous vivons une époque de confusion des âges et des places dans la famille. L&#039;on ne pourrait penser la vieillesse qu&#039;en se situant dans une lignée, faite de générations ayant chacune leurs rôles.&lt;br /&gt;
Autrefois la vieillesse faisait partie de la société, elle avait une place dans l&#039;univers symbolique de la vie, mais l&#039;on vit actuellement dans une société où les rôles symboliques ont disparus, et où la [[Vieillesse]] est dévalorisée. En outre, selon Christian de Saussure, il n&#039;est plus rare de voir des familles qui s&#039;étendent sur quatre générations, les tensions et les conflits au sein de ces familles s&#039;en trouvent accrus et la génération des aînés en fait en quelque sorte les frais puisque bien souvent la famille s&#039;en désengage petit à petit. &lt;br /&gt;
Tous ces éléments pourraient expliquer les raisons qui font que les sociétés occidentales gèrent une partie des personnes âgées sur le mode de l&#039;exclusion à travers le placement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui est du problème de la maltraitances des personnes âgées, E. Bertin (1999) relève deux axes de réflexion &#039;&#039;Le déni de la mort dans les sociétés occidentales&#039;&#039; ainsi que &#039;&#039;L&#039;augmentation de la banalisation du mal.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que le phénomène de maltraitance n&#039;est pas nouveau dans sa nature, mais par sa fréquence (augmentation des victimes et des agresseurs). Il montre par exemple des prières d&#039;un vieillard abandonné et d&#039;un vieillard qui ne peut pas s&#039;enfuir dans des situations difficiles de 1689.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est dès les années 1980 que dans les pays francophones la question du tabou de la maltraitance des personnes âgées fût soulevée. On commence à parler de certains comportements, de certaines gestes et de certains propos profondément maltraitants pour la personne âgée bien souvent complètement dépendante de l&#039;autre.&lt;br /&gt;
Le sujet commençait à peine à être traité que les milieux de professionnels concernés essayaient de faire taire ce qui était soulevé, chacun essayant de préserver son institution de toutes accusations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, dans le livre &#039;&#039;Touche pas à tes vieux&#039;&#039;, un autre point est soulevé. Alors que de nombreuses personnes s&#039;attèlent à dénoncer la maltraitance des personnes âgées, celles-ci commencent à se rendre compte que les gestes, les propos et les comportements qu&#039;ils dénoncent ne sont pas les faits de monstres et qu&#039;eux-mêmes commettent ce genre d&#039;actes. Dénoncer ces gestes revient à se dénoncer soi-même, cette constatation va faire diminuer la volonté de parler de ce problème. Pour ces deux raisons, le sujet fut donc un peu moins traité.&lt;br /&gt;
Hugonot souligne notamment l&#039;ignorance en France concernant ce sujet et, en rapport avec cela, le manque d&#039;intérêt des médias. E. Bertin (1999), également, reproche à la société et au monde politique de faire comme si la maltraitance des personnes âgées n&#039;existait pas. Elle dénonce aussi cette habitude de montrer une vitrine parfaite: &amp;quot;&#039;&#039;Les images que les médias nous présentent sur la vieillesse sont le plus souvent des images d&#039;exception. Les sujets âgés maltraités ou déshumanisés sont interdits de cité dans le monde médiatique.&#039;&#039;&amp;quot;(p.14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons également, comme le souligne E.Bertin, que notre société actuelle est celle de &#039;&#039;l&#039;image&#039;&#039;. Pour qu&#039;une cause soit entendue, elle doit être médiatisée. Ce qui peut poser problème dans le cas de violence touchant des personnes âgées quant leurs conditions physiques et psychiques les prédisposent plus à l&#039;isolement qu&#039;à la protestation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, parallèlement à ces condamnations, de nombreux témoignages voient le jours. Des personnes âgées trouvent la force de raconter les violences qu&#039;ils subissent...et ils ne baissent pas les bras.De plus, dans son livre, Hugonot nomme plusieurs congrès européens sur le sujet de la maltraitance des personnes âgées. Aussi, cette problématique ne disparaît-elle pas. La question de la maltraitance des personnes âgées apparaît dès lors comme un nouveau problème social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nos lectures, n’abordent pas directement le concept de négligence, mais tous les auteurs que nous avons lus considèrent la négligence comme étant une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
Concernant la canicule et ses effets, aucun de ces ouvrages n’en fait mention. Cella est dû pour une part au faite que les livres lus ont dû être choisi avant que le thème de l’étude ne soit précisé. De plus, nous avons pus constaté à travers notre recherche, que le lien entre négligence et canicule ne semble pas avoir beaucoup été abordé et approfondi dans la littérature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectif de la recherche ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Définir les facteurs impliquant l’évolution récente (entre 1998 et 2006) de la définition de la maltraitance des personnes âgées et plus particulièrement la question de la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hypothèse de recherche: Les conséquences de la canicule de l&#039;été 2003 et leurs médiatisations auraient contribués à un tournant de la définition de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthode ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de vérifier notre hypothèse, soit l&#039;effet de la canicule 2003 sur la définition de la maltraitance, nous allons analyser et comparer le contenu de deux chartes d&#039;instituitions, d&#039;articles de presse et d&#039;extraits de téléjournaux. &lt;br /&gt;
En ce qui concerne les chartes, nous allons vérifier s&#039;il y a eu des modifications au niveau des articles de loi au sein des institutions et des modifications au niveau de la terminologie employée. &lt;br /&gt;
Le but de la comparaison des articles de presse est de voir s&#039;il y a eu des changements dans la manière d&#039;informer la population sur le problème de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Enfin, l&#039;analyse des téléjournaux devra nous permettre d&#039;analyser le type de langage utilisé en lien avec la canicule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Limites de la méthode &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la comparaison des articles de presse, nous nous sommes rendus compte qu&#039;il est très difficile d&#039;accéder aux articles pertinents pour cette démarche. Il est possible que les articles choisis ne soient pas tout à fait représentatifs de la manière dont la presse traite de la problématique de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, tant lors de nos recherches dans les archives de la TSR que dans la base de données Swissdox, nous avons constaté que le nombre de documents (TJ, émissions, reportages spéciaux, articles, dossiers, etc.) abordant le problème du sort des personnes âgées avait augementé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
Nous pourrions émettre l&#039;hypothèse que la canicule fut un tremplin, voire un très bon &amp;quot;fait divers&amp;quot; pour parler de la situation des personnes âgées dans notre société. Ce sujet fut traité plus qu&#039;abondament durant la canicule et juste après, puis régulièrement à l&#039;arrivée de l&#039;été les années suivantes. Il nous parait intéressant de relever la manière dont les médias se sont emparés d&#039;un sujet d&#039;actualité pour en faire un problème social. &lt;br /&gt;
Il faut peut-être garder à l&#039;esprit qu&#039;un des buts premiers des médias, comme développé dans les cours du professeur Payet (&#039;&#039;Introduction à la sociologie de l&#039;éducation&#039;&#039;)et hormis l&#039;aspect d&#039;information, est de faire le plus possible d&#039;audimat ou de lecteurs en accrochant les téléspectateurs par des évènements &amp;quot;chocs&amp;quot;. Les médias ont tendance à s&#039;emparer d&#039;un problème social (ici la condition des personnes âgées et la maltraitance) pour en faire un fait médiatique. Ce processus est facilité dès lors qu&#039;un problème concerne un grand nombre de personnes. Ce qui est le cas avec les personnes âgées puisque chacun en a au moins une dans son entourage ou dans sa famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Aspect quantitatif &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue quantitatif, nous avons pu constater que le nombre d&#039;articles paru dans la presse romande (24 heures, Tribune de Genève, le Matin, le Temps, L&#039;Hebdo) avant la canicule avaient doublé après ce phénomène. Nous avons trouvé environ onze articles dans la période de 1998 à 2003 et vingt de 2003 à 2006. On constate de même pour les téléjournaux. Le nombre de TJ abordant le problème du sort des personnes agées a triplé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
L&#039;apparition d&#039;un réglement d&#039;application dans la charte de 2005 est un ajout pouvant montrer l&#039;importance donnée à la problématique de la maltraitance. Il apporte une définition beaucoup plus stricte des droits et des compétences du conseil éthique. Cela pourrait refléter le soucis de la fegems de lutter contre le problème de la maltraitance en institution en donnant un pouvoir de contrôle plus grand au conseil éthique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contenu et évolution des termes employés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les trois types de documents que nous avons analysés nous n&#039;avons pas constaté de grandes différences entre les deux périodes. Les définitions de la maltraitance données dans les articles de journeaux restent les mêmes avant et après la canicule. Le terme de négligence est employé dans quelques articles avant et après l&#039;été 2003 et sa signifiation ne semble pas avoir changé. La négligence est mentionnée comme une catégorie de la maltraitance, mais n&#039;est dans aucun article expliquée davantage. Deux articles de la Tribune de Genève, un du 8.4.2003 et l&#039;autre du 21.2.2004, mentionnent le même pourcentage de négligence, soit 17% à l&#039;intérieur de la maltraitance. En se basant sur ses chiffres, on ne peut donc pas constater d&#039;effet de la canicule de l&#039;été 2003 sur les cas de négligence. &lt;br /&gt;
Des articles datant d&#039;avant et d&#039;après 2003 montrent des statistiques selon lesquelles il y aurait entre 5 et 10% (parfois 20%) de personnes âgées victimes de maltraitance en Suisse. A Genève, il y aurait donc entre 3000 et 5000 personnes âgées concernées.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du contenu des articles, nous avons constaté que les changements suite à la canicule n&#039;ont pas été très importants. Nous émettons donc l&#039;hypothèse que la problématique de la maltraitance, quoiqu&#039;elle ait suscité plus d&#039;intérêt par la presse après la canicule (nombre d&#039;articles), est traité de la même façon avant et après l&#039;été 2003.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne les TJ, il est intéressant de noter que celles datant de l&#039;été 2003, période de la canicule, n&#039;abordent quasiment pas la situation en Suisse, mais parlent d&#039;effets désastreux en France. C&#039;est seulement un an plus tard que l&#039;on avance les premiers chiffres concernant la Suisse. Il semble qu&#039;elle aie sous estimé les conséquences de la canicule pour ses personnes âgées. La différence de terminologie et d&#039;approche de la situation entre 2003 et 2004 est flagrante lorsque le journaliste parle de l&#039;été 2003 en disant: &amp;quot;Lever le voile sur la canicule n&#039;était pas encore de saison!&amp;quot;.  &lt;br /&gt;
La canicule finira par être abordée comme une routine. Peut-on avancer qu&#039;en une année un fait, unique en son genre et non constaté auparavant, puisse devenir une habitude? Ou plutôt sous entend-t-on que c&#039;est la vigilance qui devient désormais une habitude?&lt;br /&gt;
Nous avons également remarqué que dans tous les TJ que nous avons visionnés, il n&#039;est jamais fait mention du terme de &amp;quot;négligence&amp;quot; ou de &amp;quot;maltraitance&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Pourrait-on aller jusqu&#039;à dire que c&#039;est bien là une forme de tabou? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La comparaison des deux éditions de la charte ne nous a pas amené à constater de grands changements ; que cela soit dans le vocabulaire utilisé, les buts fixés, les engagements, etc.&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons mentionné auparavant, le seul aspect nouveau, dans l&#039;édition adoptée en janvier 2005, est l&#039;ajout d&#039;un réglement d&#039;application qui &amp;quot;régit les modalités d&#039;application de la Charte éthique de la Fegems, à savoir l&#039;organisation de l&#039;autorité compétente pour veiller à l&#039;application de la Charte et examiner les requêtes&amp;quot;. C&#039;est le &amp;quot;Conseil éthique&amp;quot; (constitué de membres élus par l&#039;assemblée générale de la Fegems) qui veillera à la bonne application de la Charte. Ce conseil est déjà présent dans la première édition de la charte et les buts qui lui sont attribués dans cette première édition sont les même que dans celle datant de 2005. Toutefois, l&#039;apparition d&#039;un &amp;quot;réglement d&#039;application&amp;quot; dans cette dernière apporte une définition plus précise et ciblée de son rôle et de ses droits. Ceci peut être interprêté comme la volonté de disposer d&#039;un organe de contrôle plus performant pour lutter contre les cas de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements ou modifications&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Même si nous ne pouvons pas parler de changements significatifs qui valideraient notre hypothèses, nous avons trouvez quelques modifications, lors de notre recherche dans nos différents supports, qui nous sont apparues pertinentes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les associations et les spécialistes qui s&#039;intéressent au sujet de la maltraitance des personnes âgées ne semblent pas avoir changé leur discours. L&#039;unique changement pourrait être que les journaux et les  TJ accordent plus d&#039;importance aux moyens de prévention. Il y a une différence dans les démarches à prendre pour combattre la maltraitance. Serait- ce peut-être pour combler certaines lacunes du système romand? ( articles publiés après 2003)&lt;br /&gt;
En 1999 on évoquait le souhait de créer une ligne téléphonique pour donner la possibilité aux personnes âgées de se confier. En 2004, le journal 24Heures évoque la création d&#039;une telle permanence téléphonique par l&#039;association Alter Ego. On évoque également, en 1999, l&#039;existence d&#039;une brochure (préventive) au canada. En 2005, le matin dimanche évoque la publication de cette brochure.  Serait-ce une conséquence de la canicule?&lt;br /&gt;
Il est difficile de tirer des conclusions sur la base de ces observations, car les articles choisis ne représentent pas forcément la meilleur manière de traiter ce phénomène dans la presse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une grande place semble désormais attribuée à la prévention. Le téléjournal du 9 juin 2004 nous informe par exemple qu&#039;un colloque sur le thème de la canicule a été organisé, dans un but d&#039;information et de prévention, par le Professeur Rapin à Genève en juin 2004.&lt;br /&gt;
Dans une autre émission encore, nous suivons une infirmière qui ne s&#039;était absolument pas inquiété des effets de la canicule et qui découvrait pour la première fois, à la demande des journalistes, l&#039;augmentation relativement marquée du nombre de décès pour le mois d&#039;août 2003 en comparaison avec les chiffres d&#039;août 2002. C&#039;est bien 10% d&#039;augmentation que l&#039;on peut constater. On constate donc bel et bien une grande préocupation quant à la prévention des conséquences désastreuses que peut engendrer une canicule. Les mêmes erreurs ne doivent pas se reproduire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
De manière générale nous n&#039;avons pas constaté d&#039;évolution dans les termes. Cependant, une évolution marquée peut être relevée au niveau quantitatif. La forte médiatisation qu&#039;a suscité la canicule et les problèmes qu&#039;elle a soulevé est vraissemblablement à l&#039;origine de cet accroissement des articles traitant du sujet de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Questionnements et redéfinitions ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Que dire de l&#039;évolution des notions? &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si dans les documents que nous avons analysés nous ne sommes pas parvenus à retirer d&#039;évolutions marquantes de la terminologie employée, ceci nous a permis d&#039;émettre de nouvelles hypothèses et de nous repositionner par rapport à notre question de départ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point que l&#039;on peut relever en terme d&#039;évolution est sans doute ce passage d&#039;une approche anecdodtique de la maltraitance des personnes âgées dans les années précédant la canicule (quelques cas extrêmes d&#039;EMS particuliers) à l&#039;approche actuelle, plus systématique (formations et conférences organisées sur le thème). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous parait peut être donc plus judicieux de parler d&#039;une évolution des mentalités plus que de la terminologies, dans le sens où il est devenu possible de parler des notions de maltraitances, de négligences et d&#039;abus. Depuis plusieurs dizaines d&#039;années quelques professionnels tels que le Professeur Rapin oeuvrent pour faire passer les informations néccessaires à la prévention et à la dénonciation de ces actes. Après énormément de patience, un Temps Présent fu tourné sur la question, plusieurs articles paraissent ensuite dans différents journaux &amp;quot;tout publics&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, avec l&#039;arrivée de la canicule, les médias s&#039;emparent d&#039;un réel fait médiatique et traite de la question lors de tous les TJ (ou presque) lors (et à l&#039;approche) de l&#039;été.&lt;br /&gt;
Il est intéressant de revenir sur l&#039;angle d&#039;approche de notre hypothèse de recherche dans le sens où ce lien entre négligence et canicule n&#039;a pas réellement été fait (propos du Professeur Rapin). Un des phénomènes que nous avons vu apparaître lors de la canicule était une sorte de fatalisme quant à la situation. &amp;quot;Il faisait trop chaud, mais tout le monde avait trop chaud. De toutes manières on ne pouvait rien faire de plus que de constater&amp;quot; (Rapin, mercredi 31 mai 2006). Il nous semble qu&#039;en effet le lien le plus important que nous pouvons faire en terme de négligence est bien un lien avec le déni. En effet, tant le discours des professionnels jugeant que tout allait très bien en Suisse, que celui des médias (dénonçant ce qui se passait chez nos voisins) montre bien un déni du problème qui apparaissait pourtant sous leurs yeux. Ne pas reconnaître qu&#039;il y a un problème est bien le dénier. Le déni est donc une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Revenons sur la question de la négligence. Si ce terme nous est apparu comme une évolution de définition de la maltraitance et comme cette hypothèse n&#039;a pu être vérifée dans le cadre de notre recherche, nous avons été amené à une nouvelle hypothèse: le terme de négligence a peut-être effectivement évolué lui-même dans sa définition. &lt;br /&gt;
Nous avançons l&#039;idée que la définition de la maltraitance aurait subie un élargissement de définition. Par ce fait, beaucoup plus d&#039;actions ou de &amp;quot;non-actions&amp;quot; entreraient sous ce concept de négligence. Ainsi on pourrait effectivement constater une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
Malheureusement notre recherche ne nous permet pas de vérifier cette hypothèse. Cependant, si l&#039;on regarde les chiffres donnés par RIFVEL (Réseau Internet Francophone Vieillir En Liberté)en 2002 quant à la répartition des différentes catégories de maltraitance, on note 8% de cas de négligence. Par ailleurs, en regardant les chiffres avancés par ALMA France en 2003 on constate une augmentation des cas de négligences avec 23,2%. Si les 2 sources ne sont pas les mêmes, il est toutefois possible de les comparer dans le sens où en 2003 la négligence apparait très clairement comme catégorie principale de la maltraitance, alors qu&#039;en 2002 la négligence est la plus petite catégorie de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Est-ce là une marque de l&#039;évolution de cette catégorie qu&#039;est la négligence, la question reste ouverte puisque nous ne pouvons que constater ce phénomène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Les médias: promotteurs d&#039;un problème social &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre rencontre avec le professeur Rapin, nous avons également échangé sur la question des médias et de leurs effets. M. Rapin relève un évènement marquant et déclencheur: la pénurie de cercueil à Paris en août 2003. Il parle d&#039;un &amp;quot;effet télégénique&amp;quot; que nous avons pu relever dans les téléjournaux datant de la période de la canicule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pensons qu&#039;il est intéressant de voir sous 2 aspects les médias. Tout d&#039;abord, comme non intéressés d&#039;un problème social sérieux et important: le bien être et la santé des personnes âgées. Pendant de nombreuses années le Professeur Rapin et ses collègues tantèrent de les faire parler de cette question. Il apprait clair que les médias touchent une énorme partie de la population. Le journal télévisé est suivi par des milliers de téléspectateurs sans compter les lecteurs des divers quotidiens. Lors de la canicule, les médias se sont appropriés un problème de société et l&#039;on dénoncé. Cependant il est intéressant de rappeler que la &amp;quot;prise de conscience&amp;quot; de la part de tous ne fût qu&#039;en 2004 lorsque les chiffres de la &amp;quot;heat wave&amp;quot; parurent. 1000 décès furent recensés durant l&#039;été 2003. Donc, si l&#039;on parle de négligence, on peut relever la négligence des divers médias ne faisant pas état d&#039;une &amp;quot;dramatique réalité&amp;quot; (Professeur Rapin) qu&#039;est la maltraitance. En effet, refuser de passer l&#039;information concernant les conseils et les recommandations l&#039;été arrivant est une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autres part, on peut voir les médias comme promoteurs d&#039;un problème social. Les analyser relèvent donc un intérêt particulier dans le sens où ils sont révélateurs de l&#039;évolution de la perception d&#039;un problème. Nous pourrions relever de nombreux écrits sur la problématique de la construction d&#039;un problème social par les médias et des mécanismes mis en oeuvres pour se faire, mais ce n&#039;est pas ici le sujet de notre travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Situation actuelle &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la canicule a participé à la mise en place de certaines structures d&#039;aides, ce n&#039;est pas réellement elle qui les a initiées. Ces structures sont extrêmement importantes et un suivi des personnes portant plainte est nécessaire.&lt;br /&gt;
Certains &amp;quot;plan canicule&amp;quot; ont été mis en place, des fonds ont été débloqués pour ces fins là...cependant dans de nombreux établissements personne n&#039;est venu demander ce financement pourtant disponible! A nouveau c&#039;est le déni qui prédomine...&amp;quot;Rien ne s&#039;est passé ici&amp;quot;, &amp;quot;Comment s&#039;est passé la canicule dans mon établissement? Sans problème!&amp;quot; voici le genre d&#039;échanges que nous a rapporté le Professeur Rapin auxquels il répond clairement: &amp;quot;Si on ne regarde pas, on ne peut pas voir&amp;quot;! Pour pouvoir relever et lutter contre un problème il faut avant tout le voir, et pour le voir il faut regarder. Il est extrêmement difficile d&#039;accepter et d&#039;avouer la réelle catastrophe qu&#039;est la maltraitance des personnes âgées. Pourtant il y aurait de quoi dire...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la nouvelle charte de la FEGEMS un accent est mis sur la formation du personnel. Ce point est essentiel et pourtant, quasiment aucune formation n&#039;a lieu dans les différents EMS de Genève sur la question de la maltraitance des personnes âgées. D&#039;autre part, il est important de relever une réelle différence entre les &amp;quot;résidents&amp;quot; des EMS d&#039;il y a quelques années et ceux d&#039;aujourd&#039;hui. Auparavant on venait dans les EMS de son plein gré, pour finir tranquillement sa vie entourée. Aujourd&#039;hui, les personnes entrant dans les maisons de retraite arrivent en général de l&#039;hôpital et ont des traitements médicaux à suivre. Ceci nécessite également une formation sur le traitement de la douleur. Là également la question de la négligence reste pertinente: &amp;quot;laisser avoir mal une personne c&#039;est la négliger, surtout lorsque des médicaments et autres remèdes existent&amp;quot; (Rapin, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, il est important de mentionner également que certains établissements ont fait énormément dans le sens de la prévention et de la formation. Les choses ont un peu bougées de manière générale. On peut dénoncer le problème de la maltraitance des personnes âgées sans risquer de perdre sa place (comme De Saussure - après son livre [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]). Cependant: &amp;quot;il ne faut pas faire peur aux vieux&amp;quot; est une phrase à laquelle le Professeur Rapin se heurte régulièrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Retour sur la problématiques, les questions de recherche &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après notre recherche nous ne pouvons pas tirer de conclusions exaustives, car il nous aurait fallu plus de temps pour satisfaire pleinement notre objectif. La négligence peut être pris comme synonime d&#039;abus. Elle est, si on peut le dire, un sous chapitre du grand phénoméne de la maltraitance. La négligence a été toujours present dans notre société, notre réalité, laquelle avait les yeux fermé devant le problème des personnes âgées. Nos hypothèse ont été en grand partie verifiée soit par l&#039;évolution de notre article soit par l&#039;eterview avec le professeur Rapin (mercredi, 31 mai 2006). La canicule du 2003 a été effectivement le moyen pour en parler plus. Ce phénoméne a permis de briser petit à petit le silence autour d&#039;une problèmatique sociétale. En effet en Suisse le problème de la maltraitance des personnes âgées a été conçu comme problème sociale après les statistiques des décès pendant l&#039;été 2003. Comme on a vu pendant l&#039;analyse de notre recherche, on a toujours nié le problème de maltraitance des personnes âgées en augmentant une sorte de négligence societale. En effet on critiquait les nations autour de nous, en soutenant que chez nous tout allaittrès bien. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que la négligence n&#039;est pas une évolution du terme de maltraitance mais plutôt la conséquence de l&#039;augmentation du nombre de fois où l&#039;on aborde la question de la maltraitance. Peut-être pourrait-on dire que du fait de cette reprise incessante de ce thème, nous sommes plus attentifs aux faits et gestes qui pourraient s&#039;inscrire dans la maltraitance. En étant plus attentifs à cela, on en vient à parler de négligence et à l&#039;inscrire dans la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Autocritiques et perspectives &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective de la négligence comme maltraitance, il nous faut tout de même soulever les abus et les dérives de cette terminologie. Il nous semble que par cette association de terme, tout acte est devient potentiellement négligent...&lt;br /&gt;
Par exemple: ne pas donner à boire à une personne âgée est une forme de négligence/maltraitance, mais la forcée à boire l&#039;est également car ceci va à l&#039;encontre de sa propre volonté. Il serait important, à notre avis, de faire des nuances entre les différences formes de maltraitance et de négligence (ce qui a commencé à être fait dans les associations telles que ALMA France ou Alter Ego)et d&#039;être clair avec les intérvenants par rapport à leurs devoirs et obligations professionnelles. Il ne faut oublier qu&#039;ils doivent prendre soin de ces personnes, qu&#039;un code de déontologie existe et que&#039;une grande question reste à être abordée et clarifiée: Qu&#039;est-ce qui doit primer lorsque ces 2 points s&#039;opposent; le choix et la volonté de la personne âgée ou le devoir professionnel face à une personne qui met sa vie en danger?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
les questions liées à la négligence et ces différentes formes, pourrait être abordées à travers une discussion et un travail sur l&#039;éthique professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Remerciements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions le Professeur Charles-Henri Rapin pour sa précieuse aide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions également la Professeure Martine Ruchat de nous avoir permis de vivre l&#039;expérience d&#039;intelligence collective et par là-même de découvrir les difficultés méthodologiques auxquelles les chercheurs sont souvent confrontés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Livres &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Bertin, Evelyne (1999) Gérontologie, psychanalyse et déshumanisation : silence vieillesse... Paris : L&#039;Harmattan]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Gavillet&amp;amp;Grandrieux, Laurence&amp;amp;Véronique (2006) Ne touche pas à tes vieux, regards sur la maltraitance familiale des personnes âgées. Genève: IES Editions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Hugonot, Robert (1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres.]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Masson, Maltraitances et violences, Sous la direction de Bernard Marc, article de Franck Dibouës, Paris (2004)]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Yves Geneste (2004). Silence on frappe, De la maltraitance à la bientraitance des personnes âgées: Imagine]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Sites Internet&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* www.alter-ego.ch&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Articles &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Avant la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (06.10.1999). MALTRAITANCE : LES PERSONNES ÂGÉES SE REBIFFENT:&lt;br /&gt;
Dépasser les clichés pour mieux combattre la violence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin (8.6.2000). EMS: un bilan alarmant - une étude entreprise à Genève montre que les conditions de vie se dégradent rapidement pour les résidents. La faute, d&#039;abord, au manque de personnel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (27.2.2002). MAISONS DE RETRAITE : GROSSE COLÈRE DU SSP ET DES USAGERS: «La maltraitance continue dans les EMS» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (8.4.2003). La maltraitance envers les aînés existe. Reste à en parler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Après la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (21.2.2004). Les aînés maltraités préoccupent Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (2.12.2004). La maltraitance des seniors en question. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin Dimanche (6.11.2005). Humiliations, injures, coups...le 3e âge relève parfois du calvaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (1.12.2005). Personnes âgées maltraitées: un tabou à briser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Hebdo (20.04.2006). Maltraitance des personnes âgées: les lacunes romandes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Téléjournaux &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    12 août 2003, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeudi    14 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    26 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mercredi 09 juin 2004, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Chartes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS): Editions 1998 et 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Revenir sur&#039;&#039; [[articles]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4237</id>
		<title>L&#039;évolution récente de la définition de la maltraitance des personnes âgées</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4237"/>
		<updated>2006-06-19T16:55:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : /* Bibliographie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039; Ont écrit cet article... &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tatiana CAVAGLIANI - Sarah GROSSNIKLAUS - Stefania RODRIGUEZ - Mélanie SAVOY - Germain VON DER MUEHL - Valérie SCHAUDER&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A propos des concepts de maltraitance et de négligence: notre approche du thème ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de traiter de la maltraitance des [[Personnes âgées]] car ce thème est bien trop souvent laissé pour compte. On entend souvent parler d&#039;enfants maltraités, de femmes battues, mais rarement de personnes âgées maltraitées.&lt;br /&gt;
De plus, lorsque nous pensons à [[Maltraitance]], notre sens commun a tendance à nous renvoyer directement au sens de la maltraitance physique. Coups, blessures, séquestration...mais aujourd&#039;hui, lorsque l&#039;on rencontre le monde insitutionnel c&#039;est la [[Négligence]] qui semble être devenue une forme perfide de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de nous baser sur la canicule de 2003 pour cibler notre recherche. En effet, lors de cet été 2003, environ 1000 personnnes âgées sont décédées en Suisse des suites des grandes chaleur, du manque d&#039;hydratation, etc. A l&#039;hôpital de Genève (HUG), 352 décès ont été recensés en août 2002 et 385 en août 2003; soit trente-trois décès de plus. Cela correspond à une augmentation d&#039;environ 10% du nombre de  cas. Ce chiffre est représentatif du pourcentage à l&#039;échelle national, tous hôpitaux et institutions confondus, qui oscille entre 10 et 13%, pour la même période. Suite à ce constat, les proches des personnes âgées, ainsi que les institutions ont été au centre des débats. Leur a été reproché le fait de ne pas avoir suffisament su être à l&#039;écoute de ces personnes et de ne pas avoir prêté suffisamment d&#039;attention à la nécessité pour celles-ci de beaucoup s&#039;hydrater. En d&#039;autres termes, d&#039;avoir fait preuve d&#039;une certaine négligence. &lt;br /&gt;
La canicule de 2003 semble donc particulièrement liée au terme de négligence. En effet, les problèmes qu&#039;elle a révélés ont contribué à un déplacement des considérations habituellement partagées sur la maltraitance. Négliger de prendre soin d&#039;une personne âgée lorsque la température est très élévée est une forme de maltraitance. Cette visibilisation d&#039;une catégorie de la maltraitance, la négligence, au travers de la canicule et de sa médiatisation, a probablement eu comme effet d&#039;élargir le champ recouvert par cette notion, contribuant ainsi à une évolution de la définition de la maltraitance. La négligence y prend désormais une place importante.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons décidé de nous pencher sur la période entre 1998 et 2006. Nous avons utilisé plusieurs articles de journaux romands (avant et après l&#039;été 2003), deux éditions (1998 et 2005) de la charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS) ainsi que des téléjournaux diffusés durant la canicule (juillet et août 2003).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre recherche se limite au niveau du canton de Genève. On parlera particulièrement de la négligence comme maltraitance. Nous allons commencer par donner un panel d&#039;informations sur les recherches et les réflexions menées (principalement sur la France) sur le sujet. Puis, nous comparerons les articles et les deux chartes afin de retirer un maximum d&#039;informations. Ces dernières se porteront  sur leurs nombres avant et après la canicule, sur leurs formes, leurs précisions, le vocabulaire employé, etc. Ensuite nous tenterons de faire des liens entre ces différents niveaux d&#039;analyse et ces différentes informations.&lt;br /&gt;
Nous essaierons également de voir comment les téléjournaux présenté lors de la canicule nous décrivent la situation et la norme à adopter pour ne pas être taxé de maltraitance ou de négligence, ainsi que la manière dont ils ont contribué à l&#039;évolution du terme de maltraitance...jusqu&#039;à la négligence. &lt;br /&gt;
Enfin, nous rencontrerons le Dr. Rapin, médecin chef et organisateur du colloque canicule ayant eu lieu en juin 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous apparait également important de mentionner deux autres limites. Tout d&#039;abord le fait que nous ne pouvons lire tout ce qui a été écrit sur le sujet, et que les articles que nous avons choisi pour l&#039;analyse ne sont pas les seuls et uniques pièces que nous avons trouvés. Et ensuite, et c&#039;est là la troisième limite d&#039;un travail portant sur le thème de la maltraitance,  s&#039;appuyer sur des statistiques représente une grande difficulté. En effet, il est très difficile de recenser les victimes de violence. Celles-ci ne sont pas toujours prêtes à en parler que cela soit par peur de représailles ou pour d&#039;autres raisons (telles que peur de l&#039;abandon, peur de briser un lien familial, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la prévalence de la maltraitance envers les personnes âgées au sein des institutions, Hugonot (1990) relève la difficulté d&#039;obtenir des statistiques précises. Il souligne qu&#039;il faut dans tous les cas prendre en compte que les cas décelés ne représentent qu&#039;un cinquième de la réalité: il y a donc une sous-estimation importante. Une raison de ce manque de données est que les observations de violences restent souvent à l&#039;intérieur d&#039;une institution. Le manque de témoignages, la dédramatisation par le personnel et la crainte pour la famille de dénoncer la maltraitance rendent l&#039;estimation de la fréquence réelle, difficile. Selon Hugonot, la violence envers les personnes âgées est masquée car elle est liée aux tabous et à la honte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce qu&#039;en disent les auteurs que nous avons lus ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définitions&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de poursuivre notre réflexion, il nous parait important de donner des définitions nécessaires à la compréhension du terme de maltraitance et de négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alter Ego (2002, association suisse contre la maltraitance des personnes âgées) définit la maltraitance comme &amp;quot;un acte ou un ensemble d&#039;actes - comportements et attitudes - commis ou ommis, envers une personne au détriment de son intégrité physique ou sexuelle, morale ou psychique, matérielle ou financière. La maltraitance engendre un tort ou une blessure. Elle constitue une atteinte aux droits fondamentaux et à la dignité de la personne&amp;quot;. &lt;br /&gt;
La maltraitance consiste en actions - violence, abus, sévices, contraintes, empêchements - ou en actes ommis, comme la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La négligence, une forme de maltraitance, consiste selon l&#039;association Alter Ego dans le fait de ne pas donner des soins essentiels à une personne. &amp;quot;C&#039;est omettre de lui donner une nourriture ou des boissons adéquates, les médicaments ou les soins d&#039;hygiène dont elle a besoin&amp;quot; (Alter Ego, 2002). D&#039;autres exemples de négligence sont de donner une alimentation en quantité insuffisante, de ne pas assurer des services adéquats durant la nuit ou de négliger la douleur d&#039;une personne âgée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après le Conseil de l&#039;Europe (1990), la maltraitance envers les personnes âgées est définie ainsi: &amp;quot;Tout acte ou omission commis dans le cadre de la famille par un des membres, lequel porte atteinte à la vie, à l&#039;intégrité corporelle ou psychique, ou à la liberté d&#039;un autre membre de la famille ou qui compromet gravement le développement de sa personnalité et/ou nuit à sa sécurité financière&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après le Petit Larousse Illustré (1992), la maltraitance est &amp;quot;l&#039;action de traiter un être vivant avec violence, dureté; lui faire subir de mauvais traitements&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la classification de l&#039;association ALMA, l&#039;on peut distinguer deux formes de maltraitance, soit &#039;&#039;les maltraitance par action délibérée de nuire&#039;&#039; (d&#039;ordre financièr, psychologique, physique) et &#039;&#039;les maltraitances par omission&#039;&#039;, qui sont plus dissimulées et méconnues que les précédentes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les différents auteurs que nous avons lus s&#039;accordent pour distinguer plusieurs catégories de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039; dont la négligence fait parti: &lt;br /&gt;
* Physique (douleurs provoquées, privation d&#039;aliments et de boissons)&lt;br /&gt;
* Sexuelle&lt;br /&gt;
* Psychologique: entraînant des dépressions, confusions, insomnies, une mauvaise image de soi(à travers la dévalorisation de sa personne. Cela peut se caractériser par l&#039;émission de jugements de valeur négatif à son encontre) et peurs (menaces, insultes, privation de sécurité, de visites...). Selon Hugonot (1990), le langage insultant (langage injurieux et appellation de manière impersonnelle) est le sévices le plus souvent dénoncé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Matérielle ou financière&lt;br /&gt;
* Médicale (privation de médicaments ou augmentation de somnifères)&lt;br /&gt;
* Sociale ou civique&lt;br /&gt;
* Négligence active&lt;br /&gt;
* Négligence passive&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les ouvrages que nous avons parcourus de nombreux termes sont associés à la maltraitance:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La violence&#039;&#039;&#039;: la [[Violence]] et souvent synonyme de maltraitance. En effet, selon Bernard Marc la violence peut être: physique, psychologique,financière ou médicamenteuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;abus&#039;&#039;&#039;: Pour Hugonot (1990), cette catégorie concerne des contraintes physiques ou chimiques, des abus sexuels, des violences verbales et des exploitations financières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Le sévice&#039;&#039;&#039;: D&#039;après Hugonot (1990), ce terme désigne un acte de violence (dommages physiques et psychiques) ou une négligence grave (réduction de la santé) envers une personne de plus de 65 ans par son entourage proche. Ce terme serait proche de celui de violence et il engloberait donc tous les autres mots. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La négligence&#039;&#039;&#039;: Hugonot (1990) fait une différence entre la &#039;&#039;négligence passive&#039;&#039; et la &#039;&#039;négligence active&#039;&#039;. La première concerne la non-satisfaction des besoins quotidiens, le manque de soins et l&#039;attitude psychologique négative (affective et spirituelle). La deuxième est selon lui comparable aux abus (voir paragraphe &amp;quot;abus&amp;quot;). La négligence est considérée comme une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est spécifiquement sur ce dernier point que nous allons nous attarder.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Revue de littérature&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que l&#039;âge des personnes considérées comme vieillards a augmenté au fil du temps. En effet, dans l&#039;Antiquité les vieillards étaient ceux qui atteignaient l&#039;âge de 40 ans. Aujourd&#039;hui, un vieillard est quelqu&#039;un de plus de 70-80 ans, qui devient dépendant.&lt;br /&gt;
Selon la psychanalyste Evelyne Bertin (1999), notre société occidentale contemporaine n&#039;accorde pas de place à la vieillesse. La société refuse de penser à la vieillesse, cette dernière est &#039;&#039;tabou&#039;&#039;. L&#039;être humain a du mal à imaginer qu&#039;il va vieillir, c&#039;est quelque chose dont on ne parle pas, que l&#039;on ne veut pas imaginer, particulièrement dans notre société qui valorise la jeunesse. Selon elle, nous vivons dans un monde en perte de références. La famille en tant qu&#039;institution vit actuellement de grands changements, et nous vivons une époque de confusion des âges et des places dans la famille. L&#039;on ne pourrait penser la vieillesse qu&#039;en se situant dans une lignée, faite de générations ayant chacune leurs rôles.&lt;br /&gt;
Autrefois la vieillesse faisait partie de la société, elle avait une place dans l&#039;univers symbolique de la vie, mais l&#039;on vit actuellement dans une société où les rôles symboliques ont disparus, et où la [[Vieillesse]] est dévalorisée. En outre, selon Christian de Saussure, il n&#039;est plus rare de voir des familles qui s&#039;étendent sur quatre générations, les tensions et les conflits au sein de ces familles s&#039;en trouvent accrus et la génération des aînés en fait en quelque sorte les frais puisque bien souvent la famille s&#039;en désengage petit à petit. &lt;br /&gt;
Tous ces éléments pourraient expliquer les raisons qui font que les sociétés occidentales gèrent une partie des personnes âgées sur le mode de l&#039;exclusion à travers le placement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui est du problème de la maltraitances des personnes âgées, E. Bertin (1999) relève deux axes de réflexion &#039;&#039;Le déni de la mort dans les sociétés occidentales&#039;&#039; ainsi que &#039;&#039;L&#039;augmentation de la banalisation du mal.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que le phénomène de maltraitance n&#039;est pas nouveau dans sa nature, mais par sa fréquence (augmentation des victimes et des agresseurs). Il montre par exemple des prières d&#039;un vieillard abandonné et d&#039;un vieillard qui ne peut pas s&#039;enfuir dans des situations difficiles de 1689.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est dès les années 1980 que dans les pays francophones la question du tabou de la maltraitance des personnes âgées fût soulevée. On commence à parler de certains comportements, de certaines gestes et de certains propos profondément maltraitants pour la personne âgée bien souvent complètement dépendante de l&#039;autre.&lt;br /&gt;
Le sujet commençait à peine à être traité que les milieux de professionnels concernés essayaient de faire taire ce qui était soulevé, chacun essayant de préserver son institution de toutes accusations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, dans le livre &#039;&#039;Touche pas à tes vieux&#039;&#039;, un autre point est soulevé. Alors que de nombreuses personnes s&#039;attèlent à dénoncer la maltraitance des personnes âgées, celles-ci commencent à se rendre compte que les gestes, les propos et les comportements qu&#039;ils dénoncent ne sont pas les faits de monstres et qu&#039;eux-mêmes commettent ce genre d&#039;actes. Dénoncer ces gestes revient à se dénoncer soi-même, cette constatation va faire diminuer la volonté de parler de ce problème. Pour ces deux raisons, le sujet fut donc un peu moins traité.&lt;br /&gt;
Hugonot souligne notamment l&#039;ignorance en France concernant ce sujet et, en rapport avec cela, le manque d&#039;intérêt des médias. E. Bertin (1999), également, reproche à la société et au monde politique de faire comme si la maltraitance des personnes âgées n&#039;existait pas. Elle dénonce aussi cette habitude de montrer une vitrine parfaite: &amp;quot;&#039;&#039;Les images que les médias nous présentent sur la vieillesse sont le plus souvent des images d&#039;exception. Les sujets âgés maltraités ou déshumanisés sont interdits de cité dans le monde médiatique.&#039;&#039;&amp;quot;(p.14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons également, comme le souligne E.Bertin, que notre société actuelle est celle de &#039;&#039;l&#039;image&#039;&#039;. Pour qu&#039;une cause soit entendue, elle doit être médiatisée. Ce qui peut poser problème dans le cas de violence touchant des personnes âgées quant leurs conditions physiques et psychiques les prédisposent plus à l&#039;isolement qu&#039;à la protestation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, parallèlement à ces condamnations, de nombreux témoignages voient le jours. Des personnes âgées trouvent la force de raconter les violences qu&#039;ils subissent...et ils ne baissent pas les bras.De plus, dans son livre, Hugonot nomme plusieurs congrès européens sur le sujet de la maltraitance des personnes âgées. Aussi, cette problématique ne disparaît-elle pas. La question de la maltraitance des personnes âgées apparaît dès lors comme un nouveau problème social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nos lectures, n’abordent pas directement le concept de négligence, mais tous les auteurs que nous avons lus considèrent la négligence comme étant une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
Concernant la canicule et ses effets, aucun de ces ouvrages n’en fait mention. Cella est dû pour une part au faite que les livres lus ont dû être choisi avant que le thème de l’étude ne soit précisé. De plus, nous avons pus constaté à travers notre recherche, que le lien entre négligence et canicule ne semble pas avoir beaucoup été abordé et approfondi dans la littérature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectif de la recherche ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Définir les facteurs impliquant l’évolution récente (entre 1998 et 2006) de la définition de la maltraitance des personnes âgées et plus particulièrement la question de la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hypothèse de recherche: Les conséquences de la canicule de l&#039;été 2003 et leurs médiatisations auraient contribués à un tournant de la définition de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthode ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de vérifier notre hypothèse, soit l&#039;effet de la canicule 2003 sur la définition de la maltraitance, nous allons analyser et comparer le contenu de deux chartes d&#039;instituitions, d&#039;articles de presse et d&#039;extraits de téléjournaux. &lt;br /&gt;
En ce qui concerne les chartes, nous allons vérifier s&#039;il y a eu des modifications au niveau des articles de loi au sein des institutions et des modifications au niveau de la terminologie employée. &lt;br /&gt;
Le but de la comparaison des articles de presse est de voir s&#039;il y a eu des changements dans la manière d&#039;informer la population sur le problème de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Enfin, l&#039;analyse des téléjournaux devra nous permettre d&#039;analyser le type de langage utilisé en lien avec la canicule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Limites de la méthode &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la comparaison des articles de presse, nous nous sommes rendus compte qu&#039;il est très difficile d&#039;accéder aux articles pertinents pour cette démarche. Il est possible que les articles choisis ne soient pas tout à fait représentatifs de la manière dont la presse traite de la problématique de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, tant lors de nos recherches dans les archives de la TSR que dans la base de données Swissdox, nous avons constaté que le nombre de documents (TJ, émissions, reportages spéciaux, articles, dossiers, etc.) abordant le problème du sort des personnes âgées avait augementé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
Nous pourrions émettre l&#039;hypothèse que la canicule fut un tremplin, voire un très bon &amp;quot;fait divers&amp;quot; pour parler de la situation des personnes âgées dans notre société. Ce sujet fut traité plus qu&#039;abondament durant la canicule et juste après, puis régulièrement à l&#039;arrivée de l&#039;été les années suivantes. Il nous parait intéressant de relever la manière dont les médias se sont emparés d&#039;un sujet d&#039;actualité pour en faire un problème social. &lt;br /&gt;
Il faut peut-être garder à l&#039;esprit qu&#039;un des buts premiers des médias, comme développé dans les cours du professeur Payet (&#039;&#039;Introduction à la sociologie de l&#039;éducation&#039;&#039;)et hormis l&#039;aspect d&#039;information, est de faire le plus possible d&#039;audimat ou de lecteurs en accrochant les téléspectateurs par des évènements &amp;quot;chocs&amp;quot;. Les médias ont tendance à s&#039;emparer d&#039;un problème social (ici la condition des personnes âgées et la maltraitance) pour en faire un fait médiatique. Ce processus est facilité dès lors qu&#039;un problème concerne un grand nombre de personnes. Ce qui est le cas avec les personnes âgées puisque chacun en a au moins une dans son entourage ou dans sa famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Aspect quantitatif &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue quantitatif, nous avons pu constater que le nombre d&#039;articles paru dans la presse romande (24 heures, Tribune de Genève, le Matin, le Temps, L&#039;Hebdo) avant la canicule avaient doublé après ce phénomène. Nous avons trouvé environ onze articles dans la période de 1998 à 2003 et vingt de 2003 à 2006. On constate de même pour les téléjournaux. Le nombre de TJ abordant le problème du sort des personnes agées a triplé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
L&#039;apparition d&#039;un réglement d&#039;application dans la charte de 2005 est un ajout pouvant montrer l&#039;importance donnée à la problématique de la maltraitance. Il apporte une définition beaucoup plus stricte des droits et des compétences du conseil éthique. Cela pourrait refléter le soucis de la fegems de lutter contre le problème de la maltraitance en institution en donnant un pouvoir de contrôle plus grand au conseil éthique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contenu et évolution des termes employés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les trois types de documents que nous avons analysés nous n&#039;avons pas constaté de grandes différences entre les deux périodes. Les définitions de la maltraitance données dans les articles de journeaux restent les mêmes avant et après la canicule. Le terme de négligence est employé dans quelques articles avant et après l&#039;été 2003 et sa signifiation ne semble pas avoir changé. La négligence est mentionnée comme une catégorie de la maltraitance, mais n&#039;est dans aucun article expliquée davantage. Deux articles de la Tribune de Genève, un du 8.4.2003 et l&#039;autre du 21.2.2004, mentionnent le même pourcentage de négligence, soit 17% à l&#039;intérieur de la maltraitance. En se basant sur ses chiffres, on ne peut donc pas constater d&#039;effet de la canicule de l&#039;été 2003 sur les cas de négligence. &lt;br /&gt;
Des articles datant d&#039;avant et d&#039;après 2003 montrent des statistiques selon lesquelles il y aurait entre 5 et 10% (parfois 20%) de personnes âgées victimes de maltraitance en Suisse. A Genève, il y aurait donc entre 3000 et 5000 personnes âgées concernées.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du contenu des articles, nous avons constaté que les changements suite à la canicule n&#039;ont pas été très importants. Nous émettons donc l&#039;hypothèse que la problématique de la maltraitance, quoiqu&#039;elle ait suscité plus d&#039;intérêt par la presse après la canicule (nombre d&#039;articles), est traité de la même façon avant et après l&#039;été 2003.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne les TJ, il est intéressant de noter que celles datant de l&#039;été 2003, période de la canicule, n&#039;abordent quasiment pas la situation en Suisse, mais parlent d&#039;effets désastreux en France. C&#039;est seulement un an plus tard que l&#039;on avance les premiers chiffres concernant la Suisse. Il semble qu&#039;elle aie sous estimé les conséquences de la canicule pour ses personnes âgées. La différence de terminologie et d&#039;approche de la situation entre 2003 et 2004 est flagrante lorsque le journaliste parle de l&#039;été 2003 en disant: &amp;quot;Lever le voile sur la canicule n&#039;était pas encore de saison!&amp;quot;.  &lt;br /&gt;
La canicule finira par être abordée comme une routine. Peut-on avancer qu&#039;en une année un fait, unique en son genre et non constaté auparavant, puisse devenir une habitude? Ou plutôt sous entend-t-on que c&#039;est la vigilance qui devient désormais une habitude?&lt;br /&gt;
Nous avons également remarqué que dans tous les TJ que nous avons visionnés, il n&#039;est jamais fait mention du terme de &amp;quot;négligence&amp;quot; ou de &amp;quot;maltraitance&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Pourrait-on aller jusqu&#039;à dire que c&#039;est bien là une forme de tabou? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La comparaison des deux éditions de la charte ne nous a pas amené à constater de grands changements ; que cela soit dans le vocabulaire utilisé, les buts fixés, les engagements, etc.&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons mentionné auparavant, le seul aspect nouveau, dans l&#039;édition adoptée en janvier 2005, est l&#039;ajout d&#039;un réglement d&#039;application qui &amp;quot;régit les modalités d&#039;application de la Charte éthique de la Fegems, à savoir l&#039;organisation de l&#039;autorité compétente pour veiller à l&#039;application de la Charte et examiner les requêtes&amp;quot;. C&#039;est le &amp;quot;Conseil éthique&amp;quot; (constitué de membres élus par l&#039;assemblée générale de la Fegems) qui veillera à la bonne application de la Charte. Ce conseil est déjà présent dans la première édition de la charte et les buts qui lui sont attribués dans cette première édition sont les même que dans celle datant de 2005. Toutefois, l&#039;apparition d&#039;un &amp;quot;réglement d&#039;application&amp;quot; dans cette dernière apporte une définition plus précise et ciblée de son rôle et de ses droits. Ceci peut être interprêté comme la volonté de disposer d&#039;un organe de contrôle plus performant pour lutter contre les cas de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements ou modifications&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Même si nous ne pouvons pas parler de changements significatifs qui valideraient notre hypothèses, nous avons trouvez quelques modifications, lors de notre recherche dans nos différents supports, qui nous sont apparues pertinentes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les associations et les spécialistes qui s&#039;intéressent au sujet de la maltraitance des personnes âgées ne semblent pas avoir changé leur discours. L&#039;unique changement pourrait être que les journaux et les  TJ accordent plus d&#039;importance aux moyens de prévention. Il y a une différence dans les démarches à prendre pour combattre la maltraitance. Serait- ce peut-être pour combler certaines lacunes du système romand? ( articles publiés après 2003)&lt;br /&gt;
En 1999 on évoquait le souhait de créer une ligne téléphonique pour donner la possibilité aux personnes âgées de se confier. En 2004, le journal 24Heures évoque la création d&#039;une telle permanence téléphonique par l&#039;association Alter Ego. On évoque également, en 1999, l&#039;existence d&#039;une brochure (préventive) au canada. En 2005, le matin dimanche évoque la publication de cette brochure.  Serait-ce une conséquence de la canicule?&lt;br /&gt;
Il est difficile de tirer des conclusions sur la base de ces observations, car les articles choisis ne représentent pas forcément la meilleur manière de traiter ce phénomène dans la presse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une grande place semble désormais attribuée à la prévention. Le téléjournal du 9 juin 2004 nous informe par exemple qu&#039;un colloque sur le thème de la canicule a été organisé, dans un but d&#039;information et de prévention, par le Professeur Rapin à Genève en juin 2004.&lt;br /&gt;
Dans une autre émission encore, nous suivons une infirmière qui ne s&#039;était absolument pas inquiété des effets de la canicule et qui découvrait pour la première fois, à la demande des journalistes, l&#039;augmentation relativement marquée du nombre de décès pour le mois d&#039;août 2003 en comparaison avec les chiffres d&#039;août 2002. C&#039;est bien 10% d&#039;augmentation que l&#039;on peut constater. On constate donc bel et bien une grande préocupation quant à la prévention des conséquences désastreuses que peut engendrer une canicule. Les mêmes erreurs ne doivent pas se reproduire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
De manière générale nous n&#039;avons pas constaté d&#039;évolution dans les termes. Cependant, une évolution marquée peut être relevée au niveau quantitatif. La forte médiatisation qu&#039;a suscité la canicule et les problèmes qu&#039;elle a soulevé est vraissemblablement à l&#039;origine de cet accroissement des articles traitant du sujet de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Questionnements et redéfinitions ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Que dire de l&#039;évolution des notions? &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si dans les documents que nous avons analysés nous ne sommes pas parvenus à retirer d&#039;évolutions marquantes de la terminologie employée, ceci nous a permis d&#039;émettre de nouvelles hypothèses et de nous repositionner par rapport à notre question de départ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point que l&#039;on peut relever en terme d&#039;évolution est sans doute ce passage d&#039;une approche anecdodtique de la maltraitance des personnes âgées dans les années précédant la canicule (quelques cas extrêmes d&#039;EMS particuliers) à l&#039;approche actuelle, plus systématique (formations et conférences organisées sur le thème). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous parait peut être donc plus judicieux de parler d&#039;une évolution des mentalités plus que de la terminologies, dans le sens où il est devenu possible de parler des notions de maltraitances, de négligences et d&#039;abus. Depuis plusieurs dizaines d&#039;années quelques professionnels tels que le Professeur Rapin oeuvrent pour faire passer les informations néccessaires à la prévention et à la dénonciation de ces actes. Après énormément de patience, un Temps Présent fu tourné sur la question, plusieurs articles paraissent ensuite dans différents journaux &amp;quot;tout publics&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, avec l&#039;arrivée de la canicule, les médias s&#039;emparent d&#039;un réel fait médiatique et traite de la question lors de tous les TJ (ou presque) lors (et à l&#039;approche) de l&#039;été.&lt;br /&gt;
Il est intéressant de revenir sur l&#039;angle d&#039;approche de notre hypothèse de recherche dans le sens où ce lien entre négligence et canicule n&#039;a pas réellement été fait (propos du Professeur Rapin). Un des phénomènes que nous avons vu apparaître lors de la canicule était une sorte de fatalisme quant à la situation. &amp;quot;Il faisait trop chaud, mais tout le monde avait trop chaud. De toutes manières on ne pouvait rien faire de plus que de constater&amp;quot; (Rapin, mercredi 31 mai 2006). Il nous semble qu&#039;en effet le lien le plus important que nous pouvons faire en terme de négligence est bien un lien avec le déni. En effet, tant le discours des professionnels jugeant que tout allait très bien en Suisse, que celui des médias (dénonçant ce qui se passait chez nos voisins) montre bien un déni du problème qui apparaissait pourtant sous leurs yeux. Ne pas reconnaître qu&#039;il y a un problème est bien le dénier. Le déni est donc une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Revenons sur la question de la négligence. Si ce terme nous est apparu comme une évolution de définition de la maltraitance et comme cette hypothèse n&#039;a pu être vérifée dans le cadre de notre recherche, nous avons été amené à une nouvelle hypothèse: le terme de négligence a peut-être effectivement évolué lui-même dans sa définition. &lt;br /&gt;
Nous avançons l&#039;idée que la définition de la maltraitance aurait subie un élargissement de définition. Par ce fait, beaucoup plus d&#039;actions ou de &amp;quot;non-actions&amp;quot; entreraient sous ce concept de négligence. Ainsi on pourrait effectivement constater une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
Malheureusement notre recherche ne nous permet pas de vérifier cette hypothèse. Cependant, si l&#039;on regarde les chiffres donnés par RIFVEL (Réseau Internet Francophone Vieillir En Liberté)en 2002 quant à la répartition des différentes catégories de maltraitance, on note 8% de cas de négligence. Par ailleurs, en regardant les chiffres avancés par ALMA France en 2003 on constate une augmentation des cas de négligences avec 23,2%. Si les 2 sources ne sont pas les mêmes, il est toutefois possible de les comparer dans le sens où en 2003 la négligence apparait très clairement comme catégorie principale de la maltraitance, alors qu&#039;en 2002 la négligence est la plus petite catégorie de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Est-ce là une marque de l&#039;évolution de cette catégorie qu&#039;est la négligence, la question reste ouverte puisque nous ne pouvons que constater ce phénomène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Les médias: promotteurs d&#039;un problème social &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre rencontre avec le professeur Rapin, nous avons également échangé sur la question des médias et de leurs effets. M. Rapin relève un évènement marquant et déclencheur: la pénurie de cercueil à Paris en août 2003. Il parle d&#039;un &amp;quot;effet télégénique&amp;quot; que nous avons pu relever dans les téléjournaux datant de la période de la canicule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pensons qu&#039;il est intéressant de voir sous 2 aspects les médias. Tout d&#039;abord, comme non intéressés d&#039;un problème social sérieux et important: le bien être et la santé des personnes âgées. Pendant de nombreuses années le Professeur Rapin et ses collègues tantèrent de les faire parler de cette question. Il apprait clair que les médias touchent une énorme partie de la population. Le journal télévisé est suivi par des milliers de téléspectateurs sans compter les lecteurs des divers quotidiens. Lors de la canicule, les médias se sont appropriés un problème de société et l&#039;on dénoncé. Cependant il est intéressant de rappeler que la &amp;quot;prise de conscience&amp;quot; de la part de tous ne fût qu&#039;en 2004 lorsque les chiffres de la &amp;quot;heat wave&amp;quot; parurent. 1000 décès furent recensés durant l&#039;été 2003. Donc, si l&#039;on parle de négligence, on peut relever la négligence des divers médias ne faisant pas état d&#039;une &amp;quot;dramatique réalité&amp;quot; (Professeur Rapin) qu&#039;est la maltraitance. En effet, refuser de passer l&#039;information concernant les conseils et les recommandations l&#039;été arrivant est une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autres part, on peut voir les médias comme promoteurs d&#039;un problème social. Les analyser relèvent donc un intérêt particulier dans le sens où ils sont révélateurs de l&#039;évolution de la perception d&#039;un problème. Nous pourrions relever de nombreux écrits sur la problématique de la construction d&#039;un problème social par les médias et des mécanismes mis en oeuvres pour se faire, mais ce n&#039;est pas ici le sujet de notre travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Situation actuelle &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la canicule a participé à la mise en place de certaines structures d&#039;aides, ce n&#039;est pas réellement elle qui les a initiées. Ces structures sont extrêmement importantes et un suivi des personnes portant plainte est nécessaire.&lt;br /&gt;
Certains &amp;quot;plan canicule&amp;quot; ont été mis en place, des fonds ont été débloqués pour ces fins là...cependant dans de nombreux établissements personne n&#039;est venu demander ce financement pourtant disponible! A nouveau c&#039;est le déni qui prédomine...&amp;quot;Rien ne s&#039;est passé ici&amp;quot;, &amp;quot;Comment s&#039;est passé la canicule dans mon établissement? Sans problème!&amp;quot; voici le genre d&#039;échanges que nous a rapporté le Professeur Rapin auxquels il répond clairement: &amp;quot;Si on ne regarde pas, on ne peut pas voir&amp;quot;! Pour pouvoir relever et lutter contre un problème il faut avant tout le voir, et pour le voir il faut regarder. Il est extrêmement difficile d&#039;accepter et d&#039;avouer la réelle catastrophe qu&#039;est la maltraitance des personnes âgées. Pourtant il y aurait de quoi dire...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la nouvelle charte de la FEGEMS un accent est mis sur la formation du personnel. Ce point est essentiel et pourtant, quasiment aucune formation n&#039;a lieu dans les différents EMS de Genève sur la question de la maltraitance des personnes âgées. D&#039;autre part, il est important de relever une réelle différence entre les &amp;quot;résidents&amp;quot; des EMS d&#039;il y a quelques années et ceux d&#039;aujourd&#039;hui. Auparavant on venait dans les EMS de son plein gré, pour finir tranquillement sa vie entourée. Aujourd&#039;hui, les personnes entrant dans les maisons de retraite arrivent en général de l&#039;hôpital et ont des traitements médicaux à suivre. Ceci nécessite également une formation sur le traitement de la douleur. Là également la question de la négligence reste pertinente: &amp;quot;laisser avoir mal une personne c&#039;est la négliger, surtout lorsque des médicaments et autres remèdes existent&amp;quot; (Rapin, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, il est important de mentionner également que certains établissements ont fait énormément dans le sens de la prévention et de la formation. Les choses ont un peu bougées de manière générale. On peut dénoncer le problème de la maltraitance des personnes âgées sans risquer de perdre sa place (comme De Saussure - après son livre [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]). Cependant: &amp;quot;il ne faut pas faire peur aux vieux&amp;quot; est une phrase à laquelle le Professeur Rapin se heurte régulièrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Retour sur la problématiques, les questions de recherche &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après notre recherche nous ne pouvons pas tirer de conclusions exaustives, car il nous aurait fallu plus de temps pour satisfaire pleinement notre objectif. La négligence peut être pris comme synonime d&#039;abus. Elle est, si on peut le dire, un sous chapitre du grand phénoméne de la maltraitance. La négligence a été toujours present dans notre société, notre réalité, laquelle avait les yeux fermé devant le problème des personnes âgées. Nos hypothèse ont été en grand partie verifiée soit par l&#039;évolution de notre article soit par l&#039;eterview avec le professeur Rapin (mercredi, 31 mai 2006). La canicule du 2003 a été effectivement le moyen pour en parler plus. Ce phénoméne a permis de briser petit à petit le silence autour d&#039;une problèmatique sociétale. En effet en Suisse le problème de la maltraitance des personnes âgées a été conçu comme problème sociale après les statistiques des décès pendant l&#039;été 2003. Comme on a vu pendant l&#039;analyse de notre recherche, on a toujours nié le problème de maltraitance des personnes âgées en augmentant une sorte de négligence societale. En effet on critiquait les nations autour de nous, en soutenant que chez nous tout allaittrès bien. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que la négligence n&#039;est pas une évolution du terme de maltraitance mais plutôt la conséquence de l&#039;augmentation du nombre de fois où l&#039;on aborde la question de la maltraitance. Peut-être pourrait-on dire que du fait de cette reprise incessante de ce thème, nous sommes plus attentifs aux faits et gestes qui pourraient s&#039;inscrire dans la maltraitance. En étant plus attentifs à cela, on en vient à parler de négligence et à l&#039;inscrire dans la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Autocritiques et perspectives &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective de la négligence comme maltraitance, il nous faut tout de même soulever les abus et les dérives de cette terminologie. Il nous semble que par cette association de terme, tout acte est devient potentiellement négligent...&lt;br /&gt;
Par exemple: ne pas donner à boire à une personne âgée est une forme de négligence/maltraitance, mais la forcée à boire l&#039;est également car ceci va à l&#039;encontre de sa propre volonté. Il serait important, à notre avis, de faire des nuances entre les différences formes de maltraitance et de négligence (ce qui a commencé à être fait dans les associations telles que ALMA France ou Alter Ego)et d&#039;être clair avec les intérvenants par rapport à leurs devoirs et obligations professionnelles. Il ne faut oublier qu&#039;ils doivent prendre soin de ces personnes, qu&#039;un code de déontologie existe et que&#039;une grande question reste à être abordée et clarifiée: Qu&#039;est-ce qui doit primer lorsque ces 2 points s&#039;opposent; le choix et la volonté de la personne âgée ou le devoir professionnel face à une personne qui met sa vie en danger?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
les questions liées à la négligence et ces différentes formes, pourrait être abordées à travers une discussion et un travail sur l&#039;éthique professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Remerciements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions le Professeur Charles-Henri Rapin pour sa précieuse aide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions également la Professeure Martine Ruchat de nous avoir permis de vivre l&#039;expérience d&#039;intelligence collective et par là-même de découvrir les difficultés méthodologiques auxquelles les chercheurs sont souvent confrontés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Livres &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Bertin, Evelyne (1999) Gérontologie, psychanalyse et déshumanisation : silence vieillesse... Paris : L&#039;Harmattan]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Gavillet&amp;amp;Grandrieux, Laurence&amp;amp;Véronique (2006) Ne touche pas à tes vieux, regards sur la maltraitance familiale des personnes âgées. Genève: IES Editions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Hugonot, Robert (1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres.]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Masson, Maltraitances et violences, Sous la direction de Bernard Marc, article de Franck Dibouës, Paris (2004)]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Yves Geneste (2004). Silence on frappe, De la maltraitance à la bientraitance des personnes âgées: Imagine]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Sites Internet&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* www.alter-ego.ch&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Articles &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Avant la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (06.10.1999). MALTRAITANCE : LES PERSONNES ÂGÉES SE REBIFFENT:&lt;br /&gt;
Dépasser les clichés pour mieux combattre la violence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin (8.6.2000). EMS: un bilan alarmant - une étude entreprise à Genève montre que les conditions de vie se dégradent rapidement pour les résidents. La faute, d&#039;abord, au manque de personnel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (27.2.2002). MAISONS DE RETRAITE : GROSSE COLÈRE DU SSP ET DES USAGERS: «La maltraitance continue dans les EMS» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (8.4.2003). La maltraitance envers les aînés existe. Reste à en parler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Après la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (21.2.2004). Les aînés maltraités préoccupent Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (2.12.2004). La maltraitance des seniors en question. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin Dimanche (6.11.2005). Humiliations, injures, coups...le 3e âge relève parfois du calvaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (1.12.2005). Personnes âgées maltraitées: un tabou à briser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Hebdo (20.04.2006). Maltraitance des personnes âgées: les lacunes romandes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Téléjournaux &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    12 août 2003, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeudi    14 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    26 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mercredi 09 juin 2004, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Chartes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS): Editions 1998 et 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Revenir sur&#039;&#039; [[articles]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4236</id>
		<title>L&#039;évolution récente de la définition de la maltraitance des personnes âgées</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4236"/>
		<updated>2006-06-19T16:52:42Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : /* Ce qu&amp;#039;en disent les auteurs que nous avons lus */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039; Ont écrit cet article... &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tatiana CAVAGLIANI - Sarah GROSSNIKLAUS - Stefania RODRIGUEZ - Mélanie SAVOY - Germain VON DER MUEHL - Valérie SCHAUDER&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A propos des concepts de maltraitance et de négligence: notre approche du thème ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de traiter de la maltraitance des [[Personnes âgées]] car ce thème est bien trop souvent laissé pour compte. On entend souvent parler d&#039;enfants maltraités, de femmes battues, mais rarement de personnes âgées maltraitées.&lt;br /&gt;
De plus, lorsque nous pensons à [[Maltraitance]], notre sens commun a tendance à nous renvoyer directement au sens de la maltraitance physique. Coups, blessures, séquestration...mais aujourd&#039;hui, lorsque l&#039;on rencontre le monde insitutionnel c&#039;est la [[Négligence]] qui semble être devenue une forme perfide de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de nous baser sur la canicule de 2003 pour cibler notre recherche. En effet, lors de cet été 2003, environ 1000 personnnes âgées sont décédées en Suisse des suites des grandes chaleur, du manque d&#039;hydratation, etc. A l&#039;hôpital de Genève (HUG), 352 décès ont été recensés en août 2002 et 385 en août 2003; soit trente-trois décès de plus. Cela correspond à une augmentation d&#039;environ 10% du nombre de  cas. Ce chiffre est représentatif du pourcentage à l&#039;échelle national, tous hôpitaux et institutions confondus, qui oscille entre 10 et 13%, pour la même période. Suite à ce constat, les proches des personnes âgées, ainsi que les institutions ont été au centre des débats. Leur a été reproché le fait de ne pas avoir suffisament su être à l&#039;écoute de ces personnes et de ne pas avoir prêté suffisamment d&#039;attention à la nécessité pour celles-ci de beaucoup s&#039;hydrater. En d&#039;autres termes, d&#039;avoir fait preuve d&#039;une certaine négligence. &lt;br /&gt;
La canicule de 2003 semble donc particulièrement liée au terme de négligence. En effet, les problèmes qu&#039;elle a révélés ont contribué à un déplacement des considérations habituellement partagées sur la maltraitance. Négliger de prendre soin d&#039;une personne âgée lorsque la température est très élévée est une forme de maltraitance. Cette visibilisation d&#039;une catégorie de la maltraitance, la négligence, au travers de la canicule et de sa médiatisation, a probablement eu comme effet d&#039;élargir le champ recouvert par cette notion, contribuant ainsi à une évolution de la définition de la maltraitance. La négligence y prend désormais une place importante.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons décidé de nous pencher sur la période entre 1998 et 2006. Nous avons utilisé plusieurs articles de journaux romands (avant et après l&#039;été 2003), deux éditions (1998 et 2005) de la charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS) ainsi que des téléjournaux diffusés durant la canicule (juillet et août 2003).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre recherche se limite au niveau du canton de Genève. On parlera particulièrement de la négligence comme maltraitance. Nous allons commencer par donner un panel d&#039;informations sur les recherches et les réflexions menées (principalement sur la France) sur le sujet. Puis, nous comparerons les articles et les deux chartes afin de retirer un maximum d&#039;informations. Ces dernières se porteront  sur leurs nombres avant et après la canicule, sur leurs formes, leurs précisions, le vocabulaire employé, etc. Ensuite nous tenterons de faire des liens entre ces différents niveaux d&#039;analyse et ces différentes informations.&lt;br /&gt;
Nous essaierons également de voir comment les téléjournaux présenté lors de la canicule nous décrivent la situation et la norme à adopter pour ne pas être taxé de maltraitance ou de négligence, ainsi que la manière dont ils ont contribué à l&#039;évolution du terme de maltraitance...jusqu&#039;à la négligence. &lt;br /&gt;
Enfin, nous rencontrerons le Dr. Rapin, médecin chef et organisateur du colloque canicule ayant eu lieu en juin 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous apparait également important de mentionner deux autres limites. Tout d&#039;abord le fait que nous ne pouvons lire tout ce qui a été écrit sur le sujet, et que les articles que nous avons choisi pour l&#039;analyse ne sont pas les seuls et uniques pièces que nous avons trouvés. Et ensuite, et c&#039;est là la troisième limite d&#039;un travail portant sur le thème de la maltraitance,  s&#039;appuyer sur des statistiques représente une grande difficulté. En effet, il est très difficile de recenser les victimes de violence. Celles-ci ne sont pas toujours prêtes à en parler que cela soit par peur de représailles ou pour d&#039;autres raisons (telles que peur de l&#039;abandon, peur de briser un lien familial, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la prévalence de la maltraitance envers les personnes âgées au sein des institutions, Hugonot (1990) relève la difficulté d&#039;obtenir des statistiques précises. Il souligne qu&#039;il faut dans tous les cas prendre en compte que les cas décelés ne représentent qu&#039;un cinquième de la réalité: il y a donc une sous-estimation importante. Une raison de ce manque de données est que les observations de violences restent souvent à l&#039;intérieur d&#039;une institution. Le manque de témoignages, la dédramatisation par le personnel et la crainte pour la famille de dénoncer la maltraitance rendent l&#039;estimation de la fréquence réelle, difficile. Selon Hugonot, la violence envers les personnes âgées est masquée car elle est liée aux tabous et à la honte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce qu&#039;en disent les auteurs que nous avons lus ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définitions&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de poursuivre notre réflexion, il nous parait important de donner des définitions nécessaires à la compréhension du terme de maltraitance et de négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alter Ego (2002, association suisse contre la maltraitance des personnes âgées) définit la maltraitance comme &amp;quot;un acte ou un ensemble d&#039;actes - comportements et attitudes - commis ou ommis, envers une personne au détriment de son intégrité physique ou sexuelle, morale ou psychique, matérielle ou financière. La maltraitance engendre un tort ou une blessure. Elle constitue une atteinte aux droits fondamentaux et à la dignité de la personne&amp;quot;. &lt;br /&gt;
La maltraitance consiste en actions - violence, abus, sévices, contraintes, empêchements - ou en actes ommis, comme la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La négligence, une forme de maltraitance, consiste selon l&#039;association Alter Ego dans le fait de ne pas donner des soins essentiels à une personne. &amp;quot;C&#039;est omettre de lui donner une nourriture ou des boissons adéquates, les médicaments ou les soins d&#039;hygiène dont elle a besoin&amp;quot; (Alter Ego, 2002). D&#039;autres exemples de négligence sont de donner une alimentation en quantité insuffisante, de ne pas assurer des services adéquats durant la nuit ou de négliger la douleur d&#039;une personne âgée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après le Conseil de l&#039;Europe (1990), la maltraitance envers les personnes âgées est définie ainsi: &amp;quot;Tout acte ou omission commis dans le cadre de la famille par un des membres, lequel porte atteinte à la vie, à l&#039;intégrité corporelle ou psychique, ou à la liberté d&#039;un autre membre de la famille ou qui compromet gravement le développement de sa personnalité et/ou nuit à sa sécurité financière&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après le Petit Larousse Illustré (1992), la maltraitance est &amp;quot;l&#039;action de traiter un être vivant avec violence, dureté; lui faire subir de mauvais traitements&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la classification de l&#039;association ALMA, l&#039;on peut distinguer deux formes de maltraitance, soit &#039;&#039;les maltraitance par action délibérée de nuire&#039;&#039; (d&#039;ordre financièr, psychologique, physique) et &#039;&#039;les maltraitances par omission&#039;&#039;, qui sont plus dissimulées et méconnues que les précédentes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les différents auteurs que nous avons lus s&#039;accordent pour distinguer plusieurs catégories de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039; dont la négligence fait parti: &lt;br /&gt;
* Physique (douleurs provoquées, privation d&#039;aliments et de boissons)&lt;br /&gt;
* Sexuelle&lt;br /&gt;
* Psychologique: entraînant des dépressions, confusions, insomnies, une mauvaise image de soi(à travers la dévalorisation de sa personne. Cela peut se caractériser par l&#039;émission de jugements de valeur négatif à son encontre) et peurs (menaces, insultes, privation de sécurité, de visites...). Selon Hugonot (1990), le langage insultant (langage injurieux et appellation de manière impersonnelle) est le sévices le plus souvent dénoncé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Matérielle ou financière&lt;br /&gt;
* Médicale (privation de médicaments ou augmentation de somnifères)&lt;br /&gt;
* Sociale ou civique&lt;br /&gt;
* Négligence active&lt;br /&gt;
* Négligence passive&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les ouvrages que nous avons parcourus de nombreux termes sont associés à la maltraitance:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La violence&#039;&#039;&#039;: la [[Violence]] et souvent synonyme de maltraitance. En effet, selon Bernard Marc la violence peut être: physique, psychologique,financière ou médicamenteuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;abus&#039;&#039;&#039;: Pour Hugonot (1990), cette catégorie concerne des contraintes physiques ou chimiques, des abus sexuels, des violences verbales et des exploitations financières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Le sévice&#039;&#039;&#039;: D&#039;après Hugonot (1990), ce terme désigne un acte de violence (dommages physiques et psychiques) ou une négligence grave (réduction de la santé) envers une personne de plus de 65 ans par son entourage proche. Ce terme serait proche de celui de violence et il engloberait donc tous les autres mots. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La négligence&#039;&#039;&#039;: Hugonot (1990) fait une différence entre la &#039;&#039;négligence passive&#039;&#039; et la &#039;&#039;négligence active&#039;&#039;. La première concerne la non-satisfaction des besoins quotidiens, le manque de soins et l&#039;attitude psychologique négative (affective et spirituelle). La deuxième est selon lui comparable aux abus (voir paragraphe &amp;quot;abus&amp;quot;). La négligence est considérée comme une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est spécifiquement sur ce dernier point que nous allons nous attarder.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Revue de littérature&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que l&#039;âge des personnes considérées comme vieillards a augmenté au fil du temps. En effet, dans l&#039;Antiquité les vieillards étaient ceux qui atteignaient l&#039;âge de 40 ans. Aujourd&#039;hui, un vieillard est quelqu&#039;un de plus de 70-80 ans, qui devient dépendant.&lt;br /&gt;
Selon la psychanalyste Evelyne Bertin (1999), notre société occidentale contemporaine n&#039;accorde pas de place à la vieillesse. La société refuse de penser à la vieillesse, cette dernière est &#039;&#039;tabou&#039;&#039;. L&#039;être humain a du mal à imaginer qu&#039;il va vieillir, c&#039;est quelque chose dont on ne parle pas, que l&#039;on ne veut pas imaginer, particulièrement dans notre société qui valorise la jeunesse. Selon elle, nous vivons dans un monde en perte de références. La famille en tant qu&#039;institution vit actuellement de grands changements, et nous vivons une époque de confusion des âges et des places dans la famille. L&#039;on ne pourrait penser la vieillesse qu&#039;en se situant dans une lignée, faite de générations ayant chacune leurs rôles.&lt;br /&gt;
Autrefois la vieillesse faisait partie de la société, elle avait une place dans l&#039;univers symbolique de la vie, mais l&#039;on vit actuellement dans une société où les rôles symboliques ont disparus, et où la [[Vieillesse]] est dévalorisée. En outre, selon Christian de Saussure, il n&#039;est plus rare de voir des familles qui s&#039;étendent sur quatre générations, les tensions et les conflits au sein de ces familles s&#039;en trouvent accrus et la génération des aînés en fait en quelque sorte les frais puisque bien souvent la famille s&#039;en désengage petit à petit. &lt;br /&gt;
Tous ces éléments pourraient expliquer les raisons qui font que les sociétés occidentales gèrent une partie des personnes âgées sur le mode de l&#039;exclusion à travers le placement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui est du problème de la maltraitances des personnes âgées, E. Bertin (1999) relève deux axes de réflexion &#039;&#039;Le déni de la mort dans les sociétés occidentales&#039;&#039; ainsi que &#039;&#039;L&#039;augmentation de la banalisation du mal.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que le phénomène de maltraitance n&#039;est pas nouveau dans sa nature, mais par sa fréquence (augmentation des victimes et des agresseurs). Il montre par exemple des prières d&#039;un vieillard abandonné et d&#039;un vieillard qui ne peut pas s&#039;enfuir dans des situations difficiles de 1689.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est dès les années 1980 que dans les pays francophones la question du tabou de la maltraitance des personnes âgées fût soulevée. On commence à parler de certains comportements, de certaines gestes et de certains propos profondément maltraitants pour la personne âgée bien souvent complètement dépendante de l&#039;autre.&lt;br /&gt;
Le sujet commençait à peine à être traité que les milieux de professionnels concernés essayaient de faire taire ce qui était soulevé, chacun essayant de préserver son institution de toutes accusations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, dans le livre &#039;&#039;Touche pas à tes vieux&#039;&#039;, un autre point est soulevé. Alors que de nombreuses personnes s&#039;attèlent à dénoncer la maltraitance des personnes âgées, celles-ci commencent à se rendre compte que les gestes, les propos et les comportements qu&#039;ils dénoncent ne sont pas les faits de monstres et qu&#039;eux-mêmes commettent ce genre d&#039;actes. Dénoncer ces gestes revient à se dénoncer soi-même, cette constatation va faire diminuer la volonté de parler de ce problème. Pour ces deux raisons, le sujet fut donc un peu moins traité.&lt;br /&gt;
Hugonot souligne notamment l&#039;ignorance en France concernant ce sujet et, en rapport avec cela, le manque d&#039;intérêt des médias. E. Bertin (1999), également, reproche à la société et au monde politique de faire comme si la maltraitance des personnes âgées n&#039;existait pas. Elle dénonce aussi cette habitude de montrer une vitrine parfaite: &amp;quot;&#039;&#039;Les images que les médias nous présentent sur la vieillesse sont le plus souvent des images d&#039;exception. Les sujets âgés maltraités ou déshumanisés sont interdits de cité dans le monde médiatique.&#039;&#039;&amp;quot;(p.14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons également, comme le souligne E.Bertin, que notre société actuelle est celle de &#039;&#039;l&#039;image&#039;&#039;. Pour qu&#039;une cause soit entendue, elle doit être médiatisée. Ce qui peut poser problème dans le cas de violence touchant des personnes âgées quant leurs conditions physiques et psychiques les prédisposent plus à l&#039;isolement qu&#039;à la protestation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, parallèlement à ces condamnations, de nombreux témoignages voient le jours. Des personnes âgées trouvent la force de raconter les violences qu&#039;ils subissent...et ils ne baissent pas les bras.De plus, dans son livre, Hugonot nomme plusieurs congrès européens sur le sujet de la maltraitance des personnes âgées. Aussi, cette problématique ne disparaît-elle pas. La question de la maltraitance des personnes âgées apparaît dès lors comme un nouveau problème social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nos lectures, n’abordent pas directement le concept de négligence, mais tous les auteurs que nous avons lus considèrent la négligence comme étant une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
Concernant la canicule et ses effets, aucun de ces ouvrages n’en fait mention. Cella est dû pour une part au faite que les livres lus ont dû être choisi avant que le thème de l’étude ne soit précisé. De plus, nous avons pus constaté à travers notre recherche, que le lien entre négligence et canicule ne semble pas avoir beaucoup été abordé et approfondi dans la littérature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectif de la recherche ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Définir les facteurs impliquant l’évolution récente (entre 1998 et 2006) de la définition de la maltraitance des personnes âgées et plus particulièrement la question de la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hypothèse de recherche: Les conséquences de la canicule de l&#039;été 2003 et leurs médiatisations auraient contribués à un tournant de la définition de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthode ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de vérifier notre hypothèse, soit l&#039;effet de la canicule 2003 sur la définition de la maltraitance, nous allons analyser et comparer le contenu de deux chartes d&#039;instituitions, d&#039;articles de presse et d&#039;extraits de téléjournaux. &lt;br /&gt;
En ce qui concerne les chartes, nous allons vérifier s&#039;il y a eu des modifications au niveau des articles de loi au sein des institutions et des modifications au niveau de la terminologie employée. &lt;br /&gt;
Le but de la comparaison des articles de presse est de voir s&#039;il y a eu des changements dans la manière d&#039;informer la population sur le problème de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Enfin, l&#039;analyse des téléjournaux devra nous permettre d&#039;analyser le type de langage utilisé en lien avec la canicule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Limites de la méthode &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la comparaison des articles de presse, nous nous sommes rendus compte qu&#039;il est très difficile d&#039;accéder aux articles pertinents pour cette démarche. Il est possible que les articles choisis ne soient pas tout à fait représentatifs de la manière dont la presse traite de la problématique de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, tant lors de nos recherches dans les archives de la TSR que dans la base de données Swissdox, nous avons constaté que le nombre de documents (TJ, émissions, reportages spéciaux, articles, dossiers, etc.) abordant le problème du sort des personnes âgées avait augementé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
Nous pourrions émettre l&#039;hypothèse que la canicule fut un tremplin, voire un très bon &amp;quot;fait divers&amp;quot; pour parler de la situation des personnes âgées dans notre société. Ce sujet fut traité plus qu&#039;abondament durant la canicule et juste après, puis régulièrement à l&#039;arrivée de l&#039;été les années suivantes. Il nous parait intéressant de relever la manière dont les médias se sont emparés d&#039;un sujet d&#039;actualité pour en faire un problème social. &lt;br /&gt;
Il faut peut-être garder à l&#039;esprit qu&#039;un des buts premiers des médias, comme développé dans les cours du professeur Payet (&#039;&#039;Introduction à la sociologie de l&#039;éducation&#039;&#039;)et hormis l&#039;aspect d&#039;information, est de faire le plus possible d&#039;audimat ou de lecteurs en accrochant les téléspectateurs par des évènements &amp;quot;chocs&amp;quot;. Les médias ont tendance à s&#039;emparer d&#039;un problème social (ici la condition des personnes âgées et la maltraitance) pour en faire un fait médiatique. Ce processus est facilité dès lors qu&#039;un problème concerne un grand nombre de personnes. Ce qui est le cas avec les personnes âgées puisque chacun en a au moins une dans son entourage ou dans sa famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Aspect quantitatif &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue quantitatif, nous avons pu constater que le nombre d&#039;articles paru dans la presse romande (24 heures, Tribune de Genève, le Matin, le Temps, L&#039;Hebdo) avant la canicule avaient doublé après ce phénomène. Nous avons trouvé environ onze articles dans la période de 1998 à 2003 et vingt de 2003 à 2006. On constate de même pour les téléjournaux. Le nombre de TJ abordant le problème du sort des personnes agées a triplé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
L&#039;apparition d&#039;un réglement d&#039;application dans la charte de 2005 est un ajout pouvant montrer l&#039;importance donnée à la problématique de la maltraitance. Il apporte une définition beaucoup plus stricte des droits et des compétences du conseil éthique. Cela pourrait refléter le soucis de la fegems de lutter contre le problème de la maltraitance en institution en donnant un pouvoir de contrôle plus grand au conseil éthique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contenu et évolution des termes employés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les trois types de documents que nous avons analysés nous n&#039;avons pas constaté de grandes différences entre les deux périodes. Les définitions de la maltraitance données dans les articles de journeaux restent les mêmes avant et après la canicule. Le terme de négligence est employé dans quelques articles avant et après l&#039;été 2003 et sa signifiation ne semble pas avoir changé. La négligence est mentionnée comme une catégorie de la maltraitance, mais n&#039;est dans aucun article expliquée davantage. Deux articles de la Tribune de Genève, un du 8.4.2003 et l&#039;autre du 21.2.2004, mentionnent le même pourcentage de négligence, soit 17% à l&#039;intérieur de la maltraitance. En se basant sur ses chiffres, on ne peut donc pas constater d&#039;effet de la canicule de l&#039;été 2003 sur les cas de négligence. &lt;br /&gt;
Des articles datant d&#039;avant et d&#039;après 2003 montrent des statistiques selon lesquelles il y aurait entre 5 et 10% (parfois 20%) de personnes âgées victimes de maltraitance en Suisse. A Genève, il y aurait donc entre 3000 et 5000 personnes âgées concernées.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du contenu des articles, nous avons constaté que les changements suite à la canicule n&#039;ont pas été très importants. Nous émettons donc l&#039;hypothèse que la problématique de la maltraitance, quoiqu&#039;elle ait suscité plus d&#039;intérêt par la presse après la canicule (nombre d&#039;articles), est traité de la même façon avant et après l&#039;été 2003.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne les TJ, il est intéressant de noter que celles datant de l&#039;été 2003, période de la canicule, n&#039;abordent quasiment pas la situation en Suisse, mais parlent d&#039;effets désastreux en France. C&#039;est seulement un an plus tard que l&#039;on avance les premiers chiffres concernant la Suisse. Il semble qu&#039;elle aie sous estimé les conséquences de la canicule pour ses personnes âgées. La différence de terminologie et d&#039;approche de la situation entre 2003 et 2004 est flagrante lorsque le journaliste parle de l&#039;été 2003 en disant: &amp;quot;Lever le voile sur la canicule n&#039;était pas encore de saison!&amp;quot;.  &lt;br /&gt;
La canicule finira par être abordée comme une routine. Peut-on avancer qu&#039;en une année un fait, unique en son genre et non constaté auparavant, puisse devenir une habitude? Ou plutôt sous entend-t-on que c&#039;est la vigilance qui devient désormais une habitude?&lt;br /&gt;
Nous avons également remarqué que dans tous les TJ que nous avons visionnés, il n&#039;est jamais fait mention du terme de &amp;quot;négligence&amp;quot; ou de &amp;quot;maltraitance&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Pourrait-on aller jusqu&#039;à dire que c&#039;est bien là une forme de tabou? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La comparaison des deux éditions de la charte ne nous a pas amené à constater de grands changements ; que cela soit dans le vocabulaire utilisé, les buts fixés, les engagements, etc.&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons mentionné auparavant, le seul aspect nouveau, dans l&#039;édition adoptée en janvier 2005, est l&#039;ajout d&#039;un réglement d&#039;application qui &amp;quot;régit les modalités d&#039;application de la Charte éthique de la Fegems, à savoir l&#039;organisation de l&#039;autorité compétente pour veiller à l&#039;application de la Charte et examiner les requêtes&amp;quot;. C&#039;est le &amp;quot;Conseil éthique&amp;quot; (constitué de membres élus par l&#039;assemblée générale de la Fegems) qui veillera à la bonne application de la Charte. Ce conseil est déjà présent dans la première édition de la charte et les buts qui lui sont attribués dans cette première édition sont les même que dans celle datant de 2005. Toutefois, l&#039;apparition d&#039;un &amp;quot;réglement d&#039;application&amp;quot; dans cette dernière apporte une définition plus précise et ciblée de son rôle et de ses droits. Ceci peut être interprêté comme la volonté de disposer d&#039;un organe de contrôle plus performant pour lutter contre les cas de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements ou modifications&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Même si nous ne pouvons pas parler de changements significatifs qui valideraient notre hypothèses, nous avons trouvez quelques modifications, lors de notre recherche dans nos différents supports, qui nous sont apparues pertinentes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les associations et les spécialistes qui s&#039;intéressent au sujet de la maltraitance des personnes âgées ne semblent pas avoir changé leur discours. L&#039;unique changement pourrait être que les journaux et les  TJ accordent plus d&#039;importance aux moyens de prévention. Il y a une différence dans les démarches à prendre pour combattre la maltraitance. Serait- ce peut-être pour combler certaines lacunes du système romand? ( articles publiés après 2003)&lt;br /&gt;
En 1999 on évoquait le souhait de créer une ligne téléphonique pour donner la possibilité aux personnes âgées de se confier. En 2004, le journal 24Heures évoque la création d&#039;une telle permanence téléphonique par l&#039;association Alter Ego. On évoque également, en 1999, l&#039;existence d&#039;une brochure (préventive) au canada. En 2005, le matin dimanche évoque la publication de cette brochure.  Serait-ce une conséquence de la canicule?&lt;br /&gt;
Il est difficile de tirer des conclusions sur la base de ces observations, car les articles choisis ne représentent pas forcément la meilleur manière de traiter ce phénomène dans la presse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une grande place semble désormais attribuée à la prévention. Le téléjournal du 9 juin 2004 nous informe par exemple qu&#039;un colloque sur le thème de la canicule a été organisé, dans un but d&#039;information et de prévention, par le Professeur Rapin à Genève en juin 2004.&lt;br /&gt;
Dans une autre émission encore, nous suivons une infirmière qui ne s&#039;était absolument pas inquiété des effets de la canicule et qui découvrait pour la première fois, à la demande des journalistes, l&#039;augmentation relativement marquée du nombre de décès pour le mois d&#039;août 2003 en comparaison avec les chiffres d&#039;août 2002. C&#039;est bien 10% d&#039;augmentation que l&#039;on peut constater. On constate donc bel et bien une grande préocupation quant à la prévention des conséquences désastreuses que peut engendrer une canicule. Les mêmes erreurs ne doivent pas se reproduire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
De manière générale nous n&#039;avons pas constaté d&#039;évolution dans les termes. Cependant, une évolution marquée peut être relevée au niveau quantitatif. La forte médiatisation qu&#039;a suscité la canicule et les problèmes qu&#039;elle a soulevé est vraissemblablement à l&#039;origine de cet accroissement des articles traitant du sujet de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Questionnements et redéfinitions ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Que dire de l&#039;évolution des notions? &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si dans les documents que nous avons analysés nous ne sommes pas parvenus à retirer d&#039;évolutions marquantes de la terminologie employée, ceci nous a permis d&#039;émettre de nouvelles hypothèses et de nous repositionner par rapport à notre question de départ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point que l&#039;on peut relever en terme d&#039;évolution est sans doute ce passage d&#039;une approche anecdodtique de la maltraitance des personnes âgées dans les années précédant la canicule (quelques cas extrêmes d&#039;EMS particuliers) à l&#039;approche actuelle, plus systématique (formations et conférences organisées sur le thème). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous parait peut être donc plus judicieux de parler d&#039;une évolution des mentalités plus que de la terminologies, dans le sens où il est devenu possible de parler des notions de maltraitances, de négligences et d&#039;abus. Depuis plusieurs dizaines d&#039;années quelques professionnels tels que le Professeur Rapin oeuvrent pour faire passer les informations néccessaires à la prévention et à la dénonciation de ces actes. Après énormément de patience, un Temps Présent fu tourné sur la question, plusieurs articles paraissent ensuite dans différents journaux &amp;quot;tout publics&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, avec l&#039;arrivée de la canicule, les médias s&#039;emparent d&#039;un réel fait médiatique et traite de la question lors de tous les TJ (ou presque) lors (et à l&#039;approche) de l&#039;été.&lt;br /&gt;
Il est intéressant de revenir sur l&#039;angle d&#039;approche de notre hypothèse de recherche dans le sens où ce lien entre négligence et canicule n&#039;a pas réellement été fait (propos du Professeur Rapin). Un des phénomènes que nous avons vu apparaître lors de la canicule était une sorte de fatalisme quant à la situation. &amp;quot;Il faisait trop chaud, mais tout le monde avait trop chaud. De toutes manières on ne pouvait rien faire de plus que de constater&amp;quot; (Rapin, mercredi 31 mai 2006). Il nous semble qu&#039;en effet le lien le plus important que nous pouvons faire en terme de négligence est bien un lien avec le déni. En effet, tant le discours des professionnels jugeant que tout allait très bien en Suisse, que celui des médias (dénonçant ce qui se passait chez nos voisins) montre bien un déni du problème qui apparaissait pourtant sous leurs yeux. Ne pas reconnaître qu&#039;il y a un problème est bien le dénier. Le déni est donc une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Revenons sur la question de la négligence. Si ce terme nous est apparu comme une évolution de définition de la maltraitance et comme cette hypothèse n&#039;a pu être vérifée dans le cadre de notre recherche, nous avons été amené à une nouvelle hypothèse: le terme de négligence a peut-être effectivement évolué lui-même dans sa définition. &lt;br /&gt;
Nous avançons l&#039;idée que la définition de la maltraitance aurait subie un élargissement de définition. Par ce fait, beaucoup plus d&#039;actions ou de &amp;quot;non-actions&amp;quot; entreraient sous ce concept de négligence. Ainsi on pourrait effectivement constater une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
Malheureusement notre recherche ne nous permet pas de vérifier cette hypothèse. Cependant, si l&#039;on regarde les chiffres donnés par RIFVEL (Réseau Internet Francophone Vieillir En Liberté)en 2002 quant à la répartition des différentes catégories de maltraitance, on note 8% de cas de négligence. Par ailleurs, en regardant les chiffres avancés par ALMA France en 2003 on constate une augmentation des cas de négligences avec 23,2%. Si les 2 sources ne sont pas les mêmes, il est toutefois possible de les comparer dans le sens où en 2003 la négligence apparait très clairement comme catégorie principale de la maltraitance, alors qu&#039;en 2002 la négligence est la plus petite catégorie de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Est-ce là une marque de l&#039;évolution de cette catégorie qu&#039;est la négligence, la question reste ouverte puisque nous ne pouvons que constater ce phénomène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Les médias: promotteurs d&#039;un problème social &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre rencontre avec le professeur Rapin, nous avons également échangé sur la question des médias et de leurs effets. M. Rapin relève un évènement marquant et déclencheur: la pénurie de cercueil à Paris en août 2003. Il parle d&#039;un &amp;quot;effet télégénique&amp;quot; que nous avons pu relever dans les téléjournaux datant de la période de la canicule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pensons qu&#039;il est intéressant de voir sous 2 aspects les médias. Tout d&#039;abord, comme non intéressés d&#039;un problème social sérieux et important: le bien être et la santé des personnes âgées. Pendant de nombreuses années le Professeur Rapin et ses collègues tantèrent de les faire parler de cette question. Il apprait clair que les médias touchent une énorme partie de la population. Le journal télévisé est suivi par des milliers de téléspectateurs sans compter les lecteurs des divers quotidiens. Lors de la canicule, les médias se sont appropriés un problème de société et l&#039;on dénoncé. Cependant il est intéressant de rappeler que la &amp;quot;prise de conscience&amp;quot; de la part de tous ne fût qu&#039;en 2004 lorsque les chiffres de la &amp;quot;heat wave&amp;quot; parurent. 1000 décès furent recensés durant l&#039;été 2003. Donc, si l&#039;on parle de négligence, on peut relever la négligence des divers médias ne faisant pas état d&#039;une &amp;quot;dramatique réalité&amp;quot; (Professeur Rapin) qu&#039;est la maltraitance. En effet, refuser de passer l&#039;information concernant les conseils et les recommandations l&#039;été arrivant est une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autres part, on peut voir les médias comme promoteurs d&#039;un problème social. Les analyser relèvent donc un intérêt particulier dans le sens où ils sont révélateurs de l&#039;évolution de la perception d&#039;un problème. Nous pourrions relever de nombreux écrits sur la problématique de la construction d&#039;un problème social par les médias et des mécanismes mis en oeuvres pour se faire, mais ce n&#039;est pas ici le sujet de notre travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Situation actuelle &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la canicule a participé à la mise en place de certaines structures d&#039;aides, ce n&#039;est pas réellement elle qui les a initiées. Ces structures sont extrêmement importantes et un suivi des personnes portant plainte est nécessaire.&lt;br /&gt;
Certains &amp;quot;plan canicule&amp;quot; ont été mis en place, des fonds ont été débloqués pour ces fins là...cependant dans de nombreux établissements personne n&#039;est venu demander ce financement pourtant disponible! A nouveau c&#039;est le déni qui prédomine...&amp;quot;Rien ne s&#039;est passé ici&amp;quot;, &amp;quot;Comment s&#039;est passé la canicule dans mon établissement? Sans problème!&amp;quot; voici le genre d&#039;échanges que nous a rapporté le Professeur Rapin auxquels il répond clairement: &amp;quot;Si on ne regarde pas, on ne peut pas voir&amp;quot;! Pour pouvoir relever et lutter contre un problème il faut avant tout le voir, et pour le voir il faut regarder. Il est extrêmement difficile d&#039;accepter et d&#039;avouer la réelle catastrophe qu&#039;est la maltraitance des personnes âgées. Pourtant il y aurait de quoi dire...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la nouvelle charte de la FEGEMS un accent est mis sur la formation du personnel. Ce point est essentiel et pourtant, quasiment aucune formation n&#039;a lieu dans les différents EMS de Genève sur la question de la maltraitance des personnes âgées. D&#039;autre part, il est important de relever une réelle différence entre les &amp;quot;résidents&amp;quot; des EMS d&#039;il y a quelques années et ceux d&#039;aujourd&#039;hui. Auparavant on venait dans les EMS de son plein gré, pour finir tranquillement sa vie entourée. Aujourd&#039;hui, les personnes entrant dans les maisons de retraite arrivent en général de l&#039;hôpital et ont des traitements médicaux à suivre. Ceci nécessite également une formation sur le traitement de la douleur. Là également la question de la négligence reste pertinente: &amp;quot;laisser avoir mal une personne c&#039;est la négliger, surtout lorsque des médicaments et autres remèdes existent&amp;quot; (Rapin, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, il est important de mentionner également que certains établissements ont fait énormément dans le sens de la prévention et de la formation. Les choses ont un peu bougées de manière générale. On peut dénoncer le problème de la maltraitance des personnes âgées sans risquer de perdre sa place (comme De Saussure - après son livre [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]). Cependant: &amp;quot;il ne faut pas faire peur aux vieux&amp;quot; est une phrase à laquelle le Professeur Rapin se heurte régulièrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Retour sur la problématiques, les questions de recherche &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après notre recherche nous ne pouvons pas tirer de conclusions exaustives, car il nous aurait fallu plus de temps pour satisfaire pleinement notre objectif. La négligence peut être pris comme synonime d&#039;abus. Elle est, si on peut le dire, un sous chapitre du grand phénoméne de la maltraitance. La négligence a été toujours present dans notre société, notre réalité, laquelle avait les yeux fermé devant le problème des personnes âgées. Nos hypothèse ont été en grand partie verifiée soit par l&#039;évolution de notre article soit par l&#039;eterview avec le professeur Rapin (mercredi, 31 mai 2006). La canicule du 2003 a été effectivement le moyen pour en parler plus. Ce phénoméne a permis de briser petit à petit le silence autour d&#039;une problèmatique sociétale. En effet en Suisse le problème de la maltraitance des personnes âgées a été conçu comme problème sociale après les statistiques des décès pendant l&#039;été 2003. Comme on a vu pendant l&#039;analyse de notre recherche, on a toujours nié le problème de maltraitance des personnes âgées en augmentant une sorte de négligence societale. En effet on critiquait les nations autour de nous, en soutenant que chez nous tout allaittrès bien. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que la négligence n&#039;est pas une évolution du terme de maltraitance mais plutôt la conséquence de l&#039;augmentation du nombre de fois où l&#039;on aborde la question de la maltraitance. Peut-être pourrait-on dire que du fait de cette reprise incessante de ce thème, nous sommes plus attentifs aux faits et gestes qui pourraient s&#039;inscrire dans la maltraitance. En étant plus attentifs à cela, on en vient à parler de négligence et à l&#039;inscrire dans la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Autocritiques et perspectives &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective de la négligence comme maltraitance, il nous faut tout de même soulever les abus et les dérives de cette terminologie. Il nous semble que par cette association de terme, tout acte est devient potentiellement négligent...&lt;br /&gt;
Par exemple: ne pas donner à boire à une personne âgée est une forme de négligence/maltraitance, mais la forcée à boire l&#039;est également car ceci va à l&#039;encontre de sa propre volonté. Il serait important, à notre avis, de faire des nuances entre les différences formes de maltraitance et de négligence (ce qui a commencé à être fait dans les associations telles que ALMA France ou Alter Ego)et d&#039;être clair avec les intérvenants par rapport à leurs devoirs et obligations professionnelles. Il ne faut oublier qu&#039;ils doivent prendre soin de ces personnes, qu&#039;un code de déontologie existe et que&#039;une grande question reste à être abordée et clarifiée: Qu&#039;est-ce qui doit primer lorsque ces 2 points s&#039;opposent; le choix et la volonté de la personne âgée ou le devoir professionnel face à une personne qui met sa vie en danger?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
les questions liées à la négligence et ces différentes formes, pourrait être abordées à travers une discussion et un travail sur l&#039;éthique professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Remerciements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions le Professeur Charles-Henri Rapin pour sa précieuse aide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions également la Professeure Martine Ruchat de nous avoir permis de vivre l&#039;expérience d&#039;intelligence collective et par là-même de découvrir les difficultés méthodologiques auxquelles les chercheurs sont souvent confrontés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Livres &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Bertin, Evelyne (1999) Gérontologie, psychanalyse et déshumanisation : silence vieillesse... Paris : L&#039;Harmattan]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Gavillet&amp;amp;Grandrieux, Laurence&amp;amp;Véronique (2006) Ne touche pas à tes vieux, regards sur la maltraitance familiale des personnes âgées. Genève: IES Editions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Hugonot, Robert (1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres.]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Masson, Maltraitances et violences, Sous la direction de Bernard Marc, article de Franck Dibouës, Paris (2004)]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Yves Geneste (2004). Silence on frappe, De la maltraitance à la bientraitance des personnes âgées: Imagine]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Articles &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Avant la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (06.10.1999). MALTRAITANCE : LES PERSONNES ÂGÉES SE REBIFFENT:&lt;br /&gt;
Dépasser les clichés pour mieux combattre la violence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin (8.6.2000). EMS: un bilan alarmant - une étude entreprise à Genève montre que les conditions de vie se dégradent rapidement pour les résidents. La faute, d&#039;abord, au manque de personnel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (27.2.2002). MAISONS DE RETRAITE : GROSSE COLÈRE DU SSP ET DES USAGERS: «La maltraitance continue dans les EMS» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (8.4.2003). La maltraitance envers les aînés existe. Reste à en parler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Après la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (21.2.2004). Les aînés maltraités préoccupent Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (2.12.2004). La maltraitance des seniors en question. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin Dimanche (6.11.2005). Humiliations, injures, coups...le 3e âge relève parfois du calvaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (1.12.2005). Personnes âgées maltraitées: un tabou à briser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Hebdo (20.04.2006). Maltraitance des personnes âgées: les lacunes romandes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Téléjournaux &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    12 août 2003, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeudi    14 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    26 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mercredi 09 juin 2004, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Chartes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS): Editions 1998 et 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Revenir sur&#039;&#039; [[articles]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4235</id>
		<title>L&#039;évolution récente de la définition de la maltraitance des personnes âgées</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4235"/>
		<updated>2006-06-19T16:43:23Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : /* Ce qu&amp;#039;en disent les auteurs que nous avons lus */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039; Ont écrit cet article... &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tatiana CAVAGLIANI - Sarah GROSSNIKLAUS - Stefania RODRIGUEZ - Mélanie SAVOY - Germain VON DER MUEHL - Valérie SCHAUDER&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A propos des concepts de maltraitance et de négligence: notre approche du thème ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de traiter de la maltraitance des [[Personnes âgées]] car ce thème est bien trop souvent laissé pour compte. On entend souvent parler d&#039;enfants maltraités, de femmes battues, mais rarement de personnes âgées maltraitées.&lt;br /&gt;
De plus, lorsque nous pensons à [[Maltraitance]], notre sens commun a tendance à nous renvoyer directement au sens de la maltraitance physique. Coups, blessures, séquestration...mais aujourd&#039;hui, lorsque l&#039;on rencontre le monde insitutionnel c&#039;est la [[Négligence]] qui semble être devenue une forme perfide de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de nous baser sur la canicule de 2003 pour cibler notre recherche. En effet, lors de cet été 2003, environ 1000 personnnes âgées sont décédées en Suisse des suites des grandes chaleur, du manque d&#039;hydratation, etc. A l&#039;hôpital de Genève (HUG), 352 décès ont été recensés en août 2002 et 385 en août 2003; soit trente-trois décès de plus. Cela correspond à une augmentation d&#039;environ 10% du nombre de  cas. Ce chiffre est représentatif du pourcentage à l&#039;échelle national, tous hôpitaux et institutions confondus, qui oscille entre 10 et 13%, pour la même période. Suite à ce constat, les proches des personnes âgées, ainsi que les institutions ont été au centre des débats. Leur a été reproché le fait de ne pas avoir suffisament su être à l&#039;écoute de ces personnes et de ne pas avoir prêté suffisamment d&#039;attention à la nécessité pour celles-ci de beaucoup s&#039;hydrater. En d&#039;autres termes, d&#039;avoir fait preuve d&#039;une certaine négligence. &lt;br /&gt;
La canicule de 2003 semble donc particulièrement liée au terme de négligence. En effet, les problèmes qu&#039;elle a révélés ont contribué à un déplacement des considérations habituellement partagées sur la maltraitance. Négliger de prendre soin d&#039;une personne âgée lorsque la température est très élévée est une forme de maltraitance. Cette visibilisation d&#039;une catégorie de la maltraitance, la négligence, au travers de la canicule et de sa médiatisation, a probablement eu comme effet d&#039;élargir le champ recouvert par cette notion, contribuant ainsi à une évolution de la définition de la maltraitance. La négligence y prend désormais une place importante.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons décidé de nous pencher sur la période entre 1998 et 2006. Nous avons utilisé plusieurs articles de journaux romands (avant et après l&#039;été 2003), deux éditions (1998 et 2005) de la charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS) ainsi que des téléjournaux diffusés durant la canicule (juillet et août 2003).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre recherche se limite au niveau du canton de Genève. On parlera particulièrement de la négligence comme maltraitance. Nous allons commencer par donner un panel d&#039;informations sur les recherches et les réflexions menées (principalement sur la France) sur le sujet. Puis, nous comparerons les articles et les deux chartes afin de retirer un maximum d&#039;informations. Ces dernières se porteront  sur leurs nombres avant et après la canicule, sur leurs formes, leurs précisions, le vocabulaire employé, etc. Ensuite nous tenterons de faire des liens entre ces différents niveaux d&#039;analyse et ces différentes informations.&lt;br /&gt;
Nous essaierons également de voir comment les téléjournaux présenté lors de la canicule nous décrivent la situation et la norme à adopter pour ne pas être taxé de maltraitance ou de négligence, ainsi que la manière dont ils ont contribué à l&#039;évolution du terme de maltraitance...jusqu&#039;à la négligence. &lt;br /&gt;
Enfin, nous rencontrerons le Dr. Rapin, médecin chef et organisateur du colloque canicule ayant eu lieu en juin 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous apparait également important de mentionner deux autres limites. Tout d&#039;abord le fait que nous ne pouvons lire tout ce qui a été écrit sur le sujet, et que les articles que nous avons choisi pour l&#039;analyse ne sont pas les seuls et uniques pièces que nous avons trouvés. Et ensuite, et c&#039;est là la troisième limite d&#039;un travail portant sur le thème de la maltraitance,  s&#039;appuyer sur des statistiques représente une grande difficulté. En effet, il est très difficile de recenser les victimes de violence. Celles-ci ne sont pas toujours prêtes à en parler que cela soit par peur de représailles ou pour d&#039;autres raisons (telles que peur de l&#039;abandon, peur de briser un lien familial, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la prévalence de la maltraitance envers les personnes âgées au sein des institutions, Hugonot (1990) relève la difficulté d&#039;obtenir des statistiques précises. Il souligne qu&#039;il faut dans tous les cas prendre en compte que les cas décelés ne représentent qu&#039;un cinquième de la réalité: il y a donc une sous-estimation importante. Une raison de ce manque de données est que les observations de violences restent souvent à l&#039;intérieur d&#039;une institution. Le manque de témoignages, la dédramatisation par le personnel et la crainte pour la famille de dénoncer la maltraitance rendent l&#039;estimation de la fréquence réelle, difficile. Selon Hugonot, la violence envers les personnes âgées est masquée car elle est liée aux tabous et à la honte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce qu&#039;en disent les auteurs que nous avons lus ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définitions&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de poursuivre notre réflexion, il nous parait important de donner des définitions nécessaires à la compréhension du terme de maltraitance et de négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alter Ego (2002, association suisse contre la maltraitance des personnes âgées) définit la maltraitance comme &amp;quot;un acte ou un ensemble d&#039;actes - comportements et attitudes - commis ou ommis, envers une personne au détriment de son intégrité physique ou sexuelle, morale ou psychique, matérielle ou financière. La maltraitance engendre un tort ou une blessure. Elle constitue une atteinte aux droits fondamentaux et à la dignité de la personne&amp;quot;. &lt;br /&gt;
La maltraitance consiste en actions - violence, abus, sévices, contraintes, empêchements - ou en actes ommis, comme la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après le Conseil de l&#039;Europe (1990), la maltraitance envers les personnes âgées est définie ainsi: &amp;quot;Tout acte ou omission commis dans le cadre de la famille par un des membres, lequel porte atteinte à la vie, à l&#039;intégrité corporelle ou psychique, ou à la liberté d&#039;un autre membre de la famille ou qui compromet gravement le développement de sa personnalité et/ou nuit à sa sécurité financière&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après le Petit Larousse Illustré (1992), la maltraitance est &amp;quot;l&#039;action de traiter un être vivant avec violence, dureté; lui faire subir de mauvais traitements&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la classification de l&#039;association ALMA, l&#039;on peut distinguer deux formes de maltraitance, soit &#039;&#039;les maltraitance par action délibérée de nuire&#039;&#039; (d&#039;ordre financièr, psychologique, physique) et &#039;&#039;les maltraitances par omission&#039;&#039;, qui sont plus dissimulées et méconnues que les précédentes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les différents auteurs que nous avons lus s&#039;accordent pour distinguer plusieurs catégories de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039; dont la négligence fait parti: &lt;br /&gt;
* Physique (douleurs provoquées, privation d&#039;aliments et de boissons)&lt;br /&gt;
* Sexuelle&lt;br /&gt;
* Psychologique: entraînant des dépressions, confusions, insomnies, une mauvaise image de soi(à travers la dévalorisation de sa personne. Cela peut se caractériser par l&#039;émission de jugements de valeur négatif à son encontre) et peurs (menaces, insultes, privation de sécurité, de visites...). Selon Hugonot (1990), le langage insultant (langage injurieux et appellation de manière impersonnelle) est le sévices le plus souvent dénoncé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Matérielle ou financière&lt;br /&gt;
* Médicale (privation de médicaments ou augmentation de somnifères)&lt;br /&gt;
* Sociale ou civique&lt;br /&gt;
* Négligence active&lt;br /&gt;
* Négligence passive&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les ouvrages que nous avons parcourus de nombreux termes sont associés à la maltraitance:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La violence&#039;&#039;&#039;: la [[Violence]] et souvent synonyme de maltraitance. En effet, selon Bernard Marc la violence peut être: physique, psychologique,financière ou médicamenteuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;abus&#039;&#039;&#039;: Pour Hugonot (1990), cette catégorie concerne des contraintes physiques ou chimiques, des abus sexuels, des violences verbales et des exploitations financières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Le sévice&#039;&#039;&#039;: D&#039;après Hugonot (1990), ce terme désigne un acte de violence (dommages physiques et psychiques) ou une négligence grave (réduction de la santé) envers une personne de plus de 65 ans par son entourage proche. Ce terme serait proche de celui de violence et il engloberait donc tous les autres mots. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La négligence&#039;&#039;&#039;: Hugonot (1990) fait une différence entre la &#039;&#039;négligence passive&#039;&#039; et la &#039;&#039;négligence active&#039;&#039;. La première concerne la non-satisfaction des besoins quotidiens, le manque de soins et l&#039;attitude psychologique négative (affective et spirituelle). La deuxième est selon lui comparable aux abus (voir paragraphe &amp;quot;abus&amp;quot;). La négligence est considérée comme une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est spécifiquement sur ce dernier point que nous allons nous attarder.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Revue de littérature&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que l&#039;âge des personnes considérées comme vieillards a augmenté au fil du temps. En effet, dans l&#039;Antiquité les vieillards étaient ceux qui atteignaient l&#039;âge de 40 ans. Aujourd&#039;hui, un vieillard est quelqu&#039;un de plus de 70-80 ans, qui devient dépendant.&lt;br /&gt;
Selon la psychanalyste Evelyne Bertin (1999), notre société occidentale contemporaine n&#039;accorde pas de place à la vieillesse. La société refuse de penser à la vieillesse, cette dernière est &#039;&#039;tabou&#039;&#039;. L&#039;être humain a du mal à imaginer qu&#039;il va vieillir, c&#039;est quelque chose dont on ne parle pas, que l&#039;on ne veut pas imaginer, particulièrement dans notre société qui valorise la jeunesse. Selon elle, nous vivons dans un monde en perte de références. La famille en tant qu&#039;institution vit actuellement de grands changements, et nous vivons une époque de confusion des âges et des places dans la famille. L&#039;on ne pourrait penser la vieillesse qu&#039;en se situant dans une lignée, faite de générations ayant chacune leurs rôles.&lt;br /&gt;
Autrefois la vieillesse faisait partie de la société, elle avait une place dans l&#039;univers symbolique de la vie, mais l&#039;on vit actuellement dans une société où les rôles symboliques ont disparus, et où la [[Vieillesse]] est dévalorisée. En outre, selon Christian de Saussure, il n&#039;est plus rare de voir des familles qui s&#039;étendent sur quatre générations, les tensions et les conflits au sein de ces familles s&#039;en trouvent accrus et la génération des aînés en fait en quelque sorte les frais puisque bien souvent la famille s&#039;en désengage petit à petit. &lt;br /&gt;
Tous ces éléments pourraient expliquer les raisons qui font que les sociétés occidentales gèrent une partie des personnes âgées sur le mode de l&#039;exclusion à travers le placement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui est du problème de la maltraitances des personnes âgées, E. Bertin (1999) relève deux axes de réflexion &#039;&#039;Le déni de la mort dans les sociétés occidentales&#039;&#039; ainsi que &#039;&#039;L&#039;augmentation de la banalisation du mal.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que le phénomène de maltraitance n&#039;est pas nouveau dans sa nature, mais par sa fréquence (augmentation des victimes et des agresseurs). Il montre par exemple des prières d&#039;un vieillard abandonné et d&#039;un vieillard qui ne peut pas s&#039;enfuir dans des situations difficiles de 1689.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est dès les années 1980 que dans les pays francophones la question du tabou de la maltraitance des personnes âgées fût soulevée. On commence à parler de certains comportements, de certaines gestes et de certains propos profondément maltraitants pour la personne âgée bien souvent complètement dépendante de l&#039;autre.&lt;br /&gt;
Le sujet commençait à peine à être traité que les milieux de professionnels concernés essayaient de faire taire ce qui était soulevé, chacun essayant de préserver son institution de toutes accusations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, dans le livre &#039;&#039;Touche pas à tes vieux&#039;&#039;, un autre point est soulevé. Alors que de nombreuses personnes s&#039;attèlent à dénoncer la maltraitance des personnes âgées, celles-ci commencent à se rendre compte que les gestes, les propos et les comportements qu&#039;ils dénoncent ne sont pas les faits de monstres et qu&#039;eux-mêmes commettent ce genre d&#039;actes. Dénoncer ces gestes revient à se dénoncer soi-même, cette constatation va faire diminuer la volonté de parler de ce problème. Pour ces deux raisons, le sujet fut donc un peu moins traité.&lt;br /&gt;
Hugonot souligne notamment l&#039;ignorance en France concernant ce sujet et, en rapport avec cela, le manque d&#039;intérêt des médias. E. Bertin (1999), également, reproche à la société et au monde politique de faire comme si la maltraitance des personnes âgées n&#039;existait pas. Elle dénonce aussi cette habitude de montrer une vitrine parfaite: &amp;quot;&#039;&#039;Les images que les médias nous présentent sur la vieillesse sont le plus souvent des images d&#039;exception. Les sujets âgés maltraités ou déshumanisés sont interdits de cité dans le monde médiatique.&#039;&#039;&amp;quot;(p.14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons également, comme le souligne E.Bertin, que notre société actuelle est celle de &#039;&#039;l&#039;image&#039;&#039;. Pour qu&#039;une cause soit entendue, elle doit être médiatisée. Ce qui peut poser problème dans le cas de violence touchant des personnes âgées quant leurs conditions physiques et psychiques les prédisposent plus à l&#039;isolement qu&#039;à la protestation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, parallèlement à ces condamnations, de nombreux témoignages voient le jours. Des personnes âgées trouvent la force de raconter les violences qu&#039;ils subissent...et ils ne baissent pas les bras.De plus, dans son livre, Hugonot nomme plusieurs congrès européens sur le sujet de la maltraitance des personnes âgées. Aussi, cette problématique ne disparaît-elle pas. La question de la maltraitance des personnes âgées apparaît dès lors comme un nouveau problème social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nos lectures, n’abordent pas directement le concept de négligence, mais tous les auteurs que nous avons lus considèrent la négligence comme étant une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
Concernant la canicule et ses effets, aucun de ces ouvrages n’en fait mention. Cella est dû pour une part au faite que les livres lus ont dû être choisi avant que le thème de l’étude ne soit précisé. De plus, nous avons pus constaté à travers notre recherche, que le lien entre négligence et canicule ne semble pas avoir beaucoup été abordé et approfondi dans la littérature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectif de la recherche ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Définir les facteurs impliquant l’évolution récente (entre 1998 et 2006) de la définition de la maltraitance des personnes âgées et plus particulièrement la question de la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hypothèse de recherche: Les conséquences de la canicule de l&#039;été 2003 et leurs médiatisations auraient contribués à un tournant de la définition de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthode ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de vérifier notre hypothèse, soit l&#039;effet de la canicule 2003 sur la définition de la maltraitance, nous allons analyser et comparer le contenu de deux chartes d&#039;instituitions, d&#039;articles de presse et d&#039;extraits de téléjournaux. &lt;br /&gt;
En ce qui concerne les chartes, nous allons vérifier s&#039;il y a eu des modifications au niveau des articles de loi au sein des institutions et des modifications au niveau de la terminologie employée. &lt;br /&gt;
Le but de la comparaison des articles de presse est de voir s&#039;il y a eu des changements dans la manière d&#039;informer la population sur le problème de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Enfin, l&#039;analyse des téléjournaux devra nous permettre d&#039;analyser le type de langage utilisé en lien avec la canicule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Limites de la méthode &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la comparaison des articles de presse, nous nous sommes rendus compte qu&#039;il est très difficile d&#039;accéder aux articles pertinents pour cette démarche. Il est possible que les articles choisis ne soient pas tout à fait représentatifs de la manière dont la presse traite de la problématique de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, tant lors de nos recherches dans les archives de la TSR que dans la base de données Swissdox, nous avons constaté que le nombre de documents (TJ, émissions, reportages spéciaux, articles, dossiers, etc.) abordant le problème du sort des personnes âgées avait augementé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
Nous pourrions émettre l&#039;hypothèse que la canicule fut un tremplin, voire un très bon &amp;quot;fait divers&amp;quot; pour parler de la situation des personnes âgées dans notre société. Ce sujet fut traité plus qu&#039;abondament durant la canicule et juste après, puis régulièrement à l&#039;arrivée de l&#039;été les années suivantes. Il nous parait intéressant de relever la manière dont les médias se sont emparés d&#039;un sujet d&#039;actualité pour en faire un problème social. &lt;br /&gt;
Il faut peut-être garder à l&#039;esprit qu&#039;un des buts premiers des médias, comme développé dans les cours du professeur Payet (&#039;&#039;Introduction à la sociologie de l&#039;éducation&#039;&#039;)et hormis l&#039;aspect d&#039;information, est de faire le plus possible d&#039;audimat ou de lecteurs en accrochant les téléspectateurs par des évènements &amp;quot;chocs&amp;quot;. Les médias ont tendance à s&#039;emparer d&#039;un problème social (ici la condition des personnes âgées et la maltraitance) pour en faire un fait médiatique. Ce processus est facilité dès lors qu&#039;un problème concerne un grand nombre de personnes. Ce qui est le cas avec les personnes âgées puisque chacun en a au moins une dans son entourage ou dans sa famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Aspect quantitatif &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue quantitatif, nous avons pu constater que le nombre d&#039;articles paru dans la presse romande (24 heures, Tribune de Genève, le Matin, le Temps, L&#039;Hebdo) avant la canicule avaient doublé après ce phénomène. Nous avons trouvé environ onze articles dans la période de 1998 à 2003 et vingt de 2003 à 2006. On constate de même pour les téléjournaux. Le nombre de TJ abordant le problème du sort des personnes agées a triplé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
L&#039;apparition d&#039;un réglement d&#039;application dans la charte de 2005 est un ajout pouvant montrer l&#039;importance donnée à la problématique de la maltraitance. Il apporte une définition beaucoup plus stricte des droits et des compétences du conseil éthique. Cela pourrait refléter le soucis de la fegems de lutter contre le problème de la maltraitance en institution en donnant un pouvoir de contrôle plus grand au conseil éthique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contenu et évolution des termes employés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les trois types de documents que nous avons analysés nous n&#039;avons pas constaté de grandes différences entre les deux périodes. Les définitions de la maltraitance données dans les articles de journeaux restent les mêmes avant et après la canicule. Le terme de négligence est employé dans quelques articles avant et après l&#039;été 2003 et sa signifiation ne semble pas avoir changé. La négligence est mentionnée comme une catégorie de la maltraitance, mais n&#039;est dans aucun article expliquée davantage. Deux articles de la Tribune de Genève, un du 8.4.2003 et l&#039;autre du 21.2.2004, mentionnent le même pourcentage de négligence, soit 17% à l&#039;intérieur de la maltraitance. En se basant sur ses chiffres, on ne peut donc pas constater d&#039;effet de la canicule de l&#039;été 2003 sur les cas de négligence. &lt;br /&gt;
Des articles datant d&#039;avant et d&#039;après 2003 montrent des statistiques selon lesquelles il y aurait entre 5 et 10% (parfois 20%) de personnes âgées victimes de maltraitance en Suisse. A Genève, il y aurait donc entre 3000 et 5000 personnes âgées concernées.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du contenu des articles, nous avons constaté que les changements suite à la canicule n&#039;ont pas été très importants. Nous émettons donc l&#039;hypothèse que la problématique de la maltraitance, quoiqu&#039;elle ait suscité plus d&#039;intérêt par la presse après la canicule (nombre d&#039;articles), est traité de la même façon avant et après l&#039;été 2003.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne les TJ, il est intéressant de noter que celles datant de l&#039;été 2003, période de la canicule, n&#039;abordent quasiment pas la situation en Suisse, mais parlent d&#039;effets désastreux en France. C&#039;est seulement un an plus tard que l&#039;on avance les premiers chiffres concernant la Suisse. Il semble qu&#039;elle aie sous estimé les conséquences de la canicule pour ses personnes âgées. La différence de terminologie et d&#039;approche de la situation entre 2003 et 2004 est flagrante lorsque le journaliste parle de l&#039;été 2003 en disant: &amp;quot;Lever le voile sur la canicule n&#039;était pas encore de saison!&amp;quot;.  &lt;br /&gt;
La canicule finira par être abordée comme une routine. Peut-on avancer qu&#039;en une année un fait, unique en son genre et non constaté auparavant, puisse devenir une habitude? Ou plutôt sous entend-t-on que c&#039;est la vigilance qui devient désormais une habitude?&lt;br /&gt;
Nous avons également remarqué que dans tous les TJ que nous avons visionnés, il n&#039;est jamais fait mention du terme de &amp;quot;négligence&amp;quot; ou de &amp;quot;maltraitance&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Pourrait-on aller jusqu&#039;à dire que c&#039;est bien là une forme de tabou? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La comparaison des deux éditions de la charte ne nous a pas amené à constater de grands changements ; que cela soit dans le vocabulaire utilisé, les buts fixés, les engagements, etc.&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons mentionné auparavant, le seul aspect nouveau, dans l&#039;édition adoptée en janvier 2005, est l&#039;ajout d&#039;un réglement d&#039;application qui &amp;quot;régit les modalités d&#039;application de la Charte éthique de la Fegems, à savoir l&#039;organisation de l&#039;autorité compétente pour veiller à l&#039;application de la Charte et examiner les requêtes&amp;quot;. C&#039;est le &amp;quot;Conseil éthique&amp;quot; (constitué de membres élus par l&#039;assemblée générale de la Fegems) qui veillera à la bonne application de la Charte. Ce conseil est déjà présent dans la première édition de la charte et les buts qui lui sont attribués dans cette première édition sont les même que dans celle datant de 2005. Toutefois, l&#039;apparition d&#039;un &amp;quot;réglement d&#039;application&amp;quot; dans cette dernière apporte une définition plus précise et ciblée de son rôle et de ses droits. Ceci peut être interprêté comme la volonté de disposer d&#039;un organe de contrôle plus performant pour lutter contre les cas de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements ou modifications&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Même si nous ne pouvons pas parler de changements significatifs qui valideraient notre hypothèses, nous avons trouvez quelques modifications, lors de notre recherche dans nos différents supports, qui nous sont apparues pertinentes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les associations et les spécialistes qui s&#039;intéressent au sujet de la maltraitance des personnes âgées ne semblent pas avoir changé leur discours. L&#039;unique changement pourrait être que les journaux et les  TJ accordent plus d&#039;importance aux moyens de prévention. Il y a une différence dans les démarches à prendre pour combattre la maltraitance. Serait- ce peut-être pour combler certaines lacunes du système romand? ( articles publiés après 2003)&lt;br /&gt;
En 1999 on évoquait le souhait de créer une ligne téléphonique pour donner la possibilité aux personnes âgées de se confier. En 2004, le journal 24Heures évoque la création d&#039;une telle permanence téléphonique par l&#039;association Alter Ego. On évoque également, en 1999, l&#039;existence d&#039;une brochure (préventive) au canada. En 2005, le matin dimanche évoque la publication de cette brochure.  Serait-ce une conséquence de la canicule?&lt;br /&gt;
Il est difficile de tirer des conclusions sur la base de ces observations, car les articles choisis ne représentent pas forcément la meilleur manière de traiter ce phénomène dans la presse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une grande place semble désormais attribuée à la prévention. Le téléjournal du 9 juin 2004 nous informe par exemple qu&#039;un colloque sur le thème de la canicule a été organisé, dans un but d&#039;information et de prévention, par le Professeur Rapin à Genève en juin 2004.&lt;br /&gt;
Dans une autre émission encore, nous suivons une infirmière qui ne s&#039;était absolument pas inquiété des effets de la canicule et qui découvrait pour la première fois, à la demande des journalistes, l&#039;augmentation relativement marquée du nombre de décès pour le mois d&#039;août 2003 en comparaison avec les chiffres d&#039;août 2002. C&#039;est bien 10% d&#039;augmentation que l&#039;on peut constater. On constate donc bel et bien une grande préocupation quant à la prévention des conséquences désastreuses que peut engendrer une canicule. Les mêmes erreurs ne doivent pas se reproduire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
De manière générale nous n&#039;avons pas constaté d&#039;évolution dans les termes. Cependant, une évolution marquée peut être relevée au niveau quantitatif. La forte médiatisation qu&#039;a suscité la canicule et les problèmes qu&#039;elle a soulevé est vraissemblablement à l&#039;origine de cet accroissement des articles traitant du sujet de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Questionnements et redéfinitions ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Que dire de l&#039;évolution des notions? &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si dans les documents que nous avons analysés nous ne sommes pas parvenus à retirer d&#039;évolutions marquantes de la terminologie employée, ceci nous a permis d&#039;émettre de nouvelles hypothèses et de nous repositionner par rapport à notre question de départ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point que l&#039;on peut relever en terme d&#039;évolution est sans doute ce passage d&#039;une approche anecdodtique de la maltraitance des personnes âgées dans les années précédant la canicule (quelques cas extrêmes d&#039;EMS particuliers) à l&#039;approche actuelle, plus systématique (formations et conférences organisées sur le thème). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous parait peut être donc plus judicieux de parler d&#039;une évolution des mentalités plus que de la terminologies, dans le sens où il est devenu possible de parler des notions de maltraitances, de négligences et d&#039;abus. Depuis plusieurs dizaines d&#039;années quelques professionnels tels que le Professeur Rapin oeuvrent pour faire passer les informations néccessaires à la prévention et à la dénonciation de ces actes. Après énormément de patience, un Temps Présent fu tourné sur la question, plusieurs articles paraissent ensuite dans différents journaux &amp;quot;tout publics&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, avec l&#039;arrivée de la canicule, les médias s&#039;emparent d&#039;un réel fait médiatique et traite de la question lors de tous les TJ (ou presque) lors (et à l&#039;approche) de l&#039;été.&lt;br /&gt;
Il est intéressant de revenir sur l&#039;angle d&#039;approche de notre hypothèse de recherche dans le sens où ce lien entre négligence et canicule n&#039;a pas réellement été fait (propos du Professeur Rapin). Un des phénomènes que nous avons vu apparaître lors de la canicule était une sorte de fatalisme quant à la situation. &amp;quot;Il faisait trop chaud, mais tout le monde avait trop chaud. De toutes manières on ne pouvait rien faire de plus que de constater&amp;quot; (Rapin, mercredi 31 mai 2006). Il nous semble qu&#039;en effet le lien le plus important que nous pouvons faire en terme de négligence est bien un lien avec le déni. En effet, tant le discours des professionnels jugeant que tout allait très bien en Suisse, que celui des médias (dénonçant ce qui se passait chez nos voisins) montre bien un déni du problème qui apparaissait pourtant sous leurs yeux. Ne pas reconnaître qu&#039;il y a un problème est bien le dénier. Le déni est donc une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Revenons sur la question de la négligence. Si ce terme nous est apparu comme une évolution de définition de la maltraitance et comme cette hypothèse n&#039;a pu être vérifée dans le cadre de notre recherche, nous avons été amené à une nouvelle hypothèse: le terme de négligence a peut-être effectivement évolué lui-même dans sa définition. &lt;br /&gt;
Nous avançons l&#039;idée que la définition de la maltraitance aurait subie un élargissement de définition. Par ce fait, beaucoup plus d&#039;actions ou de &amp;quot;non-actions&amp;quot; entreraient sous ce concept de négligence. Ainsi on pourrait effectivement constater une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
Malheureusement notre recherche ne nous permet pas de vérifier cette hypothèse. Cependant, si l&#039;on regarde les chiffres donnés par RIFVEL (Réseau Internet Francophone Vieillir En Liberté)en 2002 quant à la répartition des différentes catégories de maltraitance, on note 8% de cas de négligence. Par ailleurs, en regardant les chiffres avancés par ALMA France en 2003 on constate une augmentation des cas de négligences avec 23,2%. Si les 2 sources ne sont pas les mêmes, il est toutefois possible de les comparer dans le sens où en 2003 la négligence apparait très clairement comme catégorie principale de la maltraitance, alors qu&#039;en 2002 la négligence est la plus petite catégorie de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Est-ce là une marque de l&#039;évolution de cette catégorie qu&#039;est la négligence, la question reste ouverte puisque nous ne pouvons que constater ce phénomène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Les médias: promotteurs d&#039;un problème social &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre rencontre avec le professeur Rapin, nous avons également échangé sur la question des médias et de leurs effets. M. Rapin relève un évènement marquant et déclencheur: la pénurie de cercueil à Paris en août 2003. Il parle d&#039;un &amp;quot;effet télégénique&amp;quot; que nous avons pu relever dans les téléjournaux datant de la période de la canicule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pensons qu&#039;il est intéressant de voir sous 2 aspects les médias. Tout d&#039;abord, comme non intéressés d&#039;un problème social sérieux et important: le bien être et la santé des personnes âgées. Pendant de nombreuses années le Professeur Rapin et ses collègues tantèrent de les faire parler de cette question. Il apprait clair que les médias touchent une énorme partie de la population. Le journal télévisé est suivi par des milliers de téléspectateurs sans compter les lecteurs des divers quotidiens. Lors de la canicule, les médias se sont appropriés un problème de société et l&#039;on dénoncé. Cependant il est intéressant de rappeler que la &amp;quot;prise de conscience&amp;quot; de la part de tous ne fût qu&#039;en 2004 lorsque les chiffres de la &amp;quot;heat wave&amp;quot; parurent. 1000 décès furent recensés durant l&#039;été 2003. Donc, si l&#039;on parle de négligence, on peut relever la négligence des divers médias ne faisant pas état d&#039;une &amp;quot;dramatique réalité&amp;quot; (Professeur Rapin) qu&#039;est la maltraitance. En effet, refuser de passer l&#039;information concernant les conseils et les recommandations l&#039;été arrivant est une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autres part, on peut voir les médias comme promoteurs d&#039;un problème social. Les analyser relèvent donc un intérêt particulier dans le sens où ils sont révélateurs de l&#039;évolution de la perception d&#039;un problème. Nous pourrions relever de nombreux écrits sur la problématique de la construction d&#039;un problème social par les médias et des mécanismes mis en oeuvres pour se faire, mais ce n&#039;est pas ici le sujet de notre travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Situation actuelle &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la canicule a participé à la mise en place de certaines structures d&#039;aides, ce n&#039;est pas réellement elle qui les a initiées. Ces structures sont extrêmement importantes et un suivi des personnes portant plainte est nécessaire.&lt;br /&gt;
Certains &amp;quot;plan canicule&amp;quot; ont été mis en place, des fonds ont été débloqués pour ces fins là...cependant dans de nombreux établissements personne n&#039;est venu demander ce financement pourtant disponible! A nouveau c&#039;est le déni qui prédomine...&amp;quot;Rien ne s&#039;est passé ici&amp;quot;, &amp;quot;Comment s&#039;est passé la canicule dans mon établissement? Sans problème!&amp;quot; voici le genre d&#039;échanges que nous a rapporté le Professeur Rapin auxquels il répond clairement: &amp;quot;Si on ne regarde pas, on ne peut pas voir&amp;quot;! Pour pouvoir relever et lutter contre un problème il faut avant tout le voir, et pour le voir il faut regarder. Il est extrêmement difficile d&#039;accepter et d&#039;avouer la réelle catastrophe qu&#039;est la maltraitance des personnes âgées. Pourtant il y aurait de quoi dire...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la nouvelle charte de la FEGEMS un accent est mis sur la formation du personnel. Ce point est essentiel et pourtant, quasiment aucune formation n&#039;a lieu dans les différents EMS de Genève sur la question de la maltraitance des personnes âgées. D&#039;autre part, il est important de relever une réelle différence entre les &amp;quot;résidents&amp;quot; des EMS d&#039;il y a quelques années et ceux d&#039;aujourd&#039;hui. Auparavant on venait dans les EMS de son plein gré, pour finir tranquillement sa vie entourée. Aujourd&#039;hui, les personnes entrant dans les maisons de retraite arrivent en général de l&#039;hôpital et ont des traitements médicaux à suivre. Ceci nécessite également une formation sur le traitement de la douleur. Là également la question de la négligence reste pertinente: &amp;quot;laisser avoir mal une personne c&#039;est la négliger, surtout lorsque des médicaments et autres remèdes existent&amp;quot; (Rapin, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, il est important de mentionner également que certains établissements ont fait énormément dans le sens de la prévention et de la formation. Les choses ont un peu bougées de manière générale. On peut dénoncer le problème de la maltraitance des personnes âgées sans risquer de perdre sa place (comme De Saussure - après son livre [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]). Cependant: &amp;quot;il ne faut pas faire peur aux vieux&amp;quot; est une phrase à laquelle le Professeur Rapin se heurte régulièrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Retour sur la problématiques, les questions de recherche &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après notre recherche nous ne pouvons pas tirer de conclusions exaustives, car il nous aurait fallu plus de temps pour satisfaire pleinement notre objectif. La négligence peut être pris comme synonime d&#039;abus. Elle est, si on peut le dire, un sous chapitre du grand phénoméne de la maltraitance. La négligence a été toujours present dans notre société, notre réalité, laquelle avait les yeux fermé devant le problème des personnes âgées. Nos hypothèse ont été en grand partie verifiée soit par l&#039;évolution de notre article soit par l&#039;eterview avec le professeur Rapin (mercredi, 31 mai 2006). La canicule du 2003 a été effectivement le moyen pour en parler plus. Ce phénoméne a permis de briser petit à petit le silence autour d&#039;une problèmatique sociétale. En effet en Suisse le problème de la maltraitance des personnes âgées a été conçu comme problème sociale après les statistiques des décès pendant l&#039;été 2003. Comme on a vu pendant l&#039;analyse de notre recherche, on a toujours nié le problème de maltraitance des personnes âgées en augmentant une sorte de négligence societale. En effet on critiquait les nations autour de nous, en soutenant que chez nous tout allaittrès bien. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que la négligence n&#039;est pas une évolution du terme de maltraitance mais plutôt la conséquence de l&#039;augmentation du nombre de fois où l&#039;on aborde la question de la maltraitance. Peut-être pourrait-on dire que du fait de cette reprise incessante de ce thème, nous sommes plus attentifs aux faits et gestes qui pourraient s&#039;inscrire dans la maltraitance. En étant plus attentifs à cela, on en vient à parler de négligence et à l&#039;inscrire dans la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Autocritiques et perspectives &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective de la négligence comme maltraitance, il nous faut tout de même soulever les abus et les dérives de cette terminologie. Il nous semble que par cette association de terme, tout acte est devient potentiellement négligent...&lt;br /&gt;
Par exemple: ne pas donner à boire à une personne âgée est une forme de négligence/maltraitance, mais la forcée à boire l&#039;est également car ceci va à l&#039;encontre de sa propre volonté. Il serait important, à notre avis, de faire des nuances entre les différences formes de maltraitance et de négligence (ce qui a commencé à être fait dans les associations telles que ALMA France ou Alter Ego)et d&#039;être clair avec les intérvenants par rapport à leurs devoirs et obligations professionnelles. Il ne faut oublier qu&#039;ils doivent prendre soin de ces personnes, qu&#039;un code de déontologie existe et que&#039;une grande question reste à être abordée et clarifiée: Qu&#039;est-ce qui doit primer lorsque ces 2 points s&#039;opposent; le choix et la volonté de la personne âgée ou le devoir professionnel face à une personne qui met sa vie en danger?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
les questions liées à la négligence et ces différentes formes, pourrait être abordées à travers une discussion et un travail sur l&#039;éthique professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Remerciements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions le Professeur Charles-Henri Rapin pour sa précieuse aide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions également la Professeure Martine Ruchat de nous avoir permis de vivre l&#039;expérience d&#039;intelligence collective et par là-même de découvrir les difficultés méthodologiques auxquelles les chercheurs sont souvent confrontés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Livres &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Bertin, Evelyne (1999) Gérontologie, psychanalyse et déshumanisation : silence vieillesse... Paris : L&#039;Harmattan]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Gavillet&amp;amp;Grandrieux, Laurence&amp;amp;Véronique (2006) Ne touche pas à tes vieux, regards sur la maltraitance familiale des personnes âgées. Genève: IES Editions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Hugonot, Robert (1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres.]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Masson, Maltraitances et violences, Sous la direction de Bernard Marc, article de Franck Dibouës, Paris (2004)]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Yves Geneste (2004). Silence on frappe, De la maltraitance à la bientraitance des personnes âgées: Imagine]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Articles &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Avant la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (06.10.1999). MALTRAITANCE : LES PERSONNES ÂGÉES SE REBIFFENT:&lt;br /&gt;
Dépasser les clichés pour mieux combattre la violence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin (8.6.2000). EMS: un bilan alarmant - une étude entreprise à Genève montre que les conditions de vie se dégradent rapidement pour les résidents. La faute, d&#039;abord, au manque de personnel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (27.2.2002). MAISONS DE RETRAITE : GROSSE COLÈRE DU SSP ET DES USAGERS: «La maltraitance continue dans les EMS» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (8.4.2003). La maltraitance envers les aînés existe. Reste à en parler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Après la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (21.2.2004). Les aînés maltraités préoccupent Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (2.12.2004). La maltraitance des seniors en question. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin Dimanche (6.11.2005). Humiliations, injures, coups...le 3e âge relève parfois du calvaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (1.12.2005). Personnes âgées maltraitées: un tabou à briser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Hebdo (20.04.2006). Maltraitance des personnes âgées: les lacunes romandes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Téléjournaux &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    12 août 2003, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeudi    14 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    26 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mercredi 09 juin 2004, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Chartes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS): Editions 1998 et 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Revenir sur&#039;&#039; [[articles]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4234</id>
		<title>L&#039;évolution récente de la définition de la maltraitance des personnes âgées</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4234"/>
		<updated>2006-06-19T16:38:54Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : /* Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039; Ont écrit cet article... &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tatiana CAVAGLIANI - Sarah GROSSNIKLAUS - Stefania RODRIGUEZ - Mélanie SAVOY - Germain VON DER MUEHL - Valérie SCHAUDER&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A propos des concepts de maltraitance et de négligence: notre approche du thème ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de traiter de la maltraitance des [[Personnes âgées]] car ce thème est bien trop souvent laissé pour compte. On entend souvent parler d&#039;enfants maltraités, de femmes battues, mais rarement de personnes âgées maltraitées.&lt;br /&gt;
De plus, lorsque nous pensons à [[Maltraitance]], notre sens commun a tendance à nous renvoyer directement au sens de la maltraitance physique. Coups, blessures, séquestration...mais aujourd&#039;hui, lorsque l&#039;on rencontre le monde insitutionnel c&#039;est la [[Négligence]] qui semble être devenue une forme perfide de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de nous baser sur la canicule de 2003 pour cibler notre recherche. En effet, lors de cet été 2003, environ 1000 personnnes âgées sont décédées en Suisse des suites des grandes chaleur, du manque d&#039;hydratation, etc. A l&#039;hôpital de Genève (HUG), 352 décès ont été recensés en août 2002 et 385 en août 2003; soit trente-trois décès de plus. Cela correspond à une augmentation d&#039;environ 10% du nombre de  cas. Ce chiffre est représentatif du pourcentage à l&#039;échelle national, tous hôpitaux et institutions confondus, qui oscille entre 10 et 13%, pour la même période. Suite à ce constat, les proches des personnes âgées, ainsi que les institutions ont été au centre des débats. Leur a été reproché le fait de ne pas avoir suffisament su être à l&#039;écoute de ces personnes et de ne pas avoir prêté suffisamment d&#039;attention à la nécessité pour celles-ci de beaucoup s&#039;hydrater. En d&#039;autres termes, d&#039;avoir fait preuve d&#039;une certaine négligence. &lt;br /&gt;
La canicule de 2003 semble donc particulièrement liée au terme de négligence. En effet, les problèmes qu&#039;elle a révélés ont contribué à un déplacement des considérations habituellement partagées sur la maltraitance. Négliger de prendre soin d&#039;une personne âgée lorsque la température est très élévée est une forme de maltraitance. Cette visibilisation d&#039;une catégorie de la maltraitance, la négligence, au travers de la canicule et de sa médiatisation, a probablement eu comme effet d&#039;élargir le champ recouvert par cette notion, contribuant ainsi à une évolution de la définition de la maltraitance. La négligence y prend désormais une place importante.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons décidé de nous pencher sur la période entre 1998 et 2006. Nous avons utilisé plusieurs articles de journaux romands (avant et après l&#039;été 2003), deux éditions (1998 et 2005) de la charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS) ainsi que des téléjournaux diffusés durant la canicule (juillet et août 2003).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre recherche se limite au niveau du canton de Genève. On parlera particulièrement de la négligence comme maltraitance. Nous allons commencer par donner un panel d&#039;informations sur les recherches et les réflexions menées (principalement sur la France) sur le sujet. Puis, nous comparerons les articles et les deux chartes afin de retirer un maximum d&#039;informations. Ces dernières se porteront  sur leurs nombres avant et après la canicule, sur leurs formes, leurs précisions, le vocabulaire employé, etc. Ensuite nous tenterons de faire des liens entre ces différents niveaux d&#039;analyse et ces différentes informations.&lt;br /&gt;
Nous essaierons également de voir comment les téléjournaux présenté lors de la canicule nous décrivent la situation et la norme à adopter pour ne pas être taxé de maltraitance ou de négligence, ainsi que la manière dont ils ont contribué à l&#039;évolution du terme de maltraitance...jusqu&#039;à la négligence. &lt;br /&gt;
Enfin, nous rencontrerons le Dr. Rapin, médecin chef et organisateur du colloque canicule ayant eu lieu en juin 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous apparait également important de mentionner deux autres limites. Tout d&#039;abord le fait que nous ne pouvons lire tout ce qui a été écrit sur le sujet, et que les articles que nous avons choisi pour l&#039;analyse ne sont pas les seuls et uniques pièces que nous avons trouvés. Et ensuite, et c&#039;est là la troisième limite d&#039;un travail portant sur le thème de la maltraitance,  s&#039;appuyer sur des statistiques représente une grande difficulté. En effet, il est très difficile de recenser les victimes de violence. Celles-ci ne sont pas toujours prêtes à en parler que cela soit par peur de représailles ou pour d&#039;autres raisons (telles que peur de l&#039;abandon, peur de briser un lien familial, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la prévalence de la maltraitance envers les personnes âgées au sein des institutions, Hugonot (1990) relève la difficulté d&#039;obtenir des statistiques précises. Il souligne qu&#039;il faut dans tous les cas prendre en compte que les cas décelés ne représentent qu&#039;un cinquième de la réalité: il y a donc une sous-estimation importante. Une raison de ce manque de données est que les observations de violences restent souvent à l&#039;intérieur d&#039;une institution. Le manque de témoignages, la dédramatisation par le personnel et la crainte pour la famille de dénoncer la maltraitance rendent l&#039;estimation de la fréquence réelle, difficile. Selon Hugonot, la violence envers les personnes âgées est masquée car elle est liée aux tabous et à la honte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce qu&#039;en disent les auteurs que nous avons lus ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définitions&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de poursuivre notre réflexion, il nous parait important de donner plusieurs définitions nécessaires à la compréhension du terme de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après le Conseil de l&#039;Europe (1990), la maltraitance envers les personnes âgées est définie ainsi: &amp;quot;Tout acte ou omission commis dans le cadre de la famille par un des membres, lequel porte atteinte à la vie, à l&#039;intégrité corporelle ou psychique, ou à la liberté d&#039;un autre membre de la famille ou qui compromet gravement le développement de sa personnalité et/ou nuit à sa sécurité financière&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après le Petit Larousse Illustré (1992), la maltraitance est &amp;quot;l&#039;action de traiter un être vivant avec violence, dureté; lui faire subir de mauvais traitements&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la classification de l&#039;association ALMA, l&#039;on peut distinguer deux formes de maltraitance, soit &#039;&#039;les maltraitance par action délibérée de nuire&#039;&#039; (d&#039;ordre financièr, psychologique, physique) et &#039;&#039;les maltraitances par omission&#039;&#039;, qui sont plus dissimulées et méconnues que les précédentes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les différents auteurs que nous avons lus s&#039;accordent pour distinguer plusieurs catégories de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039; dont la négligence fait parti: &lt;br /&gt;
* Physique (douleurs provoquées, privation d&#039;aliments et de boissons)&lt;br /&gt;
* Sexuelle&lt;br /&gt;
* Psychologique: entraînant des dépressions, confusions, insomnies, une mauvaise image de soi(à travers la dévalorisation de sa personne. Cela peut se caractériser par l&#039;émission de jugements de valeur négatif à son encontre) et peurs (menaces, insultes, privation de sécurité, de visites...). Selon Hugonot (1990), le langage insultant (langage injurieux et appellation de manière impersonnelle) est le sévices le plus souvent dénoncé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Matérielle ou financière&lt;br /&gt;
* Médicale (privation de médicaments ou augmentation de somnifères)&lt;br /&gt;
* Sociale ou civique&lt;br /&gt;
* Négligence active&lt;br /&gt;
* Négligence passive&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les ouvrages que nous avons parcourus de nombreux termes sont associés à la maltraitance:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La violence&#039;&#039;&#039;: la [[Violence]] et souvent synonyme de maltraitance. En effet, selon Bernard Marc la violence peut être: physique, psychologique,financière ou médicamenteuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;abus&#039;&#039;&#039;: Pour Hugonot (1990), cette catégorie concerne des contraintes physiques ou chimiques, des abus sexuels, des violences verbales et des exploitations financières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Le sévice&#039;&#039;&#039;: D&#039;après Hugonot (1990), ce terme désigne un acte de violence (dommages physiques et psychiques) ou une négligence grave (réduction de la santé) envers une personne de plus de 65 ans par son entourage proche. Ce terme serait proche de celui de violence et il engloberait donc tous les autres mots. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La négligence&#039;&#039;&#039;: Hugonot (1990) fait une différence entre la &#039;&#039;négligence passive&#039;&#039; et la &#039;&#039;négligence active&#039;&#039;. La première concerne la non-satisfaction des besoins quotidiens, le manque de soins et l&#039;attitude psychologique négative (affective et spirituelle). La deuxième est selon lui comparable aux abus (voir paragraphe &amp;quot;abus&amp;quot;). La négligence est considérée comme une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est spécifiquement sur ce dernier point que nous allons nous attarder.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Revue de littérature&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que l&#039;âge des personnes considérées comme vieillards a augmenté au fil du temps. En effet, dans l&#039;Antiquité les vieillards étaient ceux qui atteignaient l&#039;âge de 40 ans. Aujourd&#039;hui, un vieillard est quelqu&#039;un de plus de 70-80 ans, qui devient dépendant.&lt;br /&gt;
Selon la psychanalyste Evelyne Bertin (1999), notre société occidentale contemporaine n&#039;accorde pas de place à la vieillesse. La société refuse de penser à la vieillesse, cette dernière est &#039;&#039;tabou&#039;&#039;. L&#039;être humain a du mal à imaginer qu&#039;il va vieillir, c&#039;est quelque chose dont on ne parle pas, que l&#039;on ne veut pas imaginer, particulièrement dans notre société qui valorise la jeunesse. Selon elle, nous vivons dans un monde en perte de références. La famille en tant qu&#039;institution vit actuellement de grands changements, et nous vivons une époque de confusion des âges et des places dans la famille. L&#039;on ne pourrait penser la vieillesse qu&#039;en se situant dans une lignée, faite de générations ayant chacune leurs rôles.&lt;br /&gt;
Autrefois la vieillesse faisait partie de la société, elle avait une place dans l&#039;univers symbolique de la vie, mais l&#039;on vit actuellement dans une société où les rôles symboliques ont disparus, et où la [[Vieillesse]] est dévalorisée. En outre, selon Christian de Saussure, il n&#039;est plus rare de voir des familles qui s&#039;étendent sur quatre générations, les tensions et les conflits au sein de ces familles s&#039;en trouvent accrus et la génération des aînés en fait en quelque sorte les frais puisque bien souvent la famille s&#039;en désengage petit à petit. &lt;br /&gt;
Tous ces éléments pourraient expliquer les raisons qui font que les sociétés occidentales gèrent une partie des personnes âgées sur le mode de l&#039;exclusion à travers le placement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui est du problème de la maltraitances des personnes âgées, E. Bertin (1999) relève deux axes de réflexion &#039;&#039;Le déni de la mort dans les sociétés occidentales&#039;&#039; ainsi que &#039;&#039;L&#039;augmentation de la banalisation du mal.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que le phénomène de maltraitance n&#039;est pas nouveau dans sa nature, mais par sa fréquence (augmentation des victimes et des agresseurs). Il montre par exemple des prières d&#039;un vieillard abandonné et d&#039;un vieillard qui ne peut pas s&#039;enfuir dans des situations difficiles de 1689.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est dès les années 1980 que dans les pays francophones la question du tabou de la maltraitance des personnes âgées fût soulevée. On commence à parler de certains comportements, de certaines gestes et de certains propos profondément maltraitants pour la personne âgée bien souvent complètement dépendante de l&#039;autre.&lt;br /&gt;
Le sujet commençait à peine à être traité que les milieux de professionnels concernés essayaient de faire taire ce qui était soulevé, chacun essayant de préserver son institution de toutes accusations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, dans le livre &#039;&#039;Touche pas à tes vieux&#039;&#039;, un autre point est soulevé. Alors que de nombreuses personnes s&#039;attèlent à dénoncer la maltraitance des personnes âgées, celles-ci commencent à se rendre compte que les gestes, les propos et les comportements qu&#039;ils dénoncent ne sont pas les faits de monstres et qu&#039;eux-mêmes commettent ce genre d&#039;actes. Dénoncer ces gestes revient à se dénoncer soi-même, cette constatation va faire diminuer la volonté de parler de ce problème. Pour ces deux raisons, le sujet fut donc un peu moins traité.&lt;br /&gt;
Hugonot souligne notamment l&#039;ignorance en France concernant ce sujet et, en rapport avec cela, le manque d&#039;intérêt des médias. E. Bertin (1999), également, reproche à la société et au monde politique de faire comme si la maltraitance des personnes âgées n&#039;existait pas. Elle dénonce aussi cette habitude de montrer une vitrine parfaite: &amp;quot;&#039;&#039;Les images que les médias nous présentent sur la vieillesse sont le plus souvent des images d&#039;exception. Les sujets âgés maltraités ou déshumanisés sont interdits de cité dans le monde médiatique.&#039;&#039;&amp;quot;(p.14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons également, comme le souligne E.Bertin, que notre société actuelle est celle de &#039;&#039;l&#039;image&#039;&#039;. Pour qu&#039;une cause soit entendue, elle doit être médiatisée. Ce qui peut poser problème dans le cas de violence touchant des personnes âgées quant leurs conditions physiques et psychiques les prédisposent plus à l&#039;isolement qu&#039;à la protestation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, parallèlement à ces condamnations, de nombreux témoignages voient le jours. Des personnes âgées trouvent la force de raconter les violences qu&#039;ils subissent...et ils ne baissent pas les bras.De plus, dans son livre, Hugonot nomme plusieurs congrès européens sur le sujet de la maltraitance des personnes âgées. Aussi, cette problématique ne disparaît-elle pas. La question de la maltraitance des personnes âgées apparaît dès lors comme un nouveau problème social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nos lectures, n’abordent pas directement le concept de négligence, mais tous les auteurs que nous avons lus considèrent la négligence comme étant une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
Concernant la canicule et ses effets, aucun de ces ouvrages n’en fait mention. Cella est dû pour une part au faite que les livres lus ont dû être choisi avant que le thème de l’étude ne soit précisé. De plus, nous avons pus constaté à travers notre recherche, que le lien entre négligence et canicule ne semble pas avoir beaucoup été abordé et approfondi dans la littérature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectif de la recherche ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Définir les facteurs impliquant l’évolution récente (entre 1998 et 2006) de la définition de la maltraitance des personnes âgées et plus particulièrement la question de la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hypothèse de recherche: Les conséquences de la canicule de l&#039;été 2003 et leurs médiatisations auraient contribués à un tournant de la définition de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthode ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de vérifier notre hypothèse, soit l&#039;effet de la canicule 2003 sur la définition de la maltraitance, nous allons analyser et comparer le contenu de deux chartes d&#039;instituitions, d&#039;articles de presse et d&#039;extraits de téléjournaux. &lt;br /&gt;
En ce qui concerne les chartes, nous allons vérifier s&#039;il y a eu des modifications au niveau des articles de loi au sein des institutions et des modifications au niveau de la terminologie employée. &lt;br /&gt;
Le but de la comparaison des articles de presse est de voir s&#039;il y a eu des changements dans la manière d&#039;informer la population sur le problème de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Enfin, l&#039;analyse des téléjournaux devra nous permettre d&#039;analyser le type de langage utilisé en lien avec la canicule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Limites de la méthode &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la comparaison des articles de presse, nous nous sommes rendus compte qu&#039;il est très difficile d&#039;accéder aux articles pertinents pour cette démarche. Il est possible que les articles choisis ne soient pas tout à fait représentatifs de la manière dont la presse traite de la problématique de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, tant lors de nos recherches dans les archives de la TSR que dans la base de données Swissdox, nous avons constaté que le nombre de documents (TJ, émissions, reportages spéciaux, articles, dossiers, etc.) abordant le problème du sort des personnes âgées avait augementé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
Nous pourrions émettre l&#039;hypothèse que la canicule fut un tremplin, voire un très bon &amp;quot;fait divers&amp;quot; pour parler de la situation des personnes âgées dans notre société. Ce sujet fut traité plus qu&#039;abondament durant la canicule et juste après, puis régulièrement à l&#039;arrivée de l&#039;été les années suivantes. Il nous parait intéressant de relever la manière dont les médias se sont emparés d&#039;un sujet d&#039;actualité pour en faire un problème social. &lt;br /&gt;
Il faut peut-être garder à l&#039;esprit qu&#039;un des buts premiers des médias, comme développé dans les cours du professeur Payet (&#039;&#039;Introduction à la sociologie de l&#039;éducation&#039;&#039;)et hormis l&#039;aspect d&#039;information, est de faire le plus possible d&#039;audimat ou de lecteurs en accrochant les téléspectateurs par des évènements &amp;quot;chocs&amp;quot;. Les médias ont tendance à s&#039;emparer d&#039;un problème social (ici la condition des personnes âgées et la maltraitance) pour en faire un fait médiatique. Ce processus est facilité dès lors qu&#039;un problème concerne un grand nombre de personnes. Ce qui est le cas avec les personnes âgées puisque chacun en a au moins une dans son entourage ou dans sa famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Aspect quantitatif &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue quantitatif, nous avons pu constater que le nombre d&#039;articles paru dans la presse romande (24 heures, Tribune de Genève, le Matin, le Temps, L&#039;Hebdo) avant la canicule avaient doublé après ce phénomène. Nous avons trouvé environ onze articles dans la période de 1998 à 2003 et vingt de 2003 à 2006. On constate de même pour les téléjournaux. Le nombre de TJ abordant le problème du sort des personnes agées a triplé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
L&#039;apparition d&#039;un réglement d&#039;application dans la charte de 2005 est un ajout pouvant montrer l&#039;importance donnée à la problématique de la maltraitance. Il apporte une définition beaucoup plus stricte des droits et des compétences du conseil éthique. Cela pourrait refléter le soucis de la fegems de lutter contre le problème de la maltraitance en institution en donnant un pouvoir de contrôle plus grand au conseil éthique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contenu et évolution des termes employés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les trois types de documents que nous avons analysés nous n&#039;avons pas constaté de grandes différences entre les deux périodes. Les définitions de la maltraitance données dans les articles de journeaux restent les mêmes avant et après la canicule. Le terme de négligence est employé dans quelques articles avant et après l&#039;été 2003 et sa signifiation ne semble pas avoir changé. La négligence est mentionnée comme une catégorie de la maltraitance, mais n&#039;est dans aucun article expliquée davantage. Deux articles de la Tribune de Genève, un du 8.4.2003 et l&#039;autre du 21.2.2004, mentionnent le même pourcentage de négligence, soit 17% à l&#039;intérieur de la maltraitance. En se basant sur ses chiffres, on ne peut donc pas constater d&#039;effet de la canicule de l&#039;été 2003 sur les cas de négligence. &lt;br /&gt;
Des articles datant d&#039;avant et d&#039;après 2003 montrent des statistiques selon lesquelles il y aurait entre 5 et 10% (parfois 20%) de personnes âgées victimes de maltraitance en Suisse. A Genève, il y aurait donc entre 3000 et 5000 personnes âgées concernées.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du contenu des articles, nous avons constaté que les changements suite à la canicule n&#039;ont pas été très importants. Nous émettons donc l&#039;hypothèse que la problématique de la maltraitance, quoiqu&#039;elle ait suscité plus d&#039;intérêt par la presse après la canicule (nombre d&#039;articles), est traité de la même façon avant et après l&#039;été 2003.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne les TJ, il est intéressant de noter que celles datant de l&#039;été 2003, période de la canicule, n&#039;abordent quasiment pas la situation en Suisse, mais parlent d&#039;effets désastreux en France. C&#039;est seulement un an plus tard que l&#039;on avance les premiers chiffres concernant la Suisse. Il semble qu&#039;elle aie sous estimé les conséquences de la canicule pour ses personnes âgées. La différence de terminologie et d&#039;approche de la situation entre 2003 et 2004 est flagrante lorsque le journaliste parle de l&#039;été 2003 en disant: &amp;quot;Lever le voile sur la canicule n&#039;était pas encore de saison!&amp;quot;.  &lt;br /&gt;
La canicule finira par être abordée comme une routine. Peut-on avancer qu&#039;en une année un fait, unique en son genre et non constaté auparavant, puisse devenir une habitude? Ou plutôt sous entend-t-on que c&#039;est la vigilance qui devient désormais une habitude?&lt;br /&gt;
Nous avons également remarqué que dans tous les TJ que nous avons visionnés, il n&#039;est jamais fait mention du terme de &amp;quot;négligence&amp;quot; ou de &amp;quot;maltraitance&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Pourrait-on aller jusqu&#039;à dire que c&#039;est bien là une forme de tabou? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La comparaison des deux éditions de la charte ne nous a pas amené à constater de grands changements ; que cela soit dans le vocabulaire utilisé, les buts fixés, les engagements, etc.&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons mentionné auparavant, le seul aspect nouveau, dans l&#039;édition adoptée en janvier 2005, est l&#039;ajout d&#039;un réglement d&#039;application qui &amp;quot;régit les modalités d&#039;application de la Charte éthique de la Fegems, à savoir l&#039;organisation de l&#039;autorité compétente pour veiller à l&#039;application de la Charte et examiner les requêtes&amp;quot;. C&#039;est le &amp;quot;Conseil éthique&amp;quot; (constitué de membres élus par l&#039;assemblée générale de la Fegems) qui veillera à la bonne application de la Charte. Ce conseil est déjà présent dans la première édition de la charte et les buts qui lui sont attribués dans cette première édition sont les même que dans celle datant de 2005. Toutefois, l&#039;apparition d&#039;un &amp;quot;réglement d&#039;application&amp;quot; dans cette dernière apporte une définition plus précise et ciblée de son rôle et de ses droits. Ceci peut être interprêté comme la volonté de disposer d&#039;un organe de contrôle plus performant pour lutter contre les cas de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements ou modifications&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Même si nous ne pouvons pas parler de changements significatifs qui valideraient notre hypothèses, nous avons trouvez quelques modifications, lors de notre recherche dans nos différents supports, qui nous sont apparues pertinentes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les associations et les spécialistes qui s&#039;intéressent au sujet de la maltraitance des personnes âgées ne semblent pas avoir changé leur discours. L&#039;unique changement pourrait être que les journaux et les  TJ accordent plus d&#039;importance aux moyens de prévention. Il y a une différence dans les démarches à prendre pour combattre la maltraitance. Serait- ce peut-être pour combler certaines lacunes du système romand? ( articles publiés après 2003)&lt;br /&gt;
En 1999 on évoquait le souhait de créer une ligne téléphonique pour donner la possibilité aux personnes âgées de se confier. En 2004, le journal 24Heures évoque la création d&#039;une telle permanence téléphonique par l&#039;association Alter Ego. On évoque également, en 1999, l&#039;existence d&#039;une brochure (préventive) au canada. En 2005, le matin dimanche évoque la publication de cette brochure.  Serait-ce une conséquence de la canicule?&lt;br /&gt;
Il est difficile de tirer des conclusions sur la base de ces observations, car les articles choisis ne représentent pas forcément la meilleur manière de traiter ce phénomène dans la presse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une grande place semble désormais attribuée à la prévention. Le téléjournal du 9 juin 2004 nous informe par exemple qu&#039;un colloque sur le thème de la canicule a été organisé, dans un but d&#039;information et de prévention, par le Professeur Rapin à Genève en juin 2004.&lt;br /&gt;
Dans une autre émission encore, nous suivons une infirmière qui ne s&#039;était absolument pas inquiété des effets de la canicule et qui découvrait pour la première fois, à la demande des journalistes, l&#039;augmentation relativement marquée du nombre de décès pour le mois d&#039;août 2003 en comparaison avec les chiffres d&#039;août 2002. C&#039;est bien 10% d&#039;augmentation que l&#039;on peut constater. On constate donc bel et bien une grande préocupation quant à la prévention des conséquences désastreuses que peut engendrer une canicule. Les mêmes erreurs ne doivent pas se reproduire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
De manière générale nous n&#039;avons pas constaté d&#039;évolution dans les termes. Cependant, une évolution marquée peut être relevée au niveau quantitatif. La forte médiatisation qu&#039;a suscité la canicule et les problèmes qu&#039;elle a soulevé est vraissemblablement à l&#039;origine de cet accroissement des articles traitant du sujet de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Questionnements et redéfinitions ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Que dire de l&#039;évolution des notions? &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si dans les documents que nous avons analysés nous ne sommes pas parvenus à retirer d&#039;évolutions marquantes de la terminologie employée, ceci nous a permis d&#039;émettre de nouvelles hypothèses et de nous repositionner par rapport à notre question de départ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point que l&#039;on peut relever en terme d&#039;évolution est sans doute ce passage d&#039;une approche anecdodtique de la maltraitance des personnes âgées dans les années précédant la canicule (quelques cas extrêmes d&#039;EMS particuliers) à l&#039;approche actuelle, plus systématique (formations et conférences organisées sur le thème). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous parait peut être donc plus judicieux de parler d&#039;une évolution des mentalités plus que de la terminologies, dans le sens où il est devenu possible de parler des notions de maltraitances, de négligences et d&#039;abus. Depuis plusieurs dizaines d&#039;années quelques professionnels tels que le Professeur Rapin oeuvrent pour faire passer les informations néccessaires à la prévention et à la dénonciation de ces actes. Après énormément de patience, un Temps Présent fu tourné sur la question, plusieurs articles paraissent ensuite dans différents journaux &amp;quot;tout publics&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, avec l&#039;arrivée de la canicule, les médias s&#039;emparent d&#039;un réel fait médiatique et traite de la question lors de tous les TJ (ou presque) lors (et à l&#039;approche) de l&#039;été.&lt;br /&gt;
Il est intéressant de revenir sur l&#039;angle d&#039;approche de notre hypothèse de recherche dans le sens où ce lien entre négligence et canicule n&#039;a pas réellement été fait (propos du Professeur Rapin). Un des phénomènes que nous avons vu apparaître lors de la canicule était une sorte de fatalisme quant à la situation. &amp;quot;Il faisait trop chaud, mais tout le monde avait trop chaud. De toutes manières on ne pouvait rien faire de plus que de constater&amp;quot; (Rapin, mercredi 31 mai 2006). Il nous semble qu&#039;en effet le lien le plus important que nous pouvons faire en terme de négligence est bien un lien avec le déni. En effet, tant le discours des professionnels jugeant que tout allait très bien en Suisse, que celui des médias (dénonçant ce qui se passait chez nos voisins) montre bien un déni du problème qui apparaissait pourtant sous leurs yeux. Ne pas reconnaître qu&#039;il y a un problème est bien le dénier. Le déni est donc une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Revenons sur la question de la négligence. Si ce terme nous est apparu comme une évolution de définition de la maltraitance et comme cette hypothèse n&#039;a pu être vérifée dans le cadre de notre recherche, nous avons été amené à une nouvelle hypothèse: le terme de négligence a peut-être effectivement évolué lui-même dans sa définition. &lt;br /&gt;
Nous avançons l&#039;idée que la définition de la maltraitance aurait subie un élargissement de définition. Par ce fait, beaucoup plus d&#039;actions ou de &amp;quot;non-actions&amp;quot; entreraient sous ce concept de négligence. Ainsi on pourrait effectivement constater une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
Malheureusement notre recherche ne nous permet pas de vérifier cette hypothèse. Cependant, si l&#039;on regarde les chiffres donnés par RIFVEL (Réseau Internet Francophone Vieillir En Liberté)en 2002 quant à la répartition des différentes catégories de maltraitance, on note 8% de cas de négligence. Par ailleurs, en regardant les chiffres avancés par ALMA France en 2003 on constate une augmentation des cas de négligences avec 23,2%. Si les 2 sources ne sont pas les mêmes, il est toutefois possible de les comparer dans le sens où en 2003 la négligence apparait très clairement comme catégorie principale de la maltraitance, alors qu&#039;en 2002 la négligence est la plus petite catégorie de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Est-ce là une marque de l&#039;évolution de cette catégorie qu&#039;est la négligence, la question reste ouverte puisque nous ne pouvons que constater ce phénomène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Les médias: promotteurs d&#039;un problème social &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre rencontre avec le professeur Rapin, nous avons également échangé sur la question des médias et de leurs effets. M. Rapin relève un évènement marquant et déclencheur: la pénurie de cercueil à Paris en août 2003. Il parle d&#039;un &amp;quot;effet télégénique&amp;quot; que nous avons pu relever dans les téléjournaux datant de la période de la canicule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pensons qu&#039;il est intéressant de voir sous 2 aspects les médias. Tout d&#039;abord, comme non intéressés d&#039;un problème social sérieux et important: le bien être et la santé des personnes âgées. Pendant de nombreuses années le Professeur Rapin et ses collègues tantèrent de les faire parler de cette question. Il apprait clair que les médias touchent une énorme partie de la population. Le journal télévisé est suivi par des milliers de téléspectateurs sans compter les lecteurs des divers quotidiens. Lors de la canicule, les médias se sont appropriés un problème de société et l&#039;on dénoncé. Cependant il est intéressant de rappeler que la &amp;quot;prise de conscience&amp;quot; de la part de tous ne fût qu&#039;en 2004 lorsque les chiffres de la &amp;quot;heat wave&amp;quot; parurent. 1000 décès furent recensés durant l&#039;été 2003. Donc, si l&#039;on parle de négligence, on peut relever la négligence des divers médias ne faisant pas état d&#039;une &amp;quot;dramatique réalité&amp;quot; (Professeur Rapin) qu&#039;est la maltraitance. En effet, refuser de passer l&#039;information concernant les conseils et les recommandations l&#039;été arrivant est une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autres part, on peut voir les médias comme promoteurs d&#039;un problème social. Les analyser relèvent donc un intérêt particulier dans le sens où ils sont révélateurs de l&#039;évolution de la perception d&#039;un problème. Nous pourrions relever de nombreux écrits sur la problématique de la construction d&#039;un problème social par les médias et des mécanismes mis en oeuvres pour se faire, mais ce n&#039;est pas ici le sujet de notre travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Situation actuelle &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la canicule a participé à la mise en place de certaines structures d&#039;aides, ce n&#039;est pas réellement elle qui les a initiées. Ces structures sont extrêmement importantes et un suivi des personnes portant plainte est nécessaire.&lt;br /&gt;
Certains &amp;quot;plan canicule&amp;quot; ont été mis en place, des fonds ont été débloqués pour ces fins là...cependant dans de nombreux établissements personne n&#039;est venu demander ce financement pourtant disponible! A nouveau c&#039;est le déni qui prédomine...&amp;quot;Rien ne s&#039;est passé ici&amp;quot;, &amp;quot;Comment s&#039;est passé la canicule dans mon établissement? Sans problème!&amp;quot; voici le genre d&#039;échanges que nous a rapporté le Professeur Rapin auxquels il répond clairement: &amp;quot;Si on ne regarde pas, on ne peut pas voir&amp;quot;! Pour pouvoir relever et lutter contre un problème il faut avant tout le voir, et pour le voir il faut regarder. Il est extrêmement difficile d&#039;accepter et d&#039;avouer la réelle catastrophe qu&#039;est la maltraitance des personnes âgées. Pourtant il y aurait de quoi dire...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la nouvelle charte de la FEGEMS un accent est mis sur la formation du personnel. Ce point est essentiel et pourtant, quasiment aucune formation n&#039;a lieu dans les différents EMS de Genève sur la question de la maltraitance des personnes âgées. D&#039;autre part, il est important de relever une réelle différence entre les &amp;quot;résidents&amp;quot; des EMS d&#039;il y a quelques années et ceux d&#039;aujourd&#039;hui. Auparavant on venait dans les EMS de son plein gré, pour finir tranquillement sa vie entourée. Aujourd&#039;hui, les personnes entrant dans les maisons de retraite arrivent en général de l&#039;hôpital et ont des traitements médicaux à suivre. Ceci nécessite également une formation sur le traitement de la douleur. Là également la question de la négligence reste pertinente: &amp;quot;laisser avoir mal une personne c&#039;est la négliger, surtout lorsque des médicaments et autres remèdes existent&amp;quot; (Rapin, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, il est important de mentionner également que certains établissements ont fait énormément dans le sens de la prévention et de la formation. Les choses ont un peu bougées de manière générale. On peut dénoncer le problème de la maltraitance des personnes âgées sans risquer de perdre sa place (comme De Saussure - après son livre [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]). Cependant: &amp;quot;il ne faut pas faire peur aux vieux&amp;quot; est une phrase à laquelle le Professeur Rapin se heurte régulièrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Retour sur la problématiques, les questions de recherche &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après notre recherche nous ne pouvons pas tirer de conclusions exaustives, car il nous aurait fallu plus de temps pour satisfaire pleinement notre objectif. La négligence peut être pris comme synonime d&#039;abus. Elle est, si on peut le dire, un sous chapitre du grand phénoméne de la maltraitance. La négligence a été toujours present dans notre société, notre réalité, laquelle avait les yeux fermé devant le problème des personnes âgées. Nos hypothèse ont été en grand partie verifiée soit par l&#039;évolution de notre article soit par l&#039;eterview avec le professeur Rapin (mercredi, 31 mai 2006). La canicule du 2003 a été effectivement le moyen pour en parler plus. Ce phénoméne a permis de briser petit à petit le silence autour d&#039;une problèmatique sociétale. En effet en Suisse le problème de la maltraitance des personnes âgées a été conçu comme problème sociale après les statistiques des décès pendant l&#039;été 2003. Comme on a vu pendant l&#039;analyse de notre recherche, on a toujours nié le problème de maltraitance des personnes âgées en augmentant une sorte de négligence societale. En effet on critiquait les nations autour de nous, en soutenant que chez nous tout allaittrès bien. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que la négligence n&#039;est pas une évolution du terme de maltraitance mais plutôt la conséquence de l&#039;augmentation du nombre de fois où l&#039;on aborde la question de la maltraitance. Peut-être pourrait-on dire que du fait de cette reprise incessante de ce thème, nous sommes plus attentifs aux faits et gestes qui pourraient s&#039;inscrire dans la maltraitance. En étant plus attentifs à cela, on en vient à parler de négligence et à l&#039;inscrire dans la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Autocritiques et perspectives &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective de la négligence comme maltraitance, il nous faut tout de même soulever les abus et les dérives de cette terminologie. Il nous semble que par cette association de terme, tout acte est devient potentiellement négligent...&lt;br /&gt;
Par exemple: ne pas donner à boire à une personne âgée est une forme de négligence/maltraitance, mais la forcée à boire l&#039;est également car ceci va à l&#039;encontre de sa propre volonté. Il serait important, à notre avis, de faire des nuances entre les différences formes de maltraitance et de négligence (ce qui a commencé à être fait dans les associations telles que ALMA France ou Alter Ego)et d&#039;être clair avec les intérvenants par rapport à leurs devoirs et obligations professionnelles. Il ne faut oublier qu&#039;ils doivent prendre soin de ces personnes, qu&#039;un code de déontologie existe et que&#039;une grande question reste à être abordée et clarifiée: Qu&#039;est-ce qui doit primer lorsque ces 2 points s&#039;opposent; le choix et la volonté de la personne âgée ou le devoir professionnel face à une personne qui met sa vie en danger?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
les questions liées à la négligence et ces différentes formes, pourrait être abordées à travers une discussion et un travail sur l&#039;éthique professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Remerciements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions le Professeur Charles-Henri Rapin pour sa précieuse aide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions également la Professeure Martine Ruchat de nous avoir permis de vivre l&#039;expérience d&#039;intelligence collective et par là-même de découvrir les difficultés méthodologiques auxquelles les chercheurs sont souvent confrontés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Livres &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Bertin, Evelyne (1999) Gérontologie, psychanalyse et déshumanisation : silence vieillesse... Paris : L&#039;Harmattan]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Gavillet&amp;amp;Grandrieux, Laurence&amp;amp;Véronique (2006) Ne touche pas à tes vieux, regards sur la maltraitance familiale des personnes âgées. Genève: IES Editions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Hugonot, Robert (1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres.]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Masson, Maltraitances et violences, Sous la direction de Bernard Marc, article de Franck Dibouës, Paris (2004)]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Yves Geneste (2004). Silence on frappe, De la maltraitance à la bientraitance des personnes âgées: Imagine]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Articles &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Avant la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (06.10.1999). MALTRAITANCE : LES PERSONNES ÂGÉES SE REBIFFENT:&lt;br /&gt;
Dépasser les clichés pour mieux combattre la violence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin (8.6.2000). EMS: un bilan alarmant - une étude entreprise à Genève montre que les conditions de vie se dégradent rapidement pour les résidents. La faute, d&#039;abord, au manque de personnel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (27.2.2002). MAISONS DE RETRAITE : GROSSE COLÈRE DU SSP ET DES USAGERS: «La maltraitance continue dans les EMS» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (8.4.2003). La maltraitance envers les aînés existe. Reste à en parler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Après la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (21.2.2004). Les aînés maltraités préoccupent Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (2.12.2004). La maltraitance des seniors en question. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin Dimanche (6.11.2005). Humiliations, injures, coups...le 3e âge relève parfois du calvaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (1.12.2005). Personnes âgées maltraitées: un tabou à briser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Hebdo (20.04.2006). Maltraitance des personnes âgées: les lacunes romandes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Téléjournaux &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    12 août 2003, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeudi    14 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    26 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mercredi 09 juin 2004, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Chartes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS): Editions 1998 et 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Revenir sur&#039;&#039; [[articles]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4233</id>
		<title>L&#039;évolution récente de la définition de la maltraitance des personnes âgées</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4233"/>
		<updated>2006-06-19T16:28:50Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : /* Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039; Ont écrit cet article... &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tatiana CAVAGLIANI - Sarah GROSSNIKLAUS - Stefania RODRIGUEZ - Mélanie SAVOY - Germain VON DER MUEHL - Valérie SCHAUDER&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A propos des concepts de maltraitance et de négligence: notre approche du thème ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de traiter de la maltraitance des [[Personnes âgées]] car ce thème est bien trop souvent laissé pour compte. On entend souvent parler d&#039;enfants maltraités, de femmes battues, mais rarement de personnes âgées maltraitées.&lt;br /&gt;
De plus, lorsque nous pensons à [[Maltraitance]], notre sens commun a tendance à nous renvoyer directement au sens de la maltraitance physique. Coups, blessures, séquestration...mais aujourd&#039;hui, lorsque l&#039;on rencontre le monde insitutionnel c&#039;est la [[Négligence]] qui semble être devenue une forme perfide de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de nous baser sur la canicule de 2003 pour cibler notre recherche. En effet, lors de cet été 2003, environ 1000 personnnes âgées sont décédées en Suisse des suites des grandes chaleur, du manque d&#039;hydratation, etc. A l&#039;hôpital de Genève (HUG), 352 décès ont été recensés en août 2002 et 385 en août 2003; soit trente-trois décès de plus. Cela correspond à une augmentation d&#039;environ 10% du nombre de  cas. Ce chiffre est représentatif du pourcentage à l&#039;échelle national, tous hôpitaux et institutions confondus, qui oscille entre 10 et 13%, pour la même période. Suite à ce constat, les proches des personnes âgées, ainsi que les institutions ont été au centre des débats. Leur a été reproché le fait de ne pas avoir suffisament su être à l&#039;écoute de ces personnes et de ne pas avoir prêté suffisamment d&#039;attention à la nécessité pour celles-ci de beaucoup s&#039;hydrater. En d&#039;autres termes, d&#039;avoir fait preuve d&#039;une certaine négligence. &lt;br /&gt;
La canicule de 2003 semble donc particulièrement liée au terme de négligence. En effet, les problèmes qu&#039;elle a révélés ont contribué à un déplacement des considérations habituellement partagées sur la maltraitance. Négliger de prendre soin d&#039;une personne âgée lorsque la température est très élévée est une forme de maltraitance. Cette visibilisation d&#039;une catégorie de la maltraitance, la négligence, au travers de la canicule et de sa médiatisation, a probablement eu comme effet d&#039;élargir le champ recouvert par cette notion, contribuant ainsi à une évolution de la définition de la maltraitance. La négligence y prend désormais une place importante.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons décidé de nous pencher sur la période entre 1998 et 2006. Nous avons utilisé plusieurs articles de journaux romands (avant et après l&#039;été 2003), deux éditions (1998 et 2005) de la charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS) ainsi que des téléjournaux diffusés durant la canicule (juillet et août 2003).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre recherche se limite au niveau du canton de Genève. On parlera particulièrement de la négligence comme maltraitance. Nous allons commencer par donner un panel d&#039;informations sur les recherches et les réflexions menées (principalement sur la France) sur le sujet. Puis, nous comparerons les articles et les deux chartes afin de retirer un maximum d&#039;informations. Ces dernières se porteront  sur leurs nombres avant et après la canicule, sur leurs formes, leurs précisions, le vocabulaire employé, etc. Ensuite nous tenterons de faire des liens entre ces différents niveaux d&#039;analyse et ces différentes informations.&lt;br /&gt;
Nous essaierons également de voir comment les téléjournaux présenté lors de la canicule nous décrivent la situation et la norme à adopter pour ne pas être taxé de maltraitance ou de négligence, ainsi que la manière dont ils ont contribué à l&#039;évolution du terme de maltraitance...jusqu&#039;à la négligence. &lt;br /&gt;
Enfin, nous rencontrerons le Dr. Rapin, médecin chef et organisateur du colloque canicule ayant eu lieu en juin 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous apparait également important de mentionner deux autres limites. Tout d&#039;abord le fait que nous ne pouvons lire tout ce qui a été écrit sur le sujet, et que les articles que nous avons choisi pour l&#039;analyse ne sont pas les seuls et uniques pièces que nous avons trouvés. Et ensuite, et c&#039;est là la troisième limite d&#039;un travail portant sur le thème de la maltraitance,  s&#039;appuyer sur des statistiques représente une grande difficulté. En effet, il est très difficile de recenser les victimes de violence. Celles-ci ne sont pas toujours prêtes à en parler que cela soit par peur de représailles ou pour d&#039;autres raisons (telles que peur de l&#039;abandon, peur de briser un lien familial, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la prévalence de la maltraitance envers les personnes âgées au sein des institutions, Hugonot (1990) relève la difficulté d&#039;obtenir des statistiques précises. Il souligne qu&#039;il faut dans tous les cas prendre en compte que les cas décelés ne représentent qu&#039;un cinquième de la réalité: il y a donc une sous-estimation importante. Une raison de ce manque de données est que les observations de violences restent souvent à l&#039;intérieur d&#039;une institution. Le manque de témoignages, la dédramatisation par le personnel et la crainte pour la famille de dénoncer la maltraitance rendent l&#039;estimation de la fréquence réelle, difficile. Selon Hugonot, la violence envers les personnes âgées est masquée car elle est liée aux tabous et à la honte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce qu&#039;en disent les auteurs que nous avons lus ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définitions&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de poursuivre notre réflexion, il nous parait important de donner plusieurs définitions nécessaires à la compréhension du terme de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après le Conseil de l&#039;Europe (1990), la maltraitance envers les personnes âgées est définie ainsi: &amp;quot;Tout acte ou omission commis dans le cadre de la famille par un des membres, lequel porte atteinte à la vie, à l&#039;intégrité corporelle ou psychique, ou à la liberté d&#039;un autre membre de la famille ou qui compromet gravement le développement de sa personnalité et/ou nuit à sa sécurité financière&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après le Petit Larousse Illustré (1992), la maltraitance est &amp;quot;l&#039;action de traiter un être vivant avec violence, dureté; lui faire subir de mauvais traitements&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la classification de l&#039;association ALMA, l&#039;on peut distinguer deux formes de maltraitance, soit &#039;&#039;les maltraitance par action délibérée de nuire&#039;&#039; (d&#039;ordre financièr, psychologique, physique) et &#039;&#039;les maltraitances par omission&#039;&#039;, qui sont plus dissimulées et méconnues que les précédentes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les différents auteurs que nous avons lus s&#039;accordent pour distinguer plusieurs catégories de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039; dont la négligence fait parti: &lt;br /&gt;
* Physique (douleurs provoquées, privation d&#039;aliments et de boissons)&lt;br /&gt;
* Sexuelle&lt;br /&gt;
* Psychologique: entraînant des dépressions, confusions, insomnies, une mauvaise image de soi(à travers la dévalorisation de sa personne. Cela peut se caractériser par l&#039;émission de jugements de valeur négatif à son encontre) et peurs (menaces, insultes, privation de sécurité, de visites...). Selon Hugonot (1990), le langage insultant (langage injurieux et appellation de manière impersonnelle) est le sévices le plus souvent dénoncé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Matérielle ou financière&lt;br /&gt;
* Médicale (privation de médicaments ou augmentation de somnifères)&lt;br /&gt;
* Sociale ou civique&lt;br /&gt;
* Négligence active&lt;br /&gt;
* Négligence passive&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les ouvrages que nous avons parcourus de nombreux termes sont associés à la maltraitance:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La violence&#039;&#039;&#039;: la [[Violence]] et souvent synonyme de maltraitance. En effet, selon Bernard Marc la violence peut être: physique, psychologique,financière ou médicamenteuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;abus&#039;&#039;&#039;: Pour Hugonot (1990), cette catégorie concerne des contraintes physiques ou chimiques, des abus sexuels, des violences verbales et des exploitations financières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Le sévice&#039;&#039;&#039;: D&#039;après Hugonot (1990), ce terme désigne un acte de violence (dommages physiques et psychiques) ou une négligence grave (réduction de la santé) envers une personne de plus de 65 ans par son entourage proche. Ce terme serait proche de celui de violence et il engloberait donc tous les autres mots. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La négligence&#039;&#039;&#039;: Hugonot (1990) fait une différence entre la &#039;&#039;négligence passive&#039;&#039; et la &#039;&#039;négligence active&#039;&#039;. La première concerne la non-satisfaction des besoins quotidiens, le manque de soins et l&#039;attitude psychologique négative (affective et spirituelle). La deuxième est selon lui comparable aux abus (voir paragraphe &amp;quot;abus&amp;quot;). La négligence est considérée comme une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est spécifiquement sur ce dernier point que nous allons nous attarder.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Revue de littérature&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que l&#039;âge des personnes considérées comme vieillards a augmenté au fil du temps. En effet, dans l&#039;Antiquité les vieillards étaient ceux qui atteignaient l&#039;âge de 40 ans. Aujourd&#039;hui, un vieillard est quelqu&#039;un de plus de 70-80 ans, qui devient dépendant.&lt;br /&gt;
Selon la psychanalyste Evelyne Bertin (1999), notre société occidentale contemporaine n&#039;accorde pas de place à la vieillesse. La société refuse de penser à la vieillesse, cette dernière est &#039;&#039;tabou&#039;&#039;. L&#039;être humain a du mal à imaginer qu&#039;il va vieillir, c&#039;est quelque chose dont on ne parle pas, que l&#039;on ne veut pas imaginer, particulièrement dans notre société qui valorise la jeunesse. Selon elle, nous vivons dans un monde en perte de références. La famille en tant qu&#039;institution vit actuellement de grands changements, et nous vivons une époque de confusion des âges et des places dans la famille. L&#039;on ne pourrait penser la vieillesse qu&#039;en se situant dans une lignée, faite de générations ayant chacune leurs rôles.&lt;br /&gt;
Autrefois la vieillesse faisait partie de la société, elle avait une place dans l&#039;univers symbolique de la vie, mais l&#039;on vit actuellement dans une société où les rôles symboliques ont disparus, et où la [[Vieillesse]] est dévalorisée. En outre, selon Christian de Saussure, il n&#039;est plus rare de voir des familles qui s&#039;étendent sur quatre générations, les tensions et les conflits au sein de ces familles s&#039;en trouvent accrus et la génération des aînés en fait en quelque sorte les frais puisque bien souvent la famille s&#039;en désengage petit à petit. &lt;br /&gt;
Tous ces éléments pourraient expliquer les raisons qui font que les sociétés occidentales gèrent une partie des personnes âgées sur le mode de l&#039;exclusion à travers le placement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui est du problème de la maltraitances des personnes âgées, E. Bertin (1999) relève deux axes de réflexion &#039;&#039;Le déni de la mort dans les sociétés occidentales&#039;&#039; ainsi que &#039;&#039;L&#039;augmentation de la banalisation du mal.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que le phénomène de maltraitance n&#039;est pas nouveau dans sa nature, mais par sa fréquence (augmentation des victimes et des agresseurs). Il montre par exemple des prières d&#039;un vieillard abandonné et d&#039;un vieillard qui ne peut pas s&#039;enfuir dans des situations difficiles de 1689.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est dès les années 1980 que dans les pays francophones la question du tabou de la maltraitance des personnes âgées fût soulevée. On commence à parler de certains comportements, de certaines gestes et de certains propos profondément maltraitants pour la personne âgée bien souvent complètement dépendante de l&#039;autre.&lt;br /&gt;
Le sujet commençait à peine à être traité que les milieux de professionnels concernés essayaient de faire taire ce qui était soulevé, chacun essayant de préserver son institution de toutes accusations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, dans le livre &#039;&#039;Touche pas à tes vieux&#039;&#039;, un autre point est soulevé. Alors que de nombreuses personnes s&#039;attèlent à dénoncer la maltraitance des personnes âgées, celles-ci commencent à se rendre compte que les gestes, les propos et les comportements qu&#039;ils dénoncent ne sont pas les faits de monstres et qu&#039;eux-mêmes commettent ce genre d&#039;actes. Dénoncer ces gestes revient à se dénoncer soi-même, cette constatation va faire diminuer la volonté de parler de ce problème. Pour ces deux raisons, le sujet fut donc un peu moins traité.&lt;br /&gt;
Hugonot souligne notamment l&#039;ignorance en France concernant ce sujet et, en rapport avec cela, le manque d&#039;intérêt des médias. E. Bertin (1999), également, reproche à la société et au monde politique de faire comme si la maltraitance des personnes âgées n&#039;existait pas. Elle dénonce aussi cette habitude de montrer une vitrine parfaite: &amp;quot;&#039;&#039;Les images que les médias nous présentent sur la vieillesse sont le plus souvent des images d&#039;exception. Les sujets âgés maltraités ou déshumanisés sont interdits de cité dans le monde médiatique.&#039;&#039;&amp;quot;(p.14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons également, comme le souligne E.Bertin, que notre société actuelle est celle de &#039;&#039;l&#039;image&#039;&#039;. Pour qu&#039;une cause soit entendue, elle doit être médiatisée. Ce qui peut poser problème dans le cas de violence touchant des personnes âgées quant leurs conditions physiques et psychiques les prédisposent plus à l&#039;isolement qu&#039;à la protestation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, parallèlement à ces condamnations, de nombreux témoignages voient le jours. Des personnes âgées trouvent la force de raconter les violences qu&#039;ils subissent...et ils ne baissent pas les bras.De plus, dans son livre, Hugonot nomme plusieurs congrès européens sur le sujet de la maltraitance des personnes âgées. Aussi, cette problématique ne disparaît-elle pas. La question de la maltraitance des personnes âgées apparaît dès lors comme un nouveau problème social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nos lectures, n’abordent pas directement le concept de négligence, mais tous les auteurs que nous avons lus considèrent la négligence comme étant une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
Concernant la canicule et ses effets, aucun de ces ouvrages n’en fait mention. Cella est dû pour une part au faite que les livres lus ont dû être choisi avant que le thème de l’étude ne soit précisé. De plus, nous avons pus constaté à travers notre recherche, que le lien entre négligence et canicule ne semble pas avoir beaucoup été abordé et approfondi dans la littérature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectif de la recherche ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Définir les facteurs impliquant l’évolution récente (entre 1998 et 2006) de la définition de la maltraitance des personnes âgées et plus particulièrement la question de la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hypothèse de recherche: Les conséquences de la canicule de l&#039;été 2003 et leurs médiatisations auraient contribués à un tournant de la définition de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthode ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de vérifier notre hypothèse, soit l&#039;effet de la canicule 2003 sur la définition de la maltraitance, nous allons analyser et comparer le contenu de deux chartes d&#039;instituitions, d&#039;articles de presse et d&#039;extraits de téléjournaux. &lt;br /&gt;
En ce qui concerne les chartes, nous allons vérifier s&#039;il y a eu des modifications au niveau des articles de loi au sein des institutions et des modifications au niveau de la terminologie employée. &lt;br /&gt;
Le but de la comparaison des articles de presse est de voir s&#039;il y a eu des changements dans la manière d&#039;informer la population sur le problème de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Enfin, l&#039;analyse des téléjournaux devra nous permettre d&#039;analyser le type de langage utilisé en lien avec la canicule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Limites de la méthode &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la comparaison des articles de presse, nous nous sommes rendus compte qu&#039;il est très difficile d&#039;accéder aux articles pertinents pour cette démarche. Il est possible que les articles choisis ne soient pas tout à fait représentatifs de la manière dont la presse traite de la problématique de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, tant lors de nos recherches dans les archives de la TSR que dans la base de données Swissdox, nous avons constaté que le nombre de documents (TJ, émissions, reportages spéciaux, articles, dossiers, etc.) abordant le problème du sort des personnes âgées avait augementé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
Nous pourrions émettre l&#039;hypothèse que la canicule fut un tremplin, voire un très bon &amp;quot;fait divers&amp;quot; pour parler de la situation des personnes âgées dans notre société. Ce sujet fut traité plus qu&#039;abondament durant la canicule et juste après, puis régulièrement à l&#039;arrivée de l&#039;été les années suivantes. Il nous parait intéressant de relever la manière dont les médias se sont emparés d&#039;un sujet d&#039;actualité pour en faire un problème social. &lt;br /&gt;
Il faut peut-être garder à l&#039;esprit qu&#039;un des buts premiers des médias, comme développé dans les cours du professeur Payet (&#039;&#039;Introduction à la sociologie de l&#039;éducation&#039;&#039;)et hormis l&#039;aspect d&#039;information, est de faire le plus possible d&#039;audimat ou de lecteurs en accrochant les téléspectateurs par des évènements &amp;quot;chocs&amp;quot;. Les médias ont tendance à s&#039;emparer d&#039;un problème social (ici la condition des personnes âgées et la maltraitance) pour en faire un fait médiatique. Ce processus est facilité dès lors qu&#039;un problème concerne un grand nombre de personnes. Ce qui est le cas avec les personnes âgées puisque chacun en a au moins une dans son entourage ou dans sa famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Aspect quantitatif &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue quantitatif, nous avons pu constater que le nombre d&#039;articles paru dans la presse romande (24 heures, Tribune de Genève, le Matin, le Temps, L&#039;Hebdo) avant la canicule avaient doublé après ce phénomène. Nous avons trouvé environ onze articles dans la période de 1998 à 2003 et vingt de 2003 à 2006. On constate de même pour les téléjournaux. Le nombre de TJ abordant le problème du sort des personnes agées a triplé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
L&#039;apparition d&#039;un réglement d&#039;application dans la charte de 2005 est un ajout pouvant montrer l&#039;importance donnée à la problématique de la maltraitance. Il apporte une définition beaucoup plus stricte des droits et des compétences du conseil éthique. Cela pourrait refléter le soucis de la fegems de lutter contre le problème de la maltraitance en institution en donnant un pouvoir de contrôle plus grand au conseil éthique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contenu et évolution des termes employés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les trois types de documents que nous avons analysés nous n&#039;avons pas constaté de grandes différences entre les deux périodes. Les définitions de la maltraitance données dans les articles de journeaux restent les mêmes avant et après la canicule. Le terme de négligence est employé dans quelques articles avant et après l&#039;été 2003 et sa signifiation ne semble pas avoir changé. La négligence est mentionnée comme une catégorie de la maltraitance, mais n&#039;est dans aucun article expliquée davantage. Deux articles de la Tribune de Genève, un du 8.4.2003 et l&#039;autre du 21.2.2004, mentionnent le même pourcentage de négligence, soit 17 % à l&#039;intérieur de la maltraitance. En se basant sur ses chiffres, on ne peut donc pas constater d&#039;effet de la canicule de l&#039;été 2003 sur les cas de négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du contenu des articles, nous avons constaté que les changements suite à la canicule n&#039;ont pas été très importants. Nous émettons donc l&#039;hypothèse que la problématique de la maltraitance, quoiqu&#039;elle ait suscité plus d&#039;intérêt par la presse après la canicule (nombre d&#039;articles), est traité de la même façon avant et après l&#039;été 2003.&lt;br /&gt;
Il est tout de même important de signaler que les articles publiés après 2003 montrent des statistiques selon lesquelles il y aurait entre 5 et 20% de personnes âgées victimes de maltraitance en Suisse (env. 60&#039;000 cas par an). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne les TJ, il est intéressant de noter que celles datant de l&#039;été 2003, période de la canicule, n&#039;abordent quasiment pas la situation en Suisse, mais parlent d&#039;effets désastreux en France. C&#039;est seulement un an plus tard que l&#039;on avance les premiers chiffres concernant la Suisse. Il semble qu&#039;elle aie sous estimé les conséquences de la canicule pour ses personnes âgées. La différence de terminologie et d&#039;approche de la situation entre 2003 et 2004 est flagrante lorsque le journaliste parle de l&#039;été 2003 en disant: &amp;quot;Lever le voile sur la canicule n&#039;était pas encore de saison!&amp;quot;.  &lt;br /&gt;
La canicule finira par être abordée comme une routine. Peut-on avancer qu&#039;en une année un fait, unique en son genre et non constaté auparavant, puisse devenir une habitude? Ou plutôt sous entend-t-on que c&#039;est la vigilance qui devient désormais une habitude?&lt;br /&gt;
Nous avons également remarqué que dans tous les TJ que nous avons visionnés, il n&#039;est jamais fait mention du terme de &amp;quot;négligence&amp;quot; ou de &amp;quot;maltraitance&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Pourrait-on aller jusqu&#039;à dire que c&#039;est bien là une forme de tabou? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La comparaison des deux éditions de la charte ne nous a pas amené à constater de grands changements ; que cela soit dans le vocabulaire utilisé, les buts fixés, les engagements, etc.&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons mentionné auparavant, le seul aspect nouveau, dans l&#039;édition adoptée en janvier 2005, est l&#039;ajout d&#039;un réglement d&#039;application qui &amp;quot;régit les modalités d&#039;application de la Charte éthique de la Fegems, à savoir l&#039;organisation de l&#039;autorité compétente pour veiller à l&#039;application de la Charte et examiner les requêtes&amp;quot;. C&#039;est le &amp;quot;Conseil éthique&amp;quot; (constitué de membres élus par l&#039;assemblée générale de la Fegems) qui veillera à la bonne application de la Charte. Ce conseil est déjà présent dans la première édition de la charte et les buts qui lui sont attribués dans cette première édition sont les même que dans celle datant de 2005. Toutefois, l&#039;apparition d&#039;un &amp;quot;réglement d&#039;application&amp;quot; dans cette dernière apporte une définition plus précise et ciblée de son rôle et de ses droits. Ceci peut être interprêté comme la volonté de disposer d&#039;un organe de contrôle plus performant pour lutter contre les cas de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements ou modifications&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Même si nous ne pouvons pas parler de changements significatifs qui valideraient notre hypothèses, nous avons trouvez quelques modifications, lors de notre recherche dans nos différents supports, qui nous sont apparues pertinentes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les associations et les spécialistes qui s&#039;intéressent au sujet de la maltraitance des personnes âgées ne semblent pas avoir changé leur discours. L&#039;unique changement pourrait être que les journaux et les  TJ accordent plus d&#039;importance aux moyens de prévention. Il y a une différence dans les démarches à prendre pour combattre la maltraitance. Serait- ce peut-être pour combler certaines lacunes du système romand? ( articles publiés après 2003)&lt;br /&gt;
En 1999 on évoquait le souhait de créer une ligne téléphonique pour donner la possibilité aux personnes âgées de se confier. En 2004, le journal 24Heures évoque la création d&#039;une telle permanence téléphonique par l&#039;association Alter Ego. On évoque également, en 1999, l&#039;existence d&#039;une brochure (préventive) au canada. En 2005, le matin dimanche évoque la publication de cette brochure.  Serait-ce une conséquence de la canicule?&lt;br /&gt;
Il est difficile de tirer des conclusions sur la base de ces observations, car les articles choisis ne représentent pas forcément la meilleur manière de traiter ce phénomène dans la presse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une grande place semble désormais attribuée à la prévention. Le téléjournal du 9 juin 2004 nous informe par exemple qu&#039;un colloque sur le thème de la canicule a été organisé, dans un but d&#039;information et de prévention, par le Professeur Rapin à Genève en juin 2004.&lt;br /&gt;
Dans une autre émission encore, nous suivons une infirmière qui ne s&#039;était absolument pas inquiété des effets de la canicule et qui découvrait pour la première fois, à la demande des journalistes, l&#039;augmentation relativement marquée du nombre de décès pour le mois d&#039;août 2003 en comparaison avec les chiffres d&#039;août 2002. C&#039;est bien 10% d&#039;augmentation que l&#039;on peut constater. On constate donc bel et bien une grande préocupation quant à la prévention des conséquences désastreuses que peut engendrer une canicule. Les mêmes erreurs ne doivent pas se reproduire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
De manière générale nous n&#039;avons pas constaté d&#039;évolution dans les termes. Cependant, une évolution marquée peut être relevée au niveau quantitatif. La forte médiatisation qu&#039;a suscité la canicule et les problèmes qu&#039;elle a soulevé est vraissemblablement à l&#039;origine de cet accroissement des articles traitant du sujet de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Questionnements et redéfinitions ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Que dire de l&#039;évolution des notions? &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si dans les documents que nous avons analysés nous ne sommes pas parvenus à retirer d&#039;évolutions marquantes de la terminologie employée, ceci nous a permis d&#039;émettre de nouvelles hypothèses et de nous repositionner par rapport à notre question de départ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point que l&#039;on peut relever en terme d&#039;évolution est sans doute ce passage d&#039;une approche anecdodtique de la maltraitance des personnes âgées dans les années précédant la canicule (quelques cas extrêmes d&#039;EMS particuliers) à l&#039;approche actuelle, plus systématique (formations et conférences organisées sur le thème). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous parait peut être donc plus judicieux de parler d&#039;une évolution des mentalités plus que de la terminologies, dans le sens où il est devenu possible de parler des notions de maltraitances, de négligences et d&#039;abus. Depuis plusieurs dizaines d&#039;années quelques professionnels tels que le Professeur Rapin oeuvrent pour faire passer les informations néccessaires à la prévention et à la dénonciation de ces actes. Après énormément de patience, un Temps Présent fu tourné sur la question, plusieurs articles paraissent ensuite dans différents journaux &amp;quot;tout publics&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, avec l&#039;arrivée de la canicule, les médias s&#039;emparent d&#039;un réel fait médiatique et traite de la question lors de tous les TJ (ou presque) lors (et à l&#039;approche) de l&#039;été.&lt;br /&gt;
Il est intéressant de revenir sur l&#039;angle d&#039;approche de notre hypothèse de recherche dans le sens où ce lien entre négligence et canicule n&#039;a pas réellement été fait (propos du Professeur Rapin). Un des phénomènes que nous avons vu apparaître lors de la canicule était une sorte de fatalisme quant à la situation. &amp;quot;Il faisait trop chaud, mais tout le monde avait trop chaud. De toutes manières on ne pouvait rien faire de plus que de constater&amp;quot; (Rapin, mercredi 31 mai 2006). Il nous semble qu&#039;en effet le lien le plus important que nous pouvons faire en terme de négligence est bien un lien avec le déni. En effet, tant le discours des professionnels jugeant que tout allait très bien en Suisse, que celui des médias (dénonçant ce qui se passait chez nos voisins) montre bien un déni du problème qui apparaissait pourtant sous leurs yeux. Ne pas reconnaître qu&#039;il y a un problème est bien le dénier. Le déni est donc une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Revenons sur la question de la négligence. Si ce terme nous est apparu comme une évolution de définition de la maltraitance et comme cette hypothèse n&#039;a pu être vérifée dans le cadre de notre recherche, nous avons été amené à une nouvelle hypothèse: le terme de négligence a peut-être effectivement évolué lui-même dans sa définition. &lt;br /&gt;
Nous avançons l&#039;idée que la définition de la maltraitance aurait subie un élargissement de définition. Par ce fait, beaucoup plus d&#039;actions ou de &amp;quot;non-actions&amp;quot; entreraient sous ce concept de négligence. Ainsi on pourrait effectivement constater une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
Malheureusement notre recherche ne nous permet pas de vérifier cette hypothèse. Cependant, si l&#039;on regarde les chiffres donnés par RIFVEL (Réseau Internet Francophone Vieillir En Liberté)en 2002 quant à la répartition des différentes catégories de maltraitance, on note 8% de cas de négligence. Par ailleurs, en regardant les chiffres avancés par ALMA France en 2003 on constate une augmentation des cas de négligences avec 23,2%. Si les 2 sources ne sont pas les mêmes, il est toutefois possible de les comparer dans le sens où en 2003 la négligence apparait très clairement comme catégorie principale de la maltraitance, alors qu&#039;en 2002 la négligence est la plus petite catégorie de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Est-ce là une marque de l&#039;évolution de cette catégorie qu&#039;est la négligence, la question reste ouverte puisque nous ne pouvons que constater ce phénomène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Les médias: promotteurs d&#039;un problème social &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre rencontre avec le professeur Rapin, nous avons également échangé sur la question des médias et de leurs effets. M. Rapin relève un évènement marquant et déclencheur: la pénurie de cercueil à Paris en août 2003. Il parle d&#039;un &amp;quot;effet télégénique&amp;quot; que nous avons pu relever dans les téléjournaux datant de la période de la canicule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pensons qu&#039;il est intéressant de voir sous 2 aspects les médias. Tout d&#039;abord, comme non intéressés d&#039;un problème social sérieux et important: le bien être et la santé des personnes âgées. Pendant de nombreuses années le Professeur Rapin et ses collègues tantèrent de les faire parler de cette question. Il apprait clair que les médias touchent une énorme partie de la population. Le journal télévisé est suivi par des milliers de téléspectateurs sans compter les lecteurs des divers quotidiens. Lors de la canicule, les médias se sont appropriés un problème de société et l&#039;on dénoncé. Cependant il est intéressant de rappeler que la &amp;quot;prise de conscience&amp;quot; de la part de tous ne fût qu&#039;en 2004 lorsque les chiffres de la &amp;quot;heat wave&amp;quot; parurent. 1000 décès furent recensés durant l&#039;été 2003. Donc, si l&#039;on parle de négligence, on peut relever la négligence des divers médias ne faisant pas état d&#039;une &amp;quot;dramatique réalité&amp;quot; (Professeur Rapin) qu&#039;est la maltraitance. En effet, refuser de passer l&#039;information concernant les conseils et les recommandations l&#039;été arrivant est une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autres part, on peut voir les médias comme promoteurs d&#039;un problème social. Les analyser relèvent donc un intérêt particulier dans le sens où ils sont révélateurs de l&#039;évolution de la perception d&#039;un problème. Nous pourrions relever de nombreux écrits sur la problématique de la construction d&#039;un problème social par les médias et des mécanismes mis en oeuvres pour se faire, mais ce n&#039;est pas ici le sujet de notre travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Situation actuelle &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la canicule a participé à la mise en place de certaines structures d&#039;aides, ce n&#039;est pas réellement elle qui les a initiées. Ces structures sont extrêmement importantes et un suivi des personnes portant plainte est nécessaire.&lt;br /&gt;
Certains &amp;quot;plan canicule&amp;quot; ont été mis en place, des fonds ont été débloqués pour ces fins là...cependant dans de nombreux établissements personne n&#039;est venu demander ce financement pourtant disponible! A nouveau c&#039;est le déni qui prédomine...&amp;quot;Rien ne s&#039;est passé ici&amp;quot;, &amp;quot;Comment s&#039;est passé la canicule dans mon établissement? Sans problème!&amp;quot; voici le genre d&#039;échanges que nous a rapporté le Professeur Rapin auxquels il répond clairement: &amp;quot;Si on ne regarde pas, on ne peut pas voir&amp;quot;! Pour pouvoir relever et lutter contre un problème il faut avant tout le voir, et pour le voir il faut regarder. Il est extrêmement difficile d&#039;accepter et d&#039;avouer la réelle catastrophe qu&#039;est la maltraitance des personnes âgées. Pourtant il y aurait de quoi dire...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la nouvelle charte de la FEGEMS un accent est mis sur la formation du personnel. Ce point est essentiel et pourtant, quasiment aucune formation n&#039;a lieu dans les différents EMS de Genève sur la question de la maltraitance des personnes âgées. D&#039;autre part, il est important de relever une réelle différence entre les &amp;quot;résidents&amp;quot; des EMS d&#039;il y a quelques années et ceux d&#039;aujourd&#039;hui. Auparavant on venait dans les EMS de son plein gré, pour finir tranquillement sa vie entourée. Aujourd&#039;hui, les personnes entrant dans les maisons de retraite arrivent en général de l&#039;hôpital et ont des traitements médicaux à suivre. Ceci nécessite également une formation sur le traitement de la douleur. Là également la question de la négligence reste pertinente: &amp;quot;laisser avoir mal une personne c&#039;est la négliger, surtout lorsque des médicaments et autres remèdes existent&amp;quot; (Rapin, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, il est important de mentionner également que certains établissements ont fait énormément dans le sens de la prévention et de la formation. Les choses ont un peu bougées de manière générale. On peut dénoncer le problème de la maltraitance des personnes âgées sans risquer de perdre sa place (comme De Saussure - après son livre [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]). Cependant: &amp;quot;il ne faut pas faire peur aux vieux&amp;quot; est une phrase à laquelle le Professeur Rapin se heurte régulièrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Retour sur la problématiques, les questions de recherche &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après notre recherche nous ne pouvons pas tirer de conclusions exaustives, car il nous aurait fallu plus de temps pour satisfaire pleinement notre objectif. La négligence peut être pris comme synonime d&#039;abus. Elle est, si on peut le dire, un sous chapitre du grand phénoméne de la maltraitance. La négligence a été toujours present dans notre société, notre réalité, laquelle avait les yeux fermé devant le problème des personnes âgées. Nos hypothèse ont été en grand partie verifiée soit par l&#039;évolution de notre article soit par l&#039;eterview avec le professeur Rapin (mercredi, 31 mai 2006). La canicule du 2003 a été effectivement le moyen pour en parler plus. Ce phénoméne a permis de briser petit à petit le silence autour d&#039;une problèmatique sociétale. En effet en Suisse le problème de la maltraitance des personnes âgées a été conçu comme problème sociale après les statistiques des décès pendant l&#039;été 2003. Comme on a vu pendant l&#039;analyse de notre recherche, on a toujours nié le problème de maltraitance des personnes âgées en augmentant une sorte de négligence societale. En effet on critiquait les nations autour de nous, en soutenant que chez nous tout allaittrès bien. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que la négligence n&#039;est pas une évolution du terme de maltraitance mais plutôt la conséquence de l&#039;augmentation du nombre de fois où l&#039;on aborde la question de la maltraitance. Peut-être pourrait-on dire que du fait de cette reprise incessante de ce thème, nous sommes plus attentifs aux faits et gestes qui pourraient s&#039;inscrire dans la maltraitance. En étant plus attentifs à cela, on en vient à parler de négligence et à l&#039;inscrire dans la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Autocritiques et perspectives &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective de la négligence comme maltraitance, il nous faut tout de même soulever les abus et les dérives de cette terminologie. Il nous semble que par cette association de terme, tout acte est devient potentiellement négligent...&lt;br /&gt;
Par exemple: ne pas donner à boire à une personne âgée est une forme de négligence/maltraitance, mais la forcée à boire l&#039;est également car ceci va à l&#039;encontre de sa propre volonté. Il serait important, à notre avis, de faire des nuances entre les différences formes de maltraitance et de négligence (ce qui a commencé à être fait dans les associations telles que ALMA France ou Alter Ego)et d&#039;être clair avec les intérvenants par rapport à leurs devoirs et obligations professionnelles. Il ne faut oublier qu&#039;ils doivent prendre soin de ces personnes, qu&#039;un code de déontologie existe et que&#039;une grande question reste à être abordée et clarifiée: Qu&#039;est-ce qui doit primer lorsque ces 2 points s&#039;opposent; le choix et la volonté de la personne âgée ou le devoir professionnel face à une personne qui met sa vie en danger?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
les questions liées à la négligence et ces différentes formes, pourrait être abordées à travers une discussion et un travail sur l&#039;éthique professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Remerciements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions le Professeur Charles-Henri Rapin pour sa précieuse aide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions également la Professeure Martine Ruchat de nous avoir permis de vivre l&#039;expérience d&#039;intelligence collective et par là-même de découvrir les difficultés méthodologiques auxquelles les chercheurs sont souvent confrontés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Livres &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Bertin, Evelyne (1999) Gérontologie, psychanalyse et déshumanisation : silence vieillesse... Paris : L&#039;Harmattan]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Gavillet&amp;amp;Grandrieux, Laurence&amp;amp;Véronique (2006) Ne touche pas à tes vieux, regards sur la maltraitance familiale des personnes âgées. Genève: IES Editions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Hugonot, Robert (1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres.]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Masson, Maltraitances et violences, Sous la direction de Bernard Marc, article de Franck Dibouës, Paris (2004)]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Yves Geneste (2004). Silence on frappe, De la maltraitance à la bientraitance des personnes âgées: Imagine]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Articles &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Avant la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (06.10.1999). MALTRAITANCE : LES PERSONNES ÂGÉES SE REBIFFENT:&lt;br /&gt;
Dépasser les clichés pour mieux combattre la violence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin (8.6.2000). EMS: un bilan alarmant - une étude entreprise à Genève montre que les conditions de vie se dégradent rapidement pour les résidents. La faute, d&#039;abord, au manque de personnel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (27.2.2002). MAISONS DE RETRAITE : GROSSE COLÈRE DU SSP ET DES USAGERS: «La maltraitance continue dans les EMS» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (8.4.2003). La maltraitance envers les aînés existe. Reste à en parler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Après la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (21.2.2004). Les aînés maltraités préoccupent Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (2.12.2004). La maltraitance des seniors en question. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin Dimanche (6.11.2005). Humiliations, injures, coups...le 3e âge relève parfois du calvaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (1.12.2005). Personnes âgées maltraitées: un tabou à briser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Hebdo (20.04.2006). Maltraitance des personnes âgées: les lacunes romandes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Téléjournaux &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    12 août 2003, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeudi    14 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    26 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mercredi 09 juin 2004, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Chartes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS): Editions 1998 et 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Revenir sur&#039;&#039; [[articles]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4232</id>
		<title>L&#039;évolution récente de la définition de la maltraitance des personnes âgées</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4232"/>
		<updated>2006-06-19T16:17:24Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : /* Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039; Ont écrit cet article... &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tatiana CAVAGLIANI - Sarah GROSSNIKLAUS - Stefania RODRIGUEZ - Mélanie SAVOY - Germain VON DER MUEHL - Valérie SCHAUDER&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A propos des concepts de maltraitance et de négligence: notre approche du thème ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de traiter de la maltraitance des [[Personnes âgées]] car ce thème est bien trop souvent laissé pour compte. On entend souvent parler d&#039;enfants maltraités, de femmes battues, mais rarement de personnes âgées maltraitées.&lt;br /&gt;
De plus, lorsque nous pensons à [[Maltraitance]], notre sens commun a tendance à nous renvoyer directement au sens de la maltraitance physique. Coups, blessures, séquestration...mais aujourd&#039;hui, lorsque l&#039;on rencontre le monde insitutionnel c&#039;est la [[Négligence]] qui semble être devenue une forme perfide de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de nous baser sur la canicule de 2003 pour cibler notre recherche. En effet, lors de cet été 2003, environ 1000 personnnes âgées sont décédées en Suisse des suites des grandes chaleur, du manque d&#039;hydratation, etc. A l&#039;hôpital de Genève (HUG), 352 décès ont été recensés en août 2002 et 385 en août 2003; soit trente-trois décès de plus. Cela correspond à une augmentation d&#039;environ 10% du nombre de  cas. Ce chiffre est représentatif du pourcentage à l&#039;échelle national, tous hôpitaux et institutions confondus, qui oscille entre 10 et 13%, pour la même période. Suite à ce constat, les proches des personnes âgées, ainsi que les institutions ont été au centre des débats. Leur a été reproché le fait de ne pas avoir suffisament su être à l&#039;écoute de ces personnes et de ne pas avoir prêté suffisamment d&#039;attention à la nécessité pour celles-ci de beaucoup s&#039;hydrater. En d&#039;autres termes, d&#039;avoir fait preuve d&#039;une certaine négligence. &lt;br /&gt;
La canicule de 2003 semble donc particulièrement liée au terme de négligence. En effet, les problèmes qu&#039;elle a révélés ont contribué à un déplacement des considérations habituellement partagées sur la maltraitance. Négliger de prendre soin d&#039;une personne âgée lorsque la température est très élévée est une forme de maltraitance. Cette visibilisation d&#039;une catégorie de la maltraitance, la négligence, au travers de la canicule et de sa médiatisation, a probablement eu comme effet d&#039;élargir le champ recouvert par cette notion, contribuant ainsi à une évolution de la définition de la maltraitance. La négligence y prend désormais une place importante.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons décidé de nous pencher sur la période entre 1998 et 2006. Nous avons utilisé plusieurs articles de journaux romands (avant et après l&#039;été 2003), deux éditions (1998 et 2005) de la charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS) ainsi que des téléjournaux diffusés durant la canicule (juillet et août 2003).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre recherche se limite au niveau du canton de Genève. On parlera particulièrement de la négligence comme maltraitance. Nous allons commencer par donner un panel d&#039;informations sur les recherches et les réflexions menées (principalement sur la France) sur le sujet. Puis, nous comparerons les articles et les deux chartes afin de retirer un maximum d&#039;informations. Ces dernières se porteront  sur leurs nombres avant et après la canicule, sur leurs formes, leurs précisions, le vocabulaire employé, etc. Ensuite nous tenterons de faire des liens entre ces différents niveaux d&#039;analyse et ces différentes informations.&lt;br /&gt;
Nous essaierons également de voir comment les téléjournaux présenté lors de la canicule nous décrivent la situation et la norme à adopter pour ne pas être taxé de maltraitance ou de négligence, ainsi que la manière dont ils ont contribué à l&#039;évolution du terme de maltraitance...jusqu&#039;à la négligence. &lt;br /&gt;
Enfin, nous rencontrerons le Dr. Rapin, médecin chef et organisateur du colloque canicule ayant eu lieu en juin 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous apparait également important de mentionner deux autres limites. Tout d&#039;abord le fait que nous ne pouvons lire tout ce qui a été écrit sur le sujet, et que les articles que nous avons choisi pour l&#039;analyse ne sont pas les seuls et uniques pièces que nous avons trouvés. Et ensuite, et c&#039;est là la troisième limite d&#039;un travail portant sur le thème de la maltraitance,  s&#039;appuyer sur des statistiques représente une grande difficulté. En effet, il est très difficile de recenser les victimes de violence. Celles-ci ne sont pas toujours prêtes à en parler que cela soit par peur de représailles ou pour d&#039;autres raisons (telles que peur de l&#039;abandon, peur de briser un lien familial, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la prévalence de la maltraitance envers les personnes âgées au sein des institutions, Hugonot (1990) relève la difficulté d&#039;obtenir des statistiques précises. Il souligne qu&#039;il faut dans tous les cas prendre en compte que les cas décelés ne représentent qu&#039;un cinquième de la réalité: il y a donc une sous-estimation importante. Une raison de ce manque de données est que les observations de violences restent souvent à l&#039;intérieur d&#039;une institution. Le manque de témoignages, la dédramatisation par le personnel et la crainte pour la famille de dénoncer la maltraitance rendent l&#039;estimation de la fréquence réelle, difficile. Selon Hugonot, la violence envers les personnes âgées est masquée car elle est liée aux tabous et à la honte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce qu&#039;en disent les auteurs que nous avons lus ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définitions&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de poursuivre notre réflexion, il nous parait important de donner plusieurs définitions nécessaires à la compréhension du terme de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après le Conseil de l&#039;Europe (1990), la maltraitance envers les personnes âgées est définie ainsi: &amp;quot;Tout acte ou omission commis dans le cadre de la famille par un des membres, lequel porte atteinte à la vie, à l&#039;intégrité corporelle ou psychique, ou à la liberté d&#039;un autre membre de la famille ou qui compromet gravement le développement de sa personnalité et/ou nuit à sa sécurité financière&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après le Petit Larousse Illustré (1992), la maltraitance est &amp;quot;l&#039;action de traiter un être vivant avec violence, dureté; lui faire subir de mauvais traitements&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la classification de l&#039;association ALMA, l&#039;on peut distinguer deux formes de maltraitance, soit &#039;&#039;les maltraitance par action délibérée de nuire&#039;&#039; (d&#039;ordre financièr, psychologique, physique) et &#039;&#039;les maltraitances par omission&#039;&#039;, qui sont plus dissimulées et méconnues que les précédentes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les différents auteurs que nous avons lus s&#039;accordent pour distinguer plusieurs catégories de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039; dont la négligence fait parti: &lt;br /&gt;
* Physique (douleurs provoquées, privation d&#039;aliments et de boissons)&lt;br /&gt;
* Sexuelle&lt;br /&gt;
* Psychologique: entraînant des dépressions, confusions, insomnies, une mauvaise image de soi(à travers la dévalorisation de sa personne. Cela peut se caractériser par l&#039;émission de jugements de valeur négatif à son encontre) et peurs (menaces, insultes, privation de sécurité, de visites...). Selon Hugonot (1990), le langage insultant (langage injurieux et appellation de manière impersonnelle) est le sévices le plus souvent dénoncé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Matérielle ou financière&lt;br /&gt;
* Médicale (privation de médicaments ou augmentation de somnifères)&lt;br /&gt;
* Sociale ou civique&lt;br /&gt;
* Négligence active&lt;br /&gt;
* Négligence passive&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les ouvrages que nous avons parcourus de nombreux termes sont associés à la maltraitance:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La violence&#039;&#039;&#039;: la [[Violence]] et souvent synonyme de maltraitance. En effet, selon Bernard Marc la violence peut être: physique, psychologique,financière ou médicamenteuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;abus&#039;&#039;&#039;: Pour Hugonot (1990), cette catégorie concerne des contraintes physiques ou chimiques, des abus sexuels, des violences verbales et des exploitations financières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Le sévice&#039;&#039;&#039;: D&#039;après Hugonot (1990), ce terme désigne un acte de violence (dommages physiques et psychiques) ou une négligence grave (réduction de la santé) envers une personne de plus de 65 ans par son entourage proche. Ce terme serait proche de celui de violence et il engloberait donc tous les autres mots. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La négligence&#039;&#039;&#039;: Hugonot (1990) fait une différence entre la &#039;&#039;négligence passive&#039;&#039; et la &#039;&#039;négligence active&#039;&#039;. La première concerne la non-satisfaction des besoins quotidiens, le manque de soins et l&#039;attitude psychologique négative (affective et spirituelle). La deuxième est selon lui comparable aux abus (voir paragraphe &amp;quot;abus&amp;quot;). La négligence est considérée comme une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est spécifiquement sur ce dernier point que nous allons nous attarder.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Revue de littérature&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que l&#039;âge des personnes considérées comme vieillards a augmenté au fil du temps. En effet, dans l&#039;Antiquité les vieillards étaient ceux qui atteignaient l&#039;âge de 40 ans. Aujourd&#039;hui, un vieillard est quelqu&#039;un de plus de 70-80 ans, qui devient dépendant.&lt;br /&gt;
Selon la psychanalyste Evelyne Bertin (1999), notre société occidentale contemporaine n&#039;accorde pas de place à la vieillesse. La société refuse de penser à la vieillesse, cette dernière est &#039;&#039;tabou&#039;&#039;. L&#039;être humain a du mal à imaginer qu&#039;il va vieillir, c&#039;est quelque chose dont on ne parle pas, que l&#039;on ne veut pas imaginer, particulièrement dans notre société qui valorise la jeunesse. Selon elle, nous vivons dans un monde en perte de références. La famille en tant qu&#039;institution vit actuellement de grands changements, et nous vivons une époque de confusion des âges et des places dans la famille. L&#039;on ne pourrait penser la vieillesse qu&#039;en se situant dans une lignée, faite de générations ayant chacune leurs rôles.&lt;br /&gt;
Autrefois la vieillesse faisait partie de la société, elle avait une place dans l&#039;univers symbolique de la vie, mais l&#039;on vit actuellement dans une société où les rôles symboliques ont disparus, et où la [[Vieillesse]] est dévalorisée. En outre, selon Christian de Saussure, il n&#039;est plus rare de voir des familles qui s&#039;étendent sur quatre générations, les tensions et les conflits au sein de ces familles s&#039;en trouvent accrus et la génération des aînés en fait en quelque sorte les frais puisque bien souvent la famille s&#039;en désengage petit à petit. &lt;br /&gt;
Tous ces éléments pourraient expliquer les raisons qui font que les sociétés occidentales gèrent une partie des personnes âgées sur le mode de l&#039;exclusion à travers le placement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui est du problème de la maltraitances des personnes âgées, E. Bertin (1999) relève deux axes de réflexion &#039;&#039;Le déni de la mort dans les sociétés occidentales&#039;&#039; ainsi que &#039;&#039;L&#039;augmentation de la banalisation du mal.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que le phénomène de maltraitance n&#039;est pas nouveau dans sa nature, mais par sa fréquence (augmentation des victimes et des agresseurs). Il montre par exemple des prières d&#039;un vieillard abandonné et d&#039;un vieillard qui ne peut pas s&#039;enfuir dans des situations difficiles de 1689.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est dès les années 1980 que dans les pays francophones la question du tabou de la maltraitance des personnes âgées fût soulevée. On commence à parler de certains comportements, de certaines gestes et de certains propos profondément maltraitants pour la personne âgée bien souvent complètement dépendante de l&#039;autre.&lt;br /&gt;
Le sujet commençait à peine à être traité que les milieux de professionnels concernés essayaient de faire taire ce qui était soulevé, chacun essayant de préserver son institution de toutes accusations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, dans le livre &#039;&#039;Touche pas à tes vieux&#039;&#039;, un autre point est soulevé. Alors que de nombreuses personnes s&#039;attèlent à dénoncer la maltraitance des personnes âgées, celles-ci commencent à se rendre compte que les gestes, les propos et les comportements qu&#039;ils dénoncent ne sont pas les faits de monstres et qu&#039;eux-mêmes commettent ce genre d&#039;actes. Dénoncer ces gestes revient à se dénoncer soi-même, cette constatation va faire diminuer la volonté de parler de ce problème. Pour ces deux raisons, le sujet fut donc un peu moins traité.&lt;br /&gt;
Hugonot souligne notamment l&#039;ignorance en France concernant ce sujet et, en rapport avec cela, le manque d&#039;intérêt des médias. E. Bertin (1999), également, reproche à la société et au monde politique de faire comme si la maltraitance des personnes âgées n&#039;existait pas. Elle dénonce aussi cette habitude de montrer une vitrine parfaite: &amp;quot;&#039;&#039;Les images que les médias nous présentent sur la vieillesse sont le plus souvent des images d&#039;exception. Les sujets âgés maltraités ou déshumanisés sont interdits de cité dans le monde médiatique.&#039;&#039;&amp;quot;(p.14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons également, comme le souligne E.Bertin, que notre société actuelle est celle de &#039;&#039;l&#039;image&#039;&#039;. Pour qu&#039;une cause soit entendue, elle doit être médiatisée. Ce qui peut poser problème dans le cas de violence touchant des personnes âgées quant leurs conditions physiques et psychiques les prédisposent plus à l&#039;isolement qu&#039;à la protestation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, parallèlement à ces condamnations, de nombreux témoignages voient le jours. Des personnes âgées trouvent la force de raconter les violences qu&#039;ils subissent...et ils ne baissent pas les bras.De plus, dans son livre, Hugonot nomme plusieurs congrès européens sur le sujet de la maltraitance des personnes âgées. Aussi, cette problématique ne disparaît-elle pas. La question de la maltraitance des personnes âgées apparaît dès lors comme un nouveau problème social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nos lectures, n’abordent pas directement le concept de négligence, mais tous les auteurs que nous avons lus considèrent la négligence comme étant une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
Concernant la canicule et ses effets, aucun de ces ouvrages n’en fait mention. Cella est dû pour une part au faite que les livres lus ont dû être choisi avant que le thème de l’étude ne soit précisé. De plus, nous avons pus constaté à travers notre recherche, que le lien entre négligence et canicule ne semble pas avoir beaucoup été abordé et approfondi dans la littérature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectif de la recherche ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Définir les facteurs impliquant l’évolution récente (entre 1998 et 2006) de la définition de la maltraitance des personnes âgées et plus particulièrement la question de la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hypothèse de recherche: Les conséquences de la canicule de l&#039;été 2003 et leurs médiatisations auraient contribués à un tournant de la définition de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthode ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de vérifier notre hypothèse, soit l&#039;effet de la canicule 2003 sur la définition de la maltraitance, nous allons analyser et comparer le contenu de deux chartes d&#039;instituitions, d&#039;articles de presse et d&#039;extraits de téléjournaux. &lt;br /&gt;
En ce qui concerne les chartes, nous allons vérifier s&#039;il y a eu des modifications au niveau des articles de loi au sein des institutions et des modifications au niveau de la terminologie employée. &lt;br /&gt;
Le but de la comparaison des articles de presse est de voir s&#039;il y a eu des changements dans la manière d&#039;informer la population sur le problème de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Enfin, l&#039;analyse des téléjournaux devra nous permettre d&#039;analyser le type de langage utilisé en lien avec la canicule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Limites de la méthode &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la comparaison des articles de presse, nous nous sommes rendus compte qu&#039;il est très difficile d&#039;accéder aux articles pertinents pour cette démarche. Il est possible que les articles choisis ne soient pas tout à fait représentatifs de la manière dont la presse traite de la problématique de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, tant lors de nos recherches dans les archives de la TSR que dans la base de données Swissdox, nous avons constaté que le nombre de documents (TJ, émissions, reportages spéciaux, articles, dossiers, etc.) abordant le problème du sort des personnes âgées avait augementé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
Nous pourrions émettre l&#039;hypothèse que la canicule fut un tremplin, voire un très bon &amp;quot;fait divers&amp;quot; pour parler de la situation des personnes âgées dans notre société. Ce sujet fut traité plus qu&#039;abondament durant la canicule et juste après, puis régulièrement à l&#039;arrivée de l&#039;été les années suivantes. Il nous parait intéressant de relever la manière dont les médias se sont emparés d&#039;un sujet d&#039;actualité pour en faire un problème social. &lt;br /&gt;
Il faut peut-être garder à l&#039;esprit qu&#039;un des buts premiers des médias, comme développé dans les cours du professeur Payet (&#039;&#039;Introduction à la sociologie de l&#039;éducation&#039;&#039;)et hormis l&#039;aspect d&#039;information, est de faire le plus possible d&#039;audimat ou de lecteurs en accrochant les téléspectateurs par des évènements &amp;quot;chocs&amp;quot;. Les médias ont tendance à s&#039;emparer d&#039;un problème social (ici la condition des personnes âgées et la maltraitance) pour en faire un fait médiatique. Ce processus est facilité dès lors qu&#039;un problème concerne un grand nombre de personnes. Ce qui est le cas avec les personnes âgées puisque chacun en a au moins une dans son entourage ou dans sa famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Aspect quantitatif &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue quantitatif, nous avons pu constater que le nombre d&#039;articles paru dans la presse romande (24 heures, Tribune de Genève, le Matin, le Temps, L&#039;Hebdo) avant la canicule avaient doublé après ce phénomène. Nous avons trouvé environ onze articles dans la période de 1998 à 2003 et vingt de 2003 à 2006. On constate de même pour les téléjournaux. Le nombre de TJ abordant le problème du sort des personnes agées a triplé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
L&#039;apparition d&#039;un réglement d&#039;application dans la charte de 2005 est un ajout pouvant montrer l&#039;importance donnée à la problématique de la maltraitance. Il apporte une définition beaucoup plus stricte des droits et des compétences du conseil éthique. Cela pourrait refléter le soucis de la fegems de lutter contre le problème de la maltraitance en institution en donnant un pouvoir de contrôle plus grand au conseil éthique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contenu et évolution des termes employés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les trois types de documents que nous avons analysés nous n&#039;avons pas constaté de grandes différences entre les deux périodes. Les définitions de la maltraitance données dans les articles de journeaux restent les mêmes avant et après la canicule. Le terme de négligence est employé dans quelques articles avant et après l&#039;été 2003 et sa signifiation ne semble pas avoir changé. La négligence est mentionnée comme une catégorie de la maltraitance et n&#039;est dans aucun article expliquée davantage. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du contenu des articles, nous avons constaté que les changements suite à la canicule n&#039;ont pas été très importants. Nous émettons donc l&#039;hypothèse que la problématique de la maltraitance, quoiqu&#039;elle ait suscité plus d&#039;intérêt par la presse après la canicule (nombre d&#039;articles), est traité de la même façon avant et après l&#039;été 2003.&lt;br /&gt;
Il est tout de même important de signaler que les articles publiés après 2003 montrent des statistiques selon lesquelles il y aurait entre 5 et 20% de personnes âgées victimes de maltraitance en Suisse (env. 60&#039;000 cas par an). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne les TJ, il est intéressant de noter que celles datant de l&#039;été 2003, période de la canicule, n&#039;abordent quasiment pas la situation en Suisse, mais parlent d&#039;effets désastreux en France. C&#039;est seulement un an plus tard que l&#039;on avance les premiers chiffres concernant la Suisse. Il semble qu&#039;elle aie sous estimé les conséquences de la canicule pour ses personnes âgées. La différence de terminologie et d&#039;approche de la situation entre 2003 et 2004 est flagrante lorsque le journaliste parle de l&#039;été 2003 en disant: &amp;quot;Lever le voile sur la canicule n&#039;était pas encore de saison!&amp;quot;.  &lt;br /&gt;
La canicule finira par être abordée comme une routine. Peut-on avancer qu&#039;en une année un fait, unique en son genre et non constaté auparavant, puisse devenir une habitude? Ou plutôt sous entend-t-on que c&#039;est la vigilance qui devient désormais une habitude?&lt;br /&gt;
Nous avons également remarqué que dans tous les TJ que nous avons visionnés, il n&#039;est jamais fait mention du terme de &amp;quot;négligence&amp;quot; ou de &amp;quot;maltraitance&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Pourrait-on aller jusqu&#039;à dire que c&#039;est bien là une forme de tabou? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La comparaison des deux éditions de la charte ne nous a pas amené à constater de grands changements ; que cela soit dans le vocabulaire utilisé, les buts fixés, les engagements, etc.&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons mentionné auparavant, le seul aspect nouveau, dans l&#039;édition adoptée en janvier 2005, est l&#039;ajout d&#039;un réglement d&#039;application qui &amp;quot;régit les modalités d&#039;application de la Charte éthique de la Fegems, à savoir l&#039;organisation de l&#039;autorité compétente pour veiller à l&#039;application de la Charte et examiner les requêtes&amp;quot;. C&#039;est le &amp;quot;Conseil éthique&amp;quot; (constitué de membres élus par l&#039;assemblée générale de la Fegems) qui veillera à la bonne application de la Charte. Ce conseil est déjà présent dans la première édition de la charte et les buts qui lui sont attribués dans cette première édition sont les même que dans celle datant de 2005. Toutefois, l&#039;apparition d&#039;un &amp;quot;réglement d&#039;application&amp;quot; dans cette dernière apporte une définition plus précise et ciblée de son rôle et de ses droits. Ceci peut être interprêté comme la volonté de disposer d&#039;un organe de contrôle plus performant pour lutter contre les cas de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements ou modifications&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Même si nous ne pouvons pas parler de changements significatifs qui valideraient notre hypothèses, nous avons trouvez quelques modifications, lors de notre recherche dans nos différents supports, qui nous sont apparues pertinentes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les associations et les spécialistes qui s&#039;intéressent au sujet de la maltraitance des personnes âgées ne semblent pas avoir changé leur discours. L&#039;unique changement pourrait être que les journaux et les  TJ accordent plus d&#039;importance aux moyens de prévention. Il y a une différence dans les démarches à prendre pour combattre la maltraitance. Serait- ce peut-être pour combler certaines lacunes du système romand? ( articles publiés après 2003)&lt;br /&gt;
En 1999 on évoquait le souhait de créer une ligne téléphonique pour donner la possibilité aux personnes âgées de se confier. En 2004, le journal 24Heures évoque la création d&#039;une telle permanence téléphonique par l&#039;association Alter Ego. On évoque également, en 1999, l&#039;existence d&#039;une brochure (préventive) au canada. En 2005, le matin dimanche évoque la publication de cette brochure.  Serait-ce une conséquence de la canicule?&lt;br /&gt;
Il est difficile de tirer des conclusions sur la base de ces observations, car les articles choisis ne représentent pas forcément la meilleur manière de traiter ce phénomène dans la presse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une grande place semble désormais attribuée à la prévention. Le téléjournal du 9 juin 2004 nous informe par exemple qu&#039;un colloque sur le thème de la canicule a été organisé, dans un but d&#039;information et de prévention, par le Professeur Rapin à Genève en juin 2004.&lt;br /&gt;
Dans une autre émission encore, nous suivons une infirmière qui ne s&#039;était absolument pas inquiété des effets de la canicule et qui découvrait pour la première fois, à la demande des journalistes, l&#039;augmentation relativement marquée du nombre de décès pour le mois d&#039;août 2003 en comparaison avec les chiffres d&#039;août 2002. C&#039;est bien 10% d&#039;augmentation que l&#039;on peut constater. On constate donc bel et bien une grande préocupation quant à la prévention des conséquences désastreuses que peut engendrer une canicule. Les mêmes erreurs ne doivent pas se reproduire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
De manière générale nous n&#039;avons pas constaté d&#039;évolution dans les termes. Cependant, une évolution marquée peut être relevée au niveau quantitatif. La forte médiatisation qu&#039;a suscité la canicule et les problèmes qu&#039;elle a soulevé est vraissemblablement à l&#039;origine de cet accroissement des articles traitant du sujet de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Questionnements et redéfinitions ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Que dire de l&#039;évolution des notions? &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si dans les documents que nous avons analysés nous ne sommes pas parvenus à retirer d&#039;évolutions marquantes de la terminologie employée, ceci nous a permis d&#039;émettre de nouvelles hypothèses et de nous repositionner par rapport à notre question de départ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point que l&#039;on peut relever en terme d&#039;évolution est sans doute ce passage d&#039;une approche anecdodtique de la maltraitance des personnes âgées dans les années précédant la canicule (quelques cas extrêmes d&#039;EMS particuliers) à l&#039;approche actuelle, plus systématique (formations et conférences organisées sur le thème). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous parait peut être donc plus judicieux de parler d&#039;une évolution des mentalités plus que de la terminologies, dans le sens où il est devenu possible de parler des notions de maltraitances, de négligences et d&#039;abus. Depuis plusieurs dizaines d&#039;années quelques professionnels tels que le Professeur Rapin oeuvrent pour faire passer les informations néccessaires à la prévention et à la dénonciation de ces actes. Après énormément de patience, un Temps Présent fu tourné sur la question, plusieurs articles paraissent ensuite dans différents journaux &amp;quot;tout publics&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, avec l&#039;arrivée de la canicule, les médias s&#039;emparent d&#039;un réel fait médiatique et traite de la question lors de tous les TJ (ou presque) lors (et à l&#039;approche) de l&#039;été.&lt;br /&gt;
Il est intéressant de revenir sur l&#039;angle d&#039;approche de notre hypothèse de recherche dans le sens où ce lien entre négligence et canicule n&#039;a pas réellement été fait (propos du Professeur Rapin). Un des phénomènes que nous avons vu apparaître lors de la canicule était une sorte de fatalisme quant à la situation. &amp;quot;Il faisait trop chaud, mais tout le monde avait trop chaud. De toutes manières on ne pouvait rien faire de plus que de constater&amp;quot; (Rapin, mercredi 31 mai 2006). Il nous semble qu&#039;en effet le lien le plus important que nous pouvons faire en terme de négligence est bien un lien avec le déni. En effet, tant le discours des professionnels jugeant que tout allait très bien en Suisse, que celui des médias (dénonçant ce qui se passait chez nos voisins) montre bien un déni du problème qui apparaissait pourtant sous leurs yeux. Ne pas reconnaître qu&#039;il y a un problème est bien le dénier. Le déni est donc une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Revenons sur la question de la négligence. Si ce terme nous est apparu comme une évolution de définition de la maltraitance et comme cette hypothèse n&#039;a pu être vérifée dans le cadre de notre recherche, nous avons été amené à une nouvelle hypothèse: le terme de négligence a peut-être effectivement évolué lui-même dans sa définition. &lt;br /&gt;
Nous avançons l&#039;idée que la définition de la maltraitance aurait subie un élargissement de définition. Par ce fait, beaucoup plus d&#039;actions ou de &amp;quot;non-actions&amp;quot; entreraient sous ce concept de négligence. Ainsi on pourrait effectivement constater une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
Malheureusement notre recherche ne nous permet pas de vérifier cette hypothèse. Cependant, si l&#039;on regarde les chiffres donnés par RIFVEL (Réseau Internet Francophone Vieillir En Liberté)en 2002 quant à la répartition des différentes catégories de maltraitance, on note 8% de cas de négligence. Par ailleurs, en regardant les chiffres avancés par ALMA France en 2003 on constate une augmentation des cas de négligences avec 23,2%. Si les 2 sources ne sont pas les mêmes, il est toutefois possible de les comparer dans le sens où en 2003 la négligence apparait très clairement comme catégorie principale de la maltraitance, alors qu&#039;en 2002 la négligence est la plus petite catégorie de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Est-ce là une marque de l&#039;évolution de cette catégorie qu&#039;est la négligence, la question reste ouverte puisque nous ne pouvons que constater ce phénomène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Les médias: promotteurs d&#039;un problème social &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre rencontre avec le professeur Rapin, nous avons également échangé sur la question des médias et de leurs effets. M. Rapin relève un évènement marquant et déclencheur: la pénurie de cercueil à Paris en août 2003. Il parle d&#039;un &amp;quot;effet télégénique&amp;quot; que nous avons pu relever dans les téléjournaux datant de la période de la canicule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pensons qu&#039;il est intéressant de voir sous 2 aspects les médias. Tout d&#039;abord, comme non intéressés d&#039;un problème social sérieux et important: le bien être et la santé des personnes âgées. Pendant de nombreuses années le Professeur Rapin et ses collègues tantèrent de les faire parler de cette question. Il apprait clair que les médias touchent une énorme partie de la population. Le journal télévisé est suivi par des milliers de téléspectateurs sans compter les lecteurs des divers quotidiens. Lors de la canicule, les médias se sont appropriés un problème de société et l&#039;on dénoncé. Cependant il est intéressant de rappeler que la &amp;quot;prise de conscience&amp;quot; de la part de tous ne fût qu&#039;en 2004 lorsque les chiffres de la &amp;quot;heat wave&amp;quot; parurent. 1000 décès furent recensés durant l&#039;été 2003. Donc, si l&#039;on parle de négligence, on peut relever la négligence des divers médias ne faisant pas état d&#039;une &amp;quot;dramatique réalité&amp;quot; (Professeur Rapin) qu&#039;est la maltraitance. En effet, refuser de passer l&#039;information concernant les conseils et les recommandations l&#039;été arrivant est une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autres part, on peut voir les médias comme promoteurs d&#039;un problème social. Les analyser relèvent donc un intérêt particulier dans le sens où ils sont révélateurs de l&#039;évolution de la perception d&#039;un problème. Nous pourrions relever de nombreux écrits sur la problématique de la construction d&#039;un problème social par les médias et des mécanismes mis en oeuvres pour se faire, mais ce n&#039;est pas ici le sujet de notre travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Situation actuelle &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la canicule a participé à la mise en place de certaines structures d&#039;aides, ce n&#039;est pas réellement elle qui les a initiées. Ces structures sont extrêmement importantes et un suivi des personnes portant plainte est nécessaire.&lt;br /&gt;
Certains &amp;quot;plan canicule&amp;quot; ont été mis en place, des fonds ont été débloqués pour ces fins là...cependant dans de nombreux établissements personne n&#039;est venu demander ce financement pourtant disponible! A nouveau c&#039;est le déni qui prédomine...&amp;quot;Rien ne s&#039;est passé ici&amp;quot;, &amp;quot;Comment s&#039;est passé la canicule dans mon établissement? Sans problème!&amp;quot; voici le genre d&#039;échanges que nous a rapporté le Professeur Rapin auxquels il répond clairement: &amp;quot;Si on ne regarde pas, on ne peut pas voir&amp;quot;! Pour pouvoir relever et lutter contre un problème il faut avant tout le voir, et pour le voir il faut regarder. Il est extrêmement difficile d&#039;accepter et d&#039;avouer la réelle catastrophe qu&#039;est la maltraitance des personnes âgées. Pourtant il y aurait de quoi dire...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la nouvelle charte de la FEGEMS un accent est mis sur la formation du personnel. Ce point est essentiel et pourtant, quasiment aucune formation n&#039;a lieu dans les différents EMS de Genève sur la question de la maltraitance des personnes âgées. D&#039;autre part, il est important de relever une réelle différence entre les &amp;quot;résidents&amp;quot; des EMS d&#039;il y a quelques années et ceux d&#039;aujourd&#039;hui. Auparavant on venait dans les EMS de son plein gré, pour finir tranquillement sa vie entourée. Aujourd&#039;hui, les personnes entrant dans les maisons de retraite arrivent en général de l&#039;hôpital et ont des traitements médicaux à suivre. Ceci nécessite également une formation sur le traitement de la douleur. Là également la question de la négligence reste pertinente: &amp;quot;laisser avoir mal une personne c&#039;est la négliger, surtout lorsque des médicaments et autres remèdes existent&amp;quot; (Rapin, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, il est important de mentionner également que certains établissements ont fait énormément dans le sens de la prévention et de la formation. Les choses ont un peu bougées de manière générale. On peut dénoncer le problème de la maltraitance des personnes âgées sans risquer de perdre sa place (comme De Saussure - après son livre [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]). Cependant: &amp;quot;il ne faut pas faire peur aux vieux&amp;quot; est une phrase à laquelle le Professeur Rapin se heurte régulièrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Retour sur la problématiques, les questions de recherche &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après notre recherche nous ne pouvons pas tirer de conclusions exaustives, car il nous aurait fallu plus de temps pour satisfaire pleinement notre objectif. La négligence peut être pris comme synonime d&#039;abus. Elle est, si on peut le dire, un sous chapitre du grand phénoméne de la maltraitance. La négligence a été toujours present dans notre société, notre réalité, laquelle avait les yeux fermé devant le problème des personnes âgées. Nos hypothèse ont été en grand partie verifiée soit par l&#039;évolution de notre article soit par l&#039;eterview avec le professeur Rapin (mercredi, 31 mai 2006). La canicule du 2003 a été effectivement le moyen pour en parler plus. Ce phénoméne a permis de briser petit à petit le silence autour d&#039;une problèmatique sociétale. En effet en Suisse le problème de la maltraitance des personnes âgées a été conçu comme problème sociale après les statistiques des décès pendant l&#039;été 2003. Comme on a vu pendant l&#039;analyse de notre recherche, on a toujours nié le problème de maltraitance des personnes âgées en augmentant une sorte de négligence societale. En effet on critiquait les nations autour de nous, en soutenant que chez nous tout allaittrès bien. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que la négligence n&#039;est pas une évolution du terme de maltraitance mais plutôt la conséquence de l&#039;augmentation du nombre de fois où l&#039;on aborde la question de la maltraitance. Peut-être pourrait-on dire que du fait de cette reprise incessante de ce thème, nous sommes plus attentifs aux faits et gestes qui pourraient s&#039;inscrire dans la maltraitance. En étant plus attentifs à cela, on en vient à parler de négligence et à l&#039;inscrire dans la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Autocritiques et perspectives &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective de la négligence comme maltraitance, il nous faut tout de même soulever les abus et les dérives de cette terminologie. Il nous semble que par cette association de terme, tout acte est devient potentiellement négligent...&lt;br /&gt;
Par exemple: ne pas donner à boire à une personne âgée est une forme de négligence/maltraitance, mais la forcée à boire l&#039;est également car ceci va à l&#039;encontre de sa propre volonté. Il serait important, à notre avis, de faire des nuances entre les différences formes de maltraitance et de négligence (ce qui a commencé à être fait dans les associations telles que ALMA France ou Alter Ego)et d&#039;être clair avec les intérvenants par rapport à leurs devoirs et obligations professionnelles. Il ne faut oublier qu&#039;ils doivent prendre soin de ces personnes, qu&#039;un code de déontologie existe et que&#039;une grande question reste à être abordée et clarifiée: Qu&#039;est-ce qui doit primer lorsque ces 2 points s&#039;opposent; le choix et la volonté de la personne âgée ou le devoir professionnel face à une personne qui met sa vie en danger?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
les questions liées à la négligence et ces différentes formes, pourrait être abordées à travers une discussion et un travail sur l&#039;éthique professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Remerciements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions le Professeur Charles-Henri Rapin pour sa précieuse aide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions également la Professeure Martine Ruchat de nous avoir permis de vivre l&#039;expérience d&#039;intelligence collective et par là-même de découvrir les difficultés méthodologiques auxquelles les chercheurs sont souvent confrontés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Livres &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Bertin, Evelyne (1999) Gérontologie, psychanalyse et déshumanisation : silence vieillesse... Paris : L&#039;Harmattan]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Gavillet&amp;amp;Grandrieux, Laurence&amp;amp;Véronique (2006) Ne touche pas à tes vieux, regards sur la maltraitance familiale des personnes âgées. Genève: IES Editions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Hugonot, Robert (1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres.]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Masson, Maltraitances et violences, Sous la direction de Bernard Marc, article de Franck Dibouës, Paris (2004)]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Yves Geneste (2004). Silence on frappe, De la maltraitance à la bientraitance des personnes âgées: Imagine]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Articles &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Avant la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (06.10.1999). MALTRAITANCE : LES PERSONNES ÂGÉES SE REBIFFENT:&lt;br /&gt;
Dépasser les clichés pour mieux combattre la violence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin (8.6.2000). EMS: un bilan alarmant - une étude entreprise à Genève montre que les conditions de vie se dégradent rapidement pour les résidents. La faute, d&#039;abord, au manque de personnel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (27.2.2002). MAISONS DE RETRAITE : GROSSE COLÈRE DU SSP ET DES USAGERS: «La maltraitance continue dans les EMS» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (8.4.2003). La maltraitance envers les aînés existe. Reste à en parler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Après la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (21.2.2004). Les aînés maltraités préoccupent Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (2.12.2004). La maltraitance des seniors en question. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin Dimanche (6.11.2005). Humiliations, injures, coups...le 3e âge relève parfois du calvaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (1.12.2005). Personnes âgées maltraitées: un tabou à briser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Hebdo (20.04.2006). Maltraitance des personnes âgées: les lacunes romandes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Téléjournaux &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    12 août 2003, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeudi    14 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    26 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mercredi 09 juin 2004, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Chartes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS): Editions 1998 et 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Revenir sur&#039;&#039; [[articles]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4231</id>
		<title>L&#039;évolution récente de la définition de la maltraitance des personnes âgées</title>
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		<updated>2006-06-19T16:13:49Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : /* Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039; Ont écrit cet article... &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tatiana CAVAGLIANI - Sarah GROSSNIKLAUS - Stefania RODRIGUEZ - Mélanie SAVOY - Germain VON DER MUEHL - Valérie SCHAUDER&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A propos des concepts de maltraitance et de négligence: notre approche du thème ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de traiter de la maltraitance des [[Personnes âgées]] car ce thème est bien trop souvent laissé pour compte. On entend souvent parler d&#039;enfants maltraités, de femmes battues, mais rarement de personnes âgées maltraitées.&lt;br /&gt;
De plus, lorsque nous pensons à [[Maltraitance]], notre sens commun a tendance à nous renvoyer directement au sens de la maltraitance physique. Coups, blessures, séquestration...mais aujourd&#039;hui, lorsque l&#039;on rencontre le monde insitutionnel c&#039;est la [[Négligence]] qui semble être devenue une forme perfide de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de nous baser sur la canicule de 2003 pour cibler notre recherche. En effet, lors de cet été 2003, environ 1000 personnnes âgées sont décédées en Suisse des suites des grandes chaleur, du manque d&#039;hydratation, etc. A l&#039;hôpital de Genève (HUG), 352 décès ont été recensés en août 2002 et 385 en août 2003; soit trente-trois décès de plus. Cela correspond à une augmentation d&#039;environ 10% du nombre de  cas. Ce chiffre est représentatif du pourcentage à l&#039;échelle national, tous hôpitaux et institutions confondus, qui oscille entre 10 et 13%, pour la même période. Suite à ce constat, les proches des personnes âgées, ainsi que les institutions ont été au centre des débats. Leur a été reproché le fait de ne pas avoir suffisament su être à l&#039;écoute de ces personnes et de ne pas avoir prêté suffisamment d&#039;attention à la nécessité pour celles-ci de beaucoup s&#039;hydrater. En d&#039;autres termes, d&#039;avoir fait preuve d&#039;une certaine négligence. &lt;br /&gt;
La canicule de 2003 semble donc particulièrement liée au terme de négligence. En effet, les problèmes qu&#039;elle a révélés ont contribué à un déplacement des considérations habituellement partagées sur la maltraitance. Négliger de prendre soin d&#039;une personne âgée lorsque la température est très élévée est une forme de maltraitance. Cette visibilisation d&#039;une catégorie de la maltraitance, la négligence, au travers de la canicule et de sa médiatisation, a probablement eu comme effet d&#039;élargir le champ recouvert par cette notion, contribuant ainsi à une évolution de la définition de la maltraitance. La négligence y prend désormais une place importante.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons décidé de nous pencher sur la période entre 1998 et 2006. Nous avons utilisé plusieurs articles de journaux romands (avant et après l&#039;été 2003), deux éditions (1998 et 2005) de la charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS) ainsi que des téléjournaux diffusés durant la canicule (juillet et août 2003).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre recherche se limite au niveau du canton de Genève. On parlera particulièrement de la négligence comme maltraitance. Nous allons commencer par donner un panel d&#039;informations sur les recherches et les réflexions menées (principalement sur la France) sur le sujet. Puis, nous comparerons les articles et les deux chartes afin de retirer un maximum d&#039;informations. Ces dernières se porteront  sur leurs nombres avant et après la canicule, sur leurs formes, leurs précisions, le vocabulaire employé, etc. Ensuite nous tenterons de faire des liens entre ces différents niveaux d&#039;analyse et ces différentes informations.&lt;br /&gt;
Nous essaierons également de voir comment les téléjournaux présenté lors de la canicule nous décrivent la situation et la norme à adopter pour ne pas être taxé de maltraitance ou de négligence, ainsi que la manière dont ils ont contribué à l&#039;évolution du terme de maltraitance...jusqu&#039;à la négligence. &lt;br /&gt;
Enfin, nous rencontrerons le Dr. Rapin, médecin chef et organisateur du colloque canicule ayant eu lieu en juin 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous apparait également important de mentionner deux autres limites. Tout d&#039;abord le fait que nous ne pouvons lire tout ce qui a été écrit sur le sujet, et que les articles que nous avons choisi pour l&#039;analyse ne sont pas les seuls et uniques pièces que nous avons trouvés. Et ensuite, et c&#039;est là la troisième limite d&#039;un travail portant sur le thème de la maltraitance,  s&#039;appuyer sur des statistiques représente une grande difficulté. En effet, il est très difficile de recenser les victimes de violence. Celles-ci ne sont pas toujours prêtes à en parler que cela soit par peur de représailles ou pour d&#039;autres raisons (telles que peur de l&#039;abandon, peur de briser un lien familial, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la prévalence de la maltraitance envers les personnes âgées au sein des institutions, Hugonot (1990) relève la difficulté d&#039;obtenir des statistiques précises. Il souligne qu&#039;il faut dans tous les cas prendre en compte que les cas décelés ne représentent qu&#039;un cinquième de la réalité: il y a donc une sous-estimation importante. Une raison de ce manque de données est que les observations de violences restent souvent à l&#039;intérieur d&#039;une institution. Le manque de témoignages, la dédramatisation par le personnel et la crainte pour la famille de dénoncer la maltraitance rendent l&#039;estimation de la fréquence réelle, difficile. Selon Hugonot, la violence envers les personnes âgées est masquée car elle est liée aux tabous et à la honte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce qu&#039;en disent les auteurs que nous avons lus ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définitions&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de poursuivre notre réflexion, il nous parait important de donner plusieurs définitions nécessaires à la compréhension du terme de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après le Conseil de l&#039;Europe (1990), la maltraitance envers les personnes âgées est définie ainsi: &amp;quot;Tout acte ou omission commis dans le cadre de la famille par un des membres, lequel porte atteinte à la vie, à l&#039;intégrité corporelle ou psychique, ou à la liberté d&#039;un autre membre de la famille ou qui compromet gravement le développement de sa personnalité et/ou nuit à sa sécurité financière&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après le Petit Larousse Illustré (1992), la maltraitance est &amp;quot;l&#039;action de traiter un être vivant avec violence, dureté; lui faire subir de mauvais traitements&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la classification de l&#039;association ALMA, l&#039;on peut distinguer deux formes de maltraitance, soit &#039;&#039;les maltraitance par action délibérée de nuire&#039;&#039; (d&#039;ordre financièr, psychologique, physique) et &#039;&#039;les maltraitances par omission&#039;&#039;, qui sont plus dissimulées et méconnues que les précédentes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les différents auteurs que nous avons lus s&#039;accordent pour distinguer plusieurs catégories de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039; dont la négligence fait parti: &lt;br /&gt;
* Physique (douleurs provoquées, privation d&#039;aliments et de boissons)&lt;br /&gt;
* Sexuelle&lt;br /&gt;
* Psychologique: entraînant des dépressions, confusions, insomnies, une mauvaise image de soi(à travers la dévalorisation de sa personne. Cela peut se caractériser par l&#039;émission de jugements de valeur négatif à son encontre) et peurs (menaces, insultes, privation de sécurité, de visites...). Selon Hugonot (1990), le langage insultant (langage injurieux et appellation de manière impersonnelle) est le sévices le plus souvent dénoncé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Matérielle ou financière&lt;br /&gt;
* Médicale (privation de médicaments ou augmentation de somnifères)&lt;br /&gt;
* Sociale ou civique&lt;br /&gt;
* Négligence active&lt;br /&gt;
* Négligence passive&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les ouvrages que nous avons parcourus de nombreux termes sont associés à la maltraitance:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La violence&#039;&#039;&#039;: la [[Violence]] et souvent synonyme de maltraitance. En effet, selon Bernard Marc la violence peut être: physique, psychologique,financière ou médicamenteuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;abus&#039;&#039;&#039;: Pour Hugonot (1990), cette catégorie concerne des contraintes physiques ou chimiques, des abus sexuels, des violences verbales et des exploitations financières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Le sévice&#039;&#039;&#039;: D&#039;après Hugonot (1990), ce terme désigne un acte de violence (dommages physiques et psychiques) ou une négligence grave (réduction de la santé) envers une personne de plus de 65 ans par son entourage proche. Ce terme serait proche de celui de violence et il engloberait donc tous les autres mots. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La négligence&#039;&#039;&#039;: Hugonot (1990) fait une différence entre la &#039;&#039;négligence passive&#039;&#039; et la &#039;&#039;négligence active&#039;&#039;. La première concerne la non-satisfaction des besoins quotidiens, le manque de soins et l&#039;attitude psychologique négative (affective et spirituelle). La deuxième est selon lui comparable aux abus (voir paragraphe &amp;quot;abus&amp;quot;). La négligence est considérée comme une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est spécifiquement sur ce dernier point que nous allons nous attarder.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Revue de littérature&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que l&#039;âge des personnes considérées comme vieillards a augmenté au fil du temps. En effet, dans l&#039;Antiquité les vieillards étaient ceux qui atteignaient l&#039;âge de 40 ans. Aujourd&#039;hui, un vieillard est quelqu&#039;un de plus de 70-80 ans, qui devient dépendant.&lt;br /&gt;
Selon la psychanalyste Evelyne Bertin (1999), notre société occidentale contemporaine n&#039;accorde pas de place à la vieillesse. La société refuse de penser à la vieillesse, cette dernière est &#039;&#039;tabou&#039;&#039;. L&#039;être humain a du mal à imaginer qu&#039;il va vieillir, c&#039;est quelque chose dont on ne parle pas, que l&#039;on ne veut pas imaginer, particulièrement dans notre société qui valorise la jeunesse. Selon elle, nous vivons dans un monde en perte de références. La famille en tant qu&#039;institution vit actuellement de grands changements, et nous vivons une époque de confusion des âges et des places dans la famille. L&#039;on ne pourrait penser la vieillesse qu&#039;en se situant dans une lignée, faite de générations ayant chacune leurs rôles.&lt;br /&gt;
Autrefois la vieillesse faisait partie de la société, elle avait une place dans l&#039;univers symbolique de la vie, mais l&#039;on vit actuellement dans une société où les rôles symboliques ont disparus, et où la [[Vieillesse]] est dévalorisée. En outre, selon Christian de Saussure, il n&#039;est plus rare de voir des familles qui s&#039;étendent sur quatre générations, les tensions et les conflits au sein de ces familles s&#039;en trouvent accrus et la génération des aînés en fait en quelque sorte les frais puisque bien souvent la famille s&#039;en désengage petit à petit. &lt;br /&gt;
Tous ces éléments pourraient expliquer les raisons qui font que les sociétés occidentales gèrent une partie des personnes âgées sur le mode de l&#039;exclusion à travers le placement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui est du problème de la maltraitances des personnes âgées, E. Bertin (1999) relève deux axes de réflexion &#039;&#039;Le déni de la mort dans les sociétés occidentales&#039;&#039; ainsi que &#039;&#039;L&#039;augmentation de la banalisation du mal.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que le phénomène de maltraitance n&#039;est pas nouveau dans sa nature, mais par sa fréquence (augmentation des victimes et des agresseurs). Il montre par exemple des prières d&#039;un vieillard abandonné et d&#039;un vieillard qui ne peut pas s&#039;enfuir dans des situations difficiles de 1689.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est dès les années 1980 que dans les pays francophones la question du tabou de la maltraitance des personnes âgées fût soulevée. On commence à parler de certains comportements, de certaines gestes et de certains propos profondément maltraitants pour la personne âgée bien souvent complètement dépendante de l&#039;autre.&lt;br /&gt;
Le sujet commençait à peine à être traité que les milieux de professionnels concernés essayaient de faire taire ce qui était soulevé, chacun essayant de préserver son institution de toutes accusations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, dans le livre &#039;&#039;Touche pas à tes vieux&#039;&#039;, un autre point est soulevé. Alors que de nombreuses personnes s&#039;attèlent à dénoncer la maltraitance des personnes âgées, celles-ci commencent à se rendre compte que les gestes, les propos et les comportements qu&#039;ils dénoncent ne sont pas les faits de monstres et qu&#039;eux-mêmes commettent ce genre d&#039;actes. Dénoncer ces gestes revient à se dénoncer soi-même, cette constatation va faire diminuer la volonté de parler de ce problème. Pour ces deux raisons, le sujet fut donc un peu moins traité.&lt;br /&gt;
Hugonot souligne notamment l&#039;ignorance en France concernant ce sujet et, en rapport avec cela, le manque d&#039;intérêt des médias. E. Bertin (1999), également, reproche à la société et au monde politique de faire comme si la maltraitance des personnes âgées n&#039;existait pas. Elle dénonce aussi cette habitude de montrer une vitrine parfaite: &amp;quot;&#039;&#039;Les images que les médias nous présentent sur la vieillesse sont le plus souvent des images d&#039;exception. Les sujets âgés maltraités ou déshumanisés sont interdits de cité dans le monde médiatique.&#039;&#039;&amp;quot;(p.14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons également, comme le souligne E.Bertin, que notre société actuelle est celle de &#039;&#039;l&#039;image&#039;&#039;. Pour qu&#039;une cause soit entendue, elle doit être médiatisée. Ce qui peut poser problème dans le cas de violence touchant des personnes âgées quant leurs conditions physiques et psychiques les prédisposent plus à l&#039;isolement qu&#039;à la protestation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, parallèlement à ces condamnations, de nombreux témoignages voient le jours. Des personnes âgées trouvent la force de raconter les violences qu&#039;ils subissent...et ils ne baissent pas les bras.De plus, dans son livre, Hugonot nomme plusieurs congrès européens sur le sujet de la maltraitance des personnes âgées. Aussi, cette problématique ne disparaît-elle pas. La question de la maltraitance des personnes âgées apparaît dès lors comme un nouveau problème social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nos lectures, n’abordent pas directement le concept de négligence, mais tous les auteurs que nous avons lus considèrent la négligence comme étant une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
Concernant la canicule et ses effets, aucun de ces ouvrages n’en fait mention. Cella est dû pour une part au faite que les livres lus ont dû être choisi avant que le thème de l’étude ne soit précisé. De plus, nous avons pus constaté à travers notre recherche, que le lien entre négligence et canicule ne semble pas avoir beaucoup été abordé et approfondi dans la littérature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectif de la recherche ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Définir les facteurs impliquant l’évolution récente (entre 1998 et 2006) de la définition de la maltraitance des personnes âgées et plus particulièrement la question de la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hypothèse de recherche: Les conséquences de la canicule de l&#039;été 2003 et leurs médiatisations auraient contribués à un tournant de la définition de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthode ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de vérifier notre hypothèse, soit l&#039;effet de la canicule 2003 sur la définition de la maltraitance, nous allons analyser et comparer le contenu de deux chartes d&#039;instituitions, d&#039;articles de presse et d&#039;extraits de téléjournaux. &lt;br /&gt;
En ce qui concerne les chartes, nous allons vérifier s&#039;il y a eu des modifications au niveau des articles de loi au sein des institutions et des modifications au niveau de la terminologie employée. &lt;br /&gt;
Le but de la comparaison des articles de presse est de voir s&#039;il y a eu des changements dans la manière d&#039;informer la population sur le problème de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Enfin, l&#039;analyse des téléjournaux devra nous permettre d&#039;analyser le type de langage utilisé en lien avec la canicule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Limites de la méthode &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la comparaison des articles de presse, nous nous sommes rendus compte qu&#039;il est très difficile d&#039;accéder aux articles pertinents pour cette démarche. Il est possible que les articles choisis ne soient pas tout à fait représentatifs de la manière dont la presse traite de la problématique de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, tant lors de nos recherches dans les archives de la TSR que dans la base de données Swissdox, nous avons constaté que le nombre de documents (TJ, émissions, reportages spéciaux, articles, dossiers, etc.) abordant le problème du sort des personnes âgées avait augementé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
Nous pourrions émettre l&#039;hypothèse que la canicule fut un tremplin, voire un très bon &amp;quot;fait divers&amp;quot; pour parler de la situation des personnes âgées dans notre société. Ce sujet fut traité plus qu&#039;abondament durant la canicule et juste après, puis régulièrement à l&#039;arrivée de l&#039;été les années suivantes. Il nous parait intéressant de relever la manière dont les médias se sont emparés d&#039;un sujet d&#039;actualité pour en faire un problème social. &lt;br /&gt;
Il faut peut-être garder à l&#039;esprit qu&#039;un des buts premiers des médias, comme développé dans les cours du professeur Payet (&#039;&#039;Introduction à la sociologie de l&#039;éducation&#039;&#039;)et hormis l&#039;aspect d&#039;information, est de faire le plus possible d&#039;audimat ou de lecteurs en accrochant les téléspectateurs par des évènements &amp;quot;chocs&amp;quot;. Les médias ont tendance à s&#039;emparer d&#039;un problème social (ici la condition des personnes âgées et la maltraitance) pour en faire un fait médiatique. Ce processus est facilité dès lors qu&#039;un problème concerne un grand nombre de personnes. Ce qui est le cas avec les personnes âgées puisque chacun en a au moins une dans son entourage ou dans sa famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Aspect quantitatif &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue quantitatif, nous avons pu constater que le nombre d&#039;articles paru dans la presse romande (24 heures, Tribune de Genève, le Matin, le Temps, L&#039;Hebdo) avant la canicule avaient doublé après ce phénomène. Nous avons trouvé environ onze articles dans la période de 1998 à 2003 et vingt de 2003 à 2006. On constate de même pour les téléjournaux. Le nombre de TJ abordant le problème du sort des personnes agées a triplé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
L&#039;apparition d&#039;un réglement d&#039;application dans la charte de 2005 est un ajout pouvant montrer l&#039;importance donnée à la problématique de la maltraitance. Il apporte une définition beaucoup plus stricte des droits et des compétences du conseil éthique. Cela pourrait refléter le soucis de la fegems de lutter contre le problème de la maltraitance en institution en donnant un pouvoir de contrôle plus grand au conseil éthique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contenu et évolution des termes employés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les trois types de documents que nous avons analysés nous n&#039;avons pas constaté de grandes différences entre les deux périodes. Les définitions de la maltraitance données dans les articles de journeaux restent les mêmes avant et après la canicule. Le terme de négligence est employé dans quelques articles avant et après l&#039;été 2003 et sa signifiation ne semble pas avoir changé. La négligence est mentionnée comme une catégorie de la maltraitance et n&#039;est dans aucun article expliquée davantage. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du contenu des articles, nous avons constaté que les changements suite à la canicule n&#039;ont pas été très importants. Nous émettons donc l&#039;hypothèse que la problématique de la maltraitance, quoiqu&#039;elle ait suscité plus d&#039;intérêt par la presse après la canicule (nombre d&#039;articles), est traité de la même façon avant et après l&#039;été 2003.&lt;br /&gt;
Il est tout de même important de signaler que les articles publiés après 2003 montrent des statistiques selon lesquelles il y aurait entre 5 et 20% de personnes âgées victimes de maltraitance en Suisse (env. 60&#039;000 cas par an). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne les TJ, il est intéressant de noter que celles datant de l&#039;été 2003, période de la canicule, n&#039;abordent quasiment pas la situation en Suisse, mais parlent d&#039;effets désastreux en France. C&#039;est seulement un an plus tard que l&#039;on avance les premiers chiffres concernant la Suisse. Il semble qu&#039;elle aie sous estimé les conséquences de la canicule pour ses personnes âgées. La différence de terminologie et d&#039;approche de la situation entre 2003 et 2004 est flagrante lorsque le journaliste parle de l&#039;été 2003 en disant: &amp;quot;Lever le voile sur la canicule n&#039;était pas encore de saison!&amp;quot;.  &lt;br /&gt;
La canicule finira par être abordée comme une routine. Peut-on avancer qu&#039;en une année un fait, unique en son genre et non constaté auparavant, puisse devenir une habitude? Ou plutôt sous entend-t-on que c&#039;est la vigilance qui devient désormais une habitude?&lt;br /&gt;
Nous avons également remarqué que dans tous les TJ que nous avons visionnés, il n&#039;est jamais fait mention du terme de &amp;quot;négligence&amp;quot; ou de &amp;quot;maltraitance&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Pourrait-on aller jusqu&#039;à dire que c&#039;est bien là une forme de tabou? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La comparaison des deux éditions de la charte ne nous a pas amené à constater de grands changements ; que cela soit dans le vocabulaire utilisé, les buts fixés, les engagements, etc.&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons mentionné auparavant, le seul aspect nouveau, dans l&#039;édition adoptée en janvier 2005, est l&#039;ajout d&#039;un réglement d&#039;application qui &amp;quot;régit les modalités d&#039;application de la Charte éthique de la Fegems, à savoir l&#039;organisation de l&#039;autorité compétente pour veiller à l&#039;application de la Charte et examiner les requêtes&amp;quot;. C&#039;est le &amp;quot;Conseil éthique&amp;quot; (constitué de membres élus par l&#039;assemblée générale de la Fegems) qui veillera à la bonne application de la Charte. Ce conseil est déjà présent dans la première édition de la charte et les buts qui lui sont attribués dans cette première édition sont les même que dans celle datant de 2005. Toutefois, l&#039;apparition d&#039;un &amp;quot;réglement d&#039;application&amp;quot; dans cette dernière apporte une définition plus précise et ciblée de son rôle et de ses droits. Ceci peut être interprêté comme la volonté de disposer d&#039;un organe de contrôle plus performant pour lutter contre les cas de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements ou modifications&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Même si nous ne pouvons pas parler de changements significatifs qui valideraient notre hypothèses, nous avons trouvez quelques modifications, lors de notre recherche dans nos différents supports, qui nous sont apparues pertinentes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les associations et les spécialistes qui s&#039;intéressent au sujet de la maltraitance des personnes âgées ne semblent pas avoir changé leur discours. L&#039;unique changement pourrait être que les journaux et les  TJ accordent plus d&#039;importance aux moyens de prévention. Il y a une différence dans les démarches à prendre pour combattre la maltraitance. Serait- ce peut-être pour combler certaines lacunes du système romand? ( articles publiés après 2003)&lt;br /&gt;
En 1999 on évoquait le souhait de créer une ligne téléphonique pour donner la possibilité aux personnes âgées de se confier. En 2004, le journal 24Heures évoque la création d&#039;une telle permanence téléphonique par l&#039;association Alter Ego. On évoque également, en 1999, l&#039;existence d&#039;une brochure (préventive) au canada. En 2005, le matin dimanche évoque la publication de cette brochure.  Serait-ce une conséquence de la canicule?&lt;br /&gt;
Il est difficile de tirer des conclusions sur la base de ces observations, car les articles choisis ne représentent pas forcément la meilleur manière de traiter ce phénomène dans la presse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains changements peuvent toutefois être constatés dans la désignation de l&#039;origine de la maltraitance bien qu&#039;il est possible qu&#039;ils soient simplement liés à notre choix d&#039;articles. Le manque de personnel dans les structures de prise en charge et les formations insuffisantes de certains employés sont désignés comme origine de la maltraitance dans certains articles datants de la première periode que nous avions choisis d&#039;étudier. Les article publiés après 2003 voient la maltraitance plutôt comme conséquence de l&#039;allongement de la vie des personnes âgées, de la dépendance et des symptômes liés au vieillissement et &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une grande place semble désormais attribuée à la prévention. Le téléjournal du 9 juin 2004 nous informe par exemple qu&#039;un colloque sur le thème de la canicule a été organisé, dans un but d&#039;information et de prévention, par le Professeur Rapin à Genève en juin 2004.&lt;br /&gt;
Dans une autre émission encore, nous suivons une infirmière qui ne s&#039;était absolument pas inquiété des effets de la canicule et qui découvrait pour la première fois, à la demande des journalistes, l&#039;augmentation relativement marquée du nombre de décès pour le mois d&#039;août 2003 en comparaison avec les chiffres d&#039;août 2002. C&#039;est bien 10% d&#039;augmentation que l&#039;on peut constater. On constate donc bel et bien une grande préocupation quant à la prévention des conséquences désastreuses que peut engendrer une canicule. Les mêmes erreurs ne doivent pas se reproduire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
De manière générale nous n&#039;avons pas constaté d&#039;évolution dans les termes. Cependant, une évolution marquée peut être relevée au niveau quantitatif. La forte médiatisation qu&#039;a suscité la canicule et les problèmes qu&#039;elle a soulevé est vraissemblablement à l&#039;origine de cet accroissement des articles traitant du sujet de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Questionnements et redéfinitions ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Que dire de l&#039;évolution des notions? &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si dans les documents que nous avons analysés nous ne sommes pas parvenus à retirer d&#039;évolutions marquantes de la terminologie employée, ceci nous a permis d&#039;émettre de nouvelles hypothèses et de nous repositionner par rapport à notre question de départ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point que l&#039;on peut relever en terme d&#039;évolution est sans doute ce passage d&#039;une approche anecdodtique de la maltraitance des personnes âgées dans les années précédant la canicule (quelques cas extrêmes d&#039;EMS particuliers) à l&#039;approche actuelle, plus systématique (formations et conférences organisées sur le thème). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous parait peut être donc plus judicieux de parler d&#039;une évolution des mentalités plus que de la terminologies, dans le sens où il est devenu possible de parler des notions de maltraitances, de négligences et d&#039;abus. Depuis plusieurs dizaines d&#039;années quelques professionnels tels que le Professeur Rapin oeuvrent pour faire passer les informations néccessaires à la prévention et à la dénonciation de ces actes. Après énormément de patience, un Temps Présent fu tourné sur la question, plusieurs articles paraissent ensuite dans différents journaux &amp;quot;tout publics&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, avec l&#039;arrivée de la canicule, les médias s&#039;emparent d&#039;un réel fait médiatique et traite de la question lors de tous les TJ (ou presque) lors (et à l&#039;approche) de l&#039;été.&lt;br /&gt;
Il est intéressant de revenir sur l&#039;angle d&#039;approche de notre hypothèse de recherche dans le sens où ce lien entre négligence et canicule n&#039;a pas réellement été fait (propos du Professeur Rapin). Un des phénomènes que nous avons vu apparaître lors de la canicule était une sorte de fatalisme quant à la situation. &amp;quot;Il faisait trop chaud, mais tout le monde avait trop chaud. De toutes manières on ne pouvait rien faire de plus que de constater&amp;quot; (Rapin, mercredi 31 mai 2006). Il nous semble qu&#039;en effet le lien le plus important que nous pouvons faire en terme de négligence est bien un lien avec le déni. En effet, tant le discours des professionnels jugeant que tout allait très bien en Suisse, que celui des médias (dénonçant ce qui se passait chez nos voisins) montre bien un déni du problème qui apparaissait pourtant sous leurs yeux. Ne pas reconnaître qu&#039;il y a un problème est bien le dénier. Le déni est donc une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Revenons sur la question de la négligence. Si ce terme nous est apparu comme une évolution de définition de la maltraitance et comme cette hypothèse n&#039;a pu être vérifée dans le cadre de notre recherche, nous avons été amené à une nouvelle hypothèse: le terme de négligence a peut-être effectivement évolué lui-même dans sa définition. &lt;br /&gt;
Nous avançons l&#039;idée que la définition de la maltraitance aurait subie un élargissement de définition. Par ce fait, beaucoup plus d&#039;actions ou de &amp;quot;non-actions&amp;quot; entreraient sous ce concept de négligence. Ainsi on pourrait effectivement constater une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
Malheureusement notre recherche ne nous permet pas de vérifier cette hypothèse. Cependant, si l&#039;on regarde les chiffres donnés par RIFVEL (Réseau Internet Francophone Vieillir En Liberté)en 2002 quant à la répartition des différentes catégories de maltraitance, on note 8% de cas de négligence. Par ailleurs, en regardant les chiffres avancés par ALMA France en 2003 on constate une augmentation des cas de négligences avec 23,2%. Si les 2 sources ne sont pas les mêmes, il est toutefois possible de les comparer dans le sens où en 2003 la négligence apparait très clairement comme catégorie principale de la maltraitance, alors qu&#039;en 2002 la négligence est la plus petite catégorie de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Est-ce là une marque de l&#039;évolution de cette catégorie qu&#039;est la négligence, la question reste ouverte puisque nous ne pouvons que constater ce phénomène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Les médias: promotteurs d&#039;un problème social &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre rencontre avec le professeur Rapin, nous avons également échangé sur la question des médias et de leurs effets. M. Rapin relève un évènement marquant et déclencheur: la pénurie de cercueil à Paris en août 2003. Il parle d&#039;un &amp;quot;effet télégénique&amp;quot; que nous avons pu relever dans les téléjournaux datant de la période de la canicule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pensons qu&#039;il est intéressant de voir sous 2 aspects les médias. Tout d&#039;abord, comme non intéressés d&#039;un problème social sérieux et important: le bien être et la santé des personnes âgées. Pendant de nombreuses années le Professeur Rapin et ses collègues tantèrent de les faire parler de cette question. Il apprait clair que les médias touchent une énorme partie de la population. Le journal télévisé est suivi par des milliers de téléspectateurs sans compter les lecteurs des divers quotidiens. Lors de la canicule, les médias se sont appropriés un problème de société et l&#039;on dénoncé. Cependant il est intéressant de rappeler que la &amp;quot;prise de conscience&amp;quot; de la part de tous ne fût qu&#039;en 2004 lorsque les chiffres de la &amp;quot;heat wave&amp;quot; parurent. 1000 décès furent recensés durant l&#039;été 2003. Donc, si l&#039;on parle de négligence, on peut relever la négligence des divers médias ne faisant pas état d&#039;une &amp;quot;dramatique réalité&amp;quot; (Professeur Rapin) qu&#039;est la maltraitance. En effet, refuser de passer l&#039;information concernant les conseils et les recommandations l&#039;été arrivant est une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autres part, on peut voir les médias comme promoteurs d&#039;un problème social. Les analyser relèvent donc un intérêt particulier dans le sens où ils sont révélateurs de l&#039;évolution de la perception d&#039;un problème. Nous pourrions relever de nombreux écrits sur la problématique de la construction d&#039;un problème social par les médias et des mécanismes mis en oeuvres pour se faire, mais ce n&#039;est pas ici le sujet de notre travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Situation actuelle &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la canicule a participé à la mise en place de certaines structures d&#039;aides, ce n&#039;est pas réellement elle qui les a initiées. Ces structures sont extrêmement importantes et un suivi des personnes portant plainte est nécessaire.&lt;br /&gt;
Certains &amp;quot;plan canicule&amp;quot; ont été mis en place, des fonds ont été débloqués pour ces fins là...cependant dans de nombreux établissements personne n&#039;est venu demander ce financement pourtant disponible! A nouveau c&#039;est le déni qui prédomine...&amp;quot;Rien ne s&#039;est passé ici&amp;quot;, &amp;quot;Comment s&#039;est passé la canicule dans mon établissement? Sans problème!&amp;quot; voici le genre d&#039;échanges que nous a rapporté le Professeur Rapin auxquels il répond clairement: &amp;quot;Si on ne regarde pas, on ne peut pas voir&amp;quot;! Pour pouvoir relever et lutter contre un problème il faut avant tout le voir, et pour le voir il faut regarder. Il est extrêmement difficile d&#039;accepter et d&#039;avouer la réelle catastrophe qu&#039;est la maltraitance des personnes âgées. Pourtant il y aurait de quoi dire...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la nouvelle charte de la FEGEMS un accent est mis sur la formation du personnel. Ce point est essentiel et pourtant, quasiment aucune formation n&#039;a lieu dans les différents EMS de Genève sur la question de la maltraitance des personnes âgées. D&#039;autre part, il est important de relever une réelle différence entre les &amp;quot;résidents&amp;quot; des EMS d&#039;il y a quelques années et ceux d&#039;aujourd&#039;hui. Auparavant on venait dans les EMS de son plein gré, pour finir tranquillement sa vie entourée. Aujourd&#039;hui, les personnes entrant dans les maisons de retraite arrivent en général de l&#039;hôpital et ont des traitements médicaux à suivre. Ceci nécessite également une formation sur le traitement de la douleur. Là également la question de la négligence reste pertinente: &amp;quot;laisser avoir mal une personne c&#039;est la négliger, surtout lorsque des médicaments et autres remèdes existent&amp;quot; (Rapin, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, il est important de mentionner également que certains établissements ont fait énormément dans le sens de la prévention et de la formation. Les choses ont un peu bougées de manière générale. On peut dénoncer le problème de la maltraitance des personnes âgées sans risquer de perdre sa place (comme De Saussure - après son livre [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]). Cependant: &amp;quot;il ne faut pas faire peur aux vieux&amp;quot; est une phrase à laquelle le Professeur Rapin se heurte régulièrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Retour sur la problématiques, les questions de recherche &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après notre recherche nous ne pouvons pas tirer de conclusions exaustives, car il nous aurait fallu plus de temps pour satisfaire pleinement notre objectif. La négligence peut être pris comme synonime d&#039;abus. Elle est, si on peut le dire, un sous chapitre du grand phénoméne de la maltraitance. La négligence a été toujours present dans notre société, notre réalité, laquelle avait les yeux fermé devant le problème des personnes âgées. Nos hypothèse ont été en grand partie verifiée soit par l&#039;évolution de notre article soit par l&#039;eterview avec le professeur Rapin (mercredi, 31 mai 2006). La canicule du 2003 a été effectivement le moyen pour en parler plus. Ce phénoméne a permis de briser petit à petit le silence autour d&#039;une problèmatique sociétale. En effet en Suisse le problème de la maltraitance des personnes âgées a été conçu comme problème sociale après les statistiques des décès pendant l&#039;été 2003. Comme on a vu pendant l&#039;analyse de notre recherche, on a toujours nié le problème de maltraitance des personnes âgées en augmentant une sorte de négligence societale. En effet on critiquait les nations autour de nous, en soutenant que chez nous tout allaittrès bien. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que la négligence n&#039;est pas une évolution du terme de maltraitance mais plutôt la conséquence de l&#039;augmentation du nombre de fois où l&#039;on aborde la question de la maltraitance. Peut-être pourrait-on dire que du fait de cette reprise incessante de ce thème, nous sommes plus attentifs aux faits et gestes qui pourraient s&#039;inscrire dans la maltraitance. En étant plus attentifs à cela, on en vient à parler de négligence et à l&#039;inscrire dans la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Autocritiques et perspectives &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective de la négligence comme maltraitance, il nous faut tout de même soulever les abus et les dérives de cette terminologie. Il nous semble que par cette association de terme, tout acte est devient potentiellement négligent...&lt;br /&gt;
Par exemple: ne pas donner à boire à une personne âgée est une forme de négligence/maltraitance, mais la forcée à boire l&#039;est également car ceci va à l&#039;encontre de sa propre volonté. Il serait important, à notre avis, de faire des nuances entre les différences formes de maltraitance et de négligence (ce qui a commencé à être fait dans les associations telles que ALMA France ou Alter Ego)et d&#039;être clair avec les intérvenants par rapport à leurs devoirs et obligations professionnelles. Il ne faut oublier qu&#039;ils doivent prendre soin de ces personnes, qu&#039;un code de déontologie existe et que&#039;une grande question reste à être abordée et clarifiée: Qu&#039;est-ce qui doit primer lorsque ces 2 points s&#039;opposent; le choix et la volonté de la personne âgée ou le devoir professionnel face à une personne qui met sa vie en danger?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
les questions liées à la négligence et ces différentes formes, pourrait être abordées à travers une discussion et un travail sur l&#039;éthique professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Remerciements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions le Professeur Charles-Henri Rapin pour sa précieuse aide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions également la Professeure Martine Ruchat de nous avoir permis de vivre l&#039;expérience d&#039;intelligence collective et par là-même de découvrir les difficultés méthodologiques auxquelles les chercheurs sont souvent confrontés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Livres &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Bertin, Evelyne (1999) Gérontologie, psychanalyse et déshumanisation : silence vieillesse... Paris : L&#039;Harmattan]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Gavillet&amp;amp;Grandrieux, Laurence&amp;amp;Véronique (2006) Ne touche pas à tes vieux, regards sur la maltraitance familiale des personnes âgées. Genève: IES Editions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Hugonot, Robert (1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres.]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Masson, Maltraitances et violences, Sous la direction de Bernard Marc, article de Franck Dibouës, Paris (2004)]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Yves Geneste (2004). Silence on frappe, De la maltraitance à la bientraitance des personnes âgées: Imagine]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Articles &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Avant la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (06.10.1999). MALTRAITANCE : LES PERSONNES ÂGÉES SE REBIFFENT:&lt;br /&gt;
Dépasser les clichés pour mieux combattre la violence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin (8.6.2000). EMS: un bilan alarmant - une étude entreprise à Genève montre que les conditions de vie se dégradent rapidement pour les résidents. La faute, d&#039;abord, au manque de personnel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (27.2.2002). MAISONS DE RETRAITE : GROSSE COLÈRE DU SSP ET DES USAGERS: «La maltraitance continue dans les EMS» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (8.4.2003). La maltraitance envers les aînés existe. Reste à en parler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Après la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (21.2.2004). Les aînés maltraités préoccupent Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (2.12.2004). La maltraitance des seniors en question. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin Dimanche (6.11.2005). Humiliations, injures, coups...le 3e âge relève parfois du calvaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (1.12.2005). Personnes âgées maltraitées: un tabou à briser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Hebdo (20.04.2006). Maltraitance des personnes âgées: les lacunes romandes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Téléjournaux &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    12 août 2003, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeudi    14 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    26 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mercredi 09 juin 2004, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Chartes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS): Editions 1998 et 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Revenir sur&#039;&#039; [[articles]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4230</id>
		<title>L&#039;évolution récente de la définition de la maltraitance des personnes âgées</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=4230"/>
		<updated>2006-06-19T15:56:27Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : /* Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039; Ont écrit cet article... &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tatiana CAVAGLIANI - Sarah GROSSNIKLAUS - Stefania RODRIGUEZ - Mélanie SAVOY - Germain VON DER MUEHL - Valérie SCHAUDER&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A propos des concepts de maltraitance et de négligence: notre approche du thème ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de traiter de la maltraitance des [[Personnes âgées]] car ce thème est bien trop souvent laissé pour compte. On entend souvent parler d&#039;enfants maltraités, de femmes battues, mais rarement de personnes âgées maltraitées.&lt;br /&gt;
De plus, lorsque nous pensons à [[Maltraitance]], notre sens commun a tendance à nous renvoyer directement au sens de la maltraitance physique. Coups, blessures, séquestration...mais aujourd&#039;hui, lorsque l&#039;on rencontre le monde insitutionnel c&#039;est la [[Négligence]] qui semble être devenue une forme perfide de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de nous baser sur la canicule de 2003 pour cibler notre recherche. En effet, lors de cet été 2003, environ 1000 personnnes âgées sont décédées en Suisse des suites des grandes chaleur, du manque d&#039;hydratation, etc. A l&#039;hôpital de Genève (HUG), 352 décès ont été recensés en août 2002 et 385 en août 2003; soit trente-trois décès de plus. Cela correspond à une augmentation d&#039;environ 10% du nombre de  cas. Ce chiffre est représentatif du pourcentage à l&#039;échelle national, tous hôpitaux et institutions confondus, qui oscille entre 10 et 13%, pour la même période. Suite à ce constat, les proches des personnes âgées, ainsi que les institutions ont été au centre des débats. Leur a été reproché le fait de ne pas avoir suffisament su être à l&#039;écoute de ces personnes et de ne pas avoir prêté suffisamment d&#039;attention à la nécessité pour celles-ci de beaucoup s&#039;hydrater. En d&#039;autres termes, d&#039;avoir fait preuve d&#039;une certaine négligence. &lt;br /&gt;
La canicule de 2003 semble donc particulièrement liée au terme de négligence. En effet, les problèmes qu&#039;elle a révélés ont contribué à un déplacement des considérations habituellement partagées sur la maltraitance. Négliger de prendre soin d&#039;une personne âgée lorsque la température est très élévée est une forme de maltraitance. Cette visibilisation d&#039;une catégorie de la maltraitance, la négligence, au travers de la canicule et de sa médiatisation, a probablement eu comme effet d&#039;élargir le champ recouvert par cette notion, contribuant ainsi à une évolution de la définition de la maltraitance. La négligence y prend désormais une place importante.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons décidé de nous pencher sur la période entre 1998 et 2006. Nous avons utilisé plusieurs articles de journaux romands (avant et après l&#039;été 2003), deux éditions (1998 et 2005) de la charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS) ainsi que des téléjournaux diffusés durant la canicule (juillet et août 2003).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre recherche se limite au niveau du canton de Genève. On parlera particulièrement de la négligence comme maltraitance. Nous allons commencer par donner un panel d&#039;informations sur les recherches et les réflexions menées (principalement sur la France) sur le sujet. Puis, nous comparerons les articles et les deux chartes afin de retirer un maximum d&#039;informations. Ces dernières se porteront  sur leurs nombres avant et après la canicule, sur leurs formes, leurs précisions, le vocabulaire employé, etc. Ensuite nous tenterons de faire des liens entre ces différents niveaux d&#039;analyse et ces différentes informations.&lt;br /&gt;
Nous essaierons également de voir comment les téléjournaux présenté lors de la canicule nous décrivent la situation et la norme à adopter pour ne pas être taxé de maltraitance ou de négligence, ainsi que la manière dont ils ont contribué à l&#039;évolution du terme de maltraitance...jusqu&#039;à la négligence. &lt;br /&gt;
Enfin, nous rencontrerons le Dr. Rapin, médecin chef et organisateur du colloque canicule ayant eu lieu en juin 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous apparait également important de mentionner deux autres limites. Tout d&#039;abord le fait que nous ne pouvons lire tout ce qui a été écrit sur le sujet, et que les articles que nous avons choisi pour l&#039;analyse ne sont pas les seuls et uniques pièces que nous avons trouvés. Et ensuite, et c&#039;est là la troisième limite d&#039;un travail portant sur le thème de la maltraitance,  s&#039;appuyer sur des statistiques représente une grande difficulté. En effet, il est très difficile de recenser les victimes de violence. Celles-ci ne sont pas toujours prêtes à en parler que cela soit par peur de représailles ou pour d&#039;autres raisons (telles que peur de l&#039;abandon, peur de briser un lien familial, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la prévalence de la maltraitance envers les personnes âgées au sein des institutions, Hugonot (1990) relève la difficulté d&#039;obtenir des statistiques précises. Il souligne qu&#039;il faut dans tous les cas prendre en compte que les cas décelés ne représentent qu&#039;un cinquième de la réalité: il y a donc une sous-estimation importante. Une raison de ce manque de données est que les observations de violences restent souvent à l&#039;intérieur d&#039;une institution. Le manque de témoignages, la dédramatisation par le personnel et la crainte pour la famille de dénoncer la maltraitance rendent l&#039;estimation de la fréquence réelle, difficile. Selon Hugonot, la violence envers les personnes âgées est masquée car elle est liée aux tabous et à la honte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce qu&#039;en disent les auteurs que nous avons lus ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définitions&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de poursuivre notre réflexion, il nous parait important de donner plusieurs définitions nécessaires à la compréhension du terme de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après le Conseil de l&#039;Europe (1990), la maltraitance envers les personnes âgées est définie ainsi: &amp;quot;Tout acte ou omission commis dans le cadre de la famille par un des membres, lequel porte atteinte à la vie, à l&#039;intégrité corporelle ou psychique, ou à la liberté d&#039;un autre membre de la famille ou qui compromet gravement le développement de sa personnalité et/ou nuit à sa sécurité financière&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après le Petit Larousse Illustré (1992), la maltraitance est &amp;quot;l&#039;action de traiter un être vivant avec violence, dureté; lui faire subir de mauvais traitements&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la classification de l&#039;association ALMA, l&#039;on peut distinguer deux formes de maltraitance, soit &#039;&#039;les maltraitance par action délibérée de nuire&#039;&#039; (d&#039;ordre financièr, psychologique, physique) et &#039;&#039;les maltraitances par omission&#039;&#039;, qui sont plus dissimulées et méconnues que les précédentes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les différents auteurs que nous avons lus s&#039;accordent pour distinguer plusieurs catégories de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039; dont la négligence fait parti: &lt;br /&gt;
* Physique (douleurs provoquées, privation d&#039;aliments et de boissons)&lt;br /&gt;
* Sexuelle&lt;br /&gt;
* Psychologique: entraînant des dépressions, confusions, insomnies, une mauvaise image de soi(à travers la dévalorisation de sa personne. Cela peut se caractériser par l&#039;émission de jugements de valeur négatif à son encontre) et peurs (menaces, insultes, privation de sécurité, de visites...). Selon Hugonot (1990), le langage insultant (langage injurieux et appellation de manière impersonnelle) est le sévices le plus souvent dénoncé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Matérielle ou financière&lt;br /&gt;
* Médicale (privation de médicaments ou augmentation de somnifères)&lt;br /&gt;
* Sociale ou civique&lt;br /&gt;
* Négligence active&lt;br /&gt;
* Négligence passive&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les ouvrages que nous avons parcourus de nombreux termes sont associés à la maltraitance:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La violence&#039;&#039;&#039;: la [[Violence]] et souvent synonyme de maltraitance. En effet, selon Bernard Marc la violence peut être: physique, psychologique,financière ou médicamenteuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;abus&#039;&#039;&#039;: Pour Hugonot (1990), cette catégorie concerne des contraintes physiques ou chimiques, des abus sexuels, des violences verbales et des exploitations financières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Le sévice&#039;&#039;&#039;: D&#039;après Hugonot (1990), ce terme désigne un acte de violence (dommages physiques et psychiques) ou une négligence grave (réduction de la santé) envers une personne de plus de 65 ans par son entourage proche. Ce terme serait proche de celui de violence et il engloberait donc tous les autres mots. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La négligence&#039;&#039;&#039;: Hugonot (1990) fait une différence entre la &#039;&#039;négligence passive&#039;&#039; et la &#039;&#039;négligence active&#039;&#039;. La première concerne la non-satisfaction des besoins quotidiens, le manque de soins et l&#039;attitude psychologique négative (affective et spirituelle). La deuxième est selon lui comparable aux abus (voir paragraphe &amp;quot;abus&amp;quot;). La négligence est considérée comme une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est spécifiquement sur ce dernier point que nous allons nous attarder.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Revue de littérature&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que l&#039;âge des personnes considérées comme vieillards a augmenté au fil du temps. En effet, dans l&#039;Antiquité les vieillards étaient ceux qui atteignaient l&#039;âge de 40 ans. Aujourd&#039;hui, un vieillard est quelqu&#039;un de plus de 70-80 ans, qui devient dépendant.&lt;br /&gt;
Selon la psychanalyste Evelyne Bertin (1999), notre société occidentale contemporaine n&#039;accorde pas de place à la vieillesse. La société refuse de penser à la vieillesse, cette dernière est &#039;&#039;tabou&#039;&#039;. L&#039;être humain a du mal à imaginer qu&#039;il va vieillir, c&#039;est quelque chose dont on ne parle pas, que l&#039;on ne veut pas imaginer, particulièrement dans notre société qui valorise la jeunesse. Selon elle, nous vivons dans un monde en perte de références. La famille en tant qu&#039;institution vit actuellement de grands changements, et nous vivons une époque de confusion des âges et des places dans la famille. L&#039;on ne pourrait penser la vieillesse qu&#039;en se situant dans une lignée, faite de générations ayant chacune leurs rôles.&lt;br /&gt;
Autrefois la vieillesse faisait partie de la société, elle avait une place dans l&#039;univers symbolique de la vie, mais l&#039;on vit actuellement dans une société où les rôles symboliques ont disparus, et où la [[Vieillesse]] est dévalorisée. En outre, selon Christian de Saussure, il n&#039;est plus rare de voir des familles qui s&#039;étendent sur quatre générations, les tensions et les conflits au sein de ces familles s&#039;en trouvent accrus et la génération des aînés en fait en quelque sorte les frais puisque bien souvent la famille s&#039;en désengage petit à petit. &lt;br /&gt;
Tous ces éléments pourraient expliquer les raisons qui font que les sociétés occidentales gèrent une partie des personnes âgées sur le mode de l&#039;exclusion à travers le placement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui est du problème de la maltraitances des personnes âgées, E. Bertin (1999) relève deux axes de réflexion &#039;&#039;Le déni de la mort dans les sociétés occidentales&#039;&#039; ainsi que &#039;&#039;L&#039;augmentation de la banalisation du mal.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que le phénomène de maltraitance n&#039;est pas nouveau dans sa nature, mais par sa fréquence (augmentation des victimes et des agresseurs). Il montre par exemple des prières d&#039;un vieillard abandonné et d&#039;un vieillard qui ne peut pas s&#039;enfuir dans des situations difficiles de 1689.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est dès les années 1980 que dans les pays francophones la question du tabou de la maltraitance des personnes âgées fût soulevée. On commence à parler de certains comportements, de certaines gestes et de certains propos profondément maltraitants pour la personne âgée bien souvent complètement dépendante de l&#039;autre.&lt;br /&gt;
Le sujet commençait à peine à être traité que les milieux de professionnels concernés essayaient de faire taire ce qui était soulevé, chacun essayant de préserver son institution de toutes accusations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, dans le livre &#039;&#039;Touche pas à tes vieux&#039;&#039;, un autre point est soulevé. Alors que de nombreuses personnes s&#039;attèlent à dénoncer la maltraitance des personnes âgées, celles-ci commencent à se rendre compte que les gestes, les propos et les comportements qu&#039;ils dénoncent ne sont pas les faits de monstres et qu&#039;eux-mêmes commettent ce genre d&#039;actes. Dénoncer ces gestes revient à se dénoncer soi-même, cette constatation va faire diminuer la volonté de parler de ce problème. Pour ces deux raisons, le sujet fut donc un peu moins traité.&lt;br /&gt;
Hugonot souligne notamment l&#039;ignorance en France concernant ce sujet et, en rapport avec cela, le manque d&#039;intérêt des médias. E. Bertin (1999), également, reproche à la société et au monde politique de faire comme si la maltraitance des personnes âgées n&#039;existait pas. Elle dénonce aussi cette habitude de montrer une vitrine parfaite: &amp;quot;&#039;&#039;Les images que les médias nous présentent sur la vieillesse sont le plus souvent des images d&#039;exception. Les sujets âgés maltraités ou déshumanisés sont interdits de cité dans le monde médiatique.&#039;&#039;&amp;quot;(p.14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons également, comme le souligne E.Bertin, que notre société actuelle est celle de &#039;&#039;l&#039;image&#039;&#039;. Pour qu&#039;une cause soit entendue, elle doit être médiatisée. Ce qui peut poser problème dans le cas de violence touchant des personnes âgées quant leurs conditions physiques et psychiques les prédisposent plus à l&#039;isolement qu&#039;à la protestation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, parallèlement à ces condamnations, de nombreux témoignages voient le jours. Des personnes âgées trouvent la force de raconter les violences qu&#039;ils subissent...et ils ne baissent pas les bras.De plus, dans son livre, Hugonot nomme plusieurs congrès européens sur le sujet de la maltraitance des personnes âgées. Aussi, cette problématique ne disparaît-elle pas. La question de la maltraitance des personnes âgées apparaît dès lors comme un nouveau problème social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nos lectures, n’abordent pas directement le concept de négligence, mais tous les auteurs que nous avons lus considèrent la négligence comme étant une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
Concernant la canicule et ses effets, aucun de ces ouvrages n’en fait mention. Cella est dû pour une part au faite que les livres lus ont dû être choisi avant que le thème de l’étude ne soit précisé. De plus, nous avons pus constaté à travers notre recherche, que le lien entre négligence et canicule ne semble pas avoir beaucoup été abordé et approfondi dans la littérature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectif de la recherche ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Définir les facteurs impliquant l’évolution récente (entre 1998 et 2006) de la définition de la maltraitance des personnes âgées et plus particulièrement la question de la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hypothèse de recherche: Les conséquences de la canicule de l&#039;été 2003 et leurs médiatisations auraient contribués à un tournant de la définition de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthode ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de vérifier notre hypothèse, soit l&#039;effet de la canicule 2003 sur la définition de la maltraitance, nous allons analyser et comparer le contenu de deux chartes d&#039;instituitions, d&#039;articles de presse et d&#039;extraits de téléjournaux. &lt;br /&gt;
En ce qui concerne les chartes, nous allons vérifier s&#039;il y a eu des modifications au niveau des articles de loi au sein des institutions et des modifications au niveau de la terminologie employée. &lt;br /&gt;
Le but de la comparaison des articles de presse est de voir s&#039;il y a eu des changements dans la manière d&#039;informer la population sur le problème de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Enfin, l&#039;analyse des téléjournaux devra nous permettre d&#039;analyser le type de langage utilisé en lien avec la canicule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Limites de la méthode &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la comparaison des articles de presse, nous nous sommes rendus compte qu&#039;il est très difficile d&#039;accéder aux articles pertinents pour cette démarche. Il est possible que les articles choisis ne soient pas tout à fait représentatifs de la manière dont la presse traite de la problématique de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, tant lors de nos recherches dans les archives de la TSR que dans la base de données Swissdox, nous avons constaté que le nombre de documents (TJ, émissions, reportages spéciaux, articles, dossiers, etc.) abordant le problème du sort des personnes âgées avait augementé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
Nous pourrions émettre l&#039;hypothèse que la canicule fut un tremplin, voire un très bon &amp;quot;fait divers&amp;quot; pour parler de la situation des personnes âgées dans notre société. Ce sujet fut traité plus qu&#039;abondament durant la canicule et juste après, puis régulièrement à l&#039;arrivée de l&#039;été les années suivantes. Il nous parait intéressant de relever la manière dont les médias se sont emparés d&#039;un sujet d&#039;actualité pour en faire un problème social. &lt;br /&gt;
Il faut peut-être garder à l&#039;esprit qu&#039;un des buts premiers des médias, comme développé dans les cours du professeur Payet (&#039;&#039;Introduction à la sociologie de l&#039;éducation&#039;&#039;)et hormis l&#039;aspect d&#039;information, est de faire le plus possible d&#039;audimat ou de lecteurs en accrochant les téléspectateurs par des évènements &amp;quot;chocs&amp;quot;. Les médias ont tendance à s&#039;emparer d&#039;un problème social (ici la condition des personnes âgées et la maltraitance) pour en faire un fait médiatique. Ce processus est facilité dès lors qu&#039;un problème concerne un grand nombre de personnes. Ce qui est le cas avec les personnes âgées puisque chacun en a au moins une dans son entourage ou dans sa famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Aspect quantitatif &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue quantitatif, nous avons pu constater que le nombre d&#039;articles paru dans la presse romande (24 heures, Tribune de Genève, le Matin, le Temps, L&#039;Hebdo) avant la canicule avaient doublé après ce phénomène. Nous avons trouvé environ onze articles dans la période de 1998 à 2003 et vingt de 2003 à 2006. On constate de même pour les téléjournaux. Le nombre de TJ abordant le problème du sort des personnes agées a triplé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
L&#039;apparition d&#039;un réglement d&#039;application dans la charte de 2005 est un ajout pouvant montrer l&#039;importance donnée à la problématique de la maltraitance. Il apporte une définition beaucoup plus stricte des droits et des compétences du conseil éthique. Cela pourrait refléter le soucis de la fegems de lutter contre le problème de la maltraitance en institution en donnant un pouvoir de contrôle plus grand au conseil éthique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contenu et évolution des termes employés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les trois types de documents que nous avons analysés nous n&#039;avons pas constaté de grandes différences entre les deux périodes. Les définitions de la maltraitance données dans les articles de journeaux restent les mêmes avant et après la canicule. Le terme de négligence est employé dans quelques articles avant et après l&#039;été 2003 et sa signifiation ne semble pas avoir changé. La négligence est mentionnée comme une catégorie de la maltraitance et n&#039;est dans aucun article expliquée davantage. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du contenu des articles, nous avons constaté que les changements suite à la canicule n&#039;ont pas été très importants. Nous émettons donc l&#039;hypothèse que la problématique de la maltraitance, quoiqu&#039;elle ait suscité plus d&#039;intérêt par la presse après la canicule (nombre d&#039;articles), est traité de la même façon avant et après l&#039;été 2003.&lt;br /&gt;
Il est tout de même important de signaler que les articles publiés après 2003 montrent des statistiques selon lesquelles il y aurait entre 5 et 20% de personnes âgées victimes de maltraitance en Suisse (env. 60&#039;000 cas par an). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne les TJ, il est intéressant de noter que celles datant de l&#039;été 2003, période de la canicule, n&#039;abordent quasiment pas la situation en Suisse, mais parlent d&#039;effets désastreux en France. C&#039;est seulement un an plus tard que l&#039;on avance les premiers chiffres concernant la Suisse. Il semble qu&#039;elle aie sous estimé les conséquences de la canicule pour ses personnes âgées. La différence de terminologie et d&#039;approche de la situation entre 2003 et 2004 est flagrante lorsque le journaliste parle de l&#039;été 2003 en disant: &amp;quot;Lever le voile sur la canicule n&#039;était pas encore de saison!&amp;quot;.  &lt;br /&gt;
La canicule finira par être abordée comme une routine. Peut-on avancer qu&#039;en une année un fait, unique en son genre et non constaté auparavant, puisse devenir une habitude? Ou plutôt sous entend-t-on que c&#039;est la vigilance qui devient désormais une habitude?&lt;br /&gt;
Nous avons également remarqué que dans tous les TJ que nous avons visionnés, il n&#039;est jamais fait mention du terme de &amp;quot;négligence&amp;quot; ou de &amp;quot;maltraitance&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Pourrait-on aller jusqu&#039;à dire que c&#039;est bien là une forme de tabou? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La comparaison des deux éditions de la charte ne nous a pas amené à constater de grands changements ; que cela soit dans le vocabulaire utilisé, les buts fixés, les engagements, etc.&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons mentionné auparavant, le seul aspect nouveau, dans l&#039;édition adoptée en janvier 2005, est l&#039;ajout d&#039;un réglement d&#039;application qui &amp;quot;régit les modalités d&#039;application de la Charte éthique de la Fegems, à savoir l&#039;organisation de l&#039;autorité compétente pour veiller à l&#039;application de la Charte et examiner les requêtes&amp;quot;. C&#039;est le &amp;quot;Conseil éthique&amp;quot; (constitué de membres élus par l&#039;assemblée générale de la Fegems) qui veillera à la bonne application de la Charte. Ce conseil est déjà présent dans la première édition de la charte et les buts qui lui sont attribués dans cette première édition sont les même que dans celle datant de 2005. Toutefois, l&#039;apparition d&#039;un &amp;quot;réglement d&#039;application&amp;quot; dans cette dernière apporte une définition plus précise et ciblée de son rôle et de ses droits. Ceci peut être interprêté comme la volonté de disposer d&#039;un organe de contrôle plus performant pour lutter contre les cas de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements ou modifications&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Même si nous ne pouvons pas parler de changements significatifs qui valideraient notre hypothèses, nous avons trouvez quelques modifications, lors de notre recherche dans nos différents supports, qui nous sont apparues pertinentes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les associations et les spécialistes qui s&#039;intéressent au sujet de la maltraitance des personnes âgées ne semblent pas avoir changé leur discours. L&#039;unique changement pourrait être que les journaux et les  TJ accordent plus d&#039;importance aux moyens de prévention. Il y a une différence dans les démarches à prendre pour combattre la maltraitance. Serait- ce peut-être pour combler certaines lacunes du système romand? ( articles publiés après 2003)&lt;br /&gt;
En 1999 on évoquait le souhait de créer une ligne téléphonique pour donner la possibilité aux personnes âgées de se confier. En 2004, le journal 24Heures évoque la création d&#039;une telle permanence téléphonique par l&#039;association Alter Ego. On évoque également, en 1999, l&#039;existence d&#039;une brochure (préventive) au canada. En 2005, le matin dimanche évoque la publication de cette brochure.  Serait-ce une conséquence de la canicule?&lt;br /&gt;
Il est difficile de tirer des conclusions sur la base de ces observations, car les articles choisis ne représentent pas forcément la meilleur manière de traiter ce phénomène dans la presse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains changements peuvent toutefois être constatés dans la désignation de la maltraitance bien qu&#039;il est possible qu&#039;ils soient simplement liés à notre choix d&#039;articles. Par exemple, le manque de personnel dans les structures de prise en charge et les formations insuffisantes de certains employés sont désignés comme origine de la maltraitance dans certains articles datants de la première periode que nous avions choisis d&#039;étudier. Dans les articles de la deuxième période, les problèmes liés au manque d&#039;effectif ne sont pas pris en compte, laissant la place à l&#039;évocation d&#039;autres facteurs. FAUDRAIT-IL METTRE LESQUELS? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, une grande place semble désormais attribuée à la prévention. Le téléjournal du 9 juin 2004 nous informe par exemple qu&#039;un colloque sur le thème de la canicule a été organisé, dans un but d&#039;information et de prévention, par le Professeur Rapin à Genève en juin 2004.&lt;br /&gt;
Dans une autre émission encore, nous suivons une infirmière qui ne s&#039;était absolument pas inquiété des effets de la canicule et qui découvrait pour la première fois, à la demande des journalistes, l&#039;augmentation relativement marquée du nombre de décès pour le mois d&#039;août 2003 en comparaison avec les chiffres d&#039;août 2002. C&#039;est bien 10% d&#039;augmentation que l&#039;on peut constater. On constate donc bel et bien une grande préocupation quant à la prévention des conséquences désastreuses que peut engendrer une canicule. Les mêmes erreurs ne doivent pas se reproduire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
De manière générale nous n&#039;avons pas constaté d&#039;évolution dans les termes. Cependant, une évolution marquée peut être relevée au niveau quantitatif. La forte médiatisation qu&#039;a suscité la canicule et les problèmes qu&#039;elle a soulevé est vraissemblablement à l&#039;origine de cet accroissement des articles traitant du sujet de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Questionnements et redéfinitions ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Que dire de l&#039;évolution des notions? &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si dans les documents que nous avons analysés nous ne sommes pas parvenus à retirer d&#039;évolutions marquantes de la terminologie employée, ceci nous a permis d&#039;émettre de nouvelles hypothèses et de nous repositionner par rapport à notre question de départ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point que l&#039;on peut relever en terme d&#039;évolution est sans doute ce passage d&#039;une approche anecdodtique de la maltraitance des personnes âgées dans les années précédant la canicule (quelques cas extrêmes d&#039;EMS particuliers) à l&#039;approche actuelle, plus systématique (formations et conférences organisées sur le thème). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous parait peut être donc plus judicieux de parler d&#039;une évolution des mentalités plus que de la terminologies, dans le sens où il est devenu possible de parler des notions de maltraitances, de négligences et d&#039;abus. Depuis plusieurs dizaines d&#039;années quelques professionnels tels que le Professeur Rapin oeuvrent pour faire passer les informations néccessaires à la prévention et à la dénonciation de ces actes. Après énormément de patience, un Temps Présent fu tourné sur la question, plusieurs articles paraissent ensuite dans différents journaux &amp;quot;tout publics&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, avec l&#039;arrivée de la canicule, les médias s&#039;emparent d&#039;un réel fait médiatique et traite de la question lors de tous les TJ (ou presque) lors (et à l&#039;approche) de l&#039;été.&lt;br /&gt;
Il est intéressant de revenir sur l&#039;angle d&#039;approche de notre hypothèse de recherche dans le sens où ce lien entre négligence et canicule n&#039;a pas réellement été fait (propos du Professeur Rapin). Un des phénomènes que nous avons vu apparaître lors de la canicule était une sorte de fatalisme quant à la situation. &amp;quot;Il faisait trop chaud, mais tout le monde avait trop chaud. De toutes manières on ne pouvait rien faire de plus que de constater&amp;quot; (Rapin, mercredi 31 mai 2006). Il nous semble qu&#039;en effet le lien le plus important que nous pouvons faire en terme de négligence est bien un lien avec le déni. En effet, tant le discours des professionnels jugeant que tout allait très bien en Suisse, que celui des médias (dénonçant ce qui se passait chez nos voisins) montre bien un déni du problème qui apparaissait pourtant sous leurs yeux. Ne pas reconnaître qu&#039;il y a un problème est bien le dénier. Le déni est donc une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Revenons sur la question de la négligence. Si ce terme nous est apparu comme une évolution de définition de la maltraitance et comme cette hypothèse n&#039;a pu être vérifée dans le cadre de notre recherche, nous avons été amené à une nouvelle hypothèse: le terme de négligence a peut-être effectivement évolué lui-même dans sa définition. &lt;br /&gt;
Nous avançons l&#039;idée que la définition de la maltraitance aurait subie un élargissement de définition. Par ce fait, beaucoup plus d&#039;actions ou de &amp;quot;non-actions&amp;quot; entreraient sous ce concept de négligence. Ainsi on pourrait effectivement constater une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
Malheureusement notre recherche ne nous permet pas de vérifier cette hypothèse. Cependant, si l&#039;on regarde les chiffres donnés par RIFVEL (Réseau Internet Francophone Vieillir En Liberté)en 2002 quant à la répartition des différentes catégories de maltraitance, on note 8% de cas de négligence. Par ailleurs, en regardant les chiffres avancés par ALMA France en 2003 on constate une augmentation des cas de négligences avec 23,2%. Si les 2 sources ne sont pas les mêmes, il est toutefois possible de les comparer dans le sens où en 2003 la négligence apparait très clairement comme catégorie principale de la maltraitance, alors qu&#039;en 2002 la négligence est la plus petite catégorie de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Est-ce là une marque de l&#039;évolution de cette catégorie qu&#039;est la négligence, la question reste ouverte puisque nous ne pouvons que constater ce phénomène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Les médias: promotteurs d&#039;un problème social &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre rencontre avec le professeur Rapin, nous avons également échangé sur la question des médias et de leurs effets. M. Rapin relève un évènement marquant et déclencheur: la pénurie de cercueil à Paris en août 2003. Il parle d&#039;un &amp;quot;effet télégénique&amp;quot; que nous avons pu relever dans les téléjournaux datant de la période de la canicule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pensons qu&#039;il est intéressant de voir sous 2 aspects les médias. Tout d&#039;abord, comme non intéressés d&#039;un problème social sérieux et important: le bien être et la santé des personnes âgées. Pendant de nombreuses années le Professeur Rapin et ses collègues tantèrent de les faire parler de cette question. Il apprait clair que les médias touchent une énorme partie de la population. Le journal télévisé est suivi par des milliers de téléspectateurs sans compter les lecteurs des divers quotidiens. Lors de la canicule, les médias se sont appropriés un problème de société et l&#039;on dénoncé. Cependant il est intéressant de rappeler que la &amp;quot;prise de conscience&amp;quot; de la part de tous ne fût qu&#039;en 2004 lorsque les chiffres de la &amp;quot;heat wave&amp;quot; parurent. 1000 décès furent recensés durant l&#039;été 2003. Donc, si l&#039;on parle de négligence, on peut relever la négligence des divers médias ne faisant pas état d&#039;une &amp;quot;dramatique réalité&amp;quot; (Professeur Rapin) qu&#039;est la maltraitance. En effet, refuser de passer l&#039;information concernant les conseils et les recommandations l&#039;été arrivant est une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autres part, on peut voir les médias comme promoteurs d&#039;un problème social. Les analyser relèvent donc un intérêt particulier dans le sens où ils sont révélateurs de l&#039;évolution de la perception d&#039;un problème. Nous pourrions relever de nombreux écrits sur la problématique de la construction d&#039;un problème social par les médias et des mécanismes mis en oeuvres pour se faire, mais ce n&#039;est pas ici le sujet de notre travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Situation actuelle &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la canicule a participé à la mise en place de certaines structures d&#039;aides, ce n&#039;est pas réellement elle qui les a initiées. Ces structures sont extrêmement importantes et un suivi des personnes portant plainte est nécessaire.&lt;br /&gt;
Certains &amp;quot;plan canicule&amp;quot; ont été mis en place, des fonds ont été débloqués pour ces fins là...cependant dans de nombreux établissements personne n&#039;est venu demander ce financement pourtant disponible! A nouveau c&#039;est le déni qui prédomine...&amp;quot;Rien ne s&#039;est passé ici&amp;quot;, &amp;quot;Comment s&#039;est passé la canicule dans mon établissement? Sans problème!&amp;quot; voici le genre d&#039;échanges que nous a rapporté le Professeur Rapin auxquels il répond clairement: &amp;quot;Si on ne regarde pas, on ne peut pas voir&amp;quot;! Pour pouvoir relever et lutter contre un problème il faut avant tout le voir, et pour le voir il faut regarder. Il est extrêmement difficile d&#039;accepter et d&#039;avouer la réelle catastrophe qu&#039;est la maltraitance des personnes âgées. Pourtant il y aurait de quoi dire...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la nouvelle charte de la FEGEMS un accent est mis sur la formation du personnel. Ce point est essentiel et pourtant, quasiment aucune formation n&#039;a lieu dans les différents EMS de Genève sur la question de la maltraitance des personnes âgées. D&#039;autre part, il est important de relever une réelle différence entre les &amp;quot;résidents&amp;quot; des EMS d&#039;il y a quelques années et ceux d&#039;aujourd&#039;hui. Auparavant on venait dans les EMS de son plein gré, pour finir tranquillement sa vie entourée. Aujourd&#039;hui, les personnes entrant dans les maisons de retraite arrivent en général de l&#039;hôpital et ont des traitements médicaux à suivre. Ceci nécessite également une formation sur le traitement de la douleur. Là également la question de la négligence reste pertinente: &amp;quot;laisser avoir mal une personne c&#039;est la négliger, surtout lorsque des médicaments et autres remèdes existent&amp;quot; (Rapin, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, il est important de mentionner également que certains établissements ont fait énormément dans le sens de la prévention et de la formation. Les choses ont un peu bougées de manière générale. On peut dénoncer le problème de la maltraitance des personnes âgées sans risquer de perdre sa place (comme De Saussure - après son livre [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]). Cependant: &amp;quot;il ne faut pas faire peur aux vieux&amp;quot; est une phrase à laquelle le Professeur Rapin se heurte régulièrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Retour sur la problématiques, les questions de recherche &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après notre recherche nous ne pouvons pas tirer de conclusions exaustives, car il nous aurait fallu plus de temps pour satisfaire pleinement notre objectif. La négligence peut être pris comme synonime d&#039;abus. Elle est, si on peut le dire, un sous chapitre du grand phénoméne de la maltraitance. La négligence a été toujours present dans notre société, notre réalité, laquelle avait les yeux fermé devant le problème des personnes âgées. Nos hypothèse ont été en grand partie verifiée soit par l&#039;évolution de notre article soit par l&#039;eterview avec le professeur Rapin (mercredi, 31 mai 2006). La canicule du 2003 a été effectivement le moyen pour en parler plus. Ce phénoméne a permis de briser petit à petit le silence autour d&#039;une problèmatique sociétale. En effet en Suisse le problème de la maltraitance des personnes âgées a été conçu comme problème sociale après les statistiques des décès pendant l&#039;été 2003. Comme on a vu pendant l&#039;analyse de notre recherche, on a toujours nié le problème de maltraitance des personnes âgées en augmentant une sorte de négligence societale. En effet on critiquait les nations autour de nous, en soutenant que chez nous tout allaittrès bien. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que la négligence n&#039;est pas une évolution du terme de maltraitance mais plutôt la conséquence de l&#039;augmentation du nombre de fois où l&#039;on aborde la question de la maltraitance. Peut-être pourrait-on dire que du fait de cette reprise incessante de ce thème, nous sommes plus attentifs aux faits et gestes qui pourraient s&#039;inscrire dans la maltraitance. En étant plus attentifs à cela, on en vient à parler de négligence et à l&#039;inscrire dans la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Autocritiques et perspectives &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective de la négligence comme maltraitance, il nous faut tout de même soulever les abus et les dérives de cette terminologie. Il nous semble que par cette association de terme, tout acte est devient potentiellement négligent...&lt;br /&gt;
Par exemple: ne pas donner à boire à une personne âgée est une forme de négligence/maltraitance, mais la forcée à boire l&#039;est également car ceci va à l&#039;encontre de sa propre volonté. Il serait important, à notre avis, de faire des nuances entre les différences formes de maltraitance et de négligence (ce qui a commencé à être fait dans les associations telles que ALMA France ou Alter Ego)et d&#039;être clair avec les intérvenants par rapport à leurs devoirs et obligations professionnelles. Il ne faut oublier qu&#039;ils doivent prendre soin de ces personnes, qu&#039;un code de déontologie existe et que&#039;une grande question reste à être abordée et clarifiée: Qu&#039;est-ce qui doit primer lorsque ces 2 points s&#039;opposent; le choix et la volonté de la personne âgée ou le devoir professionnel face à une personne qui met sa vie en danger?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
les questions liées à la négligence et ces différentes formes, pourrait être abordées à travers une discussion et un travail sur l&#039;éthique professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Remerciements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions le Professeur Charles-Henri Rapin pour sa précieuse aide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions également la Professeure Martine Ruchat de nous avoir permis de vivre l&#039;expérience d&#039;intelligence collective et par là-même de découvrir les difficultés méthodologiques auxquelles les chercheurs sont souvent confrontés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Livres &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Bertin, Evelyne (1999) Gérontologie, psychanalyse et déshumanisation : silence vieillesse... Paris : L&#039;Harmattan]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Gavillet&amp;amp;Grandrieux, Laurence&amp;amp;Véronique (2006) Ne touche pas à tes vieux, regards sur la maltraitance familiale des personnes âgées. Genève: IES Editions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Hugonot, Robert (1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres.]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Masson, Maltraitances et violences, Sous la direction de Bernard Marc, article de Franck Dibouës, Paris (2004)]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Yves Geneste (2004). Silence on frappe, De la maltraitance à la bientraitance des personnes âgées: Imagine]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Articles &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Avant la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (06.10.1999). MALTRAITANCE : LES PERSONNES ÂGÉES SE REBIFFENT:&lt;br /&gt;
Dépasser les clichés pour mieux combattre la violence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin (8.6.2000). EMS: un bilan alarmant - une étude entreprise à Genève montre que les conditions de vie se dégradent rapidement pour les résidents. La faute, d&#039;abord, au manque de personnel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (27.2.2002). MAISONS DE RETRAITE : GROSSE COLÈRE DU SSP ET DES USAGERS: «La maltraitance continue dans les EMS» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (8.4.2003). La maltraitance envers les aînés existe. Reste à en parler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Après la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (21.2.2004). Les aînés maltraités préoccupent Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (2.12.2004). La maltraitance des seniors en question. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin Dimanche (6.11.2005). Humiliations, injures, coups...le 3e âge relève parfois du calvaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (1.12.2005). Personnes âgées maltraitées: un tabou à briser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Hebdo (20.04.2006). Maltraitance des personnes âgées: les lacunes romandes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Téléjournaux &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    12 août 2003, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeudi    14 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    26 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mercredi 09 juin 2004, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Chartes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS): Editions 1998 et 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Revenir sur&#039;&#039; [[articles]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=3955</id>
		<title>L&#039;évolution récente de la définition de la maltraitance des personnes âgées</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=3955"/>
		<updated>2006-06-09T14:35:31Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : /* Bibliographie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039; Ont écrit cet article... &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tatiana CAVAGLIANI - Sarah GROSSNIKLAUS - Stefania RODRIGUEZ - Mélanie SAVOY - Germain VON DER MUEHL - Valérie SCHAUDER&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A propos des concepts de maltraitance et de négligence ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de traiter de la maltraitance des [[Personnes âgées]] car ce thème est bien trop souvent laissé pour compte. On entend souvent parler d&#039;enfants maltraités, de femmes battues, mais rarement de personnes âgées maltraitées.&lt;br /&gt;
De plus, lorsque nous pensons à [[Maltraitance]], notre sens commun a tendance à nous renvoyer directement au sens de la maltraitance physique. Coups, blessures, séquestration...mais aujourd&#039;hui, lorsque l&#039;on rencontre le monde insitutionnel c&#039;est la [[Négligence]] qui semble être devenue une forme perfide de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de nous baser sur la canicule de 2003 pour cibler notre recherche. En effet, lors de cet été 2003, environ 1000 personnnes âgées sont décédées en Suisse par suite de la chaleur, du manque d&#039;hydratation, etc. On a alors reproché aux proches et aux insitutions de ne pas avoir suffisament su être à l&#039;écoute et préter attention au nombre de verres d&#039;eau que chaque personne devait boire par jour. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons décidé de nous pencher sur la période entre 1998 et 2006. Nous avons utilisé plusieurs articles de journaux romands (avant et après l&#039;été 2003), deux éditions (1998 et 2005) de la charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS) ainsi que des téléjournaux diffusés durant la canicule (juillet et août 2003).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre recherche se limite au niveau du canton de Genève. On parlera particulièrement de la négligence comme maltraitance. Nous allons commencer par donner un panel d&#039;informations sur les recherches et les réflexions menées (principalement sur la France) sur le sujet. Puis, nous comparerons les articles et les deux chartes afin de retirer un maximum d&#039;informations. Ces dernières se porteront  sur leurs nombres avant et après la canicule, sur leurs formes, leurs précisions, le vocabulaire employé, etc. Ensuite nous tenterons de faire des liens entre ces différents niveaux d&#039;analyse et ces différentes informations.&lt;br /&gt;
Nous essaierons ensuite de voir comment les téléjournaux présenté lors de la canicule nous décrivent la situation et la norme à adopter pour ne pas être taxé de maltraitance ou de négligence. Comment ils ont contribué à l&#039;évolution de ce terme de maltraitance...jusqu&#039;à la négligence. &lt;br /&gt;
Enfin, nous rencontrerons le Dr. Rapin, médecin chef et organisateur du colloque canicule ayant eu lieu en juin 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous apparait également important de mentionner deux autres limites: tout d&#039;abord le fait que nous ne pouvons lire tout ce qui a été écrit sur le sujet, et que les articles que nous avons choisi pour l&#039;analyse ne sont pas les seuls et uniques pièces que nous avons trouvés. De plus, et c&#039;est là la troisième limite d&#039;un travail portant sur le thème de la maltraitance,  s&#039;appuyer sur des statistiques représente une grande difficulté. En effet, il est très difficile de recenser les victimes de violence. Celles-ci ne sont pas toujours prêtes à en parler que cela soit par peur de représailles ou pour d&#039;autres raisons (telles que peur de l&#039;abandon, peur de briser un lien familial, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la prévalence de la maltraitance envers les personnes âgées au sein des institutions, Hugonot (1990) relève la difficulté d&#039;obtenir des statistiques précises. Il souligne qu&#039;il faut dans tous les cas prendre en compte que les cas décelés ne représentent qu&#039;un cinquième de la réalité: il y a donc une sous-estimation importante. Une raison de ce manque de données est que les observations de violences restent souvent à l&#039;intérieur d&#039;une institution. Le manque de témoignages, la dédramatisation par le personnel et la crainte pour la famille de dénoncer la maltraitance rendent l&#039;estimation de la fréquence réelle, difficile. Selon Hugonot, la violence envers les personnes âgées est masquée car elle est liée aux tabous et à la honte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une étude effectuée aux Etats-Unis montre que 4,7 % de 2020 personnes de plus de 65 ans sont victimes de sévices (en famille et en institution). &lt;br /&gt;
En Finlande et en Norvège, 2 à 5% des personnes âgées seraient brutalisées par leur famille.&lt;br /&gt;
Selon une étude en Suède, des soignants sont désignés comme auteurs de sévices dans 25% des cas dénoncés. Il faut donc s&#039;intéresser à la maltraitance au sein des institutions!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce qu&#039;en disent les auteurs que nous avons lus ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définitions&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de poursuivre notre réflexion, il nous parait important de donner plusieurs définitions nécessaires à la compréhension du terme de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après le Conseil de l&#039;Europe (1990), la maltraitance envers les personnes âgées est définie ainsi: &amp;quot;Tout acte ou omission commis dans le cadre de la famille par un des membres, lequel porte atteinte à la vie, à l&#039;intégrité corporelle ou psychique, ou à la liberté d&#039;un autre membre de la famille ou qui compromet gravement le développement de sa personnalité et/ou nuit à sa sécurité financière&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après le Petit Larousse Illustré (1992), la maltraitance est &amp;quot;l&#039;action de traiter un être vivant avec violence, dureté; lui faire subir de mauvais traitements&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la classification de l&#039;association ALMA, l&#039;on peut distinguer deux formes de maltraitance, soit &#039;&#039;les maltraitance par action délibérée de nuire&#039;&#039; (d&#039;ordre financièr, psychologique, physique) et &#039;&#039;les maltraitances par omission&#039;&#039;, qui sont plus dissimulées et méconnues que les précédentes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les différents auteurs que nous avons lus s&#039;accordent pour distinguer plusieurs catégories de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039; dont la négligence fait parti: &lt;br /&gt;
* Physique (douleurs provoquées, privation d&#039;aliments et de boissons)&lt;br /&gt;
* Sexuelle&lt;br /&gt;
* Psychologique: entraînant des dépressions, confusions, insomnies, une mauvaise image de soi(à travers la dévalorisation de sa personne. Cela peut se caractériser par l&#039;émission de jugements de valeur négatif à son encontre) et peurs (menaces, insultes, privation de sécurité, de visites...). Selon Hugonot (1990), le langage insultant (langage injurieux et appellation de manière impersonnelle) est le sévices le plus souvent dénoncé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Matérielle ou financière&lt;br /&gt;
* Médicale (privation de médicaments ou augmentation de somnifères)&lt;br /&gt;
* Sociale ou civique&lt;br /&gt;
* Négligence active&lt;br /&gt;
* Négligence passive&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les ouvrages que nous avons parcourus de nombreux termes sont associés à la maltraitance:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La violence&#039;&#039;&#039;: la [[Violence]] et souvent synonyme de maltraitance. En effet, selon Bernard Marc la violence peut être: physique, psychologique,financière ou médicamenteuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;abus&#039;&#039;&#039;: Pour Hugonot (1990), cette catégorie concerne des contraintes physiques ou chimiques, des abus sexuels, des violences verbales et des exploitations financières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Le sévice&#039;&#039;&#039;: D&#039;après Hugonot (1990), ce terme désigne un acte de violence (dommages physiques et psychiques) ou une négligence grave (réduction de la santé) envers une personne de plus de 65 ans par son entourage proche. Ce terme serait proche de celui de violence et il engloberait donc tous les autres mots. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La négligence&#039;&#039;&#039;: Hugonot (1990) fait une différence entre la &#039;&#039;négligence passive&#039;&#039; et la &#039;&#039;négligence active&#039;&#039;. La première concerne la non-satisfaction des besoins quotidiens, le manque de soins et l&#039;attitude psychologique négative (affective et spirituelle). La deuxième est selon lui comparable aux abus (voir paragraphe &amp;quot;abus&amp;quot;). La négligence est considérée comme une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est spécifiquement sur ce dernier point que nous allons nous attarder.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Revue de littérature&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que l&#039;âge des personnes considérées comme vieillards a augmenté au fil du temps. En effet, dans l&#039;Antiquité les vieillards étaient ceux qui atteignaient l&#039;âge de 40 ans. Aujourd&#039;hui, un vieillard est quelqu&#039;un de plus de 70-80 ans, qui devient dépendant.&lt;br /&gt;
Selon la psychanalyste Evelyne Bertin (1999), notre société occidentale contemporaine n&#039;accorde pas de place à la vieillesse. La société refuse de penser à la vieillesse, cette dernière est &#039;&#039;tabou&#039;&#039;. L&#039;être humain a du mal à imaginer qu&#039;il va vieillir, c&#039;est quelque chose dont on ne parle pas, que l&#039;on ne veut pas imaginer, particulièrement dans notre société qui valorise la jeunesse. Selon elle, nous vivons dans un monde en perte de références. La famille en tant qu&#039;institution vit actuellement de grands changements, et nous vivons une époque de confusion des âges et des places dans la famille. L&#039;on ne pourrait penser la vieillesse qu&#039;en se situant dans une lignée, faite de générations ayant chacune leurs rôles.&lt;br /&gt;
Autrefois la vieillesse faisait partie de la société, elle avait une place dans l&#039;univers symbolique de la vie, mais l&#039;on vit actuellement dans une société où les rôles symboliques ont disparus, et où la [[Vieillesse]] est dévalorisée. En outre, selon Christian de Saussure, il n&#039;est plus rare de voir des familles qui s&#039;étendent sur quatre générations, les tensions et les conflits au sein de ces familles s&#039;en trouvent accrus et la génération des aînés en fait en quelque sorte les frais puisque bien souvent la famille s&#039;en désengage petit à petit. &lt;br /&gt;
Tous ces éléments pourraient expliquer les raisons qui font que les sociétés occidentales gèrent une partie des personnes âgées sur le mode de l&#039;exclusion à travers le placement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui est du problème de la maltraitances des personnes âgées, E. Bertin (1999) relève deux axes de réflexion &#039;&#039;Le déni de la mort dans les sociétés occidentales&#039;&#039; ainsi que &#039;&#039;L&#039;augmentation de la banalisation du mal.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que le phénomène de maltraitance n&#039;est pas nouveau dans sa nature, mais par sa fréquence (augmentation des victimes et des agresseurs). Il montre par exemple des prières d&#039;un vieillard abandonné et d&#039;un vieillard qui ne peut pas s&#039;enfuir dans des situations difficiles de 1689.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est dès les années 1980 que dans les pays francophones la question du tabou de la maltraitance des personnes âgées fût soulevée. On commence à parler de certains comportements, de certaines gestes et de certains propos profondément maltraitants pour la personne âgée bien souvent complètement dépendante de l&#039;autre.&lt;br /&gt;
Le sujet commençait à peine à être traité que les milieux de professionnels concernés essayaient de faire taire ce qui était soulevé, chacun essayant de préserver son institution de toutes accusations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, dans le livre &#039;&#039;Touche pas à tes vieux&#039;&#039;, un autre point est soulevé. Alors que de nombreuses personnes s&#039;attèlent à dénoncer la maltraitance des personnes âgées, celles-ci commencent à se rendre compte que les gestes, les propos et les comportements qu&#039;ils dénoncent ne sont pas les faits de monstres et qu&#039;eux-mêmes commettent ce genre d&#039;actes. Dénoncer ces gestes revient à se dénoncer soi-même, cette constatation va faire diminuer la volonté de parler de ce problème. Pour ces deux raisons, le sujet fut donc un peu moins traité.&lt;br /&gt;
Hugonot souligne notamment l&#039;ignorance en France concernant ce sujet et, en rapport avec cela, le manque d&#039;intérêt des médias. E. Bertin (1999), également, reproche à la société et au monde politique de faire comme si la maltraitance des personnes âgées n&#039;existait pas. Elle dénonce aussi cette habitude de montrer une vitrine parfaite: &amp;quot;&#039;&#039;Les images que les médias nous présentent sur la vieillesse sont le plus souvent des images d&#039;exception. Les sujets âgés maltraités ou déshumanisés sont interdits de cité dans le monde médiatique.&#039;&#039;&amp;quot;(p.14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons également, comme le souligne E.Bertin, que notre société actuelle est celle de &#039;&#039;l&#039;image&#039;&#039;. Pour qu&#039;une cause soit entendue, elle doit être médiatisée. Ce qui peut poser problème dans le cas de violence touchant des personnes âgées quant leurs conditions physiques et psychiques les prédisposent plus à l&#039;isolement qu&#039;à la protestation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, parallèlement à ces condamnations, de nombreux témoignages voient le jours. Des personnes âgées trouvent la force de raconter les violences qu&#039;ils subissent...et ils ne baissent pas les bras.De plus, dans son livre, Hugonot nomme plusieurs congrès européens sur le sujet de la maltraitance des personnes âgées. Aussi, cette problématique ne disparaît-elle pas. La question de la maltraitance des personnes âgées apparaît dès lors comme un nouveau problème social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectif de la recherche ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Définir les facteurs impliquant l’évolution récente (entre 1998 et 2006) de la définition de la maltraitance des personnes âgées et plus particulièrement la question de la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hypothèse de recherche: Les effets de la canicule de l&#039;été 2003 et leurs médiatisations aurait eu un impact impotant dans ce tournant de définition de la maltraitance&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthode ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de vérifier notre hypothèse, soit l&#039;effet de la canicule 2003 sur la définition de la maltraitance, nous allons analyser et comparer le contenu de deux chartes d&#039;instituitions, d&#039;articles de presse et d&#039;extraits de téléjournaux. &lt;br /&gt;
En ce qui concerne les chartes, nous allons vérifier s&#039;il y a eu des modifications au niveau des articles de loi au sein des institutions et des modifications au niveau de la terminologie employée. &lt;br /&gt;
Le but de la comparaison des articles de presse est de voir s&#039;il y a eu des changements dans la manière d&#039;informer la population sur le problème de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Enfin, l&#039;analyse des téléjournaux devra nous permettre d&#039;analyser le type de langage utilisé en lien avec la canicule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Limites de la méthode &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la comparaison des articles de presse, nous nous sommes rendus compte qu&#039;il est très difficile d&#039;accéder aux articles pertinents pour cette démarche. Il est possible que les articles choisis ne soient pas tout à fait représentatifs de la manière dont la presse traite de la problématique de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, tant lors de nos recherches dans les archives de la TSR que dans la base de données Swissdox, nous avons constaté que le nombre de documents (TJ, émissions, reportages spéciaux, articles, dossiers, etc.) abordant le problème du sort des personnes âgées avait augementé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
Nous pourrions émettre l&#039;hypothèse que la canicule fut un tremplin, voire un très bon &amp;quot;fait divers&amp;quot; pour parler de la situation des personnes âgées dans notre société. Ce sujet fut traité plus qu&#039;abondament durant la canicule et juste après, puis régulièrement à l&#039;arrivée de l&#039;été les années suivantes. Il nous parait intéressant de relever la manière dont les médias se sont emparés d&#039;un sujet d&#039;actualité pour en faire un problème social. &lt;br /&gt;
Il faut peut-être garder à l&#039;esprit qu&#039;un des buts premiers des médias, comme développé dans les cours du professeur Payet (&#039;&#039;Introduction à la sociologie de l&#039;éducation&#039;&#039;)et hormis l&#039;aspect d&#039;information, est de faire le plus possible d&#039;audimat ou de lecteurs en accrochant les téléspectateurs par des évènements &amp;quot;chocs&amp;quot;. Les médias ont tendance à s&#039;emparer d&#039;un problème social (ici la condition des personnes âgées et la maltraitance) pour en faire un fait médiatique. Ce processus est facilité dès lors qu&#039;un problème concerne un grand nombre de personnes. Ce qui est le cas avec les personnes âgées puisque chacun en a au moins une dans son entourage ou dans sa famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Aspect quantitatif &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue quantitatif, nous avons pu constater que le nombre d&#039;articles paru dans la presse romande (24 heures, Tribune de Genève, le Matin, le Temps, L&#039;Hebdo) avant la canicule avaient doublé après ce phénomène. Nous avons trouvé environ onze articles dans la période de 1998 à 2003 et vingt de 2003 à 2006. On constate de même pour les téléjournaux. Le nombre de TJ abordant le problème du sort des personnes agées a triplé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
L&#039;apparition d&#039;un réglement d&#039;application dans la charte de 2005 est un ajout pouvant montrer l&#039;importance donnée à la problématique de la maltraitance. Il apporte une définition beaucoup plus stricte des droits et des compétences du conseil éthique. Cela pourrait refléter le soucis de la fegems de lutter contre le problème de la maltraitance en institution en donnant un pouvoir de contrôle plus grand au conseil éthique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contenu et évolution des termes employés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les trois types de documents que nous avons analysés nous n&#039;avons pas constaté de grandes différences entre les deux périodes. Dans aucun  de nos documents le terme de [[Négligence]] est employé. Dans tous les articles comportant une définition,sont décrites les maltraitances psychologiques, physiques et matérielles (ou financières). Dans certains articles, on parle aussi de maltraitance sociale ou verbale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du contenu des articles, nous avons constaté que les changements suite à la canicule n&#039;ont pas été très importants. Nous émettons donc l&#039;hypothèse que la problématique de la maltraitance, quoiqu&#039;elle ait suscité plus d&#039;intérêt par la presse après la canicule (nombre d&#039;articles), est traité de la même façon avant et après l&#039;été 2003.&lt;br /&gt;
Il est tout de même important de signaler que les articles publiés après 2003 montrent des statistiques selon lesquelles il y aurait entre 5 et 20% de personnes âgées victimes de maltraitance en Suisse (env. 60&#039;000 cas par an). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne les TJ, il est intéressant de noter que celles datant de l&#039;été 2003, période de la canicule, n&#039;abordent quasiment pas la situation en Suisse, mais parlent d&#039;effets désastreux en France. C&#039;est seulement un an plus tard que l&#039;on avance les premiers chiffres concernant la Suisse. Il semble qu&#039;elle aie sous estimé les conséquences de la canicule pour ses personnes âgées. La différence de terminologie et d&#039;approche de la situation entre 2003 et 2004 est flagrante lorsque le journaliste parle de l&#039;été 2003 en disant: &amp;quot;Lever le voile sur la canicule n&#039;était pas encore de saison!&amp;quot;.  &lt;br /&gt;
La canicule finira par être abordée comme une routine. Peut-on avancer qu&#039;en une année un fait, unique en son genre et non constaté auparavant, puisse devenir une habitude? Ou plutôt sous entend-t-on que c&#039;est la vigilance qui devient désormais une habitude?&lt;br /&gt;
Nous avons également remarqué que dans tous les TJ que nous avons visionnés, il n&#039;est jamais fait mention du terme de &amp;quot;négligence&amp;quot; ou de &amp;quot;maltraitance&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Pourrait-on aller jusqu&#039;à dire que c&#039;est bien là une forme de tabou? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La comparaison des deux éditions de la charte ne nous a pas amené à constater de grands changements ; que cela soit dans le vocabulaire utilisé, les buts fixés, les engagements, etc.&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons mentionné auparavant, le seul aspect nouveau, dans l&#039;édition adoptée en janvier 2005, est l&#039;ajout d&#039;un réglement d&#039;application qui &amp;quot;régit les modalités d&#039;application de la Charte éthique de la Fegems, à savoir l&#039;organisation de l&#039;autorité compétente pour veiller à l&#039;application de la Charte et examiner les requêtes&amp;quot;. C&#039;est le &amp;quot;Conseil éthique&amp;quot; (constitué de membres élus par l&#039;assemblée générale de la Fegems) qui veillera à la bonne application de la Charte. Ce conseil est déjà présent dans la première édition de la charte et les buts qui lui sont attribués dans cette première édition sont les même que dans celle datant de 2005. Toutefois, l&#039;apparition d&#039;un &amp;quot;réglement d&#039;application&amp;quot; dans cette dernière nous apporte une définition plus précise et ciblée de son rôle et de ses droits.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements ou modifications&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Même si nous ne pouvons pas parler de changements significatifs qui valideraient notre hypothèses, nous avons trouvez quelques modifications lors de notre recherche dans nos différents supports qui nous ont paru pertinents.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les associations et les spécialistes qui s&#039;intéressent au sujet de la maltraitance des personnes âgées ne semblent pas avoir changé leur discours. Le seul changement pourrait être que les journaux et les  TJ accordent plus d&#039;importance aux moyens de prévention. Il y a une différence dans les démarches à prendre pour combattre la maltraitance. Serait- ce peut-être pour combler certaines lacunes du système romand? ( articles publiés après 2003)&lt;br /&gt;
En 1999 on évoquait le souhait de créer une ligne téléphonique pour donner la possibilité aux personnes âgées de se confier. En 2004, le journal 24Heures évoque la création d&#039;une telle permanence téléphonique par l&#039;association Alter Ego. On évoque également, en 1999, l&#039;existence d&#039;une brochure (préventive) au canada. En 2005, le matin dimanche évoque la publication de cette brochure.  Serait-ce une conséquence de la canicule?&lt;br /&gt;
Il est difficile de tirer des conclusions sur la base de ces observations, car les articles choisis ne représentent pas forcément la meilleur manière de traiter ce phénomène dans la presse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IL y a certains changements dans la désignation de la maltraitance mais ils peuvent cependant être liés au choix des articles. Pour donner un exemple le manque de personnel dans les structures de prise en charge et les formations insuffisantes de certains employés sont désignés comme origine de la maltraitance, dans certains articles de la première periodes. Dans les articles de la deuxième période,  les problèmes liés au manque d&#039;effectif ne sont pas pris en compte.D&#039;autres facteurs sont décrits.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
En ce qui concerne les TJ celui du 9 juin 2004 nous informe qu&#039;un colloque sur le thème de la canicule a été organisé, dans un but d&#039;information et de prévention, par le Professeur Rapin à Genève en juin 2004.&lt;br /&gt;
Dans une autre émissions,on voit une infirmière ne s&#039;étant absolument pas inquiété des effets de la canicule et découvrant pour la première fois à la demande des journalistes l&#039;augmentation relativement marquée du nombre de décès pour le mois d&#039;août 2003 en comparaison avec les chiffres d&#039;août 2002. C&#039;est bien 10% d&#039;augmentation que l&#039;on peut constater.&lt;br /&gt;
On ressent une grande préocupation quand la préventions des problèmes liés à la canicule. Les mêmes erreurs n&#039;ont peut-être pas envie d&#039;être reproduites.   &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;CONCLUSIONS&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous n&#039;avons donc pas constaté d&#039;évolution dans les termes. Cependant, une évolution marquée peut être relevée au niveau quantitatif. La forte médiatisation qu&#039;a suscité la canicule et les problèmes qu&#039;elle a soulevé sont vraissemblablement à l&#039;origine de cet accroissement des articles traitant du sujet de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Questionnements et redéfinitions ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Que dire de l&#039;évolution des notions? &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si dans les documents que nous avons analysés nous ne sommes pas parvenus à retirer d&#039;évolutions marquantes de la terminologie employée, ceci nous a permis d&#039;émettre de nouvelles hypothèses et de nous repositionner par rapport à notre question de départ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point que l&#039;on peut relever en terme d&#039;évolution est sans doute ce passage d&#039;une approche anecdodtique de la maltraitance des personnes âgées dans les années précédant la canicule (quelques cas extrêmes d&#039;EMS particuliers) à l&#039;approche atuelle, plus systématique (formations et conférences organisées sur le thème). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous parait peut être donc plus judicieux de parler d&#039;une évolution des mentalités plus que de la terminologies, dans le sens où il est devenu possible de parler des notions de maltraitances, de négligences et d&#039;abus. Depuis plusieurs dizaines d&#039;années quelques professionnels tels que le Professeur Rapin oeuvrent pour faire passer les informations néccessaires à la prévention et à la dénonciation de ces actes. Après énormément de patience, un Temps Présent fu tourné sur la question, plusieurs articles paraissent ensuite dans différents journaux &amp;quot;tout publics&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, avec l&#039;arrivée de la canicule, les médias s&#039;emparent d&#039;un réel fait médiatique et traite de la question lors de tous les TJ (ou presque) lors (et à l&#039;approche) de l&#039;été.&lt;br /&gt;
Il est intéressant de revenir sur l&#039;angle d&#039;approche de notre hypothèse de recherche dans le sens où ce lien entre négligence et canicule n&#039;a pas réellement été fait (propos du Professeur Rapin). Un des phénomènes que nous avons vu apparaître lors de la canicule était une sorte de fatalisme quant à la situation. &amp;quot;Il faisait trop chaud, mais tout le monde avait trop chaud. De toutes manières on ne pouvait rien faire de plus que de constater&amp;quot; (Rapin, mercredi 31 mai 2006). Il nous semble qu&#039;en effet le lien le plus important que nous pouvons faire en terme de négligence est bien un lien avec le déni. En effet, tant le discours des professionnels jugeant que tout allait très bien en Suisse, que celui des médias (dénonçant ce qui se passait chez nos voisins) montre bien un déni du problème qui apparaissait pourtant sous leurs yeux. Ne pas reconnaître qu&#039;il y a un problème est bien le dénier. Le déni est donc une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Revenons sur la question de la négligence. Si ce terme nous est apparu comme une évolution de définition de la maltraitance et comme cette hypothèse n&#039;a pu être vérifée dans le cadre de notre recherche, nous avons été amené à une nouvelle hypothèse: le terme de négligence a peut-être effectivement évolué lui-même dans sa définition. &lt;br /&gt;
Nous avançons l&#039;idée que la définition de la maltraitance aurait subie un élargissement de définition. Par ce fait, beaucoup plus d&#039;actions ou de &amp;quot;non-actions&amp;quot; entreraient sous ce concept de négligence. Ainsi on pourrait effectivement constater une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
Malheureusement notre recherche ne nous permet pas de vérifier cette hypothèse. Cependant, si l&#039;on regarde les chiffres donnés par RIFVEL (Réseau Internet Francophone Vieillir En Liberté)en 2002 quant à la répartition des différentes catégories de maltraitance, on note 8% de cas de négligence. Par ailleurs, en regardant les chiffres avancés par ALMA France en 2003 on constate une augmentation des cas de négligences avec 23,2%. Si les 2 sources ne sont pas les mêmes, il est toutefois possible de les comparer dans le sens où en 2003 la négligence apparait très clairement comme catégorie principale de la maltraitance, alors qu&#039;en 2002 la négligence est la plus petite catégorie de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Est-ce là une marque de l&#039;évolution de cette catégorie qu&#039;est la négligence, la question reste ouverte puisque nous ne pouvons que constater ce phénomène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Les médias: promotteurs d&#039;un problème social &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre rencontre avec le professeur Rapin, nous avons également échangé sur la question des médias et de leurs effets. M. Rapin relève un évènement marquant et déclencheur: la pénurie de cercueil à Paris en août 2003. Il parle d&#039;un &amp;quot;effet télégénique&amp;quot; que nous avons pu relever dans les téléjournaux datant de la période de la canicule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pensons qu&#039;il est intéressant de voir sous 2 aspects les médias. Tout d&#039;abord, comme non intéressés d&#039;un problème social sérieux et important: le bien être et la santé des personnes âgées. Pendant de nombreuses années le Professeur Rapin et ses collègues tantèrent de les faire parler de cette question. Il apprait clair que les médias touchent une énorme partie de la population. Le journal télévisé est suivi par des milliers de téléspectateurs sans compter les lecteurs des divers quotidiens. Lors de la canicule, les médias se sont appropriés un problème de société et l&#039;on dénoncé. Cependant il est intéressant de rappeler que la &amp;quot;prise de conscience&amp;quot; de la part de tous ne fût qu&#039;en 2004 lorsque les chiffres de la &amp;quot;heat wave&amp;quot; parurent. 1000 décès furent recensés durant l&#039;été 2003. Donc, si l&#039;on parle de négligence, on peut relever la négligence des divers médias ne faisant pas état d&#039;une &amp;quot;dramatique réalité&amp;quot; (Professeur Rapin) qu&#039;est la maltraitance. En effet, refuser de passer l&#039;information concernant les conseils et les recommandations l&#039;été arrivant est une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autres part, on peut voir les médias comme promoteurs d&#039;un problème social. Les analyser relèvent donc un intérêt particulier dans le sens où ils sont révélateurs de l&#039;évolution de la perception d&#039;un problème. Nous pourrions relever de nombreux écrits sur la problématique de la construction d&#039;un problème social par les médias et des mécanismes mis en oeuvres pour se faire, mais ce n&#039;est pas ici le sujet de notre travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Situation actuelle &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la canicule a participé à la mise en place de certaines structures d&#039;aides, ce n&#039;est pas réellement elle qui les a initiées. Ces structures sont extrêmement importantes et un suivi des personnes portant plainte est nécessaire.&lt;br /&gt;
Certains &amp;quot;plan canicule&amp;quot; ont été mis en place, des fonds ont été débloqués pour ces fins là...cependant dans de nombreux établissements personne n&#039;est venu demander ce financement pourtant disponible! A nouveau c&#039;est le déni qui prédomine...&amp;quot;Rien ne s&#039;est passé ici&amp;quot;, &amp;quot;Comment s&#039;est passé la canicule dans mon établissement? Sans problème!&amp;quot; voici le genre d&#039;échanges que nous a rapporté le Professeur Rapin auxquels il répond clairement: &amp;quot;Si on ne regarde pas, on ne peut pas voir&amp;quot;! Pour pouvoir relever et lutter contre un problème il faut avant tout le voir, et pour le voir il faut regarder. Il est extrêmement difficile d&#039;accepter et d&#039;avouer la réelle catastrophe qu&#039;est la maltraitance des personnes âgées. Pourtant il y aurait de quoi dire...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la nouvelle charte de la FEGEMS un accent est mis sur la formation du personnel. Ce point est essentiel et pourtant, quasiment aucune formation n&#039;a lieu dans les différents EMS de Genève sur la question de la maltraitance des personnes âgées. D&#039;autre part, il est important de relever une réelle différence entre les &amp;quot;résidents&amp;quot; des EMS d&#039;il y a quelques années et ceux d&#039;aujourd&#039;hui. Auparavant on venait dans les EMS de son plein gré, pour finir tranquillement sa vie entourée. Aujourd&#039;hui, les personnes entrant dans les maisons de retraite arrivent en général de l&#039;hôpital et ont des traitements médicaux à suivre. Ceci nécessite également une formation sur le traitement de la douleur. Là également la question de la négligence reste pertinente: &amp;quot;laisser avoir mal une personne c&#039;est la négliger, surtout lorsque des médicaments et autres remèdes existent&amp;quot; (Rapin, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, il est important de mentionner également que certains établissements ont fait énormément dans le sens de la prévention et de la formation. Les choses ont un peu bougées de manière générale. On peut dénoncer le problème de la maltraitance des personnes âgées sans risquer de perdre sa place (comme De Saussure - après son livre [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]). Cependant: &amp;quot;il ne faut pas faire peur aux vieux&amp;quot; est une phrase à laquelle le Professeur Rapin se heurte régulièrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Retour sur la problématiques, les questions de recherche &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après notre recherche on peut tirer des conclusions pas de tout exaustives, car il nous aurait fallu plus de temps pour satisfaire pleinement notre objectif. La négligence peut être pris comme synonime d&#039;abus. Elle est, si on peut le dire, un sous chapitre du grand phénoméne de la maltraitance. La négligence a été toujours present dans notre société, notre réalité, laquelle avait les yeux fermé devant le problème des personnes âgées. Nos hypothèse ont été en grand partie verifiée soit par l&#039;évolution de notre article soit par l&#039;eterview avec le professeur Rapin (mercredi, 31 mai 2006). La canicule du 2003 a été effectivement le moyen pour en parler plus. Ce phénoméne a permis de briser petit à petit le silence autour d&#039;une problèmatique societale si grande. En effet en CH le problème de la maltraitance des personnes âgées a été conçu comme problème sociale après les statistiques des morts pendant le 2003. Comme on a vu pendant l&#039;analyse de notre recherche, on a toujours nié le problème de maltraitance des personnes âgées en augmentant une sorte de négligence societale. En effet on critiquait les nations autour de nous, en soutenant que chez nous il allait tout très bien. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que la négligence n&#039;est pas une évolution du terme de maltraitance mais plutôt la conséquence de l&#039;augmentation du nombre de fois où l&#039;on aborde la question de la maltraitance. Peut-être pourrait-on dire que du fait de cette reprise incessante de ce thème, nous sommes plus attentifs aux faits et gestes qui pourraient s&#039;inscrire dans la maltraitance. En étant plus attentifs à cela, on en vient à parler de négligence et à l&#039;inscrire dans la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Autocritiques et perspectives &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective de la négligence comme maltraitance, il nous faut tout de même soulever les abus et les dérives de cette terminologie. Il nous semble que par cette association de terme, tout acte est devient potentiellement négligent...&lt;br /&gt;
Par exemple: ne pas donner à boire à une personne âgée est une forme de négligence/maltraitance, mais la forcée à boire l&#039;est également car ceci va à l&#039;encontre de sa propre volonté. Il serait important, à notre avis, de faire des nuances entre les différences formes de maltraitance et de négligence (ce qui a commencé à être fait dans les associations telles que ALMA France ou Alter Ego)et d&#039;être clair avec les professionnels par rapport à leurs devoirs et obligations professionnelles. Il ne faut oublier qu&#039;ils doivent prendre soin de ces personnes, qu&#039;un code de déontologie existe et que&#039;une grande question reste à être abordée et clarifiée: Qu&#039;est-ce qui doit primer lorsque ces 2 points s&#039;opposent; le choix et la volonté de la personne âgée ou le devoir professionnel face à une personne qui met sa vie en danger?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Remerciements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions le Professeur Charles-Henri Rapin pour sa précieuse aide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions également la Professeure Martine Ruchat de nous avoir permis de vivre l&#039;expérience d&#039;intelligence collective et par là-même de découvrir les difficultés méthodologiques auxquelles les chercheurs sont souvent confrontés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Livres &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Bertin, Evelyne (1999) Gérontologie, psychanalyse et déshumanisation : silence vieillesse... Paris : L&#039;Harmattan]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Gavillet&amp;amp;Grandrieux, Laurence&amp;amp;Véronique (2006) Ne touche pas à tes vieux, regards sur la maltraitance familiale des personnes âgées. Genève: IES Editions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Hugonot, Robert (1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres.]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Masson, Maltraitances et violences, Sous la direction de Bernard Marc, article de Franck Dibouës, Paris (2004)]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Yves Geneste (2004). Silence on frappe, De la maltraitance à la bientraitance des personnes âgées: Imagine]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Articles &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Avant la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (06.10.1999). MALTRAITANCE : LES PERSONNES ÂGÉES SE REBIFFENT:&lt;br /&gt;
Dépasser les clichés pour mieux combattre la violence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin (8.6.2000). EMS: un bilan alarmant - une étude entreprise à Genève montre que les conditions de vie se dégradent rapidement pour les résidents. La faute, d&#039;abord, au manque de personnel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (27.2.2002). MAISONS DE RETRAITE : GROSSE COLÈRE DU SSP ET DES USAGERS: «La maltraitance continue dans les EMS» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (8.4.2003). La maltraitance envers les aînés existe. Reste à en parler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Après la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (21.2.2004). Les aînés maltraités préoccupent Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (2.12.2004). La maltraitance des seniors en question. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin Dimanche (6.11.2005). Humiliations, injures, coups...le 3e âge relève parfois du calvaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (1.12.2005). Personnes âgées maltraitées: un tabou à briser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Hebdo (20.04.2006). Maltraitance des personnes âgées: les lacunes romandes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Téléjournaux &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    12 août 2003, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeudi    14 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    26 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mercredi 09 juin 2004, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Chartes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS): Editions 1998 et 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Revenir sur&#039;&#039; [[articles]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=3954</id>
		<title>L&#039;évolution récente de la définition de la maltraitance des personnes âgées</title>
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		<updated>2006-06-09T14:35:04Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039; Ont écrit cet article... &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tatiana CAVAGLIANI - Sarah GROSSNIKLAUS - Stefania RODRIGUEZ - Mélanie SAVOY - Germain VON DER MUEHL - Valérie SCHAUDER&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A propos des concepts de maltraitance et de négligence ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de traiter de la maltraitance des [[Personnes âgées]] car ce thème est bien trop souvent laissé pour compte. On entend souvent parler d&#039;enfants maltraités, de femmes battues, mais rarement de personnes âgées maltraitées.&lt;br /&gt;
De plus, lorsque nous pensons à [[Maltraitance]], notre sens commun a tendance à nous renvoyer directement au sens de la maltraitance physique. Coups, blessures, séquestration...mais aujourd&#039;hui, lorsque l&#039;on rencontre le monde insitutionnel c&#039;est la [[Négligence]] qui semble être devenue une forme perfide de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de nous baser sur la canicule de 2003 pour cibler notre recherche. En effet, lors de cet été 2003, environ 1000 personnnes âgées sont décédées en Suisse par suite de la chaleur, du manque d&#039;hydratation, etc. On a alors reproché aux proches et aux insitutions de ne pas avoir suffisament su être à l&#039;écoute et préter attention au nombre de verres d&#039;eau que chaque personne devait boire par jour. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons décidé de nous pencher sur la période entre 1998 et 2006. Nous avons utilisé plusieurs articles de journaux romands (avant et après l&#039;été 2003), deux éditions (1998 et 2005) de la charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS) ainsi que des téléjournaux diffusés durant la canicule (juillet et août 2003).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre recherche se limite au niveau du canton de Genève. On parlera particulièrement de la négligence comme maltraitance. Nous allons commencer par donner un panel d&#039;informations sur les recherches et les réflexions menées (principalement sur la France) sur le sujet. Puis, nous comparerons les articles et les deux chartes afin de retirer un maximum d&#039;informations. Ces dernières se porteront  sur leurs nombres avant et après la canicule, sur leurs formes, leurs précisions, le vocabulaire employé, etc. Ensuite nous tenterons de faire des liens entre ces différents niveaux d&#039;analyse et ces différentes informations.&lt;br /&gt;
Nous essaierons ensuite de voir comment les téléjournaux présenté lors de la canicule nous décrivent la situation et la norme à adopter pour ne pas être taxé de maltraitance ou de négligence. Comment ils ont contribué à l&#039;évolution de ce terme de maltraitance...jusqu&#039;à la négligence. &lt;br /&gt;
Enfin, nous rencontrerons le Dr. Rapin, médecin chef et organisateur du colloque canicule ayant eu lieu en juin 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous apparait également important de mentionner deux autres limites: tout d&#039;abord le fait que nous ne pouvons lire tout ce qui a été écrit sur le sujet, et que les articles que nous avons choisi pour l&#039;analyse ne sont pas les seuls et uniques pièces que nous avons trouvés. De plus, et c&#039;est là la troisième limite d&#039;un travail portant sur le thème de la maltraitance,  s&#039;appuyer sur des statistiques représente une grande difficulté. En effet, il est très difficile de recenser les victimes de violence. Celles-ci ne sont pas toujours prêtes à en parler que cela soit par peur de représailles ou pour d&#039;autres raisons (telles que peur de l&#039;abandon, peur de briser un lien familial, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la prévalence de la maltraitance envers les personnes âgées au sein des institutions, Hugonot (1990) relève la difficulté d&#039;obtenir des statistiques précises. Il souligne qu&#039;il faut dans tous les cas prendre en compte que les cas décelés ne représentent qu&#039;un cinquième de la réalité: il y a donc une sous-estimation importante. Une raison de ce manque de données est que les observations de violences restent souvent à l&#039;intérieur d&#039;une institution. Le manque de témoignages, la dédramatisation par le personnel et la crainte pour la famille de dénoncer la maltraitance rendent l&#039;estimation de la fréquence réelle, difficile. Selon Hugonot, la violence envers les personnes âgées est masquée car elle est liée aux tabous et à la honte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une étude effectuée aux Etats-Unis montre que 4,7 % de 2020 personnes de plus de 65 ans sont victimes de sévices (en famille et en institution). &lt;br /&gt;
En Finlande et en Norvège, 2 à 5% des personnes âgées seraient brutalisées par leur famille.&lt;br /&gt;
Selon une étude en Suède, des soignants sont désignés comme auteurs de sévices dans 25% des cas dénoncés. Il faut donc s&#039;intéresser à la maltraitance au sein des institutions!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce qu&#039;en disent les auteurs que nous avons lus ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définitions&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de poursuivre notre réflexion, il nous parait important de donner plusieurs définitions nécessaires à la compréhension du terme de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après le Conseil de l&#039;Europe (1990), la maltraitance envers les personnes âgées est définie ainsi: &amp;quot;Tout acte ou omission commis dans le cadre de la famille par un des membres, lequel porte atteinte à la vie, à l&#039;intégrité corporelle ou psychique, ou à la liberté d&#039;un autre membre de la famille ou qui compromet gravement le développement de sa personnalité et/ou nuit à sa sécurité financière&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après le Petit Larousse Illustré (1992), la maltraitance est &amp;quot;l&#039;action de traiter un être vivant avec violence, dureté; lui faire subir de mauvais traitements&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la classification de l&#039;association ALMA, l&#039;on peut distinguer deux formes de maltraitance, soit &#039;&#039;les maltraitance par action délibérée de nuire&#039;&#039; (d&#039;ordre financièr, psychologique, physique) et &#039;&#039;les maltraitances par omission&#039;&#039;, qui sont plus dissimulées et méconnues que les précédentes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les différents auteurs que nous avons lus s&#039;accordent pour distinguer plusieurs catégories de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039; dont la négligence fait parti: &lt;br /&gt;
* Physique (douleurs provoquées, privation d&#039;aliments et de boissons)&lt;br /&gt;
* Sexuelle&lt;br /&gt;
* Psychologique: entraînant des dépressions, confusions, insomnies, une mauvaise image de soi(à travers la dévalorisation de sa personne. Cela peut se caractériser par l&#039;émission de jugements de valeur négatif à son encontre) et peurs (menaces, insultes, privation de sécurité, de visites...). Selon Hugonot (1990), le langage insultant (langage injurieux et appellation de manière impersonnelle) est le sévices le plus souvent dénoncé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Matérielle ou financière&lt;br /&gt;
* Médicale (privation de médicaments ou augmentation de somnifères)&lt;br /&gt;
* Sociale ou civique&lt;br /&gt;
* Négligence active&lt;br /&gt;
* Négligence passive&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les ouvrages que nous avons parcourus de nombreux termes sont associés à la maltraitance:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La violence&#039;&#039;&#039;: la [[Violence]] et souvent synonyme de maltraitance. En effet, selon Bernard Marc la violence peut être: physique, psychologique,financière ou médicamenteuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;abus&#039;&#039;&#039;: Pour Hugonot (1990), cette catégorie concerne des contraintes physiques ou chimiques, des abus sexuels, des violences verbales et des exploitations financières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Le sévice&#039;&#039;&#039;: D&#039;après Hugonot (1990), ce terme désigne un acte de violence (dommages physiques et psychiques) ou une négligence grave (réduction de la santé) envers une personne de plus de 65 ans par son entourage proche. Ce terme serait proche de celui de violence et il engloberait donc tous les autres mots. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La négligence&#039;&#039;&#039;: Hugonot (1990) fait une différence entre la &#039;&#039;négligence passive&#039;&#039; et la &#039;&#039;négligence active&#039;&#039;. La première concerne la non-satisfaction des besoins quotidiens, le manque de soins et l&#039;attitude psychologique négative (affective et spirituelle). La deuxième est selon lui comparable aux abus (voir paragraphe &amp;quot;abus&amp;quot;). La négligence est considérée comme une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est spécifiquement sur ce dernier point que nous allons nous attarder.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Revue de littérature&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que l&#039;âge des personnes considérées comme vieillards a augmenté au fil du temps. En effet, dans l&#039;Antiquité les vieillards étaient ceux qui atteignaient l&#039;âge de 40 ans. Aujourd&#039;hui, un vieillard est quelqu&#039;un de plus de 70-80 ans, qui devient dépendant.&lt;br /&gt;
Selon la psychanalyste Evelyne Bertin (1999), notre société occidentale contemporaine n&#039;accorde pas de place à la vieillesse. La société refuse de penser à la vieillesse, cette dernière est &#039;&#039;tabou&#039;&#039;. L&#039;être humain a du mal à imaginer qu&#039;il va vieillir, c&#039;est quelque chose dont on ne parle pas, que l&#039;on ne veut pas imaginer, particulièrement dans notre société qui valorise la jeunesse. Selon elle, nous vivons dans un monde en perte de références. La famille en tant qu&#039;institution vit actuellement de grands changements, et nous vivons une époque de confusion des âges et des places dans la famille. L&#039;on ne pourrait penser la vieillesse qu&#039;en se situant dans une lignée, faite de générations ayant chacune leurs rôles.&lt;br /&gt;
Autrefois la vieillesse faisait partie de la société, elle avait une place dans l&#039;univers symbolique de la vie, mais l&#039;on vit actuellement dans une société où les rôles symboliques ont disparus, et où la [[Vieillesse]] est dévalorisée. En outre, selon Christian de Saussure, il n&#039;est plus rare de voir des familles qui s&#039;étendent sur quatre générations, les tensions et les conflits au sein de ces familles s&#039;en trouvent accrus et la génération des aînés en fait en quelque sorte les frais puisque bien souvent la famille s&#039;en désengage petit à petit. &lt;br /&gt;
Tous ces éléments pourraient expliquer les raisons qui font que les sociétés occidentales gèrent une partie des personnes âgées sur le mode de l&#039;exclusion à travers le placement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui est du problème de la maltraitances des personnes âgées, E. Bertin (1999) relève deux axes de réflexion &#039;&#039;Le déni de la mort dans les sociétés occidentales&#039;&#039; ainsi que &#039;&#039;L&#039;augmentation de la banalisation du mal.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que le phénomène de maltraitance n&#039;est pas nouveau dans sa nature, mais par sa fréquence (augmentation des victimes et des agresseurs). Il montre par exemple des prières d&#039;un vieillard abandonné et d&#039;un vieillard qui ne peut pas s&#039;enfuir dans des situations difficiles de 1689.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est dès les années 1980 que dans les pays francophones la question du tabou de la maltraitance des personnes âgées fût soulevée. On commence à parler de certains comportements, de certaines gestes et de certains propos profondément maltraitants pour la personne âgée bien souvent complètement dépendante de l&#039;autre.&lt;br /&gt;
Le sujet commençait à peine à être traité que les milieux de professionnels concernés essayaient de faire taire ce qui était soulevé, chacun essayant de préserver son institution de toutes accusations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, dans le livre &#039;&#039;Touche pas à tes vieux&#039;&#039;, un autre point est soulevé. Alors que de nombreuses personnes s&#039;attèlent à dénoncer la maltraitance des personnes âgées, celles-ci commencent à se rendre compte que les gestes, les propos et les comportements qu&#039;ils dénoncent ne sont pas les faits de monstres et qu&#039;eux-mêmes commettent ce genre d&#039;actes. Dénoncer ces gestes revient à se dénoncer soi-même, cette constatation va faire diminuer la volonté de parler de ce problème. Pour ces deux raisons, le sujet fut donc un peu moins traité.&lt;br /&gt;
Hugonot souligne notamment l&#039;ignorance en France concernant ce sujet et, en rapport avec cela, le manque d&#039;intérêt des médias. E. Bertin (1999), également, reproche à la société et au monde politique de faire comme si la maltraitance des personnes âgées n&#039;existait pas. Elle dénonce aussi cette habitude de montrer une vitrine parfaite: &amp;quot;&#039;&#039;Les images que les médias nous présentent sur la vieillesse sont le plus souvent des images d&#039;exception. Les sujets âgés maltraités ou déshumanisés sont interdits de cité dans le monde médiatique.&#039;&#039;&amp;quot;(p.14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons également, comme le souligne E.Bertin, que notre société actuelle est celle de &#039;&#039;l&#039;image&#039;&#039;. Pour qu&#039;une cause soit entendue, elle doit être médiatisée. Ce qui peut poser problème dans le cas de violence touchant des personnes âgées quant leurs conditions physiques et psychiques les prédisposent plus à l&#039;isolement qu&#039;à la protestation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, parallèlement à ces condamnations, de nombreux témoignages voient le jours. Des personnes âgées trouvent la force de raconter les violences qu&#039;ils subissent...et ils ne baissent pas les bras.De plus, dans son livre, Hugonot nomme plusieurs congrès européens sur le sujet de la maltraitance des personnes âgées. Aussi, cette problématique ne disparaît-elle pas. La question de la maltraitance des personnes âgées apparaît dès lors comme un nouveau problème social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectif de la recherche ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Définir les facteurs impliquant l’évolution récente (entre 1998 et 2006) de la définition de la maltraitance des personnes âgées et plus particulièrement la question de la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hypothèse de recherche: Les effets de la canicule de l&#039;été 2003 et leurs médiatisations aurait eu un impact impotant dans ce tournant de définition de la maltraitance&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthode ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de vérifier notre hypothèse, soit l&#039;effet de la canicule 2003 sur la définition de la maltraitance, nous allons analyser et comparer le contenu de deux chartes d&#039;instituitions, d&#039;articles de presse et d&#039;extraits de téléjournaux. &lt;br /&gt;
En ce qui concerne les chartes, nous allons vérifier s&#039;il y a eu des modifications au niveau des articles de loi au sein des institutions et des modifications au niveau de la terminologie employée. &lt;br /&gt;
Le but de la comparaison des articles de presse est de voir s&#039;il y a eu des changements dans la manière d&#039;informer la population sur le problème de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Enfin, l&#039;analyse des téléjournaux devra nous permettre d&#039;analyser le type de langage utilisé en lien avec la canicule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Limites de la méthode &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la comparaison des articles de presse, nous nous sommes rendus compte qu&#039;il est très difficile d&#039;accéder aux articles pertinents pour cette démarche. Il est possible que les articles choisis ne soient pas tout à fait représentatifs de la manière dont la presse traite de la problématique de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, tant lors de nos recherches dans les archives de la TSR que dans la base de données Swissdox, nous avons constaté que le nombre de documents (TJ, émissions, reportages spéciaux, articles, dossiers, etc.) abordant le problème du sort des personnes âgées avait augementé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
Nous pourrions émettre l&#039;hypothèse que la canicule fut un tremplin, voire un très bon &amp;quot;fait divers&amp;quot; pour parler de la situation des personnes âgées dans notre société. Ce sujet fut traité plus qu&#039;abondament durant la canicule et juste après, puis régulièrement à l&#039;arrivée de l&#039;été les années suivantes. Il nous parait intéressant de relever la manière dont les médias se sont emparés d&#039;un sujet d&#039;actualité pour en faire un problème social. &lt;br /&gt;
Il faut peut-être garder à l&#039;esprit qu&#039;un des buts premiers des médias, comme développé dans les cours du professeur Payet (&#039;&#039;Introduction à la sociologie de l&#039;éducation&#039;&#039;)et hormis l&#039;aspect d&#039;information, est de faire le plus possible d&#039;audimat ou de lecteurs en accrochant les téléspectateurs par des évènements &amp;quot;chocs&amp;quot;. Les médias ont tendance à s&#039;emparer d&#039;un problème social (ici la condition des personnes âgées et la maltraitance) pour en faire un fait médiatique. Ce processus est facilité dès lors qu&#039;un problème concerne un grand nombre de personnes. Ce qui est le cas avec les personnes âgées puisque chacun en a au moins une dans son entourage ou dans sa famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Aspect quantitatif &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue quantitatif, nous avons pu constater que le nombre d&#039;articles paru dans la presse romande (24 heures, Tribune de Genève, le Matin, le Temps, L&#039;Hebdo) avant la canicule avaient doublé après ce phénomène. Nous avons trouvé environ onze articles dans la période de 1998 à 2003 et vingt de 2003 à 2006. On constate de même pour les téléjournaux. Le nombre de TJ abordant le problème du sort des personnes agées a triplé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
L&#039;apparition d&#039;un réglement d&#039;application dans la charte de 2005 est un ajout pouvant montrer l&#039;importance donnée à la problématique de la maltraitance. Il apporte une définition beaucoup plus stricte des droits et des compétences du conseil éthique. Cela pourrait refléter le soucis de la fegems de lutter contre le problème de la maltraitance en institution en donnant un pouvoir de contrôle plus grand au conseil éthique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contenu et évolution des termes employés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les trois types de documents que nous avons analysés nous n&#039;avons pas constaté de grandes différences entre les deux périodes. Dans aucun  de nos documents le terme de [[Négligence]] est employé. Dans tous les articles comportant une définition,sont décrites les maltraitances psychologiques, physiques et matérielles (ou financières). Dans certains articles, on parle aussi de maltraitance sociale ou verbale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du contenu des articles, nous avons constaté que les changements suite à la canicule n&#039;ont pas été très importants. Nous émettons donc l&#039;hypothèse que la problématique de la maltraitance, quoiqu&#039;elle ait suscité plus d&#039;intérêt par la presse après la canicule (nombre d&#039;articles), est traité de la même façon avant et après l&#039;été 2003.&lt;br /&gt;
Il est tout de même important de signaler que les articles publiés après 2003 montrent des statistiques selon lesquelles il y aurait entre 5 et 20% de personnes âgées victimes de maltraitance en Suisse (env. 60&#039;000 cas par an). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne les TJ, il est intéressant de noter que celles datant de l&#039;été 2003, période de la canicule, n&#039;abordent quasiment pas la situation en Suisse, mais parlent d&#039;effets désastreux en France. C&#039;est seulement un an plus tard que l&#039;on avance les premiers chiffres concernant la Suisse. Il semble qu&#039;elle aie sous estimé les conséquences de la canicule pour ses personnes âgées. La différence de terminologie et d&#039;approche de la situation entre 2003 et 2004 est flagrante lorsque le journaliste parle de l&#039;été 2003 en disant: &amp;quot;Lever le voile sur la canicule n&#039;était pas encore de saison!&amp;quot;.  &lt;br /&gt;
La canicule finira par être abordée comme une routine. Peut-on avancer qu&#039;en une année un fait, unique en son genre et non constaté auparavant, puisse devenir une habitude? Ou plutôt sous entend-t-on que c&#039;est la vigilance qui devient désormais une habitude?&lt;br /&gt;
Nous avons également remarqué que dans tous les TJ que nous avons visionnés, il n&#039;est jamais fait mention du terme de &amp;quot;négligence&amp;quot; ou de &amp;quot;maltraitance&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Pourrait-on aller jusqu&#039;à dire que c&#039;est bien là une forme de tabou? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La comparaison des deux éditions de la charte ne nous a pas amené à constater de grands changements ; que cela soit dans le vocabulaire utilisé, les buts fixés, les engagements, etc.&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons mentionné auparavant, le seul aspect nouveau, dans l&#039;édition adoptée en janvier 2005, est l&#039;ajout d&#039;un réglement d&#039;application qui &amp;quot;régit les modalités d&#039;application de la Charte éthique de la Fegems, à savoir l&#039;organisation de l&#039;autorité compétente pour veiller à l&#039;application de la Charte et examiner les requêtes&amp;quot;. C&#039;est le &amp;quot;Conseil éthique&amp;quot; (constitué de membres élus par l&#039;assemblée générale de la Fegems) qui veillera à la bonne application de la Charte. Ce conseil est déjà présent dans la première édition de la charte et les buts qui lui sont attribués dans cette première édition sont les même que dans celle datant de 2005. Toutefois, l&#039;apparition d&#039;un &amp;quot;réglement d&#039;application&amp;quot; dans cette dernière nous apporte une définition plus précise et ciblée de son rôle et de ses droits.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements ou modifications&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Même si nous ne pouvons pas parler de changements significatifs qui valideraient notre hypothèses, nous avons trouvez quelques modifications lors de notre recherche dans nos différents supports qui nous ont paru pertinents.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les associations et les spécialistes qui s&#039;intéressent au sujet de la maltraitance des personnes âgées ne semblent pas avoir changé leur discours. Le seul changement pourrait être que les journaux et les  TJ accordent plus d&#039;importance aux moyens de prévention. Il y a une différence dans les démarches à prendre pour combattre la maltraitance. Serait- ce peut-être pour combler certaines lacunes du système romand? ( articles publiés après 2003)&lt;br /&gt;
En 1999 on évoquait le souhait de créer une ligne téléphonique pour donner la possibilité aux personnes âgées de se confier. En 2004, le journal 24Heures évoque la création d&#039;une telle permanence téléphonique par l&#039;association Alter Ego. On évoque également, en 1999, l&#039;existence d&#039;une brochure (préventive) au canada. En 2005, le matin dimanche évoque la publication de cette brochure.  Serait-ce une conséquence de la canicule?&lt;br /&gt;
Il est difficile de tirer des conclusions sur la base de ces observations, car les articles choisis ne représentent pas forcément la meilleur manière de traiter ce phénomène dans la presse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IL y a certains changements dans la désignation de la maltraitance mais ils peuvent cependant être liés au choix des articles. Pour donner un exemple le manque de personnel dans les structures de prise en charge et les formations insuffisantes de certains employés sont désignés comme origine de la maltraitance, dans certains articles de la première periodes. Dans les articles de la deuxième période,  les problèmes liés au manque d&#039;effectif ne sont pas pris en compte.D&#039;autres facteurs sont décrits.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
En ce qui concerne les TJ celui du 9 juin 2004 nous informe qu&#039;un colloque sur le thème de la canicule a été organisé, dans un but d&#039;information et de prévention, par le Professeur Rapin à Genève en juin 2004.&lt;br /&gt;
Dans une autre émissions,on voit une infirmière ne s&#039;étant absolument pas inquiété des effets de la canicule et découvrant pour la première fois à la demande des journalistes l&#039;augmentation relativement marquée du nombre de décès pour le mois d&#039;août 2003 en comparaison avec les chiffres d&#039;août 2002. C&#039;est bien 10% d&#039;augmentation que l&#039;on peut constater.&lt;br /&gt;
On ressent une grande préocupation quand la préventions des problèmes liés à la canicule. Les mêmes erreurs n&#039;ont peut-être pas envie d&#039;être reproduites.   &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;CONCLUSIONS&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous n&#039;avons donc pas constaté d&#039;évolution dans les termes. Cependant, une évolution marquée peut être relevée au niveau quantitatif. La forte médiatisation qu&#039;a suscité la canicule et les problèmes qu&#039;elle a soulevé sont vraissemblablement à l&#039;origine de cet accroissement des articles traitant du sujet de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Questionnements et redéfinitions ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Que dire de l&#039;évolution des notions? &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si dans les documents que nous avons analysés nous ne sommes pas parvenus à retirer d&#039;évolutions marquantes de la terminologie employée, ceci nous a permis d&#039;émettre de nouvelles hypothèses et de nous repositionner par rapport à notre question de départ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point que l&#039;on peut relever en terme d&#039;évolution est sans doute ce passage d&#039;une approche anecdodtique de la maltraitance des personnes âgées dans les années précédant la canicule (quelques cas extrêmes d&#039;EMS particuliers) à l&#039;approche atuelle, plus systématique (formations et conférences organisées sur le thème). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous parait peut être donc plus judicieux de parler d&#039;une évolution des mentalités plus que de la terminologies, dans le sens où il est devenu possible de parler des notions de maltraitances, de négligences et d&#039;abus. Depuis plusieurs dizaines d&#039;années quelques professionnels tels que le Professeur Rapin oeuvrent pour faire passer les informations néccessaires à la prévention et à la dénonciation de ces actes. Après énormément de patience, un Temps Présent fu tourné sur la question, plusieurs articles paraissent ensuite dans différents journaux &amp;quot;tout publics&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, avec l&#039;arrivée de la canicule, les médias s&#039;emparent d&#039;un réel fait médiatique et traite de la question lors de tous les TJ (ou presque) lors (et à l&#039;approche) de l&#039;été.&lt;br /&gt;
Il est intéressant de revenir sur l&#039;angle d&#039;approche de notre hypothèse de recherche dans le sens où ce lien entre négligence et canicule n&#039;a pas réellement été fait (propos du Professeur Rapin). Un des phénomènes que nous avons vu apparaître lors de la canicule était une sorte de fatalisme quant à la situation. &amp;quot;Il faisait trop chaud, mais tout le monde avait trop chaud. De toutes manières on ne pouvait rien faire de plus que de constater&amp;quot; (Rapin, mercredi 31 mai 2006). Il nous semble qu&#039;en effet le lien le plus important que nous pouvons faire en terme de négligence est bien un lien avec le déni. En effet, tant le discours des professionnels jugeant que tout allait très bien en Suisse, que celui des médias (dénonçant ce qui se passait chez nos voisins) montre bien un déni du problème qui apparaissait pourtant sous leurs yeux. Ne pas reconnaître qu&#039;il y a un problème est bien le dénier. Le déni est donc une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Revenons sur la question de la négligence. Si ce terme nous est apparu comme une évolution de définition de la maltraitance et comme cette hypothèse n&#039;a pu être vérifée dans le cadre de notre recherche, nous avons été amené à une nouvelle hypothèse: le terme de négligence a peut-être effectivement évolué lui-même dans sa définition. &lt;br /&gt;
Nous avançons l&#039;idée que la définition de la maltraitance aurait subie un élargissement de définition. Par ce fait, beaucoup plus d&#039;actions ou de &amp;quot;non-actions&amp;quot; entreraient sous ce concept de négligence. Ainsi on pourrait effectivement constater une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
Malheureusement notre recherche ne nous permet pas de vérifier cette hypothèse. Cependant, si l&#039;on regarde les chiffres donnés par RIFVEL (Réseau Internet Francophone Vieillir En Liberté)en 2002 quant à la répartition des différentes catégories de maltraitance, on note 8% de cas de négligence. Par ailleurs, en regardant les chiffres avancés par ALMA France en 2003 on constate une augmentation des cas de négligences avec 23,2%. Si les 2 sources ne sont pas les mêmes, il est toutefois possible de les comparer dans le sens où en 2003 la négligence apparait très clairement comme catégorie principale de la maltraitance, alors qu&#039;en 2002 la négligence est la plus petite catégorie de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Est-ce là une marque de l&#039;évolution de cette catégorie qu&#039;est la négligence, la question reste ouverte puisque nous ne pouvons que constater ce phénomène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Les médias: promotteurs d&#039;un problème social &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre rencontre avec le professeur Rapin, nous avons également échangé sur la question des médias et de leurs effets. M. Rapin relève un évènement marquant et déclencheur: la pénurie de cercueil à Paris en août 2003. Il parle d&#039;un &amp;quot;effet télégénique&amp;quot; que nous avons pu relever dans les téléjournaux datant de la période de la canicule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pensons qu&#039;il est intéressant de voir sous 2 aspects les médias. Tout d&#039;abord, comme non intéressés d&#039;un problème social sérieux et important: le bien être et la santé des personnes âgées. Pendant de nombreuses années le Professeur Rapin et ses collègues tantèrent de les faire parler de cette question. Il apprait clair que les médias touchent une énorme partie de la population. Le journal télévisé est suivi par des milliers de téléspectateurs sans compter les lecteurs des divers quotidiens. Lors de la canicule, les médias se sont appropriés un problème de société et l&#039;on dénoncé. Cependant il est intéressant de rappeler que la &amp;quot;prise de conscience&amp;quot; de la part de tous ne fût qu&#039;en 2004 lorsque les chiffres de la &amp;quot;heat wave&amp;quot; parurent. 1000 décès furent recensés durant l&#039;été 2003. Donc, si l&#039;on parle de négligence, on peut relever la négligence des divers médias ne faisant pas état d&#039;une &amp;quot;dramatique réalité&amp;quot; (Professeur Rapin) qu&#039;est la maltraitance. En effet, refuser de passer l&#039;information concernant les conseils et les recommandations l&#039;été arrivant est une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autres part, on peut voir les médias comme promoteurs d&#039;un problème social. Les analyser relèvent donc un intérêt particulier dans le sens où ils sont révélateurs de l&#039;évolution de la perception d&#039;un problème. Nous pourrions relever de nombreux écrits sur la problématique de la construction d&#039;un problème social par les médias et des mécanismes mis en oeuvres pour se faire, mais ce n&#039;est pas ici le sujet de notre travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Situation actuelle &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la canicule a participé à la mise en place de certaines structures d&#039;aides, ce n&#039;est pas réellement elle qui les a initiées. Ces structures sont extrêmement importantes et un suivi des personnes portant plainte est nécessaire.&lt;br /&gt;
Certains &amp;quot;plan canicule&amp;quot; ont été mis en place, des fonds ont été débloqués pour ces fins là...cependant dans de nombreux établissements personne n&#039;est venu demander ce financement pourtant disponible! A nouveau c&#039;est le déni qui prédomine...&amp;quot;Rien ne s&#039;est passé ici&amp;quot;, &amp;quot;Comment s&#039;est passé la canicule dans mon établissement? Sans problème!&amp;quot; voici le genre d&#039;échanges que nous a rapporté le Professeur Rapin auxquels il répond clairement: &amp;quot;Si on ne regarde pas, on ne peut pas voir&amp;quot;! Pour pouvoir relever et lutter contre un problème il faut avant tout le voir, et pour le voir il faut regarder. Il est extrêmement difficile d&#039;accepter et d&#039;avouer la réelle catastrophe qu&#039;est la maltraitance des personnes âgées. Pourtant il y aurait de quoi dire...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la nouvelle charte de la FEGEMS un accent est mis sur la formation du personnel. Ce point est essentiel et pourtant, quasiment aucune formation n&#039;a lieu dans les différents EMS de Genève sur la question de la maltraitance des personnes âgées. D&#039;autre part, il est important de relever une réelle différence entre les &amp;quot;résidents&amp;quot; des EMS d&#039;il y a quelques années et ceux d&#039;aujourd&#039;hui. Auparavant on venait dans les EMS de son plein gré, pour finir tranquillement sa vie entourée. Aujourd&#039;hui, les personnes entrant dans les maisons de retraite arrivent en général de l&#039;hôpital et ont des traitements médicaux à suivre. Ceci nécessite également une formation sur le traitement de la douleur. Là également la question de la négligence reste pertinente: &amp;quot;laisser avoir mal une personne c&#039;est la négliger, surtout lorsque des médicaments et autres remèdes existent&amp;quot; (Rapin, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, il est important de mentionner également que certains établissements ont fait énormément dans le sens de la prévention et de la formation. Les choses ont un peu bougées de manière générale. On peut dénoncer le problème de la maltraitance des personnes âgées sans risquer de perdre sa place (comme De Saussure - après son livre [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]). Cependant: &amp;quot;il ne faut pas faire peur aux vieux&amp;quot; est une phrase à laquelle le Professeur Rapin se heurte régulièrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Retour sur la problématiques, les questions de recherche &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après notre recherche on peut tirer des conclusions pas de tout exaustives, car il nous aurait fallu plus de temps pour satisfaire pleinement notre objectif. La négligence peut être pris comme synonime d&#039;abus. Elle est, si on peut le dire, un sous chapitre du grand phénoméne de la maltraitance. La négligence a été toujours present dans notre société, notre réalité, laquelle avait les yeux fermé devant le problème des personnes âgées. Nos hypothèse ont été en grand partie verifiée soit par l&#039;évolution de notre article soit par l&#039;eterview avec le professeur Rapin (mercredi, 31 mai 2006). La canicule du 2003 a été effectivement le moyen pour en parler plus. Ce phénoméne a permis de briser petit à petit le silence autour d&#039;une problèmatique societale si grande. En effet en CH le problème de la maltraitance des personnes âgées a été conçu comme problème sociale après les statistiques des morts pendant le 2003. Comme on a vu pendant l&#039;analyse de notre recherche, on a toujours nié le problème de maltraitance des personnes âgées en augmentant une sorte de négligence societale. En effet on critiquait les nations autour de nous, en soutenant que chez nous il allait tout très bien. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que la négligence n&#039;est pas une évolution du terme de maltraitance mais plutôt la conséquence de l&#039;augmentation du nombre de fois où l&#039;on aborde la question de la maltraitance. Peut-être pourrait-on dire que du fait de cette reprise incessante de ce thème, nous sommes plus attentifs aux faits et gestes qui pourraient s&#039;inscrire dans la maltraitance. En étant plus attentifs à cela, on en vient à parler de négligence et à l&#039;inscrire dans la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Autocritiques et perspectives &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective de la négligence comme maltraitance, il nous faut tout de même soulever les abus et les dérives de cette terminologie. Il nous semble que par cette association de terme, tout acte est devient potentiellement négligent...&lt;br /&gt;
Par exemple: ne pas donner à boire à une personne âgée est une forme de négligence/maltraitance, mais la forcée à boire l&#039;est également car ceci va à l&#039;encontre de sa propre volonté. Il serait important, à notre avis, de faire des nuances entre les différences formes de maltraitance et de négligence (ce qui a commencé à être fait dans les associations telles que ALMA France ou Alter Ego)et d&#039;être clair avec les professionnels par rapport à leurs devoirs et obligations professionnelles. Il ne faut oublier qu&#039;ils doivent prendre soin de ces personnes, qu&#039;un code de déontologie existe et que&#039;une grande question reste à être abordée et clarifiée: Qu&#039;est-ce qui doit primer lorsque ces 2 points s&#039;opposent; le choix et la volonté de la personne âgée ou le devoir professionnel face à une personne qui met sa vie en danger?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Remerciements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions le Professeur Charles-Henri Rapin pour sa précieuse aide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions également la Professeure Martine Ruchat de nous avoir permis de vivre l&#039;expérience d&#039;intelligence collective et par là-même de découvrir les difficultés méthodologiques auxquelles les chercheurs sont souvent confrontés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Livres &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Bertin, Evelyne (1999) Gérontologie, psychanalyse et déshumanisation : silence vieillesse... Paris : L&#039;Harmattan]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Gavillet&amp;amp;Grandrieux, Laurence&amp;amp;Véronique (2006) Ne touche pas à tes vieux, regards sur la maltraitance familiale des personnes âgées. Genève: IES Editions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Hugonot, Robert (1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres.]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Masson, Maltraitances et violences, Sous la direction de Bernard Marc, article de Franck Dibouës, Paris (2004)]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Yves Geneste (2004). Silence on frappe, De la maltraitance à la bientraitance des personnes âgées: Imagine]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Articles &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Avant la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (06.10.1999). MALTRAITANCE : LES PERSONNES ÂGÉES SE REBIFFENT:&lt;br /&gt;
Dépasser les clichés pour mieux combattre la violence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin (8.6.2000). EMS: un bilan alarmant - une étude entreprise à Genève montre que les conditions de vie se dégradent rapidement pour les résidents. La faute, d&#039;abord, au manque de personnel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (27.2.2002). MAISONS DE RETRAITE : GROSSE COLÈRE DU SSP ET DES USAGERS: «La maltraitance continue dans les EMS» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (8.4.2003). La maltraitance envers les aînés existe. Reste à en parler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Après la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (21.2.2004). Les aînés maltraités préoccupent Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (2.12.2004). La maltraitance des seniors en question. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin Dimanche (6.11.2005). Humiliations, injures, coups...le 3e âge relève parfois du calvaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (1.12.2005). Personnes âgées maltraitées: un tabou à briser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Hebdo (20.04.2006). Maltraitance des personnes âgées: les lacunes romandes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Téléjournaux &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    12 août 2003, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeudi    14 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    26 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mercredi 09 juin 2004, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Chartes&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS): Editions 1998 et 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Revenir sur&#039;&#039; [[articles]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=3953</id>
		<title>L&#039;évolution récente de la définition de la maltraitance des personnes âgées</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=L%27%C3%A9volution_r%C3%A9cente_de_la_d%C3%A9finition_de_la_maltraitance_des_personnes_%C3%A2g%C3%A9es&amp;diff=3953"/>
		<updated>2006-06-09T14:29:14Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Sarah : /* Ce qu&amp;#039;en disent les auteurs que nous avons lus */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039; Ont écrit cet article... &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tatiana CAVAGLIANI - Sarah GROSSNIKLAUS - Stefania RODRIGUEZ - Mélanie SAVOY - Germain VON DER MUEHL - Valérie SCHAUDER&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A propos des concepts de maltraitance et de négligence ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de traiter de la maltraitance des [[Personnes âgées]] car ce thème est bien trop souvent laissé pour compte. On entend souvent parler d&#039;enfants maltraités, de femmes battues, mais rarement de personnes âgées maltraitées.&lt;br /&gt;
De plus, lorsque nous pensons à [[Maltraitance]], notre sens commun a tendance à nous renvoyer directement au sens de la maltraitance physique. Coups, blessures, séquestration...mais aujourd&#039;hui, lorsque l&#039;on rencontre le monde insitutionnel c&#039;est la [[Négligence]] qui semble être devenue une forme perfide de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons choisi de nous baser sur la canicule de 2003 pour cibler notre recherche. En effet, lors de cet été 2003, environ 1000 personnnes âgées sont décédées en Suisse par suite de la chaleur, du manque d&#039;hydratation, etc. On a alors reproché aux proches et aux insitutions de ne pas avoir suffisament su être à l&#039;écoute et préter attention au nombre de verres d&#039;eau que chaque personne devait boire par jour. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons décidé de nous pencher sur la période entre 1998 et 2006. Nous avons utilisé plusieurs articles de journaux romands (avant et après l&#039;été 2003), deux éditions (1998 et 2005) de la charte de la Fédération genevoise des établissements médicaux-sociaux (FEGEMS) ainsi que des téléjournaux diffusés durant la canicule (juillet et août 2003).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre recherche se limite au niveau du canton de Genève. On parlera particulièrement de la négligence comme maltraitance. Nous allons commencer par donner un panel d&#039;informations sur les recherches et les réflexions menées (principalement sur la France) sur le sujet. Puis, nous comparerons les articles et les deux chartes afin de retirer un maximum d&#039;informations. Ces dernières se porteront  sur leurs nombres avant et après la canicule, sur leurs formes, leurs précisions, le vocabulaire employé, etc. Ensuite nous tenterons de faire des liens entre ces différents niveaux d&#039;analyse et ces différentes informations.&lt;br /&gt;
Nous essaierons ensuite de voir comment les téléjournaux présenté lors de la canicule nous décrivent la situation et la norme à adopter pour ne pas être taxé de maltraitance ou de négligence. Comment ils ont contribué à l&#039;évolution de ce terme de maltraitance...jusqu&#039;à la négligence. &lt;br /&gt;
Enfin, nous rencontrerons le Dr. Rapin, médecin chef et organisateur du colloque canicule ayant eu lieu en juin 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous apparait également important de mentionner deux autres limites: tout d&#039;abord le fait que nous ne pouvons lire tout ce qui a été écrit sur le sujet, et que les articles que nous avons choisi pour l&#039;analyse ne sont pas les seuls et uniques pièces que nous avons trouvés. De plus, et c&#039;est là la troisième limite d&#039;un travail portant sur le thème de la maltraitance,  s&#039;appuyer sur des statistiques représente une grande difficulté. En effet, il est très difficile de recenser les victimes de violence. Celles-ci ne sont pas toujours prêtes à en parler que cela soit par peur de représailles ou pour d&#039;autres raisons (telles que peur de l&#039;abandon, peur de briser un lien familial, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la prévalence de la maltraitance envers les personnes âgées au sein des institutions, Hugonot (1990) relève la difficulté d&#039;obtenir des statistiques précises. Il souligne qu&#039;il faut dans tous les cas prendre en compte que les cas décelés ne représentent qu&#039;un cinquième de la réalité: il y a donc une sous-estimation importante. Une raison de ce manque de données est que les observations de violences restent souvent à l&#039;intérieur d&#039;une institution. Le manque de témoignages, la dédramatisation par le personnel et la crainte pour la famille de dénoncer la maltraitance rendent l&#039;estimation de la fréquence réelle, difficile. Selon Hugonot, la violence envers les personnes âgées est masquée car elle est liée aux tabous et à la honte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une étude effectuée aux Etats-Unis montre que 4,7 % de 2020 personnes de plus de 65 ans sont victimes de sévices (en famille et en institution). &lt;br /&gt;
En Finlande et en Norvège, 2 à 5% des personnes âgées seraient brutalisées par leur famille.&lt;br /&gt;
Selon une étude en Suède, des soignants sont désignés comme auteurs de sévices dans 25% des cas dénoncés. Il faut donc s&#039;intéresser à la maltraitance au sein des institutions!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce qu&#039;en disent les auteurs que nous avons lus ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Définitions&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de poursuivre notre réflexion, il nous parait important de donner plusieurs définitions nécessaires à la compréhension du terme de maltraitance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après le Conseil de l&#039;Europe (1990), la maltraitance envers les personnes âgées est définie ainsi: &amp;quot;Tout acte ou omission commis dans le cadre de la famille par un des membres, lequel porte atteinte à la vie, à l&#039;intégrité corporelle ou psychique, ou à la liberté d&#039;un autre membre de la famille ou qui compromet gravement le développement de sa personnalité et/ou nuit à sa sécurité financière&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après le Petit Larousse Illustré (1992), la maltraitance est &amp;quot;l&#039;action de traiter un être vivant avec violence, dureté; lui faire subir de mauvais traitements&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la classification de l&#039;association ALMA, l&#039;on peut distinguer deux formes de maltraitance, soit &#039;&#039;les maltraitance par action délibérée de nuire&#039;&#039; (d&#039;ordre financièr, psychologique, physique) et &#039;&#039;les maltraitances par omission&#039;&#039;, qui sont plus dissimulées et méconnues que les précédentes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les différents auteurs que nous avons lus s&#039;accordent pour distinguer plusieurs catégories de &#039;&#039;&#039;maltraitance&#039;&#039;&#039; dont la négligence fait parti: &lt;br /&gt;
* Physique (douleurs provoquées, privation d&#039;aliments et de boissons)&lt;br /&gt;
* Sexuelle&lt;br /&gt;
* Psychologique: entraînant des dépressions, confusions, insomnies, une mauvaise image de soi(à travers la dévalorisation de sa personne. Cela peut se caractériser par l&#039;émission de jugements de valeur négatif à son encontre) et peurs (menaces, insultes, privation de sécurité, de visites...). Selon Hugonot (1990), le langage insultant (langage injurieux et appellation de manière impersonnelle) est le sévices le plus souvent dénoncé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Matérielle ou financière&lt;br /&gt;
* Médicale (privation de médicaments ou augmentation de somnifères)&lt;br /&gt;
* Sociale ou civique&lt;br /&gt;
* Négligence active&lt;br /&gt;
* Négligence passive&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les ouvrages que nous avons parcourus de nombreux termes sont associés à la maltraitance:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La violence&#039;&#039;&#039;: la [[Violence]] et souvent synonyme de maltraitance. En effet, selon Bernard Marc la violence peut être: physique, psychologique,financière ou médicamenteuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;L&#039;abus&#039;&#039;&#039;: Pour Hugonot (1990), cette catégorie concerne des contraintes physiques ou chimiques, des abus sexuels, des violences verbales et des exploitations financières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Le sévice&#039;&#039;&#039;: D&#039;après Hugonot (1990), ce terme désigne un acte de violence (dommages physiques et psychiques) ou une négligence grave (réduction de la santé) envers une personne de plus de 65 ans par son entourage proche. Ce terme serait proche de celui de violence et il engloberait donc tous les autres mots. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La négligence&#039;&#039;&#039;: Hugonot (1990) fait une différence entre la &#039;&#039;négligence passive&#039;&#039; et la &#039;&#039;négligence active&#039;&#039;. La première concerne la non-satisfaction des besoins quotidiens, le manque de soins et l&#039;attitude psychologique négative (affective et spirituelle). La deuxième est selon lui comparable aux abus (voir paragraphe &amp;quot;abus&amp;quot;). La négligence est considérée comme une forme de maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est spécifiquement sur ce dernier point que nous allons nous attarder.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Revue de littérature&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que l&#039;âge des personnes considérées comme vieillards a augmenté au fil du temps. En effet, dans l&#039;Antiquité les vieillards étaient ceux qui atteignaient l&#039;âge de 40 ans. Aujourd&#039;hui, un vieillard est quelqu&#039;un de plus de 70-80 ans, qui devient dépendant.&lt;br /&gt;
Selon la psychanalyste Evelyne Bertin (1999), notre société occidentale contemporaine n&#039;accorde pas de place à la vieillesse. La société refuse de penser à la vieillesse, cette dernière est &#039;&#039;tabou&#039;&#039;. L&#039;être humain a du mal à imaginer qu&#039;il va vieillir, c&#039;est quelque chose dont on ne parle pas, que l&#039;on ne veut pas imaginer, particulièrement dans notre société qui valorise la jeunesse. Selon elle, nous vivons dans un monde en perte de références. La famille en tant qu&#039;institution vit actuellement de grands changements, et nous vivons une époque de confusion des âges et des places dans la famille. L&#039;on ne pourrait penser la vieillesse qu&#039;en se situant dans une lignée, faite de générations ayant chacune leurs rôles.&lt;br /&gt;
Autrefois la vieillesse faisait partie de la société, elle avait une place dans l&#039;univers symbolique de la vie, mais l&#039;on vit actuellement dans une société où les rôles symboliques ont disparus, et où la [[Vieillesse]] est dévalorisée. En outre, selon Christian de Saussure, il n&#039;est plus rare de voir des familles qui s&#039;étendent sur quatre générations, les tensions et les conflits au sein de ces familles s&#039;en trouvent accrus et la génération des aînés en fait en quelque sorte les frais puisque bien souvent la famille s&#039;en désengage petit à petit. &lt;br /&gt;
Tous ces éléments pourraient expliquer les raisons qui font que les sociétés occidentales gèrent une partie des personnes âgées sur le mode de l&#039;exclusion à travers le placement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui est du problème de la maltraitances des personnes âgées, E. Bertin (1999) relève deux axes de réflexion &#039;&#039;Le déni de la mort dans les sociétés occidentales&#039;&#039; ainsi que &#039;&#039;L&#039;augmentation de la banalisation du mal.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Hugonot (1990) remarque que le phénomène de maltraitance n&#039;est pas nouveau dans sa nature, mais par sa fréquence (augmentation des victimes et des agresseurs). Il montre par exemple des prières d&#039;un vieillard abandonné et d&#039;un vieillard qui ne peut pas s&#039;enfuir dans des situations difficiles de 1689.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est dès les années 1980 que dans les pays francophones la question du tabou de la maltraitance des personnes âgées fût soulevée. On commence à parler de certains comportements, de certaines gestes et de certains propos profondément maltraitants pour la personne âgée bien souvent complètement dépendante de l&#039;autre.&lt;br /&gt;
Le sujet commençait à peine à être traité que les milieux de professionnels concernés essayaient de faire taire ce qui était soulevé, chacun essayant de préserver son institution de toutes accusations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, dans le livre &#039;&#039;Touche pas à tes vieux&#039;&#039;, un autre point est soulevé. Alors que de nombreuses personnes s&#039;attèlent à dénoncer la maltraitance des personnes âgées, celles-ci commencent à se rendre compte que les gestes, les propos et les comportements qu&#039;ils dénoncent ne sont pas les faits de monstres et qu&#039;eux-mêmes commettent ce genre d&#039;actes. Dénoncer ces gestes revient à se dénoncer soi-même, cette constatation va faire diminuer la volonté de parler de ce problème. Pour ces deux raisons, le sujet fut donc un peu moins traité.&lt;br /&gt;
Hugonot souligne notamment l&#039;ignorance en France concernant ce sujet et, en rapport avec cela, le manque d&#039;intérêt des médias. E. Bertin (1999), également, reproche à la société et au monde politique de faire comme si la maltraitance des personnes âgées n&#039;existait pas. Elle dénonce aussi cette habitude de montrer une vitrine parfaite: &amp;quot;&#039;&#039;Les images que les médias nous présentent sur la vieillesse sont le plus souvent des images d&#039;exception. Les sujets âgés maltraités ou déshumanisés sont interdits de cité dans le monde médiatique.&#039;&#039;&amp;quot;(p.14)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons également, comme le souligne E.Bertin, que notre société actuelle est celle de &#039;&#039;l&#039;image&#039;&#039;. Pour qu&#039;une cause soit entendue, elle doit être médiatisée. Ce qui peut poser problème dans le cas de violence touchant des personnes âgées quant leurs conditions physiques et psychiques les prédisposent plus à l&#039;isolement qu&#039;à la protestation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, parallèlement à ces condamnations, de nombreux témoignages voient le jours. Des personnes âgées trouvent la force de raconter les violences qu&#039;ils subissent...et ils ne baissent pas les bras.De plus, dans son livre, Hugonot nomme plusieurs congrès européens sur le sujet de la maltraitance des personnes âgées. Aussi, cette problématique ne disparaît-elle pas. La question de la maltraitance des personnes âgées apparaît dès lors comme un nouveau problème social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectif de la recherche ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Définir les facteurs impliquant l’évolution récente (entre 1998 et 2006) de la définition de la maltraitance des personnes âgées et plus particulièrement la question de la négligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hypothèse de recherche: Les effets de la canicule de l&#039;été 2003 et leurs médiatisations aurait eu un impact impotant dans ce tournant de définition de la maltraitance&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthode ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de vérifier notre hypothèse, soit l&#039;effet de la canicule 2003 sur la définition de la maltraitance, nous allons analyser et comparer le contenu de deux chartes d&#039;instituitions, d&#039;articles de presse et d&#039;extraits de téléjournaux. &lt;br /&gt;
En ce qui concerne les chartes, nous allons vérifier s&#039;il y a eu des modifications au niveau des articles de loi au sein des institutions et des modifications au niveau de la terminologie employée. &lt;br /&gt;
Le but de la comparaison des articles de presse est de voir s&#039;il y a eu des changements dans la manière d&#039;informer la population sur le problème de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Enfin, l&#039;analyse des téléjournaux devra nous permettre d&#039;analyser le type de langage utilisé en lien avec la canicule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Limites de la méthode &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la comparaison des articles de presse, nous nous sommes rendus compte qu&#039;il est très difficile d&#039;accéder aux articles pertinents pour cette démarche. Il est possible que les articles choisis ne soient pas tout à fait représentatifs de la manière dont la presse traite de la problématique de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Exploration de la question de recherche sur la base de comparaisons de divers documents ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, tant lors de nos recherches dans les archives de la TSR que dans la base de données Swissdox, nous avons constaté que le nombre de documents (TJ, émissions, reportages spéciaux, articles, dossiers, etc.) abordant le problème du sort des personnes âgées avait augementé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
Nous pourrions émettre l&#039;hypothèse que la canicule fut un tremplin, voire un très bon &amp;quot;fait divers&amp;quot; pour parler de la situation des personnes âgées dans notre société. Ce sujet fut traité plus qu&#039;abondament durant la canicule et juste après, puis régulièrement à l&#039;arrivée de l&#039;été les années suivantes. Il nous parait intéressant de relever la manière dont les médias se sont emparés d&#039;un sujet d&#039;actualité pour en faire un problème social. &lt;br /&gt;
Il faut peut-être garder à l&#039;esprit qu&#039;un des buts premiers des médias, comme développé dans les cours du professeur Payet (&#039;&#039;Introduction à la sociologie de l&#039;éducation&#039;&#039;)et hormis l&#039;aspect d&#039;information, est de faire le plus possible d&#039;audimat ou de lecteurs en accrochant les téléspectateurs par des évènements &amp;quot;chocs&amp;quot;. Les médias ont tendance à s&#039;emparer d&#039;un problème social (ici la condition des personnes âgées et la maltraitance) pour en faire un fait médiatique. Ce processus est facilité dès lors qu&#039;un problème concerne un grand nombre de personnes. Ce qui est le cas avec les personnes âgées puisque chacun en a au moins une dans son entourage ou dans sa famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Aspect quantitatif &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue quantitatif, nous avons pu constater que le nombre d&#039;articles paru dans la presse romande (24 heures, Tribune de Genève, le Matin, le Temps, L&#039;Hebdo) avant la canicule avaient doublé après ce phénomène. Nous avons trouvé environ onze articles dans la période de 1998 à 2003 et vingt de 2003 à 2006. On constate de même pour les téléjournaux. Le nombre de TJ abordant le problème du sort des personnes agées a triplé suite à la canicule.&lt;br /&gt;
L&#039;apparition d&#039;un réglement d&#039;application dans la charte de 2005 est un ajout pouvant montrer l&#039;importance donnée à la problématique de la maltraitance. Il apporte une définition beaucoup plus stricte des droits et des compétences du conseil éthique. Cela pourrait refléter le soucis de la fegems de lutter contre le problème de la maltraitance en institution en donnant un pouvoir de contrôle plus grand au conseil éthique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contenu et évolution des termes employés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les trois types de documents que nous avons analysés nous n&#039;avons pas constaté de grandes différences entre les deux périodes. Dans aucun  de nos documents le terme de [[Négligence]] est employé. Dans tous les articles comportant une définition,sont décrites les maltraitances psychologiques, physiques et matérielles (ou financières). Dans certains articles, on parle aussi de maltraitance sociale ou verbale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du contenu des articles, nous avons constaté que les changements suite à la canicule n&#039;ont pas été très importants. Nous émettons donc l&#039;hypothèse que la problématique de la maltraitance, quoiqu&#039;elle ait suscité plus d&#039;intérêt par la presse après la canicule (nombre d&#039;articles), est traité de la même façon avant et après l&#039;été 2003.&lt;br /&gt;
Il est tout de même important de signaler que les articles publiés après 2003 montrent des statistiques selon lesquelles il y aurait entre 5 et 20% de personnes âgées victimes de maltraitance en Suisse (env. 60&#039;000 cas par an). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne les TJ, il est intéressant de noter que celles datant de l&#039;été 2003, période de la canicule, n&#039;abordent quasiment pas la situation en Suisse, mais parlent d&#039;effets désastreux en France. C&#039;est seulement un an plus tard que l&#039;on avance les premiers chiffres concernant la Suisse. Il semble qu&#039;elle aie sous estimé les conséquences de la canicule pour ses personnes âgées. La différence de terminologie et d&#039;approche de la situation entre 2003 et 2004 est flagrante lorsque le journaliste parle de l&#039;été 2003 en disant: &amp;quot;Lever le voile sur la canicule n&#039;était pas encore de saison!&amp;quot;.  &lt;br /&gt;
La canicule finira par être abordée comme une routine. Peut-on avancer qu&#039;en une année un fait, unique en son genre et non constaté auparavant, puisse devenir une habitude? Ou plutôt sous entend-t-on que c&#039;est la vigilance qui devient désormais une habitude?&lt;br /&gt;
Nous avons également remarqué que dans tous les TJ que nous avons visionnés, il n&#039;est jamais fait mention du terme de &amp;quot;négligence&amp;quot; ou de &amp;quot;maltraitance&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Pourrait-on aller jusqu&#039;à dire que c&#039;est bien là une forme de tabou? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La comparaison des deux éditions de la charte ne nous a pas amené à constater de grands changements ; que cela soit dans le vocabulaire utilisé, les buts fixés, les engagements, etc.&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;avons mentionné auparavant, le seul aspect nouveau, dans l&#039;édition adoptée en janvier 2005, est l&#039;ajout d&#039;un réglement d&#039;application qui &amp;quot;régit les modalités d&#039;application de la Charte éthique de la Fegems, à savoir l&#039;organisation de l&#039;autorité compétente pour veiller à l&#039;application de la Charte et examiner les requêtes&amp;quot;. C&#039;est le &amp;quot;Conseil éthique&amp;quot; (constitué de membres élus par l&#039;assemblée générale de la Fegems) qui veillera à la bonne application de la Charte. Ce conseil est déjà présent dans la première édition de la charte et les buts qui lui sont attribués dans cette première édition sont les même que dans celle datant de 2005. Toutefois, l&#039;apparition d&#039;un &amp;quot;réglement d&#039;application&amp;quot; dans cette dernière nous apporte une définition plus précise et ciblée de son rôle et de ses droits.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements ou modifications&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Même si nous ne pouvons pas parler de changements significatifs qui valideraient notre hypothèses, nous avons trouvez quelques modifications lors de notre recherche dans nos différents supports qui nous ont paru pertinents.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les associations et les spécialistes qui s&#039;intéressent au sujet de la maltraitance des personnes âgées ne semblent pas avoir changé leur discours. Le seul changement pourrait être que les journaux et les  TJ accordent plus d&#039;importance aux moyens de prévention. Il y a une différence dans les démarches à prendre pour combattre la maltraitance. Serait- ce peut-être pour combler certaines lacunes du système romand? ( articles publiés après 2003)&lt;br /&gt;
En 1999 on évoquait le souhait de créer une ligne téléphonique pour donner la possibilité aux personnes âgées de se confier. En 2004, le journal 24Heures évoque la création d&#039;une telle permanence téléphonique par l&#039;association Alter Ego. On évoque également, en 1999, l&#039;existence d&#039;une brochure (préventive) au canada. En 2005, le matin dimanche évoque la publication de cette brochure.  Serait-ce une conséquence de la canicule?&lt;br /&gt;
Il est difficile de tirer des conclusions sur la base de ces observations, car les articles choisis ne représentent pas forcément la meilleur manière de traiter ce phénomène dans la presse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IL y a certains changements dans la désignation de la maltraitance mais ils peuvent cependant être liés au choix des articles. Pour donner un exemple le manque de personnel dans les structures de prise en charge et les formations insuffisantes de certains employés sont désignés comme origine de la maltraitance, dans certains articles de la première periodes. Dans les articles de la deuxième période,  les problèmes liés au manque d&#039;effectif ne sont pas pris en compte.D&#039;autres facteurs sont décrits.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
En ce qui concerne les TJ celui du 9 juin 2004 nous informe qu&#039;un colloque sur le thème de la canicule a été organisé, dans un but d&#039;information et de prévention, par le Professeur Rapin à Genève en juin 2004.&lt;br /&gt;
Dans une autre émissions,on voit une infirmière ne s&#039;étant absolument pas inquiété des effets de la canicule et découvrant pour la première fois à la demande des journalistes l&#039;augmentation relativement marquée du nombre de décès pour le mois d&#039;août 2003 en comparaison avec les chiffres d&#039;août 2002. C&#039;est bien 10% d&#039;augmentation que l&#039;on peut constater.&lt;br /&gt;
On ressent une grande préocupation quand la préventions des problèmes liés à la canicule. Les mêmes erreurs n&#039;ont peut-être pas envie d&#039;être reproduites.   &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;CONCLUSIONS&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous n&#039;avons donc pas constaté d&#039;évolution dans les termes. Cependant, une évolution marquée peut être relevée au niveau quantitatif. La forte médiatisation qu&#039;a suscité la canicule et les problèmes qu&#039;elle a soulevé sont vraissemblablement à l&#039;origine de cet accroissement des articles traitant du sujet de la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Questionnements et redéfinitions ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Que dire de l&#039;évolution des notions? &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si dans les documents que nous avons analysés nous ne sommes pas parvenus à retirer d&#039;évolutions marquantes de la terminologie employée, ceci nous a permis d&#039;émettre de nouvelles hypothèses et de nous repositionner par rapport à notre question de départ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point que l&#039;on peut relever en terme d&#039;évolution est sans doute ce passage d&#039;une approche anecdodtique de la maltraitance des personnes âgées dans les années précédant la canicule (quelques cas extrêmes d&#039;EMS particuliers) à l&#039;approche atuelle, plus systématique (formations et conférences organisées sur le thème). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous parait peut être donc plus judicieux de parler d&#039;une évolution des mentalités plus que de la terminologies, dans le sens où il est devenu possible de parler des notions de maltraitances, de négligences et d&#039;abus. Depuis plusieurs dizaines d&#039;années quelques professionnels tels que le Professeur Rapin oeuvrent pour faire passer les informations néccessaires à la prévention et à la dénonciation de ces actes. Après énormément de patience, un Temps Présent fu tourné sur la question, plusieurs articles paraissent ensuite dans différents journaux &amp;quot;tout publics&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, avec l&#039;arrivée de la canicule, les médias s&#039;emparent d&#039;un réel fait médiatique et traite de la question lors de tous les TJ (ou presque) lors (et à l&#039;approche) de l&#039;été.&lt;br /&gt;
Il est intéressant de revenir sur l&#039;angle d&#039;approche de notre hypothèse de recherche dans le sens où ce lien entre négligence et canicule n&#039;a pas réellement été fait (propos du Professeur Rapin). Un des phénomènes que nous avons vu apparaître lors de la canicule était une sorte de fatalisme quant à la situation. &amp;quot;Il faisait trop chaud, mais tout le monde avait trop chaud. De toutes manières on ne pouvait rien faire de plus que de constater&amp;quot; (Rapin, mercredi 31 mai 2006). Il nous semble qu&#039;en effet le lien le plus important que nous pouvons faire en terme de négligence est bien un lien avec le déni. En effet, tant le discours des professionnels jugeant que tout allait très bien en Suisse, que celui des médias (dénonçant ce qui se passait chez nos voisins) montre bien un déni du problème qui apparaissait pourtant sous leurs yeux. Ne pas reconnaître qu&#039;il y a un problème est bien le dénier. Le déni est donc une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Revenons sur la question de la négligence. Si ce terme nous est apparu comme une évolution de définition de la maltraitance et comme cette hypothèse n&#039;a pu être vérifée dans le cadre de notre recherche, nous avons été amené à une nouvelle hypothèse: le terme de négligence a peut-être effectivement évolué lui-même dans sa définition. &lt;br /&gt;
Nous avançons l&#039;idée que la définition de la maltraitance aurait subie un élargissement de définition. Par ce fait, beaucoup plus d&#039;actions ou de &amp;quot;non-actions&amp;quot; entreraient sous ce concept de négligence. Ainsi on pourrait effectivement constater une augmentation de la négligence.&lt;br /&gt;
Malheureusement notre recherche ne nous permet pas de vérifier cette hypothèse. Cependant, si l&#039;on regarde les chiffres donnés par RIFVEL (Réseau Internet Francophone Vieillir En Liberté)en 2002 quant à la répartition des différentes catégories de maltraitance, on note 8% de cas de négligence. Par ailleurs, en regardant les chiffres avancés par ALMA France en 2003 on constate une augmentation des cas de négligences avec 23,2%. Si les 2 sources ne sont pas les mêmes, il est toutefois possible de les comparer dans le sens où en 2003 la négligence apparait très clairement comme catégorie principale de la maltraitance, alors qu&#039;en 2002 la négligence est la plus petite catégorie de la maltraitance.&lt;br /&gt;
Est-ce là une marque de l&#039;évolution de cette catégorie qu&#039;est la négligence, la question reste ouverte puisque nous ne pouvons que constater ce phénomène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Les médias: promotteurs d&#039;un problème social &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre rencontre avec le professeur Rapin, nous avons également échangé sur la question des médias et de leurs effets. M. Rapin relève un évènement marquant et déclencheur: la pénurie de cercueil à Paris en août 2003. Il parle d&#039;un &amp;quot;effet télégénique&amp;quot; que nous avons pu relever dans les téléjournaux datant de la période de la canicule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pensons qu&#039;il est intéressant de voir sous 2 aspects les médias. Tout d&#039;abord, comme non intéressés d&#039;un problème social sérieux et important: le bien être et la santé des personnes âgées. Pendant de nombreuses années le Professeur Rapin et ses collègues tantèrent de les faire parler de cette question. Il apprait clair que les médias touchent une énorme partie de la population. Le journal télévisé est suivi par des milliers de téléspectateurs sans compter les lecteurs des divers quotidiens. Lors de la canicule, les médias se sont appropriés un problème de société et l&#039;on dénoncé. Cependant il est intéressant de rappeler que la &amp;quot;prise de conscience&amp;quot; de la part de tous ne fût qu&#039;en 2004 lorsque les chiffres de la &amp;quot;heat wave&amp;quot; parurent. 1000 décès furent recensés durant l&#039;été 2003. Donc, si l&#039;on parle de négligence, on peut relever la négligence des divers médias ne faisant pas état d&#039;une &amp;quot;dramatique réalité&amp;quot; (Professeur Rapin) qu&#039;est la maltraitance. En effet, refuser de passer l&#039;information concernant les conseils et les recommandations l&#039;été arrivant est une forme de négligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autres part, on peut voir les médias comme promoteurs d&#039;un problème social. Les analyser relèvent donc un intérêt particulier dans le sens où ils sont révélateurs de l&#039;évolution de la perception d&#039;un problème. Nous pourrions relever de nombreux écrits sur la problématique de la construction d&#039;un problème social par les médias et des mécanismes mis en oeuvres pour se faire, mais ce n&#039;est pas ici le sujet de notre travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Situation actuelle &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la canicule a participé à la mise en place de certaines structures d&#039;aides, ce n&#039;est pas réellement elle qui les a initiées. Ces structures sont extrêmement importantes et un suivi des personnes portant plainte est nécessaire.&lt;br /&gt;
Certains &amp;quot;plan canicule&amp;quot; ont été mis en place, des fonds ont été débloqués pour ces fins là...cependant dans de nombreux établissements personne n&#039;est venu demander ce financement pourtant disponible! A nouveau c&#039;est le déni qui prédomine...&amp;quot;Rien ne s&#039;est passé ici&amp;quot;, &amp;quot;Comment s&#039;est passé la canicule dans mon établissement? Sans problème!&amp;quot; voici le genre d&#039;échanges que nous a rapporté le Professeur Rapin auxquels il répond clairement: &amp;quot;Si on ne regarde pas, on ne peut pas voir&amp;quot;! Pour pouvoir relever et lutter contre un problème il faut avant tout le voir, et pour le voir il faut regarder. Il est extrêmement difficile d&#039;accepter et d&#039;avouer la réelle catastrophe qu&#039;est la maltraitance des personnes âgées. Pourtant il y aurait de quoi dire...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la nouvelle charte de la FEGEMS un accent est mis sur la formation du personnel. Ce point est essentiel et pourtant, quasiment aucune formation n&#039;a lieu dans les différents EMS de Genève sur la question de la maltraitance des personnes âgées. D&#039;autre part, il est important de relever une réelle différence entre les &amp;quot;résidents&amp;quot; des EMS d&#039;il y a quelques années et ceux d&#039;aujourd&#039;hui. Auparavant on venait dans les EMS de son plein gré, pour finir tranquillement sa vie entourée. Aujourd&#039;hui, les personnes entrant dans les maisons de retraite arrivent en général de l&#039;hôpital et ont des traitements médicaux à suivre. Ceci nécessite également une formation sur le traitement de la douleur. Là également la question de la négligence reste pertinente: &amp;quot;laisser avoir mal une personne c&#039;est la négliger, surtout lorsque des médicaments et autres remèdes existent&amp;quot; (Rapin, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui, il est important de mentionner également que certains établissements ont fait énormément dans le sens de la prévention et de la formation. Les choses ont un peu bougées de manière générale. On peut dénoncer le problème de la maltraitance des personnes âgées sans risquer de perdre sa place (comme De Saussure - après son livre [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]). Cependant: &amp;quot;il ne faut pas faire peur aux vieux&amp;quot; est une phrase à laquelle le Professeur Rapin se heurte régulièrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Retour sur la problématiques, les questions de recherche &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après notre recherche on peut tirer des conclusions pas de tout exaustives, car il nous aurait fallu plus de temps pour satisfaire pleinement notre objectif. La négligence peut être pris comme synonime d&#039;abus. Elle est, si on peut le dire, un sous chapitre du grand phénoméne de la maltraitance. La négligence a été toujours present dans notre société, notre réalité, laquelle avait les yeux fermé devant le problème des personnes âgées. Nos hypothèse ont été en grand partie verifiée soit par l&#039;évolution de notre article soit par l&#039;eterview avec le professeur Rapin (mercredi, 31 mai 2006). La canicule du 2003 a été effectivement le moyen pour en parler plus. Ce phénoméne a permis de briser petit à petit le silence autour d&#039;une problèmatique societale si grande. En effet en CH le problème de la maltraitance des personnes âgées a été conçu comme problème sociale après les statistiques des morts pendant le 2003. Comme on a vu pendant l&#039;analyse de notre recherche, on a toujours nié le problème de maltraitance des personnes âgées en augmentant une sorte de négligence societale. En effet on critiquait les nations autour de nous, en soutenant que chez nous il allait tout très bien. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que la négligence n&#039;est pas une évolution du terme de maltraitance mais plutôt la conséquence de l&#039;augmentation du nombre de fois où l&#039;on aborde la question de la maltraitance. Peut-être pourrait-on dire que du fait de cette reprise incessante de ce thème, nous sommes plus attentifs aux faits et gestes qui pourraient s&#039;inscrire dans la maltraitance. En étant plus attentifs à cela, on en vient à parler de négligence et à l&#039;inscrire dans la maltraitance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Autocritiques et perspectives &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective de la négligence comme maltraitance, il nous faut tout de même soulever les abus et les dérives de cette terminologie. Il nous semble que par cette association de terme, tout acte est devient potentiellement négligent...&lt;br /&gt;
Par exemple: ne pas donner à boire à une personne âgée est une forme de négligence/maltraitance, mais la forcée à boire l&#039;est également car ceci va à l&#039;encontre de sa propre volonté. Il serait important, à notre avis, de faire des nuances entre les différences formes de maltraitance et de négligence (ce qui a commencé à être fait dans les associations telles que ALMA France ou Alter Ego)et d&#039;être clair avec les professionnels par rapport à leurs devoirs et obligations professionnelles. Il ne faut oublier qu&#039;ils doivent prendre soin de ces personnes, qu&#039;un code de déontologie existe et que&#039;une grande question reste à être abordée et clarifiée: Qu&#039;est-ce qui doit primer lorsque ces 2 points s&#039;opposent; le choix et la volonté de la personne âgée ou le devoir professionnel face à une personne qui met sa vie en danger?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Remerciements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions le Professeur Charles-Henri Rapin pour sa précieuse aide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions également la Professeure Martine Ruchat de nous avoir permis de vivre l&#039;expérience d&#039;intelligence collective et par là-même de découvrir les difficultés méthodologiques auxquelles les chercheurs sont souvent confrontés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Livres &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Bertin, Evelyne (1999) Gérontologie, psychanalyse et déshumanisation : silence vieillesse... Paris : L&#039;Harmattan]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Gavillet&amp;amp;Grandrieux, Laurence&amp;amp;Véronique (2006) Ne touche pas à tes vieux, regards sur la maltraitance familiale des personnes âgées. Genève: IES Editions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Hugonot, Robert (1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres.]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Masson, Maltraitances et violences, Sous la direction de Bernard Marc, article de Franck Dibouës, Paris (2004)]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Yves Geneste (2004). Silence on frappe, De la maltraitance à la bientraitance des personnes âgées: Imagine]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Articles &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Avant la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (06.10.1999). MALTRAITANCE : LES PERSONNES ÂGÉES SE REBIFFENT:&lt;br /&gt;
Dépasser les clichés pour mieux combattre la violence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin (8.6.2000). EMS: un bilan alarmant - une étude entreprise à Genève montre que les conditions de vie se dégradent rapidement pour les résidents. La faute, d&#039;abord, au manque de personnel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (27.2.2002). MAISONS DE RETRAITE : GROSSE COLÈRE DU SSP ET DES USAGERS: «La maltraitance continue dans les EMS» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (8.4.2003). La maltraitance envers les aînés existe. Reste à en parler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Après la canicule&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (21.2.2004). Les aînés maltraités préoccupent Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
24 Heures (2.12.2004). La maltraitance des seniors en question. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Matin Dimanche (6.11.2005). Humiliations, injures, coups...le 3e âge relève parfois du calvaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tribune de Genève (1.12.2005). Personnes âgées maltraitées: un tabou à briser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Hebdo (20.04.2006). Maltraitance des personnes âgées: les lacunes romandes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039; Téléjournaux &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    12 août 2003, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeudi    14 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi    26 août 2003, TJ nuit (22h)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mercredi 09 juin 2004, 19h30&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Revenir sur&#039;&#039; [[articles]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Sarah</name></author>
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