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		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13216</id>
		<title>Droits des patients psychiatriques</title>
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		<updated>2014-01-14T17:46:24Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Bibliographie / Webographie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
Cet article s’inscrit dans le cadre général des droits de la personne et des droits des patient en psychiatrie en particulier. Il s&#039;agit dans ce chapitre de mieux comprendre comment les revendications des droits des patients psychiatriques relèvent des droits de la personne et d&#039;arriver à expliquer ce que cela recouvre concrètement dans le quotidien en termes de pratiques, mais aussi de désignation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le paysage psychiatrique, au fil des années, a été modifié par l’influence et l’interaction de différents mouvements sociaux et des changements de lois. Cette recherche est une opportunité qui nous permet d’élaborer une réflexion autour de ces interactions et de mieux comprendre l’évolution de la terminologie et l’utilisation des divers moyens thérapeutiques, la mise en place d’un cadre légal préservant les droits des patients psychiatriques et les apports amenés à la société. Il semble que la critique des classifications nosographiques (les [http://fr.wikipedia.org/wiki/Manuel_diagnostique_et_statistique_des_troubles_mentaux DSM]) qui existe depuis les années 20 – lesquelles classifications n&#039;ont été qu&#039;en augmentation (en 1990, 400 classifications) ont visé à la fois le pouvoir qui désigne, mais aussi peut-être plus fondamentalement une manière de &amp;quot;donner sens&amp;quot; à un individu porteur de signes définis essentiellement par les médecins psychiatres. L&#039;alternative serait de considérer la personne, sa parole, sa propre perception, sa conception aussi de la santé (et donc de la folie) dans une remise en question de la relation soignant-soigné. C&#039;est aussi évidemment une remise en question de rapport norme/déviance, mais aussi plus fondamentalement de cette réalité &amp;quot;faussement&amp;quot; ou &amp;quot;artificiellement&amp;quot; construite (symboliquement) par ceux qui détiennent le pouvoir de nommer. Ainsi la critique sociale et politique des année 60-80 se double d&#039;une critique de l&#039;épistémologie du sujet pour mettre à la place une relation plus égalitaire et un respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons commencé par une brève présentation sur la maladie mental et le courant de l’antipsychiatrie, présentation qui nous aide à nous faire une image de ce que représentait pour la société une personne qui manifestait une maladie mentale, un hôpital psychiatrique et surtout ce qui voulait dire pour une personne d&#039;être quelqu’un avec un trouble psychique au début du XXème siècle. La deuxième partie de l’article nous amène dans &amp;quot;la réalité des patients psychiatriques&amp;quot; contemporaine et nous découvrons les changements des lois et des droits pour ces patients. Pour pointer notre recherche, nous avons effectué un entretien avec [[Entretien_avec_M._Alain_Riesen|M. Alain Riesen]], militant de l’antipsychiatrie à Genève, entretien qui nous a permis de voir plus en détail et plus concrètement l’évolution des droits des patients en psychiatrie. Peut-être que cette évolution continuera dans ce vaste domaine, mais il faut souligner le fait que jusqu’au maintenant toutes les personnes qui présentent des troubles psychiques ont le droit aux meilleurs services médicaux et qu&#039;aucune discrimination n’est admise, donc la santé est un segment d’insertion sociale qui place le patient dans la dimension d&#039;être un citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
=== Historique de la maladie mentale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute société se trouve confronté à des personnes qui sortent du fonctionnement ordinaire, qui ne vivent pas selon les normes en vigueur, allant jusqu&#039;à perturber l’équilibre d&#039;un groupe social (famille, classe, atelier, entreprise, institution, etc.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En traversant les âges et les cultures, la maladie mentale a connu les définitions et les explications les plus variées. En effet, « puisque la folie plonge ses racines aux sources de la culture, être fous est différent selon le pays ou la région dont on est originaire » &amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires,(p.13) &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l’Europe, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye] met en évidence comment à partir de l’Antiquité on s’est occupé du problème des personnes déviantes en les bannissant et en les excluant de la société. Durant le Moyen Âge, en particulier en France, l’exclusion de la société se faisait par exemple en mettant les personnes qui dérangeaient sur une barque et en les abandonnant sur une rivière.  Au tour de l’année 1000, de l’exclusion et du bannissement en dehors des villes, il y a la mise en place d’un premier système d’enfermement. Dans les maladreries et les hostelleries (préludes des hôpitaux généraux), on commence à enfermer les malades mentaux avec tout sortes des personnes &amp;quot;marginales&amp;quot;. La promiscuité, l&#039;insalubrité, la surpopulation, ainsi que les maladies transformaient ces lieux en lieux d’extermination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La religion avait une très grande influence durant toute cette période. La maladie mentale était interprétée comme la punition de Dieu en réponse à un péché. Le personne déviante était donc aussi enfermée pour protéger la société et pour qu’elle puisse faire amende honorable. Progressivement, mais surtout pendant le XIX, le pouvoir sur la maladie mentale passe entre les mains des médecins. En effet, ces derniers, écrit Lesage de la Haye « […] vont devenir les responsables du traitement des malades mentaux et mêmes les directeurs des asiles d’aliénés »&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires,(p.22)&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt pour les problèmes liés à la santé mentale surgit dans les années d’après-guerre à cause d’une forte augmentation des cas pris en charge. À partir des années 1970, sur la voie des protestations anticonformistes de Mai 1968 et sous l’influence et la pression des familles, on commence à dénoncer les conditions précaires des malades mentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mouvement de l&#039;antipsychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant les années 1960 apparaissait un nouveau courant qui a explosé dans plusieurs pays, l&#039;Antipsychiatrie, qui prend le contre-pied de la psychiatrie. La critique vise à remettre en question non seulement la psychiatrie et la prise en charge des malades mentaux, mais aussi la société au sens large. Ce mouvement qui s&#039;exprime sous différentes formes dans plusieurs pays, offre une nouvelle conception de la liberté aux patients psychiatriques en leur donnant la voix et le pouvoir de choisir leur parcours de soins, condamne la société capitaliste qui rejet tout individu non rentable et qui ne se conforme pas au règles de fonctionnement de la société. Les prisons et les hôpitaux psychiatriques sont l&#039;expression de la mise à l&#039;écart de toute personne qui affiche une différence trop importante face à la norme. Ce courant de pensé est très révolutionnaire et prône la liberté des individus.&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon, Lesage de la Haye, l&#039;antipsychiatrie n&#039;est pas un courant de pensée, c&#039;est un vaste mouvement qui ne trouve pas une véritable unité concernant les théories et les pratiques des différents représentant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme «Antipsychiatrie» est utilisée pour la première fois par Cooper [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper David Cooper] en 1967 dans son ouvrage «Psychiatrie et antipsychiatrie»&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil.&amp;lt;/ref&amp;gt; et à travers ses expériences dans le &amp;quot;pavillon 21&amp;quot; à Kingsley Hall (Londres), il s&#039;oppose au système hiérarchique et aliénant qui conduit à l’internement des personnes et en les rendant des malades chroniques. Ainsi, il propose d&#039;étudier la personne dans son contexte de vie, en relativisant le diagnostic et l&#039;étiquetage. Il est suivi par d’autres militants de ce courant idéologique, notamment par Aaron Esterson et [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Laing Ronald David Laing]. Tous les trois travaillent en Grande-Bretagne et offrent une réponse plus sociale et communautaire en s&#039;opposant à la psychiatrie ordinaire, au diagnostic, à la pratique et à la politique en vigueur.&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un exemple intéressant est le livre qui raconte le parcours d’une patiente, [http://en.wikipedia.org/wiki/Mary_Barnes Mary Barnes], qui avait suivi une thérapie à Kingsley Hall avec le psychiatre [http://www.jhberke.com/index2.html%20 Joseph Berke] et sous la direction de Ronald David Laing. Le livre « Un voyage à travers la folie »&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;, écrit en 1976 par Mary Barnes avec la collaboration de [http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Berke Joseph Berke] est un exemple du passage à travers la folie qui donne un point de vue différent: il valorise la personne et ses droits en tant que patient, l’importance de l&#039;autodétermination personnelle et de l’intégration sociale. Le professionnel est vu comme témoin dans le parcours du patient. Il représente aussi un soutient au mouvement de l&#039;antipsychiatrie.&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, aux Etats-Unis, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Erving Goffman] publie en 1961 un ouvrage qui influencera aussi le courant de l&#039;antipsychiatrie &amp;quot;Asiles, études sur la condition des malades mentales&amp;quot;. L’auteur commence par donner une définition des  « institutions totalitaires » qui se caractérisent par le niveau d’exclusion et de contrôle dans lequel se trouve le reclus. La vie dans de ce genre d’institution est décrite en négatif par comparaison avec le déroulement de la vie à l’extérieur. Une fois admis au sein de l&#039;institution l&#039;individu est mis sous tutelle et perd tous les droits dont il jouissait en tant que membre de la société et se trouve sous l&#039;emprise du pouvoir du médecin &amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1963, avec son livre [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stigmate_%28Erving_Goffman%29 «Stigmate&amp;quot;. Les usages sociaux des handicaps»&amp;lt;ref&amp;gt; Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;], il continue à exprimer ses idées, selon lesquelles d&#039;une manière indirecte, influenceront les droits de l’homme. Goffman donne une définition plus élargie du stigmate en mettant en évidence un ensemble des concepts sur «l&#039;image social» des individus et ce qu&#039;ils peuvent transmettre d&#039;eux-mêmes aux autres en situations de confrontation.&amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aux Etats Unis, [[Thomas_Szasz|Thomas Szas]], professeur en psychiatrie, ne préconisait pas les mêmes solutions. Szasz défend vivement les droits des malades mentaux et fait une double critique à la psychiatrie: la maladie mental n’est pas une vrais maladie, mais une justification légitimant, avec l’appui de médecins et des avocats, l’intervention du pouvoir pour protéger les gens contre eux mêmes. La psychiatrie est ainsi utilisée comme un outil de contrôle social à grande échelle, au nom du bien-être des « normaux ». Szasz décrit et dénonce dans son célèbre livre &amp;quot;Le mythe de la maladie mentale&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Szasz, T. (1975). Le mythe de la maladie mentale. Paris: Payot.&amp;lt;/ref&amp;gt;, paru en 1961, l’utilisation de la psychiatrie comme moyen du contrôle social, d&#039;esclavage déguisé en thérapie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Italie, dans la même période, le mouvement trouve un autre représentant. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Franco Basaglia], mène au niveau politique une lutte dans laquelle il revendique à haut voix les droits des patients ainsi que la fermeture des asiles (L&#039;auteur de &amp;quot;L&#039;institution en négation&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;) - Basaglia critique l&#039;enferment des malades mentaux comme n&#039;étant pas une solution)&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Finalement la solution arrive en 1978, avec la Loi-180. La création de nombreux lieux alternatif, tels que de centres de jour, des foyer et d&#039;autres formes innovatrices, ainsi qu&#039;une participation nationale des syndicats, la partie communiste et le monde du travail, ont permis aux malades mentaux de réintégrer la vie en société.&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;. À noter, malgré ça, il y a des différences très importantes entre les régions les plus développées et d&#039;autres régions italiennes. Cela a influencé la réintégration des patients psychiatriques.&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la France, plusieurs représentants ont pris parti au mouvement de l’antipsychiatrie. On y retrouve Roger Gentis, [http://es.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Guattari Félix Guattari], [http://es.wikipedia.org/wiki/Robert_Castel Robert Castel], ainsi que Michel Foucault.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce dernier, tout en étant en retrait par rapport aux autres praticiens, il offre dans son ouvrage « Histoire de la folie à l’âge classique », une représentation de comment la notion de folie, d’aliénation,  de maladie mentale sont en relation très étroite avec le contexte. À travers une lecture historique de la folie, l’auteur met en évidence l’influence des normes, des valeurs et des croyances en rapport aux explications des causes de celle-ci. Le rôle social du « fou » dépend également de la vision que la société a sur la folie.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard&amp;lt;/ref&amp;gt;. Déjà en 1954, dans l&#039;ouvrage « Maladie mentale et psychologie », Foucault met en évidence le fait que en Occident la folie a acquis le statut de maladie mentale très récemment, en devenant ainsi objet d’étude de la part de la psychiatrie. Les explications que l’on donnait auparavant à ce type de phénomène étaient du domaine de la magie et de la religion. Le contexte influence le regard que l’on pose sur une problématique.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau général, le mouvement essaye de se centrer dans l&#039;application d&#039;une thérapie dans le contexte du sujet (soit familial ou communautaire) et non pas dans le contexte clinique. Les trois thèses de l’antipsychiatrie (antinosographique, anti-institutionnelle, anti-thérapeutique) se manifestent comme une prise de conscience collective. La thèse antinosographique conteste l’appartenance des troubles psychiques au concept de maladie et la nécessité à n’importe quel type d’assistance psychiatrique et soutien que la classification des maladies mentales et le diagnostic donné constituent une forme d’étiqueter et de stigmatiser une personne. La thèse anti-thérapeutique est une réaction contre les mesures dures des traitements appliques aux malades psychiques  (l’électrochoc, la médicamentation abusive et obligatoire, la privation de liberté) et encourage le traitement sans médicamentation, basé sur une communauté thérapeutique. La thèse anti-institutionnelle condamne les institutions en les nommant totalitaires car tout est enfermé, contrôle et obligatoire et propose de modifier la relation entre les psychiatres et les patients.&lt;br /&gt;
Le mouvement de l’antipsychiatrie a contribué pour : la sensibilisation des autorités et l’opinion publique, le fait de non-être stigmatise pour les personnes avec de trouble psychique, l’influence et l’aide de mouvement pour les droits des patients, la reformation du système par l’introduction des lois qui ont comme but de protéger les droits et d’améliorer les conditions d’assistance psychiatrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réalité des patients psychiatriques ==&lt;br /&gt;
=== Lois sur la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement antipsychiatrique, comme mentionné au paravent, a été le premier à se battre pour la fermeture des asiles en s’opposant à la psychiatrie traditionnelle avec des idées, des interprétations de la maladie mentale et surtout des actions subversives. Au niveau législatif, cela s&#039;est traduit par la [http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf Loi 180], qui a été la première et seule loi qui ordonne la fermeture des hôpitaux psychiatriques en Italie. Approuvé grâce au soutien de Franco Basaglia le 13 mai 1978 (elle est parfois appelée &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot;), elle règle tous contrôles et traitements sanitaires volontaires et obligatoires pour des personnes avec une maladie mentale. Elle se base sur des principes tels que le respect de la dignité de la personne, des ses droits civils et politiques. Le droit de choisir librement son médecin et son lieu soin, ou encore le droit de communiquer avec qui ils désirent. Tous les traitements doivent être assurer par consensus et la participation de la personne. La &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot; vise aussi à une &amp;quot;réforme sémiotique&amp;quot; des termes utilisés pour définir les patients psychiatriques. Elle supprime tout définition dans le code pénal comme &amp;quot;aliéné mental&amp;quot; ou &amp;quot;infirme mental&amp;quot;. Il s’agit d’une loi qui agit sur plusieurs niveaux, que ça soit sur les droits de la personne, sur les institutions soignantes ou encore à niveau pénal. Elle représente une réforme sociale et politique.&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droits des patients psychiatriques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les droits des patients psychiatriques s&#039;inscrivent dans [http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Droits_des_patients_(%C3%A0_l%27h%C3%B4pital) les droits des patients] en général, avec quelques différences qui est propre à cette population. Comme nous le verrons dans ce sous-chapitre, la nature de la maladie mentale peut impliquer des limitations au niveau juridique dans l’exercice de certains droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les préoccupations concernant la protections des droits des patients psychiatriques est un fait relativement récent qui débute dans les années 1960 et qui prend plus d&#039;ampleur dans les années 1970 au niveau national ainsi qu&#039;international. Dans plusieurs pays on assiste à des modifications législatives, mais les questionnements concernant le traitement des maladies mentales s&#039;opère aussi au niveau des droits internationales et de la liberté de la personne. &amp;lt;ref&amp;gt;Gendreau,C. (2005). Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale. Montréal: Les Editions Thémis &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, des personnes qui avaient connu l’expérience de l’institution psychiatrique s’adressent au  réseau international d’alternative à la psychiatrie, qui avait organisé une rencontre à Genève, dans le but de créer un organisme capable de défendre les droits des usagers de la psychiatrie. Cette démarche s’inscrit dans un processus de médiatisation qui, depuis les années 1976-1977, avait porté au grand jour le fonctionnement du système psychiatrique genevois et les internements qualifiés comme abusifs.&amp;lt;ref&amp;gt;Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ainsi que, en 1979 à Genève, des personnes tels que médecins, psychiatres, psychologues, assistants sociaux, juristes et usagers de la psychiatrie fondent l’[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf ADUPSY], l’association pour les droits des usagers de la psychiatrie. Une association dont le but est de lutter contre toutes discriminations en défendant les droits démocratiques fondamentaux des personnes psychiatriques.&amp;lt;ref&amp;gt;* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à la révision de la Loi sur le régime des personnes atteintes d’affections mentales du 1936, ils lancent des propositions qui viseront à combler les lacunes pratiques dont cette loi n’a pas su changer dans la pratique quotidienne de la prise en charge et de la reconnaissance de la personne psychiatrique. Comme par exemple recourir à l’internement lorsqu’il est réellement nécessaire, tandis qu’il s’agit encore d’une pratique naturelle, ordinaire à laquelle on recourt presque toujours, ou l’impossibilité du malade à faire recours lors de son internement ou au moment de la sortie, ou encore l’action faite par le Conseil de surveillance psychiatrique qui protège la société du malade mental en le stigmatisant encore plus ou lieu de protéger ce dernier. Ce sont tous des exemples de comment la loi ne s’est pas traduite en pratique selon ses principes.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf L&#039;Adupsy] lance ses propositions en essayant de modifier la réalité psychiatrique. Elle revendique la suppression totales des internements visant une modification de toutes pratiques psychiatriques. Elle croit dans une nouvelle législation qui tiendrait en compte des modifications du [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code Civile Suisse], des recommandations de l’Assemblée parlementaire du Conseil d’Europe inhérent la situation des malades mentaux et des recommandations de l’[http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_sant%C3%A9 OMS]. Leurs propositions visent trois aspects principaux liés aux droits de la personne : l’admission, le droit de recours et les droits liés au traitement et à la participation à la recherche clinique.&amp;lt;ref&amp;gt;* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut supprimer l’internement, l’admission doit être volontaire du début la fin du traitement, dans le sens que toute prise en charge ou action thérapeutique ne peut pas être efficace si le patient n’est pas d’accord. Le libre arbitre, le droit de choix ou de refus, une participation active sont des aspects nécessaires lors qu’on vise une prise en charge efficace, dans le respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit de recours doit être une instance judiciaire. Dans ce sens là le Conseil de surveillance psychiatrique doit être remplacé par la Chambre de révision psychiatrique. La personne psychiatrique ne devrait plus être stigmatisée au tant que malade, elle n’est pas dangereuse et donc la société ne doit pas être protégée par ce dernier.&amp;lt;ref&amp;gt;* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le troisième objectif concernant les droits liés au traitement et à la participation à la recherche médicale implique l’abolition de tout traitement médical sans le consensus du patient, il faut présenter au patient les implications du traitement, les alternatives et s’il veut il peut consulter un autre médecin de son choix. &lt;br /&gt;
Ces trois aspects visent, comme écrit au paravent, une modification des conditions de prise en charge, des droits des patients en tant que personnes et du tout le système psychiatrique&amp;lt;ref&amp;gt;* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La période comprise entre les années ’60 et ’80 est témoin d’une grand révolution vis à vis des droits des patients psychiatriques. Même si elle reste une révolution idéologique, car tous principes, toutes actions ne sont pas traduites en pratique pour l’instant, elle représente le précurseur pour un nouvelle réalité où on envisage une meilleure considération des droits de la personne au tant que tel et pas en tant que malade mentale, où on reconsidère la pratique psychiatrie à fin d’améliorer la prise en charge et les réponses aux besoins de ces personnes… À modifier, continuer….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La loi K 1 25 de 1979 ===&lt;br /&gt;
Suite à deux cas d’internement qui avaient touché profondément l’opinion publique genevoise, ainsi que grâce aux mouvements militant pour une remise en question des traitements des patients psychiatriques, deux projet de révision ont été proposés au [https://www.ge.ch/grandconseil/index.asp Grand Conseil] concernant la loi du 14 mars 1936 sur le régime des personnes atteintes d’affection mentale.    &lt;br /&gt;
Selon la commission parlementaire la difficulté majeure est liée au fait qu’il faut renforcer les droits des malades mentaux tout en continuant de protéger le reste de la population de ces personnes. &lt;br /&gt;
Un difficulté supplémentaire été due  à la récente ratification (1974) de la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme Convention européenne des droits de l’homme] (CEDH) qui interdisait toute forme d’internement administratif sans recours judiciaire. &lt;br /&gt;
La loi du 1979 apporte des changements sur plusieurs niveaux. Tout d’abord l’application de la loi se limite aux personnes atteinte de maladie mentale dont l’état nécessite une prise en charge en hôpital psychiatrique. Avant la révision, la loi s’appliquait à toute personne atteinte de maladie mentale qui aurait pu compromettre la sécurité et la tranquillité publique, ainsi que leur propre sécurité. &lt;br /&gt;
Deuxièmement elle impose aux établissements privé et publique un régime de surveillance des registres des entrées et de sorties. &lt;br /&gt;
En outre cette loi renforce les droits des patients psychiatriques. Le patient acquiert l’accès à son dossier médical et ce dernier et sa famille doivent être informés de tous les droits dont ils disposent.&lt;br /&gt;
De plus, la loi fixe les conditions d’admission des malades mentaux en faisant la distinction entre admission volontaire et involontaire. L’admission volontaire nécessite un certificat médical qui justifie l’admission du patient en raison de son état mentale.  Etant donné que l’admission involontaire comporte une atteinte à la liberté de l’individu, elle peut être demandé seulement si ces trois conditions sont réunies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Le malade présente des troubles mentaux&lt;br /&gt;
* Son état constitue un danger grave pour lui-même ou pour autrui&lt;br /&gt;
* Un traitement et des soins dans un établissement psychiatrique s’avèrent nécessaires. » (p.8)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un examen ultérieur concernant les symptômes du malade, les motifs de l’hospitalisation et le dégrée d’urgence de la situation est nécessaire afin de confirmer ou annuler l’hospitalisation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La capacité de discernement ===&lt;br /&gt;
Le discernement est définit dans l’article 16 du code civil et implique la capacité de pouvoir agir de façon raisonnable. On estime capable de discernement toute personne qui agit en connaissance de cause. Le code civil prévoit certaines situations dans lesquelles cette capacité peut être limitée dans l’intérêt de la personne concernée, notamment dans le cas de « maladie mentale » et de « faiblesse d’esprit ».  La reconnaissance de cette capacité est la condition indispensable sans laquelle l’individu n’est pas en mesure d’exercer ses droits personnels.&lt;br /&gt;
L’évaluation de la capacité de discernement se prête à controverse, notamment entre psychiatre et juriste, car il est impossible de poser un jugement objectif. Ceci est encore de nos jours source de malentendus et il semble très difficile qu’une réforme juridique puisse parvenir à éclaircir cette situation compliquée. Afin de limiter l’imposition d’une étiquette trop lourde, l’évaluation de la capacité de discernement s’opère toujours en relation à une situation précise. Une réévaluation s’impose donc face à toute nouvelle situation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Privation de liberté à des fins d’assistance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, le Parlement fédéral a modifié le [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code civil suisse] en matière de privation de liberté à des fins d’assistance afin de rendre compatible le droit suisse avec [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme la Convention européenne des droits de l’homme] (ratifiée par la Suisse en 1974). &lt;br /&gt;
Les causes permettant la privation de la liberté d’un individu prévues dans l’article 397a CC sont :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
* La maladie mentale&lt;br /&gt;
* La faiblesse d’esprit&lt;br /&gt;
* La toxicomanie&lt;br /&gt;
* Le grave état d’abandon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de limiter les abus, cette première condition doit s’accompagner de deux autres conditions. La privation de liberté est la seul solution possible afin d’assurer l’assistance nécessaire à la personne. Tous les autres possibles prises en charges (traitement ambulatoire, assistance de l’entourage,…) doivent être considérées comme des solutions inefficaces. &lt;br /&gt;
En outre, la prise en charge doit être assurée par un établissement apte à fournir les prestations spécifiques dont l’individu a besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit fédéral impose des garanties minimales dans le but de protéger la personne privée de liberté à des fins d’assistance. Parmi les droit dont dispose l’individu on trouve :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le droit à l’information concernant le pourquoi de sa privation de liberté&lt;br /&gt;
* La demande de libération. Cette demande peut être également formulée par les proches.&lt;br /&gt;
* Le droit à l’assistance juridique&lt;br /&gt;
* Le droit d’être inétendue devant le juge&lt;br /&gt;
* … &amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===  La déclaration de Hawaï 1977 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1977, L’association mondiale des psychiatres rédige une charte éthique concernant les pratiques, ainsi que les buts de la psychiatrie. Parmi les recommandations que l’on prône, on y trouve que le rapport entre le psychiatre et le patient doit être basé sur la confiance et le respect. Le psychiatre es au service du patient et ce dernier doit être considéré comme un partenaire. Le soignant doit privilégier les interventions thérapeutiques qui limitent le moins possibles la liberté du patient. Dans le cas d’incapacité de discernement, toute action thérapeutique doit être discuté avec la famille ou avec un représentant légal. Ce disposition vise le respect de la dignité humaine et les droits fondamentaux de l’homme.&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[Article_2013/14#M.C3.A9thode|méthodes]] d&#039;entretien se distinguent par la mise en oeuvre des processus fondamentaux de communication et d&#039;interaction humaine. Ces processus permettent au chercheur de retirer de ses entretien des informations et éléments de réflexion riches en nuances. &lt;br /&gt;
Nous avons utilisé la variante entretien centré, avec une petite liste de questions-guides ouvertes afin que l&#039;interviewé puisse parler ouvertement d&#039;un événement ou d&#039;une expérience précise à laquelle il a participé. En ce cas Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L&#039;entretien: la lutte contre les abus de la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Questions_pour_les_entretiens|Questions pour l&#039;entretien]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Entretien avec M. Alain Riesen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Retour sur l&#039;entretien ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’entretien avec M. Riesen nous a permis de prendre conscience de la réalité genevoise et internationale concernant les droits des usagers de la psychiatrie. Entre les année 1960-1980. En effet, il a participé en tant que militant à un moment de critique et changement très fort du fonctionnement de la prise en charge des patients psychiatriques. Ce changement s’inscrit dans un processus dynamique et globale de contestation des pouvoirs institutionnels qui a commencé avec mai 1968.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son engagement débute après avoir terminé sa formation en ergothérapie, lors de  ses stages à Belle-Idée il contribue à créer le CAS (Comité d’Action de Santé). Une année après il s’engage en psychiatrie institutionnelle et c’est là que la question qu’il s’interroge concernant les droits des usagers de la psychiatrie. Les conditions de vie des patients, l’internement non volontaire, la question de la sortie, les traitements imposés et la contention physique l’ont poussé à se questionner sur le fonctionnement de l’hôpital psychiatrique.&lt;br /&gt;
En outre, la création du réseau d’alternative à la psychiatrie (dont M. Riesen faisait partie) permet la confrontation de plusieurs expériences provenant de différents pays. La variété des approches et des idées avait un point commun : la collaboration entre patients et professionnels de la psychiatrie visant une autre manière de pratiquer le soin. &lt;br /&gt;
L’engagement plus spécifique dans la lutte pour les droits des patients se met en place lors des évènements concrets qui ont mis à la lumière l’  « arme psychiatrique » dans la ville de Genève, en particulier lors d’une tentative d’internement échouée d’une commerçante. Ces faits ont été très fortement médiatisés et l’opinion publique a commencé à s’intéresser à la problématique de la psychiatrie et le respect de la personne.&lt;br /&gt;
Lors d’une dernière réunion du réseau d’alternative à la psychiatrie, sur demande d’un groupe de patients, on assiste à la création de l’ADUPSY. Cette association a été le fruit d’une alliance entre professionnels, avocats et patients et elle s’occupe de recueillir les demandes, les plaintes et les critiques des patients. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite à un nouveau drame, (la mort d’une patiente due à une cure de sommeils forcée), et sous le poids de l’opinion publique, des changements ont commencé à se produire à Genève : on commence à développer la sectorisation, on assiste à la naissance de groupes d’accompagnement et de soutien des patients psychiatriques, ainsi que de groupes autonomes de patients. Ce modifications ont été accompagné par des révisions au niveau juridique des droits des patients psychiatriques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau des droits, M. Riesen met en évidence l’importance dominante de l’autodétermination de la personne, de la liberté, et de l’autonomie. L’idée sous-jacente a toujours été celle d’accompagner la personne dans un processus de vie qui puisse lui permettre de vivre aux mieux en améliorant constamment sa qualité de vie.  M. Riesen nous fait remarque comme ces concepts d’autodétermination, d’autonomie et de liberté sont toujours à concevoir en interaction entre la personne, la société et le contexte. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerna la situation d’aujourd’hui, M. Riesen souligne que la lutte s’est un peu institutionnalisée et que le mouvement de contestation des formes traditionnelles de la psychiatrie est un peu diminué.&lt;br /&gt;
Au niveau des régressions, on assiste à une stigmatisation, de la part des mouvements populistes et de l’extrême droite, des personnes qui sont handicapés psychiques et qui bénéficient de l’assistance.&lt;br /&gt;
Le discours budgétaire se traduit aussi par rapport aux diminutions des subventions aux hôpitaux psychiatriques.&lt;br /&gt;
De plus, au niveau de la population, il y moins de tolérance, moins d’acceptation des personnes ayant des troubles psychiques. Ceci est dû aussi à des évènements récents qui font resurgir le discours sécuritaire de protection de la population.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion et discussion ==&lt;br /&gt;
La période des années ’60-’80 constitue une époque de grands changements. Elle a été témoin d’une révolution idéologique, politiques, législative. Il s’agit principalement d’un mouvement général de contestation du pouvoir et des normes institutionnelles. Le mouvement de l’antipsychiatrie avant et du réseau d’alternative à la psychiatrie après, contribuent fortement à la lutte et aux débats contre l’institution totalitaire (Goffman), la violence institutionnelle. Spécifiquement au territoire de Genève, l’association de [[* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf|l’ADUPSY]] a contribué de façon important à tous ces changements. La cohésion entre les professionnels et les patients permet une action et une réflexion autour de la manière de pratiquer le soin, tout en considérant  la question des droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant les années ’60 les patients psychiatriques étaient, pour la plus parte, reclus, isolés, stigmatisés. La pratique du soin se faisait sous obligation, constriction où le pouvoir décisionnel était exclusivement dans les mains des médecins. Le patient n’avait aucune possibilité d’expression ou contestation, il subissait toute décision du corps médical, il était considéré comme une personne incurable, dangereuse, qui devait être hospitalisé à vie. Le patient vivait donc dans des conditions de vie précaires, où son identité était limité à une personne sans aucun droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après les années ‘60 cette réalité voit un tournant important. Premièrement grâce au CAS, le Comité d’Action de Santé qui a mené une réflexion autour de la politique institutionnelle. Une politique de santé mentale se base sur l’institution, le dispositif institutionnel ; la théorie, la psychopathologie, dont dépend la manière de définir l’identité de la personne ; le corps des professionnels et la législation. Il y a eu une prise de conscience par rapport à la manière de considérer l’autre, on commence à se soucier des conditions de vie de ses personnes, on arrive à une nécessité de changer l’institution, de changer les lois, et les pratiques. Petit à petit on enlève les barreaux dans le dispositif institutionnel, on considère les professionnels comme des soignant et non plus comme des gardiens, progressivement on élimine les traitements de choc. Toute la question sur les droits des patients se révèle, la pratique du soin, la prise en charge des patients, la considération, reconnaissance de la personne voient une évolution importante. L’ADUPSY, l’Association pour les droits des usagers de la psychiatrie, contribue aussi à cette grande évolution, pendant plusieurs années elle a mené un travail pour accueillir  les plaintes, les demandes ou encore les critiques des patients à fin de modifier la réalité qui les concernaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conquêtes, comme mentionné au paravent, ont étaient multiples. Néanmoins la question des droits des patients psychiatriques est toujours d’actualité. L’hospitalisation non volontaire et le type de traitement, liés au pouvoir médical ont encore une très forte influence dans la société de nos jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie / Webographie ==&lt;br /&gt;
* Barnes, M.(1976). &#039;&#039;Un voyage à travers la folie&#039;&#039;. Paris: Editions du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Basaglia, F.] (1970). [[L&#039;institution en négation - Basaglia|&#039;&#039;L&#039;institution en négation.&#039;&#039;]] Paris: Edition du Seuil. 	&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper  Cooper, D.] (1970). &#039;&#039;Psychiatry et anti-Psychiatry.&#039;&#039; Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
* Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas   &lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault  Foucault, M.](1964) [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_folie_%C3%A0_l%27%C3%A2ge_classique &#039;&#039;Histoire de la folie à l&#039;âge classique&#039;&#039;], Paris : U.G.E., coll. « 10/18 »&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&lt;br /&gt;
* Gendreau,C. (2005). &#039;&#039;Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale&#039;&#039;. Montréal: Les Editions Thémis&lt;br /&gt;
* Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). &#039;&#039;Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&#039;&lt;br /&gt;
* [http://es.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Goffman, E.] (1975). &#039;&#039;Stigmates. Les usages sociaux des handicaps&#039;&#039;. Paris: Les Editions de Minuit.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_S._Szasz Szasz, T.] (1975). [[Résumé :Le mythe de la maladie mentale (1975)|&#039;&#039;Le mythe de la maladie mentale&#039;&#039;]]. Paris: Payot.&lt;br /&gt;
* [http://www.triunfodigital.com/ Triunfo Digital] (s.d.) [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 &#039;&#039;Josep Berke: &amp;quot;La sociedad está enloqueciendo a sus miembros&amp;quot;&#039;&#039;], Archives, Consulté le 8 Novembre 2013 [http://www.triunfodigital.com/ &amp;quot;Triunfo Digital&amp;quot;], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.1], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=29&amp;amp;fecha=1973-04-14 p. 2], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=30&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.3], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=31&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.4]&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye, J.] (2010). &#039;&#039;La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie.&#039;&#039; Paris: Editions Libertaires&lt;br /&gt;
* http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&lt;br /&gt;
* http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.jhberke.com/index2.html Site web du Dr. Joseph H. Berke.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://vimeo.com/38575546 Ici vous trouverez un entretien à Mary Barnes (langue anglaise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.dionyversite.org/cycle_08-11-A.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.cairn.info/revue-topique-2004-3-page-79.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.geopsy.com/memoires_theses/la_folie.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://senon.pagesperso-orange.fr&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://mamytartine.blog.lemonde.fr/mamytartine/2005/08/lantipsychiatri.html &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.e-monsite.com/isabellesamyn/rubrique-1012337.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.academia.edu/440584/Psychanalyse_Et_Antipsychiatrie&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13215</id>
		<title>Droits des patients psychiatriques</title>
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		<updated>2014-01-14T17:40:10Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Notes et références */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
Cet article s’inscrit dans le cadre général des droits de la personne et des droits des patient en psychiatrie en particulier. Il s&#039;agit dans ce chapitre de mieux comprendre comment les revendications des droits des patients psychiatriques relèvent des droits de la personne et d&#039;arriver à expliquer ce que cela recouvre concrètement dans le quotidien en termes de pratiques, mais aussi de désignation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le paysage psychiatrique, au fil des années, a été modifié par l’influence et l’interaction de différents mouvements sociaux et des changements de lois. Cette recherche est une opportunité qui nous permet d’élaborer une réflexion autour de ces interactions et de mieux comprendre l’évolution de la terminologie et l’utilisation des divers moyens thérapeutiques, la mise en place d’un cadre légal préservant les droits des patients psychiatriques et les apports amenés à la société. Il semble que la critique des classifications nosographiques (les [http://fr.wikipedia.org/wiki/Manuel_diagnostique_et_statistique_des_troubles_mentaux DSM]) qui existe depuis les années 20 – lesquelles classifications n&#039;ont été qu&#039;en augmentation (en 1990, 400 classifications) ont visé à la fois le pouvoir qui désigne, mais aussi peut-être plus fondamentalement une manière de &amp;quot;donner sens&amp;quot; à un individu porteur de signes définis essentiellement par les médecins psychiatres. L&#039;alternative serait de considérer la personne, sa parole, sa propre perception, sa conception aussi de la santé (et donc de la folie) dans une remise en question de la relation soignant-soigné. C&#039;est aussi évidemment une remise en question de rapport norme/déviance, mais aussi plus fondamentalement de cette réalité &amp;quot;faussement&amp;quot; ou &amp;quot;artificiellement&amp;quot; construite (symboliquement) par ceux qui détiennent le pouvoir de nommer. Ainsi la critique sociale et politique des année 60-80 se double d&#039;une critique de l&#039;épistémologie du sujet pour mettre à la place une relation plus égalitaire et un respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons commencé par une brève présentation sur la maladie mental et le courant de l’antipsychiatrie, présentation qui nous aide à nous faire une image de ce que représentait pour la société une personne qui manifestait une maladie mentale, un hôpital psychiatrique et surtout ce qui voulait dire pour une personne d&#039;être quelqu’un avec un trouble psychique au début du XXème siècle. La deuxième partie de l’article nous amène dans &amp;quot;la réalité des patients psychiatriques&amp;quot; contemporaine et nous découvrons les changements des lois et des droits pour ces patients. Pour pointer notre recherche, nous avons effectué un entretien avec [[Entretien_avec_M._Alain_Riesen|M. Alain Riesen]], militant de l’antipsychiatrie à Genève, entretien qui nous a permis de voir plus en détail et plus concrètement l’évolution des droits des patients en psychiatrie. Peut-être que cette évolution continuera dans ce vaste domaine, mais il faut souligner le fait que jusqu’au maintenant toutes les personnes qui présentent des troubles psychiques ont le droit aux meilleurs services médicaux et qu&#039;aucune discrimination n’est admise, donc la santé est un segment d’insertion sociale qui place le patient dans la dimension d&#039;être un citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
=== Historique de la maladie mentale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute société se trouve confronté à des personnes qui sortent du fonctionnement ordinaire, qui ne vivent pas selon les normes en vigueur, allant jusqu&#039;à perturber l’équilibre d&#039;un groupe social (famille, classe, atelier, entreprise, institution, etc.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En traversant les âges et les cultures, la maladie mentale a connu les définitions et les explications les plus variées. En effet, « puisque la folie plonge ses racines aux sources de la culture, être fous est différent selon le pays ou la région dont on est originaire » &amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires,(p.13) &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l’Europe, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye] met en évidence comment à partir de l’Antiquité on s’est occupé du problème des personnes déviantes en les bannissant et en les excluant de la société. Durant le Moyen Âge, en particulier en France, l’exclusion de la société se faisait par exemple en mettant les personnes qui dérangeaient sur une barque et en les abandonnant sur une rivière.  Au tour de l’année 1000, de l’exclusion et du bannissement en dehors des villes, il y a la mise en place d’un premier système d’enfermement. Dans les maladreries et les hostelleries (préludes des hôpitaux généraux), on commence à enfermer les malades mentaux avec tout sortes des personnes &amp;quot;marginales&amp;quot;. La promiscuité, l&#039;insalubrité, la surpopulation, ainsi que les maladies transformaient ces lieux en lieux d’extermination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La religion avait une très grande influence durant toute cette période. La maladie mentale était interprétée comme la punition de Dieu en réponse à un péché. Le personne déviante était donc aussi enfermée pour protéger la société et pour qu’elle puisse faire amende honorable. Progressivement, mais surtout pendant le XIX, le pouvoir sur la maladie mentale passe entre les mains des médecins. En effet, ces derniers, écrit Lesage de la Haye « […] vont devenir les responsables du traitement des malades mentaux et mêmes les directeurs des asiles d’aliénés »&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires,(p.22)&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt pour les problèmes liés à la santé mentale surgit dans les années d’après-guerre à cause d’une forte augmentation des cas pris en charge. À partir des années 1970, sur la voie des protestations anticonformistes de Mai 1968 et sous l’influence et la pression des familles, on commence à dénoncer les conditions précaires des malades mentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mouvement de l&#039;antipsychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant les années 1960 apparaissait un nouveau courant qui a explosé dans plusieurs pays, l&#039;Antipsychiatrie, qui prend le contre-pied de la psychiatrie. La critique vise à remettre en question non seulement la psychiatrie et la prise en charge des malades mentaux, mais aussi la société au sens large. Ce mouvement qui s&#039;exprime sous différentes formes dans plusieurs pays, offre une nouvelle conception de la liberté aux patients psychiatriques en leur donnant la voix et le pouvoir de choisir leur parcours de soins, condamne la société capitaliste qui rejet tout individu non rentable et qui ne se conforme pas au règles de fonctionnement de la société. Les prisons et les hôpitaux psychiatriques sont l&#039;expression de la mise à l&#039;écart de toute personne qui affiche une différence trop importante face à la norme. Ce courant de pensé est très révolutionnaire et prône la liberté des individus.&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon, Lesage de la Haye, l&#039;antipsychiatrie n&#039;est pas un courant de pensée, c&#039;est un vaste mouvement qui ne trouve pas une véritable unité concernant les théories et les pratiques des différents représentant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme «Antipsychiatrie» est utilisée pour la première fois par Cooper [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper David Cooper] en 1967 dans son ouvrage «Psychiatrie et antipsychiatrie»&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil.&amp;lt;/ref&amp;gt; et à travers ses expériences dans le &amp;quot;pavillon 21&amp;quot; à Kingsley Hall (Londres), il s&#039;oppose au système hiérarchique et aliénant qui conduit à l’internement des personnes et en les rendant des malades chroniques. Ainsi, il propose d&#039;étudier la personne dans son contexte de vie, en relativisant le diagnostic et l&#039;étiquetage. Il est suivi par d’autres militants de ce courant idéologique, notamment par Aaron Esterson et [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Laing Ronald David Laing]. Tous les trois travaillent en Grande-Bretagne et offrent une réponse plus sociale et communautaire en s&#039;opposant à la psychiatrie ordinaire, au diagnostic, à la pratique et à la politique en vigueur.&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un exemple intéressant est le livre qui raconte le parcours d’une patiente, [http://en.wikipedia.org/wiki/Mary_Barnes Mary Barnes], qui avait suivi une thérapie à Kingsley Hall avec le psychiatre [http://www.jhberke.com/index2.html%20 Joseph Berke] et sous la direction de Ronald David Laing. Le livre « Un voyage à travers la folie »&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;, écrit en 1976 par Mary Barnes avec la collaboration de [http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Berke Joseph Berke] est un exemple du passage à travers la folie qui donne un point de vue différent: il valorise la personne et ses droits en tant que patient, l’importance de l&#039;autodétermination personnelle et de l’intégration sociale. Le professionnel est vu comme témoin dans le parcours du patient. Il représente aussi un soutient au mouvement de l&#039;antipsychiatrie.&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, aux Etats-Unis, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Erving Goffman] publie en 1961 un ouvrage qui influencera aussi le courant de l&#039;antipsychiatrie &amp;quot;Asiles, études sur la condition des malades mentales&amp;quot;. L’auteur commence par donner une définition des  « institutions totalitaires » qui se caractérisent par le niveau d’exclusion et de contrôle dans lequel se trouve le reclus. La vie dans de ce genre d’institution est décrite en négatif par comparaison avec le déroulement de la vie à l’extérieur. Une fois admis au sein de l&#039;institution l&#039;individu est mis sous tutelle et perd tous les droits dont il jouissait en tant que membre de la société et se trouve sous l&#039;emprise du pouvoir du médecin &amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1963, avec son livre [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stigmate_%28Erving_Goffman%29 «Stigmate&amp;quot;. Les usages sociaux des handicaps»&amp;lt;ref&amp;gt; Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;], il continue à exprimer ses idées, selon lesquelles d&#039;une manière indirecte, influenceront les droits de l’homme. Goffman donne une définition plus élargie du stigmate en mettant en évidence un ensemble des concepts sur «l&#039;image social» des individus et ce qu&#039;ils peuvent transmettre d&#039;eux-mêmes aux autres en situations de confrontation.&amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aux Etats Unis, [[Thomas_Szasz|Thomas Szas]], professeur en psychiatrie, ne préconisait pas les mêmes solutions. Szasz défend vivement les droits des malades mentaux et fait une double critique à la psychiatrie: la maladie mental n’est pas une vrais maladie, mais une justification légitimant, avec l’appui de médecins et des avocats, l’intervention du pouvoir pour protéger les gens contre eux mêmes. La psychiatrie est ainsi utilisée comme un outil de contrôle social à grande échelle, au nom du bien-être des « normaux ». Szasz décrit et dénonce dans son célèbre livre &amp;quot;Le mythe de la maladie mentale&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Szasz, T. (1975). Le mythe de la maladie mentale. Paris: Payot.&amp;lt;/ref&amp;gt;, paru en 1961, l’utilisation de la psychiatrie comme moyen du contrôle social, d&#039;esclavage déguisé en thérapie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Italie, dans la même période, le mouvement trouve un autre représentant. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Franco Basaglia], mène au niveau politique une lutte dans laquelle il revendique à haut voix les droits des patients ainsi que la fermeture des asiles (L&#039;auteur de &amp;quot;L&#039;institution en négation&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;) - Basaglia critique l&#039;enferment des malades mentaux comme n&#039;étant pas une solution)&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Finalement la solution arrive en 1978, avec la Loi-180. La création de nombreux lieux alternatif, tels que de centres de jour, des foyer et d&#039;autres formes innovatrices, ainsi qu&#039;une participation nationale des syndicats, la partie communiste et le monde du travail, ont permis aux malades mentaux de réintégrer la vie en société.&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;. À noter, malgré ça, il y a des différences très importantes entre les régions les plus développées et d&#039;autres régions italiennes. Cela a influencé la réintégration des patients psychiatriques.&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la France, plusieurs représentants ont pris parti au mouvement de l’antipsychiatrie. On y retrouve Roger Gentis, [http://es.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Guattari Félix Guattari], [http://es.wikipedia.org/wiki/Robert_Castel Robert Castel], ainsi que Michel Foucault.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce dernier, tout en étant en retrait par rapport aux autres praticiens, il offre dans son ouvrage « Histoire de la folie à l’âge classique », une représentation de comment la notion de folie, d’aliénation,  de maladie mentale sont en relation très étroite avec le contexte. À travers une lecture historique de la folie, l’auteur met en évidence l’influence des normes, des valeurs et des croyances en rapport aux explications des causes de celle-ci. Le rôle social du « fou » dépend également de la vision que la société a sur la folie.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard&amp;lt;/ref&amp;gt;. Déjà en 1954, dans l&#039;ouvrage « Maladie mentale et psychologie », Foucault met en évidence le fait que en Occident la folie a acquis le statut de maladie mentale très récemment, en devenant ainsi objet d’étude de la part de la psychiatrie. Les explications que l’on donnait auparavant à ce type de phénomène étaient du domaine de la magie et de la religion. Le contexte influence le regard que l’on pose sur une problématique.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau général, le mouvement essaye de se centrer dans l&#039;application d&#039;une thérapie dans le contexte du sujet (soit familial ou communautaire) et non pas dans le contexte clinique. Les trois thèses de l’antipsychiatrie (antinosographique, anti-institutionnelle, anti-thérapeutique) se manifestent comme une prise de conscience collective. La thèse antinosographique conteste l’appartenance des troubles psychiques au concept de maladie et la nécessité à n’importe quel type d’assistance psychiatrique et soutien que la classification des maladies mentales et le diagnostic donné constituent une forme d’étiqueter et de stigmatiser une personne. La thèse anti-thérapeutique est une réaction contre les mesures dures des traitements appliques aux malades psychiques  (l’électrochoc, la médicamentation abusive et obligatoire, la privation de liberté) et encourage le traitement sans médicamentation, basé sur une communauté thérapeutique. La thèse anti-institutionnelle condamne les institutions en les nommant totalitaires car tout est enfermé, contrôle et obligatoire et propose de modifier la relation entre les psychiatres et les patients.&lt;br /&gt;
Le mouvement de l’antipsychiatrie a contribué pour : la sensibilisation des autorités et l’opinion publique, le fait de non-être stigmatise pour les personnes avec de trouble psychique, l’influence et l’aide de mouvement pour les droits des patients, la reformation du système par l’introduction des lois qui ont comme but de protéger les droits et d’améliorer les conditions d’assistance psychiatrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réalité des patients psychiatriques ==&lt;br /&gt;
=== Lois sur la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement antipsychiatrique, comme mentionné au paravent, a été le premier à se battre pour la fermeture des asiles en s’opposant à la psychiatrie traditionnelle avec des idées, des interprétations de la maladie mentale et surtout des actions subversives. Au niveau législatif, cela s&#039;est traduit par la [http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf Loi 180], qui a été la première et seule loi qui ordonne la fermeture des hôpitaux psychiatriques en Italie. Approuvé grâce au soutien de Franco Basaglia le 13 mai 1978 (elle est parfois appelée &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot;), elle règle tous contrôles et traitements sanitaires volontaires et obligatoires pour des personnes avec une maladie mentale. Elle se base sur des principes tels que le respect de la dignité de la personne, des ses droits civils et politiques. Le droit de choisir librement son médecin et son lieu soin, ou encore le droit de communiquer avec qui ils désirent. Tous les traitements doivent être assurer par consensus et la participation de la personne. La &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot; vise aussi à une &amp;quot;réforme sémiotique&amp;quot; des termes utilisés pour définir les patients psychiatriques. Elle supprime tout définition dans le code pénal comme &amp;quot;aliéné mental&amp;quot; ou &amp;quot;infirme mental&amp;quot;. Il s’agit d’une loi qui agit sur plusieurs niveaux, que ça soit sur les droits de la personne, sur les institutions soignantes ou encore à niveau pénal. Elle représente une réforme sociale et politique.&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droits des patients psychiatriques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les droits des patients psychiatriques s&#039;inscrivent dans [http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Droits_des_patients_(%C3%A0_l%27h%C3%B4pital) les droits des patients] en général, avec quelques différences qui est propre à cette population. Comme nous le verrons dans ce sous-chapitre, la nature de la maladie mentale peut impliquer des limitations au niveau juridique dans l’exercice de certains droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les préoccupations concernant la protections des droits des patients psychiatriques est un fait relativement récent qui débute dans les années 1960 et qui prend plus d&#039;ampleur dans les années 1970 au niveau national ainsi qu&#039;international. Dans plusieurs pays on assiste à des modifications législatives, mais les questionnements concernant le traitement des maladies mentales s&#039;opère aussi au niveau des droits internationales et de la liberté de la personne. &amp;lt;ref&amp;gt;Gendreau,C. (2005). Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale. Montréal: Les Editions Thémis &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, des personnes qui avaient connu l’expérience de l’institution psychiatrique s’adressent au  réseau international d’alternative à la psychiatrie, qui avait organisé une rencontre à Genève, dans le but de créer un organisme capable de défendre les droits des usagers de la psychiatrie. Cette démarche s’inscrit dans un processus de médiatisation qui, depuis les années 1976-1977, avait porté au grand jour le fonctionnement du système psychiatrique genevois et les internements qualifiés comme abusifs.&amp;lt;ref&amp;gt;Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ainsi que, en 1979 à Genève, des personnes tels que médecins, psychiatres, psychologues, assistants sociaux, juristes et usagers de la psychiatrie fondent l’[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf ADUPSY], l’association pour les droits des usagers de la psychiatrie. Une association dont le but est de lutter contre toutes discriminations en défendant les droits démocratiques fondamentaux des personnes psychiatriques.&amp;lt;ref&amp;gt;* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à la révision de la Loi sur le régime des personnes atteintes d’affections mentales du 1936, ils lancent des propositions qui viseront à combler les lacunes pratiques dont cette loi n’a pas su changer dans la pratique quotidienne de la prise en charge et de la reconnaissance de la personne psychiatrique. Comme par exemple recourir à l’internement lorsqu’il est réellement nécessaire, tandis qu’il s’agit encore d’une pratique naturelle, ordinaire à laquelle on recourt presque toujours, ou l’impossibilité du malade à faire recours lors de son internement ou au moment de la sortie, ou encore l’action faite par le Conseil de surveillance psychiatrique qui protège la société du malade mental en le stigmatisant encore plus ou lieu de protéger ce dernier. Ce sont tous des exemples de comment la loi ne s’est pas traduite en pratique selon ses principes.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf L&#039;Adupsy] lance ses propositions en essayant de modifier la réalité psychiatrique. Elle revendique la suppression totales des internements visant une modification de toutes pratiques psychiatriques. Elle croit dans une nouvelle législation qui tiendrait en compte des modifications du [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code Civile Suisse], des recommandations de l’Assemblée parlementaire du Conseil d’Europe inhérent la situation des malades mentaux et des recommandations de l’[http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_sant%C3%A9 OMS]. Leurs propositions visent trois aspects principaux liés aux droits de la personne : l’admission, le droit de recours et les droits liés au traitement et à la participation à la recherche clinique.&amp;lt;ref&amp;gt;* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut supprimer l’internement, l’admission doit être volontaire du début la fin du traitement, dans le sens que toute prise en charge ou action thérapeutique ne peut pas être efficace si le patient n’est pas d’accord. Le libre arbitre, le droit de choix ou de refus, une participation active sont des aspects nécessaires lors qu’on vise une prise en charge efficace, dans le respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit de recours doit être une instance judiciaire. Dans ce sens là le Conseil de surveillance psychiatrique doit être remplacé par la Chambre de révision psychiatrique. La personne psychiatrique ne devrait plus être stigmatisée au tant que malade, elle n’est pas dangereuse et donc la société ne doit pas être protégée par ce dernier.&amp;lt;ref&amp;gt;* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le troisième objectif concernant les droits liés au traitement et à la participation à la recherche médicale implique l’abolition de tout traitement médical sans le consensus du patient, il faut présenter au patient les implications du traitement, les alternatives et s’il veut il peut consulter un autre médecin de son choix. &lt;br /&gt;
Ces trois aspects visent, comme écrit au paravent, une modification des conditions de prise en charge, des droits des patients en tant que personnes et du tout le système psychiatrique&amp;lt;ref&amp;gt;* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La période comprise entre les années ’60 et ’80 est témoin d’une grand révolution vis à vis des droits des patients psychiatriques. Même si elle reste une révolution idéologique, car tous principes, toutes actions ne sont pas traduites en pratique pour l’instant, elle représente le précurseur pour un nouvelle réalité où on envisage une meilleure considération des droits de la personne au tant que tel et pas en tant que malade mentale, où on reconsidère la pratique psychiatrie à fin d’améliorer la prise en charge et les réponses aux besoins de ces personnes… À modifier, continuer….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La loi K 1 25 de 1979 ===&lt;br /&gt;
Suite à deux cas d’internement qui avaient touché profondément l’opinion publique genevoise, ainsi que grâce aux mouvements militant pour une remise en question des traitements des patients psychiatriques, deux projet de révision ont été proposés au [https://www.ge.ch/grandconseil/index.asp Grand Conseil] concernant la loi du 14 mars 1936 sur le régime des personnes atteintes d’affection mentale.    &lt;br /&gt;
Selon la commission parlementaire la difficulté majeure est liée au fait qu’il faut renforcer les droits des malades mentaux tout en continuant de protéger le reste de la population de ces personnes. &lt;br /&gt;
Un difficulté supplémentaire été due  à la récente ratification (1974) de la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme Convention européenne des droits de l’homme] (CEDH) qui interdisait toute forme d’internement administratif sans recours judiciaire. &lt;br /&gt;
La loi du 1979 apporte des changements sur plusieurs niveaux. Tout d’abord l’application de la loi se limite aux personnes atteinte de maladie mentale dont l’état nécessite une prise en charge en hôpital psychiatrique. Avant la révision, la loi s’appliquait à toute personne atteinte de maladie mentale qui aurait pu compromettre la sécurité et la tranquillité publique, ainsi que leur propre sécurité. &lt;br /&gt;
Deuxièmement elle impose aux établissements privé et publique un régime de surveillance des registres des entrées et de sorties. &lt;br /&gt;
En outre cette loi renforce les droits des patients psychiatriques. Le patient acquiert l’accès à son dossier médical et ce dernier et sa famille doivent être informés de tous les droits dont ils disposent.&lt;br /&gt;
De plus, la loi fixe les conditions d’admission des malades mentaux en faisant la distinction entre admission volontaire et involontaire. L’admission volontaire nécessite un certificat médical qui justifie l’admission du patient en raison de son état mentale.  Etant donné que l’admission involontaire comporte une atteinte à la liberté de l’individu, elle peut être demandé seulement si ces trois conditions sont réunies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Le malade présente des troubles mentaux&lt;br /&gt;
* Son état constitue un danger grave pour lui-même ou pour autrui&lt;br /&gt;
* Un traitement et des soins dans un établissement psychiatrique s’avèrent nécessaires. » (p.8)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un examen ultérieur concernant les symptômes du malade, les motifs de l’hospitalisation et le dégrée d’urgence de la situation est nécessaire afin de confirmer ou annuler l’hospitalisation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La capacité de discernement ===&lt;br /&gt;
Le discernement est définit dans l’article 16 du code civil et implique la capacité de pouvoir agir de façon raisonnable. On estime capable de discernement toute personne qui agit en connaissance de cause. Le code civil prévoit certaines situations dans lesquelles cette capacité peut être limitée dans l’intérêt de la personne concernée, notamment dans le cas de « maladie mentale » et de « faiblesse d’esprit ».  La reconnaissance de cette capacité est la condition indispensable sans laquelle l’individu n’est pas en mesure d’exercer ses droits personnels.&lt;br /&gt;
L’évaluation de la capacité de discernement se prête à controverse, notamment entre psychiatre et juriste, car il est impossible de poser un jugement objectif. Ceci est encore de nos jours source de malentendus et il semble très difficile qu’une réforme juridique puisse parvenir à éclaircir cette situation compliquée. Afin de limiter l’imposition d’une étiquette trop lourde, l’évaluation de la capacité de discernement s’opère toujours en relation à une situation précise. Une réévaluation s’impose donc face à toute nouvelle situation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Privation de liberté à des fins d’assistance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, le Parlement fédéral a modifié le [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code civil suisse] en matière de privation de liberté à des fins d’assistance afin de rendre compatible le droit suisse avec [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme la Convention européenne des droits de l’homme] (ratifiée par la Suisse en 1974). &lt;br /&gt;
Les causes permettant la privation de la liberté d’un individu prévues dans l’article 397a CC sont :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
* La maladie mentale&lt;br /&gt;
* La faiblesse d’esprit&lt;br /&gt;
* La toxicomanie&lt;br /&gt;
* Le grave état d’abandon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de limiter les abus, cette première condition doit s’accompagner de deux autres conditions. La privation de liberté est la seul solution possible afin d’assurer l’assistance nécessaire à la personne. Tous les autres possibles prises en charges (traitement ambulatoire, assistance de l’entourage,…) doivent être considérées comme des solutions inefficaces. &lt;br /&gt;
En outre, la prise en charge doit être assurée par un établissement apte à fournir les prestations spécifiques dont l’individu a besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit fédéral impose des garanties minimales dans le but de protéger la personne privée de liberté à des fins d’assistance. Parmi les droit dont dispose l’individu on trouve :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le droit à l’information concernant le pourquoi de sa privation de liberté&lt;br /&gt;
* La demande de libération. Cette demande peut être également formulée par les proches.&lt;br /&gt;
* Le droit à l’assistance juridique&lt;br /&gt;
* Le droit d’être inétendue devant le juge&lt;br /&gt;
* … &amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===  La déclaration de Hawaï 1977 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1977, L’association mondiale des psychiatres rédige une charte éthique concernant les pratiques, ainsi que les buts de la psychiatrie. Parmi les recommandations que l’on prône, on y trouve que le rapport entre le psychiatre et le patient doit être basé sur la confiance et le respect. Le psychiatre es au service du patient et ce dernier doit être considéré comme un partenaire. Le soignant doit privilégier les interventions thérapeutiques qui limitent le moins possibles la liberté du patient. Dans le cas d’incapacité de discernement, toute action thérapeutique doit être discuté avec la famille ou avec un représentant légal. Ce disposition vise le respect de la dignité humaine et les droits fondamentaux de l’homme.&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[Article_2013/14#M.C3.A9thode|méthodes]] d&#039;entretien se distinguent par la mise en oeuvre des processus fondamentaux de communication et d&#039;interaction humaine. Ces processus permettent au chercheur de retirer de ses entretien des informations et éléments de réflexion riches en nuances. &lt;br /&gt;
Nous avons utilisé la variante entretien centré, avec une petite liste de questions-guides ouvertes afin que l&#039;interviewé puisse parler ouvertement d&#039;un événement ou d&#039;une expérience précise à laquelle il a participé. En ce cas Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L&#039;entretien: la lutte contre les abus de la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Questions_pour_les_entretiens|Questions pour l&#039;entretien]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Entretien avec M. Alain Riesen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Retour sur l&#039;entretien ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’entretien avec M. Riesen nous a permis de prendre conscience de la réalité genevoise et internationale concernant les droits des usagers de la psychiatrie. Entre les année 1960-1980. En effet, il a participé en tant que militant à un moment de critique et changement très fort du fonctionnement de la prise en charge des patients psychiatriques. Ce changement s’inscrit dans un processus dynamique et globale de contestation des pouvoirs institutionnels qui a commencé avec mai 1968.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son engagement débute après avoir terminé sa formation en ergothérapie, lors de  ses stages à Belle-Idée il contribue à créer le CAS (Comité d’Action de Santé). Une année après il s’engage en psychiatrie institutionnelle et c’est là que la question qu’il s’interroge concernant les droits des usagers de la psychiatrie. Les conditions de vie des patients, l’internement non volontaire, la question de la sortie, les traitements imposés et la contention physique l’ont poussé à se questionner sur le fonctionnement de l’hôpital psychiatrique.&lt;br /&gt;
En outre, la création du réseau d’alternative à la psychiatrie (dont M. Riesen faisait partie) permet la confrontation de plusieurs expériences provenant de différents pays. La variété des approches et des idées avait un point commun : la collaboration entre patients et professionnels de la psychiatrie visant une autre manière de pratiquer le soin. &lt;br /&gt;
L’engagement plus spécifique dans la lutte pour les droits des patients se met en place lors des évènements concrets qui ont mis à la lumière l’  « arme psychiatrique » dans la ville de Genève, en particulier lors d’une tentative d’internement échouée d’une commerçante. Ces faits ont été très fortement médiatisés et l’opinion publique a commencé à s’intéresser à la problématique de la psychiatrie et le respect de la personne.&lt;br /&gt;
Lors d’une dernière réunion du réseau d’alternative à la psychiatrie, sur demande d’un groupe de patients, on assiste à la création de l’ADUPSY. Cette association a été le fruit d’une alliance entre professionnels, avocats et patients et elle s’occupe de recueillir les demandes, les plaintes et les critiques des patients. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite à un nouveau drame, (la mort d’une patiente due à une cure de sommeils forcée), et sous le poids de l’opinion publique, des changements ont commencé à se produire à Genève : on commence à développer la sectorisation, on assiste à la naissance de groupes d’accompagnement et de soutien des patients psychiatriques, ainsi que de groupes autonomes de patients. Ce modifications ont été accompagné par des révisions au niveau juridique des droits des patients psychiatriques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau des droits, M. Riesen met en évidence l’importance dominante de l’autodétermination de la personne, de la liberté, et de l’autonomie. L’idée sous-jacente a toujours été celle d’accompagner la personne dans un processus de vie qui puisse lui permettre de vivre aux mieux en améliorant constamment sa qualité de vie.  M. Riesen nous fait remarque comme ces concepts d’autodétermination, d’autonomie et de liberté sont toujours à concevoir en interaction entre la personne, la société et le contexte. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerna la situation d’aujourd’hui, M. Riesen souligne que la lutte s’est un peu institutionnalisée et que le mouvement de contestation des formes traditionnelles de la psychiatrie est un peu diminué.&lt;br /&gt;
Au niveau des régressions, on assiste à une stigmatisation, de la part des mouvements populistes et de l’extrême droite, des personnes qui sont handicapés psychiques et qui bénéficient de l’assistance.&lt;br /&gt;
Le discours budgétaire se traduit aussi par rapport aux diminutions des subventions aux hôpitaux psychiatriques.&lt;br /&gt;
De plus, au niveau de la population, il y moins de tolérance, moins d’acceptation des personnes ayant des troubles psychiques. Ceci est dû aussi à des évènements récents qui font resurgir le discours sécuritaire de protection de la population.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion et discussion ==&lt;br /&gt;
La période des années ’60-’80 constitue une époque de grands changements. Elle a été témoin d’une révolution idéologique, politiques, législative. Il s’agit principalement d’un mouvement général de contestation du pouvoir et des normes institutionnelles. Le mouvement de l’antipsychiatrie avant et du réseau d’alternative à la psychiatrie après, contribuent fortement à la lutte et aux débats contre l’institution totalitaire (Goffman), la violence institutionnelle. Spécifiquement au territoire de Genève, l’association de [[* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf|l’ADUPSY]] a contribué de façon important à tous ces changements. La cohésion entre les professionnels et les patients permet une action et une réflexion autour de la manière de pratiquer le soin, tout en considérant  la question des droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant les années ’60 les patients psychiatriques étaient, pour la plus parte, reclus, isolés, stigmatisés. La pratique du soin se faisait sous obligation, constriction où le pouvoir décisionnel était exclusivement dans les mains des médecins. Le patient n’avait aucune possibilité d’expression ou contestation, il subissait toute décision du corps médical, il était considéré comme une personne incurable, dangereuse, qui devait être hospitalisé à vie. Le patient vivait donc dans des conditions de vie précaires, où son identité était limité à une personne sans aucun droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après les années ‘60 cette réalité voit un tournant important. Premièrement grâce au CAS, le Comité d’Action de Santé qui a mené une réflexion autour de la politique institutionnelle. Une politique de santé mentale se base sur l’institution, le dispositif institutionnel ; la théorie, la psychopathologie, dont dépend la manière de définir l’identité de la personne ; le corps des professionnels et la législation. Il y a eu une prise de conscience par rapport à la manière de considérer l’autre, on commence à se soucier des conditions de vie de ses personnes, on arrive à une nécessité de changer l’institution, de changer les lois, et les pratiques. Petit à petit on enlève les barreaux dans le dispositif institutionnel, on considère les professionnels comme des soignant et non plus comme des gardiens, progressivement on élimine les traitements de choc. Toute la question sur les droits des patients se révèle, la pratique du soin, la prise en charge des patients, la considération, reconnaissance de la personne voient une évolution importante. L’ADUPSY, l’Association pour les droits des usagers de la psychiatrie, contribue aussi à cette grande évolution, pendant plusieurs années elle a mené un travail pour accueillir  les plaintes, les demandes ou encore les critiques des patients à fin de modifier la réalité qui les concernaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conquêtes, comme mentionné au paravent, ont étaient multiples. Néanmoins la question des droits des patients psychiatriques est toujours d’actualité. L’hospitalisation non volontaire et le type de traitement, liés au pouvoir médical ont encore une très forte influence dans la société de nos jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie / Webographie ==&lt;br /&gt;
* Barnes, M.(1976). &#039;&#039;Un voyage à travers la folie&#039;&#039;. Paris: Editions du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Basaglia, F.] (1970). [[L&#039;institution en négation - Basaglia|&#039;&#039;L&#039;institution en négation.&#039;&#039;]] Paris: Edition du Seuil. 	&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper  Cooper, D.] (1970). &#039;&#039;Psychiatry et anti-Psychiatry.&#039;&#039; Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
* Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas   &lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault  Foucault, M.](1964) [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_folie_%C3%A0_l%27%C3%A2ge_classique &#039;&#039;Histoire de la folie à l&#039;âge classique&#039;&#039;], Paris : U.G.E., coll. « 10/18 »&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&lt;br /&gt;
* Gendreau,C. (2005). &#039;&#039;Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale&#039;&#039;. Montréal: Les Editions Thémis&lt;br /&gt;
* Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). &#039;&#039;Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&#039;&lt;br /&gt;
* [http://es.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Goffman, E.] (1975). &#039;&#039;Stigmates. Les usages sociaux des handicaps&#039;&#039;. Paris: Les Editions de Minuit.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_S._Szasz Szasz, T.] (1975). [[Résumé :Le mythe de la maladie mentale (1975)|&#039;&#039;Le mythe de la maladie mentale&#039;&#039;]]. Paris: Payot.&lt;br /&gt;
* [http://www.triunfodigital.com/ Triunfo Digital] (s.d.) [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 &#039;&#039;Josep Berke: &amp;quot;La sociedad está enloqueciendo a sus miembros&amp;quot;&#039;&#039;], Archives, Consulté le 8 Novembre 2013 [http://www.triunfodigital.com/ &amp;quot;Triunfo Digital&amp;quot;], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.1], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=29&amp;amp;fecha=1973-04-14 p. 2], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=30&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.3], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=31&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.4]&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye, J.] (2010). &#039;&#039;La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie.&#039;&#039; Paris: Editions Libertaires&lt;br /&gt;
* http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&lt;br /&gt;
* http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.jhberke.com/index2.html Site web du Dr. Joseph H. Berke.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://vimeo.com/38575546 Ici vous trouverez un entretien à Mary Barnes (langue anglaise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.dionyversite.org/cycle_08-11-A.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.cairn.info/revue-topique-2004-3-page-79.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.geopsy.com/memoires_theses/la_folie.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://senon.pagesperso-orange.fr&lt;br /&gt;
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* http://mamytartine.blog.lemonde.fr/mamytartine/2005/08/lantipsychiatri.html &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.e-monsite.com/isabellesamyn/rubrique-1012337.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.academia.edu/440584/Psychanalyse_Et_Antipsychiatrie&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13214</id>
		<title>Droits des patients psychiatriques</title>
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		<updated>2014-01-14T17:39:42Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Bibliographie / Webographie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
Cet article s’inscrit dans le cadre général des droits de la personne et des droits des patient en psychiatrie en particulier. Il s&#039;agit dans ce chapitre de mieux comprendre comment les revendications des droits des patients psychiatriques relèvent des droits de la personne et d&#039;arriver à expliquer ce que cela recouvre concrètement dans le quotidien en termes de pratiques, mais aussi de désignation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le paysage psychiatrique, au fil des années, a été modifié par l’influence et l’interaction de différents mouvements sociaux et des changements de lois. Cette recherche est une opportunité qui nous permet d’élaborer une réflexion autour de ces interactions et de mieux comprendre l’évolution de la terminologie et l’utilisation des divers moyens thérapeutiques, la mise en place d’un cadre légal préservant les droits des patients psychiatriques et les apports amenés à la société. Il semble que la critique des classifications nosographiques (les [http://fr.wikipedia.org/wiki/Manuel_diagnostique_et_statistique_des_troubles_mentaux DSM]) qui existe depuis les années 20 – lesquelles classifications n&#039;ont été qu&#039;en augmentation (en 1990, 400 classifications) ont visé à la fois le pouvoir qui désigne, mais aussi peut-être plus fondamentalement une manière de &amp;quot;donner sens&amp;quot; à un individu porteur de signes définis essentiellement par les médecins psychiatres. L&#039;alternative serait de considérer la personne, sa parole, sa propre perception, sa conception aussi de la santé (et donc de la folie) dans une remise en question de la relation soignant-soigné. C&#039;est aussi évidemment une remise en question de rapport norme/déviance, mais aussi plus fondamentalement de cette réalité &amp;quot;faussement&amp;quot; ou &amp;quot;artificiellement&amp;quot; construite (symboliquement) par ceux qui détiennent le pouvoir de nommer. Ainsi la critique sociale et politique des année 60-80 se double d&#039;une critique de l&#039;épistémologie du sujet pour mettre à la place une relation plus égalitaire et un respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons commencé par une brève présentation sur la maladie mental et le courant de l’antipsychiatrie, présentation qui nous aide à nous faire une image de ce que représentait pour la société une personne qui manifestait une maladie mentale, un hôpital psychiatrique et surtout ce qui voulait dire pour une personne d&#039;être quelqu’un avec un trouble psychique au début du XXème siècle. La deuxième partie de l’article nous amène dans &amp;quot;la réalité des patients psychiatriques&amp;quot; contemporaine et nous découvrons les changements des lois et des droits pour ces patients. Pour pointer notre recherche, nous avons effectué un entretien avec [[Entretien_avec_M._Alain_Riesen|M. Alain Riesen]], militant de l’antipsychiatrie à Genève, entretien qui nous a permis de voir plus en détail et plus concrètement l’évolution des droits des patients en psychiatrie. Peut-être que cette évolution continuera dans ce vaste domaine, mais il faut souligner le fait que jusqu’au maintenant toutes les personnes qui présentent des troubles psychiques ont le droit aux meilleurs services médicaux et qu&#039;aucune discrimination n’est admise, donc la santé est un segment d’insertion sociale qui place le patient dans la dimension d&#039;être un citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
=== Historique de la maladie mentale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute société se trouve confronté à des personnes qui sortent du fonctionnement ordinaire, qui ne vivent pas selon les normes en vigueur, allant jusqu&#039;à perturber l’équilibre d&#039;un groupe social (famille, classe, atelier, entreprise, institution, etc.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En traversant les âges et les cultures, la maladie mentale a connu les définitions et les explications les plus variées. En effet, « puisque la folie plonge ses racines aux sources de la culture, être fous est différent selon le pays ou la région dont on est originaire » &amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires,(p.13) &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l’Europe, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye] met en évidence comment à partir de l’Antiquité on s’est occupé du problème des personnes déviantes en les bannissant et en les excluant de la société. Durant le Moyen Âge, en particulier en France, l’exclusion de la société se faisait par exemple en mettant les personnes qui dérangeaient sur une barque et en les abandonnant sur une rivière.  Au tour de l’année 1000, de l’exclusion et du bannissement en dehors des villes, il y a la mise en place d’un premier système d’enfermement. Dans les maladreries et les hostelleries (préludes des hôpitaux généraux), on commence à enfermer les malades mentaux avec tout sortes des personnes &amp;quot;marginales&amp;quot;. La promiscuité, l&#039;insalubrité, la surpopulation, ainsi que les maladies transformaient ces lieux en lieux d’extermination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La religion avait une très grande influence durant toute cette période. La maladie mentale était interprétée comme la punition de Dieu en réponse à un péché. Le personne déviante était donc aussi enfermée pour protéger la société et pour qu’elle puisse faire amende honorable. Progressivement, mais surtout pendant le XIX, le pouvoir sur la maladie mentale passe entre les mains des médecins. En effet, ces derniers, écrit Lesage de la Haye « […] vont devenir les responsables du traitement des malades mentaux et mêmes les directeurs des asiles d’aliénés »&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires,(p.22)&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt pour les problèmes liés à la santé mentale surgit dans les années d’après-guerre à cause d’une forte augmentation des cas pris en charge. À partir des années 1970, sur la voie des protestations anticonformistes de Mai 1968 et sous l’influence et la pression des familles, on commence à dénoncer les conditions précaires des malades mentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mouvement de l&#039;antipsychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant les années 1960 apparaissait un nouveau courant qui a explosé dans plusieurs pays, l&#039;Antipsychiatrie, qui prend le contre-pied de la psychiatrie. La critique vise à remettre en question non seulement la psychiatrie et la prise en charge des malades mentaux, mais aussi la société au sens large. Ce mouvement qui s&#039;exprime sous différentes formes dans plusieurs pays, offre une nouvelle conception de la liberté aux patients psychiatriques en leur donnant la voix et le pouvoir de choisir leur parcours de soins, condamne la société capitaliste qui rejet tout individu non rentable et qui ne se conforme pas au règles de fonctionnement de la société. Les prisons et les hôpitaux psychiatriques sont l&#039;expression de la mise à l&#039;écart de toute personne qui affiche une différence trop importante face à la norme. Ce courant de pensé est très révolutionnaire et prône la liberté des individus.&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon, Lesage de la Haye, l&#039;antipsychiatrie n&#039;est pas un courant de pensée, c&#039;est un vaste mouvement qui ne trouve pas une véritable unité concernant les théories et les pratiques des différents représentant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme «Antipsychiatrie» est utilisée pour la première fois par Cooper [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper David Cooper] en 1967 dans son ouvrage «Psychiatrie et antipsychiatrie»&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil.&amp;lt;/ref&amp;gt; et à travers ses expériences dans le &amp;quot;pavillon 21&amp;quot; à Kingsley Hall (Londres), il s&#039;oppose au système hiérarchique et aliénant qui conduit à l’internement des personnes et en les rendant des malades chroniques. Ainsi, il propose d&#039;étudier la personne dans son contexte de vie, en relativisant le diagnostic et l&#039;étiquetage. Il est suivi par d’autres militants de ce courant idéologique, notamment par Aaron Esterson et [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Laing Ronald David Laing]. Tous les trois travaillent en Grande-Bretagne et offrent une réponse plus sociale et communautaire en s&#039;opposant à la psychiatrie ordinaire, au diagnostic, à la pratique et à la politique en vigueur.&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un exemple intéressant est le livre qui raconte le parcours d’une patiente, [http://en.wikipedia.org/wiki/Mary_Barnes Mary Barnes], qui avait suivi une thérapie à Kingsley Hall avec le psychiatre [http://www.jhberke.com/index2.html%20 Joseph Berke] et sous la direction de Ronald David Laing. Le livre « Un voyage à travers la folie »&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;, écrit en 1976 par Mary Barnes avec la collaboration de [http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Berke Joseph Berke] est un exemple du passage à travers la folie qui donne un point de vue différent: il valorise la personne et ses droits en tant que patient, l’importance de l&#039;autodétermination personnelle et de l’intégration sociale. Le professionnel est vu comme témoin dans le parcours du patient. Il représente aussi un soutient au mouvement de l&#039;antipsychiatrie.&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, aux Etats-Unis, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Erving Goffman] publie en 1961 un ouvrage qui influencera aussi le courant de l&#039;antipsychiatrie &amp;quot;Asiles, études sur la condition des malades mentales&amp;quot;. L’auteur commence par donner une définition des  « institutions totalitaires » qui se caractérisent par le niveau d’exclusion et de contrôle dans lequel se trouve le reclus. La vie dans de ce genre d’institution est décrite en négatif par comparaison avec le déroulement de la vie à l’extérieur. Une fois admis au sein de l&#039;institution l&#039;individu est mis sous tutelle et perd tous les droits dont il jouissait en tant que membre de la société et se trouve sous l&#039;emprise du pouvoir du médecin &amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1963, avec son livre [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stigmate_%28Erving_Goffman%29 «Stigmate&amp;quot;. Les usages sociaux des handicaps»&amp;lt;ref&amp;gt; Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;], il continue à exprimer ses idées, selon lesquelles d&#039;une manière indirecte, influenceront les droits de l’homme. Goffman donne une définition plus élargie du stigmate en mettant en évidence un ensemble des concepts sur «l&#039;image social» des individus et ce qu&#039;ils peuvent transmettre d&#039;eux-mêmes aux autres en situations de confrontation.&amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aux Etats Unis, [[Thomas_Szasz|Thomas Szas]], professeur en psychiatrie, ne préconisait pas les mêmes solutions. Szasz défend vivement les droits des malades mentaux et fait une double critique à la psychiatrie: la maladie mental n’est pas une vrais maladie, mais une justification légitimant, avec l’appui de médecins et des avocats, l’intervention du pouvoir pour protéger les gens contre eux mêmes. La psychiatrie est ainsi utilisée comme un outil de contrôle social à grande échelle, au nom du bien-être des « normaux ». Szasz décrit et dénonce dans son célèbre livre &amp;quot;Le mythe de la maladie mentale&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Szasz, T. (1975). Le mythe de la maladie mentale. Paris: Payot.&amp;lt;/ref&amp;gt;, paru en 1961, l’utilisation de la psychiatrie comme moyen du contrôle social, d&#039;esclavage déguisé en thérapie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Italie, dans la même période, le mouvement trouve un autre représentant. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Franco Basaglia], mène au niveau politique une lutte dans laquelle il revendique à haut voix les droits des patients ainsi que la fermeture des asiles (L&#039;auteur de &amp;quot;L&#039;institution en négation&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;) - Basaglia critique l&#039;enferment des malades mentaux comme n&#039;étant pas une solution)&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Finalement la solution arrive en 1978, avec la Loi-180. La création de nombreux lieux alternatif, tels que de centres de jour, des foyer et d&#039;autres formes innovatrices, ainsi qu&#039;une participation nationale des syndicats, la partie communiste et le monde du travail, ont permis aux malades mentaux de réintégrer la vie en société.&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;. À noter, malgré ça, il y a des différences très importantes entre les régions les plus développées et d&#039;autres régions italiennes. Cela a influencé la réintégration des patients psychiatriques.&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la France, plusieurs représentants ont pris parti au mouvement de l’antipsychiatrie. On y retrouve Roger Gentis, [http://es.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Guattari Félix Guattari], [http://es.wikipedia.org/wiki/Robert_Castel Robert Castel], ainsi que Michel Foucault.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce dernier, tout en étant en retrait par rapport aux autres praticiens, il offre dans son ouvrage « Histoire de la folie à l’âge classique », une représentation de comment la notion de folie, d’aliénation,  de maladie mentale sont en relation très étroite avec le contexte. À travers une lecture historique de la folie, l’auteur met en évidence l’influence des normes, des valeurs et des croyances en rapport aux explications des causes de celle-ci. Le rôle social du « fou » dépend également de la vision que la société a sur la folie.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard&amp;lt;/ref&amp;gt;. Déjà en 1954, dans l&#039;ouvrage « Maladie mentale et psychologie », Foucault met en évidence le fait que en Occident la folie a acquis le statut de maladie mentale très récemment, en devenant ainsi objet d’étude de la part de la psychiatrie. Les explications que l’on donnait auparavant à ce type de phénomène étaient du domaine de la magie et de la religion. Le contexte influence le regard que l’on pose sur une problématique.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau général, le mouvement essaye de se centrer dans l&#039;application d&#039;une thérapie dans le contexte du sujet (soit familial ou communautaire) et non pas dans le contexte clinique. Les trois thèses de l’antipsychiatrie (antinosographique, anti-institutionnelle, anti-thérapeutique) se manifestent comme une prise de conscience collective. La thèse antinosographique conteste l’appartenance des troubles psychiques au concept de maladie et la nécessité à n’importe quel type d’assistance psychiatrique et soutien que la classification des maladies mentales et le diagnostic donné constituent une forme d’étiqueter et de stigmatiser une personne. La thèse anti-thérapeutique est une réaction contre les mesures dures des traitements appliques aux malades psychiques  (l’électrochoc, la médicamentation abusive et obligatoire, la privation de liberté) et encourage le traitement sans médicamentation, basé sur une communauté thérapeutique. La thèse anti-institutionnelle condamne les institutions en les nommant totalitaires car tout est enfermé, contrôle et obligatoire et propose de modifier la relation entre les psychiatres et les patients.&lt;br /&gt;
Le mouvement de l’antipsychiatrie a contribué pour : la sensibilisation des autorités et l’opinion publique, le fait de non-être stigmatise pour les personnes avec de trouble psychique, l’influence et l’aide de mouvement pour les droits des patients, la reformation du système par l’introduction des lois qui ont comme but de protéger les droits et d’améliorer les conditions d’assistance psychiatrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réalité des patients psychiatriques ==&lt;br /&gt;
=== Lois sur la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement antipsychiatrique, comme mentionné au paravent, a été le premier à se battre pour la fermeture des asiles en s’opposant à la psychiatrie traditionnelle avec des idées, des interprétations de la maladie mentale et surtout des actions subversives. Au niveau législatif, cela s&#039;est traduit par la [http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf Loi 180], qui a été la première et seule loi qui ordonne la fermeture des hôpitaux psychiatriques en Italie. Approuvé grâce au soutien de Franco Basaglia le 13 mai 1978 (elle est parfois appelée &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot;), elle règle tous contrôles et traitements sanitaires volontaires et obligatoires pour des personnes avec une maladie mentale. Elle se base sur des principes tels que le respect de la dignité de la personne, des ses droits civils et politiques. Le droit de choisir librement son médecin et son lieu soin, ou encore le droit de communiquer avec qui ils désirent. Tous les traitements doivent être assurer par consensus et la participation de la personne. La &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot; vise aussi à une &amp;quot;réforme sémiotique&amp;quot; des termes utilisés pour définir les patients psychiatriques. Elle supprime tout définition dans le code pénal comme &amp;quot;aliéné mental&amp;quot; ou &amp;quot;infirme mental&amp;quot;. Il s’agit d’une loi qui agit sur plusieurs niveaux, que ça soit sur les droits de la personne, sur les institutions soignantes ou encore à niveau pénal. Elle représente une réforme sociale et politique.&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droits des patients psychiatriques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les droits des patients psychiatriques s&#039;inscrivent dans [http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Droits_des_patients_(%C3%A0_l%27h%C3%B4pital) les droits des patients] en général, avec quelques différences qui est propre à cette population. Comme nous le verrons dans ce sous-chapitre, la nature de la maladie mentale peut impliquer des limitations au niveau juridique dans l’exercice de certains droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les préoccupations concernant la protections des droits des patients psychiatriques est un fait relativement récent qui débute dans les années 1960 et qui prend plus d&#039;ampleur dans les années 1970 au niveau national ainsi qu&#039;international. Dans plusieurs pays on assiste à des modifications législatives, mais les questionnements concernant le traitement des maladies mentales s&#039;opère aussi au niveau des droits internationales et de la liberté de la personne. &amp;lt;ref&amp;gt;Gendreau,C. (2005). Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale. Montréal: Les Editions Thémis &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, des personnes qui avaient connu l’expérience de l’institution psychiatrique s’adressent au  réseau international d’alternative à la psychiatrie, qui avait organisé une rencontre à Genève, dans le but de créer un organisme capable de défendre les droits des usagers de la psychiatrie. Cette démarche s’inscrit dans un processus de médiatisation qui, depuis les années 1976-1977, avait porté au grand jour le fonctionnement du système psychiatrique genevois et les internements qualifiés comme abusifs.&amp;lt;ref&amp;gt;Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ainsi que, en 1979 à Genève, des personnes tels que médecins, psychiatres, psychologues, assistants sociaux, juristes et usagers de la psychiatrie fondent l’[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf ADUPSY], l’association pour les droits des usagers de la psychiatrie. Une association dont le but est de lutter contre toutes discriminations en défendant les droits démocratiques fondamentaux des personnes psychiatriques.&amp;lt;ref&amp;gt;* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à la révision de la Loi sur le régime des personnes atteintes d’affections mentales du 1936, ils lancent des propositions qui viseront à combler les lacunes pratiques dont cette loi n’a pas su changer dans la pratique quotidienne de la prise en charge et de la reconnaissance de la personne psychiatrique. Comme par exemple recourir à l’internement lorsqu’il est réellement nécessaire, tandis qu’il s’agit encore d’une pratique naturelle, ordinaire à laquelle on recourt presque toujours, ou l’impossibilité du malade à faire recours lors de son internement ou au moment de la sortie, ou encore l’action faite par le Conseil de surveillance psychiatrique qui protège la société du malade mental en le stigmatisant encore plus ou lieu de protéger ce dernier. Ce sont tous des exemples de comment la loi ne s’est pas traduite en pratique selon ses principes.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf L&#039;Adupsy] lance ses propositions en essayant de modifier la réalité psychiatrique. Elle revendique la suppression totales des internements visant une modification de toutes pratiques psychiatriques. Elle croit dans une nouvelle législation qui tiendrait en compte des modifications du [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code Civile Suisse], des recommandations de l’Assemblée parlementaire du Conseil d’Europe inhérent la situation des malades mentaux et des recommandations de l’[http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_sant%C3%A9 OMS]. Leurs propositions visent trois aspects principaux liés aux droits de la personne : l’admission, le droit de recours et les droits liés au traitement et à la participation à la recherche clinique.&amp;lt;ref&amp;gt;* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut supprimer l’internement, l’admission doit être volontaire du début la fin du traitement, dans le sens que toute prise en charge ou action thérapeutique ne peut pas être efficace si le patient n’est pas d’accord. Le libre arbitre, le droit de choix ou de refus, une participation active sont des aspects nécessaires lors qu’on vise une prise en charge efficace, dans le respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit de recours doit être une instance judiciaire. Dans ce sens là le Conseil de surveillance psychiatrique doit être remplacé par la Chambre de révision psychiatrique. La personne psychiatrique ne devrait plus être stigmatisée au tant que malade, elle n’est pas dangereuse et donc la société ne doit pas être protégée par ce dernier.&amp;lt;ref&amp;gt;* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le troisième objectif concernant les droits liés au traitement et à la participation à la recherche médicale implique l’abolition de tout traitement médical sans le consensus du patient, il faut présenter au patient les implications du traitement, les alternatives et s’il veut il peut consulter un autre médecin de son choix. &lt;br /&gt;
Ces trois aspects visent, comme écrit au paravent, une modification des conditions de prise en charge, des droits des patients en tant que personnes et du tout le système psychiatrique&amp;lt;ref&amp;gt;* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La période comprise entre les années ’60 et ’80 est témoin d’une grand révolution vis à vis des droits des patients psychiatriques. Même si elle reste une révolution idéologique, car tous principes, toutes actions ne sont pas traduites en pratique pour l’instant, elle représente le précurseur pour un nouvelle réalité où on envisage une meilleure considération des droits de la personne au tant que tel et pas en tant que malade mentale, où on reconsidère la pratique psychiatrie à fin d’améliorer la prise en charge et les réponses aux besoins de ces personnes… À modifier, continuer….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La loi K 1 25 de 1979 ===&lt;br /&gt;
Suite à deux cas d’internement qui avaient touché profondément l’opinion publique genevoise, ainsi que grâce aux mouvements militant pour une remise en question des traitements des patients psychiatriques, deux projet de révision ont été proposés au [https://www.ge.ch/grandconseil/index.asp Grand Conseil] concernant la loi du 14 mars 1936 sur le régime des personnes atteintes d’affection mentale.    &lt;br /&gt;
Selon la commission parlementaire la difficulté majeure est liée au fait qu’il faut renforcer les droits des malades mentaux tout en continuant de protéger le reste de la population de ces personnes. &lt;br /&gt;
Un difficulté supplémentaire été due  à la récente ratification (1974) de la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme Convention européenne des droits de l’homme] (CEDH) qui interdisait toute forme d’internement administratif sans recours judiciaire. &lt;br /&gt;
La loi du 1979 apporte des changements sur plusieurs niveaux. Tout d’abord l’application de la loi se limite aux personnes atteinte de maladie mentale dont l’état nécessite une prise en charge en hôpital psychiatrique. Avant la révision, la loi s’appliquait à toute personne atteinte de maladie mentale qui aurait pu compromettre la sécurité et la tranquillité publique, ainsi que leur propre sécurité. &lt;br /&gt;
Deuxièmement elle impose aux établissements privé et publique un régime de surveillance des registres des entrées et de sorties. &lt;br /&gt;
En outre cette loi renforce les droits des patients psychiatriques. Le patient acquiert l’accès à son dossier médical et ce dernier et sa famille doivent être informés de tous les droits dont ils disposent.&lt;br /&gt;
De plus, la loi fixe les conditions d’admission des malades mentaux en faisant la distinction entre admission volontaire et involontaire. L’admission volontaire nécessite un certificat médical qui justifie l’admission du patient en raison de son état mentale.  Etant donné que l’admission involontaire comporte une atteinte à la liberté de l’individu, elle peut être demandé seulement si ces trois conditions sont réunies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Le malade présente des troubles mentaux&lt;br /&gt;
* Son état constitue un danger grave pour lui-même ou pour autrui&lt;br /&gt;
* Un traitement et des soins dans un établissement psychiatrique s’avèrent nécessaires. » (p.8)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un examen ultérieur concernant les symptômes du malade, les motifs de l’hospitalisation et le dégrée d’urgence de la situation est nécessaire afin de confirmer ou annuler l’hospitalisation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La capacité de discernement ===&lt;br /&gt;
Le discernement est définit dans l’article 16 du code civil et implique la capacité de pouvoir agir de façon raisonnable. On estime capable de discernement toute personne qui agit en connaissance de cause. Le code civil prévoit certaines situations dans lesquelles cette capacité peut être limitée dans l’intérêt de la personne concernée, notamment dans le cas de « maladie mentale » et de « faiblesse d’esprit ».  La reconnaissance de cette capacité est la condition indispensable sans laquelle l’individu n’est pas en mesure d’exercer ses droits personnels.&lt;br /&gt;
L’évaluation de la capacité de discernement se prête à controverse, notamment entre psychiatre et juriste, car il est impossible de poser un jugement objectif. Ceci est encore de nos jours source de malentendus et il semble très difficile qu’une réforme juridique puisse parvenir à éclaircir cette situation compliquée. Afin de limiter l’imposition d’une étiquette trop lourde, l’évaluation de la capacité de discernement s’opère toujours en relation à une situation précise. Une réévaluation s’impose donc face à toute nouvelle situation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Privation de liberté à des fins d’assistance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, le Parlement fédéral a modifié le [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code civil suisse] en matière de privation de liberté à des fins d’assistance afin de rendre compatible le droit suisse avec [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme la Convention européenne des droits de l’homme] (ratifiée par la Suisse en 1974). &lt;br /&gt;
Les causes permettant la privation de la liberté d’un individu prévues dans l’article 397a CC sont :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
* La maladie mentale&lt;br /&gt;
* La faiblesse d’esprit&lt;br /&gt;
* La toxicomanie&lt;br /&gt;
* Le grave état d’abandon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de limiter les abus, cette première condition doit s’accompagner de deux autres conditions. La privation de liberté est la seul solution possible afin d’assurer l’assistance nécessaire à la personne. Tous les autres possibles prises en charges (traitement ambulatoire, assistance de l’entourage,…) doivent être considérées comme des solutions inefficaces. &lt;br /&gt;
En outre, la prise en charge doit être assurée par un établissement apte à fournir les prestations spécifiques dont l’individu a besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit fédéral impose des garanties minimales dans le but de protéger la personne privée de liberté à des fins d’assistance. Parmi les droit dont dispose l’individu on trouve :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le droit à l’information concernant le pourquoi de sa privation de liberté&lt;br /&gt;
* La demande de libération. Cette demande peut être également formulée par les proches.&lt;br /&gt;
* Le droit à l’assistance juridique&lt;br /&gt;
* Le droit d’être inétendue devant le juge&lt;br /&gt;
* … &amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===  La déclaration de Hawaï 1977 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1977, L’association mondiale des psychiatres rédige une charte éthique concernant les pratiques, ainsi que les buts de la psychiatrie. Parmi les recommandations que l’on prône, on y trouve que le rapport entre le psychiatre et le patient doit être basé sur la confiance et le respect. Le psychiatre es au service du patient et ce dernier doit être considéré comme un partenaire. Le soignant doit privilégier les interventions thérapeutiques qui limitent le moins possibles la liberté du patient. Dans le cas d’incapacité de discernement, toute action thérapeutique doit être discuté avec la famille ou avec un représentant légal. Ce disposition vise le respect de la dignité humaine et les droits fondamentaux de l’homme.&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[Article_2013/14#M.C3.A9thode|méthodes]] d&#039;entretien se distinguent par la mise en oeuvre des processus fondamentaux de communication et d&#039;interaction humaine. Ces processus permettent au chercheur de retirer de ses entretien des informations et éléments de réflexion riches en nuances. &lt;br /&gt;
Nous avons utilisé la variante entretien centré, avec une petite liste de questions-guides ouvertes afin que l&#039;interviewé puisse parler ouvertement d&#039;un événement ou d&#039;une expérience précise à laquelle il a participé. En ce cas Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L&#039;entretien: la lutte contre les abus de la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Questions_pour_les_entretiens|Questions pour l&#039;entretien]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Entretien avec M. Alain Riesen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Retour sur l&#039;entretien ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’entretien avec M. Riesen nous a permis de prendre conscience de la réalité genevoise et internationale concernant les droits des usagers de la psychiatrie. Entre les année 1960-1980. En effet, il a participé en tant que militant à un moment de critique et changement très fort du fonctionnement de la prise en charge des patients psychiatriques. Ce changement s’inscrit dans un processus dynamique et globale de contestation des pouvoirs institutionnels qui a commencé avec mai 1968.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son engagement débute après avoir terminé sa formation en ergothérapie, lors de  ses stages à Belle-Idée il contribue à créer le CAS (Comité d’Action de Santé). Une année après il s’engage en psychiatrie institutionnelle et c’est là que la question qu’il s’interroge concernant les droits des usagers de la psychiatrie. Les conditions de vie des patients, l’internement non volontaire, la question de la sortie, les traitements imposés et la contention physique l’ont poussé à se questionner sur le fonctionnement de l’hôpital psychiatrique.&lt;br /&gt;
En outre, la création du réseau d’alternative à la psychiatrie (dont M. Riesen faisait partie) permet la confrontation de plusieurs expériences provenant de différents pays. La variété des approches et des idées avait un point commun : la collaboration entre patients et professionnels de la psychiatrie visant une autre manière de pratiquer le soin. &lt;br /&gt;
L’engagement plus spécifique dans la lutte pour les droits des patients se met en place lors des évènements concrets qui ont mis à la lumière l’  « arme psychiatrique » dans la ville de Genève, en particulier lors d’une tentative d’internement échouée d’une commerçante. Ces faits ont été très fortement médiatisés et l’opinion publique a commencé à s’intéresser à la problématique de la psychiatrie et le respect de la personne.&lt;br /&gt;
Lors d’une dernière réunion du réseau d’alternative à la psychiatrie, sur demande d’un groupe de patients, on assiste à la création de l’ADUPSY. Cette association a été le fruit d’une alliance entre professionnels, avocats et patients et elle s’occupe de recueillir les demandes, les plaintes et les critiques des patients. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite à un nouveau drame, (la mort d’une patiente due à une cure de sommeils forcée), et sous le poids de l’opinion publique, des changements ont commencé à se produire à Genève : on commence à développer la sectorisation, on assiste à la naissance de groupes d’accompagnement et de soutien des patients psychiatriques, ainsi que de groupes autonomes de patients. Ce modifications ont été accompagné par des révisions au niveau juridique des droits des patients psychiatriques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau des droits, M. Riesen met en évidence l’importance dominante de l’autodétermination de la personne, de la liberté, et de l’autonomie. L’idée sous-jacente a toujours été celle d’accompagner la personne dans un processus de vie qui puisse lui permettre de vivre aux mieux en améliorant constamment sa qualité de vie.  M. Riesen nous fait remarque comme ces concepts d’autodétermination, d’autonomie et de liberté sont toujours à concevoir en interaction entre la personne, la société et le contexte. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerna la situation d’aujourd’hui, M. Riesen souligne que la lutte s’est un peu institutionnalisée et que le mouvement de contestation des formes traditionnelles de la psychiatrie est un peu diminué.&lt;br /&gt;
Au niveau des régressions, on assiste à une stigmatisation, de la part des mouvements populistes et de l’extrême droite, des personnes qui sont handicapés psychiques et qui bénéficient de l’assistance.&lt;br /&gt;
Le discours budgétaire se traduit aussi par rapport aux diminutions des subventions aux hôpitaux psychiatriques.&lt;br /&gt;
De plus, au niveau de la population, il y moins de tolérance, moins d’acceptation des personnes ayant des troubles psychiques. Ceci est dû aussi à des évènements récents qui font resurgir le discours sécuritaire de protection de la population.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion et discussion ==&lt;br /&gt;
La période des années ’60-’80 constitue une époque de grands changements. Elle a été témoin d’une révolution idéologique, politiques, législative. Il s’agit principalement d’un mouvement général de contestation du pouvoir et des normes institutionnelles. Le mouvement de l’antipsychiatrie avant et du réseau d’alternative à la psychiatrie après, contribuent fortement à la lutte et aux débats contre l’institution totalitaire (Goffman), la violence institutionnelle. Spécifiquement au territoire de Genève, l’association de [[* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf|l’ADUPSY]] a contribué de façon important à tous ces changements. La cohésion entre les professionnels et les patients permet une action et une réflexion autour de la manière de pratiquer le soin, tout en considérant  la question des droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant les années ’60 les patients psychiatriques étaient, pour la plus parte, reclus, isolés, stigmatisés. La pratique du soin se faisait sous obligation, constriction où le pouvoir décisionnel était exclusivement dans les mains des médecins. Le patient n’avait aucune possibilité d’expression ou contestation, il subissait toute décision du corps médical, il était considéré comme une personne incurable, dangereuse, qui devait être hospitalisé à vie. Le patient vivait donc dans des conditions de vie précaires, où son identité était limité à une personne sans aucun droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après les années ‘60 cette réalité voit un tournant important. Premièrement grâce au CAS, le Comité d’Action de Santé qui a mené une réflexion autour de la politique institutionnelle. Une politique de santé mentale se base sur l’institution, le dispositif institutionnel ; la théorie, la psychopathologie, dont dépend la manière de définir l’identité de la personne ; le corps des professionnels et la législation. Il y a eu une prise de conscience par rapport à la manière de considérer l’autre, on commence à se soucier des conditions de vie de ses personnes, on arrive à une nécessité de changer l’institution, de changer les lois, et les pratiques. Petit à petit on enlève les barreaux dans le dispositif institutionnel, on considère les professionnels comme des soignant et non plus comme des gardiens, progressivement on élimine les traitements de choc. Toute la question sur les droits des patients se révèle, la pratique du soin, la prise en charge des patients, la considération, reconnaissance de la personne voient une évolution importante. L’ADUPSY, l’Association pour les droits des usagers de la psychiatrie, contribue aussi à cette grande évolution, pendant plusieurs années elle a mené un travail pour accueillir  les plaintes, les demandes ou encore les critiques des patients à fin de modifier la réalité qui les concernaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conquêtes, comme mentionné au paravent, ont étaient multiples. Néanmoins la question des droits des patients psychiatriques est toujours d’actualité. L’hospitalisation non volontaire et le type de traitement, liés au pouvoir médical ont encore une très forte influence dans la société de nos jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Barnes, M.(1976). &#039;&#039;Un voyage à travers la folie&#039;&#039;. Paris: Editions du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Basaglia, F.] (1970). [[L&#039;institution en négation - Basaglia|&#039;&#039;L&#039;institution en négation.&#039;&#039;]] Paris: Edition du Seuil. 	&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper  Cooper, D.] (1970). &#039;&#039;Psychiatry et anti-Psychiatry.&#039;&#039; Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
* Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas   &lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault  Foucault, M.](1964) [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_folie_%C3%A0_l%27%C3%A2ge_classique &#039;&#039;Histoire de la folie à l&#039;âge classique&#039;&#039;], Paris : U.G.E., coll. « 10/18 »&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&lt;br /&gt;
* Gendreau,C. (2005). &#039;&#039;Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale&#039;&#039;. Montréal: Les Editions Thémis&lt;br /&gt;
* Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). &#039;&#039;Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&#039;&lt;br /&gt;
* [http://es.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Goffman, E.] (1975). &#039;&#039;Stigmates. Les usages sociaux des handicaps&#039;&#039;. Paris: Les Editions de Minuit.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_S._Szasz Szasz, T.] (1975). [[Résumé :Le mythe de la maladie mentale (1975)|&#039;&#039;Le mythe de la maladie mentale&#039;&#039;]]. Paris: Payot.&lt;br /&gt;
* [http://www.triunfodigital.com/ Triunfo Digital] (s.d.) [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 &#039;&#039;Josep Berke: &amp;quot;La sociedad está enloqueciendo a sus miembros&amp;quot;&#039;&#039;], Archives, Consulté le 8 Novembre 2013 [http://www.triunfodigital.com/ &amp;quot;Triunfo Digital&amp;quot;], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.1], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=29&amp;amp;fecha=1973-04-14 p. 2], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=30&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.3], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=31&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.4]&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye, J.] (2010). &#039;&#039;La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie.&#039;&#039; Paris: Editions Libertaires&lt;br /&gt;
* http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&lt;br /&gt;
* http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie / Webographie ==&lt;br /&gt;
* Barnes, M.(1976). &#039;&#039;Un voyage à travers la folie&#039;&#039;. Paris: Editions du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Basaglia, F.] (1970). [[L&#039;institution en négation - Basaglia|&#039;&#039;L&#039;institution en négation.&#039;&#039;]] Paris: Edition du Seuil. 	&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper  Cooper, D.] (1970). &#039;&#039;Psychiatry et anti-Psychiatry.&#039;&#039; Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
* Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas   &lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault  Foucault, M.](1964) [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_folie_%C3%A0_l%27%C3%A2ge_classique &#039;&#039;Histoire de la folie à l&#039;âge classique&#039;&#039;], Paris : U.G.E., coll. « 10/18 »&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&lt;br /&gt;
* Gendreau,C. (2005). &#039;&#039;Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale&#039;&#039;. Montréal: Les Editions Thémis&lt;br /&gt;
* Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). &#039;&#039;Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&#039;&lt;br /&gt;
* [http://es.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Goffman, E.] (1975). &#039;&#039;Stigmates. Les usages sociaux des handicaps&#039;&#039;. Paris: Les Editions de Minuit.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_S._Szasz Szasz, T.] (1975). [[Résumé :Le mythe de la maladie mentale (1975)|&#039;&#039;Le mythe de la maladie mentale&#039;&#039;]]. Paris: Payot.&lt;br /&gt;
* [http://www.triunfodigital.com/ Triunfo Digital] (s.d.) [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 &#039;&#039;Josep Berke: &amp;quot;La sociedad está enloqueciendo a sus miembros&amp;quot;&#039;&#039;], Archives, Consulté le 8 Novembre 2013 [http://www.triunfodigital.com/ &amp;quot;Triunfo Digital&amp;quot;], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.1], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=29&amp;amp;fecha=1973-04-14 p. 2], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=30&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.3], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=31&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.4]&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye, J.] (2010). &#039;&#039;La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie.&#039;&#039; Paris: Editions Libertaires&lt;br /&gt;
* http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&lt;br /&gt;
* http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.jhberke.com/index2.html Site web du Dr. Joseph H. Berke.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://vimeo.com/38575546 Ici vous trouverez un entretien à Mary Barnes (langue anglaise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.dionyversite.org/cycle_08-11-A.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.cairn.info/revue-topique-2004-3-page-79.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.geopsy.com/memoires_theses/la_folie.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://senon.pagesperso-orange.fr&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://mamytartine.blog.lemonde.fr/mamytartine/2005/08/lantipsychiatri.html &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.e-monsite.com/isabellesamyn/rubrique-1012337.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.academia.edu/440584/Psychanalyse_Et_Antipsychiatrie&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13213</id>
		<title>Droits des patients psychiatriques</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13213"/>
		<updated>2014-01-14T17:37:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Webographie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
Cet article s’inscrit dans le cadre général des droits de la personne et des droits des patient en psychiatrie en particulier. Il s&#039;agit dans ce chapitre de mieux comprendre comment les revendications des droits des patients psychiatriques relèvent des droits de la personne et d&#039;arriver à expliquer ce que cela recouvre concrètement dans le quotidien en termes de pratiques, mais aussi de désignation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le paysage psychiatrique, au fil des années, a été modifié par l’influence et l’interaction de différents mouvements sociaux et des changements de lois. Cette recherche est une opportunité qui nous permet d’élaborer une réflexion autour de ces interactions et de mieux comprendre l’évolution de la terminologie et l’utilisation des divers moyens thérapeutiques, la mise en place d’un cadre légal préservant les droits des patients psychiatriques et les apports amenés à la société. Il semble que la critique des classifications nosographiques (les [http://fr.wikipedia.org/wiki/Manuel_diagnostique_et_statistique_des_troubles_mentaux DSM]) qui existe depuis les années 20 – lesquelles classifications n&#039;ont été qu&#039;en augmentation (en 1990, 400 classifications) ont visé à la fois le pouvoir qui désigne, mais aussi peut-être plus fondamentalement une manière de &amp;quot;donner sens&amp;quot; à un individu porteur de signes définis essentiellement par les médecins psychiatres. L&#039;alternative serait de considérer la personne, sa parole, sa propre perception, sa conception aussi de la santé (et donc de la folie) dans une remise en question de la relation soignant-soigné. C&#039;est aussi évidemment une remise en question de rapport norme/déviance, mais aussi plus fondamentalement de cette réalité &amp;quot;faussement&amp;quot; ou &amp;quot;artificiellement&amp;quot; construite (symboliquement) par ceux qui détiennent le pouvoir de nommer. Ainsi la critique sociale et politique des année 60-80 se double d&#039;une critique de l&#039;épistémologie du sujet pour mettre à la place une relation plus égalitaire et un respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons commencé par une brève présentation sur la maladie mental et le courant de l’antipsychiatrie, présentation qui nous aide à nous faire une image de ce que représentait pour la société une personne qui manifestait une maladie mentale, un hôpital psychiatrique et surtout ce qui voulait dire pour une personne d&#039;être quelqu’un avec un trouble psychique au début du XXème siècle. La deuxième partie de l’article nous amène dans &amp;quot;la réalité des patients psychiatriques&amp;quot; contemporaine et nous découvrons les changements des lois et des droits pour ces patients. Pour pointer notre recherche, nous avons effectué un entretien avec [[Entretien_avec_M._Alain_Riesen|M. Alain Riesen]], militant de l’antipsychiatrie à Genève, entretien qui nous a permis de voir plus en détail et plus concrètement l’évolution des droits des patients en psychiatrie. Peut-être que cette évolution continuera dans ce vaste domaine, mais il faut souligner le fait que jusqu’au maintenant toutes les personnes qui présentent des troubles psychiques ont le droit aux meilleurs services médicaux et qu&#039;aucune discrimination n’est admise, donc la santé est un segment d’insertion sociale qui place le patient dans la dimension d&#039;être un citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
=== Historique de la maladie mentale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute société se trouve confronté à des personnes qui sortent du fonctionnement ordinaire, qui ne vivent pas selon les normes en vigueur, allant jusqu&#039;à perturber l’équilibre d&#039;un groupe social (famille, classe, atelier, entreprise, institution, etc.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En traversant les âges et les cultures, la maladie mentale a connu les définitions et les explications les plus variées. En effet, « puisque la folie plonge ses racines aux sources de la culture, être fous est différent selon le pays ou la région dont on est originaire » &amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires,(p.13) &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l’Europe, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye] met en évidence comment à partir de l’Antiquité on s’est occupé du problème des personnes déviantes en les bannissant et en les excluant de la société. Durant le Moyen Âge, en particulier en France, l’exclusion de la société se faisait par exemple en mettant les personnes qui dérangeaient sur une barque et en les abandonnant sur une rivière.  Au tour de l’année 1000, de l’exclusion et du bannissement en dehors des villes, il y a la mise en place d’un premier système d’enfermement. Dans les maladreries et les hostelleries (préludes des hôpitaux généraux), on commence à enfermer les malades mentaux avec tout sortes des personnes &amp;quot;marginales&amp;quot;. La promiscuité, l&#039;insalubrité, la surpopulation, ainsi que les maladies transformaient ces lieux en lieux d’extermination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La religion avait une très grande influence durant toute cette période. La maladie mentale était interprétée comme la punition de Dieu en réponse à un péché. Le personne déviante était donc aussi enfermée pour protéger la société et pour qu’elle puisse faire amende honorable. Progressivement, mais surtout pendant le XIX, le pouvoir sur la maladie mentale passe entre les mains des médecins. En effet, ces derniers, écrit Lesage de la Haye « […] vont devenir les responsables du traitement des malades mentaux et mêmes les directeurs des asiles d’aliénés »&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires,(p.22)&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt pour les problèmes liés à la santé mentale surgit dans les années d’après-guerre à cause d’une forte augmentation des cas pris en charge. À partir des années 1970, sur la voie des protestations anticonformistes de Mai 1968 et sous l’influence et la pression des familles, on commence à dénoncer les conditions précaires des malades mentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mouvement de l&#039;antipsychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant les années 1960 apparaissait un nouveau courant qui a explosé dans plusieurs pays, l&#039;Antipsychiatrie, qui prend le contre-pied de la psychiatrie. La critique vise à remettre en question non seulement la psychiatrie et la prise en charge des malades mentaux, mais aussi la société au sens large. Ce mouvement qui s&#039;exprime sous différentes formes dans plusieurs pays, offre une nouvelle conception de la liberté aux patients psychiatriques en leur donnant la voix et le pouvoir de choisir leur parcours de soins, condamne la société capitaliste qui rejet tout individu non rentable et qui ne se conforme pas au règles de fonctionnement de la société. Les prisons et les hôpitaux psychiatriques sont l&#039;expression de la mise à l&#039;écart de toute personne qui affiche une différence trop importante face à la norme. Ce courant de pensé est très révolutionnaire et prône la liberté des individus.&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon, Lesage de la Haye, l&#039;antipsychiatrie n&#039;est pas un courant de pensée, c&#039;est un vaste mouvement qui ne trouve pas une véritable unité concernant les théories et les pratiques des différents représentant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme «Antipsychiatrie» est utilisée pour la première fois par Cooper [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper David Cooper] en 1967 dans son ouvrage «Psychiatrie et antipsychiatrie»&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil.&amp;lt;/ref&amp;gt; et à travers ses expériences dans le &amp;quot;pavillon 21&amp;quot; à Kingsley Hall (Londres), il s&#039;oppose au système hiérarchique et aliénant qui conduit à l’internement des personnes et en les rendant des malades chroniques. Ainsi, il propose d&#039;étudier la personne dans son contexte de vie, en relativisant le diagnostic et l&#039;étiquetage. Il est suivi par d’autres militants de ce courant idéologique, notamment par Aaron Esterson et [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Laing Ronald David Laing]. Tous les trois travaillent en Grande-Bretagne et offrent une réponse plus sociale et communautaire en s&#039;opposant à la psychiatrie ordinaire, au diagnostic, à la pratique et à la politique en vigueur.&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un exemple intéressant est le livre qui raconte le parcours d’une patiente, [http://en.wikipedia.org/wiki/Mary_Barnes Mary Barnes], qui avait suivi une thérapie à Kingsley Hall avec le psychiatre [http://www.jhberke.com/index2.html%20 Joseph Berke] et sous la direction de Ronald David Laing. Le livre « Un voyage à travers la folie »&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;, écrit en 1976 par Mary Barnes avec la collaboration de [http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Berke Joseph Berke] est un exemple du passage à travers la folie qui donne un point de vue différent: il valorise la personne et ses droits en tant que patient, l’importance de l&#039;autodétermination personnelle et de l’intégration sociale. Le professionnel est vu comme témoin dans le parcours du patient. Il représente aussi un soutient au mouvement de l&#039;antipsychiatrie.&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, aux Etats-Unis, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Erving Goffman] publie en 1961 un ouvrage qui influencera aussi le courant de l&#039;antipsychiatrie &amp;quot;Asiles, études sur la condition des malades mentales&amp;quot;. L’auteur commence par donner une définition des  « institutions totalitaires » qui se caractérisent par le niveau d’exclusion et de contrôle dans lequel se trouve le reclus. La vie dans de ce genre d’institution est décrite en négatif par comparaison avec le déroulement de la vie à l’extérieur. Une fois admis au sein de l&#039;institution l&#039;individu est mis sous tutelle et perd tous les droits dont il jouissait en tant que membre de la société et se trouve sous l&#039;emprise du pouvoir du médecin &amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1963, avec son livre [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stigmate_%28Erving_Goffman%29 «Stigmate&amp;quot;. Les usages sociaux des handicaps»&amp;lt;ref&amp;gt; Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;], il continue à exprimer ses idées, selon lesquelles d&#039;une manière indirecte, influenceront les droits de l’homme. Goffman donne une définition plus élargie du stigmate en mettant en évidence un ensemble des concepts sur «l&#039;image social» des individus et ce qu&#039;ils peuvent transmettre d&#039;eux-mêmes aux autres en situations de confrontation.&amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aux Etats Unis, [[Thomas_Szasz|Thomas Szas]], professeur en psychiatrie, ne préconisait pas les mêmes solutions. Szasz défend vivement les droits des malades mentaux et fait une double critique à la psychiatrie: la maladie mental n’est pas une vrais maladie, mais une justification légitimant, avec l’appui de médecins et des avocats, l’intervention du pouvoir pour protéger les gens contre eux mêmes. La psychiatrie est ainsi utilisée comme un outil de contrôle social à grande échelle, au nom du bien-être des « normaux ». Szasz décrit et dénonce dans son célèbre livre &amp;quot;Le mythe de la maladie mentale&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Szasz, T. (1975). Le mythe de la maladie mentale. Paris: Payot.&amp;lt;/ref&amp;gt;, paru en 1961, l’utilisation de la psychiatrie comme moyen du contrôle social, d&#039;esclavage déguisé en thérapie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Italie, dans la même période, le mouvement trouve un autre représentant. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Franco Basaglia], mène au niveau politique une lutte dans laquelle il revendique à haut voix les droits des patients ainsi que la fermeture des asiles (L&#039;auteur de &amp;quot;L&#039;institution en négation&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;) - Basaglia critique l&#039;enferment des malades mentaux comme n&#039;étant pas une solution)&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Finalement la solution arrive en 1978, avec la Loi-180. La création de nombreux lieux alternatif, tels que de centres de jour, des foyer et d&#039;autres formes innovatrices, ainsi qu&#039;une participation nationale des syndicats, la partie communiste et le monde du travail, ont permis aux malades mentaux de réintégrer la vie en société.&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;. À noter, malgré ça, il y a des différences très importantes entre les régions les plus développées et d&#039;autres régions italiennes. Cela a influencé la réintégration des patients psychiatriques.&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la France, plusieurs représentants ont pris parti au mouvement de l’antipsychiatrie. On y retrouve Roger Gentis, [http://es.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Guattari Félix Guattari], [http://es.wikipedia.org/wiki/Robert_Castel Robert Castel], ainsi que Michel Foucault.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce dernier, tout en étant en retrait par rapport aux autres praticiens, il offre dans son ouvrage « Histoire de la folie à l’âge classique », une représentation de comment la notion de folie, d’aliénation,  de maladie mentale sont en relation très étroite avec le contexte. À travers une lecture historique de la folie, l’auteur met en évidence l’influence des normes, des valeurs et des croyances en rapport aux explications des causes de celle-ci. Le rôle social du « fou » dépend également de la vision que la société a sur la folie.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard&amp;lt;/ref&amp;gt;. Déjà en 1954, dans l&#039;ouvrage « Maladie mentale et psychologie », Foucault met en évidence le fait que en Occident la folie a acquis le statut de maladie mentale très récemment, en devenant ainsi objet d’étude de la part de la psychiatrie. Les explications que l’on donnait auparavant à ce type de phénomène étaient du domaine de la magie et de la religion. Le contexte influence le regard que l’on pose sur une problématique.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau général, le mouvement essaye de se centrer dans l&#039;application d&#039;une thérapie dans le contexte du sujet (soit familial ou communautaire) et non pas dans le contexte clinique. Les trois thèses de l’antipsychiatrie (antinosographique, anti-institutionnelle, anti-thérapeutique) se manifestent comme une prise de conscience collective. La thèse antinosographique conteste l’appartenance des troubles psychiques au concept de maladie et la nécessité à n’importe quel type d’assistance psychiatrique et soutien que la classification des maladies mentales et le diagnostic donné constituent une forme d’étiqueter et de stigmatiser une personne. La thèse anti-thérapeutique est une réaction contre les mesures dures des traitements appliques aux malades psychiques  (l’électrochoc, la médicamentation abusive et obligatoire, la privation de liberté) et encourage le traitement sans médicamentation, basé sur une communauté thérapeutique. La thèse anti-institutionnelle condamne les institutions en les nommant totalitaires car tout est enfermé, contrôle et obligatoire et propose de modifier la relation entre les psychiatres et les patients.&lt;br /&gt;
Le mouvement de l’antipsychiatrie a contribué pour : la sensibilisation des autorités et l’opinion publique, le fait de non-être stigmatise pour les personnes avec de trouble psychique, l’influence et l’aide de mouvement pour les droits des patients, la reformation du système par l’introduction des lois qui ont comme but de protéger les droits et d’améliorer les conditions d’assistance psychiatrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réalité des patients psychiatriques ==&lt;br /&gt;
=== Lois sur la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement antipsychiatrique, comme mentionné au paravent, a été le premier à se battre pour la fermeture des asiles en s’opposant à la psychiatrie traditionnelle avec des idées, des interprétations de la maladie mentale et surtout des actions subversives. Au niveau législatif, cela s&#039;est traduit par la [http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf Loi 180], qui a été la première et seule loi qui ordonne la fermeture des hôpitaux psychiatriques en Italie. Approuvé grâce au soutien de Franco Basaglia le 13 mai 1978 (elle est parfois appelée &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot;), elle règle tous contrôles et traitements sanitaires volontaires et obligatoires pour des personnes avec une maladie mentale. Elle se base sur des principes tels que le respect de la dignité de la personne, des ses droits civils et politiques. Le droit de choisir librement son médecin et son lieu soin, ou encore le droit de communiquer avec qui ils désirent. Tous les traitements doivent être assurer par consensus et la participation de la personne. La &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot; vise aussi à une &amp;quot;réforme sémiotique&amp;quot; des termes utilisés pour définir les patients psychiatriques. Elle supprime tout définition dans le code pénal comme &amp;quot;aliéné mental&amp;quot; ou &amp;quot;infirme mental&amp;quot;. Il s’agit d’une loi qui agit sur plusieurs niveaux, que ça soit sur les droits de la personne, sur les institutions soignantes ou encore à niveau pénal. Elle représente une réforme sociale et politique.&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droits des patients psychiatriques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les droits des patients psychiatriques s&#039;inscrivent dans [http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Droits_des_patients_(%C3%A0_l%27h%C3%B4pital) les droits des patients] en général, avec quelques différences qui est propre à cette population. Comme nous le verrons dans ce sous-chapitre, la nature de la maladie mentale peut impliquer des limitations au niveau juridique dans l’exercice de certains droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les préoccupations concernant la protections des droits des patients psychiatriques est un fait relativement récent qui débute dans les années 1960 et qui prend plus d&#039;ampleur dans les années 1970 au niveau national ainsi qu&#039;international. Dans plusieurs pays on assiste à des modifications législatives, mais les questionnements concernant le traitement des maladies mentales s&#039;opère aussi au niveau des droits internationales et de la liberté de la personne. &amp;lt;ref&amp;gt;Gendreau,C. (2005). Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale. Montréal: Les Editions Thémis &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, des personnes qui avaient connu l’expérience de l’institution psychiatrique s’adressent au  réseau international d’alternative à la psychiatrie, qui avait organisé une rencontre à Genève, dans le but de créer un organisme capable de défendre les droits des usagers de la psychiatrie. Cette démarche s’inscrit dans un processus de médiatisation qui, depuis les années 1976-1977, avait porté au grand jour le fonctionnement du système psychiatrique genevois et les internements qualifiés comme abusifs.&amp;lt;ref&amp;gt;Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ainsi que, en 1979 à Genève, des personnes tels que médecins, psychiatres, psychologues, assistants sociaux, juristes et usagers de la psychiatrie fondent l’[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf ADUPSY], l’association pour les droits des usagers de la psychiatrie. Une association dont le but est de lutter contre toutes discriminations en défendant les droits démocratiques fondamentaux des personnes psychiatriques.&amp;lt;ref&amp;gt;* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à la révision de la Loi sur le régime des personnes atteintes d’affections mentales du 1936, ils lancent des propositions qui viseront à combler les lacunes pratiques dont cette loi n’a pas su changer dans la pratique quotidienne de la prise en charge et de la reconnaissance de la personne psychiatrique. Comme par exemple recourir à l’internement lorsqu’il est réellement nécessaire, tandis qu’il s’agit encore d’une pratique naturelle, ordinaire à laquelle on recourt presque toujours, ou l’impossibilité du malade à faire recours lors de son internement ou au moment de la sortie, ou encore l’action faite par le Conseil de surveillance psychiatrique qui protège la société du malade mental en le stigmatisant encore plus ou lieu de protéger ce dernier. Ce sont tous des exemples de comment la loi ne s’est pas traduite en pratique selon ses principes.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf L&#039;Adupsy] lance ses propositions en essayant de modifier la réalité psychiatrique. Elle revendique la suppression totales des internements visant une modification de toutes pratiques psychiatriques. Elle croit dans une nouvelle législation qui tiendrait en compte des modifications du [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code Civile Suisse], des recommandations de l’Assemblée parlementaire du Conseil d’Europe inhérent la situation des malades mentaux et des recommandations de l’[http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_sant%C3%A9 OMS]. Leurs propositions visent trois aspects principaux liés aux droits de la personne : l’admission, le droit de recours et les droits liés au traitement et à la participation à la recherche clinique.&amp;lt;ref&amp;gt;* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut supprimer l’internement, l’admission doit être volontaire du début la fin du traitement, dans le sens que toute prise en charge ou action thérapeutique ne peut pas être efficace si le patient n’est pas d’accord. Le libre arbitre, le droit de choix ou de refus, une participation active sont des aspects nécessaires lors qu’on vise une prise en charge efficace, dans le respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit de recours doit être une instance judiciaire. Dans ce sens là le Conseil de surveillance psychiatrique doit être remplacé par la Chambre de révision psychiatrique. La personne psychiatrique ne devrait plus être stigmatisée au tant que malade, elle n’est pas dangereuse et donc la société ne doit pas être protégée par ce dernier.&amp;lt;ref&amp;gt;* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le troisième objectif concernant les droits liés au traitement et à la participation à la recherche médicale implique l’abolition de tout traitement médical sans le consensus du patient, il faut présenter au patient les implications du traitement, les alternatives et s’il veut il peut consulter un autre médecin de son choix. &lt;br /&gt;
Ces trois aspects visent, comme écrit au paravent, une modification des conditions de prise en charge, des droits des patients en tant que personnes et du tout le système psychiatrique&amp;lt;ref&amp;gt;* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La période comprise entre les années ’60 et ’80 est témoin d’une grand révolution vis à vis des droits des patients psychiatriques. Même si elle reste une révolution idéologique, car tous principes, toutes actions ne sont pas traduites en pratique pour l’instant, elle représente le précurseur pour un nouvelle réalité où on envisage une meilleure considération des droits de la personne au tant que tel et pas en tant que malade mentale, où on reconsidère la pratique psychiatrie à fin d’améliorer la prise en charge et les réponses aux besoins de ces personnes… À modifier, continuer….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La loi K 1 25 de 1979 ===&lt;br /&gt;
Suite à deux cas d’internement qui avaient touché profondément l’opinion publique genevoise, ainsi que grâce aux mouvements militant pour une remise en question des traitements des patients psychiatriques, deux projet de révision ont été proposés au [https://www.ge.ch/grandconseil/index.asp Grand Conseil] concernant la loi du 14 mars 1936 sur le régime des personnes atteintes d’affection mentale.    &lt;br /&gt;
Selon la commission parlementaire la difficulté majeure est liée au fait qu’il faut renforcer les droits des malades mentaux tout en continuant de protéger le reste de la population de ces personnes. &lt;br /&gt;
Un difficulté supplémentaire été due  à la récente ratification (1974) de la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme Convention européenne des droits de l’homme] (CEDH) qui interdisait toute forme d’internement administratif sans recours judiciaire. &lt;br /&gt;
La loi du 1979 apporte des changements sur plusieurs niveaux. Tout d’abord l’application de la loi se limite aux personnes atteinte de maladie mentale dont l’état nécessite une prise en charge en hôpital psychiatrique. Avant la révision, la loi s’appliquait à toute personne atteinte de maladie mentale qui aurait pu compromettre la sécurité et la tranquillité publique, ainsi que leur propre sécurité. &lt;br /&gt;
Deuxièmement elle impose aux établissements privé et publique un régime de surveillance des registres des entrées et de sorties. &lt;br /&gt;
En outre cette loi renforce les droits des patients psychiatriques. Le patient acquiert l’accès à son dossier médical et ce dernier et sa famille doivent être informés de tous les droits dont ils disposent.&lt;br /&gt;
De plus, la loi fixe les conditions d’admission des malades mentaux en faisant la distinction entre admission volontaire et involontaire. L’admission volontaire nécessite un certificat médical qui justifie l’admission du patient en raison de son état mentale.  Etant donné que l’admission involontaire comporte une atteinte à la liberté de l’individu, elle peut être demandé seulement si ces trois conditions sont réunies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Le malade présente des troubles mentaux&lt;br /&gt;
* Son état constitue un danger grave pour lui-même ou pour autrui&lt;br /&gt;
* Un traitement et des soins dans un établissement psychiatrique s’avèrent nécessaires. » (p.8)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un examen ultérieur concernant les symptômes du malade, les motifs de l’hospitalisation et le dégrée d’urgence de la situation est nécessaire afin de confirmer ou annuler l’hospitalisation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La capacité de discernement ===&lt;br /&gt;
Le discernement est définit dans l’article 16 du code civil et implique la capacité de pouvoir agir de façon raisonnable. On estime capable de discernement toute personne qui agit en connaissance de cause. Le code civil prévoit certaines situations dans lesquelles cette capacité peut être limitée dans l’intérêt de la personne concernée, notamment dans le cas de « maladie mentale » et de « faiblesse d’esprit ».  La reconnaissance de cette capacité est la condition indispensable sans laquelle l’individu n’est pas en mesure d’exercer ses droits personnels.&lt;br /&gt;
L’évaluation de la capacité de discernement se prête à controverse, notamment entre psychiatre et juriste, car il est impossible de poser un jugement objectif. Ceci est encore de nos jours source de malentendus et il semble très difficile qu’une réforme juridique puisse parvenir à éclaircir cette situation compliquée. Afin de limiter l’imposition d’une étiquette trop lourde, l’évaluation de la capacité de discernement s’opère toujours en relation à une situation précise. Une réévaluation s’impose donc face à toute nouvelle situation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Privation de liberté à des fins d’assistance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, le Parlement fédéral a modifié le [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code civil suisse] en matière de privation de liberté à des fins d’assistance afin de rendre compatible le droit suisse avec [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme la Convention européenne des droits de l’homme] (ratifiée par la Suisse en 1974). &lt;br /&gt;
Les causes permettant la privation de la liberté d’un individu prévues dans l’article 397a CC sont :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
* La maladie mentale&lt;br /&gt;
* La faiblesse d’esprit&lt;br /&gt;
* La toxicomanie&lt;br /&gt;
* Le grave état d’abandon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de limiter les abus, cette première condition doit s’accompagner de deux autres conditions. La privation de liberté est la seul solution possible afin d’assurer l’assistance nécessaire à la personne. Tous les autres possibles prises en charges (traitement ambulatoire, assistance de l’entourage,…) doivent être considérées comme des solutions inefficaces. &lt;br /&gt;
En outre, la prise en charge doit être assurée par un établissement apte à fournir les prestations spécifiques dont l’individu a besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit fédéral impose des garanties minimales dans le but de protéger la personne privée de liberté à des fins d’assistance. Parmi les droit dont dispose l’individu on trouve :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le droit à l’information concernant le pourquoi de sa privation de liberté&lt;br /&gt;
* La demande de libération. Cette demande peut être également formulée par les proches.&lt;br /&gt;
* Le droit à l’assistance juridique&lt;br /&gt;
* Le droit d’être inétendue devant le juge&lt;br /&gt;
* … &amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===  La déclaration de Hawaï 1977 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1977, L’association mondiale des psychiatres rédige une charte éthique concernant les pratiques, ainsi que les buts de la psychiatrie. Parmi les recommandations que l’on prône, on y trouve que le rapport entre le psychiatre et le patient doit être basé sur la confiance et le respect. Le psychiatre es au service du patient et ce dernier doit être considéré comme un partenaire. Le soignant doit privilégier les interventions thérapeutiques qui limitent le moins possibles la liberté du patient. Dans le cas d’incapacité de discernement, toute action thérapeutique doit être discuté avec la famille ou avec un représentant légal. Ce disposition vise le respect de la dignité humaine et les droits fondamentaux de l’homme.&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[Article_2013/14#M.C3.A9thode|méthodes]] d&#039;entretien se distinguent par la mise en oeuvre des processus fondamentaux de communication et d&#039;interaction humaine. Ces processus permettent au chercheur de retirer de ses entretien des informations et éléments de réflexion riches en nuances. &lt;br /&gt;
Nous avons utilisé la variante entretien centré, avec une petite liste de questions-guides ouvertes afin que l&#039;interviewé puisse parler ouvertement d&#039;un événement ou d&#039;une expérience précise à laquelle il a participé. En ce cas Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L&#039;entretien: la lutte contre les abus de la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Questions_pour_les_entretiens|Questions pour l&#039;entretien]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Entretien avec M. Alain Riesen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Retour sur l&#039;entretien ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’entretien avec M. Riesen nous a permis de prendre conscience de la réalité genevoise et internationale concernant les droits des usagers de la psychiatrie. Entre les année 1960-1980. En effet, il a participé en tant que militant à un moment de critique et changement très fort du fonctionnement de la prise en charge des patients psychiatriques. Ce changement s’inscrit dans un processus dynamique et globale de contestation des pouvoirs institutionnels qui a commencé avec mai 1968.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son engagement débute après avoir terminé sa formation en ergothérapie, lors de  ses stages à Belle-Idée il contribue à créer le CAS (Comité d’Action de Santé). Une année après il s’engage en psychiatrie institutionnelle et c’est là que la question qu’il s’interroge concernant les droits des usagers de la psychiatrie. Les conditions de vie des patients, l’internement non volontaire, la question de la sortie, les traitements imposés et la contention physique l’ont poussé à se questionner sur le fonctionnement de l’hôpital psychiatrique.&lt;br /&gt;
En outre, la création du réseau d’alternative à la psychiatrie (dont M. Riesen faisait partie) permet la confrontation de plusieurs expériences provenant de différents pays. La variété des approches et des idées avait un point commun : la collaboration entre patients et professionnels de la psychiatrie visant une autre manière de pratiquer le soin. &lt;br /&gt;
L’engagement plus spécifique dans la lutte pour les droits des patients se met en place lors des évènements concrets qui ont mis à la lumière l’  « arme psychiatrique » dans la ville de Genève, en particulier lors d’une tentative d’internement échouée d’une commerçante. Ces faits ont été très fortement médiatisés et l’opinion publique a commencé à s’intéresser à la problématique de la psychiatrie et le respect de la personne.&lt;br /&gt;
Lors d’une dernière réunion du réseau d’alternative à la psychiatrie, sur demande d’un groupe de patients, on assiste à la création de l’ADUPSY. Cette association a été le fruit d’une alliance entre professionnels, avocats et patients et elle s’occupe de recueillir les demandes, les plaintes et les critiques des patients. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite à un nouveau drame, (la mort d’une patiente due à une cure de sommeils forcée), et sous le poids de l’opinion publique, des changements ont commencé à se produire à Genève : on commence à développer la sectorisation, on assiste à la naissance de groupes d’accompagnement et de soutien des patients psychiatriques, ainsi que de groupes autonomes de patients. Ce modifications ont été accompagné par des révisions au niveau juridique des droits des patients psychiatriques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau des droits, M. Riesen met en évidence l’importance dominante de l’autodétermination de la personne, de la liberté, et de l’autonomie. L’idée sous-jacente a toujours été celle d’accompagner la personne dans un processus de vie qui puisse lui permettre de vivre aux mieux en améliorant constamment sa qualité de vie.  M. Riesen nous fait remarque comme ces concepts d’autodétermination, d’autonomie et de liberté sont toujours à concevoir en interaction entre la personne, la société et le contexte. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerna la situation d’aujourd’hui, M. Riesen souligne que la lutte s’est un peu institutionnalisée et que le mouvement de contestation des formes traditionnelles de la psychiatrie est un peu diminué.&lt;br /&gt;
Au niveau des régressions, on assiste à une stigmatisation, de la part des mouvements populistes et de l’extrême droite, des personnes qui sont handicapés psychiques et qui bénéficient de l’assistance.&lt;br /&gt;
Le discours budgétaire se traduit aussi par rapport aux diminutions des subventions aux hôpitaux psychiatriques.&lt;br /&gt;
De plus, au niveau de la population, il y moins de tolérance, moins d’acceptation des personnes ayant des troubles psychiques. Ceci est dû aussi à des évènements récents qui font resurgir le discours sécuritaire de protection de la population.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion et discussion ==&lt;br /&gt;
La période des années ’60-’80 constitue une époque de grands changements. Elle a été témoin d’une révolution idéologique, politiques, législative. Il s’agit principalement d’un mouvement général de contestation du pouvoir et des normes institutionnelles. Le mouvement de l’antipsychiatrie avant et du réseau d’alternative à la psychiatrie après, contribuent fortement à la lutte et aux débats contre l’institution totalitaire (Goffman), la violence institutionnelle. Spécifiquement au territoire de Genève, l’association de [[* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf|l’ADUPSY]] a contribué de façon important à tous ces changements. La cohésion entre les professionnels et les patients permet une action et une réflexion autour de la manière de pratiquer le soin, tout en considérant  la question des droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant les années ’60 les patients psychiatriques étaient, pour la plus parte, reclus, isolés, stigmatisés. La pratique du soin se faisait sous obligation, constriction où le pouvoir décisionnel était exclusivement dans les mains des médecins. Le patient n’avait aucune possibilité d’expression ou contestation, il subissait toute décision du corps médical, il était considéré comme une personne incurable, dangereuse, qui devait être hospitalisé à vie. Le patient vivait donc dans des conditions de vie précaires, où son identité était limité à une personne sans aucun droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après les années ‘60 cette réalité voit un tournant important. Premièrement grâce au CAS, le Comité d’Action de Santé qui a mené une réflexion autour de la politique institutionnelle. Une politique de santé mentale se base sur l’institution, le dispositif institutionnel ; la théorie, la psychopathologie, dont dépend la manière de définir l’identité de la personne ; le corps des professionnels et la législation. Il y a eu une prise de conscience par rapport à la manière de considérer l’autre, on commence à se soucier des conditions de vie de ses personnes, on arrive à une nécessité de changer l’institution, de changer les lois, et les pratiques. Petit à petit on enlève les barreaux dans le dispositif institutionnel, on considère les professionnels comme des soignant et non plus comme des gardiens, progressivement on élimine les traitements de choc. Toute la question sur les droits des patients se révèle, la pratique du soin, la prise en charge des patients, la considération, reconnaissance de la personne voient une évolution importante. L’ADUPSY, l’Association pour les droits des usagers de la psychiatrie, contribue aussi à cette grande évolution, pendant plusieurs années elle a mené un travail pour accueillir  les plaintes, les demandes ou encore les critiques des patients à fin de modifier la réalité qui les concernaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conquêtes, comme mentionné au paravent, ont étaient multiples. Néanmoins la question des droits des patients psychiatriques est toujours d’actualité. L’hospitalisation non volontaire et le type de traitement, liés au pouvoir médical ont encore une très forte influence dans la société de nos jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Barnes, M.(1976). &#039;&#039;Un voyage à travers la folie&#039;&#039;. Paris: Editions du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Basaglia, F.] (1970). [[L&#039;institution en négation - Basaglia|&#039;&#039;L&#039;institution en négation.&#039;&#039;]] Paris: Edition du Seuil. 	&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper  Cooper, D.] (1970). &#039;&#039;Psychiatry et anti-Psychiatry.&#039;&#039; Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
* Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas   &lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault  Foucault, M.](1964) [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_folie_%C3%A0_l%27%C3%A2ge_classique &#039;&#039;Histoire de la folie à l&#039;âge classique&#039;&#039;], Paris : U.G.E., coll. « 10/18 »&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&lt;br /&gt;
* Gendreau,C. (2005). &#039;&#039;Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale&#039;&#039;. Montréal: Les Editions Thémis&lt;br /&gt;
* Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). &#039;&#039;Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&#039;&lt;br /&gt;
* [http://es.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Goffman, E.] (1975). &#039;&#039;Stigmates. Les usages sociaux des handicaps&#039;&#039;. Paris: Les Editions de Minuit.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_S._Szasz Szasz, T.] (1975). [[Résumé :Le mythe de la maladie mentale (1975)|&#039;&#039;Le mythe de la maladie mentale&#039;&#039;]]. Paris: Payot.&lt;br /&gt;
* [http://www.triunfodigital.com/ Triunfo Digital] (s.d.) [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 &#039;&#039;Josep Berke: &amp;quot;La sociedad está enloqueciendo a sus miembros&amp;quot;&#039;&#039;], Archives, Consulté le 8 Novembre 2013 [http://www.triunfodigital.com/ &amp;quot;Triunfo Digital&amp;quot;], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.1], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=29&amp;amp;fecha=1973-04-14 p. 2], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=30&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.3], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=31&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.4]&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye, J.] (2010). &#039;&#039;La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie.&#039;&#039; Paris: Editions Libertaires&lt;br /&gt;
* http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&lt;br /&gt;
* http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie / Webographie ==&lt;br /&gt;
* http://www.jhberke.com/index2.html Site web du Dr. Joseph H. Berke.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://vimeo.com/38575546 Ici vous trouverez un entretien à Mary Barnes (langue anglaise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.dionyversite.org/cycle_08-11-A.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.cairn.info/revue-topique-2004-3-page-79.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.geopsy.com/memoires_theses/la_folie.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://senon.pagesperso-orange.fr&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://mamytartine.blog.lemonde.fr/mamytartine/2005/08/lantipsychiatri.html &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.e-monsite.com/isabellesamyn/rubrique-1012337.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.academia.edu/440584/Psychanalyse_Et_Antipsychiatrie&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Droit des patients psychiatriques */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=== Droit des enfants ===&lt;br /&gt;
* [http://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/images/f/fb/Declaration-geneve.pdf Déclaration de Genève 1924]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://cofradeenfrance.files.wordpress.com/2010/10/dc3a9claration-1959.pdf La déclaration des Droits de l&#039;Enfant 1959]&lt;br /&gt;
* [http://www.unicef.ch/sites/default/files/attachements/convention_relative_aux_droits_de_lenfant.pdf Convention relative aux droits de l&#039;enfant, 1989]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/pdf/DUDH.pdf Déclaration Universelle des Droits de l&#039;Homme]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droit des Femmes === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Archives contestataires de Genève, Mouvements de Liberté des Femmes : 1970-90[[Fichier:MLF femme.pdf|vignette|Document des archives contestataires]]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Archives contestataires de Genève, Mouvements de Liberté des Femmes : 1970-90[[Fichier:MLF archives.pdf|vignette|Documents des archives contestataires]]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Archives contestataires de Genève, Mouvements de Liberté des Femmes : 1970-90 [[Fichier:MLF assez.pdf|vignette|document des archives contestataires]]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Archives contestataires de Genève, Mouvements de Liberté des Femmes : 1970-90 [[Fichier:MLF avorter.pdf|vignette|Document des archives contestataires]]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Archives contestataires de Genève, Mouvements de Liberté des Femmes : 1970-90 [[Fichier:MLF personne.pdf|vignette|Document des archives contestataires ]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droit des prisonniers ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand. Éditions d&#039;en bas, Lausanne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* -, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre. Éditions d’en bas, Lausanne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droit des patients psychiatriques===&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&lt;br /&gt;
* http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&lt;br /&gt;
* [http://www.triunfodigital.com/ Triunfo Digital] (s.d.) [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 &#039;&#039;Josep Berke: &amp;quot;La sociedad está enloqueciendo a sus miembros&amp;quot;&#039;&#039;], Archives, Consulté le 8 Novembre 2013 [http://www.triunfodigital.com/ &amp;quot;Triunfo Digital&amp;quot;], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.1], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=29&amp;amp;fecha=1973-04-14 p. 2], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=30&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.3], [http://www.triunfodigital.com&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droit des personnes en situation de handicap ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [http://www.un.org/fr/documents/view_doc.asp?symbol=A/RES/3447%20%28XXX%29 Déclaration des droits des personnes handicapées], 1975&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  Babette, handicapée méchante, Élisabeth Auerbacher, Editions Stock, Paris, 1982&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droit des patients (à l&#039;hôpital) ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Besnier, J-M. (2011). « Les nouvelles technologies vont-elles réinventer l&#039;homme ? », Études, vol. 414, no 6,‎ p. 763-772.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Basaglia]], F.(1970). [[L&#039;institution en négation - Basaglia| L&#039;institution en négation]]. Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Basaglia]], F. :[[Qu&#039;est ce que la Psychiatrie ? (Basaglia)| Qu&#039;est ce que la psychiatrie ?]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Castel, F. (1976). &#039;&#039;L&#039;ordre psychiatrique : L&#039;âge d&#039;or de l&#039;aliénisme. Paris : Minuit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Cooper, D. (1970). &#039;&#039;Psychiatrie et anti-psychiatrie&#039;&#039;. Paris: Du Seuil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Duruz, N. (1994). &#039;&#039;Psychothérapie ou pychothérapies ?&#039;&#039;. Neuchâtel : Delachaux et Nestlé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1963). &#039;&#039;Naissance de la Clinique&#039;&#039;. Paris : PUG.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Illitch, Y. Une société sans école (1971) -&amp;gt; [[Une société sans école|Résumé]]&lt;br /&gt;
   &lt;br /&gt;
* Kessler, M. (2009).&amp;quot;Halbgötter in Schwarz und Weiss&amp;quot;, Rückblick auf einen Medizinskandal, der zum Justizskandal wurde. Zurich : Editions Xanthippe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ponchon, F. (1999). Les droits des patient à l&#039;hôpital. Que sais -je?. Paris : Editions Puf.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Recueil de droit fédéral suisse : http://www.admin.ch/bundesrecht/00566/index.html?lang=fr&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Site internet de l&#039;ONU, déclaration universelle des droits de l&#039;homme : http://www.un.org/fr/documents/udhr/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Site de la Confédération Suisse =&amp;gt; convention européenne sur les droit de l&#039;homme et la bioéthique : http://www.ejpd.admin.ch/content/ejpd/fr/home/themen/gesellschaft/ref_gesetzgebung/ref_abgeschlossene_projekte0/ref_biomedizin.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Wikipédia : droit de l&#039;homme au niveau Européen : http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l&#039;homme&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Wikipédia : transhumanisme =&amp;gt; http://fr.wikipedia.org/wiki/Transhumanisme&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
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		<title>Documents</title>
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		<updated>2014-01-14T14:17:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Droit des patients psychiatriques */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=== Droit des enfants ===&lt;br /&gt;
* [http://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/images/f/fb/Declaration-geneve.pdf Déclaration de Genève 1924]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://cofradeenfrance.files.wordpress.com/2010/10/dc3a9claration-1959.pdf La déclaration des Droits de l&#039;Enfant 1959]&lt;br /&gt;
* [http://www.unicef.ch/sites/default/files/attachements/convention_relative_aux_droits_de_lenfant.pdf Convention relative aux droits de l&#039;enfant, 1989]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/pdf/DUDH.pdf Déclaration Universelle des Droits de l&#039;Homme]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droit des Femmes === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Archives contestataires de Genève, Mouvements de Liberté des Femmes : 1970-90[[Fichier:MLF femme.pdf|vignette|Document des archives contestataires]]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
=== Droit des prisonniers ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand. Éditions d&#039;en bas, Lausanne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* -, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre. Éditions d’en bas, Lausanne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droit des patients psychiatriques===&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&lt;br /&gt;
* http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droit des personnes en situation de handicap ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [http://www.un.org/fr/documents/view_doc.asp?symbol=A/RES/3447%20%28XXX%29 Déclaration des droits des personnes handicapées], 1975&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  Babette, handicapée méchante, Élisabeth Auerbacher, Editions Stock, Paris, 1982&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droit des patients (à l&#039;hôpital) ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Besnier, J-M. (2011). « Les nouvelles technologies vont-elles réinventer l&#039;homme ? », Études, vol. 414, no 6,‎ p. 763-772.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Basaglia]], F.(1970). [[L&#039;institution en négation - Basaglia| L&#039;institution en négation]]. Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Basaglia]], F. :[[Qu&#039;est ce que la Psychiatrie ? (Basaglia)| Qu&#039;est ce que la psychiatrie ?]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Castel, F. (1976). &#039;&#039;L&#039;ordre psychiatrique : L&#039;âge d&#039;or de l&#039;aliénisme. Paris : Minuit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Cooper, D. (1970). &#039;&#039;Psychiatrie et anti-psychiatrie&#039;&#039;. Paris: Du Seuil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Duruz, N. (1994). &#039;&#039;Psychothérapie ou pychothérapies ?&#039;&#039;. Neuchâtel : Delachaux et Nestlé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1963). &#039;&#039;Naissance de la Clinique&#039;&#039;. Paris : PUG.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Illitch, Y. Une société sans école (1971) -&amp;gt; [[Une société sans école|Résumé]]&lt;br /&gt;
   &lt;br /&gt;
* Kessler, M. (2009).&amp;quot;Halbgötter in Schwarz und Weiss&amp;quot;, Rückblick auf einen Medizinskandal, der zum Justizskandal wurde. Zurich : Editions Xanthippe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ponchon, F. (1999). Les droits des patient à l&#039;hôpital. Que sais -je?. Paris : Editions Puf.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Recueil de droit fédéral suisse : http://www.admin.ch/bundesrecht/00566/index.html?lang=fr&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Site internet de l&#039;ONU, déclaration universelle des droits de l&#039;homme : http://www.un.org/fr/documents/udhr/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Site de la Confédération Suisse =&amp;gt; convention européenne sur les droit de l&#039;homme et la bioéthique : http://www.ejpd.admin.ch/content/ejpd/fr/home/themen/gesellschaft/ref_gesetzgebung/ref_abgeschlossene_projekte0/ref_biomedizin.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Wikipédia : droit de l&#039;homme au niveau Européen : http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l&#039;homme&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Wikipédia : transhumanisme =&amp;gt; http://fr.wikipedia.org/wiki/Transhumanisme&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Documents&amp;diff=13200</id>
		<title>Documents</title>
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		<updated>2014-01-14T14:17:24Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Droit des patients psychiatriques */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=== Droit des enfants ===&lt;br /&gt;
* [http://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/images/f/fb/Declaration-geneve.pdf Déclaration de Genève 1924]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://cofradeenfrance.files.wordpress.com/2010/10/dc3a9claration-1959.pdf La déclaration des Droits de l&#039;Enfant 1959]&lt;br /&gt;
* [http://www.unicef.ch/sites/default/files/attachements/convention_relative_aux_droits_de_lenfant.pdf Convention relative aux droits de l&#039;enfant, 1989]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/pdf/DUDH.pdf Déclaration Universelle des Droits de l&#039;Homme]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droit des Femmes === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Archives contestataires de Genève, Mouvements de Liberté des Femmes : 1970-90[[Fichier:MLF femme.pdf|vignette|Document des archives contestataires]]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
=== Droit des prisonniers ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand. Éditions d&#039;en bas, Lausanne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* -, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre. Éditions d’en bas, Lausanne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droit des patients psychiatriques===&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&lt;br /&gt;
* http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droit des personnes en situation de handicap ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [http://www.un.org/fr/documents/view_doc.asp?symbol=A/RES/3447%20%28XXX%29 Déclaration des droits des personnes handicapées], 1975&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  Babette, handicapée méchante, Élisabeth Auerbacher, Editions Stock, Paris, 1982&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droit des patients (à l&#039;hôpital) ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Besnier, J-M. (2011). « Les nouvelles technologies vont-elles réinventer l&#039;homme ? », Études, vol. 414, no 6,‎ p. 763-772.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Basaglia]], F.(1970). [[L&#039;institution en négation - Basaglia| L&#039;institution en négation]]. Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Basaglia]], F. :[[Qu&#039;est ce que la Psychiatrie ? (Basaglia)| Qu&#039;est ce que la psychiatrie ?]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Castel, F. (1976). &#039;&#039;L&#039;ordre psychiatrique : L&#039;âge d&#039;or de l&#039;aliénisme. Paris : Minuit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Cooper, D. (1970). &#039;&#039;Psychiatrie et anti-psychiatrie&#039;&#039;. Paris: Du Seuil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Duruz, N. (1994). &#039;&#039;Psychothérapie ou pychothérapies ?&#039;&#039;. Neuchâtel : Delachaux et Nestlé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1963). &#039;&#039;Naissance de la Clinique&#039;&#039;. Paris : PUG.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Illitch, Y. Une société sans école (1971) -&amp;gt; [[Une société sans école|Résumé]]&lt;br /&gt;
   &lt;br /&gt;
* Kessler, M. (2009).&amp;quot;Halbgötter in Schwarz und Weiss&amp;quot;, Rückblick auf einen Medizinskandal, der zum Justizskandal wurde. Zurich : Editions Xanthippe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ponchon, F. (1999). Les droits des patient à l&#039;hôpital. Que sais -je?. Paris : Editions Puf.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Recueil de droit fédéral suisse : http://www.admin.ch/bundesrecht/00566/index.html?lang=fr&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Site internet de l&#039;ONU, déclaration universelle des droits de l&#039;homme : http://www.un.org/fr/documents/udhr/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Site de la Confédération Suisse =&amp;gt; convention européenne sur les droit de l&#039;homme et la bioéthique : http://www.ejpd.admin.ch/content/ejpd/fr/home/themen/gesellschaft/ref_gesetzgebung/ref_abgeschlossene_projekte0/ref_biomedizin.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Wikipédia : droit de l&#039;homme au niveau Européen : http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l&#039;homme&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Wikipédia : transhumanisme =&amp;gt; http://fr.wikipedia.org/wiki/Transhumanisme&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Droit des patients psychiatriques */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=== Droit des enfants ===&lt;br /&gt;
* [http://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/images/f/fb/Declaration-geneve.pdf Déclaration de Genève 1924]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://cofradeenfrance.files.wordpress.com/2010/10/dc3a9claration-1959.pdf La déclaration des Droits de l&#039;Enfant 1959]&lt;br /&gt;
* [http://www.unicef.ch/sites/default/files/attachements/convention_relative_aux_droits_de_lenfant.pdf Convention relative aux droits de l&#039;enfant, 1989]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/pdf/DUDH.pdf Déclaration Universelle des Droits de l&#039;Homme]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droit des Femmes === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Archives contestataires de Genève, Mouvements de Liberté des Femmes : 1970-90[[Fichier:MLF femme.pdf|vignette|Document des archives contestataires]]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Archives contestataires de Genève, Mouvements de Liberté des Femmes : 1970-90[[Fichier:MLF archives.pdf|vignette|Documents des archives contestataires]]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Archives contestataires de Genève, Mouvements de Liberté des Femmes : 1970-90 [[Fichier:MLF assez.pdf|vignette|document des archives contestataires]]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Archives contestataires de Genève, Mouvements de Liberté des Femmes : 1970-90 [[Fichier:MLF avorter.pdf|vignette|Document des archives contestataires]]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Archives contestataires de Genève, Mouvements de Liberté des Femmes : 1970-90 [[Fichier:MLF personne.pdf|vignette|Document des archives contestataires ]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droit des prisonniers ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand. Éditions d&#039;en bas, Lausanne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
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* Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&lt;br /&gt;
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* -, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre. Éditions d’en bas, Lausanne.&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
=== Droit des patients psychiatriques===&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&lt;br /&gt;
* http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droit des personnes en situation de handicap ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [http://www.un.org/fr/documents/view_doc.asp?symbol=A/RES/3447%20%28XXX%29 Déclaration des droits des personnes handicapées], 1975&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  Babette, handicapée méchante, Élisabeth Auerbacher, Editions Stock, Paris, 1982&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droit des patients (à l&#039;hôpital) ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Besnier, J-M. (2011). « Les nouvelles technologies vont-elles réinventer l&#039;homme ? », Études, vol. 414, no 6,‎ p. 763-772.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Basaglia]], F.(1970). [[L&#039;institution en négation - Basaglia| L&#039;institution en négation]]. Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Basaglia]], F. :[[Qu&#039;est ce que la Psychiatrie ? (Basaglia)| Qu&#039;est ce que la psychiatrie ?]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Castel, F. (1976). &#039;&#039;L&#039;ordre psychiatrique : L&#039;âge d&#039;or de l&#039;aliénisme. Paris : Minuit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Cooper, D. (1970). &#039;&#039;Psychiatrie et anti-psychiatrie&#039;&#039;. Paris: Du Seuil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Duruz, N. (1994). &#039;&#039;Psychothérapie ou pychothérapies ?&#039;&#039;. Neuchâtel : Delachaux et Nestlé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1963). &#039;&#039;Naissance de la Clinique&#039;&#039;. Paris : PUG.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Illitch, Y. Une société sans école (1971) -&amp;gt; [[Une société sans école|Résumé]]&lt;br /&gt;
   &lt;br /&gt;
* Kessler, M. (2009).&amp;quot;Halbgötter in Schwarz und Weiss&amp;quot;, Rückblick auf einen Medizinskandal, der zum Justizskandal wurde. Zurich : Editions Xanthippe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ponchon, F. (1999). Les droits des patient à l&#039;hôpital. Que sais -je?. Paris : Editions Puf.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Recueil de droit fédéral suisse : http://www.admin.ch/bundesrecht/00566/index.html?lang=fr&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Site internet de l&#039;ONU, déclaration universelle des droits de l&#039;homme : http://www.un.org/fr/documents/udhr/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Site de la Confédération Suisse =&amp;gt; convention européenne sur les droit de l&#039;homme et la bioéthique : http://www.ejpd.admin.ch/content/ejpd/fr/home/themen/gesellschaft/ref_gesetzgebung/ref_abgeschlossene_projekte0/ref_biomedizin.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Wikipédia : droit de l&#039;homme au niveau Européen : http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l&#039;homme&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Wikipédia : transhumanisme =&amp;gt; http://fr.wikipedia.org/wiki/Transhumanisme&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
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		<updated>2014-01-14T14:16:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Droit des patients psychiatriques */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=== Droit des enfants ===&lt;br /&gt;
* [http://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/images/f/fb/Declaration-geneve.pdf Déclaration de Genève 1924]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://cofradeenfrance.files.wordpress.com/2010/10/dc3a9claration-1959.pdf La déclaration des Droits de l&#039;Enfant 1959]&lt;br /&gt;
* [http://www.unicef.ch/sites/default/files/attachements/convention_relative_aux_droits_de_lenfant.pdf Convention relative aux droits de l&#039;enfant, 1989]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/pdf/DUDH.pdf Déclaration Universelle des Droits de l&#039;Homme]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droit des Femmes === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Archives contestataires de Genève, Mouvements de Liberté des Femmes : 1970-90[[Fichier:MLF femme.pdf|vignette|Document des archives contestataires]]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
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=== Droit des prisonniers ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand. Éditions d&#039;en bas, Lausanne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&lt;br /&gt;
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* -, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre. Éditions d’en bas, Lausanne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droit des patients psychiatriques===&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&lt;br /&gt;
* http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droit des personnes en situation de handicap ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [http://www.un.org/fr/documents/view_doc.asp?symbol=A/RES/3447%20%28XXX%29 Déclaration des droits des personnes handicapées], 1975&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  Babette, handicapée méchante, Élisabeth Auerbacher, Editions Stock, Paris, 1982&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droit des patients (à l&#039;hôpital) ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Besnier, J-M. (2011). « Les nouvelles technologies vont-elles réinventer l&#039;homme ? », Études, vol. 414, no 6,‎ p. 763-772.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Basaglia]], F.(1970). [[L&#039;institution en négation - Basaglia| L&#039;institution en négation]]. Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Basaglia]], F. :[[Qu&#039;est ce que la Psychiatrie ? (Basaglia)| Qu&#039;est ce que la psychiatrie ?]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Castel, F. (1976). &#039;&#039;L&#039;ordre psychiatrique : L&#039;âge d&#039;or de l&#039;aliénisme. Paris : Minuit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Cooper, D. (1970). &#039;&#039;Psychiatrie et anti-psychiatrie&#039;&#039;. Paris: Du Seuil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Duruz, N. (1994). &#039;&#039;Psychothérapie ou pychothérapies ?&#039;&#039;. Neuchâtel : Delachaux et Nestlé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1963). &#039;&#039;Naissance de la Clinique&#039;&#039;. Paris : PUG.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Illitch, Y. Une société sans école (1971) -&amp;gt; [[Une société sans école|Résumé]]&lt;br /&gt;
   &lt;br /&gt;
* Kessler, M. (2009).&amp;quot;Halbgötter in Schwarz und Weiss&amp;quot;, Rückblick auf einen Medizinskandal, der zum Justizskandal wurde. Zurich : Editions Xanthippe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ponchon, F. (1999). Les droits des patient à l&#039;hôpital. Que sais -je?. Paris : Editions Puf.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Recueil de droit fédéral suisse : http://www.admin.ch/bundesrecht/00566/index.html?lang=fr&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Site internet de l&#039;ONU, déclaration universelle des droits de l&#039;homme : http://www.un.org/fr/documents/udhr/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Site de la Confédération Suisse =&amp;gt; convention européenne sur les droit de l&#039;homme et la bioéthique : http://www.ejpd.admin.ch/content/ejpd/fr/home/themen/gesellschaft/ref_gesetzgebung/ref_abgeschlossene_projekte0/ref_biomedizin.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Wikipédia : droit de l&#039;homme au niveau Européen : http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l&#039;homme&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Wikipédia : transhumanisme =&amp;gt; http://fr.wikipedia.org/wiki/Transhumanisme&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
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		<title>Documents</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Documents&amp;diff=13197"/>
		<updated>2014-01-14T14:15:06Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Droit des patients psychiatriques */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=== Droit des enfants ===&lt;br /&gt;
* [http://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/images/f/fb/Declaration-geneve.pdf Déclaration de Genève 1924]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://cofradeenfrance.files.wordpress.com/2010/10/dc3a9claration-1959.pdf La déclaration des Droits de l&#039;Enfant 1959]&lt;br /&gt;
* [http://www.unicef.ch/sites/default/files/attachements/convention_relative_aux_droits_de_lenfant.pdf Convention relative aux droits de l&#039;enfant, 1989]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/pdf/DUDH.pdf Déclaration Universelle des Droits de l&#039;Homme]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droit des Femmes === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Archives contestataires de Genève, Mouvements de Liberté des Femmes : 1970-90[[Fichier:MLF femme.pdf|vignette|Document des archives contestataires]]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Archives contestataires de Genève, Mouvements de Liberté des Femmes : 1970-90[[Fichier:MLF archives.pdf|vignette|Documents des archives contestataires]]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Archives contestataires de Genève, Mouvements de Liberté des Femmes : 1970-90 [[Fichier:MLF assez.pdf|vignette|document des archives contestataires]]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Archives contestataires de Genève, Mouvements de Liberté des Femmes : 1970-90 [[Fichier:MLF avorter.pdf|vignette|Document des archives contestataires]]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Archives contestataires de Genève, Mouvements de Liberté des Femmes : 1970-90 [[Fichier:MLF personne.pdf|vignette|Document des archives contestataires ]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droit des prisonniers ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand. Éditions d&#039;en bas, Lausanne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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* Site de la Confédération Suisse =&amp;gt; convention européenne sur les droit de l&#039;homme et la bioéthique : http://www.ejpd.admin.ch/content/ejpd/fr/home/themen/gesellschaft/ref_gesetzgebung/ref_abgeschlossene_projekte0/ref_biomedizin.html&lt;br /&gt;
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* Wikipédia : droit de l&#039;homme au niveau Européen : http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l&#039;homme&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Wikipédia : transhumanisme =&amp;gt; http://fr.wikipedia.org/wiki/Transhumanisme&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Bibliographie&amp;diff=13195</id>
		<title>Bibliographie</title>
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		<updated>2014-01-14T14:12:20Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Ouvrages 2011-2012 */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Ouvrages 2013-14 == &lt;br /&gt;
* Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Basaglia]], F.(1970): [[L&#039;institution en négation - Basaglia| L&#039;institution en négation]]. Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Basaglia]], F. :[[Qu&#039;est ce que la Psychiatrie ? (Basaglia)| Qu&#039;est ce que la psychiatrie ?]] &lt;br /&gt;
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* Cooper, D. (1970). &#039;&#039;Psychiatry et anti-Psychiatry.&#039;&#039; Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Fernand_Deligny Deligny, F]. Les vagabonds efficaces -&amp;gt; [[Les vagabonds efficaces (Fernand Deligny)|Résumé]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Freinet, C. Pour l&#039;école du peuple (1969) → [[Pour l&#039;école du peuple (Célestin Freinet)|Résumé]]&lt;br /&gt;
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* Foucault, M. Naissance de la Clinique (1963) -&amp;gt; [[Naissance de la Clinique : Foucault M.|Résumé]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Index|Illitch, Y.]] Une société sans école (1971) -&amp;gt; [[Une société sans école|Résumé]]&lt;br /&gt;
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* Neil, A.S.  Libres enfants de Summerhill -&amp;gt; [[Libres enfants de Summerhill (Neill)|Résumé]]&lt;br /&gt;
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* Szasz, T. [[Résumé :Le mythe de la maladie mentale (1975)]]&lt;br /&gt;
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== Ouvrages 2012-13 ==&lt;br /&gt;
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* Mannoni, M. (1970). &#039;&#039;Le psychiatre, son &amp;quot;fou&amp;quot; et la psychanalyse. &#039;&#039;Paris&amp;amp;nbsp;: Editions du Seuil&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
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* Maurel, H. (1972). L&#039;&amp;quot;antipsychiatrie&amp;quot;&amp;amp;nbsp;: Réflexions sur une terminologie et une thématique. &#039;&#039;L&#039;évolution psychiatrique, XXXVII, &#039;&#039;1, pp. 73-82&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
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* Riesen, A. (1981). La naissance de l&#039;insitution pour &amp;quot;aliénés&amp;quot; à Genève au 19 ème siècle et la problématique de l&#039;internement.&#039;&#039;Les cahiers médicao-sociaux, Genève, n°2, p.97-109.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
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* Riesen, A.Témoignage, 30 novembre 2011 (voir: [[Résumé|réponse à la quatrième question]])&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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* Wikipedia. Années 1970 et 1980. http://en.wikipedia.org/wiki/1970s ethttp://fr.wikipedia.org/wiki/Ann%C3%A9es_1980 &lt;br /&gt;
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== Pionniers de l&#039;intégration scolaire  ==&lt;br /&gt;
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* Coup d’œil, «&amp;amp;nbsp;les personnes handicapées dans le canton de Genève&amp;amp;nbsp;», 22.12.2009, office cantonale de la statistique &lt;br /&gt;
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* Débat sur la proposition de la motion de Marie-Laure Beck, la M-32 (séance du 9 mars 1979). Intervenants: Marie-Laure Beck, Roland Vuataz, Olivier Vodoz, André Chavanne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Débat sur le rapport du Conseil d&#039;Etat sur la motion de Marie-Laure Beck, M32 (séance du 4 décembre 1980). Intervenants: Marie-Laure Beck, Jacques-Simon Eggly, André chavanne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Débat sur le rapport de la commission de l&#039;enseignement et de l&#039;éducation sur la M32 (séance du 7 décembre 1979). Intervenants: Marie-Laure Beck, Simone Martin, Aliette Aubert, André Chavanne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Enseignement spécialisé - Etat de Genève, intégration et suivi des enfants handicapés, consulté le 05.06.10, dans http://www.ge.ch/enseignement_public/enseignement_specialise.asp &lt;br /&gt;
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* Projet de loi modifiant la loi sur l&#039;instruction publique, 28.08.1985, Genève &lt;br /&gt;
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* Rapport du Conseil d&#039;Etat sur la motion de Marie-Laure Beck, la M-32 (19 novembre 1980) à Genève. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Rapport de la commission de l&#039;enseignement et de l&#039;éducation chargée d&#039;étudier le projet de loi modifiant la loi sur l&#039;instruction publique (Intégration), 17.09.1986, Genève &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Rapport de la commission de l&#039;enseignement et de l&#039;éducation chargée d&#039;examiner la motion de Mme Marie-Laure Beck concernant l&#039;intégration des jeunes handicapés, M32 (31 octobre 1979). Genève. &lt;br /&gt;
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* Tschoumi, J.-A., &amp;amp;amp; al. (1992).[[Une certaine idée de l&#039;école.]]. Neuchâtel: Communications. &lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
== Génération et valeurs sportives  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Attali, Michaël (ed.) (2004). [[Le sport et ses valeurs]]. Paris: La dispute, 210p.&lt;br /&gt;
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*Busset, Thomas et Christophe Jaccoud, (2001). [[Sports en formes. Acteurs, contextes et dynamiques d&#039;institutionnalisation.]]Lausanne, Antipodes, 262p.&lt;br /&gt;
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*Chauvel, Louis (1998) &#039;&#039;Le destin des générations&#039;&#039;, Puf.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Deliguieres, D. et Duret, P. (1989). &amp;quot; Valeurs physique et grandeur morale&amp;quot;&lt;br /&gt;
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*Mead, Margaret (1979) &#039;&#039;Le fossé des générations&#039;&#039;, Denoël.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Mendel, Gérard (1981) &#039;&#039;La crise des générations&#039;&#039;. Payot.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Meyer, S. (2009). &amp;quot;Gymnastique aux jeux nationaux&amp;quot; dans GYMlive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Philotozzi, (2008). [[La transmission et l&#039;individualisme contemporain]], Colloque sur la périnatalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Roy, P. (2004). [[Jeunesse et sport, transmission aux enfants des valeurs véhiculées par le sport]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Sirinelli, Jean-François (2007). [[Les baby-boomers: une génération 1945-69]]. Paris: Hachettes Litteratures, 323p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Terrail, Jean-Pierre (1995). &#039;&#039;La dynamique des générations.&#039;&#039; chez l&#039;harmattan&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Thomas, Raymond, (1996). [[Sociologie du sport]]. Paris: Presses universitaires de France, 127p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Viévard, L. (2006). [[Le sport: outil d&#039;intégration et de mixité]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quelques sites web en lien avec génération et valeurs sportives  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Lien intéressant menant à &#039;&#039;Conversation d&#039;avenir:génération y&#039;&#039; avec Jacques Attali (2007): http://www.publicsenat.fr/cms/video-a-la-demande/vod.html?idE=56124&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Voici un site qui répertorie quelques valeurs sportives: http://jeux.vaulx.lympiques.free.fr/citoyen.php Allez voir la rubrique &amp;quot;valeurs sportives&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Placement  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entrées surtout utilisées pour l&#039;article [[La place du parent au début d&#039;un processus de placement]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Jollien, A. (2002). Eloge de la faiblesse. Paris&amp;amp;nbsp;: Les Ed. du Cerf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Bass, Denise. &#039;&#039;Pour suivre les parents des enfants placés&#039;&#039; Ramonville-Saint-Agne, Érès, 1996. 283p.(livre disponoble à l&#039;IES, bibliothèque fermée pendant les vacances de Pàques, COTE: 362.73 POU, Mélanie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Bouchard, J.-M.; Pelchat, D.; Sorel, L.: Evaluation de l’enfant par les parents: stratégie de partenariat avec les intervenants. In: Kalubi, J.-C.; Michallet, B.; Korner-Bitensky, N.; Tétreault, S. (Eds.): Innovations, apprentissages &amp;amp;amp; réadaptations en déficience physique. Québec: IQ, 1998 (Julien)&lt;br /&gt;
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*Chrétien, Jacques. &#039;&#039;Les parents face à la séparation&amp;amp;nbsp;: le point de vue des parents dans les situations où leur enfant est orienté dans un dispositif de suppléance (internat ou famille d’accueil)&#039;&#039; Sauvegarde de l’enfance 56 (2)&amp;amp;nbsp;: 95-112, 2001. (revue disponible seulement depuis 2002, Vol: 57, Mélanie)&lt;br /&gt;
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*Durning, P. &amp;amp;amp; Chrétien, J. (2001). L’A.E.M.O en recherche, L’état des connaissances, l’état des questions, Vigneux sur Seine&amp;amp;nbsp;: Editions Matrice (Julien)&lt;br /&gt;
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*Delens-Ravier, Isabelle. &#039;&#039;Le placement d’enfants et les familles&amp;amp;nbsp;: recherche qualitative sur le point de vue de parents d’enfants placés.&#039;&#039; Liège, Éditions Jeunesse et Droit, 2001. 172p. (non trouvé, Mélanie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Gendreau, Gilles; Baillargeon, Louise; Bouchard, Pierre. &#039;&#039;Comprendre la collaboration éducateurs parents dans un contexte de placement.&#039;&#039; Prisme 3 (4)&amp;amp;nbsp;: 542-554, 1993. (non trouvé, toutefois Gendreau a écrit un ouvrage disponible à l&#039;IES qui pourrait nous intéresser dans le cadre de la problématique du partenariat: &amp;quot; Partager ses compétences entre parents, jeune en difficulté et éducateurs&amp;quot;, Montréal. Sciences et culture,1995. Mélanie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Lambert, Jean-Luc; Lambert Boite, Françoise. &amp;quot;Education familiale et handicap mental&amp;quot; . Fribourg&amp;amp;nbsp;: Editions Universitaires Fribourg Suisse, 1993. [[Utilisateur:Julien|Julien]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Pellé, Arlette. &#039;&#039;Le placement familial&amp;amp;nbsp;: les ruptures qui précèdent la séparation (p.23-29)&#039;&#039;. Dans Ruptures et consentements (La Lettre du Grappe; 44). Ramonville-Saint-Agne, Érès, 2001. 98p. (non trouvé, toutefois elle a écrit un autre ouvrage qui pourrait nous intéresser et qui est disponible à l&#039;IES: &amp;quot;Pour-suivre les parents des enfants placés&amp;quot;, Mélanie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Poirier, Marie-Andrée. &#039;&#039;Le maintien des liens entre l’enfant placé et ses parents&amp;amp;nbsp;: analyse critique de travaux de recherche.&#039;&#039; Revue canadienne de service social 15 (1)&amp;amp;nbsp;: 9-23, 1998. (non trouvé)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Sakr, Zeina. &#039;&#039;Perception des parents de l’expérience de placement de leurs jeunes pour troubles de comportement sérieux.&#039;&#039; Montréal, Mémoire de maîtrise présenté à l’Université de Montréal, 1999. 109p. (non trouvé, Mélanie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Sellenet, Catherine. &#039;&#039;Enfants placés, parents en mal d’oubli.&#039;&#039; L’École des parents (5)&amp;amp;nbsp;: 38-43, 1994. (non trouvé, Mélanie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Vachon, Jacques; Gauthier, Jean; Labrèche, Jacqueline. &#039;&#039;Les parents face au placement&#039;&#039;. Montréal, CSSMM/Université de Sherbrooke, 1978. (non trouvé, Mélanie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*http://www.cedias.org/download/down/60996.pdf: Du parent dysqualifié, au parent citoyen. La fonction parentale entre droit et profession sociale. (diplôme supérieur en travail social, Université de Bretagne) Mélanie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Sellenet, Catherine. (2003) Droits des parents et déni des droits en matière d&#039;accueil et de soins à leur enfant. &#039;&#039;Empan&#039;&#039;, (49), 90-97 (Mélanie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Chatelanat, G.(2003). La notion de partenariat en éducation spéciale. In G. Chatelanat &amp;amp;amp; G. Pelgrims (Eds.), &#039;&#039;Education et enseignement spécialisés: ruptures et intégrations&#039;&#039; (pp.171-193). Bruxelles: De Boeck (Mélanie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Chatelanat, G.; Panchaud Mingrone, I.; Martini-Willemin, B.-M.: Le partenariat: une nouvelle façon de collaborer&amp;amp;nbsp;? In: Pédagogie Spécialisée, no 4, 2001, p. 6-13 (Julien)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Delens-Ravier, I. (2000). &#039;&#039;Le placement d&#039;enfant et les familles&#039;&#039;.Paris: Ed. Jeunesse et droit&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Abels-Eber, C. (2006). &#039;&#039;Pourquoi on nous a séparé? Récits de vie croisés: des enfants placés, des parents et des professionnels&#039;&#039;. Paris: Editions érès.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Goffin, T.&amp;amp;amp; Rabau, C. (1993). Partenariat à sens multiple. In &#039;&#039;Association francophone des Semi-Internats&#039;&#039;(pp.67-71). France: Equipage Editions&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Albarello L., Digneffe F, Hiernaux J.-P. et all, Pratiques et méthodes de recherche en sciences sociales, Armand Colin, Paris, 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quelques site web, plus particulièrement sur les parents d&#039;enfants handicapés (Camille)  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[http://www.ctnerhi.com.fr/fichiers/ouvrages/trajectoires_phase_III.pdf Le vécu des parents d’enfants handicapés]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[http://www.cairn.info/revue-dialogue-2002-3-page-99.htm Pour soutenir les parents d’enfant handicapé. Le groupe de parole ou le miroir renarcissisant]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[http://www.cairn.info/revue-dialogue-2001-2.htm Parentalité défaillante]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[http://www.fondationlou.com/?page=sem_intro Soutien aux parents autour du diagnostic du handicap]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[http://pagesperso-orange.fr/fcs78/Gpe%20parents%20Camsp%20article%20original.pdf Le groupe de parents d’enfants handicapés]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[http://www.moteurline.apf.asso.fr/ethique/documents/annonce_parentsAPF_une_ocr.pdf L’annonce du handicap, comment les parents l’ont vécumodèle:racine]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[http://www.technimediaservices.fr/NOUVEAUSITE/evenement/mainframe/gerimoc2006/interventions/8.ppt L’enfant handicapé, ses parents les soignants..]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er565/er565.pdf Appréciation des parents sur la prise en charge du handicap de leur enfant]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[http://www.erudit.org/revue/smq/1985/v10/n1/030266ar.pdf Les parents d’un enfant handicapé]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Maltraitance  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Dallaire Y.(2002). &#039;&#039;La violence faite aux hommes: une réalité taboue et complexe&#039;&#039;. Québec:Option Santé. &lt;br /&gt;
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*[[Masson, Maltraitances et violences, Sous la direction de Bernard Marc, article de Franck Dibouës, Paris (2004)]] &lt;br /&gt;
*Perrone R.- Nannini M. (1995). &#039;&#039;Violence et abus sexuels dans la famille&#039;&#039;. ESF &lt;br /&gt;
*Torrent S.(2001). &#039;&#039;L&#039;homme battu: un tabou au coeur du tabou.&#039;&#039; Québec: Option Santé. &lt;br /&gt;
*Welzer-Lang D. (1997). &#039;&#039;Les violences masculines domestiques. Un oubli de la sociologie de la famille&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bientraitance  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Desmet H, Pourtois J.P., &amp;quot;Culture et bientraitance&amp;quot;, De Boeck Université, 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
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		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Bibliographie&amp;diff=13194</id>
		<title>Bibliographie</title>
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		<updated>2014-01-14T14:11:55Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Ouvrages 2013-14 */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Ouvrages 2013-14 == &lt;br /&gt;
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* Foucault, M. Naissance de la Clinique (1963) -&amp;gt; [[Naissance de la Clinique : Foucault M.|Résumé]]&lt;br /&gt;
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* [[Index|Illitch, Y.]] Une société sans école (1971) -&amp;gt; [[Une société sans école|Résumé]]&lt;br /&gt;
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* Neil, A.S.  Libres enfants de Summerhill -&amp;gt; [[Libres enfants de Summerhill (Neill)|Résumé]]&lt;br /&gt;
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* Oury F.&lt;br /&gt;
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* Szasz, T. [[Résumé :Le mythe de la maladie mentale (1975)]]&lt;br /&gt;
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== Ouvrages 2012-13 ==&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;L&#039;association pour les droits des usagers de la psychiatrie (ADUPSY) face à la révision de la Loi sur le régime des personnes atteintes d&#039;affections mentales du 14 mars 1936&#039;&#039;, Genève, Septembre 1979, Fond contestataire, Classeur Alain Riesen, Genève. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Lemoine, Patrick, Le mystère du nocebo, Paris. Odile Jacob, 2011&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les cahiers médico-sociaux (revue semestrielle de 1956 à 1998, depuis 1998 édition sous forme de série). (voir [[Les cahiers médico-sociaux|résumé]]) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Mannoni, M. (1970). &#039;&#039;Le psychiatre, son &amp;quot;fou&amp;quot; et la psychanalyse. &#039;&#039;Paris&amp;amp;nbsp;: Editions du Seuil&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Maurel, H. (1972). L&#039;&amp;quot;antipsychiatrie&amp;quot;&amp;amp;nbsp;: Réflexions sur une terminologie et une thématique. &#039;&#039;L&#039;évolution psychiatrique, XXXVII, &#039;&#039;1, pp. 73-82&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Montandon, Cléopâtre (1978), Naissance des relations entre justice et psychiatrie à Genève, &#039;&#039;Revue trimestrielle d&#039;histoire de la médecin et des sciences sociales&#039;&#039;, vol. 35, 1978 Riesen, Alain, (1981), La naissance de l&#039;institution psychiatrique pour &amp;quot;aliénés&amp;quot; à Genève au 19e siècle et la problématique de l&#039;internement, &#039;&#039;Les cahiers médico-sociaux, Genève, No2, p.97-19.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Neil, A.-S. (1970). &#039;&#039;Libres enfants de Summerhill&#039;&#039;, Paris: Librairie François Maspero.(voir [[Résumé de l&#039;ouvrage Libres enfants de Summerhill|résumé]])&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Riesen, A. (1981). La naissance de l&#039;insitution pour &amp;quot;aliénés&amp;quot; à Genève au 19 ème siècle et la problématique de l&#039;internement.&#039;&#039;Les cahiers médicao-sociaux, Genève, n°2, p.97-109.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Riesen, A.Témoignage, 30 novembre 2011 (voir: [[Résumé|réponse à la quatrième question]])&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Revue contestataire Tout Va Bien (mensuelle de 1972 à 1978, hebdomadaire de 1978 à 1983) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Rey-Bellet, P., Bardet Blochet, A., Ferrero, F (2010), Hospitalisation non volontaires à Genève: la liberté sous contrainte?, &amp;quot;Schweizer archiv für neurologie und psychiatrie&amp;quot;, No3, p.90-9 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Rose, N. (2006). Foucault, Laing et le pouvoir psychiatrique. &#039;&#039;Sociologie et société, 38,&#039;&#039; 2, 113-131. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ruchat, M. Inventer les arriérés pour créer l&#039;intelligence, Berne: Lang, 2003.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Scheuchzer, C. (1991), Dans l’aventure du non, la parole ([[Résumé_film_de_Catherine_Scheuchzer|résumé du Film]]). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sztulman, H. (1972). Antipsychiatrie et psychiatrie . &#039;&#039;L&#039;évolution psychiatrique, XXXVII, &#039;&#039;1, pp. 83-109. &lt;br /&gt;
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* Sztulman, H. (1974). Echos de l&#039;antipsychiatrie. Antitexte sur l&#039;antipsychiatrie. &#039;&#039;L&#039;évolution psychiatrique, XXXIX, &#039;&#039;1, pp.127-132. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Therrien, Rita (1990), La désinstitutionnalisation, les malades, les familles et les femmes:des intérêts à concilier.In:Santé mental au Québec. Volume 15, n°1. pp.100-109. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ouvrages 2010-2011  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Allain, C. (2008). Génération Y. Qui sont-ils&amp;amp;nbsp;? Comment les aborder&amp;amp;nbsp;? Un regard sur le choc des générations. Les éditions Logiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Alvarez de Toledo, S. (2007). Fernand Deligny Oeuvres. Paris: L&#039;Arachnéen. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Attias-Donfus, Claudine (2008). Sociologie des générations&amp;amp;nbsp;: l&#039;empreinte du temps. Paris&amp;amp;nbsp;: Presses univ. de France. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Baton, P. (1962). Inadaptés scolaires et enseignement spécial. Bruxelles: Les Editions de l&#039;Institut de sociologie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Bergier, Jacques (2003). Traces de mémoire. Pédopsychiatrie et protection de l’enfance dans le canton de Vaud au XXème siècle. Lausanne&amp;amp;nbsp;: EESP. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Basaglia, F. (1970). L&#039;insitution en négation. Edition du Seuil. &lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
* Chauvière, M. (1980). L&#039;enfance inadaptée: l&#039;héritage de Vichy. Paris: Les Editions ouvrières. &lt;br /&gt;
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* Chauvière, M. &amp;amp;amp; Plaisance, E. (2003). L&#039;éducation spécialisée contre l&#039;éducation scolaire&amp;amp;nbsp;? Entre dynamique formelles et enjeux cognitifs. In G. Chatelelanat &amp;amp;amp; G. Pelgrims (Ed.), &#039;&#039;Education et enseignement spécialisés&amp;amp;nbsp;: entre ruptures et intégrations&#039;&#039; (pp. 29-55). Bruxelles&amp;amp;nbsp;: De Boeck. &lt;br /&gt;
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* Chercheurs du CTNRHI (1982). Comme les autres ce sont des enfants: L&#039;intégration individuelle des jeunes handicapés en classes ordinaires. Paris: Les publications du CTNRHI. &lt;br /&gt;
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* Chercheurs du CRESAS (1984). Intégration ou marginalisation&amp;amp;nbsp;? Aspects de l&#039;éducation spéciale. Paris: L&#039;Harmattan. &lt;br /&gt;
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* Copfermann, E. (1962, 2003). La génération des blousons noirs. Problèmes de la jeunesse française. Paris&amp;amp;nbsp;: La Découverte. &lt;br /&gt;
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* Coupland, Douglas (1991). Génération X. Paris&amp;amp;nbsp;: 10/18. &lt;br /&gt;
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* Curateur public Québec, (2006). Encyclopédie thématique: L&#039;inaptitude et la protection des personnes inaptes. Désintitutionnalisation. [version électronique]. Consultée le 11 janvier 2011 dans http://agora.qc.ca/thematiques/inaptitude.nsf/Dossiers/Desinstitutionnalisation &lt;br /&gt;
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* Dupont, A. (1991). Psychiatrie et intégration communautaire. Genève: Ed. des Deux Continents. &lt;br /&gt;
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* Heller, G. Avvanzino, P. Lacharme, C. (2005). Enfance sacrifiée. Témoignages d’enfants placés entre 1930 et 1970. Lausanne&amp;amp;nbsp;: EESP. &lt;br /&gt;
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* Heller, G., Pahud, C. Brossy, C. Avvanzino, P. (2004). La passion d’éduquer. Lausanne&amp;amp;nbsp;: EESP. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Intégration ou marginalisation&amp;amp;nbsp;?&amp;amp;nbsp;: aspects de l&#039;éducation spéciale, CRESAS. (1984. Paris: L&#039;Harmattan. &lt;br /&gt;
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* Leuenberger, M. Seglias, L. (2009). Enfants placés. Enfances perdues. Lausanne. Editions d’En Bas. &lt;br /&gt;
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* Mead, Margaret (1979). Le fossé des générations. Paris&amp;amp;nbsp;: Denoël. &lt;br /&gt;
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* Mendel, Gérard (1981). La crise des générations. Paris&amp;amp;nbsp;: Payot. &lt;br /&gt;
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* Menté, F. (1920). Les générations sociales. paris: Bossard. &lt;br /&gt;
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* Morard, Annick, De l&#039;émigré au déraciné&amp;amp;nbsp;: la &amp;quot;jeune génération&amp;quot; d&#039;écrivains russes à Paris, entre identité et esthétique (1920-1940), Lausanne, L&#039;Âge d&#039;Homme (à paraître 2010) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Perrig-Chiello, P. Höpfinger, F. Suter, C. (2009). Génération-structures et relations. Rapports «&amp;amp;nbsp;Générations en Suisse&amp;amp;nbsp;». Zurich, Genève&amp;amp;nbsp;: Seismo. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sirinelli, Jean-François (2007). Les baby-boomers: une génération 1945-1969. Paris: Hachettes, Littératures. &lt;br /&gt;
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* Sohn, A.M. (2001). Age tendre et tête de bois&amp;amp;nbsp;: histoire des jeunes des années 1960. Paris&amp;amp;nbsp;: Hachette. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Bulletin de l&#039;Association genevoise de parents de handicapés mentaux (1970-1980). Enfant limités...Amour illimité! Genève. J.A. 1200 Genève &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Evaluation de la situation des personnes handicapées au Luxembourg: Plan d&#039;action en faveur des personnes handicapées.(1997)http://www.info-handicap.lu/index2.php?option=com_docman&amp;amp;amp;task=doc_view&amp;amp;amp;gid=36&amp;amp;amp;Itemid=26 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Wikipedia. Années 1970 et 1980. http://en.wikipedia.org/wiki/1970s ethttp://fr.wikipedia.org/wiki/Ann%C3%A9es_1980 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Wolfensberger, W. (1991). La valorisation des rôles sociaux. Genève: Editions des Deux Continents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pionniers de l&#039;intégration scolaire  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Arrêté du Conseil d&#039;Etat (1994). Liste des membres de la commission extra-parlementaire connsultative de l&#039;intégration scolaire des handicapés. Genève &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Article 4 de la loi sur l&#039;instruction publique, Nouvelle teneur dès le 15.08.1987, Genève &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Beck, M.-L. (9 février 1979). [[Motion concernant l&#039;intégration des jeunes handicapés, M32]]. Genève &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Boggio, Y., directeur d&#039;Evaluenda &amp;amp;amp; Dandelot, M. directeur pédagogique du DIP-OMP, Fonctionnement de l’enseignement spécialisé, rapport final, 31.01.10, Genève &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Boissard, G. (19 novembre 1991). Commission d&#039;intégration (historique). Genève. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Champy, P., &amp;amp;amp; Étévé,C. (Eds.) (1998). Dictionnaire encyclopédique de l&#039;éducation et de la formation. Nathan Université. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Chatelanat, G. (2003). [[Résumé du chapitre:|Résumé du chapitre: &amp;quot;la notion de partenariat en éducation spéciale&amp;quot;]]. In G. Chatelanat et G. Pelgrims (Eds). Éducation et enseignement spécialisés: ruptures et intégrations. Bruxelles: De Boeck Université &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Commission de l&#039;enseignement et de l&#039;éducation (31 octobre 1979). Rapport sur la [[Motion concernant l&#039;intégration des jeunes handicapés, M32]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Coup d’œil, «&amp;amp;nbsp;les personnes handicapées dans le canton de Genève&amp;amp;nbsp;», 22.12.2009, office cantonale de la statistique &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Débat sur la proposition de la motion de Marie-Laure Beck, la M-32 (séance du 9 mars 1979). Intervenants: Marie-Laure Beck, Roland Vuataz, Olivier Vodoz, André Chavanne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Débat sur le rapport du Conseil d&#039;Etat sur la motion de Marie-Laure Beck, M32 (séance du 4 décembre 1980). Intervenants: Marie-Laure Beck, Jacques-Simon Eggly, André chavanne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Débat sur le rapport de la commission de l&#039;enseignement et de l&#039;éducation sur la M32 (séance du 7 décembre 1979). Intervenants: Marie-Laure Beck, Simone Martin, Aliette Aubert, André Chavanne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Enseignement spécialisé - Etat de Genève, intégration et suivi des enfants handicapés, consulté le 05.06.10, dans http://www.ge.ch/enseignement_public/enseignement_specialise.asp &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Houssaye, J. (1994). [[Quinze Pédagogues, Leur influence aujourd&#039;hui.]]. Paris: Armand Colin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Illich, Y. (1971). Une société sans école. Paris: Seuil (Résumé d&#039;[[Articles web sur Ivan Illich]] ) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Krsteva, B., &amp;amp;amp; Schaer, M. (2001). [[« Il était une fois… un enfant pas comme les autres ! », Travail d’immersion en communauté sur les enfants autistes]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Legendre, R. (2005). Dictionnaire actuel de l&#039;éducation, Guérin Éditeur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Liste des associations, fondations service et institutions genevois concernant l&#039;éducation spéciale, octobre 1987 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Oestricher, Ch., Vaney, L., Bouchardy, E., Premier rapport de la commission &amp;quot;intégration&amp;quot; de l&#039;APAH, janvier 1991 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Oury, F., &amp;amp;amp; Vasquez, A. (1967). [[Vers une pédagogie institutionnelle?]]. Paris: Librairie François Maspero. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Projet de loi modifiant la loi sur l&#039;instruction publique, 28.08.1985, Genève &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Rapport du Conseil d&#039;Etat sur la motion de Marie-Laure Beck, la M-32 (19 novembre 1980) à Genève. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Rapport de la commission de l&#039;enseignement et de l&#039;éducation chargée d&#039;étudier le projet de loi modifiant la loi sur l&#039;instruction publique (Intégration), 17.09.1986, Genève &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Rapport de la commission de l&#039;enseignement et de l&#039;éducation chargée d&#039;examiner la motion de Mme Marie-Laure Beck concernant l&#039;intégration des jeunes handicapés, M32 (31 octobre 1979). Genève. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Tschoumi, J.-A., &amp;amp;amp; al. (1992).[[Une certaine idée de l&#039;école.]]. Neuchâtel: Communications. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Wormnaes, S. (2005). [[Vers l&#039;inclusion des enfants en situation de handicap]]. &#039;&#039;Reliance&#039;&#039;, n°16, p.75-83. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Génération et valeurs sportives  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Attali, Michaël (ed.) (2004). [[Le sport et ses valeurs]]. Paris: La dispute, 210p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Bauer D., (1994). [[Valeurs du moment, valeurs à transmettre]]. Centre de recherche pour l&#039;étude et l&#039;observation des conditions de vie, http://www.credoc.fr/pdf/4p/084.pdf.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Busset, Thomas et Christophe Jaccoud, (2001). [[Sports en formes. Acteurs, contextes et dynamiques d&#039;institutionnalisation.]]Lausanne, Antipodes, 262p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Chauvel, Louis (1998) &#039;&#039;Le destin des générations&#039;&#039;, Puf.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Deliguieres, D. et Duret, P. (1989). &amp;quot; Valeurs physique et grandeur morale&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Mead, Margaret (1979) &#039;&#039;Le fossé des générations&#039;&#039;, Denoël.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Mendel, Gérard (1981) &#039;&#039;La crise des générations&#039;&#039;. Payot.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Meyer, S. (2009). &amp;quot;Gymnastique aux jeux nationaux&amp;quot; dans GYMlive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Philotozzi, (2008). [[La transmission et l&#039;individualisme contemporain]], Colloque sur la périnatalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Roy, P. (2004). [[Jeunesse et sport, transmission aux enfants des valeurs véhiculées par le sport]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Sirinelli, Jean-François (2007). [[Les baby-boomers: une génération 1945-69]]. Paris: Hachettes Litteratures, 323p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Terrail, Jean-Pierre (1995). &#039;&#039;La dynamique des générations.&#039;&#039; chez l&#039;harmattan&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Thomas, Raymond, (1996). [[Sociologie du sport]]. Paris: Presses universitaires de France, 127p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Viévard, L. (2006). [[Le sport: outil d&#039;intégration et de mixité]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quelques sites web en lien avec génération et valeurs sportives  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Lien intéressant menant à &#039;&#039;Conversation d&#039;avenir:génération y&#039;&#039; avec Jacques Attali (2007): http://www.publicsenat.fr/cms/video-a-la-demande/vod.html?idE=56124&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Voici un site qui répertorie quelques valeurs sportives: http://jeux.vaulx.lympiques.free.fr/citoyen.php Allez voir la rubrique &amp;quot;valeurs sportives&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Placement  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entrées surtout utilisées pour l&#039;article [[La place du parent au début d&#039;un processus de placement]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Jollien, A. (2002). Eloge de la faiblesse. Paris&amp;amp;nbsp;: Les Ed. du Cerf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Bass, Denise. &#039;&#039;Pour suivre les parents des enfants placés&#039;&#039; Ramonville-Saint-Agne, Érès, 1996. 283p.(livre disponoble à l&#039;IES, bibliothèque fermée pendant les vacances de Pàques, COTE: 362.73 POU, Mélanie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Bouchard, J.-M.; Pelchat, D.; Sorel, L.: Evaluation de l’enfant par les parents: stratégie de partenariat avec les intervenants. In: Kalubi, J.-C.; Michallet, B.; Korner-Bitensky, N.; Tétreault, S. (Eds.): Innovations, apprentissages &amp;amp;amp; réadaptations en déficience physique. Québec: IQ, 1998 (Julien)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Chrétien, Jacques. &#039;&#039;Les parents face à la séparation&amp;amp;nbsp;: le point de vue des parents dans les situations où leur enfant est orienté dans un dispositif de suppléance (internat ou famille d’accueil)&#039;&#039; Sauvegarde de l’enfance 56 (2)&amp;amp;nbsp;: 95-112, 2001. (revue disponible seulement depuis 2002, Vol: 57, Mélanie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Durning, P. &amp;amp;amp; Chrétien, J. (2001). L’A.E.M.O en recherche, L’état des connaissances, l’état des questions, Vigneux sur Seine&amp;amp;nbsp;: Editions Matrice (Julien)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Delens-Ravier, Isabelle. &#039;&#039;Le placement d’enfants et les familles&amp;amp;nbsp;: recherche qualitative sur le point de vue de parents d’enfants placés.&#039;&#039; Liège, Éditions Jeunesse et Droit, 2001. 172p. (non trouvé, Mélanie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Gendreau, Gilles; Baillargeon, Louise; Bouchard, Pierre. &#039;&#039;Comprendre la collaboration éducateurs parents dans un contexte de placement.&#039;&#039; Prisme 3 (4)&amp;amp;nbsp;: 542-554, 1993. (non trouvé, toutefois Gendreau a écrit un ouvrage disponible à l&#039;IES qui pourrait nous intéresser dans le cadre de la problématique du partenariat: &amp;quot; Partager ses compétences entre parents, jeune en difficulté et éducateurs&amp;quot;, Montréal. Sciences et culture,1995. Mélanie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Lambert, Jean-Luc; Lambert Boite, Françoise. &amp;quot;Education familiale et handicap mental&amp;quot; . Fribourg&amp;amp;nbsp;: Editions Universitaires Fribourg Suisse, 1993. [[Utilisateur:Julien|Julien]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Pellé, Arlette. &#039;&#039;Le placement familial&amp;amp;nbsp;: les ruptures qui précèdent la séparation (p.23-29)&#039;&#039;. Dans Ruptures et consentements (La Lettre du Grappe; 44). Ramonville-Saint-Agne, Érès, 2001. 98p. (non trouvé, toutefois elle a écrit un autre ouvrage qui pourrait nous intéresser et qui est disponible à l&#039;IES: &amp;quot;Pour-suivre les parents des enfants placés&amp;quot;, Mélanie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Poirier, Marie-Andrée. &#039;&#039;Le maintien des liens entre l’enfant placé et ses parents&amp;amp;nbsp;: analyse critique de travaux de recherche.&#039;&#039; Revue canadienne de service social 15 (1)&amp;amp;nbsp;: 9-23, 1998. (non trouvé)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Sakr, Zeina. &#039;&#039;Perception des parents de l’expérience de placement de leurs jeunes pour troubles de comportement sérieux.&#039;&#039; Montréal, Mémoire de maîtrise présenté à l’Université de Montréal, 1999. 109p. (non trouvé, Mélanie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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*[http://www.cairn.info/revue-dialogue-2001-2.htm Parentalité défaillante]&lt;br /&gt;
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*[http://www.fondationlou.com/?page=sem_intro Soutien aux parents autour du diagnostic du handicap]&lt;br /&gt;
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*Thérapie Familiale 2000, Vol. 21, no 4.&lt;br /&gt;
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		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Bibliographie&amp;diff=13193</id>
		<title>Bibliographie</title>
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		<updated>2014-01-14T14:11:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Ouvrages 2012-13 */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Ouvrages 2013-14 == &lt;br /&gt;
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* Cooper, D. (1970). &#039;&#039;Psychiatry et anti-Psychiatry.&#039;&#039; Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Fernand_Deligny Deligny, F]. Les vagabonds efficaces -&amp;gt; [[Les vagabonds efficaces (Fernand Deligny)|Résumé]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Freinet, C. Pour l&#039;école du peuple (1969) → [[Pour l&#039;école du peuple (Célestin Freinet)|Résumé]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Foucault, M. Naissance de la Clinique (1963) -&amp;gt; [[Naissance de la Clinique : Foucault M.|Résumé]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Index|Illitch, Y.]] Une société sans école (1971) -&amp;gt; [[Une société sans école|Résumé]]&lt;br /&gt;
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* [[Index|Illitch, Y.]] : Libérer l&#039;avenir&lt;br /&gt;
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* Lesage de La Haye, J. (2010). Mort de l&#039;asile : histoire de l&#039;antipsychiatrie, St-Georges-d&#039;Oléron : Les éditions libertaires.&lt;br /&gt;
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* Neil, A.S.  Libres enfants de Summerhill -&amp;gt; [[Libres enfants de Summerhill (Neill)|Résumé]]&lt;br /&gt;
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* Oury F.&lt;br /&gt;
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* Szasz, T. [[Résumé :Le mythe de la maladie mentale (1975)]]&lt;br /&gt;
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== Ouvrages 2012-13 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [http://www.youtube.com/watch?v=qbloZg3PLtg vidéo sur l&#039;H.P de Leros en Grêce]&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
* Débat sur la proposition de la motion de Marie-Laure Beck, la M-32 (séance du 9 mars 1979). Intervenants: Marie-Laure Beck, Roland Vuataz, Olivier Vodoz, André Chavanne. &lt;br /&gt;
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* Débat sur le rapport du Conseil d&#039;Etat sur la motion de Marie-Laure Beck, M32 (séance du 4 décembre 1980). Intervenants: Marie-Laure Beck, Jacques-Simon Eggly, André chavanne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Débat sur le rapport de la commission de l&#039;enseignement et de l&#039;éducation sur la M32 (séance du 7 décembre 1979). Intervenants: Marie-Laure Beck, Simone Martin, Aliette Aubert, André Chavanne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
* Rapport du Conseil d&#039;Etat sur la motion de Marie-Laure Beck, la M-32 (19 novembre 1980) à Genève. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Rapport de la commission de l&#039;enseignement et de l&#039;éducation chargée d&#039;étudier le projet de loi modifiant la loi sur l&#039;instruction publique (Intégration), 17.09.1986, Genève &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Rapport de la commission de l&#039;enseignement et de l&#039;éducation chargée d&#039;examiner la motion de Mme Marie-Laure Beck concernant l&#039;intégration des jeunes handicapés, M32 (31 octobre 1979). Genève. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
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=== Quelques sites web en lien avec génération et valeurs sportives  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Lien intéressant menant à &#039;&#039;Conversation d&#039;avenir:génération y&#039;&#039; avec Jacques Attali (2007): http://www.publicsenat.fr/cms/video-a-la-demande/vod.html?idE=56124&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Voici un site qui répertorie quelques valeurs sportives: http://jeux.vaulx.lympiques.free.fr/citoyen.php Allez voir la rubrique &amp;quot;valeurs sportives&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Placement  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entrées surtout utilisées pour l&#039;article [[La place du parent au début d&#039;un processus de placement]] &lt;br /&gt;
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*[http://www.cairn.info/revue-dialogue-2001-2.htm Parentalité défaillante]&lt;br /&gt;
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*[http://www.fondationlou.com/?page=sem_intro Soutien aux parents autour du diagnostic du handicap]&lt;br /&gt;
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*[http://www.technimediaservices.fr/NOUVEAUSITE/evenement/mainframe/gerimoc2006/interventions/8.ppt L’enfant handicapé, ses parents les soignants..]&lt;br /&gt;
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*[http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er565/er565.pdf Appréciation des parents sur la prise en charge du handicap de leur enfant]&lt;br /&gt;
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*Thérapie Familiale 1999, Vol. 20 no 4.&lt;br /&gt;
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*Thérapie Familiale 2000, Vol. 21, no 4.&lt;br /&gt;
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		<author><name>GarridoV</name></author>
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		<updated>2014-01-14T14:10:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Ouvrages 2011-2012 */&lt;/p&gt;
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&lt;br /&gt;
* Foucault, M. Naissance de la Clinique (1963) -&amp;gt; [[Naissance de la Clinique : Foucault M.|Résumé]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Index|Illitch, Y.]] Une société sans école (1971) -&amp;gt; [[Une société sans école|Résumé]]&lt;br /&gt;
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== Ouvrages 2012-13 ==&lt;br /&gt;
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* Commission de l&#039;enseignement et de l&#039;éducation (31 octobre 1979). Rapport sur la [[Motion concernant l&#039;intégration des jeunes handicapés, M32]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Coup d’œil, «&amp;amp;nbsp;les personnes handicapées dans le canton de Genève&amp;amp;nbsp;», 22.12.2009, office cantonale de la statistique &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Débat sur la proposition de la motion de Marie-Laure Beck, la M-32 (séance du 9 mars 1979). Intervenants: Marie-Laure Beck, Roland Vuataz, Olivier Vodoz, André Chavanne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Débat sur le rapport du Conseil d&#039;Etat sur la motion de Marie-Laure Beck, M32 (séance du 4 décembre 1980). Intervenants: Marie-Laure Beck, Jacques-Simon Eggly, André chavanne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Débat sur le rapport de la commission de l&#039;enseignement et de l&#039;éducation sur la M32 (séance du 7 décembre 1979). Intervenants: Marie-Laure Beck, Simone Martin, Aliette Aubert, André Chavanne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Enseignement spécialisé - Etat de Genève, intégration et suivi des enfants handicapés, consulté le 05.06.10, dans http://www.ge.ch/enseignement_public/enseignement_specialise.asp &lt;br /&gt;
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* Houssaye, J. (1994). [[Quinze Pédagogues, Leur influence aujourd&#039;hui.]]. Paris: Armand Colin. &lt;br /&gt;
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* Rapport du Conseil d&#039;Etat sur la motion de Marie-Laure Beck, la M-32 (19 novembre 1980) à Genève. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Rapport de la commission de l&#039;enseignement et de l&#039;éducation chargée d&#039;étudier le projet de loi modifiant la loi sur l&#039;instruction publique (Intégration), 17.09.1986, Genève &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Rapport de la commission de l&#039;enseignement et de l&#039;éducation chargée d&#039;examiner la motion de Mme Marie-Laure Beck concernant l&#039;intégration des jeunes handicapés, M32 (31 octobre 1979). Genève. &lt;br /&gt;
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* Tschoumi, J.-A., &amp;amp;amp; al. (1992).[[Une certaine idée de l&#039;école.]]. Neuchâtel: Communications. &lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
== Génération et valeurs sportives  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Attali, Michaël (ed.) (2004). [[Le sport et ses valeurs]]. Paris: La dispute, 210p.&lt;br /&gt;
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*Busset, Thomas et Christophe Jaccoud, (2001). [[Sports en formes. Acteurs, contextes et dynamiques d&#039;institutionnalisation.]]Lausanne, Antipodes, 262p.&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
*Mendel, Gérard (1981) &#039;&#039;La crise des générations&#039;&#039;. Payot.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Meyer, S. (2009). &amp;quot;Gymnastique aux jeux nationaux&amp;quot; dans GYMlive.&lt;br /&gt;
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*Roy, P. (2004). [[Jeunesse et sport, transmission aux enfants des valeurs véhiculées par le sport]].&lt;br /&gt;
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*Sirinelli, Jean-François (2007). [[Les baby-boomers: une génération 1945-69]]. Paris: Hachettes Litteratures, 323p.&lt;br /&gt;
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*Terrail, Jean-Pierre (1995). &#039;&#039;La dynamique des générations.&#039;&#039; chez l&#039;harmattan&lt;br /&gt;
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*Thomas, Raymond, (1996). [[Sociologie du sport]]. Paris: Presses universitaires de France, 127p.&lt;br /&gt;
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*Viévard, L. (2006). [[Le sport: outil d&#039;intégration et de mixité]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quelques sites web en lien avec génération et valeurs sportives  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Lien intéressant menant à &#039;&#039;Conversation d&#039;avenir:génération y&#039;&#039; avec Jacques Attali (2007): http://www.publicsenat.fr/cms/video-a-la-demande/vod.html?idE=56124&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Voici un site qui répertorie quelques valeurs sportives: http://jeux.vaulx.lympiques.free.fr/citoyen.php Allez voir la rubrique &amp;quot;valeurs sportives&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Placement  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entrées surtout utilisées pour l&#039;article [[La place du parent au début d&#039;un processus de placement]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Jollien, A. (2002). Eloge de la faiblesse. Paris&amp;amp;nbsp;: Les Ed. du Cerf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Bass, Denise. &#039;&#039;Pour suivre les parents des enfants placés&#039;&#039; Ramonville-Saint-Agne, Érès, 1996. 283p.(livre disponoble à l&#039;IES, bibliothèque fermée pendant les vacances de Pàques, COTE: 362.73 POU, Mélanie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Bouchard, J.-M.; Pelchat, D.; Sorel, L.: Evaluation de l’enfant par les parents: stratégie de partenariat avec les intervenants. In: Kalubi, J.-C.; Michallet, B.; Korner-Bitensky, N.; Tétreault, S. (Eds.): Innovations, apprentissages &amp;amp;amp; réadaptations en déficience physique. Québec: IQ, 1998 (Julien)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Chrétien, Jacques. &#039;&#039;Les parents face à la séparation&amp;amp;nbsp;: le point de vue des parents dans les situations où leur enfant est orienté dans un dispositif de suppléance (internat ou famille d’accueil)&#039;&#039; Sauvegarde de l’enfance 56 (2)&amp;amp;nbsp;: 95-112, 2001. (revue disponible seulement depuis 2002, Vol: 57, Mélanie)&lt;br /&gt;
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*Delens-Ravier, Isabelle. &#039;&#039;Le placement d’enfants et les familles&amp;amp;nbsp;: recherche qualitative sur le point de vue de parents d’enfants placés.&#039;&#039; Liège, Éditions Jeunesse et Droit, 2001. 172p. (non trouvé, Mélanie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Gendreau, Gilles; Baillargeon, Louise; Bouchard, Pierre. &#039;&#039;Comprendre la collaboration éducateurs parents dans un contexte de placement.&#039;&#039; Prisme 3 (4)&amp;amp;nbsp;: 542-554, 1993. (non trouvé, toutefois Gendreau a écrit un ouvrage disponible à l&#039;IES qui pourrait nous intéresser dans le cadre de la problématique du partenariat: &amp;quot; Partager ses compétences entre parents, jeune en difficulté et éducateurs&amp;quot;, Montréal. Sciences et culture,1995. Mélanie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Lambert, Jean-Luc; Lambert Boite, Françoise. &amp;quot;Education familiale et handicap mental&amp;quot; . Fribourg&amp;amp;nbsp;: Editions Universitaires Fribourg Suisse, 1993. [[Utilisateur:Julien|Julien]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Pellé, Arlette. &#039;&#039;Le placement familial&amp;amp;nbsp;: les ruptures qui précèdent la séparation (p.23-29)&#039;&#039;. Dans Ruptures et consentements (La Lettre du Grappe; 44). Ramonville-Saint-Agne, Érès, 2001. 98p. (non trouvé, toutefois elle a écrit un autre ouvrage qui pourrait nous intéresser et qui est disponible à l&#039;IES: &amp;quot;Pour-suivre les parents des enfants placés&amp;quot;, Mélanie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Poirier, Marie-Andrée. &#039;&#039;Le maintien des liens entre l’enfant placé et ses parents&amp;amp;nbsp;: analyse critique de travaux de recherche.&#039;&#039; Revue canadienne de service social 15 (1)&amp;amp;nbsp;: 9-23, 1998. (non trouvé)&lt;br /&gt;
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*Sakr, Zeina. &#039;&#039;Perception des parents de l’expérience de placement de leurs jeunes pour troubles de comportement sérieux.&#039;&#039; Montréal, Mémoire de maîtrise présenté à l’Université de Montréal, 1999. 109p. (non trouvé, Mélanie)&lt;br /&gt;
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*Sellenet, Catherine. &#039;&#039;Enfants placés, parents en mal d’oubli.&#039;&#039; L’École des parents (5)&amp;amp;nbsp;: 38-43, 1994. (non trouvé, Mélanie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Vachon, Jacques; Gauthier, Jean; Labrèche, Jacqueline. &#039;&#039;Les parents face au placement&#039;&#039;. Montréal, CSSMM/Université de Sherbrooke, 1978. (non trouvé, Mélanie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*http://www.cedias.org/download/down/60996.pdf: Du parent dysqualifié, au parent citoyen. La fonction parentale entre droit et profession sociale. (diplôme supérieur en travail social, Université de Bretagne) Mélanie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Sellenet, Catherine. (2003) Droits des parents et déni des droits en matière d&#039;accueil et de soins à leur enfant. &#039;&#039;Empan&#039;&#039;, (49), 90-97 (Mélanie)&lt;br /&gt;
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*Chatelanat, G.(2003). La notion de partenariat en éducation spéciale. In G. Chatelanat &amp;amp;amp; G. Pelgrims (Eds.), &#039;&#039;Education et enseignement spécialisés: ruptures et intégrations&#039;&#039; (pp.171-193). Bruxelles: De Boeck (Mélanie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Chatelanat, G.; Panchaud Mingrone, I.; Martini-Willemin, B.-M.: Le partenariat: une nouvelle façon de collaborer&amp;amp;nbsp;? In: Pédagogie Spécialisée, no 4, 2001, p. 6-13 (Julien)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Delens-Ravier, I. (2000). &#039;&#039;Le placement d&#039;enfant et les familles&#039;&#039;.Paris: Ed. Jeunesse et droit&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
*Goffin, T.&amp;amp;amp; Rabau, C. (1993). Partenariat à sens multiple. In &#039;&#039;Association francophone des Semi-Internats&#039;&#039;(pp.67-71). France: Equipage Editions&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
*[http://www.ctnerhi.com.fr/fichiers/ouvrages/trajectoires_phase_III.pdf Le vécu des parents d’enfants handicapés]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[http://www.cairn.info/revue-dialogue-2002-3-page-99.htm Pour soutenir les parents d’enfant handicapé. Le groupe de parole ou le miroir renarcissisant]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[http://www.cairn.info/revue-dialogue-2001-2.htm Parentalité défaillante]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[http://www.fondationlou.com/?page=sem_intro Soutien aux parents autour du diagnostic du handicap]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[http://pagesperso-orange.fr/fcs78/Gpe%20parents%20Camsp%20article%20original.pdf Le groupe de parents d’enfants handicapés]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[http://www.moteurline.apf.asso.fr/ethique/documents/annonce_parentsAPF_une_ocr.pdf L’annonce du handicap, comment les parents l’ont vécumodèle:racine]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[http://www.technimediaservices.fr/NOUVEAUSITE/evenement/mainframe/gerimoc2006/interventions/8.ppt L’enfant handicapé, ses parents les soignants..]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er565/er565.pdf Appréciation des parents sur la prise en charge du handicap de leur enfant]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[http://www.erudit.org/revue/smq/1985/v10/n1/030266ar.pdf Les parents d’un enfant handicapé]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Maltraitance  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Dallaire Y.(2002). &#039;&#039;La violence faite aux hommes: une réalité taboue et complexe&#039;&#039;. Québec:Option Santé. &lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
=== Bientraitance  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Desmet H, Pourtois J.P., &amp;quot;Culture et bientraitance&amp;quot;, De Boeck Université, 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Maltraitance des jeunes en prison  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Aeby, S. &amp;amp;amp; Chloé MEIER &amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises&amp;quot;,Travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, mars 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Amnesty International, &amp;quot;Enfants torturés,des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. Rapport annuel 2000&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Amnesty International, &amp;quot;Les mauvais traitments dans les centres de détentions et autres institutions&amp;quot;. AGIR, www.amnesty.asso.fr.&lt;br /&gt;
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*Bonin Y., &amp;quot;Enfants et prison&amp;quot;, Eshel Editions, 1990.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Droits de l&#039;enfant en prison&amp;amp;nbsp;: situation des mineurs detenus a Gva&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Geert Cappelaere, &amp;quot;enfants priv; de liberte&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Mineurs: la fin de la prison?&amp;quot; dans Les cahiers d&#039;action juridique n°66, avril 1989&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Observatoire internationale des prisons, (1998) &amp;quot;Enfants en prison&amp;quot;&lt;br /&gt;
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*Richard, Alexandra, &amp;quot;Une solution latine pour la délinquance juvénile.&amp;quot; Swissinfo, 27.09.05&lt;br /&gt;
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*Rubin Anne, &amp;quot;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&amp;quot;. Swissinfo 2.12.03&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Ruchat, Martine (1998),&amp;quot;Des mineurs en Prison, agir plutot que punir.&amp;quot;&lt;br /&gt;
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*Ruchat M., &amp;quot;L&#039;oiseau et le cachot&amp;quot;, Zoé Editions, 1993.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Tomasevski, Katrarina (1989): &amp;quot;Des Enfants en prison&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Torrente, J, &amp;quot;La Maltraitance&amp;amp;nbsp;: regards pluridisciplinaires&amp;quot;, sous la direction de Joseph Torrente, Revigny-sur-Ornan&amp;amp;nbsp;: Hommes et perspectives, 2001&lt;br /&gt;
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*Vinsonneau,G.(2000) &amp;quot;Culture et comportement&amp;quot;.Ed. Armand Colin&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Zambeaux, E. (2001). &amp;quot;en prison avec des ados&amp;quot;. Ed. Denoel impacts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Maltraitance des enfants  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Strauss, P., &amp;amp;amp; M. Manciaux (1982), &#039;&#039;L&#039;enfant maltraité&#039;&#039;, Paris: Fleurus.&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
*Torrrente J. (sous la direction de)(avril 2001), La maltraitance, regards pluridisciplinaires, Hommes et perspectives, Revigny-sur-Ornain.&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
*http://www.medicalforum.ch/pdf/pdf_f/2003/2003-20/2003-20-517.PDF#search=%22maltraitance%20infantile%22&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*http://www.swiss-paediatrics.org/paediatrica/vol11/n3/prot_enfance-fr.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*http://www.medical-tribune.ch/francais/info_medicales/tm_49_11.php&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*http://www.geneve.ch/cepp/doc/rapport_maltraitance/Rapport_allege_Maltraitance.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
=== Maltraitance des personnes agées  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Bertin, Evelyne (1999) Gérontologie, psychanalyse et déshumanisation : silence vieillesse... Paris : L&#039;Harmattan]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[De Saussure, Christian (1999) Vieillards martyrs tirelires : maltraitances des personnes âgées. Chêne-Bourg : Médecine et hygiène]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Gavillet&amp;amp;Grandrieux, Laurence&amp;amp;Véronique (2006) Ne touche pas à tes vieux, regards sur la maltraitance familiale des personnes âgées. Genève: IES Editions|Gavillet&amp;amp;amp;Grandrieux, Laurence&amp;amp;amp;Véronique (2006) Ne touche pas à tes vieux, regards sur la maltraitance familiale des personnes âgées. Genève: IES Editions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Hugonot, Robert (1990) Violences contre les vieux. Toulouse: Eres.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Yves Geneste (2004). Silence on frappe, De la maltraitance à la bientraitance des personnes âgées: Imagine]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
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		<updated>2014-01-14T14:07:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Ouvrages 2010-2011 */&lt;/p&gt;
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== Pionniers de l&#039;intégration scolaire  ==&lt;br /&gt;
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* Débat sur la proposition de la motion de Marie-Laure Beck, la M-32 (séance du 9 mars 1979). Intervenants: Marie-Laure Beck, Roland Vuataz, Olivier Vodoz, André Chavanne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Débat sur le rapport du Conseil d&#039;Etat sur la motion de Marie-Laure Beck, M32 (séance du 4 décembre 1980). Intervenants: Marie-Laure Beck, Jacques-Simon Eggly, André chavanne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Débat sur le rapport de la commission de l&#039;enseignement et de l&#039;éducation sur la M32 (séance du 7 décembre 1979). Intervenants: Marie-Laure Beck, Simone Martin, Aliette Aubert, André Chavanne. &lt;br /&gt;
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* Projet de loi modifiant la loi sur l&#039;instruction publique, 28.08.1985, Genève &lt;br /&gt;
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* Rapport du Conseil d&#039;Etat sur la motion de Marie-Laure Beck, la M-32 (19 novembre 1980) à Genève. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Rapport de la commission de l&#039;enseignement et de l&#039;éducation chargée d&#039;étudier le projet de loi modifiant la loi sur l&#039;instruction publique (Intégration), 17.09.1986, Genève &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Rapport de la commission de l&#039;enseignement et de l&#039;éducation chargée d&#039;examiner la motion de Mme Marie-Laure Beck concernant l&#039;intégration des jeunes handicapés, M32 (31 octobre 1979). Genève. &lt;br /&gt;
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* Tschoumi, J.-A., &amp;amp;amp; al. (1992).[[Une certaine idée de l&#039;école.]]. Neuchâtel: Communications. &lt;br /&gt;
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== Génération et valeurs sportives  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Attali, Michaël (ed.) (2004). [[Le sport et ses valeurs]]. Paris: La dispute, 210p.&lt;br /&gt;
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*Busset, Thomas et Christophe Jaccoud, (2001). [[Sports en formes. Acteurs, contextes et dynamiques d&#039;institutionnalisation.]]Lausanne, Antipodes, 262p.&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
*Mendel, Gérard (1981) &#039;&#039;La crise des générations&#039;&#039;. Payot.&lt;br /&gt;
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*Meyer, S. (2009). &amp;quot;Gymnastique aux jeux nationaux&amp;quot; dans GYMlive.&lt;br /&gt;
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*Roy, P. (2004). [[Jeunesse et sport, transmission aux enfants des valeurs véhiculées par le sport]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Sirinelli, Jean-François (2007). [[Les baby-boomers: une génération 1945-69]]. Paris: Hachettes Litteratures, 323p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Terrail, Jean-Pierre (1995). &#039;&#039;La dynamique des générations.&#039;&#039; chez l&#039;harmattan&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Thomas, Raymond, (1996). [[Sociologie du sport]]. Paris: Presses universitaires de France, 127p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Viévard, L. (2006). [[Le sport: outil d&#039;intégration et de mixité]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quelques sites web en lien avec génération et valeurs sportives  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Lien intéressant menant à &#039;&#039;Conversation d&#039;avenir:génération y&#039;&#039; avec Jacques Attali (2007): http://www.publicsenat.fr/cms/video-a-la-demande/vod.html?idE=56124&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Voici un site qui répertorie quelques valeurs sportives: http://jeux.vaulx.lympiques.free.fr/citoyen.php Allez voir la rubrique &amp;quot;valeurs sportives&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Placement  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entrées surtout utilisées pour l&#039;article [[La place du parent au début d&#039;un processus de placement]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Jollien, A. (2002). Eloge de la faiblesse. Paris&amp;amp;nbsp;: Les Ed. du Cerf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Bass, Denise. &#039;&#039;Pour suivre les parents des enfants placés&#039;&#039; Ramonville-Saint-Agne, Érès, 1996. 283p.(livre disponoble à l&#039;IES, bibliothèque fermée pendant les vacances de Pàques, COTE: 362.73 POU, Mélanie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Bouchard, J.-M.; Pelchat, D.; Sorel, L.: Evaluation de l’enfant par les parents: stratégie de partenariat avec les intervenants. In: Kalubi, J.-C.; Michallet, B.; Korner-Bitensky, N.; Tétreault, S. (Eds.): Innovations, apprentissages &amp;amp;amp; réadaptations en déficience physique. Québec: IQ, 1998 (Julien)&lt;br /&gt;
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*Chrétien, Jacques. &#039;&#039;Les parents face à la séparation&amp;amp;nbsp;: le point de vue des parents dans les situations où leur enfant est orienté dans un dispositif de suppléance (internat ou famille d’accueil)&#039;&#039; Sauvegarde de l’enfance 56 (2)&amp;amp;nbsp;: 95-112, 2001. (revue disponible seulement depuis 2002, Vol: 57, Mélanie)&lt;br /&gt;
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*Durning, P. &amp;amp;amp; Chrétien, J. (2001). L’A.E.M.O en recherche, L’état des connaissances, l’état des questions, Vigneux sur Seine&amp;amp;nbsp;: Editions Matrice (Julien)&lt;br /&gt;
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*Gendreau, Gilles; Baillargeon, Louise; Bouchard, Pierre. &#039;&#039;Comprendre la collaboration éducateurs parents dans un contexte de placement.&#039;&#039; Prisme 3 (4)&amp;amp;nbsp;: 542-554, 1993. (non trouvé, toutefois Gendreau a écrit un ouvrage disponible à l&#039;IES qui pourrait nous intéresser dans le cadre de la problématique du partenariat: &amp;quot; Partager ses compétences entre parents, jeune en difficulté et éducateurs&amp;quot;, Montréal. Sciences et culture,1995. Mélanie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Lambert, Jean-Luc; Lambert Boite, Françoise. &amp;quot;Education familiale et handicap mental&amp;quot; . Fribourg&amp;amp;nbsp;: Editions Universitaires Fribourg Suisse, 1993. [[Utilisateur:Julien|Julien]]&lt;br /&gt;
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*Sakr, Zeina. &#039;&#039;Perception des parents de l’expérience de placement de leurs jeunes pour troubles de comportement sérieux.&#039;&#039; Montréal, Mémoire de maîtrise présenté à l’Université de Montréal, 1999. 109p. (non trouvé, Mélanie)&lt;br /&gt;
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*http://www.cedias.org/download/down/60996.pdf: Du parent dysqualifié, au parent citoyen. La fonction parentale entre droit et profession sociale. (diplôme supérieur en travail social, Université de Bretagne) Mélanie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Sellenet, Catherine. (2003) Droits des parents et déni des droits en matière d&#039;accueil et de soins à leur enfant. &#039;&#039;Empan&#039;&#039;, (49), 90-97 (Mélanie)&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
*Chatelanat, G.; Panchaud Mingrone, I.; Martini-Willemin, B.-M.: Le partenariat: une nouvelle façon de collaborer&amp;amp;nbsp;? In: Pédagogie Spécialisée, no 4, 2001, p. 6-13 (Julien)&lt;br /&gt;
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*Delens-Ravier, I. (2000). &#039;&#039;Le placement d&#039;enfant et les familles&#039;&#039;.Paris: Ed. Jeunesse et droit&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Abels-Eber, C. (2006). &#039;&#039;Pourquoi on nous a séparé? Récits de vie croisés: des enfants placés, des parents et des professionnels&#039;&#039;. Paris: Editions érès.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Goffin, T.&amp;amp;amp; Rabau, C. (1993). Partenariat à sens multiple. In &#039;&#039;Association francophone des Semi-Internats&#039;&#039;(pp.67-71). France: Equipage Editions&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Albarello L., Digneffe F, Hiernaux J.-P. et all, Pratiques et méthodes de recherche en sciences sociales, Armand Colin, Paris, 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quelques site web, plus particulièrement sur les parents d&#039;enfants handicapés (Camille)  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[http://www.ctnerhi.com.fr/fichiers/ouvrages/trajectoires_phase_III.pdf Le vécu des parents d’enfants handicapés]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[http://www.cairn.info/revue-dialogue-2002-3-page-99.htm Pour soutenir les parents d’enfant handicapé. Le groupe de parole ou le miroir renarcissisant]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[http://www.cairn.info/revue-dialogue-2001-2.htm Parentalité défaillante]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[http://www.fondationlou.com/?page=sem_intro Soutien aux parents autour du diagnostic du handicap]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[http://pagesperso-orange.fr/fcs78/Gpe%20parents%20Camsp%20article%20original.pdf Le groupe de parents d’enfants handicapés]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[http://www.moteurline.apf.asso.fr/ethique/documents/annonce_parentsAPF_une_ocr.pdf L’annonce du handicap, comment les parents l’ont vécumodèle:racine]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[http://www.technimediaservices.fr/NOUVEAUSITE/evenement/mainframe/gerimoc2006/interventions/8.ppt L’enfant handicapé, ses parents les soignants..]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er565/er565.pdf Appréciation des parents sur la prise en charge du handicap de leur enfant]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[http://www.erudit.org/revue/smq/1985/v10/n1/030266ar.pdf Les parents d’un enfant handicapé]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Maltraitance  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Dallaire Y.(2002). &#039;&#039;La violence faite aux hommes: une réalité taboue et complexe&#039;&#039;. Québec:Option Santé. &lt;br /&gt;
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*Perrone R.- Nannini M. (1995). &#039;&#039;Violence et abus sexuels dans la famille&#039;&#039;. ESF &lt;br /&gt;
*Torrent S.(2001). &#039;&#039;L&#039;homme battu: un tabou au coeur du tabou.&#039;&#039; Québec: Option Santé. &lt;br /&gt;
*Welzer-Lang D. (1997). &#039;&#039;Les violences masculines domestiques. Un oubli de la sociologie de la famille&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bientraitance  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Desmet H, Pourtois J.P., &amp;quot;Culture et bientraitance&amp;quot;, De Boeck Université, 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Maltraitance des jeunes en prison  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Aeby, S. &amp;amp;amp; Chloé MEIER &amp;quot;Evolution des conditions de détention, dans les prisons préventives genevoises&amp;quot;,Travail de recherche effectué dans le cadre de la formation INTEREC de L&#039;INSTITUTION D&#039;ETUDES SOCIALES de Genève, mars 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Amnesty International, &amp;quot;Enfants torturés,des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. Rapport annuel 2000&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Amnesty International, &amp;quot;Les mauvais traitments dans les centres de détentions et autres institutions&amp;quot;. AGIR, www.amnesty.asso.fr.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Bonin Y., &amp;quot;Enfants et prison&amp;quot;, Eshel Editions, 1990.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Droits de l&#039;enfant en prison&amp;amp;nbsp;: situation des mineurs detenus a Gva&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Geert Cappelaere, &amp;quot;enfants priv; de liberte&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Mineurs: la fin de la prison?&amp;quot; dans Les cahiers d&#039;action juridique n°66, avril 1989&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Observatoire internationale des prisons, (1998) &amp;quot;Enfants en prison&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Richard, Alexandra, &amp;quot;Une solution latine pour la délinquance juvénile.&amp;quot; Swissinfo, 27.09.05&lt;br /&gt;
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		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
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		<updated>2014-01-14T14:04:57Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Pionniers de l&amp;#039;intégration scolaire */&lt;/p&gt;
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&lt;br /&gt;
Montandon, Cléopâtre (1978), Naissance des relations entre justice et psychiatrie à Genève, &#039;&#039;Revue trimestrielle d&#039;histoire de la médecin et des sciences sociales&#039;&#039;, vol. 35, 1978 Riesen, Alain, (1981), La naissance de l&#039;institution psychiatrique pour &amp;quot;aliénés&amp;quot; à Genève au 19e siècle et la problématique de l&#039;internement, &#039;&#039;Les cahiers médico-sociaux, Genève, No2, p.97-19.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
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Neil, A.-S. (1970). &#039;&#039;Libres enfants de Summerhill&#039;&#039;, Paris: Librairie François Maspero.(voir [[Résumé de l&#039;ouvrage Libres enfants de Summerhill|résumé]])&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Riesen, A. (1981). La naissance de l&#039;insitution pour &amp;quot;aliénés&amp;quot; à Genève au 19 ème siècle et la problématique de l&#039;internement.&#039;&#039;Les cahiers médicao-sociaux, Genève, n°2, p.97-109.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Riesen, A.Témoignage, 30 novembre 2011 (voir: [[Résumé|réponse à la quatrième question]])&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Revue contestataire Tout Va Bien (mensuelle de 1972 à 1978, hebdomadaire de 1978 à 1983) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rey-Bellet, P., Bardet Blochet, A., Ferrero, F (2010), Hospitalisation non volontaires à Genève: la liberté sous contrainte?, &amp;quot;Schweizer archiv für neurologie und psychiatrie&amp;quot;, No3, p.90-9 &lt;br /&gt;
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Scheuchzer, C. (1991), Dans l’aventure du non, la parole ([[Résumé_film_de_Catherine_Scheuchzer|résumé du Film]]). &lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ouvrages 2010-2011  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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Chauvière, M. (1980). L&#039;enfance inadaptée: l&#039;héritage de Vichy. Paris: Les Editions ouvrières. &lt;br /&gt;
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Chercheurs du CTNRHI (1982). Comme les autres ce sont des enfants: L&#039;intégration individuelle des jeunes handicapés en classes ordinaires. Paris: Les publications du CTNRHI. &lt;br /&gt;
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Heller, G., Pahud, C. Brossy, C. Avvanzino, P. (2004). La passion d’éduquer. Lausanne&amp;amp;nbsp;: EESP. &lt;br /&gt;
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Morard, Annick, De l&#039;émigré au déraciné&amp;amp;nbsp;: la &amp;quot;jeune génération&amp;quot; d&#039;écrivains russes à Paris, entre identité et esthétique (1920-1940), Lausanne, L&#039;Âge d&#039;Homme (à paraître 2010) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Perrig-Chiello, P. Höpfinger, F. Suter, C. (2009). Génération-structures et relations. Rapports «&amp;amp;nbsp;Générations en Suisse&amp;amp;nbsp;». Zurich, Genève&amp;amp;nbsp;: Seismo. &lt;br /&gt;
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Sirinelli, Jean-François (2007). Les baby-boomers: une génération 1945-1969. Paris: Hachettes, Littératures. &lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
Bulletin de l&#039;Association genevoise de parents de handicapés mentaux (1970-1980). Enfant limités...Amour illimité! Genève. J.A. 1200 Genève &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Evaluation de la situation des personnes handicapées au Luxembourg: Plan d&#039;action en faveur des personnes handicapées.(1997)http://www.info-handicap.lu/index2.php?option=com_docman&amp;amp;amp;task=doc_view&amp;amp;amp;gid=36&amp;amp;amp;Itemid=26 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Wikipedia. Années 1970 et 1980. http://en.wikipedia.org/wiki/1970s ethttp://fr.wikipedia.org/wiki/Ann%C3%A9es_1980 &lt;br /&gt;
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Wolfensberger, W. (1991). La valorisation des rôles sociaux. Genève: Editions des Deux Continents. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pionniers de l&#039;intégration scolaire  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Arrêté du Conseil d&#039;Etat (1994). Liste des membres de la commission extra-parlementaire connsultative de l&#039;intégration scolaire des handicapés. Genève &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Article 4 de la loi sur l&#039;instruction publique, Nouvelle teneur dès le 15.08.1987, Genève &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Beck, M.-L. (9 février 1979). [[Motion concernant l&#039;intégration des jeunes handicapés, M32]]. Genève &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Boggio, Y., directeur d&#039;Evaluenda &amp;amp;amp; Dandelot, M. directeur pédagogique du DIP-OMP, Fonctionnement de l’enseignement spécialisé, rapport final, 31.01.10, Genève &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Boissard, G. (19 novembre 1991). Commission d&#039;intégration (historique). Genève. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Champy, P., &amp;amp;amp; Étévé,C. (Eds.) (1998). Dictionnaire encyclopédique de l&#039;éducation et de la formation. Nathan Université. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Chatelanat, G. (2003). [[Résumé du chapitre:|Résumé du chapitre: &amp;quot;la notion de partenariat en éducation spéciale&amp;quot;]]. In G. Chatelanat et G. Pelgrims (Eds). Éducation et enseignement spécialisés: ruptures et intégrations. Bruxelles: De Boeck Université &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Commission de l&#039;enseignement et de l&#039;éducation (31 octobre 1979). Rapport sur la [[Motion concernant l&#039;intégration des jeunes handicapés, M32]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Coup d’œil, «&amp;amp;nbsp;les personnes handicapées dans le canton de Genève&amp;amp;nbsp;», 22.12.2009, office cantonale de la statistique &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Débat sur la proposition de la motion de Marie-Laure Beck, la M-32 (séance du 9 mars 1979). Intervenants: Marie-Laure Beck, Roland Vuataz, Olivier Vodoz, André Chavanne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Débat sur le rapport du Conseil d&#039;Etat sur la motion de Marie-Laure Beck, M32 (séance du 4 décembre 1980). Intervenants: Marie-Laure Beck, Jacques-Simon Eggly, André chavanne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Débat sur le rapport de la commission de l&#039;enseignement et de l&#039;éducation sur la M32 (séance du 7 décembre 1979). Intervenants: Marie-Laure Beck, Simone Martin, Aliette Aubert, André Chavanne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Enseignement spécialisé - Etat de Genève, intégration et suivi des enfants handicapés, consulté le 05.06.10, dans http://www.ge.ch/enseignement_public/enseignement_specialise.asp &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Houssaye, J. (1994). [[Quinze Pédagogues, Leur influence aujourd&#039;hui.]]. Paris: Armand Colin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Illich, Y. (1971). Une société sans école. Paris: Seuil (Résumé d&#039;[[Articles web sur Ivan Illich]] ) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Krsteva, B., &amp;amp;amp; Schaer, M. (2001). [[« Il était une fois… un enfant pas comme les autres ! », Travail d’immersion en communauté sur les enfants autistes]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Legendre, R. (2005). Dictionnaire actuel de l&#039;éducation, Guérin Éditeur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Liste des associations, fondations service et institutions genevois concernant l&#039;éducation spéciale, octobre 1987 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Oestricher, Ch., Vaney, L., Bouchardy, E., Premier rapport de la commission &amp;quot;intégration&amp;quot; de l&#039;APAH, janvier 1991 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Oury, F., &amp;amp;amp; Vasquez, A. (1967). [[Vers une pédagogie institutionnelle?]]. Paris: Librairie François Maspero. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Projet de loi modifiant la loi sur l&#039;instruction publique, 28.08.1985, Genève &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Rapport du Conseil d&#039;Etat sur la motion de Marie-Laure Beck, la M-32 (19 novembre 1980) à Genève. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Rapport de la commission de l&#039;enseignement et de l&#039;éducation chargée d&#039;étudier le projet de loi modifiant la loi sur l&#039;instruction publique (Intégration), 17.09.1986, Genève &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Rapport de la commission de l&#039;enseignement et de l&#039;éducation chargée d&#039;examiner la motion de Mme Marie-Laure Beck concernant l&#039;intégration des jeunes handicapés, M32 (31 octobre 1979). Genève. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Tschoumi, J.-A., &amp;amp;amp; al. (1992).[[Une certaine idée de l&#039;école.]]. Neuchâtel: Communications. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
== Génération et valeurs sportives  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Attali, Michaël (ed.) (2004). [[Le sport et ses valeurs]]. Paris: La dispute, 210p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Bauer D., (1994). [[Valeurs du moment, valeurs à transmettre]]. Centre de recherche pour l&#039;étude et l&#039;observation des conditions de vie, http://www.credoc.fr/pdf/4p/084.pdf.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Busset, Thomas et Christophe Jaccoud, (2001). [[Sports en formes. Acteurs, contextes et dynamiques d&#039;institutionnalisation.]]Lausanne, Antipodes, 262p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Chauvel, Louis (1998) &#039;&#039;Le destin des générations&#039;&#039;, Puf.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Deliguieres, D. et Duret, P. (1989). &amp;quot; Valeurs physique et grandeur morale&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Mead, Margaret (1979) &#039;&#039;Le fossé des générations&#039;&#039;, Denoël.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Mendel, Gérard (1981) &#039;&#039;La crise des générations&#039;&#039;. Payot.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Meyer, S. (2009). &amp;quot;Gymnastique aux jeux nationaux&amp;quot; dans GYMlive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Philotozzi, (2008). [[La transmission et l&#039;individualisme contemporain]], Colloque sur la périnatalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Roy, P. (2004). [[Jeunesse et sport, transmission aux enfants des valeurs véhiculées par le sport]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Sirinelli, Jean-François (2007). [[Les baby-boomers: une génération 1945-69]]. Paris: Hachettes Litteratures, 323p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Terrail, Jean-Pierre (1995). &#039;&#039;La dynamique des générations.&#039;&#039; chez l&#039;harmattan&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Thomas, Raymond, (1996). [[Sociologie du sport]]. Paris: Presses universitaires de France, 127p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Viévard, L. (2006). [[Le sport: outil d&#039;intégration et de mixité]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quelques sites web en lien avec génération et valeurs sportives  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Lien intéressant menant à &#039;&#039;Conversation d&#039;avenir:génération y&#039;&#039; avec Jacques Attali (2007): http://www.publicsenat.fr/cms/video-a-la-demande/vod.html?idE=56124&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Voici un site qui répertorie quelques valeurs sportives: http://jeux.vaulx.lympiques.free.fr/citoyen.php Allez voir la rubrique &amp;quot;valeurs sportives&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Placement  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entrées surtout utilisées pour l&#039;article [[La place du parent au début d&#039;un processus de placement]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Jollien, A. (2002). Eloge de la faiblesse. Paris&amp;amp;nbsp;: Les Ed. du Cerf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Bass, Denise. &#039;&#039;Pour suivre les parents des enfants placés&#039;&#039; Ramonville-Saint-Agne, Érès, 1996. 283p.(livre disponoble à l&#039;IES, bibliothèque fermée pendant les vacances de Pàques, COTE: 362.73 POU, Mélanie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Bouchard, J.-M.; Pelchat, D.; Sorel, L.: Evaluation de l’enfant par les parents: stratégie de partenariat avec les intervenants. In: Kalubi, J.-C.; Michallet, B.; Korner-Bitensky, N.; Tétreault, S. (Eds.): Innovations, apprentissages &amp;amp;amp; réadaptations en déficience physique. Québec: IQ, 1998 (Julien)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Chrétien, Jacques. &#039;&#039;Les parents face à la séparation&amp;amp;nbsp;: le point de vue des parents dans les situations où leur enfant est orienté dans un dispositif de suppléance (internat ou famille d’accueil)&#039;&#039; Sauvegarde de l’enfance 56 (2)&amp;amp;nbsp;: 95-112, 2001. (revue disponible seulement depuis 2002, Vol: 57, Mélanie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Durning, P. &amp;amp;amp; Chrétien, J. (2001). L’A.E.M.O en recherche, L’état des connaissances, l’état des questions, Vigneux sur Seine&amp;amp;nbsp;: Editions Matrice (Julien)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Delens-Ravier, Isabelle. &#039;&#039;Le placement d’enfants et les familles&amp;amp;nbsp;: recherche qualitative sur le point de vue de parents d’enfants placés.&#039;&#039; Liège, Éditions Jeunesse et Droit, 2001. 172p. (non trouvé, Mélanie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Gendreau, Gilles; Baillargeon, Louise; Bouchard, Pierre. &#039;&#039;Comprendre la collaboration éducateurs parents dans un contexte de placement.&#039;&#039; Prisme 3 (4)&amp;amp;nbsp;: 542-554, 1993. (non trouvé, toutefois Gendreau a écrit un ouvrage disponible à l&#039;IES qui pourrait nous intéresser dans le cadre de la problématique du partenariat: &amp;quot; Partager ses compétences entre parents, jeune en difficulté et éducateurs&amp;quot;, Montréal. Sciences et culture,1995. Mélanie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Lambert, Jean-Luc; Lambert Boite, Françoise. &amp;quot;Education familiale et handicap mental&amp;quot; . Fribourg&amp;amp;nbsp;: Editions Universitaires Fribourg Suisse, 1993. [[Utilisateur:Julien|Julien]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Pellé, Arlette. &#039;&#039;Le placement familial&amp;amp;nbsp;: les ruptures qui précèdent la séparation (p.23-29)&#039;&#039;. Dans Ruptures et consentements (La Lettre du Grappe; 44). Ramonville-Saint-Agne, Érès, 2001. 98p. (non trouvé, toutefois elle a écrit un autre ouvrage qui pourrait nous intéresser et qui est disponible à l&#039;IES: &amp;quot;Pour-suivre les parents des enfants placés&amp;quot;, Mélanie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Poirier, Marie-Andrée. &#039;&#039;Le maintien des liens entre l’enfant placé et ses parents&amp;amp;nbsp;: analyse critique de travaux de recherche.&#039;&#039; Revue canadienne de service social 15 (1)&amp;amp;nbsp;: 9-23, 1998. (non trouvé)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Sakr, Zeina. &#039;&#039;Perception des parents de l’expérience de placement de leurs jeunes pour troubles de comportement sérieux.&#039;&#039; Montréal, Mémoire de maîtrise présenté à l’Université de Montréal, 1999. 109p. (non trouvé, Mélanie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Sellenet, Catherine. &#039;&#039;Enfants placés, parents en mal d’oubli.&#039;&#039; L’École des parents (5)&amp;amp;nbsp;: 38-43, 1994. (non trouvé, Mélanie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Vachon, Jacques; Gauthier, Jean; Labrèche, Jacqueline. &#039;&#039;Les parents face au placement&#039;&#039;. Montréal, CSSMM/Université de Sherbrooke, 1978. (non trouvé, Mélanie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*http://www.cedias.org/download/down/60996.pdf: Du parent dysqualifié, au parent citoyen. La fonction parentale entre droit et profession sociale. (diplôme supérieur en travail social, Université de Bretagne) Mélanie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Sellenet, Catherine. (2003) Droits des parents et déni des droits en matière d&#039;accueil et de soins à leur enfant. &#039;&#039;Empan&#039;&#039;, (49), 90-97 (Mélanie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Chatelanat, G.(2003). La notion de partenariat en éducation spéciale. In G. Chatelanat &amp;amp;amp; G. Pelgrims (Eds.), &#039;&#039;Education et enseignement spécialisés: ruptures et intégrations&#039;&#039; (pp.171-193). Bruxelles: De Boeck (Mélanie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Chatelanat, G.; Panchaud Mingrone, I.; Martini-Willemin, B.-M.: Le partenariat: une nouvelle façon de collaborer&amp;amp;nbsp;? In: Pédagogie Spécialisée, no 4, 2001, p. 6-13 (Julien)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Bibliographie&amp;diff=13188</id>
		<title>Bibliographie</title>
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		<updated>2014-01-14T14:02:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Ouvrages 2013-14 */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Ouvrages 2013-14 == &lt;br /&gt;
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* Cooper, D. (1970). &#039;&#039;Psychiatry et anti-Psychiatry.&#039;&#039; Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
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* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Fernand_Deligny Deligny, F]. Les vagabonds efficaces -&amp;gt; [[Les vagabonds efficaces (Fernand Deligny)|Résumé]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Freinet, C. Pour l&#039;école du peuple (1969) → [[Pour l&#039;école du peuple (Célestin Freinet)|Résumé]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Foucault, M. Naissance de la Clinique (1963) -&amp;gt; [[Naissance de la Clinique : Foucault M.|Résumé]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Index|Illitch, Y.]] Une société sans école (1971) -&amp;gt; [[Une société sans école|Résumé]]&lt;br /&gt;
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* Neil, A.S.  Libres enfants de Summerhill -&amp;gt; [[Libres enfants de Summerhill (Neill)|Résumé]]&lt;br /&gt;
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* Oury F.&lt;br /&gt;
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* Szasz, T. [[Résumé :Le mythe de la maladie mentale (1975)]]&lt;br /&gt;
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== Ouvrages 2012-13 ==&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
*Mead, Margaret (1979) &#039;&#039;Le fossé des générations&#039;&#039;, Denoël.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Mendel, Gérard (1981) &#039;&#039;La crise des générations&#039;&#039;. Payot.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Meyer, S. (2009). &amp;quot;Gymnastique aux jeux nationaux&amp;quot; dans GYMlive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Philotozzi, (2008). [[La transmission et l&#039;individualisme contemporain]], Colloque sur la périnatalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Roy, P. (2004). [[Jeunesse et sport, transmission aux enfants des valeurs véhiculées par le sport]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Sirinelli, Jean-François (2007). [[Les baby-boomers: une génération 1945-69]]. Paris: Hachettes Litteratures, 323p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Terrail, Jean-Pierre (1995). &#039;&#039;La dynamique des générations.&#039;&#039; chez l&#039;harmattan&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
=== Quelques sites web en lien avec génération et valeurs sportives  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Lien intéressant menant à &#039;&#039;Conversation d&#039;avenir:génération y&#039;&#039; avec Jacques Attali (2007): http://www.publicsenat.fr/cms/video-a-la-demande/vod.html?idE=56124&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Voici un site qui répertorie quelques valeurs sportives: http://jeux.vaulx.lympiques.free.fr/citoyen.php Allez voir la rubrique &amp;quot;valeurs sportives&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Placement  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entrées surtout utilisées pour l&#039;article [[La place du parent au début d&#039;un processus de placement]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Jollien, A. (2002). Eloge de la faiblesse. Paris&amp;amp;nbsp;: Les Ed. du Cerf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Bass, Denise. &#039;&#039;Pour suivre les parents des enfants placés&#039;&#039; Ramonville-Saint-Agne, Érès, 1996. 283p.(livre disponoble à l&#039;IES, bibliothèque fermée pendant les vacances de Pàques, COTE: 362.73 POU, Mélanie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
*Chrétien, Jacques. &#039;&#039;Les parents face à la séparation&amp;amp;nbsp;: le point de vue des parents dans les situations où leur enfant est orienté dans un dispositif de suppléance (internat ou famille d’accueil)&#039;&#039; Sauvegarde de l’enfance 56 (2)&amp;amp;nbsp;: 95-112, 2001. (revue disponible seulement depuis 2002, Vol: 57, Mélanie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
*Gendreau, Gilles; Baillargeon, Louise; Bouchard, Pierre. &#039;&#039;Comprendre la collaboration éducateurs parents dans un contexte de placement.&#039;&#039; Prisme 3 (4)&amp;amp;nbsp;: 542-554, 1993. (non trouvé, toutefois Gendreau a écrit un ouvrage disponible à l&#039;IES qui pourrait nous intéresser dans le cadre de la problématique du partenariat: &amp;quot; Partager ses compétences entre parents, jeune en difficulté et éducateurs&amp;quot;, Montréal. Sciences et culture,1995. Mélanie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Lambert, Jean-Luc; Lambert Boite, Françoise. &amp;quot;Education familiale et handicap mental&amp;quot; . Fribourg&amp;amp;nbsp;: Editions Universitaires Fribourg Suisse, 1993. [[Utilisateur:Julien|Julien]]&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
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*[http://www.ctnerhi.com.fr/fichiers/ouvrages/trajectoires_phase_III.pdf Le vécu des parents d’enfants handicapés]&lt;br /&gt;
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*[http://www.cairn.info/revue-dialogue-2002-3-page-99.htm Pour soutenir les parents d’enfant handicapé. Le groupe de parole ou le miroir renarcissisant]&lt;br /&gt;
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*[http://www.cairn.info/revue-dialogue-2001-2.htm Parentalité défaillante]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[http://www.fondationlou.com/?page=sem_intro Soutien aux parents autour du diagnostic du handicap]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[http://pagesperso-orange.fr/fcs78/Gpe%20parents%20Camsp%20article%20original.pdf Le groupe de parents d’enfants handicapés]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[http://www.moteurline.apf.asso.fr/ethique/documents/annonce_parentsAPF_une_ocr.pdf L’annonce du handicap, comment les parents l’ont vécumodèle:racine]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[http://www.technimediaservices.fr/NOUVEAUSITE/evenement/mainframe/gerimoc2006/interventions/8.ppt L’enfant handicapé, ses parents les soignants..]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er565/er565.pdf Appréciation des parents sur la prise en charge du handicap de leur enfant]&lt;br /&gt;
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*[http://www.erudit.org/revue/smq/1985/v10/n1/030266ar.pdf Les parents d’un enfant handicapé]&lt;br /&gt;
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== Maltraitance  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Dallaire Y.(2002). &#039;&#039;La violence faite aux hommes: une réalité taboue et complexe&#039;&#039;. Québec:Option Santé. &lt;br /&gt;
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*Desmet H, Pourtois J.P., &amp;quot;Culture et bientraitance&amp;quot;, De Boeck Université, 2005.&lt;br /&gt;
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*Amnesty International, &amp;quot;Enfants torturés,des victimes trop souvent ignorées&amp;quot;. Rapport annuel 2000&lt;br /&gt;
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*Bonin Y., &amp;quot;Enfants et prison&amp;quot;, Eshel Editions, 1990.&lt;br /&gt;
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*Rubin Anne, &amp;quot;La détention des mineurs, un casse-tête suisse&amp;quot;. Swissinfo 2.12.03&lt;br /&gt;
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*http://www.swiss-paediatrics.org/paediatrica/vol11/n3/prot_enfance-fr.htm&lt;br /&gt;
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*http://www.medical-tribune.ch/francais/info_medicales/tm_49_11.php&lt;br /&gt;
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*http://www.geneve.ch/cepp/doc/rapport_maltraitance/Rapport_allege_Maltraitance.pdf&lt;br /&gt;
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*[[Gavillet&amp;amp;Grandrieux, Laurence&amp;amp;Véronique (2006) Ne touche pas à tes vieux, regards sur la maltraitance familiale des personnes âgées. Genève: IES Editions|Gavillet&amp;amp;amp;Grandrieux, Laurence&amp;amp;amp;Véronique (2006) Ne touche pas à tes vieux, regards sur la maltraitance familiale des personnes âgées. Genève: IES Editions]]&lt;br /&gt;
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*[[Yves Geneste (2004). Silence on frappe, De la maltraitance à la bientraitance des personnes âgées: Imagine]]&lt;br /&gt;
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*Amnistie, Journal d&#039;action pour les droits humains, janvier 2006.&lt;br /&gt;
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*Bretonnière-Fraysse et al. (2001). &#039;&#039;[[De la violence conjugale à la violence parentale]]&#039;&#039;. Eres.&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
*Thérapie Familiale 1995, Vol. 16 no 3.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Thérapie Familiale 1999, Vol. 20 no 4.&lt;br /&gt;
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*Thérapie Familiale 2000, Vol. 21, no 4.&lt;br /&gt;
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*Thérapie Familiale 2001, Vol. 22 no 4.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Torrent S. (2001). L\u2019homme battu, un tabou au c\u0153ur du tabou. Québec: Option Santé. [http://home.etu.unige.ch/~maneira4/fiche%20de%20lecture%20homme%20battu.pdf Résumé du livre ]&lt;br /&gt;
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*http://www.geneve.ch/egalite/doc/brochure-violence-2004.pdf&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
== Délinquance  ==&lt;br /&gt;
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*Stettler, M. (1986) Avant-projet de la loi fédérale concernant la condition pénale des mineurs et rapport explicatif. Bern&amp;amp;nbsp;: Département fédéral de justice et police&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Zermatten, J. (2003). La Loi fédérale régissant la condition pénale des mineurs. Working report. Institut international des droits de l&#039;enfant. [Version électronique]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
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		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Histoire_des_droits_de_la_personne:_entre_luttes_des_usagers_et_politiques_institutionnelles_1960-1980&amp;diff=13178</id>
		<title>Histoire des droits de la personne: entre luttes des usagers et politiques institutionnelles 1960-1980</title>
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		<updated>2014-01-14T13:07:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Revue de la littérature */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Histoire des droits de la personne: entre luttes des usagers et politiques institutionnelles 1960-1980 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Introduction ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les années 1960-1980 sont des années de grandes transformations culturelles et sociales avec 1968, une année charnière qui deviendra l&#039;emblème de la contestation portant les valeurs d&#039;une génération, celle du baby-boom. Aujourd&#039;hui l&#039;histoire de cette contestation demande à être comprise dans un temps plus vaste d&#039;un avant, pendant et après Mai 68. Certes, on peut faire remonter la question des droits de la personne à la [http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9claration_des_droits_de_l%27homme_et_du_citoyen_de_1789 Déclaration des droits de l&#039;hommes et du citoyen] comme une matrice générative d&#039;autres conventions, déclarations et droits. Or, il semblerait que le mouvement de contestation des années 1960-1980 ait poussé plus loin l&#039;exigence démocratique en partant de revendication de populations, elles-mêmes, se sentant non respectées comme des personnes ; notamment les femmes, les détenus, les patients psychiatriques (&amp;quot;[[Droits_des_patients_psychiatriques#Lois_sur_la_psychiatrie|Loi Basaglia]]&amp;quot;), les handicapés (charte de l&#039;[http://fr.wikipedia.org/wiki/ONU ONU] datant de 1975) et les enfants ([http://www.unicef.ch/sites/default/files/attachements/convention_relative_aux_droits_de_lenfant.pdf Convention relative aux droits de l’enfant]). De nouveaux droits liés à l&#039;éthique se sont développés dès les années 1970 autour du respect de la volonté des mourants, avec la pratique des directives anticipées, et plus largement des droits des patients à être traités dans la dignité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certes, on pourrait rattacher cette histoire à une pré-histoire reliée à d&#039;autres courants comme, par exemple pour les enfants celui de l&#039;éducation nouvelle dont le pédagogue [http://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9lestin_Freinet Célestin Freinet] en est l&#039;un des fondateurs, et des expériences pédagogiques démocratiques comme celles des écoles nouvelles à la campagne, communautés d&#039;enfants (république d&#039;enfants, Cité d&#039;enfants, village d&#039;enfants). [[Libres enfants de Summerhill (Neill)|Summerhill]] incontestablement sera LE modèle de la seconde moitié du 20e siècle, mais aussi l&#039;expérience de [http://fr.wikipedia.org/wiki/Fernand_Deligny Fernand Deligny] et de communautés thérapeutiques telles que Boulens en Suisse romande [[http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Résumé_film_de_Catherine_Scheuchzer]]. Des racines ainsi plus lointaines peuvent être vues dans la &amp;quot;protection de l&#039;enfance&amp;quot; qui voit déjà en 1924  une convention [http://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/images/f/fb/Declaration-geneve.pdf &amp;quot;Convention de Genève&amp;quot;] dite prémice lointaine de la [http://www.unicef.ch/sites/default/files/attachements/convention_relative_aux_droits_de_lenfant.pdf Convention relative aux droits de l&#039;enfant] en 1989. Il en va de même avec l&#039;histoire des femmes qui revendiquent le droit de vote depuis le 19e siècle (les suffragettes). Or, nous nous attacherons essentiellement à circonscrire une histoire se déroulant pendant une vingtaine d&#039;années autour de nouvelles revendications qui ont pu porter sur des micro-éléments (&amp;quot;petits trucs&amp;quot;, &amp;quot;micro-conflictualités&amp;quot;, petits événements de la vie quotidienne, cas particulier), mais qui sont à rattacher à un &amp;quot;esprit d&#039;un temps&amp;quot; contestataire de la hiérarchie, des pouvoirs constitués (des patrons, des médecins, des &amp;quot;supposés savoirs&amp;quot; notamment) dans une perspective libertaire (liberté de sortir de l&#039;hôpital psychiatrique, liberté d&#039;user de son corps, liberté de sexualité en prison, liberté de parole, de choix, de décision...) et d&#039;exigence de sa réalisation (utopique?) par des actions et manifestations politiques face aux violences institutionnelles (portes fermées, nudité imposée, horaire imposé, cure de sommeil et électrochocs imposés, contention, viol, avortement clandestin, etc.). Peut-on alors y voir une expression de revendication des droits de la personne (autodétermination, autonomie, intégrité, dignité) qui sous-tendrait des droits portant sur un objet particulier (à l&#039;instruction, au salaire égal, à l&#039;avortement, à une &amp;quot;vie comme tout le monde&amp;quot;, à consulter son dossier individuel, aux parloirs sexuels, etc.) ? Ce sera une des questions auxquelles cherchera à répondre cet ouvrage. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un certain nombre de notions et de valeurs démocratiques et libertaires semblent parcourir une histoire longue (du 18e au 21e siècle) avec des incarnations plus ou moins denses selon les périodes. Celles envisagées dans les droits de la personnes pendant la période 1960-1980 s&#039;incarnent dans la liberté certes (valeur première de la Déclaration des droits de l&#039;homme et du citoyen), mais aussi la créativité, l&#039;innovation, la contestation valorisant l&#039;individu et son autonomie, mais aussi le collectif comme matrice créatrice, avec un souci du respect de la différence (une reconnaissance) mais aussi du groupe comme porteur de revendications, un ancrage dans la vie quotidienne et une volonté d&#039;universalisme. La culture contestataire est-elle monolithique ou multiple? Est-elle aussi traversée par des contradictions, des paradoxes: on prône une liberté individuelle dans un carcan idéologique, la lutte est collective pour des droits individuels?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La recherche a abouti à l&#039;écriture de six articles, introduits et conclus par des textes rédigés en communs, qui tous viseront à mieux saisir qui sont les acteurs/trices (intégrés dans un mouvement de revendication ou un courant idéologique contestataire), leurs actions dans l&#039;expérience quotidienne de leurs luttes pour les droits de l&#039;individu et/ou de la personne, les valeurs prônées, les objectifs atteints ou non pour faire valoir les droits des personnes placées dans des institutions dites alors &amp;quot;totalitaires&amp;quot;, tout en cherchant à mieux définir ce que signifient ces droits dans le quotidien institutionnel et personnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le travail de cette &amp;quot;communauté de recherche&amp;quot; vise aussi à repérer les ouvrages de références qui ont marqué les acteurs/trices de cette période, des intellectuels ([[Basaglia]], [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault Foucault], [[Une_ société sans école|Illitch]], [http://fr.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Goffman] entre autres penseurs, parfois utopistes voir visionnaires, ainsi que, suivant la méthode prônée par Michel Foucault dans son ouvrage &#039;&#039;Histoire de la clinique&#039;&#039; notamment, à questionner les faits, à interroger le système, autrement dit à &amp;quot;déconstruire&amp;quot; la réalité pour comprendre les enjeux du pouvoir qui ont traversé les luttes de promotion des droits de la personne dans des champs différents, mais relevant tous d&#039;un rapport entre un pouvoir qui désigne et un individu-objet dont on attend la soumission. Ces ouvrages montrent que les mouvements de contestation se font dans tous les pays ; par exemple, en ce qui concerne l&#039;anti-psychiatrie, les critiques ont eu lieu en Italie avec [[Basaglia]] mais également aux États-Unis avec Goffman. Ainsi que ce soit le pédagogue et l&#039;élève  &amp;quot;difficile&amp;quot;, déviant, handicapé, le médecin et le patient désigné, le juge qui désigne les degrés de culpabilité d&#039;un &amp;quot;coupable&amp;quot; ou l’État qui décide de la responsabilité civique ou non des femmes (et des jeunes), partout se modèlent et se modulent des relations différentes à l&#039;intérieur d&#039;une structure hiérarchique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des acteurs/actrices seront interrogés afin de mieux saisir leur engagement, les valeurs qu&#039;ils ont prônées, la conscience qu&#039;ils ont eu de déstabiliser le pouvoir médical, l&#039;institution totalitaire, pour des alternatives dont on interrogera leur devenir subversif: communautés d&#039;enfants, communautés thérapeutiques en milieu psychiatrique, en milieu carcéral (notamment la Pâquerette à Genève) et plus généralement dans l&#039;éducation spécialisée. Mais c&#039;est fondamentalement la question de la revendication des droits de la personne qui sera l&#039;objet de ce questionnement. Il s&#039;agira dans un premier temps de mieux comprendre ce qui différencie les droits de la personne, des droits de l&#039;homme érigés au 18e siècle, et de comprendre les enjeux des luttes pour voir émerger ces &amp;quot;nouveaux&amp;quot; droits et les formes qu&#039;ils ont prises: droit à la parole, droit de sortie, droit à l&#039;avortement, droit à consulter son dossier médical, etc...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au moyen de cinq questions ouvertes, il s&#039;agit de récolter leurs témoignages afin de mieux comprendre les ressorts de leur engagement (politique, idéologique, éthique), les événements qui ont marqué cette période 1960-1980, les mobiles des acteurs/trices. [[http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Questions_pour_les_entretiens]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fondamentalement, c&#039;est à une réflexion sur la construction de la réalité que cet ouvrage invite, celle de la maladie, de la déviance, de la différence, mais aussi à celle des relations entretenues avec des personnes qui sont stigmatisées (handicapées, psychiatrisées, détenues, patients) et/ou placées dans une catégorie sociale dépendante (la femme non-citoyenne, dépendante de l&#039;homme, l&#039;enfant de ses parents). L&#039;institution réifie l&#039;individu et lui fait perdre ses droits et c&#039;est donc bien une volonté de récupérer une place d&#039;acteur, de prendre la parole, de donner haut et fort son avis qui va mobiliser les acteurs des luttes, en particulier dans l&#039;après 68. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est aussi &#039;&#039;in fine&#039;&#039; un questionnement sur l&#039;histoire et ses changements, lesquels demandent à s&#039;interroger sur la place accordée, dans le temps, aux personnes en difficultés quelles qu&#039;elles soient et sur la nécessité dans le domaine des droits de la personne à rester vigilant afin de ne pas perdre ce qui a été acquis parfois de haute lutte et d&#039;étendre encore les valeurs sur lesquelles ils reposent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Revue de la littérature ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La &amp;quot;matrice générative&amp;quot; des droits de la personne est bien la Déclaration des droits de l&#039;homme et du citoyen : une &amp;quot;matrice&amp;quot; juridique à partir de laquelle vont se développer d&#039;autres droits, règlementations et conventions. Pour couvrir les différents champs de la réalité sociale qui ont été touchés par la créativité des acteur/trice/s (qu&#039;ils aient été des militant/e/s ou des réformateur/trice/s) particulièrement active dans les années 1960-1980 et les changements opérés, il est nécessaire de se référer aux auteur/e/s qui, autant dans le champ du handicap, des patients de l&#039;hôpital, des usagers de la psychiatrie, des détenus, des [[Droits_des_enfants|enfants]] et des femmes, ont proposé des approches nouvelles, des concepts voire des pratiques novatrices.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certes, il n&#039;y a pas un moment particulier où commencerait une lutte pour les droits de la personne. Cette question s&#039;inscrit dans une histoire longue de la constitution des droits, de la &amp;quot;fabrication&amp;quot; de l&#039;individu, de la conception de la personne comme être sensible, consciente d&#039;elle-même. Il en va de même pour des pratiques qui certes ont été promues pendant cette période comme, par exemple, les communautés de vie, mais il existe des traditions qui peuvent remonter bien avant les années 60. C&#039;est le cas avec la communauté d&#039;enfants de Summerhill en Angleterre créée par Alexander S. Neill. Dans son livre [[Libres enfants de Summerhill (Neill)]], on peut déceler la place centrale de la notion de liberté dans sa conception de l&#039;éducation et de l&#039;instruction des enfants. Selon cet auteur, on ne peut construire de collectif cohérent qu&#039;en respectant la liberté des individus. Les violences, les incivilités ne sont pour lui que le produit des incohérences de la société, qui frustrent l&#039;individu et qui, à vouloir trop l&#039;uniformiser, en brisent les richesses. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la fin des années soixante, la critique des institutions psychiatriques surgissent. Une mise en évidence des conditions de vie des patients psychiatriques se fait notamment par [[Basaglia]] en Italie. Ce qu&#039;il rencontre dans cet univers le pousse à créer des lieux de vie plus accueillants où l&#039;on donnerait plus de liberté à la personne psychiatrique ; c&#039;est ce qu&#039;il appelle les communautés thérapeutiques. Ces bâtiments ouverts sur l&#039;extérieur et où la hiérarchie est horizontale favorise la mobilisation des personnes pour lutter pour la liberté des droits de la personne, et surtout la liberté des droits de la personne psychiatrique. [[Basaglia]] est donc probablement l&#039;un des auteurs de l&#039;époque qui a influencé les acteurs/actrices que nous avons interrogés pour notre recherche. Un discours pareil est ténu par Goffman aux Etats-Unis. Dans son livre « Asiles, études sur la condition sociale des malades mentaux », l’auteur se penche sur le déroulement du quotidien des patients vivant dans ce qu’il appelle une « institution totalitaire ». Ce personnes, privées de tout droit, sont à la merci des médecins, du personnel soignant et du fonctionnement de l’hôpital qui est désormais leur lieu de vie. En effet, l’hôpital psychiatrique ne vise pas à soigner, mais à exclure de la société les personnes qui dérangent par leur comportement.   Fondamentalement, la critique est politique, sociale, mais aussi épistémologique: on s&#039;attaque à la réalité qui est un &amp;quot;construit&amp;quot; social. Ce qui explique aussi l&#039;attention mise à la vie quotidienne (voire Goffman, mais aussi [http://fr.wikipedia.org/wiki/Lucien_Febvre Lucien Lefebvre] notamment). Le quotidien devenant matrice de la relation créative autant que de la subversion, dans une tradition qui s&#039;inspire d&#039;ailleurs des surréalistes des années 20 (voire notamment [http://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Perec Georges Perec]). L&#039;approche constructionniste de [http://en.wikipedia.org/wiki/Kenneth_J._Gergen Kenneth Gergen], aujourd&#039;hui, poursuit cette tradition voyant dans la relation la matrice de cette construction de la réalité allant jusqu&#039;à affirmer que l&#039;individu n&#039;existe pas en-dehors de la relation qui le &amp;quot;produit&amp;quot; [[http://www.taosinstitute.net]]. Une autre manière de montrer, comme l&#039;a fait Foucault, que l&#039;individu est aussi une construction sociale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les droits de la personne: un concept complexe  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La thématique des droits de la personne oblige à réfléchir sur le concept et à le relier ou détacher d&#039;autres concepts: celui de l&#039;individu, celui du sujet (de droit) et celui de l&#039;humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La plupart des revendications peuvent être reliées aux &amp;quot;droits de la personne&amp;quot;. Or ceux-ci sont rarement explicités. Lorsqu&#039;ils le sont c&#039;est en référence à la &amp;quot;liberté individuelle&amp;quot;, au droit à la parole, au choix (de traitement notamment) et à la dignité. Souvent, ce sont des valeurs individualistes qui sont prônées même si elles le sont par un collectif (association, comité, mouvement contestataire manifestant collectivement dans la rue) et qui fondent un certain &amp;quot;esprit&amp;quot; du droit de la personne. C&#039;est par le regroupement de plusieurs personnes qui ont des valeurs communes (telles que le libre choix,l&#039;intégrité physique) que le changement peut s&#039;opérer. En effet, à travers notre recherche nous avons pu voir que, qu&#039;il s&#039;agisse des droits des prisonniers, des droits des patients à l&#039;hôpital, des droits des patients psychiatriques ou des droits des femmes, les changements constatés se sont fait par l&#039;intermédiaire de mouvements, d&#039;associations, de fondations...&lt;br /&gt;
On peut noter la particularité du champ des droits des personnes en situation en handicap, ou des droits des patients en psychiatrie, par le fait que ces personnes ne disposent elles-mêmes pas des facultés à défendre leurs propres droits. Il revient alors à leur entourage, aux professionnels, et enfin à la société toute entière, de se porter garante du respect de ces droits. La société en protégeant ces personnes, en les considérant comme faisant partie intégrante des individus qui la composent, effectue alors un grand pas dans les valeurs qu&#039;elle véhicule. L&#039;idéologie en effet, doit être collective, pour prendre du sens pour tous. Mais les actes permettant cette évolution, restent bien souvent le fait d&#039;individus, qui, plus que d&#039;autres, poussés par un idéal, portent des actions progressistes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme personne est à distinguer d&#039;individu (voire de &amp;quot;cas&amp;quot;) en ce qui laisse entendre une capacité de droit et une place comme partenaire dans la relation (éducative, thérapeutique notamment) et les échanges de communication. Ceci peut s&#039;incarner dans des pratiques sociales élémentaires comme de désigner la personne par son nom, la vouvoyer (en langue française en particulier!), jusqu&#039;à la fermeture des hôpitaux psychiatriques par exemple. Mais c&#039;est surtout sur le plan juridique, de ses droits civils et politiques, que les luttes ont été menées: de l&#039;admission volontaire au droit de sortie pour les patients psychiatrique par exemple. Du côté des prisons, les revendications touchent aussi l&#039;individu dans son corps et son esprit: droit à l&#039;intégrité physique et morale, le droit à des conditions de vie appropriées, ou encore le droit à la santé. C&#039;est donc au nom du respect de la personne en tant qu&#039;être humain que les différentes organisations ont milité, bien que ceci n&#039;ait pas été et ne soit toujours pas quelque chose de facile. En effet, la prison demeure un lieu où l’on a de la difficulté à considérer les criminels comme des êtres humains. De ce fait, la population ne semble pas être en mesure de concevoir que ces personnes possèdent également des droits. &lt;br /&gt;
Pour changer les mentalités, nous pourrions poser le problème de la réinsertion. En effet, si l&#039;on ôte tout droit aux prisonniers, comment espérer les réinsérer dans la société. Peut-on véritablement rendre un Homme &amp;quot;meilleur&amp;quot; en lui enlevant toute dignité?   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du côté des [[Droits des enfants|enfants]], le droit s&#039;est surtout construit à partir de la considération de l&#039;enfant en tant qu&#039;individu ayant des droits propres, notamment liés à la protection, à la parole et l&#039;écoute, mais également aux autres besoins fondamentaux qu&#039;il peut présenter. En fait, la reconnaissance des droits de l&#039;enfant lui ont conféré peu à peu un rôle plus actif dans sa propre existence, comme par exemple par une considération plus importante de ses opinions dans les choix qui le concerne. Du coté des [[Droits des femmes|femmes]], les contestations se font sur plusieurs plans, mais ce qui est surtout recherché c&#039;est l&#039;égalité avec les hommes. Cette égalité passe donc par la ré-appropriation de leur corps, la liberté de choisir une contraception et la liberté de penser différemment. En ce qui concerne les droits des patients psychiatriques, l’on peut remarquer comme la lutte concernant vise une revendication juridique en passant à travers l’humanisation de cette population. En effet, la conception de ce que l’on appelle aujourd’hui les troubles psychiques, est en constante évolution, influencée par les croyances et les valeurs de la société. La reconnaissance des droits des patients psychiatriques vise la reconnaissance de ces personnes comme étant des êtres humains, l’égalité de traitements face à la loi et l’autodétermination et la liberté d’être tous égaux dans nos diversités.  Nous pouvons donc rapprocher ces faits au droit du consentement de la personne et de l&#039;intégrité physique. Ces droits et les droits d&#039;être informé touchent d&#039;ailleurs le quotidien médical et la lutte pour les droits des patients. Les droits des patients touchent la sphère politique et juridique où une bataille s&#039;est générée contre la liberté thérapeutique des médecins considérés comme subordonnés au droit d&#039;autodétermination du patient. Valoriser le rôle des patients en tant que partenaires critiques des médecins, du personnel médical ou encore de les responsabiliser pour éviter des difficultés lors de leur traitement permettraient d&#039;améliorer la qualité des soins dans le domaine de la santé du patient.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Paradoxalement ce sont des luttes (collectives, pour la communauté) qui ont ainsi contribué à construire la notion de personne comme corps, identité physique, morale, psychologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, concernant [http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Droits_des_patients_%28%C3%A0_l%27h%C3%B4pital%29 les droits des patients (à l&#039;hôpital)] et les droits [http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Droits_des_patients_psychiatriques des patients psychiatriques], il est à remarquer que ces droits peuvent rapidement se révéler ambigus. En effet, la légitimité du secret médical, de l&#039;asymétrie de l&#039;expertise médicale, peuvent davantage protéger le médecin que le patient. Nous avons relevé par exemple des cas où ce sont les patients qui ont dû subir des conséquences, tant au niveau de leur reconnaissance, en tant que victimes, qu&#039;au niveau économique, car elles n&#039;ont pas pu prouver que le médecin qui leur avait causé du tort était véridiquement coupable d&#039;expériences illicites sur eux. Nous pouvons nous demander dans quelle mesure ces droits permettent, intelligemment, à la médecine d&#039;opacifier la recherche médicale et par la même la problématique du patient-cobaye. Problématique qui est de nos jours, une contrainte pour faire avancer la science en toute légalité. Finalement, il faudrait se demander si l&#039;être humain dépend d&#039;expériences faites sur un groupe restreint de personnes. La réponse est oui, passablement des expériences se font avec très peu de personnes pour appliquer les résultats à grande échelle. Par exemple, cela s&#039;est observé avec la morphine concernant le traitement des douleurs. Un médecin, un jour ou l&#039;autre, s&#039;est de toute façon risqué, initialement, à injecter dans un corps appartenant à une personne, cette substance considérée comme stupéfiant auparavant. Une autre expérience de ce même type, à hôpital de Saint-Gall en Suisse, était l&#039;application d&#039;ampoules bleues de méthylène dans le ventre des patients non-informés. Ils essayaient de soigner, par ce biais, leurs occlusions gastriques qui a fini par les tuer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthode ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La récolte d&#039;un récit personnel, afin d&#039;approcher l&#039;histoire d&#039;une période et de constituer une archive orale, a une tradition en sciences humaine et sociale. L&#039;ouvrage &amp;quot;Le cheval d&#039;orgueil&amp;quot; de Pierre Jakez Hélias paru en 1975 est souvent présenté comme un détonateur de l&#039;usage des récits de vie pour décrire la réalité sociale et culturelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Diverses disciplines ont intégré la narration comme un moyen d&#039;approcher la réalité vue à travers un individu ou un groupe, que cela soit en sociologie, en histoire, en médecine, en sciences de l&#039;éducation, en ethnologie et même en littérature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les travaux de [http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Lejeune_%28auteur%29 Philippe Lejeune] ont contribué à collecter des récits sous formes notamment autobiographiques qui sont déposés à [http://association.sitapa.org/accueil.php l&#039;Association pour l&#039;autobiographie] près de Lyon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La démarche effectuée dans le cadre de cette recherche d&#039;intelligence collective relève de la collecte de récits. La personne interviewée est considérée comme un témoin de son temps. L&#039;histoire se construit dans l&#039;échange grâce aux questions posées [[Questions_pour_les_entretiens]], lesquelles doivent donner lieu à une narration libre, reliée aux souvenirs de la personne. Il s&#039;agit d&#039;être dans une écoute bienveillante d&#039;un récit narré afin de venir combler l&#039;intérêt des étudiant/e/s qui sont les récepteur/trice/s respectueux et curieux de cette histoire. Même si pour certains étudiants, relancer ces questions a permis à l&#039;interviewé de se recentrer sur le sujet. Lors de l&#039;interview et comme étape préalable à l&#039;introduction de ces questions, l&#039;explication de cette recherche collective a fait comprendre à certains interviewés l&#039;importance de leurs témoignages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La démarche de &amp;quot;biographies narratives&amp;quot;, telle qu&#039;elle devrait être développée dans cette démarche citoyenne, relève de compétences relationnelles, humaines, particulièrement formatrices aux métiers de l&#039;humain. Elle demande du tact, de l&#039;écoute, de la curiosité intelligente (capacité de s&#039;adapter dans le cadre de l&#039;entretien). Il s&#039;agit de laisser de l&#039;espace et de la liberté aux personnes interviewées. Par conséquent, seules des questions générales et ouvertes assureront la liberté de narrer. Les méthodes d&#039;entretien se distinguent par la mise en œuvre des processus fondamentaux de communication et d&#039;interaction humaine. Ces processus permettent au chercheur de retirer de ses entretien des informations et éléments de réflexion riches en nuances. Nous accorderons un long temps de réponse, afin de laisser à la personne la possibilité de se souvenir et de raconter l&#039;histoire et son histoire, tout en restant attentive qu&#039;elle ne se perde pas dans des chemins trop éloignés. Elle ne relève pas d&#039;une &amp;quot;conduite d&#039;entretien&amp;quot; particulière, comme l&#039;a développée par exemple Boutin (2006), mais elle relève sans aucun doute d&#039;une approche qualitative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la plupart des cas, les étudiants n&#039;ont pas transmis au préalable les questions qui allaient être abordées dans l&#039;entretien à leur témoin. Pourtant, il est possible que cette démarche donne la possibilité aux personnes interviewées de prendre du temps pour récupérer leurs souvenirs en mémoire et ainsi construire un récit plus riche que lors d&#039;une réponse spontanée. Toutefois, cette démarche peut également faire perdre quelque peu aux intervieweurs/euses le contrôle de l&#039;entretien, avec un témoin qui se raconte, sans un réel cadre établi, puisqu&#039;il sait sur quels chemins on va l&#039;amener. Ainsi, le cadrage de l&#039;entretien est d&#039;autant moins aisé, car l’intervieweur perd un peu son contrôle sur celui-ci, qu&#039;il aurait pu exercer notamment par la succession des questions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour d&#039;autres étudiants, la transmission des questions préalablement a permis aux interviewés d&#039;affiner leur mémoire en développant leurs réponses pour que leur récit soit accompagné par des souvenirs marquants. Ils ont d&#039;ailleurs fait appel aux gestes pour appuyer leurs témoignages en laissant entendre à leurs interlocuteurs que leur lutte ne cessait pas. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les réactions (y compris non verbales) encouragent un récit qui se construit dans la relation. Celui-ci devrait être, par définition, original (même si certain/e témoins racontent pour la Xème fois leur &amp;quot;histoire&amp;quot;, leur &amp;quot;légende&amp;quot;), puisqu&#039;il est raconté à de nouvelles personnes. L&#039;attitude du/des collecteur/trice/s de récits favorise (ou non) l&#039;expression (et ce jusqu&#039;à la confidence) et permet, qui sait, aux témoins d&#039;innover, de se déplacer dans leur narration, de raconter une histoire nouvelle, vraiment originale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Critique de la méthode ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A travers cette expérience, nous avons en tant &amp;quot;qu&#039;apprentis chercheurs&amp;quot; appris à mener un entretien semi-directif. Malgré le fait que nous avions beau imaginer le déroulement de notre entretien, nous avons rencontré quelques difficultés lors de la passation de ceux-ci. Tout d&#039;abord, il a fallu faire face au personnage que nous avions en face de nous. En effet, comme nous l&#039;avons expliqué, ces personnes ont, pour la plupart, été des militants en faveur des droits de la personne. Parfois, leur engagement a été tellement fort, qu&#039;elles sont devenues des &amp;quot;icônes&amp;quot; dans le combat de ces droits. Nous avons donc dû faire face à leur agacement et leur lassitude face à nos questions qui pouvaient certes être considérées comme trop larges. Ceci nous amène donc à penser que le choix de faire des questions ouvertes, pour que chacun puisse raconter ce dont il a envie, n&#039;était peut-être pas judicieux pour toutes les personnes que nous avons interviewées. Par contre, pour d&#039;autres &amp;quot;icônes&amp;quot; habituées à discuter, même au parlement, ces questions étaient importantes à partir du moment où on allait les analyser par la suite au sein d&#039;une recherche et ils ont répondu le plus précisément possible. Lorsqu&#039;on a présenté ces questions au sein d&#039;une recherche pour un cours universitaire, elles ont été prises sérieusement, sans nous faire remarquer de près le type de question ou les liens entre elles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, il s&#039;est avéré que pour certains témoins, les questions étaient peu adéquates puisqu&#039;elles positionnaient cette personne en tant que &amp;quot;militante&amp;quot; peut-être trop directement. De même, le mot &amp;quot;droit&amp;quot; se trouvait être un peu fort pour parler de certains engagements, qui ont probablement contribué ou du moins retracent les changements de ces droits, certes, mais ne se positionnaient pas à la base comme des engagements pour les droits d&#039;une population. C&#039;est pourquoi, pour certaines questions, nous avons utilisé d&#039;autres termes (moins forts) ou nous les avons posées différemment, tout en respectant l&#039;idée fondamentale de celles-ci. Cependant, le fait de faire des questions différentes et précises pour chacun des acteurs, nous aurait fortement contraints pour l&#039;analyse transversale des entretiens. &amp;lt;br /&amp;gt; De plus, lors de certains entretiens, les acteurs se sont laissés emporter par leurs émotions. Il n&#039;était donc pas évident de gérer les pleurs rencontrés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un cas de figure était, pour ceux qui ont eu l&#039;occasion de faire deux interviews, la position de collecteur/trice/s au niveau générationnel, à savoir faire face à une génération plus âgée, était enveloppée, pour les deux cas, d&#039;une écoute éveillée peut-être parce que leurs récits nous touchaient de près ou parce de la sagesse émanait de certains interviewés. Pour l&#039;un des interviewés, il a suscité en nous un rappel vers les droits de nos proches et, pour l&#039;autre, il nous a sensibilisé vers une menace toujours présente des droits de la personne dans le pays où nous séjournons, la Suisse. Même si l&#039;un des ces interviewés était une personnalité fédérale, le reflet de son authenticité nous a fait croire à son récit et il nous a appris plus sur les droits de la personne, qui sont par ailleurs également &amp;quot;nos droits&amp;quot;. Le rapport entre les interlocuteurs a pu être franc et nous avons ressentis que l&#039;un des interviewés nous avait confié une mission, celle de divulguer des faits. C&#039;était pour certains collecteur/trice/s un moment très intense, de vérité et jamais oublié. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parfois, nous avons pu nous confronter à la difficulté de recentrer la discussion vers les sujets qui nous intéressent. Comme tout un chacun, les acteurs peuvent certes parler du passé, mais en tant que militants ils auront, si leur combat est toujours vivant, tendance à parler plus du présent, et de ce qu&#039;il reste à faire. Pour que nous soyons aussi amenés à prendre la relève. Il faut alors savoir &amp;quot;lire entre les paroles&amp;quot;, pour récolter des informations sur la période qui nous intéresse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il aurait peut-être été profitable de mettre à disposition de tous les acteurs les questions de l&#039;entretien à l&#039;avance. Cela aurait permis de recentrer le débat, de rappeler plus facilement les questions de recherche. Un cas de figure était pour ceux qui l&#039;on fait et qui ont reçu, en tant que collecteur/trice/s spontanément et préalablement à l&#039;interview tête à tête, des réponses écrites aux questions, de la part des interviewés. Ces réponses ont permis de mieux connaître l&#039;interviewé, son parcours, ses valeurs, son engagement pour les droits de la personne. La pré-analyse de ces réponses par écrit a permis entre autres de revenir encore une fois sur les questions et de solliciter l&#039;interviewé en confiance pour continuer à expliciter certains souvenirs marquants et enrichissants pour cette recherche. Pour les collecteur/trice/s ce va-et-vient entre les réponses écrites à l&#039;avance et la poursuite du récit a engendré une appropriation du sujet, bénéficiant ainsi la cohérence et la compréhension pour eux-mêmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autrement, une des questions qui permettrait de situer l&#039;interviewé sur le passé sans revenir immédiatement dans son discours sur le présent est [[Questions pour les entretiens|la question 2]]. Elle aurait pu être formulée ainsi : Y a-t-il un événement originel durant la période de votre engagement ? Pourriez-vous revenir sur le passé et nous raconter un ou des événements marquants que vous avez menés ou qui vous ont frappés durant une certaine période en faveur de ces droits ? Sinon [[Questions pour les entretiens|la question 5]] fait l&#039;effet contraire en revenant sur le pas d&#039;aujourd&#039;hui comme conséquence du passé : Qu&#039;en est-il aujourd&#039;hui de cette lutte et des acquis et des risques de retour en arrière? Sur quoi faudrait-il continuer de se battre de lutter? Continuez-vous aujourd&#039;hui à vous engager et sur quoi? Donc, il n&#039;est pas étonnant d&#039;entendre les interviewés parler sur leur présent et ainsi, pourquoi ne serait-il pas envisageable de leur demander : Est-ce que l&#039;un des sujets de votre engagement pour les droits de la personne (patient, enfant, prisonnier...) continue à être d&#039;actualité aujourd&#039;hui ? Lequel ? Pourriez-vous nous l&#039;expliciter s&#039;il vous plaît ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quant aux valeurs des témoins, ces dernières ont été évoquées suite à la question formulée qui a engendré aussi des souvenirs vers un événement marquant lié à leurs valeurs et pour la lutte des droits de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, peut-être peut-on reprocher aussi le manque de temps pour chaque entretien. Au vu de la méthodologie d&#039;entretien semi-directif et biographique, des entretiens d&#039;1h30 ne permettent pas toujours des digressions chronophages. Des entretiens plus longs, dont on aurait pu ressortir la quintessence auraient pu être bénéfiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, la relation biographique n&#039;a pas toujours permis que les questions soient posées comme souhaitées et prises dans l&#039;échange. L&#039;entretien a pu prendre la forme d&#039;une discussion à bâtons rompus en un dialogue qui finalement a échappé aux récolteurs/teuses de récits. On peut noter, par ailleurs, que la distance générationnelle entre les récolteurs/teuses et l&#039;interviewé a pu donner à ce dernier/ère l&#039;envie de transmettre le passé, mais surtout d&#039;avertir et de former pour aujourd&#039;hui. Le retour sur des faits historiques n&#039;est pas chose aisée à réaliser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains ont dû faire face à des difficultés techniques concernant l&#039;enregistrement de l&#039;interview. En effet, l&#039;appareil enregistreur est tombé en panne. Heureusement, que nous avions un autre enregistreur qui a pris le relais immédiatement car la prise de note n&#039;aurait fait que retarder l&#039;interview.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quoi qu&#039;il en soit [[Retranscriptions des entretiens|neuf entretiens]] ont été effectués, lesquels ont permis de construire une histoire qui s&#039;est étendue entre les années 1960 (engagement de Mme [[Amélia Christinat]]) et aujourd&#039;hui (engagement de Mme Margrit Kessler, conseillère nationale de Saint-Gall).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des thématiques (problématiques) plus fines ont pu être définies à partir des récits récoltés. Soit:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
– le droit des [[Droits des enfants|enfants]] à travers le prisme de l&#039;éducation&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
– le droit des [[Droits des femmes|femmes]] pour la liberté de leur corps (l&#039;intégrité physique), et plus généralement pour le droit à leur autonomie &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
– le  droit à l&#039;intégrité physique et morale des [[Droits des prisonniers|détenus]] en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
– la lutte contre les abus de la [[Droits_des_patients_psychiatriques|psychiatrie]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
– la prise en compte des personnes en situation de [[Droits des personnes en situation de handicap|handicap]] dans ce champ  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
– le droit à être informé pour que les [[Droits des patients (à l&#039;hôpital)|patients]] ne deviennent pas les cobayes, des expériences scientifiques&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;analyse sera alors traversante permettant de mieux comprendre ce temps de l&#039;innovation, de la contestation, de la réforme des grandes institutions qui structurent le social et la culture occidentale depuis le 19e siècle: l&#039;hôpital, l&#039;hôpital psychiatrique, l&#039;école, le tribunal, la prison, le code civil, les institutions spécialisées: qui sont ces acteur/trice/s engagés, quelles ont été leurs idées et leurs valeurs, quelles ont été leurs actions et leurs victoires, leurs échecs aussi?&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Histoire_des_droits_de_la_personne:_entre_luttes_des_usagers_et_politiques_institutionnelles_1960-1980&amp;diff=13177</id>
		<title>Histoire des droits de la personne: entre luttes des usagers et politiques institutionnelles 1960-1980</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Histoire_des_droits_de_la_personne:_entre_luttes_des_usagers_et_politiques_institutionnelles_1960-1980&amp;diff=13177"/>
		<updated>2014-01-14T13:04:53Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Histoire des droits de la personne: entre luttes des usagers et politiques institutionnelles 1960-1980 */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Histoire des droits de la personne: entre luttes des usagers et politiques institutionnelles 1960-1980 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Introduction ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les années 1960-1980 sont des années de grandes transformations culturelles et sociales avec 1968, une année charnière qui deviendra l&#039;emblème de la contestation portant les valeurs d&#039;une génération, celle du baby-boom. Aujourd&#039;hui l&#039;histoire de cette contestation demande à être comprise dans un temps plus vaste d&#039;un avant, pendant et après Mai 68. Certes, on peut faire remonter la question des droits de la personne à la [http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9claration_des_droits_de_l%27homme_et_du_citoyen_de_1789 Déclaration des droits de l&#039;hommes et du citoyen] comme une matrice générative d&#039;autres conventions, déclarations et droits. Or, il semblerait que le mouvement de contestation des années 1960-1980 ait poussé plus loin l&#039;exigence démocratique en partant de revendication de populations, elles-mêmes, se sentant non respectées comme des personnes ; notamment les femmes, les détenus, les patients psychiatriques (&amp;quot;[[Droits_des_patients_psychiatriques#Lois_sur_la_psychiatrie|Loi Basaglia]]&amp;quot;), les handicapés (charte de l&#039;[http://fr.wikipedia.org/wiki/ONU ONU] datant de 1975) et les enfants ([http://www.unicef.ch/sites/default/files/attachements/convention_relative_aux_droits_de_lenfant.pdf Convention relative aux droits de l’enfant]). De nouveaux droits liés à l&#039;éthique se sont développés dès les années 1970 autour du respect de la volonté des mourants, avec la pratique des directives anticipées, et plus largement des droits des patients à être traités dans la dignité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certes, on pourrait rattacher cette histoire à une pré-histoire reliée à d&#039;autres courants comme, par exemple pour les enfants celui de l&#039;éducation nouvelle dont le pédagogue [http://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9lestin_Freinet Célestin Freinet] en est l&#039;un des fondateurs, et des expériences pédagogiques démocratiques comme celles des écoles nouvelles à la campagne, communautés d&#039;enfants (république d&#039;enfants, Cité d&#039;enfants, village d&#039;enfants). [[Libres enfants de Summerhill (Neill)|Summerhill]] incontestablement sera LE modèle de la seconde moitié du 20e siècle, mais aussi l&#039;expérience de [http://fr.wikipedia.org/wiki/Fernand_Deligny Fernand Deligny] et de communautés thérapeutiques telles que Boulens en Suisse romande [[http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Résumé_film_de_Catherine_Scheuchzer]]. Des racines ainsi plus lointaines peuvent être vues dans la &amp;quot;protection de l&#039;enfance&amp;quot; qui voit déjà en 1924  une convention [http://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/images/f/fb/Declaration-geneve.pdf &amp;quot;Convention de Genève&amp;quot;] dite prémice lointaine de la [http://www.unicef.ch/sites/default/files/attachements/convention_relative_aux_droits_de_lenfant.pdf Convention relative aux droits de l&#039;enfant] en 1989. Il en va de même avec l&#039;histoire des femmes qui revendiquent le droit de vote depuis le 19e siècle (les suffragettes). Or, nous nous attacherons essentiellement à circonscrire une histoire se déroulant pendant une vingtaine d&#039;années autour de nouvelles revendications qui ont pu porter sur des micro-éléments (&amp;quot;petits trucs&amp;quot;, &amp;quot;micro-conflictualités&amp;quot;, petits événements de la vie quotidienne, cas particulier), mais qui sont à rattacher à un &amp;quot;esprit d&#039;un temps&amp;quot; contestataire de la hiérarchie, des pouvoirs constitués (des patrons, des médecins, des &amp;quot;supposés savoirs&amp;quot; notamment) dans une perspective libertaire (liberté de sortir de l&#039;hôpital psychiatrique, liberté d&#039;user de son corps, liberté de sexualité en prison, liberté de parole, de choix, de décision...) et d&#039;exigence de sa réalisation (utopique?) par des actions et manifestations politiques face aux violences institutionnelles (portes fermées, nudité imposée, horaire imposé, cure de sommeil et électrochocs imposés, contention, viol, avortement clandestin, etc.). Peut-on alors y voir une expression de revendication des droits de la personne (autodétermination, autonomie, intégrité, dignité) qui sous-tendrait des droits portant sur un objet particulier (à l&#039;instruction, au salaire égal, à l&#039;avortement, à une &amp;quot;vie comme tout le monde&amp;quot;, à consulter son dossier individuel, aux parloirs sexuels, etc.) ? Ce sera une des questions auxquelles cherchera à répondre cet ouvrage. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un certain nombre de notions et de valeurs démocratiques et libertaires semblent parcourir une histoire longue (du 18e au 21e siècle) avec des incarnations plus ou moins denses selon les périodes. Celles envisagées dans les droits de la personnes pendant la période 1960-1980 s&#039;incarnent dans la liberté certes (valeur première de la Déclaration des droits de l&#039;homme et du citoyen), mais aussi la créativité, l&#039;innovation, la contestation valorisant l&#039;individu et son autonomie, mais aussi le collectif comme matrice créatrice, avec un souci du respect de la différence (une reconnaissance) mais aussi du groupe comme porteur de revendications, un ancrage dans la vie quotidienne et une volonté d&#039;universalisme. La culture contestataire est-elle monolithique ou multiple? Est-elle aussi traversée par des contradictions, des paradoxes: on prône une liberté individuelle dans un carcan idéologique, la lutte est collective pour des droits individuels?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La recherche a abouti à l&#039;écriture de six articles, introduits et conclus par des textes rédigés en communs, qui tous viseront à mieux saisir qui sont les acteurs/trices (intégrés dans un mouvement de revendication ou un courant idéologique contestataire), leurs actions dans l&#039;expérience quotidienne de leurs luttes pour les droits de l&#039;individu et/ou de la personne, les valeurs prônées, les objectifs atteints ou non pour faire valoir les droits des personnes placées dans des institutions dites alors &amp;quot;totalitaires&amp;quot;, tout en cherchant à mieux définir ce que signifient ces droits dans le quotidien institutionnel et personnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le travail de cette &amp;quot;communauté de recherche&amp;quot; vise aussi à repérer les ouvrages de références qui ont marqué les acteurs/trices de cette période, des intellectuels ([[Basaglia]], [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault Foucault], [[Une_ société sans école|Illitch]], [http://fr.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Goffman] entre autres penseurs, parfois utopistes voir visionnaires, ainsi que, suivant la méthode prônée par Michel Foucault dans son ouvrage &#039;&#039;Histoire de la clinique&#039;&#039; notamment, à questionner les faits, à interroger le système, autrement dit à &amp;quot;déconstruire&amp;quot; la réalité pour comprendre les enjeux du pouvoir qui ont traversé les luttes de promotion des droits de la personne dans des champs différents, mais relevant tous d&#039;un rapport entre un pouvoir qui désigne et un individu-objet dont on attend la soumission. Ces ouvrages montrent que les mouvements de contestation se font dans tous les pays ; par exemple, en ce qui concerne l&#039;anti-psychiatrie, les critiques ont eu lieu en Italie avec [[Basaglia]] mais également aux États-Unis avec Goffman. Ainsi que ce soit le pédagogue et l&#039;élève  &amp;quot;difficile&amp;quot;, déviant, handicapé, le médecin et le patient désigné, le juge qui désigne les degrés de culpabilité d&#039;un &amp;quot;coupable&amp;quot; ou l’État qui décide de la responsabilité civique ou non des femmes (et des jeunes), partout se modèlent et se modulent des relations différentes à l&#039;intérieur d&#039;une structure hiérarchique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des acteurs/actrices seront interrogés afin de mieux saisir leur engagement, les valeurs qu&#039;ils ont prônées, la conscience qu&#039;ils ont eu de déstabiliser le pouvoir médical, l&#039;institution totalitaire, pour des alternatives dont on interrogera leur devenir subversif: communautés d&#039;enfants, communautés thérapeutiques en milieu psychiatrique, en milieu carcéral (notamment la Pâquerette à Genève) et plus généralement dans l&#039;éducation spécialisée. Mais c&#039;est fondamentalement la question de la revendication des droits de la personne qui sera l&#039;objet de ce questionnement. Il s&#039;agira dans un premier temps de mieux comprendre ce qui différencie les droits de la personne, des droits de l&#039;homme érigés au 18e siècle, et de comprendre les enjeux des luttes pour voir émerger ces &amp;quot;nouveaux&amp;quot; droits et les formes qu&#039;ils ont prises: droit à la parole, droit de sortie, droit à l&#039;avortement, droit à consulter son dossier médical, etc...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au moyen de cinq questions ouvertes, il s&#039;agit de récolter leurs témoignages afin de mieux comprendre les ressorts de leur engagement (politique, idéologique, éthique), les événements qui ont marqué cette période 1960-1980, les mobiles des acteurs/trices. [[http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Questions_pour_les_entretiens]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fondamentalement, c&#039;est à une réflexion sur la construction de la réalité que cet ouvrage invite, celle de la maladie, de la déviance, de la différence, mais aussi à celle des relations entretenues avec des personnes qui sont stigmatisées (handicapées, psychiatrisées, détenues, patients) et/ou placées dans une catégorie sociale dépendante (la femme non-citoyenne, dépendante de l&#039;homme, l&#039;enfant de ses parents). L&#039;institution réifie l&#039;individu et lui fait perdre ses droits et c&#039;est donc bien une volonté de récupérer une place d&#039;acteur, de prendre la parole, de donner haut et fort son avis qui va mobiliser les acteurs des luttes, en particulier dans l&#039;après 68. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est aussi &#039;&#039;in fine&#039;&#039; un questionnement sur l&#039;histoire et ses changements, lesquels demandent à s&#039;interroger sur la place accordée, dans le temps, aux personnes en difficultés quelles qu&#039;elles soient et sur la nécessité dans le domaine des droits de la personne à rester vigilant afin de ne pas perdre ce qui a été acquis parfois de haute lutte et d&#039;étendre encore les valeurs sur lesquelles ils reposent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Revue de la littérature ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La &amp;quot;matrice générative&amp;quot; des droits de la personne est bien la Déclaration des droits de l&#039;homme et du citoyen : une &amp;quot;matrice&amp;quot; juridique à partir de laquelle vont se développer d&#039;autres droits, règlementations et conventions. Pour couvrir les différents champs de la réalité sociale qui ont été touchés par la créativité des acteur/trice/s (qu&#039;ils aient été des militant/e/s ou des réformateur/trice/s) particulièrement active dans les années 1960-1980 et les changements opérés, il est nécessaire de se référer aux auteur/e/s qui, autant dans le champ du handicap, des patients de l&#039;hôpital, des usagers de la psychiatrie, des détenus, des [[Droits_des_enfants|enfants]] et des femmes, ont proposé des approches nouvelles, des concepts voire des pratiques novatrices.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certes, il n&#039;y a pas un moment particulier où commencerait une lutte pour les droits de la personne. Cette question s&#039;inscrit dans une histoire longue de la constitution des droits, de la &amp;quot;fabrication&amp;quot; de l&#039;individu, de la conception de la personne comme être sensible, consciente d&#039;elle-même. Il en va de même pour des pratiques qui certes ont été promues pendant cette période comme, par exemple, les communautés de vie, mais il existe des traditions qui peuvent remonter bien avant les années 60. C&#039;est le cas avec la communauté d&#039;enfants de Summerhill en Angleterre créée par Alexander S. Neill. Dans son livre [[Libres enfants de Summerhill (Neill)]], on peut déceler la place centrale de la notion de liberté dans sa conception de l&#039;éducation et de l&#039;instruction des enfants. Selon cet auteur, on ne peut construire de collectif cohérent qu&#039;en respectant la liberté des individus. Les violences, les incivilités ne sont pour lui que le produit des incohérences de la société, qui frustrent l&#039;individu et qui, à vouloir trop l&#039;uniformiser, en brisent les richesses. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la fin des années soixante, la critique des institutions psychiatriques surgissent. Une mise en évidence des conditions de vie des patients psychiatriques se fait notamment par [[Basaglia]] en Italie. Ce qu&#039;il rencontre dans cet univers le pousse à créer des lieux de vie plus accueillants où l&#039;on donnerait plus de liberté à la personne psychiatrique ; c&#039;est ce qu&#039;il appelle les communautés thérapeutiques. Ces bâtiments ouverts sur l&#039;extérieur et où la hiérarchie est horizontale favorise la mobilisation des personnes pour lutter pour la liberté des droits de la personne, et surtout la liberté des droits de la personne psychiatrique. [[Basaglia]] est donc probablement l&#039;un des auteurs de l&#039;époque qui a influencé les acteurs/actrices que nous avons interrogés pour notre recherche. Un discours pareil est ténu par Goffman aux Etats-Unis. Dans son livre « Asiles, études sur la condition sociale des malades mentaux », l’auteur se penche sur le déroulement du quotidien des patients vivant dans ce qu’il appelle une « institution totalitaire ». Ce personnes, privées de tout droit, sont à la merci des médecins, du personnel soignant et du fonctionnement de l’hôpital qui est désormais leur lieu de vie. En effet, l’hôpital psychiatrique ne vise pas à soigner, mais à exclure de la société les personnes qui dérangent par leur comportement.   Fondamentalement, la critique est politique, sociale, mais aussi épistémologique: on s&#039;attaque à la réalité qui est un &amp;quot;construit&amp;quot; social. Ce qui explique aussi l&#039;attention mise à la vie quotidienne (voire Goffman, mais aussi Lucien Lefebvre notamment). Le quotidien devenant matrice de la relation créative autant que de la subversion, dans une tradition qui s&#039;inspire d&#039;ailleurs des surréalistes des années 20 (voire notamment [http://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Perec Georges Perec]). L&#039;approche constructionniste de Kenneth Gergen, aujourd&#039;hui, poursuit cette tradition voyant dans la relation la matrice de cette construction de la réalité allant jusqu&#039;à affirmer que l&#039;individu n&#039;existe pas en-dehors de la relation qui le &amp;quot;produit&amp;quot; [[http://www.taosinstitute.net]]. Une autre manière de montrer, comme l&#039;a fait Foucault, que l&#039;individu est aussi une construction sociale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les droits de la personne: un concept complexe  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La thématique des droits de la personne oblige à réfléchir sur le concept et à le relier ou détacher d&#039;autres concepts: celui de l&#039;individu, celui du sujet (de droit) et celui de l&#039;humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La plupart des revendications peuvent être reliées aux &amp;quot;droits de la personne&amp;quot;. Or ceux-ci sont rarement explicités. Lorsqu&#039;ils le sont c&#039;est en référence à la &amp;quot;liberté individuelle&amp;quot;, au droit à la parole, au choix (de traitement notamment) et à la dignité. Souvent, ce sont des valeurs individualistes qui sont prônées même si elles le sont par un collectif (association, comité, mouvement contestataire manifestant collectivement dans la rue) et qui fondent un certain &amp;quot;esprit&amp;quot; du droit de la personne. C&#039;est par le regroupement de plusieurs personnes qui ont des valeurs communes (telles que le libre choix,l&#039;intégrité physique) que le changement peut s&#039;opérer. En effet, à travers notre recherche nous avons pu voir que, qu&#039;il s&#039;agisse des droits des prisonniers, des droits des patients à l&#039;hôpital, des droits des patients psychiatriques ou des droits des femmes, les changements constatés se sont fait par l&#039;intermédiaire de mouvements, d&#039;associations, de fondations...&lt;br /&gt;
On peut noter la particularité du champ des droits des personnes en situation en handicap, ou des droits des patients en psychiatrie, par le fait que ces personnes ne disposent elles-mêmes pas des facultés à défendre leurs propres droits. Il revient alors à leur entourage, aux professionnels, et enfin à la société toute entière, de se porter garante du respect de ces droits. La société en protégeant ces personnes, en les considérant comme faisant partie intégrante des individus qui la composent, effectue alors un grand pas dans les valeurs qu&#039;elle véhicule. L&#039;idéologie en effet, doit être collective, pour prendre du sens pour tous. Mais les actes permettant cette évolution, restent bien souvent le fait d&#039;individus, qui, plus que d&#039;autres, poussés par un idéal, portent des actions progressistes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme personne est à distinguer d&#039;individu (voire de &amp;quot;cas&amp;quot;) en ce qui laisse entendre une capacité de droit et une place comme partenaire dans la relation (éducative, thérapeutique notamment) et les échanges de communication. Ceci peut s&#039;incarner dans des pratiques sociales élémentaires comme de désigner la personne par son nom, la vouvoyer (en langue française en particulier!), jusqu&#039;à la fermeture des hôpitaux psychiatriques par exemple. Mais c&#039;est surtout sur le plan juridique, de ses droits civils et politiques, que les luttes ont été menées: de l&#039;admission volontaire au droit de sortie pour les patients psychiatrique par exemple. Du côté des prisons, les revendications touchent aussi l&#039;individu dans son corps et son esprit: droit à l&#039;intégrité physique et morale, le droit à des conditions de vie appropriées, ou encore le droit à la santé. C&#039;est donc au nom du respect de la personne en tant qu&#039;être humain que les différentes organisations ont milité, bien que ceci n&#039;ait pas été et ne soit toujours pas quelque chose de facile. En effet, la prison demeure un lieu où l’on a de la difficulté à considérer les criminels comme des êtres humains. De ce fait, la population ne semble pas être en mesure de concevoir que ces personnes possèdent également des droits. &lt;br /&gt;
Pour changer les mentalités, nous pourrions poser le problème de la réinsertion. En effet, si l&#039;on ôte tout droit aux prisonniers, comment espérer les réinsérer dans la société. Peut-on véritablement rendre un Homme &amp;quot;meilleur&amp;quot; en lui enlevant toute dignité?   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du côté des [[Droits des enfants|enfants]], le droit s&#039;est surtout construit à partir de la considération de l&#039;enfant en tant qu&#039;individu ayant des droits propres, notamment liés à la protection, à la parole et l&#039;écoute, mais également aux autres besoins fondamentaux qu&#039;il peut présenter. En fait, la reconnaissance des droits de l&#039;enfant lui ont conféré peu à peu un rôle plus actif dans sa propre existence, comme par exemple par une considération plus importante de ses opinions dans les choix qui le concerne. Du coté des [[Droits des femmes|femmes]], les contestations se font sur plusieurs plans, mais ce qui est surtout recherché c&#039;est l&#039;égalité avec les hommes. Cette égalité passe donc par la ré-appropriation de leur corps, la liberté de choisir une contraception et la liberté de penser différemment. En ce qui concerne les droits des patients psychiatriques, l’on peut remarquer comme la lutte concernant vise une revendication juridique en passant à travers l’humanisation de cette population. En effet, la conception de ce que l’on appelle aujourd’hui les troubles psychiques, est en constante évolution, influencée par les croyances et les valeurs de la société. La reconnaissance des droits des patients psychiatriques vise la reconnaissance de ces personnes comme étant des êtres humains, l’égalité de traitements face à la loi et l’autodétermination et la liberté d’être tous égaux dans nos diversités.  Nous pouvons donc rapprocher ces faits au droit du consentement de la personne et de l&#039;intégrité physique. Ces droits et les droits d&#039;être informé touchent d&#039;ailleurs le quotidien médical et la lutte pour les droits des patients. Les droits des patients touchent la sphère politique et juridique où une bataille s&#039;est générée contre la liberté thérapeutique des médecins considérés comme subordonnés au droit d&#039;autodétermination du patient. Valoriser le rôle des patients en tant que partenaires critiques des médecins, du personnel médical ou encore de les responsabiliser pour éviter des difficultés lors de leur traitement permettraient d&#039;améliorer la qualité des soins dans le domaine de la santé du patient.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Paradoxalement ce sont des luttes (collectives, pour la communauté) qui ont ainsi contribué à construire la notion de personne comme corps, identité physique, morale, psychologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, concernant [http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Droits_des_patients_%28%C3%A0_l%27h%C3%B4pital%29 les droits des patients (à l&#039;hôpital)] et les droits [http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Droits_des_patients_psychiatriques des patients psychiatriques], il est à remarquer que ces droits peuvent rapidement se révéler ambigus. En effet, la légitimité du secret médical, de l&#039;asymétrie de l&#039;expertise médicale, peuvent davantage protéger le médecin que le patient. Nous avons relevé par exemple des cas où ce sont les patients qui ont dû subir des conséquences, tant au niveau de leur reconnaissance, en tant que victimes, qu&#039;au niveau économique, car elles n&#039;ont pas pu prouver que le médecin qui leur avait causé du tort était véridiquement coupable d&#039;expériences illicites sur eux. Nous pouvons nous demander dans quelle mesure ces droits permettent, intelligemment, à la médecine d&#039;opacifier la recherche médicale et par la même la problématique du patient-cobaye. Problématique qui est de nos jours, une contrainte pour faire avancer la science en toute légalité. Finalement, il faudrait se demander si l&#039;être humain dépend d&#039;expériences faites sur un groupe restreint de personnes. La réponse est oui, passablement des expériences se font avec très peu de personnes pour appliquer les résultats à grande échelle. Par exemple, cela s&#039;est observé avec la morphine concernant le traitement des douleurs. Un médecin, un jour ou l&#039;autre, s&#039;est de toute façon risqué, initialement, à injecter dans un corps appartenant à une personne, cette substance considérée comme stupéfiant auparavant. Une autre expérience de ce même type, à hôpital de Saint-Gall en Suisse, était l&#039;application d&#039;ampoules bleues de méthylène dans le ventre des patients non-informés. Ils essayaient de soigner, par ce biais, leurs occlusions gastriques qui a fini par les tuer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthode ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La récolte d&#039;un récit personnel, afin d&#039;approcher l&#039;histoire d&#039;une période et de constituer une archive orale, a une tradition en sciences humaine et sociale. L&#039;ouvrage &amp;quot;Le cheval d&#039;orgueil&amp;quot; de Pierre Jakez Hélias paru en 1975 est souvent présenté comme un détonateur de l&#039;usage des récits de vie pour décrire la réalité sociale et culturelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Diverses disciplines ont intégré la narration comme un moyen d&#039;approcher la réalité vue à travers un individu ou un groupe, que cela soit en sociologie, en histoire, en médecine, en sciences de l&#039;éducation, en ethnologie et même en littérature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les travaux de [http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Lejeune_%28auteur%29 Philippe Lejeune] ont contribué à collecter des récits sous formes notamment autobiographiques qui sont déposés à [http://association.sitapa.org/accueil.php l&#039;Association pour l&#039;autobiographie] près de Lyon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La démarche effectuée dans le cadre de cette recherche d&#039;intelligence collective relève de la collecte de récits. La personne interviewée est considérée comme un témoin de son temps. L&#039;histoire se construit dans l&#039;échange grâce aux questions posées [[Questions_pour_les_entretiens]], lesquelles doivent donner lieu à une narration libre, reliée aux souvenirs de la personne. Il s&#039;agit d&#039;être dans une écoute bienveillante d&#039;un récit narré afin de venir combler l&#039;intérêt des étudiant/e/s qui sont les récepteur/trice/s respectueux et curieux de cette histoire. Même si pour certains étudiants, relancer ces questions a permis à l&#039;interviewé de se recentrer sur le sujet. Lors de l&#039;interview et comme étape préalable à l&#039;introduction de ces questions, l&#039;explication de cette recherche collective a fait comprendre à certains interviewés l&#039;importance de leurs témoignages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La démarche de &amp;quot;biographies narratives&amp;quot;, telle qu&#039;elle devrait être développée dans cette démarche citoyenne, relève de compétences relationnelles, humaines, particulièrement formatrices aux métiers de l&#039;humain. Elle demande du tact, de l&#039;écoute, de la curiosité intelligente (capacité de s&#039;adapter dans le cadre de l&#039;entretien). Il s&#039;agit de laisser de l&#039;espace et de la liberté aux personnes interviewées. Par conséquent, seules des questions générales et ouvertes assureront la liberté de narrer. Les méthodes d&#039;entretien se distinguent par la mise en œuvre des processus fondamentaux de communication et d&#039;interaction humaine. Ces processus permettent au chercheur de retirer de ses entretien des informations et éléments de réflexion riches en nuances. Nous accorderons un long temps de réponse, afin de laisser à la personne la possibilité de se souvenir et de raconter l&#039;histoire et son histoire, tout en restant attentive qu&#039;elle ne se perde pas dans des chemins trop éloignés. Elle ne relève pas d&#039;une &amp;quot;conduite d&#039;entretien&amp;quot; particulière, comme l&#039;a développée par exemple Boutin (2006), mais elle relève sans aucun doute d&#039;une approche qualitative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la plupart des cas, les étudiants n&#039;ont pas transmis au préalable les questions qui allaient être abordées dans l&#039;entretien à leur témoin. Pourtant, il est possible que cette démarche donne la possibilité aux personnes interviewées de prendre du temps pour récupérer leurs souvenirs en mémoire et ainsi construire un récit plus riche que lors d&#039;une réponse spontanée. Toutefois, cette démarche peut également faire perdre quelque peu aux intervieweurs/euses le contrôle de l&#039;entretien, avec un témoin qui se raconte, sans un réel cadre établi, puisqu&#039;il sait sur quels chemins on va l&#039;amener. Ainsi, le cadrage de l&#039;entretien est d&#039;autant moins aisé, car l’intervieweur perd un peu son contrôle sur celui-ci, qu&#039;il aurait pu exercer notamment par la succession des questions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour d&#039;autres étudiants, la transmission des questions préalablement a permis aux interviewés d&#039;affiner leur mémoire en développant leurs réponses pour que leur récit soit accompagné par des souvenirs marquants. Ils ont d&#039;ailleurs fait appel aux gestes pour appuyer leurs témoignages en laissant entendre à leurs interlocuteurs que leur lutte ne cessait pas. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les réactions (y compris non verbales) encouragent un récit qui se construit dans la relation. Celui-ci devrait être, par définition, original (même si certain/e témoins racontent pour la Xème fois leur &amp;quot;histoire&amp;quot;, leur &amp;quot;légende&amp;quot;), puisqu&#039;il est raconté à de nouvelles personnes. L&#039;attitude du/des collecteur/trice/s de récits favorise (ou non) l&#039;expression (et ce jusqu&#039;à la confidence) et permet, qui sait, aux témoins d&#039;innover, de se déplacer dans leur narration, de raconter une histoire nouvelle, vraiment originale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Critique de la méthode ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A travers cette expérience, nous avons en tant &amp;quot;qu&#039;apprentis chercheurs&amp;quot; appris à mener un entretien semi-directif. Malgré le fait que nous avions beau imaginer le déroulement de notre entretien, nous avons rencontré quelques difficultés lors de la passation de ceux-ci. Tout d&#039;abord, il a fallu faire face au personnage que nous avions en face de nous. En effet, comme nous l&#039;avons expliqué, ces personnes ont, pour la plupart, été des militants en faveur des droits de la personne. Parfois, leur engagement a été tellement fort, qu&#039;elles sont devenues des &amp;quot;icônes&amp;quot; dans le combat de ces droits. Nous avons donc dû faire face à leur agacement et leur lassitude face à nos questions qui pouvaient certes être considérées comme trop larges. Ceci nous amène donc à penser que le choix de faire des questions ouvertes, pour que chacun puisse raconter ce dont il a envie, n&#039;était peut-être pas judicieux pour toutes les personnes que nous avons interviewées. Par contre, pour d&#039;autres &amp;quot;icônes&amp;quot; habituées à discuter, même au parlement, ces questions étaient importantes à partir du moment où on allait les analyser par la suite au sein d&#039;une recherche et ils ont répondu le plus précisément possible. Lorsqu&#039;on a présenté ces questions au sein d&#039;une recherche pour un cours universitaire, elles ont été prises sérieusement, sans nous faire remarquer de près le type de question ou les liens entre elles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, il s&#039;est avéré que pour certains témoins, les questions étaient peu adéquates puisqu&#039;elles positionnaient cette personne en tant que &amp;quot;militante&amp;quot; peut-être trop directement. De même, le mot &amp;quot;droit&amp;quot; se trouvait être un peu fort pour parler de certains engagements, qui ont probablement contribué ou du moins retracent les changements de ces droits, certes, mais ne se positionnaient pas à la base comme des engagements pour les droits d&#039;une population. C&#039;est pourquoi, pour certaines questions, nous avons utilisé d&#039;autres termes (moins forts) ou nous les avons posées différemment, tout en respectant l&#039;idée fondamentale de celles-ci. Cependant, le fait de faire des questions différentes et précises pour chacun des acteurs, nous aurait fortement contraints pour l&#039;analyse transversale des entretiens. &amp;lt;br /&amp;gt; De plus, lors de certains entretiens, les acteurs se sont laissés emporter par leurs émotions. Il n&#039;était donc pas évident de gérer les pleurs rencontrés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un cas de figure était, pour ceux qui ont eu l&#039;occasion de faire deux interviews, la position de collecteur/trice/s au niveau générationnel, à savoir faire face à une génération plus âgée, était enveloppée, pour les deux cas, d&#039;une écoute éveillée peut-être parce que leurs récits nous touchaient de près ou parce de la sagesse émanait de certains interviewés. Pour l&#039;un des interviewés, il a suscité en nous un rappel vers les droits de nos proches et, pour l&#039;autre, il nous a sensibilisé vers une menace toujours présente des droits de la personne dans le pays où nous séjournons, la Suisse. Même si l&#039;un des ces interviewés était une personnalité fédérale, le reflet de son authenticité nous a fait croire à son récit et il nous a appris plus sur les droits de la personne, qui sont par ailleurs également &amp;quot;nos droits&amp;quot;. Le rapport entre les interlocuteurs a pu être franc et nous avons ressentis que l&#039;un des interviewés nous avait confié une mission, celle de divulguer des faits. C&#039;était pour certains collecteur/trice/s un moment très intense, de vérité et jamais oublié. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parfois, nous avons pu nous confronter à la difficulté de recentrer la discussion vers les sujets qui nous intéressent. Comme tout un chacun, les acteurs peuvent certes parler du passé, mais en tant que militants ils auront, si leur combat est toujours vivant, tendance à parler plus du présent, et de ce qu&#039;il reste à faire. Pour que nous soyons aussi amenés à prendre la relève. Il faut alors savoir &amp;quot;lire entre les paroles&amp;quot;, pour récolter des informations sur la période qui nous intéresse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il aurait peut-être été profitable de mettre à disposition de tous les acteurs les questions de l&#039;entretien à l&#039;avance. Cela aurait permis de recentrer le débat, de rappeler plus facilement les questions de recherche. Un cas de figure était pour ceux qui l&#039;on fait et qui ont reçu, en tant que collecteur/trice/s spontanément et préalablement à l&#039;interview tête à tête, des réponses écrites aux questions, de la part des interviewés. Ces réponses ont permis de mieux connaître l&#039;interviewé, son parcours, ses valeurs, son engagement pour les droits de la personne. La pré-analyse de ces réponses par écrit a permis entre autres de revenir encore une fois sur les questions et de solliciter l&#039;interviewé en confiance pour continuer à expliciter certains souvenirs marquants et enrichissants pour cette recherche. Pour les collecteur/trice/s ce va-et-vient entre les réponses écrites à l&#039;avance et la poursuite du récit a engendré une appropriation du sujet, bénéficiant ainsi la cohérence et la compréhension pour eux-mêmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autrement, une des questions qui permettrait de situer l&#039;interviewé sur le passé sans revenir immédiatement dans son discours sur le présent est [[Questions pour les entretiens|la question 2]]. Elle aurait pu être formulée ainsi : Y a-t-il un événement originel durant la période de votre engagement ? Pourriez-vous revenir sur le passé et nous raconter un ou des événements marquants que vous avez menés ou qui vous ont frappés durant une certaine période en faveur de ces droits ? Sinon [[Questions pour les entretiens|la question 5]] fait l&#039;effet contraire en revenant sur le pas d&#039;aujourd&#039;hui comme conséquence du passé : Qu&#039;en est-il aujourd&#039;hui de cette lutte et des acquis et des risques de retour en arrière? Sur quoi faudrait-il continuer de se battre de lutter? Continuez-vous aujourd&#039;hui à vous engager et sur quoi? Donc, il n&#039;est pas étonnant d&#039;entendre les interviewés parler sur leur présent et ainsi, pourquoi ne serait-il pas envisageable de leur demander : Est-ce que l&#039;un des sujets de votre engagement pour les droits de la personne (patient, enfant, prisonnier...) continue à être d&#039;actualité aujourd&#039;hui ? Lequel ? Pourriez-vous nous l&#039;expliciter s&#039;il vous plaît ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quant aux valeurs des témoins, ces dernières ont été évoquées suite à la question formulée qui a engendré aussi des souvenirs vers un événement marquant lié à leurs valeurs et pour la lutte des droits de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, peut-être peut-on reprocher aussi le manque de temps pour chaque entretien. Au vu de la méthodologie d&#039;entretien semi-directif et biographique, des entretiens d&#039;1h30 ne permettent pas toujours des digressions chronophages. Des entretiens plus longs, dont on aurait pu ressortir la quintessence auraient pu être bénéfiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, la relation biographique n&#039;a pas toujours permis que les questions soient posées comme souhaitées et prises dans l&#039;échange. L&#039;entretien a pu prendre la forme d&#039;une discussion à bâtons rompus en un dialogue qui finalement a échappé aux récolteurs/teuses de récits. On peut noter, par ailleurs, que la distance générationnelle entre les récolteurs/teuses et l&#039;interviewé a pu donner à ce dernier/ère l&#039;envie de transmettre le passé, mais surtout d&#039;avertir et de former pour aujourd&#039;hui. Le retour sur des faits historiques n&#039;est pas chose aisée à réaliser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains ont dû faire face à des difficultés techniques concernant l&#039;enregistrement de l&#039;interview. En effet, l&#039;appareil enregistreur est tombé en panne. Heureusement, que nous avions un autre enregistreur qui a pris le relais immédiatement car la prise de note n&#039;aurait fait que retarder l&#039;interview.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quoi qu&#039;il en soit [[Retranscriptions des entretiens|neuf entretiens]] ont été effectués, lesquels ont permis de construire une histoire qui s&#039;est étendue entre les années 1960 (engagement de Mme [[Amélia Christinat]]) et aujourd&#039;hui (engagement de Mme Margrit Kessler, conseillère nationale de Saint-Gall).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des thématiques (problématiques) plus fines ont pu être définies à partir des récits récoltés. Soit:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
– le droit des [[Droits des enfants|enfants]] à travers le prisme de l&#039;éducation&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
– le droit des [[Droits des femmes|femmes]] pour la liberté de leur corps (l&#039;intégrité physique), et plus généralement pour le droit à leur autonomie &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
– le  droit à l&#039;intégrité physique et morale des [[Droits des prisonniers|détenus]] en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
– la lutte contre les abus de la [[Droits_des_patients_psychiatriques|psychiatrie]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
– la prise en compte des personnes en situation de [[Droits des personnes en situation de handicap|handicap]] dans ce champ  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
– le droit à être informé pour que les [[Droits des patients (à l&#039;hôpital)|patients]] ne deviennent pas les cobayes, des expériences scientifiques&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;analyse sera alors traversante permettant de mieux comprendre ce temps de l&#039;innovation, de la contestation, de la réforme des grandes institutions qui structurent le social et la culture occidentale depuis le 19e siècle: l&#039;hôpital, l&#039;hôpital psychiatrique, l&#039;école, le tribunal, la prison, le code civil, les institutions spécialisées: qui sont ces acteur/trice/s engagés, quelles ont été leurs idées et leurs valeurs, quelles ont été leurs actions et leurs victoires, leurs échecs aussi?&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13175</id>
		<title>Droits des patients psychiatriques</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13175"/>
		<updated>2014-01-14T12:47:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Conclusion et discussion */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
Cet article s’inscrit dans le cadre général des droits de la personne et des droits des patient en psychiatrie en particulier. Il s&#039;agit dans ce chapitre de mieux comprendre comment les revendications des droits des patients psychiatriques relèvent des droits de la personne et d&#039;arriver à expliquer ce que cela recouvre concrètement dans le quotidien en termes de pratiques, mais aussi de désignation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le paysage psychiatrique, au fil des années, a été modifié par l’influence et l’interaction de différents mouvements sociaux et des changements de lois. Cette recherche est une opportunité qui nous permet d’élaborer une réflexion autour de ces interactions et de mieux comprendre l’évolution de la terminologie et l’utilisation des divers moyens thérapeutiques, la mise en place d’un cadre légal préservant les droits des patients psychiatriques et les apports amenés à la société. Il semble que la critique des classifications nosographiques (les [http://fr.wikipedia.org/wiki/Manuel_diagnostique_et_statistique_des_troubles_mentaux DSM]) qui existe depuis les années 20 – lesquelles classifications n&#039;ont été qu&#039;en augmentation (en 1990, 400 classifications) ont visé à la fois le pouvoir qui désigne, mais aussi peut-être plus fondamentalement une manière de &amp;quot;donner sens&amp;quot; à un individu porteur de signes définis essentiellement par les médecins psychiatres. L&#039;alternative serait de considérer la personne, sa parole, sa propre perception, sa conception aussi de la santé (et donc de la folie) dans une remise en question de la relation soignant-soigné. C&#039;est aussi évidemment une remise en question de rapport norme/déviance, mais aussi plus fondamentalement de cette réalité &amp;quot;faussement&amp;quot; ou &amp;quot;artificiellement&amp;quot; construite (symboliquement) par ceux qui détiennent le pouvoir de nommer. Ainsi la critique sociale et politique des année 60-80 se double d&#039;une critique de l&#039;épistémologie du sujet pour mettre à la place une relation plus égalitaire et un respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons commencé par une brève présentation sur la maladie mental et le courant de l’antipsychiatrie, présentation qui nous aide à nous faire une image de ce que représentait pour la société une personne qui manifestait une maladie mentale, un hôpital psychiatrique et surtout ce qui voulait dire pour une personne d&#039;être quelqu’un avec un trouble psychique au début du XXème siècle. La deuxième partie de l’article nous amène dans &amp;quot;la réalité des patients psychiatriques&amp;quot; contemporaine et nous découvrons les changements des lois et des droits pour ces patients. Pour pointer notre recherche, nous avons effectué un entretien avec [[Entretien_avec_M._Alain_Riesen|M. Alain Riesen]], militant de l’antipsychiatrie à Genève, entretien qui nous a permis de voir plus en détail et plus concrètement l’évolution des droits des patients en psychiatrie. Peut-être que cette évolution continuera dans ce vaste domaine, mais il faut souligner le fait que jusqu’au maintenant toutes les personnes qui présentent des troubles psychiques ont le droit aux meilleurs services médicaux et qu&#039;aucune discrimination n’est admise, donc la santé est un segment d’insertion sociale qui place le patient dans la dimension d&#039;être un citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
=== Historique de la maladie mentale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute société se trouve confronté à des personnes qui sortent du fonctionnement ordinaire, qui ne vivent pas selon les normes en vigueur, allant jusqu&#039;à perturber l’équilibre d&#039;un groupe social (famille, classe, atelier, entreprise, institution, etc.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En traversant les âges et les cultures, la maladie mentale a connu les définitions et les explications les plus variées. En effet, « puisque la folie plonge ses racines aux sources de la culture, être fous est différent selon le pays ou la région dont on est originaire » &amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires,(p.13) &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l’Europe, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye] met en évidence comment à partir de l’Antiquité on s’est occupé du problème des personnes déviantes en les bannissant et en les excluant de la société. Durant le Moyen Âge, en particulier en France, l’exclusion de la société se faisait par exemple en mettant les personnes qui dérangeaient sur une barque et en les abandonnant sur une rivière.  Au tour de l’année 1000, de l’exclusion et du bannissement en dehors des villes, il y a la mise en place d’un premier système d’enfermement. Dans les maladreries et les hostelleries (préludes des hôpitaux généraux), on commence à enfermer les malades mentaux avec tout sortes des personnes &amp;quot;marginales&amp;quot;. La promiscuité, l&#039;insalubrité, la surpopulation, ainsi que les maladies transformaient ces lieux en lieux d’extermination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La religion avait une très grande influence durant toute cette période. La maladie mentale était interprétée comme la punition de Dieu en réponse à un péché. Le personne déviante était donc aussi enfermée pour protéger la société et pour qu’elle puisse faire amende honorable. Progressivement, mais surtout pendant le XIX, le pouvoir sur la maladie mentale passe entre les mains des médecins. En effet, ces derniers, écrit Lesage de la Haye « […] vont devenir les responsables du traitement des malades mentaux et mêmes les directeurs des asiles d’aliénés »&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires,(p.22)&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt pour les problèmes liés à la santé mentale surgit dans les années d’après-guerre à cause d’une forte augmentation des cas pris en charge. À partir des années 1970, sur la voie des protestations anticonformistes de Mai 1968 et sous l’influence et la pression des familles, on commence à dénoncer les conditions précaires des malades mentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mouvement de l&#039;antipsychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant les années 1960 apparaissait un nouveau courant qui a explosé dans plusieurs pays, l&#039;Antipsychiatrie, qui prend le contre-pied de la psychiatrie. La critique vise à remettre en question non seulement la psychiatrie et la prise en charge des malades mentaux, mais aussi la société au sens large. Ce mouvement qui s&#039;exprime sous différentes formes dans plusieurs pays, offre une nouvelle conception de la liberté aux patients psychiatriques en leur donnant la voix et le pouvoir de choisir leur parcours de soins, condamne la société capitaliste qui rejet tout individu non rentable et qui ne se conforme pas au règles de fonctionnement de la société. Les prisons et les hôpitaux psychiatriques sont l&#039;expression de la mise à l&#039;écart de toute personne qui affiche une différence trop importante face à la norme. Ce courant de pensé est très révolutionnaire et prône la liberté des individus.&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon, Lesage de la Haye, l&#039;antipsychiatrie n&#039;est pas un courant de pensée, c&#039;est un vaste mouvement qui ne trouve pas une véritable unité concernant les théories et les pratiques des différents représentant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme «Antipsychiatrie» est utilisée pour la première fois par Cooper [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper David Cooper] en 1967 dans son ouvrage «Psychiatrie et antipsychiatrie»&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil.&amp;lt;/ref&amp;gt; et à travers ses expériences dans le &amp;quot;pavillon 21&amp;quot; à Kingsley Hall (Londres), il s&#039;oppose au système hiérarchique et aliénant qui conduit à l’internement des personnes et en les rendant des malades chroniques. Ainsi, il propose d&#039;étudier la personne dans son contexte de vie, en relativisant le diagnostic et l&#039;étiquetage. Il est suivi par d’autres militants de ce courant idéologique, notamment par Aaron Esterson et [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Laing Ronald David Laing]. Tous les trois travaillent en Grande-Bretagne et offrent une réponse plus sociale et communautaire en s&#039;opposant à la psychiatrie ordinaire, au diagnostic, à la pratique et à la politique en vigueur.&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un exemple intéressant est le livre qui raconte le parcours d’une patiente, [http://en.wikipedia.org/wiki/Mary_Barnes Mary Barnes], qui avait suivi une thérapie à Kingsley Hall avec le psychiatre [http://www.jhberke.com/index2.html%20 Joseph Berke] et sous la direction de Ronald David Laing. Le livre « Un voyage à travers la folie »&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;, écrit en 1976 par Mary Barnes avec la collaboration de [http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Berke Joseph Berke] est un exemple du passage à travers la folie qui donne un point de vue différent: il valorise la personne et ses droits en tant que patient, l’importance de l&#039;autodétermination personnelle et de l’intégration sociale. Le professionnel est vu comme témoin dans le parcours du patient. Il représente aussi un soutient au mouvement de l&#039;antipsychiatrie.&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, aux Etats-Unis, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Erving Goffman] publie en 1961 un ouvrage qui influencera aussi le courant de l&#039;antipsychiatrie &amp;quot;Asiles, études sur la condition des malades mentales&amp;quot; (basé sur des observations des comportements des patients et du personnel d&#039;un hôpital psychiatrique ). L’auteur commence par donner une définition des  « institutions totalitaires » qui se caractérisent par le niveau d’exclusion et de contrôle dans lequel se trouve le reclus. La vie dans de ce genre d’institution est décrite en négatif par comparaison avec le déroulement de la vie à l’extérieur. Une fois admis au sein de l&#039;institution l&#039;individu est mis sous tutelle et perd tous les droits dont il jouissait en tant que membre de la société et se trouve sous l&#039;emprise du pouvoir du médecin &amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1963, avec son livre [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stigmate_%28Erving_Goffman%29 «Stigmate&amp;quot;. Les usages sociaux des handicaps»&amp;lt;ref&amp;gt; Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;], il continue à exprimer ses idées, selon lesquelles d&#039;une manière indirecte, influenceront les droits de l’homme. Goffman donne une définition plus élargie du stigmate en mettant en évidence un ensemble des concepts sur «l&#039;image social» des individus et ce qu&#039;ils peuvent transmettre d&#039;eux-mêmes aux autres en situations de confrontation. (Le stigmate permet de marquer une différence entre les personnes &amp;quot;dites normales&amp;quot; et celles qui présentent des caractéristiques déviantes de la norme.)&amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aux Etats Unis, [[Thomas_Szasz|Thomas Szas]], professeur en psychiatrie (et admirateur de Michel Foucault pour ses dénonciations des abus de la psychiatrie), ne préconisait pas les mêmes solutions. Szasz défend vivement les droits des malades mentaux et fait une double critique à la psychiatrie: la maladie mental n’est pas une vrais maladie, mais une justification légitimant, avec l’appui de médecins et des avocats, l’intervention du pouvoir pour protéger les gens contre eux mêmes. La psychiatrie est ainsi utilisée comme un outil de contrôle social à grande échelle, au nom du bien-être des « normaux ». Szasz décrit et dénonce dans son célèbre livre &amp;quot;Le mythe de la maladie mentale&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Szasz, T. (1975). Le mythe de la maladie mentale. Paris: Payot.&amp;lt;/ref&amp;gt;, paru en 1961, l’utilisation de la psychiatrie comme moyen du contrôle social, d&#039;esclavage déguisé en thérapie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Italie, dans la même période, le mouvement trouve un autre représentant. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Franco Basaglia], mène au niveau politique une lutte dans laquelle il revendique à haut voix les droits des patients ainsi que la fermeture des asiles (L&#039;auteur de &amp;quot;L&#039;institution en négation&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;) - Basaglia critique l&#039;enferment des malades mentaux comme n&#039;étant pas une solution)&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Finalement la solution arrive en 1978, avec la Loi-180. La création de nombreux lieux alternatif, tels que de centres de jour, des foyer et d&#039;autres formes innovatrices, ainsi qu&#039;une participation nationale des syndicats, la partie communiste et le monde du travail, ont permis aux malades mentaux de réintégrer la vie en société.&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;. À noter, malgré ça, il y a des différences très importantes entre les régions les plus développées et d&#039;autres régions italiennes. Cela a influencé la réintégration des patients psychiatriques.&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la France, plusieurs représentants ont pris parti au mouvement de l’antipsychiatrie. On y retrouve Roger Gentis, [http://es.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Guattari Félix Guattari], [http://es.wikipedia.org/wiki/Robert_Castel Robert Castel], ainsi que Michel Foucault.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce dernier, tout en étant en retrait par rapport aux autres praticiens, il offre dans son ouvrage « Histoire de la folie à l’âge classique », une représentation de comment la notion de folie, d’aliénation,  de maladie mentale sont en relation très étroite avec le contexte. À travers une lecture historique de la folie, l’auteur met en évidence l’influence des normes, des valeurs et des croyances en rapport aux explications des causes de celle-ci. Le rôle social du « fou » dépend également de la vision que la société a sur la folie.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard&amp;lt;/ref&amp;gt;. Déjà en 1954, dans l&#039;ouvrage « Maladie mentale et psychologie », Foucault met en évidence le fait que en Occident la folie a acquis le statut de maladie mentale très récemment, en devenant ainsi objet d’étude de la part de la psychiatrie. Les explications que l’on donnait auparavant à ce type de phénomène étaient du domaine de la magie et de la religion. Le contexte influence le regard que l’on pose sur une problématique.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau général, le mouvement essaye de se centrer dans l&#039;application d&#039;une thérapie dans le contexte du sujet (soit familial ou communautaire) et non pas dans le contexte clinique. Les trois thèses de l’antipsychiatrie (antinosographique, anti-institutionnelle, anti-thérapeutique) se manifestent comme une prise de conscience collective. La thèse antinosographique conteste l’appartenance des troubles psychiques au concept de maladie et la nécessité à n’importe quel type d’assistance psychiatrique et soutien que la classification des maladies mentales et le diagnostic donné constituent une forme d’étiqueter et de stigmatiser une personne. La thèse anti-thérapeutique est une réaction contre les mesures dures des traitements appliques aux malades psychiques  (l’électrochoc, la médicamentation abusive et obligatoire, la privation de liberté) et encourage le traitement sans médicamentation, basé sur une communauté thérapeutique. La thèse anti-institutionnelle condamne les institutions en les nommant totalitaires car tout est enfermé, contrôle et obligatoire et propose de modifier la relation entre les psychiatres et les patients.&lt;br /&gt;
Le mouvement de l’antipsychiatrie a contribué pour : la sensibilisation des autorités et l’opinion publique, le fait de non-être stigmatise pour les personnes avec de trouble psychique, l’influence et l’aide de mouvement pour les droits des patients, la reformation du système par l’introduction des lois qui ont comme but de protéger les droits et d’améliorer les conditions d’assistance psychiatrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réalité des patients psychiatriques ==&lt;br /&gt;
=== Lois sur la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement antipsychiatrique, comme mentionné au paravent, a été le premier à se battre pour la fermeture des asiles en s’opposant à la psychiatrie traditionnelle avec des idées, des interprétations de la maladie mentale et surtout des actions subversives. Au niveau législatif, cela s&#039;est traduit par la [http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf Loi 180], qui a été la première et seule loi qui ordonne la fermeture des hôpitaux psychiatriques en Italie. Approuvé grâce au soutien de Franco Basaglia le 13 mai 1978 (elle est parfois appelée &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot;), elle règle tous contrôles et traitements sanitaires volontaires et obligatoires pour des personnes avec une maladie mentale. Elle se base sur des principes tels que le respect de la dignité de la personne, des ses droits civils et politiques. Le droit de choisir librement son médecin et son lieu soin, ou encore le droit de communiquer avec qui ils désirent. Tous les traitements doivent être assurer par consensus et la participation de la personne. La &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot; vise aussi à une &amp;quot;réforme sémiotique&amp;quot; des termes utilisés pour définir les patients psychiatriques. Elle supprime tout définition dans le code pénal comme &amp;quot;aliéné mental&amp;quot; ou &amp;quot;infirme mental&amp;quot;. Il s’agit d’une loi qui agit sur plusieurs niveaux, que ça soit sur les droits de la personne, sur les institutions soignantes ou encore à niveau pénal. Elle représente une réforme sociale et politique.&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droits des patients psychiatriques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les droits des patients psychiatriques s&#039;inscrivent dans [http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Droits_des_patients_(%C3%A0_l%27h%C3%B4pital) les droits des patients] en général, avec quelques différences qui est propre à cette population. Comme nous le verrons dans ce sous-chapitre, la nature de la maladie mentale peut impliquer des limitations au niveau juridique dans l’exercice de certains droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les préoccupations concernant la protections des droits des patients psychiatriques est un fait relativement récent qui débute dans les années 1960 et qui prend plus d&#039;ampleur dans les années 1970 au niveau national ainsi qu&#039;international. Dans plusieurs pays on assiste à des modifications législatives, mais les questionnements concernant le traitement des maladies mentales s&#039;opère aussi au niveau des droits internationales et de la liberté de la personne. &amp;lt;ref&amp;gt;Gendreau,C. (2005). Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale. Montréal: Les Editions Thémis &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, des personnes qui avaient connu l’expérience de l’institution psychiatrique s’adressent au  réseau international d’alternative à la psychiatrie, qui avait organisé une rencontre à Genève, dans le but de créer un organisme capable de défendre les droits des usagers de la psychiatrie. Cette démarche s’inscrit dans un processus de médiatisation qui, depuis les années 1976-1977, avait porté au grand jour le fonctionnement du système psychiatrique genevois et les internements qualifiés comme abusifs.&amp;lt;ref&amp;gt;Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ainsi que, en 1979 à Genève, des personnes tels que médecins, psychiatres, psychologues, assistants sociaux, juristes et usagers de la psychiatrie fondent l’[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf ADUPSY], l’association pour les droits des usagers de la psychiatrie. Une association dont le but est de lutter contre toutes discriminations en défendant les droits démocratiques fondamentaux des personnes psychiatriques.&amp;lt;ref&amp;gt;* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à la révision de la Loi sur le régime des personnes atteintes d’affections mentales du 1936, ils lancent des propositions qui viseront à combler les lacunes pratiques dont cette loi n’a pas su changer dans la pratique quotidienne de la prise en charge et de la reconnaissance de la personne psychiatrique. Comme par exemple recourir à l’internement lorsqu’il est réellement nécessaire, tandis qu’il s’agit encore d’une pratique naturelle, ordinaire à laquelle on recourt presque toujours, ou l’impossibilité du malade à faire recours lors de son internement ou au moment de la sortie, ou encore l’action faite par le Conseil de surveillance psychiatrique qui protège la société du malade mental en le stigmatisant encore plus ou lieu de protéger ce dernier. Ce sont tous des exemples de comment la loi ne s’est pas traduite en pratique selon ses principes.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf L&#039;Adupsy] lance ses propositions en essayant de modifier la réalité psychiatrique. Elle revendique la suppression totales des internements visant une modification de toutes pratiques psychiatriques. Elle croit dans une nouvelle législation qui tiendrait en compte des modifications du [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code Civile Suisse], des recommandations de l’Assemblée parlementaire du Conseil d’Europe inhérent la situation des malades mentaux et des recommandations de l’[http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_sant%C3%A9 OMS]. Leurs propositions visent trois aspects principaux liés aux droits de la personne : l’admission, le droit de recours et les droits liés au traitement et à la participation à la recherche clinique.&amp;lt;ref&amp;gt;* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut supprimer l’internement, l’admission doit être volontaire du début la fin du traitement, dans le sens que toute prise en charge ou action thérapeutique ne peut pas être efficace si le patient n’est pas d’accord. Le libre arbitre, le droit de choix ou de refus, une participation active sont des aspects nécessaires lors qu’on vise une prise en charge efficace, dans le respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit de recours doit être une instance judiciaire. Dans ce sens là le Conseil de surveillance psychiatrique doit être remplacé par la Chambre de révision psychiatrique. La personne psychiatrique ne devrait plus être stigmatisée au tant que malade, elle n’est pas dangereuse et donc la société ne doit pas être protégée par ce dernier.&amp;lt;ref&amp;gt;* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le troisième objectif concernant les droits liés au traitement et à la participation à la recherche médicale implique l’abolition de tout traitement médical sans le consensus du patient, il faut présenter au patient les implications du traitement, les alternatives et s’il veut il peut consulter un autre médecin de son choix. &lt;br /&gt;
Ces trois aspects visent, comme écrit au paravent, une modification des conditions de prise en charge, des droits des patients en tant que personnes et du tout le système psychiatrique&amp;lt;ref&amp;gt;* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La période comprise entre les années ’60 et ’80 est témoin d’une grand révolution vis à vis des droits des patients psychiatriques. Même si elle reste une révolution idéologique, car tous principes, toutes actions ne sont pas traduites en pratique pour l’instant, elle représente le précurseur pour un nouvelle réalité où on envisage une meilleure considération des droits de la personne au tant que tel et pas en tant que malade mentale, où on reconsidère la pratique psychiatrie à fin d’améliorer la prise en charge et les réponses aux besoins de ces personnes… À modifier, continuer….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La loi K 1 25 de 1979 ===&lt;br /&gt;
Suite à deux cas d’internement qui avaient touché profondément l’opinion publique genevoise, ainsi que grâce aux mouvements militant pour une remise en question des traitements des patients psychiatriques, deux projet de révision ont été proposés au [https://www.ge.ch/grandconseil/index.asp Grand Conseil] concernant la loi du 14 mars 1936 sur le régime des personnes atteintes d’affection mentale.    &lt;br /&gt;
Selon la commission parlementaire la difficulté majeure est liée au fait qu’il faut renforcer les droits des malades mentaux tout en continuant de protéger le reste de la population de ces personnes. &lt;br /&gt;
Un difficulté supplémentaire été due  à la récente ratification (1974) de la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme Convention européenne des droits de l’homme] (CEDH) qui interdisait toute forme d’internement administratif sans recours judiciaire. &lt;br /&gt;
La loi du 1979 apporte des changements sur plusieurs niveaux. Tout d’abord l’application de la loi se limite aux personnes atteinte de maladie mentale dont l’état nécessite une prise en charge en hôpital psychiatrique. Avant la révision, la loi s’appliquait à toute personne atteinte de maladie mentale qui aurait pu compromettre la sécurité et la tranquillité publique, ainsi que leur propre sécurité. &lt;br /&gt;
Deuxièmement elle impose aux établissements privé et publique un régime de surveillance des registres des entrées et de sorties. &lt;br /&gt;
En outre cette loi renforce les droits des patients psychiatriques. Le patient acquiert l’accès à son dossier médical et ce dernier et sa famille doivent être informés de tous les droits dont ils disposent.&lt;br /&gt;
De plus, la loi fixe les conditions d’admission des malades mentaux en faisant la distinction entre admission volontaire et involontaire. L’admission volontaire nécessite un certificat médical qui justifie l’admission du patient en raison de son état mentale.  Etant donné que l’admission involontaire comporte une atteinte à la liberté de l’individu, elle peut être demandé seulement si ces trois conditions sont réunies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Le malade présente des troubles mentaux&lt;br /&gt;
* Son état constitue un danger grave pour lui-même ou pour autrui&lt;br /&gt;
* Un traitement et des soins dans un établissement psychiatrique s’avèrent nécessaires. » (p.8)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un examen ultérieur concernant les symptômes du malade, les motifs de l’hospitalisation et le dégrée d’urgence de la situation est nécessaire afin de confirmer ou annuler l’hospitalisation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La capacité de discernement ===&lt;br /&gt;
Le discernement est définit dans l’article 16 du code civil et implique la capacité de pouvoir agir de façon raisonnable. On estime capable de discernement toute personne qui agit en connaissance de cause. Le code civil prévoit certaines situations dans lesquelles cette capacité peut être limitée dans l’intérêt de la personne concernée, notamment dans le cas de « maladie mentale » et de « faiblesse d’esprit ».  La reconnaissance de cette capacité est la condition indispensable sans laquelle l’individu n’est pas en mesure d’exercer ses droits personnels.&lt;br /&gt;
L’évaluation de la capacité de discernement se prête à controverse, notamment entre psychiatre et juriste, car il est impossible de poser un jugement objectif. Ceci est encore de nos jours source de malentendus et il semble très difficile qu’une réforme juridique puisse parvenir à éclaircir cette situation compliquée. Afin de limiter l’imposition d’une étiquette trop lourde, l’évaluation de la capacité de discernement s’opère toujours en relation à une situation précise. Une réévaluation s’impose donc face à toute nouvelle situation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Privation de liberté à des fins d’assistance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, le Parlement fédéral a modifié le [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code civil suisse] en matière de privation de liberté à des fins d’assistance afin de rendre compatible le droit suisse avec [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme la Convention européenne des droits de l’homme] (ratifiée par la Suisse en 1974). &lt;br /&gt;
Les causes permettant la privation de la liberté d’un individu prévues dans l’article 397a CC sont :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
* La maladie mentale&lt;br /&gt;
* La faiblesse d’esprit&lt;br /&gt;
* La toxicomanie&lt;br /&gt;
* Le grave état d’abandon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de limiter les abus, cette première condition doit s’accompagner de deux autres conditions. La privation de liberté est la seul solution possible afin d’assurer l’assistance nécessaire à la personne. Tous les autres possibles prises en charges (traitement ambulatoire, assistance de l’entourage,…) doivent être considérées comme des solutions inefficaces. &lt;br /&gt;
En outre, la prise en charge doit être assurée par un établissement apte à fournir les prestations spécifiques dont l’individu a besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit fédéral impose des garanties minimales dans le but de protéger la personne privée de liberté à des fins d’assistance. Parmi les droit dont dispose l’individu on trouve :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le droit à l’information concernant le pourquoi de sa privation de liberté&lt;br /&gt;
* La demande de libération. Cette demande peut être également formulée par les proches.&lt;br /&gt;
* Le droit à l’assistance juridique&lt;br /&gt;
* Le droit d’être inétendue devant le juge&lt;br /&gt;
* … &amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===  La déclaration de Hawaï 1977 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1977, L’association mondiale des psychiatres rédige une charte éthique concernant les pratiques, ainsi que les buts de la psychiatrie. Parmi les recommandations que l’on prône, on y trouve que le rapport entre le psychiatre et le patient doit être basé sur la confiance et le respect. Le psychiatre es au service du patient et ce dernier doit être considéré comme un partenaire. Le soignant doit privilégier les interventions thérapeutiques qui limitent le moins possibles la liberté du patient. Dans le cas d’incapacité de discernement, toute action thérapeutique doit être discuté avec la famille ou avec un représentant légal. Ce disposition vise le respect de la dignité humaine et les droits fondamentaux de l’homme.&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les méthodes d&#039;entretien se distinguent par la mise en oeuvre des processus fondamentaux de communication et d&#039;interaction humaine. Ces processus permettent au chercheur de retirer de ses entretien des informations et éléments de réflexion riches en nuances. &lt;br /&gt;
Nous avons utilisé la variante entretien centré, avec une petite liste de questions-guides ouvertes afin que l&#039;interviewé puisse parler ouvertement d&#039;un événement ou d&#039;une expérience précise à laquelle il a participé. En ce cas Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La lutte contre les abus de la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
[[Entretien avec M. Alain Riesen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Questions pour l&#039;entretien ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Depuis quand et avec qui (quel groupe) vous êtes-vous engagé/e dans la lutte pour les droits de la personne et quel était à ce moment votre statut (ou fonction)? Dans quel contexte s&#039;est inséré cette démarche ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2. Il y a-t-il un événement originel? Pourriez vous nous raconter un ou des événement/s marquant/s que vous avez mené ou qui vous ont frappé dans cette période en faveur de ces droits ? &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3. Quels ont été les changements les plus importantes auxquels vous avez assistés?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.  Y a-t-il des valeurs que vous avez eu le sentiments d&#039;avoir porté en avant et si oui, lesquelles étaient-elle?  (avoir en tête: corps réappropriation et bien-être et développement, bien être psychique, son développement, la liberté, autodétermination de la personne, mais ne les évoquer que si la personne ne répond pas!)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Qu&#039;en est-il aujourd&#039;hui de cette lutte et des acquis et des risques de retour en arrière?  Sur quoi faudrait-il continuer de se battre de lutter?&lt;br /&gt;
Est-ce que vous continuer aujourd&#039;hui de vous engager et sur quoi?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Entretien_avec_M._Alain_Riesen|L&#039;Entretien avec M. Alain Riesen]] nous a permis d&#039;avoir une vue d&#039;ensemble sur les années &#039;60-&#039;80. Grace à son histoire et les réponses aux questions nous avons pu recueillir beaucoup d&#039;éléments sur les principaux changements, les mouvements militants et les conquêtes par rapport aux droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion et discussion ==&lt;br /&gt;
La période des années ’60-’80 constitue une époque de grands changements. Elle a été témoin d’une révolution idéologique, politiques, législative. Il s’agit principalement d’un mouvement général de contestation du pouvoir et des normes institutionnelles. Le mouvement de l’antipsychiatrie avant et du réseau d’alternative à la psychiatrie après, contribuent fortement à la lutte et aux débats contre l’institution totalitaire (Goffman), la violence institutionnelle. Spécifiquement au territoire de Genève, l’association de [[* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf|l’ADUPSY]] a contribué de façon important à tous ces changements. La cohésion entre les professionnels et les patients permet une action et une réflexion autour de la manière de pratiquer le soin, tout en considérant  la question des droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant les années ’60 les patients psychiatriques étaient, pour la plus parte, reclus, isolés, stigmatisés. La pratique du soin se faisait sous obligation, constriction où le pouvoir décisionnel était exclusivement dans les mains des médecins. Le patient n’avait aucune possibilité d’expression ou contestation, il subissait toute décision du corps médical, il était considéré comme une personne incurable, dangereuse, qui devait être hospitalisé à vie. Le patient vivait donc dans des conditions de vie précaires, où son identité était limité à une personne sans aucun droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après les années ‘60 cette réalité voit un tournant important. Premièrement grâce au CAS, le Comité d’Action de Santé qui a mené une réflexion autour de la politique institutionnelle. Une politique de santé mentale se base sur l’institution, le dispositif institutionnel ; la théorie, la psychopathologie, dont dépend la manière de définir l’identité de la personne ; le corps des professionnels et la législation. Il y a eu une prise de conscience par rapport à la manière de considérer l’autre, on commence à se soucier des conditions de vie de ses personnes, on arrive à une nécessité de changer l’institution, de changer les lois, et les pratiques. Petit à petit on enlève les barreaux dans le dispositif institutionnel, on considère les professionnels comme des soignant et non plus comme des gardiens, progressivement on élimine les traitements de choc. Toute la question sur les droits des patients se révèle, la pratique du soin, la prise en charge des patients, la considération, reconnaissance de la personne voient une évolution importante. L’ADUPSY, l’Association pour les droits des usagers de la psychiatrie, contribue aussi à cette grande évolution, pendant plusieurs années elle a mené un travail pour accueillir  les plaintes, les demandes ou encore les critiques des patients à fin de modifier la réalité qui les concernaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conquêtes, comme mentionné au paravent, ont étaient multiples. Néanmoins la question des droits des patients psychiatriques est toujours d’actualité. L’hospitalisation non volontaire et le type de traitement, liés au pouvoir médical ont encore une très forte influence dans la société de nos jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Barnes, M.(1976). &#039;&#039;Un voyage à travers la folie&#039;&#039;. Paris: Editions du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Basaglia, F.] (1970). [[L&#039;institution en négation - Basaglia|&#039;&#039;L&#039;institution en négation.&#039;&#039;]] Paris: Edition du Seuil. 	&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper  Cooper, D.] (1970). &#039;&#039;Psychiatry et anti-Psychiatry.&#039;&#039; Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
* Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas   &lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault  Foucault, M.](1964) [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_folie_%C3%A0_l%27%C3%A2ge_classique &#039;&#039;Histoire de la folie à l&#039;âge classique&#039;&#039;], Paris : U.G.E., coll. « 10/18 »&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&lt;br /&gt;
* Gendreau,C. (2005). &#039;&#039;Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale&#039;&#039;. Montréal: Les Editions Thémis&lt;br /&gt;
* Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). &#039;&#039;Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&#039;&lt;br /&gt;
* [http://es.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Goffman, E.] (1975). &#039;&#039;Stigmates. Les usages sociaux des handicaps&#039;&#039;. Paris: Les Editions de Minuit.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_S._Szasz Szasz, T.] (1975). [[Résumé :Le mythe de la maladie mentale (1975)|&#039;&#039;Le mythe de la maladie mentale&#039;&#039;]]. Paris: Payot.&lt;br /&gt;
* [http://www.triunfodigital.com/ Triunfo Digital] (s.d.) [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 &#039;&#039;Josep Berke: &amp;quot;La sociedad está enloqueciendo a sus miembros&amp;quot;&#039;&#039;], Archives, Consulté le 8 Novembre 2013 [http://www.triunfodigital.com/ &amp;quot;Triunfo Digital&amp;quot;], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.1], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=29&amp;amp;fecha=1973-04-14 p. 2], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=30&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.3], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=31&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.4]&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye, J.] (2010). &#039;&#039;La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie.&#039;&#039; Paris: Editions Libertaires&lt;br /&gt;
* http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&lt;br /&gt;
* http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Webographie ==&lt;br /&gt;
* http://www.jhberke.com/index2.html Site web du Dr. Joseph H. Berke.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://vimeo.com/38575546 Ici vous trouverez un entretien à Mary Barnes (langue anglaise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.dionyversite.org/cycle_08-11-A.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.cairn.info/revue-topique-2004-3-page-79.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.geopsy.com/memoires_theses/la_folie.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://senon.pagesperso-orange.fr&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://mamytartine.blog.lemonde.fr/mamytartine/2005/08/lantipsychiatri.html &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.e-monsite.com/isabellesamyn/rubrique-1012337.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.academia.edu/440584/Psychanalyse_Et_Antipsychiatrie&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13174</id>
		<title>Droits des patients psychiatriques</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13174"/>
		<updated>2014-01-14T12:45:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Droits des patients psychiatriques */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
Cet article s’inscrit dans le cadre général des droits de la personne et des droits des patient en psychiatrie en particulier. Il s&#039;agit dans ce chapitre de mieux comprendre comment les revendications des droits des patients psychiatriques relèvent des droits de la personne et d&#039;arriver à expliquer ce que cela recouvre concrètement dans le quotidien en termes de pratiques, mais aussi de désignation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le paysage psychiatrique, au fil des années, a été modifié par l’influence et l’interaction de différents mouvements sociaux et des changements de lois. Cette recherche est une opportunité qui nous permet d’élaborer une réflexion autour de ces interactions et de mieux comprendre l’évolution de la terminologie et l’utilisation des divers moyens thérapeutiques, la mise en place d’un cadre légal préservant les droits des patients psychiatriques et les apports amenés à la société. Il semble que la critique des classifications nosographiques (les [http://fr.wikipedia.org/wiki/Manuel_diagnostique_et_statistique_des_troubles_mentaux DSM]) qui existe depuis les années 20 – lesquelles classifications n&#039;ont été qu&#039;en augmentation (en 1990, 400 classifications) ont visé à la fois le pouvoir qui désigne, mais aussi peut-être plus fondamentalement une manière de &amp;quot;donner sens&amp;quot; à un individu porteur de signes définis essentiellement par les médecins psychiatres. L&#039;alternative serait de considérer la personne, sa parole, sa propre perception, sa conception aussi de la santé (et donc de la folie) dans une remise en question de la relation soignant-soigné. C&#039;est aussi évidemment une remise en question de rapport norme/déviance, mais aussi plus fondamentalement de cette réalité &amp;quot;faussement&amp;quot; ou &amp;quot;artificiellement&amp;quot; construite (symboliquement) par ceux qui détiennent le pouvoir de nommer. Ainsi la critique sociale et politique des année 60-80 se double d&#039;une critique de l&#039;épistémologie du sujet pour mettre à la place une relation plus égalitaire et un respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons commencé par une brève présentation sur la maladie mental et le courant de l’antipsychiatrie, présentation qui nous aide à nous faire une image de ce que représentait pour la société une personne qui manifestait une maladie mentale, un hôpital psychiatrique et surtout ce qui voulait dire pour une personne d&#039;être quelqu’un avec un trouble psychique au début du XXème siècle. La deuxième partie de l’article nous amène dans &amp;quot;la réalité des patients psychiatriques&amp;quot; contemporaine et nous découvrons les changements des lois et des droits pour ces patients. Pour pointer notre recherche, nous avons effectué un entretien avec [[Entretien_avec_M._Alain_Riesen|M. Alain Riesen]], militant de l’antipsychiatrie à Genève, entretien qui nous a permis de voir plus en détail et plus concrètement l’évolution des droits des patients en psychiatrie. Peut-être que cette évolution continuera dans ce vaste domaine, mais il faut souligner le fait que jusqu’au maintenant toutes les personnes qui présentent des troubles psychiques ont le droit aux meilleurs services médicaux et qu&#039;aucune discrimination n’est admise, donc la santé est un segment d’insertion sociale qui place le patient dans la dimension d&#039;être un citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
=== Historique de la maladie mentale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute société se trouve confronté à des personnes qui sortent du fonctionnement ordinaire, qui ne vivent pas selon les normes en vigueur, allant jusqu&#039;à perturber l’équilibre d&#039;un groupe social (famille, classe, atelier, entreprise, institution, etc.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En traversant les âges et les cultures, la maladie mentale a connu les définitions et les explications les plus variées. En effet, « puisque la folie plonge ses racines aux sources de la culture, être fous est différent selon le pays ou la région dont on est originaire » &amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires,(p.13) &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l’Europe, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye] met en évidence comment à partir de l’Antiquité on s’est occupé du problème des personnes déviantes en les bannissant et en les excluant de la société. Durant le Moyen Âge, en particulier en France, l’exclusion de la société se faisait par exemple en mettant les personnes qui dérangeaient sur une barque et en les abandonnant sur une rivière.  Au tour de l’année 1000, de l’exclusion et du bannissement en dehors des villes, il y a la mise en place d’un premier système d’enfermement. Dans les maladreries et les hostelleries (préludes des hôpitaux généraux), on commence à enfermer les malades mentaux avec tout sortes des personnes &amp;quot;marginales&amp;quot;. La promiscuité, l&#039;insalubrité, la surpopulation, ainsi que les maladies transformaient ces lieux en lieux d’extermination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La religion avait une très grande influence durant toute cette période. La maladie mentale était interprétée comme la punition de Dieu en réponse à un péché. Le personne déviante était donc aussi enfermée pour protéger la société et pour qu’elle puisse faire amende honorable. Progressivement, mais surtout pendant le XIX, le pouvoir sur la maladie mentale passe entre les mains des médecins. En effet, ces derniers, écrit Lesage de la Haye « […] vont devenir les responsables du traitement des malades mentaux et mêmes les directeurs des asiles d’aliénés »&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires,(p.22)&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt pour les problèmes liés à la santé mentale surgit dans les années d’après-guerre à cause d’une forte augmentation des cas pris en charge. À partir des années 1970, sur la voie des protestations anticonformistes de Mai 1968 et sous l’influence et la pression des familles, on commence à dénoncer les conditions précaires des malades mentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mouvement de l&#039;antipsychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant les années 1960 apparaissait un nouveau courant qui a explosé dans plusieurs pays, l&#039;Antipsychiatrie, qui prend le contre-pied de la psychiatrie. La critique vise à remettre en question non seulement la psychiatrie et la prise en charge des malades mentaux, mais aussi la société au sens large. Ce mouvement qui s&#039;exprime sous différentes formes dans plusieurs pays, offre une nouvelle conception de la liberté aux patients psychiatriques en leur donnant la voix et le pouvoir de choisir leur parcours de soins, condamne la société capitaliste qui rejet tout individu non rentable et qui ne se conforme pas au règles de fonctionnement de la société. Les prisons et les hôpitaux psychiatriques sont l&#039;expression de la mise à l&#039;écart de toute personne qui affiche une différence trop importante face à la norme. Ce courant de pensé est très révolutionnaire et prône la liberté des individus.&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon, Lesage de la Haye, l&#039;antipsychiatrie n&#039;est pas un courant de pensée, c&#039;est un vaste mouvement qui ne trouve pas une véritable unité concernant les théories et les pratiques des différents représentant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme «Antipsychiatrie» est utilisée pour la première fois par Cooper [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper David Cooper] en 1967 dans son ouvrage «Psychiatrie et antipsychiatrie»&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil.&amp;lt;/ref&amp;gt; et à travers ses expériences dans le &amp;quot;pavillon 21&amp;quot; à Kingsley Hall (Londres), il s&#039;oppose au système hiérarchique et aliénant qui conduit à l’internement des personnes et en les rendant des malades chroniques. Ainsi, il propose d&#039;étudier la personne dans son contexte de vie, en relativisant le diagnostic et l&#039;étiquetage. Il est suivi par d’autres militants de ce courant idéologique, notamment par Aaron Esterson et [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Laing Ronald David Laing]. Tous les trois travaillent en Grande-Bretagne et offrent une réponse plus sociale et communautaire en s&#039;opposant à la psychiatrie ordinaire, au diagnostic, à la pratique et à la politique en vigueur.&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un exemple intéressant est le livre qui raconte le parcours d’une patiente, [http://en.wikipedia.org/wiki/Mary_Barnes Mary Barnes], qui avait suivi une thérapie à Kingsley Hall avec le psychiatre [http://www.jhberke.com/index2.html%20 Joseph Berke] et sous la direction de Ronald David Laing. Le livre « Un voyage à travers la folie »&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;, écrit en 1976 par Mary Barnes avec la collaboration de [http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Berke Joseph Berke] est un exemple du passage à travers la folie qui donne un point de vue différent: il valorise la personne et ses droits en tant que patient, l’importance de l&#039;autodétermination personnelle et de l’intégration sociale. Le professionnel est vu comme témoin dans le parcours du patient. Il représente aussi un soutient au mouvement de l&#039;antipsychiatrie.&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, aux Etats-Unis, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Erving Goffman] publie en 1961 un ouvrage qui influencera aussi le courant de l&#039;antipsychiatrie &amp;quot;Asiles, études sur la condition des malades mentales&amp;quot; (basé sur des observations des comportements des patients et du personnel d&#039;un hôpital psychiatrique ). L’auteur commence par donner une définition des  « institutions totalitaires » qui se caractérisent par le niveau d’exclusion et de contrôle dans lequel se trouve le reclus. La vie dans de ce genre d’institution est décrite en négatif par comparaison avec le déroulement de la vie à l’extérieur. Une fois admis au sein de l&#039;institution l&#039;individu est mis sous tutelle et perd tous les droits dont il jouissait en tant que membre de la société et se trouve sous l&#039;emprise du pouvoir du médecin &amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1963, avec son livre [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stigmate_%28Erving_Goffman%29 «Stigmate&amp;quot;. Les usages sociaux des handicaps»&amp;lt;ref&amp;gt; Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;], il continue à exprimer ses idées, selon lesquelles d&#039;une manière indirecte, influenceront les droits de l’homme. Goffman donne une définition plus élargie du stigmate en mettant en évidence un ensemble des concepts sur «l&#039;image social» des individus et ce qu&#039;ils peuvent transmettre d&#039;eux-mêmes aux autres en situations de confrontation. (Le stigmate permet de marquer une différence entre les personnes &amp;quot;dites normales&amp;quot; et celles qui présentent des caractéristiques déviantes de la norme.)&amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aux Etats Unis, [[Thomas_Szasz|Thomas Szas]], professeur en psychiatrie (et admirateur de Michel Foucault pour ses dénonciations des abus de la psychiatrie), ne préconisait pas les mêmes solutions. Szasz défend vivement les droits des malades mentaux et fait une double critique à la psychiatrie: la maladie mental n’est pas une vrais maladie, mais une justification légitimant, avec l’appui de médecins et des avocats, l’intervention du pouvoir pour protéger les gens contre eux mêmes. La psychiatrie est ainsi utilisée comme un outil de contrôle social à grande échelle, au nom du bien-être des « normaux ». Szasz décrit et dénonce dans son célèbre livre &amp;quot;Le mythe de la maladie mentale&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Szasz, T. (1975). Le mythe de la maladie mentale. Paris: Payot.&amp;lt;/ref&amp;gt;, paru en 1961, l’utilisation de la psychiatrie comme moyen du contrôle social, d&#039;esclavage déguisé en thérapie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Italie, dans la même période, le mouvement trouve un autre représentant. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Franco Basaglia], mène au niveau politique une lutte dans laquelle il revendique à haut voix les droits des patients ainsi que la fermeture des asiles (L&#039;auteur de &amp;quot;L&#039;institution en négation&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;) - Basaglia critique l&#039;enferment des malades mentaux comme n&#039;étant pas une solution)&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Finalement la solution arrive en 1978, avec la Loi-180. La création de nombreux lieux alternatif, tels que de centres de jour, des foyer et d&#039;autres formes innovatrices, ainsi qu&#039;une participation nationale des syndicats, la partie communiste et le monde du travail, ont permis aux malades mentaux de réintégrer la vie en société.&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;. À noter, malgré ça, il y a des différences très importantes entre les régions les plus développées et d&#039;autres régions italiennes. Cela a influencé la réintégration des patients psychiatriques.&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la France, plusieurs représentants ont pris parti au mouvement de l’antipsychiatrie. On y retrouve Roger Gentis, [http://es.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Guattari Félix Guattari], [http://es.wikipedia.org/wiki/Robert_Castel Robert Castel], ainsi que Michel Foucault.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce dernier, tout en étant en retrait par rapport aux autres praticiens, il offre dans son ouvrage « Histoire de la folie à l’âge classique », une représentation de comment la notion de folie, d’aliénation,  de maladie mentale sont en relation très étroite avec le contexte. À travers une lecture historique de la folie, l’auteur met en évidence l’influence des normes, des valeurs et des croyances en rapport aux explications des causes de celle-ci. Le rôle social du « fou » dépend également de la vision que la société a sur la folie.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard&amp;lt;/ref&amp;gt;. Déjà en 1954, dans l&#039;ouvrage « Maladie mentale et psychologie », Foucault met en évidence le fait que en Occident la folie a acquis le statut de maladie mentale très récemment, en devenant ainsi objet d’étude de la part de la psychiatrie. Les explications que l’on donnait auparavant à ce type de phénomène étaient du domaine de la magie et de la religion. Le contexte influence le regard que l’on pose sur une problématique.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau général, le mouvement essaye de se centrer dans l&#039;application d&#039;une thérapie dans le contexte du sujet (soit familial ou communautaire) et non pas dans le contexte clinique. Les trois thèses de l’antipsychiatrie (antinosographique, anti-institutionnelle, anti-thérapeutique) se manifestent comme une prise de conscience collective. La thèse antinosographique conteste l’appartenance des troubles psychiques au concept de maladie et la nécessité à n’importe quel type d’assistance psychiatrique et soutien que la classification des maladies mentales et le diagnostic donné constituent une forme d’étiqueter et de stigmatiser une personne. La thèse anti-thérapeutique est une réaction contre les mesures dures des traitements appliques aux malades psychiques  (l’électrochoc, la médicamentation abusive et obligatoire, la privation de liberté) et encourage le traitement sans médicamentation, basé sur une communauté thérapeutique. La thèse anti-institutionnelle condamne les institutions en les nommant totalitaires car tout est enfermé, contrôle et obligatoire et propose de modifier la relation entre les psychiatres et les patients.&lt;br /&gt;
Le mouvement de l’antipsychiatrie a contribué pour : la sensibilisation des autorités et l’opinion publique, le fait de non-être stigmatise pour les personnes avec de trouble psychique, l’influence et l’aide de mouvement pour les droits des patients, la reformation du système par l’introduction des lois qui ont comme but de protéger les droits et d’améliorer les conditions d’assistance psychiatrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réalité des patients psychiatriques ==&lt;br /&gt;
=== Lois sur la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement antipsychiatrique, comme mentionné au paravent, a été le premier à se battre pour la fermeture des asiles en s’opposant à la psychiatrie traditionnelle avec des idées, des interprétations de la maladie mentale et surtout des actions subversives. Au niveau législatif, cela s&#039;est traduit par la [http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf Loi 180], qui a été la première et seule loi qui ordonne la fermeture des hôpitaux psychiatriques en Italie. Approuvé grâce au soutien de Franco Basaglia le 13 mai 1978 (elle est parfois appelée &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot;), elle règle tous contrôles et traitements sanitaires volontaires et obligatoires pour des personnes avec une maladie mentale. Elle se base sur des principes tels que le respect de la dignité de la personne, des ses droits civils et politiques. Le droit de choisir librement son médecin et son lieu soin, ou encore le droit de communiquer avec qui ils désirent. Tous les traitements doivent être assurer par consensus et la participation de la personne. La &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot; vise aussi à une &amp;quot;réforme sémiotique&amp;quot; des termes utilisés pour définir les patients psychiatriques. Elle supprime tout définition dans le code pénal comme &amp;quot;aliéné mental&amp;quot; ou &amp;quot;infirme mental&amp;quot;. Il s’agit d’une loi qui agit sur plusieurs niveaux, que ça soit sur les droits de la personne, sur les institutions soignantes ou encore à niveau pénal. Elle représente une réforme sociale et politique.&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droits des patients psychiatriques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les droits des patients psychiatriques s&#039;inscrivent dans [http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Droits_des_patients_(%C3%A0_l%27h%C3%B4pital) les droits des patients] en général, avec quelques différences qui est propre à cette population. Comme nous le verrons dans ce sous-chapitre, la nature de la maladie mentale peut impliquer des limitations au niveau juridique dans l’exercice de certains droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les préoccupations concernant la protections des droits des patients psychiatriques est un fait relativement récent qui débute dans les années 1960 et qui prend plus d&#039;ampleur dans les années 1970 au niveau national ainsi qu&#039;international. Dans plusieurs pays on assiste à des modifications législatives, mais les questionnements concernant le traitement des maladies mentales s&#039;opère aussi au niveau des droits internationales et de la liberté de la personne. &amp;lt;ref&amp;gt;Gendreau,C. (2005). Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale. Montréal: Les Editions Thémis &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, des personnes qui avaient connu l’expérience de l’institution psychiatrique s’adressent au  réseau international d’alternative à la psychiatrie, qui avait organisé une rencontre à Genève, dans le but de créer un organisme capable de défendre les droits des usagers de la psychiatrie. Cette démarche s’inscrit dans un processus de médiatisation qui, depuis les années 1976-1977, avait porté au grand jour le fonctionnement du système psychiatrique genevois et les internements qualifiés comme abusifs.&amp;lt;ref&amp;gt;Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ainsi que, en 1979 à Genève, des personnes tels que médecins, psychiatres, psychologues, assistants sociaux, juristes et usagers de la psychiatrie fondent l’[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf ADUPSY], l’association pour les droits des usagers de la psychiatrie. Une association dont le but est de lutter contre toutes discriminations en défendant les droits démocratiques fondamentaux des personnes psychiatriques.&amp;lt;ref&amp;gt;* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à la révision de la Loi sur le régime des personnes atteintes d’affections mentales du 1936, ils lancent des propositions qui viseront à combler les lacunes pratiques dont cette loi n’a pas su changer dans la pratique quotidienne de la prise en charge et de la reconnaissance de la personne psychiatrique. Comme par exemple recourir à l’internement lorsqu’il est réellement nécessaire, tandis qu’il s’agit encore d’une pratique naturelle, ordinaire à laquelle on recourt presque toujours, ou l’impossibilité du malade à faire recours lors de son internement ou au moment de la sortie, ou encore l’action faite par le Conseil de surveillance psychiatrique qui protège la société du malade mental en le stigmatisant encore plus ou lieu de protéger ce dernier. Ce sont tous des exemples de comment la loi ne s’est pas traduite en pratique selon ses principes.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf L&#039;Adupsy] lance ses propositions en essayant de modifier la réalité psychiatrique. Elle revendique la suppression totales des internements visant une modification de toutes pratiques psychiatriques. Elle croit dans une nouvelle législation qui tiendrait en compte des modifications du [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code Civile Suisse], des recommandations de l’Assemblée parlementaire du Conseil d’Europe inhérent la situation des malades mentaux et des recommandations de l’[http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_sant%C3%A9 OMS]. Leurs propositions visent trois aspects principaux liés aux droits de la personne : l’admission, le droit de recours et les droits liés au traitement et à la participation à la recherche clinique.&amp;lt;ref&amp;gt;* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut supprimer l’internement, l’admission doit être volontaire du début la fin du traitement, dans le sens que toute prise en charge ou action thérapeutique ne peut pas être efficace si le patient n’est pas d’accord. Le libre arbitre, le droit de choix ou de refus, une participation active sont des aspects nécessaires lors qu’on vise une prise en charge efficace, dans le respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit de recours doit être une instance judiciaire. Dans ce sens là le Conseil de surveillance psychiatrique doit être remplacé par la Chambre de révision psychiatrique. La personne psychiatrique ne devrait plus être stigmatisée au tant que malade, elle n’est pas dangereuse et donc la société ne doit pas être protégée par ce dernier.&amp;lt;ref&amp;gt;* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le troisième objectif concernant les droits liés au traitement et à la participation à la recherche médicale implique l’abolition de tout traitement médical sans le consensus du patient, il faut présenter au patient les implications du traitement, les alternatives et s’il veut il peut consulter un autre médecin de son choix. &lt;br /&gt;
Ces trois aspects visent, comme écrit au paravent, une modification des conditions de prise en charge, des droits des patients en tant que personnes et du tout le système psychiatrique&amp;lt;ref&amp;gt;* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La période comprise entre les années ’60 et ’80 est témoin d’une grand révolution vis à vis des droits des patients psychiatriques. Même si elle reste une révolution idéologique, car tous principes, toutes actions ne sont pas traduites en pratique pour l’instant, elle représente le précurseur pour un nouvelle réalité où on envisage une meilleure considération des droits de la personne au tant que tel et pas en tant que malade mentale, où on reconsidère la pratique psychiatrie à fin d’améliorer la prise en charge et les réponses aux besoins de ces personnes… À modifier, continuer….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La loi K 1 25 de 1979 ===&lt;br /&gt;
Suite à deux cas d’internement qui avaient touché profondément l’opinion publique genevoise, ainsi que grâce aux mouvements militant pour une remise en question des traitements des patients psychiatriques, deux projet de révision ont été proposés au [https://www.ge.ch/grandconseil/index.asp Grand Conseil] concernant la loi du 14 mars 1936 sur le régime des personnes atteintes d’affection mentale.    &lt;br /&gt;
Selon la commission parlementaire la difficulté majeure est liée au fait qu’il faut renforcer les droits des malades mentaux tout en continuant de protéger le reste de la population de ces personnes. &lt;br /&gt;
Un difficulté supplémentaire été due  à la récente ratification (1974) de la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme Convention européenne des droits de l’homme] (CEDH) qui interdisait toute forme d’internement administratif sans recours judiciaire. &lt;br /&gt;
La loi du 1979 apporte des changements sur plusieurs niveaux. Tout d’abord l’application de la loi se limite aux personnes atteinte de maladie mentale dont l’état nécessite une prise en charge en hôpital psychiatrique. Avant la révision, la loi s’appliquait à toute personne atteinte de maladie mentale qui aurait pu compromettre la sécurité et la tranquillité publique, ainsi que leur propre sécurité. &lt;br /&gt;
Deuxièmement elle impose aux établissements privé et publique un régime de surveillance des registres des entrées et de sorties. &lt;br /&gt;
En outre cette loi renforce les droits des patients psychiatriques. Le patient acquiert l’accès à son dossier médical et ce dernier et sa famille doivent être informés de tous les droits dont ils disposent.&lt;br /&gt;
De plus, la loi fixe les conditions d’admission des malades mentaux en faisant la distinction entre admission volontaire et involontaire. L’admission volontaire nécessite un certificat médical qui justifie l’admission du patient en raison de son état mentale.  Etant donné que l’admission involontaire comporte une atteinte à la liberté de l’individu, elle peut être demandé seulement si ces trois conditions sont réunies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Le malade présente des troubles mentaux&lt;br /&gt;
* Son état constitue un danger grave pour lui-même ou pour autrui&lt;br /&gt;
* Un traitement et des soins dans un établissement psychiatrique s’avèrent nécessaires. » (p.8)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un examen ultérieur concernant les symptômes du malade, les motifs de l’hospitalisation et le dégrée d’urgence de la situation est nécessaire afin de confirmer ou annuler l’hospitalisation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La capacité de discernement ===&lt;br /&gt;
Le discernement est définit dans l’article 16 du code civil et implique la capacité de pouvoir agir de façon raisonnable. On estime capable de discernement toute personne qui agit en connaissance de cause. Le code civil prévoit certaines situations dans lesquelles cette capacité peut être limitée dans l’intérêt de la personne concernée, notamment dans le cas de « maladie mentale » et de « faiblesse d’esprit ».  La reconnaissance de cette capacité est la condition indispensable sans laquelle l’individu n’est pas en mesure d’exercer ses droits personnels.&lt;br /&gt;
L’évaluation de la capacité de discernement se prête à controverse, notamment entre psychiatre et juriste, car il est impossible de poser un jugement objectif. Ceci est encore de nos jours source de malentendus et il semble très difficile qu’une réforme juridique puisse parvenir à éclaircir cette situation compliquée. Afin de limiter l’imposition d’une étiquette trop lourde, l’évaluation de la capacité de discernement s’opère toujours en relation à une situation précise. Une réévaluation s’impose donc face à toute nouvelle situation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Privation de liberté à des fins d’assistance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, le Parlement fédéral a modifié le [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code civil suisse] en matière de privation de liberté à des fins d’assistance afin de rendre compatible le droit suisse avec [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme la Convention européenne des droits de l’homme] (ratifiée par la Suisse en 1974). &lt;br /&gt;
Les causes permettant la privation de la liberté d’un individu prévues dans l’article 397a CC sont :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
* La maladie mentale&lt;br /&gt;
* La faiblesse d’esprit&lt;br /&gt;
* La toxicomanie&lt;br /&gt;
* Le grave état d’abandon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de limiter les abus, cette première condition doit s’accompagner de deux autres conditions. La privation de liberté est la seul solution possible afin d’assurer l’assistance nécessaire à la personne. Tous les autres possibles prises en charges (traitement ambulatoire, assistance de l’entourage,…) doivent être considérées comme des solutions inefficaces. &lt;br /&gt;
En outre, la prise en charge doit être assurée par un établissement apte à fournir les prestations spécifiques dont l’individu a besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit fédéral impose des garanties minimales dans le but de protéger la personne privée de liberté à des fins d’assistance. Parmi les droit dont dispose l’individu on trouve :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le droit à l’information concernant le pourquoi de sa privation de liberté&lt;br /&gt;
* La demande de libération. Cette demande peut être également formulée par les proches.&lt;br /&gt;
* Le droit à l’assistance juridique&lt;br /&gt;
* Le droit d’être inétendue devant le juge&lt;br /&gt;
* … &amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===  La déclaration de Hawaï 1977 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1977, L’association mondiale des psychiatres rédige une charte éthique concernant les pratiques, ainsi que les buts de la psychiatrie. Parmi les recommandations que l’on prône, on y trouve que le rapport entre le psychiatre et le patient doit être basé sur la confiance et le respect. Le psychiatre es au service du patient et ce dernier doit être considéré comme un partenaire. Le soignant doit privilégier les interventions thérapeutiques qui limitent le moins possibles la liberté du patient. Dans le cas d’incapacité de discernement, toute action thérapeutique doit être discuté avec la famille ou avec un représentant légal. Ce disposition vise le respect de la dignité humaine et les droits fondamentaux de l’homme.&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les méthodes d&#039;entretien se distinguent par la mise en oeuvre des processus fondamentaux de communication et d&#039;interaction humaine. Ces processus permettent au chercheur de retirer de ses entretien des informations et éléments de réflexion riches en nuances. &lt;br /&gt;
Nous avons utilisé la variante entretien centré, avec une petite liste de questions-guides ouvertes afin que l&#039;interviewé puisse parler ouvertement d&#039;un événement ou d&#039;une expérience précise à laquelle il a participé. En ce cas Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La lutte contre les abus de la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
[[Entretien avec M. Alain Riesen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Questions pour l&#039;entretien ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Depuis quand et avec qui (quel groupe) vous êtes-vous engagé/e dans la lutte pour les droits de la personne et quel était à ce moment votre statut (ou fonction)? Dans quel contexte s&#039;est inséré cette démarche ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2. Il y a-t-il un événement originel? Pourriez vous nous raconter un ou des événement/s marquant/s que vous avez mené ou qui vous ont frappé dans cette période en faveur de ces droits ? &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3. Quels ont été les changements les plus importantes auxquels vous avez assistés?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.  Y a-t-il des valeurs que vous avez eu le sentiments d&#039;avoir porté en avant et si oui, lesquelles étaient-elle?  (avoir en tête: corps réappropriation et bien-être et développement, bien être psychique, son développement, la liberté, autodétermination de la personne, mais ne les évoquer que si la personne ne répond pas!)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Qu&#039;en est-il aujourd&#039;hui de cette lutte et des acquis et des risques de retour en arrière?  Sur quoi faudrait-il continuer de se battre de lutter?&lt;br /&gt;
Est-ce que vous continuer aujourd&#039;hui de vous engager et sur quoi?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Entretien_avec_M._Alain_Riesen|L&#039;Entretien avec M. Alain Riesen]] nous a permis d&#039;avoir une vue d&#039;ensemble sur les années &#039;60-&#039;80. Grace à son histoire et les réponses aux questions nous avons pu recueillir beaucoup d&#039;éléments sur les principaux changements, les mouvements militants et les conquêtes par rapport aux droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion et discussion ==&lt;br /&gt;
La période des années ’60-’80 constitue une époque de grands changements. Elle a été témoin d’une révolution idéologique, politiques, législative. Il s’agit principalement d’un mouvement général de contestation du pouvoir et des normes institutionnelles. Le mouvement de l’antipsychiatrie avant et du réseau d’alternative à la psychiatrie après, contribuent fortement à la lutte et aux débats contre l’institution totalitaire (Goffman), la violence institutionnelle. Spécifiquement au territoire de Genève, l’association de l’ADUPSY a contribué de façon important à tous ces changements. La cohésion entre les professionnels et les patients permet une action et une réflexion autour de la manière de pratiquer le soin, tout en considérant  la question des droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant les années ’60 les patients psychiatriques étaient, pour la plus parte, reclus, isolés, stigmatisés. La pratique du soin se faisait sous obligation, constriction où le pouvoir décisionnel était exclusivement dans les mains des médecins. Le patient n’avait aucune possibilité d’expression ou contestation, il subissait toute décision du corps médical, il était considéré comme une personne incurable, dangereuse, qui devait être hospitalisé à vie. Le patient vivait donc dans des conditions de vie précaires, où son identité était limité à une personne sans aucun droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après les années ‘60 cette réalité voit un tournant important. Premièrement grâce au CAS, le Comité d’Action de Santé qui a mené une réflexion autour de la politique institutionnelle. Une politique de santé mentale se base sur l’institution, le dispositif institutionnel ; la théorie, la psychopathologie, dont dépend la manière de définir l’identité de la personne ; le corps des professionnels et la législation. Il y a eu une prise de conscience par rapport à la manière de considérer l’autre, on commence à se soucier des conditions de vie de ses personnes, on arrive à une nécessité de changer l’institution, de changer les lois, et les pratiques. Petit à petit on enlève les barreaux dans le dispositif institutionnel, on considère les professionnels comme des soignant et non plus comme des gardiens, progressivement on élimine les traitements de choc. Toute la question sur les droits des patients se révèle, la pratique du soin, la prise en charge des patients, la considération, reconnaissance de la personne voient une évolution importante. L’ADUPSY, l’Association pour les droits des usagers de la psychiatrie, contribue aussi à cette grande évolution, pendant plusieurs années elle a mené un travail pour accueillir  les plaintes, les demandes ou encore les critiques des patients à fin de modifier la réalité qui les concernaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conquêtes, comme mentionné au paravent, ont étaient multiples. Néanmoins la question des droits des patients psychiatriques est toujours d’actualité. L’hospitalisation non volontaire et le type de traitement, liés au pouvoir médical ont encore une très forte influence dans la société de nos jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Barnes, M.(1976). &#039;&#039;Un voyage à travers la folie&#039;&#039;. Paris: Editions du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Basaglia, F.] (1970). [[L&#039;institution en négation - Basaglia|&#039;&#039;L&#039;institution en négation.&#039;&#039;]] Paris: Edition du Seuil. 	&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper  Cooper, D.] (1970). &#039;&#039;Psychiatry et anti-Psychiatry.&#039;&#039; Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
* Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas   &lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault  Foucault, M.](1964) [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_folie_%C3%A0_l%27%C3%A2ge_classique &#039;&#039;Histoire de la folie à l&#039;âge classique&#039;&#039;], Paris : U.G.E., coll. « 10/18 »&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&lt;br /&gt;
* Gendreau,C. (2005). &#039;&#039;Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale&#039;&#039;. Montréal: Les Editions Thémis&lt;br /&gt;
* Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). &#039;&#039;Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&#039;&lt;br /&gt;
* [http://es.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Goffman, E.] (1975). &#039;&#039;Stigmates. Les usages sociaux des handicaps&#039;&#039;. Paris: Les Editions de Minuit.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_S._Szasz Szasz, T.] (1975). [[Résumé :Le mythe de la maladie mentale (1975)|&#039;&#039;Le mythe de la maladie mentale&#039;&#039;]]. Paris: Payot.&lt;br /&gt;
* [http://www.triunfodigital.com/ Triunfo Digital] (s.d.) [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 &#039;&#039;Josep Berke: &amp;quot;La sociedad está enloqueciendo a sus miembros&amp;quot;&#039;&#039;], Archives, Consulté le 8 Novembre 2013 [http://www.triunfodigital.com/ &amp;quot;Triunfo Digital&amp;quot;], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.1], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=29&amp;amp;fecha=1973-04-14 p. 2], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=30&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.3], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=31&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.4]&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye, J.] (2010). &#039;&#039;La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie.&#039;&#039; Paris: Editions Libertaires&lt;br /&gt;
* http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&lt;br /&gt;
* http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Webographie ==&lt;br /&gt;
* http://www.jhberke.com/index2.html Site web du Dr. Joseph H. Berke.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://vimeo.com/38575546 Ici vous trouverez un entretien à Mary Barnes (langue anglaise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.dionyversite.org/cycle_08-11-A.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.cairn.info/revue-topique-2004-3-page-79.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.geopsy.com/memoires_theses/la_folie.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://senon.pagesperso-orange.fr&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://mamytartine.blog.lemonde.fr/mamytartine/2005/08/lantipsychiatri.html &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.e-monsite.com/isabellesamyn/rubrique-1012337.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.academia.edu/440584/Psychanalyse_Et_Antipsychiatrie&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13173</id>
		<title>Droits des patients psychiatriques</title>
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		<updated>2014-01-14T12:43:01Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Notes et références */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
Cet article s’inscrit dans le cadre général des droits de la personne et des droits des patient en psychiatrie en particulier. Il s&#039;agit dans ce chapitre de mieux comprendre comment les revendications des droits des patients psychiatriques relèvent des droits de la personne et d&#039;arriver à expliquer ce que cela recouvre concrètement dans le quotidien en termes de pratiques, mais aussi de désignation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le paysage psychiatrique, au fil des années, a été modifié par l’influence et l’interaction de différents mouvements sociaux et des changements de lois. Cette recherche est une opportunité qui nous permet d’élaborer une réflexion autour de ces interactions et de mieux comprendre l’évolution de la terminologie et l’utilisation des divers moyens thérapeutiques, la mise en place d’un cadre légal préservant les droits des patients psychiatriques et les apports amenés à la société. Il semble que la critique des classifications nosographiques (les [http://fr.wikipedia.org/wiki/Manuel_diagnostique_et_statistique_des_troubles_mentaux DSM]) qui existe depuis les années 20 – lesquelles classifications n&#039;ont été qu&#039;en augmentation (en 1990, 400 classifications) ont visé à la fois le pouvoir qui désigne, mais aussi peut-être plus fondamentalement une manière de &amp;quot;donner sens&amp;quot; à un individu porteur de signes définis essentiellement par les médecins psychiatres. L&#039;alternative serait de considérer la personne, sa parole, sa propre perception, sa conception aussi de la santé (et donc de la folie) dans une remise en question de la relation soignant-soigné. C&#039;est aussi évidemment une remise en question de rapport norme/déviance, mais aussi plus fondamentalement de cette réalité &amp;quot;faussement&amp;quot; ou &amp;quot;artificiellement&amp;quot; construite (symboliquement) par ceux qui détiennent le pouvoir de nommer. Ainsi la critique sociale et politique des année 60-80 se double d&#039;une critique de l&#039;épistémologie du sujet pour mettre à la place une relation plus égalitaire et un respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons commencé par une brève présentation sur la maladie mental et le courant de l’antipsychiatrie, présentation qui nous aide à nous faire une image de ce que représentait pour la société une personne qui manifestait une maladie mentale, un hôpital psychiatrique et surtout ce qui voulait dire pour une personne d&#039;être quelqu’un avec un trouble psychique au début du XXème siècle. La deuxième partie de l’article nous amène dans &amp;quot;la réalité des patients psychiatriques&amp;quot; contemporaine et nous découvrons les changements des lois et des droits pour ces patients. Pour pointer notre recherche, nous avons effectué un entretien avec [[Entretien_avec_M._Alain_Riesen|M. Alain Riesen]], militant de l’antipsychiatrie à Genève, entretien qui nous a permis de voir plus en détail et plus concrètement l’évolution des droits des patients en psychiatrie. Peut-être que cette évolution continuera dans ce vaste domaine, mais il faut souligner le fait que jusqu’au maintenant toutes les personnes qui présentent des troubles psychiques ont le droit aux meilleurs services médicaux et qu&#039;aucune discrimination n’est admise, donc la santé est un segment d’insertion sociale qui place le patient dans la dimension d&#039;être un citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
=== Historique de la maladie mentale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute société se trouve confronté à des personnes qui sortent du fonctionnement ordinaire, qui ne vivent pas selon les normes en vigueur, allant jusqu&#039;à perturber l’équilibre d&#039;un groupe social (famille, classe, atelier, entreprise, institution, etc.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En traversant les âges et les cultures, la maladie mentale a connu les définitions et les explications les plus variées. En effet, « puisque la folie plonge ses racines aux sources de la culture, être fous est différent selon le pays ou la région dont on est originaire » &amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires,(p.13) &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l’Europe, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye] met en évidence comment à partir de l’Antiquité on s’est occupé du problème des personnes déviantes en les bannissant et en les excluant de la société. Durant le Moyen Âge, en particulier en France, l’exclusion de la société se faisait par exemple en mettant les personnes qui dérangeaient sur une barque et en les abandonnant sur une rivière.  Au tour de l’année 1000, de l’exclusion et du bannissement en dehors des villes, il y a la mise en place d’un premier système d’enfermement. Dans les maladreries et les hostelleries (préludes des hôpitaux généraux), on commence à enfermer les malades mentaux avec tout sortes des personnes &amp;quot;marginales&amp;quot;. La promiscuité, l&#039;insalubrité, la surpopulation, ainsi que les maladies transformaient ces lieux en lieux d’extermination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La religion avait une très grande influence durant toute cette période. La maladie mentale était interprétée comme la punition de Dieu en réponse à un péché. Le personne déviante était donc aussi enfermée pour protéger la société et pour qu’elle puisse faire amende honorable. Progressivement, mais surtout pendant le XIX, le pouvoir sur la maladie mentale passe entre les mains des médecins. En effet, ces derniers, écrit Lesage de la Haye « […] vont devenir les responsables du traitement des malades mentaux et mêmes les directeurs des asiles d’aliénés »&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires,(p.22)&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt pour les problèmes liés à la santé mentale surgit dans les années d’après-guerre à cause d’une forte augmentation des cas pris en charge. À partir des années 1970, sur la voie des protestations anticonformistes de Mai 1968 et sous l’influence et la pression des familles, on commence à dénoncer les conditions précaires des malades mentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mouvement de l&#039;antipsychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant les années 1960 apparaissait un nouveau courant qui a explosé dans plusieurs pays, l&#039;Antipsychiatrie, qui prend le contre-pied de la psychiatrie. La critique vise à remettre en question non seulement la psychiatrie et la prise en charge des malades mentaux, mais aussi la société au sens large. Ce mouvement qui s&#039;exprime sous différentes formes dans plusieurs pays, offre une nouvelle conception de la liberté aux patients psychiatriques en leur donnant la voix et le pouvoir de choisir leur parcours de soins, condamne la société capitaliste qui rejet tout individu non rentable et qui ne se conforme pas au règles de fonctionnement de la société. Les prisons et les hôpitaux psychiatriques sont l&#039;expression de la mise à l&#039;écart de toute personne qui affiche une différence trop importante face à la norme. Ce courant de pensé est très révolutionnaire et prône la liberté des individus.&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon, Lesage de la Haye, l&#039;antipsychiatrie n&#039;est pas un courant de pensée, c&#039;est un vaste mouvement qui ne trouve pas une véritable unité concernant les théories et les pratiques des différents représentant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme «Antipsychiatrie» est utilisée pour la première fois par Cooper [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper David Cooper] en 1967 dans son ouvrage «Psychiatrie et antipsychiatrie»&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil.&amp;lt;/ref&amp;gt; et à travers ses expériences dans le &amp;quot;pavillon 21&amp;quot; à Kingsley Hall (Londres), il s&#039;oppose au système hiérarchique et aliénant qui conduit à l’internement des personnes et en les rendant des malades chroniques. Ainsi, il propose d&#039;étudier la personne dans son contexte de vie, en relativisant le diagnostic et l&#039;étiquetage. Il est suivi par d’autres militants de ce courant idéologique, notamment par Aaron Esterson et [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Laing Ronald David Laing]. Tous les trois travaillent en Grande-Bretagne et offrent une réponse plus sociale et communautaire en s&#039;opposant à la psychiatrie ordinaire, au diagnostic, à la pratique et à la politique en vigueur.&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un exemple intéressant est le livre qui raconte le parcours d’une patiente, [http://en.wikipedia.org/wiki/Mary_Barnes Mary Barnes], qui avait suivi une thérapie à Kingsley Hall avec le psychiatre [http://www.jhberke.com/index2.html%20 Joseph Berke] et sous la direction de Ronald David Laing. Le livre « Un voyage à travers la folie »&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;, écrit en 1976 par Mary Barnes avec la collaboration de [http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Berke Joseph Berke] est un exemple du passage à travers la folie qui donne un point de vue différent: il valorise la personne et ses droits en tant que patient, l’importance de l&#039;autodétermination personnelle et de l’intégration sociale. Le professionnel est vu comme témoin dans le parcours du patient. Il représente aussi un soutient au mouvement de l&#039;antipsychiatrie.&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, aux Etats-Unis, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Erving Goffman] publie en 1961 un ouvrage qui influencera aussi le courant de l&#039;antipsychiatrie &amp;quot;Asiles, études sur la condition des malades mentales&amp;quot; (basé sur des observations des comportements des patients et du personnel d&#039;un hôpital psychiatrique ). L’auteur commence par donner une définition des  « institutions totalitaires » qui se caractérisent par le niveau d’exclusion et de contrôle dans lequel se trouve le reclus. La vie dans de ce genre d’institution est décrite en négatif par comparaison avec le déroulement de la vie à l’extérieur. Une fois admis au sein de l&#039;institution l&#039;individu est mis sous tutelle et perd tous les droits dont il jouissait en tant que membre de la société et se trouve sous l&#039;emprise du pouvoir du médecin &amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1963, avec son livre [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stigmate_%28Erving_Goffman%29 «Stigmate&amp;quot;. Les usages sociaux des handicaps»&amp;lt;ref&amp;gt; Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;], il continue à exprimer ses idées, selon lesquelles d&#039;une manière indirecte, influenceront les droits de l’homme. Goffman donne une définition plus élargie du stigmate en mettant en évidence un ensemble des concepts sur «l&#039;image social» des individus et ce qu&#039;ils peuvent transmettre d&#039;eux-mêmes aux autres en situations de confrontation. (Le stigmate permet de marquer une différence entre les personnes &amp;quot;dites normales&amp;quot; et celles qui présentent des caractéristiques déviantes de la norme.)&amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aux Etats Unis, [[Thomas_Szasz|Thomas Szas]], professeur en psychiatrie (et admirateur de Michel Foucault pour ses dénonciations des abus de la psychiatrie), ne préconisait pas les mêmes solutions. Szasz défend vivement les droits des malades mentaux et fait une double critique à la psychiatrie: la maladie mental n’est pas une vrais maladie, mais une justification légitimant, avec l’appui de médecins et des avocats, l’intervention du pouvoir pour protéger les gens contre eux mêmes. La psychiatrie est ainsi utilisée comme un outil de contrôle social à grande échelle, au nom du bien-être des « normaux ». Szasz décrit et dénonce dans son célèbre livre &amp;quot;Le mythe de la maladie mentale&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Szasz, T. (1975). Le mythe de la maladie mentale. Paris: Payot.&amp;lt;/ref&amp;gt;, paru en 1961, l’utilisation de la psychiatrie comme moyen du contrôle social, d&#039;esclavage déguisé en thérapie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Italie, dans la même période, le mouvement trouve un autre représentant. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Franco Basaglia], mène au niveau politique une lutte dans laquelle il revendique à haut voix les droits des patients ainsi que la fermeture des asiles (L&#039;auteur de &amp;quot;L&#039;institution en négation&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;) - Basaglia critique l&#039;enferment des malades mentaux comme n&#039;étant pas une solution)&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Finalement la solution arrive en 1978, avec la Loi-180. La création de nombreux lieux alternatif, tels que de centres de jour, des foyer et d&#039;autres formes innovatrices, ainsi qu&#039;une participation nationale des syndicats, la partie communiste et le monde du travail, ont permis aux malades mentaux de réintégrer la vie en société.&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;. À noter, malgré ça, il y a des différences très importantes entre les régions les plus développées et d&#039;autres régions italiennes. Cela a influencé la réintégration des patients psychiatriques.&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la France, plusieurs représentants ont pris parti au mouvement de l’antipsychiatrie. On y retrouve Roger Gentis, [http://es.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Guattari Félix Guattari], [http://es.wikipedia.org/wiki/Robert_Castel Robert Castel], ainsi que Michel Foucault.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce dernier, tout en étant en retrait par rapport aux autres praticiens, il offre dans son ouvrage « Histoire de la folie à l’âge classique », une représentation de comment la notion de folie, d’aliénation,  de maladie mentale sont en relation très étroite avec le contexte. À travers une lecture historique de la folie, l’auteur met en évidence l’influence des normes, des valeurs et des croyances en rapport aux explications des causes de celle-ci. Le rôle social du « fou » dépend également de la vision que la société a sur la folie.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard&amp;lt;/ref&amp;gt;. Déjà en 1954, dans l&#039;ouvrage « Maladie mentale et psychologie », Foucault met en évidence le fait que en Occident la folie a acquis le statut de maladie mentale très récemment, en devenant ainsi objet d’étude de la part de la psychiatrie. Les explications que l’on donnait auparavant à ce type de phénomène étaient du domaine de la magie et de la religion. Le contexte influence le regard que l’on pose sur une problématique.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau général, le mouvement essaye de se centrer dans l&#039;application d&#039;une thérapie dans le contexte du sujet (soit familial ou communautaire) et non pas dans le contexte clinique. Les trois thèses de l’antipsychiatrie (antinosographique, anti-institutionnelle, anti-thérapeutique) se manifestent comme une prise de conscience collective. La thèse antinosographique conteste l’appartenance des troubles psychiques au concept de maladie et la nécessité à n’importe quel type d’assistance psychiatrique et soutien que la classification des maladies mentales et le diagnostic donné constituent une forme d’étiqueter et de stigmatiser une personne. La thèse anti-thérapeutique est une réaction contre les mesures dures des traitements appliques aux malades psychiques  (l’électrochoc, la médicamentation abusive et obligatoire, la privation de liberté) et encourage le traitement sans médicamentation, basé sur une communauté thérapeutique. La thèse anti-institutionnelle condamne les institutions en les nommant totalitaires car tout est enfermé, contrôle et obligatoire et propose de modifier la relation entre les psychiatres et les patients.&lt;br /&gt;
Le mouvement de l’antipsychiatrie a contribué pour : la sensibilisation des autorités et l’opinion publique, le fait de non-être stigmatise pour les personnes avec de trouble psychique, l’influence et l’aide de mouvement pour les droits des patients, la reformation du système par l’introduction des lois qui ont comme but de protéger les droits et d’améliorer les conditions d’assistance psychiatrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réalité des patients psychiatriques ==&lt;br /&gt;
=== Lois sur la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement antipsychiatrique, comme mentionné au paravent, a été le premier à se battre pour la fermeture des asiles en s’opposant à la psychiatrie traditionnelle avec des idées, des interprétations de la maladie mentale et surtout des actions subversives. Au niveau législatif, cela s&#039;est traduit par la [http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf Loi 180], qui a été la première et seule loi qui ordonne la fermeture des hôpitaux psychiatriques en Italie. Approuvé grâce au soutien de Franco Basaglia le 13 mai 1978 (elle est parfois appelée &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot;), elle règle tous contrôles et traitements sanitaires volontaires et obligatoires pour des personnes avec une maladie mentale. Elle se base sur des principes tels que le respect de la dignité de la personne, des ses droits civils et politiques. Le droit de choisir librement son médecin et son lieu soin, ou encore le droit de communiquer avec qui ils désirent. Tous les traitements doivent être assurer par consensus et la participation de la personne. La &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot; vise aussi à une &amp;quot;réforme sémiotique&amp;quot; des termes utilisés pour définir les patients psychiatriques. Elle supprime tout définition dans le code pénal comme &amp;quot;aliéné mental&amp;quot; ou &amp;quot;infirme mental&amp;quot;. Il s’agit d’une loi qui agit sur plusieurs niveaux, que ça soit sur les droits de la personne, sur les institutions soignantes ou encore à niveau pénal. Elle représente une réforme sociale et politique.&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droits des patients psychiatriques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les droits des patients psychiatriques s&#039;inscrivent dans [http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Droits_des_patients_(%C3%A0_l%27h%C3%B4pital) les droits des patients] en général, avec quelques différences qui est propre à cette population. Comme nous le verrons dans ce sous-chapitre, la nature de la maladie mentale peut impliquer des limitations au niveau juridique dans l’exercice de certains droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les préoccupations concernant la protections des droits des patients psychiatriques est un fait relativement récent qui débute dans les années 1960 et qui prend plus d&#039;ampleur dans les années 1970 au niveau national ainsi qu&#039;international. Dans plusieurs pays on assiste à des modifications législatives, mais les questionnements concernant le traitement des maladies mentales s&#039;opère aussi au niveau des droits internationales et de la liberté de la personne. &amp;lt;ref&amp;gt;Gendreau,C. (2005). Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale. Montréal: Les Editions Thémis &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, des personnes qui avaient connu l’expérience de l’institution psychiatrique s’adressent au  réseau international d’alternative à la psychiatrie, qui avait organisé une rencontre à Genève, dans le but de créer un organisme capable de défendre les droits des usagers de la psychiatrie. Cette démarche s’inscrit dans un processus de médiatisation qui, depuis les années 1976-1977, avait porté au grand jour le fonctionnement du système psychiatrique genevois et les internements qualifiés comme abusifs.  (Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas)   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ainsi que, en 1979 à Genève, des personnes tels que médecins, psychiatres, psychologues, assistants sociaux, juristes et usagers de la psychiatrie fondent l’[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf ADUPSY], l’association pour les droits des usagers de la psychiatrie. Une association dont le but est de lutter contre toutes discriminations en défendant les droits démocratiques fondamentaux des personnes psychiatriques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à la révision de la Loi sur le régime des personnes atteintes d’affections mentales du 1936, ils lancent des propositions qui viseront à combler les lacunes pratiques dont cette loi n’a pas su changer dans la pratique quotidienne de la prise en charge et de la reconnaissance de la personne psychiatrique. Comme par exemple recourir à l’internement lorsqu’il est réellement nécessaire, tandis qu’il s’agit encore d’une pratique naturelle, ordinaire à laquelle on recourt presque toujours, ou l’impossibilité du malade à faire recours lors de son internement ou au moment de la sortie, ou encore l’action faite par le Conseil de surveillance psychiatrique qui protège la société du malade mental en le stigmatisant encore plus ou lieu de protéger ce dernier. Ce sont tous des exemples de comment la loi ne s’est pas traduite en pratique selon ses principes.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf L&#039;Adupsy] lance ses propositions en essayant de modifier la réalité psychiatrique. Elle revendique la suppression totales des internements visant une modification de toutes pratiques psychiatriques. Elle croit dans une nouvelle législation qui tiendrait en compte des modifications du [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code Civile Suisse], des recommandations de l’Assemblée parlementaire du Conseil d’Europe inhérent la situation des malades mentaux et des recommandations de l’[http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_sant%C3%A9 OMS]. Leurs propositions visent trois aspects principaux liés aux droits de la personne : l’admission, le droit de recours et les droits liés au traitement et à la participation à la recherche clinique. [ici il faudrait que l&#039;on sache sur quoi vous vous baser pour dire cela: les références manquent!!!]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut supprimer l’internement, l’admission doit être volontaire du début la fin du traitement, dans le sens que toute prise en charge ou action thérapeutique ne peut pas être efficace si le patient n’est pas d’accord. Le libre arbitre, le droit de choix ou de refus, une participation active sont des aspects nécessaires lors qu’on vise une prise en charge efficace, dans le respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit de recours doit être une instance judiciaire. Dans ce sens là le Conseil de surveillance psychiatrique doit être remplacé par la Chambre de révision psychiatrique. La personne psychiatrique ne devrait plus être stigmatisée au tant que malade, elle n’est pas dangereuse et donc la société ne doit pas être protégée par ce dernier. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le troisième objectif concernant les droits liés au traitement et à la participation à la recherche médicale implique l’abolition de tout traitement médical sans le consensus du patient, il faut présenter au patient les implications du traitement, les alternatives et s’il veut il peut consulter un autre médecin de son choix. &lt;br /&gt;
Ces trois aspects visent, comme écrit au paravent, une modification des conditions de prise en charge, des droits des patients en tant que personnes et du tout le système psychiatrique.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La période comprise entre les années ’60 et ’80 est témoin d’une grand révolution vis à vis des droits des patients psychiatriques. Même si elle reste une révolution idéologique, car tous principes, toutes actions ne sont pas traduites en pratique pour l’instant, elle représente le précurseur pour un nouvelle réalité où on envisage une meilleure considération des droits de la personne au tant que tel et pas en tant que malade mentale, où on reconsidère la pratique psychiatrie à fin d’améliorer la prise en charge et les réponses aux besoins de ces personnes… À modifier, continuer….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La loi K 1 25 de 1979 ===&lt;br /&gt;
Suite à deux cas d’internement qui avaient touché profondément l’opinion publique genevoise, ainsi que grâce aux mouvements militant pour une remise en question des traitements des patients psychiatriques, deux projet de révision ont été proposés au [https://www.ge.ch/grandconseil/index.asp Grand Conseil] concernant la loi du 14 mars 1936 sur le régime des personnes atteintes d’affection mentale.    &lt;br /&gt;
Selon la commission parlementaire la difficulté majeure est liée au fait qu’il faut renforcer les droits des malades mentaux tout en continuant de protéger le reste de la population de ces personnes. &lt;br /&gt;
Un difficulté supplémentaire été due  à la récente ratification (1974) de la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme Convention européenne des droits de l’homme] (CEDH) qui interdisait toute forme d’internement administratif sans recours judiciaire. &lt;br /&gt;
La loi du 1979 apporte des changements sur plusieurs niveaux. Tout d’abord l’application de la loi se limite aux personnes atteinte de maladie mentale dont l’état nécessite une prise en charge en hôpital psychiatrique. Avant la révision, la loi s’appliquait à toute personne atteinte de maladie mentale qui aurait pu compromettre la sécurité et la tranquillité publique, ainsi que leur propre sécurité. &lt;br /&gt;
Deuxièmement elle impose aux établissements privé et publique un régime de surveillance des registres des entrées et de sorties. &lt;br /&gt;
En outre cette loi renforce les droits des patients psychiatriques. Le patient acquiert l’accès à son dossier médical et ce dernier et sa famille doivent être informés de tous les droits dont ils disposent.&lt;br /&gt;
De plus, la loi fixe les conditions d’admission des malades mentaux en faisant la distinction entre admission volontaire et involontaire. L’admission volontaire nécessite un certificat médical qui justifie l’admission du patient en raison de son état mentale.  Etant donné que l’admission involontaire comporte une atteinte à la liberté de l’individu, elle peut être demandé seulement si ces trois conditions sont réunies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Le malade présente des troubles mentaux&lt;br /&gt;
* Son état constitue un danger grave pour lui-même ou pour autrui&lt;br /&gt;
* Un traitement et des soins dans un établissement psychiatrique s’avèrent nécessaires. » (p.8)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un examen ultérieur concernant les symptômes du malade, les motifs de l’hospitalisation et le dégrée d’urgence de la situation est nécessaire afin de confirmer ou annuler l’hospitalisation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La capacité de discernement ===&lt;br /&gt;
Le discernement est définit dans l’article 16 du code civil et implique la capacité de pouvoir agir de façon raisonnable. On estime capable de discernement toute personne qui agit en connaissance de cause. Le code civil prévoit certaines situations dans lesquelles cette capacité peut être limitée dans l’intérêt de la personne concernée, notamment dans le cas de « maladie mentale » et de « faiblesse d’esprit ».  La reconnaissance de cette capacité est la condition indispensable sans laquelle l’individu n’est pas en mesure d’exercer ses droits personnels.&lt;br /&gt;
L’évaluation de la capacité de discernement se prête à controverse, notamment entre psychiatre et juriste, car il est impossible de poser un jugement objectif. Ceci est encore de nos jours source de malentendus et il semble très difficile qu’une réforme juridique puisse parvenir à éclaircir cette situation compliquée. Afin de limiter l’imposition d’une étiquette trop lourde, l’évaluation de la capacité de discernement s’opère toujours en relation à une situation précise. Une réévaluation s’impose donc face à toute nouvelle situation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Privation de liberté à des fins d’assistance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, le Parlement fédéral a modifié le [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code civil suisse] en matière de privation de liberté à des fins d’assistance afin de rendre compatible le droit suisse avec [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme la Convention européenne des droits de l’homme] (ratifiée par la Suisse en 1974). &lt;br /&gt;
Les causes permettant la privation de la liberté d’un individu prévues dans l’article 397a CC sont :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
* La maladie mentale&lt;br /&gt;
* La faiblesse d’esprit&lt;br /&gt;
* La toxicomanie&lt;br /&gt;
* Le grave état d’abandon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de limiter les abus, cette première condition doit s’accompagner de deux autres conditions. La privation de liberté est la seul solution possible afin d’assurer l’assistance nécessaire à la personne. Tous les autres possibles prises en charges (traitement ambulatoire, assistance de l’entourage,…) doivent être considérées comme des solutions inefficaces. &lt;br /&gt;
En outre, la prise en charge doit être assurée par un établissement apte à fournir les prestations spécifiques dont l’individu a besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit fédéral impose des garanties minimales dans le but de protéger la personne privée de liberté à des fins d’assistance. Parmi les droit dont dispose l’individu on trouve :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le droit à l’information concernant le pourquoi de sa privation de liberté&lt;br /&gt;
* La demande de libération. Cette demande peut être également formulée par les proches.&lt;br /&gt;
* Le droit à l’assistance juridique&lt;br /&gt;
* Le droit d’être inétendue devant le juge&lt;br /&gt;
* … &amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===  La déclaration de Hawaï 1977 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1977, L’association mondiale des psychiatres rédige une charte éthique concernant les pratiques, ainsi que les buts de la psychiatrie. Parmi les recommandations que l’on prône, on y trouve que le rapport entre le psychiatre et le patient doit être basé sur la confiance et le respect. Le psychiatre es au service du patient et ce dernier doit être considéré comme un partenaire. Le soignant doit privilégier les interventions thérapeutiques qui limitent le moins possibles la liberté du patient. Dans le cas d’incapacité de discernement, toute action thérapeutique doit être discuté avec la famille ou avec un représentant légal. Ce disposition vise le respect de la dignité humaine et les droits fondamentaux de l’homme.&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les méthodes d&#039;entretien se distinguent par la mise en oeuvre des processus fondamentaux de communication et d&#039;interaction humaine. Ces processus permettent au chercheur de retirer de ses entretien des informations et éléments de réflexion riches en nuances. &lt;br /&gt;
Nous avons utilisé la variante entretien centré, avec une petite liste de questions-guides ouvertes afin que l&#039;interviewé puisse parler ouvertement d&#039;un événement ou d&#039;une expérience précise à laquelle il a participé. En ce cas Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La lutte contre les abus de la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
[[Entretien avec M. Alain Riesen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Questions pour l&#039;entretien ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Depuis quand et avec qui (quel groupe) vous êtes-vous engagé/e dans la lutte pour les droits de la personne et quel était à ce moment votre statut (ou fonction)? Dans quel contexte s&#039;est inséré cette démarche ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2. Il y a-t-il un événement originel? Pourriez vous nous raconter un ou des événement/s marquant/s que vous avez mené ou qui vous ont frappé dans cette période en faveur de ces droits ? &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3. Quels ont été les changements les plus importantes auxquels vous avez assistés?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.  Y a-t-il des valeurs que vous avez eu le sentiments d&#039;avoir porté en avant et si oui, lesquelles étaient-elle?  (avoir en tête: corps réappropriation et bien-être et développement, bien être psychique, son développement, la liberté, autodétermination de la personne, mais ne les évoquer que si la personne ne répond pas!)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Qu&#039;en est-il aujourd&#039;hui de cette lutte et des acquis et des risques de retour en arrière?  Sur quoi faudrait-il continuer de se battre de lutter?&lt;br /&gt;
Est-ce que vous continuer aujourd&#039;hui de vous engager et sur quoi?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Entretien_avec_M._Alain_Riesen|L&#039;Entretien avec M. Alain Riesen]] nous a permis d&#039;avoir une vue d&#039;ensemble sur les années &#039;60-&#039;80. Grace à son histoire et les réponses aux questions nous avons pu recueillir beaucoup d&#039;éléments sur les principaux changements, les mouvements militants et les conquêtes par rapport aux droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion et discussion ==&lt;br /&gt;
La période des années ’60-’80 constitue une époque de grands changements. Elle a été témoin d’une révolution idéologique, politiques, législative. Il s’agit principalement d’un mouvement général de contestation du pouvoir et des normes institutionnelles. Le mouvement de l’antipsychiatrie avant et du réseau d’alternative à la psychiatrie après, contribuent fortement à la lutte et aux débats contre l’institution totalitaire (Goffman), la violence institutionnelle. Spécifiquement au territoire de Genève, l’association de l’ADUPSY a contribué de façon important à tous ces changements. La cohésion entre les professionnels et les patients permet une action et une réflexion autour de la manière de pratiquer le soin, tout en considérant  la question des droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant les années ’60 les patients psychiatriques étaient, pour la plus parte, reclus, isolés, stigmatisés. La pratique du soin se faisait sous obligation, constriction où le pouvoir décisionnel était exclusivement dans les mains des médecins. Le patient n’avait aucune possibilité d’expression ou contestation, il subissait toute décision du corps médical, il était considéré comme une personne incurable, dangereuse, qui devait être hospitalisé à vie. Le patient vivait donc dans des conditions de vie précaires, où son identité était limité à une personne sans aucun droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après les années ‘60 cette réalité voit un tournant important. Premièrement grâce au CAS, le Comité d’Action de Santé qui a mené une réflexion autour de la politique institutionnelle. Une politique de santé mentale se base sur l’institution, le dispositif institutionnel ; la théorie, la psychopathologie, dont dépend la manière de définir l’identité de la personne ; le corps des professionnels et la législation. Il y a eu une prise de conscience par rapport à la manière de considérer l’autre, on commence à se soucier des conditions de vie de ses personnes, on arrive à une nécessité de changer l’institution, de changer les lois, et les pratiques. Petit à petit on enlève les barreaux dans le dispositif institutionnel, on considère les professionnels comme des soignant et non plus comme des gardiens, progressivement on élimine les traitements de choc. Toute la question sur les droits des patients se révèle, la pratique du soin, la prise en charge des patients, la considération, reconnaissance de la personne voient une évolution importante. L’ADUPSY, l’Association pour les droits des usagers de la psychiatrie, contribue aussi à cette grande évolution, pendant plusieurs années elle a mené un travail pour accueillir  les plaintes, les demandes ou encore les critiques des patients à fin de modifier la réalité qui les concernaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conquêtes, comme mentionné au paravent, ont étaient multiples. Néanmoins la question des droits des patients psychiatriques est toujours d’actualité. L’hospitalisation non volontaire et le type de traitement, liés au pouvoir médical ont encore une très forte influence dans la société de nos jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Barnes, M.(1976). &#039;&#039;Un voyage à travers la folie&#039;&#039;. Paris: Editions du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Basaglia, F.] (1970). [[L&#039;institution en négation - Basaglia|&#039;&#039;L&#039;institution en négation.&#039;&#039;]] Paris: Edition du Seuil. 	&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper  Cooper, D.] (1970). &#039;&#039;Psychiatry et anti-Psychiatry.&#039;&#039; Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
* Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas   &lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault  Foucault, M.](1964) [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_folie_%C3%A0_l%27%C3%A2ge_classique &#039;&#039;Histoire de la folie à l&#039;âge classique&#039;&#039;], Paris : U.G.E., coll. « 10/18 »&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&lt;br /&gt;
* Gendreau,C. (2005). &#039;&#039;Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale&#039;&#039;. Montréal: Les Editions Thémis&lt;br /&gt;
* Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). &#039;&#039;Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&#039;&lt;br /&gt;
* [http://es.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Goffman, E.] (1975). &#039;&#039;Stigmates. Les usages sociaux des handicaps&#039;&#039;. Paris: Les Editions de Minuit.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_S._Szasz Szasz, T.] (1975). [[Résumé :Le mythe de la maladie mentale (1975)|&#039;&#039;Le mythe de la maladie mentale&#039;&#039;]]. Paris: Payot.&lt;br /&gt;
* [http://www.triunfodigital.com/ Triunfo Digital] (s.d.) [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 &#039;&#039;Josep Berke: &amp;quot;La sociedad está enloqueciendo a sus miembros&amp;quot;&#039;&#039;], Archives, Consulté le 8 Novembre 2013 [http://www.triunfodigital.com/ &amp;quot;Triunfo Digital&amp;quot;], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.1], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=29&amp;amp;fecha=1973-04-14 p. 2], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=30&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.3], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=31&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.4]&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye, J.] (2010). &#039;&#039;La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie.&#039;&#039; Paris: Editions Libertaires&lt;br /&gt;
* http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&lt;br /&gt;
* http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Webographie ==&lt;br /&gt;
* http://www.jhberke.com/index2.html Site web du Dr. Joseph H. Berke.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://vimeo.com/38575546 Ici vous trouverez un entretien à Mary Barnes (langue anglaise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.dionyversite.org/cycle_08-11-A.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.cairn.info/revue-topique-2004-3-page-79.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.geopsy.com/memoires_theses/la_folie.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://senon.pagesperso-orange.fr&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://mamytartine.blog.lemonde.fr/mamytartine/2005/08/lantipsychiatri.html &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.e-monsite.com/isabellesamyn/rubrique-1012337.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.academia.edu/440584/Psychanalyse_Et_Antipsychiatrie&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13172</id>
		<title>Droits des patients psychiatriques</title>
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		<updated>2014-01-14T12:42:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Webographie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
Cet article s’inscrit dans le cadre général des droits de la personne et des droits des patient en psychiatrie en particulier. Il s&#039;agit dans ce chapitre de mieux comprendre comment les revendications des droits des patients psychiatriques relèvent des droits de la personne et d&#039;arriver à expliquer ce que cela recouvre concrètement dans le quotidien en termes de pratiques, mais aussi de désignation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le paysage psychiatrique, au fil des années, a été modifié par l’influence et l’interaction de différents mouvements sociaux et des changements de lois. Cette recherche est une opportunité qui nous permet d’élaborer une réflexion autour de ces interactions et de mieux comprendre l’évolution de la terminologie et l’utilisation des divers moyens thérapeutiques, la mise en place d’un cadre légal préservant les droits des patients psychiatriques et les apports amenés à la société. Il semble que la critique des classifications nosographiques (les [http://fr.wikipedia.org/wiki/Manuel_diagnostique_et_statistique_des_troubles_mentaux DSM]) qui existe depuis les années 20 – lesquelles classifications n&#039;ont été qu&#039;en augmentation (en 1990, 400 classifications) ont visé à la fois le pouvoir qui désigne, mais aussi peut-être plus fondamentalement une manière de &amp;quot;donner sens&amp;quot; à un individu porteur de signes définis essentiellement par les médecins psychiatres. L&#039;alternative serait de considérer la personne, sa parole, sa propre perception, sa conception aussi de la santé (et donc de la folie) dans une remise en question de la relation soignant-soigné. C&#039;est aussi évidemment une remise en question de rapport norme/déviance, mais aussi plus fondamentalement de cette réalité &amp;quot;faussement&amp;quot; ou &amp;quot;artificiellement&amp;quot; construite (symboliquement) par ceux qui détiennent le pouvoir de nommer. Ainsi la critique sociale et politique des année 60-80 se double d&#039;une critique de l&#039;épistémologie du sujet pour mettre à la place une relation plus égalitaire et un respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons commencé par une brève présentation sur la maladie mental et le courant de l’antipsychiatrie, présentation qui nous aide à nous faire une image de ce que représentait pour la société une personne qui manifestait une maladie mentale, un hôpital psychiatrique et surtout ce qui voulait dire pour une personne d&#039;être quelqu’un avec un trouble psychique au début du XXème siècle. La deuxième partie de l’article nous amène dans &amp;quot;la réalité des patients psychiatriques&amp;quot; contemporaine et nous découvrons les changements des lois et des droits pour ces patients. Pour pointer notre recherche, nous avons effectué un entretien avec [[Entretien_avec_M._Alain_Riesen|M. Alain Riesen]], militant de l’antipsychiatrie à Genève, entretien qui nous a permis de voir plus en détail et plus concrètement l’évolution des droits des patients en psychiatrie. Peut-être que cette évolution continuera dans ce vaste domaine, mais il faut souligner le fait que jusqu’au maintenant toutes les personnes qui présentent des troubles psychiques ont le droit aux meilleurs services médicaux et qu&#039;aucune discrimination n’est admise, donc la santé est un segment d’insertion sociale qui place le patient dans la dimension d&#039;être un citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
=== Historique de la maladie mentale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute société se trouve confronté à des personnes qui sortent du fonctionnement ordinaire, qui ne vivent pas selon les normes en vigueur, allant jusqu&#039;à perturber l’équilibre d&#039;un groupe social (famille, classe, atelier, entreprise, institution, etc.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En traversant les âges et les cultures, la maladie mentale a connu les définitions et les explications les plus variées. En effet, « puisque la folie plonge ses racines aux sources de la culture, être fous est différent selon le pays ou la région dont on est originaire » &amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires,(p.13) &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l’Europe, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye] met en évidence comment à partir de l’Antiquité on s’est occupé du problème des personnes déviantes en les bannissant et en les excluant de la société. Durant le Moyen Âge, en particulier en France, l’exclusion de la société se faisait par exemple en mettant les personnes qui dérangeaient sur une barque et en les abandonnant sur une rivière.  Au tour de l’année 1000, de l’exclusion et du bannissement en dehors des villes, il y a la mise en place d’un premier système d’enfermement. Dans les maladreries et les hostelleries (préludes des hôpitaux généraux), on commence à enfermer les malades mentaux avec tout sortes des personnes &amp;quot;marginales&amp;quot;. La promiscuité, l&#039;insalubrité, la surpopulation, ainsi que les maladies transformaient ces lieux en lieux d’extermination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La religion avait une très grande influence durant toute cette période. La maladie mentale était interprétée comme la punition de Dieu en réponse à un péché. Le personne déviante était donc aussi enfermée pour protéger la société et pour qu’elle puisse faire amende honorable. Progressivement, mais surtout pendant le XIX, le pouvoir sur la maladie mentale passe entre les mains des médecins. En effet, ces derniers, écrit Lesage de la Haye « […] vont devenir les responsables du traitement des malades mentaux et mêmes les directeurs des asiles d’aliénés »&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires,(p.22)&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt pour les problèmes liés à la santé mentale surgit dans les années d’après-guerre à cause d’une forte augmentation des cas pris en charge. À partir des années 1970, sur la voie des protestations anticonformistes de Mai 1968 et sous l’influence et la pression des familles, on commence à dénoncer les conditions précaires des malades mentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mouvement de l&#039;antipsychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant les années 1960 apparaissait un nouveau courant qui a explosé dans plusieurs pays, l&#039;Antipsychiatrie, qui prend le contre-pied de la psychiatrie. La critique vise à remettre en question non seulement la psychiatrie et la prise en charge des malades mentaux, mais aussi la société au sens large. Ce mouvement qui s&#039;exprime sous différentes formes dans plusieurs pays, offre une nouvelle conception de la liberté aux patients psychiatriques en leur donnant la voix et le pouvoir de choisir leur parcours de soins, condamne la société capitaliste qui rejet tout individu non rentable et qui ne se conforme pas au règles de fonctionnement de la société. Les prisons et les hôpitaux psychiatriques sont l&#039;expression de la mise à l&#039;écart de toute personne qui affiche une différence trop importante face à la norme. Ce courant de pensé est très révolutionnaire et prône la liberté des individus.&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon, Lesage de la Haye, l&#039;antipsychiatrie n&#039;est pas un courant de pensée, c&#039;est un vaste mouvement qui ne trouve pas une véritable unité concernant les théories et les pratiques des différents représentant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme «Antipsychiatrie» est utilisée pour la première fois par Cooper [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper David Cooper] en 1967 dans son ouvrage «Psychiatrie et antipsychiatrie»&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil.&amp;lt;/ref&amp;gt; et à travers ses expériences dans le &amp;quot;pavillon 21&amp;quot; à Kingsley Hall (Londres), il s&#039;oppose au système hiérarchique et aliénant qui conduit à l’internement des personnes et en les rendant des malades chroniques. Ainsi, il propose d&#039;étudier la personne dans son contexte de vie, en relativisant le diagnostic et l&#039;étiquetage. Il est suivi par d’autres militants de ce courant idéologique, notamment par Aaron Esterson et [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Laing Ronald David Laing]. Tous les trois travaillent en Grande-Bretagne et offrent une réponse plus sociale et communautaire en s&#039;opposant à la psychiatrie ordinaire, au diagnostic, à la pratique et à la politique en vigueur.&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un exemple intéressant est le livre qui raconte le parcours d’une patiente, [http://en.wikipedia.org/wiki/Mary_Barnes Mary Barnes], qui avait suivi une thérapie à Kingsley Hall avec le psychiatre [http://www.jhberke.com/index2.html%20 Joseph Berke] et sous la direction de Ronald David Laing. Le livre « Un voyage à travers la folie »&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;, écrit en 1976 par Mary Barnes avec la collaboration de [http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Berke Joseph Berke] est un exemple du passage à travers la folie qui donne un point de vue différent: il valorise la personne et ses droits en tant que patient, l’importance de l&#039;autodétermination personnelle et de l’intégration sociale. Le professionnel est vu comme témoin dans le parcours du patient. Il représente aussi un soutient au mouvement de l&#039;antipsychiatrie.&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, aux Etats-Unis, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Erving Goffman] publie en 1961 un ouvrage qui influencera aussi le courant de l&#039;antipsychiatrie &amp;quot;Asiles, études sur la condition des malades mentales&amp;quot; (basé sur des observations des comportements des patients et du personnel d&#039;un hôpital psychiatrique ). L’auteur commence par donner une définition des  « institutions totalitaires » qui se caractérisent par le niveau d’exclusion et de contrôle dans lequel se trouve le reclus. La vie dans de ce genre d’institution est décrite en négatif par comparaison avec le déroulement de la vie à l’extérieur. Une fois admis au sein de l&#039;institution l&#039;individu est mis sous tutelle et perd tous les droits dont il jouissait en tant que membre de la société et se trouve sous l&#039;emprise du pouvoir du médecin &amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1963, avec son livre [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stigmate_%28Erving_Goffman%29 «Stigmate&amp;quot;. Les usages sociaux des handicaps»&amp;lt;ref&amp;gt; Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;], il continue à exprimer ses idées, selon lesquelles d&#039;une manière indirecte, influenceront les droits de l’homme. Goffman donne une définition plus élargie du stigmate en mettant en évidence un ensemble des concepts sur «l&#039;image social» des individus et ce qu&#039;ils peuvent transmettre d&#039;eux-mêmes aux autres en situations de confrontation. (Le stigmate permet de marquer une différence entre les personnes &amp;quot;dites normales&amp;quot; et celles qui présentent des caractéristiques déviantes de la norme.)&amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aux Etats Unis, [[Thomas_Szasz|Thomas Szas]], professeur en psychiatrie (et admirateur de Michel Foucault pour ses dénonciations des abus de la psychiatrie), ne préconisait pas les mêmes solutions. Szasz défend vivement les droits des malades mentaux et fait une double critique à la psychiatrie: la maladie mental n’est pas une vrais maladie, mais une justification légitimant, avec l’appui de médecins et des avocats, l’intervention du pouvoir pour protéger les gens contre eux mêmes. La psychiatrie est ainsi utilisée comme un outil de contrôle social à grande échelle, au nom du bien-être des « normaux ». Szasz décrit et dénonce dans son célèbre livre &amp;quot;Le mythe de la maladie mentale&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Szasz, T. (1975). Le mythe de la maladie mentale. Paris: Payot.&amp;lt;/ref&amp;gt;, paru en 1961, l’utilisation de la psychiatrie comme moyen du contrôle social, d&#039;esclavage déguisé en thérapie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Italie, dans la même période, le mouvement trouve un autre représentant. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Franco Basaglia], mène au niveau politique une lutte dans laquelle il revendique à haut voix les droits des patients ainsi que la fermeture des asiles (L&#039;auteur de &amp;quot;L&#039;institution en négation&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;) - Basaglia critique l&#039;enferment des malades mentaux comme n&#039;étant pas une solution)&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Finalement la solution arrive en 1978, avec la Loi-180. La création de nombreux lieux alternatif, tels que de centres de jour, des foyer et d&#039;autres formes innovatrices, ainsi qu&#039;une participation nationale des syndicats, la partie communiste et le monde du travail, ont permis aux malades mentaux de réintégrer la vie en société.&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;. À noter, malgré ça, il y a des différences très importantes entre les régions les plus développées et d&#039;autres régions italiennes. Cela a influencé la réintégration des patients psychiatriques.&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la France, plusieurs représentants ont pris parti au mouvement de l’antipsychiatrie. On y retrouve Roger Gentis, [http://es.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Guattari Félix Guattari], [http://es.wikipedia.org/wiki/Robert_Castel Robert Castel], ainsi que Michel Foucault.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce dernier, tout en étant en retrait par rapport aux autres praticiens, il offre dans son ouvrage « Histoire de la folie à l’âge classique », une représentation de comment la notion de folie, d’aliénation,  de maladie mentale sont en relation très étroite avec le contexte. À travers une lecture historique de la folie, l’auteur met en évidence l’influence des normes, des valeurs et des croyances en rapport aux explications des causes de celle-ci. Le rôle social du « fou » dépend également de la vision que la société a sur la folie.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard&amp;lt;/ref&amp;gt;. Déjà en 1954, dans l&#039;ouvrage « Maladie mentale et psychologie », Foucault met en évidence le fait que en Occident la folie a acquis le statut de maladie mentale très récemment, en devenant ainsi objet d’étude de la part de la psychiatrie. Les explications que l’on donnait auparavant à ce type de phénomène étaient du domaine de la magie et de la religion. Le contexte influence le regard que l’on pose sur une problématique.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau général, le mouvement essaye de se centrer dans l&#039;application d&#039;une thérapie dans le contexte du sujet (soit familial ou communautaire) et non pas dans le contexte clinique. Les trois thèses de l’antipsychiatrie (antinosographique, anti-institutionnelle, anti-thérapeutique) se manifestent comme une prise de conscience collective. La thèse antinosographique conteste l’appartenance des troubles psychiques au concept de maladie et la nécessité à n’importe quel type d’assistance psychiatrique et soutien que la classification des maladies mentales et le diagnostic donné constituent une forme d’étiqueter et de stigmatiser une personne. La thèse anti-thérapeutique est une réaction contre les mesures dures des traitements appliques aux malades psychiques  (l’électrochoc, la médicamentation abusive et obligatoire, la privation de liberté) et encourage le traitement sans médicamentation, basé sur une communauté thérapeutique. La thèse anti-institutionnelle condamne les institutions en les nommant totalitaires car tout est enfermé, contrôle et obligatoire et propose de modifier la relation entre les psychiatres et les patients.&lt;br /&gt;
Le mouvement de l’antipsychiatrie a contribué pour : la sensibilisation des autorités et l’opinion publique, le fait de non-être stigmatise pour les personnes avec de trouble psychique, l’influence et l’aide de mouvement pour les droits des patients, la reformation du système par l’introduction des lois qui ont comme but de protéger les droits et d’améliorer les conditions d’assistance psychiatrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réalité des patients psychiatriques ==&lt;br /&gt;
=== Lois sur la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement antipsychiatrique, comme mentionné au paravent, a été le premier à se battre pour la fermeture des asiles en s’opposant à la psychiatrie traditionnelle avec des idées, des interprétations de la maladie mentale et surtout des actions subversives. Au niveau législatif, cela s&#039;est traduit par la [http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf Loi 180], qui a été la première et seule loi qui ordonne la fermeture des hôpitaux psychiatriques en Italie. Approuvé grâce au soutien de Franco Basaglia le 13 mai 1978 (elle est parfois appelée &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot;), elle règle tous contrôles et traitements sanitaires volontaires et obligatoires pour des personnes avec une maladie mentale. Elle se base sur des principes tels que le respect de la dignité de la personne, des ses droits civils et politiques. Le droit de choisir librement son médecin et son lieu soin, ou encore le droit de communiquer avec qui ils désirent. Tous les traitements doivent être assurer par consensus et la participation de la personne. La &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot; vise aussi à une &amp;quot;réforme sémiotique&amp;quot; des termes utilisés pour définir les patients psychiatriques. Elle supprime tout définition dans le code pénal comme &amp;quot;aliéné mental&amp;quot; ou &amp;quot;infirme mental&amp;quot;. Il s’agit d’une loi qui agit sur plusieurs niveaux, que ça soit sur les droits de la personne, sur les institutions soignantes ou encore à niveau pénal. Elle représente une réforme sociale et politique.&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droits des patients psychiatriques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les droits des patients psychiatriques s&#039;inscrivent dans [http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Droits_des_patients_(%C3%A0_l%27h%C3%B4pital) les droits des patients] en général, avec quelques différences qui est propre à cette population. Comme nous le verrons dans ce sous-chapitre, la nature de la maladie mentale peut impliquer des limitations au niveau juridique dans l’exercice de certains droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les préoccupations concernant la protections des droits des patients psychiatriques est un fait relativement récent qui débute dans les années 1960 et qui prend plus d&#039;ampleur dans les années 1970 au niveau national ainsi qu&#039;international. Dans plusieurs pays on assiste à des modifications législatives, mais les questionnements concernant le traitement des maladies mentales s&#039;opère aussi au niveau des droits internationales et de la liberté de la personne. &amp;lt;ref&amp;gt;Gendreau,C. (2005). Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale. Montréal: Les Editions Thémis &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, des personnes qui avaient connu l’expérience de l’institution psychiatrique s’adressent au  réseau international d’alternative à la psychiatrie, qui avait organisé une rencontre à Genève, dans le but de créer un organisme capable de défendre les droits des usagers de la psychiatrie. Cette démarche s’inscrit dans un processus de médiatisation qui, depuis les années 1976-1977, avait porté au grand jour le fonctionnement du système psychiatrique genevois et les internements qualifiés comme abusifs.  (Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas)   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ainsi que, en 1979 à Genève, des personnes tels que médecins, psychiatres, psychologues, assistants sociaux, juristes et usagers de la psychiatrie fondent l’[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf ADUPSY], l’association pour les droits des usagers de la psychiatrie. Une association dont le but est de lutter contre toutes discriminations en défendant les droits démocratiques fondamentaux des personnes psychiatriques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à la révision de la Loi sur le régime des personnes atteintes d’affections mentales du 1936, ils lancent des propositions qui viseront à combler les lacunes pratiques dont cette loi n’a pas su changer dans la pratique quotidienne de la prise en charge et de la reconnaissance de la personne psychiatrique. Comme par exemple recourir à l’internement lorsqu’il est réellement nécessaire, tandis qu’il s’agit encore d’une pratique naturelle, ordinaire à laquelle on recourt presque toujours, ou l’impossibilité du malade à faire recours lors de son internement ou au moment de la sortie, ou encore l’action faite par le Conseil de surveillance psychiatrique qui protège la société du malade mental en le stigmatisant encore plus ou lieu de protéger ce dernier. Ce sont tous des exemples de comment la loi ne s’est pas traduite en pratique selon ses principes.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf L&#039;Adupsy] lance ses propositions en essayant de modifier la réalité psychiatrique. Elle revendique la suppression totales des internements visant une modification de toutes pratiques psychiatriques. Elle croit dans une nouvelle législation qui tiendrait en compte des modifications du [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code Civile Suisse], des recommandations de l’Assemblée parlementaire du Conseil d’Europe inhérent la situation des malades mentaux et des recommandations de l’[http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_sant%C3%A9 OMS]. Leurs propositions visent trois aspects principaux liés aux droits de la personne : l’admission, le droit de recours et les droits liés au traitement et à la participation à la recherche clinique. [ici il faudrait que l&#039;on sache sur quoi vous vous baser pour dire cela: les références manquent!!!]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut supprimer l’internement, l’admission doit être volontaire du début la fin du traitement, dans le sens que toute prise en charge ou action thérapeutique ne peut pas être efficace si le patient n’est pas d’accord. Le libre arbitre, le droit de choix ou de refus, une participation active sont des aspects nécessaires lors qu’on vise une prise en charge efficace, dans le respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit de recours doit être une instance judiciaire. Dans ce sens là le Conseil de surveillance psychiatrique doit être remplacé par la Chambre de révision psychiatrique. La personne psychiatrique ne devrait plus être stigmatisée au tant que malade, elle n’est pas dangereuse et donc la société ne doit pas être protégée par ce dernier. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le troisième objectif concernant les droits liés au traitement et à la participation à la recherche médicale implique l’abolition de tout traitement médical sans le consensus du patient, il faut présenter au patient les implications du traitement, les alternatives et s’il veut il peut consulter un autre médecin de son choix. &lt;br /&gt;
Ces trois aspects visent, comme écrit au paravent, une modification des conditions de prise en charge, des droits des patients en tant que personnes et du tout le système psychiatrique.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La période comprise entre les années ’60 et ’80 est témoin d’une grand révolution vis à vis des droits des patients psychiatriques. Même si elle reste une révolution idéologique, car tous principes, toutes actions ne sont pas traduites en pratique pour l’instant, elle représente le précurseur pour un nouvelle réalité où on envisage une meilleure considération des droits de la personne au tant que tel et pas en tant que malade mentale, où on reconsidère la pratique psychiatrie à fin d’améliorer la prise en charge et les réponses aux besoins de ces personnes… À modifier, continuer….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La loi K 1 25 de 1979 ===&lt;br /&gt;
Suite à deux cas d’internement qui avaient touché profondément l’opinion publique genevoise, ainsi que grâce aux mouvements militant pour une remise en question des traitements des patients psychiatriques, deux projet de révision ont été proposés au [https://www.ge.ch/grandconseil/index.asp Grand Conseil] concernant la loi du 14 mars 1936 sur le régime des personnes atteintes d’affection mentale.    &lt;br /&gt;
Selon la commission parlementaire la difficulté majeure est liée au fait qu’il faut renforcer les droits des malades mentaux tout en continuant de protéger le reste de la population de ces personnes. &lt;br /&gt;
Un difficulté supplémentaire été due  à la récente ratification (1974) de la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme Convention européenne des droits de l’homme] (CEDH) qui interdisait toute forme d’internement administratif sans recours judiciaire. &lt;br /&gt;
La loi du 1979 apporte des changements sur plusieurs niveaux. Tout d’abord l’application de la loi se limite aux personnes atteinte de maladie mentale dont l’état nécessite une prise en charge en hôpital psychiatrique. Avant la révision, la loi s’appliquait à toute personne atteinte de maladie mentale qui aurait pu compromettre la sécurité et la tranquillité publique, ainsi que leur propre sécurité. &lt;br /&gt;
Deuxièmement elle impose aux établissements privé et publique un régime de surveillance des registres des entrées et de sorties. &lt;br /&gt;
En outre cette loi renforce les droits des patients psychiatriques. Le patient acquiert l’accès à son dossier médical et ce dernier et sa famille doivent être informés de tous les droits dont ils disposent.&lt;br /&gt;
De plus, la loi fixe les conditions d’admission des malades mentaux en faisant la distinction entre admission volontaire et involontaire. L’admission volontaire nécessite un certificat médical qui justifie l’admission du patient en raison de son état mentale.  Etant donné que l’admission involontaire comporte une atteinte à la liberté de l’individu, elle peut être demandé seulement si ces trois conditions sont réunies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Le malade présente des troubles mentaux&lt;br /&gt;
* Son état constitue un danger grave pour lui-même ou pour autrui&lt;br /&gt;
* Un traitement et des soins dans un établissement psychiatrique s’avèrent nécessaires. » (p.8)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un examen ultérieur concernant les symptômes du malade, les motifs de l’hospitalisation et le dégrée d’urgence de la situation est nécessaire afin de confirmer ou annuler l’hospitalisation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La capacité de discernement ===&lt;br /&gt;
Le discernement est définit dans l’article 16 du code civil et implique la capacité de pouvoir agir de façon raisonnable. On estime capable de discernement toute personne qui agit en connaissance de cause. Le code civil prévoit certaines situations dans lesquelles cette capacité peut être limitée dans l’intérêt de la personne concernée, notamment dans le cas de « maladie mentale » et de « faiblesse d’esprit ».  La reconnaissance de cette capacité est la condition indispensable sans laquelle l’individu n’est pas en mesure d’exercer ses droits personnels.&lt;br /&gt;
L’évaluation de la capacité de discernement se prête à controverse, notamment entre psychiatre et juriste, car il est impossible de poser un jugement objectif. Ceci est encore de nos jours source de malentendus et il semble très difficile qu’une réforme juridique puisse parvenir à éclaircir cette situation compliquée. Afin de limiter l’imposition d’une étiquette trop lourde, l’évaluation de la capacité de discernement s’opère toujours en relation à une situation précise. Une réévaluation s’impose donc face à toute nouvelle situation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Privation de liberté à des fins d’assistance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, le Parlement fédéral a modifié le [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code civil suisse] en matière de privation de liberté à des fins d’assistance afin de rendre compatible le droit suisse avec [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme la Convention européenne des droits de l’homme] (ratifiée par la Suisse en 1974). &lt;br /&gt;
Les causes permettant la privation de la liberté d’un individu prévues dans l’article 397a CC sont :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
* La maladie mentale&lt;br /&gt;
* La faiblesse d’esprit&lt;br /&gt;
* La toxicomanie&lt;br /&gt;
* Le grave état d’abandon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de limiter les abus, cette première condition doit s’accompagner de deux autres conditions. La privation de liberté est la seul solution possible afin d’assurer l’assistance nécessaire à la personne. Tous les autres possibles prises en charges (traitement ambulatoire, assistance de l’entourage,…) doivent être considérées comme des solutions inefficaces. &lt;br /&gt;
En outre, la prise en charge doit être assurée par un établissement apte à fournir les prestations spécifiques dont l’individu a besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit fédéral impose des garanties minimales dans le but de protéger la personne privée de liberté à des fins d’assistance. Parmi les droit dont dispose l’individu on trouve :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le droit à l’information concernant le pourquoi de sa privation de liberté&lt;br /&gt;
* La demande de libération. Cette demande peut être également formulée par les proches.&lt;br /&gt;
* Le droit à l’assistance juridique&lt;br /&gt;
* Le droit d’être inétendue devant le juge&lt;br /&gt;
* … &amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===  La déclaration de Hawaï 1977 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1977, L’association mondiale des psychiatres rédige une charte éthique concernant les pratiques, ainsi que les buts de la psychiatrie. Parmi les recommandations que l’on prône, on y trouve que le rapport entre le psychiatre et le patient doit être basé sur la confiance et le respect. Le psychiatre es au service du patient et ce dernier doit être considéré comme un partenaire. Le soignant doit privilégier les interventions thérapeutiques qui limitent le moins possibles la liberté du patient. Dans le cas d’incapacité de discernement, toute action thérapeutique doit être discuté avec la famille ou avec un représentant légal. Ce disposition vise le respect de la dignité humaine et les droits fondamentaux de l’homme.&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les méthodes d&#039;entretien se distinguent par la mise en oeuvre des processus fondamentaux de communication et d&#039;interaction humaine. Ces processus permettent au chercheur de retirer de ses entretien des informations et éléments de réflexion riches en nuances. &lt;br /&gt;
Nous avons utilisé la variante entretien centré, avec une petite liste de questions-guides ouvertes afin que l&#039;interviewé puisse parler ouvertement d&#039;un événement ou d&#039;une expérience précise à laquelle il a participé. En ce cas Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La lutte contre les abus de la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
[[Entretien avec M. Alain Riesen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Questions pour l&#039;entretien ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Depuis quand et avec qui (quel groupe) vous êtes-vous engagé/e dans la lutte pour les droits de la personne et quel était à ce moment votre statut (ou fonction)? Dans quel contexte s&#039;est inséré cette démarche ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2. Il y a-t-il un événement originel? Pourriez vous nous raconter un ou des événement/s marquant/s que vous avez mené ou qui vous ont frappé dans cette période en faveur de ces droits ? &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3. Quels ont été les changements les plus importantes auxquels vous avez assistés?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.  Y a-t-il des valeurs que vous avez eu le sentiments d&#039;avoir porté en avant et si oui, lesquelles étaient-elle?  (avoir en tête: corps réappropriation et bien-être et développement, bien être psychique, son développement, la liberté, autodétermination de la personne, mais ne les évoquer que si la personne ne répond pas!)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Qu&#039;en est-il aujourd&#039;hui de cette lutte et des acquis et des risques de retour en arrière?  Sur quoi faudrait-il continuer de se battre de lutter?&lt;br /&gt;
Est-ce que vous continuer aujourd&#039;hui de vous engager et sur quoi?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Entretien_avec_M._Alain_Riesen|L&#039;Entretien avec M. Alain Riesen]] nous a permis d&#039;avoir une vue d&#039;ensemble sur les années &#039;60-&#039;80. Grace à son histoire et les réponses aux questions nous avons pu recueillir beaucoup d&#039;éléments sur les principaux changements, les mouvements militants et les conquêtes par rapport aux droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion et discussion ==&lt;br /&gt;
La période des années ’60-’80 constitue une époque de grands changements. Elle a été témoin d’une révolution idéologique, politiques, législative. Il s’agit principalement d’un mouvement général de contestation du pouvoir et des normes institutionnelles. Le mouvement de l’antipsychiatrie avant et du réseau d’alternative à la psychiatrie après, contribuent fortement à la lutte et aux débats contre l’institution totalitaire (Goffman), la violence institutionnelle. Spécifiquement au territoire de Genève, l’association de l’ADUPSY a contribué de façon important à tous ces changements. La cohésion entre les professionnels et les patients permet une action et une réflexion autour de la manière de pratiquer le soin, tout en considérant  la question des droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant les années ’60 les patients psychiatriques étaient, pour la plus parte, reclus, isolés, stigmatisés. La pratique du soin se faisait sous obligation, constriction où le pouvoir décisionnel était exclusivement dans les mains des médecins. Le patient n’avait aucune possibilité d’expression ou contestation, il subissait toute décision du corps médical, il était considéré comme une personne incurable, dangereuse, qui devait être hospitalisé à vie. Le patient vivait donc dans des conditions de vie précaires, où son identité était limité à une personne sans aucun droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après les années ‘60 cette réalité voit un tournant important. Premièrement grâce au CAS, le Comité d’Action de Santé qui a mené une réflexion autour de la politique institutionnelle. Une politique de santé mentale se base sur l’institution, le dispositif institutionnel ; la théorie, la psychopathologie, dont dépend la manière de définir l’identité de la personne ; le corps des professionnels et la législation. Il y a eu une prise de conscience par rapport à la manière de considérer l’autre, on commence à se soucier des conditions de vie de ses personnes, on arrive à une nécessité de changer l’institution, de changer les lois, et les pratiques. Petit à petit on enlève les barreaux dans le dispositif institutionnel, on considère les professionnels comme des soignant et non plus comme des gardiens, progressivement on élimine les traitements de choc. Toute la question sur les droits des patients se révèle, la pratique du soin, la prise en charge des patients, la considération, reconnaissance de la personne voient une évolution importante. L’ADUPSY, l’Association pour les droits des usagers de la psychiatrie, contribue aussi à cette grande évolution, pendant plusieurs années elle a mené un travail pour accueillir  les plaintes, les demandes ou encore les critiques des patients à fin de modifier la réalité qui les concernaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conquêtes, comme mentionné au paravent, ont étaient multiples. Néanmoins la question des droits des patients psychiatriques est toujours d’actualité. L’hospitalisation non volontaire et le type de traitement, liés au pouvoir médical ont encore une très forte influence dans la société de nos jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Barnes, M.(1976). &#039;&#039;Un voyage à travers la folie&#039;&#039;. Paris: Editions du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Basaglia, F.] (1970). [[L&#039;institution en négation - Basaglia|&#039;&#039;L&#039;institution en négation.&#039;&#039;]] Paris: Edition du Seuil. 	&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper  Cooper, D.] (1970). &#039;&#039;Psychiatry et anti-Psychiatry.&#039;&#039; Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
* Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas   &lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault  Foucault, M.](1964) [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_folie_%C3%A0_l%27%C3%A2ge_classique &#039;&#039;Histoire de la folie à l&#039;âge classique&#039;&#039;], Paris : U.G.E., coll. « 10/18 »&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&lt;br /&gt;
* Gendreau,C. (2005). &#039;&#039;Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale&#039;&#039;. Montréal: Les Editions Thémis&lt;br /&gt;
* Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). &#039;&#039;Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&#039;&lt;br /&gt;
* [http://es.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Goffman, E.] (1975). &#039;&#039;Stigmates. Les usages sociaux des handicaps&#039;&#039;. Paris: Les Editions de Minuit.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_S._Szasz Szasz, T.] (1975). [[Résumé :Le mythe de la maladie mentale (1975)|&#039;&#039;Le mythe de la maladie mentale&#039;&#039;]]. Paris: Payot.&lt;br /&gt;
* [http://www.triunfodigital.com/ Triunfo Digital] (s.d.) [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 &#039;&#039;Josep Berke: &amp;quot;La sociedad está enloqueciendo a sus miembros&amp;quot;&#039;&#039;], Archives, Consulté le 8 Novembre 2013 [http://www.triunfodigital.com/ &amp;quot;Triunfo Digital&amp;quot;], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.1], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=29&amp;amp;fecha=1973-04-14 p. 2], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=30&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.3], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=31&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.4]&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye, J.] (2010). &#039;&#039;La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie.&#039;&#039; Paris: Editions Libertaires&lt;br /&gt;
* http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&lt;br /&gt;
* http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Webographie ==&lt;br /&gt;
* http://www.jhberke.com/index2.html Site web du Dr. Joseph H. Berke.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://vimeo.com/38575546 Ici vous trouverez un entretien à Mary Barnes (langue anglaise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.dionyversite.org/cycle_08-11-A.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.cairn.info/revue-topique-2004-3-page-79.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.geopsy.com/memoires_theses/la_folie.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://senon.pagesperso-orange.fr&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://mamytartine.blog.lemonde.fr/mamytartine/2005/08/lantipsychiatri.html &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.e-monsite.com/isabellesamyn/rubrique-1012337.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.academia.edu/440584/Psychanalyse_Et_Antipsychiatrie&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13171</id>
		<title>Droits des patients psychiatriques</title>
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		<updated>2014-01-14T12:40:33Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Notes et références */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
Cet article s’inscrit dans le cadre général des droits de la personne et des droits des patient en psychiatrie en particulier. Il s&#039;agit dans ce chapitre de mieux comprendre comment les revendications des droits des patients psychiatriques relèvent des droits de la personne et d&#039;arriver à expliquer ce que cela recouvre concrètement dans le quotidien en termes de pratiques, mais aussi de désignation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le paysage psychiatrique, au fil des années, a été modifié par l’influence et l’interaction de différents mouvements sociaux et des changements de lois. Cette recherche est une opportunité qui nous permet d’élaborer une réflexion autour de ces interactions et de mieux comprendre l’évolution de la terminologie et l’utilisation des divers moyens thérapeutiques, la mise en place d’un cadre légal préservant les droits des patients psychiatriques et les apports amenés à la société. Il semble que la critique des classifications nosographiques (les [http://fr.wikipedia.org/wiki/Manuel_diagnostique_et_statistique_des_troubles_mentaux DSM]) qui existe depuis les années 20 – lesquelles classifications n&#039;ont été qu&#039;en augmentation (en 1990, 400 classifications) ont visé à la fois le pouvoir qui désigne, mais aussi peut-être plus fondamentalement une manière de &amp;quot;donner sens&amp;quot; à un individu porteur de signes définis essentiellement par les médecins psychiatres. L&#039;alternative serait de considérer la personne, sa parole, sa propre perception, sa conception aussi de la santé (et donc de la folie) dans une remise en question de la relation soignant-soigné. C&#039;est aussi évidemment une remise en question de rapport norme/déviance, mais aussi plus fondamentalement de cette réalité &amp;quot;faussement&amp;quot; ou &amp;quot;artificiellement&amp;quot; construite (symboliquement) par ceux qui détiennent le pouvoir de nommer. Ainsi la critique sociale et politique des année 60-80 se double d&#039;une critique de l&#039;épistémologie du sujet pour mettre à la place une relation plus égalitaire et un respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons commencé par une brève présentation sur la maladie mental et le courant de l’antipsychiatrie, présentation qui nous aide à nous faire une image de ce que représentait pour la société une personne qui manifestait une maladie mentale, un hôpital psychiatrique et surtout ce qui voulait dire pour une personne d&#039;être quelqu’un avec un trouble psychique au début du XXème siècle. La deuxième partie de l’article nous amène dans &amp;quot;la réalité des patients psychiatriques&amp;quot; contemporaine et nous découvrons les changements des lois et des droits pour ces patients. Pour pointer notre recherche, nous avons effectué un entretien avec [[Entretien_avec_M._Alain_Riesen|M. Alain Riesen]], militant de l’antipsychiatrie à Genève, entretien qui nous a permis de voir plus en détail et plus concrètement l’évolution des droits des patients en psychiatrie. Peut-être que cette évolution continuera dans ce vaste domaine, mais il faut souligner le fait que jusqu’au maintenant toutes les personnes qui présentent des troubles psychiques ont le droit aux meilleurs services médicaux et qu&#039;aucune discrimination n’est admise, donc la santé est un segment d’insertion sociale qui place le patient dans la dimension d&#039;être un citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
=== Historique de la maladie mentale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute société se trouve confronté à des personnes qui sortent du fonctionnement ordinaire, qui ne vivent pas selon les normes en vigueur, allant jusqu&#039;à perturber l’équilibre d&#039;un groupe social (famille, classe, atelier, entreprise, institution, etc.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En traversant les âges et les cultures, la maladie mentale a connu les définitions et les explications les plus variées. En effet, « puisque la folie plonge ses racines aux sources de la culture, être fous est différent selon le pays ou la région dont on est originaire » &amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires,(p.13) &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l’Europe, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye] met en évidence comment à partir de l’Antiquité on s’est occupé du problème des personnes déviantes en les bannissant et en les excluant de la société. Durant le Moyen Âge, en particulier en France, l’exclusion de la société se faisait par exemple en mettant les personnes qui dérangeaient sur une barque et en les abandonnant sur une rivière.  Au tour de l’année 1000, de l’exclusion et du bannissement en dehors des villes, il y a la mise en place d’un premier système d’enfermement. Dans les maladreries et les hostelleries (préludes des hôpitaux généraux), on commence à enfermer les malades mentaux avec tout sortes des personnes &amp;quot;marginales&amp;quot;. La promiscuité, l&#039;insalubrité, la surpopulation, ainsi que les maladies transformaient ces lieux en lieux d’extermination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La religion avait une très grande influence durant toute cette période. La maladie mentale était interprétée comme la punition de Dieu en réponse à un péché. Le personne déviante était donc aussi enfermée pour protéger la société et pour qu’elle puisse faire amende honorable. Progressivement, mais surtout pendant le XIX, le pouvoir sur la maladie mentale passe entre les mains des médecins. En effet, ces derniers, écrit Lesage de la Haye « […] vont devenir les responsables du traitement des malades mentaux et mêmes les directeurs des asiles d’aliénés »&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires,(p.22)&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt pour les problèmes liés à la santé mentale surgit dans les années d’après-guerre à cause d’une forte augmentation des cas pris en charge. À partir des années 1970, sur la voie des protestations anticonformistes de Mai 1968 et sous l’influence et la pression des familles, on commence à dénoncer les conditions précaires des malades mentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mouvement de l&#039;antipsychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant les années 1960 apparaissait un nouveau courant qui a explosé dans plusieurs pays, l&#039;Antipsychiatrie, qui prend le contre-pied de la psychiatrie. La critique vise à remettre en question non seulement la psychiatrie et la prise en charge des malades mentaux, mais aussi la société au sens large. Ce mouvement qui s&#039;exprime sous différentes formes dans plusieurs pays, offre une nouvelle conception de la liberté aux patients psychiatriques en leur donnant la voix et le pouvoir de choisir leur parcours de soins, condamne la société capitaliste qui rejet tout individu non rentable et qui ne se conforme pas au règles de fonctionnement de la société. Les prisons et les hôpitaux psychiatriques sont l&#039;expression de la mise à l&#039;écart de toute personne qui affiche une différence trop importante face à la norme. Ce courant de pensé est très révolutionnaire et prône la liberté des individus.&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon, Lesage de la Haye, l&#039;antipsychiatrie n&#039;est pas un courant de pensée, c&#039;est un vaste mouvement qui ne trouve pas une véritable unité concernant les théories et les pratiques des différents représentant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme «Antipsychiatrie» est utilisée pour la première fois par Cooper [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper David Cooper] en 1967 dans son ouvrage «Psychiatrie et antipsychiatrie»&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil.&amp;lt;/ref&amp;gt; et à travers ses expériences dans le &amp;quot;pavillon 21&amp;quot; à Kingsley Hall (Londres), il s&#039;oppose au système hiérarchique et aliénant qui conduit à l’internement des personnes et en les rendant des malades chroniques. Ainsi, il propose d&#039;étudier la personne dans son contexte de vie, en relativisant le diagnostic et l&#039;étiquetage. Il est suivi par d’autres militants de ce courant idéologique, notamment par Aaron Esterson et [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Laing Ronald David Laing]. Tous les trois travaillent en Grande-Bretagne et offrent une réponse plus sociale et communautaire en s&#039;opposant à la psychiatrie ordinaire, au diagnostic, à la pratique et à la politique en vigueur.&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un exemple intéressant est le livre qui raconte le parcours d’une patiente, [http://en.wikipedia.org/wiki/Mary_Barnes Mary Barnes], qui avait suivi une thérapie à Kingsley Hall avec le psychiatre [http://www.jhberke.com/index2.html%20 Joseph Berke] et sous la direction de Ronald David Laing. Le livre « Un voyage à travers la folie »&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;, écrit en 1976 par Mary Barnes avec la collaboration de [http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Berke Joseph Berke] est un exemple du passage à travers la folie qui donne un point de vue différent: il valorise la personne et ses droits en tant que patient, l’importance de l&#039;autodétermination personnelle et de l’intégration sociale. Le professionnel est vu comme témoin dans le parcours du patient. Il représente aussi un soutient au mouvement de l&#039;antipsychiatrie.&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, aux Etats-Unis, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Erving Goffman] publie en 1961 un ouvrage qui influencera aussi le courant de l&#039;antipsychiatrie &amp;quot;Asiles, études sur la condition des malades mentales&amp;quot; (basé sur des observations des comportements des patients et du personnel d&#039;un hôpital psychiatrique ). L’auteur commence par donner une définition des  « institutions totalitaires » qui se caractérisent par le niveau d’exclusion et de contrôle dans lequel se trouve le reclus. La vie dans de ce genre d’institution est décrite en négatif par comparaison avec le déroulement de la vie à l’extérieur. Une fois admis au sein de l&#039;institution l&#039;individu est mis sous tutelle et perd tous les droits dont il jouissait en tant que membre de la société et se trouve sous l&#039;emprise du pouvoir du médecin &amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1963, avec son livre [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stigmate_%28Erving_Goffman%29 «Stigmate&amp;quot;. Les usages sociaux des handicaps»&amp;lt;ref&amp;gt; Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;], il continue à exprimer ses idées, selon lesquelles d&#039;une manière indirecte, influenceront les droits de l’homme. Goffman donne une définition plus élargie du stigmate en mettant en évidence un ensemble des concepts sur «l&#039;image social» des individus et ce qu&#039;ils peuvent transmettre d&#039;eux-mêmes aux autres en situations de confrontation. (Le stigmate permet de marquer une différence entre les personnes &amp;quot;dites normales&amp;quot; et celles qui présentent des caractéristiques déviantes de la norme.)&amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aux Etats Unis, [[Thomas_Szasz|Thomas Szas]], professeur en psychiatrie (et admirateur de Michel Foucault pour ses dénonciations des abus de la psychiatrie), ne préconisait pas les mêmes solutions. Szasz défend vivement les droits des malades mentaux et fait une double critique à la psychiatrie: la maladie mental n’est pas une vrais maladie, mais une justification légitimant, avec l’appui de médecins et des avocats, l’intervention du pouvoir pour protéger les gens contre eux mêmes. La psychiatrie est ainsi utilisée comme un outil de contrôle social à grande échelle, au nom du bien-être des « normaux ». Szasz décrit et dénonce dans son célèbre livre &amp;quot;Le mythe de la maladie mentale&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Szasz, T. (1975). Le mythe de la maladie mentale. Paris: Payot.&amp;lt;/ref&amp;gt;, paru en 1961, l’utilisation de la psychiatrie comme moyen du contrôle social, d&#039;esclavage déguisé en thérapie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Italie, dans la même période, le mouvement trouve un autre représentant. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Franco Basaglia], mène au niveau politique une lutte dans laquelle il revendique à haut voix les droits des patients ainsi que la fermeture des asiles (L&#039;auteur de &amp;quot;L&#039;institution en négation&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;) - Basaglia critique l&#039;enferment des malades mentaux comme n&#039;étant pas une solution)&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Finalement la solution arrive en 1978, avec la Loi-180. La création de nombreux lieux alternatif, tels que de centres de jour, des foyer et d&#039;autres formes innovatrices, ainsi qu&#039;une participation nationale des syndicats, la partie communiste et le monde du travail, ont permis aux malades mentaux de réintégrer la vie en société.&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;. À noter, malgré ça, il y a des différences très importantes entre les régions les plus développées et d&#039;autres régions italiennes. Cela a influencé la réintégration des patients psychiatriques.&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la France, plusieurs représentants ont pris parti au mouvement de l’antipsychiatrie. On y retrouve Roger Gentis, [http://es.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Guattari Félix Guattari], [http://es.wikipedia.org/wiki/Robert_Castel Robert Castel], ainsi que Michel Foucault.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce dernier, tout en étant en retrait par rapport aux autres praticiens, il offre dans son ouvrage « Histoire de la folie à l’âge classique », une représentation de comment la notion de folie, d’aliénation,  de maladie mentale sont en relation très étroite avec le contexte. À travers une lecture historique de la folie, l’auteur met en évidence l’influence des normes, des valeurs et des croyances en rapport aux explications des causes de celle-ci. Le rôle social du « fou » dépend également de la vision que la société a sur la folie.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard&amp;lt;/ref&amp;gt;. Déjà en 1954, dans l&#039;ouvrage « Maladie mentale et psychologie », Foucault met en évidence le fait que en Occident la folie a acquis le statut de maladie mentale très récemment, en devenant ainsi objet d’étude de la part de la psychiatrie. Les explications que l’on donnait auparavant à ce type de phénomène étaient du domaine de la magie et de la religion. Le contexte influence le regard que l’on pose sur une problématique.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau général, le mouvement essaye de se centrer dans l&#039;application d&#039;une thérapie dans le contexte du sujet (soit familial ou communautaire) et non pas dans le contexte clinique. Les trois thèses de l’antipsychiatrie (antinosographique, anti-institutionnelle, anti-thérapeutique) se manifestent comme une prise de conscience collective. La thèse antinosographique conteste l’appartenance des troubles psychiques au concept de maladie et la nécessité à n’importe quel type d’assistance psychiatrique et soutien que la classification des maladies mentales et le diagnostic donné constituent une forme d’étiqueter et de stigmatiser une personne. La thèse anti-thérapeutique est une réaction contre les mesures dures des traitements appliques aux malades psychiques  (l’électrochoc, la médicamentation abusive et obligatoire, la privation de liberté) et encourage le traitement sans médicamentation, basé sur une communauté thérapeutique. La thèse anti-institutionnelle condamne les institutions en les nommant totalitaires car tout est enfermé, contrôle et obligatoire et propose de modifier la relation entre les psychiatres et les patients.&lt;br /&gt;
Le mouvement de l’antipsychiatrie a contribué pour : la sensibilisation des autorités et l’opinion publique, le fait de non-être stigmatise pour les personnes avec de trouble psychique, l’influence et l’aide de mouvement pour les droits des patients, la reformation du système par l’introduction des lois qui ont comme but de protéger les droits et d’améliorer les conditions d’assistance psychiatrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réalité des patients psychiatriques ==&lt;br /&gt;
=== Lois sur la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement antipsychiatrique, comme mentionné au paravent, a été le premier à se battre pour la fermeture des asiles en s’opposant à la psychiatrie traditionnelle avec des idées, des interprétations de la maladie mentale et surtout des actions subversives. Au niveau législatif, cela s&#039;est traduit par la [http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf Loi 180], qui a été la première et seule loi qui ordonne la fermeture des hôpitaux psychiatriques en Italie. Approuvé grâce au soutien de Franco Basaglia le 13 mai 1978 (elle est parfois appelée &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot;), elle règle tous contrôles et traitements sanitaires volontaires et obligatoires pour des personnes avec une maladie mentale. Elle se base sur des principes tels que le respect de la dignité de la personne, des ses droits civils et politiques. Le droit de choisir librement son médecin et son lieu soin, ou encore le droit de communiquer avec qui ils désirent. Tous les traitements doivent être assurer par consensus et la participation de la personne. La &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot; vise aussi à une &amp;quot;réforme sémiotique&amp;quot; des termes utilisés pour définir les patients psychiatriques. Elle supprime tout définition dans le code pénal comme &amp;quot;aliéné mental&amp;quot; ou &amp;quot;infirme mental&amp;quot;. Il s’agit d’une loi qui agit sur plusieurs niveaux, que ça soit sur les droits de la personne, sur les institutions soignantes ou encore à niveau pénal. Elle représente une réforme sociale et politique.&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droits des patients psychiatriques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les droits des patients psychiatriques s&#039;inscrivent dans [http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Droits_des_patients_(%C3%A0_l%27h%C3%B4pital) les droits des patients] en général, avec quelques différences qui est propre à cette population. Comme nous le verrons dans ce sous-chapitre, la nature de la maladie mentale peut impliquer des limitations au niveau juridique dans l’exercice de certains droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les préoccupations concernant la protections des droits des patients psychiatriques est un fait relativement récent qui débute dans les années 1960 et qui prend plus d&#039;ampleur dans les années 1970 au niveau national ainsi qu&#039;international. Dans plusieurs pays on assiste à des modifications législatives, mais les questionnements concernant le traitement des maladies mentales s&#039;opère aussi au niveau des droits internationales et de la liberté de la personne. &amp;lt;ref&amp;gt;Gendreau,C. (2005). Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale. Montréal: Les Editions Thémis &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, des personnes qui avaient connu l’expérience de l’institution psychiatrique s’adressent au  réseau international d’alternative à la psychiatrie, qui avait organisé une rencontre à Genève, dans le but de créer un organisme capable de défendre les droits des usagers de la psychiatrie. Cette démarche s’inscrit dans un processus de médiatisation qui, depuis les années 1976-1977, avait porté au grand jour le fonctionnement du système psychiatrique genevois et les internements qualifiés comme abusifs.  (Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas)   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ainsi que, en 1979 à Genève, des personnes tels que médecins, psychiatres, psychologues, assistants sociaux, juristes et usagers de la psychiatrie fondent l’[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf ADUPSY], l’association pour les droits des usagers de la psychiatrie. Une association dont le but est de lutter contre toutes discriminations en défendant les droits démocratiques fondamentaux des personnes psychiatriques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à la révision de la Loi sur le régime des personnes atteintes d’affections mentales du 1936, ils lancent des propositions qui viseront à combler les lacunes pratiques dont cette loi n’a pas su changer dans la pratique quotidienne de la prise en charge et de la reconnaissance de la personne psychiatrique. Comme par exemple recourir à l’internement lorsqu’il est réellement nécessaire, tandis qu’il s’agit encore d’une pratique naturelle, ordinaire à laquelle on recourt presque toujours, ou l’impossibilité du malade à faire recours lors de son internement ou au moment de la sortie, ou encore l’action faite par le Conseil de surveillance psychiatrique qui protège la société du malade mental en le stigmatisant encore plus ou lieu de protéger ce dernier. Ce sont tous des exemples de comment la loi ne s’est pas traduite en pratique selon ses principes.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf L&#039;Adupsy] lance ses propositions en essayant de modifier la réalité psychiatrique. Elle revendique la suppression totales des internements visant une modification de toutes pratiques psychiatriques. Elle croit dans une nouvelle législation qui tiendrait en compte des modifications du [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code Civile Suisse], des recommandations de l’Assemblée parlementaire du Conseil d’Europe inhérent la situation des malades mentaux et des recommandations de l’[http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_sant%C3%A9 OMS]. Leurs propositions visent trois aspects principaux liés aux droits de la personne : l’admission, le droit de recours et les droits liés au traitement et à la participation à la recherche clinique. [ici il faudrait que l&#039;on sache sur quoi vous vous baser pour dire cela: les références manquent!!!]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut supprimer l’internement, l’admission doit être volontaire du début la fin du traitement, dans le sens que toute prise en charge ou action thérapeutique ne peut pas être efficace si le patient n’est pas d’accord. Le libre arbitre, le droit de choix ou de refus, une participation active sont des aspects nécessaires lors qu’on vise une prise en charge efficace, dans le respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit de recours doit être une instance judiciaire. Dans ce sens là le Conseil de surveillance psychiatrique doit être remplacé par la Chambre de révision psychiatrique. La personne psychiatrique ne devrait plus être stigmatisée au tant que malade, elle n’est pas dangereuse et donc la société ne doit pas être protégée par ce dernier. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le troisième objectif concernant les droits liés au traitement et à la participation à la recherche médicale implique l’abolition de tout traitement médical sans le consensus du patient, il faut présenter au patient les implications du traitement, les alternatives et s’il veut il peut consulter un autre médecin de son choix. &lt;br /&gt;
Ces trois aspects visent, comme écrit au paravent, une modification des conditions de prise en charge, des droits des patients en tant que personnes et du tout le système psychiatrique.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La période comprise entre les années ’60 et ’80 est témoin d’une grand révolution vis à vis des droits des patients psychiatriques. Même si elle reste une révolution idéologique, car tous principes, toutes actions ne sont pas traduites en pratique pour l’instant, elle représente le précurseur pour un nouvelle réalité où on envisage une meilleure considération des droits de la personne au tant que tel et pas en tant que malade mentale, où on reconsidère la pratique psychiatrie à fin d’améliorer la prise en charge et les réponses aux besoins de ces personnes… À modifier, continuer….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La loi K 1 25 de 1979 ===&lt;br /&gt;
Suite à deux cas d’internement qui avaient touché profondément l’opinion publique genevoise, ainsi que grâce aux mouvements militant pour une remise en question des traitements des patients psychiatriques, deux projet de révision ont été proposés au [https://www.ge.ch/grandconseil/index.asp Grand Conseil] concernant la loi du 14 mars 1936 sur le régime des personnes atteintes d’affection mentale.    &lt;br /&gt;
Selon la commission parlementaire la difficulté majeure est liée au fait qu’il faut renforcer les droits des malades mentaux tout en continuant de protéger le reste de la population de ces personnes. &lt;br /&gt;
Un difficulté supplémentaire été due  à la récente ratification (1974) de la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme Convention européenne des droits de l’homme] (CEDH) qui interdisait toute forme d’internement administratif sans recours judiciaire. &lt;br /&gt;
La loi du 1979 apporte des changements sur plusieurs niveaux. Tout d’abord l’application de la loi se limite aux personnes atteinte de maladie mentale dont l’état nécessite une prise en charge en hôpital psychiatrique. Avant la révision, la loi s’appliquait à toute personne atteinte de maladie mentale qui aurait pu compromettre la sécurité et la tranquillité publique, ainsi que leur propre sécurité. &lt;br /&gt;
Deuxièmement elle impose aux établissements privé et publique un régime de surveillance des registres des entrées et de sorties. &lt;br /&gt;
En outre cette loi renforce les droits des patients psychiatriques. Le patient acquiert l’accès à son dossier médical et ce dernier et sa famille doivent être informés de tous les droits dont ils disposent.&lt;br /&gt;
De plus, la loi fixe les conditions d’admission des malades mentaux en faisant la distinction entre admission volontaire et involontaire. L’admission volontaire nécessite un certificat médical qui justifie l’admission du patient en raison de son état mentale.  Etant donné que l’admission involontaire comporte une atteinte à la liberté de l’individu, elle peut être demandé seulement si ces trois conditions sont réunies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Le malade présente des troubles mentaux&lt;br /&gt;
* Son état constitue un danger grave pour lui-même ou pour autrui&lt;br /&gt;
* Un traitement et des soins dans un établissement psychiatrique s’avèrent nécessaires. » (p.8)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un examen ultérieur concernant les symptômes du malade, les motifs de l’hospitalisation et le dégrée d’urgence de la situation est nécessaire afin de confirmer ou annuler l’hospitalisation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La capacité de discernement ===&lt;br /&gt;
Le discernement est définit dans l’article 16 du code civil et implique la capacité de pouvoir agir de façon raisonnable. On estime capable de discernement toute personne qui agit en connaissance de cause. Le code civil prévoit certaines situations dans lesquelles cette capacité peut être limitée dans l’intérêt de la personne concernée, notamment dans le cas de « maladie mentale » et de « faiblesse d’esprit ».  La reconnaissance de cette capacité est la condition indispensable sans laquelle l’individu n’est pas en mesure d’exercer ses droits personnels.&lt;br /&gt;
L’évaluation de la capacité de discernement se prête à controverse, notamment entre psychiatre et juriste, car il est impossible de poser un jugement objectif. Ceci est encore de nos jours source de malentendus et il semble très difficile qu’une réforme juridique puisse parvenir à éclaircir cette situation compliquée. Afin de limiter l’imposition d’une étiquette trop lourde, l’évaluation de la capacité de discernement s’opère toujours en relation à une situation précise. Une réévaluation s’impose donc face à toute nouvelle situation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Privation de liberté à des fins d’assistance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, le Parlement fédéral a modifié le [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code civil suisse] en matière de privation de liberté à des fins d’assistance afin de rendre compatible le droit suisse avec [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme la Convention européenne des droits de l’homme] (ratifiée par la Suisse en 1974). &lt;br /&gt;
Les causes permettant la privation de la liberté d’un individu prévues dans l’article 397a CC sont :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
* La maladie mentale&lt;br /&gt;
* La faiblesse d’esprit&lt;br /&gt;
* La toxicomanie&lt;br /&gt;
* Le grave état d’abandon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de limiter les abus, cette première condition doit s’accompagner de deux autres conditions. La privation de liberté est la seul solution possible afin d’assurer l’assistance nécessaire à la personne. Tous les autres possibles prises en charges (traitement ambulatoire, assistance de l’entourage,…) doivent être considérées comme des solutions inefficaces. &lt;br /&gt;
En outre, la prise en charge doit être assurée par un établissement apte à fournir les prestations spécifiques dont l’individu a besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit fédéral impose des garanties minimales dans le but de protéger la personne privée de liberté à des fins d’assistance. Parmi les droit dont dispose l’individu on trouve :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le droit à l’information concernant le pourquoi de sa privation de liberté&lt;br /&gt;
* La demande de libération. Cette demande peut être également formulée par les proches.&lt;br /&gt;
* Le droit à l’assistance juridique&lt;br /&gt;
* Le droit d’être inétendue devant le juge&lt;br /&gt;
* … &amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===  La déclaration de Hawaï 1977 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1977, L’association mondiale des psychiatres rédige une charte éthique concernant les pratiques, ainsi que les buts de la psychiatrie. Parmi les recommandations que l’on prône, on y trouve que le rapport entre le psychiatre et le patient doit être basé sur la confiance et le respect. Le psychiatre es au service du patient et ce dernier doit être considéré comme un partenaire. Le soignant doit privilégier les interventions thérapeutiques qui limitent le moins possibles la liberté du patient. Dans le cas d’incapacité de discernement, toute action thérapeutique doit être discuté avec la famille ou avec un représentant légal. Ce disposition vise le respect de la dignité humaine et les droits fondamentaux de l’homme.&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les méthodes d&#039;entretien se distinguent par la mise en oeuvre des processus fondamentaux de communication et d&#039;interaction humaine. Ces processus permettent au chercheur de retirer de ses entretien des informations et éléments de réflexion riches en nuances. &lt;br /&gt;
Nous avons utilisé la variante entretien centré, avec une petite liste de questions-guides ouvertes afin que l&#039;interviewé puisse parler ouvertement d&#039;un événement ou d&#039;une expérience précise à laquelle il a participé. En ce cas Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La lutte contre les abus de la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
[[Entretien avec M. Alain Riesen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Questions pour l&#039;entretien ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Depuis quand et avec qui (quel groupe) vous êtes-vous engagé/e dans la lutte pour les droits de la personne et quel était à ce moment votre statut (ou fonction)? Dans quel contexte s&#039;est inséré cette démarche ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2. Il y a-t-il un événement originel? Pourriez vous nous raconter un ou des événement/s marquant/s que vous avez mené ou qui vous ont frappé dans cette période en faveur de ces droits ? &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3. Quels ont été les changements les plus importantes auxquels vous avez assistés?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.  Y a-t-il des valeurs que vous avez eu le sentiments d&#039;avoir porté en avant et si oui, lesquelles étaient-elle?  (avoir en tête: corps réappropriation et bien-être et développement, bien être psychique, son développement, la liberté, autodétermination de la personne, mais ne les évoquer que si la personne ne répond pas!)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Qu&#039;en est-il aujourd&#039;hui de cette lutte et des acquis et des risques de retour en arrière?  Sur quoi faudrait-il continuer de se battre de lutter?&lt;br /&gt;
Est-ce que vous continuer aujourd&#039;hui de vous engager et sur quoi?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Entretien_avec_M._Alain_Riesen|L&#039;Entretien avec M. Alain Riesen]] nous a permis d&#039;avoir une vue d&#039;ensemble sur les années &#039;60-&#039;80. Grace à son histoire et les réponses aux questions nous avons pu recueillir beaucoup d&#039;éléments sur les principaux changements, les mouvements militants et les conquêtes par rapport aux droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion et discussion ==&lt;br /&gt;
La période des années ’60-’80 constitue une époque de grands changements. Elle a été témoin d’une révolution idéologique, politiques, législative. Il s’agit principalement d’un mouvement général de contestation du pouvoir et des normes institutionnelles. Le mouvement de l’antipsychiatrie avant et du réseau d’alternative à la psychiatrie après, contribuent fortement à la lutte et aux débats contre l’institution totalitaire (Goffman), la violence institutionnelle. Spécifiquement au territoire de Genève, l’association de l’ADUPSY a contribué de façon important à tous ces changements. La cohésion entre les professionnels et les patients permet une action et une réflexion autour de la manière de pratiquer le soin, tout en considérant  la question des droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant les années ’60 les patients psychiatriques étaient, pour la plus parte, reclus, isolés, stigmatisés. La pratique du soin se faisait sous obligation, constriction où le pouvoir décisionnel était exclusivement dans les mains des médecins. Le patient n’avait aucune possibilité d’expression ou contestation, il subissait toute décision du corps médical, il était considéré comme une personne incurable, dangereuse, qui devait être hospitalisé à vie. Le patient vivait donc dans des conditions de vie précaires, où son identité était limité à une personne sans aucun droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après les années ‘60 cette réalité voit un tournant important. Premièrement grâce au CAS, le Comité d’Action de Santé qui a mené une réflexion autour de la politique institutionnelle. Une politique de santé mentale se base sur l’institution, le dispositif institutionnel ; la théorie, la psychopathologie, dont dépend la manière de définir l’identité de la personne ; le corps des professionnels et la législation. Il y a eu une prise de conscience par rapport à la manière de considérer l’autre, on commence à se soucier des conditions de vie de ses personnes, on arrive à une nécessité de changer l’institution, de changer les lois, et les pratiques. Petit à petit on enlève les barreaux dans le dispositif institutionnel, on considère les professionnels comme des soignant et non plus comme des gardiens, progressivement on élimine les traitements de choc. Toute la question sur les droits des patients se révèle, la pratique du soin, la prise en charge des patients, la considération, reconnaissance de la personne voient une évolution importante. L’ADUPSY, l’Association pour les droits des usagers de la psychiatrie, contribue aussi à cette grande évolution, pendant plusieurs années elle a mené un travail pour accueillir  les plaintes, les demandes ou encore les critiques des patients à fin de modifier la réalité qui les concernaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conquêtes, comme mentionné au paravent, ont étaient multiples. Néanmoins la question des droits des patients psychiatriques est toujours d’actualité. L’hospitalisation non volontaire et le type de traitement, liés au pouvoir médical ont encore une très forte influence dans la société de nos jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Barnes, M.(1976). &#039;&#039;Un voyage à travers la folie&#039;&#039;. Paris: Editions du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Basaglia, F.] (1970). [[L&#039;institution en négation - Basaglia|&#039;&#039;L&#039;institution en négation.&#039;&#039;]] Paris: Edition du Seuil. 	&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper  Cooper, D.] (1970). &#039;&#039;Psychiatry et anti-Psychiatry.&#039;&#039; Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
* Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas   &lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault  Foucault, M.](1964) [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_folie_%C3%A0_l%27%C3%A2ge_classique &#039;&#039;Histoire de la folie à l&#039;âge classique&#039;&#039;], Paris : U.G.E., coll. « 10/18 »&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&lt;br /&gt;
* Gendreau,C. (2005). &#039;&#039;Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale&#039;&#039;. Montréal: Les Editions Thémis&lt;br /&gt;
* Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). &#039;&#039;Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&#039;&lt;br /&gt;
* [http://es.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Goffman, E.] (1975). &#039;&#039;Stigmates. Les usages sociaux des handicaps&#039;&#039;. Paris: Les Editions de Minuit.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_S._Szasz Szasz, T.] (1975). [[Résumé :Le mythe de la maladie mentale (1975)|&#039;&#039;Le mythe de la maladie mentale&#039;&#039;]]. Paris: Payot.&lt;br /&gt;
* [http://www.triunfodigital.com/ Triunfo Digital] (s.d.) [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 &#039;&#039;Josep Berke: &amp;quot;La sociedad está enloqueciendo a sus miembros&amp;quot;&#039;&#039;], Archives, Consulté le 8 Novembre 2013 [http://www.triunfodigital.com/ &amp;quot;Triunfo Digital&amp;quot;], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.1], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=29&amp;amp;fecha=1973-04-14 p. 2], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=30&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.3], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=31&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.4]&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye, J.] (2010). &#039;&#039;La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie.&#039;&#039; Paris: Editions Libertaires&lt;br /&gt;
* http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&lt;br /&gt;
* http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Webographie ==&lt;br /&gt;
* http://www.jhberke.com/index2.html Site web du Dr. Joseph H. Berke.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://vimeo.com/38575546 Ici vous trouverez un entretien à Mary Barnes (langue anglaise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.dionyversite.org/cycle_08-11-A.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.cairn.info/revue-topique-2004-3-page-79.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.geopsy.com/memoires_theses/la_folie.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://senon.pagesperso-orange.fr&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://mamytartine.blog.lemonde.fr/mamytartine/2005/08/lantipsychiatri.html &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.e-monsite.com/isabellesamyn/rubrique-1012337.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.academia.edu/440584/Psychanalyse_Et_Antipsychiatrie&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13170</id>
		<title>Droits des patients psychiatriques</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13170"/>
		<updated>2014-01-14T12:39:14Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Lois sur la psychiatrie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
Cet article s’inscrit dans le cadre général des droits de la personne et des droits des patient en psychiatrie en particulier. Il s&#039;agit dans ce chapitre de mieux comprendre comment les revendications des droits des patients psychiatriques relèvent des droits de la personne et d&#039;arriver à expliquer ce que cela recouvre concrètement dans le quotidien en termes de pratiques, mais aussi de désignation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le paysage psychiatrique, au fil des années, a été modifié par l’influence et l’interaction de différents mouvements sociaux et des changements de lois. Cette recherche est une opportunité qui nous permet d’élaborer une réflexion autour de ces interactions et de mieux comprendre l’évolution de la terminologie et l’utilisation des divers moyens thérapeutiques, la mise en place d’un cadre légal préservant les droits des patients psychiatriques et les apports amenés à la société. Il semble que la critique des classifications nosographiques (les [http://fr.wikipedia.org/wiki/Manuel_diagnostique_et_statistique_des_troubles_mentaux DSM]) qui existe depuis les années 20 – lesquelles classifications n&#039;ont été qu&#039;en augmentation (en 1990, 400 classifications) ont visé à la fois le pouvoir qui désigne, mais aussi peut-être plus fondamentalement une manière de &amp;quot;donner sens&amp;quot; à un individu porteur de signes définis essentiellement par les médecins psychiatres. L&#039;alternative serait de considérer la personne, sa parole, sa propre perception, sa conception aussi de la santé (et donc de la folie) dans une remise en question de la relation soignant-soigné. C&#039;est aussi évidemment une remise en question de rapport norme/déviance, mais aussi plus fondamentalement de cette réalité &amp;quot;faussement&amp;quot; ou &amp;quot;artificiellement&amp;quot; construite (symboliquement) par ceux qui détiennent le pouvoir de nommer. Ainsi la critique sociale et politique des année 60-80 se double d&#039;une critique de l&#039;épistémologie du sujet pour mettre à la place une relation plus égalitaire et un respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons commencé par une brève présentation sur la maladie mental et le courant de l’antipsychiatrie, présentation qui nous aide à nous faire une image de ce que représentait pour la société une personne qui manifestait une maladie mentale, un hôpital psychiatrique et surtout ce qui voulait dire pour une personne d&#039;être quelqu’un avec un trouble psychique au début du XXème siècle. La deuxième partie de l’article nous amène dans &amp;quot;la réalité des patients psychiatriques&amp;quot; contemporaine et nous découvrons les changements des lois et des droits pour ces patients. Pour pointer notre recherche, nous avons effectué un entretien avec [[Entretien_avec_M._Alain_Riesen|M. Alain Riesen]], militant de l’antipsychiatrie à Genève, entretien qui nous a permis de voir plus en détail et plus concrètement l’évolution des droits des patients en psychiatrie. Peut-être que cette évolution continuera dans ce vaste domaine, mais il faut souligner le fait que jusqu’au maintenant toutes les personnes qui présentent des troubles psychiques ont le droit aux meilleurs services médicaux et qu&#039;aucune discrimination n’est admise, donc la santé est un segment d’insertion sociale qui place le patient dans la dimension d&#039;être un citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
=== Historique de la maladie mentale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute société se trouve confronté à des personnes qui sortent du fonctionnement ordinaire, qui ne vivent pas selon les normes en vigueur, allant jusqu&#039;à perturber l’équilibre d&#039;un groupe social (famille, classe, atelier, entreprise, institution, etc.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En traversant les âges et les cultures, la maladie mentale a connu les définitions et les explications les plus variées. En effet, « puisque la folie plonge ses racines aux sources de la culture, être fous est différent selon le pays ou la région dont on est originaire » &amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires,(p.13) &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l’Europe, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye] met en évidence comment à partir de l’Antiquité on s’est occupé du problème des personnes déviantes en les bannissant et en les excluant de la société. Durant le Moyen Âge, en particulier en France, l’exclusion de la société se faisait par exemple en mettant les personnes qui dérangeaient sur une barque et en les abandonnant sur une rivière.  Au tour de l’année 1000, de l’exclusion et du bannissement en dehors des villes, il y a la mise en place d’un premier système d’enfermement. Dans les maladreries et les hostelleries (préludes des hôpitaux généraux), on commence à enfermer les malades mentaux avec tout sortes des personnes &amp;quot;marginales&amp;quot;. La promiscuité, l&#039;insalubrité, la surpopulation, ainsi que les maladies transformaient ces lieux en lieux d’extermination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La religion avait une très grande influence durant toute cette période. La maladie mentale était interprétée comme la punition de Dieu en réponse à un péché. Le personne déviante était donc aussi enfermée pour protéger la société et pour qu’elle puisse faire amende honorable. Progressivement, mais surtout pendant le XIX, le pouvoir sur la maladie mentale passe entre les mains des médecins. En effet, ces derniers, écrit Lesage de la Haye « […] vont devenir les responsables du traitement des malades mentaux et mêmes les directeurs des asiles d’aliénés »&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires,(p.22)&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt pour les problèmes liés à la santé mentale surgit dans les années d’après-guerre à cause d’une forte augmentation des cas pris en charge. À partir des années 1970, sur la voie des protestations anticonformistes de Mai 1968 et sous l’influence et la pression des familles, on commence à dénoncer les conditions précaires des malades mentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mouvement de l&#039;antipsychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant les années 1960 apparaissait un nouveau courant qui a explosé dans plusieurs pays, l&#039;Antipsychiatrie, qui prend le contre-pied de la psychiatrie. La critique vise à remettre en question non seulement la psychiatrie et la prise en charge des malades mentaux, mais aussi la société au sens large. Ce mouvement qui s&#039;exprime sous différentes formes dans plusieurs pays, offre une nouvelle conception de la liberté aux patients psychiatriques en leur donnant la voix et le pouvoir de choisir leur parcours de soins, condamne la société capitaliste qui rejet tout individu non rentable et qui ne se conforme pas au règles de fonctionnement de la société. Les prisons et les hôpitaux psychiatriques sont l&#039;expression de la mise à l&#039;écart de toute personne qui affiche une différence trop importante face à la norme. Ce courant de pensé est très révolutionnaire et prône la liberté des individus.&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon, Lesage de la Haye, l&#039;antipsychiatrie n&#039;est pas un courant de pensée, c&#039;est un vaste mouvement qui ne trouve pas une véritable unité concernant les théories et les pratiques des différents représentant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme «Antipsychiatrie» est utilisée pour la première fois par Cooper [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper David Cooper] en 1967 dans son ouvrage «Psychiatrie et antipsychiatrie»&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil.&amp;lt;/ref&amp;gt; et à travers ses expériences dans le &amp;quot;pavillon 21&amp;quot; à Kingsley Hall (Londres), il s&#039;oppose au système hiérarchique et aliénant qui conduit à l’internement des personnes et en les rendant des malades chroniques. Ainsi, il propose d&#039;étudier la personne dans son contexte de vie, en relativisant le diagnostic et l&#039;étiquetage. Il est suivi par d’autres militants de ce courant idéologique, notamment par Aaron Esterson et [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Laing Ronald David Laing]. Tous les trois travaillent en Grande-Bretagne et offrent une réponse plus sociale et communautaire en s&#039;opposant à la psychiatrie ordinaire, au diagnostic, à la pratique et à la politique en vigueur.&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un exemple intéressant est le livre qui raconte le parcours d’une patiente, [http://en.wikipedia.org/wiki/Mary_Barnes Mary Barnes], qui avait suivi une thérapie à Kingsley Hall avec le psychiatre [http://www.jhberke.com/index2.html%20 Joseph Berke] et sous la direction de Ronald David Laing. Le livre « Un voyage à travers la folie »&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;, écrit en 1976 par Mary Barnes avec la collaboration de [http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Berke Joseph Berke] est un exemple du passage à travers la folie qui donne un point de vue différent: il valorise la personne et ses droits en tant que patient, l’importance de l&#039;autodétermination personnelle et de l’intégration sociale. Le professionnel est vu comme témoin dans le parcours du patient. Il représente aussi un soutient au mouvement de l&#039;antipsychiatrie.&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, aux Etats-Unis, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Erving Goffman] publie en 1961 un ouvrage qui influencera aussi le courant de l&#039;antipsychiatrie &amp;quot;Asiles, études sur la condition des malades mentales&amp;quot; (basé sur des observations des comportements des patients et du personnel d&#039;un hôpital psychiatrique ). L’auteur commence par donner une définition des  « institutions totalitaires » qui se caractérisent par le niveau d’exclusion et de contrôle dans lequel se trouve le reclus. La vie dans de ce genre d’institution est décrite en négatif par comparaison avec le déroulement de la vie à l’extérieur. Une fois admis au sein de l&#039;institution l&#039;individu est mis sous tutelle et perd tous les droits dont il jouissait en tant que membre de la société et se trouve sous l&#039;emprise du pouvoir du médecin &amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1963, avec son livre [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stigmate_%28Erving_Goffman%29 «Stigmate&amp;quot;. Les usages sociaux des handicaps»&amp;lt;ref&amp;gt; Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;], il continue à exprimer ses idées, selon lesquelles d&#039;une manière indirecte, influenceront les droits de l’homme. Goffman donne une définition plus élargie du stigmate en mettant en évidence un ensemble des concepts sur «l&#039;image social» des individus et ce qu&#039;ils peuvent transmettre d&#039;eux-mêmes aux autres en situations de confrontation. (Le stigmate permet de marquer une différence entre les personnes &amp;quot;dites normales&amp;quot; et celles qui présentent des caractéristiques déviantes de la norme.)&amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aux Etats Unis, [[Thomas_Szasz|Thomas Szas]], professeur en psychiatrie (et admirateur de Michel Foucault pour ses dénonciations des abus de la psychiatrie), ne préconisait pas les mêmes solutions. Szasz défend vivement les droits des malades mentaux et fait une double critique à la psychiatrie: la maladie mental n’est pas une vrais maladie, mais une justification légitimant, avec l’appui de médecins et des avocats, l’intervention du pouvoir pour protéger les gens contre eux mêmes. La psychiatrie est ainsi utilisée comme un outil de contrôle social à grande échelle, au nom du bien-être des « normaux ». Szasz décrit et dénonce dans son célèbre livre &amp;quot;Le mythe de la maladie mentale&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Szasz, T. (1975). Le mythe de la maladie mentale. Paris: Payot.&amp;lt;/ref&amp;gt;, paru en 1961, l’utilisation de la psychiatrie comme moyen du contrôle social, d&#039;esclavage déguisé en thérapie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Italie, dans la même période, le mouvement trouve un autre représentant. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Franco Basaglia], mène au niveau politique une lutte dans laquelle il revendique à haut voix les droits des patients ainsi que la fermeture des asiles (L&#039;auteur de &amp;quot;L&#039;institution en négation&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;) - Basaglia critique l&#039;enferment des malades mentaux comme n&#039;étant pas une solution)&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Finalement la solution arrive en 1978, avec la Loi-180. La création de nombreux lieux alternatif, tels que de centres de jour, des foyer et d&#039;autres formes innovatrices, ainsi qu&#039;une participation nationale des syndicats, la partie communiste et le monde du travail, ont permis aux malades mentaux de réintégrer la vie en société.&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;. À noter, malgré ça, il y a des différences très importantes entre les régions les plus développées et d&#039;autres régions italiennes. Cela a influencé la réintégration des patients psychiatriques.&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la France, plusieurs représentants ont pris parti au mouvement de l’antipsychiatrie. On y retrouve Roger Gentis, [http://es.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Guattari Félix Guattari], [http://es.wikipedia.org/wiki/Robert_Castel Robert Castel], ainsi que Michel Foucault.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce dernier, tout en étant en retrait par rapport aux autres praticiens, il offre dans son ouvrage « Histoire de la folie à l’âge classique », une représentation de comment la notion de folie, d’aliénation,  de maladie mentale sont en relation très étroite avec le contexte. À travers une lecture historique de la folie, l’auteur met en évidence l’influence des normes, des valeurs et des croyances en rapport aux explications des causes de celle-ci. Le rôle social du « fou » dépend également de la vision que la société a sur la folie.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard&amp;lt;/ref&amp;gt;. Déjà en 1954, dans l&#039;ouvrage « Maladie mentale et psychologie », Foucault met en évidence le fait que en Occident la folie a acquis le statut de maladie mentale très récemment, en devenant ainsi objet d’étude de la part de la psychiatrie. Les explications que l’on donnait auparavant à ce type de phénomène étaient du domaine de la magie et de la religion. Le contexte influence le regard que l’on pose sur une problématique.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau général, le mouvement essaye de se centrer dans l&#039;application d&#039;une thérapie dans le contexte du sujet (soit familial ou communautaire) et non pas dans le contexte clinique. Les trois thèses de l’antipsychiatrie (antinosographique, anti-institutionnelle, anti-thérapeutique) se manifestent comme une prise de conscience collective. La thèse antinosographique conteste l’appartenance des troubles psychiques au concept de maladie et la nécessité à n’importe quel type d’assistance psychiatrique et soutien que la classification des maladies mentales et le diagnostic donné constituent une forme d’étiqueter et de stigmatiser une personne. La thèse anti-thérapeutique est une réaction contre les mesures dures des traitements appliques aux malades psychiques  (l’électrochoc, la médicamentation abusive et obligatoire, la privation de liberté) et encourage le traitement sans médicamentation, basé sur une communauté thérapeutique. La thèse anti-institutionnelle condamne les institutions en les nommant totalitaires car tout est enfermé, contrôle et obligatoire et propose de modifier la relation entre les psychiatres et les patients.&lt;br /&gt;
Le mouvement de l’antipsychiatrie a contribué pour : la sensibilisation des autorités et l’opinion publique, le fait de non-être stigmatise pour les personnes avec de trouble psychique, l’influence et l’aide de mouvement pour les droits des patients, la reformation du système par l’introduction des lois qui ont comme but de protéger les droits et d’améliorer les conditions d’assistance psychiatrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réalité des patients psychiatriques ==&lt;br /&gt;
=== Lois sur la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement antipsychiatrique, comme mentionné au paravent, a été le premier à se battre pour la fermeture des asiles en s’opposant à la psychiatrie traditionnelle avec des idées, des interprétations de la maladie mentale et surtout des actions subversives. Au niveau législatif, cela s&#039;est traduit par la [http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf Loi 180], qui a été la première et seule loi qui ordonne la fermeture des hôpitaux psychiatriques en Italie. Approuvé grâce au soutien de Franco Basaglia le 13 mai 1978 (elle est parfois appelée &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot;), elle règle tous contrôles et traitements sanitaires volontaires et obligatoires pour des personnes avec une maladie mentale. Elle se base sur des principes tels que le respect de la dignité de la personne, des ses droits civils et politiques. Le droit de choisir librement son médecin et son lieu soin, ou encore le droit de communiquer avec qui ils désirent. Tous les traitements doivent être assurer par consensus et la participation de la personne. La &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot; vise aussi à une &amp;quot;réforme sémiotique&amp;quot; des termes utilisés pour définir les patients psychiatriques. Elle supprime tout définition dans le code pénal comme &amp;quot;aliéné mental&amp;quot; ou &amp;quot;infirme mental&amp;quot;. Il s’agit d’une loi qui agit sur plusieurs niveaux, que ça soit sur les droits de la personne, sur les institutions soignantes ou encore à niveau pénal. Elle représente une réforme sociale et politique.&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droits des patients psychiatriques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les droits des patients psychiatriques s&#039;inscrivent dans [http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Droits_des_patients_(%C3%A0_l%27h%C3%B4pital) les droits des patients] en général, avec quelques différences qui est propre à cette population. Comme nous le verrons dans ce sous-chapitre, la nature de la maladie mentale peut impliquer des limitations au niveau juridique dans l’exercice de certains droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les préoccupations concernant la protections des droits des patients psychiatriques est un fait relativement récent qui débute dans les années 1960 et qui prend plus d&#039;ampleur dans les années 1970 au niveau national ainsi qu&#039;international. Dans plusieurs pays on assiste à des modifications législatives, mais les questionnements concernant le traitement des maladies mentales s&#039;opère aussi au niveau des droits internationales et de la liberté de la personne. &amp;lt;ref&amp;gt;Gendreau,C. (2005). Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale. Montréal: Les Editions Thémis &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, des personnes qui avaient connu l’expérience de l’institution psychiatrique s’adressent au  réseau international d’alternative à la psychiatrie, qui avait organisé une rencontre à Genève, dans le but de créer un organisme capable de défendre les droits des usagers de la psychiatrie. Cette démarche s’inscrit dans un processus de médiatisation qui, depuis les années 1976-1977, avait porté au grand jour le fonctionnement du système psychiatrique genevois et les internements qualifiés comme abusifs.  (Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas)   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ainsi que, en 1979 à Genève, des personnes tels que médecins, psychiatres, psychologues, assistants sociaux, juristes et usagers de la psychiatrie fondent l’[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf ADUPSY], l’association pour les droits des usagers de la psychiatrie. Une association dont le but est de lutter contre toutes discriminations en défendant les droits démocratiques fondamentaux des personnes psychiatriques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à la révision de la Loi sur le régime des personnes atteintes d’affections mentales du 1936, ils lancent des propositions qui viseront à combler les lacunes pratiques dont cette loi n’a pas su changer dans la pratique quotidienne de la prise en charge et de la reconnaissance de la personne psychiatrique. Comme par exemple recourir à l’internement lorsqu’il est réellement nécessaire, tandis qu’il s’agit encore d’une pratique naturelle, ordinaire à laquelle on recourt presque toujours, ou l’impossibilité du malade à faire recours lors de son internement ou au moment de la sortie, ou encore l’action faite par le Conseil de surveillance psychiatrique qui protège la société du malade mental en le stigmatisant encore plus ou lieu de protéger ce dernier. Ce sont tous des exemples de comment la loi ne s’est pas traduite en pratique selon ses principes.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf L&#039;Adupsy] lance ses propositions en essayant de modifier la réalité psychiatrique. Elle revendique la suppression totales des internements visant une modification de toutes pratiques psychiatriques. Elle croit dans une nouvelle législation qui tiendrait en compte des modifications du [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code Civile Suisse], des recommandations de l’Assemblée parlementaire du Conseil d’Europe inhérent la situation des malades mentaux et des recommandations de l’[http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_sant%C3%A9 OMS]. Leurs propositions visent trois aspects principaux liés aux droits de la personne : l’admission, le droit de recours et les droits liés au traitement et à la participation à la recherche clinique. [ici il faudrait que l&#039;on sache sur quoi vous vous baser pour dire cela: les références manquent!!!]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut supprimer l’internement, l’admission doit être volontaire du début la fin du traitement, dans le sens que toute prise en charge ou action thérapeutique ne peut pas être efficace si le patient n’est pas d’accord. Le libre arbitre, le droit de choix ou de refus, une participation active sont des aspects nécessaires lors qu’on vise une prise en charge efficace, dans le respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit de recours doit être une instance judiciaire. Dans ce sens là le Conseil de surveillance psychiatrique doit être remplacé par la Chambre de révision psychiatrique. La personne psychiatrique ne devrait plus être stigmatisée au tant que malade, elle n’est pas dangereuse et donc la société ne doit pas être protégée par ce dernier. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le troisième objectif concernant les droits liés au traitement et à la participation à la recherche médicale implique l’abolition de tout traitement médical sans le consensus du patient, il faut présenter au patient les implications du traitement, les alternatives et s’il veut il peut consulter un autre médecin de son choix. &lt;br /&gt;
Ces trois aspects visent, comme écrit au paravent, une modification des conditions de prise en charge, des droits des patients en tant que personnes et du tout le système psychiatrique.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La période comprise entre les années ’60 et ’80 est témoin d’une grand révolution vis à vis des droits des patients psychiatriques. Même si elle reste une révolution idéologique, car tous principes, toutes actions ne sont pas traduites en pratique pour l’instant, elle représente le précurseur pour un nouvelle réalité où on envisage une meilleure considération des droits de la personne au tant que tel et pas en tant que malade mentale, où on reconsidère la pratique psychiatrie à fin d’améliorer la prise en charge et les réponses aux besoins de ces personnes… À modifier, continuer….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La loi K 1 25 de 1979 ===&lt;br /&gt;
Suite à deux cas d’internement qui avaient touché profondément l’opinion publique genevoise, ainsi que grâce aux mouvements militant pour une remise en question des traitements des patients psychiatriques, deux projet de révision ont été proposés au [https://www.ge.ch/grandconseil/index.asp Grand Conseil] concernant la loi du 14 mars 1936 sur le régime des personnes atteintes d’affection mentale.    &lt;br /&gt;
Selon la commission parlementaire la difficulté majeure est liée au fait qu’il faut renforcer les droits des malades mentaux tout en continuant de protéger le reste de la population de ces personnes. &lt;br /&gt;
Un difficulté supplémentaire été due  à la récente ratification (1974) de la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme Convention européenne des droits de l’homme] (CEDH) qui interdisait toute forme d’internement administratif sans recours judiciaire. &lt;br /&gt;
La loi du 1979 apporte des changements sur plusieurs niveaux. Tout d’abord l’application de la loi se limite aux personnes atteinte de maladie mentale dont l’état nécessite une prise en charge en hôpital psychiatrique. Avant la révision, la loi s’appliquait à toute personne atteinte de maladie mentale qui aurait pu compromettre la sécurité et la tranquillité publique, ainsi que leur propre sécurité. &lt;br /&gt;
Deuxièmement elle impose aux établissements privé et publique un régime de surveillance des registres des entrées et de sorties. &lt;br /&gt;
En outre cette loi renforce les droits des patients psychiatriques. Le patient acquiert l’accès à son dossier médical et ce dernier et sa famille doivent être informés de tous les droits dont ils disposent.&lt;br /&gt;
De plus, la loi fixe les conditions d’admission des malades mentaux en faisant la distinction entre admission volontaire et involontaire. L’admission volontaire nécessite un certificat médical qui justifie l’admission du patient en raison de son état mentale.  Etant donné que l’admission involontaire comporte une atteinte à la liberté de l’individu, elle peut être demandé seulement si ces trois conditions sont réunies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Le malade présente des troubles mentaux&lt;br /&gt;
* Son état constitue un danger grave pour lui-même ou pour autrui&lt;br /&gt;
* Un traitement et des soins dans un établissement psychiatrique s’avèrent nécessaires. » (p.8)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un examen ultérieur concernant les symptômes du malade, les motifs de l’hospitalisation et le dégrée d’urgence de la situation est nécessaire afin de confirmer ou annuler l’hospitalisation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La capacité de discernement ===&lt;br /&gt;
Le discernement est définit dans l’article 16 du code civil et implique la capacité de pouvoir agir de façon raisonnable. On estime capable de discernement toute personne qui agit en connaissance de cause. Le code civil prévoit certaines situations dans lesquelles cette capacité peut être limitée dans l’intérêt de la personne concernée, notamment dans le cas de « maladie mentale » et de « faiblesse d’esprit ».  La reconnaissance de cette capacité est la condition indispensable sans laquelle l’individu n’est pas en mesure d’exercer ses droits personnels.&lt;br /&gt;
L’évaluation de la capacité de discernement se prête à controverse, notamment entre psychiatre et juriste, car il est impossible de poser un jugement objectif. Ceci est encore de nos jours source de malentendus et il semble très difficile qu’une réforme juridique puisse parvenir à éclaircir cette situation compliquée. Afin de limiter l’imposition d’une étiquette trop lourde, l’évaluation de la capacité de discernement s’opère toujours en relation à une situation précise. Une réévaluation s’impose donc face à toute nouvelle situation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Privation de liberté à des fins d’assistance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, le Parlement fédéral a modifié le [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code civil suisse] en matière de privation de liberté à des fins d’assistance afin de rendre compatible le droit suisse avec [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme la Convention européenne des droits de l’homme] (ratifiée par la Suisse en 1974). &lt;br /&gt;
Les causes permettant la privation de la liberté d’un individu prévues dans l’article 397a CC sont :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
* La maladie mentale&lt;br /&gt;
* La faiblesse d’esprit&lt;br /&gt;
* La toxicomanie&lt;br /&gt;
* Le grave état d’abandon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de limiter les abus, cette première condition doit s’accompagner de deux autres conditions. La privation de liberté est la seul solution possible afin d’assurer l’assistance nécessaire à la personne. Tous les autres possibles prises en charges (traitement ambulatoire, assistance de l’entourage,…) doivent être considérées comme des solutions inefficaces. &lt;br /&gt;
En outre, la prise en charge doit être assurée par un établissement apte à fournir les prestations spécifiques dont l’individu a besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit fédéral impose des garanties minimales dans le but de protéger la personne privée de liberté à des fins d’assistance. Parmi les droit dont dispose l’individu on trouve :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le droit à l’information concernant le pourquoi de sa privation de liberté&lt;br /&gt;
* La demande de libération. Cette demande peut être également formulée par les proches.&lt;br /&gt;
* Le droit à l’assistance juridique&lt;br /&gt;
* Le droit d’être inétendue devant le juge&lt;br /&gt;
* … &amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===  La déclaration de Hawaï 1977 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1977, L’association mondiale des psychiatres rédige une charte éthique concernant les pratiques, ainsi que les buts de la psychiatrie. Parmi les recommandations que l’on prône, on y trouve que le rapport entre le psychiatre et le patient doit être basé sur la confiance et le respect. Le psychiatre es au service du patient et ce dernier doit être considéré comme un partenaire. Le soignant doit privilégier les interventions thérapeutiques qui limitent le moins possibles la liberté du patient. Dans le cas d’incapacité de discernement, toute action thérapeutique doit être discuté avec la famille ou avec un représentant légal. Ce disposition vise le respect de la dignité humaine et les droits fondamentaux de l’homme.&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les méthodes d&#039;entretien se distinguent par la mise en oeuvre des processus fondamentaux de communication et d&#039;interaction humaine. Ces processus permettent au chercheur de retirer de ses entretien des informations et éléments de réflexion riches en nuances. &lt;br /&gt;
Nous avons utilisé la variante entretien centré, avec une petite liste de questions-guides ouvertes afin que l&#039;interviewé puisse parler ouvertement d&#039;un événement ou d&#039;une expérience précise à laquelle il a participé. En ce cas Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La lutte contre les abus de la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
[[Entretien avec M. Alain Riesen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Questions pour l&#039;entretien ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Depuis quand et avec qui (quel groupe) vous êtes-vous engagé/e dans la lutte pour les droits de la personne et quel était à ce moment votre statut (ou fonction)? Dans quel contexte s&#039;est inséré cette démarche ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2. Il y a-t-il un événement originel? Pourriez vous nous raconter un ou des événement/s marquant/s que vous avez mené ou qui vous ont frappé dans cette période en faveur de ces droits ? &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3. Quels ont été les changements les plus importantes auxquels vous avez assistés?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.  Y a-t-il des valeurs que vous avez eu le sentiments d&#039;avoir porté en avant et si oui, lesquelles étaient-elle?  (avoir en tête: corps réappropriation et bien-être et développement, bien être psychique, son développement, la liberté, autodétermination de la personne, mais ne les évoquer que si la personne ne répond pas!)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Qu&#039;en est-il aujourd&#039;hui de cette lutte et des acquis et des risques de retour en arrière?  Sur quoi faudrait-il continuer de se battre de lutter?&lt;br /&gt;
Est-ce que vous continuer aujourd&#039;hui de vous engager et sur quoi?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Entretien_avec_M._Alain_Riesen|L&#039;Entretien avec M. Alain Riesen]] nous a permis d&#039;avoir une vue d&#039;ensemble sur les années &#039;60-&#039;80. Grace à son histoire et les réponses aux questions nous avons pu recueillir beaucoup d&#039;éléments sur les principaux changements, les mouvements militants et les conquêtes par rapport aux droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion et discussion ==&lt;br /&gt;
La période des années ’60-’80 constitue une époque de grands changements. Elle a été témoin d’une révolution idéologique, politiques, législative. Il s’agit principalement d’un mouvement général de contestation du pouvoir et des normes institutionnelles. Le mouvement de l’antipsychiatrie avant et du réseau d’alternative à la psychiatrie après, contribuent fortement à la lutte et aux débats contre l’institution totalitaire (Goffman), la violence institutionnelle. Spécifiquement au territoire de Genève, l’association de l’ADUPSY a contribué de façon important à tous ces changements. La cohésion entre les professionnels et les patients permet une action et une réflexion autour de la manière de pratiquer le soin, tout en considérant  la question des droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant les années ’60 les patients psychiatriques étaient, pour la plus parte, reclus, isolés, stigmatisés. La pratique du soin se faisait sous obligation, constriction où le pouvoir décisionnel était exclusivement dans les mains des médecins. Le patient n’avait aucune possibilité d’expression ou contestation, il subissait toute décision du corps médical, il était considéré comme une personne incurable, dangereuse, qui devait être hospitalisé à vie. Le patient vivait donc dans des conditions de vie précaires, où son identité était limité à une personne sans aucun droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après les années ‘60 cette réalité voit un tournant important. Premièrement grâce au CAS, le Comité d’Action de Santé qui a mené une réflexion autour de la politique institutionnelle. Une politique de santé mentale se base sur l’institution, le dispositif institutionnel ; la théorie, la psychopathologie, dont dépend la manière de définir l’identité de la personne ; le corps des professionnels et la législation. Il y a eu une prise de conscience par rapport à la manière de considérer l’autre, on commence à se soucier des conditions de vie de ses personnes, on arrive à une nécessité de changer l’institution, de changer les lois, et les pratiques. Petit à petit on enlève les barreaux dans le dispositif institutionnel, on considère les professionnels comme des soignant et non plus comme des gardiens, progressivement on élimine les traitements de choc. Toute la question sur les droits des patients se révèle, la pratique du soin, la prise en charge des patients, la considération, reconnaissance de la personne voient une évolution importante. L’ADUPSY, l’Association pour les droits des usagers de la psychiatrie, contribue aussi à cette grande évolution, pendant plusieurs années elle a mené un travail pour accueillir  les plaintes, les demandes ou encore les critiques des patients à fin de modifier la réalité qui les concernaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conquêtes, comme mentionné au paravent, ont étaient multiples. Néanmoins la question des droits des patients psychiatriques est toujours d’actualité. L’hospitalisation non volontaire et le type de traitement, liés au pouvoir médical ont encore une très forte influence dans la société de nos jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Barnes, M.(1976). &#039;&#039;Un voyage à travers la folie&#039;&#039;. Paris: Editions du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Basaglia, F.] (1970). [[L&#039;institution en négation - Basaglia|&#039;&#039;L&#039;institution en négation.&#039;&#039;]] Paris: Edition du Seuil. 	&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper  Cooper, D.] (1970). &#039;&#039;Psychiatry et anti-Psychiatry.&#039;&#039; Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault  Foucault, M.](1964) [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_folie_%C3%A0_l%27%C3%A2ge_classique &#039;&#039;Histoire de la folie à l&#039;âge classique&#039;&#039;], Paris : U.G.E., coll. « 10/18 »&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&lt;br /&gt;
* Gendreau,C. (2005). &#039;&#039;Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale&#039;&#039;. Montréal: Les Editions Thémis&lt;br /&gt;
* Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). &#039;&#039;Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&#039;&lt;br /&gt;
* [http://es.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Goffman, E.] (1975). &#039;&#039;Stigmates. Les usages sociaux des handicaps&#039;&#039;. Paris: Les Editions de Minuit.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_S._Szasz Szasz, T.] (1975). [[Résumé :Le mythe de la maladie mentale (1975)|&#039;&#039;Le mythe de la maladie mentale&#039;&#039;]]. Paris: Payot.&lt;br /&gt;
* [http://www.triunfodigital.com/ Triunfo Digital] (s.d.) [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 &#039;&#039;Josep Berke: &amp;quot;La sociedad está enloqueciendo a sus miembros&amp;quot;&#039;&#039;], Archives, Consulté le 8 Novembre 2013 [http://www.triunfodigital.com/ &amp;quot;Triunfo Digital&amp;quot;], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.1], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=29&amp;amp;fecha=1973-04-14 p. 2], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=30&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.3], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=31&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.4]&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye, J.] (2010). &#039;&#039;La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie.&#039;&#039; Paris: Editions Libertaires&lt;br /&gt;
* http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&lt;br /&gt;
* http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Webographie ==&lt;br /&gt;
* http://www.jhberke.com/index2.html Site web du Dr. Joseph H. Berke.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://vimeo.com/38575546 Ici vous trouverez un entretien à Mary Barnes (langue anglaise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.dionyversite.org/cycle_08-11-A.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.cairn.info/revue-topique-2004-3-page-79.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.geopsy.com/memoires_theses/la_folie.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://senon.pagesperso-orange.fr&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://mamytartine.blog.lemonde.fr/mamytartine/2005/08/lantipsychiatri.html &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.e-monsite.com/isabellesamyn/rubrique-1012337.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.academia.edu/440584/Psychanalyse_Et_Antipsychiatrie&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13169</id>
		<title>Droits des patients psychiatriques</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13169"/>
		<updated>2014-01-14T12:38:36Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Notes et références */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
Cet article s’inscrit dans le cadre général des droits de la personne et des droits des patient en psychiatrie en particulier. Il s&#039;agit dans ce chapitre de mieux comprendre comment les revendications des droits des patients psychiatriques relèvent des droits de la personne et d&#039;arriver à expliquer ce que cela recouvre concrètement dans le quotidien en termes de pratiques, mais aussi de désignation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le paysage psychiatrique, au fil des années, a été modifié par l’influence et l’interaction de différents mouvements sociaux et des changements de lois. Cette recherche est une opportunité qui nous permet d’élaborer une réflexion autour de ces interactions et de mieux comprendre l’évolution de la terminologie et l’utilisation des divers moyens thérapeutiques, la mise en place d’un cadre légal préservant les droits des patients psychiatriques et les apports amenés à la société. Il semble que la critique des classifications nosographiques (les [http://fr.wikipedia.org/wiki/Manuel_diagnostique_et_statistique_des_troubles_mentaux DSM]) qui existe depuis les années 20 – lesquelles classifications n&#039;ont été qu&#039;en augmentation (en 1990, 400 classifications) ont visé à la fois le pouvoir qui désigne, mais aussi peut-être plus fondamentalement une manière de &amp;quot;donner sens&amp;quot; à un individu porteur de signes définis essentiellement par les médecins psychiatres. L&#039;alternative serait de considérer la personne, sa parole, sa propre perception, sa conception aussi de la santé (et donc de la folie) dans une remise en question de la relation soignant-soigné. C&#039;est aussi évidemment une remise en question de rapport norme/déviance, mais aussi plus fondamentalement de cette réalité &amp;quot;faussement&amp;quot; ou &amp;quot;artificiellement&amp;quot; construite (symboliquement) par ceux qui détiennent le pouvoir de nommer. Ainsi la critique sociale et politique des année 60-80 se double d&#039;une critique de l&#039;épistémologie du sujet pour mettre à la place une relation plus égalitaire et un respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons commencé par une brève présentation sur la maladie mental et le courant de l’antipsychiatrie, présentation qui nous aide à nous faire une image de ce que représentait pour la société une personne qui manifestait une maladie mentale, un hôpital psychiatrique et surtout ce qui voulait dire pour une personne d&#039;être quelqu’un avec un trouble psychique au début du XXème siècle. La deuxième partie de l’article nous amène dans &amp;quot;la réalité des patients psychiatriques&amp;quot; contemporaine et nous découvrons les changements des lois et des droits pour ces patients. Pour pointer notre recherche, nous avons effectué un entretien avec [[Entretien_avec_M._Alain_Riesen|M. Alain Riesen]], militant de l’antipsychiatrie à Genève, entretien qui nous a permis de voir plus en détail et plus concrètement l’évolution des droits des patients en psychiatrie. Peut-être que cette évolution continuera dans ce vaste domaine, mais il faut souligner le fait que jusqu’au maintenant toutes les personnes qui présentent des troubles psychiques ont le droit aux meilleurs services médicaux et qu&#039;aucune discrimination n’est admise, donc la santé est un segment d’insertion sociale qui place le patient dans la dimension d&#039;être un citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
=== Historique de la maladie mentale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute société se trouve confronté à des personnes qui sortent du fonctionnement ordinaire, qui ne vivent pas selon les normes en vigueur, allant jusqu&#039;à perturber l’équilibre d&#039;un groupe social (famille, classe, atelier, entreprise, institution, etc.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En traversant les âges et les cultures, la maladie mentale a connu les définitions et les explications les plus variées. En effet, « puisque la folie plonge ses racines aux sources de la culture, être fous est différent selon le pays ou la région dont on est originaire » &amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires,(p.13) &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l’Europe, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye] met en évidence comment à partir de l’Antiquité on s’est occupé du problème des personnes déviantes en les bannissant et en les excluant de la société. Durant le Moyen Âge, en particulier en France, l’exclusion de la société se faisait par exemple en mettant les personnes qui dérangeaient sur une barque et en les abandonnant sur une rivière.  Au tour de l’année 1000, de l’exclusion et du bannissement en dehors des villes, il y a la mise en place d’un premier système d’enfermement. Dans les maladreries et les hostelleries (préludes des hôpitaux généraux), on commence à enfermer les malades mentaux avec tout sortes des personnes &amp;quot;marginales&amp;quot;. La promiscuité, l&#039;insalubrité, la surpopulation, ainsi que les maladies transformaient ces lieux en lieux d’extermination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La religion avait une très grande influence durant toute cette période. La maladie mentale était interprétée comme la punition de Dieu en réponse à un péché. Le personne déviante était donc aussi enfermée pour protéger la société et pour qu’elle puisse faire amende honorable. Progressivement, mais surtout pendant le XIX, le pouvoir sur la maladie mentale passe entre les mains des médecins. En effet, ces derniers, écrit Lesage de la Haye « […] vont devenir les responsables du traitement des malades mentaux et mêmes les directeurs des asiles d’aliénés »&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires,(p.22)&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt pour les problèmes liés à la santé mentale surgit dans les années d’après-guerre à cause d’une forte augmentation des cas pris en charge. À partir des années 1970, sur la voie des protestations anticonformistes de Mai 1968 et sous l’influence et la pression des familles, on commence à dénoncer les conditions précaires des malades mentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mouvement de l&#039;antipsychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant les années 1960 apparaissait un nouveau courant qui a explosé dans plusieurs pays, l&#039;Antipsychiatrie, qui prend le contre-pied de la psychiatrie. La critique vise à remettre en question non seulement la psychiatrie et la prise en charge des malades mentaux, mais aussi la société au sens large. Ce mouvement qui s&#039;exprime sous différentes formes dans plusieurs pays, offre une nouvelle conception de la liberté aux patients psychiatriques en leur donnant la voix et le pouvoir de choisir leur parcours de soins, condamne la société capitaliste qui rejet tout individu non rentable et qui ne se conforme pas au règles de fonctionnement de la société. Les prisons et les hôpitaux psychiatriques sont l&#039;expression de la mise à l&#039;écart de toute personne qui affiche une différence trop importante face à la norme. Ce courant de pensé est très révolutionnaire et prône la liberté des individus.&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon, Lesage de la Haye, l&#039;antipsychiatrie n&#039;est pas un courant de pensée, c&#039;est un vaste mouvement qui ne trouve pas une véritable unité concernant les théories et les pratiques des différents représentant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme «Antipsychiatrie» est utilisée pour la première fois par Cooper [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper David Cooper] en 1967 dans son ouvrage «Psychiatrie et antipsychiatrie»&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil.&amp;lt;/ref&amp;gt; et à travers ses expériences dans le &amp;quot;pavillon 21&amp;quot; à Kingsley Hall (Londres), il s&#039;oppose au système hiérarchique et aliénant qui conduit à l’internement des personnes et en les rendant des malades chroniques. Ainsi, il propose d&#039;étudier la personne dans son contexte de vie, en relativisant le diagnostic et l&#039;étiquetage. Il est suivi par d’autres militants de ce courant idéologique, notamment par Aaron Esterson et [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Laing Ronald David Laing]. Tous les trois travaillent en Grande-Bretagne et offrent une réponse plus sociale et communautaire en s&#039;opposant à la psychiatrie ordinaire, au diagnostic, à la pratique et à la politique en vigueur.&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un exemple intéressant est le livre qui raconte le parcours d’une patiente, [http://en.wikipedia.org/wiki/Mary_Barnes Mary Barnes], qui avait suivi une thérapie à Kingsley Hall avec le psychiatre [http://www.jhberke.com/index2.html%20 Joseph Berke] et sous la direction de Ronald David Laing. Le livre « Un voyage à travers la folie »&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;, écrit en 1976 par Mary Barnes avec la collaboration de [http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Berke Joseph Berke] est un exemple du passage à travers la folie qui donne un point de vue différent: il valorise la personne et ses droits en tant que patient, l’importance de l&#039;autodétermination personnelle et de l’intégration sociale. Le professionnel est vu comme témoin dans le parcours du patient. Il représente aussi un soutient au mouvement de l&#039;antipsychiatrie.&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, aux Etats-Unis, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Erving Goffman] publie en 1961 un ouvrage qui influencera aussi le courant de l&#039;antipsychiatrie &amp;quot;Asiles, études sur la condition des malades mentales&amp;quot; (basé sur des observations des comportements des patients et du personnel d&#039;un hôpital psychiatrique ). L’auteur commence par donner une définition des  « institutions totalitaires » qui se caractérisent par le niveau d’exclusion et de contrôle dans lequel se trouve le reclus. La vie dans de ce genre d’institution est décrite en négatif par comparaison avec le déroulement de la vie à l’extérieur. Une fois admis au sein de l&#039;institution l&#039;individu est mis sous tutelle et perd tous les droits dont il jouissait en tant que membre de la société et se trouve sous l&#039;emprise du pouvoir du médecin &amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1963, avec son livre [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stigmate_%28Erving_Goffman%29 «Stigmate&amp;quot;. Les usages sociaux des handicaps»&amp;lt;ref&amp;gt; Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;], il continue à exprimer ses idées, selon lesquelles d&#039;une manière indirecte, influenceront les droits de l’homme. Goffman donne une définition plus élargie du stigmate en mettant en évidence un ensemble des concepts sur «l&#039;image social» des individus et ce qu&#039;ils peuvent transmettre d&#039;eux-mêmes aux autres en situations de confrontation. (Le stigmate permet de marquer une différence entre les personnes &amp;quot;dites normales&amp;quot; et celles qui présentent des caractéristiques déviantes de la norme.)&amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aux Etats Unis, [[Thomas_Szasz|Thomas Szas]], professeur en psychiatrie (et admirateur de Michel Foucault pour ses dénonciations des abus de la psychiatrie), ne préconisait pas les mêmes solutions. Szasz défend vivement les droits des malades mentaux et fait une double critique à la psychiatrie: la maladie mental n’est pas une vrais maladie, mais une justification légitimant, avec l’appui de médecins et des avocats, l’intervention du pouvoir pour protéger les gens contre eux mêmes. La psychiatrie est ainsi utilisée comme un outil de contrôle social à grande échelle, au nom du bien-être des « normaux ». Szasz décrit et dénonce dans son célèbre livre &amp;quot;Le mythe de la maladie mentale&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Szasz, T. (1975). Le mythe de la maladie mentale. Paris: Payot.&amp;lt;/ref&amp;gt;, paru en 1961, l’utilisation de la psychiatrie comme moyen du contrôle social, d&#039;esclavage déguisé en thérapie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Italie, dans la même période, le mouvement trouve un autre représentant. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Franco Basaglia], mène au niveau politique une lutte dans laquelle il revendique à haut voix les droits des patients ainsi que la fermeture des asiles (L&#039;auteur de &amp;quot;L&#039;institution en négation&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;) - Basaglia critique l&#039;enferment des malades mentaux comme n&#039;étant pas une solution)&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Finalement la solution arrive en 1978, avec la Loi-180. La création de nombreux lieux alternatif, tels que de centres de jour, des foyer et d&#039;autres formes innovatrices, ainsi qu&#039;une participation nationale des syndicats, la partie communiste et le monde du travail, ont permis aux malades mentaux de réintégrer la vie en société.&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;. À noter, malgré ça, il y a des différences très importantes entre les régions les plus développées et d&#039;autres régions italiennes. Cela a influencé la réintégration des patients psychiatriques.&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la France, plusieurs représentants ont pris parti au mouvement de l’antipsychiatrie. On y retrouve Roger Gentis, [http://es.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Guattari Félix Guattari], [http://es.wikipedia.org/wiki/Robert_Castel Robert Castel], ainsi que Michel Foucault.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce dernier, tout en étant en retrait par rapport aux autres praticiens, il offre dans son ouvrage « Histoire de la folie à l’âge classique », une représentation de comment la notion de folie, d’aliénation,  de maladie mentale sont en relation très étroite avec le contexte. À travers une lecture historique de la folie, l’auteur met en évidence l’influence des normes, des valeurs et des croyances en rapport aux explications des causes de celle-ci. Le rôle social du « fou » dépend également de la vision que la société a sur la folie.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard&amp;lt;/ref&amp;gt;. Déjà en 1954, dans l&#039;ouvrage « Maladie mentale et psychologie », Foucault met en évidence le fait que en Occident la folie a acquis le statut de maladie mentale très récemment, en devenant ainsi objet d’étude de la part de la psychiatrie. Les explications que l’on donnait auparavant à ce type de phénomène étaient du domaine de la magie et de la religion. Le contexte influence le regard que l’on pose sur une problématique.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau général, le mouvement essaye de se centrer dans l&#039;application d&#039;une thérapie dans le contexte du sujet (soit familial ou communautaire) et non pas dans le contexte clinique. Les trois thèses de l’antipsychiatrie (antinosographique, anti-institutionnelle, anti-thérapeutique) se manifestent comme une prise de conscience collective. La thèse antinosographique conteste l’appartenance des troubles psychiques au concept de maladie et la nécessité à n’importe quel type d’assistance psychiatrique et soutien que la classification des maladies mentales et le diagnostic donné constituent une forme d’étiqueter et de stigmatiser une personne. La thèse anti-thérapeutique est une réaction contre les mesures dures des traitements appliques aux malades psychiques  (l’électrochoc, la médicamentation abusive et obligatoire, la privation de liberté) et encourage le traitement sans médicamentation, basé sur une communauté thérapeutique. La thèse anti-institutionnelle condamne les institutions en les nommant totalitaires car tout est enfermé, contrôle et obligatoire et propose de modifier la relation entre les psychiatres et les patients.&lt;br /&gt;
Le mouvement de l’antipsychiatrie a contribué pour : la sensibilisation des autorités et l’opinion publique, le fait de non-être stigmatise pour les personnes avec de trouble psychique, l’influence et l’aide de mouvement pour les droits des patients, la reformation du système par l’introduction des lois qui ont comme but de protéger les droits et d’améliorer les conditions d’assistance psychiatrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réalité des patients psychiatriques ==&lt;br /&gt;
=== Lois sur la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement antipsychiatrique, comme mentionné au paravent, a été le premier à se battre pour la fermeture des asiles en s’opposant à la psychiatrie traditionnelle avec des idées, des interprétations de la maladie mentale et surtout des actions subversives. Au niveau législatif, cela s&#039;est traduit par la [http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf Loi 180], qui a été la première et seule loi qui ordonne la fermeture des hôpitaux psychiatriques en Italie. Approuvé grâce au soutien de Franco Basaglia le 13 mai 1978 (elle est parfois appelée &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot;), elle règle tous contrôles et traitements sanitaires volontaires et obligatoires pour des personnes avec une maladie mentale. Elle se base sur des principes tels que le respect de la dignité de la personne, des ses droits civils et politiques. Le droit de choisir librement son médecin et son lieu soin, ou encore le droit de communiquer avec qui ils désirent. Tous les traitements doivent être assurer par consensus et la participation de la personne. La &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot; vise aussi à une &amp;quot;réforme sémiotique&amp;quot; des termes utilisés pour définir les patients psychiatriques. Elle supprime tout définition dans le code pénal comme &amp;quot;aliéné mental&amp;quot; ou &amp;quot;infirme mental&amp;quot;. Il s’agit d’une loi qui agit sur plusieurs niveaux, que ça soit sur les droits de la personne, sur les institutions soignantes ou encore à niveau pénal. Elle représente une réforme sociale et politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droits des patients psychiatriques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les droits des patients psychiatriques s&#039;inscrivent dans [http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Droits_des_patients_(%C3%A0_l%27h%C3%B4pital) les droits des patients] en général, avec quelques différences qui est propre à cette population. Comme nous le verrons dans ce sous-chapitre, la nature de la maladie mentale peut impliquer des limitations au niveau juridique dans l’exercice de certains droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les préoccupations concernant la protections des droits des patients psychiatriques est un fait relativement récent qui débute dans les années 1960 et qui prend plus d&#039;ampleur dans les années 1970 au niveau national ainsi qu&#039;international. Dans plusieurs pays on assiste à des modifications législatives, mais les questionnements concernant le traitement des maladies mentales s&#039;opère aussi au niveau des droits internationales et de la liberté de la personne. &amp;lt;ref&amp;gt;Gendreau,C. (2005). Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale. Montréal: Les Editions Thémis &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, des personnes qui avaient connu l’expérience de l’institution psychiatrique s’adressent au  réseau international d’alternative à la psychiatrie, qui avait organisé une rencontre à Genève, dans le but de créer un organisme capable de défendre les droits des usagers de la psychiatrie. Cette démarche s’inscrit dans un processus de médiatisation qui, depuis les années 1976-1977, avait porté au grand jour le fonctionnement du système psychiatrique genevois et les internements qualifiés comme abusifs.  (Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas)   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ainsi que, en 1979 à Genève, des personnes tels que médecins, psychiatres, psychologues, assistants sociaux, juristes et usagers de la psychiatrie fondent l’[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf ADUPSY], l’association pour les droits des usagers de la psychiatrie. Une association dont le but est de lutter contre toutes discriminations en défendant les droits démocratiques fondamentaux des personnes psychiatriques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à la révision de la Loi sur le régime des personnes atteintes d’affections mentales du 1936, ils lancent des propositions qui viseront à combler les lacunes pratiques dont cette loi n’a pas su changer dans la pratique quotidienne de la prise en charge et de la reconnaissance de la personne psychiatrique. Comme par exemple recourir à l’internement lorsqu’il est réellement nécessaire, tandis qu’il s’agit encore d’une pratique naturelle, ordinaire à laquelle on recourt presque toujours, ou l’impossibilité du malade à faire recours lors de son internement ou au moment de la sortie, ou encore l’action faite par le Conseil de surveillance psychiatrique qui protège la société du malade mental en le stigmatisant encore plus ou lieu de protéger ce dernier. Ce sont tous des exemples de comment la loi ne s’est pas traduite en pratique selon ses principes.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf L&#039;Adupsy] lance ses propositions en essayant de modifier la réalité psychiatrique. Elle revendique la suppression totales des internements visant une modification de toutes pratiques psychiatriques. Elle croit dans une nouvelle législation qui tiendrait en compte des modifications du [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code Civile Suisse], des recommandations de l’Assemblée parlementaire du Conseil d’Europe inhérent la situation des malades mentaux et des recommandations de l’[http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_sant%C3%A9 OMS]. Leurs propositions visent trois aspects principaux liés aux droits de la personne : l’admission, le droit de recours et les droits liés au traitement et à la participation à la recherche clinique. [ici il faudrait que l&#039;on sache sur quoi vous vous baser pour dire cela: les références manquent!!!]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut supprimer l’internement, l’admission doit être volontaire du début la fin du traitement, dans le sens que toute prise en charge ou action thérapeutique ne peut pas être efficace si le patient n’est pas d’accord. Le libre arbitre, le droit de choix ou de refus, une participation active sont des aspects nécessaires lors qu’on vise une prise en charge efficace, dans le respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit de recours doit être une instance judiciaire. Dans ce sens là le Conseil de surveillance psychiatrique doit être remplacé par la Chambre de révision psychiatrique. La personne psychiatrique ne devrait plus être stigmatisée au tant que malade, elle n’est pas dangereuse et donc la société ne doit pas être protégée par ce dernier. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le troisième objectif concernant les droits liés au traitement et à la participation à la recherche médicale implique l’abolition de tout traitement médical sans le consensus du patient, il faut présenter au patient les implications du traitement, les alternatives et s’il veut il peut consulter un autre médecin de son choix. &lt;br /&gt;
Ces trois aspects visent, comme écrit au paravent, une modification des conditions de prise en charge, des droits des patients en tant que personnes et du tout le système psychiatrique.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La période comprise entre les années ’60 et ’80 est témoin d’une grand révolution vis à vis des droits des patients psychiatriques. Même si elle reste une révolution idéologique, car tous principes, toutes actions ne sont pas traduites en pratique pour l’instant, elle représente le précurseur pour un nouvelle réalité où on envisage une meilleure considération des droits de la personne au tant que tel et pas en tant que malade mentale, où on reconsidère la pratique psychiatrie à fin d’améliorer la prise en charge et les réponses aux besoins de ces personnes… À modifier, continuer….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La loi K 1 25 de 1979 ===&lt;br /&gt;
Suite à deux cas d’internement qui avaient touché profondément l’opinion publique genevoise, ainsi que grâce aux mouvements militant pour une remise en question des traitements des patients psychiatriques, deux projet de révision ont été proposés au [https://www.ge.ch/grandconseil/index.asp Grand Conseil] concernant la loi du 14 mars 1936 sur le régime des personnes atteintes d’affection mentale.    &lt;br /&gt;
Selon la commission parlementaire la difficulté majeure est liée au fait qu’il faut renforcer les droits des malades mentaux tout en continuant de protéger le reste de la population de ces personnes. &lt;br /&gt;
Un difficulté supplémentaire été due  à la récente ratification (1974) de la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme Convention européenne des droits de l’homme] (CEDH) qui interdisait toute forme d’internement administratif sans recours judiciaire. &lt;br /&gt;
La loi du 1979 apporte des changements sur plusieurs niveaux. Tout d’abord l’application de la loi se limite aux personnes atteinte de maladie mentale dont l’état nécessite une prise en charge en hôpital psychiatrique. Avant la révision, la loi s’appliquait à toute personne atteinte de maladie mentale qui aurait pu compromettre la sécurité et la tranquillité publique, ainsi que leur propre sécurité. &lt;br /&gt;
Deuxièmement elle impose aux établissements privé et publique un régime de surveillance des registres des entrées et de sorties. &lt;br /&gt;
En outre cette loi renforce les droits des patients psychiatriques. Le patient acquiert l’accès à son dossier médical et ce dernier et sa famille doivent être informés de tous les droits dont ils disposent.&lt;br /&gt;
De plus, la loi fixe les conditions d’admission des malades mentaux en faisant la distinction entre admission volontaire et involontaire. L’admission volontaire nécessite un certificat médical qui justifie l’admission du patient en raison de son état mentale.  Etant donné que l’admission involontaire comporte une atteinte à la liberté de l’individu, elle peut être demandé seulement si ces trois conditions sont réunies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Le malade présente des troubles mentaux&lt;br /&gt;
* Son état constitue un danger grave pour lui-même ou pour autrui&lt;br /&gt;
* Un traitement et des soins dans un établissement psychiatrique s’avèrent nécessaires. » (p.8)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un examen ultérieur concernant les symptômes du malade, les motifs de l’hospitalisation et le dégrée d’urgence de la situation est nécessaire afin de confirmer ou annuler l’hospitalisation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La capacité de discernement ===&lt;br /&gt;
Le discernement est définit dans l’article 16 du code civil et implique la capacité de pouvoir agir de façon raisonnable. On estime capable de discernement toute personne qui agit en connaissance de cause. Le code civil prévoit certaines situations dans lesquelles cette capacité peut être limitée dans l’intérêt de la personne concernée, notamment dans le cas de « maladie mentale » et de « faiblesse d’esprit ».  La reconnaissance de cette capacité est la condition indispensable sans laquelle l’individu n’est pas en mesure d’exercer ses droits personnels.&lt;br /&gt;
L’évaluation de la capacité de discernement se prête à controverse, notamment entre psychiatre et juriste, car il est impossible de poser un jugement objectif. Ceci est encore de nos jours source de malentendus et il semble très difficile qu’une réforme juridique puisse parvenir à éclaircir cette situation compliquée. Afin de limiter l’imposition d’une étiquette trop lourde, l’évaluation de la capacité de discernement s’opère toujours en relation à une situation précise. Une réévaluation s’impose donc face à toute nouvelle situation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Privation de liberté à des fins d’assistance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, le Parlement fédéral a modifié le [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code civil suisse] en matière de privation de liberté à des fins d’assistance afin de rendre compatible le droit suisse avec [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme la Convention européenne des droits de l’homme] (ratifiée par la Suisse en 1974). &lt;br /&gt;
Les causes permettant la privation de la liberté d’un individu prévues dans l’article 397a CC sont :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
* La maladie mentale&lt;br /&gt;
* La faiblesse d’esprit&lt;br /&gt;
* La toxicomanie&lt;br /&gt;
* Le grave état d’abandon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de limiter les abus, cette première condition doit s’accompagner de deux autres conditions. La privation de liberté est la seul solution possible afin d’assurer l’assistance nécessaire à la personne. Tous les autres possibles prises en charges (traitement ambulatoire, assistance de l’entourage,…) doivent être considérées comme des solutions inefficaces. &lt;br /&gt;
En outre, la prise en charge doit être assurée par un établissement apte à fournir les prestations spécifiques dont l’individu a besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit fédéral impose des garanties minimales dans le but de protéger la personne privée de liberté à des fins d’assistance. Parmi les droit dont dispose l’individu on trouve :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le droit à l’information concernant le pourquoi de sa privation de liberté&lt;br /&gt;
* La demande de libération. Cette demande peut être également formulée par les proches.&lt;br /&gt;
* Le droit à l’assistance juridique&lt;br /&gt;
* Le droit d’être inétendue devant le juge&lt;br /&gt;
* … &amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===  La déclaration de Hawaï 1977 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1977, L’association mondiale des psychiatres rédige une charte éthique concernant les pratiques, ainsi que les buts de la psychiatrie. Parmi les recommandations que l’on prône, on y trouve que le rapport entre le psychiatre et le patient doit être basé sur la confiance et le respect. Le psychiatre es au service du patient et ce dernier doit être considéré comme un partenaire. Le soignant doit privilégier les interventions thérapeutiques qui limitent le moins possibles la liberté du patient. Dans le cas d’incapacité de discernement, toute action thérapeutique doit être discuté avec la famille ou avec un représentant légal. Ce disposition vise le respect de la dignité humaine et les droits fondamentaux de l’homme.&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les méthodes d&#039;entretien se distinguent par la mise en oeuvre des processus fondamentaux de communication et d&#039;interaction humaine. Ces processus permettent au chercheur de retirer de ses entretien des informations et éléments de réflexion riches en nuances. &lt;br /&gt;
Nous avons utilisé la variante entretien centré, avec une petite liste de questions-guides ouvertes afin que l&#039;interviewé puisse parler ouvertement d&#039;un événement ou d&#039;une expérience précise à laquelle il a participé. En ce cas Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La lutte contre les abus de la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
[[Entretien avec M. Alain Riesen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Questions pour l&#039;entretien ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Depuis quand et avec qui (quel groupe) vous êtes-vous engagé/e dans la lutte pour les droits de la personne et quel était à ce moment votre statut (ou fonction)? Dans quel contexte s&#039;est inséré cette démarche ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2. Il y a-t-il un événement originel? Pourriez vous nous raconter un ou des événement/s marquant/s que vous avez mené ou qui vous ont frappé dans cette période en faveur de ces droits ? &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3. Quels ont été les changements les plus importantes auxquels vous avez assistés?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.  Y a-t-il des valeurs que vous avez eu le sentiments d&#039;avoir porté en avant et si oui, lesquelles étaient-elle?  (avoir en tête: corps réappropriation et bien-être et développement, bien être psychique, son développement, la liberté, autodétermination de la personne, mais ne les évoquer que si la personne ne répond pas!)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Qu&#039;en est-il aujourd&#039;hui de cette lutte et des acquis et des risques de retour en arrière?  Sur quoi faudrait-il continuer de se battre de lutter?&lt;br /&gt;
Est-ce que vous continuer aujourd&#039;hui de vous engager et sur quoi?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Entretien_avec_M._Alain_Riesen|L&#039;Entretien avec M. Alain Riesen]] nous a permis d&#039;avoir une vue d&#039;ensemble sur les années &#039;60-&#039;80. Grace à son histoire et les réponses aux questions nous avons pu recueillir beaucoup d&#039;éléments sur les principaux changements, les mouvements militants et les conquêtes par rapport aux droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion et discussion ==&lt;br /&gt;
La période des années ’60-’80 constitue une époque de grands changements. Elle a été témoin d’une révolution idéologique, politiques, législative. Il s’agit principalement d’un mouvement général de contestation du pouvoir et des normes institutionnelles. Le mouvement de l’antipsychiatrie avant et du réseau d’alternative à la psychiatrie après, contribuent fortement à la lutte et aux débats contre l’institution totalitaire (Goffman), la violence institutionnelle. Spécifiquement au territoire de Genève, l’association de l’ADUPSY a contribué de façon important à tous ces changements. La cohésion entre les professionnels et les patients permet une action et une réflexion autour de la manière de pratiquer le soin, tout en considérant  la question des droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant les années ’60 les patients psychiatriques étaient, pour la plus parte, reclus, isolés, stigmatisés. La pratique du soin se faisait sous obligation, constriction où le pouvoir décisionnel était exclusivement dans les mains des médecins. Le patient n’avait aucune possibilité d’expression ou contestation, il subissait toute décision du corps médical, il était considéré comme une personne incurable, dangereuse, qui devait être hospitalisé à vie. Le patient vivait donc dans des conditions de vie précaires, où son identité était limité à une personne sans aucun droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après les années ‘60 cette réalité voit un tournant important. Premièrement grâce au CAS, le Comité d’Action de Santé qui a mené une réflexion autour de la politique institutionnelle. Une politique de santé mentale se base sur l’institution, le dispositif institutionnel ; la théorie, la psychopathologie, dont dépend la manière de définir l’identité de la personne ; le corps des professionnels et la législation. Il y a eu une prise de conscience par rapport à la manière de considérer l’autre, on commence à se soucier des conditions de vie de ses personnes, on arrive à une nécessité de changer l’institution, de changer les lois, et les pratiques. Petit à petit on enlève les barreaux dans le dispositif institutionnel, on considère les professionnels comme des soignant et non plus comme des gardiens, progressivement on élimine les traitements de choc. Toute la question sur les droits des patients se révèle, la pratique du soin, la prise en charge des patients, la considération, reconnaissance de la personne voient une évolution importante. L’ADUPSY, l’Association pour les droits des usagers de la psychiatrie, contribue aussi à cette grande évolution, pendant plusieurs années elle a mené un travail pour accueillir  les plaintes, les demandes ou encore les critiques des patients à fin de modifier la réalité qui les concernaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conquêtes, comme mentionné au paravent, ont étaient multiples. Néanmoins la question des droits des patients psychiatriques est toujours d’actualité. L’hospitalisation non volontaire et le type de traitement, liés au pouvoir médical ont encore une très forte influence dans la société de nos jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Barnes, M.(1976). &#039;&#039;Un voyage à travers la folie&#039;&#039;. Paris: Editions du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Basaglia, F.] (1970). [[L&#039;institution en négation - Basaglia|&#039;&#039;L&#039;institution en négation.&#039;&#039;]] Paris: Edition du Seuil. 	&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper  Cooper, D.] (1970). &#039;&#039;Psychiatry et anti-Psychiatry.&#039;&#039; Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault  Foucault, M.](1964) [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_folie_%C3%A0_l%27%C3%A2ge_classique &#039;&#039;Histoire de la folie à l&#039;âge classique&#039;&#039;], Paris : U.G.E., coll. « 10/18 »&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&lt;br /&gt;
* Gendreau,C. (2005). &#039;&#039;Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale&#039;&#039;. Montréal: Les Editions Thémis&lt;br /&gt;
* Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). &#039;&#039;Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&#039;&lt;br /&gt;
* [http://es.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Goffman, E.] (1975). &#039;&#039;Stigmates. Les usages sociaux des handicaps&#039;&#039;. Paris: Les Editions de Minuit.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_S._Szasz Szasz, T.] (1975). [[Résumé :Le mythe de la maladie mentale (1975)|&#039;&#039;Le mythe de la maladie mentale&#039;&#039;]]. Paris: Payot.&lt;br /&gt;
* [http://www.triunfodigital.com/ Triunfo Digital] (s.d.) [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 &#039;&#039;Josep Berke: &amp;quot;La sociedad está enloqueciendo a sus miembros&amp;quot;&#039;&#039;], Archives, Consulté le 8 Novembre 2013 [http://www.triunfodigital.com/ &amp;quot;Triunfo Digital&amp;quot;], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.1], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=29&amp;amp;fecha=1973-04-14 p. 2], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=30&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.3], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=31&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.4]&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye, J.] (2010). &#039;&#039;La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie.&#039;&#039; Paris: Editions Libertaires&lt;br /&gt;
* http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&lt;br /&gt;
* http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Webographie ==&lt;br /&gt;
* http://www.jhberke.com/index2.html Site web du Dr. Joseph H. Berke.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://vimeo.com/38575546 Ici vous trouverez un entretien à Mary Barnes (langue anglaise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.dionyversite.org/cycle_08-11-A.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.cairn.info/revue-topique-2004-3-page-79.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.geopsy.com/memoires_theses/la_folie.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://senon.pagesperso-orange.fr&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://mamytartine.blog.lemonde.fr/mamytartine/2005/08/lantipsychiatri.html &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.e-monsite.com/isabellesamyn/rubrique-1012337.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.academia.edu/440584/Psychanalyse_Et_Antipsychiatrie&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13168</id>
		<title>Droits des patients psychiatriques</title>
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		<updated>2014-01-14T12:38:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Webographie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
Cet article s’inscrit dans le cadre général des droits de la personne et des droits des patient en psychiatrie en particulier. Il s&#039;agit dans ce chapitre de mieux comprendre comment les revendications des droits des patients psychiatriques relèvent des droits de la personne et d&#039;arriver à expliquer ce que cela recouvre concrètement dans le quotidien en termes de pratiques, mais aussi de désignation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le paysage psychiatrique, au fil des années, a été modifié par l’influence et l’interaction de différents mouvements sociaux et des changements de lois. Cette recherche est une opportunité qui nous permet d’élaborer une réflexion autour de ces interactions et de mieux comprendre l’évolution de la terminologie et l’utilisation des divers moyens thérapeutiques, la mise en place d’un cadre légal préservant les droits des patients psychiatriques et les apports amenés à la société. Il semble que la critique des classifications nosographiques (les [http://fr.wikipedia.org/wiki/Manuel_diagnostique_et_statistique_des_troubles_mentaux DSM]) qui existe depuis les années 20 – lesquelles classifications n&#039;ont été qu&#039;en augmentation (en 1990, 400 classifications) ont visé à la fois le pouvoir qui désigne, mais aussi peut-être plus fondamentalement une manière de &amp;quot;donner sens&amp;quot; à un individu porteur de signes définis essentiellement par les médecins psychiatres. L&#039;alternative serait de considérer la personne, sa parole, sa propre perception, sa conception aussi de la santé (et donc de la folie) dans une remise en question de la relation soignant-soigné. C&#039;est aussi évidemment une remise en question de rapport norme/déviance, mais aussi plus fondamentalement de cette réalité &amp;quot;faussement&amp;quot; ou &amp;quot;artificiellement&amp;quot; construite (symboliquement) par ceux qui détiennent le pouvoir de nommer. Ainsi la critique sociale et politique des année 60-80 se double d&#039;une critique de l&#039;épistémologie du sujet pour mettre à la place une relation plus égalitaire et un respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons commencé par une brève présentation sur la maladie mental et le courant de l’antipsychiatrie, présentation qui nous aide à nous faire une image de ce que représentait pour la société une personne qui manifestait une maladie mentale, un hôpital psychiatrique et surtout ce qui voulait dire pour une personne d&#039;être quelqu’un avec un trouble psychique au début du XXème siècle. La deuxième partie de l’article nous amène dans &amp;quot;la réalité des patients psychiatriques&amp;quot; contemporaine et nous découvrons les changements des lois et des droits pour ces patients. Pour pointer notre recherche, nous avons effectué un entretien avec [[Entretien_avec_M._Alain_Riesen|M. Alain Riesen]], militant de l’antipsychiatrie à Genève, entretien qui nous a permis de voir plus en détail et plus concrètement l’évolution des droits des patients en psychiatrie. Peut-être que cette évolution continuera dans ce vaste domaine, mais il faut souligner le fait que jusqu’au maintenant toutes les personnes qui présentent des troubles psychiques ont le droit aux meilleurs services médicaux et qu&#039;aucune discrimination n’est admise, donc la santé est un segment d’insertion sociale qui place le patient dans la dimension d&#039;être un citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
=== Historique de la maladie mentale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute société se trouve confronté à des personnes qui sortent du fonctionnement ordinaire, qui ne vivent pas selon les normes en vigueur, allant jusqu&#039;à perturber l’équilibre d&#039;un groupe social (famille, classe, atelier, entreprise, institution, etc.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En traversant les âges et les cultures, la maladie mentale a connu les définitions et les explications les plus variées. En effet, « puisque la folie plonge ses racines aux sources de la culture, être fous est différent selon le pays ou la région dont on est originaire » &amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires,(p.13) &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l’Europe, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye] met en évidence comment à partir de l’Antiquité on s’est occupé du problème des personnes déviantes en les bannissant et en les excluant de la société. Durant le Moyen Âge, en particulier en France, l’exclusion de la société se faisait par exemple en mettant les personnes qui dérangeaient sur une barque et en les abandonnant sur une rivière.  Au tour de l’année 1000, de l’exclusion et du bannissement en dehors des villes, il y a la mise en place d’un premier système d’enfermement. Dans les maladreries et les hostelleries (préludes des hôpitaux généraux), on commence à enfermer les malades mentaux avec tout sortes des personnes &amp;quot;marginales&amp;quot;. La promiscuité, l&#039;insalubrité, la surpopulation, ainsi que les maladies transformaient ces lieux en lieux d’extermination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La religion avait une très grande influence durant toute cette période. La maladie mentale était interprétée comme la punition de Dieu en réponse à un péché. Le personne déviante était donc aussi enfermée pour protéger la société et pour qu’elle puisse faire amende honorable. Progressivement, mais surtout pendant le XIX, le pouvoir sur la maladie mentale passe entre les mains des médecins. En effet, ces derniers, écrit Lesage de la Haye « […] vont devenir les responsables du traitement des malades mentaux et mêmes les directeurs des asiles d’aliénés »&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires,(p.22)&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt pour les problèmes liés à la santé mentale surgit dans les années d’après-guerre à cause d’une forte augmentation des cas pris en charge. À partir des années 1970, sur la voie des protestations anticonformistes de Mai 1968 et sous l’influence et la pression des familles, on commence à dénoncer les conditions précaires des malades mentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mouvement de l&#039;antipsychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant les années 1960 apparaissait un nouveau courant qui a explosé dans plusieurs pays, l&#039;Antipsychiatrie, qui prend le contre-pied de la psychiatrie. La critique vise à remettre en question non seulement la psychiatrie et la prise en charge des malades mentaux, mais aussi la société au sens large. Ce mouvement qui s&#039;exprime sous différentes formes dans plusieurs pays, offre une nouvelle conception de la liberté aux patients psychiatriques en leur donnant la voix et le pouvoir de choisir leur parcours de soins, condamne la société capitaliste qui rejet tout individu non rentable et qui ne se conforme pas au règles de fonctionnement de la société. Les prisons et les hôpitaux psychiatriques sont l&#039;expression de la mise à l&#039;écart de toute personne qui affiche une différence trop importante face à la norme. Ce courant de pensé est très révolutionnaire et prône la liberté des individus.&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon, Lesage de la Haye, l&#039;antipsychiatrie n&#039;est pas un courant de pensée, c&#039;est un vaste mouvement qui ne trouve pas une véritable unité concernant les théories et les pratiques des différents représentant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme «Antipsychiatrie» est utilisée pour la première fois par Cooper [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper David Cooper] en 1967 dans son ouvrage «Psychiatrie et antipsychiatrie»&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil.&amp;lt;/ref&amp;gt; et à travers ses expériences dans le &amp;quot;pavillon 21&amp;quot; à Kingsley Hall (Londres), il s&#039;oppose au système hiérarchique et aliénant qui conduit à l’internement des personnes et en les rendant des malades chroniques. Ainsi, il propose d&#039;étudier la personne dans son contexte de vie, en relativisant le diagnostic et l&#039;étiquetage. Il est suivi par d’autres militants de ce courant idéologique, notamment par Aaron Esterson et [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Laing Ronald David Laing]. Tous les trois travaillent en Grande-Bretagne et offrent une réponse plus sociale et communautaire en s&#039;opposant à la psychiatrie ordinaire, au diagnostic, à la pratique et à la politique en vigueur.&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un exemple intéressant est le livre qui raconte le parcours d’une patiente, [http://en.wikipedia.org/wiki/Mary_Barnes Mary Barnes], qui avait suivi une thérapie à Kingsley Hall avec le psychiatre [http://www.jhberke.com/index2.html%20 Joseph Berke] et sous la direction de Ronald David Laing. Le livre « Un voyage à travers la folie »&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;, écrit en 1976 par Mary Barnes avec la collaboration de [http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Berke Joseph Berke] est un exemple du passage à travers la folie qui donne un point de vue différent: il valorise la personne et ses droits en tant que patient, l’importance de l&#039;autodétermination personnelle et de l’intégration sociale. Le professionnel est vu comme témoin dans le parcours du patient. Il représente aussi un soutient au mouvement de l&#039;antipsychiatrie.&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, aux Etats-Unis, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Erving Goffman] publie en 1961 un ouvrage qui influencera aussi le courant de l&#039;antipsychiatrie &amp;quot;Asiles, études sur la condition des malades mentales&amp;quot; (basé sur des observations des comportements des patients et du personnel d&#039;un hôpital psychiatrique ). L’auteur commence par donner une définition des  « institutions totalitaires » qui se caractérisent par le niveau d’exclusion et de contrôle dans lequel se trouve le reclus. La vie dans de ce genre d’institution est décrite en négatif par comparaison avec le déroulement de la vie à l’extérieur. Une fois admis au sein de l&#039;institution l&#039;individu est mis sous tutelle et perd tous les droits dont il jouissait en tant que membre de la société et se trouve sous l&#039;emprise du pouvoir du médecin &amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1963, avec son livre [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stigmate_%28Erving_Goffman%29 «Stigmate&amp;quot;. Les usages sociaux des handicaps»&amp;lt;ref&amp;gt; Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;], il continue à exprimer ses idées, selon lesquelles d&#039;une manière indirecte, influenceront les droits de l’homme. Goffman donne une définition plus élargie du stigmate en mettant en évidence un ensemble des concepts sur «l&#039;image social» des individus et ce qu&#039;ils peuvent transmettre d&#039;eux-mêmes aux autres en situations de confrontation. (Le stigmate permet de marquer une différence entre les personnes &amp;quot;dites normales&amp;quot; et celles qui présentent des caractéristiques déviantes de la norme.)&amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aux Etats Unis, [[Thomas_Szasz|Thomas Szas]], professeur en psychiatrie (et admirateur de Michel Foucault pour ses dénonciations des abus de la psychiatrie), ne préconisait pas les mêmes solutions. Szasz défend vivement les droits des malades mentaux et fait une double critique à la psychiatrie: la maladie mental n’est pas une vrais maladie, mais une justification légitimant, avec l’appui de médecins et des avocats, l’intervention du pouvoir pour protéger les gens contre eux mêmes. La psychiatrie est ainsi utilisée comme un outil de contrôle social à grande échelle, au nom du bien-être des « normaux ». Szasz décrit et dénonce dans son célèbre livre &amp;quot;Le mythe de la maladie mentale&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Szasz, T. (1975). Le mythe de la maladie mentale. Paris: Payot.&amp;lt;/ref&amp;gt;, paru en 1961, l’utilisation de la psychiatrie comme moyen du contrôle social, d&#039;esclavage déguisé en thérapie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Italie, dans la même période, le mouvement trouve un autre représentant. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Franco Basaglia], mène au niveau politique une lutte dans laquelle il revendique à haut voix les droits des patients ainsi que la fermeture des asiles (L&#039;auteur de &amp;quot;L&#039;institution en négation&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;) - Basaglia critique l&#039;enferment des malades mentaux comme n&#039;étant pas une solution)&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Finalement la solution arrive en 1978, avec la Loi-180. La création de nombreux lieux alternatif, tels que de centres de jour, des foyer et d&#039;autres formes innovatrices, ainsi qu&#039;une participation nationale des syndicats, la partie communiste et le monde du travail, ont permis aux malades mentaux de réintégrer la vie en société.&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;. À noter, malgré ça, il y a des différences très importantes entre les régions les plus développées et d&#039;autres régions italiennes. Cela a influencé la réintégration des patients psychiatriques.&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la France, plusieurs représentants ont pris parti au mouvement de l’antipsychiatrie. On y retrouve Roger Gentis, [http://es.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Guattari Félix Guattari], [http://es.wikipedia.org/wiki/Robert_Castel Robert Castel], ainsi que Michel Foucault.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce dernier, tout en étant en retrait par rapport aux autres praticiens, il offre dans son ouvrage « Histoire de la folie à l’âge classique », une représentation de comment la notion de folie, d’aliénation,  de maladie mentale sont en relation très étroite avec le contexte. À travers une lecture historique de la folie, l’auteur met en évidence l’influence des normes, des valeurs et des croyances en rapport aux explications des causes de celle-ci. Le rôle social du « fou » dépend également de la vision que la société a sur la folie.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard&amp;lt;/ref&amp;gt;. Déjà en 1954, dans l&#039;ouvrage « Maladie mentale et psychologie », Foucault met en évidence le fait que en Occident la folie a acquis le statut de maladie mentale très récemment, en devenant ainsi objet d’étude de la part de la psychiatrie. Les explications que l’on donnait auparavant à ce type de phénomène étaient du domaine de la magie et de la religion. Le contexte influence le regard que l’on pose sur une problématique.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau général, le mouvement essaye de se centrer dans l&#039;application d&#039;une thérapie dans le contexte du sujet (soit familial ou communautaire) et non pas dans le contexte clinique. Les trois thèses de l’antipsychiatrie (antinosographique, anti-institutionnelle, anti-thérapeutique) se manifestent comme une prise de conscience collective. La thèse antinosographique conteste l’appartenance des troubles psychiques au concept de maladie et la nécessité à n’importe quel type d’assistance psychiatrique et soutien que la classification des maladies mentales et le diagnostic donné constituent une forme d’étiqueter et de stigmatiser une personne. La thèse anti-thérapeutique est une réaction contre les mesures dures des traitements appliques aux malades psychiques  (l’électrochoc, la médicamentation abusive et obligatoire, la privation de liberté) et encourage le traitement sans médicamentation, basé sur une communauté thérapeutique. La thèse anti-institutionnelle condamne les institutions en les nommant totalitaires car tout est enfermé, contrôle et obligatoire et propose de modifier la relation entre les psychiatres et les patients.&lt;br /&gt;
Le mouvement de l’antipsychiatrie a contribué pour : la sensibilisation des autorités et l’opinion publique, le fait de non-être stigmatise pour les personnes avec de trouble psychique, l’influence et l’aide de mouvement pour les droits des patients, la reformation du système par l’introduction des lois qui ont comme but de protéger les droits et d’améliorer les conditions d’assistance psychiatrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réalité des patients psychiatriques ==&lt;br /&gt;
=== Lois sur la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement antipsychiatrique, comme mentionné au paravent, a été le premier à se battre pour la fermeture des asiles en s’opposant à la psychiatrie traditionnelle avec des idées, des interprétations de la maladie mentale et surtout des actions subversives. Au niveau législatif, cela s&#039;est traduit par la [http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf Loi 180], qui a été la première et seule loi qui ordonne la fermeture des hôpitaux psychiatriques en Italie. Approuvé grâce au soutien de Franco Basaglia le 13 mai 1978 (elle est parfois appelée &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot;), elle règle tous contrôles et traitements sanitaires volontaires et obligatoires pour des personnes avec une maladie mentale. Elle se base sur des principes tels que le respect de la dignité de la personne, des ses droits civils et politiques. Le droit de choisir librement son médecin et son lieu soin, ou encore le droit de communiquer avec qui ils désirent. Tous les traitements doivent être assurer par consensus et la participation de la personne. La &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot; vise aussi à une &amp;quot;réforme sémiotique&amp;quot; des termes utilisés pour définir les patients psychiatriques. Elle supprime tout définition dans le code pénal comme &amp;quot;aliéné mental&amp;quot; ou &amp;quot;infirme mental&amp;quot;. Il s’agit d’une loi qui agit sur plusieurs niveaux, que ça soit sur les droits de la personne, sur les institutions soignantes ou encore à niveau pénal. Elle représente une réforme sociale et politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droits des patients psychiatriques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les droits des patients psychiatriques s&#039;inscrivent dans [http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Droits_des_patients_(%C3%A0_l%27h%C3%B4pital) les droits des patients] en général, avec quelques différences qui est propre à cette population. Comme nous le verrons dans ce sous-chapitre, la nature de la maladie mentale peut impliquer des limitations au niveau juridique dans l’exercice de certains droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les préoccupations concernant la protections des droits des patients psychiatriques est un fait relativement récent qui débute dans les années 1960 et qui prend plus d&#039;ampleur dans les années 1970 au niveau national ainsi qu&#039;international. Dans plusieurs pays on assiste à des modifications législatives, mais les questionnements concernant le traitement des maladies mentales s&#039;opère aussi au niveau des droits internationales et de la liberté de la personne. &amp;lt;ref&amp;gt;Gendreau,C. (2005). Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale. Montréal: Les Editions Thémis &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, des personnes qui avaient connu l’expérience de l’institution psychiatrique s’adressent au  réseau international d’alternative à la psychiatrie, qui avait organisé une rencontre à Genève, dans le but de créer un organisme capable de défendre les droits des usagers de la psychiatrie. Cette démarche s’inscrit dans un processus de médiatisation qui, depuis les années 1976-1977, avait porté au grand jour le fonctionnement du système psychiatrique genevois et les internements qualifiés comme abusifs.  (Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas)   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ainsi que, en 1979 à Genève, des personnes tels que médecins, psychiatres, psychologues, assistants sociaux, juristes et usagers de la psychiatrie fondent l’[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf ADUPSY], l’association pour les droits des usagers de la psychiatrie. Une association dont le but est de lutter contre toutes discriminations en défendant les droits démocratiques fondamentaux des personnes psychiatriques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à la révision de la Loi sur le régime des personnes atteintes d’affections mentales du 1936, ils lancent des propositions qui viseront à combler les lacunes pratiques dont cette loi n’a pas su changer dans la pratique quotidienne de la prise en charge et de la reconnaissance de la personne psychiatrique. Comme par exemple recourir à l’internement lorsqu’il est réellement nécessaire, tandis qu’il s’agit encore d’une pratique naturelle, ordinaire à laquelle on recourt presque toujours, ou l’impossibilité du malade à faire recours lors de son internement ou au moment de la sortie, ou encore l’action faite par le Conseil de surveillance psychiatrique qui protège la société du malade mental en le stigmatisant encore plus ou lieu de protéger ce dernier. Ce sont tous des exemples de comment la loi ne s’est pas traduite en pratique selon ses principes.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf L&#039;Adupsy] lance ses propositions en essayant de modifier la réalité psychiatrique. Elle revendique la suppression totales des internements visant une modification de toutes pratiques psychiatriques. Elle croit dans une nouvelle législation qui tiendrait en compte des modifications du [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code Civile Suisse], des recommandations de l’Assemblée parlementaire du Conseil d’Europe inhérent la situation des malades mentaux et des recommandations de l’[http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_sant%C3%A9 OMS]. Leurs propositions visent trois aspects principaux liés aux droits de la personne : l’admission, le droit de recours et les droits liés au traitement et à la participation à la recherche clinique. [ici il faudrait que l&#039;on sache sur quoi vous vous baser pour dire cela: les références manquent!!!]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut supprimer l’internement, l’admission doit être volontaire du début la fin du traitement, dans le sens que toute prise en charge ou action thérapeutique ne peut pas être efficace si le patient n’est pas d’accord. Le libre arbitre, le droit de choix ou de refus, une participation active sont des aspects nécessaires lors qu’on vise une prise en charge efficace, dans le respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit de recours doit être une instance judiciaire. Dans ce sens là le Conseil de surveillance psychiatrique doit être remplacé par la Chambre de révision psychiatrique. La personne psychiatrique ne devrait plus être stigmatisée au tant que malade, elle n’est pas dangereuse et donc la société ne doit pas être protégée par ce dernier. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le troisième objectif concernant les droits liés au traitement et à la participation à la recherche médicale implique l’abolition de tout traitement médical sans le consensus du patient, il faut présenter au patient les implications du traitement, les alternatives et s’il veut il peut consulter un autre médecin de son choix. &lt;br /&gt;
Ces trois aspects visent, comme écrit au paravent, une modification des conditions de prise en charge, des droits des patients en tant que personnes et du tout le système psychiatrique.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La période comprise entre les années ’60 et ’80 est témoin d’une grand révolution vis à vis des droits des patients psychiatriques. Même si elle reste une révolution idéologique, car tous principes, toutes actions ne sont pas traduites en pratique pour l’instant, elle représente le précurseur pour un nouvelle réalité où on envisage une meilleure considération des droits de la personne au tant que tel et pas en tant que malade mentale, où on reconsidère la pratique psychiatrie à fin d’améliorer la prise en charge et les réponses aux besoins de ces personnes… À modifier, continuer….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La loi K 1 25 de 1979 ===&lt;br /&gt;
Suite à deux cas d’internement qui avaient touché profondément l’opinion publique genevoise, ainsi que grâce aux mouvements militant pour une remise en question des traitements des patients psychiatriques, deux projet de révision ont été proposés au [https://www.ge.ch/grandconseil/index.asp Grand Conseil] concernant la loi du 14 mars 1936 sur le régime des personnes atteintes d’affection mentale.    &lt;br /&gt;
Selon la commission parlementaire la difficulté majeure est liée au fait qu’il faut renforcer les droits des malades mentaux tout en continuant de protéger le reste de la population de ces personnes. &lt;br /&gt;
Un difficulté supplémentaire été due  à la récente ratification (1974) de la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme Convention européenne des droits de l’homme] (CEDH) qui interdisait toute forme d’internement administratif sans recours judiciaire. &lt;br /&gt;
La loi du 1979 apporte des changements sur plusieurs niveaux. Tout d’abord l’application de la loi se limite aux personnes atteinte de maladie mentale dont l’état nécessite une prise en charge en hôpital psychiatrique. Avant la révision, la loi s’appliquait à toute personne atteinte de maladie mentale qui aurait pu compromettre la sécurité et la tranquillité publique, ainsi que leur propre sécurité. &lt;br /&gt;
Deuxièmement elle impose aux établissements privé et publique un régime de surveillance des registres des entrées et de sorties. &lt;br /&gt;
En outre cette loi renforce les droits des patients psychiatriques. Le patient acquiert l’accès à son dossier médical et ce dernier et sa famille doivent être informés de tous les droits dont ils disposent.&lt;br /&gt;
De plus, la loi fixe les conditions d’admission des malades mentaux en faisant la distinction entre admission volontaire et involontaire. L’admission volontaire nécessite un certificat médical qui justifie l’admission du patient en raison de son état mentale.  Etant donné que l’admission involontaire comporte une atteinte à la liberté de l’individu, elle peut être demandé seulement si ces trois conditions sont réunies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Le malade présente des troubles mentaux&lt;br /&gt;
* Son état constitue un danger grave pour lui-même ou pour autrui&lt;br /&gt;
* Un traitement et des soins dans un établissement psychiatrique s’avèrent nécessaires. » (p.8)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un examen ultérieur concernant les symptômes du malade, les motifs de l’hospitalisation et le dégrée d’urgence de la situation est nécessaire afin de confirmer ou annuler l’hospitalisation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La capacité de discernement ===&lt;br /&gt;
Le discernement est définit dans l’article 16 du code civil et implique la capacité de pouvoir agir de façon raisonnable. On estime capable de discernement toute personne qui agit en connaissance de cause. Le code civil prévoit certaines situations dans lesquelles cette capacité peut être limitée dans l’intérêt de la personne concernée, notamment dans le cas de « maladie mentale » et de « faiblesse d’esprit ».  La reconnaissance de cette capacité est la condition indispensable sans laquelle l’individu n’est pas en mesure d’exercer ses droits personnels.&lt;br /&gt;
L’évaluation de la capacité de discernement se prête à controverse, notamment entre psychiatre et juriste, car il est impossible de poser un jugement objectif. Ceci est encore de nos jours source de malentendus et il semble très difficile qu’une réforme juridique puisse parvenir à éclaircir cette situation compliquée. Afin de limiter l’imposition d’une étiquette trop lourde, l’évaluation de la capacité de discernement s’opère toujours en relation à une situation précise. Une réévaluation s’impose donc face à toute nouvelle situation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Privation de liberté à des fins d’assistance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, le Parlement fédéral a modifié le [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code civil suisse] en matière de privation de liberté à des fins d’assistance afin de rendre compatible le droit suisse avec [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme la Convention européenne des droits de l’homme] (ratifiée par la Suisse en 1974). &lt;br /&gt;
Les causes permettant la privation de la liberté d’un individu prévues dans l’article 397a CC sont :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
* La maladie mentale&lt;br /&gt;
* La faiblesse d’esprit&lt;br /&gt;
* La toxicomanie&lt;br /&gt;
* Le grave état d’abandon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de limiter les abus, cette première condition doit s’accompagner de deux autres conditions. La privation de liberté est la seul solution possible afin d’assurer l’assistance nécessaire à la personne. Tous les autres possibles prises en charges (traitement ambulatoire, assistance de l’entourage,…) doivent être considérées comme des solutions inefficaces. &lt;br /&gt;
En outre, la prise en charge doit être assurée par un établissement apte à fournir les prestations spécifiques dont l’individu a besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit fédéral impose des garanties minimales dans le but de protéger la personne privée de liberté à des fins d’assistance. Parmi les droit dont dispose l’individu on trouve :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le droit à l’information concernant le pourquoi de sa privation de liberté&lt;br /&gt;
* La demande de libération. Cette demande peut être également formulée par les proches.&lt;br /&gt;
* Le droit à l’assistance juridique&lt;br /&gt;
* Le droit d’être inétendue devant le juge&lt;br /&gt;
* … &amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===  La déclaration de Hawaï 1977 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1977, L’association mondiale des psychiatres rédige une charte éthique concernant les pratiques, ainsi que les buts de la psychiatrie. Parmi les recommandations que l’on prône, on y trouve que le rapport entre le psychiatre et le patient doit être basé sur la confiance et le respect. Le psychiatre es au service du patient et ce dernier doit être considéré comme un partenaire. Le soignant doit privilégier les interventions thérapeutiques qui limitent le moins possibles la liberté du patient. Dans le cas d’incapacité de discernement, toute action thérapeutique doit être discuté avec la famille ou avec un représentant légal. Ce disposition vise le respect de la dignité humaine et les droits fondamentaux de l’homme.&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les méthodes d&#039;entretien se distinguent par la mise en oeuvre des processus fondamentaux de communication et d&#039;interaction humaine. Ces processus permettent au chercheur de retirer de ses entretien des informations et éléments de réflexion riches en nuances. &lt;br /&gt;
Nous avons utilisé la variante entretien centré, avec une petite liste de questions-guides ouvertes afin que l&#039;interviewé puisse parler ouvertement d&#039;un événement ou d&#039;une expérience précise à laquelle il a participé. En ce cas Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La lutte contre les abus de la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
[[Entretien avec M. Alain Riesen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Questions pour l&#039;entretien ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Depuis quand et avec qui (quel groupe) vous êtes-vous engagé/e dans la lutte pour les droits de la personne et quel était à ce moment votre statut (ou fonction)? Dans quel contexte s&#039;est inséré cette démarche ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2. Il y a-t-il un événement originel? Pourriez vous nous raconter un ou des événement/s marquant/s que vous avez mené ou qui vous ont frappé dans cette période en faveur de ces droits ? &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3. Quels ont été les changements les plus importantes auxquels vous avez assistés?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.  Y a-t-il des valeurs que vous avez eu le sentiments d&#039;avoir porté en avant et si oui, lesquelles étaient-elle?  (avoir en tête: corps réappropriation et bien-être et développement, bien être psychique, son développement, la liberté, autodétermination de la personne, mais ne les évoquer que si la personne ne répond pas!)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Qu&#039;en est-il aujourd&#039;hui de cette lutte et des acquis et des risques de retour en arrière?  Sur quoi faudrait-il continuer de se battre de lutter?&lt;br /&gt;
Est-ce que vous continuer aujourd&#039;hui de vous engager et sur quoi?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Entretien_avec_M._Alain_Riesen|L&#039;Entretien avec M. Alain Riesen]] nous a permis d&#039;avoir une vue d&#039;ensemble sur les années &#039;60-&#039;80. Grace à son histoire et les réponses aux questions nous avons pu recueillir beaucoup d&#039;éléments sur les principaux changements, les mouvements militants et les conquêtes par rapport aux droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion et discussion ==&lt;br /&gt;
La période des années ’60-’80 constitue une époque de grands changements. Elle a été témoin d’une révolution idéologique, politiques, législative. Il s’agit principalement d’un mouvement général de contestation du pouvoir et des normes institutionnelles. Le mouvement de l’antipsychiatrie avant et du réseau d’alternative à la psychiatrie après, contribuent fortement à la lutte et aux débats contre l’institution totalitaire (Goffman), la violence institutionnelle. Spécifiquement au territoire de Genève, l’association de l’ADUPSY a contribué de façon important à tous ces changements. La cohésion entre les professionnels et les patients permet une action et une réflexion autour de la manière de pratiquer le soin, tout en considérant  la question des droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant les années ’60 les patients psychiatriques étaient, pour la plus parte, reclus, isolés, stigmatisés. La pratique du soin se faisait sous obligation, constriction où le pouvoir décisionnel était exclusivement dans les mains des médecins. Le patient n’avait aucune possibilité d’expression ou contestation, il subissait toute décision du corps médical, il était considéré comme une personne incurable, dangereuse, qui devait être hospitalisé à vie. Le patient vivait donc dans des conditions de vie précaires, où son identité était limité à une personne sans aucun droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après les années ‘60 cette réalité voit un tournant important. Premièrement grâce au CAS, le Comité d’Action de Santé qui a mené une réflexion autour de la politique institutionnelle. Une politique de santé mentale se base sur l’institution, le dispositif institutionnel ; la théorie, la psychopathologie, dont dépend la manière de définir l’identité de la personne ; le corps des professionnels et la législation. Il y a eu une prise de conscience par rapport à la manière de considérer l’autre, on commence à se soucier des conditions de vie de ses personnes, on arrive à une nécessité de changer l’institution, de changer les lois, et les pratiques. Petit à petit on enlève les barreaux dans le dispositif institutionnel, on considère les professionnels comme des soignant et non plus comme des gardiens, progressivement on élimine les traitements de choc. Toute la question sur les droits des patients se révèle, la pratique du soin, la prise en charge des patients, la considération, reconnaissance de la personne voient une évolution importante. L’ADUPSY, l’Association pour les droits des usagers de la psychiatrie, contribue aussi à cette grande évolution, pendant plusieurs années elle a mené un travail pour accueillir  les plaintes, les demandes ou encore les critiques des patients à fin de modifier la réalité qui les concernaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conquêtes, comme mentionné au paravent, ont étaient multiples. Néanmoins la question des droits des patients psychiatriques est toujours d’actualité. L’hospitalisation non volontaire et le type de traitement, liés au pouvoir médical ont encore une très forte influence dans la société de nos jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Barnes, M.(1976). &#039;&#039;Un voyage à travers la folie&#039;&#039;. Paris: Editions du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Basaglia, F.] (1970). [[L&#039;institution en négation - Basaglia|&#039;&#039;L&#039;institution en négation.&#039;&#039;]] Paris: Edition du Seuil. 	&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper  Cooper, D.] (1970). &#039;&#039;Psychiatry et anti-Psychiatry.&#039;&#039; Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault  Foucault, M.](1964) [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_folie_%C3%A0_l%27%C3%A2ge_classique &#039;&#039;Histoire de la folie à l&#039;âge classique&#039;&#039;], Paris : U.G.E., coll. « 10/18 »&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&lt;br /&gt;
* Gendreau,C. (2005). &#039;&#039;Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale&#039;&#039;. Montréal: Les Editions Thémis&lt;br /&gt;
* Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). &#039;&#039;Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&#039;&lt;br /&gt;
* [http://es.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Goffman, E.] (1975). &#039;&#039;Stigmates. Les usages sociaux des handicaps&#039;&#039;. Paris: Les Editions de Minuit.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_S._Szasz Szasz, T.] (1975). [[Résumé :Le mythe de la maladie mentale (1975)|&#039;&#039;Le mythe de la maladie mentale&#039;&#039;]]. Paris: Payot.&lt;br /&gt;
* [http://www.triunfodigital.com/ Triunfo Digital] (s.d.) [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 &#039;&#039;Josep Berke: &amp;quot;La sociedad está enloqueciendo a sus miembros&amp;quot;&#039;&#039;], Archives, Consulté le 8 Novembre 2013 [http://www.triunfodigital.com/ &amp;quot;Triunfo Digital&amp;quot;], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.1], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=29&amp;amp;fecha=1973-04-14 p. 2], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=30&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.3], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=31&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.4]&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye, J.] (2010). &#039;&#039;La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie.&#039;&#039; Paris: Editions Libertaires&lt;br /&gt;
* http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Webographie ==&lt;br /&gt;
* http://www.jhberke.com/index2.html Site web du Dr. Joseph H. Berke.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://vimeo.com/38575546 Ici vous trouverez un entretien à Mary Barnes (langue anglaise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.dionyversite.org/cycle_08-11-A.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.cairn.info/revue-topique-2004-3-page-79.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.geopsy.com/memoires_theses/la_folie.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://senon.pagesperso-orange.fr&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://mamytartine.blog.lemonde.fr/mamytartine/2005/08/lantipsychiatri.html &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.e-monsite.com/isabellesamyn/rubrique-1012337.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.academia.edu/440584/Psychanalyse_Et_Antipsychiatrie&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13167</id>
		<title>Droits des patients psychiatriques</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13167"/>
		<updated>2014-01-14T12:36:53Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Mouvement de l&amp;#039;antipsychiatrie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
Cet article s’inscrit dans le cadre général des droits de la personne et des droits des patient en psychiatrie en particulier. Il s&#039;agit dans ce chapitre de mieux comprendre comment les revendications des droits des patients psychiatriques relèvent des droits de la personne et d&#039;arriver à expliquer ce que cela recouvre concrètement dans le quotidien en termes de pratiques, mais aussi de désignation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le paysage psychiatrique, au fil des années, a été modifié par l’influence et l’interaction de différents mouvements sociaux et des changements de lois. Cette recherche est une opportunité qui nous permet d’élaborer une réflexion autour de ces interactions et de mieux comprendre l’évolution de la terminologie et l’utilisation des divers moyens thérapeutiques, la mise en place d’un cadre légal préservant les droits des patients psychiatriques et les apports amenés à la société. Il semble que la critique des classifications nosographiques (les [http://fr.wikipedia.org/wiki/Manuel_diagnostique_et_statistique_des_troubles_mentaux DSM]) qui existe depuis les années 20 – lesquelles classifications n&#039;ont été qu&#039;en augmentation (en 1990, 400 classifications) ont visé à la fois le pouvoir qui désigne, mais aussi peut-être plus fondamentalement une manière de &amp;quot;donner sens&amp;quot; à un individu porteur de signes définis essentiellement par les médecins psychiatres. L&#039;alternative serait de considérer la personne, sa parole, sa propre perception, sa conception aussi de la santé (et donc de la folie) dans une remise en question de la relation soignant-soigné. C&#039;est aussi évidemment une remise en question de rapport norme/déviance, mais aussi plus fondamentalement de cette réalité &amp;quot;faussement&amp;quot; ou &amp;quot;artificiellement&amp;quot; construite (symboliquement) par ceux qui détiennent le pouvoir de nommer. Ainsi la critique sociale et politique des année 60-80 se double d&#039;une critique de l&#039;épistémologie du sujet pour mettre à la place une relation plus égalitaire et un respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons commencé par une brève présentation sur la maladie mental et le courant de l’antipsychiatrie, présentation qui nous aide à nous faire une image de ce que représentait pour la société une personne qui manifestait une maladie mentale, un hôpital psychiatrique et surtout ce qui voulait dire pour une personne d&#039;être quelqu’un avec un trouble psychique au début du XXème siècle. La deuxième partie de l’article nous amène dans &amp;quot;la réalité des patients psychiatriques&amp;quot; contemporaine et nous découvrons les changements des lois et des droits pour ces patients. Pour pointer notre recherche, nous avons effectué un entretien avec [[Entretien_avec_M._Alain_Riesen|M. Alain Riesen]], militant de l’antipsychiatrie à Genève, entretien qui nous a permis de voir plus en détail et plus concrètement l’évolution des droits des patients en psychiatrie. Peut-être que cette évolution continuera dans ce vaste domaine, mais il faut souligner le fait que jusqu’au maintenant toutes les personnes qui présentent des troubles psychiques ont le droit aux meilleurs services médicaux et qu&#039;aucune discrimination n’est admise, donc la santé est un segment d’insertion sociale qui place le patient dans la dimension d&#039;être un citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
=== Historique de la maladie mentale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute société se trouve confronté à des personnes qui sortent du fonctionnement ordinaire, qui ne vivent pas selon les normes en vigueur, allant jusqu&#039;à perturber l’équilibre d&#039;un groupe social (famille, classe, atelier, entreprise, institution, etc.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En traversant les âges et les cultures, la maladie mentale a connu les définitions et les explications les plus variées. En effet, « puisque la folie plonge ses racines aux sources de la culture, être fous est différent selon le pays ou la région dont on est originaire » &amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires,(p.13) &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l’Europe, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye] met en évidence comment à partir de l’Antiquité on s’est occupé du problème des personnes déviantes en les bannissant et en les excluant de la société. Durant le Moyen Âge, en particulier en France, l’exclusion de la société se faisait par exemple en mettant les personnes qui dérangeaient sur une barque et en les abandonnant sur une rivière.  Au tour de l’année 1000, de l’exclusion et du bannissement en dehors des villes, il y a la mise en place d’un premier système d’enfermement. Dans les maladreries et les hostelleries (préludes des hôpitaux généraux), on commence à enfermer les malades mentaux avec tout sortes des personnes &amp;quot;marginales&amp;quot;. La promiscuité, l&#039;insalubrité, la surpopulation, ainsi que les maladies transformaient ces lieux en lieux d’extermination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La religion avait une très grande influence durant toute cette période. La maladie mentale était interprétée comme la punition de Dieu en réponse à un péché. Le personne déviante était donc aussi enfermée pour protéger la société et pour qu’elle puisse faire amende honorable. Progressivement, mais surtout pendant le XIX, le pouvoir sur la maladie mentale passe entre les mains des médecins. En effet, ces derniers, écrit Lesage de la Haye « […] vont devenir les responsables du traitement des malades mentaux et mêmes les directeurs des asiles d’aliénés »&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires,(p.22)&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt pour les problèmes liés à la santé mentale surgit dans les années d’après-guerre à cause d’une forte augmentation des cas pris en charge. À partir des années 1970, sur la voie des protestations anticonformistes de Mai 1968 et sous l’influence et la pression des familles, on commence à dénoncer les conditions précaires des malades mentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mouvement de l&#039;antipsychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant les années 1960 apparaissait un nouveau courant qui a explosé dans plusieurs pays, l&#039;Antipsychiatrie, qui prend le contre-pied de la psychiatrie. La critique vise à remettre en question non seulement la psychiatrie et la prise en charge des malades mentaux, mais aussi la société au sens large. Ce mouvement qui s&#039;exprime sous différentes formes dans plusieurs pays, offre une nouvelle conception de la liberté aux patients psychiatriques en leur donnant la voix et le pouvoir de choisir leur parcours de soins, condamne la société capitaliste qui rejet tout individu non rentable et qui ne se conforme pas au règles de fonctionnement de la société. Les prisons et les hôpitaux psychiatriques sont l&#039;expression de la mise à l&#039;écart de toute personne qui affiche une différence trop importante face à la norme. Ce courant de pensé est très révolutionnaire et prône la liberté des individus.&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon, Lesage de la Haye, l&#039;antipsychiatrie n&#039;est pas un courant de pensée, c&#039;est un vaste mouvement qui ne trouve pas une véritable unité concernant les théories et les pratiques des différents représentant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme «Antipsychiatrie» est utilisée pour la première fois par Cooper [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper David Cooper] en 1967 dans son ouvrage «Psychiatrie et antipsychiatrie»&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil.&amp;lt;/ref&amp;gt; et à travers ses expériences dans le &amp;quot;pavillon 21&amp;quot; à Kingsley Hall (Londres), il s&#039;oppose au système hiérarchique et aliénant qui conduit à l’internement des personnes et en les rendant des malades chroniques. Ainsi, il propose d&#039;étudier la personne dans son contexte de vie, en relativisant le diagnostic et l&#039;étiquetage. Il est suivi par d’autres militants de ce courant idéologique, notamment par Aaron Esterson et [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Laing Ronald David Laing]. Tous les trois travaillent en Grande-Bretagne et offrent une réponse plus sociale et communautaire en s&#039;opposant à la psychiatrie ordinaire, au diagnostic, à la pratique et à la politique en vigueur.&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un exemple intéressant est le livre qui raconte le parcours d’une patiente, [http://en.wikipedia.org/wiki/Mary_Barnes Mary Barnes], qui avait suivi une thérapie à Kingsley Hall avec le psychiatre [http://www.jhberke.com/index2.html%20 Joseph Berke] et sous la direction de Ronald David Laing. Le livre « Un voyage à travers la folie »&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;, écrit en 1976 par Mary Barnes avec la collaboration de [http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Berke Joseph Berke] est un exemple du passage à travers la folie qui donne un point de vue différent: il valorise la personne et ses droits en tant que patient, l’importance de l&#039;autodétermination personnelle et de l’intégration sociale. Le professionnel est vu comme témoin dans le parcours du patient. Il représente aussi un soutient au mouvement de l&#039;antipsychiatrie.&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, aux Etats-Unis, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Erving Goffman] publie en 1961 un ouvrage qui influencera aussi le courant de l&#039;antipsychiatrie &amp;quot;Asiles, études sur la condition des malades mentales&amp;quot; (basé sur des observations des comportements des patients et du personnel d&#039;un hôpital psychiatrique ). L’auteur commence par donner une définition des  « institutions totalitaires » qui se caractérisent par le niveau d’exclusion et de contrôle dans lequel se trouve le reclus. La vie dans de ce genre d’institution est décrite en négatif par comparaison avec le déroulement de la vie à l’extérieur. Une fois admis au sein de l&#039;institution l&#039;individu est mis sous tutelle et perd tous les droits dont il jouissait en tant que membre de la société et se trouve sous l&#039;emprise du pouvoir du médecin &amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1963, avec son livre [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stigmate_%28Erving_Goffman%29 «Stigmate&amp;quot;. Les usages sociaux des handicaps»&amp;lt;ref&amp;gt; Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;], il continue à exprimer ses idées, selon lesquelles d&#039;une manière indirecte, influenceront les droits de l’homme. Goffman donne une définition plus élargie du stigmate en mettant en évidence un ensemble des concepts sur «l&#039;image social» des individus et ce qu&#039;ils peuvent transmettre d&#039;eux-mêmes aux autres en situations de confrontation. (Le stigmate permet de marquer une différence entre les personnes &amp;quot;dites normales&amp;quot; et celles qui présentent des caractéristiques déviantes de la norme.)&amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aux Etats Unis, [[Thomas_Szasz|Thomas Szas]], professeur en psychiatrie (et admirateur de Michel Foucault pour ses dénonciations des abus de la psychiatrie), ne préconisait pas les mêmes solutions. Szasz défend vivement les droits des malades mentaux et fait une double critique à la psychiatrie: la maladie mental n’est pas une vrais maladie, mais une justification légitimant, avec l’appui de médecins et des avocats, l’intervention du pouvoir pour protéger les gens contre eux mêmes. La psychiatrie est ainsi utilisée comme un outil de contrôle social à grande échelle, au nom du bien-être des « normaux ». Szasz décrit et dénonce dans son célèbre livre &amp;quot;Le mythe de la maladie mentale&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Szasz, T. (1975). Le mythe de la maladie mentale. Paris: Payot.&amp;lt;/ref&amp;gt;, paru en 1961, l’utilisation de la psychiatrie comme moyen du contrôle social, d&#039;esclavage déguisé en thérapie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Italie, dans la même période, le mouvement trouve un autre représentant. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Franco Basaglia], mène au niveau politique une lutte dans laquelle il revendique à haut voix les droits des patients ainsi que la fermeture des asiles (L&#039;auteur de &amp;quot;L&#039;institution en négation&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;) - Basaglia critique l&#039;enferment des malades mentaux comme n&#039;étant pas une solution)&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Finalement la solution arrive en 1978, avec la Loi-180. La création de nombreux lieux alternatif, tels que de centres de jour, des foyer et d&#039;autres formes innovatrices, ainsi qu&#039;une participation nationale des syndicats, la partie communiste et le monde du travail, ont permis aux malades mentaux de réintégrer la vie en société.&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;. À noter, malgré ça, il y a des différences très importantes entre les régions les plus développées et d&#039;autres régions italiennes. Cela a influencé la réintégration des patients psychiatriques.&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la France, plusieurs représentants ont pris parti au mouvement de l’antipsychiatrie. On y retrouve Roger Gentis, [http://es.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Guattari Félix Guattari], [http://es.wikipedia.org/wiki/Robert_Castel Robert Castel], ainsi que Michel Foucault.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce dernier, tout en étant en retrait par rapport aux autres praticiens, il offre dans son ouvrage « Histoire de la folie à l’âge classique », une représentation de comment la notion de folie, d’aliénation,  de maladie mentale sont en relation très étroite avec le contexte. À travers une lecture historique de la folie, l’auteur met en évidence l’influence des normes, des valeurs et des croyances en rapport aux explications des causes de celle-ci. Le rôle social du « fou » dépend également de la vision que la société a sur la folie.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard&amp;lt;/ref&amp;gt;. Déjà en 1954, dans l&#039;ouvrage « Maladie mentale et psychologie », Foucault met en évidence le fait que en Occident la folie a acquis le statut de maladie mentale très récemment, en devenant ainsi objet d’étude de la part de la psychiatrie. Les explications que l’on donnait auparavant à ce type de phénomène étaient du domaine de la magie et de la religion. Le contexte influence le regard que l’on pose sur une problématique.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau général, le mouvement essaye de se centrer dans l&#039;application d&#039;une thérapie dans le contexte du sujet (soit familial ou communautaire) et non pas dans le contexte clinique. Les trois thèses de l’antipsychiatrie (antinosographique, anti-institutionnelle, anti-thérapeutique) se manifestent comme une prise de conscience collective. La thèse antinosographique conteste l’appartenance des troubles psychiques au concept de maladie et la nécessité à n’importe quel type d’assistance psychiatrique et soutien que la classification des maladies mentales et le diagnostic donné constituent une forme d’étiqueter et de stigmatiser une personne. La thèse anti-thérapeutique est une réaction contre les mesures dures des traitements appliques aux malades psychiques  (l’électrochoc, la médicamentation abusive et obligatoire, la privation de liberté) et encourage le traitement sans médicamentation, basé sur une communauté thérapeutique. La thèse anti-institutionnelle condamne les institutions en les nommant totalitaires car tout est enfermé, contrôle et obligatoire et propose de modifier la relation entre les psychiatres et les patients.&lt;br /&gt;
Le mouvement de l’antipsychiatrie a contribué pour : la sensibilisation des autorités et l’opinion publique, le fait de non-être stigmatise pour les personnes avec de trouble psychique, l’influence et l’aide de mouvement pour les droits des patients, la reformation du système par l’introduction des lois qui ont comme but de protéger les droits et d’améliorer les conditions d’assistance psychiatrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réalité des patients psychiatriques ==&lt;br /&gt;
=== Lois sur la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement antipsychiatrique, comme mentionné au paravent, a été le premier à se battre pour la fermeture des asiles en s’opposant à la psychiatrie traditionnelle avec des idées, des interprétations de la maladie mentale et surtout des actions subversives. Au niveau législatif, cela s&#039;est traduit par la [http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf Loi 180], qui a été la première et seule loi qui ordonne la fermeture des hôpitaux psychiatriques en Italie. Approuvé grâce au soutien de Franco Basaglia le 13 mai 1978 (elle est parfois appelée &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot;), elle règle tous contrôles et traitements sanitaires volontaires et obligatoires pour des personnes avec une maladie mentale. Elle se base sur des principes tels que le respect de la dignité de la personne, des ses droits civils et politiques. Le droit de choisir librement son médecin et son lieu soin, ou encore le droit de communiquer avec qui ils désirent. Tous les traitements doivent être assurer par consensus et la participation de la personne. La &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot; vise aussi à une &amp;quot;réforme sémiotique&amp;quot; des termes utilisés pour définir les patients psychiatriques. Elle supprime tout définition dans le code pénal comme &amp;quot;aliéné mental&amp;quot; ou &amp;quot;infirme mental&amp;quot;. Il s’agit d’une loi qui agit sur plusieurs niveaux, que ça soit sur les droits de la personne, sur les institutions soignantes ou encore à niveau pénal. Elle représente une réforme sociale et politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droits des patients psychiatriques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les droits des patients psychiatriques s&#039;inscrivent dans [http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Droits_des_patients_(%C3%A0_l%27h%C3%B4pital) les droits des patients] en général, avec quelques différences qui est propre à cette population. Comme nous le verrons dans ce sous-chapitre, la nature de la maladie mentale peut impliquer des limitations au niveau juridique dans l’exercice de certains droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les préoccupations concernant la protections des droits des patients psychiatriques est un fait relativement récent qui débute dans les années 1960 et qui prend plus d&#039;ampleur dans les années 1970 au niveau national ainsi qu&#039;international. Dans plusieurs pays on assiste à des modifications législatives, mais les questionnements concernant le traitement des maladies mentales s&#039;opère aussi au niveau des droits internationales et de la liberté de la personne. &amp;lt;ref&amp;gt;Gendreau,C. (2005). Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale. Montréal: Les Editions Thémis &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, des personnes qui avaient connu l’expérience de l’institution psychiatrique s’adressent au  réseau international d’alternative à la psychiatrie, qui avait organisé une rencontre à Genève, dans le but de créer un organisme capable de défendre les droits des usagers de la psychiatrie. Cette démarche s’inscrit dans un processus de médiatisation qui, depuis les années 1976-1977, avait porté au grand jour le fonctionnement du système psychiatrique genevois et les internements qualifiés comme abusifs.  (Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas)   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ainsi que, en 1979 à Genève, des personnes tels que médecins, psychiatres, psychologues, assistants sociaux, juristes et usagers de la psychiatrie fondent l’[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf ADUPSY], l’association pour les droits des usagers de la psychiatrie. Une association dont le but est de lutter contre toutes discriminations en défendant les droits démocratiques fondamentaux des personnes psychiatriques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à la révision de la Loi sur le régime des personnes atteintes d’affections mentales du 1936, ils lancent des propositions qui viseront à combler les lacunes pratiques dont cette loi n’a pas su changer dans la pratique quotidienne de la prise en charge et de la reconnaissance de la personne psychiatrique. Comme par exemple recourir à l’internement lorsqu’il est réellement nécessaire, tandis qu’il s’agit encore d’une pratique naturelle, ordinaire à laquelle on recourt presque toujours, ou l’impossibilité du malade à faire recours lors de son internement ou au moment de la sortie, ou encore l’action faite par le Conseil de surveillance psychiatrique qui protège la société du malade mental en le stigmatisant encore plus ou lieu de protéger ce dernier. Ce sont tous des exemples de comment la loi ne s’est pas traduite en pratique selon ses principes.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf L&#039;Adupsy] lance ses propositions en essayant de modifier la réalité psychiatrique. Elle revendique la suppression totales des internements visant une modification de toutes pratiques psychiatriques. Elle croit dans une nouvelle législation qui tiendrait en compte des modifications du [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code Civile Suisse], des recommandations de l’Assemblée parlementaire du Conseil d’Europe inhérent la situation des malades mentaux et des recommandations de l’[http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_sant%C3%A9 OMS]. Leurs propositions visent trois aspects principaux liés aux droits de la personne : l’admission, le droit de recours et les droits liés au traitement et à la participation à la recherche clinique. [ici il faudrait que l&#039;on sache sur quoi vous vous baser pour dire cela: les références manquent!!!]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut supprimer l’internement, l’admission doit être volontaire du début la fin du traitement, dans le sens que toute prise en charge ou action thérapeutique ne peut pas être efficace si le patient n’est pas d’accord. Le libre arbitre, le droit de choix ou de refus, une participation active sont des aspects nécessaires lors qu’on vise une prise en charge efficace, dans le respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit de recours doit être une instance judiciaire. Dans ce sens là le Conseil de surveillance psychiatrique doit être remplacé par la Chambre de révision psychiatrique. La personne psychiatrique ne devrait plus être stigmatisée au tant que malade, elle n’est pas dangereuse et donc la société ne doit pas être protégée par ce dernier. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le troisième objectif concernant les droits liés au traitement et à la participation à la recherche médicale implique l’abolition de tout traitement médical sans le consensus du patient, il faut présenter au patient les implications du traitement, les alternatives et s’il veut il peut consulter un autre médecin de son choix. &lt;br /&gt;
Ces trois aspects visent, comme écrit au paravent, une modification des conditions de prise en charge, des droits des patients en tant que personnes et du tout le système psychiatrique.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La période comprise entre les années ’60 et ’80 est témoin d’une grand révolution vis à vis des droits des patients psychiatriques. Même si elle reste une révolution idéologique, car tous principes, toutes actions ne sont pas traduites en pratique pour l’instant, elle représente le précurseur pour un nouvelle réalité où on envisage une meilleure considération des droits de la personne au tant que tel et pas en tant que malade mentale, où on reconsidère la pratique psychiatrie à fin d’améliorer la prise en charge et les réponses aux besoins de ces personnes… À modifier, continuer….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La loi K 1 25 de 1979 ===&lt;br /&gt;
Suite à deux cas d’internement qui avaient touché profondément l’opinion publique genevoise, ainsi que grâce aux mouvements militant pour une remise en question des traitements des patients psychiatriques, deux projet de révision ont été proposés au [https://www.ge.ch/grandconseil/index.asp Grand Conseil] concernant la loi du 14 mars 1936 sur le régime des personnes atteintes d’affection mentale.    &lt;br /&gt;
Selon la commission parlementaire la difficulté majeure est liée au fait qu’il faut renforcer les droits des malades mentaux tout en continuant de protéger le reste de la population de ces personnes. &lt;br /&gt;
Un difficulté supplémentaire été due  à la récente ratification (1974) de la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme Convention européenne des droits de l’homme] (CEDH) qui interdisait toute forme d’internement administratif sans recours judiciaire. &lt;br /&gt;
La loi du 1979 apporte des changements sur plusieurs niveaux. Tout d’abord l’application de la loi se limite aux personnes atteinte de maladie mentale dont l’état nécessite une prise en charge en hôpital psychiatrique. Avant la révision, la loi s’appliquait à toute personne atteinte de maladie mentale qui aurait pu compromettre la sécurité et la tranquillité publique, ainsi que leur propre sécurité. &lt;br /&gt;
Deuxièmement elle impose aux établissements privé et publique un régime de surveillance des registres des entrées et de sorties. &lt;br /&gt;
En outre cette loi renforce les droits des patients psychiatriques. Le patient acquiert l’accès à son dossier médical et ce dernier et sa famille doivent être informés de tous les droits dont ils disposent.&lt;br /&gt;
De plus, la loi fixe les conditions d’admission des malades mentaux en faisant la distinction entre admission volontaire et involontaire. L’admission volontaire nécessite un certificat médical qui justifie l’admission du patient en raison de son état mentale.  Etant donné que l’admission involontaire comporte une atteinte à la liberté de l’individu, elle peut être demandé seulement si ces trois conditions sont réunies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Le malade présente des troubles mentaux&lt;br /&gt;
* Son état constitue un danger grave pour lui-même ou pour autrui&lt;br /&gt;
* Un traitement et des soins dans un établissement psychiatrique s’avèrent nécessaires. » (p.8)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un examen ultérieur concernant les symptômes du malade, les motifs de l’hospitalisation et le dégrée d’urgence de la situation est nécessaire afin de confirmer ou annuler l’hospitalisation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La capacité de discernement ===&lt;br /&gt;
Le discernement est définit dans l’article 16 du code civil et implique la capacité de pouvoir agir de façon raisonnable. On estime capable de discernement toute personne qui agit en connaissance de cause. Le code civil prévoit certaines situations dans lesquelles cette capacité peut être limitée dans l’intérêt de la personne concernée, notamment dans le cas de « maladie mentale » et de « faiblesse d’esprit ».  La reconnaissance de cette capacité est la condition indispensable sans laquelle l’individu n’est pas en mesure d’exercer ses droits personnels.&lt;br /&gt;
L’évaluation de la capacité de discernement se prête à controverse, notamment entre psychiatre et juriste, car il est impossible de poser un jugement objectif. Ceci est encore de nos jours source de malentendus et il semble très difficile qu’une réforme juridique puisse parvenir à éclaircir cette situation compliquée. Afin de limiter l’imposition d’une étiquette trop lourde, l’évaluation de la capacité de discernement s’opère toujours en relation à une situation précise. Une réévaluation s’impose donc face à toute nouvelle situation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Privation de liberté à des fins d’assistance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, le Parlement fédéral a modifié le [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code civil suisse] en matière de privation de liberté à des fins d’assistance afin de rendre compatible le droit suisse avec [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme la Convention européenne des droits de l’homme] (ratifiée par la Suisse en 1974). &lt;br /&gt;
Les causes permettant la privation de la liberté d’un individu prévues dans l’article 397a CC sont :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
* La maladie mentale&lt;br /&gt;
* La faiblesse d’esprit&lt;br /&gt;
* La toxicomanie&lt;br /&gt;
* Le grave état d’abandon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de limiter les abus, cette première condition doit s’accompagner de deux autres conditions. La privation de liberté est la seul solution possible afin d’assurer l’assistance nécessaire à la personne. Tous les autres possibles prises en charges (traitement ambulatoire, assistance de l’entourage,…) doivent être considérées comme des solutions inefficaces. &lt;br /&gt;
En outre, la prise en charge doit être assurée par un établissement apte à fournir les prestations spécifiques dont l’individu a besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit fédéral impose des garanties minimales dans le but de protéger la personne privée de liberté à des fins d’assistance. Parmi les droit dont dispose l’individu on trouve :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le droit à l’information concernant le pourquoi de sa privation de liberté&lt;br /&gt;
* La demande de libération. Cette demande peut être également formulée par les proches.&lt;br /&gt;
* Le droit à l’assistance juridique&lt;br /&gt;
* Le droit d’être inétendue devant le juge&lt;br /&gt;
* … &amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===  La déclaration de Hawaï 1977 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1977, L’association mondiale des psychiatres rédige une charte éthique concernant les pratiques, ainsi que les buts de la psychiatrie. Parmi les recommandations que l’on prône, on y trouve que le rapport entre le psychiatre et le patient doit être basé sur la confiance et le respect. Le psychiatre es au service du patient et ce dernier doit être considéré comme un partenaire. Le soignant doit privilégier les interventions thérapeutiques qui limitent le moins possibles la liberté du patient. Dans le cas d’incapacité de discernement, toute action thérapeutique doit être discuté avec la famille ou avec un représentant légal. Ce disposition vise le respect de la dignité humaine et les droits fondamentaux de l’homme.&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les méthodes d&#039;entretien se distinguent par la mise en oeuvre des processus fondamentaux de communication et d&#039;interaction humaine. Ces processus permettent au chercheur de retirer de ses entretien des informations et éléments de réflexion riches en nuances. &lt;br /&gt;
Nous avons utilisé la variante entretien centré, avec une petite liste de questions-guides ouvertes afin que l&#039;interviewé puisse parler ouvertement d&#039;un événement ou d&#039;une expérience précise à laquelle il a participé. En ce cas Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La lutte contre les abus de la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
[[Entretien avec M. Alain Riesen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Questions pour l&#039;entretien ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Depuis quand et avec qui (quel groupe) vous êtes-vous engagé/e dans la lutte pour les droits de la personne et quel était à ce moment votre statut (ou fonction)? Dans quel contexte s&#039;est inséré cette démarche ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2. Il y a-t-il un événement originel? Pourriez vous nous raconter un ou des événement/s marquant/s que vous avez mené ou qui vous ont frappé dans cette période en faveur de ces droits ? &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3. Quels ont été les changements les plus importantes auxquels vous avez assistés?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.  Y a-t-il des valeurs que vous avez eu le sentiments d&#039;avoir porté en avant et si oui, lesquelles étaient-elle?  (avoir en tête: corps réappropriation et bien-être et développement, bien être psychique, son développement, la liberté, autodétermination de la personne, mais ne les évoquer que si la personne ne répond pas!)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Qu&#039;en est-il aujourd&#039;hui de cette lutte et des acquis et des risques de retour en arrière?  Sur quoi faudrait-il continuer de se battre de lutter?&lt;br /&gt;
Est-ce que vous continuer aujourd&#039;hui de vous engager et sur quoi?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Entretien_avec_M._Alain_Riesen|L&#039;Entretien avec M. Alain Riesen]] nous a permis d&#039;avoir une vue d&#039;ensemble sur les années &#039;60-&#039;80. Grace à son histoire et les réponses aux questions nous avons pu recueillir beaucoup d&#039;éléments sur les principaux changements, les mouvements militants et les conquêtes par rapport aux droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion et discussion ==&lt;br /&gt;
La période des années ’60-’80 constitue une époque de grands changements. Elle a été témoin d’une révolution idéologique, politiques, législative. Il s’agit principalement d’un mouvement général de contestation du pouvoir et des normes institutionnelles. Le mouvement de l’antipsychiatrie avant et du réseau d’alternative à la psychiatrie après, contribuent fortement à la lutte et aux débats contre l’institution totalitaire (Goffman), la violence institutionnelle. Spécifiquement au territoire de Genève, l’association de l’ADUPSY a contribué de façon important à tous ces changements. La cohésion entre les professionnels et les patients permet une action et une réflexion autour de la manière de pratiquer le soin, tout en considérant  la question des droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant les années ’60 les patients psychiatriques étaient, pour la plus parte, reclus, isolés, stigmatisés. La pratique du soin se faisait sous obligation, constriction où le pouvoir décisionnel était exclusivement dans les mains des médecins. Le patient n’avait aucune possibilité d’expression ou contestation, il subissait toute décision du corps médical, il était considéré comme une personne incurable, dangereuse, qui devait être hospitalisé à vie. Le patient vivait donc dans des conditions de vie précaires, où son identité était limité à une personne sans aucun droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après les années ‘60 cette réalité voit un tournant important. Premièrement grâce au CAS, le Comité d’Action de Santé qui a mené une réflexion autour de la politique institutionnelle. Une politique de santé mentale se base sur l’institution, le dispositif institutionnel ; la théorie, la psychopathologie, dont dépend la manière de définir l’identité de la personne ; le corps des professionnels et la législation. Il y a eu une prise de conscience par rapport à la manière de considérer l’autre, on commence à se soucier des conditions de vie de ses personnes, on arrive à une nécessité de changer l’institution, de changer les lois, et les pratiques. Petit à petit on enlève les barreaux dans le dispositif institutionnel, on considère les professionnels comme des soignant et non plus comme des gardiens, progressivement on élimine les traitements de choc. Toute la question sur les droits des patients se révèle, la pratique du soin, la prise en charge des patients, la considération, reconnaissance de la personne voient une évolution importante. L’ADUPSY, l’Association pour les droits des usagers de la psychiatrie, contribue aussi à cette grande évolution, pendant plusieurs années elle a mené un travail pour accueillir  les plaintes, les demandes ou encore les critiques des patients à fin de modifier la réalité qui les concernaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conquêtes, comme mentionné au paravent, ont étaient multiples. Néanmoins la question des droits des patients psychiatriques est toujours d’actualité. L’hospitalisation non volontaire et le type de traitement, liés au pouvoir médical ont encore une très forte influence dans la société de nos jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Barnes, M.(1976). &#039;&#039;Un voyage à travers la folie&#039;&#039;. Paris: Editions du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Basaglia, F.] (1970). [[L&#039;institution en négation - Basaglia|&#039;&#039;L&#039;institution en négation.&#039;&#039;]] Paris: Edition du Seuil. 	&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper  Cooper, D.] (1970). &#039;&#039;Psychiatry et anti-Psychiatry.&#039;&#039; Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault  Foucault, M.](1964) [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_folie_%C3%A0_l%27%C3%A2ge_classique &#039;&#039;Histoire de la folie à l&#039;âge classique&#039;&#039;], Paris : U.G.E., coll. « 10/18 »&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&lt;br /&gt;
* Gendreau,C. (2005). &#039;&#039;Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale&#039;&#039;. Montréal: Les Editions Thémis&lt;br /&gt;
* Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). &#039;&#039;Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&#039;&lt;br /&gt;
* [http://es.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Goffman, E.] (1975). &#039;&#039;Stigmates. Les usages sociaux des handicaps&#039;&#039;. Paris: Les Editions de Minuit.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_S._Szasz Szasz, T.] (1975). [[Résumé :Le mythe de la maladie mentale (1975)|&#039;&#039;Le mythe de la maladie mentale&#039;&#039;]]. Paris: Payot.&lt;br /&gt;
* [http://www.triunfodigital.com/ Triunfo Digital] (s.d.) [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 &#039;&#039;Josep Berke: &amp;quot;La sociedad está enloqueciendo a sus miembros&amp;quot;&#039;&#039;], Archives, Consulté le 8 Novembre 2013 [http://www.triunfodigital.com/ &amp;quot;Triunfo Digital&amp;quot;], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.1], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=29&amp;amp;fecha=1973-04-14 p. 2], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=30&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.3], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=31&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.4]&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye, J.] (2010). &#039;&#039;La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie.&#039;&#039; Paris: Editions Libertaires&lt;br /&gt;
* http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Webographie ==&lt;br /&gt;
* http://www.jhberke.com/index2.html Site web du Dr. Joseph H. Berke.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://vimeo.com/38575546 Ici vous trouverez un entretien à Mary Barnes (langue anglaise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.dionyversite.org/cycle_08-11-A.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.cairn.info/revue-topique-2004-3-page-79.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.geopsy.com/memoires_theses/la_folie.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://senon.pagesperso-orange.fr&lt;br /&gt;
* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://mamytartine.blog.lemonde.fr/mamytartine/2005/08/lantipsychiatri.html &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.e-monsite.com/isabellesamyn/rubrique-1012337.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.academia.edu/440584/Psychanalyse_Et_Antipsychiatrie&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13166</id>
		<title>Droits des patients psychiatriques</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13166"/>
		<updated>2014-01-14T12:35:13Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Mouvement de l&amp;#039;antipsychiatrie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
Cet article s’inscrit dans le cadre général des droits de la personne et des droits des patient en psychiatrie en particulier. Il s&#039;agit dans ce chapitre de mieux comprendre comment les revendications des droits des patients psychiatriques relèvent des droits de la personne et d&#039;arriver à expliquer ce que cela recouvre concrètement dans le quotidien en termes de pratiques, mais aussi de désignation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le paysage psychiatrique, au fil des années, a été modifié par l’influence et l’interaction de différents mouvements sociaux et des changements de lois. Cette recherche est une opportunité qui nous permet d’élaborer une réflexion autour de ces interactions et de mieux comprendre l’évolution de la terminologie et l’utilisation des divers moyens thérapeutiques, la mise en place d’un cadre légal préservant les droits des patients psychiatriques et les apports amenés à la société. Il semble que la critique des classifications nosographiques (les [http://fr.wikipedia.org/wiki/Manuel_diagnostique_et_statistique_des_troubles_mentaux DSM]) qui existe depuis les années 20 – lesquelles classifications n&#039;ont été qu&#039;en augmentation (en 1990, 400 classifications) ont visé à la fois le pouvoir qui désigne, mais aussi peut-être plus fondamentalement une manière de &amp;quot;donner sens&amp;quot; à un individu porteur de signes définis essentiellement par les médecins psychiatres. L&#039;alternative serait de considérer la personne, sa parole, sa propre perception, sa conception aussi de la santé (et donc de la folie) dans une remise en question de la relation soignant-soigné. C&#039;est aussi évidemment une remise en question de rapport norme/déviance, mais aussi plus fondamentalement de cette réalité &amp;quot;faussement&amp;quot; ou &amp;quot;artificiellement&amp;quot; construite (symboliquement) par ceux qui détiennent le pouvoir de nommer. Ainsi la critique sociale et politique des année 60-80 se double d&#039;une critique de l&#039;épistémologie du sujet pour mettre à la place une relation plus égalitaire et un respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons commencé par une brève présentation sur la maladie mental et le courant de l’antipsychiatrie, présentation qui nous aide à nous faire une image de ce que représentait pour la société une personne qui manifestait une maladie mentale, un hôpital psychiatrique et surtout ce qui voulait dire pour une personne d&#039;être quelqu’un avec un trouble psychique au début du XXème siècle. La deuxième partie de l’article nous amène dans &amp;quot;la réalité des patients psychiatriques&amp;quot; contemporaine et nous découvrons les changements des lois et des droits pour ces patients. Pour pointer notre recherche, nous avons effectué un entretien avec [[Entretien_avec_M._Alain_Riesen|M. Alain Riesen]], militant de l’antipsychiatrie à Genève, entretien qui nous a permis de voir plus en détail et plus concrètement l’évolution des droits des patients en psychiatrie. Peut-être que cette évolution continuera dans ce vaste domaine, mais il faut souligner le fait que jusqu’au maintenant toutes les personnes qui présentent des troubles psychiques ont le droit aux meilleurs services médicaux et qu&#039;aucune discrimination n’est admise, donc la santé est un segment d’insertion sociale qui place le patient dans la dimension d&#039;être un citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
=== Historique de la maladie mentale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute société se trouve confronté à des personnes qui sortent du fonctionnement ordinaire, qui ne vivent pas selon les normes en vigueur, allant jusqu&#039;à perturber l’équilibre d&#039;un groupe social (famille, classe, atelier, entreprise, institution, etc.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En traversant les âges et les cultures, la maladie mentale a connu les définitions et les explications les plus variées. En effet, « puisque la folie plonge ses racines aux sources de la culture, être fous est différent selon le pays ou la région dont on est originaire » &amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires,(p.13) &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l’Europe, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye] met en évidence comment à partir de l’Antiquité on s’est occupé du problème des personnes déviantes en les bannissant et en les excluant de la société. Durant le Moyen Âge, en particulier en France, l’exclusion de la société se faisait par exemple en mettant les personnes qui dérangeaient sur une barque et en les abandonnant sur une rivière.  Au tour de l’année 1000, de l’exclusion et du bannissement en dehors des villes, il y a la mise en place d’un premier système d’enfermement. Dans les maladreries et les hostelleries (préludes des hôpitaux généraux), on commence à enfermer les malades mentaux avec tout sortes des personnes &amp;quot;marginales&amp;quot;. La promiscuité, l&#039;insalubrité, la surpopulation, ainsi que les maladies transformaient ces lieux en lieux d’extermination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La religion avait une très grande influence durant toute cette période. La maladie mentale était interprétée comme la punition de Dieu en réponse à un péché. Le personne déviante était donc aussi enfermée pour protéger la société et pour qu’elle puisse faire amende honorable. Progressivement, mais surtout pendant le XIX, le pouvoir sur la maladie mentale passe entre les mains des médecins. En effet, ces derniers, écrit Lesage de la Haye « […] vont devenir les responsables du traitement des malades mentaux et mêmes les directeurs des asiles d’aliénés »&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires,(p.22)&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt pour les problèmes liés à la santé mentale surgit dans les années d’après-guerre à cause d’une forte augmentation des cas pris en charge. À partir des années 1970, sur la voie des protestations anticonformistes de Mai 1968 et sous l’influence et la pression des familles, on commence à dénoncer les conditions précaires des malades mentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mouvement de l&#039;antipsychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant les années 1960 apparaissait un nouveau courant qui a explosé dans plusieurs pays, l&#039;Antipsychiatrie, qui prend le contre-pied de la psychiatrie. La critique vise à remettre en question non seulement la psychiatrie et la prise en charge des malades mentaux, mais aussi la société au sens large. Ce mouvement qui s&#039;exprime sous différentes formes dans plusieurs pays, offre une nouvelle conception de la liberté aux patients psychiatriques en leur donnant la voix et le pouvoir de choisir leur parcours de soins, condamne la société capitaliste qui rejet tout individu non rentable et qui ne se conforme pas au règles de fonctionnement de la société. Les prisons et les hôpitaux psychiatriques sont l&#039;expression de la mise à l&#039;écart de toute personne qui affiche une différence trop importante face à la norme. Ce courant de pensé est très révolutionnaire et prône la liberté des individus.&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon, Lesage de la Haye, l&#039;antipsychiatrie n&#039;est pas un courant de pensée, c&#039;est un vaste mouvement qui ne trouve pas une véritable unité concernant les théories et les pratiques des différents représentant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme «Antipsychiatrie» est utilisée pour la première fois par Cooper [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper David Cooper] en 1967 dans son ouvrage «Psychiatrie et antipsychiatrie»&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil.&amp;lt;/ref&amp;gt; et à travers ses expériences dans le &amp;quot;pavillon 21&amp;quot; à Kingsley Hall (Londres), il s&#039;oppose au système hiérarchique et aliénant qui conduit à l’internement des personnes et en les rendant des malades chroniques. Ainsi, il propose d&#039;étudier la personne dans son contexte de vie, en relativisant le diagnostic et l&#039;étiquetage. Il est suivi par d’autres militants de ce courant idéologique, notamment par Aaron Esterson et [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Laing Ronald David Laing]. Tous les trois travaillent en Grande-Bretagne et offrent une réponse plus sociale et communautaire en s&#039;opposant à la psychiatrie ordinaire, au diagnostic, à la pratique et à la politique en vigueur.&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un exemple intéressant est le livre qui raconte le parcours d’une patiente, [http://en.wikipedia.org/wiki/Mary_Barnes Mary Barnes], qui avait suivi une thérapie à Kingsley Hall avec le psychiatre [http://www.jhberke.com/index2.html%20 Joseph Berke] et sous la direction de Ronald David Laing. Le livre « Un voyage à travers la folie »&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;, écrit en 1976 par Mary Barnes avec la collaboration de [http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Berke Joseph Berke] est un exemple du passage à travers la folie qui donne un point de vue différent: il valorise la personne et ses droits en tant que patient, l’importance de l&#039;autodétermination personnelle et de l’intégration sociale. Le professionnel est vu comme témoin dans le parcours du patient. Il représente aussi un soutient au mouvement de l&#039;antipsychiatrie.&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, aux Etats-Unis, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Erving Goffman] publie en 1961 un ouvrage qui influencera aussi le courant de l&#039;antipsychiatrie &amp;quot;Asiles, études sur la condition des malades mentales&amp;quot; (basé sur des observations des comportements des patients et du personnel d&#039;un hôpital psychiatrique ). L’auteur commence par donner une définition des  « institutions totalitaires » qui se caractérisent par le niveau d’exclusion et de contrôle dans lequel se trouve le reclus. La vie dans de ce genre d’institution est décrite en négatif par comparaison avec le déroulement de la vie à l’extérieur. Une fois admis au sein de l&#039;institution l&#039;individu est mis sous tutelle et perd tous les droits dont il jouissait en tant que membre de la société et se trouve sous l&#039;emprise du pouvoir du médecin &amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1963, avec son livre [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stigmate_%28Erving_Goffman%29 «Stigmate&amp;quot;. Les usages sociaux des handicaps»&amp;lt;ref&amp;gt; Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;], il continue à exprimer ses idées, selon lesquelles d&#039;une manière indirecte, influenceront les droits de l’homme. Goffman donne une définition plus élargie du stigmate en mettant en évidence un ensemble des concepts sur «l&#039;image social» des individus et ce qu&#039;ils peuvent transmettre d&#039;eux-mêmes aux autres en situations de confrontation. (Le stigmate permet de marquer une différence entre les personnes &amp;quot;dites normales&amp;quot; et celles qui présentent des caractéristiques déviantes de la norme.)&amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aux Etats Unis, [[Thomas_Szasz|Thomas Szas]], professeur en psychiatrie (et admirateur de Michel Foucault) pour ses dénonciations des abus de la psychiatrie, ne préconisait pas les mêmes solutions. Szasz défend vivement les droits des malades mentaux et fait une double critique à la psychiatrie: la maladie mental n’est pas une vrais maladie, mais une justification légitimant, avec l’appui de médecins et des avocats, l’intervention du pouvoir pour protéger les gens contre eux mêmes. La psychiatrie est ainsi utilisée comme un outil de contrôle social à grande échelle, au nom du bien-être des « normaux ». Szasz décrit et dénonce dans son célèbre livre &amp;quot;Le mythe de la maladie mentale&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Szasz, T. (1975). Le mythe de la maladie mentale. Paris: Payot.&amp;lt;/ref&amp;gt;, paru en 1961, l’utilisation de la psychiatrie comme moyen du contrôle social, d&#039;esclavage déguisé en thérapie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Italie, dans la même période, le mouvement trouve un autre représentant. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Franco Basaglia], mène au niveau politique une lutte dans laquelle il revendique à haut voix les droits des patients ainsi que la fermeture des asiles (L&#039;auteur de &amp;quot;L&#039;institution en négation&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;) - Basaglia critique l&#039;enferment des malades mentaux comme n&#039;étant pas une solution)&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Finalement la solution arrive en 1978, avec la Loi-180. La création de nombreux lieux alternatif, tels que de centres de jour, des foyer et d&#039;autres formes innovatrices, ainsi qu&#039;une participation nationale des syndicats, la partie communiste et le monde du travail, ont permis aux malades mentaux de réintégrer la vie en société.&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;. À noter, malgré ça, il y a des différences très importantes entre les régions les plus développées et d&#039;autres régions italiennes. Cela a influencé la réintégration des patients psychiatriques.&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la France, plusieurs représentants ont pris parti au mouvement de l’antipsychiatrie. On y retrouve Roger Gentis, [http://es.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Guattari Félix Guattari], [http://es.wikipedia.org/wiki/Robert_Castel Robert Castel], ainsi que Michel Foucault.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce dernier, tout en étant en retrait par rapport aux autres praticiens, il offre dans son ouvrage « Histoire de la folie à l’âge classique », une représentation de comment la notion de folie, d’aliénation,  de maladie mentale sont en relation très étroite avec le contexte. À travers une lecture historique de la folie, l’auteur met en évidence l’influence des normes, des valeurs et des croyances en rapport aux explications des causes de celle-ci. Le rôle social du « fou » dépend également de la vision que la société a sur la folie.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard&amp;lt;/ref&amp;gt;. Déjà en 1954, dans l&#039;ouvrage « Maladie mentale et psychologie », Foucault met en évidence le fait que en Occident la folie a acquis le statut de maladie mentale très récemment, en devenant ainsi objet d’étude de la part de la psychiatrie. Les explications que l’on donnait auparavant à ce type de phénomène étaient du domaine de la magie et de la religion. Le contexte influence le regard que l’on pose sur une problématique.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau général, le mouvement essaye de se centrer dans l&#039;application d&#039;une thérapie dans le contexte du sujet (soit familial ou communautaire) et non pas dans le contexte clinique. Les trois thèses de l’antipsychiatrie (antinosographique, anti-institutionnelle, anti-thérapeutique) se manifestent comme une prise de conscience collective. La thèse antinosographique conteste l’appartenance des troubles psychiques au concept de maladie et la nécessité à n’importe quel type d’assistance psychiatrique et soutien que la classification des maladies mentales et le diagnostic donné constituent une forme d’étiqueter et de stigmatiser une personne. La thèse anti-thérapeutique est une réaction contre les mesures dures des traitements appliques aux malades psychiques  (l’électrochoc, la médicamentation abusive et obligatoire, la privation de liberté) et encourage le traitement sans médicamentation, basé sur une communauté thérapeutique. La thèse anti-institutionnelle condamne les institutions en les nommant totalitaires car tout est enfermé, contrôle et obligatoire et propose de modifier la relation entre les psychiatres et les patients.&lt;br /&gt;
Le mouvement de l’antipsychiatrie a contribué pour : la sensibilisation des autorités et l’opinion publique, le fait de non-être stigmatise pour les personnes avec de trouble psychique, l’influence et l’aide de mouvement pour les droits des patients, la reformation du système par l’introduction des lois qui ont comme but de protéger les droits et d’améliorer les conditions d’assistance psychiatrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réalité des patients psychiatriques ==&lt;br /&gt;
=== Lois sur la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement antipsychiatrique, comme mentionné au paravent, a été le premier à se battre pour la fermeture des asiles en s’opposant à la psychiatrie traditionnelle avec des idées, des interprétations de la maladie mentale et surtout des actions subversives. Au niveau législatif, cela s&#039;est traduit par la [http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf Loi 180], qui a été la première et seule loi qui ordonne la fermeture des hôpitaux psychiatriques en Italie. Approuvé grâce au soutien de Franco Basaglia le 13 mai 1978 (elle est parfois appelée &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot;), elle règle tous contrôles et traitements sanitaires volontaires et obligatoires pour des personnes avec une maladie mentale. Elle se base sur des principes tels que le respect de la dignité de la personne, des ses droits civils et politiques. Le droit de choisir librement son médecin et son lieu soin, ou encore le droit de communiquer avec qui ils désirent. Tous les traitements doivent être assurer par consensus et la participation de la personne. La &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot; vise aussi à une &amp;quot;réforme sémiotique&amp;quot; des termes utilisés pour définir les patients psychiatriques. Elle supprime tout définition dans le code pénal comme &amp;quot;aliéné mental&amp;quot; ou &amp;quot;infirme mental&amp;quot;. Il s’agit d’une loi qui agit sur plusieurs niveaux, que ça soit sur les droits de la personne, sur les institutions soignantes ou encore à niveau pénal. Elle représente une réforme sociale et politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droits des patients psychiatriques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les droits des patients psychiatriques s&#039;inscrivent dans [http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Droits_des_patients_(%C3%A0_l%27h%C3%B4pital) les droits des patients] en général, avec quelques différences qui est propre à cette population. Comme nous le verrons dans ce sous-chapitre, la nature de la maladie mentale peut impliquer des limitations au niveau juridique dans l’exercice de certains droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les préoccupations concernant la protections des droits des patients psychiatriques est un fait relativement récent qui débute dans les années 1960 et qui prend plus d&#039;ampleur dans les années 1970 au niveau national ainsi qu&#039;international. Dans plusieurs pays on assiste à des modifications législatives, mais les questionnements concernant le traitement des maladies mentales s&#039;opère aussi au niveau des droits internationales et de la liberté de la personne. &amp;lt;ref&amp;gt;Gendreau,C. (2005). Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale. Montréal: Les Editions Thémis &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, des personnes qui avaient connu l’expérience de l’institution psychiatrique s’adressent au  réseau international d’alternative à la psychiatrie, qui avait organisé une rencontre à Genève, dans le but de créer un organisme capable de défendre les droits des usagers de la psychiatrie. Cette démarche s’inscrit dans un processus de médiatisation qui, depuis les années 1976-1977, avait porté au grand jour le fonctionnement du système psychiatrique genevois et les internements qualifiés comme abusifs.  (Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas)   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ainsi que, en 1979 à Genève, des personnes tels que médecins, psychiatres, psychologues, assistants sociaux, juristes et usagers de la psychiatrie fondent l’[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf ADUPSY], l’association pour les droits des usagers de la psychiatrie. Une association dont le but est de lutter contre toutes discriminations en défendant les droits démocratiques fondamentaux des personnes psychiatriques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à la révision de la Loi sur le régime des personnes atteintes d’affections mentales du 1936, ils lancent des propositions qui viseront à combler les lacunes pratiques dont cette loi n’a pas su changer dans la pratique quotidienne de la prise en charge et de la reconnaissance de la personne psychiatrique. Comme par exemple recourir à l’internement lorsqu’il est réellement nécessaire, tandis qu’il s’agit encore d’une pratique naturelle, ordinaire à laquelle on recourt presque toujours, ou l’impossibilité du malade à faire recours lors de son internement ou au moment de la sortie, ou encore l’action faite par le Conseil de surveillance psychiatrique qui protège la société du malade mental en le stigmatisant encore plus ou lieu de protéger ce dernier. Ce sont tous des exemples de comment la loi ne s’est pas traduite en pratique selon ses principes.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf L&#039;Adupsy] lance ses propositions en essayant de modifier la réalité psychiatrique. Elle revendique la suppression totales des internements visant une modification de toutes pratiques psychiatriques. Elle croit dans une nouvelle législation qui tiendrait en compte des modifications du [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code Civile Suisse], des recommandations de l’Assemblée parlementaire du Conseil d’Europe inhérent la situation des malades mentaux et des recommandations de l’[http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_sant%C3%A9 OMS]. Leurs propositions visent trois aspects principaux liés aux droits de la personne : l’admission, le droit de recours et les droits liés au traitement et à la participation à la recherche clinique. [ici il faudrait que l&#039;on sache sur quoi vous vous baser pour dire cela: les références manquent!!!]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut supprimer l’internement, l’admission doit être volontaire du début la fin du traitement, dans le sens que toute prise en charge ou action thérapeutique ne peut pas être efficace si le patient n’est pas d’accord. Le libre arbitre, le droit de choix ou de refus, une participation active sont des aspects nécessaires lors qu’on vise une prise en charge efficace, dans le respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit de recours doit être une instance judiciaire. Dans ce sens là le Conseil de surveillance psychiatrique doit être remplacé par la Chambre de révision psychiatrique. La personne psychiatrique ne devrait plus être stigmatisée au tant que malade, elle n’est pas dangereuse et donc la société ne doit pas être protégée par ce dernier. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le troisième objectif concernant les droits liés au traitement et à la participation à la recherche médicale implique l’abolition de tout traitement médical sans le consensus du patient, il faut présenter au patient les implications du traitement, les alternatives et s’il veut il peut consulter un autre médecin de son choix. &lt;br /&gt;
Ces trois aspects visent, comme écrit au paravent, une modification des conditions de prise en charge, des droits des patients en tant que personnes et du tout le système psychiatrique.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La période comprise entre les années ’60 et ’80 est témoin d’une grand révolution vis à vis des droits des patients psychiatriques. Même si elle reste une révolution idéologique, car tous principes, toutes actions ne sont pas traduites en pratique pour l’instant, elle représente le précurseur pour un nouvelle réalité où on envisage une meilleure considération des droits de la personne au tant que tel et pas en tant que malade mentale, où on reconsidère la pratique psychiatrie à fin d’améliorer la prise en charge et les réponses aux besoins de ces personnes… À modifier, continuer….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La loi K 1 25 de 1979 ===&lt;br /&gt;
Suite à deux cas d’internement qui avaient touché profondément l’opinion publique genevoise, ainsi que grâce aux mouvements militant pour une remise en question des traitements des patients psychiatriques, deux projet de révision ont été proposés au [https://www.ge.ch/grandconseil/index.asp Grand Conseil] concernant la loi du 14 mars 1936 sur le régime des personnes atteintes d’affection mentale.    &lt;br /&gt;
Selon la commission parlementaire la difficulté majeure est liée au fait qu’il faut renforcer les droits des malades mentaux tout en continuant de protéger le reste de la population de ces personnes. &lt;br /&gt;
Un difficulté supplémentaire été due  à la récente ratification (1974) de la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme Convention européenne des droits de l’homme] (CEDH) qui interdisait toute forme d’internement administratif sans recours judiciaire. &lt;br /&gt;
La loi du 1979 apporte des changements sur plusieurs niveaux. Tout d’abord l’application de la loi se limite aux personnes atteinte de maladie mentale dont l’état nécessite une prise en charge en hôpital psychiatrique. Avant la révision, la loi s’appliquait à toute personne atteinte de maladie mentale qui aurait pu compromettre la sécurité et la tranquillité publique, ainsi que leur propre sécurité. &lt;br /&gt;
Deuxièmement elle impose aux établissements privé et publique un régime de surveillance des registres des entrées et de sorties. &lt;br /&gt;
En outre cette loi renforce les droits des patients psychiatriques. Le patient acquiert l’accès à son dossier médical et ce dernier et sa famille doivent être informés de tous les droits dont ils disposent.&lt;br /&gt;
De plus, la loi fixe les conditions d’admission des malades mentaux en faisant la distinction entre admission volontaire et involontaire. L’admission volontaire nécessite un certificat médical qui justifie l’admission du patient en raison de son état mentale.  Etant donné que l’admission involontaire comporte une atteinte à la liberté de l’individu, elle peut être demandé seulement si ces trois conditions sont réunies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Le malade présente des troubles mentaux&lt;br /&gt;
* Son état constitue un danger grave pour lui-même ou pour autrui&lt;br /&gt;
* Un traitement et des soins dans un établissement psychiatrique s’avèrent nécessaires. » (p.8)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un examen ultérieur concernant les symptômes du malade, les motifs de l’hospitalisation et le dégrée d’urgence de la situation est nécessaire afin de confirmer ou annuler l’hospitalisation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La capacité de discernement ===&lt;br /&gt;
Le discernement est définit dans l’article 16 du code civil et implique la capacité de pouvoir agir de façon raisonnable. On estime capable de discernement toute personne qui agit en connaissance de cause. Le code civil prévoit certaines situations dans lesquelles cette capacité peut être limitée dans l’intérêt de la personne concernée, notamment dans le cas de « maladie mentale » et de « faiblesse d’esprit ».  La reconnaissance de cette capacité est la condition indispensable sans laquelle l’individu n’est pas en mesure d’exercer ses droits personnels.&lt;br /&gt;
L’évaluation de la capacité de discernement se prête à controverse, notamment entre psychiatre et juriste, car il est impossible de poser un jugement objectif. Ceci est encore de nos jours source de malentendus et il semble très difficile qu’une réforme juridique puisse parvenir à éclaircir cette situation compliquée. Afin de limiter l’imposition d’une étiquette trop lourde, l’évaluation de la capacité de discernement s’opère toujours en relation à une situation précise. Une réévaluation s’impose donc face à toute nouvelle situation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Privation de liberté à des fins d’assistance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, le Parlement fédéral a modifié le [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code civil suisse] en matière de privation de liberté à des fins d’assistance afin de rendre compatible le droit suisse avec [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme la Convention européenne des droits de l’homme] (ratifiée par la Suisse en 1974). &lt;br /&gt;
Les causes permettant la privation de la liberté d’un individu prévues dans l’article 397a CC sont :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
* La maladie mentale&lt;br /&gt;
* La faiblesse d’esprit&lt;br /&gt;
* La toxicomanie&lt;br /&gt;
* Le grave état d’abandon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de limiter les abus, cette première condition doit s’accompagner de deux autres conditions. La privation de liberté est la seul solution possible afin d’assurer l’assistance nécessaire à la personne. Tous les autres possibles prises en charges (traitement ambulatoire, assistance de l’entourage,…) doivent être considérées comme des solutions inefficaces. &lt;br /&gt;
En outre, la prise en charge doit être assurée par un établissement apte à fournir les prestations spécifiques dont l’individu a besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit fédéral impose des garanties minimales dans le but de protéger la personne privée de liberté à des fins d’assistance. Parmi les droit dont dispose l’individu on trouve :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le droit à l’information concernant le pourquoi de sa privation de liberté&lt;br /&gt;
* La demande de libération. Cette demande peut être également formulée par les proches.&lt;br /&gt;
* Le droit à l’assistance juridique&lt;br /&gt;
* Le droit d’être inétendue devant le juge&lt;br /&gt;
* … &amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===  La déclaration de Hawaï 1977 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1977, L’association mondiale des psychiatres rédige une charte éthique concernant les pratiques, ainsi que les buts de la psychiatrie. Parmi les recommandations que l’on prône, on y trouve que le rapport entre le psychiatre et le patient doit être basé sur la confiance et le respect. Le psychiatre es au service du patient et ce dernier doit être considéré comme un partenaire. Le soignant doit privilégier les interventions thérapeutiques qui limitent le moins possibles la liberté du patient. Dans le cas d’incapacité de discernement, toute action thérapeutique doit être discuté avec la famille ou avec un représentant légal. Ce disposition vise le respect de la dignité humaine et les droits fondamentaux de l’homme.&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les méthodes d&#039;entretien se distinguent par la mise en oeuvre des processus fondamentaux de communication et d&#039;interaction humaine. Ces processus permettent au chercheur de retirer de ses entretien des informations et éléments de réflexion riches en nuances. &lt;br /&gt;
Nous avons utilisé la variante entretien centré, avec une petite liste de questions-guides ouvertes afin que l&#039;interviewé puisse parler ouvertement d&#039;un événement ou d&#039;une expérience précise à laquelle il a participé. En ce cas Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La lutte contre les abus de la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
[[Entretien avec M. Alain Riesen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Questions pour l&#039;entretien ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Depuis quand et avec qui (quel groupe) vous êtes-vous engagé/e dans la lutte pour les droits de la personne et quel était à ce moment votre statut (ou fonction)? Dans quel contexte s&#039;est inséré cette démarche ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2. Il y a-t-il un événement originel? Pourriez vous nous raconter un ou des événement/s marquant/s que vous avez mené ou qui vous ont frappé dans cette période en faveur de ces droits ? &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3. Quels ont été les changements les plus importantes auxquels vous avez assistés?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.  Y a-t-il des valeurs que vous avez eu le sentiments d&#039;avoir porté en avant et si oui, lesquelles étaient-elle?  (avoir en tête: corps réappropriation et bien-être et développement, bien être psychique, son développement, la liberté, autodétermination de la personne, mais ne les évoquer que si la personne ne répond pas!)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Qu&#039;en est-il aujourd&#039;hui de cette lutte et des acquis et des risques de retour en arrière?  Sur quoi faudrait-il continuer de se battre de lutter?&lt;br /&gt;
Est-ce que vous continuer aujourd&#039;hui de vous engager et sur quoi?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Entretien_avec_M._Alain_Riesen|L&#039;Entretien avec M. Alain Riesen]] nous a permis d&#039;avoir une vue d&#039;ensemble sur les années &#039;60-&#039;80. Grace à son histoire et les réponses aux questions nous avons pu recueillir beaucoup d&#039;éléments sur les principaux changements, les mouvements militants et les conquêtes par rapport aux droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion et discussion ==&lt;br /&gt;
La période des années ’60-’80 constitue une époque de grands changements. Elle a été témoin d’une révolution idéologique, politiques, législative. Il s’agit principalement d’un mouvement général de contestation du pouvoir et des normes institutionnelles. Le mouvement de l’antipsychiatrie avant et du réseau d’alternative à la psychiatrie après, contribuent fortement à la lutte et aux débats contre l’institution totalitaire (Goffman), la violence institutionnelle. Spécifiquement au territoire de Genève, l’association de l’ADUPSY a contribué de façon important à tous ces changements. La cohésion entre les professionnels et les patients permet une action et une réflexion autour de la manière de pratiquer le soin, tout en considérant  la question des droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant les années ’60 les patients psychiatriques étaient, pour la plus parte, reclus, isolés, stigmatisés. La pratique du soin se faisait sous obligation, constriction où le pouvoir décisionnel était exclusivement dans les mains des médecins. Le patient n’avait aucune possibilité d’expression ou contestation, il subissait toute décision du corps médical, il était considéré comme une personne incurable, dangereuse, qui devait être hospitalisé à vie. Le patient vivait donc dans des conditions de vie précaires, où son identité était limité à une personne sans aucun droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après les années ‘60 cette réalité voit un tournant important. Premièrement grâce au CAS, le Comité d’Action de Santé qui a mené une réflexion autour de la politique institutionnelle. Une politique de santé mentale se base sur l’institution, le dispositif institutionnel ; la théorie, la psychopathologie, dont dépend la manière de définir l’identité de la personne ; le corps des professionnels et la législation. Il y a eu une prise de conscience par rapport à la manière de considérer l’autre, on commence à se soucier des conditions de vie de ses personnes, on arrive à une nécessité de changer l’institution, de changer les lois, et les pratiques. Petit à petit on enlève les barreaux dans le dispositif institutionnel, on considère les professionnels comme des soignant et non plus comme des gardiens, progressivement on élimine les traitements de choc. Toute la question sur les droits des patients se révèle, la pratique du soin, la prise en charge des patients, la considération, reconnaissance de la personne voient une évolution importante. L’ADUPSY, l’Association pour les droits des usagers de la psychiatrie, contribue aussi à cette grande évolution, pendant plusieurs années elle a mené un travail pour accueillir  les plaintes, les demandes ou encore les critiques des patients à fin de modifier la réalité qui les concernaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conquêtes, comme mentionné au paravent, ont étaient multiples. Néanmoins la question des droits des patients psychiatriques est toujours d’actualité. L’hospitalisation non volontaire et le type de traitement, liés au pouvoir médical ont encore une très forte influence dans la société de nos jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Barnes, M.(1976). &#039;&#039;Un voyage à travers la folie&#039;&#039;. Paris: Editions du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Basaglia, F.] (1970). [[L&#039;institution en négation - Basaglia|&#039;&#039;L&#039;institution en négation.&#039;&#039;]] Paris: Edition du Seuil. 	&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper  Cooper, D.] (1970). &#039;&#039;Psychiatry et anti-Psychiatry.&#039;&#039; Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault  Foucault, M.](1964) [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_folie_%C3%A0_l%27%C3%A2ge_classique &#039;&#039;Histoire de la folie à l&#039;âge classique&#039;&#039;], Paris : U.G.E., coll. « 10/18 »&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&lt;br /&gt;
* Gendreau,C. (2005). &#039;&#039;Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale&#039;&#039;. Montréal: Les Editions Thémis&lt;br /&gt;
* Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). &#039;&#039;Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&#039;&lt;br /&gt;
* [http://es.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Goffman, E.] (1975). &#039;&#039;Stigmates. Les usages sociaux des handicaps&#039;&#039;. Paris: Les Editions de Minuit.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_S._Szasz Szasz, T.] (1975). [[Résumé :Le mythe de la maladie mentale (1975)|&#039;&#039;Le mythe de la maladie mentale&#039;&#039;]]. Paris: Payot.&lt;br /&gt;
* [http://www.triunfodigital.com/ Triunfo Digital] (s.d.) [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 &#039;&#039;Josep Berke: &amp;quot;La sociedad está enloqueciendo a sus miembros&amp;quot;&#039;&#039;], Archives, Consulté le 8 Novembre 2013 [http://www.triunfodigital.com/ &amp;quot;Triunfo Digital&amp;quot;], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.1], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=29&amp;amp;fecha=1973-04-14 p. 2], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=30&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.3], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=31&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.4]&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye, J.] (2010). &#039;&#039;La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie.&#039;&#039; Paris: Editions Libertaires&lt;br /&gt;
* http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Webographie ==&lt;br /&gt;
* http://www.jhberke.com/index2.html Site web du Dr. Joseph H. Berke.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://vimeo.com/38575546 Ici vous trouverez un entretien à Mary Barnes (langue anglaise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.dionyversite.org/cycle_08-11-A.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.cairn.info/revue-topique-2004-3-page-79.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.geopsy.com/memoires_theses/la_folie.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://senon.pagesperso-orange.fr&lt;br /&gt;
* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://mamytartine.blog.lemonde.fr/mamytartine/2005/08/lantipsychiatri.html &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.e-monsite.com/isabellesamyn/rubrique-1012337.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.academia.edu/440584/Psychanalyse_Et_Antipsychiatrie&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13165</id>
		<title>Droits des patients psychiatriques</title>
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		<updated>2014-01-14T12:30:50Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Historique de la maladie mentale */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
Cet article s’inscrit dans le cadre général des droits de la personne et des droits des patient en psychiatrie en particulier. Il s&#039;agit dans ce chapitre de mieux comprendre comment les revendications des droits des patients psychiatriques relèvent des droits de la personne et d&#039;arriver à expliquer ce que cela recouvre concrètement dans le quotidien en termes de pratiques, mais aussi de désignation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le paysage psychiatrique, au fil des années, a été modifié par l’influence et l’interaction de différents mouvements sociaux et des changements de lois. Cette recherche est une opportunité qui nous permet d’élaborer une réflexion autour de ces interactions et de mieux comprendre l’évolution de la terminologie et l’utilisation des divers moyens thérapeutiques, la mise en place d’un cadre légal préservant les droits des patients psychiatriques et les apports amenés à la société. Il semble que la critique des classifications nosographiques (les [http://fr.wikipedia.org/wiki/Manuel_diagnostique_et_statistique_des_troubles_mentaux DSM]) qui existe depuis les années 20 – lesquelles classifications n&#039;ont été qu&#039;en augmentation (en 1990, 400 classifications) ont visé à la fois le pouvoir qui désigne, mais aussi peut-être plus fondamentalement une manière de &amp;quot;donner sens&amp;quot; à un individu porteur de signes définis essentiellement par les médecins psychiatres. L&#039;alternative serait de considérer la personne, sa parole, sa propre perception, sa conception aussi de la santé (et donc de la folie) dans une remise en question de la relation soignant-soigné. C&#039;est aussi évidemment une remise en question de rapport norme/déviance, mais aussi plus fondamentalement de cette réalité &amp;quot;faussement&amp;quot; ou &amp;quot;artificiellement&amp;quot; construite (symboliquement) par ceux qui détiennent le pouvoir de nommer. Ainsi la critique sociale et politique des année 60-80 se double d&#039;une critique de l&#039;épistémologie du sujet pour mettre à la place une relation plus égalitaire et un respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons commencé par une brève présentation sur la maladie mental et le courant de l’antipsychiatrie, présentation qui nous aide à nous faire une image de ce que représentait pour la société une personne qui manifestait une maladie mentale, un hôpital psychiatrique et surtout ce qui voulait dire pour une personne d&#039;être quelqu’un avec un trouble psychique au début du XXème siècle. La deuxième partie de l’article nous amène dans &amp;quot;la réalité des patients psychiatriques&amp;quot; contemporaine et nous découvrons les changements des lois et des droits pour ces patients. Pour pointer notre recherche, nous avons effectué un entretien avec [[Entretien_avec_M._Alain_Riesen|M. Alain Riesen]], militant de l’antipsychiatrie à Genève, entretien qui nous a permis de voir plus en détail et plus concrètement l’évolution des droits des patients en psychiatrie. Peut-être que cette évolution continuera dans ce vaste domaine, mais il faut souligner le fait que jusqu’au maintenant toutes les personnes qui présentent des troubles psychiques ont le droit aux meilleurs services médicaux et qu&#039;aucune discrimination n’est admise, donc la santé est un segment d’insertion sociale qui place le patient dans la dimension d&#039;être un citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
=== Historique de la maladie mentale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute société se trouve confronté à des personnes qui sortent du fonctionnement ordinaire, qui ne vivent pas selon les normes en vigueur, allant jusqu&#039;à perturber l’équilibre d&#039;un groupe social (famille, classe, atelier, entreprise, institution, etc.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En traversant les âges et les cultures, la maladie mentale a connu les définitions et les explications les plus variées. En effet, « puisque la folie plonge ses racines aux sources de la culture, être fous est différent selon le pays ou la région dont on est originaire » &amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires,(p.13) &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l’Europe, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye] met en évidence comment à partir de l’Antiquité on s’est occupé du problème des personnes déviantes en les bannissant et en les excluant de la société. Durant le Moyen Âge, en particulier en France, l’exclusion de la société se faisait par exemple en mettant les personnes qui dérangeaient sur une barque et en les abandonnant sur une rivière.  Au tour de l’année 1000, de l’exclusion et du bannissement en dehors des villes, il y a la mise en place d’un premier système d’enfermement. Dans les maladreries et les hostelleries (préludes des hôpitaux généraux), on commence à enfermer les malades mentaux avec tout sortes des personnes &amp;quot;marginales&amp;quot;. La promiscuité, l&#039;insalubrité, la surpopulation, ainsi que les maladies transformaient ces lieux en lieux d’extermination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La religion avait une très grande influence durant toute cette période. La maladie mentale était interprétée comme la punition de Dieu en réponse à un péché. Le personne déviante était donc aussi enfermée pour protéger la société et pour qu’elle puisse faire amende honorable. Progressivement, mais surtout pendant le XIX, le pouvoir sur la maladie mentale passe entre les mains des médecins. En effet, ces derniers, écrit Lesage de la Haye « […] vont devenir les responsables du traitement des malades mentaux et mêmes les directeurs des asiles d’aliénés »&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires,(p.22)&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt pour les problèmes liés à la santé mentale surgit dans les années d’après-guerre à cause d’une forte augmentation des cas pris en charge. À partir des années 1970, sur la voie des protestations anticonformistes de Mai 1968 et sous l’influence et la pression des familles, on commence à dénoncer les conditions précaires des malades mentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mouvement de l&#039;antipsychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant les années 1960 apparaissait un nouveau courant qui a explosé dans plusieurs pays, l&#039;Antipsychiatrie, qui prend le contre-pied de la psychiatrie. La critique vise à remettre en question non seulement la psychiatrie et la prise en charge des malades mentaux, mais aussi la société au sens large. Ce mouvement qui s&#039;exprime sous différentes formes dans plusieurs pays, offre une nouvelle conception de la liberté aux patients psychiatriques en leur donnant la voix et le pouvoir de choisir leur parcours de soins, condamne la société capitaliste qui rejet tout individu non rentable et qui ne se conforme pas au règles de fonctionnement de la société. Les prisons et les hôpitaux psychiatriques sont l&#039;expression de la mise à l&#039;écart de toute personne qui affiche une différence trop importante face à la norme. Ce courant de pensé est très révolutionnaire et prône la liberté des individus.&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon, Lesage de la Haye, l&#039;antipsychiatrie n&#039;est pas un courant de pensée, c&#039;est un vaste mouvement qui ne trouve pas une véritable unité concernant les théories et les pratiques des différents représentant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme «Antipsychiatrie» est utilisée pour la première fois par Cooper [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper David Cooper] en 1967 dans son ouvrage «Psychiatrie et antipsychiatrie»&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil.&amp;lt;/ref&amp;gt; et à travers ses expériences dans le &amp;quot;pavillon 21&amp;quot; à Kingsley Hall (Londres), il s&#039;oppose au système hiérarchique et aliénant qui conduit à l’internement des personnes et en les rendant des malades chroniques. Ainsi, il propose d&#039;étudier la personne dans son contexte de vie, en relativisant le diagnostic et l&#039;étiquetage. Il est suivi par d’autres militants de ce courant idéologique, notamment par Aaron Esterson et [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Laing Ronald David Laing]. Tous les trois travaillent en Grande-Bretagne et offrent une réponse plus sociale et communautaire en s&#039;opposant à la psychiatrie ordinaire, au diagnostic, à la pratique et à la politique en vigueur.&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un exemple intéressant est le livre qui raconte le parcours d’une patiente, [http://en.wikipedia.org/wiki/Mary_Barnes Mary Barnes], qui avait suivi une thérapie à Kingsley Hall avec le psychiatre [http://www.jhberke.com/index2.html%20 Joseph Berke] et sous la direction de Ronald David Laing. Le livre « Un voyage à travers la folie »&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;, écrit en 1976 par Mary Barnes avec la collaboration de [http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Berke Joseph Berke] est un exemple du passage à travers la folie qui donne un point de vue différent: il valorise la personne et ses droits en tant que patient, l’importance de l&#039;autodétermination personnelle et de l’intégration sociale. Le professionnel est vu comme témoin dans le parcours du patient. Il représente aussi un soutient au mouvement de l&#039;antipsychiatrie.&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Parallèlement, aux Etats-Unis, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Erving Goffman] publie en 1961 un ouvrage qui influencera aussi le courant de l&#039;antipsychiatrie [[Asiles, études sur la condition sociale des malades mentaux|&amp;quot;ASILES, études sur la condition des malades mentales&amp;quot;]], (basé sur des observations des comportements des patients et du personnel d&#039;un hôpital psychiatrique ). L’auteur commence par donner une définition des  « institutions totalitaires » qui se caractérisent par le niveau d’exclusion et de contrôle dans lequel se trouve le reclus. La vie dans de ce genre d’institution est décrite en négatif par comparaison avec le déroulement de la vie à l’extérieur. Une fois admis au sein de l&#039;institution l&#039;individu est mis sous tutelle et perd tous les droits dont il jouissait en tant que membre de la société et se trouve sous l&#039;emprise du pouvoir du médecin &amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1963, avec son livre [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stigmate_%28Erving_Goffman%29 «Stigmate&amp;quot;. Les usages sociaux des handicaps»&amp;lt;ref&amp;gt; Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;], il continue à exprimer ses idées, selon lesquelles d&#039;une manière indirecte, influenceront les droits de l’homme. Goffman donne une définition plus élargie du stigmate en mettant en évidence un ensemble des concepts sur «l&#039;image social» des individus et ce qu&#039;ils peuvent transmettre d&#039;eux-mêmes aux autres en situations de confrontation. (Le stigmate permet de marquer une différence entre les personnes &amp;quot;dites normales&amp;quot; et celles qui présentent des caractéristiques déviantes de la norme.)&amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aux Etats Unis, [[Thomas_Szasz|Thomas Szas]], professeur en psychiatrie (et admirateur de Michel Foucault) pour ses dénonciations des abus de la psychiatrie, ne préconisait pas les mêmes solutions. Szasz défend vivement les droits des malades mentaux et fait une double critique à la psychiatrie: la maladie mental n’est pas une vrais maladie, mais une justification légitimant, avec l’appui de médecins et des avocats, l’intervention du pouvoir pour protéger les gens contre eux mêmes. La psychiatrie est ainsi utilisée comme un outil de contrôle social à grande échelle, au nom du bien-être des « normaux ». Szasz décrit et dénonce dans son célèbre livre &amp;quot;Le mythe de la maladie mentale&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Szasz, T. (1975). Le mythe de la maladie mentale. Paris: Payot.&amp;lt;/ref&amp;gt;, paru en 1961, l’utilisation de la psychiatrie comme moyen du contrôle social, d&#039;esclavage déguisé en thérapie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Italie, dans la même période, le mouvement trouve un autre représentant. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Franco Basaglia], mène au niveau politique une lutte dans laquelle il revendique à haut voix les droits des patients ainsi que la fermeture des asiles (L&#039;auteur de &amp;quot;L&#039;institution en négation&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;) - Basaglia critique l&#039;enferment des malades mentaux comme n&#039;étant pas une solution)&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Finalement la solution arrive en 1978, avec la Loi-180. La création de nombreux lieux alternatif, tels que de centres de jour, des foyer et d&#039;autres formes innovatrices, ainsi qu&#039;une participation nationale des syndicats, la partie communiste et le monde du travail, ont permis aux malades mentaux de réintégrer la vie en société.&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;. À noter, malgré ça, il y a des différences très importantes entre les régions les plus développées et d&#039;autres régions italiennes. Cela a influencé la réintégration des patients psychiatriques.&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la France, plusieurs représentants ont pris parti au mouvement de l’antipsychiatrie. On y retrouve Roger Gentis, [http://es.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Guattari Félix Guattari], [http://es.wikipedia.org/wiki/Robert_Castel Robert Castel], ainsi que Michel Foucault.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce dernier, tout en étant en retrait par rapport aux autres praticiens, il offre dans son ouvrage « Histoire de la folie à l’âge classique », une représentation de comment la notion de folie, d’aliénation,  de maladie mentale sont en relation très étroite avec le contexte. À travers une lecture historique de la folie, l’auteur met en évidence l’influence des normes, des valeurs et des croyances en rapport aux explications des causes de celle-ci. Le rôle social du « fou » dépend également de la vision que la société a sur la folie.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard&amp;lt;/ref&amp;gt;. Déjà en 1954, dans l&#039;ouvrage « Maladie mentale et psychologie », Foucault met en évidence le fait que en Occident la folie a acquis le statut de maladie mentale très récemment, en devenant ainsi objet d’étude de la part de la psychiatrie. Les explications que l’on donnait auparavant à ce type de phénomène étaient du domaine de la magie et de la religion. Le contexte influence le regard que l’on pose sur une problématique.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau général, le mouvement essaye de se centrer dans l&#039;application d&#039;une thérapie dans le contexte du sujet (soit familial ou communautaire) et non pas dans le contexte clinique. Les trois thèses de l’antipsychiatrie (antinosographique, anti-institutionnelle, anti-thérapeutique) se manifestent comme une prise de conscience collective. La thèse antinosographique conteste l’appartenance des troubles psychiques au concept de maladie et la nécessité à n’importe quel type d’assistance psychiatrique et soutien que la classification des maladies mentales et le diagnostic donné constituent une forme d’étiqueter et de stigmatiser une personne. La thèse anti-thérapeutique est une réaction contre les mesures dures des traitements appliques aux malades psychiques  (l’électrochoc, la médicamentation abusive et obligatoire, la privation de liberté) et encourage le traitement sans médicamentation, basé sur une communauté thérapeutique. La thèse anti-institutionnelle condamne les institutions en les nommant totalitaires car tout est enfermé, contrôle et obligatoire et propose de modifier la relation entre les psychiatres et les patients.&lt;br /&gt;
Le mouvement de l’antipsychiatrie a contribué pour : la sensibilisation des autorités et l’opinion publique, le fait de non-être stigmatise pour les personnes avec de trouble psychique, l’influence et l’aide de mouvement pour les droits des patients, la reformation du système par l’introduction des lois qui ont comme but de protéger les droits et d’améliorer les conditions d’assistance psychiatrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réalité des patients psychiatriques ==&lt;br /&gt;
=== Lois sur la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement antipsychiatrique, comme mentionné au paravent, a été le premier à se battre pour la fermeture des asiles en s’opposant à la psychiatrie traditionnelle avec des idées, des interprétations de la maladie mentale et surtout des actions subversives. Au niveau législatif, cela s&#039;est traduit par la [http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf Loi 180], qui a été la première et seule loi qui ordonne la fermeture des hôpitaux psychiatriques en Italie. Approuvé grâce au soutien de Franco Basaglia le 13 mai 1978 (elle est parfois appelée &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot;), elle règle tous contrôles et traitements sanitaires volontaires et obligatoires pour des personnes avec une maladie mentale. Elle se base sur des principes tels que le respect de la dignité de la personne, des ses droits civils et politiques. Le droit de choisir librement son médecin et son lieu soin, ou encore le droit de communiquer avec qui ils désirent. Tous les traitements doivent être assurer par consensus et la participation de la personne. La &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot; vise aussi à une &amp;quot;réforme sémiotique&amp;quot; des termes utilisés pour définir les patients psychiatriques. Elle supprime tout définition dans le code pénal comme &amp;quot;aliéné mental&amp;quot; ou &amp;quot;infirme mental&amp;quot;. Il s’agit d’une loi qui agit sur plusieurs niveaux, que ça soit sur les droits de la personne, sur les institutions soignantes ou encore à niveau pénal. Elle représente une réforme sociale et politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droits des patients psychiatriques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les droits des patients psychiatriques s&#039;inscrivent dans [http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Droits_des_patients_(%C3%A0_l%27h%C3%B4pital) les droits des patients] en général, avec quelques différences qui est propre à cette population. Comme nous le verrons dans ce sous-chapitre, la nature de la maladie mentale peut impliquer des limitations au niveau juridique dans l’exercice de certains droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les préoccupations concernant la protections des droits des patients psychiatriques est un fait relativement récent qui débute dans les années 1960 et qui prend plus d&#039;ampleur dans les années 1970 au niveau national ainsi qu&#039;international. Dans plusieurs pays on assiste à des modifications législatives, mais les questionnements concernant le traitement des maladies mentales s&#039;opère aussi au niveau des droits internationales et de la liberté de la personne. &amp;lt;ref&amp;gt;Gendreau,C. (2005). Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale. Montréal: Les Editions Thémis &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, des personnes qui avaient connu l’expérience de l’institution psychiatrique s’adressent au  réseau international d’alternative à la psychiatrie, qui avait organisé une rencontre à Genève, dans le but de créer un organisme capable de défendre les droits des usagers de la psychiatrie. Cette démarche s’inscrit dans un processus de médiatisation qui, depuis les années 1976-1977, avait porté au grand jour le fonctionnement du système psychiatrique genevois et les internements qualifiés comme abusifs.  (Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas)   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ainsi que, en 1979 à Genève, des personnes tels que médecins, psychiatres, psychologues, assistants sociaux, juristes et usagers de la psychiatrie fondent l’[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf ADUPSY], l’association pour les droits des usagers de la psychiatrie. Une association dont le but est de lutter contre toutes discriminations en défendant les droits démocratiques fondamentaux des personnes psychiatriques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à la révision de la Loi sur le régime des personnes atteintes d’affections mentales du 1936, ils lancent des propositions qui viseront à combler les lacunes pratiques dont cette loi n’a pas su changer dans la pratique quotidienne de la prise en charge et de la reconnaissance de la personne psychiatrique. Comme par exemple recourir à l’internement lorsqu’il est réellement nécessaire, tandis qu’il s’agit encore d’une pratique naturelle, ordinaire à laquelle on recourt presque toujours, ou l’impossibilité du malade à faire recours lors de son internement ou au moment de la sortie, ou encore l’action faite par le Conseil de surveillance psychiatrique qui protège la société du malade mental en le stigmatisant encore plus ou lieu de protéger ce dernier. Ce sont tous des exemples de comment la loi ne s’est pas traduite en pratique selon ses principes.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf L&#039;Adupsy] lance ses propositions en essayant de modifier la réalité psychiatrique. Elle revendique la suppression totales des internements visant une modification de toutes pratiques psychiatriques. Elle croit dans une nouvelle législation qui tiendrait en compte des modifications du [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code Civile Suisse], des recommandations de l’Assemblée parlementaire du Conseil d’Europe inhérent la situation des malades mentaux et des recommandations de l’[http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_sant%C3%A9 OMS]. Leurs propositions visent trois aspects principaux liés aux droits de la personne : l’admission, le droit de recours et les droits liés au traitement et à la participation à la recherche clinique. [ici il faudrait que l&#039;on sache sur quoi vous vous baser pour dire cela: les références manquent!!!]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut supprimer l’internement, l’admission doit être volontaire du début la fin du traitement, dans le sens que toute prise en charge ou action thérapeutique ne peut pas être efficace si le patient n’est pas d’accord. Le libre arbitre, le droit de choix ou de refus, une participation active sont des aspects nécessaires lors qu’on vise une prise en charge efficace, dans le respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit de recours doit être une instance judiciaire. Dans ce sens là le Conseil de surveillance psychiatrique doit être remplacé par la Chambre de révision psychiatrique. La personne psychiatrique ne devrait plus être stigmatisée au tant que malade, elle n’est pas dangereuse et donc la société ne doit pas être protégée par ce dernier. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le troisième objectif concernant les droits liés au traitement et à la participation à la recherche médicale implique l’abolition de tout traitement médical sans le consensus du patient, il faut présenter au patient les implications du traitement, les alternatives et s’il veut il peut consulter un autre médecin de son choix. &lt;br /&gt;
Ces trois aspects visent, comme écrit au paravent, une modification des conditions de prise en charge, des droits des patients en tant que personnes et du tout le système psychiatrique.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La période comprise entre les années ’60 et ’80 est témoin d’une grand révolution vis à vis des droits des patients psychiatriques. Même si elle reste une révolution idéologique, car tous principes, toutes actions ne sont pas traduites en pratique pour l’instant, elle représente le précurseur pour un nouvelle réalité où on envisage une meilleure considération des droits de la personne au tant que tel et pas en tant que malade mentale, où on reconsidère la pratique psychiatrie à fin d’améliorer la prise en charge et les réponses aux besoins de ces personnes… À modifier, continuer….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La loi K 1 25 de 1979 ===&lt;br /&gt;
Suite à deux cas d’internement qui avaient touché profondément l’opinion publique genevoise, ainsi que grâce aux mouvements militant pour une remise en question des traitements des patients psychiatriques, deux projet de révision ont été proposés au [https://www.ge.ch/grandconseil/index.asp Grand Conseil] concernant la loi du 14 mars 1936 sur le régime des personnes atteintes d’affection mentale.    &lt;br /&gt;
Selon la commission parlementaire la difficulté majeure est liée au fait qu’il faut renforcer les droits des malades mentaux tout en continuant de protéger le reste de la population de ces personnes. &lt;br /&gt;
Un difficulté supplémentaire été due  à la récente ratification (1974) de la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme Convention européenne des droits de l’homme] (CEDH) qui interdisait toute forme d’internement administratif sans recours judiciaire. &lt;br /&gt;
La loi du 1979 apporte des changements sur plusieurs niveaux. Tout d’abord l’application de la loi se limite aux personnes atteinte de maladie mentale dont l’état nécessite une prise en charge en hôpital psychiatrique. Avant la révision, la loi s’appliquait à toute personne atteinte de maladie mentale qui aurait pu compromettre la sécurité et la tranquillité publique, ainsi que leur propre sécurité. &lt;br /&gt;
Deuxièmement elle impose aux établissements privé et publique un régime de surveillance des registres des entrées et de sorties. &lt;br /&gt;
En outre cette loi renforce les droits des patients psychiatriques. Le patient acquiert l’accès à son dossier médical et ce dernier et sa famille doivent être informés de tous les droits dont ils disposent.&lt;br /&gt;
De plus, la loi fixe les conditions d’admission des malades mentaux en faisant la distinction entre admission volontaire et involontaire. L’admission volontaire nécessite un certificat médical qui justifie l’admission du patient en raison de son état mentale.  Etant donné que l’admission involontaire comporte une atteinte à la liberté de l’individu, elle peut être demandé seulement si ces trois conditions sont réunies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Le malade présente des troubles mentaux&lt;br /&gt;
* Son état constitue un danger grave pour lui-même ou pour autrui&lt;br /&gt;
* Un traitement et des soins dans un établissement psychiatrique s’avèrent nécessaires. » (p.8)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un examen ultérieur concernant les symptômes du malade, les motifs de l’hospitalisation et le dégrée d’urgence de la situation est nécessaire afin de confirmer ou annuler l’hospitalisation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La capacité de discernement ===&lt;br /&gt;
Le discernement est définit dans l’article 16 du code civil et implique la capacité de pouvoir agir de façon raisonnable. On estime capable de discernement toute personne qui agit en connaissance de cause. Le code civil prévoit certaines situations dans lesquelles cette capacité peut être limitée dans l’intérêt de la personne concernée, notamment dans le cas de « maladie mentale » et de « faiblesse d’esprit ».  La reconnaissance de cette capacité est la condition indispensable sans laquelle l’individu n’est pas en mesure d’exercer ses droits personnels.&lt;br /&gt;
L’évaluation de la capacité de discernement se prête à controverse, notamment entre psychiatre et juriste, car il est impossible de poser un jugement objectif. Ceci est encore de nos jours source de malentendus et il semble très difficile qu’une réforme juridique puisse parvenir à éclaircir cette situation compliquée. Afin de limiter l’imposition d’une étiquette trop lourde, l’évaluation de la capacité de discernement s’opère toujours en relation à une situation précise. Une réévaluation s’impose donc face à toute nouvelle situation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Privation de liberté à des fins d’assistance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, le Parlement fédéral a modifié le [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code civil suisse] en matière de privation de liberté à des fins d’assistance afin de rendre compatible le droit suisse avec [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme la Convention européenne des droits de l’homme] (ratifiée par la Suisse en 1974). &lt;br /&gt;
Les causes permettant la privation de la liberté d’un individu prévues dans l’article 397a CC sont :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
* La maladie mentale&lt;br /&gt;
* La faiblesse d’esprit&lt;br /&gt;
* La toxicomanie&lt;br /&gt;
* Le grave état d’abandon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de limiter les abus, cette première condition doit s’accompagner de deux autres conditions. La privation de liberté est la seul solution possible afin d’assurer l’assistance nécessaire à la personne. Tous les autres possibles prises en charges (traitement ambulatoire, assistance de l’entourage,…) doivent être considérées comme des solutions inefficaces. &lt;br /&gt;
En outre, la prise en charge doit être assurée par un établissement apte à fournir les prestations spécifiques dont l’individu a besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit fédéral impose des garanties minimales dans le but de protéger la personne privée de liberté à des fins d’assistance. Parmi les droit dont dispose l’individu on trouve :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le droit à l’information concernant le pourquoi de sa privation de liberté&lt;br /&gt;
* La demande de libération. Cette demande peut être également formulée par les proches.&lt;br /&gt;
* Le droit à l’assistance juridique&lt;br /&gt;
* Le droit d’être inétendue devant le juge&lt;br /&gt;
* … &amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===  La déclaration de Hawaï 1977 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1977, L’association mondiale des psychiatres rédige une charte éthique concernant les pratiques, ainsi que les buts de la psychiatrie. Parmi les recommandations que l’on prône, on y trouve que le rapport entre le psychiatre et le patient doit être basé sur la confiance et le respect. Le psychiatre es au service du patient et ce dernier doit être considéré comme un partenaire. Le soignant doit privilégier les interventions thérapeutiques qui limitent le moins possibles la liberté du patient. Dans le cas d’incapacité de discernement, toute action thérapeutique doit être discuté avec la famille ou avec un représentant légal. Ce disposition vise le respect de la dignité humaine et les droits fondamentaux de l’homme.&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les méthodes d&#039;entretien se distinguent par la mise en oeuvre des processus fondamentaux de communication et d&#039;interaction humaine. Ces processus permettent au chercheur de retirer de ses entretien des informations et éléments de réflexion riches en nuances. &lt;br /&gt;
Nous avons utilisé la variante entretien centré, avec une petite liste de questions-guides ouvertes afin que l&#039;interviewé puisse parler ouvertement d&#039;un événement ou d&#039;une expérience précise à laquelle il a participé. En ce cas Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La lutte contre les abus de la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
[[Entretien avec M. Alain Riesen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Questions pour l&#039;entretien ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Depuis quand et avec qui (quel groupe) vous êtes-vous engagé/e dans la lutte pour les droits de la personne et quel était à ce moment votre statut (ou fonction)? Dans quel contexte s&#039;est inséré cette démarche ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2. Il y a-t-il un événement originel? Pourriez vous nous raconter un ou des événement/s marquant/s que vous avez mené ou qui vous ont frappé dans cette période en faveur de ces droits ? &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3. Quels ont été les changements les plus importantes auxquels vous avez assistés?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.  Y a-t-il des valeurs que vous avez eu le sentiments d&#039;avoir porté en avant et si oui, lesquelles étaient-elle?  (avoir en tête: corps réappropriation et bien-être et développement, bien être psychique, son développement, la liberté, autodétermination de la personne, mais ne les évoquer que si la personne ne répond pas!)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Qu&#039;en est-il aujourd&#039;hui de cette lutte et des acquis et des risques de retour en arrière?  Sur quoi faudrait-il continuer de se battre de lutter?&lt;br /&gt;
Est-ce que vous continuer aujourd&#039;hui de vous engager et sur quoi?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Entretien_avec_M._Alain_Riesen|L&#039;Entretien avec M. Alain Riesen]] nous a permis d&#039;avoir une vue d&#039;ensemble sur les années &#039;60-&#039;80. Grace à son histoire et les réponses aux questions nous avons pu recueillir beaucoup d&#039;éléments sur les principaux changements, les mouvements militants et les conquêtes par rapport aux droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion et discussion ==&lt;br /&gt;
La période des années ’60-’80 constitue une époque de grands changements. Elle a été témoin d’une révolution idéologique, politiques, législative. Il s’agit principalement d’un mouvement général de contestation du pouvoir et des normes institutionnelles. Le mouvement de l’antipsychiatrie avant et du réseau d’alternative à la psychiatrie après, contribuent fortement à la lutte et aux débats contre l’institution totalitaire (Goffman), la violence institutionnelle. Spécifiquement au territoire de Genève, l’association de l’ADUPSY a contribué de façon important à tous ces changements. La cohésion entre les professionnels et les patients permet une action et une réflexion autour de la manière de pratiquer le soin, tout en considérant  la question des droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant les années ’60 les patients psychiatriques étaient, pour la plus parte, reclus, isolés, stigmatisés. La pratique du soin se faisait sous obligation, constriction où le pouvoir décisionnel était exclusivement dans les mains des médecins. Le patient n’avait aucune possibilité d’expression ou contestation, il subissait toute décision du corps médical, il était considéré comme une personne incurable, dangereuse, qui devait être hospitalisé à vie. Le patient vivait donc dans des conditions de vie précaires, où son identité était limité à une personne sans aucun droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après les années ‘60 cette réalité voit un tournant important. Premièrement grâce au CAS, le Comité d’Action de Santé qui a mené une réflexion autour de la politique institutionnelle. Une politique de santé mentale se base sur l’institution, le dispositif institutionnel ; la théorie, la psychopathologie, dont dépend la manière de définir l’identité de la personne ; le corps des professionnels et la législation. Il y a eu une prise de conscience par rapport à la manière de considérer l’autre, on commence à se soucier des conditions de vie de ses personnes, on arrive à une nécessité de changer l’institution, de changer les lois, et les pratiques. Petit à petit on enlève les barreaux dans le dispositif institutionnel, on considère les professionnels comme des soignant et non plus comme des gardiens, progressivement on élimine les traitements de choc. Toute la question sur les droits des patients se révèle, la pratique du soin, la prise en charge des patients, la considération, reconnaissance de la personne voient une évolution importante. L’ADUPSY, l’Association pour les droits des usagers de la psychiatrie, contribue aussi à cette grande évolution, pendant plusieurs années elle a mené un travail pour accueillir  les plaintes, les demandes ou encore les critiques des patients à fin de modifier la réalité qui les concernaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conquêtes, comme mentionné au paravent, ont étaient multiples. Néanmoins la question des droits des patients psychiatriques est toujours d’actualité. L’hospitalisation non volontaire et le type de traitement, liés au pouvoir médical ont encore une très forte influence dans la société de nos jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Barnes, M.(1976). &#039;&#039;Un voyage à travers la folie&#039;&#039;. Paris: Editions du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Basaglia, F.] (1970). [[L&#039;institution en négation - Basaglia|&#039;&#039;L&#039;institution en négation.&#039;&#039;]] Paris: Edition du Seuil. 	&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper  Cooper, D.] (1970). &#039;&#039;Psychiatry et anti-Psychiatry.&#039;&#039; Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault  Foucault, M.](1964) [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_folie_%C3%A0_l%27%C3%A2ge_classique &#039;&#039;Histoire de la folie à l&#039;âge classique&#039;&#039;], Paris : U.G.E., coll. « 10/18 »&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&lt;br /&gt;
* Gendreau,C. (2005). &#039;&#039;Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale&#039;&#039;. Montréal: Les Editions Thémis&lt;br /&gt;
* Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). &#039;&#039;Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&#039;&lt;br /&gt;
* [http://es.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Goffman, E.] (1975). &#039;&#039;Stigmates. Les usages sociaux des handicaps&#039;&#039;. Paris: Les Editions de Minuit.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_S._Szasz Szasz, T.] (1975). [[Résumé :Le mythe de la maladie mentale (1975)|&#039;&#039;Le mythe de la maladie mentale&#039;&#039;]]. Paris: Payot.&lt;br /&gt;
* [http://www.triunfodigital.com/ Triunfo Digital] (s.d.) [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 &#039;&#039;Josep Berke: &amp;quot;La sociedad está enloqueciendo a sus miembros&amp;quot;&#039;&#039;], Archives, Consulté le 8 Novembre 2013 [http://www.triunfodigital.com/ &amp;quot;Triunfo Digital&amp;quot;], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.1], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=29&amp;amp;fecha=1973-04-14 p. 2], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=30&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.3], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=31&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.4]&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye, J.] (2010). &#039;&#039;La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie.&#039;&#039; Paris: Editions Libertaires&lt;br /&gt;
* http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Webographie ==&lt;br /&gt;
* http://www.jhberke.com/index2.html Site web du Dr. Joseph H. Berke.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://vimeo.com/38575546 Ici vous trouverez un entretien à Mary Barnes (langue anglaise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.dionyversite.org/cycle_08-11-A.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.cairn.info/revue-topique-2004-3-page-79.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.geopsy.com/memoires_theses/la_folie.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://senon.pagesperso-orange.fr&lt;br /&gt;
* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://mamytartine.blog.lemonde.fr/mamytartine/2005/08/lantipsychiatri.html &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.e-monsite.com/isabellesamyn/rubrique-1012337.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.academia.edu/440584/Psychanalyse_Et_Antipsychiatrie&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13164</id>
		<title>Droits des patients psychiatriques</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13164"/>
		<updated>2014-01-14T12:29:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Historique de la maladie mentale */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
Cet article s’inscrit dans le cadre général des droits de la personne et des droits des patient en psychiatrie en particulier. Il s&#039;agit dans ce chapitre de mieux comprendre comment les revendications des droits des patients psychiatriques relèvent des droits de la personne et d&#039;arriver à expliquer ce que cela recouvre concrètement dans le quotidien en termes de pratiques, mais aussi de désignation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le paysage psychiatrique, au fil des années, a été modifié par l’influence et l’interaction de différents mouvements sociaux et des changements de lois. Cette recherche est une opportunité qui nous permet d’élaborer une réflexion autour de ces interactions et de mieux comprendre l’évolution de la terminologie et l’utilisation des divers moyens thérapeutiques, la mise en place d’un cadre légal préservant les droits des patients psychiatriques et les apports amenés à la société. Il semble que la critique des classifications nosographiques (les [http://fr.wikipedia.org/wiki/Manuel_diagnostique_et_statistique_des_troubles_mentaux DSM]) qui existe depuis les années 20 – lesquelles classifications n&#039;ont été qu&#039;en augmentation (en 1990, 400 classifications) ont visé à la fois le pouvoir qui désigne, mais aussi peut-être plus fondamentalement une manière de &amp;quot;donner sens&amp;quot; à un individu porteur de signes définis essentiellement par les médecins psychiatres. L&#039;alternative serait de considérer la personne, sa parole, sa propre perception, sa conception aussi de la santé (et donc de la folie) dans une remise en question de la relation soignant-soigné. C&#039;est aussi évidemment une remise en question de rapport norme/déviance, mais aussi plus fondamentalement de cette réalité &amp;quot;faussement&amp;quot; ou &amp;quot;artificiellement&amp;quot; construite (symboliquement) par ceux qui détiennent le pouvoir de nommer. Ainsi la critique sociale et politique des année 60-80 se double d&#039;une critique de l&#039;épistémologie du sujet pour mettre à la place une relation plus égalitaire et un respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons commencé par une brève présentation sur la maladie mental et le courant de l’antipsychiatrie, présentation qui nous aide à nous faire une image de ce que représentait pour la société une personne qui manifestait une maladie mentale, un hôpital psychiatrique et surtout ce qui voulait dire pour une personne d&#039;être quelqu’un avec un trouble psychique au début du XXème siècle. La deuxième partie de l’article nous amène dans &amp;quot;la réalité des patients psychiatriques&amp;quot; contemporaine et nous découvrons les changements des lois et des droits pour ces patients. Pour pointer notre recherche, nous avons effectué un entretien avec [[Entretien_avec_M._Alain_Riesen|M. Alain Riesen]], militant de l’antipsychiatrie à Genève, entretien qui nous a permis de voir plus en détail et plus concrètement l’évolution des droits des patients en psychiatrie. Peut-être que cette évolution continuera dans ce vaste domaine, mais il faut souligner le fait que jusqu’au maintenant toutes les personnes qui présentent des troubles psychiques ont le droit aux meilleurs services médicaux et qu&#039;aucune discrimination n’est admise, donc la santé est un segment d’insertion sociale qui place le patient dans la dimension d&#039;être un citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
=== Historique de la maladie mentale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute société se trouve confronté à des personnes qui sortent du fonctionnement ordinaire, qui ne vivent pas selon les normes en vigueur, allant jusqu&#039;à perturber l’équilibre d&#039;un groupe social (famille, classe, atelier, entreprise, institution, etc.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En traversant les âges et les cultures, la maladie mentale a connu les définitions et les explications les plus variées. En effet, « puisque la folie plonge ses racines aux sources de la culture, être fous est différent selon le pays ou la région dont on est originaire » &amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires, p.13 &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l’Europe, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye] met en évidence comment à partir de l’Antiquité on s’est occupé du problème des personnes déviantes en les bannissant et en les excluant de la société. Durant le Moyen Âge, en particulier en France, l’exclusion de la société se faisait par exemple en mettant les personnes qui dérangeaient sur une barque et en les abandonnant sur une rivière.  Au tour de l’année 1000, de l’exclusion et du bannissement en dehors des villes, il y a la mise en place d’un premier système d’enfermement. Dans les maladreries et les hostelleries (préludes des hôpitaux généraux), on commence à enfermer les malades mentaux avec tout sortes des personnes &amp;quot;marginales&amp;quot;. La promiscuité, l&#039;insalubrité, la surpopulation, ainsi que les maladies transformaient ces lieux en lieux d’extermination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La religion avait une très grande influence durant toute cette période. La maladie mentale était interprétée comme la punition de Dieu en réponse à un péché. Le personne déviante était donc aussi enfermée pour protéger la société et pour qu’elle puisse faire amende honorable. Progressivement, mais surtout pendant le XIX, le pouvoir sur la maladie mentale passe entre les mains des médecins. En effet, ces derniers, écrit Lesage de la Haye « […] vont devenir les responsables du traitement des malades mentaux et mêmes les directeurs des asiles d’aliénés »&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires(p.22)&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt pour les problèmes liés à la santé mentale surgit dans les années d’après-guerre à cause d’une forte augmentation des cas pris en charge. À partir des années 1970, sur la voie des protestations anticonformistes de Mai 1968 et sous l’influence et la pression des familles, on commence à dénoncer les conditions précaires des malades mentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mouvement de l&#039;antipsychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant les années 1960 apparaissait un nouveau courant qui a explosé dans plusieurs pays, l&#039;Antipsychiatrie, qui prend le contre-pied de la psychiatrie. La critique vise à remettre en question non seulement la psychiatrie et la prise en charge des malades mentaux, mais aussi la société au sens large. Ce mouvement qui s&#039;exprime sous différentes formes dans plusieurs pays, offre une nouvelle conception de la liberté aux patients psychiatriques en leur donnant la voix et le pouvoir de choisir leur parcours de soins, condamne la société capitaliste qui rejet tout individu non rentable et qui ne se conforme pas au règles de fonctionnement de la société. Les prisons et les hôpitaux psychiatriques sont l&#039;expression de la mise à l&#039;écart de toute personne qui affiche une différence trop importante face à la norme. Ce courant de pensé est très révolutionnaire et prône la liberté des individus.&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon, Lesage de la Haye, l&#039;antipsychiatrie n&#039;est pas un courant de pensée, c&#039;est un vaste mouvement qui ne trouve pas une véritable unité concernant les théories et les pratiques des différents représentant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme «Antipsychiatrie» est utilisée pour la première fois par Cooper [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper David Cooper] en 1967 dans son ouvrage «Psychiatrie et antipsychiatrie»&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil.&amp;lt;/ref&amp;gt; et à travers ses expériences dans le &amp;quot;pavillon 21&amp;quot; à Kingsley Hall (Londres), il s&#039;oppose au système hiérarchique et aliénant qui conduit à l’internement des personnes et en les rendant des malades chroniques. Ainsi, il propose d&#039;étudier la personne dans son contexte de vie, en relativisant le diagnostic et l&#039;étiquetage. Il est suivi par d’autres militants de ce courant idéologique, notamment par Aaron Esterson et [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Laing Ronald David Laing]. Tous les trois travaillent en Grande-Bretagne et offrent une réponse plus sociale et communautaire en s&#039;opposant à la psychiatrie ordinaire, au diagnostic, à la pratique et à la politique en vigueur.&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un exemple intéressant est le livre qui raconte le parcours d’une patiente, [http://en.wikipedia.org/wiki/Mary_Barnes Mary Barnes], qui avait suivi une thérapie à Kingsley Hall avec le psychiatre [http://www.jhberke.com/index2.html%20 Joseph Berke] et sous la direction de Ronald David Laing. Le livre « Un voyage à travers la folie »&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;, écrit en 1976 par Mary Barnes avec la collaboration de [http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Berke Joseph Berke] est un exemple du passage à travers la folie qui donne un point de vue différent: il valorise la personne et ses droits en tant que patient, l’importance de l&#039;autodétermination personnelle et de l’intégration sociale. Le professionnel est vu comme témoin dans le parcours du patient. Il représente aussi un soutient au mouvement de l&#039;antipsychiatrie.&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Parallèlement, aux Etats-Unis, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Erving Goffman] publie en 1961 un ouvrage qui influencera aussi le courant de l&#039;antipsychiatrie [[Asiles, études sur la condition sociale des malades mentaux|&amp;quot;ASILES, études sur la condition des malades mentales&amp;quot;]], (basé sur des observations des comportements des patients et du personnel d&#039;un hôpital psychiatrique ). L’auteur commence par donner une définition des  « institutions totalitaires » qui se caractérisent par le niveau d’exclusion et de contrôle dans lequel se trouve le reclus. La vie dans de ce genre d’institution est décrite en négatif par comparaison avec le déroulement de la vie à l’extérieur. Une fois admis au sein de l&#039;institution l&#039;individu est mis sous tutelle et perd tous les droits dont il jouissait en tant que membre de la société et se trouve sous l&#039;emprise du pouvoir du médecin &amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1963, avec son livre [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stigmate_%28Erving_Goffman%29 «Stigmate&amp;quot;. Les usages sociaux des handicaps»&amp;lt;ref&amp;gt; Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;], il continue à exprimer ses idées, selon lesquelles d&#039;une manière indirecte, influenceront les droits de l’homme. Goffman donne une définition plus élargie du stigmate en mettant en évidence un ensemble des concepts sur «l&#039;image social» des individus et ce qu&#039;ils peuvent transmettre d&#039;eux-mêmes aux autres en situations de confrontation. (Le stigmate permet de marquer une différence entre les personnes &amp;quot;dites normales&amp;quot; et celles qui présentent des caractéristiques déviantes de la norme.)&amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aux Etats Unis, [[Thomas_Szasz|Thomas Szas]], professeur en psychiatrie (et admirateur de Michel Foucault) pour ses dénonciations des abus de la psychiatrie, ne préconisait pas les mêmes solutions. Szasz défend vivement les droits des malades mentaux et fait une double critique à la psychiatrie: la maladie mental n’est pas une vrais maladie, mais une justification légitimant, avec l’appui de médecins et des avocats, l’intervention du pouvoir pour protéger les gens contre eux mêmes. La psychiatrie est ainsi utilisée comme un outil de contrôle social à grande échelle, au nom du bien-être des « normaux ». Szasz décrit et dénonce dans son célèbre livre &amp;quot;Le mythe de la maladie mentale&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Szasz, T. (1975). Le mythe de la maladie mentale. Paris: Payot.&amp;lt;/ref&amp;gt;, paru en 1961, l’utilisation de la psychiatrie comme moyen du contrôle social, d&#039;esclavage déguisé en thérapie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Italie, dans la même période, le mouvement trouve un autre représentant. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Franco Basaglia], mène au niveau politique une lutte dans laquelle il revendique à haut voix les droits des patients ainsi que la fermeture des asiles (L&#039;auteur de &amp;quot;L&#039;institution en négation&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;) - Basaglia critique l&#039;enferment des malades mentaux comme n&#039;étant pas une solution)&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Finalement la solution arrive en 1978, avec la Loi-180. La création de nombreux lieux alternatif, tels que de centres de jour, des foyer et d&#039;autres formes innovatrices, ainsi qu&#039;une participation nationale des syndicats, la partie communiste et le monde du travail, ont permis aux malades mentaux de réintégrer la vie en société.&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;. À noter, malgré ça, il y a des différences très importantes entre les régions les plus développées et d&#039;autres régions italiennes. Cela a influencé la réintégration des patients psychiatriques.&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la France, plusieurs représentants ont pris parti au mouvement de l’antipsychiatrie. On y retrouve Roger Gentis, [http://es.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Guattari Félix Guattari], [http://es.wikipedia.org/wiki/Robert_Castel Robert Castel], ainsi que Michel Foucault.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce dernier, tout en étant en retrait par rapport aux autres praticiens, il offre dans son ouvrage « Histoire de la folie à l’âge classique », une représentation de comment la notion de folie, d’aliénation,  de maladie mentale sont en relation très étroite avec le contexte. À travers une lecture historique de la folie, l’auteur met en évidence l’influence des normes, des valeurs et des croyances en rapport aux explications des causes de celle-ci. Le rôle social du « fou » dépend également de la vision que la société a sur la folie.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard&amp;lt;/ref&amp;gt;. Déjà en 1954, dans l&#039;ouvrage « Maladie mentale et psychologie », Foucault met en évidence le fait que en Occident la folie a acquis le statut de maladie mentale très récemment, en devenant ainsi objet d’étude de la part de la psychiatrie. Les explications que l’on donnait auparavant à ce type de phénomène étaient du domaine de la magie et de la religion. Le contexte influence le regard que l’on pose sur une problématique.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau général, le mouvement essaye de se centrer dans l&#039;application d&#039;une thérapie dans le contexte du sujet (soit familial ou communautaire) et non pas dans le contexte clinique. Les trois thèses de l’antipsychiatrie (antinosographique, anti-institutionnelle, anti-thérapeutique) se manifestent comme une prise de conscience collective. La thèse antinosographique conteste l’appartenance des troubles psychiques au concept de maladie et la nécessité à n’importe quel type d’assistance psychiatrique et soutien que la classification des maladies mentales et le diagnostic donné constituent une forme d’étiqueter et de stigmatiser une personne. La thèse anti-thérapeutique est une réaction contre les mesures dures des traitements appliques aux malades psychiques  (l’électrochoc, la médicamentation abusive et obligatoire, la privation de liberté) et encourage le traitement sans médicamentation, basé sur une communauté thérapeutique. La thèse anti-institutionnelle condamne les institutions en les nommant totalitaires car tout est enfermé, contrôle et obligatoire et propose de modifier la relation entre les psychiatres et les patients.&lt;br /&gt;
Le mouvement de l’antipsychiatrie a contribué pour : la sensibilisation des autorités et l’opinion publique, le fait de non-être stigmatise pour les personnes avec de trouble psychique, l’influence et l’aide de mouvement pour les droits des patients, la reformation du système par l’introduction des lois qui ont comme but de protéger les droits et d’améliorer les conditions d’assistance psychiatrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réalité des patients psychiatriques ==&lt;br /&gt;
=== Lois sur la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement antipsychiatrique, comme mentionné au paravent, a été le premier à se battre pour la fermeture des asiles en s’opposant à la psychiatrie traditionnelle avec des idées, des interprétations de la maladie mentale et surtout des actions subversives. Au niveau législatif, cela s&#039;est traduit par la [http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf Loi 180], qui a été la première et seule loi qui ordonne la fermeture des hôpitaux psychiatriques en Italie. Approuvé grâce au soutien de Franco Basaglia le 13 mai 1978 (elle est parfois appelée &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot;), elle règle tous contrôles et traitements sanitaires volontaires et obligatoires pour des personnes avec une maladie mentale. Elle se base sur des principes tels que le respect de la dignité de la personne, des ses droits civils et politiques. Le droit de choisir librement son médecin et son lieu soin, ou encore le droit de communiquer avec qui ils désirent. Tous les traitements doivent être assurer par consensus et la participation de la personne. La &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot; vise aussi à une &amp;quot;réforme sémiotique&amp;quot; des termes utilisés pour définir les patients psychiatriques. Elle supprime tout définition dans le code pénal comme &amp;quot;aliéné mental&amp;quot; ou &amp;quot;infirme mental&amp;quot;. Il s’agit d’une loi qui agit sur plusieurs niveaux, que ça soit sur les droits de la personne, sur les institutions soignantes ou encore à niveau pénal. Elle représente une réforme sociale et politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droits des patients psychiatriques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les droits des patients psychiatriques s&#039;inscrivent dans [http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Droits_des_patients_(%C3%A0_l%27h%C3%B4pital) les droits des patients] en général, avec quelques différences qui est propre à cette population. Comme nous le verrons dans ce sous-chapitre, la nature de la maladie mentale peut impliquer des limitations au niveau juridique dans l’exercice de certains droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les préoccupations concernant la protections des droits des patients psychiatriques est un fait relativement récent qui débute dans les années 1960 et qui prend plus d&#039;ampleur dans les années 1970 au niveau national ainsi qu&#039;international. Dans plusieurs pays on assiste à des modifications législatives, mais les questionnements concernant le traitement des maladies mentales s&#039;opère aussi au niveau des droits internationales et de la liberté de la personne. &amp;lt;ref&amp;gt;Gendreau,C. (2005). Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale. Montréal: Les Editions Thémis &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, des personnes qui avaient connu l’expérience de l’institution psychiatrique s’adressent au  réseau international d’alternative à la psychiatrie, qui avait organisé une rencontre à Genève, dans le but de créer un organisme capable de défendre les droits des usagers de la psychiatrie. Cette démarche s’inscrit dans un processus de médiatisation qui, depuis les années 1976-1977, avait porté au grand jour le fonctionnement du système psychiatrique genevois et les internements qualifiés comme abusifs.  (Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas)   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ainsi que, en 1979 à Genève, des personnes tels que médecins, psychiatres, psychologues, assistants sociaux, juristes et usagers de la psychiatrie fondent l’[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf ADUPSY], l’association pour les droits des usagers de la psychiatrie. Une association dont le but est de lutter contre toutes discriminations en défendant les droits démocratiques fondamentaux des personnes psychiatriques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à la révision de la Loi sur le régime des personnes atteintes d’affections mentales du 1936, ils lancent des propositions qui viseront à combler les lacunes pratiques dont cette loi n’a pas su changer dans la pratique quotidienne de la prise en charge et de la reconnaissance de la personne psychiatrique. Comme par exemple recourir à l’internement lorsqu’il est réellement nécessaire, tandis qu’il s’agit encore d’une pratique naturelle, ordinaire à laquelle on recourt presque toujours, ou l’impossibilité du malade à faire recours lors de son internement ou au moment de la sortie, ou encore l’action faite par le Conseil de surveillance psychiatrique qui protège la société du malade mental en le stigmatisant encore plus ou lieu de protéger ce dernier. Ce sont tous des exemples de comment la loi ne s’est pas traduite en pratique selon ses principes.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf L&#039;Adupsy] lance ses propositions en essayant de modifier la réalité psychiatrique. Elle revendique la suppression totales des internements visant une modification de toutes pratiques psychiatriques. Elle croit dans une nouvelle législation qui tiendrait en compte des modifications du [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code Civile Suisse], des recommandations de l’Assemblée parlementaire du Conseil d’Europe inhérent la situation des malades mentaux et des recommandations de l’[http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_sant%C3%A9 OMS]. Leurs propositions visent trois aspects principaux liés aux droits de la personne : l’admission, le droit de recours et les droits liés au traitement et à la participation à la recherche clinique. [ici il faudrait que l&#039;on sache sur quoi vous vous baser pour dire cela: les références manquent!!!]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut supprimer l’internement, l’admission doit être volontaire du début la fin du traitement, dans le sens que toute prise en charge ou action thérapeutique ne peut pas être efficace si le patient n’est pas d’accord. Le libre arbitre, le droit de choix ou de refus, une participation active sont des aspects nécessaires lors qu’on vise une prise en charge efficace, dans le respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit de recours doit être une instance judiciaire. Dans ce sens là le Conseil de surveillance psychiatrique doit être remplacé par la Chambre de révision psychiatrique. La personne psychiatrique ne devrait plus être stigmatisée au tant que malade, elle n’est pas dangereuse et donc la société ne doit pas être protégée par ce dernier. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le troisième objectif concernant les droits liés au traitement et à la participation à la recherche médicale implique l’abolition de tout traitement médical sans le consensus du patient, il faut présenter au patient les implications du traitement, les alternatives et s’il veut il peut consulter un autre médecin de son choix. &lt;br /&gt;
Ces trois aspects visent, comme écrit au paravent, une modification des conditions de prise en charge, des droits des patients en tant que personnes et du tout le système psychiatrique.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La période comprise entre les années ’60 et ’80 est témoin d’une grand révolution vis à vis des droits des patients psychiatriques. Même si elle reste une révolution idéologique, car tous principes, toutes actions ne sont pas traduites en pratique pour l’instant, elle représente le précurseur pour un nouvelle réalité où on envisage une meilleure considération des droits de la personne au tant que tel et pas en tant que malade mentale, où on reconsidère la pratique psychiatrie à fin d’améliorer la prise en charge et les réponses aux besoins de ces personnes… À modifier, continuer….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La loi K 1 25 de 1979 ===&lt;br /&gt;
Suite à deux cas d’internement qui avaient touché profondément l’opinion publique genevoise, ainsi que grâce aux mouvements militant pour une remise en question des traitements des patients psychiatriques, deux projet de révision ont été proposés au [https://www.ge.ch/grandconseil/index.asp Grand Conseil] concernant la loi du 14 mars 1936 sur le régime des personnes atteintes d’affection mentale.    &lt;br /&gt;
Selon la commission parlementaire la difficulté majeure est liée au fait qu’il faut renforcer les droits des malades mentaux tout en continuant de protéger le reste de la population de ces personnes. &lt;br /&gt;
Un difficulté supplémentaire été due  à la récente ratification (1974) de la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme Convention européenne des droits de l’homme] (CEDH) qui interdisait toute forme d’internement administratif sans recours judiciaire. &lt;br /&gt;
La loi du 1979 apporte des changements sur plusieurs niveaux. Tout d’abord l’application de la loi se limite aux personnes atteinte de maladie mentale dont l’état nécessite une prise en charge en hôpital psychiatrique. Avant la révision, la loi s’appliquait à toute personne atteinte de maladie mentale qui aurait pu compromettre la sécurité et la tranquillité publique, ainsi que leur propre sécurité. &lt;br /&gt;
Deuxièmement elle impose aux établissements privé et publique un régime de surveillance des registres des entrées et de sorties. &lt;br /&gt;
En outre cette loi renforce les droits des patients psychiatriques. Le patient acquiert l’accès à son dossier médical et ce dernier et sa famille doivent être informés de tous les droits dont ils disposent.&lt;br /&gt;
De plus, la loi fixe les conditions d’admission des malades mentaux en faisant la distinction entre admission volontaire et involontaire. L’admission volontaire nécessite un certificat médical qui justifie l’admission du patient en raison de son état mentale.  Etant donné que l’admission involontaire comporte une atteinte à la liberté de l’individu, elle peut être demandé seulement si ces trois conditions sont réunies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Le malade présente des troubles mentaux&lt;br /&gt;
* Son état constitue un danger grave pour lui-même ou pour autrui&lt;br /&gt;
* Un traitement et des soins dans un établissement psychiatrique s’avèrent nécessaires. » (p.8)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un examen ultérieur concernant les symptômes du malade, les motifs de l’hospitalisation et le dégrée d’urgence de la situation est nécessaire afin de confirmer ou annuler l’hospitalisation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La capacité de discernement ===&lt;br /&gt;
Le discernement est définit dans l’article 16 du code civil et implique la capacité de pouvoir agir de façon raisonnable. On estime capable de discernement toute personne qui agit en connaissance de cause. Le code civil prévoit certaines situations dans lesquelles cette capacité peut être limitée dans l’intérêt de la personne concernée, notamment dans le cas de « maladie mentale » et de « faiblesse d’esprit ».  La reconnaissance de cette capacité est la condition indispensable sans laquelle l’individu n’est pas en mesure d’exercer ses droits personnels.&lt;br /&gt;
L’évaluation de la capacité de discernement se prête à controverse, notamment entre psychiatre et juriste, car il est impossible de poser un jugement objectif. Ceci est encore de nos jours source de malentendus et il semble très difficile qu’une réforme juridique puisse parvenir à éclaircir cette situation compliquée. Afin de limiter l’imposition d’une étiquette trop lourde, l’évaluation de la capacité de discernement s’opère toujours en relation à une situation précise. Une réévaluation s’impose donc face à toute nouvelle situation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Privation de liberté à des fins d’assistance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, le Parlement fédéral a modifié le [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code civil suisse] en matière de privation de liberté à des fins d’assistance afin de rendre compatible le droit suisse avec [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme la Convention européenne des droits de l’homme] (ratifiée par la Suisse en 1974). &lt;br /&gt;
Les causes permettant la privation de la liberté d’un individu prévues dans l’article 397a CC sont :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
* La maladie mentale&lt;br /&gt;
* La faiblesse d’esprit&lt;br /&gt;
* La toxicomanie&lt;br /&gt;
* Le grave état d’abandon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de limiter les abus, cette première condition doit s’accompagner de deux autres conditions. La privation de liberté est la seul solution possible afin d’assurer l’assistance nécessaire à la personne. Tous les autres possibles prises en charges (traitement ambulatoire, assistance de l’entourage,…) doivent être considérées comme des solutions inefficaces. &lt;br /&gt;
En outre, la prise en charge doit être assurée par un établissement apte à fournir les prestations spécifiques dont l’individu a besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit fédéral impose des garanties minimales dans le but de protéger la personne privée de liberté à des fins d’assistance. Parmi les droit dont dispose l’individu on trouve :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le droit à l’information concernant le pourquoi de sa privation de liberté&lt;br /&gt;
* La demande de libération. Cette demande peut être également formulée par les proches.&lt;br /&gt;
* Le droit à l’assistance juridique&lt;br /&gt;
* Le droit d’être inétendue devant le juge&lt;br /&gt;
* … &amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===  La déclaration de Hawaï 1977 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1977, L’association mondiale des psychiatres rédige une charte éthique concernant les pratiques, ainsi que les buts de la psychiatrie. Parmi les recommandations que l’on prône, on y trouve que le rapport entre le psychiatre et le patient doit être basé sur la confiance et le respect. Le psychiatre es au service du patient et ce dernier doit être considéré comme un partenaire. Le soignant doit privilégier les interventions thérapeutiques qui limitent le moins possibles la liberté du patient. Dans le cas d’incapacité de discernement, toute action thérapeutique doit être discuté avec la famille ou avec un représentant légal. Ce disposition vise le respect de la dignité humaine et les droits fondamentaux de l’homme.&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les méthodes d&#039;entretien se distinguent par la mise en oeuvre des processus fondamentaux de communication et d&#039;interaction humaine. Ces processus permettent au chercheur de retirer de ses entretien des informations et éléments de réflexion riches en nuances. &lt;br /&gt;
Nous avons utilisé la variante entretien centré, avec une petite liste de questions-guides ouvertes afin que l&#039;interviewé puisse parler ouvertement d&#039;un événement ou d&#039;une expérience précise à laquelle il a participé. En ce cas Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La lutte contre les abus de la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
[[Entretien avec M. Alain Riesen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Questions pour l&#039;entretien ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Depuis quand et avec qui (quel groupe) vous êtes-vous engagé/e dans la lutte pour les droits de la personne et quel était à ce moment votre statut (ou fonction)? Dans quel contexte s&#039;est inséré cette démarche ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2. Il y a-t-il un événement originel? Pourriez vous nous raconter un ou des événement/s marquant/s que vous avez mené ou qui vous ont frappé dans cette période en faveur de ces droits ? &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3. Quels ont été les changements les plus importantes auxquels vous avez assistés?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.  Y a-t-il des valeurs que vous avez eu le sentiments d&#039;avoir porté en avant et si oui, lesquelles étaient-elle?  (avoir en tête: corps réappropriation et bien-être et développement, bien être psychique, son développement, la liberté, autodétermination de la personne, mais ne les évoquer que si la personne ne répond pas!)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Qu&#039;en est-il aujourd&#039;hui de cette lutte et des acquis et des risques de retour en arrière?  Sur quoi faudrait-il continuer de se battre de lutter?&lt;br /&gt;
Est-ce que vous continuer aujourd&#039;hui de vous engager et sur quoi?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Entretien_avec_M._Alain_Riesen|L&#039;Entretien avec M. Alain Riesen]] nous a permis d&#039;avoir une vue d&#039;ensemble sur les années &#039;60-&#039;80. Grace à son histoire et les réponses aux questions nous avons pu recueillir beaucoup d&#039;éléments sur les principaux changements, les mouvements militants et les conquêtes par rapport aux droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion et discussion ==&lt;br /&gt;
La période des années ’60-’80 constitue une époque de grands changements. Elle a été témoin d’une révolution idéologique, politiques, législative. Il s’agit principalement d’un mouvement général de contestation du pouvoir et des normes institutionnelles. Le mouvement de l’antipsychiatrie avant et du réseau d’alternative à la psychiatrie après, contribuent fortement à la lutte et aux débats contre l’institution totalitaire (Goffman), la violence institutionnelle. Spécifiquement au territoire de Genève, l’association de l’ADUPSY a contribué de façon important à tous ces changements. La cohésion entre les professionnels et les patients permet une action et une réflexion autour de la manière de pratiquer le soin, tout en considérant  la question des droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant les années ’60 les patients psychiatriques étaient, pour la plus parte, reclus, isolés, stigmatisés. La pratique du soin se faisait sous obligation, constriction où le pouvoir décisionnel était exclusivement dans les mains des médecins. Le patient n’avait aucune possibilité d’expression ou contestation, il subissait toute décision du corps médical, il était considéré comme une personne incurable, dangereuse, qui devait être hospitalisé à vie. Le patient vivait donc dans des conditions de vie précaires, où son identité était limité à une personne sans aucun droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après les années ‘60 cette réalité voit un tournant important. Premièrement grâce au CAS, le Comité d’Action de Santé qui a mené une réflexion autour de la politique institutionnelle. Une politique de santé mentale se base sur l’institution, le dispositif institutionnel ; la théorie, la psychopathologie, dont dépend la manière de définir l’identité de la personne ; le corps des professionnels et la législation. Il y a eu une prise de conscience par rapport à la manière de considérer l’autre, on commence à se soucier des conditions de vie de ses personnes, on arrive à une nécessité de changer l’institution, de changer les lois, et les pratiques. Petit à petit on enlève les barreaux dans le dispositif institutionnel, on considère les professionnels comme des soignant et non plus comme des gardiens, progressivement on élimine les traitements de choc. Toute la question sur les droits des patients se révèle, la pratique du soin, la prise en charge des patients, la considération, reconnaissance de la personne voient une évolution importante. L’ADUPSY, l’Association pour les droits des usagers de la psychiatrie, contribue aussi à cette grande évolution, pendant plusieurs années elle a mené un travail pour accueillir  les plaintes, les demandes ou encore les critiques des patients à fin de modifier la réalité qui les concernaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conquêtes, comme mentionné au paravent, ont étaient multiples. Néanmoins la question des droits des patients psychiatriques est toujours d’actualité. L’hospitalisation non volontaire et le type de traitement, liés au pouvoir médical ont encore une très forte influence dans la société de nos jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Barnes, M.(1976). &#039;&#039;Un voyage à travers la folie&#039;&#039;. Paris: Editions du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Basaglia, F.] (1970). [[L&#039;institution en négation - Basaglia|&#039;&#039;L&#039;institution en négation.&#039;&#039;]] Paris: Edition du Seuil. 	&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper  Cooper, D.] (1970). &#039;&#039;Psychiatry et anti-Psychiatry.&#039;&#039; Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault  Foucault, M.](1964) [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_folie_%C3%A0_l%27%C3%A2ge_classique &#039;&#039;Histoire de la folie à l&#039;âge classique&#039;&#039;], Paris : U.G.E., coll. « 10/18 »&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&lt;br /&gt;
* Gendreau,C. (2005). &#039;&#039;Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale&#039;&#039;. Montréal: Les Editions Thémis&lt;br /&gt;
* Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). &#039;&#039;Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&#039;&lt;br /&gt;
* [http://es.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Goffman, E.] (1975). &#039;&#039;Stigmates. Les usages sociaux des handicaps&#039;&#039;. Paris: Les Editions de Minuit.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_S._Szasz Szasz, T.] (1975). [[Résumé :Le mythe de la maladie mentale (1975)|&#039;&#039;Le mythe de la maladie mentale&#039;&#039;]]. Paris: Payot.&lt;br /&gt;
* [http://www.triunfodigital.com/ Triunfo Digital] (s.d.) [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 &#039;&#039;Josep Berke: &amp;quot;La sociedad está enloqueciendo a sus miembros&amp;quot;&#039;&#039;], Archives, Consulté le 8 Novembre 2013 [http://www.triunfodigital.com/ &amp;quot;Triunfo Digital&amp;quot;], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.1], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=29&amp;amp;fecha=1973-04-14 p. 2], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=30&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.3], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=31&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.4]&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye, J.] (2010). &#039;&#039;La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie.&#039;&#039; Paris: Editions Libertaires&lt;br /&gt;
* http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Webographie ==&lt;br /&gt;
* http://www.jhberke.com/index2.html Site web du Dr. Joseph H. Berke.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://vimeo.com/38575546 Ici vous trouverez un entretien à Mary Barnes (langue anglaise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.dionyversite.org/cycle_08-11-A.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.cairn.info/revue-topique-2004-3-page-79.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.geopsy.com/memoires_theses/la_folie.pdf&lt;br /&gt;
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* http://senon.pagesperso-orange.fr&lt;br /&gt;
* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://mamytartine.blog.lemonde.fr/mamytartine/2005/08/lantipsychiatri.html &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.e-monsite.com/isabellesamyn/rubrique-1012337.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.academia.edu/440584/Psychanalyse_Et_Antipsychiatrie&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13163</id>
		<title>Droits des patients psychiatriques</title>
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		<updated>2014-01-14T12:27:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Introduction */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
Cet article s’inscrit dans le cadre général des droits de la personne et des droits des patient en psychiatrie en particulier. Il s&#039;agit dans ce chapitre de mieux comprendre comment les revendications des droits des patients psychiatriques relèvent des droits de la personne et d&#039;arriver à expliquer ce que cela recouvre concrètement dans le quotidien en termes de pratiques, mais aussi de désignation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le paysage psychiatrique, au fil des années, a été modifié par l’influence et l’interaction de différents mouvements sociaux et des changements de lois. Cette recherche est une opportunité qui nous permet d’élaborer une réflexion autour de ces interactions et de mieux comprendre l’évolution de la terminologie et l’utilisation des divers moyens thérapeutiques, la mise en place d’un cadre légal préservant les droits des patients psychiatriques et les apports amenés à la société. Il semble que la critique des classifications nosographiques (les [http://fr.wikipedia.org/wiki/Manuel_diagnostique_et_statistique_des_troubles_mentaux DSM]) qui existe depuis les années 20 – lesquelles classifications n&#039;ont été qu&#039;en augmentation (en 1990, 400 classifications) ont visé à la fois le pouvoir qui désigne, mais aussi peut-être plus fondamentalement une manière de &amp;quot;donner sens&amp;quot; à un individu porteur de signes définis essentiellement par les médecins psychiatres. L&#039;alternative serait de considérer la personne, sa parole, sa propre perception, sa conception aussi de la santé (et donc de la folie) dans une remise en question de la relation soignant-soigné. C&#039;est aussi évidemment une remise en question de rapport norme/déviance, mais aussi plus fondamentalement de cette réalité &amp;quot;faussement&amp;quot; ou &amp;quot;artificiellement&amp;quot; construite (symboliquement) par ceux qui détiennent le pouvoir de nommer. Ainsi la critique sociale et politique des année 60-80 se double d&#039;une critique de l&#039;épistémologie du sujet pour mettre à la place une relation plus égalitaire et un respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons commencé par une brève présentation sur la maladie mental et le courant de l’antipsychiatrie, présentation qui nous aide à nous faire une image de ce que représentait pour la société une personne qui manifestait une maladie mentale, un hôpital psychiatrique et surtout ce qui voulait dire pour une personne d&#039;être quelqu’un avec un trouble psychique au début du XXème siècle. La deuxième partie de l’article nous amène dans &amp;quot;la réalité des patients psychiatriques&amp;quot; contemporaine et nous découvrons les changements des lois et des droits pour ces patients. Pour pointer notre recherche, nous avons effectué un entretien avec [[Entretien_avec_M._Alain_Riesen|M. Alain Riesen]], militant de l’antipsychiatrie à Genève, entretien qui nous a permis de voir plus en détail et plus concrètement l’évolution des droits des patients en psychiatrie. Peut-être que cette évolution continuera dans ce vaste domaine, mais il faut souligner le fait que jusqu’au maintenant toutes les personnes qui présentent des troubles psychiques ont le droit aux meilleurs services médicaux et qu&#039;aucune discrimination n’est admise, donc la santé est un segment d’insertion sociale qui place le patient dans la dimension d&#039;être un citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
=== Historique de la maladie mentale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute société se trouve confronté à des personnes qui sortent du fonctionnement ordinaire, qui ne vivent pas selon les normes en vigueur, allant jusqu&#039;à perturber l’équilibre d&#039;un groupe social (famille, classe, atelier, entreprise, institution, etc.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En traversant les âges et les cultures, la maladie mentale a connu les définitions et les explications les plus variées. En effet, « puisque la folie plonge ses racines aux sources de la culture, être fous est différent selon le pays ou la région dont on est originaire » (&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;, p.13).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l’Europe, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye] met en évidence comment à partir de l’Antiquité on s’est occupé du problème des personnes déviantes en les bannissant et en les excluant de la société. Durant le Moyen Âge, en particulier en France, l’exclusion de la société se faisait par exemple en mettant les personnes qui dérangeaient sur une barque et en les abandonnant sur une rivière.  Au tour de l’année 1000, de l’exclusion et du bannissement en dehors des villes, il y a la mise en place d’un premier système d’enfermement. Dans les maladreries et les hostelleries (préludes des hôpitaux généraux), on commence à enfermer les malades mentaux avec tout sortes des personnes &amp;quot;marginales&amp;quot;. La promiscuité, l&#039;insalubrité, la surpopulation, ainsi que les maladies transformaient ces lieux en lieux d’extermination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La religion avait une très grande influence durant toute cette période. La maladie mentale était interprétée comme la punition de Dieu en réponse à un péché. Le personne déviante était donc aussi enfermée pour protéger la société et pour qu’elle puisse faire amende honorable. Progressivement, mais surtout pendant le XIX, le pouvoir sur la maladie mentale passe entre les mains des médecins. En effet, ces derniers, écrit Lesage de la Haye « […] vont devenir les responsables du traitement des malades mentaux et mêmes les directeurs des asiles d’aliénés » (p.22)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt pour les problèmes liés à la santé mentale surgit dans les années d’après-guerre à cause d’une forte augmentation des cas pris en charge. À partir des années 1970, sur la voie des protestations anticonformistes de Mai 1968 et sous l’influence et la pression des familles, on commence à dénoncer les conditions précaires des malades mentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mouvement de l&#039;antipsychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant les années 1960 apparaissait un nouveau courant qui a explosé dans plusieurs pays, l&#039;Antipsychiatrie, qui prend le contre-pied de la psychiatrie. La critique vise à remettre en question non seulement la psychiatrie et la prise en charge des malades mentaux, mais aussi la société au sens large. Ce mouvement qui s&#039;exprime sous différentes formes dans plusieurs pays, offre une nouvelle conception de la liberté aux patients psychiatriques en leur donnant la voix et le pouvoir de choisir leur parcours de soins, condamne la société capitaliste qui rejet tout individu non rentable et qui ne se conforme pas au règles de fonctionnement de la société. Les prisons et les hôpitaux psychiatriques sont l&#039;expression de la mise à l&#039;écart de toute personne qui affiche une différence trop importante face à la norme. Ce courant de pensé est très révolutionnaire et prône la liberté des individus.&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon, Lesage de la Haye, l&#039;antipsychiatrie n&#039;est pas un courant de pensée, c&#039;est un vaste mouvement qui ne trouve pas une véritable unité concernant les théories et les pratiques des différents représentant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme «Antipsychiatrie» est utilisée pour la première fois par Cooper [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper David Cooper] en 1967 dans son ouvrage «Psychiatrie et antipsychiatrie»&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil.&amp;lt;/ref&amp;gt; et à travers ses expériences dans le &amp;quot;pavillon 21&amp;quot; à Kingsley Hall (Londres), il s&#039;oppose au système hiérarchique et aliénant qui conduit à l’internement des personnes et en les rendant des malades chroniques. Ainsi, il propose d&#039;étudier la personne dans son contexte de vie, en relativisant le diagnostic et l&#039;étiquetage. Il est suivi par d’autres militants de ce courant idéologique, notamment par Aaron Esterson et [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Laing Ronald David Laing]. Tous les trois travaillent en Grande-Bretagne et offrent une réponse plus sociale et communautaire en s&#039;opposant à la psychiatrie ordinaire, au diagnostic, à la pratique et à la politique en vigueur.&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un exemple intéressant est le livre qui raconte le parcours d’une patiente, [http://en.wikipedia.org/wiki/Mary_Barnes Mary Barnes], qui avait suivi une thérapie à Kingsley Hall avec le psychiatre [http://www.jhberke.com/index2.html%20 Joseph Berke] et sous la direction de Ronald David Laing. Le livre « Un voyage à travers la folie »&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;, écrit en 1976 par Mary Barnes avec la collaboration de [http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Berke Joseph Berke] est un exemple du passage à travers la folie qui donne un point de vue différent: il valorise la personne et ses droits en tant que patient, l’importance de l&#039;autodétermination personnelle et de l’intégration sociale. Le professionnel est vu comme témoin dans le parcours du patient. Il représente aussi un soutient au mouvement de l&#039;antipsychiatrie.&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Parallèlement, aux Etats-Unis, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Erving Goffman] publie en 1961 un ouvrage qui influencera aussi le courant de l&#039;antipsychiatrie [[Asiles, études sur la condition sociale des malades mentaux|&amp;quot;ASILES, études sur la condition des malades mentales&amp;quot;]], (basé sur des observations des comportements des patients et du personnel d&#039;un hôpital psychiatrique ). L’auteur commence par donner une définition des  « institutions totalitaires » qui se caractérisent par le niveau d’exclusion et de contrôle dans lequel se trouve le reclus. La vie dans de ce genre d’institution est décrite en négatif par comparaison avec le déroulement de la vie à l’extérieur. Une fois admis au sein de l&#039;institution l&#039;individu est mis sous tutelle et perd tous les droits dont il jouissait en tant que membre de la société et se trouve sous l&#039;emprise du pouvoir du médecin &amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1963, avec son livre [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stigmate_%28Erving_Goffman%29 «Stigmate&amp;quot;. Les usages sociaux des handicaps»&amp;lt;ref&amp;gt; Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;], il continue à exprimer ses idées, selon lesquelles d&#039;une manière indirecte, influenceront les droits de l’homme. Goffman donne une définition plus élargie du stigmate en mettant en évidence un ensemble des concepts sur «l&#039;image social» des individus et ce qu&#039;ils peuvent transmettre d&#039;eux-mêmes aux autres en situations de confrontation. (Le stigmate permet de marquer une différence entre les personnes &amp;quot;dites normales&amp;quot; et celles qui présentent des caractéristiques déviantes de la norme.)&amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aux Etats Unis, [[Thomas_Szasz|Thomas Szas]], professeur en psychiatrie (et admirateur de Michel Foucault) pour ses dénonciations des abus de la psychiatrie, ne préconisait pas les mêmes solutions. Szasz défend vivement les droits des malades mentaux et fait une double critique à la psychiatrie: la maladie mental n’est pas une vrais maladie, mais une justification légitimant, avec l’appui de médecins et des avocats, l’intervention du pouvoir pour protéger les gens contre eux mêmes. La psychiatrie est ainsi utilisée comme un outil de contrôle social à grande échelle, au nom du bien-être des « normaux ». Szasz décrit et dénonce dans son célèbre livre &amp;quot;Le mythe de la maladie mentale&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Szasz, T. (1975). Le mythe de la maladie mentale. Paris: Payot.&amp;lt;/ref&amp;gt;, paru en 1961, l’utilisation de la psychiatrie comme moyen du contrôle social, d&#039;esclavage déguisé en thérapie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Italie, dans la même période, le mouvement trouve un autre représentant. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Franco Basaglia], mène au niveau politique une lutte dans laquelle il revendique à haut voix les droits des patients ainsi que la fermeture des asiles (L&#039;auteur de &amp;quot;L&#039;institution en négation&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;) - Basaglia critique l&#039;enferment des malades mentaux comme n&#039;étant pas une solution)&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Finalement la solution arrive en 1978, avec la Loi-180. La création de nombreux lieux alternatif, tels que de centres de jour, des foyer et d&#039;autres formes innovatrices, ainsi qu&#039;une participation nationale des syndicats, la partie communiste et le monde du travail, ont permis aux malades mentaux de réintégrer la vie en société.&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;. À noter, malgré ça, il y a des différences très importantes entre les régions les plus développées et d&#039;autres régions italiennes. Cela a influencé la réintégration des patients psychiatriques.&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la France, plusieurs représentants ont pris parti au mouvement de l’antipsychiatrie. On y retrouve Roger Gentis, [http://es.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Guattari Félix Guattari], [http://es.wikipedia.org/wiki/Robert_Castel Robert Castel], ainsi que Michel Foucault.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce dernier, tout en étant en retrait par rapport aux autres praticiens, il offre dans son ouvrage « Histoire de la folie à l’âge classique », une représentation de comment la notion de folie, d’aliénation,  de maladie mentale sont en relation très étroite avec le contexte. À travers une lecture historique de la folie, l’auteur met en évidence l’influence des normes, des valeurs et des croyances en rapport aux explications des causes de celle-ci. Le rôle social du « fou » dépend également de la vision que la société a sur la folie.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard&amp;lt;/ref&amp;gt;. Déjà en 1954, dans l&#039;ouvrage « Maladie mentale et psychologie », Foucault met en évidence le fait que en Occident la folie a acquis le statut de maladie mentale très récemment, en devenant ainsi objet d’étude de la part de la psychiatrie. Les explications que l’on donnait auparavant à ce type de phénomène étaient du domaine de la magie et de la religion. Le contexte influence le regard que l’on pose sur une problématique.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau général, le mouvement essaye de se centrer dans l&#039;application d&#039;une thérapie dans le contexte du sujet (soit familial ou communautaire) et non pas dans le contexte clinique. Les trois thèses de l’antipsychiatrie (antinosographique, anti-institutionnelle, anti-thérapeutique) se manifestent comme une prise de conscience collective. La thèse antinosographique conteste l’appartenance des troubles psychiques au concept de maladie et la nécessité à n’importe quel type d’assistance psychiatrique et soutien que la classification des maladies mentales et le diagnostic donné constituent une forme d’étiqueter et de stigmatiser une personne. La thèse anti-thérapeutique est une réaction contre les mesures dures des traitements appliques aux malades psychiques  (l’électrochoc, la médicamentation abusive et obligatoire, la privation de liberté) et encourage le traitement sans médicamentation, basé sur une communauté thérapeutique. La thèse anti-institutionnelle condamne les institutions en les nommant totalitaires car tout est enfermé, contrôle et obligatoire et propose de modifier la relation entre les psychiatres et les patients.&lt;br /&gt;
Le mouvement de l’antipsychiatrie a contribué pour : la sensibilisation des autorités et l’opinion publique, le fait de non-être stigmatise pour les personnes avec de trouble psychique, l’influence et l’aide de mouvement pour les droits des patients, la reformation du système par l’introduction des lois qui ont comme but de protéger les droits et d’améliorer les conditions d’assistance psychiatrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réalité des patients psychiatriques ==&lt;br /&gt;
=== Lois sur la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement antipsychiatrique, comme mentionné au paravent, a été le premier à se battre pour la fermeture des asiles en s’opposant à la psychiatrie traditionnelle avec des idées, des interprétations de la maladie mentale et surtout des actions subversives. Au niveau législatif, cela s&#039;est traduit par la [http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf Loi 180], qui a été la première et seule loi qui ordonne la fermeture des hôpitaux psychiatriques en Italie. Approuvé grâce au soutien de Franco Basaglia le 13 mai 1978 (elle est parfois appelée &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot;), elle règle tous contrôles et traitements sanitaires volontaires et obligatoires pour des personnes avec une maladie mentale. Elle se base sur des principes tels que le respect de la dignité de la personne, des ses droits civils et politiques. Le droit de choisir librement son médecin et son lieu soin, ou encore le droit de communiquer avec qui ils désirent. Tous les traitements doivent être assurer par consensus et la participation de la personne. La &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot; vise aussi à une &amp;quot;réforme sémiotique&amp;quot; des termes utilisés pour définir les patients psychiatriques. Elle supprime tout définition dans le code pénal comme &amp;quot;aliéné mental&amp;quot; ou &amp;quot;infirme mental&amp;quot;. Il s’agit d’une loi qui agit sur plusieurs niveaux, que ça soit sur les droits de la personne, sur les institutions soignantes ou encore à niveau pénal. Elle représente une réforme sociale et politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droits des patients psychiatriques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les droits des patients psychiatriques s&#039;inscrivent dans [http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Droits_des_patients_(%C3%A0_l%27h%C3%B4pital) les droits des patients] en général, avec quelques différences qui est propre à cette population. Comme nous le verrons dans ce sous-chapitre, la nature de la maladie mentale peut impliquer des limitations au niveau juridique dans l’exercice de certains droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les préoccupations concernant la protections des droits des patients psychiatriques est un fait relativement récent qui débute dans les années 1960 et qui prend plus d&#039;ampleur dans les années 1970 au niveau national ainsi qu&#039;international. Dans plusieurs pays on assiste à des modifications législatives, mais les questionnements concernant le traitement des maladies mentales s&#039;opère aussi au niveau des droits internationales et de la liberté de la personne. &amp;lt;ref&amp;gt;Gendreau,C. (2005). Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale. Montréal: Les Editions Thémis &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, des personnes qui avaient connu l’expérience de l’institution psychiatrique s’adressent au  réseau international d’alternative à la psychiatrie, qui avait organisé une rencontre à Genève, dans le but de créer un organisme capable de défendre les droits des usagers de la psychiatrie. Cette démarche s’inscrit dans un processus de médiatisation qui, depuis les années 1976-1977, avait porté au grand jour le fonctionnement du système psychiatrique genevois et les internements qualifiés comme abusifs.  (Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas)   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ainsi que, en 1979 à Genève, des personnes tels que médecins, psychiatres, psychologues, assistants sociaux, juristes et usagers de la psychiatrie fondent l’[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf ADUPSY], l’association pour les droits des usagers de la psychiatrie. Une association dont le but est de lutter contre toutes discriminations en défendant les droits démocratiques fondamentaux des personnes psychiatriques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à la révision de la Loi sur le régime des personnes atteintes d’affections mentales du 1936, ils lancent des propositions qui viseront à combler les lacunes pratiques dont cette loi n’a pas su changer dans la pratique quotidienne de la prise en charge et de la reconnaissance de la personne psychiatrique. Comme par exemple recourir à l’internement lorsqu’il est réellement nécessaire, tandis qu’il s’agit encore d’une pratique naturelle, ordinaire à laquelle on recourt presque toujours, ou l’impossibilité du malade à faire recours lors de son internement ou au moment de la sortie, ou encore l’action faite par le Conseil de surveillance psychiatrique qui protège la société du malade mental en le stigmatisant encore plus ou lieu de protéger ce dernier. Ce sont tous des exemples de comment la loi ne s’est pas traduite en pratique selon ses principes.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf L&#039;Adupsy] lance ses propositions en essayant de modifier la réalité psychiatrique. Elle revendique la suppression totales des internements visant une modification de toutes pratiques psychiatriques. Elle croit dans une nouvelle législation qui tiendrait en compte des modifications du [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code Civile Suisse], des recommandations de l’Assemblée parlementaire du Conseil d’Europe inhérent la situation des malades mentaux et des recommandations de l’[http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_sant%C3%A9 OMS]. Leurs propositions visent trois aspects principaux liés aux droits de la personne : l’admission, le droit de recours et les droits liés au traitement et à la participation à la recherche clinique. [ici il faudrait que l&#039;on sache sur quoi vous vous baser pour dire cela: les références manquent!!!]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut supprimer l’internement, l’admission doit être volontaire du début la fin du traitement, dans le sens que toute prise en charge ou action thérapeutique ne peut pas être efficace si le patient n’est pas d’accord. Le libre arbitre, le droit de choix ou de refus, une participation active sont des aspects nécessaires lors qu’on vise une prise en charge efficace, dans le respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit de recours doit être une instance judiciaire. Dans ce sens là le Conseil de surveillance psychiatrique doit être remplacé par la Chambre de révision psychiatrique. La personne psychiatrique ne devrait plus être stigmatisée au tant que malade, elle n’est pas dangereuse et donc la société ne doit pas être protégée par ce dernier. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le troisième objectif concernant les droits liés au traitement et à la participation à la recherche médicale implique l’abolition de tout traitement médical sans le consensus du patient, il faut présenter au patient les implications du traitement, les alternatives et s’il veut il peut consulter un autre médecin de son choix. &lt;br /&gt;
Ces trois aspects visent, comme écrit au paravent, une modification des conditions de prise en charge, des droits des patients en tant que personnes et du tout le système psychiatrique.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La période comprise entre les années ’60 et ’80 est témoin d’une grand révolution vis à vis des droits des patients psychiatriques. Même si elle reste une révolution idéologique, car tous principes, toutes actions ne sont pas traduites en pratique pour l’instant, elle représente le précurseur pour un nouvelle réalité où on envisage une meilleure considération des droits de la personne au tant que tel et pas en tant que malade mentale, où on reconsidère la pratique psychiatrie à fin d’améliorer la prise en charge et les réponses aux besoins de ces personnes… À modifier, continuer….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La loi K 1 25 de 1979 ===&lt;br /&gt;
Suite à deux cas d’internement qui avaient touché profondément l’opinion publique genevoise, ainsi que grâce aux mouvements militant pour une remise en question des traitements des patients psychiatriques, deux projet de révision ont été proposés au [https://www.ge.ch/grandconseil/index.asp Grand Conseil] concernant la loi du 14 mars 1936 sur le régime des personnes atteintes d’affection mentale.    &lt;br /&gt;
Selon la commission parlementaire la difficulté majeure est liée au fait qu’il faut renforcer les droits des malades mentaux tout en continuant de protéger le reste de la population de ces personnes. &lt;br /&gt;
Un difficulté supplémentaire été due  à la récente ratification (1974) de la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme Convention européenne des droits de l’homme] (CEDH) qui interdisait toute forme d’internement administratif sans recours judiciaire. &lt;br /&gt;
La loi du 1979 apporte des changements sur plusieurs niveaux. Tout d’abord l’application de la loi se limite aux personnes atteinte de maladie mentale dont l’état nécessite une prise en charge en hôpital psychiatrique. Avant la révision, la loi s’appliquait à toute personne atteinte de maladie mentale qui aurait pu compromettre la sécurité et la tranquillité publique, ainsi que leur propre sécurité. &lt;br /&gt;
Deuxièmement elle impose aux établissements privé et publique un régime de surveillance des registres des entrées et de sorties. &lt;br /&gt;
En outre cette loi renforce les droits des patients psychiatriques. Le patient acquiert l’accès à son dossier médical et ce dernier et sa famille doivent être informés de tous les droits dont ils disposent.&lt;br /&gt;
De plus, la loi fixe les conditions d’admission des malades mentaux en faisant la distinction entre admission volontaire et involontaire. L’admission volontaire nécessite un certificat médical qui justifie l’admission du patient en raison de son état mentale.  Etant donné que l’admission involontaire comporte une atteinte à la liberté de l’individu, elle peut être demandé seulement si ces trois conditions sont réunies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Le malade présente des troubles mentaux&lt;br /&gt;
* Son état constitue un danger grave pour lui-même ou pour autrui&lt;br /&gt;
* Un traitement et des soins dans un établissement psychiatrique s’avèrent nécessaires. » (p.8)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un examen ultérieur concernant les symptômes du malade, les motifs de l’hospitalisation et le dégrée d’urgence de la situation est nécessaire afin de confirmer ou annuler l’hospitalisation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La capacité de discernement ===&lt;br /&gt;
Le discernement est définit dans l’article 16 du code civil et implique la capacité de pouvoir agir de façon raisonnable. On estime capable de discernement toute personne qui agit en connaissance de cause. Le code civil prévoit certaines situations dans lesquelles cette capacité peut être limitée dans l’intérêt de la personne concernée, notamment dans le cas de « maladie mentale » et de « faiblesse d’esprit ».  La reconnaissance de cette capacité est la condition indispensable sans laquelle l’individu n’est pas en mesure d’exercer ses droits personnels.&lt;br /&gt;
L’évaluation de la capacité de discernement se prête à controverse, notamment entre psychiatre et juriste, car il est impossible de poser un jugement objectif. Ceci est encore de nos jours source de malentendus et il semble très difficile qu’une réforme juridique puisse parvenir à éclaircir cette situation compliquée. Afin de limiter l’imposition d’une étiquette trop lourde, l’évaluation de la capacité de discernement s’opère toujours en relation à une situation précise. Une réévaluation s’impose donc face à toute nouvelle situation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Privation de liberté à des fins d’assistance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, le Parlement fédéral a modifié le [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code civil suisse] en matière de privation de liberté à des fins d’assistance afin de rendre compatible le droit suisse avec [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme la Convention européenne des droits de l’homme] (ratifiée par la Suisse en 1974). &lt;br /&gt;
Les causes permettant la privation de la liberté d’un individu prévues dans l’article 397a CC sont :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
* La maladie mentale&lt;br /&gt;
* La faiblesse d’esprit&lt;br /&gt;
* La toxicomanie&lt;br /&gt;
* Le grave état d’abandon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de limiter les abus, cette première condition doit s’accompagner de deux autres conditions. La privation de liberté est la seul solution possible afin d’assurer l’assistance nécessaire à la personne. Tous les autres possibles prises en charges (traitement ambulatoire, assistance de l’entourage,…) doivent être considérées comme des solutions inefficaces. &lt;br /&gt;
En outre, la prise en charge doit être assurée par un établissement apte à fournir les prestations spécifiques dont l’individu a besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit fédéral impose des garanties minimales dans le but de protéger la personne privée de liberté à des fins d’assistance. Parmi les droit dont dispose l’individu on trouve :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le droit à l’information concernant le pourquoi de sa privation de liberté&lt;br /&gt;
* La demande de libération. Cette demande peut être également formulée par les proches.&lt;br /&gt;
* Le droit à l’assistance juridique&lt;br /&gt;
* Le droit d’être inétendue devant le juge&lt;br /&gt;
* … &amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===  La déclaration de Hawaï 1977 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1977, L’association mondiale des psychiatres rédige une charte éthique concernant les pratiques, ainsi que les buts de la psychiatrie. Parmi les recommandations que l’on prône, on y trouve que le rapport entre le psychiatre et le patient doit être basé sur la confiance et le respect. Le psychiatre es au service du patient et ce dernier doit être considéré comme un partenaire. Le soignant doit privilégier les interventions thérapeutiques qui limitent le moins possibles la liberté du patient. Dans le cas d’incapacité de discernement, toute action thérapeutique doit être discuté avec la famille ou avec un représentant légal. Ce disposition vise le respect de la dignité humaine et les droits fondamentaux de l’homme.&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les méthodes d&#039;entretien se distinguent par la mise en oeuvre des processus fondamentaux de communication et d&#039;interaction humaine. Ces processus permettent au chercheur de retirer de ses entretien des informations et éléments de réflexion riches en nuances. &lt;br /&gt;
Nous avons utilisé la variante entretien centré, avec une petite liste de questions-guides ouvertes afin que l&#039;interviewé puisse parler ouvertement d&#039;un événement ou d&#039;une expérience précise à laquelle il a participé. En ce cas Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La lutte contre les abus de la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
[[Entretien avec M. Alain Riesen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Questions pour l&#039;entretien ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Depuis quand et avec qui (quel groupe) vous êtes-vous engagé/e dans la lutte pour les droits de la personne et quel était à ce moment votre statut (ou fonction)? Dans quel contexte s&#039;est inséré cette démarche ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2. Il y a-t-il un événement originel? Pourriez vous nous raconter un ou des événement/s marquant/s que vous avez mené ou qui vous ont frappé dans cette période en faveur de ces droits ? &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3. Quels ont été les changements les plus importantes auxquels vous avez assistés?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.  Y a-t-il des valeurs que vous avez eu le sentiments d&#039;avoir porté en avant et si oui, lesquelles étaient-elle?  (avoir en tête: corps réappropriation et bien-être et développement, bien être psychique, son développement, la liberté, autodétermination de la personne, mais ne les évoquer que si la personne ne répond pas!)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Qu&#039;en est-il aujourd&#039;hui de cette lutte et des acquis et des risques de retour en arrière?  Sur quoi faudrait-il continuer de se battre de lutter?&lt;br /&gt;
Est-ce que vous continuer aujourd&#039;hui de vous engager et sur quoi?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Entretien_avec_M._Alain_Riesen|L&#039;Entretien avec M. Alain Riesen]] nous a permis d&#039;avoir une vue d&#039;ensemble sur les années &#039;60-&#039;80. Grace à son histoire et les réponses aux questions nous avons pu recueillir beaucoup d&#039;éléments sur les principaux changements, les mouvements militants et les conquêtes par rapport aux droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion et discussion ==&lt;br /&gt;
La période des années ’60-’80 constitue une époque de grands changements. Elle a été témoin d’une révolution idéologique, politiques, législative. Il s’agit principalement d’un mouvement général de contestation du pouvoir et des normes institutionnelles. Le mouvement de l’antipsychiatrie avant et du réseau d’alternative à la psychiatrie après, contribuent fortement à la lutte et aux débats contre l’institution totalitaire (Goffman), la violence institutionnelle. Spécifiquement au territoire de Genève, l’association de l’ADUPSY a contribué de façon important à tous ces changements. La cohésion entre les professionnels et les patients permet une action et une réflexion autour de la manière de pratiquer le soin, tout en considérant  la question des droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant les années ’60 les patients psychiatriques étaient, pour la plus parte, reclus, isolés, stigmatisés. La pratique du soin se faisait sous obligation, constriction où le pouvoir décisionnel était exclusivement dans les mains des médecins. Le patient n’avait aucune possibilité d’expression ou contestation, il subissait toute décision du corps médical, il était considéré comme une personne incurable, dangereuse, qui devait être hospitalisé à vie. Le patient vivait donc dans des conditions de vie précaires, où son identité était limité à une personne sans aucun droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après les années ‘60 cette réalité voit un tournant important. Premièrement grâce au CAS, le Comité d’Action de Santé qui a mené une réflexion autour de la politique institutionnelle. Une politique de santé mentale se base sur l’institution, le dispositif institutionnel ; la théorie, la psychopathologie, dont dépend la manière de définir l’identité de la personne ; le corps des professionnels et la législation. Il y a eu une prise de conscience par rapport à la manière de considérer l’autre, on commence à se soucier des conditions de vie de ses personnes, on arrive à une nécessité de changer l’institution, de changer les lois, et les pratiques. Petit à petit on enlève les barreaux dans le dispositif institutionnel, on considère les professionnels comme des soignant et non plus comme des gardiens, progressivement on élimine les traitements de choc. Toute la question sur les droits des patients se révèle, la pratique du soin, la prise en charge des patients, la considération, reconnaissance de la personne voient une évolution importante. L’ADUPSY, l’Association pour les droits des usagers de la psychiatrie, contribue aussi à cette grande évolution, pendant plusieurs années elle a mené un travail pour accueillir  les plaintes, les demandes ou encore les critiques des patients à fin de modifier la réalité qui les concernaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conquêtes, comme mentionné au paravent, ont étaient multiples. Néanmoins la question des droits des patients psychiatriques est toujours d’actualité. L’hospitalisation non volontaire et le type de traitement, liés au pouvoir médical ont encore une très forte influence dans la société de nos jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Barnes, M.(1976). &#039;&#039;Un voyage à travers la folie&#039;&#039;. Paris: Editions du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Basaglia, F.] (1970). [[L&#039;institution en négation - Basaglia|&#039;&#039;L&#039;institution en négation.&#039;&#039;]] Paris: Edition du Seuil. 	&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper  Cooper, D.] (1970). &#039;&#039;Psychiatry et anti-Psychiatry.&#039;&#039; Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault  Foucault, M.](1964) [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_folie_%C3%A0_l%27%C3%A2ge_classique &#039;&#039;Histoire de la folie à l&#039;âge classique&#039;&#039;], Paris : U.G.E., coll. « 10/18 »&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&lt;br /&gt;
* Gendreau,C. (2005). &#039;&#039;Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale&#039;&#039;. Montréal: Les Editions Thémis&lt;br /&gt;
* Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). &#039;&#039;Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&#039;&lt;br /&gt;
* [http://es.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Goffman, E.] (1975). &#039;&#039;Stigmates. Les usages sociaux des handicaps&#039;&#039;. Paris: Les Editions de Minuit.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_S._Szasz Szasz, T.] (1975). [[Résumé :Le mythe de la maladie mentale (1975)|&#039;&#039;Le mythe de la maladie mentale&#039;&#039;]]. Paris: Payot.&lt;br /&gt;
* [http://www.triunfodigital.com/ Triunfo Digital] (s.d.) [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 &#039;&#039;Josep Berke: &amp;quot;La sociedad está enloqueciendo a sus miembros&amp;quot;&#039;&#039;], Archives, Consulté le 8 Novembre 2013 [http://www.triunfodigital.com/ &amp;quot;Triunfo Digital&amp;quot;], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.1], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=29&amp;amp;fecha=1973-04-14 p. 2], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=30&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.3], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=31&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.4]&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye, J.] (2010). &#039;&#039;La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie.&#039;&#039; Paris: Editions Libertaires&lt;br /&gt;
* http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Webographie ==&lt;br /&gt;
* http://www.jhberke.com/index2.html Site web du Dr. Joseph H. Berke.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://vimeo.com/38575546 Ici vous trouverez un entretien à Mary Barnes (langue anglaise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.dionyversite.org/cycle_08-11-A.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.cairn.info/revue-topique-2004-3-page-79.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.geopsy.com/memoires_theses/la_folie.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://senon.pagesperso-orange.fr&lt;br /&gt;
* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://mamytartine.blog.lemonde.fr/mamytartine/2005/08/lantipsychiatri.html &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.e-monsite.com/isabellesamyn/rubrique-1012337.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.academia.edu/440584/Psychanalyse_Et_Antipsychiatrie&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13161</id>
		<title>Droits des patients psychiatriques</title>
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		<updated>2014-01-14T12:26:32Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Introduction */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
Cet article s’inscrit dans le cadre général des droits de la personne et des droits des patient en psychiatrie en particulier. Il s&#039;agit dans ce chapitre de mieux comprendre comment les revendications des droits des patients psychiatriques relèvent des droits de la personne et d&#039;arriver à expliquer ce que cela recouvre concrètement dans le quotidien en termes de pratiques, mais aussi de désignation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le paysage psychiatrique, au fil des années, a été modifié par l’influence et l’interaction de différents mouvements sociaux et des changements de lois. Cette recherche est une opportunité qui nous permet d’élaborer une réflexion autour de ces interactions et de mieux comprendre l’évolution de la terminologie et l’utilisation des divers moyens thérapeutiques, la mise en place d’un cadre légal préservant les droits des patients psychiatriques et les apports amenés à la société. Il semble que la critique des classifications nosographiques (les [http://fr.wikipedia.org/wiki/Manuel_diagnostique_et_statistique_des_troubles_mentaux DSM]) qui existe depuis les années 20 – lesquelles classifications n&#039;ont été qu&#039;en augmentation (en 1990, 400 classifications) ont visé à la fois le pouvoir qui désigne, mais aussi peut-être plus fondamentalement une manière de &amp;quot;donner sens&amp;quot; à un individu porteur de signes définis essentiellement par les médecins psychiatres. L&#039;alternative serait de considérer la personne, sa parole, sa propre perception, sa conception aussi de la santé (et donc de la folie) dans une remise en question de la relation soignant-soigné. C&#039;est aussi évidemment une remise en question de rapport norme/déviance, mais aussi plus fondamentalement de cette réalité &amp;quot;faussement&amp;quot; ou &amp;quot;artificiellement&amp;quot; construite (symboliquement) par ceux qui détiennent le pouvoir de nommer. Ainsi la critique sociale et politique des année 60-80 se double d&#039;une critique de l&#039;épistémologie du sujet pour mettre à la place une relation plus égalitaire et un respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons commencé par une brève présentation sur la maladie mental et le courant de l’antipsychiatrie, présentation qui nous aide à nous faire une image de ce que représentait pour la société une personne qui manifestait une maladie mentale, un hôpital psychiatrique et surtout ce qui voulait dire pour une personne d&#039;être quelqu’un avec un trouble psychique au début du XXème siècle. La deuxième partie de l’article nous amène dans &amp;quot;la réalité des patients psychiatriques&amp;quot; contemporaine et nous découvrons les changements des lois et des droits pour ces patients. Pour pointer notre recherche, nous avons effectué un entretien avec M. Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève, entretien qui nous a permis de voir plus en détail et plus concrètement l’évolution des droits des patients en psychiatrie. Peut-être que cette évolution continuera dans ce vaste domaine, mais il faut souligner le fait que jusqu’au maintenant toutes les personnes qui présentent des troubles psychiques ont le droit aux meilleurs services médicaux et qu&#039;aucune discrimination n’est admise, donc la santé est un segment d’insertion sociale qui place le patient dans la dimension d&#039;être un citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
=== Historique de la maladie mentale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute société se trouve confronté à des personnes qui sortent du fonctionnement ordinaire, qui ne vivent pas selon les normes en vigueur, allant jusqu&#039;à perturber l’équilibre d&#039;un groupe social (famille, classe, atelier, entreprise, institution, etc.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En traversant les âges et les cultures, la maladie mentale a connu les définitions et les explications les plus variées. En effet, « puisque la folie plonge ses racines aux sources de la culture, être fous est différent selon le pays ou la région dont on est originaire » (&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;, p.13).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l’Europe, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye] met en évidence comment à partir de l’Antiquité on s’est occupé du problème des personnes déviantes en les bannissant et en les excluant de la société. Durant le Moyen Âge, en particulier en France, l’exclusion de la société se faisait par exemple en mettant les personnes qui dérangeaient sur une barque et en les abandonnant sur une rivière.  Au tour de l’année 1000, de l’exclusion et du bannissement en dehors des villes, il y a la mise en place d’un premier système d’enfermement. Dans les maladreries et les hostelleries (préludes des hôpitaux généraux), on commence à enfermer les malades mentaux avec tout sortes des personnes &amp;quot;marginales&amp;quot;. La promiscuité, l&#039;insalubrité, la surpopulation, ainsi que les maladies transformaient ces lieux en lieux d’extermination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La religion avait une très grande influence durant toute cette période. La maladie mentale était interprétée comme la punition de Dieu en réponse à un péché. Le personne déviante était donc aussi enfermée pour protéger la société et pour qu’elle puisse faire amende honorable. Progressivement, mais surtout pendant le XIX, le pouvoir sur la maladie mentale passe entre les mains des médecins. En effet, ces derniers, écrit Lesage de la Haye « […] vont devenir les responsables du traitement des malades mentaux et mêmes les directeurs des asiles d’aliénés » (p.22)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt pour les problèmes liés à la santé mentale surgit dans les années d’après-guerre à cause d’une forte augmentation des cas pris en charge. À partir des années 1970, sur la voie des protestations anticonformistes de Mai 1968 et sous l’influence et la pression des familles, on commence à dénoncer les conditions précaires des malades mentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mouvement de l&#039;antipsychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant les années 1960 apparaissait un nouveau courant qui a explosé dans plusieurs pays, l&#039;Antipsychiatrie, qui prend le contre-pied de la psychiatrie. La critique vise à remettre en question non seulement la psychiatrie et la prise en charge des malades mentaux, mais aussi la société au sens large. Ce mouvement qui s&#039;exprime sous différentes formes dans plusieurs pays, offre une nouvelle conception de la liberté aux patients psychiatriques en leur donnant la voix et le pouvoir de choisir leur parcours de soins, condamne la société capitaliste qui rejet tout individu non rentable et qui ne se conforme pas au règles de fonctionnement de la société. Les prisons et les hôpitaux psychiatriques sont l&#039;expression de la mise à l&#039;écart de toute personne qui affiche une différence trop importante face à la norme. Ce courant de pensé est très révolutionnaire et prône la liberté des individus.&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon, Lesage de la Haye, l&#039;antipsychiatrie n&#039;est pas un courant de pensée, c&#039;est un vaste mouvement qui ne trouve pas une véritable unité concernant les théories et les pratiques des différents représentant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme «Antipsychiatrie» est utilisée pour la première fois par Cooper [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper David Cooper] en 1967 dans son ouvrage «Psychiatrie et antipsychiatrie»&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil.&amp;lt;/ref&amp;gt; et à travers ses expériences dans le &amp;quot;pavillon 21&amp;quot; à Kingsley Hall (Londres), il s&#039;oppose au système hiérarchique et aliénant qui conduit à l’internement des personnes et en les rendant des malades chroniques. Ainsi, il propose d&#039;étudier la personne dans son contexte de vie, en relativisant le diagnostic et l&#039;étiquetage. Il est suivi par d’autres militants de ce courant idéologique, notamment par Aaron Esterson et [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Laing Ronald David Laing]. Tous les trois travaillent en Grande-Bretagne et offrent une réponse plus sociale et communautaire en s&#039;opposant à la psychiatrie ordinaire, au diagnostic, à la pratique et à la politique en vigueur.&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un exemple intéressant est le livre qui raconte le parcours d’une patiente, [http://en.wikipedia.org/wiki/Mary_Barnes Mary Barnes], qui avait suivi une thérapie à Kingsley Hall avec le psychiatre [http://www.jhberke.com/index2.html%20 Joseph Berke] et sous la direction de Ronald David Laing. Le livre « Un voyage à travers la folie »&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;, écrit en 1976 par Mary Barnes avec la collaboration de [http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Berke Joseph Berke] est un exemple du passage à travers la folie qui donne un point de vue différent: il valorise la personne et ses droits en tant que patient, l’importance de l&#039;autodétermination personnelle et de l’intégration sociale. Le professionnel est vu comme témoin dans le parcours du patient. Il représente aussi un soutient au mouvement de l&#039;antipsychiatrie.&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Parallèlement, aux Etats-Unis, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Erving Goffman] publie en 1961 un ouvrage qui influencera aussi le courant de l&#039;antipsychiatrie [[Asiles, études sur la condition sociale des malades mentaux|&amp;quot;ASILES, études sur la condition des malades mentales&amp;quot;]], (basé sur des observations des comportements des patients et du personnel d&#039;un hôpital psychiatrique ). L’auteur commence par donner une définition des  « institutions totalitaires » qui se caractérisent par le niveau d’exclusion et de contrôle dans lequel se trouve le reclus. La vie dans de ce genre d’institution est décrite en négatif par comparaison avec le déroulement de la vie à l’extérieur. Une fois admis au sein de l&#039;institution l&#039;individu est mis sous tutelle et perd tous les droits dont il jouissait en tant que membre de la société et se trouve sous l&#039;emprise du pouvoir du médecin &amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1963, avec son livre [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stigmate_%28Erving_Goffman%29 «Stigmate&amp;quot;. Les usages sociaux des handicaps»&amp;lt;ref&amp;gt; Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;], il continue à exprimer ses idées, selon lesquelles d&#039;une manière indirecte, influenceront les droits de l’homme. Goffman donne une définition plus élargie du stigmate en mettant en évidence un ensemble des concepts sur «l&#039;image social» des individus et ce qu&#039;ils peuvent transmettre d&#039;eux-mêmes aux autres en situations de confrontation. (Le stigmate permet de marquer une différence entre les personnes &amp;quot;dites normales&amp;quot; et celles qui présentent des caractéristiques déviantes de la norme.)&amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aux Etats Unis, [[Thomas_Szasz|Thomas Szas]], professeur en psychiatrie (et admirateur de Michel Foucault) pour ses dénonciations des abus de la psychiatrie, ne préconisait pas les mêmes solutions. Szasz défend vivement les droits des malades mentaux et fait une double critique à la psychiatrie: la maladie mental n’est pas une vrais maladie, mais une justification légitimant, avec l’appui de médecins et des avocats, l’intervention du pouvoir pour protéger les gens contre eux mêmes. La psychiatrie est ainsi utilisée comme un outil de contrôle social à grande échelle, au nom du bien-être des « normaux ». Szasz décrit et dénonce dans son célèbre livre &amp;quot;Le mythe de la maladie mentale&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Szasz, T. (1975). Le mythe de la maladie mentale. Paris: Payot.&amp;lt;/ref&amp;gt;, paru en 1961, l’utilisation de la psychiatrie comme moyen du contrôle social, d&#039;esclavage déguisé en thérapie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Italie, dans la même période, le mouvement trouve un autre représentant. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Franco Basaglia], mène au niveau politique une lutte dans laquelle il revendique à haut voix les droits des patients ainsi que la fermeture des asiles (L&#039;auteur de &amp;quot;L&#039;institution en négation&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;) - Basaglia critique l&#039;enferment des malades mentaux comme n&#039;étant pas une solution)&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Finalement la solution arrive en 1978, avec la Loi-180. La création de nombreux lieux alternatif, tels que de centres de jour, des foyer et d&#039;autres formes innovatrices, ainsi qu&#039;une participation nationale des syndicats, la partie communiste et le monde du travail, ont permis aux malades mentaux de réintégrer la vie en société.&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;. À noter, malgré ça, il y a des différences très importantes entre les régions les plus développées et d&#039;autres régions italiennes. Cela a influencé la réintégration des patients psychiatriques.&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la France, plusieurs représentants ont pris parti au mouvement de l’antipsychiatrie. On y retrouve Roger Gentis, [http://es.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Guattari Félix Guattari], [http://es.wikipedia.org/wiki/Robert_Castel Robert Castel], ainsi que Michel Foucault.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce dernier, tout en étant en retrait par rapport aux autres praticiens, il offre dans son ouvrage « Histoire de la folie à l’âge classique », une représentation de comment la notion de folie, d’aliénation,  de maladie mentale sont en relation très étroite avec le contexte. À travers une lecture historique de la folie, l’auteur met en évidence l’influence des normes, des valeurs et des croyances en rapport aux explications des causes de celle-ci. Le rôle social du « fou » dépend également de la vision que la société a sur la folie.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard&amp;lt;/ref&amp;gt;. Déjà en 1954, dans l&#039;ouvrage « Maladie mentale et psychologie », Foucault met en évidence le fait que en Occident la folie a acquis le statut de maladie mentale très récemment, en devenant ainsi objet d’étude de la part de la psychiatrie. Les explications que l’on donnait auparavant à ce type de phénomène étaient du domaine de la magie et de la religion. Le contexte influence le regard que l’on pose sur une problématique.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau général, le mouvement essaye de se centrer dans l&#039;application d&#039;une thérapie dans le contexte du sujet (soit familial ou communautaire) et non pas dans le contexte clinique. Les trois thèses de l’antipsychiatrie (antinosographique, anti-institutionnelle, anti-thérapeutique) se manifestent comme une prise de conscience collective. La thèse antinosographique conteste l’appartenance des troubles psychiques au concept de maladie et la nécessité à n’importe quel type d’assistance psychiatrique et soutien que la classification des maladies mentales et le diagnostic donné constituent une forme d’étiqueter et de stigmatiser une personne. La thèse anti-thérapeutique est une réaction contre les mesures dures des traitements appliques aux malades psychiques  (l’électrochoc, la médicamentation abusive et obligatoire, la privation de liberté) et encourage le traitement sans médicamentation, basé sur une communauté thérapeutique. La thèse anti-institutionnelle condamne les institutions en les nommant totalitaires car tout est enfermé, contrôle et obligatoire et propose de modifier la relation entre les psychiatres et les patients.&lt;br /&gt;
Le mouvement de l’antipsychiatrie a contribué pour : la sensibilisation des autorités et l’opinion publique, le fait de non-être stigmatise pour les personnes avec de trouble psychique, l’influence et l’aide de mouvement pour les droits des patients, la reformation du système par l’introduction des lois qui ont comme but de protéger les droits et d’améliorer les conditions d’assistance psychiatrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réalité des patients psychiatriques ==&lt;br /&gt;
=== Lois sur la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement antipsychiatrique, comme mentionné au paravent, a été le premier à se battre pour la fermeture des asiles en s’opposant à la psychiatrie traditionnelle avec des idées, des interprétations de la maladie mentale et surtout des actions subversives. Au niveau législatif, cela s&#039;est traduit par la [http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf Loi 180], qui a été la première et seule loi qui ordonne la fermeture des hôpitaux psychiatriques en Italie. Approuvé grâce au soutien de Franco Basaglia le 13 mai 1978 (elle est parfois appelée &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot;), elle règle tous contrôles et traitements sanitaires volontaires et obligatoires pour des personnes avec une maladie mentale. Elle se base sur des principes tels que le respect de la dignité de la personne, des ses droits civils et politiques. Le droit de choisir librement son médecin et son lieu soin, ou encore le droit de communiquer avec qui ils désirent. Tous les traitements doivent être assurer par consensus et la participation de la personne. La &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot; vise aussi à une &amp;quot;réforme sémiotique&amp;quot; des termes utilisés pour définir les patients psychiatriques. Elle supprime tout définition dans le code pénal comme &amp;quot;aliéné mental&amp;quot; ou &amp;quot;infirme mental&amp;quot;. Il s’agit d’une loi qui agit sur plusieurs niveaux, que ça soit sur les droits de la personne, sur les institutions soignantes ou encore à niveau pénal. Elle représente une réforme sociale et politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droits des patients psychiatriques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les droits des patients psychiatriques s&#039;inscrivent dans [http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Droits_des_patients_(%C3%A0_l%27h%C3%B4pital) les droits des patients] en général, avec quelques différences qui est propre à cette population. Comme nous le verrons dans ce sous-chapitre, la nature de la maladie mentale peut impliquer des limitations au niveau juridique dans l’exercice de certains droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les préoccupations concernant la protections des droits des patients psychiatriques est un fait relativement récent qui débute dans les années 1960 et qui prend plus d&#039;ampleur dans les années 1970 au niveau national ainsi qu&#039;international. Dans plusieurs pays on assiste à des modifications législatives, mais les questionnements concernant le traitement des maladies mentales s&#039;opère aussi au niveau des droits internationales et de la liberté de la personne. &amp;lt;ref&amp;gt;Gendreau,C. (2005). Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale. Montréal: Les Editions Thémis &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, des personnes qui avaient connu l’expérience de l’institution psychiatrique s’adressent au  réseau international d’alternative à la psychiatrie, qui avait organisé une rencontre à Genève, dans le but de créer un organisme capable de défendre les droits des usagers de la psychiatrie. Cette démarche s’inscrit dans un processus de médiatisation qui, depuis les années 1976-1977, avait porté au grand jour le fonctionnement du système psychiatrique genevois et les internements qualifiés comme abusifs.  (Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas)   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ainsi que, en 1979 à Genève, des personnes tels que médecins, psychiatres, psychologues, assistants sociaux, juristes et usagers de la psychiatrie fondent l’[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf ADUPSY], l’association pour les droits des usagers de la psychiatrie. Une association dont le but est de lutter contre toutes discriminations en défendant les droits démocratiques fondamentaux des personnes psychiatriques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à la révision de la Loi sur le régime des personnes atteintes d’affections mentales du 1936, ils lancent des propositions qui viseront à combler les lacunes pratiques dont cette loi n’a pas su changer dans la pratique quotidienne de la prise en charge et de la reconnaissance de la personne psychiatrique. Comme par exemple recourir à l’internement lorsqu’il est réellement nécessaire, tandis qu’il s’agit encore d’une pratique naturelle, ordinaire à laquelle on recourt presque toujours, ou l’impossibilité du malade à faire recours lors de son internement ou au moment de la sortie, ou encore l’action faite par le Conseil de surveillance psychiatrique qui protège la société du malade mental en le stigmatisant encore plus ou lieu de protéger ce dernier. Ce sont tous des exemples de comment la loi ne s’est pas traduite en pratique selon ses principes.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf L&#039;Adupsy] lance ses propositions en essayant de modifier la réalité psychiatrique. Elle revendique la suppression totales des internements visant une modification de toutes pratiques psychiatriques. Elle croit dans une nouvelle législation qui tiendrait en compte des modifications du [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code Civile Suisse], des recommandations de l’Assemblée parlementaire du Conseil d’Europe inhérent la situation des malades mentaux et des recommandations de l’[http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_sant%C3%A9 OMS]. Leurs propositions visent trois aspects principaux liés aux droits de la personne : l’admission, le droit de recours et les droits liés au traitement et à la participation à la recherche clinique. [ici il faudrait que l&#039;on sache sur quoi vous vous baser pour dire cela: les références manquent!!!]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut supprimer l’internement, l’admission doit être volontaire du début la fin du traitement, dans le sens que toute prise en charge ou action thérapeutique ne peut pas être efficace si le patient n’est pas d’accord. Le libre arbitre, le droit de choix ou de refus, une participation active sont des aspects nécessaires lors qu’on vise une prise en charge efficace, dans le respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit de recours doit être une instance judiciaire. Dans ce sens là le Conseil de surveillance psychiatrique doit être remplacé par la Chambre de révision psychiatrique. La personne psychiatrique ne devrait plus être stigmatisée au tant que malade, elle n’est pas dangereuse et donc la société ne doit pas être protégée par ce dernier. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le troisième objectif concernant les droits liés au traitement et à la participation à la recherche médicale implique l’abolition de tout traitement médical sans le consensus du patient, il faut présenter au patient les implications du traitement, les alternatives et s’il veut il peut consulter un autre médecin de son choix. &lt;br /&gt;
Ces trois aspects visent, comme écrit au paravent, une modification des conditions de prise en charge, des droits des patients en tant que personnes et du tout le système psychiatrique.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La période comprise entre les années ’60 et ’80 est témoin d’une grand révolution vis à vis des droits des patients psychiatriques. Même si elle reste une révolution idéologique, car tous principes, toutes actions ne sont pas traduites en pratique pour l’instant, elle représente le précurseur pour un nouvelle réalité où on envisage une meilleure considération des droits de la personne au tant que tel et pas en tant que malade mentale, où on reconsidère la pratique psychiatrie à fin d’améliorer la prise en charge et les réponses aux besoins de ces personnes… À modifier, continuer….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La loi K 1 25 de 1979 ===&lt;br /&gt;
Suite à deux cas d’internement qui avaient touché profondément l’opinion publique genevoise, ainsi que grâce aux mouvements militant pour une remise en question des traitements des patients psychiatriques, deux projet de révision ont été proposés au [https://www.ge.ch/grandconseil/index.asp Grand Conseil] concernant la loi du 14 mars 1936 sur le régime des personnes atteintes d’affection mentale.    &lt;br /&gt;
Selon la commission parlementaire la difficulté majeure est liée au fait qu’il faut renforcer les droits des malades mentaux tout en continuant de protéger le reste de la population de ces personnes. &lt;br /&gt;
Un difficulté supplémentaire été due  à la récente ratification (1974) de la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme Convention européenne des droits de l’homme] (CEDH) qui interdisait toute forme d’internement administratif sans recours judiciaire. &lt;br /&gt;
La loi du 1979 apporte des changements sur plusieurs niveaux. Tout d’abord l’application de la loi se limite aux personnes atteinte de maladie mentale dont l’état nécessite une prise en charge en hôpital psychiatrique. Avant la révision, la loi s’appliquait à toute personne atteinte de maladie mentale qui aurait pu compromettre la sécurité et la tranquillité publique, ainsi que leur propre sécurité. &lt;br /&gt;
Deuxièmement elle impose aux établissements privé et publique un régime de surveillance des registres des entrées et de sorties. &lt;br /&gt;
En outre cette loi renforce les droits des patients psychiatriques. Le patient acquiert l’accès à son dossier médical et ce dernier et sa famille doivent être informés de tous les droits dont ils disposent.&lt;br /&gt;
De plus, la loi fixe les conditions d’admission des malades mentaux en faisant la distinction entre admission volontaire et involontaire. L’admission volontaire nécessite un certificat médical qui justifie l’admission du patient en raison de son état mentale.  Etant donné que l’admission involontaire comporte une atteinte à la liberté de l’individu, elle peut être demandé seulement si ces trois conditions sont réunies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Le malade présente des troubles mentaux&lt;br /&gt;
* Son état constitue un danger grave pour lui-même ou pour autrui&lt;br /&gt;
* Un traitement et des soins dans un établissement psychiatrique s’avèrent nécessaires. » (p.8)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un examen ultérieur concernant les symptômes du malade, les motifs de l’hospitalisation et le dégrée d’urgence de la situation est nécessaire afin de confirmer ou annuler l’hospitalisation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La capacité de discernement ===&lt;br /&gt;
Le discernement est définit dans l’article 16 du code civil et implique la capacité de pouvoir agir de façon raisonnable. On estime capable de discernement toute personne qui agit en connaissance de cause. Le code civil prévoit certaines situations dans lesquelles cette capacité peut être limitée dans l’intérêt de la personne concernée, notamment dans le cas de « maladie mentale » et de « faiblesse d’esprit ».  La reconnaissance de cette capacité est la condition indispensable sans laquelle l’individu n’est pas en mesure d’exercer ses droits personnels.&lt;br /&gt;
L’évaluation de la capacité de discernement se prête à controverse, notamment entre psychiatre et juriste, car il est impossible de poser un jugement objectif. Ceci est encore de nos jours source de malentendus et il semble très difficile qu’une réforme juridique puisse parvenir à éclaircir cette situation compliquée. Afin de limiter l’imposition d’une étiquette trop lourde, l’évaluation de la capacité de discernement s’opère toujours en relation à une situation précise. Une réévaluation s’impose donc face à toute nouvelle situation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Privation de liberté à des fins d’assistance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, le Parlement fédéral a modifié le [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code civil suisse] en matière de privation de liberté à des fins d’assistance afin de rendre compatible le droit suisse avec [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme la Convention européenne des droits de l’homme] (ratifiée par la Suisse en 1974). &lt;br /&gt;
Les causes permettant la privation de la liberté d’un individu prévues dans l’article 397a CC sont :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
* La maladie mentale&lt;br /&gt;
* La faiblesse d’esprit&lt;br /&gt;
* La toxicomanie&lt;br /&gt;
* Le grave état d’abandon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de limiter les abus, cette première condition doit s’accompagner de deux autres conditions. La privation de liberté est la seul solution possible afin d’assurer l’assistance nécessaire à la personne. Tous les autres possibles prises en charges (traitement ambulatoire, assistance de l’entourage,…) doivent être considérées comme des solutions inefficaces. &lt;br /&gt;
En outre, la prise en charge doit être assurée par un établissement apte à fournir les prestations spécifiques dont l’individu a besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit fédéral impose des garanties minimales dans le but de protéger la personne privée de liberté à des fins d’assistance. Parmi les droit dont dispose l’individu on trouve :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le droit à l’information concernant le pourquoi de sa privation de liberté&lt;br /&gt;
* La demande de libération. Cette demande peut être également formulée par les proches.&lt;br /&gt;
* Le droit à l’assistance juridique&lt;br /&gt;
* Le droit d’être inétendue devant le juge&lt;br /&gt;
* … &amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===  La déclaration de Hawaï 1977 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1977, L’association mondiale des psychiatres rédige une charte éthique concernant les pratiques, ainsi que les buts de la psychiatrie. Parmi les recommandations que l’on prône, on y trouve que le rapport entre le psychiatre et le patient doit être basé sur la confiance et le respect. Le psychiatre es au service du patient et ce dernier doit être considéré comme un partenaire. Le soignant doit privilégier les interventions thérapeutiques qui limitent le moins possibles la liberté du patient. Dans le cas d’incapacité de discernement, toute action thérapeutique doit être discuté avec la famille ou avec un représentant légal. Ce disposition vise le respect de la dignité humaine et les droits fondamentaux de l’homme.&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les méthodes d&#039;entretien se distinguent par la mise en oeuvre des processus fondamentaux de communication et d&#039;interaction humaine. Ces processus permettent au chercheur de retirer de ses entretien des informations et éléments de réflexion riches en nuances. &lt;br /&gt;
Nous avons utilisé la variante entretien centré, avec une petite liste de questions-guides ouvertes afin que l&#039;interviewé puisse parler ouvertement d&#039;un événement ou d&#039;une expérience précise à laquelle il a participé. En ce cas Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La lutte contre les abus de la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
[[Entretien avec M. Alain Riesen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Questions pour l&#039;entretien ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Depuis quand et avec qui (quel groupe) vous êtes-vous engagé/e dans la lutte pour les droits de la personne et quel était à ce moment votre statut (ou fonction)? Dans quel contexte s&#039;est inséré cette démarche ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2. Il y a-t-il un événement originel? Pourriez vous nous raconter un ou des événement/s marquant/s que vous avez mené ou qui vous ont frappé dans cette période en faveur de ces droits ? &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3. Quels ont été les changements les plus importantes auxquels vous avez assistés?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.  Y a-t-il des valeurs que vous avez eu le sentiments d&#039;avoir porté en avant et si oui, lesquelles étaient-elle?  (avoir en tête: corps réappropriation et bien-être et développement, bien être psychique, son développement, la liberté, autodétermination de la personne, mais ne les évoquer que si la personne ne répond pas!)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Qu&#039;en est-il aujourd&#039;hui de cette lutte et des acquis et des risques de retour en arrière?  Sur quoi faudrait-il continuer de se battre de lutter?&lt;br /&gt;
Est-ce que vous continuer aujourd&#039;hui de vous engager et sur quoi?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Entretien_avec_M._Alain_Riesen|L&#039;Entretien avec M. Alain Riesen]] nous a permis d&#039;avoir une vue d&#039;ensemble sur les années &#039;60-&#039;80. Grace à son histoire et les réponses aux questions nous avons pu recueillir beaucoup d&#039;éléments sur les principaux changements, les mouvements militants et les conquêtes par rapport aux droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion et discussion ==&lt;br /&gt;
La période des années ’60-’80 constitue une époque de grands changements. Elle a été témoin d’une révolution idéologique, politiques, législative. Il s’agit principalement d’un mouvement général de contestation du pouvoir et des normes institutionnelles. Le mouvement de l’antipsychiatrie avant et du réseau d’alternative à la psychiatrie après, contribuent fortement à la lutte et aux débats contre l’institution totalitaire (Goffman), la violence institutionnelle. Spécifiquement au territoire de Genève, l’association de l’ADUPSY a contribué de façon important à tous ces changements. La cohésion entre les professionnels et les patients permet une action et une réflexion autour de la manière de pratiquer le soin, tout en considérant  la question des droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant les années ’60 les patients psychiatriques étaient, pour la plus parte, reclus, isolés, stigmatisés. La pratique du soin se faisait sous obligation, constriction où le pouvoir décisionnel était exclusivement dans les mains des médecins. Le patient n’avait aucune possibilité d’expression ou contestation, il subissait toute décision du corps médical, il était considéré comme une personne incurable, dangereuse, qui devait être hospitalisé à vie. Le patient vivait donc dans des conditions de vie précaires, où son identité était limité à une personne sans aucun droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après les années ‘60 cette réalité voit un tournant important. Premièrement grâce au CAS, le Comité d’Action de Santé qui a mené une réflexion autour de la politique institutionnelle. Une politique de santé mentale se base sur l’institution, le dispositif institutionnel ; la théorie, la psychopathologie, dont dépend la manière de définir l’identité de la personne ; le corps des professionnels et la législation. Il y a eu une prise de conscience par rapport à la manière de considérer l’autre, on commence à se soucier des conditions de vie de ses personnes, on arrive à une nécessité de changer l’institution, de changer les lois, et les pratiques. Petit à petit on enlève les barreaux dans le dispositif institutionnel, on considère les professionnels comme des soignant et non plus comme des gardiens, progressivement on élimine les traitements de choc. Toute la question sur les droits des patients se révèle, la pratique du soin, la prise en charge des patients, la considération, reconnaissance de la personne voient une évolution importante. L’ADUPSY, l’Association pour les droits des usagers de la psychiatrie, contribue aussi à cette grande évolution, pendant plusieurs années elle a mené un travail pour accueillir  les plaintes, les demandes ou encore les critiques des patients à fin de modifier la réalité qui les concernaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conquêtes, comme mentionné au paravent, ont étaient multiples. Néanmoins la question des droits des patients psychiatriques est toujours d’actualité. L’hospitalisation non volontaire et le type de traitement, liés au pouvoir médical ont encore une très forte influence dans la société de nos jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Barnes, M.(1976). &#039;&#039;Un voyage à travers la folie&#039;&#039;. Paris: Editions du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Basaglia, F.] (1970). [[L&#039;institution en négation - Basaglia|&#039;&#039;L&#039;institution en négation.&#039;&#039;]] Paris: Edition du Seuil. 	&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper  Cooper, D.] (1970). &#039;&#039;Psychiatry et anti-Psychiatry.&#039;&#039; Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault  Foucault, M.](1964) [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_folie_%C3%A0_l%27%C3%A2ge_classique &#039;&#039;Histoire de la folie à l&#039;âge classique&#039;&#039;], Paris : U.G.E., coll. « 10/18 »&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&lt;br /&gt;
* Gendreau,C. (2005). &#039;&#039;Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale&#039;&#039;. Montréal: Les Editions Thémis&lt;br /&gt;
* Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). &#039;&#039;Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&#039;&lt;br /&gt;
* [http://es.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Goffman, E.] (1975). &#039;&#039;Stigmates. Les usages sociaux des handicaps&#039;&#039;. Paris: Les Editions de Minuit.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_S._Szasz Szasz, T.] (1975). [[Résumé :Le mythe de la maladie mentale (1975)|&#039;&#039;Le mythe de la maladie mentale&#039;&#039;]]. Paris: Payot.&lt;br /&gt;
* [http://www.triunfodigital.com/ Triunfo Digital] (s.d.) [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 &#039;&#039;Josep Berke: &amp;quot;La sociedad está enloqueciendo a sus miembros&amp;quot;&#039;&#039;], Archives, Consulté le 8 Novembre 2013 [http://www.triunfodigital.com/ &amp;quot;Triunfo Digital&amp;quot;], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.1], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=29&amp;amp;fecha=1973-04-14 p. 2], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=30&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.3], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=31&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.4]&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye, J.] (2010). &#039;&#039;La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie.&#039;&#039; Paris: Editions Libertaires&lt;br /&gt;
* http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Webographie ==&lt;br /&gt;
* http://www.jhberke.com/index2.html Site web du Dr. Joseph H. Berke.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://vimeo.com/38575546 Ici vous trouverez un entretien à Mary Barnes (langue anglaise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.dionyversite.org/cycle_08-11-A.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.cairn.info/revue-topique-2004-3-page-79.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.geopsy.com/memoires_theses/la_folie.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://senon.pagesperso-orange.fr&lt;br /&gt;
* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://mamytartine.blog.lemonde.fr/mamytartine/2005/08/lantipsychiatri.html &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.e-monsite.com/isabellesamyn/rubrique-1012337.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.academia.edu/440584/Psychanalyse_Et_Antipsychiatrie&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13160</id>
		<title>Droits des patients psychiatriques</title>
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		<updated>2014-01-14T12:21:44Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Mouvement de l&amp;#039;antipsychiatrie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
Cet article s’inscrit dans le cadre général des droits de la personne et des droits des patient en psychiatrie en particulier. Il s&#039;agit dans ce chapitre de mieux comprendre comment les revendications des droits des patients psychiatriques relèvent des droits de la personne et d&#039;arriver à expliquer ce que cela recouvre concrètement dans le quotidien en termes de pratiques, mais aussi de désignation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le paysage psychiatrique, au fil des années, a été modifié par l’influence et l’interaction de différents mouvements sociaux et des changements de lois. Cette recherche est une opportunité qui nous permet d’élaborer une réflexion autour de ces interactions et de mieux comprendre l’évolution de la terminologie et l’utilisation des divers moyens thérapeutiques, la mise en place d’un cadre légal préservant les droits des patients psychiatriques et les apports amenés à la société. Il semble que la critique des classifications nosographiques (les DSM) qui existe depuis les années 20 – lesquelles classifications n&#039;ont été qu&#039;en augmentation (en 1990, 400 classifications) ont visé à la fois le pouvoir qui désigne, mais aussi peut-être plus fondamentalement une manière de &amp;quot;donner sens&amp;quot; à un individu porteur de signes définis essentiellement par les médecins psychiatres. L&#039;alternative serait de considérer la personne, sa parole, sa propre perception, sa conception aussi de la santé (et donc de la folie) dans une remise en question de la relation soignant-soigné. C&#039;est aussi évidemment une remise en question de rapport norme/déviance, mais aussi plus fondamentalement de cette réalité &amp;quot;faussement&amp;quot; ou &amp;quot;artificiellement&amp;quot; construite (symboliquement) par ceux qui détiennent le pouvoir de nommer. Ainsi la critique sociale et politique des année 60-80 se double d&#039;une critique de l&#039;épistémologie du sujet pour mettre à la place une relation plus égalitaire et un respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons commencé par une brève présentation sur la maladie mental el le courant de l’antipsychiatrie, présentation qui nous aide à nous faire une image mental de ce que représentait pour la société une personne qui manifestait une maladie mentale, un hôpital psychiatrique et surtout ce qui voulait dire pour une personne d&#039;être quelqu’un avec un trouble psychique au début du XXème siècle. La deuxième partie de l’article nous amène dans ‘’la réalité des patients psychiatriques’’ contemporaine et nous découvrons les changements des lois et des droits pour ces patients. Pour pointer notre recherche, nous avons effectué un entretien avec M. Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève, entretien qui nous a permis de voir plus en détail et plus concrètement l’évolution des droits des patients en psychiatrie. Peut-être que cette évolution continuera dans ce vaste domaine, mais il faut souligner le fait que jusqu’au maintenant toutes les personnes qui présentent des troubles psychiques ont le droit aux meilleurs services médicaux et qu&#039;aucune discrimination n’est admise, donc la santé est un segment d’insertion sociale qui place le patient dans la dimension d&#039;être un citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
=== Historique de la maladie mentale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute société se trouve confronté à des personnes qui sortent du fonctionnement ordinaire, qui ne vivent pas selon les normes en vigueur, allant jusqu&#039;à perturber l’équilibre d&#039;un groupe social (famille, classe, atelier, entreprise, institution, etc.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En traversant les âges et les cultures, la maladie mentale a connu les définitions et les explications les plus variées. En effet, « puisque la folie plonge ses racines aux sources de la culture, être fous est différent selon le pays ou la région dont on est originaire » (&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;, p.13).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l’Europe, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye] met en évidence comment à partir de l’Antiquité on s’est occupé du problème des personnes déviantes en les bannissant et en les excluant de la société. Durant le Moyen Âge, en particulier en France, l’exclusion de la société se faisait par exemple en mettant les personnes qui dérangeaient sur une barque et en les abandonnant sur une rivière.  Au tour de l’année 1000, de l’exclusion et du bannissement en dehors des villes, il y a la mise en place d’un premier système d’enfermement. Dans les maladreries et les hostelleries (préludes des hôpitaux généraux), on commence à enfermer les malades mentaux avec tout sortes des personnes &amp;quot;marginales&amp;quot;. La promiscuité, l&#039;insalubrité, la surpopulation, ainsi que les maladies transformaient ces lieux en lieux d’extermination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La religion avait une très grande influence durant toute cette période. La maladie mentale était interprétée comme la punition de Dieu en réponse à un péché. Le personne déviante était donc aussi enfermée pour protéger la société et pour qu’elle puisse faire amende honorable. Progressivement, mais surtout pendant le XIX, le pouvoir sur la maladie mentale passe entre les mains des médecins. En effet, ces derniers, écrit Lesage de la Haye « […] vont devenir les responsables du traitement des malades mentaux et mêmes les directeurs des asiles d’aliénés » (p.22)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt pour les problèmes liés à la santé mentale surgit dans les années d’après-guerre à cause d’une forte augmentation des cas pris en charge. À partir des années 1970, sur la voie des protestations anticonformistes de Mai 1968 et sous l’influence et la pression des familles, on commence à dénoncer les conditions précaires des malades mentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mouvement de l&#039;antipsychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant les années 1960 apparaissait un nouveau courant qui a explosé dans plusieurs pays, l&#039;Antipsychiatrie, qui prend le contre-pied de la psychiatrie. La critique vise à remettre en question non seulement la psychiatrie et la prise en charge des malades mentaux, mais aussi la société au sens large. Ce mouvement qui s&#039;exprime sous différentes formes dans plusieurs pays, offre une nouvelle conception de la liberté aux patients psychiatriques en leur donnant la voix et le pouvoir de choisir leur parcours de soins, condamne la société capitaliste qui rejet tout individu non rentable et qui ne se conforme pas au règles de fonctionnement de la société. Les prisons et les hôpitaux psychiatriques sont l&#039;expression de la mise à l&#039;écart de toute personne qui affiche une différence trop importante face à la norme. Ce courant de pensé est très révolutionnaire et prône la liberté des individus.&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon, Lesage de la Haye, l&#039;antipsychiatrie n&#039;est pas un courant de pensée, c&#039;est un vaste mouvement qui ne trouve pas une véritable unité concernant les théories et les pratiques des différents représentant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme «Antipsychiatrie» est utilisée pour la première fois par Cooper [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper David Cooper] en 1967 dans son ouvrage «Psychiatrie et antipsychiatrie»&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil.&amp;lt;/ref&amp;gt; et à travers ses expériences dans le &amp;quot;pavillon 21&amp;quot; à Kingsley Hall (Londres), il s&#039;oppose au système hiérarchique et aliénant qui conduit à l’internement des personnes et en les rendant des malades chroniques. Ainsi, il propose d&#039;étudier la personne dans son contexte de vie, en relativisant le diagnostic et l&#039;étiquetage. Il est suivi par d’autres militants de ce courant idéologique, notamment par Aaron Esterson et [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Laing Ronald David Laing]. Tous les trois travaillent en Grande-Bretagne et offrent une réponse plus sociale et communautaire en s&#039;opposant à la psychiatrie ordinaire, au diagnostic, à la pratique et à la politique en vigueur.&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un exemple intéressant est le livre qui raconte le parcours d’une patiente, [http://en.wikipedia.org/wiki/Mary_Barnes Mary Barnes], qui avait suivi une thérapie à Kingsley Hall avec le psychiatre [http://www.jhberke.com/index2.html%20 Joseph Berke] et sous la direction de Ronald David Laing. Le livre « Un voyage à travers la folie »&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;, écrit en 1976 par Mary Barnes avec la collaboration de [http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Berke Joseph Berke] est un exemple du passage à travers la folie qui donne un point de vue différent: il valorise la personne et ses droits en tant que patient, l’importance de l&#039;autodétermination personnelle et de l’intégration sociale. Le professionnel est vu comme témoin dans le parcours du patient. Il représente aussi un soutient au mouvement de l&#039;antipsychiatrie.&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Parallèlement, aux Etats-Unis, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Erving Goffman] publie en 1961 un ouvrage qui influencera aussi le courant de l&#039;antipsychiatrie [[Asiles, études sur la condition sociale des malades mentaux|&amp;quot;ASILES, études sur la condition des malades mentales&amp;quot;]], (basé sur des observations des comportements des patients et du personnel d&#039;un hôpital psychiatrique ). L’auteur commence par donner une définition des  « institutions totalitaires » qui se caractérisent par le niveau d’exclusion et de contrôle dans lequel se trouve le reclus. La vie dans de ce genre d’institution est décrite en négatif par comparaison avec le déroulement de la vie à l’extérieur. Une fois admis au sein de l&#039;institution l&#039;individu est mis sous tutelle et perd tous les droits dont il jouissait en tant que membre de la société et se trouve sous l&#039;emprise du pouvoir du médecin &amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1963, avec son livre [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stigmate_%28Erving_Goffman%29 «Stigmate&amp;quot;. Les usages sociaux des handicaps»&amp;lt;ref&amp;gt; Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;], il continue à exprimer ses idées, selon lesquelles d&#039;une manière indirecte, influenceront les droits de l’homme. Goffman donne une définition plus élargie du stigmate en mettant en évidence un ensemble des concepts sur «l&#039;image social» des individus et ce qu&#039;ils peuvent transmettre d&#039;eux-mêmes aux autres en situations de confrontation. (Le stigmate permet de marquer une différence entre les personnes &amp;quot;dites normales&amp;quot; et celles qui présentent des caractéristiques déviantes de la norme.)&amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aux Etats Unis, [[Thomas_Szasz|Thomas Szas]], professeur en psychiatrie (et admirateur de Michel Foucault) pour ses dénonciations des abus de la psychiatrie, ne préconisait pas les mêmes solutions. Szasz défend vivement les droits des malades mentaux et fait une double critique à la psychiatrie: la maladie mental n’est pas une vrais maladie, mais une justification légitimant, avec l’appui de médecins et des avocats, l’intervention du pouvoir pour protéger les gens contre eux mêmes. La psychiatrie est ainsi utilisée comme un outil de contrôle social à grande échelle, au nom du bien-être des « normaux ». Szasz décrit et dénonce dans son célèbre livre &amp;quot;Le mythe de la maladie mentale&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Szasz, T. (1975). Le mythe de la maladie mentale. Paris: Payot.&amp;lt;/ref&amp;gt;, paru en 1961, l’utilisation de la psychiatrie comme moyen du contrôle social, d&#039;esclavage déguisé en thérapie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Italie, dans la même période, le mouvement trouve un autre représentant. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Franco Basaglia], mène au niveau politique une lutte dans laquelle il revendique à haut voix les droits des patients ainsi que la fermeture des asiles (L&#039;auteur de &amp;quot;L&#039;institution en négation&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;) - Basaglia critique l&#039;enferment des malades mentaux comme n&#039;étant pas une solution)&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Finalement la solution arrive en 1978, avec la Loi-180. La création de nombreux lieux alternatif, tels que de centres de jour, des foyer et d&#039;autres formes innovatrices, ainsi qu&#039;une participation nationale des syndicats, la partie communiste et le monde du travail, ont permis aux malades mentaux de réintégrer la vie en société.&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;. À noter, malgré ça, il y a des différences très importantes entre les régions les plus développées et d&#039;autres régions italiennes. Cela a influencé la réintégration des patients psychiatriques.&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la France, plusieurs représentants ont pris parti au mouvement de l’antipsychiatrie. On y retrouve Roger Gentis, [http://es.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Guattari Félix Guattari], [http://es.wikipedia.org/wiki/Robert_Castel Robert Castel], ainsi que Michel Foucault.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce dernier, tout en étant en retrait par rapport aux autres praticiens, il offre dans son ouvrage « Histoire de la folie à l’âge classique », une représentation de comment la notion de folie, d’aliénation,  de maladie mentale sont en relation très étroite avec le contexte. À travers une lecture historique de la folie, l’auteur met en évidence l’influence des normes, des valeurs et des croyances en rapport aux explications des causes de celle-ci. Le rôle social du « fou » dépend également de la vision que la société a sur la folie.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard&amp;lt;/ref&amp;gt;. Déjà en 1954, dans l&#039;ouvrage « Maladie mentale et psychologie », Foucault met en évidence le fait que en Occident la folie a acquis le statut de maladie mentale très récemment, en devenant ainsi objet d’étude de la part de la psychiatrie. Les explications que l’on donnait auparavant à ce type de phénomène étaient du domaine de la magie et de la religion. Le contexte influence le regard que l’on pose sur une problématique.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau général, le mouvement essaye de se centrer dans l&#039;application d&#039;une thérapie dans le contexte du sujet (soit familial ou communautaire) et non pas dans le contexte clinique. Les trois thèses de l’antipsychiatrie (antinosographique, anti-institutionnelle, anti-thérapeutique) se manifestent comme une prise de conscience collective. La thèse antinosographique conteste l’appartenance des troubles psychiques au concept de maladie et la nécessité à n’importe quel type d’assistance psychiatrique et soutien que la classification des maladies mentales et le diagnostic donné constituent une forme d’étiqueter et de stigmatiser une personne. La thèse anti-thérapeutique est une réaction contre les mesures dures des traitements appliques aux malades psychiques  (l’électrochoc, la médicamentation abusive et obligatoire, la privation de liberté) et encourage le traitement sans médicamentation, basé sur une communauté thérapeutique. La thèse anti-institutionnelle condamne les institutions en les nommant totalitaires car tout est enfermé, contrôle et obligatoire et propose de modifier la relation entre les psychiatres et les patients.&lt;br /&gt;
Le mouvement de l’antipsychiatrie a contribué pour : la sensibilisation des autorités et l’opinion publique, le fait de non-être stigmatise pour les personnes avec de trouble psychique, l’influence et l’aide de mouvement pour les droits des patients, la reformation du système par l’introduction des lois qui ont comme but de protéger les droits et d’améliorer les conditions d’assistance psychiatrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réalité des patients psychiatriques ==&lt;br /&gt;
=== Lois sur la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement antipsychiatrique, comme mentionné au paravent, a été le premier à se battre pour la fermeture des asiles en s’opposant à la psychiatrie traditionnelle avec des idées, des interprétations de la maladie mentale et surtout des actions subversives. Au niveau législatif, cela s&#039;est traduit par la [http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf Loi 180], qui a été la première et seule loi qui ordonne la fermeture des hôpitaux psychiatriques en Italie. Approuvé grâce au soutien de Franco Basaglia le 13 mai 1978 (elle est parfois appelée &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot;), elle règle tous contrôles et traitements sanitaires volontaires et obligatoires pour des personnes avec une maladie mentale. Elle se base sur des principes tels que le respect de la dignité de la personne, des ses droits civils et politiques. Le droit de choisir librement son médecin et son lieu soin, ou encore le droit de communiquer avec qui ils désirent. Tous les traitements doivent être assurer par consensus et la participation de la personne. La &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot; vise aussi à une &amp;quot;réforme sémiotique&amp;quot; des termes utilisés pour définir les patients psychiatriques. Elle supprime tout définition dans le code pénal comme &amp;quot;aliéné mental&amp;quot; ou &amp;quot;infirme mental&amp;quot;. Il s’agit d’une loi qui agit sur plusieurs niveaux, que ça soit sur les droits de la personne, sur les institutions soignantes ou encore à niveau pénal. Elle représente une réforme sociale et politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droits des patients psychiatriques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les droits des patients psychiatriques s&#039;inscrivent dans [http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Droits_des_patients_(%C3%A0_l%27h%C3%B4pital) les droits des patients] en général, avec quelques différences qui est propre à cette population. Comme nous le verrons dans ce sous-chapitre, la nature de la maladie mentale peut impliquer des limitations au niveau juridique dans l’exercice de certains droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les préoccupations concernant la protections des droits des patients psychiatriques est un fait relativement récent qui débute dans les années 1960 et qui prend plus d&#039;ampleur dans les années 1970 au niveau national ainsi qu&#039;international. Dans plusieurs pays on assiste à des modifications législatives, mais les questionnements concernant le traitement des maladies mentales s&#039;opère aussi au niveau des droits internationales et de la liberté de la personne. &amp;lt;ref&amp;gt;Gendreau,C. (2005). Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale. Montréal: Les Editions Thémis &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, des personnes qui avaient connu l’expérience de l’institution psychiatrique s’adressent au  réseau international d’alternative à la psychiatrie, qui avait organisé une rencontre à Genève, dans le but de créer un organisme capable de défendre les droits des usagers de la psychiatrie. Cette démarche s’inscrit dans un processus de médiatisation qui, depuis les années 1976-1977, avait porté au grand jour le fonctionnement du système psychiatrique genevois et les internements qualifiés comme abusifs.  (Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas)   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ainsi que, en 1979 à Genève, des personnes tels que médecins, psychiatres, psychologues, assistants sociaux, juristes et usagers de la psychiatrie fondent l’[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf ADUPSY], l’association pour les droits des usagers de la psychiatrie. Une association dont le but est de lutter contre toutes discriminations en défendant les droits démocratiques fondamentaux des personnes psychiatriques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à la révision de la Loi sur le régime des personnes atteintes d’affections mentales du 1936, ils lancent des propositions qui viseront à combler les lacunes pratiques dont cette loi n’a pas su changer dans la pratique quotidienne de la prise en charge et de la reconnaissance de la personne psychiatrique. Comme par exemple recourir à l’internement lorsqu’il est réellement nécessaire, tandis qu’il s’agit encore d’une pratique naturelle, ordinaire à laquelle on recourt presque toujours, ou l’impossibilité du malade à faire recours lors de son internement ou au moment de la sortie, ou encore l’action faite par le Conseil de surveillance psychiatrique qui protège la société du malade mental en le stigmatisant encore plus ou lieu de protéger ce dernier. Ce sont tous des exemples de comment la loi ne s’est pas traduite en pratique selon ses principes.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf L&#039;Adupsy] lance ses propositions en essayant de modifier la réalité psychiatrique. Elle revendique la suppression totales des internements visant une modification de toutes pratiques psychiatriques. Elle croit dans une nouvelle législation qui tiendrait en compte des modifications du [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code Civile Suisse], des recommandations de l’Assemblée parlementaire du Conseil d’Europe inhérent la situation des malades mentaux et des recommandations de l’[http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_sant%C3%A9 OMS]. Leurs propositions visent trois aspects principaux liés aux droits de la personne : l’admission, le droit de recours et les droits liés au traitement et à la participation à la recherche clinique. [ici il faudrait que l&#039;on sache sur quoi vous vous baser pour dire cela: les références manquent!!!]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut supprimer l’internement, l’admission doit être volontaire du début la fin du traitement, dans le sens que toute prise en charge ou action thérapeutique ne peut pas être efficace si le patient n’est pas d’accord. Le libre arbitre, le droit de choix ou de refus, une participation active sont des aspects nécessaires lors qu’on vise une prise en charge efficace, dans le respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit de recours doit être une instance judiciaire. Dans ce sens là le Conseil de surveillance psychiatrique doit être remplacé par la Chambre de révision psychiatrique. La personne psychiatrique ne devrait plus être stigmatisée au tant que malade, elle n’est pas dangereuse et donc la société ne doit pas être protégée par ce dernier. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le troisième objectif concernant les droits liés au traitement et à la participation à la recherche médicale implique l’abolition de tout traitement médical sans le consensus du patient, il faut présenter au patient les implications du traitement, les alternatives et s’il veut il peut consulter un autre médecin de son choix. &lt;br /&gt;
Ces trois aspects visent, comme écrit au paravent, une modification des conditions de prise en charge, des droits des patients en tant que personnes et du tout le système psychiatrique.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La période comprise entre les années ’60 et ’80 est témoin d’une grand révolution vis à vis des droits des patients psychiatriques. Même si elle reste une révolution idéologique, car tous principes, toutes actions ne sont pas traduites en pratique pour l’instant, elle représente le précurseur pour un nouvelle réalité où on envisage une meilleure considération des droits de la personne au tant que tel et pas en tant que malade mentale, où on reconsidère la pratique psychiatrie à fin d’améliorer la prise en charge et les réponses aux besoins de ces personnes… À modifier, continuer….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La loi K 1 25 de 1979 ===&lt;br /&gt;
Suite à deux cas d’internement qui avaient touché profondément l’opinion publique genevoise, ainsi que grâce aux mouvements militant pour une remise en question des traitements des patients psychiatriques, deux projet de révision ont été proposés au [https://www.ge.ch/grandconseil/index.asp Grand Conseil] concernant la loi du 14 mars 1936 sur le régime des personnes atteintes d’affection mentale.    &lt;br /&gt;
Selon la commission parlementaire la difficulté majeure est liée au fait qu’il faut renforcer les droits des malades mentaux tout en continuant de protéger le reste de la population de ces personnes. &lt;br /&gt;
Un difficulté supplémentaire été due  à la récente ratification (1974) de la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme Convention européenne des droits de l’homme] (CEDH) qui interdisait toute forme d’internement administratif sans recours judiciaire. &lt;br /&gt;
La loi du 1979 apporte des changements sur plusieurs niveaux. Tout d’abord l’application de la loi se limite aux personnes atteinte de maladie mentale dont l’état nécessite une prise en charge en hôpital psychiatrique. Avant la révision, la loi s’appliquait à toute personne atteinte de maladie mentale qui aurait pu compromettre la sécurité et la tranquillité publique, ainsi que leur propre sécurité. &lt;br /&gt;
Deuxièmement elle impose aux établissements privé et publique un régime de surveillance des registres des entrées et de sorties. &lt;br /&gt;
En outre cette loi renforce les droits des patients psychiatriques. Le patient acquiert l’accès à son dossier médical et ce dernier et sa famille doivent être informés de tous les droits dont ils disposent.&lt;br /&gt;
De plus, la loi fixe les conditions d’admission des malades mentaux en faisant la distinction entre admission volontaire et involontaire. L’admission volontaire nécessite un certificat médical qui justifie l’admission du patient en raison de son état mentale.  Etant donné que l’admission involontaire comporte une atteinte à la liberté de l’individu, elle peut être demandé seulement si ces trois conditions sont réunies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Le malade présente des troubles mentaux&lt;br /&gt;
* Son état constitue un danger grave pour lui-même ou pour autrui&lt;br /&gt;
* Un traitement et des soins dans un établissement psychiatrique s’avèrent nécessaires. » (p.8)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un examen ultérieur concernant les symptômes du malade, les motifs de l’hospitalisation et le dégrée d’urgence de la situation est nécessaire afin de confirmer ou annuler l’hospitalisation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La capacité de discernement ===&lt;br /&gt;
Le discernement est définit dans l’article 16 du code civil et implique la capacité de pouvoir agir de façon raisonnable. On estime capable de discernement toute personne qui agit en connaissance de cause. Le code civil prévoit certaines situations dans lesquelles cette capacité peut être limitée dans l’intérêt de la personne concernée, notamment dans le cas de « maladie mentale » et de « faiblesse d’esprit ».  La reconnaissance de cette capacité est la condition indispensable sans laquelle l’individu n’est pas en mesure d’exercer ses droits personnels.&lt;br /&gt;
L’évaluation de la capacité de discernement se prête à controverse, notamment entre psychiatre et juriste, car il est impossible de poser un jugement objectif. Ceci est encore de nos jours source de malentendus et il semble très difficile qu’une réforme juridique puisse parvenir à éclaircir cette situation compliquée. Afin de limiter l’imposition d’une étiquette trop lourde, l’évaluation de la capacité de discernement s’opère toujours en relation à une situation précise. Une réévaluation s’impose donc face à toute nouvelle situation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Privation de liberté à des fins d’assistance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, le Parlement fédéral a modifié le [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code civil suisse] en matière de privation de liberté à des fins d’assistance afin de rendre compatible le droit suisse avec [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme la Convention européenne des droits de l’homme] (ratifiée par la Suisse en 1974). &lt;br /&gt;
Les causes permettant la privation de la liberté d’un individu prévues dans l’article 397a CC sont :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
* La maladie mentale&lt;br /&gt;
* La faiblesse d’esprit&lt;br /&gt;
* La toxicomanie&lt;br /&gt;
* Le grave état d’abandon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de limiter les abus, cette première condition doit s’accompagner de deux autres conditions. La privation de liberté est la seul solution possible afin d’assurer l’assistance nécessaire à la personne. Tous les autres possibles prises en charges (traitement ambulatoire, assistance de l’entourage,…) doivent être considérées comme des solutions inefficaces. &lt;br /&gt;
En outre, la prise en charge doit être assurée par un établissement apte à fournir les prestations spécifiques dont l’individu a besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit fédéral impose des garanties minimales dans le but de protéger la personne privée de liberté à des fins d’assistance. Parmi les droit dont dispose l’individu on trouve :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le droit à l’information concernant le pourquoi de sa privation de liberté&lt;br /&gt;
* La demande de libération. Cette demande peut être également formulée par les proches.&lt;br /&gt;
* Le droit à l’assistance juridique&lt;br /&gt;
* Le droit d’être inétendue devant le juge&lt;br /&gt;
* … &amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===  La déclaration de Hawaï 1977 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1977, L’association mondiale des psychiatres rédige une charte éthique concernant les pratiques, ainsi que les buts de la psychiatrie. Parmi les recommandations que l’on prône, on y trouve que le rapport entre le psychiatre et le patient doit être basé sur la confiance et le respect. Le psychiatre es au service du patient et ce dernier doit être considéré comme un partenaire. Le soignant doit privilégier les interventions thérapeutiques qui limitent le moins possibles la liberté du patient. Dans le cas d’incapacité de discernement, toute action thérapeutique doit être discuté avec la famille ou avec un représentant légal. Ce disposition vise le respect de la dignité humaine et les droits fondamentaux de l’homme.&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les méthodes d&#039;entretien se distinguent par la mise en oeuvre des processus fondamentaux de communication et d&#039;interaction humaine. Ces processus permettent au chercheur de retirer de ses entretien des informations et éléments de réflexion riches en nuances. &lt;br /&gt;
Nous avons utilisé la variante entretien centré, avec une petite liste de questions-guides ouvertes afin que l&#039;interviewé puisse parler ouvertement d&#039;un événement ou d&#039;une expérience précise à laquelle il a participé. En ce cas Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La lutte contre les abus de la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
[[Entretien avec M. Alain Riesen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Questions pour l&#039;entretien ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Depuis quand et avec qui (quel groupe) vous êtes-vous engagé/e dans la lutte pour les droits de la personne et quel était à ce moment votre statut (ou fonction)? Dans quel contexte s&#039;est inséré cette démarche ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2. Il y a-t-il un événement originel? Pourriez vous nous raconter un ou des événement/s marquant/s que vous avez mené ou qui vous ont frappé dans cette période en faveur de ces droits ? &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3. Quels ont été les changements les plus importantes auxquels vous avez assistés?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.  Y a-t-il des valeurs que vous avez eu le sentiments d&#039;avoir porté en avant et si oui, lesquelles étaient-elle?  (avoir en tête: corps réappropriation et bien-être et développement, bien être psychique, son développement, la liberté, autodétermination de la personne, mais ne les évoquer que si la personne ne répond pas!)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Qu&#039;en est-il aujourd&#039;hui de cette lutte et des acquis et des risques de retour en arrière?  Sur quoi faudrait-il continuer de se battre de lutter?&lt;br /&gt;
Est-ce que vous continuer aujourd&#039;hui de vous engager et sur quoi?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Entretien_avec_M._Alain_Riesen|L&#039;Entretien avec M. Alain Riesen]] nous a permis d&#039;avoir une vue d&#039;ensemble sur les années &#039;60-&#039;80. Grace à son histoire et les réponses aux questions nous avons pu recueillir beaucoup d&#039;éléments sur les principaux changements, les mouvements militants et les conquêtes par rapport aux droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion et discussion ==&lt;br /&gt;
La période des années ’60-’80 constitue une époque de grands changements. Elle a été témoin d’une révolution idéologique, politiques, législative. Il s’agit principalement d’un mouvement général de contestation du pouvoir et des normes institutionnelles. Le mouvement de l’antipsychiatrie avant et du réseau d’alternative à la psychiatrie après, contribuent fortement à la lutte et aux débats contre l’institution totalitaire (Goffman), la violence institutionnelle. Spécifiquement au territoire de Genève, l’association de l’ADUPSY a contribué de façon important à tous ces changements. La cohésion entre les professionnels et les patients permet une action et une réflexion autour de la manière de pratiquer le soin, tout en considérant  la question des droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant les années ’60 les patients psychiatriques étaient, pour la plus parte, reclus, isolés, stigmatisés. La pratique du soin se faisait sous obligation, constriction où le pouvoir décisionnel était exclusivement dans les mains des médecins. Le patient n’avait aucune possibilité d’expression ou contestation, il subissait toute décision du corps médical, il était considéré comme une personne incurable, dangereuse, qui devait être hospitalisé à vie. Le patient vivait donc dans des conditions de vie précaires, où son identité était limité à une personne sans aucun droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après les années ‘60 cette réalité voit un tournant important. Premièrement grâce au CAS, le Comité d’Action de Santé qui a mené une réflexion autour de la politique institutionnelle. Une politique de santé mentale se base sur l’institution, le dispositif institutionnel ; la théorie, la psychopathologie, dont dépend la manière de définir l’identité de la personne ; le corps des professionnels et la législation. Il y a eu une prise de conscience par rapport à la manière de considérer l’autre, on commence à se soucier des conditions de vie de ses personnes, on arrive à une nécessité de changer l’institution, de changer les lois, et les pratiques. Petit à petit on enlève les barreaux dans le dispositif institutionnel, on considère les professionnels comme des soignant et non plus comme des gardiens, progressivement on élimine les traitements de choc. Toute la question sur les droits des patients se révèle, la pratique du soin, la prise en charge des patients, la considération, reconnaissance de la personne voient une évolution importante. L’ADUPSY, l’Association pour les droits des usagers de la psychiatrie, contribue aussi à cette grande évolution, pendant plusieurs années elle a mené un travail pour accueillir  les plaintes, les demandes ou encore les critiques des patients à fin de modifier la réalité qui les concernaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conquêtes, comme mentionné au paravent, ont étaient multiples. Néanmoins la question des droits des patients psychiatriques est toujours d’actualité. L’hospitalisation non volontaire et le type de traitement, liés au pouvoir médical ont encore une très forte influence dans la société de nos jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Barnes, M.(1976). &#039;&#039;Un voyage à travers la folie&#039;&#039;. Paris: Editions du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Basaglia, F.] (1970). [[L&#039;institution en négation - Basaglia|&#039;&#039;L&#039;institution en négation.&#039;&#039;]] Paris: Edition du Seuil. 	&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper  Cooper, D.] (1970). &#039;&#039;Psychiatry et anti-Psychiatry.&#039;&#039; Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault  Foucault, M.](1964) [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_folie_%C3%A0_l%27%C3%A2ge_classique &#039;&#039;Histoire de la folie à l&#039;âge classique&#039;&#039;], Paris : U.G.E., coll. « 10/18 »&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&lt;br /&gt;
* Gendreau,C. (2005). &#039;&#039;Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale&#039;&#039;. Montréal: Les Editions Thémis&lt;br /&gt;
* Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). &#039;&#039;Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&#039;&lt;br /&gt;
* [http://es.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Goffman, E.] (1975). &#039;&#039;Stigmates. Les usages sociaux des handicaps&#039;&#039;. Paris: Les Editions de Minuit.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_S._Szasz Szasz, T.] (1975). [[Résumé :Le mythe de la maladie mentale (1975)|&#039;&#039;Le mythe de la maladie mentale&#039;&#039;]]. Paris: Payot.&lt;br /&gt;
* [http://www.triunfodigital.com/ Triunfo Digital] (s.d.) [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 &#039;&#039;Josep Berke: &amp;quot;La sociedad está enloqueciendo a sus miembros&amp;quot;&#039;&#039;], Archives, Consulté le 8 Novembre 2013 [http://www.triunfodigital.com/ &amp;quot;Triunfo Digital&amp;quot;], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.1], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=29&amp;amp;fecha=1973-04-14 p. 2], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=30&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.3], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=31&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.4]&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye, J.] (2010). &#039;&#039;La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie.&#039;&#039; Paris: Editions Libertaires&lt;br /&gt;
* http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Webographie ==&lt;br /&gt;
* http://www.jhberke.com/index2.html Site web du Dr. Joseph H. Berke.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://vimeo.com/38575546 Ici vous trouverez un entretien à Mary Barnes (langue anglaise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.dionyversite.org/cycle_08-11-A.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.cairn.info/revue-topique-2004-3-page-79.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.geopsy.com/memoires_theses/la_folie.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://senon.pagesperso-orange.fr&lt;br /&gt;
* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://mamytartine.blog.lemonde.fr/mamytartine/2005/08/lantipsychiatri.html &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.e-monsite.com/isabellesamyn/rubrique-1012337.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.academia.edu/440584/Psychanalyse_Et_Antipsychiatrie&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13159</id>
		<title>Droits des patients psychiatriques</title>
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		<updated>2014-01-14T12:19:43Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Notes et références */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
Cet article s’inscrit dans le cadre général des droits de la personne et des droits des patient en psychiatrie en particulier. Il s&#039;agit dans ce chapitre de mieux comprendre comment les revendications des droits des patients psychiatriques relèvent des droits de la personne et d&#039;arriver à expliquer ce que cela recouvre concrètement dans le quotidien en termes de pratiques, mais aussi de désignation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le paysage psychiatrique, au fil des années, a été modifié par l’influence et l’interaction de différents mouvements sociaux et des changements de lois. Cette recherche est une opportunité qui nous permet d’élaborer une réflexion autour de ces interactions et de mieux comprendre l’évolution de la terminologie et l’utilisation des divers moyens thérapeutiques, la mise en place d’un cadre légal préservant les droits des patients psychiatriques et les apports amenés à la société. Il semble que la critique des classifications nosographiques (les DSM) qui existe depuis les années 20 – lesquelles classifications n&#039;ont été qu&#039;en augmentation (en 1990, 400 classifications) ont visé à la fois le pouvoir qui désigne, mais aussi peut-être plus fondamentalement une manière de &amp;quot;donner sens&amp;quot; à un individu porteur de signes définis essentiellement par les médecins psychiatres. L&#039;alternative serait de considérer la personne, sa parole, sa propre perception, sa conception aussi de la santé (et donc de la folie) dans une remise en question de la relation soignant-soigné. C&#039;est aussi évidemment une remise en question de rapport norme/déviance, mais aussi plus fondamentalement de cette réalité &amp;quot;faussement&amp;quot; ou &amp;quot;artificiellement&amp;quot; construite (symboliquement) par ceux qui détiennent le pouvoir de nommer. Ainsi la critique sociale et politique des année 60-80 se double d&#039;une critique de l&#039;épistémologie du sujet pour mettre à la place une relation plus égalitaire et un respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons commencé par une brève présentation sur la maladie mental el le courant de l’antipsychiatrie, présentation qui nous aide à nous faire une image mental de ce que représentait pour la société une personne qui manifestait une maladie mentale, un hôpital psychiatrique et surtout ce qui voulait dire pour une personne d&#039;être quelqu’un avec un trouble psychique au début du XXème siècle. La deuxième partie de l’article nous amène dans ‘’la réalité des patients psychiatriques’’ contemporaine et nous découvrons les changements des lois et des droits pour ces patients. Pour pointer notre recherche, nous avons effectué un entretien avec M. Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève, entretien qui nous a permis de voir plus en détail et plus concrètement l’évolution des droits des patients en psychiatrie. Peut-être que cette évolution continuera dans ce vaste domaine, mais il faut souligner le fait que jusqu’au maintenant toutes les personnes qui présentent des troubles psychiques ont le droit aux meilleurs services médicaux et qu&#039;aucune discrimination n’est admise, donc la santé est un segment d’insertion sociale qui place le patient dans la dimension d&#039;être un citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
=== Historique de la maladie mentale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute société se trouve confronté à des personnes qui sortent du fonctionnement ordinaire, qui ne vivent pas selon les normes en vigueur, allant jusqu&#039;à perturber l’équilibre d&#039;un groupe social (famille, classe, atelier, entreprise, institution, etc.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En traversant les âges et les cultures, la maladie mentale a connu les définitions et les explications les plus variées. En effet, « puisque la folie plonge ses racines aux sources de la culture, être fous est différent selon le pays ou la région dont on est originaire » (&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;, p.13).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l’Europe, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye] met en évidence comment à partir de l’Antiquité on s’est occupé du problème des personnes déviantes en les bannissant et en les excluant de la société. Durant le Moyen Âge, en particulier en France, l’exclusion de la société se faisait par exemple en mettant les personnes qui dérangeaient sur une barque et en les abandonnant sur une rivière.  Au tour de l’année 1000, de l’exclusion et du bannissement en dehors des villes, il y a la mise en place d’un premier système d’enfermement. Dans les maladreries et les hostelleries (préludes des hôpitaux généraux), on commence à enfermer les malades mentaux avec tout sortes des personnes &amp;quot;marginales&amp;quot;. La promiscuité, l&#039;insalubrité, la surpopulation, ainsi que les maladies transformaient ces lieux en lieux d’extermination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La religion avait une très grande influence durant toute cette période. La maladie mentale était interprétée comme la punition de Dieu en réponse à un péché. Le personne déviante était donc aussi enfermée pour protéger la société et pour qu’elle puisse faire amende honorable. Progressivement, mais surtout pendant le XIX, le pouvoir sur la maladie mentale passe entre les mains des médecins. En effet, ces derniers, écrit Lesage de la Haye « […] vont devenir les responsables du traitement des malades mentaux et mêmes les directeurs des asiles d’aliénés » (p.22)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt pour les problèmes liés à la santé mentale surgit dans les années d’après-guerre à cause d’une forte augmentation des cas pris en charge. À partir des années 1970, sur la voie des protestations anticonformistes de Mai 1968 et sous l’influence et la pression des familles, on commence à dénoncer les conditions précaires des malades mentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mouvement de l&#039;antipsychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant les années 1960 apparaissait un nouveau courant qui a explosé dans plusieurs pays, l&#039;Antipsychiatrie, qui prend le contre-pied de la psychiatrie. La critique vise à remettre en question non seulement la psychiatrie et la prise en charge des malades mentaux, mais aussi la société au sens large. Ce mouvement qui s&#039;exprime sous différentes formes dans plusieurs pays, offre une nouvelle conception de la liberté aux patients psychiatriques en leur donnant la voix et le pouvoir de choisir leur parcours de soins, condamne la société capitaliste qui rejet tout individu non rentable et qui ne se conforme pas au règles de fonctionnement de la société. Les prisons et les hôpitaux psychiatriques sont l&#039;expression de la mise à l&#039;écart de toute personne qui affiche une différence trop importante face à la norme. Ce courant de pensé est très révolutionnaire et prône la liberté des individus.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon, Lesage de la Haye, l&#039;antipsychiatrie n&#039;est pas un courant de pensée, c&#039;est un vaste mouvement qui ne trouve pas une véritable unité concernant les théories et les pratiques des différents représentant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme «Antipsychiatrie» est utilisée pour la première fois par Cooper [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper David Cooper] en 1967 dans son ouvrage «Psychiatrie et antipsychiatrie»&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil.&amp;lt;/ref&amp;gt; et à travers ses expériences dans le &amp;quot;pavillon 21&amp;quot; à Kingsley Hall (Londres), il s&#039;oppose au système hiérarchique et aliénant qui conduit à l’internement des personnes et en les rendant des malades chroniques. Ainsi, il propose d&#039;étudier la personne dans son contexte de vie, en relativisant le diagnostic et l&#039;étiquetage. Il est suivi par d’autres militants de ce courant idéologique, notamment par Aaron Esterson et [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Laing Ronald David Laing]. Tous les trois travaillent en Grande-Bretagne et offrent une réponse plus sociale et communautaire en s&#039;opposant à la psychiatrie ordinaire, au diagnostic, à la pratique et à la politique en vigueur.&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un exemple intéressant est le livre qui raconte le parcours d’une patiente, [http://en.wikipedia.org/wiki/Mary_Barnes Mary Barnes], qui avait suivi une thérapie à Kingsley Hall avec le psychiatre [http://www.jhberke.com/index2.html%20 Joseph Berke] et sous la direction de Ronald David Laing. Le livre « Un voyage à travers la folie »&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;, écrit en 1976 par Mary Barnes avec la collaboration de [http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Berke Joseph Berke] est un exemple du passage à travers la folie qui donne un point de vue différent: il valorise la personne et ses droits en tant que patient, l’importance de l&#039;autodétermination personnelle et de l’intégration sociale. Le professionnel est vu comme témoin dans le parcours du patient. Il représente aussi un soutient au mouvement de l&#039;antipsychiatrie.&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Parallèlement, aux Etats-Unis, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Erving Goffman] publie en 1961 un ouvrage qui influencera aussi le courant de l&#039;antipsychiatrie [[Asiles, études sur la condition sociale des malades mentaux|&amp;quot;ASILES, études sur la condition des malades mentales&amp;quot;]], (basé sur des observations des comportements des patients et du personnel d&#039;un hôpital psychiatrique ). L’auteur commence par donner une définition des  « institutions totalitaires » qui se caractérisent par le niveau d’exclusion et de contrôle dans lequel se trouve le reclus. La vie dans de ce genre d’institution est décrite en négatif par comparaison avec le déroulement de la vie à l’extérieur. Une fois admis au sein de l&#039;institution l&#039;individu est mis sous tutelle et perd tous les droits dont il jouissait en tant que membre de la société et se trouve sous l&#039;emprise du pouvoir du médecin &amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1963, avec son livre [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stigmate_%28Erving_Goffman%29 «Stigmate&amp;quot;. Les usages sociaux des handicaps»&amp;lt;ref&amp;gt; Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;], il continue à exprimer ses idées, selon lesquelles d&#039;une manière indirecte, influenceront les droits de l’homme. Goffman donne une définition plus élargie du stigmate en mettant en évidence un ensemble des concepts sur «l&#039;image social» des individus et ce qu&#039;ils peuvent transmettre d&#039;eux-mêmes aux autres en situations de confrontation. (Le stigmate permet de marquer une différence entre les personnes &amp;quot;dites normales&amp;quot; et celles qui présentent des caractéristiques déviantes de la norme.)&amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aux Etats Unis, [[Thomas_Szasz|Thomas Szas]], professeur en psychiatrie (et admirateur de Michel Foucault) pour ses dénonciations des abus de la psychiatrie, ne préconisait pas les mêmes solutions. Szasz défend vivement les droits des malades mentaux et fait une double critique à la psychiatrie: la maladie mental n’est pas une vrais maladie, mais une justification légitimant, avec l’appui de médecins et des avocats, l’intervention du pouvoir pour protéger les gens contre eux mêmes. La psychiatrie est ainsi utilisée comme un outil de contrôle social à grande échelle, au nom du bien-être des « normaux ». Szasz décrit et dénonce dans son célèbre livre &amp;quot;Le mythe de la maladie mentale&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Szasz, T. (1975). Le mythe de la maladie mentale. Paris: Payot.&amp;lt;/ref&amp;gt;, paru en 1961, l’utilisation de la psychiatrie comme moyen du contrôle social, d&#039;esclavage déguisé en thérapie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Italie, dans la même période, le mouvement trouve un autre représentant. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Franco Basaglia], mène au niveau politique une lutte dans laquelle il revendique à haut voix les droits des patients ainsi que la fermeture des asiles (L&#039;auteur de &amp;quot;L&#039;institution en négation&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;) - Basaglia critique l&#039;enferment des malades mentaux comme n&#039;étant pas une solution)&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Finalement la solution arrive en 1978, avec la Loi-180. La création de nombreux lieux alternatif, tels que de centres de jour, des foyer et d&#039;autres formes innovatrices, ainsi qu&#039;une participation nationale des syndicats, la partie communiste et le monde du travail, ont permis aux malades mentaux de réintégrer la vie en société.&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;. À noter, malgré ça, il y a des différences très importantes entre les régions les plus développées et d&#039;autres régions italiennes. Cela a influencé la réintégration des patients psychiatriques.&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la France, plusieurs représentants ont pris parti au mouvement de l’antipsychiatrie. On y retrouve Roger Gentis, [http://es.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Guattari Félix Guattari], [http://es.wikipedia.org/wiki/Robert_Castel Robert Castel], ainsi que Michel Foucault.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce dernier, tout en étant en retrait par rapport aux autres praticiens, il offre dans son ouvrage « Histoire de la folie à l’âge classique », une représentation de comment la notion de folie, d’aliénation,  de maladie mentale sont en relation très étroite avec le contexte. À travers une lecture historique de la folie, l’auteur met en évidence l’influence des normes, des valeurs et des croyances en rapport aux explications des causes de celle-ci. Le rôle social du « fou » dépend également de la vision que la société a sur la folie.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard&amp;lt;/ref&amp;gt;. Déjà en 1954, dans l&#039;ouvrage « Maladie mentale et psychologie », Foucault met en évidence le fait que en Occident la folie a acquis le statut de maladie mentale très récemment, en devenant ainsi objet d’étude de la part de la psychiatrie. Les explications que l’on donnait auparavant à ce type de phénomène étaient du domaine de la magie et de la religion. Le contexte influence le regard que l’on pose sur une problématique.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau général, le mouvement essaye de se centrer dans l&#039;application d&#039;une thérapie dans le contexte du sujet (soit familial ou communautaire) et non pas dans le contexte clinique. Les trois thèses de l’antipsychiatrie (antinosographique, anti-institutionnelle, anti-thérapeutique) se manifestent comme une prise de conscience collective. La thèse antinosographique conteste l’appartenance des troubles psychiques au concept de maladie et la nécessité à n’importe quel type d’assistance psychiatrique et soutien que la classification des maladies mentales et le diagnostic donné constituent une forme d’étiqueter et de stigmatiser une personne. La thèse anti-thérapeutique est une réaction contre les mesures dures des traitements appliques aux malades psychiques  (l’électrochoc, la médicamentation abusive et obligatoire, la privation de liberté) et encourage le traitement sans médicamentation, basé sur une communauté thérapeutique. La thèse anti-institutionnelle condamne les institutions en les nommant totalitaires car tout est enfermé, contrôle et obligatoire et propose de modifier la relation entre les psychiatres et les patients.&lt;br /&gt;
Le mouvement de l’antipsychiatrie a contribué pour : la sensibilisation des autorités et l’opinion publique, le fait de non-être stigmatise pour les personnes avec de trouble psychique, l’influence et l’aide de mouvement pour les droits des patients, la reformation du système par l’introduction des lois qui ont comme but de protéger les droits et d’améliorer les conditions d’assistance psychiatrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réalité des patients psychiatriques ==&lt;br /&gt;
=== Lois sur la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement antipsychiatrique, comme mentionné au paravent, a été le premier à se battre pour la fermeture des asiles en s’opposant à la psychiatrie traditionnelle avec des idées, des interprétations de la maladie mentale et surtout des actions subversives. Au niveau législatif, cela s&#039;est traduit par la [http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf Loi 180], qui a été la première et seule loi qui ordonne la fermeture des hôpitaux psychiatriques en Italie. Approuvé grâce au soutien de Franco Basaglia le 13 mai 1978 (elle est parfois appelée &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot;), elle règle tous contrôles et traitements sanitaires volontaires et obligatoires pour des personnes avec une maladie mentale. Elle se base sur des principes tels que le respect de la dignité de la personne, des ses droits civils et politiques. Le droit de choisir librement son médecin et son lieu soin, ou encore le droit de communiquer avec qui ils désirent. Tous les traitements doivent être assurer par consensus et la participation de la personne. La &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot; vise aussi à une &amp;quot;réforme sémiotique&amp;quot; des termes utilisés pour définir les patients psychiatriques. Elle supprime tout définition dans le code pénal comme &amp;quot;aliéné mental&amp;quot; ou &amp;quot;infirme mental&amp;quot;. Il s’agit d’une loi qui agit sur plusieurs niveaux, que ça soit sur les droits de la personne, sur les institutions soignantes ou encore à niveau pénal. Elle représente une réforme sociale et politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droits des patients psychiatriques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les droits des patients psychiatriques s&#039;inscrivent dans [http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Droits_des_patients_(%C3%A0_l%27h%C3%B4pital) les droits des patients] en général, avec quelques différences qui est propre à cette population. Comme nous le verrons dans ce sous-chapitre, la nature de la maladie mentale peut impliquer des limitations au niveau juridique dans l’exercice de certains droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les préoccupations concernant la protections des droits des patients psychiatriques est un fait relativement récent qui débute dans les années 1960 et qui prend plus d&#039;ampleur dans les années 1970 au niveau national ainsi qu&#039;international. Dans plusieurs pays on assiste à des modifications législatives, mais les questionnements concernant le traitement des maladies mentales s&#039;opère aussi au niveau des droits internationales et de la liberté de la personne. &amp;lt;ref&amp;gt;Gendreau,C. (2005). Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale. Montréal: Les Editions Thémis &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, des personnes qui avaient connu l’expérience de l’institution psychiatrique s’adressent au  réseau international d’alternative à la psychiatrie, qui avait organisé une rencontre à Genève, dans le but de créer un organisme capable de défendre les droits des usagers de la psychiatrie. Cette démarche s’inscrit dans un processus de médiatisation qui, depuis les années 1976-1977, avait porté au grand jour le fonctionnement du système psychiatrique genevois et les internements qualifiés comme abusifs.  (Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas)   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ainsi que, en 1979 à Genève, des personnes tels que médecins, psychiatres, psychologues, assistants sociaux, juristes et usagers de la psychiatrie fondent l’[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf ADUPSY], l’association pour les droits des usagers de la psychiatrie. Une association dont le but est de lutter contre toutes discriminations en défendant les droits démocratiques fondamentaux des personnes psychiatriques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à la révision de la Loi sur le régime des personnes atteintes d’affections mentales du 1936, ils lancent des propositions qui viseront à combler les lacunes pratiques dont cette loi n’a pas su changer dans la pratique quotidienne de la prise en charge et de la reconnaissance de la personne psychiatrique. Comme par exemple recourir à l’internement lorsqu’il est réellement nécessaire, tandis qu’il s’agit encore d’une pratique naturelle, ordinaire à laquelle on recourt presque toujours, ou l’impossibilité du malade à faire recours lors de son internement ou au moment de la sortie, ou encore l’action faite par le Conseil de surveillance psychiatrique qui protège la société du malade mental en le stigmatisant encore plus ou lieu de protéger ce dernier. Ce sont tous des exemples de comment la loi ne s’est pas traduite en pratique selon ses principes.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf L&#039;Adupsy] lance ses propositions en essayant de modifier la réalité psychiatrique. Elle revendique la suppression totales des internements visant une modification de toutes pratiques psychiatriques. Elle croit dans une nouvelle législation qui tiendrait en compte des modifications du [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code Civile Suisse], des recommandations de l’Assemblée parlementaire du Conseil d’Europe inhérent la situation des malades mentaux et des recommandations de l’[http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_sant%C3%A9 OMS]. Leurs propositions visent trois aspects principaux liés aux droits de la personne : l’admission, le droit de recours et les droits liés au traitement et à la participation à la recherche clinique. [ici il faudrait que l&#039;on sache sur quoi vous vous baser pour dire cela: les références manquent!!!]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut supprimer l’internement, l’admission doit être volontaire du début la fin du traitement, dans le sens que toute prise en charge ou action thérapeutique ne peut pas être efficace si le patient n’est pas d’accord. Le libre arbitre, le droit de choix ou de refus, une participation active sont des aspects nécessaires lors qu’on vise une prise en charge efficace, dans le respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit de recours doit être une instance judiciaire. Dans ce sens là le Conseil de surveillance psychiatrique doit être remplacé par la Chambre de révision psychiatrique. La personne psychiatrique ne devrait plus être stigmatisée au tant que malade, elle n’est pas dangereuse et donc la société ne doit pas être protégée par ce dernier. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le troisième objectif concernant les droits liés au traitement et à la participation à la recherche médicale implique l’abolition de tout traitement médical sans le consensus du patient, il faut présenter au patient les implications du traitement, les alternatives et s’il veut il peut consulter un autre médecin de son choix. &lt;br /&gt;
Ces trois aspects visent, comme écrit au paravent, une modification des conditions de prise en charge, des droits des patients en tant que personnes et du tout le système psychiatrique.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La période comprise entre les années ’60 et ’80 est témoin d’une grand révolution vis à vis des droits des patients psychiatriques. Même si elle reste une révolution idéologique, car tous principes, toutes actions ne sont pas traduites en pratique pour l’instant, elle représente le précurseur pour un nouvelle réalité où on envisage une meilleure considération des droits de la personne au tant que tel et pas en tant que malade mentale, où on reconsidère la pratique psychiatrie à fin d’améliorer la prise en charge et les réponses aux besoins de ces personnes… À modifier, continuer….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La loi K 1 25 de 1979 ===&lt;br /&gt;
Suite à deux cas d’internement qui avaient touché profondément l’opinion publique genevoise, ainsi que grâce aux mouvements militant pour une remise en question des traitements des patients psychiatriques, deux projet de révision ont été proposés au [https://www.ge.ch/grandconseil/index.asp Grand Conseil] concernant la loi du 14 mars 1936 sur le régime des personnes atteintes d’affection mentale.    &lt;br /&gt;
Selon la commission parlementaire la difficulté majeure est liée au fait qu’il faut renforcer les droits des malades mentaux tout en continuant de protéger le reste de la population de ces personnes. &lt;br /&gt;
Un difficulté supplémentaire été due  à la récente ratification (1974) de la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme Convention européenne des droits de l’homme] (CEDH) qui interdisait toute forme d’internement administratif sans recours judiciaire. &lt;br /&gt;
La loi du 1979 apporte des changements sur plusieurs niveaux. Tout d’abord l’application de la loi se limite aux personnes atteinte de maladie mentale dont l’état nécessite une prise en charge en hôpital psychiatrique. Avant la révision, la loi s’appliquait à toute personne atteinte de maladie mentale qui aurait pu compromettre la sécurité et la tranquillité publique, ainsi que leur propre sécurité. &lt;br /&gt;
Deuxièmement elle impose aux établissements privé et publique un régime de surveillance des registres des entrées et de sorties. &lt;br /&gt;
En outre cette loi renforce les droits des patients psychiatriques. Le patient acquiert l’accès à son dossier médical et ce dernier et sa famille doivent être informés de tous les droits dont ils disposent.&lt;br /&gt;
De plus, la loi fixe les conditions d’admission des malades mentaux en faisant la distinction entre admission volontaire et involontaire. L’admission volontaire nécessite un certificat médical qui justifie l’admission du patient en raison de son état mentale.  Etant donné que l’admission involontaire comporte une atteinte à la liberté de l’individu, elle peut être demandé seulement si ces trois conditions sont réunies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Le malade présente des troubles mentaux&lt;br /&gt;
* Son état constitue un danger grave pour lui-même ou pour autrui&lt;br /&gt;
* Un traitement et des soins dans un établissement psychiatrique s’avèrent nécessaires. » (p.8)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un examen ultérieur concernant les symptômes du malade, les motifs de l’hospitalisation et le dégrée d’urgence de la situation est nécessaire afin de confirmer ou annuler l’hospitalisation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La capacité de discernement ===&lt;br /&gt;
Le discernement est définit dans l’article 16 du code civil et implique la capacité de pouvoir agir de façon raisonnable. On estime capable de discernement toute personne qui agit en connaissance de cause. Le code civil prévoit certaines situations dans lesquelles cette capacité peut être limitée dans l’intérêt de la personne concernée, notamment dans le cas de « maladie mentale » et de « faiblesse d’esprit ».  La reconnaissance de cette capacité est la condition indispensable sans laquelle l’individu n’est pas en mesure d’exercer ses droits personnels.&lt;br /&gt;
L’évaluation de la capacité de discernement se prête à controverse, notamment entre psychiatre et juriste, car il est impossible de poser un jugement objectif. Ceci est encore de nos jours source de malentendus et il semble très difficile qu’une réforme juridique puisse parvenir à éclaircir cette situation compliquée. Afin de limiter l’imposition d’une étiquette trop lourde, l’évaluation de la capacité de discernement s’opère toujours en relation à une situation précise. Une réévaluation s’impose donc face à toute nouvelle situation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Privation de liberté à des fins d’assistance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, le Parlement fédéral a modifié le [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code civil suisse] en matière de privation de liberté à des fins d’assistance afin de rendre compatible le droit suisse avec [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme la Convention européenne des droits de l’homme] (ratifiée par la Suisse en 1974). &lt;br /&gt;
Les causes permettant la privation de la liberté d’un individu prévues dans l’article 397a CC sont :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
* La maladie mentale&lt;br /&gt;
* La faiblesse d’esprit&lt;br /&gt;
* La toxicomanie&lt;br /&gt;
* Le grave état d’abandon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de limiter les abus, cette première condition doit s’accompagner de deux autres conditions. La privation de liberté est la seul solution possible afin d’assurer l’assistance nécessaire à la personne. Tous les autres possibles prises en charges (traitement ambulatoire, assistance de l’entourage,…) doivent être considérées comme des solutions inefficaces. &lt;br /&gt;
En outre, la prise en charge doit être assurée par un établissement apte à fournir les prestations spécifiques dont l’individu a besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit fédéral impose des garanties minimales dans le but de protéger la personne privée de liberté à des fins d’assistance. Parmi les droit dont dispose l’individu on trouve :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le droit à l’information concernant le pourquoi de sa privation de liberté&lt;br /&gt;
* La demande de libération. Cette demande peut être également formulée par les proches.&lt;br /&gt;
* Le droit à l’assistance juridique&lt;br /&gt;
* Le droit d’être inétendue devant le juge&lt;br /&gt;
* … &amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===  La déclaration de Hawaï 1977 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1977, L’association mondiale des psychiatres rédige une charte éthique concernant les pratiques, ainsi que les buts de la psychiatrie. Parmi les recommandations que l’on prône, on y trouve que le rapport entre le psychiatre et le patient doit être basé sur la confiance et le respect. Le psychiatre es au service du patient et ce dernier doit être considéré comme un partenaire. Le soignant doit privilégier les interventions thérapeutiques qui limitent le moins possibles la liberté du patient. Dans le cas d’incapacité de discernement, toute action thérapeutique doit être discuté avec la famille ou avec un représentant légal. Ce disposition vise le respect de la dignité humaine et les droits fondamentaux de l’homme.&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les méthodes d&#039;entretien se distinguent par la mise en oeuvre des processus fondamentaux de communication et d&#039;interaction humaine. Ces processus permettent au chercheur de retirer de ses entretien des informations et éléments de réflexion riches en nuances. &lt;br /&gt;
Nous avons utilisé la variante entretien centré, avec une petite liste de questions-guides ouvertes afin que l&#039;interviewé puisse parler ouvertement d&#039;un événement ou d&#039;une expérience précise à laquelle il a participé. En ce cas Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La lutte contre les abus de la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
[[Entretien avec M. Alain Riesen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Questions pour l&#039;entretien ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Depuis quand et avec qui (quel groupe) vous êtes-vous engagé/e dans la lutte pour les droits de la personne et quel était à ce moment votre statut (ou fonction)? Dans quel contexte s&#039;est inséré cette démarche ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2. Il y a-t-il un événement originel? Pourriez vous nous raconter un ou des événement/s marquant/s que vous avez mené ou qui vous ont frappé dans cette période en faveur de ces droits ? &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3. Quels ont été les changements les plus importantes auxquels vous avez assistés?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.  Y a-t-il des valeurs que vous avez eu le sentiments d&#039;avoir porté en avant et si oui, lesquelles étaient-elle?  (avoir en tête: corps réappropriation et bien-être et développement, bien être psychique, son développement, la liberté, autodétermination de la personne, mais ne les évoquer que si la personne ne répond pas!)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Qu&#039;en est-il aujourd&#039;hui de cette lutte et des acquis et des risques de retour en arrière?  Sur quoi faudrait-il continuer de se battre de lutter?&lt;br /&gt;
Est-ce que vous continuer aujourd&#039;hui de vous engager et sur quoi?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Entretien_avec_M._Alain_Riesen|L&#039;Entretien avec M. Alain Riesen]] nous a permis d&#039;avoir une vue d&#039;ensemble sur les années &#039;60-&#039;80. Grace à son histoire et les réponses aux questions nous avons pu recueillir beaucoup d&#039;éléments sur les principaux changements, les mouvements militants et les conquêtes par rapport aux droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion et discussion ==&lt;br /&gt;
La période des années ’60-’80 constitue une époque de grands changements. Elle a été témoin d’une révolution idéologique, politiques, législative. Il s’agit principalement d’un mouvement général de contestation du pouvoir et des normes institutionnelles. Le mouvement de l’antipsychiatrie avant et du réseau d’alternative à la psychiatrie après, contribuent fortement à la lutte et aux débats contre l’institution totalitaire (Goffman), la violence institutionnelle. Spécifiquement au territoire de Genève, l’association de l’ADUPSY a contribué de façon important à tous ces changements. La cohésion entre les professionnels et les patients permet une action et une réflexion autour de la manière de pratiquer le soin, tout en considérant  la question des droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant les années ’60 les patients psychiatriques étaient, pour la plus parte, reclus, isolés, stigmatisés. La pratique du soin se faisait sous obligation, constriction où le pouvoir décisionnel était exclusivement dans les mains des médecins. Le patient n’avait aucune possibilité d’expression ou contestation, il subissait toute décision du corps médical, il était considéré comme une personne incurable, dangereuse, qui devait être hospitalisé à vie. Le patient vivait donc dans des conditions de vie précaires, où son identité était limité à une personne sans aucun droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après les années ‘60 cette réalité voit un tournant important. Premièrement grâce au CAS, le Comité d’Action de Santé qui a mené une réflexion autour de la politique institutionnelle. Une politique de santé mentale se base sur l’institution, le dispositif institutionnel ; la théorie, la psychopathologie, dont dépend la manière de définir l’identité de la personne ; le corps des professionnels et la législation. Il y a eu une prise de conscience par rapport à la manière de considérer l’autre, on commence à se soucier des conditions de vie de ses personnes, on arrive à une nécessité de changer l’institution, de changer les lois, et les pratiques. Petit à petit on enlève les barreaux dans le dispositif institutionnel, on considère les professionnels comme des soignant et non plus comme des gardiens, progressivement on élimine les traitements de choc. Toute la question sur les droits des patients se révèle, la pratique du soin, la prise en charge des patients, la considération, reconnaissance de la personne voient une évolution importante. L’ADUPSY, l’Association pour les droits des usagers de la psychiatrie, contribue aussi à cette grande évolution, pendant plusieurs années elle a mené un travail pour accueillir  les plaintes, les demandes ou encore les critiques des patients à fin de modifier la réalité qui les concernaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conquêtes, comme mentionné au paravent, ont étaient multiples. Néanmoins la question des droits des patients psychiatriques est toujours d’actualité. L’hospitalisation non volontaire et le type de traitement, liés au pouvoir médical ont encore une très forte influence dans la société de nos jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Barnes, M.(1976). &#039;&#039;Un voyage à travers la folie&#039;&#039;. Paris: Editions du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Basaglia, F.] (1970). [[L&#039;institution en négation - Basaglia|&#039;&#039;L&#039;institution en négation.&#039;&#039;]] Paris: Edition du Seuil. 	&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper  Cooper, D.] (1970). &#039;&#039;Psychiatry et anti-Psychiatry.&#039;&#039; Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault  Foucault, M.](1964) [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_folie_%C3%A0_l%27%C3%A2ge_classique &#039;&#039;Histoire de la folie à l&#039;âge classique&#039;&#039;], Paris : U.G.E., coll. « 10/18 »&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&lt;br /&gt;
* Gendreau,C. (2005). &#039;&#039;Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale&#039;&#039;. Montréal: Les Editions Thémis&lt;br /&gt;
* Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). &#039;&#039;Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&#039;&lt;br /&gt;
* [http://es.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Goffman, E.] (1975). &#039;&#039;Stigmates. Les usages sociaux des handicaps&#039;&#039;. Paris: Les Editions de Minuit.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_S._Szasz Szasz, T.] (1975). [[Résumé :Le mythe de la maladie mentale (1975)|&#039;&#039;Le mythe de la maladie mentale&#039;&#039;]]. Paris: Payot.&lt;br /&gt;
* [http://www.triunfodigital.com/ Triunfo Digital] (s.d.) [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 &#039;&#039;Josep Berke: &amp;quot;La sociedad está enloqueciendo a sus miembros&amp;quot;&#039;&#039;], Archives, Consulté le 8 Novembre 2013 [http://www.triunfodigital.com/ &amp;quot;Triunfo Digital&amp;quot;], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.1], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=29&amp;amp;fecha=1973-04-14 p. 2], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=30&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.3], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=31&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.4]&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye, J.] (2010). &#039;&#039;La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie.&#039;&#039; Paris: Editions Libertaires&lt;br /&gt;
* http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Webographie ==&lt;br /&gt;
* http://www.jhberke.com/index2.html Site web du Dr. Joseph H. Berke.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://vimeo.com/38575546 Ici vous trouverez un entretien à Mary Barnes (langue anglaise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.dionyversite.org/cycle_08-11-A.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.cairn.info/revue-topique-2004-3-page-79.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.geopsy.com/memoires_theses/la_folie.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://senon.pagesperso-orange.fr&lt;br /&gt;
* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://mamytartine.blog.lemonde.fr/mamytartine/2005/08/lantipsychiatri.html &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.e-monsite.com/isabellesamyn/rubrique-1012337.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.academia.edu/440584/Psychanalyse_Et_Antipsychiatrie&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13158</id>
		<title>Droits des patients psychiatriques</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13158"/>
		<updated>2014-01-14T12:18:17Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Webographie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
Cet article s’inscrit dans le cadre général des droits de la personne et des droits des patient en psychiatrie en particulier. Il s&#039;agit dans ce chapitre de mieux comprendre comment les revendications des droits des patients psychiatriques relèvent des droits de la personne et d&#039;arriver à expliquer ce que cela recouvre concrètement dans le quotidien en termes de pratiques, mais aussi de désignation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le paysage psychiatrique, au fil des années, a été modifié par l’influence et l’interaction de différents mouvements sociaux et des changements de lois. Cette recherche est une opportunité qui nous permet d’élaborer une réflexion autour de ces interactions et de mieux comprendre l’évolution de la terminologie et l’utilisation des divers moyens thérapeutiques, la mise en place d’un cadre légal préservant les droits des patients psychiatriques et les apports amenés à la société. Il semble que la critique des classifications nosographiques (les DSM) qui existe depuis les années 20 – lesquelles classifications n&#039;ont été qu&#039;en augmentation (en 1990, 400 classifications) ont visé à la fois le pouvoir qui désigne, mais aussi peut-être plus fondamentalement une manière de &amp;quot;donner sens&amp;quot; à un individu porteur de signes définis essentiellement par les médecins psychiatres. L&#039;alternative serait de considérer la personne, sa parole, sa propre perception, sa conception aussi de la santé (et donc de la folie) dans une remise en question de la relation soignant-soigné. C&#039;est aussi évidemment une remise en question de rapport norme/déviance, mais aussi plus fondamentalement de cette réalité &amp;quot;faussement&amp;quot; ou &amp;quot;artificiellement&amp;quot; construite (symboliquement) par ceux qui détiennent le pouvoir de nommer. Ainsi la critique sociale et politique des année 60-80 se double d&#039;une critique de l&#039;épistémologie du sujet pour mettre à la place une relation plus égalitaire et un respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons commencé par une brève présentation sur la maladie mental el le courant de l’antipsychiatrie, présentation qui nous aide à nous faire une image mental de ce que représentait pour la société une personne qui manifestait une maladie mentale, un hôpital psychiatrique et surtout ce qui voulait dire pour une personne d&#039;être quelqu’un avec un trouble psychique au début du XXème siècle. La deuxième partie de l’article nous amène dans ‘’la réalité des patients psychiatriques’’ contemporaine et nous découvrons les changements des lois et des droits pour ces patients. Pour pointer notre recherche, nous avons effectué un entretien avec M. Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève, entretien qui nous a permis de voir plus en détail et plus concrètement l’évolution des droits des patients en psychiatrie. Peut-être que cette évolution continuera dans ce vaste domaine, mais il faut souligner le fait que jusqu’au maintenant toutes les personnes qui présentent des troubles psychiques ont le droit aux meilleurs services médicaux et qu&#039;aucune discrimination n’est admise, donc la santé est un segment d’insertion sociale qui place le patient dans la dimension d&#039;être un citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
=== Historique de la maladie mentale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute société se trouve confronté à des personnes qui sortent du fonctionnement ordinaire, qui ne vivent pas selon les normes en vigueur, allant jusqu&#039;à perturber l’équilibre d&#039;un groupe social (famille, classe, atelier, entreprise, institution, etc.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En traversant les âges et les cultures, la maladie mentale a connu les définitions et les explications les plus variées. En effet, « puisque la folie plonge ses racines aux sources de la culture, être fous est différent selon le pays ou la région dont on est originaire » (&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;, p.13).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l’Europe, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye] met en évidence comment à partir de l’Antiquité on s’est occupé du problème des personnes déviantes en les bannissant et en les excluant de la société. Durant le Moyen Âge, en particulier en France, l’exclusion de la société se faisait par exemple en mettant les personnes qui dérangeaient sur une barque et en les abandonnant sur une rivière.  Au tour de l’année 1000, de l’exclusion et du bannissement en dehors des villes, il y a la mise en place d’un premier système d’enfermement. Dans les maladreries et les hostelleries (préludes des hôpitaux généraux), on commence à enfermer les malades mentaux avec tout sortes des personnes &amp;quot;marginales&amp;quot;. La promiscuité, l&#039;insalubrité, la surpopulation, ainsi que les maladies transformaient ces lieux en lieux d’extermination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La religion avait une très grande influence durant toute cette période. La maladie mentale était interprétée comme la punition de Dieu en réponse à un péché. Le personne déviante était donc aussi enfermée pour protéger la société et pour qu’elle puisse faire amende honorable. Progressivement, mais surtout pendant le XIX, le pouvoir sur la maladie mentale passe entre les mains des médecins. En effet, ces derniers, écrit Lesage de la Haye « […] vont devenir les responsables du traitement des malades mentaux et mêmes les directeurs des asiles d’aliénés » (p.22)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt pour les problèmes liés à la santé mentale surgit dans les années d’après-guerre à cause d’une forte augmentation des cas pris en charge. À partir des années 1970, sur la voie des protestations anticonformistes de Mai 1968 et sous l’influence et la pression des familles, on commence à dénoncer les conditions précaires des malades mentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mouvement de l&#039;antipsychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant les années 1960 apparaissait un nouveau courant qui a explosé dans plusieurs pays, l&#039;Antipsychiatrie, qui prend le contre-pied de la psychiatrie. La critique vise à remettre en question non seulement la psychiatrie et la prise en charge des malades mentaux, mais aussi la société au sens large. Ce mouvement qui s&#039;exprime sous différentes formes dans plusieurs pays, offre une nouvelle conception de la liberté aux patients psychiatriques en leur donnant la voix et le pouvoir de choisir leur parcours de soins, condamne la société capitaliste qui rejet tout individu non rentable et qui ne se conforme pas au règles de fonctionnement de la société. Les prisons et les hôpitaux psychiatriques sont l&#039;expression de la mise à l&#039;écart de toute personne qui affiche une différence trop importante face à la norme. Ce courant de pensé est très révolutionnaire et prône la liberté des individus.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon, Lesage de la Haye, l&#039;antipsychiatrie n&#039;est pas un courant de pensée, c&#039;est un vaste mouvement qui ne trouve pas une véritable unité concernant les théories et les pratiques des différents représentant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme «Antipsychiatrie» est utilisée pour la première fois par Cooper [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper David Cooper] en 1967 dans son ouvrage «Psychiatrie et antipsychiatrie»&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil.&amp;lt;/ref&amp;gt; et à travers ses expériences dans le &amp;quot;pavillon 21&amp;quot; à Kingsley Hall (Londres), il s&#039;oppose au système hiérarchique et aliénant qui conduit à l’internement des personnes et en les rendant des malades chroniques. Ainsi, il propose d&#039;étudier la personne dans son contexte de vie, en relativisant le diagnostic et l&#039;étiquetage. Il est suivi par d’autres militants de ce courant idéologique, notamment par Aaron Esterson et [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Laing Ronald David Laing]. Tous les trois travaillent en Grande-Bretagne et offrent une réponse plus sociale et communautaire en s&#039;opposant à la psychiatrie ordinaire, au diagnostic, à la pratique et à la politique en vigueur.&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un exemple intéressant est le livre qui raconte le parcours d’une patiente, [http://en.wikipedia.org/wiki/Mary_Barnes Mary Barnes], qui avait suivi une thérapie à Kingsley Hall avec le psychiatre [http://www.jhberke.com/index2.html%20 Joseph Berke] et sous la direction de Ronald David Laing. Le livre « Un voyage à travers la folie »&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;, écrit en 1976 par Mary Barnes avec la collaboration de [http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Berke Joseph Berke] est un exemple du passage à travers la folie qui donne un point de vue différent: il valorise la personne et ses droits en tant que patient, l’importance de l&#039;autodétermination personnelle et de l’intégration sociale. Le professionnel est vu comme témoin dans le parcours du patient. Il représente aussi un soutient au mouvement de l&#039;antipsychiatrie.&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Parallèlement, aux Etats-Unis, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Erving Goffman] publie en 1961 un ouvrage qui influencera aussi le courant de l&#039;antipsychiatrie [[Asiles, études sur la condition sociale des malades mentaux|&amp;quot;ASILES, études sur la condition des malades mentales&amp;quot;]], (basé sur des observations des comportements des patients et du personnel d&#039;un hôpital psychiatrique ). L’auteur commence par donner une définition des  « institutions totalitaires » qui se caractérisent par le niveau d’exclusion et de contrôle dans lequel se trouve le reclus. La vie dans de ce genre d’institution est décrite en négatif par comparaison avec le déroulement de la vie à l’extérieur. Une fois admis au sein de l&#039;institution l&#039;individu est mis sous tutelle et perd tous les droits dont il jouissait en tant que membre de la société et se trouve sous l&#039;emprise du pouvoir du médecin &amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1963, avec son livre [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stigmate_%28Erving_Goffman%29 «Stigmate&amp;quot;. Les usages sociaux des handicaps»&amp;lt;ref&amp;gt; Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;], il continue à exprimer ses idées, selon lesquelles d&#039;une manière indirecte, influenceront les droits de l’homme. Goffman donne une définition plus élargie du stigmate en mettant en évidence un ensemble des concepts sur «l&#039;image social» des individus et ce qu&#039;ils peuvent transmettre d&#039;eux-mêmes aux autres en situations de confrontation. (Le stigmate permet de marquer une différence entre les personnes &amp;quot;dites normales&amp;quot; et celles qui présentent des caractéristiques déviantes de la norme.)&amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aux Etats Unis, [[Thomas_Szasz|Thomas Szas]], professeur en psychiatrie (et admirateur de Michel Foucault) pour ses dénonciations des abus de la psychiatrie, ne préconisait pas les mêmes solutions. Szasz défend vivement les droits des malades mentaux et fait une double critique à la psychiatrie: la maladie mental n’est pas une vrais maladie, mais une justification légitimant, avec l’appui de médecins et des avocats, l’intervention du pouvoir pour protéger les gens contre eux mêmes. La psychiatrie est ainsi utilisée comme un outil de contrôle social à grande échelle, au nom du bien-être des « normaux ». Szasz décrit et dénonce dans son célèbre livre &amp;quot;Le mythe de la maladie mentale&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Szasz, T. (1975). Le mythe de la maladie mentale. Paris: Payot.&amp;lt;/ref&amp;gt;, paru en 1961, l’utilisation de la psychiatrie comme moyen du contrôle social, d&#039;esclavage déguisé en thérapie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Italie, dans la même période, le mouvement trouve un autre représentant. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Franco Basaglia], mène au niveau politique une lutte dans laquelle il revendique à haut voix les droits des patients ainsi que la fermeture des asiles (L&#039;auteur de &amp;quot;L&#039;institution en négation&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;) - Basaglia critique l&#039;enferment des malades mentaux comme n&#039;étant pas une solution)&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Finalement la solution arrive en 1978, avec la Loi-180. La création de nombreux lieux alternatif, tels que de centres de jour, des foyer et d&#039;autres formes innovatrices, ainsi qu&#039;une participation nationale des syndicats, la partie communiste et le monde du travail, ont permis aux malades mentaux de réintégrer la vie en société.&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;. À noter, malgré ça, il y a des différences très importantes entre les régions les plus développées et d&#039;autres régions italiennes. Cela a influencé la réintégration des patients psychiatriques.&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la France, plusieurs représentants ont pris parti au mouvement de l’antipsychiatrie. On y retrouve Roger Gentis, [http://es.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Guattari Félix Guattari], [http://es.wikipedia.org/wiki/Robert_Castel Robert Castel], ainsi que Michel Foucault.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce dernier, tout en étant en retrait par rapport aux autres praticiens, il offre dans son ouvrage « Histoire de la folie à l’âge classique », une représentation de comment la notion de folie, d’aliénation,  de maladie mentale sont en relation très étroite avec le contexte. À travers une lecture historique de la folie, l’auteur met en évidence l’influence des normes, des valeurs et des croyances en rapport aux explications des causes de celle-ci. Le rôle social du « fou » dépend également de la vision que la société a sur la folie.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard&amp;lt;/ref&amp;gt;. Déjà en 1954, dans l&#039;ouvrage « Maladie mentale et psychologie », Foucault met en évidence le fait que en Occident la folie a acquis le statut de maladie mentale très récemment, en devenant ainsi objet d’étude de la part de la psychiatrie. Les explications que l’on donnait auparavant à ce type de phénomène étaient du domaine de la magie et de la religion. Le contexte influence le regard que l’on pose sur une problématique.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau général, le mouvement essaye de se centrer dans l&#039;application d&#039;une thérapie dans le contexte du sujet (soit familial ou communautaire) et non pas dans le contexte clinique. Les trois thèses de l’antipsychiatrie (antinosographique, anti-institutionnelle, anti-thérapeutique) se manifestent comme une prise de conscience collective. La thèse antinosographique conteste l’appartenance des troubles psychiques au concept de maladie et la nécessité à n’importe quel type d’assistance psychiatrique et soutien que la classification des maladies mentales et le diagnostic donné constituent une forme d’étiqueter et de stigmatiser une personne. La thèse anti-thérapeutique est une réaction contre les mesures dures des traitements appliques aux malades psychiques  (l’électrochoc, la médicamentation abusive et obligatoire, la privation de liberté) et encourage le traitement sans médicamentation, basé sur une communauté thérapeutique. La thèse anti-institutionnelle condamne les institutions en les nommant totalitaires car tout est enfermé, contrôle et obligatoire et propose de modifier la relation entre les psychiatres et les patients.&lt;br /&gt;
Le mouvement de l’antipsychiatrie a contribué pour : la sensibilisation des autorités et l’opinion publique, le fait de non-être stigmatise pour les personnes avec de trouble psychique, l’influence et l’aide de mouvement pour les droits des patients, la reformation du système par l’introduction des lois qui ont comme but de protéger les droits et d’améliorer les conditions d’assistance psychiatrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réalité des patients psychiatriques ==&lt;br /&gt;
=== Lois sur la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement antipsychiatrique, comme mentionné au paravent, a été le premier à se battre pour la fermeture des asiles en s’opposant à la psychiatrie traditionnelle avec des idées, des interprétations de la maladie mentale et surtout des actions subversives. Au niveau législatif, cela s&#039;est traduit par la [http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf Loi 180], qui a été la première et seule loi qui ordonne la fermeture des hôpitaux psychiatriques en Italie. Approuvé grâce au soutien de Franco Basaglia le 13 mai 1978 (elle est parfois appelée &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot;), elle règle tous contrôles et traitements sanitaires volontaires et obligatoires pour des personnes avec une maladie mentale. Elle se base sur des principes tels que le respect de la dignité de la personne, des ses droits civils et politiques. Le droit de choisir librement son médecin et son lieu soin, ou encore le droit de communiquer avec qui ils désirent. Tous les traitements doivent être assurer par consensus et la participation de la personne. La &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot; vise aussi à une &amp;quot;réforme sémiotique&amp;quot; des termes utilisés pour définir les patients psychiatriques. Elle supprime tout définition dans le code pénal comme &amp;quot;aliéné mental&amp;quot; ou &amp;quot;infirme mental&amp;quot;. Il s’agit d’une loi qui agit sur plusieurs niveaux, que ça soit sur les droits de la personne, sur les institutions soignantes ou encore à niveau pénal. Elle représente une réforme sociale et politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droits des patients psychiatriques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les droits des patients psychiatriques s&#039;inscrivent dans [http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Droits_des_patients_(%C3%A0_l%27h%C3%B4pital) les droits des patients] en général, avec quelques différences qui est propre à cette population. Comme nous le verrons dans ce sous-chapitre, la nature de la maladie mentale peut impliquer des limitations au niveau juridique dans l’exercice de certains droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les préoccupations concernant la protections des droits des patients psychiatriques est un fait relativement récent qui débute dans les années 1960 et qui prend plus d&#039;ampleur dans les années 1970 au niveau national ainsi qu&#039;international. Dans plusieurs pays on assiste à des modifications législatives, mais les questionnements concernant le traitement des maladies mentales s&#039;opère aussi au niveau des droits internationales et de la liberté de la personne. &amp;lt;ref&amp;gt;Gendreau,C. (2005). Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale. Montréal: Les Editions Thémis &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, des personnes qui avaient connu l’expérience de l’institution psychiatrique s’adressent au  réseau international d’alternative à la psychiatrie, qui avait organisé une rencontre à Genève, dans le but de créer un organisme capable de défendre les droits des usagers de la psychiatrie. Cette démarche s’inscrit dans un processus de médiatisation qui, depuis les années 1976-1977, avait porté au grand jour le fonctionnement du système psychiatrique genevois et les internements qualifiés comme abusifs.  (Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas)   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ainsi que, en 1979 à Genève, des personnes tels que médecins, psychiatres, psychologues, assistants sociaux, juristes et usagers de la psychiatrie fondent l’[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf ADUPSY], l’association pour les droits des usagers de la psychiatrie. Une association dont le but est de lutter contre toutes discriminations en défendant les droits démocratiques fondamentaux des personnes psychiatriques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à la révision de la Loi sur le régime des personnes atteintes d’affections mentales du 1936, ils lancent des propositions qui viseront à combler les lacunes pratiques dont cette loi n’a pas su changer dans la pratique quotidienne de la prise en charge et de la reconnaissance de la personne psychiatrique. Comme par exemple recourir à l’internement lorsqu’il est réellement nécessaire, tandis qu’il s’agit encore d’une pratique naturelle, ordinaire à laquelle on recourt presque toujours, ou l’impossibilité du malade à faire recours lors de son internement ou au moment de la sortie, ou encore l’action faite par le Conseil de surveillance psychiatrique qui protège la société du malade mental en le stigmatisant encore plus ou lieu de protéger ce dernier. Ce sont tous des exemples de comment la loi ne s’est pas traduite en pratique selon ses principes.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf L&#039;Adupsy] lance ses propositions en essayant de modifier la réalité psychiatrique. Elle revendique la suppression totales des internements visant une modification de toutes pratiques psychiatriques. Elle croit dans une nouvelle législation qui tiendrait en compte des modifications du [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code Civile Suisse], des recommandations de l’Assemblée parlementaire du Conseil d’Europe inhérent la situation des malades mentaux et des recommandations de l’[http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_sant%C3%A9 OMS]. Leurs propositions visent trois aspects principaux liés aux droits de la personne : l’admission, le droit de recours et les droits liés au traitement et à la participation à la recherche clinique. [ici il faudrait que l&#039;on sache sur quoi vous vous baser pour dire cela: les références manquent!!!]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut supprimer l’internement, l’admission doit être volontaire du début la fin du traitement, dans le sens que toute prise en charge ou action thérapeutique ne peut pas être efficace si le patient n’est pas d’accord. Le libre arbitre, le droit de choix ou de refus, une participation active sont des aspects nécessaires lors qu’on vise une prise en charge efficace, dans le respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit de recours doit être une instance judiciaire. Dans ce sens là le Conseil de surveillance psychiatrique doit être remplacé par la Chambre de révision psychiatrique. La personne psychiatrique ne devrait plus être stigmatisée au tant que malade, elle n’est pas dangereuse et donc la société ne doit pas être protégée par ce dernier. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le troisième objectif concernant les droits liés au traitement et à la participation à la recherche médicale implique l’abolition de tout traitement médical sans le consensus du patient, il faut présenter au patient les implications du traitement, les alternatives et s’il veut il peut consulter un autre médecin de son choix. &lt;br /&gt;
Ces trois aspects visent, comme écrit au paravent, une modification des conditions de prise en charge, des droits des patients en tant que personnes et du tout le système psychiatrique.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La période comprise entre les années ’60 et ’80 est témoin d’une grand révolution vis à vis des droits des patients psychiatriques. Même si elle reste une révolution idéologique, car tous principes, toutes actions ne sont pas traduites en pratique pour l’instant, elle représente le précurseur pour un nouvelle réalité où on envisage une meilleure considération des droits de la personne au tant que tel et pas en tant que malade mentale, où on reconsidère la pratique psychiatrie à fin d’améliorer la prise en charge et les réponses aux besoins de ces personnes… À modifier, continuer….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La loi K 1 25 de 1979 ===&lt;br /&gt;
Suite à deux cas d’internement qui avaient touché profondément l’opinion publique genevoise, ainsi que grâce aux mouvements militant pour une remise en question des traitements des patients psychiatriques, deux projet de révision ont été proposés au [https://www.ge.ch/grandconseil/index.asp Grand Conseil] concernant la loi du 14 mars 1936 sur le régime des personnes atteintes d’affection mentale.    &lt;br /&gt;
Selon la commission parlementaire la difficulté majeure est liée au fait qu’il faut renforcer les droits des malades mentaux tout en continuant de protéger le reste de la population de ces personnes. &lt;br /&gt;
Un difficulté supplémentaire été due  à la récente ratification (1974) de la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme Convention européenne des droits de l’homme] (CEDH) qui interdisait toute forme d’internement administratif sans recours judiciaire. &lt;br /&gt;
La loi du 1979 apporte des changements sur plusieurs niveaux. Tout d’abord l’application de la loi se limite aux personnes atteinte de maladie mentale dont l’état nécessite une prise en charge en hôpital psychiatrique. Avant la révision, la loi s’appliquait à toute personne atteinte de maladie mentale qui aurait pu compromettre la sécurité et la tranquillité publique, ainsi que leur propre sécurité. &lt;br /&gt;
Deuxièmement elle impose aux établissements privé et publique un régime de surveillance des registres des entrées et de sorties. &lt;br /&gt;
En outre cette loi renforce les droits des patients psychiatriques. Le patient acquiert l’accès à son dossier médical et ce dernier et sa famille doivent être informés de tous les droits dont ils disposent.&lt;br /&gt;
De plus, la loi fixe les conditions d’admission des malades mentaux en faisant la distinction entre admission volontaire et involontaire. L’admission volontaire nécessite un certificat médical qui justifie l’admission du patient en raison de son état mentale.  Etant donné que l’admission involontaire comporte une atteinte à la liberté de l’individu, elle peut être demandé seulement si ces trois conditions sont réunies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Le malade présente des troubles mentaux&lt;br /&gt;
* Son état constitue un danger grave pour lui-même ou pour autrui&lt;br /&gt;
* Un traitement et des soins dans un établissement psychiatrique s’avèrent nécessaires. » (p.8)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un examen ultérieur concernant les symptômes du malade, les motifs de l’hospitalisation et le dégrée d’urgence de la situation est nécessaire afin de confirmer ou annuler l’hospitalisation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La capacité de discernement ===&lt;br /&gt;
Le discernement est définit dans l’article 16 du code civil et implique la capacité de pouvoir agir de façon raisonnable. On estime capable de discernement toute personne qui agit en connaissance de cause. Le code civil prévoit certaines situations dans lesquelles cette capacité peut être limitée dans l’intérêt de la personne concernée, notamment dans le cas de « maladie mentale » et de « faiblesse d’esprit ».  La reconnaissance de cette capacité est la condition indispensable sans laquelle l’individu n’est pas en mesure d’exercer ses droits personnels.&lt;br /&gt;
L’évaluation de la capacité de discernement se prête à controverse, notamment entre psychiatre et juriste, car il est impossible de poser un jugement objectif. Ceci est encore de nos jours source de malentendus et il semble très difficile qu’une réforme juridique puisse parvenir à éclaircir cette situation compliquée. Afin de limiter l’imposition d’une étiquette trop lourde, l’évaluation de la capacité de discernement s’opère toujours en relation à une situation précise. Une réévaluation s’impose donc face à toute nouvelle situation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Privation de liberté à des fins d’assistance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, le Parlement fédéral a modifié le [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code civil suisse] en matière de privation de liberté à des fins d’assistance afin de rendre compatible le droit suisse avec [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme la Convention européenne des droits de l’homme] (ratifiée par la Suisse en 1974). &lt;br /&gt;
Les causes permettant la privation de la liberté d’un individu prévues dans l’article 397a CC sont :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
* La maladie mentale&lt;br /&gt;
* La faiblesse d’esprit&lt;br /&gt;
* La toxicomanie&lt;br /&gt;
* Le grave état d’abandon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de limiter les abus, cette première condition doit s’accompagner de deux autres conditions. La privation de liberté est la seul solution possible afin d’assurer l’assistance nécessaire à la personne. Tous les autres possibles prises en charges (traitement ambulatoire, assistance de l’entourage,…) doivent être considérées comme des solutions inefficaces. &lt;br /&gt;
En outre, la prise en charge doit être assurée par un établissement apte à fournir les prestations spécifiques dont l’individu a besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit fédéral impose des garanties minimales dans le but de protéger la personne privée de liberté à des fins d’assistance. Parmi les droit dont dispose l’individu on trouve :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le droit à l’information concernant le pourquoi de sa privation de liberté&lt;br /&gt;
* La demande de libération. Cette demande peut être également formulée par les proches.&lt;br /&gt;
* Le droit à l’assistance juridique&lt;br /&gt;
* Le droit d’être inétendue devant le juge&lt;br /&gt;
* … &amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===  La déclaration de Hawaï 1977 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1977, L’association mondiale des psychiatres rédige une charte éthique concernant les pratiques, ainsi que les buts de la psychiatrie. Parmi les recommandations que l’on prône, on y trouve que le rapport entre le psychiatre et le patient doit être basé sur la confiance et le respect. Le psychiatre es au service du patient et ce dernier doit être considéré comme un partenaire. Le soignant doit privilégier les interventions thérapeutiques qui limitent le moins possibles la liberté du patient. Dans le cas d’incapacité de discernement, toute action thérapeutique doit être discuté avec la famille ou avec un représentant légal. Ce disposition vise le respect de la dignité humaine et les droits fondamentaux de l’homme.&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les méthodes d&#039;entretien se distinguent par la mise en oeuvre des processus fondamentaux de communication et d&#039;interaction humaine. Ces processus permettent au chercheur de retirer de ses entretien des informations et éléments de réflexion riches en nuances. &lt;br /&gt;
Nous avons utilisé la variante entretien centré, avec une petite liste de questions-guides ouvertes afin que l&#039;interviewé puisse parler ouvertement d&#039;un événement ou d&#039;une expérience précise à laquelle il a participé. En ce cas Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La lutte contre les abus de la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
[[Entretien avec M. Alain Riesen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Questions pour l&#039;entretien ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Depuis quand et avec qui (quel groupe) vous êtes-vous engagé/e dans la lutte pour les droits de la personne et quel était à ce moment votre statut (ou fonction)? Dans quel contexte s&#039;est inséré cette démarche ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2. Il y a-t-il un événement originel? Pourriez vous nous raconter un ou des événement/s marquant/s que vous avez mené ou qui vous ont frappé dans cette période en faveur de ces droits ? &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3. Quels ont été les changements les plus importantes auxquels vous avez assistés?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.  Y a-t-il des valeurs que vous avez eu le sentiments d&#039;avoir porté en avant et si oui, lesquelles étaient-elle?  (avoir en tête: corps réappropriation et bien-être et développement, bien être psychique, son développement, la liberté, autodétermination de la personne, mais ne les évoquer que si la personne ne répond pas!)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Qu&#039;en est-il aujourd&#039;hui de cette lutte et des acquis et des risques de retour en arrière?  Sur quoi faudrait-il continuer de se battre de lutter?&lt;br /&gt;
Est-ce que vous continuer aujourd&#039;hui de vous engager et sur quoi?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Entretien_avec_M._Alain_Riesen|L&#039;Entretien avec M. Alain Riesen]] nous a permis d&#039;avoir une vue d&#039;ensemble sur les années &#039;60-&#039;80. Grace à son histoire et les réponses aux questions nous avons pu recueillir beaucoup d&#039;éléments sur les principaux changements, les mouvements militants et les conquêtes par rapport aux droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion et discussion ==&lt;br /&gt;
La période des années ’60-’80 constitue une époque de grands changements. Elle a été témoin d’une révolution idéologique, politiques, législative. Il s’agit principalement d’un mouvement général de contestation du pouvoir et des normes institutionnelles. Le mouvement de l’antipsychiatrie avant et du réseau d’alternative à la psychiatrie après, contribuent fortement à la lutte et aux débats contre l’institution totalitaire (Goffman), la violence institutionnelle. Spécifiquement au territoire de Genève, l’association de l’ADUPSY a contribué de façon important à tous ces changements. La cohésion entre les professionnels et les patients permet une action et une réflexion autour de la manière de pratiquer le soin, tout en considérant  la question des droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant les années ’60 les patients psychiatriques étaient, pour la plus parte, reclus, isolés, stigmatisés. La pratique du soin se faisait sous obligation, constriction où le pouvoir décisionnel était exclusivement dans les mains des médecins. Le patient n’avait aucune possibilité d’expression ou contestation, il subissait toute décision du corps médical, il était considéré comme une personne incurable, dangereuse, qui devait être hospitalisé à vie. Le patient vivait donc dans des conditions de vie précaires, où son identité était limité à une personne sans aucun droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après les années ‘60 cette réalité voit un tournant important. Premièrement grâce au CAS, le Comité d’Action de Santé qui a mené une réflexion autour de la politique institutionnelle. Une politique de santé mentale se base sur l’institution, le dispositif institutionnel ; la théorie, la psychopathologie, dont dépend la manière de définir l’identité de la personne ; le corps des professionnels et la législation. Il y a eu une prise de conscience par rapport à la manière de considérer l’autre, on commence à se soucier des conditions de vie de ses personnes, on arrive à une nécessité de changer l’institution, de changer les lois, et les pratiques. Petit à petit on enlève les barreaux dans le dispositif institutionnel, on considère les professionnels comme des soignant et non plus comme des gardiens, progressivement on élimine les traitements de choc. Toute la question sur les droits des patients se révèle, la pratique du soin, la prise en charge des patients, la considération, reconnaissance de la personne voient une évolution importante. L’ADUPSY, l’Association pour les droits des usagers de la psychiatrie, contribue aussi à cette grande évolution, pendant plusieurs années elle a mené un travail pour accueillir  les plaintes, les demandes ou encore les critiques des patients à fin de modifier la réalité qui les concernaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conquêtes, comme mentionné au paravent, ont étaient multiples. Néanmoins la question des droits des patients psychiatriques est toujours d’actualité. L’hospitalisation non volontaire et le type de traitement, liés au pouvoir médical ont encore une très forte influence dans la société de nos jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Barnes, M.(1976). &#039;&#039;Un voyage à travers la folie&#039;&#039;. Paris: Editions du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Basaglia, F.] (1970). [[L&#039;institution en négation - Basaglia|&#039;&#039;L&#039;institution en négation.&#039;&#039;]] Paris: Edition du Seuil. 	&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper  Cooper, D.] (1970). &#039;&#039;Psychiatry et anti-Psychiatry.&#039;&#039; Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault  Foucault, M.](1964) [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_folie_%C3%A0_l%27%C3%A2ge_classique &#039;&#039;Histoire de la folie à l&#039;âge classique&#039;&#039;], Paris : U.G.E., coll. « 10/18 »&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&lt;br /&gt;
* [http://es.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Goffman, E.] (1975). &#039;&#039;Stigmates. Les usages sociaux des handicaps&#039;&#039;. Paris: Les Editions de Minuit.&lt;br /&gt;
* Gendreau,C. (2005). &#039;&#039;Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale&#039;&#039;. Montréal: Les Editions Thémis&lt;br /&gt;
* Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). &#039;&#039;Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&#039;&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_S._Szasz Szasz, T.] (1975). [[Résumé :Le mythe de la maladie mentale (1975)|&#039;&#039;Le mythe de la maladie mentale&#039;&#039;]]. Paris: Payot.&lt;br /&gt;
* [http://www.triunfodigital.com/ Triunfo Digital] (s.d.) [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 &#039;&#039;Josep Berke: &amp;quot;La sociedad está enloqueciendo a sus miembros&amp;quot;&#039;&#039;], Archives, Consulté le 8 Novembre 2013 [http://www.triunfodigital.com/ &amp;quot;Triunfo Digital&amp;quot;], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.1], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=29&amp;amp;fecha=1973-04-14 p. 2], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=30&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.3], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=31&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.4]&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye, J.] (2010). &#039;&#039;La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie.&#039;&#039; Paris: Editions Libertaires&lt;br /&gt;
* http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Webographie ==&lt;br /&gt;
* http://www.jhberke.com/index2.html Site web du Dr. Joseph H. Berke.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://vimeo.com/38575546 Ici vous trouverez un entretien à Mary Barnes (langue anglaise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.dionyversite.org/cycle_08-11-A.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.cairn.info/revue-topique-2004-3-page-79.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.geopsy.com/memoires_theses/la_folie.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://senon.pagesperso-orange.fr&lt;br /&gt;
* http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://mamytartine.blog.lemonde.fr/mamytartine/2005/08/lantipsychiatri.html &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.e-monsite.com/isabellesamyn/rubrique-1012337.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.academia.edu/440584/Psychanalyse_Et_Antipsychiatrie&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13157</id>
		<title>Droits des patients psychiatriques</title>
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		<updated>2014-01-14T12:16:54Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Notes et références */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
Cet article s’inscrit dans le cadre général des droits de la personne et des droits des patient en psychiatrie en particulier. Il s&#039;agit dans ce chapitre de mieux comprendre comment les revendications des droits des patients psychiatriques relèvent des droits de la personne et d&#039;arriver à expliquer ce que cela recouvre concrètement dans le quotidien en termes de pratiques, mais aussi de désignation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le paysage psychiatrique, au fil des années, a été modifié par l’influence et l’interaction de différents mouvements sociaux et des changements de lois. Cette recherche est une opportunité qui nous permet d’élaborer une réflexion autour de ces interactions et de mieux comprendre l’évolution de la terminologie et l’utilisation des divers moyens thérapeutiques, la mise en place d’un cadre légal préservant les droits des patients psychiatriques et les apports amenés à la société. Il semble que la critique des classifications nosographiques (les DSM) qui existe depuis les années 20 – lesquelles classifications n&#039;ont été qu&#039;en augmentation (en 1990, 400 classifications) ont visé à la fois le pouvoir qui désigne, mais aussi peut-être plus fondamentalement une manière de &amp;quot;donner sens&amp;quot; à un individu porteur de signes définis essentiellement par les médecins psychiatres. L&#039;alternative serait de considérer la personne, sa parole, sa propre perception, sa conception aussi de la santé (et donc de la folie) dans une remise en question de la relation soignant-soigné. C&#039;est aussi évidemment une remise en question de rapport norme/déviance, mais aussi plus fondamentalement de cette réalité &amp;quot;faussement&amp;quot; ou &amp;quot;artificiellement&amp;quot; construite (symboliquement) par ceux qui détiennent le pouvoir de nommer. Ainsi la critique sociale et politique des année 60-80 se double d&#039;une critique de l&#039;épistémologie du sujet pour mettre à la place une relation plus égalitaire et un respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons commencé par une brève présentation sur la maladie mental el le courant de l’antipsychiatrie, présentation qui nous aide à nous faire une image mental de ce que représentait pour la société une personne qui manifestait une maladie mentale, un hôpital psychiatrique et surtout ce qui voulait dire pour une personne d&#039;être quelqu’un avec un trouble psychique au début du XXème siècle. La deuxième partie de l’article nous amène dans ‘’la réalité des patients psychiatriques’’ contemporaine et nous découvrons les changements des lois et des droits pour ces patients. Pour pointer notre recherche, nous avons effectué un entretien avec M. Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève, entretien qui nous a permis de voir plus en détail et plus concrètement l’évolution des droits des patients en psychiatrie. Peut-être que cette évolution continuera dans ce vaste domaine, mais il faut souligner le fait que jusqu’au maintenant toutes les personnes qui présentent des troubles psychiques ont le droit aux meilleurs services médicaux et qu&#039;aucune discrimination n’est admise, donc la santé est un segment d’insertion sociale qui place le patient dans la dimension d&#039;être un citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
=== Historique de la maladie mentale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute société se trouve confronté à des personnes qui sortent du fonctionnement ordinaire, qui ne vivent pas selon les normes en vigueur, allant jusqu&#039;à perturber l’équilibre d&#039;un groupe social (famille, classe, atelier, entreprise, institution, etc.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En traversant les âges et les cultures, la maladie mentale a connu les définitions et les explications les plus variées. En effet, « puisque la folie plonge ses racines aux sources de la culture, être fous est différent selon le pays ou la région dont on est originaire » (&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;, p.13).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l’Europe, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye] met en évidence comment à partir de l’Antiquité on s’est occupé du problème des personnes déviantes en les bannissant et en les excluant de la société. Durant le Moyen Âge, en particulier en France, l’exclusion de la société se faisait par exemple en mettant les personnes qui dérangeaient sur une barque et en les abandonnant sur une rivière.  Au tour de l’année 1000, de l’exclusion et du bannissement en dehors des villes, il y a la mise en place d’un premier système d’enfermement. Dans les maladreries et les hostelleries (préludes des hôpitaux généraux), on commence à enfermer les malades mentaux avec tout sortes des personnes &amp;quot;marginales&amp;quot;. La promiscuité, l&#039;insalubrité, la surpopulation, ainsi que les maladies transformaient ces lieux en lieux d’extermination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La religion avait une très grande influence durant toute cette période. La maladie mentale était interprétée comme la punition de Dieu en réponse à un péché. Le personne déviante était donc aussi enfermée pour protéger la société et pour qu’elle puisse faire amende honorable. Progressivement, mais surtout pendant le XIX, le pouvoir sur la maladie mentale passe entre les mains des médecins. En effet, ces derniers, écrit Lesage de la Haye « […] vont devenir les responsables du traitement des malades mentaux et mêmes les directeurs des asiles d’aliénés » (p.22)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt pour les problèmes liés à la santé mentale surgit dans les années d’après-guerre à cause d’une forte augmentation des cas pris en charge. À partir des années 1970, sur la voie des protestations anticonformistes de Mai 1968 et sous l’influence et la pression des familles, on commence à dénoncer les conditions précaires des malades mentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mouvement de l&#039;antipsychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant les années 1960 apparaissait un nouveau courant qui a explosé dans plusieurs pays, l&#039;Antipsychiatrie, qui prend le contre-pied de la psychiatrie. La critique vise à remettre en question non seulement la psychiatrie et la prise en charge des malades mentaux, mais aussi la société au sens large. Ce mouvement qui s&#039;exprime sous différentes formes dans plusieurs pays, offre une nouvelle conception de la liberté aux patients psychiatriques en leur donnant la voix et le pouvoir de choisir leur parcours de soins, condamne la société capitaliste qui rejet tout individu non rentable et qui ne se conforme pas au règles de fonctionnement de la société. Les prisons et les hôpitaux psychiatriques sont l&#039;expression de la mise à l&#039;écart de toute personne qui affiche une différence trop importante face à la norme. Ce courant de pensé est très révolutionnaire et prône la liberté des individus.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon, Lesage de la Haye, l&#039;antipsychiatrie n&#039;est pas un courant de pensée, c&#039;est un vaste mouvement qui ne trouve pas une véritable unité concernant les théories et les pratiques des différents représentant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme «Antipsychiatrie» est utilisée pour la première fois par Cooper [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper David Cooper] en 1967 dans son ouvrage «Psychiatrie et antipsychiatrie»&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil.&amp;lt;/ref&amp;gt; et à travers ses expériences dans le &amp;quot;pavillon 21&amp;quot; à Kingsley Hall (Londres), il s&#039;oppose au système hiérarchique et aliénant qui conduit à l’internement des personnes et en les rendant des malades chroniques. Ainsi, il propose d&#039;étudier la personne dans son contexte de vie, en relativisant le diagnostic et l&#039;étiquetage. Il est suivi par d’autres militants de ce courant idéologique, notamment par Aaron Esterson et [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Laing Ronald David Laing]. Tous les trois travaillent en Grande-Bretagne et offrent une réponse plus sociale et communautaire en s&#039;opposant à la psychiatrie ordinaire, au diagnostic, à la pratique et à la politique en vigueur.&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un exemple intéressant est le livre qui raconte le parcours d’une patiente, [http://en.wikipedia.org/wiki/Mary_Barnes Mary Barnes], qui avait suivi une thérapie à Kingsley Hall avec le psychiatre [http://www.jhberke.com/index2.html%20 Joseph Berke] et sous la direction de Ronald David Laing. Le livre « Un voyage à travers la folie »&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;, écrit en 1976 par Mary Barnes avec la collaboration de [http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Berke Joseph Berke] est un exemple du passage à travers la folie qui donne un point de vue différent: il valorise la personne et ses droits en tant que patient, l’importance de l&#039;autodétermination personnelle et de l’intégration sociale. Le professionnel est vu comme témoin dans le parcours du patient. Il représente aussi un soutient au mouvement de l&#039;antipsychiatrie.&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Parallèlement, aux Etats-Unis, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Erving Goffman] publie en 1961 un ouvrage qui influencera aussi le courant de l&#039;antipsychiatrie [[Asiles, études sur la condition sociale des malades mentaux|&amp;quot;ASILES, études sur la condition des malades mentales&amp;quot;]], (basé sur des observations des comportements des patients et du personnel d&#039;un hôpital psychiatrique ). L’auteur commence par donner une définition des  « institutions totalitaires » qui se caractérisent par le niveau d’exclusion et de contrôle dans lequel se trouve le reclus. La vie dans de ce genre d’institution est décrite en négatif par comparaison avec le déroulement de la vie à l’extérieur. Une fois admis au sein de l&#039;institution l&#039;individu est mis sous tutelle et perd tous les droits dont il jouissait en tant que membre de la société et se trouve sous l&#039;emprise du pouvoir du médecin &amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1963, avec son livre [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stigmate_%28Erving_Goffman%29 «Stigmate&amp;quot;. Les usages sociaux des handicaps»&amp;lt;ref&amp;gt; Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;], il continue à exprimer ses idées, selon lesquelles d&#039;une manière indirecte, influenceront les droits de l’homme. Goffman donne une définition plus élargie du stigmate en mettant en évidence un ensemble des concepts sur «l&#039;image social» des individus et ce qu&#039;ils peuvent transmettre d&#039;eux-mêmes aux autres en situations de confrontation. (Le stigmate permet de marquer une différence entre les personnes &amp;quot;dites normales&amp;quot; et celles qui présentent des caractéristiques déviantes de la norme.)&amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aux Etats Unis, [[Thomas_Szasz|Thomas Szas]], professeur en psychiatrie (et admirateur de Michel Foucault) pour ses dénonciations des abus de la psychiatrie, ne préconisait pas les mêmes solutions. Szasz défend vivement les droits des malades mentaux et fait une double critique à la psychiatrie: la maladie mental n’est pas une vrais maladie, mais une justification légitimant, avec l’appui de médecins et des avocats, l’intervention du pouvoir pour protéger les gens contre eux mêmes. La psychiatrie est ainsi utilisée comme un outil de contrôle social à grande échelle, au nom du bien-être des « normaux ». Szasz décrit et dénonce dans son célèbre livre &amp;quot;Le mythe de la maladie mentale&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Szasz, T. (1975). Le mythe de la maladie mentale. Paris: Payot.&amp;lt;/ref&amp;gt;, paru en 1961, l’utilisation de la psychiatrie comme moyen du contrôle social, d&#039;esclavage déguisé en thérapie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Italie, dans la même période, le mouvement trouve un autre représentant. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Franco Basaglia], mène au niveau politique une lutte dans laquelle il revendique à haut voix les droits des patients ainsi que la fermeture des asiles (L&#039;auteur de &amp;quot;L&#039;institution en négation&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;) - Basaglia critique l&#039;enferment des malades mentaux comme n&#039;étant pas une solution)&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Finalement la solution arrive en 1978, avec la Loi-180. La création de nombreux lieux alternatif, tels que de centres de jour, des foyer et d&#039;autres formes innovatrices, ainsi qu&#039;une participation nationale des syndicats, la partie communiste et le monde du travail, ont permis aux malades mentaux de réintégrer la vie en société.&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;. À noter, malgré ça, il y a des différences très importantes entre les régions les plus développées et d&#039;autres régions italiennes. Cela a influencé la réintégration des patients psychiatriques.&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la France, plusieurs représentants ont pris parti au mouvement de l’antipsychiatrie. On y retrouve Roger Gentis, [http://es.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Guattari Félix Guattari], [http://es.wikipedia.org/wiki/Robert_Castel Robert Castel], ainsi que Michel Foucault.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce dernier, tout en étant en retrait par rapport aux autres praticiens, il offre dans son ouvrage « Histoire de la folie à l’âge classique », une représentation de comment la notion de folie, d’aliénation,  de maladie mentale sont en relation très étroite avec le contexte. À travers une lecture historique de la folie, l’auteur met en évidence l’influence des normes, des valeurs et des croyances en rapport aux explications des causes de celle-ci. Le rôle social du « fou » dépend également de la vision que la société a sur la folie.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard&amp;lt;/ref&amp;gt;. Déjà en 1954, dans l&#039;ouvrage « Maladie mentale et psychologie », Foucault met en évidence le fait que en Occident la folie a acquis le statut de maladie mentale très récemment, en devenant ainsi objet d’étude de la part de la psychiatrie. Les explications que l’on donnait auparavant à ce type de phénomène étaient du domaine de la magie et de la religion. Le contexte influence le regard que l’on pose sur une problématique.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau général, le mouvement essaye de se centrer dans l&#039;application d&#039;une thérapie dans le contexte du sujet (soit familial ou communautaire) et non pas dans le contexte clinique. Les trois thèses de l’antipsychiatrie (antinosographique, anti-institutionnelle, anti-thérapeutique) se manifestent comme une prise de conscience collective. La thèse antinosographique conteste l’appartenance des troubles psychiques au concept de maladie et la nécessité à n’importe quel type d’assistance psychiatrique et soutien que la classification des maladies mentales et le diagnostic donné constituent une forme d’étiqueter et de stigmatiser une personne. La thèse anti-thérapeutique est une réaction contre les mesures dures des traitements appliques aux malades psychiques  (l’électrochoc, la médicamentation abusive et obligatoire, la privation de liberté) et encourage le traitement sans médicamentation, basé sur une communauté thérapeutique. La thèse anti-institutionnelle condamne les institutions en les nommant totalitaires car tout est enfermé, contrôle et obligatoire et propose de modifier la relation entre les psychiatres et les patients.&lt;br /&gt;
Le mouvement de l’antipsychiatrie a contribué pour : la sensibilisation des autorités et l’opinion publique, le fait de non-être stigmatise pour les personnes avec de trouble psychique, l’influence et l’aide de mouvement pour les droits des patients, la reformation du système par l’introduction des lois qui ont comme but de protéger les droits et d’améliorer les conditions d’assistance psychiatrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réalité des patients psychiatriques ==&lt;br /&gt;
=== Lois sur la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement antipsychiatrique, comme mentionné au paravent, a été le premier à se battre pour la fermeture des asiles en s’opposant à la psychiatrie traditionnelle avec des idées, des interprétations de la maladie mentale et surtout des actions subversives. Au niveau législatif, cela s&#039;est traduit par la [http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf Loi 180], qui a été la première et seule loi qui ordonne la fermeture des hôpitaux psychiatriques en Italie. Approuvé grâce au soutien de Franco Basaglia le 13 mai 1978 (elle est parfois appelée &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot;), elle règle tous contrôles et traitements sanitaires volontaires et obligatoires pour des personnes avec une maladie mentale. Elle se base sur des principes tels que le respect de la dignité de la personne, des ses droits civils et politiques. Le droit de choisir librement son médecin et son lieu soin, ou encore le droit de communiquer avec qui ils désirent. Tous les traitements doivent être assurer par consensus et la participation de la personne. La &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot; vise aussi à une &amp;quot;réforme sémiotique&amp;quot; des termes utilisés pour définir les patients psychiatriques. Elle supprime tout définition dans le code pénal comme &amp;quot;aliéné mental&amp;quot; ou &amp;quot;infirme mental&amp;quot;. Il s’agit d’une loi qui agit sur plusieurs niveaux, que ça soit sur les droits de la personne, sur les institutions soignantes ou encore à niveau pénal. Elle représente une réforme sociale et politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droits des patients psychiatriques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les droits des patients psychiatriques s&#039;inscrivent dans [http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Droits_des_patients_(%C3%A0_l%27h%C3%B4pital) les droits des patients] en général, avec quelques différences qui est propre à cette population. Comme nous le verrons dans ce sous-chapitre, la nature de la maladie mentale peut impliquer des limitations au niveau juridique dans l’exercice de certains droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les préoccupations concernant la protections des droits des patients psychiatriques est un fait relativement récent qui débute dans les années 1960 et qui prend plus d&#039;ampleur dans les années 1970 au niveau national ainsi qu&#039;international. Dans plusieurs pays on assiste à des modifications législatives, mais les questionnements concernant le traitement des maladies mentales s&#039;opère aussi au niveau des droits internationales et de la liberté de la personne. &amp;lt;ref&amp;gt;Gendreau,C. (2005). Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale. Montréal: Les Editions Thémis &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, des personnes qui avaient connu l’expérience de l’institution psychiatrique s’adressent au  réseau international d’alternative à la psychiatrie, qui avait organisé une rencontre à Genève, dans le but de créer un organisme capable de défendre les droits des usagers de la psychiatrie. Cette démarche s’inscrit dans un processus de médiatisation qui, depuis les années 1976-1977, avait porté au grand jour le fonctionnement du système psychiatrique genevois et les internements qualifiés comme abusifs.  (Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas)   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ainsi que, en 1979 à Genève, des personnes tels que médecins, psychiatres, psychologues, assistants sociaux, juristes et usagers de la psychiatrie fondent l’[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf ADUPSY], l’association pour les droits des usagers de la psychiatrie. Une association dont le but est de lutter contre toutes discriminations en défendant les droits démocratiques fondamentaux des personnes psychiatriques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à la révision de la Loi sur le régime des personnes atteintes d’affections mentales du 1936, ils lancent des propositions qui viseront à combler les lacunes pratiques dont cette loi n’a pas su changer dans la pratique quotidienne de la prise en charge et de la reconnaissance de la personne psychiatrique. Comme par exemple recourir à l’internement lorsqu’il est réellement nécessaire, tandis qu’il s’agit encore d’une pratique naturelle, ordinaire à laquelle on recourt presque toujours, ou l’impossibilité du malade à faire recours lors de son internement ou au moment de la sortie, ou encore l’action faite par le Conseil de surveillance psychiatrique qui protège la société du malade mental en le stigmatisant encore plus ou lieu de protéger ce dernier. Ce sont tous des exemples de comment la loi ne s’est pas traduite en pratique selon ses principes.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf L&#039;Adupsy] lance ses propositions en essayant de modifier la réalité psychiatrique. Elle revendique la suppression totales des internements visant une modification de toutes pratiques psychiatriques. Elle croit dans une nouvelle législation qui tiendrait en compte des modifications du [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code Civile Suisse], des recommandations de l’Assemblée parlementaire du Conseil d’Europe inhérent la situation des malades mentaux et des recommandations de l’[http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_sant%C3%A9 OMS]. Leurs propositions visent trois aspects principaux liés aux droits de la personne : l’admission, le droit de recours et les droits liés au traitement et à la participation à la recherche clinique. [ici il faudrait que l&#039;on sache sur quoi vous vous baser pour dire cela: les références manquent!!!]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut supprimer l’internement, l’admission doit être volontaire du début la fin du traitement, dans le sens que toute prise en charge ou action thérapeutique ne peut pas être efficace si le patient n’est pas d’accord. Le libre arbitre, le droit de choix ou de refus, une participation active sont des aspects nécessaires lors qu’on vise une prise en charge efficace, dans le respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit de recours doit être une instance judiciaire. Dans ce sens là le Conseil de surveillance psychiatrique doit être remplacé par la Chambre de révision psychiatrique. La personne psychiatrique ne devrait plus être stigmatisée au tant que malade, elle n’est pas dangereuse et donc la société ne doit pas être protégée par ce dernier. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le troisième objectif concernant les droits liés au traitement et à la participation à la recherche médicale implique l’abolition de tout traitement médical sans le consensus du patient, il faut présenter au patient les implications du traitement, les alternatives et s’il veut il peut consulter un autre médecin de son choix. &lt;br /&gt;
Ces trois aspects visent, comme écrit au paravent, une modification des conditions de prise en charge, des droits des patients en tant que personnes et du tout le système psychiatrique.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La période comprise entre les années ’60 et ’80 est témoin d’une grand révolution vis à vis des droits des patients psychiatriques. Même si elle reste une révolution idéologique, car tous principes, toutes actions ne sont pas traduites en pratique pour l’instant, elle représente le précurseur pour un nouvelle réalité où on envisage une meilleure considération des droits de la personne au tant que tel et pas en tant que malade mentale, où on reconsidère la pratique psychiatrie à fin d’améliorer la prise en charge et les réponses aux besoins de ces personnes… À modifier, continuer….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La loi K 1 25 de 1979 ===&lt;br /&gt;
Suite à deux cas d’internement qui avaient touché profondément l’opinion publique genevoise, ainsi que grâce aux mouvements militant pour une remise en question des traitements des patients psychiatriques, deux projet de révision ont été proposés au [https://www.ge.ch/grandconseil/index.asp Grand Conseil] concernant la loi du 14 mars 1936 sur le régime des personnes atteintes d’affection mentale.    &lt;br /&gt;
Selon la commission parlementaire la difficulté majeure est liée au fait qu’il faut renforcer les droits des malades mentaux tout en continuant de protéger le reste de la population de ces personnes. &lt;br /&gt;
Un difficulté supplémentaire été due  à la récente ratification (1974) de la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme Convention européenne des droits de l’homme] (CEDH) qui interdisait toute forme d’internement administratif sans recours judiciaire. &lt;br /&gt;
La loi du 1979 apporte des changements sur plusieurs niveaux. Tout d’abord l’application de la loi se limite aux personnes atteinte de maladie mentale dont l’état nécessite une prise en charge en hôpital psychiatrique. Avant la révision, la loi s’appliquait à toute personne atteinte de maladie mentale qui aurait pu compromettre la sécurité et la tranquillité publique, ainsi que leur propre sécurité. &lt;br /&gt;
Deuxièmement elle impose aux établissements privé et publique un régime de surveillance des registres des entrées et de sorties. &lt;br /&gt;
En outre cette loi renforce les droits des patients psychiatriques. Le patient acquiert l’accès à son dossier médical et ce dernier et sa famille doivent être informés de tous les droits dont ils disposent.&lt;br /&gt;
De plus, la loi fixe les conditions d’admission des malades mentaux en faisant la distinction entre admission volontaire et involontaire. L’admission volontaire nécessite un certificat médical qui justifie l’admission du patient en raison de son état mentale.  Etant donné que l’admission involontaire comporte une atteinte à la liberté de l’individu, elle peut être demandé seulement si ces trois conditions sont réunies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Le malade présente des troubles mentaux&lt;br /&gt;
* Son état constitue un danger grave pour lui-même ou pour autrui&lt;br /&gt;
* Un traitement et des soins dans un établissement psychiatrique s’avèrent nécessaires. » (p.8)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un examen ultérieur concernant les symptômes du malade, les motifs de l’hospitalisation et le dégrée d’urgence de la situation est nécessaire afin de confirmer ou annuler l’hospitalisation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La capacité de discernement ===&lt;br /&gt;
Le discernement est définit dans l’article 16 du code civil et implique la capacité de pouvoir agir de façon raisonnable. On estime capable de discernement toute personne qui agit en connaissance de cause. Le code civil prévoit certaines situations dans lesquelles cette capacité peut être limitée dans l’intérêt de la personne concernée, notamment dans le cas de « maladie mentale » et de « faiblesse d’esprit ».  La reconnaissance de cette capacité est la condition indispensable sans laquelle l’individu n’est pas en mesure d’exercer ses droits personnels.&lt;br /&gt;
L’évaluation de la capacité de discernement se prête à controverse, notamment entre psychiatre et juriste, car il est impossible de poser un jugement objectif. Ceci est encore de nos jours source de malentendus et il semble très difficile qu’une réforme juridique puisse parvenir à éclaircir cette situation compliquée. Afin de limiter l’imposition d’une étiquette trop lourde, l’évaluation de la capacité de discernement s’opère toujours en relation à une situation précise. Une réévaluation s’impose donc face à toute nouvelle situation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Privation de liberté à des fins d’assistance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, le Parlement fédéral a modifié le [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code civil suisse] en matière de privation de liberté à des fins d’assistance afin de rendre compatible le droit suisse avec [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme la Convention européenne des droits de l’homme] (ratifiée par la Suisse en 1974). &lt;br /&gt;
Les causes permettant la privation de la liberté d’un individu prévues dans l’article 397a CC sont :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
* La maladie mentale&lt;br /&gt;
* La faiblesse d’esprit&lt;br /&gt;
* La toxicomanie&lt;br /&gt;
* Le grave état d’abandon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de limiter les abus, cette première condition doit s’accompagner de deux autres conditions. La privation de liberté est la seul solution possible afin d’assurer l’assistance nécessaire à la personne. Tous les autres possibles prises en charges (traitement ambulatoire, assistance de l’entourage,…) doivent être considérées comme des solutions inefficaces. &lt;br /&gt;
En outre, la prise en charge doit être assurée par un établissement apte à fournir les prestations spécifiques dont l’individu a besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit fédéral impose des garanties minimales dans le but de protéger la personne privée de liberté à des fins d’assistance. Parmi les droit dont dispose l’individu on trouve :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le droit à l’information concernant le pourquoi de sa privation de liberté&lt;br /&gt;
* La demande de libération. Cette demande peut être également formulée par les proches.&lt;br /&gt;
* Le droit à l’assistance juridique&lt;br /&gt;
* Le droit d’être inétendue devant le juge&lt;br /&gt;
* … &amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===  La déclaration de Hawaï 1977 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1977, L’association mondiale des psychiatres rédige une charte éthique concernant les pratiques, ainsi que les buts de la psychiatrie. Parmi les recommandations que l’on prône, on y trouve que le rapport entre le psychiatre et le patient doit être basé sur la confiance et le respect. Le psychiatre es au service du patient et ce dernier doit être considéré comme un partenaire. Le soignant doit privilégier les interventions thérapeutiques qui limitent le moins possibles la liberté du patient. Dans le cas d’incapacité de discernement, toute action thérapeutique doit être discuté avec la famille ou avec un représentant légal. Ce disposition vise le respect de la dignité humaine et les droits fondamentaux de l’homme.&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les méthodes d&#039;entretien se distinguent par la mise en oeuvre des processus fondamentaux de communication et d&#039;interaction humaine. Ces processus permettent au chercheur de retirer de ses entretien des informations et éléments de réflexion riches en nuances. &lt;br /&gt;
Nous avons utilisé la variante entretien centré, avec une petite liste de questions-guides ouvertes afin que l&#039;interviewé puisse parler ouvertement d&#039;un événement ou d&#039;une expérience précise à laquelle il a participé. En ce cas Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La lutte contre les abus de la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
[[Entretien avec M. Alain Riesen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Questions pour l&#039;entretien ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Depuis quand et avec qui (quel groupe) vous êtes-vous engagé/e dans la lutte pour les droits de la personne et quel était à ce moment votre statut (ou fonction)? Dans quel contexte s&#039;est inséré cette démarche ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2. Il y a-t-il un événement originel? Pourriez vous nous raconter un ou des événement/s marquant/s que vous avez mené ou qui vous ont frappé dans cette période en faveur de ces droits ? &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3. Quels ont été les changements les plus importantes auxquels vous avez assistés?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.  Y a-t-il des valeurs que vous avez eu le sentiments d&#039;avoir porté en avant et si oui, lesquelles étaient-elle?  (avoir en tête: corps réappropriation et bien-être et développement, bien être psychique, son développement, la liberté, autodétermination de la personne, mais ne les évoquer que si la personne ne répond pas!)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Qu&#039;en est-il aujourd&#039;hui de cette lutte et des acquis et des risques de retour en arrière?  Sur quoi faudrait-il continuer de se battre de lutter?&lt;br /&gt;
Est-ce que vous continuer aujourd&#039;hui de vous engager et sur quoi?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Entretien_avec_M._Alain_Riesen|L&#039;Entretien avec M. Alain Riesen]] nous a permis d&#039;avoir une vue d&#039;ensemble sur les années &#039;60-&#039;80. Grace à son histoire et les réponses aux questions nous avons pu recueillir beaucoup d&#039;éléments sur les principaux changements, les mouvements militants et les conquêtes par rapport aux droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion et discussion ==&lt;br /&gt;
La période des années ’60-’80 constitue une époque de grands changements. Elle a été témoin d’une révolution idéologique, politiques, législative. Il s’agit principalement d’un mouvement général de contestation du pouvoir et des normes institutionnelles. Le mouvement de l’antipsychiatrie avant et du réseau d’alternative à la psychiatrie après, contribuent fortement à la lutte et aux débats contre l’institution totalitaire (Goffman), la violence institutionnelle. Spécifiquement au territoire de Genève, l’association de l’ADUPSY a contribué de façon important à tous ces changements. La cohésion entre les professionnels et les patients permet une action et une réflexion autour de la manière de pratiquer le soin, tout en considérant  la question des droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant les années ’60 les patients psychiatriques étaient, pour la plus parte, reclus, isolés, stigmatisés. La pratique du soin se faisait sous obligation, constriction où le pouvoir décisionnel était exclusivement dans les mains des médecins. Le patient n’avait aucune possibilité d’expression ou contestation, il subissait toute décision du corps médical, il était considéré comme une personne incurable, dangereuse, qui devait être hospitalisé à vie. Le patient vivait donc dans des conditions de vie précaires, où son identité était limité à une personne sans aucun droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après les années ‘60 cette réalité voit un tournant important. Premièrement grâce au CAS, le Comité d’Action de Santé qui a mené une réflexion autour de la politique institutionnelle. Une politique de santé mentale se base sur l’institution, le dispositif institutionnel ; la théorie, la psychopathologie, dont dépend la manière de définir l’identité de la personne ; le corps des professionnels et la législation. Il y a eu une prise de conscience par rapport à la manière de considérer l’autre, on commence à se soucier des conditions de vie de ses personnes, on arrive à une nécessité de changer l’institution, de changer les lois, et les pratiques. Petit à petit on enlève les barreaux dans le dispositif institutionnel, on considère les professionnels comme des soignant et non plus comme des gardiens, progressivement on élimine les traitements de choc. Toute la question sur les droits des patients se révèle, la pratique du soin, la prise en charge des patients, la considération, reconnaissance de la personne voient une évolution importante. L’ADUPSY, l’Association pour les droits des usagers de la psychiatrie, contribue aussi à cette grande évolution, pendant plusieurs années elle a mené un travail pour accueillir  les plaintes, les demandes ou encore les critiques des patients à fin de modifier la réalité qui les concernaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conquêtes, comme mentionné au paravent, ont étaient multiples. Néanmoins la question des droits des patients psychiatriques est toujours d’actualité. L’hospitalisation non volontaire et le type de traitement, liés au pouvoir médical ont encore une très forte influence dans la société de nos jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Barnes, M.(1976). &#039;&#039;Un voyage à travers la folie&#039;&#039;. Paris: Editions du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Basaglia, F.] (1970). [[L&#039;institution en négation - Basaglia|&#039;&#039;L&#039;institution en négation.&#039;&#039;]] Paris: Edition du Seuil. 	&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper  Cooper, D.] (1970). &#039;&#039;Psychiatry et anti-Psychiatry.&#039;&#039; Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault  Foucault, M.](1964) [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_folie_%C3%A0_l%27%C3%A2ge_classique &#039;&#039;Histoire de la folie à l&#039;âge classique&#039;&#039;], Paris : U.G.E., coll. « 10/18 »&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&lt;br /&gt;
* [http://es.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Goffman, E.] (1975). &#039;&#039;Stigmates. Les usages sociaux des handicaps&#039;&#039;. Paris: Les Editions de Minuit.&lt;br /&gt;
* Gendreau,C. (2005). &#039;&#039;Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale&#039;&#039;. Montréal: Les Editions Thémis&lt;br /&gt;
* Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). &#039;&#039;Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&#039;&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_S._Szasz Szasz, T.] (1975). [[Résumé :Le mythe de la maladie mentale (1975)|&#039;&#039;Le mythe de la maladie mentale&#039;&#039;]]. Paris: Payot.&lt;br /&gt;
* [http://www.triunfodigital.com/ Triunfo Digital] (s.d.) [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 &#039;&#039;Josep Berke: &amp;quot;La sociedad está enloqueciendo a sus miembros&amp;quot;&#039;&#039;], Archives, Consulté le 8 Novembre 2013 [http://www.triunfodigital.com/ &amp;quot;Triunfo Digital&amp;quot;], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.1], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=29&amp;amp;fecha=1973-04-14 p. 2], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=30&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.3], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=31&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.4]&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye, J.] (2010). &#039;&#039;La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie.&#039;&#039; Paris: Editions Libertaires&lt;br /&gt;
* http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Webographie ==&lt;br /&gt;
http://www.jhberke.com/index2.html Site web du Dr. Joseph H. Berke.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://vimeo.com/38575546 Ici vous trouverez un entretien à Mary Barnes (langue anglaise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.dionyversite.org/cycle_08-11-A.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.cairn.info/revue-topique-2004-3-page-79.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.geopsy.com/memoires_theses/la_folie.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://senon.pagesperso-orange.fr&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13156</id>
		<title>Droits des patients psychiatriques</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13156"/>
		<updated>2014-01-14T12:12:33Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Questions pour l&amp;#039;entretien */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
Cet article s’inscrit dans le cadre général des droits de la personne et des droits des patient en psychiatrie en particulier. Il s&#039;agit dans ce chapitre de mieux comprendre comment les revendications des droits des patients psychiatriques relèvent des droits de la personne et d&#039;arriver à expliquer ce que cela recouvre concrètement dans le quotidien en termes de pratiques, mais aussi de désignation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le paysage psychiatrique, au fil des années, a été modifié par l’influence et l’interaction de différents mouvements sociaux et des changements de lois. Cette recherche est une opportunité qui nous permet d’élaborer une réflexion autour de ces interactions et de mieux comprendre l’évolution de la terminologie et l’utilisation des divers moyens thérapeutiques, la mise en place d’un cadre légal préservant les droits des patients psychiatriques et les apports amenés à la société. Il semble que la critique des classifications nosographiques (les DSM) qui existe depuis les années 20 – lesquelles classifications n&#039;ont été qu&#039;en augmentation (en 1990, 400 classifications) ont visé à la fois le pouvoir qui désigne, mais aussi peut-être plus fondamentalement une manière de &amp;quot;donner sens&amp;quot; à un individu porteur de signes définis essentiellement par les médecins psychiatres. L&#039;alternative serait de considérer la personne, sa parole, sa propre perception, sa conception aussi de la santé (et donc de la folie) dans une remise en question de la relation soignant-soigné. C&#039;est aussi évidemment une remise en question de rapport norme/déviance, mais aussi plus fondamentalement de cette réalité &amp;quot;faussement&amp;quot; ou &amp;quot;artificiellement&amp;quot; construite (symboliquement) par ceux qui détiennent le pouvoir de nommer. Ainsi la critique sociale et politique des année 60-80 se double d&#039;une critique de l&#039;épistémologie du sujet pour mettre à la place une relation plus égalitaire et un respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons commencé par une brève présentation sur la maladie mental el le courant de l’antipsychiatrie, présentation qui nous aide à nous faire une image mental de ce que représentait pour la société une personne qui manifestait une maladie mentale, un hôpital psychiatrique et surtout ce qui voulait dire pour une personne d&#039;être quelqu’un avec un trouble psychique au début du XXème siècle. La deuxième partie de l’article nous amène dans ‘’la réalité des patients psychiatriques’’ contemporaine et nous découvrons les changements des lois et des droits pour ces patients. Pour pointer notre recherche, nous avons effectué un entretien avec M. Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève, entretien qui nous a permis de voir plus en détail et plus concrètement l’évolution des droits des patients en psychiatrie. Peut-être que cette évolution continuera dans ce vaste domaine, mais il faut souligner le fait que jusqu’au maintenant toutes les personnes qui présentent des troubles psychiques ont le droit aux meilleurs services médicaux et qu&#039;aucune discrimination n’est admise, donc la santé est un segment d’insertion sociale qui place le patient dans la dimension d&#039;être un citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
=== Historique de la maladie mentale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute société se trouve confronté à des personnes qui sortent du fonctionnement ordinaire, qui ne vivent pas selon les normes en vigueur, allant jusqu&#039;à perturber l’équilibre d&#039;un groupe social (famille, classe, atelier, entreprise, institution, etc.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En traversant les âges et les cultures, la maladie mentale a connu les définitions et les explications les plus variées. En effet, « puisque la folie plonge ses racines aux sources de la culture, être fous est différent selon le pays ou la région dont on est originaire » (&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;, p.13).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l’Europe, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye] met en évidence comment à partir de l’Antiquité on s’est occupé du problème des personnes déviantes en les bannissant et en les excluant de la société. Durant le Moyen Âge, en particulier en France, l’exclusion de la société se faisait par exemple en mettant les personnes qui dérangeaient sur une barque et en les abandonnant sur une rivière.  Au tour de l’année 1000, de l’exclusion et du bannissement en dehors des villes, il y a la mise en place d’un premier système d’enfermement. Dans les maladreries et les hostelleries (préludes des hôpitaux généraux), on commence à enfermer les malades mentaux avec tout sortes des personnes &amp;quot;marginales&amp;quot;. La promiscuité, l&#039;insalubrité, la surpopulation, ainsi que les maladies transformaient ces lieux en lieux d’extermination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La religion avait une très grande influence durant toute cette période. La maladie mentale était interprétée comme la punition de Dieu en réponse à un péché. Le personne déviante était donc aussi enfermée pour protéger la société et pour qu’elle puisse faire amende honorable. Progressivement, mais surtout pendant le XIX, le pouvoir sur la maladie mentale passe entre les mains des médecins. En effet, ces derniers, écrit Lesage de la Haye « […] vont devenir les responsables du traitement des malades mentaux et mêmes les directeurs des asiles d’aliénés » (p.22)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt pour les problèmes liés à la santé mentale surgit dans les années d’après-guerre à cause d’une forte augmentation des cas pris en charge. À partir des années 1970, sur la voie des protestations anticonformistes de Mai 1968 et sous l’influence et la pression des familles, on commence à dénoncer les conditions précaires des malades mentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mouvement de l&#039;antipsychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant les années 1960 apparaissait un nouveau courant qui a explosé dans plusieurs pays, l&#039;Antipsychiatrie, qui prend le contre-pied de la psychiatrie. La critique vise à remettre en question non seulement la psychiatrie et la prise en charge des malades mentaux, mais aussi la société au sens large. Ce mouvement qui s&#039;exprime sous différentes formes dans plusieurs pays, offre une nouvelle conception de la liberté aux patients psychiatriques en leur donnant la voix et le pouvoir de choisir leur parcours de soins, condamne la société capitaliste qui rejet tout individu non rentable et qui ne se conforme pas au règles de fonctionnement de la société. Les prisons et les hôpitaux psychiatriques sont l&#039;expression de la mise à l&#039;écart de toute personne qui affiche une différence trop importante face à la norme. Ce courant de pensé est très révolutionnaire et prône la liberté des individus.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon, Lesage de la Haye, l&#039;antipsychiatrie n&#039;est pas un courant de pensée, c&#039;est un vaste mouvement qui ne trouve pas une véritable unité concernant les théories et les pratiques des différents représentant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme «Antipsychiatrie» est utilisée pour la première fois par Cooper [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper David Cooper] en 1967 dans son ouvrage «Psychiatrie et antipsychiatrie»&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil.&amp;lt;/ref&amp;gt; et à travers ses expériences dans le &amp;quot;pavillon 21&amp;quot; à Kingsley Hall (Londres), il s&#039;oppose au système hiérarchique et aliénant qui conduit à l’internement des personnes et en les rendant des malades chroniques. Ainsi, il propose d&#039;étudier la personne dans son contexte de vie, en relativisant le diagnostic et l&#039;étiquetage. Il est suivi par d’autres militants de ce courant idéologique, notamment par Aaron Esterson et [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Laing Ronald David Laing]. Tous les trois travaillent en Grande-Bretagne et offrent une réponse plus sociale et communautaire en s&#039;opposant à la psychiatrie ordinaire, au diagnostic, à la pratique et à la politique en vigueur.&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un exemple intéressant est le livre qui raconte le parcours d’une patiente, [http://en.wikipedia.org/wiki/Mary_Barnes Mary Barnes], qui avait suivi une thérapie à Kingsley Hall avec le psychiatre [http://www.jhberke.com/index2.html%20 Joseph Berke] et sous la direction de Ronald David Laing. Le livre « Un voyage à travers la folie »&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;, écrit en 1976 par Mary Barnes avec la collaboration de [http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Berke Joseph Berke] est un exemple du passage à travers la folie qui donne un point de vue différent: il valorise la personne et ses droits en tant que patient, l’importance de l&#039;autodétermination personnelle et de l’intégration sociale. Le professionnel est vu comme témoin dans le parcours du patient. Il représente aussi un soutient au mouvement de l&#039;antipsychiatrie.&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Parallèlement, aux Etats-Unis, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Erving Goffman] publie en 1961 un ouvrage qui influencera aussi le courant de l&#039;antipsychiatrie [[Asiles, études sur la condition sociale des malades mentaux|&amp;quot;ASILES, études sur la condition des malades mentales&amp;quot;]], (basé sur des observations des comportements des patients et du personnel d&#039;un hôpital psychiatrique ). L’auteur commence par donner une définition des  « institutions totalitaires » qui se caractérisent par le niveau d’exclusion et de contrôle dans lequel se trouve le reclus. La vie dans de ce genre d’institution est décrite en négatif par comparaison avec le déroulement de la vie à l’extérieur. Une fois admis au sein de l&#039;institution l&#039;individu est mis sous tutelle et perd tous les droits dont il jouissait en tant que membre de la société et se trouve sous l&#039;emprise du pouvoir du médecin &amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1963, avec son livre [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stigmate_%28Erving_Goffman%29 «Stigmate&amp;quot;. Les usages sociaux des handicaps»&amp;lt;ref&amp;gt; Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;], il continue à exprimer ses idées, selon lesquelles d&#039;une manière indirecte, influenceront les droits de l’homme. Goffman donne une définition plus élargie du stigmate en mettant en évidence un ensemble des concepts sur «l&#039;image social» des individus et ce qu&#039;ils peuvent transmettre d&#039;eux-mêmes aux autres en situations de confrontation. (Le stigmate permet de marquer une différence entre les personnes &amp;quot;dites normales&amp;quot; et celles qui présentent des caractéristiques déviantes de la norme.)&amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aux Etats Unis, [[Thomas_Szasz|Thomas Szas]], professeur en psychiatrie (et admirateur de Michel Foucault) pour ses dénonciations des abus de la psychiatrie, ne préconisait pas les mêmes solutions. Szasz défend vivement les droits des malades mentaux et fait une double critique à la psychiatrie: la maladie mental n’est pas une vrais maladie, mais une justification légitimant, avec l’appui de médecins et des avocats, l’intervention du pouvoir pour protéger les gens contre eux mêmes. La psychiatrie est ainsi utilisée comme un outil de contrôle social à grande échelle, au nom du bien-être des « normaux ». Szasz décrit et dénonce dans son célèbre livre &amp;quot;Le mythe de la maladie mentale&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Szasz, T. (1975). Le mythe de la maladie mentale. Paris: Payot.&amp;lt;/ref&amp;gt;, paru en 1961, l’utilisation de la psychiatrie comme moyen du contrôle social, d&#039;esclavage déguisé en thérapie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Italie, dans la même période, le mouvement trouve un autre représentant. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Franco Basaglia], mène au niveau politique une lutte dans laquelle il revendique à haut voix les droits des patients ainsi que la fermeture des asiles (L&#039;auteur de &amp;quot;L&#039;institution en négation&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;) - Basaglia critique l&#039;enferment des malades mentaux comme n&#039;étant pas une solution)&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Finalement la solution arrive en 1978, avec la Loi-180. La création de nombreux lieux alternatif, tels que de centres de jour, des foyer et d&#039;autres formes innovatrices, ainsi qu&#039;une participation nationale des syndicats, la partie communiste et le monde du travail, ont permis aux malades mentaux de réintégrer la vie en société.&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;. À noter, malgré ça, il y a des différences très importantes entre les régions les plus développées et d&#039;autres régions italiennes. Cela a influencé la réintégration des patients psychiatriques.&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la France, plusieurs représentants ont pris parti au mouvement de l’antipsychiatrie. On y retrouve Roger Gentis, [http://es.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Guattari Félix Guattari], [http://es.wikipedia.org/wiki/Robert_Castel Robert Castel], ainsi que Michel Foucault.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce dernier, tout en étant en retrait par rapport aux autres praticiens, il offre dans son ouvrage « Histoire de la folie à l’âge classique », une représentation de comment la notion de folie, d’aliénation,  de maladie mentale sont en relation très étroite avec le contexte. À travers une lecture historique de la folie, l’auteur met en évidence l’influence des normes, des valeurs et des croyances en rapport aux explications des causes de celle-ci. Le rôle social du « fou » dépend également de la vision que la société a sur la folie.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard&amp;lt;/ref&amp;gt;. Déjà en 1954, dans l&#039;ouvrage « Maladie mentale et psychologie », Foucault met en évidence le fait que en Occident la folie a acquis le statut de maladie mentale très récemment, en devenant ainsi objet d’étude de la part de la psychiatrie. Les explications que l’on donnait auparavant à ce type de phénomène étaient du domaine de la magie et de la religion. Le contexte influence le regard que l’on pose sur une problématique.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau général, le mouvement essaye de se centrer dans l&#039;application d&#039;une thérapie dans le contexte du sujet (soit familial ou communautaire) et non pas dans le contexte clinique. Les trois thèses de l’antipsychiatrie (antinosographique, anti-institutionnelle, anti-thérapeutique) se manifestent comme une prise de conscience collective. La thèse antinosographique conteste l’appartenance des troubles psychiques au concept de maladie et la nécessité à n’importe quel type d’assistance psychiatrique et soutien que la classification des maladies mentales et le diagnostic donné constituent une forme d’étiqueter et de stigmatiser une personne. La thèse anti-thérapeutique est une réaction contre les mesures dures des traitements appliques aux malades psychiques  (l’électrochoc, la médicamentation abusive et obligatoire, la privation de liberté) et encourage le traitement sans médicamentation, basé sur une communauté thérapeutique. La thèse anti-institutionnelle condamne les institutions en les nommant totalitaires car tout est enfermé, contrôle et obligatoire et propose de modifier la relation entre les psychiatres et les patients.&lt;br /&gt;
Le mouvement de l’antipsychiatrie a contribué pour : la sensibilisation des autorités et l’opinion publique, le fait de non-être stigmatise pour les personnes avec de trouble psychique, l’influence et l’aide de mouvement pour les droits des patients, la reformation du système par l’introduction des lois qui ont comme but de protéger les droits et d’améliorer les conditions d’assistance psychiatrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réalité des patients psychiatriques ==&lt;br /&gt;
=== Lois sur la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement antipsychiatrique, comme mentionné au paravent, a été le premier à se battre pour la fermeture des asiles en s’opposant à la psychiatrie traditionnelle avec des idées, des interprétations de la maladie mentale et surtout des actions subversives. Au niveau législatif, cela s&#039;est traduit par la [http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf Loi 180], qui a été la première et seule loi qui ordonne la fermeture des hôpitaux psychiatriques en Italie. Approuvé grâce au soutien de Franco Basaglia le 13 mai 1978 (elle est parfois appelée &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot;), elle règle tous contrôles et traitements sanitaires volontaires et obligatoires pour des personnes avec une maladie mentale. Elle se base sur des principes tels que le respect de la dignité de la personne, des ses droits civils et politiques. Le droit de choisir librement son médecin et son lieu soin, ou encore le droit de communiquer avec qui ils désirent. Tous les traitements doivent être assurer par consensus et la participation de la personne. La &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot; vise aussi à une &amp;quot;réforme sémiotique&amp;quot; des termes utilisés pour définir les patients psychiatriques. Elle supprime tout définition dans le code pénal comme &amp;quot;aliéné mental&amp;quot; ou &amp;quot;infirme mental&amp;quot;. Il s’agit d’une loi qui agit sur plusieurs niveaux, que ça soit sur les droits de la personne, sur les institutions soignantes ou encore à niveau pénal. Elle représente une réforme sociale et politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droits des patients psychiatriques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les droits des patients psychiatriques s&#039;inscrivent dans [http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Droits_des_patients_(%C3%A0_l%27h%C3%B4pital) les droits des patients] en général, avec quelques différences qui est propre à cette population. Comme nous le verrons dans ce sous-chapitre, la nature de la maladie mentale peut impliquer des limitations au niveau juridique dans l’exercice de certains droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les préoccupations concernant la protections des droits des patients psychiatriques est un fait relativement récent qui débute dans les années 1960 et qui prend plus d&#039;ampleur dans les années 1970 au niveau national ainsi qu&#039;international. Dans plusieurs pays on assiste à des modifications législatives, mais les questionnements concernant le traitement des maladies mentales s&#039;opère aussi au niveau des droits internationales et de la liberté de la personne. &amp;lt;ref&amp;gt;Gendreau,C. (2005). Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale. Montréal: Les Editions Thémis &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, des personnes qui avaient connu l’expérience de l’institution psychiatrique s’adressent au  réseau international d’alternative à la psychiatrie, qui avait organisé une rencontre à Genève, dans le but de créer un organisme capable de défendre les droits des usagers de la psychiatrie. Cette démarche s’inscrit dans un processus de médiatisation qui, depuis les années 1976-1977, avait porté au grand jour le fonctionnement du système psychiatrique genevois et les internements qualifiés comme abusifs.  (Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas)   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ainsi que, en 1979 à Genève, des personnes tels que médecins, psychiatres, psychologues, assistants sociaux, juristes et usagers de la psychiatrie fondent l’[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf ADUPSY], l’association pour les droits des usagers de la psychiatrie. Une association dont le but est de lutter contre toutes discriminations en défendant les droits démocratiques fondamentaux des personnes psychiatriques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à la révision de la Loi sur le régime des personnes atteintes d’affections mentales du 1936, ils lancent des propositions qui viseront à combler les lacunes pratiques dont cette loi n’a pas su changer dans la pratique quotidienne de la prise en charge et de la reconnaissance de la personne psychiatrique. Comme par exemple recourir à l’internement lorsqu’il est réellement nécessaire, tandis qu’il s’agit encore d’une pratique naturelle, ordinaire à laquelle on recourt presque toujours, ou l’impossibilité du malade à faire recours lors de son internement ou au moment de la sortie, ou encore l’action faite par le Conseil de surveillance psychiatrique qui protège la société du malade mental en le stigmatisant encore plus ou lieu de protéger ce dernier. Ce sont tous des exemples de comment la loi ne s’est pas traduite en pratique selon ses principes.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf L&#039;Adupsy] lance ses propositions en essayant de modifier la réalité psychiatrique. Elle revendique la suppression totales des internements visant une modification de toutes pratiques psychiatriques. Elle croit dans une nouvelle législation qui tiendrait en compte des modifications du [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code Civile Suisse], des recommandations de l’Assemblée parlementaire du Conseil d’Europe inhérent la situation des malades mentaux et des recommandations de l’[http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_sant%C3%A9 OMS]. Leurs propositions visent trois aspects principaux liés aux droits de la personne : l’admission, le droit de recours et les droits liés au traitement et à la participation à la recherche clinique. [ici il faudrait que l&#039;on sache sur quoi vous vous baser pour dire cela: les références manquent!!!]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut supprimer l’internement, l’admission doit être volontaire du début la fin du traitement, dans le sens que toute prise en charge ou action thérapeutique ne peut pas être efficace si le patient n’est pas d’accord. Le libre arbitre, le droit de choix ou de refus, une participation active sont des aspects nécessaires lors qu’on vise une prise en charge efficace, dans le respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit de recours doit être une instance judiciaire. Dans ce sens là le Conseil de surveillance psychiatrique doit être remplacé par la Chambre de révision psychiatrique. La personne psychiatrique ne devrait plus être stigmatisée au tant que malade, elle n’est pas dangereuse et donc la société ne doit pas être protégée par ce dernier. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le troisième objectif concernant les droits liés au traitement et à la participation à la recherche médicale implique l’abolition de tout traitement médical sans le consensus du patient, il faut présenter au patient les implications du traitement, les alternatives et s’il veut il peut consulter un autre médecin de son choix. &lt;br /&gt;
Ces trois aspects visent, comme écrit au paravent, une modification des conditions de prise en charge, des droits des patients en tant que personnes et du tout le système psychiatrique.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La période comprise entre les années ’60 et ’80 est témoin d’une grand révolution vis à vis des droits des patients psychiatriques. Même si elle reste une révolution idéologique, car tous principes, toutes actions ne sont pas traduites en pratique pour l’instant, elle représente le précurseur pour un nouvelle réalité où on envisage une meilleure considération des droits de la personne au tant que tel et pas en tant que malade mentale, où on reconsidère la pratique psychiatrie à fin d’améliorer la prise en charge et les réponses aux besoins de ces personnes… À modifier, continuer….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La loi K 1 25 de 1979 ===&lt;br /&gt;
Suite à deux cas d’internement qui avaient touché profondément l’opinion publique genevoise, ainsi que grâce aux mouvements militant pour une remise en question des traitements des patients psychiatriques, deux projet de révision ont été proposés au [https://www.ge.ch/grandconseil/index.asp Grand Conseil] concernant la loi du 14 mars 1936 sur le régime des personnes atteintes d’affection mentale.    &lt;br /&gt;
Selon la commission parlementaire la difficulté majeure est liée au fait qu’il faut renforcer les droits des malades mentaux tout en continuant de protéger le reste de la population de ces personnes. &lt;br /&gt;
Un difficulté supplémentaire été due  à la récente ratification (1974) de la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme Convention européenne des droits de l’homme] (CEDH) qui interdisait toute forme d’internement administratif sans recours judiciaire. &lt;br /&gt;
La loi du 1979 apporte des changements sur plusieurs niveaux. Tout d’abord l’application de la loi se limite aux personnes atteinte de maladie mentale dont l’état nécessite une prise en charge en hôpital psychiatrique. Avant la révision, la loi s’appliquait à toute personne atteinte de maladie mentale qui aurait pu compromettre la sécurité et la tranquillité publique, ainsi que leur propre sécurité. &lt;br /&gt;
Deuxièmement elle impose aux établissements privé et publique un régime de surveillance des registres des entrées et de sorties. &lt;br /&gt;
En outre cette loi renforce les droits des patients psychiatriques. Le patient acquiert l’accès à son dossier médical et ce dernier et sa famille doivent être informés de tous les droits dont ils disposent.&lt;br /&gt;
De plus, la loi fixe les conditions d’admission des malades mentaux en faisant la distinction entre admission volontaire et involontaire. L’admission volontaire nécessite un certificat médical qui justifie l’admission du patient en raison de son état mentale.  Etant donné que l’admission involontaire comporte une atteinte à la liberté de l’individu, elle peut être demandé seulement si ces trois conditions sont réunies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Le malade présente des troubles mentaux&lt;br /&gt;
* Son état constitue un danger grave pour lui-même ou pour autrui&lt;br /&gt;
* Un traitement et des soins dans un établissement psychiatrique s’avèrent nécessaires. » (p.8)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un examen ultérieur concernant les symptômes du malade, les motifs de l’hospitalisation et le dégrée d’urgence de la situation est nécessaire afin de confirmer ou annuler l’hospitalisation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La capacité de discernement ===&lt;br /&gt;
Le discernement est définit dans l’article 16 du code civil et implique la capacité de pouvoir agir de façon raisonnable. On estime capable de discernement toute personne qui agit en connaissance de cause. Le code civil prévoit certaines situations dans lesquelles cette capacité peut être limitée dans l’intérêt de la personne concernée, notamment dans le cas de « maladie mentale » et de « faiblesse d’esprit ».  La reconnaissance de cette capacité est la condition indispensable sans laquelle l’individu n’est pas en mesure d’exercer ses droits personnels.&lt;br /&gt;
L’évaluation de la capacité de discernement se prête à controverse, notamment entre psychiatre et juriste, car il est impossible de poser un jugement objectif. Ceci est encore de nos jours source de malentendus et il semble très difficile qu’une réforme juridique puisse parvenir à éclaircir cette situation compliquée. Afin de limiter l’imposition d’une étiquette trop lourde, l’évaluation de la capacité de discernement s’opère toujours en relation à une situation précise. Une réévaluation s’impose donc face à toute nouvelle situation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Privation de liberté à des fins d’assistance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, le Parlement fédéral a modifié le [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code civil suisse] en matière de privation de liberté à des fins d’assistance afin de rendre compatible le droit suisse avec [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme la Convention européenne des droits de l’homme] (ratifiée par la Suisse en 1974). &lt;br /&gt;
Les causes permettant la privation de la liberté d’un individu prévues dans l’article 397a CC sont :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
* La maladie mentale&lt;br /&gt;
* La faiblesse d’esprit&lt;br /&gt;
* La toxicomanie&lt;br /&gt;
* Le grave état d’abandon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de limiter les abus, cette première condition doit s’accompagner de deux autres conditions. La privation de liberté est la seul solution possible afin d’assurer l’assistance nécessaire à la personne. Tous les autres possibles prises en charges (traitement ambulatoire, assistance de l’entourage,…) doivent être considérées comme des solutions inefficaces. &lt;br /&gt;
En outre, la prise en charge doit être assurée par un établissement apte à fournir les prestations spécifiques dont l’individu a besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit fédéral impose des garanties minimales dans le but de protéger la personne privée de liberté à des fins d’assistance. Parmi les droit dont dispose l’individu on trouve :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le droit à l’information concernant le pourquoi de sa privation de liberté&lt;br /&gt;
* La demande de libération. Cette demande peut être également formulée par les proches.&lt;br /&gt;
* Le droit à l’assistance juridique&lt;br /&gt;
* Le droit d’être inétendue devant le juge&lt;br /&gt;
* … &amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===  La déclaration de Hawaï 1977 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1977, L’association mondiale des psychiatres rédige une charte éthique concernant les pratiques, ainsi que les buts de la psychiatrie. Parmi les recommandations que l’on prône, on y trouve que le rapport entre le psychiatre et le patient doit être basé sur la confiance et le respect. Le psychiatre es au service du patient et ce dernier doit être considéré comme un partenaire. Le soignant doit privilégier les interventions thérapeutiques qui limitent le moins possibles la liberté du patient. Dans le cas d’incapacité de discernement, toute action thérapeutique doit être discuté avec la famille ou avec un représentant légal. Ce disposition vise le respect de la dignité humaine et les droits fondamentaux de l’homme.&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les méthodes d&#039;entretien se distinguent par la mise en oeuvre des processus fondamentaux de communication et d&#039;interaction humaine. Ces processus permettent au chercheur de retirer de ses entretien des informations et éléments de réflexion riches en nuances. &lt;br /&gt;
Nous avons utilisé la variante entretien centré, avec une petite liste de questions-guides ouvertes afin que l&#039;interviewé puisse parler ouvertement d&#039;un événement ou d&#039;une expérience précise à laquelle il a participé. En ce cas Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La lutte contre les abus de la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
[[Entretien avec M. Alain Riesen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Questions pour l&#039;entretien ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Depuis quand et avec qui (quel groupe) vous êtes-vous engagé/e dans la lutte pour les droits de la personne et quel était à ce moment votre statut (ou fonction)? Dans quel contexte s&#039;est inséré cette démarche ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2. Il y a-t-il un événement originel? Pourriez vous nous raconter un ou des événement/s marquant/s que vous avez mené ou qui vous ont frappé dans cette période en faveur de ces droits ? &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3. Quels ont été les changements les plus importantes auxquels vous avez assistés?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.  Y a-t-il des valeurs que vous avez eu le sentiments d&#039;avoir porté en avant et si oui, lesquelles étaient-elle?  (avoir en tête: corps réappropriation et bien-être et développement, bien être psychique, son développement, la liberté, autodétermination de la personne, mais ne les évoquer que si la personne ne répond pas!)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Qu&#039;en est-il aujourd&#039;hui de cette lutte et des acquis et des risques de retour en arrière?  Sur quoi faudrait-il continuer de se battre de lutter?&lt;br /&gt;
Est-ce que vous continuer aujourd&#039;hui de vous engager et sur quoi?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Entretien_avec_M._Alain_Riesen|L&#039;Entretien avec M. Alain Riesen]] nous a permis d&#039;avoir une vue d&#039;ensemble sur les années &#039;60-&#039;80. Grace à son histoire et les réponses aux questions nous avons pu recueillir beaucoup d&#039;éléments sur les principaux changements, les mouvements militants et les conquêtes par rapport aux droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion et discussion ==&lt;br /&gt;
La période des années ’60-’80 constitue une époque de grands changements. Elle a été témoin d’une révolution idéologique, politiques, législative. Il s’agit principalement d’un mouvement général de contestation du pouvoir et des normes institutionnelles. Le mouvement de l’antipsychiatrie avant et du réseau d’alternative à la psychiatrie après, contribuent fortement à la lutte et aux débats contre l’institution totalitaire (Goffman), la violence institutionnelle. Spécifiquement au territoire de Genève, l’association de l’ADUPSY a contribué de façon important à tous ces changements. La cohésion entre les professionnels et les patients permet une action et une réflexion autour de la manière de pratiquer le soin, tout en considérant  la question des droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant les années ’60 les patients psychiatriques étaient, pour la plus parte, reclus, isolés, stigmatisés. La pratique du soin se faisait sous obligation, constriction où le pouvoir décisionnel était exclusivement dans les mains des médecins. Le patient n’avait aucune possibilité d’expression ou contestation, il subissait toute décision du corps médical, il était considéré comme une personne incurable, dangereuse, qui devait être hospitalisé à vie. Le patient vivait donc dans des conditions de vie précaires, où son identité était limité à une personne sans aucun droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après les années ‘60 cette réalité voit un tournant important. Premièrement grâce au CAS, le Comité d’Action de Santé qui a mené une réflexion autour de la politique institutionnelle. Une politique de santé mentale se base sur l’institution, le dispositif institutionnel ; la théorie, la psychopathologie, dont dépend la manière de définir l’identité de la personne ; le corps des professionnels et la législation. Il y a eu une prise de conscience par rapport à la manière de considérer l’autre, on commence à se soucier des conditions de vie de ses personnes, on arrive à une nécessité de changer l’institution, de changer les lois, et les pratiques. Petit à petit on enlève les barreaux dans le dispositif institutionnel, on considère les professionnels comme des soignant et non plus comme des gardiens, progressivement on élimine les traitements de choc. Toute la question sur les droits des patients se révèle, la pratique du soin, la prise en charge des patients, la considération, reconnaissance de la personne voient une évolution importante. L’ADUPSY, l’Association pour les droits des usagers de la psychiatrie, contribue aussi à cette grande évolution, pendant plusieurs années elle a mené un travail pour accueillir  les plaintes, les demandes ou encore les critiques des patients à fin de modifier la réalité qui les concernaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conquêtes, comme mentionné au paravent, ont étaient multiples. Néanmoins la question des droits des patients psychiatriques est toujours d’actualité. L’hospitalisation non volontaire et le type de traitement, liés au pouvoir médical ont encore une très forte influence dans la société de nos jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Barnes, M.(1976). &#039;&#039;Un voyage à travers la folie&#039;&#039;. Paris: Editions du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Basaglia, F.] (1970). [[L&#039;institution en négation - Basaglia|&#039;&#039;L&#039;institution en négation.&#039;&#039;]] Paris: Edition du Seuil. 	&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper  Cooper, D.] (1970). &#039;&#039;Psychiatry et anti-Psychiatry.&#039;&#039; Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault  Foucault, M.](1964) [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_folie_%C3%A0_l%27%C3%A2ge_classique &#039;&#039;Histoire de la folie à l&#039;âge classique&#039;&#039;], Paris : U.G.E., coll. « 10/18 »&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&lt;br /&gt;
* [http://es.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Goffman, E.] (1975). &#039;&#039;Stigmates. Les usages sociaux des handicaps&#039;&#039;. Paris: Les Editions de Minuit.&lt;br /&gt;
* Gendreau,C. (2005). &#039;&#039;Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale&#039;&#039;. Montréal: Les Editions Thémis&lt;br /&gt;
* Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). &#039;&#039;Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&#039;&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_S._Szasz Szasz, T.] (1975). [[Résumé :Le mythe de la maladie mentale (1975)|&#039;&#039;Le mythe de la maladie mentale&#039;&#039;]]. Paris: Payot.&lt;br /&gt;
* [http://www.triunfodigital.com/ Triunfo Digital] (s.d.) [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 &#039;&#039;Josep Berke: &amp;quot;La sociedad está enloqueciendo a sus miembros&amp;quot;&#039;&#039;], Archives, Consulté le 8 Novembre 2013 [http://www.triunfodigital.com/ &amp;quot;Triunfo Digital&amp;quot;], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.1], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=29&amp;amp;fecha=1973-04-14 p. 2], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=30&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.3], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=31&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.4]&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye, J.] (2010). &#039;&#039;La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie.&#039;&#039; Paris: Editions Libertaires&lt;br /&gt;
* http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://mamytartine.blog.lemonde.fr/mamytartine/2005/08/lantipsychiatri.html &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.e-monsite.com/isabellesamyn/rubrique-1012337.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.academia.edu/440584/Psychanalyse_Et_Antipsychiatrie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Webographie ==&lt;br /&gt;
http://www.jhberke.com/index2.html Site web du Dr. Joseph H. Berke.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://vimeo.com/38575546 Ici vous trouverez un entretien à Mary Barnes (langue anglaise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.dionyversite.org/cycle_08-11-A.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.cairn.info/revue-topique-2004-3-page-79.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.geopsy.com/memoires_theses/la_folie.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://senon.pagesperso-orange.fr&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
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		<title>Droits des patients psychiatriques</title>
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		<updated>2014-01-14T12:10:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* La déclaration de Hawaï 1977 */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
Cet article s’inscrit dans le cadre général des droits de la personne et des droits des patient en psychiatrie en particulier. Il s&#039;agit dans ce chapitre de mieux comprendre comment les revendications des droits des patients psychiatriques relèvent des droits de la personne et d&#039;arriver à expliquer ce que cela recouvre concrètement dans le quotidien en termes de pratiques, mais aussi de désignation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le paysage psychiatrique, au fil des années, a été modifié par l’influence et l’interaction de différents mouvements sociaux et des changements de lois. Cette recherche est une opportunité qui nous permet d’élaborer une réflexion autour de ces interactions et de mieux comprendre l’évolution de la terminologie et l’utilisation des divers moyens thérapeutiques, la mise en place d’un cadre légal préservant les droits des patients psychiatriques et les apports amenés à la société. Il semble que la critique des classifications nosographiques (les DSM) qui existe depuis les années 20 – lesquelles classifications n&#039;ont été qu&#039;en augmentation (en 1990, 400 classifications) ont visé à la fois le pouvoir qui désigne, mais aussi peut-être plus fondamentalement une manière de &amp;quot;donner sens&amp;quot; à un individu porteur de signes définis essentiellement par les médecins psychiatres. L&#039;alternative serait de considérer la personne, sa parole, sa propre perception, sa conception aussi de la santé (et donc de la folie) dans une remise en question de la relation soignant-soigné. C&#039;est aussi évidemment une remise en question de rapport norme/déviance, mais aussi plus fondamentalement de cette réalité &amp;quot;faussement&amp;quot; ou &amp;quot;artificiellement&amp;quot; construite (symboliquement) par ceux qui détiennent le pouvoir de nommer. Ainsi la critique sociale et politique des année 60-80 se double d&#039;une critique de l&#039;épistémologie du sujet pour mettre à la place une relation plus égalitaire et un respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons commencé par une brève présentation sur la maladie mental el le courant de l’antipsychiatrie, présentation qui nous aide à nous faire une image mental de ce que représentait pour la société une personne qui manifestait une maladie mentale, un hôpital psychiatrique et surtout ce qui voulait dire pour une personne d&#039;être quelqu’un avec un trouble psychique au début du XXème siècle. La deuxième partie de l’article nous amène dans ‘’la réalité des patients psychiatriques’’ contemporaine et nous découvrons les changements des lois et des droits pour ces patients. Pour pointer notre recherche, nous avons effectué un entretien avec M. Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève, entretien qui nous a permis de voir plus en détail et plus concrètement l’évolution des droits des patients en psychiatrie. Peut-être que cette évolution continuera dans ce vaste domaine, mais il faut souligner le fait que jusqu’au maintenant toutes les personnes qui présentent des troubles psychiques ont le droit aux meilleurs services médicaux et qu&#039;aucune discrimination n’est admise, donc la santé est un segment d’insertion sociale qui place le patient dans la dimension d&#039;être un citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
=== Historique de la maladie mentale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute société se trouve confronté à des personnes qui sortent du fonctionnement ordinaire, qui ne vivent pas selon les normes en vigueur, allant jusqu&#039;à perturber l’équilibre d&#039;un groupe social (famille, classe, atelier, entreprise, institution, etc.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En traversant les âges et les cultures, la maladie mentale a connu les définitions et les explications les plus variées. En effet, « puisque la folie plonge ses racines aux sources de la culture, être fous est différent selon le pays ou la région dont on est originaire » (&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;, p.13).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l’Europe, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye] met en évidence comment à partir de l’Antiquité on s’est occupé du problème des personnes déviantes en les bannissant et en les excluant de la société. Durant le Moyen Âge, en particulier en France, l’exclusion de la société se faisait par exemple en mettant les personnes qui dérangeaient sur une barque et en les abandonnant sur une rivière.  Au tour de l’année 1000, de l’exclusion et du bannissement en dehors des villes, il y a la mise en place d’un premier système d’enfermement. Dans les maladreries et les hostelleries (préludes des hôpitaux généraux), on commence à enfermer les malades mentaux avec tout sortes des personnes &amp;quot;marginales&amp;quot;. La promiscuité, l&#039;insalubrité, la surpopulation, ainsi que les maladies transformaient ces lieux en lieux d’extermination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La religion avait une très grande influence durant toute cette période. La maladie mentale était interprétée comme la punition de Dieu en réponse à un péché. Le personne déviante était donc aussi enfermée pour protéger la société et pour qu’elle puisse faire amende honorable. Progressivement, mais surtout pendant le XIX, le pouvoir sur la maladie mentale passe entre les mains des médecins. En effet, ces derniers, écrit Lesage de la Haye « […] vont devenir les responsables du traitement des malades mentaux et mêmes les directeurs des asiles d’aliénés » (p.22)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt pour les problèmes liés à la santé mentale surgit dans les années d’après-guerre à cause d’une forte augmentation des cas pris en charge. À partir des années 1970, sur la voie des protestations anticonformistes de Mai 1968 et sous l’influence et la pression des familles, on commence à dénoncer les conditions précaires des malades mentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mouvement de l&#039;antipsychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant les années 1960 apparaissait un nouveau courant qui a explosé dans plusieurs pays, l&#039;Antipsychiatrie, qui prend le contre-pied de la psychiatrie. La critique vise à remettre en question non seulement la psychiatrie et la prise en charge des malades mentaux, mais aussi la société au sens large. Ce mouvement qui s&#039;exprime sous différentes formes dans plusieurs pays, offre une nouvelle conception de la liberté aux patients psychiatriques en leur donnant la voix et le pouvoir de choisir leur parcours de soins, condamne la société capitaliste qui rejet tout individu non rentable et qui ne se conforme pas au règles de fonctionnement de la société. Les prisons et les hôpitaux psychiatriques sont l&#039;expression de la mise à l&#039;écart de toute personne qui affiche une différence trop importante face à la norme. Ce courant de pensé est très révolutionnaire et prône la liberté des individus.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon, Lesage de la Haye, l&#039;antipsychiatrie n&#039;est pas un courant de pensée, c&#039;est un vaste mouvement qui ne trouve pas une véritable unité concernant les théories et les pratiques des différents représentant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme «Antipsychiatrie» est utilisée pour la première fois par Cooper [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper David Cooper] en 1967 dans son ouvrage «Psychiatrie et antipsychiatrie»&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil.&amp;lt;/ref&amp;gt; et à travers ses expériences dans le &amp;quot;pavillon 21&amp;quot; à Kingsley Hall (Londres), il s&#039;oppose au système hiérarchique et aliénant qui conduit à l’internement des personnes et en les rendant des malades chroniques. Ainsi, il propose d&#039;étudier la personne dans son contexte de vie, en relativisant le diagnostic et l&#039;étiquetage. Il est suivi par d’autres militants de ce courant idéologique, notamment par Aaron Esterson et [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Laing Ronald David Laing]. Tous les trois travaillent en Grande-Bretagne et offrent une réponse plus sociale et communautaire en s&#039;opposant à la psychiatrie ordinaire, au diagnostic, à la pratique et à la politique en vigueur.&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un exemple intéressant est le livre qui raconte le parcours d’une patiente, [http://en.wikipedia.org/wiki/Mary_Barnes Mary Barnes], qui avait suivi une thérapie à Kingsley Hall avec le psychiatre [http://www.jhberke.com/index2.html%20 Joseph Berke] et sous la direction de Ronald David Laing. Le livre « Un voyage à travers la folie »&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;, écrit en 1976 par Mary Barnes avec la collaboration de [http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Berke Joseph Berke] est un exemple du passage à travers la folie qui donne un point de vue différent: il valorise la personne et ses droits en tant que patient, l’importance de l&#039;autodétermination personnelle et de l’intégration sociale. Le professionnel est vu comme témoin dans le parcours du patient. Il représente aussi un soutient au mouvement de l&#039;antipsychiatrie.&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Parallèlement, aux Etats-Unis, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Erving Goffman] publie en 1961 un ouvrage qui influencera aussi le courant de l&#039;antipsychiatrie [[Asiles, études sur la condition sociale des malades mentaux|&amp;quot;ASILES, études sur la condition des malades mentales&amp;quot;]], (basé sur des observations des comportements des patients et du personnel d&#039;un hôpital psychiatrique ). L’auteur commence par donner une définition des  « institutions totalitaires » qui se caractérisent par le niveau d’exclusion et de contrôle dans lequel se trouve le reclus. La vie dans de ce genre d’institution est décrite en négatif par comparaison avec le déroulement de la vie à l’extérieur. Une fois admis au sein de l&#039;institution l&#039;individu est mis sous tutelle et perd tous les droits dont il jouissait en tant que membre de la société et se trouve sous l&#039;emprise du pouvoir du médecin &amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1963, avec son livre [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stigmate_%28Erving_Goffman%29 «Stigmate&amp;quot;. Les usages sociaux des handicaps»&amp;lt;ref&amp;gt; Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;], il continue à exprimer ses idées, selon lesquelles d&#039;une manière indirecte, influenceront les droits de l’homme. Goffman donne une définition plus élargie du stigmate en mettant en évidence un ensemble des concepts sur «l&#039;image social» des individus et ce qu&#039;ils peuvent transmettre d&#039;eux-mêmes aux autres en situations de confrontation. (Le stigmate permet de marquer une différence entre les personnes &amp;quot;dites normales&amp;quot; et celles qui présentent des caractéristiques déviantes de la norme.)&amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aux Etats Unis, [[Thomas_Szasz|Thomas Szas]], professeur en psychiatrie (et admirateur de Michel Foucault) pour ses dénonciations des abus de la psychiatrie, ne préconisait pas les mêmes solutions. Szasz défend vivement les droits des malades mentaux et fait une double critique à la psychiatrie: la maladie mental n’est pas une vrais maladie, mais une justification légitimant, avec l’appui de médecins et des avocats, l’intervention du pouvoir pour protéger les gens contre eux mêmes. La psychiatrie est ainsi utilisée comme un outil de contrôle social à grande échelle, au nom du bien-être des « normaux ». Szasz décrit et dénonce dans son célèbre livre &amp;quot;Le mythe de la maladie mentale&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Szasz, T. (1975). Le mythe de la maladie mentale. Paris: Payot.&amp;lt;/ref&amp;gt;, paru en 1961, l’utilisation de la psychiatrie comme moyen du contrôle social, d&#039;esclavage déguisé en thérapie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Italie, dans la même période, le mouvement trouve un autre représentant. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Franco Basaglia], mène au niveau politique une lutte dans laquelle il revendique à haut voix les droits des patients ainsi que la fermeture des asiles (L&#039;auteur de &amp;quot;L&#039;institution en négation&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;) - Basaglia critique l&#039;enferment des malades mentaux comme n&#039;étant pas une solution)&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Finalement la solution arrive en 1978, avec la Loi-180. La création de nombreux lieux alternatif, tels que de centres de jour, des foyer et d&#039;autres formes innovatrices, ainsi qu&#039;une participation nationale des syndicats, la partie communiste et le monde du travail, ont permis aux malades mentaux de réintégrer la vie en société.&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;. À noter, malgré ça, il y a des différences très importantes entre les régions les plus développées et d&#039;autres régions italiennes. Cela a influencé la réintégration des patients psychiatriques.&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la France, plusieurs représentants ont pris parti au mouvement de l’antipsychiatrie. On y retrouve Roger Gentis, [http://es.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Guattari Félix Guattari], [http://es.wikipedia.org/wiki/Robert_Castel Robert Castel], ainsi que Michel Foucault.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce dernier, tout en étant en retrait par rapport aux autres praticiens, il offre dans son ouvrage « Histoire de la folie à l’âge classique », une représentation de comment la notion de folie, d’aliénation,  de maladie mentale sont en relation très étroite avec le contexte. À travers une lecture historique de la folie, l’auteur met en évidence l’influence des normes, des valeurs et des croyances en rapport aux explications des causes de celle-ci. Le rôle social du « fou » dépend également de la vision que la société a sur la folie.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard&amp;lt;/ref&amp;gt;. Déjà en 1954, dans l&#039;ouvrage « Maladie mentale et psychologie », Foucault met en évidence le fait que en Occident la folie a acquis le statut de maladie mentale très récemment, en devenant ainsi objet d’étude de la part de la psychiatrie. Les explications que l’on donnait auparavant à ce type de phénomène étaient du domaine de la magie et de la religion. Le contexte influence le regard que l’on pose sur une problématique.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau général, le mouvement essaye de se centrer dans l&#039;application d&#039;une thérapie dans le contexte du sujet (soit familial ou communautaire) et non pas dans le contexte clinique. Les trois thèses de l’antipsychiatrie (antinosographique, anti-institutionnelle, anti-thérapeutique) se manifestent comme une prise de conscience collective. La thèse antinosographique conteste l’appartenance des troubles psychiques au concept de maladie et la nécessité à n’importe quel type d’assistance psychiatrique et soutien que la classification des maladies mentales et le diagnostic donné constituent une forme d’étiqueter et de stigmatiser une personne. La thèse anti-thérapeutique est une réaction contre les mesures dures des traitements appliques aux malades psychiques  (l’électrochoc, la médicamentation abusive et obligatoire, la privation de liberté) et encourage le traitement sans médicamentation, basé sur une communauté thérapeutique. La thèse anti-institutionnelle condamne les institutions en les nommant totalitaires car tout est enfermé, contrôle et obligatoire et propose de modifier la relation entre les psychiatres et les patients.&lt;br /&gt;
Le mouvement de l’antipsychiatrie a contribué pour : la sensibilisation des autorités et l’opinion publique, le fait de non-être stigmatise pour les personnes avec de trouble psychique, l’influence et l’aide de mouvement pour les droits des patients, la reformation du système par l’introduction des lois qui ont comme but de protéger les droits et d’améliorer les conditions d’assistance psychiatrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réalité des patients psychiatriques ==&lt;br /&gt;
=== Lois sur la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement antipsychiatrique, comme mentionné au paravent, a été le premier à se battre pour la fermeture des asiles en s’opposant à la psychiatrie traditionnelle avec des idées, des interprétations de la maladie mentale et surtout des actions subversives. Au niveau législatif, cela s&#039;est traduit par la [http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf Loi 180], qui a été la première et seule loi qui ordonne la fermeture des hôpitaux psychiatriques en Italie. Approuvé grâce au soutien de Franco Basaglia le 13 mai 1978 (elle est parfois appelée &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot;), elle règle tous contrôles et traitements sanitaires volontaires et obligatoires pour des personnes avec une maladie mentale. Elle se base sur des principes tels que le respect de la dignité de la personne, des ses droits civils et politiques. Le droit de choisir librement son médecin et son lieu soin, ou encore le droit de communiquer avec qui ils désirent. Tous les traitements doivent être assurer par consensus et la participation de la personne. La &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot; vise aussi à une &amp;quot;réforme sémiotique&amp;quot; des termes utilisés pour définir les patients psychiatriques. Elle supprime tout définition dans le code pénal comme &amp;quot;aliéné mental&amp;quot; ou &amp;quot;infirme mental&amp;quot;. Il s’agit d’une loi qui agit sur plusieurs niveaux, que ça soit sur les droits de la personne, sur les institutions soignantes ou encore à niveau pénal. Elle représente une réforme sociale et politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droits des patients psychiatriques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les droits des patients psychiatriques s&#039;inscrivent dans [http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Droits_des_patients_(%C3%A0_l%27h%C3%B4pital) les droits des patients] en général, avec quelques différences qui est propre à cette population. Comme nous le verrons dans ce sous-chapitre, la nature de la maladie mentale peut impliquer des limitations au niveau juridique dans l’exercice de certains droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les préoccupations concernant la protections des droits des patients psychiatriques est un fait relativement récent qui débute dans les années 1960 et qui prend plus d&#039;ampleur dans les années 1970 au niveau national ainsi qu&#039;international. Dans plusieurs pays on assiste à des modifications législatives, mais les questionnements concernant le traitement des maladies mentales s&#039;opère aussi au niveau des droits internationales et de la liberté de la personne. &amp;lt;ref&amp;gt;Gendreau,C. (2005). Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale. Montréal: Les Editions Thémis &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, des personnes qui avaient connu l’expérience de l’institution psychiatrique s’adressent au  réseau international d’alternative à la psychiatrie, qui avait organisé une rencontre à Genève, dans le but de créer un organisme capable de défendre les droits des usagers de la psychiatrie. Cette démarche s’inscrit dans un processus de médiatisation qui, depuis les années 1976-1977, avait porté au grand jour le fonctionnement du système psychiatrique genevois et les internements qualifiés comme abusifs.  (Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas)   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ainsi que, en 1979 à Genève, des personnes tels que médecins, psychiatres, psychologues, assistants sociaux, juristes et usagers de la psychiatrie fondent l’[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf ADUPSY], l’association pour les droits des usagers de la psychiatrie. Une association dont le but est de lutter contre toutes discriminations en défendant les droits démocratiques fondamentaux des personnes psychiatriques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à la révision de la Loi sur le régime des personnes atteintes d’affections mentales du 1936, ils lancent des propositions qui viseront à combler les lacunes pratiques dont cette loi n’a pas su changer dans la pratique quotidienne de la prise en charge et de la reconnaissance de la personne psychiatrique. Comme par exemple recourir à l’internement lorsqu’il est réellement nécessaire, tandis qu’il s’agit encore d’une pratique naturelle, ordinaire à laquelle on recourt presque toujours, ou l’impossibilité du malade à faire recours lors de son internement ou au moment de la sortie, ou encore l’action faite par le Conseil de surveillance psychiatrique qui protège la société du malade mental en le stigmatisant encore plus ou lieu de protéger ce dernier. Ce sont tous des exemples de comment la loi ne s’est pas traduite en pratique selon ses principes.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf L&#039;Adupsy] lance ses propositions en essayant de modifier la réalité psychiatrique. Elle revendique la suppression totales des internements visant une modification de toutes pratiques psychiatriques. Elle croit dans une nouvelle législation qui tiendrait en compte des modifications du [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code Civile Suisse], des recommandations de l’Assemblée parlementaire du Conseil d’Europe inhérent la situation des malades mentaux et des recommandations de l’[http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_sant%C3%A9 OMS]. Leurs propositions visent trois aspects principaux liés aux droits de la personne : l’admission, le droit de recours et les droits liés au traitement et à la participation à la recherche clinique. [ici il faudrait que l&#039;on sache sur quoi vous vous baser pour dire cela: les références manquent!!!]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut supprimer l’internement, l’admission doit être volontaire du début la fin du traitement, dans le sens que toute prise en charge ou action thérapeutique ne peut pas être efficace si le patient n’est pas d’accord. Le libre arbitre, le droit de choix ou de refus, une participation active sont des aspects nécessaires lors qu’on vise une prise en charge efficace, dans le respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit de recours doit être une instance judiciaire. Dans ce sens là le Conseil de surveillance psychiatrique doit être remplacé par la Chambre de révision psychiatrique. La personne psychiatrique ne devrait plus être stigmatisée au tant que malade, elle n’est pas dangereuse et donc la société ne doit pas être protégée par ce dernier. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le troisième objectif concernant les droits liés au traitement et à la participation à la recherche médicale implique l’abolition de tout traitement médical sans le consensus du patient, il faut présenter au patient les implications du traitement, les alternatives et s’il veut il peut consulter un autre médecin de son choix. &lt;br /&gt;
Ces trois aspects visent, comme écrit au paravent, une modification des conditions de prise en charge, des droits des patients en tant que personnes et du tout le système psychiatrique.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La période comprise entre les années ’60 et ’80 est témoin d’une grand révolution vis à vis des droits des patients psychiatriques. Même si elle reste une révolution idéologique, car tous principes, toutes actions ne sont pas traduites en pratique pour l’instant, elle représente le précurseur pour un nouvelle réalité où on envisage une meilleure considération des droits de la personne au tant que tel et pas en tant que malade mentale, où on reconsidère la pratique psychiatrie à fin d’améliorer la prise en charge et les réponses aux besoins de ces personnes… À modifier, continuer….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La loi K 1 25 de 1979 ===&lt;br /&gt;
Suite à deux cas d’internement qui avaient touché profondément l’opinion publique genevoise, ainsi que grâce aux mouvements militant pour une remise en question des traitements des patients psychiatriques, deux projet de révision ont été proposés au [https://www.ge.ch/grandconseil/index.asp Grand Conseil] concernant la loi du 14 mars 1936 sur le régime des personnes atteintes d’affection mentale.    &lt;br /&gt;
Selon la commission parlementaire la difficulté majeure est liée au fait qu’il faut renforcer les droits des malades mentaux tout en continuant de protéger le reste de la population de ces personnes. &lt;br /&gt;
Un difficulté supplémentaire été due  à la récente ratification (1974) de la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme Convention européenne des droits de l’homme] (CEDH) qui interdisait toute forme d’internement administratif sans recours judiciaire. &lt;br /&gt;
La loi du 1979 apporte des changements sur plusieurs niveaux. Tout d’abord l’application de la loi se limite aux personnes atteinte de maladie mentale dont l’état nécessite une prise en charge en hôpital psychiatrique. Avant la révision, la loi s’appliquait à toute personne atteinte de maladie mentale qui aurait pu compromettre la sécurité et la tranquillité publique, ainsi que leur propre sécurité. &lt;br /&gt;
Deuxièmement elle impose aux établissements privé et publique un régime de surveillance des registres des entrées et de sorties. &lt;br /&gt;
En outre cette loi renforce les droits des patients psychiatriques. Le patient acquiert l’accès à son dossier médical et ce dernier et sa famille doivent être informés de tous les droits dont ils disposent.&lt;br /&gt;
De plus, la loi fixe les conditions d’admission des malades mentaux en faisant la distinction entre admission volontaire et involontaire. L’admission volontaire nécessite un certificat médical qui justifie l’admission du patient en raison de son état mentale.  Etant donné que l’admission involontaire comporte une atteinte à la liberté de l’individu, elle peut être demandé seulement si ces trois conditions sont réunies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Le malade présente des troubles mentaux&lt;br /&gt;
* Son état constitue un danger grave pour lui-même ou pour autrui&lt;br /&gt;
* Un traitement et des soins dans un établissement psychiatrique s’avèrent nécessaires. » (p.8)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un examen ultérieur concernant les symptômes du malade, les motifs de l’hospitalisation et le dégrée d’urgence de la situation est nécessaire afin de confirmer ou annuler l’hospitalisation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La capacité de discernement ===&lt;br /&gt;
Le discernement est définit dans l’article 16 du code civil et implique la capacité de pouvoir agir de façon raisonnable. On estime capable de discernement toute personne qui agit en connaissance de cause. Le code civil prévoit certaines situations dans lesquelles cette capacité peut être limitée dans l’intérêt de la personne concernée, notamment dans le cas de « maladie mentale » et de « faiblesse d’esprit ».  La reconnaissance de cette capacité est la condition indispensable sans laquelle l’individu n’est pas en mesure d’exercer ses droits personnels.&lt;br /&gt;
L’évaluation de la capacité de discernement se prête à controverse, notamment entre psychiatre et juriste, car il est impossible de poser un jugement objectif. Ceci est encore de nos jours source de malentendus et il semble très difficile qu’une réforme juridique puisse parvenir à éclaircir cette situation compliquée. Afin de limiter l’imposition d’une étiquette trop lourde, l’évaluation de la capacité de discernement s’opère toujours en relation à une situation précise. Une réévaluation s’impose donc face à toute nouvelle situation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Privation de liberté à des fins d’assistance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, le Parlement fédéral a modifié le [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code civil suisse] en matière de privation de liberté à des fins d’assistance afin de rendre compatible le droit suisse avec [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme la Convention européenne des droits de l’homme] (ratifiée par la Suisse en 1974). &lt;br /&gt;
Les causes permettant la privation de la liberté d’un individu prévues dans l’article 397a CC sont :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
* La maladie mentale&lt;br /&gt;
* La faiblesse d’esprit&lt;br /&gt;
* La toxicomanie&lt;br /&gt;
* Le grave état d’abandon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de limiter les abus, cette première condition doit s’accompagner de deux autres conditions. La privation de liberté est la seul solution possible afin d’assurer l’assistance nécessaire à la personne. Tous les autres possibles prises en charges (traitement ambulatoire, assistance de l’entourage,…) doivent être considérées comme des solutions inefficaces. &lt;br /&gt;
En outre, la prise en charge doit être assurée par un établissement apte à fournir les prestations spécifiques dont l’individu a besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit fédéral impose des garanties minimales dans le but de protéger la personne privée de liberté à des fins d’assistance. Parmi les droit dont dispose l’individu on trouve :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le droit à l’information concernant le pourquoi de sa privation de liberté&lt;br /&gt;
* La demande de libération. Cette demande peut être également formulée par les proches.&lt;br /&gt;
* Le droit à l’assistance juridique&lt;br /&gt;
* Le droit d’être inétendue devant le juge&lt;br /&gt;
* … &amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===  La déclaration de Hawaï 1977 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1977, L’association mondiale des psychiatres rédige une charte éthique concernant les pratiques, ainsi que les buts de la psychiatrie. Parmi les recommandations que l’on prône, on y trouve que le rapport entre le psychiatre et le patient doit être basé sur la confiance et le respect. Le psychiatre es au service du patient et ce dernier doit être considéré comme un partenaire. Le soignant doit privilégier les interventions thérapeutiques qui limitent le moins possibles la liberté du patient. Dans le cas d’incapacité de discernement, toute action thérapeutique doit être discuté avec la famille ou avec un représentant légal. Ce disposition vise le respect de la dignité humaine et les droits fondamentaux de l’homme.&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les méthodes d&#039;entretien se distinguent par la mise en oeuvre des processus fondamentaux de communication et d&#039;interaction humaine. Ces processus permettent au chercheur de retirer de ses entretien des informations et éléments de réflexion riches en nuances. &lt;br /&gt;
Nous avons utilisé la variante entretien centré, avec une petite liste de questions-guides ouvertes afin que l&#039;interviewé puisse parler ouvertement d&#039;un événement ou d&#039;une expérience précise à laquelle il a participé. En ce cas Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La lutte contre les abus de la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
[[Entretien avec M. Alain Riesen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Questions pour l&#039;entretien ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Depuis quand et avec qui (quel groupe) vous êtes-vous engagé/e dans la lutte pour les droits de la personne et quel était à ce moment votre statut (ou fonction)? Dans quel contexte s&#039;est inséré cette démarche ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2. Il y a-t-il un événement originel? Pourriez vous nous raconter un ou des événement/s marquant/s que vous avez mené ou qui vous ont frappé dans cette période en faveur de ces droits ? &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3. Quels ont été les changements les plus importantes auxquels vous avez assistés?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.  Y a-t-il des valeurs que vous avez eu le sentiments d&#039;avoir porté en avant et si oui, lesquelles étaient-elle?  (avoir en tête: corps réappropriation et bien-être et développement, bien être psychique, son développement, la liberté, autodétermination de la personne, mais ne les évoquer que si la personne ne répond pas!)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Qu&#039;en est-il aujourd&#039;hui de cette lutte et des acquis et des risques de retour en arrière?  Sur quoi faudrait-il continuer de se battre de lutter?&lt;br /&gt;
Est-ce que vous continuer aujourd&#039;hui de vous engager et sur quoi?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[[Entretien_avec_M._Alain_Riesen]] nous a permis d&#039;avoir une vue d&#039;ensemble sur les années &#039;60-&#039;80. Grace à son histoire et les réponses aux questions nous avons pu recueillir beaucoup d&#039;éléments sur les principaux changements, les mouvements militants et les conquêtes par rapport aux droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion et discussion ==&lt;br /&gt;
La période des années ’60-’80 constitue une époque de grands changements. Elle a été témoin d’une révolution idéologique, politiques, législative. Il s’agit principalement d’un mouvement général de contestation du pouvoir et des normes institutionnelles. Le mouvement de l’antipsychiatrie avant et du réseau d’alternative à la psychiatrie après, contribuent fortement à la lutte et aux débats contre l’institution totalitaire (Goffman), la violence institutionnelle. Spécifiquement au territoire de Genève, l’association de l’ADUPSY a contribué de façon important à tous ces changements. La cohésion entre les professionnels et les patients permet une action et une réflexion autour de la manière de pratiquer le soin, tout en considérant  la question des droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant les années ’60 les patients psychiatriques étaient, pour la plus parte, reclus, isolés, stigmatisés. La pratique du soin se faisait sous obligation, constriction où le pouvoir décisionnel était exclusivement dans les mains des médecins. Le patient n’avait aucune possibilité d’expression ou contestation, il subissait toute décision du corps médical, il était considéré comme une personne incurable, dangereuse, qui devait être hospitalisé à vie. Le patient vivait donc dans des conditions de vie précaires, où son identité était limité à une personne sans aucun droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après les années ‘60 cette réalité voit un tournant important. Premièrement grâce au CAS, le Comité d’Action de Santé qui a mené une réflexion autour de la politique institutionnelle. Une politique de santé mentale se base sur l’institution, le dispositif institutionnel ; la théorie, la psychopathologie, dont dépend la manière de définir l’identité de la personne ; le corps des professionnels et la législation. Il y a eu une prise de conscience par rapport à la manière de considérer l’autre, on commence à se soucier des conditions de vie de ses personnes, on arrive à une nécessité de changer l’institution, de changer les lois, et les pratiques. Petit à petit on enlève les barreaux dans le dispositif institutionnel, on considère les professionnels comme des soignant et non plus comme des gardiens, progressivement on élimine les traitements de choc. Toute la question sur les droits des patients se révèle, la pratique du soin, la prise en charge des patients, la considération, reconnaissance de la personne voient une évolution importante. L’ADUPSY, l’Association pour les droits des usagers de la psychiatrie, contribue aussi à cette grande évolution, pendant plusieurs années elle a mené un travail pour accueillir  les plaintes, les demandes ou encore les critiques des patients à fin de modifier la réalité qui les concernaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conquêtes, comme mentionné au paravent, ont étaient multiples. Néanmoins la question des droits des patients psychiatriques est toujours d’actualité. L’hospitalisation non volontaire et le type de traitement, liés au pouvoir médical ont encore une très forte influence dans la société de nos jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Barnes, M.(1976). &#039;&#039;Un voyage à travers la folie&#039;&#039;. Paris: Editions du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Basaglia, F.] (1970). [[L&#039;institution en négation - Basaglia|&#039;&#039;L&#039;institution en négation.&#039;&#039;]] Paris: Edition du Seuil. 	&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper  Cooper, D.] (1970). &#039;&#039;Psychiatry et anti-Psychiatry.&#039;&#039; Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault  Foucault, M.](1964) [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_folie_%C3%A0_l%27%C3%A2ge_classique &#039;&#039;Histoire de la folie à l&#039;âge classique&#039;&#039;], Paris : U.G.E., coll. « 10/18 »&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&lt;br /&gt;
* [http://es.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Goffman, E.] (1975). &#039;&#039;Stigmates. Les usages sociaux des handicaps&#039;&#039;. Paris: Les Editions de Minuit.&lt;br /&gt;
* Gendreau,C. (2005). &#039;&#039;Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale&#039;&#039;. Montréal: Les Editions Thémis&lt;br /&gt;
* Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). &#039;&#039;Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&#039;&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_S._Szasz Szasz, T.] (1975). [[Résumé :Le mythe de la maladie mentale (1975)|&#039;&#039;Le mythe de la maladie mentale&#039;&#039;]]. Paris: Payot.&lt;br /&gt;
* [http://www.triunfodigital.com/ Triunfo Digital] (s.d.) [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 &#039;&#039;Josep Berke: &amp;quot;La sociedad está enloqueciendo a sus miembros&amp;quot;&#039;&#039;], Archives, Consulté le 8 Novembre 2013 [http://www.triunfodigital.com/ &amp;quot;Triunfo Digital&amp;quot;], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.1], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=29&amp;amp;fecha=1973-04-14 p. 2], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=30&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.3], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=31&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.4]&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye, J.] (2010). &#039;&#039;La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie.&#039;&#039; Paris: Editions Libertaires&lt;br /&gt;
* http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://mamytartine.blog.lemonde.fr/mamytartine/2005/08/lantipsychiatri.html &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.e-monsite.com/isabellesamyn/rubrique-1012337.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.academia.edu/440584/Psychanalyse_Et_Antipsychiatrie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Webographie ==&lt;br /&gt;
http://www.jhberke.com/index2.html Site web du Dr. Joseph H. Berke.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://vimeo.com/38575546 Ici vous trouverez un entretien à Mary Barnes (langue anglaise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.dionyversite.org/cycle_08-11-A.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.cairn.info/revue-topique-2004-3-page-79.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.geopsy.com/memoires_theses/la_folie.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://senon.pagesperso-orange.fr&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13153</id>
		<title>Droits des patients psychiatriques</title>
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		<updated>2014-01-14T12:09:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Notes et références */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
Cet article s’inscrit dans le cadre général des droits de la personne et des droits des patient en psychiatrie en particulier. Il s&#039;agit dans ce chapitre de mieux comprendre comment les revendications des droits des patients psychiatriques relèvent des droits de la personne et d&#039;arriver à expliquer ce que cela recouvre concrètement dans le quotidien en termes de pratiques, mais aussi de désignation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le paysage psychiatrique, au fil des années, a été modifié par l’influence et l’interaction de différents mouvements sociaux et des changements de lois. Cette recherche est une opportunité qui nous permet d’élaborer une réflexion autour de ces interactions et de mieux comprendre l’évolution de la terminologie et l’utilisation des divers moyens thérapeutiques, la mise en place d’un cadre légal préservant les droits des patients psychiatriques et les apports amenés à la société. Il semble que la critique des classifications nosographiques (les DSM) qui existe depuis les années 20 – lesquelles classifications n&#039;ont été qu&#039;en augmentation (en 1990, 400 classifications) ont visé à la fois le pouvoir qui désigne, mais aussi peut-être plus fondamentalement une manière de &amp;quot;donner sens&amp;quot; à un individu porteur de signes définis essentiellement par les médecins psychiatres. L&#039;alternative serait de considérer la personne, sa parole, sa propre perception, sa conception aussi de la santé (et donc de la folie) dans une remise en question de la relation soignant-soigné. C&#039;est aussi évidemment une remise en question de rapport norme/déviance, mais aussi plus fondamentalement de cette réalité &amp;quot;faussement&amp;quot; ou &amp;quot;artificiellement&amp;quot; construite (symboliquement) par ceux qui détiennent le pouvoir de nommer. Ainsi la critique sociale et politique des année 60-80 se double d&#039;une critique de l&#039;épistémologie du sujet pour mettre à la place une relation plus égalitaire et un respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons commencé par une brève présentation sur la maladie mental el le courant de l’antipsychiatrie, présentation qui nous aide à nous faire une image mental de ce que représentait pour la société une personne qui manifestait une maladie mentale, un hôpital psychiatrique et surtout ce qui voulait dire pour une personne d&#039;être quelqu’un avec un trouble psychique au début du XXème siècle. La deuxième partie de l’article nous amène dans ‘’la réalité des patients psychiatriques’’ contemporaine et nous découvrons les changements des lois et des droits pour ces patients. Pour pointer notre recherche, nous avons effectué un entretien avec M. Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève, entretien qui nous a permis de voir plus en détail et plus concrètement l’évolution des droits des patients en psychiatrie. Peut-être que cette évolution continuera dans ce vaste domaine, mais il faut souligner le fait que jusqu’au maintenant toutes les personnes qui présentent des troubles psychiques ont le droit aux meilleurs services médicaux et qu&#039;aucune discrimination n’est admise, donc la santé est un segment d’insertion sociale qui place le patient dans la dimension d&#039;être un citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
=== Historique de la maladie mentale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute société se trouve confronté à des personnes qui sortent du fonctionnement ordinaire, qui ne vivent pas selon les normes en vigueur, allant jusqu&#039;à perturber l’équilibre d&#039;un groupe social (famille, classe, atelier, entreprise, institution, etc.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En traversant les âges et les cultures, la maladie mentale a connu les définitions et les explications les plus variées. En effet, « puisque la folie plonge ses racines aux sources de la culture, être fous est différent selon le pays ou la région dont on est originaire » (&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;, p.13).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l’Europe, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye] met en évidence comment à partir de l’Antiquité on s’est occupé du problème des personnes déviantes en les bannissant et en les excluant de la société. Durant le Moyen Âge, en particulier en France, l’exclusion de la société se faisait par exemple en mettant les personnes qui dérangeaient sur une barque et en les abandonnant sur une rivière.  Au tour de l’année 1000, de l’exclusion et du bannissement en dehors des villes, il y a la mise en place d’un premier système d’enfermement. Dans les maladreries et les hostelleries (préludes des hôpitaux généraux), on commence à enfermer les malades mentaux avec tout sortes des personnes &amp;quot;marginales&amp;quot;. La promiscuité, l&#039;insalubrité, la surpopulation, ainsi que les maladies transformaient ces lieux en lieux d’extermination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La religion avait une très grande influence durant toute cette période. La maladie mentale était interprétée comme la punition de Dieu en réponse à un péché. Le personne déviante était donc aussi enfermée pour protéger la société et pour qu’elle puisse faire amende honorable. Progressivement, mais surtout pendant le XIX, le pouvoir sur la maladie mentale passe entre les mains des médecins. En effet, ces derniers, écrit Lesage de la Haye « […] vont devenir les responsables du traitement des malades mentaux et mêmes les directeurs des asiles d’aliénés » (p.22)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt pour les problèmes liés à la santé mentale surgit dans les années d’après-guerre à cause d’une forte augmentation des cas pris en charge. À partir des années 1970, sur la voie des protestations anticonformistes de Mai 1968 et sous l’influence et la pression des familles, on commence à dénoncer les conditions précaires des malades mentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mouvement de l&#039;antipsychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant les années 1960 apparaissait un nouveau courant qui a explosé dans plusieurs pays, l&#039;Antipsychiatrie, qui prend le contre-pied de la psychiatrie. La critique vise à remettre en question non seulement la psychiatrie et la prise en charge des malades mentaux, mais aussi la société au sens large. Ce mouvement qui s&#039;exprime sous différentes formes dans plusieurs pays, offre une nouvelle conception de la liberté aux patients psychiatriques en leur donnant la voix et le pouvoir de choisir leur parcours de soins, condamne la société capitaliste qui rejet tout individu non rentable et qui ne se conforme pas au règles de fonctionnement de la société. Les prisons et les hôpitaux psychiatriques sont l&#039;expression de la mise à l&#039;écart de toute personne qui affiche une différence trop importante face à la norme. Ce courant de pensé est très révolutionnaire et prône la liberté des individus.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon, Lesage de la Haye, l&#039;antipsychiatrie n&#039;est pas un courant de pensée, c&#039;est un vaste mouvement qui ne trouve pas une véritable unité concernant les théories et les pratiques des différents représentant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme «Antipsychiatrie» est utilisée pour la première fois par Cooper [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper David Cooper] en 1967 dans son ouvrage «Psychiatrie et antipsychiatrie»&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil.&amp;lt;/ref&amp;gt; et à travers ses expériences dans le &amp;quot;pavillon 21&amp;quot; à Kingsley Hall (Londres), il s&#039;oppose au système hiérarchique et aliénant qui conduit à l’internement des personnes et en les rendant des malades chroniques. Ainsi, il propose d&#039;étudier la personne dans son contexte de vie, en relativisant le diagnostic et l&#039;étiquetage. Il est suivi par d’autres militants de ce courant idéologique, notamment par Aaron Esterson et [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Laing Ronald David Laing]. Tous les trois travaillent en Grande-Bretagne et offrent une réponse plus sociale et communautaire en s&#039;opposant à la psychiatrie ordinaire, au diagnostic, à la pratique et à la politique en vigueur.&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un exemple intéressant est le livre qui raconte le parcours d’une patiente, [http://en.wikipedia.org/wiki/Mary_Barnes Mary Barnes], qui avait suivi une thérapie à Kingsley Hall avec le psychiatre [http://www.jhberke.com/index2.html%20 Joseph Berke] et sous la direction de Ronald David Laing. Le livre « Un voyage à travers la folie »&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;, écrit en 1976 par Mary Barnes avec la collaboration de [http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Berke Joseph Berke] est un exemple du passage à travers la folie qui donne un point de vue différent: il valorise la personne et ses droits en tant que patient, l’importance de l&#039;autodétermination personnelle et de l’intégration sociale. Le professionnel est vu comme témoin dans le parcours du patient. Il représente aussi un soutient au mouvement de l&#039;antipsychiatrie.&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Parallèlement, aux Etats-Unis, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Erving Goffman] publie en 1961 un ouvrage qui influencera aussi le courant de l&#039;antipsychiatrie [[Asiles, études sur la condition sociale des malades mentaux|&amp;quot;ASILES, études sur la condition des malades mentales&amp;quot;]], (basé sur des observations des comportements des patients et du personnel d&#039;un hôpital psychiatrique ). L’auteur commence par donner une définition des  « institutions totalitaires » qui se caractérisent par le niveau d’exclusion et de contrôle dans lequel se trouve le reclus. La vie dans de ce genre d’institution est décrite en négatif par comparaison avec le déroulement de la vie à l’extérieur. Une fois admis au sein de l&#039;institution l&#039;individu est mis sous tutelle et perd tous les droits dont il jouissait en tant que membre de la société et se trouve sous l&#039;emprise du pouvoir du médecin &amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1963, avec son livre [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stigmate_%28Erving_Goffman%29 «Stigmate&amp;quot;. Les usages sociaux des handicaps»&amp;lt;ref&amp;gt; Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;], il continue à exprimer ses idées, selon lesquelles d&#039;une manière indirecte, influenceront les droits de l’homme. Goffman donne une définition plus élargie du stigmate en mettant en évidence un ensemble des concepts sur «l&#039;image social» des individus et ce qu&#039;ils peuvent transmettre d&#039;eux-mêmes aux autres en situations de confrontation. (Le stigmate permet de marquer une différence entre les personnes &amp;quot;dites normales&amp;quot; et celles qui présentent des caractéristiques déviantes de la norme.)&amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aux Etats Unis, [[Thomas_Szasz|Thomas Szas]], professeur en psychiatrie (et admirateur de Michel Foucault) pour ses dénonciations des abus de la psychiatrie, ne préconisait pas les mêmes solutions. Szasz défend vivement les droits des malades mentaux et fait une double critique à la psychiatrie: la maladie mental n’est pas une vrais maladie, mais une justification légitimant, avec l’appui de médecins et des avocats, l’intervention du pouvoir pour protéger les gens contre eux mêmes. La psychiatrie est ainsi utilisée comme un outil de contrôle social à grande échelle, au nom du bien-être des « normaux ». Szasz décrit et dénonce dans son célèbre livre &amp;quot;Le mythe de la maladie mentale&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Szasz, T. (1975). Le mythe de la maladie mentale. Paris: Payot.&amp;lt;/ref&amp;gt;, paru en 1961, l’utilisation de la psychiatrie comme moyen du contrôle social, d&#039;esclavage déguisé en thérapie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Italie, dans la même période, le mouvement trouve un autre représentant. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Franco Basaglia], mène au niveau politique une lutte dans laquelle il revendique à haut voix les droits des patients ainsi que la fermeture des asiles (L&#039;auteur de &amp;quot;L&#039;institution en négation&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;) - Basaglia critique l&#039;enferment des malades mentaux comme n&#039;étant pas une solution)&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Finalement la solution arrive en 1978, avec la Loi-180. La création de nombreux lieux alternatif, tels que de centres de jour, des foyer et d&#039;autres formes innovatrices, ainsi qu&#039;une participation nationale des syndicats, la partie communiste et le monde du travail, ont permis aux malades mentaux de réintégrer la vie en société.&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;. À noter, malgré ça, il y a des différences très importantes entre les régions les plus développées et d&#039;autres régions italiennes. Cela a influencé la réintégration des patients psychiatriques.&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la France, plusieurs représentants ont pris parti au mouvement de l’antipsychiatrie. On y retrouve Roger Gentis, [http://es.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Guattari Félix Guattari], [http://es.wikipedia.org/wiki/Robert_Castel Robert Castel], ainsi que Michel Foucault.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce dernier, tout en étant en retrait par rapport aux autres praticiens, il offre dans son ouvrage « Histoire de la folie à l’âge classique », une représentation de comment la notion de folie, d’aliénation,  de maladie mentale sont en relation très étroite avec le contexte. À travers une lecture historique de la folie, l’auteur met en évidence l’influence des normes, des valeurs et des croyances en rapport aux explications des causes de celle-ci. Le rôle social du « fou » dépend également de la vision que la société a sur la folie.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard&amp;lt;/ref&amp;gt;. Déjà en 1954, dans l&#039;ouvrage « Maladie mentale et psychologie », Foucault met en évidence le fait que en Occident la folie a acquis le statut de maladie mentale très récemment, en devenant ainsi objet d’étude de la part de la psychiatrie. Les explications que l’on donnait auparavant à ce type de phénomène étaient du domaine de la magie et de la religion. Le contexte influence le regard que l’on pose sur une problématique.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau général, le mouvement essaye de se centrer dans l&#039;application d&#039;une thérapie dans le contexte du sujet (soit familial ou communautaire) et non pas dans le contexte clinique. Les trois thèses de l’antipsychiatrie (antinosographique, anti-institutionnelle, anti-thérapeutique) se manifestent comme une prise de conscience collective. La thèse antinosographique conteste l’appartenance des troubles psychiques au concept de maladie et la nécessité à n’importe quel type d’assistance psychiatrique et soutien que la classification des maladies mentales et le diagnostic donné constituent une forme d’étiqueter et de stigmatiser une personne. La thèse anti-thérapeutique est une réaction contre les mesures dures des traitements appliques aux malades psychiques  (l’électrochoc, la médicamentation abusive et obligatoire, la privation de liberté) et encourage le traitement sans médicamentation, basé sur une communauté thérapeutique. La thèse anti-institutionnelle condamne les institutions en les nommant totalitaires car tout est enfermé, contrôle et obligatoire et propose de modifier la relation entre les psychiatres et les patients.&lt;br /&gt;
Le mouvement de l’antipsychiatrie a contribué pour : la sensibilisation des autorités et l’opinion publique, le fait de non-être stigmatise pour les personnes avec de trouble psychique, l’influence et l’aide de mouvement pour les droits des patients, la reformation du système par l’introduction des lois qui ont comme but de protéger les droits et d’améliorer les conditions d’assistance psychiatrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réalité des patients psychiatriques ==&lt;br /&gt;
=== Lois sur la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement antipsychiatrique, comme mentionné au paravent, a été le premier à se battre pour la fermeture des asiles en s’opposant à la psychiatrie traditionnelle avec des idées, des interprétations de la maladie mentale et surtout des actions subversives. Au niveau législatif, cela s&#039;est traduit par la [http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf Loi 180], qui a été la première et seule loi qui ordonne la fermeture des hôpitaux psychiatriques en Italie. Approuvé grâce au soutien de Franco Basaglia le 13 mai 1978 (elle est parfois appelée &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot;), elle règle tous contrôles et traitements sanitaires volontaires et obligatoires pour des personnes avec une maladie mentale. Elle se base sur des principes tels que le respect de la dignité de la personne, des ses droits civils et politiques. Le droit de choisir librement son médecin et son lieu soin, ou encore le droit de communiquer avec qui ils désirent. Tous les traitements doivent être assurer par consensus et la participation de la personne. La &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot; vise aussi à une &amp;quot;réforme sémiotique&amp;quot; des termes utilisés pour définir les patients psychiatriques. Elle supprime tout définition dans le code pénal comme &amp;quot;aliéné mental&amp;quot; ou &amp;quot;infirme mental&amp;quot;. Il s’agit d’une loi qui agit sur plusieurs niveaux, que ça soit sur les droits de la personne, sur les institutions soignantes ou encore à niveau pénal. Elle représente une réforme sociale et politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droits des patients psychiatriques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les droits des patients psychiatriques s&#039;inscrivent dans [http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Droits_des_patients_(%C3%A0_l%27h%C3%B4pital) les droits des patients] en général, avec quelques différences qui est propre à cette population. Comme nous le verrons dans ce sous-chapitre, la nature de la maladie mentale peut impliquer des limitations au niveau juridique dans l’exercice de certains droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les préoccupations concernant la protections des droits des patients psychiatriques est un fait relativement récent qui débute dans les années 1960 et qui prend plus d&#039;ampleur dans les années 1970 au niveau national ainsi qu&#039;international. Dans plusieurs pays on assiste à des modifications législatives, mais les questionnements concernant le traitement des maladies mentales s&#039;opère aussi au niveau des droits internationales et de la liberté de la personne. &amp;lt;ref&amp;gt;Gendreau,C. (2005). Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale. Montréal: Les Editions Thémis &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, des personnes qui avaient connu l’expérience de l’institution psychiatrique s’adressent au  réseau international d’alternative à la psychiatrie, qui avait organisé une rencontre à Genève, dans le but de créer un organisme capable de défendre les droits des usagers de la psychiatrie. Cette démarche s’inscrit dans un processus de médiatisation qui, depuis les années 1976-1977, avait porté au grand jour le fonctionnement du système psychiatrique genevois et les internements qualifiés comme abusifs.  (Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas)   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ainsi que, en 1979 à Genève, des personnes tels que médecins, psychiatres, psychologues, assistants sociaux, juristes et usagers de la psychiatrie fondent l’[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf ADUPSY], l’association pour les droits des usagers de la psychiatrie. Une association dont le but est de lutter contre toutes discriminations en défendant les droits démocratiques fondamentaux des personnes psychiatriques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à la révision de la Loi sur le régime des personnes atteintes d’affections mentales du 1936, ils lancent des propositions qui viseront à combler les lacunes pratiques dont cette loi n’a pas su changer dans la pratique quotidienne de la prise en charge et de la reconnaissance de la personne psychiatrique. Comme par exemple recourir à l’internement lorsqu’il est réellement nécessaire, tandis qu’il s’agit encore d’une pratique naturelle, ordinaire à laquelle on recourt presque toujours, ou l’impossibilité du malade à faire recours lors de son internement ou au moment de la sortie, ou encore l’action faite par le Conseil de surveillance psychiatrique qui protège la société du malade mental en le stigmatisant encore plus ou lieu de protéger ce dernier. Ce sont tous des exemples de comment la loi ne s’est pas traduite en pratique selon ses principes.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf L&#039;Adupsy] lance ses propositions en essayant de modifier la réalité psychiatrique. Elle revendique la suppression totales des internements visant une modification de toutes pratiques psychiatriques. Elle croit dans une nouvelle législation qui tiendrait en compte des modifications du [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code Civile Suisse], des recommandations de l’Assemblée parlementaire du Conseil d’Europe inhérent la situation des malades mentaux et des recommandations de l’[http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_sant%C3%A9 OMS]. Leurs propositions visent trois aspects principaux liés aux droits de la personne : l’admission, le droit de recours et les droits liés au traitement et à la participation à la recherche clinique. [ici il faudrait que l&#039;on sache sur quoi vous vous baser pour dire cela: les références manquent!!!]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut supprimer l’internement, l’admission doit être volontaire du début la fin du traitement, dans le sens que toute prise en charge ou action thérapeutique ne peut pas être efficace si le patient n’est pas d’accord. Le libre arbitre, le droit de choix ou de refus, une participation active sont des aspects nécessaires lors qu’on vise une prise en charge efficace, dans le respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit de recours doit être une instance judiciaire. Dans ce sens là le Conseil de surveillance psychiatrique doit être remplacé par la Chambre de révision psychiatrique. La personne psychiatrique ne devrait plus être stigmatisée au tant que malade, elle n’est pas dangereuse et donc la société ne doit pas être protégée par ce dernier. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le troisième objectif concernant les droits liés au traitement et à la participation à la recherche médicale implique l’abolition de tout traitement médical sans le consensus du patient, il faut présenter au patient les implications du traitement, les alternatives et s’il veut il peut consulter un autre médecin de son choix. &lt;br /&gt;
Ces trois aspects visent, comme écrit au paravent, une modification des conditions de prise en charge, des droits des patients en tant que personnes et du tout le système psychiatrique.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La période comprise entre les années ’60 et ’80 est témoin d’une grand révolution vis à vis des droits des patients psychiatriques. Même si elle reste une révolution idéologique, car tous principes, toutes actions ne sont pas traduites en pratique pour l’instant, elle représente le précurseur pour un nouvelle réalité où on envisage une meilleure considération des droits de la personne au tant que tel et pas en tant que malade mentale, où on reconsidère la pratique psychiatrie à fin d’améliorer la prise en charge et les réponses aux besoins de ces personnes… À modifier, continuer….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La loi K 1 25 de 1979 ===&lt;br /&gt;
Suite à deux cas d’internement qui avaient touché profondément l’opinion publique genevoise, ainsi que grâce aux mouvements militant pour une remise en question des traitements des patients psychiatriques, deux projet de révision ont été proposés au [https://www.ge.ch/grandconseil/index.asp Grand Conseil] concernant la loi du 14 mars 1936 sur le régime des personnes atteintes d’affection mentale.    &lt;br /&gt;
Selon la commission parlementaire la difficulté majeure est liée au fait qu’il faut renforcer les droits des malades mentaux tout en continuant de protéger le reste de la population de ces personnes. &lt;br /&gt;
Un difficulté supplémentaire été due  à la récente ratification (1974) de la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme Convention européenne des droits de l’homme] (CEDH) qui interdisait toute forme d’internement administratif sans recours judiciaire. &lt;br /&gt;
La loi du 1979 apporte des changements sur plusieurs niveaux. Tout d’abord l’application de la loi se limite aux personnes atteinte de maladie mentale dont l’état nécessite une prise en charge en hôpital psychiatrique. Avant la révision, la loi s’appliquait à toute personne atteinte de maladie mentale qui aurait pu compromettre la sécurité et la tranquillité publique, ainsi que leur propre sécurité. &lt;br /&gt;
Deuxièmement elle impose aux établissements privé et publique un régime de surveillance des registres des entrées et de sorties. &lt;br /&gt;
En outre cette loi renforce les droits des patients psychiatriques. Le patient acquiert l’accès à son dossier médical et ce dernier et sa famille doivent être informés de tous les droits dont ils disposent.&lt;br /&gt;
De plus, la loi fixe les conditions d’admission des malades mentaux en faisant la distinction entre admission volontaire et involontaire. L’admission volontaire nécessite un certificat médical qui justifie l’admission du patient en raison de son état mentale.  Etant donné que l’admission involontaire comporte une atteinte à la liberté de l’individu, elle peut être demandé seulement si ces trois conditions sont réunies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Le malade présente des troubles mentaux&lt;br /&gt;
* Son état constitue un danger grave pour lui-même ou pour autrui&lt;br /&gt;
* Un traitement et des soins dans un établissement psychiatrique s’avèrent nécessaires. » (p.8)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un examen ultérieur concernant les symptômes du malade, les motifs de l’hospitalisation et le dégrée d’urgence de la situation est nécessaire afin de confirmer ou annuler l’hospitalisation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La capacité de discernement ===&lt;br /&gt;
Le discernement est définit dans l’article 16 du code civil et implique la capacité de pouvoir agir de façon raisonnable. On estime capable de discernement toute personne qui agit en connaissance de cause. Le code civil prévoit certaines situations dans lesquelles cette capacité peut être limitée dans l’intérêt de la personne concernée, notamment dans le cas de « maladie mentale » et de « faiblesse d’esprit ».  La reconnaissance de cette capacité est la condition indispensable sans laquelle l’individu n’est pas en mesure d’exercer ses droits personnels.&lt;br /&gt;
L’évaluation de la capacité de discernement se prête à controverse, notamment entre psychiatre et juriste, car il est impossible de poser un jugement objectif. Ceci est encore de nos jours source de malentendus et il semble très difficile qu’une réforme juridique puisse parvenir à éclaircir cette situation compliquée. Afin de limiter l’imposition d’une étiquette trop lourde, l’évaluation de la capacité de discernement s’opère toujours en relation à une situation précise. Une réévaluation s’impose donc face à toute nouvelle situation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Privation de liberté à des fins d’assistance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, le Parlement fédéral a modifié le [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code civil suisse] en matière de privation de liberté à des fins d’assistance afin de rendre compatible le droit suisse avec [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme la Convention européenne des droits de l’homme] (ratifiée par la Suisse en 1974). &lt;br /&gt;
Les causes permettant la privation de la liberté d’un individu prévues dans l’article 397a CC sont :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
* La maladie mentale&lt;br /&gt;
* La faiblesse d’esprit&lt;br /&gt;
* La toxicomanie&lt;br /&gt;
* Le grave état d’abandon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de limiter les abus, cette première condition doit s’accompagner de deux autres conditions. La privation de liberté est la seul solution possible afin d’assurer l’assistance nécessaire à la personne. Tous les autres possibles prises en charges (traitement ambulatoire, assistance de l’entourage,…) doivent être considérées comme des solutions inefficaces. &lt;br /&gt;
En outre, la prise en charge doit être assurée par un établissement apte à fournir les prestations spécifiques dont l’individu a besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit fédéral impose des garanties minimales dans le but de protéger la personne privée de liberté à des fins d’assistance. Parmi les droit dont dispose l’individu on trouve :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le droit à l’information concernant le pourquoi de sa privation de liberté&lt;br /&gt;
* La demande de libération. Cette demande peut être également formulée par les proches.&lt;br /&gt;
* Le droit à l’assistance juridique&lt;br /&gt;
* Le droit d’être inétendue devant le juge&lt;br /&gt;
* … &amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===  La déclaration de Hawaï 1977 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1977, L’association mondiale des psychiatres rédige une charte éthique concernant les pratiques, ainsi que les buts de la psychiatrie. Parmi les recommandations que l’on prône, on y trouve que le rapport entre le psychiatre et le patient doit être basé sur la confiance et le respect. Le psychiatre es au service du patient et ce dernier doit être considéré comme un partenaire. Le soignant doit privilégier les interventions thérapeutiques qui limitent le moins possibles la liberté du patient. Dans le cas d’incapacité de discernement, toute action thérapeutique doit être discuté avec la famille ou avec un représentant légal. Ce disposition vise le respect de la dignité humaine et les droits fondamentaux de l’homme. (http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les méthodes d&#039;entretien se distinguent par la mise en oeuvre des processus fondamentaux de communication et d&#039;interaction humaine. Ces processus permettent au chercheur de retirer de ses entretien des informations et éléments de réflexion riches en nuances. &lt;br /&gt;
Nous avons utilisé la variante entretien centré, avec une petite liste de questions-guides ouvertes afin que l&#039;interviewé puisse parler ouvertement d&#039;un événement ou d&#039;une expérience précise à laquelle il a participé. En ce cas Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La lutte contre les abus de la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
[[Entretien avec M. Alain Riesen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Questions pour l&#039;entretien ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Depuis quand et avec qui (quel groupe) vous êtes-vous engagé/e dans la lutte pour les droits de la personne et quel était à ce moment votre statut (ou fonction)? Dans quel contexte s&#039;est inséré cette démarche ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2. Il y a-t-il un événement originel? Pourriez vous nous raconter un ou des événement/s marquant/s que vous avez mené ou qui vous ont frappé dans cette période en faveur de ces droits ? &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3. Quels ont été les changements les plus importantes auxquels vous avez assistés?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.  Y a-t-il des valeurs que vous avez eu le sentiments d&#039;avoir porté en avant et si oui, lesquelles étaient-elle?  (avoir en tête: corps réappropriation et bien-être et développement, bien être psychique, son développement, la liberté, autodétermination de la personne, mais ne les évoquer que si la personne ne répond pas!)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Qu&#039;en est-il aujourd&#039;hui de cette lutte et des acquis et des risques de retour en arrière?  Sur quoi faudrait-il continuer de se battre de lutter?&lt;br /&gt;
Est-ce que vous continuer aujourd&#039;hui de vous engager et sur quoi?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[[Entretien_avec_M._Alain_Riesen]] nous a permis d&#039;avoir une vue d&#039;ensemble sur les années &#039;60-&#039;80. Grace à son histoire et les réponses aux questions nous avons pu recueillir beaucoup d&#039;éléments sur les principaux changements, les mouvements militants et les conquêtes par rapport aux droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion et discussion ==&lt;br /&gt;
La période des années ’60-’80 constitue une époque de grands changements. Elle a été témoin d’une révolution idéologique, politiques, législative. Il s’agit principalement d’un mouvement général de contestation du pouvoir et des normes institutionnelles. Le mouvement de l’antipsychiatrie avant et du réseau d’alternative à la psychiatrie après, contribuent fortement à la lutte et aux débats contre l’institution totalitaire (Goffman), la violence institutionnelle. Spécifiquement au territoire de Genève, l’association de l’ADUPSY a contribué de façon important à tous ces changements. La cohésion entre les professionnels et les patients permet une action et une réflexion autour de la manière de pratiquer le soin, tout en considérant  la question des droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant les années ’60 les patients psychiatriques étaient, pour la plus parte, reclus, isolés, stigmatisés. La pratique du soin se faisait sous obligation, constriction où le pouvoir décisionnel était exclusivement dans les mains des médecins. Le patient n’avait aucune possibilité d’expression ou contestation, il subissait toute décision du corps médical, il était considéré comme une personne incurable, dangereuse, qui devait être hospitalisé à vie. Le patient vivait donc dans des conditions de vie précaires, où son identité était limité à une personne sans aucun droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après les années ‘60 cette réalité voit un tournant important. Premièrement grâce au CAS, le Comité d’Action de Santé qui a mené une réflexion autour de la politique institutionnelle. Une politique de santé mentale se base sur l’institution, le dispositif institutionnel ; la théorie, la psychopathologie, dont dépend la manière de définir l’identité de la personne ; le corps des professionnels et la législation. Il y a eu une prise de conscience par rapport à la manière de considérer l’autre, on commence à se soucier des conditions de vie de ses personnes, on arrive à une nécessité de changer l’institution, de changer les lois, et les pratiques. Petit à petit on enlève les barreaux dans le dispositif institutionnel, on considère les professionnels comme des soignant et non plus comme des gardiens, progressivement on élimine les traitements de choc. Toute la question sur les droits des patients se révèle, la pratique du soin, la prise en charge des patients, la considération, reconnaissance de la personne voient une évolution importante. L’ADUPSY, l’Association pour les droits des usagers de la psychiatrie, contribue aussi à cette grande évolution, pendant plusieurs années elle a mené un travail pour accueillir  les plaintes, les demandes ou encore les critiques des patients à fin de modifier la réalité qui les concernaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conquêtes, comme mentionné au paravent, ont étaient multiples. Néanmoins la question des droits des patients psychiatriques est toujours d’actualité. L’hospitalisation non volontaire et le type de traitement, liés au pouvoir médical ont encore une très forte influence dans la société de nos jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Barnes, M.(1976). &#039;&#039;Un voyage à travers la folie&#039;&#039;. Paris: Editions du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Basaglia, F.] (1970). [[L&#039;institution en négation - Basaglia|&#039;&#039;L&#039;institution en négation.&#039;&#039;]] Paris: Edition du Seuil. 	&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper  Cooper, D.] (1970). &#039;&#039;Psychiatry et anti-Psychiatry.&#039;&#039; Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault  Foucault, M.](1964) [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_folie_%C3%A0_l%27%C3%A2ge_classique &#039;&#039;Histoire de la folie à l&#039;âge classique&#039;&#039;], Paris : U.G.E., coll. « 10/18 »&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&lt;br /&gt;
* [http://es.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Goffman, E.] (1975). &#039;&#039;Stigmates. Les usages sociaux des handicaps&#039;&#039;. Paris: Les Editions de Minuit.&lt;br /&gt;
* Gendreau,C. (2005). &#039;&#039;Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale&#039;&#039;. Montréal: Les Editions Thémis&lt;br /&gt;
* Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). &#039;&#039;Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&#039;&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_S._Szasz Szasz, T.] (1975). [[Résumé :Le mythe de la maladie mentale (1975)|&#039;&#039;Le mythe de la maladie mentale&#039;&#039;]]. Paris: Payot.&lt;br /&gt;
* [http://www.triunfodigital.com/ Triunfo Digital] (s.d.) [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 &#039;&#039;Josep Berke: &amp;quot;La sociedad está enloqueciendo a sus miembros&amp;quot;&#039;&#039;], Archives, Consulté le 8 Novembre 2013 [http://www.triunfodigital.com/ &amp;quot;Triunfo Digital&amp;quot;], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.1], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=29&amp;amp;fecha=1973-04-14 p. 2], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=30&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.3], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=31&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.4]&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye, J.] (2010). &#039;&#039;La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie.&#039;&#039; Paris: Editions Libertaires&lt;br /&gt;
* http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://mamytartine.blog.lemonde.fr/mamytartine/2005/08/lantipsychiatri.html &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.e-monsite.com/isabellesamyn/rubrique-1012337.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.academia.edu/440584/Psychanalyse_Et_Antipsychiatrie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Webographie ==&lt;br /&gt;
http://www.jhberke.com/index2.html Site web du Dr. Joseph H. Berke.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://vimeo.com/38575546 Ici vous trouverez un entretien à Mary Barnes (langue anglaise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.dionyversite.org/cycle_08-11-A.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.cairn.info/revue-topique-2004-3-page-79.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.geopsy.com/memoires_theses/la_folie.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://senon.pagesperso-orange.fr&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13152</id>
		<title>Droits des patients psychiatriques</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13152"/>
		<updated>2014-01-14T12:09:09Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* La déclaration de Hawaï 1977 */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
Cet article s’inscrit dans le cadre général des droits de la personne et des droits des patient en psychiatrie en particulier. Il s&#039;agit dans ce chapitre de mieux comprendre comment les revendications des droits des patients psychiatriques relèvent des droits de la personne et d&#039;arriver à expliquer ce que cela recouvre concrètement dans le quotidien en termes de pratiques, mais aussi de désignation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le paysage psychiatrique, au fil des années, a été modifié par l’influence et l’interaction de différents mouvements sociaux et des changements de lois. Cette recherche est une opportunité qui nous permet d’élaborer une réflexion autour de ces interactions et de mieux comprendre l’évolution de la terminologie et l’utilisation des divers moyens thérapeutiques, la mise en place d’un cadre légal préservant les droits des patients psychiatriques et les apports amenés à la société. Il semble que la critique des classifications nosographiques (les DSM) qui existe depuis les années 20 – lesquelles classifications n&#039;ont été qu&#039;en augmentation (en 1990, 400 classifications) ont visé à la fois le pouvoir qui désigne, mais aussi peut-être plus fondamentalement une manière de &amp;quot;donner sens&amp;quot; à un individu porteur de signes définis essentiellement par les médecins psychiatres. L&#039;alternative serait de considérer la personne, sa parole, sa propre perception, sa conception aussi de la santé (et donc de la folie) dans une remise en question de la relation soignant-soigné. C&#039;est aussi évidemment une remise en question de rapport norme/déviance, mais aussi plus fondamentalement de cette réalité &amp;quot;faussement&amp;quot; ou &amp;quot;artificiellement&amp;quot; construite (symboliquement) par ceux qui détiennent le pouvoir de nommer. Ainsi la critique sociale et politique des année 60-80 se double d&#039;une critique de l&#039;épistémologie du sujet pour mettre à la place une relation plus égalitaire et un respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons commencé par une brève présentation sur la maladie mental el le courant de l’antipsychiatrie, présentation qui nous aide à nous faire une image mental de ce que représentait pour la société une personne qui manifestait une maladie mentale, un hôpital psychiatrique et surtout ce qui voulait dire pour une personne d&#039;être quelqu’un avec un trouble psychique au début du XXème siècle. La deuxième partie de l’article nous amène dans ‘’la réalité des patients psychiatriques’’ contemporaine et nous découvrons les changements des lois et des droits pour ces patients. Pour pointer notre recherche, nous avons effectué un entretien avec M. Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève, entretien qui nous a permis de voir plus en détail et plus concrètement l’évolution des droits des patients en psychiatrie. Peut-être que cette évolution continuera dans ce vaste domaine, mais il faut souligner le fait que jusqu’au maintenant toutes les personnes qui présentent des troubles psychiques ont le droit aux meilleurs services médicaux et qu&#039;aucune discrimination n’est admise, donc la santé est un segment d’insertion sociale qui place le patient dans la dimension d&#039;être un citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
=== Historique de la maladie mentale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute société se trouve confronté à des personnes qui sortent du fonctionnement ordinaire, qui ne vivent pas selon les normes en vigueur, allant jusqu&#039;à perturber l’équilibre d&#039;un groupe social (famille, classe, atelier, entreprise, institution, etc.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En traversant les âges et les cultures, la maladie mentale a connu les définitions et les explications les plus variées. En effet, « puisque la folie plonge ses racines aux sources de la culture, être fous est différent selon le pays ou la région dont on est originaire » (&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;, p.13).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l’Europe, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye] met en évidence comment à partir de l’Antiquité on s’est occupé du problème des personnes déviantes en les bannissant et en les excluant de la société. Durant le Moyen Âge, en particulier en France, l’exclusion de la société se faisait par exemple en mettant les personnes qui dérangeaient sur une barque et en les abandonnant sur une rivière.  Au tour de l’année 1000, de l’exclusion et du bannissement en dehors des villes, il y a la mise en place d’un premier système d’enfermement. Dans les maladreries et les hostelleries (préludes des hôpitaux généraux), on commence à enfermer les malades mentaux avec tout sortes des personnes &amp;quot;marginales&amp;quot;. La promiscuité, l&#039;insalubrité, la surpopulation, ainsi que les maladies transformaient ces lieux en lieux d’extermination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La religion avait une très grande influence durant toute cette période. La maladie mentale était interprétée comme la punition de Dieu en réponse à un péché. Le personne déviante était donc aussi enfermée pour protéger la société et pour qu’elle puisse faire amende honorable. Progressivement, mais surtout pendant le XIX, le pouvoir sur la maladie mentale passe entre les mains des médecins. En effet, ces derniers, écrit Lesage de la Haye « […] vont devenir les responsables du traitement des malades mentaux et mêmes les directeurs des asiles d’aliénés » (p.22)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt pour les problèmes liés à la santé mentale surgit dans les années d’après-guerre à cause d’une forte augmentation des cas pris en charge. À partir des années 1970, sur la voie des protestations anticonformistes de Mai 1968 et sous l’influence et la pression des familles, on commence à dénoncer les conditions précaires des malades mentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mouvement de l&#039;antipsychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant les années 1960 apparaissait un nouveau courant qui a explosé dans plusieurs pays, l&#039;Antipsychiatrie, qui prend le contre-pied de la psychiatrie. La critique vise à remettre en question non seulement la psychiatrie et la prise en charge des malades mentaux, mais aussi la société au sens large. Ce mouvement qui s&#039;exprime sous différentes formes dans plusieurs pays, offre une nouvelle conception de la liberté aux patients psychiatriques en leur donnant la voix et le pouvoir de choisir leur parcours de soins, condamne la société capitaliste qui rejet tout individu non rentable et qui ne se conforme pas au règles de fonctionnement de la société. Les prisons et les hôpitaux psychiatriques sont l&#039;expression de la mise à l&#039;écart de toute personne qui affiche une différence trop importante face à la norme. Ce courant de pensé est très révolutionnaire et prône la liberté des individus.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon, Lesage de la Haye, l&#039;antipsychiatrie n&#039;est pas un courant de pensée, c&#039;est un vaste mouvement qui ne trouve pas une véritable unité concernant les théories et les pratiques des différents représentant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme «Antipsychiatrie» est utilisée pour la première fois par Cooper [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper David Cooper] en 1967 dans son ouvrage «Psychiatrie et antipsychiatrie»&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil.&amp;lt;/ref&amp;gt; et à travers ses expériences dans le &amp;quot;pavillon 21&amp;quot; à Kingsley Hall (Londres), il s&#039;oppose au système hiérarchique et aliénant qui conduit à l’internement des personnes et en les rendant des malades chroniques. Ainsi, il propose d&#039;étudier la personne dans son contexte de vie, en relativisant le diagnostic et l&#039;étiquetage. Il est suivi par d’autres militants de ce courant idéologique, notamment par Aaron Esterson et [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Laing Ronald David Laing]. Tous les trois travaillent en Grande-Bretagne et offrent une réponse plus sociale et communautaire en s&#039;opposant à la psychiatrie ordinaire, au diagnostic, à la pratique et à la politique en vigueur.&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un exemple intéressant est le livre qui raconte le parcours d’une patiente, [http://en.wikipedia.org/wiki/Mary_Barnes Mary Barnes], qui avait suivi une thérapie à Kingsley Hall avec le psychiatre [http://www.jhberke.com/index2.html%20 Joseph Berke] et sous la direction de Ronald David Laing. Le livre « Un voyage à travers la folie »&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;, écrit en 1976 par Mary Barnes avec la collaboration de [http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Berke Joseph Berke] est un exemple du passage à travers la folie qui donne un point de vue différent: il valorise la personne et ses droits en tant que patient, l’importance de l&#039;autodétermination personnelle et de l’intégration sociale. Le professionnel est vu comme témoin dans le parcours du patient. Il représente aussi un soutient au mouvement de l&#039;antipsychiatrie.&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Parallèlement, aux Etats-Unis, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Erving Goffman] publie en 1961 un ouvrage qui influencera aussi le courant de l&#039;antipsychiatrie [[Asiles, études sur la condition sociale des malades mentaux|&amp;quot;ASILES, études sur la condition des malades mentales&amp;quot;]], (basé sur des observations des comportements des patients et du personnel d&#039;un hôpital psychiatrique ). L’auteur commence par donner une définition des  « institutions totalitaires » qui se caractérisent par le niveau d’exclusion et de contrôle dans lequel se trouve le reclus. La vie dans de ce genre d’institution est décrite en négatif par comparaison avec le déroulement de la vie à l’extérieur. Une fois admis au sein de l&#039;institution l&#039;individu est mis sous tutelle et perd tous les droits dont il jouissait en tant que membre de la société et se trouve sous l&#039;emprise du pouvoir du médecin &amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1963, avec son livre [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stigmate_%28Erving_Goffman%29 «Stigmate&amp;quot;. Les usages sociaux des handicaps»&amp;lt;ref&amp;gt; Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;], il continue à exprimer ses idées, selon lesquelles d&#039;une manière indirecte, influenceront les droits de l’homme. Goffman donne une définition plus élargie du stigmate en mettant en évidence un ensemble des concepts sur «l&#039;image social» des individus et ce qu&#039;ils peuvent transmettre d&#039;eux-mêmes aux autres en situations de confrontation. (Le stigmate permet de marquer une différence entre les personnes &amp;quot;dites normales&amp;quot; et celles qui présentent des caractéristiques déviantes de la norme.)&amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aux Etats Unis, [[Thomas_Szasz|Thomas Szas]], professeur en psychiatrie (et admirateur de Michel Foucault) pour ses dénonciations des abus de la psychiatrie, ne préconisait pas les mêmes solutions. Szasz défend vivement les droits des malades mentaux et fait une double critique à la psychiatrie: la maladie mental n’est pas une vrais maladie, mais une justification légitimant, avec l’appui de médecins et des avocats, l’intervention du pouvoir pour protéger les gens contre eux mêmes. La psychiatrie est ainsi utilisée comme un outil de contrôle social à grande échelle, au nom du bien-être des « normaux ». Szasz décrit et dénonce dans son célèbre livre &amp;quot;Le mythe de la maladie mentale&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Szasz, T. (1975). Le mythe de la maladie mentale. Paris: Payot.&amp;lt;/ref&amp;gt;, paru en 1961, l’utilisation de la psychiatrie comme moyen du contrôle social, d&#039;esclavage déguisé en thérapie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Italie, dans la même période, le mouvement trouve un autre représentant. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Franco Basaglia], mène au niveau politique une lutte dans laquelle il revendique à haut voix les droits des patients ainsi que la fermeture des asiles (L&#039;auteur de &amp;quot;L&#039;institution en négation&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;) - Basaglia critique l&#039;enferment des malades mentaux comme n&#039;étant pas une solution)&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Finalement la solution arrive en 1978, avec la Loi-180. La création de nombreux lieux alternatif, tels que de centres de jour, des foyer et d&#039;autres formes innovatrices, ainsi qu&#039;une participation nationale des syndicats, la partie communiste et le monde du travail, ont permis aux malades mentaux de réintégrer la vie en société.&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;. À noter, malgré ça, il y a des différences très importantes entre les régions les plus développées et d&#039;autres régions italiennes. Cela a influencé la réintégration des patients psychiatriques.&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la France, plusieurs représentants ont pris parti au mouvement de l’antipsychiatrie. On y retrouve Roger Gentis, [http://es.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Guattari Félix Guattari], [http://es.wikipedia.org/wiki/Robert_Castel Robert Castel], ainsi que Michel Foucault.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce dernier, tout en étant en retrait par rapport aux autres praticiens, il offre dans son ouvrage « Histoire de la folie à l’âge classique », une représentation de comment la notion de folie, d’aliénation,  de maladie mentale sont en relation très étroite avec le contexte. À travers une lecture historique de la folie, l’auteur met en évidence l’influence des normes, des valeurs et des croyances en rapport aux explications des causes de celle-ci. Le rôle social du « fou » dépend également de la vision que la société a sur la folie.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard&amp;lt;/ref&amp;gt;. Déjà en 1954, dans l&#039;ouvrage « Maladie mentale et psychologie », Foucault met en évidence le fait que en Occident la folie a acquis le statut de maladie mentale très récemment, en devenant ainsi objet d’étude de la part de la psychiatrie. Les explications que l’on donnait auparavant à ce type de phénomène étaient du domaine de la magie et de la religion. Le contexte influence le regard que l’on pose sur une problématique.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau général, le mouvement essaye de se centrer dans l&#039;application d&#039;une thérapie dans le contexte du sujet (soit familial ou communautaire) et non pas dans le contexte clinique. Les trois thèses de l’antipsychiatrie (antinosographique, anti-institutionnelle, anti-thérapeutique) se manifestent comme une prise de conscience collective. La thèse antinosographique conteste l’appartenance des troubles psychiques au concept de maladie et la nécessité à n’importe quel type d’assistance psychiatrique et soutien que la classification des maladies mentales et le diagnostic donné constituent une forme d’étiqueter et de stigmatiser une personne. La thèse anti-thérapeutique est une réaction contre les mesures dures des traitements appliques aux malades psychiques  (l’électrochoc, la médicamentation abusive et obligatoire, la privation de liberté) et encourage le traitement sans médicamentation, basé sur une communauté thérapeutique. La thèse anti-institutionnelle condamne les institutions en les nommant totalitaires car tout est enfermé, contrôle et obligatoire et propose de modifier la relation entre les psychiatres et les patients.&lt;br /&gt;
Le mouvement de l’antipsychiatrie a contribué pour : la sensibilisation des autorités et l’opinion publique, le fait de non-être stigmatise pour les personnes avec de trouble psychique, l’influence et l’aide de mouvement pour les droits des patients, la reformation du système par l’introduction des lois qui ont comme but de protéger les droits et d’améliorer les conditions d’assistance psychiatrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réalité des patients psychiatriques ==&lt;br /&gt;
=== Lois sur la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement antipsychiatrique, comme mentionné au paravent, a été le premier à se battre pour la fermeture des asiles en s’opposant à la psychiatrie traditionnelle avec des idées, des interprétations de la maladie mentale et surtout des actions subversives. Au niveau législatif, cela s&#039;est traduit par la [http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf Loi 180], qui a été la première et seule loi qui ordonne la fermeture des hôpitaux psychiatriques en Italie. Approuvé grâce au soutien de Franco Basaglia le 13 mai 1978 (elle est parfois appelée &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot;), elle règle tous contrôles et traitements sanitaires volontaires et obligatoires pour des personnes avec une maladie mentale. Elle se base sur des principes tels que le respect de la dignité de la personne, des ses droits civils et politiques. Le droit de choisir librement son médecin et son lieu soin, ou encore le droit de communiquer avec qui ils désirent. Tous les traitements doivent être assurer par consensus et la participation de la personne. La &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot; vise aussi à une &amp;quot;réforme sémiotique&amp;quot; des termes utilisés pour définir les patients psychiatriques. Elle supprime tout définition dans le code pénal comme &amp;quot;aliéné mental&amp;quot; ou &amp;quot;infirme mental&amp;quot;. Il s’agit d’une loi qui agit sur plusieurs niveaux, que ça soit sur les droits de la personne, sur les institutions soignantes ou encore à niveau pénal. Elle représente une réforme sociale et politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droits des patients psychiatriques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les droits des patients psychiatriques s&#039;inscrivent dans [http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Droits_des_patients_(%C3%A0_l%27h%C3%B4pital) les droits des patients] en général, avec quelques différences qui est propre à cette population. Comme nous le verrons dans ce sous-chapitre, la nature de la maladie mentale peut impliquer des limitations au niveau juridique dans l’exercice de certains droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les préoccupations concernant la protections des droits des patients psychiatriques est un fait relativement récent qui débute dans les années 1960 et qui prend plus d&#039;ampleur dans les années 1970 au niveau national ainsi qu&#039;international. Dans plusieurs pays on assiste à des modifications législatives, mais les questionnements concernant le traitement des maladies mentales s&#039;opère aussi au niveau des droits internationales et de la liberté de la personne. &amp;lt;ref&amp;gt;Gendreau,C. (2005). Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale. Montréal: Les Editions Thémis &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, des personnes qui avaient connu l’expérience de l’institution psychiatrique s’adressent au  réseau international d’alternative à la psychiatrie, qui avait organisé une rencontre à Genève, dans le but de créer un organisme capable de défendre les droits des usagers de la psychiatrie. Cette démarche s’inscrit dans un processus de médiatisation qui, depuis les années 1976-1977, avait porté au grand jour le fonctionnement du système psychiatrique genevois et les internements qualifiés comme abusifs.  (Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas)   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ainsi que, en 1979 à Genève, des personnes tels que médecins, psychiatres, psychologues, assistants sociaux, juristes et usagers de la psychiatrie fondent l’[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf ADUPSY], l’association pour les droits des usagers de la psychiatrie. Une association dont le but est de lutter contre toutes discriminations en défendant les droits démocratiques fondamentaux des personnes psychiatriques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à la révision de la Loi sur le régime des personnes atteintes d’affections mentales du 1936, ils lancent des propositions qui viseront à combler les lacunes pratiques dont cette loi n’a pas su changer dans la pratique quotidienne de la prise en charge et de la reconnaissance de la personne psychiatrique. Comme par exemple recourir à l’internement lorsqu’il est réellement nécessaire, tandis qu’il s’agit encore d’une pratique naturelle, ordinaire à laquelle on recourt presque toujours, ou l’impossibilité du malade à faire recours lors de son internement ou au moment de la sortie, ou encore l’action faite par le Conseil de surveillance psychiatrique qui protège la société du malade mental en le stigmatisant encore plus ou lieu de protéger ce dernier. Ce sont tous des exemples de comment la loi ne s’est pas traduite en pratique selon ses principes.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf L&#039;Adupsy] lance ses propositions en essayant de modifier la réalité psychiatrique. Elle revendique la suppression totales des internements visant une modification de toutes pratiques psychiatriques. Elle croit dans une nouvelle législation qui tiendrait en compte des modifications du [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code Civile Suisse], des recommandations de l’Assemblée parlementaire du Conseil d’Europe inhérent la situation des malades mentaux et des recommandations de l’[http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_sant%C3%A9 OMS]. Leurs propositions visent trois aspects principaux liés aux droits de la personne : l’admission, le droit de recours et les droits liés au traitement et à la participation à la recherche clinique. [ici il faudrait que l&#039;on sache sur quoi vous vous baser pour dire cela: les références manquent!!!]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut supprimer l’internement, l’admission doit être volontaire du début la fin du traitement, dans le sens que toute prise en charge ou action thérapeutique ne peut pas être efficace si le patient n’est pas d’accord. Le libre arbitre, le droit de choix ou de refus, une participation active sont des aspects nécessaires lors qu’on vise une prise en charge efficace, dans le respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit de recours doit être une instance judiciaire. Dans ce sens là le Conseil de surveillance psychiatrique doit être remplacé par la Chambre de révision psychiatrique. La personne psychiatrique ne devrait plus être stigmatisée au tant que malade, elle n’est pas dangereuse et donc la société ne doit pas être protégée par ce dernier. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le troisième objectif concernant les droits liés au traitement et à la participation à la recherche médicale implique l’abolition de tout traitement médical sans le consensus du patient, il faut présenter au patient les implications du traitement, les alternatives et s’il veut il peut consulter un autre médecin de son choix. &lt;br /&gt;
Ces trois aspects visent, comme écrit au paravent, une modification des conditions de prise en charge, des droits des patients en tant que personnes et du tout le système psychiatrique.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La période comprise entre les années ’60 et ’80 est témoin d’une grand révolution vis à vis des droits des patients psychiatriques. Même si elle reste une révolution idéologique, car tous principes, toutes actions ne sont pas traduites en pratique pour l’instant, elle représente le précurseur pour un nouvelle réalité où on envisage une meilleure considération des droits de la personne au tant que tel et pas en tant que malade mentale, où on reconsidère la pratique psychiatrie à fin d’améliorer la prise en charge et les réponses aux besoins de ces personnes… À modifier, continuer….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La loi K 1 25 de 1979 ===&lt;br /&gt;
Suite à deux cas d’internement qui avaient touché profondément l’opinion publique genevoise, ainsi que grâce aux mouvements militant pour une remise en question des traitements des patients psychiatriques, deux projet de révision ont été proposés au [https://www.ge.ch/grandconseil/index.asp Grand Conseil] concernant la loi du 14 mars 1936 sur le régime des personnes atteintes d’affection mentale.    &lt;br /&gt;
Selon la commission parlementaire la difficulté majeure est liée au fait qu’il faut renforcer les droits des malades mentaux tout en continuant de protéger le reste de la population de ces personnes. &lt;br /&gt;
Un difficulté supplémentaire été due  à la récente ratification (1974) de la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme Convention européenne des droits de l’homme] (CEDH) qui interdisait toute forme d’internement administratif sans recours judiciaire. &lt;br /&gt;
La loi du 1979 apporte des changements sur plusieurs niveaux. Tout d’abord l’application de la loi se limite aux personnes atteinte de maladie mentale dont l’état nécessite une prise en charge en hôpital psychiatrique. Avant la révision, la loi s’appliquait à toute personne atteinte de maladie mentale qui aurait pu compromettre la sécurité et la tranquillité publique, ainsi que leur propre sécurité. &lt;br /&gt;
Deuxièmement elle impose aux établissements privé et publique un régime de surveillance des registres des entrées et de sorties. &lt;br /&gt;
En outre cette loi renforce les droits des patients psychiatriques. Le patient acquiert l’accès à son dossier médical et ce dernier et sa famille doivent être informés de tous les droits dont ils disposent.&lt;br /&gt;
De plus, la loi fixe les conditions d’admission des malades mentaux en faisant la distinction entre admission volontaire et involontaire. L’admission volontaire nécessite un certificat médical qui justifie l’admission du patient en raison de son état mentale.  Etant donné que l’admission involontaire comporte une atteinte à la liberté de l’individu, elle peut être demandé seulement si ces trois conditions sont réunies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Le malade présente des troubles mentaux&lt;br /&gt;
* Son état constitue un danger grave pour lui-même ou pour autrui&lt;br /&gt;
* Un traitement et des soins dans un établissement psychiatrique s’avèrent nécessaires. » (p.8)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un examen ultérieur concernant les symptômes du malade, les motifs de l’hospitalisation et le dégrée d’urgence de la situation est nécessaire afin de confirmer ou annuler l’hospitalisation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La capacité de discernement ===&lt;br /&gt;
Le discernement est définit dans l’article 16 du code civil et implique la capacité de pouvoir agir de façon raisonnable. On estime capable de discernement toute personne qui agit en connaissance de cause. Le code civil prévoit certaines situations dans lesquelles cette capacité peut être limitée dans l’intérêt de la personne concernée, notamment dans le cas de « maladie mentale » et de « faiblesse d’esprit ».  La reconnaissance de cette capacité est la condition indispensable sans laquelle l’individu n’est pas en mesure d’exercer ses droits personnels.&lt;br /&gt;
L’évaluation de la capacité de discernement se prête à controverse, notamment entre psychiatre et juriste, car il est impossible de poser un jugement objectif. Ceci est encore de nos jours source de malentendus et il semble très difficile qu’une réforme juridique puisse parvenir à éclaircir cette situation compliquée. Afin de limiter l’imposition d’une étiquette trop lourde, l’évaluation de la capacité de discernement s’opère toujours en relation à une situation précise. Une réévaluation s’impose donc face à toute nouvelle situation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Privation de liberté à des fins d’assistance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, le Parlement fédéral a modifié le [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code civil suisse] en matière de privation de liberté à des fins d’assistance afin de rendre compatible le droit suisse avec [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme la Convention européenne des droits de l’homme] (ratifiée par la Suisse en 1974). &lt;br /&gt;
Les causes permettant la privation de la liberté d’un individu prévues dans l’article 397a CC sont :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
* La maladie mentale&lt;br /&gt;
* La faiblesse d’esprit&lt;br /&gt;
* La toxicomanie&lt;br /&gt;
* Le grave état d’abandon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de limiter les abus, cette première condition doit s’accompagner de deux autres conditions. La privation de liberté est la seul solution possible afin d’assurer l’assistance nécessaire à la personne. Tous les autres possibles prises en charges (traitement ambulatoire, assistance de l’entourage,…) doivent être considérées comme des solutions inefficaces. &lt;br /&gt;
En outre, la prise en charge doit être assurée par un établissement apte à fournir les prestations spécifiques dont l’individu a besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit fédéral impose des garanties minimales dans le but de protéger la personne privée de liberté à des fins d’assistance. Parmi les droit dont dispose l’individu on trouve :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le droit à l’information concernant le pourquoi de sa privation de liberté&lt;br /&gt;
* La demande de libération. Cette demande peut être également formulée par les proches.&lt;br /&gt;
* Le droit à l’assistance juridique&lt;br /&gt;
* Le droit d’être inétendue devant le juge&lt;br /&gt;
* … &amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===  La déclaration de Hawaï 1977 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1977, L’association mondiale des psychiatres rédige une charte éthique concernant les pratiques, ainsi que les buts de la psychiatrie. Parmi les recommandations que l’on prône, on y trouve que le rapport entre le psychiatre et le patient doit être basé sur la confiance et le respect. Le psychiatre es au service du patient et ce dernier doit être considéré comme un partenaire. Le soignant doit privilégier les interventions thérapeutiques qui limitent le moins possibles la liberté du patient. Dans le cas d’incapacité de discernement, toute action thérapeutique doit être discuté avec la famille ou avec un représentant légal. Ce disposition vise le respect de la dignité humaine et les droits fondamentaux de l’homme. (http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les méthodes d&#039;entretien se distinguent par la mise en oeuvre des processus fondamentaux de communication et d&#039;interaction humaine. Ces processus permettent au chercheur de retirer de ses entretien des informations et éléments de réflexion riches en nuances. &lt;br /&gt;
Nous avons utilisé la variante entretien centré, avec une petite liste de questions-guides ouvertes afin que l&#039;interviewé puisse parler ouvertement d&#039;un événement ou d&#039;une expérience précise à laquelle il a participé. En ce cas Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La lutte contre les abus de la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
[[Entretien avec M. Alain Riesen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Questions pour l&#039;entretien ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Depuis quand et avec qui (quel groupe) vous êtes-vous engagé/e dans la lutte pour les droits de la personne et quel était à ce moment votre statut (ou fonction)? Dans quel contexte s&#039;est inséré cette démarche ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2. Il y a-t-il un événement originel? Pourriez vous nous raconter un ou des événement/s marquant/s que vous avez mené ou qui vous ont frappé dans cette période en faveur de ces droits ? &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3. Quels ont été les changements les plus importantes auxquels vous avez assistés?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.  Y a-t-il des valeurs que vous avez eu le sentiments d&#039;avoir porté en avant et si oui, lesquelles étaient-elle?  (avoir en tête: corps réappropriation et bien-être et développement, bien être psychique, son développement, la liberté, autodétermination de la personne, mais ne les évoquer que si la personne ne répond pas!)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Qu&#039;en est-il aujourd&#039;hui de cette lutte et des acquis et des risques de retour en arrière?  Sur quoi faudrait-il continuer de se battre de lutter?&lt;br /&gt;
Est-ce que vous continuer aujourd&#039;hui de vous engager et sur quoi?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[[Entretien_avec_M._Alain_Riesen]] nous a permis d&#039;avoir une vue d&#039;ensemble sur les années &#039;60-&#039;80. Grace à son histoire et les réponses aux questions nous avons pu recueillir beaucoup d&#039;éléments sur les principaux changements, les mouvements militants et les conquêtes par rapport aux droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion et discussion ==&lt;br /&gt;
La période des années ’60-’80 constitue une époque de grands changements. Elle a été témoin d’une révolution idéologique, politiques, législative. Il s’agit principalement d’un mouvement général de contestation du pouvoir et des normes institutionnelles. Le mouvement de l’antipsychiatrie avant et du réseau d’alternative à la psychiatrie après, contribuent fortement à la lutte et aux débats contre l’institution totalitaire (Goffman), la violence institutionnelle. Spécifiquement au territoire de Genève, l’association de l’ADUPSY a contribué de façon important à tous ces changements. La cohésion entre les professionnels et les patients permet une action et une réflexion autour de la manière de pratiquer le soin, tout en considérant  la question des droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant les années ’60 les patients psychiatriques étaient, pour la plus parte, reclus, isolés, stigmatisés. La pratique du soin se faisait sous obligation, constriction où le pouvoir décisionnel était exclusivement dans les mains des médecins. Le patient n’avait aucune possibilité d’expression ou contestation, il subissait toute décision du corps médical, il était considéré comme une personne incurable, dangereuse, qui devait être hospitalisé à vie. Le patient vivait donc dans des conditions de vie précaires, où son identité était limité à une personne sans aucun droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après les années ‘60 cette réalité voit un tournant important. Premièrement grâce au CAS, le Comité d’Action de Santé qui a mené une réflexion autour de la politique institutionnelle. Une politique de santé mentale se base sur l’institution, le dispositif institutionnel ; la théorie, la psychopathologie, dont dépend la manière de définir l’identité de la personne ; le corps des professionnels et la législation. Il y a eu une prise de conscience par rapport à la manière de considérer l’autre, on commence à se soucier des conditions de vie de ses personnes, on arrive à une nécessité de changer l’institution, de changer les lois, et les pratiques. Petit à petit on enlève les barreaux dans le dispositif institutionnel, on considère les professionnels comme des soignant et non plus comme des gardiens, progressivement on élimine les traitements de choc. Toute la question sur les droits des patients se révèle, la pratique du soin, la prise en charge des patients, la considération, reconnaissance de la personne voient une évolution importante. L’ADUPSY, l’Association pour les droits des usagers de la psychiatrie, contribue aussi à cette grande évolution, pendant plusieurs années elle a mené un travail pour accueillir  les plaintes, les demandes ou encore les critiques des patients à fin de modifier la réalité qui les concernaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conquêtes, comme mentionné au paravent, ont étaient multiples. Néanmoins la question des droits des patients psychiatriques est toujours d’actualité. L’hospitalisation non volontaire et le type de traitement, liés au pouvoir médical ont encore une très forte influence dans la société de nos jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Barnes, M.(1976). &#039;&#039;Un voyage à travers la folie&#039;&#039;. Paris: Editions du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Basaglia, F.] (1970). [[L&#039;institution en négation - Basaglia|&#039;&#039;L&#039;institution en négation.&#039;&#039;]] Paris: Edition du Seuil. 	&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper  Cooper, D.] (1970). &#039;&#039;Psychiatry et anti-Psychiatry.&#039;&#039; Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault  Foucault, M.](1964) [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_folie_%C3%A0_l%27%C3%A2ge_classique &#039;&#039;Histoire de la folie à l&#039;âge classique&#039;&#039;], Paris : U.G.E., coll. « 10/18 »&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&lt;br /&gt;
* [http://es.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Goffman, E.] (1975). &#039;&#039;Stigmates. Les usages sociaux des handicaps&#039;&#039;. Paris: Les Editions de Minuit.&lt;br /&gt;
* Gendreau,C. (2005). &#039;&#039;Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale&#039;&#039;. Montréal: Les Editions Thémis&lt;br /&gt;
* Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). &#039;&#039;Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&#039;&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_S._Szasz Szasz, T.] (1975). [[Résumé :Le mythe de la maladie mentale (1975)|&#039;&#039;Le mythe de la maladie mentale&#039;&#039;]]. Paris: Payot.&lt;br /&gt;
* [http://www.triunfodigital.com/ Triunfo Digital] (s.d.) [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 &#039;&#039;Josep Berke: &amp;quot;La sociedad está enloqueciendo a sus miembros&amp;quot;&#039;&#039;], Archives, Consulté le 8 Novembre 2013 [http://www.triunfodigital.com/ &amp;quot;Triunfo Digital&amp;quot;], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.1], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=29&amp;amp;fecha=1973-04-14 p. 2], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=30&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.3], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=31&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.4]&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye, J.] (2010). &#039;&#039;La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie.&#039;&#039; Paris: Editions Libertaires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://mamytartine.blog.lemonde.fr/mamytartine/2005/08/lantipsychiatri.html &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.e-monsite.com/isabellesamyn/rubrique-1012337.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.academia.edu/440584/Psychanalyse_Et_Antipsychiatrie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Webographie ==&lt;br /&gt;
http://www.jhberke.com/index2.html Site web du Dr. Joseph H. Berke.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://vimeo.com/38575546 Ici vous trouverez un entretien à Mary Barnes (langue anglaise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.dionyversite.org/cycle_08-11-A.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.cairn.info/revue-topique-2004-3-page-79.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.geopsy.com/memoires_theses/la_folie.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://senon.pagesperso-orange.fr&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13151</id>
		<title>Droits des patients psychiatriques</title>
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		<updated>2014-01-14T12:07:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* La déclaration de Hawaï 1977 */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
Cet article s’inscrit dans le cadre général des droits de la personne et des droits des patient en psychiatrie en particulier. Il s&#039;agit dans ce chapitre de mieux comprendre comment les revendications des droits des patients psychiatriques relèvent des droits de la personne et d&#039;arriver à expliquer ce que cela recouvre concrètement dans le quotidien en termes de pratiques, mais aussi de désignation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le paysage psychiatrique, au fil des années, a été modifié par l’influence et l’interaction de différents mouvements sociaux et des changements de lois. Cette recherche est une opportunité qui nous permet d’élaborer une réflexion autour de ces interactions et de mieux comprendre l’évolution de la terminologie et l’utilisation des divers moyens thérapeutiques, la mise en place d’un cadre légal préservant les droits des patients psychiatriques et les apports amenés à la société. Il semble que la critique des classifications nosographiques (les DSM) qui existe depuis les années 20 – lesquelles classifications n&#039;ont été qu&#039;en augmentation (en 1990, 400 classifications) ont visé à la fois le pouvoir qui désigne, mais aussi peut-être plus fondamentalement une manière de &amp;quot;donner sens&amp;quot; à un individu porteur de signes définis essentiellement par les médecins psychiatres. L&#039;alternative serait de considérer la personne, sa parole, sa propre perception, sa conception aussi de la santé (et donc de la folie) dans une remise en question de la relation soignant-soigné. C&#039;est aussi évidemment une remise en question de rapport norme/déviance, mais aussi plus fondamentalement de cette réalité &amp;quot;faussement&amp;quot; ou &amp;quot;artificiellement&amp;quot; construite (symboliquement) par ceux qui détiennent le pouvoir de nommer. Ainsi la critique sociale et politique des année 60-80 se double d&#039;une critique de l&#039;épistémologie du sujet pour mettre à la place une relation plus égalitaire et un respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons commencé par une brève présentation sur la maladie mental el le courant de l’antipsychiatrie, présentation qui nous aide à nous faire une image mental de ce que représentait pour la société une personne qui manifestait une maladie mentale, un hôpital psychiatrique et surtout ce qui voulait dire pour une personne d&#039;être quelqu’un avec un trouble psychique au début du XXème siècle. La deuxième partie de l’article nous amène dans ‘’la réalité des patients psychiatriques’’ contemporaine et nous découvrons les changements des lois et des droits pour ces patients. Pour pointer notre recherche, nous avons effectué un entretien avec M. Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève, entretien qui nous a permis de voir plus en détail et plus concrètement l’évolution des droits des patients en psychiatrie. Peut-être que cette évolution continuera dans ce vaste domaine, mais il faut souligner le fait que jusqu’au maintenant toutes les personnes qui présentent des troubles psychiques ont le droit aux meilleurs services médicaux et qu&#039;aucune discrimination n’est admise, donc la santé est un segment d’insertion sociale qui place le patient dans la dimension d&#039;être un citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
=== Historique de la maladie mentale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute société se trouve confronté à des personnes qui sortent du fonctionnement ordinaire, qui ne vivent pas selon les normes en vigueur, allant jusqu&#039;à perturber l’équilibre d&#039;un groupe social (famille, classe, atelier, entreprise, institution, etc.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En traversant les âges et les cultures, la maladie mentale a connu les définitions et les explications les plus variées. En effet, « puisque la folie plonge ses racines aux sources de la culture, être fous est différent selon le pays ou la région dont on est originaire » (&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;, p.13).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l’Europe, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye] met en évidence comment à partir de l’Antiquité on s’est occupé du problème des personnes déviantes en les bannissant et en les excluant de la société. Durant le Moyen Âge, en particulier en France, l’exclusion de la société se faisait par exemple en mettant les personnes qui dérangeaient sur une barque et en les abandonnant sur une rivière.  Au tour de l’année 1000, de l’exclusion et du bannissement en dehors des villes, il y a la mise en place d’un premier système d’enfermement. Dans les maladreries et les hostelleries (préludes des hôpitaux généraux), on commence à enfermer les malades mentaux avec tout sortes des personnes &amp;quot;marginales&amp;quot;. La promiscuité, l&#039;insalubrité, la surpopulation, ainsi que les maladies transformaient ces lieux en lieux d’extermination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La religion avait une très grande influence durant toute cette période. La maladie mentale était interprétée comme la punition de Dieu en réponse à un péché. Le personne déviante était donc aussi enfermée pour protéger la société et pour qu’elle puisse faire amende honorable. Progressivement, mais surtout pendant le XIX, le pouvoir sur la maladie mentale passe entre les mains des médecins. En effet, ces derniers, écrit Lesage de la Haye « […] vont devenir les responsables du traitement des malades mentaux et mêmes les directeurs des asiles d’aliénés » (p.22)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt pour les problèmes liés à la santé mentale surgit dans les années d’après-guerre à cause d’une forte augmentation des cas pris en charge. À partir des années 1970, sur la voie des protestations anticonformistes de Mai 1968 et sous l’influence et la pression des familles, on commence à dénoncer les conditions précaires des malades mentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mouvement de l&#039;antipsychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant les années 1960 apparaissait un nouveau courant qui a explosé dans plusieurs pays, l&#039;Antipsychiatrie, qui prend le contre-pied de la psychiatrie. La critique vise à remettre en question non seulement la psychiatrie et la prise en charge des malades mentaux, mais aussi la société au sens large. Ce mouvement qui s&#039;exprime sous différentes formes dans plusieurs pays, offre une nouvelle conception de la liberté aux patients psychiatriques en leur donnant la voix et le pouvoir de choisir leur parcours de soins, condamne la société capitaliste qui rejet tout individu non rentable et qui ne se conforme pas au règles de fonctionnement de la société. Les prisons et les hôpitaux psychiatriques sont l&#039;expression de la mise à l&#039;écart de toute personne qui affiche une différence trop importante face à la norme. Ce courant de pensé est très révolutionnaire et prône la liberté des individus.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon, Lesage de la Haye, l&#039;antipsychiatrie n&#039;est pas un courant de pensée, c&#039;est un vaste mouvement qui ne trouve pas une véritable unité concernant les théories et les pratiques des différents représentant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme «Antipsychiatrie» est utilisée pour la première fois par Cooper [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper David Cooper] en 1967 dans son ouvrage «Psychiatrie et antipsychiatrie»&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil.&amp;lt;/ref&amp;gt; et à travers ses expériences dans le &amp;quot;pavillon 21&amp;quot; à Kingsley Hall (Londres), il s&#039;oppose au système hiérarchique et aliénant qui conduit à l’internement des personnes et en les rendant des malades chroniques. Ainsi, il propose d&#039;étudier la personne dans son contexte de vie, en relativisant le diagnostic et l&#039;étiquetage. Il est suivi par d’autres militants de ce courant idéologique, notamment par Aaron Esterson et [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Laing Ronald David Laing]. Tous les trois travaillent en Grande-Bretagne et offrent une réponse plus sociale et communautaire en s&#039;opposant à la psychiatrie ordinaire, au diagnostic, à la pratique et à la politique en vigueur.&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un exemple intéressant est le livre qui raconte le parcours d’une patiente, [http://en.wikipedia.org/wiki/Mary_Barnes Mary Barnes], qui avait suivi une thérapie à Kingsley Hall avec le psychiatre [http://www.jhberke.com/index2.html%20 Joseph Berke] et sous la direction de Ronald David Laing. Le livre « Un voyage à travers la folie »&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;, écrit en 1976 par Mary Barnes avec la collaboration de [http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Berke Joseph Berke] est un exemple du passage à travers la folie qui donne un point de vue différent: il valorise la personne et ses droits en tant que patient, l’importance de l&#039;autodétermination personnelle et de l’intégration sociale. Le professionnel est vu comme témoin dans le parcours du patient. Il représente aussi un soutient au mouvement de l&#039;antipsychiatrie.&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Parallèlement, aux Etats-Unis, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Erving Goffman] publie en 1961 un ouvrage qui influencera aussi le courant de l&#039;antipsychiatrie [[Asiles, études sur la condition sociale des malades mentaux|&amp;quot;ASILES, études sur la condition des malades mentales&amp;quot;]], (basé sur des observations des comportements des patients et du personnel d&#039;un hôpital psychiatrique ). L’auteur commence par donner une définition des  « institutions totalitaires » qui se caractérisent par le niveau d’exclusion et de contrôle dans lequel se trouve le reclus. La vie dans de ce genre d’institution est décrite en négatif par comparaison avec le déroulement de la vie à l’extérieur. Une fois admis au sein de l&#039;institution l&#039;individu est mis sous tutelle et perd tous les droits dont il jouissait en tant que membre de la société et se trouve sous l&#039;emprise du pouvoir du médecin &amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1963, avec son livre [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stigmate_%28Erving_Goffman%29 «Stigmate&amp;quot;. Les usages sociaux des handicaps»&amp;lt;ref&amp;gt; Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;], il continue à exprimer ses idées, selon lesquelles d&#039;une manière indirecte, influenceront les droits de l’homme. Goffman donne une définition plus élargie du stigmate en mettant en évidence un ensemble des concepts sur «l&#039;image social» des individus et ce qu&#039;ils peuvent transmettre d&#039;eux-mêmes aux autres en situations de confrontation. (Le stigmate permet de marquer une différence entre les personnes &amp;quot;dites normales&amp;quot; et celles qui présentent des caractéristiques déviantes de la norme.)&amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aux Etats Unis, [[Thomas_Szasz|Thomas Szas]], professeur en psychiatrie (et admirateur de Michel Foucault) pour ses dénonciations des abus de la psychiatrie, ne préconisait pas les mêmes solutions. Szasz défend vivement les droits des malades mentaux et fait une double critique à la psychiatrie: la maladie mental n’est pas une vrais maladie, mais une justification légitimant, avec l’appui de médecins et des avocats, l’intervention du pouvoir pour protéger les gens contre eux mêmes. La psychiatrie est ainsi utilisée comme un outil de contrôle social à grande échelle, au nom du bien-être des « normaux ». Szasz décrit et dénonce dans son célèbre livre &amp;quot;Le mythe de la maladie mentale&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Szasz, T. (1975). Le mythe de la maladie mentale. Paris: Payot.&amp;lt;/ref&amp;gt;, paru en 1961, l’utilisation de la psychiatrie comme moyen du contrôle social, d&#039;esclavage déguisé en thérapie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Italie, dans la même période, le mouvement trouve un autre représentant. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Franco Basaglia], mène au niveau politique une lutte dans laquelle il revendique à haut voix les droits des patients ainsi que la fermeture des asiles (L&#039;auteur de &amp;quot;L&#039;institution en négation&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;) - Basaglia critique l&#039;enferment des malades mentaux comme n&#039;étant pas une solution)&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Finalement la solution arrive en 1978, avec la Loi-180. La création de nombreux lieux alternatif, tels que de centres de jour, des foyer et d&#039;autres formes innovatrices, ainsi qu&#039;une participation nationale des syndicats, la partie communiste et le monde du travail, ont permis aux malades mentaux de réintégrer la vie en société.&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;. À noter, malgré ça, il y a des différences très importantes entre les régions les plus développées et d&#039;autres régions italiennes. Cela a influencé la réintégration des patients psychiatriques.&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la France, plusieurs représentants ont pris parti au mouvement de l’antipsychiatrie. On y retrouve Roger Gentis, [http://es.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Guattari Félix Guattari], [http://es.wikipedia.org/wiki/Robert_Castel Robert Castel], ainsi que Michel Foucault.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce dernier, tout en étant en retrait par rapport aux autres praticiens, il offre dans son ouvrage « Histoire de la folie à l’âge classique », une représentation de comment la notion de folie, d’aliénation,  de maladie mentale sont en relation très étroite avec le contexte. À travers une lecture historique de la folie, l’auteur met en évidence l’influence des normes, des valeurs et des croyances en rapport aux explications des causes de celle-ci. Le rôle social du « fou » dépend également de la vision que la société a sur la folie.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard&amp;lt;/ref&amp;gt;. Déjà en 1954, dans l&#039;ouvrage « Maladie mentale et psychologie », Foucault met en évidence le fait que en Occident la folie a acquis le statut de maladie mentale très récemment, en devenant ainsi objet d’étude de la part de la psychiatrie. Les explications que l’on donnait auparavant à ce type de phénomène étaient du domaine de la magie et de la religion. Le contexte influence le regard que l’on pose sur une problématique.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau général, le mouvement essaye de se centrer dans l&#039;application d&#039;une thérapie dans le contexte du sujet (soit familial ou communautaire) et non pas dans le contexte clinique. Les trois thèses de l’antipsychiatrie (antinosographique, anti-institutionnelle, anti-thérapeutique) se manifestent comme une prise de conscience collective. La thèse antinosographique conteste l’appartenance des troubles psychiques au concept de maladie et la nécessité à n’importe quel type d’assistance psychiatrique et soutien que la classification des maladies mentales et le diagnostic donné constituent une forme d’étiqueter et de stigmatiser une personne. La thèse anti-thérapeutique est une réaction contre les mesures dures des traitements appliques aux malades psychiques  (l’électrochoc, la médicamentation abusive et obligatoire, la privation de liberté) et encourage le traitement sans médicamentation, basé sur une communauté thérapeutique. La thèse anti-institutionnelle condamne les institutions en les nommant totalitaires car tout est enfermé, contrôle et obligatoire et propose de modifier la relation entre les psychiatres et les patients.&lt;br /&gt;
Le mouvement de l’antipsychiatrie a contribué pour : la sensibilisation des autorités et l’opinion publique, le fait de non-être stigmatise pour les personnes avec de trouble psychique, l’influence et l’aide de mouvement pour les droits des patients, la reformation du système par l’introduction des lois qui ont comme but de protéger les droits et d’améliorer les conditions d’assistance psychiatrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réalité des patients psychiatriques ==&lt;br /&gt;
=== Lois sur la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement antipsychiatrique, comme mentionné au paravent, a été le premier à se battre pour la fermeture des asiles en s’opposant à la psychiatrie traditionnelle avec des idées, des interprétations de la maladie mentale et surtout des actions subversives. Au niveau législatif, cela s&#039;est traduit par la [http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf Loi 180], qui a été la première et seule loi qui ordonne la fermeture des hôpitaux psychiatriques en Italie. Approuvé grâce au soutien de Franco Basaglia le 13 mai 1978 (elle est parfois appelée &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot;), elle règle tous contrôles et traitements sanitaires volontaires et obligatoires pour des personnes avec une maladie mentale. Elle se base sur des principes tels que le respect de la dignité de la personne, des ses droits civils et politiques. Le droit de choisir librement son médecin et son lieu soin, ou encore le droit de communiquer avec qui ils désirent. Tous les traitements doivent être assurer par consensus et la participation de la personne. La &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot; vise aussi à une &amp;quot;réforme sémiotique&amp;quot; des termes utilisés pour définir les patients psychiatriques. Elle supprime tout définition dans le code pénal comme &amp;quot;aliéné mental&amp;quot; ou &amp;quot;infirme mental&amp;quot;. Il s’agit d’une loi qui agit sur plusieurs niveaux, que ça soit sur les droits de la personne, sur les institutions soignantes ou encore à niveau pénal. Elle représente une réforme sociale et politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droits des patients psychiatriques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les droits des patients psychiatriques s&#039;inscrivent dans [http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Droits_des_patients_(%C3%A0_l%27h%C3%B4pital) les droits des patients] en général, avec quelques différences qui est propre à cette population. Comme nous le verrons dans ce sous-chapitre, la nature de la maladie mentale peut impliquer des limitations au niveau juridique dans l’exercice de certains droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les préoccupations concernant la protections des droits des patients psychiatriques est un fait relativement récent qui débute dans les années 1960 et qui prend plus d&#039;ampleur dans les années 1970 au niveau national ainsi qu&#039;international. Dans plusieurs pays on assiste à des modifications législatives, mais les questionnements concernant le traitement des maladies mentales s&#039;opère aussi au niveau des droits internationales et de la liberté de la personne. &amp;lt;ref&amp;gt;Gendreau,C. (2005). Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale. Montréal: Les Editions Thémis &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, des personnes qui avaient connu l’expérience de l’institution psychiatrique s’adressent au  réseau international d’alternative à la psychiatrie, qui avait organisé une rencontre à Genève, dans le but de créer un organisme capable de défendre les droits des usagers de la psychiatrie. Cette démarche s’inscrit dans un processus de médiatisation qui, depuis les années 1976-1977, avait porté au grand jour le fonctionnement du système psychiatrique genevois et les internements qualifiés comme abusifs.  (Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas)   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ainsi que, en 1979 à Genève, des personnes tels que médecins, psychiatres, psychologues, assistants sociaux, juristes et usagers de la psychiatrie fondent l’[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf ADUPSY], l’association pour les droits des usagers de la psychiatrie. Une association dont le but est de lutter contre toutes discriminations en défendant les droits démocratiques fondamentaux des personnes psychiatriques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à la révision de la Loi sur le régime des personnes atteintes d’affections mentales du 1936, ils lancent des propositions qui viseront à combler les lacunes pratiques dont cette loi n’a pas su changer dans la pratique quotidienne de la prise en charge et de la reconnaissance de la personne psychiatrique. Comme par exemple recourir à l’internement lorsqu’il est réellement nécessaire, tandis qu’il s’agit encore d’une pratique naturelle, ordinaire à laquelle on recourt presque toujours, ou l’impossibilité du malade à faire recours lors de son internement ou au moment de la sortie, ou encore l’action faite par le Conseil de surveillance psychiatrique qui protège la société du malade mental en le stigmatisant encore plus ou lieu de protéger ce dernier. Ce sont tous des exemples de comment la loi ne s’est pas traduite en pratique selon ses principes.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf L&#039;Adupsy] lance ses propositions en essayant de modifier la réalité psychiatrique. Elle revendique la suppression totales des internements visant une modification de toutes pratiques psychiatriques. Elle croit dans une nouvelle législation qui tiendrait en compte des modifications du [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code Civile Suisse], des recommandations de l’Assemblée parlementaire du Conseil d’Europe inhérent la situation des malades mentaux et des recommandations de l’[http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_sant%C3%A9 OMS]. Leurs propositions visent trois aspects principaux liés aux droits de la personne : l’admission, le droit de recours et les droits liés au traitement et à la participation à la recherche clinique. [ici il faudrait que l&#039;on sache sur quoi vous vous baser pour dire cela: les références manquent!!!]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut supprimer l’internement, l’admission doit être volontaire du début la fin du traitement, dans le sens que toute prise en charge ou action thérapeutique ne peut pas être efficace si le patient n’est pas d’accord. Le libre arbitre, le droit de choix ou de refus, une participation active sont des aspects nécessaires lors qu’on vise une prise en charge efficace, dans le respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit de recours doit être une instance judiciaire. Dans ce sens là le Conseil de surveillance psychiatrique doit être remplacé par la Chambre de révision psychiatrique. La personne psychiatrique ne devrait plus être stigmatisée au tant que malade, elle n’est pas dangereuse et donc la société ne doit pas être protégée par ce dernier. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le troisième objectif concernant les droits liés au traitement et à la participation à la recherche médicale implique l’abolition de tout traitement médical sans le consensus du patient, il faut présenter au patient les implications du traitement, les alternatives et s’il veut il peut consulter un autre médecin de son choix. &lt;br /&gt;
Ces trois aspects visent, comme écrit au paravent, une modification des conditions de prise en charge, des droits des patients en tant que personnes et du tout le système psychiatrique.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La période comprise entre les années ’60 et ’80 est témoin d’une grand révolution vis à vis des droits des patients psychiatriques. Même si elle reste une révolution idéologique, car tous principes, toutes actions ne sont pas traduites en pratique pour l’instant, elle représente le précurseur pour un nouvelle réalité où on envisage une meilleure considération des droits de la personne au tant que tel et pas en tant que malade mentale, où on reconsidère la pratique psychiatrie à fin d’améliorer la prise en charge et les réponses aux besoins de ces personnes… À modifier, continuer….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La loi K 1 25 de 1979 ===&lt;br /&gt;
Suite à deux cas d’internement qui avaient touché profondément l’opinion publique genevoise, ainsi que grâce aux mouvements militant pour une remise en question des traitements des patients psychiatriques, deux projet de révision ont été proposés au [https://www.ge.ch/grandconseil/index.asp Grand Conseil] concernant la loi du 14 mars 1936 sur le régime des personnes atteintes d’affection mentale.    &lt;br /&gt;
Selon la commission parlementaire la difficulté majeure est liée au fait qu’il faut renforcer les droits des malades mentaux tout en continuant de protéger le reste de la population de ces personnes. &lt;br /&gt;
Un difficulté supplémentaire été due  à la récente ratification (1974) de la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme Convention européenne des droits de l’homme] (CEDH) qui interdisait toute forme d’internement administratif sans recours judiciaire. &lt;br /&gt;
La loi du 1979 apporte des changements sur plusieurs niveaux. Tout d’abord l’application de la loi se limite aux personnes atteinte de maladie mentale dont l’état nécessite une prise en charge en hôpital psychiatrique. Avant la révision, la loi s’appliquait à toute personne atteinte de maladie mentale qui aurait pu compromettre la sécurité et la tranquillité publique, ainsi que leur propre sécurité. &lt;br /&gt;
Deuxièmement elle impose aux établissements privé et publique un régime de surveillance des registres des entrées et de sorties. &lt;br /&gt;
En outre cette loi renforce les droits des patients psychiatriques. Le patient acquiert l’accès à son dossier médical et ce dernier et sa famille doivent être informés de tous les droits dont ils disposent.&lt;br /&gt;
De plus, la loi fixe les conditions d’admission des malades mentaux en faisant la distinction entre admission volontaire et involontaire. L’admission volontaire nécessite un certificat médical qui justifie l’admission du patient en raison de son état mentale.  Etant donné que l’admission involontaire comporte une atteinte à la liberté de l’individu, elle peut être demandé seulement si ces trois conditions sont réunies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Le malade présente des troubles mentaux&lt;br /&gt;
* Son état constitue un danger grave pour lui-même ou pour autrui&lt;br /&gt;
* Un traitement et des soins dans un établissement psychiatrique s’avèrent nécessaires. » (p.8)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un examen ultérieur concernant les symptômes du malade, les motifs de l’hospitalisation et le dégrée d’urgence de la situation est nécessaire afin de confirmer ou annuler l’hospitalisation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La capacité de discernement ===&lt;br /&gt;
Le discernement est définit dans l’article 16 du code civil et implique la capacité de pouvoir agir de façon raisonnable. On estime capable de discernement toute personne qui agit en connaissance de cause. Le code civil prévoit certaines situations dans lesquelles cette capacité peut être limitée dans l’intérêt de la personne concernée, notamment dans le cas de « maladie mentale » et de « faiblesse d’esprit ».  La reconnaissance de cette capacité est la condition indispensable sans laquelle l’individu n’est pas en mesure d’exercer ses droits personnels.&lt;br /&gt;
L’évaluation de la capacité de discernement se prête à controverse, notamment entre psychiatre et juriste, car il est impossible de poser un jugement objectif. Ceci est encore de nos jours source de malentendus et il semble très difficile qu’une réforme juridique puisse parvenir à éclaircir cette situation compliquée. Afin de limiter l’imposition d’une étiquette trop lourde, l’évaluation de la capacité de discernement s’opère toujours en relation à une situation précise. Une réévaluation s’impose donc face à toute nouvelle situation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Privation de liberté à des fins d’assistance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, le Parlement fédéral a modifié le [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code civil suisse] en matière de privation de liberté à des fins d’assistance afin de rendre compatible le droit suisse avec [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme la Convention européenne des droits de l’homme] (ratifiée par la Suisse en 1974). &lt;br /&gt;
Les causes permettant la privation de la liberté d’un individu prévues dans l’article 397a CC sont :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
* La maladie mentale&lt;br /&gt;
* La faiblesse d’esprit&lt;br /&gt;
* La toxicomanie&lt;br /&gt;
* Le grave état d’abandon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de limiter les abus, cette première condition doit s’accompagner de deux autres conditions. La privation de liberté est la seul solution possible afin d’assurer l’assistance nécessaire à la personne. Tous les autres possibles prises en charges (traitement ambulatoire, assistance de l’entourage,…) doivent être considérées comme des solutions inefficaces. &lt;br /&gt;
En outre, la prise en charge doit être assurée par un établissement apte à fournir les prestations spécifiques dont l’individu a besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit fédéral impose des garanties minimales dans le but de protéger la personne privée de liberté à des fins d’assistance. Parmi les droit dont dispose l’individu on trouve :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le droit à l’information concernant le pourquoi de sa privation de liberté&lt;br /&gt;
* La demande de libération. Cette demande peut être également formulée par les proches.&lt;br /&gt;
* Le droit à l’assistance juridique&lt;br /&gt;
* Le droit d’être inétendue devant le juge&lt;br /&gt;
* … &amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html La déclaration de Hawaï 1977] ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1977, L’association mondiale des psychiatres rédige une charte éthique concernant les pratiques, ainsi que les buts de la psychiatrie. Parmi les recommandations que l’on prône,  on y trouve que le rapport entre le psychiatre et le patient doit être basé sur la confiance et le respect. Le psychiatre es au service du patient et ce dernier doit être considéré comme un partenaire. Le soignant doit privilégier les interventions thérapeutiques qui limitent le moins possibles la liberté du patient. Dans le cas d’incapacité de discernement, toute action thérapeutique doit être discuté avec la famille ou avec un représentant légal. Ce disposition vise le respect de la dignité humaine et les droits fondamentaux de l’homme. (http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les méthodes d&#039;entretien se distinguent par la mise en oeuvre des processus fondamentaux de communication et d&#039;interaction humaine. Ces processus permettent au chercheur de retirer de ses entretien des informations et éléments de réflexion riches en nuances. &lt;br /&gt;
Nous avons utilisé la variante entretien centré, avec une petite liste de questions-guides ouvertes afin que l&#039;interviewé puisse parler ouvertement d&#039;un événement ou d&#039;une expérience précise à laquelle il a participé. En ce cas Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La lutte contre les abus de la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
[[Entretien avec M. Alain Riesen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Questions pour l&#039;entretien ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Depuis quand et avec qui (quel groupe) vous êtes-vous engagé/e dans la lutte pour les droits de la personne et quel était à ce moment votre statut (ou fonction)? Dans quel contexte s&#039;est inséré cette démarche ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2. Il y a-t-il un événement originel? Pourriez vous nous raconter un ou des événement/s marquant/s que vous avez mené ou qui vous ont frappé dans cette période en faveur de ces droits ? &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3. Quels ont été les changements les plus importantes auxquels vous avez assistés?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.  Y a-t-il des valeurs que vous avez eu le sentiments d&#039;avoir porté en avant et si oui, lesquelles étaient-elle?  (avoir en tête: corps réappropriation et bien-être et développement, bien être psychique, son développement, la liberté, autodétermination de la personne, mais ne les évoquer que si la personne ne répond pas!)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Qu&#039;en est-il aujourd&#039;hui de cette lutte et des acquis et des risques de retour en arrière?  Sur quoi faudrait-il continuer de se battre de lutter?&lt;br /&gt;
Est-ce que vous continuer aujourd&#039;hui de vous engager et sur quoi?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[[Entretien_avec_M._Alain_Riesen]] nous a permis d&#039;avoir une vue d&#039;ensemble sur les années &#039;60-&#039;80. Grace à son histoire et les réponses aux questions nous avons pu recueillir beaucoup d&#039;éléments sur les principaux changements, les mouvements militants et les conquêtes par rapport aux droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion et discussion ==&lt;br /&gt;
La période des années ’60-’80 constitue une époque de grands changements. Elle a été témoin d’une révolution idéologique, politiques, législative. Il s’agit principalement d’un mouvement général de contestation du pouvoir et des normes institutionnelles. Le mouvement de l’antipsychiatrie avant et du réseau d’alternative à la psychiatrie après, contribuent fortement à la lutte et aux débats contre l’institution totalitaire (Goffman), la violence institutionnelle. Spécifiquement au territoire de Genève, l’association de l’ADUPSY a contribué de façon important à tous ces changements. La cohésion entre les professionnels et les patients permet une action et une réflexion autour de la manière de pratiquer le soin, tout en considérant  la question des droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant les années ’60 les patients psychiatriques étaient, pour la plus parte, reclus, isolés, stigmatisés. La pratique du soin se faisait sous obligation, constriction où le pouvoir décisionnel était exclusivement dans les mains des médecins. Le patient n’avait aucune possibilité d’expression ou contestation, il subissait toute décision du corps médical, il était considéré comme une personne incurable, dangereuse, qui devait être hospitalisé à vie. Le patient vivait donc dans des conditions de vie précaires, où son identité était limité à une personne sans aucun droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après les années ‘60 cette réalité voit un tournant important. Premièrement grâce au CAS, le Comité d’Action de Santé qui a mené une réflexion autour de la politique institutionnelle. Une politique de santé mentale se base sur l’institution, le dispositif institutionnel ; la théorie, la psychopathologie, dont dépend la manière de définir l’identité de la personne ; le corps des professionnels et la législation. Il y a eu une prise de conscience par rapport à la manière de considérer l’autre, on commence à se soucier des conditions de vie de ses personnes, on arrive à une nécessité de changer l’institution, de changer les lois, et les pratiques. Petit à petit on enlève les barreaux dans le dispositif institutionnel, on considère les professionnels comme des soignant et non plus comme des gardiens, progressivement on élimine les traitements de choc. Toute la question sur les droits des patients se révèle, la pratique du soin, la prise en charge des patients, la considération, reconnaissance de la personne voient une évolution importante. L’ADUPSY, l’Association pour les droits des usagers de la psychiatrie, contribue aussi à cette grande évolution, pendant plusieurs années elle a mené un travail pour accueillir  les plaintes, les demandes ou encore les critiques des patients à fin de modifier la réalité qui les concernaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conquêtes, comme mentionné au paravent, ont étaient multiples. Néanmoins la question des droits des patients psychiatriques est toujours d’actualité. L’hospitalisation non volontaire et le type de traitement, liés au pouvoir médical ont encore une très forte influence dans la société de nos jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Barnes, M.(1976). &#039;&#039;Un voyage à travers la folie&#039;&#039;. Paris: Editions du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Basaglia, F.] (1970). [[L&#039;institution en négation - Basaglia|&#039;&#039;L&#039;institution en négation.&#039;&#039;]] Paris: Edition du Seuil. 	&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper  Cooper, D.] (1970). &#039;&#039;Psychiatry et anti-Psychiatry.&#039;&#039; Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault  Foucault, M.](1964) [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_folie_%C3%A0_l%27%C3%A2ge_classique &#039;&#039;Histoire de la folie à l&#039;âge classique&#039;&#039;], Paris : U.G.E., coll. « 10/18 »&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&lt;br /&gt;
* [http://es.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Goffman, E.] (1975). &#039;&#039;Stigmates. Les usages sociaux des handicaps&#039;&#039;. Paris: Les Editions de Minuit.&lt;br /&gt;
* Gendreau,C. (2005). &#039;&#039;Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale&#039;&#039;. Montréal: Les Editions Thémis&lt;br /&gt;
* Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). &#039;&#039;Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&#039;&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_S._Szasz Szasz, T.] (1975). [[Résumé :Le mythe de la maladie mentale (1975)|&#039;&#039;Le mythe de la maladie mentale&#039;&#039;]]. Paris: Payot.&lt;br /&gt;
* [http://www.triunfodigital.com/ Triunfo Digital] (s.d.) [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 &#039;&#039;Josep Berke: &amp;quot;La sociedad está enloqueciendo a sus miembros&amp;quot;&#039;&#039;], Archives, Consulté le 8 Novembre 2013 [http://www.triunfodigital.com/ &amp;quot;Triunfo Digital&amp;quot;], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.1], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=29&amp;amp;fecha=1973-04-14 p. 2], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=30&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.3], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=31&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.4]&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye, J.] (2010). &#039;&#039;La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie.&#039;&#039; Paris: Editions Libertaires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://mamytartine.blog.lemonde.fr/mamytartine/2005/08/lantipsychiatri.html &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.e-monsite.com/isabellesamyn/rubrique-1012337.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.academia.edu/440584/Psychanalyse_Et_Antipsychiatrie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Webographie ==&lt;br /&gt;
http://www.jhberke.com/index2.html Site web du Dr. Joseph H. Berke.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://vimeo.com/38575546 Ici vous trouverez un entretien à Mary Barnes (langue anglaise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.dionyversite.org/cycle_08-11-A.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.cairn.info/revue-topique-2004-3-page-79.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.geopsy.com/memoires_theses/la_folie.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://senon.pagesperso-orange.fr&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13149</id>
		<title>Droits des patients psychiatriques</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13149"/>
		<updated>2014-01-14T12:06:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Privation de liberté à des fins d’assistance */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
Cet article s’inscrit dans le cadre général des droits de la personne et des droits des patient en psychiatrie en particulier. Il s&#039;agit dans ce chapitre de mieux comprendre comment les revendications des droits des patients psychiatriques relèvent des droits de la personne et d&#039;arriver à expliquer ce que cela recouvre concrètement dans le quotidien en termes de pratiques, mais aussi de désignation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le paysage psychiatrique, au fil des années, a été modifié par l’influence et l’interaction de différents mouvements sociaux et des changements de lois. Cette recherche est une opportunité qui nous permet d’élaborer une réflexion autour de ces interactions et de mieux comprendre l’évolution de la terminologie et l’utilisation des divers moyens thérapeutiques, la mise en place d’un cadre légal préservant les droits des patients psychiatriques et les apports amenés à la société. Il semble que la critique des classifications nosographiques (les DSM) qui existe depuis les années 20 – lesquelles classifications n&#039;ont été qu&#039;en augmentation (en 1990, 400 classifications) ont visé à la fois le pouvoir qui désigne, mais aussi peut-être plus fondamentalement une manière de &amp;quot;donner sens&amp;quot; à un individu porteur de signes définis essentiellement par les médecins psychiatres. L&#039;alternative serait de considérer la personne, sa parole, sa propre perception, sa conception aussi de la santé (et donc de la folie) dans une remise en question de la relation soignant-soigné. C&#039;est aussi évidemment une remise en question de rapport norme/déviance, mais aussi plus fondamentalement de cette réalité &amp;quot;faussement&amp;quot; ou &amp;quot;artificiellement&amp;quot; construite (symboliquement) par ceux qui détiennent le pouvoir de nommer. Ainsi la critique sociale et politique des année 60-80 se double d&#039;une critique de l&#039;épistémologie du sujet pour mettre à la place une relation plus égalitaire et un respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons commencé par une brève présentation sur la maladie mental el le courant de l’antipsychiatrie, présentation qui nous aide à nous faire une image mental de ce que représentait pour la société une personne qui manifestait une maladie mentale, un hôpital psychiatrique et surtout ce qui voulait dire pour une personne d&#039;être quelqu’un avec un trouble psychique au début du XXème siècle. La deuxième partie de l’article nous amène dans ‘’la réalité des patients psychiatriques’’ contemporaine et nous découvrons les changements des lois et des droits pour ces patients. Pour pointer notre recherche, nous avons effectué un entretien avec M. Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève, entretien qui nous a permis de voir plus en détail et plus concrètement l’évolution des droits des patients en psychiatrie. Peut-être que cette évolution continuera dans ce vaste domaine, mais il faut souligner le fait que jusqu’au maintenant toutes les personnes qui présentent des troubles psychiques ont le droit aux meilleurs services médicaux et qu&#039;aucune discrimination n’est admise, donc la santé est un segment d’insertion sociale qui place le patient dans la dimension d&#039;être un citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
=== Historique de la maladie mentale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute société se trouve confronté à des personnes qui sortent du fonctionnement ordinaire, qui ne vivent pas selon les normes en vigueur, allant jusqu&#039;à perturber l’équilibre d&#039;un groupe social (famille, classe, atelier, entreprise, institution, etc.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En traversant les âges et les cultures, la maladie mentale a connu les définitions et les explications les plus variées. En effet, « puisque la folie plonge ses racines aux sources de la culture, être fous est différent selon le pays ou la région dont on est originaire » (&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;, p.13).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l’Europe, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye] met en évidence comment à partir de l’Antiquité on s’est occupé du problème des personnes déviantes en les bannissant et en les excluant de la société. Durant le Moyen Âge, en particulier en France, l’exclusion de la société se faisait par exemple en mettant les personnes qui dérangeaient sur une barque et en les abandonnant sur une rivière.  Au tour de l’année 1000, de l’exclusion et du bannissement en dehors des villes, il y a la mise en place d’un premier système d’enfermement. Dans les maladreries et les hostelleries (préludes des hôpitaux généraux), on commence à enfermer les malades mentaux avec tout sortes des personnes &amp;quot;marginales&amp;quot;. La promiscuité, l&#039;insalubrité, la surpopulation, ainsi que les maladies transformaient ces lieux en lieux d’extermination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La religion avait une très grande influence durant toute cette période. La maladie mentale était interprétée comme la punition de Dieu en réponse à un péché. Le personne déviante était donc aussi enfermée pour protéger la société et pour qu’elle puisse faire amende honorable. Progressivement, mais surtout pendant le XIX, le pouvoir sur la maladie mentale passe entre les mains des médecins. En effet, ces derniers, écrit Lesage de la Haye « […] vont devenir les responsables du traitement des malades mentaux et mêmes les directeurs des asiles d’aliénés » (p.22)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt pour les problèmes liés à la santé mentale surgit dans les années d’après-guerre à cause d’une forte augmentation des cas pris en charge. À partir des années 1970, sur la voie des protestations anticonformistes de Mai 1968 et sous l’influence et la pression des familles, on commence à dénoncer les conditions précaires des malades mentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mouvement de l&#039;antipsychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant les années 1960 apparaissait un nouveau courant qui a explosé dans plusieurs pays, l&#039;Antipsychiatrie, qui prend le contre-pied de la psychiatrie. La critique vise à remettre en question non seulement la psychiatrie et la prise en charge des malades mentaux, mais aussi la société au sens large. Ce mouvement qui s&#039;exprime sous différentes formes dans plusieurs pays, offre une nouvelle conception de la liberté aux patients psychiatriques en leur donnant la voix et le pouvoir de choisir leur parcours de soins, condamne la société capitaliste qui rejet tout individu non rentable et qui ne se conforme pas au règles de fonctionnement de la société. Les prisons et les hôpitaux psychiatriques sont l&#039;expression de la mise à l&#039;écart de toute personne qui affiche une différence trop importante face à la norme. Ce courant de pensé est très révolutionnaire et prône la liberté des individus.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon, Lesage de la Haye, l&#039;antipsychiatrie n&#039;est pas un courant de pensée, c&#039;est un vaste mouvement qui ne trouve pas une véritable unité concernant les théories et les pratiques des différents représentant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme «Antipsychiatrie» est utilisée pour la première fois par Cooper [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper David Cooper] en 1967 dans son ouvrage «Psychiatrie et antipsychiatrie»&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil.&amp;lt;/ref&amp;gt; et à travers ses expériences dans le &amp;quot;pavillon 21&amp;quot; à Kingsley Hall (Londres), il s&#039;oppose au système hiérarchique et aliénant qui conduit à l’internement des personnes et en les rendant des malades chroniques. Ainsi, il propose d&#039;étudier la personne dans son contexte de vie, en relativisant le diagnostic et l&#039;étiquetage. Il est suivi par d’autres militants de ce courant idéologique, notamment par Aaron Esterson et [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Laing Ronald David Laing]. Tous les trois travaillent en Grande-Bretagne et offrent une réponse plus sociale et communautaire en s&#039;opposant à la psychiatrie ordinaire, au diagnostic, à la pratique et à la politique en vigueur.&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un exemple intéressant est le livre qui raconte le parcours d’une patiente, [http://en.wikipedia.org/wiki/Mary_Barnes Mary Barnes], qui avait suivi une thérapie à Kingsley Hall avec le psychiatre [http://www.jhberke.com/index2.html%20 Joseph Berke] et sous la direction de Ronald David Laing. Le livre « Un voyage à travers la folie »&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;, écrit en 1976 par Mary Barnes avec la collaboration de [http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Berke Joseph Berke] est un exemple du passage à travers la folie qui donne un point de vue différent: il valorise la personne et ses droits en tant que patient, l’importance de l&#039;autodétermination personnelle et de l’intégration sociale. Le professionnel est vu comme témoin dans le parcours du patient. Il représente aussi un soutient au mouvement de l&#039;antipsychiatrie.&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Parallèlement, aux Etats-Unis, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Erving Goffman] publie en 1961 un ouvrage qui influencera aussi le courant de l&#039;antipsychiatrie [[Asiles, études sur la condition sociale des malades mentaux|&amp;quot;ASILES, études sur la condition des malades mentales&amp;quot;]], (basé sur des observations des comportements des patients et du personnel d&#039;un hôpital psychiatrique ). L’auteur commence par donner une définition des  « institutions totalitaires » qui se caractérisent par le niveau d’exclusion et de contrôle dans lequel se trouve le reclus. La vie dans de ce genre d’institution est décrite en négatif par comparaison avec le déroulement de la vie à l’extérieur. Une fois admis au sein de l&#039;institution l&#039;individu est mis sous tutelle et perd tous les droits dont il jouissait en tant que membre de la société et se trouve sous l&#039;emprise du pouvoir du médecin &amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1963, avec son livre [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stigmate_%28Erving_Goffman%29 «Stigmate&amp;quot;. Les usages sociaux des handicaps»&amp;lt;ref&amp;gt; Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;], il continue à exprimer ses idées, selon lesquelles d&#039;une manière indirecte, influenceront les droits de l’homme. Goffman donne une définition plus élargie du stigmate en mettant en évidence un ensemble des concepts sur «l&#039;image social» des individus et ce qu&#039;ils peuvent transmettre d&#039;eux-mêmes aux autres en situations de confrontation. (Le stigmate permet de marquer une différence entre les personnes &amp;quot;dites normales&amp;quot; et celles qui présentent des caractéristiques déviantes de la norme.)&amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aux Etats Unis, [[Thomas_Szasz|Thomas Szas]], professeur en psychiatrie (et admirateur de Michel Foucault) pour ses dénonciations des abus de la psychiatrie, ne préconisait pas les mêmes solutions. Szasz défend vivement les droits des malades mentaux et fait une double critique à la psychiatrie: la maladie mental n’est pas une vrais maladie, mais une justification légitimant, avec l’appui de médecins et des avocats, l’intervention du pouvoir pour protéger les gens contre eux mêmes. La psychiatrie est ainsi utilisée comme un outil de contrôle social à grande échelle, au nom du bien-être des « normaux ». Szasz décrit et dénonce dans son célèbre livre &amp;quot;Le mythe de la maladie mentale&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Szasz, T. (1975). Le mythe de la maladie mentale. Paris: Payot.&amp;lt;/ref&amp;gt;, paru en 1961, l’utilisation de la psychiatrie comme moyen du contrôle social, d&#039;esclavage déguisé en thérapie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Italie, dans la même période, le mouvement trouve un autre représentant. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Franco Basaglia], mène au niveau politique une lutte dans laquelle il revendique à haut voix les droits des patients ainsi que la fermeture des asiles (L&#039;auteur de &amp;quot;L&#039;institution en négation&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;) - Basaglia critique l&#039;enferment des malades mentaux comme n&#039;étant pas une solution)&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Finalement la solution arrive en 1978, avec la Loi-180. La création de nombreux lieux alternatif, tels que de centres de jour, des foyer et d&#039;autres formes innovatrices, ainsi qu&#039;une participation nationale des syndicats, la partie communiste et le monde du travail, ont permis aux malades mentaux de réintégrer la vie en société.&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;. À noter, malgré ça, il y a des différences très importantes entre les régions les plus développées et d&#039;autres régions italiennes. Cela a influencé la réintégration des patients psychiatriques.&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la France, plusieurs représentants ont pris parti au mouvement de l’antipsychiatrie. On y retrouve Roger Gentis, [http://es.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Guattari Félix Guattari], [http://es.wikipedia.org/wiki/Robert_Castel Robert Castel], ainsi que Michel Foucault.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce dernier, tout en étant en retrait par rapport aux autres praticiens, il offre dans son ouvrage « Histoire de la folie à l’âge classique », une représentation de comment la notion de folie, d’aliénation,  de maladie mentale sont en relation très étroite avec le contexte. À travers une lecture historique de la folie, l’auteur met en évidence l’influence des normes, des valeurs et des croyances en rapport aux explications des causes de celle-ci. Le rôle social du « fou » dépend également de la vision que la société a sur la folie.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard&amp;lt;/ref&amp;gt;. Déjà en 1954, dans l&#039;ouvrage « Maladie mentale et psychologie », Foucault met en évidence le fait que en Occident la folie a acquis le statut de maladie mentale très récemment, en devenant ainsi objet d’étude de la part de la psychiatrie. Les explications que l’on donnait auparavant à ce type de phénomène étaient du domaine de la magie et de la religion. Le contexte influence le regard que l’on pose sur une problématique.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau général, le mouvement essaye de se centrer dans l&#039;application d&#039;une thérapie dans le contexte du sujet (soit familial ou communautaire) et non pas dans le contexte clinique. Les trois thèses de l’antipsychiatrie (antinosographique, anti-institutionnelle, anti-thérapeutique) se manifestent comme une prise de conscience collective. La thèse antinosographique conteste l’appartenance des troubles psychiques au concept de maladie et la nécessité à n’importe quel type d’assistance psychiatrique et soutien que la classification des maladies mentales et le diagnostic donné constituent une forme d’étiqueter et de stigmatiser une personne. La thèse anti-thérapeutique est une réaction contre les mesures dures des traitements appliques aux malades psychiques  (l’électrochoc, la médicamentation abusive et obligatoire, la privation de liberté) et encourage le traitement sans médicamentation, basé sur une communauté thérapeutique. La thèse anti-institutionnelle condamne les institutions en les nommant totalitaires car tout est enfermé, contrôle et obligatoire et propose de modifier la relation entre les psychiatres et les patients.&lt;br /&gt;
Le mouvement de l’antipsychiatrie a contribué pour : la sensibilisation des autorités et l’opinion publique, le fait de non-être stigmatise pour les personnes avec de trouble psychique, l’influence et l’aide de mouvement pour les droits des patients, la reformation du système par l’introduction des lois qui ont comme but de protéger les droits et d’améliorer les conditions d’assistance psychiatrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réalité des patients psychiatriques ==&lt;br /&gt;
=== Lois sur la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement antipsychiatrique, comme mentionné au paravent, a été le premier à se battre pour la fermeture des asiles en s’opposant à la psychiatrie traditionnelle avec des idées, des interprétations de la maladie mentale et surtout des actions subversives. Au niveau législatif, cela s&#039;est traduit par la [http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf Loi 180], qui a été la première et seule loi qui ordonne la fermeture des hôpitaux psychiatriques en Italie. Approuvé grâce au soutien de Franco Basaglia le 13 mai 1978 (elle est parfois appelée &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot;), elle règle tous contrôles et traitements sanitaires volontaires et obligatoires pour des personnes avec une maladie mentale. Elle se base sur des principes tels que le respect de la dignité de la personne, des ses droits civils et politiques. Le droit de choisir librement son médecin et son lieu soin, ou encore le droit de communiquer avec qui ils désirent. Tous les traitements doivent être assurer par consensus et la participation de la personne. La &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot; vise aussi à une &amp;quot;réforme sémiotique&amp;quot; des termes utilisés pour définir les patients psychiatriques. Elle supprime tout définition dans le code pénal comme &amp;quot;aliéné mental&amp;quot; ou &amp;quot;infirme mental&amp;quot;. Il s’agit d’une loi qui agit sur plusieurs niveaux, que ça soit sur les droits de la personne, sur les institutions soignantes ou encore à niveau pénal. Elle représente une réforme sociale et politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droits des patients psychiatriques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les droits des patients psychiatriques s&#039;inscrivent dans [http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Droits_des_patients_(%C3%A0_l%27h%C3%B4pital) les droits des patients] en général, avec quelques différences qui est propre à cette population. Comme nous le verrons dans ce sous-chapitre, la nature de la maladie mentale peut impliquer des limitations au niveau juridique dans l’exercice de certains droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les préoccupations concernant la protections des droits des patients psychiatriques est un fait relativement récent qui débute dans les années 1960 et qui prend plus d&#039;ampleur dans les années 1970 au niveau national ainsi qu&#039;international. Dans plusieurs pays on assiste à des modifications législatives, mais les questionnements concernant le traitement des maladies mentales s&#039;opère aussi au niveau des droits internationales et de la liberté de la personne. &amp;lt;ref&amp;gt;Gendreau,C. (2005). Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale. Montréal: Les Editions Thémis &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, des personnes qui avaient connu l’expérience de l’institution psychiatrique s’adressent au  réseau international d’alternative à la psychiatrie, qui avait organisé une rencontre à Genève, dans le but de créer un organisme capable de défendre les droits des usagers de la psychiatrie. Cette démarche s’inscrit dans un processus de médiatisation qui, depuis les années 1976-1977, avait porté au grand jour le fonctionnement du système psychiatrique genevois et les internements qualifiés comme abusifs.  (Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas)   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ainsi que, en 1979 à Genève, des personnes tels que médecins, psychiatres, psychologues, assistants sociaux, juristes et usagers de la psychiatrie fondent l’[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf ADUPSY], l’association pour les droits des usagers de la psychiatrie. Une association dont le but est de lutter contre toutes discriminations en défendant les droits démocratiques fondamentaux des personnes psychiatriques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à la révision de la Loi sur le régime des personnes atteintes d’affections mentales du 1936, ils lancent des propositions qui viseront à combler les lacunes pratiques dont cette loi n’a pas su changer dans la pratique quotidienne de la prise en charge et de la reconnaissance de la personne psychiatrique. Comme par exemple recourir à l’internement lorsqu’il est réellement nécessaire, tandis qu’il s’agit encore d’une pratique naturelle, ordinaire à laquelle on recourt presque toujours, ou l’impossibilité du malade à faire recours lors de son internement ou au moment de la sortie, ou encore l’action faite par le Conseil de surveillance psychiatrique qui protège la société du malade mental en le stigmatisant encore plus ou lieu de protéger ce dernier. Ce sont tous des exemples de comment la loi ne s’est pas traduite en pratique selon ses principes.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf L&#039;Adupsy] lance ses propositions en essayant de modifier la réalité psychiatrique. Elle revendique la suppression totales des internements visant une modification de toutes pratiques psychiatriques. Elle croit dans une nouvelle législation qui tiendrait en compte des modifications du [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code Civile Suisse], des recommandations de l’Assemblée parlementaire du Conseil d’Europe inhérent la situation des malades mentaux et des recommandations de l’[http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_sant%C3%A9 OMS]. Leurs propositions visent trois aspects principaux liés aux droits de la personne : l’admission, le droit de recours et les droits liés au traitement et à la participation à la recherche clinique. [ici il faudrait que l&#039;on sache sur quoi vous vous baser pour dire cela: les références manquent!!!]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut supprimer l’internement, l’admission doit être volontaire du début la fin du traitement, dans le sens que toute prise en charge ou action thérapeutique ne peut pas être efficace si le patient n’est pas d’accord. Le libre arbitre, le droit de choix ou de refus, une participation active sont des aspects nécessaires lors qu’on vise une prise en charge efficace, dans le respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit de recours doit être une instance judiciaire. Dans ce sens là le Conseil de surveillance psychiatrique doit être remplacé par la Chambre de révision psychiatrique. La personne psychiatrique ne devrait plus être stigmatisée au tant que malade, elle n’est pas dangereuse et donc la société ne doit pas être protégée par ce dernier. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le troisième objectif concernant les droits liés au traitement et à la participation à la recherche médicale implique l’abolition de tout traitement médical sans le consensus du patient, il faut présenter au patient les implications du traitement, les alternatives et s’il veut il peut consulter un autre médecin de son choix. &lt;br /&gt;
Ces trois aspects visent, comme écrit au paravent, une modification des conditions de prise en charge, des droits des patients en tant que personnes et du tout le système psychiatrique.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La période comprise entre les années ’60 et ’80 est témoin d’une grand révolution vis à vis des droits des patients psychiatriques. Même si elle reste une révolution idéologique, car tous principes, toutes actions ne sont pas traduites en pratique pour l’instant, elle représente le précurseur pour un nouvelle réalité où on envisage une meilleure considération des droits de la personne au tant que tel et pas en tant que malade mentale, où on reconsidère la pratique psychiatrie à fin d’améliorer la prise en charge et les réponses aux besoins de ces personnes… À modifier, continuer….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La loi K 1 25 de 1979 ===&lt;br /&gt;
Suite à deux cas d’internement qui avaient touché profondément l’opinion publique genevoise, ainsi que grâce aux mouvements militant pour une remise en question des traitements des patients psychiatriques, deux projet de révision ont été proposés au [https://www.ge.ch/grandconseil/index.asp Grand Conseil] concernant la loi du 14 mars 1936 sur le régime des personnes atteintes d’affection mentale.    &lt;br /&gt;
Selon la commission parlementaire la difficulté majeure est liée au fait qu’il faut renforcer les droits des malades mentaux tout en continuant de protéger le reste de la population de ces personnes. &lt;br /&gt;
Un difficulté supplémentaire été due  à la récente ratification (1974) de la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme Convention européenne des droits de l’homme] (CEDH) qui interdisait toute forme d’internement administratif sans recours judiciaire. &lt;br /&gt;
La loi du 1979 apporte des changements sur plusieurs niveaux. Tout d’abord l’application de la loi se limite aux personnes atteinte de maladie mentale dont l’état nécessite une prise en charge en hôpital psychiatrique. Avant la révision, la loi s’appliquait à toute personne atteinte de maladie mentale qui aurait pu compromettre la sécurité et la tranquillité publique, ainsi que leur propre sécurité. &lt;br /&gt;
Deuxièmement elle impose aux établissements privé et publique un régime de surveillance des registres des entrées et de sorties. &lt;br /&gt;
En outre cette loi renforce les droits des patients psychiatriques. Le patient acquiert l’accès à son dossier médical et ce dernier et sa famille doivent être informés de tous les droits dont ils disposent.&lt;br /&gt;
De plus, la loi fixe les conditions d’admission des malades mentaux en faisant la distinction entre admission volontaire et involontaire. L’admission volontaire nécessite un certificat médical qui justifie l’admission du patient en raison de son état mentale.  Etant donné que l’admission involontaire comporte une atteinte à la liberté de l’individu, elle peut être demandé seulement si ces trois conditions sont réunies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Le malade présente des troubles mentaux&lt;br /&gt;
* Son état constitue un danger grave pour lui-même ou pour autrui&lt;br /&gt;
* Un traitement et des soins dans un établissement psychiatrique s’avèrent nécessaires. » (p.8)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un examen ultérieur concernant les symptômes du malade, les motifs de l’hospitalisation et le dégrée d’urgence de la situation est nécessaire afin de confirmer ou annuler l’hospitalisation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La capacité de discernement ===&lt;br /&gt;
Le discernement est définit dans l’article 16 du code civil et implique la capacité de pouvoir agir de façon raisonnable. On estime capable de discernement toute personne qui agit en connaissance de cause. Le code civil prévoit certaines situations dans lesquelles cette capacité peut être limitée dans l’intérêt de la personne concernée, notamment dans le cas de « maladie mentale » et de « faiblesse d’esprit ».  La reconnaissance de cette capacité est la condition indispensable sans laquelle l’individu n’est pas en mesure d’exercer ses droits personnels.&lt;br /&gt;
L’évaluation de la capacité de discernement se prête à controverse, notamment entre psychiatre et juriste, car il est impossible de poser un jugement objectif. Ceci est encore de nos jours source de malentendus et il semble très difficile qu’une réforme juridique puisse parvenir à éclaircir cette situation compliquée. Afin de limiter l’imposition d’une étiquette trop lourde, l’évaluation de la capacité de discernement s’opère toujours en relation à une situation précise. Une réévaluation s’impose donc face à toute nouvelle situation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Privation de liberté à des fins d’assistance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, le Parlement fédéral a modifié le [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code civil suisse] en matière de privation de liberté à des fins d’assistance afin de rendre compatible le droit suisse avec [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme la Convention européenne des droits de l’homme] (ratifiée par la Suisse en 1974). &lt;br /&gt;
Les causes permettant la privation de la liberté d’un individu prévues dans l’article 397a CC sont :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
* La maladie mentale&lt;br /&gt;
* La faiblesse d’esprit&lt;br /&gt;
* La toxicomanie&lt;br /&gt;
* Le grave état d’abandon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de limiter les abus, cette première condition doit s’accompagner de deux autres conditions. La privation de liberté est la seul solution possible afin d’assurer l’assistance nécessaire à la personne. Tous les autres possibles prises en charges (traitement ambulatoire, assistance de l’entourage,…) doivent être considérées comme des solutions inefficaces. &lt;br /&gt;
En outre, la prise en charge doit être assurée par un établissement apte à fournir les prestations spécifiques dont l’individu a besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit fédéral impose des garanties minimales dans le but de protéger la personne privée de liberté à des fins d’assistance. Parmi les droit dont dispose l’individu on trouve :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le droit à l’information concernant le pourquoi de sa privation de liberté&lt;br /&gt;
* La demande de libération. Cette demande peut être également formulée par les proches.&lt;br /&gt;
* Le droit à l’assistance juridique&lt;br /&gt;
* Le droit d’être inétendue devant le juge&lt;br /&gt;
* … &amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La déclaration de Hawaï 1977 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1977, L’association mondiale des psychiatres rédige une charte éthique concernant les pratiques, ainsi que les buts de la psychiatrie. Parmi les recommandations que l’on prône,  on y trouve que le rapport entre le psychiatre et le patient doit être basé sur la confiance et le respect. Le psychiatre es au service du patient et ce dernier doit être considéré comme un partenaire. Le soignant doit privilégier les interventions thérapeutiques qui limitent le moins possibles la liberté du patient. Dans le cas d’incapacité de discernement, toute action thérapeutique doit être discuté avec la famille ou avec un représentant légal. Ce disposition vise le respect de la dignité humaine et les droits fondamentaux de l’homme. (http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les méthodes d&#039;entretien se distinguent par la mise en oeuvre des processus fondamentaux de communication et d&#039;interaction humaine. Ces processus permettent au chercheur de retirer de ses entretien des informations et éléments de réflexion riches en nuances. &lt;br /&gt;
Nous avons utilisé la variante entretien centré, avec une petite liste de questions-guides ouvertes afin que l&#039;interviewé puisse parler ouvertement d&#039;un événement ou d&#039;une expérience précise à laquelle il a participé. En ce cas Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La lutte contre les abus de la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
[[Entretien avec M. Alain Riesen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Questions pour l&#039;entretien ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Depuis quand et avec qui (quel groupe) vous êtes-vous engagé/e dans la lutte pour les droits de la personne et quel était à ce moment votre statut (ou fonction)? Dans quel contexte s&#039;est inséré cette démarche ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2. Il y a-t-il un événement originel? Pourriez vous nous raconter un ou des événement/s marquant/s que vous avez mené ou qui vous ont frappé dans cette période en faveur de ces droits ? &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3. Quels ont été les changements les plus importantes auxquels vous avez assistés?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.  Y a-t-il des valeurs que vous avez eu le sentiments d&#039;avoir porté en avant et si oui, lesquelles étaient-elle?  (avoir en tête: corps réappropriation et bien-être et développement, bien être psychique, son développement, la liberté, autodétermination de la personne, mais ne les évoquer que si la personne ne répond pas!)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Qu&#039;en est-il aujourd&#039;hui de cette lutte et des acquis et des risques de retour en arrière?  Sur quoi faudrait-il continuer de se battre de lutter?&lt;br /&gt;
Est-ce que vous continuer aujourd&#039;hui de vous engager et sur quoi?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[[Entretien_avec_M._Alain_Riesen]] nous a permis d&#039;avoir une vue d&#039;ensemble sur les années &#039;60-&#039;80. Grace à son histoire et les réponses aux questions nous avons pu recueillir beaucoup d&#039;éléments sur les principaux changements, les mouvements militants et les conquêtes par rapport aux droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion et discussion ==&lt;br /&gt;
La période des années ’60-’80 constitue une époque de grands changements. Elle a été témoin d’une révolution idéologique, politiques, législative. Il s’agit principalement d’un mouvement général de contestation du pouvoir et des normes institutionnelles. Le mouvement de l’antipsychiatrie avant et du réseau d’alternative à la psychiatrie après, contribuent fortement à la lutte et aux débats contre l’institution totalitaire (Goffman), la violence institutionnelle. Spécifiquement au territoire de Genève, l’association de l’ADUPSY a contribué de façon important à tous ces changements. La cohésion entre les professionnels et les patients permet une action et une réflexion autour de la manière de pratiquer le soin, tout en considérant  la question des droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant les années ’60 les patients psychiatriques étaient, pour la plus parte, reclus, isolés, stigmatisés. La pratique du soin se faisait sous obligation, constriction où le pouvoir décisionnel était exclusivement dans les mains des médecins. Le patient n’avait aucune possibilité d’expression ou contestation, il subissait toute décision du corps médical, il était considéré comme une personne incurable, dangereuse, qui devait être hospitalisé à vie. Le patient vivait donc dans des conditions de vie précaires, où son identité était limité à une personne sans aucun droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après les années ‘60 cette réalité voit un tournant important. Premièrement grâce au CAS, le Comité d’Action de Santé qui a mené une réflexion autour de la politique institutionnelle. Une politique de santé mentale se base sur l’institution, le dispositif institutionnel ; la théorie, la psychopathologie, dont dépend la manière de définir l’identité de la personne ; le corps des professionnels et la législation. Il y a eu une prise de conscience par rapport à la manière de considérer l’autre, on commence à se soucier des conditions de vie de ses personnes, on arrive à une nécessité de changer l’institution, de changer les lois, et les pratiques. Petit à petit on enlève les barreaux dans le dispositif institutionnel, on considère les professionnels comme des soignant et non plus comme des gardiens, progressivement on élimine les traitements de choc. Toute la question sur les droits des patients se révèle, la pratique du soin, la prise en charge des patients, la considération, reconnaissance de la personne voient une évolution importante. L’ADUPSY, l’Association pour les droits des usagers de la psychiatrie, contribue aussi à cette grande évolution, pendant plusieurs années elle a mené un travail pour accueillir  les plaintes, les demandes ou encore les critiques des patients à fin de modifier la réalité qui les concernaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conquêtes, comme mentionné au paravent, ont étaient multiples. Néanmoins la question des droits des patients psychiatriques est toujours d’actualité. L’hospitalisation non volontaire et le type de traitement, liés au pouvoir médical ont encore une très forte influence dans la société de nos jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Barnes, M.(1976). &#039;&#039;Un voyage à travers la folie&#039;&#039;. Paris: Editions du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Basaglia, F.] (1970). [[L&#039;institution en négation - Basaglia|&#039;&#039;L&#039;institution en négation.&#039;&#039;]] Paris: Edition du Seuil. 	&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper  Cooper, D.] (1970). &#039;&#039;Psychiatry et anti-Psychiatry.&#039;&#039; Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault  Foucault, M.](1964) [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_folie_%C3%A0_l%27%C3%A2ge_classique &#039;&#039;Histoire de la folie à l&#039;âge classique&#039;&#039;], Paris : U.G.E., coll. « 10/18 »&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&lt;br /&gt;
* [http://es.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Goffman, E.] (1975). &#039;&#039;Stigmates. Les usages sociaux des handicaps&#039;&#039;. Paris: Les Editions de Minuit.&lt;br /&gt;
* Gendreau,C. (2005). &#039;&#039;Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale&#039;&#039;. Montréal: Les Editions Thémis&lt;br /&gt;
* Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). &#039;&#039;Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&#039;&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_S._Szasz Szasz, T.] (1975). [[Résumé :Le mythe de la maladie mentale (1975)|&#039;&#039;Le mythe de la maladie mentale&#039;&#039;]]. Paris: Payot.&lt;br /&gt;
* [http://www.triunfodigital.com/ Triunfo Digital] (s.d.) [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 &#039;&#039;Josep Berke: &amp;quot;La sociedad está enloqueciendo a sus miembros&amp;quot;&#039;&#039;], Archives, Consulté le 8 Novembre 2013 [http://www.triunfodigital.com/ &amp;quot;Triunfo Digital&amp;quot;], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.1], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=29&amp;amp;fecha=1973-04-14 p. 2], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=30&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.3], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=31&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.4]&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye, J.] (2010). &#039;&#039;La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie.&#039;&#039; Paris: Editions Libertaires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://mamytartine.blog.lemonde.fr/mamytartine/2005/08/lantipsychiatri.html &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.e-monsite.com/isabellesamyn/rubrique-1012337.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.academia.edu/440584/Psychanalyse_Et_Antipsychiatrie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Webographie ==&lt;br /&gt;
http://www.jhberke.com/index2.html Site web du Dr. Joseph H. Berke.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://vimeo.com/38575546 Ici vous trouverez un entretien à Mary Barnes (langue anglaise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.dionyversite.org/cycle_08-11-A.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.cairn.info/revue-topique-2004-3-page-79.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.geopsy.com/memoires_theses/la_folie.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://senon.pagesperso-orange.fr&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13148</id>
		<title>Droits des patients psychiatriques</title>
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		<updated>2014-01-14T12:05:23Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Notes et références */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
Cet article s’inscrit dans le cadre général des droits de la personne et des droits des patient en psychiatrie en particulier. Il s&#039;agit dans ce chapitre de mieux comprendre comment les revendications des droits des patients psychiatriques relèvent des droits de la personne et d&#039;arriver à expliquer ce que cela recouvre concrètement dans le quotidien en termes de pratiques, mais aussi de désignation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le paysage psychiatrique, au fil des années, a été modifié par l’influence et l’interaction de différents mouvements sociaux et des changements de lois. Cette recherche est une opportunité qui nous permet d’élaborer une réflexion autour de ces interactions et de mieux comprendre l’évolution de la terminologie et l’utilisation des divers moyens thérapeutiques, la mise en place d’un cadre légal préservant les droits des patients psychiatriques et les apports amenés à la société. Il semble que la critique des classifications nosographiques (les DSM) qui existe depuis les années 20 – lesquelles classifications n&#039;ont été qu&#039;en augmentation (en 1990, 400 classifications) ont visé à la fois le pouvoir qui désigne, mais aussi peut-être plus fondamentalement une manière de &amp;quot;donner sens&amp;quot; à un individu porteur de signes définis essentiellement par les médecins psychiatres. L&#039;alternative serait de considérer la personne, sa parole, sa propre perception, sa conception aussi de la santé (et donc de la folie) dans une remise en question de la relation soignant-soigné. C&#039;est aussi évidemment une remise en question de rapport norme/déviance, mais aussi plus fondamentalement de cette réalité &amp;quot;faussement&amp;quot; ou &amp;quot;artificiellement&amp;quot; construite (symboliquement) par ceux qui détiennent le pouvoir de nommer. Ainsi la critique sociale et politique des année 60-80 se double d&#039;une critique de l&#039;épistémologie du sujet pour mettre à la place une relation plus égalitaire et un respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons commencé par une brève présentation sur la maladie mental el le courant de l’antipsychiatrie, présentation qui nous aide à nous faire une image mental de ce que représentait pour la société une personne qui manifestait une maladie mentale, un hôpital psychiatrique et surtout ce qui voulait dire pour une personne d&#039;être quelqu’un avec un trouble psychique au début du XXème siècle. La deuxième partie de l’article nous amène dans ‘’la réalité des patients psychiatriques’’ contemporaine et nous découvrons les changements des lois et des droits pour ces patients. Pour pointer notre recherche, nous avons effectué un entretien avec M. Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève, entretien qui nous a permis de voir plus en détail et plus concrètement l’évolution des droits des patients en psychiatrie. Peut-être que cette évolution continuera dans ce vaste domaine, mais il faut souligner le fait que jusqu’au maintenant toutes les personnes qui présentent des troubles psychiques ont le droit aux meilleurs services médicaux et qu&#039;aucune discrimination n’est admise, donc la santé est un segment d’insertion sociale qui place le patient dans la dimension d&#039;être un citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
=== Historique de la maladie mentale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute société se trouve confronté à des personnes qui sortent du fonctionnement ordinaire, qui ne vivent pas selon les normes en vigueur, allant jusqu&#039;à perturber l’équilibre d&#039;un groupe social (famille, classe, atelier, entreprise, institution, etc.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En traversant les âges et les cultures, la maladie mentale a connu les définitions et les explications les plus variées. En effet, « puisque la folie plonge ses racines aux sources de la culture, être fous est différent selon le pays ou la région dont on est originaire » (&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;, p.13).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l’Europe, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye] met en évidence comment à partir de l’Antiquité on s’est occupé du problème des personnes déviantes en les bannissant et en les excluant de la société. Durant le Moyen Âge, en particulier en France, l’exclusion de la société se faisait par exemple en mettant les personnes qui dérangeaient sur une barque et en les abandonnant sur une rivière.  Au tour de l’année 1000, de l’exclusion et du bannissement en dehors des villes, il y a la mise en place d’un premier système d’enfermement. Dans les maladreries et les hostelleries (préludes des hôpitaux généraux), on commence à enfermer les malades mentaux avec tout sortes des personnes &amp;quot;marginales&amp;quot;. La promiscuité, l&#039;insalubrité, la surpopulation, ainsi que les maladies transformaient ces lieux en lieux d’extermination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La religion avait une très grande influence durant toute cette période. La maladie mentale était interprétée comme la punition de Dieu en réponse à un péché. Le personne déviante était donc aussi enfermée pour protéger la société et pour qu’elle puisse faire amende honorable. Progressivement, mais surtout pendant le XIX, le pouvoir sur la maladie mentale passe entre les mains des médecins. En effet, ces derniers, écrit Lesage de la Haye « […] vont devenir les responsables du traitement des malades mentaux et mêmes les directeurs des asiles d’aliénés » (p.22)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt pour les problèmes liés à la santé mentale surgit dans les années d’après-guerre à cause d’une forte augmentation des cas pris en charge. À partir des années 1970, sur la voie des protestations anticonformistes de Mai 1968 et sous l’influence et la pression des familles, on commence à dénoncer les conditions précaires des malades mentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mouvement de l&#039;antipsychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant les années 1960 apparaissait un nouveau courant qui a explosé dans plusieurs pays, l&#039;Antipsychiatrie, qui prend le contre-pied de la psychiatrie. La critique vise à remettre en question non seulement la psychiatrie et la prise en charge des malades mentaux, mais aussi la société au sens large. Ce mouvement qui s&#039;exprime sous différentes formes dans plusieurs pays, offre une nouvelle conception de la liberté aux patients psychiatriques en leur donnant la voix et le pouvoir de choisir leur parcours de soins, condamne la société capitaliste qui rejet tout individu non rentable et qui ne se conforme pas au règles de fonctionnement de la société. Les prisons et les hôpitaux psychiatriques sont l&#039;expression de la mise à l&#039;écart de toute personne qui affiche une différence trop importante face à la norme. Ce courant de pensé est très révolutionnaire et prône la liberté des individus.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon, Lesage de la Haye, l&#039;antipsychiatrie n&#039;est pas un courant de pensée, c&#039;est un vaste mouvement qui ne trouve pas une véritable unité concernant les théories et les pratiques des différents représentant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme «Antipsychiatrie» est utilisée pour la première fois par Cooper [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper David Cooper] en 1967 dans son ouvrage «Psychiatrie et antipsychiatrie»&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil.&amp;lt;/ref&amp;gt; et à travers ses expériences dans le &amp;quot;pavillon 21&amp;quot; à Kingsley Hall (Londres), il s&#039;oppose au système hiérarchique et aliénant qui conduit à l’internement des personnes et en les rendant des malades chroniques. Ainsi, il propose d&#039;étudier la personne dans son contexte de vie, en relativisant le diagnostic et l&#039;étiquetage. Il est suivi par d’autres militants de ce courant idéologique, notamment par Aaron Esterson et [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Laing Ronald David Laing]. Tous les trois travaillent en Grande-Bretagne et offrent une réponse plus sociale et communautaire en s&#039;opposant à la psychiatrie ordinaire, au diagnostic, à la pratique et à la politique en vigueur.&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un exemple intéressant est le livre qui raconte le parcours d’une patiente, [http://en.wikipedia.org/wiki/Mary_Barnes Mary Barnes], qui avait suivi une thérapie à Kingsley Hall avec le psychiatre [http://www.jhberke.com/index2.html%20 Joseph Berke] et sous la direction de Ronald David Laing. Le livre « Un voyage à travers la folie »&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;, écrit en 1976 par Mary Barnes avec la collaboration de [http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Berke Joseph Berke] est un exemple du passage à travers la folie qui donne un point de vue différent: il valorise la personne et ses droits en tant que patient, l’importance de l&#039;autodétermination personnelle et de l’intégration sociale. Le professionnel est vu comme témoin dans le parcours du patient. Il représente aussi un soutient au mouvement de l&#039;antipsychiatrie.&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Parallèlement, aux Etats-Unis, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Erving Goffman] publie en 1961 un ouvrage qui influencera aussi le courant de l&#039;antipsychiatrie [[Asiles, études sur la condition sociale des malades mentaux|&amp;quot;ASILES, études sur la condition des malades mentales&amp;quot;]], (basé sur des observations des comportements des patients et du personnel d&#039;un hôpital psychiatrique ). L’auteur commence par donner une définition des  « institutions totalitaires » qui se caractérisent par le niveau d’exclusion et de contrôle dans lequel se trouve le reclus. La vie dans de ce genre d’institution est décrite en négatif par comparaison avec le déroulement de la vie à l’extérieur. Une fois admis au sein de l&#039;institution l&#039;individu est mis sous tutelle et perd tous les droits dont il jouissait en tant que membre de la société et se trouve sous l&#039;emprise du pouvoir du médecin &amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1963, avec son livre [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stigmate_%28Erving_Goffman%29 «Stigmate&amp;quot;. Les usages sociaux des handicaps»&amp;lt;ref&amp;gt; Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;], il continue à exprimer ses idées, selon lesquelles d&#039;une manière indirecte, influenceront les droits de l’homme. Goffman donne une définition plus élargie du stigmate en mettant en évidence un ensemble des concepts sur «l&#039;image social» des individus et ce qu&#039;ils peuvent transmettre d&#039;eux-mêmes aux autres en situations de confrontation. (Le stigmate permet de marquer une différence entre les personnes &amp;quot;dites normales&amp;quot; et celles qui présentent des caractéristiques déviantes de la norme.)&amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aux Etats Unis, [[Thomas_Szasz|Thomas Szas]], professeur en psychiatrie (et admirateur de Michel Foucault) pour ses dénonciations des abus de la psychiatrie, ne préconisait pas les mêmes solutions. Szasz défend vivement les droits des malades mentaux et fait une double critique à la psychiatrie: la maladie mental n’est pas une vrais maladie, mais une justification légitimant, avec l’appui de médecins et des avocats, l’intervention du pouvoir pour protéger les gens contre eux mêmes. La psychiatrie est ainsi utilisée comme un outil de contrôle social à grande échelle, au nom du bien-être des « normaux ». Szasz décrit et dénonce dans son célèbre livre &amp;quot;Le mythe de la maladie mentale&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Szasz, T. (1975). Le mythe de la maladie mentale. Paris: Payot.&amp;lt;/ref&amp;gt;, paru en 1961, l’utilisation de la psychiatrie comme moyen du contrôle social, d&#039;esclavage déguisé en thérapie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Italie, dans la même période, le mouvement trouve un autre représentant. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Franco Basaglia], mène au niveau politique une lutte dans laquelle il revendique à haut voix les droits des patients ainsi que la fermeture des asiles (L&#039;auteur de &amp;quot;L&#039;institution en négation&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;) - Basaglia critique l&#039;enferment des malades mentaux comme n&#039;étant pas une solution)&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Finalement la solution arrive en 1978, avec la Loi-180. La création de nombreux lieux alternatif, tels que de centres de jour, des foyer et d&#039;autres formes innovatrices, ainsi qu&#039;une participation nationale des syndicats, la partie communiste et le monde du travail, ont permis aux malades mentaux de réintégrer la vie en société.&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;. À noter, malgré ça, il y a des différences très importantes entre les régions les plus développées et d&#039;autres régions italiennes. Cela a influencé la réintégration des patients psychiatriques.&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la France, plusieurs représentants ont pris parti au mouvement de l’antipsychiatrie. On y retrouve Roger Gentis, [http://es.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Guattari Félix Guattari], [http://es.wikipedia.org/wiki/Robert_Castel Robert Castel], ainsi que Michel Foucault.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce dernier, tout en étant en retrait par rapport aux autres praticiens, il offre dans son ouvrage « Histoire de la folie à l’âge classique », une représentation de comment la notion de folie, d’aliénation,  de maladie mentale sont en relation très étroite avec le contexte. À travers une lecture historique de la folie, l’auteur met en évidence l’influence des normes, des valeurs et des croyances en rapport aux explications des causes de celle-ci. Le rôle social du « fou » dépend également de la vision que la société a sur la folie.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard&amp;lt;/ref&amp;gt;. Déjà en 1954, dans l&#039;ouvrage « Maladie mentale et psychologie », Foucault met en évidence le fait que en Occident la folie a acquis le statut de maladie mentale très récemment, en devenant ainsi objet d’étude de la part de la psychiatrie. Les explications que l’on donnait auparavant à ce type de phénomène étaient du domaine de la magie et de la religion. Le contexte influence le regard que l’on pose sur une problématique.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau général, le mouvement essaye de se centrer dans l&#039;application d&#039;une thérapie dans le contexte du sujet (soit familial ou communautaire) et non pas dans le contexte clinique. Les trois thèses de l’antipsychiatrie (antinosographique, anti-institutionnelle, anti-thérapeutique) se manifestent comme une prise de conscience collective. La thèse antinosographique conteste l’appartenance des troubles psychiques au concept de maladie et la nécessité à n’importe quel type d’assistance psychiatrique et soutien que la classification des maladies mentales et le diagnostic donné constituent une forme d’étiqueter et de stigmatiser une personne. La thèse anti-thérapeutique est une réaction contre les mesures dures des traitements appliques aux malades psychiques  (l’électrochoc, la médicamentation abusive et obligatoire, la privation de liberté) et encourage le traitement sans médicamentation, basé sur une communauté thérapeutique. La thèse anti-institutionnelle condamne les institutions en les nommant totalitaires car tout est enfermé, contrôle et obligatoire et propose de modifier la relation entre les psychiatres et les patients.&lt;br /&gt;
Le mouvement de l’antipsychiatrie a contribué pour : la sensibilisation des autorités et l’opinion publique, le fait de non-être stigmatise pour les personnes avec de trouble psychique, l’influence et l’aide de mouvement pour les droits des patients, la reformation du système par l’introduction des lois qui ont comme but de protéger les droits et d’améliorer les conditions d’assistance psychiatrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réalité des patients psychiatriques ==&lt;br /&gt;
=== Lois sur la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement antipsychiatrique, comme mentionné au paravent, a été le premier à se battre pour la fermeture des asiles en s’opposant à la psychiatrie traditionnelle avec des idées, des interprétations de la maladie mentale et surtout des actions subversives. Au niveau législatif, cela s&#039;est traduit par la [http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf Loi 180], qui a été la première et seule loi qui ordonne la fermeture des hôpitaux psychiatriques en Italie. Approuvé grâce au soutien de Franco Basaglia le 13 mai 1978 (elle est parfois appelée &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot;), elle règle tous contrôles et traitements sanitaires volontaires et obligatoires pour des personnes avec une maladie mentale. Elle se base sur des principes tels que le respect de la dignité de la personne, des ses droits civils et politiques. Le droit de choisir librement son médecin et son lieu soin, ou encore le droit de communiquer avec qui ils désirent. Tous les traitements doivent être assurer par consensus et la participation de la personne. La &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot; vise aussi à une &amp;quot;réforme sémiotique&amp;quot; des termes utilisés pour définir les patients psychiatriques. Elle supprime tout définition dans le code pénal comme &amp;quot;aliéné mental&amp;quot; ou &amp;quot;infirme mental&amp;quot;. Il s’agit d’une loi qui agit sur plusieurs niveaux, que ça soit sur les droits de la personne, sur les institutions soignantes ou encore à niveau pénal. Elle représente une réforme sociale et politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droits des patients psychiatriques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les droits des patients psychiatriques s&#039;inscrivent dans [http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Droits_des_patients_(%C3%A0_l%27h%C3%B4pital) les droits des patients] en général, avec quelques différences qui est propre à cette population. Comme nous le verrons dans ce sous-chapitre, la nature de la maladie mentale peut impliquer des limitations au niveau juridique dans l’exercice de certains droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les préoccupations concernant la protections des droits des patients psychiatriques est un fait relativement récent qui débute dans les années 1960 et qui prend plus d&#039;ampleur dans les années 1970 au niveau national ainsi qu&#039;international. Dans plusieurs pays on assiste à des modifications législatives, mais les questionnements concernant le traitement des maladies mentales s&#039;opère aussi au niveau des droits internationales et de la liberté de la personne. &amp;lt;ref&amp;gt;Gendreau,C. (2005). Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale. Montréal: Les Editions Thémis &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, des personnes qui avaient connu l’expérience de l’institution psychiatrique s’adressent au  réseau international d’alternative à la psychiatrie, qui avait organisé une rencontre à Genève, dans le but de créer un organisme capable de défendre les droits des usagers de la psychiatrie. Cette démarche s’inscrit dans un processus de médiatisation qui, depuis les années 1976-1977, avait porté au grand jour le fonctionnement du système psychiatrique genevois et les internements qualifiés comme abusifs.  (Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas)   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ainsi que, en 1979 à Genève, des personnes tels que médecins, psychiatres, psychologues, assistants sociaux, juristes et usagers de la psychiatrie fondent l’[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf ADUPSY], l’association pour les droits des usagers de la psychiatrie. Une association dont le but est de lutter contre toutes discriminations en défendant les droits démocratiques fondamentaux des personnes psychiatriques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à la révision de la Loi sur le régime des personnes atteintes d’affections mentales du 1936, ils lancent des propositions qui viseront à combler les lacunes pratiques dont cette loi n’a pas su changer dans la pratique quotidienne de la prise en charge et de la reconnaissance de la personne psychiatrique. Comme par exemple recourir à l’internement lorsqu’il est réellement nécessaire, tandis qu’il s’agit encore d’une pratique naturelle, ordinaire à laquelle on recourt presque toujours, ou l’impossibilité du malade à faire recours lors de son internement ou au moment de la sortie, ou encore l’action faite par le Conseil de surveillance psychiatrique qui protège la société du malade mental en le stigmatisant encore plus ou lieu de protéger ce dernier. Ce sont tous des exemples de comment la loi ne s’est pas traduite en pratique selon ses principes.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf L&#039;Adupsy] lance ses propositions en essayant de modifier la réalité psychiatrique. Elle revendique la suppression totales des internements visant une modification de toutes pratiques psychiatriques. Elle croit dans une nouvelle législation qui tiendrait en compte des modifications du [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code Civile Suisse], des recommandations de l’Assemblée parlementaire du Conseil d’Europe inhérent la situation des malades mentaux et des recommandations de l’[http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_sant%C3%A9 OMS]. Leurs propositions visent trois aspects principaux liés aux droits de la personne : l’admission, le droit de recours et les droits liés au traitement et à la participation à la recherche clinique. [ici il faudrait que l&#039;on sache sur quoi vous vous baser pour dire cela: les références manquent!!!]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut supprimer l’internement, l’admission doit être volontaire du début la fin du traitement, dans le sens que toute prise en charge ou action thérapeutique ne peut pas être efficace si le patient n’est pas d’accord. Le libre arbitre, le droit de choix ou de refus, une participation active sont des aspects nécessaires lors qu’on vise une prise en charge efficace, dans le respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit de recours doit être une instance judiciaire. Dans ce sens là le Conseil de surveillance psychiatrique doit être remplacé par la Chambre de révision psychiatrique. La personne psychiatrique ne devrait plus être stigmatisée au tant que malade, elle n’est pas dangereuse et donc la société ne doit pas être protégée par ce dernier. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le troisième objectif concernant les droits liés au traitement et à la participation à la recherche médicale implique l’abolition de tout traitement médical sans le consensus du patient, il faut présenter au patient les implications du traitement, les alternatives et s’il veut il peut consulter un autre médecin de son choix. &lt;br /&gt;
Ces trois aspects visent, comme écrit au paravent, une modification des conditions de prise en charge, des droits des patients en tant que personnes et du tout le système psychiatrique.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La période comprise entre les années ’60 et ’80 est témoin d’une grand révolution vis à vis des droits des patients psychiatriques. Même si elle reste une révolution idéologique, car tous principes, toutes actions ne sont pas traduites en pratique pour l’instant, elle représente le précurseur pour un nouvelle réalité où on envisage une meilleure considération des droits de la personne au tant que tel et pas en tant que malade mentale, où on reconsidère la pratique psychiatrie à fin d’améliorer la prise en charge et les réponses aux besoins de ces personnes… À modifier, continuer….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La loi K 1 25 de 1979 ===&lt;br /&gt;
Suite à deux cas d’internement qui avaient touché profondément l’opinion publique genevoise, ainsi que grâce aux mouvements militant pour une remise en question des traitements des patients psychiatriques, deux projet de révision ont été proposés au [https://www.ge.ch/grandconseil/index.asp Grand Conseil] concernant la loi du 14 mars 1936 sur le régime des personnes atteintes d’affection mentale.    &lt;br /&gt;
Selon la commission parlementaire la difficulté majeure est liée au fait qu’il faut renforcer les droits des malades mentaux tout en continuant de protéger le reste de la population de ces personnes. &lt;br /&gt;
Un difficulté supplémentaire été due  à la récente ratification (1974) de la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme Convention européenne des droits de l’homme] (CEDH) qui interdisait toute forme d’internement administratif sans recours judiciaire. &lt;br /&gt;
La loi du 1979 apporte des changements sur plusieurs niveaux. Tout d’abord l’application de la loi se limite aux personnes atteinte de maladie mentale dont l’état nécessite une prise en charge en hôpital psychiatrique. Avant la révision, la loi s’appliquait à toute personne atteinte de maladie mentale qui aurait pu compromettre la sécurité et la tranquillité publique, ainsi que leur propre sécurité. &lt;br /&gt;
Deuxièmement elle impose aux établissements privé et publique un régime de surveillance des registres des entrées et de sorties. &lt;br /&gt;
En outre cette loi renforce les droits des patients psychiatriques. Le patient acquiert l’accès à son dossier médical et ce dernier et sa famille doivent être informés de tous les droits dont ils disposent.&lt;br /&gt;
De plus, la loi fixe les conditions d’admission des malades mentaux en faisant la distinction entre admission volontaire et involontaire. L’admission volontaire nécessite un certificat médical qui justifie l’admission du patient en raison de son état mentale.  Etant donné que l’admission involontaire comporte une atteinte à la liberté de l’individu, elle peut être demandé seulement si ces trois conditions sont réunies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Le malade présente des troubles mentaux&lt;br /&gt;
* Son état constitue un danger grave pour lui-même ou pour autrui&lt;br /&gt;
* Un traitement et des soins dans un établissement psychiatrique s’avèrent nécessaires. » (p.8)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un examen ultérieur concernant les symptômes du malade, les motifs de l’hospitalisation et le dégrée d’urgence de la situation est nécessaire afin de confirmer ou annuler l’hospitalisation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La capacité de discernement ===&lt;br /&gt;
Le discernement est définit dans l’article 16 du code civil et implique la capacité de pouvoir agir de façon raisonnable. On estime capable de discernement toute personne qui agit en connaissance de cause. Le code civil prévoit certaines situations dans lesquelles cette capacité peut être limitée dans l’intérêt de la personne concernée, notamment dans le cas de « maladie mentale » et de « faiblesse d’esprit ».  La reconnaissance de cette capacité est la condition indispensable sans laquelle l’individu n’est pas en mesure d’exercer ses droits personnels.&lt;br /&gt;
L’évaluation de la capacité de discernement se prête à controverse, notamment entre psychiatre et juriste, car il est impossible de poser un jugement objectif. Ceci est encore de nos jours source de malentendus et il semble très difficile qu’une réforme juridique puisse parvenir à éclaircir cette situation compliquée. Afin de limiter l’imposition d’une étiquette trop lourde, l’évaluation de la capacité de discernement s’opère toujours en relation à une situation précise. Une réévaluation s’impose donc face à toute nouvelle situation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Privation de liberté à des fins d’assistance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, le Parlement fédéral a modifié le [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code civil suisse] en matière de privation de liberté à des fins d’assistance afin de rendre compatible le droit suisse avec [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme la Convention européenne des droits de l’homme] (ratifiée par la Suisse en 1974). &lt;br /&gt;
Les causes permettant la privation de la liberté d’un individu prévues dans l’article 397a CC sont :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
* La maladie mentale&lt;br /&gt;
* La faiblesse d’esprit&lt;br /&gt;
* La toxicomanie&lt;br /&gt;
* Le grave état d’abandon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de limiter les abus, cette première condition doit s’accompagner de deux autres conditions. La privation de liberté est la seul solution possible afin d’assurer l’assistance nécessaire à la personne. Tous les autres possibles prises en charges (traitement ambulatoire, assistance de l’entourage,…) doivent être considérées comme des solutions inefficaces. &lt;br /&gt;
En outre, la prise en charge doit être assurée par un établissement apte à fournir les prestations spécifiques dont l’individu a besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit fédéral impose des garanties minimales dans le but de protéger la personne privée de liberté à des fins d’assistance. Parmi les droit dont dispose l’individu on trouve :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le droit à l’information concernant le pourquoi de sa privation de liberté&lt;br /&gt;
* La demande de libération. Cette demande peut être également formulée par les proches.&lt;br /&gt;
* Le droit à l’assistance juridique&lt;br /&gt;
* Le droit d’être inétendue devant le juge&lt;br /&gt;
* … &lt;br /&gt;
(Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La déclaration de Hawaï 1977 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1977, L’association mondiale des psychiatres rédige une charte éthique concernant les pratiques, ainsi que les buts de la psychiatrie. Parmi les recommandations que l’on prône,  on y trouve que le rapport entre le psychiatre et le patient doit être basé sur la confiance et le respect. Le psychiatre es au service du patient et ce dernier doit être considéré comme un partenaire. Le soignant doit privilégier les interventions thérapeutiques qui limitent le moins possibles la liberté du patient. Dans le cas d’incapacité de discernement, toute action thérapeutique doit être discuté avec la famille ou avec un représentant légal. Ce disposition vise le respect de la dignité humaine et les droits fondamentaux de l’homme. (http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les méthodes d&#039;entretien se distinguent par la mise en oeuvre des processus fondamentaux de communication et d&#039;interaction humaine. Ces processus permettent au chercheur de retirer de ses entretien des informations et éléments de réflexion riches en nuances. &lt;br /&gt;
Nous avons utilisé la variante entretien centré, avec une petite liste de questions-guides ouvertes afin que l&#039;interviewé puisse parler ouvertement d&#039;un événement ou d&#039;une expérience précise à laquelle il a participé. En ce cas Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La lutte contre les abus de la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
[[Entretien avec M. Alain Riesen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Questions pour l&#039;entretien ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Depuis quand et avec qui (quel groupe) vous êtes-vous engagé/e dans la lutte pour les droits de la personne et quel était à ce moment votre statut (ou fonction)? Dans quel contexte s&#039;est inséré cette démarche ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2. Il y a-t-il un événement originel? Pourriez vous nous raconter un ou des événement/s marquant/s que vous avez mené ou qui vous ont frappé dans cette période en faveur de ces droits ? &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3. Quels ont été les changements les plus importantes auxquels vous avez assistés?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.  Y a-t-il des valeurs que vous avez eu le sentiments d&#039;avoir porté en avant et si oui, lesquelles étaient-elle?  (avoir en tête: corps réappropriation et bien-être et développement, bien être psychique, son développement, la liberté, autodétermination de la personne, mais ne les évoquer que si la personne ne répond pas!)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Qu&#039;en est-il aujourd&#039;hui de cette lutte et des acquis et des risques de retour en arrière?  Sur quoi faudrait-il continuer de se battre de lutter?&lt;br /&gt;
Est-ce que vous continuer aujourd&#039;hui de vous engager et sur quoi?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[[Entretien_avec_M._Alain_Riesen]] nous a permis d&#039;avoir une vue d&#039;ensemble sur les années &#039;60-&#039;80. Grace à son histoire et les réponses aux questions nous avons pu recueillir beaucoup d&#039;éléments sur les principaux changements, les mouvements militants et les conquêtes par rapport aux droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion et discussion ==&lt;br /&gt;
La période des années ’60-’80 constitue une époque de grands changements. Elle a été témoin d’une révolution idéologique, politiques, législative. Il s’agit principalement d’un mouvement général de contestation du pouvoir et des normes institutionnelles. Le mouvement de l’antipsychiatrie avant et du réseau d’alternative à la psychiatrie après, contribuent fortement à la lutte et aux débats contre l’institution totalitaire (Goffman), la violence institutionnelle. Spécifiquement au territoire de Genève, l’association de l’ADUPSY a contribué de façon important à tous ces changements. La cohésion entre les professionnels et les patients permet une action et une réflexion autour de la manière de pratiquer le soin, tout en considérant  la question des droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant les années ’60 les patients psychiatriques étaient, pour la plus parte, reclus, isolés, stigmatisés. La pratique du soin se faisait sous obligation, constriction où le pouvoir décisionnel était exclusivement dans les mains des médecins. Le patient n’avait aucune possibilité d’expression ou contestation, il subissait toute décision du corps médical, il était considéré comme une personne incurable, dangereuse, qui devait être hospitalisé à vie. Le patient vivait donc dans des conditions de vie précaires, où son identité était limité à une personne sans aucun droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après les années ‘60 cette réalité voit un tournant important. Premièrement grâce au CAS, le Comité d’Action de Santé qui a mené une réflexion autour de la politique institutionnelle. Une politique de santé mentale se base sur l’institution, le dispositif institutionnel ; la théorie, la psychopathologie, dont dépend la manière de définir l’identité de la personne ; le corps des professionnels et la législation. Il y a eu une prise de conscience par rapport à la manière de considérer l’autre, on commence à se soucier des conditions de vie de ses personnes, on arrive à une nécessité de changer l’institution, de changer les lois, et les pratiques. Petit à petit on enlève les barreaux dans le dispositif institutionnel, on considère les professionnels comme des soignant et non plus comme des gardiens, progressivement on élimine les traitements de choc. Toute la question sur les droits des patients se révèle, la pratique du soin, la prise en charge des patients, la considération, reconnaissance de la personne voient une évolution importante. L’ADUPSY, l’Association pour les droits des usagers de la psychiatrie, contribue aussi à cette grande évolution, pendant plusieurs années elle a mené un travail pour accueillir  les plaintes, les demandes ou encore les critiques des patients à fin de modifier la réalité qui les concernaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conquêtes, comme mentionné au paravent, ont étaient multiples. Néanmoins la question des droits des patients psychiatriques est toujours d’actualité. L’hospitalisation non volontaire et le type de traitement, liés au pouvoir médical ont encore une très forte influence dans la société de nos jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Barnes, M.(1976). &#039;&#039;Un voyage à travers la folie&#039;&#039;. Paris: Editions du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Basaglia, F.] (1970). [[L&#039;institution en négation - Basaglia|&#039;&#039;L&#039;institution en négation.&#039;&#039;]] Paris: Edition du Seuil. 	&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper  Cooper, D.] (1970). &#039;&#039;Psychiatry et anti-Psychiatry.&#039;&#039; Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault  Foucault, M.](1964) [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_folie_%C3%A0_l%27%C3%A2ge_classique &#039;&#039;Histoire de la folie à l&#039;âge classique&#039;&#039;], Paris : U.G.E., coll. « 10/18 »&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&lt;br /&gt;
* [http://es.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Goffman, E.] (1975). &#039;&#039;Stigmates. Les usages sociaux des handicaps&#039;&#039;. Paris: Les Editions de Minuit.&lt;br /&gt;
* Gendreau,C. (2005). &#039;&#039;Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale&#039;&#039;. Montréal: Les Editions Thémis&lt;br /&gt;
* Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). &#039;&#039;Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&#039;&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_S._Szasz Szasz, T.] (1975). [[Résumé :Le mythe de la maladie mentale (1975)|&#039;&#039;Le mythe de la maladie mentale&#039;&#039;]]. Paris: Payot.&lt;br /&gt;
* [http://www.triunfodigital.com/ Triunfo Digital] (s.d.) [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 &#039;&#039;Josep Berke: &amp;quot;La sociedad está enloqueciendo a sus miembros&amp;quot;&#039;&#039;], Archives, Consulté le 8 Novembre 2013 [http://www.triunfodigital.com/ &amp;quot;Triunfo Digital&amp;quot;], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.1], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=29&amp;amp;fecha=1973-04-14 p. 2], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=30&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.3], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=31&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.4]&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye, J.] (2010). &#039;&#039;La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie.&#039;&#039; Paris: Editions Libertaires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://mamytartine.blog.lemonde.fr/mamytartine/2005/08/lantipsychiatri.html &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.e-monsite.com/isabellesamyn/rubrique-1012337.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.academia.edu/440584/Psychanalyse_Et_Antipsychiatrie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Webographie ==&lt;br /&gt;
http://www.jhberke.com/index2.html Site web du Dr. Joseph H. Berke.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://vimeo.com/38575546 Ici vous trouverez un entretien à Mary Barnes (langue anglaise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.dionyversite.org/cycle_08-11-A.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.cairn.info/revue-topique-2004-3-page-79.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.geopsy.com/memoires_theses/la_folie.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://senon.pagesperso-orange.fr&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13147</id>
		<title>Droits des patients psychiatriques</title>
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		<updated>2014-01-14T12:03:28Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Mouvement de l&amp;#039;antipsychiatrie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
Cet article s’inscrit dans le cadre général des droits de la personne et des droits des patient en psychiatrie en particulier. Il s&#039;agit dans ce chapitre de mieux comprendre comment les revendications des droits des patients psychiatriques relèvent des droits de la personne et d&#039;arriver à expliquer ce que cela recouvre concrètement dans le quotidien en termes de pratiques, mais aussi de désignation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le paysage psychiatrique, au fil des années, a été modifié par l’influence et l’interaction de différents mouvements sociaux et des changements de lois. Cette recherche est une opportunité qui nous permet d’élaborer une réflexion autour de ces interactions et de mieux comprendre l’évolution de la terminologie et l’utilisation des divers moyens thérapeutiques, la mise en place d’un cadre légal préservant les droits des patients psychiatriques et les apports amenés à la société. Il semble que la critique des classifications nosographiques (les DSM) qui existe depuis les années 20 – lesquelles classifications n&#039;ont été qu&#039;en augmentation (en 1990, 400 classifications) ont visé à la fois le pouvoir qui désigne, mais aussi peut-être plus fondamentalement une manière de &amp;quot;donner sens&amp;quot; à un individu porteur de signes définis essentiellement par les médecins psychiatres. L&#039;alternative serait de considérer la personne, sa parole, sa propre perception, sa conception aussi de la santé (et donc de la folie) dans une remise en question de la relation soignant-soigné. C&#039;est aussi évidemment une remise en question de rapport norme/déviance, mais aussi plus fondamentalement de cette réalité &amp;quot;faussement&amp;quot; ou &amp;quot;artificiellement&amp;quot; construite (symboliquement) par ceux qui détiennent le pouvoir de nommer. Ainsi la critique sociale et politique des année 60-80 se double d&#039;une critique de l&#039;épistémologie du sujet pour mettre à la place une relation plus égalitaire et un respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons commencé par une brève présentation sur la maladie mental el le courant de l’antipsychiatrie, présentation qui nous aide à nous faire une image mental de ce que représentait pour la société une personne qui manifestait une maladie mentale, un hôpital psychiatrique et surtout ce qui voulait dire pour une personne d&#039;être quelqu’un avec un trouble psychique au début du XXème siècle. La deuxième partie de l’article nous amène dans ‘’la réalité des patients psychiatriques’’ contemporaine et nous découvrons les changements des lois et des droits pour ces patients. Pour pointer notre recherche, nous avons effectué un entretien avec M. Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève, entretien qui nous a permis de voir plus en détail et plus concrètement l’évolution des droits des patients en psychiatrie. Peut-être que cette évolution continuera dans ce vaste domaine, mais il faut souligner le fait que jusqu’au maintenant toutes les personnes qui présentent des troubles psychiques ont le droit aux meilleurs services médicaux et qu&#039;aucune discrimination n’est admise, donc la santé est un segment d’insertion sociale qui place le patient dans la dimension d&#039;être un citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
=== Historique de la maladie mentale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute société se trouve confronté à des personnes qui sortent du fonctionnement ordinaire, qui ne vivent pas selon les normes en vigueur, allant jusqu&#039;à perturber l’équilibre d&#039;un groupe social (famille, classe, atelier, entreprise, institution, etc.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En traversant les âges et les cultures, la maladie mentale a connu les définitions et les explications les plus variées. En effet, « puisque la folie plonge ses racines aux sources de la culture, être fous est différent selon le pays ou la région dont on est originaire » (&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;, p.13).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l’Europe, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye] met en évidence comment à partir de l’Antiquité on s’est occupé du problème des personnes déviantes en les bannissant et en les excluant de la société. Durant le Moyen Âge, en particulier en France, l’exclusion de la société se faisait par exemple en mettant les personnes qui dérangeaient sur une barque et en les abandonnant sur une rivière.  Au tour de l’année 1000, de l’exclusion et du bannissement en dehors des villes, il y a la mise en place d’un premier système d’enfermement. Dans les maladreries et les hostelleries (préludes des hôpitaux généraux), on commence à enfermer les malades mentaux avec tout sortes des personnes &amp;quot;marginales&amp;quot;. La promiscuité, l&#039;insalubrité, la surpopulation, ainsi que les maladies transformaient ces lieux en lieux d’extermination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La religion avait une très grande influence durant toute cette période. La maladie mentale était interprétée comme la punition de Dieu en réponse à un péché. Le personne déviante était donc aussi enfermée pour protéger la société et pour qu’elle puisse faire amende honorable. Progressivement, mais surtout pendant le XIX, le pouvoir sur la maladie mentale passe entre les mains des médecins. En effet, ces derniers, écrit Lesage de la Haye « […] vont devenir les responsables du traitement des malades mentaux et mêmes les directeurs des asiles d’aliénés » (p.22)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt pour les problèmes liés à la santé mentale surgit dans les années d’après-guerre à cause d’une forte augmentation des cas pris en charge. À partir des années 1970, sur la voie des protestations anticonformistes de Mai 1968 et sous l’influence et la pression des familles, on commence à dénoncer les conditions précaires des malades mentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mouvement de l&#039;antipsychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant les années 1960 apparaissait un nouveau courant qui a explosé dans plusieurs pays, l&#039;Antipsychiatrie, qui prend le contre-pied de la psychiatrie. La critique vise à remettre en question non seulement la psychiatrie et la prise en charge des malades mentaux, mais aussi la société au sens large. Ce mouvement qui s&#039;exprime sous différentes formes dans plusieurs pays, offre une nouvelle conception de la liberté aux patients psychiatriques en leur donnant la voix et le pouvoir de choisir leur parcours de soins, condamne la société capitaliste qui rejet tout individu non rentable et qui ne se conforme pas au règles de fonctionnement de la société. Les prisons et les hôpitaux psychiatriques sont l&#039;expression de la mise à l&#039;écart de toute personne qui affiche une différence trop importante face à la norme. Ce courant de pensé est très révolutionnaire et prône la liberté des individus.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon, Lesage de la Haye, l&#039;antipsychiatrie n&#039;est pas un courant de pensée, c&#039;est un vaste mouvement qui ne trouve pas une véritable unité concernant les théories et les pratiques des différents représentant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme «Antipsychiatrie» est utilisée pour la première fois par Cooper [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper David Cooper] en 1967 dans son ouvrage «Psychiatrie et antipsychiatrie»&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil.&amp;lt;/ref&amp;gt; et à travers ses expériences dans le &amp;quot;pavillon 21&amp;quot; à Kingsley Hall (Londres), il s&#039;oppose au système hiérarchique et aliénant qui conduit à l’internement des personnes et en les rendant des malades chroniques. Ainsi, il propose d&#039;étudier la personne dans son contexte de vie, en relativisant le diagnostic et l&#039;étiquetage. Il est suivi par d’autres militants de ce courant idéologique, notamment par Aaron Esterson et [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Laing Ronald David Laing]. Tous les trois travaillent en Grande-Bretagne et offrent une réponse plus sociale et communautaire en s&#039;opposant à la psychiatrie ordinaire, au diagnostic, à la pratique et à la politique en vigueur.&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un exemple intéressant est le livre qui raconte le parcours d’une patiente, [http://en.wikipedia.org/wiki/Mary_Barnes Mary Barnes], qui avait suivi une thérapie à Kingsley Hall avec le psychiatre [http://www.jhberke.com/index2.html%20 Joseph Berke] et sous la direction de Ronald David Laing. Le livre « Un voyage à travers la folie »&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;, écrit en 1976 par Mary Barnes avec la collaboration de [http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Berke Joseph Berke] est un exemple du passage à travers la folie qui donne un point de vue différent: il valorise la personne et ses droits en tant que patient, l’importance de l&#039;autodétermination personnelle et de l’intégration sociale. Le professionnel est vu comme témoin dans le parcours du patient. Il représente aussi un soutient au mouvement de l&#039;antipsychiatrie.&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Parallèlement, aux Etats-Unis, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Erving Goffman] publie en 1961 un ouvrage qui influencera aussi le courant de l&#039;antipsychiatrie [[Asiles, études sur la condition sociale des malades mentaux|&amp;quot;ASILES, études sur la condition des malades mentales&amp;quot;]], (basé sur des observations des comportements des patients et du personnel d&#039;un hôpital psychiatrique ). L’auteur commence par donner une définition des  « institutions totalitaires » qui se caractérisent par le niveau d’exclusion et de contrôle dans lequel se trouve le reclus. La vie dans de ce genre d’institution est décrite en négatif par comparaison avec le déroulement de la vie à l’extérieur. Une fois admis au sein de l&#039;institution l&#039;individu est mis sous tutelle et perd tous les droits dont il jouissait en tant que membre de la société et se trouve sous l&#039;emprise du pouvoir du médecin &amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1963, avec son livre [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stigmate_%28Erving_Goffman%29 «Stigmate&amp;quot;. Les usages sociaux des handicaps»&amp;lt;ref&amp;gt; Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;], il continue à exprimer ses idées, selon lesquelles d&#039;une manière indirecte, influenceront les droits de l’homme. Goffman donne une définition plus élargie du stigmate en mettant en évidence un ensemble des concepts sur «l&#039;image social» des individus et ce qu&#039;ils peuvent transmettre d&#039;eux-mêmes aux autres en situations de confrontation. (Le stigmate permet de marquer une différence entre les personnes &amp;quot;dites normales&amp;quot; et celles qui présentent des caractéristiques déviantes de la norme.)&amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aux Etats Unis, [[Thomas_Szasz|Thomas Szas]], professeur en psychiatrie (et admirateur de Michel Foucault) pour ses dénonciations des abus de la psychiatrie, ne préconisait pas les mêmes solutions. Szasz défend vivement les droits des malades mentaux et fait une double critique à la psychiatrie: la maladie mental n’est pas une vrais maladie, mais une justification légitimant, avec l’appui de médecins et des avocats, l’intervention du pouvoir pour protéger les gens contre eux mêmes. La psychiatrie est ainsi utilisée comme un outil de contrôle social à grande échelle, au nom du bien-être des « normaux ». Szasz décrit et dénonce dans son célèbre livre &amp;quot;Le mythe de la maladie mentale&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Szasz, T. (1975). Le mythe de la maladie mentale. Paris: Payot.&amp;lt;/ref&amp;gt;, paru en 1961, l’utilisation de la psychiatrie comme moyen du contrôle social, d&#039;esclavage déguisé en thérapie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Italie, dans la même période, le mouvement trouve un autre représentant. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Franco Basaglia], mène au niveau politique une lutte dans laquelle il revendique à haut voix les droits des patients ainsi que la fermeture des asiles (L&#039;auteur de &amp;quot;L&#039;institution en négation&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;) - Basaglia critique l&#039;enferment des malades mentaux comme n&#039;étant pas une solution)&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Finalement la solution arrive en 1978, avec la Loi-180. La création de nombreux lieux alternatif, tels que de centres de jour, des foyer et d&#039;autres formes innovatrices, ainsi qu&#039;une participation nationale des syndicats, la partie communiste et le monde du travail, ont permis aux malades mentaux de réintégrer la vie en société.&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;. À noter, malgré ça, il y a des différences très importantes entre les régions les plus développées et d&#039;autres régions italiennes. Cela a influencé la réintégration des patients psychiatriques.&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la France, plusieurs représentants ont pris parti au mouvement de l’antipsychiatrie. On y retrouve Roger Gentis, [http://es.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Guattari Félix Guattari], [http://es.wikipedia.org/wiki/Robert_Castel Robert Castel], ainsi que Michel Foucault.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce dernier, tout en étant en retrait par rapport aux autres praticiens, il offre dans son ouvrage « Histoire de la folie à l’âge classique », une représentation de comment la notion de folie, d’aliénation,  de maladie mentale sont en relation très étroite avec le contexte. À travers une lecture historique de la folie, l’auteur met en évidence l’influence des normes, des valeurs et des croyances en rapport aux explications des causes de celle-ci. Le rôle social du « fou » dépend également de la vision que la société a sur la folie.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard&amp;lt;/ref&amp;gt;. Déjà en 1954, dans l&#039;ouvrage « Maladie mentale et psychologie », Foucault met en évidence le fait que en Occident la folie a acquis le statut de maladie mentale très récemment, en devenant ainsi objet d’étude de la part de la psychiatrie. Les explications que l’on donnait auparavant à ce type de phénomène étaient du domaine de la magie et de la religion. Le contexte influence le regard que l’on pose sur une problématique.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau général, le mouvement essaye de se centrer dans l&#039;application d&#039;une thérapie dans le contexte du sujet (soit familial ou communautaire) et non pas dans le contexte clinique. Les trois thèses de l’antipsychiatrie (antinosographique, anti-institutionnelle, anti-thérapeutique) se manifestent comme une prise de conscience collective. La thèse antinosographique conteste l’appartenance des troubles psychiques au concept de maladie et la nécessité à n’importe quel type d’assistance psychiatrique et soutien que la classification des maladies mentales et le diagnostic donné constituent une forme d’étiqueter et de stigmatiser une personne. La thèse anti-thérapeutique est une réaction contre les mesures dures des traitements appliques aux malades psychiques  (l’électrochoc, la médicamentation abusive et obligatoire, la privation de liberté) et encourage le traitement sans médicamentation, basé sur une communauté thérapeutique. La thèse anti-institutionnelle condamne les institutions en les nommant totalitaires car tout est enfermé, contrôle et obligatoire et propose de modifier la relation entre les psychiatres et les patients.&lt;br /&gt;
Le mouvement de l’antipsychiatrie a contribué pour : la sensibilisation des autorités et l’opinion publique, le fait de non-être stigmatise pour les personnes avec de trouble psychique, l’influence et l’aide de mouvement pour les droits des patients, la reformation du système par l’introduction des lois qui ont comme but de protéger les droits et d’améliorer les conditions d’assistance psychiatrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réalité des patients psychiatriques ==&lt;br /&gt;
=== Lois sur la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement antipsychiatrique, comme mentionné au paravent, a été le premier à se battre pour la fermeture des asiles en s’opposant à la psychiatrie traditionnelle avec des idées, des interprétations de la maladie mentale et surtout des actions subversives. Au niveau législatif, cela s&#039;est traduit par la [http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf Loi 180], qui a été la première et seule loi qui ordonne la fermeture des hôpitaux psychiatriques en Italie. Approuvé grâce au soutien de Franco Basaglia le 13 mai 1978 (elle est parfois appelée &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot;), elle règle tous contrôles et traitements sanitaires volontaires et obligatoires pour des personnes avec une maladie mentale. Elle se base sur des principes tels que le respect de la dignité de la personne, des ses droits civils et politiques. Le droit de choisir librement son médecin et son lieu soin, ou encore le droit de communiquer avec qui ils désirent. Tous les traitements doivent être assurer par consensus et la participation de la personne. La &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot; vise aussi à une &amp;quot;réforme sémiotique&amp;quot; des termes utilisés pour définir les patients psychiatriques. Elle supprime tout définition dans le code pénal comme &amp;quot;aliéné mental&amp;quot; ou &amp;quot;infirme mental&amp;quot;. Il s’agit d’une loi qui agit sur plusieurs niveaux, que ça soit sur les droits de la personne, sur les institutions soignantes ou encore à niveau pénal. Elle représente une réforme sociale et politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droits des patients psychiatriques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les droits des patients psychiatriques s&#039;inscrivent dans [http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Droits_des_patients_(%C3%A0_l%27h%C3%B4pital) les droits des patients] en général, avec quelques différences qui est propre à cette population. Comme nous le verrons dans ce sous-chapitre, la nature de la maladie mentale peut impliquer des limitations au niveau juridique dans l’exercice de certains droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les préoccupations concernant la protections des droits des patients psychiatriques est un fait relativement récent qui débute dans les années 1960 et qui prend plus d&#039;ampleur dans les années 1970 au niveau national ainsi qu&#039;international. Dans plusieurs pays on assiste à des modifications législatives, mais les questionnements concernant le traitement des maladies mentales s&#039;opère aussi au niveau des droits internationales et de la liberté de la personne. &amp;lt;ref&amp;gt;Gendreau,C. (2005). Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale. Montréal: Les Editions Thémis &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, des personnes qui avaient connu l’expérience de l’institution psychiatrique s’adressent au  réseau international d’alternative à la psychiatrie, qui avait organisé une rencontre à Genève, dans le but de créer un organisme capable de défendre les droits des usagers de la psychiatrie. Cette démarche s’inscrit dans un processus de médiatisation qui, depuis les années 1976-1977, avait porté au grand jour le fonctionnement du système psychiatrique genevois et les internements qualifiés comme abusifs.  (Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas)   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ainsi que, en 1979 à Genève, des personnes tels que médecins, psychiatres, psychologues, assistants sociaux, juristes et usagers de la psychiatrie fondent l’[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf ADUPSY], l’association pour les droits des usagers de la psychiatrie. Une association dont le but est de lutter contre toutes discriminations en défendant les droits démocratiques fondamentaux des personnes psychiatriques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à la révision de la Loi sur le régime des personnes atteintes d’affections mentales du 1936, ils lancent des propositions qui viseront à combler les lacunes pratiques dont cette loi n’a pas su changer dans la pratique quotidienne de la prise en charge et de la reconnaissance de la personne psychiatrique. Comme par exemple recourir à l’internement lorsqu’il est réellement nécessaire, tandis qu’il s’agit encore d’une pratique naturelle, ordinaire à laquelle on recourt presque toujours, ou l’impossibilité du malade à faire recours lors de son internement ou au moment de la sortie, ou encore l’action faite par le Conseil de surveillance psychiatrique qui protège la société du malade mental en le stigmatisant encore plus ou lieu de protéger ce dernier. Ce sont tous des exemples de comment la loi ne s’est pas traduite en pratique selon ses principes.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf L&#039;Adupsy] lance ses propositions en essayant de modifier la réalité psychiatrique. Elle revendique la suppression totales des internements visant une modification de toutes pratiques psychiatriques. Elle croit dans une nouvelle législation qui tiendrait en compte des modifications du [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code Civile Suisse], des recommandations de l’Assemblée parlementaire du Conseil d’Europe inhérent la situation des malades mentaux et des recommandations de l’[http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_sant%C3%A9 OMS]. Leurs propositions visent trois aspects principaux liés aux droits de la personne : l’admission, le droit de recours et les droits liés au traitement et à la participation à la recherche clinique. [ici il faudrait que l&#039;on sache sur quoi vous vous baser pour dire cela: les références manquent!!!]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut supprimer l’internement, l’admission doit être volontaire du début la fin du traitement, dans le sens que toute prise en charge ou action thérapeutique ne peut pas être efficace si le patient n’est pas d’accord. Le libre arbitre, le droit de choix ou de refus, une participation active sont des aspects nécessaires lors qu’on vise une prise en charge efficace, dans le respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit de recours doit être une instance judiciaire. Dans ce sens là le Conseil de surveillance psychiatrique doit être remplacé par la Chambre de révision psychiatrique. La personne psychiatrique ne devrait plus être stigmatisée au tant que malade, elle n’est pas dangereuse et donc la société ne doit pas être protégée par ce dernier. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le troisième objectif concernant les droits liés au traitement et à la participation à la recherche médicale implique l’abolition de tout traitement médical sans le consensus du patient, il faut présenter au patient les implications du traitement, les alternatives et s’il veut il peut consulter un autre médecin de son choix. &lt;br /&gt;
Ces trois aspects visent, comme écrit au paravent, une modification des conditions de prise en charge, des droits des patients en tant que personnes et du tout le système psychiatrique.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La période comprise entre les années ’60 et ’80 est témoin d’une grand révolution vis à vis des droits des patients psychiatriques. Même si elle reste une révolution idéologique, car tous principes, toutes actions ne sont pas traduites en pratique pour l’instant, elle représente le précurseur pour un nouvelle réalité où on envisage une meilleure considération des droits de la personne au tant que tel et pas en tant que malade mentale, où on reconsidère la pratique psychiatrie à fin d’améliorer la prise en charge et les réponses aux besoins de ces personnes… À modifier, continuer….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La loi K 1 25 de 1979 ===&lt;br /&gt;
Suite à deux cas d’internement qui avaient touché profondément l’opinion publique genevoise, ainsi que grâce aux mouvements militant pour une remise en question des traitements des patients psychiatriques, deux projet de révision ont été proposés au [https://www.ge.ch/grandconseil/index.asp Grand Conseil] concernant la loi du 14 mars 1936 sur le régime des personnes atteintes d’affection mentale.    &lt;br /&gt;
Selon la commission parlementaire la difficulté majeure est liée au fait qu’il faut renforcer les droits des malades mentaux tout en continuant de protéger le reste de la population de ces personnes. &lt;br /&gt;
Un difficulté supplémentaire été due  à la récente ratification (1974) de la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme Convention européenne des droits de l’homme] (CEDH) qui interdisait toute forme d’internement administratif sans recours judiciaire. &lt;br /&gt;
La loi du 1979 apporte des changements sur plusieurs niveaux. Tout d’abord l’application de la loi se limite aux personnes atteinte de maladie mentale dont l’état nécessite une prise en charge en hôpital psychiatrique. Avant la révision, la loi s’appliquait à toute personne atteinte de maladie mentale qui aurait pu compromettre la sécurité et la tranquillité publique, ainsi que leur propre sécurité. &lt;br /&gt;
Deuxièmement elle impose aux établissements privé et publique un régime de surveillance des registres des entrées et de sorties. &lt;br /&gt;
En outre cette loi renforce les droits des patients psychiatriques. Le patient acquiert l’accès à son dossier médical et ce dernier et sa famille doivent être informés de tous les droits dont ils disposent.&lt;br /&gt;
De plus, la loi fixe les conditions d’admission des malades mentaux en faisant la distinction entre admission volontaire et involontaire. L’admission volontaire nécessite un certificat médical qui justifie l’admission du patient en raison de son état mentale.  Etant donné que l’admission involontaire comporte une atteinte à la liberté de l’individu, elle peut être demandé seulement si ces trois conditions sont réunies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Le malade présente des troubles mentaux&lt;br /&gt;
* Son état constitue un danger grave pour lui-même ou pour autrui&lt;br /&gt;
* Un traitement et des soins dans un établissement psychiatrique s’avèrent nécessaires. » (p.8)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un examen ultérieur concernant les symptômes du malade, les motifs de l’hospitalisation et le dégrée d’urgence de la situation est nécessaire afin de confirmer ou annuler l’hospitalisation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La capacité de discernement ===&lt;br /&gt;
Le discernement est définit dans l’article 16 du code civil et implique la capacité de pouvoir agir de façon raisonnable. On estime capable de discernement toute personne qui agit en connaissance de cause. Le code civil prévoit certaines situations dans lesquelles cette capacité peut être limitée dans l’intérêt de la personne concernée, notamment dans le cas de « maladie mentale » et de « faiblesse d’esprit ».  La reconnaissance de cette capacité est la condition indispensable sans laquelle l’individu n’est pas en mesure d’exercer ses droits personnels.&lt;br /&gt;
L’évaluation de la capacité de discernement se prête à controverse, notamment entre psychiatre et juriste, car il est impossible de poser un jugement objectif. Ceci est encore de nos jours source de malentendus et il semble très difficile qu’une réforme juridique puisse parvenir à éclaircir cette situation compliquée. Afin de limiter l’imposition d’une étiquette trop lourde, l’évaluation de la capacité de discernement s’opère toujours en relation à une situation précise. Une réévaluation s’impose donc face à toute nouvelle situation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Privation de liberté à des fins d’assistance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, le Parlement fédéral a modifié le [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code civil suisse] en matière de privation de liberté à des fins d’assistance afin de rendre compatible le droit suisse avec [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme la Convention européenne des droits de l’homme] (ratifiée par la Suisse en 1974). &lt;br /&gt;
Les causes permettant la privation de la liberté d’un individu prévues dans l’article 397a CC sont :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
* La maladie mentale&lt;br /&gt;
* La faiblesse d’esprit&lt;br /&gt;
* La toxicomanie&lt;br /&gt;
* Le grave état d’abandon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de limiter les abus, cette première condition doit s’accompagner de deux autres conditions. La privation de liberté est la seul solution possible afin d’assurer l’assistance nécessaire à la personne. Tous les autres possibles prises en charges (traitement ambulatoire, assistance de l’entourage,…) doivent être considérées comme des solutions inefficaces. &lt;br /&gt;
En outre, la prise en charge doit être assurée par un établissement apte à fournir les prestations spécifiques dont l’individu a besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit fédéral impose des garanties minimales dans le but de protéger la personne privée de liberté à des fins d’assistance. Parmi les droit dont dispose l’individu on trouve :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le droit à l’information concernant le pourquoi de sa privation de liberté&lt;br /&gt;
* La demande de libération. Cette demande peut être également formulée par les proches.&lt;br /&gt;
* Le droit à l’assistance juridique&lt;br /&gt;
* Le droit d’être inétendue devant le juge&lt;br /&gt;
* … &lt;br /&gt;
(Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La déclaration de Hawaï 1977 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1977, L’association mondiale des psychiatres rédige une charte éthique concernant les pratiques, ainsi que les buts de la psychiatrie. Parmi les recommandations que l’on prône,  on y trouve que le rapport entre le psychiatre et le patient doit être basé sur la confiance et le respect. Le psychiatre es au service du patient et ce dernier doit être considéré comme un partenaire. Le soignant doit privilégier les interventions thérapeutiques qui limitent le moins possibles la liberté du patient. Dans le cas d’incapacité de discernement, toute action thérapeutique doit être discuté avec la famille ou avec un représentant légal. Ce disposition vise le respect de la dignité humaine et les droits fondamentaux de l’homme. (http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les méthodes d&#039;entretien se distinguent par la mise en oeuvre des processus fondamentaux de communication et d&#039;interaction humaine. Ces processus permettent au chercheur de retirer de ses entretien des informations et éléments de réflexion riches en nuances. &lt;br /&gt;
Nous avons utilisé la variante entretien centré, avec une petite liste de questions-guides ouvertes afin que l&#039;interviewé puisse parler ouvertement d&#039;un événement ou d&#039;une expérience précise à laquelle il a participé. En ce cas Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La lutte contre les abus de la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
[[Entretien avec M. Alain Riesen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Questions pour l&#039;entretien ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Depuis quand et avec qui (quel groupe) vous êtes-vous engagé/e dans la lutte pour les droits de la personne et quel était à ce moment votre statut (ou fonction)? Dans quel contexte s&#039;est inséré cette démarche ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2. Il y a-t-il un événement originel? Pourriez vous nous raconter un ou des événement/s marquant/s que vous avez mené ou qui vous ont frappé dans cette période en faveur de ces droits ? &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3. Quels ont été les changements les plus importantes auxquels vous avez assistés?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.  Y a-t-il des valeurs que vous avez eu le sentiments d&#039;avoir porté en avant et si oui, lesquelles étaient-elle?  (avoir en tête: corps réappropriation et bien-être et développement, bien être psychique, son développement, la liberté, autodétermination de la personne, mais ne les évoquer que si la personne ne répond pas!)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Qu&#039;en est-il aujourd&#039;hui de cette lutte et des acquis et des risques de retour en arrière?  Sur quoi faudrait-il continuer de se battre de lutter?&lt;br /&gt;
Est-ce que vous continuer aujourd&#039;hui de vous engager et sur quoi?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[[Entretien_avec_M._Alain_Riesen]] nous a permis d&#039;avoir une vue d&#039;ensemble sur les années &#039;60-&#039;80. Grace à son histoire et les réponses aux questions nous avons pu recueillir beaucoup d&#039;éléments sur les principaux changements, les mouvements militants et les conquêtes par rapport aux droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion et discussion ==&lt;br /&gt;
La période des années ’60-’80 constitue une époque de grands changements. Elle a été témoin d’une révolution idéologique, politiques, législative. Il s’agit principalement d’un mouvement général de contestation du pouvoir et des normes institutionnelles. Le mouvement de l’antipsychiatrie avant et du réseau d’alternative à la psychiatrie après, contribuent fortement à la lutte et aux débats contre l’institution totalitaire (Goffman), la violence institutionnelle. Spécifiquement au territoire de Genève, l’association de l’ADUPSY a contribué de façon important à tous ces changements. La cohésion entre les professionnels et les patients permet une action et une réflexion autour de la manière de pratiquer le soin, tout en considérant  la question des droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant les années ’60 les patients psychiatriques étaient, pour la plus parte, reclus, isolés, stigmatisés. La pratique du soin se faisait sous obligation, constriction où le pouvoir décisionnel était exclusivement dans les mains des médecins. Le patient n’avait aucune possibilité d’expression ou contestation, il subissait toute décision du corps médical, il était considéré comme une personne incurable, dangereuse, qui devait être hospitalisé à vie. Le patient vivait donc dans des conditions de vie précaires, où son identité était limité à une personne sans aucun droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après les années ‘60 cette réalité voit un tournant important. Premièrement grâce au CAS, le Comité d’Action de Santé qui a mené une réflexion autour de la politique institutionnelle. Une politique de santé mentale se base sur l’institution, le dispositif institutionnel ; la théorie, la psychopathologie, dont dépend la manière de définir l’identité de la personne ; le corps des professionnels et la législation. Il y a eu une prise de conscience par rapport à la manière de considérer l’autre, on commence à se soucier des conditions de vie de ses personnes, on arrive à une nécessité de changer l’institution, de changer les lois, et les pratiques. Petit à petit on enlève les barreaux dans le dispositif institutionnel, on considère les professionnels comme des soignant et non plus comme des gardiens, progressivement on élimine les traitements de choc. Toute la question sur les droits des patients se révèle, la pratique du soin, la prise en charge des patients, la considération, reconnaissance de la personne voient une évolution importante. L’ADUPSY, l’Association pour les droits des usagers de la psychiatrie, contribue aussi à cette grande évolution, pendant plusieurs années elle a mené un travail pour accueillir  les plaintes, les demandes ou encore les critiques des patients à fin de modifier la réalité qui les concernaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conquêtes, comme mentionné au paravent, ont étaient multiples. Néanmoins la question des droits des patients psychiatriques est toujours d’actualité. L’hospitalisation non volontaire et le type de traitement, liés au pouvoir médical ont encore une très forte influence dans la société de nos jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Barnes, M.(1976). &#039;&#039;Un voyage à travers la folie&#039;&#039;. Paris: Editions du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Basaglia, F.] (1970). [[L&#039;institution en négation - Basaglia|&#039;&#039;L&#039;institution en négation.&#039;&#039;]] Paris: Edition du Seuil. 	&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper  Cooper, D.] (1970). &#039;&#039;Psychiatry et anti-Psychiatry.&#039;&#039; Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault  Foucault, M.](1964) [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_folie_%C3%A0_l%27%C3%A2ge_classique &#039;&#039;Histoire de la folie à l&#039;âge classique&#039;&#039;], Paris : U.G.E., coll. « 10/18 »&lt;br /&gt;
Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&lt;br /&gt;
* [http://es.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Goffman, E.] (1975). &#039;&#039;Stigmates. Les usages sociaux des handicaps&#039;&#039;. Paris: Les Editions de Minuit.&lt;br /&gt;
* Gendreau,C. (2005). &#039;&#039;Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale&#039;&#039;. Montréal: Les Editions Thémis&lt;br /&gt;
* Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). &#039;&#039;Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&#039;&#039;&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_S._Szasz Szasz, T.] (1975). [[Résumé :Le mythe de la maladie mentale (1975)|&#039;&#039;Le mythe de la maladie mentale&#039;&#039;]]. Paris: Payot.&lt;br /&gt;
* [http://www.triunfodigital.com/ Triunfo Digital] (s.d.) [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 &#039;&#039;Josep Berke: &amp;quot;La sociedad está enloqueciendo a sus miembros&amp;quot;&#039;&#039;], Archives, Consulté le 8 Novembre 2013 [http://www.triunfodigital.com/ &amp;quot;Triunfo Digital&amp;quot;], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.1], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=29&amp;amp;fecha=1973-04-14 p. 2], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=30&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.3], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=31&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.4]&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye, J.] (2010). &#039;&#039;La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie.&#039;&#039; Paris: Editions Libertaires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://mamytartine.blog.lemonde.fr/mamytartine/2005/08/lantipsychiatri.html &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.e-monsite.com/isabellesamyn/rubrique-1012337.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.academia.edu/440584/Psychanalyse_Et_Antipsychiatrie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Webographie ==&lt;br /&gt;
http://www.jhberke.com/index2.html Site web du Dr. Joseph H. Berke.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://vimeo.com/38575546 Ici vous trouverez un entretien à Mary Barnes (langue anglaise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.dionyversite.org/cycle_08-11-A.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.cairn.info/revue-topique-2004-3-page-79.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.geopsy.com/memoires_theses/la_folie.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://senon.pagesperso-orange.fr&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13146</id>
		<title>Droits des patients psychiatriques</title>
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		<updated>2014-01-14T12:01:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Mouvement de l&amp;#039;antipsychiatrie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
Cet article s’inscrit dans le cadre général des droits de la personne et des droits des patient en psychiatrie en particulier. Il s&#039;agit dans ce chapitre de mieux comprendre comment les revendications des droits des patients psychiatriques relèvent des droits de la personne et d&#039;arriver à expliquer ce que cela recouvre concrètement dans le quotidien en termes de pratiques, mais aussi de désignation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le paysage psychiatrique, au fil des années, a été modifié par l’influence et l’interaction de différents mouvements sociaux et des changements de lois. Cette recherche est une opportunité qui nous permet d’élaborer une réflexion autour de ces interactions et de mieux comprendre l’évolution de la terminologie et l’utilisation des divers moyens thérapeutiques, la mise en place d’un cadre légal préservant les droits des patients psychiatriques et les apports amenés à la société. Il semble que la critique des classifications nosographiques (les DSM) qui existe depuis les années 20 – lesquelles classifications n&#039;ont été qu&#039;en augmentation (en 1990, 400 classifications) ont visé à la fois le pouvoir qui désigne, mais aussi peut-être plus fondamentalement une manière de &amp;quot;donner sens&amp;quot; à un individu porteur de signes définis essentiellement par les médecins psychiatres. L&#039;alternative serait de considérer la personne, sa parole, sa propre perception, sa conception aussi de la santé (et donc de la folie) dans une remise en question de la relation soignant-soigné. C&#039;est aussi évidemment une remise en question de rapport norme/déviance, mais aussi plus fondamentalement de cette réalité &amp;quot;faussement&amp;quot; ou &amp;quot;artificiellement&amp;quot; construite (symboliquement) par ceux qui détiennent le pouvoir de nommer. Ainsi la critique sociale et politique des année 60-80 se double d&#039;une critique de l&#039;épistémologie du sujet pour mettre à la place une relation plus égalitaire et un respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons commencé par une brève présentation sur la maladie mental el le courant de l’antipsychiatrie, présentation qui nous aide à nous faire une image mental de ce que représentait pour la société une personne qui manifestait une maladie mentale, un hôpital psychiatrique et surtout ce qui voulait dire pour une personne d&#039;être quelqu’un avec un trouble psychique au début du XXème siècle. La deuxième partie de l’article nous amène dans ‘’la réalité des patients psychiatriques’’ contemporaine et nous découvrons les changements des lois et des droits pour ces patients. Pour pointer notre recherche, nous avons effectué un entretien avec M. Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève, entretien qui nous a permis de voir plus en détail et plus concrètement l’évolution des droits des patients en psychiatrie. Peut-être que cette évolution continuera dans ce vaste domaine, mais il faut souligner le fait que jusqu’au maintenant toutes les personnes qui présentent des troubles psychiques ont le droit aux meilleurs services médicaux et qu&#039;aucune discrimination n’est admise, donc la santé est un segment d’insertion sociale qui place le patient dans la dimension d&#039;être un citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
=== Historique de la maladie mentale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute société se trouve confronté à des personnes qui sortent du fonctionnement ordinaire, qui ne vivent pas selon les normes en vigueur, allant jusqu&#039;à perturber l’équilibre d&#039;un groupe social (famille, classe, atelier, entreprise, institution, etc.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En traversant les âges et les cultures, la maladie mentale a connu les définitions et les explications les plus variées. En effet, « puisque la folie plonge ses racines aux sources de la culture, être fous est différent selon le pays ou la région dont on est originaire » (&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;, p.13).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l’Europe, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye] met en évidence comment à partir de l’Antiquité on s’est occupé du problème des personnes déviantes en les bannissant et en les excluant de la société. Durant le Moyen Âge, en particulier en France, l’exclusion de la société se faisait par exemple en mettant les personnes qui dérangeaient sur une barque et en les abandonnant sur une rivière.  Au tour de l’année 1000, de l’exclusion et du bannissement en dehors des villes, il y a la mise en place d’un premier système d’enfermement. Dans les maladreries et les hostelleries (préludes des hôpitaux généraux), on commence à enfermer les malades mentaux avec tout sortes des personnes &amp;quot;marginales&amp;quot;. La promiscuité, l&#039;insalubrité, la surpopulation, ainsi que les maladies transformaient ces lieux en lieux d’extermination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La religion avait une très grande influence durant toute cette période. La maladie mentale était interprétée comme la punition de Dieu en réponse à un péché. Le personne déviante était donc aussi enfermée pour protéger la société et pour qu’elle puisse faire amende honorable. Progressivement, mais surtout pendant le XIX, le pouvoir sur la maladie mentale passe entre les mains des médecins. En effet, ces derniers, écrit Lesage de la Haye « […] vont devenir les responsables du traitement des malades mentaux et mêmes les directeurs des asiles d’aliénés » (p.22)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt pour les problèmes liés à la santé mentale surgit dans les années d’après-guerre à cause d’une forte augmentation des cas pris en charge. À partir des années 1970, sur la voie des protestations anticonformistes de Mai 1968 et sous l’influence et la pression des familles, on commence à dénoncer les conditions précaires des malades mentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mouvement de l&#039;antipsychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant les années 1960 apparaissait un nouveau courant qui a explosé dans plusieurs pays, l&#039;Antipsychiatrie, qui prend le contre-pied de la psychiatrie. La critique vise à remettre en question non seulement la psychiatrie et la prise en charge des malades mentaux, mais aussi la société au sens large. Ce mouvement qui s&#039;exprime sous différentes formes dans plusieurs pays, offre une nouvelle conception de la liberté aux patients psychiatriques en leur donnant la voix et le pouvoir de choisir leur parcours de soins, condamne la société capitaliste qui rejet tout individu non rentable et qui ne se conforme pas au règles de fonctionnement de la société. Les prisons et les hôpitaux psychiatriques sont l&#039;expression de la mise à l&#039;écart de toute personne qui affiche une différence trop importante face à la norme. Ce courant de pensé est très révolutionnaire et prône la liberté des individus.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon, Lesage de la Haye, l&#039;antipsychiatrie n&#039;est pas un courant de pensée, c&#039;est un vaste mouvement qui ne trouve pas une véritable unité concernant les théories et les pratiques des différents représentant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme «Antipsychiatrie» est utilisée pour la première fois par Cooper [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper David Cooper] en 1967 dans son ouvrage «Psychiatrie et antipsychiatrie»&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil.&amp;lt;/ref&amp;gt; et à travers ses expériences dans le &amp;quot;pavillon 21&amp;quot; à Kingsley Hall (Londres), il s&#039;oppose au système hiérarchique et aliénant qui conduit à l’internement des personnes et en les rendant des malades chroniques. Ainsi, il propose d&#039;étudier la personne dans son contexte de vie, en relativisant le diagnostic et l&#039;étiquetage. Il est suivi par d’autres militants de ce courant idéologique, notamment par Aaron Esterson et [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Laing Ronald David Laing]. Tous les trois travaillent en Grande-Bretagne et offrent une réponse plus sociale et communautaire en s&#039;opposant à la psychiatrie ordinaire, au diagnostic, à la pratique et à la politique en vigueur.&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un exemple intéressant est le livre qui raconte le parcours d’une patiente, [http://en.wikipedia.org/wiki/Mary_Barnes Mary Barnes], qui avait suivi une thérapie à Kingsley Hall avec le psychiatre [http://www.jhberke.com/index2.html%20 Joseph Berke] et sous la direction de Ronald David Laing. Le livre « Un voyage à travers la folie »&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;, écrit en 1976 par Mary Barnes avec la collaboration de [http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Berke Joseph Berke] est un exemple du passage à travers la folie qui donne un point de vue différent: il valorise la personne et ses droits en tant que patient, l’importance de l&#039;autodétermination personnelle et de l’intégration sociale. Le professionnel est vu comme témoin dans le parcours du patient. Il représente aussi un soutient au mouvement de l&#039;antipsychiatrie.&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Parallèlement, aux Etats-Unis, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Erving Goffman] publie en 1961 un ouvrage qui influencera aussi le courant de l&#039;antipsychiatrie [[Asiles, études sur la condition sociale des malades mentaux|&amp;quot;ASILES, études sur la condition des malades mentales&amp;quot;]], (basé sur des observations des comportements des patients et du personnel d&#039;un hôpital psychiatrique ). L’auteur commence par donner une définition des  « institutions totalitaires » qui se caractérisent par le niveau d’exclusion et de contrôle dans lequel se trouve le reclus. La vie dans de ce genre d’institution est décrite en négatif par comparaison avec le déroulement de la vie à l’extérieur. Une fois admis au sein de l&#039;institution l&#039;individu est mis sous tutelle et perd tous les droits dont il jouissait en tant que membre de la société et se trouve sous l&#039;emprise du pouvoir du médecin &amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1963, avec son livre [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stigmate_%28Erving_Goffman%29 «Stigmate&amp;quot;. Les usages sociaux des handicaps»&amp;lt;ref&amp;gt; Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;], il continue à exprimer ses idées, selon lesquelles d&#039;une manière indirecte, influenceront les droits de l’homme. Goffman donne une définition plus élargie du stigmate en mettant en évidence un ensemble des concepts sur «l&#039;image social» des individus et ce qu&#039;ils peuvent transmettre d&#039;eux-mêmes aux autres en situations de confrontation. (Le stigmate permet de marquer une différence entre les personnes &amp;quot;dites normales&amp;quot; et celles qui présentent des caractéristiques déviantes de la norme.)&amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aux Etats Unis, [[Thomas_Szasz|Thomas Szas]], professeur en psychiatrie (et admirateur de Michel Foucault) pour ses dénonciations des abus de la psychiatrie, ne préconisait pas les mêmes solutions. Szasz défend vivement les droits des malades mentaux et fait une double critique à la psychiatrie: la maladie mental n’est pas une vrais maladie, mais une justification légitimant, avec l’appui de médecins et des avocats, l’intervention du pouvoir pour protéger les gens contre eux mêmes. La psychiatrie est ainsi utilisée comme un outil de contrôle social à grande échelle, au nom du bien-être des « normaux ». Szasz décrit et dénonce dans son célèbre livre &amp;quot;Le mythe de la maladie mentale&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Szasz, T. (1975). Le mythe de la maladie mentale. Paris: Payot.&amp;lt;/ref&amp;gt;, paru en 1961, l’utilisation de la psychiatrie comme moyen du contrôle social, d&#039;esclavage déguisé en thérapie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Italie, dans la même période, le mouvement trouve un autre représentant. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Franco Basaglia], mène au niveau politique une lutte dans laquelle il revendique à haut voix les droits des patients ainsi que la fermeture des asiles (L&#039;auteur de &amp;quot;L&#039;institution en négation&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;) - Basaglia critique l&#039;enferment des malades mentaux comme n&#039;étant pas une solution)&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Finalement la solution arrive en 1978, avec la Loi-180. La création de nombreux lieux alternatif, tels que de centres de jour, des foyer et d&#039;autres formes innovatrices, ainsi qu&#039;une participation nationale des syndicats, la partie communiste et le monde du travail, ont permis aux malades mentaux de réintégrer la vie en société.&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;. À noter, malgré ça, il y a des différences très importantes entre les régions les plus développées et d&#039;autres régions italiennes. Cela a influencé la réintégration des patients psychiatriques.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt; (Basaglia ) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la France, plusieurs représentants ont pris parti au mouvement de l’antipsychiatrie. On y retrouve Roger Gentis, [http://es.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Guattari Félix Guattari], [http://es.wikipedia.org/wiki/Robert_Castel Robert Castel], ainsi que Michel Foucault.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce dernier, tout en étant en retrait par rapport aux autres praticiens, il offre dans son ouvrage « Histoire de la folie à l’âge classique », une représentation de comment la notion de folie, d’aliénation,  de maladie mentale sont en relation très étroite avec le contexte. À travers une lecture historique de la folie, l’auteur met en évidence l’influence des normes, des valeurs et des croyances en rapport aux explications des causes de celle-ci. Le rôle social du « fou » dépend également de la vision que la société a sur la folie.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard&amp;lt;/ref&amp;gt;. Déjà en 1954, dans l&#039;ouvrage « Maladie mentale et psychologie », Foucault met en évidence le fait que en Occident la folie a acquis le statut de maladie mentale très récemment, en devenant ainsi objet d’étude de la part de la psychiatrie. Les explications que l’on donnait auparavant à ce type de phénomène étaient du domaine de la magie et de la religion. Le contexte influence le regard que l’on pose sur une problématique.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau général, le mouvement essaye de se centrer dans l&#039;application d&#039;une thérapie dans le contexte du sujet (soit familial ou communautaire) et non pas dans le contexte clinique. Les trois thèses de l’antipsychiatrie (antinosographique, anti-institutionnelle, anti-thérapeutique) se manifestent comme une prise de conscience collective. La thèse antinosographique conteste l’appartenance des troubles psychiques au concept de maladie et la nécessité à n’importe quel type d’assistance psychiatrique et soutien que la classification des maladies mentales et le diagnostic donné constituent une forme d’étiqueter et de stigmatiser une personne. La thèse anti-thérapeutique est une réaction contre les mesures dures des traitements appliques aux malades psychiques  (l’électrochoc, la médicamentation abusive et obligatoire, la privation de liberté) et encourage le traitement sans médicamentation, basé sur une communauté thérapeutique. La thèse anti-institutionnelle condamne les institutions en les nommant totalitaires car tout est enfermé, contrôle et obligatoire et propose de modifier la relation entre les psychiatres et les patients.&lt;br /&gt;
Le mouvement de l’antipsychiatrie a contribué pour : la sensibilisation des autorités et l’opinion publique, le fait de non-être stigmatise pour les personnes avec de trouble psychique, l’influence et l’aide de mouvement pour les droits des patients, la reformation du système par l’introduction des lois qui ont comme but de protéger les droits et d’améliorer les conditions d’assistance psychiatrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réalité des patients psychiatriques ==&lt;br /&gt;
=== Lois sur la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement antipsychiatrique, comme mentionné au paravent, a été le premier à se battre pour la fermeture des asiles en s’opposant à la psychiatrie traditionnelle avec des idées, des interprétations de la maladie mentale et surtout des actions subversives. Au niveau législatif, cela s&#039;est traduit par la [http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf Loi 180], qui a été la première et seule loi qui ordonne la fermeture des hôpitaux psychiatriques en Italie. Approuvé grâce au soutien de Franco Basaglia le 13 mai 1978 (elle est parfois appelée &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot;), elle règle tous contrôles et traitements sanitaires volontaires et obligatoires pour des personnes avec une maladie mentale. Elle se base sur des principes tels que le respect de la dignité de la personne, des ses droits civils et politiques. Le droit de choisir librement son médecin et son lieu soin, ou encore le droit de communiquer avec qui ils désirent. Tous les traitements doivent être assurer par consensus et la participation de la personne. La &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot; vise aussi à une &amp;quot;réforme sémiotique&amp;quot; des termes utilisés pour définir les patients psychiatriques. Elle supprime tout définition dans le code pénal comme &amp;quot;aliéné mental&amp;quot; ou &amp;quot;infirme mental&amp;quot;. Il s’agit d’une loi qui agit sur plusieurs niveaux, que ça soit sur les droits de la personne, sur les institutions soignantes ou encore à niveau pénal. Elle représente une réforme sociale et politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droits des patients psychiatriques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les droits des patients psychiatriques s&#039;inscrivent dans [http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Droits_des_patients_(%C3%A0_l%27h%C3%B4pital) les droits des patients] en général, avec quelques différences qui est propre à cette population. Comme nous le verrons dans ce sous-chapitre, la nature de la maladie mentale peut impliquer des limitations au niveau juridique dans l’exercice de certains droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les préoccupations concernant la protections des droits des patients psychiatriques est un fait relativement récent qui débute dans les années 1960 et qui prend plus d&#039;ampleur dans les années 1970 au niveau national ainsi qu&#039;international. Dans plusieurs pays on assiste à des modifications législatives, mais les questionnements concernant le traitement des maladies mentales s&#039;opère aussi au niveau des droits internationales et de la liberté de la personne. &amp;lt;ref&amp;gt;Gendreau,C. (2005). Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale. Montréal: Les Editions Thémis &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, des personnes qui avaient connu l’expérience de l’institution psychiatrique s’adressent au  réseau international d’alternative à la psychiatrie, qui avait organisé une rencontre à Genève, dans le but de créer un organisme capable de défendre les droits des usagers de la psychiatrie. Cette démarche s’inscrit dans un processus de médiatisation qui, depuis les années 1976-1977, avait porté au grand jour le fonctionnement du système psychiatrique genevois et les internements qualifiés comme abusifs.  (Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas)   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ainsi que, en 1979 à Genève, des personnes tels que médecins, psychiatres, psychologues, assistants sociaux, juristes et usagers de la psychiatrie fondent l’[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf ADUPSY], l’association pour les droits des usagers de la psychiatrie. Une association dont le but est de lutter contre toutes discriminations en défendant les droits démocratiques fondamentaux des personnes psychiatriques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à la révision de la Loi sur le régime des personnes atteintes d’affections mentales du 1936, ils lancent des propositions qui viseront à combler les lacunes pratiques dont cette loi n’a pas su changer dans la pratique quotidienne de la prise en charge et de la reconnaissance de la personne psychiatrique. Comme par exemple recourir à l’internement lorsqu’il est réellement nécessaire, tandis qu’il s’agit encore d’une pratique naturelle, ordinaire à laquelle on recourt presque toujours, ou l’impossibilité du malade à faire recours lors de son internement ou au moment de la sortie, ou encore l’action faite par le Conseil de surveillance psychiatrique qui protège la société du malade mental en le stigmatisant encore plus ou lieu de protéger ce dernier. Ce sont tous des exemples de comment la loi ne s’est pas traduite en pratique selon ses principes.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf L&#039;Adupsy] lance ses propositions en essayant de modifier la réalité psychiatrique. Elle revendique la suppression totales des internements visant une modification de toutes pratiques psychiatriques. Elle croit dans une nouvelle législation qui tiendrait en compte des modifications du [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code Civile Suisse], des recommandations de l’Assemblée parlementaire du Conseil d’Europe inhérent la situation des malades mentaux et des recommandations de l’[http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_sant%C3%A9 OMS]. Leurs propositions visent trois aspects principaux liés aux droits de la personne : l’admission, le droit de recours et les droits liés au traitement et à la participation à la recherche clinique. [ici il faudrait que l&#039;on sache sur quoi vous vous baser pour dire cela: les références manquent!!!]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut supprimer l’internement, l’admission doit être volontaire du début la fin du traitement, dans le sens que toute prise en charge ou action thérapeutique ne peut pas être efficace si le patient n’est pas d’accord. Le libre arbitre, le droit de choix ou de refus, une participation active sont des aspects nécessaires lors qu’on vise une prise en charge efficace, dans le respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit de recours doit être une instance judiciaire. Dans ce sens là le Conseil de surveillance psychiatrique doit être remplacé par la Chambre de révision psychiatrique. La personne psychiatrique ne devrait plus être stigmatisée au tant que malade, elle n’est pas dangereuse et donc la société ne doit pas être protégée par ce dernier. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le troisième objectif concernant les droits liés au traitement et à la participation à la recherche médicale implique l’abolition de tout traitement médical sans le consensus du patient, il faut présenter au patient les implications du traitement, les alternatives et s’il veut il peut consulter un autre médecin de son choix. &lt;br /&gt;
Ces trois aspects visent, comme écrit au paravent, une modification des conditions de prise en charge, des droits des patients en tant que personnes et du tout le système psychiatrique.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La période comprise entre les années ’60 et ’80 est témoin d’une grand révolution vis à vis des droits des patients psychiatriques. Même si elle reste une révolution idéologique, car tous principes, toutes actions ne sont pas traduites en pratique pour l’instant, elle représente le précurseur pour un nouvelle réalité où on envisage une meilleure considération des droits de la personne au tant que tel et pas en tant que malade mentale, où on reconsidère la pratique psychiatrie à fin d’améliorer la prise en charge et les réponses aux besoins de ces personnes… À modifier, continuer….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La loi K 1 25 de 1979 ===&lt;br /&gt;
Suite à deux cas d’internement qui avaient touché profondément l’opinion publique genevoise, ainsi que grâce aux mouvements militant pour une remise en question des traitements des patients psychiatriques, deux projet de révision ont été proposés au [https://www.ge.ch/grandconseil/index.asp Grand Conseil] concernant la loi du 14 mars 1936 sur le régime des personnes atteintes d’affection mentale.    &lt;br /&gt;
Selon la commission parlementaire la difficulté majeure est liée au fait qu’il faut renforcer les droits des malades mentaux tout en continuant de protéger le reste de la population de ces personnes. &lt;br /&gt;
Un difficulté supplémentaire été due  à la récente ratification (1974) de la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme Convention européenne des droits de l’homme] (CEDH) qui interdisait toute forme d’internement administratif sans recours judiciaire. &lt;br /&gt;
La loi du 1979 apporte des changements sur plusieurs niveaux. Tout d’abord l’application de la loi se limite aux personnes atteinte de maladie mentale dont l’état nécessite une prise en charge en hôpital psychiatrique. Avant la révision, la loi s’appliquait à toute personne atteinte de maladie mentale qui aurait pu compromettre la sécurité et la tranquillité publique, ainsi que leur propre sécurité. &lt;br /&gt;
Deuxièmement elle impose aux établissements privé et publique un régime de surveillance des registres des entrées et de sorties. &lt;br /&gt;
En outre cette loi renforce les droits des patients psychiatriques. Le patient acquiert l’accès à son dossier médical et ce dernier et sa famille doivent être informés de tous les droits dont ils disposent.&lt;br /&gt;
De plus, la loi fixe les conditions d’admission des malades mentaux en faisant la distinction entre admission volontaire et involontaire. L’admission volontaire nécessite un certificat médical qui justifie l’admission du patient en raison de son état mentale.  Etant donné que l’admission involontaire comporte une atteinte à la liberté de l’individu, elle peut être demandé seulement si ces trois conditions sont réunies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Le malade présente des troubles mentaux&lt;br /&gt;
* Son état constitue un danger grave pour lui-même ou pour autrui&lt;br /&gt;
* Un traitement et des soins dans un établissement psychiatrique s’avèrent nécessaires. » (p.8)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un examen ultérieur concernant les symptômes du malade, les motifs de l’hospitalisation et le dégrée d’urgence de la situation est nécessaire afin de confirmer ou annuler l’hospitalisation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La capacité de discernement ===&lt;br /&gt;
Le discernement est définit dans l’article 16 du code civil et implique la capacité de pouvoir agir de façon raisonnable. On estime capable de discernement toute personne qui agit en connaissance de cause. Le code civil prévoit certaines situations dans lesquelles cette capacité peut être limitée dans l’intérêt de la personne concernée, notamment dans le cas de « maladie mentale » et de « faiblesse d’esprit ».  La reconnaissance de cette capacité est la condition indispensable sans laquelle l’individu n’est pas en mesure d’exercer ses droits personnels.&lt;br /&gt;
L’évaluation de la capacité de discernement se prête à controverse, notamment entre psychiatre et juriste, car il est impossible de poser un jugement objectif. Ceci est encore de nos jours source de malentendus et il semble très difficile qu’une réforme juridique puisse parvenir à éclaircir cette situation compliquée. Afin de limiter l’imposition d’une étiquette trop lourde, l’évaluation de la capacité de discernement s’opère toujours en relation à une situation précise. Une réévaluation s’impose donc face à toute nouvelle situation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Privation de liberté à des fins d’assistance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, le Parlement fédéral a modifié le [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code civil suisse] en matière de privation de liberté à des fins d’assistance afin de rendre compatible le droit suisse avec [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme la Convention européenne des droits de l’homme] (ratifiée par la Suisse en 1974). &lt;br /&gt;
Les causes permettant la privation de la liberté d’un individu prévues dans l’article 397a CC sont :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
* La maladie mentale&lt;br /&gt;
* La faiblesse d’esprit&lt;br /&gt;
* La toxicomanie&lt;br /&gt;
* Le grave état d’abandon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de limiter les abus, cette première condition doit s’accompagner de deux autres conditions. La privation de liberté est la seul solution possible afin d’assurer l’assistance nécessaire à la personne. Tous les autres possibles prises en charges (traitement ambulatoire, assistance de l’entourage,…) doivent être considérées comme des solutions inefficaces. &lt;br /&gt;
En outre, la prise en charge doit être assurée par un établissement apte à fournir les prestations spécifiques dont l’individu a besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit fédéral impose des garanties minimales dans le but de protéger la personne privée de liberté à des fins d’assistance. Parmi les droit dont dispose l’individu on trouve :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le droit à l’information concernant le pourquoi de sa privation de liberté&lt;br /&gt;
* La demande de libération. Cette demande peut être également formulée par les proches.&lt;br /&gt;
* Le droit à l’assistance juridique&lt;br /&gt;
* Le droit d’être inétendue devant le juge&lt;br /&gt;
* … &lt;br /&gt;
(Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La déclaration de Hawaï 1977 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1977, L’association mondiale des psychiatres rédige une charte éthique concernant les pratiques, ainsi que les buts de la psychiatrie. Parmi les recommandations que l’on prône,  on y trouve que le rapport entre le psychiatre et le patient doit être basé sur la confiance et le respect. Le psychiatre es au service du patient et ce dernier doit être considéré comme un partenaire. Le soignant doit privilégier les interventions thérapeutiques qui limitent le moins possibles la liberté du patient. Dans le cas d’incapacité de discernement, toute action thérapeutique doit être discuté avec la famille ou avec un représentant légal. Ce disposition vise le respect de la dignité humaine et les droits fondamentaux de l’homme. (http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les méthodes d&#039;entretien se distinguent par la mise en oeuvre des processus fondamentaux de communication et d&#039;interaction humaine. Ces processus permettent au chercheur de retirer de ses entretien des informations et éléments de réflexion riches en nuances. &lt;br /&gt;
Nous avons utilisé la variante entretien centré, avec une petite liste de questions-guides ouvertes afin que l&#039;interviewé puisse parler ouvertement d&#039;un événement ou d&#039;une expérience précise à laquelle il a participé. En ce cas Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La lutte contre les abus de la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
[[Entretien avec M. Alain Riesen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Questions pour l&#039;entretien ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Depuis quand et avec qui (quel groupe) vous êtes-vous engagé/e dans la lutte pour les droits de la personne et quel était à ce moment votre statut (ou fonction)? Dans quel contexte s&#039;est inséré cette démarche ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2. Il y a-t-il un événement originel? Pourriez vous nous raconter un ou des événement/s marquant/s que vous avez mené ou qui vous ont frappé dans cette période en faveur de ces droits ? &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3. Quels ont été les changements les plus importantes auxquels vous avez assistés?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.  Y a-t-il des valeurs que vous avez eu le sentiments d&#039;avoir porté en avant et si oui, lesquelles étaient-elle?  (avoir en tête: corps réappropriation et bien-être et développement, bien être psychique, son développement, la liberté, autodétermination de la personne, mais ne les évoquer que si la personne ne répond pas!)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Qu&#039;en est-il aujourd&#039;hui de cette lutte et des acquis et des risques de retour en arrière?  Sur quoi faudrait-il continuer de se battre de lutter?&lt;br /&gt;
Est-ce que vous continuer aujourd&#039;hui de vous engager et sur quoi?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[[Entretien_avec_M._Alain_Riesen]] nous a permis d&#039;avoir une vue d&#039;ensemble sur les années &#039;60-&#039;80. Grace à son histoire et les réponses aux questions nous avons pu recueillir beaucoup d&#039;éléments sur les principaux changements, les mouvements militants et les conquêtes par rapport aux droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion et discussion ==&lt;br /&gt;
La période des années ’60-’80 constitue une époque de grands changements. Elle a été témoin d’une révolution idéologique, politiques, législative. Il s’agit principalement d’un mouvement général de contestation du pouvoir et des normes institutionnelles. Le mouvement de l’antipsychiatrie avant et du réseau d’alternative à la psychiatrie après, contribuent fortement à la lutte et aux débats contre l’institution totalitaire (Goffman), la violence institutionnelle. Spécifiquement au territoire de Genève, l’association de l’ADUPSY a contribué de façon important à tous ces changements. La cohésion entre les professionnels et les patients permet une action et une réflexion autour de la manière de pratiquer le soin, tout en considérant  la question des droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant les années ’60 les patients psychiatriques étaient, pour la plus parte, reclus, isolés, stigmatisés. La pratique du soin se faisait sous obligation, constriction où le pouvoir décisionnel était exclusivement dans les mains des médecins. Le patient n’avait aucune possibilité d’expression ou contestation, il subissait toute décision du corps médical, il était considéré comme une personne incurable, dangereuse, qui devait être hospitalisé à vie. Le patient vivait donc dans des conditions de vie précaires, où son identité était limité à une personne sans aucun droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après les années ‘60 cette réalité voit un tournant important. Premièrement grâce au CAS, le Comité d’Action de Santé qui a mené une réflexion autour de la politique institutionnelle. Une politique de santé mentale se base sur l’institution, le dispositif institutionnel ; la théorie, la psychopathologie, dont dépend la manière de définir l’identité de la personne ; le corps des professionnels et la législation. Il y a eu une prise de conscience par rapport à la manière de considérer l’autre, on commence à se soucier des conditions de vie de ses personnes, on arrive à une nécessité de changer l’institution, de changer les lois, et les pratiques. Petit à petit on enlève les barreaux dans le dispositif institutionnel, on considère les professionnels comme des soignant et non plus comme des gardiens, progressivement on élimine les traitements de choc. Toute la question sur les droits des patients se révèle, la pratique du soin, la prise en charge des patients, la considération, reconnaissance de la personne voient une évolution importante. L’ADUPSY, l’Association pour les droits des usagers de la psychiatrie, contribue aussi à cette grande évolution, pendant plusieurs années elle a mené un travail pour accueillir  les plaintes, les demandes ou encore les critiques des patients à fin de modifier la réalité qui les concernaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conquêtes, comme mentionné au paravent, ont étaient multiples. Néanmoins la question des droits des patients psychiatriques est toujours d’actualité. L’hospitalisation non volontaire et le type de traitement, liés au pouvoir médical ont encore une très forte influence dans la société de nos jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Barnes, M.(1976). &#039;&#039;Un voyage à travers la folie&#039;&#039;. Paris: Editions du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Basaglia, F.] (1970). [[L&#039;institution en négation - Basaglia|&#039;&#039;L&#039;institution en négation.&#039;&#039;]] Paris: Edition du Seuil. 	&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper  Cooper, D.] (1970). &#039;&#039;Psychiatry et anti-Psychiatry.&#039;&#039; Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault  Foucault, M.](1964) [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_folie_%C3%A0_l%27%C3%A2ge_classique &#039;&#039;Histoire de la folie à l&#039;âge classique&#039;&#039;], Paris : U.G.E., coll. « 10/18 »&lt;br /&gt;
Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&lt;br /&gt;
* [http://es.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Goffman, E.] (1975). &#039;&#039;Stigmates. Les usages sociaux des handicaps&#039;&#039;. Paris: Les Editions de Minuit.&lt;br /&gt;
* Gendreau,C. (2005). &#039;&#039;Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale&#039;&#039;. Montréal: Les Editions Thémis&lt;br /&gt;
* Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). &#039;&#039;Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&#039;&#039;&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_S._Szasz Szasz, T.] (1975). [[Résumé :Le mythe de la maladie mentale (1975)|&#039;&#039;Le mythe de la maladie mentale&#039;&#039;]]. Paris: Payot.&lt;br /&gt;
* [http://www.triunfodigital.com/ Triunfo Digital] (s.d.) [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 &#039;&#039;Josep Berke: &amp;quot;La sociedad está enloqueciendo a sus miembros&amp;quot;&#039;&#039;], Archives, Consulté le 8 Novembre 2013 [http://www.triunfodigital.com/ &amp;quot;Triunfo Digital&amp;quot;], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.1], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=29&amp;amp;fecha=1973-04-14 p. 2], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=30&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.3], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=31&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.4]&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye, J.] (2010). &#039;&#039;La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie.&#039;&#039; Paris: Editions Libertaires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://mamytartine.blog.lemonde.fr/mamytartine/2005/08/lantipsychiatri.html &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.e-monsite.com/isabellesamyn/rubrique-1012337.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.academia.edu/440584/Psychanalyse_Et_Antipsychiatrie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Webographie ==&lt;br /&gt;
http://www.jhberke.com/index2.html Site web du Dr. Joseph H. Berke.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://vimeo.com/38575546 Ici vous trouverez un entretien à Mary Barnes (langue anglaise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.dionyversite.org/cycle_08-11-A.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.cairn.info/revue-topique-2004-3-page-79.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.geopsy.com/memoires_theses/la_folie.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://senon.pagesperso-orange.fr&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13141</id>
		<title>Droits des patients psychiatriques</title>
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		<updated>2014-01-14T11:53:49Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Mouvement de l&amp;#039;antipsychiatrie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
Cet article s’inscrit dans le cadre général des droits de la personne et des droits des patient en psychiatrie en particulier. Il s&#039;agit dans ce chapitre de mieux comprendre comment les revendications des droits des patients psychiatriques relèvent des droits de la personne et d&#039;arriver à expliquer ce que cela recouvre concrètement dans le quotidien en termes de pratiques, mais aussi de désignation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le paysage psychiatrique, au fil des années, a été modifié par l’influence et l’interaction de différents mouvements sociaux et des changements de lois. Cette recherche est une opportunité qui nous permet d’élaborer une réflexion autour de ces interactions et de mieux comprendre l’évolution de la terminologie et l’utilisation des divers moyens thérapeutiques, la mise en place d’un cadre légal préservant les droits des patients psychiatriques et les apports amenés à la société. Il semble que la critique des classifications nosographiques (les DSM) qui existe depuis les années 20 – lesquelles classifications n&#039;ont été qu&#039;en augmentation (en 1990, 400 classifications) ont visé à la fois le pouvoir qui désigne, mais aussi peut-être plus fondamentalement une manière de &amp;quot;donner sens&amp;quot; à un individu porteur de signes définis essentiellement par les médecins psychiatres. L&#039;alternative serait de considérer la personne, sa parole, sa propre perception, sa conception aussi de la santé (et donc de la folie) dans une remise en question de la relation soignant-soigné. C&#039;est aussi évidemment une remise en question de rapport norme/déviance, mais aussi plus fondamentalement de cette réalité &amp;quot;faussement&amp;quot; ou &amp;quot;artificiellement&amp;quot; construite (symboliquement) par ceux qui détiennent le pouvoir de nommer. Ainsi la critique sociale et politique des année 60-80 se double d&#039;une critique de l&#039;épistémologie du sujet pour mettre à la place une relation plus égalitaire et un respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons commencé par une brève présentation sur la maladie mental el le courant de l’antipsychiatrie, présentation qui nous aide à nous faire une image mental de ce que représentait pour la société une personne qui manifestait une maladie mentale, un hôpital psychiatrique et surtout ce qui voulait dire pour une personne d&#039;être quelqu’un avec un trouble psychique au début du XXème siècle. La deuxième partie de l’article nous amène dans ‘’la réalité des patients psychiatriques’’ contemporaine et nous découvrons les changements des lois et des droits pour ces patients. Pour pointer notre recherche, nous avons effectué un entretien avec M. Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève, entretien qui nous a permis de voir plus en détail et plus concrètement l’évolution des droits des patients en psychiatrie. Peut-être que cette évolution continuera dans ce vaste domaine, mais il faut souligner le fait que jusqu’au maintenant toutes les personnes qui présentent des troubles psychiques ont le droit aux meilleurs services médicaux et qu&#039;aucune discrimination n’est admise, donc la santé est un segment d’insertion sociale qui place le patient dans la dimension d&#039;être un citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
=== Historique de la maladie mentale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute société se trouve confronté à des personnes qui sortent du fonctionnement ordinaire, qui ne vivent pas selon les normes en vigueur, allant jusqu&#039;à perturber l’équilibre d&#039;un groupe social (famille, classe, atelier, entreprise, institution, etc.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En traversant les âges et les cultures, la maladie mentale a connu les définitions et les explications les plus variées. En effet, « puisque la folie plonge ses racines aux sources de la culture, être fous est différent selon le pays ou la région dont on est originaire » (&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;, p.13).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l’Europe, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye] met en évidence comment à partir de l’Antiquité on s’est occupé du problème des personnes déviantes en les bannissant et en les excluant de la société. Durant le Moyen Âge, en particulier en France, l’exclusion de la société se faisait par exemple en mettant les personnes qui dérangeaient sur une barque et en les abandonnant sur une rivière.  Au tour de l’année 1000, de l’exclusion et du bannissement en dehors des villes, il y a la mise en place d’un premier système d’enfermement. Dans les maladreries et les hostelleries (préludes des hôpitaux généraux), on commence à enfermer les malades mentaux avec tout sortes des personnes &amp;quot;marginales&amp;quot;. La promiscuité, l&#039;insalubrité, la surpopulation, ainsi que les maladies transformaient ces lieux en lieux d’extermination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La religion avait une très grande influence durant toute cette période. La maladie mentale était interprétée comme la punition de Dieu en réponse à un péché. Le personne déviante était donc aussi enfermée pour protéger la société et pour qu’elle puisse faire amende honorable. Progressivement, mais surtout pendant le XIX, le pouvoir sur la maladie mentale passe entre les mains des médecins. En effet, ces derniers, écrit Lesage de la Haye « […] vont devenir les responsables du traitement des malades mentaux et mêmes les directeurs des asiles d’aliénés » (p.22)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt pour les problèmes liés à la santé mentale surgit dans les années d’après-guerre à cause d’une forte augmentation des cas pris en charge. À partir des années 1970, sur la voie des protestations anticonformistes de Mai 1968 et sous l’influence et la pression des familles, on commence à dénoncer les conditions précaires des malades mentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mouvement de l&#039;antipsychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant les années 1960 apparaissait un nouveau courant qui a explosé dans plusieurs pays, l&#039;Antipsychiatrie, qui prend le contre-pied de la psychiatrie. La critique vise à remettre en question non seulement la psychiatrie et la prise en charge des malades mentaux, mais aussi la société au sens large. Ce mouvement qui s&#039;exprime sous différentes formes dans plusieurs pays, offre une nouvelle conception de la liberté aux patients psychiatriques en leur donnant la voix et le pouvoir de choisir leur parcours de soins, condamne la société capitaliste qui rejet tout individu non rentable et qui ne se conforme pas au règles de fonctionnement de la société. Les prisons et les hôpitaux psychiatriques sont l&#039;expression de la mise à l&#039;écart de toute personne qui affiche une différence trop importante face à la norme. Ce courant de pensé est très révolutionnaire et prône la liberté des individus.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon, Lesage de la Haye, l&#039;antipsychiatrie n&#039;est pas un courant de pensée, c&#039;est un vaste mouvement qui ne trouve pas une véritable unité concernant les théories et les pratiques des différents représentant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme «Antipsychiatrie» est utilisée pour la première fois par Cooper [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper David Cooper] en 1967 dans son ouvrage «Psychiatrie et antipsychiatrie»&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil.&amp;lt;/ref&amp;gt; et à travers ses expériences dans le &amp;quot;pavillon 21&amp;quot; à Kingsley Hall (Londres), il s&#039;oppose au système hiérarchique et aliénant qui conduit à l’internement des personnes et en les rendant des malades chroniques. Ainsi, il propose d&#039;étudier la personne dans son contexte de vie, en relativisant le diagnostic et l&#039;étiquetage. Il est suivi par d’autres militants de ce courant idéologique, notamment par Aaron Esterson et [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Laing Ronald David Laing]. Tous les trois travaillent en Grande-Bretagne et offrent une réponse plus sociale et communautaire en s&#039;opposant à la psychiatrie ordinaire, au diagnostic, à la pratique et à la politique en vigueur.&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un exemple intéressant est le livre qui raconte le parcours d’une patiente, [http://en.wikipedia.org/wiki/Mary_Barnes Mary Barnes], qui avait suivi une thérapie à Kingsley Hall avec le psychiatre [http://www.jhberke.com/index2.html%20 Joseph Berke] et sous la direction de Ronald David Laing. Le livre « Un voyage à travers la folie »&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;, écrit en 1976 par Mary Barnes avec la collaboration de [http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Berke Joseph Berke] est un exemple du passage à travers la folie qui donne un point de vue différent: il valorise la personne et ses droits en tant que patient, l’importance de l&#039;autodétermination personnelle et de l’intégration sociale. Le professionnel est vu comme témoin dans le parcours du patient. Il représente aussi un soutient au mouvement de l&#039;antipsychiatrie.&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Parallèlement, aux Etats-Unis, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Erving Goffman] publie en 1961 un ouvrage qui influencera aussi le courant de l&#039;antipsychiatrie [[Asiles, études sur la condition sociale des malades mentaux|&amp;quot;ASILES, études sur la condition des malades mentales&amp;quot;]], (basé sur des observations des comportements des patients et du personnel d&#039;un hôpital psychiatrique ). L’auteur commence par donner une définition des  « institutions totalitaires » qui se caractérisent par le niveau d’exclusion et de contrôle dans lequel se trouve le reclus. La vie dans de ce genre d’institution est décrite en négatif par comparaison avec le déroulement de la vie à l’extérieur. Une fois admis au sein de l&#039;institution l&#039;individu est mis sous tutelle et perd tous les droits dont il jouissait en tant que membre de la société et se trouve sous l&#039;emprise du pouvoir du médecin (Goffman)&amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1963, avec son livre [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stigmate_%28Erving_Goffman%29 «Stigmate&amp;quot;. Les usages sociaux des handicaps»&amp;lt;ref&amp;gt; Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;], il continue à exprimer ses idées, selon lesquelles d&#039;une manière indirecte, influenceront les droits de l’homme. Goffman donne une définition plus élargie du stigmate en mettant en évidence un ensemble des concepts sur «l&#039;image social» des individus et ce qu&#039;ils peuvent transmettre d&#039;eux-mêmes aux autres en situations de confrontation. (Le stigmate permet de marquer une différence entre les personnes &amp;quot;dites normales&amp;quot; et celles qui présentent des caractéristiques déviantes de la norme.)&amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aux Etats Unis, [[Thomas_Szasz|Thomas Szas]], professeur en psychiatrie (et admirateur de Michel Foucault) pour ses dénonciations des abus de la psychiatrie, ne préconisait pas les mêmes solutions. Szasz défend vivement les droits des malades mentaux et fait une double critique à la psychiatrie: la maladie mental n’est pas une vrais maladie, mais une justification légitimant, avec l’appui de médecins et des avocats, l’intervention du pouvoir pour protéger les gens contre eux mêmes. La psychiatrie est ainsi utilisée comme un outil de contrôle social à grande échelle, au nom du bien-être des « normaux ». Szasz décrit et dénonce dans son célèbre livre [[Le mythe de la maladie mentale (Szasz)|&amp;quot;Le mythe de la maladie mentale&amp;quot;]&amp;lt;ref&amp;gt;Szasz, T. (1975). Le mythe de la maladie mentale. Paris: Payot.&amp;lt;/ref&amp;gt;], paru en 1961, l’utilisation de la psychiatrie comme moyen du contrôle social, d&#039;esclavage déguisé en thérapie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Italie, dans la même période, le mouvement trouve un autre représentant. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Franco Basaglia], mène au niveau politique une lutte dans laquelle il revendique à haut voix les droits des patients ainsi que la fermeture des asiles (L&#039;auteur de &amp;quot;L&#039;institution en négation&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;) - Basaglia critique l&#039;enferment des malades mentaux comme n&#039;étant pas une solution)&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Finalement la solution arrive en 1978, avec la Loi-180. La création de nombreux lieux alternatif, tels que de centres de jour, des foyer et d&#039;autres formes innovatrices, ainsi qu&#039;une participation nationale des syndicats, la partie communiste et le monde du travail, ont permis aux malades mentaux de réintégrer la vie en société.&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;. À noter, malgré ça, il y a des différences très importantes entre les régions les plus développées et d&#039;autres régions italiennes. Cela a influencé la réintégration des patients psychiatriques. (Basaglia et Lesage) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la France, plusieurs représentants ont pris parti au mouvement de l’antipsychiatrie. On y retrouve Roger Gentis, [http://es.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Guattari Félix Guattari], [http://es.wikipedia.org/wiki/Robert_Castel Robert Castel], ainsi que Michel Foucault. (Le sage de la Haye). Ce dernier, tout en étant en retrait par rapport aux autres praticiens, il offre dans son ouvrage « Histoire de la folie à l’âge classique », une représentation de comment la notion de folie, d’aliénation,  de maladie mentale sont en relation très étroite avec le contexte. À travers une lecture historique de la folie, l’auteur met en évidence l’influence des normes, des valeurs et des croyances en rapport aux explications des causes de celle-ci. Le rôle social du « fou » dépend également de la vision que la société a sur la folie.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard&amp;lt;/ref&amp;gt;. Déjà en 1954, dans l&#039;ouvrage « Maladie mentale et psychologie », Foucault met en évidence le fait que en Occident la folie a acquis le statut de maladie mentale très récemment, en devenant ainsi objet d’étude de la part de la psychiatrie. Les explications que l’on donnait auparavant à ce type de phénomène étaient du domaine de la magie et de la religion. Le contexte influence le regard que l’on pose sur une problématique.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau général, le mouvement essaye de se centrer dans l&#039;application d&#039;une thérapie dans le contexte du sujet (soit familial ou communautaire) et non pas dans le contexte clinique. Les trois thèses de l’antipsychiatrie (antinosographique, anti-institutionnelle, anti-thérapeutique) se manifestent comme une prise de conscience collective. La thèse antinosographique conteste l’appartenance des troubles psychiques au concept de maladie et la nécessité à n’importe quel type d’assistance psychiatrique et soutien que la classification des maladies mentales et le diagnostic donné constituent une forme d’étiqueter et de stigmatiser une personne. La thèse anti-thérapeutique est une réaction contre les mesures dures des traitements appliques aux malades psychiques  (l’électrochoc, la médicamentation abusive et obligatoire, la privation de liberté) et encourage le traitement sans médicamentation, basé sur une communauté thérapeutique. La thèse anti-institutionnelle condamne les institutions en les nommant totalitaires car tout est enfermé, contrôle et obligatoire et propose de modifier la relation entre les psychiatres et les patients.&lt;br /&gt;
Le mouvement de l’antipsychiatrie a contribué pour : la sensibilisation des autorités et l’opinion publique, le fait de non-être stigmatise pour les personnes avec de trouble psychique, l’influence et l’aide de mouvement pour les droits des patients, la reformation du système par l’introduction des lois qui ont comme but de protéger les droits et d’améliorer les conditions d’assistance psychiatrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réalité des patients psychiatriques ==&lt;br /&gt;
=== Lois sur la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement antipsychiatrique, comme mentionné au paravent, a été le premier à se battre pour la fermeture des asiles en s’opposant à la psychiatrie traditionnelle avec des idées, des interprétations de la maladie mentale et surtout des actions subversives. Au niveau législatif, cela s&#039;est traduit par la [http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf Loi 180], qui a été la première et seule loi qui ordonne la fermeture des hôpitaux psychiatriques en Italie. Approuvé grâce au soutien de Franco Basaglia le 13 mai 1978 (elle est parfois appelée &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot;), elle règle tous contrôles et traitements sanitaires volontaires et obligatoires pour des personnes avec une maladie mentale. Elle se base sur des principes tels que le respect de la dignité de la personne, des ses droits civils et politiques. Le droit de choisir librement son médecin et son lieu soin, ou encore le droit de communiquer avec qui ils désirent. Tous les traitements doivent être assurer par consensus et la participation de la personne. La &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot; vise aussi à une &amp;quot;réforme sémiotique&amp;quot; des termes utilisés pour définir les patients psychiatriques. Elle supprime tout définition dans le code pénal comme &amp;quot;aliéné mental&amp;quot; ou &amp;quot;infirme mental&amp;quot;. Il s’agit d’une loi qui agit sur plusieurs niveaux, que ça soit sur les droits de la personne, sur les institutions soignantes ou encore à niveau pénal. Elle représente une réforme sociale et politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droits des patients psychiatriques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les droits des patients psychiatriques s&#039;inscrivent dans [http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Droits_des_patients_(%C3%A0_l%27h%C3%B4pital) les droits des patients] en général, avec quelques différences qui est propre à cette population. Comme nous le verrons dans ce sous-chapitre, la nature de la maladie mentale peut impliquer des limitations au niveau juridique dans l’exercice de certains droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les préoccupations concernant la protections des droits des patients psychiatriques est un fait relativement récent qui débute dans les années 1960 et qui prend plus d&#039;ampleur dans les années 1970 au niveau national ainsi qu&#039;international. Dans plusieurs pays on assiste à des modifications législatives, mais les questionnements concernant le traitement des maladies mentales s&#039;opère aussi au niveau des droits internationales et de la liberté de la personne. &amp;lt;ref&amp;gt;Gendreau,C. (2005). Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale. Montréal: Les Editions Thémis &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, des personnes qui avaient connu l’expérience de l’institution psychiatrique s’adressent au  réseau international d’alternative à la psychiatrie, qui avait organisé une rencontre à Genève, dans le but de créer un organisme capable de défendre les droits des usagers de la psychiatrie. Cette démarche s’inscrit dans un processus de médiatisation qui, depuis les années 1976-1977, avait porté au grand jour le fonctionnement du système psychiatrique genevois et les internements qualifiés comme abusifs.  (Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas)   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ainsi que, en 1979 à Genève, des personnes tels que médecins, psychiatres, psychologues, assistants sociaux, juristes et usagers de la psychiatrie fondent l’[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf ADUPSY], l’association pour les droits des usagers de la psychiatrie. Une association dont le but est de lutter contre toutes discriminations en défendant les droits démocratiques fondamentaux des personnes psychiatriques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à la révision de la Loi sur le régime des personnes atteintes d’affections mentales du 1936, ils lancent des propositions qui viseront à combler les lacunes pratiques dont cette loi n’a pas su changer dans la pratique quotidienne de la prise en charge et de la reconnaissance de la personne psychiatrique. Comme par exemple recourir à l’internement lorsqu’il est réellement nécessaire, tandis qu’il s’agit encore d’une pratique naturelle, ordinaire à laquelle on recourt presque toujours, ou l’impossibilité du malade à faire recours lors de son internement ou au moment de la sortie, ou encore l’action faite par le Conseil de surveillance psychiatrique qui protège la société du malade mental en le stigmatisant encore plus ou lieu de protéger ce dernier. Ce sont tous des exemples de comment la loi ne s’est pas traduite en pratique selon ses principes.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf L&#039;Adupsy] lance ses propositions en essayant de modifier la réalité psychiatrique. Elle revendique la suppression totales des internements visant une modification de toutes pratiques psychiatriques. Elle croit dans une nouvelle législation qui tiendrait en compte des modifications du [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code Civile Suisse], des recommandations de l’Assemblée parlementaire du Conseil d’Europe inhérent la situation des malades mentaux et des recommandations de l’[http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_sant%C3%A9 OMS]. Leurs propositions visent trois aspects principaux liés aux droits de la personne : l’admission, le droit de recours et les droits liés au traitement et à la participation à la recherche clinique. [ici il faudrait que l&#039;on sache sur quoi vous vous baser pour dire cela: les références manquent!!!]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut supprimer l’internement, l’admission doit être volontaire du début la fin du traitement, dans le sens que toute prise en charge ou action thérapeutique ne peut pas être efficace si le patient n’est pas d’accord. Le libre arbitre, le droit de choix ou de refus, une participation active sont des aspects nécessaires lors qu’on vise une prise en charge efficace, dans le respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit de recours doit être une instance judiciaire. Dans ce sens là le Conseil de surveillance psychiatrique doit être remplacé par la Chambre de révision psychiatrique. La personne psychiatrique ne devrait plus être stigmatisée au tant que malade, elle n’est pas dangereuse et donc la société ne doit pas être protégée par ce dernier. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le troisième objectif concernant les droits liés au traitement et à la participation à la recherche médicale implique l’abolition de tout traitement médical sans le consensus du patient, il faut présenter au patient les implications du traitement, les alternatives et s’il veut il peut consulter un autre médecin de son choix. &lt;br /&gt;
Ces trois aspects visent, comme écrit au paravent, une modification des conditions de prise en charge, des droits des patients en tant que personnes et du tout le système psychiatrique.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La période comprise entre les années ’60 et ’80 est témoin d’une grand révolution vis à vis des droits des patients psychiatriques. Même si elle reste une révolution idéologique, car tous principes, toutes actions ne sont pas traduites en pratique pour l’instant, elle représente le précurseur pour un nouvelle réalité où on envisage une meilleure considération des droits de la personne au tant que tel et pas en tant que malade mentale, où on reconsidère la pratique psychiatrie à fin d’améliorer la prise en charge et les réponses aux besoins de ces personnes… À modifier, continuer….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La loi K 1 25 de 1979 ===&lt;br /&gt;
Suite à deux cas d’internement qui avaient touché profondément l’opinion publique genevoise, ainsi que grâce aux mouvements militant pour une remise en question des traitements des patients psychiatriques, deux projet de révision ont été proposés au [https://www.ge.ch/grandconseil/index.asp Grand Conseil] concernant la loi du 14 mars 1936 sur le régime des personnes atteintes d’affection mentale.    &lt;br /&gt;
Selon la commission parlementaire la difficulté majeure est liée au fait qu’il faut renforcer les droits des malades mentaux tout en continuant de protéger le reste de la population de ces personnes. &lt;br /&gt;
Un difficulté supplémentaire été due  à la récente ratification (1974) de la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme Convention européenne des droits de l’homme] (CEDH) qui interdisait toute forme d’internement administratif sans recours judiciaire. &lt;br /&gt;
La loi du 1979 apporte des changements sur plusieurs niveaux. Tout d’abord l’application de la loi se limite aux personnes atteinte de maladie mentale dont l’état nécessite une prise en charge en hôpital psychiatrique. Avant la révision, la loi s’appliquait à toute personne atteinte de maladie mentale qui aurait pu compromettre la sécurité et la tranquillité publique, ainsi que leur propre sécurité. &lt;br /&gt;
Deuxièmement elle impose aux établissements privé et publique un régime de surveillance des registres des entrées et de sorties. &lt;br /&gt;
En outre cette loi renforce les droits des patients psychiatriques. Le patient acquiert l’accès à son dossier médical et ce dernier et sa famille doivent être informés de tous les droits dont ils disposent.&lt;br /&gt;
De plus, la loi fixe les conditions d’admission des malades mentaux en faisant la distinction entre admission volontaire et involontaire. L’admission volontaire nécessite un certificat médical qui justifie l’admission du patient en raison de son état mentale.  Etant donné que l’admission involontaire comporte une atteinte à la liberté de l’individu, elle peut être demandé seulement si ces trois conditions sont réunies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Le malade présente des troubles mentaux&lt;br /&gt;
* Son état constitue un danger grave pour lui-même ou pour autrui&lt;br /&gt;
* Un traitement et des soins dans un établissement psychiatrique s’avèrent nécessaires. » (p.8)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un examen ultérieur concernant les symptômes du malade, les motifs de l’hospitalisation et le dégrée d’urgence de la situation est nécessaire afin de confirmer ou annuler l’hospitalisation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La capacité de discernement ===&lt;br /&gt;
Le discernement est définit dans l’article 16 du code civil et implique la capacité de pouvoir agir de façon raisonnable. On estime capable de discernement toute personne qui agit en connaissance de cause. Le code civil prévoit certaines situations dans lesquelles cette capacité peut être limitée dans l’intérêt de la personne concernée, notamment dans le cas de « maladie mentale » et de « faiblesse d’esprit ».  La reconnaissance de cette capacité est la condition indispensable sans laquelle l’individu n’est pas en mesure d’exercer ses droits personnels.&lt;br /&gt;
L’évaluation de la capacité de discernement se prête à controverse, notamment entre psychiatre et juriste, car il est impossible de poser un jugement objectif. Ceci est encore de nos jours source de malentendus et il semble très difficile qu’une réforme juridique puisse parvenir à éclaircir cette situation compliquée. Afin de limiter l’imposition d’une étiquette trop lourde, l’évaluation de la capacité de discernement s’opère toujours en relation à une situation précise. Une réévaluation s’impose donc face à toute nouvelle situation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Privation de liberté à des fins d’assistance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, le Parlement fédéral a modifié le [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code civil suisse] en matière de privation de liberté à des fins d’assistance afin de rendre compatible le droit suisse avec [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme la Convention européenne des droits de l’homme] (ratifiée par la Suisse en 1974). &lt;br /&gt;
Les causes permettant la privation de la liberté d’un individu prévues dans l’article 397a CC sont :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
* La maladie mentale&lt;br /&gt;
* La faiblesse d’esprit&lt;br /&gt;
* La toxicomanie&lt;br /&gt;
* Le grave état d’abandon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de limiter les abus, cette première condition doit s’accompagner de deux autres conditions. La privation de liberté est la seul solution possible afin d’assurer l’assistance nécessaire à la personne. Tous les autres possibles prises en charges (traitement ambulatoire, assistance de l’entourage,…) doivent être considérées comme des solutions inefficaces. &lt;br /&gt;
En outre, la prise en charge doit être assurée par un établissement apte à fournir les prestations spécifiques dont l’individu a besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit fédéral impose des garanties minimales dans le but de protéger la personne privée de liberté à des fins d’assistance. Parmi les droit dont dispose l’individu on trouve :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le droit à l’information concernant le pourquoi de sa privation de liberté&lt;br /&gt;
* La demande de libération. Cette demande peut être également formulée par les proches.&lt;br /&gt;
* Le droit à l’assistance juridique&lt;br /&gt;
* Le droit d’être inétendue devant le juge&lt;br /&gt;
* … &lt;br /&gt;
(Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La déclaration de Hawaï 1977 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1977, L’association mondiale des psychiatres rédige une charte éthique concernant les pratiques, ainsi que les buts de la psychiatrie. Parmi les recommandations que l’on prône,  on y trouve que le rapport entre le psychiatre et le patient doit être basé sur la confiance et le respect. Le psychiatre es au service du patient et ce dernier doit être considéré comme un partenaire. Le soignant doit privilégier les interventions thérapeutiques qui limitent le moins possibles la liberté du patient. Dans le cas d’incapacité de discernement, toute action thérapeutique doit être discuté avec la famille ou avec un représentant légal. Ce disposition vise le respect de la dignité humaine et les droits fondamentaux de l’homme. (http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les méthodes d&#039;entretien se distinguent par la mise en oeuvre des processus fondamentaux de communication et d&#039;interaction humaine. Ces processus permettent au chercheur de retirer de ses entretien des informations et éléments de réflexion riches en nuances. &lt;br /&gt;
Nous avons utilisé la variante entretien centré, avec une petite liste de questions-guides ouvertes afin que l&#039;interviewé puisse parler ouvertement d&#039;un événement ou d&#039;une expérience précise à laquelle il a participé. En ce cas Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La lutte contre les abus de la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
[[Entretien avec M. Alain Riesen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Questions pour l&#039;entretien ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Depuis quand et avec qui (quel groupe) vous êtes-vous engagé/e dans la lutte pour les droits de la personne et quel était à ce moment votre statut (ou fonction)? Dans quel contexte s&#039;est inséré cette démarche ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2. Il y a-t-il un événement originel? Pourriez vous nous raconter un ou des événement/s marquant/s que vous avez mené ou qui vous ont frappé dans cette période en faveur de ces droits ? &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3. Quels ont été les changements les plus importantes auxquels vous avez assistés?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.  Y a-t-il des valeurs que vous avez eu le sentiments d&#039;avoir porté en avant et si oui, lesquelles étaient-elle?  (avoir en tête: corps réappropriation et bien-être et développement, bien être psychique, son développement, la liberté, autodétermination de la personne, mais ne les évoquer que si la personne ne répond pas!)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Qu&#039;en est-il aujourd&#039;hui de cette lutte et des acquis et des risques de retour en arrière?  Sur quoi faudrait-il continuer de se battre de lutter?&lt;br /&gt;
Est-ce que vous continuer aujourd&#039;hui de vous engager et sur quoi?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[[Entretien_avec_M._Alain_Riesen]] nous a permis d&#039;avoir une vue d&#039;ensemble sur les années &#039;60-&#039;80. Grace à son histoire et les réponses aux questions nous avons pu recueillir beaucoup d&#039;éléments sur les principaux changements, les mouvements militants et les conquêtes par rapport aux droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion et discussion ==&lt;br /&gt;
La période des années ’60-’80 constitue une époque de grands changements. Elle a été témoin d’une révolution idéologique, politiques, législative. Il s’agit principalement d’un mouvement général de contestation du pouvoir et des normes institutionnelles. Le mouvement de l’antipsychiatrie avant et du réseau d’alternative à la psychiatrie après, contribuent fortement à la lutte et aux débats contre l’institution totalitaire (Goffman), la violence institutionnelle. Spécifiquement au territoire de Genève, l’association de l’ADUPSY a contribué de façon important à tous ces changements. La cohésion entre les professionnels et les patients permet une action et une réflexion autour de la manière de pratiquer le soin, tout en considérant  la question des droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant les années ’60 les patients psychiatriques étaient, pour la plus parte, reclus, isolés, stigmatisés. La pratique du soin se faisait sous obligation, constriction où le pouvoir décisionnel était exclusivement dans les mains des médecins. Le patient n’avait aucune possibilité d’expression ou contestation, il subissait toute décision du corps médical, il était considéré comme une personne incurable, dangereuse, qui devait être hospitalisé à vie. Le patient vivait donc dans des conditions de vie précaires, où son identité était limité à une personne sans aucun droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après les années ‘60 cette réalité voit un tournant important. Premièrement grâce au CAS, le Comité d’Action de Santé qui a mené une réflexion autour de la politique institutionnelle. Une politique de santé mentale se base sur l’institution, le dispositif institutionnel ; la théorie, la psychopathologie, dont dépend la manière de définir l’identité de la personne ; le corps des professionnels et la législation. Il y a eu une prise de conscience par rapport à la manière de considérer l’autre, on commence à se soucier des conditions de vie de ses personnes, on arrive à une nécessité de changer l’institution, de changer les lois, et les pratiques. Petit à petit on enlève les barreaux dans le dispositif institutionnel, on considère les professionnels comme des soignant et non plus comme des gardiens, progressivement on élimine les traitements de choc. Toute la question sur les droits des patients se révèle, la pratique du soin, la prise en charge des patients, la considération, reconnaissance de la personne voient une évolution importante. L’ADUPSY, l’Association pour les droits des usagers de la psychiatrie, contribue aussi à cette grande évolution, pendant plusieurs années elle a mené un travail pour accueillir  les plaintes, les demandes ou encore les critiques des patients à fin de modifier la réalité qui les concernaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conquêtes, comme mentionné au paravent, ont étaient multiples. Néanmoins la question des droits des patients psychiatriques est toujours d’actualité. L’hospitalisation non volontaire et le type de traitement, liés au pouvoir médical ont encore une très forte influence dans la société de nos jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Barnes, M.(1976). &#039;&#039;Un voyage à travers la folie&#039;&#039;. Paris: Editions du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Basaglia, F.] (1970). [[L&#039;institution en négation - Basaglia|&#039;&#039;L&#039;institution en négation.&#039;&#039;]] Paris: Edition du Seuil. 	&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper  Cooper, D.] (1970). &#039;&#039;Psychiatry et anti-Psychiatry.&#039;&#039; Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault  Foucault, M.](1964) [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_folie_%C3%A0_l%27%C3%A2ge_classique &#039;&#039;Histoire de la folie à l&#039;âge classique&#039;&#039;], Paris : U.G.E., coll. « 10/18 »&lt;br /&gt;
Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&lt;br /&gt;
* [http://es.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Goffman, E.] (1975). &#039;&#039;Stigmates. Les usages sociaux des handicaps&#039;&#039;. Paris: Les Editions de Minuit.&lt;br /&gt;
* Gendreau,C. (2005). &#039;&#039;Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale&#039;&#039;. Montréal: Les Editions Thémis&lt;br /&gt;
* Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). &#039;&#039;Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&#039;&#039;&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_S._Szasz Szasz, T.] (1975). [[Résumé :Le mythe de la maladie mentale (1975)|&#039;&#039;Le mythe de la maladie mentale&#039;&#039;]]. Paris: Payot.&lt;br /&gt;
* [http://www.triunfodigital.com/ Triunfo Digital] (s.d.) [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 &#039;&#039;Josep Berke: &amp;quot;La sociedad está enloqueciendo a sus miembros&amp;quot;&#039;&#039;], Archives, Consulté le 8 Novembre 2013 [http://www.triunfodigital.com/ &amp;quot;Triunfo Digital&amp;quot;], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.1], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=29&amp;amp;fecha=1973-04-14 p. 2], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=30&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.3], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=31&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.4]&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye, J.] (2010). &#039;&#039;La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie.&#039;&#039; Paris: Editions Libertaires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://mamytartine.blog.lemonde.fr/mamytartine/2005/08/lantipsychiatri.html &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.e-monsite.com/isabellesamyn/rubrique-1012337.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.academia.edu/440584/Psychanalyse_Et_Antipsychiatrie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Webographie ==&lt;br /&gt;
http://www.jhberke.com/index2.html Site web du Dr. Joseph H. Berke.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://vimeo.com/38575546 Ici vous trouverez un entretien à Mary Barnes (langue anglaise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.dionyversite.org/cycle_08-11-A.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.cairn.info/revue-topique-2004-3-page-79.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.geopsy.com/memoires_theses/la_folie.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://senon.pagesperso-orange.fr&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13139</id>
		<title>Droits des patients psychiatriques</title>
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		<updated>2014-01-14T11:52:26Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Notes et références */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
Cet article s’inscrit dans le cadre général des droits de la personne et des droits des patient en psychiatrie en particulier. Il s&#039;agit dans ce chapitre de mieux comprendre comment les revendications des droits des patients psychiatriques relèvent des droits de la personne et d&#039;arriver à expliquer ce que cela recouvre concrètement dans le quotidien en termes de pratiques, mais aussi de désignation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le paysage psychiatrique, au fil des années, a été modifié par l’influence et l’interaction de différents mouvements sociaux et des changements de lois. Cette recherche est une opportunité qui nous permet d’élaborer une réflexion autour de ces interactions et de mieux comprendre l’évolution de la terminologie et l’utilisation des divers moyens thérapeutiques, la mise en place d’un cadre légal préservant les droits des patients psychiatriques et les apports amenés à la société. Il semble que la critique des classifications nosographiques (les DSM) qui existe depuis les années 20 – lesquelles classifications n&#039;ont été qu&#039;en augmentation (en 1990, 400 classifications) ont visé à la fois le pouvoir qui désigne, mais aussi peut-être plus fondamentalement une manière de &amp;quot;donner sens&amp;quot; à un individu porteur de signes définis essentiellement par les médecins psychiatres. L&#039;alternative serait de considérer la personne, sa parole, sa propre perception, sa conception aussi de la santé (et donc de la folie) dans une remise en question de la relation soignant-soigné. C&#039;est aussi évidemment une remise en question de rapport norme/déviance, mais aussi plus fondamentalement de cette réalité &amp;quot;faussement&amp;quot; ou &amp;quot;artificiellement&amp;quot; construite (symboliquement) par ceux qui détiennent le pouvoir de nommer. Ainsi la critique sociale et politique des année 60-80 se double d&#039;une critique de l&#039;épistémologie du sujet pour mettre à la place une relation plus égalitaire et un respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons commencé par une brève présentation sur la maladie mental el le courant de l’antipsychiatrie, présentation qui nous aide à nous faire une image mental de ce que représentait pour la société une personne qui manifestait une maladie mentale, un hôpital psychiatrique et surtout ce qui voulait dire pour une personne d&#039;être quelqu’un avec un trouble psychique au début du XXème siècle. La deuxième partie de l’article nous amène dans ‘’la réalité des patients psychiatriques’’ contemporaine et nous découvrons les changements des lois et des droits pour ces patients. Pour pointer notre recherche, nous avons effectué un entretien avec M. Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève, entretien qui nous a permis de voir plus en détail et plus concrètement l’évolution des droits des patients en psychiatrie. Peut-être que cette évolution continuera dans ce vaste domaine, mais il faut souligner le fait que jusqu’au maintenant toutes les personnes qui présentent des troubles psychiques ont le droit aux meilleurs services médicaux et qu&#039;aucune discrimination n’est admise, donc la santé est un segment d’insertion sociale qui place le patient dans la dimension d&#039;être un citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
=== Historique de la maladie mentale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute société se trouve confronté à des personnes qui sortent du fonctionnement ordinaire, qui ne vivent pas selon les normes en vigueur, allant jusqu&#039;à perturber l’équilibre d&#039;un groupe social (famille, classe, atelier, entreprise, institution, etc.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En traversant les âges et les cultures, la maladie mentale a connu les définitions et les explications les plus variées. En effet, « puisque la folie plonge ses racines aux sources de la culture, être fous est différent selon le pays ou la région dont on est originaire » (&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;, p.13).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l’Europe, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye] met en évidence comment à partir de l’Antiquité on s’est occupé du problème des personnes déviantes en les bannissant et en les excluant de la société. Durant le Moyen Âge, en particulier en France, l’exclusion de la société se faisait par exemple en mettant les personnes qui dérangeaient sur une barque et en les abandonnant sur une rivière.  Au tour de l’année 1000, de l’exclusion et du bannissement en dehors des villes, il y a la mise en place d’un premier système d’enfermement. Dans les maladreries et les hostelleries (préludes des hôpitaux généraux), on commence à enfermer les malades mentaux avec tout sortes des personnes &amp;quot;marginales&amp;quot;. La promiscuité, l&#039;insalubrité, la surpopulation, ainsi que les maladies transformaient ces lieux en lieux d’extermination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La religion avait une très grande influence durant toute cette période. La maladie mentale était interprétée comme la punition de Dieu en réponse à un péché. Le personne déviante était donc aussi enfermée pour protéger la société et pour qu’elle puisse faire amende honorable. Progressivement, mais surtout pendant le XIX, le pouvoir sur la maladie mentale passe entre les mains des médecins. En effet, ces derniers, écrit Lesage de la Haye « […] vont devenir les responsables du traitement des malades mentaux et mêmes les directeurs des asiles d’aliénés » (p.22)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt pour les problèmes liés à la santé mentale surgit dans les années d’après-guerre à cause d’une forte augmentation des cas pris en charge. À partir des années 1970, sur la voie des protestations anticonformistes de Mai 1968 et sous l’influence et la pression des familles, on commence à dénoncer les conditions précaires des malades mentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mouvement de l&#039;antipsychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant les années 1960 apparaissait un nouveau courant qui a explosé dans plusieurs pays, l&#039;Antipsychiatrie, qui prend le contre-pied de la psychiatrie. La critique vise à remettre en question non seulement la psychiatrie et la prise en charge des malades mentaux, mais aussi la société au sens large. Ce mouvement qui s&#039;exprime sous différentes formes dans plusieurs pays, offre une nouvelle conception de la liberté aux patients psychiatriques en leur donnant la voix et le pouvoir de choisir leur parcours de soins, condamne la société capitaliste qui rejet tout individu non rentable et qui ne se conforme pas au règles de fonctionnement de la société. Les prisons et les hôpitaux psychiatriques sont l&#039;expression de la mise à l&#039;écart de toute personne qui affiche une différence trop importante face à la norme. Ce courant de pensé est très révolutionnaire et prône la liberté des individus.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon, Lesage de la Haye, l&#039;antipsychiatrie n&#039;est pas un courant de pensée, c&#039;est un vaste mouvement qui ne trouve pas une véritable unité concernant les théories et les pratiques des différents représentant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme «Antipsychiatrie» est utilisée pour la première fois par Cooper [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper David Cooper] en 1967 dans son ouvrage «Psychiatrie et antipsychiatrie»&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil.&amp;lt;/ref&amp;gt; et à travers ses expériences dans le &amp;quot;pavillon 21&amp;quot; à Kingsley Hall (Londres), il s&#039;oppose au système hiérarchique et aliénant qui conduit à l’internement des personnes et en les rendant des malades chroniques. Ainsi, il propose d&#039;étudier la personne dans son contexte de vie, en relativisant le diagnostic et l&#039;étiquetage. Il est suivi par d’autres militants de ce courant idéologique, notamment par Aaron Esterson et [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Laing Ronald David Laing]. Tous les trois travaillent en Grande-Bretagne et offrent une réponse plus sociale et communautaire en s&#039;opposant à la psychiatrie ordinaire, au diagnostic, à la pratique et à la politique en vigueur.&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un exemple intéressant est le livre qui raconte le parcours d’une patiente, [http://en.wikipedia.org/wiki/Mary_Barnes Mary Barnes], qui avait suivi une thérapie à Kingsley Hall avec le psychiatre [http://www.jhberke.com/index2.html%20 Joseph Berke] et sous la direction de Ronald David Laing. Le livre « Un voyage à travers la folie »&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;, écrit en 1976 par Mary Barnes avec la collaboration de [http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Berke Joseph Berke] est un exemple du passage à travers la folie qui donne un point de vue différent: il valorise la personne et ses droits en tant que patient, l’importance de l&#039;autodétermination personnelle et de l’intégration sociale. Le professionnel est vu comme témoin dans le parcours du patient. Il représente aussi un soutient au mouvement de l&#039;antipsychiatrie.&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Parallèlement, aux Etats-Unis, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Erving Goffman] publie en 1961 un ouvrage qui influencera aussi le courant de l&#039;antipsychiatrie [[Asiles, études sur la condition sociale des malades mentaux|&amp;quot;ASILES, études sur la condition des malades mentales&amp;quot;]], (basé sur des observations des comportements des patients et du personnel d&#039;un hôpital psychiatrique ). L’auteur commence par donner une définition des  « institutions totalitaires » qui se caractérisent par le niveau d’exclusion et de contrôle dans lequel se trouve le reclus. La vie dans de ce genre d’institution est décrite en négatif par comparaison avec le déroulement de la vie à l’extérieur. Une fois admis au sein de l&#039;institution l&#039;individu est mis sous tutelle et perd tous les droits dont il jouissait en tant que membre de la société et se trouve sous l&#039;emprise du pouvoir du médecin (Goffman)&amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1963, avec son livre [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stigmate_%28Erving_Goffman%29 «Stigmate&amp;quot;. Les usages sociaux des handicaps»&amp;lt;ref&amp;gt; Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;], il continue à exprimer ses idées, selon lesquelles d&#039;une manière indirecte, influenceront les droits de l’homme. Goffman donne une définition plus élargie du stigmate en mettant en évidence un ensemble des concepts sur «l&#039;image social» des individus et ce qu&#039;ils peuvent transmettre d&#039;eux-mêmes aux autres en situations de confrontation. (Le stigmate permet de marquer une différence entre les personnes &amp;quot;dites normales&amp;quot; et celles qui présentent des caractéristiques déviantes de la norme.)&amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aux Etats Unis, [[Thomas_Szasz|Thomas Szas]], professeur en psychiatrie (et admirateur de Michel Foucault) pour ses dénonciations des abus de la psychiatrie, ne préconisait pas les mêmes solutions. Szasz défend vivement les droits des malades mentaux et fait une double critique à la psychiatrie: la maladie mental n’est pas une vrais maladie, mais une justification légitimant, avec l’appui de médecins et des avocats, l’intervention du pouvoir pour protéger les gens contre eux mêmes. La psychiatrie est ainsi utilisée comme un outil de contrôle social à grande échelle, au nom du bien-être des « normaux ». Szasz décrit et dénonce dans son célèbre livre [[Le mythe de la maladie mentale (Szasz)|&amp;quot;Le mythe de la maladie mentale&amp;quot;]&amp;lt;ref&amp;gt;Szasz, T. (1975). Le mythe de la maladie mentale. Paris: Payot.&amp;lt;/ref&amp;gt;], paru en 1961, l’utilisation de la psychiatrie comme moyen du contrôle social, d&#039;esclavage déguisé en thérapie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Italie, dans la même période, le mouvement trouve un autre représentant. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Franco Basaglia], mène au niveau politique une lutte dans laquelle il revendique à haut voix les droits des patients ainsi que la fermeture des asiles (L&#039;auteur de &amp;quot;L&#039;institution en négation&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;) - Basaglia critique l&#039;enferment des malades mentaux comme n&#039;étant pas une solution)&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Finalement la solution arrive en 1978, avec la Loi-180. La création de nombreux lieux alternatif, tels que de centres de jour, des foyer et d&#039;autres formes innovatrices, ainsi qu&#039;une participation nationale des syndicats, la partie communiste et le monde du travail, ont permis aux malades mentaux de réintégrer la vie en société.&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;. À noter, malgré ça, il y a des différences très importantes entre les régions les plus développées et d&#039;autres régions italiennes. Cela a influencé la réintégration des patients psychiatriques. (Basaglia et Lesage) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la France, plusieurs représentants ont pris parti au mouvement de l’antipsychiatrie. On y retrouve Roger Gentis, [http://es.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Guattari Félix Guattari], [http://es.wikipedia.org/wiki/Robert_Castel Robert Castel], ainsi que Michel Foucault. (Le sage de la Haye). Ce dernier, tout en étant en retrait par rapport aux autres praticiens, il offre dans son ouvrage « Histoire de la folie à l’âge classique », une représentation de comment la notion de folie, d’aliénation,  de maladie mentale sont en relation très étroite avec le contexte. À travers une lecture historique de la folie, l’auteur met en évidence l’influence des normes, des valeurs et des croyances en rapport aux explications des causes de celle-ci. Le rôle social du « fou » dépend également de la vision que la société a sur la folie.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard&amp;lt;/ref&amp;gt;. Déjà en 1954, dans l&#039;ouvrage « Maladie mentale et psychologie », Foucault met en évidence le fait que en Occident la folie a acquis le statut de maladie mentale très récemment, en devenant ainsi objet d’étude de la part de la psychiatrie. Les explications que l’on donnait auparavant à ce type de phénomène étaient du domaine de la magie et de la religion. Le contexte influence le regard que l’on pose sur une problématique. (Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF).      &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau général, le mouvement essaye de se centrer dans l&#039;application d&#039;une thérapie dans le contexte du sujet (soit familial ou communautaire) et non pas dans le contexte clinique. Les trois thèses de l’antipsychiatrie (antinosographique, anti-institutionnelle, anti-thérapeutique) se manifestent comme une prise de conscience collective. La thèse antinosographique conteste l’appartenance des troubles psychiques au concept de maladie et la nécessité à n’importe quel type d’assistance psychiatrique et soutien que la classification des maladies mentales et le diagnostic donné constituent une forme d’étiqueter et de stigmatiser une personne. La thèse anti-thérapeutique est une réaction contre les mesures dures des traitements appliques aux malades psychiques  (l’électrochoc, la médicamentation abusive et obligatoire, la privation de liberté) et encourage le traitement sans médicamentation, basé sur une communauté thérapeutique. La thèse anti-institutionnelle condamne les institutions en les nommant totalitaires car tout est enfermé, contrôle et obligatoire et propose de modifier la relation entre les psychiatres et les patients.&lt;br /&gt;
Le mouvement de l’antipsychiatrie a contribué pour : la sensibilisation des autorités et l’opinion publique, le fait de non-être stigmatise pour les personnes avec de trouble psychique, l’influence et l’aide de mouvement pour les droits des patients, la reformation du système par l’introduction des lois qui ont comme but de protéger les droits et d’améliorer les conditions d’assistance psychiatrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réalité des patients psychiatriques ==&lt;br /&gt;
=== Lois sur la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement antipsychiatrique, comme mentionné au paravent, a été le premier à se battre pour la fermeture des asiles en s’opposant à la psychiatrie traditionnelle avec des idées, des interprétations de la maladie mentale et surtout des actions subversives. Au niveau législatif, cela s&#039;est traduit par la [http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf Loi 180], qui a été la première et seule loi qui ordonne la fermeture des hôpitaux psychiatriques en Italie. Approuvé grâce au soutien de Franco Basaglia le 13 mai 1978 (elle est parfois appelée &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot;), elle règle tous contrôles et traitements sanitaires volontaires et obligatoires pour des personnes avec une maladie mentale. Elle se base sur des principes tels que le respect de la dignité de la personne, des ses droits civils et politiques. Le droit de choisir librement son médecin et son lieu soin, ou encore le droit de communiquer avec qui ils désirent. Tous les traitements doivent être assurer par consensus et la participation de la personne. La &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot; vise aussi à une &amp;quot;réforme sémiotique&amp;quot; des termes utilisés pour définir les patients psychiatriques. Elle supprime tout définition dans le code pénal comme &amp;quot;aliéné mental&amp;quot; ou &amp;quot;infirme mental&amp;quot;. Il s’agit d’une loi qui agit sur plusieurs niveaux, que ça soit sur les droits de la personne, sur les institutions soignantes ou encore à niveau pénal. Elle représente une réforme sociale et politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droits des patients psychiatriques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les droits des patients psychiatriques s&#039;inscrivent dans [http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Droits_des_patients_(%C3%A0_l%27h%C3%B4pital) les droits des patients] en général, avec quelques différences qui est propre à cette population. Comme nous le verrons dans ce sous-chapitre, la nature de la maladie mentale peut impliquer des limitations au niveau juridique dans l’exercice de certains droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les préoccupations concernant la protections des droits des patients psychiatriques est un fait relativement récent qui débute dans les années 1960 et qui prend plus d&#039;ampleur dans les années 1970 au niveau national ainsi qu&#039;international. Dans plusieurs pays on assiste à des modifications législatives, mais les questionnements concernant le traitement des maladies mentales s&#039;opère aussi au niveau des droits internationales et de la liberté de la personne. &amp;lt;ref&amp;gt;Gendreau,C. (2005). Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale. Montréal: Les Editions Thémis &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, des personnes qui avaient connu l’expérience de l’institution psychiatrique s’adressent au  réseau international d’alternative à la psychiatrie, qui avait organisé une rencontre à Genève, dans le but de créer un organisme capable de défendre les droits des usagers de la psychiatrie. Cette démarche s’inscrit dans un processus de médiatisation qui, depuis les années 1976-1977, avait porté au grand jour le fonctionnement du système psychiatrique genevois et les internements qualifiés comme abusifs.  (Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas)   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ainsi que, en 1979 à Genève, des personnes tels que médecins, psychiatres, psychologues, assistants sociaux, juristes et usagers de la psychiatrie fondent l’[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf ADUPSY], l’association pour les droits des usagers de la psychiatrie. Une association dont le but est de lutter contre toutes discriminations en défendant les droits démocratiques fondamentaux des personnes psychiatriques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à la révision de la Loi sur le régime des personnes atteintes d’affections mentales du 1936, ils lancent des propositions qui viseront à combler les lacunes pratiques dont cette loi n’a pas su changer dans la pratique quotidienne de la prise en charge et de la reconnaissance de la personne psychiatrique. Comme par exemple recourir à l’internement lorsqu’il est réellement nécessaire, tandis qu’il s’agit encore d’une pratique naturelle, ordinaire à laquelle on recourt presque toujours, ou l’impossibilité du malade à faire recours lors de son internement ou au moment de la sortie, ou encore l’action faite par le Conseil de surveillance psychiatrique qui protège la société du malade mental en le stigmatisant encore plus ou lieu de protéger ce dernier. Ce sont tous des exemples de comment la loi ne s’est pas traduite en pratique selon ses principes.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf L&#039;Adupsy] lance ses propositions en essayant de modifier la réalité psychiatrique. Elle revendique la suppression totales des internements visant une modification de toutes pratiques psychiatriques. Elle croit dans une nouvelle législation qui tiendrait en compte des modifications du [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code Civile Suisse], des recommandations de l’Assemblée parlementaire du Conseil d’Europe inhérent la situation des malades mentaux et des recommandations de l’[http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_sant%C3%A9 OMS]. Leurs propositions visent trois aspects principaux liés aux droits de la personne : l’admission, le droit de recours et les droits liés au traitement et à la participation à la recherche clinique. [ici il faudrait que l&#039;on sache sur quoi vous vous baser pour dire cela: les références manquent!!!]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut supprimer l’internement, l’admission doit être volontaire du début la fin du traitement, dans le sens que toute prise en charge ou action thérapeutique ne peut pas être efficace si le patient n’est pas d’accord. Le libre arbitre, le droit de choix ou de refus, une participation active sont des aspects nécessaires lors qu’on vise une prise en charge efficace, dans le respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit de recours doit être une instance judiciaire. Dans ce sens là le Conseil de surveillance psychiatrique doit être remplacé par la Chambre de révision psychiatrique. La personne psychiatrique ne devrait plus être stigmatisée au tant que malade, elle n’est pas dangereuse et donc la société ne doit pas être protégée par ce dernier. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le troisième objectif concernant les droits liés au traitement et à la participation à la recherche médicale implique l’abolition de tout traitement médical sans le consensus du patient, il faut présenter au patient les implications du traitement, les alternatives et s’il veut il peut consulter un autre médecin de son choix. &lt;br /&gt;
Ces trois aspects visent, comme écrit au paravent, une modification des conditions de prise en charge, des droits des patients en tant que personnes et du tout le système psychiatrique.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La période comprise entre les années ’60 et ’80 est témoin d’une grand révolution vis à vis des droits des patients psychiatriques. Même si elle reste une révolution idéologique, car tous principes, toutes actions ne sont pas traduites en pratique pour l’instant, elle représente le précurseur pour un nouvelle réalité où on envisage une meilleure considération des droits de la personne au tant que tel et pas en tant que malade mentale, où on reconsidère la pratique psychiatrie à fin d’améliorer la prise en charge et les réponses aux besoins de ces personnes… À modifier, continuer….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La loi K 1 25 de 1979 ===&lt;br /&gt;
Suite à deux cas d’internement qui avaient touché profondément l’opinion publique genevoise, ainsi que grâce aux mouvements militant pour une remise en question des traitements des patients psychiatriques, deux projet de révision ont été proposés au [https://www.ge.ch/grandconseil/index.asp Grand Conseil] concernant la loi du 14 mars 1936 sur le régime des personnes atteintes d’affection mentale.    &lt;br /&gt;
Selon la commission parlementaire la difficulté majeure est liée au fait qu’il faut renforcer les droits des malades mentaux tout en continuant de protéger le reste de la population de ces personnes. &lt;br /&gt;
Un difficulté supplémentaire été due  à la récente ratification (1974) de la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme Convention européenne des droits de l’homme] (CEDH) qui interdisait toute forme d’internement administratif sans recours judiciaire. &lt;br /&gt;
La loi du 1979 apporte des changements sur plusieurs niveaux. Tout d’abord l’application de la loi se limite aux personnes atteinte de maladie mentale dont l’état nécessite une prise en charge en hôpital psychiatrique. Avant la révision, la loi s’appliquait à toute personne atteinte de maladie mentale qui aurait pu compromettre la sécurité et la tranquillité publique, ainsi que leur propre sécurité. &lt;br /&gt;
Deuxièmement elle impose aux établissements privé et publique un régime de surveillance des registres des entrées et de sorties. &lt;br /&gt;
En outre cette loi renforce les droits des patients psychiatriques. Le patient acquiert l’accès à son dossier médical et ce dernier et sa famille doivent être informés de tous les droits dont ils disposent.&lt;br /&gt;
De plus, la loi fixe les conditions d’admission des malades mentaux en faisant la distinction entre admission volontaire et involontaire. L’admission volontaire nécessite un certificat médical qui justifie l’admission du patient en raison de son état mentale.  Etant donné que l’admission involontaire comporte une atteinte à la liberté de l’individu, elle peut être demandé seulement si ces trois conditions sont réunies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Le malade présente des troubles mentaux&lt;br /&gt;
* Son état constitue un danger grave pour lui-même ou pour autrui&lt;br /&gt;
* Un traitement et des soins dans un établissement psychiatrique s’avèrent nécessaires. » (p.8)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un examen ultérieur concernant les symptômes du malade, les motifs de l’hospitalisation et le dégrée d’urgence de la situation est nécessaire afin de confirmer ou annuler l’hospitalisation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La capacité de discernement ===&lt;br /&gt;
Le discernement est définit dans l’article 16 du code civil et implique la capacité de pouvoir agir de façon raisonnable. On estime capable de discernement toute personne qui agit en connaissance de cause. Le code civil prévoit certaines situations dans lesquelles cette capacité peut être limitée dans l’intérêt de la personne concernée, notamment dans le cas de « maladie mentale » et de « faiblesse d’esprit ».  La reconnaissance de cette capacité est la condition indispensable sans laquelle l’individu n’est pas en mesure d’exercer ses droits personnels.&lt;br /&gt;
L’évaluation de la capacité de discernement se prête à controverse, notamment entre psychiatre et juriste, car il est impossible de poser un jugement objectif. Ceci est encore de nos jours source de malentendus et il semble très difficile qu’une réforme juridique puisse parvenir à éclaircir cette situation compliquée. Afin de limiter l’imposition d’une étiquette trop lourde, l’évaluation de la capacité de discernement s’opère toujours en relation à une situation précise. Une réévaluation s’impose donc face à toute nouvelle situation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Privation de liberté à des fins d’assistance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, le Parlement fédéral a modifié le [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code civil suisse] en matière de privation de liberté à des fins d’assistance afin de rendre compatible le droit suisse avec [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme la Convention européenne des droits de l’homme] (ratifiée par la Suisse en 1974). &lt;br /&gt;
Les causes permettant la privation de la liberté d’un individu prévues dans l’article 397a CC sont :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
* La maladie mentale&lt;br /&gt;
* La faiblesse d’esprit&lt;br /&gt;
* La toxicomanie&lt;br /&gt;
* Le grave état d’abandon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de limiter les abus, cette première condition doit s’accompagner de deux autres conditions. La privation de liberté est la seul solution possible afin d’assurer l’assistance nécessaire à la personne. Tous les autres possibles prises en charges (traitement ambulatoire, assistance de l’entourage,…) doivent être considérées comme des solutions inefficaces. &lt;br /&gt;
En outre, la prise en charge doit être assurée par un établissement apte à fournir les prestations spécifiques dont l’individu a besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit fédéral impose des garanties minimales dans le but de protéger la personne privée de liberté à des fins d’assistance. Parmi les droit dont dispose l’individu on trouve :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le droit à l’information concernant le pourquoi de sa privation de liberté&lt;br /&gt;
* La demande de libération. Cette demande peut être également formulée par les proches.&lt;br /&gt;
* Le droit à l’assistance juridique&lt;br /&gt;
* Le droit d’être inétendue devant le juge&lt;br /&gt;
* … &lt;br /&gt;
(Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La déclaration de Hawaï 1977 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1977, L’association mondiale des psychiatres rédige une charte éthique concernant les pratiques, ainsi que les buts de la psychiatrie. Parmi les recommandations que l’on prône,  on y trouve que le rapport entre le psychiatre et le patient doit être basé sur la confiance et le respect. Le psychiatre es au service du patient et ce dernier doit être considéré comme un partenaire. Le soignant doit privilégier les interventions thérapeutiques qui limitent le moins possibles la liberté du patient. Dans le cas d’incapacité de discernement, toute action thérapeutique doit être discuté avec la famille ou avec un représentant légal. Ce disposition vise le respect de la dignité humaine et les droits fondamentaux de l’homme. (http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les méthodes d&#039;entretien se distinguent par la mise en oeuvre des processus fondamentaux de communication et d&#039;interaction humaine. Ces processus permettent au chercheur de retirer de ses entretien des informations et éléments de réflexion riches en nuances. &lt;br /&gt;
Nous avons utilisé la variante entretien centré, avec une petite liste de questions-guides ouvertes afin que l&#039;interviewé puisse parler ouvertement d&#039;un événement ou d&#039;une expérience précise à laquelle il a participé. En ce cas Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La lutte contre les abus de la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
[[Entretien avec M. Alain Riesen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Questions pour l&#039;entretien ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Depuis quand et avec qui (quel groupe) vous êtes-vous engagé/e dans la lutte pour les droits de la personne et quel était à ce moment votre statut (ou fonction)? Dans quel contexte s&#039;est inséré cette démarche ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2. Il y a-t-il un événement originel? Pourriez vous nous raconter un ou des événement/s marquant/s que vous avez mené ou qui vous ont frappé dans cette période en faveur de ces droits ? &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3. Quels ont été les changements les plus importantes auxquels vous avez assistés?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.  Y a-t-il des valeurs que vous avez eu le sentiments d&#039;avoir porté en avant et si oui, lesquelles étaient-elle?  (avoir en tête: corps réappropriation et bien-être et développement, bien être psychique, son développement, la liberté, autodétermination de la personne, mais ne les évoquer que si la personne ne répond pas!)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Qu&#039;en est-il aujourd&#039;hui de cette lutte et des acquis et des risques de retour en arrière?  Sur quoi faudrait-il continuer de se battre de lutter?&lt;br /&gt;
Est-ce que vous continuer aujourd&#039;hui de vous engager et sur quoi?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[[Entretien_avec_M._Alain_Riesen]] nous a permis d&#039;avoir une vue d&#039;ensemble sur les années &#039;60-&#039;80. Grace à son histoire et les réponses aux questions nous avons pu recueillir beaucoup d&#039;éléments sur les principaux changements, les mouvements militants et les conquêtes par rapport aux droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion et discussion ==&lt;br /&gt;
La période des années ’60-’80 constitue une époque de grands changements. Elle a été témoin d’une révolution idéologique, politiques, législative. Il s’agit principalement d’un mouvement général de contestation du pouvoir et des normes institutionnelles. Le mouvement de l’antipsychiatrie avant et du réseau d’alternative à la psychiatrie après, contribuent fortement à la lutte et aux débats contre l’institution totalitaire (Goffman), la violence institutionnelle. Spécifiquement au territoire de Genève, l’association de l’ADUPSY a contribué de façon important à tous ces changements. La cohésion entre les professionnels et les patients permet une action et une réflexion autour de la manière de pratiquer le soin, tout en considérant  la question des droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant les années ’60 les patients psychiatriques étaient, pour la plus parte, reclus, isolés, stigmatisés. La pratique du soin se faisait sous obligation, constriction où le pouvoir décisionnel était exclusivement dans les mains des médecins. Le patient n’avait aucune possibilité d’expression ou contestation, il subissait toute décision du corps médical, il était considéré comme une personne incurable, dangereuse, qui devait être hospitalisé à vie. Le patient vivait donc dans des conditions de vie précaires, où son identité était limité à une personne sans aucun droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après les années ‘60 cette réalité voit un tournant important. Premièrement grâce au CAS, le Comité d’Action de Santé qui a mené une réflexion autour de la politique institutionnelle. Une politique de santé mentale se base sur l’institution, le dispositif institutionnel ; la théorie, la psychopathologie, dont dépend la manière de définir l’identité de la personne ; le corps des professionnels et la législation. Il y a eu une prise de conscience par rapport à la manière de considérer l’autre, on commence à se soucier des conditions de vie de ses personnes, on arrive à une nécessité de changer l’institution, de changer les lois, et les pratiques. Petit à petit on enlève les barreaux dans le dispositif institutionnel, on considère les professionnels comme des soignant et non plus comme des gardiens, progressivement on élimine les traitements de choc. Toute la question sur les droits des patients se révèle, la pratique du soin, la prise en charge des patients, la considération, reconnaissance de la personne voient une évolution importante. L’ADUPSY, l’Association pour les droits des usagers de la psychiatrie, contribue aussi à cette grande évolution, pendant plusieurs années elle a mené un travail pour accueillir  les plaintes, les demandes ou encore les critiques des patients à fin de modifier la réalité qui les concernaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conquêtes, comme mentionné au paravent, ont étaient multiples. Néanmoins la question des droits des patients psychiatriques est toujours d’actualité. L’hospitalisation non volontaire et le type de traitement, liés au pouvoir médical ont encore une très forte influence dans la société de nos jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Barnes, M.(1976). &#039;&#039;Un voyage à travers la folie&#039;&#039;. Paris: Editions du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Basaglia, F.] (1970). [[L&#039;institution en négation - Basaglia|&#039;&#039;L&#039;institution en négation.&#039;&#039;]] Paris: Edition du Seuil. 	&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper  Cooper, D.] (1970). &#039;&#039;Psychiatry et anti-Psychiatry.&#039;&#039; Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault  Foucault, M.](1964) [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_folie_%C3%A0_l%27%C3%A2ge_classique &#039;&#039;Histoire de la folie à l&#039;âge classique&#039;&#039;], Paris : U.G.E., coll. « 10/18 »&lt;br /&gt;
Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF&lt;br /&gt;
* [http://es.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Goffman, E.] (1975). &#039;&#039;Stigmates. Les usages sociaux des handicaps&#039;&#039;. Paris: Les Editions de Minuit.&lt;br /&gt;
* Gendreau,C. (2005). &#039;&#039;Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale&#039;&#039;. Montréal: Les Editions Thémis&lt;br /&gt;
* Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). &#039;&#039;Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&#039;&#039;&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_S._Szasz Szasz, T.] (1975). [[Résumé :Le mythe de la maladie mentale (1975)|&#039;&#039;Le mythe de la maladie mentale&#039;&#039;]]. Paris: Payot.&lt;br /&gt;
* [http://www.triunfodigital.com/ Triunfo Digital] (s.d.) [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 &#039;&#039;Josep Berke: &amp;quot;La sociedad está enloqueciendo a sus miembros&amp;quot;&#039;&#039;], Archives, Consulté le 8 Novembre 2013 [http://www.triunfodigital.com/ &amp;quot;Triunfo Digital&amp;quot;], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.1], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=29&amp;amp;fecha=1973-04-14 p. 2], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=30&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.3], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=31&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.4]&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye, J.] (2010). &#039;&#039;La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie.&#039;&#039; Paris: Editions Libertaires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://mamytartine.blog.lemonde.fr/mamytartine/2005/08/lantipsychiatri.html &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.e-monsite.com/isabellesamyn/rubrique-1012337.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.academia.edu/440584/Psychanalyse_Et_Antipsychiatrie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Webographie ==&lt;br /&gt;
http://www.jhberke.com/index2.html Site web du Dr. Joseph H. Berke.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://vimeo.com/38575546 Ici vous trouverez un entretien à Mary Barnes (langue anglaise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.dionyversite.org/cycle_08-11-A.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.cairn.info/revue-topique-2004-3-page-79.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.geopsy.com/memoires_theses/la_folie.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://senon.pagesperso-orange.fr&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13138</id>
		<title>Droits des patients psychiatriques</title>
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		<updated>2014-01-14T11:51:53Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Mouvement de l&amp;#039;antipsychiatrie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
Cet article s’inscrit dans le cadre général des droits de la personne et des droits des patient en psychiatrie en particulier. Il s&#039;agit dans ce chapitre de mieux comprendre comment les revendications des droits des patients psychiatriques relèvent des droits de la personne et d&#039;arriver à expliquer ce que cela recouvre concrètement dans le quotidien en termes de pratiques, mais aussi de désignation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le paysage psychiatrique, au fil des années, a été modifié par l’influence et l’interaction de différents mouvements sociaux et des changements de lois. Cette recherche est une opportunité qui nous permet d’élaborer une réflexion autour de ces interactions et de mieux comprendre l’évolution de la terminologie et l’utilisation des divers moyens thérapeutiques, la mise en place d’un cadre légal préservant les droits des patients psychiatriques et les apports amenés à la société. Il semble que la critique des classifications nosographiques (les DSM) qui existe depuis les années 20 – lesquelles classifications n&#039;ont été qu&#039;en augmentation (en 1990, 400 classifications) ont visé à la fois le pouvoir qui désigne, mais aussi peut-être plus fondamentalement une manière de &amp;quot;donner sens&amp;quot; à un individu porteur de signes définis essentiellement par les médecins psychiatres. L&#039;alternative serait de considérer la personne, sa parole, sa propre perception, sa conception aussi de la santé (et donc de la folie) dans une remise en question de la relation soignant-soigné. C&#039;est aussi évidemment une remise en question de rapport norme/déviance, mais aussi plus fondamentalement de cette réalité &amp;quot;faussement&amp;quot; ou &amp;quot;artificiellement&amp;quot; construite (symboliquement) par ceux qui détiennent le pouvoir de nommer. Ainsi la critique sociale et politique des année 60-80 se double d&#039;une critique de l&#039;épistémologie du sujet pour mettre à la place une relation plus égalitaire et un respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons commencé par une brève présentation sur la maladie mental el le courant de l’antipsychiatrie, présentation qui nous aide à nous faire une image mental de ce que représentait pour la société une personne qui manifestait une maladie mentale, un hôpital psychiatrique et surtout ce qui voulait dire pour une personne d&#039;être quelqu’un avec un trouble psychique au début du XXème siècle. La deuxième partie de l’article nous amène dans ‘’la réalité des patients psychiatriques’’ contemporaine et nous découvrons les changements des lois et des droits pour ces patients. Pour pointer notre recherche, nous avons effectué un entretien avec M. Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève, entretien qui nous a permis de voir plus en détail et plus concrètement l’évolution des droits des patients en psychiatrie. Peut-être que cette évolution continuera dans ce vaste domaine, mais il faut souligner le fait que jusqu’au maintenant toutes les personnes qui présentent des troubles psychiques ont le droit aux meilleurs services médicaux et qu&#039;aucune discrimination n’est admise, donc la santé est un segment d’insertion sociale qui place le patient dans la dimension d&#039;être un citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
=== Historique de la maladie mentale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute société se trouve confronté à des personnes qui sortent du fonctionnement ordinaire, qui ne vivent pas selon les normes en vigueur, allant jusqu&#039;à perturber l’équilibre d&#039;un groupe social (famille, classe, atelier, entreprise, institution, etc.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En traversant les âges et les cultures, la maladie mentale a connu les définitions et les explications les plus variées. En effet, « puisque la folie plonge ses racines aux sources de la culture, être fous est différent selon le pays ou la région dont on est originaire » (&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;, p.13).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l’Europe, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye] met en évidence comment à partir de l’Antiquité on s’est occupé du problème des personnes déviantes en les bannissant et en les excluant de la société. Durant le Moyen Âge, en particulier en France, l’exclusion de la société se faisait par exemple en mettant les personnes qui dérangeaient sur une barque et en les abandonnant sur une rivière.  Au tour de l’année 1000, de l’exclusion et du bannissement en dehors des villes, il y a la mise en place d’un premier système d’enfermement. Dans les maladreries et les hostelleries (préludes des hôpitaux généraux), on commence à enfermer les malades mentaux avec tout sortes des personnes &amp;quot;marginales&amp;quot;. La promiscuité, l&#039;insalubrité, la surpopulation, ainsi que les maladies transformaient ces lieux en lieux d’extermination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La religion avait une très grande influence durant toute cette période. La maladie mentale était interprétée comme la punition de Dieu en réponse à un péché. Le personne déviante était donc aussi enfermée pour protéger la société et pour qu’elle puisse faire amende honorable. Progressivement, mais surtout pendant le XIX, le pouvoir sur la maladie mentale passe entre les mains des médecins. En effet, ces derniers, écrit Lesage de la Haye « […] vont devenir les responsables du traitement des malades mentaux et mêmes les directeurs des asiles d’aliénés » (p.22)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt pour les problèmes liés à la santé mentale surgit dans les années d’après-guerre à cause d’une forte augmentation des cas pris en charge. À partir des années 1970, sur la voie des protestations anticonformistes de Mai 1968 et sous l’influence et la pression des familles, on commence à dénoncer les conditions précaires des malades mentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mouvement de l&#039;antipsychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant les années 1960 apparaissait un nouveau courant qui a explosé dans plusieurs pays, l&#039;Antipsychiatrie, qui prend le contre-pied de la psychiatrie. La critique vise à remettre en question non seulement la psychiatrie et la prise en charge des malades mentaux, mais aussi la société au sens large. Ce mouvement qui s&#039;exprime sous différentes formes dans plusieurs pays, offre une nouvelle conception de la liberté aux patients psychiatriques en leur donnant la voix et le pouvoir de choisir leur parcours de soins, condamne la société capitaliste qui rejet tout individu non rentable et qui ne se conforme pas au règles de fonctionnement de la société. Les prisons et les hôpitaux psychiatriques sont l&#039;expression de la mise à l&#039;écart de toute personne qui affiche une différence trop importante face à la norme. Ce courant de pensé est très révolutionnaire et prône la liberté des individus.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon, Lesage de la Haye, l&#039;antipsychiatrie n&#039;est pas un courant de pensée, c&#039;est un vaste mouvement qui ne trouve pas une véritable unité concernant les théories et les pratiques des différents représentant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme «Antipsychiatrie» est utilisée pour la première fois par Cooper [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper David Cooper] en 1967 dans son ouvrage «Psychiatrie et antipsychiatrie»&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil.&amp;lt;/ref&amp;gt; et à travers ses expériences dans le &amp;quot;pavillon 21&amp;quot; à Kingsley Hall (Londres), il s&#039;oppose au système hiérarchique et aliénant qui conduit à l’internement des personnes et en les rendant des malades chroniques. Ainsi, il propose d&#039;étudier la personne dans son contexte de vie, en relativisant le diagnostic et l&#039;étiquetage. Il est suivi par d’autres militants de ce courant idéologique, notamment par Aaron Esterson et [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Laing Ronald David Laing]. Tous les trois travaillent en Grande-Bretagne et offrent une réponse plus sociale et communautaire en s&#039;opposant à la psychiatrie ordinaire, au diagnostic, à la pratique et à la politique en vigueur.&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un exemple intéressant est le livre qui raconte le parcours d’une patiente, [http://en.wikipedia.org/wiki/Mary_Barnes Mary Barnes], qui avait suivi une thérapie à Kingsley Hall avec le psychiatre [http://www.jhberke.com/index2.html%20 Joseph Berke] et sous la direction de Ronald David Laing. Le livre « Un voyage à travers la folie »&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;, écrit en 1976 par Mary Barnes avec la collaboration de [http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Berke Joseph Berke] est un exemple du passage à travers la folie qui donne un point de vue différent: il valorise la personne et ses droits en tant que patient, l’importance de l&#039;autodétermination personnelle et de l’intégration sociale. Le professionnel est vu comme témoin dans le parcours du patient. Il représente aussi un soutient au mouvement de l&#039;antipsychiatrie.&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Parallèlement, aux Etats-Unis, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Erving Goffman] publie en 1961 un ouvrage qui influencera aussi le courant de l&#039;antipsychiatrie [[Asiles, études sur la condition sociale des malades mentaux|&amp;quot;ASILES, études sur la condition des malades mentales&amp;quot;]], (basé sur des observations des comportements des patients et du personnel d&#039;un hôpital psychiatrique ). L’auteur commence par donner une définition des  « institutions totalitaires » qui se caractérisent par le niveau d’exclusion et de contrôle dans lequel se trouve le reclus. La vie dans de ce genre d’institution est décrite en négatif par comparaison avec le déroulement de la vie à l’extérieur. Une fois admis au sein de l&#039;institution l&#039;individu est mis sous tutelle et perd tous les droits dont il jouissait en tant que membre de la société et se trouve sous l&#039;emprise du pouvoir du médecin (Goffman)&amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1963, avec son livre [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stigmate_%28Erving_Goffman%29 «Stigmate&amp;quot;. Les usages sociaux des handicaps»&amp;lt;ref&amp;gt; Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;], il continue à exprimer ses idées, selon lesquelles d&#039;une manière indirecte, influenceront les droits de l’homme. Goffman donne une définition plus élargie du stigmate en mettant en évidence un ensemble des concepts sur «l&#039;image social» des individus et ce qu&#039;ils peuvent transmettre d&#039;eux-mêmes aux autres en situations de confrontation. (Le stigmate permet de marquer une différence entre les personnes &amp;quot;dites normales&amp;quot; et celles qui présentent des caractéristiques déviantes de la norme.)&amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aux Etats Unis, [[Thomas_Szasz|Thomas Szas]], professeur en psychiatrie (et admirateur de Michel Foucault) pour ses dénonciations des abus de la psychiatrie, ne préconisait pas les mêmes solutions. Szasz défend vivement les droits des malades mentaux et fait une double critique à la psychiatrie: la maladie mental n’est pas une vrais maladie, mais une justification légitimant, avec l’appui de médecins et des avocats, l’intervention du pouvoir pour protéger les gens contre eux mêmes. La psychiatrie est ainsi utilisée comme un outil de contrôle social à grande échelle, au nom du bien-être des « normaux ». Szasz décrit et dénonce dans son célèbre livre [[Le mythe de la maladie mentale (Szasz)|&amp;quot;Le mythe de la maladie mentale&amp;quot;]&amp;lt;ref&amp;gt;Szasz, T. (1975). Le mythe de la maladie mentale. Paris: Payot.&amp;lt;/ref&amp;gt;], paru en 1961, l’utilisation de la psychiatrie comme moyen du contrôle social, d&#039;esclavage déguisé en thérapie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Italie, dans la même période, le mouvement trouve un autre représentant. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Franco Basaglia], mène au niveau politique une lutte dans laquelle il revendique à haut voix les droits des patients ainsi que la fermeture des asiles (L&#039;auteur de &amp;quot;L&#039;institution en négation&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;) - Basaglia critique l&#039;enferment des malades mentaux comme n&#039;étant pas une solution)&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Finalement la solution arrive en 1978, avec la Loi-180. La création de nombreux lieux alternatif, tels que de centres de jour, des foyer et d&#039;autres formes innovatrices, ainsi qu&#039;une participation nationale des syndicats, la partie communiste et le monde du travail, ont permis aux malades mentaux de réintégrer la vie en société.&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;. À noter, malgré ça, il y a des différences très importantes entre les régions les plus développées et d&#039;autres régions italiennes. Cela a influencé la réintégration des patients psychiatriques. (Basaglia et Lesage) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la France, plusieurs représentants ont pris parti au mouvement de l’antipsychiatrie. On y retrouve Roger Gentis, [http://es.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Guattari Félix Guattari], [http://es.wikipedia.org/wiki/Robert_Castel Robert Castel], ainsi que Michel Foucault. (Le sage de la Haye). Ce dernier, tout en étant en retrait par rapport aux autres praticiens, il offre dans son ouvrage « Histoire de la folie à l’âge classique », une représentation de comment la notion de folie, d’aliénation,  de maladie mentale sont en relation très étroite avec le contexte. À travers une lecture historique de la folie, l’auteur met en évidence l’influence des normes, des valeurs et des croyances en rapport aux explications des causes de celle-ci. Le rôle social du « fou » dépend également de la vision que la société a sur la folie.&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard&amp;lt;/ref&amp;gt;. Déjà en 1954, dans l&#039;ouvrage « Maladie mentale et psychologie », Foucault met en évidence le fait que en Occident la folie a acquis le statut de maladie mentale très récemment, en devenant ainsi objet d’étude de la part de la psychiatrie. Les explications que l’on donnait auparavant à ce type de phénomène étaient du domaine de la magie et de la religion. Le contexte influence le regard que l’on pose sur une problématique. (Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF).      &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau général, le mouvement essaye de se centrer dans l&#039;application d&#039;une thérapie dans le contexte du sujet (soit familial ou communautaire) et non pas dans le contexte clinique. Les trois thèses de l’antipsychiatrie (antinosographique, anti-institutionnelle, anti-thérapeutique) se manifestent comme une prise de conscience collective. La thèse antinosographique conteste l’appartenance des troubles psychiques au concept de maladie et la nécessité à n’importe quel type d’assistance psychiatrique et soutien que la classification des maladies mentales et le diagnostic donné constituent une forme d’étiqueter et de stigmatiser une personne. La thèse anti-thérapeutique est une réaction contre les mesures dures des traitements appliques aux malades psychiques  (l’électrochoc, la médicamentation abusive et obligatoire, la privation de liberté) et encourage le traitement sans médicamentation, basé sur une communauté thérapeutique. La thèse anti-institutionnelle condamne les institutions en les nommant totalitaires car tout est enfermé, contrôle et obligatoire et propose de modifier la relation entre les psychiatres et les patients.&lt;br /&gt;
Le mouvement de l’antipsychiatrie a contribué pour : la sensibilisation des autorités et l’opinion publique, le fait de non-être stigmatise pour les personnes avec de trouble psychique, l’influence et l’aide de mouvement pour les droits des patients, la reformation du système par l’introduction des lois qui ont comme but de protéger les droits et d’améliorer les conditions d’assistance psychiatrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réalité des patients psychiatriques ==&lt;br /&gt;
=== Lois sur la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement antipsychiatrique, comme mentionné au paravent, a été le premier à se battre pour la fermeture des asiles en s’opposant à la psychiatrie traditionnelle avec des idées, des interprétations de la maladie mentale et surtout des actions subversives. Au niveau législatif, cela s&#039;est traduit par la [http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf Loi 180], qui a été la première et seule loi qui ordonne la fermeture des hôpitaux psychiatriques en Italie. Approuvé grâce au soutien de Franco Basaglia le 13 mai 1978 (elle est parfois appelée &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot;), elle règle tous contrôles et traitements sanitaires volontaires et obligatoires pour des personnes avec une maladie mentale. Elle se base sur des principes tels que le respect de la dignité de la personne, des ses droits civils et politiques. Le droit de choisir librement son médecin et son lieu soin, ou encore le droit de communiquer avec qui ils désirent. Tous les traitements doivent être assurer par consensus et la participation de la personne. La &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot; vise aussi à une &amp;quot;réforme sémiotique&amp;quot; des termes utilisés pour définir les patients psychiatriques. Elle supprime tout définition dans le code pénal comme &amp;quot;aliéné mental&amp;quot; ou &amp;quot;infirme mental&amp;quot;. Il s’agit d’une loi qui agit sur plusieurs niveaux, que ça soit sur les droits de la personne, sur les institutions soignantes ou encore à niveau pénal. Elle représente une réforme sociale et politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droits des patients psychiatriques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les droits des patients psychiatriques s&#039;inscrivent dans [http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Droits_des_patients_(%C3%A0_l%27h%C3%B4pital) les droits des patients] en général, avec quelques différences qui est propre à cette population. Comme nous le verrons dans ce sous-chapitre, la nature de la maladie mentale peut impliquer des limitations au niveau juridique dans l’exercice de certains droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les préoccupations concernant la protections des droits des patients psychiatriques est un fait relativement récent qui débute dans les années 1960 et qui prend plus d&#039;ampleur dans les années 1970 au niveau national ainsi qu&#039;international. Dans plusieurs pays on assiste à des modifications législatives, mais les questionnements concernant le traitement des maladies mentales s&#039;opère aussi au niveau des droits internationales et de la liberté de la personne. &amp;lt;ref&amp;gt;Gendreau,C. (2005). Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale. Montréal: Les Editions Thémis &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, des personnes qui avaient connu l’expérience de l’institution psychiatrique s’adressent au  réseau international d’alternative à la psychiatrie, qui avait organisé une rencontre à Genève, dans le but de créer un organisme capable de défendre les droits des usagers de la psychiatrie. Cette démarche s’inscrit dans un processus de médiatisation qui, depuis les années 1976-1977, avait porté au grand jour le fonctionnement du système psychiatrique genevois et les internements qualifiés comme abusifs.  (Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas)   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ainsi que, en 1979 à Genève, des personnes tels que médecins, psychiatres, psychologues, assistants sociaux, juristes et usagers de la psychiatrie fondent l’[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf ADUPSY], l’association pour les droits des usagers de la psychiatrie. Une association dont le but est de lutter contre toutes discriminations en défendant les droits démocratiques fondamentaux des personnes psychiatriques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à la révision de la Loi sur le régime des personnes atteintes d’affections mentales du 1936, ils lancent des propositions qui viseront à combler les lacunes pratiques dont cette loi n’a pas su changer dans la pratique quotidienne de la prise en charge et de la reconnaissance de la personne psychiatrique. Comme par exemple recourir à l’internement lorsqu’il est réellement nécessaire, tandis qu’il s’agit encore d’une pratique naturelle, ordinaire à laquelle on recourt presque toujours, ou l’impossibilité du malade à faire recours lors de son internement ou au moment de la sortie, ou encore l’action faite par le Conseil de surveillance psychiatrique qui protège la société du malade mental en le stigmatisant encore plus ou lieu de protéger ce dernier. Ce sont tous des exemples de comment la loi ne s’est pas traduite en pratique selon ses principes.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf L&#039;Adupsy] lance ses propositions en essayant de modifier la réalité psychiatrique. Elle revendique la suppression totales des internements visant une modification de toutes pratiques psychiatriques. Elle croit dans une nouvelle législation qui tiendrait en compte des modifications du [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code Civile Suisse], des recommandations de l’Assemblée parlementaire du Conseil d’Europe inhérent la situation des malades mentaux et des recommandations de l’[http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_sant%C3%A9 OMS]. Leurs propositions visent trois aspects principaux liés aux droits de la personne : l’admission, le droit de recours et les droits liés au traitement et à la participation à la recherche clinique. [ici il faudrait que l&#039;on sache sur quoi vous vous baser pour dire cela: les références manquent!!!]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut supprimer l’internement, l’admission doit être volontaire du début la fin du traitement, dans le sens que toute prise en charge ou action thérapeutique ne peut pas être efficace si le patient n’est pas d’accord. Le libre arbitre, le droit de choix ou de refus, une participation active sont des aspects nécessaires lors qu’on vise une prise en charge efficace, dans le respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit de recours doit être une instance judiciaire. Dans ce sens là le Conseil de surveillance psychiatrique doit être remplacé par la Chambre de révision psychiatrique. La personne psychiatrique ne devrait plus être stigmatisée au tant que malade, elle n’est pas dangereuse et donc la société ne doit pas être protégée par ce dernier. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le troisième objectif concernant les droits liés au traitement et à la participation à la recherche médicale implique l’abolition de tout traitement médical sans le consensus du patient, il faut présenter au patient les implications du traitement, les alternatives et s’il veut il peut consulter un autre médecin de son choix. &lt;br /&gt;
Ces trois aspects visent, comme écrit au paravent, une modification des conditions de prise en charge, des droits des patients en tant que personnes et du tout le système psychiatrique.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La période comprise entre les années ’60 et ’80 est témoin d’une grand révolution vis à vis des droits des patients psychiatriques. Même si elle reste une révolution idéologique, car tous principes, toutes actions ne sont pas traduites en pratique pour l’instant, elle représente le précurseur pour un nouvelle réalité où on envisage une meilleure considération des droits de la personne au tant que tel et pas en tant que malade mentale, où on reconsidère la pratique psychiatrie à fin d’améliorer la prise en charge et les réponses aux besoins de ces personnes… À modifier, continuer….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La loi K 1 25 de 1979 ===&lt;br /&gt;
Suite à deux cas d’internement qui avaient touché profondément l’opinion publique genevoise, ainsi que grâce aux mouvements militant pour une remise en question des traitements des patients psychiatriques, deux projet de révision ont été proposés au [https://www.ge.ch/grandconseil/index.asp Grand Conseil] concernant la loi du 14 mars 1936 sur le régime des personnes atteintes d’affection mentale.    &lt;br /&gt;
Selon la commission parlementaire la difficulté majeure est liée au fait qu’il faut renforcer les droits des malades mentaux tout en continuant de protéger le reste de la population de ces personnes. &lt;br /&gt;
Un difficulté supplémentaire été due  à la récente ratification (1974) de la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme Convention européenne des droits de l’homme] (CEDH) qui interdisait toute forme d’internement administratif sans recours judiciaire. &lt;br /&gt;
La loi du 1979 apporte des changements sur plusieurs niveaux. Tout d’abord l’application de la loi se limite aux personnes atteinte de maladie mentale dont l’état nécessite une prise en charge en hôpital psychiatrique. Avant la révision, la loi s’appliquait à toute personne atteinte de maladie mentale qui aurait pu compromettre la sécurité et la tranquillité publique, ainsi que leur propre sécurité. &lt;br /&gt;
Deuxièmement elle impose aux établissements privé et publique un régime de surveillance des registres des entrées et de sorties. &lt;br /&gt;
En outre cette loi renforce les droits des patients psychiatriques. Le patient acquiert l’accès à son dossier médical et ce dernier et sa famille doivent être informés de tous les droits dont ils disposent.&lt;br /&gt;
De plus, la loi fixe les conditions d’admission des malades mentaux en faisant la distinction entre admission volontaire et involontaire. L’admission volontaire nécessite un certificat médical qui justifie l’admission du patient en raison de son état mentale.  Etant donné que l’admission involontaire comporte une atteinte à la liberté de l’individu, elle peut être demandé seulement si ces trois conditions sont réunies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Le malade présente des troubles mentaux&lt;br /&gt;
* Son état constitue un danger grave pour lui-même ou pour autrui&lt;br /&gt;
* Un traitement et des soins dans un établissement psychiatrique s’avèrent nécessaires. » (p.8)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un examen ultérieur concernant les symptômes du malade, les motifs de l’hospitalisation et le dégrée d’urgence de la situation est nécessaire afin de confirmer ou annuler l’hospitalisation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La capacité de discernement ===&lt;br /&gt;
Le discernement est définit dans l’article 16 du code civil et implique la capacité de pouvoir agir de façon raisonnable. On estime capable de discernement toute personne qui agit en connaissance de cause. Le code civil prévoit certaines situations dans lesquelles cette capacité peut être limitée dans l’intérêt de la personne concernée, notamment dans le cas de « maladie mentale » et de « faiblesse d’esprit ».  La reconnaissance de cette capacité est la condition indispensable sans laquelle l’individu n’est pas en mesure d’exercer ses droits personnels.&lt;br /&gt;
L’évaluation de la capacité de discernement se prête à controverse, notamment entre psychiatre et juriste, car il est impossible de poser un jugement objectif. Ceci est encore de nos jours source de malentendus et il semble très difficile qu’une réforme juridique puisse parvenir à éclaircir cette situation compliquée. Afin de limiter l’imposition d’une étiquette trop lourde, l’évaluation de la capacité de discernement s’opère toujours en relation à une situation précise. Une réévaluation s’impose donc face à toute nouvelle situation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Privation de liberté à des fins d’assistance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, le Parlement fédéral a modifié le [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code civil suisse] en matière de privation de liberté à des fins d’assistance afin de rendre compatible le droit suisse avec [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme la Convention européenne des droits de l’homme] (ratifiée par la Suisse en 1974). &lt;br /&gt;
Les causes permettant la privation de la liberté d’un individu prévues dans l’article 397a CC sont :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
* La maladie mentale&lt;br /&gt;
* La faiblesse d’esprit&lt;br /&gt;
* La toxicomanie&lt;br /&gt;
* Le grave état d’abandon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de limiter les abus, cette première condition doit s’accompagner de deux autres conditions. La privation de liberté est la seul solution possible afin d’assurer l’assistance nécessaire à la personne. Tous les autres possibles prises en charges (traitement ambulatoire, assistance de l’entourage,…) doivent être considérées comme des solutions inefficaces. &lt;br /&gt;
En outre, la prise en charge doit être assurée par un établissement apte à fournir les prestations spécifiques dont l’individu a besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit fédéral impose des garanties minimales dans le but de protéger la personne privée de liberté à des fins d’assistance. Parmi les droit dont dispose l’individu on trouve :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le droit à l’information concernant le pourquoi de sa privation de liberté&lt;br /&gt;
* La demande de libération. Cette demande peut être également formulée par les proches.&lt;br /&gt;
* Le droit à l’assistance juridique&lt;br /&gt;
* Le droit d’être inétendue devant le juge&lt;br /&gt;
* … &lt;br /&gt;
(Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La déclaration de Hawaï 1977 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1977, L’association mondiale des psychiatres rédige une charte éthique concernant les pratiques, ainsi que les buts de la psychiatrie. Parmi les recommandations que l’on prône,  on y trouve que le rapport entre le psychiatre et le patient doit être basé sur la confiance et le respect. Le psychiatre es au service du patient et ce dernier doit être considéré comme un partenaire. Le soignant doit privilégier les interventions thérapeutiques qui limitent le moins possibles la liberté du patient. Dans le cas d’incapacité de discernement, toute action thérapeutique doit être discuté avec la famille ou avec un représentant légal. Ce disposition vise le respect de la dignité humaine et les droits fondamentaux de l’homme. (http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les méthodes d&#039;entretien se distinguent par la mise en oeuvre des processus fondamentaux de communication et d&#039;interaction humaine. Ces processus permettent au chercheur de retirer de ses entretien des informations et éléments de réflexion riches en nuances. &lt;br /&gt;
Nous avons utilisé la variante entretien centré, avec une petite liste de questions-guides ouvertes afin que l&#039;interviewé puisse parler ouvertement d&#039;un événement ou d&#039;une expérience précise à laquelle il a participé. En ce cas Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La lutte contre les abus de la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
[[Entretien avec M. Alain Riesen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Questions pour l&#039;entretien ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Depuis quand et avec qui (quel groupe) vous êtes-vous engagé/e dans la lutte pour les droits de la personne et quel était à ce moment votre statut (ou fonction)? Dans quel contexte s&#039;est inséré cette démarche ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2. Il y a-t-il un événement originel? Pourriez vous nous raconter un ou des événement/s marquant/s que vous avez mené ou qui vous ont frappé dans cette période en faveur de ces droits ? &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3. Quels ont été les changements les plus importantes auxquels vous avez assistés?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.  Y a-t-il des valeurs que vous avez eu le sentiments d&#039;avoir porté en avant et si oui, lesquelles étaient-elle?  (avoir en tête: corps réappropriation et bien-être et développement, bien être psychique, son développement, la liberté, autodétermination de la personne, mais ne les évoquer que si la personne ne répond pas!)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Qu&#039;en est-il aujourd&#039;hui de cette lutte et des acquis et des risques de retour en arrière?  Sur quoi faudrait-il continuer de se battre de lutter?&lt;br /&gt;
Est-ce que vous continuer aujourd&#039;hui de vous engager et sur quoi?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[[Entretien_avec_M._Alain_Riesen]] nous a permis d&#039;avoir une vue d&#039;ensemble sur les années &#039;60-&#039;80. Grace à son histoire et les réponses aux questions nous avons pu recueillir beaucoup d&#039;éléments sur les principaux changements, les mouvements militants et les conquêtes par rapport aux droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion et discussion ==&lt;br /&gt;
La période des années ’60-’80 constitue une époque de grands changements. Elle a été témoin d’une révolution idéologique, politiques, législative. Il s’agit principalement d’un mouvement général de contestation du pouvoir et des normes institutionnelles. Le mouvement de l’antipsychiatrie avant et du réseau d’alternative à la psychiatrie après, contribuent fortement à la lutte et aux débats contre l’institution totalitaire (Goffman), la violence institutionnelle. Spécifiquement au territoire de Genève, l’association de l’ADUPSY a contribué de façon important à tous ces changements. La cohésion entre les professionnels et les patients permet une action et une réflexion autour de la manière de pratiquer le soin, tout en considérant  la question des droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant les années ’60 les patients psychiatriques étaient, pour la plus parte, reclus, isolés, stigmatisés. La pratique du soin se faisait sous obligation, constriction où le pouvoir décisionnel était exclusivement dans les mains des médecins. Le patient n’avait aucune possibilité d’expression ou contestation, il subissait toute décision du corps médical, il était considéré comme une personne incurable, dangereuse, qui devait être hospitalisé à vie. Le patient vivait donc dans des conditions de vie précaires, où son identité était limité à une personne sans aucun droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après les années ‘60 cette réalité voit un tournant important. Premièrement grâce au CAS, le Comité d’Action de Santé qui a mené une réflexion autour de la politique institutionnelle. Une politique de santé mentale se base sur l’institution, le dispositif institutionnel ; la théorie, la psychopathologie, dont dépend la manière de définir l’identité de la personne ; le corps des professionnels et la législation. Il y a eu une prise de conscience par rapport à la manière de considérer l’autre, on commence à se soucier des conditions de vie de ses personnes, on arrive à une nécessité de changer l’institution, de changer les lois, et les pratiques. Petit à petit on enlève les barreaux dans le dispositif institutionnel, on considère les professionnels comme des soignant et non plus comme des gardiens, progressivement on élimine les traitements de choc. Toute la question sur les droits des patients se révèle, la pratique du soin, la prise en charge des patients, la considération, reconnaissance de la personne voient une évolution importante. L’ADUPSY, l’Association pour les droits des usagers de la psychiatrie, contribue aussi à cette grande évolution, pendant plusieurs années elle a mené un travail pour accueillir  les plaintes, les demandes ou encore les critiques des patients à fin de modifier la réalité qui les concernaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conquêtes, comme mentionné au paravent, ont étaient multiples. Néanmoins la question des droits des patients psychiatriques est toujours d’actualité. L’hospitalisation non volontaire et le type de traitement, liés au pouvoir médical ont encore une très forte influence dans la société de nos jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Barnes, M.(1976). &#039;&#039;Un voyage à travers la folie&#039;&#039;. Paris: Editions du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Basaglia, F.] (1970). [[L&#039;institution en négation - Basaglia|&#039;&#039;L&#039;institution en négation.&#039;&#039;]] Paris: Edition du Seuil. 	&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper  Cooper, D.] (1970). &#039;&#039;Psychiatry et anti-Psychiatry.&#039;&#039; Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault  Foucault, M.](1964) [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_folie_%C3%A0_l%27%C3%A2ge_classique &#039;&#039;Histoire de la folie à l&#039;âge classique&#039;&#039;], Paris : U.G.E., coll. « 10/18 »&lt;br /&gt;
Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard&lt;br /&gt;
* [http://es.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Goffman, E.] (1975). &#039;&#039;Stigmates. Les usages sociaux des handicaps&#039;&#039;. Paris: Les Editions de Minuit.&lt;br /&gt;
* Gendreau,C. (2005). &#039;&#039;Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale&#039;&#039;. Montréal: Les Editions Thémis&lt;br /&gt;
* Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). &#039;&#039;Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&#039;&#039;&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_S._Szasz Szasz, T.] (1975). [[Résumé :Le mythe de la maladie mentale (1975)|&#039;&#039;Le mythe de la maladie mentale&#039;&#039;]]. Paris: Payot.&lt;br /&gt;
* [http://www.triunfodigital.com/ Triunfo Digital] (s.d.) [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 &#039;&#039;Josep Berke: &amp;quot;La sociedad está enloqueciendo a sus miembros&amp;quot;&#039;&#039;], Archives, Consulté le 8 Novembre 2013 [http://www.triunfodigital.com/ &amp;quot;Triunfo Digital&amp;quot;], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.1], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=29&amp;amp;fecha=1973-04-14 p. 2], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=30&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.3], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=31&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.4]&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye, J.] (2010). &#039;&#039;La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie.&#039;&#039; Paris: Editions Libertaires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://mamytartine.blog.lemonde.fr/mamytartine/2005/08/lantipsychiatri.html &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.e-monsite.com/isabellesamyn/rubrique-1012337.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.academia.edu/440584/Psychanalyse_Et_Antipsychiatrie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Webographie ==&lt;br /&gt;
http://www.jhberke.com/index2.html Site web du Dr. Joseph H. Berke.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://vimeo.com/38575546 Ici vous trouverez un entretien à Mary Barnes (langue anglaise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.dionyversite.org/cycle_08-11-A.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.cairn.info/revue-topique-2004-3-page-79.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.geopsy.com/memoires_theses/la_folie.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://senon.pagesperso-orange.fr&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13137</id>
		<title>Droits des patients psychiatriques</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_patients_psychiatriques&amp;diff=13137"/>
		<updated>2014-01-14T11:50:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;GarridoV : /* Notes et références */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
Cet article s’inscrit dans le cadre général des droits de la personne et des droits des patient en psychiatrie en particulier. Il s&#039;agit dans ce chapitre de mieux comprendre comment les revendications des droits des patients psychiatriques relèvent des droits de la personne et d&#039;arriver à expliquer ce que cela recouvre concrètement dans le quotidien en termes de pratiques, mais aussi de désignation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le paysage psychiatrique, au fil des années, a été modifié par l’influence et l’interaction de différents mouvements sociaux et des changements de lois. Cette recherche est une opportunité qui nous permet d’élaborer une réflexion autour de ces interactions et de mieux comprendre l’évolution de la terminologie et l’utilisation des divers moyens thérapeutiques, la mise en place d’un cadre légal préservant les droits des patients psychiatriques et les apports amenés à la société. Il semble que la critique des classifications nosographiques (les DSM) qui existe depuis les années 20 – lesquelles classifications n&#039;ont été qu&#039;en augmentation (en 1990, 400 classifications) ont visé à la fois le pouvoir qui désigne, mais aussi peut-être plus fondamentalement une manière de &amp;quot;donner sens&amp;quot; à un individu porteur de signes définis essentiellement par les médecins psychiatres. L&#039;alternative serait de considérer la personne, sa parole, sa propre perception, sa conception aussi de la santé (et donc de la folie) dans une remise en question de la relation soignant-soigné. C&#039;est aussi évidemment une remise en question de rapport norme/déviance, mais aussi plus fondamentalement de cette réalité &amp;quot;faussement&amp;quot; ou &amp;quot;artificiellement&amp;quot; construite (symboliquement) par ceux qui détiennent le pouvoir de nommer. Ainsi la critique sociale et politique des année 60-80 se double d&#039;une critique de l&#039;épistémologie du sujet pour mettre à la place une relation plus égalitaire et un respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons commencé par une brève présentation sur la maladie mental el le courant de l’antipsychiatrie, présentation qui nous aide à nous faire une image mental de ce que représentait pour la société une personne qui manifestait une maladie mentale, un hôpital psychiatrique et surtout ce qui voulait dire pour une personne d&#039;être quelqu’un avec un trouble psychique au début du XXème siècle. La deuxième partie de l’article nous amène dans ‘’la réalité des patients psychiatriques’’ contemporaine et nous découvrons les changements des lois et des droits pour ces patients. Pour pointer notre recherche, nous avons effectué un entretien avec M. Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève, entretien qui nous a permis de voir plus en détail et plus concrètement l’évolution des droits des patients en psychiatrie. Peut-être que cette évolution continuera dans ce vaste domaine, mais il faut souligner le fait que jusqu’au maintenant toutes les personnes qui présentent des troubles psychiques ont le droit aux meilleurs services médicaux et qu&#039;aucune discrimination n’est admise, donc la santé est un segment d’insertion sociale qui place le patient dans la dimension d&#039;être un citoyen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
=== Historique de la maladie mentale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute société se trouve confronté à des personnes qui sortent du fonctionnement ordinaire, qui ne vivent pas selon les normes en vigueur, allant jusqu&#039;à perturber l’équilibre d&#039;un groupe social (famille, classe, atelier, entreprise, institution, etc.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En traversant les âges et les cultures, la maladie mentale a connu les définitions et les explications les plus variées. En effet, « puisque la folie plonge ses racines aux sources de la culture, être fous est différent selon le pays ou la région dont on est originaire » (&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;, p.13).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l’Europe, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye] met en évidence comment à partir de l’Antiquité on s’est occupé du problème des personnes déviantes en les bannissant et en les excluant de la société. Durant le Moyen Âge, en particulier en France, l’exclusion de la société se faisait par exemple en mettant les personnes qui dérangeaient sur une barque et en les abandonnant sur une rivière.  Au tour de l’année 1000, de l’exclusion et du bannissement en dehors des villes, il y a la mise en place d’un premier système d’enfermement. Dans les maladreries et les hostelleries (préludes des hôpitaux généraux), on commence à enfermer les malades mentaux avec tout sortes des personnes &amp;quot;marginales&amp;quot;. La promiscuité, l&#039;insalubrité, la surpopulation, ainsi que les maladies transformaient ces lieux en lieux d’extermination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La religion avait une très grande influence durant toute cette période. La maladie mentale était interprétée comme la punition de Dieu en réponse à un péché. Le personne déviante était donc aussi enfermée pour protéger la société et pour qu’elle puisse faire amende honorable. Progressivement, mais surtout pendant le XIX, le pouvoir sur la maladie mentale passe entre les mains des médecins. En effet, ces derniers, écrit Lesage de la Haye « […] vont devenir les responsables du traitement des malades mentaux et mêmes les directeurs des asiles d’aliénés » (p.22)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intérêt pour les problèmes liés à la santé mentale surgit dans les années d’après-guerre à cause d’une forte augmentation des cas pris en charge. À partir des années 1970, sur la voie des protestations anticonformistes de Mai 1968 et sous l’influence et la pression des familles, on commence à dénoncer les conditions précaires des malades mentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mouvement de l&#039;antipsychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant les années 1960 apparaissait un nouveau courant qui a explosé dans plusieurs pays, l&#039;Antipsychiatrie, qui prend le contre-pied de la psychiatrie. La critique vise à remettre en question non seulement la psychiatrie et la prise en charge des malades mentaux, mais aussi la société au sens large. Ce mouvement qui s&#039;exprime sous différentes formes dans plusieurs pays, offre une nouvelle conception de la liberté aux patients psychiatriques en leur donnant la voix et le pouvoir de choisir leur parcours de soins, condamne la société capitaliste qui rejet tout individu non rentable et qui ne se conforme pas au règles de fonctionnement de la société. Les prisons et les hôpitaux psychiatriques sont l&#039;expression de la mise à l&#039;écart de toute personne qui affiche une différence trop importante face à la norme. Ce courant de pensé est très révolutionnaire et prône la liberté des individus.&amp;lt;ref&amp;gt;Le sage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon, Lesage de la Haye, l&#039;antipsychiatrie n&#039;est pas un courant de pensée, c&#039;est un vaste mouvement qui ne trouve pas une véritable unité concernant les théories et les pratiques des différents représentant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme «Antipsychiatrie» est utilisée pour la première fois par Cooper [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper David Cooper] en 1967 dans son ouvrage «Psychiatrie et antipsychiatrie»&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil.&amp;lt;/ref&amp;gt; et à travers ses expériences dans le &amp;quot;pavillon 21&amp;quot; à Kingsley Hall (Londres), il s&#039;oppose au système hiérarchique et aliénant qui conduit à l’internement des personnes et en les rendant des malades chroniques. Ainsi, il propose d&#039;étudier la personne dans son contexte de vie, en relativisant le diagnostic et l&#039;étiquetage. Il est suivi par d’autres militants de ce courant idéologique, notamment par Aaron Esterson et [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Laing Ronald David Laing]. Tous les trois travaillent en Grande-Bretagne et offrent une réponse plus sociale et communautaire en s&#039;opposant à la psychiatrie ordinaire, au diagnostic, à la pratique et à la politique en vigueur.&amp;lt;ref&amp;gt;Cooper, D. (1970). Psychiatry et anti-Psychiatry. Paris: Edition du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un exemple intéressant est le livre qui raconte le parcours d’une patiente, [http://en.wikipedia.org/wiki/Mary_Barnes Mary Barnes], qui avait suivi une thérapie à Kingsley Hall avec le psychiatre [http://www.jhberke.com/index2.html%20 Joseph Berke] et sous la direction de Ronald David Laing. Le livre « Un voyage à travers la folie »&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil&amp;lt;/ref&amp;gt;, écrit en 1976 par Mary Barnes avec la collaboration de [http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Berke Joseph Berke] est un exemple du passage à travers la folie qui donne un point de vue différent: il valorise la personne et ses droits en tant que patient, l’importance de l&#039;autodétermination personnelle et de l’intégration sociale. Le professionnel est vu comme témoin dans le parcours du patient. Il représente aussi un soutient au mouvement de l&#039;antipsychiatrie.&amp;lt;ref&amp;gt;Barnes, M.(1976). Un voyage à travers la folie. Paris: Editions du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Parallèlement, aux Etats-Unis, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Erving Goffman] publie en 1961 un ouvrage qui influencera aussi le courant de l&#039;antipsychiatrie [[Asiles, études sur la condition sociale des malades mentaux|&amp;quot;ASILES, études sur la condition des malades mentales&amp;quot;]], (basé sur des observations des comportements des patients et du personnel d&#039;un hôpital psychiatrique ). L’auteur commence par donner une définition des  « institutions totalitaires » qui se caractérisent par le niveau d’exclusion et de contrôle dans lequel se trouve le reclus. La vie dans de ce genre d’institution est décrite en négatif par comparaison avec le déroulement de la vie à l’extérieur. Une fois admis au sein de l&#039;institution l&#039;individu est mis sous tutelle et perd tous les droits dont il jouissait en tant que membre de la société et se trouve sous l&#039;emprise du pouvoir du médecin (Goffman)&amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1963, avec son livre [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stigmate_%28Erving_Goffman%29 «Stigmate&amp;quot;. Les usages sociaux des handicaps»&amp;lt;ref&amp;gt; Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;], il continue à exprimer ses idées, selon lesquelles d&#039;une manière indirecte, influenceront les droits de l’homme. Goffman donne une définition plus élargie du stigmate en mettant en évidence un ensemble des concepts sur «l&#039;image social» des individus et ce qu&#039;ils peuvent transmettre d&#039;eux-mêmes aux autres en situations de confrontation. (Le stigmate permet de marquer une différence entre les personnes &amp;quot;dites normales&amp;quot; et celles qui présentent des caractéristiques déviantes de la norme.)&amp;lt;ref&amp;gt;Goffman, E. (1975). Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Paris: Les Editions de Minuit. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aux Etats Unis, [[Thomas_Szasz|Thomas Szas]], professeur en psychiatrie (et admirateur de Michel Foucault) pour ses dénonciations des abus de la psychiatrie, ne préconisait pas les mêmes solutions. Szasz défend vivement les droits des malades mentaux et fait une double critique à la psychiatrie: la maladie mental n’est pas une vrais maladie, mais une justification légitimant, avec l’appui de médecins et des avocats, l’intervention du pouvoir pour protéger les gens contre eux mêmes. La psychiatrie est ainsi utilisée comme un outil de contrôle social à grande échelle, au nom du bien-être des « normaux ». Szasz décrit et dénonce dans son célèbre livre [[Le mythe de la maladie mentale (Szasz)|&amp;quot;Le mythe de la maladie mentale&amp;quot;]&amp;lt;ref&amp;gt;Szasz, T. (1975). Le mythe de la maladie mentale. Paris: Payot.&amp;lt;/ref&amp;gt;], paru en 1961, l’utilisation de la psychiatrie comme moyen du contrôle social, d&#039;esclavage déguisé en thérapie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Italie, dans la même période, le mouvement trouve un autre représentant. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Franco Basaglia], mène au niveau politique une lutte dans laquelle il revendique à haut voix les droits des patients ainsi que la fermeture des asiles (L&#039;auteur de &amp;quot;L&#039;institution en négation&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Basaglia, F. (1970). L&#039;institution en négation. Paris: Edition du Seuil. &amp;lt;/ref&amp;gt;) - Basaglia critique l&#039;enferment des malades mentaux comme n&#039;étant pas une solution)&amp;lt;ref&amp;gt;Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires&amp;lt;/ref&amp;gt;. Finalement la solution arrive en 1978, avec la Loi-180. La création de nombreux lieux alternatif, tels que de centres de jour, des foyer et d&#039;autres formes innovatrices, ainsi qu&#039;une participation nationale des syndicats, la partie communiste et le monde du travail, ont permis aux malades mentaux de réintégrer la vie en société.&amp;lt;ref&amp;gt; Lesage De La Haye, J. (2010). La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie. Paris: Editions Libertaires &amp;lt;/ref&amp;gt;. À noter, malgré ça, il y a des différences très importantes entre les régions les plus développées et d&#039;autres régions italiennes. Cela a influencé la réintégration des patients psychiatriques. (Basaglia et Lesage) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la France, plusieurs représentants ont pris parti au mouvement de l’antipsychiatrie. On y retrouve Roger Gentis, [http://es.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Guattari Félix Guattari], [http://es.wikipedia.org/wiki/Robert_Castel Robert Castel], ainsi que Michel Foucault. (Le sage de la Haye). Ce dernier, tout en étant en retrait par rapport aux autres praticiens, il offre dans son ouvrage « Histoire de la folie à l’âge classique », une représentation de comment la notion de folie, d’aliénation,  de maladie mentale sont en relation très étroite avec le contexte. À travers une lecture historique de la folie, l’auteur met en évidence l’influence des normes, des valeurs et des croyances en rapport aux explications des causes de celle-ci. Le rôle social du « fou » dépend également de la vision que la société a sur la folie. (Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard). Déjà en 1954, dans l&#039;ouvrage « Maladie mentale et psychologie », Foucault met en évidence le fait que en Occident la folie a acquis le statut de maladie mentale très récemment, en devenant ainsi objet d’étude de la part de la psychiatrie. Les explications que l’on donnait auparavant à ce type de phénomène étaient du domaine de la magie et de la religion. Le contexte influence le regard que l’on pose sur une problématique. (Foucault, M. (1954/2011). Maladie mentale et psychologie. Paris : PUF).      &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau général, le mouvement essaye de se centrer dans l&#039;application d&#039;une thérapie dans le contexte du sujet (soit familial ou communautaire) et non pas dans le contexte clinique. Les trois thèses de l’antipsychiatrie (antinosographique, anti-institutionnelle, anti-thérapeutique) se manifestent comme une prise de conscience collective. La thèse antinosographique conteste l’appartenance des troubles psychiques au concept de maladie et la nécessité à n’importe quel type d’assistance psychiatrique et soutien que la classification des maladies mentales et le diagnostic donné constituent une forme d’étiqueter et de stigmatiser une personne. La thèse anti-thérapeutique est une réaction contre les mesures dures des traitements appliques aux malades psychiques  (l’électrochoc, la médicamentation abusive et obligatoire, la privation de liberté) et encourage le traitement sans médicamentation, basé sur une communauté thérapeutique. La thèse anti-institutionnelle condamne les institutions en les nommant totalitaires car tout est enfermé, contrôle et obligatoire et propose de modifier la relation entre les psychiatres et les patients.&lt;br /&gt;
Le mouvement de l’antipsychiatrie a contribué pour : la sensibilisation des autorités et l’opinion publique, le fait de non-être stigmatise pour les personnes avec de trouble psychique, l’influence et l’aide de mouvement pour les droits des patients, la reformation du système par l’introduction des lois qui ont comme but de protéger les droits et d’améliorer les conditions d’assistance psychiatrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réalité des patients psychiatriques ==&lt;br /&gt;
=== Lois sur la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement antipsychiatrique, comme mentionné au paravent, a été le premier à se battre pour la fermeture des asiles en s’opposant à la psychiatrie traditionnelle avec des idées, des interprétations de la maladie mentale et surtout des actions subversives. Au niveau législatif, cela s&#039;est traduit par la [http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf Loi 180], qui a été la première et seule loi qui ordonne la fermeture des hôpitaux psychiatriques en Italie. Approuvé grâce au soutien de Franco Basaglia le 13 mai 1978 (elle est parfois appelée &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot;), elle règle tous contrôles et traitements sanitaires volontaires et obligatoires pour des personnes avec une maladie mentale. Elle se base sur des principes tels que le respect de la dignité de la personne, des ses droits civils et politiques. Le droit de choisir librement son médecin et son lieu soin, ou encore le droit de communiquer avec qui ils désirent. Tous les traitements doivent être assurer par consensus et la participation de la personne. La &amp;quot;loi Basaglia&amp;quot; vise aussi à une &amp;quot;réforme sémiotique&amp;quot; des termes utilisés pour définir les patients psychiatriques. Elle supprime tout définition dans le code pénal comme &amp;quot;aliéné mental&amp;quot; ou &amp;quot;infirme mental&amp;quot;. Il s’agit d’une loi qui agit sur plusieurs niveaux, que ça soit sur les droits de la personne, sur les institutions soignantes ou encore à niveau pénal. Elle représente une réforme sociale et politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Droits des patients psychiatriques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les droits des patients psychiatriques s&#039;inscrivent dans [http://edutechwiki.unige.ch/dewiki/Droits_des_patients_(%C3%A0_l%27h%C3%B4pital) les droits des patients] en général, avec quelques différences qui est propre à cette population. Comme nous le verrons dans ce sous-chapitre, la nature de la maladie mentale peut impliquer des limitations au niveau juridique dans l’exercice de certains droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les préoccupations concernant la protections des droits des patients psychiatriques est un fait relativement récent qui débute dans les années 1960 et qui prend plus d&#039;ampleur dans les années 1970 au niveau national ainsi qu&#039;international. Dans plusieurs pays on assiste à des modifications législatives, mais les questionnements concernant le traitement des maladies mentales s&#039;opère aussi au niveau des droits internationales et de la liberté de la personne. &amp;lt;ref&amp;gt;Gendreau,C. (2005). Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale. Montréal: Les Editions Thémis &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, des personnes qui avaient connu l’expérience de l’institution psychiatrique s’adressent au  réseau international d’alternative à la psychiatrie, qui avait organisé une rencontre à Genève, dans le but de créer un organisme capable de défendre les droits des usagers de la psychiatrie. Cette démarche s’inscrit dans un processus de médiatisation qui, depuis les années 1976-1977, avait porté au grand jour le fonctionnement du système psychiatrique genevois et les internements qualifiés comme abusifs.  (Desmonts, M. (1982). Torture psychiatrique à Genève. Lausanne : Editions d’en bas)   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ainsi que, en 1979 à Genève, des personnes tels que médecins, psychiatres, psychologues, assistants sociaux, juristes et usagers de la psychiatrie fondent l’[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf ADUPSY], l’association pour les droits des usagers de la psychiatrie. Une association dont le but est de lutter contre toutes discriminations en défendant les droits démocratiques fondamentaux des personnes psychiatriques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à la révision de la Loi sur le régime des personnes atteintes d’affections mentales du 1936, ils lancent des propositions qui viseront à combler les lacunes pratiques dont cette loi n’a pas su changer dans la pratique quotidienne de la prise en charge et de la reconnaissance de la personne psychiatrique. Comme par exemple recourir à l’internement lorsqu’il est réellement nécessaire, tandis qu’il s’agit encore d’une pratique naturelle, ordinaire à laquelle on recourt presque toujours, ou l’impossibilité du malade à faire recours lors de son internement ou au moment de la sortie, ou encore l’action faite par le Conseil de surveillance psychiatrique qui protège la société du malade mental en le stigmatisant encore plus ou lieu de protéger ce dernier. Ce sont tous des exemples de comment la loi ne s’est pas traduite en pratique selon ses principes.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf L&#039;Adupsy] lance ses propositions en essayant de modifier la réalité psychiatrique. Elle revendique la suppression totales des internements visant une modification de toutes pratiques psychiatriques. Elle croit dans une nouvelle législation qui tiendrait en compte des modifications du [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code Civile Suisse], des recommandations de l’Assemblée parlementaire du Conseil d’Europe inhérent la situation des malades mentaux et des recommandations de l’[http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_sant%C3%A9 OMS]. Leurs propositions visent trois aspects principaux liés aux droits de la personne : l’admission, le droit de recours et les droits liés au traitement et à la participation à la recherche clinique. [ici il faudrait que l&#039;on sache sur quoi vous vous baser pour dire cela: les références manquent!!!]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut supprimer l’internement, l’admission doit être volontaire du début la fin du traitement, dans le sens que toute prise en charge ou action thérapeutique ne peut pas être efficace si le patient n’est pas d’accord. Le libre arbitre, le droit de choix ou de refus, une participation active sont des aspects nécessaires lors qu’on vise une prise en charge efficace, dans le respect de la personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit de recours doit être une instance judiciaire. Dans ce sens là le Conseil de surveillance psychiatrique doit être remplacé par la Chambre de révision psychiatrique. La personne psychiatrique ne devrait plus être stigmatisée au tant que malade, elle n’est pas dangereuse et donc la société ne doit pas être protégée par ce dernier. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le troisième objectif concernant les droits liés au traitement et à la participation à la recherche médicale implique l’abolition de tout traitement médical sans le consensus du patient, il faut présenter au patient les implications du traitement, les alternatives et s’il veut il peut consulter un autre médecin de son choix. &lt;br /&gt;
Ces trois aspects visent, comme écrit au paravent, une modification des conditions de prise en charge, des droits des patients en tant que personnes et du tout le système psychiatrique.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La période comprise entre les années ’60 et ’80 est témoin d’une grand révolution vis à vis des droits des patients psychiatriques. Même si elle reste une révolution idéologique, car tous principes, toutes actions ne sont pas traduites en pratique pour l’instant, elle représente le précurseur pour un nouvelle réalité où on envisage une meilleure considération des droits de la personne au tant que tel et pas en tant que malade mentale, où on reconsidère la pratique psychiatrie à fin d’améliorer la prise en charge et les réponses aux besoins de ces personnes… À modifier, continuer….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La loi K 1 25 de 1979 ===&lt;br /&gt;
Suite à deux cas d’internement qui avaient touché profondément l’opinion publique genevoise, ainsi que grâce aux mouvements militant pour une remise en question des traitements des patients psychiatriques, deux projet de révision ont été proposés au [https://www.ge.ch/grandconseil/index.asp Grand Conseil] concernant la loi du 14 mars 1936 sur le régime des personnes atteintes d’affection mentale.    &lt;br /&gt;
Selon la commission parlementaire la difficulté majeure est liée au fait qu’il faut renforcer les droits des malades mentaux tout en continuant de protéger le reste de la population de ces personnes. &lt;br /&gt;
Un difficulté supplémentaire été due  à la récente ratification (1974) de la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme Convention européenne des droits de l’homme] (CEDH) qui interdisait toute forme d’internement administratif sans recours judiciaire. &lt;br /&gt;
La loi du 1979 apporte des changements sur plusieurs niveaux. Tout d’abord l’application de la loi se limite aux personnes atteinte de maladie mentale dont l’état nécessite une prise en charge en hôpital psychiatrique. Avant la révision, la loi s’appliquait à toute personne atteinte de maladie mentale qui aurait pu compromettre la sécurité et la tranquillité publique, ainsi que leur propre sécurité. &lt;br /&gt;
Deuxièmement elle impose aux établissements privé et publique un régime de surveillance des registres des entrées et de sorties. &lt;br /&gt;
En outre cette loi renforce les droits des patients psychiatriques. Le patient acquiert l’accès à son dossier médical et ce dernier et sa famille doivent être informés de tous les droits dont ils disposent.&lt;br /&gt;
De plus, la loi fixe les conditions d’admission des malades mentaux en faisant la distinction entre admission volontaire et involontaire. L’admission volontaire nécessite un certificat médical qui justifie l’admission du patient en raison de son état mentale.  Etant donné que l’admission involontaire comporte une atteinte à la liberté de l’individu, elle peut être demandé seulement si ces trois conditions sont réunies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Le malade présente des troubles mentaux&lt;br /&gt;
* Son état constitue un danger grave pour lui-même ou pour autrui&lt;br /&gt;
* Un traitement et des soins dans un établissement psychiatrique s’avèrent nécessaires. » (p.8)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un examen ultérieur concernant les symptômes du malade, les motifs de l’hospitalisation et le dégrée d’urgence de la situation est nécessaire afin de confirmer ou annuler l’hospitalisation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La capacité de discernement ===&lt;br /&gt;
Le discernement est définit dans l’article 16 du code civil et implique la capacité de pouvoir agir de façon raisonnable. On estime capable de discernement toute personne qui agit en connaissance de cause. Le code civil prévoit certaines situations dans lesquelles cette capacité peut être limitée dans l’intérêt de la personne concernée, notamment dans le cas de « maladie mentale » et de « faiblesse d’esprit ».  La reconnaissance de cette capacité est la condition indispensable sans laquelle l’individu n’est pas en mesure d’exercer ses droits personnels.&lt;br /&gt;
L’évaluation de la capacité de discernement se prête à controverse, notamment entre psychiatre et juriste, car il est impossible de poser un jugement objectif. Ceci est encore de nos jours source de malentendus et il semble très difficile qu’une réforme juridique puisse parvenir à éclaircir cette situation compliquée. Afin de limiter l’imposition d’une étiquette trop lourde, l’évaluation de la capacité de discernement s’opère toujours en relation à une situation précise. Une réévaluation s’impose donc face à toute nouvelle situation.&amp;lt;ref&amp;gt;Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Privation de liberté à des fins d’assistance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1978, le Parlement fédéral a modifié le [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html Code civil suisse] en matière de privation de liberté à des fins d’assistance afin de rendre compatible le droit suisse avec [http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme la Convention européenne des droits de l’homme] (ratifiée par la Suisse en 1974). &lt;br /&gt;
Les causes permettant la privation de la liberté d’un individu prévues dans l’article 397a CC sont :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
* La maladie mentale&lt;br /&gt;
* La faiblesse d’esprit&lt;br /&gt;
* La toxicomanie&lt;br /&gt;
* Le grave état d’abandon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de limiter les abus, cette première condition doit s’accompagner de deux autres conditions. La privation de liberté est la seul solution possible afin d’assurer l’assistance nécessaire à la personne. Tous les autres possibles prises en charges (traitement ambulatoire, assistance de l’entourage,…) doivent être considérées comme des solutions inefficaces. &lt;br /&gt;
En outre, la prise en charge doit être assurée par un établissement apte à fournir les prestations spécifiques dont l’individu a besoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le droit fédéral impose des garanties minimales dans le but de protéger la personne privée de liberté à des fins d’assistance. Parmi les droit dont dispose l’individu on trouve :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le droit à l’information concernant le pourquoi de sa privation de liberté&lt;br /&gt;
* La demande de libération. Cette demande peut être également formulée par les proches.&lt;br /&gt;
* Le droit à l’assistance juridique&lt;br /&gt;
* Le droit d’être inétendue devant le juge&lt;br /&gt;
* … &lt;br /&gt;
(Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La déclaration de Hawaï 1977 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1977, L’association mondiale des psychiatres rédige une charte éthique concernant les pratiques, ainsi que les buts de la psychiatrie. Parmi les recommandations que l’on prône,  on y trouve que le rapport entre le psychiatre et le patient doit être basé sur la confiance et le respect. Le psychiatre es au service du patient et ce dernier doit être considéré comme un partenaire. Le soignant doit privilégier les interventions thérapeutiques qui limitent le moins possibles la liberté du patient. Dans le cas d’incapacité de discernement, toute action thérapeutique doit être discuté avec la famille ou avec un représentant légal. Ce disposition vise le respect de la dignité humaine et les droits fondamentaux de l’homme. (http://www.codex.vr.se/texts/hawaii.html).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les méthodes d&#039;entretien se distinguent par la mise en oeuvre des processus fondamentaux de communication et d&#039;interaction humaine. Ces processus permettent au chercheur de retirer de ses entretien des informations et éléments de réflexion riches en nuances. &lt;br /&gt;
Nous avons utilisé la variante entretien centré, avec une petite liste de questions-guides ouvertes afin que l&#039;interviewé puisse parler ouvertement d&#039;un événement ou d&#039;une expérience précise à laquelle il a participé. En ce cas Alain Riesen, militant de l’antipsychiatrie à Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La lutte contre les abus de la psychiatrie ===&lt;br /&gt;
[[Entretien avec M. Alain Riesen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Questions pour l&#039;entretien ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Depuis quand et avec qui (quel groupe) vous êtes-vous engagé/e dans la lutte pour les droits de la personne et quel était à ce moment votre statut (ou fonction)? Dans quel contexte s&#039;est inséré cette démarche ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2. Il y a-t-il un événement originel? Pourriez vous nous raconter un ou des événement/s marquant/s que vous avez mené ou qui vous ont frappé dans cette période en faveur de ces droits ? &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3. Quels ont été les changements les plus importantes auxquels vous avez assistés?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.  Y a-t-il des valeurs que vous avez eu le sentiments d&#039;avoir porté en avant et si oui, lesquelles étaient-elle?  (avoir en tête: corps réappropriation et bien-être et développement, bien être psychique, son développement, la liberté, autodétermination de la personne, mais ne les évoquer que si la personne ne répond pas!)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Qu&#039;en est-il aujourd&#039;hui de cette lutte et des acquis et des risques de retour en arrière?  Sur quoi faudrait-il continuer de se battre de lutter?&lt;br /&gt;
Est-ce que vous continuer aujourd&#039;hui de vous engager et sur quoi?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[[Entretien_avec_M._Alain_Riesen]] nous a permis d&#039;avoir une vue d&#039;ensemble sur les années &#039;60-&#039;80. Grace à son histoire et les réponses aux questions nous avons pu recueillir beaucoup d&#039;éléments sur les principaux changements, les mouvements militants et les conquêtes par rapport aux droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion et discussion ==&lt;br /&gt;
La période des années ’60-’80 constitue une époque de grands changements. Elle a été témoin d’une révolution idéologique, politiques, législative. Il s’agit principalement d’un mouvement général de contestation du pouvoir et des normes institutionnelles. Le mouvement de l’antipsychiatrie avant et du réseau d’alternative à la psychiatrie après, contribuent fortement à la lutte et aux débats contre l’institution totalitaire (Goffman), la violence institutionnelle. Spécifiquement au territoire de Genève, l’association de l’ADUPSY a contribué de façon important à tous ces changements. La cohésion entre les professionnels et les patients permet une action et une réflexion autour de la manière de pratiquer le soin, tout en considérant  la question des droits des patients psychiatriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant les années ’60 les patients psychiatriques étaient, pour la plus parte, reclus, isolés, stigmatisés. La pratique du soin se faisait sous obligation, constriction où le pouvoir décisionnel était exclusivement dans les mains des médecins. Le patient n’avait aucune possibilité d’expression ou contestation, il subissait toute décision du corps médical, il était considéré comme une personne incurable, dangereuse, qui devait être hospitalisé à vie. Le patient vivait donc dans des conditions de vie précaires, où son identité était limité à une personne sans aucun droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après les années ‘60 cette réalité voit un tournant important. Premièrement grâce au CAS, le Comité d’Action de Santé qui a mené une réflexion autour de la politique institutionnelle. Une politique de santé mentale se base sur l’institution, le dispositif institutionnel ; la théorie, la psychopathologie, dont dépend la manière de définir l’identité de la personne ; le corps des professionnels et la législation. Il y a eu une prise de conscience par rapport à la manière de considérer l’autre, on commence à se soucier des conditions de vie de ses personnes, on arrive à une nécessité de changer l’institution, de changer les lois, et les pratiques. Petit à petit on enlève les barreaux dans le dispositif institutionnel, on considère les professionnels comme des soignant et non plus comme des gardiens, progressivement on élimine les traitements de choc. Toute la question sur les droits des patients se révèle, la pratique du soin, la prise en charge des patients, la considération, reconnaissance de la personne voient une évolution importante. L’ADUPSY, l’Association pour les droits des usagers de la psychiatrie, contribue aussi à cette grande évolution, pendant plusieurs années elle a mené un travail pour accueillir  les plaintes, les demandes ou encore les critiques des patients à fin de modifier la réalité qui les concernaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conquêtes, comme mentionné au paravent, ont étaient multiples. Néanmoins la question des droits des patients psychiatriques est toujours d’actualité. L’hospitalisation non volontaire et le type de traitement, liés au pouvoir médical ont encore une très forte influence dans la société de nos jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Barnes, M.(1976). &#039;&#039;Un voyage à travers la folie&#039;&#039;. Paris: Editions du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia Basaglia, F.] (1970). [[L&#039;institution en négation - Basaglia|&#039;&#039;L&#039;institution en négation.&#039;&#039;]] Paris: Edition du Seuil. 	&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper  Cooper, D.] (1970). &#039;&#039;Psychiatry et anti-Psychiatry.&#039;&#039; Paris: Edition du Seuil.&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault  Foucault, M.](1964) [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_folie_%C3%A0_l%27%C3%A2ge_classique &#039;&#039;Histoire de la folie à l&#039;âge classique&#039;&#039;], Paris : U.G.E., coll. « 10/18 »&lt;br /&gt;
Foucault, M. (1972/2013). Histoire de la folie à l’âge classique. Paris : Gallimard&lt;br /&gt;
* [http://es.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman Goffman, E.] (1975). &#039;&#039;Stigmates. Les usages sociaux des handicaps&#039;&#039;. Paris: Les Editions de Minuit.&lt;br /&gt;
* Gendreau,C. (2005). &#039;&#039;Le droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement : élaboration d&#039;une norme internationale&#039;&#039;. Montréal: Les Editions Thémis&lt;br /&gt;
* Guillod, O., &amp;amp; Hänni, C. (2001). &#039;&#039;Les droits des personnes en psychiatrie. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, 15&#039;&#039;&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_S._Szasz Szasz, T.] (1975). [[Résumé :Le mythe de la maladie mentale (1975)|&#039;&#039;Le mythe de la maladie mentale&#039;&#039;]]. Paris: Payot.&lt;br /&gt;
* [http://www.triunfodigital.com/ Triunfo Digital] (s.d.) [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 &#039;&#039;Josep Berke: &amp;quot;La sociedad está enloqueciendo a sus miembros&amp;quot;&#039;&#039;], Archives, Consulté le 8 Novembre 2013 [http://www.triunfodigital.com/ &amp;quot;Triunfo Digital&amp;quot;], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=28&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.1], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=29&amp;amp;fecha=1973-04-14 p. 2], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=30&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.3], [http://www.triunfodigital.com/mostradorn.php?a%F1o=XXVII&amp;amp;num=550&amp;amp;imagen=31&amp;amp;fecha=1973-04-14 p.4]&lt;br /&gt;
* [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lesage_de_La_Haye Lesage De La Haye, J.] (2010). &#039;&#039;La morte de l&#039;asile. Histoire de l&#039;antipsychiatrie.&#039;&#039; Paris: Editions Libertaires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.rolfhimmelberger.ch/wp-content/uploads/2012/03/Adupsy-face-a-Revision-Loi-pers-atteintes-aff-mentales_1936_79.09.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_normativa_888_allegato.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://mamytartine.blog.lemonde.fr/mamytartine/2005/08/lantipsychiatri.html &lt;br /&gt;
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http://www.e-monsite.com/isabellesamyn/rubrique-1012337.html&lt;br /&gt;
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http://www.academia.edu/440584/Psychanalyse_Et_Antipsychiatrie&lt;br /&gt;
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== Webographie ==&lt;br /&gt;
http://www.jhberke.com/index2.html Site web du Dr. Joseph H. Berke.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://vimeo.com/38575546 Ici vous trouverez un entretien à Mary Barnes (langue anglaise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.dionyversite.org/cycle_08-11-A.html&lt;br /&gt;
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http://www.cairn.info/revue-topique-2004-3-page-79.htm&lt;br /&gt;
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http://www.geopsy.com/memoires_theses/la_folie.pdf&lt;br /&gt;
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http://senon.pagesperso-orange.fr&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GarridoV</name></author>
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