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		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Discussion:Droits_des_prisonniers&amp;diff=12921</id>
		<title>Discussion:Droits des prisonniers</title>
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		<updated>2014-01-12T20:49:03Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* Re: -- Sébastien (discussion) 12 janvier 2014 à 15:02 (CET) */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 5 novembre 2013 à 10:34 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
O.K pour la webographie, mais elle doit être en lien avec votre texte qui en quelque sorte l&#039;annonce.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il me semble qu&#039;il y a bien des info intéressante sur le site des archives Michel Foucault concernant les Groupe information prison&lt;br /&gt;
http://michel-foucault-archives.org/?-Inventaires-&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne saisis pas à quoi correspond ce plan démesuré. Il s&#039;agit d&#039;écrire un article de type scientifiques entre 8 et 12 pages avec des liens. Il ne faut pas reproduire un travail (type dossier) sur le dewiki. il faut d&#039;abord écrire votre texte sur les droits de la personne: quand, où, sous quelles formes et en retirer les valeurs essentielles. L&#039;idée est de présenter cette histoire en la racontant. Il ne faut pas &amp;quot;bourrer&amp;quot; votre texte d&#039;informations tous azimuts!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 11 novembre 2013 à 13:43 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Merci pour le site. Oui je pense que pour l&#039;instant la webographie est aussi là afin que nous puissions y puiser des idées pour l&#039;article, en tout cas les liens que j&#039;ai mis étaient plus dans cette perspective-là. De toute façon tant que notre article n&#039;est pas fait, c&#039;est encore modifiable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous avez parlé d&#039;un professeur en droit que vous connaissiez, pensez-vous qu&#039;il serait d&#039;accord que nous l&#039;interviewions pour notre article? Si oui, pourriez-vous nous transmettre un moyen de contact? Merci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réponse Ruchat  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;avais parlé de Christian Nils Robert. Peut-être vaudrait-il mieux que je contacte d&#039;abord. Dites-moi ce que vous en pensez. Il y aurait peut-être aussi l&#039;avocat Jean-Pierre Garbade qui a été très actif sur ces question. Mais surtout avant de contacter qui que se soit, vous devez avancer dans votre travail: pour l&#039;heure, il n&#039;y a rien du point de vue du contenu. Votre intention est louable, mais trop ambitieux. Mieux vaut creuser un ou deux sujets!&lt;br /&gt;
Il semble qu&#039;un étudiant ait fait un travail un travail de mémoire sur le GAP dans les années 2010 pour l&#039;UNI science Po: Thomas Von Alleman.&lt;br /&gt;
Au GAP a succédé l&#039;ADPS (association de défense des détenus): il y aurait de quoi creuser!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: Réponse Ruchat -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 15 novembre 2013 à 14:19 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Merci beaucoup, oui effectivement le plan a été changé, nous nous concentrerons donc très certainement sur le droit à l&#039;intégrité physique et morale. Je pense effectivement que c&#039;est mieux si vous le contactez d&#039;abord. Merci beaucoup.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Entretiens et documentation -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 15 novembre 2013 à 14:27 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hello les gens, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
alors j&#039;ai complété un peu l&#039;intro qui avait été commencée et concernant le droit j&#039;ai fait quelques recherches et un peu introduit avec des éléments théoriques, des articles des droits de l&#039;homme et des faits sur champ-dollon etc..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai aussi contacté Fernando Carvajal parce que j&#039;avais quelques soucis à trouver de la documentation plus précisément sur la suisse.. Il a parlé de deux spécialistes des prisons qui pourraient nous orienter.. donc Daniel Fink et Christina-Nils Robert comme la Mme Ruchat nous en avait parlé.. il m&#039;a conseillé de consulter leurs écrits. Il a aussi parlé de deux autres revues spécialisées qui pourraient nous être utiles : Champ Pénal et Déviances et Société. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors bonne lecture les gens!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Sébastien|Sébastien]] ([[Discussion utilisateur:Sébastien|discussion]]) 18 novembre 2013 à 11:13 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si jamais, j&#039;ai modifié encore l&#039;intro et le plan. J&#039;ai rajouté un point sur les questions d&#039;entretien et sur la présentation des personnes interviewées. J ai aussi rajouté un point sur les associations défendant les droits des prisonniers. Faut juste un peu les présenter. On se voit mercredi&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Stephanie|Stephanie]] ([[Discussion utilisateur:Stephanie|discussion]]) 18 novembre 2013 à 11:52 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Hello!! Super Seb, merci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ma part j&#039;ai essayé de compléter un peu la partie sur le groupe Infoprisons... Je dois retourner en cours donc je reprendrai 4a plus tard... Jetez-y juste un petit coup d’œil histoire de pouvoir me faire un feedback et que je change deux trois trucs le cas échéant... =) Merci !!!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 18 novembre 2013 à 13:25 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:: Coucou, merci beaucoup. &lt;br /&gt;
J&#039;ai juste rajouté une phrase autrement pour le reste je ne pense pas qu&#039;il y ait quoi que ce soit à changer juste à continuer un peu. Je suis en cours aussi actuellement donc je ne peux pas plus chercher mais ce qui y est déjà est top. Merci&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 18 novembre 2013 à 13:14 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est très bien d&#039;écrire comme vous le faites. Mais il faudrait aussi à mesure que vous avancez présenter les sources sur lesquelles vous travaillez et aussi la problématique que vous voulez suivre: c&#039;est cela qui permettra aussi de construire les questions des droits de la personnes.&lt;br /&gt;
Je n&#039;ai pas compris finalement qui vous voulez interrogez. Je n&#039;ai pas clairement saisit s&#039;il fallait que je contacte Monsieur C.Nils Robert?  Avze-vous quelqu&#039;un d&#039;autre au cas où il refuserait. M. Garbade ne semble plus être à Genève!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 18 novembre 2013 à 13:28 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Nous devons encore un peu parler entre nous concernant la problématique à suivre. &lt;br /&gt;
Mais concernant l&#039;entretien, oui nous aimerions que vous preniez un premier contact avec M. C.Nils Robert. Et nous avons aussi une deuxième personne à interroger oui. Merci&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 18 novembre 2013 à 13:47 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:: Le groupe,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la deuxième personne je vais voir avec Alix si elle peut convenir avec elle d&#039;un moment pour mener notre interview. Cette personne a déjà donné son accord, donc il ne nous manque plus que les questions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== ADPS ?? -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 19 novembre 2013 à 01:05 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hey les amis, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
j&#039;ai complété un peu pour l&#039;AAFIP, par contre j&#039;ai essayé de chercher des infos sur l&#039;ADPS et je trouve rien sur internet.. je ne sais pas si c&#039;est la fatigue ou quoi.. mais on est surs que ça s&#039;appelle bien comme ça?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 19 novembre 2013 à 17:02 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Coucou Diana,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai trouvé un livre qui en parle un peu... j&#039;ai fait un petit résumé de ce que j&#039;ai trouvé, mais il n&#039;y a vraiment pas beaucoup d&#039;informations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;émets l&#039;hypothèse que cette association n’œuvre plus... mais je ne suis pas sûre de moi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 19 novembre 2013 à 18:01 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Super merci!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tu as des nouvelles d&#039;Alix concernant la personne qu&#039;elle a contacté?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A demain!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=====Re: Re: Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 19 novembre 2013 à 18:07 (CET)=====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De rien, j&#039;espère que ça va... j&#039;ai vraiment trouvé que ces 4 pages au milieu d&#039;un livre et encore elles ne parlent pas que de ce sujet&lt;br /&gt;
Elle a plus qu&#039;à prendre rendez-vous avec elle quand on aura nos questions !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
======Re: Re: Re: Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Stephanie|Stephanie]] ([[Discussion utilisateur:Stephanie|discussion]]) 19 novembre 2013 à 21:56 (CET)======&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:::: Super les filles, dans ce cas, on se met d&#039;accord demain pour une problématique et on pourra réfléchir à notre questionnaire en gardant en tête que le principal est de faire parler les acteurs sur leur travail... Les QUESTIONS OUVERTES s&#039;imposent ahahahah!!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai une mini question aussi, laquelle ou lequel d&#039;entre vous à écris que les années 70-80 sont importante pour les droits des prisonniers? Où avez vous eu cette info? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A demain! Bonne nuit&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=======Re: Re: Re: Re: Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 19 novembre 2013 à 23:13 (CET)=======&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Haha oui biensûr les questions ouvertes s&#039;imposent :) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors écoute sans dire de bêtises je crois que c&#039;est Sébastien qui l&#039;a écrit et les questions en gras dans l&#039;introduction c&#039;est la prof qui les a écrites et j&#039;ai juste mis en gras pour qu&#039;elles soient plus visibles.. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc pour les années 70-80 je suppose qu&#039;il faudra attendre demain pour voir avec Sébastien où il a trouvé cette info ;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Rendez-vous ! -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 20 novembre 2013 à 10:41 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Coucou Alix, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faudrait vraiment que tu nous prennes le rendez-vous avec la personne que tu as contactée, car on doit avoir fait l&#039;entretien et la transcription pour le 4 décembre !!!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: Rendez-vous ! -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 20 novembre 2013 à 11:16 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon, ben finalement je ne pense pas que cela serve à quelque chose vu qu&#039;on cherche quelqu&#039;un qui milite et militait entre 1980-1990... on en reparle les deux si jamais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: Rendez-vous ! -- [[Utilisateur:Alix|Alix]] ([[Discussion utilisateur:Alix|discussion]]) 24 novembre 2013 à 13:19 (CET)====&lt;br /&gt;
J&#039;ai annulé, elle m&#039;a dit d&#039;aller regarder du côté de l&#039;APT il milite contre la torture et notamment sur les conditions de détention.. Il y a aussi la commission des visiteurs de prison si jamais.. Bonne journée&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ca vous parles?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:: Replace this text with your reply&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Emploi du temps ! -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 20 novembre 2013 à 11:19 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Coucou !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors je pense que ça serait pas mal qu&#039;on note nos disponibilités pour les interviews. Ça serait bien qu&#039;on soit au moins 2 présents à chaque fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Personnellement, je pourrais :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
lundi entre 14.00 et 16.00,&lt;br /&gt;
mardi entre 12.30 et 16.30,&lt;br /&gt;
mercredi dès 14.00,&lt;br /&gt;
jeudi et vendredi à partir de 17.00-17.30.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: Emploi du temps ! -- [[Utilisateur:Alix|Alix]] ([[Discussion utilisateur:Alix|discussion]]) 24 novembre 2013 à 13:17 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je peux le mardi matin mais tôt car il faut que je sois a 13h30 en stage. Le mercredi  à partir de 14h mais je peux ne pas aller en cours de la journée pr aller à Lausanne. Le lundi 12h à 16h.  Jeudi et vendredi à partir de 17.00 car avant stage.&lt;br /&gt;
: Replace this text with your reply&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 21 novembre 2013 à 13:11 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En passant je vous transmets cette info qui pourrait vous intéresser&lt;br /&gt;
Sécuriser et humaniser ?&lt;br /&gt;
Enjeux contemporains de la détention des mineurs&lt;br /&gt;
Mercredi 11 décembre 2013 – 9h00-15h30&lt;br /&gt;
HETS – Auditoire E007&lt;br /&gt;
Rue du Pré-Jérôme 16, 1205 Genève&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 24 novembre 2013 à 20:26 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je trouve très bien d&#039;écrire, mais il faut en même temps structurer votre texte sinon cela fait un peu &amp;quot;fourre-tout&amp;quot;. La manière de le structurer est la chronologie, puisque c&#039;est un texte en histoire, donc le temps est premier. Puis votre problématique: le développement des droits de la personne dans les années 60-90 environ. Or si vous parlez de 2006 ou 2007, on doit savoir quel est le statut de cette info. Soit c&#039;est une sorte d&#039;accroche pour introduire la problématique (et il faut le dire) soit il faudra le mettre à la fin (en suivant la logique du temps!).&lt;br /&gt;
Peut-être faut-il distinguer les références à mettre avec des notes des textes des références que vous mettez à disposition grâce aux liens. Or il y en a bien peu pour l&#039;instant!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Entretien -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 25 novembre 2013 à 10:23 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonjour,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai téléphoné à Madame Testuz. Elle me rappelle cet après-midi pour fixer un rendez-vous définitif. Notre première idée serait de se voir jeudi 28 à 18.00 à Lausanne, néanmoins, cela reste à confirmer !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Sébastien|Sébastien]] ([[Discussion utilisateur:Sébastien|discussion]]) 25 novembre 2013 à 10:57 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je me posais des questions concernant notre organisation. Si on fait un truc historique, cela veut dire que notre première partie correspond à l&#039;histoire des droit des prisonniers avant 1960. Donc il faut compléter la période 1890-1960. Ensuite, le gros du travail consiste à parler de ce qu&#039;il se passe dans ces années 1960-1980. Ensuite, une troisième partie, assez courte, sur ce qu&#039;il s&#039;est passé depuis 1980 jusqu&#039;à aujourd&#039;hui. Ensuite, on peut parler de notre entretien.&lt;br /&gt;
Cela remet donc en cause la pertinence de la partie sur le droit à l&#039;intégrité physique et sur la présentation des associations.&lt;br /&gt;
On aurait donc&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Historique -&amp;gt;1960&lt;br /&gt;
* Historique 1960-1980&lt;br /&gt;
* Historique 1980-2013&lt;br /&gt;
* Présentation des personnes interviewées&lt;br /&gt;
* Retour sur l&#039;entretien&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu&#039;en pensez-vous?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Sébastien|Sébastien]] ([[Discussion utilisateur:Sébastien|discussion]]) 25 novembre 2013 à 11:17 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Sur le site d&#039;[http://www.infoprisons.ch/ infoprison], on peut faire des recherches par thèmes. Il y a pas mal de dossier sur les droits des prisonniers aujourd&#039;hui. On parle notamment de l&#039;affaire de Marie. A mon avis, on trouve beaucoup de choses pour la partie 1980-2013&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 25 novembre 2013 à 11:22 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je pense aussi qu&#039;une clarification du plan est une bonne chose car madame Ruchat l&#039;a spécifié. Après je sais pas s&#039;il faut éliminer les associations car avec madame Testuz on va devoir en parler quand un peu....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: -- [[Utilisateur:Sébastien|Sébastien]] ([[Discussion utilisateur:Sébastien|discussion]]) 25 novembre 2013 à 11:26 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:: Tu as raison. On peut parler des associations dans la partie 1960-1980 car elles apparaissent à cette période.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=====Re: Re: Re: -- [[Utilisateur:Alix|Alix]] ([[Discussion utilisateur:Alix|discussion]]) 25 novembre 2013 à 11:29 (CET)=====&lt;br /&gt;
On peut aussi ajuster selon les infos qu&#039;on retira de l&#039;entretien. &lt;br /&gt;
Mais je trouve bien de faire le contexte historique par période c&#039;est plus claire ;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Rendez-vous pris !!!! -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 25 novembre 2013 à 16:16 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons rendez-vous avec madame Testuz jeudi à 18h à Lausanne. Nous y allons en voiture Alix et moi et Diana nous rejoint là-bas !!! Nous nous occuperons ( Alix et Elodie) de la transcription pour la semaine suivante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Second entretien -- [[Utilisateur:Stephanie|Stephanie]] ([[Discussion utilisateur:Stephanie|discussion]]) 26 novembre 2013 à 23:09 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voilà, le second entretien est booké pour le mercredi 4 décembre à 17h avec Mme Bercher... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle se réjoui de répondre à nos questions... =)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A demain 10h15 pour discuter de l&#039;organisation de la suite de notre travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonne nuit =)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 27 novembre 2013 à 12:34 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suis très impressionnée par votre engagement. Bravo! N&#039;oubliez pas de lire ce qui est écrit sur la première page du wiki, mais aussi sur toutes celles des différentes thématiques afin de réfléchir à la problématique et d&#039;avancer dans une compréhension commune de cette histoire de l&#039;apparition des revendication des droits des usagers, patients, détenus, enfants: les acteurs/trices (dont vos témoins), les actions, les valeurs prônées, les changements de pratiques éventuelles, les espoirs....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chronologie -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 28 novembre 2013 à 13:26 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Coucou,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai fait un tableau pour la chronologie.... j&#039;espère ne pas avoir oublié d&#039;éléments importants car il y a une très longue liste d&#039;événements !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonne aprèm à tous !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: Chronologie -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 28 novembre 2013 à 15:34 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Haha tu m&#039;as prise de cours, j&#039;allais le faire.&lt;br /&gt;
Ca me semble bien en tout cas à moi, j&#039;ai fait la petite intro pour le droit à l&#039;intégrité physique et morale comme on en avait tous discuté mercredi matin!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
à ce soir pour l&#039;entretien!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Alix|Alix]] ([[Discussion utilisateur:Alix|discussion]]) 29 novembre 2013 à 07:09 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1er Entretien fait!  Magnifique rencontre...&lt;br /&gt;
A venir: la retranscription&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Transcription -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 2 décembre 2013 à 16:27 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Première transcription effectuée et publiée dans la catégorie 8 de l&#039;accueil !!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 4 décembre 2013 à 11:33 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je n&#039;ai pas encore lu les entretiens, mais je me réjouis de le faire...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il me semble que vous pourriez mettre des liens sur les documents que vous citez pour que le lecteur/trice puisse tout de suite y accéder.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne saisi pas bien cette liste chronologique puisque vous l&#039;avez mise en ligne: à mon avis cela n&#039;est pas nécessaire puisque cela la donne deux fois. Il faut dans l&#039;article n&#039;avoir qu&#039;un texte historique et analytique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous avez bien avancé dans les entretiens, maintenant il faut peut-être rectifier un peu votre texte en fonction de leur contenu et intégrer certains faits comme la mort de Vogt, etc. à distinguer de l&#039;analyse proprement dit du récit récolté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il manque toujours la partie historique fin du 19-1970. Cela n&#039;est peut-être pas nécessaire d&#039;ajouter cela, par contre il faut vous arranger à écrire de manière à ce que le lecteur/tice n&#039;ait pas le sentiment qu&#039;il manque quelque chose!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut donc mieux problématiser maintenant votre article.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais déjà bravo!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;entretien donne suffisamment d&#039;élément pour avancer dans notre histoire: c&#039;est tout à fait bien mené (j&#039;ai eu un peu peur au début, car les questions étaient posées de manière formelle et trop rapprochée – sans doute le fait du trac – mais après tout est parfait! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;entretien permet aussi d&#039;aller plus loin. Avez-vous l&#039;intention de consulter le Passe-muraille? visionner le film Thorberg?&lt;br /&gt;
Peut-être serait-il aussi judicieux de jeter un oeil sur le livre de Geneviève Heller: ceci n&#039;est pas une prison paru chez Antipodes en 2012 notamment chapitre p. 121?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avez-vous penser à remettre la retranscription à Muriel Testuz?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Stephanie|Stephanie]] ([[Discussion utilisateur:Stephanie|discussion]]) 8 décembre 2013 à 21:47 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Bonsoir Madame Ruchat, comme demandé nous avons mis le lien du PDF sur notre page wiki afin que vous puissiez tous y accéder... =) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui est de notre texte et de la problématique nous y travaillons actuellement grâce aux deux retours sur notre thématique que nous avons eu via nos entretiens. De nombreuses idées se regroupent et nous allons donc pouvoir avancer. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En ce qui concerne les divers éléments que vous nous avez cité, savez-vous où nous pouvons consulter le Passe-Muraille et si le film de Thorberg se trouve à la médiathèque de l&#039;université? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous vous souhaitions une bonne soirée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: -- [[Utilisateur:Alix|Alix]] ([[Discussion utilisateur:Alix|discussion]]) 9 décembre 2013 à 08:26 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonjour à tous, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons pu consulter plusieurs exemplaires du Passe-Muraille avec Madame Testuz lors de notre entretien. Elle nous avait déjà tout préparé.&lt;br /&gt;
Je tente de nous télécharger Thorberg sur internet.&lt;br /&gt;
Bonne journée,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: -- [[Utilisateur:Sébastien|Sébastien]] ([[Discussion utilisateur:Sébastien|discussion]]) 9 décembre 2013 à 08:40 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:: Oui, le film de Thorberg est à la médiathèque de l&#039;uni mail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=====Re: Re: Re: -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 9 décembre 2013 à 16:16 (CET)=====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Merci Sébastien !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 9 décembre 2013 à 19:34 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Madame Testuz ne nous avait rien demandé par rapport à la retranscription de l&#039;entretien mais on peut effectivement le lui envoyer oui. Ainsi qu&#039;à madame Bercher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce qu&#039;il reste à faire  -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 12 décembre 2013 à 11:19 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon alors j&#039;essaie juste de me représenter un peu ce qu&#039;il nous reste à faire dans notre article..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
compléter les années 1890-1940 dans l&#039;historique ; étoffer un peu la partie &amp;quot;depuis années 70&amp;quot;, tout en intégrant des éléments de nos entretiens..&lt;br /&gt;
mieux définir notre problématique en fonction des entretiens..&lt;br /&gt;
faire la conclusion..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
est-ce que ça résume bien ce qu&#039;il nous reste? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonne journée :)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: Ce qu&#039;il reste à faire  -- [[Utilisateur:Sébastien|Sébastien]] ([[Discussion utilisateur:Sébastien|discussion]]) 15 décembre 2013 à 19:58 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Ca m&#039;a l&#039;air d&#039;être ça. J&#039;ai commencé une petite réflexion pour la conclusion. Je la peaufine encore et je la poste mardi. Je me suis réservé 2-3 heures pour avancer le wiki ce jour-là. &lt;br /&gt;
A mercredi&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: Ce qu&#039;il reste à faire  -- [[Utilisateur:Stephanie|Stephanie]] ([[Discussion utilisateur:Stephanie|discussion]]) 16 décembre 2013 à 20:39 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:: Hello, j&#039;ai regardé le sur la prison de Thorberg et je pense qu&#039;il y a deux trois trucs assez intéressant qu&#039;il sersit bien qu&#039;on place dans notre texte. Je vous en parle mercredi =)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonne soirée!! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des becs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 16 décembre 2013 à 08:38 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faudrait aussi intégrer les informations venant de l&#039;entretien et présenter aussi les 5 réponses qui permettent d&#039;alimenter la problématique autour de ce &amp;quot;esprit&amp;quot; des années 1960-1980: Serait-il possible de reprendre les 5 questions posées et d&#039;en tirer des éléments? Soit: les événements, les valeurs, les changements et ce qui en reste.... On pourrait ajouter: le type d&#039;action, les risques pris, ou tout autre élément que nous n&#039;avions pas prévu et qui est présenté dans leur témoignage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Suppression de la séparation 1970 -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 18 décembre 2013 à 10:49 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonjour à tous,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je me suis permise d&#039;enlever la séparation pour les années 1970... je trouvais que ça fesait un peu bizarre de séparer au milieu de l&#039;historique, surtout que Madame Ruchat vient de nous dire que pas mettre trop de titre. Etes-vous d&#039;accord ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: Suppression de la séparation 1970 -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 19 décembre 2013 à 09:25 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
JE crois qu&#039;on avait mis le titre parce c&#039;est la période qui nos intéresse vraiment à la base.. genre les années 60-80.. non? après pour moi c&#039;est égal mais je crois que c&#039;était pour ça ;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Sébastien|Sébastien]] ([[Discussion utilisateur:Sébastien|discussion]]) 12 janvier 2014 à 11:47 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai relu le tout et fais quelques minis corrections. Dans l&#039;ensemble c&#039;est bon pour moi. Par contre, j&#039;ai beaucoup modifié pour la mise en relation des deux entretiens alors là faut jeter un oeil pour faire quelques corrections.&lt;br /&gt;
Je peaufine la conclusion cet aprèm.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Sébastien|Sébastien]] ([[Discussion utilisateur:Sébastien|discussion]]) 12 janvier 2014 à 15:02 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voilà, j&#039;ai fait une petite conclusion sur la nécessité de rendre la prison visible. N&#039;hésitez pas à la modifier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 12 janvier 2014 à 21:49 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
j&#039;ai lu tes modification dans la mise en lien et dans la conclusion c&#039;est vraiment top! j&#039;ai un exa demain donc je ferai une relecture complète de l&#039;article après l&#039;exa mais il me semble aussi que ce soit bon ;)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=12834</id>
		<title>Droits des prisonniers</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=12834"/>
		<updated>2014-01-10T21:12:56Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* Auteurs de ce chapitre */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique ==&lt;br /&gt;
Durant l&#039;Antiquité et le Moyen-Âge, les sanctions pénales consistaient principalement en un châtiment corporel. La liberté n&#039;était pas encore considérée comme un bien appartenant à l&#039;individu. Par conséquent, les prisons n&#039;étaient pas utilisées comme mode de punition, mais, elles permettaient, par exemple, de s&#039;assurer qu&#039;un condamné serait présent le jour de son procès. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu&#039;au 17ème siècle, cette mentalité n&#039;évoluera pas. Au siècle des lumières, apparaît alors la conception de la liberté. Celle-ci se révèle être le bien le plus précieux dont peut disposer un individu. Rapidement, l&#039;idée d&#039;utiliser la prison comme mesure punitive - car privative de liberté - est proposée : les peines ne s&#039;appliquent plus au corps, mais à l&#039;esprit.&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réforme pénale initiée par le texte de [http://leboucher.com/vous/beccaria/ Cesare Beccaria], Des délits et des peines, paru en 1764, dénonce le recours à la torture comme moyen d&#039;instruction, la cruauté totalement disproportionnée des châtiments, tels que la peine capitale, l&#039;inégalité de traitement des condamnés en fonction de leur classe sociale ou encore l&#039;arbitraire des juges dans la décision des peine. Il préconise alors la mise en œuvre d&#039;un système de peines fixes garantissant l&#039;égalité entre les condamnés et empêchant ainsi toute appréciation des juges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Howard_%28philanthrope%29 John Howard], philanthrope britannique, est l&#039;un des premier à s&#039;intéresser au statut juridique des prisonniers. Son livre sur &amp;quot;L&#039;État des prisons européennes&amp;quot; (1777) souligne la nécessité d&#039;un traitement carcéral respectant les droits élémentaires de l&#039;humanité. À la fin du 18ème siècle, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Bentham Jeremy Bentham] va plus loin et défend la position que les détenus doivent avoir exactement les mêmes droits que les personnes en liberté mis à part celui d&#039;aller et venir&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 19éme siècle pour qu&#039;on donne un autre but aux peines. «Le détenu devrait être complétement transformé, tant dans son corps et ses habitudes que dans son esprit et sa volonté. La volonté d&#039;améliorer le détenu durant sa détention ou l&#039;idée d&#039;une réinsertion possible dans la société transparaissent en filigrane»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 14&amp;lt;/ref&amp;gt;. On passe à une pénalité de la détention. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault Michel Foucault] analyse ce nouvel &amp;quot;art de punir&amp;quot; à travers ce qu&#039;il appelle une micro-physique du pouvoir permettant une constante soumission de l&#039;individu au regard des gardiens. La justice moderne va alors chercher à transmettre l&#039;idée que l&#039;essentiel n&#039;est pas de punir, mais de redresser. Ce que l&#039;on vise désormais, c&#039;est la liberté de l&#039;individu. Par exemple, avec l&#039;introduction de la notion de &amp;quot;circonstances atténuantes&amp;quot; on fait entrer dans le verdict une appréciation portée sur le criminel et sur ce que l&#039;on peut attendre de lui dans l&#039;avenir. «Trouver pour un crime le châtiment qui convient, c&#039;est trouver le désavantage dont l&#039;idée soit telle qu&#039;elle rende définitivement sans attrait l&#039;idée d&#039;un méfait»&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 19ème siècle apporte son lot de réformes. Des mécanismes de réduction de peines apparaissent et surtout, la libération conditionnelle et le régime du sursis sont instaurés, respectivement en 1885 et 1891 en France.&amp;lt;ref&amp;gt;Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’en 1945, la condamnation à une peine de prison correspond encore  à la perte des droits individuels, mais après la Seconde guerre mondiale, une volonté d’humaniser les prisons apparait en même temps qu&#039;une volonté de reconnaissance des droits des personnes détenues. Malgré cette tout, l’incarcération reste encore, à ce moment là, assimilée à un châtiment.&lt;br /&gt;
Il faut alors attendre les années 1970 pour considérer que les détenus restent des sujets détenteurs de droits avant tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les années 1970 sont déterminantes dans le débat sur les droits des prisonniers&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;explique [https://www.google.ch/url?sa=t&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=&amp;amp;esrc=s&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=1&amp;amp;ved=0CDAQFjAA&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.ena.fr%2Findex.php%3F%2Ffr%2Fcontent%2Fdownload%2F4290%2F32109%2Ffile%2Fadministration-penitentiaire-et-droit-des-personnes-detenues.pdf&amp;amp;ei=I9ikUti6K4KPyQOIn4G4CA&amp;amp;usg=AFQjCNHVA-1tT9YFL5Uw8VYnY37FV1DyBA&amp;amp;sig2=s2HOes96Zi0TYRPu3cZLEA&amp;amp;bvm=bv.57752919,d.bGQ le texte de l&#039;ENA] (l&#039;école nationale d&#039;administration), &lt;br /&gt;
&amp;quot; ce n’est qu’à partir des années 1970 qu’il est admis que la qualité de détenu n’exclut pas celle de sujet détenteur de droits, évolution résumée par la formule « la prison, c’est la privation d’aller et venir et rien d’autre » prononcée par le Président de la République Valéry Giscard d’Estaing. Des droits sont progressivement reconnus aux personnes détenues, les dotant d’un statut juridique qui reste cependant partiel car un écart perdure entre la capacité de jouissance et la capacité d’exercice des droits dont les détenus sont titulaires. &amp;quot;&lt;br /&gt;
En effet, en 1975, les détenus récupèrent leur droit de vote, en 1983, ils sont autorisés à porter des vêtements civiles, en 1985, la télévision est autorisée dans les cellules et ainsi de suite. Ce processus de reconnaissance de sujets à part entière détenteurs de droits perdure pendant plus d&#039;un demi-siècle jusqu&#039;à la mise en place de la loi du 24 novembre 2009 qui a, entre autres, introduit un chapitre consacré aux droits et devoirs des personnes détenues et s&#039;est ainsi inscrite dans l’amélioration de l’accès aux droits des personnes détenues et du développement des contrôles externes. De plus, cette loi a opéré &amp;quot;un renversement symbolique des missions qui sont assignées à l’administration pénitentiaire, la réinsertion du détenu étant énoncée avant l’exigence de sécurité&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;ENA. (2011). L&#039;administration pénitentiaire et les droits des personnes détenues. Lettre de mission - Groupe 9. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Droit à l’intégrité physique et morale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison a beaucoup évolué au cours du temps, comme le démontre l&#039;historique. Et avec cette évolution, ont évolué les valeurs de la prison et les droits des prisonniers. Parmi ces droits, nous pouvons lister le droit à l&#039;intégrité physique et morale, le droit à des conditions de vie appropriées, ou encore le droit à la santé. Étant donné la centration sur l&#039;évolution de la nature des sanctions et peines dans l&#039;historique de cet article, nous avons choisi de développer un peu plus le droit à l&#039;intégrité physique et morale des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Par le prononcé d&#039;une peine privative de liberté à son égard, l&#039;individu purgeant cette peine est privé de l&#039;un de ses principaux attributs, il perd sa liberté. Le problème majeur réside dans le fait de savoir s&#039;il s&#039;agit d&#039;une perte de liberté ou des libertés et dans quelle mesure cette privation est compatible avec les droits et libertés de l&#039;individu.»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 17.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les individus qui sont détenus conservent tous leurs droits sauf ceux dont la perte est une conséquence directe de la privation des libertés. L’interdiction universelle des actes de torture et des mauvais traitements trouve sa source dans la dignité inhérente à la personne humaine. Les prisonniers et détenus doivent être traités en toute circonstance de façon humaine et digne et ce du jour de leur admission jusqu&#039;au jour de leur libération. Ainsi tout acte de torture ou de traitement inhumain ou dégradant est interdit et impardonnable. L&#039;interdiction de la torture a force de loi. Cette interdiction trouve sa source dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme dont l&#039;article 5 stipule que : «Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ainsi le paragraphe 1 de l’article premier de la Convention contre la torture et autre peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant définit la torture comme : «Tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles».&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsqu&#039;une personne détenue ou emprisonnée disparaît ou décède, il faut que la cause de cette disparition ou de ce décès fasse l’objet d’une enquête indépendante. Le principe 34 de l’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement prévoit que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Si une personne détenue ou emprisonnée vient à décéder ou à disparaître pendant la période de sa détention ou de son emprisonnement, une autorité judiciaire ou autre ordonnera une enquête sur les causes du décès ou de la disparition, soit de sa propre initiative, soit à la requête d’un membre de la famille de cette personne ou de toute personne qui a connaissance de l’affaire...»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l’exemple des conditions de détention dans une prison genevoise : Champ-Dollon qui ouvre ses portes en 1977. Déjà au centre de l’actualité à cause de sa surpopulation, cette prison préventive de Genève a fait la une, en avril 2006, pour de toutes autres raisons. En effet, 200 détenus ont signé une lettre dénonçant l’emploi disproportionné de la force policière et des détentions préventives excédant les peines prononcées. &lt;br /&gt;
Suite aux protestations de 2006, les rapports ont mis en évidence en évidence des violations des droits humains au sein de la prison (allégations de pratiques d’immersion de la tête sous l’eau) par la suite confirmées. Malgré cela, en 2007, toujours pas de réaction des autorités.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la Ligue suisse des droits de l&#039;homme (LSDH), qui a présenté son rapport le 16 avril 2007, les droits fondamentaux des détenus ne sont pas respectés dans la prison genevoise de Champ-Dollon. De même, le rapport de la commission d&#039;experts du Grand Conseil genevois, présenté le 18 avril 2007, a été très sévère envers les pratiques de la police et de la justice.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les experts de la commission ont auditionné 125 détenus et ils ont eu accès aux données de la police judiciaire et de la justice.&lt;br /&gt;
30% des détenus auditionnés (soit 38 sur les 125) se sont plaints de mauvais traitements physiques et de propos racistes, voire de rançons; dans 14 des cas, des lésions ont été constatées par les médecins. Les brutalités ont consisté en coups de pieds à terre, tête frappée contre le mur, gifles, coups lors de l&#039;interrogatoire, et un mineur a raconté avoir subit le sous-marin (tête dans l&#039;eau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dû à la surpopulation, certaines conditions de détention deviennent inacceptables. Le rapport de la LSDH a confirmé certains problèmes, comme un accès restreint aux soins, aux parloirs, à la formation ou aux places de travail. Les experts ont confirmé la promiscuité, la mixité, le mélange de détenus (p.ex avec des détenus perturbés) et certaines restrictions.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d&#039;une conférence de presse le 3 mai 2007, les autorités ont exprimé leur inquiétude tout en relativisant les allégations. Le ministre genevois en charge de la police, Laurent Moutinot, a pointé le fait que les allégations de détenus n&#039;avaient pas fait l&#039;objet de vérification et que les policiers accusés n&#039;avaient pas été entendus. Toutefois, les autorités ont présenté un plan de réformes de la police censé mettre un frein à ces dysfonctionnements. Le plan d&#039;action comprenait l&#039;amélioration de la formation des policier, la réunion en un seul corps de la gendarmerie et de la police de sécurité internationale, une nouvelle répartition des compétences, des caméras de surveillance (y compris dans les postes de police et les salles d&#039;interrogatoires), la réforme des procédures disciplinaires et la création d&#039;une police des polices intercantonale.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien qu&#039;on puisse la croire disparue des prisons, la violence envers les détenus est toujours présente. Il est certain que c&#039;est un point particulièrement important dans le respect du droits à l&#039;intégrité physique et morale des détenus. Mais il y en a d&#039;autres, en apparence moins importants, mais pour qui il est justifier de se battre. Lors des entretien effectués avec Mesdames Testuz et Bercher, apparaît l&#039;importance des liens avec l&#039;extérieur. En effet, pour Mme Bercher, le détenu n&#039;existe que par ce qu&#039;il entend de l&#039;extérieur. Si l&#039;on souhaite respecter le droit à l&#039;intégrité morale, il faut donc mettre en place des moyens permettant cet accès. Un problème surgit immédiatement : la punition du détenu est justement celle d&#039;être mis de côté, coupé du monde. Quel sens y aurait-il à le mettre en contact avec l&#039;extérieur?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pouvons avancer trois réponses à ceux qui soulève ce problème. Dans un premier temps, en reprenant la citation en début de chapitre, nous appuyons le fait que la prison consiste en une perte d&#039;un droit, celui d&#039;aller et venir où bon nous semble, et non de tous les droits. Cela n&#039;est donc pas incompatible avec la possibilité d&#039;être en contact avec l&#039;extérieur. Ensuite, il convient de définir le but de la prison. Si ce dernier est bien de permettre un jour la réintégration de ses détenus, alors les détenus doivent pouvoir se tenir au courant de se qu&#039;il s&#039;y passe. Enfin, tout simplement parce que les détenus ont droit à leur intégrité physique et morale et qu&#039;en les coupant de leur famille, de l&#039;information, des moyens de communication, on viole ce droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Finalement, les grands victoires de ces dernières années ne sont peut-être pas celles qui ont fait le plus de bruit. Pour nous, il est par exemple difficile d&#039;imaginer l&#039;importance d&#039;avoir deux heures de parloir par semaine au lieu d&#039;une. Mais pour les détenus c&#039;est une victoire. En tant que militant pour les droits de détenus, il fallait se battre pour ces &amp;quot;petites choses&amp;quot; : les parloirs intimes, le courrier, la télévision, internet, ... Car chacune d&#039;elles permettaient d&#039;améliorer l&#039;intégrité physique et morale des détenus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Institutions et associations défendant le droit des prisonniers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le GAP ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Action Prison : GAP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe a été créé, en 1975 par Michel Glardon, à la suite de la mort de Patrick Moll. Ceci se faisait par le biais d’un  journal, nommé Passe-Murailles, qui publiait des dossiers sur des « thèmes brulants ». Ce groupe avait la volonté de créer une profonde modification de la détention préventive. Il a énormément lutté « pour briser l’isolement dans les prisons et pour défendre un vrai salaire pour les prisonniers, supprimer la censure, soutenir les luttes »&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt; dans différentes prisons suisses telles que Witzwil ou encore Saint-Antoine devenue Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1986, le groupe Action Prison a disparu et a laissé la place à bien d’autres associations qui luttent pour le respect des prisonniers. Notamment, l’Association de Défense des Prisonniers en Suisse qui a vu le jour en 1986 et qui souhaitait « soutenir les luttes des prisonniers au niveau national et dénoncer l’ensemble du système carcéral ».&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== ADPS (Association de défense des prisonniers de Suisse) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un syndicat de prisonniers, appelé l’Association de Défense des Prisonniers de Suisse, s’est crée en 1986 et prit, ainsi, le relais du Groupe Action Prison. C&#039;est le 1er août que Jacques Fasel, le fondateur, déposa la demande de création de l’ADPS à la conseillère fédérale Elisabeth Kopp. L’Office fédéral de la justice ne s’y opposa pas concrètement, mais transmit le message suivant : « Rien n’empêche en principe des détenus de fonder une association. Toutefois la direction de l’établissement peut soumettre l’activité de ladite association à des conditions, voire la restreindre. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette association était essentiellement composée de détenus et ne comprenait que quelques rares membres non incarcérés, ceux-ci servant de relais avec l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ADPS a évolué du simple syndicat de prisonniers à un groupe actif hors de l’enceinte des prisons. C’était les membres extérieurs à la prison qui recevaient les demandes d’aide des détenus et qui essaient de les traiter, sans toutefois y arriver au vu des nombreuses sollicitations. L’ADPS est alors perçue par les détenus comme inefficace et se voit discréditée. Il s’en suivit le départ de Jacques Fasel qui préféra œuvrer en solitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces informations sont tirées d&#039;un livre d&#039;Yvonne Bercher. (1995)&amp;lt;ref&amp;gt;Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne. pp 45-48&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Groupement [http://www.infoprisons.ch/ Infosprisons] ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Infoprisons est un groupe de travail qui s&#039;est créé après la fin tragique de [http://www.laregion.ch/cetait-effrayant-et-tres-penible/ Skander Vogt] qui est survenue en mars 2010, suite à l’incendie de sa cellule dans le canton de Vaud. En effet, cet événement a déclenché plusieurs interrogations et ces derniers se sont mis à réfléchir à ce que ce drame révélait du monde des prisons et à ce qui pouvait être fait afin d’éviter que ce type d&#039;événement ne se reproduise. Ils ont donc décidé d’élaborer et de diffuser un bulletin électronique trimestriel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe d&#039;information sur les prisons a donc pour but de permettre la prise de parole des détenus et la mobilisation des professionnels impliqués dans le système carcéral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se compose, d&#039;une part, de plusieurs personnes chargées de la responsabilité principale de la rédaction, à savoir: Marie Bonnard (ancienne journaliste à Tout-Va-Bien Hebdo), Patricia Lin (assistante sociale en milieu carcéral durant de nombreuses années), Anne-Catherine Menétrey-Savary (ex-conseillère nationale) et Muriel Testuz (active dans le Groupe Action Prison aujourd’hui disparu). Puis, d&#039;autre part, d&#039;une personne chargée de la relecture des bulletins, à savoir: Joëlle Pascale Ulrich. Tous ces acteurs travaillent bénévolement pour la rédactions des divers textes ainsi que la recherche d&#039;informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de recevoir les bulletins électroniques, il suffit de s&#039;inscrire sur le [http://infoprisons.ch/ site-web] du Groupe Info prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [http://www.aafip.ch/fr/ AAFIP] (Association des Amis de la Fraternité Internationale des Prisons) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Partout dans le monde les prisons sont un enfer. Aidez-nous à en faire des lieux de résurrection&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Site de l&#039;AAFIP sous http://www.aafip.ch/fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;AAFIP est une association suisse qui a été créée en 2005. Elle agit auprès des détenus, anciens détenus, victimes, enfants et familles touchées par le crime dans de nombreux pays parmi les plus défavorisés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un de leurs axes prioritaires est la justice réparatrice qui est devenue une vision minoritaire autour du XIème siècle, au profit d&#039;une justice rétributive ou répressive, mais qui revient en force actuellement. Car c&#039;est ce type de justice qui est porteur d&#039;espoir pour une réelle réinsertion des détenus au sein de la société. En effet, le crime ne se réduit pas à la transgression de la loi mais il affecte aussi les relations entre les individus. Ainsi, ce n&#039;est pas le fait de simplement appliquer des peines aux coupables qui compensera la souffrance des victimes, et cela peut même conduire à un désir de vengeance chez le coupable. &lt;br /&gt;
Concrètement, la justice réparatrice aide donc le coupable à réparer ou tenter de réparer le mal qu&#039;il a fait dans la mesure du possible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a 124 associations à travers le monde et toutes ont les mêmes objectifs : elles s&#039;impliquent dans la visite des détenus, la formation professionnelle en prison, l’accompagnement des victimes, des familles et enfants de prisonniers, la mise en place de programmes de réinsertion [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]professionnelle et la promotion du concept de justice réparatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chronologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie] sur les droits des prionniers en France&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;étayer les apports de notre article, nous avons décidé d&#039;interviewer deux personnes qui ont milité pour le droit des prisonniers. Pour ce faire, nous avons décidé d&#039;adopter une posture semi-directive dans nos entretiens de recherche. L&#039;objectif de ces entretiens était de &amp;quot;favoriser la production d’un discours de l’interviewé sur un thème défini dans le cadre d’une recherche&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Blanchet A., et Al (1985). L&#039;entretien dans les sciences sociales. Bordas, Paris. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;, dans ce cas-ci il s&#039;est agit pour les deux interviewés de partager leurs souvenirs et expériences afin que nous puissions mieux comprendre la situation passée et actuelle concernant la prison. A partir de ces entretiens, nous avons alors par la suite essayé d&#039;approfondir un peu notre sujet et le thème du droit à l&#039;intégrité physique et morale des détenus en Suisse grâce à leurs opinions sur le sujet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Questions pour les entretiens|Questions d&#039;entretiens]] ===&lt;br /&gt;
Dans le cadre du cours, nous voulions laisser de l&#039;espace et de la liberté aux personnes interviewées. Par conséquent, nous n&#039;avons pas posé de questions fermées mais des questions ouvertes et générales que nous avions décidé lors de l&#039;un de nos cours en grand groupe. Lors des deux entretiens, nous avons accorder un long temps de réponse afin de laisser à Muriel Testuz et Yvonne Bercher la possibilité de se souvenir et de raconter l&#039;histoire et leur histoire, notre but étant de véritablement comprendre comment s&#039;est construite la lutte pour les droits des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant l&#039;entretien de Mme Bercher, nous nous sommes toutefois confrontés à quelques difficultés méthodologiques puisqu&#039;il ne nous a pas été possible de poser nos questions d&#039;entretiens telles quelles. En effet, il était parfois difficile de la recadrer, bien que nous ayons essayer. Par ailleurs, tout au long de l&#039;entretien, elle nous a néanmoins apporté quelques éléments de réponses pour nous permettre de compléter chacune de nos questions. Nous avons donc choisi de ne pas poser les questions telles que nous les avions rédigées afin de ne pas enlever de la spontanéité aux réponses apportées par Mme Bercher. De plus, ayant déjà envoyé les questions par courriel à cette ancienne militante, cette dernière nous avait déjà apporté des informations pertinentes pour chacune de nos questions. A ce propos, nous pensons qu&#039;il a été bénéfique d&#039;envoyer les questions par avance, car ceci nous a permis de laisser une plus grande place à la spontanéité de Mme Berche, ce qui a enrichi encore davantage l&#039;entretien.    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les questions d&#039;entretien étaient les suivantes : [[Questions pour les entretiens|questions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Présentations des personnes interviewées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les deux personnes interviewées ont été Madame Muriel Testuz et Madame Yvonne Bercher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la présentation des personnes interviewées, voir l&#039;[[index]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Retour sur les entretiens ==&lt;br /&gt;
Entretien avec [[Index|Muriel Testuz]] -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien avec [[Index|Yvonne Bercher]] -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mise en relation des deux entretiens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs points ressortent au travers des deux entretiens effectués. Nous les avons regroupé sous différents thèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Motivations&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les motivations de nos deux interlocutrices ont plusieurs points communs. Aussi bien [[Index|Mme Bercher]] que [[Index|Mme Testuz]] ont ressenti un sentiment d&#039;injustice liée à la population carcérale qui les a poussé à se battre. On sent une colère, voire une honte, vis-à-vis du système et un besoin intarissable de militer pour le respect des personnes. Bien qu&#039;elles énoncent différents éléments qui les ont poussés à se lancer dans le combat, on sent que c&#039;est quelque chose qu&#039;elles avaient en elles. Mme Bercher le dit :[[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;vous savez le fait d’être militante, c’est quelque chose qu’on a ou qu’on a pas en soi, mais ce n’est pas un sacrifice&amp;quot;]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles se rejoignent aussi lorsqu&#039;elles évoquent leur entrée dans les associations militantes : [[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;c&#039;est par le bouche à oreilles, par certaines rencontres, fortuites ou non, qu&#039;elles ont pu s&#039;investir. Il existait un flou autour des acteurs du combat pour les droits des prisonniers.&amp;quot; Daniel m’a présenté d’autres personnes qui m’en ont présentées d’autres ça été un jeu de l’avion si vous voulez...&amp;quot;]] (Mme Bercher). Mme Testuz, quant à elle, précise : [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot;[...] qu&#039;on n’entrait pas dans cette association action prison, d’autant plus qu’il se passait la même chose en France. Ce sont des gens qui se rencontraient et il y a eu à un moment donné une convergence.&amp;quot;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Objectifs du travail militant&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mme Bercher et Mme Testuz s&#039;accordent sur le fait que leur travail consistait à rendre visible les prisons et à faire le lien entre l&#039;intérieur et l&#039;extérieur. Mme Bercher, insiste plus sur ce qu&#039;elle amenait de l&#039;extérieur pour les prisonniers :[[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;Le détenu, il existe qu’à travers ce qu’il va capter de l’extérieur, il en est complètement dépendant, il est dans un espace où il n’a plus de recul, où il est aux mains d’autrui. C’est un endroit très sonore la prison, vous avez tout le temps des bruits. Il faut comprendre ce que vivent les gens&amp;quot;]]. Concernant Mme Testuz, c&#039;est le mouvement inverse. Avec la revue Passe-Murailles, elle tentait de transmettre au monde extérieur ce qu&#039;il se passait à l&#039;intérieur même des prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le but de leur travail était bien d&#039;empêcher la prison de se renfermer sur elle-même. D&#039;empêcher que le monde extérieur n&#039;est plus aucun regard sur ce qu&#039;il s&#039;y déroulait et d&#039;empêcher les détenus de se sentir totalement abandonnés et évincés de la société. Elles se battaient pour que la prison et les prisonniers continuent à faire partie de la société, comme toute autre institution. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, leurs actions se devaient, non seulement, d&#039;avoir un impact sur l&#039;époque où elles prenaient place mais aussi, elles visaient à s&#039;inscrire dans les mémoires afin que le combat ne soit pas fait en vain. Nous revenons sur ce point un peu plus loin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Difficultés rencontrées&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les difficultés rencontrées, mise à part les difficultés liées au militantisme - le fait de se heurter à des institutions qui refusent toute discussion, par exemple -, nous avons retenu celle liée directement aux prisonniers et à ce qu&#039;il représente. Est-ce réellement une cause justifiable que celle de se battre pour des détenus? On peut imaginer les incompréhensions que cela peut générer pour l&#039;entourage proche d&#039;une personne militante mais aussi aux yeux de toute autre personne de la société. Mme Bercher répond parfaitement à cette problématique:[[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;L’idée du peuple est qu’ils doivent être punis, c’est des salauds, donc il faut leur enlever des droits. Ce qui est une absence de réflexion, une vision à court terme. Tôt ou tard, ces gens vont sortir, en principe, et ils vont être appelés à se réinsérer et s’ils sortent dix fois plus révoltés qu’ils ne sont entrés, c’est dix fois plus nuisible. Personne n’a rien à gagner. Et moi, combien de fois j’ai fais signer des pétitions et les gens me disaient mais vous y pensez aux victimes? Et je leur répondais, mais justement monsieur nous y pensons. Tout le monde a intérêt que ces gens soient pris en charge d’une manière ou d’une autre&amp;quot;.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements entre l&#039;époque évoquée et aujourd&#039;hui&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ressort des ces deux entretiens que le monde de la prison, durant les années où Mme Bercher et Mme Testuzt ont oeuvré, n’était pas le même qu&#039;aujourd hui. En effet, Mme Testuz évoque le fait que : [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot; Pour les moments de lutte, il y a des pics et après ça redescend. Faut réussir à maintenir. On voulait supprimer la prison à Genève. Aujourd’hui, on ne sait toujours pas quoi faire.&amp;quot;]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles parlent aussi d&#039;un retour en arrière. Comme nous l&#039;explique Mme Testuz avec l&#039;exemple de la maison d&#039;éducation de Vennes. Cette maison avait été fermée suite à une lutte acharnée du Groupe Action Prion et qui va réouvrir au Printemps. Ce retour en arrière est surtout dû selon les Madame Testuz au fait qu&#039;: [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot; Il n&#039;y a pas de mémoire. Aujourd hui on ne pense que par le contrôle.&amp;quot;]] En effet, nous pouvons voir qu&#039;il n&#039;y a plus de réflexion autour de ce sujet. C&#039;est un milieu qui n&#039;a pas évolué depuis plusieurs des années, alors que la société, elle se voit évoluer de manière fulgurante. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A cette perte de mémoire, nous pouvons y lier le rôle de la Presse qui a énormément évolué. Dans les années 1975-1985, il y avait une revue intitulée Passe-Murailles qui permettait de mettre en lumière ce qui se passait à l&#039;intérieur des prisons, mais maintenant plus personne ne le fait réellement. Cette perte de mémoire peut être reliée aux changements de la société dans laquelle nous vivons. La [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot;société permet moins les gens en marge. On nous met dans une case dès qu&#039;on sort de la norme.&amp;quot;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont principalement ces deux aspects qui ont été évoqués lors des entretiens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Réflexions sur la prison&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison est un sujet délicat à traiter car il touche à des personnes qui sont enfermées dans des conditions pouvant se révéler très difficiles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre entretien avec Muriel Testuz, il est ressorti que pour elle :[[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot;Ce n’est pas un statut d’être détenu, c’est un statut administratif, mais ce n’est pas une identité contrairement à d’autres groupes sociaux victimes d’exclusions.&amp;quot;]] Ceci nous amenant à nos poser la question du réel but de la prison.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En effet, il existe un paradoxe autour de la prison. Ceci vient du fait qu&#039;il y ait d&#039;un côté le souhait des gouvernements de réinsérer les prisonniers à leur sortie de prison (dans les dires) alors que rien n&#039;est véritablement mis en place au sein des institutions carcérales pour leur permettre de se réinsérer (pas de formation). Ce paradoxe est parfaitement illustré dans le film [[Index|Thorberg]]. Nous pouvons y voir l&#039;un des détenus de la prison de Thorberg, Janis, qui dénonce &amp;quot;l&#039;absurdité de la prison&amp;quot; en expliquant que cette dernière limite les possibilités des prisonniers tout en espérant qu&#039;ils deviennent meilleures et se réinsèrent correctement dans la société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Madame Testuz étaye ses propos en ajoutant : [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot;On ne peut pas faire d’institutions coercitives sans qu’elles dégagent de la violence, de manière visible ou de manière beaucoup plus subtile, c’est propre à la prison. Tant qu’on n’aura pas une direction qui a une vision des détenus comme des personnes ayants le droit au respect&amp;quot;]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de l&#039;entretien avec Yvonne Bercher, cette notion a elle aussi été mise en lumière. Elle nous a expliqué que : [[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;Ce à quoi il faut être attentif, c’est que le discours et la pratique ne sont pas séparés par un fossé car on a une hypocrisie et un mensonge là-dedans. Si on dit, on est dans un état répressif ça fonctionne comme ça et qu’on l’annonce aux gens au moins ce n’est peut-être pas sympa mais ça a le mérite de l’honnêteté. Mais là, on a un discours suave dans les demies teintes à la Suisse et on a une pratique où on laisse moisir les gens pendant des années. On a toute une zone grise, si vous voulez, contre laquelle on luttait.&amp;quot;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous en retirons le fait suivant : On espère qu&#039;ils deviennent meilleurs sans leur en donner les moyens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
La prison fait aujourd’hui partie du paysage politique et médiatique et ce depuis plusieurs années. Nous avons pu constater à travers ce travail que de nombreux livres, brochures, rapports et autres textes tentent de dénoncer l’état du système carcéral. Cependant, nous avons pu remarquer  qu’à ce jour, la véritable connaissance sur la prison par la population reste limitée et révèle une vision critique, libérale et intéressée. L’opinion publique reste très éloignée des problèmes pénitentiaires réels et prône la tolérance zéro quant à la nature des peines et à leurs modes d’exécution et d’aménagement.&lt;br /&gt;
À travers les différentes étapes de la création de cet article, nous avons aussi pu voir  que le droit des prisonniers n’était pas une cause facile à défendre. L’importance de cette lutte n’est pas encore très démocratisée et comprise par l’ensemble de la population. Ainsi, la prison demeure encore un lieu où l’on considère les êtres humains comme des individus morcelés et éclatés. Ils ont donc beaucoup de mal à exister comme des personnes à part entière. En effet, nous nous arrêtons souvent au crime commis et avons tendance à les stigmatiser, leur coller des étiquettes.  L’humiliation et le non respect de la dignité sont toujours très présents en prison. De ce fait, nous pouvons alors nous demander quelle est la véritable place pour le droit de l&#039;être humain dans un contexte déjà très difficile à vivre à la base.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Bercher, Yvonne. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Blanchet A., et Al (1985). L&#039;entretien dans les sciences sociales. Bordas, Paris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* ENA. (2011). L&#039;administration pénitentiaire et les droits des personnes détenues. Lettre de mission - Groupe 9.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  -, - (Hrsg.). (2006). Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Filmographie ==&lt;br /&gt;
Thorberg, DVD 1: Kinofilm, 104 Min., Untertitel: d/f/e/i, Trailer 2 Min., Untertitel d/f/e DVD 2: 18 filmische Kurzporträts über Insass en aus 12 Nationen, je ca. 8 Min. Untertitel d/f&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Auteurs de ce chapitre ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Daubord Alix&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grosjean Elodie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Martins Pinto Diana&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Messina Stéphanie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toninato Sebastien&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=12833</id>
		<title>Droits des prisonniers</title>
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		<updated>2014-01-10T21:12:31Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique ==&lt;br /&gt;
Durant l&#039;Antiquité et le Moyen-Âge, les sanctions pénales consistaient principalement en un châtiment corporel. La liberté n&#039;était pas encore considérée comme un bien appartenant à l&#039;individu. Par conséquent, les prisons n&#039;étaient pas utilisées comme mode de punition, mais, elles permettaient, par exemple, de s&#039;assurer qu&#039;un condamné serait présent le jour de son procès. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu&#039;au 17ème siècle, cette mentalité n&#039;évoluera pas. Au siècle des lumières, apparaît alors la conception de la liberté. Celle-ci se révèle être le bien le plus précieux dont peut disposer un individu. Rapidement, l&#039;idée d&#039;utiliser la prison comme mesure punitive - car privative de liberté - est proposée : les peines ne s&#039;appliquent plus au corps, mais à l&#039;esprit.&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réforme pénale initiée par le texte de [http://leboucher.com/vous/beccaria/ Cesare Beccaria], Des délits et des peines, paru en 1764, dénonce le recours à la torture comme moyen d&#039;instruction, la cruauté totalement disproportionnée des châtiments, tels que la peine capitale, l&#039;inégalité de traitement des condamnés en fonction de leur classe sociale ou encore l&#039;arbitraire des juges dans la décision des peine. Il préconise alors la mise en œuvre d&#039;un système de peines fixes garantissant l&#039;égalité entre les condamnés et empêchant ainsi toute appréciation des juges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Howard_%28philanthrope%29 John Howard], philanthrope britannique, est l&#039;un des premier à s&#039;intéresser au statut juridique des prisonniers. Son livre sur &amp;quot;L&#039;État des prisons européennes&amp;quot; (1777) souligne la nécessité d&#039;un traitement carcéral respectant les droits élémentaires de l&#039;humanité. À la fin du 18ème siècle, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Bentham Jeremy Bentham] va plus loin et défend la position que les détenus doivent avoir exactement les mêmes droits que les personnes en liberté mis à part celui d&#039;aller et venir&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 19éme siècle pour qu&#039;on donne un autre but aux peines. «Le détenu devrait être complétement transformé, tant dans son corps et ses habitudes que dans son esprit et sa volonté. La volonté d&#039;améliorer le détenu durant sa détention ou l&#039;idée d&#039;une réinsertion possible dans la société transparaissent en filigrane»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 14&amp;lt;/ref&amp;gt;. On passe à une pénalité de la détention. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault Michel Foucault] analyse ce nouvel &amp;quot;art de punir&amp;quot; à travers ce qu&#039;il appelle une micro-physique du pouvoir permettant une constante soumission de l&#039;individu au regard des gardiens. La justice moderne va alors chercher à transmettre l&#039;idée que l&#039;essentiel n&#039;est pas de punir, mais de redresser. Ce que l&#039;on vise désormais, c&#039;est la liberté de l&#039;individu. Par exemple, avec l&#039;introduction de la notion de &amp;quot;circonstances atténuantes&amp;quot; on fait entrer dans le verdict une appréciation portée sur le criminel et sur ce que l&#039;on peut attendre de lui dans l&#039;avenir. «Trouver pour un crime le châtiment qui convient, c&#039;est trouver le désavantage dont l&#039;idée soit telle qu&#039;elle rende définitivement sans attrait l&#039;idée d&#039;un méfait»&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 19ème siècle apporte son lot de réformes. Des mécanismes de réduction de peines apparaissent et surtout, la libération conditionnelle et le régime du sursis sont instaurés, respectivement en 1885 et 1891 en France.&amp;lt;ref&amp;gt;Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’en 1945, la condamnation à une peine de prison correspond encore  à la perte des droits individuels, mais après la Seconde guerre mondiale, une volonté d’humaniser les prisons apparait en même temps qu&#039;une volonté de reconnaissance des droits des personnes détenues. Malgré cette tout, l’incarcération reste encore, à ce moment là, assimilée à un châtiment.&lt;br /&gt;
Il faut alors attendre les années 1970 pour considérer que les détenus restent des sujets détenteurs de droits avant tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les années 1970 sont déterminantes dans le débat sur les droits des prisonniers&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;explique [https://www.google.ch/url?sa=t&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=&amp;amp;esrc=s&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=1&amp;amp;ved=0CDAQFjAA&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.ena.fr%2Findex.php%3F%2Ffr%2Fcontent%2Fdownload%2F4290%2F32109%2Ffile%2Fadministration-penitentiaire-et-droit-des-personnes-detenues.pdf&amp;amp;ei=I9ikUti6K4KPyQOIn4G4CA&amp;amp;usg=AFQjCNHVA-1tT9YFL5Uw8VYnY37FV1DyBA&amp;amp;sig2=s2HOes96Zi0TYRPu3cZLEA&amp;amp;bvm=bv.57752919,d.bGQ le texte de l&#039;ENA] (l&#039;école nationale d&#039;administration), &lt;br /&gt;
&amp;quot; ce n’est qu’à partir des années 1970 qu’il est admis que la qualité de détenu n’exclut pas celle de sujet détenteur de droits, évolution résumée par la formule « la prison, c’est la privation d’aller et venir et rien d’autre » prononcée par le Président de la République Valéry Giscard d’Estaing. Des droits sont progressivement reconnus aux personnes détenues, les dotant d’un statut juridique qui reste cependant partiel car un écart perdure entre la capacité de jouissance et la capacité d’exercice des droits dont les détenus sont titulaires. &amp;quot;&lt;br /&gt;
En effet, en 1975, les détenus récupèrent leur droit de vote, en 1983, ils sont autorisés à porter des vêtements civiles, en 1985, la télévision est autorisée dans les cellules et ainsi de suite. Ce processus de reconnaissance de sujets à part entière détenteurs de droits perdure pendant plus d&#039;un demi-siècle jusqu&#039;à la mise en place de la loi du 24 novembre 2009 qui a, entre autres, introduit un chapitre consacré aux droits et devoirs des personnes détenues et s&#039;est ainsi inscrite dans l’amélioration de l’accès aux droits des personnes détenues et du développement des contrôles externes. De plus, cette loi a opéré &amp;quot;un renversement symbolique des missions qui sont assignées à l’administration pénitentiaire, la réinsertion du détenu étant énoncée avant l’exigence de sécurité&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;ENA. (2011). L&#039;administration pénitentiaire et les droits des personnes détenues. Lettre de mission - Groupe 9. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Droit à l’intégrité physique et morale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison a beaucoup évolué au cours du temps, comme le démontre l&#039;historique. Et avec cette évolution, ont évolué les valeurs de la prison et les droits des prisonniers. Parmi ces droits, nous pouvons lister le droit à l&#039;intégrité physique et morale, le droit à des conditions de vie appropriées, ou encore le droit à la santé. Étant donné la centration sur l&#039;évolution de la nature des sanctions et peines dans l&#039;historique de cet article, nous avons choisi de développer un peu plus le droit à l&#039;intégrité physique et morale des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Par le prononcé d&#039;une peine privative de liberté à son égard, l&#039;individu purgeant cette peine est privé de l&#039;un de ses principaux attributs, il perd sa liberté. Le problème majeur réside dans le fait de savoir s&#039;il s&#039;agit d&#039;une perte de liberté ou des libertés et dans quelle mesure cette privation est compatible avec les droits et libertés de l&#039;individu.»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 17.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les individus qui sont détenus conservent tous leurs droits sauf ceux dont la perte est une conséquence directe de la privation des libertés. L’interdiction universelle des actes de torture et des mauvais traitements trouve sa source dans la dignité inhérente à la personne humaine. Les prisonniers et détenus doivent être traités en toute circonstance de façon humaine et digne et ce du jour de leur admission jusqu&#039;au jour de leur libération. Ainsi tout acte de torture ou de traitement inhumain ou dégradant est interdit et impardonnable. L&#039;interdiction de la torture a force de loi. Cette interdiction trouve sa source dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme dont l&#039;article 5 stipule que : «Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ainsi le paragraphe 1 de l’article premier de la Convention contre la torture et autre peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant définit la torture comme : «Tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles».&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsqu&#039;une personne détenue ou emprisonnée disparaît ou décède, il faut que la cause de cette disparition ou de ce décès fasse l’objet d’une enquête indépendante. Le principe 34 de l’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement prévoit que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Si une personne détenue ou emprisonnée vient à décéder ou à disparaître pendant la période de sa détention ou de son emprisonnement, une autorité judiciaire ou autre ordonnera une enquête sur les causes du décès ou de la disparition, soit de sa propre initiative, soit à la requête d’un membre de la famille de cette personne ou de toute personne qui a connaissance de l’affaire...»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l’exemple des conditions de détention dans une prison genevoise : Champ-Dollon qui ouvre ses portes en 1977. Déjà au centre de l’actualité à cause de sa surpopulation, cette prison préventive de Genève a fait la une, en avril 2006, pour de toutes autres raisons. En effet, 200 détenus ont signé une lettre dénonçant l’emploi disproportionné de la force policière et des détentions préventives excédant les peines prononcées. &lt;br /&gt;
Suite aux protestations de 2006, les rapports ont mis en évidence en évidence des violations des droits humains au sein de la prison (allégations de pratiques d’immersion de la tête sous l’eau) par la suite confirmées. Malgré cela, en 2007, toujours pas de réaction des autorités.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la Ligue suisse des droits de l&#039;homme (LSDH), qui a présenté son rapport le 16 avril 2007, les droits fondamentaux des détenus ne sont pas respectés dans la prison genevoise de Champ-Dollon. De même, le rapport de la commission d&#039;experts du Grand Conseil genevois, présenté le 18 avril 2007, a été très sévère envers les pratiques de la police et de la justice.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les experts de la commission ont auditionné 125 détenus et ils ont eu accès aux données de la police judiciaire et de la justice.&lt;br /&gt;
30% des détenus auditionnés (soit 38 sur les 125) se sont plaints de mauvais traitements physiques et de propos racistes, voire de rançons; dans 14 des cas, des lésions ont été constatées par les médecins. Les brutalités ont consisté en coups de pieds à terre, tête frappée contre le mur, gifles, coups lors de l&#039;interrogatoire, et un mineur a raconté avoir subit le sous-marin (tête dans l&#039;eau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dû à la surpopulation, certaines conditions de détention deviennent inacceptables. Le rapport de la LSDH a confirmé certains problèmes, comme un accès restreint aux soins, aux parloirs, à la formation ou aux places de travail. Les experts ont confirmé la promiscuité, la mixité, le mélange de détenus (p.ex avec des détenus perturbés) et certaines restrictions.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d&#039;une conférence de presse le 3 mai 2007, les autorités ont exprimé leur inquiétude tout en relativisant les allégations. Le ministre genevois en charge de la police, Laurent Moutinot, a pointé le fait que les allégations de détenus n&#039;avaient pas fait l&#039;objet de vérification et que les policiers accusés n&#039;avaient pas été entendus. Toutefois, les autorités ont présenté un plan de réformes de la police censé mettre un frein à ces dysfonctionnements. Le plan d&#039;action comprenait l&#039;amélioration de la formation des policier, la réunion en un seul corps de la gendarmerie et de la police de sécurité internationale, une nouvelle répartition des compétences, des caméras de surveillance (y compris dans les postes de police et les salles d&#039;interrogatoires), la réforme des procédures disciplinaires et la création d&#039;une police des polices intercantonale.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien qu&#039;on puisse la croire disparue des prisons, la violence envers les détenus est toujours présente. Il est certain que c&#039;est un point particulièrement important dans le respect du droits à l&#039;intégrité physique et morale des détenus. Mais il y en a d&#039;autres, en apparence moins importants, mais pour qui il est justifier de se battre. Lors des entretien effectués avec Mesdames Testuz et Bercher, apparaît l&#039;importance des liens avec l&#039;extérieur. En effet, pour Mme Bercher, le détenu n&#039;existe que par ce qu&#039;il entend de l&#039;extérieur. Si l&#039;on souhaite respecter le droit à l&#039;intégrité morale, il faut donc mettre en place des moyens permettant cet accès. Un problème surgit immédiatement : la punition du détenu est justement celle d&#039;être mis de côté, coupé du monde. Quel sens y aurait-il à le mettre en contact avec l&#039;extérieur?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pouvons avancer trois réponses à ceux qui soulève ce problème. Dans un premier temps, en reprenant la citation en début de chapitre, nous appuyons le fait que la prison consiste en une perte d&#039;un droit, celui d&#039;aller et venir où bon nous semble, et non de tous les droits. Cela n&#039;est donc pas incompatible avec la possibilité d&#039;être en contact avec l&#039;extérieur. Ensuite, il convient de définir le but de la prison. Si ce dernier est bien de permettre un jour la réintégration de ses détenus, alors les détenus doivent pouvoir se tenir au courant de se qu&#039;il s&#039;y passe. Enfin, tout simplement parce que les détenus ont droit à leur intégrité physique et morale et qu&#039;en les coupant de leur famille, de l&#039;information, des moyens de communication, on viole ce droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Finalement, les grands victoires de ces dernières années ne sont peut-être pas celles qui ont fait le plus de bruit. Pour nous, il est par exemple difficile d&#039;imaginer l&#039;importance d&#039;avoir deux heures de parloir par semaine au lieu d&#039;une. Mais pour les détenus c&#039;est une victoire. En tant que militant pour les droits de détenus, il fallait se battre pour ces &amp;quot;petites choses&amp;quot; : les parloirs intimes, le courrier, la télévision, internet, ... Car chacune d&#039;elles permettaient d&#039;améliorer l&#039;intégrité physique et morale des détenus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Institutions et associations défendant le droit des prisonniers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le GAP ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Action Prison : GAP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe a été créé, en 1975 par Michel Glardon, à la suite de la mort de Patrick Moll. Ceci se faisait par le biais d’un  journal, nommé Passe-Murailles, qui publiait des dossiers sur des « thèmes brulants ». Ce groupe avait la volonté de créer une profonde modification de la détention préventive. Il a énormément lutté « pour briser l’isolement dans les prisons et pour défendre un vrai salaire pour les prisonniers, supprimer la censure, soutenir les luttes »&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt; dans différentes prisons suisses telles que Witzwil ou encore Saint-Antoine devenue Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1986, le groupe Action Prison a disparu et a laissé la place à bien d’autres associations qui luttent pour le respect des prisonniers. Notamment, l’Association de Défense des Prisonniers en Suisse qui a vu le jour en 1986 et qui souhaitait « soutenir les luttes des prisonniers au niveau national et dénoncer l’ensemble du système carcéral ».&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== ADPS (Association de défense des prisonniers de Suisse) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un syndicat de prisonniers, appelé l’Association de Défense des Prisonniers de Suisse, s’est crée en 1986 et prit, ainsi, le relais du Groupe Action Prison. C&#039;est le 1er août que Jacques Fasel, le fondateur, déposa la demande de création de l’ADPS à la conseillère fédérale Elisabeth Kopp. L’Office fédéral de la justice ne s’y opposa pas concrètement, mais transmit le message suivant : « Rien n’empêche en principe des détenus de fonder une association. Toutefois la direction de l’établissement peut soumettre l’activité de ladite association à des conditions, voire la restreindre. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette association était essentiellement composée de détenus et ne comprenait que quelques rares membres non incarcérés, ceux-ci servant de relais avec l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ADPS a évolué du simple syndicat de prisonniers à un groupe actif hors de l’enceinte des prisons. C’était les membres extérieurs à la prison qui recevaient les demandes d’aide des détenus et qui essaient de les traiter, sans toutefois y arriver au vu des nombreuses sollicitations. L’ADPS est alors perçue par les détenus comme inefficace et se voit discréditée. Il s’en suivit le départ de Jacques Fasel qui préféra œuvrer en solitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces informations sont tirées d&#039;un livre d&#039;Yvonne Bercher. (1995)&amp;lt;ref&amp;gt;Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne. pp 45-48&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Groupement [http://www.infoprisons.ch/ Infosprisons] ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Infoprisons est un groupe de travail qui s&#039;est créé après la fin tragique de [http://www.laregion.ch/cetait-effrayant-et-tres-penible/ Skander Vogt] qui est survenue en mars 2010, suite à l’incendie de sa cellule dans le canton de Vaud. En effet, cet événement a déclenché plusieurs interrogations et ces derniers se sont mis à réfléchir à ce que ce drame révélait du monde des prisons et à ce qui pouvait être fait afin d’éviter que ce type d&#039;événement ne se reproduise. Ils ont donc décidé d’élaborer et de diffuser un bulletin électronique trimestriel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe d&#039;information sur les prisons a donc pour but de permettre la prise de parole des détenus et la mobilisation des professionnels impliqués dans le système carcéral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se compose, d&#039;une part, de plusieurs personnes chargées de la responsabilité principale de la rédaction, à savoir: Marie Bonnard (ancienne journaliste à Tout-Va-Bien Hebdo), Patricia Lin (assistante sociale en milieu carcéral durant de nombreuses années), Anne-Catherine Menétrey-Savary (ex-conseillère nationale) et Muriel Testuz (active dans le Groupe Action Prison aujourd’hui disparu). Puis, d&#039;autre part, d&#039;une personne chargée de la relecture des bulletins, à savoir: Joëlle Pascale Ulrich. Tous ces acteurs travaillent bénévolement pour la rédactions des divers textes ainsi que la recherche d&#039;informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de recevoir les bulletins électroniques, il suffit de s&#039;inscrire sur le [http://infoprisons.ch/ site-web] du Groupe Info prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [http://www.aafip.ch/fr/ AAFIP] (Association des Amis de la Fraternité Internationale des Prisons) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Partout dans le monde les prisons sont un enfer. Aidez-nous à en faire des lieux de résurrection&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Site de l&#039;AAFIP sous http://www.aafip.ch/fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;AAFIP est une association suisse qui a été créée en 2005. Elle agit auprès des détenus, anciens détenus, victimes, enfants et familles touchées par le crime dans de nombreux pays parmi les plus défavorisés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un de leurs axes prioritaires est la justice réparatrice qui est devenue une vision minoritaire autour du XIème siècle, au profit d&#039;une justice rétributive ou répressive, mais qui revient en force actuellement. Car c&#039;est ce type de justice qui est porteur d&#039;espoir pour une réelle réinsertion des détenus au sein de la société. En effet, le crime ne se réduit pas à la transgression de la loi mais il affecte aussi les relations entre les individus. Ainsi, ce n&#039;est pas le fait de simplement appliquer des peines aux coupables qui compensera la souffrance des victimes, et cela peut même conduire à un désir de vengeance chez le coupable. &lt;br /&gt;
Concrètement, la justice réparatrice aide donc le coupable à réparer ou tenter de réparer le mal qu&#039;il a fait dans la mesure du possible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a 124 associations à travers le monde et toutes ont les mêmes objectifs : elles s&#039;impliquent dans la visite des détenus, la formation professionnelle en prison, l’accompagnement des victimes, des familles et enfants de prisonniers, la mise en place de programmes de réinsertion [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]professionnelle et la promotion du concept de justice réparatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chronologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie] sur les droits des prionniers en France&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;étayer les apports de notre article, nous avons décidé d&#039;interviewer deux personnes qui ont milité pour le droit des prisonniers. Pour ce faire, nous avons décidé d&#039;adopter une posture semi-directive dans nos entretiens de recherche. L&#039;objectif de ces entretiens était de &amp;quot;favoriser la production d’un discours de l’interviewé sur un thème défini dans le cadre d’une recherche&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Blanchet A., et Al (1985). L&#039;entretien dans les sciences sociales. Bordas, Paris. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;, dans ce cas-ci il s&#039;est agit pour les deux interviewés de partager leurs souvenirs et expériences afin que nous puissions mieux comprendre la situation passée et actuelle concernant la prison. A partir de ces entretiens, nous avons alors par la suite essayé d&#039;approfondir un peu notre sujet et le thème du droit à l&#039;intégrité physique et morale des détenus en Suisse grâce à leurs opinions sur le sujet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Questions pour les entretiens|Questions d&#039;entretiens]] ===&lt;br /&gt;
Dans le cadre du cours, nous voulions laisser de l&#039;espace et de la liberté aux personnes interviewées. Par conséquent, nous n&#039;avons pas posé de questions fermées mais des questions ouvertes et générales que nous avions décidé lors de l&#039;un de nos cours en grand groupe. Lors des deux entretiens, nous avons accorder un long temps de réponse afin de laisser à Muriel Testuz et Yvonne Bercher la possibilité de se souvenir et de raconter l&#039;histoire et leur histoire, notre but étant de véritablement comprendre comment s&#039;est construite la lutte pour les droits des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant l&#039;entretien de Mme Bercher, nous nous sommes toutefois confrontés à quelques difficultés méthodologiques puisqu&#039;il ne nous a pas été possible de poser nos questions d&#039;entretiens telles quelles. En effet, il était parfois difficile de la recadrer, bien que nous ayons essayer. Par ailleurs, tout au long de l&#039;entretien, elle nous a néanmoins apporté quelques éléments de réponses pour nous permettre de compléter chacune de nos questions. Nous avons donc choisi de ne pas poser les questions telles que nous les avions rédigées afin de ne pas enlever de la spontanéité aux réponses apportées par Mme Bercher. De plus, ayant déjà envoyé les questions par courriel à cette ancienne militante, cette dernière nous avait déjà apporté des informations pertinentes pour chacune de nos questions. A ce propos, nous pensons qu&#039;il a été bénéfique d&#039;envoyer les questions par avance, car ceci nous a permis de laisser une plus grande place à la spontanéité de Mme Berche, ce qui a enrichi encore davantage l&#039;entretien.    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les questions d&#039;entretien étaient les suivantes : [[Questions pour les entretiens|questions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Présentations des personnes interviewées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les deux personnes interviewées ont été Madame Muriel Testuz et Madame Yvonne Bercher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la présentation des personnes interviewées, voir l&#039;[[index]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Retour sur les entretiens ==&lt;br /&gt;
Entretien avec [[Index|Muriel Testuz]] -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien avec [[Index|Yvonne Bercher]] -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mise en relation des deux entretiens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs points ressortent au travers des deux entretiens effectués. Nous les avons regroupé sous différents thèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Motivations&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les motivations de nos deux interlocutrices ont plusieurs points communs. Aussi bien [[Index|Mme Bercher]] que [[Index|Mme Testuz]] ont ressenti un sentiment d&#039;injustice liée à la population carcérale qui les a poussé à se battre. On sent une colère, voire une honte, vis-à-vis du système et un besoin intarissable de militer pour le respect des personnes. Bien qu&#039;elles énoncent différents éléments qui les ont poussés à se lancer dans le combat, on sent que c&#039;est quelque chose qu&#039;elles avaient en elles. Mme Bercher le dit :[[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;vous savez le fait d’être militante, c’est quelque chose qu’on a ou qu’on a pas en soi, mais ce n’est pas un sacrifice&amp;quot;]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles se rejoignent aussi lorsqu&#039;elles évoquent leur entrée dans les associations militantes : [[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;c&#039;est par le bouche à oreilles, par certaines rencontres, fortuites ou non, qu&#039;elles ont pu s&#039;investir. Il existait un flou autour des acteurs du combat pour les droits des prisonniers.&amp;quot; Daniel m’a présenté d’autres personnes qui m’en ont présentées d’autres ça été un jeu de l’avion si vous voulez...&amp;quot;]] (Mme Bercher). Mme Testuz, quant à elle, précise : [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot;[...] qu&#039;on n’entrait pas dans cette association action prison, d’autant plus qu’il se passait la même chose en France. Ce sont des gens qui se rencontraient et il y a eu à un moment donné une convergence.&amp;quot;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Objectifs du travail militant&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mme Bercher et Mme Testuz s&#039;accordent sur le fait que leur travail consistait à rendre visible les prisons et à faire le lien entre l&#039;intérieur et l&#039;extérieur. Mme Bercher, insiste plus sur ce qu&#039;elle amenait de l&#039;extérieur pour les prisonniers :[[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;Le détenu, il existe qu’à travers ce qu’il va capter de l’extérieur, il en est complètement dépendant, il est dans un espace où il n’a plus de recul, où il est aux mains d’autrui. C’est un endroit très sonore la prison, vous avez tout le temps des bruits. Il faut comprendre ce que vivent les gens&amp;quot;]]. Concernant Mme Testuz, c&#039;est le mouvement inverse. Avec la revue Passe-Murailles, elle tentait de transmettre au monde extérieur ce qu&#039;il se passait à l&#039;intérieur même des prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le but de leur travail était bien d&#039;empêcher la prison de se renfermer sur elle-même. D&#039;empêcher que le monde extérieur n&#039;est plus aucun regard sur ce qu&#039;il s&#039;y déroulait et d&#039;empêcher les détenus de se sentir totalement abandonnés et évincés de la société. Elles se battaient pour que la prison et les prisonniers continuent à faire partie de la société, comme toute autre institution. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, leurs actions se devaient, non seulement, d&#039;avoir un impact sur l&#039;époque où elles prenaient place mais aussi, elles visaient à s&#039;inscrire dans les mémoires afin que le combat ne soit pas fait en vain. Nous revenons sur ce point un peu plus loin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Difficultés rencontrées&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les difficultés rencontrées, mise à part les difficultés liées au militantisme - le fait de se heurter à des institutions qui refusent toute discussion, par exemple -, nous avons retenu celle liée directement aux prisonniers et à ce qu&#039;il représente. Est-ce réellement une cause justifiable que celle de se battre pour des détenus? On peut imaginer les incompréhensions que cela peut générer pour l&#039;entourage proche d&#039;une personne militante mais aussi aux yeux de toute autre personne de la société. Mme Bercher répond parfaitement à cette problématique:[[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;L’idée du peuple est qu’ils doivent être punis, c’est des salauds, donc il faut leur enlever des droits. Ce qui est une absence de réflexion, une vision à court terme. Tôt ou tard, ces gens vont sortir, en principe, et ils vont être appelés à se réinsérer et s’ils sortent dix fois plus révoltés qu’ils ne sont entrés, c’est dix fois plus nuisible. Personne n’a rien à gagner. Et moi, combien de fois j’ai fais signer des pétitions et les gens me disaient mais vous y pensez aux victimes? Et je leur répondais, mais justement monsieur nous y pensons. Tout le monde a intérêt que ces gens soient pris en charge d’une manière ou d’une autre&amp;quot;.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements entre l&#039;époque évoquée et aujourd&#039;hui&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ressort des ces deux entretiens que le monde de la prison, durant les années où Mme Bercher et Mme Testuzt ont oeuvré, n’était pas le même qu&#039;aujourd hui. En effet, Mme Testuz évoque le fait que : [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot; Pour les moments de lutte, il y a des pics et après ça redescend. Faut réussir à maintenir. On voulait supprimer la prison à Genève. Aujourd’hui, on ne sait toujours pas quoi faire.&amp;quot;]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles parlent aussi d&#039;un retour en arrière. Comme nous l&#039;explique Mme Testuz avec l&#039;exemple de la maison d&#039;éducation de Vennes. Cette maison avait été fermée suite à une lutte acharnée du Groupe Action Prion et qui va réouvrir au Printemps. Ce retour en arrière est surtout dû selon les Madame Testuz au fait qu&#039;: [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot; Il n&#039;y a pas de mémoire. Aujourd hui on ne pense que par le contrôle.&amp;quot;]] En effet, nous pouvons voir qu&#039;il n&#039;y a plus de réflexion autour de ce sujet. C&#039;est un milieu qui n&#039;a pas évolué depuis plusieurs des années, alors que la société, elle se voit évoluer de manière fulgurante. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A cette perte de mémoire, nous pouvons y lier le rôle de la Presse qui a énormément évolué. Dans les années 1975-1985, il y avait une revue intitulée Passe-Murailles qui permettait de mettre en lumière ce qui se passait à l&#039;intérieur des prisons, mais maintenant plus personne ne le fait réellement. Cette perte de mémoire peut être reliée aux changements de la société dans laquelle nous vivons. La [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot;société permet moins les gens en marge. On nous met dans une case dès qu&#039;on sort de la norme.&amp;quot;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont principalement ces deux aspects qui ont été évoqués lors des entretiens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Réflexions sur la prison&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison est un sujet délicat à traiter car il touche à des personnes qui sont enfermées dans des conditions pouvant se révéler très difficiles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre entretien avec Muriel Testuz, il est ressorti que pour elle :[[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot;Ce n’est pas un statut d’être détenu, c’est un statut administratif, mais ce n’est pas une identité contrairement à d’autres groupes sociaux victimes d’exclusions.&amp;quot;]] Ceci nous amenant à nos poser la question du réel but de la prison.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En effet, il existe un paradoxe autour de la prison. Ceci vient du fait qu&#039;il y ait d&#039;un côté le souhait des gouvernements de réinsérer les prisonniers à leur sortie de prison (dans les dires) alors que rien n&#039;est véritablement mis en place au sein des institutions carcérales pour leur permettre de se réinsérer (pas de formation). Ce paradoxe est parfaitement illustré dans le film [[Index|Thorberg]]. Nous pouvons y voir l&#039;un des détenus de la prison de Thorberg, Janis, qui dénonce &amp;quot;l&#039;absurdité de la prison&amp;quot; en expliquant que cette dernière limite les possibilités des prisonniers tout en espérant qu&#039;ils deviennent meilleures et se réinsèrent correctement dans la société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Madame Testuz étaye ses propos en ajoutant : [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot;On ne peut pas faire d’institutions coercitives sans qu’elles dégagent de la violence, de manière visible ou de manière beaucoup plus subtile, c’est propre à la prison. Tant qu’on n’aura pas une direction qui a une vision des détenus comme des personnes ayants le droit au respect&amp;quot;]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de l&#039;entretien avec Yvonne Bercher, cette notion a elle aussi été mise en lumière. Elle nous a expliqué que : [[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;Ce à quoi il faut être attentif, c’est que le discours et la pratique ne sont pas séparés par un fossé car on a une hypocrisie et un mensonge là-dedans. Si on dit, on est dans un état répressif ça fonctionne comme ça et qu’on l’annonce aux gens au moins ce n’est peut-être pas sympa mais ça a le mérite de l’honnêteté. Mais là, on a un discours suave dans les demies teintes à la Suisse et on a une pratique où on laisse moisir les gens pendant des années. On a toute une zone grise, si vous voulez, contre laquelle on luttait.&amp;quot;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous en retirons le fait suivant : On espère qu&#039;ils deviennent meilleurs sans leur en donner les moyens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
La prison fait aujourd’hui partie du paysage politique et médiatique et ce depuis plusieurs années. Nous avons pu constater à travers ce travail que de nombreux livres, brochures, rapports et autres textes tentent de dénoncer l’état du système carcéral. Cependant, nous avons pu remarquer  qu’à ce jour, la véritable connaissance sur la prison par la population reste limitée et révèle une vision critique, libérale et intéressée. L’opinion publique reste très éloignée des problèmes pénitentiaires réels et prône la tolérance zéro quant à la nature des peines et à leurs modes d’exécution et d’aménagement.&lt;br /&gt;
À travers les différentes étapes de la création de cet article, nous avons aussi pu voir  que le droit des prisonniers n’était pas une cause facile à défendre. L’importance de cette lutte n’est pas encore très démocratisée et comprise par l’ensemble de la population. Ainsi, la prison demeure encore un lieu où l’on considère les êtres humains comme des individus morcelés et éclatés. Ils ont donc beaucoup de mal à exister comme des personnes à part entière. En effet, nous nous arrêtons souvent au crime commis et avons tendance à les stigmatiser, leur coller des étiquettes.  L’humiliation et le non respect de la dignité sont toujours très présents en prison. De ce fait, nous pouvons alors nous demander quelle est la véritable place pour le droit de l&#039;être humain dans un contexte déjà très difficile à vivre à la base.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Bercher, Yvonne. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Blanchet A., et Al (1985). L&#039;entretien dans les sciences sociales. Bordas, Paris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* ENA. (2011). L&#039;administration pénitentiaire et les droits des personnes détenues. Lettre de mission - Groupe 9.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  -, - (Hrsg.). (2006). Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Filmographie ==&lt;br /&gt;
Thorberg, DVD 1: Kinofilm, 104 Min., Untertitel: d/f/e/i, Trailer 2 Min., Untertitel d/f/e DVD 2: 18 filmische Kurzporträts über Insass en aus 12 Nationen, je ca. 8 Min. Untertitel d/f&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Auteurs de ce chapitre ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Daubord Alix&lt;br /&gt;
Grosjean Elodie&lt;br /&gt;
MArtins Pinto Diana&lt;br /&gt;
Messina Stéphanie&lt;br /&gt;
Toninato Sebastien&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=12595</id>
		<title>Droits des prisonniers</title>
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		<updated>2014-01-08T07:57:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique ==&lt;br /&gt;
Durant l&#039;Antiquité et le Moyen-Âge, les sanctions pénales consistaient principalement en un châtiment corporel. La liberté n&#039;était pas encore considérée comme un bien appartenant à l&#039;individu. Par conséquent, les prisons n&#039;étaient pas utilisées comme mode de punition, mais, elles permettaient, par exemple, de s&#039;assurer qu&#039;un condamné serait présent le jour de son procès. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu&#039;au 17ème siècle, cette mentalité n&#039;évoluera pas. Au siècle des lumières, apparaît alors la conception de la liberté. Celle-ci se révèle être le bien le plus précieux dont peut disposer un individu. Rapidement, l&#039;idée d&#039;utiliser la prison comme mesure punitive - car privative de liberté - est proposée : les peines ne s&#039;appliquent plus au corps, mais à l&#039;esprit.&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réforme pénale initiée par le texte de [http://leboucher.com/vous/beccaria/ Cesare Beccaria], Des délits et des peines, paru en 1764, dénonce le recours à la torture comme moyen d&#039;instruction, la cruauté totalement disproportionnée des châtiments, tels que la peine capitale, l&#039;inégalité de traitement des condamnés en fonction de leur classe sociale ou encore l&#039;arbitraire des juges dans la décision des peine. Il préconise alors la mise en œuvre d&#039;un système de peines fixes garantissant l&#039;égalité entre les condamnés et empêchant ainsi toute appréciation des juges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Howard_%28philanthrope%29 John Howard], philanthrope britannique, est l&#039;un des premier à s&#039;intéresser au statut juridique des prisonniers. Son livre sur &amp;quot;L&#039;État des prisons européennes&amp;quot; (1777) souligne la nécessité d&#039;un traitement carcéral respectant les droits élémentaires de l&#039;humanité. À la fin du 18ème siècle, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Bentham Jeremy Bentham] va plus loin et défend la position que les détenus doivent avoir exactement les mêmes droits que les personnes en liberté mis à part celui d&#039;aller et venir&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 19éme siècle pour qu&#039;on donne un autre but aux peines. «Le détenu devrait être complétement transformé, tant dans son corps et ses habitudes que dans son esprit et sa volonté. La volonté d&#039;améliorer le détenu durant sa détention ou l&#039;idée d&#039;une réinsertion possible dans la société transparaissent en filigrane»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 14&amp;lt;/ref&amp;gt;. On passe à une pénalité de la détention. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault Michel Foucault] analyse ce nouvel &amp;quot;art de punir&amp;quot; à travers ce qu&#039;il appelle une micro-physique du pouvoir permettant une constante soumission de l&#039;individu au regard des gardiens. La justice moderne va alors chercher à transmettre l&#039;idée que l&#039;essentiel n&#039;est pas de punir, mais de redresser. Ce que l&#039;on vise désormais, c&#039;est la liberté de l&#039;individu. Par exemple, avec l&#039;introduction de la notion de &amp;quot;circonstances atténuantes&amp;quot; on fait entrer dans le verdict une appréciation portée sur le criminel et sur ce que l&#039;on peut attendre de lui dans l&#039;avenir. «Trouver pour un crime le châtiment qui convient, c&#039;est trouver le désavantage dont l&#039;idée soit telle qu&#039;elle rende définitivement sans attrait l&#039;idée d&#039;un méfait»&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 19ème siècle apporte son lot de réformes. Des mécanismes de réduction de peines apparaissent et surtout, la libération conditionnelle et le régime du sursis sont instaurés, respectivement en 1885 et 1891 en France.&amp;lt;ref&amp;gt;Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’en 1945, la condamnation à une peine de prison correspond encore  à la perte des droits individuels, mais après la Seconde guerre mondiale, une volonté d’humaniser les prisons apparait en même temps qu&#039;une volonté de reconnaissance des droits des personnes détenues. Malgré cette tout, l’incarcération reste encore, à ce moment là, assimilée à un châtiment.&lt;br /&gt;
Il faut alors attendre les années 1970 pour considérer que les détenus restent des sujets détenteurs de droits avant tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les années 1970 sont déterminantes dans le débat sur les droits des prisonniers&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;explique [https://www.google.ch/url?sa=t&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=&amp;amp;esrc=s&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=1&amp;amp;ved=0CDAQFjAA&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.ena.fr%2Findex.php%3F%2Ffr%2Fcontent%2Fdownload%2F4290%2F32109%2Ffile%2Fadministration-penitentiaire-et-droit-des-personnes-detenues.pdf&amp;amp;ei=I9ikUti6K4KPyQOIn4G4CA&amp;amp;usg=AFQjCNHVA-1tT9YFL5Uw8VYnY37FV1DyBA&amp;amp;sig2=s2HOes96Zi0TYRPu3cZLEA&amp;amp;bvm=bv.57752919,d.bGQ le texte de l&#039;ENA] (l&#039;école nationale d&#039;administration), &lt;br /&gt;
&amp;quot; ce n’est qu’à partir des années 1970 qu’il est admis que la qualité de détenu n’exclut pas celle de sujet détenteur de droits, évolution résumée par la formule « la prison, c’est la privation d’aller et venir et rien d’autre » prononcée par le Président de la République Valéry Giscard d’Estaing. Des droits sont progressivement reconnus aux personnes détenues, les dotant d’un statut juridique qui reste cependant partiel car un écart perdure entre la capacité de jouissance et la capacité d’exercice des droits dont les détenus sont titulaires. &amp;quot;&lt;br /&gt;
En effet, en 1975, les détenus récupèrent leur droit de vote, en 1983, ils sont autorisés à porter des vêtements civiles, en 1985, la télévision est autorisée dans les cellules et ainsi de suite. Ce processus de reconnaissance de sujets à part entière détenteurs de droits perdure pendant plus d&#039;un demi-siècle jusqu&#039;à la mise en place de la loi du 24 novembre 2009 qui a, entre autres, introduit un chapitre consacré aux droits et devoirs des personnes détenues et s&#039;est ainsi inscrite dans l’amélioration de l’accès aux droits des personnes détenues et du développement des contrôles externes. De plus, cette loi a opéré &amp;quot;un renversement symbolique des missions qui sont assignées à l’administration pénitentiaire, la réinsertion du détenu étant énoncée avant l’exigence de sécurité&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;ENA. (2011). L&#039;administration pénitentiaire et les droits des personnes détenues. Lettre de mission - Groupe 9. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Droit à l’intégrité physique et morale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison a beaucoup évolué au cours du temps, comme le démontre l&#039;historique. Et avec cette évolution, ont évolué les valeurs de la prison et les droits des prisonniers. Parmi ces droits, nous pouvons lister le droit à l&#039;intégrité physique et morale, le droit à des conditions de vie appropriées, ou encore le droit à la santé. Étant donné la centration sur l&#039;évolution de la nature des sanctions et peines dans l&#039;historique de cet article, nous avons choisi de développer un peu plus le droit à l&#039;intégrité physique et morale des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Par le prononcé d&#039;une peine privative de liberté à son égard, l&#039;individu purgeant cette peine est privé de l&#039;un de ses principaux attributs, il perd sa liberté. Le problème majeur réside dans le fait de savoir s&#039;il s&#039;agit d&#039;une perte de liberté ou des libertés et dans quelle mesure cette privation est compatible avec les droits et libertés de l&#039;individu.»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 17.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les individus qui sont détenus conservent tous leurs droits sauf ceux dont la perte est une conséquence directe de la privation des libertés. L’interdiction universelle des actes de torture et des mauvais traitements trouve sa source dans la dignité inhérente à la personne humaine. Les prisonniers et détenus doivent être traités en toute circonstance de façon humaine et digne et ce du jour de leur admission jusqu&#039;au jour de leur libération. Ainsi tout acte de torture ou de traitement inhumain ou dégradant est interdit et impardonnable. L&#039;interdiction de la torture a force de loi. Cette interdiction trouve sa source dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme dont l&#039;article 5 stipule que : «Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ainsi le paragraphe 1 de l’article premier de la Convention contre la torture et autre peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant définit la torture comme : «Tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles».&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsqu&#039;une personne détenue ou emprisonnée disparaît ou décède, il faut que la cause de cette disparition ou de ce décès fasse l’objet d’une enquête indépendante. Le principe 34 de l’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement prévoit que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Si une personne détenue ou emprisonnée vient à décéder ou à disparaître pendant la période de sa détention ou de son emprisonnement, une autorité judiciaire ou autre ordonnera une enquête sur les causes du décès ou de la disparition, soit de sa propre initiative, soit à la requête d’un membre de la famille de cette personne ou de toute personne qui a connaissance de l’affaire...»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l’exemple des conditions de détention dans une prison genevoise : Champ-Dollon qui ouvre ses portes en 1977. Déjà au centre de l’actualité à cause de sa surpopulation, cette prison préventive de Genève a fait la une, en avril 2006, pour de toutes autres raisons. En effet, 200 détenus ont signé une lettre dénonçant l’emploi disproportionné de la force policière et des détentions préventives excédant les peines prononcées. &lt;br /&gt;
Suite aux protestations de 2006, les rapports ont mis en évidence en évidence des violations des droits humains au sein de la prison (allégations de pratiques d’immersion de la tête sous l’eau) par la suite confirmées. Malgré cela, en 2007, toujours pas de réaction des autorités.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la Ligue suisse des droits de l&#039;homme (LSDH), qui a présenté son rapport le 16 avril 2007, les droits fondamentaux des détenus ne sont pas respectés dans la prison genevoise de Champ-Dollon. De même, le rapport de la commission d&#039;experts du Grand Conseil genevois, présenté le 18 avril 2007, a été très sévère envers les pratiques de la police et de la justice.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les experts de la commission ont auditionné 125 détenus et ils ont eu accès aux données de la police judiciaire et de la justice.&lt;br /&gt;
30% des détenus auditionnés (soit 38 sur les 125) se sont plaints de mauvais traitements physiques et de propos racistes, voire de rançons; dans 14 des cas, des lésions ont été constatées par les médecins. Les brutalités ont consisté en coups de pieds à terre, tête frappée contre le mur, gifles, coups lors de l&#039;interrogatoire, et un mineur a raconté avoir subit le sous-marin (tête dans l&#039;eau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dû à la surpopulation, certaines conditions de détention deviennent inacceptables. Le rapport de la LSDH a confirmé certains problèmes, comme un accès restreint aux soins, aux parloirs, à la formation ou aux places de travail. Les experts ont confirmé la promiscuité, la mixité, le mélange de détenus (p.ex avec des détenus perturbés) et certaines restrictions.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d&#039;une conférence de presse le 3 mai 2007, les autorités ont exprimé leur inquiétude tout en relativisant les allégations. Le ministre genevois en charge de la police, Laurent Moutinot, a pointé le fait que les allégations de détenus n&#039;avaient pas fait l&#039;objet de vérification et que les policiers accusés n&#039;avaient pas été entendus. Toutefois, les autorités ont présenté un plan de réformes de la police censé mettre un frein à ces dysfonctionnements. Le plan d&#039;action comprenait l&#039;amélioration de la formation des policier, la réunion en un seul corps de la gendarmerie et de la police de sécurité internationale, une nouvelle répartition des compétences, des caméras de surveillance (y compris dans les postes de police et les salles d&#039;interrogatoires), la réforme des procédures disciplinaires et la création d&#039;une police des polices intercantonale.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien qu&#039;on puisse la croire disparue des prisons, la violence envers les détenus est toujours présente. Il est certain que c&#039;est un point particulièrement important dans le respect du droits à l&#039;intégrité physique et morale des détenus. Mais il y en a d&#039;autres, en apparence moins importants, mais pour qui il est justifier de se battre. Lors des entretien effectués avec Mesdames Testuz et Bercher, apparaît l&#039;importance des liens avec l&#039;extérieur. En effet, pour Mme Bercher, le détenu n&#039;existe que par ce qu&#039;il entend de l&#039;extérieur. Si l&#039;on souhaite respecter le droit à l&#039;intégrité morale, il faut donc mettre en place des moyens permettant cet accès. Un problème surgit immédiatement : la punition du détenu est justement celle d&#039;être mis de côté, coupé du monde. Quel sens y aurait-il à le mettre en contact avec l&#039;extérieur?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pouvons avancer trois réponses à ceux qui soulève ce problème. Dans un premier temps, en reprenant la citation en début de chapitre, nous appuyons le fait que la prison consiste en une perte d&#039;un droit, celui d&#039;aller et venir où bon nous semble, et non de tous les droits. Cela n&#039;est donc pas incompatible avec la possibilité d&#039;être en contact avec l&#039;extérieur. Ensuite, il convient de définir le but de la prison. Si ce dernier est bien de permettre un jour la réintégration de ses détenus, alors les détenus doivent pouvoir se tenir au courant de se qu&#039;il s&#039;y passe. Enfin, tout simplement parce que les détenus ont droit à leur intégrité physique et morale et qu&#039;en les coupant de leur famille, de l&#039;information, des moyens de communication, on viole ce droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Finalement, les grands victoires de ces dernières années ne sont peut-être pas celles qui ont fait le plus de bruit. Pour nous, il est par exemple difficile d&#039;imaginer l&#039;importance d&#039;avoir deux heures de parloir par semaine au lieu d&#039;une. Mais pour les détenus c&#039;est une victoire. En tant que militant pour les droits de détenus, il fallait se battre pour ces &amp;quot;petites choses&amp;quot; : les parloirs intimes, le courrier, la télévision, internet, ... Car chacune d&#039;elles permettaient d&#039;améliorer l&#039;intégrité physique et morale des détenus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Institutions et associations défendant le droit des prisonniers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le GAP ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Action Prison : GAP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe a été créé, en 1975 par Michel Glardon, à la suite de la mort de Patrick Moll. Ceci se faisait par le biais d’un  journal, nommé Passe-Murailles, qui publiait des dossiers sur des « thèmes brulants ». Ce groupe avait la volonté de créer une profonde modification de la détention préventive. Il a énormément lutté « pour briser l’isolement dans les prisons et pour défendre un vrai salaire pour les prisonniers, supprimer la censure, soutenir les luttes »&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt; dans différentes prisons suisses telles que Witzwil ou encore Saint-Antoine devenue Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1986, le groupe Action Prison a disparu et a laissé la place à bien d’autres associations qui luttent pour le respect des prisonniers. Notamment, l’Association de Défense des Prisonniers en Suisse qui a vu le jour en 1986 et qui souhaitait « soutenir les luttes des prisonniers au niveau national et dénoncer l’ensemble du système carcéral ».&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== ADPS (Association de défense des prisonniers de Suisse) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un syndicat de prisonniers, appelé l’Association de Défense des Prisonniers de Suisse, s’est crée en 1986 et prit, ainsi, le relais du Groupe Action Prison. C&#039;est le 1er août que Jacques Fasel, le fondateur, déposa la demande de création de l’ADPS à la conseillère fédérale Elisabeth Kopp. L’Office fédéral de la justice ne s’y opposa pas concrètement, mais transmit le message suivant : « Rien n’empêche en principe des détenus de fonder une association. Toutefois la direction de l’établissement peut soumettre l’activité de ladite association à des conditions, voire la restreindre. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette association était essentiellement composée de détenus et ne comprenait que quelques rares membres non incarcérés, ceux-ci servant de relais avec l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ADPS a évolué du simple syndicat de prisonniers à un groupe actif hors de l’enceinte des prisons. C’était les membres extérieurs à la prison qui recevaient les demandes d’aide des détenus et qui essaient de les traiter, sans toutefois y arriver au vu des nombreuses sollicitations. L’ADPS est alors perçue par les détenus comme inefficace et se voit discréditée. Il s’en suivit le départ de Jacques Fasel qui préféra œuvrer en solitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces informations sont tirées d&#039;un livre d&#039;Yvonne Bercher. (1995)&amp;lt;ref&amp;gt;Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne. pp 45-48&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Groupement [http://www.infoprisons.ch/ Infosprisons] ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Infoprisons est un groupe de travail qui s&#039;est créé après la fin tragique de [http://www.laregion.ch/cetait-effrayant-et-tres-penible/ Skander Vogt] qui est survenue en mars 2010, suite à l’incendie de sa cellule dans le canton de Vaud. En effet, cet événement a déclenché plusieurs interrogations et ces derniers se sont mis à réfléchir à ce que ce drame révélait du monde des prisons et à ce qui pouvait être fait afin d’éviter que ce type d&#039;événement ne se reproduise. Ils ont donc décidé d’élaborer et de diffuser un bulletin électronique trimestriel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe d&#039;information sur les prisons a donc pour but de permettre la prise de parole des détenus et la mobilisation des professionnels impliqués dans le système carcéral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se compose, d&#039;une part, de plusieurs personnes chargées de la responsabilité principale de la rédaction, à savoir: Marie Bonnard (ancienne journaliste à Tout-Va-Bien Hebdo), Patricia Lin (assistante sociale en milieu carcéral durant de nombreuses années), Anne-Catherine Menétrey-Savary (ex-conseillère nationale) et Muriel Testuz (active dans le Groupe Action Prison aujourd’hui disparu). Puis, d&#039;autre part, d&#039;une personne chargée de la relecture des bulletins, à savoir: Joëlle Pascale Ulrich. Tous ces acteurs travaillent bénévolement pour la rédactions des divers textes ainsi que la recherche d&#039;informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de recevoir les bulletins électroniques, il suffit de s&#039;inscrire sur le [http://infoprisons.ch/ site-web] du Groupe Info prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [http://www.aafip.ch/fr/ AAFIP] (Association des Amis de la Fraternité Internationale des Prisons) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Partout dans le monde les prisons sont un enfer. Aidez-nous à en faire des lieux de résurrection&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Site de l&#039;AAFIP sous http://www.aafip.ch/fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;AAFIP est une association suisse qui a été créée en 2005. Elle agit auprès des détenus, anciens détenus, victimes, enfants et familles touchées par le crime dans de nombreux pays parmi les plus défavorisés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un de leurs axes prioritaires est la justice réparatrice qui est devenue une vision minoritaire autour du XIème siècle, au profit d&#039;une justice rétributive ou répressive, mais qui revient en force actuellement. Car c&#039;est ce type de justice qui est porteur d&#039;espoir pour une réelle réinsertion des détenus au sein de la société. En effet, le crime ne se réduit pas à la transgression de la loi mais il affecte aussi les relations entre les individus. Ainsi, ce n&#039;est pas le fait de simplement appliquer des peines aux coupables qui compensera la souffrance des victimes, et cela peut même conduire à un désir de vengeance chez le coupable. &lt;br /&gt;
Concrètement, la justice réparatrice aide donc le coupable à réparer ou tenter de réparer le mal qu&#039;il a fait dans la mesure du possible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a 124 associations à travers le monde et toutes ont les mêmes objectifs : elles s&#039;impliquent dans la visite des détenus, la formation professionnelle en prison, l’accompagnement des victimes, des familles et enfants de prisonniers, la mise en place de programmes de réinsertion [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]professionnelle et la promotion du concept de justice réparatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chronologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie] sur les droits des prionniers en France&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;étayer les apports de notre article, nous avons décidé d&#039;interviewer deux personnes qui ont milité pour le droit des prisonniers. Pour ce faire, nous avons décidé d&#039;adopter une posture semi-directive dans nos entretiens de recherche. L&#039;objectif de ces entretiens était de &amp;quot;favoriser la production d’un discours de l’interviewé sur un thème défini dans le cadre d’une recherche&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Blanchet A., et Al (1985). L&#039;entretien dans les sciences sociales. Bordas, Paris. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;, dans ce cas-ci il s&#039;est agit pour les deux interviewés de partager leurs souvenirs et expériences afin que nous puissions mieux comprendre la situation passée et actuelle concernant la prison. A partir de ces entretiens, nous avons alors par la suite essayé d&#039;approfondir un peu notre sujet et le thème du droit à l&#039;intégrité physique et morale des détenus en Suisse grâce à leurs opinions sur le sujet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Questions pour les entretiens|Questions d&#039;entretiens]] ===&lt;br /&gt;
Dans le cadre du cours, nous voulions laisser de l&#039;espace et de la liberté aux personnes interviewées. Par conséquent, nous n&#039;avons pas posé de questions fermées mais des questions ouvertes et générales que nous avions décidé lors de l&#039;un de nos cours en grand groupe. Lors des deux entretiens, nous avons accorder un long temps de réponse afin de laisser à Muriel Testuz et Yvonne Bercher la possibilité de se souvenir et de raconter l&#039;histoire et leur histoire, notre but étant de véritablement comprendre comment s&#039;est construite la lutte pour les droits des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant l&#039;entretien de Mme Bercher, nous nous sommes toutefois confrontés à quelques difficultés méthodologiques puisqu&#039;il ne nous a pas été possible de poser nos questions d&#039;entretiens telles quelles. En effet, il était parfois difficile de la recadrer, bien que nous ayons essayer. Par ailleurs, tout au long de l&#039;entretien, elle nous a néanmoins apporté quelques éléments de réponses pour nous permettre de compléter chacune de nos questions. Nous avons donc choisi de ne pas poser les questions telles que nous les avions rédigées afin de ne pas enlever de la spontanéité aux réponses apportées par Mme Bercher. De plus, ayant déjà envoyé les questions par courriel à cette ancienne militante, cette dernière nous avait déjà apporté des informations pertinentes pour chacune de nos questions. A ce propos, nous pensons qu&#039;il a été bénéfique d&#039;envoyer les questions par avance, car ceci nous a permis de laisser une plus grande place à la spontanéité de Mme Berche, ce qui a enrichi encore davantage l&#039;entretien.    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les questions d&#039;entretien étaient les suivantes : [[Questions pour les entretiens|questions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Présentations des personnes interviewées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les deux personnes interviewées ont été Madame Muriel Testuz et Madame Yvonne Bercher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la présentation des personnes interviewées, voir l&#039;[[index]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Retour sur les entretiens ==&lt;br /&gt;
Entretien avec [[Index|Muriel Testuz]] -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien avec [[Index|Yvonne Bercher]] -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mise en relation des deux entretiens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs points ressortent au travers des deux entretiens effectués. Nous les avons regroupé sous différents thèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Motivations&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les motivations de nos deux interlocutrices ont plusieurs points communs. Aussi bien [[Index|Mme Bercher]] que [[Index|Mme Testuz]] ont ressenti un sentiment d&#039;injustice liée à la population carcérale qui les a poussé à se battre. On sent une colère, voire une honte, vis-à-vis du système et un besoin intarissable de militer pour le respect des personnes. Bien qu&#039;elles énoncent différents éléments qui les ont poussés à se lancer dans le combat, on sent que c&#039;est quelque chose qu&#039;elles avaient en elles. Mme Bercher le dit :[[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;vous savez le fait d’être militante, c’est quelque chose qu’on a ou qu’on a pas en soi, mais ce n’est pas un sacrifice&amp;quot;]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles se rejoignent aussi lorsqu&#039;elles évoquent leur entrée dans les associations militantes : [[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;c&#039;est par le bouche à oreilles, par certaines rencontres, fortuites ou non, qu&#039;elles ont pu s&#039;investir. Il existait un flou autour des acteurs du combat pour les droits des prisonniers.&amp;quot; Daniel m’a présenté d’autres personnes qui m’en ont présentées d’autres ça été un jeu de l’avion si vous voulez...&amp;quot;]] (Mme Bercher). Mme Testuz, quant à elle, précise : [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot;[...] qu&#039;on n’entrait pas dans cette association action prison, d’autant plus qu’il se passait la même chose en France. Ce sont des gens qui se rencontraient et il y a eu à un moment donné une convergence.&amp;quot;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Objectifs du travail militant&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mme Bercher et Mme Testuz s&#039;accordent sur le fait que leur travail consistait à rendre visible les prisons et à faire le lien entre l&#039;intérieur et l&#039;extérieur. Mme Bercher, insiste plus sur ce qu&#039;elle amenait de l&#039;extérieur pour les prisonniers :[[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;Le détenu, il existe qu’à travers ce qu’il va capter de l’extérieur, il en est complètement dépendant, il est dans un espace où il n’a plus de recul, où il est aux mains d’autrui. C’est un endroit très sonore la prison, vous avez tout le temps des bruits. Il faut comprendre ce que vivent les gens&amp;quot;]]. Concernant Mme Testuz, c&#039;est le mouvement inverse. Avec la revue Passe-Murailles, elle tentait de transmettre au monde extérieur ce qu&#039;il se passait à l&#039;intérieur même des prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le but de leur travail était bien d&#039;empêcher la prison de se renfermer sur elle-même. D&#039;empêcher que le monde extérieur n&#039;est plus aucun regard sur ce qu&#039;il s&#039;y déroulait et d&#039;empêcher les détenus de se sentir totalement abandonnés et évincés de la société. Elles se battaient pour que la prison et les prisonniers continuent à faire partie de la société, comme toute autre institution. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, leurs actions se devaient, non seulement, d&#039;avoir un impact sur l&#039;époque où elles prenaient place mais aussi, elles visaient à s&#039;inscrire dans les mémoires afin que le combat ne soit pas fait en vain. Nous revenons sur ce point un peu plus loin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Difficultés rencontrées&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les difficultés rencontrées, mise à part les difficultés liées au militantisme - le fait de se heurter à des institutions qui refusent toute discussion, par exemple -, nous avons retenu celle liée directement aux prisonniers et à ce qu&#039;il représente. Est-ce réellement une cause justifiable que celle de se battre pour des détenus? On peut imaginer les incompréhensions que cela peut générer pour l&#039;entourage proche d&#039;une personne militante mais aussi aux yeux de toute autre personne de la société. Mme Bercher répond parfaitement à cette problématique:[[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;L’idée du peuple est qu’ils doivent être punis, c’est des salauds, donc il faut leur enlever des droits. Ce qui est une absence de réflexion, une vision à court terme. Tôt ou tard, ces gens vont sortir, en principe, et ils vont être appelés à se réinsérer et s’ils sortent dix fois plus révoltés qu’ils ne sont entrés, c’est dix fois plus nuisible. Personne n’a rien à gagner. Et moi, combien de fois j’ai fais signer des pétitions et les gens me disaient mais vous y pensez aux victimes? Et je leur répondais, mais justement monsieur nous y pensons. Tout le monde a intérêt que ces gens soient pris en charge d’une manière ou d’une autre&amp;quot;.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements entre l&#039;époque évoquée et aujourd&#039;hui&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ressort des ces deux entretiens que le monde de la prison, durant les années où Mme Bercher et Mme Testuzt ont oeuvré, n’était pas le même qu&#039;aujourd hui. En effet, Mme Testuz évoque le fait que : [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot; Pour les moments de lutte, il y a des pics et après ça redescend. Faut réussir à maintenir. On voulait supprimer la prison à Genève. Aujourd’hui, on ne sait toujours pas quoi faire.&amp;quot;]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles parlent aussi d&#039;un retour en arrière. Comme nous l&#039;explique Mme Testuz avec l&#039;exemple de la maison d&#039;éducation de Vennes. Cette maison avait été fermée suite à une lutte acharnée du Groupe Action Prion et qui va réouvrir au Printemps. Ce retour en arrière est surtout dû selon les Madame Testuz au fait qu&#039;: [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot; Il n&#039;y a pas de mémoire. Aujourd hui on ne pense que par le contrôle.&amp;quot;]] En effet, nous pouvons voir qu&#039;il n&#039;y a plus de réflexion autour de ce sujet. C&#039;est un milieu qui n&#039;a pas évolué depuis plusieurs des années, alors que la société, elle se voit évoluer de manière fulgurante. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A cette perte de mémoire, nous pouvons y lier le rôle de la Presse qui a énormément évolué. Dans les années 1975-1985, il y avait une revue intitulée Passe-Murailles qui permettait de mettre en lumière ce qui se passait à l&#039;intérieur des prisons, mais maintenant plus personne ne le fait réellement. Cette perte de mémoire peut être reliée aux changements de la société dans laquelle nous vivons. La [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot;société permet moins les gens en marge. On nous met dans une case dès qu&#039;on sort de la norme.&amp;quot;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont principalement ces deux aspects qui ont été évoqués lors des entretiens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Réflexions sur la prison&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison est un sujet délicat à traiter car il touche à des personnes qui sont enfermées dans des conditions pouvant se révéler très difficiles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre entretien avec Muriel Testuz, il est ressorti que pour elle :[[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot;Ce n’est pas un statut d’être détenu, c’est un statut administratif, mais ce n’est pas une identité contrairement à d’autres groupes sociaux victimes d’exclusions.&amp;quot;]] Ceci nous amenant à nos poser la question du réel but de la prison.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En effet, il existe un paradoxe autour de la prison. Ceci vient du fait qu&#039;il y ait d&#039;un côté le souhait des gouvernements de réinsérer les prisonniers à leur sortie de prison (dans les dires) alors que rien n&#039;est véritablement mis en place au sein des institutions carcérales pour leur permettre de se réinsérer (pas de formation). Ce paradoxe est parfaitement illustré dans le film [[Index|Thorberg]]. Nous pouvons y voir l&#039;un des détenus de la prison de Thorberg, Janis, qui dénonce &amp;quot;l&#039;absurdité de la prison&amp;quot; en expliquant que cette dernière limite les possibilités des prisonniers tout en espérant qu&#039;ils deviennent meilleures et se réinsèrent correctement dans la société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Madame Testuz étaye ses propos en ajoutant : [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot;On ne peut pas faire d’institutions coercitives sans qu’elles dégagent de la violence, de manière visible ou de manière beaucoup plus subtile, c’est propre à la prison. Tant qu’on n’aura pas une direction qui a une vision des détenus comme des personnes ayants le droit au respect&amp;quot;]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de l&#039;entretien avec Yvonne Bercher, cette notion a elle aussi été mise en lumière. Elle nous a expliqué que : [[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;Ce à quoi il faut être attentif, c’est que le discours et la pratique ne sont pas séparés par un fossé car on a une hypocrisie et un mensonge là-dedans. Si on dit, on est dans un état répressif ça fonctionne comme ça et qu’on l’annonce aux gens au moins ce n’est peut-être pas sympa mais ça a le mérite de l’honnêteté. Mais là, on a un discours suave dans les demies teintes à la Suisse et on a une pratique où on laisse moisir les gens pendant des années. On a toute une zone grise, si vous voulez, contre laquelle on luttait.&amp;quot;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous en retirons le fait suivant : On espère qu&#039;ils deviennent meilleurs sans leur en donner les moyens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
La prison fait aujourd’hui partie du paysage politique et médiatique et ce depuis plusieurs années. Nous avons pu constater à travers ce travail que de nombreux livres, brochures, rapports et autres textes tentent de dénoncer l’état du système carcéral. Cependant, nous avons pu remarquer  qu’à ce jour, la véritable connaissance sur la prison par la population reste limitée et révèle une vision critique, libérale et intéressée. L’opinion publique reste très éloignée des problèmes pénitentiaires réels et prône la tolérance zéro quant à la nature des peines et à leurs modes d’exécution et d’aménagement.&lt;br /&gt;
À travers les différentes étapes de la création de cet article, nous avons aussi pu voir  que le droit des prisonniers n’était pas une cause facile à défendre. L’importance de cette lutte n’est pas encore très démocratisée et comprise par l’ensemble de la population. Ainsi, la prison demeure encore un lieu où l’on considère les êtres humains comme des individus morcelés et éclatés. Ils ont donc beaucoup de mal à exister comme des personnes à part entière. En effet, nous nous arrêtons souvent au crime commis et avons tendance à les stigmatiser, leur coller des étiquettes.  L’humiliation et le non respect de la dignité sont toujours très présents en prison. De ce fait, nous pouvons alors nous demander quelle est la véritable place pour le droit de l&#039;être humain dans un contexte déjà très difficile à vivre à la base.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Bercher, Yvonne. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Blanchet A., et Al (1985). L&#039;entretien dans les sciences sociales. Bordas, Paris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* ENA. (2011). L&#039;administration pénitentiaire et les droits des personnes détenues. Lettre de mission - Groupe 9.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  -, - (Hrsg.). (2006). Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Filmographie ==&lt;br /&gt;
Thorberg, DVD 1: Kinofilm, 104 Min., Untertitel: d/f/e/i, Trailer 2 Min., Untertitel d/f/e DVD 2: 18 filmische Kurzporträts über Insass en aus 12 Nationen, je ca. 8 Min. Untertitel d/f&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=12594</id>
		<title>Droits des prisonniers</title>
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		<updated>2014-01-08T07:56:55Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* Conclusion */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique ==&lt;br /&gt;
Durant l&#039;Antiquité et le Moyen-Âge, les sanctions pénales consistaient principalement en un châtiment corporel. La liberté n&#039;était pas encore considérée comme un bien appartenant à l&#039;individu. Par conséquent, les prisons n&#039;étaient pas utilisées comme mode de punition, mais, elles permettaient, par exemple, de s&#039;assurer qu&#039;un condamné serait présent le jour de son procès. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu&#039;au 17ème siècle, cette mentalité n&#039;évoluera pas. Au siècle des lumières, apparaît alors la conception de la liberté. Celle-ci se révèle être le bien le plus précieux dont peut disposer un individu. Rapidement, l&#039;idée d&#039;utiliser la prison comme mesure punitive - car privative de liberté - est proposée : les peines ne s&#039;appliquent plus au corps, mais à l&#039;esprit.&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réforme pénale initiée par le texte de [http://leboucher.com/vous/beccaria/ Cesare Beccaria], Des délits et des peines, paru en 1764, dénonce le recours à la torture comme moyen d&#039;instruction, la cruauté totalement disproportionnée des châtiments, tels que la peine capitale, l&#039;inégalité de traitement des condamnés en fonction de leur classe sociale ou encore l&#039;arbitraire des juges dans la décision des peine. Il préconise alors la mise en œuvre d&#039;un système de peines fixes garantissant l&#039;égalité entre les condamnés et empêchant ainsi toute appréciation des juges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Howard_%28philanthrope%29 John Howard], philanthrope britannique, est l&#039;un des premier à s&#039;intéresser au statut juridique des prisonniers. Son livre sur &amp;quot;L&#039;État des prisons européennes&amp;quot; (1777) souligne la nécessité d&#039;un traitement carcéral respectant les droits élémentaires de l&#039;humanité. À la fin du 18ème siècle, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Bentham Jeremy Bentham] va plus loin et défend la position que les détenus doivent avoir exactement les mêmes droits que les personnes en liberté mis à part celui d&#039;aller et venir&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 19éme siècle pour qu&#039;on donne un autre but aux peines. «Le détenu devrait être complétement transformé, tant dans son corps et ses habitudes que dans son esprit et sa volonté. La volonté d&#039;améliorer le détenu durant sa détention ou l&#039;idée d&#039;une réinsertion possible dans la société transparaissent en filigrane»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 14&amp;lt;/ref&amp;gt;. On passe à une pénalité de la détention. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault Michel Foucault] analyse ce nouvel &amp;quot;art de punir&amp;quot; à travers ce qu&#039;il appelle une micro-physique du pouvoir permettant une constante soumission de l&#039;individu au regard des gardiens. La justice moderne va alors chercher à transmettre l&#039;idée que l&#039;essentiel n&#039;est pas de punir, mais de redresser. Ce que l&#039;on vise désormais, c&#039;est la liberté de l&#039;individu. Par exemple, avec l&#039;introduction de la notion de &amp;quot;circonstances atténuantes&amp;quot; on fait entrer dans le verdict une appréciation portée sur le criminel et sur ce que l&#039;on peut attendre de lui dans l&#039;avenir. «Trouver pour un crime le châtiment qui convient, c&#039;est trouver le désavantage dont l&#039;idée soit telle qu&#039;elle rende définitivement sans attrait l&#039;idée d&#039;un méfait»&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 19ème siècle apporte son lot de réformes. Des mécanismes de réduction de peines apparaissent et surtout, la libération conditionnelle et le régime du sursis sont instaurés, respectivement en 1885 et 1891 en France.&amp;lt;ref&amp;gt;Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’en 1945, la condamnation à une peine de prison correspond encore  à la perte des droits individuels, mais après la Seconde guerre mondiale, une volonté d’humaniser les prisons apparait en même temps qu&#039;une volonté de reconnaissance des droits des personnes détenues. Malgré cette tout, l’incarcération reste encore, à ce moment là, assimilée à un châtiment.&lt;br /&gt;
Il faut alors attendre les années 1970 pour considérer que les détenus restent des sujets détenteurs de droits avant tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les années 1970 sont déterminantes dans le débat sur les droits des prisonniers&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;explique [https://www.google.ch/url?sa=t&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=&amp;amp;esrc=s&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=1&amp;amp;ved=0CDAQFjAA&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.ena.fr%2Findex.php%3F%2Ffr%2Fcontent%2Fdownload%2F4290%2F32109%2Ffile%2Fadministration-penitentiaire-et-droit-des-personnes-detenues.pdf&amp;amp;ei=I9ikUti6K4KPyQOIn4G4CA&amp;amp;usg=AFQjCNHVA-1tT9YFL5Uw8VYnY37FV1DyBA&amp;amp;sig2=s2HOes96Zi0TYRPu3cZLEA&amp;amp;bvm=bv.57752919,d.bGQ le texte de l&#039;ENA] (l&#039;école nationale d&#039;administration), &lt;br /&gt;
&amp;quot; ce n’est qu’à partir des années 1970 qu’il est admis que la qualité de détenu n’exclut pas celle de sujet détenteur de droits, évolution résumée par la formule « la prison, c’est la privation d’aller et venir et rien d’autre » prononcée par le Président de la République Valéry Giscard d’Estaing. Des droits sont progressivement reconnus aux personnes détenues, les dotant d’un statut juridique qui reste cependant partiel car un écart perdure entre la capacité de jouissance et la capacité d’exercice des droits dont les détenus sont titulaires. &amp;quot;&lt;br /&gt;
En effet, en 1975, les détenus récupèrent leur droit de vote, en 1983, ils sont autorisés à porter des vêtements civiles, en 1985, la télévision est autorisée dans les cellules et ainsi de suite. Ce processus de reconnaissance de sujets à part entière détenteurs de droits perdure pendant plus d&#039;un demi-siècle jusqu&#039;à la mise en place de la loi du 24 novembre 2009 qui a, entre autres, introduit un chapitre consacré aux droits et devoirs des personnes détenues et s&#039;est ainsi inscrite dans l’amélioration de l’accès aux droits des personnes détenues et du développement des contrôles externes. De plus, cette loi a opéré &amp;quot;un renversement symbolique des missions qui sont assignées à l’administration pénitentiaire, la réinsertion du détenu étant énoncée avant l’exigence de sécurité&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;ENA. (2011). L&#039;administration pénitentiaire et les droits des personnes détenues. Lettre de mission - Groupe 9. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Droit à l’intégrité physique et morale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison a beaucoup évolué au cours du temps, comme le démontre l&#039;historique. Et avec cette évolution, ont évolué les valeurs de la prison et les droits des prisonniers. Parmi ces droits, nous pouvons lister le droit à l&#039;intégrité physique et morale, le droit à des conditions de vie appropriées, ou encore le droit à la santé. Étant donné la centration sur l&#039;évolution de la nature des sanctions et peines dans l&#039;historique de cet article, nous avons choisi de développer un peu plus le droit à l&#039;intégrité physique et morale des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Par le prononcé d&#039;une peine privative de liberté à son égard, l&#039;individu purgeant cette peine est privé de l&#039;un de ses principaux attributs, il perd sa liberté. Le problème majeur réside dans le fait de savoir s&#039;il s&#039;agit d&#039;une perte de liberté ou des libertés et dans quelle mesure cette privation est compatible avec les droits et libertés de l&#039;individu.»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 17.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les individus qui sont détenus conservent tous leurs droits sauf ceux dont la perte est une conséquence directe de la privation des libertés. L’interdiction universelle des actes de torture et des mauvais traitements trouve sa source dans la dignité inhérente à la personne humaine. Les prisonniers et détenus doivent être traités en toute circonstance de façon humaine et digne et ce du jour de leur admission jusqu&#039;au jour de leur libération. Ainsi tout acte de torture ou de traitement inhumain ou dégradant est interdit et impardonnable. L&#039;interdiction de la torture a force de loi. Cette interdiction trouve sa source dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme dont l&#039;article 5 stipule que : «Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ainsi le paragraphe 1 de l’article premier de la Convention contre la torture et autre peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant définit la torture comme : «Tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles».&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsqu&#039;une personne détenue ou emprisonnée disparaît ou décède, il faut que la cause de cette disparition ou de ce décès fasse l’objet d’une enquête indépendante. Le principe 34 de l’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement prévoit que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Si une personne détenue ou emprisonnée vient à décéder ou à disparaître pendant la période de sa détention ou de son emprisonnement, une autorité judiciaire ou autre ordonnera une enquête sur les causes du décès ou de la disparition, soit de sa propre initiative, soit à la requête d’un membre de la famille de cette personne ou de toute personne qui a connaissance de l’affaire...»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l’exemple des conditions de détention dans une prison genevoise : Champ-Dollon qui ouvre ses portes en 1977. Déjà au centre de l’actualité à cause de sa surpopulation, cette prison préventive de Genève a fait la une, en avril 2006, pour de toutes autres raisons. En effet, 200 détenus ont signé une lettre dénonçant l’emploi disproportionné de la force policière et des détentions préventives excédant les peines prononcées. &lt;br /&gt;
Suite aux protestations de 2006, les rapports ont mis en évidence en évidence des violations des droits humains au sein de la prison (allégations de pratiques d’immersion de la tête sous l’eau) par la suite confirmées. Malgré cela, en 2007, toujours pas de réaction des autorités.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la Ligue suisse des droits de l&#039;homme (LSDH), qui a présenté son rapport le 16 avril 2007, les droits fondamentaux des détenus ne sont pas respectés dans la prison genevoise de Champ-Dollon. De même, le rapport de la commission d&#039;experts du Grand Conseil genevois, présenté le 18 avril 2007, a été très sévère envers les pratiques de la police et de la justice.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les experts de la commission ont auditionné 125 détenus et ils ont eu accès aux données de la police judiciaire et de la justice.&lt;br /&gt;
30% des détenus auditionnés (soit 38 sur les 125) se sont plaints de mauvais traitements physiques et de propos racistes, voire de rançons; dans 14 des cas, des lésions ont été constatées par les médecins. Les brutalités ont consisté en coups de pieds à terre, tête frappée contre le mur, gifles, coups lors de l&#039;interrogatoire, et un mineur a raconté avoir subit le sous-marin (tête dans l&#039;eau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dû à la surpopulation, certaines conditions de détention deviennent inacceptables. Le rapport de la LSDH a confirmé certains problèmes, comme un accès restreint aux soins, aux parloirs, à la formation ou aux places de travail. Les experts ont confirmé la promiscuité, la mixité, le mélange de détenus (p.ex avec des détenus perturbés) et certaines restrictions.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d&#039;une conférence de presse le 3 mai 2007, les autorités ont exprimé leur inquiétude tout en relativisant les allégations. Le ministre genevois en charge de la police, Laurent Moutinot, a pointé le fait que les allégations de détenus n&#039;avaient pas fait l&#039;objet de vérification et que les policiers accusés n&#039;avaient pas été entendus. Toutefois, les autorités ont présenté un plan de réformes de la police censé mettre un frein à ces dysfonctionnements. Le plan d&#039;action comprenait l&#039;amélioration de la formation des policier, la réunion en un seul corps de la gendarmerie et de la police de sécurité internationale, une nouvelle répartition des compétences, des caméras de surveillance (y compris dans les postes de police et les salles d&#039;interrogatoires), la réforme des procédures disciplinaires et la création d&#039;une police des polices intercantonale.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien qu&#039;on puisse la croire disparue des prisons, la violence envers les détenus est toujours présente. Il est certain que c&#039;est un point particulièrement important dans le respect du droits à l&#039;intégrité physique et morale des détenus. Mais il y en a d&#039;autres, en apparence moins importants, mais pour qui il est justifier de se battre. Lors des entretien effectués avec Mesdames Testuz et Bercher, apparaît l&#039;importance des liens avec l&#039;extérieur. En effet, pour Mme Bercher, le détenu n&#039;existe que par ce qu&#039;il entend de l&#039;extérieur. Si l&#039;on souhaite respecter le droit à l&#039;intégrité morale, il faut donc mettre en place des moyens permettant cet accès. Un problème surgit immédiatement : la punition du détenu est justement celle d&#039;être mis de côté, coupé du monde. Quel sens y aurait-il à le mettre en contact avec l&#039;extérieur?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pouvons avancer trois réponses à ceux qui soulève ce problème. Dans un premier temps, en reprenant la citation en début de chapitre, nous appuyons le fait que la prison consiste en une perte d&#039;un droit, celui d&#039;aller et venir où bon nous semble, et non de tous les droits. Cela n&#039;est donc pas incompatible avec la possibilité d&#039;être en contact avec l&#039;extérieur. Ensuite, il convient de définir le but de la prison. Si ce dernier est bien de permettre un jour la réintégration de ses détenus, alors les détenus doivent pouvoir se tenir au courant de se qu&#039;il s&#039;y passe. Enfin, tout simplement parce que les détenus ont droit à leur intégrité physique et morale et qu&#039;en les coupant de leur famille, de l&#039;information, des moyens de communication, on viole ce droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Finalement, les grands victoires de ces dernières années ne sont peut-être pas celles qui ont fait le plus de bruit. Pour nous, il est par exemple difficile d&#039;imaginer l&#039;importance d&#039;avoir deux heures de parloir par semaine au lieu d&#039;une. Mais pour les détenus c&#039;est une victoire. En tant que militant pour les droits de détenus, il fallait se battre pour ces &amp;quot;petites choses&amp;quot; : les parloirs intimes, le courrier, la télévision, internet, ... Car chacune d&#039;elles permettaient d&#039;améliorer l&#039;intégrité physique et morale des détenus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Institutions et associations défendant le droit des prisonniers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le GAP ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Action Prison : GAP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe a été créé, en 1975 par Michel Glardon, à la suite de la mort de Patrick Moll. Ceci se faisait par le biais d’un  journal, nommé Passe-Murailles, qui publiait des dossiers sur des « thèmes brulants ». Ce groupe avait la volonté de créer une profonde modification de la détention préventive. Il a énormément lutté « pour briser l’isolement dans les prisons et pour défendre un vrai salaire pour les prisonniers, supprimer la censure, soutenir les luttes »&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt; dans différentes prisons suisses telles que Witzwil ou encore Saint-Antoine devenue Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1986, le groupe Action Prison a disparu et a laissé la place à bien d’autres associations qui luttent pour le respect des prisonniers. Notamment, l’Association de Défense des Prisonniers en Suisse qui a vu le jour en 1986 et qui souhaitait « soutenir les luttes des prisonniers au niveau national et dénoncer l’ensemble du système carcéral ».&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== ADPS (Association de défense des prisonniers de Suisse) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un syndicat de prisonniers, appelé l’Association de Défense des Prisonniers de Suisse, s’est crée en 1986 et prit, ainsi, le relais du Groupe Action Prison. C&#039;est le 1er août que Jacques Fasel, le fondateur, déposa la demande de création de l’ADPS à la conseillère fédérale Elisabeth Kopp. L’Office fédéral de la justice ne s’y opposa pas concrètement, mais transmit le message suivant : « Rien n’empêche en principe des détenus de fonder une association. Toutefois la direction de l’établissement peut soumettre l’activité de ladite association à des conditions, voire la restreindre. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette association était essentiellement composée de détenus et ne comprenait que quelques rares membres non incarcérés, ceux-ci servant de relais avec l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ADPS a évolué du simple syndicat de prisonniers à un groupe actif hors de l’enceinte des prisons. C’était les membres extérieurs à la prison qui recevaient les demandes d’aide des détenus et qui essaient de les traiter, sans toutefois y arriver au vu des nombreuses sollicitations. L’ADPS est alors perçue par les détenus comme inefficace et se voit discréditée. Il s’en suivit le départ de Jacques Fasel qui préféra œuvrer en solitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces informations sont tirées d&#039;un livre d&#039;Yvonne Bercher. (1995)&amp;lt;ref&amp;gt;Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne. pp 45-48&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Groupement [http://www.infoprisons.ch/ Infosprisons] ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Infoprisons est un groupe de travail qui s&#039;est créé après la fin tragique de [http://www.laregion.ch/cetait-effrayant-et-tres-penible/ Skander Vogt] qui est survenue en mars 2010, suite à l’incendie de sa cellule dans le canton de Vaud. En effet, cet événement a déclenché plusieurs interrogations et ces derniers se sont mis à réfléchir à ce que ce drame révélait du monde des prisons et à ce qui pouvait être fait afin d’éviter que ce type d&#039;événement ne se reproduise. Ils ont donc décidé d’élaborer et de diffuser un bulletin électronique trimestriel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe d&#039;information sur les prisons a donc pour but de permettre la prise de parole des détenus et la mobilisation des professionnels impliqués dans le système carcéral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se compose, d&#039;une part, de plusieurs personnes chargées de la responsabilité principale de la rédaction, à savoir: Marie Bonnard (ancienne journaliste à Tout-Va-Bien Hebdo), Patricia Lin (assistante sociale en milieu carcéral durant de nombreuses années), Anne-Catherine Menétrey-Savary (ex-conseillère nationale) et Muriel Testuz (active dans le Groupe Action Prison aujourd’hui disparu). Puis, d&#039;autre part, d&#039;une personne chargée de la relecture des bulletins, à savoir: Joëlle Pascale Ulrich. Tous ces acteurs travaillent bénévolement pour la rédactions des divers textes ainsi que la recherche d&#039;informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de recevoir les bulletins électroniques, il suffit de s&#039;inscrire sur le [http://infoprisons.ch/ site-web] du Groupe Info prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [http://www.aafip.ch/fr/ AAFIP] (Association des Amis de la Fraternité Internationale des Prisons) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Partout dans le monde les prisons sont un enfer. Aidez-nous à en faire des lieux de résurrection&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Site de l&#039;AAFIP sous http://www.aafip.ch/fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;AAFIP est une association suisse qui a été créée en 2005. Elle agit auprès des détenus, anciens détenus, victimes, enfants et familles touchées par le crime dans de nombreux pays parmi les plus défavorisés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un de leurs axes prioritaires est la justice réparatrice qui est devenue une vision minoritaire autour du XIème siècle, au profit d&#039;une justice rétributive ou répressive, mais qui revient en force actuellement. Car c&#039;est ce type de justice qui est porteur d&#039;espoir pour une réelle réinsertion des détenus au sein de la société. En effet, le crime ne se réduit pas à la transgression de la loi mais il affecte aussi les relations entre les individus. Ainsi, ce n&#039;est pas le fait de simplement appliquer des peines aux coupables qui compensera la souffrance des victimes, et cela peut même conduire à un désir de vengeance chez le coupable. &lt;br /&gt;
Concrètement, la justice réparatrice aide donc le coupable à réparer ou tenter de réparer le mal qu&#039;il a fait dans la mesure du possible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a 124 associations à travers le monde et toutes ont les mêmes objectifs : elles s&#039;impliquent dans la visite des détenus, la formation professionnelle en prison, l’accompagnement des victimes, des familles et enfants de prisonniers, la mise en place de programmes de réinsertion [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]professionnelle et la promotion du concept de justice réparatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chronologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie] sur les droits des prionniers en France&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;étayer les apports de notre article, nous avons décidé d&#039;interviewer deux personnes qui ont milité pour le droit des prisonniers. Pour ce faire, nous avons décidé d&#039;adopter une posture semi-directive dans nos entretiens de recherche. L&#039;objectif de ces entretiens était de &amp;quot;favoriser la production d’un discours de l’interviewé sur un thème défini dans le cadre d’une recherche&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Blanchet A., et Al (1985). L&#039;entretien dans les sciences sociales. Bordas, Paris. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;, dans ce cas-ci il s&#039;est agit pour les deux interviewés de partager leurs souvenirs et expériences afin que nous puissions mieux comprendre la situation passée et actuelle concernant la prison. A partir de ces entretiens, nous avons alors par la suite essayé d&#039;approfondir un peu notre sujet et le thème du droit à l&#039;intégrité physique et morale des détenus en Suisse grâce à leurs opinions sur le sujet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Questions pour les entretiens|Questions d&#039;entretiens]] ===&lt;br /&gt;
Dans le cadre du cours, nous voulions laisser de l&#039;espace et de la liberté aux personnes interviewées. Par conséquent, nous n&#039;avons pas posé de questions fermées mais des questions ouvertes et générales que nous avions décidé lors de l&#039;un de nos cours en grand groupe. Lors des deux entretiens, nous avons accorder un long temps de réponse afin de laisser à Muriel Testuz et Yvonne Bercher la possibilité de se souvenir et de raconter l&#039;histoire et leur histoire, notre but étant de véritablement comprendre comment s&#039;est construite la lutte pour les droits des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant l&#039;entretien de Mme Bercher, nous nous sommes toutefois confrontés à quelques difficultés méthodologiques puisqu&#039;il ne nous a pas été possible de poser nos questions d&#039;entretiens telles quelles. En effet, il était parfois difficile de la recadrer, bien que nous ayons essayer. Par ailleurs, tout au long de l&#039;entretien, elle nous a néanmoins apporté quelques éléments de réponses pour nous permettre de compléter chacune de nos questions. Nous avons donc choisi de ne pas poser les questions telles que nous les avions rédigées afin de ne pas enlever de la spontanéité aux réponses apportées par Mme Bercher. De plus, ayant déjà envoyé les questions par courriel à cette ancienne militante, cette dernière nous avait déjà apporté des informations pertinentes pour chacune de nos questions. A ce propos, nous pensons qu&#039;il a été bénéfique d&#039;envoyer les questions par avance, car ceci nous a permis de laisser une plus grande place à la spontanéité de Mme Berche, ce qui a enrichi encore davantage l&#039;entretien.    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les questions d&#039;entretien étaient les suivantes : [[Questions pour les entretiens|questions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Présentations des personnes interviewées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les deux personnes interviewées ont été Madame Muriel Testuz et Madame Yvonne Bercher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la présentation des personnes interviewées, voir l&#039;[[index]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Retour sur les entretiens ==&lt;br /&gt;
Entretien avec [[Index|Muriel Testuz]] -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien avec [[Index|Yvonne Bercher]] -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mise en relation des deux entretiens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs points ressortent au travers des deux entretiens effectués. Nous les avons regroupé sous différents thèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Motivations&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les motivations de nos deux interlocutrices ont plusieurs points communs. Aussi bien [[Index|Mme Bercher]] que [[Index|Mme Testuz]] ont ressenti un sentiment d&#039;injustice liée à la population carcérale qui les a poussé à se battre. On sent une colère, voire une honte, vis-à-vis du système et un besoin intarissable de militer pour le respect des personnes. Bien qu&#039;elles énoncent différents éléments qui les ont poussés à se lancer dans le combat, on sent que c&#039;est quelque chose qu&#039;elles avaient en elles. Mme Bercher le dit :[[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;vous savez le fait d’être militante, c’est quelque chose qu’on a ou qu’on a pas en soi, mais ce n’est pas un sacrifice&amp;quot;]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles se rejoignent aussi lorsqu&#039;elles évoquent leur entrée dans les associations militantes : [[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;c&#039;est par le bouche à oreilles, par certaines rencontres, fortuites ou non, qu&#039;elles ont pu s&#039;investir. Il existait un flou autour des acteurs du combat pour les droits des prisonniers.&amp;quot; Daniel m’a présenté d’autres personnes qui m’en ont présentées d’autres ça été un jeu de l’avion si vous voulez...&amp;quot;]] (Mme Bercher). Mme Testuz, quant à elle, précise : [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot;[...] qu&#039;on n’entrait pas dans cette association action prison, d’autant plus qu’il se passait la même chose en France. Ce sont des gens qui se rencontraient et il y a eu à un moment donné une convergence.&amp;quot;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Objectifs du travail militant&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mme Bercher et Mme Testuz s&#039;accordent sur le fait que leur travail consistait à rendre visible les prisons et à faire le lien entre l&#039;intérieur et l&#039;extérieur. Mme Bercher, insiste plus sur ce qu&#039;elle amenait de l&#039;extérieur pour les prisonniers :[[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;Le détenu, il existe qu’à travers ce qu’il va capter de l’extérieur, il en est complètement dépendant, il est dans un espace où il n’a plus de recul, où il est aux mains d’autrui. C’est un endroit très sonore la prison, vous avez tout le temps des bruits. Il faut comprendre ce que vivent les gens&amp;quot;]]. Concernant Mme Testuz, c&#039;est le mouvement inverse. Avec la revue Passe-Murailles, elle tentait de transmettre au monde extérieur ce qu&#039;il se passait à l&#039;intérieur même des prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le but de leur travail était bien d&#039;empêcher la prison de se renfermer sur elle-même. D&#039;empêcher que le monde extérieur n&#039;est plus aucun regard sur ce qu&#039;il s&#039;y déroulait et d&#039;empêcher les détenus de se sentir totalement abandonnés et évincés de la société. Elles se battaient pour que la prison et les prisonniers continuent à faire partie de la société, comme toute autre institution. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, leurs actions se devaient, non seulement, d&#039;avoir un impact sur l&#039;époque où elles prenaient place mais aussi, elles visaient à s&#039;inscrire dans les mémoires afin que le combat ne soit pas fait en vain. Nous revenons sur ce point un peu plus loin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Difficultés rencontrées&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les difficultés rencontrées, mise à part les difficultés liées au militantisme - le fait de se heurter à des institutions qui refusent toute discussion, par exemple -, nous avons retenu celle liée directement aux prisonniers et à ce qu&#039;il représente. Est-ce réellement une cause justifiable que celle de se battre pour des détenus? On peut imaginer les incompréhensions que cela peut générer pour l&#039;entourage proche d&#039;une personne militante mais aussi aux yeux de toute autre personne de la société. Mme Bercher répond parfaitement à cette problématique:[[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;L’idée du peuple est qu’ils doivent être punis, c’est des salauds, donc il faut leur enlever des droits. Ce qui est une absence de réflexion, une vision à court terme. Tôt ou tard, ces gens vont sortir, en principe, et ils vont être appelés à se réinsérer et s’ils sortent dix fois plus révoltés qu’ils ne sont entrés, c’est dix fois plus nuisible. Personne n’a rien à gagner. Et moi, combien de fois j’ai fais signer des pétitions et les gens me disaient mais vous y pensez aux victimes? Et je leur répondais, mais justement monsieur nous y pensons. Tout le monde a intérêt que ces gens soient pris en charge d’une manière ou d’une autre&amp;quot;.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements entre l&#039;époque évoquée et aujourd&#039;hui&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ressort des ces deux entretiens que le monde de la prison, durant les années où Mme Bercher et Mme Testuzt ont oeuvré, n’était pas le même qu&#039;aujourd hui. En effet, Mme Testuz évoque le fait que : [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot; Pour les moments de lutte, il y a des pics et après ça redescend. Faut réussir à maintenir. On voulait supprimer la prison à Genève. Aujourd’hui, on ne sait toujours pas quoi faire.&amp;quot;]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles parlent aussi d&#039;un retour en arrière. Comme nous l&#039;explique Mme Testuz avec l&#039;exemple de la maison d&#039;éducation de Vennes. Cette maison avait été fermée suite à une lutte acharnée du Groupe Action Prion et qui va réouvrir au Printemps. Ce retour en arrière est surtout dû selon les Madame Testuz au fait qu&#039;: [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot; Il n&#039;y a pas de mémoire. Aujourd hui on ne pense que par le contrôle.&amp;quot;]] En effet, nous pouvons voir qu&#039;il n&#039;y a plus de réflexion autour de ce sujet. C&#039;est un milieu qui n&#039;a pas évolué depuis plusieurs des années, alors que la société, elle se voit évoluer de manière fulgurante. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A cette perte de mémoire, nous pouvons y lier le rôle de la Presse qui a énormément évolué. Dans les années 1975-1985, il y avait une revue intitulée Passe-Murailles qui permettait de mettre en lumière ce qui se passait à l&#039;intérieur des prisons, mais maintenant plus personne ne le fait réellement. Cette perte de mémoire peut être reliée aux changements de la société dans laquelle nous vivons. La [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot;société permet moins les gens en marge. On nous met dans une case dès qu&#039;on sort de la norme.&amp;quot;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont principalement ces deux aspects qui ont été évoqués lors des entretiens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Réflexions sur la prison&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison est un sujet délicat à traiter car il touche à des personnes qui sont enfermées dans des conditions pouvant se révéler très difficiles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre entretien avec Muriel Testuz, il est ressorti que pour elle :[[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot;Ce n’est pas un statut d’être détenu, c’est un statut administratif, mais ce n’est pas une identité contrairement à d’autres groupes sociaux victimes d’exclusions.&amp;quot;]] Ceci nous amenant à nos poser la question du réel but de la prison.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En effet, il existe un paradoxe autour de la prison. Ceci vient du fait qu&#039;il y ait d&#039;un côté le souhait des gouvernements de réinsérer les prisonniers à leur sortie de prison (dans les dires) alors que rien n&#039;est véritablement mis en place au sein des institutions carcérales pour leur permettre de se réinsérer (pas de formation). Ce paradoxe est parfaitement illustré dans le film [[Index|Thorberg]]. Nous pouvons y voir l&#039;un des détenus de la prison de Thorberg, Janis, qui dénonce &amp;quot;l&#039;absurdité de la prison&amp;quot; en expliquant que cette dernière limite les possibilités des prisonniers tout en espérant qu&#039;ils deviennent meilleures et se réinsèrent correctement dans la société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Madame Testuz étaye ses propos en ajoutant : [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot;On ne peut pas faire d’institutions coercitives sans qu’elles dégagent de la violence, de manière visible ou de manière beaucoup plus subtile, c’est propre à la prison. Tant qu’on n’aura pas une direction qui a une vision des détenus comme des personnes ayants le droit au respect&amp;quot;]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de l&#039;entretien avec Yvonne Bercher, cette notion a elle aussi été mise en lumière. Elle nous a expliqué que : [[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;Ce à quoi il faut être attentif, c’est que le discours et la pratique ne sont pas séparés par un fossé car on a une hypocrisie et un mensonge là-dedans. Si on dit, on est dans un état répressif ça fonctionne comme ça et qu’on l’annonce aux gens au moins ce n’est peut-être pas sympa mais ça a le mérite de l’honnêteté. Mais là, on a un discours suave dans les demies teintes à la Suisse et on a une pratique où on laisse moisir les gens pendant des années. On a toute une zone grise, si vous voulez, contre laquelle on luttait.&amp;quot;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous en retirons le fait suivant : On espère qu&#039;ils deviennent meilleurs sans leur en donner les moyens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
La prison fait aujourd’hui partie du paysage politique et médiatique et ce depuis plusieurs années. Nous avons pu constater à travers ce travail que de nombreux livres, brochures, rapports et autres textes tentent de dénoncer l’état du système carcéral. Cependant, nous avons pu remarquer  qu’à ce jour, la véritable connaissance sur la prison par la population reste limitée et révèle une vision critique, libérale et intéressée. L’opinion publique reste très éloignée des problèmes pénitentiaires réels et prône la tolérance zéro quant à la nature des peines et à leurs modes d’exécution et d’aménagement.&lt;br /&gt;
À travers les différentes étapes de la création de cet article, nous avons aussi pu voir  que le droit des prisonniers n’était pas une cause facile à défendre. L’importance de cette lutte n’est pas encore très démocratisée et comprise par l’ensemble de la population. Ainsi, la prison demeure encore un lieu où l’on considère les êtres humains comme des individus morcelés et éclatés. Ils ont donc beaucoup de mal à exister comme des personnes à part entière. En effet, nous nous arrêtons souvent au crime commis et avons tendance à les stigmatiser, leur coller des étiquettes.  L’humiliation et le non respect de la dignité sont toujours très présents en prison. De ce fait, nous pouvons alors nous demander quelle est la véritable place pour le droit de l&#039;être humain dans un contexte déjà très difficile à vivre à la base.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Bercher, Yvonne. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Blanchet A., et Al (1985). L&#039;entretien dans les sciences sociales. Bordas, Paris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* ENA. (2011). L&#039;administration pénitentiaire et les droits des personnes détenues. Lettre de mission - Groupe 9.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  -, - (Hrsg.). (2006). Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Filmographie ==&lt;br /&gt;
Thorberg, DVD 1: Kinofilm, 104 Min., Untertitel: d/f/e/i, Trailer 2 Min., Untertitel d/f/e DVD 2: 18 filmische Kurzporträts über Insass en aus 12 Nationen, je ca. 8 Min. Untertitel d/f&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=12589</id>
		<title>Droits des prisonniers</title>
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		<updated>2014-01-08T07:52:57Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* Retour sur les entretiens */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique ==&lt;br /&gt;
Durant l&#039;Antiquité et le Moyen-Âge, les sanctions pénales consistaient principalement en un châtiment corporel. La liberté n&#039;était pas encore considérée comme un bien appartenant à l&#039;individu. Par conséquent, les prisons n&#039;étaient pas utilisées comme mode de punition, mais, elles permettaient, par exemple, de s&#039;assurer qu&#039;un condamné serait présent le jour de son procès. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu&#039;au 17ème siècle, cette mentalité n&#039;évoluera pas. Au siècle des lumières, apparaît alors la conception de la liberté. Celle-ci se révèle être le bien le plus précieux dont peut disposer un individu. Rapidement, l&#039;idée d&#039;utiliser la prison comme mesure punitive - car privative de liberté - est proposée : les peines ne s&#039;appliquent plus au corps, mais à l&#039;esprit.&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réforme pénale initiée par le texte de [http://leboucher.com/vous/beccaria/ Cesare Beccaria], Des délits et des peines, paru en 1764, dénonce le recours à la torture comme moyen d&#039;instruction, la cruauté totalement disproportionnée des châtiments, tels que la peine capitale, l&#039;inégalité de traitement des condamnés en fonction de leur classe sociale ou encore l&#039;arbitraire des juges dans la décision des peine. Il préconise alors la mise en œuvre d&#039;un système de peines fixes garantissant l&#039;égalité entre les condamnés et empêchant ainsi toute appréciation des juges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Howard_%28philanthrope%29 John Howard], philanthrope britannique, est l&#039;un des premier à s&#039;intéresser au statut juridique des prisonniers. Son livre sur &amp;quot;L&#039;État des prisons européennes&amp;quot; (1777) souligne la nécessité d&#039;un traitement carcéral respectant les droits élémentaires de l&#039;humanité. À la fin du 18ème siècle, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Bentham Jeremy Bentham] va plus loin et défend la position que les détenus doivent avoir exactement les mêmes droits que les personnes en liberté mis à part celui d&#039;aller et venir&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 19éme siècle pour qu&#039;on donne un autre but aux peines. «Le détenu devrait être complétement transformé, tant dans son corps et ses habitudes que dans son esprit et sa volonté. La volonté d&#039;améliorer le détenu durant sa détention ou l&#039;idée d&#039;une réinsertion possible dans la société transparaissent en filigrane»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 14&amp;lt;/ref&amp;gt;. On passe à une pénalité de la détention. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault Michel Foucault] analyse ce nouvel &amp;quot;art de punir&amp;quot; à travers ce qu&#039;il appelle une micro-physique du pouvoir permettant une constante soumission de l&#039;individu au regard des gardiens. La justice moderne va alors chercher à transmettre l&#039;idée que l&#039;essentiel n&#039;est pas de punir, mais de redresser. Ce que l&#039;on vise désormais, c&#039;est la liberté de l&#039;individu. Par exemple, avec l&#039;introduction de la notion de &amp;quot;circonstances atténuantes&amp;quot; on fait entrer dans le verdict une appréciation portée sur le criminel et sur ce que l&#039;on peut attendre de lui dans l&#039;avenir. «Trouver pour un crime le châtiment qui convient, c&#039;est trouver le désavantage dont l&#039;idée soit telle qu&#039;elle rende définitivement sans attrait l&#039;idée d&#039;un méfait»&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 19ème siècle apporte son lot de réformes. Des mécanismes de réduction de peines apparaissent et surtout, la libération conditionnelle et le régime du sursis sont instaurés, respectivement en 1885 et 1891 en France.&amp;lt;ref&amp;gt;Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’en 1945, la condamnation à une peine de prison correspond encore  à la perte des droits individuels, mais après la Seconde guerre mondiale, une volonté d’humaniser les prisons apparait en même temps qu&#039;une volonté de reconnaissance des droits des personnes détenues. Malgré cette tout, l’incarcération reste encore, à ce moment là, assimilée à un châtiment.&lt;br /&gt;
Il faut alors attendre les années 1970 pour considérer que les détenus restent des sujets détenteurs de droits avant tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les années 1970 sont déterminantes dans le débat sur les droits des prisonniers&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;explique [https://www.google.ch/url?sa=t&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=&amp;amp;esrc=s&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=1&amp;amp;ved=0CDAQFjAA&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.ena.fr%2Findex.php%3F%2Ffr%2Fcontent%2Fdownload%2F4290%2F32109%2Ffile%2Fadministration-penitentiaire-et-droit-des-personnes-detenues.pdf&amp;amp;ei=I9ikUti6K4KPyQOIn4G4CA&amp;amp;usg=AFQjCNHVA-1tT9YFL5Uw8VYnY37FV1DyBA&amp;amp;sig2=s2HOes96Zi0TYRPu3cZLEA&amp;amp;bvm=bv.57752919,d.bGQ le texte de l&#039;ENA] (l&#039;école nationale d&#039;administration), &lt;br /&gt;
&amp;quot; ce n’est qu’à partir des années 1970 qu’il est admis que la qualité de détenu n’exclut pas celle de sujet détenteur de droits, évolution résumée par la formule « la prison, c’est la privation d’aller et venir et rien d’autre » prononcée par le Président de la République Valéry Giscard d’Estaing. Des droits sont progressivement reconnus aux personnes détenues, les dotant d’un statut juridique qui reste cependant partiel car un écart perdure entre la capacité de jouissance et la capacité d’exercice des droits dont les détenus sont titulaires. &amp;quot;&lt;br /&gt;
En effet, en 1975, les détenus récupèrent leur droit de vote, en 1983, ils sont autorisés à porter des vêtements civiles, en 1985, la télévision est autorisée dans les cellules et ainsi de suite. Ce processus de reconnaissance de sujets à part entière détenteurs de droits perdure pendant plus d&#039;un demi-siècle jusqu&#039;à la mise en place de la loi du 24 novembre 2009 qui a, entre autres, introduit un chapitre consacré aux droits et devoirs des personnes détenues et s&#039;est ainsi inscrite dans l’amélioration de l’accès aux droits des personnes détenues et du développement des contrôles externes. De plus, cette loi a opéré &amp;quot;un renversement symbolique des missions qui sont assignées à l’administration pénitentiaire, la réinsertion du détenu étant énoncée avant l’exigence de sécurité&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;ENA. (2011). L&#039;administration pénitentiaire et les droits des personnes détenues. Lettre de mission - Groupe 9. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Droit à l’intégrité physique et morale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison a beaucoup évolué au cours du temps, comme le démontre l&#039;historique. Et avec cette évolution, ont évolué les valeurs de la prison et les droits des prisonniers. Parmi ces droits, nous pouvons lister le droit à l&#039;intégrité physique et morale, le droit à des conditions de vie appropriées, ou encore le droit à la santé. Étant donné la centration sur l&#039;évolution de la nature des sanctions et peines dans l&#039;historique de cet article, nous avons choisi de développer un peu plus le droit à l&#039;intégrité physique et morale des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Par le prononcé d&#039;une peine privative de liberté à son égard, l&#039;individu purgeant cette peine est privé de l&#039;un de ses principaux attributs, il perd sa liberté. Le problème majeur réside dans le fait de savoir s&#039;il s&#039;agit d&#039;une perte de liberté ou des libertés et dans quelle mesure cette privation est compatible avec les droits et libertés de l&#039;individu.»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 17.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les individus qui sont détenus conservent tous leurs droits sauf ceux dont la perte est une conséquence directe de la privation des libertés. L’interdiction universelle des actes de torture et des mauvais traitements trouve sa source dans la dignité inhérente à la personne humaine. Les prisonniers et détenus doivent être traités en toute circonstance de façon humaine et digne et ce du jour de leur admission jusqu&#039;au jour de leur libération. Ainsi tout acte de torture ou de traitement inhumain ou dégradant est interdit et impardonnable. L&#039;interdiction de la torture a force de loi. Cette interdiction trouve sa source dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme dont l&#039;article 5 stipule que : «Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ainsi le paragraphe 1 de l’article premier de la Convention contre la torture et autre peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant définit la torture comme : «Tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles».&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsqu&#039;une personne détenue ou emprisonnée disparaît ou décède, il faut que la cause de cette disparition ou de ce décès fasse l’objet d’une enquête indépendante. Le principe 34 de l’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement prévoit que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Si une personne détenue ou emprisonnée vient à décéder ou à disparaître pendant la période de sa détention ou de son emprisonnement, une autorité judiciaire ou autre ordonnera une enquête sur les causes du décès ou de la disparition, soit de sa propre initiative, soit à la requête d’un membre de la famille de cette personne ou de toute personne qui a connaissance de l’affaire...»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l’exemple des conditions de détention dans une prison genevoise : Champ-Dollon qui ouvre ses portes en 1977. Déjà au centre de l’actualité à cause de sa surpopulation, cette prison préventive de Genève a fait la une, en avril 2006, pour de toutes autres raisons. En effet, 200 détenus ont signé une lettre dénonçant l’emploi disproportionné de la force policière et des détentions préventives excédant les peines prononcées. &lt;br /&gt;
Suite aux protestations de 2006, les rapports ont mis en évidence en évidence des violations des droits humains au sein de la prison (allégations de pratiques d’immersion de la tête sous l’eau) par la suite confirmées. Malgré cela, en 2007, toujours pas de réaction des autorités.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la Ligue suisse des droits de l&#039;homme (LSDH), qui a présenté son rapport le 16 avril 2007, les droits fondamentaux des détenus ne sont pas respectés dans la prison genevoise de Champ-Dollon. De même, le rapport de la commission d&#039;experts du Grand Conseil genevois, présenté le 18 avril 2007, a été très sévère envers les pratiques de la police et de la justice.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les experts de la commission ont auditionné 125 détenus et ils ont eu accès aux données de la police judiciaire et de la justice.&lt;br /&gt;
30% des détenus auditionnés (soit 38 sur les 125) se sont plaints de mauvais traitements physiques et de propos racistes, voire de rançons; dans 14 des cas, des lésions ont été constatées par les médecins. Les brutalités ont consisté en coups de pieds à terre, tête frappée contre le mur, gifles, coups lors de l&#039;interrogatoire, et un mineur a raconté avoir subit le sous-marin (tête dans l&#039;eau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dû à la surpopulation, certaines conditions de détention deviennent inacceptables. Le rapport de la LSDH a confirmé certains problèmes, comme un accès restreint aux soins, aux parloirs, à la formation ou aux places de travail. Les experts ont confirmé la promiscuité, la mixité, le mélange de détenus (p.ex avec des détenus perturbés) et certaines restrictions.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d&#039;une conférence de presse le 3 mai 2007, les autorités ont exprimé leur inquiétude tout en relativisant les allégations. Le ministre genevois en charge de la police, Laurent Moutinot, a pointé le fait que les allégations de détenus n&#039;avaient pas fait l&#039;objet de vérification et que les policiers accusés n&#039;avaient pas été entendus. Toutefois, les autorités ont présenté un plan de réformes de la police censé mettre un frein à ces dysfonctionnements. Le plan d&#039;action comprenait l&#039;amélioration de la formation des policier, la réunion en un seul corps de la gendarmerie et de la police de sécurité internationale, une nouvelle répartition des compétences, des caméras de surveillance (y compris dans les postes de police et les salles d&#039;interrogatoires), la réforme des procédures disciplinaires et la création d&#039;une police des polices intercantonale.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien qu&#039;on puisse la croire disparue des prisons, la violence envers les détenus est toujours présente. Il est certain que c&#039;est un point particulièrement important dans le respect du droits à l&#039;intégrité physique et morale des détenus. Mais il y en a d&#039;autres, en apparence moins importants, mais pour qui il est justifier de se battre. Lors des entretien effectués avec Mesdames Testuz et Bercher, apparaît l&#039;importance des liens avec l&#039;extérieur. En effet, pour Mme Bercher, le détenu n&#039;existe que par ce qu&#039;il entend de l&#039;extérieur. Si l&#039;on souhaite respecter le droit à l&#039;intégrité morale, il faut donc mettre en place des moyens permettant cet accès. Un problème surgit immédiatement : la punition du détenu est justement celle d&#039;être mis de côté, coupé du monde. Quel sens y aurait-il à le mettre en contact avec l&#039;extérieur?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pouvons avancer trois réponses à ceux qui soulève ce problème. Dans un premier temps, en reprenant la citation en début de chapitre, nous appuyons le fait que la prison consiste en une perte d&#039;un droit, celui d&#039;aller et venir où bon nous semble, et non de tous les droits. Cela n&#039;est donc pas incompatible avec la possibilité d&#039;être en contact avec l&#039;extérieur. Ensuite, il convient de définir le but de la prison. Si ce dernier est bien de permettre un jour la réintégration de ses détenus, alors les détenus doivent pouvoir se tenir au courant de se qu&#039;il s&#039;y passe. Enfin, tout simplement parce que les détenus ont droit à leur intégrité physique et morale et qu&#039;en les coupant de leur famille, de l&#039;information, des moyens de communication, on viole ce droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Finalement, les grands victoires de ces dernières années ne sont peut-être pas celles qui ont fait le plus de bruit. Pour nous, il est par exemple difficile d&#039;imaginer l&#039;importance d&#039;avoir deux heures de parloir par semaine au lieu d&#039;une. Mais pour les détenus c&#039;est une victoire. En tant que militant pour les droits de détenus, il fallait se battre pour ces &amp;quot;petites choses&amp;quot; : les parloirs intimes, le courrier, la télévision, internet, ... Car chacune d&#039;elles permettaient d&#039;améliorer l&#039;intégrité physique et morale des détenus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Institutions et associations défendant le droit des prisonniers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le GAP ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Action Prison : GAP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe a été créé, en 1975 par Michel Glardon, à la suite de la mort de Patrick Moll. Ceci se faisait par le biais d’un  journal, nommé Passe-Murailles, qui publiait des dossiers sur des « thèmes brulants ». Ce groupe avait la volonté de créer une profonde modification de la détention préventive. Il a énormément lutté « pour briser l’isolement dans les prisons et pour défendre un vrai salaire pour les prisonniers, supprimer la censure, soutenir les luttes »&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt; dans différentes prisons suisses telles que Witzwil ou encore Saint-Antoine devenue Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1986, le groupe Action Prison a disparu et a laissé la place à bien d’autres associations qui luttent pour le respect des prisonniers. Notamment, l’Association de Défense des Prisonniers en Suisse qui a vu le jour en 1986 et qui souhaitait « soutenir les luttes des prisonniers au niveau national et dénoncer l’ensemble du système carcéral ».&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== ADPS (Association de défense des prisonniers de Suisse) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un syndicat de prisonniers, appelé l’Association de Défense des Prisonniers de Suisse, s’est crée en 1986 et prit, ainsi, le relais du Groupe Action Prison. C&#039;est le 1er août que Jacques Fasel, le fondateur, déposa la demande de création de l’ADPS à la conseillère fédérale Elisabeth Kopp. L’Office fédéral de la justice ne s’y opposa pas concrètement, mais transmit le message suivant : « Rien n’empêche en principe des détenus de fonder une association. Toutefois la direction de l’établissement peut soumettre l’activité de ladite association à des conditions, voire la restreindre. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette association était essentiellement composée de détenus et ne comprenait que quelques rares membres non incarcérés, ceux-ci servant de relais avec l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ADPS a évolué du simple syndicat de prisonniers à un groupe actif hors de l’enceinte des prisons. C’était les membres extérieurs à la prison qui recevaient les demandes d’aide des détenus et qui essaient de les traiter, sans toutefois y arriver au vu des nombreuses sollicitations. L’ADPS est alors perçue par les détenus comme inefficace et se voit discréditée. Il s’en suivit le départ de Jacques Fasel qui préféra œuvrer en solitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces informations sont tirées d&#039;un livre d&#039;Yvonne Bercher. (1995)&amp;lt;ref&amp;gt;Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne. pp 45-48&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Groupement [http://www.infoprisons.ch/ Infosprisons] ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Infoprisons est un groupe de travail qui s&#039;est créé après la fin tragique de [http://www.laregion.ch/cetait-effrayant-et-tres-penible/ Skander Vogt] qui est survenue en mars 2010, suite à l’incendie de sa cellule dans le canton de Vaud. En effet, cet événement a déclenché plusieurs interrogations et ces derniers se sont mis à réfléchir à ce que ce drame révélait du monde des prisons et à ce qui pouvait être fait afin d’éviter que ce type d&#039;événement ne se reproduise. Ils ont donc décidé d’élaborer et de diffuser un bulletin électronique trimestriel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe d&#039;information sur les prisons a donc pour but de permettre la prise de parole des détenus et la mobilisation des professionnels impliqués dans le système carcéral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se compose, d&#039;une part, de plusieurs personnes chargées de la responsabilité principale de la rédaction, à savoir: Marie Bonnard (ancienne journaliste à Tout-Va-Bien Hebdo), Patricia Lin (assistante sociale en milieu carcéral durant de nombreuses années), Anne-Catherine Menétrey-Savary (ex-conseillère nationale) et Muriel Testuz (active dans le Groupe Action Prison aujourd’hui disparu). Puis, d&#039;autre part, d&#039;une personne chargée de la relecture des bulletins, à savoir: Joëlle Pascale Ulrich. Tous ces acteurs travaillent bénévolement pour la rédactions des divers textes ainsi que la recherche d&#039;informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de recevoir les bulletins électroniques, il suffit de s&#039;inscrire sur le [http://infoprisons.ch/ site-web] du Groupe Info prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [http://www.aafip.ch/fr/ AAFIP] (Association des Amis de la Fraternité Internationale des Prisons) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Partout dans le monde les prisons sont un enfer. Aidez-nous à en faire des lieux de résurrection&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Site de l&#039;AAFIP sous http://www.aafip.ch/fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;AAFIP est une association suisse qui a été créée en 2005. Elle agit auprès des détenus, anciens détenus, victimes, enfants et familles touchées par le crime dans de nombreux pays parmi les plus défavorisés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un de leurs axes prioritaires est la justice réparatrice qui est devenue une vision minoritaire autour du XIème siècle, au profit d&#039;une justice rétributive ou répressive, mais qui revient en force actuellement. Car c&#039;est ce type de justice qui est porteur d&#039;espoir pour une réelle réinsertion des détenus au sein de la société. En effet, le crime ne se réduit pas à la transgression de la loi mais il affecte aussi les relations entre les individus. Ainsi, ce n&#039;est pas le fait de simplement appliquer des peines aux coupables qui compensera la souffrance des victimes, et cela peut même conduire à un désir de vengeance chez le coupable. &lt;br /&gt;
Concrètement, la justice réparatrice aide donc le coupable à réparer ou tenter de réparer le mal qu&#039;il a fait dans la mesure du possible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a 124 associations à travers le monde et toutes ont les mêmes objectifs : elles s&#039;impliquent dans la visite des détenus, la formation professionnelle en prison, l’accompagnement des victimes, des familles et enfants de prisonniers, la mise en place de programmes de réinsertion [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]professionnelle et la promotion du concept de justice réparatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chronologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie] sur les droits des prionniers en France&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;étayer les apports de notre article, nous avons décidé d&#039;interviewer deux personnes qui ont milité pour le droit des prisonniers. Pour ce faire, nous avons décidé d&#039;adopter une posture semi-directive dans nos entretiens de recherche. L&#039;objectif de ces entretiens était de &amp;quot;favoriser la production d’un discours de l’interviewé sur un thème défini dans le cadre d’une recherche&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Blanchet A., et Al (1985). L&#039;entretien dans les sciences sociales. Bordas, Paris. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;, dans ce cas-ci il s&#039;est agit pour les deux interviewés de partager leurs souvenirs et expériences afin que nous puissions mieux comprendre la situation passée et actuelle concernant la prison. A partir de ces entretiens, nous avons alors par la suite essayé d&#039;approfondir un peu notre sujet et le thème du droit à l&#039;intégrité physique et morale des détenus en Suisse grâce à leurs opinions sur le sujet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Questions pour les entretiens|Questions d&#039;entretiens]] ===&lt;br /&gt;
Dans le cadre du cours, nous voulions laisser de l&#039;espace et de la liberté aux personnes interviewées. Par conséquent, nous n&#039;avons pas posé de questions fermées mais des questions ouvertes et générales que nous avions décidé lors de l&#039;un de nos cours en grand groupe. Lors des deux entretiens, nous avons accorder un long temps de réponse afin de laisser à Muriel Testuz et Yvonne Bercher la possibilité de se souvenir et de raconter l&#039;histoire et leur histoire, notre but étant de véritablement comprendre comment s&#039;est construite la lutte pour les droits des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant l&#039;entretien de Mme Bercher, nous nous sommes toutefois confrontés à quelques difficultés méthodologiques puisqu&#039;il ne nous a pas été possible de poser nos questions d&#039;entretiens telles quelles. En effet, il était parfois difficile de la recadrer, bien que nous ayons essayer. Par ailleurs, tout au long de l&#039;entretien, elle nous a néanmoins apporté quelques éléments de réponses pour nous permettre de compléter chacune de nos questions. Nous avons donc choisi de ne pas poser les questions telles que nous les avions rédigées afin de ne pas enlever de la spontanéité aux réponses apportées par Mme Bercher. De plus, ayant déjà envoyé les questions par courriel à cette ancienne militante, cette dernière nous avait déjà apporté des informations pertinentes pour chacune de nos questions. A ce propos, nous pensons qu&#039;il a été bénéfique d&#039;envoyer les questions par avance, car ceci nous a permis de laisser une plus grande place à la spontanéité de Mme Berche, ce qui a enrichi encore davantage l&#039;entretien.    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les questions d&#039;entretien étaient les suivantes : [[Questions pour les entretiens|questions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Présentations des personnes interviewées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les deux personnes interviewées ont été Madame Muriel Testuz et Madame Yvonne Bercher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la présentation des personnes interviewées, voir l&#039;[[index]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Retour sur les entretiens ==&lt;br /&gt;
Entretien avec [[Index|Muriel Testuz]] -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien avec [[Index|Yvonne Bercher]] -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mise en relation des deux entretiens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs points ressortent au travers des deux entretiens effectués. Nous les avons regroupé sous différents thèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Motivations&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les motivations de nos deux interlocutrices ont plusieurs points communs. Aussi bien [[Index|Mme Bercher]] que [[Index|Mme Testuz]] ont ressenti un sentiment d&#039;injustice liée à la population carcérale qui les a poussé à se battre. On sent une colère, voire une honte, vis-à-vis du système et un besoin intarissable de militer pour le respect des personnes. Bien qu&#039;elles énoncent différents éléments qui les ont poussés à se lancer dans le combat, on sent que c&#039;est quelque chose qu&#039;elles avaient en elles. Mme Bercher le dit :[[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;vous savez le fait d’être militante, c’est quelque chose qu’on a ou qu’on a pas en soi, mais ce n’est pas un sacrifice&amp;quot;]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles se rejoignent aussi lorsqu&#039;elles évoquent leur entrée dans les associations militantes : [[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;c&#039;est par le bouche à oreilles, par certaines rencontres, fortuites ou non, qu&#039;elles ont pu s&#039;investir. Il existait un flou autour des acteurs du combat pour les droits des prisonniers.&amp;quot; Daniel m’a présenté d’autres personnes qui m’en ont présentées d’autres ça été un jeu de l’avion si vous voulez...&amp;quot;]] (Mme Bercher). Mme Testuz, quant à elle, précise : [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot;[...] qu&#039;on n’entrait pas dans cette association action prison, d’autant plus qu’il se passait la même chose en France. Ce sont des gens qui se rencontraient et il y a eu à un moment donné une convergence.&amp;quot;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Objectifs du travail militant&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mme Bercher et Mme Testuz s&#039;accordent sur le fait que leur travail consistait à rendre visible les prisons et à faire le lien entre l&#039;intérieur et l&#039;extérieur. Mme Bercher, insiste plus sur ce qu&#039;elle amenait de l&#039;extérieur pour les prisonniers :[[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;Le détenu, il existe qu’à travers ce qu’il va capter de l’extérieur, il en est complètement dépendant, il est dans un espace où il n’a plus de recul, où il est aux mains d’autrui. C’est un endroit très sonore la prison, vous avez tout le temps des bruits. Il faut comprendre ce que vivent les gens&amp;quot;]]. Concernant Mme Testuz, c&#039;est le mouvement inverse. Avec la revue Passe-Murailles, elle tentait de transmettre au monde extérieur ce qu&#039;il se passait à l&#039;intérieur même des prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le but de leur travail était bien d&#039;empêcher la prison de se renfermer sur elle-même. D&#039;empêcher que le monde extérieur n&#039;est plus aucun regard sur ce qu&#039;il s&#039;y déroulait et d&#039;empêcher les détenus de se sentir totalement abandonnés et évincés de la société. Elles se battaient pour que la prison et les prisonniers continuent à faire partie de la société, comme toute autre institution. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, leurs actions se devaient, non seulement, d&#039;avoir un impact sur l&#039;époque où elles prenaient place mais aussi, elles visaient à s&#039;inscrire dans les mémoires afin que le combat ne soit pas fait en vain. Nous revenons sur ce point un peu plus loin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Difficultés rencontrées&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les difficultés rencontrées, mise à part les difficultés liées au militantisme - le fait de se heurter à des institutions qui refusent toute discussion, par exemple -, nous avons retenu celle liée directement aux prisonniers et à ce qu&#039;il représente. Est-ce réellement une cause justifiable que celle de se battre pour des détenus? On peut imaginer les incompréhensions que cela peut générer pour l&#039;entourage proche d&#039;une personne militante mais aussi aux yeux de toute autre personne de la société. Mme Bercher répond parfaitement à cette problématique:[[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;L’idée du peuple est qu’ils doivent être punis, c’est des salauds, donc il faut leur enlever des droits. Ce qui est une absence de réflexion, une vision à court terme. Tôt ou tard, ces gens vont sortir, en principe, et ils vont être appelés à se réinsérer et s’ils sortent dix fois plus révoltés qu’ils ne sont entrés, c’est dix fois plus nuisible. Personne n’a rien à gagner. Et moi, combien de fois j’ai fais signer des pétitions et les gens me disaient mais vous y pensez aux victimes? Et je leur répondais, mais justement monsieur nous y pensons. Tout le monde a intérêt que ces gens soient pris en charge d’une manière ou d’une autre&amp;quot;.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements entre l&#039;époque évoquée et aujourd&#039;hui&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ressort des ces deux entretiens que le monde de la prison, durant les années où Mme Bercher et Mme Testuzt ont oeuvré, n’était pas le même qu&#039;aujourd hui. En effet, Mme Testuz évoque le fait que : [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot; Pour les moments de lutte, il y a des pics et après ça redescend. Faut réussir à maintenir. On voulait supprimer la prison à Genève. Aujourd’hui, on ne sait toujours pas quoi faire.&amp;quot;]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles parlent aussi d&#039;un retour en arrière. Comme nous l&#039;explique Mme Testuz avec l&#039;exemple de la maison d&#039;éducation de Vennes. Cette maison avait été fermée suite à une lutte acharnée du Groupe Action Prion et qui va réouvrir au Printemps. Ce retour en arrière est surtout dû selon les Madame Testuz au fait qu&#039;: [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot; Il n&#039;y a pas de mémoire. Aujourd hui on ne pense que par le contrôle.&amp;quot;]] En effet, nous pouvons voir qu&#039;il n&#039;y a plus de réflexion autour de ce sujet. C&#039;est un milieu qui n&#039;a pas évolué depuis plusieurs des années, alors que la société, elle se voit évoluer de manière fulgurante. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A cette perte de mémoire, nous pouvons y lier le rôle de la Presse qui a énormément évolué. Dans les années 1975-1985, il y avait une revue intitulée Passe-Murailles qui permettait de mettre en lumière ce qui se passait à l&#039;intérieur des prisons, mais maintenant plus personne ne le fait réellement. Cette perte de mémoire peut être reliée aux changements de la société dans laquelle nous vivons. La [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot;société permet moins les gens en marge. On nous met dans une case dès qu&#039;on sort de la norme.&amp;quot;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont principalement ces deux aspects qui ont été évoqués lors des entretiens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Réflexions sur la prison&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison est un sujet délicat à traiter car il touche à des personnes qui sont enfermées dans des conditions pouvant se révéler très difficiles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre entretien avec Muriel Testuz, il est ressorti que pour elle :[[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot;Ce n’est pas un statut d’être détenu, c’est un statut administratif, mais ce n’est pas une identité contrairement à d’autres groupes sociaux victimes d’exclusions.&amp;quot;]] Ceci nous amenant à nos poser la question du réel but de la prison.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En effet, il existe un paradoxe autour de la prison. Ceci vient du fait qu&#039;il y ait d&#039;un côté le souhait des gouvernements de réinsérer les prisonniers à leur sortie de prison (dans les dires) alors que rien n&#039;est véritablement mis en place au sein des institutions carcérales pour leur permettre de se réinsérer (pas de formation). Ce paradoxe est parfaitement illustré dans le film [[Index|Thorberg]]. Nous pouvons y voir l&#039;un des détenus de la prison de Thorberg, Janis, qui dénonce &amp;quot;l&#039;absurdité de la prison&amp;quot; en expliquant que cette dernière limite les possibilités des prisonniers tout en espérant qu&#039;ils deviennent meilleures et se réinsèrent correctement dans la société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Madame Testuz étaye ses propos en ajoutant : [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot;On ne peut pas faire d’institutions coercitives sans qu’elles dégagent de la violence, de manière visible ou de manière beaucoup plus subtile, c’est propre à la prison. Tant qu’on n’aura pas une direction qui a une vision des détenus comme des personnes ayants le droit au respect&amp;quot;]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de l&#039;entretien avec Yvonne Bercher, cette notion a elle aussi été mise en lumière. Elle nous a expliqué que : [[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;Ce à quoi il faut être attentif, c’est que le discours et la pratique ne sont pas séparés par un fossé car on a une hypocrisie et un mensonge là-dedans. Si on dit, on est dans un état répressif ça fonctionne comme ça et qu’on l’annonce aux gens au moins ce n’est peut-être pas sympa mais ça a le mérite de l’honnêteté. Mais là, on a un discours suave dans les demies teintes à la Suisse et on a une pratique où on laisse moisir les gens pendant des années. On a toute une zone grise, si vous voulez, contre laquelle on luttait.&amp;quot;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous en retirons le fait suivant : On espère qu&#039;ils deviennent meilleurs sans leur en donner les moyens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
La prison fait aujourd’hui parti du paysage politique et médiatique et ça depuis plusieurs années. Nous avons pu constater à travers ce travail que de nombreux livres, brochures, rapports et autres textes tentent de dénoncer l’état du système carcéral. Cependant, nous avons pu remarquer  qu’à ce jour, la véritable connaissance sur la prison par la population reste limitée et révèle une vision critique, libérale et intéressée. L’opinion publique reste très éloignée des problèmes pénitentiaires réels et prône la tolérance zéro quant à la nature des peines et à leurs modes d’exécution et d’aménagement.&lt;br /&gt;
À travers les différentes étapes de la création de cet article, nous avons aussi pu voir  que le droit des prisonniers n’était pas une cause facile à défendre. L’importance de cette lutte n’est pas encore très démocratisée et comprise par l’ensemble de la population. Ainsi, la prison demeure toujours un lieu où l’on considère les êtres humains comme des individus morcelés et éclatés. Ils ont donc beaucoup de mal à exister comme des personnes à part entière. En effet, nous nous arrêtons souvent au crime commis et nous avons tendance à leur coller facilement des étiquettes.  L’humiliation et le non respect de la dignité sont toujours très présents en prison ainsi nous pouvons nous demander qu’elle est la véritable place pour le droit de l&#039;être humain dans un contexte déjà très difficile à vivre à la base.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Bercher, Yvonne. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Blanchet A., et Al (1985). L&#039;entretien dans les sciences sociales. Bordas, Paris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* ENA. (2011). L&#039;administration pénitentiaire et les droits des personnes détenues. Lettre de mission - Groupe 9.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  -, - (Hrsg.). (2006). Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Filmographie ==&lt;br /&gt;
Thorberg, DVD 1: Kinofilm, 104 Min., Untertitel: d/f/e/i, Trailer 2 Min., Untertitel d/f/e DVD 2: 18 filmische Kurzporträts über Insass en aus 12 Nationen, je ca. 8 Min. Untertitel d/f&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=12587</id>
		<title>Droits des prisonniers</title>
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		<updated>2014-01-08T07:52:06Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique ==&lt;br /&gt;
Durant l&#039;Antiquité et le Moyen-Âge, les sanctions pénales consistaient principalement en un châtiment corporel. La liberté n&#039;était pas encore considérée comme un bien appartenant à l&#039;individu. Par conséquent, les prisons n&#039;étaient pas utilisées comme mode de punition, mais, elles permettaient, par exemple, de s&#039;assurer qu&#039;un condamné serait présent le jour de son procès. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu&#039;au 17ème siècle, cette mentalité n&#039;évoluera pas. Au siècle des lumières, apparaît alors la conception de la liberté. Celle-ci se révèle être le bien le plus précieux dont peut disposer un individu. Rapidement, l&#039;idée d&#039;utiliser la prison comme mesure punitive - car privative de liberté - est proposée : les peines ne s&#039;appliquent plus au corps, mais à l&#039;esprit.&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réforme pénale initiée par le texte de [http://leboucher.com/vous/beccaria/ Cesare Beccaria], Des délits et des peines, paru en 1764, dénonce le recours à la torture comme moyen d&#039;instruction, la cruauté totalement disproportionnée des châtiments, tels que la peine capitale, l&#039;inégalité de traitement des condamnés en fonction de leur classe sociale ou encore l&#039;arbitraire des juges dans la décision des peine. Il préconise alors la mise en œuvre d&#039;un système de peines fixes garantissant l&#039;égalité entre les condamnés et empêchant ainsi toute appréciation des juges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Howard_%28philanthrope%29 John Howard], philanthrope britannique, est l&#039;un des premier à s&#039;intéresser au statut juridique des prisonniers. Son livre sur &amp;quot;L&#039;État des prisons européennes&amp;quot; (1777) souligne la nécessité d&#039;un traitement carcéral respectant les droits élémentaires de l&#039;humanité. À la fin du 18ème siècle, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Bentham Jeremy Bentham] va plus loin et défend la position que les détenus doivent avoir exactement les mêmes droits que les personnes en liberté mis à part celui d&#039;aller et venir&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 19éme siècle pour qu&#039;on donne un autre but aux peines. «Le détenu devrait être complétement transformé, tant dans son corps et ses habitudes que dans son esprit et sa volonté. La volonté d&#039;améliorer le détenu durant sa détention ou l&#039;idée d&#039;une réinsertion possible dans la société transparaissent en filigrane»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 14&amp;lt;/ref&amp;gt;. On passe à une pénalité de la détention. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault Michel Foucault] analyse ce nouvel &amp;quot;art de punir&amp;quot; à travers ce qu&#039;il appelle une micro-physique du pouvoir permettant une constante soumission de l&#039;individu au regard des gardiens. La justice moderne va alors chercher à transmettre l&#039;idée que l&#039;essentiel n&#039;est pas de punir, mais de redresser. Ce que l&#039;on vise désormais, c&#039;est la liberté de l&#039;individu. Par exemple, avec l&#039;introduction de la notion de &amp;quot;circonstances atténuantes&amp;quot; on fait entrer dans le verdict une appréciation portée sur le criminel et sur ce que l&#039;on peut attendre de lui dans l&#039;avenir. «Trouver pour un crime le châtiment qui convient, c&#039;est trouver le désavantage dont l&#039;idée soit telle qu&#039;elle rende définitivement sans attrait l&#039;idée d&#039;un méfait»&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 19ème siècle apporte son lot de réformes. Des mécanismes de réduction de peines apparaissent et surtout, la libération conditionnelle et le régime du sursis sont instaurés, respectivement en 1885 et 1891 en France.&amp;lt;ref&amp;gt;Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’en 1945, la condamnation à une peine de prison correspond encore  à la perte des droits individuels, mais après la Seconde guerre mondiale, une volonté d’humaniser les prisons apparait en même temps qu&#039;une volonté de reconnaissance des droits des personnes détenues. Malgré cette tout, l’incarcération reste encore, à ce moment là, assimilée à un châtiment.&lt;br /&gt;
Il faut alors attendre les années 1970 pour considérer que les détenus restent des sujets détenteurs de droits avant tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les années 1970 sont déterminantes dans le débat sur les droits des prisonniers&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;explique [https://www.google.ch/url?sa=t&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=&amp;amp;esrc=s&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=1&amp;amp;ved=0CDAQFjAA&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.ena.fr%2Findex.php%3F%2Ffr%2Fcontent%2Fdownload%2F4290%2F32109%2Ffile%2Fadministration-penitentiaire-et-droit-des-personnes-detenues.pdf&amp;amp;ei=I9ikUti6K4KPyQOIn4G4CA&amp;amp;usg=AFQjCNHVA-1tT9YFL5Uw8VYnY37FV1DyBA&amp;amp;sig2=s2HOes96Zi0TYRPu3cZLEA&amp;amp;bvm=bv.57752919,d.bGQ le texte de l&#039;ENA] (l&#039;école nationale d&#039;administration), &lt;br /&gt;
&amp;quot; ce n’est qu’à partir des années 1970 qu’il est admis que la qualité de détenu n’exclut pas celle de sujet détenteur de droits, évolution résumée par la formule « la prison, c’est la privation d’aller et venir et rien d’autre » prononcée par le Président de la République Valéry Giscard d’Estaing. Des droits sont progressivement reconnus aux personnes détenues, les dotant d’un statut juridique qui reste cependant partiel car un écart perdure entre la capacité de jouissance et la capacité d’exercice des droits dont les détenus sont titulaires. &amp;quot;&lt;br /&gt;
En effet, en 1975, les détenus récupèrent leur droit de vote, en 1983, ils sont autorisés à porter des vêtements civiles, en 1985, la télévision est autorisée dans les cellules et ainsi de suite. Ce processus de reconnaissance de sujets à part entière détenteurs de droits perdure pendant plus d&#039;un demi-siècle jusqu&#039;à la mise en place de la loi du 24 novembre 2009 qui a, entre autres, introduit un chapitre consacré aux droits et devoirs des personnes détenues et s&#039;est ainsi inscrite dans l’amélioration de l’accès aux droits des personnes détenues et du développement des contrôles externes. De plus, cette loi a opéré &amp;quot;un renversement symbolique des missions qui sont assignées à l’administration pénitentiaire, la réinsertion du détenu étant énoncée avant l’exigence de sécurité&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;ENA. (2011). L&#039;administration pénitentiaire et les droits des personnes détenues. Lettre de mission - Groupe 9. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Droit à l’intégrité physique et morale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison a beaucoup évolué au cours du temps, comme le démontre l&#039;historique. Et avec cette évolution, ont évolué les valeurs de la prison et les droits des prisonniers. Parmi ces droits, nous pouvons lister le droit à l&#039;intégrité physique et morale, le droit à des conditions de vie appropriées, ou encore le droit à la santé. Étant donné la centration sur l&#039;évolution de la nature des sanctions et peines dans l&#039;historique de cet article, nous avons choisi de développer un peu plus le droit à l&#039;intégrité physique et morale des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Par le prononcé d&#039;une peine privative de liberté à son égard, l&#039;individu purgeant cette peine est privé de l&#039;un de ses principaux attributs, il perd sa liberté. Le problème majeur réside dans le fait de savoir s&#039;il s&#039;agit d&#039;une perte de liberté ou des libertés et dans quelle mesure cette privation est compatible avec les droits et libertés de l&#039;individu.»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 17.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les individus qui sont détenus conservent tous leurs droits sauf ceux dont la perte est une conséquence directe de la privation des libertés. L’interdiction universelle des actes de torture et des mauvais traitements trouve sa source dans la dignité inhérente à la personne humaine. Les prisonniers et détenus doivent être traités en toute circonstance de façon humaine et digne et ce du jour de leur admission jusqu&#039;au jour de leur libération. Ainsi tout acte de torture ou de traitement inhumain ou dégradant est interdit et impardonnable. L&#039;interdiction de la torture a force de loi. Cette interdiction trouve sa source dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme dont l&#039;article 5 stipule que : «Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ainsi le paragraphe 1 de l’article premier de la Convention contre la torture et autre peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant définit la torture comme : «Tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles».&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsqu&#039;une personne détenue ou emprisonnée disparaît ou décède, il faut que la cause de cette disparition ou de ce décès fasse l’objet d’une enquête indépendante. Le principe 34 de l’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement prévoit que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Si une personne détenue ou emprisonnée vient à décéder ou à disparaître pendant la période de sa détention ou de son emprisonnement, une autorité judiciaire ou autre ordonnera une enquête sur les causes du décès ou de la disparition, soit de sa propre initiative, soit à la requête d’un membre de la famille de cette personne ou de toute personne qui a connaissance de l’affaire...»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l’exemple des conditions de détention dans une prison genevoise : Champ-Dollon qui ouvre ses portes en 1977. Déjà au centre de l’actualité à cause de sa surpopulation, cette prison préventive de Genève a fait la une, en avril 2006, pour de toutes autres raisons. En effet, 200 détenus ont signé une lettre dénonçant l’emploi disproportionné de la force policière et des détentions préventives excédant les peines prononcées. &lt;br /&gt;
Suite aux protestations de 2006, les rapports ont mis en évidence en évidence des violations des droits humains au sein de la prison (allégations de pratiques d’immersion de la tête sous l’eau) par la suite confirmées. Malgré cela, en 2007, toujours pas de réaction des autorités.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la Ligue suisse des droits de l&#039;homme (LSDH), qui a présenté son rapport le 16 avril 2007, les droits fondamentaux des détenus ne sont pas respectés dans la prison genevoise de Champ-Dollon. De même, le rapport de la commission d&#039;experts du Grand Conseil genevois, présenté le 18 avril 2007, a été très sévère envers les pratiques de la police et de la justice.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les experts de la commission ont auditionné 125 détenus et ils ont eu accès aux données de la police judiciaire et de la justice.&lt;br /&gt;
30% des détenus auditionnés (soit 38 sur les 125) se sont plaints de mauvais traitements physiques et de propos racistes, voire de rançons; dans 14 des cas, des lésions ont été constatées par les médecins. Les brutalités ont consisté en coups de pieds à terre, tête frappée contre le mur, gifles, coups lors de l&#039;interrogatoire, et un mineur a raconté avoir subit le sous-marin (tête dans l&#039;eau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dû à la surpopulation, certaines conditions de détention deviennent inacceptables. Le rapport de la LSDH a confirmé certains problèmes, comme un accès restreint aux soins, aux parloirs, à la formation ou aux places de travail. Les experts ont confirmé la promiscuité, la mixité, le mélange de détenus (p.ex avec des détenus perturbés) et certaines restrictions.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d&#039;une conférence de presse le 3 mai 2007, les autorités ont exprimé leur inquiétude tout en relativisant les allégations. Le ministre genevois en charge de la police, Laurent Moutinot, a pointé le fait que les allégations de détenus n&#039;avaient pas fait l&#039;objet de vérification et que les policiers accusés n&#039;avaient pas été entendus. Toutefois, les autorités ont présenté un plan de réformes de la police censé mettre un frein à ces dysfonctionnements. Le plan d&#039;action comprenait l&#039;amélioration de la formation des policier, la réunion en un seul corps de la gendarmerie et de la police de sécurité internationale, une nouvelle répartition des compétences, des caméras de surveillance (y compris dans les postes de police et les salles d&#039;interrogatoires), la réforme des procédures disciplinaires et la création d&#039;une police des polices intercantonale.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien qu&#039;on puisse la croire disparue des prisons, la violence envers les détenus est toujours présente. Il est certain que c&#039;est un point particulièrement important dans le respect du droits à l&#039;intégrité physique et morale des détenus. Mais il y en a d&#039;autres, en apparence moins importants, mais pour qui il est justifier de se battre. Lors des entretien effectués avec Mesdames Testuz et Bercher, apparaît l&#039;importance des liens avec l&#039;extérieur. En effet, pour Mme Bercher, le détenu n&#039;existe que par ce qu&#039;il entend de l&#039;extérieur. Si l&#039;on souhaite respecter le droit à l&#039;intégrité morale, il faut donc mettre en place des moyens permettant cet accès. Un problème surgit immédiatement : la punition du détenu est justement celle d&#039;être mis de côté, coupé du monde. Quel sens y aurait-il à le mettre en contact avec l&#039;extérieur?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pouvons avancer trois réponses à ceux qui soulève ce problème. Dans un premier temps, en reprenant la citation en début de chapitre, nous appuyons le fait que la prison consiste en une perte d&#039;un droit, celui d&#039;aller et venir où bon nous semble, et non de tous les droits. Cela n&#039;est donc pas incompatible avec la possibilité d&#039;être en contact avec l&#039;extérieur. Ensuite, il convient de définir le but de la prison. Si ce dernier est bien de permettre un jour la réintégration de ses détenus, alors les détenus doivent pouvoir se tenir au courant de se qu&#039;il s&#039;y passe. Enfin, tout simplement parce que les détenus ont droit à leur intégrité physique et morale et qu&#039;en les coupant de leur famille, de l&#039;information, des moyens de communication, on viole ce droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Finalement, les grands victoires de ces dernières années ne sont peut-être pas celles qui ont fait le plus de bruit. Pour nous, il est par exemple difficile d&#039;imaginer l&#039;importance d&#039;avoir deux heures de parloir par semaine au lieu d&#039;une. Mais pour les détenus c&#039;est une victoire. En tant que militant pour les droits de détenus, il fallait se battre pour ces &amp;quot;petites choses&amp;quot; : les parloirs intimes, le courrier, la télévision, internet, ... Car chacune d&#039;elles permettaient d&#039;améliorer l&#039;intégrité physique et morale des détenus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Institutions et associations défendant le droit des prisonniers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le GAP ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Action Prison : GAP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe a été créé, en 1975 par Michel Glardon, à la suite de la mort de Patrick Moll. Ceci se faisait par le biais d’un  journal, nommé Passe-Murailles, qui publiait des dossiers sur des « thèmes brulants ». Ce groupe avait la volonté de créer une profonde modification de la détention préventive. Il a énormément lutté « pour briser l’isolement dans les prisons et pour défendre un vrai salaire pour les prisonniers, supprimer la censure, soutenir les luttes »&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt; dans différentes prisons suisses telles que Witzwil ou encore Saint-Antoine devenue Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1986, le groupe Action Prison a disparu et a laissé la place à bien d’autres associations qui luttent pour le respect des prisonniers. Notamment, l’Association de Défense des Prisonniers en Suisse qui a vu le jour en 1986 et qui souhaitait « soutenir les luttes des prisonniers au niveau national et dénoncer l’ensemble du système carcéral ».&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== ADPS (Association de défense des prisonniers de Suisse) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un syndicat de prisonniers, appelé l’Association de Défense des Prisonniers de Suisse, s’est crée en 1986 et prit, ainsi, le relais du Groupe Action Prison. C&#039;est le 1er août que Jacques Fasel, le fondateur, déposa la demande de création de l’ADPS à la conseillère fédérale Elisabeth Kopp. L’Office fédéral de la justice ne s’y opposa pas concrètement, mais transmit le message suivant : « Rien n’empêche en principe des détenus de fonder une association. Toutefois la direction de l’établissement peut soumettre l’activité de ladite association à des conditions, voire la restreindre. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette association était essentiellement composée de détenus et ne comprenait que quelques rares membres non incarcérés, ceux-ci servant de relais avec l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ADPS a évolué du simple syndicat de prisonniers à un groupe actif hors de l’enceinte des prisons. C’était les membres extérieurs à la prison qui recevaient les demandes d’aide des détenus et qui essaient de les traiter, sans toutefois y arriver au vu des nombreuses sollicitations. L’ADPS est alors perçue par les détenus comme inefficace et se voit discréditée. Il s’en suivit le départ de Jacques Fasel qui préféra œuvrer en solitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces informations sont tirées d&#039;un livre d&#039;Yvonne Bercher. (1995)&amp;lt;ref&amp;gt;Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne. pp 45-48&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Groupement [http://www.infoprisons.ch/ Infosprisons] ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Infoprisons est un groupe de travail qui s&#039;est créé après la fin tragique de [http://www.laregion.ch/cetait-effrayant-et-tres-penible/ Skander Vogt] qui est survenue en mars 2010, suite à l’incendie de sa cellule dans le canton de Vaud. En effet, cet événement a déclenché plusieurs interrogations et ces derniers se sont mis à réfléchir à ce que ce drame révélait du monde des prisons et à ce qui pouvait être fait afin d’éviter que ce type d&#039;événement ne se reproduise. Ils ont donc décidé d’élaborer et de diffuser un bulletin électronique trimestriel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe d&#039;information sur les prisons a donc pour but de permettre la prise de parole des détenus et la mobilisation des professionnels impliqués dans le système carcéral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se compose, d&#039;une part, de plusieurs personnes chargées de la responsabilité principale de la rédaction, à savoir: Marie Bonnard (ancienne journaliste à Tout-Va-Bien Hebdo), Patricia Lin (assistante sociale en milieu carcéral durant de nombreuses années), Anne-Catherine Menétrey-Savary (ex-conseillère nationale) et Muriel Testuz (active dans le Groupe Action Prison aujourd’hui disparu). Puis, d&#039;autre part, d&#039;une personne chargée de la relecture des bulletins, à savoir: Joëlle Pascale Ulrich. Tous ces acteurs travaillent bénévolement pour la rédactions des divers textes ainsi que la recherche d&#039;informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de recevoir les bulletins électroniques, il suffit de s&#039;inscrire sur le [http://infoprisons.ch/ site-web] du Groupe Info prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [http://www.aafip.ch/fr/ AAFIP] (Association des Amis de la Fraternité Internationale des Prisons) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Partout dans le monde les prisons sont un enfer. Aidez-nous à en faire des lieux de résurrection&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Site de l&#039;AAFIP sous http://www.aafip.ch/fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;AAFIP est une association suisse qui a été créée en 2005. Elle agit auprès des détenus, anciens détenus, victimes, enfants et familles touchées par le crime dans de nombreux pays parmi les plus défavorisés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un de leurs axes prioritaires est la justice réparatrice qui est devenue une vision minoritaire autour du XIème siècle, au profit d&#039;une justice rétributive ou répressive, mais qui revient en force actuellement. Car c&#039;est ce type de justice qui est porteur d&#039;espoir pour une réelle réinsertion des détenus au sein de la société. En effet, le crime ne se réduit pas à la transgression de la loi mais il affecte aussi les relations entre les individus. Ainsi, ce n&#039;est pas le fait de simplement appliquer des peines aux coupables qui compensera la souffrance des victimes, et cela peut même conduire à un désir de vengeance chez le coupable. &lt;br /&gt;
Concrètement, la justice réparatrice aide donc le coupable à réparer ou tenter de réparer le mal qu&#039;il a fait dans la mesure du possible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a 124 associations à travers le monde et toutes ont les mêmes objectifs : elles s&#039;impliquent dans la visite des détenus, la formation professionnelle en prison, l’accompagnement des victimes, des familles et enfants de prisonniers, la mise en place de programmes de réinsertion [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]professionnelle et la promotion du concept de justice réparatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chronologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie] sur les droits des prionniers en France&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;étayer les apports de notre article, nous avons décidé d&#039;interviewer deux personnes qui ont milité pour le droit des prisonniers. Pour ce faire, nous avons décidé d&#039;adopter une posture semi-directive dans nos entretiens de recherche. L&#039;objectif de ces entretiens était de &amp;quot;favoriser la production d’un discours de l’interviewé sur un thème défini dans le cadre d’une recherche&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Blanchet A., et Al (1985). L&#039;entretien dans les sciences sociales. Bordas, Paris. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;, dans ce cas-ci il s&#039;est agit pour les deux interviewés de partager leurs souvenirs et expériences afin que nous puissions mieux comprendre la situation passée et actuelle concernant la prison. A partir de ces entretiens, nous avons alors par la suite essayé d&#039;approfondir un peu notre sujet et le thème du droit à l&#039;intégrité physique et morale des détenus en Suisse grâce à leurs opinions sur le sujet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Questions pour les entretiens|Questions d&#039;entretiens]] ===&lt;br /&gt;
Dans le cadre du cours, nous voulions laisser de l&#039;espace et de la liberté aux personnes interviewées. Par conséquent, nous n&#039;avons pas posé de questions fermées mais des questions ouvertes et générales que nous avions décidé lors de l&#039;un de nos cours en grand groupe. Lors des deux entretiens, nous avons accorder un long temps de réponse afin de laisser à Muriel Testuz et Yvonne Bercher la possibilité de se souvenir et de raconter l&#039;histoire et leur histoire, notre but étant de véritablement comprendre comment s&#039;est construite la lutte pour les droits des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant l&#039;entretien de Mme Bercher, nous nous sommes toutefois confrontés à quelques difficultés méthodologiques puisqu&#039;il ne nous a pas été possible de poser nos questions d&#039;entretiens telles quelles. En effet, il était parfois difficile de la recadrer, bien que nous ayons essayer. Par ailleurs, tout au long de l&#039;entretien, elle nous a néanmoins apporté quelques éléments de réponses pour nous permettre de compléter chacune de nos questions. Nous avons donc choisi de ne pas poser les questions telles que nous les avions rédigées afin de ne pas enlever de la spontanéité aux réponses apportées par Mme Bercher. De plus, ayant déjà envoyé les questions par courriel à cette ancienne militante, cette dernière nous avait déjà apporté des informations pertinentes pour chacune de nos questions. A ce propos, nous pensons qu&#039;il a été bénéfique d&#039;envoyer les questions par avance, car ceci nous a permis de laisser une plus grande place à la spontanéité de Mme Berche, ce qui a enrichi encore davantage l&#039;entretien.    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les questions d&#039;entretien étaient les suivantes : [[Questions pour les entretiens|questions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Présentations des personnes interviewées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les deux personnes interviewées ont été Madame Muriel Testuz et Madame Yvonne Bercher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la présentation des personnes interviewées, voir l&#039;[[index]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Retour sur les entretiens ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Muriel Testuz]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Yvonne Bercher]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mise en relation des deux entretiens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs points ressortent au travers des deux entretiens effectués. Nous les avons regroupé sous différents thèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Motivations&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les motivations de nos deux interlocutrices ont plusieurs points communs. Aussi bien [[Index|Mme Bercher]] que [[Index|Mme Testuz]] ont ressenti un sentiment d&#039;injustice liée à la population carcérale qui les a poussé à se battre. On sent une colère, voire une honte, vis-à-vis du système et un besoin intarissable de militer pour le respect des personnes. Bien qu&#039;elles énoncent différents éléments qui les ont poussés à se lancer dans le combat, on sent que c&#039;est quelque chose qu&#039;elles avaient en elles. Mme Bercher le dit :[[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;vous savez le fait d’être militante, c’est quelque chose qu’on a ou qu’on a pas en soi, mais ce n’est pas un sacrifice&amp;quot;]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles se rejoignent aussi lorsqu&#039;elles évoquent leur entrée dans les associations militantes : [[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;c&#039;est par le bouche à oreilles, par certaines rencontres, fortuites ou non, qu&#039;elles ont pu s&#039;investir. Il existait un flou autour des acteurs du combat pour les droits des prisonniers.&amp;quot; Daniel m’a présenté d’autres personnes qui m’en ont présentées d’autres ça été un jeu de l’avion si vous voulez...&amp;quot;]] (Mme Bercher). Mme Testuz, quant à elle, précise : [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot;[...] qu&#039;on n’entrait pas dans cette association action prison, d’autant plus qu’il se passait la même chose en France. Ce sont des gens qui se rencontraient et il y a eu à un moment donné une convergence.&amp;quot;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Objectifs du travail militant&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mme Bercher et Mme Testuz s&#039;accordent sur le fait que leur travail consistait à rendre visible les prisons et à faire le lien entre l&#039;intérieur et l&#039;extérieur. Mme Bercher, insiste plus sur ce qu&#039;elle amenait de l&#039;extérieur pour les prisonniers :[[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;Le détenu, il existe qu’à travers ce qu’il va capter de l’extérieur, il en est complètement dépendant, il est dans un espace où il n’a plus de recul, où il est aux mains d’autrui. C’est un endroit très sonore la prison, vous avez tout le temps des bruits. Il faut comprendre ce que vivent les gens&amp;quot;]]. Concernant Mme Testuz, c&#039;est le mouvement inverse. Avec la revue Passe-Murailles, elle tentait de transmettre au monde extérieur ce qu&#039;il se passait à l&#039;intérieur même des prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le but de leur travail était bien d&#039;empêcher la prison de se renfermer sur elle-même. D&#039;empêcher que le monde extérieur n&#039;est plus aucun regard sur ce qu&#039;il s&#039;y déroulait et d&#039;empêcher les détenus de se sentir totalement abandonnés et évincés de la société. Elles se battaient pour que la prison et les prisonniers continuent à faire partie de la société, comme toute autre institution. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, leurs actions se devaient, non seulement, d&#039;avoir un impact sur l&#039;époque où elles prenaient place mais aussi, elles visaient à s&#039;inscrire dans les mémoires afin que le combat ne soit pas fait en vain. Nous revenons sur ce point un peu plus loin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Difficultés rencontrées&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les difficultés rencontrées, mise à part les difficultés liées au militantisme - le fait de se heurter à des institutions qui refusent toute discussion, par exemple -, nous avons retenu celle liée directement aux prisonniers et à ce qu&#039;il représente. Est-ce réellement une cause justifiable que celle de se battre pour des détenus? On peut imaginer les incompréhensions que cela peut générer pour l&#039;entourage proche d&#039;une personne militante mais aussi aux yeux de toute autre personne de la société. Mme Bercher répond parfaitement à cette problématique:[[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;L’idée du peuple est qu’ils doivent être punis, c’est des salauds, donc il faut leur enlever des droits. Ce qui est une absence de réflexion, une vision à court terme. Tôt ou tard, ces gens vont sortir, en principe, et ils vont être appelés à se réinsérer et s’ils sortent dix fois plus révoltés qu’ils ne sont entrés, c’est dix fois plus nuisible. Personne n’a rien à gagner. Et moi, combien de fois j’ai fais signer des pétitions et les gens me disaient mais vous y pensez aux victimes? Et je leur répondais, mais justement monsieur nous y pensons. Tout le monde a intérêt que ces gens soient pris en charge d’une manière ou d’une autre&amp;quot;.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements entre l&#039;époque évoquée et aujourd&#039;hui&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ressort des ces deux entretiens que le monde de la prison, durant les années où Mme Bercher et Mme Testuzt ont oeuvré, n’était pas le même qu&#039;aujourd hui. En effet, Mme Testuz évoque le fait que : [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot; Pour les moments de lutte, il y a des pics et après ça redescend. Faut réussir à maintenir. On voulait supprimer la prison à Genève. Aujourd’hui, on ne sait toujours pas quoi faire.&amp;quot;]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles parlent aussi d&#039;un retour en arrière. Comme nous l&#039;explique Mme Testuz avec l&#039;exemple de la maison d&#039;éducation de Vennes. Cette maison avait été fermée suite à une lutte acharnée du Groupe Action Prion et qui va réouvrir au Printemps. Ce retour en arrière est surtout dû selon les Madame Testuz au fait qu&#039;: [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot; Il n&#039;y a pas de mémoire. Aujourd hui on ne pense que par le contrôle.&amp;quot;]] En effet, nous pouvons voir qu&#039;il n&#039;y a plus de réflexion autour de ce sujet. C&#039;est un milieu qui n&#039;a pas évolué depuis plusieurs des années, alors que la société, elle se voit évoluer de manière fulgurante. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A cette perte de mémoire, nous pouvons y lier le rôle de la Presse qui a énormément évolué. Dans les années 1975-1985, il y avait une revue intitulée Passe-Murailles qui permettait de mettre en lumière ce qui se passait à l&#039;intérieur des prisons, mais maintenant plus personne ne le fait réellement. Cette perte de mémoire peut être reliée aux changements de la société dans laquelle nous vivons. La [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot;société permet moins les gens en marge. On nous met dans une case dès qu&#039;on sort de la norme.&amp;quot;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont principalement ces deux aspects qui ont été évoqués lors des entretiens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Réflexions sur la prison&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison est un sujet délicat à traiter car il touche à des personnes qui sont enfermées dans des conditions pouvant se révéler très difficiles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre entretien avec Muriel Testuz, il est ressorti que pour elle :[[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot;Ce n’est pas un statut d’être détenu, c’est un statut administratif, mais ce n’est pas une identité contrairement à d’autres groupes sociaux victimes d’exclusions.&amp;quot;]] Ceci nous amenant à nos poser la question du réel but de la prison.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En effet, il existe un paradoxe autour de la prison. Ceci vient du fait qu&#039;il y ait d&#039;un côté le souhait des gouvernements de réinsérer les prisonniers à leur sortie de prison (dans les dires) alors que rien n&#039;est véritablement mis en place au sein des institutions carcérales pour leur permettre de se réinsérer (pas de formation). Ce paradoxe est parfaitement illustré dans le film [[Index|Thorberg]]. Nous pouvons y voir l&#039;un des détenus de la prison de Thorberg, Janis, qui dénonce &amp;quot;l&#039;absurdité de la prison&amp;quot; en expliquant que cette dernière limite les possibilités des prisonniers tout en espérant qu&#039;ils deviennent meilleures et se réinsèrent correctement dans la société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Madame Testuz étaye ses propos en ajoutant : [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot;On ne peut pas faire d’institutions coercitives sans qu’elles dégagent de la violence, de manière visible ou de manière beaucoup plus subtile, c’est propre à la prison. Tant qu’on n’aura pas une direction qui a une vision des détenus comme des personnes ayants le droit au respect&amp;quot;]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de l&#039;entretien avec Yvonne Bercher, cette notion a elle aussi été mise en lumière. Elle nous a expliqué que : [[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;Ce à quoi il faut être attentif, c’est que le discours et la pratique ne sont pas séparés par un fossé car on a une hypocrisie et un mensonge là-dedans. Si on dit, on est dans un état répressif ça fonctionne comme ça et qu’on l’annonce aux gens au moins ce n’est peut-être pas sympa mais ça a le mérite de l’honnêteté. Mais là, on a un discours suave dans les demies teintes à la Suisse et on a une pratique où on laisse moisir les gens pendant des années. On a toute une zone grise, si vous voulez, contre laquelle on luttait.&amp;quot;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous en retirons le fait suivant : On espère qu&#039;ils deviennent meilleurs sans leur en donner les moyens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
La prison fait aujourd’hui parti du paysage politique et médiatique et ça depuis plusieurs années. Nous avons pu constater à travers ce travail que de nombreux livres, brochures, rapports et autres textes tentent de dénoncer l’état du système carcéral. Cependant, nous avons pu remarquer  qu’à ce jour, la véritable connaissance sur la prison par la population reste limitée et révèle une vision critique, libérale et intéressée. L’opinion publique reste très éloignée des problèmes pénitentiaires réels et prône la tolérance zéro quant à la nature des peines et à leurs modes d’exécution et d’aménagement.&lt;br /&gt;
À travers les différentes étapes de la création de cet article, nous avons aussi pu voir  que le droit des prisonniers n’était pas une cause facile à défendre. L’importance de cette lutte n’est pas encore très démocratisée et comprise par l’ensemble de la population. Ainsi, la prison demeure toujours un lieu où l’on considère les êtres humains comme des individus morcelés et éclatés. Ils ont donc beaucoup de mal à exister comme des personnes à part entière. En effet, nous nous arrêtons souvent au crime commis et nous avons tendance à leur coller facilement des étiquettes.  L’humiliation et le non respect de la dignité sont toujours très présents en prison ainsi nous pouvons nous demander qu’elle est la véritable place pour le droit de l&#039;être humain dans un contexte déjà très difficile à vivre à la base.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Bercher, Yvonne. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Blanchet A., et Al (1985). L&#039;entretien dans les sciences sociales. Bordas, Paris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* ENA. (2011). L&#039;administration pénitentiaire et les droits des personnes détenues. Lettre de mission - Groupe 9.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  -, - (Hrsg.). (2006). Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Filmographie ==&lt;br /&gt;
Thorberg, DVD 1: Kinofilm, 104 Min., Untertitel: d/f/e/i, Trailer 2 Min., Untertitel d/f/e DVD 2: 18 filmische Kurzporträts über Insass en aus 12 Nationen, je ca. 8 Min. Untertitel d/f&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=12585</id>
		<title>Droits des prisonniers</title>
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		<updated>2014-01-08T07:50:36Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* Questions d&amp;#039;entretiens */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique ==&lt;br /&gt;
Durant l&#039;Antiquité et le Moyen-Âge, les sanctions pénales consistaient principalement en un châtiment corporel. La liberté n&#039;était pas encore considérée comme un bien appartenant à l&#039;individu. Par conséquent, les prisons n&#039;étaient pas utilisées comme mode de punition, mais, elles permettaient, par exemple, de s&#039;assurer qu&#039;un condamné serait présent le jour de son procès. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu&#039;au 17ème siècle, cette mentalité n&#039;évoluera pas. Au siècle des lumières, apparaît alors la conception de la liberté. Celle-ci se révèle être le bien le plus précieux dont peut disposer un individu. Rapidement, l&#039;idée d&#039;utiliser la prison comme mesure punitive - car privative de liberté - est proposée : les peines ne s&#039;appliquent plus au corps, mais à l&#039;esprit.&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réforme pénale initiée par le texte de [http://leboucher.com/vous/beccaria/ Cesare Beccaria], Des délits et des peines, paru en 1764, dénonce le recours à la torture comme moyen d&#039;instruction, la cruauté totalement disproportionnée des châtiments, tels que la peine capitale, l&#039;inégalité de traitement des condamnés en fonction de leur classe sociale ou encore l&#039;arbitraire des juges dans la décision des peine. Il préconise alors la mise en œuvre d&#039;un système de peines fixes garantissant l&#039;égalité entre les condamnés et empêchant ainsi toute appréciation des juges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Howard_%28philanthrope%29 John Howard], philanthrope britannique, est l&#039;un des premier à s&#039;intéresser au statut juridique des prisonniers. Son livre sur &amp;quot;L&#039;État des prisons européennes&amp;quot; (1777) souligne la nécessité d&#039;un traitement carcéral respectant les droits élémentaires de l&#039;humanité. À la fin du 18ème siècle, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Bentham Jeremy Bentham] va plus loin et défend la position que les détenus doivent avoir exactement les mêmes droits que les personnes en liberté mis à part celui d&#039;aller et venir&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 19éme siècle pour qu&#039;on donne un autre but aux peines. «Le détenu devrait être complétement transformé, tant dans son corps et ses habitudes que dans son esprit et sa volonté. La volonté d&#039;améliorer le détenu durant sa détention ou l&#039;idée d&#039;une réinsertion possible dans la société transparaissent en filigrane»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 14&amp;lt;/ref&amp;gt;. On passe à une pénalité de la détention. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault Michel Foucault] analyse ce nouvel &amp;quot;art de punir&amp;quot; à travers ce qu&#039;il appelle une micro-physique du pouvoir permettant une constante soumission de l&#039;individu au regard des gardiens. La justice moderne va alors chercher à transmettre l&#039;idée que l&#039;essentiel n&#039;est pas de punir, mais de redresser. Ce que l&#039;on vise désormais, c&#039;est la liberté de l&#039;individu. Par exemple, avec l&#039;introduction de la notion de &amp;quot;circonstances atténuantes&amp;quot; on fait entrer dans le verdict une appréciation portée sur le criminel et sur ce que l&#039;on peut attendre de lui dans l&#039;avenir. «Trouver pour un crime le châtiment qui convient, c&#039;est trouver le désavantage dont l&#039;idée soit telle qu&#039;elle rende définitivement sans attrait l&#039;idée d&#039;un méfait»&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 19ème siècle apporte son lot de réformes. Des mécanismes de réduction de peines apparaissent et surtout, la libération conditionnelle et le régime du sursis sont instaurés, respectivement en 1885 et 1891 en France.&amp;lt;ref&amp;gt;Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’en 1945, la condamnation à une peine de prison correspond encore  à la perte des droits individuels, mais après la Seconde guerre mondiale, une volonté d’humaniser les prisons apparait en même temps qu&#039;une volonté de reconnaissance des droits des personnes détenues. Malgré cette tout, l’incarcération reste encore, à ce moment là, assimilée à un châtiment.&lt;br /&gt;
Il faut alors attendre les années 1970 pour considérer que les détenus restent des sujets détenteurs de droits avant tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les années 1970 sont déterminantes dans le débat sur les droits des prisonniers&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;explique [https://www.google.ch/url?sa=t&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=&amp;amp;esrc=s&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=1&amp;amp;ved=0CDAQFjAA&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.ena.fr%2Findex.php%3F%2Ffr%2Fcontent%2Fdownload%2F4290%2F32109%2Ffile%2Fadministration-penitentiaire-et-droit-des-personnes-detenues.pdf&amp;amp;ei=I9ikUti6K4KPyQOIn4G4CA&amp;amp;usg=AFQjCNHVA-1tT9YFL5Uw8VYnY37FV1DyBA&amp;amp;sig2=s2HOes96Zi0TYRPu3cZLEA&amp;amp;bvm=bv.57752919,d.bGQ le texte de l&#039;ENA] (l&#039;école nationale d&#039;administration), &lt;br /&gt;
&amp;quot; ce n’est qu’à partir des années 1970 qu’il est admis que la qualité de détenu n’exclut pas celle de sujet détenteur de droits, évolution résumée par la formule « la prison, c’est la privation d’aller et venir et rien d’autre » prononcée par le Président de la République Valéry Giscard d’Estaing. Des droits sont progressivement reconnus aux personnes détenues, les dotant d’un statut juridique qui reste cependant partiel car un écart perdure entre la capacité de jouissance et la capacité d’exercice des droits dont les détenus sont titulaires. &amp;quot;&lt;br /&gt;
En effet, en 1975, les détenus récupèrent leur droit de vote, en 1983, ils sont autorisés à porter des vêtements civiles, en 1985, la télévision est autorisée dans les cellules et ainsi de suite. Ce processus de reconnaissance de sujets à part entière détenteurs de droits perdure pendant plus d&#039;un demi-siècle jusqu&#039;à la mise en place de la loi du 24 novembre 2009 qui a, entre autres, introduit un chapitre consacré aux droits et devoirs des personnes détenues et s&#039;est ainsi inscrite dans l’amélioration de l’accès aux droits des personnes détenues et du développement des contrôles externes. De plus, cette loi a opéré &amp;quot;un renversement symbolique des missions qui sont assignées à l’administration pénitentiaire, la réinsertion du détenu étant énoncée avant l’exigence de sécurité&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;ENA. (2011). L&#039;administration pénitentiaire et les droits des personnes détenues. Lettre de mission - Groupe 9. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Droit à l’intégrité physique et morale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison a beaucoup évolué au cours du temps, comme le démontre l&#039;historique. Et avec cette évolution, ont évolué les valeurs de la prison et les droits des prisonniers. Parmi ces droits, nous pouvons lister le droit à l&#039;intégrité physique et morale, le droit à des conditions de vie appropriées, ou encore le droit à la santé. Étant donné la centration sur l&#039;évolution de la nature des sanctions et peines dans l&#039;historique de cet article, nous avons choisi de développer un peu plus le droit à l&#039;intégrité physique et morale des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Par le prononcé d&#039;une peine privative de liberté à son égard, l&#039;individu purgeant cette peine est privé de l&#039;un de ses principaux attributs, il perd sa liberté. Le problème majeur réside dans le fait de savoir s&#039;il s&#039;agit d&#039;une perte de liberté ou des libertés et dans quelle mesure cette privation est compatible avec les droits et libertés de l&#039;individu.»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 17.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les individus qui sont détenus conservent tous leurs droits sauf ceux dont la perte est une conséquence directe de la privation des libertés. L’interdiction universelle des actes de torture et des mauvais traitements trouve sa source dans la dignité inhérente à la personne humaine. Les prisonniers et détenus doivent être traités en toute circonstance de façon humaine et digne et ce du jour de leur admission jusqu&#039;au jour de leur libération. Ainsi tout acte de torture ou de traitement inhumain ou dégradant est interdit et impardonnable. L&#039;interdiction de la torture a force de loi. Cette interdiction trouve sa source dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme dont l&#039;article 5 stipule que : «Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ainsi le paragraphe 1 de l’article premier de la Convention contre la torture et autre peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant définit la torture comme : «Tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles».&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsqu&#039;une personne détenue ou emprisonnée disparaît ou décède, il faut que la cause de cette disparition ou de ce décès fasse l’objet d’une enquête indépendante. Le principe 34 de l’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement prévoit que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Si une personne détenue ou emprisonnée vient à décéder ou à disparaître pendant la période de sa détention ou de son emprisonnement, une autorité judiciaire ou autre ordonnera une enquête sur les causes du décès ou de la disparition, soit de sa propre initiative, soit à la requête d’un membre de la famille de cette personne ou de toute personne qui a connaissance de l’affaire...»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l’exemple des conditions de détention dans une prison genevoise : Champ-Dollon qui ouvre ses portes en 1977. Déjà au centre de l’actualité à cause de sa surpopulation, cette prison préventive de Genève a fait la une, en avril 2006, pour de toutes autres raisons. En effet, 200 détenus ont signé une lettre dénonçant l’emploi disproportionné de la force policière et des détentions préventives excédant les peines prononcées. &lt;br /&gt;
Suite aux protestations de 2006, les rapports ont mis en évidence en évidence des violations des droits humains au sein de la prison (allégations de pratiques d’immersion de la tête sous l’eau) par la suite confirmées. Malgré cela, en 2007, toujours pas de réaction des autorités.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la Ligue suisse des droits de l&#039;homme (LSDH), qui a présenté son rapport le 16 avril 2007, les droits fondamentaux des détenus ne sont pas respectés dans la prison genevoise de Champ-Dollon. De même, le rapport de la commission d&#039;experts du Grand Conseil genevois, présenté le 18 avril 2007, a été très sévère envers les pratiques de la police et de la justice.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les experts de la commission ont auditionné 125 détenus et ils ont eu accès aux données de la police judiciaire et de la justice.&lt;br /&gt;
30% des détenus auditionnés (soit 38 sur les 125) se sont plaints de mauvais traitements physiques et de propos racistes, voire de rançons; dans 14 des cas, des lésions ont été constatées par les médecins. Les brutalités ont consisté en coups de pieds à terre, tête frappée contre le mur, gifles, coups lors de l&#039;interrogatoire, et un mineur a raconté avoir subit le sous-marin (tête dans l&#039;eau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dû à la surpopulation, certaines conditions de détention deviennent inacceptables. Le rapport de la LSDH a confirmé certains problèmes, comme un accès restreint aux soins, aux parloirs, à la formation ou aux places de travail. Les experts ont confirmé la promiscuité, la mixité, le mélange de détenus (p.ex avec des détenus perturbés) et certaines restrictions.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d&#039;une conférence de presse le 3 mai 2007, les autorités ont exprimé leur inquiétude tout en relativisant les allégations. Le ministre genevois en charge de la police, Laurent Moutinot, a pointé le fait que les allégations de détenus n&#039;avaient pas fait l&#039;objet de vérification et que les policiers accusés n&#039;avaient pas été entendus. Toutefois, les autorités ont présenté un plan de réformes de la police censé mettre un frein à ces dysfonctionnements. Le plan d&#039;action comprenait l&#039;amélioration de la formation des policier, la réunion en un seul corps de la gendarmerie et de la police de sécurité internationale, une nouvelle répartition des compétences, des caméras de surveillance (y compris dans les postes de police et les salles d&#039;interrogatoires), la réforme des procédures disciplinaires et la création d&#039;une police des polices intercantonale.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien qu&#039;on puisse la croire disparue des prisons, la violence envers les détenus est toujours présente. Il est certain que c&#039;est un point particulièrement important dans le respect du droits à l&#039;intégrité physique et morale des détenus. Mais il y en a d&#039;autres, en apparence moins importants, mais pour qui il est justifier de se battre. Lors des entretien effectués avec Mesdames Testuz et Bercher, apparaît l&#039;importance des liens avec l&#039;extérieur. En effet, pour Mme Bercher, le détenu n&#039;existe que par ce qu&#039;il entend de l&#039;extérieur. Si l&#039;on souhaite respecter le droit à l&#039;intégrité morale, il faut donc mettre en place des moyens permettant cet accès. Un problème surgit immédiatement : la punition du détenu est justement celle d&#039;être mis de côté, coupé du monde. Quel sens y aurait-il à le mettre en contact avec l&#039;extérieur?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pouvons avancer trois réponses à ceux qui soulève ce problème. Dans un premier temps, en reprenant la citation en début de chapitre, nous appuyons le fait que la prison consiste en une perte d&#039;un droit, celui d&#039;aller et venir où bon nous semble, et non de tous les droits. Cela n&#039;est donc pas incompatible avec la possibilité d&#039;être en contact avec l&#039;extérieur. Ensuite, il convient de définir le but de la prison. Si ce dernier est bien de permettre un jour la réintégration de ses détenus, alors les détenus doivent pouvoir se tenir au courant de se qu&#039;il s&#039;y passe. Enfin, tout simplement parce que les détenus ont droit à leur intégrité physique et morale et qu&#039;en les coupant de leur famille, de l&#039;information, des moyens de communication, on viole ce droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Finalement, les grands victoires de ces dernières années ne sont peut-être pas celles qui ont fait le plus de bruit. Pour nous, il est par exemple difficile d&#039;imaginer l&#039;importance d&#039;avoir deux heures de parloir par semaine au lieu d&#039;une. Mais pour les détenus c&#039;est une victoire. En tant que militant pour les droits de détenus, il fallait se battre pour ces &amp;quot;petites choses&amp;quot; : les parloirs intimes, le courrier, la télévision, internet, ... Car chacune d&#039;elles permettaient d&#039;améliorer l&#039;intégrité physique et morale des détenus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Institutions et associations défendant le droit des prisonniers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le GAP ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Action Prison : GAP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe a été créé, en 1975 par Michel Glardon, à la suite de la mort de Patrick Moll. Ceci se faisait par le biais d’un  journal, nommé Passe-Murailles, qui publiait des dossiers sur des « thèmes brulants ». Ce groupe avait la volonté de créer une profonde modification de la détention préventive. Il a énormément lutté « pour briser l’isolement dans les prisons et pour défendre un vrai salaire pour les prisonniers, supprimer la censure, soutenir les luttes »&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt; dans différentes prisons suisses telles que Witzwil ou encore Saint-Antoine devenue Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1986, le groupe Action Prison a disparu et a laissé la place à bien d’autres associations qui luttent pour le respect des prisonniers. Notamment, l’Association de Défense des Prisonniers en Suisse qui a vu le jour en 1986 et qui souhaitait « soutenir les luttes des prisonniers au niveau national et dénoncer l’ensemble du système carcéral ».&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== ADPS (Association de défense des prisonniers de Suisse) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un syndicat de prisonniers, appelé l’Association de Défense des Prisonniers de Suisse, s’est crée en 1986 et prit, ainsi, le relais du Groupe Action Prison. C&#039;est le 1er août que Jacques Fasel, le fondateur, déposa la demande de création de l’ADPS à la conseillère fédérale Elisabeth Kopp. L’Office fédéral de la justice ne s’y opposa pas concrètement, mais transmit le message suivant : « Rien n’empêche en principe des détenus de fonder une association. Toutefois la direction de l’établissement peut soumettre l’activité de ladite association à des conditions, voire la restreindre. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette association était essentiellement composée de détenus et ne comprenait que quelques rares membres non incarcérés, ceux-ci servant de relais avec l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ADPS a évolué du simple syndicat de prisonniers à un groupe actif hors de l’enceinte des prisons. C’était les membres extérieurs à la prison qui recevaient les demandes d’aide des détenus et qui essaient de les traiter, sans toutefois y arriver au vu des nombreuses sollicitations. L’ADPS est alors perçue par les détenus comme inefficace et se voit discréditée. Il s’en suivit le départ de Jacques Fasel qui préféra œuvrer en solitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces informations sont tirées d&#039;un livre d&#039;Yvonne Bercher. (1995)&amp;lt;ref&amp;gt;Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne. pp 45-48&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Groupement [http://www.infoprisons.ch/ Infosprisons] ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Infoprisons est un groupe de travail qui s&#039;est créé après la fin tragique de [http://www.laregion.ch/cetait-effrayant-et-tres-penible/ Skander Vogt] qui est survenue en mars 2010, suite à l’incendie de sa cellule dans le canton de Vaud. En effet, cet événement a déclenché plusieurs interrogations et ces derniers se sont mis à réfléchir à ce que ce drame révélait du monde des prisons et à ce qui pouvait être fait afin d’éviter que ce type d&#039;événement ne se reproduise. Ils ont donc décidé d’élaborer et de diffuser un bulletin électronique trimestriel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe d&#039;information sur les prisons a donc pour but de permettre la prise de parole des détenus et la mobilisation des professionnels impliqués dans le système carcéral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se compose, d&#039;une part, de plusieurs personnes chargées de la responsabilité principale de la rédaction, à savoir: Marie Bonnard (ancienne journaliste à Tout-Va-Bien Hebdo), Patricia Lin (assistante sociale en milieu carcéral durant de nombreuses années), Anne-Catherine Menétrey-Savary (ex-conseillère nationale) et Muriel Testuz (active dans le Groupe Action Prison aujourd’hui disparu). Puis, d&#039;autre part, d&#039;une personne chargée de la relecture des bulletins, à savoir: Joëlle Pascale Ulrich. Tous ces acteurs travaillent bénévolement pour la rédactions des divers textes ainsi que la recherche d&#039;informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de recevoir les bulletins électroniques, il suffit de s&#039;inscrire sur le [http://infoprisons.ch/ site-web] du Groupe Info prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [http://www.aafip.ch/fr/ AAFIP] (Association des Amis de la Fraternité Internationale des Prisons) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Partout dans le monde les prisons sont un enfer. Aidez-nous à en faire des lieux de résurrection&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Site de l&#039;AAFIP sous http://www.aafip.ch/fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;AAFIP est une association suisse qui a été créée en 2005. Elle agit auprès des détenus, anciens détenus, victimes, enfants et familles touchées par le crime dans de nombreux pays parmi les plus défavorisés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un de leurs axes prioritaires est la justice réparatrice qui est devenue une vision minoritaire autour du XIème siècle, au profit d&#039;une justice rétributive ou répressive, mais qui revient en force actuellement. Car c&#039;est ce type de justice qui est porteur d&#039;espoir pour une réelle réinsertion des détenus au sein de la société. En effet, le crime ne se réduit pas à la transgression de la loi mais il affecte aussi les relations entre les individus. Ainsi, ce n&#039;est pas le fait de simplement appliquer des peines aux coupables qui compensera la souffrance des victimes, et cela peut même conduire à un désir de vengeance chez le coupable. &lt;br /&gt;
Concrètement, la justice réparatrice aide donc le coupable à réparer ou tenter de réparer le mal qu&#039;il a fait dans la mesure du possible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a 124 associations à travers le monde et toutes ont les mêmes objectifs : elles s&#039;impliquent dans la visite des détenus, la formation professionnelle en prison, l’accompagnement des victimes, des familles et enfants de prisonniers, la mise en place de programmes de réinsertion [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]professionnelle et la promotion du concept de justice réparatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chronologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie] sur les droits des prionniers en France&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;étayer les apports de notre article, nous avons décidé d&#039;interviewer deux personnes qui ont milité pour le droit des prisonniers. Pour ce faire, nous avons décidé d&#039;adopter une posture semi-directive dans nos entretiens de recherche. L&#039;objectif de ces entretiens était de &amp;quot;favoriser la production d’un discours de l’interviewé sur un thème défini dans le cadre d’une recherche&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Blanchet A., et Al (1985). L&#039;entretien dans les sciences sociales. Bordas, Paris. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;, dans ce cas-ci il s&#039;est agit pour les deux interviewés de partager leurs souvenirs et expériences afin que nous puissions mieux comprendre la situation passée et actuelle concernant la prison. A partir de ces entretiens, nous avons alors par la suite essayé d&#039;approfondir un peu notre sujet et le thème du droit à l&#039;intégrité physique et morale des détenus en Suisse grâce à leurs opinions sur le sujet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Questions pour les entretiens|Questions d&#039;entretiens]] ===&lt;br /&gt;
Dans le cadre du cours, nous voulions laisser de l&#039;espace et de la liberté aux personnes interviewées. Par conséquent, nous n&#039;avons pas posé de questions fermées mais des questions ouvertes et générales que nous avions décidé lors de l&#039;un de nos cours en grand groupe. Lors des deux entretiens, nous avons accorder un long temps de réponse afin de laisser à Muriel Testuz et Yvonne Bercher la possibilité de se souvenir et de raconter l&#039;histoire et leur histoire, notre but étant de véritablement comprendre comment s&#039;est construite la lutte pour les droits des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant l&#039;entretien de Mme Bercher, nous nous sommes toutefois confrontés à quelques difficultés méthodologiques puisqu&#039;il ne nous a pas été possible de poser nos questions d&#039;entretiens telles quelles. En effet, il était parfois difficile de la recadrer, bien que nous ayons essayer. Par ailleurs, tout au long de l&#039;entretien, elle nous a néanmoins apporté quelques éléments de réponses pour nous permettre de compléter chacune de nos questions. Nous avons donc choisi de ne pas poser les questions telles que nous les avions rédigées afin de ne pas enlever de la spontanéité aux réponses apportées par Mme Bercher. De plus, ayant déjà envoyé les questions par courriel à cette ancienne militante, cette dernière nous avait déjà apporté des informations pertinentes pour chacune de nos questions. A ce propos, nous pensons qu&#039;il a été bénéfique d&#039;envoyer les questions par avance, car ceci nous a permis de laisser une plus grande place à la spontanéité de Mme Berche, ce qui a enrichi encore davantage l&#039;entretien.    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les questions d&#039;entretien étaient les suivantes : [[Questions pour les entretiens|questions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Présentations des personnes interviewées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les deux personnes interviewées ont été Madame Muriel Testuz et Madame Yvonne Bercher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la présentation des personnes interviewées, voir l&#039;[[index]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Retour sur les entretiens ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Muriel Testuz]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Yvonne Bercher]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mise en relation des deux entretiens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs points ressortent au travers des deux entretiens effectués. Nous les avons regroupé sous différents thèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Motivations&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les motivations de nos deux interlocutrices ont plusieurs points communs. Aussi bien [[Index|Mme Bercher]] que [[Index|Mme Testuz]] ont ressenti un sentiment d&#039;injustice liée à la population carcérale qui les a poussé à se battre. On sent une colère, voire une honte, vis-à-vis du système et un besoin intarissable de militer pour le respect des personnes. Bien qu&#039;elles énoncent différents éléments qui les ont poussés à se lancer dans le combat, on sent que c&#039;est quelque chose qu&#039;elles avaient en elles. Mme Bercher le dit :[[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;vous savez le fait d’être militante, c’est quelque chose qu’on a ou qu’on a pas en soi, mais ce n’est pas un sacrifice&amp;quot;]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles se rejoignent aussi lorsqu&#039;elles évoquent leur entrée dans les associations militantes : [[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;c&#039;est par le bouche à oreilles, par certaines rencontres, fortuites ou non, qu&#039;elles ont pu s&#039;investir. Il existait un flou autour des acteurs du combat pour les droits des prisonniers.&amp;quot; Daniel m’a présenté d’autres personnes qui m’en ont présentées d’autres ça été un jeu de l’avion si vous voulez...&amp;quot;]] (Mme Bercher). Mme Testuz, quant à elle, précise : [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot;[...] qu&#039;on n’entrait pas dans cette association action prison, d’autant plus qu’il se passait la même chose en France. Ce sont des gens qui se rencontraient et il y a eu à un moment donné une convergence.&amp;quot;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Objectifs du travail militant&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mme Bercher et Mme Testuz s&#039;accordent sur le fait que leur travail consistait à rendre visible les prisons et à faire le lien entre l&#039;intérieur et l&#039;extérieur. Mme Bercher, insiste plus sur ce qu&#039;elle amenait de l&#039;extérieur pour les prisonniers :[[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;Le détenu, il existe qu’à travers ce qu’il va capter de l’extérieur, il en est complètement dépendant, il est dans un espace où il n’a plus de recul, où il est aux mains d’autrui. C’est un endroit très sonore la prison, vous avez tout le temps des bruits. Il faut comprendre ce que vivent les gens&amp;quot;]]. Concernant Mme Testuz, c&#039;est le mouvement inverse. Avec la revue Passe-Murailles, elle tentait de transmettre au monde extérieur ce qu&#039;il se passait à l&#039;intérieur même des prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le but de leur travail était bien d&#039;empêcher la prison de se renfermer sur elle-même. D&#039;empêcher que le monde extérieur n&#039;est plus aucun regard sur ce qu&#039;il s&#039;y déroulait et d&#039;empêcher les détenus de se sentir totalement abandonnés et évincés de la société. Elles se battaient pour que la prison et les prisonniers continuent à faire partie de la société, comme toute autre institution. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, leurs actions se devaient, non seulement, d&#039;avoir un impact sur l&#039;époque où elles prenaient place mais aussi, elles visaient à s&#039;inscrire dans les mémoires afin que le combat ne soit pas fait en vain. Nous revenons sur ce point un peu plus loin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Difficultés rencontrées&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les difficultés rencontrées, mise à part les difficultés liées au militantisme - le fait de se heurter à des institutions qui refusent toute discussion, par exemple -, nous avons retenu celle liée directement aux prisonniers et à ce qu&#039;il représente. Est-ce réellement une cause justifiable que celle de se battre pour des détenus? On peut imaginer les incompréhensions que cela peut générer pour l&#039;entourage proche d&#039;une personne militante mais aussi aux yeux de toute autre personne de la société. Mme Bercher répond parfaitement à cette problématique:[[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;L’idée du peuple est qu’ils doivent être punis, c’est des salauds, donc il faut leur enlever des droits. Ce qui est une absence de réflexion, une vision à court terme. Tôt ou tard, ces gens vont sortir, en principe, et ils vont être appelés à se réinsérer et s’ils sortent dix fois plus révoltés qu’ils ne sont entrés, c’est dix fois plus nuisible. Personne n’a rien à gagner. Et moi, combien de fois j’ai fais signer des pétitions et les gens me disaient mais vous y pensez aux victimes? Et je leur répondais, mais justement monsieur nous y pensons. Tout le monde a intérêt que ces gens soient pris en charge d’une manière ou d’une autre&amp;quot;.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements entre l&#039;époque évoquée et aujourd&#039;hui&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ressort des ces deux entretiens que le monde de la prison, durant les années où Mme Bercher et Mme Testuzt ont oeuvré, n’était pas le même qu&#039;aujourd hui. En effet, Mme Testuz évoque le fait que : [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot; Pour les moments de lutte, il y a des pics et après ça redescend. Faut réussir à maintenir. On voulait supprimer la prison à Genève. Aujourd’hui, on ne sait toujours pas quoi faire.&amp;quot;]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles parlent aussi d&#039;un retour en arrière. Comme nous l&#039;explique Mme Testuz avec l&#039;exemple de la maison d&#039;éducation de Vennes. Cette maison avait été fermée suite à une lutte acharnée du Groupe Action Prion et qui va réouvrir au Printemps. Ce retour en arrière est surtout dû selon les Madame Testuz au fait qu&#039;: [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot; Il n&#039;y a pas de mémoire. Aujourd hui on ne pense que par le contrôle.&amp;quot;]] En effet, nous pouvons voir qu&#039;il n&#039;y a plus de réflexion autour de ce sujet. C&#039;est un milieu qui n&#039;a pas évolué depuis plusieurs des années, alors que la société, elle se voit évoluer de manière fulgurante. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A cette perte de mémoire, nous pouvons y lier le rôle de la Presse qui a énormément évolué. Dans les années 1975-1985, il y avait une revue intitulée Passe-Murailles qui permettait de mettre en lumière ce qui se passait à l&#039;intérieur des prisons, mais maintenant plus personne ne le fait réellement. Cette perte de mémoire peut être reliée aux changements de la société dans laquelle nous vivons. La [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot;société permet moins les gens en marge. On nous met dans une case dès qu&#039;on sort de la norme.&amp;quot;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont principalement ces deux aspects qui ont été évoqués lors des entretiens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Réflexions sur la prison&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison est un sujet délicat à traiter car il touche à des personnes qui sont enfermées dans des conditions pouvant se révéler très difficiles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre entretien avec Muriel Testuz, il est ressorti que pour elle :[[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot;Ce n’est pas un statut d’être détenu, c’est un statut administratif, mais ce n’est pas une identité contrairement à d’autres groupes sociaux victimes d’exclusions.&amp;quot;]] Ceci nous amenant à nos poser la question du réel but de la prison.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En effet, il existe un paradoxe autour de la prison. Ceci vient du fait qu&#039;il y ait d&#039;un côté le souhait des gouvernements de réinsérer les prisonniers à leur sortie de prison (dans les dires) alors que rien n&#039;est véritablement mis en place au sein des institutions carcérales pour leur permettre de se réinsérer (pas de formation). Ce paradoxe est parfaitement illustré dans le film [[Index|Thorberg]]. Nous pouvons y voir l&#039;un des détenus de la prison de Thorberg, Janis, qui dénonce &amp;quot;l&#039;absurdité de la prison&amp;quot; en expliquant que cette dernière limite les possibilités des prisonniers tout en espérant qu&#039;ils deviennent meilleures et se réinsèrent correctement dans la société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Madame Testuz étaye ses propos en ajoutant : [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot;On ne peut pas faire d’institutions coercitives sans qu’elles dégagent de la violence, de manière visible ou de manière beaucoup plus subtile, c’est propre à la prison. Tant qu’on n’aura pas une direction qui a une vision des détenus comme des personnes ayants le droit au respect&amp;quot;]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de l&#039;entretien avec Yvonne Bercher, cette notion a elle aussi été mise en lumière. Elle nous a expliqué que : [[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;Ce à quoi il faut être attentif, c’est que le discours et la pratique ne sont pas séparés par un fossé car on a une hypocrisie et un mensonge là-dedans. Si on dit, on est dans un état répressif ça fonctionne comme ça et qu’on l’annonce aux gens au moins ce n’est peut-être pas sympa mais ça a le mérite de l’honnêteté. Mais là, on a un discours suave dans les demies teintes à la Suisse et on a une pratique où on laisse moisir les gens pendant des années. On a toute une zone grise, si vous voulez, contre laquelle on luttait.&amp;quot;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous en retirons le fait suivant : On espère qu&#039;ils deviennent meilleurs sans leur en donner les moyens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
La prison fait aujourd’hui parti du paysage politique et médiatique et ça depuis plusieurs années. Nous avons pu constater à travers ce travail que de nombreux livres, brochures, rapports et autres textes tentent de dénoncer l’état du système carcéral. Cependant, nous avons pu remarquer  qu’à ce jour, la véritable connaissance sur la prison par la population reste limitée et révèle une vision critique, libérale et intéressée. L’opinion publique reste très éloignée des problèmes pénitentiaires réels et prône la tolérance zéro quant à la nature des peines et à leurs modes d’exécution et d’aménagement.&lt;br /&gt;
À travers les différentes étapes de la création de cet article, nous avons aussi pu voir  que le droit des prisonniers n’était pas une cause facile à défendre. L’importance de cette lutte n’est pas encore très démocratisée et comprise par l’ensemble de la population. Ainsi, la prison demeure toujours un lieu où l’on considère les êtres humains comme des individus morcelés et éclatés. Ils ont donc beaucoup de mal à exister comme des personnes à part entière. En effet, nous nous arrêtons souvent au crime commis et nous avons tendance à leur coller facilement des étiquettes.  L’humiliation et le non respect de la dignité sont toujours très présents en prison ainsi nous pouvons nous demander qu’elle est la véritable place pour le droit de l&#039;être humain dans un contexte déjà très difficile à vivre à la base.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Bercher, Yvonne. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Blanchet A., et Al (1985). L&#039;entretien dans les sciences sociales. Bordas, Paris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* ENA. (2011). L&#039;administration pénitentiaire et les droits des personnes détenues. Lettre de mission - Groupe 9.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  -, - (Hrsg.). (2006). Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Filmographie ==&lt;br /&gt;
Thorberg, DVD 1: Kinofilm, 104 Min., Untertitel: d/f/e/i, Trailer 2 Min., Untertitel d/f/e DVD 2: 18 filmische Kurzporträts über Insass en aus 12 Nationen, je ca. 8 Min. Untertitel d/f&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=12584</id>
		<title>Droits des prisonniers</title>
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		<updated>2014-01-08T07:50:07Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* Méthodologie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique ==&lt;br /&gt;
Durant l&#039;Antiquité et le Moyen-Âge, les sanctions pénales consistaient principalement en un châtiment corporel. La liberté n&#039;était pas encore considérée comme un bien appartenant à l&#039;individu. Par conséquent, les prisons n&#039;étaient pas utilisées comme mode de punition, mais, elles permettaient, par exemple, de s&#039;assurer qu&#039;un condamné serait présent le jour de son procès. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu&#039;au 17ème siècle, cette mentalité n&#039;évoluera pas. Au siècle des lumières, apparaît alors la conception de la liberté. Celle-ci se révèle être le bien le plus précieux dont peut disposer un individu. Rapidement, l&#039;idée d&#039;utiliser la prison comme mesure punitive - car privative de liberté - est proposée : les peines ne s&#039;appliquent plus au corps, mais à l&#039;esprit.&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réforme pénale initiée par le texte de [http://leboucher.com/vous/beccaria/ Cesare Beccaria], Des délits et des peines, paru en 1764, dénonce le recours à la torture comme moyen d&#039;instruction, la cruauté totalement disproportionnée des châtiments, tels que la peine capitale, l&#039;inégalité de traitement des condamnés en fonction de leur classe sociale ou encore l&#039;arbitraire des juges dans la décision des peine. Il préconise alors la mise en œuvre d&#039;un système de peines fixes garantissant l&#039;égalité entre les condamnés et empêchant ainsi toute appréciation des juges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Howard_%28philanthrope%29 John Howard], philanthrope britannique, est l&#039;un des premier à s&#039;intéresser au statut juridique des prisonniers. Son livre sur &amp;quot;L&#039;État des prisons européennes&amp;quot; (1777) souligne la nécessité d&#039;un traitement carcéral respectant les droits élémentaires de l&#039;humanité. À la fin du 18ème siècle, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Bentham Jeremy Bentham] va plus loin et défend la position que les détenus doivent avoir exactement les mêmes droits que les personnes en liberté mis à part celui d&#039;aller et venir&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 19éme siècle pour qu&#039;on donne un autre but aux peines. «Le détenu devrait être complétement transformé, tant dans son corps et ses habitudes que dans son esprit et sa volonté. La volonté d&#039;améliorer le détenu durant sa détention ou l&#039;idée d&#039;une réinsertion possible dans la société transparaissent en filigrane»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 14&amp;lt;/ref&amp;gt;. On passe à une pénalité de la détention. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault Michel Foucault] analyse ce nouvel &amp;quot;art de punir&amp;quot; à travers ce qu&#039;il appelle une micro-physique du pouvoir permettant une constante soumission de l&#039;individu au regard des gardiens. La justice moderne va alors chercher à transmettre l&#039;idée que l&#039;essentiel n&#039;est pas de punir, mais de redresser. Ce que l&#039;on vise désormais, c&#039;est la liberté de l&#039;individu. Par exemple, avec l&#039;introduction de la notion de &amp;quot;circonstances atténuantes&amp;quot; on fait entrer dans le verdict une appréciation portée sur le criminel et sur ce que l&#039;on peut attendre de lui dans l&#039;avenir. «Trouver pour un crime le châtiment qui convient, c&#039;est trouver le désavantage dont l&#039;idée soit telle qu&#039;elle rende définitivement sans attrait l&#039;idée d&#039;un méfait»&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 19ème siècle apporte son lot de réformes. Des mécanismes de réduction de peines apparaissent et surtout, la libération conditionnelle et le régime du sursis sont instaurés, respectivement en 1885 et 1891 en France.&amp;lt;ref&amp;gt;Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’en 1945, la condamnation à une peine de prison correspond encore  à la perte des droits individuels, mais après la Seconde guerre mondiale, une volonté d’humaniser les prisons apparait en même temps qu&#039;une volonté de reconnaissance des droits des personnes détenues. Malgré cette tout, l’incarcération reste encore, à ce moment là, assimilée à un châtiment.&lt;br /&gt;
Il faut alors attendre les années 1970 pour considérer que les détenus restent des sujets détenteurs de droits avant tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les années 1970 sont déterminantes dans le débat sur les droits des prisonniers&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;explique [https://www.google.ch/url?sa=t&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=&amp;amp;esrc=s&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=1&amp;amp;ved=0CDAQFjAA&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.ena.fr%2Findex.php%3F%2Ffr%2Fcontent%2Fdownload%2F4290%2F32109%2Ffile%2Fadministration-penitentiaire-et-droit-des-personnes-detenues.pdf&amp;amp;ei=I9ikUti6K4KPyQOIn4G4CA&amp;amp;usg=AFQjCNHVA-1tT9YFL5Uw8VYnY37FV1DyBA&amp;amp;sig2=s2HOes96Zi0TYRPu3cZLEA&amp;amp;bvm=bv.57752919,d.bGQ le texte de l&#039;ENA] (l&#039;école nationale d&#039;administration), &lt;br /&gt;
&amp;quot; ce n’est qu’à partir des années 1970 qu’il est admis que la qualité de détenu n’exclut pas celle de sujet détenteur de droits, évolution résumée par la formule « la prison, c’est la privation d’aller et venir et rien d’autre » prononcée par le Président de la République Valéry Giscard d’Estaing. Des droits sont progressivement reconnus aux personnes détenues, les dotant d’un statut juridique qui reste cependant partiel car un écart perdure entre la capacité de jouissance et la capacité d’exercice des droits dont les détenus sont titulaires. &amp;quot;&lt;br /&gt;
En effet, en 1975, les détenus récupèrent leur droit de vote, en 1983, ils sont autorisés à porter des vêtements civiles, en 1985, la télévision est autorisée dans les cellules et ainsi de suite. Ce processus de reconnaissance de sujets à part entière détenteurs de droits perdure pendant plus d&#039;un demi-siècle jusqu&#039;à la mise en place de la loi du 24 novembre 2009 qui a, entre autres, introduit un chapitre consacré aux droits et devoirs des personnes détenues et s&#039;est ainsi inscrite dans l’amélioration de l’accès aux droits des personnes détenues et du développement des contrôles externes. De plus, cette loi a opéré &amp;quot;un renversement symbolique des missions qui sont assignées à l’administration pénitentiaire, la réinsertion du détenu étant énoncée avant l’exigence de sécurité&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;ENA. (2011). L&#039;administration pénitentiaire et les droits des personnes détenues. Lettre de mission - Groupe 9. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Droit à l’intégrité physique et morale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison a beaucoup évolué au cours du temps, comme le démontre l&#039;historique. Et avec cette évolution, ont évolué les valeurs de la prison et les droits des prisonniers. Parmi ces droits, nous pouvons lister le droit à l&#039;intégrité physique et morale, le droit à des conditions de vie appropriées, ou encore le droit à la santé. Étant donné la centration sur l&#039;évolution de la nature des sanctions et peines dans l&#039;historique de cet article, nous avons choisi de développer un peu plus le droit à l&#039;intégrité physique et morale des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Par le prononcé d&#039;une peine privative de liberté à son égard, l&#039;individu purgeant cette peine est privé de l&#039;un de ses principaux attributs, il perd sa liberté. Le problème majeur réside dans le fait de savoir s&#039;il s&#039;agit d&#039;une perte de liberté ou des libertés et dans quelle mesure cette privation est compatible avec les droits et libertés de l&#039;individu.»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 17.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les individus qui sont détenus conservent tous leurs droits sauf ceux dont la perte est une conséquence directe de la privation des libertés. L’interdiction universelle des actes de torture et des mauvais traitements trouve sa source dans la dignité inhérente à la personne humaine. Les prisonniers et détenus doivent être traités en toute circonstance de façon humaine et digne et ce du jour de leur admission jusqu&#039;au jour de leur libération. Ainsi tout acte de torture ou de traitement inhumain ou dégradant est interdit et impardonnable. L&#039;interdiction de la torture a force de loi. Cette interdiction trouve sa source dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme dont l&#039;article 5 stipule que : «Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ainsi le paragraphe 1 de l’article premier de la Convention contre la torture et autre peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant définit la torture comme : «Tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles».&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsqu&#039;une personne détenue ou emprisonnée disparaît ou décède, il faut que la cause de cette disparition ou de ce décès fasse l’objet d’une enquête indépendante. Le principe 34 de l’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement prévoit que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Si une personne détenue ou emprisonnée vient à décéder ou à disparaître pendant la période de sa détention ou de son emprisonnement, une autorité judiciaire ou autre ordonnera une enquête sur les causes du décès ou de la disparition, soit de sa propre initiative, soit à la requête d’un membre de la famille de cette personne ou de toute personne qui a connaissance de l’affaire...»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l’exemple des conditions de détention dans une prison genevoise : Champ-Dollon qui ouvre ses portes en 1977. Déjà au centre de l’actualité à cause de sa surpopulation, cette prison préventive de Genève a fait la une, en avril 2006, pour de toutes autres raisons. En effet, 200 détenus ont signé une lettre dénonçant l’emploi disproportionné de la force policière et des détentions préventives excédant les peines prononcées. &lt;br /&gt;
Suite aux protestations de 2006, les rapports ont mis en évidence en évidence des violations des droits humains au sein de la prison (allégations de pratiques d’immersion de la tête sous l’eau) par la suite confirmées. Malgré cela, en 2007, toujours pas de réaction des autorités.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la Ligue suisse des droits de l&#039;homme (LSDH), qui a présenté son rapport le 16 avril 2007, les droits fondamentaux des détenus ne sont pas respectés dans la prison genevoise de Champ-Dollon. De même, le rapport de la commission d&#039;experts du Grand Conseil genevois, présenté le 18 avril 2007, a été très sévère envers les pratiques de la police et de la justice.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les experts de la commission ont auditionné 125 détenus et ils ont eu accès aux données de la police judiciaire et de la justice.&lt;br /&gt;
30% des détenus auditionnés (soit 38 sur les 125) se sont plaints de mauvais traitements physiques et de propos racistes, voire de rançons; dans 14 des cas, des lésions ont été constatées par les médecins. Les brutalités ont consisté en coups de pieds à terre, tête frappée contre le mur, gifles, coups lors de l&#039;interrogatoire, et un mineur a raconté avoir subit le sous-marin (tête dans l&#039;eau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dû à la surpopulation, certaines conditions de détention deviennent inacceptables. Le rapport de la LSDH a confirmé certains problèmes, comme un accès restreint aux soins, aux parloirs, à la formation ou aux places de travail. Les experts ont confirmé la promiscuité, la mixité, le mélange de détenus (p.ex avec des détenus perturbés) et certaines restrictions.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d&#039;une conférence de presse le 3 mai 2007, les autorités ont exprimé leur inquiétude tout en relativisant les allégations. Le ministre genevois en charge de la police, Laurent Moutinot, a pointé le fait que les allégations de détenus n&#039;avaient pas fait l&#039;objet de vérification et que les policiers accusés n&#039;avaient pas été entendus. Toutefois, les autorités ont présenté un plan de réformes de la police censé mettre un frein à ces dysfonctionnements. Le plan d&#039;action comprenait l&#039;amélioration de la formation des policier, la réunion en un seul corps de la gendarmerie et de la police de sécurité internationale, une nouvelle répartition des compétences, des caméras de surveillance (y compris dans les postes de police et les salles d&#039;interrogatoires), la réforme des procédures disciplinaires et la création d&#039;une police des polices intercantonale.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien qu&#039;on puisse la croire disparue des prisons, la violence envers les détenus est toujours présente. Il est certain que c&#039;est un point particulièrement important dans le respect du droits à l&#039;intégrité physique et morale des détenus. Mais il y en a d&#039;autres, en apparence moins importants, mais pour qui il est justifier de se battre. Lors des entretien effectués avec Mesdames Testuz et Bercher, apparaît l&#039;importance des liens avec l&#039;extérieur. En effet, pour Mme Bercher, le détenu n&#039;existe que par ce qu&#039;il entend de l&#039;extérieur. Si l&#039;on souhaite respecter le droit à l&#039;intégrité morale, il faut donc mettre en place des moyens permettant cet accès. Un problème surgit immédiatement : la punition du détenu est justement celle d&#039;être mis de côté, coupé du monde. Quel sens y aurait-il à le mettre en contact avec l&#039;extérieur?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pouvons avancer trois réponses à ceux qui soulève ce problème. Dans un premier temps, en reprenant la citation en début de chapitre, nous appuyons le fait que la prison consiste en une perte d&#039;un droit, celui d&#039;aller et venir où bon nous semble, et non de tous les droits. Cela n&#039;est donc pas incompatible avec la possibilité d&#039;être en contact avec l&#039;extérieur. Ensuite, il convient de définir le but de la prison. Si ce dernier est bien de permettre un jour la réintégration de ses détenus, alors les détenus doivent pouvoir se tenir au courant de se qu&#039;il s&#039;y passe. Enfin, tout simplement parce que les détenus ont droit à leur intégrité physique et morale et qu&#039;en les coupant de leur famille, de l&#039;information, des moyens de communication, on viole ce droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Finalement, les grands victoires de ces dernières années ne sont peut-être pas celles qui ont fait le plus de bruit. Pour nous, il est par exemple difficile d&#039;imaginer l&#039;importance d&#039;avoir deux heures de parloir par semaine au lieu d&#039;une. Mais pour les détenus c&#039;est une victoire. En tant que militant pour les droits de détenus, il fallait se battre pour ces &amp;quot;petites choses&amp;quot; : les parloirs intimes, le courrier, la télévision, internet, ... Car chacune d&#039;elles permettaient d&#039;améliorer l&#039;intégrité physique et morale des détenus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Institutions et associations défendant le droit des prisonniers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le GAP ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Action Prison : GAP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe a été créé, en 1975 par Michel Glardon, à la suite de la mort de Patrick Moll. Ceci se faisait par le biais d’un  journal, nommé Passe-Murailles, qui publiait des dossiers sur des « thèmes brulants ». Ce groupe avait la volonté de créer une profonde modification de la détention préventive. Il a énormément lutté « pour briser l’isolement dans les prisons et pour défendre un vrai salaire pour les prisonniers, supprimer la censure, soutenir les luttes »&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt; dans différentes prisons suisses telles que Witzwil ou encore Saint-Antoine devenue Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1986, le groupe Action Prison a disparu et a laissé la place à bien d’autres associations qui luttent pour le respect des prisonniers. Notamment, l’Association de Défense des Prisonniers en Suisse qui a vu le jour en 1986 et qui souhaitait « soutenir les luttes des prisonniers au niveau national et dénoncer l’ensemble du système carcéral ».&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== ADPS (Association de défense des prisonniers de Suisse) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un syndicat de prisonniers, appelé l’Association de Défense des Prisonniers de Suisse, s’est crée en 1986 et prit, ainsi, le relais du Groupe Action Prison. C&#039;est le 1er août que Jacques Fasel, le fondateur, déposa la demande de création de l’ADPS à la conseillère fédérale Elisabeth Kopp. L’Office fédéral de la justice ne s’y opposa pas concrètement, mais transmit le message suivant : « Rien n’empêche en principe des détenus de fonder une association. Toutefois la direction de l’établissement peut soumettre l’activité de ladite association à des conditions, voire la restreindre. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette association était essentiellement composée de détenus et ne comprenait que quelques rares membres non incarcérés, ceux-ci servant de relais avec l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ADPS a évolué du simple syndicat de prisonniers à un groupe actif hors de l’enceinte des prisons. C’était les membres extérieurs à la prison qui recevaient les demandes d’aide des détenus et qui essaient de les traiter, sans toutefois y arriver au vu des nombreuses sollicitations. L’ADPS est alors perçue par les détenus comme inefficace et se voit discréditée. Il s’en suivit le départ de Jacques Fasel qui préféra œuvrer en solitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces informations sont tirées d&#039;un livre d&#039;Yvonne Bercher. (1995)&amp;lt;ref&amp;gt;Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne. pp 45-48&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Groupement [http://www.infoprisons.ch/ Infosprisons] ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Infoprisons est un groupe de travail qui s&#039;est créé après la fin tragique de [http://www.laregion.ch/cetait-effrayant-et-tres-penible/ Skander Vogt] qui est survenue en mars 2010, suite à l’incendie de sa cellule dans le canton de Vaud. En effet, cet événement a déclenché plusieurs interrogations et ces derniers se sont mis à réfléchir à ce que ce drame révélait du monde des prisons et à ce qui pouvait être fait afin d’éviter que ce type d&#039;événement ne se reproduise. Ils ont donc décidé d’élaborer et de diffuser un bulletin électronique trimestriel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe d&#039;information sur les prisons a donc pour but de permettre la prise de parole des détenus et la mobilisation des professionnels impliqués dans le système carcéral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se compose, d&#039;une part, de plusieurs personnes chargées de la responsabilité principale de la rédaction, à savoir: Marie Bonnard (ancienne journaliste à Tout-Va-Bien Hebdo), Patricia Lin (assistante sociale en milieu carcéral durant de nombreuses années), Anne-Catherine Menétrey-Savary (ex-conseillère nationale) et Muriel Testuz (active dans le Groupe Action Prison aujourd’hui disparu). Puis, d&#039;autre part, d&#039;une personne chargée de la relecture des bulletins, à savoir: Joëlle Pascale Ulrich. Tous ces acteurs travaillent bénévolement pour la rédactions des divers textes ainsi que la recherche d&#039;informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de recevoir les bulletins électroniques, il suffit de s&#039;inscrire sur le [http://infoprisons.ch/ site-web] du Groupe Info prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [http://www.aafip.ch/fr/ AAFIP] (Association des Amis de la Fraternité Internationale des Prisons) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Partout dans le monde les prisons sont un enfer. Aidez-nous à en faire des lieux de résurrection&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Site de l&#039;AAFIP sous http://www.aafip.ch/fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;AAFIP est une association suisse qui a été créée en 2005. Elle agit auprès des détenus, anciens détenus, victimes, enfants et familles touchées par le crime dans de nombreux pays parmi les plus défavorisés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un de leurs axes prioritaires est la justice réparatrice qui est devenue une vision minoritaire autour du XIème siècle, au profit d&#039;une justice rétributive ou répressive, mais qui revient en force actuellement. Car c&#039;est ce type de justice qui est porteur d&#039;espoir pour une réelle réinsertion des détenus au sein de la société. En effet, le crime ne se réduit pas à la transgression de la loi mais il affecte aussi les relations entre les individus. Ainsi, ce n&#039;est pas le fait de simplement appliquer des peines aux coupables qui compensera la souffrance des victimes, et cela peut même conduire à un désir de vengeance chez le coupable. &lt;br /&gt;
Concrètement, la justice réparatrice aide donc le coupable à réparer ou tenter de réparer le mal qu&#039;il a fait dans la mesure du possible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a 124 associations à travers le monde et toutes ont les mêmes objectifs : elles s&#039;impliquent dans la visite des détenus, la formation professionnelle en prison, l’accompagnement des victimes, des familles et enfants de prisonniers, la mise en place de programmes de réinsertion [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]professionnelle et la promotion du concept de justice réparatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chronologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie] sur les droits des prionniers en France&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;étayer les apports de notre article, nous avons décidé d&#039;interviewer deux personnes qui ont milité pour le droit des prisonniers. Pour ce faire, nous avons décidé d&#039;adopter une posture semi-directive dans nos entretiens de recherche. L&#039;objectif de ces entretiens était de &amp;quot;favoriser la production d’un discours de l’interviewé sur un thème défini dans le cadre d’une recherche&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Blanchet A., et Al (1985). L&#039;entretien dans les sciences sociales. Bordas, Paris. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;, dans ce cas-ci il s&#039;est agit pour les deux interviewés de partager leurs souvenirs et expériences afin que nous puissions mieux comprendre la situation passée et actuelle concernant la prison. A partir de ces entretiens, nous avons alors par la suite essayé d&#039;approfondir un peu notre sujet et le thème du droit à l&#039;intégrité physique et morale des détenus en Suisse grâce à leurs opinions sur le sujet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Questions pour les entretiens|Questions d&#039;entretiens]] ===&lt;br /&gt;
Dans le cadre du cours, nous voulions laisser de l&#039;espace et de la liberté aux personnes interviewées. Par conséquent, nous n&#039;avons pas posé de questions fermées mais des questions ouvertes et générales que nous avions décidé lors de l&#039;un de nos cours en grand groupe. Lors des deux entretiens, nous avons accorder un long temps de réponse afin de laisser à Muriel Testuz et Yvonne Bercher la possibilité de se souvenir et de raconter l&#039;histoire et leur histoire, notre but étant de véritablement comprendre comment s&#039;est construite la lutte pour les droits des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant l&#039;entretien de Mme Bercher, nous nous sommes toutefois confrontés à quelques difficultés méthodologiques puisqu&#039;il ne nous a pas été possible de poser nos questions d&#039;entretiens telles quelles. En effet, il était parfois difficile de la recadrer, bien que nous ayons essayer. Par ailleurs, tout au long de l&#039;entretien, elle nous a néanmoins apporté quelques éléments de réponses pour nous permettre de compléter chacune de nos questions. Nous avons donc choisi de ne pas poser les questions telles que nous les avions rédigées afin de ne pas enlever de la spontanéité aux réponses apportées par Mme Bercher. De plus, ayant déjà envoyé les questions par courriel à cette ancienne militante, cette dernière nous avait déjà apporté des informations pertinentes pour chacune de nos questions. A ce propos, nous pensons qu&#039;il a été bénéfique d&#039;envoyer les questions par avance, car ceci nous a permis de laisser une plus grande place à la spontanéité de Mme Berche, ce qui a enrichi encore davantage l&#039;entretien.    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les questions d&#039;entretien étaient les suivantes : [[Questions pour les entretiens|questions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Présentations des personnes interviewées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les deux personnes interviewées ont été Madame Muriel Testuz et Madame Yvonne Bercher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la présentation des personnes interviewées, voir l&#039;[[index]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Retour sur les entretiens ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Muriel Testuz]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Yvonne Bercher]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mise en relation des deux entretiens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs points ressortent au travers des deux entretiens effectués. Nous les avons regroupé sous différents thèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Motivations&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les motivations de nos deux interlocutrices ont plusieurs points communs. Aussi bien [[Index|Mme Bercher]] que [[Index|Mme Testuz]] ont ressenti un sentiment d&#039;injustice liée à la population carcérale qui les a poussé à se battre. On sent une colère, voire une honte, vis-à-vis du système et un besoin intarissable de militer pour le respect des personnes. Bien qu&#039;elles énoncent différents éléments qui les ont poussés à se lancer dans le combat, on sent que c&#039;est quelque chose qu&#039;elles avaient en elles. Mme Bercher le dit :[[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;vous savez le fait d’être militante, c’est quelque chose qu’on a ou qu’on a pas en soi, mais ce n’est pas un sacrifice&amp;quot;]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles se rejoignent aussi lorsqu&#039;elles évoquent leur entrée dans les associations militantes : [[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;c&#039;est par le bouche à oreilles, par certaines rencontres, fortuites ou non, qu&#039;elles ont pu s&#039;investir. Il existait un flou autour des acteurs du combat pour les droits des prisonniers.&amp;quot; Daniel m’a présenté d’autres personnes qui m’en ont présentées d’autres ça été un jeu de l’avion si vous voulez...&amp;quot;]] (Mme Bercher). Mme Testuz, quant à elle, précise : [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot;[...] qu&#039;on n’entrait pas dans cette association action prison, d’autant plus qu’il se passait la même chose en France. Ce sont des gens qui se rencontraient et il y a eu à un moment donné une convergence.&amp;quot;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Objectifs du travail militant&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mme Bercher et Mme Testuz s&#039;accordent sur le fait que leur travail consistait à rendre visible les prisons et à faire le lien entre l&#039;intérieur et l&#039;extérieur. Mme Bercher, insiste plus sur ce qu&#039;elle amenait de l&#039;extérieur pour les prisonniers :[[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;Le détenu, il existe qu’à travers ce qu’il va capter de l’extérieur, il en est complètement dépendant, il est dans un espace où il n’a plus de recul, où il est aux mains d’autrui. C’est un endroit très sonore la prison, vous avez tout le temps des bruits. Il faut comprendre ce que vivent les gens&amp;quot;]]. Concernant Mme Testuz, c&#039;est le mouvement inverse. Avec la revue Passe-Murailles, elle tentait de transmettre au monde extérieur ce qu&#039;il se passait à l&#039;intérieur même des prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le but de leur travail était bien d&#039;empêcher la prison de se renfermer sur elle-même. D&#039;empêcher que le monde extérieur n&#039;est plus aucun regard sur ce qu&#039;il s&#039;y déroulait et d&#039;empêcher les détenus de se sentir totalement abandonnés et évincés de la société. Elles se battaient pour que la prison et les prisonniers continuent à faire partie de la société, comme toute autre institution. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, leurs actions se devaient, non seulement, d&#039;avoir un impact sur l&#039;époque où elles prenaient place mais aussi, elles visaient à s&#039;inscrire dans les mémoires afin que le combat ne soit pas fait en vain. Nous revenons sur ce point un peu plus loin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Difficultés rencontrées&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les difficultés rencontrées, mise à part les difficultés liées au militantisme - le fait de se heurter à des institutions qui refusent toute discussion, par exemple -, nous avons retenu celle liée directement aux prisonniers et à ce qu&#039;il représente. Est-ce réellement une cause justifiable que celle de se battre pour des détenus? On peut imaginer les incompréhensions que cela peut générer pour l&#039;entourage proche d&#039;une personne militante mais aussi aux yeux de toute autre personne de la société. Mme Bercher répond parfaitement à cette problématique:[[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;L’idée du peuple est qu’ils doivent être punis, c’est des salauds, donc il faut leur enlever des droits. Ce qui est une absence de réflexion, une vision à court terme. Tôt ou tard, ces gens vont sortir, en principe, et ils vont être appelés à se réinsérer et s’ils sortent dix fois plus révoltés qu’ils ne sont entrés, c’est dix fois plus nuisible. Personne n’a rien à gagner. Et moi, combien de fois j’ai fais signer des pétitions et les gens me disaient mais vous y pensez aux victimes? Et je leur répondais, mais justement monsieur nous y pensons. Tout le monde a intérêt que ces gens soient pris en charge d’une manière ou d’une autre&amp;quot;.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements entre l&#039;époque évoquée et aujourd&#039;hui&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ressort des ces deux entretiens que le monde de la prison, durant les années où Mme Bercher et Mme Testuzt ont oeuvré, n’était pas le même qu&#039;aujourd hui. En effet, Mme Testuz évoque le fait que : [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot; Pour les moments de lutte, il y a des pics et après ça redescend. Faut réussir à maintenir. On voulait supprimer la prison à Genève. Aujourd’hui, on ne sait toujours pas quoi faire.&amp;quot;]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles parlent aussi d&#039;un retour en arrière. Comme nous l&#039;explique Mme Testuz avec l&#039;exemple de la maison d&#039;éducation de Vennes. Cette maison avait été fermée suite à une lutte acharnée du Groupe Action Prion et qui va réouvrir au Printemps. Ce retour en arrière est surtout dû selon les Madame Testuz au fait qu&#039;: [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot; Il n&#039;y a pas de mémoire. Aujourd hui on ne pense que par le contrôle.&amp;quot;]] En effet, nous pouvons voir qu&#039;il n&#039;y a plus de réflexion autour de ce sujet. C&#039;est un milieu qui n&#039;a pas évolué depuis plusieurs des années, alors que la société, elle se voit évoluer de manière fulgurante. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A cette perte de mémoire, nous pouvons y lier le rôle de la Presse qui a énormément évolué. Dans les années 1975-1985, il y avait une revue intitulée Passe-Murailles qui permettait de mettre en lumière ce qui se passait à l&#039;intérieur des prisons, mais maintenant plus personne ne le fait réellement. Cette perte de mémoire peut être reliée aux changements de la société dans laquelle nous vivons. La [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot;société permet moins les gens en marge. On nous met dans une case dès qu&#039;on sort de la norme.&amp;quot;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont principalement ces deux aspects qui ont été évoqués lors des entretiens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Réflexions sur la prison&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison est un sujet délicat à traiter car il touche à des personnes qui sont enfermées dans des conditions pouvant se révéler très difficiles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre entretien avec Muriel Testuz, il est ressorti que pour elle :[[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot;Ce n’est pas un statut d’être détenu, c’est un statut administratif, mais ce n’est pas une identité contrairement à d’autres groupes sociaux victimes d’exclusions.&amp;quot;]] Ceci nous amenant à nos poser la question du réel but de la prison.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En effet, il existe un paradoxe autour de la prison. Ceci vient du fait qu&#039;il y ait d&#039;un côté le souhait des gouvernements de réinsérer les prisonniers à leur sortie de prison (dans les dires) alors que rien n&#039;est véritablement mis en place au sein des institutions carcérales pour leur permettre de se réinsérer (pas de formation). Ce paradoxe est parfaitement illustré dans le film [[Index|Thorberg]]. Nous pouvons y voir l&#039;un des détenus de la prison de Thorberg, Janis, qui dénonce &amp;quot;l&#039;absurdité de la prison&amp;quot; en expliquant que cette dernière limite les possibilités des prisonniers tout en espérant qu&#039;ils deviennent meilleures et se réinsèrent correctement dans la société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Madame Testuz étaye ses propos en ajoutant : [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot;On ne peut pas faire d’institutions coercitives sans qu’elles dégagent de la violence, de manière visible ou de manière beaucoup plus subtile, c’est propre à la prison. Tant qu’on n’aura pas une direction qui a une vision des détenus comme des personnes ayants le droit au respect&amp;quot;]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de l&#039;entretien avec Yvonne Bercher, cette notion a elle aussi été mise en lumière. Elle nous a expliqué que : [[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;Ce à quoi il faut être attentif, c’est que le discours et la pratique ne sont pas séparés par un fossé car on a une hypocrisie et un mensonge là-dedans. Si on dit, on est dans un état répressif ça fonctionne comme ça et qu’on l’annonce aux gens au moins ce n’est peut-être pas sympa mais ça a le mérite de l’honnêteté. Mais là, on a un discours suave dans les demies teintes à la Suisse et on a une pratique où on laisse moisir les gens pendant des années. On a toute une zone grise, si vous voulez, contre laquelle on luttait.&amp;quot;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous en retirons le fait suivant : On espère qu&#039;ils deviennent meilleurs sans leur en donner les moyens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
La prison fait aujourd’hui parti du paysage politique et médiatique et ça depuis plusieurs années. Nous avons pu constater à travers ce travail que de nombreux livres, brochures, rapports et autres textes tentent de dénoncer l’état du système carcéral. Cependant, nous avons pu remarquer  qu’à ce jour, la véritable connaissance sur la prison par la population reste limitée et révèle une vision critique, libérale et intéressée. L’opinion publique reste très éloignée des problèmes pénitentiaires réels et prône la tolérance zéro quant à la nature des peines et à leurs modes d’exécution et d’aménagement.&lt;br /&gt;
À travers les différentes étapes de la création de cet article, nous avons aussi pu voir  que le droit des prisonniers n’était pas une cause facile à défendre. L’importance de cette lutte n’est pas encore très démocratisée et comprise par l’ensemble de la population. Ainsi, la prison demeure toujours un lieu où l’on considère les êtres humains comme des individus morcelés et éclatés. Ils ont donc beaucoup de mal à exister comme des personnes à part entière. En effet, nous nous arrêtons souvent au crime commis et nous avons tendance à leur coller facilement des étiquettes.  L’humiliation et le non respect de la dignité sont toujours très présents en prison ainsi nous pouvons nous demander qu’elle est la véritable place pour le droit de l&#039;être humain dans un contexte déjà très difficile à vivre à la base.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Bercher, Yvonne. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Blanchet A., et Al (1985). L&#039;entretien dans les sciences sociales. Bordas, Paris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* ENA. (2011). L&#039;administration pénitentiaire et les droits des personnes détenues. Lettre de mission - Groupe 9.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  -, - (Hrsg.). (2006). Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Filmographie ==&lt;br /&gt;
Thorberg, DVD 1: Kinofilm, 104 Min., Untertitel: d/f/e/i, Trailer 2 Min., Untertitel d/f/e DVD 2: 18 filmische Kurzporträts über Insass en aus 12 Nationen, je ca. 8 Min. Untertitel d/f&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=12583</id>
		<title>Droits des prisonniers</title>
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		<updated>2014-01-08T07:49:07Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique ==&lt;br /&gt;
Durant l&#039;Antiquité et le Moyen-Âge, les sanctions pénales consistaient principalement en un châtiment corporel. La liberté n&#039;était pas encore considérée comme un bien appartenant à l&#039;individu. Par conséquent, les prisons n&#039;étaient pas utilisées comme mode de punition, mais, elles permettaient, par exemple, de s&#039;assurer qu&#039;un condamné serait présent le jour de son procès. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu&#039;au 17ème siècle, cette mentalité n&#039;évoluera pas. Au siècle des lumières, apparaît alors la conception de la liberté. Celle-ci se révèle être le bien le plus précieux dont peut disposer un individu. Rapidement, l&#039;idée d&#039;utiliser la prison comme mesure punitive - car privative de liberté - est proposée : les peines ne s&#039;appliquent plus au corps, mais à l&#039;esprit.&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réforme pénale initiée par le texte de [http://leboucher.com/vous/beccaria/ Cesare Beccaria], Des délits et des peines, paru en 1764, dénonce le recours à la torture comme moyen d&#039;instruction, la cruauté totalement disproportionnée des châtiments, tels que la peine capitale, l&#039;inégalité de traitement des condamnés en fonction de leur classe sociale ou encore l&#039;arbitraire des juges dans la décision des peine. Il préconise alors la mise en œuvre d&#039;un système de peines fixes garantissant l&#039;égalité entre les condamnés et empêchant ainsi toute appréciation des juges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Howard_%28philanthrope%29 John Howard], philanthrope britannique, est l&#039;un des premier à s&#039;intéresser au statut juridique des prisonniers. Son livre sur &amp;quot;L&#039;État des prisons européennes&amp;quot; (1777) souligne la nécessité d&#039;un traitement carcéral respectant les droits élémentaires de l&#039;humanité. À la fin du 18ème siècle, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Bentham Jeremy Bentham] va plus loin et défend la position que les détenus doivent avoir exactement les mêmes droits que les personnes en liberté mis à part celui d&#039;aller et venir&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 19éme siècle pour qu&#039;on donne un autre but aux peines. «Le détenu devrait être complétement transformé, tant dans son corps et ses habitudes que dans son esprit et sa volonté. La volonté d&#039;améliorer le détenu durant sa détention ou l&#039;idée d&#039;une réinsertion possible dans la société transparaissent en filigrane»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 14&amp;lt;/ref&amp;gt;. On passe à une pénalité de la détention. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault Michel Foucault] analyse ce nouvel &amp;quot;art de punir&amp;quot; à travers ce qu&#039;il appelle une micro-physique du pouvoir permettant une constante soumission de l&#039;individu au regard des gardiens. La justice moderne va alors chercher à transmettre l&#039;idée que l&#039;essentiel n&#039;est pas de punir, mais de redresser. Ce que l&#039;on vise désormais, c&#039;est la liberté de l&#039;individu. Par exemple, avec l&#039;introduction de la notion de &amp;quot;circonstances atténuantes&amp;quot; on fait entrer dans le verdict une appréciation portée sur le criminel et sur ce que l&#039;on peut attendre de lui dans l&#039;avenir. «Trouver pour un crime le châtiment qui convient, c&#039;est trouver le désavantage dont l&#039;idée soit telle qu&#039;elle rende définitivement sans attrait l&#039;idée d&#039;un méfait»&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 19ème siècle apporte son lot de réformes. Des mécanismes de réduction de peines apparaissent et surtout, la libération conditionnelle et le régime du sursis sont instaurés, respectivement en 1885 et 1891 en France.&amp;lt;ref&amp;gt;Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’en 1945, la condamnation à une peine de prison correspond encore  à la perte des droits individuels, mais après la Seconde guerre mondiale, une volonté d’humaniser les prisons apparait en même temps qu&#039;une volonté de reconnaissance des droits des personnes détenues. Malgré cette tout, l’incarcération reste encore, à ce moment là, assimilée à un châtiment.&lt;br /&gt;
Il faut alors attendre les années 1970 pour considérer que les détenus restent des sujets détenteurs de droits avant tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les années 1970 sont déterminantes dans le débat sur les droits des prisonniers&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;explique [https://www.google.ch/url?sa=t&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=&amp;amp;esrc=s&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=1&amp;amp;ved=0CDAQFjAA&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.ena.fr%2Findex.php%3F%2Ffr%2Fcontent%2Fdownload%2F4290%2F32109%2Ffile%2Fadministration-penitentiaire-et-droit-des-personnes-detenues.pdf&amp;amp;ei=I9ikUti6K4KPyQOIn4G4CA&amp;amp;usg=AFQjCNHVA-1tT9YFL5Uw8VYnY37FV1DyBA&amp;amp;sig2=s2HOes96Zi0TYRPu3cZLEA&amp;amp;bvm=bv.57752919,d.bGQ le texte de l&#039;ENA] (l&#039;école nationale d&#039;administration), &lt;br /&gt;
&amp;quot; ce n’est qu’à partir des années 1970 qu’il est admis que la qualité de détenu n’exclut pas celle de sujet détenteur de droits, évolution résumée par la formule « la prison, c’est la privation d’aller et venir et rien d’autre » prononcée par le Président de la République Valéry Giscard d’Estaing. Des droits sont progressivement reconnus aux personnes détenues, les dotant d’un statut juridique qui reste cependant partiel car un écart perdure entre la capacité de jouissance et la capacité d’exercice des droits dont les détenus sont titulaires. &amp;quot;&lt;br /&gt;
En effet, en 1975, les détenus récupèrent leur droit de vote, en 1983, ils sont autorisés à porter des vêtements civiles, en 1985, la télévision est autorisée dans les cellules et ainsi de suite. Ce processus de reconnaissance de sujets à part entière détenteurs de droits perdure pendant plus d&#039;un demi-siècle jusqu&#039;à la mise en place de la loi du 24 novembre 2009 qui a, entre autres, introduit un chapitre consacré aux droits et devoirs des personnes détenues et s&#039;est ainsi inscrite dans l’amélioration de l’accès aux droits des personnes détenues et du développement des contrôles externes. De plus, cette loi a opéré &amp;quot;un renversement symbolique des missions qui sont assignées à l’administration pénitentiaire, la réinsertion du détenu étant énoncée avant l’exigence de sécurité&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;ENA. (2011). L&#039;administration pénitentiaire et les droits des personnes détenues. Lettre de mission - Groupe 9. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Droit à l’intégrité physique et morale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison a beaucoup évolué au cours du temps, comme le démontre l&#039;historique. Et avec cette évolution, ont évolué les valeurs de la prison et les droits des prisonniers. Parmi ces droits, nous pouvons lister le droit à l&#039;intégrité physique et morale, le droit à des conditions de vie appropriées, ou encore le droit à la santé. Étant donné la centration sur l&#039;évolution de la nature des sanctions et peines dans l&#039;historique de cet article, nous avons choisi de développer un peu plus le droit à l&#039;intégrité physique et morale des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Par le prononcé d&#039;une peine privative de liberté à son égard, l&#039;individu purgeant cette peine est privé de l&#039;un de ses principaux attributs, il perd sa liberté. Le problème majeur réside dans le fait de savoir s&#039;il s&#039;agit d&#039;une perte de liberté ou des libertés et dans quelle mesure cette privation est compatible avec les droits et libertés de l&#039;individu.»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 17.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les individus qui sont détenus conservent tous leurs droits sauf ceux dont la perte est une conséquence directe de la privation des libertés. L’interdiction universelle des actes de torture et des mauvais traitements trouve sa source dans la dignité inhérente à la personne humaine. Les prisonniers et détenus doivent être traités en toute circonstance de façon humaine et digne et ce du jour de leur admission jusqu&#039;au jour de leur libération. Ainsi tout acte de torture ou de traitement inhumain ou dégradant est interdit et impardonnable. L&#039;interdiction de la torture a force de loi. Cette interdiction trouve sa source dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme dont l&#039;article 5 stipule que : «Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ainsi le paragraphe 1 de l’article premier de la Convention contre la torture et autre peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant définit la torture comme : «Tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles».&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsqu&#039;une personne détenue ou emprisonnée disparaît ou décède, il faut que la cause de cette disparition ou de ce décès fasse l’objet d’une enquête indépendante. Le principe 34 de l’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement prévoit que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Si une personne détenue ou emprisonnée vient à décéder ou à disparaître pendant la période de sa détention ou de son emprisonnement, une autorité judiciaire ou autre ordonnera une enquête sur les causes du décès ou de la disparition, soit de sa propre initiative, soit à la requête d’un membre de la famille de cette personne ou de toute personne qui a connaissance de l’affaire...»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l’exemple des conditions de détention dans une prison genevoise : Champ-Dollon qui ouvre ses portes en 1977. Déjà au centre de l’actualité à cause de sa surpopulation, cette prison préventive de Genève a fait la une, en avril 2006, pour de toutes autres raisons. En effet, 200 détenus ont signé une lettre dénonçant l’emploi disproportionné de la force policière et des détentions préventives excédant les peines prononcées. &lt;br /&gt;
Suite aux protestations de 2006, les rapports ont mis en évidence en évidence des violations des droits humains au sein de la prison (allégations de pratiques d’immersion de la tête sous l’eau) par la suite confirmées. Malgré cela, en 2007, toujours pas de réaction des autorités.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la Ligue suisse des droits de l&#039;homme (LSDH), qui a présenté son rapport le 16 avril 2007, les droits fondamentaux des détenus ne sont pas respectés dans la prison genevoise de Champ-Dollon. De même, le rapport de la commission d&#039;experts du Grand Conseil genevois, présenté le 18 avril 2007, a été très sévère envers les pratiques de la police et de la justice.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les experts de la commission ont auditionné 125 détenus et ils ont eu accès aux données de la police judiciaire et de la justice.&lt;br /&gt;
30% des détenus auditionnés (soit 38 sur les 125) se sont plaints de mauvais traitements physiques et de propos racistes, voire de rançons; dans 14 des cas, des lésions ont été constatées par les médecins. Les brutalités ont consisté en coups de pieds à terre, tête frappée contre le mur, gifles, coups lors de l&#039;interrogatoire, et un mineur a raconté avoir subit le sous-marin (tête dans l&#039;eau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dû à la surpopulation, certaines conditions de détention deviennent inacceptables. Le rapport de la LSDH a confirmé certains problèmes, comme un accès restreint aux soins, aux parloirs, à la formation ou aux places de travail. Les experts ont confirmé la promiscuité, la mixité, le mélange de détenus (p.ex avec des détenus perturbés) et certaines restrictions.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d&#039;une conférence de presse le 3 mai 2007, les autorités ont exprimé leur inquiétude tout en relativisant les allégations. Le ministre genevois en charge de la police, Laurent Moutinot, a pointé le fait que les allégations de détenus n&#039;avaient pas fait l&#039;objet de vérification et que les policiers accusés n&#039;avaient pas été entendus. Toutefois, les autorités ont présenté un plan de réformes de la police censé mettre un frein à ces dysfonctionnements. Le plan d&#039;action comprenait l&#039;amélioration de la formation des policier, la réunion en un seul corps de la gendarmerie et de la police de sécurité internationale, une nouvelle répartition des compétences, des caméras de surveillance (y compris dans les postes de police et les salles d&#039;interrogatoires), la réforme des procédures disciplinaires et la création d&#039;une police des polices intercantonale.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien qu&#039;on puisse la croire disparue des prisons, la violence envers les détenus est toujours présente. Il est certain que c&#039;est un point particulièrement important dans le respect du droits à l&#039;intégrité physique et morale des détenus. Mais il y en a d&#039;autres, en apparence moins importants, mais pour qui il est justifier de se battre. Lors des entretien effectués avec Mesdames Testuz et Bercher, apparaît l&#039;importance des liens avec l&#039;extérieur. En effet, pour Mme Bercher, le détenu n&#039;existe que par ce qu&#039;il entend de l&#039;extérieur. Si l&#039;on souhaite respecter le droit à l&#039;intégrité morale, il faut donc mettre en place des moyens permettant cet accès. Un problème surgit immédiatement : la punition du détenu est justement celle d&#039;être mis de côté, coupé du monde. Quel sens y aurait-il à le mettre en contact avec l&#039;extérieur?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pouvons avancer trois réponses à ceux qui soulève ce problème. Dans un premier temps, en reprenant la citation en début de chapitre, nous appuyons le fait que la prison consiste en une perte d&#039;un droit, celui d&#039;aller et venir où bon nous semble, et non de tous les droits. Cela n&#039;est donc pas incompatible avec la possibilité d&#039;être en contact avec l&#039;extérieur. Ensuite, il convient de définir le but de la prison. Si ce dernier est bien de permettre un jour la réintégration de ses détenus, alors les détenus doivent pouvoir se tenir au courant de se qu&#039;il s&#039;y passe. Enfin, tout simplement parce que les détenus ont droit à leur intégrité physique et morale et qu&#039;en les coupant de leur famille, de l&#039;information, des moyens de communication, on viole ce droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Finalement, les grands victoires de ces dernières années ne sont peut-être pas celles qui ont fait le plus de bruit. Pour nous, il est par exemple difficile d&#039;imaginer l&#039;importance d&#039;avoir deux heures de parloir par semaine au lieu d&#039;une. Mais pour les détenus c&#039;est une victoire. En tant que militant pour les droits de détenus, il fallait se battre pour ces &amp;quot;petites choses&amp;quot; : les parloirs intimes, le courrier, la télévision, internet, ... Car chacune d&#039;elles permettaient d&#039;améliorer l&#039;intégrité physique et morale des détenus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Institutions et associations défendant le droit des prisonniers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le GAP ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Action Prison : GAP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe a été créé, en 1975 par Michel Glardon, à la suite de la mort de Patrick Moll. Ceci se faisait par le biais d’un  journal, nommé Passe-Murailles, qui publiait des dossiers sur des « thèmes brulants ». Ce groupe avait la volonté de créer une profonde modification de la détention préventive. Il a énormément lutté « pour briser l’isolement dans les prisons et pour défendre un vrai salaire pour les prisonniers, supprimer la censure, soutenir les luttes »&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt; dans différentes prisons suisses telles que Witzwil ou encore Saint-Antoine devenue Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1986, le groupe Action Prison a disparu et a laissé la place à bien d’autres associations qui luttent pour le respect des prisonniers. Notamment, l’Association de Défense des Prisonniers en Suisse qui a vu le jour en 1986 et qui souhaitait « soutenir les luttes des prisonniers au niveau national et dénoncer l’ensemble du système carcéral ».&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== ADPS (Association de défense des prisonniers de Suisse) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un syndicat de prisonniers, appelé l’Association de Défense des Prisonniers de Suisse, s’est crée en 1986 et prit, ainsi, le relais du Groupe Action Prison. C&#039;est le 1er août que Jacques Fasel, le fondateur, déposa la demande de création de l’ADPS à la conseillère fédérale Elisabeth Kopp. L’Office fédéral de la justice ne s’y opposa pas concrètement, mais transmit le message suivant : « Rien n’empêche en principe des détenus de fonder une association. Toutefois la direction de l’établissement peut soumettre l’activité de ladite association à des conditions, voire la restreindre. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette association était essentiellement composée de détenus et ne comprenait que quelques rares membres non incarcérés, ceux-ci servant de relais avec l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ADPS a évolué du simple syndicat de prisonniers à un groupe actif hors de l’enceinte des prisons. C’était les membres extérieurs à la prison qui recevaient les demandes d’aide des détenus et qui essaient de les traiter, sans toutefois y arriver au vu des nombreuses sollicitations. L’ADPS est alors perçue par les détenus comme inefficace et se voit discréditée. Il s’en suivit le départ de Jacques Fasel qui préféra œuvrer en solitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces informations sont tirées d&#039;un livre d&#039;Yvonne Bercher. (1995)&amp;lt;ref&amp;gt;Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne. pp 45-48&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Groupement [http://www.infoprisons.ch/ Infosprisons] ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Infoprisons est un groupe de travail qui s&#039;est créé après la fin tragique de [http://www.laregion.ch/cetait-effrayant-et-tres-penible/ Skander Vogt] qui est survenue en mars 2010, suite à l’incendie de sa cellule dans le canton de Vaud. En effet, cet événement a déclenché plusieurs interrogations et ces derniers se sont mis à réfléchir à ce que ce drame révélait du monde des prisons et à ce qui pouvait être fait afin d’éviter que ce type d&#039;événement ne se reproduise. Ils ont donc décidé d’élaborer et de diffuser un bulletin électronique trimestriel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe d&#039;information sur les prisons a donc pour but de permettre la prise de parole des détenus et la mobilisation des professionnels impliqués dans le système carcéral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se compose, d&#039;une part, de plusieurs personnes chargées de la responsabilité principale de la rédaction, à savoir: Marie Bonnard (ancienne journaliste à Tout-Va-Bien Hebdo), Patricia Lin (assistante sociale en milieu carcéral durant de nombreuses années), Anne-Catherine Menétrey-Savary (ex-conseillère nationale) et Muriel Testuz (active dans le Groupe Action Prison aujourd’hui disparu). Puis, d&#039;autre part, d&#039;une personne chargée de la relecture des bulletins, à savoir: Joëlle Pascale Ulrich. Tous ces acteurs travaillent bénévolement pour la rédactions des divers textes ainsi que la recherche d&#039;informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de recevoir les bulletins électroniques, il suffit de s&#039;inscrire sur le [http://infoprisons.ch/ site-web] du Groupe Info prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [http://www.aafip.ch/fr/ AAFIP] (Association des Amis de la Fraternité Internationale des Prisons) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Partout dans le monde les prisons sont un enfer. Aidez-nous à en faire des lieux de résurrection&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Site de l&#039;AAFIP sous http://www.aafip.ch/fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;AAFIP est une association suisse qui a été créée en 2005. Elle agit auprès des détenus, anciens détenus, victimes, enfants et familles touchées par le crime dans de nombreux pays parmi les plus défavorisés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un de leurs axes prioritaires est la justice réparatrice qui est devenue une vision minoritaire autour du XIème siècle, au profit d&#039;une justice rétributive ou répressive, mais qui revient en force actuellement. Car c&#039;est ce type de justice qui est porteur d&#039;espoir pour une réelle réinsertion des détenus au sein de la société. En effet, le crime ne se réduit pas à la transgression de la loi mais il affecte aussi les relations entre les individus. Ainsi, ce n&#039;est pas le fait de simplement appliquer des peines aux coupables qui compensera la souffrance des victimes, et cela peut même conduire à un désir de vengeance chez le coupable. &lt;br /&gt;
Concrètement, la justice réparatrice aide donc le coupable à réparer ou tenter de réparer le mal qu&#039;il a fait dans la mesure du possible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a 124 associations à travers le monde et toutes ont les mêmes objectifs : elles s&#039;impliquent dans la visite des détenus, la formation professionnelle en prison, l’accompagnement des victimes, des familles et enfants de prisonniers, la mise en place de programmes de réinsertion [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]professionnelle et la promotion du concept de justice réparatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chronologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie] sur les droits des prionniers en France&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;étayer les apports de notre article, nous avons décidé d&#039;interviewer deux personnes qui ont milité pour le droit des prisonniers. Pour ce faire, nous avons décidé d&#039;adopter une posture semi-directive dans nos entretiens de recherche. L&#039;objectif de ces entretiens était de &amp;quot;favoriser la production d’un discours de l’interviewé sur un thème défini dans le cadre d’une recherche&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Blanchet A., et Al (1985). L&#039;entretien dans les sciences sociales. Bordas, Paris. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;, dans ce cas-ci il s&#039;est agit pour les deux interviewés de partager leurs souvenirs et expériences afin que nous puissions mieux comprendre la situation passée et actuelle concernant la prison. A partir de ces entretiens, nous avons alors par la suite essayé d&#039;approfondir un peu notre sujet et le thème du droit à l&#039;intégrité physique et morale des détenus en Suisse grâce à leurs opinions sur le sujet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Questions pour les entretiens|Questions d&#039;entretiens]] ===&lt;br /&gt;
Dans le cadre du cours, nous voulions laisser de l&#039;espace et de la liberté aux personnes interviewées. Par conséquent, nous n&#039;avons pas posé de questions fermées mais des questions ouvertes et générales que nous avions décidé lors de l&#039;un de nos cours en grand groupe. Lors des deux entretiens, nous avons accorder un long temps de réponse afin de laisser à Muriel Testuz et Yvonne Bercher la possibilité de se souvenir et de raconter l&#039;histoire et leur histoire, notre but étant de véritablement comprendre comment s&#039;est construite la lutte pour les droits des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant l&#039;entretien de Mme Bercher, nous nous sommes toutefois confrontés à quelques difficultés méthodologiques puisqu&#039;il ne nous a pas été possible de poser nos questions d&#039;entretiens telles quelles. En effet, il était parfois difficile de la recadrer, bien que nous ayons essayer. Par ailleurs, tout au long de l&#039;entretien, elle nous a néanmoins apporté quelques éléments de réponses pour nous permettre de compléter chacune de nos questions. Nous avons donc choisi de ne pas poser les questions telles que nous les avions rédigées afin de ne pas enlever de la spontanéité aux réponses apportées par Mme Bercher. De plus, ayant déjà envoyé les questions par courriel à cette ancienne militante, cette dernière nous avait déjà apporté des informations pertinentes pour chacune de nos questions. A ce propos, nous pensons qu&#039;il a été bénéfique d&#039;envoyer les questions par avance, car ceci nous a permis de laisser une plus grande place à la spontanéité de Mme Berche, ce qui a enrichi encore davantage l&#039;entretien.    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les questions d&#039;entretien étaient les suivantes : [[Questions pour les entretiens|questions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Présentations des personnes interviewées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les deux personnes interviewées ont été Madame Muriel Testuz et Madame Yvonne Bercher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la présentation des personnes interviewées, voir l&#039;[[index]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Retour sur les entretiens ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Muriel Testuz]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Yvonne Bercher]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mise en relation des deux entretiens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs points ressortent au travers des deux entretiens effectués. Nous les avons regroupé sous différents thèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Motivations&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les motivations de nos deux interlocutrices ont plusieurs points communs. Aussi bien [[Index|Mme Bercher]] que [[Index|Mme Testuz]] ont ressenti un sentiment d&#039;injustice liée à la population carcérale qui les a poussé à se battre. On sent une colère, voire une honte, vis-à-vis du système et un besoin intarissable de militer pour le respect des personnes. Bien qu&#039;elles énoncent différents éléments qui les ont poussés à se lancer dans le combat, on sent que c&#039;est quelque chose qu&#039;elles avaient en elles. Mme Bercher le dit :[[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;vous savez le fait d’être militante, c’est quelque chose qu’on a ou qu’on a pas en soi, mais ce n’est pas un sacrifice&amp;quot;]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles se rejoignent aussi lorsqu&#039;elles évoquent leur entrée dans les associations militantes : [[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;c&#039;est par le bouche à oreilles, par certaines rencontres, fortuites ou non, qu&#039;elles ont pu s&#039;investir. Il existait un flou autour des acteurs du combat pour les droits des prisonniers.&amp;quot; Daniel m’a présenté d’autres personnes qui m’en ont présentées d’autres ça été un jeu de l’avion si vous voulez...&amp;quot;]] (Mme Bercher). Mme Testuz, quant à elle, précise : [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot;[...] qu&#039;on n’entrait pas dans cette association action prison, d’autant plus qu’il se passait la même chose en France. Ce sont des gens qui se rencontraient et il y a eu à un moment donné une convergence.&amp;quot;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Objectifs du travail militant&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mme Bercher et Mme Testuz s&#039;accordent sur le fait que leur travail consistait à rendre visible les prisons et à faire le lien entre l&#039;intérieur et l&#039;extérieur. Mme Bercher, insiste plus sur ce qu&#039;elle amenait de l&#039;extérieur pour les prisonniers :[[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;Le détenu, il existe qu’à travers ce qu’il va capter de l’extérieur, il en est complètement dépendant, il est dans un espace où il n’a plus de recul, où il est aux mains d’autrui. C’est un endroit très sonore la prison, vous avez tout le temps des bruits. Il faut comprendre ce que vivent les gens&amp;quot;]]. Concernant Mme Testuz, c&#039;est le mouvement inverse. Avec la revue Passe-Murailles, elle tentait de transmettre au monde extérieur ce qu&#039;il se passait à l&#039;intérieur même des prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le but de leur travail était bien d&#039;empêcher la prison de se renfermer sur elle-même. D&#039;empêcher que le monde extérieur n&#039;est plus aucun regard sur ce qu&#039;il s&#039;y déroulait et d&#039;empêcher les détenus de se sentir totalement abandonnés et évincés de la société. Elles se battaient pour que la prison et les prisonniers continuent à faire partie de la société, comme toute autre institution. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, leurs actions se devaient, non seulement, d&#039;avoir un impact sur l&#039;époque où elles prenaient place mais aussi, elles visaient à s&#039;inscrire dans les mémoires afin que le combat ne soit pas fait en vain. Nous revenons sur ce point un peu plus loin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Difficultés rencontrées&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les difficultés rencontrées, mise à part les difficultés liées au militantisme - le fait de se heurter à des institutions qui refusent toute discussion, par exemple -, nous avons retenu celle liée directement aux prisonniers et à ce qu&#039;il représente. Est-ce réellement une cause justifiable que celle de se battre pour des détenus? On peut imaginer les incompréhensions que cela peut générer pour l&#039;entourage proche d&#039;une personne militante mais aussi aux yeux de toute autre personne de la société. Mme Bercher répond parfaitement à cette problématique:[[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;L’idée du peuple est qu’ils doivent être punis, c’est des salauds, donc il faut leur enlever des droits. Ce qui est une absence de réflexion, une vision à court terme. Tôt ou tard, ces gens vont sortir, en principe, et ils vont être appelés à se réinsérer et s’ils sortent dix fois plus révoltés qu’ils ne sont entrés, c’est dix fois plus nuisible. Personne n’a rien à gagner. Et moi, combien de fois j’ai fais signer des pétitions et les gens me disaient mais vous y pensez aux victimes? Et je leur répondais, mais justement monsieur nous y pensons. Tout le monde a intérêt que ces gens soient pris en charge d’une manière ou d’une autre&amp;quot;.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements entre l&#039;époque évoquée et aujourd&#039;hui&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ressort des ces deux entretiens que le monde de la prison, durant les années où Mme Bercher et Mme Testuzt ont oeuvré, n’était pas le même qu&#039;aujourd hui. En effet, Mme Testuz évoque le fait que : [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot; Pour les moments de lutte, il y a des pics et après ça redescend. Faut réussir à maintenir. On voulait supprimer la prison à Genève. Aujourd’hui, on ne sait toujours pas quoi faire.&amp;quot;]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles parlent aussi d&#039;un retour en arrière. Comme nous l&#039;explique Mme Testuz avec l&#039;exemple de la maison d&#039;éducation de Vennes. Cette maison avait été fermée suite à une lutte acharnée du Groupe Action Prion et qui va réouvrir au Printemps. Ce retour en arrière est surtout dû selon les Madame Testuz au fait qu&#039;: [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot; Il n&#039;y a pas de mémoire. Aujourd hui on ne pense que par le contrôle.&amp;quot;]] En effet, nous pouvons voir qu&#039;il n&#039;y a plus de réflexion autour de ce sujet. C&#039;est un milieu qui n&#039;a pas évolué depuis plusieurs des années, alors que la société, elle se voit évoluer de manière fulgurante. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A cette perte de mémoire, nous pouvons y lier le rôle de la Presse qui a énormément évolué. Dans les années 1975-1985, il y avait une revue intitulée Passe-Murailles qui permettait de mettre en lumière ce qui se passait à l&#039;intérieur des prisons, mais maintenant plus personne ne le fait réellement. Cette perte de mémoire peut être reliée aux changements de la société dans laquelle nous vivons. La [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot;société permet moins les gens en marge. On nous met dans une case dès qu&#039;on sort de la norme.&amp;quot;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont principalement ces deux aspects qui ont été évoqués lors des entretiens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Réflexions sur la prison&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison est un sujet délicat à traiter car il touche à des personnes qui sont enfermées dans des conditions pouvant se révéler très difficiles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre entretien avec Muriel Testuz, il est ressorti que pour elle :[[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot;Ce n’est pas un statut d’être détenu, c’est un statut administratif, mais ce n’est pas une identité contrairement à d’autres groupes sociaux victimes d’exclusions.&amp;quot;]] Ceci nous amenant à nos poser la question du réel but de la prison.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En effet, il existe un paradoxe autour de la prison. Ceci vient du fait qu&#039;il y ait d&#039;un côté le souhait des gouvernements de réinsérer les prisonniers à leur sortie de prison (dans les dires) alors que rien n&#039;est véritablement mis en place au sein des institutions carcérales pour leur permettre de se réinsérer (pas de formation). Ce paradoxe est parfaitement illustré dans le film [[Index|Thorberg]]. Nous pouvons y voir l&#039;un des détenus de la prison de Thorberg, Janis, qui dénonce &amp;quot;l&#039;absurdité de la prison&amp;quot; en expliquant que cette dernière limite les possibilités des prisonniers tout en espérant qu&#039;ils deviennent meilleures et se réinsèrent correctement dans la société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Madame Testuz étaye ses propos en ajoutant : [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot;On ne peut pas faire d’institutions coercitives sans qu’elles dégagent de la violence, de manière visible ou de manière beaucoup plus subtile, c’est propre à la prison. Tant qu’on n’aura pas une direction qui a une vision des détenus comme des personnes ayants le droit au respect&amp;quot;]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de l&#039;entretien avec Yvonne Bercher, cette notion a elle aussi été mise en lumière. Elle nous a expliqué que : [[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;Ce à quoi il faut être attentif, c’est que le discours et la pratique ne sont pas séparés par un fossé car on a une hypocrisie et un mensonge là-dedans. Si on dit, on est dans un état répressif ça fonctionne comme ça et qu’on l’annonce aux gens au moins ce n’est peut-être pas sympa mais ça a le mérite de l’honnêteté. Mais là, on a un discours suave dans les demies teintes à la Suisse et on a une pratique où on laisse moisir les gens pendant des années. On a toute une zone grise, si vous voulez, contre laquelle on luttait.&amp;quot;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous en retirons le fait suivant : On espère qu&#039;ils deviennent meilleurs sans leur en donner les moyens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
La prison fait aujourd’hui parti du paysage politique et médiatique et ça depuis plusieurs années. Nous avons pu constater à travers ce travail que de nombreux livres, brochures, rapports et autres textes tentent de dénoncer l’état du système carcéral. Cependant, nous avons pu remarquer  qu’à ce jour, la véritable connaissance sur la prison par la population reste limitée et révèle une vision critique, libérale et intéressée. L’opinion publique reste très éloignée des problèmes pénitentiaires réels et prône la tolérance zéro quant à la nature des peines et à leurs modes d’exécution et d’aménagement.&lt;br /&gt;
À travers les différentes étapes de la création de cet article, nous avons aussi pu voir  que le droit des prisonniers n’était pas une cause facile à défendre. L’importance de cette lutte n’est pas encore très démocratisée et comprise par l’ensemble de la population. Ainsi, la prison demeure toujours un lieu où l’on considère les êtres humains comme des individus morcelés et éclatés. Ils ont donc beaucoup de mal à exister comme des personnes à part entière. En effet, nous nous arrêtons souvent au crime commis et nous avons tendance à leur coller facilement des étiquettes.  L’humiliation et le non respect de la dignité sont toujours très présents en prison ainsi nous pouvons nous demander qu’elle est la véritable place pour le droit de l&#039;être humain dans un contexte déjà très difficile à vivre à la base.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Bercher, Yvonne. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Blanchet A., et Al (1985). L&#039;entretien dans les sciences sociales. Bordas, Paris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* ENA. (2011). L&#039;administration pénitentiaire et les droits des personnes détenues. Lettre de mission - Groupe 9.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  -, - (Hrsg.). (2006). Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Filmographie ==&lt;br /&gt;
Thorberg, DVD 1: Kinofilm, 104 Min., Untertitel: d/f/e/i, Trailer 2 Min., Untertitel d/f/e DVD 2: 18 filmische Kurzporträts über Insass en aus 12 Nationen, je ca. 8 Min. Untertitel d/f&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=12487</id>
		<title>Droits des prisonniers</title>
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		<updated>2014-01-05T18:32:26Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* Historique */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique ==&lt;br /&gt;
Durant l&#039;Antiquité et le Moyen-Âge, les sanctions pénales consistaient principalement en un châtiment corporel. La liberté n&#039;était pas encore considérée comme un bien appartenant à l&#039;individu. Par conséquent, les prisons n&#039;étaient pas utilisées comme mode de punition, mais, elles permettaient, par exemple, de s&#039;assurer qu&#039;un condamné serait présent le jour de son procès. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu&#039;au 17ème siècle, cette mentalité n&#039;évoluera pas. Au siècle des lumières, apparaît alors la conception de la liberté. Celle-ci se révèle être le bien le plus précieux dont peut disposer un individu. Rapidement, l&#039;idée d&#039;utiliser la prison comme mesure punitive - car privative de liberté - est proposée : les peines ne s&#039;appliquent plus au corps, mais à l&#039;esprit.&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réforme pénale initiée par le texte de [http://leboucher.com/vous/beccaria/ Cesare Beccaria], Des délits et des peines, paru en 1764, dénonce le recours à la torture comme moyen d&#039;instruction, la cruauté totalement disproportionnée des châtiments, tels que la peine capitale, l&#039;inégalité de traitement des condamnés en fonction de leur classe sociale ou encore l&#039;arbitraire des juges dans la décision des peine. Il préconise alors la mise en œuvre d&#039;un système de peines fixes garantissant l&#039;égalité entre les condamnés et empêchant ainsi toute appréciation des juges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Howard_%28philanthrope%29 John Howard], philanthrope britannique, est l&#039;un des premier à s&#039;intéresser au statut juridique des prisonniers. Son livre sur &amp;quot;L&#039;État des prisons européennes&amp;quot; (1777) souligne la nécessité d&#039;un traitement carcéral respectant les droits élémentaires de l&#039;humanité. À la fin du 18ème siècle, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Bentham Jeremy Bentham] va plus loin et défend la position que les détenus doivent avoir exactement les mêmes droits que les personnes en liberté mis à part celui d&#039;aller et venir&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 19éme siècle pour qu&#039;on donne un autre but aux peines. «Le détenu devrait être complétement transformé, tant dans son corps et ses habitudes que dans son esprit et sa volonté. La volonté d&#039;améliorer le détenu durant sa détention ou l&#039;idée d&#039;une réinsertion possible dans la société transparaissent en filigrane»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 14&amp;lt;/ref&amp;gt;. On passe à une pénalité de la détention. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault Michel Foucault] analyse ce nouvel &amp;quot;art de punir&amp;quot; à travers ce qu&#039;il appelle une micro-physique du pouvoir permettant une constante soumission de l&#039;individu au regard des gardiens. La justice moderne va alors chercher à transmettre l&#039;idée que l&#039;essentiel n&#039;est pas de punir, mais de redresser. Ce que l&#039;on vise désormais, c&#039;est la liberté de l&#039;individu. Par exemple, avec l&#039;introduction de la notion de &amp;quot;circonstances atténuantes&amp;quot; on fait entrer dans le verdict une appréciation portée sur le criminel et sur ce que l&#039;on peut attendre de lui dans l&#039;avenir. «Trouver pour un crime le châtiment qui convient, c&#039;est trouver le désavantage dont l&#039;idée soit telle qu&#039;elle rende définitivement sans attrait l&#039;idée d&#039;un méfait»&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 19ème siècle apporte son lot de réformes. Des mécanismes de réduction de peines apparaissent et surtout, la libération conditionnelle et le régime du sursis sont instaurés, respectivement en 1885 et 1891 en France.&amp;lt;ref&amp;gt;Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’en 1945, la condamnation à une peine de prison correspond encore  à la perte des droits individuels, mais après la Seconde guerre mondiale, une volonté d’humaniser les prisons apparait en même temps qu&#039;une volonté de reconnaissance des droits des personnes détenues. Malgré cette tout, l’incarcération reste encore, à ce moment là, assimilée à un châtiment.&lt;br /&gt;
Il faut alors attendre les années 1970 pour considérer que les détenus restent des sujets détenteurs de droits avant tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les années 1970 sont déterminantes dans le débat sur les droits des prisonniers&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;explique [https://www.google.ch/url?sa=t&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=&amp;amp;esrc=s&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=1&amp;amp;ved=0CDAQFjAA&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.ena.fr%2Findex.php%3F%2Ffr%2Fcontent%2Fdownload%2F4290%2F32109%2Ffile%2Fadministration-penitentiaire-et-droit-des-personnes-detenues.pdf&amp;amp;ei=I9ikUti6K4KPyQOIn4G4CA&amp;amp;usg=AFQjCNHVA-1tT9YFL5Uw8VYnY37FV1DyBA&amp;amp;sig2=s2HOes96Zi0TYRPu3cZLEA&amp;amp;bvm=bv.57752919,d.bGQ le texte de l&#039;ENA] (l&#039;école nationale d&#039;administration), &lt;br /&gt;
&amp;quot; ce n’est qu’à partir des années 1970 qu’il est admis que la qualité de détenu n’exclut pas celle de sujet détenteur de droits, évolution résumée par la formule « la prison, c’est la privation d’aller et venir et rien d’autre » prononcée par le Président de la République Valéry Giscard d’Estaing. Des droits sont progressivement reconnus aux personnes détenues, les dotant d’un statut juridique qui reste cependant partiel car un écart perdure entre la capacité de jouissance et la capacité d’exercice des droits dont les détenus sont titulaires. &amp;quot;&lt;br /&gt;
En effet, en 1975, les détenus récupèrent leur droit de vote, en 1983, ils sont autorisés à porter des vêtements civiles, en 1985, la télévision est autorisée dans les cellules et ainsi de suite. Ce processus de reconnaissance de sujets à part entière détenteurs de droits perdure pendant plus d&#039;un demi-siècle jusqu&#039;à la mise en place de la loi du 24 novembre 2009 qui a, entre autres, introduit un chapitre consacré aux droits et devoirs des personnes détenues et s&#039;est ainsi inscrite dans l’amélioration de l’accès aux droits des personnes détenues et du développement des contrôles externes. De plus, cette loi a opéré &amp;quot;un renversement symbolique des missions qui sont assignées à l’administration pénitentiaire, la réinsertion du détenu étant énoncée avant l’exigence de sécurité&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;ENA. (2011). L&#039;administration pénitentiaire et les droits des personnes détenues. Lettre de mission - Groupe 9. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Droit à l’intégrité physique et morale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison a beaucoup évolué au cours du temps, comme le démontre l&#039;historique. Et avec cette évolution, ont évolué les valeurs de la prison et les droits des prisonniers. Parmi ces droits, nous pouvons lister le droit à l&#039;intégrité physique et morale, le droit à des conditions de vie appropriées, ou encore le droit à la santé. Étant donné la centration sur l&#039;évolution de la nature des sanctions et peines dans l&#039;historique de cet article, nous avons choisi de développer un peu plus le droit à l&#039;intégrité physique et morale des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Par le prononcé d&#039;une peine privative de liberté à son égard, l&#039;individu purgeant cette peine est privé de l&#039;un de ses principaux attributs, il perd sa liberté. Le problème majeur réside dans le fait de savoir s&#039;il s&#039;agit d&#039;une perte de liberté ou des libertés et dans quelle mesure cette privation est compatible avec les droits et libertés de l&#039;individu.»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 17.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les individus qui sont détenus conservent tous leurs droits sauf ceux dont la perte est une conséquence directe de la privation des libertés. L’interdiction universelle des actes de torture et des mauvais traitements trouve sa source dans la dignité inhérente à la personne humaine. Les prisonniers et détenus doivent être traités en toute circonstance de façon humaine et digne et ce du jour de leur admission jusqu&#039;au jour de leur libération. Ainsi tout acte de torture ou de traitement inhumain ou dégradant est interdit et impardonnable. L&#039;interdiction de la torture a force de loi. Cette interdiction trouve sa source dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme dont l&#039;article 5 stipule que : «Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ainsi le paragraphe 1 de l’article premier de la Convention contre la torture et autre peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant définit la torture comme : «Tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles».&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsqu&#039;une personne détenue ou emprisonnée disparaît ou décède, il faut que la cause de cette disparition ou de ce décès fasse l’objet d’une enquête indépendante. Le principe 34 de l’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement prévoit que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Si une personne détenue ou emprisonnée vient à décéder ou à disparaître pendant la période de sa détention ou de son emprisonnement, une autorité judiciaire ou autre ordonnera une enquête sur les causes du décès ou de la disparition, soit de sa propre initiative, soit à la requête d’un membre de la famille de cette personne ou de toute personne qui a connaissance de l’affaire...»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l’exemple des conditions de détention dans une prison genevoise : Champ-Dollon qui ouvre ses portes en 1977. Déjà au centre de l’actualité à cause de sa surpopulation, cette prison préventive de Genève a fait la une, en avril 2006, pour de toutes autres raisons. En effet, 200 détenus ont signé une lettre dénonçant l’emploi disproportionné de la force policière et des détentions préventives excédant les peines prononcées. &lt;br /&gt;
Suite aux protestations de 2006, les rapports ont mis en évidence en évidence des violations des droits humains au sein de la prison (allégations de pratiques d’immersion de la tête sous l’eau) par la suite confirmées. Malgré cela, en 2007, toujours pas de réaction des autorités.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la Ligue suisse des droits de l&#039;homme (LSDH), qui a présenté son rapport le 16 avril 2007, les droits fondamentaux des détenus ne sont pas respectés dans la prison genevoise de Champ-Dollon. De même, le rapport de la commission d&#039;experts du Grand Conseil genevois, présenté le 18 avril 2007, a été très sévère envers les pratiques de la police et de la justice.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les experts de la commission ont auditionné 125 détenus et ils ont eu accès aux données de la police judiciaire et de la justice.&lt;br /&gt;
30% des détenus auditionnés (soit 38 sur les 125) se sont plaints de mauvais traitements physiques et de propos racistes, voire de rançons; dans 14 des cas, des lésions ont été constatées par les médecins. Les brutalités ont consisté en coups de pieds à terre, tête frappée contre le mur, gifles, coups lors de l&#039;interrogatoire, et un mineur a raconté avoir subit le sous-marin (tête dans l&#039;eau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dû à la surpopulation, certaines conditions de détention deviennent inacceptables. Le rapport de la LSDH a confirmé certains problèmes, comme un accès restreint aux soins, aux parloirs, à la formation ou aux places de travail. Les experts ont confirmé la promiscuité, la mixité, le mélange de détenus (p.ex avec des détenus perturbés) et certaines restrictions.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d&#039;une conférence de presse le 3 mai 2007, les autorités ont exprimé leur inquiétude tout en relativisant les allégations. Le ministre genevois en charge de la police, Laurent Moutinot, a pointé le fait que les allégations de détenus n&#039;avaient pas fait l&#039;objet de vérification et que les policiers accusés n&#039;avaient pas été entendus. Toutefois, les autorités ont présenté un plan de réformes de la police censé mettre un frein à ces dysfonctionnements. Le plan d&#039;action comprenait l&#039;amélioration de la formation des policier, la réunion en un seul corps de la gendarmerie et de la police de sécurité internationale, une nouvelle répartition des compétences, des caméras de surveillance (y compris dans les postes de police et les salles d&#039;interrogatoires), la réforme des procédures disciplinaires et la création d&#039;une police des polices intercantonale.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien qu&#039;on puisse la croire disparue des prisons, la violence envers les détenus est toujours présente. Il est certain que c&#039;est un point particulièrement important dans le respect du droits à l&#039;intégrité physique et morale des détenus. Mais il y en a d&#039;autres, en apparence moins importants, mais pour qui il est justifier de se battre. Lors des entretien effectués avec Mesdames Testuz et Bercher, apparaît l&#039;importance des liens avec l&#039;extérieur. En effet, pour Mme Bercher, le détenu n&#039;existe que par ce qu&#039;il entend de l&#039;extérieur. Si l&#039;on souhaite respecter le droit à l&#039;intégrité morale, il faut donc mettre en place des moyens permettant cet accès. Un problème surgit immédiatement : la punition du détenu est justement celle d&#039;être mis de côté, coupé du monde. Quel sens y aurait-il à le mettre en contact avec l&#039;extérieur?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pouvons avancer trois réponses à ceux qui soulève ce problème. Dans un premier temps, en reprenant la citation en début de chapitre, nous appuyons le fait que la prison consiste en une perte d&#039;un droit, celui d&#039;aller et venir où bon nous semble, et non de tous les droits. Cela n&#039;est donc pas incompatible avec la possibilité d&#039;être en contact avec l&#039;extérieur. Ensuite, il convient de définir le but de la prison. Si ce dernier est bien de permettre un jour la réintégration de ses détenus, alors les détenus doivent pouvoir se tenir au courant de se qu&#039;il s&#039;y passe. Enfin, tout simplement parce que les détenus ont droit à leur intégrité physique et morale et qu&#039;en les coupant de leur famille, de l&#039;information, des moyens de communication, on viole ce droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Finalement, les grands victoires de ces dernières années ne sont peut-être pas celles qui ont fait le plus de bruit. Pour nous, il est par exemple difficile d&#039;imaginer l&#039;importance d&#039;avoir deux heures de parloir par semaine au lieu d&#039;une. Mais pour les détenus c&#039;est une victoire. En tant que militant pour les droits de détenus, il fallait se battre pour ces &amp;quot;petites choses&amp;quot; : les parloirs intimes, le courrier, la télévision, internet, ... Car chacune d&#039;elles permettaient d&#039;améliorer l&#039;intégrité physique et morale des détenus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Institutions et associations défendant le droit des prisonniers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le GAP ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Action Prison : GAP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe a été créé, en 1975 par Michel Glardon, à la suite de la mort de Patrick Moll. Ceci se faisait par le biais d’un  journal, nommé Passe-Murailles, qui publiait des dossiers sur des « thèmes brulants ». Ce groupe avait la volonté de créer une profonde modification de la détention préventive. Il a énormément lutté « pour briser l’isolement dans les prisons et pour défendre un vrai salaire pour les prisonniers, supprimer la censure, soutenir les luttes »&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt; dans différentes prisons suisses telles que Witzwil ou encore Saint-Antoine devenue Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1986, le groupe Action Prison a disparu et a laissé la place à bien d’autres associations qui luttent pour le respect des prisonniers. Notamment, l’Association de Défense des Prisonniers en Suisse qui a vu le jour en 1986 et qui souhaitait « soutenir les luttes des prisonniers au niveau national et dénoncer l’ensemble du système carcéral ».&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== ADPS (Association de défense des prisonniers de Suisse) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un syndicat de prisonniers, appelé l’Association de Défense des Prisonniers de Suisse, s’est crée en 1986 et prit, ainsi, le relais du Groupe Action Prison. C&#039;est le 1er août que Jacques Fasel, le fondateur, déposa la demande de création de l’ADPS à la conseillère fédérale Elisabeth Kopp. L’Office fédéral de la justice ne s’y opposa pas concrètement, mais transmit le message suivant : « Rien n’empêche en principe des détenus de fonder une association. Toutefois la direction de l’établissement peut soumettre l’activité de ladite association à des conditions, voire la restreindre. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette association était essentiellement composée de détenus et ne comprenait que quelques rares membres non incarcérés, ceux-ci servant de relais avec l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ADPS a évolué du simple syndicat de prisonniers à un groupe actif hors de l’enceinte des prisons. C’était les membres extérieurs à la prison qui recevaient les demandes d’aide des détenus et qui essaient de les traiter, sans toutefois y arriver au vu des nombreuses sollicitations. L’ADPS est alors perçue par les détenus comme inefficace et se voit discréditée. Il s’en suivit le départ de Jacques Fasel qui préféra œuvrer en solitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces informations sont tirées d&#039;un livre d&#039;Yvonne Bercher. (1995)&amp;lt;ref&amp;gt;Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne. pp 45-48&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Groupement [http://www.infoprisons.ch/ Infosprisons] ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Infoprisons est un groupe de travail qui s&#039;est créé après la fin tragique de [http://www.laregion.ch/cetait-effrayant-et-tres-penible/ Skander Vogt] qui est survenue en mars 2010, suite à l’incendie de sa cellule dans le canton de Vaud. En effet, cet événement a déclenché plusieurs interrogations et ces derniers se sont mis à réfléchir à ce que ce drame révélait du monde des prisons et à ce qui pouvait être fait afin d’éviter que ce type d&#039;événement ne se reproduise. Ils ont donc décidé d’élaborer et de diffuser un bulletin électronique trimestriel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe d&#039;information sur les prisons a donc pour but de permettre la prise de parole des détenus et la mobilisation des professionnels impliqués dans le système carcéral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se compose, d&#039;une part, de plusieurs personnes chargées de la responsabilité principale de la rédaction, à savoir: Marie Bonnard (ancienne journaliste à Tout-Va-Bien Hebdo), Patricia Lin (assistante sociale en milieu carcéral durant de nombreuses années), Anne-Catherine Menétrey-Savary (ex-conseillère nationale) et Muriel Testuz (active dans le Groupe Action Prison aujourd’hui disparu). Puis, d&#039;autre part, d&#039;une personne chargée de la relecture des bulletins, à savoir: Joëlle Pascale Ulrich. Tous ces acteurs travaillent bénévolement pour la rédactions des divers textes ainsi que la recherche d&#039;informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de recevoir les bulletins électroniques, il suffit de s&#039;inscrire sur le [http://infoprisons.ch/ site-web] du Groupe Info prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [http://www.aafip.ch/fr/ AAFIP] (Association des Amis de la Fraternité Internationale des Prisons) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Partout dans le monde les prisons sont un enfer. Aidez-nous à en faire des lieux de résurrection&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Site de l&#039;AAFIP sous http://www.aafip.ch/fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;AAFIP est une association suisse qui a été créée en 2005. Elle agit auprès des détenus, anciens détenus, victimes, enfants et familles touchées par le crime dans de nombreux pays parmi les plus défavorisés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un de leurs axes prioritaires est la justice réparatrice qui est devenue une vision minoritaire autour du XIème siècle, au profit d&#039;une justice rétributive ou répressive, mais qui revient en force actuellement. Car c&#039;est ce type de justice qui est porteur d&#039;espoir pour une réelle réinsertion des détenus au sein de la société. En effet, le crime ne se réduit pas à la transgression de la loi mais il affecte aussi les relations entre les individus. Ainsi, ce n&#039;est pas le fait de simplement appliquer des peines aux coupables qui compensera la souffrance des victimes, et cela peut même conduire à un désir de vengeance chez le coupable. &lt;br /&gt;
Concrètement, la justice réparatrice aide donc le coupable à réparer ou tenter de réparer le mal qu&#039;il a fait dans la mesure du possible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a 124 associations à travers le monde et toutes ont les mêmes objectifs : elles s&#039;impliquent dans la visite des détenus, la formation professionnelle en prison, l’accompagnement des victimes, des familles et enfants de prisonniers, la mise en place de programmes de réinsertion [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]professionnelle et la promotion du concept de justice réparatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chronologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie] sur les droits des prionniers en France&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;étayer les apports de notre article, nous avons décidé d&#039;interviewer deux personnes qui ont milité pour le droit des prisonniers. Pour ce faire, nous avons décidé d&#039;adopter une posture semi-directive dans nos entretiens de recherche. L&#039;objectif de ces entretiens était de &amp;quot;favoriser la production d’un discours de l’interviewé sur un thème défini dans le cadre d’une recherche&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Blanchet A., et Al (1985). L&#039;entretien dans les sciences sociales. Bordas, Paris. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;, dans ce cas-ci il s&#039;est agit pour les deux interviewés de partager leurs souvenirs et expériences afin que nous puissions mieux comprendre la situation passée et actuelle concernant la prison. A partir de ces entretiens, nous avons alors par la suite essayé d&#039;approfondir un peu notre sujet et le thème du droit à l&#039;intégrité physique et morale des détenus en Suisse grâce à leurs opinions sur le sujet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Questions pour les entretiens|Questions d&#039;entretiens]] ===&lt;br /&gt;
Dans le cadre du cours, nous voulions laisser de l&#039;espace et de la liberté aux personnes interviewées. Par conséquent, nous n&#039;avons pas posé de questions fermées mais des questions ouvertes et générales que nous avions décidé lors de l&#039;un de nos cours en grand groupe. Lors des deux entretiens, nous avons accorder un long temps de réponse afin de laisser à Muriel Testuz et Yvonne Bercher la possibilité de se souvenir et de raconter l&#039;histoire et leur histoire, notre but étant de véritablement comprendre comment s&#039;est construite la lutte pour les droits des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant l&#039;entretien de Mme Bercher, nous nous sommes toutefois confrontés à quelques difficultés méthodologiques puisqu&#039;il ne nous a pas été possible de poser nos questions d&#039;entretiens telles quelles. En effet, il était parfois difficile de la recadrer, bien que nous ayons essayer. Par ailleurs, tout au long de l&#039;entretien, elle nous a néanmoins apporté quelques éléments de réponses pour nous permettre de compléter chacune de nos questions. Nous avons donc choisi de ne pas poser les questions telles que nous les avions rédigées afin de ne pas enlever de la spontanéité aux réponses apportées par Mme Bercher. De plus, ayant déjà envoyé les questions par courriel à cette ancienne militante, cette dernière nous avait déjà apporté des informations pertinentes pour chacune de nos questions. A ce propos, nous pensons qu&#039;il a été bénéfique d&#039;envoyer les questions par avance, car ceci nous a permis de laisser une plus grande place à la spontanéité de Mme Berche, ce qui a enrichi encore davantage l&#039;entretien.    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les questions d&#039;entretien étaient les suivantes : [[Questions pour les entretiens|questions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Présentations des personnes interviewées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les deux personnes interviewées ont été Madame Muriel Testuz et Madame Yvonne Bercher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la présentation des personnes interviewées, voir l&#039;[[index]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Retour sur les entretiens ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Muriel Testuz]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Yvonne Bercher]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mise en relation des deux entretiens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs points ressortent au travers des deux entretiens effectués. Nous les avons regroupé sous différents thèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Motivations&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les motivations de nos deux interlocutrices ont plusieurs points communs. Aussi bien [[Index|Mme Bercher]] que [[Index|Mme Testuz]] ont ressenti un sentiment d&#039;injustice liée à la population carcérale qui les a poussé à se battre. On sent une colère, voire une honte, vis-à-vis du système et un besoin intarissable de militer pour le respect des personnes. Bien qu&#039;elles énoncent différents éléments qui les ont poussés à se lancer dans le combat, on sent que c&#039;est quelque chose qu&#039;elles avaient en elles. Mme Bercher le dit :[[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;vous savez le fait d’être militante, c’est quelque chose qu’on a ou qu’on a pas en soi, mais ce n’est pas un sacrifice&amp;quot;]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles se rejoignent aussi lorsqu&#039;elles évoquent leur entrée dans les associations militantes : [[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;c&#039;est par le bouche à oreilles, par certaines rencontres, fortuites ou non, qu&#039;elles ont pu s&#039;investir. Il existait un flou autour des acteurs du combat pour les droits des prisonniers.&amp;quot; Daniel m’a présenté d’autres personnes qui m’en ont présentées d’autres ça été un jeu de l’avion si vous voulez...&amp;quot;]] (Mme Bercher). Mme Testuz, quant à elle, précise : [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot;[...] qu&#039;on n’entrait pas dans cette association action prison, d’autant plus qu’il se passait la même chose en France. Ce sont des gens qui se rencontraient et il y a eu à un moment donné une convergence.&amp;quot;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Objectifs du travail militant&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mme Bercher et Mme Testuz s&#039;accordent sur le fait que leur travail consistait à rendre visible les prisons et à faire le lien entre l&#039;intérieur et l&#039;extérieur. Mme Bercher, insiste plus sur ce qu&#039;elle amenait de l&#039;extérieur pour les prisonniers :[[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;Le détenu, il existe qu’à travers ce qu’il va capter de l’extérieur, il en est complètement dépendant, il est dans un espace où il n’a plus de recul, où il est aux mains d’autrui. C’est un endroit très sonore la prison, vous avez tout le temps des bruits. Il faut comprendre ce que vivent les gens&amp;quot;]]. Concernant Mme Testuz, c&#039;est le mouvement inverse. Avec la revue Passe-Murailles, elle tentait de transmettre au monde extérieur ce qu&#039;il se passait à l&#039;intérieur même des prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le but de leur travail était bien d&#039;empêcher la prison de se renfermer sur elle-même. D&#039;empêcher que le monde extérieur n&#039;est plus aucun regard sur ce qu&#039;il s&#039;y déroulait et d&#039;empêcher les détenus de se sentir totalement abandonnés et évincés de la société. Elles se battaient pour que la prison et les prisonniers continuent à faire partie de la société, comme toute autre institution. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, leurs actions se devaient, non seulement, d&#039;avoir un impact sur l&#039;époque où elles prenaient place mais aussi, elles visaient à s&#039;inscrire dans les mémoires afin que le combat ne soit pas fait en vain. Nous revenons sur ce point un peu plus loin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Difficultés rencontrées&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les difficultés rencontrées, mise à part les difficultés liées au militantisme - le fait de se heurter à des institutions qui refusent toute discussion, par exemple -, nous avons retenu celle liée directement aux prisonniers et à ce qu&#039;il représente. Est-ce réellement une cause justifiable que celle de se battre pour des détenus? On peut imaginer les incompréhensions que cela peut générer pour l&#039;entourage proche d&#039;une personne militante mais aussi aux yeux de toute autre personne de la société. Mme Bercher répond parfaitement à cette problématique:[[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;L’idée du peuple est qu’ils doivent être punis, c’est des salauds, donc il faut leur enlever des droits. Ce qui est une absence de réflexion, une vision à court terme. Tôt ou tard, ces gens vont sortir, en principe, et ils vont être appelés à se réinsérer et s’ils sortent dix fois plus révoltés qu’ils ne sont entrés, c’est dix fois plus nuisible. Personne n’a rien à gagner. Et moi, combien de fois j’ai fais signer des pétitions et les gens me disaient mais vous y pensez aux victimes? Et je leur répondais, mais justement monsieur nous y pensons. Tout le monde a intérêt que ces gens soient pris en charge d’une manière ou d’une autre&amp;quot;.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Changements entre l&#039;époque évoquée et aujourd&#039;hui&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ressort des ces deux entretiens que le monde de la prison, durant les années où Mme Bercher et Mme Testuzt ont oeuvré, n’était pas le même qu&#039;aujourd hui. En effet, Mme Testuz évoque le fait que : [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot; Pour les moments de lutte, il y a des pics et après ça redescend. Faut réussir à maintenir. On voulait supprimer la prison à Genève. Aujourd’hui, on ne sait toujours pas quoi faire.&amp;quot;]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles parlent aussi d&#039;un retour en arrière. Comme nous l&#039;explique Mme Testuz avec l&#039;exemple de la maison d&#039;éducation de Vennes. Cette maison avait été fermée suite à une lutte acharnée du Groupe Action Prion et qui va réouvrir au Printemps. Ce retour en arrière est surtout dû selon les Madame Testuz au fait qu&#039;: [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot; Il n&#039;y a pas de mémoire. Aujourd hui on ne pense que par le contrôle.&amp;quot;]] En effet, nous pouvons voir qu&#039;il n&#039;y a plus de réflexion autour de ce sujet. C&#039;est un milieu qui n&#039;a pas évolué depuis plusieurs des années, alors que la société, elle se voit évoluer de manière fulgurante. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A cette perte de mémoire, nous pouvons y lier le rôle de la Presse qui a énormément évolué. Dans les années 1975-1985, il y avait une revue intitulée Passe-Murailles qui permettait de mettre en lumière ce qui se passait à l&#039;intérieur des prisons, mais maintenant plus personne ne le fait réellement. Cette perte de mémoire peut être reliée aux changements de la société dans laquelle nous vivons. La [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot;société permet moins les gens en marge. On nous met dans une case dès qu&#039;on sort de la norme.&amp;quot;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont principalement ces deux aspects qui ont été évoqués lors des entretiens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Réflexions sur la prison&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison est un sujet délicat à traiter car il touche à des personnes qui sont enfermées dans des conditions pouvant se révéler très difficiles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de notre entretien avec Muriel Testuz, il est ressorti que pour elle :[[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot;Ce n’est pas un statut d’être détenu, c’est un statut administratif, mais ce n’est pas une identité contrairement à d’autres groupes sociaux victimes d’exclusions.&amp;quot;]] Ceci nous amenant à nos poser la question du réel but de la prison.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En effet, il existe un paradoxe autour de la prison. Ceci vient du fait qu&#039;il y ait d&#039;un côté le souhait des gouvernements de réinsérer les prisonniers à leur sortie de prison (dans les dires) alors que rien n&#039;est véritablement mis en place au sein des institutions carcérales pour leur permettre de se réinsérer (pas de formation). Ce paradoxe est parfaitement illustré dans le film [[Index|Thorberg]]. Nous pouvons y voir l&#039;un des détenus de la prison de Thorberg, Janis, qui dénonce &amp;quot;l&#039;absurdité de la prison&amp;quot; en expliquant que cette dernière limite les possibilités des prisonniers tout en espérant qu&#039;ils deviennent meilleures et se réinsèrent correctement dans la société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Madame Testuz étaye ses propos en ajoutant : [[Entretien avec Muriel Testuz|&amp;quot;On ne peut pas faire d’institutions coercitives sans qu’elles dégagent de la violence, de manière visible ou de manière beaucoup plus subtile, c’est propre à la prison. Tant qu’on n’aura pas une direction qui a une vision des détenus comme des personnes ayants le droit au respect&amp;quot;]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de l&#039;entretien avec Yvonne Bercher, cette notion a elle aussi été mise en lumière. Elle nous a expliqué que : [[Entretien avec Yvonne Bercher|&amp;quot;Ce à quoi il faut être attentif, c’est que le discours et la pratique ne sont pas séparés par un fossé car on a une hypocrisie et un mensonge là-dedans. Si on dit, on est dans un état répressif ça fonctionne comme ça et qu’on l’annonce aux gens au moins ce n’est peut-être pas sympa mais ça a le mérite de l’honnêteté. Mais là, on a un discours suave dans les demies teintes à la Suisse et on a une pratique où on laisse moisir les gens pendant des années. On a toute une zone grise, si vous voulez, contre laquelle on luttait.&amp;quot;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous en retirons le fait suivant : On espère qu&#039;ils deviennent meilleurs sans leur en donner les moyens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
A venir...  idée qu&#039;en prison on considère les gens comme des individus morcelés, éclatés, il n&#039;existe pas en tant que personne à part entière mais en tant qu&#039;individu qui a commis tel ou tel crime. --&amp;gt; Quelle place pour le droit de l&#039;être humain?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Bercher, Yvonne. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Blanchet A., et Al (1985). L&#039;entretien dans les sciences sociales. Bordas, Paris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* ENA. (2011). L&#039;administration pénitentiaire et les droits des personnes détenues. Lettre de mission - Groupe 9.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  -, - (Hrsg.). (2006). Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Filmographie ==&lt;br /&gt;
Thorberg, DVD 1: Kinofilm, 104 Min., Untertitel: d/f/e/i, Trailer 2 Min., Untertitel d/f/e DVD 2: 18 filmische Kurzporträts über Insass en aus 12 Nationen, je ca. 8 Min. Untertitel d/f&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Discussion:Droits_des_prisonniers&amp;diff=12031</id>
		<title>Discussion:Droits des prisonniers</title>
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		<updated>2013-12-19T08:25:31Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* Suppression de la séparation 1970 -- Elodie1 (discussion) 18 décembre 2013 à 10:49 (CET) */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 5 novembre 2013 à 10:34 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
O.K pour la webographie, mais elle doit être en lien avec votre texte qui en quelque sorte l&#039;annonce.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il me semble qu&#039;il y a bien des info intéressante sur le site des archives Michel Foucault concernant les Groupe information prison&lt;br /&gt;
http://michel-foucault-archives.org/?-Inventaires-&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne saisis pas à quoi correspond ce plan démesuré. Il s&#039;agit d&#039;écrire un article de type scientifiques entre 8 et 12 pages avec des liens. Il ne faut pas reproduire un travail (type dossier) sur le dewiki. il faut d&#039;abord écrire votre texte sur les droits de la personne: quand, où, sous quelles formes et en retirer les valeurs essentielles. L&#039;idée est de présenter cette histoire en la racontant. Il ne faut pas &amp;quot;bourrer&amp;quot; votre texte d&#039;informations tous azimuts!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 11 novembre 2013 à 13:43 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Merci pour le site. Oui je pense que pour l&#039;instant la webographie est aussi là afin que nous puissions y puiser des idées pour l&#039;article, en tout cas les liens que j&#039;ai mis étaient plus dans cette perspective-là. De toute façon tant que notre article n&#039;est pas fait, c&#039;est encore modifiable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous avez parlé d&#039;un professeur en droit que vous connaissiez, pensez-vous qu&#039;il serait d&#039;accord que nous l&#039;interviewions pour notre article? Si oui, pourriez-vous nous transmettre un moyen de contact? Merci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réponse Ruchat  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;avais parlé de Christian Nils Robert. Peut-être vaudrait-il mieux que je contacte d&#039;abord. Dites-moi ce que vous en pensez. Il y aurait peut-être aussi l&#039;avocat Jean-Pierre Garbade qui a été très actif sur ces question. Mais surtout avant de contacter qui que se soit, vous devez avancer dans votre travail: pour l&#039;heure, il n&#039;y a rien du point de vue du contenu. Votre intention est louable, mais trop ambitieux. Mieux vaut creuser un ou deux sujets!&lt;br /&gt;
Il semble qu&#039;un étudiant ait fait un travail un travail de mémoire sur le GAP dans les années 2010 pour l&#039;UNI science Po: Thomas Von Alleman.&lt;br /&gt;
Au GAP a succédé l&#039;ADPS (association de défense des détenus): il y aurait de quoi creuser!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: Réponse Ruchat -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 15 novembre 2013 à 14:19 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Merci beaucoup, oui effectivement le plan a été changé, nous nous concentrerons donc très certainement sur le droit à l&#039;intégrité physique et morale. Je pense effectivement que c&#039;est mieux si vous le contactez d&#039;abord. Merci beaucoup.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Entretiens et documentation -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 15 novembre 2013 à 14:27 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hello les gens, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
alors j&#039;ai complété un peu l&#039;intro qui avait été commencée et concernant le droit j&#039;ai fait quelques recherches et un peu introduit avec des éléments théoriques, des articles des droits de l&#039;homme et des faits sur champ-dollon etc..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai aussi contacté Fernando Carvajal parce que j&#039;avais quelques soucis à trouver de la documentation plus précisément sur la suisse.. Il a parlé de deux spécialistes des prisons qui pourraient nous orienter.. donc Daniel Fink et Christina-Nils Robert comme la Mme Ruchat nous en avait parlé.. il m&#039;a conseillé de consulter leurs écrits. Il a aussi parlé de deux autres revues spécialisées qui pourraient nous être utiles : Champ Pénal et Déviances et Société. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors bonne lecture les gens!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Sébastien|Sébastien]] ([[Discussion utilisateur:Sébastien|discussion]]) 18 novembre 2013 à 11:13 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si jamais, j&#039;ai modifié encore l&#039;intro et le plan. J&#039;ai rajouté un point sur les questions d&#039;entretien et sur la présentation des personnes interviewées. J ai aussi rajouté un point sur les associations défendant les droits des prisonniers. Faut juste un peu les présenter. On se voit mercredi&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Stephanie|Stephanie]] ([[Discussion utilisateur:Stephanie|discussion]]) 18 novembre 2013 à 11:52 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Hello!! Super Seb, merci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ma part j&#039;ai essayé de compléter un peu la partie sur le groupe Infoprisons... Je dois retourner en cours donc je reprendrai 4a plus tard... Jetez-y juste un petit coup d’œil histoire de pouvoir me faire un feedback et que je change deux trois trucs le cas échéant... =) Merci !!!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 18 novembre 2013 à 13:25 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:: Coucou, merci beaucoup. &lt;br /&gt;
J&#039;ai juste rajouté une phrase autrement pour le reste je ne pense pas qu&#039;il y ait quoi que ce soit à changer juste à continuer un peu. Je suis en cours aussi actuellement donc je ne peux pas plus chercher mais ce qui y est déjà est top. Merci&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 18 novembre 2013 à 13:14 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est très bien d&#039;écrire comme vous le faites. Mais il faudrait aussi à mesure que vous avancez présenter les sources sur lesquelles vous travaillez et aussi la problématique que vous voulez suivre: c&#039;est cela qui permettra aussi de construire les questions des droits de la personnes.&lt;br /&gt;
Je n&#039;ai pas compris finalement qui vous voulez interrogez. Je n&#039;ai pas clairement saisit s&#039;il fallait que je contacte Monsieur C.Nils Robert?  Avze-vous quelqu&#039;un d&#039;autre au cas où il refuserait. M. Garbade ne semble plus être à Genève!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 18 novembre 2013 à 13:28 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Nous devons encore un peu parler entre nous concernant la problématique à suivre. &lt;br /&gt;
Mais concernant l&#039;entretien, oui nous aimerions que vous preniez un premier contact avec M. C.Nils Robert. Et nous avons aussi une deuxième personne à interroger oui. Merci&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 18 novembre 2013 à 13:47 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:: Le groupe,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la deuxième personne je vais voir avec Alix si elle peut convenir avec elle d&#039;un moment pour mener notre interview. Cette personne a déjà donné son accord, donc il ne nous manque plus que les questions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== ADPS ?? -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 19 novembre 2013 à 01:05 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hey les amis, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
j&#039;ai complété un peu pour l&#039;AAFIP, par contre j&#039;ai essayé de chercher des infos sur l&#039;ADPS et je trouve rien sur internet.. je ne sais pas si c&#039;est la fatigue ou quoi.. mais on est surs que ça s&#039;appelle bien comme ça?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 19 novembre 2013 à 17:02 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Coucou Diana,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai trouvé un livre qui en parle un peu... j&#039;ai fait un petit résumé de ce que j&#039;ai trouvé, mais il n&#039;y a vraiment pas beaucoup d&#039;informations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;émets l&#039;hypothèse que cette association n’œuvre plus... mais je ne suis pas sûre de moi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 19 novembre 2013 à 18:01 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Super merci!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tu as des nouvelles d&#039;Alix concernant la personne qu&#039;elle a contacté?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A demain!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=====Re: Re: Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 19 novembre 2013 à 18:07 (CET)=====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De rien, j&#039;espère que ça va... j&#039;ai vraiment trouvé que ces 4 pages au milieu d&#039;un livre et encore elles ne parlent pas que de ce sujet&lt;br /&gt;
Elle a plus qu&#039;à prendre rendez-vous avec elle quand on aura nos questions !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
======Re: Re: Re: Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Stephanie|Stephanie]] ([[Discussion utilisateur:Stephanie|discussion]]) 19 novembre 2013 à 21:56 (CET)======&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:::: Super les filles, dans ce cas, on se met d&#039;accord demain pour une problématique et on pourra réfléchir à notre questionnaire en gardant en tête que le principal est de faire parler les acteurs sur leur travail... Les QUESTIONS OUVERTES s&#039;imposent ahahahah!!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai une mini question aussi, laquelle ou lequel d&#039;entre vous à écris que les années 70-80 sont importante pour les droits des prisonniers? Où avez vous eu cette info? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A demain! Bonne nuit&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=======Re: Re: Re: Re: Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 19 novembre 2013 à 23:13 (CET)=======&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Haha oui biensûr les questions ouvertes s&#039;imposent :) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors écoute sans dire de bêtises je crois que c&#039;est Sébastien qui l&#039;a écrit et les questions en gras dans l&#039;introduction c&#039;est la prof qui les a écrites et j&#039;ai juste mis en gras pour qu&#039;elles soient plus visibles.. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc pour les années 70-80 je suppose qu&#039;il faudra attendre demain pour voir avec Sébastien où il a trouvé cette info ;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Rendez-vous ! -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 20 novembre 2013 à 10:41 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Coucou Alix, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faudrait vraiment que tu nous prennes le rendez-vous avec la personne que tu as contactée, car on doit avoir fait l&#039;entretien et la transcription pour le 4 décembre !!!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: Rendez-vous ! -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 20 novembre 2013 à 11:16 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon, ben finalement je ne pense pas que cela serve à quelque chose vu qu&#039;on cherche quelqu&#039;un qui milite et militait entre 1980-1990... on en reparle les deux si jamais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: Rendez-vous ! -- [[Utilisateur:Alix|Alix]] ([[Discussion utilisateur:Alix|discussion]]) 24 novembre 2013 à 13:19 (CET)====&lt;br /&gt;
J&#039;ai annulé, elle m&#039;a dit d&#039;aller regarder du côté de l&#039;APT il milite contre la torture et notamment sur les conditions de détention.. Il y a aussi la commission des visiteurs de prison si jamais.. Bonne journée&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ca vous parles?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:: Replace this text with your reply&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Emploi du temps ! -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 20 novembre 2013 à 11:19 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Coucou !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors je pense que ça serait pas mal qu&#039;on note nos disponibilités pour les interviews. Ça serait bien qu&#039;on soit au moins 2 présents à chaque fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Personnellement, je pourrais :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
lundi entre 14.00 et 16.00,&lt;br /&gt;
mardi entre 12.30 et 16.30,&lt;br /&gt;
mercredi dès 14.00,&lt;br /&gt;
jeudi et vendredi à partir de 17.00-17.30.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: Emploi du temps ! -- [[Utilisateur:Alix|Alix]] ([[Discussion utilisateur:Alix|discussion]]) 24 novembre 2013 à 13:17 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je peux le mardi matin mais tôt car il faut que je sois a 13h30 en stage. Le mercredi  à partir de 14h mais je peux ne pas aller en cours de la journée pr aller à Lausanne. Le lundi 12h à 16h.  Jeudi et vendredi à partir de 17.00 car avant stage.&lt;br /&gt;
: Replace this text with your reply&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 21 novembre 2013 à 13:11 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En passant je vous transmets cette info qui pourrait vous intéresser&lt;br /&gt;
Sécuriser et humaniser ?&lt;br /&gt;
Enjeux contemporains de la détention des mineurs&lt;br /&gt;
Mercredi 11 décembre 2013 – 9h00-15h30&lt;br /&gt;
HETS – Auditoire E007&lt;br /&gt;
Rue du Pré-Jérôme 16, 1205 Genève&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 24 novembre 2013 à 20:26 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je trouve très bien d&#039;écrire, mais il faut en même temps structurer votre texte sinon cela fait un peu &amp;quot;fourre-tout&amp;quot;. La manière de le structurer est la chronologie, puisque c&#039;est un texte en histoire, donc le temps est premier. Puis votre problématique: le développement des droits de la personne dans les années 60-90 environ. Or si vous parlez de 2006 ou 2007, on doit savoir quel est le statut de cette info. Soit c&#039;est une sorte d&#039;accroche pour introduire la problématique (et il faut le dire) soit il faudra le mettre à la fin (en suivant la logique du temps!).&lt;br /&gt;
Peut-être faut-il distinguer les références à mettre avec des notes des textes des références que vous mettez à disposition grâce aux liens. Or il y en a bien peu pour l&#039;instant!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Entretien -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 25 novembre 2013 à 10:23 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonjour,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai téléphoné à Madame Testuz. Elle me rappelle cet après-midi pour fixer un rendez-vous définitif. Notre première idée serait de se voir jeudi 28 à 18.00 à Lausanne, néanmoins, cela reste à confirmer !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Sébastien|Sébastien]] ([[Discussion utilisateur:Sébastien|discussion]]) 25 novembre 2013 à 10:57 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je me posais des questions concernant notre organisation. Si on fait un truc historique, cela veut dire que notre première partie correspond à l&#039;histoire des droit des prisonniers avant 1960. Donc il faut compléter la période 1890-1960. Ensuite, le gros du travail consiste à parler de ce qu&#039;il se passe dans ces années 1960-1980. Ensuite, une troisième partie, assez courte, sur ce qu&#039;il s&#039;est passé depuis 1980 jusqu&#039;à aujourd&#039;hui. Ensuite, on peut parler de notre entretien.&lt;br /&gt;
Cela remet donc en cause la pertinence de la partie sur le droit à l&#039;intégrité physique et sur la présentation des associations.&lt;br /&gt;
On aurait donc&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Historique -&amp;gt;1960&lt;br /&gt;
* Historique 1960-1980&lt;br /&gt;
* Historique 1980-2013&lt;br /&gt;
* Présentation des personnes interviewées&lt;br /&gt;
* Retour sur l&#039;entretien&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu&#039;en pensez-vous?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Sébastien|Sébastien]] ([[Discussion utilisateur:Sébastien|discussion]]) 25 novembre 2013 à 11:17 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Sur le site d&#039;[http://www.infoprisons.ch/ infoprison], on peut faire des recherches par thèmes. Il y a pas mal de dossier sur les droits des prisonniers aujourd&#039;hui. On parle notamment de l&#039;affaire de Marie. A mon avis, on trouve beaucoup de choses pour la partie 1980-2013&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 25 novembre 2013 à 11:22 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je pense aussi qu&#039;une clarification du plan est une bonne chose car madame Ruchat l&#039;a spécifié. Après je sais pas s&#039;il faut éliminer les associations car avec madame Testuz on va devoir en parler quand un peu....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: -- [[Utilisateur:Sébastien|Sébastien]] ([[Discussion utilisateur:Sébastien|discussion]]) 25 novembre 2013 à 11:26 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:: Tu as raison. On peut parler des associations dans la partie 1960-1980 car elles apparaissent à cette période.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=====Re: Re: Re: -- [[Utilisateur:Alix|Alix]] ([[Discussion utilisateur:Alix|discussion]]) 25 novembre 2013 à 11:29 (CET)=====&lt;br /&gt;
On peut aussi ajuster selon les infos qu&#039;on retira de l&#039;entretien. &lt;br /&gt;
Mais je trouve bien de faire le contexte historique par période c&#039;est plus claire ;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Rendez-vous pris !!!! -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 25 novembre 2013 à 16:16 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons rendez-vous avec madame Testuz jeudi à 18h à Lausanne. Nous y allons en voiture Alix et moi et Diana nous rejoint là-bas !!! Nous nous occuperons ( Alix et Elodie) de la transcription pour la semaine suivante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Second entretien -- [[Utilisateur:Stephanie|Stephanie]] ([[Discussion utilisateur:Stephanie|discussion]]) 26 novembre 2013 à 23:09 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voilà, le second entretien est booké pour le mercredi 4 décembre à 17h avec Mme Bercher... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle se réjoui de répondre à nos questions... =)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A demain 10h15 pour discuter de l&#039;organisation de la suite de notre travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonne nuit =)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 27 novembre 2013 à 12:34 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suis très impressionnée par votre engagement. Bravo! N&#039;oubliez pas de lire ce qui est écrit sur la première page du wiki, mais aussi sur toutes celles des différentes thématiques afin de réfléchir à la problématique et d&#039;avancer dans une compréhension commune de cette histoire de l&#039;apparition des revendication des droits des usagers, patients, détenus, enfants: les acteurs/trices (dont vos témoins), les actions, les valeurs prônées, les changements de pratiques éventuelles, les espoirs....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chronologie -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 28 novembre 2013 à 13:26 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Coucou,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai fait un tableau pour la chronologie.... j&#039;espère ne pas avoir oublié d&#039;éléments importants car il y a une très longue liste d&#039;événements !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonne aprèm à tous !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: Chronologie -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 28 novembre 2013 à 15:34 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Haha tu m&#039;as prise de cours, j&#039;allais le faire.&lt;br /&gt;
Ca me semble bien en tout cas à moi, j&#039;ai fait la petite intro pour le droit à l&#039;intégrité physique et morale comme on en avait tous discuté mercredi matin!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
à ce soir pour l&#039;entretien!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Alix|Alix]] ([[Discussion utilisateur:Alix|discussion]]) 29 novembre 2013 à 07:09 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1er Entretien fait!  Magnifique rencontre...&lt;br /&gt;
A venir: la retranscription&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Transcription -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 2 décembre 2013 à 16:27 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Première transcription effectuée et publiée dans la catégorie 8 de l&#039;accueil !!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 4 décembre 2013 à 11:33 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je n&#039;ai pas encore lu les entretiens, mais je me réjouis de le faire...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il me semble que vous pourriez mettre des liens sur les documents que vous citez pour que le lecteur/trice puisse tout de suite y accéder.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne saisi pas bien cette liste chronologique puisque vous l&#039;avez mise en ligne: à mon avis cela n&#039;est pas nécessaire puisque cela la donne deux fois. Il faut dans l&#039;article n&#039;avoir qu&#039;un texte historique et analytique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous avez bien avancé dans les entretiens, maintenant il faut peut-être rectifier un peu votre texte en fonction de leur contenu et intégrer certains faits comme la mort de Vogt, etc. à distinguer de l&#039;analyse proprement dit du récit récolté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il manque toujours la partie historique fin du 19-1970. Cela n&#039;est peut-être pas nécessaire d&#039;ajouter cela, par contre il faut vous arranger à écrire de manière à ce que le lecteur/tice n&#039;ait pas le sentiment qu&#039;il manque quelque chose!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut donc mieux problématiser maintenant votre article.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais déjà bravo!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;entretien donne suffisamment d&#039;élément pour avancer dans notre histoire: c&#039;est tout à fait bien mené (j&#039;ai eu un peu peur au début, car les questions étaient posées de manière formelle et trop rapprochée – sans doute le fait du trac – mais après tout est parfait! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;entretien permet aussi d&#039;aller plus loin. Avez-vous l&#039;intention de consulter le Passe-muraille? visionner le film Thorberg?&lt;br /&gt;
Peut-être serait-il aussi judicieux de jeter un oeil sur le livre de Geneviève Heller: ceci n&#039;est pas une prison paru chez Antipodes en 2012 notamment chapitre p. 121?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avez-vous penser à remettre la retranscription à Muriel Testuz?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Stephanie|Stephanie]] ([[Discussion utilisateur:Stephanie|discussion]]) 8 décembre 2013 à 21:47 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Bonsoir Madame Ruchat, comme demandé nous avons mis le lien du PDF sur notre page wiki afin que vous puissiez tous y accéder... =) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui est de notre texte et de la problématique nous y travaillons actuellement grâce aux deux retours sur notre thématique que nous avons eu via nos entretiens. De nombreuses idées se regroupent et nous allons donc pouvoir avancer. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En ce qui concerne les divers éléments que vous nous avez cité, savez-vous où nous pouvons consulter le Passe-Muraille et si le film de Thorberg se trouve à la médiathèque de l&#039;université? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous vous souhaitions une bonne soirée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: -- [[Utilisateur:Alix|Alix]] ([[Discussion utilisateur:Alix|discussion]]) 9 décembre 2013 à 08:26 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonjour à tous, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons pu consulter plusieurs exemplaires du Passe-Muraille avec Madame Testuz lors de notre entretien. Elle nous avait déjà tout préparé.&lt;br /&gt;
Je tente de nous télécharger Thorberg sur internet.&lt;br /&gt;
Bonne journée,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: -- [[Utilisateur:Sébastien|Sébastien]] ([[Discussion utilisateur:Sébastien|discussion]]) 9 décembre 2013 à 08:40 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:: Oui, le film de Thorberg est à la médiathèque de l&#039;uni mail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=====Re: Re: Re: -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 9 décembre 2013 à 16:16 (CET)=====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Merci Sébastien !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 9 décembre 2013 à 19:34 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Madame Testuz ne nous avait rien demandé par rapport à la retranscription de l&#039;entretien mais on peut effectivement le lui envoyer oui. Ainsi qu&#039;à madame Bercher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce qu&#039;il reste à faire  -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 12 décembre 2013 à 11:19 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon alors j&#039;essaie juste de me représenter un peu ce qu&#039;il nous reste à faire dans notre article..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
compléter les années 1890-1940 dans l&#039;historique ; étoffer un peu la partie &amp;quot;depuis années 70&amp;quot;, tout en intégrant des éléments de nos entretiens..&lt;br /&gt;
mieux définir notre problématique en fonction des entretiens..&lt;br /&gt;
faire la conclusion..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
est-ce que ça résume bien ce qu&#039;il nous reste? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonne journée :)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: Ce qu&#039;il reste à faire  -- [[Utilisateur:Sébastien|Sébastien]] ([[Discussion utilisateur:Sébastien|discussion]]) 15 décembre 2013 à 19:58 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Ca m&#039;a l&#039;air d&#039;être ça. J&#039;ai commencé une petite réflexion pour la conclusion. Je la peaufine encore et je la poste mardi. Je me suis réservé 2-3 heures pour avancer le wiki ce jour-là. &lt;br /&gt;
A mercredi&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: Ce qu&#039;il reste à faire  -- [[Utilisateur:Stephanie|Stephanie]] ([[Discussion utilisateur:Stephanie|discussion]]) 16 décembre 2013 à 20:39 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:: Hello, j&#039;ai regardé le sur la prison de Thorberg et je pense qu&#039;il y a deux trois trucs assez intéressant qu&#039;il sersit bien qu&#039;on place dans notre texte. Je vous en parle mercredi =)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonne soirée!! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des becs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 16 décembre 2013 à 08:38 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faudrait aussi intégrer les informations venant de l&#039;entretien et présenter aussi les 5 réponses qui permettent d&#039;alimenter la problématique autour de ce &amp;quot;esprit&amp;quot; des années 1960-1980: Serait-il possible de reprendre les 5 questions posées et d&#039;en tirer des éléments? Soit: les événements, les valeurs, les changements et ce qui en reste.... On pourrait ajouter: le type d&#039;action, les risques pris, ou tout autre élément que nous n&#039;avions pas prévu et qui est présenté dans leur témoignage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Suppression de la séparation 1970 -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 18 décembre 2013 à 10:49 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonjour à tous,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je me suis permise d&#039;enlever la séparation pour les années 1970... je trouvais que ça fesait un peu bizarre de séparer au milieu de l&#039;historique, surtout que Madame Ruchat vient de nous dire que pas mettre trop de titre. Etes-vous d&#039;accord ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: Suppression de la séparation 1970 -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 19 décembre 2013 à 09:25 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
JE crois qu&#039;on avait mis le titre parce c&#039;est la période qui nos intéresse vraiment à la base.. genre les années 60-80.. non? après pour moi c&#039;est égal mais je crois que c&#039;était pour ça ;)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Discussion:Droits_des_prisonniers&amp;diff=11851</id>
		<title>Discussion:Droits des prisonniers</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Discussion:Droits_des_prisonniers&amp;diff=11851"/>
		<updated>2013-12-12T10:19:35Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* Ce qu&amp;#039;il reste à faire  -- ~~~~ */ nouvelle section&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 5 novembre 2013 à 10:34 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
O.K pour la webographie, mais elle doit être en lien avec votre texte qui en quelque sorte l&#039;annonce.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il me semble qu&#039;il y a bien des info intéressante sur le site des archives Michel Foucault concernant les Groupe information prison&lt;br /&gt;
http://michel-foucault-archives.org/?-Inventaires-&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne saisis pas à quoi correspond ce plan démesuré. Il s&#039;agit d&#039;écrire un article de type scientifiques entre 8 et 12 pages avec des liens. Il ne faut pas reproduire un travail (type dossier) sur le dewiki. il faut d&#039;abord écrire votre texte sur les droits de la personne: quand, où, sous quelles formes et en retirer les valeurs essentielles. L&#039;idée est de présenter cette histoire en la racontant. Il ne faut pas &amp;quot;bourrer&amp;quot; votre texte d&#039;informations tous azimuts!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 11 novembre 2013 à 13:43 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Merci pour le site. Oui je pense que pour l&#039;instant la webographie est aussi là afin que nous puissions y puiser des idées pour l&#039;article, en tout cas les liens que j&#039;ai mis étaient plus dans cette perspective-là. De toute façon tant que notre article n&#039;est pas fait, c&#039;est encore modifiable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous avez parlé d&#039;un professeur en droit que vous connaissiez, pensez-vous qu&#039;il serait d&#039;accord que nous l&#039;interviewions pour notre article? Si oui, pourriez-vous nous transmettre un moyen de contact? Merci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réponse Ruchat  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;avais parlé de Christian Nils Robert. Peut-être vaudrait-il mieux que je contacte d&#039;abord. Dites-moi ce que vous en pensez. Il y aurait peut-être aussi l&#039;avocat Jean-Pierre Garbade qui a été très actif sur ces question. Mais surtout avant de contacter qui que se soit, vous devez avancer dans votre travail: pour l&#039;heure, il n&#039;y a rien du point de vue du contenu. Votre intention est louable, mais trop ambitieux. Mieux vaut creuser un ou deux sujets!&lt;br /&gt;
Il semble qu&#039;un étudiant ait fait un travail un travail de mémoire sur le GAP dans les années 2010 pour l&#039;UNI science Po: Thomas Von Alleman.&lt;br /&gt;
Au GAP a succédé l&#039;ADPS (association de défense des détenus): il y aurait de quoi creuser!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: Réponse Ruchat -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 15 novembre 2013 à 14:19 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Merci beaucoup, oui effectivement le plan a été changé, nous nous concentrerons donc très certainement sur le droit à l&#039;intégrité physique et morale. Je pense effectivement que c&#039;est mieux si vous le contactez d&#039;abord. Merci beaucoup.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Entretiens et documentation -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 15 novembre 2013 à 14:27 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hello les gens, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
alors j&#039;ai complété un peu l&#039;intro qui avait été commencée et concernant le droit j&#039;ai fait quelques recherches et un peu introduit avec des éléments théoriques, des articles des droits de l&#039;homme et des faits sur champ-dollon etc..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai aussi contacté Fernando Carvajal parce que j&#039;avais quelques soucis à trouver de la documentation plus précisément sur la suisse.. Il a parlé de deux spécialistes des prisons qui pourraient nous orienter.. donc Daniel Fink et Christina-Nils Robert comme la Mme Ruchat nous en avait parlé.. il m&#039;a conseillé de consulter leurs écrits. Il a aussi parlé de deux autres revues spécialisées qui pourraient nous être utiles : Champ Pénal et Déviances et Société. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors bonne lecture les gens!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Sébastien|Sébastien]] ([[Discussion utilisateur:Sébastien|discussion]]) 18 novembre 2013 à 11:13 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si jamais, j&#039;ai modifié encore l&#039;intro et le plan. J&#039;ai rajouté un point sur les questions d&#039;entretien et sur la présentation des personnes interviewées. J ai aussi rajouté un point sur les associations défendant les droits des prisonniers. Faut juste un peu les présenter. On se voit mercredi&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Stephanie|Stephanie]] ([[Discussion utilisateur:Stephanie|discussion]]) 18 novembre 2013 à 11:52 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Hello!! Super Seb, merci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ma part j&#039;ai essayé de compléter un peu la partie sur le groupe Infoprisons... Je dois retourner en cours donc je reprendrai 4a plus tard... Jetez-y juste un petit coup d’œil histoire de pouvoir me faire un feedback et que je change deux trois trucs le cas échéant... =) Merci !!!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 18 novembre 2013 à 13:25 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:: Coucou, merci beaucoup. &lt;br /&gt;
J&#039;ai juste rajouté une phrase autrement pour le reste je ne pense pas qu&#039;il y ait quoi que ce soit à changer juste à continuer un peu. Je suis en cours aussi actuellement donc je ne peux pas plus chercher mais ce qui y est déjà est top. Merci&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 18 novembre 2013 à 13:14 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est très bien d&#039;écrire comme vous le faites. Mais il faudrait aussi à mesure que vous avancez présenter les sources sur lesquelles vous travaillez et aussi la problématique que vous voulez suivre: c&#039;est cela qui permettra aussi de construire les questions des droits de la personnes.&lt;br /&gt;
Je n&#039;ai pas compris finalement qui vous voulez interrogez. Je n&#039;ai pas clairement saisit s&#039;il fallait que je contacte Monsieur C.Nils Robert?  Avze-vous quelqu&#039;un d&#039;autre au cas où il refuserait. M. Garbade ne semble plus être à Genève!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 18 novembre 2013 à 13:28 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Nous devons encore un peu parler entre nous concernant la problématique à suivre. &lt;br /&gt;
Mais concernant l&#039;entretien, oui nous aimerions que vous preniez un premier contact avec M. C.Nils Robert. Et nous avons aussi une deuxième personne à interroger oui. Merci&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 18 novembre 2013 à 13:47 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:: Le groupe,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la deuxième personne je vais voir avec Alix si elle peut convenir avec elle d&#039;un moment pour mener notre interview. Cette personne a déjà donné son accord, donc il ne nous manque plus que les questions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== ADPS ?? -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 19 novembre 2013 à 01:05 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hey les amis, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
j&#039;ai complété un peu pour l&#039;AAFIP, par contre j&#039;ai essayé de chercher des infos sur l&#039;ADPS et je trouve rien sur internet.. je ne sais pas si c&#039;est la fatigue ou quoi.. mais on est surs que ça s&#039;appelle bien comme ça?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 19 novembre 2013 à 17:02 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Coucou Diana,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai trouvé un livre qui en parle un peu... j&#039;ai fait un petit résumé de ce que j&#039;ai trouvé, mais il n&#039;y a vraiment pas beaucoup d&#039;informations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;émets l&#039;hypothèse que cette association n’œuvre plus... mais je ne suis pas sûre de moi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 19 novembre 2013 à 18:01 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Super merci!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tu as des nouvelles d&#039;Alix concernant la personne qu&#039;elle a contacté?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A demain!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=====Re: Re: Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 19 novembre 2013 à 18:07 (CET)=====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De rien, j&#039;espère que ça va... j&#039;ai vraiment trouvé que ces 4 pages au milieu d&#039;un livre et encore elles ne parlent pas que de ce sujet&lt;br /&gt;
Elle a plus qu&#039;à prendre rendez-vous avec elle quand on aura nos questions !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
======Re: Re: Re: Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Stephanie|Stephanie]] ([[Discussion utilisateur:Stephanie|discussion]]) 19 novembre 2013 à 21:56 (CET)======&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:::: Super les filles, dans ce cas, on se met d&#039;accord demain pour une problématique et on pourra réfléchir à notre questionnaire en gardant en tête que le principal est de faire parler les acteurs sur leur travail... Les QUESTIONS OUVERTES s&#039;imposent ahahahah!!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai une mini question aussi, laquelle ou lequel d&#039;entre vous à écris que les années 70-80 sont importante pour les droits des prisonniers? Où avez vous eu cette info? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A demain! Bonne nuit&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=======Re: Re: Re: Re: Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 19 novembre 2013 à 23:13 (CET)=======&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Haha oui biensûr les questions ouvertes s&#039;imposent :) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors écoute sans dire de bêtises je crois que c&#039;est Sébastien qui l&#039;a écrit et les questions en gras dans l&#039;introduction c&#039;est la prof qui les a écrites et j&#039;ai juste mis en gras pour qu&#039;elles soient plus visibles.. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc pour les années 70-80 je suppose qu&#039;il faudra attendre demain pour voir avec Sébastien où il a trouvé cette info ;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Rendez-vous ! -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 20 novembre 2013 à 10:41 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Coucou Alix, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faudrait vraiment que tu nous prennes le rendez-vous avec la personne que tu as contactée, car on doit avoir fait l&#039;entretien et la transcription pour le 4 décembre !!!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: Rendez-vous ! -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 20 novembre 2013 à 11:16 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon, ben finalement je ne pense pas que cela serve à quelque chose vu qu&#039;on cherche quelqu&#039;un qui milite et militait entre 1980-1990... on en reparle les deux si jamais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: Rendez-vous ! -- [[Utilisateur:Alix|Alix]] ([[Discussion utilisateur:Alix|discussion]]) 24 novembre 2013 à 13:19 (CET)====&lt;br /&gt;
J&#039;ai annulé, elle m&#039;a dit d&#039;aller regarder du côté de l&#039;APT il milite contre la torture et notamment sur les conditions de détention.. Il y a aussi la commission des visiteurs de prison si jamais.. Bonne journée&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ca vous parles?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:: Replace this text with your reply&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Emploi du temps ! -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 20 novembre 2013 à 11:19 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Coucou !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors je pense que ça serait pas mal qu&#039;on note nos disponibilités pour les interviews. Ça serait bien qu&#039;on soit au moins 2 présents à chaque fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Personnellement, je pourrais :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
lundi entre 14.00 et 16.00,&lt;br /&gt;
mardi entre 12.30 et 16.30,&lt;br /&gt;
mercredi dès 14.00,&lt;br /&gt;
jeudi et vendredi à partir de 17.00-17.30.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: Emploi du temps ! -- [[Utilisateur:Alix|Alix]] ([[Discussion utilisateur:Alix|discussion]]) 24 novembre 2013 à 13:17 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je peux le mardi matin mais tôt car il faut que je sois a 13h30 en stage. Le mercredi  à partir de 14h mais je peux ne pas aller en cours de la journée pr aller à Lausanne. Le lundi 12h à 16h.  Jeudi et vendredi à partir de 17.00 car avant stage.&lt;br /&gt;
: Replace this text with your reply&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 21 novembre 2013 à 13:11 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En passant je vous transmets cette info qui pourrait vous intéresser&lt;br /&gt;
Sécuriser et humaniser ?&lt;br /&gt;
Enjeux contemporains de la détention des mineurs&lt;br /&gt;
Mercredi 11 décembre 2013 – 9h00-15h30&lt;br /&gt;
HETS – Auditoire E007&lt;br /&gt;
Rue du Pré-Jérôme 16, 1205 Genève&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 24 novembre 2013 à 20:26 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je trouve très bien d&#039;écrire, mais il faut en même temps structurer votre texte sinon cela fait un peu &amp;quot;fourre-tout&amp;quot;. La manière de le structurer est la chronologie, puisque c&#039;est un texte en histoire, donc le temps est premier. Puis votre problématique: le développement des droits de la personne dans les années 60-90 environ. Or si vous parlez de 2006 ou 2007, on doit savoir quel est le statut de cette info. Soit c&#039;est une sorte d&#039;accroche pour introduire la problématique (et il faut le dire) soit il faudra le mettre à la fin (en suivant la logique du temps!).&lt;br /&gt;
Peut-être faut-il distinguer les références à mettre avec des notes des textes des références que vous mettez à disposition grâce aux liens. Or il y en a bien peu pour l&#039;instant!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Entretien -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 25 novembre 2013 à 10:23 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonjour,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai téléphoné à Madame Testuz. Elle me rappelle cet après-midi pour fixer un rendez-vous définitif. Notre première idée serait de se voir jeudi 28 à 18.00 à Lausanne, néanmoins, cela reste à confirmer !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Sébastien|Sébastien]] ([[Discussion utilisateur:Sébastien|discussion]]) 25 novembre 2013 à 10:57 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je me posais des questions concernant notre organisation. Si on fait un truc historique, cela veut dire que notre première partie correspond à l&#039;histoire des droit des prisonniers avant 1960. Donc il faut compléter la période 1890-1960. Ensuite, le gros du travail consiste à parler de ce qu&#039;il se passe dans ces années 1960-1980. Ensuite, une troisième partie, assez courte, sur ce qu&#039;il s&#039;est passé depuis 1980 jusqu&#039;à aujourd&#039;hui. Ensuite, on peut parler de notre entretien.&lt;br /&gt;
Cela remet donc en cause la pertinence de la partie sur le droit à l&#039;intégrité physique et sur la présentation des associations.&lt;br /&gt;
On aurait donc&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Historique -&amp;gt;1960&lt;br /&gt;
* Historique 1960-1980&lt;br /&gt;
* Historique 1980-2013&lt;br /&gt;
* Présentation des personnes interviewées&lt;br /&gt;
* Retour sur l&#039;entretien&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu&#039;en pensez-vous?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Sébastien|Sébastien]] ([[Discussion utilisateur:Sébastien|discussion]]) 25 novembre 2013 à 11:17 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Sur le site d&#039;[http://www.infoprisons.ch/ infoprison], on peut faire des recherches par thèmes. Il y a pas mal de dossier sur les droits des prisonniers aujourd&#039;hui. On parle notamment de l&#039;affaire de Marie. A mon avis, on trouve beaucoup de choses pour la partie 1980-2013&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 25 novembre 2013 à 11:22 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je pense aussi qu&#039;une clarification du plan est une bonne chose car madame Ruchat l&#039;a spécifié. Après je sais pas s&#039;il faut éliminer les associations car avec madame Testuz on va devoir en parler quand un peu....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: -- [[Utilisateur:Sébastien|Sébastien]] ([[Discussion utilisateur:Sébastien|discussion]]) 25 novembre 2013 à 11:26 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:: Tu as raison. On peut parler des associations dans la partie 1960-1980 car elles apparaissent à cette période.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=====Re: Re: Re: -- [[Utilisateur:Alix|Alix]] ([[Discussion utilisateur:Alix|discussion]]) 25 novembre 2013 à 11:29 (CET)=====&lt;br /&gt;
On peut aussi ajuster selon les infos qu&#039;on retira de l&#039;entretien. &lt;br /&gt;
Mais je trouve bien de faire le contexte historique par période c&#039;est plus claire ;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Rendez-vous pris !!!! -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 25 novembre 2013 à 16:16 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons rendez-vous avec madame Testuz jeudi à 18h à Lausanne. Nous y allons en voiture Alix et moi et Diana nous rejoint là-bas !!! Nous nous occuperons ( Alix et Elodie) de la transcription pour la semaine suivante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Second entretien -- [[Utilisateur:Stephanie|Stephanie]] ([[Discussion utilisateur:Stephanie|discussion]]) 26 novembre 2013 à 23:09 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voilà, le second entretien est booké pour le mercredi 4 décembre à 17h avec Mme Bercher... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle se réjoui de répondre à nos questions... =)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A demain 10h15 pour discuter de l&#039;organisation de la suite de notre travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonne nuit =)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 27 novembre 2013 à 12:34 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suis très impressionnée par votre engagement. Bravo! N&#039;oubliez pas de lire ce qui est écrit sur la première page du wiki, mais aussi sur toutes celles des différentes thématiques afin de réfléchir à la problématique et d&#039;avancer dans une compréhension commune de cette histoire de l&#039;apparition des revendication des droits des usagers, patients, détenus, enfants: les acteurs/trices (dont vos témoins), les actions, les valeurs prônées, les changements de pratiques éventuelles, les espoirs....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chronologie -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 28 novembre 2013 à 13:26 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Coucou,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai fait un tableau pour la chronologie.... j&#039;espère ne pas avoir oublié d&#039;éléments importants car il y a une très longue liste d&#039;événements !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonne aprèm à tous !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: Chronologie -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 28 novembre 2013 à 15:34 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Haha tu m&#039;as prise de cours, j&#039;allais le faire.&lt;br /&gt;
Ca me semble bien en tout cas à moi, j&#039;ai fait la petite intro pour le droit à l&#039;intégrité physique et morale comme on en avait tous discuté mercredi matin!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
à ce soir pour l&#039;entretien!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Alix|Alix]] ([[Discussion utilisateur:Alix|discussion]]) 29 novembre 2013 à 07:09 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1er Entretien fait!  Magnifique rencontre...&lt;br /&gt;
A venir: la retranscription&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Transcription -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 2 décembre 2013 à 16:27 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Première transcription effectuée et publiée dans la catégorie 8 de l&#039;accueil !!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 4 décembre 2013 à 11:33 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je n&#039;ai pas encore lu les entretiens, mais je me réjouis de le faire...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il me semble que vous pourriez mettre des liens sur les documents que vous citez pour que le lecteur/trice puisse tout de suite y accéder.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne saisi pas bien cette liste chronologique puisque vous l&#039;avez mise en ligne: à mon avis cela n&#039;est pas nécessaire puisque cela la donne deux fois. Il faut dans l&#039;article n&#039;avoir qu&#039;un texte historique et analytique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous avez bien avancé dans les entretiens, maintenant il faut peut-être rectifier un peu votre texte en fonction de leur contenu et intégrer certains faits comme la mort de Vogt, etc. à distinguer de l&#039;analyse proprement dit du récit récolté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il manque toujours la partie historique fin du 19-1970. Cela n&#039;est peut-être pas nécessaire d&#039;ajouter cela, par contre il faut vous arranger à écrire de manière à ce que le lecteur/tice n&#039;ait pas le sentiment qu&#039;il manque quelque chose!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut donc mieux problématiser maintenant votre article.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais déjà bravo!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;entretien donne suffisamment d&#039;élément pour avancer dans notre histoire: c&#039;est tout à fait bien mené (j&#039;ai eu un peu peur au début, car les questions étaient posées de manière formelle et trop rapprochée – sans doute le fait du trac – mais après tout est parfait! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;entretien permet aussi d&#039;aller plus loin. Avez-vous l&#039;intention de consulter le Passe-muraille? visionner le film Thorberg?&lt;br /&gt;
Peut-être serait-il aussi judicieux de jeter un oeil sur le livre de Geneviève Heller: ceci n&#039;est pas une prison paru chez Antipodes en 2012 notamment chapitre p. 121?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avez-vous penser à remettre la retranscription à Muriel Testuz?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Stephanie|Stephanie]] ([[Discussion utilisateur:Stephanie|discussion]]) 8 décembre 2013 à 21:47 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Bonsoir Madame Ruchat, comme demandé nous avons mis le lien du PDF sur notre page wiki afin que vous puissiez tous y accéder... =) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui est de notre texte et de la problématique nous y travaillons actuellement grâce aux deux retours sur notre thématique que nous avons eu via nos entretiens. De nombreuses idées se regroupent et nous allons donc pouvoir avancer. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En ce qui concerne les divers éléments que vous nous avez cité, savez-vous où nous pouvons consulter le Passe-Muraille et si le film de Thorberg se trouve à la médiathèque de l&#039;université? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous vous souhaitions une bonne soirée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: -- [[Utilisateur:Alix|Alix]] ([[Discussion utilisateur:Alix|discussion]]) 9 décembre 2013 à 08:26 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonjour à tous, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons pu consulter plusieurs exemplaires du Passe-Muraille avec Madame Testuz lors de notre entretien. Elle nous avait déjà tout préparé.&lt;br /&gt;
Je tente de nous télécharger Thorberg sur internet.&lt;br /&gt;
Bonne journée,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: -- [[Utilisateur:Sébastien|Sébastien]] ([[Discussion utilisateur:Sébastien|discussion]]) 9 décembre 2013 à 08:40 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:: Oui, le film de Thorberg est à la médiathèque de l&#039;uni mail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=====Re: Re: Re: -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 9 décembre 2013 à 16:16 (CET)=====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Merci Sébastien !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 9 décembre 2013 à 19:34 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Madame Testuz ne nous avait rien demandé par rapport à la retranscription de l&#039;entretien mais on peut effectivement le lui envoyer oui. Ainsi qu&#039;à madame Bercher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce qu&#039;il reste à faire  -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 12 décembre 2013 à 11:19 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon alors j&#039;essaie juste de me représenter un peu ce qu&#039;il nous reste à faire dans notre article..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
compléter les années 1890-1940 dans l&#039;historique ; étoffer un peu la partie &amp;quot;depuis années 70&amp;quot;, tout en intégrant des éléments de nos entretiens..&lt;br /&gt;
mieux définir notre problématique en fonction des entretiens..&lt;br /&gt;
faire la conclusion..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
est-ce que ça résume bien ce qu&#039;il nous reste? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonne journée :)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11850</id>
		<title>Droits des prisonniers</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11850"/>
		<updated>2013-12-12T10:14:16Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* Questions d&amp;#039;entretiens */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique ==&lt;br /&gt;
Durant l&#039;Antiquité et le Moyen-Âge, les sanctions pénales consistaient principalement en un châtiment corporel. La liberté n&#039;était pas encore considérée comme un bien appartenant à l&#039;individu. Par conséquent, les prisons n&#039;étaient pas utilisées comme mode de punition, mais, elles permettaient, par exemple, de s&#039;assurer qu&#039;un condamné serait présent le jour de son procès. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu&#039;au 17ème siècle, cette mentalité n&#039;évoluera pas. Au siècle des lumières, apparaît alors la conception de la liberté. Celle-ci se révèle être le bien le plus précieux dont peut disposer un individu. Rapidement, l&#039;idée d&#039;utiliser la prison comme mesure punitive - car privative de liberté - est proposée : les peines ne s&#039;appliquent plus au corps, mais à l&#039;esprit.&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réforme pénale initiée par le texte de [http://leboucher.com/vous/beccaria/ Cesare Beccaria], Des délits et des peines, paru en 1764, dénonce le recours à la torture comme moyen d&#039;instruction, la cruauté totalement disproportionnée des châtiments, tels que la peine capitale, l&#039;inégalité de traitement des condamnés en fonction de leur classe sociale ou encore l&#039;arbitraire des juges dans la décision des peine. Il préconise alors la mise en œuvre d&#039;un système de peines fixes garantissant l&#039;égalité entre les condamnés et empêchant ainsi toute appréciation des juges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Howard_%28philanthrope%29 John Howard], philanthrope britannique, est l&#039;un des premier à s&#039;intéresser au statut juridique des prisonniers. Son livre sur &amp;quot;L&#039;État des prisons européennes&amp;quot; (1777) souligne la nécessité d&#039;un traitement carcéral respectant les droits élémentaires de l&#039;humanité. À la fin du 18ème siècle, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Bentham Jeremy Bentham] va plus loin et défend la position que les détenus doivent avoir exactement les mêmes droits que les personnes en liberté mis à part celui d&#039;aller et venir&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 19éme siècle pour qu&#039;on donne un autre but aux peines. «Le détenu devrait être complétement transformé, tant dans son corps et ses habitudes que dans son esprit et sa volonté. La volonté d&#039;améliorer le détenu durant sa détention ou l&#039;idée d&#039;une réinsertion possible dans la société transparaissent en filigrane»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 14&amp;lt;/ref&amp;gt;. On passe à une pénalité de la détention. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault Michel Foucault] analyse ce nouvel &amp;quot;art de punir&amp;quot; à travers ce qu&#039;il appelle une micro-physique du pouvoir permettant une constante soumission de l&#039;individu au regard des gardiens. La justice moderne va alors chercher à transmettre l&#039;idée que l&#039;essentiel n&#039;est pas de punir, mais de redresser. Ce que l&#039;on vise désormais, c&#039;est la liberté de l&#039;individu. Par exemple, avec l&#039;introduction de la notion de &amp;quot;circonstances atténuantes&amp;quot; on fait entrer dans le verdict une appréciation portée sur le criminel et sur ce que l&#039;on peut attendre de lui dans l&#039;avenir. «Trouver pour un crime le châtiment qui convient, c&#039;est trouver le désavantage dont l&#039;idée soit telle qu&#039;elle rende définitivement sans attrait l&#039;idée d&#039;un méfait»&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 19ème siècle apporte son lot de réformes. Des mécanismes de réduction de peines apparaissent et surtout, la libération conditionnelle et le régime du sursis sont instaurés, respectivement en 1885 et 1891 en France.&amp;lt;ref&amp;gt;Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Compléter années 1890 à 1940&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’en 1945, la condamnation à une peine de prison correspond encore  à la perte des droits individuels, mais après la Seconde guerre mondiale, une volonté d’humaniser les prisons apparait en même temps qu&#039;une volonté de reconnaissance des droits des personnes détenues. Malgré cette tout, l’incarcération reste encore, à ce moment là, assimilée à un châtiment.&lt;br /&gt;
Il faut alors attendre les années 1970 pour considérer que les détenus restent des sujets détenteurs de droits avant tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Depuis 1970 ===&lt;br /&gt;
Les années 1970 sont déterminantes dans le débat sur les droits des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;explique [https://www.google.ch/url?sa=t&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=&amp;amp;esrc=s&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=1&amp;amp;ved=0CDAQFjAA&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.ena.fr%2Findex.php%3F%2Ffr%2Fcontent%2Fdownload%2F4290%2F32109%2Ffile%2Fadministration-penitentiaire-et-droit-des-personnes-detenues.pdf&amp;amp;ei=I9ikUti6K4KPyQOIn4G4CA&amp;amp;usg=AFQjCNHVA-1tT9YFL5Uw8VYnY37FV1DyBA&amp;amp;sig2=s2HOes96Zi0TYRPu3cZLEA&amp;amp;bvm=bv.57752919,d.bGQ le texte de l&#039;ENA] (l&#039;école nationale d&#039;administration), &lt;br /&gt;
&amp;quot; ce n’est qu’à partir des années 1970 qu’il est admis que la qualité de détenu n’exclut pas celle de sujet détenteur de droits, évolution résumée par la formule « la prison, c’est la privation d’aller et venir et rien d’autre » prononcée par le Président de la République Valéry Giscard d’Estaing. Des droits sont progressivement reconnus aux personnes détenues, les dotant d’un statut juridique qui reste cependant partiel car un écart perdure entre la capacité de jouissance et la capacité d’exercice des droits dont les détenus sont titulaires. &amp;quot;&lt;br /&gt;
En effet, en 1975, les détenus récupèrent leur droit de vote, en 1983, ils sont autorisés à porter des vêtements civiles, en 1985, la télévision est autorisée dans les cellules et ainsi de suite. Ce processus de reconnaissance de sujets à part entière détenteurs de droits perdure pendant plus d&#039;un demi-siècle jusqu&#039;à la mise en place de la loi du 24 novembre 2009 qui a, entre autres, introduit un chapitre consacré aux droits et devoirs des personnes détenues et s&#039;est ainsi inscrite dans l’amélioration de l’accès aux droits des personnes détenues et du développement des contrôles externes. De plus, cette loi a opéré &amp;quot;un renversement symbolique des missions qui sont assignées à l’administration pénitentiaire, la réinsertion du détenu étant énoncée avant l’exigence de sécurité&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;ENA. (2011). L&#039;administration pénitentiaire et les droits des personnes détenues. Lettre de mission - Groupe 9. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Droit à l’intégrité physique et morale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison a beaucoup évolué au cours du temps, comme le démontre l&#039;historique. Et avec cette évolution, ont évolué les valeurs de la prison et les droits des prisonniers. Parmi ces droits, nous pouvons lister le droit à l&#039;intégrité physique et morale, le droit à des conditions de vie appropriées, ou encore le droit à la santé. Étant donné la centration sur l&#039;évolution de la nature des sanctions et peines dans l&#039;historique de cet article, nous avons choisi de développer un peu plus le droit à l&#039;intégrité physique et morale des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Par le prononcé d&#039;une peine privative de liberté à son égard, l&#039;individu purgeant cette peine est privé de l&#039;un de ses principaux attributs, il perd sa liberté. Le problème majeur réside dans le fait de savoir s&#039;il s&#039;agit d&#039;une perte de liberté ou des libertés et dans quelle mesure cette privation est compatible avec les droits et libertés de l&#039;individu.»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 17.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les individus qui sont détenus conservent tous leurs droits sauf ceux dont la perte est une conséquence directe de la privation des libertés. L’interdiction universelle des actes de torture et des mauvais traitements trouve sa source dans la dignité inhérente à la personne humaine. Les prisonniers et détenus doivent être traités en toute circonstance de façon humaine et digne et ce du jour de leur admission jusqu&#039;au jour de leur libération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi tout acte de torture ou de traitement inhumain ou dégradant est interdit et impardonnable. L&#039;interdiction de la torture a force de loi. &lt;br /&gt;
Cette interdiction trouve sa source dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme dont l&#039;article 5 stipule que :&lt;br /&gt;
«Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ainsi le paragraphe 1 de l’article premier de la Convention contre la torture et autre peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant définit la torture comme : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles».&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsqu&#039;une personne détenue ou emprisonnée disparaît ou décède, il faut que la cause de cette disparition ou de ce décès fasse l’objet d’une enquête indépendante. Le principe 34 de l’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement prévoit que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Si une personne détenue ou emprisonnée vient à décéder ou à disparaître pendant la période de sa détention ou de son emprisonnement, une autorité judiciaire ou autre ordonnera une enquête sur les causes du décès ou de la disparition, soit de sa propre initiative, soit à la requête d’un membre de la famille de cette personne ou de toute personne qui a connaissance de l’affaire...»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l’exemple des conditions de détention dans une prison genevoise pour majeurs : Champ-Dollon qui ouvre ses portes en 1977. Déjà au centre de l’actualité à cause de sa surpopulation, cette prison préventive de Genève a fait la une, en avril 2006, pour de toutes autres raisons. En effet, 200 détenus ont signé une lettre dénonçant l’emploi disproportionné de la force policière et des détentions préventives excédant les peines prononcées. &lt;br /&gt;
Suite aux protestations de 2006, les rapports ont mis en évidence en évidence des violations des droits humains au sein de la prison (allégations de pratiques d’immersion de la tête sous l’eau) par la suite confirmées. Malgré cela, en 2007, toujours pas de réaction des autorités.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la Ligue suisse des droits de l&#039;homme (LSDH), qui a présenté son rapport le 16 avril 2007, les droits fondamentaux des détenus ne sont pas respectés dans la prison genevoise de Champ-Dollon. De même, le rapport de la commission d&#039;experts du Grand Conseil genevois, présenté le 18 avril 2007, a été très sévère envers les pratiques de la police et de la justice.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les experts de la commission ont auditionné 125 détenus et ils ont eu accès aux données de la police judiciaire et de la justice.&lt;br /&gt;
30% des détenus auditionnés (soit 38 sur les 125) se sont plaints de mauvais traitements physiques et de propos racistes, voire de rançons; dans 14 des cas, des lésions ont été constatées par les médecins. Les brutalités ont consisté en coups de pieds à terre, tête frappée contre le mur, gifles, coups lors de l&#039;interrogatoire, et un mineur a raconté avoir subit le sous-marin (tête dans l&#039;eau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dû à la surpopulation, certaines conditions de détention deviennent inacceptables. Le rapport de la LSDH a confirmé certains problèmes, comme un accès restreint aux soins, aux parloirs, à la formation ou aux places de travail. Les experts ont confirmé la promiscuité, la mixité, le mélange de détenus (p.ex avec des détenus perturbés) et certaines restrictions.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d&#039;une conférence de presse le 3 mai 2007, les autorités ont exprimé leur inquiétude tout en relativisant les allégations. Le ministre genevois en charge de la police, Laurent Moutinot, a pointé le fait que les allégations de détenus n&#039;avaient pas fait l&#039;objet de vérification et que les policiers accusés n&#039;avaient pas été entendus. Toutefois, les autorités ont présenté un plan de réformes de la police censé mettre un frein à ces dysfonctionnements. Le plan d&#039;action comprenait l&#039;amélioration de la formation des policier, la réunion en un seul corps de la gendarmerie et de la police de sécurité internationale, une nouvelle répartition des compétences, des caméras de surveillance (y compris dans les postes de police et les salles d&#039;interrogatoires), la réforme des procédures disciplinaires et la création d&#039;une police des polices intercantonale.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Parler de l&#039;impact des parloirs intimes, du courrier, de la télévision. De toutes ces choses pour améliorer l&#039;intégrité physique et morale des détenus.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Institutions et associations défendant le droit des prisonniers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le GAP ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Action Prison : GAP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe a été créé, en 1975 par Michel Glardon, à la suite de la mort de Patrick Moll. Ceci se faisait par le biais d’un  journal, nommé Passe-Murailles, qui publiait des dossiers sur des « thèmes brulants ». Ce groupe avait la volonté de créer une profonde modification de la détention préventive. Il a énormément lutté « pour briser l’isolement dans les prisons et pour défendre un vrai salaire pour les prisonniers, supprimer la censure, soutenir les luttes »&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt; dans différentes prisons suisses telles que Witzwil ou encore Saint-Antoine devenue Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1986, le groupe Action Prison a disparu et a laissé la place à bien d’autres associations qui luttent pour le respect des prisonniers. Notamment, l’Association de Défense des Prisonniers en Suisse qui a vu le jour en 1986 et qui souhaitait « soutenir les luttes des prisonniers au niveau national et dénoncer l’ensemble du système carcéral ».&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== ADPS (Association de défense des prisonniers de Suisse) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un syndicat de prisonniers, appelé l’Association de Défense des Prisonniers de Suisse, s’est crée en 1986 et prit, ainsi, le relais du Groupe Action Prison. C&#039;est le 1er août que Jacques Fasel, le fondateur, déposa la demande de création de l’ADPS à la conseillère fédérale Elisabeth Kopp. L’Office fédéral de la justice ne s’y opposa pas concrètement, mais transmit le message suivant : « Rien n’empêche en principe des détenus de fonder une association. Toutefois la direction de l’établissement peut soumettre l’activité de ladite association à des conditions, voire la restreindre. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette association était essentiellement composée de détenus et ne comprenait que quelques rares membres non incarcérés, ceux-ci servant de relais avec l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ADPS a évolué du simple syndicat de prisonniers à un groupe actif hors de l’enceinte des prisons. C’était les membres extérieurs à la prison qui recevaient les demandes d’aide des détenus et qui essaient de les traiter, sans toutefois y arriver au vu des nombreuses sollicitations. L’ADPS est alors perçue par les détenus comme inefficace et se voit discréditée. Il s’en suivit le départ de Jacques Fasel qui préféra œuvrer en solitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces informations sont tirées d&#039;un livre d&#039;Yvonne Bercher. (1995)&amp;lt;ref&amp;gt;Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne. pp 45-48&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Groupement [http://www.infoprisons.ch/ Infosprisons] ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Infoprisons est un groupe de travail qui s&#039;est créé après la fin tragique de [http://www.laregion.ch/cetait-effrayant-et-tres-penible/ Skander Vogt] qui est survenue en mars 2010, suite à l’incendie de sa cellule dans le canton de Vaud. En effet, cet événement a déclenché plusieurs interrogations et ces derniers se sont mis à réfléchir à ce que ce drame révélait du monde des prisons et à ce qui pouvait être fait afin d’éviter que ce type d&#039;événement ne se reproduise. Ils ont donc décidé d’élaborer et de diffuser un bulletin électronique trimestriel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe d&#039;information sur les prisons a donc pour but de permettre la prise de parole des détenus et la mobilisation des professionnels impliqués dans le système carcéral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se compose, d&#039;une part, de plusieurs personnes chargées de la responsabilité principale de la rédaction, à savoir: Marie Bonnard (ancienne journaliste à Tout-Va-Bien Hebdo), Patricia Lin (assistante sociale en milieu carcéral durant de nombreuses années), Anne-Catherine Menétrey-Savary (ex-conseillère nationale) et Muriel Testuz (active dans le Groupe Action Prison aujourd’hui disparu). Puis, d&#039;autre part, d&#039;une personne chargée de la relecture des bulletins, à savoir: Joëlle Pascale Ulrich. Tous ces acteurs travaillent bénévolement pour la rédactions des divers textes ainsi que la recherche d&#039;informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de recevoir les bulletins électroniques, il suffit de s&#039;inscrire sur le [http://infoprisons.ch/ site-web] du Groupe Info prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [http://www.aafip.ch/fr/ AAFIP] (Association des Amis de la Fraternité Internationale des Prisons) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;quot;Partout dans le monde les prisons sont un enfer. Aidez-nous à en faire des lieux de résurrection&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Site de l&#039;AAFIP sous http://www.aafip.ch/fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;AAFIP est une association suisse qui a été créée en 2005. Elle agit auprès des détenus, anciens détenus, victimes, enfants et familles touchées par le crime dans de nombreux pays parmi les plus défavorisés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un de leurs axes prioritaires est la justice réparatrice qui est devenue une vision minoritaire autour du XIème siècle, au profit d&#039;une justice rétributive ou répressive, mais qui revient en force actuellement. Car c&#039;est ce type de justice qui est porteur d&#039;espoir pour une réelle réinsertion des détenus au sein de la société. En effet, le crime ne se réduit pas à la transgression de la loi mais il affecte aussi les relations entre les individus. Ainsi, ce n&#039;est pas le fait de simplement appliquer des peines aux coupables qui compensera la souffrance des victimes, et cela peut même conduire à un désir de vengeance chez le coupable. &lt;br /&gt;
Concrètement, la justice réparatrice aide donc le coupable à réparer ou tenter de réparer le mal qu&#039;il a fait dans la mesure du possible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a 124 associations à travers le monde et toutes ont les mêmes objectifs : elles s&#039;impliquent dans la visite des détenus, la formation professionnelle en prison, l’accompagnement des victimes, des familles et enfants de prisonniers, la mise en place de programmes de réinsertion [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]professionnelle et la promotion du concept de justice réparatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chronologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie] sur les droits des prionniers en France&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;étayer les apports de notre article, nous avons décidé d&#039;interviewer deux personnes. Nous avons décidé d&#039;adopter une posture semi-directive dans nos entretiens de recherche. L&#039;objectif de ces entretiens était de &amp;quot;favoriser la production d’un discours de l’interviewé sur un thème défini dans le cadre d’une recherche&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Blanchet A., et Al (1985). L&#039;entretien dans les sciences sociales. Bordas, Paris. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;, dans ce cas-ci il s&#039;est agit pour les deux interviewés de partager leurs souvenirs et expériences afin que nous puissions mieux comprendre la situation passée et actuelle concernant la prison. A partir e ces entretiens, nous avons alors par la suite essayé d&#039;approfondir un peu notre sujet et le thème du droit à l&#039;intégrité physique et morale des détenus en Suisse grâce à leurs opinions sur le sujet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Questions pour les entretiens|Questions d&#039;entretiens]] ===&lt;br /&gt;
Dans le cadre du cours, nous voulions laisser de l&#039;espace et de la liberté aux personnes interviewées. Par conséquent, nous n&#039;avons pas posé de questions fermées mais des questions ouvertes et générales. Nous avons ensuite accorder un long temps de réponse afin de laisser à la personne la possibilité de se souvenir et de raconter l&#039;histoire et son histoire, notre but étant de véritablement comprendre comment s&#039;est construite la lutte pour les droits des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
Concernant l&#039;entretien de Mme Bercher, nous nous sommes toutefois confrontés à quelques difficultés méthodologiques puisqu&#039;il a été un peu difficile de la cadrer aux questions qui étaient prévues, ce qui a, bien que conduit à un entretien très riche, rendu difficile notre tâche qui était celle des pouvoir répondre aux questions communes de la classe pour les comparer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les questions d&#039;entretien étaient les suivantes : [[Questions pour les entretiens|questions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Présentations des personnes interviewées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les deux personnes interviewées ont été Madame Muriel Testuz et Madame Yvonne Bercher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la présentation des personnes interviewées, voir l&#039;[[index]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Retour sur les entretiens ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Muriel Testuz]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Yvonne Bercher]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
A venir...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11799</id>
		<title>Droits des prisonniers</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11799"/>
		<updated>2013-12-11T09:46:20Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* Conclusion */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique ==&lt;br /&gt;
Durant l&#039;Antiquité et le Moyen-Âge, les sanctions pénales consistaient principalement en un châtiment corporel. La liberté n&#039;était pas encore considérée comme un bien appartenant à l&#039;individu. Par conséquent, les prisons n&#039;étaient pas utilisées comme mode de punition, mais, elles permettaient, par exemple, de s&#039;assurer qu&#039;un condamné serait présent le jour de son procès. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu&#039;au 17ème siècle, cette mentalité n&#039;évoluera pas. Au siècle des lumières, apparaît alors la conception de la liberté. Celle-ci se révèle être le bien le plus précieux dont peut disposer un individu. Rapidement, l&#039;idée d&#039;utiliser la prison comme mesure punitive - car privative de liberté - est proposée : les peines ne s&#039;appliquent plus au corps, mais à l&#039;esprit.&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réforme pénale initiée par le texte de [http://leboucher.com/vous/beccaria/ Cesare Beccaria], Des délits et des peines, paru en 1764, dénonce le recours à la torture comme moyen d&#039;instruction, la cruauté totalement disproportionnée des châtiments, tels que la peine capitale, l&#039;inégalité de traitement des condamnés en fonction de leur classe sociale ou encore l&#039;arbitraire des juges dans la décision des peine. Il préconise alors la mise en œuvre d&#039;un système de peines fixes garantissant l&#039;égalité entre les condamnés et empêchant ainsi toute appréciation des juges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Howard_%28philanthrope%29 John Howard], philanthrope britannique, est l&#039;un des premier à s&#039;intéresser au statut juridique des prisonniers. Son livre sur &amp;quot;L&#039;État des prisons européennes&amp;quot; (1777) souligne la nécessité d&#039;un traitement carcéral respectant les droits élémentaires de l&#039;humanité. À la fin du 18ème siècle, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Bentham Jeremy Bentham] va plus loin et défend la position que les détenus doivent avoir exactement les mêmes droits que les personnes en liberté mis à part celui d&#039;aller et venir&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 19éme siècle pour qu&#039;on donne un autre but aux peines. «Le détenu devrait être complétement transformé, tant dans son corps et ses habitudes que dans son esprit et sa volonté. La volonté d&#039;améliorer le détenu durant sa détention ou l&#039;idée d&#039;une réinsertion possible dans la société transparaissent en filigrane»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 14&amp;lt;/ref&amp;gt;. On passe à une pénalité de la détention. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault Michel Foucault] analyse ce nouvel &amp;quot;art de punir&amp;quot; à travers ce qu&#039;il appelle une micro-physique du pouvoir permettant une constante soumission de l&#039;individu au regard des gardiens. La justice moderne va alors chercher à transmettre l&#039;idée que l&#039;essentiel n&#039;est pas de punir, mais de redresser. Ce que l&#039;on vise désormais, c&#039;est la liberté de l&#039;individu. Par exemple, avec l&#039;introduction de la notion de &amp;quot;circonstances atténuantes&amp;quot; on fait entrer dans le verdict une appréciation portée sur le criminel et sur ce que l&#039;on peut attendre de lui dans l&#039;avenir. «Trouver pour un crime le châtiment qui convient, c&#039;est trouver le désavantage dont l&#039;idée soit telle qu&#039;elle rende définitivement sans attrait l&#039;idée d&#039;un méfait»&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 19ème siècle apporte son lot de réformes. Des mécanismes de réduction de peines apparaissent et surtout, la libération conditionnelle et le régime du sursis sont instaurés, respectivement en 1885 et 1891 en France.&amp;lt;ref&amp;gt;Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Compléter années 1890 à 1940&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’en 1945, la condamnation à une peine de prison correspond encore  à la perte des droits individuels, mais après la Seconde guerre mondiale, une volonté d’humaniser les prisons apparait en même temps qu&#039;une volonté de reconnaissance des droits des personnes détenues. Malgré cette tout, l’incarcération reste encore, à ce moment là, assimilée à un châtiment.&lt;br /&gt;
Il faut alors attendre les années 1970 pour considérer que les détenus restent des sujets détenteurs de droits avant tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Depuis 1970 ===&lt;br /&gt;
Les années 1970 sont déterminantes dans le débat sur les droits des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;explique [https://www.google.ch/url?sa=t&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=&amp;amp;esrc=s&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=1&amp;amp;ved=0CDAQFjAA&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.ena.fr%2Findex.php%3F%2Ffr%2Fcontent%2Fdownload%2F4290%2F32109%2Ffile%2Fadministration-penitentiaire-et-droit-des-personnes-detenues.pdf&amp;amp;ei=I9ikUti6K4KPyQOIn4G4CA&amp;amp;usg=AFQjCNHVA-1tT9YFL5Uw8VYnY37FV1DyBA&amp;amp;sig2=s2HOes96Zi0TYRPu3cZLEA&amp;amp;bvm=bv.57752919,d.bGQ le texte de l&#039;ENA] (l&#039;école nationale d&#039;administration), &lt;br /&gt;
&amp;quot; ce n’est qu’à partir des années 1970 qu’il est admis que la qualité de détenu n’exclut pas celle de sujet détenteur de droits, évolution résumée par la formule « la prison, c’est la privation d’aller et venir et rien d’autre » prononcée par le Président de la République Valéry Giscard d’Estaing. Des droits sont progressivement reconnus aux personnes détenues, les dotant d’un statut juridique qui reste cependant partiel car un écart perdure entre la capacité de jouissance et la capacité d’exercice des droits dont les détenus sont titulaires. &amp;quot;&lt;br /&gt;
En effet, en 1975, les détenus récupèrent leur droit de vote, en 1983, ils sont autorisés à porter des vêtements civiles, en 1985, la télévision est autorisée dans les cellules et ainsi de suite. Ce processus de reconnaissance de sujets à part entière détenteurs de droits perdure pendant plus d&#039;un demi-siècle jusqu&#039;à la mise en place de la loi du 24 novembre 2009 qui a, entre autres, introduit un chapitre consacré aux droits et devoirs des personnes détenues et s&#039;est ainsi inscrite dans l’amélioration de l’accès aux droits des personnes détenues et du développement des contrôles externes. De plus, cette loi a opéré &amp;quot;un renversement symbolique des missions qui sont assignées à l’administration pénitentiaire, la réinsertion du détenu étant énoncée avant l’exigence de sécurité&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;ENA. (2011). L&#039;administration pénitentiaire et les droits des personnes détenues. Lettre de mission - Groupe 9. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Droit à l’intégrité physique et morale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison a beaucoup évolué au cours du temps, comme le démontre l&#039;historique. Et avec cette évolution, ont évolué les valeurs de la prison et les droits des prisonniers. Parmi ces droits, nous pouvons lister le droit à l&#039;intégrité physique et morale, le droit à des conditions de vie appropriées, ou encore le droit à la santé. Étant donné la centration sur l&#039;évolution de la nature des sanctions et peines dans l&#039;historique de cet article, nous avons choisi de développer un peu plus le droit à l&#039;intégrité physique et morale des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Par le prononcé d&#039;une peine privative de liberté à son égard, l&#039;individu purgeant cette peine est privé de l&#039;un de ses principaux attributs, il perd sa liberté. Le problème majeur réside dans le fait de savoir s&#039;il s&#039;agit d&#039;une perte de liberté ou des libertés et dans quelle mesure cette privation est compatible avec les droits et libertés de l&#039;individu.»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 17.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les individus qui sont détenus conservent tous leurs droits sauf ceux dont la perte est une conséquence directe de la privation des libertés. L’interdiction universelle des actes de torture et des mauvais traitements trouve sa source dans la dignité inhérente à la personne humaine. Les prisonniers et détenus doivent être traités en toute circonstance de façon humaine et digne et ce du jour de leur admission jusqu&#039;au jour de leur libération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi tout acte de torture ou de traitement inhumain ou dégradant est interdit et impardonnable. L&#039;interdiction de la torture a force de loi. &lt;br /&gt;
Cette interdiction trouve sa source dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme dont l&#039;article 5 stipule que :&lt;br /&gt;
«Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ainsi le paragraphe 1 de l’article premier de la Convention contre la torture et autre peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant définit la torture comme : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles».&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsqu&#039;une personne détenue ou emprisonnée disparaît ou décède, il faut que la cause de cette disparition ou de ce décès fasse l’objet d’une enquête indépendante. Le principe 34 de l’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement prévoit que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Si une personne détenue ou emprisonnée vient à décéder ou à disparaître pendant la période de sa détention ou de son emprisonnement, une autorité judiciaire ou autre ordonnera une enquête sur les causes du décès ou de la disparition, soit de sa propre initiative, soit à la requête d’un membre de la famille de cette personne ou de toute personne qui a connaissance de l’affaire...»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l’exemple des conditions de détention dans une prison genevoise pour majeurs : Champ-Dollon qui ouvre ses portes en 1977. Déjà au centre de l’actualité à cause de sa surpopulation, cette prison préventive de Genève a fait la une, en avril 2006, pour de toutes autres raisons. En effet, 200 détenus ont signé une lettre dénonçant l’emploi disproportionné de la force policière et des détentions préventives excédant les peines prononcées. &lt;br /&gt;
Suite aux protestations de 2006, les rapports ont mis en évidence en évidence des violations des droits humains au sein de la prison (allégations de pratiques d’immersion de la tête sous l’eau) par la suite confirmées. Malgré cela, en 2007, toujours pas de réaction des autorités.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la Ligue suisse des droits de l&#039;homme (LSDH), qui a présenté son rapport le 16 avril 2007, les droits fondamentaux des détenus ne sont pas respectés dans la prison genevoise de Champ-Dollon. De même, le rapport de la commission d&#039;experts du Grand Conseil genevois, présenté le 18 avril 2007, a été très sévère envers les pratiques de la police et de la justice.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les experts de la commission ont auditionné 125 détenus et ils ont eu accès aux données de la police judiciaire et de la justice.&lt;br /&gt;
30% des détenus auditionnés (soit 38 sur les 125) se sont plaints de mauvais traitements physiques et de propos racistes, voire de rançons; dans 14 des cas, des lésions ont été constatées par les médecins. Les brutalités ont consisté en coups de pieds à terre, tête frappée contre le mur, gifles, coups lors de l&#039;interrogatoire, et un mineur a raconté avoir subit le sous-marin (tête dans l&#039;eau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dû à la surpopulation, certaines conditions de détention deviennent inacceptables. Le rapport de la LSDH a confirmé certains problèmes, comme un accès restreint aux soins, aux parloirs, à la formation ou aux places de travail. Les experts ont confirmé la promiscuité, la mixité, le mélange de détenus (p.ex avec des détenus perturbés) et certaines restrictions.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d&#039;une conférence de presse le 3 mai 2007, les autorités ont exprimé leur inquiétude tout en relativisant les allégations. Le ministre genevois en charge de la police, Laurent Moutinot, a pointé le fait que les allégations de détenus n&#039;avaient pas fait l&#039;objet de vérification et que les policiers accusés n&#039;avaient pas été entendus. Toutefois, les autorités ont présenté un plan de réformes de la police censé mettre un frein à ces dysfonctionnements. Le plan d&#039;action comprenait l&#039;amélioration de la formation des policier, la réunion en un seul corps de la gendarmerie et de la police de sécurité internationale, une nouvelle répartition des compétences, des caméras de surveillance (y compris dans les postes de police et les salles d&#039;interrogatoires), la réforme des procédures disciplinaires et la création d&#039;une police des polices intercantonale.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Institutions et associations défendant le droit des prisonniers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le GAP ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Action Prison : GAP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe a été créé, en 1975 par Michel Glardon, à la suite de la mort de Patrick Moll. Ceci se faisait par le biais d’un  journal, nommé Passe-Murailles, qui publiait des dossiers sur des « thèmes brulants ». Ce groupe avait la volonté de créer une profonde modification de la détention préventive. Il a énormément lutté « pour briser l’isolement dans les prisons et pour défendre un vrai salaire pour les prisonniers, supprimer la censure, soutenir les luttes »&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt; dans différentes prisons suisses telles que Witzwil ou encore Saint-Antoine devenue Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1986, le groupe Action Prison a disparu et a laissé la place à bien d’autres associations qui luttent pour le respect des prisonniers. Notamment, l’Association de Défense des Prisonniers en Suisse qui a vu le jour en 1986 et qui souhaitait « soutenir les luttes des prisonniers au niveau national et dénoncer l’ensemble du système carcéral ».&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== ADPS (Association de défense des prisonniers de Suisse) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un syndicat de prisonniers, appelé l’Association de Défense des Prisonniers de Suisse, s’est crée en 1986 et prit, ainsi, le relais du Groupe Action Prison. C&#039;est le 1er août que Jacques Fasel, le fondateur, déposa la demande de création de l’ADPS à la conseillère fédérale Elisabeth Kopp. L’Office fédéral de la justice ne s’y opposa pas concrètement, mais transmit le message suivant : « Rien n’empêche en principe des détenus de fonder une association. Toutefois la direction de l’établissement peut soumettre l’activité de ladite association à des conditions, voire la restreindre. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette association était essentiellement composée de détenus et ne comprenait que quelques rares membres non incarcérés, ceux-ci servant de relais avec l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ADPS a évolué du simple syndicat de prisonniers à un groupe actif hors de l’enceinte des prisons. C’était les membres extérieurs à la prison qui recevaient les demandes d’aide des détenus et qui essaient de les traiter, sans toutefois y arriver au vu des nombreuses sollicitations. L’ADPS est alors perçue par les détenus comme inefficace et se voit discréditée. Il s’en suivit le départ de Jacques Fasel qui préféra œuvrer en solitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces informations sont tirées d&#039;un livre d&#039;Yvonne Bercher. (1995)&amp;lt;ref&amp;gt;Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne. pp 45-48&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Groupement [http://www.infoprisons.ch/ Infosprisons] ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Infoprisons est un groupe de travail qui s&#039;est créé après la fin tragique de [http://www.laregion.ch/cetait-effrayant-et-tres-penible/ Skander Vogt] qui est survenue en mars 2010, suite à l’incendie de sa cellule dans le canton de Vaud. En effet, cet événement a déclenché plusieurs interrogations et ces derniers se sont mis à réfléchir à ce que ce drame révélait du monde des prisons et à ce qui pouvait être fait afin d’éviter que ce type d&#039;événement ne se reproduise. Ils ont donc décidé d’élaborer et de diffuser un bulletin électronique trimestriel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe d&#039;information sur les prisons a donc pour but de permettre la prise de parole des détenus et la mobilisation des professionnels impliqués dans le système carcéral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se compose, d&#039;une part, de plusieurs personnes chargées de la responsabilité principale de la rédaction, à savoir: Marie Bonnard (ancienne journaliste à Tout-Va-Bien Hebdo), Patricia Lin (assistante sociale en milieu carcéral durant de nombreuses années), Anne-Catherine Menétrey-Savary (ex-conseillère nationale) et Muriel Testuz (active dans le Groupe Action Prison aujourd’hui disparu). Puis, d&#039;autre part, d&#039;une personne chargée de la relecture des bulletins, à savoir: Joëlle Pascale Ulrich. Tous ces acteurs travaillent bénévolement pour la rédactions des divers textes ainsi que la recherche d&#039;informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de recevoir les bulletins électroniques, il suffit de s&#039;inscrire sur le [http://infoprisons.ch/ site-web] du Groupe Info prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [http://www.aafip.ch/fr/ AAFIP] (Association des Amis de la Fraternité Internationale des Prisons) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;quot;Partout dans le monde les prisons sont un enfer. Aidez-nous à en faire des lieux de résurrection&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Site de l&#039;AAFIP sous http://www.aafip.ch/fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;AAFIP est une association suisse qui a été créée en 2005. Elle agit auprès des détenus, anciens détenus, victimes, enfants et familles touchées par le crime dans de nombreux pays parmi les plus défavorisés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un de leurs axes prioritaires est la justice réparatrice qui est devenue une vision minoritaire autour du XIème siècle, au profit d&#039;une justice rétributive ou répressive, mais qui revient en force actuellement. Car c&#039;est ce type de justice qui est porteur d&#039;espoir pour une réelle réinsertion des détenus au sein de la société. En effet, le crime ne se réduit pas à la transgression de la loi mais il affecte aussi les relations entre les individus. Ainsi, ce n&#039;est pas le fait de simplement appliquer des peines aux coupables qui compensera la souffrance des victimes, et cela peut même conduire à un désir de vengeance chez le coupable. &lt;br /&gt;
Concrètement, la justice réparatrice aide donc le coupable à réparer ou tenter de réparer le mal qu&#039;il a fait dans la mesure du possible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a 124 associations à travers le monde et toutes ont les mêmes objectifs : elles s&#039;impliquent dans la visite des détenus, la formation professionnelle en prison, l’accompagnement des victimes, des familles et enfants de prisonniers, la mise en place de programmes de réinsertion [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]professionnelle et la promotion du concept de justice réparatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chronologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie] sur les droits des prionniers en France&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;étayer les apports de notre article, nous avons décidé d&#039;interviewer deux personnes. Nous avons décidé d&#039;adopter une posture semi-directive dans nos entretiens de recherche. L&#039;objectif de ces entretiens était de &amp;quot;favoriser la production d’un discours de l’interviewé sur un thème défini dans le cadre d’une recherche&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Blanchet A., et Al (1985). L&#039;entretien dans les sciences sociales. Bordas, Paris. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;, dans ce cas-ci il s&#039;est agit pour les deux interviewés de partager leurs souvenirs et expériences afin que nous puissions mieux comprendre la situation passée et actuelle concernant la prison. A partir e ces entretiens, nous avons alors par la suite essayé d&#039;approfondir un peu notre sujet et le thème du droit à l&#039;intégrité physique et morale des détenus en Suisse grâce à leurs opinions sur le sujet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Questions pour les entretiens|Questions d&#039;entretiens]] ===&lt;br /&gt;
Dans le cadre du cours, nous voulions laisser de l&#039;espace et de la liberté aux personnes interviewées. Par conséquent, nous n&#039;avons pas posé de questions fermées mais des questions ouvertes et générales. Nous avons ensuite accorder un long temps de réponse afin de laisser à la personne la possibilité de se souvenir et de raconter l&#039;histoire et son histoire, notre but étant de véritablement comprendre comment s&#039;est construite la lutte pour les droits des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
Concernant l&#039;entretien de Mme Bercher, nous nous sommes toutefois confrontés à quelques difficultés méthodologiques puisque&lt;br /&gt;
:&#039;&#039;&#039;.....&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les questions d&#039;entretien étaient les suivantes : [[Questions pour les entretiens|questions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Présentations des personnes interviewées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les deux personnes interviewées ont été Madame Muriel Testuz et Madame Yvonne Bercher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la présentation des personnes interviewées, voir l&#039;[[index]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Retour sur les entretiens ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Muriel Testuz]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Yvonne Bercher]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
A venir...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11796</id>
		<title>Droits des prisonniers</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11796"/>
		<updated>2013-12-11T09:45:14Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* Historique */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique ==&lt;br /&gt;
Durant l&#039;Antiquité et le Moyen-Âge, les sanctions pénales consistaient principalement en un châtiment corporel. La liberté n&#039;était pas encore considérée comme un bien appartenant à l&#039;individu. Par conséquent, les prisons n&#039;étaient pas utilisées comme mode de punition, mais, elles permettaient, par exemple, de s&#039;assurer qu&#039;un condamné serait présent le jour de son procès. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu&#039;au 17ème siècle, cette mentalité n&#039;évoluera pas. Au siècle des lumières, apparaît alors la conception de la liberté. Celle-ci se révèle être le bien le plus précieux dont peut disposer un individu. Rapidement, l&#039;idée d&#039;utiliser la prison comme mesure punitive - car privative de liberté - est proposée : les peines ne s&#039;appliquent plus au corps, mais à l&#039;esprit.&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réforme pénale initiée par le texte de [http://leboucher.com/vous/beccaria/ Cesare Beccaria], Des délits et des peines, paru en 1764, dénonce le recours à la torture comme moyen d&#039;instruction, la cruauté totalement disproportionnée des châtiments, tels que la peine capitale, l&#039;inégalité de traitement des condamnés en fonction de leur classe sociale ou encore l&#039;arbitraire des juges dans la décision des peine. Il préconise alors la mise en œuvre d&#039;un système de peines fixes garantissant l&#039;égalité entre les condamnés et empêchant ainsi toute appréciation des juges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Howard_%28philanthrope%29 John Howard], philanthrope britannique, est l&#039;un des premier à s&#039;intéresser au statut juridique des prisonniers. Son livre sur &amp;quot;L&#039;État des prisons européennes&amp;quot; (1777) souligne la nécessité d&#039;un traitement carcéral respectant les droits élémentaires de l&#039;humanité. À la fin du 18ème siècle, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Bentham Jeremy Bentham] va plus loin et défend la position que les détenus doivent avoir exactement les mêmes droits que les personnes en liberté mis à part celui d&#039;aller et venir&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 19éme siècle pour qu&#039;on donne un autre but aux peines. «Le détenu devrait être complétement transformé, tant dans son corps et ses habitudes que dans son esprit et sa volonté. La volonté d&#039;améliorer le détenu durant sa détention ou l&#039;idée d&#039;une réinsertion possible dans la société transparaissent en filigrane»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 14&amp;lt;/ref&amp;gt;. On passe à une pénalité de la détention. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault Michel Foucault] analyse ce nouvel &amp;quot;art de punir&amp;quot; à travers ce qu&#039;il appelle une micro-physique du pouvoir permettant une constante soumission de l&#039;individu au regard des gardiens. La justice moderne va alors chercher à transmettre l&#039;idée que l&#039;essentiel n&#039;est pas de punir, mais de redresser. Ce que l&#039;on vise désormais, c&#039;est la liberté de l&#039;individu. Par exemple, avec l&#039;introduction de la notion de &amp;quot;circonstances atténuantes&amp;quot; on fait entrer dans le verdict une appréciation portée sur le criminel et sur ce que l&#039;on peut attendre de lui dans l&#039;avenir. «Trouver pour un crime le châtiment qui convient, c&#039;est trouver le désavantage dont l&#039;idée soit telle qu&#039;elle rende définitivement sans attrait l&#039;idée d&#039;un méfait»&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 19ème siècle apporte son lot de réformes. Des mécanismes de réduction de peines apparaissent et surtout, la libération conditionnelle et le régime du sursis sont instaurés, respectivement en 1885 et 1891 en France.&amp;lt;ref&amp;gt;Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Compléter années 1890 à 1940&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’en 1945, la condamnation à une peine de prison correspond encore  à la perte des droits individuels, mais après la Seconde guerre mondiale, une volonté d’humaniser les prisons apparait en même temps qu&#039;une volonté de reconnaissance des droits des personnes détenues. Malgré cette tout, l’incarcération reste encore, à ce moment là, assimilée à un châtiment.&lt;br /&gt;
Il faut alors attendre les années 1970 pour considérer que les détenus restent des sujets détenteurs de droits avant tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Depuis 1970 ===&lt;br /&gt;
Les années 1970 sont déterminantes dans le débat sur les droits des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;explique [https://www.google.ch/url?sa=t&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=&amp;amp;esrc=s&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=1&amp;amp;ved=0CDAQFjAA&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.ena.fr%2Findex.php%3F%2Ffr%2Fcontent%2Fdownload%2F4290%2F32109%2Ffile%2Fadministration-penitentiaire-et-droit-des-personnes-detenues.pdf&amp;amp;ei=I9ikUti6K4KPyQOIn4G4CA&amp;amp;usg=AFQjCNHVA-1tT9YFL5Uw8VYnY37FV1DyBA&amp;amp;sig2=s2HOes96Zi0TYRPu3cZLEA&amp;amp;bvm=bv.57752919,d.bGQ le texte de l&#039;ENA] (l&#039;école nationale d&#039;administration), &lt;br /&gt;
&amp;quot; ce n’est qu’à partir des années 1970 qu’il est admis que la qualité de détenu n’exclut pas celle de sujet détenteur de droits, évolution résumée par la formule « la prison, c’est la privation d’aller et venir et rien d’autre » prononcée par le Président de la République Valéry Giscard d’Estaing. Des droits sont progressivement reconnus aux personnes détenues, les dotant d’un statut juridique qui reste cependant partiel car un écart perdure entre la capacité de jouissance et la capacité d’exercice des droits dont les détenus sont titulaires. &amp;quot;&lt;br /&gt;
En effet, en 1975, les détenus récupèrent leur droit de vote, en 1983, ils sont autorisés à porter des vêtements civiles, en 1985, la télévision est autorisée dans les cellules et ainsi de suite. Ce processus de reconnaissance de sujets à part entière détenteurs de droits perdure pendant plus d&#039;un demi-siècle jusqu&#039;à la mise en place de la loi du 24 novembre 2009 qui a, entre autres, introduit un chapitre consacré aux droits et devoirs des personnes détenues et s&#039;est ainsi inscrite dans l’amélioration de l’accès aux droits des personnes détenues et du développement des contrôles externes. De plus, cette loi a opéré &amp;quot;un renversement symbolique des missions qui sont assignées à l’administration pénitentiaire, la réinsertion du détenu étant énoncée avant l’exigence de sécurité&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;ENA. (2011). L&#039;administration pénitentiaire et les droits des personnes détenues. Lettre de mission - Groupe 9. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Droit à l’intégrité physique et morale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison a beaucoup évolué au cours du temps, comme le démontre l&#039;historique. Et avec cette évolution, ont évolué les valeurs de la prison et les droits des prisonniers. Parmi ces droits, nous pouvons lister le droit à l&#039;intégrité physique et morale, le droit à des conditions de vie appropriées, ou encore le droit à la santé. Étant donné la centration sur l&#039;évolution de la nature des sanctions et peines dans l&#039;historique de cet article, nous avons choisi de développer un peu plus le droit à l&#039;intégrité physique et morale des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Par le prononcé d&#039;une peine privative de liberté à son égard, l&#039;individu purgeant cette peine est privé de l&#039;un de ses principaux attributs, il perd sa liberté. Le problème majeur réside dans le fait de savoir s&#039;il s&#039;agit d&#039;une perte de liberté ou des libertés et dans quelle mesure cette privation est compatible avec les droits et libertés de l&#039;individu.»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 17.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les individus qui sont détenus conservent tous leurs droits sauf ceux dont la perte est une conséquence directe de la privation des libertés. L’interdiction universelle des actes de torture et des mauvais traitements trouve sa source dans la dignité inhérente à la personne humaine. Les prisonniers et détenus doivent être traités en toute circonstance de façon humaine et digne et ce du jour de leur admission jusqu&#039;au jour de leur libération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi tout acte de torture ou de traitement inhumain ou dégradant est interdit et impardonnable. L&#039;interdiction de la torture a force de loi. &lt;br /&gt;
Cette interdiction trouve sa source dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme dont l&#039;article 5 stipule que :&lt;br /&gt;
«Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ainsi le paragraphe 1 de l’article premier de la Convention contre la torture et autre peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant définit la torture comme : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles».&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsqu&#039;une personne détenue ou emprisonnée disparaît ou décède, il faut que la cause de cette disparition ou de ce décès fasse l’objet d’une enquête indépendante. Le principe 34 de l’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement prévoit que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Si une personne détenue ou emprisonnée vient à décéder ou à disparaître pendant la période de sa détention ou de son emprisonnement, une autorité judiciaire ou autre ordonnera une enquête sur les causes du décès ou de la disparition, soit de sa propre initiative, soit à la requête d’un membre de la famille de cette personne ou de toute personne qui a connaissance de l’affaire...»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l’exemple des conditions de détention dans une prison genevoise pour majeurs : Champ-Dollon qui ouvre ses portes en 1977. Déjà au centre de l’actualité à cause de sa surpopulation, cette prison préventive de Genève a fait la une, en avril 2006, pour de toutes autres raisons. En effet, 200 détenus ont signé une lettre dénonçant l’emploi disproportionné de la force policière et des détentions préventives excédant les peines prononcées. &lt;br /&gt;
Suite aux protestations de 2006, les rapports ont mis en évidence en évidence des violations des droits humains au sein de la prison (allégations de pratiques d’immersion de la tête sous l’eau) par la suite confirmées. Malgré cela, en 2007, toujours pas de réaction des autorités.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la Ligue suisse des droits de l&#039;homme (LSDH), qui a présenté son rapport le 16 avril 2007, les droits fondamentaux des détenus ne sont pas respectés dans la prison genevoise de Champ-Dollon. De même, le rapport de la commission d&#039;experts du Grand Conseil genevois, présenté le 18 avril 2007, a été très sévère envers les pratiques de la police et de la justice.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les experts de la commission ont auditionné 125 détenus et ils ont eu accès aux données de la police judiciaire et de la justice.&lt;br /&gt;
30% des détenus auditionnés (soit 38 sur les 125) se sont plaints de mauvais traitements physiques et de propos racistes, voire de rançons; dans 14 des cas, des lésions ont été constatées par les médecins. Les brutalités ont consisté en coups de pieds à terre, tête frappée contre le mur, gifles, coups lors de l&#039;interrogatoire, et un mineur a raconté avoir subit le sous-marin (tête dans l&#039;eau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dû à la surpopulation, certaines conditions de détention deviennent inacceptables. Le rapport de la LSDH a confirmé certains problèmes, comme un accès restreint aux soins, aux parloirs, à la formation ou aux places de travail. Les experts ont confirmé la promiscuité, la mixité, le mélange de détenus (p.ex avec des détenus perturbés) et certaines restrictions.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d&#039;une conférence de presse le 3 mai 2007, les autorités ont exprimé leur inquiétude tout en relativisant les allégations. Le ministre genevois en charge de la police, Laurent Moutinot, a pointé le fait que les allégations de détenus n&#039;avaient pas fait l&#039;objet de vérification et que les policiers accusés n&#039;avaient pas été entendus. Toutefois, les autorités ont présenté un plan de réformes de la police censé mettre un frein à ces dysfonctionnements. Le plan d&#039;action comprenait l&#039;amélioration de la formation des policier, la réunion en un seul corps de la gendarmerie et de la police de sécurité internationale, une nouvelle répartition des compétences, des caméras de surveillance (y compris dans les postes de police et les salles d&#039;interrogatoires), la réforme des procédures disciplinaires et la création d&#039;une police des polices intercantonale.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Institutions et associations défendant le droit des prisonniers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le GAP ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Action Prison : GAP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe a été créé, en 1975 par Michel Glardon, à la suite de la mort de Patrick Moll. Ceci se faisait par le biais d’un  journal, nommé Passe-Murailles, qui publiait des dossiers sur des « thèmes brulants ». Ce groupe avait la volonté de créer une profonde modification de la détention préventive. Il a énormément lutté « pour briser l’isolement dans les prisons et pour défendre un vrai salaire pour les prisonniers, supprimer la censure, soutenir les luttes »&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt; dans différentes prisons suisses telles que Witzwil ou encore Saint-Antoine devenue Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1986, le groupe Action Prison a disparu et a laissé la place à bien d’autres associations qui luttent pour le respect des prisonniers. Notamment, l’Association de Défense des Prisonniers en Suisse qui a vu le jour en 1986 et qui souhaitait « soutenir les luttes des prisonniers au niveau national et dénoncer l’ensemble du système carcéral ».&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== ADPS (Association de défense des prisonniers de Suisse) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un syndicat de prisonniers, appelé l’Association de Défense des Prisonniers de Suisse, s’est crée en 1986 et prit, ainsi, le relais du Groupe Action Prison. C&#039;est le 1er août que Jacques Fasel, le fondateur, déposa la demande de création de l’ADPS à la conseillère fédérale Elisabeth Kopp. L’Office fédéral de la justice ne s’y opposa pas concrètement, mais transmit le message suivant : « Rien n’empêche en principe des détenus de fonder une association. Toutefois la direction de l’établissement peut soumettre l’activité de ladite association à des conditions, voire la restreindre. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette association était essentiellement composée de détenus et ne comprenait que quelques rares membres non incarcérés, ceux-ci servant de relais avec l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ADPS a évolué du simple syndicat de prisonniers à un groupe actif hors de l’enceinte des prisons. C’était les membres extérieurs à la prison qui recevaient les demandes d’aide des détenus et qui essaient de les traiter, sans toutefois y arriver au vu des nombreuses sollicitations. L’ADPS est alors perçue par les détenus comme inefficace et se voit discréditée. Il s’en suivit le départ de Jacques Fasel qui préféra œuvrer en solitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces informations sont tirées d&#039;un livre d&#039;Yvonne Bercher. (1995)&amp;lt;ref&amp;gt;Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne. pp 45-48&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Groupement [http://www.infoprisons.ch/ Infosprisons] ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Infoprisons est un groupe de travail qui s&#039;est créé après la fin tragique de [http://www.laregion.ch/cetait-effrayant-et-tres-penible/ Skander Vogt] qui est survenue en mars 2010, suite à l’incendie de sa cellule dans le canton de Vaud. En effet, cet événement a déclenché plusieurs interrogations et ces derniers se sont mis à réfléchir à ce que ce drame révélait du monde des prisons et à ce qui pouvait être fait afin d’éviter que ce type d&#039;événement ne se reproduise. Ils ont donc décidé d’élaborer et de diffuser un bulletin électronique trimestriel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe d&#039;information sur les prisons a donc pour but de permettre la prise de parole des détenus et la mobilisation des professionnels impliqués dans le système carcéral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se compose, d&#039;une part, de plusieurs personnes chargées de la responsabilité principale de la rédaction, à savoir: Marie Bonnard (ancienne journaliste à Tout-Va-Bien Hebdo), Patricia Lin (assistante sociale en milieu carcéral durant de nombreuses années), Anne-Catherine Menétrey-Savary (ex-conseillère nationale) et Muriel Testuz (active dans le Groupe Action Prison aujourd’hui disparu). Puis, d&#039;autre part, d&#039;une personne chargée de la relecture des bulletins, à savoir: Joëlle Pascale Ulrich. Tous ces acteurs travaillent bénévolement pour la rédactions des divers textes ainsi que la recherche d&#039;informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de recevoir les bulletins électroniques, il suffit de s&#039;inscrire sur le [http://infoprisons.ch/ site-web] du Groupe Info prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [http://www.aafip.ch/fr/ AAFIP] (Association des Amis de la Fraternité Internationale des Prisons) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;quot;Partout dans le monde les prisons sont un enfer. Aidez-nous à en faire des lieux de résurrection&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Site de l&#039;AAFIP sous http://www.aafip.ch/fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;AAFIP est une association suisse qui a été créée en 2005. Elle agit auprès des détenus, anciens détenus, victimes, enfants et familles touchées par le crime dans de nombreux pays parmi les plus défavorisés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un de leurs axes prioritaires est la justice réparatrice qui est devenue une vision minoritaire autour du XIème siècle, au profit d&#039;une justice rétributive ou répressive, mais qui revient en force actuellement. Car c&#039;est ce type de justice qui est porteur d&#039;espoir pour une réelle réinsertion des détenus au sein de la société. En effet, le crime ne se réduit pas à la transgression de la loi mais il affecte aussi les relations entre les individus. Ainsi, ce n&#039;est pas le fait de simplement appliquer des peines aux coupables qui compensera la souffrance des victimes, et cela peut même conduire à un désir de vengeance chez le coupable. &lt;br /&gt;
Concrètement, la justice réparatrice aide donc le coupable à réparer ou tenter de réparer le mal qu&#039;il a fait dans la mesure du possible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a 124 associations à travers le monde et toutes ont les mêmes objectifs : elles s&#039;impliquent dans la visite des détenus, la formation professionnelle en prison, l’accompagnement des victimes, des familles et enfants de prisonniers, la mise en place de programmes de réinsertion [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]professionnelle et la promotion du concept de justice réparatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chronologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie] sur les droits des prionniers en France&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;étayer les apports de notre article, nous avons décidé d&#039;interviewer deux personnes. Nous avons décidé d&#039;adopter une posture semi-directive dans nos entretiens de recherche. L&#039;objectif de ces entretiens était de &amp;quot;favoriser la production d’un discours de l’interviewé sur un thème défini dans le cadre d’une recherche&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Blanchet A., et Al (1985). L&#039;entretien dans les sciences sociales. Bordas, Paris. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;, dans ce cas-ci il s&#039;est agit pour les deux interviewés de partager leurs souvenirs et expériences afin que nous puissions mieux comprendre la situation passée et actuelle concernant la prison. A partir e ces entretiens, nous avons alors par la suite essayé d&#039;approfondir un peu notre sujet et le thème du droit à l&#039;intégrité physique et morale des détenus en Suisse grâce à leurs opinions sur le sujet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Questions pour les entretiens|Questions d&#039;entretiens]] ===&lt;br /&gt;
Dans le cadre du cours, nous voulions laisser de l&#039;espace et de la liberté aux personnes interviewées. Par conséquent, nous n&#039;avons pas posé de questions fermées mais des questions ouvertes et générales. Nous avons ensuite accorder un long temps de réponse afin de laisser à la personne la possibilité de se souvenir et de raconter l&#039;histoire et son histoire, notre but étant de véritablement comprendre comment s&#039;est construite la lutte pour les droits des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
Concernant l&#039;entretien de Mme Bercher, nous nous sommes toutefois confrontés à quelques difficultés méthodologiques puisque&lt;br /&gt;
:&#039;&#039;&#039;.....&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les questions d&#039;entretien étaient les suivantes : [[Questions pour les entretiens|questions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Présentations des personnes interviewées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les deux personnes interviewées ont été Madame Muriel Testuz et Madame Yvonne Bercher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la présentation des personnes interviewées, voir l&#039;[[index]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Retour sur les entretiens ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Muriel Testuz]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Yvonne Bercher]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11795</id>
		<title>Droits des prisonniers</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11795"/>
		<updated>2013-12-11T09:44:18Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* Questions d&amp;#039;entretiens */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique ==&lt;br /&gt;
Durant l&#039;Antiquité et le Moyen-Âge, les sanctions pénales consistaient principalement en un châtiment corporel. La liberté n&#039;était pas encore considérée comme un bien appartenant à l&#039;individu. Par conséquent, les prisons n&#039;étaient pas utilisées comme mode de punition, mais, elles permettaient, par exemple, de s&#039;assurer qu&#039;un condamné serait présent le jour de son procès. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu&#039;au 17ème siècle, cette mentalité n&#039;évoluera pas. Au siècle des lumières, apparaît alors la conception de la liberté. Celle-ci se révèle être le bien le plus précieux dont peut disposer un individu. Rapidement, l&#039;idée d&#039;utiliser la prison comme mesure punitive - car privative de liberté - est proposée : les peines ne s&#039;appliquent plus au corps, mais à l&#039;esprit.&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réforme pénale initiée par le texte de [http://leboucher.com/vous/beccaria/ Cesare Beccaria], Des délits et des peines, paru en 1764, dénonce le recours à la torture comme moyen d&#039;instruction, la cruauté totalement disproportionnée des châtiments, tels que la peine capitale, l&#039;inégalité de traitement des condamnés en fonction de leur classe sociale ou encore l&#039;arbitraire des juges dans la décision des peine. Il préconise alors la mise en œuvre d&#039;un système de peines fixes garantissant l&#039;égalité entre les condamnés et empêchant ainsi toute appréciation des juges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Howard_%28philanthrope%29 John Howard], philanthrope britannique, est l&#039;un des premier à s&#039;intéresser au statut juridique des prisonniers. Son livre sur &amp;quot;L&#039;État des prisons européennes&amp;quot; (1777) souligne la nécessité d&#039;un traitement carcéral respectant les droits élémentaires de l&#039;humanité. À la fin du 18ème siècle, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Bentham Jeremy Bentham] va plus loin et défend la position que les détenus doivent avoir exactement les mêmes droits que les personnes en liberté mis à part celui d&#039;aller et venir&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 19éme siècle pour qu&#039;on donne un autre but aux peines. «Le détenu devrait être complétement transformé, tant dans son corps et ses habitudes que dans son esprit et sa volonté. La volonté d&#039;améliorer le détenu durant sa détention ou l&#039;idée d&#039;une réinsertion possible dans la société transparaissent en filigrane»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 14&amp;lt;/ref&amp;gt;. On passe à une pénalité de la détention. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault Michel Foucault] analyse ce nouvel &amp;quot;art de punir&amp;quot; à travers ce qu&#039;il appelle une micro-physique du pouvoir permettant une constante soumission de l&#039;individu au regard des gardiens. La justice moderne va alors chercher à transmettre l&#039;idée que l&#039;essentiel n&#039;est pas de punir, mais de redresser. Ce que l&#039;on vise désormais, c&#039;est la liberté de l&#039;individu. Par exemple, avec l&#039;introduction de la notion de &amp;quot;circonstances atténuantes&amp;quot; on fait entrer dans le verdict une appréciation portée sur le criminel et sur ce que l&#039;on peut attendre de lui dans l&#039;avenir. «Trouver pour un crime le châtiment qui convient, c&#039;est trouver le désavantage dont l&#039;idée soit telle qu&#039;elle rende définitivement sans attrait l&#039;idée d&#039;un méfait»&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 19ème siècle apporte son lot de réformes. Des mécanismes de réduction de peines apparaissent et surtout, la libération conditionnelle et le régime du sursis sont instaurés, respectivement en 1885 et 1891 en France.&amp;lt;ref&amp;gt;Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Compléter années 1890 à 1940&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’en 1945, la condamnation à une peine de prison correspond encore  à la perte des droits individuels, mais après la Seconde guerre mondiale, une volonté d’humaniser les prisons apparait en même temps qu&#039;une volonté de reconnaissance des droits des personnes détenues. Malgré cette tout, l’incarcération reste encore, à ce moment là, assimilée à un châtiment.&lt;br /&gt;
Il faut alors attendre les années 1970 pour considérer que les détenus restent des sujets détenteurs de droits avant tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Depuis 1970 ===&lt;br /&gt;
Les années 1970 sont déterminantes dans le débat sur les droits des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;explique [https://www.google.ch/url?sa=t&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=&amp;amp;esrc=s&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=1&amp;amp;ved=0CDAQFjAA&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.ena.fr%2Findex.php%3F%2Ffr%2Fcontent%2Fdownload%2F4290%2F32109%2Ffile%2Fadministration-penitentiaire-et-droit-des-personnes-detenues.pdf&amp;amp;ei=I9ikUti6K4KPyQOIn4G4CA&amp;amp;usg=AFQjCNHVA-1tT9YFL5Uw8VYnY37FV1DyBA&amp;amp;sig2=s2HOes96Zi0TYRPu3cZLEA&amp;amp;bvm=bv.57752919,d.bGQ le texte de l&#039;ENA] (l&#039;école nationale d&#039;administration), &lt;br /&gt;
&amp;quot; ce n’est qu’à partir des années 1970 qu’il est admis que la qualité de détenu n’exclut pas celle de sujet détenteur de droits, évolution résumée par la formule « la prison, c’est la privation d’aller et venir et rien d’autre » prononcée par le Président de la République Valéry Giscard d’Estaing. Des droits sont progressivement reconnus aux personnes détenues, les dotant d’un statut juridique qui reste cependant partiel car un écart perdure entre la capacité de jouissance et la capacité d’exercice des droits dont les détenus sont titulaires. &amp;quot;&lt;br /&gt;
En effet, en 1975, les détenus récupèrent leur droit de vote, en 1983, ils sont autorisés à porter des vêtements civiles, en 1985, la télévision est autorisée dans les cellules et ainsi de suite. Ce processus de reconnaissance de sujets à part entière détenteurs de droits perdure pendant plus d&#039;un demi-siècle jusqu&#039;à la mise en place de la loi du 24 novembre 2009 qui a, entre autres, introduit un chapitre consacré aux droits et devoirs des personnes détenues et s&#039;est ainsi inscrite dans l’amélioration de l’accès aux droits des personnes détenues et du développement des contrôles externes. De plus, cette loi a opéré &amp;quot;un renversement symbolique des missions qui sont assignées à l’administration pénitentiaire, la réinsertion du détenu étant énoncée avant l’exigence de sécurité&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;ENA. (2011). L&#039;administration pénitentiaire et les droits des personnes détenues. Lettre de mission - Groupe 9. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Droit à l’intégrité physique et morale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison a beaucoup évolué au cours du temps, comme le démontre l&#039;historique. Et avec cette évolution, ont évolué les valeurs de la prison et les droits des prisonniers. Parmi ces droits, nous pouvons lister le droit à l&#039;intégrité physique et morale, le droit à des conditions de vie appropriées, ou encore le droit à la santé. Étant donné la centration sur l&#039;évolution de la nature des sanctions et peines dans l&#039;historique de cet article, nous avons choisi de développer un peu plus le droit à l&#039;intégrité physique et morale des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Par le prononcé d&#039;une peine privative de liberté à son égard, l&#039;individu purgeant cette peine est privé de l&#039;un de ses principaux attributs, il perd sa liberté. Le problème majeur réside dans le fait de savoir s&#039;il s&#039;agit d&#039;une perte de liberté ou des libertés et dans quelle mesure cette privation est compatible avec les droits et libertés de l&#039;individu.»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 17.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les individus qui sont détenus conservent tous leurs droits sauf ceux dont la perte est une conséquence directe de la privation des libertés. L’interdiction universelle des actes de torture et des mauvais traitements trouve sa source dans la dignité inhérente à la personne humaine. Les prisonniers et détenus doivent être traités en toute circonstance de façon humaine et digne et ce du jour de leur admission jusqu&#039;au jour de leur libération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi tout acte de torture ou de traitement inhumain ou dégradant est interdit et impardonnable. L&#039;interdiction de la torture a force de loi. &lt;br /&gt;
Cette interdiction trouve sa source dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme dont l&#039;article 5 stipule que :&lt;br /&gt;
«Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ainsi le paragraphe 1 de l’article premier de la Convention contre la torture et autre peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant définit la torture comme : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles».&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsqu&#039;une personne détenue ou emprisonnée disparaît ou décède, il faut que la cause de cette disparition ou de ce décès fasse l’objet d’une enquête indépendante. Le principe 34 de l’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement prévoit que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Si une personne détenue ou emprisonnée vient à décéder ou à disparaître pendant la période de sa détention ou de son emprisonnement, une autorité judiciaire ou autre ordonnera une enquête sur les causes du décès ou de la disparition, soit de sa propre initiative, soit à la requête d’un membre de la famille de cette personne ou de toute personne qui a connaissance de l’affaire...»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l’exemple des conditions de détention dans une prison genevoise pour majeurs : Champ-Dollon qui ouvre ses portes en 1977. Déjà au centre de l’actualité à cause de sa surpopulation, cette prison préventive de Genève a fait la une, en avril 2006, pour de toutes autres raisons. En effet, 200 détenus ont signé une lettre dénonçant l’emploi disproportionné de la force policière et des détentions préventives excédant les peines prononcées. &lt;br /&gt;
Suite aux protestations de 2006, les rapports ont mis en évidence en évidence des violations des droits humains au sein de la prison (allégations de pratiques d’immersion de la tête sous l’eau) par la suite confirmées. Malgré cela, en 2007, toujours pas de réaction des autorités.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la Ligue suisse des droits de l&#039;homme (LSDH), qui a présenté son rapport le 16 avril 2007, les droits fondamentaux des détenus ne sont pas respectés dans la prison genevoise de Champ-Dollon. De même, le rapport de la commission d&#039;experts du Grand Conseil genevois, présenté le 18 avril 2007, a été très sévère envers les pratiques de la police et de la justice.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les experts de la commission ont auditionné 125 détenus et ils ont eu accès aux données de la police judiciaire et de la justice.&lt;br /&gt;
30% des détenus auditionnés (soit 38 sur les 125) se sont plaints de mauvais traitements physiques et de propos racistes, voire de rançons; dans 14 des cas, des lésions ont été constatées par les médecins. Les brutalités ont consisté en coups de pieds à terre, tête frappée contre le mur, gifles, coups lors de l&#039;interrogatoire, et un mineur a raconté avoir subit le sous-marin (tête dans l&#039;eau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dû à la surpopulation, certaines conditions de détention deviennent inacceptables. Le rapport de la LSDH a confirmé certains problèmes, comme un accès restreint aux soins, aux parloirs, à la formation ou aux places de travail. Les experts ont confirmé la promiscuité, la mixité, le mélange de détenus (p.ex avec des détenus perturbés) et certaines restrictions.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d&#039;une conférence de presse le 3 mai 2007, les autorités ont exprimé leur inquiétude tout en relativisant les allégations. Le ministre genevois en charge de la police, Laurent Moutinot, a pointé le fait que les allégations de détenus n&#039;avaient pas fait l&#039;objet de vérification et que les policiers accusés n&#039;avaient pas été entendus. Toutefois, les autorités ont présenté un plan de réformes de la police censé mettre un frein à ces dysfonctionnements. Le plan d&#039;action comprenait l&#039;amélioration de la formation des policier, la réunion en un seul corps de la gendarmerie et de la police de sécurité internationale, une nouvelle répartition des compétences, des caméras de surveillance (y compris dans les postes de police et les salles d&#039;interrogatoires), la réforme des procédures disciplinaires et la création d&#039;une police des polices intercantonale.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Institutions et associations défendant le droit des prisonniers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le GAP ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Action Prison : GAP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe a été créé, en 1975 par Michel Glardon, à la suite de la mort de Patrick Moll. Ceci se faisait par le biais d’un  journal, nommé Passe-Murailles, qui publiait des dossiers sur des « thèmes brulants ». Ce groupe avait la volonté de créer une profonde modification de la détention préventive. Il a énormément lutté « pour briser l’isolement dans les prisons et pour défendre un vrai salaire pour les prisonniers, supprimer la censure, soutenir les luttes »&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt; dans différentes prisons suisses telles que Witzwil ou encore Saint-Antoine devenue Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1986, le groupe Action Prison a disparu et a laissé la place à bien d’autres associations qui luttent pour le respect des prisonniers. Notamment, l’Association de Défense des Prisonniers en Suisse qui a vu le jour en 1986 et qui souhaitait « soutenir les luttes des prisonniers au niveau national et dénoncer l’ensemble du système carcéral ».&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== ADPS (Association de défense des prisonniers de Suisse) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un syndicat de prisonniers, appelé l’Association de Défense des Prisonniers de Suisse, s’est crée en 1986 et prit, ainsi, le relais du Groupe Action Prison. C&#039;est le 1er août que Jacques Fasel, le fondateur, déposa la demande de création de l’ADPS à la conseillère fédérale Elisabeth Kopp. L’Office fédéral de la justice ne s’y opposa pas concrètement, mais transmit le message suivant : « Rien n’empêche en principe des détenus de fonder une association. Toutefois la direction de l’établissement peut soumettre l’activité de ladite association à des conditions, voire la restreindre. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette association était essentiellement composée de détenus et ne comprenait que quelques rares membres non incarcérés, ceux-ci servant de relais avec l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ADPS a évolué du simple syndicat de prisonniers à un groupe actif hors de l’enceinte des prisons. C’était les membres extérieurs à la prison qui recevaient les demandes d’aide des détenus et qui essaient de les traiter, sans toutefois y arriver au vu des nombreuses sollicitations. L’ADPS est alors perçue par les détenus comme inefficace et se voit discréditée. Il s’en suivit le départ de Jacques Fasel qui préféra œuvrer en solitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces informations sont tirées d&#039;un livre d&#039;Yvonne Bercher. (1995)&amp;lt;ref&amp;gt;Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne. pp 45-48&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Groupement [http://www.infoprisons.ch/ Infosprisons] ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Infoprisons est un groupe de travail qui s&#039;est créé après la fin tragique de [http://www.laregion.ch/cetait-effrayant-et-tres-penible/ Skander Vogt] qui est survenue en mars 2010, suite à l’incendie de sa cellule dans le canton de Vaud. En effet, cet événement a déclenché plusieurs interrogations et ces derniers se sont mis à réfléchir à ce que ce drame révélait du monde des prisons et à ce qui pouvait être fait afin d’éviter que ce type d&#039;événement ne se reproduise. Ils ont donc décidé d’élaborer et de diffuser un bulletin électronique trimestriel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe d&#039;information sur les prisons a donc pour but de permettre la prise de parole des détenus et la mobilisation des professionnels impliqués dans le système carcéral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se compose, d&#039;une part, de plusieurs personnes chargées de la responsabilité principale de la rédaction, à savoir: Marie Bonnard (ancienne journaliste à Tout-Va-Bien Hebdo), Patricia Lin (assistante sociale en milieu carcéral durant de nombreuses années), Anne-Catherine Menétrey-Savary (ex-conseillère nationale) et Muriel Testuz (active dans le Groupe Action Prison aujourd’hui disparu). Puis, d&#039;autre part, d&#039;une personne chargée de la relecture des bulletins, à savoir: Joëlle Pascale Ulrich. Tous ces acteurs travaillent bénévolement pour la rédactions des divers textes ainsi que la recherche d&#039;informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de recevoir les bulletins électroniques, il suffit de s&#039;inscrire sur le [http://infoprisons.ch/ site-web] du Groupe Info prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [http://www.aafip.ch/fr/ AAFIP] (Association des Amis de la Fraternité Internationale des Prisons) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;quot;Partout dans le monde les prisons sont un enfer. Aidez-nous à en faire des lieux de résurrection&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Site de l&#039;AAFIP sous http://www.aafip.ch/fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;AAFIP est une association suisse qui a été créée en 2005. Elle agit auprès des détenus, anciens détenus, victimes, enfants et familles touchées par le crime dans de nombreux pays parmi les plus défavorisés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un de leurs axes prioritaires est la justice réparatrice qui est devenue une vision minoritaire autour du XIème siècle, au profit d&#039;une justice rétributive ou répressive, mais qui revient en force actuellement. Car c&#039;est ce type de justice qui est porteur d&#039;espoir pour une réelle réinsertion des détenus au sein de la société. En effet, le crime ne se réduit pas à la transgression de la loi mais il affecte aussi les relations entre les individus. Ainsi, ce n&#039;est pas le fait de simplement appliquer des peines aux coupables qui compensera la souffrance des victimes, et cela peut même conduire à un désir de vengeance chez le coupable. &lt;br /&gt;
Concrètement, la justice réparatrice aide donc le coupable à réparer ou tenter de réparer le mal qu&#039;il a fait dans la mesure du possible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a 124 associations à travers le monde et toutes ont les mêmes objectifs : elles s&#039;impliquent dans la visite des détenus, la formation professionnelle en prison, l’accompagnement des victimes, des familles et enfants de prisonniers, la mise en place de programmes de réinsertion [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]professionnelle et la promotion du concept de justice réparatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chronologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie] sur les droits des prionniers en France&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;étayer les apports de notre article, nous avons décidé d&#039;interviewer deux personnes. Nous avons décidé d&#039;adopter une posture semi-directive dans nos entretiens de recherche. L&#039;objectif de ces entretiens était de &amp;quot;favoriser la production d’un discours de l’interviewé sur un thème défini dans le cadre d’une recherche&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Blanchet A., et Al (1985). L&#039;entretien dans les sciences sociales. Bordas, Paris. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;, dans ce cas-ci il s&#039;est agit pour les deux interviewés de partager leurs souvenirs et expériences afin que nous puissions mieux comprendre la situation passée et actuelle concernant la prison. A partir e ces entretiens, nous avons alors par la suite essayé d&#039;approfondir un peu notre sujet et le thème du droit à l&#039;intégrité physique et morale des détenus en Suisse grâce à leurs opinions sur le sujet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Questions pour les entretiens|Questions d&#039;entretiens]] ===&lt;br /&gt;
Dans le cadre du cours, nous voulions laisser de l&#039;espace et de la liberté aux personnes interviewées. Par conséquent, nous n&#039;avons pas posé de questions fermées mais des questions ouvertes et générales. Nous avons ensuite accorder un long temps de réponse afin de laisser à la personne la possibilité de se souvenir et de raconter l&#039;histoire et son histoire, notre but étant de véritablement comprendre comment s&#039;est construite la lutte pour les droits des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
Concernant l&#039;entretien de Mme Bercher, nous nous sommes toutefois confrontés à quelques difficultés méthodologiques puisque&lt;br /&gt;
:&#039;&#039;&#039;.....&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les questions d&#039;entretien étaient les suivantes : [[Questions pour les entretiens|questions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Présentations des personnes interviewées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les deux personnes interviewées ont été Madame Muriel Testuz et Madame Yvonne Bercher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la présentation des personnes interviewées, voir l&#039;[[index]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Retour sur les entretiens ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Muriel Testuz]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Yvonne Bercher]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11794</id>
		<title>Droits des prisonniers</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11794"/>
		<updated>2013-12-11T09:44:03Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* Questions d&amp;#039;entretiens */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique ==&lt;br /&gt;
Durant l&#039;Antiquité et le Moyen-Âge, les sanctions pénales consistaient principalement en un châtiment corporel. La liberté n&#039;était pas encore considérée comme un bien appartenant à l&#039;individu. Par conséquent, les prisons n&#039;étaient pas utilisées comme mode de punition, mais, elles permettaient, par exemple, de s&#039;assurer qu&#039;un condamné serait présent le jour de son procès. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu&#039;au 17ème siècle, cette mentalité n&#039;évoluera pas. Au siècle des lumières, apparaît alors la conception de la liberté. Celle-ci se révèle être le bien le plus précieux dont peut disposer un individu. Rapidement, l&#039;idée d&#039;utiliser la prison comme mesure punitive - car privative de liberté - est proposée : les peines ne s&#039;appliquent plus au corps, mais à l&#039;esprit.&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réforme pénale initiée par le texte de [http://leboucher.com/vous/beccaria/ Cesare Beccaria], Des délits et des peines, paru en 1764, dénonce le recours à la torture comme moyen d&#039;instruction, la cruauté totalement disproportionnée des châtiments, tels que la peine capitale, l&#039;inégalité de traitement des condamnés en fonction de leur classe sociale ou encore l&#039;arbitraire des juges dans la décision des peine. Il préconise alors la mise en œuvre d&#039;un système de peines fixes garantissant l&#039;égalité entre les condamnés et empêchant ainsi toute appréciation des juges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Howard_%28philanthrope%29 John Howard], philanthrope britannique, est l&#039;un des premier à s&#039;intéresser au statut juridique des prisonniers. Son livre sur &amp;quot;L&#039;État des prisons européennes&amp;quot; (1777) souligne la nécessité d&#039;un traitement carcéral respectant les droits élémentaires de l&#039;humanité. À la fin du 18ème siècle, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Bentham Jeremy Bentham] va plus loin et défend la position que les détenus doivent avoir exactement les mêmes droits que les personnes en liberté mis à part celui d&#039;aller et venir&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 19éme siècle pour qu&#039;on donne un autre but aux peines. «Le détenu devrait être complétement transformé, tant dans son corps et ses habitudes que dans son esprit et sa volonté. La volonté d&#039;améliorer le détenu durant sa détention ou l&#039;idée d&#039;une réinsertion possible dans la société transparaissent en filigrane»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 14&amp;lt;/ref&amp;gt;. On passe à une pénalité de la détention. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault Michel Foucault] analyse ce nouvel &amp;quot;art de punir&amp;quot; à travers ce qu&#039;il appelle une micro-physique du pouvoir permettant une constante soumission de l&#039;individu au regard des gardiens. La justice moderne va alors chercher à transmettre l&#039;idée que l&#039;essentiel n&#039;est pas de punir, mais de redresser. Ce que l&#039;on vise désormais, c&#039;est la liberté de l&#039;individu. Par exemple, avec l&#039;introduction de la notion de &amp;quot;circonstances atténuantes&amp;quot; on fait entrer dans le verdict une appréciation portée sur le criminel et sur ce que l&#039;on peut attendre de lui dans l&#039;avenir. «Trouver pour un crime le châtiment qui convient, c&#039;est trouver le désavantage dont l&#039;idée soit telle qu&#039;elle rende définitivement sans attrait l&#039;idée d&#039;un méfait»&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 19ème siècle apporte son lot de réformes. Des mécanismes de réduction de peines apparaissent et surtout, la libération conditionnelle et le régime du sursis sont instaurés, respectivement en 1885 et 1891 en France.&amp;lt;ref&amp;gt;Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Compléter années 1890 à 1940&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’en 1945, la condamnation à une peine de prison correspond encore  à la perte des droits individuels, mais après la Seconde guerre mondiale, une volonté d’humaniser les prisons apparait en même temps qu&#039;une volonté de reconnaissance des droits des personnes détenues. Malgré cette tout, l’incarcération reste encore, à ce moment là, assimilée à un châtiment.&lt;br /&gt;
Il faut alors attendre les années 1970 pour considérer que les détenus restent des sujets détenteurs de droits avant tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Depuis 1970 ===&lt;br /&gt;
Les années 1970 sont déterminantes dans le débat sur les droits des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;explique [https://www.google.ch/url?sa=t&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=&amp;amp;esrc=s&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=1&amp;amp;ved=0CDAQFjAA&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.ena.fr%2Findex.php%3F%2Ffr%2Fcontent%2Fdownload%2F4290%2F32109%2Ffile%2Fadministration-penitentiaire-et-droit-des-personnes-detenues.pdf&amp;amp;ei=I9ikUti6K4KPyQOIn4G4CA&amp;amp;usg=AFQjCNHVA-1tT9YFL5Uw8VYnY37FV1DyBA&amp;amp;sig2=s2HOes96Zi0TYRPu3cZLEA&amp;amp;bvm=bv.57752919,d.bGQ le texte de l&#039;ENA] (l&#039;école nationale d&#039;administration), &lt;br /&gt;
&amp;quot; ce n’est qu’à partir des années 1970 qu’il est admis que la qualité de détenu n’exclut pas celle de sujet détenteur de droits, évolution résumée par la formule « la prison, c’est la privation d’aller et venir et rien d’autre » prononcée par le Président de la République Valéry Giscard d’Estaing. Des droits sont progressivement reconnus aux personnes détenues, les dotant d’un statut juridique qui reste cependant partiel car un écart perdure entre la capacité de jouissance et la capacité d’exercice des droits dont les détenus sont titulaires. &amp;quot;&lt;br /&gt;
En effet, en 1975, les détenus récupèrent leur droit de vote, en 1983, ils sont autorisés à porter des vêtements civiles, en 1985, la télévision est autorisée dans les cellules et ainsi de suite. Ce processus de reconnaissance de sujets à part entière détenteurs de droits perdure pendant plus d&#039;un demi-siècle jusqu&#039;à la mise en place de la loi du 24 novembre 2009 qui a, entre autres, introduit un chapitre consacré aux droits et devoirs des personnes détenues et s&#039;est ainsi inscrite dans l’amélioration de l’accès aux droits des personnes détenues et du développement des contrôles externes. De plus, cette loi a opéré &amp;quot;un renversement symbolique des missions qui sont assignées à l’administration pénitentiaire, la réinsertion du détenu étant énoncée avant l’exigence de sécurité&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;ENA. (2011). L&#039;administration pénitentiaire et les droits des personnes détenues. Lettre de mission - Groupe 9. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Droit à l’intégrité physique et morale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison a beaucoup évolué au cours du temps, comme le démontre l&#039;historique. Et avec cette évolution, ont évolué les valeurs de la prison et les droits des prisonniers. Parmi ces droits, nous pouvons lister le droit à l&#039;intégrité physique et morale, le droit à des conditions de vie appropriées, ou encore le droit à la santé. Étant donné la centration sur l&#039;évolution de la nature des sanctions et peines dans l&#039;historique de cet article, nous avons choisi de développer un peu plus le droit à l&#039;intégrité physique et morale des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Par le prononcé d&#039;une peine privative de liberté à son égard, l&#039;individu purgeant cette peine est privé de l&#039;un de ses principaux attributs, il perd sa liberté. Le problème majeur réside dans le fait de savoir s&#039;il s&#039;agit d&#039;une perte de liberté ou des libertés et dans quelle mesure cette privation est compatible avec les droits et libertés de l&#039;individu.»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 17.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les individus qui sont détenus conservent tous leurs droits sauf ceux dont la perte est une conséquence directe de la privation des libertés. L’interdiction universelle des actes de torture et des mauvais traitements trouve sa source dans la dignité inhérente à la personne humaine. Les prisonniers et détenus doivent être traités en toute circonstance de façon humaine et digne et ce du jour de leur admission jusqu&#039;au jour de leur libération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi tout acte de torture ou de traitement inhumain ou dégradant est interdit et impardonnable. L&#039;interdiction de la torture a force de loi. &lt;br /&gt;
Cette interdiction trouve sa source dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme dont l&#039;article 5 stipule que :&lt;br /&gt;
«Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ainsi le paragraphe 1 de l’article premier de la Convention contre la torture et autre peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant définit la torture comme : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles».&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsqu&#039;une personne détenue ou emprisonnée disparaît ou décède, il faut que la cause de cette disparition ou de ce décès fasse l’objet d’une enquête indépendante. Le principe 34 de l’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement prévoit que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Si une personne détenue ou emprisonnée vient à décéder ou à disparaître pendant la période de sa détention ou de son emprisonnement, une autorité judiciaire ou autre ordonnera une enquête sur les causes du décès ou de la disparition, soit de sa propre initiative, soit à la requête d’un membre de la famille de cette personne ou de toute personne qui a connaissance de l’affaire...»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l’exemple des conditions de détention dans une prison genevoise pour majeurs : Champ-Dollon qui ouvre ses portes en 1977. Déjà au centre de l’actualité à cause de sa surpopulation, cette prison préventive de Genève a fait la une, en avril 2006, pour de toutes autres raisons. En effet, 200 détenus ont signé une lettre dénonçant l’emploi disproportionné de la force policière et des détentions préventives excédant les peines prononcées. &lt;br /&gt;
Suite aux protestations de 2006, les rapports ont mis en évidence en évidence des violations des droits humains au sein de la prison (allégations de pratiques d’immersion de la tête sous l’eau) par la suite confirmées. Malgré cela, en 2007, toujours pas de réaction des autorités.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la Ligue suisse des droits de l&#039;homme (LSDH), qui a présenté son rapport le 16 avril 2007, les droits fondamentaux des détenus ne sont pas respectés dans la prison genevoise de Champ-Dollon. De même, le rapport de la commission d&#039;experts du Grand Conseil genevois, présenté le 18 avril 2007, a été très sévère envers les pratiques de la police et de la justice.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les experts de la commission ont auditionné 125 détenus et ils ont eu accès aux données de la police judiciaire et de la justice.&lt;br /&gt;
30% des détenus auditionnés (soit 38 sur les 125) se sont plaints de mauvais traitements physiques et de propos racistes, voire de rançons; dans 14 des cas, des lésions ont été constatées par les médecins. Les brutalités ont consisté en coups de pieds à terre, tête frappée contre le mur, gifles, coups lors de l&#039;interrogatoire, et un mineur a raconté avoir subit le sous-marin (tête dans l&#039;eau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dû à la surpopulation, certaines conditions de détention deviennent inacceptables. Le rapport de la LSDH a confirmé certains problèmes, comme un accès restreint aux soins, aux parloirs, à la formation ou aux places de travail. Les experts ont confirmé la promiscuité, la mixité, le mélange de détenus (p.ex avec des détenus perturbés) et certaines restrictions.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d&#039;une conférence de presse le 3 mai 2007, les autorités ont exprimé leur inquiétude tout en relativisant les allégations. Le ministre genevois en charge de la police, Laurent Moutinot, a pointé le fait que les allégations de détenus n&#039;avaient pas fait l&#039;objet de vérification et que les policiers accusés n&#039;avaient pas été entendus. Toutefois, les autorités ont présenté un plan de réformes de la police censé mettre un frein à ces dysfonctionnements. Le plan d&#039;action comprenait l&#039;amélioration de la formation des policier, la réunion en un seul corps de la gendarmerie et de la police de sécurité internationale, une nouvelle répartition des compétences, des caméras de surveillance (y compris dans les postes de police et les salles d&#039;interrogatoires), la réforme des procédures disciplinaires et la création d&#039;une police des polices intercantonale.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Institutions et associations défendant le droit des prisonniers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le GAP ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Action Prison : GAP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe a été créé, en 1975 par Michel Glardon, à la suite de la mort de Patrick Moll. Ceci se faisait par le biais d’un  journal, nommé Passe-Murailles, qui publiait des dossiers sur des « thèmes brulants ». Ce groupe avait la volonté de créer une profonde modification de la détention préventive. Il a énormément lutté « pour briser l’isolement dans les prisons et pour défendre un vrai salaire pour les prisonniers, supprimer la censure, soutenir les luttes »&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt; dans différentes prisons suisses telles que Witzwil ou encore Saint-Antoine devenue Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1986, le groupe Action Prison a disparu et a laissé la place à bien d’autres associations qui luttent pour le respect des prisonniers. Notamment, l’Association de Défense des Prisonniers en Suisse qui a vu le jour en 1986 et qui souhaitait « soutenir les luttes des prisonniers au niveau national et dénoncer l’ensemble du système carcéral ».&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== ADPS (Association de défense des prisonniers de Suisse) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un syndicat de prisonniers, appelé l’Association de Défense des Prisonniers de Suisse, s’est crée en 1986 et prit, ainsi, le relais du Groupe Action Prison. C&#039;est le 1er août que Jacques Fasel, le fondateur, déposa la demande de création de l’ADPS à la conseillère fédérale Elisabeth Kopp. L’Office fédéral de la justice ne s’y opposa pas concrètement, mais transmit le message suivant : « Rien n’empêche en principe des détenus de fonder une association. Toutefois la direction de l’établissement peut soumettre l’activité de ladite association à des conditions, voire la restreindre. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette association était essentiellement composée de détenus et ne comprenait que quelques rares membres non incarcérés, ceux-ci servant de relais avec l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ADPS a évolué du simple syndicat de prisonniers à un groupe actif hors de l’enceinte des prisons. C’était les membres extérieurs à la prison qui recevaient les demandes d’aide des détenus et qui essaient de les traiter, sans toutefois y arriver au vu des nombreuses sollicitations. L’ADPS est alors perçue par les détenus comme inefficace et se voit discréditée. Il s’en suivit le départ de Jacques Fasel qui préféra œuvrer en solitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces informations sont tirées d&#039;un livre d&#039;Yvonne Bercher. (1995)&amp;lt;ref&amp;gt;Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne. pp 45-48&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Groupement [http://www.infoprisons.ch/ Infosprisons] ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Infoprisons est un groupe de travail qui s&#039;est créé après la fin tragique de [http://www.laregion.ch/cetait-effrayant-et-tres-penible/ Skander Vogt] qui est survenue en mars 2010, suite à l’incendie de sa cellule dans le canton de Vaud. En effet, cet événement a déclenché plusieurs interrogations et ces derniers se sont mis à réfléchir à ce que ce drame révélait du monde des prisons et à ce qui pouvait être fait afin d’éviter que ce type d&#039;événement ne se reproduise. Ils ont donc décidé d’élaborer et de diffuser un bulletin électronique trimestriel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe d&#039;information sur les prisons a donc pour but de permettre la prise de parole des détenus et la mobilisation des professionnels impliqués dans le système carcéral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se compose, d&#039;une part, de plusieurs personnes chargées de la responsabilité principale de la rédaction, à savoir: Marie Bonnard (ancienne journaliste à Tout-Va-Bien Hebdo), Patricia Lin (assistante sociale en milieu carcéral durant de nombreuses années), Anne-Catherine Menétrey-Savary (ex-conseillère nationale) et Muriel Testuz (active dans le Groupe Action Prison aujourd’hui disparu). Puis, d&#039;autre part, d&#039;une personne chargée de la relecture des bulletins, à savoir: Joëlle Pascale Ulrich. Tous ces acteurs travaillent bénévolement pour la rédactions des divers textes ainsi que la recherche d&#039;informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de recevoir les bulletins électroniques, il suffit de s&#039;inscrire sur le [http://infoprisons.ch/ site-web] du Groupe Info prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [http://www.aafip.ch/fr/ AAFIP] (Association des Amis de la Fraternité Internationale des Prisons) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;quot;Partout dans le monde les prisons sont un enfer. Aidez-nous à en faire des lieux de résurrection&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Site de l&#039;AAFIP sous http://www.aafip.ch/fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;AAFIP est une association suisse qui a été créée en 2005. Elle agit auprès des détenus, anciens détenus, victimes, enfants et familles touchées par le crime dans de nombreux pays parmi les plus défavorisés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un de leurs axes prioritaires est la justice réparatrice qui est devenue une vision minoritaire autour du XIème siècle, au profit d&#039;une justice rétributive ou répressive, mais qui revient en force actuellement. Car c&#039;est ce type de justice qui est porteur d&#039;espoir pour une réelle réinsertion des détenus au sein de la société. En effet, le crime ne se réduit pas à la transgression de la loi mais il affecte aussi les relations entre les individus. Ainsi, ce n&#039;est pas le fait de simplement appliquer des peines aux coupables qui compensera la souffrance des victimes, et cela peut même conduire à un désir de vengeance chez le coupable. &lt;br /&gt;
Concrètement, la justice réparatrice aide donc le coupable à réparer ou tenter de réparer le mal qu&#039;il a fait dans la mesure du possible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a 124 associations à travers le monde et toutes ont les mêmes objectifs : elles s&#039;impliquent dans la visite des détenus, la formation professionnelle en prison, l’accompagnement des victimes, des familles et enfants de prisonniers, la mise en place de programmes de réinsertion [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]professionnelle et la promotion du concept de justice réparatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chronologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie] sur les droits des prionniers en France&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;étayer les apports de notre article, nous avons décidé d&#039;interviewer deux personnes. Nous avons décidé d&#039;adopter une posture semi-directive dans nos entretiens de recherche. L&#039;objectif de ces entretiens était de &amp;quot;favoriser la production d’un discours de l’interviewé sur un thème défini dans le cadre d’une recherche&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Blanchet A., et Al (1985). L&#039;entretien dans les sciences sociales. Bordas, Paris. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;, dans ce cas-ci il s&#039;est agit pour les deux interviewés de partager leurs souvenirs et expériences afin que nous puissions mieux comprendre la situation passée et actuelle concernant la prison. A partir e ces entretiens, nous avons alors par la suite essayé d&#039;approfondir un peu notre sujet et le thème du droit à l&#039;intégrité physique et morale des détenus en Suisse grâce à leurs opinions sur le sujet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Questions pour les entretiens|Questions d&#039;entretiens]] ===&lt;br /&gt;
Dans le cadre du cours, nous voulions laisser de l&#039;espace et de la liberté aux personnes interviewées. Par conséquent, nous n&#039;avons pas posé de questions fermées mais des questions ouvertes et générales. Nous avons ensuite accorder un long temps de réponse afin de laisser à la personne la possibilité de se souvenir et de raconter l&#039;histoire et son histoire, notre but étant de véritablement comprendre comment s&#039;est construite la lutte pour les droits des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
Concernant l&#039;entretien de Mme Bercher, nous nous sommes toutefois confrontés à quelques difficultés méthodologiques puisque&lt;br /&gt;
:Ligne en retrait&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;.....&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les questions d&#039;entretien étaient les suivantes : [[Questions pour les entretiens|questions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Présentations des personnes interviewées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les deux personnes interviewées ont été Madame Muriel Testuz et Madame Yvonne Bercher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la présentation des personnes interviewées, voir l&#039;[[index]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Retour sur les entretiens ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Muriel Testuz]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Yvonne Bercher]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11792</id>
		<title>Droits des prisonniers</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11792"/>
		<updated>2013-12-11T09:41:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* Méthodologie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique ==&lt;br /&gt;
Durant l&#039;Antiquité et le Moyen-Âge, les sanctions pénales consistaient principalement en un châtiment corporel. La liberté n&#039;était pas encore considérée comme un bien appartenant à l&#039;individu. Par conséquent, les prisons n&#039;étaient pas utilisées comme mode de punition, mais, elles permettaient, par exemple, de s&#039;assurer qu&#039;un condamné serait présent le jour de son procès. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu&#039;au 17ème siècle, cette mentalité n&#039;évoluera pas. Au siècle des lumières, apparaît alors la conception de la liberté. Celle-ci se révèle être le bien le plus précieux dont peut disposer un individu. Rapidement, l&#039;idée d&#039;utiliser la prison comme mesure punitive - car privative de liberté - est proposée : les peines ne s&#039;appliquent plus au corps, mais à l&#039;esprit.&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réforme pénale initiée par le texte de [http://leboucher.com/vous/beccaria/ Cesare Beccaria], Des délits et des peines, paru en 1764, dénonce le recours à la torture comme moyen d&#039;instruction, la cruauté totalement disproportionnée des châtiments, tels que la peine capitale, l&#039;inégalité de traitement des condamnés en fonction de leur classe sociale ou encore l&#039;arbitraire des juges dans la décision des peine. Il préconise alors la mise en œuvre d&#039;un système de peines fixes garantissant l&#039;égalité entre les condamnés et empêchant ainsi toute appréciation des juges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Howard_%28philanthrope%29 John Howard], philanthrope britannique, est l&#039;un des premier à s&#039;intéresser au statut juridique des prisonniers. Son livre sur &amp;quot;L&#039;État des prisons européennes&amp;quot; (1777) souligne la nécessité d&#039;un traitement carcéral respectant les droits élémentaires de l&#039;humanité. À la fin du 18ème siècle, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Bentham Jeremy Bentham] va plus loin et défend la position que les détenus doivent avoir exactement les mêmes droits que les personnes en liberté mis à part celui d&#039;aller et venir&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 19éme siècle pour qu&#039;on donne un autre but aux peines. «Le détenu devrait être complétement transformé, tant dans son corps et ses habitudes que dans son esprit et sa volonté. La volonté d&#039;améliorer le détenu durant sa détention ou l&#039;idée d&#039;une réinsertion possible dans la société transparaissent en filigrane»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 14&amp;lt;/ref&amp;gt;. On passe à une pénalité de la détention. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault Michel Foucault] analyse ce nouvel &amp;quot;art de punir&amp;quot; à travers ce qu&#039;il appelle une micro-physique du pouvoir permettant une constante soumission de l&#039;individu au regard des gardiens. La justice moderne va alors chercher à transmettre l&#039;idée que l&#039;essentiel n&#039;est pas de punir, mais de redresser. Ce que l&#039;on vise désormais, c&#039;est la liberté de l&#039;individu. Par exemple, avec l&#039;introduction de la notion de &amp;quot;circonstances atténuantes&amp;quot; on fait entrer dans le verdict une appréciation portée sur le criminel et sur ce que l&#039;on peut attendre de lui dans l&#039;avenir. «Trouver pour un crime le châtiment qui convient, c&#039;est trouver le désavantage dont l&#039;idée soit telle qu&#039;elle rende définitivement sans attrait l&#039;idée d&#039;un méfait»&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 19ème siècle apporte son lot de réformes. Des mécanismes de réduction de peines apparaissent et surtout, la libération conditionnelle et le régime du sursis sont instaurés, respectivement en 1885 et 1891 en France.&amp;lt;ref&amp;gt;Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Compléter années 1890 à 1940&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’en 1945, la condamnation à une peine de prison correspond encore  à la perte des droits individuels, mais après la Seconde guerre mondiale, une volonté d’humaniser les prisons apparait en même temps qu&#039;une volonté de reconnaissance des droits des personnes détenues. Malgré cette tout, l’incarcération reste encore, à ce moment là, assimilée à un châtiment.&lt;br /&gt;
Il faut alors attendre les années 1970 pour considérer que les détenus restent des sujets détenteurs de droits avant tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Depuis 1970 ===&lt;br /&gt;
Les années 1970 sont déterminantes dans le débat sur les droits des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;explique [https://www.google.ch/url?sa=t&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=&amp;amp;esrc=s&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=1&amp;amp;ved=0CDAQFjAA&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.ena.fr%2Findex.php%3F%2Ffr%2Fcontent%2Fdownload%2F4290%2F32109%2Ffile%2Fadministration-penitentiaire-et-droit-des-personnes-detenues.pdf&amp;amp;ei=I9ikUti6K4KPyQOIn4G4CA&amp;amp;usg=AFQjCNHVA-1tT9YFL5Uw8VYnY37FV1DyBA&amp;amp;sig2=s2HOes96Zi0TYRPu3cZLEA&amp;amp;bvm=bv.57752919,d.bGQ le texte de l&#039;ENA] (l&#039;école nationale d&#039;administration), &lt;br /&gt;
&amp;quot; ce n’est qu’à partir des années 1970 qu’il est admis que la qualité de détenu n’exclut pas celle de sujet détenteur de droits, évolution résumée par la formule « la prison, c’est la privation d’aller et venir et rien d’autre » prononcée par le Président de la République Valéry Giscard d’Estaing. Des droits sont progressivement reconnus aux personnes détenues, les dotant d’un statut juridique qui reste cependant partiel car un écart perdure entre la capacité de jouissance et la capacité d’exercice des droits dont les détenus sont titulaires. &amp;quot;&lt;br /&gt;
En effet, en 1975, les détenus récupèrent leur droit de vote, en 1983, ils sont autorisés à porter des vêtements civiles, en 1985, la télévision est autorisée dans les cellules et ainsi de suite. Ce processus de reconnaissance de sujets à part entière détenteurs de droits perdure pendant plus d&#039;un demi-siècle jusqu&#039;à la mise en place de la loi du 24 novembre 2009 qui a, entre autres, introduit un chapitre consacré aux droits et devoirs des personnes détenues et s&#039;est ainsi inscrite dans l’amélioration de l’accès aux droits des personnes détenues et du développement des contrôles externes. De plus, cette loi a opéré &amp;quot;un renversement symbolique des missions qui sont assignées à l’administration pénitentiaire, la réinsertion du détenu étant énoncée avant l’exigence de sécurité&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;ENA. (2011). L&#039;administration pénitentiaire et les droits des personnes détenues. Lettre de mission - Groupe 9. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Droit à l’intégrité physique et morale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison a beaucoup évolué au cours du temps, comme le démontre l&#039;historique. Et avec cette évolution, ont évolué les valeurs de la prison et les droits des prisonniers. Parmi ces droits, nous pouvons lister le droit à l&#039;intégrité physique et morale, le droit à des conditions de vie appropriées, ou encore le droit à la santé. Étant donné la centration sur l&#039;évolution de la nature des sanctions et peines dans l&#039;historique de cet article, nous avons choisi de développer un peu plus le droit à l&#039;intégrité physique et morale des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Par le prononcé d&#039;une peine privative de liberté à son égard, l&#039;individu purgeant cette peine est privé de l&#039;un de ses principaux attributs, il perd sa liberté. Le problème majeur réside dans le fait de savoir s&#039;il s&#039;agit d&#039;une perte de liberté ou des libertés et dans quelle mesure cette privation est compatible avec les droits et libertés de l&#039;individu.»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 17.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les individus qui sont détenus conservent tous leurs droits sauf ceux dont la perte est une conséquence directe de la privation des libertés. L’interdiction universelle des actes de torture et des mauvais traitements trouve sa source dans la dignité inhérente à la personne humaine. Les prisonniers et détenus doivent être traités en toute circonstance de façon humaine et digne et ce du jour de leur admission jusqu&#039;au jour de leur libération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi tout acte de torture ou de traitement inhumain ou dégradant est interdit et impardonnable. L&#039;interdiction de la torture a force de loi. &lt;br /&gt;
Cette interdiction trouve sa source dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme dont l&#039;article 5 stipule que :&lt;br /&gt;
«Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ainsi le paragraphe 1 de l’article premier de la Convention contre la torture et autre peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant définit la torture comme : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles».&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsqu&#039;une personne détenue ou emprisonnée disparaît ou décède, il faut que la cause de cette disparition ou de ce décès fasse l’objet d’une enquête indépendante. Le principe 34 de l’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement prévoit que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Si une personne détenue ou emprisonnée vient à décéder ou à disparaître pendant la période de sa détention ou de son emprisonnement, une autorité judiciaire ou autre ordonnera une enquête sur les causes du décès ou de la disparition, soit de sa propre initiative, soit à la requête d’un membre de la famille de cette personne ou de toute personne qui a connaissance de l’affaire...»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l’exemple des conditions de détention dans une prison genevoise pour majeurs : Champ-Dollon qui ouvre ses portes en 1977. Déjà au centre de l’actualité à cause de sa surpopulation, cette prison préventive de Genève a fait la une, en avril 2006, pour de toutes autres raisons. En effet, 200 détenus ont signé une lettre dénonçant l’emploi disproportionné de la force policière et des détentions préventives excédant les peines prononcées. &lt;br /&gt;
Suite aux protestations de 2006, les rapports ont mis en évidence en évidence des violations des droits humains au sein de la prison (allégations de pratiques d’immersion de la tête sous l’eau) par la suite confirmées. Malgré cela, en 2007, toujours pas de réaction des autorités.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la Ligue suisse des droits de l&#039;homme (LSDH), qui a présenté son rapport le 16 avril 2007, les droits fondamentaux des détenus ne sont pas respectés dans la prison genevoise de Champ-Dollon. De même, le rapport de la commission d&#039;experts du Grand Conseil genevois, présenté le 18 avril 2007, a été très sévère envers les pratiques de la police et de la justice.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les experts de la commission ont auditionné 125 détenus et ils ont eu accès aux données de la police judiciaire et de la justice.&lt;br /&gt;
30% des détenus auditionnés (soit 38 sur les 125) se sont plaints de mauvais traitements physiques et de propos racistes, voire de rançons; dans 14 des cas, des lésions ont été constatées par les médecins. Les brutalités ont consisté en coups de pieds à terre, tête frappée contre le mur, gifles, coups lors de l&#039;interrogatoire, et un mineur a raconté avoir subit le sous-marin (tête dans l&#039;eau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dû à la surpopulation, certaines conditions de détention deviennent inacceptables. Le rapport de la LSDH a confirmé certains problèmes, comme un accès restreint aux soins, aux parloirs, à la formation ou aux places de travail. Les experts ont confirmé la promiscuité, la mixité, le mélange de détenus (p.ex avec des détenus perturbés) et certaines restrictions.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d&#039;une conférence de presse le 3 mai 2007, les autorités ont exprimé leur inquiétude tout en relativisant les allégations. Le ministre genevois en charge de la police, Laurent Moutinot, a pointé le fait que les allégations de détenus n&#039;avaient pas fait l&#039;objet de vérification et que les policiers accusés n&#039;avaient pas été entendus. Toutefois, les autorités ont présenté un plan de réformes de la police censé mettre un frein à ces dysfonctionnements. Le plan d&#039;action comprenait l&#039;amélioration de la formation des policier, la réunion en un seul corps de la gendarmerie et de la police de sécurité internationale, une nouvelle répartition des compétences, des caméras de surveillance (y compris dans les postes de police et les salles d&#039;interrogatoires), la réforme des procédures disciplinaires et la création d&#039;une police des polices intercantonale.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Institutions et associations défendant le droit des prisonniers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le GAP ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Action Prison : GAP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe a été créé, en 1975 par Michel Glardon, à la suite de la mort de Patrick Moll. Ceci se faisait par le biais d’un  journal, nommé Passe-Murailles, qui publiait des dossiers sur des « thèmes brulants ». Ce groupe avait la volonté de créer une profonde modification de la détention préventive. Il a énormément lutté « pour briser l’isolement dans les prisons et pour défendre un vrai salaire pour les prisonniers, supprimer la censure, soutenir les luttes »&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt; dans différentes prisons suisses telles que Witzwil ou encore Saint-Antoine devenue Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1986, le groupe Action Prison a disparu et a laissé la place à bien d’autres associations qui luttent pour le respect des prisonniers. Notamment, l’Association de Défense des Prisonniers en Suisse qui a vu le jour en 1986 et qui souhaitait « soutenir les luttes des prisonniers au niveau national et dénoncer l’ensemble du système carcéral ».&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== ADPS (Association de défense des prisonniers de Suisse) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un syndicat de prisonniers, appelé l’Association de Défense des Prisonniers de Suisse, s’est crée en 1986 et prit, ainsi, le relais du Groupe Action Prison. C&#039;est le 1er août que Jacques Fasel, le fondateur, déposa la demande de création de l’ADPS à la conseillère fédérale Elisabeth Kopp. L’Office fédéral de la justice ne s’y opposa pas concrètement, mais transmit le message suivant : « Rien n’empêche en principe des détenus de fonder une association. Toutefois la direction de l’établissement peut soumettre l’activité de ladite association à des conditions, voire la restreindre. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette association était essentiellement composée de détenus et ne comprenait que quelques rares membres non incarcérés, ceux-ci servant de relais avec l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ADPS a évolué du simple syndicat de prisonniers à un groupe actif hors de l’enceinte des prisons. C’était les membres extérieurs à la prison qui recevaient les demandes d’aide des détenus et qui essaient de les traiter, sans toutefois y arriver au vu des nombreuses sollicitations. L’ADPS est alors perçue par les détenus comme inefficace et se voit discréditée. Il s’en suivit le départ de Jacques Fasel qui préféra œuvrer en solitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces informations sont tirées d&#039;un livre d&#039;Yvonne Bercher. (1995)&amp;lt;ref&amp;gt;Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne. pp 45-48&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Groupement [http://www.infoprisons.ch/ Infosprisons] ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Infoprisons est un groupe de travail qui s&#039;est créé après la fin tragique de [http://www.laregion.ch/cetait-effrayant-et-tres-penible/ Skander Vogt] qui est survenue en mars 2010, suite à l’incendie de sa cellule dans le canton de Vaud. En effet, cet événement a déclenché plusieurs interrogations et ces derniers se sont mis à réfléchir à ce que ce drame révélait du monde des prisons et à ce qui pouvait être fait afin d’éviter que ce type d&#039;événement ne se reproduise. Ils ont donc décidé d’élaborer et de diffuser un bulletin électronique trimestriel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe d&#039;information sur les prisons a donc pour but de permettre la prise de parole des détenus et la mobilisation des professionnels impliqués dans le système carcéral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se compose, d&#039;une part, de plusieurs personnes chargées de la responsabilité principale de la rédaction, à savoir: Marie Bonnard (ancienne journaliste à Tout-Va-Bien Hebdo), Patricia Lin (assistante sociale en milieu carcéral durant de nombreuses années), Anne-Catherine Menétrey-Savary (ex-conseillère nationale) et Muriel Testuz (active dans le Groupe Action Prison aujourd’hui disparu). Puis, d&#039;autre part, d&#039;une personne chargée de la relecture des bulletins, à savoir: Joëlle Pascale Ulrich. Tous ces acteurs travaillent bénévolement pour la rédactions des divers textes ainsi que la recherche d&#039;informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de recevoir les bulletins électroniques, il suffit de s&#039;inscrire sur le [http://infoprisons.ch/ site-web] du Groupe Info prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [http://www.aafip.ch/fr/ AAFIP] (Association des Amis de la Fraternité Internationale des Prisons) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;quot;Partout dans le monde les prisons sont un enfer. Aidez-nous à en faire des lieux de résurrection&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Site de l&#039;AAFIP sous http://www.aafip.ch/fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;AAFIP est une association suisse qui a été créée en 2005. Elle agit auprès des détenus, anciens détenus, victimes, enfants et familles touchées par le crime dans de nombreux pays parmi les plus défavorisés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un de leurs axes prioritaires est la justice réparatrice qui est devenue une vision minoritaire autour du XIème siècle, au profit d&#039;une justice rétributive ou répressive, mais qui revient en force actuellement. Car c&#039;est ce type de justice qui est porteur d&#039;espoir pour une réelle réinsertion des détenus au sein de la société. En effet, le crime ne se réduit pas à la transgression de la loi mais il affecte aussi les relations entre les individus. Ainsi, ce n&#039;est pas le fait de simplement appliquer des peines aux coupables qui compensera la souffrance des victimes, et cela peut même conduire à un désir de vengeance chez le coupable. &lt;br /&gt;
Concrètement, la justice réparatrice aide donc le coupable à réparer ou tenter de réparer le mal qu&#039;il a fait dans la mesure du possible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a 124 associations à travers le monde et toutes ont les mêmes objectifs : elles s&#039;impliquent dans la visite des détenus, la formation professionnelle en prison, l’accompagnement des victimes, des familles et enfants de prisonniers, la mise en place de programmes de réinsertion [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]professionnelle et la promotion du concept de justice réparatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chronologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie] sur les droits des prionniers en France&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;étayer les apports de notre article, nous avons décidé d&#039;interviewer deux personnes. Nous avons décidé d&#039;adopter une posture semi-directive dans nos entretiens de recherche. L&#039;objectif de ces entretiens était de &amp;quot;favoriser la production d’un discours de l’interviewé sur un thème défini dans le cadre d’une recherche&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Blanchet A., et Al (1985). L&#039;entretien dans les sciences sociales. Bordas, Paris. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;, dans ce cas-ci il s&#039;est agit pour les deux interviewés de partager leurs souvenirs et expériences afin que nous puissions mieux comprendre la situation passée et actuelle concernant la prison. A partir e ces entretiens, nous avons alors par la suite essayé d&#039;approfondir un peu notre sujet et le thème du droit à l&#039;intégrité physique et morale des détenus en Suisse grâce à leurs opinions sur le sujet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Questions pour les entretiens|Questions d&#039;entretiens]] ===&lt;br /&gt;
Dans le cadre du cours, nous voulions laisser de l&#039;espace et de la liberté aux personnes interviewées. Par conséquent, nous n&#039;avons pas posé de questions fermées mais des questions ouvertes et générales. Nous avons ensuite accorder un long temps de réponse afin de laisser à la personne la possibilité de se souvenir et de raconter l&#039;histoire et son histoire, notre but étant de véritablement comprendre comment s&#039;est construite la lutte pour les droits des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
Concernant l&#039;entretien de Mme Bercher, nous nous sommes toutefois confrontés à quelques difficultés méthodologiques puisque&#039;&#039;&#039;.....&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les questions d&#039;entretien étaient les suivantes : [[Questions pour les entretiens|questions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Présentations des personnes interviewées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les deux personnes interviewées ont été Madame Muriel Testuz et Madame Yvonne Bercher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la présentation des personnes interviewées, voir l&#039;[[index]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Retour sur les entretiens ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Muriel Testuz]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Yvonne Bercher]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11790</id>
		<title>Droits des prisonniers</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11790"/>
		<updated>2013-12-11T09:36:57Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* Présentations des personnes interviewées */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique ==&lt;br /&gt;
Durant l&#039;Antiquité et le Moyen-Âge, les sanctions pénales consistaient principalement en un châtiment corporel. La liberté n&#039;était pas encore considérée comme un bien appartenant à l&#039;individu. Par conséquent, les prisons n&#039;étaient pas utilisées comme mode de punition, mais, elles permettaient, par exemple, de s&#039;assurer qu&#039;un condamné serait présent le jour de son procès. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu&#039;au 17ème siècle, cette mentalité n&#039;évoluera pas. Au siècle des lumières, apparaît alors la conception de la liberté. Celle-ci se révèle être le bien le plus précieux dont peut disposer un individu. Rapidement, l&#039;idée d&#039;utiliser la prison comme mesure punitive - car privative de liberté - est proposée : les peines ne s&#039;appliquent plus au corps, mais à l&#039;esprit.&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réforme pénale initiée par le texte de [http://leboucher.com/vous/beccaria/ Cesare Beccaria], Des délits et des peines, paru en 1764, dénonce le recours à la torture comme moyen d&#039;instruction, la cruauté totalement disproportionnée des châtiments, tels que la peine capitale, l&#039;inégalité de traitement des condamnés en fonction de leur classe sociale ou encore l&#039;arbitraire des juges dans la décision des peine. Il préconise alors la mise en œuvre d&#039;un système de peines fixes garantissant l&#039;égalité entre les condamnés et empêchant ainsi toute appréciation des juges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Howard_%28philanthrope%29 John Howard], philanthrope britannique, est l&#039;un des premier à s&#039;intéresser au statut juridique des prisonniers. Son livre sur &amp;quot;L&#039;État des prisons européennes&amp;quot; (1777) souligne la nécessité d&#039;un traitement carcéral respectant les droits élémentaires de l&#039;humanité. À la fin du 18ème siècle, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Bentham Jeremy Bentham] va plus loin et défend la position que les détenus doivent avoir exactement les mêmes droits que les personnes en liberté mis à part celui d&#039;aller et venir&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 19éme siècle pour qu&#039;on donne un autre but aux peines. «Le détenu devrait être complétement transformé, tant dans son corps et ses habitudes que dans son esprit et sa volonté. La volonté d&#039;améliorer le détenu durant sa détention ou l&#039;idée d&#039;une réinsertion possible dans la société transparaissent en filigrane»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 14&amp;lt;/ref&amp;gt;. On passe à une pénalité de la détention. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault Michel Foucault] analyse ce nouvel &amp;quot;art de punir&amp;quot; à travers ce qu&#039;il appelle une micro-physique du pouvoir permettant une constante soumission de l&#039;individu au regard des gardiens. La justice moderne va alors chercher à transmettre l&#039;idée que l&#039;essentiel n&#039;est pas de punir, mais de redresser. Ce que l&#039;on vise désormais, c&#039;est la liberté de l&#039;individu. Par exemple, avec l&#039;introduction de la notion de &amp;quot;circonstances atténuantes&amp;quot; on fait entrer dans le verdict une appréciation portée sur le criminel et sur ce que l&#039;on peut attendre de lui dans l&#039;avenir. «Trouver pour un crime le châtiment qui convient, c&#039;est trouver le désavantage dont l&#039;idée soit telle qu&#039;elle rende définitivement sans attrait l&#039;idée d&#039;un méfait»&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 19ème siècle apporte son lot de réformes. Des mécanismes de réduction de peines apparaissent et surtout, la libération conditionnelle et le régime du sursis sont instaurés, respectivement en 1885 et 1891 en France.&amp;lt;ref&amp;gt;Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Compléter années 1890 à 1940&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’en 1945, la condamnation à une peine de prison correspond encore  à la perte des droits individuels, mais après la Seconde guerre mondiale, une volonté d’humaniser les prisons apparait en même temps qu&#039;une volonté de reconnaissance des droits des personnes détenues. Malgré cette tout, l’incarcération reste encore, à ce moment là, assimilée à un châtiment.&lt;br /&gt;
Il faut alors attendre les années 1970 pour considérer que les détenus restent des sujets détenteurs de droits avant tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Depuis 1970 ===&lt;br /&gt;
Les années 1970 sont déterminantes dans le débat sur les droits des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;explique [https://www.google.ch/url?sa=t&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=&amp;amp;esrc=s&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=1&amp;amp;ved=0CDAQFjAA&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.ena.fr%2Findex.php%3F%2Ffr%2Fcontent%2Fdownload%2F4290%2F32109%2Ffile%2Fadministration-penitentiaire-et-droit-des-personnes-detenues.pdf&amp;amp;ei=I9ikUti6K4KPyQOIn4G4CA&amp;amp;usg=AFQjCNHVA-1tT9YFL5Uw8VYnY37FV1DyBA&amp;amp;sig2=s2HOes96Zi0TYRPu3cZLEA&amp;amp;bvm=bv.57752919,d.bGQ le texte de l&#039;ENA] (l&#039;école nationale d&#039;administration), &lt;br /&gt;
&amp;quot; ce n’est qu’à partir des années 1970 qu’il est admis que la qualité de détenu n’exclut pas celle de sujet détenteur de droits, évolution résumée par la formule « la prison, c’est la privation d’aller et venir et rien d’autre » prononcée par le Président de la République Valéry Giscard d’Estaing. Des droits sont progressivement reconnus aux personnes détenues, les dotant d’un statut juridique qui reste cependant partiel car un écart perdure entre la capacité de jouissance et la capacité d’exercice des droits dont les détenus sont titulaires. &amp;quot;&lt;br /&gt;
En effet, en 1975, les détenus récupèrent leur droit de vote, en 1983, ils sont autorisés à porter des vêtements civiles, en 1985, la télévision est autorisée dans les cellules et ainsi de suite. Ce processus de reconnaissance de sujets à part entière détenteurs de droits perdure pendant plus d&#039;un demi-siècle jusqu&#039;à la mise en place de la loi du 24 novembre 2009 qui a, entre autres, introduit un chapitre consacré aux droits et devoirs des personnes détenues et s&#039;est ainsi inscrite dans l’amélioration de l’accès aux droits des personnes détenues et du développement des contrôles externes. De plus, cette loi a opéré &amp;quot;un renversement symbolique des missions qui sont assignées à l’administration pénitentiaire, la réinsertion du détenu étant énoncée avant l’exigence de sécurité&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;ENA. (2011). L&#039;administration pénitentiaire et les droits des personnes détenues. Lettre de mission - Groupe 9. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Droit à l’intégrité physique et morale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison a beaucoup évolué au cours du temps, comme le démontre l&#039;historique. Et avec cette évolution, ont évolué les valeurs de la prison et les droits des prisonniers. Parmi ces droits, nous pouvons lister le droit à l&#039;intégrité physique et morale, le droit à des conditions de vie appropriées, ou encore le droit à la santé. Étant donné la centration sur l&#039;évolution de la nature des sanctions et peines dans l&#039;historique de cet article, nous avons choisi de développer un peu plus le droit à l&#039;intégrité physique et morale des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Par le prononcé d&#039;une peine privative de liberté à son égard, l&#039;individu purgeant cette peine est privé de l&#039;un de ses principaux attributs, il perd sa liberté. Le problème majeur réside dans le fait de savoir s&#039;il s&#039;agit d&#039;une perte de liberté ou des libertés et dans quelle mesure cette privation est compatible avec les droits et libertés de l&#039;individu.»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 17.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les individus qui sont détenus conservent tous leurs droits sauf ceux dont la perte est une conséquence directe de la privation des libertés. L’interdiction universelle des actes de torture et des mauvais traitements trouve sa source dans la dignité inhérente à la personne humaine. Les prisonniers et détenus doivent être traités en toute circonstance de façon humaine et digne et ce du jour de leur admission jusqu&#039;au jour de leur libération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi tout acte de torture ou de traitement inhumain ou dégradant est interdit et impardonnable. L&#039;interdiction de la torture a force de loi. &lt;br /&gt;
Cette interdiction trouve sa source dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme dont l&#039;article 5 stipule que :&lt;br /&gt;
«Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ainsi le paragraphe 1 de l’article premier de la Convention contre la torture et autre peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant définit la torture comme : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles».&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsqu&#039;une personne détenue ou emprisonnée disparaît ou décède, il faut que la cause de cette disparition ou de ce décès fasse l’objet d’une enquête indépendante. Le principe 34 de l’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement prévoit que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Si une personne détenue ou emprisonnée vient à décéder ou à disparaître pendant la période de sa détention ou de son emprisonnement, une autorité judiciaire ou autre ordonnera une enquête sur les causes du décès ou de la disparition, soit de sa propre initiative, soit à la requête d’un membre de la famille de cette personne ou de toute personne qui a connaissance de l’affaire...»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l’exemple des conditions de détention dans une prison genevoise pour majeurs : Champ-Dollon qui ouvre ses portes en 1977. Déjà au centre de l’actualité à cause de sa surpopulation, cette prison préventive de Genève a fait la une, en avril 2006, pour de toutes autres raisons. En effet, 200 détenus ont signé une lettre dénonçant l’emploi disproportionné de la force policière et des détentions préventives excédant les peines prononcées. &lt;br /&gt;
Suite aux protestations de 2006, les rapports ont mis en évidence en évidence des violations des droits humains au sein de la prison (allégations de pratiques d’immersion de la tête sous l’eau) par la suite confirmées. Malgré cela, en 2007, toujours pas de réaction des autorités.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la Ligue suisse des droits de l&#039;homme (LSDH), qui a présenté son rapport le 16 avril 2007, les droits fondamentaux des détenus ne sont pas respectés dans la prison genevoise de Champ-Dollon. De même, le rapport de la commission d&#039;experts du Grand Conseil genevois, présenté le 18 avril 2007, a été très sévère envers les pratiques de la police et de la justice.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les experts de la commission ont auditionné 125 détenus et ils ont eu accès aux données de la police judiciaire et de la justice.&lt;br /&gt;
30% des détenus auditionnés (soit 38 sur les 125) se sont plaints de mauvais traitements physiques et de propos racistes, voire de rançons; dans 14 des cas, des lésions ont été constatées par les médecins. Les brutalités ont consisté en coups de pieds à terre, tête frappée contre le mur, gifles, coups lors de l&#039;interrogatoire, et un mineur a raconté avoir subit le sous-marin (tête dans l&#039;eau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dû à la surpopulation, certaines conditions de détention deviennent inacceptables. Le rapport de la LSDH a confirmé certains problèmes, comme un accès restreint aux soins, aux parloirs, à la formation ou aux places de travail. Les experts ont confirmé la promiscuité, la mixité, le mélange de détenus (p.ex avec des détenus perturbés) et certaines restrictions.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d&#039;une conférence de presse le 3 mai 2007, les autorités ont exprimé leur inquiétude tout en relativisant les allégations. Le ministre genevois en charge de la police, Laurent Moutinot, a pointé le fait que les allégations de détenus n&#039;avaient pas fait l&#039;objet de vérification et que les policiers accusés n&#039;avaient pas été entendus. Toutefois, les autorités ont présenté un plan de réformes de la police censé mettre un frein à ces dysfonctionnements. Le plan d&#039;action comprenait l&#039;amélioration de la formation des policier, la réunion en un seul corps de la gendarmerie et de la police de sécurité internationale, une nouvelle répartition des compétences, des caméras de surveillance (y compris dans les postes de police et les salles d&#039;interrogatoires), la réforme des procédures disciplinaires et la création d&#039;une police des polices intercantonale.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Institutions et associations défendant le droit des prisonniers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le GAP ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Action Prison : GAP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe a été créé, en 1975 par Michel Glardon, à la suite de la mort de Patrick Moll. Ceci se faisait par le biais d’un  journal, nommé Passe-Murailles, qui publiait des dossiers sur des « thèmes brulants ». Ce groupe avait la volonté de créer une profonde modification de la détention préventive. Il a énormément lutté « pour briser l’isolement dans les prisons et pour défendre un vrai salaire pour les prisonniers, supprimer la censure, soutenir les luttes »&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt; dans différentes prisons suisses telles que Witzwil ou encore Saint-Antoine devenue Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1986, le groupe Action Prison a disparu et a laissé la place à bien d’autres associations qui luttent pour le respect des prisonniers. Notamment, l’Association de Défense des Prisonniers en Suisse qui a vu le jour en 1986 et qui souhaitait « soutenir les luttes des prisonniers au niveau national et dénoncer l’ensemble du système carcéral ».&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== ADPS (Association de défense des prisonniers de Suisse) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un syndicat de prisonniers, appelé l’Association de Défense des Prisonniers de Suisse, s’est crée en 1986 et prit, ainsi, le relais du Groupe Action Prison. C&#039;est le 1er août que Jacques Fasel, le fondateur, déposa la demande de création de l’ADPS à la conseillère fédérale Elisabeth Kopp. L’Office fédéral de la justice ne s’y opposa pas concrètement, mais transmit le message suivant : « Rien n’empêche en principe des détenus de fonder une association. Toutefois la direction de l’établissement peut soumettre l’activité de ladite association à des conditions, voire la restreindre. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette association était essentiellement composée de détenus et ne comprenait que quelques rares membres non incarcérés, ceux-ci servant de relais avec l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ADPS a évolué du simple syndicat de prisonniers à un groupe actif hors de l’enceinte des prisons. C’était les membres extérieurs à la prison qui recevaient les demandes d’aide des détenus et qui essaient de les traiter, sans toutefois y arriver au vu des nombreuses sollicitations. L’ADPS est alors perçue par les détenus comme inefficace et se voit discréditée. Il s’en suivit le départ de Jacques Fasel qui préféra œuvrer en solitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces informations sont tirées d&#039;un livre d&#039;Yvonne Bercher. (1995)&amp;lt;ref&amp;gt;Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne. pp 45-48&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Groupement [http://www.infoprisons.ch/ Infosprisons] ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Infoprisons est un groupe de travail qui s&#039;est créé après la fin tragique de [http://www.laregion.ch/cetait-effrayant-et-tres-penible/ Skander Vogt] qui est survenue en mars 2010, suite à l’incendie de sa cellule dans le canton de Vaud. En effet, cet événement a déclenché plusieurs interrogations et ces derniers se sont mis à réfléchir à ce que ce drame révélait du monde des prisons et à ce qui pouvait être fait afin d’éviter que ce type d&#039;événement ne se reproduise. Ils ont donc décidé d’élaborer et de diffuser un bulletin électronique trimestriel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe d&#039;information sur les prisons a donc pour but de permettre la prise de parole des détenus et la mobilisation des professionnels impliqués dans le système carcéral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se compose, d&#039;une part, de plusieurs personnes chargées de la responsabilité principale de la rédaction, à savoir: Marie Bonnard (ancienne journaliste à Tout-Va-Bien Hebdo), Patricia Lin (assistante sociale en milieu carcéral durant de nombreuses années), Anne-Catherine Menétrey-Savary (ex-conseillère nationale) et Muriel Testuz (active dans le Groupe Action Prison aujourd’hui disparu). Puis, d&#039;autre part, d&#039;une personne chargée de la relecture des bulletins, à savoir: Joëlle Pascale Ulrich. Tous ces acteurs travaillent bénévolement pour la rédactions des divers textes ainsi que la recherche d&#039;informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de recevoir les bulletins électroniques, il suffit de s&#039;inscrire sur le [http://infoprisons.ch/ site-web] du Groupe Info prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [http://www.aafip.ch/fr/ AAFIP] (Association des Amis de la Fraternité Internationale des Prisons) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;quot;Partout dans le monde les prisons sont un enfer. Aidez-nous à en faire des lieux de résurrection&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Site de l&#039;AAFIP sous http://www.aafip.ch/fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;AAFIP est une association suisse qui a été créée en 2005. Elle agit auprès des détenus, anciens détenus, victimes, enfants et familles touchées par le crime dans de nombreux pays parmi les plus défavorisés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un de leurs axes prioritaires est la justice réparatrice qui est devenue une vision minoritaire autour du XIème siècle, au profit d&#039;une justice rétributive ou répressive, mais qui revient en force actuellement. Car c&#039;est ce type de justice qui est porteur d&#039;espoir pour une réelle réinsertion des détenus au sein de la société. En effet, le crime ne se réduit pas à la transgression de la loi mais il affecte aussi les relations entre les individus. Ainsi, ce n&#039;est pas le fait de simplement appliquer des peines aux coupables qui compensera la souffrance des victimes, et cela peut même conduire à un désir de vengeance chez le coupable. &lt;br /&gt;
Concrètement, la justice réparatrice aide donc le coupable à réparer ou tenter de réparer le mal qu&#039;il a fait dans la mesure du possible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a 124 associations à travers le monde et toutes ont les mêmes objectifs : elles s&#039;impliquent dans la visite des détenus, la formation professionnelle en prison, l’accompagnement des victimes, des familles et enfants de prisonniers, la mise en place de programmes de réinsertion [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]professionnelle et la promotion du concept de justice réparatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chronologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie] sur les droits des prionniers en France&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;étayer les apports de notre article, nous avons décidé d&#039;interviewer deux personnes. Nous avons décidé d&#039;adopter une posture semi-directive dans nos entretiens de recherche. L&#039;objectif de ces entretiens est de &amp;quot;favoriser la production d’un discours de l’interviewé sur un thème défini dans le cadre d’une recherche&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Blanchet A., et Al (1985). L&#039;entretien dans les sciences sociales. Bordas, Paris. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;, dans ce cas-ci il s&#039;agira pour les deux interviewés de partager leurs souvenirs et expériences afin que nous puissions mieux comprendre la situation passée et actuelle concernant la prison. Nous essaierons aussi d&#039;approfondir un peu grâce à leurs opinions sur le thème du droit à l&#039;intégrité physique et morale des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Questions pour les entretiens|Questions d&#039;entretiens]] ===&lt;br /&gt;
Nous désirons laisser de l&#039;espace et de la liberté aux personnes interviewées. Par conséquent, nous ne proposerons pas de questions fermées mais des questions ouvertes et générales. Nous accorderons un long temps de réponse afin de laisser à la personne la possibilité de se souvenir et de raconter l&#039;histoire et son histoire, notre but étant de véritablement comprendre comment s&#039;est construite la lutte pour les droits des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les questions d&#039;entretien étaient les suivantes : [[Questions pour les entretiens|questions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Présentations des personnes interviewées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les deux personnes interviewées ont été Madame Muriel Testuz et Madame Yvonne Bercher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la présentation des personnes interviewées, voir l&#039;[[index]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Retour sur les entretiens ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Muriel Testuz]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Yvonne Bercher]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11789</id>
		<title>Droits des prisonniers</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11789"/>
		<updated>2013-12-11T09:35:26Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* Historique */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique ==&lt;br /&gt;
Durant l&#039;Antiquité et le Moyen-Âge, les sanctions pénales consistaient principalement en un châtiment corporel. La liberté n&#039;était pas encore considérée comme un bien appartenant à l&#039;individu. Par conséquent, les prisons n&#039;étaient pas utilisées comme mode de punition, mais, elles permettaient, par exemple, de s&#039;assurer qu&#039;un condamné serait présent le jour de son procès. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu&#039;au 17ème siècle, cette mentalité n&#039;évoluera pas. Au siècle des lumières, apparaît alors la conception de la liberté. Celle-ci se révèle être le bien le plus précieux dont peut disposer un individu. Rapidement, l&#039;idée d&#039;utiliser la prison comme mesure punitive - car privative de liberté - est proposée : les peines ne s&#039;appliquent plus au corps, mais à l&#039;esprit.&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réforme pénale initiée par le texte de [http://leboucher.com/vous/beccaria/ Cesare Beccaria], Des délits et des peines, paru en 1764, dénonce le recours à la torture comme moyen d&#039;instruction, la cruauté totalement disproportionnée des châtiments, tels que la peine capitale, l&#039;inégalité de traitement des condamnés en fonction de leur classe sociale ou encore l&#039;arbitraire des juges dans la décision des peine. Il préconise alors la mise en œuvre d&#039;un système de peines fixes garantissant l&#039;égalité entre les condamnés et empêchant ainsi toute appréciation des juges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Howard_%28philanthrope%29 John Howard], philanthrope britannique, est l&#039;un des premier à s&#039;intéresser au statut juridique des prisonniers. Son livre sur &amp;quot;L&#039;État des prisons européennes&amp;quot; (1777) souligne la nécessité d&#039;un traitement carcéral respectant les droits élémentaires de l&#039;humanité. À la fin du 18ème siècle, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Bentham Jeremy Bentham] va plus loin et défend la position que les détenus doivent avoir exactement les mêmes droits que les personnes en liberté mis à part celui d&#039;aller et venir&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 19éme siècle pour qu&#039;on donne un autre but aux peines. «Le détenu devrait être complétement transformé, tant dans son corps et ses habitudes que dans son esprit et sa volonté. La volonté d&#039;améliorer le détenu durant sa détention ou l&#039;idée d&#039;une réinsertion possible dans la société transparaissent en filigrane»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 14&amp;lt;/ref&amp;gt;. On passe à une pénalité de la détention. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault Michel Foucault] analyse ce nouvel &amp;quot;art de punir&amp;quot; à travers ce qu&#039;il appelle une micro-physique du pouvoir permettant une constante soumission de l&#039;individu au regard des gardiens. La justice moderne va alors chercher à transmettre l&#039;idée que l&#039;essentiel n&#039;est pas de punir, mais de redresser. Ce que l&#039;on vise désormais, c&#039;est la liberté de l&#039;individu. Par exemple, avec l&#039;introduction de la notion de &amp;quot;circonstances atténuantes&amp;quot; on fait entrer dans le verdict une appréciation portée sur le criminel et sur ce que l&#039;on peut attendre de lui dans l&#039;avenir. «Trouver pour un crime le châtiment qui convient, c&#039;est trouver le désavantage dont l&#039;idée soit telle qu&#039;elle rende définitivement sans attrait l&#039;idée d&#039;un méfait»&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 19ème siècle apporte son lot de réformes. Des mécanismes de réduction de peines apparaissent et surtout, la libération conditionnelle et le régime du sursis sont instaurés, respectivement en 1885 et 1891 en France.&amp;lt;ref&amp;gt;Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Compléter années 1890 à 1940&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’en 1945, la condamnation à une peine de prison correspond encore  à la perte des droits individuels, mais après la Seconde guerre mondiale, une volonté d’humaniser les prisons apparait en même temps qu&#039;une volonté de reconnaissance des droits des personnes détenues. Malgré cette tout, l’incarcération reste encore, à ce moment là, assimilée à un châtiment.&lt;br /&gt;
Il faut alors attendre les années 1970 pour considérer que les détenus restent des sujets détenteurs de droits avant tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Depuis 1970 ===&lt;br /&gt;
Les années 1970 sont déterminantes dans le débat sur les droits des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;explique [https://www.google.ch/url?sa=t&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=&amp;amp;esrc=s&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=1&amp;amp;ved=0CDAQFjAA&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.ena.fr%2Findex.php%3F%2Ffr%2Fcontent%2Fdownload%2F4290%2F32109%2Ffile%2Fadministration-penitentiaire-et-droit-des-personnes-detenues.pdf&amp;amp;ei=I9ikUti6K4KPyQOIn4G4CA&amp;amp;usg=AFQjCNHVA-1tT9YFL5Uw8VYnY37FV1DyBA&amp;amp;sig2=s2HOes96Zi0TYRPu3cZLEA&amp;amp;bvm=bv.57752919,d.bGQ le texte de l&#039;ENA] (l&#039;école nationale d&#039;administration), &lt;br /&gt;
&amp;quot; ce n’est qu’à partir des années 1970 qu’il est admis que la qualité de détenu n’exclut pas celle de sujet détenteur de droits, évolution résumée par la formule « la prison, c’est la privation d’aller et venir et rien d’autre » prononcée par le Président de la République Valéry Giscard d’Estaing. Des droits sont progressivement reconnus aux personnes détenues, les dotant d’un statut juridique qui reste cependant partiel car un écart perdure entre la capacité de jouissance et la capacité d’exercice des droits dont les détenus sont titulaires. &amp;quot;&lt;br /&gt;
En effet, en 1975, les détenus récupèrent leur droit de vote, en 1983, ils sont autorisés à porter des vêtements civiles, en 1985, la télévision est autorisée dans les cellules et ainsi de suite. Ce processus de reconnaissance de sujets à part entière détenteurs de droits perdure pendant plus d&#039;un demi-siècle jusqu&#039;à la mise en place de la loi du 24 novembre 2009 qui a, entre autres, introduit un chapitre consacré aux droits et devoirs des personnes détenues et s&#039;est ainsi inscrite dans l’amélioration de l’accès aux droits des personnes détenues et du développement des contrôles externes. De plus, cette loi a opéré &amp;quot;un renversement symbolique des missions qui sont assignées à l’administration pénitentiaire, la réinsertion du détenu étant énoncée avant l’exigence de sécurité&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;ENA. (2011). L&#039;administration pénitentiaire et les droits des personnes détenues. Lettre de mission - Groupe 9. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Droit à l’intégrité physique et morale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison a beaucoup évolué au cours du temps, comme le démontre l&#039;historique. Et avec cette évolution, ont évolué les valeurs de la prison et les droits des prisonniers. Parmi ces droits, nous pouvons lister le droit à l&#039;intégrité physique et morale, le droit à des conditions de vie appropriées, ou encore le droit à la santé. Étant donné la centration sur l&#039;évolution de la nature des sanctions et peines dans l&#039;historique de cet article, nous avons choisi de développer un peu plus le droit à l&#039;intégrité physique et morale des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Par le prononcé d&#039;une peine privative de liberté à son égard, l&#039;individu purgeant cette peine est privé de l&#039;un de ses principaux attributs, il perd sa liberté. Le problème majeur réside dans le fait de savoir s&#039;il s&#039;agit d&#039;une perte de liberté ou des libertés et dans quelle mesure cette privation est compatible avec les droits et libertés de l&#039;individu.»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 17.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les individus qui sont détenus conservent tous leurs droits sauf ceux dont la perte est une conséquence directe de la privation des libertés. L’interdiction universelle des actes de torture et des mauvais traitements trouve sa source dans la dignité inhérente à la personne humaine. Les prisonniers et détenus doivent être traités en toute circonstance de façon humaine et digne et ce du jour de leur admission jusqu&#039;au jour de leur libération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi tout acte de torture ou de traitement inhumain ou dégradant est interdit et impardonnable. L&#039;interdiction de la torture a force de loi. &lt;br /&gt;
Cette interdiction trouve sa source dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme dont l&#039;article 5 stipule que :&lt;br /&gt;
«Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ainsi le paragraphe 1 de l’article premier de la Convention contre la torture et autre peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant définit la torture comme : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles».&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsqu&#039;une personne détenue ou emprisonnée disparaît ou décède, il faut que la cause de cette disparition ou de ce décès fasse l’objet d’une enquête indépendante. Le principe 34 de l’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement prévoit que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Si une personne détenue ou emprisonnée vient à décéder ou à disparaître pendant la période de sa détention ou de son emprisonnement, une autorité judiciaire ou autre ordonnera une enquête sur les causes du décès ou de la disparition, soit de sa propre initiative, soit à la requête d’un membre de la famille de cette personne ou de toute personne qui a connaissance de l’affaire...»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l’exemple des conditions de détention dans une prison genevoise pour majeurs : Champ-Dollon qui ouvre ses portes en 1977. Déjà au centre de l’actualité à cause de sa surpopulation, cette prison préventive de Genève a fait la une, en avril 2006, pour de toutes autres raisons. En effet, 200 détenus ont signé une lettre dénonçant l’emploi disproportionné de la force policière et des détentions préventives excédant les peines prononcées. &lt;br /&gt;
Suite aux protestations de 2006, les rapports ont mis en évidence en évidence des violations des droits humains au sein de la prison (allégations de pratiques d’immersion de la tête sous l’eau) par la suite confirmées. Malgré cela, en 2007, toujours pas de réaction des autorités.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la Ligue suisse des droits de l&#039;homme (LSDH), qui a présenté son rapport le 16 avril 2007, les droits fondamentaux des détenus ne sont pas respectés dans la prison genevoise de Champ-Dollon. De même, le rapport de la commission d&#039;experts du Grand Conseil genevois, présenté le 18 avril 2007, a été très sévère envers les pratiques de la police et de la justice.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les experts de la commission ont auditionné 125 détenus et ils ont eu accès aux données de la police judiciaire et de la justice.&lt;br /&gt;
30% des détenus auditionnés (soit 38 sur les 125) se sont plaints de mauvais traitements physiques et de propos racistes, voire de rançons; dans 14 des cas, des lésions ont été constatées par les médecins. Les brutalités ont consisté en coups de pieds à terre, tête frappée contre le mur, gifles, coups lors de l&#039;interrogatoire, et un mineur a raconté avoir subit le sous-marin (tête dans l&#039;eau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dû à la surpopulation, certaines conditions de détention deviennent inacceptables. Le rapport de la LSDH a confirmé certains problèmes, comme un accès restreint aux soins, aux parloirs, à la formation ou aux places de travail. Les experts ont confirmé la promiscuité, la mixité, le mélange de détenus (p.ex avec des détenus perturbés) et certaines restrictions.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d&#039;une conférence de presse le 3 mai 2007, les autorités ont exprimé leur inquiétude tout en relativisant les allégations. Le ministre genevois en charge de la police, Laurent Moutinot, a pointé le fait que les allégations de détenus n&#039;avaient pas fait l&#039;objet de vérification et que les policiers accusés n&#039;avaient pas été entendus. Toutefois, les autorités ont présenté un plan de réformes de la police censé mettre un frein à ces dysfonctionnements. Le plan d&#039;action comprenait l&#039;amélioration de la formation des policier, la réunion en un seul corps de la gendarmerie et de la police de sécurité internationale, une nouvelle répartition des compétences, des caméras de surveillance (y compris dans les postes de police et les salles d&#039;interrogatoires), la réforme des procédures disciplinaires et la création d&#039;une police des polices intercantonale.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Institutions et associations défendant le droit des prisonniers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le GAP ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Action Prison : GAP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe a été créé, en 1975 par Michel Glardon, à la suite de la mort de Patrick Moll. Ceci se faisait par le biais d’un  journal, nommé Passe-Murailles, qui publiait des dossiers sur des « thèmes brulants ». Ce groupe avait la volonté de créer une profonde modification de la détention préventive. Il a énormément lutté « pour briser l’isolement dans les prisons et pour défendre un vrai salaire pour les prisonniers, supprimer la censure, soutenir les luttes »&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt; dans différentes prisons suisses telles que Witzwil ou encore Saint-Antoine devenue Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1986, le groupe Action Prison a disparu et a laissé la place à bien d’autres associations qui luttent pour le respect des prisonniers. Notamment, l’Association de Défense des Prisonniers en Suisse qui a vu le jour en 1986 et qui souhaitait « soutenir les luttes des prisonniers au niveau national et dénoncer l’ensemble du système carcéral ».&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== ADPS (Association de défense des prisonniers de Suisse) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un syndicat de prisonniers, appelé l’Association de Défense des Prisonniers de Suisse, s’est crée en 1986 et prit, ainsi, le relais du Groupe Action Prison. C&#039;est le 1er août que Jacques Fasel, le fondateur, déposa la demande de création de l’ADPS à la conseillère fédérale Elisabeth Kopp. L’Office fédéral de la justice ne s’y opposa pas concrètement, mais transmit le message suivant : « Rien n’empêche en principe des détenus de fonder une association. Toutefois la direction de l’établissement peut soumettre l’activité de ladite association à des conditions, voire la restreindre. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette association était essentiellement composée de détenus et ne comprenait que quelques rares membres non incarcérés, ceux-ci servant de relais avec l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ADPS a évolué du simple syndicat de prisonniers à un groupe actif hors de l’enceinte des prisons. C’était les membres extérieurs à la prison qui recevaient les demandes d’aide des détenus et qui essaient de les traiter, sans toutefois y arriver au vu des nombreuses sollicitations. L’ADPS est alors perçue par les détenus comme inefficace et se voit discréditée. Il s’en suivit le départ de Jacques Fasel qui préféra œuvrer en solitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces informations sont tirées d&#039;un livre d&#039;Yvonne Bercher. (1995)&amp;lt;ref&amp;gt;Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne. pp 45-48&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Groupement [http://www.infoprisons.ch/ Infosprisons] ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Infoprisons est un groupe de travail qui s&#039;est créé après la fin tragique de [http://www.laregion.ch/cetait-effrayant-et-tres-penible/ Skander Vogt] qui est survenue en mars 2010, suite à l’incendie de sa cellule dans le canton de Vaud. En effet, cet événement a déclenché plusieurs interrogations et ces derniers se sont mis à réfléchir à ce que ce drame révélait du monde des prisons et à ce qui pouvait être fait afin d’éviter que ce type d&#039;événement ne se reproduise. Ils ont donc décidé d’élaborer et de diffuser un bulletin électronique trimestriel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe d&#039;information sur les prisons a donc pour but de permettre la prise de parole des détenus et la mobilisation des professionnels impliqués dans le système carcéral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se compose, d&#039;une part, de plusieurs personnes chargées de la responsabilité principale de la rédaction, à savoir: Marie Bonnard (ancienne journaliste à Tout-Va-Bien Hebdo), Patricia Lin (assistante sociale en milieu carcéral durant de nombreuses années), Anne-Catherine Menétrey-Savary (ex-conseillère nationale) et Muriel Testuz (active dans le Groupe Action Prison aujourd’hui disparu). Puis, d&#039;autre part, d&#039;une personne chargée de la relecture des bulletins, à savoir: Joëlle Pascale Ulrich. Tous ces acteurs travaillent bénévolement pour la rédactions des divers textes ainsi que la recherche d&#039;informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de recevoir les bulletins électroniques, il suffit de s&#039;inscrire sur le [http://infoprisons.ch/ site-web] du Groupe Info prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [http://www.aafip.ch/fr/ AAFIP] (Association des Amis de la Fraternité Internationale des Prisons) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;quot;Partout dans le monde les prisons sont un enfer. Aidez-nous à en faire des lieux de résurrection&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Site de l&#039;AAFIP sous http://www.aafip.ch/fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;AAFIP est une association suisse qui a été créée en 2005. Elle agit auprès des détenus, anciens détenus, victimes, enfants et familles touchées par le crime dans de nombreux pays parmi les plus défavorisés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un de leurs axes prioritaires est la justice réparatrice qui est devenue une vision minoritaire autour du XIème siècle, au profit d&#039;une justice rétributive ou répressive, mais qui revient en force actuellement. Car c&#039;est ce type de justice qui est porteur d&#039;espoir pour une réelle réinsertion des détenus au sein de la société. En effet, le crime ne se réduit pas à la transgression de la loi mais il affecte aussi les relations entre les individus. Ainsi, ce n&#039;est pas le fait de simplement appliquer des peines aux coupables qui compensera la souffrance des victimes, et cela peut même conduire à un désir de vengeance chez le coupable. &lt;br /&gt;
Concrètement, la justice réparatrice aide donc le coupable à réparer ou tenter de réparer le mal qu&#039;il a fait dans la mesure du possible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a 124 associations à travers le monde et toutes ont les mêmes objectifs : elles s&#039;impliquent dans la visite des détenus, la formation professionnelle en prison, l’accompagnement des victimes, des familles et enfants de prisonniers, la mise en place de programmes de réinsertion [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]professionnelle et la promotion du concept de justice réparatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chronologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie] sur les droits des prionniers en France&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;étayer les apports de notre article, nous avons décidé d&#039;interviewer deux personnes. Nous avons décidé d&#039;adopter une posture semi-directive dans nos entretiens de recherche. L&#039;objectif de ces entretiens est de &amp;quot;favoriser la production d’un discours de l’interviewé sur un thème défini dans le cadre d’une recherche&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Blanchet A., et Al (1985). L&#039;entretien dans les sciences sociales. Bordas, Paris. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;, dans ce cas-ci il s&#039;agira pour les deux interviewés de partager leurs souvenirs et expériences afin que nous puissions mieux comprendre la situation passée et actuelle concernant la prison. Nous essaierons aussi d&#039;approfondir un peu grâce à leurs opinions sur le thème du droit à l&#039;intégrité physique et morale des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Questions pour les entretiens|Questions d&#039;entretiens]] ===&lt;br /&gt;
Nous désirons laisser de l&#039;espace et de la liberté aux personnes interviewées. Par conséquent, nous ne proposerons pas de questions fermées mais des questions ouvertes et générales. Nous accorderons un long temps de réponse afin de laisser à la personne la possibilité de se souvenir et de raconter l&#039;histoire et son histoire, notre but étant de véritablement comprendre comment s&#039;est construite la lutte pour les droits des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les questions d&#039;entretien étaient les suivantes : [[Questions pour les entretiens|questions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Présentations des personnes interviewées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Madame Muriel Testuz et Madame Yvonne Bercher.&lt;br /&gt;
Pour la présentation des personnes interviewées, voir l&#039;[[index]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Retour sur les entretiens ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Muriel Testuz]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Yvonne Bercher]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11787</id>
		<title>Droits des prisonniers</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11787"/>
		<updated>2013-12-11T09:32:01Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* Historique */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique ==&lt;br /&gt;
Durant l&#039;Antiquité et le Moyen-Âge, les sanctions pénales consistaient principalement en un châtiment corporel. La liberté n&#039;était pas encore considérée comme un bien appartenant à l&#039;individu. Par conséquent, les prisons n&#039;étaient pas utilisées comme mode de punition, mais, elles permettaient, par exemple, de s&#039;assurer qu&#039;un condamné serait présent le jour de son procès. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu&#039;au 17ème siècle, cette mentalité n&#039;évoluera pas. Au siècle des lumières, apparaît alors la conception de la liberté. Celle-ci se révèle être le bien le plus précieux dont peut disposer un individu. Rapidement, l&#039;idée d&#039;utiliser la prison comme mesure punitive - car privative de liberté - est proposée : les peines ne s&#039;appliquent plus au corps, mais à l&#039;esprit.&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réforme pénale initiée par le texte de [http://leboucher.com/vous/beccaria/ Cesare Beccaria], Des délits et des peines, paru en 1764, dénonce le recours à la torture comme moyen d&#039;instruction, la cruauté totalement disproportionnée des châtiments, tels que la peine capitale, l&#039;inégalité de traitement des condamnés en fonction de leur classe sociale ou encore l&#039;arbitraire des juges dans la décision des peine. Il préconise alors la mise en œuvre d&#039;un système de peines fixes garantissant l&#039;égalité entre les condamnés et empêchant ainsi toute appréciation des juges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Howard_%28philanthrope%29 John Howard], philanthrope britannique, est l&#039;un des premier à s&#039;intéresser au statut juridique des prisonniers. Son livre sur &amp;quot;L&#039;État des prisons européennes&amp;quot; (1777) souligne la nécessité d&#039;un traitement carcéral respectant les droits élémentaires de l&#039;humanité. À la fin du 18ème siècle, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Bentham Jeremy Bentham] va plus loin et défend la position que les détenus doivent avoir exactement les mêmes droits que les personnes en liberté mis à part celui d&#039;aller et venir&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 19éme siècle pour qu&#039;on donne un autre but aux peines. «Le détenu devrait être complétement transformé, tant dans son corps et ses habitudes que dans son esprit et sa volonté. La volonté d&#039;améliorer le détenu durant sa détention ou l&#039;idée d&#039;une réinsertion possible dans la société transparaissent en filigrane»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 14&amp;lt;/ref&amp;gt;. On passe à une pénalité de la détention. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault Michel Foucault] analyse ce nouvel &amp;quot;art de punir&amp;quot; à travers ce qu&#039;il appelle une micro-physique du pouvoir permettant une constante soumission de l&#039;individu au regard des gardiens. La justice moderne va alors chercher à transmettre l&#039;idée que l&#039;essentiel n&#039;est pas de punir, mais de redresser. Ce que l&#039;on vise désormais, c&#039;est la liberté de l&#039;individu. Par exemple, avec l&#039;introduction de la notion de &amp;quot;circonstances atténuantes&amp;quot; on fait entrer dans le verdict une appréciation portée sur le criminel et sur ce que l&#039;on peut attendre de lui dans l&#039;avenir. «Trouver pour un crime le châtiment qui convient, c&#039;est trouver le désavantage dont l&#039;idée soit telle qu&#039;elle rende définitivement sans attrait l&#039;idée d&#039;un méfait»&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 19ème siècle apporte son lot de réformes. Des mécanismes de réduction de peines apparaissent et surtout, la libération conditionnelle et le régime du sursis sont instaurés, respectivement en 1885 et 1891 en France.&amp;lt;ref&amp;gt;Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
                                         &#039;&#039;&#039;Et entre 1890 et 1970????&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’en 1945, la condamnation à une peine de prison correspond encore  à la perte des droits individuels, mais après la Seconde guerre mondiale, une volonté d’humaniser les prisons apparait en même temps qu&#039;une volonté de reconnaissance des droits des personnes détenues. Malgré cette tout, l’incarcération reste encore, à ce moment là, assimilée à un châtiment.&lt;br /&gt;
Il faut alors attendre les années 1970 pour considérer que les détenus restent des sujets détenteurs de droits avant tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Depuis 1970 ===&lt;br /&gt;
Les années 1970 sont déterminantes dans le débat sur les droits des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;explique [https://www.google.ch/url?sa=t&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=&amp;amp;esrc=s&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=1&amp;amp;ved=0CDAQFjAA&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.ena.fr%2Findex.php%3F%2Ffr%2Fcontent%2Fdownload%2F4290%2F32109%2Ffile%2Fadministration-penitentiaire-et-droit-des-personnes-detenues.pdf&amp;amp;ei=I9ikUti6K4KPyQOIn4G4CA&amp;amp;usg=AFQjCNHVA-1tT9YFL5Uw8VYnY37FV1DyBA&amp;amp;sig2=s2HOes96Zi0TYRPu3cZLEA&amp;amp;bvm=bv.57752919,d.bGQ le texte de l&#039;ENA] (l&#039;école nationale d&#039;administration), &lt;br /&gt;
&amp;quot; ce n’est qu’à partir des années 1970 qu’il est admis que la qualité de détenu n’exclut pas celle de sujet détenteur de droits, évolution résumée par la formule « la prison, c’est la privation d’aller et venir et rien d’autre » prononcée par le Président de la République Valéry Giscard d’Estaing. Des droits sont progressivement reconnus aux personnes détenues, les dotant d’un statut juridique qui reste cependant partiel car un écart perdure entre la capacité de jouissance et la capacité d’exercice des droits dont les détenus sont titulaires. &amp;quot;&lt;br /&gt;
En effet, en 1975, les détenus récupèrent leur droit de vote, en 1983, ils sont autorisés à porter des vêtements civiles, en 1985, la télévision est autorisée dans les cellules et ainsi de suite. Ce processus de reconnaissance de sujets à part entière détenteurs de droits perdure pendant plus d&#039;un demi-siècle jusqu&#039;à la mise en place de la loi du 24 novembre 2009 qui a, entre autres, introduit un chapitre consacré aux droits et devoirs des personnes détenues et s&#039;est ainsi inscrite dans l’amélioration de l’accès aux droits des personnes détenues et du développement des contrôles externes. De plus, cette loi a opéré &amp;quot;un renversement symbolique des missions qui sont assignées à l’administration pénitentiaire, la réinsertion du détenu étant énoncée avant l’exigence de sécurité&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;ENA. (2011). L&#039;administration pénitentiaire et les droits des personnes détenues. Lettre de mission - Groupe 9. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Droit à l’intégrité physique et morale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison a beaucoup évolué au cours du temps, comme le démontre l&#039;historique. Et avec cette évolution, ont évolué les valeurs de la prison et les droits des prisonniers. Parmi ces droits, nous pouvons lister le droit à l&#039;intégrité physique et morale, le droit à des conditions de vie appropriées, ou encore le droit à la santé. Étant donné la centration sur l&#039;évolution de la nature des sanctions et peines dans l&#039;historique de cet article, nous avons choisi de développer un peu plus le droit à l&#039;intégrité physique et morale des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Par le prononcé d&#039;une peine privative de liberté à son égard, l&#039;individu purgeant cette peine est privé de l&#039;un de ses principaux attributs, il perd sa liberté. Le problème majeur réside dans le fait de savoir s&#039;il s&#039;agit d&#039;une perte de liberté ou des libertés et dans quelle mesure cette privation est compatible avec les droits et libertés de l&#039;individu.»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 17.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les individus qui sont détenus conservent tous leurs droits sauf ceux dont la perte est une conséquence directe de la privation des libertés. L’interdiction universelle des actes de torture et des mauvais traitements trouve sa source dans la dignité inhérente à la personne humaine. Les prisonniers et détenus doivent être traités en toute circonstance de façon humaine et digne et ce du jour de leur admission jusqu&#039;au jour de leur libération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi tout acte de torture ou de traitement inhumain ou dégradant est interdit et impardonnable. L&#039;interdiction de la torture a force de loi. &lt;br /&gt;
Cette interdiction trouve sa source dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme dont l&#039;article 5 stipule que :&lt;br /&gt;
«Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ainsi le paragraphe 1 de l’article premier de la Convention contre la torture et autre peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant définit la torture comme : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles».&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsqu&#039;une personne détenue ou emprisonnée disparaît ou décède, il faut que la cause de cette disparition ou de ce décès fasse l’objet d’une enquête indépendante. Le principe 34 de l’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement prévoit que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Si une personne détenue ou emprisonnée vient à décéder ou à disparaître pendant la période de sa détention ou de son emprisonnement, une autorité judiciaire ou autre ordonnera une enquête sur les causes du décès ou de la disparition, soit de sa propre initiative, soit à la requête d’un membre de la famille de cette personne ou de toute personne qui a connaissance de l’affaire...»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l’exemple des conditions de détention dans une prison genevoise pour majeurs : Champ-Dollon qui ouvre ses portes en 1977. Déjà au centre de l’actualité à cause de sa surpopulation, cette prison préventive de Genève a fait la une, en avril 2006, pour de toutes autres raisons. En effet, 200 détenus ont signé une lettre dénonçant l’emploi disproportionné de la force policière et des détentions préventives excédant les peines prononcées. &lt;br /&gt;
Suite aux protestations de 2006, les rapports ont mis en évidence en évidence des violations des droits humains au sein de la prison (allégations de pratiques d’immersion de la tête sous l’eau) par la suite confirmées. Malgré cela, en 2007, toujours pas de réaction des autorités.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la Ligue suisse des droits de l&#039;homme (LSDH), qui a présenté son rapport le 16 avril 2007, les droits fondamentaux des détenus ne sont pas respectés dans la prison genevoise de Champ-Dollon. De même, le rapport de la commission d&#039;experts du Grand Conseil genevois, présenté le 18 avril 2007, a été très sévère envers les pratiques de la police et de la justice.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les experts de la commission ont auditionné 125 détenus et ils ont eu accès aux données de la police judiciaire et de la justice.&lt;br /&gt;
30% des détenus auditionnés (soit 38 sur les 125) se sont plaints de mauvais traitements physiques et de propos racistes, voire de rançons; dans 14 des cas, des lésions ont été constatées par les médecins. Les brutalités ont consisté en coups de pieds à terre, tête frappée contre le mur, gifles, coups lors de l&#039;interrogatoire, et un mineur a raconté avoir subit le sous-marin (tête dans l&#039;eau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dû à la surpopulation, certaines conditions de détention deviennent inacceptables. Le rapport de la LSDH a confirmé certains problèmes, comme un accès restreint aux soins, aux parloirs, à la formation ou aux places de travail. Les experts ont confirmé la promiscuité, la mixité, le mélange de détenus (p.ex avec des détenus perturbés) et certaines restrictions.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d&#039;une conférence de presse le 3 mai 2007, les autorités ont exprimé leur inquiétude tout en relativisant les allégations. Le ministre genevois en charge de la police, Laurent Moutinot, a pointé le fait que les allégations de détenus n&#039;avaient pas fait l&#039;objet de vérification et que les policiers accusés n&#039;avaient pas été entendus. Toutefois, les autorités ont présenté un plan de réformes de la police censé mettre un frein à ces dysfonctionnements. Le plan d&#039;action comprenait l&#039;amélioration de la formation des policier, la réunion en un seul corps de la gendarmerie et de la police de sécurité internationale, une nouvelle répartition des compétences, des caméras de surveillance (y compris dans les postes de police et les salles d&#039;interrogatoires), la réforme des procédures disciplinaires et la création d&#039;une police des polices intercantonale.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Institutions et associations défendant le droit des prisonniers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le GAP ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Action Prison : GAP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe a été créé, en 1975 par Michel Glardon, à la suite de la mort de Patrick Moll. Ceci se faisait par le biais d’un  journal, nommé Passe-Murailles, qui publiait des dossiers sur des « thèmes brulants ». Ce groupe avait la volonté de créer une profonde modification de la détention préventive. Il a énormément lutté « pour briser l’isolement dans les prisons et pour défendre un vrai salaire pour les prisonniers, supprimer la censure, soutenir les luttes »&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt; dans différentes prisons suisses telles que Witzwil ou encore Saint-Antoine devenue Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1986, le groupe Action Prison a disparu et a laissé la place à bien d’autres associations qui luttent pour le respect des prisonniers. Notamment, l’Association de Défense des Prisonniers en Suisse qui a vu le jour en 1986 et qui souhaitait « soutenir les luttes des prisonniers au niveau national et dénoncer l’ensemble du système carcéral ».&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== ADPS (Association de défense des prisonniers de Suisse) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un syndicat de prisonniers, appelé l’Association de Défense des Prisonniers de Suisse, s’est crée en 1986 et prit, ainsi, le relais du Groupe Action Prison. C&#039;est le 1er août que Jacques Fasel, le fondateur, déposa la demande de création de l’ADPS à la conseillère fédérale Elisabeth Kopp. L’Office fédéral de la justice ne s’y opposa pas concrètement, mais transmit le message suivant : « Rien n’empêche en principe des détenus de fonder une association. Toutefois la direction de l’établissement peut soumettre l’activité de ladite association à des conditions, voire la restreindre. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette association était essentiellement composée de détenus et ne comprenait que quelques rares membres non incarcérés, ceux-ci servant de relais avec l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ADPS a évolué du simple syndicat de prisonniers à un groupe actif hors de l’enceinte des prisons. C’était les membres extérieurs à la prison qui recevaient les demandes d’aide des détenus et qui essaient de les traiter, sans toutefois y arriver au vu des nombreuses sollicitations. L’ADPS est alors perçue par les détenus comme inefficace et se voit discréditée. Il s’en suivit le départ de Jacques Fasel qui préféra œuvrer en solitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces informations sont tirées d&#039;un livre d&#039;Yvonne Bercher. (1995)&amp;lt;ref&amp;gt;Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne. pp 45-48&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Groupement [http://www.infoprisons.ch/ Infosprisons] ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Infoprisons est un groupe de travail qui s&#039;est créé après la fin tragique de [http://www.laregion.ch/cetait-effrayant-et-tres-penible/ Skander Vogt] qui est survenue en mars 2010, suite à l’incendie de sa cellule dans le canton de Vaud. En effet, cet événement a déclenché plusieurs interrogations et ces derniers se sont mis à réfléchir à ce que ce drame révélait du monde des prisons et à ce qui pouvait être fait afin d’éviter que ce type d&#039;événement ne se reproduise. Ils ont donc décidé d’élaborer et de diffuser un bulletin électronique trimestriel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe d&#039;information sur les prisons a donc pour but de permettre la prise de parole des détenus et la mobilisation des professionnels impliqués dans le système carcéral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se compose, d&#039;une part, de plusieurs personnes chargées de la responsabilité principale de la rédaction, à savoir: Marie Bonnard (ancienne journaliste à Tout-Va-Bien Hebdo), Patricia Lin (assistante sociale en milieu carcéral durant de nombreuses années), Anne-Catherine Menétrey-Savary (ex-conseillère nationale) et Muriel Testuz (active dans le Groupe Action Prison aujourd’hui disparu). Puis, d&#039;autre part, d&#039;une personne chargée de la relecture des bulletins, à savoir: Joëlle Pascale Ulrich. Tous ces acteurs travaillent bénévolement pour la rédactions des divers textes ainsi que la recherche d&#039;informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de recevoir les bulletins électroniques, il suffit de s&#039;inscrire sur le [http://infoprisons.ch/ site-web] du Groupe Info prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [http://www.aafip.ch/fr/ AAFIP] (Association des Amis de la Fraternité Internationale des Prisons) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;quot;Partout dans le monde les prisons sont un enfer. Aidez-nous à en faire des lieux de résurrection&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Site de l&#039;AAFIP sous http://www.aafip.ch/fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;AAFIP est une association suisse qui a été créée en 2005. Elle agit auprès des détenus, anciens détenus, victimes, enfants et familles touchées par le crime dans de nombreux pays parmi les plus défavorisés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un de leurs axes prioritaires est la justice réparatrice qui est devenue une vision minoritaire autour du XIème siècle, au profit d&#039;une justice rétributive ou répressive, mais qui revient en force actuellement. Car c&#039;est ce type de justice qui est porteur d&#039;espoir pour une réelle réinsertion des détenus au sein de la société. En effet, le crime ne se réduit pas à la transgression de la loi mais il affecte aussi les relations entre les individus. Ainsi, ce n&#039;est pas le fait de simplement appliquer des peines aux coupables qui compensera la souffrance des victimes, et cela peut même conduire à un désir de vengeance chez le coupable. &lt;br /&gt;
Concrètement, la justice réparatrice aide donc le coupable à réparer ou tenter de réparer le mal qu&#039;il a fait dans la mesure du possible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a 124 associations à travers le monde et toutes ont les mêmes objectifs : elles s&#039;impliquent dans la visite des détenus, la formation professionnelle en prison, l’accompagnement des victimes, des familles et enfants de prisonniers, la mise en place de programmes de réinsertion [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]professionnelle et la promotion du concept de justice réparatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chronologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie] sur les droits des prionniers en France&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;étayer les apports de notre article, nous avons décidé d&#039;interviewer deux personnes. Nous avons décidé d&#039;adopter une posture semi-directive dans nos entretiens de recherche. L&#039;objectif de ces entretiens est de &amp;quot;favoriser la production d’un discours de l’interviewé sur un thème défini dans le cadre d’une recherche&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Blanchet A., et Al (1985). L&#039;entretien dans les sciences sociales. Bordas, Paris. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;, dans ce cas-ci il s&#039;agira pour les deux interviewés de partager leurs souvenirs et expériences afin que nous puissions mieux comprendre la situation passée et actuelle concernant la prison. Nous essaierons aussi d&#039;approfondir un peu grâce à leurs opinions sur le thème du droit à l&#039;intégrité physique et morale des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Questions pour les entretiens|Questions d&#039;entretiens]] ===&lt;br /&gt;
Nous désirons laisser de l&#039;espace et de la liberté aux personnes interviewées. Par conséquent, nous ne proposerons pas de questions fermées mais des questions ouvertes et générales. Nous accorderons un long temps de réponse afin de laisser à la personne la possibilité de se souvenir et de raconter l&#039;histoire et son histoire, notre but étant de véritablement comprendre comment s&#039;est construite la lutte pour les droits des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les questions d&#039;entretien étaient les suivantes : [[Questions pour les entretiens|questions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Présentations des personnes interviewées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Madame Muriel Testuz et Madame Yvonne Bercher.&lt;br /&gt;
Pour la présentation des personnes interviewées, voir l&#039;[[index]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Retour sur les entretiens ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Muriel Testuz]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Yvonne Bercher]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11785</id>
		<title>Droits des prisonniers</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11785"/>
		<updated>2013-12-11T09:30:27Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* Les années 1970-1980 */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique ==&lt;br /&gt;
Durant l&#039;Antiquité et le Moyen-Âge, les sanctions pénales consistaient principalement en un châtiment corporel. La liberté n&#039;était pas encore considérée comme un bien appartenant à l&#039;individu. Par conséquent, les prisons n&#039;étaient pas utilisées comme mode de punition, mais, elles permettaient, par exemple, de s&#039;assurer qu&#039;un condamné serait présent le jour de son procès. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu&#039;au 17ème siècle, cette mentalité n&#039;évoluera pas. Au siècle des lumières, apparaît alors la conception de la liberté. Celle-ci se révèle être le bien le plus précieux dont peut disposer un individu. Rapidement, l&#039;idée d&#039;utiliser la prison comme mesure punitive - car privative de liberté - est proposée : les peines ne s&#039;appliquent plus au corps, mais à l&#039;esprit.&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réforme pénale initiée par le texte de [http://leboucher.com/vous/beccaria/ Cesare Beccaria], Des délits et des peines, paru en 1764, dénonce le recours à la torture comme moyen d&#039;instruction, la cruauté totalement disproportionnée des châtiments, tels que la peine capitale, l&#039;inégalité de traitement des condamnés en fonction de leur classe sociale ou encore l&#039;arbitraire des juges dans la décision des peine. Il préconise alors la mise en œuvre d&#039;un système de peines fixes garantissant l&#039;égalité entre les condamnés et empêchant ainsi toute appréciation des juges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Howard_%28philanthrope%29 John Howard], philanthrope britannique, est l&#039;un des premier à s&#039;intéresser au statut juridique des prisonniers. Son livre sur &amp;quot;L&#039;État des prisons européennes&amp;quot; (1777) souligne la nécessité d&#039;un traitement carcéral respectant les droits élémentaires de l&#039;humanité. À la fin du 18ème siècle, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Bentham Jeremy Bentham] va plus loin et défend la position que les détenus doivent avoir exactement les mêmes droits que les personnes en liberté mis à part celui d&#039;aller et venir&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 19éme siècle pour qu&#039;on donne un autre but aux peines. «Le détenu devrait être complétement transformé, tant dans son corps et ses habitudes que dans son esprit et sa volonté. La volonté d&#039;améliorer le détenu durant sa détention ou l&#039;idée d&#039;une réinsertion possible dans la société transparaissent en filigrane»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 14&amp;lt;/ref&amp;gt;. On passe à une pénalité de la détention. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault Michel Foucault] analyse ce nouvel &amp;quot;art de punir&amp;quot; à travers ce qu&#039;il appelle une micro-physique du pouvoir permettant une constante soumission de l&#039;individu au regard des gardiens. La justice moderne va alors chercher à transmettre l&#039;idée que l&#039;essentiel n&#039;est pas de punir, mais de redresser. Ce que l&#039;on vise désormais, c&#039;est la liberté de l&#039;individu. Par exemple, avec l&#039;introduction de la notion de &amp;quot;circonstances atténuantes&amp;quot; on fait entrer dans le verdict une appréciation portée sur le criminel et sur ce que l&#039;on peut attendre de lui dans l&#039;avenir. «Trouver pour un crime le châtiment qui convient, c&#039;est trouver le désavantage dont l&#039;idée soit telle qu&#039;elle rende définitivement sans attrait l&#039;idée d&#039;un méfait»&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 19ème siècle apporte son lot de réformes. Des mécanismes de réduction de peines apparaissent et surtout, la libération conditionnelle et le régime du sursis sont instaurés, respectivement en 1885 et 1891 en France.&amp;lt;ref&amp;gt;Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
                                         &#039;&#039;&#039;Et entre 1890 et 1970????&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’en 1945, la condamnation à une peine de prison correspond encore  à la perte des droits individuels, mais après la Seconde guerre mondiale, une volonté d’humaniser les prisons apparait en même temps qu&#039;une volonté de reconnaissance des droits des personnes détenues. Malgré cette tout, l’incarcération reste encore, à ce moment là, assimilée à un châtiment.&lt;br /&gt;
Il faut alors attendre les années 1970 pour considérer que les détenus restent des sujets détenteurs de droits avant tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les années 1970-1980 ===&lt;br /&gt;
Les années 1970 sont déterminantes dans le débat sur les droits des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;explique [https://www.google.ch/url?sa=t&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=&amp;amp;esrc=s&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=1&amp;amp;ved=0CDAQFjAA&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.ena.fr%2Findex.php%3F%2Ffr%2Fcontent%2Fdownload%2F4290%2F32109%2Ffile%2Fadministration-penitentiaire-et-droit-des-personnes-detenues.pdf&amp;amp;ei=I9ikUti6K4KPyQOIn4G4CA&amp;amp;usg=AFQjCNHVA-1tT9YFL5Uw8VYnY37FV1DyBA&amp;amp;sig2=s2HOes96Zi0TYRPu3cZLEA&amp;amp;bvm=bv.57752919,d.bGQ le texte de l&#039;ENA] (l&#039;école nationale d&#039;administration), &lt;br /&gt;
&amp;quot; ce n’est qu’à partir des années 1970 qu’il est admis que la qualité de détenu n’exclut pas celle de sujet détenteur de droits, évolution résumée par la formule « la prison, c’est la privation d’aller et venir et rien d’autre » prononcée par le Président de la République Valéry Giscard d’Estaing. Des droits sont progressivement reconnus aux personnes détenues, les dotant d’un statut juridique qui reste cependant partiel car un écart perdure entre la capacité de jouissance et la capacité d’exercice des droits dont les détenus sont titulaires. &amp;quot;&lt;br /&gt;
En effet, en 1975, les détenus récupèrent leur droit de vote, en 1983, ils sont autorisés à porter des vêtements civiles, en 1985, la télévision est autorisée dans les cellules et ainsi de suite. Ce processus de reconnaissance de sujets à part entière détenteurs de droits perdure pendant plus d&#039;un demi-siècle jusqu&#039;à la mise en place de la loi du 24 novembre 2009 qui a, entre autres, introduit un chapitre consacré aux droits et devoirs des personnes détenues et s&#039;est ainsi inscrite dans l’amélioration de l’accès aux droits des personnes détenues et du développement des contrôles externes. De plus, cette loi a opéré &amp;quot;un renversement symbolique des missions qui sont assignées à l’administration pénitentiaire, la réinsertion du détenu étant énoncée avant l’exigence de sécurité&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;ENA. (2011). L&#039;administration pénitenciaire et les droits des personnes détenues. Lettre de mission - Groupe 9. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Depuis 1980 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Droit à l’intégrité physique et morale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison a beaucoup évolué au cours du temps, comme le démontre l&#039;historique. Et avec cette évolution, ont évolué les valeurs de la prison et les droits des prisonniers. Parmi ces droits, nous pouvons lister le droit à l&#039;intégrité physique et morale, le droit à des conditions de vie appropriées, ou encore le droit à la santé. Étant donné la centration sur l&#039;évolution de la nature des sanctions et peines dans l&#039;historique de cet article, nous avons choisi de développer un peu plus le droit à l&#039;intégrité physique et morale des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Par le prononcé d&#039;une peine privative de liberté à son égard, l&#039;individu purgeant cette peine est privé de l&#039;un de ses principaux attributs, il perd sa liberté. Le problème majeur réside dans le fait de savoir s&#039;il s&#039;agit d&#039;une perte de liberté ou des libertés et dans quelle mesure cette privation est compatible avec les droits et libertés de l&#039;individu.»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 17.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les individus qui sont détenus conservent tous leurs droits sauf ceux dont la perte est une conséquence directe de la privation des libertés. L’interdiction universelle des actes de torture et des mauvais traitements trouve sa source dans la dignité inhérente à la personne humaine. Les prisonniers et détenus doivent être traités en toute circonstance de façon humaine et digne et ce du jour de leur admission jusqu&#039;au jour de leur libération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi tout acte de torture ou de traitement inhumain ou dégradant est interdit et impardonnable. L&#039;interdiction de la torture a force de loi. &lt;br /&gt;
Cette interdiction trouve sa source dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme dont l&#039;article 5 stipule que :&lt;br /&gt;
«Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ainsi le paragraphe 1 de l’article premier de la Convention contre la torture et autre peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant définit la torture comme : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles».&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsqu&#039;une personne détenue ou emprisonnée disparaît ou décède, il faut que la cause de cette disparition ou de ce décès fasse l’objet d’une enquête indépendante. Le principe 34 de l’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement prévoit que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Si une personne détenue ou emprisonnée vient à décéder ou à disparaître pendant la période de sa détention ou de son emprisonnement, une autorité judiciaire ou autre ordonnera une enquête sur les causes du décès ou de la disparition, soit de sa propre initiative, soit à la requête d’un membre de la famille de cette personne ou de toute personne qui a connaissance de l’affaire...»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l’exemple des conditions de détention dans une prison genevoise pour majeurs : Champ-Dollon qui ouvre ses portes en 1977. Déjà au centre de l’actualité à cause de sa surpopulation, cette prison préventive de Genève a fait la une, en avril 2006, pour de toutes autres raisons. En effet, 200 détenus ont signé une lettre dénonçant l’emploi disproportionné de la force policière et des détentions préventives excédant les peines prononcées. &lt;br /&gt;
Suite aux protestations de 2006, les rapports ont mis en évidence en évidence des violations des droits humains au sein de la prison (allégations de pratiques d’immersion de la tête sous l’eau) par la suite confirmées. Malgré cela, en 2007, toujours pas de réaction des autorités.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la Ligue suisse des droits de l&#039;homme (LSDH), qui a présenté son rapport le 16 avril 2007, les droits fondamentaux des détenus ne sont pas respectés dans la prison genevoise de Champ-Dollon. De même, le rapport de la commission d&#039;experts du Grand Conseil genevois, présenté le 18 avril 2007, a été très sévère envers les pratiques de la police et de la justice.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les experts de la commission ont auditionné 125 détenus et ils ont eu accès aux données de la police judiciaire et de la justice.&lt;br /&gt;
30% des détenus auditionnés (soit 38 sur les 125) se sont plaints de mauvais traitements physiques et de propos racistes, voire de rançons; dans 14 des cas, des lésions ont été constatées par les médecins. Les brutalités ont consisté en coups de pieds à terre, tête frappée contre le mur, gifles, coups lors de l&#039;interrogatoire, et un mineur a raconté avoir subit le sous-marin (tête dans l&#039;eau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dû à la surpopulation, certaines conditions de détention deviennent inacceptables. Le rapport de la LSDH a confirmé certains problèmes, comme un accès restreint aux soins, aux parloirs, à la formation ou aux places de travail. Les experts ont confirmé la promiscuité, la mixité, le mélange de détenus (p.ex avec des détenus perturbés) et certaines restrictions.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d&#039;une conférence de presse le 3 mai 2007, les autorités ont exprimé leur inquiétude tout en relativisant les allégations. Le ministre genevois en charge de la police, Laurent Moutinot, a pointé le fait que les allégations de détenus n&#039;avaient pas fait l&#039;objet de vérification et que les policiers accusés n&#039;avaient pas été entendus. Toutefois, les autorités ont présenté un plan de réformes de la police censé mettre un frein à ces dysfonctionnements. Le plan d&#039;action comprenait l&#039;amélioration de la formation des policier, la réunion en un seul corps de la gendarmerie et de la police de sécurité internationale, une nouvelle répartition des compétences, des caméras de surveillance (y compris dans les postes de police et les salles d&#039;interrogatoires), la réforme des procédures disciplinaires et la création d&#039;une police des polices intercantonale.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Institutions et associations défendant le droit des prisonniers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le GAP ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Action Prison : GAP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe a été créé, en 1975 par Michel Glardon, à la suite de la mort de Patrick Moll. Ceci se faisait par le biais d’un  journal, nommé Passe-Murailles, qui publiait des dossiers sur des « thèmes brulants ». Ce groupe avait la volonté de créer une profonde modification de la détention préventive. Il a énormément lutté « pour briser l’isolement dans les prisons et pour défendre un vrai salaire pour les prisonniers, supprimer la censure, soutenir les luttes »&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt; dans différentes prisons suisses telles que Witzwil ou encore Saint-Antoine devenue Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1986, le groupe Action Prison a disparu et a laissé la place à bien d’autres associations qui luttent pour le respect des prisonniers. Notamment, l’Association de Défense des Prisonniers en Suisse qui a vu le jour en 1986 et qui souhaitait « soutenir les luttes des prisonniers au niveau national et dénoncer l’ensemble du système carcéral ».&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== ADPS (Association de défense des prisonniers de Suisse) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un syndicat de prisonniers, appelé l’Association de Défense des Prisonniers de Suisse, s’est crée en 1986 et prit, ainsi, le relais du Groupe Action Prison. C&#039;est le 1er août que Jacques Fasel, le fondateur, déposa la demande de création de l’ADPS à la conseillère fédérale Elisabeth Kopp. L’Office fédéral de la justice ne s’y opposa pas concrètement, mais transmit le message suivant : « Rien n’empêche en principe des détenus de fonder une association. Toutefois la direction de l’établissement peut soumettre l’activité de ladite association à des conditions, voire la restreindre. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette association était essentiellement composée de détenus et ne comprenait que quelques rares membres non incarcérés, ceux-ci servant de relais avec l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ADPS a évolué du simple syndicat de prisonniers à un groupe actif hors de l’enceinte des prisons. C’était les membres extérieurs à la prison qui recevaient les demandes d’aide des détenus et qui essaient de les traiter, sans toutefois y arriver au vu des nombreuses sollicitations. L’ADPS est alors perçue par les détenus comme inefficace et se voit discréditée. Il s’en suivit le départ de Jacques Fasel qui préféra œuvrer en solitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces informations sont tirées d&#039;un livre d&#039;Yvonne Bercher. (1995)&amp;lt;ref&amp;gt;Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne. pp 45-48&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Groupement [http://www.infoprisons.ch/ Infosprisons] ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Infoprisons est un groupe de travail qui s&#039;est créé après la fin tragique de [http://www.laregion.ch/cetait-effrayant-et-tres-penible/ Skander Vogt] qui est survenue en mars 2010, suite à l’incendie de sa cellule dans le canton de Vaud. En effet, cet événement a déclenché plusieurs interrogations et ces derniers se sont mis à réfléchir à ce que ce drame révélait du monde des prisons et à ce qui pouvait être fait afin d’éviter que ce type d&#039;événement ne se reproduise. Ils ont donc décidé d’élaborer et de diffuser un bulletin électronique trimestriel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe d&#039;information sur les prisons a donc pour but de permettre la prise de parole des détenus et la mobilisation des professionnels impliqués dans le système carcéral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se compose, d&#039;une part, de plusieurs personnes chargées de la responsabilité principale de la rédaction, à savoir: Marie Bonnard (ancienne journaliste à Tout-Va-Bien Hebdo), Patricia Lin (assistante sociale en milieu carcéral durant de nombreuses années), Anne-Catherine Menétrey-Savary (ex-conseillère nationale) et Muriel Testuz (active dans le Groupe Action Prison aujourd’hui disparu). Puis, d&#039;autre part, d&#039;une personne chargée de la relecture des bulletins, à savoir: Joëlle Pascale Ulrich. Tous ces acteurs travaillent bénévolement pour la rédactions des divers textes ainsi que la recherche d&#039;informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de recevoir les bulletins électroniques, il suffit de s&#039;inscrire sur le [http://infoprisons.ch/ site-web] du Groupe Info prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [http://www.aafip.ch/fr/ AAFIP] (Association des Amis de la Fraternité Internationale des Prisons) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;quot;Partout dans le monde les prisons sont un enfer. Aidez-nous à en faire des lieux de résurrection&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Site de l&#039;AAFIP sous http://www.aafip.ch/fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;AAFIP est une association suisse qui a été créée en 2005. Elle agit auprès des détenus, anciens détenus, victimes, enfants et familles touchées par le crime dans de nombreux pays parmi les plus défavorisés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un de leurs axes prioritaires est la justice réparatrice qui est devenue une vision minoritaire autour du XIème siècle, au profit d&#039;une justice rétributive ou répressive, mais qui revient en force actuellement. Car c&#039;est ce type de justice qui est porteur d&#039;espoir pour une réelle réinsertion des détenus au sein de la société. En effet, le crime ne se réduit pas à la transgression de la loi mais il affecte aussi les relations entre les individus. Ainsi, ce n&#039;est pas le fait de simplement appliquer des peines aux coupables qui compensera la souffrance des victimes, et cela peut même conduire à un désir de vengeance chez le coupable. &lt;br /&gt;
Concrètement, la justice réparatrice aide donc le coupable à réparer ou tenter de réparer le mal qu&#039;il a fait dans la mesure du possible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a 124 associations à travers le monde et toutes ont les mêmes objectifs : elles s&#039;impliquent dans la visite des détenus, la formation professionnelle en prison, l’accompagnement des victimes, des familles et enfants de prisonniers, la mise en place de programmes de réinsertion [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]professionnelle et la promotion du concept de justice réparatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chronologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie] sur les droits des prionniers en France&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;étayer les apports de notre article, nous avons décidé d&#039;interviewer deux personnes. Nous avons décidé d&#039;adopter une posture semi-directive dans nos entretiens de recherche. L&#039;objectif de ces entretiens est de &amp;quot;favoriser la production d’un discours de l’interviewé sur un thème défini dans le cadre d’une recherche&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Blanchet A., et Al (1985). L&#039;entretien dans les sciences sociales. Bordas, Paris. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;, dans ce cas-ci il s&#039;agira pour les deux interviewés de partager leurs souvenirs et expériences afin que nous puissions mieux comprendre la situation passée et actuelle concernant la prison. Nous essaierons aussi d&#039;approfondir un peu grâce à leurs opinions sur le thème du droit à l&#039;intégrité physique et morale des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Questions pour les entretiens|Questions d&#039;entretiens]] ===&lt;br /&gt;
Nous désirons laisser de l&#039;espace et de la liberté aux personnes interviewées. Par conséquent, nous ne proposerons pas de questions fermées mais des questions ouvertes et générales. Nous accorderons un long temps de réponse afin de laisser à la personne la possibilité de se souvenir et de raconter l&#039;histoire et son histoire, notre but étant de véritablement comprendre comment s&#039;est construite la lutte pour les droits des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les questions d&#039;entretien étaient les suivantes : [[Questions pour les entretiens|questions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Présentations des personnes interviewées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Madame Muriel Testuz et Madame Yvonne Bercher.&lt;br /&gt;
Pour la présentation des personnes interviewées, voir l&#039;[[index]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Retour sur les entretiens ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Muriel Testuz]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Yvonne Bercher]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11761</id>
		<title>Droits des prisonniers</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11761"/>
		<updated>2013-12-11T08:49:33Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* Historique */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique ==&lt;br /&gt;
Durant l&#039;Antiquité et le Moyen-Âge, les sanctions pénales consistaient principalement en un châtiment corporel. La liberté n&#039;était pas encore considérée comme un bien appartenant à l&#039;individu. Par conséquent, les prisons n&#039;étaient pas utilisées comme mode de punition, mais, elles permettaient, par exemple, de s&#039;assurer qu&#039;un condamné serait présent le jour de son procès. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu&#039;au 17ème siècle, cette mentalité n&#039;évoluera pas. Au siècle des lumières, apparaît alors la conception de la liberté. Celle-ci se révèle être le bien le plus précieux dont peut disposer un individu. Rapidement, l&#039;idée d&#039;utiliser la prison comme mesure punitive - car privative de liberté - est proposée : les peines ne s&#039;appliquent plus au corps, mais à l&#039;esprit.&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réforme pénale initiée par le texte de [http://leboucher.com/vous/beccaria/ Cesare Beccaria], Des délits et des peines, paru en 1764, dénonce le recours à la torture comme moyen d&#039;instruction, la cruauté totalement disproportionnée des châtiments, tels que la peine capitale, l&#039;inégalité de traitement des condamnés en fonction de leur classe sociale ou encore l&#039;arbitraire des juges dans la décision des peine. Il préconise alors la mise en œuvre d&#039;un système de peines fixes garantissant l&#039;égalité entre les condamnés et empêchant ainsi toute appréciation des juges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Howard_%28philanthrope%29 John Howard], philanthrope britannique, est l&#039;un des premier à s&#039;intéresser au statut juridique des prisonniers. Son livre sur &amp;quot;L&#039;État des prisons européennes&amp;quot; (1777) souligne la nécessité d&#039;un traitement carcéral respectant les droits élémentaires de l&#039;humanité. À la fin du 18ème siècle, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Bentham Jeremy Bentham] va plus loin et défend la position que les détenus doivent avoir exactement les mêmes droits que les personnes en liberté mis à part celui d&#039;aller et venir&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 19éme siècle pour qu&#039;on donne un autre but aux peines. «Le détenu devrait être complétement transformé, tant dans son corps et ses habitudes que dans son esprit et sa volonté. La volonté d&#039;améliorer le détenu durant sa détention ou l&#039;idée d&#039;une réinsertion possible dans la société transparaissent en filigrane»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 14&amp;lt;/ref&amp;gt;. On passe à une pénalité de la détention. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault Michel Foucault] analyse ce nouvel &amp;quot;art de punir&amp;quot; à travers ce qu&#039;il appelle une micro-physique du pouvoir permettant une constante soumission de l&#039;individu au regard des gardiens. La justice moderne va alors chercher à transmettre l&#039;idée que l&#039;essentiel n&#039;est pas de punir, mais de redresser. Ce que l&#039;on vise désormais, c&#039;est la liberté de l&#039;individu. Par exemple, avec l&#039;introduction de la notion de &amp;quot;circonstances atténuantes&amp;quot; on fait entrer dans le verdict une appréciation portée sur le criminel et sur ce que l&#039;on peut attendre de lui dans l&#039;avenir. «Trouver pour un crime le châtiment qui convient, c&#039;est trouver le désavantage dont l&#039;idée soit telle qu&#039;elle rende définitivement sans attrait l&#039;idée d&#039;un méfait»&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 19ème siècle apporte son lot de réformes. Des mécanismes de réduction de peines apparaissent et surtout, la libération conditionnelle et le régime du sursis sont instaurés, respectivement en 1885 et 1891 en France.&amp;lt;ref&amp;gt;Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
                                         &#039;&#039;&#039;Et entre 1890 et 1970????&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’en 1945, la condamnation à une peine de prison correspond encore  à la perte des droits individuels, mais après la Seconde guerre mondiale, une volonté d’humaniser les prisons apparait en même temps qu&#039;une volonté de reconnaissance des droits des personnes détenues. Malgré cette tout, l’incarcération reste encore, à ce moment là, assimilée à un châtiment.&lt;br /&gt;
Il faut alors attendre les années 1970 pour considérer que les détenus restent des sujets détenteurs de droits avant tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les années 1970-1980 ===&lt;br /&gt;
Les années 1970 sont déterminantes dans le débat sur les droits des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;explique [https://www.google.ch/url?sa=t&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=&amp;amp;esrc=s&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=1&amp;amp;ved=0CDAQFjAA&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.ena.fr%2Findex.php%3F%2Ffr%2Fcontent%2Fdownload%2F4290%2F32109%2Ffile%2Fadministration-penitentiaire-et-droit-des-personnes-detenues.pdf&amp;amp;ei=I9ikUti6K4KPyQOIn4G4CA&amp;amp;usg=AFQjCNHVA-1tT9YFL5Uw8VYnY37FV1DyBA&amp;amp;sig2=s2HOes96Zi0TYRPu3cZLEA&amp;amp;bvm=bv.57752919,d.bGQ le texte de l&#039;ENA] (l&#039;école nationale d&#039;administration), &lt;br /&gt;
&amp;quot; ce n’est qu’à partir des années 1970 qu’il est admis que la qualité de détenu n’exclut pas celle de sujet détenteur de droits, évolution résumée par la formule « la prison, c’est la privation d’aller et venir et rien d’autre » prononcée par le Président de la République Valéry Giscard d’Estaing. Des droits sont progressivement reconnus aux personnes détenues, les dotant d’un statut juridique qui reste cependant partiel car un écart perdure entre la capacité de jouissance et la capacité d’exercice des droits dont les détenus sont titulaires. &amp;quot;&lt;br /&gt;
En effet, en 1975, les détenus récupèrent leur droit de vote, en 1983, ils sont autorisés à porter des vêtements civiles, en 1985, la télévision est autorisée dans les cellules et ainsi de suite. Ce processus de reconnaissance de sujets à part entière détenteurs de droits perdure pendant plus d&#039;un demi-siècle jusqu&#039;à la mise en place de la loi du 24 novembre 2009 qui....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Depuis 1980 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Droit à l’intégrité physique et morale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison a beaucoup évolué au cours du temps, comme le démontre l&#039;historique. Et avec cette évolution, ont évolué les valeurs de la prison et les droits des prisonniers. Parmi ces droits, nous pouvons lister le droit à l&#039;intégrité physique et morale, le droit à des conditions de vie appropriées, ou encore le droit à la santé. Étant donné la centration sur l&#039;évolution de la nature des sanctions et peines dans l&#039;historique de cet article, nous avons choisi de développer un peu plus le droit à l&#039;intégrité physique et morale des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Par le prononcé d&#039;une peine privative de liberté à son égard, l&#039;individu purgeant cette peine est privé de l&#039;un de ses principaux attributs, il perd sa liberté. Le problème majeur réside dans le fait de savoir s&#039;il s&#039;agit d&#039;une perte de liberté ou des libertés et dans quelle mesure cette privation est compatible avec les droits et libertés de l&#039;individu.»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 17.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les individus qui sont détenus conservent tous leurs droits sauf ceux dont la perte est une conséquence directe de la privation des libertés. L’interdiction universelle des actes de torture et des mauvais traitements trouve sa source dans la dignité inhérente à la personne humaine. Les prisonniers et détenus doivent être traités en toute circonstance de façon humaine et digne et ce du jour de leur admission jusqu&#039;au jour de leur libération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi tout acte de torture ou de traitement inhumain ou dégradant est interdit et impardonnable. L&#039;interdiction de la torture a force de loi. &lt;br /&gt;
Cette interdiction trouve sa source dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme dont l&#039;article 5 stipule que :&lt;br /&gt;
«Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ainsi le paragraphe 1 de l’article premier de la Convention contre la torture et autre peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant définit la torture comme : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles».&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsqu&#039;une personne détenue ou emprisonnée disparaît ou décède, il faut que la cause de cette disparition ou de ce décès fasse l’objet d’une enquête indépendante. Le principe 34 de l’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement prévoit que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Si une personne détenue ou emprisonnée vient à décéder ou à disparaître pendant la période de sa détention ou de son emprisonnement, une autorité judiciaire ou autre ordonnera une enquête sur les causes du décès ou de la disparition, soit de sa propre initiative, soit à la requête d’un membre de la famille de cette personne ou de toute personne qui a connaissance de l’affaire...»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l’exemple des conditions de détention dans une prison genevoise pour majeurs : Champ-Dollon qui ouvre ses portes en 1977. Déjà au centre de l’actualité à cause de sa surpopulation, cette prison préventive de Genève a fait la une, en avril 2006, pour de toutes autres raisons. En effet, 200 détenus ont signé une lettre dénonçant l’emploi disproportionné de la force policière et des détentions préventives excédant les peines prononcées. &lt;br /&gt;
Suite aux protestations de 2006, les rapports ont mis en évidence en évidence des violations des droits humains au sein de la prison (allégations de pratiques d’immersion de la tête sous l’eau) par la suite confirmées. Malgré cela, en 2007, toujours pas de réaction des autorités.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la Ligue suisse des droits de l&#039;homme (LSDH), qui a présenté son rapport le 16 avril 2007, les droits fondamentaux des détenus ne sont pas respectés dans la prison genevoise de Champ-Dollon. De même, le rapport de la commission d&#039;experts du Grand Conseil genevois, présenté le 18 avril 2007, a été très sévère envers les pratiques de la police et de la justice.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les experts de la commission ont auditionné 125 détenus et ils ont eu accès aux données de la police judiciaire et de la justice.&lt;br /&gt;
30% des détenus auditionnés (soit 38 sur les 125) se sont plaints de mauvais traitements physiques et de propos racistes, voire de rançons; dans 14 des cas, des lésions ont été constatées par les médecins. Les brutalités ont consisté en coups de pieds à terre, tête frappée contre le mur, gifles, coups lors de l&#039;interrogatoire, et un mineur a raconté avoir subit le sous-marin (tête dans l&#039;eau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dû à la surpopulation, certaines conditions de détention deviennent inacceptables. Le rapport de la LSDH a confirmé certains problèmes, comme un accès restreint aux soins, aux parloirs, à la formation ou aux places de travail. Les experts ont confirmé la promiscuité, la mixité, le mélange de détenus (p.ex avec des détenus perturbés) et certaines restrictions.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d&#039;une conférence de presse le 3 mai 2007, les autorités ont exprimé leur inquiétude tout en relativisant les allégations. Le ministre genevois en charge de la police, Laurent Moutinot, a pointé le fait que les allégations de détenus n&#039;avaient pas fait l&#039;objet de vérification et que les policiers accusés n&#039;avaient pas été entendus. Toutefois, les autorités ont présenté un plan de réformes de la police censé mettre un frein à ces dysfonctionnements. Le plan d&#039;action comprenait l&#039;amélioration de la formation des policier, la réunion en un seul corps de la gendarmerie et de la police de sécurité internationale, une nouvelle répartition des compétences, des caméras de surveillance (y compris dans les postes de police et les salles d&#039;interrogatoires), la réforme des procédures disciplinaires et la création d&#039;une police des polices intercantonale.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Institutions et associations défendant le droit des prisonniers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le GAP ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Action Prison : GAP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe a été créé, en 1975 par Michel Glardon, à la suite de la mort de Patrick Moll. Ceci se faisait par le biais d’un  journal, nommé Passe-Murailles, qui publiait des dossiers sur des « thèmes brulants ». Ce groupe avait la volonté de créer une profonde modification de la détention préventive. Il a énormément lutté « pour briser l’isolement dans les prisons et pour défendre un vrai salaire pour les prisonniers, supprimer la censure, soutenir les luttes »&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt; dans différentes prisons suisses telles que Witzwil ou encore Saint-Antoine devenue Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1986, le groupe Action Prison a disparu et a laissé la place à bien d’autres associations qui luttent pour le respect des prisonniers. Notamment, l’Association de Défense des Prisonniers en Suisse qui a vu le jour en 1986 et qui souhaitait « soutenir les luttes des prisonniers au niveau national et dénoncer l’ensemble du système carcéral ».&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== ADPS (Association de défense des prisonniers de Suisse) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un syndicat de prisonniers, appelé l’Association de Défense des Prisonniers de Suisse, s’est crée en 1986 et prit, ainsi, le relais du Groupe Action Prison. C&#039;est le 1er août que Jacques Fasel, le fondateur, déposa la demande de création de l’ADPS à la conseillère fédérale Elisabeth Kopp. L’Office fédéral de la justice ne s’y opposa pas concrètement, mais transmit le message suivant : « Rien n’empêche en principe des détenus de fonder une association. Toutefois la direction de l’établissement peut soumettre l’activité de ladite association à des conditions, voire la restreindre. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette association était essentiellement composée de détenus et ne comprenait que quelques rares membres non incarcérés, ceux-ci servant de relais avec l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ADPS a évolué du simple syndicat de prisonniers à un groupe actif hors de l’enceinte des prisons. C’était les membres extérieurs à la prison qui recevaient les demandes d’aide des détenus et qui essaient de les traiter, sans toutefois y arriver au vu des nombreuses sollicitations. L’ADPS est alors perçue par les détenus comme inefficace et se voit discréditée. Il s’en suivit le départ de Jacques Fasel qui préféra œuvrer en solitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces informations sont tirées d&#039;un livre d&#039;Yvonne Bercher. (1995)&amp;lt;ref&amp;gt;Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne. pp 45-48&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Groupement [http://www.infoprisons.ch/ Infosprisons] ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Infoprisons est un groupe de travail qui s&#039;est créé après la fin tragique de [http://www.laregion.ch/cetait-effrayant-et-tres-penible/ Skander Vogt] qui est survenue en mars 2010, suite à l’incendie de sa cellule dans le canton de Vaud. En effet, cet événement a déclenché plusieurs interrogations et ces derniers se sont mis à réfléchir à ce que ce drame révélait du monde des prisons et à ce qui pouvait être fait afin d’éviter que ce type d&#039;événement ne se reproduise. Ils ont donc décidé d’élaborer et de diffuser un bulletin électronique trimestriel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe d&#039;information sur les prisons a donc pour but de permettre la prise de parole des détenus et la mobilisation des professionnels impliqués dans le système carcéral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se compose, d&#039;une part, de plusieurs personnes chargées de la responsabilité principale de la rédaction, à savoir: Marie Bonnard (ancienne journaliste à Tout-Va-Bien Hebdo), Patricia Lin (assistante sociale en milieu carcéral durant de nombreuses années), Anne-Catherine Menétrey-Savary (ex-conseillère nationale) et Muriel Testuz (active dans le Groupe Action Prison aujourd’hui disparu). Puis, d&#039;autre part, d&#039;une personne chargée de la relecture des bulletins, à savoir: Joëlle Pascale Ulrich. Tous ces acteurs travaillent bénévolement pour la rédactions des divers textes ainsi que la recherche d&#039;informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de recevoir les bulletins électroniques, il suffit de s&#039;inscrire sur le [http://infoprisons.ch/ site-web] du Groupe Info prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [http://www.aafip.ch/fr/ AAFIP] (Association des Amis de la Fraternité Internationale des Prisons) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;quot;Partout dans le monde les prisons sont un enfer. Aidez-nous à en faire des lieux de résurrection&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Site de l&#039;AAFIP sous http://www.aafip.ch/fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;AAFIP est une association suisse qui a été créée en 2005. Elle agit auprès des détenus, anciens détenus, victimes, enfants et familles touchées par le crime dans de nombreux pays parmi les plus défavorisés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un de leurs axes prioritaires est la justice réparatrice qui est devenue une vision minoritaire autour du XIème siècle, au profit d&#039;une justice rétributive ou répressive, mais qui revient en force actuellement. Car c&#039;est ce type de justice qui est porteur d&#039;espoir pour une réelle réinsertion des détenus au sein de la société. En effet, le crime ne se réduit pas à la transgression de la loi mais il affecte aussi les relations entre les individus. Ainsi, ce n&#039;est pas le fait de simplement appliquer des peines aux coupables qui compensera la souffrance des victimes, et cela peut même conduire à un désir de vengeance chez le coupable. &lt;br /&gt;
Concrètement, la justice réparatrice aide donc le coupable à réparer ou tenter de réparer le mal qu&#039;il a fait dans la mesure du possible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a 124 associations à travers le monde et toutes ont les mêmes objectifs : elles s&#039;impliquent dans la visite des détenus, la formation professionnelle en prison, l’accompagnement des victimes, des familles et enfants de prisonniers, la mise en place de programmes de réinsertion [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]professionnelle et la promotion du concept de justice réparatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chronologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie] sur les droits des prionniers en France&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;étayer les apports de notre article, nous avons décidé d&#039;interviewer deux personnes. Nous avons décidé d&#039;adopter une posture semi-directive dans nos entretiens de recherche. L&#039;objectif de ces entretiens est de &amp;quot;favoriser la production d’un discours de l’interviewé sur un thème défini dans le cadre d’une recherche&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Blanchet A., et Al (1985). L&#039;entretien dans les sciences sociales. Bordas, Paris. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;, dans ce cas-ci il s&#039;agira pour les deux interviewés de partager leurs souvenirs et expériences afin que nous puissions mieux comprendre la situation passée et actuelle concernant la prison. Nous essaierons aussi d&#039;approfondir un peu grâce à leurs opinions sur le thème du droit à l&#039;intégrité physique et morale des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Questions pour les entretiens|Questions d&#039;entretiens]] ===&lt;br /&gt;
Nous désirons laisser de l&#039;espace et de la liberté aux personnes interviewées. Par conséquent, nous ne proposerons pas de questions fermées mais des questions ouvertes et générales. Nous accorderons un long temps de réponse afin de laisser à la personne la possibilité de se souvenir et de raconter l&#039;histoire et son histoire, notre but étant de véritablement comprendre comment s&#039;est construite la lutte pour les droits des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les questions d&#039;entretien étaient les suivantes : [[Questions pour les entretiens|questions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Présentations des personnes interviewées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Madame Muriel Testuz et Madame Yvonne Bercher.&lt;br /&gt;
Pour la présentation des personnes interviewées, voir l&#039;[[index]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Retour sur les entretiens ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Muriel Testuz]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Yvonne Bercher]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11757</id>
		<title>Droits des prisonniers</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11757"/>
		<updated>2013-12-11T08:45:23Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* Les années 1970-1980 */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique ==&lt;br /&gt;
Durant l&#039;Antiquité et le Moyen-Âge, les sanctions pénales consistaient principalement en un châtiment corporel. La liberté n&#039;était pas encore considérée comme un bien appartenant à l&#039;individu. Par conséquent, les prisons n&#039;étaient pas utilisées comme mode de punition, mais, elles permettaient, par exemple, de s&#039;assurer qu&#039;un condamné serait présent le jour de son procès. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu&#039;au 17ème siècle, cette mentalité n&#039;évoluera pas. Au siècle des lumières, apparaît alors la conception de la liberté. Celle-ci se révèle être le bien le plus précieux dont peut disposer un individu. Rapidement, l&#039;idée d&#039;utiliser la prison comme mesure punitive - car privative de liberté - est proposée : les peines ne s&#039;appliquent plus au corps, mais à l&#039;esprit.&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réforme pénale initiée par le texte de [http://leboucher.com/vous/beccaria/ Cesare Beccaria], Des délits et des peines, paru en 1764, dénonce le recours à la torture comme moyen d&#039;instruction, la cruauté totalement disproportionnée des châtiments, tels que la peine capitale, l&#039;inégalité de traitement des condamnés en fonction de leur classe sociale ou encore l&#039;arbitraire des juges dans la décision des peine. Il préconise alors la mise en œuvre d&#039;un système de peines fixes garantissant l&#039;égalité entre les condamnés et empêchant ainsi toute appréciation des juges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Howard_%28philanthrope%29 John Howard], philanthrope britannique, est l&#039;un des premier à s&#039;intéresser au statut juridique des prisonniers. Son livre sur &amp;quot;L&#039;État des prisons européennes&amp;quot; (1777) souligne la nécessité d&#039;un traitement carcéral respectant les droits élémentaires de l&#039;humanité. À la fin du 18ème siècle, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Bentham Jeremy Bentham] va plus loin et défend la position que les détenus doivent avoir exactement les mêmes droits que les personnes en liberté mis à part celui d&#039;aller et venir&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 19éme siècle pour qu&#039;on donne un autre but aux peines. «Le détenu devrait être complétement transformé, tant dans son corps et ses habitudes que dans son esprit et sa volonté. La volonté d&#039;améliorer le détenu durant sa détention ou l&#039;idée d&#039;une réinsertion possible dans la société transparaissent en filigrane»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 14&amp;lt;/ref&amp;gt;. On passe à une pénalité de la détention. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault Michel Foucault] analyse ce nouvel &amp;quot;art de punir&amp;quot; à travers ce qu&#039;il appelle une micro-physique du pouvoir permettant une constante soumission de l&#039;individu au regard des gardiens. La justice moderne va alors chercher à transmettre l&#039;idée que l&#039;essentiel n&#039;est pas de punir, mais de redresser. Ce que l&#039;on vise désormais, c&#039;est la liberté de l&#039;individu. Par exemple, avec l&#039;introduction de la notion de &amp;quot;circonstances atténuantes&amp;quot; on fait entrer dans le verdict une appréciation portée sur le criminel et sur ce que l&#039;on peut attendre de lui dans l&#039;avenir. «Trouver pour un crime le châtiment qui convient, c&#039;est trouver le désavantage dont l&#039;idée soit telle qu&#039;elle rende définitivement sans attrait l&#039;idée d&#039;un méfait»&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 19ème siècle apporte son lot de réformes. Des mécanismes de réduction de peines apparaissent et surtout, la libération conditionnelle et le régime du sursis sont instaurés, respectivement en 1885 et 1891 en France.&amp;lt;ref&amp;gt;Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
                                         &#039;&#039;&#039;Et entre 1890 et 1970????&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’en 1945, la condamnation à une peine de prison correspond encore  à la perte des droits individuels, mais après la Seconde guerre mondiale, une volonté d’humaniser les prisons apparait en même temps qu&#039;une volonté de reconnaissance des droits des personnes détenues. Malgré cette tout, l’incarcération reste encore, à ce moment là, assimilée à un châtiment.&lt;br /&gt;
La mission de la prison est encore l&#039;enfermement et la punition. Il faut alors attendre les années 1970 pour considérer que les détenus restent des sujets détenteurs de droits avant tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les années 1970-1980 ===&lt;br /&gt;
Les années 1970 sont déterminantes dans le débat sur les droits des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;explique [https://www.google.ch/url?sa=t&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=&amp;amp;esrc=s&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=1&amp;amp;ved=0CDAQFjAA&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.ena.fr%2Findex.php%3F%2Ffr%2Fcontent%2Fdownload%2F4290%2F32109%2Ffile%2Fadministration-penitentiaire-et-droit-des-personnes-detenues.pdf&amp;amp;ei=I9ikUti6K4KPyQOIn4G4CA&amp;amp;usg=AFQjCNHVA-1tT9YFL5Uw8VYnY37FV1DyBA&amp;amp;sig2=s2HOes96Zi0TYRPu3cZLEA&amp;amp;bvm=bv.57752919,d.bGQ le texte de l&#039;ENA] (l&#039;école nationale d&#039;administration), &lt;br /&gt;
&amp;quot; ce n’est qu’à partir des années 1970 qu’il est admis que la qualité de détenu n’exclut pas celle de sujet détenteur de droits, évolution résumée par la formule « la prison, c’est la privation d’aller et venir et rien d’autre » prononcée par le Président de la République Valéry Giscard d’Estaing. Des droits sont progressivement reconnus aux personnes détenues, les dotant d’un statut juridique qui reste cependant partiel car un écart perdure entre la capacité de jouissance et la capacité d’exercice des droits dont les détenus sont titulaires. &amp;quot;&lt;br /&gt;
En effet, en 1975, les détenus récupèrent leur droit de vote, en 1983, ils sont autorisés à porter des vêtements civiles, en 1985, la télévision est autorisée dans les cellules&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Depuis 1980 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Droit à l’intégrité physique et morale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison a beaucoup évolué au cours du temps, comme le démontre l&#039;historique. Et avec cette évolution, ont évolué les valeurs de la prison et les droits des prisonniers. Parmi ces droits, nous pouvons lister le droit à l&#039;intégrité physique et morale, le droit à des conditions de vie appropriées, ou encore le droit à la santé. Étant donné la centration sur l&#039;évolution de la nature des sanctions et peines dans l&#039;historique de cet article, nous avons choisi de développer un peu plus le droit à l&#039;intégrité physique et morale des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Par le prononcé d&#039;une peine privative de liberté à son égard, l&#039;individu purgeant cette peine est privé de l&#039;un de ses principaux attributs, il perd sa liberté. Le problème majeur réside dans le fait de savoir s&#039;il s&#039;agit d&#039;une perte de liberté ou des libertés et dans quelle mesure cette privation est compatible avec les droits et libertés de l&#039;individu.»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 17.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les individus qui sont détenus conservent tous leurs droits sauf ceux dont la perte est une conséquence directe de la privation des libertés. L’interdiction universelle des actes de torture et des mauvais traitements trouve sa source dans la dignité inhérente à la personne humaine. Les prisonniers et détenus doivent être traités en toute circonstance de façon humaine et digne et ce du jour de leur admission jusqu&#039;au jour de leur libération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi tout acte de torture ou de traitement inhumain ou dégradant est interdit et impardonnable. L&#039;interdiction de la torture a force de loi. &lt;br /&gt;
Cette interdiction trouve sa source dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme dont l&#039;article 5 stipule que :&lt;br /&gt;
«Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ainsi le paragraphe 1 de l’article premier de la Convention contre la torture et autre peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant définit la torture comme : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles».&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsqu&#039;une personne détenue ou emprisonnée disparaît ou décède, il faut que la cause de cette disparition ou de ce décès fasse l’objet d’une enquête indépendante. Le principe 34 de l’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement prévoit que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Si une personne détenue ou emprisonnée vient à décéder ou à disparaître pendant la période de sa détention ou de son emprisonnement, une autorité judiciaire ou autre ordonnera une enquête sur les causes du décès ou de la disparition, soit de sa propre initiative, soit à la requête d’un membre de la famille de cette personne ou de toute personne qui a connaissance de l’affaire...»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l’exemple des conditions de détention dans une prison genevoise pour majeurs : Champ-Dollon qui ouvre ses portes en 1977. Déjà au centre de l’actualité à cause de sa surpopulation, cette prison préventive de Genève a fait la une, en avril 2006, pour de toutes autres raisons. En effet, 200 détenus ont signé une lettre dénonçant l’emploi disproportionné de la force policière et des détentions préventives excédant les peines prononcées. &lt;br /&gt;
Suite aux protestations de 2006, les rapports ont mis en évidence en évidence des violations des droits humains au sein de la prison (allégations de pratiques d’immersion de la tête sous l’eau) par la suite confirmées. Malgré cela, en 2007, toujours pas de réaction des autorités.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la Ligue suisse des droits de l&#039;homme (LSDH), qui a présenté son rapport le 16 avril 2007, les droits fondamentaux des détenus ne sont pas respectés dans la prison genevoise de Champ-Dollon. De même, le rapport de la commission d&#039;experts du Grand Conseil genevois, présenté le 18 avril 2007, a été très sévère envers les pratiques de la police et de la justice.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les experts de la commission ont auditionné 125 détenus et ils ont eu accès aux données de la police judiciaire et de la justice.&lt;br /&gt;
30% des détenus auditionnés (soit 38 sur les 125) se sont plaints de mauvais traitements physiques et de propos racistes, voire de rançons; dans 14 des cas, des lésions ont été constatées par les médecins. Les brutalités ont consisté en coups de pieds à terre, tête frappée contre le mur, gifles, coups lors de l&#039;interrogatoire, et un mineur a raconté avoir subit le sous-marin (tête dans l&#039;eau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dû à la surpopulation, certaines conditions de détention deviennent inacceptables. Le rapport de la LSDH a confirmé certains problèmes, comme un accès restreint aux soins, aux parloirs, à la formation ou aux places de travail. Les experts ont confirmé la promiscuité, la mixité, le mélange de détenus (p.ex avec des détenus perturbés) et certaines restrictions.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d&#039;une conférence de presse le 3 mai 2007, les autorités ont exprimé leur inquiétude tout en relativisant les allégations. Le ministre genevois en charge de la police, Laurent Moutinot, a pointé le fait que les allégations de détenus n&#039;avaient pas fait l&#039;objet de vérification et que les policiers accusés n&#039;avaient pas été entendus. Toutefois, les autorités ont présenté un plan de réformes de la police censé mettre un frein à ces dysfonctionnements. Le plan d&#039;action comprenait l&#039;amélioration de la formation des policier, la réunion en un seul corps de la gendarmerie et de la police de sécurité internationale, une nouvelle répartition des compétences, des caméras de surveillance (y compris dans les postes de police et les salles d&#039;interrogatoires), la réforme des procédures disciplinaires et la création d&#039;une police des polices intercantonale.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Institutions et associations défendant le droit des prisonniers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le GAP ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Action Prison : GAP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe a été créé, en 1975 par Michel Glardon, à la suite de la mort de Patrick Moll. Ceci se faisait par le biais d’un  journal, nommé Passe-Murailles, qui publiait des dossiers sur des « thèmes brulants ». Ce groupe avait la volonté de créer une profonde modification de la détention préventive. Il a énormément lutté « pour briser l’isolement dans les prisons et pour défendre un vrai salaire pour les prisonniers, supprimer la censure, soutenir les luttes »&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt; dans différentes prisons suisses telles que Witzwil ou encore Saint-Antoine devenue Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1986, le groupe Action Prison a disparu et a laissé la place à bien d’autres associations qui luttent pour le respect des prisonniers. Notamment, l’Association de Défense des Prisonniers en Suisse qui a vu le jour en 1986 et qui souhaitait « soutenir les luttes des prisonniers au niveau national et dénoncer l’ensemble du système carcéral ».&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== ADPS (Association de défense des prisonniers de Suisse) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un syndicat de prisonniers, appelé l’Association de Défense des Prisonniers de Suisse, s’est crée en 1986 et prit, ainsi, le relais du Groupe Action Prison. C&#039;est le 1er août que Jacques Fasel, le fondateur, déposa la demande de création de l’ADPS à la conseillère fédérale Elisabeth Kopp. L’Office fédéral de la justice ne s’y opposa pas concrètement, mais transmit le message suivant : « Rien n’empêche en principe des détenus de fonder une association. Toutefois la direction de l’établissement peut soumettre l’activité de ladite association à des conditions, voire la restreindre. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette association était essentiellement composée de détenus et ne comprenait que quelques rares membres non incarcérés, ceux-ci servant de relais avec l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ADPS a évolué du simple syndicat de prisonniers à un groupe actif hors de l’enceinte des prisons. C’était les membres extérieurs à la prison qui recevaient les demandes d’aide des détenus et qui essaient de les traiter, sans toutefois y arriver au vu des nombreuses sollicitations. L’ADPS est alors perçue par les détenus comme inefficace et se voit discréditée. Il s’en suivit le départ de Jacques Fasel qui préféra œuvrer en solitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces informations sont tirées d&#039;un livre d&#039;Yvonne Bercher. (1995)&amp;lt;ref&amp;gt;Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne. pp 45-48&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Groupement [http://www.infoprisons.ch/ Infosprisons] ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Infoprisons est un groupe de travail qui s&#039;est créé après la fin tragique de [http://www.laregion.ch/cetait-effrayant-et-tres-penible/ Skander Vogt] qui est survenue en mars 2010, suite à l’incendie de sa cellule dans le canton de Vaud. En effet, cet événement a déclenché plusieurs interrogations et ces derniers se sont mis à réfléchir à ce que ce drame révélait du monde des prisons et à ce qui pouvait être fait afin d’éviter que ce type d&#039;événement ne se reproduise. Ils ont donc décidé d’élaborer et de diffuser un bulletin électronique trimestriel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe d&#039;information sur les prisons a donc pour but de permettre la prise de parole des détenus et la mobilisation des professionnels impliqués dans le système carcéral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se compose, d&#039;une part, de plusieurs personnes chargées de la responsabilité principale de la rédaction, à savoir: Marie Bonnard (ancienne journaliste à Tout-Va-Bien Hebdo), Patricia Lin (assistante sociale en milieu carcéral durant de nombreuses années), Anne-Catherine Menétrey-Savary (ex-conseillère nationale) et Muriel Testuz (active dans le Groupe Action Prison aujourd’hui disparu). Puis, d&#039;autre part, d&#039;une personne chargée de la relecture des bulletins, à savoir: Joëlle Pascale Ulrich. Tous ces acteurs travaillent bénévolement pour la rédactions des divers textes ainsi que la recherche d&#039;informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de recevoir les bulletins électroniques, il suffit de s&#039;inscrire sur le [http://infoprisons.ch/ site-web] du Groupe Info prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [http://www.aafip.ch/fr/ AAFIP] (Association des Amis de la Fraternité Internationale des Prisons) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;quot;Partout dans le monde les prisons sont un enfer. Aidez-nous à en faire des lieux de résurrection&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Site de l&#039;AAFIP sous http://www.aafip.ch/fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;AAFIP est une association suisse qui a été créée en 2005. Elle agit auprès des détenus, anciens détenus, victimes, enfants et familles touchées par le crime dans de nombreux pays parmi les plus défavorisés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un de leurs axes prioritaires est la justice réparatrice qui est devenue une vision minoritaire autour du XIème siècle, au profit d&#039;une justice rétributive ou répressive, mais qui revient en force actuellement. Car c&#039;est ce type de justice qui est porteur d&#039;espoir pour une réelle réinsertion des détenus au sein de la société. En effet, le crime ne se réduit pas à la transgression de la loi mais il affecte aussi les relations entre les individus. Ainsi, ce n&#039;est pas le fait de simplement appliquer des peines aux coupables qui compensera la souffrance des victimes, et cela peut même conduire à un désir de vengeance chez le coupable. &lt;br /&gt;
Concrètement, la justice réparatrice aide donc le coupable à réparer ou tenter de réparer le mal qu&#039;il a fait dans la mesure du possible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a 124 associations à travers le monde et toutes ont les mêmes objectifs : elles s&#039;impliquent dans la visite des détenus, la formation professionnelle en prison, l’accompagnement des victimes, des familles et enfants de prisonniers, la mise en place de programmes de réinsertion [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]professionnelle et la promotion du concept de justice réparatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chronologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie] sur les droits des prionniers en France&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;étayer les apports de notre article, nous avons décidé d&#039;interviewer deux personnes. Nous avons décidé d&#039;adopter une posture semi-directive dans nos entretiens de recherche. L&#039;objectif de ces entretiens est de &amp;quot;favoriser la production d’un discours de l’interviewé sur un thème défini dans le cadre d’une recherche&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Blanchet A., et Al (1985). L&#039;entretien dans les sciences sociales. Bordas, Paris. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;, dans ce cas-ci il s&#039;agira pour les deux interviewés de partager leurs souvenirs et expériences afin que nous puissions mieux comprendre la situation passée et actuelle concernant la prison. Nous essaierons aussi d&#039;approfondir un peu grâce à leurs opinions sur le thème du droit à l&#039;intégrité physique et morale des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Questions pour les entretiens|Questions d&#039;entretiens]] ===&lt;br /&gt;
Nous désirons laisser de l&#039;espace et de la liberté aux personnes interviewées. Par conséquent, nous ne proposerons pas de questions fermées mais des questions ouvertes et générales. Nous accorderons un long temps de réponse afin de laisser à la personne la possibilité de se souvenir et de raconter l&#039;histoire et son histoire, notre but étant de véritablement comprendre comment s&#039;est construite la lutte pour les droits des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les questions d&#039;entretien étaient les suivantes : [[Questions pour les entretiens|questions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Présentations des personnes interviewées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Madame Muriel Testuz et Madame Yvonne Bercher.&lt;br /&gt;
Pour la présentation des personnes interviewées, voir l&#039;[[index]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Retour sur les entretiens ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Muriel Testuz]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Yvonne Bercher]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11751</id>
		<title>Droits des prisonniers</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11751"/>
		<updated>2013-12-11T08:41:43Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* Historique */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique ==&lt;br /&gt;
Durant l&#039;Antiquité et le Moyen-Âge, les sanctions pénales consistaient principalement en un châtiment corporel. La liberté n&#039;était pas encore considérée comme un bien appartenant à l&#039;individu. Par conséquent, les prisons n&#039;étaient pas utilisées comme mode de punition, mais, elles permettaient, par exemple, de s&#039;assurer qu&#039;un condamné serait présent le jour de son procès. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu&#039;au 17ème siècle, cette mentalité n&#039;évoluera pas. Au siècle des lumières, apparaît alors la conception de la liberté. Celle-ci se révèle être le bien le plus précieux dont peut disposer un individu. Rapidement, l&#039;idée d&#039;utiliser la prison comme mesure punitive - car privative de liberté - est proposée : les peines ne s&#039;appliquent plus au corps, mais à l&#039;esprit.&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réforme pénale initiée par le texte de [http://leboucher.com/vous/beccaria/ Cesare Beccaria], Des délits et des peines, paru en 1764, dénonce le recours à la torture comme moyen d&#039;instruction, la cruauté totalement disproportionnée des châtiments, tels que la peine capitale, l&#039;inégalité de traitement des condamnés en fonction de leur classe sociale ou encore l&#039;arbitraire des juges dans la décision des peine. Il préconise alors la mise en œuvre d&#039;un système de peines fixes garantissant l&#039;égalité entre les condamnés et empêchant ainsi toute appréciation des juges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Howard_%28philanthrope%29 John Howard], philanthrope britannique, est l&#039;un des premier à s&#039;intéresser au statut juridique des prisonniers. Son livre sur &amp;quot;L&#039;État des prisons européennes&amp;quot; (1777) souligne la nécessité d&#039;un traitement carcéral respectant les droits élémentaires de l&#039;humanité. À la fin du 18ème siècle, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Bentham Jeremy Bentham] va plus loin et défend la position que les détenus doivent avoir exactement les mêmes droits que les personnes en liberté mis à part celui d&#039;aller et venir&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 19éme siècle pour qu&#039;on donne un autre but aux peines. «Le détenu devrait être complétement transformé, tant dans son corps et ses habitudes que dans son esprit et sa volonté. La volonté d&#039;améliorer le détenu durant sa détention ou l&#039;idée d&#039;une réinsertion possible dans la société transparaissent en filigrane»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 14&amp;lt;/ref&amp;gt;. On passe à une pénalité de la détention. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault Michel Foucault] analyse ce nouvel &amp;quot;art de punir&amp;quot; à travers ce qu&#039;il appelle une micro-physique du pouvoir permettant une constante soumission de l&#039;individu au regard des gardiens. La justice moderne va alors chercher à transmettre l&#039;idée que l&#039;essentiel n&#039;est pas de punir, mais de redresser. Ce que l&#039;on vise désormais, c&#039;est la liberté de l&#039;individu. Par exemple, avec l&#039;introduction de la notion de &amp;quot;circonstances atténuantes&amp;quot; on fait entrer dans le verdict une appréciation portée sur le criminel et sur ce que l&#039;on peut attendre de lui dans l&#039;avenir. «Trouver pour un crime le châtiment qui convient, c&#039;est trouver le désavantage dont l&#039;idée soit telle qu&#039;elle rende définitivement sans attrait l&#039;idée d&#039;un méfait»&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 19ème siècle apporte son lot de réformes. Des mécanismes de réduction de peines apparaissent et surtout, la libération conditionnelle et le régime du sursis sont instaurés, respectivement en 1885 et 1891 en France.&amp;lt;ref&amp;gt;Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
                                         &#039;&#039;&#039;Et entre 1890 et 1970????&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’en 1945, la condamnation à une peine de prison correspond encore  à la perte des droits individuels, mais après la Seconde guerre mondiale, une volonté d’humaniser les prisons apparait en même temps qu&#039;une volonté de reconnaissance des droits des personnes détenues. Malgré cette tout, l’incarcération reste encore, à ce moment là, assimilée à un châtiment.&lt;br /&gt;
La mission de la prison est encore l&#039;enfermement et la punition. Il faut alors attendre les années 1970 pour considérer que les détenus restent des sujets détenteurs de droits avant tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les années 1970-1980 ===&lt;br /&gt;
Les années 1970 sont déterminantes dans le débat sur les droits des prisonniers. Cette question est directement liée à la perte de la liberté par l&#039;emprisonnement. or, il s&#039;agit de distinguer les droits de la personnes humains des droits du prisonniers. Les premières relèvent de ... les second de....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;explique [https://www.google.ch/url?sa=t&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=&amp;amp;esrc=s&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=1&amp;amp;ved=0CDAQFjAA&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.ena.fr%2Findex.php%3F%2Ffr%2Fcontent%2Fdownload%2F4290%2F32109%2Ffile%2Fadministration-penitentiaire-et-droit-des-personnes-detenues.pdf&amp;amp;ei=I9ikUti6K4KPyQOIn4G4CA&amp;amp;usg=AFQjCNHVA-1tT9YFL5Uw8VYnY37FV1DyBA&amp;amp;sig2=s2HOes96Zi0TYRPu3cZLEA&amp;amp;bvm=bv.57752919,d.bGQ le texte de l&#039;ENA] (l&#039;école nationale d&#039;administration), &lt;br /&gt;
&amp;quot; ce n’est qu’à partir des années 1970 qu’il est admis que la qualité de détenu n’exclut pas celle de sujet détenteur de droits, évolution résumée par la formule « la prison, c’est la privation d’aller et venir et rien d’autre » prononcée par le Président de la République Valéry Giscard d’Estaing.Des droits sont progressivement reconnus aux personnes détenues, les dotant d’un statut juridique qui reste cependant partiel car un écart perdure entre la capacité de jouissance et la capacité d’exercice des droits dont les détenus sont titulaires. &amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Depuis 1980 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Droit à l’intégrité physique et morale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison a beaucoup évolué au cours du temps, comme le démontre l&#039;historique. Et avec cette évolution, ont évolué les valeurs de la prison et les droits des prisonniers. Parmi ces droits, nous pouvons lister le droit à l&#039;intégrité physique et morale, le droit à des conditions de vie appropriées, ou encore le droit à la santé. Étant donné la centration sur l&#039;évolution de la nature des sanctions et peines dans l&#039;historique de cet article, nous avons choisi de développer un peu plus le droit à l&#039;intégrité physique et morale des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Par le prononcé d&#039;une peine privative de liberté à son égard, l&#039;individu purgeant cette peine est privé de l&#039;un de ses principaux attributs, il perd sa liberté. Le problème majeur réside dans le fait de savoir s&#039;il s&#039;agit d&#039;une perte de liberté ou des libertés et dans quelle mesure cette privation est compatible avec les droits et libertés de l&#039;individu.»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 17.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les individus qui sont détenus conservent tous leurs droits sauf ceux dont la perte est une conséquence directe de la privation des libertés. L’interdiction universelle des actes de torture et des mauvais traitements trouve sa source dans la dignité inhérente à la personne humaine. Les prisonniers et détenus doivent être traités en toute circonstance de façon humaine et digne et ce du jour de leur admission jusqu&#039;au jour de leur libération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi tout acte de torture ou de traitement inhumain ou dégradant est interdit et impardonnable. L&#039;interdiction de la torture a force de loi. &lt;br /&gt;
Cette interdiction trouve sa source dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme dont l&#039;article 5 stipule que :&lt;br /&gt;
«Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ainsi le paragraphe 1 de l’article premier de la Convention contre la torture et autre peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant définit la torture comme : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles».&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsqu&#039;une personne détenue ou emprisonnée disparaît ou décède, il faut que la cause de cette disparition ou de ce décès fasse l’objet d’une enquête indépendante. Le principe 34 de l’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement prévoit que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Si une personne détenue ou emprisonnée vient à décéder ou à disparaître pendant la période de sa détention ou de son emprisonnement, une autorité judiciaire ou autre ordonnera une enquête sur les causes du décès ou de la disparition, soit de sa propre initiative, soit à la requête d’un membre de la famille de cette personne ou de toute personne qui a connaissance de l’affaire...»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l’exemple des conditions de détention dans une prison genevoise pour majeurs : Champ-Dollon qui ouvre ses portes en 1977. Déjà au centre de l’actualité à cause de sa surpopulation, cette prison préventive de Genève a fait la une, en avril 2006, pour de toutes autres raisons. En effet, 200 détenus ont signé une lettre dénonçant l’emploi disproportionné de la force policière et des détentions préventives excédant les peines prononcées. &lt;br /&gt;
Suite aux protestations de 2006, les rapports ont mis en évidence en évidence des violations des droits humains au sein de la prison (allégations de pratiques d’immersion de la tête sous l’eau) par la suite confirmées. Malgré cela, en 2007, toujours pas de réaction des autorités.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la Ligue suisse des droits de l&#039;homme (LSDH), qui a présenté son rapport le 16 avril 2007, les droits fondamentaux des détenus ne sont pas respectés dans la prison genevoise de Champ-Dollon. De même, le rapport de la commission d&#039;experts du Grand Conseil genevois, présenté le 18 avril 2007, a été très sévère envers les pratiques de la police et de la justice.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les experts de la commission ont auditionné 125 détenus et ils ont eu accès aux données de la police judiciaire et de la justice.&lt;br /&gt;
30% des détenus auditionnés (soit 38 sur les 125) se sont plaints de mauvais traitements physiques et de propos racistes, voire de rançons; dans 14 des cas, des lésions ont été constatées par les médecins. Les brutalités ont consisté en coups de pieds à terre, tête frappée contre le mur, gifles, coups lors de l&#039;interrogatoire, et un mineur a raconté avoir subit le sous-marin (tête dans l&#039;eau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dû à la surpopulation, certaines conditions de détention deviennent inacceptables. Le rapport de la LSDH a confirmé certains problèmes, comme un accès restreint aux soins, aux parloirs, à la formation ou aux places de travail. Les experts ont confirmé la promiscuité, la mixité, le mélange de détenus (p.ex avec des détenus perturbés) et certaines restrictions.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d&#039;une conférence de presse le 3 mai 2007, les autorités ont exprimé leur inquiétude tout en relativisant les allégations. Le ministre genevois en charge de la police, Laurent Moutinot, a pointé le fait que les allégations de détenus n&#039;avaient pas fait l&#039;objet de vérification et que les policiers accusés n&#039;avaient pas été entendus. Toutefois, les autorités ont présenté un plan de réformes de la police censé mettre un frein à ces dysfonctionnements. Le plan d&#039;action comprenait l&#039;amélioration de la formation des policier, la réunion en un seul corps de la gendarmerie et de la police de sécurité internationale, une nouvelle répartition des compétences, des caméras de surveillance (y compris dans les postes de police et les salles d&#039;interrogatoires), la réforme des procédures disciplinaires et la création d&#039;une police des polices intercantonale.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Institutions et associations défendant le droit des prisonniers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le GAP ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Action Prison : GAP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe a été créé, en 1975 par Michel Glardon, à la suite de la mort de Patrick Moll. Ceci se faisait par le biais d’un  journal, nommé Passe-Murailles, qui publiait des dossiers sur des « thèmes brulants ». Ce groupe avait la volonté de créer une profonde modification de la détention préventive. Il a énormément lutté « pour briser l’isolement dans les prisons et pour défendre un vrai salaire pour les prisonniers, supprimer la censure, soutenir les luttes »&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt; dans différentes prisons suisses telles que Witzwil ou encore Saint-Antoine devenue Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1986, le groupe Action Prison a disparu et a laissé la place à bien d’autres associations qui luttent pour le respect des prisonniers. Notamment, l’Association de Défense des Prisonniers en Suisse qui a vu le jour en 1986 et qui souhaitait « soutenir les luttes des prisonniers au niveau national et dénoncer l’ensemble du système carcéral ».&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== ADPS (Association de défense des prisonniers de Suisse) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un syndicat de prisonniers, appelé l’Association de Défense des Prisonniers de Suisse, s’est crée en 1986 et prit, ainsi, le relais du Groupe Action Prison. C&#039;est le 1er août que Jacques Fasel, le fondateur, déposa la demande de création de l’ADPS à la conseillère fédérale Elisabeth Kopp. L’Office fédéral de la justice ne s’y opposa pas concrètement, mais transmit le message suivant : « Rien n’empêche en principe des détenus de fonder une association. Toutefois la direction de l’établissement peut soumettre l’activité de ladite association à des conditions, voire la restreindre. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette association était essentiellement composée de détenus et ne comprenait que quelques rares membres non incarcérés, ceux-ci servant de relais avec l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ADPS a évolué du simple syndicat de prisonniers à un groupe actif hors de l’enceinte des prisons. C’était les membres extérieurs à la prison qui recevaient les demandes d’aide des détenus et qui essaient de les traiter, sans toutefois y arriver au vu des nombreuses sollicitations. L’ADPS est alors perçue par les détenus comme inefficace et se voit discréditée. Il s’en suivit le départ de Jacques Fasel qui préféra œuvrer en solitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces informations sont tirées d&#039;un livre d&#039;Yvonne Bercher. (1995)&amp;lt;ref&amp;gt;Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne. pp 45-48&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Groupement [http://www.infoprisons.ch/ Infosprisons] ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Infoprisons est un groupe de travail qui s&#039;est créé après la fin tragique de [http://www.laregion.ch/cetait-effrayant-et-tres-penible/ Skander Vogt] qui est survenue en mars 2010, suite à l’incendie de sa cellule dans le canton de Vaud. En effet, cet événement a déclenché plusieurs interrogations et ces derniers se sont mis à réfléchir à ce que ce drame révélait du monde des prisons et à ce qui pouvait être fait afin d’éviter que ce type d&#039;événement ne se reproduise. Ils ont donc décidé d’élaborer et de diffuser un bulletin électronique trimestriel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe d&#039;information sur les prisons a donc pour but de permettre la prise de parole des détenus et la mobilisation des professionnels impliqués dans le système carcéral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se compose, d&#039;une part, de plusieurs personnes chargées de la responsabilité principale de la rédaction, à savoir: Marie Bonnard (ancienne journaliste à Tout-Va-Bien Hebdo), Patricia Lin (assistante sociale en milieu carcéral durant de nombreuses années), Anne-Catherine Menétrey-Savary (ex-conseillère nationale) et Muriel Testuz (active dans le Groupe Action Prison aujourd’hui disparu). Puis, d&#039;autre part, d&#039;une personne chargée de la relecture des bulletins, à savoir: Joëlle Pascale Ulrich. Tous ces acteurs travaillent bénévolement pour la rédactions des divers textes ainsi que la recherche d&#039;informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de recevoir les bulletins électroniques, il suffit de s&#039;inscrire sur le [http://infoprisons.ch/ site-web] du Groupe Info prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [http://www.aafip.ch/fr/ AAFIP] (Association des Amis de la Fraternité Internationale des Prisons) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;quot;Partout dans le monde les prisons sont un enfer. Aidez-nous à en faire des lieux de résurrection&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Site de l&#039;AAFIP sous http://www.aafip.ch/fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;AAFIP est une association suisse qui a été créée en 2005. Elle agit auprès des détenus, anciens détenus, victimes, enfants et familles touchées par le crime dans de nombreux pays parmi les plus défavorisés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un de leurs axes prioritaires est la justice réparatrice qui est devenue une vision minoritaire autour du XIème siècle, au profit d&#039;une justice rétributive ou répressive, mais qui revient en force actuellement. Car c&#039;est ce type de justice qui est porteur d&#039;espoir pour une réelle réinsertion des détenus au sein de la société. En effet, le crime ne se réduit pas à la transgression de la loi mais il affecte aussi les relations entre les individus. Ainsi, ce n&#039;est pas le fait de simplement appliquer des peines aux coupables qui compensera la souffrance des victimes, et cela peut même conduire à un désir de vengeance chez le coupable. &lt;br /&gt;
Concrètement, la justice réparatrice aide donc le coupable à réparer ou tenter de réparer le mal qu&#039;il a fait dans la mesure du possible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a 124 associations à travers le monde et toutes ont les mêmes objectifs : elles s&#039;impliquent dans la visite des détenus, la formation professionnelle en prison, l’accompagnement des victimes, des familles et enfants de prisonniers, la mise en place de programmes de réinsertion [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]professionnelle et la promotion du concept de justice réparatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chronologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie] sur les droits des prionniers en France&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;étayer les apports de notre article, nous avons décidé d&#039;interviewer deux personnes. Nous avons décidé d&#039;adopter une posture semi-directive dans nos entretiens de recherche. L&#039;objectif de ces entretiens est de &amp;quot;favoriser la production d’un discours de l’interviewé sur un thème défini dans le cadre d’une recherche&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Blanchet A., et Al (1985). L&#039;entretien dans les sciences sociales. Bordas, Paris. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;, dans ce cas-ci il s&#039;agira pour les deux interviewés de partager leurs souvenirs et expériences afin que nous puissions mieux comprendre la situation passée et actuelle concernant la prison. Nous essaierons aussi d&#039;approfondir un peu grâce à leurs opinions sur le thème du droit à l&#039;intégrité physique et morale des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Questions pour les entretiens|Questions d&#039;entretiens]] ===&lt;br /&gt;
Nous désirons laisser de l&#039;espace et de la liberté aux personnes interviewées. Par conséquent, nous ne proposerons pas de questions fermées mais des questions ouvertes et générales. Nous accorderons un long temps de réponse afin de laisser à la personne la possibilité de se souvenir et de raconter l&#039;histoire et son histoire, notre but étant de véritablement comprendre comment s&#039;est construite la lutte pour les droits des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les questions d&#039;entretien étaient les suivantes : [[Questions pour les entretiens|questions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Présentations des personnes interviewées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Madame Muriel Testuz et Madame Yvonne Bercher.&lt;br /&gt;
Pour la présentation des personnes interviewées, voir l&#039;[[index]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Retour sur les entretiens ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Muriel Testuz]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Yvonne Bercher]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Discussion:Droits_des_prisonniers&amp;diff=11629</id>
		<title>Discussion:Droits des prisonniers</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Discussion:Droits_des_prisonniers&amp;diff=11629"/>
		<updated>2013-12-09T18:34:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* -- Ruchat (discussion) 4 décembre 2013 à 11:33 (CET) */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 5 novembre 2013 à 10:34 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
O.K pour la webographie, mais elle doit être en lien avec votre texte qui en quelque sorte l&#039;annonce.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il me semble qu&#039;il y a bien des info intéressante sur le site des archives Michel Foucault concernant les Groupe information prison&lt;br /&gt;
http://michel-foucault-archives.org/?-Inventaires-&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne saisis pas à quoi correspond ce plan démesuré. Il s&#039;agit d&#039;écrire un article de type scientifiques entre 8 et 12 pages avec des liens. Il ne faut pas reproduire un travail (type dossier) sur le dewiki. il faut d&#039;abord écrire votre texte sur les droits de la personne: quand, où, sous quelles formes et en retirer les valeurs essentielles. L&#039;idée est de présenter cette histoire en la racontant. Il ne faut pas &amp;quot;bourrer&amp;quot; votre texte d&#039;informations tous azimuts!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 11 novembre 2013 à 13:43 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Merci pour le site. Oui je pense que pour l&#039;instant la webographie est aussi là afin que nous puissions y puiser des idées pour l&#039;article, en tout cas les liens que j&#039;ai mis étaient plus dans cette perspective-là. De toute façon tant que notre article n&#039;est pas fait, c&#039;est encore modifiable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous avez parlé d&#039;un professeur en droit que vous connaissiez, pensez-vous qu&#039;il serait d&#039;accord que nous l&#039;interviewions pour notre article? Si oui, pourriez-vous nous transmettre un moyen de contact? Merci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réponse Ruchat  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;avais parlé de Christian Nils Robert. Peut-être vaudrait-il mieux que je contacte d&#039;abord. Dites-moi ce que vous en pensez. Il y aurait peut-être aussi l&#039;avocat Jean-Pierre Garbade qui a été très actif sur ces question. Mais surtout avant de contacter qui que se soit, vous devez avancer dans votre travail: pour l&#039;heure, il n&#039;y a rien du point de vue du contenu. Votre intention est louable, mais trop ambitieux. Mieux vaut creuser un ou deux sujets!&lt;br /&gt;
Il semble qu&#039;un étudiant ait fait un travail un travail de mémoire sur le GAP dans les années 2010 pour l&#039;UNI science Po: Thomas Von Alleman.&lt;br /&gt;
Au GAP a succédé l&#039;ADPS (association de défense des détenus): il y aurait de quoi creuser!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: Réponse Ruchat -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 15 novembre 2013 à 14:19 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Merci beaucoup, oui effectivement le plan a été changé, nous nous concentrerons donc très certainement sur le droit à l&#039;intégrité physique et morale. Je pense effectivement que c&#039;est mieux si vous le contactez d&#039;abord. Merci beaucoup.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Entretiens et documentation -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 15 novembre 2013 à 14:27 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hello les gens, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
alors j&#039;ai complété un peu l&#039;intro qui avait été commencée et concernant le droit j&#039;ai fait quelques recherches et un peu introduit avec des éléments théoriques, des articles des droits de l&#039;homme et des faits sur champ-dollon etc..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai aussi contacté Fernando Carvajal parce que j&#039;avais quelques soucis à trouver de la documentation plus précisément sur la suisse.. Il a parlé de deux spécialistes des prisons qui pourraient nous orienter.. donc Daniel Fink et Christina-Nils Robert comme la Mme Ruchat nous en avait parlé.. il m&#039;a conseillé de consulter leurs écrits. Il a aussi parlé de deux autres revues spécialisées qui pourraient nous être utiles : Champ Pénal et Déviances et Société. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors bonne lecture les gens!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Sébastien|Sébastien]] ([[Discussion utilisateur:Sébastien|discussion]]) 18 novembre 2013 à 11:13 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si jamais, j&#039;ai modifié encore l&#039;intro et le plan. J&#039;ai rajouté un point sur les questions d&#039;entretien et sur la présentation des personnes interviewées. J ai aussi rajouté un point sur les associations défendant les droits des prisonniers. Faut juste un peu les présenter. On se voit mercredi&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Stephanie|Stephanie]] ([[Discussion utilisateur:Stephanie|discussion]]) 18 novembre 2013 à 11:52 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Hello!! Super Seb, merci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ma part j&#039;ai essayé de compléter un peu la partie sur le groupe Infoprisons... Je dois retourner en cours donc je reprendrai 4a plus tard... Jetez-y juste un petit coup d’œil histoire de pouvoir me faire un feedback et que je change deux trois trucs le cas échéant... =) Merci !!!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 18 novembre 2013 à 13:25 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:: Coucou, merci beaucoup. &lt;br /&gt;
J&#039;ai juste rajouté une phrase autrement pour le reste je ne pense pas qu&#039;il y ait quoi que ce soit à changer juste à continuer un peu. Je suis en cours aussi actuellement donc je ne peux pas plus chercher mais ce qui y est déjà est top. Merci&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 18 novembre 2013 à 13:14 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est très bien d&#039;écrire comme vous le faites. Mais il faudrait aussi à mesure que vous avancez présenter les sources sur lesquelles vous travaillez et aussi la problématique que vous voulez suivre: c&#039;est cela qui permettra aussi de construire les questions des droits de la personnes.&lt;br /&gt;
Je n&#039;ai pas compris finalement qui vous voulez interrogez. Je n&#039;ai pas clairement saisit s&#039;il fallait que je contacte Monsieur C.Nils Robert?  Avze-vous quelqu&#039;un d&#039;autre au cas où il refuserait. M. Garbade ne semble plus être à Genève!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 18 novembre 2013 à 13:28 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Nous devons encore un peu parler entre nous concernant la problématique à suivre. &lt;br /&gt;
Mais concernant l&#039;entretien, oui nous aimerions que vous preniez un premier contact avec M. C.Nils Robert. Et nous avons aussi une deuxième personne à interroger oui. Merci&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 18 novembre 2013 à 13:47 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:: Le groupe,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la deuxième personne je vais voir avec Alix si elle peut convenir avec elle d&#039;un moment pour mener notre interview. Cette personne a déjà donné son accord, donc il ne nous manque plus que les questions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== ADPS ?? -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 19 novembre 2013 à 01:05 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hey les amis, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
j&#039;ai complété un peu pour l&#039;AAFIP, par contre j&#039;ai essayé de chercher des infos sur l&#039;ADPS et je trouve rien sur internet.. je ne sais pas si c&#039;est la fatigue ou quoi.. mais on est surs que ça s&#039;appelle bien comme ça?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 19 novembre 2013 à 17:02 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Coucou Diana,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai trouvé un livre qui en parle un peu... j&#039;ai fait un petit résumé de ce que j&#039;ai trouvé, mais il n&#039;y a vraiment pas beaucoup d&#039;informations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;émets l&#039;hypothèse que cette association n’œuvre plus... mais je ne suis pas sûre de moi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 19 novembre 2013 à 18:01 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Super merci!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tu as des nouvelles d&#039;Alix concernant la personne qu&#039;elle a contacté?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A demain!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=====Re: Re: Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 19 novembre 2013 à 18:07 (CET)=====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De rien, j&#039;espère que ça va... j&#039;ai vraiment trouvé que ces 4 pages au milieu d&#039;un livre et encore elles ne parlent pas que de ce sujet&lt;br /&gt;
Elle a plus qu&#039;à prendre rendez-vous avec elle quand on aura nos questions !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
======Re: Re: Re: Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Stephanie|Stephanie]] ([[Discussion utilisateur:Stephanie|discussion]]) 19 novembre 2013 à 21:56 (CET)======&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:::: Super les filles, dans ce cas, on se met d&#039;accord demain pour une problématique et on pourra réfléchir à notre questionnaire en gardant en tête que le principal est de faire parler les acteurs sur leur travail... Les QUESTIONS OUVERTES s&#039;imposent ahahahah!!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai une mini question aussi, laquelle ou lequel d&#039;entre vous à écris que les années 70-80 sont importante pour les droits des prisonniers? Où avez vous eu cette info? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A demain! Bonne nuit&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=======Re: Re: Re: Re: Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 19 novembre 2013 à 23:13 (CET)=======&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Haha oui biensûr les questions ouvertes s&#039;imposent :) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors écoute sans dire de bêtises je crois que c&#039;est Sébastien qui l&#039;a écrit et les questions en gras dans l&#039;introduction c&#039;est la prof qui les a écrites et j&#039;ai juste mis en gras pour qu&#039;elles soient plus visibles.. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc pour les années 70-80 je suppose qu&#039;il faudra attendre demain pour voir avec Sébastien où il a trouvé cette info ;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Rendez-vous ! -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 20 novembre 2013 à 10:41 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Coucou Alix, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faudrait vraiment que tu nous prennes le rendez-vous avec la personne que tu as contactée, car on doit avoir fait l&#039;entretien et la transcription pour le 4 décembre !!!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: Rendez-vous ! -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 20 novembre 2013 à 11:16 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon, ben finalement je ne pense pas que cela serve à quelque chose vu qu&#039;on cherche quelqu&#039;un qui milite et militait entre 1980-1990... on en reparle les deux si jamais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: Rendez-vous ! -- [[Utilisateur:Alix|Alix]] ([[Discussion utilisateur:Alix|discussion]]) 24 novembre 2013 à 13:19 (CET)====&lt;br /&gt;
J&#039;ai annulé, elle m&#039;a dit d&#039;aller regarder du côté de l&#039;APT il milite contre la torture et notamment sur les conditions de détention.. Il y a aussi la commission des visiteurs de prison si jamais.. Bonne journée&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ca vous parles?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:: Replace this text with your reply&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Emploi du temps ! -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 20 novembre 2013 à 11:19 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Coucou !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors je pense que ça serait pas mal qu&#039;on note nos disponibilités pour les interviews. Ça serait bien qu&#039;on soit au moins 2 présents à chaque fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Personnellement, je pourrais :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
lundi entre 14.00 et 16.00,&lt;br /&gt;
mardi entre 12.30 et 16.30,&lt;br /&gt;
mercredi dès 14.00,&lt;br /&gt;
jeudi et vendredi à partir de 17.00-17.30.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: Emploi du temps ! -- [[Utilisateur:Alix|Alix]] ([[Discussion utilisateur:Alix|discussion]]) 24 novembre 2013 à 13:17 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je peux le mardi matin mais tôt car il faut que je sois a 13h30 en stage. Le mercredi  à partir de 14h mais je peux ne pas aller en cours de la journée pr aller à Lausanne. Le lundi 12h à 16h.  Jeudi et vendredi à partir de 17.00 car avant stage.&lt;br /&gt;
: Replace this text with your reply&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 21 novembre 2013 à 13:11 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En passant je vous transmets cette info qui pourrait vous intéresser&lt;br /&gt;
Sécuriser et humaniser ?&lt;br /&gt;
Enjeux contemporains de la détention des mineurs&lt;br /&gt;
Mercredi 11 décembre 2013 – 9h00-15h30&lt;br /&gt;
HETS – Auditoire E007&lt;br /&gt;
Rue du Pré-Jérôme 16, 1205 Genève&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 24 novembre 2013 à 20:26 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je trouve très bien d&#039;écrire, mais il faut en même temps structurer votre texte sinon cela fait un peu &amp;quot;fourre-tout&amp;quot;. La manière de le structurer est la chronologie, puisque c&#039;est un texte en histoire, donc le temps est premier. Puis votre problématique: le développement des droits de la personne dans les années 60-90 environ. Or si vous parlez de 2006 ou 2007, on doit savoir quel est le statut de cette info. Soit c&#039;est une sorte d&#039;accroche pour introduire la problématique (et il faut le dire) soit il faudra le mettre à la fin (en suivant la logique du temps!).&lt;br /&gt;
Peut-être faut-il distinguer les références à mettre avec des notes des textes des références que vous mettez à disposition grâce aux liens. Or il y en a bien peu pour l&#039;instant!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Entretien -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 25 novembre 2013 à 10:23 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonjour,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai téléphoné à Madame Testuz. Elle me rappelle cet après-midi pour fixer un rendez-vous définitif. Notre première idée serait de se voir jeudi 28 à 18.00 à Lausanne, néanmoins, cela reste à confirmer !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Sébastien|Sébastien]] ([[Discussion utilisateur:Sébastien|discussion]]) 25 novembre 2013 à 10:57 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je me posais des questions concernant notre organisation. Si on fait un truc historique, cela veut dire que notre première partie correspond à l&#039;histoire des droit des prisonniers avant 1960. Donc il faut compléter la période 1890-1960. Ensuite, le gros du travail consiste à parler de ce qu&#039;il se passe dans ces années 1960-1980. Ensuite, une troisième partie, assez courte, sur ce qu&#039;il s&#039;est passé depuis 1980 jusqu&#039;à aujourd&#039;hui. Ensuite, on peut parler de notre entretien.&lt;br /&gt;
Cela remet donc en cause la pertinence de la partie sur le droit à l&#039;intégrité physique et sur la présentation des associations.&lt;br /&gt;
On aurait donc&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Historique -&amp;gt;1960&lt;br /&gt;
* Historique 1960-1980&lt;br /&gt;
* Historique 1980-2013&lt;br /&gt;
* Présentation des personnes interviewées&lt;br /&gt;
* Retour sur l&#039;entretien&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu&#039;en pensez-vous?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Sébastien|Sébastien]] ([[Discussion utilisateur:Sébastien|discussion]]) 25 novembre 2013 à 11:17 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Sur le site d&#039;[http://www.infoprisons.ch/ infoprison], on peut faire des recherches par thèmes. Il y a pas mal de dossier sur les droits des prisonniers aujourd&#039;hui. On parle notamment de l&#039;affaire de Marie. A mon avis, on trouve beaucoup de choses pour la partie 1980-2013&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 25 novembre 2013 à 11:22 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je pense aussi qu&#039;une clarification du plan est une bonne chose car madame Ruchat l&#039;a spécifié. Après je sais pas s&#039;il faut éliminer les associations car avec madame Testuz on va devoir en parler quand un peu....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: -- [[Utilisateur:Sébastien|Sébastien]] ([[Discussion utilisateur:Sébastien|discussion]]) 25 novembre 2013 à 11:26 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:: Tu as raison. On peut parler des associations dans la partie 1960-1980 car elles apparaissent à cette période.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=====Re: Re: Re: -- [[Utilisateur:Alix|Alix]] ([[Discussion utilisateur:Alix|discussion]]) 25 novembre 2013 à 11:29 (CET)=====&lt;br /&gt;
On peut aussi ajuster selon les infos qu&#039;on retira de l&#039;entretien. &lt;br /&gt;
Mais je trouve bien de faire le contexte historique par période c&#039;est plus claire ;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Rendez-vous pris !!!! -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 25 novembre 2013 à 16:16 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons rendez-vous avec madame Testuz jeudi à 18h à Lausanne. Nous y allons en voiture Alix et moi et Diana nous rejoint là-bas !!! Nous nous occuperons ( Alix et Elodie) de la transcription pour la semaine suivante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Second entretien -- [[Utilisateur:Stephanie|Stephanie]] ([[Discussion utilisateur:Stephanie|discussion]]) 26 novembre 2013 à 23:09 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voilà, le second entretien est booké pour le mercredi 4 décembre à 17h avec Mme Bercher... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle se réjoui de répondre à nos questions... =)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A demain 10h15 pour discuter de l&#039;organisation de la suite de notre travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonne nuit =)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 27 novembre 2013 à 12:34 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suis très impressionnée par votre engagement. Bravo! N&#039;oubliez pas de lire ce qui est écrit sur la première page du wiki, mais aussi sur toutes celles des différentes thématiques afin de réfléchir à la problématique et d&#039;avancer dans une compréhension commune de cette histoire de l&#039;apparition des revendication des droits des usagers, patients, détenus, enfants: les acteurs/trices (dont vos témoins), les actions, les valeurs prônées, les changements de pratiques éventuelles, les espoirs....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chronologie -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 28 novembre 2013 à 13:26 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Coucou,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai fait un tableau pour la chronologie.... j&#039;espère ne pas avoir oublié d&#039;éléments importants car il y a une très longue liste d&#039;événements !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonne aprèm à tous !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: Chronologie -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 28 novembre 2013 à 15:34 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Haha tu m&#039;as prise de cours, j&#039;allais le faire.&lt;br /&gt;
Ca me semble bien en tout cas à moi, j&#039;ai fait la petite intro pour le droit à l&#039;intégrité physique et morale comme on en avait tous discuté mercredi matin!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
à ce soir pour l&#039;entretien!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Alix|Alix]] ([[Discussion utilisateur:Alix|discussion]]) 29 novembre 2013 à 07:09 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1er Entretien fait!  Magnifique rencontre...&lt;br /&gt;
A venir: la retranscription&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Transcription -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 2 décembre 2013 à 16:27 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Première transcription effectuée et publiée dans la catégorie 8 de l&#039;accueil !!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 4 décembre 2013 à 11:33 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je n&#039;ai pas encore lu les entretiens, mais je me réjouis de le faire...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il me semble que vous pourriez mettre des liens sur les documents que vous citez pour que le lecteur/trice puisse tout de suite y accéder.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne saisi pas bien cette liste chronologique puisque vous l&#039;avez mise en ligne: à mon avis cela n&#039;est pas nécessaire puisque cela la donne deux fois. Il faut dans l&#039;article n&#039;avoir qu&#039;un texte historique et analytique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous avez bien avancé dans les entretiens, maintenant il faut peut-être rectifier un peu votre texte en fonction de leur contenu et intégrer certains faits comme la mort de Vogt, etc. à distinguer de l&#039;analyse proprement dit du récit récolté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il manque toujours la partie historique fin du 19-1970. Cela n&#039;est peut-être pas nécessaire d&#039;ajouter cela, par contre il faut vous arranger à écrire de manière à ce que le lecteur/tice n&#039;ait pas le sentiment qu&#039;il manque quelque chose!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut donc mieux problématiser maintenant votre article.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais déjà bravo!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;entretien donne suffisamment d&#039;élément pour avancer dans notre histoire: c&#039;est tout à fait bien mené (j&#039;ai eu un peu peur au début, car les questions étaient posées de manière formelle et trop rapprochée – sans doute le fait du trac – mais après tout est parfait! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;entretien permet aussi d&#039;aller plus loin. Avez-vous l&#039;intention de consulter le Passe-muraille? visionner le film Thorberg?&lt;br /&gt;
Peut-être serait-il aussi judicieux de jeter un oeil sur le livre de Geneviève Heller: ceci n&#039;est pas une prison paru chez Antipodes en 2012 notamment chapitre p. 121?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avez-vous penser à remettre la retranscription à Muriel Testuz?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Stephanie|Stephanie]] ([[Discussion utilisateur:Stephanie|discussion]]) 8 décembre 2013 à 21:47 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Bonsoir Madame Ruchat, comme demandé nous avons mis le lien du PDF sur notre page wiki afin que vous puissiez tous y accéder... =) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui est de notre texte et de la problématique nous y travaillons actuellement grâce aux deux retours sur notre thématique que nous avons eu via nos entretiens. De nombreuses idées se regroupent et nous allons donc pouvoir avancer. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En ce qui concerne les divers éléments que vous nous avez cité, savez-vous où nous pouvons consulter le Passe-Muraille et si le film de Thorberg se trouve à la médiathèque de l&#039;université? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous vous souhaitions une bonne soirée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: -- [[Utilisateur:Alix|Alix]] ([[Discussion utilisateur:Alix|discussion]]) 9 décembre 2013 à 08:26 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonjour à tous, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons pu consulter plusieurs exemplaires du Passe-Muraille avec Madame Testuz lors de notre entretien. Elle nous avait déjà tout préparé.&lt;br /&gt;
Je tente de nous télécharger Thorberg sur internet.&lt;br /&gt;
Bonne journée,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: -- [[Utilisateur:Sébastien|Sébastien]] ([[Discussion utilisateur:Sébastien|discussion]]) 9 décembre 2013 à 08:40 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:: Oui, le film de Thorberg est à la médiathèque de l&#039;uni mail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=====Re: Re: Re: -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 9 décembre 2013 à 16:16 (CET)=====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Merci Sébastien !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 9 décembre 2013 à 19:34 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Madame Testuz ne nous avait rien demandé par rapport à la retranscription de l&#039;entretien mais on peut effectivement le lui envoyer oui. Ainsi qu&#039;à madame Bercher.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11606</id>
		<title>Droits des prisonniers</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11606"/>
		<updated>2013-12-09T10:35:39Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* Questions d&amp;#039;entretiens */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique ==&lt;br /&gt;
Durant l&#039;Antiquité et le Moyen-Âge, les sanctions pénales consistaient principalement en un châtiment corporel. La liberté n&#039;était pas encore considérée comme un bien appartenant à l&#039;individu. Par conséquent, les prisons n&#039;étaient pas utilisées comme mode de punition, mais, elles permettaient, par exemple, de s&#039;assurer qu&#039;un condamné serait présent le jour de son procès. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu&#039;au 17ème siècle, cette mentalité n&#039;évoluera pas. Au siècle des lumières, apparaît alors la conception de la liberté. Celle-ci se révèle être le bien le plus précieux dont peut disposer un individu. Rapidement, l&#039;idée d&#039;utiliser la prison comme mesure punitive - car privative de liberté - est proposée : les peines ne s&#039;appliquent plus au corps, mais à l&#039;esprit.&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réforme pénale initiée par le texte de [http://leboucher.com/vous/beccaria/ Cesare Beccaria], Des délits et des peines, paru en 1764, dénonce le recours à la torture comme moyen d&#039;instruction, la cruauté totalement disproportionnée des châtiments, tels que la peine capitale, l&#039;inégalité de traitement des condamnés en fonction de leur classe sociale ou encore l&#039;arbitraire des juges dans la décision des peine. Il préconise alors la mise en œuvre d&#039;un système de peines fixes garantissant l&#039;égalité entre les condamnés et empêchant ainsi toute appréciation des juges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Howard_%28philanthrope%29 John Howard], philanthrope britannique, est l&#039;un des premier à s&#039;intéresser au statut juridique des prisonniers. Son livre sur &amp;quot;L&#039;État des prisons européennes&amp;quot; (1777) souligne la nécessité d&#039;un traitement carcéral respectant les droits élémentaires de l&#039;humanité. À la fin du 18ème siècle, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Bentham Jeremy Bentham] va plus loin et défend la position que les détenus doivent avoir exactement les mêmes droits que les personnes en liberté mis à part celui d&#039;aller et venir&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 19éme siècle pour qu&#039;on donne un autre but aux peines. «Le détenu devrait être complétement transformé, tant dans son corps et ses habitudes que dans son esprit et sa volonté. La volonté d&#039;améliorer le détenu durant sa détention ou l&#039;idée d&#039;une réinsertion possible dans la société transparaissent en filigrane»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 14&amp;lt;/ref&amp;gt;. On passe à une pénalité de la détention. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault Michel Foucault] analyse ce nouvel &amp;quot;art de punir&amp;quot; à travers ce qu&#039;il appelle une micro-physique du pouvoir permettant une constante soumission de l&#039;individu au regard des gardiens. La justice moderne va alors chercher à transmettre l&#039;idée que l&#039;essentiel n&#039;est pas de punir, mais de redresser. Ce que l&#039;on vise désormais, c&#039;est la liberté de l&#039;individu. Par exemple, avec l&#039;introduction de la notion de &amp;quot;circonstances atténuantes&amp;quot; on fait entrer dans le verdict une appréciation portée sur le criminel et sur ce que l&#039;on peut attendre de lui dans l&#039;avenir. «Trouver pour un crime le châtiment qui convient, c&#039;est trouver le désavantage dont l&#039;idée soit telle qu&#039;elle rende définitivement sans attrait l&#039;idée d&#039;un méfait»&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 19ème siècle apporte son lot de réformes. Des mécanismes de réduction de peines apparaissent et surtout, la libération conditionnelle et le régime du sursis sont instaurés, respectivement en 1885 et 1891 en France.&amp;lt;ref&amp;gt;Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
                                         &#039;&#039;&#039;Et entre 1890 et 1970????&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les années 1960-1980 ===&lt;br /&gt;
Les années 1970 sont déterminantes dans le débat sur les droits des prisonniers. Cette question est directement liée à la perte de la liberté par l&#039;emprisonnement. or, il s&#039;agit de distinguer les droits de la personnes humains des droits du prisonniers. Les premières relèvent de ... les second de....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l&#039;explique [https://www.google.ch/url?sa=t&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=&amp;amp;esrc=s&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=1&amp;amp;ved=0CDAQFjAA&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.ena.fr%2Findex.php%3F%2Ffr%2Fcontent%2Fdownload%2F4290%2F32109%2Ffile%2Fadministration-penitentiaire-et-droit-des-personnes-detenues.pdf&amp;amp;ei=I9ikUti6K4KPyQOIn4G4CA&amp;amp;usg=AFQjCNHVA-1tT9YFL5Uw8VYnY37FV1DyBA&amp;amp;sig2=s2HOes96Zi0TYRPu3cZLEA&amp;amp;bvm=bv.57752919,d.bGQ le texte de l&#039;ENA] (l&#039;école nationale d&#039;administration), &lt;br /&gt;
&amp;quot; ce n’est qu’à partir des années 1970 qu’il est admis que la qualité de détenu n’exclut pas celle de sujet détenteur de droits, évolution résumée par la formule « la prison, c’est la privation d’aller et venir et rien d’autre » prononcée par le Président de la République Valéry Giscard d’Estaing.Des droits sont progressivement reconnus aux personnes détenues, les dotant d’un statut juridique qui reste cependant partiel car un écart perdure entre la capacité de jouissance et la capacité d’exercice des droits dont les détenus sont titulaires. &amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Depuis 1980 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Droit à l’intégrité physique et morale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison a beaucoup évolué au cours du temps, comme le démontre l&#039;historique. Et avec cette évolution, ont évolué les valeurs de la prison et les droits des prisonniers. Parmi ces droits, nous pouvons lister le droit à l&#039;intégrité physique et morale, le droit à des conditions de vie appropriées, ou encore le droit à la santé. Étant donné la centration sur l&#039;évolution de la nature des sanctions et peines dans l&#039;historique de cet article, nous avons choisi de développer un peu plus le droit à l&#039;intégrité physique et morale des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Par le prononcé d&#039;une peine privative de liberté à son égard, l&#039;individu purgeant cette peine est privé de l&#039;un de ses principaux attributs, il perd sa liberté. Le problème majeur réside dans le fait de savoir s&#039;il s&#039;agit d&#039;une perte de liberté ou des libertés et dans quelle mesure cette privation est compatible avec les droits et libertés de l&#039;individu.»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 17.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les individus qui sont détenus conservent tous leurs droits sauf ceux dont la perte est une conséquence directe de la privation des libertés. L’interdiction universelle des actes de torture et des mauvais traitements trouve sa source dans la dignité inhérente à la personne humaine. Les prisonniers et détenus doivent être traités en toute circonstance de façon humaine et digne et ce du jour de leur admission jusqu&#039;au jour de leur libération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi tout acte de torture ou de traitement inhumain ou dégradant est interdit et impardonnable. L&#039;interdiction de la torture a force de loi. &lt;br /&gt;
Cette interdiction trouve sa source dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme dont l&#039;article 5 stipule que :&lt;br /&gt;
«Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ainsi le paragraphe 1 de l’article premier de la Convention contre la torture et autre peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant définit la torture comme : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles».&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsqu&#039;une personne détenue ou emprisonnée disparaît ou décède, il faut que la cause de cette disparition ou de ce décès fasse l’objet d’une enquête indépendante. Le principe 34 de l’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement prévoit que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Si une personne détenue ou emprisonnée vient à décéder ou à disparaître pendant la période de sa détention ou de son emprisonnement, une autorité judiciaire ou autre ordonnera une enquête sur les causes du décès ou de la disparition, soit de sa propre initiative, soit à la requête d’un membre de la famille de cette personne ou de toute personne qui a connaissance de l’affaire...»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l’exemple des conditions de détention dans une prison genevoise pour majeurs : Champ-Dollon qui ouvre ses portes en 1977. Déjà au centre de l’actualité à cause de sa surpopulation, cette prison préventive de Genève a fait la une, en avril 2006, pour de toutes autres raisons. En effet, 200 détenus ont signé une lettre dénonçant l’emploi disproportionné de la force policière et des détentions préventives excédant les peines prononcées. &lt;br /&gt;
Suite aux protestations de 2006, les rapports ont mis en évidence en évidence des violations des droits humains au sein de la prison (allégations de pratiques d’immersion de la tête sous l’eau) par la suite confirmées. Malgré cela, en 2007, toujours pas de réaction des autorités.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la Ligue suisse des droits de l&#039;homme (LSDH), qui a présenté son rapport le 16 avril 2007, les droits fondamentaux des détenus ne sont pas respectés dans la prison genevoise de Champ-Dollon. De même, le rapport de la commission d&#039;experts du Grand Conseil genevois, présenté le 18 avril 2007, a été très sévère envers les pratiques de la police et de la justice.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les experts de la commission ont auditionné 125 détenus et ils ont eu accès aux données de la police judiciaire et de la justice.&lt;br /&gt;
30% des détenus auditionnés (soit 38 sur les 125) se sont plaints de mauvais traitements physiques et de propos racistes, voire de rançons; dans 14 des cas, des lésions ont été constatées par les médecins. Les brutalités ont consisté en coups de pieds à terre, tête frappée contre le mur, gifles, coups lors de l&#039;interrogatoire, et un mineur a raconté avoir subit le sous-marin (tête dans l&#039;eau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dû à la surpopulation, certaines conditions de détention deviennent inacceptables. Le rapport de la LSDH a confirmé certains problèmes, comme un accès restreint aux soins, aux parloirs, à la formation ou aux places de travail. Les experts ont confirmé la promiscuité, la mixité, le mélange de détenus (p.ex avec des détenus perturbés) et certaines restrictions.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d&#039;une conférence de presse le 3 mai 2007, les autorités ont exprimé leur inquiétude tout en relativisant les allégations. Le ministre genevois en charge de la police, Laurent Moutinot, a pointé le fait que les allégations de détenus n&#039;avaient pas fait l&#039;objet de vérification et que les policiers accusés n&#039;avaient pas été entendus. Toutefois, les autorités ont présenté un plan de réformes de la police censé mettre un frein à ces dysfonctionnements. Le plan d&#039;action comprenait l&#039;amélioration de la formation des policier, la réunion en un seul corps de la gendarmerie et de la police de sécurité internationale, une nouvelle répartition des compétences, des caméras de surveillance (y compris dans les postes de police et les salles d&#039;interrogatoires), la réforme des procédures disciplinaires et la création d&#039;une police des polices intercantonale.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Institutions et associations défendant le droit des prisonniers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le GAP ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Action Prison : GAP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe a été créé, en 1975 par Michel Glardon, à la suite de la mort de Patrick Moll. Ceci se faisait par le biais d’un  journal, nommé Passe-Murailles, qui publiait des dossiers sur des « thèmes brulants ». Ce groupe avait la volonté de créer une profonde modification de la détention préventive. Il a énormément lutté « pour briser l’isolement dans les prisons et pour défendre un vrai salaire pour les prisonniers, supprimer la censure, soutenir les luttes »&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt; dans différentes prisons suisses telles que Witzwil ou encore Saint-Antoine devenue Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1986, le groupe Action Prison a disparu et a laissé la place à bien d’autres associations qui luttent pour le respect des prisonniers. Notamment, l’Association de Défense des Prisonniers en Suisse qui a vu le jour en 1986 et qui souhaitait « soutenir les luttes des prisonniers au niveau national et dénoncer l’ensemble du système carcéral ».&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== ADPS (Association de défense des prisonniers de Suisse) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un syndicat de prisonniers, appelé l’Association de Défense des Prisonniers de Suisse, s’est crée en 1986 et prit, ainsi, le relais du Groupe Action Prison. C&#039;est le 1er août que Jacques Fasel, le fondateur, déposa la demande de création de l’ADPS à la conseillère fédérale Elisabeth Kopp. L’Office fédéral de la justice ne s’y opposa pas concrètement, mais transmit le message suivant : « Rien n’empêche en principe des détenus de fonder une association. Toutefois la direction de l’établissement peut soumettre l’activité de ladite association à des conditions, voire la restreindre. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette association était essentiellement composée de détenus et ne comprenait que quelques rares membres non incarcérés, ceux-ci servant de relais avec l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ADPS a évolué du simple syndicat de prisonniers à un groupe actif hors de l’enceinte des prisons. C’était les membres extérieurs à la prison qui recevaient les demandes d’aide des détenus et qui essaient de les traiter, sans toutefois y arriver au vu des nombreuses sollicitations. L’ADPS est alors perçue par les détenus comme inefficace et se voit discréditée. Il s’en suivit le départ de Jacques Fasel qui préféra œuvrer en solitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces informations sont tirées d&#039;un livre d&#039;Yvonne Bercher. (1995)&amp;lt;ref&amp;gt;Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne. pp 45-48&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Groupement [http://www.infoprisons.ch/ Infosprisons] ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Infoprisons est un groupe de travail qui s&#039;est créé après la fin tragique de [http://www.laregion.ch/cetait-effrayant-et-tres-penible/ Skander Vogt] qui est survenue en mars 2010, suite à l’incendie de sa cellule dans le canton de Vaud. En effet, cet événement a déclenché plusieurs interrogations et ces derniers se sont mis à réfléchir à ce que ce drame révélait du monde des prisons et à ce qui pouvait être fait afin d’éviter que ce type d&#039;événement ne se reproduise. Ils ont donc décidé d’élaborer et de diffuser un bulletin électronique trimestriel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe d&#039;information sur les prisons a donc pour but de permettre la prise de parole des détenus et la mobilisation des professionnels impliqués dans le système carcéral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se compose, d&#039;une part, de plusieurs personnes chargées de la responsabilité principale de la rédaction, à savoir: Marie Bonnard (ancienne journaliste à Tout-Va-Bien Hebdo), Patricia Lin (assistante sociale en milieu carcéral durant de nombreuses années), Anne-Catherine Menétrey-Savary (ex-conseillère nationale) et Muriel Testuz (active dans le Groupe Action Prison aujourd’hui disparu). Puis, d&#039;autre part, d&#039;une personne chargée de la relecture des bulletins, à savoir: Joëlle Pascale Ulrich. Tous ces acteurs travaillent bénévolement pour la rédactions des divers textes ainsi que la recherche d&#039;informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de recevoir les bulletins électroniques, il suffit de s&#039;inscrire sur le [http://infoprisons.ch/ site-web] du Groupe Info prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [http://www.aafip.ch/fr/ AAFIP] (Association des Amis de la Fraternité Internationale des Prisons) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;quot;Partout dans le monde les prisons sont un enfer. Aidez-nous à en faire des lieux de résurrection&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Site de l&#039;AAFIP sous http://www.aafip.ch/fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;AAFIP est une association suisse qui a été créée en 2005. Elle agit auprès des détenus, anciens détenus, victimes, enfants et familles touchées par le crime dans de nombreux pays parmi les plus défavorisés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un de leurs axes prioritaires est la justice réparatrice qui est devenue une vision minoritaire autour du XIème siècle, au profit d&#039;une justice rétributive ou répressive, mais qui revient en force actuellement. Car c&#039;est ce type de justice qui est porteur d&#039;espoir pour une réelle réinsertion des détenus au sein de la société. En effet, le crime ne se réduit pas à la transgression de la loi mais il affecte aussi les relations entre les individus. Ainsi, ce n&#039;est pas le fait de simplement appliquer des peines aux coupables qui compensera la souffrance des victimes, et cela peut même conduire à un désir de vengeance chez le coupable. &lt;br /&gt;
Concrètement, la justice réparatrice aide donc le coupable à réparer ou tenter de réparer le mal qu&#039;il a fait dans la mesure du possible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a 124 associations à travers le monde et toutes ont les mêmes objectifs : elles s&#039;impliquent dans la visite des détenus, la formation professionnelle en prison, l’accompagnement des victimes, des familles et enfants de prisonniers, la mise en place de programmes de réinsertion [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]professionnelle et la promotion du concept de justice réparatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chronologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie] sur les droits des prionniers en France&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;étayer les apports de notre article, nous avons décidé d&#039;interviewer deux personnes. Nous avons décidé d&#039;adopter une posture semi-directive dans nos entretiens de recherche. L&#039;objectif de ces entretiens est de &amp;quot;favoriser la production d’un discours de l’interviewé sur un thème défini dans le cadre d’une recherche&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Blanchet A., et Al (1985). L&#039;entretien dans les sciences sociales. Bordas, Paris. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;, dans ce cas-ci il s&#039;agira pour les deux interviewés de partager leurs souvenirs et expériences afin que nous puissions mieux comprendre la situation passée et actuelle concernant la prison. Nous essaierons aussi d&#039;approfondir un peu grâce à leurs opinions sur le thème du droit à l&#039;intégrité physique et morale des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Questions pour les entretiens|Questions d&#039;entretiens]] ===&lt;br /&gt;
Nous désirons laisser de l&#039;espace et de la liberté aux personnes interviewées. Par conséquent, nous ne proposerons pas de questions fermées mais des questions ouvertes et générales. Nous accorderons un long temps de réponse afin de laisser à la personne la possibilité de se souvenir et de raconter l&#039;histoire et son histoire, notre but étant de véritablement comprendre comment s&#039;est construite la lutte pour les droits des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les questions d&#039;entretien étaient les suivantes : [[Questions pour les entretiens|questions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Présentations des personnes interviewées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Madame Muriel Testuz et Madame Yvonne Bercher.&lt;br /&gt;
Pour la présentation des personnes interviewées, voir l&#039;[[index]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Retour sur les entretiens ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Muriel Testuz]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Yvonne Bercher]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Entretien_avec_Muriel_Testuz&amp;diff=11536</id>
		<title>Entretien avec Muriel Testuz</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Entretien_avec_Muriel_Testuz&amp;diff=11536"/>
		<updated>2013-12-08T11:01:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* Entretien avec Muriel Testuz */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=== Entretien avec Muriel Testuz ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intervieweur :&#039;&#039;&#039; Peut-être que vous pouvez commencer par une petite description de votre parcours ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz :&#039;&#039;&#039; Vous tombez juste à un moment où l’on est avec des anciennes personnes qui étaient engagées sur la thématique des prisons et qui se sont réengagées depuis 2010, suite à l’évènement du décès de Skander Vogt, le jeune homme qui est mort par asphyxie en prison. Ça a en fait réveiller des mémoires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intervieweur :&#039;&#039;&#039; D’accord&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz :&#039;&#039;&#039; Et pour ce printemps, au mois de mars, on prépare un grand projet, suite à la venue d’une pièce de théâtre de Foucault, dont vous avez surement dû entendre parler, qui en 1971 s’était engagé sur la thématique de la prison. Et il y a beaucoup d’effets miroir avec ce spectacle qui s’appelle « Foucault 71 », qui est passé par Genève en décalage de quelques années. Il s’est aussi passé la même chose en Suisse Romande, quelques années avant en Suisse Allemande, partout ailleurs en Allemagne, avec partout les mêmes structures. C’est-à-dire, des évènements dramatiques qui ont fait un peu réagir la conscience et l’émergence de l’intellectuel. On est un peu dans une histoire qui recommence malheureusement. Voilà, c’était ça qui me passait par la tête.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intervieweur :&#039;&#039;&#039; D‘accord&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intervieweur :&#039;&#039;&#039; Alors je vais commencé l’interview avec notre première question qui est : Depuis quand et avec qui, sous-entendu quel groupe, vous êtes-vous engagée dans la lutte pour les droits des prisonniers / détenus ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz :&#039;&#039;&#039; Alors si je revisite mes souvenirs, le Groupe Action Prison s’est fondé en 1975 à peu près suite au décès d’un jeune homme qui s’appelait Patrick Mole qui avait fui à vélomoteur et qui s’était fait tirer dessus un peu comme un lapin. Ça a été l’élément déclencheur, l’effet miroir par rapport à Skander Vogt. Moi, je n’étais pas encore dans le Groupe Action Prison, je vais apparaître un an après. J’avais dix-neuf ans à l’époque, j’habitais Lausanne et je connaissais beaucoup de jeunes qui étaient à l’institution « la maison d’éducation de Vennes. Je ne suis pas très sûre de la chronologie, mais il y avait un groupe qui se constituait, car ils n’allaient absolument pas avec cette maison d’éducation, qui va d’ailleurs être fermée trois ans plus tard. On va mener une bagarre. Et puis de liens en liens, je me suis retrouvée à connaître Michel Glardon,le fondateur des Editions d’En bas et qui va être le fer de lance du mouvement sur les prisons, l’intellectuel, le Foucault d’ici. Et c’est avec lui, c’est à ce moment-là, que je vais m’engager par une suite logique sur la thématique des prisons. Moi-même à l’époque j’étais au gymnase, aux études&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intervieweur :&#039;&#039;&#039; Quel était votre statut votre fonction ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz :&#039;&#039;&#039; Voilà, j’étais étudiante, peut-être même en rupture. Etudiante disons, mais je vivais déjà de manière indépendante, car à l’époque c’était plus facile de vivre de manière indépendante, donc c’était dans ce cadre-là que je côtoyais pas mal de « broussis » par mon histoire personnelle, des gens qui étaient en institution. Pour ma fonction, il faut imaginer que le Groupe Action Prison avait une structure, mais ce n’était pas comme un mouvement politique, c’était plus comme un ensemble de gens qui se cooptait, une espèce de mouvance avec des gens qui apparaissaient, d’autres disparaissaient et donc, il y avait des titres, donc au niveau de la dynamique du groupe chacun y amenait ce qu’il était ou ses qualités. Donc, c’est vrai que moi j’étais beaucoup en lien avec l’intérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intervieweur :&#039;&#039;&#039; D’accord&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz :&#039;&#039;&#039; Je ne sais pas si c’est clair mon histoire...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intervieweur :&#039;&#039;&#039; Parfaitement clair, la question d’après est: Dans quel contexte s’est insérée cette démarche ? Mais du coup, vous nous avez déjà un peu répondu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz :&#039;&#039;&#039; Vous entendiez quoi par cette question ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intervieweur :&#039;&#039;&#039; Qu’est-ce qui vous a poussé à entrer dans cette association ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz :&#039;&#039;&#039; De nouveau, on n’entrait pas dans cette association action prison, d’autant plus qu’il se passait la même chose en France. Ce sont des gens qui se rencontraient et il y a eu à un moment donné une convergence. Mais dans un certain sens, c’est la justice qui m’a poussée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intervieweur :&#039;&#039;&#039; Après c’est vrai que ça peut être une question trop personnelle, voulez-vous passer à la question suivante ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz :&#039;&#039;&#039; Oui, j’essayerai de la reprendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intervieweur :&#039;&#039;&#039; Alors la seconde question est : Y a-t-il un événement originel, pourriez-vous nous raconter un ou des évènements marquants que vous avez menés ou qui ont frappés dans cette période en faveur de ces droits ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz :&#039;&#039;&#039; J’ai essayé de me replonger dans les souvenirs, mais il faut se rappeler que c’était dans un contexte particulier, il y avait toutes ces fermetures, ces luttes pour fermer ces maisons d’éducation à l’époque, il y avait une espèce de découverte de ces bagnes d’enfants et c’était vraiment l’effervescence avec mai 68, le besoin de liberté et de libérer. Donc ça voudrait dire quoi, de parler de ça, maintenant. Et puis, c’est vrai que quand il y a eu cette affaire de Skander Vogt, moi, j’ai déjà réagis, et on s&#039;est dit, là on ne peut pas rester comme ça, ça été comme un réveil de mémoire, un réveil de mémoire où on réalisait qu’il n’y avait plus personne. Ces mouvements avec leurs aspects positifs et peut-être naïfs par moment avaient jouer un rôle de contrôle des institutions, ils avaient permis de faire émerger ce qui se passait à l’intérieur, c’est le propre de ces institutions d’être fermées sur elles-mêmes et de rien laisser. Tout le boulot, c’était donc de rendre visible et puis, avec la mort de Skander Vogt, il fallait faire office de contrôle. Dire ça, ça ne va pas, là, vous ne pouvez pas. Il fallait rappeler que même en détention, on a des droits et le respect du droit il est inaliénable autrement, c’est la société elle-même qui se déjuge. Et puis, effectivement, la dynamique qui nous a fait redémarrer, elle était sur le même constat. Dans l’histoire de Skander Vogt, le premier écho après sa mort, c’était les autorités qui disaient que tout allait bien, qu’il n’y avait pas de problème et là, on s’est dit que ce n’était juste pas possible !!! On s’est retrouvé quelques-unes à dire qu’on ne pouvait pas laisser ça comme ça, mais on n’allait pas recommencer. On a plus envie, ce n’est plus notre histoire. On a fait le tour des « popotes » pour voir qui pourrait prendre et recommencer ce travail de surveillance pour toutes les autres structures et les autres domaines sociaux, que ce soit psychiatrique, handicapé. Il y a des espèces d’yeux qui surveillent et qui défendent les droits. Dans le domaine de la prison, il n’y a plus personne et surtout plus de Presse qui fait ce travail-là. Je pars à l’envers mais c’est là qu’on s’est rendu compte qu’il n’y avait pas de structure et que ça n’intéresse personne la question des prisonniers. C’est donc à cause de ça qu’on s’est remis en route, remis en place avec le bulletin d’informations sur les prisons en attendant qu’il y ait quelqu’un qui veut bien reprendre notre place, que nous cédons volontiers. Ce n’est pas un statut d’être détenu, c’est un statut administratif, mais ce n’est pas une identité contrairement à d’autres groupes sociaux victimes d’exclusions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz :&#039;&#039;&#039; Qu’est-ce qui m&#039;a fait réagir, je pense que je fais partie des gens qui supportent mal l’injustice, je pense qu’il y a aussi une partie qui est valable pour plusieurs d’entres-nous, le monde de la prison de l’époque n’était pas le même que le monde de la prison d’aujourd’hui, l’imaginaire sur la prison n’était pas le même. C’était encore des détenus locaux si j’ose me permettent ça, il y avait un sentiment de proximité avec les personnes incarcérées. Il y avait une banalisation de la vie délictueuse, qui ne peut plus être pensée de la même manière aujourd’hui, et puis, il y avait aussi des objecteurs de bonne conscience en prison qu’on a plus. À l’époque, on était des gens qui objectaient pour la bonne conscience, vous le savez, les gens allaient en prison quand ils objectaient pour l’armée par l’exemple. Ça c’était très important car ça voulait dire que c’était pas des gens qui se considéraient comme des gens ayant commis des délits, ils n’avaient pas de culpabilité, ils avaient des moyens intellectuels mais ils vivaient les mêmes conditions que les détenus. Ils ont eu un regard sur ce qu’il se passait, il y avait eu une espèce de passage entre l’intérieur et l’extérieur, ce qu’on n’a plus du tout actuellement. Moi, c’est ce qui me frappe, nous on fait un travail autour des prisons mais sans les prisonniers. À l’époque, c’était faire sortir la parole de l’intérieur, défendre les droits de l’intérieur, faire le relais entre l’extérieur et l’intérieur, maintenant c’est plus du tout ça qu’on est entrain de faire. Et du reste, si on reprend les histoires de l’époque de Foucault, ça a été le même mécanisme, qui fait que les intellectuels ont commencé à s’intéresser à la prison, c’est qu’ils ont été mis en prison. Ça été aussi la grande désillusion de l’époque, parce qu’on allait sauver les pauvres, les détenus, les déviants, et on découvre qu’ils ne sont pas plus sympathiques, pas plus révolutionnaires que ce qu’on le souhaitait. Ça c’était un grand apprentissage. Mais ça été très formateur pour moi tout ce travail autour des prisons, je suis une qui a duré le plus longtemps. Parce que le Groupe Action Prison, il a existé de 1975 à 1980, avec le journal Passe-Murailles, après il a subsisté uniquement dans le Canton de Vaud avec Michel Glardon. Il fallait un certain nombre de composantes et des gens qui maintiennent et gardent l’intérêt sur la thématique parce que très souvent dans les moments de lutte il y a les moments en pic, excitants et après il y a tout ce travail de fond, de maintien. Comme je vous dis, c’était une mouvance, il y avait le Groupe Action Prison Vaud, les Genevois, les Neuchâtelois, les Suisses Allemands, un petit groupe qui a émergé en Valais et chaque groupe avait son profil, sa personnalité et il y avait toujours des prises de tête. Les Neuchâtelois étaient considérés comme réformistes, qui voulaient améliorer la prison et les Genevois qui voulaient supprimer la prison. Aujourd’hui, on a toujours ce même tiraillement, qu’est-ce qu’on fait avec cette prison. Est-ce qu’on dit: &amp;quot;La prison tue, tuons-la&amp;quot;, qui était d’ailleurs un des slogans de l’époque ou bien est-ce qu’on dit c’est un mal nécessaire, quel est le projet de la prison. Je ne sais pas. De toute manière, tout ce qui enferme, humilie les gens, est mauvais, c’est pas un projet en soi la prison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intervieweur :&#039;&#039;&#039; Quels ont été les changements les plus importants auxquels vous avez assistés ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz :&#039;&#039;&#039; Il va falloir que je réfléchisse, mais il y a un des changements auxquels j’ai assisté. C’est la fermeture de la maison d’éducation qui va se réouvrir ce printemps. En 1979, on a obtenu la fin de la maison d’éducation de Vennes qui était le pénitencier pour mineur, après une grosse bagarre, on a réussi la fermeture de cette maison. C’était quand même quelque chose et aujourd’hui, ils vont réouvrir une maison d’éducation. Cette maison avait été construite au début du siècle sur l’architecture d’une partie de Bochuz (Prison vaudoise) et aujourd’hui, on ouvre une maison d‘éducation sur le modèle des [prisons de] hautes sécurités. Et entre-temps, il s’est passé un certain nombre de choses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intervieweur :&#039;&#039;&#039; Ce n’est pas un peu reculer du coup ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz :&#039;&#039;&#039; Oui, mais c’est ça, on s’est rendu compte avec notre retour sur la scène qu’il n’y pas de mémoire, c’est le problème dans ce domaine-là, on ne se souvient pas pourquoi on a fermé cette maison, des débats, des errances... Aujourd’hui, je ne sais pas à quelle évolution on assiste, les gens n’arrivent plus à penser qu’en terme de contrôle, j’ai l’impression. Le côté de torture avait été dénoncé dans les années 1980. Et maintenant, on répond qu’en terme de sécurité, il n’ y a pas d’espace de réflexion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intervieweur :&#039;&#039;&#039; C’est un peu comme une facilité ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz :&#039;&#039;&#039; Oui et non, car ça a un coup humain, social, il n’y a pas de questionnement par rapport à ça, mais du reste, il y a aussi une grande différence entre hier et aujourd’hui, c’est qu’à l’époque la Presse n’était pas organisée de la même manière, il y avait des journalistes spécialisés, comme Myriam Meuwly, Pierre Blanc et des chroniqueuses judiciaires. Ils avaient une culture de ce qui se passait. Maintenant, il n’y a plus ce travail de réflexion, de prise de distance, de penser et c’est l’actualité qui parle. Vous avez vu avec les dernières affaires, on ne parle plus que de ça. On oublie que ce n’est qu’un épiphénomène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intervieweur :&#039;&#039;&#039; Mais ça permet d’oublier le reste ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz :&#039;&#039;&#039; Oui, ça permet d’avoir des solutions simplistes. Regardez le film &amp;quot;Thorberg&amp;quot;, il faut voir ce film-là, pour voir ce que ça veut dire d’être en prison, c’est un magnifique documentaire sur la prison de &amp;quot;Thorberg&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intervieweur:&#039;&#039;&#039; Mais c’est en réalisant ce travail qu’on se rend compte finalement, c’est vrai comme vous dites qu’on n’y pense pas, qu’on n’y réfléchit pas et quand on n’a pas la culture on ne peut pas s’imaginer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz :&#039;&#039;&#039; Et on ne met pas de visage et tant qu’on ne met pas de visage, on peut prendre des décisions mais à partir du moment où l’on met des visages, on ne peut plus prendre les mêmes décisions. C’est marrant de voir dans nos bulletins, on fait attention de relayer des choses qui se passent sur d’autres prisons, et on voit que la culture de la prison n’est pas la même, c’est vraiment une culture et nous ne concevons pas la prison de la même manière en France avec les images qui dépassent l’étonnement et en Suède où c’est totalement une autre approche. C’est des prisons où l’accès aux familles est possible, d’autres qui coupent l’accès, comme les prisons de l’Amérique du Sud. C’est là, qu’on voit que la prison n’est pas une chose en soi, elle appartient à une culture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intervieweur :&#039;&#039;&#039; Y a-t-il des valeurs que vous avez eu le sentiment d’avoir portées en avant ? Et si oui, lesquelles étaient-elles ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz :&#039;&#039;&#039; Aujourd’hui, je n’ai rien à dire, ce que j’aime c’est avoir des relations avec les gens, c’était ça mon moteur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intervieweur :&#039;&#039;&#039; C’était vraiment le côté humain qui vous poussait ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz&#039;&#039;&#039; : Oui, voilà, la colère m’a poussée, je reviens à ça, mais quand j’ai appris le décès de Skander Vogt, j’ai eu honte !! J’ai eu honte parce que je me disais que nous, on savait, on avait les moyens de faire quelque chose avant. Pour les valeurs, on dira le respect de la dignité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intervieweur :&#039;&#039;&#039; C’est un peu aussi une sorte de solidarité ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz :&#039;&#039;&#039; Oui, faudrait que je réfléchisse là...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intervieweur :&#039;&#039;&#039; Et au niveau des valeurs de l’association de façon plus générale ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz :&#039;&#039;&#039; Le respect des personnes. Il faut les considérer comme des personnes, car c’est quand même de la disqualification, ça, je ne peux pas, tout ce qui est l’humiliation, qu’on considère qu’il y a des gens qui ont moins de valeur, je ne peux pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intervieweur :&#039;&#039;&#039; Donc l’égalité ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz :&#039;&#039;&#039; Oui, dans le sens philosophique du terme alors.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intervieweur :&#039;&#039;&#039; Enfin, qu’en est-il aujourd’hui de cette lutte et des acquis et des risques de retour en arrière ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz :&#039;&#039;&#039; Je crois qu’on a évoqué, on est revenu en arrière, je ne sais pas si on est entièrement revenu en arrière mais en partie oui. « La soupe, c’est toujours les mêmes qui la brassent ». Pour pouvoir réfléchir, il faudrait aller chercher les ingrédients ailleurs et puis, si on prend le cas de Bochuz, c’est du cooptage des mêmes personnes. Le monde politique fait jouer un rôle à la prison qui a un rôle de façade. On l’a vu aussi avec le côté très coercitif de la prison, très hiérarchique, de contrôle. On voit aussi que les populations des prisons se sont modifiées et qu’il n’y a pas de réflexion, maintenant ce sont surtout des migrants, c’est le milieu populaire qui va en prison. Le monde de la prison a aussi peu évolué par rapport à l’époque. Elle est encore dans une mémoire ancienne, on voit que ça ne touche pas seulement les migrants, c’est aussi l’incarnation des toxicomanes en prison et maintenant aussi les personnes qui ont des déficiences psychiques qui se retrouvent en prison. Il n’y a plus de sens, on continue comme si on devait continuer comme avant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intervieweur :&#039;&#039;&#039; Du coup, pour vous, il faudrait continuer à lutter pour quoi ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz :&#039;&#039;&#039; Pour empêcher la prison de se renfermer sur elle-même, c’est ce qui s’est passé avec l’histoire de Skander Vogt, c’est le fait qu’il n’y avait plus personne à l’extérieur et qu’il n’y a plus de relais non plus à l’extérieur, car on n&#039;a plus une Presse qui joue son rôle de distance critique. Au-delà du fait de se demander quelle est l’utilité et les dégâts causés par une prison ? S&#039;il n&#039;y a personne qui fait cet office de surveillance ,elle part toute seule en « vrille » et ne peut pas se requestionner.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intervieweur :&#039;&#039;&#039; C’est par petit but qu’on arriverait à quelque chose de plus grand ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz :&#039;&#039;&#039; Mais quel pourrait être le but de la prison ? À part la supprimer, c’est ça un peu le paradoxe autour de la prison. On améliore, on améliore, mais on ne lui donne pas du sens pour autant. À part ça, ce n’est pas forcement mal vécu des séjours en prison mais l’institution elle-même est dans l’imaginaire des gens. Peut-être qu’il faudrait observer ce qui se fait ailleurs sur d’autres types de justice, car actuellement on est sur une réponse où on a envie de punir et ça ne satisfait ni les victimes, ni le détenus. Il faut donc réfléchir à d’autres formes de règlement sociétales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intervieweur :&#039;&#039;&#039; Il faudrait parler de réparation plutôt que de punition ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz :&#039;&#039;&#039; Oui, à part ça, c’est vrai que la prison n’est pas utile dans bien des cas, vous avez suivi ce débat sur l’introduction des peines amende ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intervieweur :&#039;&#039;&#039; Oui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz :&#039;&#039;&#039; Peine amende, qu’ils viennent d’arrêter avant même d’avoir évaluer les résultats. On sait très bien que c’est l’interpellation qui a le plus d’effets, c’est ça qui fait le choc pour la plupart des personnes qui ont fait des délits. Les gens récidivent indépendamment du fait qu’ils ont été en prison, ça ne produit pas grand chose.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intervieweur :&#039;&#039;&#039; Si ce n’est comme vous disiez que ça touche énormément la dignité ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz :&#039;&#039;&#039; Oui et ça amène de la souffrance en plus, ça ne répare pas pour les personnes qui ont été les victimes. C’est vrai que je n’ai pas de réponse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intervieweur :&#039;&#039;&#039; C’est peut-être aussi un fait de société, les gens ont dans l’idée que quand on commet un délit on va en prison et que c’est normal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz :&#039;&#039;&#039; Oui et puis il faut que ça fasse mal. On n’a pas un système de pénitences qui fait qu’une fois que la pénitence est purgée elle est purgée. On a une pénitence qui dure au-delà.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz :&#039;&#039;&#039; Ça reste inscrit à vie...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intervieweur :&#039;&#039;&#039; Est-ce qu’aujourd’hui vous continuez de vous engager et si oui, sur quoi ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz :&#039;&#039;&#039; Là en ce moment, depuis 2010-2011, je participe à un petit groupe pour faire circuler l’information, les réflexions autour de la prison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intervieweur :&#039;&#039;&#039; Pour quelle population intervenez-vous ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz :&#039;&#039;&#039; On a mis en place un bulletin informatique de division et on a ouvert un site internet en début d’année. C’est un énorme boulot, mais en fait, on est interpellé par les médias mais on n’intervient pas. On a assez donné, mais il ne faut quand même pas rester dans le silence. C’est quelque chose en quoi je crois : faire circuler l’information, gardez des traces, maintenir la mémoire, c’est fondamental. Ce qui m’intéresse au-delà de la prison, c’est le fait que les gens se parlent, se rencontrent, échangent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intervieweur :&#039;&#039;&#039; Oui d’ailleurs, merci beaucoup de nous rencontrer. Aussi, vous pensez que ce silence, cet essoufflement de l’association, est dû à quoi ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz :&#039;&#039;&#039; Ça s’est arrêté de deux manières au niveau du &amp;quot;Passe-Murailles&amp;quot;, le petit journal qu’on diffusait et qui entrait dans les prisons, il a été arrêté en disant, maintenant, c’est bon la Presse a repris le relais, il y a de nouveau des gens qui font ce travail, la question de la prison est redevenue publique. La deuxième chose est que le GAP, mené par des anciens détenus, est devenu l’ADPS, l’Association de Défense des Prisonniers de Suisse, menée entre autre par Jacques Fasel, qui avait été incarcéré lui-même pendant de longues années à Bochuz. Les détenus prenaient eux-mêmes en charge leur propre défense, un peu comme sur le mode syndical. Ça n’a pas duré très longtemps, pour ce qui est du GAP Vaud, on a continué à faire quelques dossiers, et puis après, on a récupéré la Ligue des Droits de l’Homme pour être simplistes et on a continué à travailler sur la thématique des prisons sous un autre nom. C’est des mouvements qui ont du sens dans un temps déterminé après on doit faire une mutation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intervieweur :&#039;&#039;&#039; On s’intéresse plus particulièrement au droit à l’intégrité physique et morale, pourriez-vous nous en dire quelque chose ? On s’est beaucoup basé sur les évènements à Champ-Dollon pour prendre l’exemple de Genève au niveau de la sur-occupation et des problèmes de violence physique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz :&#039;&#039;&#039; Ah oui, il y avait eu une plainte déposée et des gardiens condamnés il me semble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intervieweur :&#039;&#039;&#039; Ils avaient reporté de vielles pratiques, comme forcer la tête sous l’eau aux prisonniers, des actes de violences cruelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz :&#039;&#039;&#039; Vous savez comment ils font à Bochuz ? Il y a eu des cas de « bastonnage » de gardiens sur les détenus qui mettaient des cagoules.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intervieweur :&#039;&#039;&#039; Quelle serait alors votre opinion par rapport à ce droit-là ? Où est-ce qu’on en est ? C’est inscrit dans les Droits de l’Homme comme quoi tout prisonnier a le droit au respect de son intégrité physique et morale et on voit que ce n’est pas respecté ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz :&#039;&#039;&#039; C’est inhérent à ce genre d’institutions, on ne peut pas faire d’institutions coercitives sans qu’elles dégagent de la violence, de manière visible ou de manière beaucoup plus subtile, c’est propre à la prison. Tant qu’on n’aura pas une direction qui a une vision des détenus comme des personnes ayants le droit au respect, il y aura un effet de cascade sur les gardiens. Le monde pénitencier engage aussi le personnel qu’il trouve, avec ce que ça veut dire concernant les moyens et les dérives de personnalité. Dans le cas de Skander Vogt, ça a été le personnel qui a été condamné, ce n’est pas la direction. Moi je suis un peu naïve des fois, je pense qu’un personnel qui est bien dirigé et respecté lui-même. Comment voulez-vous travailler s’il n’y a pas de supervision ou de prise de distance. Pour une anecdote, une fois, il y a eu Skander Vogt qui était en colère et il y avait deux gardiens qui sont venus pour le calmer et un des gardiens a dû s’absenter pour téléphoner. Le gardien s’est retrouvé seul avec lui, il a réussi à le calmer en parlant et le gardien a été sanctionné car il était resté seul en cellule avec Skander Vogt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intervieweur :&#039;&#039;&#039; Alors que le résultat était là. Avez-vous encore des choses à nous faire partager ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz :&#039;&#039;&#039; Il faut que vous voyiez &amp;quot;Thorberg&amp;quot;, c’est un des documentaires les plus forts et puis, c’est sur la réalité Suisse d’aujourd’hui ainsi que « Le juge espagnol ». Aussi « Miracle en prison », sur une prison en Inde où on a introduit la méditation. C’est intéressant dans sa démarche, car c’est les gardiens et les détenus qui font la méditation et ça change totalement la dynamique. On est les mêmes d’un côté ou de l’autre, ça change beaucoup de choses. Il faut voir des choses car sinon on a que son imaginaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intervieweur :&#039;&#039;&#039; Merci on se fera un après-midi cinéma les filles. Aussi, la société a évolué, aujourd’hui on est plus centré sur soi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz :&#039;&#039;&#039; Il y a aussi toute une réflexion sur cette intrusion du monde de la psychiatrie, du monde du soin dans le monde carcéral. On a introduit un débat en se demandant s’il valait mieux des peines de type tarif (un délit ça vaut tant) ou est-ce qu’il vaut mieux des réflexions qui prennent en compte les individus et leur histoire et toutes les dérives que ça implique. On a de plus en plus de sanctions et de comportements considérés comme déviants alors qu’ils ne créent pas de victime.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intervieweur :&#039;&#039;&#039; Oui nous sommes beaucoup plus stigmatisés aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz :&#039;&#039;&#039; Oui, la prison, elle est dedans/dehors, les frontières ne sont pas si claires que ça. Les luttes se sont des conjonctions avec les générations qui passent selon la conjonction d’événements, d’acteurs qui font qu’il y a quelque chose qui se noue. Il peut ne pas y avoir prise si on démarre des luttes au mauvais moment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intervieweur :&#039;&#039;&#039; Maintenant, c’est un fait, on a tendance à se bouger toujours trop tard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz :&#039;&#039;&#039; Je crois que l’histoire nous montre que ça fonctionne comme ça.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:(&#039;&#039;Nous nous sommes arrêtées un moment pour regarder les différents journaux «Passe-Murailles» que Mme Testuz nous avait mise de côté&#039;&#039;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz :&#039;&#039;&#039; On peut voir que notre boulot était de relayer ce qu’il se passait à l’intérieur, aujourd’hui on relaye ce qui se passe à l’extérieur. C’est quand même incroyable ! On avait à peu près 1000 abonnés, c’était énorme pour l’époque. Il y avait des grands moments, des pics avec de grandes manifs ! Aussi de grosses révoltes, c’était le passage de Saint-Antoine à Champ-Dollon. Ça a toujours été un peu le débat, mieux vaut des prisons vétustes qui laissent des parts d’ombre ou des prisons en lumière ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intervieweur :&#039;&#039;&#039; Champ-Dollon est très en lumière, on voit tout et de très loin. Il rajoute trois bâtiments, elle est éclairée comme un stade de foot !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz :&#039;&#039;&#039; C’est marrant de voir comment les Suisses romands gèrent différemment cette question des personnes ayant des troubles psychiques. Est-ce qu’on met l’hôpital dans la prison ou une prison dans l’hôpital ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intervieweur :&#039;&#039;&#039; À Genève, il y a la Clairière pour les mineurs. On a bien entendu parler de ça avec les faits divers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz :&#039;&#039;&#039; Le rôle de la Presse a énormément changé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intervieweur :&#039;&#039;&#039; Aujourd’hui, c’est l’actualité flash et on essaye de faire peur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Muriel Testuz :&#039;&#039;&#039; Ce qui a aussi changé, c’est que l’extérieur a aussi changé les espaces, on est une société qui permet moins les gens en marge. On nous met dans une case dès qu’on sort de la norme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intervieweur :&#039;&#039;&#039; Un grand merci pour tout ce que vous nous avez transmis ce soir, cela nous a aussi beaucoup touché. Cela fait écho avec un cours intitulé « mémoire et altérité » sur la transmission du passé et vous nous l’avez bien fait ressentir et fait voir. Merci !&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
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		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Entretien_avec_Muriel_Testuz&amp;diff=11529</id>
		<title>Entretien avec Muriel Testuz</title>
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		<updated>2013-12-05T20:19:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* Entretien avec Muriel Testuz */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=== Entretien avec Muriel Testuz ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Peut-être que vous pouvez commencer par une petite description de votre parcours ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Vous tombez juste à un moment où l’on est avec des anciennes personnes qui étaient engagées sur la thématique des prisons et qui se sont réengagées depuis 2010, suite à l’évènement du décès de Skander Vogt, le jeune homme qui est mort par asphyxie en prison. Ça a en fait réveiller des mémoires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : D’accord&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Et pour ce printemps, au mois de mars, on prépare un grand projet, suite à la venue d’une pièce de théâtre de Foucault, dont vous avez surement dû entendre parler, qui en 1971 s’était engagé sur la thématique de la prison. Et il y a beaucoup d’effets miroir avec ce spectacle qui s’appelle « Foucault 71 », qui est passé par Genève en décalage de quelques années. Il s’est aussi passé la même chose en Suisse Romande, quelques années avant en Suisse Allemande, partout ailleurs en Allemagne, avec partout les mêmes structures. C’est-à-dire, des évènements dramatiques qui ont fait un peu réagir la conscience et l’émergence de l’intellectuel. On est un peu dans une histoire qui recommence malheureusement. Voilà, c’était ça qui me passait par la tête.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : D‘accord&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Alors je vais commencé l’interview avec notre première question qui est : Depuis quand et avec qui, sous-entendu quel groupe, vous êtes-vous engagée dans la lutte pour les droits des prisonniers / détenus ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Alors si je revisite mes souvenirs, le Groupe Action Prison s’est fondé en 1975 à peu près suite au décès d’un jeune homme qui s’appelait Patrick Mole qui avait fui à vélomoteur et qui s’était fait tirer dessus un peu comme un lapin. Ça a été l’élément déclencheur, l’effet miroir par rapport à Skander Vogt. Moi, je n’étais pas encore dans le Groupe Action Prison, je vais apparaître un an après. J’avais dix-neuf ans à l’époque, j’habitais Lausanne et je connaissais beaucoup de jeunes qui étaient à l’institution « la maison d’éducation de Vennes. Je ne suis pas très sûre de la chronologie, mais il y avait un groupe qui se constituait, car ils n’allaient absolument pas avec cette maison d’éducation, qui va d’ailleurs être fermée trois ans plus tard. On va mener une bagarre. Et puis de liens en liens, je me suis retrouvée à connaître Michel Glardon,le fondateur des Editions d’En bas et qui va être le fer de lance du mouvement sur les prisons, l’intellectuel, le Foucault d’ici. Et c’est avec lui, c’est à ce moment-là, que je vais m’engager par une suite logique sur la thématique des prisons. Moi-même à l’époque j’étais au gymnase, aux études&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Quel était votre statut votre fonction ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Voilà, j’étais étudiante, peut-être même en rupture. Etudiante disons, mais je vivais déjà de manière indépendante, car à l’époque c’était plus facile de vivre de manière indépendante, donc c’était dans ce cadre-là que je côtoyais pas mal de « broussis » par mon histoire personnelle, des gens qui étaient en institution. Pour ma fonction, il faut imaginer que le Groupe Action Prison avait une structure, mais ce n’était pas comme un mouvement politique, c’était plus comme un ensemble de gens qui se cooptait, une espèce de mouvance avec des gens qui apparaissaient, d’autres disparaissaient et donc, il y avait des titres, donc au niveau de la dynamique du groupe chacun y amenait ce qu’il était ou ses qualités. Donc, c’est vrai que moi j’étais beaucoup en lien avec l’intérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : D’accord&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Je ne sais pas si c’est clair mon histoire...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Parfaitement clair, la question d’après est: Dans quel contexte s’est insérée cette démarche ? Mais du coup, vous nous avez déjà un peu répondu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Vous entendiez quoi par cette question ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Qu’est-ce qui vous a poussé à entrer dans cette association ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : De nouveau, on n’entrait pas dans cette association action prison, d’autant plus qu’il se passait la même chose en France. Ce sont des gens qui se rencontraient et il y a eu à un moment donné une convergence. Mais dans un certain sens, c’est la justice qui m’a poussée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Après c’est vrai que ça peut être une question trop personnelle, voulez-vous passer à la question suivante ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Oui, j’essayerai de la reprendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Alors la seconde question est : Y a-t-il un événement originel, pourriez-vous nous raconter un ou des évènements marquants que vous avez menés ou qui ont frappés dans cette période en faveur de ces droits ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : J’ai essayé de me replonger dans les souvenirs, mais il faut se rappeler que c’était dans un contexte particulier, il y avait toutes ces fermetures, ces luttes pour fermer ces maisons d’éducation à l’époque, il y avait une espèce de découverte de ces bagnes d’enfants et c’était vraiment l’effervescence avec mai 68, le besoin de liberté et de libérer. Donc ça voudrait dire quoi, de parler de ça, maintenant. Et puis, c’est vrai que quand il y a eu cette affaire de Skander Vogt, moi, j’ai déjà réagis, et on s&#039;est dit, là on ne peut pas rester comme ça, ça été comme un réveil de mémoire, un réveil de mémoire où on réalisait qu’il n’y avait plus personne. Ces mouvements avec leurs aspects positifs et peut-être naïfs par moment avaient jouer un rôle de contrôle des institutions, ils avaient permis de faire émerger ce qui se passait à l’intérieur, c’est le propre de ces institutions d’être fermées sur elles-mêmes et de rien laisser. Tout le boulot, c’était donc de rendre visible et puis, avec la mort de Skander Vogt, il fallait faire office de contrôle. Dire ça, ça ne va pas, là, vous ne pouvez pas. Il fallait rappeler que même en détention, on a des droits et le respect du droit il est inaliénable autrement, c’est la société elle-même qui se déjuge. Et puis, effectivement, la dynamique qui nous a fait redémarrer, elle était sur le même constat. Dans l’histoire de Skander Vogt, le premier écho après sa mort, c’était les autorités qui disaient que tout allait bien, qu’il n’y avait pas de problème et là, on s’est dit que ce n’était juste pas possible !!! On s’est retrouvé quelques-unes à dire qu’on ne pouvait pas laisser ça comme ça, mais on n’allait pas recommencer. On a plus envie, ce n’est plus notre histoire. On a fait le tour des « popotes » pour voir qui pourrait prendre et recommencer ce travail de surveillance pour toutes les autres structures et les autres domaines sociaux, que ce soit psychiatrique, handicapé. Il y a des espèces d’yeux qui surveillent et qui défendent les droits. Dans le domaine de la prison, il n’y a plus personne et surtout plus de Presse qui fait ce travail-là. Je pars à l’envers mais c’est là qu’on s’est rendu compte qu’il n’y avait pas de structure et que ça n’intéresse personne la question des prisonniers. C’est donc à cause de ça qu’on s’est remis en route, remis en place avec le bulletin d’informations sur les prisons en attendant qu’il y ait quelqu’un qui veut bien reprendre notre place, que nous cédons volontiers. Ce n’est pas un statut d’être détenu, c’est un statut administratif, mais ce n’est pas une identité contrairement à d’autres groupes sociaux victimes d’exclusions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Qu’est-ce qui m&#039;a fait réagir, je pense que je fais partie des gens qui supportent mal l’injustice, je pense qu’il y a aussi une partie qui est valable pour plusieurs d’entres-nous, le monde de la prison de l’époque n’était pas le même que le monde de la prison d’aujourd’hui, l’imaginaire sur la prison n’était pas le même. C’était encore des détenus locaux si j’ose me permettent ça, il y avait un sentiment de proximité avec les personnes incarcérées. Il y avait une banalisation de la vie délictueuse, qui ne peut plus être pensée de la même manière aujourd’hui, et puis, il y avait aussi des objecteurs de bonne conscience en prison qu’on a plus. À l’époque, on était des gens qui objectaient pour la bonne conscience, vous le savez, les gens allaient en prison quand ils objectaient pour l’armée par l’exemple. Ça c’était très important car ça voulait dire que c’était pas des gens qui se considéraient comme des gens ayant commis des délits, ils n’avaient pas de culpabilité, ils avaient des moyens intellectuels mais ils vivaient les mêmes conditions que les détenus. Ils ont eu un regard sur ce qu’il se passait, il y avait eu une espèce de passage entre l’intérieur et l’extérieur, ce qu’on n’a plus du tout actuellement. Moi, c’est ce qui me frappe, nous on fait un travail autour des prisons mais sans les prisonniers. À l’époque, c’était faire sortir la parole de l’intérieur, défendre les droits de l’intérieur, faire le relais entre l’extérieur et l’intérieur, maintenant c’est plus du tout ça qu’on est entrain de faire. Et du reste, si on reprend les histoires de l’époque de Foucault, ça a été le même mécanisme, qui fait que les intellectuels ont commencé à s’intéresser à la prison, c’est qu’ils ont été mis en prison. Ça été aussi la grande désillusion de l’époque, parce qu’on allait sauver les pauvres, les détenus, les déviants, et on découvre qu’ils ne sont pas plus sympathiques, pas plus révolutionnaires que ce qu’on le souhaitait. Ça c’était un grand apprentissage. Mais ça été très formateur pour moi tout ce travail autour des prisons, je suis une qui a duré le plus longtemps. Parce que le Groupe Action Prison, il a existé de 1975 à 1980, avec le journal Passe-Murailles, après il a subsisté uniquement dans le Canton de Vaud avec Michel Glardon. Il fallait un certain nombre de composantes et des gens qui maintiennent et gardent l’intérêt sur la thématique parce que très souvent dans les moments de lutte il y a les moments en pic, excitants et après il y a tout ce travail de fond, de maintien. Comme je vous dis, c’était une mouvance, il y avait le Groupe Action Prison Vaud, les Genevois, les Neuchâtelois, les Suisses Allemands, un petit groupe qui a émergé en Valais et chaque groupe avait son profil, sa personnalité et il y avait toujours des prises de tête. Les Neuchâtelois étaient considérés comme réformistes, qui voulaient améliorer la prison et les Genevois qui voulaient supprimer la prison. Aujourd’hui, on a toujours ce même tiraillement, qu’est-ce qu’on fait avec cette prison. Est-ce qu’on dit: &amp;quot;La prison tue, tuons-la&amp;quot;, qui était d’ailleurs un des slogans de l’époque ou bien est-ce qu’on dit c’est un mal nécessaire, quel est le projet de la prison. Je ne sais pas. De toute manière, tout ce qui enferme, humilie les gens, est mauvais, c’est pas un projet en soi la prison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Quels ont été les changements les plus importants auxquels vous avez assistés ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Il va falloir que je réfléchisse, mais il y a un des changements auxquels j’ai assisté. C’est la fermeture de la maison d’éducation qui va se réouvrir ce printemps. En 1979, on a obtenu la fin de la maison d’éducation de Vennes qui était le pénitencier pour mineur, après une grosse bagarre, on a réussi la fermeture de cette maison. C’était quand même quelque chose et aujourd’hui, ils vont réouvrir une maison d’éducation. Cette maison avait été construite au début du siècle sur l’architecture d’une partie de Bochuz (Prison vaudoise) et aujourd’hui, on ouvre une maison d‘éducation sur le modèle des [prisons de] hautes sécurités. Et entre-temps, il s’est passé un certain nombre de choses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Ce n’est pas un peu reculer du coup ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Oui, mais c’est ça, on s’est rendu compte avec notre retour sur la scène qu’il n’y pas de mémoire, c’est le problème dans ce domaine-là, on ne se souvient pas pourquoi on a fermé cette maison, des débats, des errances... Aujourd’hui, je ne sais pas à quelle évolution on assiste, les gens n’arrivent plus à penser qu’en terme de contrôle, j’ai l’impression. Le côté de torture avait été dénoncé dans les années 1980. Et maintenant, on répond qu’en terme de sécurité, il n’ y a pas d’espace de réflexion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : C’est un peu comme une facilité ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Oui et non, car ça a un coup humain, social, il n’y a pas de questionnement par rapport à ça, mais du reste, il y a aussi une grande différence entre hier et aujourd’hui, c’est qu’à l’époque la Presse n’était pas organisée de la même manière, il y avait des journalistes spécialisés, comme Myriam Meuwly, Pierre Blanc et des chroniqueuses judiciaires. Ils avaient une culture de ce qui se passait. Maintenant, il n’y a plus ce travail de réflexion, de prise de distance, de penser et c’est l’actualité qui parle. Vous avez vu avec les dernières affaires, on ne parle plus que de ça. On oublie que ce n’est qu’un épiphénomène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Mais ça permet d’oublier le reste ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Oui, ça permet d’avoir des solutions simplistes. Regardez le film &amp;quot;Thorberg&amp;quot;, il faut voir ce film-là, pour voir ce que ça veut dire d’être en prison, c’est un magnifique documentaire sur la prison de &amp;quot;Thorberg&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur: Mais c’est en réalisant ce travail qu’on se rend compte finalement, c’est vrai comme vous dites qu’on n’y pense pas, qu’on n’y réfléchit pas et quand on n’a pas la culture on ne peut pas s’imaginer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Et on ne met pas de visage et tant qu’on ne met pas de visage, on peut prendre des décisions mais à partir du moment où l’on met des visages, on ne peut plus prendre les mêmes décisions. C’est marrant de voir dans nos bulletins, on fait attention de relayer des choses qui se passent sur d’autres prisons, et on voit que la culture de la prison n’est pas la même, c’est vraiment une culture et nous ne concevons pas la prison de la même manière en France avec les images qui dépassent l’étonnement et en Suède où c’est totalement une autre approche. C’est des prisons où l’accès aux familles est possible, d’autres qui coupent l’accès, comme les prisons de l’Amérique du Sud. C’est là, qu’on voit que la prison n’est pas une chose en soi, elle appartient à une culture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Y a-t-il des valeurs que vous avez eu le sentiment d’avoir portées en avant ? Et si oui, lesquelles étaient-elles ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Aujourd’hui, je n’ai rien à dire, ce que j’aime c’est avoir des relations avec les gens, c’était ça mon moteur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : C’était vraiment le côté humain qui vous poussait ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Oui, voilà, la colère m’a poussée, je reviens à ça, mais quand j’ai appris le décès de Skander Vogt, j’ai eu honte !! J’ai eu honte parce que je me disais que nous, on savait, on avait les moyens de faire quelque chose avant. Pour les valeurs, on dira le respect de la dignité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : C’est un peu aussi une sorte de solidarité ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Oui, faudrait que je réfléchisse là...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Et au niveau des valeurs de l’association de façon plus générale ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Le respect des personnes. Il faut les considérer comme des personnes, car c’est quand même de la disqualification, ça, je ne peux pas, tout ce qui est l’humiliation, qu’on considère qu’il y a des gens qui ont moins de valeur, je ne peux pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Donc l’égalité ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Oui, dans le sens philosophique du terme alors.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Enfin, qu’en est-il aujourd’hui de cette lutte et des acquis et des risques de retour en arrière ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Je crois qu’on a évoqué, on est revenu en arrière, je ne sais pas si on est entièrement revenu en arrière mais en partie oui. « La soupe, c’est toujours les mêmes qui la brassent ». Pour pouvoir réfléchir, il faudrait aller chercher les ingrédients ailleurs et puis, si on prend le cas de Bochuz, c’est du cooptage des mêmes personnes. Le monde politique fait jouer un rôle à la prison qui a un rôle de façade. On l’a vu aussi avec le côté très coercitif de la prison, très hiérarchique, de contrôle. On voit aussi que les populations des prisons se sont modifiées et qu’il n’y a pas de réflexion, maintenant ce sont surtout des migrants, c’est le milieu populaire qui va en prison. Le monde de la prison a aussi peu évolué par rapport à l’époque. Elle est encore dans une mémoire ancienne, on voit que ça ne touche pas seulement les migrants, c’est aussi l’incarnation des toxicomanes en prison et maintenant aussi les personnes qui ont des déficiences psychiques qui se retrouvent en prison. Il n’y a plus de sens, on continue comme si on devait continuer comme avant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Du coup, pour vous, il faudrait continuer à lutter pour quoi ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Pour empêcher la prison de se renfermer sur elle-même, c’est ce qui s’est passé avec l’histoire de Skander Vogt, c’est le fait qu’il n’y avait plus personne à l’extérieur et qu’il n’y a plus de relais non plus à l’extérieur, car on n&#039;a plus une Presse qui joue son rôle de distance critique. Au-delà du fait de se demander quelle est l’utilité et les dégâts causés par une prison ? S&#039;il n&#039;y a personne qui fait cet office de surveillance ,elle part toute seule en « vrille » et ne peut pas se requestionner.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : C’est par petit but qu’on arriverait à quelque chose de plus grand ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Mais quel pourrait être le but de la prison ? À part la supprimer, c’est ça un peu le paradoxe autour de la prison. On améliore, on améliore, mais on ne lui donne pas du sens pour autant. À part ça, ce n’est pas forcement mal vécu des séjours en prison mais l’institution elle-même est dans l’imaginaire des gens. Peut-être qu’il faudrait observer ce qui se fait ailleurs sur d’autres types de justice, car actuellement on est sur une réponse où on a envie de punir et ça ne satisfait ni les victimes, ni le détenus. Il faut donc réfléchir à d’autres formes de règlement sociétales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Il faudrait parler de réparation plutôt que de punition ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Oui, à part ça, c’est vrai que la prison n’est pas utile dans bien des cas, vous avez suivi ce débat sur l’introduction des peines amende ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Oui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Peine amende, qu’ils viennent d’arrêter avant même d’avoir évaluer les résultats. On sait très bien que c’est l’interpellation qui a le plus d’effets, c’est ça qui fait le choc pour la plupart des personnes qui ont fait des délits. Les gens récidivent indépendamment du fait qu’ils ont été en prison, ça ne produit pas grand chose.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Si ce n’est comme vous disiez que ça touche énormément la dignité ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Oui et ça amène de la souffrance en plus, ça ne répare pas pour les personnes qui ont été les victimes. C’est vrai que je n’ai pas de réponse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : C’est peut-être aussi un fait de société, les gens ont dans l’idée que quand on commet un délit on va en prison et que c’est normal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Oui et puis il faut que ça fasse mal. On n’a pas un système de pénitences qui fait qu’une fois que la pénitence est purgée elle est purgée. On a une pénitence qui dure au-delà.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Ça reste inscrit à vie...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Est-ce qu’aujourd’hui vous continuez de vous engager et si oui, sur quoi ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Là en ce moment, depuis 2010-2011, je participe à un petit groupe pour faire circuler l’information, les réflexions autour de la prison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Pour quelle population intervenez-vous ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : On a mis en place un bulletin informatique de division et on a ouvert un site internet en début d’année. C’est un énorme boulot, mais en fait, on est interpellé par les médias mais on n’intervient pas. On a assez donné, mais il ne faut quand même pas rester dans le silence. C’est quelque chose en quoi je crois : faire circuler l’information, gardez des traces, maintenir la mémoire, c’est fondamental. Ce qui m’intéresse au-delà de la prison, c’est le fait que les gens se parlent, se rencontrent, échangent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Oui d’ailleurs, merci beaucoup de nous rencontrer. Aussi, vous pensez que ce silence, cet essoufflement de l’association, est dû à quoi ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Ça s’est arrêté de deux manières au niveau du &amp;quot;Passe-Murailles&amp;quot;, le petit journal qu’on diffusait et qui entrait dans les prisons, il a été arrêté en disant, maintenant, c’est bon la Presse a repris le relais, il y a de nouveau des gens qui font ce travail, la question de la prison est redevenue publique. La deuxième chose est que le GAP, mené par des anciens détenus, est devenu l’ADPS, l’Association de Défense des Prisonniers de Suisse, menée entre autre par Jacques Fasel, qui avait été incarcéré lui-même pendant de longues années à Bochuz. Les détenus prenaient eux-mêmes en charge leur propre défense, un peu comme sur le mode syndical. Ça n’a pas duré très longtemps, pour ce qui est du GAP Vaud, on a continué à faire quelques dossiers, et puis après, on a récupéré la Ligue des Droits de l’Homme pour être simplistes et on a continué à travailler sur la thématique des prisons sous un autre nom. C’est des mouvements qui ont du sens dans un temps déterminé après on doit faire une mutation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : On s’intéresse plus particulièrement au droit à l’intégrité physique et morale, pourriez-vous nous en dire quelque chose ? On s’est beaucoup basé sur les évènements à Champ-Dollon pour prendre l’exemple de Genève au niveau de la sur-occupation et des problèmes de violence physique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Ah oui, il y avait eu une plainte déposée et des gardiens condamnés il me semble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Ils avaient reporté de vielles pratiques, comme forcer la tête sous l’eau aux prisonniers, des actes de violences cruelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Vous savez comment ils font à Bochuz ? Il y a eu des cas de « bastonnage » de gardiens sur les détenus qui mettaient des cagoules.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Quelle serait alors votre opinion par rapport à ce droit-là ? Où est-ce qu’on en est ? C’est inscrit dans les Droits de l’Homme comme quoi tout prisonnier a le droit au respect de son intégrité physique et morale et on voit que ce n’est pas respecté ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : C’est inhérent à ce genre d’institutions, on ne peut pas faire d’institutions coercitives sans qu’elles dégagent de la violence, de manière visible ou de manière beaucoup plus subtile, c’est propre à la prison. Tant qu’on n’aura pas une direction qui a une vision des détenus comme des personnes ayants le droit au respect, il y aura un effet de cascade sur les gardiens. Le monde pénitencier engage aussi le personnel qu’il trouve, avec ce que ça veut dire concernant les moyens et les dérives de personnalité. Dans le cas de Skander Vogt, ça a été le personnel qui a été condamné, ce n’est pas la direction. Moi je suis un peu naïve des fois, je pense qu’un personnel qui est bien dirigé et respecté lui-même. Comment voulez-vous travailler s’il n’y a pas de supervision ou de prise de distance. Pour une anecdote, une fois, il y a eu Skander Vogt qui était en colère et il y avait deux gardiens qui sont venus pour le calmer et un des gardiens a dû s’absenter pour téléphoner. Le gardien s’est retrouvé seul avec lui, il a réussi à le calmer en parlant et le gardien a été sanctionné car il était resté seul en cellule avec Skander Vogt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Alors que le résultat était là. Avez-vous encore des choses à nous faire partager ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Il faut que vous voyiez &amp;quot;Thorberg&amp;quot;, c’est un des documentaires les plus forts et puis, c’est sur la réalité Suisse d’aujourd’hui ainsi que « Le juge espagnol ». Aussi « Miracle en prison », sur une prison en Inde où on a introduit la méditation. C’est intéressant dans sa démarche, car c’est les gardiens et les détenus qui font la méditation et ça change totalement la dynamique. On est les mêmes d’un côté ou de l’autre, ça change beaucoup de choses. Il faut voir des choses car sinon on a que son imaginaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Merci on se fera un après-midi cinéma les filles. Aussi, la société a évolué, aujourd’hui on est plus centré sur soi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Il y a aussi toute une réflexion sur cette intrusion du monde de la psychiatrie, du monde du soin dans le monde carcéral. On a introduit un débat en se demandant s’il valait mieux des peines de type tarif (un délit ça vaut tant) ou est-ce qu’il vaut mieux des réflexions qui prennent en compte les individus et leur histoire et toutes les dérives que ça implique. On a de plus en plus de sanctions et de comportements considérés comme déviants alors qu’ils ne créent pas de victime.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Oui nous sommes beaucoup plus stigmatisés aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Oui, la prison, elle est dedans/dehors, les frontières ne sont pas si claires que ça. Les luttes se sont des conjonctions avec les générations qui passent selon la conjonction d’événements, d’acteurs qui font qu’il y a quelque chose qui se noue. Il peut ne pas y avoir prise si on démarre des luttes au mauvais moment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Maintenant, c’est un fait, on a tendance à se bouger toujours trop tard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Je crois que l’histoire nous montre que ça fonctionne comme ça.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:(&#039;&#039;Nous nous sommes arrêtées un moment pour regarder les différents journaux «Passe-Murailles» que Mme Testuz nous avait mise de côté&#039;&#039;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : On peut voir que notre boulot était de relayer ce qu’il se passait à l’intérieur, aujourd’hui on relaye ce qui se passe à l’extérieur. C’est quand même incroyable ! On avait à peu près 1000 abonnés, c’était énorme pour l’époque. Il y avait des grands moments, des pics avec de grandes manifs ! Aussi de grosses révoltes, c’était le passage de Saint-Antoine à Champ-Dollon. Ça a toujours été un peu le débat, mieux vaut des prisons vétustes qui laissent des parts d’ombre ou des prisons en lumière ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Champ-Dollon est très en lumière, on voit tout et de très loin. Il rajoute trois bâtiments, elle est éclairée comme un stade de foot !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : C’est marrant de voir comment les Suisses romands gèrent différemment cette question des personnes ayant des troubles psychiques. Est-ce qu’on met l’hôpital dans la prison ou une prison dans l’hôpital ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : À Genève, il y a la Clairière pour les mineurs. On a bien entendu parler de ça avec les faits divers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Le rôle de la Presse a énormément changé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Aujourd’hui, c’est l’actualité flash et on essaye de faire peur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Ce qui a aussi changé, c’est que l’extérieur a aussi changé les espaces, on est une société qui permet moins les gens en marge. On nous met dans une case dès qu’on sort de la norme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Un grand merci pour tout ce que vous nous avez transmis ce soir, cela nous a aussi beaucoup touché. Cela fait écho avec un cours intitulé « mémoire et altérité » sur la transmission du passé et vous nous l’avez bien fait ressentir et fait voir. Merci !&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
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		<title>Entretien avec Muriel Testuz</title>
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		<updated>2013-12-05T20:19:07Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=== Entretien avec Muriel Testuz ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Peut-être que vous pouvez commencer par une petite description de votre parcours ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Vous tombez juste à un moment où l’on est avec des anciennes personnes qui étaient engagées sur la thématique des prisons et qui se sont réengagées depuis 2010, suite à l’évènement du décès de Skander Vogt, le jeune homme qui est mort par asphyxie en prison. Ça a en fait réveiller des mémoires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : D’accord&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Et pour ce printemps, au mois de mars, on prépare un grand projet, suite à la venue d’une pièce de théâtre de Foucault, dont vous avez surement dû entendre parler, qui en 1971 s’était engagé sur la thématique de la prison. Et il y a beaucoup d’effets miroir avec ce spectacle qui s’appelle « Foucault 71 », qui est passé par Genève en décalage de quelques années. Il s’est aussi passé la même chose en Suisse Romande, quelques années avant en Suisse Allemande, partout ailleurs en Allemagne, avec partout les mêmes structures. C’est-à-dire, des évènements dramatiques qui ont fait un peu réagir la conscience et l’émergence de l’intellectuel. On est un peu dans une histoire qui recommence malheureusement. Voilà, c’était ça qui me passait par la tête.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : D‘accord&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Alors je vais commencé l’interview avec notre première question qui est : Depuis quand et avec qui, sous-entendu quel groupe, vous êtes-vous engagée dans la lutte pour les droits des prisonniers / détenus ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Alors si je revisite mes souvenirs, le Groupe Action Prison s’est fondé en 1975 à peu près suite au décès d’un jeune homme qui s’appelait Patrick Mole qui avait fui à vélomoteur et qui s’était fait tirer dessus un peu comme un lapin. Ça a été l’élément déclencheur, l’effet miroir par rapport à Skander Vogt. Moi, je n’étais pas encore dans le Groupe Action Prison, je vais apparaître un an après. J’avais dix-neuf ans à l’époque, j’habitais Lausanne et je connaissais beaucoup de jeunes qui étaient à l’institution « la maison d’éducation de Vennes. Je ne suis pas très sûre de la chronologie, mais il y avait un groupe qui se constituait, car ils n’allaient absolument pas avec cette maison d’éducation, qui va d’ailleurs être fermée trois ans plus tard. On va mener une bagarre. Et puis de liens en liens, je me suis retrouvée à connaître Michel Glardon,le fondateur des Editions d’En bas et qui va être le fer de lance du mouvement sur les prisons, l’intellectuel, le Foucault d’ici. Et c’est avec lui, c’est à ce moment-là, que je vais m’engager par une suite logique sur la thématique des prisons. Moi-même à l’époque j’étais au gymnase, aux études&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Quel était votre statut votre fonction ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Voilà, j’étais étudiante, peut-être même en rupture. Etudiante disons, mais je vivais déjà de manière indépendante, car à l’époque c’était plus facile de vivre de manière indépendante, donc c’était dans ce cadre-là que je côtoyais pas mal de « broussis » par mon histoire personnelle, des gens qui étaient en institution. Pour ma fonction, il faut imaginer que le Groupe Action Prison avait une structure, mais ce n’était pas comme un mouvement politique, c’était plus comme un ensemble de gens qui se cooptait, une espèce de mouvance avec des gens qui apparaissaient, d’autres disparaissaient et donc, il y avait des titres, donc au niveau de la dynamique du groupe chacun y amenait ce qu’il était ou ses qualités. Donc, c’est vrai que moi j’étais beaucoup en lien avec l’intérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : D’accord&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Je ne sais pas si c’est clair mon histoire...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Parfaitement clair, la question d’après est: Dans quel contexte s’est insérée cette démarche ? Mais du coup, vous nous avez déjà un peu répondu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Vous entendiez quoi par cette question ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Qu’est-ce qui vous a poussé à entrer dans cette association ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : De nouveau, on n’entrait pas dans cette association action prison, d’autant plus qu’il se passait la même chose en France. Ce sont des gens qui se rencontraient et il y a eu à un moment donné une convergence. Mais dans un certain sens, c’est la justice qui m’a poussée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Après c’est vrai que ça peut être une question trop personnelle, voulez-vous passer à la question suivante ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Oui, j’essayerai de la reprendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Alors la seconde question est : Y a-t-il un événement originel, pourriez-vous nous raconter un ou des évènements marquants que vous avez menés ou qui ont frappés dans cette période en faveur de ces droits ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : J’ai essayé de me replonger dans les souvenirs, mais il faut se rappeler que c’était dans un contexte particulier, il y avait toutes ces fermetures, ces luttes pour fermer ces maisons d’éducation à l’époque, il y avait une espèce de découverte de ces bagnes d’enfants et c’était vraiment l’effervescence avec mai 68, le besoin de liberté et de libérer. Donc ça voudrait dire quoi, de parler de ça, maintenant. Et puis, c’est vrai que quand il y a eu cette affaire de Skander Vogt, moi, j’ai déjà réagis, et on s&#039;est dit, là on ne peut pas rester comme ça, ça été comme un réveil de mémoire, un réveil de mémoire où on réalisait qu’il n’y avait plus personne. Ces mouvements avec leurs aspects positifs et peut-être naïfs par moment avaient jouer un rôle de contrôle des institutions, ils avaient permis de faire émerger ce qui se passait à l’intérieur, c’est le propre de ces institutions d’être fermées sur elles-mêmes et de rien laisser. Tout le boulot, c’était donc de rendre visible et puis, avec la mort de Skander Vogt, il fallait faire office de contrôle. Dire ça, ça ne va pas, là, vous ne pouvez pas. Il fallait rappeler que même en détention, on a des droits et le respect du droit il est inaliénable autrement, c’est la société elle-même qui se déjuge. Et puis, effectivement, la dynamique qui nous a fait redémarrer, elle était sur le même constat. Dans l’histoire de Skander Vogt, le premier écho après sa mort, c’était les autorités qui disaient que tout allait bien, qu’il n’y avait pas de problème et là, on s’est dit que ce n’était juste pas possible !!! On s’est retrouvé quelques-unes à dire qu’on ne pouvait pas laisser ça comme ça, mais on n’allait pas recommencer. On a plus envie, ce n’est plus notre histoire. On a fait le tour des « popotes » pour voir qui pourrait prendre et recommencer ce travail de surveillance pour toutes les autres structures et les autres domaines sociaux, que ce soit psychiatrique, handicapé. Il y a des espèces d’yeux qui surveillent et qui défendent les droits. Dans le domaine de la prison, il n’y a plus personne et surtout plus de Presse qui fait ce travail-là. Je pars à l’envers mais c’est là qu’on s’est rendu compte qu’il n’y avait pas de structure et que ça n’intéresse personne la question des prisonniers. C’est donc à cause de ça qu’on s’est remis en route, remis en place avec le bulletin d’informations sur les prisons en attendant qu’il y ait quelqu’un qui veut bien reprendre notre place, que nous cédons volontiers. Ce n’est pas un statut d’être détenu, c’est un statut administratif, mais ce n’est pas une identité contrairement à d’autres groupes sociaux victimes d’exclusions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Qu’est-ce qui m&#039;a fait réagir, je pense que je fais partie des gens qui supportent mal l’injustice, je pense qu’il y a aussi une partie qui est valable pour plusieurs d’entres-nous, le monde de la prison de l’époque n’était pas le même que le monde de la prison d’aujourd’hui, l’imaginaire sur la prison n’était pas le même. C’était encore des détenus locaux si j’ose me permettent ça, il y avait un sentiment de proximité avec les personnes incarcérées. Il y avait une banalisation de la vie délictueuse, qui ne peut plus être pensée de la même manière aujourd’hui, et puis, il y avait aussi des objecteurs de bonne conscience en prison qu’on a plus. À l’époque, on était des gens qui objectaient pour la bonne conscience, vous le savez, les gens allaient en prison quand ils objectaient pour l’armée par l’exemple. Ça c’était très important car ça voulait dire que c’était pas des gens qui se considéraient comme des gens ayant commis des délits, ils n’avaient pas de culpabilité, ils avaient des moyens intellectuels mais ils vivaient les mêmes conditions que les détenus. Ils ont eu un regard sur ce qu’il se passait, il y avait eu une espèce de passage entre l’intérieur et l’extérieur, ce qu’on n’a plus du tout actuellement. Moi, c’est ce qui me frappe, nous on fait un travail autour des prisons mais sans les prisonniers. À l’époque, c’était faire sortir la parole de l’intérieur, défendre les droits de l’intérieur, faire le relais entre l’extérieur et l’intérieur, maintenant c’est plus du tout ça qu’on est entrain de faire. Et du reste, si on reprend les histoires de l’époque de Foucault, ça a été le même mécanisme, qui fait que les intellectuels ont commencé à s’intéresser à la prison, c’est qu’ils ont été mis en prison. Ça été aussi la grande désillusion de l’époque, parce qu’on allait sauver les pauvres, les détenus, les déviants, et on découvre qu’ils ne sont pas plus sympathiques, pas plus révolutionnaires que ce qu’on le souhaitait. Ça c’était un grand apprentissage. Mais ça été très formateur pour moi tout ce travail autour des prisons, je suis une qui a duré le plus longtemps. Parce que le Groupe Action Prison, il a existé de 1975 à 1980, avec le journal Passe-Murailles, après il a subsisté uniquement dans le Canton de Vaud avec Michel Glardon. Il fallait un certain nombre de composantes et des gens qui maintiennent et gardent l’intérêt sur la thématique parce que très souvent dans les moments de lutte il y a les moments en pic, excitants et après il y a tout ce travail de fond, de maintien. Comme je vous dis, c’était une mouvance, il y avait le Groupe Action Prison Vaud, les Genevois, les Neuchâtelois, les Suisses Allemands, un petit groupe qui a émergé en Valais et chaque groupe avait son profil, sa personnalité et il y avait toujours des prises de tête. Les Neuchâtelois étaient considérés comme réformistes, qui voulaient améliorer la prison et les Genevois qui voulaient supprimer la prison. Aujourd’hui, on a toujours ce même tiraillement, qu’est-ce qu’on fait avec cette prison. Est-ce qu’on dit: &amp;quot;La prison tue, tuons-la&amp;quot;, qui était d’ailleurs un des slogans de l’époque ou bien est-ce qu’on dit c’est un mal nécessaire, quel est le projet de la prison. Je ne sais pas. De toute manière, tout ce qui enferme, humilie les gens, est mauvais, c’est pas un projet en soi la prison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Quels ont été les changements les plus importants auxquels vous avez assistés ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Il va falloir que je réfléchisse, mais il y a un des changements auxquels j’ai assisté. C’est la fermeture de la maison d’éducation qui va se réouvrir ce printemps. En 1979, on a obtenu la fin de la maison d’éducation de Vennes qui était le pénitencier pour mineur, après une grosse bagarre, on a réussi la fermeture de cette maison. C’était quand même quelque chose et aujourd’hui, ils vont réouvrir une maison d’éducation. Cette maison avait été construite au début du siècle sur l’architecture d’une partie de Bochuz (Prison vaudoise) et aujourd’hui, on ouvre une maison d‘éducation sur le modèle des [prisons de] hautes sécurités. Et entre-temps, il s’est passé un certain nombre de choses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Ce n’est pas un peu reculer du coup ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Oui, mais c’est ça, on s’est rendu compte avec notre retour sur la scène qu’il n’y pas de mémoire, c’est le problème dans ce domaine-là, on ne se souvient pas pourquoi on a fermé cette maison, des débats, des errances... Aujourd’hui, je ne sais pas à quelle évolution on assiste, les gens n’arrivent plus à penser qu’en terme de contrôle, j’ai l’impression. Le côté de torture avait été dénoncé dans les années 1980. Et maintenant, on répond qu’en terme de sécurité, il n’ y a pas d’espace de réflexion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : C’est un peu comme une facilité ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Oui et non, car ça a un coup humain, social, il n’y a pas de questionnement par rapport à ça, mais du reste, il y a aussi une grande différence entre hier et aujourd’hui, c’est qu’à l’époque la Presse n’était pas organisée de la même manière, il y avait des journalistes spécialisés, comme Myriam Meuwly, Pierre Blanc et des chroniqueuses judiciaires. Ils avaient une culture de ce qui se passait. Maintenant, il n’y a plus ce travail de réflexion, de prise de distance, de penser et c’est l’actualité qui parle. Vous avez vu avec les dernières affaires, on ne parle plus que de ça. On oublie que ce n’est qu’un épiphénomène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Mais ça permet d’oublier le reste ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Oui, ça permet d’avoir des solutions simplistes. Regardez le film &amp;quot;Thorberg&amp;quot;, il faut voir ce film-là, pour voir ce que ça veut dire d’être en prison, c’est un magnifique documentaire sur la prison de &amp;quot;Thorberg&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur: Mais c’est en réalisant ce travail qu’on se rend compte finalement, c’est vrai comme vous dites qu’on n’y pense pas, qu’on n’y réfléchit pas et quand on n’a pas la culture on ne peut pas s’imaginer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Et on ne met pas de visage et tant qu’on ne met pas de visage, on peut prendre des décisions mais à partir du moment où l’on met des visages, on ne peut plus prendre les mêmes décisions. C’est marrant de voir dans nos bulletins, on fait attention de relayer des choses qui se passent sur d’autres prisons, et on voit que la culture de la prison n’est pas la même, c’est vraiment une culture et nous ne concevons pas la prison de la même manière en France avec les images qui dépassent l’étonnement et en Suède où c’est totalement une autre approche. C’est des prisons où l’accès aux familles est possible, d’autres qui coupent l’accès, comme les prisons de l’Amérique du Sud. C’est là, qu’on voit que la prison n’est pas une chose en soi, elle appartient à une culture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Y a-t-il des valeurs que vous avez eu le sentiment d’avoir portées en avant ? Et si oui, lesquelles étaient-elles ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Aujourd’hui, je n’ai rien à dire, ce que j’aime c’est avoir des relations avec les gens, c’était ça mon moteur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : C’était vraiment le côté humain qui vous poussait ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Oui, voilà, la colère m’a poussée, je reviens à ça, mais quand j’ai appris le décès de Skander Vogt, j’ai eu honte !! J’ai eu honte parce que je me disais que nous, on savait, on avait les moyens de faire quelque chose avant. Pour les valeurs, on dira le respect de la dignité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : C’est un peu aussi une sorte de solidarité ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Oui, faudrait que je réfléchisse là...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Et au niveau des valeurs de l’association de façon plus générale ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Le respect des personnes. Il faut les considérer comme des personnes, car c’est quand même de la disqualification, ça, je ne peux pas, tout ce qui est l’humiliation, qu’on considère qu’il y a des gens qui ont moins de valeur, je ne peux pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Donc l’égalité ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Oui, dans le sens philosophique du terme alors.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Enfin, qu’en est-il aujourd’hui de cette lutte et des acquis et des risques de retour en arrière ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Je crois qu’on a évoqué, on est revenu en arrière, je ne sais pas si on est entièrement revenu en arrière mais en partie oui. « La soupe, c’est toujours les mêmes qui la brassent ». Pour pouvoir réfléchir, il faudrait aller chercher les ingrédients ailleurs et puis, si on prend le cas de Bochuz, c’est du cooptage des mêmes personnes. Le monde politique fait jouer un rôle à la prison qui a un rôle de façade. On l’a vu aussi avec le côté très coercitif de la prison, très hiérarchique, de contrôle. On voit aussi que les populations des prisons se sont modifiées et qu’il n’y a pas de réflexion, maintenant ce sont surtout des migrants, c’est le milieu populaire qui va en prison. Le monde de la prison a aussi peu évolué par rapport à l’époque. Elle est encore dans une mémoire ancienne, on voit que ça ne touche pas seulement les migrants, c’est aussi l’incarnation des toxicomanes en prison et maintenant aussi les personnes qui ont des déficiences psychiques qui se retrouvent en prison. Il n’y a plus de sens, on continue comme si on devait continuer comme avant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Du coup, pour vous, il faudrait continuer à lutter pour quoi ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Pour empêcher la prison de se renfermer sur elle-même, c’est ce qui s’est passé avec l’histoire de Skander Vogt, c’est le fait qu’il n’y avait plus personne à l’extérieur et qu’il n’y a plus de relais non plus à l’extérieur, car on n&#039;a plus une Presse qui joue son rôle de distance critique. Au-delà du fait de se demander quelle est l’utilité et les dégâts causés par une prison ? S&#039;il n&#039;y a personne qui fait cet office de surveillance ,elle part toute seule en « vrille » et ne peut pas se requestionner.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : C’est par petit but qu’on arriverait à quelque chose de plus grand ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Mais quel pourrait être le but de la prison ? À part la supprimer, c’est ça un peu le paradoxe autour de la prison. On améliore, on améliore, mais on ne lui donne pas du sens pour autant. À part ça, ce n’est pas forcement mal vécu des séjours en prison mais l’institution elle-même est dans l’imaginaire des gens. Peut-être qu’il faudrait observer ce qui se fait ailleurs sur d’autres types de justice, car actuellement on est sur une réponse où on a envie de punir et ça ne satisfait ni les victimes, ni le détenus. Il faut donc réfléchir à d’autres formes de règlement sociétales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Il faudrait parler de réparation plutôt que de punition ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Oui, à part ça, c’est vrai que la prison n’est pas utile dans bien des cas, vous avez suivi ce débat sur l’introduction des peines amende ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Oui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Peine amende, qu’ils viennent d’arrêter avant même d’avoir évaluer les résultats. On sait très bien que c’est l’interpellation qui a le plus d’effets, c’est ça qui fait le choc pour la plupart des personnes qui ont fait des délits. Les gens récidivent indépendamment du fait qu’ils ont été en prison, ça ne produit pas grand chose.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Si ce n’est comme vous disiez que ça touche énormément la dignité ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Oui et ça amène de la souffrance en plus, ça ne répare pas pour les personnes qui ont été les victimes. C’est vrai que je n’ai pas de réponse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : C’est peut-être aussi un fait de société, les gens ont dans l’idée que quand on commet un délit on va en prison et que c’est normal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Oui et puis il faut que ça fasse mal. On n’a pas un système de pénitences qui fait qu’une fois que la pénitence est purgée elle est purgée. On a une pénitence qui dure au-delà.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Ça reste inscrit à vie...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Est-ce qu’aujourd’hui vous continuez de vous engager et si oui, sur quoi ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Là en ce moment, depuis 2010-2011, je participe à un petit groupe pour faire circuler l’information, les réflexions autour de la prison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Pour quelle population intervenez-vous ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : On a mis en place un bulletin informatique de division et on a ouvert un site internet en début d’année. C’est un énorme boulot, mais en fait, on est interpellé par les médias mais on n’intervient pas. On a assez donné, mais il ne faut quand même pas rester dans le silence. C’est quelque chose en quoi je crois : faire circuler l’information, gardez des traces, maintenir la mémoire, c’est fondamental. Ce qui m’intéresse au-delà de la prison, c’est le fait que les gens se parlent, se rencontrent, échangent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Oui d’ailleurs, merci beaucoup de nous rencontrer. Aussi, vous pensez que ce silence, cet essoufflement de l’association, est dû à quoi ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Ça s’est arrêté de deux manières au niveau du &amp;quot;Passe-Murailles&amp;quot;, le petit journal qu’on diffusait et qui entrait dans les prisons, il a été arrêté en disant, maintenant, c’est bon la Presse a repris le relais, il y a de nouveau des gens qui font ce travail, la question de la prison est redevenue publique. La deuxième chose est que le GAP, mené par des anciens détenus, est devenu l’ADPS, l’Association de Défense des Prisonniers de Suisse, menée entre autre par Jacques Fasel, qui avait été incarcéré lui-même pendant de longues années à Bochuz. Les détenus prenaient eux-mêmes en charge leur propre défense, un peu comme sur le mode syndical. Ça n’a pas duré très longtemps, pour ce qui est du GAP Vaud, on a continué à faire quelques dossiers, et puis après, on a récupéré la Ligue des Droits de l’Homme pour être simplistes et on a continué à travailler sur la thématique des prisons sous un autre nom. C’est des mouvements qui ont du sens dans un temps déterminé après on doit faire une mutation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : On s’intéresse plus particulièrement au droit à l’intégrité physique et morale, pourriez-vous nous en dire quelque chose ? On s’est beaucoup basé sur les évènements à Champ-Dollon pour prendre l’exemple de Genève au niveau de la sur-occupation et des problèmes de violence physique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Ah oui, il y avait eu une plainte déposée et des gardiens condamnés il me semble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Ils avaient reporté de vielles pratiques, comme forcer la tête sous l’eau aux prisonniers, des actes de violences cruelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Vous savez comment ils font à Bochuz ? Il y a eu des cas de « bastonnage » de gardiens sur les détenus qui mettaient des cagoules.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Quelle serait alors votre opinion par rapport à ce droit-là ? Où est-ce qu’on en est ? C’est inscrit dans les Droits de l’Homme comme quoi tout prisonnier a le droit au respect de son intégrité physique et morale et on voit que ce n’est pas respecté ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : C’est inhérent à ce genre d’institutions, on ne peut pas faire d’institutions coercitives sans qu’elles dégagent de la violence, de manière visible ou de manière beaucoup plus subtile, c’est propre à la prison. Tant qu’on n’aura pas une direction qui a une vision des détenus comme des personnes ayants le droit au respect, il y aura un effet de cascade sur les gardiens. Le monde pénitencier engage aussi le personnel qu’il trouve, avec ce que ça veut dire concernant les moyens et les dérives de personnalité. Dans le cas de Skander Vogt, ça a été le personnel qui a été condamné, ce n’est pas la direction. Moi je suis un peu naïve des fois, je pense qu’un personnel qui est bien dirigé et respecté lui-même. Comment voulez-vous travailler s’il n’y a pas de supervision ou de prise de distance. Pour une anecdote, une fois, il y a eu Skander Vogt qui était en colère et il y avait deux gardiens qui sont venus pour le calmer et un des gardiens a dû s’absenter pour téléphoner. Le gardien s’est retrouvé seul avec lui, il a réussi à le calmer en parlant et le gardien a été sanctionné car il était resté seul en cellule avec Skander Vogt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Alors que le résultat était là. Avez-vous encore des choses à nous faire partager ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Il faut que vous voyiez &amp;quot;Thorberg&amp;quot;, c’est un des documentaires les plus forts et puis, c’est sur la réalité Suisse d’aujourd’hui ainsi que « Le juge espagnol ». Aussi « Miracle en prison », sur une prison en Inde où on a introduit la méditation. C’est intéressant dans sa démarche, car c’est les gardiens et les détenus qui font la méditation et ça change totalement la dynamique. On est les mêmes d’un côté ou de l’autre, ça change beaucoup de choses. Il faut voir des choses car sinon on a que son imaginaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Merci on se fera un après-midi cinéma les filles. Aussi, la société a évolué, aujourd’hui on est plus centré sur soi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Il y a aussi toute une réflexion sur cette intrusion du monde de la psychiatrie, du monde du soin dans le monde carcéral. On a introduit un débat en se demandant s’il valait mieux des peines de type tarif (un délit ça vaut tant) ou est-ce qu’il vaut mieux des réflexions qui prennent en compte les individus et leur histoire et toutes les dérives que ça implique. On a de plus en plus de sanctions et de comportements considérés comme déviants alors qu’ils ne créent pas de victime.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Oui nous sommes beaucoup plus stigmatisés aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Oui, la prison, elle est dedans/dehors, les frontières ne sont pas si claires que ça. Les luttes se sont des conjonctions avec les générations qui passent selon la conjonction d’événements, d’acteurs qui font qu’il y a quelque chose qui se noue. Il peut ne pas y avoir prise si on démarre des luttes au mauvais moment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Maintenant, c’est un fait, on a tendance à se bouger toujours trop tard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Je crois que l’histoire nous montre que ça fonctionne comme ça.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:(Nous nous sommes arrêtées un moment pour regarder les différents journaux «Passe-Murailles» que Mme Testuz nous avait mise de côté).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : On peut voir que notre boulot était de relayer ce qu’il se passait à l’intérieur, aujourd’hui on relaye ce qui se passe à l’extérieur. C’est quand même incroyable ! On avait à peu près 1000 abonnés, c’était énorme pour l’époque. Il y avait des grands moments, des pics avec de grandes manifs ! Aussi de grosses révoltes, c’était le passage de Saint-Antoine à Champ-Dollon. Ça a toujours été un peu le débat, mieux vaut des prisons vétustes qui laissent des parts d’ombre ou des prisons en lumière ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Champ-Dollon est très en lumière, on voit tout et de très loin. Il rajoute trois bâtiments, elle est éclairée comme un stade de foot !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : C’est marrant de voir comment les Suisses romands gèrent différemment cette question des personnes ayant des troubles psychiques. Est-ce qu’on met l’hôpital dans la prison ou une prison dans l’hôpital ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : À Genève, il y a la Clairière pour les mineurs. On a bien entendu parler de ça avec les faits divers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Le rôle de la Presse a énormément changé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Aujourd’hui, c’est l’actualité flash et on essaye de faire peur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Ce qui a aussi changé, c’est que l’extérieur a aussi changé les espaces, on est une société qui permet moins les gens en marge. On nous met dans une case dès qu’on sort de la norme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Un grand merci pour tout ce que vous nous avez transmis ce soir, cela nous a aussi beaucoup touché. Cela fait écho avec un cours intitulé « mémoire et altérité » sur la transmission du passé et vous nous l’avez bien fait ressentir et fait voir. Merci !&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
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		<title>Entretien avec Muriel Testuz</title>
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		<updated>2013-12-05T20:17:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=== Entretien avec Muriel Testuz ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Peut-être que vous pouvez commencer par une petite description de votre parcours ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Vous tombez juste à un moment où l’on est avec des anciennes personnes qui étaient engagées sur la thématique des prisons et qui se sont réengagées depuis 2010, suite à l’évènement du décès de Skander Vogt, le jeune homme qui est mort par asphyxie en prison. Ça a en fait réveiller des mémoires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : D’accord&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Et pour ce printemps, au mois de mars, on prépare un grand projet, suite à la venue d’une pièce de théâtre de Foucault, dont vous avez surement dû entendre parler, qui en 1971 s’était engagé sur la thématique de la prison. Et il y a beaucoup d’effets miroir avec ce spectacle qui s’appelle « Foucault 71 », qui est passé par Genève en décalage de quelques années. Il s’est aussi passé la même chose en Suisse Romande, quelques années avant en Suisse Allemande, partout ailleurs en Allemagne, avec partout les mêmes structures. C’est-à-dire, des évènements dramatiques qui ont fait un peu réagir la conscience et l’émergence de l’intellectuel. On est un peu dans une histoire qui recommence malheureusement. Voilà, c’était ça qui me passait par la tête.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : D‘accord&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Alors je vais commencé l’interview avec notre première question qui est : Depuis quand et avec qui, sous-entendu quel groupe, vous êtes-vous engagée dans la lutte pour les droits des prisonniers / détenus ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Alors si je revisite mes souvenirs, le Groupe Action Prison s’est fondé en 1975 à peu près suite au décès d’un jeune homme qui s’appelait Patrick Mole qui avait fui à vélomoteur et qui s’était fait tirer dessus un peu comme un lapin. Ça a été l’élément déclencheur, l’effet miroir par rapport à Skander Vogt. Moi, je n’étais pas encore dans le Groupe Action Prison, je vais apparaître un an après. J’avais dix-neuf ans à l’époque, j’habitais Lausanne et je connaissais beaucoup de jeunes qui étaient à l’institution « la maison d’éducation de Vennes. Je ne suis pas très sûre de la chronologie, mais il y avait un groupe qui se constituait, car ils n’allaient absolument pas avec cette maison d’éducation, qui va d’ailleurs être fermée trois ans plus tard. On va mener une bagarre. Et puis de liens en liens, je me suis retrouvée à connaître Michel Glardon,le fondateur des Editions d’En bas et qui va être le fer de lance du mouvement sur les prisons, l’intellectuel, le Foucault d’ici. Et c’est avec lui, c’est à ce moment-là, que je vais m’engager par une suite logique sur la thématique des prisons. Moi-même à l’époque j’étais au gymnase, aux études&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Quel était votre statut votre fonction ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Voilà, j’étais étudiante, peut-être même en rupture. Etudiante disons, mais je vivais déjà de manière indépendante, car à l’époque c’était plus facile de vivre de manière indépendante, donc c’était dans ce cadre-là que je côtoyais pas mal de « broussis » par mon histoire personnelle, des gens qui étaient en institution. Pour ma fonction, il faut imaginer que le Groupe Action Prison avait une structure, mais ce n’était pas comme un mouvement politique, c’était plus comme un ensemble de gens qui se cooptait, une espèce de mouvance avec des gens qui apparaissaient, d’autres disparaissaient et donc, il y avait des titres, donc au niveau de la dynamique du groupe chacun y amenait ce qu’il était ou ses qualités. Donc, c’est vrai que moi j’étais beaucoup en lien avec l’intérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : D’accord&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Je ne sais pas si c’est clair mon histoire...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Parfaitement clair, la question d’après est: Dans quel contexte s’est insérée cette démarche ? Mais du coup, vous nous avez déjà un peu répondu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Vous entendiez quoi par cette question ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Qu’est-ce qui vous a poussé à entrer dans cette association ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : De nouveau, on n’entrait pas dans cette association action prison, d’autant plus qu’il se passait la même chose en France. Ce sont des gens qui se rencontraient et il y a eu à un moment donné une convergence. Mais dans un certain sens, c’est la justice qui m’a poussée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Après c’est vrai que ça peut être une question trop personnelle, voulez-vous passer à la question suivante ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Oui, j’essayerai de la reprendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Alors la seconde question est : Y a-t-il un événement originel, pourriez-vous nous raconter un ou des évènements marquants que vous avez menés ou qui ont frappés dans cette période en faveur de ces droits ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : J’ai essayé de me replonger dans les souvenirs, mais il faut se rappeler que c’était dans un contexte particulier, il y avait toutes ces fermetures, ces luttes pour fermer ces maisons d’éducation à l’époque, il y avait une espèce de découverte de ces bagnes d’enfants et c’était vraiment l’effervescence avec mai 68, le besoin de liberté et de libérer. Donc ça voudrait dire quoi, de parler de ça, maintenant. Et puis, c’est vrai que quand il y a eu cette affaire de Skander Vogt, moi, j’ai déjà réagis, et on s&#039;est dit, là on ne peut pas rester comme ça, ça été comme un réveil de mémoire, un réveil de mémoire où on réalisait qu’il n’y avait plus personne. Ces mouvements avec leurs aspects positifs et peut-être naïfs par moment avaient jouer un rôle de contrôle des institutions, ils avaient permis de faire émerger ce qui se passait à l’intérieur, c’est le propre de ces institutions d’être fermées sur elles-mêmes et de rien laisser. Tout le boulot, c’était donc de rendre visible et puis, avec la mort de Skander Vogt, il fallait faire office de contrôle. Dire ça, ça ne va pas, là, vous ne pouvez pas. Il fallait rappeler que même en détention, on a des droits et le respect du droit il est inaliénable autrement, c’est la société elle-même qui se déjuge. Et puis, effectivement, la dynamique qui nous a fait redémarrer, elle était sur le même constat. Dans l’histoire de Skander Vogt, le premier écho après sa mort, c’était les autorités qui disaient que tout allait bien, qu’il n’y avait pas de problème et là, on s’est dit que ce n’était juste pas possible !!! On s’est retrouvé quelques-unes à dire qu’on ne pouvait pas laisser ça comme ça, mais on n’allait pas recommencer. On a plus envie, ce n’est plus notre histoire. On a fait le tour des « popotes » pour voir qui pourrait prendre et recommencer ce travail de surveillance pour toutes les autres structures et les autres domaines sociaux, que ce soit psychiatrique, handicapé. Il y a des espèces d’yeux qui surveillent et qui défendent les droits. Dans le domaine de la prison, il n’y a plus personne et surtout plus de Presse qui fait ce travail-là. Je pars à l’envers mais c’est là qu’on s’est rendu compte qu’il n’y avait pas de structure et que ça n’intéresse personne la question des prisonniers. C’est donc à cause de ça qu’on s’est remis en route, remis en place avec le bulletin d’informations sur les prisons en attendant qu’il y ait quelqu’un qui veut bien reprendre notre place, que nous cédons volontiers. Ce n’est pas un statut d’être détenu, c’est un statut administratif, mais ce n’est pas une identité contrairement à d’autres groupes sociaux victimes d’exclusions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Qu’est-ce qui m&#039;a fait réagir, je pense que je fais partie des gens qui supportent mal l’injustice, je pense qu’il y a aussi une partie qui est valable pour plusieurs d’entres-nous, le monde de la prison de l’époque n’était pas le même que le monde de la prison d’aujourd’hui, l’imaginaire sur la prison n’était pas le même. C’était encore des détenus locaux si j’ose me permettent ça, il y avait un sentiment de proximité avec les personnes incarcérées. Il y avait une banalisation de la vie délictueuse, qui ne peut plus être pensée de la même manière aujourd’hui, et puis, il y avait aussi des objecteurs de bonne conscience en prison qu’on a plus. À l’époque, on était des gens qui objectaient pour la bonne conscience, vous le savez, les gens allaient en prison quand ils objectaient pour l’armée par l’exemple. Ça c’était très important car ça voulait dire que c’était pas des gens qui se considéraient comme des gens ayant commis des délits, ils n’avaient pas de culpabilité, ils avaient des moyens intellectuels mais ils vivaient les mêmes conditions que les détenus. Ils ont eu un regard sur ce qu’il se passait, il y avait eu une espèce de passage entre l’intérieur et l’extérieur, ce qu’on n’a plus du tout actuellement. Moi, c’est ce qui me frappe, nous on fait un travail autour des prisons mais sans les prisonniers. À l’époque, c’était faire sortir la parole de l’intérieur, défendre les droits de l’intérieur, faire le relais entre l’extérieur et l’intérieur, maintenant c’est plus du tout ça qu’on est entrain de faire. Et du reste, si on reprend les histoires de l’époque de Foucault, ça a été le même mécanisme, qui fait que les intellectuels ont commencé à s’intéresser à la prison, c’est qu’ils ont été mis en prison. Ça été aussi la grande désillusion de l’époque, parce qu’on allait sauver les pauvres, les détenus, les déviants, et on découvre qu’ils ne sont pas plus sympathiques, pas plus révolutionnaires que ce qu’on le souhaitait. Ça c’était un grand apprentissage. Mais ça été très formateur pour moi tout ce travail autour des prisons, je suis une qui a duré le plus longtemps. Parce que le Groupe Action Prison, il a existé de 1975 à 1980, avec le journal Passe-Murailles, après il a subsisté uniquement dans le Canton de Vaud avec Michel Glardon. Il fallait un certain nombre de composantes et des gens qui maintiennent et gardent l’intérêt sur la thématique parce que très souvent dans les moments de lutte il y a les moments en pic, excitants et après il y a tout ce travail de fond, de maintien. Comme je vous dis, c’était une mouvance, il y avait le Groupe Action Prison Vaud, les Genevois, les Neuchâtelois, les Suisses Allemands, un petit groupe qui a émergé en Valais et chaque groupe avait son profil, sa personnalité et il y avait toujours des prises de tête. Les Neuchâtelois étaient considérés comme réformistes, qui voulaient améliorer la prison et les Genevois qui voulaient supprimer la prison. Aujourd’hui, on a toujours ce même tiraillement, qu’est-ce qu’on fait avec cette prison. Est-ce qu’on dit: &amp;quot;La prison tue, tuons-la&amp;quot;, qui était d’ailleurs un des slogans de l’époque ou bien est-ce qu’on dit c’est un mal nécessaire, quel est le projet de la prison. Je ne sais pas. De toute manière, tout ce qui enferme, humilie les gens, est mauvais, c’est pas un projet en soi la prison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Quels ont été les changements les plus importants auxquels vous avez assistés ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Il va falloir que je réfléchisse, mais il y a un des changements auxquels j’ai assisté. C’est la fermeture de la maison d’éducation qui va se réouvrir ce printemps. En 1979, on a obtenu la fin de la maison d’éducation de Vennes qui était le pénitencier pour mineur, après une grosse bagarre, on a réussi la fermeture de cette maison. C’était quand même quelque chose et aujourd’hui, ils vont réouvrir une maison d’éducation. Cette maison avait été construite au début du siècle sur l’architecture d’une partie de Bochuz (Prison vaudoise) et aujourd’hui, on ouvre une maison d‘éducation sur le modèle des [prisons de] hautes sécurités. Et entre-temps, il s’est passé un certain nombre de choses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Ce n’est pas un peu reculer du coup ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Oui, mais c’est ça, on s’est rendu compte avec notre retour sur la scène qu’il n’y pas de mémoire, c’est le problème dans ce domaine-là, on ne se souvient pas pourquoi on a fermé cette maison, des débats, des errances... Aujourd’hui, je ne sais pas à quelle évolution on assiste, les gens n’arrivent plus à penser qu’en terme de contrôle, j’ai l’impression. Le côté de torture avait été dénoncé dans les années 1980. Et maintenant, on répond qu’en terme de sécurité, il n’ y a pas d’espace de réflexion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : C’est un peu comme une facilité ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Oui et non, car ça a un coup humain, social, il n’y a pas de questionnement par rapport à ça, mais du reste, il y a aussi une grande différence entre hier et aujourd’hui, c’est qu’à l’époque la Presse n’était pas organisée de la même manière, il y avait des journalistes spécialisés, comme Myriam Meuwly, Pierre Blanc et des chroniqueuses judiciaires. Ils avaient une culture de ce qui se passait. Maintenant, il n’y a plus ce travail de réflexion, de prise de distance, de penser et c’est l’actualité qui parle. Vous avez vu avec les dernières affaires, on ne parle plus que de ça. On oublie que ce n’est qu’un épiphénomène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Mais ça permet d’oublier le reste ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Oui, ça permet d’avoir des solutions simplistes. Regardez le film &amp;quot;Thorberg&amp;quot;, il faut voir ce film-là, pour voir ce que ça veut dire d’être en prison, c’est un magnifique documentaire sur la prison de &amp;quot;Thorberg&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur: Mais c’est en réalisant ce travail qu’on se rend compte finalement, c’est vrai comme vous dites qu’on n’y pense pas, qu’on n’y réfléchit pas et quand on n’a pas la culture on ne peut pas s’imaginer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Et on ne met pas de visage et tant qu’on ne met pas de visage, on peut prendre des décisions mais à partir du moment où l’on met des visages, on ne peut plus prendre les mêmes décisions. C’est marrant de voir dans nos bulletins, on fait attention de relayer des choses qui se passent sur d’autres prisons, et on voit que la culture de la prison n’est pas la même, c’est vraiment une culture et nous ne concevons pas la prison de la même manière en France avec les images qui dépassent l’étonnement et en Suède où c’est totalement une autre approche. C’est des prisons où l’accès aux familles est possible, d’autres qui coupent l’accès, comme les prisons de l’Amérique du Sud. C’est là, qu’on voit que la prison n’est pas une chose en soi, elle appartient à une culture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Y a-t-il des valeurs que vous avez eu le sentiment d’avoir portées en avant ? Et si oui, lesquelles étaient-elles ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Aujourd’hui, je n’ai rien à dire, ce que j’aime c’est avoir des relations avec les gens, c’était ça mon moteur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : C’était vraiment le côté humain qui vous poussait ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Oui, voilà, la colère m’a poussée, je reviens à ça, mais quand j’ai appris le décès de Skander Vogt, j’ai eu honte !! J’ai eu honte parce que je me disais que nous, on savait, on avait les moyens de faire quelque chose avant. Pour les valeurs, on dira le respect de la dignité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : C’est un peu aussi une sorte de solidarité ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Oui, faudrait que je réfléchisse là...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Et au niveau des valeurs de l’association de façon plus générale ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Le respect des personnes. Il faut les considérer comme des personnes, car c’est quand même de la disqualification, ça, je ne peux pas, tout ce qui est l’humiliation, qu’on considère qu’il y a des gens qui ont moins de valeur, je ne peux pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Donc l’égalité ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Oui, dans le sens philosophique du terme alors.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Enfin, qu’en est-il aujourd’hui de cette lutte et des acquis et des risques de retour en arrière ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Je crois qu’on a évoqué, on est revenu en arrière, je ne sais pas si on est entièrement revenu en arrière mais en partie oui. « La soupe, c’est toujours les mêmes qui la brassent ». Pour pouvoir réfléchir, il faudrait aller chercher les ingrédients ailleurs et puis, si on prend le cas de Bochuz, c’est du cooptage des mêmes personnes. Le monde politique fait jouer un rôle à la prison qui a un rôle de façade. On l’a vu aussi avec le côté très coercitif de la prison, très hiérarchique, de contrôle. On voit aussi que les populations des prisons se sont modifiées et qu’il n’y a pas de réflexion, maintenant ce sont surtout des migrants, c’est le milieu populaire qui va en prison. Le monde de la prison a aussi peu évolué par rapport à l’époque. Elle est encore dans une mémoire ancienne, on voit que ça ne touche pas seulement les migrants, c’est aussi l’incarnation des toxicomanes en prison et maintenant aussi les personnes qui ont des déficiences psychiques qui se retrouvent en prison. Il n’y a plus de sens, on continue comme si on devait continuer comme avant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Du coup, pour vous, il faudrait continuer à lutter pour quoi ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Pour empêcher la prison de se renfermer sur elle-même, c’est ce qui s’est passé avec l’histoire de Skander Vogt, c’est le fait qu’il n’y avait plus personne à l’extérieur et qu’il n’y a plus de relais non plus à l’extérieur, car on n&#039;a plus une Presse qui joue son rôle de distance critique. Au-delà du fait de se demander quelle est l’utilité et les dégâts causés par une prison ? S&#039;il n&#039;y a personne qui fait cet office de surveillance ,elle part toute seule en « vrille » et ne peut pas se requestionner.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : C’est par petit but qu’on arriverait à quelque chose de plus grand ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Mais quel pourrait être le but de la prison ? À part la supprimer, c’est ça un peu le paradoxe autour de la prison. On améliore, on améliore, mais on ne lui donne pas du sens pour autant. À part ça, ce n’est pas forcement mal vécu des séjours en prison mais l’institution elle-même est dans l’imaginaire des gens. Peut-être qu’il faudrait observer ce qui se fait ailleurs sur d’autres types de justice, car actuellement on est sur une réponse où on a envie de punir et ça ne satisfait ni les victimes, ni le détenus. Il faut donc réfléchir à d’autres formes de règlement sociétales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Il faudrait parler de réparation plutôt que de punition ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Oui, à part ça, c’est vrai que la prison n’est pas utile dans bien des cas, vous avez suivi ce débat sur l’introduction des peines amende ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Oui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Peine amende, qu’ils viennent d’arrêter avant même d’avoir évaluer les résultats. On sait très bien que c’est l’interpellation qui a le plus d’effets, c’est ça qui fait le choc pour la plupart des personnes qui ont fait des délits. Les gens récidivent indépendamment du fait qu’ils ont été en prison, ça ne produit pas grand chose.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Si ce n’est comme vous disiez que ça touche énormément la dignité ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Oui et ça amène de la souffrance en plus, ça ne répare pas pour les personnes qui ont été les victimes. C’est vrai que je n’ai pas de réponse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : C’est peut-être aussi un fait de société, les gens ont dans l’idée que quand on commet un délit on va en prison et que c’est normal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Oui et puis il faut que ça fasse mal. On n’a pas un système de pénitences qui fait qu’une fois que la pénitence est purgée elle est purgée. On a une pénitence qui dure au-delà.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Ça reste inscrit à vie...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Est-ce qu’aujourd’hui vous continuez de vous engager et si oui, sur quoi ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Là en ce moment, depuis 2010-2011, je participe à un petit groupe pour faire circuler l’information, les réflexions autour de la prison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Pour quelle population intervenez-vous ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : On a mis en place un bulletin informatique de division et on a ouvert un site internet en début d’année. C’est un énorme boulot, mais en fait, on est interpellé par les médias mais on n’intervient pas. On a assez donné, mais il ne faut quand même pas rester dans le silence. C’est quelque chose en quoi je crois : faire circuler l’information, gardez des traces, maintenir la mémoire, c’est fondamental. Ce qui m’intéresse au-delà de la prison, c’est le fait que les gens se parlent, se rencontrent, échangent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Oui d’ailleurs, merci beaucoup de nous rencontrer. Aussi, vous pensez que ce silence, cet essoufflement de l’association, est dû à quoi ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Ça s’est arrêté de deux manières au niveau du &amp;quot;Passe-Murailles&amp;quot;, le petit journal qu’on diffusait et qui entrait dans les prisons, il a été arrêté en disant, maintenant, c’est bon la Presse a repris le relais, il y a de nouveau des gens qui font ce travail, la question de la prison est redevenue publique. La deuxième chose est que le GAP, mené par des anciens détenus, est devenu l’ADPS, l’Association de Défense des Prisonniers de Suisse, menée entre autre par Jacques Fasel, qui avait été incarcéré lui-même pendant de longues années à Bochuz. Les détenus prenaient eux-mêmes en charge leur propre défense, un peu comme sur le mode syndical. Ça n’a pas duré très longtemps, pour ce qui est du GAP Vaud, on a continué à faire quelques dossiers, et puis après, on a récupéré la Ligue des Droits de l’Homme pour être simplistes et on a continué à travailler sur la thématique des prisons sous un autre nom. C’est des mouvements qui ont du sens dans un temps déterminé après on doit faire une mutation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : On s’intéresse plus particulièrement au droit à l’intégrité physique et morale, pourriez-vous nous en dire quelque chose ? On s’est beaucoup basé sur les évènements à Champ-Dollon pour prendre l’exemple de Genève au niveau de la sur-occupation et des problèmes de violence physique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Ah oui, il y avait eu une plainte déposée et des gardiens condamnés il me semble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Ils avaient reporté de vielles pratiques, comme forcer la tête sous l’eau aux prisonniers, des actes de violences cruelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Vous savez comment ils font à Bochuz ? Il y a eu des cas de « bastonnage » de gardiens sur les détenus qui mettaient des cagoules.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Quelle serait alors votre opinion par rapport à ce droit-là ? Où est-ce qu’on en est ? C’est inscrit dans les Droits de l’Homme comme quoi tout prisonnier a le droit au respect de son intégrité physique et morale et on voit que ce n’est pas respecté ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : C’est inhérent à ce genre d’institutions, on ne peut pas faire d’institutions coercitives sans qu’elles dégagent de la violence, de manière visible ou de manière beaucoup plus subtile, c’est propre à la prison. Tant qu’on n’aura pas une direction qui a une vision des détenus comme des personnes ayants le droit au respect, il y aura un effet de cascade sur les gardiens. Le monde pénitencier engage aussi le personnel qu’il trouve, avec ce que ça veut dire concernant les moyens et les dérives de personnalité. Dans le cas de Skander Vogt, ça a été le personnel qui a été condamné, ce n’est pas la direction. Moi je suis un peu naïve des fois, je pense qu’un personnel qui est bien dirigé et respecté lui-même. Comment voulez-vous travailler s’il n’y a pas de supervision ou de prise de distance. Pour une anecdote, une fois, il y a eu Skander Vogt qui était en colère et il y avait deux gardiens qui sont venus pour le calmer et un des gardiens a dû s’absenter pour téléphoner. Le gardien s’est retrouvé seul avec lui, il a réussi à le calmer en parlant et le gardien a été sanctionné car il était resté seul en cellule avec Skander Vogt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Alors que le résultat était là. Avez-vous encore des choses à nous faire partager ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Il faut que vous voyiez &amp;quot;Thorberg&amp;quot;, c’est un des documentaires les plus forts et puis, c’est sur la réalité Suisse d’aujourd’hui ainsi que « Le juge espagnol ». Aussi « Miracle en prison », sur une prison en Inde où on a introduit la méditation. C’est intéressant dans sa démarche, car c’est les gardiens et les détenus qui font la méditation et ça change totalement la dynamique. On est les mêmes d’un côté ou de l’autre, ça change beaucoup de choses. Il faut voir des choses car sinon on a que son imaginaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Merci on se fera un après-midi cinéma les filles. Aussi, la société a évolué, aujourd’hui on est plus centré sur soi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Il y a aussi toute une réflexion sur cette intrusion du monde de la psychiatrie, du monde du soin dans le monde carcéral. On a introduit un débat en se demandant s’il valait mieux des peines de type tarif (un délit ça vaut tant) ou est-ce qu’il vaut mieux des réflexions qui prennent en compte les individus et leur histoire et toutes les dérives que ça implique. On a de plus en plus de sanctions et de comportements considérés comme déviants alors qu’ils ne créent pas de victime.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Oui nous sommes beaucoup plus stigmatisés aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Oui, la prison, elle est dedans/dehors, les frontières ne sont pas si claires que ça. Les luttes se sont des conjonctions avec les générations qui passent selon la conjonction d’événements, d’acteurs qui font qu’il y a quelque chose qui se noue. Il peut ne pas y avoir prise si on démarre des luttes au mauvais moment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Maintenant, c’est un fait, on a tendance à se bouger toujours trop tard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Je crois que l’histoire nous montre que ça fonctionne comme ça.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:(On a pris un temps pour regarder les différents journaux «Passe-Murailles»).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : On peut voir que notre boulot était de relayer ce qu’il se passait à l’intérieur, aujourd’hui on relaye ce qui se passe à l’extérieur. C’est quand même incroyable ! On avait à peu près 1000 abonnés, c’était énorme pour l’époque. Il y avait des grands moments, des pics avec de grandes manifs ! Aussi de grosses révoltes, c’était le passage de Saint-Antoine à Champ-Dollon. Ça a toujours été un peu le débat, mieux vaut des prisons vétustes qui laissent des parts d’ombre ou des prisons en lumière ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Champ-Dollon est très en lumière, on voit tout et de très loin. Il rajoute trois bâtiments, elle est éclairée comme un stade de foot !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : C’est marrant de voir comment les Suisses romands gèrent différemment cette question des personnes ayant des troubles psychiques. Est-ce qu’on met l’hôpital dans la prison ou une prison dans l’hôpital ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : À Genève, il y a la Clairière pour les mineurs. On a bien entendu parler de ça avec les faits divers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Le rôle de la Presse a énormément changé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Aujourd’hui, c’est l’actualité flash et on essaye de faire peur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muriel Testuz : Ce qui a aussi changé, c’est que l’extérieur a aussi changé les espaces, on est une société qui permet moins les gens en marge. On nous met dans une case dès qu’on sort de la norme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intervieweur : Un grand merci pour tout ce que vous nous avez transmis ce soir, cela nous a aussi beaucoup touché. Cela fait écho avec un cours intitulé « mémoire et altérité » sur la transmission du passé et vous nous l’avez bien fait ressentir et fait voir. Merci !&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11324</id>
		<title>Droits des prisonniers</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11324"/>
		<updated>2013-12-03T12:02:45Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique ==&lt;br /&gt;
Durant l&#039;Antiquité et le Moyen-Âge, les sanctions pénales consistaient principalement en un châtiment corporel. La liberté n&#039;était pas encore considérée comme un bien appartenant à l&#039;individu et, par conséquent, les prisons ne servaient qu&#039;à mettre en sureté et n&#039;étaient pas utilisées comme mode de punition. Elles permettaient, par exemple, de s&#039;assurer qu&#039;un condamné serait présent le jour de son procès. Jusqu&#039;au 17ème siècle, cette mentalité n&#039;évoluera pas. Au siècle des lumières, apparaît alors la conception de la liberté. Celle-ci se révèle être le bien le plus précieux dont peut disposer un individu. Rapidement, l&#039;idée d&#039;utiliser la prison comme mesure punitive - car privative de liberté - est proposée : les peines ne s&#039;appliquent plus au corps, mais à l&#039;esprit.&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réforme pénale initiée par le texte de [http://leboucher.com/vous/beccaria/ Cesare Beccaria], Des délits et des peines, paru en 1764, dénonce le recours à la torture comme moyen d&#039;instruction, la cruauté totalement disproportionnée des châtiments, tels que la peine capitale, l&#039;inégalité de traitement des condamnés en fonction de leur classe sociale ou encore l&#039;arbitraire des juges dans la décision des peine. Il préconise alors la mise en œuvre d&#039;un système de peines fixes garantissant l&#039;égalité entre les condamnés et empêchant ainsi toute appréciation des juges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Howard_%28philanthrope%29 John Howard], philanthrope britannique, est l&#039;un des premier à s&#039;intéresser au statut juridique des prisonniers. Son livre sur &amp;quot;L&#039;État des prisons européennes&amp;quot; (1777) souligne la nécessité d&#039;un traitement carcéral respectant les droits élémentaires de l&#039;humanité. A la fin du 18ème siècle, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Bentham Jeremy Bentham] va plus loin et défend la position que les détenus doivent avoir exactement les mêmes droits que les personnes en liberté mis à part celui d&#039;aller et venir&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 19e siècle pour qu&#039;on donne un autre but aux peines. «Le détenu devrait être complétement transformé, tant dans son corps et ses habitudes que dans son esprit et sa volonté. La volonté d&#039;améliorer le détenu durant sa détention ou l&#039;idée d&#039;une réinsertion possible dans la société transparaissent en filigrane»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 14&amp;lt;/ref&amp;gt;. On passe à une pénalité de la détention. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault Michel Foucault] analyse ce nouvel &amp;quot;art de punir&amp;quot; à travers ce qu&#039;il appelle une micro-physique du pouvoir permettant une constante soumission de l&#039;individu au regard des gardiens. La justice moderne va alors chercher à transmettre l&#039;idée que l&#039;essentiel n&#039;est pas de punir, mais de redresser. Ce que l&#039;on vise désormais, c&#039;est la liberté de l&#039;individu. Par exemple, avec l&#039;introduction de la notion de &amp;quot;circonstances atténuantes&amp;quot; on fait entrer dans le verdict une appréciation portée sur le criminel et sur ce que l&#039;on peut attendre de lui dans l&#039;avenir. «Trouver pour un crime le châtiment qui convient, c&#039;est trouver le désavantage dont l&#039;idée soit telle qu&#039;elle rende définitivement sans attrait l&#039;idée d&#039;un méfait»&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 19ème siècle apporte son lot de réformes. Des mécanismes de réduction de peines apparaissent et surtout, la libération conditionnelle et le régime du sursis sont instaurés, respectivement en 1885 et 1891 en France.&amp;lt;ref&amp;gt;Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
                                         &#039;&#039;&#039;Et entre 1890 et 1970????&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les années 1960-1980 ===&lt;br /&gt;
Les années 1970 sont déterminantes dans le débat sur les droits des prisonniers. Cette question est directement liée à la perte de la liberté par l&#039;emprisonnement. or, il s&#039;agit de distinguer les droits de la personnes humains des droits du prisonniers. Les premières relèvent de ... les second de....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Depuis 1980 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Droit à l’intégrité physique et morale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison a beaucoup évolué au cours du temps, comme le démontre l&#039;historique. Et avec cette évolution, ont évolué les valeurs de la prison et les droits des prisonniers. Parmi ces droits, nous pouvons lister le droit à l&#039;intégrité physique et morale, le droit à des conditions de vie appropriées, ou encore le droit à la santé. Étant donné la centration sur l&#039;évolution de la nature des sanctions et peines dans l&#039;historique de cet article, nous avons choisi de développer un peu plus le droit à l&#039;intégrité physique et morale des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Par le prononcé d&#039;une peine privative de liberté à son égard, l&#039;individu purgeant cette peine est privé de l&#039;un de ses principaux attributs, il perd sa liberté. Le problème majeur réside dans le fait de savoir s&#039;il s&#039;agit d&#039;une perte de liberté ou des libertés et dans quelle mesure cette privation est compatible avec les droits et libertés de l&#039;individu.»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 17.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les individus qui sont détenus conservent tous leurs droits sauf ceux dont la perte est une conséquence directe de la privation des libertés. L’interdiction universelle des actes de torture et des mauvais traitements trouve sa source dans la dignité inhérente à la personne humaine. Les prisonniers et détenus doivent être traités en toute circonstance de façon humaine et digne et ce du jour de leur admission jusqu&#039;au jour de leur libération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi tout acte de torture ou de traitement inhumain ou dégradant est interdit et impardonnable. L&#039;interdiction de la torture a force de loi. &lt;br /&gt;
Cette interdiction trouve sa source dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme dont l&#039;article 5 stipule que :&lt;br /&gt;
«Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ainsi le paragraphe 1 de l’article premier de la Convention contre la torture et autre peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant définit la torture comme : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles».&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsqu&#039;une personne détenue ou emprisonnée disparaît ou décède, il faut que la cause de cette disparition ou de ce décès fasse l’objet d’une enquête indépendante. Le principe 34 de l’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement prévoit que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Si une personne détenue ou emprisonnée vient à décéder ou à disparaître pendant la période de sa détention ou de son emprisonnement, une autorité judiciaire ou autre ordonnera une enquête sur les causes du décès ou de la disparition, soit de sa propre initiative, soit à la requête d’un membre de la famille de cette personne ou de toute personne qui a connaissance de l’affaire...»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l’exemple des conditions de détention dans une prison genevoise pour majeurs : Champ-Dollon qui ouvre ses portes en 1977. Déjà au centre de l’actualité à cause de sa surpopulation, cette prison préventive de Genève a fait la une, en avril 2006, pour de toutes autres raisons. En effet, 200 détenus ont signé une lettre dénonçant l’emploi disproportionné de la force policière et des détentions préventives excédant les peines prononcées. &lt;br /&gt;
Suite aux protestations de 2006, les rapports ont mis en évidence en évidence des violations des droits humains au sein de la prison (allégations de pratiques d’immersion de la tête sous l’eau) par la suite confirmées. Malgré cela, en 2007, toujours pas de réaction des autorités.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la Ligue suisse des droits de l&#039;homme (LSDH), qui a présenté son rapport le 16 avril 2007, les droits fondamentaux des détenus ne sont pas respectés dans la prison genevoise de Champ-Dollon. De même, le rapport de la commission d&#039;experts du Grand Conseil genevois, présenté le 18 avril 2007, a été très sévère envers les pratiques de la police et de la justice.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les experts de la commission ont auditionné 125 détenus et ils ont eu accès aux données de la police judiciaire et de la justice.&lt;br /&gt;
30% des détenus auditionnés (soit 38 sur les 125) se sont plaints de mauvais traitements physiques et de propos racistes, voire de rançons; dans 14 des cas, des lésions ont été constatées par les médecins. Les brutalités ont consisté en coups de pieds à terre, tête frappée contre le mur, gifles, coups lors de l&#039;interrogatoire, et un mineur a raconté avoir subit le sous-marin (tête dans l&#039;eau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dû à la surpopulation, certaines conditions de détention deviennent inacceptables. Le rapport de la LSDH a confirmé certains problèmes, comme un accès restreint aux soins, aux parloirs, à la formation ou aux places de travail. Les experts ont confirmé la promiscuité, la mixité, le mélange de détenus (p.ex avec des détenus perturbés) et certaines restrictions.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d&#039;une conférence de presse le 3 mai 2007, les autorités ont exprimé leur inquiétude tout en relativisant les allégations. Le ministre genevois en charge de la police, Laurent Moutinot, a pointé le fait que les allégations de détenus n&#039;avaient pas fait l&#039;objet de vérification et que les policiers accusés n&#039;avaient pas été entendus. Toutefois, les autorités ont présenté un plan de réformes de la police censé mettre un frein à ces dysfonctionnements. Le plan d&#039;action comprenait l&#039;amélioration de la formation des policier, la réunion en un seul corps de la gendarmerie et de la police de sécurité internationale, une nouvelle répartition des compétences, des caméras de surveillance (y compris dans les postes de police et les salles d&#039;interrogatoires), la réforme des procédures disciplinaires et la création d&#039;une police des polices intercantonale.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Institutions et associations défendant le droit des prisonniers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le GAP ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Action Prison : GAP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe a été créé, en 1975 par Michel Glardon, à la suite de la mort de Patrick Moll. Ceci se faisait par le biais d’un  journal, nommé Passe-Murailles, qui publiait des dossiers sur des « thèmes brulants ». Ce groupe avait la volonté de créer une profonde modification de la détention préventive. Il a énormément lutté « pour briser l’isolement dans les prisons et pour défendre un vrai salaire pour les prisonniers, supprimer la censure, soutenir les luttes »&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt; dans différentes prisons suisses telles que Witzwil ou encore Saint-Antoine devenue Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1986, le groupe Action Prison a disparu et a laissé la place à bien d’autres associations qui luttent pour le respect des prisonniers. Notamment, l’Association de Défense des Prisonniers en Suisse qui a vu le jour en 1986 et qui souhaitait « soutenir les luttes des prisonniers au niveau national et dénoncer l’ensemble du système carcéral ».&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== ADPS (Association de défense des prisonniers de Suisse) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un syndicat de prisonniers, appelé l’Association de Défense des Prisonniers de Suisse, s’est crée en 1986 et prit, ainsi, le relais du Groupe Action Prison. C&#039;est le 1er août que Jacques Fasel, le fondateur, déposa la demande de création de l’ADPS à la conseillère fédérale Elisabeth Kopp. L’Office fédéral de la justice ne s’y opposa pas concrètement, mais transmit le message suivant : « Rien n’empêche en principe des détenus de fonder une association. Toutefois la direction de l’établissement peut soumettre l’activité de ladite association à des conditions, voire la restreindre. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette association était essentiellement composée de détenus et ne comprenait que quelques rares membres non incarcérés, ceux-ci servant de relais avec l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ADPS a évolué du simple syndicat de prisonniers à un groupe actif hors de l’enceinte des prisons. C’était les membres extérieurs à la prison qui recevaient les demandes d’aide des détenus et qui essaient de les traiter, sans toutefois y arriver au vu des nombreuses sollicitations. L’ADPS est alors perçue par les détenus comme inefficace et se voit discréditée. Il s’en suivit le départ de Jacques Fasel qui préféra œuvrer en solitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces informations sont tirées d&#039;un livre d&#039;Yvonne Bercher. (1995)&amp;lt;ref&amp;gt;Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne. pp 45-48&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Groupement [http://www.infoprisons.ch/ Infosprisons] ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Infoprisons est un groupe de travail qui s&#039;est créé après la fin tragique de [http://www.laregion.ch/cetait-effrayant-et-tres-penible/ Skander Vogt] qui est survenue en mars 2010, suite à l’incendie de sa cellule dans le canton de Vaud. En effet, cet événement a déclenché plusieurs interrogations et ces derniers se sont mis à réfléchir à ce que ce drame révélait du monde des prisons et à ce qui pouvait être fait afin d’éviter que ce type d&#039;événement ne se reproduise. Ils ont donc décidé d’élaborer et de diffuser un bulletin électronique trimestriel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe d&#039;information sur les prisons a donc pour but de permettre la prise de parole des détenus et la mobilisation des professionnels impliqués dans le système carcéral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se compose, d&#039;une part, de plusieurs personnes chargées de la responsabilité principale de la rédaction, à savoir: Marie Bonnard (ancienne journaliste à Tout-Va-Bien Hebdo), Patricia Lin (assistante sociale en milieu carcéral durant de nombreuses années), Anne-Catherine Menétrey-Savary (ex-conseillère nationale) et Muriel Testuz (active dans le Groupe Action Prison aujourd’hui disparu). Puis, d&#039;autre part, d&#039;une personne chargée de la relecture des bulletins, à savoir: Joëlle Pascale Ulrich. Tous ces acteurs travaillent bénévolement pour la rédactions des divers textes ainsi que la recherche d&#039;informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de recevoir les bulletins électroniques, il suffit de s&#039;inscrire sur le [http://infoprisons.ch/ site-web] du Groupe Info prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [http://www.aafip.ch/fr/ AAFIP] (Association des Amis de la Fraternité Internationale des Prisons) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;quot;Partout dans le monde les prisons sont un enfer. Aidez-nous à en faire des lieux de résurrection&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Site de l&#039;AAFIP sous http://www.aafip.ch/fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;AAFIP est une association suisse qui a été créée en 2005. Elle agit auprès des détenus, anciens détenus, victimes, enfants et familles touchées par le crime dans de nombreux pays parmi les plus défavorisés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un de leurs axes prioritaires est la justice réparatrice qui est devenue une vision minoritaire autour du XIème siècle, au profit d&#039;une justice rétributive ou répressive, mais qui revient en force actuellement. Car c&#039;est ce type de justice qui est porteur d&#039;espoir pour une réelle réinsertion des détenus au sein de la société. En effet, le crime ne se réduit pas à la transgression de la loi mais il affecte aussi les relations entre les individus. Ainsi, ce n&#039;est pas le fait de simplement appliquer des peines aux coupables qui compensera la souffrance des victimes, et cela peut même conduire à un désir de vengeance chez le coupable. &lt;br /&gt;
Concrètement, la justice réparatrice aide donc le coupable à réparer ou tenter de réparer le mal qu&#039;il a fait dans la mesure du possible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a 124 associations à travers le monde et toutes ont les mêmes objectifs : elles s&#039;impliquent dans la visite des détenus, la formation professionnelle en prison, l’accompagnement des victimes, des familles et enfants de prisonniers, la mise en place de programmes de réinsertion [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]professionnelle et la promotion du concept de justice réparatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chronologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Date !! Événement&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1788 || Abolition de la torture&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1789 || La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen proclame que &amp;quot; nul homme ne peut être accusé, arrêté ou détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu’elle a prescrites &amp;quot;.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1791|| Adoption du premier code pénal en France. L’enfermement est placé au centre du dispositif judiciaire. On voit apparaître une généralisation de la peine privative de liberté mais on conserve la peine de mort et les travaux forcés&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1819 || Adoption du deuxième code pénal en France. Celui-ci privilégie le châtiment qui s’ajoute à l’incarcération pénale : boulet au pied des forçats et flétrissure au fer rouge.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1839 || Mise en place d&#039;un règlement intérieur pour les maisons centrales qui instaure l&#039;interdiction de parler, de fumer, de boire du vin et obligation de travailler et de porter le costume pénal.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1842 || Le prétoire est créé et le cachot devient la principale sanction disciplinaire&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1852 || Instauration d&#039;un décret prince-présidentiel interdisant le droit de vote dans les prisons.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1872 || La commission d’enquête parlementaire d’Haussonville est nommée afin de d’étudier les établissements pénitentiaires et de proposer des mesures pour en améliorer le régime. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1875 || La loi Bérenger généralise l’emprisonnement cellulaire dans les prisons départementales : elle prévoit un isolement total en cellule pour les prévenus et les condamnés à moins d’un an d’emprisonnement, en contrepartie d’une remise d’un quart de la peine. Les détenus sont astreints au silence et au port d’une cagoule pendant leurs déplacements à l’extérieur de leur cellule. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1885 || Loi instaurant la libération conditionnelle. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1891 || Loi instaurant le sursis simple.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1912 || Loi instaurant la liberté surveillée. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1943 || Loi relative à l’usage des armes par le personnel des établissements pénitentiaires. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1945 || Le traitement infligé au détenu doit être humain, exempt de vexations et tendre principalement à son instruction générale et professionnelle. Les travaux forcés sont abolis.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1953 || Entrée en vigueur, en France, de la Convention européenne des droits de l’Homme. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1975 || La réforme pénitentiaire opère une nouvelle classification des établissements pénitentiaires entre trois catégories principales : maison d’arrêt, maison centrale et centre de détention (ces derniers étant orientés en faveur de la réinsertion sociale des détenus). Elle développe d’autre part des peines de substitution et institue les Quartiers de Haute Sécurité. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1975 || Loi instituant les premières peines de substitution &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1975 || Loi rétablissant le droit de vote dans les prisons. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1978 || Instauration des peines de sûreté. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1981 || Entrée en vigueur en France du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, affirmant que &amp;quot; Toute personne privée de sa liberté est traitée avec humanité et avec le respect de la dignité inhérente à la personne humaine &amp;quot;.&lt;br /&gt;
|- &lt;br /&gt;
| 1981 || Loi 81-908 portant abolition de la peine de mort. La peine privative de liberté devient la peine maximale de référence.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1982 || Disparition des Quartiers de Haute Sécurité.&lt;br /&gt;
|- &lt;br /&gt;
| 1983 || La peine de travail d’intérêt général est créée. Les hygiaphones sont retirés des parloirs : les détenus et leur visiteurs peuvent se toucher.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1984  || Loi 84-576 tendant à renforcer le droit des personnes en matière de placement en détention provisoire et d’exécution d’un mandat de justice. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1986 || Décret relatif à la lutte contre les maladies mentales et à l’organisation de la sectorisation psychiatrique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1988 || Loi 88-1243 autorisant l’approbation d’une convention européenne pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1994 || Réforme des soins en milieu pénitentiaire. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 2000 || Relance du débat sur les conditions de détention en France.  &lt;br /&gt;
Loi 2000-516 sur le renforcement de la présomption d’innocence et les droits des victimes. &lt;br /&gt;
Présentation un projet de loi pénitentiaire construite autour de trois axes : conditions des détenus, missions des personnels de l’administration pénitentiaire et contrôle des prisons. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 2002 || Loi 2002-303 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé. Elle permet de suspendre la peine d’une personne dont l’état de santé est incompatible avec la détention. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 2003 || Publication du rapport Terra, &amp;quot;Prévention du suicide des personnes détenues&amp;quot;. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 2004 || Décret 2004-1364 modifiant le code de procédure pénale (troisième partie : Décrets) et relatif à l’application des peines. &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les informations ci-dessus concernent plus particulièrement la France et ont été tirées du site internet suivant : [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;étayer les apports de notre article, nous avons décidé d&#039;interviewer deux personnes. Nous avons décidé d&#039;adopter une posture semi-directive dans nos entretiens de recherche. L&#039;objectif de ces entretiens est de &amp;quot;favoriser la production d’un discours de l’interviewé sur un thème défini dans le cadre d’une recherche&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Blanchet A., et Al (1985). L&#039;entretien dans les sciences sociales. Bordas, Paris. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;, dans ce cas-ci il s&#039;agira pour les deux interviewés de partager leurs souvenirs et expériences afin que nous puissions mieux comprendre la situation passée et actuelle concernant la prison. Nous essaierons aussi d&#039;approfondir un peu grâce à leurs opinions sur le thème du droit à l&#039;intégrité physique et morale des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Questions pour les entretiens|Questions d&#039;entretiens]] ===&lt;br /&gt;
Nous désirons laisser de l&#039;espace et de la liberté aux personnes interviewées. Par conséquent, nous ne proposerons pas de questions fermées mais des questions ouvertes et générales. Nous accorderons un long temps de réponse afin de laisser à la personne la possibilité de se souvenir et de raconter l&#039;histoire et son histoire, notre but étant de véritablement comprendre comment s&#039;est construite la lutte pour les droits des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Présentations des personnes interviewées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Madame Muriel Testuz et Madame Yvonne Bercher.&lt;br /&gt;
Pour la présentation des personnes interviewées, voir l&#039;[[index]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Retour sur les entretiens ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Muriel Testuz]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Yvonne Bercher]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11323</id>
		<title>Droits des prisonniers</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11323"/>
		<updated>2013-12-03T09:07:32Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* Notes et références */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Brève présentation du sujet&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique ==&lt;br /&gt;
Durant l&#039;Antiquité et le Moyen-Âge, les sanctions pénales consistaient principalement en un châtiment corporel. La liberté n&#039;était pas encore considérée comme un bien appartenant à l&#039;individu et, par conséquent, les prisons ne servaient qu&#039;à mettre en sureté et n&#039;étaient pas utilisées comme mode de punition. Elles permettaient, par exemple, de s&#039;assurer qu&#039;un condamné serait présent le jour de son procès. Jusqu&#039;au 17ème siècle, cette mentalité n&#039;évoluera pas. Au siècle des lumières, apparaît alors la conception de la liberté. Celle-ci se révèle être le bien le plus précieux dont peut disposer un individu. Rapidement, l&#039;idée d&#039;utiliser la prison comme mesure punitive - car privative de liberté - est proposée : les peines ne s&#039;appliquent plus au corps, mais à l&#039;esprit.&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réforme pénale initiée par le texte de [http://leboucher.com/vous/beccaria/ Cesare Beccaria], Des délits et des peines, paru en 1764, dénonce le recours à la torture comme moyen d&#039;instruction, la cruauté totalement disproportionnée des châtiments, tels que la peine capitale, l&#039;inégalité de traitement des condamnés en fonction de leur classe sociale ou encore l&#039;arbitraire des juges dans la décision des peine. Il préconise alors la mise en œuvre d&#039;un système de peines fixes garantissant l&#039;égalité entre les condamnés et empêchant ainsi toute appréciation des juges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Howard_%28philanthrope%29 John Howard], philanthrope britannique, est l&#039;un des premier à s&#039;intéresser au statut juridique des prisonniers. Son livre sur &amp;quot;L&#039;État des prisons européennes&amp;quot; (1777) souligne la nécessité d&#039;un traitement carcéral respectant les droits élémentaires de l&#039;humanité. A la fin du 18ème siècle, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Bentham Jeremy Bentham] va plus loin et défend la position que les détenus doivent avoir exactement les mêmes droits que les personnes en liberté mis à part celui d&#039;aller et venir&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 19e siècle pour qu&#039;on donne un autre but aux peines. «Le détenu devrait être complétement transformé, tant dans son corps et ses habitudes que dans son esprit et sa volonté. La volonté d&#039;améliorer le détenu durant sa détention ou l&#039;idée d&#039;une réinsertion possible dans la société transparaissent en filigrane»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 14&amp;lt;/ref&amp;gt;. On passe à une pénalité de la détention. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault Michel Foucault] analyse ce nouvel &amp;quot;art de punir&amp;quot; à travers ce qu&#039;il appelle une micro-physique du pouvoir permettant une constante soumission de l&#039;individu au regard des gardiens. La justice moderne va alors chercher à transmettre l&#039;idée que l&#039;essentiel n&#039;est pas de punir, mais de redresser. Ce que l&#039;on vise désormais, c&#039;est la liberté de l&#039;individu. Par exemple, avec l&#039;introduction de la notion de &amp;quot;circonstances atténuantes&amp;quot; on fait entrer dans le verdict une appréciation portée sur le criminel et sur ce que l&#039;on peut attendre de lui dans l&#039;avenir. «Trouver pour un crime le châtiment qui convient, c&#039;est trouver le désavantage dont l&#039;idée soit telle qu&#039;elle rende définitivement sans attrait l&#039;idée d&#039;un méfait»&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 19ème siècle apporte son lot de réformes. Des mécanismes de réduction de peines apparaissent et surtout, la libération conditionnelle et le régime du sursis sont instaurés, respectivement en 1885 et 1891 en France.&amp;lt;ref&amp;gt;Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
                                         &#039;&#039;&#039;Et entre 1890 et 1970????&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les années 1960-1980 ===&lt;br /&gt;
Les années 1970 sont déterminantes dans le débat sur les droits des prisonniers. Cette question est directement liée à la perte de la liberté par l&#039;emprisonnement. or, il s&#039;agit de distinguer les droits de la personnes humains des droits du prisonniers. Les premières relèvent de ... les second de....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Depuis 1980 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Droit à l’intégrité physique et morale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison a beaucoup évolué au cours du temps, comme le démontre l&#039;historique. Et avec cette évolution, ont évolué les valeurs de la prison et les droits des prisonniers. Parmi ces droits, nous pouvons lister le droit à l&#039;intégrité physique et morale, le droit à des conditions de vie appropriées, ou encore le droit à la santé. Étant donné la centration sur l&#039;évolution de la nature des sanctions et peines dans l&#039;historique de cet article, nous avons choisi de développer un peu plus le droit à l&#039;intégrité physique et morale des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Par le prononcé d&#039;une peine privative de liberté à son égard, l&#039;individu purgeant cette peine est privé de l&#039;un de ses principaux attributs, il perd sa liberté. Le problème majeur réside dans le fait de savoir s&#039;il s&#039;agit d&#039;une perte de liberté ou des libertés et dans quelle mesure cette privation est compatible avec les droits et libertés de l&#039;individu.»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 17.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les individus qui sont détenus conservent tous leurs droits sauf ceux dont la perte est une conséquence directe de la privation des libertés. L’interdiction universelle des actes de torture et des mauvais traitements trouve sa source dans la dignité inhérente à la personne humaine. Les prisonniers et détenus doivent être traités en toute circonstance de façon humaine et digne et ce du jour de leur admission jusqu&#039;au jour de leur libération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi tout acte de torture ou de traitement inhumain ou dégradant est interdit et impardonnable. L&#039;interdiction de la torture a force de loi. &lt;br /&gt;
Cette interdiction trouve sa source dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme dont l&#039;article 5 stipule que :&lt;br /&gt;
«Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ainsi le paragraphe 1 de l’article premier de la Convention contre la torture et autre peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant définit la torture comme : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles».&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsqu&#039;une personne détenue ou emprisonnée disparaît ou décède, il faut que la cause de cette disparition ou de ce décès fasse l’objet d’une enquête indépendante. Le principe 34 de l’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement prévoit que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Si une personne détenue ou emprisonnée vient à décéder ou à disparaître pendant la période de sa détention ou de son emprisonnement, une autorité judiciaire ou autre ordonnera une enquête sur les causes du décès ou de la disparition, soit de sa propre initiative, soit à la requête d’un membre de la famille de cette personne ou de toute personne qui a connaissance de l’affaire...»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l’exemple des conditions de détention dans une prison genevoise pour majeurs : Champ-Dollon qui ouvre ses portes en 1977. Déjà au centre de l’actualité à cause de sa surpopulation, cette prison préventive de Genève a fait la une, en avril 2006, pour de toutes autres raisons. En effet, 200 détenus ont signé une lettre dénonçant l’emploi disproportionné de la force policière et des détentions préventives excédant les peines prononcées. &lt;br /&gt;
Suite aux protestations de 2006, les rapports ont mis en évidence en évidence des violations des droits humains au sein de la prison (allégations de pratiques d’immersion de la tête sous l’eau) par la suite confirmées. Malgré cela, en 2007, toujours pas de réaction des autorités.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la Ligue suisse des droits de l&#039;homme (LSDH), qui a présenté son rapport le 16 avril 2007, les droits fondamentaux des détenus ne sont pas respectés dans la prison genevoise de Champ-Dollon. De même, le rapport de la commission d&#039;experts du Grand Conseil genevois, présenté le 18 avril 2007, a été très sévère envers les pratiques de la police et de la justice.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les experts de la commission ont auditionné 125 détenus et ils ont eu accès aux données de la police judiciaire et de la justice.&lt;br /&gt;
30% des détenus auditionnés (soit 38 sur les 125) se sont plaints de mauvais traitements physiques et de propos racistes, voire de rançons; dans 14 des cas, des lésions ont été constatées par les médecins. Les brutalités ont consisté en coups de pieds à terre, tête frappée contre le mur, gifles, coups lors de l&#039;interrogatoire, et un mineur a raconté avoir subit le sous-marin (tête dans l&#039;eau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dû à la surpopulation, certaines conditions de détention deviennent inacceptables. Le rapport de la LSDH a confirmé certains problèmes, comme un accès restreint aux soins, aux parloirs, à la formation ou aux places de travail. Les experts ont confirmé la promiscuité, la mixité, le mélange de détenus (p.ex avec des détenus perturbés) et certaines restrictions.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d&#039;une conférence de presse le 3 mai 2007, les autorités ont exprimé leur inquiétude tout en relativisant les allégations. Le ministre genevois en charge de la police, Laurent Moutinot, a pointé le fait que les allégations de détenus n&#039;avaient pas fait l&#039;objet de vérification et que les policiers accusés n&#039;avaient pas été entendus. Toutefois, les autorités ont présenté un plan de réformes de la police censé mettre un frein à ces dysfonctionnements. Le plan d&#039;action comprenait l&#039;amélioration de la formation des policier, la réunion en un seul corps de la gendarmerie et de la police de sécurité internationale, une nouvelle répartition des compétences, des caméras de surveillance (y compris dans les postes de police et les salles d&#039;interrogatoires), la réforme des procédures disciplinaires et la création d&#039;une police des polices intercantonale.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Institutions et associations défendant le droit des prisonniers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le GAP ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Action Prison : GAP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe a été créé, en 1975 par Michel Glardon, à la suite de la mort de Patrick Moll. Ceci se faisait par le biais d’un  journal, nommé Passe-Murailles, qui publiait des dossiers sur des « thèmes brulants ». Ce groupe avait la volonté de créer une profonde modification de la détention préventive. Il a énormément lutté « pour briser l’isolement dans les prisons et pour défendre un vrai salaire pour les prisonniers, supprimer la censure, soutenir les luttes »&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt; dans différentes prisons suisses telles que Witzwil ou encore Saint-Antoine devenue Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1986, le groupe Action Prison a disparu et a laissé la place à bien d’autres associations qui luttent pour le respect des prisonniers. Notamment, l’Association de Défense des Prisonniers en Suisse qui a vu le jour en 1986 et qui souhaitait « soutenir les luttes des prisonniers au niveau national et dénoncer l’ensemble du système carcéral ».&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== ADPS (Association de défense des prisonniers de Suisse) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un syndicat de prisonniers, appelé l’Association de Défense des Prisonniers de Suisse, s’est crée en 1986 et prit, ainsi, le relais du Groupe Action Prison. C&#039;est le 1er août que Jacques Fasel, le fondateur, déposa la demande de création de l’ADPS à la conseillère fédérale Elisabeth Kopp. L’Office fédéral de la justice ne s’y opposa pas concrètement, mais transmit le message suivant : « Rien n’empêche en principe des détenus de fonder une association. Toutefois la direction de l’établissement peut soumettre l’activité de ladite association à des conditions, voire la restreindre. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette association était essentiellement composée de détenus et ne comprenait que quelques rares membres non incarcérés, ceux-ci servant de relais avec l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ADPS a évolué du simple syndicat de prisonniers à un groupe actif hors de l’enceinte des prisons. C’était les membres extérieurs à la prison qui recevaient les demandes d’aide des détenus et qui essaient de les traiter, sans toutefois y arriver au vu des nombreuses sollicitations. L’ADPS est alors perçue par les détenus comme inefficace et se voit discréditée. Il s’en suivit le départ de Jacques Fasel qui préféra œuvrer en solitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces informations sont tirées d&#039;un livre d&#039;Yvonne Bercher. (1995)&amp;lt;ref&amp;gt;Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne. pp 45-48&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Groupement [http://www.infoprisons.ch/ Infosprisons] ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Infoprisons est un groupe de travail qui s&#039;est créé après la fin tragique de [http://www.laregion.ch/cetait-effrayant-et-tres-penible/ Skander Vogt] qui est survenue en mars 2010, suite à l’incendie de sa cellule dans le canton de Vaud. En effet, cet événement a déclenché plusieurs interrogations et ces derniers se sont mis à réfléchir à ce que ce drame révélait du monde des prisons et à ce qui pouvait être fait afin d’éviter que ce type d&#039;événement ne se reproduise. Ils ont donc décidé d’élaborer et de diffuser un bulletin électronique trimestriel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe d&#039;information sur les prisons a donc pour but de permettre la prise de parole des détenus et la mobilisation des professionnels impliqués dans le système carcéral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se compose, d&#039;une part, de plusieurs personnes chargées de la responsabilité principale de la rédaction, à savoir: Marie Bonnard (ancienne journaliste à Tout-Va-Bien Hebdo), Patricia Lin (assistante sociale en milieu carcéral durant de nombreuses années), Anne-Catherine Menétrey-Savary (ex-conseillère nationale) et Muriel Testuz (active dans le Groupe Action Prison aujourd’hui disparu). Puis, d&#039;autre part, d&#039;une personne chargée de la relecture des bulletins, à savoir: Joëlle Pascale Ulrich. Tous ces acteurs travaillent bénévolement pour la rédactions des divers textes ainsi que la recherche d&#039;informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de recevoir les bulletins électroniques, il suffit de s&#039;inscrire sur le [http://infoprisons.ch/ site-web] du Groupe Info prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [http://www.aafip.ch/fr/ AAFIP] (Association des Amis de la Fraternité Internationale des Prisons) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;quot;Partout dans le monde les prisons sont un enfer. Aidez-nous à en faire des lieux de résurrection&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Site de l&#039;AAFIP sous http://www.aafip.ch/fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;AAFIP est une association suisse qui a été créée en 2005. Elle agit auprès des détenus, anciens détenus, victimes, enfants et familles touchées par le crime dans de nombreux pays parmi les plus défavorisés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un de leurs axes prioritaires est la justice réparatrice qui est devenue une vision minoritaire autour du XIème siècle, au profit d&#039;une justice rétributive ou répressive, mais qui revient en force actuellement. Car c&#039;est ce type de justice qui est porteur d&#039;espoir pour une réelle réinsertion des détenus au sein de la société. En effet, le crime ne se réduit pas à la transgression de la loi mais il affecte aussi les relations entre les individus. Ainsi, ce n&#039;est pas le fait de simplement appliquer des peines aux coupables qui compensera la souffrance des victimes, et cela peut même conduire à un désir de vengeance chez le coupable. &lt;br /&gt;
Concrètement, la justice réparatrice aide donc le coupable à réparer ou tenter de réparer le mal qu&#039;il a fait dans la mesure du possible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a 124 associations à travers le monde et toutes ont les mêmes objectifs : elles s&#039;impliquent dans la visite des détenus, la formation professionnelle en prison, l’accompagnement des victimes, des familles et enfants de prisonniers, la mise en place de programmes de réinsertion [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]professionnelle et la promotion du concept de justice réparatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chronologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Date !! Événement&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1788 || Abolition de la torture&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1789 || La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen proclame que &amp;quot; nul homme ne peut être accusé, arrêté ou détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu’elle a prescrites &amp;quot;.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1791|| Adoption du premier code pénal en France. L’enfermement est placé au centre du dispositif judiciaire. On voit apparaître une généralisation de la peine privative de liberté mais on conserve la peine de mort et les travaux forcés&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1819 || Adoption du deuxième code pénal en France. Celui-ci privilégie le châtiment qui s’ajoute à l’incarcération pénale : boulet au pied des forçats et flétrissure au fer rouge.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1839 || Mise en place d&#039;un règlement intérieur pour les maisons centrales qui instaure l&#039;interdiction de parler, de fumer, de boire du vin et obligation de travailler et de porter le costume pénal.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1842 || Le prétoire est créé et le cachot devient la principale sanction disciplinaire&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1852 || Instauration d&#039;un décret prince-présidentiel interdisant le droit de vote dans les prisons.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1872 || La commission d’enquête parlementaire d’Haussonville est nommée afin de d’étudier les établissements pénitentiaires et de proposer des mesures pour en améliorer le régime. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1875 || La loi Bérenger généralise l’emprisonnement cellulaire dans les prisons départementales : elle prévoit un isolement total en cellule pour les prévenus et les condamnés à moins d’un an d’emprisonnement, en contrepartie d’une remise d’un quart de la peine. Les détenus sont astreints au silence et au port d’une cagoule pendant leurs déplacements à l’extérieur de leur cellule. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1885 || Loi instaurant la libération conditionnelle. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1891 || Loi instaurant le sursis simple.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1912 || Loi instaurant la liberté surveillée. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1943 || Loi relative à l’usage des armes par le personnel des établissements pénitentiaires. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1945 || Le traitement infligé au détenu doit être humain, exempt de vexations et tendre principalement à son instruction générale et professionnelle. Les travaux forcés sont abolis.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1953 || Entrée en vigueur, en France, de la Convention européenne des droits de l’Homme. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1975 || La réforme pénitentiaire opère une nouvelle classification des établissements pénitentiaires entre trois catégories principales : maison d’arrêt, maison centrale et centre de détention (ces derniers étant orientés en faveur de la réinsertion sociale des détenus). Elle développe d’autre part des peines de substitution et institue les Quartiers de Haute Sécurité. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1975 || Loi instituant les premières peines de substitution &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1975 || Loi rétablissant le droit de vote dans les prisons. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1978 || Instauration des peines de sûreté. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1981 || Entrée en vigueur en France du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, affirmant que &amp;quot; Toute personne privée de sa liberté est traitée avec humanité et avec le respect de la dignité inhérente à la personne humaine &amp;quot;.&lt;br /&gt;
|- &lt;br /&gt;
| 1981 || Loi 81-908 portant abolition de la peine de mort. La peine privative de liberté devient la peine maximale de référence.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1982 || Disparition des Quartiers de Haute Sécurité.&lt;br /&gt;
|- &lt;br /&gt;
| 1983 || La peine de travail d’intérêt général est créée. Les hygiaphones sont retirés des parloirs : les détenus et leur visiteurs peuvent se toucher.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1984  || Loi 84-576 tendant à renforcer le droit des personnes en matière de placement en détention provisoire et d’exécution d’un mandat de justice. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1986 || Décret relatif à la lutte contre les maladies mentales et à l’organisation de la sectorisation psychiatrique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1988 || Loi 88-1243 autorisant l’approbation d’une convention européenne pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1994 || Réforme des soins en milieu pénitentiaire. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 2000 || Relance du débat sur les conditions de détention en France.  &lt;br /&gt;
Loi 2000-516 sur le renforcement de la présomption d’innocence et les droits des victimes. &lt;br /&gt;
Présentation un projet de loi pénitentiaire construite autour de trois axes : conditions des détenus, missions des personnels de l’administration pénitentiaire et contrôle des prisons. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 2002 || Loi 2002-303 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé. Elle permet de suspendre la peine d’une personne dont l’état de santé est incompatible avec la détention. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 2003 || Publication du rapport Terra, &amp;quot;Prévention du suicide des personnes détenues&amp;quot;. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 2004 || Décret 2004-1364 modifiant le code de procédure pénale (troisième partie : Décrets) et relatif à l’application des peines. &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les informations ci-dessus concernent plus particulièrement la France et ont été tirées du site internet suivant : [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;étayer les apports de notre article, nous avons décidé d&#039;interviewer deux personnes. Nous avons décidé d&#039;adopter une posture semi-directive dans nos entretiens de recherche. L&#039;objectif de ces entretiens est de &amp;quot;favoriser la production d’un discours de l’interviewé sur un thème défini dans le cadre d’une recherche&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Blanchet A., et Al (1985). L&#039;entretien dans les sciences sociales. Bordas, Paris. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;, dans ce cas-ci il s&#039;agira pour les deux interviewés de partager leurs souvenirs et expériences afin que nous puissions mieux comprendre la situation passée et actuelle concernant la prison. Nous essaierons aussi d&#039;approfondir un peu grâce à leurs opinions sur le thème du droit à l&#039;intégrité physique et morale des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Questions pour les entretiens|Questions d&#039;entretiens]] ===&lt;br /&gt;
Nous désirons laisser de l&#039;espace et de la liberté aux personnes interviewées. Par conséquent, nous ne proposerons pas de questions fermées mais des questions ouvertes et générales. Nous accorderons un long temps de réponse afin de laisser à la personne la possibilité de se souvenir et de raconter l&#039;histoire et son histoire, notre but étant de véritablement comprendre comment s&#039;est construite la lutte pour les droits des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Présentations des personnes interviewées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Madame Muriel Testuz et Madame Yvonne Bercher.&lt;br /&gt;
Pour la présentation des personnes interviewées, voir l&#039;[[index]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Retour sur les entretiens ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Muriel Testuz]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Yvonne Bercher]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11322</id>
		<title>Droits des prisonniers</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11322"/>
		<updated>2013-12-03T09:05:03Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* Méthodologie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Brève présentation du sujet&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique ==&lt;br /&gt;
Durant l&#039;Antiquité et le Moyen-Âge, les sanctions pénales consistaient principalement en un châtiment corporel. La liberté n&#039;était pas encore considérée comme un bien appartenant à l&#039;individu et, par conséquent, les prisons ne servaient qu&#039;à mettre en sureté et n&#039;étaient pas utilisées comme mode de punition. Elles permettaient, par exemple, de s&#039;assurer qu&#039;un condamné serait présent le jour de son procès. Jusqu&#039;au 17ème siècle, cette mentalité n&#039;évoluera pas. Au siècle des lumières, apparaît alors la conception de la liberté. Celle-ci se révèle être le bien le plus précieux dont peut disposer un individu. Rapidement, l&#039;idée d&#039;utiliser la prison comme mesure punitive - car privative de liberté - est proposée : les peines ne s&#039;appliquent plus au corps, mais à l&#039;esprit.&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réforme pénale initiée par le texte de [http://leboucher.com/vous/beccaria/ Cesare Beccaria], Des délits et des peines, paru en 1764, dénonce le recours à la torture comme moyen d&#039;instruction, la cruauté totalement disproportionnée des châtiments, tels que la peine capitale, l&#039;inégalité de traitement des condamnés en fonction de leur classe sociale ou encore l&#039;arbitraire des juges dans la décision des peine. Il préconise alors la mise en œuvre d&#039;un système de peines fixes garantissant l&#039;égalité entre les condamnés et empêchant ainsi toute appréciation des juges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Howard_%28philanthrope%29 John Howard], philanthrope britannique, est l&#039;un des premier à s&#039;intéresser au statut juridique des prisonniers. Son livre sur &amp;quot;L&#039;État des prisons européennes&amp;quot; (1777) souligne la nécessité d&#039;un traitement carcéral respectant les droits élémentaires de l&#039;humanité. A la fin du 18ème siècle, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Bentham Jeremy Bentham] va plus loin et défend la position que les détenus doivent avoir exactement les mêmes droits que les personnes en liberté mis à part celui d&#039;aller et venir&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 19e siècle pour qu&#039;on donne un autre but aux peines. «Le détenu devrait être complétement transformé, tant dans son corps et ses habitudes que dans son esprit et sa volonté. La volonté d&#039;améliorer le détenu durant sa détention ou l&#039;idée d&#039;une réinsertion possible dans la société transparaissent en filigrane»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 14&amp;lt;/ref&amp;gt;. On passe à une pénalité de la détention. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault Michel Foucault] analyse ce nouvel &amp;quot;art de punir&amp;quot; à travers ce qu&#039;il appelle une micro-physique du pouvoir permettant une constante soumission de l&#039;individu au regard des gardiens. La justice moderne va alors chercher à transmettre l&#039;idée que l&#039;essentiel n&#039;est pas de punir, mais de redresser. Ce que l&#039;on vise désormais, c&#039;est la liberté de l&#039;individu. Par exemple, avec l&#039;introduction de la notion de &amp;quot;circonstances atténuantes&amp;quot; on fait entrer dans le verdict une appréciation portée sur le criminel et sur ce que l&#039;on peut attendre de lui dans l&#039;avenir. «Trouver pour un crime le châtiment qui convient, c&#039;est trouver le désavantage dont l&#039;idée soit telle qu&#039;elle rende définitivement sans attrait l&#039;idée d&#039;un méfait»&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 19ème siècle apporte son lot de réformes. Des mécanismes de réduction de peines apparaissent et surtout, la libération conditionnelle et le régime du sursis sont instaurés, respectivement en 1885 et 1891 en France.&amp;lt;ref&amp;gt;Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
                                         &#039;&#039;&#039;Et entre 1890 et 1970????&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les années 1960-1980 ===&lt;br /&gt;
Les années 1970 sont déterminantes dans le débat sur les droits des prisonniers. Cette question est directement liée à la perte de la liberté par l&#039;emprisonnement. or, il s&#039;agit de distinguer les droits de la personnes humains des droits du prisonniers. Les premières relèvent de ... les second de....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Depuis 1980 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Droit à l’intégrité physique et morale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison a beaucoup évolué au cours du temps, comme le démontre l&#039;historique. Et avec cette évolution, ont évolué les valeurs de la prison et les droits des prisonniers. Parmi ces droits, nous pouvons lister le droit à l&#039;intégrité physique et morale, le droit à des conditions de vie appropriées, ou encore le droit à la santé. Étant donné la centration sur l&#039;évolution de la nature des sanctions et peines dans l&#039;historique de cet article, nous avons choisi de développer un peu plus le droit à l&#039;intégrité physique et morale des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Par le prononcé d&#039;une peine privative de liberté à son égard, l&#039;individu purgeant cette peine est privé de l&#039;un de ses principaux attributs, il perd sa liberté. Le problème majeur réside dans le fait de savoir s&#039;il s&#039;agit d&#039;une perte de liberté ou des libertés et dans quelle mesure cette privation est compatible avec les droits et libertés de l&#039;individu.»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 17.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les individus qui sont détenus conservent tous leurs droits sauf ceux dont la perte est une conséquence directe de la privation des libertés. L’interdiction universelle des actes de torture et des mauvais traitements trouve sa source dans la dignité inhérente à la personne humaine. Les prisonniers et détenus doivent être traités en toute circonstance de façon humaine et digne et ce du jour de leur admission jusqu&#039;au jour de leur libération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi tout acte de torture ou de traitement inhumain ou dégradant est interdit et impardonnable. L&#039;interdiction de la torture a force de loi. &lt;br /&gt;
Cette interdiction trouve sa source dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme dont l&#039;article 5 stipule que :&lt;br /&gt;
«Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ainsi le paragraphe 1 de l’article premier de la Convention contre la torture et autre peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant définit la torture comme : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles».&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsqu&#039;une personne détenue ou emprisonnée disparaît ou décède, il faut que la cause de cette disparition ou de ce décès fasse l’objet d’une enquête indépendante. Le principe 34 de l’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement prévoit que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Si une personne détenue ou emprisonnée vient à décéder ou à disparaître pendant la période de sa détention ou de son emprisonnement, une autorité judiciaire ou autre ordonnera une enquête sur les causes du décès ou de la disparition, soit de sa propre initiative, soit à la requête d’un membre de la famille de cette personne ou de toute personne qui a connaissance de l’affaire...»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l’exemple des conditions de détention dans une prison genevoise pour majeurs : Champ-Dollon qui ouvre ses portes en 1977. Déjà au centre de l’actualité à cause de sa surpopulation, cette prison préventive de Genève a fait la une, en avril 2006, pour de toutes autres raisons. En effet, 200 détenus ont signé une lettre dénonçant l’emploi disproportionné de la force policière et des détentions préventives excédant les peines prononcées. &lt;br /&gt;
Suite aux protestations de 2006, les rapports ont mis en évidence en évidence des violations des droits humains au sein de la prison (allégations de pratiques d’immersion de la tête sous l’eau) par la suite confirmées. Malgré cela, en 2007, toujours pas de réaction des autorités.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la Ligue suisse des droits de l&#039;homme (LSDH), qui a présenté son rapport le 16 avril 2007, les droits fondamentaux des détenus ne sont pas respectés dans la prison genevoise de Champ-Dollon. De même, le rapport de la commission d&#039;experts du Grand Conseil genevois, présenté le 18 avril 2007, a été très sévère envers les pratiques de la police et de la justice.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les experts de la commission ont auditionné 125 détenus et ils ont eu accès aux données de la police judiciaire et de la justice.&lt;br /&gt;
30% des détenus auditionnés (soit 38 sur les 125) se sont plaints de mauvais traitements physiques et de propos racistes, voire de rançons; dans 14 des cas, des lésions ont été constatées par les médecins. Les brutalités ont consisté en coups de pieds à terre, tête frappée contre le mur, gifles, coups lors de l&#039;interrogatoire, et un mineur a raconté avoir subit le sous-marin (tête dans l&#039;eau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dû à la surpopulation, certaines conditions de détention deviennent inacceptables. Le rapport de la LSDH a confirmé certains problèmes, comme un accès restreint aux soins, aux parloirs, à la formation ou aux places de travail. Les experts ont confirmé la promiscuité, la mixité, le mélange de détenus (p.ex avec des détenus perturbés) et certaines restrictions.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d&#039;une conférence de presse le 3 mai 2007, les autorités ont exprimé leur inquiétude tout en relativisant les allégations. Le ministre genevois en charge de la police, Laurent Moutinot, a pointé le fait que les allégations de détenus n&#039;avaient pas fait l&#039;objet de vérification et que les policiers accusés n&#039;avaient pas été entendus. Toutefois, les autorités ont présenté un plan de réformes de la police censé mettre un frein à ces dysfonctionnements. Le plan d&#039;action comprenait l&#039;amélioration de la formation des policier, la réunion en un seul corps de la gendarmerie et de la police de sécurité internationale, une nouvelle répartition des compétences, des caméras de surveillance (y compris dans les postes de police et les salles d&#039;interrogatoires), la réforme des procédures disciplinaires et la création d&#039;une police des polices intercantonale.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Institutions et associations défendant le droit des prisonniers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le GAP ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Action Prison : GAP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe a été créé, en 1975 par Michel Glardon, à la suite de la mort de Patrick Moll. Ceci se faisait par le biais d’un  journal, nommé Passe-Murailles, qui publiait des dossiers sur des « thèmes brulants ». Ce groupe avait la volonté de créer une profonde modification de la détention préventive. Il a énormément lutté « pour briser l’isolement dans les prisons et pour défendre un vrai salaire pour les prisonniers, supprimer la censure, soutenir les luttes »&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt; dans différentes prisons suisses telles que Witzwil ou encore Saint-Antoine devenue Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1986, le groupe Action Prison a disparu et a laissé la place à bien d’autres associations qui luttent pour le respect des prisonniers. Notamment, l’Association de Défense des Prisonniers en Suisse qui a vu le jour en 1986 et qui souhaitait « soutenir les luttes des prisonniers au niveau national et dénoncer l’ensemble du système carcéral ».&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== ADPS (Association de défense des prisonniers de Suisse) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un syndicat de prisonniers, appelé l’Association de Défense des Prisonniers de Suisse, s’est crée en 1986 et prit, ainsi, le relais du Groupe Action Prison. C&#039;est le 1er août que Jacques Fasel, le fondateur, déposa la demande de création de l’ADPS à la conseillère fédérale Elisabeth Kopp. L’Office fédéral de la justice ne s’y opposa pas concrètement, mais transmit le message suivant : « Rien n’empêche en principe des détenus de fonder une association. Toutefois la direction de l’établissement peut soumettre l’activité de ladite association à des conditions, voire la restreindre. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette association était essentiellement composée de détenus et ne comprenait que quelques rares membres non incarcérés, ceux-ci servant de relais avec l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ADPS a évolué du simple syndicat de prisonniers à un groupe actif hors de l’enceinte des prisons. C’était les membres extérieurs à la prison qui recevaient les demandes d’aide des détenus et qui essaient de les traiter, sans toutefois y arriver au vu des nombreuses sollicitations. L’ADPS est alors perçue par les détenus comme inefficace et se voit discréditée. Il s’en suivit le départ de Jacques Fasel qui préféra œuvrer en solitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces informations sont tirées d&#039;un livre d&#039;Yvonne Bercher. (1995)&amp;lt;ref&amp;gt;Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne. pp 45-48&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Groupement [http://www.infoprisons.ch/ Infosprisons] ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Infoprisons est un groupe de travail qui s&#039;est créé après la fin tragique de [http://www.laregion.ch/cetait-effrayant-et-tres-penible/ Skander Vogt] qui est survenue en mars 2010, suite à l’incendie de sa cellule dans le canton de Vaud. En effet, cet événement a déclenché plusieurs interrogations et ces derniers se sont mis à réfléchir à ce que ce drame révélait du monde des prisons et à ce qui pouvait être fait afin d’éviter que ce type d&#039;événement ne se reproduise. Ils ont donc décidé d’élaborer et de diffuser un bulletin électronique trimestriel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe d&#039;information sur les prisons a donc pour but de permettre la prise de parole des détenus et la mobilisation des professionnels impliqués dans le système carcéral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se compose, d&#039;une part, de plusieurs personnes chargées de la responsabilité principale de la rédaction, à savoir: Marie Bonnard (ancienne journaliste à Tout-Va-Bien Hebdo), Patricia Lin (assistante sociale en milieu carcéral durant de nombreuses années), Anne-Catherine Menétrey-Savary (ex-conseillère nationale) et Muriel Testuz (active dans le Groupe Action Prison aujourd’hui disparu). Puis, d&#039;autre part, d&#039;une personne chargée de la relecture des bulletins, à savoir: Joëlle Pascale Ulrich. Tous ces acteurs travaillent bénévolement pour la rédactions des divers textes ainsi que la recherche d&#039;informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de recevoir les bulletins électroniques, il suffit de s&#039;inscrire sur le [http://infoprisons.ch/ site-web] du Groupe Info prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [http://www.aafip.ch/fr/ AAFIP] (Association des Amis de la Fraternité Internationale des Prisons) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;quot;Partout dans le monde les prisons sont un enfer. Aidez-nous à en faire des lieux de résurrection&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Site de l&#039;AAFIP sous http://www.aafip.ch/fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;AAFIP est une association suisse qui a été créée en 2005. Elle agit auprès des détenus, anciens détenus, victimes, enfants et familles touchées par le crime dans de nombreux pays parmi les plus défavorisés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un de leurs axes prioritaires est la justice réparatrice qui est devenue une vision minoritaire autour du XIème siècle, au profit d&#039;une justice rétributive ou répressive, mais qui revient en force actuellement. Car c&#039;est ce type de justice qui est porteur d&#039;espoir pour une réelle réinsertion des détenus au sein de la société. En effet, le crime ne se réduit pas à la transgression de la loi mais il affecte aussi les relations entre les individus. Ainsi, ce n&#039;est pas le fait de simplement appliquer des peines aux coupables qui compensera la souffrance des victimes, et cela peut même conduire à un désir de vengeance chez le coupable. &lt;br /&gt;
Concrètement, la justice réparatrice aide donc le coupable à réparer ou tenter de réparer le mal qu&#039;il a fait dans la mesure du possible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a 124 associations à travers le monde et toutes ont les mêmes objectifs : elles s&#039;impliquent dans la visite des détenus, la formation professionnelle en prison, l’accompagnement des victimes, des familles et enfants de prisonniers, la mise en place de programmes de réinsertion [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]professionnelle et la promotion du concept de justice réparatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chronologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Date !! Événement&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1788 || Abolition de la torture&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1789 || La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen proclame que &amp;quot; nul homme ne peut être accusé, arrêté ou détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu’elle a prescrites &amp;quot;.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1791|| Adoption du premier code pénal en France. L’enfermement est placé au centre du dispositif judiciaire. On voit apparaître une généralisation de la peine privative de liberté mais on conserve la peine de mort et les travaux forcés&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1819 || Adoption du deuxième code pénal en France. Celui-ci privilégie le châtiment qui s’ajoute à l’incarcération pénale : boulet au pied des forçats et flétrissure au fer rouge.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1839 || Mise en place d&#039;un règlement intérieur pour les maisons centrales qui instaure l&#039;interdiction de parler, de fumer, de boire du vin et obligation de travailler et de porter le costume pénal.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1842 || Le prétoire est créé et le cachot devient la principale sanction disciplinaire&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1852 || Instauration d&#039;un décret prince-présidentiel interdisant le droit de vote dans les prisons.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1872 || La commission d’enquête parlementaire d’Haussonville est nommée afin de d’étudier les établissements pénitentiaires et de proposer des mesures pour en améliorer le régime. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1875 || La loi Bérenger généralise l’emprisonnement cellulaire dans les prisons départementales : elle prévoit un isolement total en cellule pour les prévenus et les condamnés à moins d’un an d’emprisonnement, en contrepartie d’une remise d’un quart de la peine. Les détenus sont astreints au silence et au port d’une cagoule pendant leurs déplacements à l’extérieur de leur cellule. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1885 || Loi instaurant la libération conditionnelle. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1891 || Loi instaurant le sursis simple.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1912 || Loi instaurant la liberté surveillée. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1943 || Loi relative à l’usage des armes par le personnel des établissements pénitentiaires. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1945 || Le traitement infligé au détenu doit être humain, exempt de vexations et tendre principalement à son instruction générale et professionnelle. Les travaux forcés sont abolis.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1953 || Entrée en vigueur, en France, de la Convention européenne des droits de l’Homme. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1975 || La réforme pénitentiaire opère une nouvelle classification des établissements pénitentiaires entre trois catégories principales : maison d’arrêt, maison centrale et centre de détention (ces derniers étant orientés en faveur de la réinsertion sociale des détenus). Elle développe d’autre part des peines de substitution et institue les Quartiers de Haute Sécurité. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1975 || Loi instituant les premières peines de substitution &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1975 || Loi rétablissant le droit de vote dans les prisons. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1978 || Instauration des peines de sûreté. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1981 || Entrée en vigueur en France du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, affirmant que &amp;quot; Toute personne privée de sa liberté est traitée avec humanité et avec le respect de la dignité inhérente à la personne humaine &amp;quot;.&lt;br /&gt;
|- &lt;br /&gt;
| 1981 || Loi 81-908 portant abolition de la peine de mort. La peine privative de liberté devient la peine maximale de référence.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1982 || Disparition des Quartiers de Haute Sécurité.&lt;br /&gt;
|- &lt;br /&gt;
| 1983 || La peine de travail d’intérêt général est créée. Les hygiaphones sont retirés des parloirs : les détenus et leur visiteurs peuvent se toucher.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1984  || Loi 84-576 tendant à renforcer le droit des personnes en matière de placement en détention provisoire et d’exécution d’un mandat de justice. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1986 || Décret relatif à la lutte contre les maladies mentales et à l’organisation de la sectorisation psychiatrique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1988 || Loi 88-1243 autorisant l’approbation d’une convention européenne pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1994 || Réforme des soins en milieu pénitentiaire. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 2000 || Relance du débat sur les conditions de détention en France.  &lt;br /&gt;
Loi 2000-516 sur le renforcement de la présomption d’innocence et les droits des victimes. &lt;br /&gt;
Présentation un projet de loi pénitentiaire construite autour de trois axes : conditions des détenus, missions des personnels de l’administration pénitentiaire et contrôle des prisons. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 2002 || Loi 2002-303 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé. Elle permet de suspendre la peine d’une personne dont l’état de santé est incompatible avec la détention. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 2003 || Publication du rapport Terra, &amp;quot;Prévention du suicide des personnes détenues&amp;quot;. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 2004 || Décret 2004-1364 modifiant le code de procédure pénale (troisième partie : Décrets) et relatif à l’application des peines. &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les informations ci-dessus concernent plus particulièrement la France et ont été tirées du site internet suivant : [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;étayer les apports de notre article, nous avons décidé d&#039;interviewer deux personnes. Nous avons décidé d&#039;adopter une posture semi-directive dans nos entretiens de recherche. L&#039;objectif de ces entretiens est de &amp;quot;favoriser la production d’un discours de l’interviewé sur un thème défini dans le cadre d’une recherche&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Blanchet A., et Al (1985). L&#039;entretien dans les sciences sociales. Bordas, Paris. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;, dans ce cas-ci il s&#039;agira pour les deux interviewés de partager leurs souvenirs et expériences afin que nous puissions mieux comprendre la situation passée et actuelle concernant la prison. Nous essaierons aussi d&#039;approfondir un peu grâce à leurs opinions sur le thème du droit à l&#039;intégrité physique et morale des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Questions pour les entretiens|Questions d&#039;entretiens]] ===&lt;br /&gt;
Nous désirons laisser de l&#039;espace et de la liberté aux personnes interviewées. Par conséquent, nous ne proposerons pas de questions fermées mais des questions ouvertes et générales. Nous accorderons un long temps de réponse afin de laisser à la personne la possibilité de se souvenir et de raconter l&#039;histoire et son histoire, notre but étant de véritablement comprendre comment s&#039;est construite la lutte pour les droits des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Présentations des personnes interviewées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Madame Muriel Testuz et Madame Yvonne Bercher.&lt;br /&gt;
Pour la présentation des personnes interviewées, voir l&#039;[[index]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Retour sur les entretiens ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Muriel Testuz]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Yvonne Bercher]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autres &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.hrea.org/index.php?base_id=104&amp;amp;language_id=3&amp;amp;erc_doc_id=2500&amp;amp;category_id=37&amp;amp;category_type=3&amp;amp;group=&lt;br /&gt;
* http://www.hrea.org/index.php?base_id=104&amp;amp;language_id=3&amp;amp;erc_doc_id=1355&amp;amp;category_id=37&amp;amp;category_type=3&amp;amp;group=&lt;br /&gt;
* http://www.hrea.org/index.php?base_id=104&amp;amp;language_id=3&amp;amp;erc_doc_id=594&amp;amp;category_id=37&amp;amp;category_type=3&amp;amp;group=&lt;br /&gt;
* http://www.ge.ch/legislation/rsg/f/rsg_f1_50p04.html&lt;br /&gt;
* http://www.ejpd.admin.ch/content/dam/data/sicherheit/straf_und_massnahmen/documentation/smv-ch-f.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.ohchr.org/Documents/Publications/training11Add1fr.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.ohchr.org/Documents/Publications/training11fr.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&lt;br /&gt;
* http://www.rts.ch/info/suisse/1134036-droits-bafoues-dans-la-prison-de-champ-dollon.html&lt;br /&gt;
* http://www.humanrights.ch/upload/pdf/070504_Temps_police.pdf&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11304</id>
		<title>Droits des prisonniers</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11304"/>
		<updated>2013-12-02T15:32:50Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* Méthodologie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Brève présentation du sujet&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique ==&lt;br /&gt;
Durant l&#039;Antiquité et le Moyen-Âge, les sanctions pénales consistaient principalement en un châtiment corporel. La liberté n&#039;était pas encore considérée comme un bien appartenant à l&#039;individu et, par conséquent, les prisons ne servaient qu&#039;à mettre en sureté et n&#039;étaient pas utilisées comme mode de punition. Elles permettaient, par exemple, de s&#039;assurer qu&#039;un condamné serait présent le jour de son procès. Jusqu&#039;au 17ème siècle, cette mentalité n&#039;évoluera pas. Au siècle des lumières, apparaît alors la conception de la liberté. Celle-ci se révèle être le bien le plus précieux dont peut disposer un individu. Rapidement, l&#039;idée d&#039;utiliser la prison comme mesure punitive - car privative de liberté - est proposée : les peines ne s&#039;appliquent plus au corps, mais à l&#039;esprit.&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réforme pénale initiée par le texte de [http://leboucher.com/vous/beccaria/ Cesare Beccaria], Des délits et des peines, paru en 1764, dénonce le recours à la torture comme moyen d&#039;instruction, la cruauté totalement disproportionnée des châtiments, tels que la peine capitale, l&#039;inégalité de traitement des condamnés en fonction de leur classe sociale ou encore l&#039;arbitraire des juges dans la décision des peine. Il préconise alors la mise en œuvre d&#039;un système de peines fixes garantissant l&#039;égalité entre les condamnés et empêchant ainsi toute appréciation des juges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Howard_%28philanthrope%29 John Howard], philanthrope britannique, est l&#039;un des premier à s&#039;intéresser au statut juridique des prisonniers. Son livre sur &amp;quot;L&#039;État des prisons européennes&amp;quot; (1777) souligne la nécessité d&#039;un traitement carcéral respectant les droits élémentaires de l&#039;humanité. A la fin du 18ème siècle, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Bentham Jeremy Bentham] va plus loin et défend la position que les détenus doivent avoir exactement les mêmes droits que les personnes en liberté mis à part celui d&#039;aller et venir&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 19e siècle pour qu&#039;on donne un autre but aux peines. «Le détenu devrait être complétement transformé, tant dans son corps et ses habitudes que dans son esprit et sa volonté. La volonté d&#039;améliorer le détenu durant sa détention ou l&#039;idée d&#039;une réinsertion possible dans la société transparaissent en filigrane»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 14&amp;lt;/ref&amp;gt;. On passe à une pénalité de la détention. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault Michel Foucault] analyse ce nouvel &amp;quot;art de punir&amp;quot; à travers ce qu&#039;il appelle une micro-physique du pouvoir permettant une constante soumission de l&#039;individu au regard des gardiens. La justice moderne va alors chercher à transmettre l&#039;idée que l&#039;essentiel n&#039;est pas de punir, mais de redresser. Ce que l&#039;on vise désormais, c&#039;est la liberté de l&#039;individu. Par exemple, avec l&#039;introduction de la notion de &amp;quot;circonstances atténuantes&amp;quot; on fait entrer dans le verdict une appréciation portée sur le criminel et sur ce que l&#039;on peut attendre de lui dans l&#039;avenir. «Trouver pour un crime le châtiment qui convient, c&#039;est trouver le désavantage dont l&#039;idée soit telle qu&#039;elle rende définitivement sans attrait l&#039;idée d&#039;un méfait»&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 19ème siècle apporte son lot de réformes. Des mécanismes de réduction de peines apparaissent et surtout, la libération conditionnelle et le régime du sursis sont instaurés, respectivement en 1885 et 1891 en France.&amp;lt;ref&amp;gt;Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
                                         &#039;&#039;&#039;Et entre 1890 et 1970????&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les années 1960-1980 ===&lt;br /&gt;
Les années 1970 sont déterminantes dans le débat sur les droits des prisonniers. Cette question est directement liée à la perte de la liberté par l&#039;emprisonnement. or, il s&#039;agit de distinguer les droits de la personnes humains des droits du prisonniers. Les premières relèvent de ... les second de....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Depuis 1980 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Droit à l’intégrité physique et morale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison a beaucoup évolué au cours du temps, comme le démontre l&#039;historique. Et avec cette évolution, ont évolué les valeurs de la prison et les droits des prisonniers. Parmi ces droits, nous pouvons lister le droit à l&#039;intégrité physique et morale, le droit à des conditions de vie appropriées, ou encore le droit à la santé. Étant donné la centration sur l&#039;évolution de la nature des sanctions et peines dans l&#039;historique de cet article, nous avons choisi de développer un peu plus le droit à l&#039;intégrité physique et morale des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Par le prononcé d&#039;une peine privative de liberté à son égard, l&#039;individu purgeant cette peine est privé de l&#039;un de ses principaux attributs, il perd sa liberté. Le problème majeur réside dans le fait de savoir s&#039;il s&#039;agit d&#039;une perte de liberté ou des libertés et dans quelle mesure cette privation est compatible avec les droits et libertés de l&#039;individu.»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 17.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les individus qui sont détenus conservent tous leurs droits sauf ceux dont la perte est une conséquence directe de la privation des libertés. L’interdiction universelle des actes de torture et des mauvais traitements trouve sa source dans la dignité inhérente à la personne humaine. Les prisonniers et détenus doivent être traités en toute circonstance de façon humaine et digne et ce du jour de leur admission jusqu&#039;au jour de leur libération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi tout acte de torture ou de traitement inhumain ou dégradant est interdit et impardonnable. L&#039;interdiction de la torture a force de loi. &lt;br /&gt;
Cette interdiction trouve sa source dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme dont l&#039;article 5 stipule que :&lt;br /&gt;
«Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ainsi le paragraphe 1 de l’article premier de la Convention contre la torture et autre peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant définit la torture comme : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles».&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsqu&#039;une personne détenue ou emprisonnée disparaît ou décède, il faut que la cause de cette disparition ou de ce décès fasse l’objet d’une enquête indépendante. Le principe 34 de l’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement prévoit que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Si une personne détenue ou emprisonnée vient à décéder ou à disparaître pendant la période de sa détention ou de son emprisonnement, une autorité judiciaire ou autre ordonnera une enquête sur les causes du décès ou de la disparition, soit de sa propre initiative, soit à la requête d’un membre de la famille de cette personne ou de toute personne qui a connaissance de l’affaire...»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l’exemple des conditions de détention dans une prison genevoise pour majeurs : Champ-Dollon qui ouvre ses portes en 1977. Déjà au centre de l’actualité à cause de sa surpopulation, cette prison préventive de Genève a fait la une, en avril 2006, pour de toutes autres raisons. En effet, 200 détenus ont signé une lettre dénonçant l’emploi disproportionné de la force policière et des détentions préventives excédant les peines prononcées. &lt;br /&gt;
Suite aux protestations de 2006, les rapports ont mis en évidence en évidence des violations des droits humains au sein de la prison (allégations de pratiques d’immersion de la tête sous l’eau) par la suite confirmées. Malgré cela, en 2007, toujours pas de réaction des autorités.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la Ligue suisse des droits de l&#039;homme (LSDH), qui a présenté son rapport le 16 avril 2007, les droits fondamentaux des détenus ne sont pas respectés dans la prison genevoise de Champ-Dollon. De même, le rapport de la commission d&#039;experts du Grand Conseil genevois, présenté le 18 avril 2007, a été très sévère envers les pratiques de la police et de la justice.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les experts de la commission ont auditionné 125 détenus et ils ont eu accès aux données de la police judiciaire et de la justice.&lt;br /&gt;
30% des détenus auditionnés (soit 38 sur les 125) se sont plaints de mauvais traitements physiques et de propos racistes, voire de rançons; dans 14 des cas, des lésions ont été constatées par les médecins. Les brutalités ont consisté en coups de pieds à terre, tête frappée contre le mur, gifles, coups lors de l&#039;interrogatoire, et un mineur a raconté avoir subit le sous-marin (tête dans l&#039;eau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dû à la surpopulation, certaines conditions de détention deviennent inacceptables. Le rapport de la LSDH a confirmé certains problèmes, comme un accès restreint aux soins, aux parloirs, à la formation ou aux places de travail. Les experts ont confirmé la promiscuité, la mixité, le mélange de détenus (p.ex avec des détenus perturbés) et certaines restrictions.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d&#039;une conférence de presse le 3 mai 2007, les autorités ont exprimé leur inquiétude tout en relativisant les allégations. Le ministre genevois en charge de la police, Laurent Moutinot, a pointé le fait que les allégations de détenus n&#039;avaient pas fait l&#039;objet de vérification et que les policiers accusés n&#039;avaient pas été entendus. Toutefois, les autorités ont présenté un plan de réformes de la police censé mettre un frein à ces dysfonctionnements. Le plan d&#039;action comprenait l&#039;amélioration de la formation des policier, la réunion en un seul corps de la gendarmerie et de la police de sécurité internationale, une nouvelle répartition des compétences, des caméras de surveillance (y compris dans les postes de police et les salles d&#039;interrogatoires), la réforme des procédures disciplinaires et la création d&#039;une police des polices intercantonale.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Institutions et associations défendant le droit des prisonniers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le GAP ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Action Prison : GAP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe a été créé, en 1975 par Michel Glardon, à la suite de la mort de Patrick Moll. Ceci se faisait par le biais d’un  journal, nommé Passe-Murailles, qui publiait des dossiers sur des « thèmes brulants ». Ce groupe avait la volonté de créer une profonde modification de la détention préventive. Il a énormément lutté « pour briser l’isolement dans les prisons et pour défendre un vrai salaire pour les prisonniers, supprimer la censure, soutenir les luttes »&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt; dans différentes prisons suisses telles que Witzwil ou encore Saint-Antoine devenue Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1986, le groupe Action Prison a disparu et a laissé la place à bien d’autres associations qui luttent pour le respect des prisonniers. Notamment, l’Association de Défense des Prisonniers en Suisse qui a vu le jour en 1986 et qui souhaitait « soutenir les luttes des prisonniers au niveau national et dénoncer l’ensemble du système carcéral ».&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== ADPS (Association de défense des prisonniers de Suisse) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un syndicat de prisonniers, appelé l’Association de Défense des Prisonniers de Suisse, s’est crée en 1986 et prit, ainsi, le relais du Groupe Action Prison. C&#039;est le 1er août que Jacques Fasel, le fondateur, déposa la demande de création de l’ADPS à la conseillère fédérale Elisabeth Kopp. L’Office fédéral de la justice ne s’y opposa pas concrètement, mais transmit le message suivant : « Rien n’empêche en principe des détenus de fonder une association. Toutefois la direction de l’établissement peut soumettre l’activité de ladite association à des conditions, voire la restreindre. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette association était essentiellement composée de détenus et ne comprenait que quelques rares membres non incarcérés, ceux-ci servant de relais avec l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ADPS a évolué du simple syndicat de prisonniers à un groupe actif hors de l’enceinte des prisons. C’était les membres extérieurs à la prison qui recevaient les demandes d’aide des détenus et qui essaient de les traiter, sans toutefois y arriver au vu des nombreuses sollicitations. L’ADPS est alors perçue par les détenus comme inefficace et se voit discréditée. Il s’en suivit le départ de Jacques Fasel qui préféra œuvrer en solitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces informations sont tirées d&#039;un livre d&#039;Yvonne Bercher. (1995)&amp;lt;ref&amp;gt;Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne. pp 45-48&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Groupement [http://www.infoprisons.ch/ Infosprisons] ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Infoprisons est un groupe de travail qui s&#039;est créé après la fin tragique de [http://www.laregion.ch/cetait-effrayant-et-tres-penible/ Skander Vogt] qui est survenue en mars 2010, suite à l’incendie de sa cellule dans le canton de Vaud. En effet, cet événement a déclenché plusieurs interrogations et ces derniers se sont mis à réfléchir à ce que ce drame révélait du monde des prisons et à ce qui pouvait être fait afin d’éviter que ce type d&#039;événement ne se reproduise. Ils ont donc décidé d’élaborer et de diffuser un bulletin électronique trimestriel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe d&#039;information sur les prisons a donc pour but de permettre la prise de parole des détenus et la mobilisation des professionnels impliqués dans le système carcéral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se compose, d&#039;une part, de plusieurs personnes chargées de la responsabilité principale de la rédaction, à savoir: Marie Bonnard (ancienne journaliste à Tout-Va-Bien Hebdo), Patricia Lin (assistante sociale en milieu carcéral durant de nombreuses années), Anne-Catherine Menétrey-Savary (ex-conseillère nationale) et Muriel Testuz (active dans le Groupe Action Prison aujourd’hui disparu). Puis, d&#039;autre part, d&#039;une personne chargée de la relecture des bulletins, à savoir: Joëlle Pascale Ulrich. Tous ces acteurs travaillent bénévolement pour la rédactions des divers textes ainsi que la recherche d&#039;informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de recevoir les bulletins électroniques, il suffit de s&#039;inscrire sur le [http://infoprisons.ch/ site-web] du Groupe Info prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [http://www.aafip.ch/fr/ AAFIP] (Association des Amis de la Fraternité Internationale des Prisons) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;quot;Partout dans le monde les prisons sont un enfer. Aidez-nous à en faire des lieux de résurrection&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Site de l&#039;AAFIP sous http://www.aafip.ch/fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;AAFIP est une association suisse qui a été créée en 2005. Elle agit auprès des détenus, anciens détenus, victimes, enfants et familles touchées par le crime dans de nombreux pays parmi les plus défavorisés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un de leurs axes prioritaires est la justice réparatrice qui est devenue une vision minoritaire autour du XIème siècle, au profit d&#039;une justice rétributive ou répressive, mais qui revient en force actuellement. Car c&#039;est ce type de justice qui est porteur d&#039;espoir pour une réelle réinsertion des détenus au sein de la société. En effet, le crime ne se réduit pas à la transgression de la loi mais il affecte aussi les relations entre les individus. Ainsi, ce n&#039;est pas le fait de simplement appliquer des peines aux coupables qui compensera la souffrance des victimes, et cela peut même conduire à un désir de vengeance chez le coupable. &lt;br /&gt;
Concrètement, la justice réparatrice aide donc le coupable à réparer ou tenter de réparer le mal qu&#039;il a fait dans la mesure du possible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a 124 associations à travers le monde et toutes ont les mêmes objectifs : elles s&#039;impliquent dans la visite des détenus, la formation professionnelle en prison, l’accompagnement des victimes, des familles et enfants de prisonniers, la mise en place de programmes de réinsertion [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]professionnelle et la promotion du concept de justice réparatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chronologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Date !! Événement&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1788 || Abolition de la torture&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1789 || La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen proclame que &amp;quot; nul homme ne peut être accusé, arrêté ou détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu’elle a prescrites &amp;quot;.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1791|| Adoption du premier code pénal en France. L’enfermement est placé au centre du dispositif judiciaire. On voit apparaître une généralisation de la peine privative de liberté mais on conserve la peine de mort et les travaux forcés&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1819 || Adoption du deuxième code pénal en France. Celui-ci privilégie le châtiment qui s’ajoute à l’incarcération pénale : boulet au pied des forçats et flétrissure au fer rouge.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1839 || Mise en place d&#039;un règlement intérieur pour les maisons centrales qui instaure l&#039;interdiction de parler, de fumer, de boire du vin et obligation de travailler et de porter le costume pénal.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1842 || Le prétoire est créé et le cachot devient la principale sanction disciplinaire&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1852 || Instauration d&#039;un décret prince-présidentiel interdisant le droit de vote dans les prisons.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1872 || La commission d’enquête parlementaire d’Haussonville est nommée afin de d’étudier les établissements pénitentiaires et de proposer des mesures pour en améliorer le régime. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1875 || La loi Bérenger généralise l’emprisonnement cellulaire dans les prisons départementales : elle prévoit un isolement total en cellule pour les prévenus et les condamnés à moins d’un an d’emprisonnement, en contrepartie d’une remise d’un quart de la peine. Les détenus sont astreints au silence et au port d’une cagoule pendant leurs déplacements à l’extérieur de leur cellule. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1885 || Loi instaurant la libération conditionnelle. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1891 || Loi instaurant le sursis simple.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1912 || Loi instaurant la liberté surveillée. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1943 || Loi relative à l’usage des armes par le personnel des établissements pénitentiaires. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1945 || Le traitement infligé au détenu doit être humain, exempt de vexations et tendre principalement à son instruction générale et professionnelle. Les travaux forcés sont abolis.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1953 || Entrée en vigueur, en France, de la Convention européenne des droits de l’Homme. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1975 || La réforme pénitentiaire opère une nouvelle classification des établissements pénitentiaires entre trois catégories principales : maison d’arrêt, maison centrale et centre de détention (ces derniers étant orientés en faveur de la réinsertion sociale des détenus). Elle développe d’autre part des peines de substitution et institue les Quartiers de Haute Sécurité. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1975 || Loi instituant les premières peines de substitution &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1975 || Loi rétablissant le droit de vote dans les prisons. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1978 || Instauration des peines de sûreté. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1981 || Entrée en vigueur en France du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, affirmant que &amp;quot; Toute personne privée de sa liberté est traitée avec humanité et avec le respect de la dignité inhérente à la personne humaine &amp;quot;.&lt;br /&gt;
|- &lt;br /&gt;
| 1981 || Loi 81-908 portant abolition de la peine de mort. La peine privative de liberté devient la peine maximale de référence.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1982 || Disparition des Quartiers de Haute Sécurité.&lt;br /&gt;
|- &lt;br /&gt;
| 1983 || La peine de travail d’intérêt général est créée. Les hygiaphones sont retirés des parloirs : les détenus et leur visiteurs peuvent se toucher.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1984  || Loi 84-576 tendant à renforcer le droit des personnes en matière de placement en détention provisoire et d’exécution d’un mandat de justice. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1986 || Décret relatif à la lutte contre les maladies mentales et à l’organisation de la sectorisation psychiatrique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1988 || Loi 88-1243 autorisant l’approbation d’une convention européenne pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1994 || Réforme des soins en milieu pénitentiaire. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 2000 || Relance du débat sur les conditions de détention en France.  &lt;br /&gt;
Loi 2000-516 sur le renforcement de la présomption d’innocence et les droits des victimes. &lt;br /&gt;
Présentation un projet de loi pénitentiaire construite autour de trois axes : conditions des détenus, missions des personnels de l’administration pénitentiaire et contrôle des prisons. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 2002 || Loi 2002-303 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé. Elle permet de suspendre la peine d’une personne dont l’état de santé est incompatible avec la détention. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 2003 || Publication du rapport Terra, &amp;quot;Prévention du suicide des personnes détenues&amp;quot;. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 2004 || Décret 2004-1364 modifiant le code de procédure pénale (troisième partie : Décrets) et relatif à l’application des peines. &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les informations ci-dessus concernent plus particulièrement la France et ont été tirées du site internet suivant : [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;étayer les apports de notre article, nous avons décidé d&#039;interviewer deux personnes. Nous avons décidé d&#039;adopter une posture semi-directive dans nos entretiens de recherche. L&#039;objectif de ces entretiens est de &amp;quot;favoriser la production d’un discours de l’interviewé sur un thème défini dans le cadre d’une recherche&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Blanchet A., et Al (1985). L&#039;entretien dans les sciences sociales. Bordas, Paris. Page 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;, dans ce cas-ci il s&#039;agira d&#039;approfondir le thème du droit à l&#039;intégrité physique et morale des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Questions pour les entretiens|Questions d&#039;entretiens]] ===&lt;br /&gt;
Nous désirons laisser de l&#039;espace et de la liberté aux personnes interviewées. Par conséquent, nous ne proposerons pas de questions fermées mais des questions ouvertes et générales. Nous accorderons un long temps de réponse afin de laisser à la personne la possibilité de se souvenir et de raconter l&#039;histoire et son histoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Présentations des personnes interviewées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Madame Muriel Testuz et Madame Yvonne Bercher.&lt;br /&gt;
Pour la présentation des personnes interviewées, voir l&#039;[[index]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Retour sur les entretiens ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Muriel Testuz]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Yvonne Bercher]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autres &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.hrea.org/index.php?base_id=104&amp;amp;language_id=3&amp;amp;erc_doc_id=2500&amp;amp;category_id=37&amp;amp;category_type=3&amp;amp;group=&lt;br /&gt;
* http://www.hrea.org/index.php?base_id=104&amp;amp;language_id=3&amp;amp;erc_doc_id=1355&amp;amp;category_id=37&amp;amp;category_type=3&amp;amp;group=&lt;br /&gt;
* http://www.hrea.org/index.php?base_id=104&amp;amp;language_id=3&amp;amp;erc_doc_id=594&amp;amp;category_id=37&amp;amp;category_type=3&amp;amp;group=&lt;br /&gt;
* http://www.ge.ch/legislation/rsg/f/rsg_f1_50p04.html&lt;br /&gt;
* http://www.ejpd.admin.ch/content/dam/data/sicherheit/straf_und_massnahmen/documentation/smv-ch-f.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.ohchr.org/Documents/Publications/training11Add1fr.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.ohchr.org/Documents/Publications/training11fr.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&lt;br /&gt;
* http://www.rts.ch/info/suisse/1134036-droits-bafoues-dans-la-prison-de-champ-dollon.html&lt;br /&gt;
* http://www.humanrights.ch/upload/pdf/070504_Temps_police.pdf&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11303</id>
		<title>Droits des prisonniers</title>
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		<updated>2013-12-02T15:32:13Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* Méthodologie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Brève présentation du sujet&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique ==&lt;br /&gt;
Durant l&#039;Antiquité et le Moyen-Âge, les sanctions pénales consistaient principalement en un châtiment corporel. La liberté n&#039;était pas encore considérée comme un bien appartenant à l&#039;individu et, par conséquent, les prisons ne servaient qu&#039;à mettre en sureté et n&#039;étaient pas utilisées comme mode de punition. Elles permettaient, par exemple, de s&#039;assurer qu&#039;un condamné serait présent le jour de son procès. Jusqu&#039;au 17ème siècle, cette mentalité n&#039;évoluera pas. Au siècle des lumières, apparaît alors la conception de la liberté. Celle-ci se révèle être le bien le plus précieux dont peut disposer un individu. Rapidement, l&#039;idée d&#039;utiliser la prison comme mesure punitive - car privative de liberté - est proposée : les peines ne s&#039;appliquent plus au corps, mais à l&#039;esprit.&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réforme pénale initiée par le texte de [http://leboucher.com/vous/beccaria/ Cesare Beccaria], Des délits et des peines, paru en 1764, dénonce le recours à la torture comme moyen d&#039;instruction, la cruauté totalement disproportionnée des châtiments, tels que la peine capitale, l&#039;inégalité de traitement des condamnés en fonction de leur classe sociale ou encore l&#039;arbitraire des juges dans la décision des peine. Il préconise alors la mise en œuvre d&#039;un système de peines fixes garantissant l&#039;égalité entre les condamnés et empêchant ainsi toute appréciation des juges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Howard_%28philanthrope%29 John Howard], philanthrope britannique, est l&#039;un des premier à s&#039;intéresser au statut juridique des prisonniers. Son livre sur &amp;quot;L&#039;État des prisons européennes&amp;quot; (1777) souligne la nécessité d&#039;un traitement carcéral respectant les droits élémentaires de l&#039;humanité. A la fin du 18ème siècle, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Bentham Jeremy Bentham] va plus loin et défend la position que les détenus doivent avoir exactement les mêmes droits que les personnes en liberté mis à part celui d&#039;aller et venir&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 19e siècle pour qu&#039;on donne un autre but aux peines. «Le détenu devrait être complétement transformé, tant dans son corps et ses habitudes que dans son esprit et sa volonté. La volonté d&#039;améliorer le détenu durant sa détention ou l&#039;idée d&#039;une réinsertion possible dans la société transparaissent en filigrane»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 14&amp;lt;/ref&amp;gt;. On passe à une pénalité de la détention. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault Michel Foucault] analyse ce nouvel &amp;quot;art de punir&amp;quot; à travers ce qu&#039;il appelle une micro-physique du pouvoir permettant une constante soumission de l&#039;individu au regard des gardiens. La justice moderne va alors chercher à transmettre l&#039;idée que l&#039;essentiel n&#039;est pas de punir, mais de redresser. Ce que l&#039;on vise désormais, c&#039;est la liberté de l&#039;individu. Par exemple, avec l&#039;introduction de la notion de &amp;quot;circonstances atténuantes&amp;quot; on fait entrer dans le verdict une appréciation portée sur le criminel et sur ce que l&#039;on peut attendre de lui dans l&#039;avenir. «Trouver pour un crime le châtiment qui convient, c&#039;est trouver le désavantage dont l&#039;idée soit telle qu&#039;elle rende définitivement sans attrait l&#039;idée d&#039;un méfait»&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 19ème siècle apporte son lot de réformes. Des mécanismes de réduction de peines apparaissent et surtout, la libération conditionnelle et le régime du sursis sont instaurés, respectivement en 1885 et 1891 en France.&amp;lt;ref&amp;gt;Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
                                         &#039;&#039;&#039;Et entre 1890 et 1970????&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les années 1960-1980 ===&lt;br /&gt;
Les années 1970 sont déterminantes dans le débat sur les droits des prisonniers. Cette question est directement liée à la perte de la liberté par l&#039;emprisonnement. or, il s&#039;agit de distinguer les droits de la personnes humains des droits du prisonniers. Les premières relèvent de ... les second de....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Depuis 1980 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Droit à l’intégrité physique et morale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison a beaucoup évolué au cours du temps, comme le démontre l&#039;historique. Et avec cette évolution, ont évolué les valeurs de la prison et les droits des prisonniers. Parmi ces droits, nous pouvons lister le droit à l&#039;intégrité physique et morale, le droit à des conditions de vie appropriées, ou encore le droit à la santé. Étant donné la centration sur l&#039;évolution de la nature des sanctions et peines dans l&#039;historique de cet article, nous avons choisi de développer un peu plus le droit à l&#039;intégrité physique et morale des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Par le prononcé d&#039;une peine privative de liberté à son égard, l&#039;individu purgeant cette peine est privé de l&#039;un de ses principaux attributs, il perd sa liberté. Le problème majeur réside dans le fait de savoir s&#039;il s&#039;agit d&#039;une perte de liberté ou des libertés et dans quelle mesure cette privation est compatible avec les droits et libertés de l&#039;individu.»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 17.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les individus qui sont détenus conservent tous leurs droits sauf ceux dont la perte est une conséquence directe de la privation des libertés. L’interdiction universelle des actes de torture et des mauvais traitements trouve sa source dans la dignité inhérente à la personne humaine. Les prisonniers et détenus doivent être traités en toute circonstance de façon humaine et digne et ce du jour de leur admission jusqu&#039;au jour de leur libération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi tout acte de torture ou de traitement inhumain ou dégradant est interdit et impardonnable. L&#039;interdiction de la torture a force de loi. &lt;br /&gt;
Cette interdiction trouve sa source dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme dont l&#039;article 5 stipule que :&lt;br /&gt;
«Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ainsi le paragraphe 1 de l’article premier de la Convention contre la torture et autre peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant définit la torture comme : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles».&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsqu&#039;une personne détenue ou emprisonnée disparaît ou décède, il faut que la cause de cette disparition ou de ce décès fasse l’objet d’une enquête indépendante. Le principe 34 de l’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement prévoit que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Si une personne détenue ou emprisonnée vient à décéder ou à disparaître pendant la période de sa détention ou de son emprisonnement, une autorité judiciaire ou autre ordonnera une enquête sur les causes du décès ou de la disparition, soit de sa propre initiative, soit à la requête d’un membre de la famille de cette personne ou de toute personne qui a connaissance de l’affaire...»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l’exemple des conditions de détention dans une prison genevoise pour majeurs : Champ-Dollon qui ouvre ses portes en 1977. Déjà au centre de l’actualité à cause de sa surpopulation, cette prison préventive de Genève a fait la une, en avril 2006, pour de toutes autres raisons. En effet, 200 détenus ont signé une lettre dénonçant l’emploi disproportionné de la force policière et des détentions préventives excédant les peines prononcées. &lt;br /&gt;
Suite aux protestations de 2006, les rapports ont mis en évidence en évidence des violations des droits humains au sein de la prison (allégations de pratiques d’immersion de la tête sous l’eau) par la suite confirmées. Malgré cela, en 2007, toujours pas de réaction des autorités.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la Ligue suisse des droits de l&#039;homme (LSDH), qui a présenté son rapport le 16 avril 2007, les droits fondamentaux des détenus ne sont pas respectés dans la prison genevoise de Champ-Dollon. De même, le rapport de la commission d&#039;experts du Grand Conseil genevois, présenté le 18 avril 2007, a été très sévère envers les pratiques de la police et de la justice.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les experts de la commission ont auditionné 125 détenus et ils ont eu accès aux données de la police judiciaire et de la justice.&lt;br /&gt;
30% des détenus auditionnés (soit 38 sur les 125) se sont plaints de mauvais traitements physiques et de propos racistes, voire de rançons; dans 14 des cas, des lésions ont été constatées par les médecins. Les brutalités ont consisté en coups de pieds à terre, tête frappée contre le mur, gifles, coups lors de l&#039;interrogatoire, et un mineur a raconté avoir subit le sous-marin (tête dans l&#039;eau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dû à la surpopulation, certaines conditions de détention deviennent inacceptables. Le rapport de la LSDH a confirmé certains problèmes, comme un accès restreint aux soins, aux parloirs, à la formation ou aux places de travail. Les experts ont confirmé la promiscuité, la mixité, le mélange de détenus (p.ex avec des détenus perturbés) et certaines restrictions.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d&#039;une conférence de presse le 3 mai 2007, les autorités ont exprimé leur inquiétude tout en relativisant les allégations. Le ministre genevois en charge de la police, Laurent Moutinot, a pointé le fait que les allégations de détenus n&#039;avaient pas fait l&#039;objet de vérification et que les policiers accusés n&#039;avaient pas été entendus. Toutefois, les autorités ont présenté un plan de réformes de la police censé mettre un frein à ces dysfonctionnements. Le plan d&#039;action comprenait l&#039;amélioration de la formation des policier, la réunion en un seul corps de la gendarmerie et de la police de sécurité internationale, une nouvelle répartition des compétences, des caméras de surveillance (y compris dans les postes de police et les salles d&#039;interrogatoires), la réforme des procédures disciplinaires et la création d&#039;une police des polices intercantonale.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Institutions et associations défendant le droit des prisonniers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le GAP ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Action Prison : GAP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe a été créé, en 1975 par Michel Glardon, à la suite de la mort de Patrick Moll. Ceci se faisait par le biais d’un  journal, nommé Passe-Murailles, qui publiait des dossiers sur des « thèmes brulants ». Ce groupe avait la volonté de créer une profonde modification de la détention préventive. Il a énormément lutté « pour briser l’isolement dans les prisons et pour défendre un vrai salaire pour les prisonniers, supprimer la censure, soutenir les luttes »&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt; dans différentes prisons suisses telles que Witzwil ou encore Saint-Antoine devenue Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1986, le groupe Action Prison a disparu et a laissé la place à bien d’autres associations qui luttent pour le respect des prisonniers. Notamment, l’Association de Défense des Prisonniers en Suisse qui a vu le jour en 1986 et qui souhaitait « soutenir les luttes des prisonniers au niveau national et dénoncer l’ensemble du système carcéral ».&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== ADPS (Association de défense des prisonniers de Suisse) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un syndicat de prisonniers, appelé l’Association de Défense des Prisonniers de Suisse, s’est crée en 1986 et prit, ainsi, le relais du Groupe Action Prison. C&#039;est le 1er août que Jacques Fasel, le fondateur, déposa la demande de création de l’ADPS à la conseillère fédérale Elisabeth Kopp. L’Office fédéral de la justice ne s’y opposa pas concrètement, mais transmit le message suivant : « Rien n’empêche en principe des détenus de fonder une association. Toutefois la direction de l’établissement peut soumettre l’activité de ladite association à des conditions, voire la restreindre. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette association était essentiellement composée de détenus et ne comprenait que quelques rares membres non incarcérés, ceux-ci servant de relais avec l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ADPS a évolué du simple syndicat de prisonniers à un groupe actif hors de l’enceinte des prisons. C’était les membres extérieurs à la prison qui recevaient les demandes d’aide des détenus et qui essaient de les traiter, sans toutefois y arriver au vu des nombreuses sollicitations. L’ADPS est alors perçue par les détenus comme inefficace et se voit discréditée. Il s’en suivit le départ de Jacques Fasel qui préféra œuvrer en solitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces informations sont tirées d&#039;un livre d&#039;Yvonne Bercher. (1995)&amp;lt;ref&amp;gt;Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne. pp 45-48&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Groupement [http://www.infoprisons.ch/ Infosprisons] ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Infoprisons est un groupe de travail qui s&#039;est créé après la fin tragique de [http://www.laregion.ch/cetait-effrayant-et-tres-penible/ Skander Vogt] qui est survenue en mars 2010, suite à l’incendie de sa cellule dans le canton de Vaud. En effet, cet événement a déclenché plusieurs interrogations et ces derniers se sont mis à réfléchir à ce que ce drame révélait du monde des prisons et à ce qui pouvait être fait afin d’éviter que ce type d&#039;événement ne se reproduise. Ils ont donc décidé d’élaborer et de diffuser un bulletin électronique trimestriel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe d&#039;information sur les prisons a donc pour but de permettre la prise de parole des détenus et la mobilisation des professionnels impliqués dans le système carcéral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se compose, d&#039;une part, de plusieurs personnes chargées de la responsabilité principale de la rédaction, à savoir: Marie Bonnard (ancienne journaliste à Tout-Va-Bien Hebdo), Patricia Lin (assistante sociale en milieu carcéral durant de nombreuses années), Anne-Catherine Menétrey-Savary (ex-conseillère nationale) et Muriel Testuz (active dans le Groupe Action Prison aujourd’hui disparu). Puis, d&#039;autre part, d&#039;une personne chargée de la relecture des bulletins, à savoir: Joëlle Pascale Ulrich. Tous ces acteurs travaillent bénévolement pour la rédactions des divers textes ainsi que la recherche d&#039;informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de recevoir les bulletins électroniques, il suffit de s&#039;inscrire sur le [http://infoprisons.ch/ site-web] du Groupe Info prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [http://www.aafip.ch/fr/ AAFIP] (Association des Amis de la Fraternité Internationale des Prisons) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;quot;Partout dans le monde les prisons sont un enfer. Aidez-nous à en faire des lieux de résurrection&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Site de l&#039;AAFIP sous http://www.aafip.ch/fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;AAFIP est une association suisse qui a été créée en 2005. Elle agit auprès des détenus, anciens détenus, victimes, enfants et familles touchées par le crime dans de nombreux pays parmi les plus défavorisés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un de leurs axes prioritaires est la justice réparatrice qui est devenue une vision minoritaire autour du XIème siècle, au profit d&#039;une justice rétributive ou répressive, mais qui revient en force actuellement. Car c&#039;est ce type de justice qui est porteur d&#039;espoir pour une réelle réinsertion des détenus au sein de la société. En effet, le crime ne se réduit pas à la transgression de la loi mais il affecte aussi les relations entre les individus. Ainsi, ce n&#039;est pas le fait de simplement appliquer des peines aux coupables qui compensera la souffrance des victimes, et cela peut même conduire à un désir de vengeance chez le coupable. &lt;br /&gt;
Concrètement, la justice réparatrice aide donc le coupable à réparer ou tenter de réparer le mal qu&#039;il a fait dans la mesure du possible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a 124 associations à travers le monde et toutes ont les mêmes objectifs : elles s&#039;impliquent dans la visite des détenus, la formation professionnelle en prison, l’accompagnement des victimes, des familles et enfants de prisonniers, la mise en place de programmes de réinsertion [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]professionnelle et la promotion du concept de justice réparatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chronologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Date !! Événement&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1788 || Abolition de la torture&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1789 || La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen proclame que &amp;quot; nul homme ne peut être accusé, arrêté ou détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu’elle a prescrites &amp;quot;.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1791|| Adoption du premier code pénal en France. L’enfermement est placé au centre du dispositif judiciaire. On voit apparaître une généralisation de la peine privative de liberté mais on conserve la peine de mort et les travaux forcés&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1819 || Adoption du deuxième code pénal en France. Celui-ci privilégie le châtiment qui s’ajoute à l’incarcération pénale : boulet au pied des forçats et flétrissure au fer rouge.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1839 || Mise en place d&#039;un règlement intérieur pour les maisons centrales qui instaure l&#039;interdiction de parler, de fumer, de boire du vin et obligation de travailler et de porter le costume pénal.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1842 || Le prétoire est créé et le cachot devient la principale sanction disciplinaire&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1852 || Instauration d&#039;un décret prince-présidentiel interdisant le droit de vote dans les prisons.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1872 || La commission d’enquête parlementaire d’Haussonville est nommée afin de d’étudier les établissements pénitentiaires et de proposer des mesures pour en améliorer le régime. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1875 || La loi Bérenger généralise l’emprisonnement cellulaire dans les prisons départementales : elle prévoit un isolement total en cellule pour les prévenus et les condamnés à moins d’un an d’emprisonnement, en contrepartie d’une remise d’un quart de la peine. Les détenus sont astreints au silence et au port d’une cagoule pendant leurs déplacements à l’extérieur de leur cellule. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1885 || Loi instaurant la libération conditionnelle. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1891 || Loi instaurant le sursis simple.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1912 || Loi instaurant la liberté surveillée. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1943 || Loi relative à l’usage des armes par le personnel des établissements pénitentiaires. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1945 || Le traitement infligé au détenu doit être humain, exempt de vexations et tendre principalement à son instruction générale et professionnelle. Les travaux forcés sont abolis.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1953 || Entrée en vigueur, en France, de la Convention européenne des droits de l’Homme. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1975 || La réforme pénitentiaire opère une nouvelle classification des établissements pénitentiaires entre trois catégories principales : maison d’arrêt, maison centrale et centre de détention (ces derniers étant orientés en faveur de la réinsertion sociale des détenus). Elle développe d’autre part des peines de substitution et institue les Quartiers de Haute Sécurité. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1975 || Loi instituant les premières peines de substitution &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1975 || Loi rétablissant le droit de vote dans les prisons. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1978 || Instauration des peines de sûreté. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1981 || Entrée en vigueur en France du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, affirmant que &amp;quot; Toute personne privée de sa liberté est traitée avec humanité et avec le respect de la dignité inhérente à la personne humaine &amp;quot;.&lt;br /&gt;
|- &lt;br /&gt;
| 1981 || Loi 81-908 portant abolition de la peine de mort. La peine privative de liberté devient la peine maximale de référence.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1982 || Disparition des Quartiers de Haute Sécurité.&lt;br /&gt;
|- &lt;br /&gt;
| 1983 || La peine de travail d’intérêt général est créée. Les hygiaphones sont retirés des parloirs : les détenus et leur visiteurs peuvent se toucher.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1984  || Loi 84-576 tendant à renforcer le droit des personnes en matière de placement en détention provisoire et d’exécution d’un mandat de justice. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1986 || Décret relatif à la lutte contre les maladies mentales et à l’organisation de la sectorisation psychiatrique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1988 || Loi 88-1243 autorisant l’approbation d’une convention européenne pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1994 || Réforme des soins en milieu pénitentiaire. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 2000 || Relance du débat sur les conditions de détention en France.  &lt;br /&gt;
Loi 2000-516 sur le renforcement de la présomption d’innocence et les droits des victimes. &lt;br /&gt;
Présentation un projet de loi pénitentiaire construite autour de trois axes : conditions des détenus, missions des personnels de l’administration pénitentiaire et contrôle des prisons. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 2002 || Loi 2002-303 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé. Elle permet de suspendre la peine d’une personne dont l’état de santé est incompatible avec la détention. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 2003 || Publication du rapport Terra, &amp;quot;Prévention du suicide des personnes détenues&amp;quot;. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 2004 || Décret 2004-1364 modifiant le code de procédure pénale (troisième partie : Décrets) et relatif à l’application des peines. &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les informations ci-dessus concernent plus particulièrement la France et ont été tirées du site internet suivant : [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;étayer les apports de notre article, nous avons décidé d&#039;interviewer deux personnes. Nous avons décidé d&#039;adopter une posture semi-directive dans nos entretiens de recherche. L&#039;objectif de ces entretiens est de &amp;quot;favoriser la production d’un discours de l’interviewé sur un thème défini dans le cadre d’une recherche&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Blanchet A., et Al (1985). L&#039;entretien dans les sciences sociales. Bordas, Paris, p.7.&amp;lt;/ref&amp;gt;, dans ce cas-ci il s&#039;agira d&#039;approfondir le thème du droit à l&#039;intégrité physique et morale des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Questions pour les entretiens|Questions d&#039;entretiens]] ===&lt;br /&gt;
Nous désirons laisser de l&#039;espace et de la liberté aux personnes interviewées. Par conséquent, nous ne proposerons pas de questions fermées mais des questions ouvertes et générales. Nous accorderons un long temps de réponse afin de laisser à la personne la possibilité de se souvenir et de raconter l&#039;histoire et son histoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Présentations des personnes interviewées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Madame Muriel Testuz et Madame Yvonne Bercher.&lt;br /&gt;
Pour la présentation des personnes interviewées, voir l&#039;[[index]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Retour sur les entretiens ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Muriel Testuz]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec [[Index|Yvonne Bercher]]&#039;&#039;&#039; -- [[Retranscriptions_des_entretiens|Transcription]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autres &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.hrea.org/index.php?base_id=104&amp;amp;language_id=3&amp;amp;erc_doc_id=2500&amp;amp;category_id=37&amp;amp;category_type=3&amp;amp;group=&lt;br /&gt;
* http://www.hrea.org/index.php?base_id=104&amp;amp;language_id=3&amp;amp;erc_doc_id=1355&amp;amp;category_id=37&amp;amp;category_type=3&amp;amp;group=&lt;br /&gt;
* http://www.hrea.org/index.php?base_id=104&amp;amp;language_id=3&amp;amp;erc_doc_id=594&amp;amp;category_id=37&amp;amp;category_type=3&amp;amp;group=&lt;br /&gt;
* http://www.ge.ch/legislation/rsg/f/rsg_f1_50p04.html&lt;br /&gt;
* http://www.ejpd.admin.ch/content/dam/data/sicherheit/straf_und_massnahmen/documentation/smv-ch-f.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.ohchr.org/Documents/Publications/training11Add1fr.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.ohchr.org/Documents/Publications/training11fr.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&lt;br /&gt;
* http://www.rts.ch/info/suisse/1134036-droits-bafoues-dans-la-prison-de-champ-dollon.html&lt;br /&gt;
* http://www.humanrights.ch/upload/pdf/070504_Temps_police.pdf&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11156</id>
		<title>Droits des prisonniers</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11156"/>
		<updated>2013-11-29T10:00:13Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* Institutions et associations défendant le droit des prisonniers */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Brève présentation du sujet&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique ==&lt;br /&gt;
Durant l&#039;Antiquité et le Moyen-Âge, les sanctions pénales consistaient principalement en un châtiment corporel. La liberté n&#039;était pas encore considérée comme un bien appartenant à l&#039;individu et, par conséquent, les prisons ne servaient qu&#039;à mettre en sureté et n&#039;étaient pas utilisées comme mode de punition. Elles permettaient, par exemple, de s&#039;assurer qu&#039;un condamné serait présent le jour de son procès. Jusqu&#039;au 17ème siècle, cette mentalité n&#039;évoluera pas. Au siècle des lumières, apparaît alors la conception de la liberté. Celle-ci se révèle être le bien le plus précieux dont peut disposer un individu. Rapidement, l&#039;idée d&#039;utiliser la prison comme mesure punitive - car privative de liberté - est proposée : les peines ne s&#039;appliquent plus au corps, mais à l&#039;esprit.&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réforme pénale initiée par le texte de [http://leboucher.com/vous/beccaria/ Cesare Beccaria], Des délits et des peines, paru en 1764, dénonce le recours à la torture comme moyen d&#039;instruction, la cruauté totalement disproportionnée des châtiments, tels que la peine capitale, l&#039;inégalité de traitement des condamnés en fonction de leur classe sociale ou encore l&#039;arbitraire des juges dans la décision des peine. Il préconise alors la mise en œuvre d&#039;un système de peines fixes garantissant l&#039;égalité entre les condamnés et empêchant ainsi toute appréciation des juges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Howard_%28philanthrope%29 John Howard], philanthrope britannique, est l&#039;un des premier à s&#039;intéresser au statut juridique des prisonniers. Son livre sur &amp;quot;L&#039;État des prisons européennes&amp;quot; (1777) souligne la nécessité d&#039;un traitement carcéral respectant les droits élémentaires de l&#039;humanité. A la fin du 18ème siècle, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Bentham Jeremy Bentham] va plus loin et défend la position que les détenus doivent avoir exactement les mêmes droits que les personnes en liberté mis à part celui d&#039;aller et venir&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 19e siècle pour qu&#039;on donne un autre but aux peines. «Le détenu devrait être complétement transformé, tant dans son corps et ses habitudes que dans son esprit et sa volonté. La volonté d&#039;améliorer le détenu durant sa détention ou l&#039;idée d&#039;une réinsertion possible dans la société transparaissent en filigrane»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 14&amp;lt;/ref&amp;gt;. On passe à une pénalité de la détention. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault Michel Foucault] analyse ce nouvel &amp;quot;art de punir&amp;quot; à travers ce qu&#039;il appelle une micro-physique du pouvoir permettant une constante soumission de l&#039;individu au regard des gardiens. La justice moderne va alors chercher à transmettre l&#039;idée que l&#039;essentiel n&#039;est pas de punir, mais de redresser. Ce que l&#039;on vise désormais, c&#039;est la liberté de l&#039;individu. Par exemple, avec l&#039;introduction de la notion de &amp;quot;circonstances atténuantes&amp;quot; on fait entrer dans le verdict une appréciation portée sur le criminel et sur ce que l&#039;on peut attendre de lui dans l&#039;avenir. «Trouver pour un crime le châtiment qui convient, c&#039;est trouver le désavantage dont l&#039;idée soit telle qu&#039;elle rende définitivement sans attrait l&#039;idée d&#039;un méfait»&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 19ème siècle apporte son lot de réformes. Des mécanismes de réduction de peines apparaissent et surtout, la libération conditionnelle et le régime du sursis sont instaurés, respectivement en 1885 et 1891 en France.&amp;lt;ref&amp;gt;Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
                                         &#039;&#039;&#039;Et entre 1890 et 1970????&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les années 1960-1980 ===&lt;br /&gt;
Les années 1970 sont déterminantes dans le débat sur les droits des prisonniers. Cette question est directement liée à la perte de la liberté par l&#039;emprisonnement. or, il s&#039;agit de distinguer les droits de la personnes humains des droits du prisonniers. Les premières relèvent de ... les second de....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Depuis 1980 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Droit à l’intégrité physique et morale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison a beaucoup évolué au cours du temps, comme le démontre l&#039;historique. Et avec cette évolution, ont évolué les valeurs de la prison et les droits des prisonniers. Parmi ces droits, nous pouvons lister le droit à l&#039;intégrité physique et morale, le droit à des conditions de vie appropriées, ou encore le droit à la santé. Étant donné la centration sur l&#039;évolution de la nature des sanctions et peines dans l&#039;historique de cet article, nous avons choisi de développer un peu plus le droit à l&#039;intégrité physique et morale des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Par le prononcé d&#039;une peine privative de liberté à son égard, l&#039;individu purgeant cette peine est privé de l&#039;un de ses principaux attributs, il perd sa liberté. Le problème majeur réside dans le fait de savoir s&#039;il s&#039;agit d&#039;une perte de liberté ou des libertés et dans quelle mesure cette privation est compatible avec les droits et libertés de l&#039;individu.»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 17.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les individus qui sont détenus conservent tous leurs droits sauf ceux dont la perte est une conséquence directe de la privation des libertés. L’interdiction universelle des actes de torture et des mauvais traitements trouve sa source dans la dignité inhérente à la personne humaine. Les prisonniers et détenus doivent être traités en toute circonstance de façon humaine et digne et ce du jour de leur admission jusqu&#039;au jour de leur libération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi tout acte de torture ou de traitement inhumain ou dégradant est interdit et impardonnable. L&#039;interdiction de la torture a force de loi. &lt;br /&gt;
Cette interdiction trouve sa source dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme dont l&#039;article 5 stipule que :&lt;br /&gt;
«Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ainsi le paragraphe 1 de l’article premier de la Convention contre la torture et autre peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant définit la torture comme : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles».&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsqu&#039;une personne détenue ou emprisonnée disparaît ou décède, il faut que la cause de cette disparition ou de ce décès fasse l’objet d’une enquête indépendante. Le principe 34 de l’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement prévoit que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Si une personne détenue ou emprisonnée vient à décéder ou à disparaître pendant la période de sa détention ou de son emprisonnement, une autorité judiciaire ou autre ordonnera une enquête sur les causes du décès ou de la disparition, soit de sa propre initiative, soit à la requête d’un membre de la famille de cette personne ou de toute personne qui a connaissance de l’affaire...»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l’exemple des conditions de détention dans une prison genevoise pour majeurs : Champ-Dollon qui ouvre ses portes en 1977. Déjà au centre de l’actualité à cause de sa surpopulation, cette prison préventive de Genève a fait la une, en avril 2006, pour de toutes autres raisons. En effet, 200 détenus ont signé une lettre dénonçant l’emploi disproportionné de la force policière et des détentions préventives excédant les peines prononcées. &lt;br /&gt;
Suite aux protestations de 2006, les rapports ont mis en évidence en évidence des violations des droits humains au sein de la prison (allégations de pratiques d’immersion de la tête sous l’eau) par la suite confirmées. Malgré cela, en 2007, toujours pas de réaction des autorités.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la Ligue suisse des droits de l&#039;homme (LSDH), qui a présenté son rapport le 16 avril 2007, les droits fondamentaux des détenus ne sont pas respectés dans la prison genevoise de Champ-Dollon. De même, le rapport de la commission d&#039;experts du Grand Conseil genevois, présenté le 18 avril 2007, a été très sévère envers les pratiques de la police et de la justice.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les experts de la commission ont auditionné 125 détenus et ils ont eu accès aux données de la police judiciaire et de la justice.&lt;br /&gt;
30% des détenus auditionnés (soit 38 sur les 125) se sont plaints de mauvais traitements physiques et de propos racistes, voire de rançons; dans 14 des cas, des lésions ont été constatées par les médecins. Les brutalités ont consisté en coups de pieds à terre, tête frappée contre le mur, gifles, coups lors de l&#039;interrogatoire, et un mineur a raconté avoir subit le sous-marin (tête dans l&#039;eau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dû à la surpopulation, certaines conditions de détention deviennent inacceptables. Le rapport de la LSDH a confirmé certains problèmes, comme un accès restreint aux soins, aux parloirs, à la formation ou aux places de travail. Les experts ont confirmé la promiscuité, la mixité, le mélange de détenus (p.ex avec des détenus perturbés) et certaines restrictions.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d&#039;une conférence de presse le 3 mai 2007, les autorités ont exprimé leur inquiétude tout en relativisant les allégations. Le ministre genevois en charge de la police, Laurent Moutinot, a pointé le fait que les allégations de détenus n&#039;avaient pas fait l&#039;objet de vérification et que les policiers accusés n&#039;avaient pas été entendus. Toutefois, les autorités ont présenté un plan de réformes de la police censé mettre un frein à ces dysfonctionnements. Le plan d&#039;action comprenait l&#039;amélioration de la formation des policier, la réunion en un seul corps de la gendarmerie et de la police de sécurité internationale, une nouvelle répartition des compétences, des caméras de surveillance (y compris dans les postes de police et les salles d&#039;interrogatoires), la réforme des procédures disciplinaires et la création d&#039;une police des polices intercantonale.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Institutions et associations défendant le droit des prisonniers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le GAP ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Action Prison : GAP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe a été créé, en 1975 par Michel Glardon, à la suite de la mort de Patrick Moll. Ceci se faisait par le biais d’un  journal, nommé Passe-Murailles, qui publiait des dossiers sur des « thèmes brulants ». Ce groupe avait la volonté de créer une profonde modification de la détention préventive. Il a énormément lutté « pour briser l’isolement dans les prisons et pour défendre un vrai salaire pour les prisonniers, supprimer la censure, soutenir les luttes »&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt; dans différentes prisons suisses telles que Witzwil ou encore Saint-Antoine devenue Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1986, le groupe Action Prison a disparu et a laissé la place à bien d’autres associations qui luttent pour le respect des prisonniers. Notamment, l’Association de Défense des Prisonniers en Suisse qui a vu le jour en 1986 et qui souhaitait « soutenir les luttes des prisonniers au niveau national et dénoncer l’ensemble du système carcéral ».&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== ADPS (Association de défense des prisonniers de Suisse) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un syndicat de prisonniers, appelé l’Association de Défense des Prisonniers de Suisse, s’est crée en 1986 et prit, ainsi, le relais du Groupe Action Prison. C&#039;est le 1er août que Jacques Fasel, le fondateur, déposa la demande de création de l’ADPS à la conseillère fédérale Elisabeth Kopp. L’Office fédéral de la justice ne s’y opposa pas concrètement, mais transmit le message suivant : « Rien n’empêche en principe des détenus de fonder une association. Toutefois la direction de l’établissement peut soumettre l’activité de ladite association à des conditions, voire la restreindre. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette association était essentiellement composée de détenus et ne comprenait que quelques rares membres non incarcérés, ceux-ci servant de relais avec l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ADPS a évolué du simple syndicat de prisonniers à un groupe actif hors de l’enceinte des prisons. C’était les membres extérieurs à la prison qui recevaient les demandes d’aide des détenus et qui essaient de les traiter, sans toutefois y arriver au vu des nombreuses sollicitations. L’ADPS est alors perçue par les détenus comme inefficace et se voit discréditée. Il s’en suivit le départ de Jacques Fasel qui préféra œuvrer en solitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces informations sont tirées d&#039;un livre d&#039;Yvonne Bercher. (1995)&amp;lt;ref&amp;gt;Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne. pp 45-48&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Groupement [http://www.infoprisons.ch/ Infosprisons] ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Infoprisons est un groupe de travail qui s&#039;est créé après la fin tragique de [http://www.laregion.ch/cetait-effrayant-et-tres-penible/ Skander Vogt] qui est survenue en mars 2010, suite à l’incendie de sa cellule dans le canton de Vaud. En effet, cet événement a déclenché plusieurs interrogations et ces derniers se sont mis à réfléchir à ce que ce drame révélait du monde des prisons et à ce qui pouvait être fait afin d’éviter que ce type d&#039;événement ne se reproduise. Ils ont donc décidé d’élaborer et de diffuser un bulletin électronique trimestriel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe d&#039;information sur les prisons a donc pour but de permettre la prise de parole des détenus et la mobilisation des professionnels impliqués dans le système carcéral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se compose, d&#039;une part, de plusieurs personnes chargées de la responsabilité principale de la rédaction, à savoir: Marie Bonnard (ancienne journaliste à Tout-Va-Bien Hebdo), Patricia Lin (assistante sociale en milieu carcéral durant de nombreuses années), Anne-Catherine Menétrey-Savary (ex-conseillère nationale) et Muriel Testuz (active dans le Groupe Action Prison aujourd’hui disparu). Puis, d&#039;autre part, d&#039;une personne chargée de la relecture des bulletins, à savoir: Joëlle Pascale Ulrich. Tous ces acteurs travaillent bénévolement pour la rédactions des divers textes ainsi que la recherche d&#039;informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de recevoir les bulletins électroniques, il suffit de s&#039;inscrire sur le [http://infoprisons.ch/ site-web] du Groupe Info prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [http://www.aafip.ch/fr/ AAFIP] (Association des Amis de la Fraternité Internationale des Prisons) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;quot;Partout dans le monde les prisons sont un enfer. Aidez-nous à en faire des lieux de résurrection&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Site de l&#039;AAFIP sous http://www.aafip.ch/fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;AAFIP est une association suisse qui a été créée en 2005. Elle agit auprès des détenus, anciens détenus, victimes, enfants et familles touchées par le crime dans de nombreux pays parmi les plus défavorisés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un de leurs axes prioritaires est la justice réparatrice qui est devenue une vision minoritaire autour du XIème siècle, au profit d&#039;une justice rétributive ou répressive, mais qui revient en force actuellement. Car c&#039;est ce type de justice qui est porteur d&#039;espoir pour une réelle réinsertion des détenus au sein de la société. En effet, le crime ne se réduit pas à la transgression de la loi mais il affecte aussi les relations entre les individus. Ainsi, ce n&#039;est pas le fait de simplement appliquer des peines aux coupables qui compensera la souffrance des victimes, et cela peut même conduire à un désir de vengeance chez le coupable. &lt;br /&gt;
Concrètement, la justice réparatrice aide donc le coupable à réparer ou tenter de réparer le mal qu&#039;il a fait dans la mesure du possible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a 124 associations à travers le monde et toutes ont les mêmes objectifs : elles s&#039;impliquent dans la visite des détenus, la formation professionnelle en prison, l’accompagnement des victimes, des familles et enfants de prisonniers, la mise en place de programmes de réinsertion [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]professionnelle et la promotion du concept de justice réparatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chronologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Date !! Événement&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1788 || Abolition de la torture&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1789 || La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen proclame que &amp;quot; nul homme ne peut être accusé, arrêté ou détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu’elle a prescrites &amp;quot;.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1791|| Adoption du premier code pénal en France. L’enfermement est placé au centre du dispositif judiciaire. On voit apparaître une généralisation de la peine privative de liberté mais on conserve la peine de mort et les travaux forcés&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1819 || Adoption du deuxième code pénal en France. Celui-ci privilégie le châtiment qui s’ajoute à l’incarcération pénale : boulet au pied des forçats et flétrissure au fer rouge.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1839 || Mise en place d&#039;un règlement intérieur pour les maisons centrales qui instaure l&#039;interdiction de parler, de fumer, de boire du vin et obligation de travailler et de porter le costume pénal.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1842 || Le prétoire est créé et le cachot devient la principale sanction disciplinaire&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1852 || Instauration d&#039;un décret prince-présidentiel interdisant le droit de vote dans les prisons.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1872 || La commission d’enquête parlementaire d’Haussonville est nommée afin de d’étudier les établissements pénitentiaires et de proposer des mesures pour en améliorer le régime. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1875 || La loi Bérenger généralise l’emprisonnement cellulaire dans les prisons départementales : elle prévoit un isolement total en cellule pour les prévenus et les condamnés à moins d’un an d’emprisonnement, en contrepartie d’une remise d’un quart de la peine. Les détenus sont astreints au silence et au port d’une cagoule pendant leurs déplacements à l’extérieur de leur cellule. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1885 || Loi instaurant la libération conditionnelle. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1891 || Loi instaurant le sursis simple.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1912 || Loi instaurant la liberté surveillée. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1943 || Loi relative à l’usage des armes par le personnel des établissements pénitentiaires. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1945 || Le traitement infligé au détenu doit être humain, exempt de vexations et tendre principalement à son instruction générale et professionnelle. Les travaux forcés sont abolis.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1953 || Entrée en vigueur, en France, de la Convention européenne des droits de l’Homme. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1975 || La réforme pénitentiaire opère une nouvelle classification des établissements pénitentiaires entre trois catégories principales : maison d’arrêt, maison centrale et centre de détention (ces derniers étant orientés en faveur de la réinsertion sociale des détenus). Elle développe d’autre part des peines de substitution et institue les Quartiers de Haute Sécurité. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1975 || Loi instituant les premières peines de substitution &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1975 || Loi rétablissant le droit de vote dans les prisons. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1978 || Instauration des peines de sûreté. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1981 || Entrée en vigueur en France du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, affirmant que &amp;quot; Toute personne privée de sa liberté est traitée avec humanité et avec le respect de la dignité inhérente à la personne humaine &amp;quot;.&lt;br /&gt;
|- &lt;br /&gt;
| 1981 || Loi 81-908 portant abolition de la peine de mort. La peine privative de liberté devient la peine maximale de référence.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1982 || Disparition des Quartiers de Haute Sécurité.&lt;br /&gt;
|- &lt;br /&gt;
| 1983 || La peine de travail d’intérêt général est créée. Les hygiaphones sont retirés des parloirs : les détenus et leur visiteurs peuvent se toucher.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1984  || Loi 84-576 tendant à renforcer le droit des personnes en matière de placement en détention provisoire et d’exécution d’un mandat de justice. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1986 || Décret relatif à la lutte contre les maladies mentales et à l’organisation de la sectorisation psychiatrique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1988 || Loi 88-1243 autorisant l’approbation d’une convention européenne pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1994 || Réforme des soins en milieu pénitentiaire. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 2000 || Relance du débat sur les conditions de détention en France.  &lt;br /&gt;
Loi 2000-516 sur le renforcement de la présomption d’innocence et les droits des victimes. &lt;br /&gt;
Présentation un projet de loi pénitentiaire construite autour de trois axes : conditions des détenus, missions des personnels de l’administration pénitentiaire et contrôle des prisons. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 2002 || Loi 2002-303 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé. Elle permet de suspendre la peine d’une personne dont l’état de santé est incompatible avec la détention. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 2003 || Publication du rapport Terra, &amp;quot;Prévention du suicide des personnes détenues&amp;quot;. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 2004 || Décret 2004-1364 modifiant le code de procédure pénale (troisième partie : Décrets) et relatif à l’application des peines. &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les informations ci-dessus concernent plus particulièrement la France et ont été tirées du site internet suivant : [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;étayer les apports de notre article, nous avons décidé d&#039;interviewer deux personnes. Nous avons décidé d&#039;adopter une posture semi-directive dans nos entretiens de recherche. L&#039;objectif de ces entretiens est de &amp;quot;favoriser la production d’un discours de l’interviewé sur un thème défini dans le cadre d’une recherche&amp;quot; &#039;&#039;&#039;Mettre référence&#039;&#039;&#039; (Blanchet et Al., 1985, p. 7), dans ce cas-ci il s&#039;agira d&#039;approfondir le thème du droit à l&#039;intégrité physique et morale des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Questions pour les entretiens|Questions d&#039;entretiens]] ===&lt;br /&gt;
Nous désirons laisser de l&#039;espace et de la liberté aux personnes interviewées. Par conséquent, nous ne proposerons pas de questions fermées mais des questions ouvertes et générales. Nous accorderons un long temps de réponse afin de laisser à la personne la possibilité de se souvenir et de raconter l&#039;histoire et son histoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Présentations des personnes interviewées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Madame Muriel Testuz et Madame Yvonne Bercher.&lt;br /&gt;
Pour la présentation des personnes interviewées, voir l&#039;[[index]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Retour sur les entretiens ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec Muriel Testuz&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec Yvonne Bercher&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autres &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.hrea.org/index.php?base_id=104&amp;amp;language_id=3&amp;amp;erc_doc_id=2500&amp;amp;category_id=37&amp;amp;category_type=3&amp;amp;group=&lt;br /&gt;
* http://www.hrea.org/index.php?base_id=104&amp;amp;language_id=3&amp;amp;erc_doc_id=1355&amp;amp;category_id=37&amp;amp;category_type=3&amp;amp;group=&lt;br /&gt;
* http://www.hrea.org/index.php?base_id=104&amp;amp;language_id=3&amp;amp;erc_doc_id=594&amp;amp;category_id=37&amp;amp;category_type=3&amp;amp;group=&lt;br /&gt;
* http://www.ge.ch/legislation/rsg/f/rsg_f1_50p04.html&lt;br /&gt;
* http://www.ejpd.admin.ch/content/dam/data/sicherheit/straf_und_massnahmen/documentation/smv-ch-f.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.ohchr.org/Documents/Publications/training11Add1fr.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.ohchr.org/Documents/Publications/training11fr.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&lt;br /&gt;
* http://www.rts.ch/info/suisse/1134036-droits-bafoues-dans-la-prison-de-champ-dollon.html&lt;br /&gt;
* http://www.humanrights.ch/upload/pdf/070504_Temps_police.pdf&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Discussion:Droits_des_prisonniers&amp;diff=11113</id>
		<title>Discussion:Droits des prisonniers</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Discussion:Droits_des_prisonniers&amp;diff=11113"/>
		<updated>2013-11-28T16:33:35Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* Re: Chronologie -- Diana (discussion) 28 novembre 2013 à 15:34 (CET) */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 5 novembre 2013 à 10:34 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
O.K pour la webographie, mais elle doit être en lien avec votre texte qui en quelque sorte l&#039;annonce.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il me semble qu&#039;il y a bien des info intéressante sur le site des archives Michel Foucault concernant les Groupe information prison&lt;br /&gt;
http://michel-foucault-archives.org/?-Inventaires-&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne saisis pas à quoi correspond ce plan démesuré. Il s&#039;agit d&#039;écrire un article de type scientifiques entre 8 et 12 pages avec des liens. Il ne faut pas reproduire un travail (type dossier) sur le dewiki. il faut d&#039;abord écrire votre texte sur les droits de la personne: quand, où, sous quelles formes et en retirer les valeurs essentielles. L&#039;idée est de présenter cette histoire en la racontant. Il ne faut pas &amp;quot;bourrer&amp;quot; votre texte d&#039;informations tous azimuts!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 11 novembre 2013 à 13:43 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Merci pour le site. Oui je pense que pour l&#039;instant la webographie est aussi là afin que nous puissions y puiser des idées pour l&#039;article, en tout cas les liens que j&#039;ai mis étaient plus dans cette perspective-là. De toute façon tant que notre article n&#039;est pas fait, c&#039;est encore modifiable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous avez parlé d&#039;un professeur en droit que vous connaissiez, pensez-vous qu&#039;il serait d&#039;accord que nous l&#039;interviewions pour notre article? Si oui, pourriez-vous nous transmettre un moyen de contact? Merci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réponse Ruchat  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;avais parlé de Christian Nils Robert. Peut-être vaudrait-il mieux que je contacte d&#039;abord. Dites-moi ce que vous en pensez. Il y aurait peut-être aussi l&#039;avocat Jean-Pierre Garbade qui a été très actif sur ces question. Mais surtout avant de contacter qui que se soit, vous devez avancer dans votre travail: pour l&#039;heure, il n&#039;y a rien du point de vue du contenu. Votre intention est louable, mais trop ambitieux. Mieux vaut creuser un ou deux sujets!&lt;br /&gt;
Il semble qu&#039;un étudiant ait fait un travail un travail de mémoire sur le GAP dans les années 2010 pour l&#039;UNI science Po: Thomas Von Alleman.&lt;br /&gt;
Au GAP a succédé l&#039;ADPS (association de défense des détenus): il y aurait de quoi creuser!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: Réponse Ruchat -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 15 novembre 2013 à 14:19 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Merci beaucoup, oui effectivement le plan a été changé, nous nous concentrerons donc très certainement sur le droit à l&#039;intégrité physique et morale. Je pense effectivement que c&#039;est mieux si vous le contactez d&#039;abord. Merci beaucoup.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Entretiens et documentation -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 15 novembre 2013 à 14:27 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hello les gens, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
alors j&#039;ai complété un peu l&#039;intro qui avait été commencée et concernant le droit j&#039;ai fait quelques recherches et un peu introduit avec des éléments théoriques, des articles des droits de l&#039;homme et des faits sur champ-dollon etc..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai aussi contacté Fernando Carvajal parce que j&#039;avais quelques soucis à trouver de la documentation plus précisément sur la suisse.. Il a parlé de deux spécialistes des prisons qui pourraient nous orienter.. donc Daniel Fink et Christina-Nils Robert comme la Mme Ruchat nous en avait parlé.. il m&#039;a conseillé de consulter leurs écrits. Il a aussi parlé de deux autres revues spécialisées qui pourraient nous être utiles : Champ Pénal et Déviances et Société. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors bonne lecture les gens!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Sébastien|Sébastien]] ([[Discussion utilisateur:Sébastien|discussion]]) 18 novembre 2013 à 11:13 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si jamais, j&#039;ai modifié encore l&#039;intro et le plan. J&#039;ai rajouté un point sur les questions d&#039;entretien et sur la présentation des personnes interviewées. J ai aussi rajouté un point sur les associations défendant les droits des prisonniers. Faut juste un peu les présenter. On se voit mercredi&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Stephanie|Stephanie]] ([[Discussion utilisateur:Stephanie|discussion]]) 18 novembre 2013 à 11:52 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Hello!! Super Seb, merci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ma part j&#039;ai essayé de compléter un peu la partie sur le groupe Infoprisons... Je dois retourner en cours donc je reprendrai 4a plus tard... Jetez-y juste un petit coup d’œil histoire de pouvoir me faire un feedback et que je change deux trois trucs le cas échéant... =) Merci !!!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 18 novembre 2013 à 13:25 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:: Coucou, merci beaucoup. &lt;br /&gt;
J&#039;ai juste rajouté une phrase autrement pour le reste je ne pense pas qu&#039;il y ait quoi que ce soit à changer juste à continuer un peu. Je suis en cours aussi actuellement donc je ne peux pas plus chercher mais ce qui y est déjà est top. Merci&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 18 novembre 2013 à 13:14 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est très bien d&#039;écrire comme vous le faites. Mais il faudrait aussi à mesure que vous avancez présenter les sources sur lesquelles vous travaillez et aussi la problématique que vous voulez suivre: c&#039;est cela qui permettra aussi de construire les questions des droits de la personnes.&lt;br /&gt;
Je n&#039;ai pas compris finalement qui vous voulez interrogez. Je n&#039;ai pas clairement saisit s&#039;il fallait que je contacte Monsieur C.Nils Robert?  Avze-vous quelqu&#039;un d&#039;autre au cas où il refuserait. M. Garbade ne semble plus être à Genève!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 18 novembre 2013 à 13:28 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Nous devons encore un peu parler entre nous concernant la problématique à suivre. &lt;br /&gt;
Mais concernant l&#039;entretien, oui nous aimerions que vous preniez un premier contact avec M. C.Nils Robert. Et nous avons aussi une deuxième personne à interroger oui. Merci&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 18 novembre 2013 à 13:47 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:: Le groupe,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la deuxième personne je vais voir avec Alix si elle peut convenir avec elle d&#039;un moment pour mener notre interview. Cette personne a déjà donné son accord, donc il ne nous manque plus que les questions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== ADPS ?? -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 19 novembre 2013 à 01:05 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hey les amis, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
j&#039;ai complété un peu pour l&#039;AAFIP, par contre j&#039;ai essayé de chercher des infos sur l&#039;ADPS et je trouve rien sur internet.. je ne sais pas si c&#039;est la fatigue ou quoi.. mais on est surs que ça s&#039;appelle bien comme ça?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 19 novembre 2013 à 17:02 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Coucou Diana,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai trouvé un livre qui en parle un peu... j&#039;ai fait un petit résumé de ce que j&#039;ai trouvé, mais il n&#039;y a vraiment pas beaucoup d&#039;informations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;émets l&#039;hypothèse que cette association n’œuvre plus... mais je ne suis pas sûre de moi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 19 novembre 2013 à 18:01 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Super merci!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tu as des nouvelles d&#039;Alix concernant la personne qu&#039;elle a contacté?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A demain!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=====Re: Re: Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 19 novembre 2013 à 18:07 (CET)=====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De rien, j&#039;espère que ça va... j&#039;ai vraiment trouvé que ces 4 pages au milieu d&#039;un livre et encore elles ne parlent pas que de ce sujet&lt;br /&gt;
Elle a plus qu&#039;à prendre rendez-vous avec elle quand on aura nos questions !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
======Re: Re: Re: Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Stephanie|Stephanie]] ([[Discussion utilisateur:Stephanie|discussion]]) 19 novembre 2013 à 21:56 (CET)======&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:::: Super les filles, dans ce cas, on se met d&#039;accord demain pour une problématique et on pourra réfléchir à notre questionnaire en gardant en tête que le principal est de faire parler les acteurs sur leur travail... Les QUESTIONS OUVERTES s&#039;imposent ahahahah!!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai une mini question aussi, laquelle ou lequel d&#039;entre vous à écris que les années 70-80 sont importante pour les droits des prisonniers? Où avez vous eu cette info? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A demain! Bonne nuit&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=======Re: Re: Re: Re: Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 19 novembre 2013 à 23:13 (CET)=======&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Haha oui biensûr les questions ouvertes s&#039;imposent :) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors écoute sans dire de bêtises je crois que c&#039;est Sébastien qui l&#039;a écrit et les questions en gras dans l&#039;introduction c&#039;est la prof qui les a écrites et j&#039;ai juste mis en gras pour qu&#039;elles soient plus visibles.. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc pour les années 70-80 je suppose qu&#039;il faudra attendre demain pour voir avec Sébastien où il a trouvé cette info ;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Rendez-vous ! -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 20 novembre 2013 à 10:41 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Coucou Alix, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faudrait vraiment que tu nous prennes le rendez-vous avec la personne que tu as contactée, car on doit avoir fait l&#039;entretien et la transcription pour le 4 décembre !!!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: Rendez-vous ! -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 20 novembre 2013 à 11:16 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon, ben finalement je ne pense pas que cela serve à quelque chose vu qu&#039;on cherche quelqu&#039;un qui milite et militait entre 1980-1990... on en reparle les deux si jamais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: Rendez-vous ! -- [[Utilisateur:Alix|Alix]] ([[Discussion utilisateur:Alix|discussion]]) 24 novembre 2013 à 13:19 (CET)====&lt;br /&gt;
J&#039;ai annulé, elle m&#039;a dit d&#039;aller regarder du côté de l&#039;APT il milite contre la torture et notamment sur les conditions de détention.. Il y a aussi la commission des visiteurs de prison si jamais.. Bonne journée&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ca vous parles?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:: Replace this text with your reply&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Emploi du temps ! -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 20 novembre 2013 à 11:19 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Coucou !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors je pense que ça serait pas mal qu&#039;on note nos disponibilités pour les interviews. Ça serait bien qu&#039;on soit au moins 2 présents à chaque fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Personnellement, je pourrais :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
lundi entre 14.00 et 16.00,&lt;br /&gt;
mardi entre 12.30 et 16.30,&lt;br /&gt;
mercredi dès 14.00,&lt;br /&gt;
jeudi et vendredi à partir de 17.00-17.30.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: Emploi du temps ! -- [[Utilisateur:Alix|Alix]] ([[Discussion utilisateur:Alix|discussion]]) 24 novembre 2013 à 13:17 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je peux le mardi matin mais tôt car il faut que je sois a 13h30 en stage. Le mercredi  à partir de 14h mais je peux ne pas aller en cours de la journée pr aller à Lausanne. Le lundi 12h à 16h.  Jeudi et vendredi à partir de 17.00 car avant stage.&lt;br /&gt;
: Replace this text with your reply&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 21 novembre 2013 à 13:11 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En passant je vous transmets cette info qui pourrait vous intéresser&lt;br /&gt;
Sécuriser et humaniser ?&lt;br /&gt;
Enjeux contemporains de la détention des mineurs&lt;br /&gt;
Mercredi 11 décembre 2013 – 9h00-15h30&lt;br /&gt;
HETS – Auditoire E007&lt;br /&gt;
Rue du Pré-Jérôme 16, 1205 Genève&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 24 novembre 2013 à 20:26 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je trouve très bien d&#039;écrire, mais il faut en même temps structurer votre texte sinon cela fait un peu &amp;quot;fourre-tout&amp;quot;. La manière de le structurer est la chronologie, puisque c&#039;est un texte en histoire, donc le temps est premier. Puis votre problématique: le développement des droits de la personne dans les années 60-90 environ. Or si vous parlez de 2006 ou 2007, on doit savoir quel est le statut de cette info. Soit c&#039;est une sorte d&#039;accroche pour introduire la problématique (et il faut le dire) soit il faudra le mettre à la fin (en suivant la logique du temps!).&lt;br /&gt;
Peut-être faut-il distinguer les références à mettre avec des notes des textes des références que vous mettez à disposition grâce aux liens. Or il y en a bien peu pour l&#039;instant!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Entretien -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 25 novembre 2013 à 10:23 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonjour,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai téléphoné à Madame Testuz. Elle me rappelle cet après-midi pour fixer un rendez-vous définitif. Notre première idée serait de se voir jeudi 28 à 18.00 à Lausanne, néanmoins, cela reste à confirmer !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Sébastien|Sébastien]] ([[Discussion utilisateur:Sébastien|discussion]]) 25 novembre 2013 à 10:57 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je me posais des questions concernant notre organisation. Si on fait un truc historique, cela veut dire que notre première partie correspond à l&#039;histoire des droit des prisonniers avant 1960. Donc il faut compléter la période 1890-1960. Ensuite, le gros du travail consiste à parler de ce qu&#039;il se passe dans ces années 1960-1980. Ensuite, une troisième partie, assez courte, sur ce qu&#039;il s&#039;est passé depuis 1980 jusqu&#039;à aujourd&#039;hui. Ensuite, on peut parler de notre entretien.&lt;br /&gt;
Cela remet donc en cause la pertinence de la partie sur le droit à l&#039;intégrité physique et sur la présentation des associations.&lt;br /&gt;
On aurait donc&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Historique -&amp;gt;1960&lt;br /&gt;
* Historique 1960-1980&lt;br /&gt;
* Historique 1980-2013&lt;br /&gt;
* Présentation des personnes interviewées&lt;br /&gt;
* Retour sur l&#039;entretien&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu&#039;en pensez-vous?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Sébastien|Sébastien]] ([[Discussion utilisateur:Sébastien|discussion]]) 25 novembre 2013 à 11:17 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Sur le site d&#039;[http://www.infoprisons.ch/ infoprison], on peut faire des recherches par thèmes. Il y a pas mal de dossier sur les droits des prisonniers aujourd&#039;hui. On parle notamment de l&#039;affaire de Marie. A mon avis, on trouve beaucoup de choses pour la partie 1980-2013&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 25 novembre 2013 à 11:22 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je pense aussi qu&#039;une clarification du plan est une bonne chose car madame Ruchat l&#039;a spécifié. Après je sais pas s&#039;il faut éliminer les associations car avec madame Testuz on va devoir en parler quand un peu....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: -- [[Utilisateur:Sébastien|Sébastien]] ([[Discussion utilisateur:Sébastien|discussion]]) 25 novembre 2013 à 11:26 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:: Tu as raison. On peut parler des associations dans la partie 1960-1980 car elles apparaissent à cette période.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=====Re: Re: Re: -- [[Utilisateur:Alix|Alix]] ([[Discussion utilisateur:Alix|discussion]]) 25 novembre 2013 à 11:29 (CET)=====&lt;br /&gt;
On peut aussi ajuster selon les infos qu&#039;on retira de l&#039;entretien. &lt;br /&gt;
Mais je trouve bien de faire le contexte historique par période c&#039;est plus claire ;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Rendez-vous pris !!!! -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 25 novembre 2013 à 16:16 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons rendez-vous avec madame Testuz jeudi à 18h à Lausanne. Nous y allons en voiture Alix et moi et Diana nous rejoint là-bas !!! Nous nous occuperons ( Alix et Elodie) de la transcription pour la semaine suivante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Second entretien -- [[Utilisateur:Stephanie|Stephanie]] ([[Discussion utilisateur:Stephanie|discussion]]) 26 novembre 2013 à 23:09 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voilà, le second entretien est booké pour le mercredi 4 décembre à 17h avec Mme Bercher... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle se réjoui de répondre à nos questions... =)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A demain 10h15 pour discuter de l&#039;organisation de la suite de notre travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonne nuit =)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 27 novembre 2013 à 12:34 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suis très impressionnée par votre engagement. Bravo! N&#039;oubliez pas de lire ce qui est écrit sur la première page du wiki, mais aussi sur toutes celles des différentes thématiques afin de réfléchir à la problématique et d&#039;avancer dans une compréhension commune de cette histoire de l&#039;apparition des revendication des droits des usagers, patients, détenus, enfants: les acteurs/trices (dont vos témoins), les actions, les valeurs prônées, les changements de pratiques éventuelles, les espoirs....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chronologie -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 28 novembre 2013 à 13:26 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Coucou,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai fait un tableau pour la chronologie.... j&#039;espère ne pas avoir oublié d&#039;éléments importants car il y a une très longue liste d&#039;événements !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonne aprèm à tous !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: Chronologie -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 28 novembre 2013 à 15:34 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Haha tu m&#039;as prise de cours, j&#039;allais le faire.&lt;br /&gt;
Ca me semble bien en tout cas à moi, j&#039;ai fait la petite intro pour le droit à l&#039;intégrité physique et morale comme on en avait tous discuté mercredi matin!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
à ce soir pour l&#039;entretien!&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11112</id>
		<title>Droits des prisonniers</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11112"/>
		<updated>2013-11-28T14:50:31Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* Droit à l’intégrité physique et morale */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Brève présentation du sujet&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique ==&lt;br /&gt;
Durant l&#039;Antiquité et le Moyen-Âge, les sanctions pénales consistaient principalement en un châtiment corporel. La liberté n&#039;était pas encore considérée comme un bien appartenant à l&#039;individu et, par conséquent, les prisons ne servaient qu&#039;à mettre en sureté et n&#039;étaient pas utilisées comme mode de punition. Elles permettaient, par exemple, de s&#039;assurer qu&#039;un condamné serait présent le jour de son procès. Jusqu&#039;au 17ème siècle, cette mentalité n&#039;évoluera pas. Au siècle des lumières, apparaît alors la conception de la liberté. Celle-ci se révèle être le bien le plus précieux dont peut disposer un individu. Rapidement, l&#039;idée d&#039;utiliser la prison comme mesure punitive - car privative de liberté - est proposée : les peines ne s&#039;appliquent plus au corps, mais à l&#039;esprit.&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réforme pénale initiée par le texte de [http://leboucher.com/vous/beccaria/ Cesare Beccaria], Des délits et des peines, paru en 1764, dénonce le recours à la torture comme moyen d&#039;instruction, la cruauté totalement disproportionnée des châtiments, tels que la peine capitale, l&#039;inégalité de traitement des condamnés en fonction de leur classe sociale ou encore l&#039;arbitraire des juges dans la décision des peine. Il préconise alors la mise en œuvre d&#039;un système de peines fixes garantissant l&#039;égalité entre les condamnés et empêchant ainsi toute appréciation des juges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Howard_%28philanthrope%29 John Howard], philanthrope britannique, est l&#039;un des premier à s&#039;intéresser au statut juridique des prisonniers. Son livre sur &amp;quot;L&#039;État des prisons européennes&amp;quot; (1777) souligne la nécessité d&#039;un traitement carcéral respectant les droits élémentaires de l&#039;humanité. A la fin du 18ème siècle, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Bentham Jeremy Bentham] va plus loin et défend la position que les détenus doivent avoir exactement les mêmes droits que les personnes en liberté mis à part celui d&#039;aller et venir&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 19e siècle pour qu&#039;on donne un autre but aux peines. «Le détenu devrait être complétement transformé, tant dans son corps et ses habitudes que dans son esprit et sa volonté. La volonté d&#039;améliorer le détenu durant sa détention ou l&#039;idée d&#039;une réinsertion possible dans la société transparaissent en filigrane»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 14&amp;lt;/ref&amp;gt;. On passe à une pénalité de la détention. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault Michel Foucault] analyse ce nouvel &amp;quot;art de punir&amp;quot; à travers ce qu&#039;il appelle une micro-physique du pouvoir permettant une constante soumission de l&#039;individu au regard des gardiens. La justice moderne va alors chercher à transmettre l&#039;idée que l&#039;essentiel n&#039;est pas de punir, mais de redresser. Ce que l&#039;on vise désormais, c&#039;est la liberté de l&#039;individu. Par exemple, avec l&#039;introduction de la notion de &amp;quot;circonstances atténuantes&amp;quot; on fait entrer dans le verdict une appréciation portée sur le criminel et sur ce que l&#039;on peut attendre de lui dans l&#039;avenir. «Trouver pour un crime le châtiment qui convient, c&#039;est trouver le désavantage dont l&#039;idée soit telle qu&#039;elle rende définitivement sans attrait l&#039;idée d&#039;un méfait»&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 19ème siècle apporte son lot de réformes. Des mécanismes de réduction de peines apparaissent et surtout, la libération conditionnelle et le régime du sursis sont instaurés, respectivement en 1885 et 1891 en France.&amp;lt;ref&amp;gt;Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
                                         &#039;&#039;&#039;Et entre 1890 et 1970????&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les années 1960-1980 ===&lt;br /&gt;
Les années 1970 sont déterminantes dans le débat sur les droits des prisonniers. Cette question est directement liée à la perte de la liberté par l&#039;emprisonnement. or, il s&#039;agit de distinguer les droits de la personnes humains des droits du prisonniers. Les premières relèvent de ... les second de....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Depuis 1980 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Droit à l’intégrité physique et morale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison a beaucoup évolué au cours du temps, comme le démontre l&#039;historique. Et avec cette évolution, ont évolué les valeurs de la prison et les droits des prisonniers. Parmi ces droits, nous pouvons lister le droit à l&#039;intégrité physique et morale, le droit à des conditions de vie appropriées, ou encore le droit à la santé. Étant donné la centration sur l&#039;évolution de la nature des sanctions et peines dans l&#039;historique de cet article, nous avons choisi de développer un peu plus le droit à l&#039;intégrité physique et morale des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Par le prononcé d&#039;une peine privative de liberté à son égard, l&#039;individu purgeant cette peine est privé de l&#039;un de ses principaux attributs, il perd sa liberté. Le problème majeur réside dans le fait de savoir s&#039;il s&#039;agit d&#039;une perte de liberté ou des libertés et dans quelle mesure cette privation est compatible avec les droits et libertés de l&#039;individu.»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 17.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les individus qui sont détenus conservent tous leurs droits sauf ceux dont la perte est une conséquence directe de la privation des libertés. L’interdiction universelle des actes de torture et des mauvais traitements trouve sa source dans la dignité inhérente à la personne humaine. Les prisonniers et détenus doivent être traités en toute circonstance de façon humaine et digne et ce du jour de leur admission jusqu&#039;au jour de leur libération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi tout acte de torture ou de traitement inhumain ou dégradant est interdit et impardonnable. L&#039;interdiction de la torture a force de loi. &lt;br /&gt;
Cette interdiction trouve sa source dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme dont l&#039;article 5 stipule que :&lt;br /&gt;
«Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ainsi le paragraphe 1 de l’article premier de la Convention contre la torture et autre peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant définit la torture comme : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles».&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsqu&#039;une personne détenue ou emprisonnée disparaît ou décède, il faut que la cause de cette disparition ou de ce décès fasse l’objet d’une enquête indépendante. Le principe 34 de l’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement prévoit que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Si une personne détenue ou emprisonnée vient à décéder ou à disparaître pendant la période de sa détention ou de son emprisonnement, une autorité judiciaire ou autre ordonnera une enquête sur les causes du décès ou de la disparition, soit de sa propre initiative, soit à la requête d’un membre de la famille de cette personne ou de toute personne qui a connaissance de l’affaire...»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l’exemple des conditions de détention dans une prison genevoise pour majeurs : Champ-Dollon qui ouvre ses portes en 1977. Déjà au centre de l’actualité à cause de sa surpopulation, cette prison préventive de Genève a fait la une, en avril 2006, pour de toutes autres raisons. En effet, 200 détenus ont signé une lettre dénonçant l’emploi disproportionné de la force policière et des détentions préventives excédant les peines prononcées. &lt;br /&gt;
Suite aux protestations de 2006, les rapports ont mis en évidence en évidence des violations des droits humains au sein de la prison (allégations de pratiques d’immersion de la tête sous l’eau) par la suite confirmées. Malgré cela, en 2007, toujours pas de réaction des autorités.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la Ligue suisse des droits de l&#039;homme (LSDH), qui a présenté son rapport le 16 avril 2007, les droits fondamentaux des détenus ne sont pas respectés dans la prison genevoise de Champ-Dollon. De même, le rapport de la commission d&#039;experts du Grand Conseil genevois, présenté le 18 avril 2007, a été très sévère envers les pratiques de la police et de la justice.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les experts de la commission ont auditionné 125 détenus et ils ont eu accès aux données de la police judiciaire et de la justice.&lt;br /&gt;
30% des détenus auditionnés (soit 38 sur les 125) se sont plaints de mauvais traitements physiques et de propos racistes, voire de rançons; dans 14 des cas, des lésions ont été constatées par les médecins. Les brutalités ont consisté en coups de pieds à terre, tête frappée contre le mur, gifles, coups lors de l&#039;interrogatoire, et un mineur a raconté avoir subit le sous-marin (tête dans l&#039;eau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dû à la surpopulation, certaines conditions de détention deviennent inacceptables. Le rapport de la LSDH a confirmé certains problèmes, comme un accès restreint aux soins, aux parloirs, à la formation ou aux places de travail. Les experts ont confirmé la promiscuité, la mixité, le mélange de détenus (p.ex avec des détenus perturbés) et certaines restrictions.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d&#039;une conférence de presse le 3 mai 2007, les autorités ont exprimé leur inquiétude tout en relativisant les allégations. Le ministre genevois en charge de la police, Laurent Moutinot, a pointé le fait que les allégations de détenus n&#039;avaient pas fait l&#039;objet de vérification et que les policiers accusés n&#039;avaient pas été entendus. Toutefois, les autorités ont présenté un plan de réformes de la police censé mettre un frein à ces dysfonctionnements. Le plan d&#039;action comprenait l&#039;amélioration de la formation des policier, la réunion en un seul corps de la gendarmerie et de la police de sécurité internationale, une nouvelle répartition des compétences, des caméras de surveillance (y compris dans les postes de police et les salles d&#039;interrogatoires), la réforme des procédures disciplinaires et la création d&#039;une police des polices intercantonale.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Institutions et associations défendant le droit des prisonniers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le GAP ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Action Prison : GAP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe a été créé, en 1975 par Michel Glardon, à la suite de la mort de Patrick Moll. Ceci se faisait par le biais d’un  journal, nommé Passe-Murailles, qui publiait des dossiers sur des « thèmes brulants ». Ce groupe avait la volonté de créer une profonde modification de la détention préventive. Il a énormément lutté « pour briser l’isolement dans les prisons et pour défendre un vrai salaire pour les prisonniers, supprimer la censure, soutenir les luttes »&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt; dans différentes prisons suisses telles que Witzwil ou encore Saint-Antoine devenue Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1986, le groupe Action Prison a disparu et a laissé la place à bien d’autres associations qui luttent pour le respect des prisonniers. Notamment, l’Association de Défense des Prisonniers en Suisse qui a vu le jour en 1986 et qui souhait « soutenir les luttes des prisonniers au niveau national et dénoncer l’ensemble du système carcéral ».&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== ADPS (Association de défense des prisonniers de Suisse) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un syndicat de prisonniers, appelé l’Association de Défense des Prisonniers de Suisse, s’est crée en 1986 et prit, ainsi, le relais du Groupe Action Prison. C&#039;est le 1er août que Jacques Fasel, le fondateur, déposa la demande de création de l’ADPS à la conseillère fédérale Elisabeth Kopp. L’Office fédéral de la justice ne s’y opposa pas concrètement, mais transmit le message suivant : « Rien n’empêche en principe des détenus de fonder une association. Toutefois la direction de l’établissement peut soumettre l’activité de ladite association à des conditions, voire la restreindre. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette association était essentiellement composée de détenus et ne comprenait que quelques rares membres non incarcérés, ceux-ci servant de relais avec l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ADPS a évolué du simple syndicat de prisonniers à un groupe actif hors de l’enceinte des prisons. C’était les membres extérieurs à la prison qui recevaient les demandes d’aide des détenus et qui essaient de les traiter, sans toutefois y arriver au vu des nombreuses sollicitations. L’ADPS est alors perçue par les détenus comme inefficace et se voit discréditée. Il s’en suivit le départ de Jacques Fasel qui préféra œuvrer en solitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces informations sont tirées d&#039;un livre d&#039;Yvonne Bercher. (1995)&amp;lt;ref&amp;gt;Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne. pp 45-48&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Groupement [http://www.infoprisons.ch/ Infosprisons] ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Infoprisons est un groupe de travail qui s&#039;est créé après la fin tragique de [http://www.laregion.ch/cetait-effrayant-et-tres-penible/ Skander Vogt] qui est survenue en mars 2010, suite à l’incendie de sa cellule dans le canton de Vaud. En effet, cet événement a déclenché plusieurs interrogations et ces derniers se sont mis à réfléchir à ce que ce drame révélait du monde des prisons et à ce qui pouvait être fait afin d’éviter que ce type d&#039;événement ne se reproduise. Ils ont donc décidé d’élaborer et de diffuser un bulletin électronique trimestriel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe d&#039;information sur les prisons a donc pour but de permettre la prise de parole des détenus et la mobilisation des professionnels impliqués dans le système carcéral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se compose, d&#039;une part, de plusieurs personnes chargées de la responsabilité principale de la rédaction, à savoir: Marie Bonnard (ancienne journaliste à Tout-Va-Bien Hebdo), Patricia Lin (assistante sociale en milieu carcéral durant de nombreuses années), Anne-Catherine Menétrey-Savary (ex-conseillère nationale) et Muriel Testuz (active dans le Groupe Action Prison aujourd’hui disparu). Puis, d&#039;autre part, d&#039;une personne chargée de la relecture des bulletins, à savoir: Joëlle Pascale Ulrich. Tous ces acteurs travaillent bénévolement pour la rédactions des divers textes ainsi que la recherche d&#039;informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de recevoir les bulletins électroniques, il suffit de s&#039;inscrire sur le [http://infoprisons.ch/ site-web] du Groupe Info prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [http://www.aafip.ch/fr/ AAFIP] (Association des Amis de la Fraternité Internationale des Prisons) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;quot;Partout dans le monde les prisons sont un enfer. Aidez-nous à en faire des lieux de résurrection&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Site de l&#039;AAFIP sous http://www.aafip.ch/fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;AAFIP est une association suisse qui a été créée en 2005. Elle agit auprès des détenus, anciens détenus, victimes, enfants et familles touchées par le crime dans de nombreux pays parmi les plus défavorisés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un de leurs axes prioritaires est la justice réparatrice qui est devenue une vision minoritaire autour du XIème siècle, au profit d&#039;une justice rétributive ou répressive, mais qui revient en force actuellement. Car c&#039;est ce type de justice qui est porteur d&#039;espoir pour une réelle réinsertion des détenus au sein de la société. En effet, le crime ne se réduit pas à la transgression de la loi mais il affecte aussi les relations entre les individus. Ainsi, ce n&#039;est pas le fait de simplement appliquer des peines aux coupables qui compensera la souffrance des victimes, et cela peut même conduire à un désir de vengeance chez le coupable. &lt;br /&gt;
Concrètement, la justice réparatrice aide donc le coupable à réparer ou tenter de réparer le mal qu&#039;il a fait dans la mesure du possible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a 124 associations à travers le monde et toutes ont les mêmes objectifs : elles s&#039;impliquent dans la visite des détenus, la formation professionnelle en prison, l’accompagnement des victimes, des familles et enfants de prisonniers, la mise en place de programmes de réinsertion [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]professionnelle et la promotion du concept de justice réparatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chronologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Date !! Événement&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1788 || Abolition de la torture&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1789 || La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen proclame que &amp;quot; nul homme ne peut être accusé, arrêté ou détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu’elle a prescrites &amp;quot;.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1791|| Adoption du premier code pénal en France. L’enfermement est placé au centre du dispositif judiciaire. On voit apparaître une généralisation de la peine privative de liberté mais on conserve la peine de mort et les travaux forcés&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1819 || Adoption du deuxième code pénal en France. Celui-ci privilégie le châtiment qui s’ajoute à l’incarcération pénale : boulet au pied des forçats et flétrissure au fer rouge.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1839 || Mise en place d&#039;un règlement intérieur pour les maisons centrales qui instaure l&#039;interdiction de parler, de fumer, de boire du vin et obligation de travailler et de porter le costume pénal.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1842 || Le prétoire est créé et le cachot devient la principale sanction disciplinaire&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1852 || Instauration d&#039;un décret prince-présidentiel interdisant le droit de vote dans les prisons.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1872 || La commission d’enquête parlementaire d’Haussonville est nommée afin de d’étudier les établissements pénitentiaires et de proposer des mesures pour en améliorer le régime. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1875 || La loi Bérenger généralise l’emprisonnement cellulaire dans les prisons départementales : elle prévoit un isolement total en cellule pour les prévenus et les condamnés à moins d’un an d’emprisonnement, en contrepartie d’une remise d’un quart de la peine. Les détenus sont astreints au silence et au port d’une cagoule pendant leurs déplacements à l’extérieur de leur cellule. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1885 || Loi instaurant la libération conditionnelle. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1891 || Loi instaurant le sursis simple.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1912 || Loi instaurant la liberté surveillée. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1943 || Loi relative à l’usage des armes par le personnel des établissements pénitentiaires. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1945 || Le traitement infligé au détenu doit être humain, exempt de vexations et tendre principalement à son instruction générale et professionnelle. Les travaux forcés sont abolis.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1953 || Entrée en vigueur, en France, de la Convention européenne des droits de l’Homme. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1975 || La réforme pénitentiaire opère une nouvelle classification des établissements pénitentiaires entre trois catégories principales : maison d’arrêt, maison centrale et centre de détention (ces derniers étant orientés en faveur de la réinsertion sociale des détenus). Elle développe d’autre part des peines de substitution et institue les Quartiers de Haute Sécurité. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1975 || Loi instituant les premières peines de substitution &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1975 || Loi rétablissant le droit de vote dans les prisons. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1978 || Instauration des peines de sûreté. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1981 || Entrée en vigueur en France du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, affirmant que &amp;quot; Toute personne privée de sa liberté est traitée avec humanité et avec le respect de la dignité inhérente à la personne humaine &amp;quot;.&lt;br /&gt;
|- &lt;br /&gt;
| 1981 || Loi 81-908 portant abolition de la peine de mort. La peine privative de liberté devient la peine maximale de référence.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1982 || Disparition des Quartiers de Haute Sécurité.&lt;br /&gt;
|- &lt;br /&gt;
| 1983 || La peine de travail d’intérêt général est créée. Les hygiaphones sont retirés des parloirs : les détenus et leur visiteurs peuvent se toucher.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1984  || Loi 84-576 tendant à renforcer le droit des personnes en matière de placement en détention provisoire et d’exécution d’un mandat de justice. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1986 || Décret relatif à la lutte contre les maladies mentales et à l’organisation de la sectorisation psychiatrique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1988 || Loi 88-1243 autorisant l’approbation d’une convention européenne pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1994 || Réforme des soins en milieu pénitentiaire. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 2000 || Relance du débat sur les conditions de détention en France.  &lt;br /&gt;
Loi 2000-516 sur le renforcement de la présomption d’innocence et les droits des victimes. &lt;br /&gt;
Présentation un projet de loi pénitentiaire construite autour de trois axes : conditions des détenus, missions des personnels de l’administration pénitentiaire et contrôle des prisons. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 2002 || Loi 2002-303 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé. Elle permet de suspendre la peine d’une personne dont l’état de santé est incompatible avec la détention. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 2003 || Publication du rapport Terra, &amp;quot;Prévention du suicide des personnes détenues&amp;quot;. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 2004 || Décret 2004-1364 modifiant le code de procédure pénale (troisième partie : Décrets) et relatif à l’application des peines. &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les informations ci-dessus concernent plus particulièrement la France et ont été tirées du site internet suivant : [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;étayer les apports de notre article, nous avons décidé d&#039;interviewer deux personnes. Nous avons décidé d&#039;adopter une posture semi-directive dans nos entretiens de recherche. L&#039;objectif de ces entretiens est de &amp;quot;favoriser la production d’un discours de l’interviewé sur un thème défini dans le cadre d’une recherche&amp;quot; &#039;&#039;&#039;Mettre référence&#039;&#039;&#039; (Blanchet et Al., 1985, p. 7), dans ce cas-ci il s&#039;agira d&#039;approfondir le thème du droit à l&#039;intégrité physique et morale des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Questions pour les entretiens|Questions d&#039;entretiens]] ===&lt;br /&gt;
Nous désirons laisser de l&#039;espace et de la liberté aux personnes interviewées. Par conséquent, nous ne proposerons pas de questions fermées mais des questions ouvertes et générales. Nous accorderons un long temps de réponse afin de laisser à la personne la possibilité de se souvenir et de raconter l&#039;histoire et son histoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Présentations des personnes interviewées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Madame Muriel Testuz et Madame Yvonne Bercher.&lt;br /&gt;
Pour la présentation des personnes interviewées, voir l&#039;[[index]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Retour sur les entretiens ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec Muriel Testuz&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec Yvonne Bercher&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autres &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.hrea.org/index.php?base_id=104&amp;amp;language_id=3&amp;amp;erc_doc_id=2500&amp;amp;category_id=37&amp;amp;category_type=3&amp;amp;group=&lt;br /&gt;
* http://www.hrea.org/index.php?base_id=104&amp;amp;language_id=3&amp;amp;erc_doc_id=1355&amp;amp;category_id=37&amp;amp;category_type=3&amp;amp;group=&lt;br /&gt;
* http://www.hrea.org/index.php?base_id=104&amp;amp;language_id=3&amp;amp;erc_doc_id=594&amp;amp;category_id=37&amp;amp;category_type=3&amp;amp;group=&lt;br /&gt;
* http://www.ge.ch/legislation/rsg/f/rsg_f1_50p04.html&lt;br /&gt;
* http://www.ejpd.admin.ch/content/dam/data/sicherheit/straf_und_massnahmen/documentation/smv-ch-f.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.ohchr.org/Documents/Publications/training11Add1fr.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.ohchr.org/Documents/Publications/training11fr.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&lt;br /&gt;
* http://www.rts.ch/info/suisse/1134036-droits-bafoues-dans-la-prison-de-champ-dollon.html&lt;br /&gt;
* http://www.humanrights.ch/upload/pdf/070504_Temps_police.pdf&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11111</id>
		<title>Droits des prisonniers</title>
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		<updated>2013-11-28T14:46:01Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* Droit à l’intégrité physique et morale */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Brève présentation du sujet&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique ==&lt;br /&gt;
Durant l&#039;Antiquité et le Moyen-Âge, les sanctions pénales consistaient principalement en un châtiment corporel. La liberté n&#039;était pas encore considérée comme un bien appartenant à l&#039;individu et, par conséquent, les prisons ne servaient qu&#039;à mettre en sureté et n&#039;étaient pas utilisées comme mode de punition. Elles permettaient, par exemple, de s&#039;assurer qu&#039;un condamné serait présent le jour de son procès. Jusqu&#039;au 17ème siècle, cette mentalité n&#039;évoluera pas. Au siècle des lumières, apparaît alors la conception de la liberté. Celle-ci se révèle être le bien le plus précieux dont peut disposer un individu. Rapidement, l&#039;idée d&#039;utiliser la prison comme mesure punitive - car privative de liberté - est proposée : les peines ne s&#039;appliquent plus au corps, mais à l&#039;esprit.&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réforme pénale initiée par le texte de [http://leboucher.com/vous/beccaria/ Cesare Beccaria], Des délits et des peines, paru en 1764, dénonce le recours à la torture comme moyen d&#039;instruction, la cruauté totalement disproportionnée des châtiments, tels que la peine capitale, l&#039;inégalité de traitement des condamnés en fonction de leur classe sociale ou encore l&#039;arbitraire des juges dans la décision des peine. Il préconise alors la mise en œuvre d&#039;un système de peines fixes garantissant l&#039;égalité entre les condamnés et empêchant ainsi toute appréciation des juges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Howard_%28philanthrope%29 John Howard], philanthrope britannique, est l&#039;un des premier à s&#039;intéresser au statut juridique des prisonniers. Son livre sur &amp;quot;L&#039;État des prisons européennes&amp;quot; (1777) souligne la nécessité d&#039;un traitement carcéral respectant les droits élémentaires de l&#039;humanité. A la fin du 18ème siècle, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Bentham Jeremy Bentham] va plus loin et défend la position que les détenus doivent avoir exactement les mêmes droits que les personnes en liberté mis à part celui d&#039;aller et venir&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 19e siècle pour qu&#039;on donne un autre but aux peines. «Le détenu devrait être complétement transformé, tant dans son corps et ses habitudes que dans son esprit et sa volonté. La volonté d&#039;améliorer le détenu durant sa détention ou l&#039;idée d&#039;une réinsertion possible dans la société transparaissent en filigrane»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 14&amp;lt;/ref&amp;gt;. On passe à une pénalité de la détention. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault Michel Foucault] analyse ce nouvel &amp;quot;art de punir&amp;quot; à travers ce qu&#039;il appelle une micro-physique du pouvoir permettant une constante soumission de l&#039;individu au regard des gardiens. La justice moderne va alors chercher à transmettre l&#039;idée que l&#039;essentiel n&#039;est pas de punir, mais de redresser. Ce que l&#039;on vise désormais, c&#039;est la liberté de l&#039;individu. Par exemple, avec l&#039;introduction de la notion de &amp;quot;circonstances atténuantes&amp;quot; on fait entrer dans le verdict une appréciation portée sur le criminel et sur ce que l&#039;on peut attendre de lui dans l&#039;avenir. «Trouver pour un crime le châtiment qui convient, c&#039;est trouver le désavantage dont l&#039;idée soit telle qu&#039;elle rende définitivement sans attrait l&#039;idée d&#039;un méfait»&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 19ème siècle apporte son lot de réformes. Des mécanismes de réduction de peines apparaissent et surtout, la libération conditionnelle et le régime du sursis sont instaurés, respectivement en 1885 et 1891 en France.&amp;lt;ref&amp;gt;Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
                                         &#039;&#039;&#039;Et entre 1890 et 1970????&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les années 1960-1980 ===&lt;br /&gt;
Les années 1970 sont déterminantes dans le débat sur les droits des prisonniers. Cette question est directement liée à la perte de la liberté par l&#039;emprisonnement. or, il s&#039;agit de distinguer les droits de la personnes humains des droits du prisonniers. Les premières relèvent de ... les second de....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Depuis 1980 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Droit à l’intégrité physique et morale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison a beaucoup évolué au cours du temps, comme le démontre l&#039;historique. Et avec cette évolution, ont évolué les valeurs de la prison et les droits des prisonniers. Parmi ces droits, nous pouvons lister le droit à l&#039;intégrité physique et morale, le droit à des conditions de vie appropriées, ou encore le droit à la santé. Étant donné la centration sur l&#039;évolution de la nature des sanctions et peines dans l&#039;historique de cet article, nous avons choisi de développer un peu plus le droit à l&#039;intégrité physique et morale des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Par le prononcé d&#039;une peine privative de liberté à son égard, l&#039;individu purgeant cette peine est privé de l&#039;un de ses principaux attributs, il perd sa liberté. Le problème majeur réside dans le fait de savoir s&#039;il s&#039;agit d&#039;une perte de liberté ou des libertés et dans quelle mesure cette privation est compatible avec les droits et libertés de l&#039;individu.»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 17.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les individus qui sont détenus conservent tous leurs droits sauf ceux dont la perte est une conséquence directe de la privation des libertés PAR EXEMPLE? . L’interdiction universelle des actes de torture et des mauvais traitements trouve sa source dans la dignité inhérente à la personne humaine. Les prisonniers et détenus doivent être traités en toute circonstance de façon humaine et digne et ce du jour de leur admission jusqu&#039;au jour de leur libération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi tout acte de torture ou de traitement inhumain ou dégradant est interdit et impardonnable. L&#039;interdiction de la torture a force de loi. &lt;br /&gt;
Cette interdiction trouve sa source dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme dont l&#039;article 5 stipule que :&lt;br /&gt;
«Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ainsi le paragraphe 1 de l’article premier de la Convention contre la torture et autre peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant définit la torture comme : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles».&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsqu&#039;une personne détenue ou emprisonnée disparaît ou décède, il faut que la cause de cette disparition ou de ce décès fasse l’objet d’une enquête indépendante. Le principe 34 de l’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement prévoit que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Si une personne détenue ou emprisonnée vient à décéder ou à disparaître pendant la période de sa détention ou de son emprisonnement, une autorité judiciaire ou autre ordonnera une enquête sur les causes du décès ou de la disparition, soit de sa propre initiative, soit à la requête d’un membre de la famille de cette personne ou de toute personne qui a connaissance de l’affaire...»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l’exemple des conditions de détention dans une prison genevoise pour majeurs : Champ-Dollon qui ouvre ses portes en 1977. Déjà au centre de l’actualité à cause de sa surpopulation, cette prison préventive de Genève a fait la une, en avril 2006, pour de toutes autres raisons. En effet, 200 détenus ont signé une lettre dénonçant l’emploi disproportionné de la force policière et des détentions préventives excédant les peines prononcées. &lt;br /&gt;
Suite aux protestations de 2006, les rapports ont mis en évidence en évidence des violations des droits humains au sein de la prison (allégations de pratiques d’immersion de la tête sous l’eau) par la suite confirmées. Malgré cela, en 2007, toujours pas de réaction des autorités.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la Ligue suisse des droits de l&#039;homme (LSDH), qui a présenté son rapport le 16 avril 2007, les droits fondamentaux des détenus ne sont pas respectés dans la prison genevoise de Champ-Dollon. De même, le rapport de la commission d&#039;experts du Grand Conseil genevois, présenté le 18 avril 2007, a été très sévère envers les pratiques de la police et de la justice.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les experts de la commission ont auditionné 125 détenus et ils ont eu accès aux données de la police judiciaire et de la justice.&lt;br /&gt;
30% des détenus auditionnés (soit 38 sur les 125) se sont plaints de mauvais traitements physiques et de propos racistes, voire de rançons; dans 14 des cas, des lésions ont été constatées par les médecins. Les brutalités ont consisté en coups de pieds à terre, tête frappée contre le mur, gifles, coups lors de l&#039;interrogatoire, et un mineur a raconté avoir subit le sous-marin (tête dans l&#039;eau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dû à la surpopulation, certaines conditions de détention deviennent inacceptables. Le rapport de la LSDH a confirmé certains problèmes, comme un accès restreint aux soins, aux parloirs, à la formation ou aux places de travail. Les experts ont confirmé la promiscuité, la mixité, le mélange de détenus (p.ex avec des détenus perturbés) et certaines restrictions.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d&#039;une conférence de presse le 3 mai 2007, les autorités ont exprimé leur inquiétude tout en relativisant les allégations. Le ministre genevois en charge de la police, Laurent Moutinot, a pointé le fait que les allégations de détenus n&#039;avaient pas fait l&#039;objet de vérification et que les policiers accusés n&#039;avaient pas été entendus. Toutefois, les autorités ont présenté un plan de réformes de la police censé mettre un frein à ces dysfonctionnements. Le plan d&#039;action comprenait l&#039;amélioration de la formation des policier, la réunion en un seul corps de la gendarmerie et de la police de sécurité internationale, une nouvelle répartition des compétences, des caméras de surveillance (y compris dans les postes de police et les salles d&#039;interrogatoires), la réforme des procédures disciplinaires et la création d&#039;une police des polices intercantonale.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Institutions et associations défendant le droit des prisonniers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le GAP ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Action Prison : GAP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe a été créé, en 1975 par Michel Glardon, à la suite de la mort de Patrick Moll. Ceci se faisait par le biais d’un  journal, nommé Passe-Murailles, qui publiait des dossiers sur des « thèmes brulants ». Ce groupe avait la volonté de créer une profonde modification de la détention préventive. Il a énormément lutté « pour briser l’isolement dans les prisons et pour défendre un vrai salaire pour les prisonniers, supprimer la censure, soutenir les luttes »&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt; dans différentes prisons suisses telles que Witzwil ou encore Saint-Antoine devenue Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1986, le groupe Action Prison a disparu et a laissé la place à bien d’autres associations qui luttent pour le respect des prisonniers. Notamment, l’Association de Défense des Prisonniers en Suisse qui a vu le jour en 1986 et qui souhait « soutenir les luttes des prisonniers au niveau national et dénoncer l’ensemble du système carcéral ».&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== ADPS (Association de défense des prisonniers de Suisse) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un syndicat de prisonniers, appelé l’Association de Défense des Prisonniers de Suisse, s’est crée en 1986 et prit, ainsi, le relais du Groupe Action Prison. C&#039;est le 1er août que Jacques Fasel, le fondateur, déposa la demande de création de l’ADPS à la conseillère fédérale Elisabeth Kopp. L’Office fédéral de la justice ne s’y opposa pas concrètement, mais transmit le message suivant : « Rien n’empêche en principe des détenus de fonder une association. Toutefois la direction de l’établissement peut soumettre l’activité de ladite association à des conditions, voire la restreindre. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette association était essentiellement composée de détenus et ne comprenait que quelques rares membres non incarcérés, ceux-ci servant de relais avec l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ADPS a évolué du simple syndicat de prisonniers à un groupe actif hors de l’enceinte des prisons. C’était les membres extérieurs à la prison qui recevaient les demandes d’aide des détenus et qui essaient de les traiter, sans toutefois y arriver au vu des nombreuses sollicitations. L’ADPS est alors perçue par les détenus comme inefficace et se voit discréditée. Il s’en suivit le départ de Jacques Fasel qui préféra œuvrer en solitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces informations sont tirées d&#039;un livre d&#039;Yvonne Bercher. (1995)&amp;lt;ref&amp;gt;Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne. pp 45-48&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Groupement [http://www.infoprisons.ch/ Infosprisons] ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Infoprisons est un groupe de travail qui s&#039;est créé après la fin tragique de [http://www.laregion.ch/cetait-effrayant-et-tres-penible/ Skander Vogt] qui est survenue en mars 2010, suite à l’incendie de sa cellule dans le canton de Vaud. En effet, cet événement a déclenché plusieurs interrogations et ces derniers se sont mis à réfléchir à ce que ce drame révélait du monde des prisons et à ce qui pouvait être fait afin d’éviter que ce type d&#039;événement ne se reproduise. Ils ont donc décidé d’élaborer et de diffuser un bulletin électronique trimestriel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe d&#039;information sur les prisons a donc pour but de permettre la prise de parole des détenus et la mobilisation des professionnels impliqués dans le système carcéral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se compose, d&#039;une part, de plusieurs personnes chargées de la responsabilité principale de la rédaction, à savoir: Marie Bonnard (ancienne journaliste à Tout-Va-Bien Hebdo), Patricia Lin (assistante sociale en milieu carcéral durant de nombreuses années), Anne-Catherine Menétrey-Savary (ex-conseillère nationale) et Muriel Testuz (active dans le Groupe Action Prison aujourd’hui disparu). Puis, d&#039;autre part, d&#039;une personne chargée de la relecture des bulletins, à savoir: Joëlle Pascale Ulrich. Tous ces acteurs travaillent bénévolement pour la rédactions des divers textes ainsi que la recherche d&#039;informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de recevoir les bulletins électroniques, il suffit de s&#039;inscrire sur le [http://infoprisons.ch/ site-web] du Groupe Info prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [http://www.aafip.ch/fr/ AAFIP] (Association des Amis de la Fraternité Internationale des Prisons) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;quot;Partout dans le monde les prisons sont un enfer. Aidez-nous à en faire des lieux de résurrection&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Site de l&#039;AAFIP sous http://www.aafip.ch/fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;AAFIP est une association suisse qui a été créée en 2005. Elle agit auprès des détenus, anciens détenus, victimes, enfants et familles touchées par le crime dans de nombreux pays parmi les plus défavorisés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un de leurs axes prioritaires est la justice réparatrice qui est devenue une vision minoritaire autour du XIème siècle, au profit d&#039;une justice rétributive ou répressive, mais qui revient en force actuellement. Car c&#039;est ce type de justice qui est porteur d&#039;espoir pour une réelle réinsertion des détenus au sein de la société. En effet, le crime ne se réduit pas à la transgression de la loi mais il affecte aussi les relations entre les individus. Ainsi, ce n&#039;est pas le fait de simplement appliquer des peines aux coupables qui compensera la souffrance des victimes, et cela peut même conduire à un désir de vengeance chez le coupable. &lt;br /&gt;
Concrètement, la justice réparatrice aide donc le coupable à réparer ou tenter de réparer le mal qu&#039;il a fait dans la mesure du possible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a 124 associations à travers le monde et toutes ont les mêmes objectifs : elles s&#039;impliquent dans la visite des détenus, la formation professionnelle en prison, l’accompagnement des victimes, des familles et enfants de prisonniers, la mise en place de programmes de réinsertion [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]professionnelle et la promotion du concept de justice réparatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chronologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Date !! Événement&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1788 || Abolition de la torture&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1789 || La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen proclame que &amp;quot; nul homme ne peut être accusé, arrêté ou détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu’elle a prescrites &amp;quot;.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1791|| Adoption du premier code pénal en France. L’enfermement est placé au centre du dispositif judiciaire. On voit apparaître une généralisation de la peine privative de liberté mais on conserve la peine de mort et les travaux forcés&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1819 || Adoption du deuxième code pénal en France. Celui-ci privilégie le châtiment qui s’ajoute à l’incarcération pénale : boulet au pied des forçats et flétrissure au fer rouge.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1839 || Mise en place d&#039;un règlement intérieur pour les maisons centrales qui instaure l&#039;interdiction de parler, de fumer, de boire du vin et obligation de travailler et de porter le costume pénal.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1842 || Le prétoire est créé et le cachot devient la principale sanction disciplinaire&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1852 || Instauration d&#039;un décret prince-présidentiel interdisant le droit de vote dans les prisons.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1872 || La commission d’enquête parlementaire d’Haussonville est nommée afin de d’étudier les établissements pénitentiaires et de proposer des mesures pour en améliorer le régime. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1875 || La loi Bérenger généralise l’emprisonnement cellulaire dans les prisons départementales : elle prévoit un isolement total en cellule pour les prévenus et les condamnés à moins d’un an d’emprisonnement, en contrepartie d’une remise d’un quart de la peine. Les détenus sont astreints au silence et au port d’une cagoule pendant leurs déplacements à l’extérieur de leur cellule. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1885 || Loi instaurant la libération conditionnelle. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1891 || Loi instaurant le sursis simple.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1912 || Loi instaurant la liberté surveillée. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1943 || Loi relative à l’usage des armes par le personnel des établissements pénitentiaires. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1945 || Le traitement infligé au détenu doit être humain, exempt de vexations et tendre principalement à son instruction générale et professionnelle. Les travaux forcés sont abolis.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1953 || Entrée en vigueur, en France, de la Convention européenne des droits de l’Homme. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1975 || La réforme pénitentiaire opère une nouvelle classification des établissements pénitentiaires entre trois catégories principales : maison d’arrêt, maison centrale et centre de détention (ces derniers étant orientés en faveur de la réinsertion sociale des détenus). Elle développe d’autre part des peines de substitution et institue les Quartiers de Haute Sécurité. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1975 || Loi instituant les premières peines de substitution &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1975 || Loi rétablissant le droit de vote dans les prisons. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1978 || Instauration des peines de sûreté. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1981 || Entrée en vigueur en France du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, affirmant que &amp;quot; Toute personne privée de sa liberté est traitée avec humanité et avec le respect de la dignité inhérente à la personne humaine &amp;quot;.&lt;br /&gt;
|- &lt;br /&gt;
| 1981 || Loi 81-908 portant abolition de la peine de mort. La peine privative de liberté devient la peine maximale de référence.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1982 || Disparition des Quartiers de Haute Sécurité.&lt;br /&gt;
|- &lt;br /&gt;
| 1983 || La peine de travail d’intérêt général est créée. Les hygiaphones sont retirés des parloirs : les détenus et leur visiteurs peuvent se toucher.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1984  || Loi 84-576 tendant à renforcer le droit des personnes en matière de placement en détention provisoire et d’exécution d’un mandat de justice. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1986 || Décret relatif à la lutte contre les maladies mentales et à l’organisation de la sectorisation psychiatrique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1988 || Loi 88-1243 autorisant l’approbation d’une convention européenne pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1994 || Réforme des soins en milieu pénitentiaire. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 2000 || Relance du débat sur les conditions de détention en France.  &lt;br /&gt;
Loi 2000-516 sur le renforcement de la présomption d’innocence et les droits des victimes. &lt;br /&gt;
Présentation un projet de loi pénitentiaire construite autour de trois axes : conditions des détenus, missions des personnels de l’administration pénitentiaire et contrôle des prisons. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 2002 || Loi 2002-303 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé. Elle permet de suspendre la peine d’une personne dont l’état de santé est incompatible avec la détention. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 2003 || Publication du rapport Terra, &amp;quot;Prévention du suicide des personnes détenues&amp;quot;. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 2004 || Décret 2004-1364 modifiant le code de procédure pénale (troisième partie : Décrets) et relatif à l’application des peines. &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les informations ci-dessus concernent plus particulièrement la France et ont été tirées du site internet suivant : [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;étayer les apports de notre article, nous avons décidé d&#039;interviewer deux personnes. Nous avons décidé d&#039;adopter une posture semi-directive dans nos entretiens de recherche. L&#039;objectif de ces entretiens est de &amp;quot;favoriser la production d’un discours de l’interviewé sur un thème défini dans le cadre d’une recherche&amp;quot; &#039;&#039;&#039;Mettre référence&#039;&#039;&#039; (Blanchet et Al., 1985, p. 7), dans ce cas-ci il s&#039;agira d&#039;approfondir le thème du droit à l&#039;intégrité physique et morale des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Questions pour les entretiens|Questions d&#039;entretiens]] ===&lt;br /&gt;
Nous désirons laisser de l&#039;espace et de la liberté aux personnes interviewées. Par conséquent, nous ne proposerons pas de questions fermées mais des questions ouvertes et générales. Nous accorderons un long temps de réponse afin de laisser à la personne la possibilité de se souvenir et de raconter l&#039;histoire et son histoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Présentations des personnes interviewées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Madame Muriel Testuz et Madame Yvonne Bercher.&lt;br /&gt;
Pour la présentation des personnes interviewées, voir l&#039;[[index]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Retour sur les entretiens ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec Muriel Testuz&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec Yvonne Bercher&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autres &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.hrea.org/index.php?base_id=104&amp;amp;language_id=3&amp;amp;erc_doc_id=2500&amp;amp;category_id=37&amp;amp;category_type=3&amp;amp;group=&lt;br /&gt;
* http://www.hrea.org/index.php?base_id=104&amp;amp;language_id=3&amp;amp;erc_doc_id=1355&amp;amp;category_id=37&amp;amp;category_type=3&amp;amp;group=&lt;br /&gt;
* http://www.hrea.org/index.php?base_id=104&amp;amp;language_id=3&amp;amp;erc_doc_id=594&amp;amp;category_id=37&amp;amp;category_type=3&amp;amp;group=&lt;br /&gt;
* http://www.ge.ch/legislation/rsg/f/rsg_f1_50p04.html&lt;br /&gt;
* http://www.ejpd.admin.ch/content/dam/data/sicherheit/straf_und_massnahmen/documentation/smv-ch-f.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.ohchr.org/Documents/Publications/training11Add1fr.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.ohchr.org/Documents/Publications/training11fr.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&lt;br /&gt;
* http://www.rts.ch/info/suisse/1134036-droits-bafoues-dans-la-prison-de-champ-dollon.html&lt;br /&gt;
* http://www.humanrights.ch/upload/pdf/070504_Temps_police.pdf&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11110</id>
		<title>Droits des prisonniers</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11110"/>
		<updated>2013-11-28T14:42:35Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* Droit à l’intégrité physique et morale */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Brève présentation du sujet&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique ==&lt;br /&gt;
Durant l&#039;Antiquité et le Moyen-Âge, les sanctions pénales consistaient principalement en un châtiment corporel. La liberté n&#039;était pas encore considérée comme un bien appartenant à l&#039;individu et, par conséquent, les prisons ne servaient qu&#039;à mettre en sureté et n&#039;étaient pas utilisées comme mode de punition. Elles permettaient, par exemple, de s&#039;assurer qu&#039;un condamné serait présent le jour de son procès. Jusqu&#039;au 17ème siècle, cette mentalité n&#039;évoluera pas. Au siècle des lumières, apparaît alors la conception de la liberté. Celle-ci se révèle être le bien le plus précieux dont peut disposer un individu. Rapidement, l&#039;idée d&#039;utiliser la prison comme mesure punitive - car privative de liberté - est proposée : les peines ne s&#039;appliquent plus au corps, mais à l&#039;esprit.&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réforme pénale initiée par le texte de [http://leboucher.com/vous/beccaria/ Cesare Beccaria], Des délits et des peines, paru en 1764, dénonce le recours à la torture comme moyen d&#039;instruction, la cruauté totalement disproportionnée des châtiments, tels que la peine capitale, l&#039;inégalité de traitement des condamnés en fonction de leur classe sociale ou encore l&#039;arbitraire des juges dans la décision des peine. Il préconise alors la mise en œuvre d&#039;un système de peines fixes garantissant l&#039;égalité entre les condamnés et empêchant ainsi toute appréciation des juges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Howard_%28philanthrope%29 John Howard], philanthrope britannique, est l&#039;un des premier à s&#039;intéresser au statut juridique des prisonniers. Son livre sur &amp;quot;L&#039;État des prisons européennes&amp;quot; (1777) souligne la nécessité d&#039;un traitement carcéral respectant les droits élémentaires de l&#039;humanité. A la fin du 18ème siècle, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Bentham Jeremy Bentham] va plus loin et défend la position que les détenus doivent avoir exactement les mêmes droits que les personnes en liberté mis à part celui d&#039;aller et venir&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 19e siècle pour qu&#039;on donne un autre but aux peines. «Le détenu devrait être complétement transformé, tant dans son corps et ses habitudes que dans son esprit et sa volonté. La volonté d&#039;améliorer le détenu durant sa détention ou l&#039;idée d&#039;une réinsertion possible dans la société transparaissent en filigrane»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 14&amp;lt;/ref&amp;gt;. On passe à une pénalité de la détention. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault Michel Foucault] analyse ce nouvel &amp;quot;art de punir&amp;quot; à travers ce qu&#039;il appelle une micro-physique du pouvoir permettant une constante soumission de l&#039;individu au regard des gardiens. La justice moderne va alors chercher à transmettre l&#039;idée que l&#039;essentiel n&#039;est pas de punir, mais de redresser. Ce que l&#039;on vise désormais, c&#039;est la liberté de l&#039;individu. Par exemple, avec l&#039;introduction de la notion de &amp;quot;circonstances atténuantes&amp;quot; on fait entrer dans le verdict une appréciation portée sur le criminel et sur ce que l&#039;on peut attendre de lui dans l&#039;avenir. «Trouver pour un crime le châtiment qui convient, c&#039;est trouver le désavantage dont l&#039;idée soit telle qu&#039;elle rende définitivement sans attrait l&#039;idée d&#039;un méfait»&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 19ème siècle apporte son lot de réformes. Des mécanismes de réduction de peines apparaissent et surtout, la libération conditionnelle et le régime du sursis sont instaurés, respectivement en 1885 et 1891 en France.&amp;lt;ref&amp;gt;Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
                                         &#039;&#039;&#039;Et entre 1890 et 1970????&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les années 1960-1980 ===&lt;br /&gt;
Les années 1970 sont déterminantes dans le débat sur les droits des prisonniers. Cette question est directement liée à la perte de la liberté par l&#039;emprisonnement. or, il s&#039;agit de distinguer les droits de la personnes humains des droits du prisonniers. Les premières relèvent de ... les second de....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Depuis 1980 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Droit à l’intégrité physique et morale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison a beaucoup évolué au cours du temps, comme le démontre l&#039;historique. Et avec cette évolution, ont évolué les valeurs de la prison et les droits des prisonniers. Parmi ces droits, nous pouvons lister le droit à l&#039;intégrité physique et morale, le droit à des conditions de vie appropriées, ou encore le droit à la santé. Étant donné la centration sur l&#039;évolution de la nature des sanctions et peines dans l&#039;historique de cet article, nous avons choisi de développer un peu plus le droit à l&#039;intégrité physique et morale des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Par le prononcé d&#039;une peine privative de liberté à son égard, l&#039;individu purgeant cette peine est privé de l&#039;un de ses principaux attributs, il perd sa liberté. Le problème majeur réside dans le fait de savoir s&#039;il s&#039;agit d&#039;une perte de liberté ou des libertés et dans quelle mesure cette privation est compatible avec les droits et libertés de l&#039;individu.»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 17.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les individus qui sont détenus conservent tous leurs droits sauf ceux dont la perte est une conséquence directe de la privation des libertés PAR EXEMPLE? . L’interdiction universelle des actes de torture et des mauvais traitements trouve sa source dans la dignité inhérente à la personne humaine. Les prisonniers et détenus doivent être traités en toute circonstance de façon humaine et digne et ce du jour de leur admission jusqu&#039;au jour de leur libération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi tout acte de torture ou de traitement inhumain ou dégradant est interdit et impardonnable. L&#039;interdiction de la torture a force de loi. &lt;br /&gt;
Cette interdiction trouve sa source dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme dont l&#039;article 5 stipule que :&lt;br /&gt;
«Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ainsi le paragraphe 1 de l’article premier de la Convention contre la torture et autre peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant définit la torture comme : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles».&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsqu&#039;une personne détenue ou emprisonnée disparaît ou décède, il faut que la cause de cette disparition ou de ce décès fasse l’objet d’une enquête indépendante. Le principe 34 de l’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement prévoit que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Si une personne détenue ou emprisonnée vient à décéder ou à disparaître pendant la période de sa détention ou de son emprisonnement, une autorité judiciaire ou autre ordonnera une enquête sur les causes du décès ou de la disparition, soit de sa propre initiative, soit à la requête d’un membre de la famille de cette personne ou de toute personne qui a connaissance de l’affaire...»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l’exemple des conditions de détention dans une prison genevoise pour majeurs : Champ-Dollon qui ouvre ses portes en 1977. Déjà au centre de l’actualité à cause de sa surpopulation, cette prison préventive de Genève a fait la une, en avril 2006, pour de toutes autres raisons. En effet, 200 détenus ont signé une lettre dénonçant l’emploi disproportionné de la force policière et des détentions préventives excédant les peines prononcées. &lt;br /&gt;
Suite aux protestations de 2006, les rapports ont mis en évidence en évidence des violations des droits humains au sein de la prison (allégations de pratiques d’immersion de la tête sous l’eau) par la suite confirmées. Malgré cela, en 2007, toujours pas de réaction des autorités.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la Ligue suisse des droits de l&#039;homme (LSDH), qui a présenté son rapport le 16 avril 2007, les droits fondamentaux des détenus ne sont pas respectés dans la prison genevoise de Champ-Dollon. De même, le rapport de la commission d&#039;experts du Grand Conseil genevois, présenté le 18 avril 2007, a été très sévère envers les pratiques de la police et de la justice.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les experts de la commission ont auditionné 125 détenus et ils ont eu accès aux données de la police judiciaire et de la justice.&lt;br /&gt;
30% des détenus auditionnés (soit 38 sur les 125) se sont plaints de mauvais traitements physiques et de propos racistes, voire de rançons; dans 14 des cas, des lésions ont été constatées par les médecins. Les brutalités ont consisté en coups de pieds à terre, tête frappée contre le mur, gifles, coups lors de l&#039;interrogatoire, et un mineur a raconté avoir subit le sous-marin (tête dans l&#039;eau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dû à la surpopulation, certaines conditions de détention deviennent inacceptables. Le rapport de la LSDH a confirmé certains problèmes, comme un accès restreint aux soins, aux parloirs, à la formation ou aux places de travail. Les experts ont confirmé la promiscuité, la mixité, le mélange de détenus (p.ex avec des détenus perturbés) et certaines restrictions.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d&#039;une conférence de presse le 3 mai 2007, les autorités ont exprimé leur inquiétude tout en relativisant les allégations. Le ministre genevois en charge de la police, Laurent Moutinot, a pointé le fait que les allégations de détenus n&#039;avaient pas fait l&#039;objet de vérification et que les policiers accusés n&#039;avaient pas été entendus. Toutefois, les autorités ont présenté un plan de réformes de la police censé mettre un frein à ces dysfonctionnements. Le plan d&#039;action comprenait l&#039;amélioration de la formation des policier, la réunion en un seul corps de la gendarmerie et de la police de sécurité internationale, une nouvelle répartition des compétences, des caméras de surveillance (y compris dans les postes de police et les salles d&#039;interrogatoires), la réforme des procédures disciplinaires et la création d&#039;une police des polices intercantonale.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Institutions et associations défendant le droit des prisonniers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le GAP ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Action Prison : GAP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe a été créé, en 1975 par Michel Glardon, à la suite de la mort de Patrick Moll. Ceci se faisait par le biais d’un  journal, nommé Passe-Murailles, qui publiait des dossiers sur des « thèmes brulants ». Ce groupe avait la volonté de créer une profonde modification de la détention préventive. Il a énormément lutté « pour briser l’isolement dans les prisons et pour défendre un vrai salaire pour les prisonniers, supprimer la censure, soutenir les luttes »&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt; dans différentes prisons suisses telles que Witzwil ou encore Saint-Antoine devenue Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1986, le groupe Action Prison a disparu et a laissé la place à bien d’autres associations qui luttent pour le respect des prisonniers. Notamment, l’Association de Défense des Prisonniers en Suisse qui a vu le jour en 1986 et qui souhait « soutenir les luttes des prisonniers au niveau national et dénoncer l’ensemble du système carcéral ».&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== ADPS (Association de défense des prisonniers de Suisse) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un syndicat de prisonniers, appelé l’Association de Défense des Prisonniers de Suisse, s’est crée en 1986 et prit, ainsi, le relais du Groupe Action Prison. C&#039;est le 1er août que Jacques Fasel, le fondateur, déposa la demande de création de l’ADPS à la conseillère fédérale Elisabeth Kopp. L’Office fédéral de la justice ne s’y opposa pas concrètement, mais transmit le message suivant : « Rien n’empêche en principe des détenus de fonder une association. Toutefois la direction de l’établissement peut soumettre l’activité de ladite association à des conditions, voire la restreindre. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette association était essentiellement composée de détenus et ne comprenait que quelques rares membres non incarcérés, ceux-ci servant de relais avec l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ADPS a évolué du simple syndicat de prisonniers à un groupe actif hors de l’enceinte des prisons. C’était les membres extérieurs à la prison qui recevaient les demandes d’aide des détenus et qui essaient de les traiter, sans toutefois y arriver au vu des nombreuses sollicitations. L’ADPS est alors perçue par les détenus comme inefficace et se voit discréditée. Il s’en suivit le départ de Jacques Fasel qui préféra œuvrer en solitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces informations sont tirées d&#039;un livre d&#039;Yvonne Bercher. (1995)&amp;lt;ref&amp;gt;Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne. pp 45-48&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Groupement [http://www.infoprisons.ch/ Infosprisons] ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Infoprisons est un groupe de travail qui s&#039;est créé après la fin tragique de [http://www.laregion.ch/cetait-effrayant-et-tres-penible/ Skander Vogt] qui est survenue en mars 2010, suite à l’incendie de sa cellule dans le canton de Vaud. En effet, cet événement a déclenché plusieurs interrogations et ces derniers se sont mis à réfléchir à ce que ce drame révélait du monde des prisons et à ce qui pouvait être fait afin d’éviter que ce type d&#039;événement ne se reproduise. Ils ont donc décidé d’élaborer et de diffuser un bulletin électronique trimestriel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe d&#039;information sur les prisons a donc pour but de permettre la prise de parole des détenus et la mobilisation des professionnels impliqués dans le système carcéral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se compose, d&#039;une part, de plusieurs personnes chargées de la responsabilité principale de la rédaction, à savoir: Marie Bonnard (ancienne journaliste à Tout-Va-Bien Hebdo), Patricia Lin (assistante sociale en milieu carcéral durant de nombreuses années), Anne-Catherine Menétrey-Savary (ex-conseillère nationale) et Muriel Testuz (active dans le Groupe Action Prison aujourd’hui disparu). Puis, d&#039;autre part, d&#039;une personne chargée de la relecture des bulletins, à savoir: Joëlle Pascale Ulrich. Tous ces acteurs travaillent bénévolement pour la rédactions des divers textes ainsi que la recherche d&#039;informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de recevoir les bulletins électroniques, il suffit de s&#039;inscrire sur le [http://infoprisons.ch/ site-web] du Groupe Info prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [http://www.aafip.ch/fr/ AAFIP] (Association des Amis de la Fraternité Internationale des Prisons) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;quot;Partout dans le monde les prisons sont un enfer. Aidez-nous à en faire des lieux de résurrection&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Site de l&#039;AAFIP sous http://www.aafip.ch/fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;AAFIP est une association suisse qui a été créée en 2005. Elle agit auprès des détenus, anciens détenus, victimes, enfants et familles touchées par le crime dans de nombreux pays parmi les plus défavorisés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un de leurs axes prioritaires est la justice réparatrice qui est devenue une vision minoritaire autour du XIème siècle, au profit d&#039;une justice rétributive ou répressive, mais qui revient en force actuellement. Car c&#039;est ce type de justice qui est porteur d&#039;espoir pour une réelle réinsertion des détenus au sein de la société. En effet, le crime ne se réduit pas à la transgression de la loi mais il affecte aussi les relations entre les individus. Ainsi, ce n&#039;est pas le fait de simplement appliquer des peines aux coupables qui compensera la souffrance des victimes, et cela peut même conduire à un désir de vengeance chez le coupable. &lt;br /&gt;
Concrètement, la justice réparatrice aide donc le coupable à réparer ou tenter de réparer le mal qu&#039;il a fait dans la mesure du possible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a 124 associations à travers le monde et toutes ont les mêmes objectifs : elles s&#039;impliquent dans la visite des détenus, la formation professionnelle en prison, l’accompagnement des victimes, des familles et enfants de prisonniers, la mise en place de programmes de réinsertion [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]professionnelle et la promotion du concept de justice réparatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chronologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Date !! Événement&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1788 || Abolition de la torture&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1789 || La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen proclame que &amp;quot; nul homme ne peut être accusé, arrêté ou détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu’elle a prescrites &amp;quot;.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1791|| Adoption du premier code pénal en France. L’enfermement est placé au centre du dispositif judiciaire. On voit apparaître une généralisation de la peine privative de liberté mais on conserve la peine de mort et les travaux forcés&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1819 || Adoption du deuxième code pénal en France. Celui-ci privilégie le châtiment qui s’ajoute à l’incarcération pénale : boulet au pied des forçats et flétrissure au fer rouge.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1839 || Mise en place d&#039;un règlement intérieur pour les maisons centrales qui instaure l&#039;interdiction de parler, de fumer, de boire du vin et obligation de travailler et de porter le costume pénal.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1842 || Le prétoire est créé et le cachot devient la principale sanction disciplinaire&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1852 || Instauration d&#039;un décret prince-présidentiel interdisant le droit de vote dans les prisons.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1872 || La commission d’enquête parlementaire d’Haussonville est nommée afin de d’étudier les établissements pénitentiaires et de proposer des mesures pour en améliorer le régime. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1875 || La loi Bérenger généralise l’emprisonnement cellulaire dans les prisons départementales : elle prévoit un isolement total en cellule pour les prévenus et les condamnés à moins d’un an d’emprisonnement, en contrepartie d’une remise d’un quart de la peine. Les détenus sont astreints au silence et au port d’une cagoule pendant leurs déplacements à l’extérieur de leur cellule. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1885 || Loi instaurant la libération conditionnelle. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1891 || Loi instaurant le sursis simple.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1912 || Loi instaurant la liberté surveillée. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1943 || Loi relative à l’usage des armes par le personnel des établissements pénitentiaires. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1945 || Le traitement infligé au détenu doit être humain, exempt de vexations et tendre principalement à son instruction générale et professionnelle. Les travaux forcés sont abolis.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1953 || Entrée en vigueur, en France, de la Convention européenne des droits de l’Homme. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1975 || La réforme pénitentiaire opère une nouvelle classification des établissements pénitentiaires entre trois catégories principales : maison d’arrêt, maison centrale et centre de détention (ces derniers étant orientés en faveur de la réinsertion sociale des détenus). Elle développe d’autre part des peines de substitution et institue les Quartiers de Haute Sécurité. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1975 || Loi instituant les premières peines de substitution &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1975 || Loi rétablissant le droit de vote dans les prisons. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1978 || Instauration des peines de sûreté. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1981 || Entrée en vigueur en France du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, affirmant que &amp;quot; Toute personne privée de sa liberté est traitée avec humanité et avec le respect de la dignité inhérente à la personne humaine &amp;quot;.&lt;br /&gt;
|- &lt;br /&gt;
| 1981 || Loi 81-908 portant abolition de la peine de mort. La peine privative de liberté devient la peine maximale de référence.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1982 || Disparition des Quartiers de Haute Sécurité.&lt;br /&gt;
|- &lt;br /&gt;
| 1983 || La peine de travail d’intérêt général est créée. Les hygiaphones sont retirés des parloirs : les détenus et leur visiteurs peuvent se toucher.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1984  || Loi 84-576 tendant à renforcer le droit des personnes en matière de placement en détention provisoire et d’exécution d’un mandat de justice. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1986 || Décret relatif à la lutte contre les maladies mentales et à l’organisation de la sectorisation psychiatrique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1988 || Loi 88-1243 autorisant l’approbation d’une convention européenne pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1994 || Réforme des soins en milieu pénitentiaire. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 2000 || Relance du débat sur les conditions de détention en France.  &lt;br /&gt;
Loi 2000-516 sur le renforcement de la présomption d’innocence et les droits des victimes. &lt;br /&gt;
Présentation un projet de loi pénitentiaire construite autour de trois axes : conditions des détenus, missions des personnels de l’administration pénitentiaire et contrôle des prisons. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 2002 || Loi 2002-303 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé. Elle permet de suspendre la peine d’une personne dont l’état de santé est incompatible avec la détention. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 2003 || Publication du rapport Terra, &amp;quot;Prévention du suicide des personnes détenues&amp;quot;. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 2004 || Décret 2004-1364 modifiant le code de procédure pénale (troisième partie : Décrets) et relatif à l’application des peines. &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les informations ci-dessus concernent plus particulièrement la France et ont été tirées du site internet suivant : [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;étayer les apports de notre article, nous avons décidé d&#039;interviewer deux personnes. Nous avons décidé d&#039;adopter une posture semi-directive dans nos entretiens de recherche. L&#039;objectif de ces entretiens est de &amp;quot;favoriser la production d’un discours de l’interviewé sur un thème défini dans le cadre d’une recherche&amp;quot; &#039;&#039;&#039;Mettre référence&#039;&#039;&#039; (Blanchet et Al., 1985, p. 7), dans ce cas-ci il s&#039;agira d&#039;approfondir le thème du droit à l&#039;intégrité physique et morale des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Questions pour les entretiens|Questions d&#039;entretiens]] ===&lt;br /&gt;
Nous désirons laisser de l&#039;espace et de la liberté aux personnes interviewées. Par conséquent, nous ne proposerons pas de questions fermées mais des questions ouvertes et générales. Nous accorderons un long temps de réponse afin de laisser à la personne la possibilité de se souvenir et de raconter l&#039;histoire et son histoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Présentations des personnes interviewées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Madame Muriel Testuz et Madame Yvonne Bercher.&lt;br /&gt;
Pour la présentation des personnes interviewées, voir l&#039;[[index]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Retour sur les entretiens ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec Muriel Testuz&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec Yvonne Bercher&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autres &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.hrea.org/index.php?base_id=104&amp;amp;language_id=3&amp;amp;erc_doc_id=2500&amp;amp;category_id=37&amp;amp;category_type=3&amp;amp;group=&lt;br /&gt;
* http://www.hrea.org/index.php?base_id=104&amp;amp;language_id=3&amp;amp;erc_doc_id=1355&amp;amp;category_id=37&amp;amp;category_type=3&amp;amp;group=&lt;br /&gt;
* http://www.hrea.org/index.php?base_id=104&amp;amp;language_id=3&amp;amp;erc_doc_id=594&amp;amp;category_id=37&amp;amp;category_type=3&amp;amp;group=&lt;br /&gt;
* http://www.ge.ch/legislation/rsg/f/rsg_f1_50p04.html&lt;br /&gt;
* http://www.ejpd.admin.ch/content/dam/data/sicherheit/straf_und_massnahmen/documentation/smv-ch-f.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.ohchr.org/Documents/Publications/training11Add1fr.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.ohchr.org/Documents/Publications/training11fr.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&lt;br /&gt;
* http://www.rts.ch/info/suisse/1134036-droits-bafoues-dans-la-prison-de-champ-dollon.html&lt;br /&gt;
* http://www.humanrights.ch/upload/pdf/070504_Temps_police.pdf&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11109</id>
		<title>Droits des prisonniers</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=11109"/>
		<updated>2013-11-28T14:42:06Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* Droit à l’intégrité physique et morale */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Brève présentation du sujet&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique ==&lt;br /&gt;
Durant l&#039;Antiquité et le Moyen-Âge, les sanctions pénales consistaient principalement en un châtiment corporel. La liberté n&#039;était pas encore considérée comme un bien appartenant à l&#039;individu et, par conséquent, les prisons ne servaient qu&#039;à mettre en sureté et n&#039;étaient pas utilisées comme mode de punition. Elles permettaient, par exemple, de s&#039;assurer qu&#039;un condamné serait présent le jour de son procès. Jusqu&#039;au 17ème siècle, cette mentalité n&#039;évoluera pas. Au siècle des lumières, apparaît alors la conception de la liberté. Celle-ci se révèle être le bien le plus précieux dont peut disposer un individu. Rapidement, l&#039;idée d&#039;utiliser la prison comme mesure punitive - car privative de liberté - est proposée : les peines ne s&#039;appliquent plus au corps, mais à l&#039;esprit.&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réforme pénale initiée par le texte de [http://leboucher.com/vous/beccaria/ Cesare Beccaria], Des délits et des peines, paru en 1764, dénonce le recours à la torture comme moyen d&#039;instruction, la cruauté totalement disproportionnée des châtiments, tels que la peine capitale, l&#039;inégalité de traitement des condamnés en fonction de leur classe sociale ou encore l&#039;arbitraire des juges dans la décision des peine. Il préconise alors la mise en œuvre d&#039;un système de peines fixes garantissant l&#039;égalité entre les condamnés et empêchant ainsi toute appréciation des juges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Howard_%28philanthrope%29 John Howard], philanthrope britannique, est l&#039;un des premier à s&#039;intéresser au statut juridique des prisonniers. Son livre sur &amp;quot;L&#039;État des prisons européennes&amp;quot; (1777) souligne la nécessité d&#039;un traitement carcéral respectant les droits élémentaires de l&#039;humanité. A la fin du 18ème siècle, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Bentham Jeremy Bentham] va plus loin et défend la position que les détenus doivent avoir exactement les mêmes droits que les personnes en liberté mis à part celui d&#039;aller et venir&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 19e siècle pour qu&#039;on donne un autre but aux peines. «Le détenu devrait être complétement transformé, tant dans son corps et ses habitudes que dans son esprit et sa volonté. La volonté d&#039;améliorer le détenu durant sa détention ou l&#039;idée d&#039;une réinsertion possible dans la société transparaissent en filigrane»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 14&amp;lt;/ref&amp;gt;. On passe à une pénalité de la détention. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault Michel Foucault] analyse ce nouvel &amp;quot;art de punir&amp;quot; à travers ce qu&#039;il appelle une micro-physique du pouvoir permettant une constante soumission de l&#039;individu au regard des gardiens. La justice moderne va alors chercher à transmettre l&#039;idée que l&#039;essentiel n&#039;est pas de punir, mais de redresser. Ce que l&#039;on vise désormais, c&#039;est la liberté de l&#039;individu. Par exemple, avec l&#039;introduction de la notion de &amp;quot;circonstances atténuantes&amp;quot; on fait entrer dans le verdict une appréciation portée sur le criminel et sur ce que l&#039;on peut attendre de lui dans l&#039;avenir. «Trouver pour un crime le châtiment qui convient, c&#039;est trouver le désavantage dont l&#039;idée soit telle qu&#039;elle rende définitivement sans attrait l&#039;idée d&#039;un méfait»&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 19ème siècle apporte son lot de réformes. Des mécanismes de réduction de peines apparaissent et surtout, la libération conditionnelle et le régime du sursis sont instaurés, respectivement en 1885 et 1891 en France.&amp;lt;ref&amp;gt;Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
                                         &#039;&#039;&#039;Et entre 1890 et 1970????&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les années 1960-1980 ===&lt;br /&gt;
Les années 1970 sont déterminantes dans le débat sur les droits des prisonniers. Cette question est directement liée à la perte de la liberté par l&#039;emprisonnement. or, il s&#039;agit de distinguer les droits de la personnes humains des droits du prisonniers. Les premières relèvent de ... les second de....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Depuis 1980 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Droit à l’intégrité physique et morale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prison a beaucoup évolué au cours du temps, comme le démontre l&#039;historique. Et avec cette évolution, ont évolué les valeurs de la prison et les droits des prisonniers. Parmi ces droits, nous pouvons lister le droit à l&#039;intégrité physique et morale, le droit à des conditions de vie appropriées, ou encore le droit à la santé. Étant donné la centration sur l&#039;évolution de la nature des sanctions et peines dans l&#039;historique de cet article, nous avons choisi de développer un peu plus le droit à l&#039;intégrité physique et morale des prisonniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Par le prononcé d&#039;une peine privative de liberté à son égard, l&#039;individu purgeant cette peine est privé de l&#039;un de ses principaux attributs, il perd sa liberté. Le problème majeur réside dans le fait de savoir s&#039;il s&#039;agit d&#039;une perte de liberté ou des libertés et dans quelle mesure cette privation est compatible avec les droits et libertés de l&#039;individu.»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 17.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les individus qui sont détenus conservent tous leurs droits sauf ceux dont la perte est une conséquence directe de la privation des libertés PAR EXEMPLE? . L’interdiction universelle des actes de torture et des mauvais traitements trouve sa source dans la dignité inhérente à la personne humaine. Les prisonniers et détenus doivent être traités en toute circonstance de façon humaine et digne et ce du jour de leur admission jusqu&#039;au jour de leur libération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi tout acte de torture ou de traitement inhumain ou dégradant est interdit et impardonnable. L&#039;interdiction de la torture a force de loi. &lt;br /&gt;
Cette interdiction trouve sa source dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme dont l&#039;article 5 stipule que :&lt;br /&gt;
«Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ainsi le paragraphe 1 de l’article premier de la Convention contre la torture et autre peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant définit la torture comme : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles».&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsqu&#039;une personne détenue ou emprisonnée disparaît ou décède, il faut que la cause de cette disparition ou de ce décès fasse l’objet d’une enquête indépendante. Le principe 34 de l’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement prévoit que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Si une personne détenue ou emprisonnée vient à décéder ou à disparaître pendant la période de sa détention ou de son emprisonnement, une autorité judiciaire ou autre ordonnera une enquête sur les causes du décès ou de la disparition, soit de sa propre initiative, soit à la requête d’un membre de la famille de cette personne ou de toute personne qui a connaissance de l’affaire...»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l’exemple des conditions de détention dans une prison genevoise pour majeurs : Champ-Dollon qui ouvre ses portes en 1977. Déjà au centre de l’actualité à cause de sa surpopulation, cette prison préventive de Genève a fait la une, en avril 2006, pour de toutes autres raisons. En effet, 200 détenus ont signé une lettre dénonçant l’emploi disproportionné de la force policière et des détentions préventives excédant les peines prononcées. &lt;br /&gt;
Suite aux protestations de 2006, les rapports ont mis en évidence en évidence des violations des droits humains au sein de la prison (allégations de pratiques d’immersion de la tête sous l’eau) par la suite confirmées. Malgré cela, en 2007, toujours pas de réaction des autorités.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la Ligue suisse des droits de l&#039;homme (LSDH), qui a présenté son rapport le 16 avril 2007, les droits fondamentaux des détenus ne sont pas respectés dans la prison genevoise de Champ-Dollon. De même, le rapport de la commission d&#039;experts du Grand Conseil genevois, présenté le 18 avril 2007, a été très sévère envers les pratiques de la police et de la justice.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les experts de la commission ont auditionné 125 détenus et ils ont eu accès aux données de la police judiciaire et de la justice.&lt;br /&gt;
30% des détenus auditionnés (soit 38 sur les 125) se sont plaints de mauvais traitements physiques et de propos racistes, voire de rançons; dans 14 des cas, des lésions ont été constatées par les médecins. Les brutalités ont consisté en coups de pieds à terre, tête frappée contre le mur, gifles, coups lors de l&#039;interrogatoire, et un mineur a raconté avoir subit le sous-marin (tête dans l&#039;eau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dû à la surpopulation, certaines conditions de détention deviennent inacceptables. Le rapport de la LSDH a confirmé certains problèmes, comme un accès restreint aux soins, aux parloirs, à la formation ou aux places de travail. Les experts ont confirmé la promiscuité, la mixité, le mélange de détenus (p.ex avec des détenus perturbés) et certaines restrictions.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d&#039;une conférence de presse le 3 mai 2007, les autorités ont exprimé leur inquiétude tout en relativisant les allégations. Le ministre genevois en charge de la police, Laurent Moutinot, a pointé le fait que les allégations de détenus n&#039;avaient pas fait l&#039;objet de vérification et que les policiers accusés n&#039;avaient pas été entendus. Toutefois, les autorités ont présenté un plan de réformes de la police censé mettre un frein à ces dysfonctionnements. Le plan d&#039;action comprenait l&#039;amélioration de la formation des policier, la réunion en un seul corps de la gendarmerie et de la police de sécurité internationale, une nouvelle répartition des compétences, des caméras de surveillance (y compris dans les postes de police et les salles d&#039;interrogatoires), la réforme des procédures disciplinaires et la création d&#039;une police des polices intercantonale.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Institutions et associations défendant le droit des prisonniers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le GAP ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Action Prison : GAP&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe a été créé, en 1975 par Michel Glardon, à la suite de la mort de Patrick Moll. Ceci se faisait par le biais d’un  journal, nommé Passe-Murailles, qui publiait des dossiers sur des « thèmes brulants ». Ce groupe avait la volonté de créer une profonde modification de la détention préventive. Il a énormément lutté « pour briser l’isolement dans les prisons et pour défendre un vrai salaire pour les prisonniers, supprimer la censure, soutenir les luttes »&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt; dans différentes prisons suisses telles que Witzwil ou encore Saint-Antoine devenue Champ-Dollon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1986, le groupe Action Prison a disparu et a laissé la place à bien d’autres associations qui luttent pour le respect des prisonniers. Notamment, l’Association de Défense des Prisonniers en Suisse qui a vu le jour en 1986 et qui souhait « soutenir les luttes des prisonniers au niveau national et dénoncer l’ensemble du système carcéral ».&amp;lt;ref&amp;gt;-, - (Hrsg.). (2006).  Luttes au pied de la lettre, Editions d’en bas, Lausanne. pp 12-129&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== ADPS (Association de défense des prisonniers de Suisse) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un syndicat de prisonniers, appelé l’Association de Défense des Prisonniers de Suisse, s’est crée en 1986 et prit, ainsi, le relais du Groupe Action Prison. C&#039;est le 1er août que Jacques Fasel, le fondateur, déposa la demande de création de l’ADPS à la conseillère fédérale Elisabeth Kopp. L’Office fédéral de la justice ne s’y opposa pas concrètement, mais transmit le message suivant : « Rien n’empêche en principe des détenus de fonder une association. Toutefois la direction de l’établissement peut soumettre l’activité de ladite association à des conditions, voire la restreindre. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette association était essentiellement composée de détenus et ne comprenait que quelques rares membres non incarcérés, ceux-ci servant de relais avec l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ADPS a évolué du simple syndicat de prisonniers à un groupe actif hors de l’enceinte des prisons. C’était les membres extérieurs à la prison qui recevaient les demandes d’aide des détenus et qui essaient de les traiter, sans toutefois y arriver au vu des nombreuses sollicitations. L’ADPS est alors perçue par les détenus comme inefficace et se voit discréditée. Il s’en suivit le départ de Jacques Fasel qui préféra œuvrer en solitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces informations sont tirées d&#039;un livre d&#039;Yvonne Bercher. (1995)&amp;lt;ref&amp;gt;Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne. pp 45-48&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Groupement [http://www.infoprisons.ch/ Infosprisons] ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Infoprisons est un groupe de travail qui s&#039;est créé après la fin tragique de [http://www.laregion.ch/cetait-effrayant-et-tres-penible/ Skander Vogt] qui est survenue en mars 2010, suite à l’incendie de sa cellule dans le canton de Vaud. En effet, cet événement a déclenché plusieurs interrogations et ces derniers se sont mis à réfléchir à ce que ce drame révélait du monde des prisons et à ce qui pouvait être fait afin d’éviter que ce type d&#039;événement ne se reproduise. Ils ont donc décidé d’élaborer et de diffuser un bulletin électronique trimestriel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe d&#039;information sur les prisons a donc pour but de permettre la prise de parole des détenus et la mobilisation des professionnels impliqués dans le système carcéral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se compose, d&#039;une part, de plusieurs personnes chargées de la responsabilité principale de la rédaction, à savoir: Marie Bonnard (ancienne journaliste à Tout-Va-Bien Hebdo), Patricia Lin (assistante sociale en milieu carcéral durant de nombreuses années), Anne-Catherine Menétrey-Savary (ex-conseillère nationale) et Muriel Testuz (active dans le Groupe Action Prison aujourd’hui disparu). Puis, d&#039;autre part, d&#039;une personne chargée de la relecture des bulletins, à savoir: Joëlle Pascale Ulrich. Tous ces acteurs travaillent bénévolement pour la rédactions des divers textes ainsi que la recherche d&#039;informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de recevoir les bulletins électroniques, il suffit de s&#039;inscrire sur le [http://infoprisons.ch/ site-web] du Groupe Info prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [http://www.aafip.ch/fr/ AAFIP] (Association des Amis de la Fraternité Internationale des Prisons) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;quot;Partout dans le monde les prisons sont un enfer. Aidez-nous à en faire des lieux de résurrection&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Site de l&#039;AAFIP sous http://www.aafip.ch/fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;AAFIP est une association suisse qui a été créée en 2005. Elle agit auprès des détenus, anciens détenus, victimes, enfants et familles touchées par le crime dans de nombreux pays parmi les plus défavorisés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un de leurs axes prioritaires est la justice réparatrice qui est devenue une vision minoritaire autour du XIème siècle, au profit d&#039;une justice rétributive ou répressive, mais qui revient en force actuellement. Car c&#039;est ce type de justice qui est porteur d&#039;espoir pour une réelle réinsertion des détenus au sein de la société. En effet, le crime ne se réduit pas à la transgression de la loi mais il affecte aussi les relations entre les individus. Ainsi, ce n&#039;est pas le fait de simplement appliquer des peines aux coupables qui compensera la souffrance des victimes, et cela peut même conduire à un désir de vengeance chez le coupable. &lt;br /&gt;
Concrètement, la justice réparatrice aide donc le coupable à réparer ou tenter de réparer le mal qu&#039;il a fait dans la mesure du possible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a 124 associations à travers le monde et toutes ont les mêmes objectifs : elles s&#039;impliquent dans la visite des détenus, la formation professionnelle en prison, l’accompagnement des victimes, des familles et enfants de prisonniers, la mise en place de programmes de réinsertion [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]professionnelle et la promotion du concept de justice réparatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chronologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Date !! Événement&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1788 || Abolition de la torture&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1789 || La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen proclame que &amp;quot; nul homme ne peut être accusé, arrêté ou détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu’elle a prescrites &amp;quot;.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1791|| Adoption du premier code pénal en France. L’enfermement est placé au centre du dispositif judiciaire. On voit apparaître une généralisation de la peine privative de liberté mais on conserve la peine de mort et les travaux forcés&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1819 || Adoption du deuxième code pénal en France. Celui-ci privilégie le châtiment qui s’ajoute à l’incarcération pénale : boulet au pied des forçats et flétrissure au fer rouge.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1839 || Mise en place d&#039;un règlement intérieur pour les maisons centrales qui instaure l&#039;interdiction de parler, de fumer, de boire du vin et obligation de travailler et de porter le costume pénal.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1842 || Le prétoire est créé et le cachot devient la principale sanction disciplinaire&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1852 || Instauration d&#039;un décret prince-présidentiel interdisant le droit de vote dans les prisons.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1872 || La commission d’enquête parlementaire d’Haussonville est nommée afin de d’étudier les établissements pénitentiaires et de proposer des mesures pour en améliorer le régime. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1875 || La loi Bérenger généralise l’emprisonnement cellulaire dans les prisons départementales : elle prévoit un isolement total en cellule pour les prévenus et les condamnés à moins d’un an d’emprisonnement, en contrepartie d’une remise d’un quart de la peine. Les détenus sont astreints au silence et au port d’une cagoule pendant leurs déplacements à l’extérieur de leur cellule. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1885 || Loi instaurant la libération conditionnelle. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1891 || Loi instaurant le sursis simple.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1912 || Loi instaurant la liberté surveillée. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1943 || Loi relative à l’usage des armes par le personnel des établissements pénitentiaires. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1945 || Le traitement infligé au détenu doit être humain, exempt de vexations et tendre principalement à son instruction générale et professionnelle. Les travaux forcés sont abolis.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1953 || Entrée en vigueur, en France, de la Convention européenne des droits de l’Homme. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1975 || La réforme pénitentiaire opère une nouvelle classification des établissements pénitentiaires entre trois catégories principales : maison d’arrêt, maison centrale et centre de détention (ces derniers étant orientés en faveur de la réinsertion sociale des détenus). Elle développe d’autre part des peines de substitution et institue les Quartiers de Haute Sécurité. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1975 || Loi instituant les premières peines de substitution &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1975 || Loi rétablissant le droit de vote dans les prisons. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1978 || Instauration des peines de sûreté. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1981 || Entrée en vigueur en France du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, affirmant que &amp;quot; Toute personne privée de sa liberté est traitée avec humanité et avec le respect de la dignité inhérente à la personne humaine &amp;quot;.&lt;br /&gt;
|- &lt;br /&gt;
| 1981 || Loi 81-908 portant abolition de la peine de mort. La peine privative de liberté devient la peine maximale de référence.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1982 || Disparition des Quartiers de Haute Sécurité.&lt;br /&gt;
|- &lt;br /&gt;
| 1983 || La peine de travail d’intérêt général est créée. Les hygiaphones sont retirés des parloirs : les détenus et leur visiteurs peuvent se toucher.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1984  || Loi 84-576 tendant à renforcer le droit des personnes en matière de placement en détention provisoire et d’exécution d’un mandat de justice. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1986 || Décret relatif à la lutte contre les maladies mentales et à l’organisation de la sectorisation psychiatrique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1988 || Loi 88-1243 autorisant l’approbation d’une convention européenne pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1994 || Réforme des soins en milieu pénitentiaire. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 2000 || Relance du débat sur les conditions de détention en France.  &lt;br /&gt;
Loi 2000-516 sur le renforcement de la présomption d’innocence et les droits des victimes. &lt;br /&gt;
Présentation un projet de loi pénitentiaire construite autour de trois axes : conditions des détenus, missions des personnels de l’administration pénitentiaire et contrôle des prisons. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 2002 || Loi 2002-303 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé. Elle permet de suspendre la peine d’une personne dont l’état de santé est incompatible avec la détention. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 2003 || Publication du rapport Terra, &amp;quot;Prévention du suicide des personnes détenues&amp;quot;. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 2004 || Décret 2004-1364 modifiant le code de procédure pénale (troisième partie : Décrets) et relatif à l’application des peines. &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les informations ci-dessus concernent plus particulièrement la France et ont été tirées du site internet suivant : [http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-penitentiaire/chronologie-prison/ Chronologie]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;étayer les apports de notre article, nous avons décidé d&#039;interviewer deux personnes. Nous avons décidé d&#039;adopter une posture semi-directive dans nos entretiens de recherche. L&#039;objectif de ces entretiens est de &amp;quot;favoriser la production d’un discours de l’interviewé sur un thème défini dans le cadre d’une recherche&amp;quot; &#039;&#039;&#039;Mettre référence&#039;&#039;&#039; (Blanchet et Al., 1985, p. 7), dans ce cas-ci il s&#039;agira d&#039;approfondir le thème du droit à l&#039;intégrité physique et morale des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Questions pour les entretiens|Questions d&#039;entretiens]] ===&lt;br /&gt;
Nous désirons laisser de l&#039;espace et de la liberté aux personnes interviewées. Par conséquent, nous ne proposerons pas de questions fermées mais des questions ouvertes et générales. Nous accorderons un long temps de réponse afin de laisser à la personne la possibilité de se souvenir et de raconter l&#039;histoire et son histoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Présentations des personnes interviewées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Madame Muriel Testuz et Madame Yvonne Bercher.&lt;br /&gt;
Pour la présentation des personnes interviewées, voir l&#039;[[index]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Retour sur les entretiens ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec Muriel Testuz&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Entretien avec Yvonne Bercher&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autres &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.hrea.org/index.php?base_id=104&amp;amp;language_id=3&amp;amp;erc_doc_id=2500&amp;amp;category_id=37&amp;amp;category_type=3&amp;amp;group=&lt;br /&gt;
* http://www.hrea.org/index.php?base_id=104&amp;amp;language_id=3&amp;amp;erc_doc_id=1355&amp;amp;category_id=37&amp;amp;category_type=3&amp;amp;group=&lt;br /&gt;
* http://www.hrea.org/index.php?base_id=104&amp;amp;language_id=3&amp;amp;erc_doc_id=594&amp;amp;category_id=37&amp;amp;category_type=3&amp;amp;group=&lt;br /&gt;
* http://www.ge.ch/legislation/rsg/f/rsg_f1_50p04.html&lt;br /&gt;
* http://www.ejpd.admin.ch/content/dam/data/sicherheit/straf_und_massnahmen/documentation/smv-ch-f.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.ohchr.org/Documents/Publications/training11Add1fr.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.ohchr.org/Documents/Publications/training11fr.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&lt;br /&gt;
* http://www.rts.ch/info/suisse/1134036-droits-bafoues-dans-la-prison-de-champ-dollon.html&lt;br /&gt;
* http://www.humanrights.ch/upload/pdf/070504_Temps_police.pdf&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Discussion:Droits_des_prisonniers&amp;diff=11108</id>
		<title>Discussion:Droits des prisonniers</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Discussion:Droits_des_prisonniers&amp;diff=11108"/>
		<updated>2013-11-28T14:34:02Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* Chronologie -- Elodie1 (discussion) 28 novembre 2013 à 13:26 (CET) */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 5 novembre 2013 à 10:34 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
O.K pour la webographie, mais elle doit être en lien avec votre texte qui en quelque sorte l&#039;annonce.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il me semble qu&#039;il y a bien des info intéressante sur le site des archives Michel Foucault concernant les Groupe information prison&lt;br /&gt;
http://michel-foucault-archives.org/?-Inventaires-&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne saisis pas à quoi correspond ce plan démesuré. Il s&#039;agit d&#039;écrire un article de type scientifiques entre 8 et 12 pages avec des liens. Il ne faut pas reproduire un travail (type dossier) sur le dewiki. il faut d&#039;abord écrire votre texte sur les droits de la personne: quand, où, sous quelles formes et en retirer les valeurs essentielles. L&#039;idée est de présenter cette histoire en la racontant. Il ne faut pas &amp;quot;bourrer&amp;quot; votre texte d&#039;informations tous azimuts!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 11 novembre 2013 à 13:43 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Merci pour le site. Oui je pense que pour l&#039;instant la webographie est aussi là afin que nous puissions y puiser des idées pour l&#039;article, en tout cas les liens que j&#039;ai mis étaient plus dans cette perspective-là. De toute façon tant que notre article n&#039;est pas fait, c&#039;est encore modifiable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous avez parlé d&#039;un professeur en droit que vous connaissiez, pensez-vous qu&#039;il serait d&#039;accord que nous l&#039;interviewions pour notre article? Si oui, pourriez-vous nous transmettre un moyen de contact? Merci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réponse Ruchat  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;avais parlé de Christian Nils Robert. Peut-être vaudrait-il mieux que je contacte d&#039;abord. Dites-moi ce que vous en pensez. Il y aurait peut-être aussi l&#039;avocat Jean-Pierre Garbade qui a été très actif sur ces question. Mais surtout avant de contacter qui que se soit, vous devez avancer dans votre travail: pour l&#039;heure, il n&#039;y a rien du point de vue du contenu. Votre intention est louable, mais trop ambitieux. Mieux vaut creuser un ou deux sujets!&lt;br /&gt;
Il semble qu&#039;un étudiant ait fait un travail un travail de mémoire sur le GAP dans les années 2010 pour l&#039;UNI science Po: Thomas Von Alleman.&lt;br /&gt;
Au GAP a succédé l&#039;ADPS (association de défense des détenus): il y aurait de quoi creuser!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: Réponse Ruchat -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 15 novembre 2013 à 14:19 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Merci beaucoup, oui effectivement le plan a été changé, nous nous concentrerons donc très certainement sur le droit à l&#039;intégrité physique et morale. Je pense effectivement que c&#039;est mieux si vous le contactez d&#039;abord. Merci beaucoup.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Entretiens et documentation -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 15 novembre 2013 à 14:27 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hello les gens, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
alors j&#039;ai complété un peu l&#039;intro qui avait été commencée et concernant le droit j&#039;ai fait quelques recherches et un peu introduit avec des éléments théoriques, des articles des droits de l&#039;homme et des faits sur champ-dollon etc..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai aussi contacté Fernando Carvajal parce que j&#039;avais quelques soucis à trouver de la documentation plus précisément sur la suisse.. Il a parlé de deux spécialistes des prisons qui pourraient nous orienter.. donc Daniel Fink et Christina-Nils Robert comme la Mme Ruchat nous en avait parlé.. il m&#039;a conseillé de consulter leurs écrits. Il a aussi parlé de deux autres revues spécialisées qui pourraient nous être utiles : Champ Pénal et Déviances et Société. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors bonne lecture les gens!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Sébastien|Sébastien]] ([[Discussion utilisateur:Sébastien|discussion]]) 18 novembre 2013 à 11:13 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si jamais, j&#039;ai modifié encore l&#039;intro et le plan. J&#039;ai rajouté un point sur les questions d&#039;entretien et sur la présentation des personnes interviewées. J ai aussi rajouté un point sur les associations défendant les droits des prisonniers. Faut juste un peu les présenter. On se voit mercredi&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Stephanie|Stephanie]] ([[Discussion utilisateur:Stephanie|discussion]]) 18 novembre 2013 à 11:52 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Hello!! Super Seb, merci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ma part j&#039;ai essayé de compléter un peu la partie sur le groupe Infoprisons... Je dois retourner en cours donc je reprendrai 4a plus tard... Jetez-y juste un petit coup d’œil histoire de pouvoir me faire un feedback et que je change deux trois trucs le cas échéant... =) Merci !!!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 18 novembre 2013 à 13:25 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:: Coucou, merci beaucoup. &lt;br /&gt;
J&#039;ai juste rajouté une phrase autrement pour le reste je ne pense pas qu&#039;il y ait quoi que ce soit à changer juste à continuer un peu. Je suis en cours aussi actuellement donc je ne peux pas plus chercher mais ce qui y est déjà est top. Merci&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 18 novembre 2013 à 13:14 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est très bien d&#039;écrire comme vous le faites. Mais il faudrait aussi à mesure que vous avancez présenter les sources sur lesquelles vous travaillez et aussi la problématique que vous voulez suivre: c&#039;est cela qui permettra aussi de construire les questions des droits de la personnes.&lt;br /&gt;
Je n&#039;ai pas compris finalement qui vous voulez interrogez. Je n&#039;ai pas clairement saisit s&#039;il fallait que je contacte Monsieur C.Nils Robert?  Avze-vous quelqu&#039;un d&#039;autre au cas où il refuserait. M. Garbade ne semble plus être à Genève!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 18 novembre 2013 à 13:28 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Nous devons encore un peu parler entre nous concernant la problématique à suivre. &lt;br /&gt;
Mais concernant l&#039;entretien, oui nous aimerions que vous preniez un premier contact avec M. C.Nils Robert. Et nous avons aussi une deuxième personne à interroger oui. Merci&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 18 novembre 2013 à 13:47 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:: Le groupe,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la deuxième personne je vais voir avec Alix si elle peut convenir avec elle d&#039;un moment pour mener notre interview. Cette personne a déjà donné son accord, donc il ne nous manque plus que les questions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== ADPS ?? -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 19 novembre 2013 à 01:05 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hey les amis, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
j&#039;ai complété un peu pour l&#039;AAFIP, par contre j&#039;ai essayé de chercher des infos sur l&#039;ADPS et je trouve rien sur internet.. je ne sais pas si c&#039;est la fatigue ou quoi.. mais on est surs que ça s&#039;appelle bien comme ça?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 19 novembre 2013 à 17:02 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Coucou Diana,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai trouvé un livre qui en parle un peu... j&#039;ai fait un petit résumé de ce que j&#039;ai trouvé, mais il n&#039;y a vraiment pas beaucoup d&#039;informations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;émets l&#039;hypothèse que cette association n’œuvre plus... mais je ne suis pas sûre de moi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 19 novembre 2013 à 18:01 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Super merci!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tu as des nouvelles d&#039;Alix concernant la personne qu&#039;elle a contacté?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A demain!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=====Re: Re: Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 19 novembre 2013 à 18:07 (CET)=====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De rien, j&#039;espère que ça va... j&#039;ai vraiment trouvé que ces 4 pages au milieu d&#039;un livre et encore elles ne parlent pas que de ce sujet&lt;br /&gt;
Elle a plus qu&#039;à prendre rendez-vous avec elle quand on aura nos questions !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
======Re: Re: Re: Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Stephanie|Stephanie]] ([[Discussion utilisateur:Stephanie|discussion]]) 19 novembre 2013 à 21:56 (CET)======&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:::: Super les filles, dans ce cas, on se met d&#039;accord demain pour une problématique et on pourra réfléchir à notre questionnaire en gardant en tête que le principal est de faire parler les acteurs sur leur travail... Les QUESTIONS OUVERTES s&#039;imposent ahahahah!!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai une mini question aussi, laquelle ou lequel d&#039;entre vous à écris que les années 70-80 sont importante pour les droits des prisonniers? Où avez vous eu cette info? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A demain! Bonne nuit&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=======Re: Re: Re: Re: Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 19 novembre 2013 à 23:13 (CET)=======&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Haha oui biensûr les questions ouvertes s&#039;imposent :) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors écoute sans dire de bêtises je crois que c&#039;est Sébastien qui l&#039;a écrit et les questions en gras dans l&#039;introduction c&#039;est la prof qui les a écrites et j&#039;ai juste mis en gras pour qu&#039;elles soient plus visibles.. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc pour les années 70-80 je suppose qu&#039;il faudra attendre demain pour voir avec Sébastien où il a trouvé cette info ;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Rendez-vous ! -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 20 novembre 2013 à 10:41 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Coucou Alix, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faudrait vraiment que tu nous prennes le rendez-vous avec la personne que tu as contactée, car on doit avoir fait l&#039;entretien et la transcription pour le 4 décembre !!!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: Rendez-vous ! -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 20 novembre 2013 à 11:16 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon, ben finalement je ne pense pas que cela serve à quelque chose vu qu&#039;on cherche quelqu&#039;un qui milite et militait entre 1980-1990... on en reparle les deux si jamais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: Rendez-vous ! -- [[Utilisateur:Alix|Alix]] ([[Discussion utilisateur:Alix|discussion]]) 24 novembre 2013 à 13:19 (CET)====&lt;br /&gt;
J&#039;ai annulé, elle m&#039;a dit d&#039;aller regarder du côté de l&#039;APT il milite contre la torture et notamment sur les conditions de détention.. Il y a aussi la commission des visiteurs de prison si jamais.. Bonne journée&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ca vous parles?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:: Replace this text with your reply&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Emploi du temps ! -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 20 novembre 2013 à 11:19 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Coucou !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors je pense que ça serait pas mal qu&#039;on note nos disponibilités pour les interviews. Ça serait bien qu&#039;on soit au moins 2 présents à chaque fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Personnellement, je pourrais :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
lundi entre 14.00 et 16.00,&lt;br /&gt;
mardi entre 12.30 et 16.30,&lt;br /&gt;
mercredi dès 14.00,&lt;br /&gt;
jeudi et vendredi à partir de 17.00-17.30.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: Emploi du temps ! -- [[Utilisateur:Alix|Alix]] ([[Discussion utilisateur:Alix|discussion]]) 24 novembre 2013 à 13:17 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je peux le mardi matin mais tôt car il faut que je sois a 13h30 en stage. Le mercredi  à partir de 14h mais je peux ne pas aller en cours de la journée pr aller à Lausanne. Le lundi 12h à 16h.  Jeudi et vendredi à partir de 17.00 car avant stage.&lt;br /&gt;
: Replace this text with your reply&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 21 novembre 2013 à 13:11 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En passant je vous transmets cette info qui pourrait vous intéresser&lt;br /&gt;
Sécuriser et humaniser ?&lt;br /&gt;
Enjeux contemporains de la détention des mineurs&lt;br /&gt;
Mercredi 11 décembre 2013 – 9h00-15h30&lt;br /&gt;
HETS – Auditoire E007&lt;br /&gt;
Rue du Pré-Jérôme 16, 1205 Genève&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 24 novembre 2013 à 20:26 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je trouve très bien d&#039;écrire, mais il faut en même temps structurer votre texte sinon cela fait un peu &amp;quot;fourre-tout&amp;quot;. La manière de le structurer est la chronologie, puisque c&#039;est un texte en histoire, donc le temps est premier. Puis votre problématique: le développement des droits de la personne dans les années 60-90 environ. Or si vous parlez de 2006 ou 2007, on doit savoir quel est le statut de cette info. Soit c&#039;est une sorte d&#039;accroche pour introduire la problématique (et il faut le dire) soit il faudra le mettre à la fin (en suivant la logique du temps!).&lt;br /&gt;
Peut-être faut-il distinguer les références à mettre avec des notes des textes des références que vous mettez à disposition grâce aux liens. Or il y en a bien peu pour l&#039;instant!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Entretien -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 25 novembre 2013 à 10:23 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonjour,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai téléphoné à Madame Testuz. Elle me rappelle cet après-midi pour fixer un rendez-vous définitif. Notre première idée serait de se voir jeudi 28 à 18.00 à Lausanne, néanmoins, cela reste à confirmer !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Sébastien|Sébastien]] ([[Discussion utilisateur:Sébastien|discussion]]) 25 novembre 2013 à 10:57 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je me posais des questions concernant notre organisation. Si on fait un truc historique, cela veut dire que notre première partie correspond à l&#039;histoire des droit des prisonniers avant 1960. Donc il faut compléter la période 1890-1960. Ensuite, le gros du travail consiste à parler de ce qu&#039;il se passe dans ces années 1960-1980. Ensuite, une troisième partie, assez courte, sur ce qu&#039;il s&#039;est passé depuis 1980 jusqu&#039;à aujourd&#039;hui. Ensuite, on peut parler de notre entretien.&lt;br /&gt;
Cela remet donc en cause la pertinence de la partie sur le droit à l&#039;intégrité physique et sur la présentation des associations.&lt;br /&gt;
On aurait donc&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Historique -&amp;gt;1960&lt;br /&gt;
* Historique 1960-1980&lt;br /&gt;
* Historique 1980-2013&lt;br /&gt;
* Présentation des personnes interviewées&lt;br /&gt;
* Retour sur l&#039;entretien&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu&#039;en pensez-vous?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Sébastien|Sébastien]] ([[Discussion utilisateur:Sébastien|discussion]]) 25 novembre 2013 à 11:17 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Sur le site d&#039;[http://www.infoprisons.ch/ infoprison], on peut faire des recherches par thèmes. Il y a pas mal de dossier sur les droits des prisonniers aujourd&#039;hui. On parle notamment de l&#039;affaire de Marie. A mon avis, on trouve beaucoup de choses pour la partie 1980-2013&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 25 novembre 2013 à 11:22 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je pense aussi qu&#039;une clarification du plan est une bonne chose car madame Ruchat l&#039;a spécifié. Après je sais pas s&#039;il faut éliminer les associations car avec madame Testuz on va devoir en parler quand un peu....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: -- [[Utilisateur:Sébastien|Sébastien]] ([[Discussion utilisateur:Sébastien|discussion]]) 25 novembre 2013 à 11:26 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:: Tu as raison. On peut parler des associations dans la partie 1960-1980 car elles apparaissent à cette période.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=====Re: Re: Re: -- [[Utilisateur:Alix|Alix]] ([[Discussion utilisateur:Alix|discussion]]) 25 novembre 2013 à 11:29 (CET)=====&lt;br /&gt;
On peut aussi ajuster selon les infos qu&#039;on retira de l&#039;entretien. &lt;br /&gt;
Mais je trouve bien de faire le contexte historique par période c&#039;est plus claire ;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Rendez-vous pris !!!! -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 25 novembre 2013 à 16:16 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons rendez-vous avec madame Testuz jeudi à 18h à Lausanne. Nous y allons en voiture Alix et moi et Diana nous rejoint là-bas !!! Nous nous occuperons ( Alix et Elodie) de la transcription pour la semaine suivante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Second entretien -- [[Utilisateur:Stephanie|Stephanie]] ([[Discussion utilisateur:Stephanie|discussion]]) 26 novembre 2013 à 23:09 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voilà, le second entretien est booké pour le mercredi 4 décembre à 17h avec Mme Bercher... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle se réjoui de répondre à nos questions... =)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A demain 10h15 pour discuter de l&#039;organisation de la suite de notre travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonne nuit =)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 27 novembre 2013 à 12:34 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suis très impressionnée par votre engagement. Bravo! N&#039;oubliez pas de lire ce qui est écrit sur la première page du wiki, mais aussi sur toutes celles des différentes thématiques afin de réfléchir à la problématique et d&#039;avancer dans une compréhension commune de cette histoire de l&#039;apparition des revendication des droits des usagers, patients, détenus, enfants: les acteurs/trices (dont vos témoins), les actions, les valeurs prônées, les changements de pratiques éventuelles, les espoirs....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chronologie -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 28 novembre 2013 à 13:26 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Coucou,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai fait un tableau pour la chronologie.... j&#039;espère ne pas avoir oublié d&#039;éléments importants car il y a une très longue liste d&#039;événements !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonne aprèm à tous !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: Chronologie -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 28 novembre 2013 à 15:34 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Haha tu m&#039;as prise de cours, j&#039;allais le faire.&lt;br /&gt;
Ca me semble bien en tout cas à moi, à ce soir pour l&#039;entretien!&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=10920</id>
		<title>Droits des prisonniers</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=10920"/>
		<updated>2013-11-25T15:39:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* Droit à l’intégrité physique et morale */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
Alix, Diana, Elodie, Sébastien et Stéphanie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
=== Historique ===&lt;br /&gt;
Durant l&#039;Antiquité et le Moyen-Âge, les sanctions pénales consistaient principalement en un châtiment corporel. La liberté n&#039;était pas encore considérée comme un bien appartenant à l&#039;individu et, par conséquent, les prisons ne servaient qu&#039;à mettre en sureté et n&#039;étaient pas utilisées comme mode de punition. Elles permettaient, par exemple, de s&#039;assurer qu&#039;un condamné serait présent le jour de son procès. Jusqu&#039;au 17ème siècle, cette mentalité n&#039;évoluera pas. Au siècle des lumières, apparaît alors la conception de la liberté. Celle-ci se révèle être le bien le plus précieux dont peut disposer un individu. Rapidement, l&#039;idée d&#039;utiliser la prison comme mesure punitive - car privative de liberté - est proposée : les peines ne s&#039;appliquent plus au corps, mais à l&#039;esprit.&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réforme pénale initiée par le texte de [http://leboucher.com/vous/beccaria/ Cesare Beccaria], Des délits et des peines, paru en 1764, dénonce le recours à la torture comme moyen d&#039;instruction, la cruauté totalement disproportionnée des châtiments, tels que la peine capitale, l&#039;inégalité de traitement des condamnés en fonction de leur classe sociale ou encore l&#039;arbitraire des juges dans la décision des peine. Il préconise alors la mise en œuvre d&#039;un système de peines fixes garantissant l&#039;égalité entre les condamnés et empêchant ainsi toute appréciation des juges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Howard_%28philanthrope%29 John Howard], philanthrope britannique, est l&#039;un des premier à s&#039;intéresser au statut juridique des prisonniers. Son livre sur &amp;quot;L&#039;État des prisons européennes&amp;quot; (1777) souligne la nécessité d&#039;un traitement carcéral respectant les droits élémentaires de l&#039;humanité. A la fin du 18ème siècle, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Bentham Jeremy Bentham] va plus loin et défend la position que les détenus doivent avoir exactement les mêmes droits que les personnes en liberté mis à part celui d&#039;aller et venir&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 19e siècle pour qu&#039;on donne un autre but aux peines. «Le détenu devrait être complétement transformé, tant dans son corps et ses habitudes que dans son esprit et sa volonté. La volonté d&#039;améliorer le détenu durant sa détention ou l&#039;idée d&#039;une réinsertion possible dans la société transparaissent en filigrane»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 14&amp;lt;/ref&amp;gt;. On passe à une pénalité de la détention. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault Michel Foucault] analyse ce nouvel &amp;quot;art de punir&amp;quot; à travers ce qu&#039;il appelle une micro-physique du pouvoir permettant une constante soumission de l&#039;individu au regard des gardiens. La justice moderne va alors chercher à transmettre l&#039;idée que l&#039;essentiel n&#039;est pas de punir, mais de redresser. Ce que l&#039;on vise désormais, c&#039;est la liberté de l&#039;individu. Par exemple, avec l&#039;introduction de la notion de &amp;quot;circonstances atténuantes&amp;quot; on fait entrer dans le verdict une appréciation portée sur le criminel et sur ce que l&#039;on peut attendre de lui dans l&#039;avenir. «Trouver pour un crime le châtiment qui convient, c&#039;est trouver le désavantage dont l&#039;idée soit telle qu&#039;elle rende définitivement sans attrait l&#039;idée d&#039;un méfait»&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 19ème siècle apporte son lot de réformes. Des mécanismes de réduction de peines apparaissent et surtout, la libération conditionnelle et le régime du sursis sont instaurés, respectivement en 1885 et 1891 en France.&amp;lt;ref&amp;gt;Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
                                         &#039;&#039;&#039;Et entre 1890 et 1970????&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les années 1960-1980 ===&lt;br /&gt;
Les années 1970 sont déterminantes dans le débat sur les droits des prisonniers. Cette question est directement liée à la perte de la liberté par l&#039;emprisonnement. or, il s&#039;agit de distinguer les droits de la personnes humains des droits du prisonniers. Les premières relèvent de ... les second de....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Droit à l’intégrité physique et morale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Par le prononcé d&#039;une peine privative de liberté à son égard, l&#039;individu purgeant cette peine est privé de l&#039;un de ses principaux attributs, il perd sa liberté. Le problème majeur réside dans le fait de savoir s&#039;il s&#039;agit d&#039;une perte de liberté ou des libertés et dans quelle mesure cette privation est compatible avec les droits et libertés de l&#039;individu.»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 17.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les individus qui sont détenus conservent tous leurs droits sauf ceux dont la perte est une conséquence directe de la privation des libertés PAR EXEMPLE? . L’interdiction universelle des actes de torture et des mauvais traitements trouve sa source dans la dignité inhérente à la personne humaine. Les prisonniers et détenus doivent être traités en toute circonstance de façon humaine et digne et ce du jour de leur admission jusqu&#039;au jour de leur libération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi tout acte de torture ou de traitement inhumain ou dégradant est interdit et impardonnable. L&#039;interdiction de la torture a force de loi. &lt;br /&gt;
Cette interdiction trouve sa source dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme dont l&#039;article 5 stipule que :&lt;br /&gt;
«Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ainsi le paragraphe 1 de l’article premier de la Convention contre la torture et autre peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant définit la torture comme : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles».&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsqu&#039;une personne détenue ou emprisonnée disparaît ou décède, il faut que la cause de cette disparition ou de ce décès fasse l’objet d’une enquête indépendante. Le principe 34 de l’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement prévoit que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Si une personne détenue ou emprisonnée vient à décéder ou à disparaître pendant la période de sa détention ou de son emprisonnement, une autorité judiciaire ou autre ordonnera une enquête sur les causes du décès ou de la disparition, soit de sa propre initiative, soit à la requête d’un membre de la famille de cette personne ou de toute personne qui a connaissance de l’affaire...»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l’exemple des conditions de détention dans une prison genevoise pour majeurs : Champ-Dollon qui ouvre ses portes en 1977. Déjà au centre de l’actualité à cause de sa surpopulation, cette prison préventive de Genève a fait la une, en avril 2006, pour de toutes autres raisons. En effet, 200 détenus ont signé une lettre dénonçant l’emploi disproportionné de la force policière et des détentions préventives excédant les peines prononcées. &lt;br /&gt;
Suite aux protestations de 2006, les rapports ont mis en évidence en évidence des violations des droits humains au sein de la prison (allégations de pratiques d’immersion de la tête sous l’eau) par la suite confirmées. Malgré cela, en 2007, toujours pas de réaction des autorités.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la Ligue suisse des droits de l&#039;homme (LSDH), qui a présenté son rapport le 16 avril 2007, les droits fondamentaux des détenus ne sont pas respectés dans la prison genevoise de Champ-Dollon. De même, le rapport de la commission d&#039;experts du Grand Conseil genevois, présenté le 18 avril 2007, a été très sévère envers les pratiques de la police et de la justice.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les experts de la commission ont auditionné 125 détenus et ils ont eu accès aux données de la police judiciaire et de la justice.&lt;br /&gt;
30% des détenus auditionnés (soit 38 sur les 125) se sont plaints de mauvais traitements physiques et de propos racistes, voire de rançons; dans 14 des cas, des lésions ont été constatées par les médecins. Les brutalités ont consisté en coups de pieds à terre, tête frappée contre le mur, gifles, coups lors de l&#039;interrogatoire, et un mineur a raconté avoir subit le sous-marin (tête dans l&#039;eau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dû à la surpopulation, certaines conditions de détention deviennent inacceptables. Le rapport de la LSDH a confirmé certains problèmes, comme un accès restreint aux soins, aux parloirs, à la formation ou aux places de travail. Les experts ont confirmé la promiscuité, la mixité, le mélange de détenus (p.ex avec des détenus perturbés) et certaines restrictions.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d&#039;une conférence de presse le 3 mai 2007, les autorités ont exprimé leur inquiétude tout en relativisant les allégations. Le ministre genevois en charge de la police, Laurent Moutinot, a pointé le fait que les allégations de détenus n&#039;avaient pas fait l&#039;objet de vérification et que les policiers accusés n&#039;avaient pas été entendus. Toutefois, les autorités ont présenté un plan de réformes de la police censé mettre un frein à ces dysfonctionnements. Le plan d&#039;action comprenait l&#039;amélioration de la formation des policier, la réunion en un seul corps de la gendarmerie et de la police de sécurité internationale, une nouvelle répartition des compétences, des caméras de surveillance (y compris dans les postes de police et les salles d&#039;interrogatoires), la réforme des procédures disciplinaires et la création d&#039;une police des polices intercantonale.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Institutions et associations défendant le droit des prisonniers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le GAP ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== ADPS (Association de défense des prisonniers de Suisse) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un syndicat de prisonniers, appelé l’Association de Défense des Prisonniers de Suisse, s’est crée en 1986 et prit, ainsi, le relais du Groupe Action Prison. C&#039;est le 1er août que Jacques Fasel, le fondateur, déposa la demande de création de l’ADPS à la conseillère fédérale Elisabeth Kopp. L’Office fédéral de la justice ne s’y opposa pas concrètement, mais transmit le message suivant : « Rien n’empêche en principe des détenus de fonder une association. Toutefois la direction de l’établissement peut soumettre l’activité de ladite association à des conditions, voire la restreindre. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette association était essentiellement composée de détenus et ne comprenait que quelques rares membres non incarcérés, ceux-ci servant de relais avec l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ADPS a évolué du simple syndicat de prisonniers à un groupe actif hors de l’enceinte des prisons. C’était les membres extérieurs à la prison qui recevaient les demandes d’aide des détenus et qui essaient de les traiter, sans toutefois y arriver au vu des nombreuses sollicitations. L’ADPS est alors perçue par les détenus comme inefficace et se voit discréditée. Il s’en suivit le départ de Jacques Fasel qui préféra œuvrer en solitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces informations sont tirées d&#039;un livre d&#039;Yvonne Bercher. (1995)&amp;lt;ref&amp;gt;Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne. pp 45-48&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Groupement [http://www.infoprisons.ch/ Infosprisons] ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Infoprisons est un groupe de travail qui s&#039;est créé après la fin tragique de [http://www.laregion.ch/cetait-effrayant-et-tres-penible/ Skander Vogt] qui est survenue en mars 2010, suite à l’incendie de sa cellule dans le canton de Vaud. En effet, cet événement a déclenché plusieurs interrogations et ces derniers se sont mis à réfléchir à ce que ce drame révélait du monde des prisons et à ce qui pouvait être fait afin d’éviter que ce type d&#039;événement ne se reproduise. Ils ont donc décidé d’élaborer et de diffuser un bulletin électronique trimestriel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe d&#039;information sur les prisons a donc pour but de permettre la prise de parole des détenus et la mobilisation des professionnels impliqués dans le système carcéral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se compose, d&#039;une part, de plusieurs personnes chargées de la responsabilité principale de la rédaction, à savoir: Marie Bonnard (ancienne journaliste à Tout-Va-Bien Hebdo), Patricia Lin (assistante sociale en milieu carcéral durant de nombreuses années), Anne-Catherine Menétrey-Savary (ex-conseillère nationale) et Muriel Testuz (active dans le Groupe Action Prison aujourd’hui disparu). Puis, d&#039;autre part, d&#039;une personne chargée de la relecture des bulletins, à savoir: Joëlle Pascale Ulrich. Tous ces acteurs travaillent bénévolement pour la rédactions des divers textes ainsi que la recherche d&#039;informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de recevoir les bulletins électroniques, il suffit de s&#039;inscrire sur le [http://infoprisons.ch/ site-web] du Groupe Info prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [http://www.aafip.ch/fr/ AAFIP] (Association des Amis de la Fraternité Internationale des Prisons) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;quot;Partout dans le monde les prisons sont un enfer. Aidez-nous à en faire des lieux de résurrection&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Site de l&#039;AAFIP sous http://www.aafip.ch/fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;AAFIP est une association suisse qui a été créée en 2005. Elle agit auprès des détenus, anciens détenus, victimes, enfants et familles touchées par le crime dans de nombreux pays parmi les plus défavorisés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un de leurs axes prioritaires est la justice réparatrice qui est devenue une vision minoritaire autour du XIème siècle, au profit d&#039;une justice rétributive ou répressive, mais qui revient en force actuellement. Car c&#039;est ce type de justice qui est porteur d&#039;espoir pour une réelle réinsertion des détenus au sein de la société. En effet, le crime ne se réduit pas à la transgression de la loi mais il affecte aussi les relations entre les individus. Ainsi, ce n&#039;est pas le fait de simplement appliquer des peines aux coupables qui compensera la souffrance des victimes, et cela peut même conduire à un désir de vengeance chez le coupable. &lt;br /&gt;
Concrètement, la justice réparatrice aide donc le coupable à réparer ou tenter de réparer le mal qu&#039;il a fait dans la mesure du possible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a 124 associations à travers le monde et toutes ont les mêmes objectifs : elles s&#039;impliquent dans la visite des détenus, la formation professionnelle en prison, l’accompagnement des victimes, des familles et enfants de prisonniers, la mise en place de programmes de réinsertion professionnelle et la promotion du concept de justice réparatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;étayer les apports de notre article, nous avons décidé d&#039;interviewer deux personnes. Nous avons décidé d&#039;adopter une posture semi-directive dans nos entretiens de recherche. L&#039;objectif de ces entretiens est de &amp;quot;favoriser la production d’un discours de l’interviewé sur un thème défini dans le cadre d’une recherche&amp;quot;(Blanchet et Al., 1985, p. 7), dans ce cas-ci il s&#039;agira d&#039;approfondir le thème du droit à l&#039;intégrité physique et morale des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Questions pour les entretiens|Questions d&#039;entretiens]] ===&lt;br /&gt;
Nous désirons laisser de l&#039;espace et de la liberté aux personnes interviewées. Par conséquent, nous ne proposerons pas de questions fermées mais des questions ouvertes et générales. Nous accorderons un long temps de réponse afin de laisser à la personne la possibilité de se souvenir et de raconter l&#039;histoire et son histoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Présentations des personnes interviewées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Retour sur les entretiens ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autres &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.hrea.org/index.php?base_id=104&amp;amp;language_id=3&amp;amp;erc_doc_id=2500&amp;amp;category_id=37&amp;amp;category_type=3&amp;amp;group=&lt;br /&gt;
* http://www.hrea.org/index.php?base_id=104&amp;amp;language_id=3&amp;amp;erc_doc_id=1355&amp;amp;category_id=37&amp;amp;category_type=3&amp;amp;group=&lt;br /&gt;
* http://www.hrea.org/index.php?base_id=104&amp;amp;language_id=3&amp;amp;erc_doc_id=594&amp;amp;category_id=37&amp;amp;category_type=3&amp;amp;group=&lt;br /&gt;
* http://www.ge.ch/legislation/rsg/f/rsg_f1_50p04.html&lt;br /&gt;
* http://www.ejpd.admin.ch/content/dam/data/sicherheit/straf_und_massnahmen/documentation/smv-ch-f.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.ohchr.org/Documents/Publications/training11Add1fr.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.ohchr.org/Documents/Publications/training11fr.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&lt;br /&gt;
* http://www.rts.ch/info/suisse/1134036-droits-bafoues-dans-la-prison-de-champ-dollon.html&lt;br /&gt;
* http://www.humanrights.ch/upload/pdf/070504_Temps_police.pdf&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=10768</id>
		<title>Droits des prisonniers</title>
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		<updated>2013-11-20T09:33:53Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* Questions d&amp;#039;entretien */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
Alix, Diana, Elodie, Sébastien et Stéphanie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
=== Historique ===&lt;br /&gt;
Durant l&#039;Antiquité et le Moyen-Âge, les sanctions pénales consistaient principalement en un châtiment corporel. La liberté n&#039;était pas encore considérée comme un bien appartenant à l&#039;individu et, par conséquent, les prisons ne servaient qu&#039;à mettre en sureté et n&#039;étaient pas utilisées comme mode de punition. Elles permettaient, par exemple, de s&#039;assurer qu&#039;un condamné serait présent le jour de son procès. Jusqu&#039;au 17ème siècle, cette mentalité n&#039;évoluera pas. Au siècle des lumières, apparaît alors la conception que la liberté. Celle-ci se révèle être le bien le plus précieux dont peut disposer un individu. Rapidement, l&#039;idée d&#039;utiliser alors la prison comme mesure punitive - car privative de liberté - est proposée : les peines ne s&#039;appliquent plus au corps, mais à l&#039;esprit.&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réforme pénale initiée par le texte de [http://leboucher.com/vous/beccaria/ Cesare Beccaria], Des délits et des peines, paru en 1764, dénonce le recours à la torture comme moyen d&#039;instruction, la cruauté totalement disproportionnée des châtiments, tels que la peine capitale, l&#039;inégalité de traitement des condamnés en fonction de leur classe sociale ou encore l&#039;arbitraire des juges dans la décision des peine. Il préconise alors la mise en œuvre d&#039;un système de peines fixes garantissant l&#039;égalité entre les condamnés et empêchant ainsi toute appréciation des juges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Howard_%28philanthrope%29 John Howard], philanthrope britannique, est l&#039;un des premier à s&#039;intéresser au statut juridique des prisonniers. Son livre sur &amp;quot;L&#039;État des prisons européennes&amp;quot; (1777) souligne la nécessité d&#039;un traitement carcéral respectant les droits élémentaires de l&#039;humanité. A la fin du 18ème siècle, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Bentham Jeremy Bentham] va plus loin et défend la position que les détenus doivent avoir exactement les mêmes droits que les personnes en liberté mis à part celui d&#039;aller et venir&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 19e siècle pour qu&#039;on donne un autre but aux peines. «Le détenu devrait être complétement transformé, tant dans son corps et ses habitudes que dans son esprit et sa volonté. La volonté d&#039;améliorer le détenu durant sa détention ou l&#039;idée d&#039;une réinsertion possible dans la société transparaissent en filigrane»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 14&amp;lt;/ref&amp;gt;. On passe à une pénalité de la détention. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault Michel Foucault] analyse ce nouvel &amp;quot;art de punir&amp;quot; à travers ce qu&#039;il appelle une micro-physique du pouvoir permettant une constante soumission de l&#039;individu au regard des gardiens. La justice moderne va alors chercher à transmettre l&#039;idée que l&#039;essentiel n&#039;est pas de punir, mais de redresser. Ce que l&#039;on vise désormais, c&#039;est la liberté de l&#039;individu. Par exemple, avec l&#039;introduction de la notion de &amp;quot;circonstances atténuantes&amp;quot; on fait entrer dans le verdict une appréciation portée sur le criminel et sur ce que l&#039;on peut attendre de lui dans l&#039;avenir. «Trouver pour un crime le châtiment qui convient, c&#039;est trouver le désavantage dont l&#039;idée soit telle qu&#039;elle rende définitivement sans attrait l&#039;idée d&#039;un méfait»&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 19ème siècle apporte son lot de réformes. Des mécanismes de réduction de peines apparaissent et surtout, la libération conditionnelle et le régime du sursis sont instaurés, respectivement en 1885 et 1891 en France.&amp;lt;ref&amp;gt;Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
                                         &#039;&#039;&#039;Et entre 1890 et 1970????&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les années 70-80 ===&lt;br /&gt;
Les années 1970 sont déterminantes dans le débat sur les droits des prisonniers. &lt;br /&gt;
                         &#039;&#039;&#039;En quoi??? Pourquoi???&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Droit à l’intégrité physique et morale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Par le prononcé d&#039;une peine privative de liberté à son égard, l&#039;individu purgeant cette peine est privé de l&#039;un de ses principaux attributs, il perd sa liberté. Le problème majeur réside dans le fait de savoir s&#039;il s&#039;agit d&#039;une perte de liberté ou des libertés et dans quelle mesure cette privation est compatible avec les droits et libertés de l&#039;individu.»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 17.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les individus qui sont détenus conservent tous leurs droits sauf ceux dont la perte est une conséquence directe de la privation des libertés. L’interdiction universelle des actes de torture et des mauvais traitements trouve sa source dans la dignité inhérente&lt;br /&gt;
à la personne humaine. Les prisonniers et détenus doivent être traités en toute circonstance de façon humaine et digne et ce du jour de leur admission jusqu&#039;au jour de leur libération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi tout acte de torture ou de traitement inhumain ou dégradant est interdit et impardonnable. L&#039;interdiction de la torture a force de loi. &lt;br /&gt;
Cette interdiction trouve sa source dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme dont l&#039;article 5 stipule que :&lt;br /&gt;
«Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ainsi le paragraphe 1 de l’article premier de la Convention contre la torture et autre peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant définit la torture comme : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles».&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsqu&#039;une personne détenue ou emprisonnée disparaît ou décède, il faut que la cause de cette disparition ou de ce décès fasse l’objet d’une enquête indépendante. Le principe 34 de l’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement prévoit que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Si une personne détenue ou emprisonnée vient à décéder ou à disparaître pendant la période de sa détention ou de son emprisonnement, une autorité judiciaire ou autre ordonnera une enquête sur les causes du décès ou de la disparition, soit de sa propre initiative, soit à la requête d’un membre de la famille de cette personne ou de toute personne qui a connaissance de l’affaire...»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l’exemple des conditions de détention dans une prison genevoise pour majeurs : Champ-Dollon qui ouvre ses portes en 1977. Déjà au centre de l’actualité à cause de sa surpopulation, cette prison préventive de Genève a fait la une, en avril 2006, pour de toutes autres raisons. En effet, 200 détenus ont signé une lettre dénonçant l’emploi disproportionné de la force policière et des détentions préventives excédant les peines prononcées. &lt;br /&gt;
Suite aux protestations de 2006, les rapports ont mis en évidence en évidence des violations des droits humains au sein de la prison (allégations de pratiques d’immersion de la tête sous l’eau) par la suite confirmées. Malgré cela, en 2007, toujours pas de réaction des autorités.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la Ligue suisse des droits de l&#039;homme (LSDH), qui a présenté son rapport le 16 avril 2007, les droits fondamentaux des détenus ne sont pas respectés dans la prison genevoise de Champ-Dollon. De même, le rapport de la commission d&#039;experts du Grand Conseil genevois, présenté le 18 avril 2007, a été très sévère envers les pratiques de la police et de la justice.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les experts de la commission ont auditionné 125 détenus et ils ont eu accès aux données de la police judiciaire et de la justice.&lt;br /&gt;
30% des détenus auditionnés (soit 38 sur les 125) se sont plaints de mauvais traitements physiques et de propos racistes, voire de rançons; dans 14 des cas, des lésions ont été constatées par les médecins. Les brutalités ont consisté en coups de pieds à terre, tête frappée contre le mur, gifles, coups lors de l&#039;interrogatoire, et un mineur a raconté avoir subit le sous-marin (tête dans l&#039;eau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dû à la surpopulation, certaines conditions de détention deviennent inacceptables. Le rapport de la LSDH a confirmé certains problèmes, comme un accès restreint aux soins, aux parloirs, à la formation ou aux places de travail. Les experts ont confirmé la promiscuité, la mixité, le mélange de détenus (p.ex avec des détenus perturbés) et certaines restrictions.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d&#039;une conférence de presse le 3 mai 2007, les autorités ont exprimé leur inquiétude tout en relativisant les allégations. Le ministre genevois en charge de la police, Laurent Moutinot, a pointé le fait que les allégations de détenus n&#039;avaient pas fait l&#039;objet de vérification et que les policiers accusés n&#039;avaient pas été entendus. Toutefois, les autorités ont présenté un plan de réformes de la police censé mettre un frein à ces dysfonctionnements. Le plan d&#039;action comprenait l&#039;amélioration de la formation des policier, la réunion en un seul corps de la gendarmerie et de la police de sécurité internationale, une nouvelle répartition des compétences, des caméras de surveillance (y compris dans les postes de police et les salles d&#039;interrogatoires), la réforme des procédures disciplinaires et la création d&#039;une police des polices intercantonale.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comission des visiteurs officiels des prisons...........&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Institutions et associations défendant le droit des prisonniers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== ADPS (Association de défense des prisonniers de Suisse) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un syndicat de prisonniers, appelé l’Association de Défense des Prisonniers de Suisse, s’est crée en 1986 et prit, ainsi, le relais du Groupe Action Prison. C&#039;est le 1er août que Jacques Fasel, le fondateur, déposa la demande de création de l’ADPS à la conseillère fédérale Elisabeth Kopp. L’Office fédéral de la justice ne s’y opposa pas concrètement, mais transmit le message suivant : « Rien n’empêche en principe des détenus de fonder une association. Toutefois la direction de l’établissement peut soumettre l’activité de ladite association à des conditions, voire la restreindre. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette association était essentiellement composée de détenus et ne comprenait que quelques rares membres non incarcérés, ceux-ci servant de relais avec l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ADPS a évolué du simple syndicat de prisonniers à un groupe actif hors de l’enceinte des prisons. C’était les membres extérieurs à la prison qui recevaient les demandes d’aide des détenus et qui essaient de les traiter, sans toutefois y arriver au vu des nombreuses sollicitations. L’ADPS est alors perçue par les détenus comme inefficace et se voit discréditée. Il s’en suivit le départ de Jacques Fasel qui préféra œuvrer en solitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces informations sont tirées d&#039;un livre d&#039;Yvonne Bercher. (1995)&amp;lt;ref&amp;gt;Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne. pp 45-48&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Groupement [http://www.infoprisons.ch/ Infosprisons] ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Infoprisons est un groupe de travail qui s&#039;est créé après la fin tragique de [http://www.laregion.ch/cetait-effrayant-et-tres-penible/ Skander Vogt] qui est survenue en mars 2010, suite à l’incendie de sa cellule dans le canton de Vaud. En effet, cet événement a déclenché plusieurs interrogations et ces derniers se sont mis à réfléchir à ce que ce drame révélait du monde des prisons et à ce qui pouvait être fait afin d’éviter que ce type d&#039;événement ne se reproduise. Ils ont donc décidé d’élaborer et de diffuser un bulletin électronique trimestriel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe d&#039;information sur les prisons a donc pour but de permettre la prise de parole des détenus et la mobilisation des professionnels impliqués dans le système carcéral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se compose, d&#039;une part, de plusieurs personnes chargées de la responsabilité principale de la rédaction, à savoir: Marie Bonnard (ancienne journaliste à Tout-Va-Bien Hebdo), Patricia Lin (assistante sociale en milieu carcéral durant de nombreuses années), Anne-Catherine Menétrey-Savary (ex-conseillère nationale) et Muriel Testuz (active dans le Groupe Action Prison aujourd’hui disparu). Puis, d&#039;autre part, d&#039;une personne chargée de la relecture des bulletins, à savoir: Joëlle Pascale Ulrich. Tous ces acteurs travaillent bénévolement pour la rédactions des divers textes ainsi que la recherche d&#039;informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de recevoir les bulletins électroniques, il suffit de s&#039;inscrire sur le [http://infoprisons.ch/ site-web] du Groupe Info prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [http://www.aafip.ch/fr/ AAFIP] (Association des Amis de la Fraternité Internationale des Prisons) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;quot;Partout dans le monde les prisons sont un enfer. Aidez-nous à en faire des lieux de résurrection&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Site de l&#039;AAFIP sous http://www.aafip.ch/fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;AAFIP est une association suisse qui a été créée en 2005. Elle agit auprès des détenus, anciens détenus, victimes, enfants et familles touchées par le crime dans de nombreux pays parmi les plus défavorisés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un de leurs axes prioritaires est la justice réparatrice qui est devenue une vision minoritaire autour du XIème siècle, au profit d&#039;une justice rétributive ou répressive, mais qui revient en force actuellement. Car c&#039;est ce type de justice qui est porteur d&#039;espoir pour une réelle réinsertion des détenus au sein de la société. En effet, le crime ne se réduit pas à la transgression de la loi mais il affecte aussi les relations entre les individus. Ainsi, ce n&#039;est pas le fait de simplement appliquer des peines aux coupables qui compensera la souffrance des victimes, et cela peut même conduire à un désir de vengeance chez le coupable. &lt;br /&gt;
Concrètement, la justice réparatrice aide donc le coupable à réparer ou tenter de réparer le mal qu&#039;il a fait dans la mesure du possible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a 124 associations à travers le monde et toutes ont les mêmes objectifs : elles s&#039;impliquent dans la visite des détenus, la formation professionnelle en prison, l’accompagnement des victimes, des familles et enfants de prisonniers, la mise en place de programmes de réinsertion professionnelle et la promotion du concept de justice réparatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;étayer les apports de notre article, nous avons décidé d&#039;interviewer deux personnes. Nous avons décidé d&#039;adopter une posture semi-directive dans nos entretiens de recherche. L&#039;objectif de ces entretiens est de &amp;quot;favoriser la production d’un discours de l’interviewé sur un thème défini dans le cadre d’une recherche&amp;quot;(Blanchet et Al., 1985, p. 7), dans ce cas-ci il s&#039;agira d&#039;approfondir le thème du droit à l&#039;intégrité physique et morale des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Questions d&#039;entretien ===&lt;br /&gt;
Nous désirons laisser de l&#039;espace et de la liberté aux personnes interviewées. Par conséquent, nous ne proposerons pas de questions fermées mais des questions ouvertes et générales. Nous accorderons un long temps de réponse afin de laisser à la personne la possibilité de se souvenir et de raconter l&#039;histoire et son histoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Présentations des personnes interviewées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Retour sur les entretiens ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autres &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.hrea.org/index.php?base_id=104&amp;amp;language_id=3&amp;amp;erc_doc_id=2500&amp;amp;category_id=37&amp;amp;category_type=3&amp;amp;group=&lt;br /&gt;
* http://www.hrea.org/index.php?base_id=104&amp;amp;language_id=3&amp;amp;erc_doc_id=1355&amp;amp;category_id=37&amp;amp;category_type=3&amp;amp;group=&lt;br /&gt;
* http://www.hrea.org/index.php?base_id=104&amp;amp;language_id=3&amp;amp;erc_doc_id=594&amp;amp;category_id=37&amp;amp;category_type=3&amp;amp;group=&lt;br /&gt;
* http://www.ge.ch/legislation/rsg/f/rsg_f1_50p04.html&lt;br /&gt;
* http://www.ejpd.admin.ch/content/dam/data/sicherheit/straf_und_massnahmen/documentation/smv-ch-f.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.ohchr.org/Documents/Publications/training11Add1fr.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.ohchr.org/Documents/Publications/training11fr.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&lt;br /&gt;
* http://www.rts.ch/info/suisse/1134036-droits-bafoues-dans-la-prison-de-champ-dollon.html&lt;br /&gt;
* http://www.humanrights.ch/upload/pdf/070504_Temps_police.pdf&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Discussion:Droits_des_prisonniers&amp;diff=10764</id>
		<title>Discussion:Droits des prisonniers</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Discussion:Droits_des_prisonniers&amp;diff=10764"/>
		<updated>2013-11-19T22:14:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* Re: Re: Re: Re: Re: ADPS ?? -- Diana (discussion) 19 novembre 2013 à 23:13 (CET) */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 5 novembre 2013 à 10:34 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
O.K pour la webographie, mais elle doit être en lien avec votre texte qui en quelque sorte l&#039;annonce.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il me semble qu&#039;il y a bien des info intéressante sur le site des archives Michel Foucault concernant les Groupe information prison&lt;br /&gt;
http://michel-foucault-archives.org/?-Inventaires-&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne saisis pas à quoi correspond ce plan démesuré. Il s&#039;agit d&#039;écrire un article de type scientifiques entre 8 et 12 pages avec des liens. Il ne faut pas reproduire un travail (type dossier) sur le dewiki. il faut d&#039;abord écrire votre texte sur les droits de la personne: quand, où, sous quelles formes et en retirer les valeurs essentielles. L&#039;idée est de présenter cette histoire en la racontant. Il ne faut pas &amp;quot;bourrer&amp;quot; votre texte d&#039;informations tous azimuts!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 11 novembre 2013 à 13:43 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Merci pour le site. Oui je pense que pour l&#039;instant la webographie est aussi là afin que nous puissions y puiser des idées pour l&#039;article, en tout cas les liens que j&#039;ai mis étaient plus dans cette perspective-là. De toute façon tant que notre article n&#039;est pas fait, c&#039;est encore modifiable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous avez parlé d&#039;un professeur en droit que vous connaissiez, pensez-vous qu&#039;il serait d&#039;accord que nous l&#039;interviewions pour notre article? Si oui, pourriez-vous nous transmettre un moyen de contact? Merci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réponse Ruchat  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;avais parlé de Christian Nils Robert. Peut-être vaudrait-il mieux que je contacte d&#039;abord. Dites-moi ce que vous en pensez. Il y aurait peut-être aussi l&#039;avocat Jean-Pierre Garbade qui a été très actif sur ces question. Mais surtout avant de contacter qui que se soit, vous devez avancer dans votre travail: pour l&#039;heure, il n&#039;y a rien du point de vue du contenu. Votre intention est louable, mais trop ambitieux. Mieux vaut creuser un ou deux sujets!&lt;br /&gt;
Il semble qu&#039;un étudiant ait fait un travail un travail de mémoire sur le GAP dans les années 2010 pour l&#039;UNI science Po: Thomas Von Alleman.&lt;br /&gt;
Au GAP a succédé l&#039;ADPS (association de défense des détenus): il y aurait de quoi creuser!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: Réponse Ruchat -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 15 novembre 2013 à 14:19 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Merci beaucoup, oui effectivement le plan a été changé, nous nous concentrerons donc très certainement sur le droit à l&#039;intégrité physique et morale. Je pense effectivement que c&#039;est mieux si vous le contactez d&#039;abord. Merci beaucoup.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Entretiens et documentation -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 15 novembre 2013 à 14:27 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hello les gens, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
alors j&#039;ai complété un peu l&#039;intro qui avait été commencée et concernant le droit j&#039;ai fait quelques recherches et un peu introduit avec des éléments théoriques, des articles des droits de l&#039;homme et des faits sur champ-dollon etc..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai aussi contacté Fernando Carvajal parce que j&#039;avais quelques soucis à trouver de la documentation plus précisément sur la suisse.. Il a parlé de deux spécialistes des prisons qui pourraient nous orienter.. donc Daniel Fink et Christina-Nils Robert comme la Mme Ruchat nous en avait parlé.. il m&#039;a conseillé de consulter leurs écrits. Il a aussi parlé de deux autres revues spécialisées qui pourraient nous être utiles : Champ Pénal et Déviances et Société. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors bonne lecture les gens!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Sébastien|Sébastien]] ([[Discussion utilisateur:Sébastien|discussion]]) 18 novembre 2013 à 11:13 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si jamais, j&#039;ai modifié encore l&#039;intro et le plan. J&#039;ai rajouté un point sur les questions d&#039;entretien et sur la présentation des personnes interviewées. J ai aussi rajouté un point sur les associations défendant les droits des prisonniers. Faut juste un peu les présenter. On se voit mercredi&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Stephanie|Stephanie]] ([[Discussion utilisateur:Stephanie|discussion]]) 18 novembre 2013 à 11:52 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Hello!! Super Seb, merci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ma part j&#039;ai essayé de compléter un peu la partie sur le groupe Infoprisons... Je dois retourner en cours donc je reprendrai 4a plus tard... Jetez-y juste un petit coup d’œil histoire de pouvoir me faire un feedback et que je change deux trois trucs le cas échéant... =) Merci !!!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 18 novembre 2013 à 13:25 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:: Coucou, merci beaucoup. &lt;br /&gt;
J&#039;ai juste rajouté une phrase autrement pour le reste je ne pense pas qu&#039;il y ait quoi que ce soit à changer juste à continuer un peu. Je suis en cours aussi actuellement donc je ne peux pas plus chercher mais ce qui y est déjà est top. Merci&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 18 novembre 2013 à 13:14 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est très bien d&#039;écrire comme vous le faites. Mais il faudrait aussi à mesure que vous avancez présenter les sources sur lesquelles vous travaillez et aussi la problématique que vous voulez suivre: c&#039;est cela qui permettra aussi de construire les questions des droits de la personnes.&lt;br /&gt;
Je n&#039;ai pas compris finalement qui vous voulez interrogez. Je n&#039;ai pas clairement saisit s&#039;il fallait que je contacte Monsieur C.Nils Robert?  Avze-vous quelqu&#039;un d&#039;autre au cas où il refuserait. M. Garbade ne semble plus être à Genève!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 18 novembre 2013 à 13:28 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Nous devons encore un peu parler entre nous concernant la problématique à suivre. &lt;br /&gt;
Mais concernant l&#039;entretien, oui nous aimerions que vous preniez un premier contact avec M. C.Nils Robert. Et nous avons aussi une deuxième personne à interroger oui. Merci&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 18 novembre 2013 à 13:47 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:: Le groupe,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la deuxième personne je vais voir avec Alix si elle peut convenir avec elle d&#039;un moment pour mener notre interview. Cette personne a déjà donné son accord, donc il ne nous manque plus que les questions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== ADPS ?? -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 19 novembre 2013 à 01:05 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hey les amis, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
j&#039;ai complété un peu pour l&#039;AAFIP, par contre j&#039;ai essayé de chercher des infos sur l&#039;ADPS et je trouve rien sur internet.. je ne sais pas si c&#039;est la fatigue ou quoi.. mais on est surs que ça s&#039;appelle bien comme ça?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 19 novembre 2013 à 17:02 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Coucou Diana,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai trouvé un livre qui en parle un peu... j&#039;ai fait un petit résumé de ce que j&#039;ai trouvé, mais il n&#039;y a vraiment pas beaucoup d&#039;informations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;émets l&#039;hypothèse que cette association n’œuvre plus... mais je ne suis pas sûre de moi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 19 novembre 2013 à 18:01 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Super merci!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tu as des nouvelles d&#039;Alix concernant la personne qu&#039;elle a contacté?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A demain!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=====Re: Re: Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 19 novembre 2013 à 18:07 (CET)=====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De rien, j&#039;espère que ça va... j&#039;ai vraiment trouvé que ces 4 pages au milieu d&#039;un livre et encore elles ne parlent pas que de ce sujet&lt;br /&gt;
Elle a plus qu&#039;à prendre rendez-vous avec elle quand on aura nos questions !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
======Re: Re: Re: Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Stephanie|Stephanie]] ([[Discussion utilisateur:Stephanie|discussion]]) 19 novembre 2013 à 21:56 (CET)======&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:::: Super les filles, dans ce cas, on se met d&#039;accord demain pour une problématique et on pourra réfléchir à notre questionnaire en gardant en tête que le principal est de faire parler les acteurs sur leur travail... Les QUESTIONS OUVERTES s&#039;imposent ahahahah!!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai une mini question aussi, laquelle ou lequel d&#039;entre vous à écris que les années 70-80 sont importante pour les droits des prisonniers? Où avez vous eu cette info? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A demain! Bonne nuit&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=======Re: Re: Re: Re: Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 19 novembre 2013 à 23:13 (CET)=======&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Haha oui biensûr les questions ouvertes s&#039;imposent :) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors écoute sans dire de bêtises je crois que c&#039;est Sébastien qui l&#039;a écrit et les questions en gras dans l&#039;introduction c&#039;est la prof qui les a écrites et j&#039;ai juste mis en gras pour qu&#039;elles soient plus visibles.. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc pour les années 70-80 je suppose qu&#039;il faudra attendre demain pour voir avec Sébastien où il a trouvé cette info ;)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Discussion:Droits_des_prisonniers&amp;diff=10763</id>
		<title>Discussion:Droits des prisonniers</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Discussion:Droits_des_prisonniers&amp;diff=10763"/>
		<updated>2013-11-19T22:13:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* Re: Re: Re: Re: ADPS ?? -- Stephanie (discussion) 19 novembre 2013 à 21:56 (CET) */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 5 novembre 2013 à 10:34 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
O.K pour la webographie, mais elle doit être en lien avec votre texte qui en quelque sorte l&#039;annonce.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il me semble qu&#039;il y a bien des info intéressante sur le site des archives Michel Foucault concernant les Groupe information prison&lt;br /&gt;
http://michel-foucault-archives.org/?-Inventaires-&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne saisis pas à quoi correspond ce plan démesuré. Il s&#039;agit d&#039;écrire un article de type scientifiques entre 8 et 12 pages avec des liens. Il ne faut pas reproduire un travail (type dossier) sur le dewiki. il faut d&#039;abord écrire votre texte sur les droits de la personne: quand, où, sous quelles formes et en retirer les valeurs essentielles. L&#039;idée est de présenter cette histoire en la racontant. Il ne faut pas &amp;quot;bourrer&amp;quot; votre texte d&#039;informations tous azimuts!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 11 novembre 2013 à 13:43 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Merci pour le site. Oui je pense que pour l&#039;instant la webographie est aussi là afin que nous puissions y puiser des idées pour l&#039;article, en tout cas les liens que j&#039;ai mis étaient plus dans cette perspective-là. De toute façon tant que notre article n&#039;est pas fait, c&#039;est encore modifiable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous avez parlé d&#039;un professeur en droit que vous connaissiez, pensez-vous qu&#039;il serait d&#039;accord que nous l&#039;interviewions pour notre article? Si oui, pourriez-vous nous transmettre un moyen de contact? Merci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réponse Ruchat  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;avais parlé de Christian Nils Robert. Peut-être vaudrait-il mieux que je contacte d&#039;abord. Dites-moi ce que vous en pensez. Il y aurait peut-être aussi l&#039;avocat Jean-Pierre Garbade qui a été très actif sur ces question. Mais surtout avant de contacter qui que se soit, vous devez avancer dans votre travail: pour l&#039;heure, il n&#039;y a rien du point de vue du contenu. Votre intention est louable, mais trop ambitieux. Mieux vaut creuser un ou deux sujets!&lt;br /&gt;
Il semble qu&#039;un étudiant ait fait un travail un travail de mémoire sur le GAP dans les années 2010 pour l&#039;UNI science Po: Thomas Von Alleman.&lt;br /&gt;
Au GAP a succédé l&#039;ADPS (association de défense des détenus): il y aurait de quoi creuser!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: Réponse Ruchat -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 15 novembre 2013 à 14:19 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Merci beaucoup, oui effectivement le plan a été changé, nous nous concentrerons donc très certainement sur le droit à l&#039;intégrité physique et morale. Je pense effectivement que c&#039;est mieux si vous le contactez d&#039;abord. Merci beaucoup.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Entretiens et documentation -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 15 novembre 2013 à 14:27 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hello les gens, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
alors j&#039;ai complété un peu l&#039;intro qui avait été commencée et concernant le droit j&#039;ai fait quelques recherches et un peu introduit avec des éléments théoriques, des articles des droits de l&#039;homme et des faits sur champ-dollon etc..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai aussi contacté Fernando Carvajal parce que j&#039;avais quelques soucis à trouver de la documentation plus précisément sur la suisse.. Il a parlé de deux spécialistes des prisons qui pourraient nous orienter.. donc Daniel Fink et Christina-Nils Robert comme la Mme Ruchat nous en avait parlé.. il m&#039;a conseillé de consulter leurs écrits. Il a aussi parlé de deux autres revues spécialisées qui pourraient nous être utiles : Champ Pénal et Déviances et Société. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors bonne lecture les gens!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Sébastien|Sébastien]] ([[Discussion utilisateur:Sébastien|discussion]]) 18 novembre 2013 à 11:13 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si jamais, j&#039;ai modifié encore l&#039;intro et le plan. J&#039;ai rajouté un point sur les questions d&#039;entretien et sur la présentation des personnes interviewées. J ai aussi rajouté un point sur les associations défendant les droits des prisonniers. Faut juste un peu les présenter. On se voit mercredi&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Stephanie|Stephanie]] ([[Discussion utilisateur:Stephanie|discussion]]) 18 novembre 2013 à 11:52 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Hello!! Super Seb, merci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ma part j&#039;ai essayé de compléter un peu la partie sur le groupe Infoprisons... Je dois retourner en cours donc je reprendrai 4a plus tard... Jetez-y juste un petit coup d’œil histoire de pouvoir me faire un feedback et que je change deux trois trucs le cas échéant... =) Merci !!!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 18 novembre 2013 à 13:25 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:: Coucou, merci beaucoup. &lt;br /&gt;
J&#039;ai juste rajouté une phrase autrement pour le reste je ne pense pas qu&#039;il y ait quoi que ce soit à changer juste à continuer un peu. Je suis en cours aussi actuellement donc je ne peux pas plus chercher mais ce qui y est déjà est top. Merci&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 18 novembre 2013 à 13:14 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est très bien d&#039;écrire comme vous le faites. Mais il faudrait aussi à mesure que vous avancez présenter les sources sur lesquelles vous travaillez et aussi la problématique que vous voulez suivre: c&#039;est cela qui permettra aussi de construire les questions des droits de la personnes.&lt;br /&gt;
Je n&#039;ai pas compris finalement qui vous voulez interrogez. Je n&#039;ai pas clairement saisit s&#039;il fallait que je contacte Monsieur C.Nils Robert?  Avze-vous quelqu&#039;un d&#039;autre au cas où il refuserait. M. Garbade ne semble plus être à Genève!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 18 novembre 2013 à 13:28 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Nous devons encore un peu parler entre nous concernant la problématique à suivre. &lt;br /&gt;
Mais concernant l&#039;entretien, oui nous aimerions que vous preniez un premier contact avec M. C.Nils Robert. Et nous avons aussi une deuxième personne à interroger oui. Merci&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 18 novembre 2013 à 13:47 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:: Le groupe,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la deuxième personne je vais voir avec Alix si elle peut convenir avec elle d&#039;un moment pour mener notre interview. Cette personne a déjà donné son accord, donc il ne nous manque plus que les questions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== ADPS ?? -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 19 novembre 2013 à 01:05 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hey les amis, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
j&#039;ai complété un peu pour l&#039;AAFIP, par contre j&#039;ai essayé de chercher des infos sur l&#039;ADPS et je trouve rien sur internet.. je ne sais pas si c&#039;est la fatigue ou quoi.. mais on est surs que ça s&#039;appelle bien comme ça?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 19 novembre 2013 à 17:02 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Coucou Diana,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai trouvé un livre qui en parle un peu... j&#039;ai fait un petit résumé de ce que j&#039;ai trouvé, mais il n&#039;y a vraiment pas beaucoup d&#039;informations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;émets l&#039;hypothèse que cette association n’œuvre plus... mais je ne suis pas sûre de moi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 19 novembre 2013 à 18:01 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Super merci!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tu as des nouvelles d&#039;Alix concernant la personne qu&#039;elle a contacté?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A demain!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=====Re: Re: Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 19 novembre 2013 à 18:07 (CET)=====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De rien, j&#039;espère que ça va... j&#039;ai vraiment trouvé que ces 4 pages au milieu d&#039;un livre et encore elles ne parlent pas que de ce sujet&lt;br /&gt;
Elle a plus qu&#039;à prendre rendez-vous avec elle quand on aura nos questions !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
======Re: Re: Re: Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Stephanie|Stephanie]] ([[Discussion utilisateur:Stephanie|discussion]]) 19 novembre 2013 à 21:56 (CET)======&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:::: Super les filles, dans ce cas, on se met d&#039;accord demain pour une problématique et on pourra réfléchir à notre questionnaire en gardant en tête que le principal est de faire parler les acteurs sur leur travail... Les QUESTIONS OUVERTES s&#039;imposent ahahahah!!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai une mini question aussi, laquelle ou lequel d&#039;entre vous à écris que les années 70-80 sont importante pour les droits des prisonniers? Où avez vous eu cette info? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A demain! Bonne nuit&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=======Re: Re: Re: Re: Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 19 novembre 2013 à 23:13 (CET)=======&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Haha oui biensûr les questions ouvertes s&#039;imposent :) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors écoute sans dire de bêtises je crois que c&#039;est Sébastien qui l&#039;a écrit et les questions en gras dans l&#039;historique c&#039;est la prof qui les a écrites et j&#039;ai juste mis en gras pour qu&#039;elles soient plus visibles.. Don je suppose qu&#039;il faudra attendre demain pour voir avec Sébastien où il a trouvé cette info ;)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=10744</id>
		<title>Droits des prisonniers</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Droits_des_prisonniers&amp;diff=10744"/>
		<updated>2013-11-19T18:15:53Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* AAFIP (Association des Amis de la Fraternité Internationale des Prisons) */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
Alix, Diana, Elodie, Sébastien et Stéphanie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
=== Historique ===&lt;br /&gt;
Durant l&#039;Antiquité et le Moyen-Âge, les sanctions pénales consistaient principalement en un châtiment corporel. La liberté n&#039;était pas encore considérée comme un bien appartenant à l&#039;individu et, par conséquent, les prisons ne servaient qu&#039;à mettre en sureté et n&#039;étaient pas utilisées comme mode de punition. Elles permettaient, par exemple, de s&#039;assurer qu&#039;un condamné serait présent le jour de son procès. Jusqu&#039;au 17ème siècle, cette mentalité n&#039;évoluera pas. Au siècle des lumières, apparaît alors la conception que la liberté. Celle-ci se révèle être le bien le plus précieux dont peut disposer un individu. Rapidement, l&#039;idée d&#039;utiliser alors la prison comme mesure punitive - car privative de liberté - est proposée : les peines ne s&#039;appliquent plus au corps, mais à l&#039;esprit.&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réforme pénale initiée par le texte de [http://leboucher.com/vous/beccaria/ Cesare Beccaria], Des délits et des peines, paru en 1764, dénonce le recours à la torture comme moyen d&#039;instruction, la cruauté totalement disproportionnée des châtiments, tels que la peine capitale, l&#039;inégalité de traitement des condamnés en fonction de leur classe sociale ou encore l&#039;arbitraire des juges dans la décision des peine. Il préconise alors la mise en œuvre d&#039;un système de peines fixes garantissant l&#039;égalité entre les condamnés et empêchant ainsi toute appréciation des juges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Howard_%28philanthrope%29 John Howard], philanthrope britannique, est l&#039;un des premier à s&#039;intéresser au statut juridique des prisonniers. Son livre sur &amp;quot;L&#039;État des prisons européennes&amp;quot; (1777) souligne la nécessité d&#039;un traitement carcéral respectant les droits élémentaires de l&#039;humanité. A la fin du 18ème siècle, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Bentham Jeremy Bentham] va plus loin et défend la position que les détenus doivent avoir exactement les mêmes droits que les personnes en liberté mis à part celui d&#039;aller et venir&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut attendre le 19e siècle pour qu&#039;on donne un autre but aux peines. «Le détenu devrait être complétement transformé, tant dans son corps et ses habitudes que dans son esprit et sa volonté. La volonté d&#039;améliorer le détenu durant sa détention ou l&#039;idée d&#039;une réinsertion possible dans la société transparaissent en filigrane»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 14&amp;lt;/ref&amp;gt;. On passe à une pénalité de la détention. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Foucault Michel Foucault] analyse ce nouvel &amp;quot;art de punir&amp;quot; à travers ce qu&#039;il appelle une micro-physique du pouvoir permettant une constante soumission de l&#039;individu au regard des gardiens. La justice moderne va alors chercher à transmettre l&#039;idée que l&#039;essentiel n&#039;est pas de punir, mais de redresser. Ce que l&#039;on vise désormais, c&#039;est la liberté de l&#039;individu. Par exemple, avec l&#039;introduction de la notion de &amp;quot;circonstances atténuantes&amp;quot; on fait entrer dans le verdict une appréciation portée sur le criminel et sur ce que l&#039;on peut attendre de lui dans l&#039;avenir. «Trouver pour un crime le châtiment qui convient, c&#039;est trouver le désavantage dont l&#039;idée soit telle qu&#039;elle rende définitivement sans attrait l&#039;idée d&#039;un méfait»&amp;lt;ref&amp;gt;Foucault, M. (1975). Surveiller et punir. Paris : Gallimard.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 19ème siècle apporte son lot de réformes. Des mécanismes de réduction de peines apparaissent et surtout, la libération conditionnelle et le régime du sursis sont instaurés, respectivement en 1885 et 1891 en France.&amp;lt;ref&amp;gt;Favard, J. (1994). Les prisons. Flammarion : France.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
                                         &#039;&#039;&#039;Et entre 1890 et 1970????&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les années 70-80 ===&lt;br /&gt;
Les années 1970 sont déterminantes dans le débat sur les droits des prisonniers. &lt;br /&gt;
                         &#039;&#039;&#039;En quoi??? Pourquoi???&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Droit à l’intégrité physique et morale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Par le prononcé d&#039;une peine privative de liberté à son égard, l&#039;individu purgeant cette peine est privé de l&#039;un de ses principaux attributs, il perd sa liberté. Le problème majeur réside dans le fait de savoir s&#039;il s&#039;agit d&#039;une perte de liberté ou des libertés et dans quelle mesure cette privation est compatible avec les droits et libertés de l&#039;individu.»&amp;lt;ref&amp;gt;Emine Eylem Aksoy Rétornaz. (2011). La sauvegarde des droits de l&#039;Homme dans l&#039;exécution de la peine privative de liberté, notamment en Suisse et en Turquie. Schulthess Médias, Juridiques SA : Genève. Page 17.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les individus qui sont détenus conservent tous leurs droits sauf ceux dont la perte est une conséquence directe de la privation des libertés. L’interdiction universelle des actes de torture et des mauvais traitements trouve sa source dans la dignité inhérente&lt;br /&gt;
à la personne humaine. Les prisonniers et détenus doivent être traités en toute circonstance de façon humaine et digne et ce du jour de leur admission jusqu&#039;au jour de leur libération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi tout acte de torture ou de traitement inhumain ou dégradant est interdit et impardonnable. L&#039;interdiction de la torture a force de loi. &lt;br /&gt;
Cette interdiction trouve sa source dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme dont l&#039;article 5 stipule que :&lt;br /&gt;
«Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ainsi le paragraphe 1 de l’article premier de la Convention contre la torture et autre peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant définit la torture comme : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles».&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 38.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, lorsqu&#039;une personne détenue ou emprisonnée disparaît ou décède, il faut que la cause de cette disparition ou de ce décès fasse l’objet d’une enquête indépendante. Le principe 34 de l’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement prévoit que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Si une personne détenue ou emprisonnée vient à décéder ou à disparaître pendant la période de sa détention ou de son emprisonnement, une autorité judiciaire ou autre ordonnera une enquête sur les causes du décès ou de la disparition, soit de sa propre initiative, soit à la requête d’un membre de la famille de cette personne ou de toute personne qui a connaissance de l’affaire...»&amp;lt;ref&amp;gt;Les droits de l&#039;homme et les prisons. (2004). Manuel de formation aux droits de l&#039;homme à l&#039;intention du personnel pénitentiaire. Série sur la formation professionnelle n°11. NATIONS UNIES, New York et Genève. Page 41.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l’exemple des conditions de détention dans une prison genevoise pour majeurs : Champ-Dollon qui ouvre ses portes en 1977. Déjà au centre de l’actualité à cause de sa surpopulation, cette prison préventive de Genève a fait la une, en avril 2006, pour de toutes autres raisons. En effet, 200 détenus ont signé une lettre dénonçant l’emploi disproportionné de la force policière et des détentions préventives excédant les peines prononcées. &lt;br /&gt;
Suite aux protestations de 2006, les rapports ont mis en évidence en évidence des violations des droits humains au sein de la prison (allégations de pratiques d’immersion de la tête sous l’eau) par la suite confirmées. Malgré cela, en 2007, toujours pas de réaction des autorités.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la Ligue suisse des droits de l&#039;homme (LSDH), qui a présenté son rapport le 16 avril 2007, les droits fondamentaux des détenus ne sont pas respectés dans la prison genevoise de Champ-Dollon. De même, le rapport de la commission d&#039;experts du Grand Conseil genevois, présenté le 18 avril 2007, a été très sévère envers les pratiques de la police et de la justice.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les experts de la commission ont auditionné 125 détenus et ils ont eu accès aux données de la police judiciaire et de la justice.&lt;br /&gt;
30% des détenus auditionnés (soit 38 sur les 125) se sont plaints de mauvais traitements physiques et de propos racistes, voire de rançons; dans 14 des cas, des lésions ont été constatées par les médecins. Les brutalités ont consisté en coups de pieds à terre, tête frappée contre le mur, gifles, coups lors de l&#039;interrogatoire, et un mineur a raconté avoir subit le sous-marin (tête dans l&#039;eau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dû à la surpopulation, certaines conditions de détention deviennent inacceptables. Le rapport de la LSDH a confirmé certains problèmes, comme un accès restreint aux soins, aux parloirs, à la formation ou aux places de travail. Les experts ont confirmé la promiscuité, la mixité, le mélange de détenus (p.ex avec des détenus perturbés) et certaines restrictions.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d&#039;une conférence de presse le 3 mai 2007, les autorités ont exprimé leur inquiétude tout en relativisant les allégations. Le ministre genevois en charge de la police, Laurent Moutinot, a pointé le fait que les allégations de détenus n&#039;avaient pas fait l&#039;objet de vérification et que les policiers accusés n&#039;avaient pas été entendus. Toutefois, les autorités ont présenté un plan de réformes de la police censé mettre un frein à ces dysfonctionnements. Le plan d&#039;action comprenait l&#039;amélioration de la formation des policier, la réunion en un seul corps de la gendarmerie et de la police de sécurité internationale, une nouvelle répartition des compétences, des caméras de surveillance (y compris dans les postes de police et les salles d&#039;interrogatoires), la réforme des procédures disciplinaires et la création d&#039;une police des polices intercantonale.&amp;lt;ref&amp;gt;Plateforme d&#039;information humanrights.ch sous http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comission des visiteurs officiels des prisons...........&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Institutions et associations défendant le droit des prisonniers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== ADPS (Association de défense des prisonniers de Suisse) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un syndicat de prisonniers, appelé l’Association de Défense des Prisonniers de Suisse, s’est crée en 1986 et prit, ainsi, le relais du Groupe Action Prison. C&#039;est le 1er août que Jacques Fasel, le fondateur, déposa la demande de création de l’ADPS à la conseillère fédérale Elisabeth Kopp. L’Office fédéral de la justice ne s’y opposa pas concrètement, mais transmit le message suivant : « Rien n’empêche en principe des détenus de fonder une association. Toutefois la direction de l’établissement peut soumettre l’activité de ladite association à des conditions, voire la restreindre. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette association était essentiellement composée de détenus et ne comprenait que quelques rares membres non incarcérés, ceux-ci servant de relais avec l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ADPS a évolué du simple syndicat de prisonniers à un groupe actif hors de l’enceinte des prisons. C’était les membres extérieurs à la prison qui recevaient les demandes d’aide des détenus et qui essaient de les traiter, sans toutefois y arriver au vu des nombreuses sollicitations. L’ADPS est alors perçue par les détenus comme inefficace et se voit discréditée. Il s’en suivit le départ de Jacques Fasel qui préféra œuvrer en solitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces informations sont tirées d&#039;un livre d&#039;Yvonne Bercher. (1995)&amp;lt;ref&amp;gt;Yvonne Bercher. (1995). Au-delà des murs: témoignage et recherche sur l’univers carcéral suisse romand, éditions d&#039;en bas, Lausanne. pp 45-48&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Groupement [http://www.infoprisons.ch/ Infosprisons] ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Groupe Infoprisons est un groupe de travail qui s&#039;est créé après la fin tragique de [http://www.laregion.ch/cetait-effrayant-et-tres-penible/ Skander Vogt] qui est survenue en mars 2010, suite à l’incendie de sa cellule dans le canton de Vaud. En effet, cet événement a déclenché plusieurs interrogations et ces derniers se sont mis à réfléchir à ce que ce drame révélait du monde des prisons et à ce qui pouvait être fait afin d’éviter que ce type d&#039;événement ne se reproduise. Ils ont donc décidé d’élaborer et de diffuser un bulletin électronique trimestriel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce groupe d&#039;information sur les prisons a donc pour but de permettre la prise de parole des détenus et la mobilisation des professionnels impliqués dans le système carcéral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se compose, d&#039;une part, de plusieurs personnes chargées de la responsabilité principale de la rédaction, à savoir: Marie Bonnard (ancienne journaliste à Tout-Va-Bien Hebdo), Patricia Lin (assistante sociale en milieu carcéral durant de nombreuses années), Anne-Catherine Menétrey-Savary (ex-conseillère nationale) et Muriel Testuz (active dans le Groupe Action Prison aujourd’hui disparu). Puis, d&#039;autre part, d&#039;une personne chargée de la relecture des bulletins, à savoir: Joëlle Pascale Ulrich. Tous ces acteurs travaillent bénévolement pour la rédactions des divers textes ainsi que la recherche d&#039;informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de recevoir les bulletins électroniques, il suffit de s&#039;inscrire sur le [http://infoprisons.ch/ site-web] du Groupe Info prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [http://www.aafip.ch/fr/ AAFIP] (Association des Amis de la Fraternité Internationale des Prisons) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;quot;Partout dans le monde les prisons sont un enfer. Aidez-nous à en faire des lieux de résurrection&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Site de l&#039;AAFIP sous http://www.aafip.ch/fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;AAFIP est une association suisse qui a été créée en 2005. Elle agit auprès des détenus, anciens détenus, victimes, enfants et familles touchées par le crime dans de nombreux pays parmi les plus défavorisés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un de leurs axes prioritaires est la justice réparatrice qui est devenue une vision minoritaire autour du XIème siècle, au profit d&#039;une justice rétributive ou répressive, mais qui revient en force actuellement. Car c&#039;est ce type de justice qui est porteur d&#039;espoir pour une réelle réinsertion des détenus au sein de la société. En effet, le crime ne se réduit pas à la transgression de la loi mais il affecte aussi les relations entre les individus. Ainsi, ce n&#039;est pas le fait de simplement appliquer des peines aux coupables qui compensera la souffrance des victimes, et cela peut même conduire à un désir de vengeance chez le coupable. &lt;br /&gt;
Concrètement, la justice réparatrice aide donc le coupable à réparer ou tenter de réparer le mal qu&#039;il a fait dans la mesure du possible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a 124 associations à travers le monde et toutes ont les mêmes objectifs : elles s&#039;impliquent dans la visite des détenus, la formation professionnelle en prison, l’accompagnement des victimes, des familles et enfants de prisonniers, la mise en place de programmes de réinsertion professionnelle et la promotion du concept de justice réparatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d&#039;étayer les apports de notre article, nous avons décidé d&#039;interviewer deux personnes. Nous avons décidé d&#039;adopter une posture semi-directive dans nos entretiens de recherche. L&#039;objectif de ces entretiens est de &amp;quot;favoriser la production d’un discours de l’interviewé sur un thème défini dans le cadre d’une recherche&amp;quot;(Blanchet et Al., 1985, p. 7), dans ce cas-ci il s&#039;agira d&#039;approfondir le thème du droit à l&#039;intégrité physique et morale des détenus en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Questions d&#039;entretien ===&lt;br /&gt;
Nous désirons laisser de l&#039;espace et de la liberté aux personnes interviewées. Par conséquent, nous ne proposerons pas de questions fermées mais des questions ouvertes et générales. Nous accorderons un long temps de réponse afin de laisser à la personne la possibilité de se souvenir et de raconter l&#039;histoire et son histoire. Nous notons ci-après une liste non-exhaustive de questions car nous estimons que nous réagirons plus &amp;quot;sur le vif&amp;quot; aux dires de la personne interviewée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Présentations des personnes interviewées ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Retour sur les entretiens ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autres &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.hrea.org/index.php?base_id=104&amp;amp;language_id=3&amp;amp;erc_doc_id=2500&amp;amp;category_id=37&amp;amp;category_type=3&amp;amp;group=&lt;br /&gt;
* http://www.hrea.org/index.php?base_id=104&amp;amp;language_id=3&amp;amp;erc_doc_id=1355&amp;amp;category_id=37&amp;amp;category_type=3&amp;amp;group=&lt;br /&gt;
* http://www.hrea.org/index.php?base_id=104&amp;amp;language_id=3&amp;amp;erc_doc_id=594&amp;amp;category_id=37&amp;amp;category_type=3&amp;amp;group=&lt;br /&gt;
* http://www.ge.ch/legislation/rsg/f/rsg_f1_50p04.html&lt;br /&gt;
* http://www.ejpd.admin.ch/content/dam/data/sicherheit/straf_und_massnahmen/documentation/smv-ch-f.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.ohchr.org/Documents/Publications/training11Add1fr.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.ohchr.org/Documents/Publications/training11fr.pdf&lt;br /&gt;
* http://www.humanrights.ch/fr/Suisse/interieure/Poursuite/Detention/idart_4174-content.html&lt;br /&gt;
* http://www.rts.ch/info/suisse/1134036-droits-bafoues-dans-la-prison-de-champ-dollon.html&lt;br /&gt;
* http://www.humanrights.ch/upload/pdf/070504_Temps_police.pdf&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Discussion:Droits_des_prisonniers&amp;diff=10743</id>
		<title>Discussion:Droits des prisonniers</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/demediawiki/index.php?title=Discussion:Droits_des_prisonniers&amp;diff=10743"/>
		<updated>2013-11-19T18:15:17Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Diana : /* Re: Re: Re: ADPS ?? -- Elodie1 (discussion) 19 novembre 2013 à 18:07 (CET) */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 5 novembre 2013 à 10:34 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
O.K pour la webographie, mais elle doit être en lien avec votre texte qui en quelque sorte l&#039;annonce.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il me semble qu&#039;il y a bien des info intéressante sur le site des archives Michel Foucault concernant les Groupe information prison&lt;br /&gt;
http://michel-foucault-archives.org/?-Inventaires-&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne saisis pas à quoi correspond ce plan démesuré. Il s&#039;agit d&#039;écrire un article de type scientifiques entre 8 et 12 pages avec des liens. Il ne faut pas reproduire un travail (type dossier) sur le dewiki. il faut d&#039;abord écrire votre texte sur les droits de la personne: quand, où, sous quelles formes et en retirer les valeurs essentielles. L&#039;idée est de présenter cette histoire en la racontant. Il ne faut pas &amp;quot;bourrer&amp;quot; votre texte d&#039;informations tous azimuts!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 11 novembre 2013 à 13:43 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Merci pour le site. Oui je pense que pour l&#039;instant la webographie est aussi là afin que nous puissions y puiser des idées pour l&#039;article, en tout cas les liens que j&#039;ai mis étaient plus dans cette perspective-là. De toute façon tant que notre article n&#039;est pas fait, c&#039;est encore modifiable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous avez parlé d&#039;un professeur en droit que vous connaissiez, pensez-vous qu&#039;il serait d&#039;accord que nous l&#039;interviewions pour notre article? Si oui, pourriez-vous nous transmettre un moyen de contact? Merci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réponse Ruchat  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;avais parlé de Christian Nils Robert. Peut-être vaudrait-il mieux que je contacte d&#039;abord. Dites-moi ce que vous en pensez. Il y aurait peut-être aussi l&#039;avocat Jean-Pierre Garbade qui a été très actif sur ces question. Mais surtout avant de contacter qui que se soit, vous devez avancer dans votre travail: pour l&#039;heure, il n&#039;y a rien du point de vue du contenu. Votre intention est louable, mais trop ambitieux. Mieux vaut creuser un ou deux sujets!&lt;br /&gt;
Il semble qu&#039;un étudiant ait fait un travail un travail de mémoire sur le GAP dans les années 2010 pour l&#039;UNI science Po: Thomas Von Alleman.&lt;br /&gt;
Au GAP a succédé l&#039;ADPS (association de défense des détenus): il y aurait de quoi creuser!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: Réponse Ruchat -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 15 novembre 2013 à 14:19 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Merci beaucoup, oui effectivement le plan a été changé, nous nous concentrerons donc très certainement sur le droit à l&#039;intégrité physique et morale. Je pense effectivement que c&#039;est mieux si vous le contactez d&#039;abord. Merci beaucoup.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Entretiens et documentation -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 15 novembre 2013 à 14:27 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hello les gens, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
alors j&#039;ai complété un peu l&#039;intro qui avait été commencée et concernant le droit j&#039;ai fait quelques recherches et un peu introduit avec des éléments théoriques, des articles des droits de l&#039;homme et des faits sur champ-dollon etc..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai aussi contacté Fernando Carvajal parce que j&#039;avais quelques soucis à trouver de la documentation plus précisément sur la suisse.. Il a parlé de deux spécialistes des prisons qui pourraient nous orienter.. donc Daniel Fink et Christina-Nils Robert comme la Mme Ruchat nous en avait parlé.. il m&#039;a conseillé de consulter leurs écrits. Il a aussi parlé de deux autres revues spécialisées qui pourraient nous être utiles : Champ Pénal et Déviances et Société. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors bonne lecture les gens!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Sébastien|Sébastien]] ([[Discussion utilisateur:Sébastien|discussion]]) 18 novembre 2013 à 11:13 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si jamais, j&#039;ai modifié encore l&#039;intro et le plan. J&#039;ai rajouté un point sur les questions d&#039;entretien et sur la présentation des personnes interviewées. J ai aussi rajouté un point sur les associations défendant les droits des prisonniers. Faut juste un peu les présenter. On se voit mercredi&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Stephanie|Stephanie]] ([[Discussion utilisateur:Stephanie|discussion]]) 18 novembre 2013 à 11:52 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Hello!! Super Seb, merci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ma part j&#039;ai essayé de compléter un peu la partie sur le groupe Infoprisons... Je dois retourner en cours donc je reprendrai 4a plus tard... Jetez-y juste un petit coup d’œil histoire de pouvoir me faire un feedback et que je change deux trois trucs le cas échéant... =) Merci !!!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 18 novembre 2013 à 13:25 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:: Coucou, merci beaucoup. &lt;br /&gt;
J&#039;ai juste rajouté une phrase autrement pour le reste je ne pense pas qu&#039;il y ait quoi que ce soit à changer juste à continuer un peu. Je suis en cours aussi actuellement donc je ne peux pas plus chercher mais ce qui y est déjà est top. Merci&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  -- [[Utilisateur:Ruchat|Ruchat]] ([[Discussion utilisateur:Ruchat|discussion]]) 18 novembre 2013 à 13:14 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est très bien d&#039;écrire comme vous le faites. Mais il faudrait aussi à mesure que vous avancez présenter les sources sur lesquelles vous travaillez et aussi la problématique que vous voulez suivre: c&#039;est cela qui permettra aussi de construire les questions des droits de la personnes.&lt;br /&gt;
Je n&#039;ai pas compris finalement qui vous voulez interrogez. Je n&#039;ai pas clairement saisit s&#039;il fallait que je contacte Monsieur C.Nils Robert?  Avze-vous quelqu&#039;un d&#039;autre au cas où il refuserait. M. Garbade ne semble plus être à Genève!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 18 novembre 2013 à 13:28 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
: Nous devons encore un peu parler entre nous concernant la problématique à suivre. &lt;br /&gt;
Mais concernant l&#039;entretien, oui nous aimerions que vous preniez un premier contact avec M. C.Nils Robert. Et nous avons aussi une deuxième personne à interroger oui. Merci&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 18 novembre 2013 à 13:47 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:: Le groupe,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la deuxième personne je vais voir avec Alix si elle peut convenir avec elle d&#039;un moment pour mener notre interview. Cette personne a déjà donné son accord, donc il ne nous manque plus que les questions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== ADPS ?? -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 19 novembre 2013 à 01:05 (CET) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hey les amis, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
j&#039;ai complété un peu pour l&#039;AAFIP, par contre j&#039;ai essayé de chercher des infos sur l&#039;ADPS et je trouve rien sur internet.. je ne sais pas si c&#039;est la fatigue ou quoi.. mais on est surs que ça s&#039;appelle bien comme ça?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 19 novembre 2013 à 17:02 (CET)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Coucou Diana,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai trouvé un livre qui en parle un peu... j&#039;ai fait un petit résumé de ce que j&#039;ai trouvé, mais il n&#039;y a vraiment pas beaucoup d&#039;informations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;émets l&#039;hypothèse que cette association n’œuvre plus... mais je ne suis pas sûre de moi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Re: Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 19 novembre 2013 à 18:01 (CET)====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Super merci!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tu as des nouvelles d&#039;Alix concernant la personne qu&#039;elle a contacté?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A demain!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=====Re: Re: Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Elodie1|Elodie1]] ([[Discussion utilisateur:Elodie1|discussion]]) 19 novembre 2013 à 18:07 (CET)=====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De rien, j&#039;espère que ça va... j&#039;ai vraiment trouvé que ces 4 pages au milieu d&#039;un livre et encore elles ne parlent pas que de ce sujet&lt;br /&gt;
Elle a plus qu&#039;à prendre rendez-vous avec elle quand on aura nos questions !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
======Re: Re: Re: Re: ADPS ?? -- [[Utilisateur:Diana|Diana]] ([[Discussion utilisateur:Diana|discussion]]) 19 novembre 2013 à 19:15 (CET)======&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Génial! Oui j&#039;ai aussi cherché dans google scholar par exemple mais quasiment rien trouvé et encore, la plupart des références étaient par rapport à ton livre aussi. &lt;br /&gt;
Parfait, on verra pour les questions d&#039;entretien demain en classe alors. Et on attend de voir ce que nous répond Mme Ruchat aussi. &lt;br /&gt;
Il faudrait aussi je pense qu&#039;on complète notre historique aussi pour pouvoir cibler un peu plus nos questions par la suite.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Diana</name></author>
	</entry>
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