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	<title>biorousso - Contributions [fr]</title>
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	<updated>2026-05-25T01:59:59Z</updated>
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		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45703</id>
		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
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		<updated>2010-04-30T07:19:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : /* Le conditionnement opérant de Skinner */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage ?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On considère l&#039;apprentissage comme une sorte de processus comportemental. Mais le comportement qui en découle est normalement plus tardif, comme par exemple un oisillon qui entend un adulte chanter et mémorise le chant.&lt;br /&gt;
L&#039;apprentissage est considéré comme un comportement qui se retrouve chez les animaux sous plusieurs formes (habituation, apprentissage par essais et erreurs, par imitation, par imprégnation ou encore par conditionnement) et peut être modifié par une expérience que le sujet aura subit à un moment donné. Trois grand théoriciens (Pavlov, Skinner et Lorenz) proposeront chacun une théorie sur différents comportements observables chez les animaux (le réflexe de Pavlov, le conditionnement opérant de Skinner et l&#039;empreinte de Lorenz). Voila donc l&#039;articulation de ce sujet qu&#039;est l&#039;apprentissage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment modifie-t-il le comportement ?==&lt;br /&gt;
Les processus d&#039;apprentissage opèrent un changement dans les fonctions innées et, dans cette mesure, l&#039;apprentissage peut être considéré comme un phénomène de développement ontogénique du comportement, superposé aux manifestations innées et à leurs mécanismes. L&#039;exercice joue un rôle important dans le perfectionnement de l&#039;apprentissage et donc joue le rôle de renforceur. L&#039;apprentissage peut être défini comme étant la modification adaptative du comportement par les expériences passées. En ce sens, l&#039;apprentissage est caractérisé par sa flexibilité : ce qui est appris ne l&#039;est pas de la même façon pour chaque individu et le comportement peut à nouveau varier en fonction des changements de l&#039;environnement. Les principes sur lesquels le choix est basé ne sont pas identiques chez les diverses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Est-ce que l&#039;apprentissage peut être modifié par l&#039;expérience ?==&lt;br /&gt;
Oui, l&#039;apprentissage peut être modifié par expérience étant donné que l&#039;animal n&#039;a pas besoin d&#039;être en présence d&#039;un comportement stéréotypé (inné) pour l&#039;accomplir (il tire bénéfice de l&#039;expérience). Prenons l&#039;exemple des singes verts : en présence d&#039;un objet menaçant tel qu&#039;un aigle les jeunes poussent un cri d&#039;alarme afin de prévenir les adultes. Cependant, ils ont tendance à pousser un cri d&#039;alarme pour tout objet leur semblant menaçant tel que le guêpier totalement inoffensif. Par contre des scientifiques ont observé que ces jeunes en vieillissant s&#039;améliorent au point de pousser un cri d&#039;alarme qu&#039;en présence d&#039;un aigle. Normalement, si un aigle survole en effet le territoire où se trouvent les singes Verts et qu&#039;un jeune aperçoit celui-ci et pousse un cri d&#039;alarme il est automatiquement suivi d&#039;un autre singe qui pousse à son tour un cri. Dans le cas contraire, le reste du groupe ne réagira pas à l&#039;alerte. La confirmation sociale du cri que lance le jeune singe lui apprend à quel moment il doit donner ce signal et c&#039;est l&#039;apprentissage qui lui permettra de perfectionner son cri de telle manière qu&#039;il ne poussera un cri d&#039;alerte qu&#039;en présence d&#039;un aigle (prédateur des singes verts).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l&#039;apprentissage n&#039;est pas chez tous les animaux. Les animaux les plus simples ne possédant pas de système nerveux ne sont pas capable d&#039;apprendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Quelles relations existe-t-il entre l&#039;apprentissage et la maturation ?=&lt;br /&gt;
Le comportement inné influe souvent sur l&#039;apprentissage, mais l&#039;efficacité du comportement ne dépend pas toujours de l&#039;apprentissage. Il s&#039;agit de &#039;&#039;&#039;maturation&#039;&#039;&#039;. Ce processus est en relation avec un comportement dont l&#039;amélioration repose sur le système neuromusculaire. Par exemple, on dit souvent que les oiseaux &amp;quot;apprennent&amp;quot; à voler, alors que des scientifiques ont démontré que ce soi-disant apprentissage n&#039;en ai pas un, en faisant porter aux oisillons des appareils de contentions qui empêchaient ceux-ci de déployer leurs ailes et donc &amp;quot;d&#039;apprendre&amp;quot; à voler. Ils ont pu prouvé que en leur enlevant cet appareil après l&#039;âge où ils étaient sensé apprendre à voler n&#039;influait en rien sur le comportement qui est de battre les ailes. Ils n&#039;apprenaient donc pas et il s&#039;agissait plutôt d&#039;une maturation neuromusculaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il peut arriver, et cela souvent que l&#039;on ne puisse pas distinguer la différence entre apprentissage et maturation. Dans l&#039;exemple du goéland argenté qui apporte de la nourriture à ses petits, on peut observer que celui-ci penche la tête et secoue son bec marqué par une tâche rouge. L&#039;oisillon donne des coups de bec sur la tâche rouge afin que l&#039;adulte lâche la nourriture. Des expériences ont démontré que la tâche rouge est le déclencheur d&#039;un tel comportement, or certains oisillons qui venaient de naître donnaient des coups de bec à n&#039;importe quel objet et les oisillons pus âgés réagissaient à des modèles de bec adulte plus réaliste.&lt;br /&gt;
Est-ce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;apprentissage ou de maturation ? - Des chercheurs ont montré qu&#039;il s&#039;agit bel et bien d&#039;apprentissage en plaçant des goélands argenté dans le nid de mouette atricille et vice versa. L&#039;oisillon Goéland réagit fortement au bec du parent adoptif, alors qu&#039;en présence de celui de son espèce l&#039;effet est moindre. On voit donc que l&#039;apprentissage peut influer un comportement fondamentalement instinctif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les différents types d&#039;apprentissage=&lt;br /&gt;
On peut scinder l&#039;apprentissage en deux grands types qui sont l&#039;apprentissage associatif et l&#039;apprentissage non-associatif. L&#039;apprentissage associatif comprend le conditionnement classique et le conditionnement opérant, tandis que l&#039;apprentissage non-associatif comprend l&#039;habituation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement classique ou réflexe de Pavlov==&lt;br /&gt;
Ivan Petrovitch Pavlov est un médecin et un physiologiste russe qui a mis en évidence le fait que la répétition d&#039;un stimulus extérieur (par exemple, un son) lié à une action précise chez l&#039;animal pouvait provoquer un réflexe chez celui-ci.&lt;br /&gt;
La présentation simultanée de deux sortes de stimulus entraîne chez l&#039;animal la formation d&#039;une association entre ces deux stimulus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::* Prenons l&#039;exemple d&#039;un chien de Pavlov: ce dernier présentait de la viande au chien qui se mettait alors à saliver. Ensuite, il présenta la viande au chien en accompagnant cette action d&#039;un tintement de clochette; le chien salivait toujours à la vue de la viande. L&#039;action de présenter de la viande était donc liée avec le tintement de clochette. Pavlov répèta cette opération de nombreuses fois et au bout d&#039;un moment, il décida de faire sonner sa clochette sans présenter la viande au chien. Il remarqua alors que le chien salivait quand même. Effectivement, par la répétition de l&#039;action &amp;quot;je présente la viande&amp;quot; liée à l&#039;action &amp;quot;je fais sonner la clochette&amp;quot;, le chien développa une association entre la viande et le bruit de la clochette et c&#039;est pourquoi il saliva au seul son de la clochette car il avait en tête que quand on faisait tinter cette cloche, il y avait forcemment de la viande. Il liait donc le son qu&#039;il entendait à la récompense qui y était toujours couplée; une sorte d&#039;automatisme qu&#039;on peut appeler réflexe.&lt;br /&gt;
Il s&#039;en suit que le chien va saliver à chaque fois qu&#039;il sera confronté au tintement de la clochette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ce réflexe n&#039;est pas inné, il est conditionnel. Les réactions sont acquises par apprentissage et habitude et deviennent des réflexes lorsque le cerveau fait les liens entre le stimulus et l’action qui suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement opérant de Skinner==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le psychologue américain Burrhus F. Skinner fut l&#039;un des représentants du behaviorisme, courant de la psychologie anglo-saxonne particulièrement important de la Première Guerre mondiale aux années 50. Ce courant repose sur l&#039;idée que l&#039;explication scientifique en psychologie doit ignorer toute référence à la conscience de l&#039;individu, pour n&#039;étudier que les comportements extérieurs observés expérimentalement. Les behavioristes laissent donc de côté les processus mentaux, selon eux non-objectivistes, pour ne se centrer que sur les comportements, considérés comme des réponses de l&#039;individu aux stimuli de l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, les comportements sont sélectionnés par leurs conséquences sur l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:*Par exemple, on dira qu&#039;une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d&#039;un organisme du fait de ses conséquences positives pour l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La boîte de Skinner simplifie l&#039;étude des mécanismes de conditionnement, grâce à l&#039;automatisation de la présentation des stimuli visuels, auditifs, nociceptifs, des renforcements nourriture et eau, notamment, de l&#039;enregistrement des réponses de l&#039;animal le plus souvent rat ou pigeon, et des associations prévues par l&#039;expérimentateur entre eux.&lt;br /&gt;
Ainsi, l&#039;expérimentateur peut faire en sorte que de la nourriture soit délivrée lorsque l&#039;animal, après avoir perçu une lumière verte suivie d&#039;un son aigu, appuie un nombre de fois déterminé sur un levier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Skinner, la quasi-totalité des comportements humains et animaux est explicable par le conditionnement opérant. Ses travaux vont particulièrement influencer la psychologie de l&#039;apprentissage et, dans les années 60, Skinner invente une méthode d&#039;apprentissage en éducation : on propose à l&#039;élève des tâches de complexité croissante, en renforçant par des récompenses les savoirs qu&#039;on désire développer.Ce qui va permettre de renforcer un comportement n&#039;est pas déterminé mais évolue selon l&#039;histoire génétique de l&#039;espèce, ou selon les cultures. Par exemple, une nouvelle coutume n&#039;est sélectionnée que si ses conséquences sont positives pour la communauté. Le behaviorisme fut longtemps hégémonique, tout en étant fortement critiqué pour ne tenir aucun compte de processus internes comme la motivation ou la mémoire. Il a peu à peu été supplanté par l&#039;approche cognitive, qui refuse d&#039;écarter de l&#039;analyse ce qui se passe « à l&#039;intérieur » de l&#039;individu, ce qu&#039;il vit ou ressent subjectivement, en voyant même cela comme le fondement de l&#039;élaboration des conduites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L&#039;habituation==&lt;br /&gt;
L&#039;habituation peut être définie comme une diminution de la réponse à un stimulus qui n&#039;a des conséquences ni positives, ni négatives. Lorsqu&#039;on soumet un individu à un stimulus, il répond de manière forte à ce stimulus si il n&#039;y a jamais encore été confronté. Par contre, plus le stimulus sera répète, plus la réaction en réponse à ce stimulus sera faible; effectivement, une confrontation fréquente à un stimulus particulier permet à l&#039;individu de s&#039;y habituer et ainsi de diminuer sa réaction. Au final, le stimulus est enregistré par l&#039;individu et il en connait la conséquence à l&#039;avance, ce qui lui permet de ne plus s&#039;en soucier; il y a de ce fait une absence de réaction. Il est toutefois important de préciser qu&#039;on parle là de cas où la conséquence du stimulus n&#039;est ni positive (apport de nourriture, bien être, etc...) ni négative (danger de mort, douleur, etc...) sinon, l&#039;individu développerait une réaction particulière en réponse au stimulus et non une absence de réponse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour illustrer cela, nous pouvons prendre l&#039;exemple de l&#039;oisillon qui est  confronté à de nombreux objets volant autour et au-dessus de lui (feuilles, autres oiseaux de la même espèce, etc...) Tout d&#039;abord, l&#039;oisillon va réagir en montrant un état de stresse qui le pousse à se cacher ou fuir. Quand il se rend compte, après plusieurs confrontations à ce même stimulus, que ce dernier n&#039;agit pas en sa faveur ou en sa défaveur, il va intégrer le fait que la réaction à ce stimulus est inutile vu qu&#039;il ne modifie en rien sa condition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;habituation à un stimulus peut donc être considérée comme une forme d&#039;apprentissage. Cela permet à un individu d&#039;ignorer des stimulus sans importance pour ainsi mieux se consacrer à répondre à des stimuli qui auraient une incidence sur eux. Les individus qui pratiquent ce genre d&#039;apprentissage peuvent alors se focaliser sur des actions importantes qui sont vitales (se nourrir, se protéger du danger, se défendre, se reproduire, etc...) et ainsi réduire leurs efforts sans perdre de temps et de l&#039;attention à cause de stimulus futiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L&#039;imprégnation==&lt;br /&gt;
L&#039;imprégnation est à la base de la théorie de Konrad Lorenz et par définition l&#039;imprégnation est : &amp;quot;un type de comportement qui implique à la fois l&#039;apprentissage et l&#039;instinct, et qui est généralement irréversible&amp;quot; (source : Campbell). Cette forme d&#039;apprentissage est limité à une période spécifique durant laquelle l&#039;animal peut apprendre un comportement. On peut distinguer deux sortes d&#039;imprégnation : &#039;&#039;&#039;l&#039;imprégnation filiale&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;l&#039;imprégnation sexuelle&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;imprégnation filiale :&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit de l&#039;attachement social entre un parent et sa progéniture, tel que les oisons qui suivent dès leur éclosion leur mère à la queue leu leu. Ce comportement crée un lien entre la mère et les petits. L&#039;expérience de Konrad Lorenz consistait donc à prouver qu&#039;un oisons s&#039;attache à un objet quelconque en mouvement à une certaine période (13 à 16 heures après l&#039;éclosion). Plusieurs études démontrent que ce lien créée entre les parents et les progénitures est déterminante pour le développement normal du comportement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;imprégnation sexuelle :&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit d&#039;un processus dans lequel un individu apprend à diriger un comportement purement sexuel envers les membres de sa propre espèce. Certaines études d&#039;adoption dans lequel des individus sont élevés par d&#039;autres espèces ont montré que cette sorte d&#039;imprégnation survient également tôt dans la vie. Chez des oiseaux, quelques chercheurs ont pu observé que l&#039;oiseau adopté tentait de s&#039;accoupler avec un individu de l&#039;espèce adoptive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La théorie de l&#039;empreinte de Konrad Lorenz==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1930, un jeune zoologiste, l’autrichien Konrad Lorenz, escorté d’une ribambelle de petites oies, balaya l’idée de l’animal-automate : l’animal n’était pas un simple objet mécanique, mais un être vivant qu’il fallait étudier dans son milieu naturel. Telle serait la base de l&#039;éthologie, cette nouvelle discipline que Konrad Lorenz fonda et développa avec son collègue et ami hollandais Niko Tinbergen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En observant des poussins à la naissance, Lorenz remarque que ceux-ci suivent instinctivement leur mère. En réalité, ils reconnaissent comme figure maternelle le premier objet mobile qu&#039;ils voient après la naissance. Il a donc pu observer que ces poussins pouvaient le confondre avec leur véritable mère et ceci de manière irréversible. Ils ne s&#039;identifieront jamais à une autre figure maternelle même si l&#039;on venait à leur présenter leur véritable mère. L&#039;expérience a même été concluante avec des ballons colorés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de l&#039;oie, ce processus neurologique se situe au niveau de l&#039;&#039;&#039;hyperstriatum&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
:*« En utilisant des mesures biochimiques de l&#039;activité neuronale et l&#039;autoradiographie, on a découvert qu&#039;une zone de la région intermédiaire de l&#039;hyperstriatum ventro-médian (IHVM) est intimement liée à l&#039;empreinte filiale. Lorsque les neurones de cette zone sont détruits avant l&#039;empreinte, le poussin est incapable de reconnaître l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. Et qui plus est, lorsqu&#039;ils sont détruits immédiatement après l&#039;empreinte, le poussin ne réagit plus préférentiellement à l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. »&lt;br /&gt;
Comme l&#039;hyperstriatum est une structure du cerveau qui n&#039;existe pas chez les mammifères, le phénomène d&#039;empreinte, tel qu&#039;il existe chez les oiseaux, ne peut être extrapolé ni aux mammifères, ni à l&#039;être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
retour à [[Comportement_4BIOS_2010]] &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
retour à [[Accueil]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
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		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45702</id>
		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
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		<updated>2010-04-30T07:19:19Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : /* Le conditionnement opérant de Skinner */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage ?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On considère l&#039;apprentissage comme une sorte de processus comportemental. Mais le comportement qui en découle est normalement plus tardif, comme par exemple un oisillon qui entend un adulte chanter et mémorise le chant.&lt;br /&gt;
L&#039;apprentissage est considéré comme un comportement qui se retrouve chez les animaux sous plusieurs formes (habituation, apprentissage par essais et erreurs, par imitation, par imprégnation ou encore par conditionnement) et peut être modifié par une expérience que le sujet aura subit à un moment donné. Trois grand théoriciens (Pavlov, Skinner et Lorenz) proposeront chacun une théorie sur différents comportements observables chez les animaux (le réflexe de Pavlov, le conditionnement opérant de Skinner et l&#039;empreinte de Lorenz). Voila donc l&#039;articulation de ce sujet qu&#039;est l&#039;apprentissage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment modifie-t-il le comportement ?==&lt;br /&gt;
Les processus d&#039;apprentissage opèrent un changement dans les fonctions innées et, dans cette mesure, l&#039;apprentissage peut être considéré comme un phénomène de développement ontogénique du comportement, superposé aux manifestations innées et à leurs mécanismes. L&#039;exercice joue un rôle important dans le perfectionnement de l&#039;apprentissage et donc joue le rôle de renforceur. L&#039;apprentissage peut être défini comme étant la modification adaptative du comportement par les expériences passées. En ce sens, l&#039;apprentissage est caractérisé par sa flexibilité : ce qui est appris ne l&#039;est pas de la même façon pour chaque individu et le comportement peut à nouveau varier en fonction des changements de l&#039;environnement. Les principes sur lesquels le choix est basé ne sont pas identiques chez les diverses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Est-ce que l&#039;apprentissage peut être modifié par l&#039;expérience ?==&lt;br /&gt;
Oui, l&#039;apprentissage peut être modifié par expérience étant donné que l&#039;animal n&#039;a pas besoin d&#039;être en présence d&#039;un comportement stéréotypé (inné) pour l&#039;accomplir (il tire bénéfice de l&#039;expérience). Prenons l&#039;exemple des singes verts : en présence d&#039;un objet menaçant tel qu&#039;un aigle les jeunes poussent un cri d&#039;alarme afin de prévenir les adultes. Cependant, ils ont tendance à pousser un cri d&#039;alarme pour tout objet leur semblant menaçant tel que le guêpier totalement inoffensif. Par contre des scientifiques ont observé que ces jeunes en vieillissant s&#039;améliorent au point de pousser un cri d&#039;alarme qu&#039;en présence d&#039;un aigle. Normalement, si un aigle survole en effet le territoire où se trouvent les singes Verts et qu&#039;un jeune aperçoit celui-ci et pousse un cri d&#039;alarme il est automatiquement suivi d&#039;un autre singe qui pousse à son tour un cri. Dans le cas contraire, le reste du groupe ne réagira pas à l&#039;alerte. La confirmation sociale du cri que lance le jeune singe lui apprend à quel moment il doit donner ce signal et c&#039;est l&#039;apprentissage qui lui permettra de perfectionner son cri de telle manière qu&#039;il ne poussera un cri d&#039;alerte qu&#039;en présence d&#039;un aigle (prédateur des singes verts).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l&#039;apprentissage n&#039;est pas chez tous les animaux. Les animaux les plus simples ne possédant pas de système nerveux ne sont pas capable d&#039;apprendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Quelles relations existe-t-il entre l&#039;apprentissage et la maturation ?=&lt;br /&gt;
Le comportement inné influe souvent sur l&#039;apprentissage, mais l&#039;efficacité du comportement ne dépend pas toujours de l&#039;apprentissage. Il s&#039;agit de &#039;&#039;&#039;maturation&#039;&#039;&#039;. Ce processus est en relation avec un comportement dont l&#039;amélioration repose sur le système neuromusculaire. Par exemple, on dit souvent que les oiseaux &amp;quot;apprennent&amp;quot; à voler, alors que des scientifiques ont démontré que ce soi-disant apprentissage n&#039;en ai pas un, en faisant porter aux oisillons des appareils de contentions qui empêchaient ceux-ci de déployer leurs ailes et donc &amp;quot;d&#039;apprendre&amp;quot; à voler. Ils ont pu prouvé que en leur enlevant cet appareil après l&#039;âge où ils étaient sensé apprendre à voler n&#039;influait en rien sur le comportement qui est de battre les ailes. Ils n&#039;apprenaient donc pas et il s&#039;agissait plutôt d&#039;une maturation neuromusculaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il peut arriver, et cela souvent que l&#039;on ne puisse pas distinguer la différence entre apprentissage et maturation. Dans l&#039;exemple du goéland argenté qui apporte de la nourriture à ses petits, on peut observer que celui-ci penche la tête et secoue son bec marqué par une tâche rouge. L&#039;oisillon donne des coups de bec sur la tâche rouge afin que l&#039;adulte lâche la nourriture. Des expériences ont démontré que la tâche rouge est le déclencheur d&#039;un tel comportement, or certains oisillons qui venaient de naître donnaient des coups de bec à n&#039;importe quel objet et les oisillons pus âgés réagissaient à des modèles de bec adulte plus réaliste.&lt;br /&gt;
Est-ce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;apprentissage ou de maturation ? - Des chercheurs ont montré qu&#039;il s&#039;agit bel et bien d&#039;apprentissage en plaçant des goélands argenté dans le nid de mouette atricille et vice versa. L&#039;oisillon Goéland réagit fortement au bec du parent adoptif, alors qu&#039;en présence de celui de son espèce l&#039;effet est moindre. On voit donc que l&#039;apprentissage peut influer un comportement fondamentalement instinctif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les différents types d&#039;apprentissage=&lt;br /&gt;
On peut scinder l&#039;apprentissage en deux grands types qui sont l&#039;apprentissage associatif et l&#039;apprentissage non-associatif. L&#039;apprentissage associatif comprend le conditionnement classique et le conditionnement opérant, tandis que l&#039;apprentissage non-associatif comprend l&#039;habituation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement classique ou réflexe de Pavlov==&lt;br /&gt;
Ivan Petrovitch Pavlov est un médecin et un physiologiste russe qui a mis en évidence le fait que la répétition d&#039;un stimulus extérieur (par exemple, un son) lié à une action précise chez l&#039;animal pouvait provoquer un réflexe chez celui-ci.&lt;br /&gt;
La présentation simultanée de deux sortes de stimulus entraîne chez l&#039;animal la formation d&#039;une association entre ces deux stimulus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::* Prenons l&#039;exemple d&#039;un chien de Pavlov: ce dernier présentait de la viande au chien qui se mettait alors à saliver. Ensuite, il présenta la viande au chien en accompagnant cette action d&#039;un tintement de clochette; le chien salivait toujours à la vue de la viande. L&#039;action de présenter de la viande était donc liée avec le tintement de clochette. Pavlov répèta cette opération de nombreuses fois et au bout d&#039;un moment, il décida de faire sonner sa clochette sans présenter la viande au chien. Il remarqua alors que le chien salivait quand même. Effectivement, par la répétition de l&#039;action &amp;quot;je présente la viande&amp;quot; liée à l&#039;action &amp;quot;je fais sonner la clochette&amp;quot;, le chien développa une association entre la viande et le bruit de la clochette et c&#039;est pourquoi il saliva au seul son de la clochette car il avait en tête que quand on faisait tinter cette cloche, il y avait forcemment de la viande. Il liait donc le son qu&#039;il entendait à la récompense qui y était toujours couplée; une sorte d&#039;automatisme qu&#039;on peut appeler réflexe.&lt;br /&gt;
Il s&#039;en suit que le chien va saliver à chaque fois qu&#039;il sera confronté au tintement de la clochette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ce réflexe n&#039;est pas inné, il est conditionnel. Les réactions sont acquises par apprentissage et habitude et deviennent des réflexes lorsque le cerveau fait les liens entre le stimulus et l’action qui suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement opérant de Skinner==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le psychologue américain Burrhus F. Skinner fut l&#039;un des représentants du behaviorisme, courant de la psychologie anglo-saxonne particulièrement important de la Première Guerre mondiale aux années 50. Ce courant repose sur l&#039;idée que l&#039;explication scientifique en psychologie doit ignorer toute référence à la conscience de l&#039;individu, pour n&#039;étudier que les comportements extérieurs observés expérimentalement. Les behavioristes laissent donc de côté les processus mentaux, selon eux non-objectivistes, pour ne se centrer que sur les comportements, considérés comme des réponses de l&#039;individu aux stimuli de l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, les comportements sont sélectionnés par leurs conséquences sur l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:*Par exemple, on dira qu&#039;une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d&#039;un organisme du fait de ses conséquences positives pour l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La boîte de Skinner simplifie l&#039;étude des mécanismes de conditionnement, grâce à l&#039;automatisation de la présentation des stimuli visuels, auditifs, nociceptifs, des renforcements nourriture et eau, notamment, de l&#039;enregistrement des réponses de l&#039;animal le plus souvent rat ou pigeon, et des associations prévues par l&#039;expérimentateur entre eux.&lt;br /&gt;
Ainsi, l&#039;expérimentateur peut faire en sorte que de la nourriture soit délivrée lorsque l&#039;animal, après avoir perçu une lumière verte suivie d&#039;un son aigu, appuie un nombre de fois déterminé sur un levier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Skinner, la quasi-totalité des comportements humains et animaux est explicable par le conditionnement opérant. Ses travaux vont particulièrement influencer la psychologie de l&#039;apprentissage et, dans les années 60, Skinner invente une méthode d&#039;apprentissage en éducation : on propose à l&#039;élève des tâches de complexité croissante, en renforçant par des récompenses les savoirs qu&#039;on désire développer.Ce qui va permettre de renforcer un comportement n&#039;est pas déterminé mais évolue selon l&#039;histoire génétique de l&#039;espèce, ou selon les cultures. Par exemple, une nouvelle coutume n&#039;est sélectionnée que si ses conséquences sont positives pour la communauté. Le behaviorisme fut longtemps hégémonique, tout en étant fortement critiqué pour ne tenir aucun compte de processus internes comme la motivation ou la mémoire. Il a peu à peu été supplanté par l&#039;approche cognitive, qui refuse d&#039;écarter de l&#039;analyse ce qui se passe « à l&#039;intérieur » de l&#039;individu, ce qu&#039;il vit ou ressent subjectivement, en voyant même cela comme le fondement de l&#039;élaboration des conduites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L&#039;habituation==&lt;br /&gt;
L&#039;habituation peut être définie comme une diminution de la réponse à un stimulus qui n&#039;a des conséquences ni positives, ni négatives. Lorsqu&#039;on soumet un individu à un stimulus, il répond de manière forte à ce stimulus si il n&#039;y a jamais encore été confronté. Par contre, plus le stimulus sera répète, plus la réaction en réponse à ce stimulus sera faible; effectivement, une confrontation fréquente à un stimulus particulier permet à l&#039;individu de s&#039;y habituer et ainsi de diminuer sa réaction. Au final, le stimulus est enregistré par l&#039;individu et il en connait la conséquence à l&#039;avance, ce qui lui permet de ne plus s&#039;en soucier; il y a de ce fait une absence de réaction. Il est toutefois important de préciser qu&#039;on parle là de cas où la conséquence du stimulus n&#039;est ni positive (apport de nourriture, bien être, etc...) ni négative (danger de mort, douleur, etc...) sinon, l&#039;individu développerait une réaction particulière en réponse au stimulus et non une absence de réponse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour illustrer cela, nous pouvons prendre l&#039;exemple de l&#039;oisillon qui est  confronté à de nombreux objets volant autour et au-dessus de lui (feuilles, autres oiseaux de la même espèce, etc...) Tout d&#039;abord, l&#039;oisillon va réagir en montrant un état de stresse qui le pousse à se cacher ou fuir. Quand il se rend compte, après plusieurs confrontations à ce même stimulus, que ce dernier n&#039;agit pas en sa faveur ou en sa défaveur, il va intégrer le fait que la réaction à ce stimulus est inutile vu qu&#039;il ne modifie en rien sa condition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;habituation à un stimulus peut donc être considérée comme une forme d&#039;apprentissage. Cela permet à un individu d&#039;ignorer des stimulus sans importance pour ainsi mieux se consacrer à répondre à des stimuli qui auraient une incidence sur eux. Les individus qui pratiquent ce genre d&#039;apprentissage peuvent alors se focaliser sur des actions importantes qui sont vitales (se nourrir, se protéger du danger, se défendre, se reproduire, etc...) et ainsi réduire leurs efforts sans perdre de temps et de l&#039;attention à cause de stimulus futiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L&#039;imprégnation==&lt;br /&gt;
L&#039;imprégnation est à la base de la théorie de Konrad Lorenz et par définition l&#039;imprégnation est : &amp;quot;un type de comportement qui implique à la fois l&#039;apprentissage et l&#039;instinct, et qui est généralement irréversible&amp;quot; (source : Campbell). Cette forme d&#039;apprentissage est limité à une période spécifique durant laquelle l&#039;animal peut apprendre un comportement. On peut distinguer deux sortes d&#039;imprégnation : &#039;&#039;&#039;l&#039;imprégnation filiale&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;l&#039;imprégnation sexuelle&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;imprégnation filiale :&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit de l&#039;attachement social entre un parent et sa progéniture, tel que les oisons qui suivent dès leur éclosion leur mère à la queue leu leu. Ce comportement crée un lien entre la mère et les petits. L&#039;expérience de Konrad Lorenz consistait donc à prouver qu&#039;un oisons s&#039;attache à un objet quelconque en mouvement à une certaine période (13 à 16 heures après l&#039;éclosion). Plusieurs études démontrent que ce lien créée entre les parents et les progénitures est déterminante pour le développement normal du comportement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;imprégnation sexuelle :&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit d&#039;un processus dans lequel un individu apprend à diriger un comportement purement sexuel envers les membres de sa propre espèce. Certaines études d&#039;adoption dans lequel des individus sont élevés par d&#039;autres espèces ont montré que cette sorte d&#039;imprégnation survient également tôt dans la vie. Chez des oiseaux, quelques chercheurs ont pu observé que l&#039;oiseau adopté tentait de s&#039;accoupler avec un individu de l&#039;espèce adoptive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La théorie de l&#039;empreinte de Konrad Lorenz==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1930, un jeune zoologiste, l’autrichien Konrad Lorenz, escorté d’une ribambelle de petites oies, balaya l’idée de l’animal-automate : l’animal n’était pas un simple objet mécanique, mais un être vivant qu’il fallait étudier dans son milieu naturel. Telle serait la base de l&#039;éthologie, cette nouvelle discipline que Konrad Lorenz fonda et développa avec son collègue et ami hollandais Niko Tinbergen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En observant des poussins à la naissance, Lorenz remarque que ceux-ci suivent instinctivement leur mère. En réalité, ils reconnaissent comme figure maternelle le premier objet mobile qu&#039;ils voient après la naissance. Il a donc pu observer que ces poussins pouvaient le confondre avec leur véritable mère et ceci de manière irréversible. Ils ne s&#039;identifieront jamais à une autre figure maternelle même si l&#039;on venait à leur présenter leur véritable mère. L&#039;expérience a même été concluante avec des ballons colorés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de l&#039;oie, ce processus neurologique se situe au niveau de l&#039;&#039;&#039;hyperstriatum&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
:*« En utilisant des mesures biochimiques de l&#039;activité neuronale et l&#039;autoradiographie, on a découvert qu&#039;une zone de la région intermédiaire de l&#039;hyperstriatum ventro-médian (IHVM) est intimement liée à l&#039;empreinte filiale. Lorsque les neurones de cette zone sont détruits avant l&#039;empreinte, le poussin est incapable de reconnaître l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. Et qui plus est, lorsqu&#039;ils sont détruits immédiatement après l&#039;empreinte, le poussin ne réagit plus préférentiellement à l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. »&lt;br /&gt;
Comme l&#039;hyperstriatum est une structure du cerveau qui n&#039;existe pas chez les mammifères, le phénomène d&#039;empreinte, tel qu&#039;il existe chez les oiseaux, ne peut être extrapolé ni aux mammifères, ni à l&#039;être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
retour à [[Comportement_4BIOS_2010]] &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
retour à [[Accueil]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45701</id>
		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45701"/>
		<updated>2010-04-30T07:19:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : /* Le conditionnement opérant de Skinner */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage ?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On considère l&#039;apprentissage comme une sorte de processus comportemental. Mais le comportement qui en découle est normalement plus tardif, comme par exemple un oisillon qui entend un adulte chanter et mémorise le chant.&lt;br /&gt;
L&#039;apprentissage est considéré comme un comportement qui se retrouve chez les animaux sous plusieurs formes (habituation, apprentissage par essais et erreurs, par imitation, par imprégnation ou encore par conditionnement) et peut être modifié par une expérience que le sujet aura subit à un moment donné. Trois grand théoriciens (Pavlov, Skinner et Lorenz) proposeront chacun une théorie sur différents comportements observables chez les animaux (le réflexe de Pavlov, le conditionnement opérant de Skinner et l&#039;empreinte de Lorenz). Voila donc l&#039;articulation de ce sujet qu&#039;est l&#039;apprentissage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment modifie-t-il le comportement ?==&lt;br /&gt;
Les processus d&#039;apprentissage opèrent un changement dans les fonctions innées et, dans cette mesure, l&#039;apprentissage peut être considéré comme un phénomène de développement ontogénique du comportement, superposé aux manifestations innées et à leurs mécanismes. L&#039;exercice joue un rôle important dans le perfectionnement de l&#039;apprentissage et donc joue le rôle de renforceur. L&#039;apprentissage peut être défini comme étant la modification adaptative du comportement par les expériences passées. En ce sens, l&#039;apprentissage est caractérisé par sa flexibilité : ce qui est appris ne l&#039;est pas de la même façon pour chaque individu et le comportement peut à nouveau varier en fonction des changements de l&#039;environnement. Les principes sur lesquels le choix est basé ne sont pas identiques chez les diverses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Est-ce que l&#039;apprentissage peut être modifié par l&#039;expérience ?==&lt;br /&gt;
Oui, l&#039;apprentissage peut être modifié par expérience étant donné que l&#039;animal n&#039;a pas besoin d&#039;être en présence d&#039;un comportement stéréotypé (inné) pour l&#039;accomplir (il tire bénéfice de l&#039;expérience). Prenons l&#039;exemple des singes verts : en présence d&#039;un objet menaçant tel qu&#039;un aigle les jeunes poussent un cri d&#039;alarme afin de prévenir les adultes. Cependant, ils ont tendance à pousser un cri d&#039;alarme pour tout objet leur semblant menaçant tel que le guêpier totalement inoffensif. Par contre des scientifiques ont observé que ces jeunes en vieillissant s&#039;améliorent au point de pousser un cri d&#039;alarme qu&#039;en présence d&#039;un aigle. Normalement, si un aigle survole en effet le territoire où se trouvent les singes Verts et qu&#039;un jeune aperçoit celui-ci et pousse un cri d&#039;alarme il est automatiquement suivi d&#039;un autre singe qui pousse à son tour un cri. Dans le cas contraire, le reste du groupe ne réagira pas à l&#039;alerte. La confirmation sociale du cri que lance le jeune singe lui apprend à quel moment il doit donner ce signal et c&#039;est l&#039;apprentissage qui lui permettra de perfectionner son cri de telle manière qu&#039;il ne poussera un cri d&#039;alerte qu&#039;en présence d&#039;un aigle (prédateur des singes verts).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l&#039;apprentissage n&#039;est pas chez tous les animaux. Les animaux les plus simples ne possédant pas de système nerveux ne sont pas capable d&#039;apprendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Quelles relations existe-t-il entre l&#039;apprentissage et la maturation ?=&lt;br /&gt;
Le comportement inné influe souvent sur l&#039;apprentissage, mais l&#039;efficacité du comportement ne dépend pas toujours de l&#039;apprentissage. Il s&#039;agit de &#039;&#039;&#039;maturation&#039;&#039;&#039;. Ce processus est en relation avec un comportement dont l&#039;amélioration repose sur le système neuromusculaire. Par exemple, on dit souvent que les oiseaux &amp;quot;apprennent&amp;quot; à voler, alors que des scientifiques ont démontré que ce soi-disant apprentissage n&#039;en ai pas un, en faisant porter aux oisillons des appareils de contentions qui empêchaient ceux-ci de déployer leurs ailes et donc &amp;quot;d&#039;apprendre&amp;quot; à voler. Ils ont pu prouvé que en leur enlevant cet appareil après l&#039;âge où ils étaient sensé apprendre à voler n&#039;influait en rien sur le comportement qui est de battre les ailes. Ils n&#039;apprenaient donc pas et il s&#039;agissait plutôt d&#039;une maturation neuromusculaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il peut arriver, et cela souvent que l&#039;on ne puisse pas distinguer la différence entre apprentissage et maturation. Dans l&#039;exemple du goéland argenté qui apporte de la nourriture à ses petits, on peut observer que celui-ci penche la tête et secoue son bec marqué par une tâche rouge. L&#039;oisillon donne des coups de bec sur la tâche rouge afin que l&#039;adulte lâche la nourriture. Des expériences ont démontré que la tâche rouge est le déclencheur d&#039;un tel comportement, or certains oisillons qui venaient de naître donnaient des coups de bec à n&#039;importe quel objet et les oisillons pus âgés réagissaient à des modèles de bec adulte plus réaliste.&lt;br /&gt;
Est-ce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;apprentissage ou de maturation ? - Des chercheurs ont montré qu&#039;il s&#039;agit bel et bien d&#039;apprentissage en plaçant des goélands argenté dans le nid de mouette atricille et vice versa. L&#039;oisillon Goéland réagit fortement au bec du parent adoptif, alors qu&#039;en présence de celui de son espèce l&#039;effet est moindre. On voit donc que l&#039;apprentissage peut influer un comportement fondamentalement instinctif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les différents types d&#039;apprentissage=&lt;br /&gt;
On peut scinder l&#039;apprentissage en deux grands types qui sont l&#039;apprentissage associatif et l&#039;apprentissage non-associatif. L&#039;apprentissage associatif comprend le conditionnement classique et le conditionnement opérant, tandis que l&#039;apprentissage non-associatif comprend l&#039;habituation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement classique ou réflexe de Pavlov==&lt;br /&gt;
Ivan Petrovitch Pavlov est un médecin et un physiologiste russe qui a mis en évidence le fait que la répétition d&#039;un stimulus extérieur (par exemple, un son) lié à une action précise chez l&#039;animal pouvait provoquer un réflexe chez celui-ci.&lt;br /&gt;
La présentation simultanée de deux sortes de stimulus entraîne chez l&#039;animal la formation d&#039;une association entre ces deux stimulus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::* Prenons l&#039;exemple d&#039;un chien de Pavlov: ce dernier présentait de la viande au chien qui se mettait alors à saliver. Ensuite, il présenta la viande au chien en accompagnant cette action d&#039;un tintement de clochette; le chien salivait toujours à la vue de la viande. L&#039;action de présenter de la viande était donc liée avec le tintement de clochette. Pavlov répèta cette opération de nombreuses fois et au bout d&#039;un moment, il décida de faire sonner sa clochette sans présenter la viande au chien. Il remarqua alors que le chien salivait quand même. Effectivement, par la répétition de l&#039;action &amp;quot;je présente la viande&amp;quot; liée à l&#039;action &amp;quot;je fais sonner la clochette&amp;quot;, le chien développa une association entre la viande et le bruit de la clochette et c&#039;est pourquoi il saliva au seul son de la clochette car il avait en tête que quand on faisait tinter cette cloche, il y avait forcemment de la viande. Il liait donc le son qu&#039;il entendait à la récompense qui y était toujours couplée; une sorte d&#039;automatisme qu&#039;on peut appeler réflexe.&lt;br /&gt;
Il s&#039;en suit que le chien va saliver à chaque fois qu&#039;il sera confronté au tintement de la clochette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ce réflexe n&#039;est pas inné, il est conditionnel. Les réactions sont acquises par apprentissage et habitude et deviennent des réflexes lorsque le cerveau fait les liens entre le stimulus et l’action qui suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement opérant de Skinner==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le psychologue américain Burrhus F. Skinner fut l&#039;un des représentants du behaviorisme, courant de la psychologie anglo-saxonne particulièrement important de la Première Guerre mondiale aux années 50. Ce courant repose sur l&#039;idée que l&#039;explication scientifique en psychologie doit ignorer toute référence à la conscience de l&#039;individu, pour n&#039;étudier que les comportements extérieurs observés expérimentalement. Les behavioristes laissent donc de côté les processus mentaux, selon eux non-objectivistes, pour ne se centrer que sur les comportements, considérés comme des réponses de l&#039;individu aux stimuli de l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, les comportements sont sélectionnés par leurs conséquences sur l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:*Par exemple, on dira qu&#039;une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d&#039;un organisme du fait de ses conséquences positives pour l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La boîte de Skinner simplifie l&#039;étude des mécanismes de conditionnement, grâce à l&#039;automatisation de la présentation des stimuli visuels, auditifs, nociceptifs, des renforcements nourriture et eau, notamment, de l&#039;enregistrement des réponses de l&#039;animal le plus souvent rat ou pigeon, et des associations prévues par l&#039;expérimentateur entre eux.&lt;br /&gt;
Ainsi, l&#039;expérimentateur peut faire en sorte que de la nourriture soit délivrée lorsque l&#039;animal, après avoir perçu une lumière verte suivie d&#039;un son aigu, appuie un nombre de fois déterminé sur un levier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Skinner, la quasi-totalité des comportements humains et animaux est explicable par le conditionnement opérant. Ses travaux vont particulièrement influencer la psychologie de l&#039;apprentissage et, dans les années 60, Skinner invente une méthode d&#039;apprentissage en éducation : on propose à l&#039;élève des tâches de complexité croissante, en renforçant par des récompenses les savoirs qu&#039;on désire développer.Ce qui va permettre de renforcer un comportement n&#039;est pas déterminé mais évolue selon l&#039;histoire génétique de l&#039;espèce, ou selon les cultures. Par exemple, une nouvelle coutume n&#039;est sélectionnée que si ses conséquences sont positives pour la communauté. Le behaviorisme fut longtemps hégémonique, tout en étant fortement critiqué pour ne tenir aucun compte de processus internes comme la motivation ou la mémoire. Il a peu à peu été supplanté par l&#039;approche cognitive, qui refuse d&#039;écarter de l&#039;analyse ce qui se passe « à l&#039;intérieur » de l&#039;individu, ce qu&#039;il vit ou ressent subjectivement, en voyant même cela comme le fondement de l&#039;élaboration des conduites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L&#039;habituation==&lt;br /&gt;
L&#039;habituation peut être définie comme une diminution de la réponse à un stimulus qui n&#039;a des conséquences ni positives, ni négatives. Lorsqu&#039;on soumet un individu à un stimulus, il répond de manière forte à ce stimulus si il n&#039;y a jamais encore été confronté. Par contre, plus le stimulus sera répète, plus la réaction en réponse à ce stimulus sera faible; effectivement, une confrontation fréquente à un stimulus particulier permet à l&#039;individu de s&#039;y habituer et ainsi de diminuer sa réaction. Au final, le stimulus est enregistré par l&#039;individu et il en connait la conséquence à l&#039;avance, ce qui lui permet de ne plus s&#039;en soucier; il y a de ce fait une absence de réaction. Il est toutefois important de préciser qu&#039;on parle là de cas où la conséquence du stimulus n&#039;est ni positive (apport de nourriture, bien être, etc...) ni négative (danger de mort, douleur, etc...) sinon, l&#039;individu développerait une réaction particulière en réponse au stimulus et non une absence de réponse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour illustrer cela, nous pouvons prendre l&#039;exemple de l&#039;oisillon qui est  confronté à de nombreux objets volant autour et au-dessus de lui (feuilles, autres oiseaux de la même espèce, etc...) Tout d&#039;abord, l&#039;oisillon va réagir en montrant un état de stresse qui le pousse à se cacher ou fuir. Quand il se rend compte, après plusieurs confrontations à ce même stimulus, que ce dernier n&#039;agit pas en sa faveur ou en sa défaveur, il va intégrer le fait que la réaction à ce stimulus est inutile vu qu&#039;il ne modifie en rien sa condition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;habituation à un stimulus peut donc être considérée comme une forme d&#039;apprentissage. Cela permet à un individu d&#039;ignorer des stimulus sans importance pour ainsi mieux se consacrer à répondre à des stimuli qui auraient une incidence sur eux. Les individus qui pratiquent ce genre d&#039;apprentissage peuvent alors se focaliser sur des actions importantes qui sont vitales (se nourrir, se protéger du danger, se défendre, se reproduire, etc...) et ainsi réduire leurs efforts sans perdre de temps et de l&#039;attention à cause de stimulus futiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L&#039;imprégnation==&lt;br /&gt;
L&#039;imprégnation est à la base de la théorie de Konrad Lorenz et par définition l&#039;imprégnation est : &amp;quot;un type de comportement qui implique à la fois l&#039;apprentissage et l&#039;instinct, et qui est généralement irréversible&amp;quot; (source : Campbell). Cette forme d&#039;apprentissage est limité à une période spécifique durant laquelle l&#039;animal peut apprendre un comportement. On peut distinguer deux sortes d&#039;imprégnation : &#039;&#039;&#039;l&#039;imprégnation filiale&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;l&#039;imprégnation sexuelle&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;imprégnation filiale :&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit de l&#039;attachement social entre un parent et sa progéniture, tel que les oisons qui suivent dès leur éclosion leur mère à la queue leu leu. Ce comportement crée un lien entre la mère et les petits. L&#039;expérience de Konrad Lorenz consistait donc à prouver qu&#039;un oisons s&#039;attache à un objet quelconque en mouvement à une certaine période (13 à 16 heures après l&#039;éclosion). Plusieurs études démontrent que ce lien créée entre les parents et les progénitures est déterminante pour le développement normal du comportement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;imprégnation sexuelle :&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit d&#039;un processus dans lequel un individu apprend à diriger un comportement purement sexuel envers les membres de sa propre espèce. Certaines études d&#039;adoption dans lequel des individus sont élevés par d&#039;autres espèces ont montré que cette sorte d&#039;imprégnation survient également tôt dans la vie. Chez des oiseaux, quelques chercheurs ont pu observé que l&#039;oiseau adopté tentait de s&#039;accoupler avec un individu de l&#039;espèce adoptive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La théorie de l&#039;empreinte de Konrad Lorenz==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1930, un jeune zoologiste, l’autrichien Konrad Lorenz, escorté d’une ribambelle de petites oies, balaya l’idée de l’animal-automate : l’animal n’était pas un simple objet mécanique, mais un être vivant qu’il fallait étudier dans son milieu naturel. Telle serait la base de l&#039;éthologie, cette nouvelle discipline que Konrad Lorenz fonda et développa avec son collègue et ami hollandais Niko Tinbergen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En observant des poussins à la naissance, Lorenz remarque que ceux-ci suivent instinctivement leur mère. En réalité, ils reconnaissent comme figure maternelle le premier objet mobile qu&#039;ils voient après la naissance. Il a donc pu observer que ces poussins pouvaient le confondre avec leur véritable mère et ceci de manière irréversible. Ils ne s&#039;identifieront jamais à une autre figure maternelle même si l&#039;on venait à leur présenter leur véritable mère. L&#039;expérience a même été concluante avec des ballons colorés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de l&#039;oie, ce processus neurologique se situe au niveau de l&#039;&#039;&#039;hyperstriatum&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
:*« En utilisant des mesures biochimiques de l&#039;activité neuronale et l&#039;autoradiographie, on a découvert qu&#039;une zone de la région intermédiaire de l&#039;hyperstriatum ventro-médian (IHVM) est intimement liée à l&#039;empreinte filiale. Lorsque les neurones de cette zone sont détruits avant l&#039;empreinte, le poussin est incapable de reconnaître l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. Et qui plus est, lorsqu&#039;ils sont détruits immédiatement après l&#039;empreinte, le poussin ne réagit plus préférentiellement à l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. »&lt;br /&gt;
Comme l&#039;hyperstriatum est une structure du cerveau qui n&#039;existe pas chez les mammifères, le phénomène d&#039;empreinte, tel qu&#039;il existe chez les oiseaux, ne peut être extrapolé ni aux mammifères, ni à l&#039;être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
retour à [[Comportement_4BIOS_2010]] &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
retour à [[Accueil]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45700</id>
		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45700"/>
		<updated>2010-04-30T07:10:39Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage ?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On considère l&#039;apprentissage comme une sorte de processus comportemental. Mais le comportement qui en découle est normalement plus tardif, comme par exemple un oisillon qui entend un adulte chanter et mémorise le chant.&lt;br /&gt;
L&#039;apprentissage est considéré comme un comportement qui se retrouve chez les animaux sous plusieurs formes (habituation, apprentissage par essais et erreurs, par imitation, par imprégnation ou encore par conditionnement) et peut être modifié par une expérience que le sujet aura subit à un moment donné. Trois grand théoriciens (Pavlov, Skinner et Lorenz) proposeront chacun une théorie sur différents comportements observables chez les animaux (le réflexe de Pavlov, le conditionnement opérant de Skinner et l&#039;empreinte de Lorenz). Voila donc l&#039;articulation de ce sujet qu&#039;est l&#039;apprentissage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment modifie-t-il le comportement ?==&lt;br /&gt;
Les processus d&#039;apprentissage opèrent un changement dans les fonctions innées et, dans cette mesure, l&#039;apprentissage peut être considéré comme un phénomène de développement ontogénique du comportement, superposé aux manifestations innées et à leurs mécanismes. L&#039;exercice joue un rôle important dans le perfectionnement de l&#039;apprentissage et donc joue le rôle de renforceur. L&#039;apprentissage peut être défini comme étant la modification adaptative du comportement par les expériences passées. En ce sens, l&#039;apprentissage est caractérisé par sa flexibilité : ce qui est appris ne l&#039;est pas de la même façon pour chaque individu et le comportement peut à nouveau varier en fonction des changements de l&#039;environnement. Les principes sur lesquels le choix est basé ne sont pas identiques chez les diverses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Est-ce que l&#039;apprentissage peut être modifié par l&#039;expérience ?==&lt;br /&gt;
Oui, l&#039;apprentissage peut être modifié par expérience étant donné que l&#039;animal n&#039;a pas besoin d&#039;être en présence d&#039;un comportement stéréotypé (inné) pour l&#039;accomplir (il tire bénéfice de l&#039;expérience). Prenons l&#039;exemple des singes verts : en présence d&#039;un objet menaçant tel qu&#039;un aigle les jeunes poussent un cri d&#039;alarme afin de prévenir les adultes. Cependant, ils ont tendance à pousser un cri d&#039;alarme pour tout objet leur semblant menaçant tel que le guêpier totalement inoffensif. Par contre des scientifiques ont observé que ces jeunes en vieillissant s&#039;améliorent au point de pousser un cri d&#039;alarme qu&#039;en présence d&#039;un aigle. Normalement, si un aigle survole en effet le territoire où se trouvent les singes Verts et qu&#039;un jeune aperçoit celui-ci et pousse un cri d&#039;alarme il est automatiquement suivi d&#039;un autre singe qui pousse à son tour un cri. Dans le cas contraire, le reste du groupe ne réagira pas à l&#039;alerte. La confirmation sociale du cri que lance le jeune singe lui apprend à quel moment il doit donner ce signal et c&#039;est l&#039;apprentissage qui lui permettra de perfectionner son cri de telle manière qu&#039;il ne poussera un cri d&#039;alerte qu&#039;en présence d&#039;un aigle (prédateur des singes verts).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l&#039;apprentissage n&#039;est pas chez tous les animaux. Les animaux les plus simples ne possédant pas de système nerveux ne sont pas capable d&#039;apprendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Quelles relations existe-t-il entre l&#039;apprentissage et la maturation ?=&lt;br /&gt;
Le comportement inné influe souvent sur l&#039;apprentissage, mais l&#039;efficacité du comportement ne dépend pas toujours de l&#039;apprentissage. Il s&#039;agit de &#039;&#039;&#039;maturation&#039;&#039;&#039;. Ce processus est en relation avec un comportement dont l&#039;amélioration repose sur le système neuromusculaire. Par exemple, on dit souvent que les oiseaux &amp;quot;apprennent&amp;quot; à voler, alors que des scientifiques ont démontré que ce soi-disant apprentissage n&#039;en ai pas un, en faisant porter aux oisillons des appareils de contentions qui empêchaient ceux-ci de déployer leurs ailes et donc &amp;quot;d&#039;apprendre&amp;quot; à voler. Ils ont pu prouvé que en leur enlevant cet appareil après l&#039;âge où ils étaient sensé apprendre à voler n&#039;influait en rien sur le comportement qui est de battre les ailes. Ils n&#039;apprenaient donc pas et il s&#039;agissait plutôt d&#039;une maturation neuromusculaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il peut arriver, et cela souvent que l&#039;on ne puisse pas distinguer la différence entre apprentissage et maturation. Dans l&#039;exemple du goéland argenté qui apporte de la nourriture à ses petits, on peut observer que celui-ci penche la tête et secoue son bec marqué par une tâche rouge. L&#039;oisillon donne des coups de bec sur la tâche rouge afin que l&#039;adulte lâche la nourriture. Des expériences ont démontré que la tâche rouge est le déclencheur d&#039;un tel comportement, or certains oisillons qui venaient de naître donnaient des coups de bec à n&#039;importe quel objet et les oisillons pus âgés réagissaient à des modèles de bec adulte plus réaliste.&lt;br /&gt;
Est-ce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;apprentissage ou de maturation ? - Des chercheurs ont montré qu&#039;il s&#039;agit bel et bien d&#039;apprentissage en plaçant des goélands argenté dans le nid de mouette atricille et vice versa. L&#039;oisillon Goéland réagit fortement au bec du parent adoptif, alors qu&#039;en présence de celui de son espèce l&#039;effet est moindre. On voit donc que l&#039;apprentissage peut influer un comportement fondamentalement instinctif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les différents types d&#039;apprentissage=&lt;br /&gt;
On peut scinder l&#039;apprentissage en deux grands types qui sont l&#039;apprentissage associatif et l&#039;apprentissage non-associatif. L&#039;apprentissage associatif comprend le conditionnement classique et le conditionnement opérant, tandis que l&#039;apprentissage non-associatif comprend l&#039;habituation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement classique ou réflexe de Pavlov==&lt;br /&gt;
Ivan Petrovitch Pavlov est un médecin et un physiologiste russe qui a mis en évidence le fait que la répétition d&#039;un stimulus extérieur (par exemple, un son) lié à une action précise chez l&#039;animal pouvait provoquer un réflexe chez celui-ci.&lt;br /&gt;
La présentation simultanée de deux sortes de stimulus entraîne chez l&#039;animal la formation d&#039;une association entre ces deux stimulus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::* Prenons l&#039;exemple d&#039;un chien de Pavlov: ce dernier présentait de la viande au chien qui se mettait alors à saliver. Ensuite, il présenta la viande au chien en accompagnant cette action d&#039;un tintement de clochette; le chien salivait toujours à la vue de la viande. L&#039;action de présenter de la viande était donc liée avec le tintement de clochette. Pavlov répèta cette opération de nombreuses fois et au bout d&#039;un moment, il décida de faire sonner sa clochette sans présenter la viande au chien. Il remarqua alors que le chien salivait quand même. Effectivement, par la répétition de l&#039;action &amp;quot;je présente la viande&amp;quot; liée à l&#039;action &amp;quot;je fais sonner la clochette&amp;quot;, le chien développa une association entre la viande et le bruit de la clochette et c&#039;est pourquoi il saliva au seul son de la clochette car il avait en tête que quand on faisait tinter cette cloche, il y avait forcemment de la viande. Il liait donc le son qu&#039;il entendait à la récompense qui y était toujours couplée; une sorte d&#039;automatisme qu&#039;on peut appeler réflexe.&lt;br /&gt;
Il s&#039;en suit que le chien va saliver à chaque fois qu&#039;il sera confronté au tintement de la clochette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ce réflexe n&#039;est pas inné, il est conditionnel. Les réactions sont acquises par apprentissage et habitude et deviennent des réflexes lorsque le cerveau fait les liens entre le stimulus et l’action qui suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement opérant de Skinner==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le psychologue américain Burrhus F. Skinner fut l&#039;un des représentants du behaviorisme, courant de la psychologie anglo-saxonne particulièrement important de la Première Guerre mondiale aux années 50. Ce courant repose sur l&#039;idée que l&#039;explication scientifique en psychologie doit ignorer toute référence à la conscience de l&#039;individu, pour n&#039;étudier que les comportements extérieurs observés expérimentalement. Les behavioristes laissent donc de côté les processus mentaux, selon eux non-objectivistes, pour ne se centrer que sur les comportements, considérés comme des réponses de l&#039;individu aux stimuli de l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, les comportements sont sélectionnés par leurs conséquences sur l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
:*Par exemple, on dira qu&#039;une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d&#039;un organisme du fait de ses conséquences positives pour l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La boîte de Skinner simplifie l&#039;étude des mécanismes de conditionnement, grâce à l&#039;automatisation de la présentation des stimuli visuels, auditifs, nociceptifs, des renforcements nourriture et eau, notamment, de l&#039;enregistrement des réponses de l&#039;animal le plus souvent rat ou pigeon, et des associations prévues par l&#039;expérimentateur entre eux.&lt;br /&gt;
Ainsi, l&#039;expérimentateur peut faire en sorte que de la nourriture soit délivrée lorsque l&#039;animal, après avoir perçu une lumière verte suivie d&#039;un son aigu, appuie un nombre de fois déterminé sur un levier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Skinner, la quasi-totalité des comportements humains et animaux est explicable par le conditionnement opérant. Ses travaux vont particulièrement influencer la psychologie de l&#039;apprentissage et, dans les années 60, Skinner invente une méthode d&#039;apprentissage en éducation : on propose à l&#039;élève des tâches de complexité croissante, en renforçant par des récompenses les savoirs qu&#039;on désire développer.Ce qui va permettre de renforcer un comportement n&#039;est pas déterminé mais évolue selon l&#039;histoire génétique de l&#039;espèce, ou selon les cultures. Par exemple, une nouvelle coutume n&#039;est sélectionnée que si ses conséquences sont positives pour la communauté. Le behaviorisme fut longtemps hégémonique, tout en étant fortement critiqué pour ne tenir aucun compte de processus internes comme la motivation ou la mémoire. Il a peu à peu été supplanté par l&#039;approche cognitive, qui refuse d&#039;écarter de l&#039;analyse ce qui se passe « à l&#039;intérieur » de l&#039;individu, ce qu&#039;il vit ou ressent subjectivement, en voyant même cela comme le fondement de l&#039;élaboration des conduites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L&#039;habituation==&lt;br /&gt;
L&#039;habituation peut être définie comme une diminution de la réponse à un stimulus qui n&#039;a des conséquences ni positives, ni négatives. Lorsqu&#039;on soumet un individu à un stimulus, il répond de manière forte à ce stimulus si il n&#039;y a jamais encore été confronté. Par contre, plus le stimulus sera répète, plus la réaction en réponse à ce stimulus sera faible; effectivement, une confrontation fréquente à un stimulus particulier permet à l&#039;individu de s&#039;y habituer et ainsi de diminuer sa réaction. Au final, le stimulus est enregistré par l&#039;individu et il en connait la conséquence à l&#039;avance, ce qui lui permet de ne plus s&#039;en soucier; il y a de ce fait une absence de réaction. Il est toutefois important de préciser qu&#039;on parle là de cas où la conséquence du stimulus n&#039;est ni positive (apport de nourriture, bien être, etc...) ni négative (danger de mort, douleur, etc...) sinon, l&#039;individu développerait une réaction particulière en réponse au stimulus et non une absence de réponse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour illustrer cela, nous pouvons prendre l&#039;exemple de l&#039;oisillon qui est  confronté à de nombreux objets volant autour et au-dessus de lui (feuilles, autres oiseaux de la même espèce, etc...) Tout d&#039;abord, l&#039;oisillon va réagir en montrant un état de stresse qui le pousse à se cacher ou fuir. Quand il se rend compte, après plusieurs confrontations à ce même stimulus, que ce dernier n&#039;agit pas en sa faveur ou en sa défaveur, il va intégrer le fait que la réaction à ce stimulus est inutile vu qu&#039;il ne modifie en rien sa condition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;habituation à un stimulus peut donc être considérée comme une forme d&#039;apprentissage. Cela permet à un individu d&#039;ignorer des stimulus sans importance pour ainsi mieux se consacrer à répondre à des stimuli qui auraient une incidence sur eux. Les individus qui pratiquent ce genre d&#039;apprentissage peuvent alors se focaliser sur des actions importantes qui sont vitales (se nourrir, se protéger du danger, se défendre, se reproduire, etc...) et ainsi réduire leurs efforts sans perdre de temps et de l&#039;attention à cause de stimulus futiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L&#039;imprégnation==&lt;br /&gt;
L&#039;imprégnation est à la base de la théorie de Konrad Lorenz et par définition l&#039;imprégnation est : &amp;quot;un type de comportement qui implique à la fois l&#039;apprentissage et l&#039;instinct, et qui est généralement irréversible&amp;quot; (source : Campbell). Cette forme d&#039;apprentissage est limité à une période spécifique durant laquelle l&#039;animal peut apprendre un comportement. On peut distinguer deux sortes d&#039;imprégnation : &#039;&#039;&#039;l&#039;imprégnation filiale&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;l&#039;imprégnation sexuelle&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;imprégnation filiale :&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit de l&#039;attachement social entre un parent et sa progéniture, tel que les oisons qui suivent dès leur éclosion leur mère à la queue leu leu. Ce comportement crée un lien entre la mère et les petits. L&#039;expérience de Konrad Lorenz consistait donc à prouver qu&#039;un oisons s&#039;attache à un objet quelconque en mouvement à une certaine période (13 à 16 heures après l&#039;éclosion). Plusieurs études démontrent que ce lien créée entre les parents et les progénitures est déterminante pour le développement normal du comportement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;imprégnation sexuelle :&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit d&#039;un processus dans lequel un individu apprend à diriger un comportement purement sexuel envers les membres de sa propre espèce. Certaines études d&#039;adoption dans lequel des individus sont élevés par d&#039;autres espèces ont montré que cette sorte d&#039;imprégnation survient également tôt dans la vie. Chez des oiseaux, quelques chercheurs ont pu observé que l&#039;oiseau adopté tentait de s&#039;accoupler avec un individu de l&#039;espèce adoptive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La théorie de l&#039;empreinte de Konrad Lorenz==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1930, un jeune zoologiste, l’autrichien Konrad Lorenz, escorté d’une ribambelle de petites oies, balaya l’idée de l’animal-automate : l’animal n’était pas un simple objet mécanique, mais un être vivant qu’il fallait étudier dans son milieu naturel. Telle serait la base de l&#039;éthologie, cette nouvelle discipline que Konrad Lorenz fonda et développa avec son collègue et ami hollandais Niko Tinbergen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En observant des poussins à la naissance, Lorenz remarque que ceux-ci suivent instinctivement leur mère. En réalité, ils reconnaissent comme figure maternelle le premier objet mobile qu&#039;ils voient après la naissance. Il a donc pu observer que ces poussins pouvaient le confondre avec leur véritable mère et ceci de manière irréversible. Ils ne s&#039;identifieront jamais à une autre figure maternelle même si l&#039;on venait à leur présenter leur véritable mère. L&#039;expérience a même été concluante avec des ballons colorés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de l&#039;oie, ce processus neurologique se situe au niveau de l&#039;&#039;&#039;hyperstriatum&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
:*« En utilisant des mesures biochimiques de l&#039;activité neuronale et l&#039;autoradiographie, on a découvert qu&#039;une zone de la région intermédiaire de l&#039;hyperstriatum ventro-médian (IHVM) est intimement liée à l&#039;empreinte filiale. Lorsque les neurones de cette zone sont détruits avant l&#039;empreinte, le poussin est incapable de reconnaître l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. Et qui plus est, lorsqu&#039;ils sont détruits immédiatement après l&#039;empreinte, le poussin ne réagit plus préférentiellement à l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. »&lt;br /&gt;
Comme l&#039;hyperstriatum est une structure du cerveau qui n&#039;existe pas chez les mammifères, le phénomène d&#039;empreinte, tel qu&#039;il existe chez les oiseaux, ne peut être extrapolé ni aux mammifères, ni à l&#039;être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45692</id>
		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45692"/>
		<updated>2010-04-30T07:05:32Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage ?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On considère l&#039;apprentissage comme une sorte de processus comportemental. Mais le comportement qui en découle est normalement plus tardif, comme par exemple un oisillon qui entend un adulte chanter et mémorise le chant.&lt;br /&gt;
L&#039;apprentissage est considéré comme un comportement qui se retrouve chez les animaux sous plusieurs formes (habituation, apprentissage par essais et erreurs, par imitation, par imprégnation ou encore par conditionnement) et peut être modifié par une expérience que le sujet aura subit à un moment donné. Trois grand théoriciens (Pavlov, Skinner et Lorenz) proposeront chacun une théorie sur différents comportements observables chez les animaux (le réflexe de Pavlov, le conditionnement opérant de Skinner et l&#039;empreinte de Lorenz). Voila donc l&#039;articulation de ce sujet qu&#039;est l&#039;apprentissage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment modifie-t-il le comportement ?==&lt;br /&gt;
Les processus d&#039;apprentissage opèrent un changement dans les fonctions innées et, dans cette mesure, l&#039;apprentissage peut être considéré comme un phénomène de développement ontogénique du comportement, superposé aux manifestations innées et à leurs mécanismes. L&#039;exercice joue un rôle important dans le perfectionnement de l&#039;apprentissage et donc joue le rôle de renforceur. L&#039;apprentissage peut être défini comme étant la modification adaptative du comportement par les expériences passées. En ce sens, l&#039;apprentissage est caractérisé par sa flexibilité : ce qui est appris ne l&#039;est pas de la même façon pour chaque individu et le comportement peut à nouveau varier en fonction des changements de l&#039;environnement. Les principes sur lesquels le choix est basé ne sont pas identiques chez les diverses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Est-ce que l&#039;apprentissage peut être modifié par l&#039;expérience ?==&lt;br /&gt;
Oui, l&#039;apprentissage peut être modifié par expérience étant donné que l&#039;animal n&#039;a pas besoin d&#039;être en présence d&#039;un comportement stéréotypé (inné) pour l&#039;accomplir (il tire bénéfice de l&#039;expérience). Prenons l&#039;exemple des singes verts : en présence d&#039;un objet menaçant tel qu&#039;un aigle les jeunes poussent un cri d&#039;alarme afin de prévenir les adultes. Cependant, ils ont tendance à pousser un cri d&#039;alarme pour tout objet leur semblant menaçant tel que le guêpier totalement inoffensif. Par contre des scientifiques ont observé que ces jeunes en vieillissant s&#039;améliorent au point de pousser un cri d&#039;alarme qu&#039;en présence d&#039;un aigle. Normalement, si un aigle survole en effet le territoire où se trouvent les singes Verts et qu&#039;un jeune aperçoit celui-ci et pousse un cri d&#039;alarme il est automatiquement suivi d&#039;un autre singe qui pousse à son tour un cri. Dans le cas contraire, le reste du groupe ne réagira pas à l&#039;alerte. La confirmation sociale du cri que lance le jeune singe lui apprend à quel moment il doit donner ce signal et c&#039;est l&#039;apprentissage qui lui permettra de perfectionner son cri de telle manière qu&#039;il ne poussera un cri d&#039;alerte qu&#039;en présence d&#039;un aigle (prédateur des singes verts).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l&#039;apprentissage n&#039;est pas chez tous les animaux. Les animaux les plus simples ne possédant pas de système nerveux ne sont pas capable d&#039;apprendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Quelles relations existe-t-il entre l&#039;apprentissage et la maturation ?=&lt;br /&gt;
Le comportement inné influe souvent sur l&#039;apprentissage, mais l&#039;efficacité du comportement ne dépend pas toujours de l&#039;apprentissage. Il s&#039;agit de &#039;&#039;&#039;maturation&#039;&#039;&#039;. Ce processus est en relation avec un comportement dont l&#039;amélioration repose sur le système neuromusculaire. Par exemple, on dit souvent que les Oiseaux &amp;quot;apprennent&amp;quot; à voler, alors que des scientifiques ont démontré que ce soi-disant apprentissage n&#039;en ai pas un, en faisant porter aux oisillons des appareils de contentions qui empêchaient ceux-ci de déployer leurs ailes et donc &amp;quot;d&#039;apprendre&amp;quot; à voler. Ils ont pu prouvé que en leur enlevant cet appareil après l&#039;âge où ils étaient sensé apprendre à voler n&#039;influait en rien sur le comportement qui est de battre les ailes. Ils n&#039;apprenaient donc pas et il s&#039;agissait plutôt d&#039;une maturation neuromusculaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il peut arriver, et cela souvent que l&#039;on ne puisse pas distinguer la différence entre apprentissage et maturation. Dans l&#039;exemple du Goéland argenté qui apporte de la nourriture à ses petits, on peut observer que celui-ci penche la tête et secoue son bec marqué par une tâche rouge. L&#039;oisillon donne des coups de bec sur la tâche rouge afin que l&#039;adulte lâche la nourriture. Des expériences ont démontré que la tâche rouge est le déclencheur d&#039;un tel comportement, or certains oisillons qui venaient de naître donnaient des coups de bec à n&#039;importe quel objet et les oisillons pus âgés réagissaient à des modèles de bec adulte plus réaliste.&lt;br /&gt;
Est-ce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;apprentissage ou de maturation ? - Des chercheurs ont montré qu&#039;il s&#039;agit bel et bien d&#039;apprentissage en plaçant des Goélands argenté dans le nid de Mouette atricille et vice versa. L&#039;oisillon Goéland réagit fortement au bec du parent adoptif, alors qu&#039;en présence de celui de son espèce l&#039;effet est moindre. On voit donc que l&#039;apprentissage peut influer un comportement fondamentalement instinctif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les différents types d&#039;apprentissage=&lt;br /&gt;
On peut scinder l&#039;apprentissage en deux grands types qui sont l&#039;apprentissage associatif et l&#039;apprentissage non-associatif. L&#039;apprentissage associatif comprend le conditionnement classique et le conditionnement opérant, tandis que l&#039;apprentissage non-associatif comprend l&#039;habituation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement classique ou réflexe de Pavlov==&lt;br /&gt;
Ivan Petrovitch Pavlov est un médecin et un physiologiste russe qui a mis en évidence le fait que la répétition d&#039;un stimulus extérieur (par exemple, un son) lié à une action précise chez l&#039;animal pouvait provoquer un réflexe chez celui-ci.&lt;br /&gt;
La présentation simultanée de deux sortes de stimulus entraîne chez l&#039;animal la formation d&#039;une association entre ces deux stimulus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::* Prenons l&#039;exemple d&#039;un chien de Pavlov: ce dernier présentait de la viande au chien qui se mettait alors à saliver. Ensuite, il présenta la viande au chien en accompagnant cette action d&#039;un tintement de clochette; le chien salivait toujours à la vue de la viande. L&#039;action de présenter de la viande était donc liée avec le tintement de clochette. Pavlov répèta cette opération de nombreuses fois et au bout d&#039;un moment, il décida de faire sonner sa clochette sans présenter la viande au chien. Il remarqua alors que le chien salivait quand même. Effectivement, par la répétition de l&#039;action &amp;quot;je présente la viande&amp;quot; liée à l&#039;action &amp;quot;je fais sonner la clochette&amp;quot;, le chien développa une association entre la viande et le bruit de la clochette et c&#039;est pourquoi il saliva au seul son de la clochette car il avait en tête que quand on faisait tinter cette cloche, il y avait forcemment de la viande. Il liait donc le son qu&#039;il entendait à la récompense qui y était toujours couplée; une sorte d&#039;automatisme qu&#039;on peut appeler réflexe.&lt;br /&gt;
Il s&#039;en suit que le chien va saliver à chaque fois qu&#039;il sera confronté au tintement de la clochette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ce réflexe n&#039;est pas inné, il est conditionnel. Les réactions sont acquises par apprentissage et habitude et deviennent des réflexes lorsque le cerveau fait les liens entre le stimulus et l’action qui suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement opérant de Skinner==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le psychologue américain Burrhus F. Skinner fut l&#039;un des représentants du behaviorisme, courant de la psychologie anglo-saxonne particulièrement important de la Première Guerre mondiale aux années 50. Ce courant repose sur l&#039;idée que l&#039;explication scientifique en psychologie doit ignorer toute référence à la conscience de l&#039;individu, pour n&#039;étudier que les comportements extérieurs observés expérimentalement. Les behavioristes laissent donc de côté les processus mentaux, selon eux non-objectivables, pour ne se centrer que sur les comportements, considérés comme des réponses de l&#039;individu aux stimuli de l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, les comportements sont sélectionnés par leurs conséquences sur l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
:*Par exemple, on dira qu&#039;une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d&#039;un organisme du fait de ses conséquences positives pour l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La boîte de Skinner simplifie l&#039;étude des mécanismes de conditionnement, grâce à l&#039;automatisation de la présentation des stimuli visuels, auditifs, nociceptifs, des renforcements nourriture et eau, notamment, de l&#039;enregistrement des réponses de l&#039;animal le plus souvent rat ou pigeon, et des associations prévues par l&#039;expérimentateur entre eux.&lt;br /&gt;
Ainsi, l&#039;expérimentateur peut faire en sorte que de la nourriture soit délivrée lorsque l&#039;animal, après avoir perçu une lumière verte suivie d&#039;un son aigu, appuie un nombre de fois déterminé sur un levier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Skinner, la quasi-totalité des comportements humains et animaux est explicable par le conditionnement opérant. Ses travaux vont particulièrement influencer la psychologie de l&#039;apprentissage et, dans les années 60, Skinner invente une méthode d&#039;apprentissage en éducation : on propose à l&#039;élève des tâches de complexité croissante, en renforçant par des récompenses les savoirs qu&#039;on désire développer.Ce qui va permettre de renforcer un comportement n&#039;est pas déterminé mais évolue selon l&#039;histoire génétique de l&#039;espèce, ou selon les cultures. Par exemple, une nouvelle coutume n&#039;est sélectionnée que si ses conséquences sont positives pour la communauté. Le behaviorisme fut longtemps hégémonique, tout en étant fortement critiqué pour ne tenir aucun compte de processus internes comme la motivation ou la mémoire. Il a peu à peu été supplanté par l&#039;approche cognitive, qui refuse d&#039;écarter de l&#039;analyse ce qui se passe « à l&#039;intérieur » de l&#039;individu, ce qu&#039;il vit ou ressent subjectivement, en voyant même cela comme le fondement de l&#039;élaboration des conduites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L&#039;habituation==&lt;br /&gt;
L&#039;habituation peut être définie comme une diminution de la réponse à un stimulus qui n&#039;a des conséquences ni positives, ni négatives. Lorsqu&#039;on soumet un individu à un stimulus, il répond de manière forte à ce stimulus si il n&#039;y a jamais encore été confronté. Par contre, plus le stimulus sera répèté, plus la réaction en réponse à ce stimulus sera faible; effectivement, une confrontation fréquente à un stimulus particulier permet à l&#039;individu de s&#039;y habituer et ainsi de diminuer sa réaction. Au final, le stimulus est enregistré par l&#039;individu et il en connait la conséquence à l&#039;avance, ce qui lui permet de ne plus s&#039;en soucier; il y a de ce fait une absence de réaction. Il est toutefois important de préciser qu&#039;on parle là de cas où la conséquence du stimulus n&#039;est ni positive (apport de nourriture, bien être, etc...) ni négative (danger de mort, douleur, etc...) sinon, l&#039;idividu développerait une réaction particulière en réponse au stimulus et non une absence de réponse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour illustrer cela, nous pouvons prendre l&#039;exemple de l&#039;oisillon qui est  confronté à de nombreux objets volant autour et au-dessus de lui (feuilles, autres oiseaux de la même espèce, etc...) Tout d&#039;abord, l&#039;oisillon va réagir en montrant un état de stresse qui le pousse à se cacher ou fuir. Quand il se rend compte, après plusieurs confrontations à ce même stimulus, que ce dernier n&#039;agit pas en sa faveur ou en sa défaveur, il va intégrer le fait que la réaction à ce stimulus est inutile vu qu&#039;il ne modifie en rien sa condition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;habituation à un stimulus peut donc être considérée comme une forme d&#039;apprentissage. Cela permet à un individu d&#039;ignorer des stimulus sans importance pour ainsi mieux se consacrer à répondre à des stimuli qui auraient une incidence sur eux. Les individus qui pratiquent ce genre d&#039;apprentissage peuvent alors se focaliser sur des actions importantes qui sont vitales (se nourrire, se protèger du danger, se défendre, se reproduire, etc...) et ainsi réduire leurs efforts sans perdre de temps et de l&#039;attention à cause de stimulus futiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L&#039;imprégnation==&lt;br /&gt;
L&#039;imprégnation est à la base de la théorie de Konrad Lorenz et par définition l&#039;imprégnation est : &amp;quot;un type de comportement qui implique à la fois l&#039;apprentissage et l&#039;instinct, et qui est généralement irréversible&amp;quot; (source : Campbell). Cette forme d&#039;apprentissage est limité à une période spécifique durant laquelle l&#039;animal peut apprendre un comportement. On peut distinguer deux sortes d&#039;imprégnation : &#039;&#039;&#039;l&#039;imprégnation filiale&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;l&#039;imprégnation sexuelle&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;imprégnation filiale :&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit de l&#039;attachement social entre un parent et sa progéniture, tel que les oisons qui suivent dès leur éclosion leur mère à la queue leu leu. Ce comportement crée un lien entre la mère et les petits. L&#039;expérience de Konrad Lorenz consistait donc à prouver qu&#039;un oisons s&#039;attache à un objet quelconque en mouvement à une certaine période (13 à 16 heures après l&#039;éclosion). Plusieurs études démontrent que ce lien créée entre les parents et les progénitures est déterminante pour le développement normal du comportement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;imprégnation sexuelle :&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit d&#039;un processus dans lequel un individu apprend à diriger un comportement purement sexuel envers les membres de sa propre espèce. Certaines études d&#039;adoption dans lequel des individus sont élevés par d&#039;autres espèces ont montré que cette sorte d&#039;imprégnation survient également tôt dans la vie. Chez des oiseaux, quelques chercheurs ont pu observé que l&#039;oiseau adopté tentait de s&#039;accoupler avec un individu de l&#039;espèce adoptive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La théorie de l&#039;empreinte de Konrad Lorenz==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1930, un jeune zoologiste, l’autrichien Konrad Lorenz, escorté d’une ribambelle de petites oies, balaya l’idée de l’animal-automate : l’animal n’était pas un simple objet mécanique, mais un être vivant qu’il fallait étudier dans son milieu naturel. Telle serait la base de l’éthologie, cette nouvelle discipline que Konrad Lorenz fonda et développa avec son collègue et ami hollandais Niko Tinbergen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En observant des poussins à la naissance, Lorenz remarque que ceux-ci suivent instinctivement leur mère. En réalité, ils reconnaissent comme figure maternelle le premier objet mobile qu&#039;ils voient après la naissance. Il a donc pu observer que ces poussins pouvaient le confondre avec leur véritable mère et ceci de manière irréversible. Ils ne s&#039;identifieront jamais à une autre figure maternelle même si l&#039;on venait à leur présenter leur véritable mère. L&#039;expérience a même été concluante avec des ballons colorés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de l&#039;oie, ce processus neurologique se situe au niveau de l&#039;&#039;&#039;hyperstriatum&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
:*« En utilisant des mesures biochimiques de l&#039;activité neuronale et l&#039;autoradiographie, on a découvert qu&#039;une zone de la région intermédiaire de l&#039;hyperstriatum ventro-médian (IHVM) est intimement liée à l&#039;empreinte filiale. Lorsque les neurones de cette zone sont détruits avant l&#039;empreinte, le poussin est incapable de reconnaître l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. Et qui plus est, lorsqu&#039;ils sont détruits immédiatement après l&#039;empreinte, le poussin ne réagit plus préférentiellement à l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. »&lt;br /&gt;
Comme l&#039;hyperstriatum est une structure du cerveau qui n&#039;existe pas chez les mammifères, le phénomène d&#039;empreinte, tel qu&#039;il existe chez les oiseaux, ne peut être extrapolé ni aux mammifères, ni à l&#039;être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
retour à [[Comportement_4BIOS_2010]] &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
retour à [[Accueil]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45691</id>
		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45691"/>
		<updated>2010-04-30T07:02:20Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : /* Est-ce que l&amp;#039;apprentissage peut être modifié par l&amp;#039;expérience ? */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage ?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On considère l&#039;apprentissage comme une sorte de processus comportemental. Mais le comportement qui en découle est normalement plus tardif, comme par exemple un oisillon qui entend un adulte chanter et mémorise le chant.&lt;br /&gt;
L&#039;apprentissage est considéré comme un comportement qui se retrouve chez les animaux sous plusieurs formes (habituation, apprentissage par essais et erreurs, par imitation, par imprégnation ou encore par conditionnement) et peut être modifié par une expérience que le sujet aura subit à un moment donné. Trois grand théoriciens (Pavlov, Skinner et Lorenz) proposeront chacun une théorie sur différents comportements observables chez les animaux (le réflexe de Pavlov, le conditionnement opérant de Skinner et l&#039;empreinte de Lorenz). Voila donc l&#039;articulation de ce sujet qu&#039;est l&#039;apprentissage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment modifie-t-il le comportement ?==&lt;br /&gt;
Les processus d&#039;apprentissage opèrent un changement dans les fonctions innées et, dans cette mesure, l&#039;apprentissage peut être considéré comme un phénomène de développement ontogénique du comportement, superposé aux manifestations innées et à leurs mécanismes. L&#039;exercice joue un rôle important dans le perfectionnement de l&#039;apprentissage et donc joue le rôle de renforceur. L&#039;apprentissage peut être défini comme étant la modification adaptative du comportement par les expériences passées. En ce sens, l&#039;apprentissage est caractérisé par sa flexibilité : ce qui est appris ne l&#039;est pas de la même façon pour chaque individu et le comportement peut à nouveau varier en fonction des changements de l&#039;environnement. Les principes sur lesquels le choix est basé ne sont pas identiques chez les diverses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Est-ce que l&#039;apprentissage peut être modifié par l&#039;expérience ?==&lt;br /&gt;
Oui, l&#039;apprentissage peut être modifié par expérience étant donné que l&#039;animal n&#039;a pas besoin d&#039;être en présence d&#039;un comportement stéréotypé (inné) pour l&#039;accomplir (il tire bénéfice de l&#039;expérience). Prenons l&#039;exemple des singes verts : en présence d&#039;un objet menaçant tel qu&#039;un aigle les jeunes poussent un cri d&#039;alarme afin de prévenir les adultes. Cependant, ils ont tendance à pousser un cri d&#039;alarme pour tout objet leur semblant menaçant tel que le guêpier totalement inoffensif. Par contre des scientifiques ont observé que ces jeunes en vieillissant s&#039;améliorent au point de pousser un cri d&#039;alarme qu&#039;en présence d&#039;un aigle. Normalement, si un aigle survole en effet le territoire où se trouvent les singes Verts et qu&#039;un jeune aperçoit celui-ci et pousse un cri d&#039;alarme il est automatiquement suivi d&#039;un autre singe qui pousse à son tour un cri. Dans le cas contraire, le reste du groupe ne réagira pas à l&#039;alerte. La confirmation sociale du cri que lance le jeune singe lui apprend à quel moment il doit donner ce signal et c&#039;est l&#039;apprentissage qui lui permettra de perfectionner son cri de telle manière qu&#039;il ne poussera un cri d&#039;alerte qu&#039;en présence d&#039;un aigle (prédateur des singes verts).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l&#039;apprentissage n&#039;est pas chez tous les animaux. Les animaux les plus simples ne possédant pas de système nerveux ne sont pas capable d&#039;apprendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Quelles relations existe-t-il entre l&#039;apprentissage et la maturation ?=&lt;br /&gt;
Le comportement inné influe souvent sur l&#039;apprentissage, mais l&#039;efficacité du comportement ne dépend pas toujours de l&#039;apprentissage. Il s&#039;agit de &#039;&#039;&#039;maturation&#039;&#039;&#039;. Ce processus est en relation avec un comportement dont l&#039;amélioration repose sur le système neuromusculaire. Par exemple, on dit souvent que les Oiseaux &amp;quot;apprennent&amp;quot; à voler, alors que des scientifiques ont démontré que ce soi-disant apprentissage n&#039;en ai pas un, en faisant porter aux oisillons des appareils de contentions qui empêchaient ceux-ci de déployer leurs ailes et donc &amp;quot;d&#039;apprendre&amp;quot; à voler. Ils ont pu prouvé que en leur enlevant cet appareil après l&#039;âge où ils étaient sensé apprendre à voler n&#039;influait en rien sur le comportement qui est de battre les ailes. Ils n&#039;apprenaient donc pas et il s&#039;agissait plutôt d&#039;une maturation neuromusculaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il peut arriver, et cela souvent que l&#039;on ne puisse pas distinguer la différence entre apprentissage et maturation. Dans l&#039;exemple du Goéland argenté qui apporte de la nourriture à ses petits, on peut observer que celui-ci penche la tête et secoue son bec marqué par une tâche rouge. L&#039;oisillon donne des coups de bec sur la tâche rouge afin que l&#039;adulte lâche la nourriture. Des expériences ont démontré que la tâche rouge est le déclencheur d&#039;un tel comportement, or certains oisillons qui venaient de naître donnaient des coups de bec à n&#039;importe quel objet et les oisillons pus âgés réagissaient à des modèles de bec adulte plus réaliste.&lt;br /&gt;
Est-ce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;apprentissage ou de maturation ? - Des chercheurs ont montré qu&#039;il s&#039;agit bel et bien d&#039;apprentissage en plaçant des Goélands argenté dans le nid de Mouette atricille et vice versa. L&#039;oisillon Goéland réagit fortement au bec du parent adoptif, alors qu&#039;en présence de celui de son espèce l&#039;effet est moindre. On voit donc que l&#039;apprentissage peut influer un comportement fondamentalement instinctif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les différents types d&#039;apprentissage=&lt;br /&gt;
On peut scinder l&#039;apprentissage en deux grands types qui sont l&#039;apprentissage associatif et l&#039;apprentissage non-associatif. L&#039;apprentissage associatif comprend le conditionnement classique et le conditionnement opérant, tandis que l&#039;apprentissage non-associatif comprend l&#039;habituation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement classique ou réflexe de Pavlov==&lt;br /&gt;
Ivan Petrovitch Pavlov est un médecin et un physiologiste russe qui a mis en évidence le fait que la répétition d&#039;un stimulus extérieur (par exemple, un son) lié à une action précise chez l&#039;animal pouvait provoquer un réflexe chez celui-ci.&lt;br /&gt;
La présentation simultanée de deux sortes de stimulus entraîne chez l&#039;animal la formation d&#039;une association entre ces deux stimulus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::* Prenons l&#039;exemple d&#039;un chien de Pavlov: ce dernier présentait de la viande au chien qui se mettait alors à saliver. Ensuite, il présenta la viande au chien en accompagnant cette action d&#039;un tintement de clochette; le chien salivait toujours à la vue de la viande. L&#039;action de présenter de la viande était donc liée avec le tintement de clochette. Pavlov répèta cette opération de nombreuses fois et au bout d&#039;un moment, il décida de faire sonner sa clochette sans présenter la viande au chien. Il remarqua alors que le chien salivait quand même. Effectivement, par la répétition de l&#039;action &amp;quot;je présente la viande&amp;quot; liée à l&#039;action &amp;quot;je fais sonner la clochette&amp;quot;, le chien développa une association entre la viande et le bruit de la clochette et c&#039;est pourquoi il saliva au seul son de la clochette car il avait en tête que quand on faisait tinter cette cloche, il y avait forcemment de la viande. Il liait donc le son qu&#039;il entendait à la récompense qui y était toujours couplée; une sorte d&#039;automatisme qu&#039;on peut appeler réflexe.&lt;br /&gt;
Il s&#039;en suit que le chien va saliver à chaque fois qu&#039;il sera confronté au tintement de la clochette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ce réflexe n&#039;est pas inné, il est conditionnel. Les réactions sont acquises par apprentissage et habitude et deviennent des réflexes lorsque le cerveau fait les liens entre le stimulus et l’action qui suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement opérant de Skinner==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le psychologue américain Burrhus F. Skinner fut l&#039;un des représentants du behaviorisme, courant de la psychologie anglo-saxonne particulièrement important de la Première Guerre mondiale aux années 50. Ce courant repose sur l&#039;idée que l&#039;explication scientifique en psychologie doit ignorer toute référence à la conscience de l&#039;individu, pour n&#039;étudier que les comportements extérieurs observés expérimentalement. Les behavioristes laissent donc de côté les processus mentaux, selon eux non-objectivables, pour ne se centrer que sur les comportements, considérés comme des réponses de l&#039;individu aux stimuli de l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, les comportements sont sélectionnés par leurs conséquences sur l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
:*Par exemple, on dira qu&#039;une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d&#039;un organisme du fait de ses conséquences positives pour l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La boîte de Skinner simplifie l&#039;étude des mécanismes de conditionnement, grâce à l&#039;automatisation de la présentation des stimuli visuels, auditifs, nociceptifs, des renforcements nourriture et eau, notamment, de l&#039;enregistrement des réponses de l&#039;animal le plus souvent rat ou pigeon, et des associations prévues par l&#039;expérimentateur entre eux.&lt;br /&gt;
Ainsi, l&#039;expérimentateur peut faire en sorte que de la nourriture soit délivrée lorsque l&#039;animal, après avoir perçu une lumière verte suivie d&#039;un son aigu, appuie un nombre de fois déterminé sur un levier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Skinner, la quasi-totalité des comportements humains et animaux est explicable par le conditionnement opérant. Ses travaux vont particulièrement influencer la psychologie de l&#039;apprentissage et, dans les années 60, Skinner invente une méthode d&#039;apprentissage en éducation : on propose à l&#039;élève des tâches de complexité croissante, en renforçant par des récompenses les savoirs qu&#039;on désire développer.Ce qui va permettre de renforcer un comportement n&#039;est pas déterminé mais évolue selon l&#039;histoire génétique de l&#039;espèce, ou selon les cultures. Par exemple, une nouvelle coutume n&#039;est sélectionnée que si ses conséquences sont positives pour la communauté. Le behaviorisme fut longtemps hégémonique, tout en étant fortement critiqué pour ne tenir aucun compte de processus internes comme la motivation ou la mémoire. Il a peu à peu été supplanté par l&#039;approche cognitive, qui refuse d&#039;écarter de l&#039;analyse ce qui se passe « à l&#039;intérieur » de l&#039;individu, ce qu&#039;il vit ou ressent subjectivement, en voyant même cela comme le fondement de l&#039;élaboration des conduites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L&#039;habituation==&lt;br /&gt;
L&#039;habituation peut être définie comme une diminution de la réponse à un stimulus qui n&#039;a des conséquences ni positives, ni négatives. Lorsqu&#039;on soumet un individu à un stimulus, il répond de manière forte à ce stimulus si il n&#039;y a jamais encore été confronté. Par contre, plus le stimulus sera répèté, plus la réaction en réponse à ce stimulus sera faible; effectivement, une confrontation fréquente à un stimulus particulier permet à l&#039;individu de s&#039;y habituer et ainsi de diminuer sa réaction. Au final, le stimulus est enregistré par l&#039;individu et il en connait la conséquence à l&#039;avance, ce qui lui permet de ne plus s&#039;en soucier; il y a de ce fait une absence de réaction. Il est toutefois important de préciser qu&#039;on parle là de cas où la conséquence du stimulus n&#039;est ni positive (apport de nourriture, bien être, etc...) ni négative (danger de mort, douleur, etc...) sinon, l&#039;idividu développerait une réaction particulière en réponse au stimulus et non une absence de réponse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour illustrer cela, nous pouvons prendre l&#039;exemple de l&#039;oisillon qui est  confronté à de nombreux objets volant autour et au-dessus de lui (feuilles, autres oiseaux de la même espèce, etc...) Tout d&#039;abord, l&#039;oisillon va réagir en montrant un état de stresse qui le pousse à se cacher ou fuir. Quand il se rend compte, après plusieurs confrontations à ce même stimulus, que ce dernier n&#039;agit pas en sa faveur ou en sa défaveur, il va intégrer le fait que la réaction à ce stimulus est inutile vu qu&#039;il ne modifie en rien sa condition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;habituation à un stimulus peut donc être considérée comme une forme d&#039;apprentissage. Cela permet à un individu d&#039;ignorer des stimulus sans importance pour ainsi mieux se consacrer à répondre à des stimuli qui auraient une incidence sur eux. Les individus qui pratiquent ce genre d&#039;apprentissage peuvent alors se focaliser sur des actions importantes qui sont vitales (se nourrire, se protèger du danger, se défendre, se reproduire, etc...) et ainsi réduire leurs efforts sans perdre de temps et de l&#039;attention à cause de stimulus futiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L&#039;imprégnation=&lt;br /&gt;
L&#039;imprégnation est à la base de la théorie de Konrad Lorenz et par définition l&#039;imprégnation est : &amp;quot;un type de comportement qui implique à la fois l&#039;apprentissage et l&#039;instinct, et qui est généralement irréversible&amp;quot; (source : Campbell). Cette forme d&#039;apprentissage est limité à une période spécifique durant laquelle l&#039;animal peut apprendre un comportement. On peut distinguer deux sortes d&#039;imprégnation : &#039;&#039;&#039;l&#039;imprégnation filiale&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;l&#039;imprégnation sexuelle&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;imprégnation filiale :&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit de l&#039;attachement social entre un parent et sa progéniture, tel que les oisons qui suivent dès leur éclosion leur mère à la queue leu leu. Ce comportement crée un lien entre la mère et les petits. L&#039;expérience de Konrad Lorenz consistait donc à prouver qu&#039;un oisons s&#039;attache à un objet quelconque en mouvement à une certaine période (13 à 16 heures après l&#039;éclosion). Plusieurs études démontrent que ce lien créée entre les parents et les progénitures est déterminante pour le développement normal du comportement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;imprégnation sexuelle :&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit d&#039;un processus dans lequel un individu apprend à diriger un comportement purement sexuel envers les membres de sa propre espèce. Certaines études d&#039;adoption dans lequel des individus sont élevés par d&#039;autres espèces ont montré que cette sorte d&#039;imprégnation survient également tôt dans la vie. Chez des oiseaux, quelques chercheurs ont pu observé que l&#039;oiseau adopté tentait de s&#039;accoupler avec un individu de l&#039;espèce adoptive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La théorie de l&#039;empreinte de Konrad Lorenz==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1930, un jeune zoologiste, l’autrichien Konrad Lorenz, escorté d’une ribambelle de petites oies, balaya l’idée de l’animal-automate : l’animal n’était pas un simple objet mécanique, mais un être vivant qu’il fallait étudier dans son milieu naturel. Telle serait la base de l’éthologie, cette nouvelle discipline que Konrad Lorenz fonda et développa avec son collègue et ami hollandais Niko Tinbergen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En observant des poussins à la naissance, Lorenz remarque que ceux-ci suivent instinctivement leur mère. En réalité, ils reconnaissent comme figure maternelle le premier objet mobile qu&#039;ils voient après la naissance. Il a donc pu observer que ces poussins pouvaient le confondre avec leur véritable mère et ceci de manière irréversible. Ils ne s&#039;identifieront jamais à une autre figure maternelle même si l&#039;on venait à leur présenter leur véritable mère. L&#039;expérience a même été concluante avec des ballons colorés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de l&#039;oie, ce processus neurologique se situe au niveau de l&#039;&#039;&#039;hyperstriatum&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
:*« En utilisant des mesures biochimiques de l&#039;activité neuronale et l&#039;autoradiographie, on a découvert qu&#039;une zone de la région intermédiaire de l&#039;hyperstriatum ventro-médian (IHVM) est intimement liée à l&#039;empreinte filiale. Lorsque les neurones de cette zone sont détruits avant l&#039;empreinte, le poussin est incapable de reconnaître l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. Et qui plus est, lorsqu&#039;ils sont détruits immédiatement après l&#039;empreinte, le poussin ne réagit plus préférentiellement à l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. »&lt;br /&gt;
Comme l&#039;hyperstriatum est une structure du cerveau qui n&#039;existe pas chez les mammifères, le phénomène d&#039;empreinte, tel qu&#039;il existe chez les oiseaux, ne peut être extrapolé ni aux mammifères, ni à l&#039;être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
retour à [[Comportement_4BIOS_2010]] &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
retour à [[Accueil]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45690</id>
		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45690"/>
		<updated>2010-04-30T07:02:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : /* Est-ce que l&amp;#039;apprentissage peut être modifié par l&amp;#039;expérience ? */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage ?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On considère l&#039;apprentissage comme une sorte de processus comportemental. Mais le comportement qui en découle est normalement plus tardif, comme par exemple un oisillon qui entend un adulte chanter et mémorise le chant.&lt;br /&gt;
L&#039;apprentissage est considéré comme un comportement qui se retrouve chez les animaux sous plusieurs formes (habituation, apprentissage par essais et erreurs, par imitation, par imprégnation ou encore par conditionnement) et peut être modifié par une expérience que le sujet aura subit à un moment donné. Trois grand théoriciens (Pavlov, Skinner et Lorenz) proposeront chacun une théorie sur différents comportements observables chez les animaux (le réflexe de Pavlov, le conditionnement opérant de Skinner et l&#039;empreinte de Lorenz). Voila donc l&#039;articulation de ce sujet qu&#039;est l&#039;apprentissage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment modifie-t-il le comportement ?==&lt;br /&gt;
Les processus d&#039;apprentissage opèrent un changement dans les fonctions innées et, dans cette mesure, l&#039;apprentissage peut être considéré comme un phénomène de développement ontogénique du comportement, superposé aux manifestations innées et à leurs mécanismes. L&#039;exercice joue un rôle important dans le perfectionnement de l&#039;apprentissage et donc joue le rôle de renforceur. L&#039;apprentissage peut être défini comme étant la modification adaptative du comportement par les expériences passées. En ce sens, l&#039;apprentissage est caractérisé par sa flexibilité : ce qui est appris ne l&#039;est pas de la même façon pour chaque individu et le comportement peut à nouveau varier en fonction des changements de l&#039;environnement. Les principes sur lesquels le choix est basé ne sont pas identiques chez les diverses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Est-ce que l&#039;apprentissage peut être modifié par l&#039;expérience ?==&lt;br /&gt;
Oui, l&#039;apprentissage peut être modifié par expérience étant donné que l&#039;animal n&#039;a pas besoin d&#039;être en présence d&#039;un comportement stéréotypé (inné) pour l&#039;accomplir (il tire bénéfice de l&#039;expérience). Prenons l&#039;exemple des singes verts : en présence d&#039;un objet menaçant tel qu&#039;un aigle les jeunes poussent un cri d&#039;alarme afin de prévenir les adultes. Cependant, ils ont tendance à pousser un cri d&#039;alarme pour tout objet leur semblant menaçant tel que le guêpier totalement inoffensif. Par contre des scientifiques ont observé que ces jeunes en vieillissant s&#039;améliorent au point de pousser un cri d&#039;alarme qu&#039;en présence d&#039;un aigle. Normalement, si un aigle survole en effet le territoire où se trouvent les singes Verts et qu&#039;un jeune aperçoit celui-ci et pousse un cri d&#039;alarme il est automatiquement suivi d&#039;un autre singe qui pousse à son tour un cri. Dans le cas contraire, le reste du groupe ne réagira pas à l&#039;alerte. La confirmation sociale du cri que lance le jeune singe lui apprend à quel moment il doit donner ce signal et c&#039;est l&#039;apprentissage qui lui permettra de perfectionner son cri de telle manière qu&#039;il ne poussera un cri d&#039;alerte qu&#039;en présence d&#039;un aigle (prédateur des singes Verts).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l&#039;apprentissage n&#039;est pas chez tous les animaux. Les animaux les plus simples ne possédant pas de système nerveux ne sont pas capable d&#039;apprendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Quelles relations existe-t-il entre l&#039;apprentissage et la maturation ?=&lt;br /&gt;
Le comportement inné influe souvent sur l&#039;apprentissage, mais l&#039;efficacité du comportement ne dépend pas toujours de l&#039;apprentissage. Il s&#039;agit de &#039;&#039;&#039;maturation&#039;&#039;&#039;. Ce processus est en relation avec un comportement dont l&#039;amélioration repose sur le système neuromusculaire. Par exemple, on dit souvent que les Oiseaux &amp;quot;apprennent&amp;quot; à voler, alors que des scientifiques ont démontré que ce soi-disant apprentissage n&#039;en ai pas un, en faisant porter aux oisillons des appareils de contentions qui empêchaient ceux-ci de déployer leurs ailes et donc &amp;quot;d&#039;apprendre&amp;quot; à voler. Ils ont pu prouvé que en leur enlevant cet appareil après l&#039;âge où ils étaient sensé apprendre à voler n&#039;influait en rien sur le comportement qui est de battre les ailes. Ils n&#039;apprenaient donc pas et il s&#039;agissait plutôt d&#039;une maturation neuromusculaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il peut arriver, et cela souvent que l&#039;on ne puisse pas distinguer la différence entre apprentissage et maturation. Dans l&#039;exemple du Goéland argenté qui apporte de la nourriture à ses petits, on peut observer que celui-ci penche la tête et secoue son bec marqué par une tâche rouge. L&#039;oisillon donne des coups de bec sur la tâche rouge afin que l&#039;adulte lâche la nourriture. Des expériences ont démontré que la tâche rouge est le déclencheur d&#039;un tel comportement, or certains oisillons qui venaient de naître donnaient des coups de bec à n&#039;importe quel objet et les oisillons pus âgés réagissaient à des modèles de bec adulte plus réaliste.&lt;br /&gt;
Est-ce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;apprentissage ou de maturation ? - Des chercheurs ont montré qu&#039;il s&#039;agit bel et bien d&#039;apprentissage en plaçant des Goélands argenté dans le nid de Mouette atricille et vice versa. L&#039;oisillon Goéland réagit fortement au bec du parent adoptif, alors qu&#039;en présence de celui de son espèce l&#039;effet est moindre. On voit donc que l&#039;apprentissage peut influer un comportement fondamentalement instinctif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les différents types d&#039;apprentissage=&lt;br /&gt;
On peut scinder l&#039;apprentissage en deux grands types qui sont l&#039;apprentissage associatif et l&#039;apprentissage non-associatif. L&#039;apprentissage associatif comprend le conditionnement classique et le conditionnement opérant, tandis que l&#039;apprentissage non-associatif comprend l&#039;habituation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement classique ou réflexe de Pavlov==&lt;br /&gt;
Ivan Petrovitch Pavlov est un médecin et un physiologiste russe qui a mis en évidence le fait que la répétition d&#039;un stimulus extérieur (par exemple, un son) lié à une action précise chez l&#039;animal pouvait provoquer un réflexe chez celui-ci.&lt;br /&gt;
La présentation simultanée de deux sortes de stimulus entraîne chez l&#039;animal la formation d&#039;une association entre ces deux stimulus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::* Prenons l&#039;exemple d&#039;un chien de Pavlov: ce dernier présentait de la viande au chien qui se mettait alors à saliver. Ensuite, il présenta la viande au chien en accompagnant cette action d&#039;un tintement de clochette; le chien salivait toujours à la vue de la viande. L&#039;action de présenter de la viande était donc liée avec le tintement de clochette. Pavlov répèta cette opération de nombreuses fois et au bout d&#039;un moment, il décida de faire sonner sa clochette sans présenter la viande au chien. Il remarqua alors que le chien salivait quand même. Effectivement, par la répétition de l&#039;action &amp;quot;je présente la viande&amp;quot; liée à l&#039;action &amp;quot;je fais sonner la clochette&amp;quot;, le chien développa une association entre la viande et le bruit de la clochette et c&#039;est pourquoi il saliva au seul son de la clochette car il avait en tête que quand on faisait tinter cette cloche, il y avait forcemment de la viande. Il liait donc le son qu&#039;il entendait à la récompense qui y était toujours couplée; une sorte d&#039;automatisme qu&#039;on peut appeler réflexe.&lt;br /&gt;
Il s&#039;en suit que le chien va saliver à chaque fois qu&#039;il sera confronté au tintement de la clochette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ce réflexe n&#039;est pas inné, il est conditionnel. Les réactions sont acquises par apprentissage et habitude et deviennent des réflexes lorsque le cerveau fait les liens entre le stimulus et l’action qui suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement opérant de Skinner==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le psychologue américain Burrhus F. Skinner fut l&#039;un des représentants du behaviorisme, courant de la psychologie anglo-saxonne particulièrement important de la Première Guerre mondiale aux années 50. Ce courant repose sur l&#039;idée que l&#039;explication scientifique en psychologie doit ignorer toute référence à la conscience de l&#039;individu, pour n&#039;étudier que les comportements extérieurs observés expérimentalement. Les behavioristes laissent donc de côté les processus mentaux, selon eux non-objectivables, pour ne se centrer que sur les comportements, considérés comme des réponses de l&#039;individu aux stimuli de l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, les comportements sont sélectionnés par leurs conséquences sur l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
:*Par exemple, on dira qu&#039;une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d&#039;un organisme du fait de ses conséquences positives pour l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La boîte de Skinner simplifie l&#039;étude des mécanismes de conditionnement, grâce à l&#039;automatisation de la présentation des stimuli visuels, auditifs, nociceptifs, des renforcements nourriture et eau, notamment, de l&#039;enregistrement des réponses de l&#039;animal le plus souvent rat ou pigeon, et des associations prévues par l&#039;expérimentateur entre eux.&lt;br /&gt;
Ainsi, l&#039;expérimentateur peut faire en sorte que de la nourriture soit délivrée lorsque l&#039;animal, après avoir perçu une lumière verte suivie d&#039;un son aigu, appuie un nombre de fois déterminé sur un levier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Skinner, la quasi-totalité des comportements humains et animaux est explicable par le conditionnement opérant. Ses travaux vont particulièrement influencer la psychologie de l&#039;apprentissage et, dans les années 60, Skinner invente une méthode d&#039;apprentissage en éducation : on propose à l&#039;élève des tâches de complexité croissante, en renforçant par des récompenses les savoirs qu&#039;on désire développer.Ce qui va permettre de renforcer un comportement n&#039;est pas déterminé mais évolue selon l&#039;histoire génétique de l&#039;espèce, ou selon les cultures. Par exemple, une nouvelle coutume n&#039;est sélectionnée que si ses conséquences sont positives pour la communauté. Le behaviorisme fut longtemps hégémonique, tout en étant fortement critiqué pour ne tenir aucun compte de processus internes comme la motivation ou la mémoire. Il a peu à peu été supplanté par l&#039;approche cognitive, qui refuse d&#039;écarter de l&#039;analyse ce qui se passe « à l&#039;intérieur » de l&#039;individu, ce qu&#039;il vit ou ressent subjectivement, en voyant même cela comme le fondement de l&#039;élaboration des conduites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L&#039;habituation==&lt;br /&gt;
L&#039;habituation peut être définie comme une diminution de la réponse à un stimulus qui n&#039;a des conséquences ni positives, ni négatives. Lorsqu&#039;on soumet un individu à un stimulus, il répond de manière forte à ce stimulus si il n&#039;y a jamais encore été confronté. Par contre, plus le stimulus sera répèté, plus la réaction en réponse à ce stimulus sera faible; effectivement, une confrontation fréquente à un stimulus particulier permet à l&#039;individu de s&#039;y habituer et ainsi de diminuer sa réaction. Au final, le stimulus est enregistré par l&#039;individu et il en connait la conséquence à l&#039;avance, ce qui lui permet de ne plus s&#039;en soucier; il y a de ce fait une absence de réaction. Il est toutefois important de préciser qu&#039;on parle là de cas où la conséquence du stimulus n&#039;est ni positive (apport de nourriture, bien être, etc...) ni négative (danger de mort, douleur, etc...) sinon, l&#039;idividu développerait une réaction particulière en réponse au stimulus et non une absence de réponse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour illustrer cela, nous pouvons prendre l&#039;exemple de l&#039;oisillon qui est  confronté à de nombreux objets volant autour et au-dessus de lui (feuilles, autres oiseaux de la même espèce, etc...) Tout d&#039;abord, l&#039;oisillon va réagir en montrant un état de stresse qui le pousse à se cacher ou fuir. Quand il se rend compte, après plusieurs confrontations à ce même stimulus, que ce dernier n&#039;agit pas en sa faveur ou en sa défaveur, il va intégrer le fait que la réaction à ce stimulus est inutile vu qu&#039;il ne modifie en rien sa condition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;habituation à un stimulus peut donc être considérée comme une forme d&#039;apprentissage. Cela permet à un individu d&#039;ignorer des stimulus sans importance pour ainsi mieux se consacrer à répondre à des stimuli qui auraient une incidence sur eux. Les individus qui pratiquent ce genre d&#039;apprentissage peuvent alors se focaliser sur des actions importantes qui sont vitales (se nourrire, se protèger du danger, se défendre, se reproduire, etc...) et ainsi réduire leurs efforts sans perdre de temps et de l&#039;attention à cause de stimulus futiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L&#039;imprégnation=&lt;br /&gt;
L&#039;imprégnation est à la base de la théorie de Konrad Lorenz et par définition l&#039;imprégnation est : &amp;quot;un type de comportement qui implique à la fois l&#039;apprentissage et l&#039;instinct, et qui est généralement irréversible&amp;quot; (source : Campbell). Cette forme d&#039;apprentissage est limité à une période spécifique durant laquelle l&#039;animal peut apprendre un comportement. On peut distinguer deux sortes d&#039;imprégnation : &#039;&#039;&#039;l&#039;imprégnation filiale&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;l&#039;imprégnation sexuelle&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;imprégnation filiale :&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit de l&#039;attachement social entre un parent et sa progéniture, tel que les oisons qui suivent dès leur éclosion leur mère à la queue leu leu. Ce comportement crée un lien entre la mère et les petits. L&#039;expérience de Konrad Lorenz consistait donc à prouver qu&#039;un oisons s&#039;attache à un objet quelconque en mouvement à une certaine période (13 à 16 heures après l&#039;éclosion). Plusieurs études démontrent que ce lien créée entre les parents et les progénitures est déterminante pour le développement normal du comportement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;imprégnation sexuelle :&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit d&#039;un processus dans lequel un individu apprend à diriger un comportement purement sexuel envers les membres de sa propre espèce. Certaines études d&#039;adoption dans lequel des individus sont élevés par d&#039;autres espèces ont montré que cette sorte d&#039;imprégnation survient également tôt dans la vie. Chez des oiseaux, quelques chercheurs ont pu observé que l&#039;oiseau adopté tentait de s&#039;accoupler avec un individu de l&#039;espèce adoptive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La théorie de l&#039;empreinte de Konrad Lorenz==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1930, un jeune zoologiste, l’autrichien Konrad Lorenz, escorté d’une ribambelle de petites oies, balaya l’idée de l’animal-automate : l’animal n’était pas un simple objet mécanique, mais un être vivant qu’il fallait étudier dans son milieu naturel. Telle serait la base de l’éthologie, cette nouvelle discipline que Konrad Lorenz fonda et développa avec son collègue et ami hollandais Niko Tinbergen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En observant des poussins à la naissance, Lorenz remarque que ceux-ci suivent instinctivement leur mère. En réalité, ils reconnaissent comme figure maternelle le premier objet mobile qu&#039;ils voient après la naissance. Il a donc pu observer que ces poussins pouvaient le confondre avec leur véritable mère et ceci de manière irréversible. Ils ne s&#039;identifieront jamais à une autre figure maternelle même si l&#039;on venait à leur présenter leur véritable mère. L&#039;expérience a même été concluante avec des ballons colorés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de l&#039;oie, ce processus neurologique se situe au niveau de l&#039;&#039;&#039;hyperstriatum&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
:*« En utilisant des mesures biochimiques de l&#039;activité neuronale et l&#039;autoradiographie, on a découvert qu&#039;une zone de la région intermédiaire de l&#039;hyperstriatum ventro-médian (IHVM) est intimement liée à l&#039;empreinte filiale. Lorsque les neurones de cette zone sont détruits avant l&#039;empreinte, le poussin est incapable de reconnaître l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. Et qui plus est, lorsqu&#039;ils sont détruits immédiatement après l&#039;empreinte, le poussin ne réagit plus préférentiellement à l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. »&lt;br /&gt;
Comme l&#039;hyperstriatum est une structure du cerveau qui n&#039;existe pas chez les mammifères, le phénomène d&#039;empreinte, tel qu&#039;il existe chez les oiseaux, ne peut être extrapolé ni aux mammifères, ni à l&#039;être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45688</id>
		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
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		<updated>2010-04-30T07:01:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : /* Est-ce que l&amp;#039;apprentissage peut être modifié par l&amp;#039;expérience ? */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
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=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage ?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On considère l&#039;apprentissage comme une sorte de processus comportemental. Mais le comportement qui en découle est normalement plus tardif, comme par exemple un oisillon qui entend un adulte chanter et mémorise le chant.&lt;br /&gt;
L&#039;apprentissage est considéré comme un comportement qui se retrouve chez les animaux sous plusieurs formes (habituation, apprentissage par essais et erreurs, par imitation, par imprégnation ou encore par conditionnement) et peut être modifié par une expérience que le sujet aura subit à un moment donné. Trois grand théoriciens (Pavlov, Skinner et Lorenz) proposeront chacun une théorie sur différents comportements observables chez les animaux (le réflexe de Pavlov, le conditionnement opérant de Skinner et l&#039;empreinte de Lorenz). Voila donc l&#039;articulation de ce sujet qu&#039;est l&#039;apprentissage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment modifie-t-il le comportement ?==&lt;br /&gt;
Les processus d&#039;apprentissage opèrent un changement dans les fonctions innées et, dans cette mesure, l&#039;apprentissage peut être considéré comme un phénomène de développement ontogénique du comportement, superposé aux manifestations innées et à leurs mécanismes. L&#039;exercice joue un rôle important dans le perfectionnement de l&#039;apprentissage et donc joue le rôle de renforceur. L&#039;apprentissage peut être défini comme étant la modification adaptative du comportement par les expériences passées. En ce sens, l&#039;apprentissage est caractérisé par sa flexibilité : ce qui est appris ne l&#039;est pas de la même façon pour chaque individu et le comportement peut à nouveau varier en fonction des changements de l&#039;environnement. Les principes sur lesquels le choix est basé ne sont pas identiques chez les diverses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Est-ce que l&#039;apprentissage peut être modifié par l&#039;expérience ?==&lt;br /&gt;
Oui, l&#039;apprentissage peut être modifié par expérience étant donné que l&#039;animal n&#039;a pas besoin d&#039;être en présence d&#039;un comportement stéréotypé (inné) pour l&#039;accomplir (il tire bénéfice de l&#039;expérience). Prenons l&#039;exemple des singes verts : en présence d&#039;un objet menaçant tel qu&#039;un aigle les jeunes poussent un cri d&#039;alarme afin de prévenir les adultes. Cependant, ils ont tendance à pousser un cri d&#039;alarme pour tout objet leur semblant menaçant tel que le Guêpier totalement inoffensif. Par contre des scientifiques ont observé que ces jeunes en vieillissant s&#039;améliorent au point de pousser un cri d&#039;alarme qu&#039;en présence d&#039;un aigle. Normalement, si un aigle survole en effet le territoire où se trouvent les singes Verts et qu&#039;un jeune aperçoit celui-ci et pousse un cri d&#039;alarme il est automatiquement suivi d&#039;un autre singe qui pousse à son tour un cri. Dans le cas contraire, le reste du groupe ne réagira pas à l&#039;alerte. La confirmation sociale du cri que lance le jeune singe lui apprend à quel moment il doit donner ce signal et c&#039;est l&#039;apprentissage qui lui permettra de perfectionner son cri de telle manière qu&#039;il ne poussera un cri d&#039;alerte qu&#039;en présence d&#039;un aigle (prédateur des singes Verts).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l&#039;apprentissage n&#039;est pas chez tous les animaux. Les animaux les plus simples ne possédant pas de système nerveux ne sont pas capable d&#039;apprendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Quelles relations existe-t-il entre l&#039;apprentissage et la maturation ?=&lt;br /&gt;
Le comportement inné influe souvent sur l&#039;apprentissage, mais l&#039;efficacité du comportement ne dépend pas toujours de l&#039;apprentissage. Il s&#039;agit de &#039;&#039;&#039;maturation&#039;&#039;&#039;. Ce processus est en relation avec un comportement dont l&#039;amélioration repose sur le système neuromusculaire. Par exemple, on dit souvent que les Oiseaux &amp;quot;apprennent&amp;quot; à voler, alors que des scientifiques ont démontré que ce soi-disant apprentissage n&#039;en ai pas un, en faisant porter aux oisillons des appareils de contentions qui empêchaient ceux-ci de déployer leurs ailes et donc &amp;quot;d&#039;apprendre&amp;quot; à voler. Ils ont pu prouvé que en leur enlevant cet appareil après l&#039;âge où ils étaient sensé apprendre à voler n&#039;influait en rien sur le comportement qui est de battre les ailes. Ils n&#039;apprenaient donc pas et il s&#039;agissait plutôt d&#039;une maturation neuromusculaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il peut arriver, et cela souvent que l&#039;on ne puisse pas distinguer la différence entre apprentissage et maturation. Dans l&#039;exemple du Goéland argenté qui apporte de la nourriture à ses petits, on peut observer que celui-ci penche la tête et secoue son bec marqué par une tâche rouge. L&#039;oisillon donne des coups de bec sur la tâche rouge afin que l&#039;adulte lâche la nourriture. Des expériences ont démontré que la tâche rouge est le déclencheur d&#039;un tel comportement, or certains oisillons qui venaient de naître donnaient des coups de bec à n&#039;importe quel objet et les oisillons pus âgés réagissaient à des modèles de bec adulte plus réaliste.&lt;br /&gt;
Est-ce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;apprentissage ou de maturation ? - Des chercheurs ont montré qu&#039;il s&#039;agit bel et bien d&#039;apprentissage en plaçant des Goélands argenté dans le nid de Mouette atricille et vice versa. L&#039;oisillon Goéland réagit fortement au bec du parent adoptif, alors qu&#039;en présence de celui de son espèce l&#039;effet est moindre. On voit donc que l&#039;apprentissage peut influer un comportement fondamentalement instinctif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les différents types d&#039;apprentissage=&lt;br /&gt;
On peut scinder l&#039;apprentissage en deux grands types qui sont l&#039;apprentissage associatif et l&#039;apprentissage non-associatif. L&#039;apprentissage associatif comprend le conditionnement classique et le conditionnement opérant, tandis que l&#039;apprentissage non-associatif comprend l&#039;habituation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement classique ou réflexe de Pavlov==&lt;br /&gt;
Ivan Petrovitch Pavlov est un médecin et un physiologiste russe qui a mis en évidence le fait que la répétition d&#039;un stimulus extérieur (par exemple, un son) lié à une action précise chez l&#039;animal pouvait provoquer un réflexe chez celui-ci.&lt;br /&gt;
La présentation simultanée de deux sortes de stimulus entraîne chez l&#039;animal la formation d&#039;une association entre ces deux stimulus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::* Prenons l&#039;exemple d&#039;un chien de Pavlov: ce dernier présentait de la viande au chien qui se mettait alors à saliver. Ensuite, il présenta la viande au chien en accompagnant cette action d&#039;un tintement de clochette; le chien salivait toujours à la vue de la viande. L&#039;action de présenter de la viande était donc liée avec le tintement de clochette. Pavlov répèta cette opération de nombreuses fois et au bout d&#039;un moment, il décida de faire sonner sa clochette sans présenter la viande au chien. Il remarqua alors que le chien salivait quand même. Effectivement, par la répétition de l&#039;action &amp;quot;je présente la viande&amp;quot; liée à l&#039;action &amp;quot;je fais sonner la clochette&amp;quot;, le chien développa une association entre la viande et le bruit de la clochette et c&#039;est pourquoi il saliva au seul son de la clochette car il avait en tête que quand on faisait tinter cette cloche, il y avait forcemment de la viande. Il liait donc le son qu&#039;il entendait à la récompense qui y était toujours couplée; une sorte d&#039;automatisme qu&#039;on peut appeler réflexe.&lt;br /&gt;
Il s&#039;en suit que le chien va saliver à chaque fois qu&#039;il sera confronté au tintement de la clochette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ce réflexe n&#039;est pas inné, il est conditionnel. Les réactions sont acquises par apprentissage et habitude et deviennent des réflexes lorsque le cerveau fait les liens entre le stimulus et l’action qui suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement opérant de Skinner==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le psychologue américain Burrhus F. Skinner fut l&#039;un des représentants du behaviorisme, courant de la psychologie anglo-saxonne particulièrement important de la Première Guerre mondiale aux années 50. Ce courant repose sur l&#039;idée que l&#039;explication scientifique en psychologie doit ignorer toute référence à la conscience de l&#039;individu, pour n&#039;étudier que les comportements extérieurs observés expérimentalement. Les behavioristes laissent donc de côté les processus mentaux, selon eux non-objectivables, pour ne se centrer que sur les comportements, considérés comme des réponses de l&#039;individu aux stimuli de l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, les comportements sont sélectionnés par leurs conséquences sur l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
:*Par exemple, on dira qu&#039;une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d&#039;un organisme du fait de ses conséquences positives pour l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La boîte de Skinner simplifie l&#039;étude des mécanismes de conditionnement, grâce à l&#039;automatisation de la présentation des stimuli visuels, auditifs, nociceptifs, des renforcements nourriture et eau, notamment, de l&#039;enregistrement des réponses de l&#039;animal le plus souvent rat ou pigeon, et des associations prévues par l&#039;expérimentateur entre eux.&lt;br /&gt;
Ainsi, l&#039;expérimentateur peut faire en sorte que de la nourriture soit délivrée lorsque l&#039;animal, après avoir perçu une lumière verte suivie d&#039;un son aigu, appuie un nombre de fois déterminé sur un levier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Skinner, la quasi-totalité des comportements humains et animaux est explicable par le conditionnement opérant. Ses travaux vont particulièrement influencer la psychologie de l&#039;apprentissage et, dans les années 60, Skinner invente une méthode d&#039;apprentissage en éducation : on propose à l&#039;élève des tâches de complexité croissante, en renforçant par des récompenses les savoirs qu&#039;on désire développer.Ce qui va permettre de renforcer un comportement n&#039;est pas déterminé mais évolue selon l&#039;histoire génétique de l&#039;espèce, ou selon les cultures. Par exemple, une nouvelle coutume n&#039;est sélectionnée que si ses conséquences sont positives pour la communauté. Le behaviorisme fut longtemps hégémonique, tout en étant fortement critiqué pour ne tenir aucun compte de processus internes comme la motivation ou la mémoire. Il a peu à peu été supplanté par l&#039;approche cognitive, qui refuse d&#039;écarter de l&#039;analyse ce qui se passe « à l&#039;intérieur » de l&#039;individu, ce qu&#039;il vit ou ressent subjectivement, en voyant même cela comme le fondement de l&#039;élaboration des conduites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L&#039;habituation==&lt;br /&gt;
L&#039;habituation peut être définie comme une diminution de la réponse à un stimulus qui n&#039;a des conséquences ni positives, ni négatives. Lorsqu&#039;on soumet un individu à un stimulus, il répond de manière forte à ce stimulus si il n&#039;y a jamais encore été confronté. Par contre, plus le stimulus sera répèté, plus la réaction en réponse à ce stimulus sera faible; effectivement, une confrontation fréquente à un stimulus particulier permet à l&#039;individu de s&#039;y habituer et ainsi de diminuer sa réaction. Au final, le stimulus est enregistré par l&#039;individu et il en connait la conséquence à l&#039;avance, ce qui lui permet de ne plus s&#039;en soucier; il y a de ce fait une absence de réaction. Il est toutefois important de préciser qu&#039;on parle là de cas où la conséquence du stimulus n&#039;est ni positive (apport de nourriture, bien être, etc...) ni négative (danger de mort, douleur, etc...) sinon, l&#039;idividu développerait une réaction particulière en réponse au stimulus et non une absence de réponse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour illustrer cela, nous pouvons prendre l&#039;exemple de l&#039;oisillon qui est  confronté à de nombreux objets volant autour et au-dessus de lui (feuilles, autres oiseaux de la même espèce, etc...) Tout d&#039;abord, l&#039;oisillon va réagir en montrant un état de stresse qui le pousse à se cacher ou fuir. Quand il se rend compte, après plusieurs confrontations à ce même stimulus, que ce dernier n&#039;agit pas en sa faveur ou en sa défaveur, il va intégrer le fait que la réaction à ce stimulus est inutile vu qu&#039;il ne modifie en rien sa condition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;habituation à un stimulus peut donc être considérée comme une forme d&#039;apprentissage. Cela permet à un individu d&#039;ignorer des stimulus sans importance pour ainsi mieux se consacrer à répondre à des stimuli qui auraient une incidence sur eux. Les individus qui pratiquent ce genre d&#039;apprentissage peuvent alors se focaliser sur des actions importantes qui sont vitales (se nourrire, se protèger du danger, se défendre, se reproduire, etc...) et ainsi réduire leurs efforts sans perdre de temps et de l&#039;attention à cause de stimulus futiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L&#039;imprégnation=&lt;br /&gt;
L&#039;imprégnation est à la base de la théorie de Konrad Lorenz et par définition l&#039;imprégnation est : &amp;quot;un type de comportement qui implique à la fois l&#039;apprentissage et l&#039;instinct, et qui est généralement irréversible&amp;quot; (source : Campbell). Cette forme d&#039;apprentissage est limité à une période spécifique durant laquelle l&#039;animal peut apprendre un comportement. On peut distinguer deux sortes d&#039;imprégnation : &#039;&#039;&#039;l&#039;imprégnation filiale&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;l&#039;imprégnation sexuelle&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;imprégnation filiale :&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit de l&#039;attachement social entre un parent et sa progéniture, tel que les oisons qui suivent dès leur éclosion leur mère à la queue leu leu. Ce comportement crée un lien entre la mère et les petits. L&#039;expérience de Konrad Lorenz consistait donc à prouver qu&#039;un oisons s&#039;attache à un objet quelconque en mouvement à une certaine période (13 à 16 heures après l&#039;éclosion). Plusieurs études démontrent que ce lien créée entre les parents et les progénitures est déterminante pour le développement normal du comportement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;imprégnation sexuelle :&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit d&#039;un processus dans lequel un individu apprend à diriger un comportement purement sexuel envers les membres de sa propre espèce. Certaines études d&#039;adoption dans lequel des individus sont élevés par d&#039;autres espèces ont montré que cette sorte d&#039;imprégnation survient également tôt dans la vie. Chez des oiseaux, quelques chercheurs ont pu observé que l&#039;oiseau adopté tentait de s&#039;accoupler avec un individu de l&#039;espèce adoptive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La théorie de l&#039;empreinte de Konrad Lorenz==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1930, un jeune zoologiste, l’autrichien Konrad Lorenz, escorté d’une ribambelle de petites oies, balaya l’idée de l’animal-automate : l’animal n’était pas un simple objet mécanique, mais un être vivant qu’il fallait étudier dans son milieu naturel. Telle serait la base de l’éthologie, cette nouvelle discipline que Konrad Lorenz fonda et développa avec son collègue et ami hollandais Niko Tinbergen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En observant des poussins à la naissance, Lorenz remarque que ceux-ci suivent instinctivement leur mère. En réalité, ils reconnaissent comme figure maternelle le premier objet mobile qu&#039;ils voient après la naissance. Il a donc pu observer que ces poussins pouvaient le confondre avec leur véritable mère et ceci de manière irréversible. Ils ne s&#039;identifieront jamais à une autre figure maternelle même si l&#039;on venait à leur présenter leur véritable mère. L&#039;expérience a même été concluante avec des ballons colorés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de l&#039;oie, ce processus neurologique se situe au niveau de l&#039;&#039;&#039;hyperstriatum&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
:*« En utilisant des mesures biochimiques de l&#039;activité neuronale et l&#039;autoradiographie, on a découvert qu&#039;une zone de la région intermédiaire de l&#039;hyperstriatum ventro-médian (IHVM) est intimement liée à l&#039;empreinte filiale. Lorsque les neurones de cette zone sont détruits avant l&#039;empreinte, le poussin est incapable de reconnaître l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. Et qui plus est, lorsqu&#039;ils sont détruits immédiatement après l&#039;empreinte, le poussin ne réagit plus préférentiellement à l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. »&lt;br /&gt;
Comme l&#039;hyperstriatum est une structure du cerveau qui n&#039;existe pas chez les mammifères, le phénomène d&#039;empreinte, tel qu&#039;il existe chez les oiseaux, ne peut être extrapolé ni aux mammifères, ni à l&#039;être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
retour à [[Comportement_4BIOS_2010]] &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
retour à [[Accueil]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45684</id>
		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45684"/>
		<updated>2010-04-30T06:56:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : /* Quelles relations existe-t-il entre l&amp;#039;apprentissage et la maturation ? */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage ?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On considère l&#039;apprentissage comme une sorte de processus comportemental. Mais le comportement qui en découle est normalement plus tardif, comme par exemple un oisillon qui entend un adulte chanter et mémorise le chant.&lt;br /&gt;
L&#039;apprentissage est considéré comme un comportement qui se retrouve chez les animaux sous plusieurs formes (habituation, apprentissage par essais et erreurs, par imitation, par imprégnation ou encore par conditionnement) et peut être modifié par une expérience que le sujet aura subit à un moment donné. Trois grand théoriciens (Pavlov, Skinner et Lorenz) proposeront chacun une théorie sur différents comportements observables chez les animaux (le réflexe de Pavlov, le conditionnement opérant de Skinner et l&#039;empreinte de Lorenz). Voila donc l&#039;articulation de ce sujet qu&#039;est l&#039;apprentissage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment modifie-t-il le comportement ?==&lt;br /&gt;
Les processus d&#039;apprentissage opèrent un changement dans les fonctions innées et, dans cette mesure, l&#039;apprentissage peut être considéré comme un phénomène de développement ontogénique du comportement, superposé aux manifestations innées et à leurs mécanismes. L&#039;exercice joue un rôle important dans le perfectionnement de l&#039;apprentissage et donc joue le rôle de renforceur. L&#039;apprentissage peut être défini comme étant la modification adaptative du comportement par les expériences passées. En ce sens, l&#039;apprentissage est caractérisé par sa flexibilité : ce qui est appris ne l&#039;est pas de la même façon pour chaque individu et le comportement peut à nouveau varier en fonction des changements de l&#039;environnement. Les principes sur lesquels le choix est basé ne sont pas identiques chez les diverses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Est-ce que l&#039;apprentissage peut être modifié par l&#039;expérience ?==&lt;br /&gt;
Oui, l&#039;apprentissage peut être modifié par expérience étant donné que l&#039;animal n&#039;a pas besoin d&#039;être en présence d&#039;un comportement stéréotypé (inné) pour l&#039;accomplir (il tire bénéfice de l&#039;expérience). Prenons l&#039;exemple des singes Vert : en présence d&#039;un objet menaçant tel qu&#039;un aigle les jeunes poussent un cri d&#039;alarme afin de prévenir les adultes. Cependant, ils ont tendance à pousser un cri d&#039;alarme pour tout objet leur semblant menaçant tel que le Guêpier totalement inoffensif. Par contre des scientifiques ont observé que ces jeunes en vieillissant s&#039;améliorent au point de pousser un cri d&#039;alarme qu&#039;en présence d&#039;un aigle. Normalement, si un aigle survole en effet le territoire où se trouvent les singes Verts et qu&#039;un jeune aperçoit celui-ci et pousse un cri d&#039;alarme il est automatiquement suivi d&#039;un autre singe qui pousse à son tour un cri. Dans le cas contraire, le reste du groupe ne réagira pas à l&#039;alerte. La confirmation sociale du cri que lance le jeune singe lui apprend à quel moment il doit donner ce signal et c&#039;est l&#039;apprentissage qui lui permettra de perfectionner son cri de telle manière qu&#039;il ne poussera un cri d&#039;alerte qu&#039;en présence d&#039;un aigle (prédateur des singes Verts).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l&#039;apprentissage n&#039;est pas chez tous les animaux. Les animaux les plus simples ne possédant pas de système nerveux ne sont pas capable d&#039;apprendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Quelles relations existe-t-il entre l&#039;apprentissage et la maturation ?=&lt;br /&gt;
Le comportement inné influe souvent sur l&#039;apprentissage, mais l&#039;efficacité du comportement ne dépend pas toujours de l&#039;apprentissage. Il s&#039;agit de &#039;&#039;&#039;maturation&#039;&#039;&#039;. Ce processus est en relation avec un comportement dont l&#039;amélioration repose sur le système neuromusculaire. Par exemple, on dit souvent que les Oiseaux &amp;quot;apprennent&amp;quot; à voler, alors que des scientifiques ont démontré que ce soi-disant apprentissage n&#039;en ai pas un, en faisant porter aux oisillons des appareils de contentions qui empêchaient ceux-ci de déployer leurs ailes et donc &amp;quot;d&#039;apprendre&amp;quot; à voler. Ils ont pu prouvé que en leur enlevant cet appareil après l&#039;âge où ils étaient sensé apprendre à voler n&#039;influait en rien sur le comportement qui est de battre les ailes. Ils n&#039;apprenaient donc pas et il s&#039;agissait plutôt d&#039;une maturation neuromusculaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il peut arriver, et cela souvent que l&#039;on ne puisse pas distinguer la différence entre apprentissage et maturation. Dans l&#039;exemple du Goéland argenté qui apporte de la nourriture à ses petits, on peut observer que celui-ci penche la tête et secoue son bec marqué par une tâche rouge. L&#039;oisillon donne des coups de bec sur la tâche rouge afin que l&#039;adulte lâche la nourriture. Des expériences ont démontré que la tâche rouge est le déclencheur d&#039;un tel comportement, or certains oisillons qui venaient de naître donnaient des coups de bec à n&#039;importe quel objet et les oisillons pus âgés réagissaient à des modèles de bec adulte plus réaliste.&lt;br /&gt;
Est-ce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;apprentissage ou de maturation ? - Des chercheurs ont montré qu&#039;il s&#039;agit bel et bien d&#039;apprentissage en plaçant des Goélands argenté dans le nid de Mouette atricille et vice versa. L&#039;oisillon Goéland réagit fortement au bec du parent adoptif, alors qu&#039;en présence de celui de son espèce l&#039;effet est moindre. On voit donc que l&#039;apprentissage peut influer un comportement fondamentalement instinctif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les différents types d&#039;apprentissage=&lt;br /&gt;
On peut scinder l&#039;apprentissage en deux grands types qui sont l&#039;apprentissage associatif et l&#039;apprentissage non-associatif. L&#039;apprentissage associatif comprend le conditionnement classique et le conditionnement opérant, tandis que l&#039;apprentissage non-associatif comprend l&#039;habituation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement classique ou réflexe de Pavlov==&lt;br /&gt;
Ivan Petrovitch Pavlov est un médecin et un physiologiste russe qui a mis en évidence le fait que la répétition d&#039;un stimulus extérieur (par exemple, un son) lié à une action précise chez l&#039;animal pouvait provoquer un réflexe chez celui-ci.&lt;br /&gt;
La présentation simultanée de deux sortes de stimulus entraîne chez l&#039;animal la formation d&#039;une association entre ces deux stimulus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::* Prenons l&#039;exemple d&#039;un chien de Pavlov: ce dernier présentait de la viande au chien qui se mettait alors à saliver. Ensuite, il présenta la viande au chien en accompagnant cette action d&#039;un tintement de clochette; le chien salivait toujours à la vue de la viande. L&#039;action de présenter de la viande était donc liée avec le tintement de clochette. Pavlov répèta cette opération de nombreuses fois et au bout d&#039;un moment, il décida de faire sonner sa clochette sans présenter la viande au chien. Il remarqua alors que le chien salivait quand même. Effectivement, par la répétition de l&#039;action &amp;quot;je présente la viande&amp;quot; liée à l&#039;action &amp;quot;je fais sonner la clochette&amp;quot;, le chien développa une association entre la viande et le bruit de la clochette et c&#039;est pourquoi il saliva au seul son de la clochette car il avait en tête que quand on faisait tinter cette cloche, il y avait forcemment de la viande. Il liait donc le son qu&#039;il entendait à la récompense qui y était toujours couplée; une sorte d&#039;automatisme qu&#039;on peut appeler réflexe.&lt;br /&gt;
Il s&#039;en suit que le chien va saliver à chaque fois qu&#039;il sera confronté au tintement de la clochette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ce réflexe n&#039;est pas inné, il est conditionnel. Les réactions sont acquises par apprentissage et habitude et deviennent des réflexes lorsque le cerveau fait les liens entre le stimulus et l’action qui suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement opérant de Skinner==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le psychologue américain Burrhus F. Skinner fut l&#039;un des représentants du behaviorisme, courant de la psychologie anglo-saxonne particulièrement important de la Première Guerre mondiale aux années 50. Ce courant repose sur l&#039;idée que l&#039;explication scientifique en psychologie doit ignorer toute référence à la conscience de l&#039;individu, pour n&#039;étudier que les comportements extérieurs observés expérimentalement. Les behavioristes laissent donc de côté les processus mentaux, selon eux non-objectivables, pour ne se centrer que sur les comportements, considérés comme des réponses de l&#039;individu aux stimuli de l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, les comportements sont sélectionnés par leurs conséquences sur l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
:*Par exemple, on dira qu&#039;une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d&#039;un organisme du fait de ses conséquences positives pour l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La boîte de Skinner simplifie l&#039;étude des mécanismes de conditionnement, grâce à l&#039;automatisation de la présentation des stimuli visuels, auditifs, nociceptifs, des renforcements nourriture et eau, notamment, de l&#039;enregistrement des réponses de l&#039;animal le plus souvent rat ou pigeon, et des associations prévues par l&#039;expérimentateur entre eux.&lt;br /&gt;
Ainsi, l&#039;expérimentateur peut faire en sorte que de la nourriture soit délivrée lorsque l&#039;animal, après avoir perçu une lumière verte suivie d&#039;un son aigu, appuie un nombre de fois déterminé sur un levier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Skinner, la quasi-totalité des comportements humains et animaux est explicable par le conditionnement opérant. Ses travaux vont particulièrement influencer la psychologie de l&#039;apprentissage et, dans les années 60, Skinner invente une méthode d&#039;apprentissage en éducation : on propose à l&#039;élève des tâches de complexité croissante, en renforçant par des récompenses les savoirs qu&#039;on désire développer.Ce qui va permettre de renforcer un comportement n&#039;est pas déterminé mais évolue selon l&#039;histoire génétique de l&#039;espèce, ou selon les cultures. Par exemple, une nouvelle coutume n&#039;est sélectionnée que si ses conséquences sont positives pour la communauté. Le behaviorisme fut longtemps hégémonique, tout en étant fortement critiqué pour ne tenir aucun compte de processus internes comme la motivation ou la mémoire. Il a peu à peu été supplanté par l&#039;approche cognitive, qui refuse d&#039;écarter de l&#039;analyse ce qui se passe « à l&#039;intérieur » de l&#039;individu, ce qu&#039;il vit ou ressent subjectivement, en voyant même cela comme le fondement de l&#039;élaboration des conduites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L&#039;habituation==&lt;br /&gt;
L&#039;habituation peut être définie comme une diminution de la réponse à un stimulus qui n&#039;a des conséquences ni positives, ni négatives. Lorsqu&#039;on soumet un individu à un stimulus, il répond de manière forte à ce stimulus si il n&#039;y a jamais encore été confronté. Par contre, plus le stimulus sera répèté, plus la réaction en réponse à ce stimulus sera faible; effectivement, une confrontation fréquente à un stimulus particulier permet à l&#039;individu de s&#039;y habituer et ainsi de diminuer sa réaction. Au final, le stimulus est enregistré par l&#039;individu et il en connait la conséquence à l&#039;avance, ce qui lui permet de ne plus s&#039;en soucier; il y a de ce fait une absence de réaction. Il est toutefois important de préciser qu&#039;on parle là de cas où la conséquence du stimulus n&#039;est ni positive (apport de nourriture, bien être, etc...) ni négative (danger de mort, douleur, etc...) sinon, l&#039;idividu développerait une réaction particulière en réponse au stimulus et non une absence de réponse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour illustrer cela, nous pouvons prendre l&#039;exemple de l&#039;oisillon qui est  confronté à de nombreux objets volant autour et au-dessus de lui (feuilles, autres oiseaux de la même espèce, etc...) Tout d&#039;abord, l&#039;oisillon va réagir en montrant un état de stresse qui le pousse à se cacher ou fuir. Quand il se rend compte, après plusieurs confrontations à ce même stimulus, que ce dernier n&#039;agit pas en sa faveur ou en sa défaveur, il va intégrer le fait que la réaction à ce stimulus est inutile vu qu&#039;il ne modifie en rien sa condition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;habituation à un stimulus peut donc être considérée comme une forme d&#039;apprentissage. Cela permet à un individu d&#039;ignorer des stimulus sans importance pour ainsi mieux se consacrer à répondre à des stimuli qui auraient une incidence sur eux. Les individus qui pratiquent ce genre d&#039;apprentissage peuvent alors se focaliser sur des actions importantes qui sont vitales (se nourrire, se protèger du danger, se défendre, se reproduire, etc...) et ainsi réduire leurs efforts sans perdre de temps et de l&#039;attention à cause de stimulus futiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L&#039;imprégnation=&lt;br /&gt;
L&#039;imprégnation est à la base de la théorie de Konrad Lorenz et par définition l&#039;imprégnation est : &amp;quot;un type de comportement qui implique à la fois l&#039;apprentissage et l&#039;instinct, et qui est généralement irréversible&amp;quot; (source : Campbell). Cette forme d&#039;apprentissage est limité à une période spécifique durant laquelle l&#039;animal peut apprendre un comportement. On peut distinguer deux sortes d&#039;imprégnation : &#039;&#039;&#039;l&#039;imprégnation filiale&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;l&#039;imprégnation sexuelle&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;imprégnation filiale :&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit de l&#039;attachement social entre un parent et sa progéniture, tel que les oisons qui suivent dès leur éclosion leur mère à la queue leu leu. Ce comportement crée un lien entre la mère et les petits. L&#039;expérience de Konrad Lorenz consistait donc à prouver qu&#039;un oisons s&#039;attache à un objet quelconque en mouvement à une certaine période (13 à 16 heures après l&#039;éclosion). Plusieurs études démontrent que ce lien créée entre les parents et les progénitures est déterminante pour le développement normal du comportement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;imprégnation sexuelle :&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit d&#039;un processus dans lequel un individu apprend à diriger un comportement purement sexuel envers les membres de sa propre espèce. Certaines études d&#039;adoption dans lequel des individus sont élevés par d&#039;autres espèces ont montré que cette sorte d&#039;imprégnation survient également tôt dans la vie. Chez des oiseaux, quelques chercheurs ont pu observé que l&#039;oiseau adopté tentait de s&#039;accoupler avec un individu de l&#039;espèce adoptive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La théorie de l&#039;empreinte de Konrad Lorenz==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1930, un jeune zoologiste, l’autrichien Konrad Lorenz, escorté d’une ribambelle de petites oies, balaya l’idée de l’animal-automate : l’animal n’était pas un simple objet mécanique, mais un être vivant qu’il fallait étudier dans son milieu naturel. Telle serait la base de l’éthologie, cette nouvelle discipline que Konrad Lorenz fonda et développa avec son collègue et ami hollandais Niko Tinbergen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En observant des poussins à la naissance, Lorenz remarque que ceux-ci suivent instinctivement leur mère. En réalité, ils reconnaissent comme figure maternelle le premier objet mobile qu&#039;ils voient après la naissance. Il a donc pu observer que ces poussins pouvaient le confondre avec leur véritable mère et ceci de manière irréversible. Ils ne s&#039;identifieront jamais à une autre figure maternelle même si l&#039;on venait à leur présenter leur véritable mère. L&#039;expérience a même été concluante avec des ballons colorés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de l&#039;oie, ce processus neurologique se situe au niveau de l&#039;&#039;&#039;hyperstriatum&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
:*« En utilisant des mesures biochimiques de l&#039;activité neuronale et l&#039;autoradiographie, on a découvert qu&#039;une zone de la région intermédiaire de l&#039;hyperstriatum ventro-médian (IHVM) est intimement liée à l&#039;empreinte filiale. Lorsque les neurones de cette zone sont détruits avant l&#039;empreinte, le poussin est incapable de reconnaître l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. Et qui plus est, lorsqu&#039;ils sont détruits immédiatement après l&#039;empreinte, le poussin ne réagit plus préférentiellement à l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. »&lt;br /&gt;
Comme l&#039;hyperstriatum est une structure du cerveau qui n&#039;existe pas chez les mammifères, le phénomène d&#039;empreinte, tel qu&#039;il existe chez les oiseaux, ne peut être extrapolé ni aux mammifères, ni à l&#039;être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
retour à [[Comportement_4BIOS_2010]] &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
retour à [[Accueil]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45683</id>
		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45683"/>
		<updated>2010-04-30T06:46:08Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : /* Le conditionnement opérant de Skinner */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage ?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On considère l&#039;apprentissage comme une sorte de processus comportemental. Mais le comportement qui en découle est normalement plus tardif, comme par exemple un oisillon qui entend un adulte chanter et mémorise le chant.&lt;br /&gt;
L&#039;apprentissage est considéré comme un comportement qui se retrouve chez les animaux sous plusieurs formes (habituation, apprentissage par essais et erreurs, par imitation, par imprégnation ou encore par conditionnement) et peut être modifié par une expérience que le sujet aura subit à un moment donné. Trois grand théoriciens (Pavlov, Skinner et Lorenz) proposeront chacun une théorie sur différents comportements observables chez les animaux (le réflexe de Pavlov, le conditionnement opérant de Skinner et l&#039;empreinte de Lorenz). Voila donc l&#039;articulation de ce sujet qu&#039;est l&#039;apprentissage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment modifie-t-il le comportement ?==&lt;br /&gt;
Les processus d&#039;apprentissage opèrent un changement dans les fonctions innées et, dans cette mesure, l&#039;apprentissage peut être considéré comme un phénomène de développement ontogénique du comportement, superposé aux manifestations innées et à leurs mécanismes. L&#039;exercice joue un rôle important dans le perfectionnement de l&#039;apprentissage et donc joue le rôle de renforceur. L&#039;apprentissage peut être défini comme étant la modification adaptative du comportement par les expériences passées. En ce sens, l&#039;apprentissage est caractérisé par sa flexibilité : ce qui est appris ne l&#039;est pas de la même façon pour chaque individu et le comportement peut à nouveau varier en fonction des changements de l&#039;environnement. Les principes sur lesquels le choix est basé ne sont pas identiques chez les diverses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Est-ce que l&#039;apprentissage peut être modifié par l&#039;expérience ?==&lt;br /&gt;
Oui, l&#039;apprentissage peut être modifié par expérience étant donné que l&#039;animal n&#039;a pas besoin d&#039;être en présence d&#039;un comportement stéréotypé (inné) pour l&#039;accomplir (il tire bénéfice de l&#039;expérience). Prenons l&#039;exemple des singes Vert : en présence d&#039;un objet menaçant tel qu&#039;un aigle les jeunes poussent un cri d&#039;alarme afin de prévenir les adultes. Cependant, ils ont tendance à pousser un cri d&#039;alarme pour tout objet leur semblant menaçant tel que le Guêpier totalement inoffensif. Par contre des scientifiques ont observé que ces jeunes en vieillissant s&#039;améliorent au point de pousser un cri d&#039;alarme qu&#039;en présence d&#039;un aigle. Normalement, si un aigle survole en effet le territoire où se trouvent les singes Verts et qu&#039;un jeune aperçoit celui-ci et pousse un cri d&#039;alarme il est automatiquement suivi d&#039;un autre singe qui pousse à son tour un cri. Dans le cas contraire, le reste du groupe ne réagira pas à l&#039;alerte. La confirmation sociale du cri que lance le jeune singe lui apprend à quel moment il doit donner ce signal et c&#039;est l&#039;apprentissage qui lui permettra de perfectionner son cri de telle manière qu&#039;il ne poussera un cri d&#039;alerte qu&#039;en présence d&#039;un aigle (prédateur des singes Verts).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l&#039;apprentissage n&#039;est pas chez tous les animaux. Les animaux les plus simples ne possédant pas de système nerveux ne sont pas capable d&#039;apprendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Quelles relations existe-t-il entre l&#039;apprentissage et la maturation ?=&lt;br /&gt;
Le comportement innée influe souvent sur l&#039;apprentissage, mais l&#039;efficacité du comportement ne dépend pas toujours de l&#039;apprentissage. Il s&#039;agit de &#039;&#039;&#039;maturation&#039;&#039;&#039;. Ce processus est en relation avec un comportement dont l&#039;amélioration repose sur le système neuromusculaire. Par exemple, on dit souvent que les Oiseaux &amp;quot;apprennent&amp;quot; à voler, alors que des scientifiques ont démontré que ce soi-disant apprentissage n&#039;en ai pas un, en faisant porter aux oisillons des appareils de contentions qui empêchaient ceux-ci de déployer leurs ailes et donc &amp;quot;d&#039;apprendre&amp;quot; à voler. Ils ont pu prouvé que en leur enlevant cet appareil après l&#039;âge où ils étaient sensé apprendre à voler n&#039;influait en rien sur le comportement qui est de battre les ailes. Ils n&#039;apprenaient donc pas et il s&#039;agissait plutôt d&#039;une maturation neuromusculaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il peut arriver, et cela souvent que l&#039;on ne puisse pas distinguer la différence entre apprentissage et maturation. Dans l&#039;exemple du Goéland argenté qui apporte de la nourriture à ses petits, on peut observer que celui-ci penche la tête et secoue son bec marqué par une tâche rouge. L&#039;oisillon donne des coups de bec sur la tâche rouge afin que l&#039;adulte lâche la nourriture. Des expériences ont démontré que la tâche rouge est le déclencheur d&#039;un tel comportement, or certains oisillons qui venaient de naître donnaient des coups de bec à n&#039;importe quel objet et les oisillons pus âgés réagissaient à des modèles de bec adulte plus réaliste.&lt;br /&gt;
Est-ce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;apprentissage ou de maturation ? - Des chercheurs ont montré qu&#039;il s&#039;agit bel et bien d&#039;apprentissage en plaçant des Goélands argenté dans le nid de Mouette atricille et vice versa. L&#039;oisillon Goéland réagit fortement au bec du parent adoptif, alors qu&#039;en présence de celui de son espèce l&#039;effet est moindre. On voit donc que l&#039;apprentissage peut influer un comportement fondamentalement instinctif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les différents types d&#039;apprentissage=&lt;br /&gt;
On peut scinder l&#039;apprentissage en deux grands types qui sont l&#039;apprentissage associatif et l&#039;apprentissage non-associatif. L&#039;apprentissage associatif comprend le conditionnement classique et le conditionnement opérant, tandis que l&#039;apprentissage non-associatif comprend l&#039;habituation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement classique ou réflexe de Pavlov==&lt;br /&gt;
Ivan Petrovitch Pavlov est un médecin et un physiologiste russe qui a mis en évidence le fait que la répétition d&#039;un stimulus extérieur (par exemple, un son) lié à une action précise chez l&#039;animal pouvait provoquer un réflexe chez celui-ci.&lt;br /&gt;
La présentation simultanée de deux sortes de stimulus entraîne chez l&#039;animal la formation d&#039;une association entre ces deux stimulus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::* Prenons l&#039;exemple d&#039;un chien de Pavlov: ce dernier présentait de la viande au chien qui se mettait alors à saliver. Ensuite, il présenta la viande au chien en accompagnant cette action d&#039;un tintement de clochette; le chien salivait toujours à la vue de la viande. L&#039;action de présenter de la viande était donc liée avec le tintement de clochette. Pavlov répèta cette opération de nombreuses fois et au bout d&#039;un moment, il décida de faire sonner sa clochette sans présenter la viande au chien. Il remarqua alors que le chien salivait quand même. Effectivement, par la répétition de l&#039;action &amp;quot;je présente la viande&amp;quot; liée à l&#039;action &amp;quot;je fais sonner la clochette&amp;quot;, le chien développa une association entre la viande et le bruit de la clochette et c&#039;est pourquoi il saliva au seul son de la clochette car il avait en tête que quand on faisait tinter cette cloche, il y avait forcemment de la viande. Il liait donc le son qu&#039;il entendait à la récompense qui y était toujours couplée; une sorte d&#039;automatisme qu&#039;on peut appeler réflexe.&lt;br /&gt;
Il s&#039;en suit que le chien va saliver à chaque fois qu&#039;il sera confronté au tintement de la clochette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ce réflexe n&#039;est pas inné, il est conditionnel. Les réactions sont acquises par apprentissage et habitude et deviennent des réflexes lorsque le cerveau fait les liens entre le stimulus et l’action qui suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement opérant de Skinner==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le psychologue américain Burrhus F. Skinner fut l&#039;un des représentants du behaviorisme, courant de la psychologie anglo-saxonne particulièrement important de la Première Guerre mondiale aux années 50. Ce courant repose sur l&#039;idée que l&#039;explication scientifique en psychologie doit ignorer toute référence à la conscience de l&#039;individu, pour n&#039;étudier que les comportements extérieurs observés expérimentalement. Les behavioristes laissent donc de côté les processus mentaux, selon eux non-objectivables, pour ne se centrer que sur les comportements, considérés comme des réponses de l&#039;individu aux stimuli de l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, les comportements sont sélectionnés par leurs conséquences sur l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
:*Par exemple, on dira qu&#039;une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d&#039;un organisme du fait de ses conséquences positives pour l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La boîte de Skinner simplifie l&#039;étude des mécanismes de conditionnement, grâce à l&#039;automatisation de la présentation des stimuli visuels, auditifs, nociceptifs, des renforcements nourriture et eau, notamment, de l&#039;enregistrement des réponses de l&#039;animal le plus souvent rat ou pigeon, et des associations prévues par l&#039;expérimentateur entre eux.&lt;br /&gt;
Ainsi, l&#039;expérimentateur peut faire en sorte que de la nourriture soit délivrée lorsque l&#039;animal, après avoir perçu une lumière verte suivie d&#039;un son aigu, appuie un nombre de fois déterminé sur un levier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Skinner, la quasi-totalité des comportements humains et animaux est explicable par le conditionnement opérant. Ses travaux vont particulièrement influencer la psychologie de l&#039;apprentissage et, dans les années 60, Skinner invente une méthode d&#039;apprentissage en éducation : on propose à l&#039;élève des tâches de complexité croissante, en renforçant par des récompenses les savoirs qu&#039;on désire développer.Ce qui va permettre de renforcer un comportement n&#039;est pas déterminé mais évolue selon l&#039;histoire génétique de l&#039;espèce, ou selon les cultures. Par exemple, une nouvelle coutume n&#039;est sélectionnée que si ses conséquences sont positives pour la communauté. Le behaviorisme fut longtemps hégémonique, tout en étant fortement critiqué pour ne tenir aucun compte de processus internes comme la motivation ou la mémoire. Il a peu à peu été supplanté par l&#039;approche cognitive, qui refuse d&#039;écarter de l&#039;analyse ce qui se passe « à l&#039;intérieur » de l&#039;individu, ce qu&#039;il vit ou ressent subjectivement, en voyant même cela comme le fondement de l&#039;élaboration des conduites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L&#039;habituation==&lt;br /&gt;
L&#039;habituation peut être définie comme une diminution de la réponse à un stimulus qui n&#039;a des conséquences ni positives, ni négatives. Lorsqu&#039;on soumet un individu à un stimulus, il répond de manière forte à ce stimulus si il n&#039;y a jamais encore été confronté. Par contre, plus le stimulus sera répèté, plus la réaction en réponse à ce stimulus sera faible; effectivement, une confrontation fréquente à un stimulus particulier permet à l&#039;individu de s&#039;y habituer et ainsi de diminuer sa réaction. Au final, le stimulus est enregistré par l&#039;individu et il en connait la conséquence à l&#039;avance, ce qui lui permet de ne plus s&#039;en soucier; il y a de ce fait une absence de réaction. Il est toutefois important de préciser qu&#039;on parle là de cas où la conséquence du stimulus n&#039;est ni positive (apport de nourriture, bien être, etc...) ni négative (danger de mort, douleur, etc...) sinon, l&#039;idividu développerait une réaction particulière en réponse au stimulus et non une absence de réponse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour illustrer cela, nous pouvons prendre l&#039;exemple de l&#039;oisillon qui est  confronté à de nombreux objets volant autour et au-dessus de lui (feuilles, autres oiseaux de la même espèce, etc...) Tout d&#039;abord, l&#039;oisillon va réagir en montrant un état de stresse qui le pousse à se cacher ou fuir. Quand il se rend compte, après plusieurs confrontations à ce même stimulus, que ce dernier n&#039;agit pas en sa faveur ou en sa défaveur, il va intégrer le fait que la réaction à ce stimulus est inutile vu qu&#039;il ne modifie en rien sa condition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;habituation à un stimulus peut donc être considérée comme une forme d&#039;apprentissage. Cela permet à un individu d&#039;ignorer des stimulus sans importance pour ainsi mieux se consacrer à répondre à des stimuli qui auraient une incidence sur eux. Les individus qui pratiquent ce genre d&#039;apprentissage peuvent alors se focaliser sur des actions importantes qui sont vitales (se nourrire, se protèger du danger, se défendre, se reproduire, etc...) et ainsi réduire leurs efforts sans perdre de temps et de l&#039;attention à cause de stimulus futiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L&#039;imprégnation=&lt;br /&gt;
L&#039;imprégnation est à la base de la théorie de Konrad Lorenz et par définition l&#039;imprégnation est : &amp;quot;un type de comportement qui implique à la fois l&#039;apprentissage et l&#039;instinct, et qui est généralement irréversible&amp;quot; (source : Campbell). Cette forme d&#039;apprentissage est limité à une période spécifique durant laquelle l&#039;animal peut apprendre un comportement. On peut distinguer deux sortes d&#039;imprégnation : &#039;&#039;&#039;l&#039;imprégnation filiale&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;l&#039;imprégnation sexuelle&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;imprégnation filiale :&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit de l&#039;attachement social entre un parent et sa progéniture, tel que les oisons qui suivent dès leur éclosion leur mère à la queue leu leu. Ce comportement crée un lien entre la mère et les petits. L&#039;expérience de Konrad Lorenz consistait donc à prouver qu&#039;un oisons s&#039;attache à un objet quelconque en mouvement à une certaine période (13 à 16 heures après l&#039;éclosion). Plusieurs études démontrent que ce lien créée entre les parents et les progénitures est déterminante pour le développement normal du comportement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;imprégnation sexuelle :&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit d&#039;un processus dans lequel un individu apprend à diriger un comportement purement sexuel envers les membres de sa propre espèce. Certaines études d&#039;adoption dans lequel des individus sont élevés par d&#039;autres espèces ont montré que cette sorte d&#039;imprégnation survient également tôt dans la vie. Chez des oiseaux, quelques chercheurs ont pu observé que l&#039;oiseau adopté tentait de s&#039;accoupler avec un individu de l&#039;espèce adoptive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La théorie de l&#039;empreinte de Konrad Lorenz==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1930, un jeune zoologiste, l’autrichien Konrad Lorenz, escorté d’une ribambelle de petites oies, balaya l’idée de l’animal-automate : l’animal n’était pas un simple objet mécanique, mais un être vivant qu’il fallait étudier dans son milieu naturel. Telle serait la base de l’éthologie, cette nouvelle discipline que Konrad Lorenz fonda et développa avec son collègue et ami hollandais Niko Tinbergen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En observant des poussins à la naissance, Lorenz remarque que ceux-ci suivent instinctivement leur mère. En réalité, ils reconnaissent comme figure maternelle le premier objet mobile qu&#039;ils voient après la naissance. Il a donc pu observer que ces poussins pouvaient le confondre avec leur véritable mère et ceci de manière irréversible. Ils ne s&#039;identifieront jamais à une autre figure maternelle même si l&#039;on venait à leur présenter leur véritable mère. L&#039;expérience a même été concluante avec des ballons colorés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de l&#039;oie, ce processus neurologique se situe au niveau de l&#039;&#039;&#039;hyperstriatum&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
:*« En utilisant des mesures biochimiques de l&#039;activité neuronale et l&#039;autoradiographie, on a découvert qu&#039;une zone de la région intermédiaire de l&#039;hyperstriatum ventro-médian (IHVM) est intimement liée à l&#039;empreinte filiale. Lorsque les neurones de cette zone sont détruits avant l&#039;empreinte, le poussin est incapable de reconnaître l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. Et qui plus est, lorsqu&#039;ils sont détruits immédiatement après l&#039;empreinte, le poussin ne réagit plus préférentiellement à l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. »&lt;br /&gt;
Comme l&#039;hyperstriatum est une structure du cerveau qui n&#039;existe pas chez les mammifères, le phénomène d&#039;empreinte, tel qu&#039;il existe chez les oiseaux, ne peut être extrapolé ni aux mammifères, ni à l&#039;être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
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		<author><name>CédricC</name></author>
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		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45671"/>
		<updated>2010-04-30T06:39:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : /* L&amp;#039;imprégnation ? */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage ?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On considère l&#039;apprentissage comme une sorte de processus comportemental. Mais le comportement qui en découle est normalement plus tardif, comme par exemple un oisillon qui entend un adulte chanter et mémorise le chant.&lt;br /&gt;
L&#039;apprentissage est considéré comme un comportement qui se retrouve chez les animaux sous plusieurs formes (habituation, apprentissage par essais et erreurs, par imitation, par imprégnation ou encore par conditionnement) et peut être modifié par une expérience que le sujet aura subit à un moment donné. Trois grand théoriciens (Pavlov, Skinner et Lorenz) proposeront chacun une théorie sur différents comportements observables chez les animaux (le réflexe de Pavlov, le conditionnement opérant de Skinner et l&#039;empreinte de Lorenz). Voila donc l&#039;articulation de ce sujet qu&#039;est l&#039;apprentissage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment modifie-t-il le comportement ?==&lt;br /&gt;
Les processus d&#039;apprentissage opèrent un changement dans les fonctions innées et, dans cette mesure, l&#039;apprentissage peut être considéré comme un phénomène de développement ontogénique du comportement, superposé aux manifestations innées et à leurs mécanismes. L&#039;exercice joue un rôle important dans le perfectionnement de l&#039;apprentissage et donc joue le rôle de renforceur. L&#039;apprentissage peut être défini comme étant la modification adaptative du comportement par les expériences passées. En ce sens, l&#039;apprentissage est caractérisé par sa flexibilité : ce qui est appris ne l&#039;est pas de la même façon pour chaque individu et le comportement peut à nouveau varier en fonction des changements de l&#039;environnement. Les principes sur lesquels le choix est basé ne sont pas identiques chez les diverses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Est-ce que l&#039;apprentissage peut être modifié par l&#039;expérience ?==&lt;br /&gt;
Oui, l&#039;apprentissage peut être modifié par expérience étant donné que l&#039;animal n&#039;a pas besoin d&#039;être en présence d&#039;un comportement stéréotypé (inné) pour l&#039;accomplir (il tire bénéfice de l&#039;expérience). Prenons l&#039;exemple des singes Vert : en présence d&#039;un objet menaçant tel qu&#039;un aigle les jeunes poussent un cri d&#039;alarme afin de prévenir les adultes. Cependant, ils ont tendance à pousser un cri d&#039;alarme pour tout objet leur semblant menaçant tel que le Guêpier totalement inoffensif. Par contre des scientifiques ont observé que ces jeunes en vieillissant s&#039;améliorent au point de pousser un cri d&#039;alarme qu&#039;en présence d&#039;un aigle. Normalement, si un aigle survole en effet le territoire où se trouvent les singes Verts et qu&#039;un jeune aperçoit celui-ci et pousse un cri d&#039;alarme il est automatiquement suivi d&#039;un autre singe qui pousse à son tour un cri. Dans le cas contraire, le reste du groupe ne réagira pas à l&#039;alerte. La confirmation sociale du cri que lance le jeune singe lui apprend à quel moment il doit donner ce signal et c&#039;est l&#039;apprentissage qui lui permettra de perfectionner son cri de telle manière qu&#039;il ne poussera un cri d&#039;alerte qu&#039;en présence d&#039;un aigle (prédateur des singes Verts).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l&#039;apprentissage n&#039;est pas chez tous les animaux. Les animaux les plus simples ne possédant pas de système nerveux ne sont pas capable d&#039;apprendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Quelles relations existe-t-il entre l&#039;apprentissage et la maturation ?=&lt;br /&gt;
Le comportement innée influe souvent sur l&#039;apprentissage, mais l&#039;efficacité du comportement ne dépend pas toujours de l&#039;apprentissage. Il s&#039;agit de &#039;&#039;&#039;maturation&#039;&#039;&#039;. Ce processus est en relation avec un comportement dont l&#039;amélioration repose sur le système neuromusculaire. Par exemple, on dit souvent que les Oiseaux &amp;quot;apprennent&amp;quot; à voler, alors que des scientifiques ont démontré que ce soi-disant apprentissage n&#039;en ai pas un, en faisant porter aux oisillons des appareils de contentions qui empêchaient ceux-ci de déployer leurs ailes et donc &amp;quot;d&#039;apprendre&amp;quot; à voler. Ils ont pu prouvé que en leur enlevant cet appareil après l&#039;âge où ils étaient sensé apprendre à voler n&#039;influait en rien sur le comportement qui est de battre les ailes. Ils n&#039;apprenaient donc pas et il s&#039;agissait plutôt d&#039;une maturation neuromusculaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il peut arriver, et cela souvent que l&#039;on ne puisse pas distinguer la différence entre apprentissage et maturation. Dans l&#039;exemple du Goéland argenté qui apporte de la nourriture à ses petits, on peut observer que celui-ci penche la tête et secoue son bec marqué par une tâche rouge. L&#039;oisillon donne des coups de bec sur la tâche rouge afin que l&#039;adulte lâche la nourriture. Des expériences ont démontré que la tâche rouge est le déclencheur d&#039;un tel comportement, or certains oisillons qui venaient de naître donnaient des coups de bec à n&#039;importe quel objet et les oisillons pus âgés réagissaient à des modèles de bec adulte plus réaliste.&lt;br /&gt;
Est-ce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;apprentissage ou de maturation ? - Des chercheurs ont montré qu&#039;il s&#039;agit bel et bien d&#039;apprentissage en plaçant des Goélands argenté dans le nid de Mouette atricille et vice versa. L&#039;oisillon Goéland réagit fortement au bec du parent adoptif, alors qu&#039;en présence de celui de son espèce l&#039;effet est moindre. On voit donc que l&#039;apprentissage peut influer un comportement fondamentalement instinctif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les différents types d&#039;apprentissage=&lt;br /&gt;
On peut scinder l&#039;apprentissage en deux grands types qui sont l&#039;apprentissage associatif et l&#039;apprentissage non-associatif. L&#039;apprentissage associatif comprend le conditionnement classique et le conditionnement opérant, tandis que l&#039;apprentissage non-associatif comprend l&#039;habituation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement classique ou réflexe de Pavlov==&lt;br /&gt;
Ivan Petrovitch Pavlov est un médecin et un physiologiste russe qui a mis en évidence le fait que la répétition d&#039;un stimulus extérieur (par exemple, un son) lié à une action précise chez l&#039;animal pouvait provoquer un réflexe chez celui-ci.&lt;br /&gt;
La présentation simultanée de deux sortes de stimulus entraîne chez l&#039;animal la formation d&#039;une association entre ces deux stimulus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::* Prenons l&#039;exemple d&#039;un chien de Pavlov: ce dernier présentait de la viande au chien qui se mettait alors à saliver. Ensuite, il présenta la viande au chien en accompagnant cette action d&#039;un tintement de clochette; le chien salivait toujours à la vue de la viande. L&#039;action de présenter de la viande était donc liée avec le tintement de clochette. Pavlov répèta cette opération de nombreuses fois et au bout d&#039;un moment, il décida de faire sonner sa clochette sans présenter la viande au chien. Il remarqua alors que le chien salivait quand même. Effectivement, par la répétition de l&#039;action &amp;quot;je présente la viande&amp;quot; liée à l&#039;action &amp;quot;je fais sonner la clochette&amp;quot;, le chien développa une association entre la viande et le bruit de la clochette et c&#039;est pourquoi il saliva au seul son de la clochette car il avait en tête que quand on faisait tinter cette cloche, il y avait forcemment de la viande. Il liait donc le son qu&#039;il entendait à la récompense qui y était toujours couplée; une sorte d&#039;automatisme qu&#039;on peut appeler réflexe.&lt;br /&gt;
Il s&#039;en suit que le chien va saliver à chaque fois qu&#039;il sera confronté au tintement de la clochette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ce réflexe n&#039;est pas inné, il est conditionnel. Les réactions sont acquises par apprentissage et habitude et deviennent des réflexes lorsque le cerveau fait les liens entre le stimulus et l’action qui suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement opérant de Skinner==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le psychologue américain Burrhus F. Skinner fut l&#039;un des représentants du behaviorisme, courant de la psychologie anglo-saxonne particulièrement important de la Première Guerre mondiale aux années 50. Ce courant repose sur l&#039;idée que l&#039;explication scientifique en psychologie doit ignorer toute référence à la conscience de l&#039;individu, pour n&#039;étudier que les comportements extérieurs observés expérimentalement. Les behavioristes laissent donc de côté les processus mentaux, selon eux non-objectivables, pour ne se centrer que sur les comportements, considérés comme des réponses de l&#039;individu aux stimuli de l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, les comportements sont sélectionnés par leurs conséquences sur l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
:*Par exemple, on dira qu&#039;une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d&#039;un organisme du fait de ses conséquences positives pour l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La boîte de Skinner simplifie l&#039;étude des mécanismes de conditionnement, grâce à l&#039;automatisation de la présentation des stimuli visuels, auditifs, nociceptifs, des renforcements nourriture et eau, notamment, de l&#039;enregistrement des réponses de l&#039;animal le plus souvent rat ou pigeon, et des associations prévues par l&#039;expérimentateur entre eux.&lt;br /&gt;
[[Ainsi l&#039;expérimentateur peut-il faire en sorte que de la nourriture soit délivrée lorsque l&#039;animal a appuyé un nombre de fois déterminé sur un levier, mais uniquement lorsqu&#039;un son aigu a été précédé d&#039;une lumière verte.]] &#039;&#039;(Pas claire !)&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Skinner, la quasi-totalité des comportements humains et animaux est explicable par le conditionnement opérant. Ses travaux vont particulièrement influencer la psychologie de l&#039;apprentissage et, dans les années 60, Skinner invente une méthode d&#039;apprentissage en éducation : on propose à l&#039;élève des tâches de complexité croissante, en renforçant par des récompenses les savoirs qu&#039;on désire développer.Ce qui va permettre de renforcer un comportement n&#039;est pas déterminé mais évolue selon l&#039;histoire génétique de l&#039;espèce, ou selon les cultures. Par exemple, une nouvelle coutume n&#039;est sélectionnée que si ses conséquences sont positives pour la communauté. Le behaviorisme fut longtemps hégémonique, tout en étant fortement critiqué pour ne tenir aucun compte de processus internes comme la motivation ou la mémoire. Il a peu à peu été supplanté par l&#039;approche cognitive, qui refuse d&#039;écarter de l&#039;analyse ce qui se passe « à l&#039;intérieur » de l&#039;individu, ce qu&#039;il vit ou ressent subjectivement, en voyant même cela comme le fondement de l&#039;élaboration des conduites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L&#039;habituation==&lt;br /&gt;
L&#039;habituation peut être définie comme une diminution de la réponse à un stimulus qui n&#039;a des conséquences ni positives, ni négatives. Lorsqu&#039;on soumet un individu à un stimulus, il répond de manière forte à ce stimulus si il n&#039;y a jamais encore été confronté. Par contre, plus le stimulus sera répèté, plus la réaction en réponse à ce stimulus sera faible; effectivement, une confrontation fréquente à un stimulus particulier permet à l&#039;individu de s&#039;y habituer et ainsi de diminuer sa réaction. Au final, le stimulus est enregistré par l&#039;individu et il en connait la conséquence à l&#039;avance, ce qui lui permet de ne plus s&#039;en soucier; il y a de ce fait une absence de réaction. Il est toutefois important de préciser qu&#039;on parle là de cas où la conséquence du stimulus n&#039;est ni positive (apport de nourriture, bien être, etc...) ni négative (danger de mort, douleur, etc...) sinon, l&#039;idividu développerait une réaction particulière en réponse au stimulus et non une absence de réponse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour illustrer cela, nous pouvons prendre l&#039;exemple de l&#039;oisillon qui est  confronté à de nombreux objets volant autour et au-dessus de lui (feuilles, autres oiseaux de la même espèce, etc...) Tout d&#039;abord, l&#039;oisillon va réagir en montrant un état de stresse qui le pousse à se cacher ou fuir. Quand il se rend compte, après plusieurs confrontations à ce même stimulus, que ce dernier n&#039;agit pas en sa faveur ou en sa défaveur, il va intégrer le fait que la réaction à ce stimulus est inutile vu qu&#039;il ne modifie en rien sa condition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;habituation à un stimulus peut donc être considérée comme une forme d&#039;apprentissage. Cela permet à un individu d&#039;ignorer des stimulus sans importance pour ainsi mieux se consacrer à répondre à des stimuli qui auraient une incidence sur eux. Les individus qui pratiquent ce genre d&#039;apprentissage peuvent alors se focaliser sur des actions importantes qui sont vitales (se nourrire, se protèger du danger, se défendre, se reproduire, etc...) et ainsi réduire leurs efforts sans perdre de temps et de l&#039;attention à cause de stimulus futiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L&#039;imprégnation=&lt;br /&gt;
L&#039;imprégnation est à la base de la théorie de Konrad Lorenz et par définition l&#039;imprégnation est : &amp;quot;un type de comportement qui implique à la fois l&#039;apprentissage et l&#039;instinct, et qui est généralement irréversible&amp;quot; (source : Campbell). Cette forme d&#039;apprentissage est limité à une période spécifique durant laquelle l&#039;animal peut apprendre un comportement. On peut distinguer deux sortes d&#039;imprégnation : &#039;&#039;&#039;l&#039;imprégnation filiale&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;l&#039;imprégnation sexuelle&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;imprégnation filiale :&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit de l&#039;attachement social entre un parent et sa progéniture, tel que les oisons qui suivent dès leur éclosion leur mère à la queue leu leu. Ce comportement crée un lien entre la mère et les petits. L&#039;expérience de Konrad Lorenz consistait donc à prouver qu&#039;un oisons s&#039;attache à un objet quelconque en mouvement à une certaine période (13 à 16 heures après l&#039;éclosion). Plusieurs études démontrent que ce lien créée entre les parents et les progénitures est déterminante pour le développement normal du comportement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;imprégnation sexuelle :&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit d&#039;un processus dans lequel un individu apprend à diriger un comportement purement sexuel envers les membres de sa propre espèce. Certaines études d&#039;adoption dans lequel des individus sont élevés par d&#039;autres espèces ont montré que cette sorte d&#039;imprégnation survient également tôt dans la vie. Chez des oiseaux, quelques chercheurs ont pu observé que l&#039;oiseau adopté tentait de s&#039;accoupler avec un individu de l&#039;espèce adoptive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La théorie de l&#039;empreinte de Konrad Lorenz==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1930, un jeune zoologiste, l’autrichien Konrad Lorenz, escorté d’une ribambelle de petites oies, balaya l’idée de l’animal-automate : l’animal n’était pas un simple objet mécanique, mais un être vivant qu’il fallait étudier dans son milieu naturel. Telle serait la base de l’éthologie, cette nouvelle discipline que Konrad Lorenz fonda et développa avec son collègue et ami hollandais Niko Tinbergen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En observant des poussins à la naissance, Lorenz remarque que ceux-ci suivent instinctivement leur mère. En réalité, ils reconnaissent comme figure maternelle le premier objet mobile qu&#039;ils voient après la naissance. Il a donc pu observer que ces poussins pouvaient le confondre avec leur véritable mère et ceci de manière irréversible. Ils ne s&#039;identifieront jamais à une autre figure maternelle même si l&#039;on venait à leur présenter leur véritable mère. L&#039;expérience a même été concluante avec des ballons colorés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de l&#039;oie, ce processus neurologique se situe au niveau de l&#039;&#039;&#039;hyperstriatum&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
:*« En utilisant des mesures biochimiques de l&#039;activité neuronale et l&#039;autoradiographie, on a découvert qu&#039;une zone de la région intermédiaire de l&#039;hyperstriatum ventro-médian (IHVM) est intimement liée à l&#039;empreinte filiale. Lorsque les neurones de cette zone sont détruits avant l&#039;empreinte, le poussin est incapable de reconnaître l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. Et qui plus est, lorsqu&#039;ils sont détruits immédiatement après l&#039;empreinte, le poussin ne réagit plus préférentiellement à l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. »&lt;br /&gt;
Comme l&#039;hyperstriatum est une structure du cerveau qui n&#039;existe pas chez les mammifères, le phénomène d&#039;empreinte, tel qu&#039;il existe chez les oiseaux, ne peut être extrapolé ni aux mammifères, ni à l&#039;être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
retour à [[Comportement_4BIOS_2010]] &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
retour à [[Accueil]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45670</id>
		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45670"/>
		<updated>2010-04-30T06:39:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : /* L&amp;#039;habituation ? */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage ?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On considère l&#039;apprentissage comme une sorte de processus comportemental. Mais le comportement qui en découle est normalement plus tardif, comme par exemple un oisillon qui entend un adulte chanter et mémorise le chant.&lt;br /&gt;
L&#039;apprentissage est considéré comme un comportement qui se retrouve chez les animaux sous plusieurs formes (habituation, apprentissage par essais et erreurs, par imitation, par imprégnation ou encore par conditionnement) et peut être modifié par une expérience que le sujet aura subit à un moment donné. Trois grand théoriciens (Pavlov, Skinner et Lorenz) proposeront chacun une théorie sur différents comportements observables chez les animaux (le réflexe de Pavlov, le conditionnement opérant de Skinner et l&#039;empreinte de Lorenz). Voila donc l&#039;articulation de ce sujet qu&#039;est l&#039;apprentissage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment modifie-t-il le comportement ?==&lt;br /&gt;
Les processus d&#039;apprentissage opèrent un changement dans les fonctions innées et, dans cette mesure, l&#039;apprentissage peut être considéré comme un phénomène de développement ontogénique du comportement, superposé aux manifestations innées et à leurs mécanismes. L&#039;exercice joue un rôle important dans le perfectionnement de l&#039;apprentissage et donc joue le rôle de renforceur. L&#039;apprentissage peut être défini comme étant la modification adaptative du comportement par les expériences passées. En ce sens, l&#039;apprentissage est caractérisé par sa flexibilité : ce qui est appris ne l&#039;est pas de la même façon pour chaque individu et le comportement peut à nouveau varier en fonction des changements de l&#039;environnement. Les principes sur lesquels le choix est basé ne sont pas identiques chez les diverses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Est-ce que l&#039;apprentissage peut être modifié par l&#039;expérience ?==&lt;br /&gt;
Oui, l&#039;apprentissage peut être modifié par expérience étant donné que l&#039;animal n&#039;a pas besoin d&#039;être en présence d&#039;un comportement stéréotypé (inné) pour l&#039;accomplir (il tire bénéfice de l&#039;expérience). Prenons l&#039;exemple des singes Vert : en présence d&#039;un objet menaçant tel qu&#039;un aigle les jeunes poussent un cri d&#039;alarme afin de prévenir les adultes. Cependant, ils ont tendance à pousser un cri d&#039;alarme pour tout objet leur semblant menaçant tel que le Guêpier totalement inoffensif. Par contre des scientifiques ont observé que ces jeunes en vieillissant s&#039;améliorent au point de pousser un cri d&#039;alarme qu&#039;en présence d&#039;un aigle. Normalement, si un aigle survole en effet le territoire où se trouvent les singes Verts et qu&#039;un jeune aperçoit celui-ci et pousse un cri d&#039;alarme il est automatiquement suivi d&#039;un autre singe qui pousse à son tour un cri. Dans le cas contraire, le reste du groupe ne réagira pas à l&#039;alerte. La confirmation sociale du cri que lance le jeune singe lui apprend à quel moment il doit donner ce signal et c&#039;est l&#039;apprentissage qui lui permettra de perfectionner son cri de telle manière qu&#039;il ne poussera un cri d&#039;alerte qu&#039;en présence d&#039;un aigle (prédateur des singes Verts).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l&#039;apprentissage n&#039;est pas chez tous les animaux. Les animaux les plus simples ne possédant pas de système nerveux ne sont pas capable d&#039;apprendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Quelles relations existe-t-il entre l&#039;apprentissage et la maturation ?=&lt;br /&gt;
Le comportement innée influe souvent sur l&#039;apprentissage, mais l&#039;efficacité du comportement ne dépend pas toujours de l&#039;apprentissage. Il s&#039;agit de &#039;&#039;&#039;maturation&#039;&#039;&#039;. Ce processus est en relation avec un comportement dont l&#039;amélioration repose sur le système neuromusculaire. Par exemple, on dit souvent que les Oiseaux &amp;quot;apprennent&amp;quot; à voler, alors que des scientifiques ont démontré que ce soi-disant apprentissage n&#039;en ai pas un, en faisant porter aux oisillons des appareils de contentions qui empêchaient ceux-ci de déployer leurs ailes et donc &amp;quot;d&#039;apprendre&amp;quot; à voler. Ils ont pu prouvé que en leur enlevant cet appareil après l&#039;âge où ils étaient sensé apprendre à voler n&#039;influait en rien sur le comportement qui est de battre les ailes. Ils n&#039;apprenaient donc pas et il s&#039;agissait plutôt d&#039;une maturation neuromusculaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il peut arriver, et cela souvent que l&#039;on ne puisse pas distinguer la différence entre apprentissage et maturation. Dans l&#039;exemple du Goéland argenté qui apporte de la nourriture à ses petits, on peut observer que celui-ci penche la tête et secoue son bec marqué par une tâche rouge. L&#039;oisillon donne des coups de bec sur la tâche rouge afin que l&#039;adulte lâche la nourriture. Des expériences ont démontré que la tâche rouge est le déclencheur d&#039;un tel comportement, or certains oisillons qui venaient de naître donnaient des coups de bec à n&#039;importe quel objet et les oisillons pus âgés réagissaient à des modèles de bec adulte plus réaliste.&lt;br /&gt;
Est-ce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;apprentissage ou de maturation ? - Des chercheurs ont montré qu&#039;il s&#039;agit bel et bien d&#039;apprentissage en plaçant des Goélands argenté dans le nid de Mouette atricille et vice versa. L&#039;oisillon Goéland réagit fortement au bec du parent adoptif, alors qu&#039;en présence de celui de son espèce l&#039;effet est moindre. On voit donc que l&#039;apprentissage peut influer un comportement fondamentalement instinctif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les différents types d&#039;apprentissage=&lt;br /&gt;
On peut scinder l&#039;apprentissage en deux grands types qui sont l&#039;apprentissage associatif et l&#039;apprentissage non-associatif. L&#039;apprentissage associatif comprend le conditionnement classique et le conditionnement opérant, tandis que l&#039;apprentissage non-associatif comprend l&#039;habituation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement classique ou réflexe de Pavlov==&lt;br /&gt;
Ivan Petrovitch Pavlov est un médecin et un physiologiste russe qui a mis en évidence le fait que la répétition d&#039;un stimulus extérieur (par exemple, un son) lié à une action précise chez l&#039;animal pouvait provoquer un réflexe chez celui-ci.&lt;br /&gt;
La présentation simultanée de deux sortes de stimulus entraîne chez l&#039;animal la formation d&#039;une association entre ces deux stimulus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::* Prenons l&#039;exemple d&#039;un chien de Pavlov: ce dernier présentait de la viande au chien qui se mettait alors à saliver. Ensuite, il présenta la viande au chien en accompagnant cette action d&#039;un tintement de clochette; le chien salivait toujours à la vue de la viande. L&#039;action de présenter de la viande était donc liée avec le tintement de clochette. Pavlov répèta cette opération de nombreuses fois et au bout d&#039;un moment, il décida de faire sonner sa clochette sans présenter la viande au chien. Il remarqua alors que le chien salivait quand même. Effectivement, par la répétition de l&#039;action &amp;quot;je présente la viande&amp;quot; liée à l&#039;action &amp;quot;je fais sonner la clochette&amp;quot;, le chien développa une association entre la viande et le bruit de la clochette et c&#039;est pourquoi il saliva au seul son de la clochette car il avait en tête que quand on faisait tinter cette cloche, il y avait forcemment de la viande. Il liait donc le son qu&#039;il entendait à la récompense qui y était toujours couplée; une sorte d&#039;automatisme qu&#039;on peut appeler réflexe.&lt;br /&gt;
Il s&#039;en suit que le chien va saliver à chaque fois qu&#039;il sera confronté au tintement de la clochette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ce réflexe n&#039;est pas inné, il est conditionnel. Les réactions sont acquises par apprentissage et habitude et deviennent des réflexes lorsque le cerveau fait les liens entre le stimulus et l’action qui suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement opérant de Skinner==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le psychologue américain Burrhus F. Skinner fut l&#039;un des représentants du behaviorisme, courant de la psychologie anglo-saxonne particulièrement important de la Première Guerre mondiale aux années 50. Ce courant repose sur l&#039;idée que l&#039;explication scientifique en psychologie doit ignorer toute référence à la conscience de l&#039;individu, pour n&#039;étudier que les comportements extérieurs observés expérimentalement. Les behavioristes laissent donc de côté les processus mentaux, selon eux non-objectivables, pour ne se centrer que sur les comportements, considérés comme des réponses de l&#039;individu aux stimuli de l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, les comportements sont sélectionnés par leurs conséquences sur l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
:*Par exemple, on dira qu&#039;une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d&#039;un organisme du fait de ses conséquences positives pour l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La boîte de Skinner simplifie l&#039;étude des mécanismes de conditionnement, grâce à l&#039;automatisation de la présentation des stimuli visuels, auditifs, nociceptifs, des renforcements nourriture et eau, notamment, de l&#039;enregistrement des réponses de l&#039;animal le plus souvent rat ou pigeon, et des associations prévues par l&#039;expérimentateur entre eux.&lt;br /&gt;
[[Ainsi l&#039;expérimentateur peut-il faire en sorte que de la nourriture soit délivrée lorsque l&#039;animal a appuyé un nombre de fois déterminé sur un levier, mais uniquement lorsqu&#039;un son aigu a été précédé d&#039;une lumière verte.]] &#039;&#039;(Pas claire !)&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Skinner, la quasi-totalité des comportements humains et animaux est explicable par le conditionnement opérant. Ses travaux vont particulièrement influencer la psychologie de l&#039;apprentissage et, dans les années 60, Skinner invente une méthode d&#039;apprentissage en éducation : on propose à l&#039;élève des tâches de complexité croissante, en renforçant par des récompenses les savoirs qu&#039;on désire développer.Ce qui va permettre de renforcer un comportement n&#039;est pas déterminé mais évolue selon l&#039;histoire génétique de l&#039;espèce, ou selon les cultures. Par exemple, une nouvelle coutume n&#039;est sélectionnée que si ses conséquences sont positives pour la communauté. Le behaviorisme fut longtemps hégémonique, tout en étant fortement critiqué pour ne tenir aucun compte de processus internes comme la motivation ou la mémoire. Il a peu à peu été supplanté par l&#039;approche cognitive, qui refuse d&#039;écarter de l&#039;analyse ce qui se passe « à l&#039;intérieur » de l&#039;individu, ce qu&#039;il vit ou ressent subjectivement, en voyant même cela comme le fondement de l&#039;élaboration des conduites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L&#039;habituation==&lt;br /&gt;
L&#039;habituation peut être définie comme une diminution de la réponse à un stimulus qui n&#039;a des conséquences ni positives, ni négatives. Lorsqu&#039;on soumet un individu à un stimulus, il répond de manière forte à ce stimulus si il n&#039;y a jamais encore été confronté. Par contre, plus le stimulus sera répèté, plus la réaction en réponse à ce stimulus sera faible; effectivement, une confrontation fréquente à un stimulus particulier permet à l&#039;individu de s&#039;y habituer et ainsi de diminuer sa réaction. Au final, le stimulus est enregistré par l&#039;individu et il en connait la conséquence à l&#039;avance, ce qui lui permet de ne plus s&#039;en soucier; il y a de ce fait une absence de réaction. Il est toutefois important de préciser qu&#039;on parle là de cas où la conséquence du stimulus n&#039;est ni positive (apport de nourriture, bien être, etc...) ni négative (danger de mort, douleur, etc...) sinon, l&#039;idividu développerait une réaction particulière en réponse au stimulus et non une absence de réponse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour illustrer cela, nous pouvons prendre l&#039;exemple de l&#039;oisillon qui est  confronté à de nombreux objets volant autour et au-dessus de lui (feuilles, autres oiseaux de la même espèce, etc...) Tout d&#039;abord, l&#039;oisillon va réagir en montrant un état de stresse qui le pousse à se cacher ou fuir. Quand il se rend compte, après plusieurs confrontations à ce même stimulus, que ce dernier n&#039;agit pas en sa faveur ou en sa défaveur, il va intégrer le fait que la réaction à ce stimulus est inutile vu qu&#039;il ne modifie en rien sa condition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;habituation à un stimulus peut donc être considérée comme une forme d&#039;apprentissage. Cela permet à un individu d&#039;ignorer des stimulus sans importance pour ainsi mieux se consacrer à répondre à des stimuli qui auraient une incidence sur eux. Les individus qui pratiquent ce genre d&#039;apprentissage peuvent alors se focaliser sur des actions importantes qui sont vitales (se nourrire, se protèger du danger, se défendre, se reproduire, etc...) et ainsi réduire leurs efforts sans perdre de temps et de l&#039;attention à cause de stimulus futiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L&#039;imprégnation ?=&lt;br /&gt;
L&#039;imprégnation est à la base de la théorie de Konrad Lorenz et par définition l&#039;imprégnation est : &amp;quot;un type de comportement qui implique à la fois l&#039;apprentissage et l&#039;instinct, et qui est généralement irréversible&amp;quot; (source : Campbell). Cette forme d&#039;apprentissage est limité à une période spécifique durant laquelle l&#039;animal peut apprendre un comportement. On peut distinguer deux sortes d&#039;imprégnation : &#039;&#039;&#039;l&#039;imprégnation filiale&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;l&#039;imprégnation sexuelle&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;imprégnation filiale :&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit de l&#039;attachement social entre un parent et sa progéniture, tel que les oisons qui suivent dès leur éclosion leur mère à la queue leu leu. Ce comportement crée un lien entre la mère et les petits. L&#039;expérience de Konrad Lorenz consistait donc à prouver qu&#039;un oisons s&#039;attache à un objet quelconque en mouvement à une certaine période (13 à 16 heures après l&#039;éclosion). Plusieurs études démontrent que ce lien créée entre les parents et les progénitures est déterminante pour le développement normal du comportement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;imprégnation sexuelle :&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit d&#039;un processus dans lequel un individu apprend à diriger un comportement purement sexuel envers les membres de sa propre espèce. Certaines études d&#039;adoption dans lequel des individus sont élevés par d&#039;autres espèces ont montré que cette sorte d&#039;imprégnation survient également tôt dans la vie. Chez des oiseaux, quelques chercheurs ont pu observé que l&#039;oiseau adopté tentait de s&#039;accoupler avec un individu de l&#039;espèce adoptive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La théorie de l&#039;empreinte de Konrad Lorenz==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1930, un jeune zoologiste, l’autrichien Konrad Lorenz, escorté d’une ribambelle de petites oies, balaya l’idée de l’animal-automate : l’animal n’était pas un simple objet mécanique, mais un être vivant qu’il fallait étudier dans son milieu naturel. Telle serait la base de l’éthologie, cette nouvelle discipline que Konrad Lorenz fonda et développa avec son collègue et ami hollandais Niko Tinbergen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En observant des poussins à la naissance, Lorenz remarque que ceux-ci suivent instinctivement leur mère. En réalité, ils reconnaissent comme figure maternelle le premier objet mobile qu&#039;ils voient après la naissance. Il a donc pu observer que ces poussins pouvaient le confondre avec leur véritable mère et ceci de manière irréversible. Ils ne s&#039;identifieront jamais à une autre figure maternelle même si l&#039;on venait à leur présenter leur véritable mère. L&#039;expérience a même été concluante avec des ballons colorés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de l&#039;oie, ce processus neurologique se situe au niveau de l&#039;&#039;&#039;hyperstriatum&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
:*« En utilisant des mesures biochimiques de l&#039;activité neuronale et l&#039;autoradiographie, on a découvert qu&#039;une zone de la région intermédiaire de l&#039;hyperstriatum ventro-médian (IHVM) est intimement liée à l&#039;empreinte filiale. Lorsque les neurones de cette zone sont détruits avant l&#039;empreinte, le poussin est incapable de reconnaître l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. Et qui plus est, lorsqu&#039;ils sont détruits immédiatement après l&#039;empreinte, le poussin ne réagit plus préférentiellement à l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. »&lt;br /&gt;
Comme l&#039;hyperstriatum est une structure du cerveau qui n&#039;existe pas chez les mammifères, le phénomène d&#039;empreinte, tel qu&#039;il existe chez les oiseaux, ne peut être extrapolé ni aux mammifères, ni à l&#039;être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
retour à [[Comportement_4BIOS_2010]] &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
retour à [[Accueil]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45669</id>
		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45669"/>
		<updated>2010-04-30T06:39:25Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : /* Qu&amp;#039;est-ce que l&amp;#039;imprégnation ? */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage ?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On considère l&#039;apprentissage comme une sorte de processus comportemental. Mais le comportement qui en découle est normalement plus tardif, comme par exemple un oisillon qui entend un adulte chanter et mémorise le chant.&lt;br /&gt;
L&#039;apprentissage est considéré comme un comportement qui se retrouve chez les animaux sous plusieurs formes (habituation, apprentissage par essais et erreurs, par imitation, par imprégnation ou encore par conditionnement) et peut être modifié par une expérience que le sujet aura subit à un moment donné. Trois grand théoriciens (Pavlov, Skinner et Lorenz) proposeront chacun une théorie sur différents comportements observables chez les animaux (le réflexe de Pavlov, le conditionnement opérant de Skinner et l&#039;empreinte de Lorenz). Voila donc l&#039;articulation de ce sujet qu&#039;est l&#039;apprentissage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment modifie-t-il le comportement ?==&lt;br /&gt;
Les processus d&#039;apprentissage opèrent un changement dans les fonctions innées et, dans cette mesure, l&#039;apprentissage peut être considéré comme un phénomène de développement ontogénique du comportement, superposé aux manifestations innées et à leurs mécanismes. L&#039;exercice joue un rôle important dans le perfectionnement de l&#039;apprentissage et donc joue le rôle de renforceur. L&#039;apprentissage peut être défini comme étant la modification adaptative du comportement par les expériences passées. En ce sens, l&#039;apprentissage est caractérisé par sa flexibilité : ce qui est appris ne l&#039;est pas de la même façon pour chaque individu et le comportement peut à nouveau varier en fonction des changements de l&#039;environnement. Les principes sur lesquels le choix est basé ne sont pas identiques chez les diverses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Est-ce que l&#039;apprentissage peut être modifié par l&#039;expérience ?==&lt;br /&gt;
Oui, l&#039;apprentissage peut être modifié par expérience étant donné que l&#039;animal n&#039;a pas besoin d&#039;être en présence d&#039;un comportement stéréotypé (inné) pour l&#039;accomplir (il tire bénéfice de l&#039;expérience). Prenons l&#039;exemple des singes Vert : en présence d&#039;un objet menaçant tel qu&#039;un aigle les jeunes poussent un cri d&#039;alarme afin de prévenir les adultes. Cependant, ils ont tendance à pousser un cri d&#039;alarme pour tout objet leur semblant menaçant tel que le Guêpier totalement inoffensif. Par contre des scientifiques ont observé que ces jeunes en vieillissant s&#039;améliorent au point de pousser un cri d&#039;alarme qu&#039;en présence d&#039;un aigle. Normalement, si un aigle survole en effet le territoire où se trouvent les singes Verts et qu&#039;un jeune aperçoit celui-ci et pousse un cri d&#039;alarme il est automatiquement suivi d&#039;un autre singe qui pousse à son tour un cri. Dans le cas contraire, le reste du groupe ne réagira pas à l&#039;alerte. La confirmation sociale du cri que lance le jeune singe lui apprend à quel moment il doit donner ce signal et c&#039;est l&#039;apprentissage qui lui permettra de perfectionner son cri de telle manière qu&#039;il ne poussera un cri d&#039;alerte qu&#039;en présence d&#039;un aigle (prédateur des singes Verts).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l&#039;apprentissage n&#039;est pas chez tous les animaux. Les animaux les plus simples ne possédant pas de système nerveux ne sont pas capable d&#039;apprendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Quelles relations existe-t-il entre l&#039;apprentissage et la maturation ?=&lt;br /&gt;
Le comportement innée influe souvent sur l&#039;apprentissage, mais l&#039;efficacité du comportement ne dépend pas toujours de l&#039;apprentissage. Il s&#039;agit de &#039;&#039;&#039;maturation&#039;&#039;&#039;. Ce processus est en relation avec un comportement dont l&#039;amélioration repose sur le système neuromusculaire. Par exemple, on dit souvent que les Oiseaux &amp;quot;apprennent&amp;quot; à voler, alors que des scientifiques ont démontré que ce soi-disant apprentissage n&#039;en ai pas un, en faisant porter aux oisillons des appareils de contentions qui empêchaient ceux-ci de déployer leurs ailes et donc &amp;quot;d&#039;apprendre&amp;quot; à voler. Ils ont pu prouvé que en leur enlevant cet appareil après l&#039;âge où ils étaient sensé apprendre à voler n&#039;influait en rien sur le comportement qui est de battre les ailes. Ils n&#039;apprenaient donc pas et il s&#039;agissait plutôt d&#039;une maturation neuromusculaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il peut arriver, et cela souvent que l&#039;on ne puisse pas distinguer la différence entre apprentissage et maturation. Dans l&#039;exemple du Goéland argenté qui apporte de la nourriture à ses petits, on peut observer que celui-ci penche la tête et secoue son bec marqué par une tâche rouge. L&#039;oisillon donne des coups de bec sur la tâche rouge afin que l&#039;adulte lâche la nourriture. Des expériences ont démontré que la tâche rouge est le déclencheur d&#039;un tel comportement, or certains oisillons qui venaient de naître donnaient des coups de bec à n&#039;importe quel objet et les oisillons pus âgés réagissaient à des modèles de bec adulte plus réaliste.&lt;br /&gt;
Est-ce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;apprentissage ou de maturation ? - Des chercheurs ont montré qu&#039;il s&#039;agit bel et bien d&#039;apprentissage en plaçant des Goélands argenté dans le nid de Mouette atricille et vice versa. L&#039;oisillon Goéland réagit fortement au bec du parent adoptif, alors qu&#039;en présence de celui de son espèce l&#039;effet est moindre. On voit donc que l&#039;apprentissage peut influer un comportement fondamentalement instinctif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les différents types d&#039;apprentissage=&lt;br /&gt;
On peut scinder l&#039;apprentissage en deux grands types qui sont l&#039;apprentissage associatif et l&#039;apprentissage non-associatif. L&#039;apprentissage associatif comprend le conditionnement classique et le conditionnement opérant, tandis que l&#039;apprentissage non-associatif comprend l&#039;habituation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement classique ou réflexe de Pavlov==&lt;br /&gt;
Ivan Petrovitch Pavlov est un médecin et un physiologiste russe qui a mis en évidence le fait que la répétition d&#039;un stimulus extérieur (par exemple, un son) lié à une action précise chez l&#039;animal pouvait provoquer un réflexe chez celui-ci.&lt;br /&gt;
La présentation simultanée de deux sortes de stimulus entraîne chez l&#039;animal la formation d&#039;une association entre ces deux stimulus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::* Prenons l&#039;exemple d&#039;un chien de Pavlov: ce dernier présentait de la viande au chien qui se mettait alors à saliver. Ensuite, il présenta la viande au chien en accompagnant cette action d&#039;un tintement de clochette; le chien salivait toujours à la vue de la viande. L&#039;action de présenter de la viande était donc liée avec le tintement de clochette. Pavlov répèta cette opération de nombreuses fois et au bout d&#039;un moment, il décida de faire sonner sa clochette sans présenter la viande au chien. Il remarqua alors que le chien salivait quand même. Effectivement, par la répétition de l&#039;action &amp;quot;je présente la viande&amp;quot; liée à l&#039;action &amp;quot;je fais sonner la clochette&amp;quot;, le chien développa une association entre la viande et le bruit de la clochette et c&#039;est pourquoi il saliva au seul son de la clochette car il avait en tête que quand on faisait tinter cette cloche, il y avait forcemment de la viande. Il liait donc le son qu&#039;il entendait à la récompense qui y était toujours couplée; une sorte d&#039;automatisme qu&#039;on peut appeler réflexe.&lt;br /&gt;
Il s&#039;en suit que le chien va saliver à chaque fois qu&#039;il sera confronté au tintement de la clochette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ce réflexe n&#039;est pas inné, il est conditionnel. Les réactions sont acquises par apprentissage et habitude et deviennent des réflexes lorsque le cerveau fait les liens entre le stimulus et l’action qui suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement opérant de Skinner==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le psychologue américain Burrhus F. Skinner fut l&#039;un des représentants du behaviorisme, courant de la psychologie anglo-saxonne particulièrement important de la Première Guerre mondiale aux années 50. Ce courant repose sur l&#039;idée que l&#039;explication scientifique en psychologie doit ignorer toute référence à la conscience de l&#039;individu, pour n&#039;étudier que les comportements extérieurs observés expérimentalement. Les behavioristes laissent donc de côté les processus mentaux, selon eux non-objectivables, pour ne se centrer que sur les comportements, considérés comme des réponses de l&#039;individu aux stimuli de l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, les comportements sont sélectionnés par leurs conséquences sur l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
:*Par exemple, on dira qu&#039;une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d&#039;un organisme du fait de ses conséquences positives pour l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La boîte de Skinner simplifie l&#039;étude des mécanismes de conditionnement, grâce à l&#039;automatisation de la présentation des stimuli visuels, auditifs, nociceptifs, des renforcements nourriture et eau, notamment, de l&#039;enregistrement des réponses de l&#039;animal le plus souvent rat ou pigeon, et des associations prévues par l&#039;expérimentateur entre eux.&lt;br /&gt;
[[Ainsi l&#039;expérimentateur peut-il faire en sorte que de la nourriture soit délivrée lorsque l&#039;animal a appuyé un nombre de fois déterminé sur un levier, mais uniquement lorsqu&#039;un son aigu a été précédé d&#039;une lumière verte.]] &#039;&#039;(Pas claire !)&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Skinner, la quasi-totalité des comportements humains et animaux est explicable par le conditionnement opérant. Ses travaux vont particulièrement influencer la psychologie de l&#039;apprentissage et, dans les années 60, Skinner invente une méthode d&#039;apprentissage en éducation : on propose à l&#039;élève des tâches de complexité croissante, en renforçant par des récompenses les savoirs qu&#039;on désire développer.Ce qui va permettre de renforcer un comportement n&#039;est pas déterminé mais évolue selon l&#039;histoire génétique de l&#039;espèce, ou selon les cultures. Par exemple, une nouvelle coutume n&#039;est sélectionnée que si ses conséquences sont positives pour la communauté. Le behaviorisme fut longtemps hégémonique, tout en étant fortement critiqué pour ne tenir aucun compte de processus internes comme la motivation ou la mémoire. Il a peu à peu été supplanté par l&#039;approche cognitive, qui refuse d&#039;écarter de l&#039;analyse ce qui se passe « à l&#039;intérieur » de l&#039;individu, ce qu&#039;il vit ou ressent subjectivement, en voyant même cela comme le fondement de l&#039;élaboration des conduites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L&#039;habituation ?==&lt;br /&gt;
L&#039;habituation peut être définie comme une diminution de la réponse à un stimulus qui n&#039;a des conséquences ni positives, ni négatives. Lorsqu&#039;on soumet un individu à un stimulus, il répond de manière forte à ce stimulus si il n&#039;y a jamais encore été confronté. Par contre, plus le stimulus sera répèté, plus la réaction en réponse à ce stimulus sera faible; effectivement, une confrontation fréquente à un stimulus particulier permet à l&#039;individu de s&#039;y habituer et ainsi de diminuer sa réaction. Au final, le stimulus est enregistré par l&#039;individu et il en connait la conséquence à l&#039;avance, ce qui lui permet de ne plus s&#039;en soucier; il y a de ce fait une absence de réaction. Il est toutefois important de préciser qu&#039;on parle là de cas où la conséquence du stimulus n&#039;est ni positive (apport de nourriture, bien être, etc...) ni négative (danger de mort, douleur, etc...) sinon, l&#039;idividu développerait une réaction particulière en réponse au stimulus et non une absence de réponse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour illustrer cela, nous pouvons prendre l&#039;exemple de l&#039;oisillon qui est  confronté à de nombreux objets volant autour et au-dessus de lui (feuilles, autres oiseaux de la même espèce, etc...) Tout d&#039;abord, l&#039;oisillon va réagir en montrant un état de stresse qui le pousse à se cacher ou fuir. Quand il se rend compte, après plusieurs confrontations à ce même stimulus, que ce dernier n&#039;agit pas en sa faveur ou en sa défaveur, il va intégrer le fait que la réaction à ce stimulus est inutile vu qu&#039;il ne modifie en rien sa condition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;habituation à un stimulus peut donc être considérée comme une forme d&#039;apprentissage. Cela permet à un individu d&#039;ignorer des stimulus sans importance pour ainsi mieux se consacrer à répondre à des stimuli qui auraient une incidence sur eux. Les individus qui pratiquent ce genre d&#039;apprentissage peuvent alors se focaliser sur des actions importantes qui sont vitales (se nourrire, se protèger du danger, se défendre, se reproduire, etc...) et ainsi réduire leurs efforts sans perdre de temps et de l&#039;attention à cause de stimulus futiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L&#039;imprégnation ?=&lt;br /&gt;
L&#039;imprégnation est à la base de la théorie de Konrad Lorenz et par définition l&#039;imprégnation est : &amp;quot;un type de comportement qui implique à la fois l&#039;apprentissage et l&#039;instinct, et qui est généralement irréversible&amp;quot; (source : Campbell). Cette forme d&#039;apprentissage est limité à une période spécifique durant laquelle l&#039;animal peut apprendre un comportement. On peut distinguer deux sortes d&#039;imprégnation : &#039;&#039;&#039;l&#039;imprégnation filiale&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;l&#039;imprégnation sexuelle&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;imprégnation filiale :&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit de l&#039;attachement social entre un parent et sa progéniture, tel que les oisons qui suivent dès leur éclosion leur mère à la queue leu leu. Ce comportement crée un lien entre la mère et les petits. L&#039;expérience de Konrad Lorenz consistait donc à prouver qu&#039;un oisons s&#039;attache à un objet quelconque en mouvement à une certaine période (13 à 16 heures après l&#039;éclosion). Plusieurs études démontrent que ce lien créée entre les parents et les progénitures est déterminante pour le développement normal du comportement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;imprégnation sexuelle :&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit d&#039;un processus dans lequel un individu apprend à diriger un comportement purement sexuel envers les membres de sa propre espèce. Certaines études d&#039;adoption dans lequel des individus sont élevés par d&#039;autres espèces ont montré que cette sorte d&#039;imprégnation survient également tôt dans la vie. Chez des oiseaux, quelques chercheurs ont pu observé que l&#039;oiseau adopté tentait de s&#039;accoupler avec un individu de l&#039;espèce adoptive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La théorie de l&#039;empreinte de Konrad Lorenz==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1930, un jeune zoologiste, l’autrichien Konrad Lorenz, escorté d’une ribambelle de petites oies, balaya l’idée de l’animal-automate : l’animal n’était pas un simple objet mécanique, mais un être vivant qu’il fallait étudier dans son milieu naturel. Telle serait la base de l’éthologie, cette nouvelle discipline que Konrad Lorenz fonda et développa avec son collègue et ami hollandais Niko Tinbergen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En observant des poussins à la naissance, Lorenz remarque que ceux-ci suivent instinctivement leur mère. En réalité, ils reconnaissent comme figure maternelle le premier objet mobile qu&#039;ils voient après la naissance. Il a donc pu observer que ces poussins pouvaient le confondre avec leur véritable mère et ceci de manière irréversible. Ils ne s&#039;identifieront jamais à une autre figure maternelle même si l&#039;on venait à leur présenter leur véritable mère. L&#039;expérience a même été concluante avec des ballons colorés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de l&#039;oie, ce processus neurologique se situe au niveau de l&#039;&#039;&#039;hyperstriatum&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
:*« En utilisant des mesures biochimiques de l&#039;activité neuronale et l&#039;autoradiographie, on a découvert qu&#039;une zone de la région intermédiaire de l&#039;hyperstriatum ventro-médian (IHVM) est intimement liée à l&#039;empreinte filiale. Lorsque les neurones de cette zone sont détruits avant l&#039;empreinte, le poussin est incapable de reconnaître l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. Et qui plus est, lorsqu&#039;ils sont détruits immédiatement après l&#039;empreinte, le poussin ne réagit plus préférentiellement à l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. »&lt;br /&gt;
Comme l&#039;hyperstriatum est une structure du cerveau qui n&#039;existe pas chez les mammifères, le phénomène d&#039;empreinte, tel qu&#039;il existe chez les oiseaux, ne peut être extrapolé ni aux mammifères, ni à l&#039;être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
retour à [[Comportement_4BIOS_2010]] &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
retour à [[Accueil]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45666</id>
		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45666"/>
		<updated>2010-04-30T06:38:32Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : /* Qu&amp;#039;est-ce que l&amp;#039;habituation ? */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage ?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On considère l&#039;apprentissage comme une sorte de processus comportemental. Mais le comportement qui en découle est normalement plus tardif, comme par exemple un oisillon qui entend un adulte chanter et mémorise le chant.&lt;br /&gt;
L&#039;apprentissage est considéré comme un comportement qui se retrouve chez les animaux sous plusieurs formes (habituation, apprentissage par essais et erreurs, par imitation, par imprégnation ou encore par conditionnement) et peut être modifié par une expérience que le sujet aura subit à un moment donné. Trois grand théoriciens (Pavlov, Skinner et Lorenz) proposeront chacun une théorie sur différents comportements observables chez les animaux (le réflexe de Pavlov, le conditionnement opérant de Skinner et l&#039;empreinte de Lorenz). Voila donc l&#039;articulation de ce sujet qu&#039;est l&#039;apprentissage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment modifie-t-il le comportement ?==&lt;br /&gt;
Les processus d&#039;apprentissage opèrent un changement dans les fonctions innées et, dans cette mesure, l&#039;apprentissage peut être considéré comme un phénomène de développement ontogénique du comportement, superposé aux manifestations innées et à leurs mécanismes. L&#039;exercice joue un rôle important dans le perfectionnement de l&#039;apprentissage et donc joue le rôle de renforceur. L&#039;apprentissage peut être défini comme étant la modification adaptative du comportement par les expériences passées. En ce sens, l&#039;apprentissage est caractérisé par sa flexibilité : ce qui est appris ne l&#039;est pas de la même façon pour chaque individu et le comportement peut à nouveau varier en fonction des changements de l&#039;environnement. Les principes sur lesquels le choix est basé ne sont pas identiques chez les diverses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Est-ce que l&#039;apprentissage peut être modifié par l&#039;expérience ?==&lt;br /&gt;
Oui, l&#039;apprentissage peut être modifié par expérience étant donné que l&#039;animal n&#039;a pas besoin d&#039;être en présence d&#039;un comportement stéréotypé (inné) pour l&#039;accomplir (il tire bénéfice de l&#039;expérience). Prenons l&#039;exemple des singes Vert : en présence d&#039;un objet menaçant tel qu&#039;un aigle les jeunes poussent un cri d&#039;alarme afin de prévenir les adultes. Cependant, ils ont tendance à pousser un cri d&#039;alarme pour tout objet leur semblant menaçant tel que le Guêpier totalement inoffensif. Par contre des scientifiques ont observé que ces jeunes en vieillissant s&#039;améliorent au point de pousser un cri d&#039;alarme qu&#039;en présence d&#039;un aigle. Normalement, si un aigle survole en effet le territoire où se trouvent les singes Verts et qu&#039;un jeune aperçoit celui-ci et pousse un cri d&#039;alarme il est automatiquement suivi d&#039;un autre singe qui pousse à son tour un cri. Dans le cas contraire, le reste du groupe ne réagira pas à l&#039;alerte. La confirmation sociale du cri que lance le jeune singe lui apprend à quel moment il doit donner ce signal et c&#039;est l&#039;apprentissage qui lui permettra de perfectionner son cri de telle manière qu&#039;il ne poussera un cri d&#039;alerte qu&#039;en présence d&#039;un aigle (prédateur des singes Verts).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l&#039;apprentissage n&#039;est pas chez tous les animaux. Les animaux les plus simples ne possédant pas de système nerveux ne sont pas capable d&#039;apprendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Quelles relations existe-t-il entre l&#039;apprentissage et la maturation ?=&lt;br /&gt;
Le comportement innée influe souvent sur l&#039;apprentissage, mais l&#039;efficacité du comportement ne dépend pas toujours de l&#039;apprentissage. Il s&#039;agit de &#039;&#039;&#039;maturation&#039;&#039;&#039;. Ce processus est en relation avec un comportement dont l&#039;amélioration repose sur le système neuromusculaire. Par exemple, on dit souvent que les Oiseaux &amp;quot;apprennent&amp;quot; à voler, alors que des scientifiques ont démontré que ce soi-disant apprentissage n&#039;en ai pas un, en faisant porter aux oisillons des appareils de contentions qui empêchaient ceux-ci de déployer leurs ailes et donc &amp;quot;d&#039;apprendre&amp;quot; à voler. Ils ont pu prouvé que en leur enlevant cet appareil après l&#039;âge où ils étaient sensé apprendre à voler n&#039;influait en rien sur le comportement qui est de battre les ailes. Ils n&#039;apprenaient donc pas et il s&#039;agissait plutôt d&#039;une maturation neuromusculaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il peut arriver, et cela souvent que l&#039;on ne puisse pas distinguer la différence entre apprentissage et maturation. Dans l&#039;exemple du Goéland argenté qui apporte de la nourriture à ses petits, on peut observer que celui-ci penche la tête et secoue son bec marqué par une tâche rouge. L&#039;oisillon donne des coups de bec sur la tâche rouge afin que l&#039;adulte lâche la nourriture. Des expériences ont démontré que la tâche rouge est le déclencheur d&#039;un tel comportement, or certains oisillons qui venaient de naître donnaient des coups de bec à n&#039;importe quel objet et les oisillons pus âgés réagissaient à des modèles de bec adulte plus réaliste.&lt;br /&gt;
Est-ce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;apprentissage ou de maturation ? - Des chercheurs ont montré qu&#039;il s&#039;agit bel et bien d&#039;apprentissage en plaçant des Goélands argenté dans le nid de Mouette atricille et vice versa. L&#039;oisillon Goéland réagit fortement au bec du parent adoptif, alors qu&#039;en présence de celui de son espèce l&#039;effet est moindre. On voit donc que l&#039;apprentissage peut influer un comportement fondamentalement instinctif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les différents types d&#039;apprentissage=&lt;br /&gt;
On peut scinder l&#039;apprentissage en deux grands types qui sont l&#039;apprentissage associatif et l&#039;apprentissage non-associatif. L&#039;apprentissage associatif comprend le conditionnement classique et le conditionnement opérant, tandis que l&#039;apprentissage non-associatif comprend l&#039;habituation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement classique ou réflexe de Pavlov==&lt;br /&gt;
Ivan Petrovitch Pavlov est un médecin et un physiologiste russe qui a mis en évidence le fait que la répétition d&#039;un stimulus extérieur (par exemple, un son) lié à une action précise chez l&#039;animal pouvait provoquer un réflexe chez celui-ci.&lt;br /&gt;
La présentation simultanée de deux sortes de stimulus entraîne chez l&#039;animal la formation d&#039;une association entre ces deux stimulus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::* Prenons l&#039;exemple d&#039;un chien de Pavlov: ce dernier présentait de la viande au chien qui se mettait alors à saliver. Ensuite, il présenta la viande au chien en accompagnant cette action d&#039;un tintement de clochette; le chien salivait toujours à la vue de la viande. L&#039;action de présenter de la viande était donc liée avec le tintement de clochette. Pavlov répèta cette opération de nombreuses fois et au bout d&#039;un moment, il décida de faire sonner sa clochette sans présenter la viande au chien. Il remarqua alors que le chien salivait quand même. Effectivement, par la répétition de l&#039;action &amp;quot;je présente la viande&amp;quot; liée à l&#039;action &amp;quot;je fais sonner la clochette&amp;quot;, le chien développa une association entre la viande et le bruit de la clochette et c&#039;est pourquoi il saliva au seul son de la clochette car il avait en tête que quand on faisait tinter cette cloche, il y avait forcemment de la viande. Il liait donc le son qu&#039;il entendait à la récompense qui y était toujours couplée; une sorte d&#039;automatisme qu&#039;on peut appeler réflexe.&lt;br /&gt;
Il s&#039;en suit que le chien va saliver à chaque fois qu&#039;il sera confronté au tintement de la clochette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ce réflexe n&#039;est pas inné, il est conditionnel. Les réactions sont acquises par apprentissage et habitude et deviennent des réflexes lorsque le cerveau fait les liens entre le stimulus et l’action qui suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement opérant de Skinner==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le psychologue américain Burrhus F. Skinner fut l&#039;un des représentants du behaviorisme, courant de la psychologie anglo-saxonne particulièrement important de la Première Guerre mondiale aux années 50. Ce courant repose sur l&#039;idée que l&#039;explication scientifique en psychologie doit ignorer toute référence à la conscience de l&#039;individu, pour n&#039;étudier que les comportements extérieurs observés expérimentalement. Les behavioristes laissent donc de côté les processus mentaux, selon eux non-objectivables, pour ne se centrer que sur les comportements, considérés comme des réponses de l&#039;individu aux stimuli de l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, les comportements sont sélectionnés par leurs conséquences sur l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
:*Par exemple, on dira qu&#039;une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d&#039;un organisme du fait de ses conséquences positives pour l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La boîte de Skinner simplifie l&#039;étude des mécanismes de conditionnement, grâce à l&#039;automatisation de la présentation des stimuli visuels, auditifs, nociceptifs, des renforcements nourriture et eau, notamment, de l&#039;enregistrement des réponses de l&#039;animal le plus souvent rat ou pigeon, et des associations prévues par l&#039;expérimentateur entre eux.&lt;br /&gt;
[[Ainsi l&#039;expérimentateur peut-il faire en sorte que de la nourriture soit délivrée lorsque l&#039;animal a appuyé un nombre de fois déterminé sur un levier, mais uniquement lorsqu&#039;un son aigu a été précédé d&#039;une lumière verte.]] &#039;&#039;(Pas claire !)&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Skinner, la quasi-totalité des comportements humains et animaux est explicable par le conditionnement opérant. Ses travaux vont particulièrement influencer la psychologie de l&#039;apprentissage et, dans les années 60, Skinner invente une méthode d&#039;apprentissage en éducation : on propose à l&#039;élève des tâches de complexité croissante, en renforçant par des récompenses les savoirs qu&#039;on désire développer.Ce qui va permettre de renforcer un comportement n&#039;est pas déterminé mais évolue selon l&#039;histoire génétique de l&#039;espèce, ou selon les cultures. Par exemple, une nouvelle coutume n&#039;est sélectionnée que si ses conséquences sont positives pour la communauté. Le behaviorisme fut longtemps hégémonique, tout en étant fortement critiqué pour ne tenir aucun compte de processus internes comme la motivation ou la mémoire. Il a peu à peu été supplanté par l&#039;approche cognitive, qui refuse d&#039;écarter de l&#039;analyse ce qui se passe « à l&#039;intérieur » de l&#039;individu, ce qu&#039;il vit ou ressent subjectivement, en voyant même cela comme le fondement de l&#039;élaboration des conduites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L&#039;habituation ?==&lt;br /&gt;
L&#039;habituation peut être définie comme une diminution de la réponse à un stimulus qui n&#039;a des conséquences ni positives, ni négatives. Lorsqu&#039;on soumet un individu à un stimulus, il répond de manière forte à ce stimulus si il n&#039;y a jamais encore été confronté. Par contre, plus le stimulus sera répèté, plus la réaction en réponse à ce stimulus sera faible; effectivement, une confrontation fréquente à un stimulus particulier permet à l&#039;individu de s&#039;y habituer et ainsi de diminuer sa réaction. Au final, le stimulus est enregistré par l&#039;individu et il en connait la conséquence à l&#039;avance, ce qui lui permet de ne plus s&#039;en soucier; il y a de ce fait une absence de réaction. Il est toutefois important de préciser qu&#039;on parle là de cas où la conséquence du stimulus n&#039;est ni positive (apport de nourriture, bien être, etc...) ni négative (danger de mort, douleur, etc...) sinon, l&#039;idividu développerait une réaction particulière en réponse au stimulus et non une absence de réponse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour illustrer cela, nous pouvons prendre l&#039;exemple de l&#039;oisillon qui est  confronté à de nombreux objets volant autour et au-dessus de lui (feuilles, autres oiseaux de la même espèce, etc...) Tout d&#039;abord, l&#039;oisillon va réagir en montrant un état de stresse qui le pousse à se cacher ou fuir. Quand il se rend compte, après plusieurs confrontations à ce même stimulus, que ce dernier n&#039;agit pas en sa faveur ou en sa défaveur, il va intégrer le fait que la réaction à ce stimulus est inutile vu qu&#039;il ne modifie en rien sa condition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;habituation à un stimulus peut donc être considérée comme une forme d&#039;apprentissage. Cela permet à un individu d&#039;ignorer des stimulus sans importance pour ainsi mieux se consacrer à répondre à des stimuli qui auraient une incidence sur eux. Les individus qui pratiquent ce genre d&#039;apprentissage peuvent alors se focaliser sur des actions importantes qui sont vitales (se nourrire, se protèger du danger, se défendre, se reproduire, etc...) et ainsi réduire leurs efforts sans perdre de temps et de l&#039;attention à cause de stimulus futiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;imprégnation ?=&lt;br /&gt;
L&#039;imprégnation est à la base de la théorie de Konrad Lorenz et par définition l&#039;imprégnation est : &amp;quot;un type de comportement qui implique à la fois l&#039;apprentissage et l&#039;instinct, et qui est généralement irréversible&amp;quot; (source : Campbell). Cette forme d&#039;apprentissage est limité à une période spécifique durant laquelle l&#039;animal peut apprendre un comportement. On peut distinguer deux sortes d&#039;imprégnation : &#039;&#039;&#039;l&#039;imprégnation filiale&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;l&#039;imprégnation sexuelle&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;imprégnation filiale :&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit de l&#039;attachement social entre un parent et sa progéniture, tel que les oisons qui suivent dès leur éclosion leur mère à la queue leu leu. Ce comportement crée un lien entre la mère et les petits. L&#039;expérience de Konrad Lorenz consistait donc à prouver qu&#039;un oisons s&#039;attache à un objet quelconque en mouvement à une certaine période (13 à 16 heures après l&#039;éclosion). Plusieurs études démontrent que ce lien créée entre les parents et les progénitures est déterminante pour le développement normal du comportement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;imprégnation sexuelle :&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit d&#039;un processus dans lequel un individu apprend à diriger un comportement purement sexuel envers les membres de sa propre espèce. Certaines études d&#039;adoption dans lequel des individus sont élevés par d&#039;autres espèces ont montré que cette sorte d&#039;imprégnation survient également tôt dans la vie. Chez des oiseaux, quelques chercheurs ont pu observé que l&#039;oiseau adopté tentait de s&#039;accoupler avec un individu de l&#039;espèce adoptive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La théorie de l&#039;empreinte de Konrad Lorenz==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1930, un jeune zoologiste, l’autrichien Konrad Lorenz, escorté d’une ribambelle de petites oies, balaya l’idée de l’animal-automate : l’animal n’était pas un simple objet mécanique, mais un être vivant qu’il fallait étudier dans son milieu naturel. Telle serait la base de l’éthologie, cette nouvelle discipline que Konrad Lorenz fonda et développa avec son collègue et ami hollandais Niko Tinbergen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En observant des poussins à la naissance, Lorenz remarque que ceux-ci suivent instinctivement leur mère. En réalité, ils reconnaissent comme figure maternelle le premier objet mobile qu&#039;ils voient après la naissance. Il a donc pu observer que ces poussins pouvaient le confondre avec leur véritable mère et ceci de manière irréversible. Ils ne s&#039;identifieront jamais à une autre figure maternelle même si l&#039;on venait à leur présenter leur véritable mère. L&#039;expérience a même été concluante avec des ballons colorés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de l&#039;oie, ce processus neurologique se situe au niveau de l&#039;&#039;&#039;hyperstriatum&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
:*« En utilisant des mesures biochimiques de l&#039;activité neuronale et l&#039;autoradiographie, on a découvert qu&#039;une zone de la région intermédiaire de l&#039;hyperstriatum ventro-médian (IHVM) est intimement liée à l&#039;empreinte filiale. Lorsque les neurones de cette zone sont détruits avant l&#039;empreinte, le poussin est incapable de reconnaître l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. Et qui plus est, lorsqu&#039;ils sont détruits immédiatement après l&#039;empreinte, le poussin ne réagit plus préférentiellement à l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. »&lt;br /&gt;
Comme l&#039;hyperstriatum est une structure du cerveau qui n&#039;existe pas chez les mammifères, le phénomène d&#039;empreinte, tel qu&#039;il existe chez les oiseaux, ne peut être extrapolé ni aux mammifères, ni à l&#039;être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
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		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45658</id>
		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45658"/>
		<updated>2010-04-30T06:36:43Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : /* Les différents types d&amp;#039;apprentissage? */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage ?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On considère l&#039;apprentissage comme une sorte de processus comportemental. Mais le comportement qui en découle est normalement plus tardif, comme par exemple un oisillon qui entend un adulte chanter et mémorise le chant.&lt;br /&gt;
L&#039;apprentissage est considéré comme un comportement qui se retrouve chez les animaux sous plusieurs formes (habituation, apprentissage par essais et erreurs, par imitation, par imprégnation ou encore par conditionnement) et peut être modifié par une expérience que le sujet aura subit à un moment donné. Trois grand théoriciens (Pavlov, Skinner et Lorenz) proposeront chacun une théorie sur différents comportements observables chez les animaux (le réflexe de Pavlov, le conditionnement opérant de Skinner et l&#039;empreinte de Lorenz). Voila donc l&#039;articulation de ce sujet qu&#039;est l&#039;apprentissage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment modifie-t-il le comportement ?==&lt;br /&gt;
Les processus d&#039;apprentissage opèrent un changement dans les fonctions innées et, dans cette mesure, l&#039;apprentissage peut être considéré comme un phénomène de développement ontogénique du comportement, superposé aux manifestations innées et à leurs mécanismes. L&#039;exercice joue un rôle important dans le perfectionnement de l&#039;apprentissage et donc joue le rôle de renforceur. L&#039;apprentissage peut être défini comme étant la modification adaptative du comportement par les expériences passées. En ce sens, l&#039;apprentissage est caractérisé par sa flexibilité : ce qui est appris ne l&#039;est pas de la même façon pour chaque individu et le comportement peut à nouveau varier en fonction des changements de l&#039;environnement. Les principes sur lesquels le choix est basé ne sont pas identiques chez les diverses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Est-ce que l&#039;apprentissage peut être modifié par l&#039;expérience ?==&lt;br /&gt;
Oui, l&#039;apprentissage peut être modifié par expérience étant donné que l&#039;animal n&#039;a pas besoin d&#039;être en présence d&#039;un comportement stéréotypé (inné) pour l&#039;accomplir (il tire bénéfice de l&#039;expérience). Prenons l&#039;exemple des singes Vert : en présence d&#039;un objet menaçant tel qu&#039;un aigle les jeunes poussent un cri d&#039;alarme afin de prévenir les adultes. Cependant, ils ont tendance à pousser un cri d&#039;alarme pour tout objet leur semblant menaçant tel que le Guêpier totalement inoffensif. Par contre des scientifiques ont observé que ces jeunes en vieillissant s&#039;améliorent au point de pousser un cri d&#039;alarme qu&#039;en présence d&#039;un aigle. Normalement, si un aigle survole en effet le territoire où se trouvent les singes Verts et qu&#039;un jeune aperçoit celui-ci et pousse un cri d&#039;alarme il est automatiquement suivi d&#039;un autre singe qui pousse à son tour un cri. Dans le cas contraire, le reste du groupe ne réagira pas à l&#039;alerte. La confirmation sociale du cri que lance le jeune singe lui apprend à quel moment il doit donner ce signal et c&#039;est l&#039;apprentissage qui lui permettra de perfectionner son cri de telle manière qu&#039;il ne poussera un cri d&#039;alerte qu&#039;en présence d&#039;un aigle (prédateur des singes Verts).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l&#039;apprentissage n&#039;est pas chez tous les animaux. Les animaux les plus simples ne possédant pas de système nerveux ne sont pas capable d&#039;apprendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Quelles relations existe-t-il entre l&#039;apprentissage et la maturation ?=&lt;br /&gt;
Le comportement innée influe souvent sur l&#039;apprentissage, mais l&#039;efficacité du comportement ne dépend pas toujours de l&#039;apprentissage. Il s&#039;agit de &#039;&#039;&#039;maturation&#039;&#039;&#039;. Ce processus est en relation avec un comportement dont l&#039;amélioration repose sur le système neuromusculaire. Par exemple, on dit souvent que les Oiseaux &amp;quot;apprennent&amp;quot; à voler, alors que des scientifiques ont démontré que ce soi-disant apprentissage n&#039;en ai pas un, en faisant porter aux oisillons des appareils de contentions qui empêchaient ceux-ci de déployer leurs ailes et donc &amp;quot;d&#039;apprendre&amp;quot; à voler. Ils ont pu prouvé que en leur enlevant cet appareil après l&#039;âge où ils étaient sensé apprendre à voler n&#039;influait en rien sur le comportement qui est de battre les ailes. Ils n&#039;apprenaient donc pas et il s&#039;agissait plutôt d&#039;une maturation neuromusculaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il peut arriver, et cela souvent que l&#039;on ne puisse pas distinguer la différence entre apprentissage et maturation. Dans l&#039;exemple du Goéland argenté qui apporte de la nourriture à ses petits, on peut observer que celui-ci penche la tête et secoue son bec marqué par une tâche rouge. L&#039;oisillon donne des coups de bec sur la tâche rouge afin que l&#039;adulte lâche la nourriture. Des expériences ont démontré que la tâche rouge est le déclencheur d&#039;un tel comportement, or certains oisillons qui venaient de naître donnaient des coups de bec à n&#039;importe quel objet et les oisillons pus âgés réagissaient à des modèles de bec adulte plus réaliste.&lt;br /&gt;
Est-ce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;apprentissage ou de maturation ? - Des chercheurs ont montré qu&#039;il s&#039;agit bel et bien d&#039;apprentissage en plaçant des Goélands argenté dans le nid de Mouette atricille et vice versa. L&#039;oisillon Goéland réagit fortement au bec du parent adoptif, alors qu&#039;en présence de celui de son espèce l&#039;effet est moindre. On voit donc que l&#039;apprentissage peut influer un comportement fondamentalement instinctif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les différents types d&#039;apprentissage=&lt;br /&gt;
On peut scinder l&#039;apprentissage en deux grands types qui sont l&#039;apprentissage associatif et l&#039;apprentissage non-associatif. L&#039;apprentissage associatif comprend le conditionnement classique et le conditionnement opérant, tandis que l&#039;apprentissage non-associatif comprend l&#039;habituation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement classique ou réflexe de Pavlov==&lt;br /&gt;
Ivan Petrovitch Pavlov est un médecin et un physiologiste russe qui a mis en évidence le fait que la répétition d&#039;un stimulus extérieur (par exemple, un son) lié à une action précise chez l&#039;animal pouvait provoquer un réflexe chez celui-ci.&lt;br /&gt;
La présentation simultanée de deux sortes de stimulus entraîne chez l&#039;animal la formation d&#039;une association entre ces deux stimulus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::* Prenons l&#039;exemple d&#039;un chien de Pavlov: ce dernier présentait de la viande au chien qui se mettait alors à saliver. Ensuite, il présenta la viande au chien en accompagnant cette action d&#039;un tintement de clochette; le chien salivait toujours à la vue de la viande. L&#039;action de présenter de la viande était donc liée avec le tintement de clochette. Pavlov répèta cette opération de nombreuses fois et au bout d&#039;un moment, il décida de faire sonner sa clochette sans présenter la viande au chien. Il remarqua alors que le chien salivait quand même. Effectivement, par la répétition de l&#039;action &amp;quot;je présente la viande&amp;quot; liée à l&#039;action &amp;quot;je fais sonner la clochette&amp;quot;, le chien développa une association entre la viande et le bruit de la clochette et c&#039;est pourquoi il saliva au seul son de la clochette car il avait en tête que quand on faisait tinter cette cloche, il y avait forcemment de la viande. Il liait donc le son qu&#039;il entendait à la récompense qui y était toujours couplée; une sorte d&#039;automatisme qu&#039;on peut appeler réflexe.&lt;br /&gt;
Il s&#039;en suit que le chien va saliver à chaque fois qu&#039;il sera confronté au tintement de la clochette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ce réflexe n&#039;est pas inné, il est conditionnel. Les réactions sont acquises par apprentissage et habitude et deviennent des réflexes lorsque le cerveau fait les liens entre le stimulus et l’action qui suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement opérant de Skinner==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le psychologue américain Burrhus F. Skinner fut l&#039;un des représentants du behaviorisme, courant de la psychologie anglo-saxonne particulièrement important de la Première Guerre mondiale aux années 50. Ce courant repose sur l&#039;idée que l&#039;explication scientifique en psychologie doit ignorer toute référence à la conscience de l&#039;individu, pour n&#039;étudier que les comportements extérieurs observés expérimentalement. Les behavioristes laissent donc de côté les processus mentaux, selon eux non-objectivables, pour ne se centrer que sur les comportements, considérés comme des réponses de l&#039;individu aux stimuli de l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, les comportements sont sélectionnés par leurs conséquences sur l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
:*Par exemple, on dira qu&#039;une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d&#039;un organisme du fait de ses conséquences positives pour l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La boîte de Skinner simplifie l&#039;étude des mécanismes de conditionnement, grâce à l&#039;automatisation de la présentation des stimuli visuels, auditifs, nociceptifs, des renforcements nourriture et eau, notamment, de l&#039;enregistrement des réponses de l&#039;animal le plus souvent rat ou pigeon, et des associations prévues par l&#039;expérimentateur entre eux.&lt;br /&gt;
[[Ainsi l&#039;expérimentateur peut-il faire en sorte que de la nourriture soit délivrée lorsque l&#039;animal a appuyé un nombre de fois déterminé sur un levier, mais uniquement lorsqu&#039;un son aigu a été précédé d&#039;une lumière verte.]] &#039;&#039;(Pas claire !)&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Skinner, la quasi-totalité des comportements humains et animaux est explicable par le conditionnement opérant. Ses travaux vont particulièrement influencer la psychologie de l&#039;apprentissage et, dans les années 60, Skinner invente une méthode d&#039;apprentissage en éducation : on propose à l&#039;élève des tâches de complexité croissante, en renforçant par des récompenses les savoirs qu&#039;on désire développer.Ce qui va permettre de renforcer un comportement n&#039;est pas déterminé mais évolue selon l&#039;histoire génétique de l&#039;espèce, ou selon les cultures. Par exemple, une nouvelle coutume n&#039;est sélectionnée que si ses conséquences sont positives pour la communauté. Le behaviorisme fut longtemps hégémonique, tout en étant fortement critiqué pour ne tenir aucun compte de processus internes comme la motivation ou la mémoire. Il a peu à peu été supplanté par l&#039;approche cognitive, qui refuse d&#039;écarter de l&#039;analyse ce qui se passe « à l&#039;intérieur » de l&#039;individu, ce qu&#039;il vit ou ressent subjectivement, en voyant même cela comme le fondement de l&#039;élaboration des conduites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qu&#039;est-ce que l&#039;habituation ?==&lt;br /&gt;
L&#039;habituation peut être définie comme une diminution de la réponse à un stimulus qui n&#039;a des conséquences ni positives, ni négatives. Lorsqu&#039;on soumet un individu à un stimulus, il répond de manière forte à ce stimulus si il n&#039;y a jamais encore été confronté. Par contre, plus le stimulus sera répèté, plus la réaction en réponse à ce stimulus sera faible; effectivement, une confrontation fréquente à un stimulus particulier permet à l&#039;individu de s&#039;y habituer et ainsi de diminuer sa réaction. Au final, le stimulus est enregistré par l&#039;individu et il en connait la conséquence à l&#039;avance, ce qui lui permet de ne plus s&#039;en soucier; il y a de ce fait une absence de réaction. Il est toutefois important de préciser qu&#039;on parle là de cas où la conséquence du stimulus n&#039;est ni positive (apport de nourriture, bien être, etc...) ni négative (danger de mort, douleur, etc...) sinon, l&#039;idividu développerait une réaction particulière en réponse au stimulus et non une absence de réponse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour illustrer cela, nous pouvons prendre l&#039;exemple de l&#039;oisillon qui est  confronté à de nombreux objets volant autour et au-dessus de lui (feuilles, autres oiseaux de la même espèce, etc...) Tout d&#039;abord, l&#039;oisillon va réagir en montrant un état de stresse qui le pousse à se cacher ou fuir. Quand il se rend compte, après plusieurs confrontations à ce même stimulus, que ce dernier n&#039;agit pas en sa faveur ou en sa défaveur, il va intégrer le fait que la réaction à ce stimulus est inutile vu qu&#039;il ne modifie en rien sa condition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;habituation à un stimulus peut donc être considérée comme une forme d&#039;apprentissage. Cela permet à un individu d&#039;ignorer des stimulus sans importance pour ainsi mieux se consacrer à répondre à des stimuli qui auraient une incidence sur eux. Les individus qui pratiquent ce genre d&#039;apprentissage peuvent alors se focaliser sur des actions importantes qui sont vitales (se nourrire, se protèger du danger, se défendre, se reproduire, etc...) et ainsi réduire leurs efforts sans perdre de temps et de l&#039;attention à cause de stimulus futiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;imprégnation ?=&lt;br /&gt;
L&#039;imprégnation est à la base de la théorie de Konrad Lorenz et par définition l&#039;imprégnation est : &amp;quot;un type de comportement qui implique à la fois l&#039;apprentissage et l&#039;instinct, et qui est généralement irréversible&amp;quot; (source : Campbell). Cette forme d&#039;apprentissage est limité à une période spécifique durant laquelle l&#039;animal peut apprendre un comportement. On peut distinguer deux sortes d&#039;imprégnation : &#039;&#039;&#039;l&#039;imprégnation filiale&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;l&#039;imprégnation sexuelle&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;imprégnation filiale :&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit de l&#039;attachement social entre un parent et sa progéniture, tel que les oisons qui suivent dès leur éclosion leur mère à la queue leu leu. Ce comportement crée un lien entre la mère et les petits. L&#039;expérience de Konrad Lorenz consistait donc à prouver qu&#039;un oisons s&#039;attache à un objet quelconque en mouvement à une certaine période (13 à 16 heures après l&#039;éclosion). Plusieurs études démontrent que ce lien créée entre les parents et les progénitures est déterminante pour le développement normal du comportement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;imprégnation sexuelle :&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit d&#039;un processus dans lequel un individu apprend à diriger un comportement purement sexuel envers les membres de sa propre espèce. Certaines études d&#039;adoption dans lequel des individus sont élevés par d&#039;autres espèces ont montré que cette sorte d&#039;imprégnation survient également tôt dans la vie. Chez des oiseaux, quelques chercheurs ont pu observé que l&#039;oiseau adopté tentait de s&#039;accoupler avec un individu de l&#039;espèce adoptive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La théorie de l&#039;empreinte de Konrad Lorenz==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1930, un jeune zoologiste, l’autrichien Konrad Lorenz, escorté d’une ribambelle de petites oies, balaya l’idée de l’animal-automate : l’animal n’était pas un simple objet mécanique, mais un être vivant qu’il fallait étudier dans son milieu naturel. Telle serait la base de l’éthologie, cette nouvelle discipline que Konrad Lorenz fonda et développa avec son collègue et ami hollandais Niko Tinbergen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En observant des poussins à la naissance, Lorenz remarque que ceux-ci suivent instinctivement leur mère. En réalité, ils reconnaissent comme figure maternelle le premier objet mobile qu&#039;ils voient après la naissance. Il a donc pu observer que ces poussins pouvaient le confondre avec leur véritable mère et ceci de manière irréversible. Ils ne s&#039;identifieront jamais à une autre figure maternelle même si l&#039;on venait à leur présenter leur véritable mère. L&#039;expérience a même été concluante avec des ballons colorés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de l&#039;oie, ce processus neurologique se situe au niveau de l&#039;&#039;&#039;hyperstriatum&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
:*« En utilisant des mesures biochimiques de l&#039;activité neuronale et l&#039;autoradiographie, on a découvert qu&#039;une zone de la région intermédiaire de l&#039;hyperstriatum ventro-médian (IHVM) est intimement liée à l&#039;empreinte filiale. Lorsque les neurones de cette zone sont détruits avant l&#039;empreinte, le poussin est incapable de reconnaître l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. Et qui plus est, lorsqu&#039;ils sont détruits immédiatement après l&#039;empreinte, le poussin ne réagit plus préférentiellement à l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. »&lt;br /&gt;
Comme l&#039;hyperstriatum est une structure du cerveau qui n&#039;existe pas chez les mammifères, le phénomène d&#039;empreinte, tel qu&#039;il existe chez les oiseaux, ne peut être extrapolé ni aux mammifères, ni à l&#039;être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
retour à [[Comportement_4BIOS_2010]] &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
retour à [[Accueil]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45656</id>
		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45656"/>
		<updated>2010-04-30T06:36:14Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : /* Quel différence entre apprentissage et maturation ? */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage ?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On considère l&#039;apprentissage comme une sorte de processus comportemental. Mais le comportement qui en découle est normalement plus tardif, comme par exemple un oisillon qui entend un adulte chanter et mémorise le chant.&lt;br /&gt;
L&#039;apprentissage est considéré comme un comportement qui se retrouve chez les animaux sous plusieurs formes (habituation, apprentissage par essais et erreurs, par imitation, par imprégnation ou encore par conditionnement) et peut être modifié par une expérience que le sujet aura subit à un moment donné. Trois grand théoriciens (Pavlov, Skinner et Lorenz) proposeront chacun une théorie sur différents comportements observables chez les animaux (le réflexe de Pavlov, le conditionnement opérant de Skinner et l&#039;empreinte de Lorenz). Voila donc l&#039;articulation de ce sujet qu&#039;est l&#039;apprentissage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment modifie-t-il le comportement ?==&lt;br /&gt;
Les processus d&#039;apprentissage opèrent un changement dans les fonctions innées et, dans cette mesure, l&#039;apprentissage peut être considéré comme un phénomène de développement ontogénique du comportement, superposé aux manifestations innées et à leurs mécanismes. L&#039;exercice joue un rôle important dans le perfectionnement de l&#039;apprentissage et donc joue le rôle de renforceur. L&#039;apprentissage peut être défini comme étant la modification adaptative du comportement par les expériences passées. En ce sens, l&#039;apprentissage est caractérisé par sa flexibilité : ce qui est appris ne l&#039;est pas de la même façon pour chaque individu et le comportement peut à nouveau varier en fonction des changements de l&#039;environnement. Les principes sur lesquels le choix est basé ne sont pas identiques chez les diverses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Est-ce que l&#039;apprentissage peut être modifié par l&#039;expérience ?==&lt;br /&gt;
Oui, l&#039;apprentissage peut être modifié par expérience étant donné que l&#039;animal n&#039;a pas besoin d&#039;être en présence d&#039;un comportement stéréotypé (inné) pour l&#039;accomplir (il tire bénéfice de l&#039;expérience). Prenons l&#039;exemple des singes Vert : en présence d&#039;un objet menaçant tel qu&#039;un aigle les jeunes poussent un cri d&#039;alarme afin de prévenir les adultes. Cependant, ils ont tendance à pousser un cri d&#039;alarme pour tout objet leur semblant menaçant tel que le Guêpier totalement inoffensif. Par contre des scientifiques ont observé que ces jeunes en vieillissant s&#039;améliorent au point de pousser un cri d&#039;alarme qu&#039;en présence d&#039;un aigle. Normalement, si un aigle survole en effet le territoire où se trouvent les singes Verts et qu&#039;un jeune aperçoit celui-ci et pousse un cri d&#039;alarme il est automatiquement suivi d&#039;un autre singe qui pousse à son tour un cri. Dans le cas contraire, le reste du groupe ne réagira pas à l&#039;alerte. La confirmation sociale du cri que lance le jeune singe lui apprend à quel moment il doit donner ce signal et c&#039;est l&#039;apprentissage qui lui permettra de perfectionner son cri de telle manière qu&#039;il ne poussera un cri d&#039;alerte qu&#039;en présence d&#039;un aigle (prédateur des singes Verts).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l&#039;apprentissage n&#039;est pas chez tous les animaux. Les animaux les plus simples ne possédant pas de système nerveux ne sont pas capable d&#039;apprendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Quelles relations existe-t-il entre l&#039;apprentissage et la maturation ?=&lt;br /&gt;
Le comportement innée influe souvent sur l&#039;apprentissage, mais l&#039;efficacité du comportement ne dépend pas toujours de l&#039;apprentissage. Il s&#039;agit de &#039;&#039;&#039;maturation&#039;&#039;&#039;. Ce processus est en relation avec un comportement dont l&#039;amélioration repose sur le système neuromusculaire. Par exemple, on dit souvent que les Oiseaux &amp;quot;apprennent&amp;quot; à voler, alors que des scientifiques ont démontré que ce soi-disant apprentissage n&#039;en ai pas un, en faisant porter aux oisillons des appareils de contentions qui empêchaient ceux-ci de déployer leurs ailes et donc &amp;quot;d&#039;apprendre&amp;quot; à voler. Ils ont pu prouvé que en leur enlevant cet appareil après l&#039;âge où ils étaient sensé apprendre à voler n&#039;influait en rien sur le comportement qui est de battre les ailes. Ils n&#039;apprenaient donc pas et il s&#039;agissait plutôt d&#039;une maturation neuromusculaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il peut arriver, et cela souvent que l&#039;on ne puisse pas distinguer la différence entre apprentissage et maturation. Dans l&#039;exemple du Goéland argenté qui apporte de la nourriture à ses petits, on peut observer que celui-ci penche la tête et secoue son bec marqué par une tâche rouge. L&#039;oisillon donne des coups de bec sur la tâche rouge afin que l&#039;adulte lâche la nourriture. Des expériences ont démontré que la tâche rouge est le déclencheur d&#039;un tel comportement, or certains oisillons qui venaient de naître donnaient des coups de bec à n&#039;importe quel objet et les oisillons pus âgés réagissaient à des modèles de bec adulte plus réaliste.&lt;br /&gt;
Est-ce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;apprentissage ou de maturation ? - Des chercheurs ont montré qu&#039;il s&#039;agit bel et bien d&#039;apprentissage en plaçant des Goélands argenté dans le nid de Mouette atricille et vice versa. L&#039;oisillon Goéland réagit fortement au bec du parent adoptif, alors qu&#039;en présence de celui de son espèce l&#039;effet est moindre. On voit donc que l&#039;apprentissage peut influer un comportement fondamentalement instinctif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les différents types d&#039;apprentissage?=&lt;br /&gt;
On peut scinder l&#039;apprentissage en deux grands types qui sont l&#039;apprentissage associatif et l&#039;apprentissage non-associatif. L&#039;apprentissage associatif comprend le conditionnement classique et le conditionnement opérant, tandis que l&#039;apprentissage non-associatif comprend l&#039;habituation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement classique ou réflexe de Pavlov==&lt;br /&gt;
Ivan Petrovitch Pavlov est un médecin et un physiologiste russe qui a mis en évidence le fait que la répétition d&#039;un stimulus extérieur (par exemple, un son) lié à une action précise chez l&#039;animal pouvait provoquer un réflexe chez celui-ci.&lt;br /&gt;
La présentation simultanée de deux sortes de stimulus entraîne chez l&#039;animal la formation d&#039;une association entre ces deux stimulus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::* Prenons l&#039;exemple d&#039;un chien de Pavlov: ce dernier présentait de la viande au chien qui se mettait alors à saliver. Ensuite, il présenta la viande au chien en accompagnant cette action d&#039;un tintement de clochette; le chien salivait toujours à la vue de la viande. L&#039;action de présenter de la viande était donc liée avec le tintement de clochette. Pavlov répèta cette opération de nombreuses fois et au bout d&#039;un moment, il décida de faire sonner sa clochette sans présenter la viande au chien. Il remarqua alors que le chien salivait quand même. Effectivement, par la répétition de l&#039;action &amp;quot;je présente la viande&amp;quot; liée à l&#039;action &amp;quot;je fais sonner la clochette&amp;quot;, le chien développa une association entre la viande et le bruit de la clochette et c&#039;est pourquoi il saliva au seul son de la clochette car il avait en tête que quand on faisait tinter cette cloche, il y avait forcemment de la viande. Il liait donc le son qu&#039;il entendait à la récompense qui y était toujours couplée; une sorte d&#039;automatisme qu&#039;on peut appeler réflexe.&lt;br /&gt;
Il s&#039;en suit que le chien va saliver à chaque fois qu&#039;il sera confronté au tintement de la clochette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ce réflexe n&#039;est pas inné, il est conditionnel. Les réactions sont acquises par apprentissage et habitude et deviennent des réflexes lorsque le cerveau fait les liens entre le stimulus et l’action qui suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement opérant de Skinner==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le psychologue américain Burrhus F. Skinner fut l&#039;un des représentants du behaviorisme, courant de la psychologie anglo-saxonne particulièrement important de la Première Guerre mondiale aux années 50. Ce courant repose sur l&#039;idée que l&#039;explication scientifique en psychologie doit ignorer toute référence à la conscience de l&#039;individu, pour n&#039;étudier que les comportements extérieurs observés expérimentalement. Les behavioristes laissent donc de côté les processus mentaux, selon eux non-objectivables, pour ne se centrer que sur les comportements, considérés comme des réponses de l&#039;individu aux stimuli de l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, les comportements sont sélectionnés par leurs conséquences sur l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
:*Par exemple, on dira qu&#039;une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d&#039;un organisme du fait de ses conséquences positives pour l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La boîte de Skinner simplifie l&#039;étude des mécanismes de conditionnement, grâce à l&#039;automatisation de la présentation des stimuli visuels, auditifs, nociceptifs, des renforcements nourriture et eau, notamment, de l&#039;enregistrement des réponses de l&#039;animal le plus souvent rat ou pigeon, et des associations prévues par l&#039;expérimentateur entre eux.&lt;br /&gt;
[[Ainsi l&#039;expérimentateur peut-il faire en sorte que de la nourriture soit délivrée lorsque l&#039;animal a appuyé un nombre de fois déterminé sur un levier, mais uniquement lorsqu&#039;un son aigu a été précédé d&#039;une lumière verte.]] &#039;&#039;(Pas claire !)&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Skinner, la quasi-totalité des comportements humains et animaux est explicable par le conditionnement opérant. Ses travaux vont particulièrement influencer la psychologie de l&#039;apprentissage et, dans les années 60, Skinner invente une méthode d&#039;apprentissage en éducation : on propose à l&#039;élève des tâches de complexité croissante, en renforçant par des récompenses les savoirs qu&#039;on désire développer.Ce qui va permettre de renforcer un comportement n&#039;est pas déterminé mais évolue selon l&#039;histoire génétique de l&#039;espèce, ou selon les cultures. Par exemple, une nouvelle coutume n&#039;est sélectionnée que si ses conséquences sont positives pour la communauté. Le behaviorisme fut longtemps hégémonique, tout en étant fortement critiqué pour ne tenir aucun compte de processus internes comme la motivation ou la mémoire. Il a peu à peu été supplanté par l&#039;approche cognitive, qui refuse d&#039;écarter de l&#039;analyse ce qui se passe « à l&#039;intérieur » de l&#039;individu, ce qu&#039;il vit ou ressent subjectivement, en voyant même cela comme le fondement de l&#039;élaboration des conduites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qu&#039;est-ce que l&#039;habituation ?==&lt;br /&gt;
L&#039;habituation peut être définie comme une diminution de la réponse à un stimulus qui n&#039;a des conséquences ni positives, ni négatives. Lorsqu&#039;on soumet un individu à un stimulus, il répond de manière forte à ce stimulus si il n&#039;y a jamais encore été confronté. Par contre, plus le stimulus sera répèté, plus la réaction en réponse à ce stimulus sera faible; effectivement, une confrontation fréquente à un stimulus particulier permet à l&#039;individu de s&#039;y habituer et ainsi de diminuer sa réaction. Au final, le stimulus est enregistré par l&#039;individu et il en connait la conséquence à l&#039;avance, ce qui lui permet de ne plus s&#039;en soucier; il y a de ce fait une absence de réaction. Il est toutefois important de préciser qu&#039;on parle là de cas où la conséquence du stimulus n&#039;est ni positive (apport de nourriture, bien être, etc...) ni négative (danger de mort, douleur, etc...) sinon, l&#039;idividu développerait une réaction particulière en réponse au stimulus et non une absence de réponse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour illustrer cela, nous pouvons prendre l&#039;exemple de l&#039;oisillon qui est  confronté à de nombreux objets volant autour et au-dessus de lui (feuilles, autres oiseaux de la même espèce, etc...) Tout d&#039;abord, l&#039;oisillon va réagir en montrant un état de stresse qui le pousse à se cacher ou fuir. Quand il se rend compte, après plusieurs confrontations à ce même stimulus, que ce dernier n&#039;agit pas en sa faveur ou en sa défaveur, il va intégrer le fait que la réaction à ce stimulus est inutile vu qu&#039;il ne modifie en rien sa condition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;habituation à un stimulus peut donc être considérée comme une forme d&#039;apprentissage. Cela permet à un individu d&#039;ignorer des stimulus sans importance pour ainsi mieux se consacrer à répondre à des stimuli qui auraient une incidence sur eux. Les individus qui pratiquent ce genre d&#039;apprentissage peuvent alors se focaliser sur des actions importantes qui sont vitales (se nourrire, se protèger du danger, se défendre, se reproduire, etc...) et ainsi réduire leurs efforts sans perdre de temps et de l&#039;attention à cause de stimulus futiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;imprégnation ?=&lt;br /&gt;
L&#039;imprégnation est à la base de la théorie de Konrad Lorenz et par définition l&#039;imprégnation est : &amp;quot;un type de comportement qui implique à la fois l&#039;apprentissage et l&#039;instinct, et qui est généralement irréversible&amp;quot; (source : Campbell). Cette forme d&#039;apprentissage est limité à une période spécifique durant laquelle l&#039;animal peut apprendre un comportement. On peut distinguer deux sortes d&#039;imprégnation : &#039;&#039;&#039;l&#039;imprégnation filiale&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;l&#039;imprégnation sexuelle&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;imprégnation filiale :&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit de l&#039;attachement social entre un parent et sa progéniture, tel que les oisons qui suivent dès leur éclosion leur mère à la queue leu leu. Ce comportement crée un lien entre la mère et les petits. L&#039;expérience de Konrad Lorenz consistait donc à prouver qu&#039;un oisons s&#039;attache à un objet quelconque en mouvement à une certaine période (13 à 16 heures après l&#039;éclosion). Plusieurs études démontrent que ce lien créée entre les parents et les progénitures est déterminante pour le développement normal du comportement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;imprégnation sexuelle :&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit d&#039;un processus dans lequel un individu apprend à diriger un comportement purement sexuel envers les membres de sa propre espèce. Certaines études d&#039;adoption dans lequel des individus sont élevés par d&#039;autres espèces ont montré que cette sorte d&#039;imprégnation survient également tôt dans la vie. Chez des oiseaux, quelques chercheurs ont pu observé que l&#039;oiseau adopté tentait de s&#039;accoupler avec un individu de l&#039;espèce adoptive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La théorie de l&#039;empreinte de Konrad Lorenz==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1930, un jeune zoologiste, l’autrichien Konrad Lorenz, escorté d’une ribambelle de petites oies, balaya l’idée de l’animal-automate : l’animal n’était pas un simple objet mécanique, mais un être vivant qu’il fallait étudier dans son milieu naturel. Telle serait la base de l’éthologie, cette nouvelle discipline que Konrad Lorenz fonda et développa avec son collègue et ami hollandais Niko Tinbergen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En observant des poussins à la naissance, Lorenz remarque que ceux-ci suivent instinctivement leur mère. En réalité, ils reconnaissent comme figure maternelle le premier objet mobile qu&#039;ils voient après la naissance. Il a donc pu observer que ces poussins pouvaient le confondre avec leur véritable mère et ceci de manière irréversible. Ils ne s&#039;identifieront jamais à une autre figure maternelle même si l&#039;on venait à leur présenter leur véritable mère. L&#039;expérience a même été concluante avec des ballons colorés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de l&#039;oie, ce processus neurologique se situe au niveau de l&#039;&#039;&#039;hyperstriatum&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
:*« En utilisant des mesures biochimiques de l&#039;activité neuronale et l&#039;autoradiographie, on a découvert qu&#039;une zone de la région intermédiaire de l&#039;hyperstriatum ventro-médian (IHVM) est intimement liée à l&#039;empreinte filiale. Lorsque les neurones de cette zone sont détruits avant l&#039;empreinte, le poussin est incapable de reconnaître l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. Et qui plus est, lorsqu&#039;ils sont détruits immédiatement après l&#039;empreinte, le poussin ne réagit plus préférentiellement à l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. »&lt;br /&gt;
Comme l&#039;hyperstriatum est une structure du cerveau qui n&#039;existe pas chez les mammifères, le phénomène d&#039;empreinte, tel qu&#039;il existe chez les oiseaux, ne peut être extrapolé ni aux mammifères, ni à l&#039;être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
retour à [[Comportement_4BIOS_2010]] &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
retour à [[Accueil]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45652</id>
		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45652"/>
		<updated>2010-04-30T06:34:08Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage ?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On considère l&#039;apprentissage comme une sorte de processus comportemental. Mais le comportement qui en découle est normalement plus tardif, comme par exemple un oisillon qui entend un adulte chanter et mémorise le chant.&lt;br /&gt;
L&#039;apprentissage est considéré comme un comportement qui se retrouve chez les animaux sous plusieurs formes (habituation, apprentissage par essais et erreurs, par imitation, par imprégnation ou encore par conditionnement) et peut être modifié par une expérience que le sujet aura subit à un moment donné. Trois grand théoriciens (Pavlov, Skinner et Lorenz) proposeront chacun une théorie sur différents comportements observables chez les animaux (le réflexe de Pavlov, le conditionnement opérant de Skinner et l&#039;empreinte de Lorenz). Voila donc l&#039;articulation de ce sujet qu&#039;est l&#039;apprentissage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment modifie-t-il le comportement ?==&lt;br /&gt;
Les processus d&#039;apprentissage opèrent un changement dans les fonctions innées et, dans cette mesure, l&#039;apprentissage peut être considéré comme un phénomène de développement ontogénique du comportement, superposé aux manifestations innées et à leurs mécanismes. L&#039;exercice joue un rôle important dans le perfectionnement de l&#039;apprentissage et donc joue le rôle de renforceur. L&#039;apprentissage peut être défini comme étant la modification adaptative du comportement par les expériences passées. En ce sens, l&#039;apprentissage est caractérisé par sa flexibilité : ce qui est appris ne l&#039;est pas de la même façon pour chaque individu et le comportement peut à nouveau varier en fonction des changements de l&#039;environnement. Les principes sur lesquels le choix est basé ne sont pas identiques chez les diverses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Est-ce que l&#039;apprentissage peut être modifié par l&#039;expérience ?==&lt;br /&gt;
Oui, l&#039;apprentissage peut être modifié par expérience étant donné que l&#039;animal n&#039;a pas besoin d&#039;être en présence d&#039;un comportement stéréotypé (inné) pour l&#039;accomplir (il tire bénéfice de l&#039;expérience). Prenons l&#039;exemple des singes Vert : en présence d&#039;un objet menaçant tel qu&#039;un aigle les jeunes poussent un cri d&#039;alarme afin de prévenir les adultes. Cependant, ils ont tendance à pousser un cri d&#039;alarme pour tout objet leur semblant menaçant tel que le Guêpier totalement inoffensif. Par contre des scientifiques ont observé que ces jeunes en vieillissant s&#039;améliorent au point de pousser un cri d&#039;alarme qu&#039;en présence d&#039;un aigle. Normalement, si un aigle survole en effet le territoire où se trouvent les singes Verts et qu&#039;un jeune aperçoit celui-ci et pousse un cri d&#039;alarme il est automatiquement suivi d&#039;un autre singe qui pousse à son tour un cri. Dans le cas contraire, le reste du groupe ne réagira pas à l&#039;alerte. La confirmation sociale du cri que lance le jeune singe lui apprend à quel moment il doit donner ce signal et c&#039;est l&#039;apprentissage qui lui permettra de perfectionner son cri de telle manière qu&#039;il ne poussera un cri d&#039;alerte qu&#039;en présence d&#039;un aigle (prédateur des singes Verts).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l&#039;apprentissage n&#039;est pas chez tous les animaux. Les animaux les plus simples ne possédant pas de système nerveux ne sont pas capable d&#039;apprendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Quel différence entre apprentissage et maturation ?=&lt;br /&gt;
Le comportement innée influe souvent sur l&#039;apprentissage, mais l&#039;efficacité du comportement ne dépend pas toujours de l&#039;apprentissage. Il s&#039;agit de &#039;&#039;&#039;maturation&#039;&#039;&#039;. Ce processus est en relation avec un comportement dont l&#039;amélioration repose sur le système neuromusculaire. Par exemple, on dit souvent que les Oiseaux &amp;quot;apprennent&amp;quot; à voler, alors que des scientifiques ont démontré que ce soi-disant apprentissage n&#039;en ai pas un, en faisant porter aux oisillons des appareils de contentions qui empêchaient ceux-ci de déployer leurs ailes et donc &amp;quot;d&#039;apprendre&amp;quot; à voler. Ils ont pu prouvé que en leur enlevant cet appareil après l&#039;âge où ils étaient sensé apprendre à voler n&#039;influait en rien sur le comportement qui est de battre les ailes. Ils n&#039;apprenaient donc pas et il s&#039;agissait plutôt d&#039;une maturation neuromusculaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il peut arriver, et cela souvent que l&#039;on ne puisse pas distinguer la différence entre apprentissage et maturation. Dans l&#039;exemple du Goéland argenté qui apporte de la nourriture à ses petits, on peut observer que celui-ci penche la tête et secoue son bec marqué par une tâche rouge. L&#039;oisillon donne des coups de bec sur la tâche rouge afin que l&#039;adulte lâche la nourriture. Des expériences ont démontré que la tâche rouge est le déclencheur d&#039;un tel comportement, or certains oisillons qui venaient de naître donnaient des coups de bec à n&#039;importe quel objet et les oisillons pus âgés réagissaient à des modèles de bec adulte plus réaliste.&lt;br /&gt;
Est-ce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;apprentissage ou de maturation ? - Des chercheurs ont montré qu&#039;il s&#039;agit bel et bien d&#039;apprentissage en plaçant des Goélands argenté dans le nid de Mouette atricille et vice versa. L&#039;oisillon Goéland réagit fortement au bec du parent adoptif, alors qu&#039;en présence de celui de son espèce l&#039;effet est moindre. On voit donc que l&#039;apprentissage peut influer un comportement fondamentalement instinctif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les différents types d&#039;apprentissage?=&lt;br /&gt;
On peut scinder l&#039;apprentissage en deux grands types qui sont l&#039;apprentissage associatif et l&#039;apprentissage non-associatif. L&#039;apprentissage associatif comprend le conditionnement classique et le conditionnement opérant, tandis que l&#039;apprentissage non-associatif comprend l&#039;habituation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement classique ou réflexe de Pavlov==&lt;br /&gt;
Ivan Petrovitch Pavlov est un médecin et un physiologiste russe qui a mis en évidence le fait que la répétition d&#039;un stimulus extérieur (par exemple, un son) lié à une action précise chez l&#039;animal pouvait provoquer un réflexe chez celui-ci.&lt;br /&gt;
La présentation simultanée de deux sortes de stimulus entraîne chez l&#039;animal la formation d&#039;une association entre ces deux stimulus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::* Prenons l&#039;exemple d&#039;un chien de Pavlov: ce dernier présentait de la viande au chien qui se mettait alors à saliver. Ensuite, il présenta la viande au chien en accompagnant cette action d&#039;un tintement de clochette; le chien salivait toujours à la vue de la viande. L&#039;action de présenter de la viande était donc liée avec le tintement de clochette. Pavlov répèta cette opération de nombreuses fois et au bout d&#039;un moment, il décida de faire sonner sa clochette sans présenter la viande au chien. Il remarqua alors que le chien salivait quand même. Effectivement, par la répétition de l&#039;action &amp;quot;je présente la viande&amp;quot; liée à l&#039;action &amp;quot;je fais sonner la clochette&amp;quot;, le chien développa une association entre la viande et le bruit de la clochette et c&#039;est pourquoi il saliva au seul son de la clochette car il avait en tête que quand on faisait tinter cette cloche, il y avait forcemment de la viande. Il liait donc le son qu&#039;il entendait à la récompense qui y était toujours couplée; une sorte d&#039;automatisme qu&#039;on peut appeler réflexe.&lt;br /&gt;
Il s&#039;en suit que le chien va saliver à chaque fois qu&#039;il sera confronté au tintement de la clochette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ce réflexe n&#039;est pas inné, il est conditionnel. Les réactions sont acquises par apprentissage et habitude et deviennent des réflexes lorsque le cerveau fait les liens entre le stimulus et l’action qui suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement opérant de Skinner==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le psychologue américain Burrhus F. Skinner fut l&#039;un des représentants du behaviorisme, courant de la psychologie anglo-saxonne particulièrement important de la Première Guerre mondiale aux années 50. Ce courant repose sur l&#039;idée que l&#039;explication scientifique en psychologie doit ignorer toute référence à la conscience de l&#039;individu, pour n&#039;étudier que les comportements extérieurs observés expérimentalement. Les behavioristes laissent donc de côté les processus mentaux, selon eux non-objectivables, pour ne se centrer que sur les comportements, considérés comme des réponses de l&#039;individu aux stimuli de l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, les comportements sont sélectionnés par leurs conséquences sur l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
:*Par exemple, on dira qu&#039;une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d&#039;un organisme du fait de ses conséquences positives pour l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La boîte de Skinner simplifie l&#039;étude des mécanismes de conditionnement, grâce à l&#039;automatisation de la présentation des stimuli visuels, auditifs, nociceptifs, des renforcements nourriture et eau, notamment, de l&#039;enregistrement des réponses de l&#039;animal le plus souvent rat ou pigeon, et des associations prévues par l&#039;expérimentateur entre eux.&lt;br /&gt;
[[Ainsi l&#039;expérimentateur peut-il faire en sorte que de la nourriture soit délivrée lorsque l&#039;animal a appuyé un nombre de fois déterminé sur un levier, mais uniquement lorsqu&#039;un son aigu a été précédé d&#039;une lumière verte.]] &#039;&#039;(Pas claire !)&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Skinner, la quasi-totalité des comportements humains et animaux est explicable par le conditionnement opérant. Ses travaux vont particulièrement influencer la psychologie de l&#039;apprentissage et, dans les années 60, Skinner invente une méthode d&#039;apprentissage en éducation : on propose à l&#039;élève des tâches de complexité croissante, en renforçant par des récompenses les savoirs qu&#039;on désire développer.Ce qui va permettre de renforcer un comportement n&#039;est pas déterminé mais évolue selon l&#039;histoire génétique de l&#039;espèce, ou selon les cultures. Par exemple, une nouvelle coutume n&#039;est sélectionnée que si ses conséquences sont positives pour la communauté. Le behaviorisme fut longtemps hégémonique, tout en étant fortement critiqué pour ne tenir aucun compte de processus internes comme la motivation ou la mémoire. Il a peu à peu été supplanté par l&#039;approche cognitive, qui refuse d&#039;écarter de l&#039;analyse ce qui se passe « à l&#039;intérieur » de l&#039;individu, ce qu&#039;il vit ou ressent subjectivement, en voyant même cela comme le fondement de l&#039;élaboration des conduites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qu&#039;est-ce que l&#039;habituation ?==&lt;br /&gt;
L&#039;habituation peut être définie comme une diminution de la réponse à un stimulus qui n&#039;a des conséquences ni positives, ni négatives. Lorsqu&#039;on soumet un individu à un stimulus, il répond de manière forte à ce stimulus si il n&#039;y a jamais encore été confronté. Par contre, plus le stimulus sera répèté, plus la réaction en réponse à ce stimulus sera faible; effectivement, une confrontation fréquente à un stimulus particulier permet à l&#039;individu de s&#039;y habituer et ainsi de diminuer sa réaction. Au final, le stimulus est enregistré par l&#039;individu et il en connait la conséquence à l&#039;avance, ce qui lui permet de ne plus s&#039;en soucier; il y a de ce fait une absence de réaction. Il est toutefois important de préciser qu&#039;on parle là de cas où la conséquence du stimulus n&#039;est ni positive (apport de nourriture, bien être, etc...) ni négative (danger de mort, douleur, etc...) sinon, l&#039;idividu développerait une réaction particulière en réponse au stimulus et non une absence de réponse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour illustrer cela, nous pouvons prendre l&#039;exemple de l&#039;oisillon qui est  confronté à de nombreux objets volant autour et au-dessus de lui (feuilles, autres oiseaux de la même espèce, etc...) Tout d&#039;abord, l&#039;oisillon va réagir en montrant un état de stresse qui le pousse à se cacher ou fuir. Quand il se rend compte, après plusieurs confrontations à ce même stimulus, que ce dernier n&#039;agit pas en sa faveur ou en sa défaveur, il va intégrer le fait que la réaction à ce stimulus est inutile vu qu&#039;il ne modifie en rien sa condition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;habituation à un stimulus peut donc être considérée comme une forme d&#039;apprentissage. Cela permet à un individu d&#039;ignorer des stimulus sans importance pour ainsi mieux se consacrer à répondre à des stimuli qui auraient une incidence sur eux. Les individus qui pratiquent ce genre d&#039;apprentissage peuvent alors se focaliser sur des actions importantes qui sont vitales (se nourrire, se protèger du danger, se défendre, se reproduire, etc...) et ainsi réduire leurs efforts sans perdre de temps et de l&#039;attention à cause de stimulus futiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;imprégnation ?=&lt;br /&gt;
L&#039;imprégnation est à la base de la théorie de Konrad Lorenz et par définition l&#039;imprégnation est : &amp;quot;un type de comportement qui implique à la fois l&#039;apprentissage et l&#039;instinct, et qui est généralement irréversible&amp;quot; (source : Campbell). Cette forme d&#039;apprentissage est limité à une période spécifique durant laquelle l&#039;animal peut apprendre un comportement. On peut distinguer deux sortes d&#039;imprégnation : &#039;&#039;&#039;l&#039;imprégnation filiale&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;l&#039;imprégnation sexuelle&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;imprégnation filiale :&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit de l&#039;attachement social entre un parent et sa progéniture, tel que les oisons qui suivent dès leur éclosion leur mère à la queue leu leu. Ce comportement crée un lien entre la mère et les petits. L&#039;expérience de Konrad Lorenz consistait donc à prouver qu&#039;un oisons s&#039;attache à un objet quelconque en mouvement à une certaine période (13 à 16 heures après l&#039;éclosion). Plusieurs études démontrent que ce lien créée entre les parents et les progénitures est déterminante pour le développement normal du comportement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;imprégnation sexuelle :&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit d&#039;un processus dans lequel un individu apprend à diriger un comportement purement sexuel envers les membres de sa propre espèce. Certaines études d&#039;adoption dans lequel des individus sont élevés par d&#039;autres espèces ont montré que cette sorte d&#039;imprégnation survient également tôt dans la vie. Chez des oiseaux, quelques chercheurs ont pu observé que l&#039;oiseau adopté tentait de s&#039;accoupler avec un individu de l&#039;espèce adoptive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La théorie de l&#039;empreinte de Konrad Lorenz==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1930, un jeune zoologiste, l’autrichien Konrad Lorenz, escorté d’une ribambelle de petites oies, balaya l’idée de l’animal-automate : l’animal n’était pas un simple objet mécanique, mais un être vivant qu’il fallait étudier dans son milieu naturel. Telle serait la base de l’éthologie, cette nouvelle discipline que Konrad Lorenz fonda et développa avec son collègue et ami hollandais Niko Tinbergen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En observant des poussins à la naissance, Lorenz remarque que ceux-ci suivent instinctivement leur mère. En réalité, ils reconnaissent comme figure maternelle le premier objet mobile qu&#039;ils voient après la naissance. Il a donc pu observer que ces poussins pouvaient le confondre avec leur véritable mère et ceci de manière irréversible. Ils ne s&#039;identifieront jamais à une autre figure maternelle même si l&#039;on venait à leur présenter leur véritable mère. L&#039;expérience a même été concluante avec des ballons colorés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de l&#039;oie, ce processus neurologique se situe au niveau de l&#039;&#039;&#039;hyperstriatum&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
:*« En utilisant des mesures biochimiques de l&#039;activité neuronale et l&#039;autoradiographie, on a découvert qu&#039;une zone de la région intermédiaire de l&#039;hyperstriatum ventro-médian (IHVM) est intimement liée à l&#039;empreinte filiale. Lorsque les neurones de cette zone sont détruits avant l&#039;empreinte, le poussin est incapable de reconnaître l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. Et qui plus est, lorsqu&#039;ils sont détruits immédiatement après l&#039;empreinte, le poussin ne réagit plus préférentiellement à l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. »&lt;br /&gt;
Comme l&#039;hyperstriatum est une structure du cerveau qui n&#039;existe pas chez les mammifères, le phénomène d&#039;empreinte, tel qu&#039;il existe chez les oiseaux, ne peut être extrapolé ni aux mammifères, ni à l&#039;être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
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		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45638</id>
		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45638"/>
		<updated>2010-04-30T06:24:27Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L&#039;apprentissage est considéré comme un comportement qui se retrouve chez les animaux sous plusieurs formes (habituation, apprentissage par essais et erreurs, par imitation, par imprégnation ou encore par conditionnement) et peut être modifié par une expérience que le sujet aura subit à un moment donné. Trois grand théoriciens (Pavlov, Skinner et Lorenz) proposeront chacun une théorie sur différents comportements observables chez les animaux (le réflexe de Pavlov, le conditionnement opérant de Skinner et l&#039;empreinte de Lorenz). Voila donc l&#039;articulation de ce sujet qu&#039;est l&#039;apprentissage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage ?=&lt;br /&gt;
Chez un animal, il s&#039;agit d&#039;une &amp;quot;activité musculaire observable&amp;quot;. Chez certains cas d&#039;animaux, il s&#039;agit du mouvement du corps entier (par exemple lorsqu&#039;une proie aperçoit son prédateur et qu&#039;il s&#039;enfuit). Chez d&#039;autres, il ne s&#039;agit que d&#039;une partie du corps (par exemple lorsque l&#039;on pointe du doigt pour indiquer une direction). Chez certains, l&#039;activité musculaire est moins visible, par exemple dans le cas du chant de l&#039;oiseau, lequel se sert de ses muscles pour expulser de l&#039;air de ses poumons et pour produire des sons dans sa gorge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On considère donc l&#039;apprentissage comme une sorte de processus comportemental. Mais le comportement qui en découle est normalement plus tardif, comme par exemple un oisillon qui entend un adulte chanter et mémorise le chant.&lt;br /&gt;
Au final on dit que le comportement est ce que l&#039;animal &amp;quot;fait et la façon dont il le fait&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment modifie-t-il le comportement ?==&lt;br /&gt;
Les processus d&#039;apprentissage opèrent un changement dans les fonctions innées et, dans cette mesure, l&#039;apprentissage peut être considéré comme un phénomène de développement ontogénique du comportement, superposé aux manifestations innées et à leurs mécanismes. L&#039;exercice joue un rôle important dans le perfectionnement de l&#039;apprentissage et donc joue le rôle de renforceur. L&#039;apprentissage peut être défini comme étant la modification adaptative du comportement par les expériences passées. En ce sens, l&#039;apprentissage est caractérisé par sa flexibilité : ce qui est appris ne l&#039;est pas de la même façon pour chaque individu et le comportement peut à nouveau varier en fonction des changements de l&#039;environnement. Les principes sur lesquels le choix est basé ne sont pas identiques chez les diverses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Est-ce que l&#039;apprentissage peut être modifié par l&#039;expérience ?==&lt;br /&gt;
Oui, l&#039;apprentissage peut être modifié par expérience étant donné que l&#039;animal n&#039;a pas besoin d&#039;être en présence d&#039;un comportement stéréotypé (inné) pour l&#039;accomplir (il tire bénéfice de l&#039;expérience). Prenons l&#039;exemple des singes Vert : en présence d&#039;un objet menaçant tel qu&#039;un aigle les jeunes poussent un cri d&#039;alarme afin de prévenir les adultes. Cependant, ils ont tendance à pousser un cri d&#039;alarme pour tout objet leur semblant menaçant tel que le Guêpier totalement inoffensif. Par contre des scientifiques ont observé que ces jeunes en vieillissant s&#039;améliorent au point de pousser un cri d&#039;alarme qu&#039;en présence d&#039;un aigle. Normalement, si un aigle survole en effet le territoire où se trouvent les singes Verts et qu&#039;un jeune aperçoit celui-ci et pousse un cri d&#039;alarme il est automatiquement suivi d&#039;un autre singe qui pousse à son tour un cri. Dans le cas contraire, le reste du groupe ne réagira pas à l&#039;alerte. La confirmation sociale du cri que lance le jeune singe lui apprend à quel moment il doit donner ce signal et c&#039;est l&#039;apprentissage qui lui permettra de perfectionner son cri de telle manière qu&#039;il ne poussera un cri d&#039;alerte qu&#039;en présence d&#039;un aigle (prédateur des singes Verts).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l&#039;apprentissage n&#039;est pas chez tous les animaux. Les animaux les plus simples ne possédant pas de système nerveux ne sont pas capable d&#039;apprendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Quel différence entre apprentissage et maturation ?=&lt;br /&gt;
Le comportement innée influe souvent sur l&#039;apprentissage, mais l&#039;efficacité du comportement ne dépend pas toujours de l&#039;apprentissage. Il s&#039;agit de &#039;&#039;&#039;maturation&#039;&#039;&#039;. Ce processus est en relation avec un comportement dont l&#039;amélioration repose sur le système neuromusculaire. Par exemple, on dit souvent que les Oiseaux &amp;quot;apprennent&amp;quot; à voler, alors que des scientifiques ont démontré que ce soi-disant apprentissage n&#039;en ai pas un, en faisant porter aux oisillons des appareils de contentions qui empêchaient ceux-ci de déployer leurs ailes et donc &amp;quot;d&#039;apprendre&amp;quot; à voler. Ils ont pu prouvé que en leur enlevant cet appareil après l&#039;âge où ils étaient sensé apprendre à voler n&#039;influait en rien sur le comportement qui est de battre les ailes. Ils n&#039;apprenaient donc pas et il s&#039;agissait plutôt d&#039;une maturation neuromusculaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il peut arriver, et cela souvent que l&#039;on ne puisse pas distinguer la différence entre apprentissage et maturation. Dans l&#039;exemple du Goéland argenté qui apporte de la nourriture à ses petits, on peut observer que celui-ci penche la tête et secoue son bec marqué par une tâche rouge. L&#039;oisillon donne des coups de bec sur la tâche rouge afin que l&#039;adulte lâche la nourriture. Des expériences ont démontré que la tâche rouge est le déclencheur d&#039;un tel comportement, or certains oisillons qui venaient de naître donnaient des coups de bec à n&#039;importe quel objet et les oisillons pus âgés réagissaient à des modèles de bec adulte plus réaliste.&lt;br /&gt;
Est-ce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;apprentissage ou de maturation ? - Des chercheurs ont montré qu&#039;il s&#039;agit bel et bien d&#039;apprentissage en plaçant des Goélands argenté dans le nid de Mouette atricille et vice versa. L&#039;oisillon Goéland réagit fortement au bec du parent adoptif, alors qu&#039;en présence de celui de son espèce l&#039;effet est moindre. On voit donc que l&#039;apprentissage peut influer un comportement fondamentalement instinctif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les différents types d&#039;apprentissage?=&lt;br /&gt;
On peut scinder l&#039;apprentissage en deux grands types qui sont l&#039;apprentissage associatif et l&#039;apprentissage non-associatif. L&#039;apprentissage associatif comprend le conditionnement classique et le conditionnement opérant, tandis que l&#039;apprentissage non-associatif comprend l&#039;habituation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement classique ou réflexe de Pavlov==&lt;br /&gt;
Ivan Petrovitch Pavlov est un médecin et un physiologiste russe qui a mis en évidence le fait que la répétition d&#039;un stimulus extérieur (par exemple, un son) lié à une action précise chez l&#039;animal pouvait provoquer un réflexe chez celui-ci.&lt;br /&gt;
La présentation simultanée de deux sortes de stimulus entraîne chez l&#039;animal la formation d&#039;une association entre ces deux stimulus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::* Prenons l&#039;exemple d&#039;un chien de Pavlov: ce dernier présentait de la viande au chien qui se mettait alors à saliver. Ensuite, il présenta la viande au chien en accompagnant cette action d&#039;un tintement de clochette; le chien salivait toujours à la vue de la viande. L&#039;action de présenter de la viande était donc liée avec le tintement de clochette. Pavlov répèta cette opération de nombreuses fois et au bout d&#039;un moment, il décida de faire sonner sa clochette sans présenter la viande au chien. Il remarqua alors que le chien salivait quand même. Effectivement, par la répétition de l&#039;action &amp;quot;je présente la viande&amp;quot; liée à l&#039;action &amp;quot;je fais sonner la clochette&amp;quot;, le chien développa une association entre la viande et le bruit de la clochette et c&#039;est pourquoi il saliva au seul son de la clochette car il avait en tête que quand on faisait tinter cette cloche, il y avait forcemment de la viande. Il liait donc le son qu&#039;il entendait à la récompense qui y était toujours couplée; une sorte d&#039;automatisme qu&#039;on peut appeler réflexe.&lt;br /&gt;
Il s&#039;en suit que le chien va saliver à chaque fois qu&#039;il sera confronté au tintement de la clochette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ce réflexe n&#039;est pas inné, il est conditionnel. Les réactions sont acquises par apprentissage et habitude et deviennent des réflexes lorsque le cerveau fait les liens entre le stimulus et l’action qui suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement opérant de Skinner==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le psychologue américain Burrhus F. Skinner fut l&#039;un des représentants du behaviorisme, courant de la psychologie anglo-saxonne particulièrement important de la Première Guerre mondiale aux années 50. Ce courant repose sur l&#039;idée que l&#039;explication scientifique en psychologie doit ignorer toute référence à la conscience de l&#039;individu, pour n&#039;étudier que les comportements extérieurs observés expérimentalement. Les behavioristes laissent donc de côté les processus mentaux, selon eux non-objectivables, pour ne se centrer que sur les comportements, considérés comme des réponses de l&#039;individu aux stimuli de l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, les comportements sont sélectionnés par leurs conséquences sur l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
:*Par exemple, on dira qu&#039;une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d&#039;un organisme du fait de ses conséquences positives pour l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La boîte de Skinner simplifie l&#039;étude des mécanismes de conditionnement, grâce à l&#039;automatisation de la présentation des stimuli visuels, auditifs, nociceptifs, des renforcements nourriture et eau, notamment, de l&#039;enregistrement des réponses de l&#039;animal le plus souvent rat ou pigeon, et des associations prévues par l&#039;expérimentateur entre eux.&lt;br /&gt;
[[Ainsi l&#039;expérimentateur peut-il faire en sorte que de la nourriture soit délivrée lorsque l&#039;animal a appuyé un nombre de fois déterminé sur un levier, mais uniquement lorsqu&#039;un son aigu a été précédé d&#039;une lumière verte.]] &#039;&#039;(Pas claire !)&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Skinner, la quasi-totalité des comportements humains et animaux est explicable par le conditionnement opérant. Ses travaux vont particulièrement influencer la psychologie de l&#039;apprentissage et, dans les années 60, Skinner invente une méthode d&#039;apprentissage en éducation : on propose à l&#039;élève des tâches de complexité croissante, en renforçant par des récompenses les savoirs qu&#039;on désire développer.Ce qui va permettre de renforcer un comportement n&#039;est pas déterminé mais évolue selon l&#039;histoire génétique de l&#039;espèce, ou selon les cultures. Par exemple, une nouvelle coutume n&#039;est sélectionnée que si ses conséquences sont positives pour la communauté. Le behaviorisme fut longtemps hégémonique, tout en étant fortement critiqué pour ne tenir aucun compte de processus internes comme la motivation ou la mémoire. Il a peu à peu été supplanté par l&#039;approche cognitive, qui refuse d&#039;écarter de l&#039;analyse ce qui se passe « à l&#039;intérieur » de l&#039;individu, ce qu&#039;il vit ou ressent subjectivement, en voyant même cela comme le fondement de l&#039;élaboration des conduites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qu&#039;est-ce que l&#039;habituation ?==&lt;br /&gt;
L&#039;habituation peut être définie comme une diminution de la réponse à un stimulus qui n&#039;a des conséquences ni positives, ni négatives. Lorsqu&#039;on soumet un individu à un stimulus, il répond de manière forte à ce stimulus si il n&#039;y a jamais encore été confronté. Par contre, plus le stimulus sera répèté, plus la réaction en réponse à ce stimulus sera faible; effectivement, une confrontation fréquente à un stimulus particulier permet à l&#039;individu de s&#039;y habituer et ainsi de diminuer sa réaction. Au final, le stimulus est enregistré par l&#039;individu et il en connait la conséquence à l&#039;avance, ce qui lui permet de ne plus s&#039;en soucier; il y a de ce fait une absence de réaction. Il est toutefois important de préciser qu&#039;on parle là de cas où la conséquence du stimulus n&#039;est ni positive (apport de nourriture, bien être, etc...) ni négative (danger de mort, douleur, etc...) sinon, l&#039;idividu développerait une réaction particulière en réponse au stimulus et non une absence de réponse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour illustrer cela, nous pouvons prendre l&#039;exemple de l&#039;oisillon qui est  confronté à de nombreux objets volant autour et au-dessus de lui (feuilles, autres oiseaux de la même espèce, etc...) Tout d&#039;abord, l&#039;oisillon va réagir en montrant un état de stresse qui le pousse à se cacher ou fuir. Quand il se rend compte, après plusieurs confrontations à ce même stimulus, que ce dernier n&#039;agit pas en sa faveur ou en sa défaveur, il va intégrer le fait que la réaction à ce stimulus est inutile vu qu&#039;il ne modifie en rien sa condition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;habituation à un stimulus peut donc être considérée comme une forme d&#039;apprentissage. Cela permet à un individu d&#039;ignorer des stimulus sans importance pour ainsi mieux se consacrer à répondre à des stimuli qui auraient une incidence sur eux. Les individus qui pratiquent ce genre d&#039;apprentissage peuvent alors se focaliser sur des actions importantes qui sont vitales (se nourrire, se protèger du danger, se défendre, se reproduire, etc...) et ainsi réduire leurs efforts sans perdre de temps et de l&#039;attention à cause de stimulus futiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;imprégnation ?=&lt;br /&gt;
L&#039;imprégnation est à la base de la théorie de Konrad Lorenz et par définition l&#039;imprégnation est : &amp;quot;un type de comportement qui implique à la fois l&#039;apprentissage et l&#039;instinct, et qui est généralement irréversible&amp;quot; (source : Campbell). Cette forme d&#039;apprentissage est limité à une période spécifique durant laquelle l&#039;animal peut apprendre un comportement. On peut distinguer deux sortes d&#039;imprégnation : &#039;&#039;&#039;l&#039;imprégnation filiale&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;l&#039;imprégnation sexuelle&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;imprégnation filiale :&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit de l&#039;attachement social entre un parent et sa progéniture, tel que les oisons qui suivent dès leur éclosion leur mère à la queue leu leu. Ce comportement crée un lien entre la mère et les petits. L&#039;expérience de Konrad Lorenz consistait donc à prouver qu&#039;un oisons s&#039;attache à un objet quelconque en mouvement à une certaine période (13 à 16 heures après l&#039;éclosion). Plusieurs études démontrent que ce lien créée entre les parents et les progénitures est déterminante pour le développement normal du comportement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;imprégnation sexuelle :&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit d&#039;un processus dans lequel un individu apprend à diriger un comportement purement sexuel envers les membres de sa propre espèce. Certaines études d&#039;adoption dans lequel des individus sont élevés par d&#039;autres espèces ont montré que cette sorte d&#039;imprégnation survient également tôt dans la vie. Chez des oiseaux, quelques chercheurs ont pu observé que l&#039;oiseau adopté tentait de s&#039;accoupler avec un individu de l&#039;espèce adoptive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La théorie de l&#039;empreinte de Konrad Lorenz==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1930, un jeune zoologiste, l’autrichien Konrad Lorenz, escorté d’une ribambelle de petites oies, balaya l’idée de l’animal-automate : l’animal n’était pas un simple objet mécanique, mais un être vivant qu’il fallait étudier dans son milieu naturel. Telle serait la base de l’éthologie, cette nouvelle discipline que Konrad Lorenz fonda et développa avec son collègue et ami hollandais Niko Tinbergen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En observant des poussins à la naissance, Lorenz remarque que ceux-ci suivent instinctivement leur mère. En réalité, ils reconnaissent comme figure maternelle le premier objet mobile qu&#039;ils voient après la naissance. Il a donc pu observer que ces poussins pouvaient le confondre avec leur véritable mère et ceci de manière irréversible. Ils ne s&#039;identifieront jamais à une autre figure maternelle même si l&#039;on venait à leur présenter leur véritable mère. L&#039;expérience a même été concluante avec des ballons colorés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de l&#039;oie, ce processus neurologique se situe au niveau de l&#039;&#039;&#039;hyperstriatum&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
:*« En utilisant des mesures biochimiques de l&#039;activité neuronale et l&#039;autoradiographie, on a découvert qu&#039;une zone de la région intermédiaire de l&#039;hyperstriatum ventro-médian (IHVM) est intimement liée à l&#039;empreinte filiale. Lorsque les neurones de cette zone sont détruits avant l&#039;empreinte, le poussin est incapable de reconnaître l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. Et qui plus est, lorsqu&#039;ils sont détruits immédiatement après l&#039;empreinte, le poussin ne réagit plus préférentiellement à l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. »&lt;br /&gt;
Comme l&#039;hyperstriatum est une structure du cerveau qui n&#039;existe pas chez les mammifères, le phénomène d&#039;empreinte, tel qu&#039;il existe chez les oiseaux, ne peut être extrapolé ni aux mammifères, ni à l&#039;être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
retour à [[Comportement_4BIOS_2010]] &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
retour à [[Accueil]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45632</id>
		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45632"/>
		<updated>2010-04-30T06:22:32Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L&#039;apprentissage est considéré comme un comportement qui se retrouve chez les animaux sous plusieurs formes (habituation, apprentissage par essais et erreurs, par imitation, par imprégnation ou encore par conditionnement) et peut être modifié par une expérience que le sujet aura subit dans un moment passé. Trois grand théoriciens (Pavlov, Skinner et Lorenz) proposeront chacun une théorie sur différents comportements observables chez les animaux (le réflexe de Pavlov, le conditionnement opérant de Skinner et l&#039;empreinte de Lorenz). Voila donc l&#039;articulation de ce sujet qu&#039;est l&#039;apprentissage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage ?=&lt;br /&gt;
Chez un animal, il s&#039;agit d&#039;une &amp;quot;activité musculaire observable&amp;quot;. Chez certains cas d&#039;animaux, il s&#039;agit du mouvement du corps entier (par exemple lorsqu&#039;une proie aperçoit son prédateur et qu&#039;il s&#039;enfuit). Chez d&#039;autres, il ne s&#039;agit que d&#039;une partie du corps (par exemple lorsque l&#039;on pointe du doigt pour indiquer une direction). Chez certains, l&#039;activité musculaire est moins visible, par exemple dans le cas du chant de l&#039;oiseau, lequel se sert de ses muscles pour expulser de l&#039;air de ses poumons et pour produire des sons dans sa gorge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On considère donc l&#039;apprentissage comme une sorte de processus comportemental. Mais le comportement qui en découle est normalement plus tardif, comme par exemple un oisillon qui entend un adulte chanter et mémorise le chant.&lt;br /&gt;
Au final on dit que le comportement est ce que l&#039;animal &amp;quot;fait et la façon dont il le fait&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment modifie-t-il le comportement ?==&lt;br /&gt;
Les processus d&#039;apprentissage opèrent un changement dans les fonctions innées et, dans cette mesure, l&#039;apprentissage peut être considéré comme un phénomène de développement ontogénique du comportement, superposé aux manifestations innées et à leurs mécanismes. L&#039;exercice joue un rôle important dans le perfectionnement de l&#039;apprentissage et donc joue le rôle de renforceur. L&#039;apprentissage peut être défini comme étant la modification adaptative du comportement par les expériences passées. En ce sens, l&#039;apprentissage est caractérisé par sa flexibilité : ce qui est appris ne l&#039;est pas de la même façon pour chaque individu et le comportement peut à nouveau varier en fonction des changements de l&#039;environnement. Les principes sur lesquels le choix est basé ne sont pas identiques chez les diverses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Est-ce que l&#039;apprentissage peut être modifié par l&#039;expérience ?==&lt;br /&gt;
Oui, l&#039;apprentissage peut être modifié par expérience étant donné que l&#039;animal n&#039;a pas besoin d&#039;être en présence d&#039;un comportement stéréotypé (inné) pour l&#039;accomplir (il tire bénéfice de l&#039;expérience). Prenons l&#039;exemple des singes Vert : en présence d&#039;un objet menaçant tel qu&#039;un aigle les jeunes poussent un cri d&#039;alarme afin de prévenir les adultes. Cependant, ils ont tendance à pousser un cri d&#039;alarme pour tout objet leur semblant menaçant tel que le Guêpier totalement inoffensif. Par contre des scientifiques ont observé que ces jeunes en vieillissant s&#039;améliorent au point de pousser un cri d&#039;alarme qu&#039;en présence d&#039;un aigle. Normalement, si un aigle survole en effet le territoire où se trouvent les singes Verts et qu&#039;un jeune aperçoit celui-ci et pousse un cri d&#039;alarme il est automatiquement suivi d&#039;un autre singe qui pousse à son tour un cri. Dans le cas contraire, le reste du groupe ne réagira pas à l&#039;alerte. La confirmation sociale du cri que lance le jeune singe lui apprend à quel moment il doit donner ce signal et c&#039;est l&#039;apprentissage qui lui permettra de perfectionner son cri de telle manière qu&#039;il ne poussera un cri d&#039;alerte qu&#039;en présence d&#039;un aigle (prédateur des singes Verts).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l&#039;apprentissage n&#039;est pas chez tous les animaux. Les animaux les plus simples ne possédant pas de système nerveux ne sont pas capable d&#039;apprendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Quel différence entre apprentissage et maturation ?=&lt;br /&gt;
Le comportement innée influe souvent sur l&#039;apprentissage, mais l&#039;efficacité du comportement ne dépend pas toujours de l&#039;apprentissage. Il s&#039;agit de &#039;&#039;&#039;maturation&#039;&#039;&#039;. Ce processus est en relation avec un comportement dont l&#039;amélioration repose sur le système neuromusculaire. Par exemple, on dit souvent que les Oiseaux &amp;quot;apprennent&amp;quot; à voler, alors que des scientifiques ont démontré que ce soi-disant apprentissage n&#039;en ai pas un, en faisant porter aux oisillons des appareils de contentions qui empêchaient ceux-ci de déployer leurs ailes et donc &amp;quot;d&#039;apprendre&amp;quot; à voler. Ils ont pu prouvé que en leur enlevant cet appareil après l&#039;âge où ils étaient sensé apprendre à voler n&#039;influait en rien sur le comportement qui est de battre les ailes. Ils n&#039;apprenaient donc pas et il s&#039;agissait plutôt d&#039;une maturation neuromusculaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il peut arriver, et cela souvent que l&#039;on ne puisse pas distinguer la différence entre apprentissage et maturation. Dans l&#039;exemple du Goéland argenté qui apporte de la nourriture à ses petits, on peut observer que celui-ci penche la tête et secoue son bec marqué par une tâche rouge. L&#039;oisillon donne des coups de bec sur la tâche rouge afin que l&#039;adulte lâche la nourriture. Des expériences ont démontré que la tâche rouge est le déclencheur d&#039;un tel comportement, or certains oisillons qui venaient de naître donnaient des coups de bec à n&#039;importe quel objet et les oisillons pus âgés réagissaient à des modèles de bec adulte plus réaliste.&lt;br /&gt;
Est-ce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;apprentissage ou de maturation ? - Des chercheurs ont montré qu&#039;il s&#039;agit bel et bien d&#039;apprentissage en plaçant des Goélands argenté dans le nid de Mouette atricille et vice versa. L&#039;oisillon Goéland réagit fortement au bec du parent adoptif, alors qu&#039;en présence de celui de son espèce l&#039;effet est moindre. On voit donc que l&#039;apprentissage peut influer un comportement fondamentalement instinctif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les différents types d&#039;apprentissage?=&lt;br /&gt;
On peut scinder l&#039;apprentissage en deux grands types qui sont l&#039;apprentissage associatif et l&#039;apprentissage non-associatif. L&#039;apprentissage associatif comprend le conditionnement classique et le conditionnement opérant, tandis que l&#039;apprentissage non-associatif comprend l&#039;habituation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement classique ou réflexe de Pavlov==&lt;br /&gt;
Ivan Petrovitch Pavlov est un médecin et un physiologiste russe qui a mis en évidence le fait que la répétition d&#039;un stimulus extérieur (par exemple, un son) lié à une action précise chez l&#039;animal pouvait provoquer un réflexe chez celui-ci.&lt;br /&gt;
La présentation simultanée de deux sortes de stimulus entraîne chez l&#039;animal la formation d&#039;une association entre ces deux stimulus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::* Prenons l&#039;exemple d&#039;un chien de Pavlov: ce dernier présentait de la viande au chien qui se mettait alors à saliver. Ensuite, il présenta la viande au chien en accompagnant cette action d&#039;un tintement de clochette; le chien salivait toujours à la vue de la viande. L&#039;action de présenter de la viande était donc liée avec le tintement de clochette. Pavlov répèta cette opération de nombreuses fois et au bout d&#039;un moment, il décida de faire sonner sa clochette sans présenter la viande au chien. Il remarqua alors que le chien salivait quand même. Effectivement, par la répétition de l&#039;action &amp;quot;je présente la viande&amp;quot; liée à l&#039;action &amp;quot;je fais sonner la clochette&amp;quot;, le chien développa une association entre la viande et le bruit de la clochette et c&#039;est pourquoi il saliva au seul son de la clochette car il avait en tête que quand on faisait tinter cette cloche, il y avait forcemment de la viande. Il liait donc le son qu&#039;il entendait à la récompense qui y était toujours couplée; une sorte d&#039;automatisme qu&#039;on peut appeler réflexe.&lt;br /&gt;
Il s&#039;en suit que le chien va saliver à chaque fois qu&#039;il sera confronté au tintement de la clochette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ce réflexe n&#039;est pas inné, il est conditionnel. Les réactions sont acquises par apprentissage et habitude et deviennent des réflexes lorsque le cerveau fait les liens entre le stimulus et l’action qui suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement opérant de Skinner==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le psychologue américain Burrhus F. Skinner fut l&#039;un des représentants du behaviorisme, courant de la psychologie anglo-saxonne particulièrement important de la Première Guerre mondiale aux années 50. Ce courant repose sur l&#039;idée que l&#039;explication scientifique en psychologie doit ignorer toute référence à la conscience de l&#039;individu, pour n&#039;étudier que les comportements extérieurs observés expérimentalement. Les behavioristes laissent donc de côté les processus mentaux, selon eux non-objectivables, pour ne se centrer que sur les comportements, considérés comme des réponses de l&#039;individu aux stimuli de l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, les comportements sont sélectionnés par leurs conséquences sur l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
:*Par exemple, on dira qu&#039;une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d&#039;un organisme du fait de ses conséquences positives pour l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La boîte de Skinner simplifie l&#039;étude des mécanismes de conditionnement, grâce à l&#039;automatisation de la présentation des stimuli visuels, auditifs, nociceptifs, des renforcements nourriture et eau, notamment, de l&#039;enregistrement des réponses de l&#039;animal le plus souvent rat ou pigeon, et des associations prévues par l&#039;expérimentateur entre eux.&lt;br /&gt;
[[Ainsi l&#039;expérimentateur peut-il faire en sorte que de la nourriture soit délivrée lorsque l&#039;animal a appuyé un nombre de fois déterminé sur un levier, mais uniquement lorsqu&#039;un son aigu a été précédé d&#039;une lumière verte.]] &#039;&#039;(Pas claire !)&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Skinner, la quasi-totalité des comportements humains et animaux est explicable par le conditionnement opérant. Ses travaux vont particulièrement influencer la psychologie de l&#039;apprentissage et, dans les années 60, Skinner invente une méthode d&#039;apprentissage en éducation : on propose à l&#039;élève des tâches de complexité croissante, en renforçant par des récompenses les savoirs qu&#039;on désire développer.Ce qui va permettre de renforcer un comportement n&#039;est pas déterminé mais évolue selon l&#039;histoire génétique de l&#039;espèce, ou selon les cultures. Par exemple, une nouvelle coutume n&#039;est sélectionnée que si ses conséquences sont positives pour la communauté. Le behaviorisme fut longtemps hégémonique, tout en étant fortement critiqué pour ne tenir aucun compte de processus internes comme la motivation ou la mémoire. Il a peu à peu été supplanté par l&#039;approche cognitive, qui refuse d&#039;écarter de l&#039;analyse ce qui se passe « à l&#039;intérieur » de l&#039;individu, ce qu&#039;il vit ou ressent subjectivement, en voyant même cela comme le fondement de l&#039;élaboration des conduites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qu&#039;est-ce que l&#039;habituation ?==&lt;br /&gt;
L&#039;habituation peut être définie comme une diminution de la réponse à un stimulus qui n&#039;a des conséquences ni positives, ni négatives. Lorsqu&#039;on soumet un individu à un stimulus, il répond de manière forte à ce stimulus si il n&#039;y a jamais encore été confronté. Par contre, plus le stimulus sera répèté, plus la réaction en réponse à ce stimulus sera faible; effectivement, une confrontation fréquente à un stimulus particulier permet à l&#039;individu de s&#039;y habituer et ainsi de diminuer sa réaction. Au final, le stimulus est enregistré par l&#039;individu et il en connait la conséquence à l&#039;avance, ce qui lui permet de ne plus s&#039;en soucier; il y a de ce fait une absence de réaction. Il est toutefois important de préciser qu&#039;on parle là de cas où la conséquence du stimulus n&#039;est ni positive (apport de nourriture, bien être, etc...) ni négative (danger de mort, douleur, etc...) sinon, l&#039;idividu développerait une réaction particulière en réponse au stimulus et non une absence de réponse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour illustrer cela, nous pouvons prendre l&#039;exemple de l&#039;oisillon qui est  confronté à de nombreux objets volant autour et au-dessus de lui (feuilles, autres oiseaux de la même espèce, etc...) Tout d&#039;abord, l&#039;oisillon va réagir en montrant un état de stresse qui le pousse à se cacher ou fuir. Quand il se rend compte, après plusieurs confrontations à ce même stimulus, que ce dernier n&#039;agit pas en sa faveur ou en sa défaveur, il va intégrer le fait que la réaction à ce stimulus est inutile vu qu&#039;il ne modifie en rien sa condition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;habituation à un stimulus peut donc être considérée comme une forme d&#039;apprentissage. Cela permet à un individu d&#039;ignorer des stimulus sans importance pour ainsi mieux se consacrer à répondre à des stimuli qui auraient une incidence sur eux. Les individus qui pratiquent ce genre d&#039;apprentissage peuvent alors se focaliser sur des actions importantes qui sont vitales (se nourrire, se protèger du danger, se défendre, se reproduire, etc...) et ainsi réduire leurs efforts sans perdre de temps et de l&#039;attention à cause de stimulus futiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;imprégnation ?=&lt;br /&gt;
L&#039;imprégnation est à la base de la théorie de Konrad Lorenz et par définition l&#039;imprégnation est : &amp;quot;un type de comportement qui implique à la fois l&#039;apprentissage et l&#039;instinct, et qui est généralement irréversible&amp;quot; (source : Campbell). Cette forme d&#039;apprentissage est limité à une période spécifique durant laquelle l&#039;animal peut apprendre un comportement. On peut distinguer deux sortes d&#039;imprégnation : &#039;&#039;&#039;l&#039;imprégnation filiale&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;l&#039;imprégnation sexuelle&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;imprégnation filiale :&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit de l&#039;attachement social entre un parent et sa progéniture, tel que les oisons qui suivent dès leur éclosion leur mère à la queue leu leu. Ce comportement crée un lien entre la mère et les petits. L&#039;expérience de Konrad Lorenz consistait donc à prouver qu&#039;un oisons s&#039;attache à un objet quelconque en mouvement à une certaine période (13 à 16 heures après l&#039;éclosion). Plusieurs études démontrent que ce lien créée entre les parents et les progénitures est déterminante pour le développement normal du comportement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;imprégnation sexuelle :&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit d&#039;un processus dans lequel un individu apprend à diriger un comportement purement sexuel envers les membres de sa propre espèce. Certaines études d&#039;adoption dans lequel des individus sont élevés par d&#039;autres espèces ont montré que cette sorte d&#039;imprégnation survient également tôt dans la vie. Chez des oiseaux, quelques chercheurs ont pu observé que l&#039;oiseau adopté tentait de s&#039;accoupler avec un individu de l&#039;espèce adoptive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La théorie de l&#039;empreinte de Konrad Lorenz==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1930, un jeune zoologiste, l’autrichien Konrad Lorenz, escorté d’une ribambelle de petites oies, balaya l’idée de l’animal-automate : l’animal n’était pas un simple objet mécanique, mais un être vivant qu’il fallait étudier dans son milieu naturel. Telle serait la base de l’éthologie, cette nouvelle discipline que Konrad Lorenz fonda et développa avec son collègue et ami hollandais Niko Tinbergen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En observant des poussins à la naissance, Lorenz remarque que ceux-ci suivent instinctivement leur mère. En réalité, ils reconnaissent comme figure maternelle le premier objet mobile qu&#039;ils voient après la naissance. Il a donc pu observer que ces poussins pouvaient le confondre avec leur véritable mère et ceci de manière irréversible. Ils ne s&#039;identifieront jamais à une autre figure maternelle même si l&#039;on venait à leur présenter leur véritable mère. L&#039;expérience a même été concluante avec des ballons colorés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de l&#039;oie, ce processus neurologique se situe au niveau de l&#039;&#039;&#039;hyperstriatum&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
:*« En utilisant des mesures biochimiques de l&#039;activité neuronale et l&#039;autoradiographie, on a découvert qu&#039;une zone de la région intermédiaire de l&#039;hyperstriatum ventro-médian (IHVM) est intimement liée à l&#039;empreinte filiale. Lorsque les neurones de cette zone sont détruits avant l&#039;empreinte, le poussin est incapable de reconnaître l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. Et qui plus est, lorsqu&#039;ils sont détruits immédiatement après l&#039;empreinte, le poussin ne réagit plus préférentiellement à l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. »&lt;br /&gt;
Comme l&#039;hyperstriatum est une structure du cerveau qui n&#039;existe pas chez les mammifères, le phénomène d&#039;empreinte, tel qu&#039;il existe chez les oiseaux, ne peut être extrapolé ni aux mammifères, ni à l&#039;être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
retour à [[Comportement_4BIOS_2010]] &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
retour à [[Accueil]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45629</id>
		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45629"/>
		<updated>2010-04-30T06:21:21Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L&#039;apprentissage est considéré comme un comportement qui se retrouve chez les animaux sous plusieurs formes (habituation, apprentissage par essais et erreurs, par imitation, par imprégnation ou encore par conditionnement) et peut être modifié par une expérience que le sujet aura subit dans un moment passé. Trois grand théoriciens (Pavlov, Skinner et Lorenz) proposeront chacun une théorie sur différents comportements observables chez les animaux (le réflexe de Pavlov, le conditionnement opérant de Skinner et l&#039;empreinte de Lorenz). Voila donc l&#039;articulation de ce point qu&#039;est l&#039;apprentissage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage ?=&lt;br /&gt;
Chez un animal, il s&#039;agit d&#039;une &amp;quot;activité musculaire observable&amp;quot;. Chez certains cas d&#039;animaux, il s&#039;agit du mouvement du corps entier (par exemple lorsqu&#039;une proie aperçoit son prédateur et qu&#039;il s&#039;enfuit). Chez d&#039;autres, il ne s&#039;agit que d&#039;une partie du corps (par exemple lorsque l&#039;on pointe du doigt pour indiquer une direction). Chez certains, l&#039;activité musculaire est moins visible, par exemple dans le cas du chant de l&#039;oiseau, lequel se sert de ses muscles pour expulser de l&#039;air de ses poumons et pour produire des sons dans sa gorge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On considère donc l&#039;apprentissage comme une sorte de processus comportemental. Mais le comportement qui en découle est normalement plus tardif, comme par exemple un oisillon qui entend un adulte chanter et mémorise le chant.&lt;br /&gt;
Au final on dit que le comportement est ce que l&#039;animal &amp;quot;fait et la façon dont il le fait&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment modifie-t-il le comportement ?==&lt;br /&gt;
Les processus d&#039;apprentissage opèrent un changement dans les fonctions innées et, dans cette mesure, l&#039;apprentissage peut être considéré comme un phénomène de développement ontogénique du comportement, superposé aux manifestations innées et à leurs mécanismes. L&#039;exercice joue un rôle important dans le perfectionnement de l&#039;apprentissage et donc joue le rôle de renforceur. L&#039;apprentissage peut être défini comme étant la modification adaptative du comportement par les expériences passées. En ce sens, l&#039;apprentissage est caractérisé par sa flexibilité : ce qui est appris ne l&#039;est pas de la même façon pour chaque individu et le comportement peut à nouveau varier en fonction des changements de l&#039;environnement. Les principes sur lesquels le choix est basé ne sont pas identiques chez les diverses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Est-ce que l&#039;apprentissage peut être modifié par l&#039;expérience ?==&lt;br /&gt;
Oui, l&#039;apprentissage peut être modifié par expérience étant donné que l&#039;animal n&#039;a pas besoin d&#039;être en présence d&#039;un comportement stéréotypé (inné) pour l&#039;accomplir (il tire bénéfice de l&#039;expérience). Prenons l&#039;exemple des singes Vert : en présence d&#039;un objet menaçant tel qu&#039;un aigle les jeunes poussent un cri d&#039;alarme afin de prévenir les adultes. Cependant, ils ont tendance à pousser un cri d&#039;alarme pour tout objet leur semblant menaçant tel que le Guêpier totalement inoffensif. Par contre des scientifiques ont observé que ces jeunes en vieillissant s&#039;améliorent au point de pousser un cri d&#039;alarme qu&#039;en présence d&#039;un aigle. Normalement, si un aigle survole en effet le territoire où se trouvent les singes Verts et qu&#039;un jeune aperçoit celui-ci et pousse un cri d&#039;alarme il est automatiquement suivi d&#039;un autre singe qui pousse à son tour un cri. Dans le cas contraire, le reste du groupe ne réagira pas à l&#039;alerte. La confirmation sociale du cri que lance le jeune singe lui apprend à quel moment il doit donner ce signal et c&#039;est l&#039;apprentissage qui lui permettra de perfectionner son cri de telle manière qu&#039;il ne poussera un cri d&#039;alerte qu&#039;en présence d&#039;un aigle (prédateur des singes Verts).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l&#039;apprentissage n&#039;est pas chez tous les animaux. Les animaux les plus simples ne possédant pas de système nerveux ne sont pas capable d&#039;apprendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Quel différence entre apprentissage et maturation ?=&lt;br /&gt;
Le comportement innée influe souvent sur l&#039;apprentissage, mais l&#039;efficacité du comportement ne dépend pas toujours de l&#039;apprentissage. Il s&#039;agit de &#039;&#039;&#039;maturation&#039;&#039;&#039;. Ce processus est en relation avec un comportement dont l&#039;amélioration repose sur le système neuromusculaire. Par exemple, on dit souvent que les Oiseaux &amp;quot;apprennent&amp;quot; à voler, alors que des scientifiques ont démontré que ce soi-disant apprentissage n&#039;en ai pas un, en faisant porter aux oisillons des appareils de contentions qui empêchaient ceux-ci de déployer leurs ailes et donc &amp;quot;d&#039;apprendre&amp;quot; à voler. Ils ont pu prouvé que en leur enlevant cet appareil après l&#039;âge où ils étaient sensé apprendre à voler n&#039;influait en rien sur le comportement qui est de battre les ailes. Ils n&#039;apprenaient donc pas et il s&#039;agissait plutôt d&#039;une maturation neuromusculaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il peut arriver, et cela souvent que l&#039;on ne puisse pas distinguer la différence entre apprentissage et maturation. Dans l&#039;exemple du Goéland argenté qui apporte de la nourriture à ses petits, on peut observer que celui-ci penche la tête et secoue son bec marqué par une tâche rouge. L&#039;oisillon donne des coups de bec sur la tâche rouge afin que l&#039;adulte lâche la nourriture. Des expériences ont démontré que la tâche rouge est le déclencheur d&#039;un tel comportement, or certains oisillons qui venaient de naître donnaient des coups de bec à n&#039;importe quel objet et les oisillons pus âgés réagissaient à des modèles de bec adulte plus réaliste.&lt;br /&gt;
Est-ce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;apprentissage ou de maturation ? - Des chercheurs ont montré qu&#039;il s&#039;agit bel et bien d&#039;apprentissage en plaçant des Goélands argenté dans le nid de Mouette atricille et vice versa. L&#039;oisillon Goéland réagit fortement au bec du parent adoptif, alors qu&#039;en présence de celui de son espèce l&#039;effet est moindre. On voit donc que l&#039;apprentissage peut influer un comportement fondamentalement instinctif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les différents types d&#039;apprentissage?=&lt;br /&gt;
On peut scinder l&#039;apprentissage en deux grands types qui sont l&#039;apprentissage associatif et l&#039;apprentissage non-associatif. L&#039;apprentissage associatif comprend le conditionnement classique et le conditionnement opérant, tandis que l&#039;apprentissage non-associatif comprend l&#039;habituation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement classique ou réflexe de Pavlov==&lt;br /&gt;
Ivan Petrovitch Pavlov est un médecin et un physiologiste russe qui a mis en évidence le fait que la répétition d&#039;un stimulus extérieur (par exemple, un son) lié à une action précise chez l&#039;animal pouvait provoquer un réflexe chez celui-ci.&lt;br /&gt;
La présentation simultanée de deux sortes de stimulus entraîne chez l&#039;animal la formation d&#039;une association entre ces deux stimulus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::* Prenons l&#039;exemple d&#039;un chien de Pavlov: ce dernier présentait de la viande au chien qui se mettait alors à saliver. Ensuite, il présenta la viande au chien en accompagnant cette action d&#039;un tintement de clochette; le chien salivait toujours à la vue de la viande. L&#039;action de présenter de la viande était donc liée avec le tintement de clochette. Pavlov répèta cette opération de nombreuses fois et au bout d&#039;un moment, il décida de faire sonner sa clochette sans présenter la viande au chien. Il remarqua alors que le chien salivait quand même. Effectivement, par la répétition de l&#039;action &amp;quot;je présente la viande&amp;quot; liée à l&#039;action &amp;quot;je fais sonner la clochette&amp;quot;, le chien développa une association entre la viande et le bruit de la clochette et c&#039;est pourquoi il saliva au seul son de la clochette car il avait en tête que quand on faisait tinter cette cloche, il y avait forcemment de la viande. Il liait donc le son qu&#039;il entendait à la récompense qui y était toujours couplée; une sorte d&#039;automatisme qu&#039;on peut appeler réflexe.&lt;br /&gt;
Il s&#039;en suit que le chien va saliver à chaque fois qu&#039;il sera confronté au tintement de la clochette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ce réflexe n&#039;est pas inné, il est conditionnel. Les réactions sont acquises par apprentissage et habitude et deviennent des réflexes lorsque le cerveau fait les liens entre le stimulus et l’action qui suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement opérant de Skinner==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le psychologue américain Burrhus F. Skinner fut l&#039;un des représentants du behaviorisme, courant de la psychologie anglo-saxonne particulièrement important de la Première Guerre mondiale aux années 50. Ce courant repose sur l&#039;idée que l&#039;explication scientifique en psychologie doit ignorer toute référence à la conscience de l&#039;individu, pour n&#039;étudier que les comportements extérieurs observés expérimentalement. Les behavioristes laissent donc de côté les processus mentaux, selon eux non-objectivables, pour ne se centrer que sur les comportements, considérés comme des réponses de l&#039;individu aux stimuli de l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, les comportements sont sélectionnés par leurs conséquences sur l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
:*Par exemple, on dira qu&#039;une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d&#039;un organisme du fait de ses conséquences positives pour l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La boîte de Skinner simplifie l&#039;étude des mécanismes de conditionnement, grâce à l&#039;automatisation de la présentation des stimuli visuels, auditifs, nociceptifs, des renforcements nourriture et eau, notamment, de l&#039;enregistrement des réponses de l&#039;animal le plus souvent rat ou pigeon, et des associations prévues par l&#039;expérimentateur entre eux.&lt;br /&gt;
[[Ainsi l&#039;expérimentateur peut-il faire en sorte que de la nourriture soit délivrée lorsque l&#039;animal a appuyé un nombre de fois déterminé sur un levier, mais uniquement lorsqu&#039;un son aigu a été précédé d&#039;une lumière verte.]] &#039;&#039;(Pas claire !)&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Skinner, la quasi-totalité des comportements humains et animaux est explicable par le conditionnement opérant. Ses travaux vont particulièrement influencer la psychologie de l&#039;apprentissage et, dans les années 60, Skinner invente une méthode d&#039;apprentissage en éducation : on propose à l&#039;élève des tâches de complexité croissante, en renforçant par des récompenses les savoirs qu&#039;on désire développer.Ce qui va permettre de renforcer un comportement n&#039;est pas déterminé mais évolue selon l&#039;histoire génétique de l&#039;espèce, ou selon les cultures. Par exemple, une nouvelle coutume n&#039;est sélectionnée que si ses conséquences sont positives pour la communauté. Le behaviorisme fut longtemps hégémonique, tout en étant fortement critiqué pour ne tenir aucun compte de processus internes comme la motivation ou la mémoire. Il a peu à peu été supplanté par l&#039;approche cognitive, qui refuse d&#039;écarter de l&#039;analyse ce qui se passe « à l&#039;intérieur » de l&#039;individu, ce qu&#039;il vit ou ressent subjectivement, en voyant même cela comme le fondement de l&#039;élaboration des conduites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qu&#039;est-ce que l&#039;habituation ?==&lt;br /&gt;
L&#039;habituation peut être définie comme une diminution de la réponse à un stimulus qui n&#039;a des conséquences ni positives, ni négatives. Lorsqu&#039;on soumet un individu à un stimulus, il répond de manière forte à ce stimulus si il n&#039;y a jamais encore été confronté. Par contre, plus le stimulus sera répèté, plus la réaction en réponse à ce stimulus sera faible; effectivement, une confrontation fréquente à un stimulus particulier permet à l&#039;individu de s&#039;y habituer et ainsi de diminuer sa réaction. Au final, le stimulus est enregistré par l&#039;individu et il en connait la conséquence à l&#039;avance, ce qui lui permet de ne plus s&#039;en soucier; il y a de ce fait une absence de réaction. Il est toutefois important de préciser qu&#039;on parle là de cas où la conséquence du stimulus n&#039;est ni positive (apport de nourriture, bien être, etc...) ni négative (danger de mort, douleur, etc...) sinon, l&#039;idividu développerait une réaction particulière en réponse au stimulus et non une absence de réponse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour illustrer cela, nous pouvons prendre l&#039;exemple de l&#039;oisillon qui est  confronté à de nombreux objets volant autour et au-dessus de lui (feuilles, autres oiseaux de la même espèce, etc...) Tout d&#039;abord, l&#039;oisillon va réagir en montrant un état de stresse qui le pousse à se cacher ou fuir. Quand il se rend compte, après plusieurs confrontations à ce même stimulus, que ce dernier n&#039;agit pas en sa faveur ou en sa défaveur, il va intégrer le fait que la réaction à ce stimulus est inutile vu qu&#039;il ne modifie en rien sa condition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;habituation à un stimulus peut donc être considérée comme une forme d&#039;apprentissage. Cela permet à un individu d&#039;ignorer des stimulus sans importance pour ainsi mieux se consacrer à répondre à des stimuli qui auraient une incidence sur eux. Les individus qui pratiquent ce genre d&#039;apprentissage peuvent alors se focaliser sur des actions importantes qui sont vitales (se nourrire, se protèger du danger, se défendre, se reproduire, etc...) et ainsi réduire leurs efforts sans perdre de temps et de l&#039;attention à cause de stimulus futiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;imprégnation ?=&lt;br /&gt;
L&#039;imprégnation est à la base de la théorie de Konrad Lorenz et par définition l&#039;imprégnation est : &amp;quot;un type de comportement qui implique à la fois l&#039;apprentissage et l&#039;instinct, et qui est généralement irréversible&amp;quot; (source : Campbell). Cette forme d&#039;apprentissage est limité à une période spécifique durant laquelle l&#039;animal peut apprendre un comportement. On peut distinguer deux sortes d&#039;imprégnation : &#039;&#039;&#039;l&#039;imprégnation filiale&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;l&#039;imprégnation sexuelle&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;imprégnation filiale :&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit de l&#039;attachement social entre un parent et sa progéniture, tel que les oisons qui suivent dès leur éclosion leur mère à la queue leu leu. Ce comportement crée un lien entre la mère et les petits. L&#039;expérience de Konrad Lorenz consistait donc à prouver qu&#039;un oisons s&#039;attache à un objet quelconque en mouvement à une certaine période (13 à 16 heures après l&#039;éclosion). Plusieurs études démontrent que ce lien créée entre les parents et les progénitures est déterminante pour le développement normal du comportement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;imprégnation sexuelle :&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s&#039;agit d&#039;un processus dans lequel un individu apprend à diriger un comportement purement sexuel envers les membres de sa propre espèce. Certaines études d&#039;adoption dans lequel des individus sont élevés par d&#039;autres espèces ont montré que cette sorte d&#039;imprégnation survient également tôt dans la vie. Chez des oiseaux, quelques chercheurs ont pu observé que l&#039;oiseau adopté tentait de s&#039;accoupler avec un individu de l&#039;espèce adoptive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La théorie de l&#039;empreinte de Konrad Lorenz==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1930, un jeune zoologiste, l’autrichien Konrad Lorenz, escorté d’une ribambelle de petites oies, balaya l’idée de l’animal-automate : l’animal n’était pas un simple objet mécanique, mais un être vivant qu’il fallait étudier dans son milieu naturel. Telle serait la base de l’éthologie, cette nouvelle discipline que Konrad Lorenz fonda et développa avec son collègue et ami hollandais Niko Tinbergen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En observant des poussins à la naissance, Lorenz remarque que ceux-ci suivent instinctivement leur mère. En réalité, ils reconnaissent comme figure maternelle le premier objet mobile qu&#039;ils voient après la naissance. Il a donc pu observer que ces poussins pouvaient le confondre avec leur véritable mère et ceci de manière irréversible. Ils ne s&#039;identifieront jamais à une autre figure maternelle même si l&#039;on venait à leur présenter leur véritable mère. L&#039;expérience a même été concluante avec des ballons colorés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de l&#039;oie, ce processus neurologique se situe au niveau de l&#039;&#039;&#039;hyperstriatum&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
:*« En utilisant des mesures biochimiques de l&#039;activité neuronale et l&#039;autoradiographie, on a découvert qu&#039;une zone de la région intermédiaire de l&#039;hyperstriatum ventro-médian (IHVM) est intimement liée à l&#039;empreinte filiale. Lorsque les neurones de cette zone sont détruits avant l&#039;empreinte, le poussin est incapable de reconnaître l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. Et qui plus est, lorsqu&#039;ils sont détruits immédiatement après l&#039;empreinte, le poussin ne réagit plus préférentiellement à l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. »&lt;br /&gt;
Comme l&#039;hyperstriatum est une structure du cerveau qui n&#039;existe pas chez les mammifères, le phénomène d&#039;empreinte, tel qu&#039;il existe chez les oiseaux, ne peut être extrapolé ni aux mammifères, ni à l&#039;être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
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		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45415</id>
		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45415"/>
		<updated>2010-04-26T14:46:39Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : /* Le conditionnement classique ou réflexe de Pavlov */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L&#039;apprentissage est considéré comme un comportement qui se retrouve chez les animaux sous plusieurs formes (habituation, apprentissage par essais et erreurs, par imitation, par imprégnation ou encore par conditionnement)et peut être modifié par une expérience que le sujet aura subit dans un moment passé. Trois grand théoriciens (Pavlov, Skinner et Lorenz) proposeront chacun une théorie sur différents comportements observables chez les animaux (le réflexe de Pavlov, le conditionnement opérant de Skinner et l&#039;empreinte de Lorenz). Voila donc l&#039;articulation de ce point qu&#039;est l&#039;apprentissage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage ?=&lt;br /&gt;
Chez un animal, il s&#039;agit d&#039;une &amp;quot;activité musculaire observable&amp;quot;. Chez certains cas d&#039;animaux, il s&#039;agit du mouvement du corps entier (par exemple lorsqu&#039;une proie aperçoit son prédateur et qu&#039;il s&#039;enfuit). Chez d&#039;autres, il ne s&#039;agit que d&#039;une partie du corps (par exemple lorsque l&#039;on pointe du doigt pour indiquer une direction). Chez certains, l&#039;activité musculaire est moins visible, par exemple dans le cas du chant de l&#039;oiseau, lequel se sert de ses muscles pour expulser de l&#039;air de ses poumons et pour produire des sons dans sa gorge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On considère donc l&#039;apprentissage comme une sorte de processus comportemental. Mais le comportement qui en découle est normalement plus tardif, comme par exemple un oisillon qui entend un adulte chanter et mémorise le chant.&lt;br /&gt;
Au final on dit que le comportement est ce que l&#039;animal &amp;quot;fait et la façon dont il le fait&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment modifie-t-il le comportement ?==&lt;br /&gt;
Les processus d&#039;apprentissage opèrent un changement dans les fonctions innées et, dans cette mesure, l&#039;apprentissage peut être considéré comme un phénomène de développement ontogénique du comportement, superposé aux manifestations innées et à leurs mécanismes. L&#039;exercice joue un rôle important dans le perfectionnement de l&#039;apprentissage et donc joue le rôle de renforceur. L&#039;apprentissage peut être défini comme étant la modification adaptative du comportement par les expériences passées. En ce sens, l&#039;apprentissage est caractérisé par sa flexibilité : ce qui est appris ne l&#039;est pas de la même façon pour chaque individu et le comportement peut à nouveau varier en fonction des changements de l&#039;environnement. Les principes sur lesquels le choix est basé ne sont pas identiques chez les diverses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Est-ce que l&#039;apprentissage peut être modifié par l&#039;expérience ?==&lt;br /&gt;
Oui, l&#039;apprentissage peut être modifié par expérience étant donné que l&#039;animal n&#039;a pas besoin d&#039;être en présence d&#039;un comportement stéréotypé (inné) pour l&#039;accomplir (il tire bénéfice de l&#039;expérience). Prenons l&#039;exemple des singes Vert : en présence d&#039;un objet menaçant tel qu&#039;un aigle les jeunes poussent un cri d&#039;alarme afin de prévenir les adultes. Cependant, ils ont tendance à pousser un cri d&#039;alarme pour tout objet leur semblant menaçant tel que le Guêpier totalement inoffensif. Par contre des scientifiques ont observé que ces jeunes en vieillissant s&#039;améliorent au point de pousser un cri d&#039;alarme qu&#039;en présence d&#039;un aigle. Normalement, si un aigle survole en effet le territoire où se trouvent les singes Verts et qu&#039;un jeune aperçoit celui-ci et pousse un cri d&#039;alarme il est automatiquement suivi d&#039;un autre singe qui pousse à son tour un cri. Dans le cas contraire, le reste du groupe ne réagira pas à l&#039;alerte. La confirmation sociale du cri que lance le jeune singe lui apprend à quel moment il doit donner ce signal et c&#039;est l&#039;apprentissage qui lui permettra de perfectionner son cri de telle manière qu&#039;il ne poussera un cri d&#039;alerte qu&#039;en présence d&#039;un aigle (prédateur des singes Verts).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l&#039;apprentissage n&#039;est pas chez tous les animaux. Les animaux les plus simples ne possédant pas de système nerveux ne sont pas capable d&#039;apprendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Quel différence entre apprentissage et maturation ?=&lt;br /&gt;
Le comportement innée influe souvent sur l&#039;apprentissage, mais l&#039;efficacité du comportement ne dépend pas toujours de l&#039;apprentissage. Il s&#039;agit de &#039;&#039;&#039;maturation&#039;&#039;&#039;. Ce processus est en relation avec un comportement dont l&#039;amélioration repose sur le système neuromusculaire. Par exemple, on dit souvent que les Oiseaux &amp;quot;apprennent&amp;quot; à voler, alors que des scientifiques ont démontré que ce soi-disant apprentissage n&#039;en ai pas un, en faisant porter aux oisillons des appareils de contentions qui empêchaient ceux-ci de déployer leurs ailes et donc &amp;quot;d&#039;apprendre&amp;quot; à voler. Ils ont pu prouvé que en leur enlevant cet appareil après l&#039;âge où ils étaient sensé apprendre à voler n&#039;influait en rien sur le comportement qui est de battre les ailes. Ils n&#039;apprenaient donc pas et il s&#039;agissait plutôt d&#039;une maturation neuromusculaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il peut arriver, et cela souvent que l&#039;on ne puisse pas distinguer la différence entre apprentissage et maturation. Dans l&#039;exemple du Goéland argenté qui apporte de la nourriture à ses petits, on peut observer que celui-ci penche la tête et secoue son bec marqué par une tâche rouge. L&#039;oisillon donne des coups de bec sur la tâche rouge afin que l&#039;adulte lâche la nourriture. Des expériences ont démontré que la tâche rouge est le déclencheur d&#039;un tel comportement, or certains oisillons qui venaient de naître donnaient des coups de bec à n&#039;importe quel objet et les oisillons pus âgés réagissaient à des modèles de bec adulte plus réaliste.&lt;br /&gt;
Est-ce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;apprentissage ou de maturation ? - Des chercheurs ont montré qu&#039;il s&#039;agit bel et bien d&#039;apprentissage en plaçant des Goélands argenté dans le nid de Mouette atricille et vice versa. L&#039;oisillon Goéland réagit fortement au bec du parent adoptif, alors qu&#039;en présence de celui de son espèce l&#039;effet est moindre. On voit donc que l&#039;apprentissage peut influer un comportement fondamentalement instinctif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les différents types d&#039;apprentissage?=&lt;br /&gt;
On peut scinder l&#039;apprentissage en deux grands types qui sont l&#039;apprentissage associatif et l&#039;apprentissage non-associatif. L&#039;apprentissage associatif comprend le conditionnement classique et le conditionnement opérant, tandis que l&#039;apprentissage non-associatif comprend l&#039;habituation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement classique ou réflexe de Pavlov==&lt;br /&gt;
Ivan Petrovitch Pavlov est un médecin et un physiologiste russe qui a mis en évidence le fait que la répétition d&#039;un stimulus extérieur (par exemple, un son) lié à une action précise chez l&#039;animal pouvait provoquer un réflexe chez celui-ci.&lt;br /&gt;
La présentation simultanée de deux sortes de stimulus entraîne chez l&#039;animal la formation d&#039;une association entre ces deux stimulus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::* Prenons l&#039;exemple d&#039;un chien de Pavlov: ce dernier présentait de la viande au chien qui se mettait alors à saliver. Ensuite, il présenta la viande au chien en accompagnant cette action d&#039;un tintement de clochette; le chien salivait toujours à la vue de la viande. L&#039;action de présenter de la viande était donc liée avec le tintement de clochette. Pavlov répèta cette opération de nombreuses fois et au bout d&#039;un moment, il décida de faire sonner sa clochette sans présenter la viande au chien. Il remarqua alors que le chien salivait quand même. Effectivement, par la répétition de l&#039;action &amp;quot;je présente la viande&amp;quot; liée à l&#039;action &amp;quot;je fais sonner la clochette&amp;quot;, le chien développa une association entre la viande et le bruit de la clochette et c&#039;est pourquoi il saliva au seul son de la clochette car il avait en tête que quand on faisait tinter cette cloche, il y avait forcemment de la viande. Il liait donc le son qu&#039;il entendait à la récompense qui y était toujours couplée; une sorte d&#039;automatisme qu&#039;on peut appeler réflexe.&lt;br /&gt;
Il s&#039;en suit que le chien va saliver à chaque fois qu&#039;il sera confronté au tintement de la clochette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ce réflexe n&#039;est pas inné, il est conditionnel. Les réactions sont acquises par apprentissage et habitude et deviennent des réflexes lorsque le cerveau fait les liens entre le stimulus et l’action qui suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement opérant de Skinner==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le psychologue américain Burrhus F. Skinner fut l&#039;un des représentants du behaviorisme, courant de la psychologie anglo-saxonne particulièrement important de la Première Guerre mondiale aux années 50. Ce courant repose sur l&#039;idée que l&#039;explication scientifique en psychologie doit ignorer toute référence à la conscience de l&#039;individu, pour n&#039;étudier que les comportements extérieurs observés expérimentalement. Les behavioristes laissent donc de côté les processus mentaux, selon eux non-objectivables, pour ne se centrer que sur les comportements, considérés comme des réponses de l&#039;individu aux stimuli de l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, les comportements sont sélectionnés par leurs conséquences sur l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
:*Par exemple, on dira qu&#039;une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d&#039;un organisme du fait de ses conséquences positives pour l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La boîte de Skinner simplifie l&#039;étude des mécanismes de conditionnement, grâce à l&#039;automatisation de la présentation des stimuli visuels, auditifs, nociceptifs, des renforcements nourriture et eau, notamment, de l&#039;enregistrement des réponses de l&#039;animal le plus souvent rat ou pigeon, et des associations prévues par l&#039;expérimentateur entre eux.&lt;br /&gt;
Ainsi l&#039;expérimentateur peut-il faire en sorte que de la nourriture soit délivrée lorsque l&#039;animal a appuyé un nombre de fois déterminé sur un levier, mais uniquement lorsqu&#039;un son aigu a été précédé d&#039;une lumière verte. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Skinner, la quasi-totalité des comportements humains et animaux est explicable par le conditionnement opérant. Ses travaux vont particulièrement influencer la psychologie de l&#039;apprentissage et, dans les années 60, Skinner invente une méthode d&#039;apprentissage en éducation : on propose à l&#039;élève des tâches de complexité croissante, en renforçant par des récompenses les savoirs qu&#039;on désire développer.Ce qui va permettre de renforcer un comportement n&#039;est pas déterminé mais évolue selon l&#039;histoire génétique de l&#039;espèce, ou selon les cultures. Par exemple, une nouvelle coutume n&#039;est sélectionnée que si ses conséquences sont positives pour la communauté. Le behaviorisme fut longtemps hégémonique, tout en étant fortement critiqué pour ne tenir aucun compte de processus internes comme la motivation ou la mémoire. Il a peu à peu été supplanté par l&#039;approche cognitive, qui refuse d&#039;écarter de l&#039;analyse ce qui se passe « à l&#039;intérieur » de l&#039;individu, ce qu&#039;il vit ou ressent subjectivement, en voyant même cela comme le fondement de l&#039;élaboration des conduites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La théorie de l&#039;empreinte de Konrad Lorenz==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1930, un jeune zoologiste, l’autrichien Konrad Lorenz, escorté d’une ribambelle de petites oies, balaya l’idée de l’animal-automate : l’animal n’était pas un simple objet mécanique, mais un être vivant qu’il fallait étudier dans son milieu naturel. Telle serait la base de l’éthologie, cette nouvelle discipline que Konrad Lorenz fonda et développa avec son collègue et ami hollandais Niko Tinbergen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En observant des poussins à la naissance, Lorenz remarque que ceux-ci suivent instinctivement leur mère. En réalité, ils reconnaissent comme figure maternelle le premier objet mobile qu&#039;ils voient après la naissance. Il a donc pu observer que ces poussins pouvaient le confondre avec leur véritable mère et ceci de manière irréversible. Ils ne s&#039;identifieront jamais à une autre figure maternelle même si l&#039;on venait à leur présenter leur véritable mère. L&#039;expérience a même été concluante avec des ballons colorés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de l&#039;oie, ce processus neurologique se situe au niveau de l&#039;&#039;&#039;hyperstriatum&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
:*« En utilisant des mesures biochimiques de l&#039;activité neuronale et l&#039;autoradiographie, on a découvert qu&#039;une zone de la région intermédiaire de l&#039;hyperstriatum ventro-médian (IHVM) est intimement liée à l&#039;empreinte filiale. Lorsque les neurones de cette zone sont détruits avant l&#039;empreinte, le poussin est incapable de reconnaître l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. Et qui plus est, lorsqu&#039;ils sont détruits immédiatement après l&#039;empreinte, le poussin ne réagit plus préférentiellement à l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. »&lt;br /&gt;
Comme l&#039;hyperstriatum est une structure du cerveau qui n&#039;existe pas chez les mammifères, le phénomène d&#039;empreinte, tel qu&#039;il existe chez les oiseaux, ne peut être extrapolé ni aux mammifères, ni à l&#039;être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L&#039;habituation==&lt;br /&gt;
L&#039;habituation peut être définie comme une diminution de la réponse à un stimulus qui n&#039;a des conséquences ni positives, ni négatives. Lorsqu&#039;on soumet un individu à un stimulus, il répond de manière forte à ce stimulus si il n&#039;y a jamais encore été confronté. Par contre, plus le stimulus sera répèté, plus la réaction en réponse à ce stimulus sera faible; effectivement, une confrontation fréquente à un stimulus particulier permet à l&#039;individu de s&#039;y habituer et ainsi de diminuer sa réaction. Au final, le stimulus est enregistré par l&#039;individu et il en connait la conséquence à l&#039;avance, ce qui lui permet de ne plus s&#039;en soucier; il y a de ce fait une absence de réaction. Il est toutefois important de préciser qu&#039;on parle là de cas où la conséquence du stimulus n&#039;est ni positive (apport de nourriture, bien être, etc...) ni négative (danger de mort, douleur, etc...) sinon, l&#039;idividu développerait une réaction particulière en réponse au stimulus et non une absence de réponse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour illustrer cela, nous pouvons prendre l&#039;exemple de l&#039;oisillon qui est  confronté à de nombreux objets volant autour et au-dessus de lui (feuilles, autres oiseaux de la même espèce, etc...) Tout d&#039;abord, l&#039;oisillon va réagir en montrant un état de stresse qui le pousse à se cacher ou fuir. Quand il se rend compte, après plusieurs confrontations à ce même stimulus, que ce dernier n&#039;agit pas en sa faveur ou en sa défaveur, il va intégrer le fait que la réaction à ce stimulus est inutile vu qu&#039;il ne modifie en rien sa condition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;habituation à un stimulus peut donc être considérée comme une forme d&#039;apprentissage. Cela permet à un individu d&#039;ignorer des stimulus sans importance pour ainsi mieux se consacrer à répondre à des stimuli qui auraient une incidence sur eux. Les individus qui pratiquent ce genre d&#039;apprentissage peuvent alors se focaliser sur des actions importantes qui sont vitales (se nourrire, se protèger du danger, se défendre, se reproduire, etc...) et ainsi réduire leurs efforts sans perdre de temps et de l&#039;attention à cause de stimulus futiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
retour à [[Comportement_4BIOS_2010]] &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
retour à [[Accueil]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45414</id>
		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45414"/>
		<updated>2010-04-26T14:46:26Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : /* Le conditionnement classique ou réflexe de Pavlov */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L&#039;apprentissage est considéré comme un comportement qui se retrouve chez les animaux sous plusieurs formes (habituation, apprentissage par essais et erreurs, par imitation, par imprégnation ou encore par conditionnement)et peut être modifié par une expérience que le sujet aura subit dans un moment passé. Trois grand théoriciens (Pavlov, Skinner et Lorenz) proposeront chacun une théorie sur différents comportements observables chez les animaux (le réflexe de Pavlov, le conditionnement opérant de Skinner et l&#039;empreinte de Lorenz). Voila donc l&#039;articulation de ce point qu&#039;est l&#039;apprentissage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage ?=&lt;br /&gt;
Chez un animal, il s&#039;agit d&#039;une &amp;quot;activité musculaire observable&amp;quot;. Chez certains cas d&#039;animaux, il s&#039;agit du mouvement du corps entier (par exemple lorsqu&#039;une proie aperçoit son prédateur et qu&#039;il s&#039;enfuit). Chez d&#039;autres, il ne s&#039;agit que d&#039;une partie du corps (par exemple lorsque l&#039;on pointe du doigt pour indiquer une direction). Chez certains, l&#039;activité musculaire est moins visible, par exemple dans le cas du chant de l&#039;oiseau, lequel se sert de ses muscles pour expulser de l&#039;air de ses poumons et pour produire des sons dans sa gorge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On considère donc l&#039;apprentissage comme une sorte de processus comportemental. Mais le comportement qui en découle est normalement plus tardif, comme par exemple un oisillon qui entend un adulte chanter et mémorise le chant.&lt;br /&gt;
Au final on dit que le comportement est ce que l&#039;animal &amp;quot;fait et la façon dont il le fait&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment modifie-t-il le comportement ?==&lt;br /&gt;
Les processus d&#039;apprentissage opèrent un changement dans les fonctions innées et, dans cette mesure, l&#039;apprentissage peut être considéré comme un phénomène de développement ontogénique du comportement, superposé aux manifestations innées et à leurs mécanismes. L&#039;exercice joue un rôle important dans le perfectionnement de l&#039;apprentissage et donc joue le rôle de renforceur. L&#039;apprentissage peut être défini comme étant la modification adaptative du comportement par les expériences passées. En ce sens, l&#039;apprentissage est caractérisé par sa flexibilité : ce qui est appris ne l&#039;est pas de la même façon pour chaque individu et le comportement peut à nouveau varier en fonction des changements de l&#039;environnement. Les principes sur lesquels le choix est basé ne sont pas identiques chez les diverses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Est-ce que l&#039;apprentissage peut être modifié par l&#039;expérience ?==&lt;br /&gt;
Oui, l&#039;apprentissage peut être modifié par expérience étant donné que l&#039;animal n&#039;a pas besoin d&#039;être en présence d&#039;un comportement stéréotypé (inné) pour l&#039;accomplir (il tire bénéfice de l&#039;expérience). Prenons l&#039;exemple des singes Vert : en présence d&#039;un objet menaçant tel qu&#039;un aigle les jeunes poussent un cri d&#039;alarme afin de prévenir les adultes. Cependant, ils ont tendance à pousser un cri d&#039;alarme pour tout objet leur semblant menaçant tel que le Guêpier totalement inoffensif. Par contre des scientifiques ont observé que ces jeunes en vieillissant s&#039;améliorent au point de pousser un cri d&#039;alarme qu&#039;en présence d&#039;un aigle. Normalement, si un aigle survole en effet le territoire où se trouvent les singes Verts et qu&#039;un jeune aperçoit celui-ci et pousse un cri d&#039;alarme il est automatiquement suivi d&#039;un autre singe qui pousse à son tour un cri. Dans le cas contraire, le reste du groupe ne réagira pas à l&#039;alerte. La confirmation sociale du cri que lance le jeune singe lui apprend à quel moment il doit donner ce signal et c&#039;est l&#039;apprentissage qui lui permettra de perfectionner son cri de telle manière qu&#039;il ne poussera un cri d&#039;alerte qu&#039;en présence d&#039;un aigle (prédateur des singes Verts).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l&#039;apprentissage n&#039;est pas chez tous les animaux. Les animaux les plus simples ne possédant pas de système nerveux ne sont pas capable d&#039;apprendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Quel différence entre apprentissage et maturation ?=&lt;br /&gt;
Le comportement innée influe souvent sur l&#039;apprentissage, mais l&#039;efficacité du comportement ne dépend pas toujours de l&#039;apprentissage. Il s&#039;agit de &#039;&#039;&#039;maturation&#039;&#039;&#039;. Ce processus est en relation avec un comportement dont l&#039;amélioration repose sur le système neuromusculaire. Par exemple, on dit souvent que les Oiseaux &amp;quot;apprennent&amp;quot; à voler, alors que des scientifiques ont démontré que ce soi-disant apprentissage n&#039;en ai pas un, en faisant porter aux oisillons des appareils de contentions qui empêchaient ceux-ci de déployer leurs ailes et donc &amp;quot;d&#039;apprendre&amp;quot; à voler. Ils ont pu prouvé que en leur enlevant cet appareil après l&#039;âge où ils étaient sensé apprendre à voler n&#039;influait en rien sur le comportement qui est de battre les ailes. Ils n&#039;apprenaient donc pas et il s&#039;agissait plutôt d&#039;une maturation neuromusculaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il peut arriver, et cela souvent que l&#039;on ne puisse pas distinguer la différence entre apprentissage et maturation. Dans l&#039;exemple du Goéland argenté qui apporte de la nourriture à ses petits, on peut observer que celui-ci penche la tête et secoue son bec marqué par une tâche rouge. L&#039;oisillon donne des coups de bec sur la tâche rouge afin que l&#039;adulte lâche la nourriture. Des expériences ont démontré que la tâche rouge est le déclencheur d&#039;un tel comportement, or certains oisillons qui venaient de naître donnaient des coups de bec à n&#039;importe quel objet et les oisillons pus âgés réagissaient à des modèles de bec adulte plus réaliste.&lt;br /&gt;
Est-ce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;apprentissage ou de maturation ? - Des chercheurs ont montré qu&#039;il s&#039;agit bel et bien d&#039;apprentissage en plaçant des Goélands argenté dans le nid de Mouette atricille et vice versa. L&#039;oisillon Goéland réagit fortement au bec du parent adoptif, alors qu&#039;en présence de celui de son espèce l&#039;effet est moindre. On voit donc que l&#039;apprentissage peut influer un comportement fondamentalement instinctif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les différents types d&#039;apprentissage?=&lt;br /&gt;
On peut scinder l&#039;apprentissage en deux grands types qui sont l&#039;apprentissage associatif et l&#039;apprentissage non-associatif. L&#039;apprentissage associatif comprend le conditionnement classique et le conditionnement opérant, tandis que l&#039;apprentissage non-associatif comprend l&#039;habituation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement classique ou réflexe de Pavlov==&lt;br /&gt;
Ivan Petrovitch Pavlov est un médecin et un physiologiste russe qui a mis en évidence le fait que la répétition d&#039;un stimulus extérieur (par exemple, un son) lié à une action précise chez l&#039;animal pouvait provoquer un réflexe chez celui-ci.&lt;br /&gt;
La présentation simultanée de deux sortes de stimulus entraîne chez l&#039;animal la formation d&#039;une association entre ces deux stimulus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::* Prenons l&#039;exemple d&#039;un chien de Pavlov: ce dernier présentait de la viande au chien qui se mettait alors à saliver. Ensuite, il présenta la viande au chien en accompagnant cette action d&#039;un tintement de clochette; le chien salivait toujours à la vue de la viande. L&#039;action de présenter de la viande était donc liée avec le tintement de clochette. Pavlov répèta cette opération de nombreuses fois et au bout d&#039;un moment, il décida de faire sonner sa clochette sans présenter la viande au chien. Il remarqua alors que le chien salivait quand même. Effectivement, par la répétition de l&#039;action &amp;quot;je présente la viande&amp;quot; liée à l&#039;action &amp;quot;je fais sonner la clochette&amp;quot;, le chien développa une association entre la viande et le bruit de la clochette et c&#039;est pourquoi il saliva au seul son de la clochette car il avait en tête que quand on faisait tinter cette cloche, il y avait forcemment de la viande. Il liait donc le son qu&#039;il entendait à la récompense qui y était toujours couplée; une sorte d&#039;automatisme qu&#039;on peut appeler réflexe.&lt;br /&gt;
Il s&#039;en suit que le chien va saliver à chaque fois qu&#039;il sera confronté au tintement de la clochette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ce réflexe n&#039;est pas inné, il est conditionnel. Les réactions sont acquises par apprentissage et habitude et deviennent des réflexes lorsque le cerveau fait les liens entre le stimulus et l’action qui suit.&lt;br /&gt;
{{co|pas assez convaincant... pourtant c&#039;est HISTORIQUE}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 26 avril 2010 à 11:52 (UTC)&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement opérant de Skinner==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le psychologue américain Burrhus F. Skinner fut l&#039;un des représentants du behaviorisme, courant de la psychologie anglo-saxonne particulièrement important de la Première Guerre mondiale aux années 50. Ce courant repose sur l&#039;idée que l&#039;explication scientifique en psychologie doit ignorer toute référence à la conscience de l&#039;individu, pour n&#039;étudier que les comportements extérieurs observés expérimentalement. Les behavioristes laissent donc de côté les processus mentaux, selon eux non-objectivables, pour ne se centrer que sur les comportements, considérés comme des réponses de l&#039;individu aux stimuli de l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, les comportements sont sélectionnés par leurs conséquences sur l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
:*Par exemple, on dira qu&#039;une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d&#039;un organisme du fait de ses conséquences positives pour l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La boîte de Skinner simplifie l&#039;étude des mécanismes de conditionnement, grâce à l&#039;automatisation de la présentation des stimuli visuels, auditifs, nociceptifs, des renforcements nourriture et eau, notamment, de l&#039;enregistrement des réponses de l&#039;animal le plus souvent rat ou pigeon, et des associations prévues par l&#039;expérimentateur entre eux.&lt;br /&gt;
Ainsi l&#039;expérimentateur peut-il faire en sorte que de la nourriture soit délivrée lorsque l&#039;animal a appuyé un nombre de fois déterminé sur un levier, mais uniquement lorsqu&#039;un son aigu a été précédé d&#039;une lumière verte. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Skinner, la quasi-totalité des comportements humains et animaux est explicable par le conditionnement opérant. Ses travaux vont particulièrement influencer la psychologie de l&#039;apprentissage et, dans les années 60, Skinner invente une méthode d&#039;apprentissage en éducation : on propose à l&#039;élève des tâches de complexité croissante, en renforçant par des récompenses les savoirs qu&#039;on désire développer.Ce qui va permettre de renforcer un comportement n&#039;est pas déterminé mais évolue selon l&#039;histoire génétique de l&#039;espèce, ou selon les cultures. Par exemple, une nouvelle coutume n&#039;est sélectionnée que si ses conséquences sont positives pour la communauté. Le behaviorisme fut longtemps hégémonique, tout en étant fortement critiqué pour ne tenir aucun compte de processus internes comme la motivation ou la mémoire. Il a peu à peu été supplanté par l&#039;approche cognitive, qui refuse d&#039;écarter de l&#039;analyse ce qui se passe « à l&#039;intérieur » de l&#039;individu, ce qu&#039;il vit ou ressent subjectivement, en voyant même cela comme le fondement de l&#039;élaboration des conduites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La théorie de l&#039;empreinte de Konrad Lorenz==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1930, un jeune zoologiste, l’autrichien Konrad Lorenz, escorté d’une ribambelle de petites oies, balaya l’idée de l’animal-automate : l’animal n’était pas un simple objet mécanique, mais un être vivant qu’il fallait étudier dans son milieu naturel. Telle serait la base de l’éthologie, cette nouvelle discipline que Konrad Lorenz fonda et développa avec son collègue et ami hollandais Niko Tinbergen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En observant des poussins à la naissance, Lorenz remarque que ceux-ci suivent instinctivement leur mère. En réalité, ils reconnaissent comme figure maternelle le premier objet mobile qu&#039;ils voient après la naissance. Il a donc pu observer que ces poussins pouvaient le confondre avec leur véritable mère et ceci de manière irréversible. Ils ne s&#039;identifieront jamais à une autre figure maternelle même si l&#039;on venait à leur présenter leur véritable mère. L&#039;expérience a même été concluante avec des ballons colorés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de l&#039;oie, ce processus neurologique se situe au niveau de l&#039;&#039;&#039;hyperstriatum&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
:*« En utilisant des mesures biochimiques de l&#039;activité neuronale et l&#039;autoradiographie, on a découvert qu&#039;une zone de la région intermédiaire de l&#039;hyperstriatum ventro-médian (IHVM) est intimement liée à l&#039;empreinte filiale. Lorsque les neurones de cette zone sont détruits avant l&#039;empreinte, le poussin est incapable de reconnaître l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. Et qui plus est, lorsqu&#039;ils sont détruits immédiatement après l&#039;empreinte, le poussin ne réagit plus préférentiellement à l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. »&lt;br /&gt;
Comme l&#039;hyperstriatum est une structure du cerveau qui n&#039;existe pas chez les mammifères, le phénomène d&#039;empreinte, tel qu&#039;il existe chez les oiseaux, ne peut être extrapolé ni aux mammifères, ni à l&#039;être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L&#039;habituation==&lt;br /&gt;
L&#039;habituation peut être définie comme une diminution de la réponse à un stimulus qui n&#039;a des conséquences ni positives, ni négatives. Lorsqu&#039;on soumet un individu à un stimulus, il répond de manière forte à ce stimulus si il n&#039;y a jamais encore été confronté. Par contre, plus le stimulus sera répèté, plus la réaction en réponse à ce stimulus sera faible; effectivement, une confrontation fréquente à un stimulus particulier permet à l&#039;individu de s&#039;y habituer et ainsi de diminuer sa réaction. Au final, le stimulus est enregistré par l&#039;individu et il en connait la conséquence à l&#039;avance, ce qui lui permet de ne plus s&#039;en soucier; il y a de ce fait une absence de réaction. Il est toutefois important de préciser qu&#039;on parle là de cas où la conséquence du stimulus n&#039;est ni positive (apport de nourriture, bien être, etc...) ni négative (danger de mort, douleur, etc...) sinon, l&#039;idividu développerait une réaction particulière en réponse au stimulus et non une absence de réponse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour illustrer cela, nous pouvons prendre l&#039;exemple de l&#039;oisillon qui est  confronté à de nombreux objets volant autour et au-dessus de lui (feuilles, autres oiseaux de la même espèce, etc...) Tout d&#039;abord, l&#039;oisillon va réagir en montrant un état de stresse qui le pousse à se cacher ou fuir. Quand il se rend compte, après plusieurs confrontations à ce même stimulus, que ce dernier n&#039;agit pas en sa faveur ou en sa défaveur, il va intégrer le fait que la réaction à ce stimulus est inutile vu qu&#039;il ne modifie en rien sa condition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;habituation à un stimulus peut donc être considérée comme une forme d&#039;apprentissage. Cela permet à un individu d&#039;ignorer des stimulus sans importance pour ainsi mieux se consacrer à répondre à des stimuli qui auraient une incidence sur eux. Les individus qui pratiquent ce genre d&#039;apprentissage peuvent alors se focaliser sur des actions importantes qui sont vitales (se nourrire, se protèger du danger, se défendre, se reproduire, etc...) et ainsi réduire leurs efforts sans perdre de temps et de l&#039;attention à cause de stimulus futiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
retour à [[Comportement_4BIOS_2010]] &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
retour à [[Accueil]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45383</id>
		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
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		<updated>2010-04-26T14:34:36Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : /* L&amp;#039;habituation */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L&#039;apprentissage est considéré comme un comportement qui se retrouve chez les animaux sous plusieurs formes (habituation, apprentissage par essais et erreurs, par imitation, par imprégnation ou encore par conditionnement)et peut être modifié par une expérience que le sujet aura subit dans un moment passé. Trois grand théoriciens (Pavlov, Skinner et Lorenz) proposeront chacun une théorie sur différents comportements observables chez les animaux (le réflexe de Pavlov, le conditionnement opérant de Skinner et l&#039;empreinte de Lorenz). Voila donc l&#039;articulation de ce point qu&#039;est l&#039;apprentissage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage ?=&lt;br /&gt;
Chez un animal, il s&#039;agit d&#039;une &amp;quot;activité musculaire observable&amp;quot;. Chez certains cas d&#039;animaux, il s&#039;agit du mouvement du corps entier (par exemple lorsqu&#039;une proie aperçoit son prédateur et qu&#039;il s&#039;enfuit). Chez d&#039;autres, il ne s&#039;agit que d&#039;une partie du corps (par exemple lorsque l&#039;on pointe du doigt pour indiquer une direction). Chez certains, l&#039;activité musculaire est moins visible, par exemple dans le cas du chant de l&#039;oiseau, lequel se sert de ses muscles pour expulser de l&#039;air de ses poumons et pour produire des sons dans sa gorge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On considère donc l&#039;apprentissage comme une sorte de processus comportemental. Mais le comportement qui en découle est normalement plus tardif, comme par exemple un oisillon qui entend un adulte chanter et mémorise le chant.&lt;br /&gt;
Au final on dit que le comportement est ce que l&#039;animal &amp;quot;fait et la façon dont il le fait&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment modifie-t-il le comportement ?==&lt;br /&gt;
Les processus d&#039;apprentissage opèrent un changement dans les fonctions innées et, dans cette mesure, l&#039;apprentissage peut être considéré comme un phénomène de développement ontogénique du comportement, superposé aux manifestations innées et à leurs mécanismes. L&#039;exercice joue un rôle important dans le perfectionnement de l&#039;apprentissage et donc joue le rôle de renforceur. L&#039;apprentissage peut être défini comme étant la modification adaptative du comportement par les expériences passées. En ce sens, l&#039;apprentissage est caractérisé par sa flexibilité : ce qui est appris ne l&#039;est pas de la même façon pour chaque individu et le comportement peut à nouveau varier en fonction des changements de l&#039;environnement. Les principes sur lesquels le choix est basé ne sont pas identiques chez les diverses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Est-ce que l&#039;apprentissage peut être modifié par l&#039;expérience ?==&lt;br /&gt;
Oui, l&#039;apprentissage peut être modifié par expérience étant donné que l&#039;animal n&#039;a pas besoin d&#039;être en présence d&#039;un comportement stéréotypé (inné) pour l&#039;accomplir (il tire bénéfice de l&#039;expérience). Prenons l&#039;exemple des singes Vert : en présence d&#039;un objet menaçant tel qu&#039;un aigle les jeunes poussent un cri d&#039;alarme afin de prévenir les adultes. Cependant, ils ont tendance à pousser un cri d&#039;alarme pour tout objet leur semblant menaçant tel que le Guêpier totalement inoffensif. Par contre des scientifiques ont observé que ces jeunes en vieillissant s&#039;améliorent au point de pousser un cri d&#039;alarme qu&#039;en présence d&#039;un aigle. Normalement, si un aigle survole en effet le territoire où se trouvent les singes Verts et qu&#039;un jeune aperçoit celui-ci et pousse un cri d&#039;alarme il est automatiquement suivi d&#039;un autre singe qui pousse à son tour un cri. Dans le cas contraire, le reste du groupe ne réagira pas à l&#039;alerte. La confirmation sociale du cri que lance le jeune singe lui apprend à quel moment il doit donner ce signal et c&#039;est l&#039;apprentissage qui lui permettra de perfectionner son cri de telle manière qu&#039;il ne poussera un cri d&#039;alerte qu&#039;en présence d&#039;un aigle (prédateur des singes Verts).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l&#039;apprentissage n&#039;est pas chez tous les animaux. Les animaux les plus simples ne possédant pas de système nerveux ne sont pas capable d&#039;apprendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Quel différence entre apprentissage et maturation ?=&lt;br /&gt;
Le comportement innée influe souvent sur l&#039;apprentissage, mais l&#039;efficacité du comportement ne dépend pas toujours de l&#039;apprentissage. Il s&#039;agit de &#039;&#039;&#039;maturation&#039;&#039;&#039;. Ce processus est en relation avec un comportement dont l&#039;amélioration repose sur le système neuromusculaire. Par exemple, on dit souvent que les Oiseaux &amp;quot;apprennent&amp;quot; à voler, alors que des scientifiques ont démontré que ce soi-disant apprentissage n&#039;en ai pas un, en faisant porter aux oisillons des appareils de contentions qui empêchaient ceux-ci de déployer leurs ailes et donc &amp;quot;d&#039;apprendre&amp;quot; à voler. Ils ont pu prouvé que en leur enlevant cet appareil après l&#039;âge où ils étaient sensé apprendre à voler n&#039;influait en rien sur le comportement qui est de battre les ailes. Ils n&#039;apprenaient donc pas et il s&#039;agissait plutôt d&#039;une maturation neuromusculaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il peut arriver, et cela souvent que l&#039;on ne puisse pas distinguer la différence entre apprentissage et maturation. Dans l&#039;exemple du Goéland argenté qui apporte de la nourriture à ses petits, on peut observer que celui-ci penche la tête et secoue son bec marqué par une tâche rouge. L&#039;oisillon donne des coups de bec sur la tâche rouge afin que l&#039;adulte lâche la nourriture. Des expériences ont démontré que la tâche rouge est le déclencheur d&#039;un tel comportement, or certains oisillons qui venaient de naître donnaient des coups de bec à n&#039;importe quel objet et les oisillons pus âgés réagissaient à des modèles de bec adulte plus réaliste.&lt;br /&gt;
Est-ce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;apprentissage ou de maturation ? - Des chercheurs ont montré qu&#039;il s&#039;agit bel et bien d&#039;apprentissage en plaçant des Goélands argenté dans le nid de Mouette atricille et vice versa. L&#039;oisillon Goéland réagit fortement au bec du parent adoptif, alors qu&#039;en présence de celui de son espèce l&#039;effet est moindre. On voit donc que l&#039;apprentissage peut influer un comportement fondamentalement instinctif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les différents types d&#039;apprentissage?=&lt;br /&gt;
On peut scinder l&#039;apprentissage en deux grands types qui sont l&#039;apprentissage associatif et l&#039;apprentissage non-associatif. L&#039;apprentissage associatif comprend le conditionnement classique et le conditionnement opérant, tandis que l&#039;apprentissage non-associatif comprend l&#039;habituation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement classique ou réflexe de Pavlov==&lt;br /&gt;
Ivan Petrovitch Pavlov est un médecin et un physiologiste russe qui a mis en évidence le fait que la répétition d&#039;un stimulus extérieur (par exemple, un son) lié à une action précise chez l&#039;animal pouvait provoquer un réflexe chez celui-ci.&lt;br /&gt;
La présentation simultanée de deux sortes de stimulus entraîne chez l&#039;animal la formation d&#039;une association entre ces deux stimulus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::* Prenons l&#039;exemple d&#039;un chien qui dés lors qu&#039;il s&#039;apprête à se nourrir entend un signal sonore précis. Le fait d&#039;émettre ce signal à chaque fois qu&#039;il s&#039;apprête à manger va créer un réflexe sous la forme de production de salive. L&#039;animal va créer, par réflexe, de la salive à chaque fois qu&#039;il entendra ce signal sonore, sans avoir de la nourriture à sa disposition.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ce réflexe n&#039;est pas inné, il est conditionnel. Les réactions sont acquises par apprentissage et habitude et deviennent des réflexes lorsque le cerveau fait les liens entre le stimulus et l’action qui suit.&lt;br /&gt;
{{co|pas assez convaincant... pourtant c&#039;est HISTORIQUE}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 26 avril 2010 à 11:52 (UTC)&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement opérant de Skinner==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le psychologue américain Burrhus F. Skinner fut l&#039;un des représentants du behaviorisme, courant de la psychologie anglo-saxonne particulièrement important de la Première Guerre mondiale aux années 50. Ce courant repose sur l&#039;idée que l&#039;explication scientifique en psychologie doit ignorer toute référence à la conscience de l&#039;individu, pour n&#039;étudier que les comportements extérieurs observés expérimentalement. Les behavioristes laissent donc de côté les processus mentaux, selon eux non-objectivables, pour ne se centrer que sur les comportements, considérés comme des réponses de l&#039;individu aux stimuli de l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, les comportements sont sélectionnés par leurs conséquences sur l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
:*Par exemple, on dira qu&#039;une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d&#039;un organisme du fait de ses conséquences positives pour l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La boîte de Skinner simplifie l&#039;étude des mécanismes de conditionnement, grâce à l&#039;automatisation de la présentation des stimuli visuels, auditifs, nociceptifs, des renforcements nourriture et eau, notamment, de l&#039;enregistrement des réponses de l&#039;animal le plus souvent rat ou pigeon, et des associations prévues par l&#039;expérimentateur entre eux.&lt;br /&gt;
Ainsi l&#039;expérimentateur peut-il faire en sorte que de la nourriture soit délivrée lorsque l&#039;animal a appuyé un nombre de fois déterminé sur un levier, mais uniquement lorsqu&#039;un son aigu a été précédé d&#039;une lumière verte. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Skinner, la quasi-totalité des comportements humains et animaux est explicable par le conditionnement opérant. Ses travaux vont particulièrement influencer la psychologie de l&#039;apprentissage et, dans les années 60, Skinner invente une méthode d&#039;apprentissage en éducation : on propose à l&#039;élève des tâches de complexité croissante, en renforçant par des récompenses les savoirs qu&#039;on désire développer.Ce qui va permettre de renforcer un comportement n&#039;est pas déterminé mais évolue selon l&#039;histoire génétique de l&#039;espèce, ou selon les cultures. Par exemple, une nouvelle coutume n&#039;est sélectionnée que si ses conséquences sont positives pour la communauté. Le behaviorisme fut longtemps hégémonique, tout en étant fortement critiqué pour ne tenir aucun compte de processus internes comme la motivation ou la mémoire. Il a peu à peu été supplanté par l&#039;approche cognitive, qui refuse d&#039;écarter de l&#039;analyse ce qui se passe « à l&#039;intérieur » de l&#039;individu, ce qu&#039;il vit ou ressent subjectivement, en voyant même cela comme le fondement de l&#039;élaboration des conduites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La théorie de l&#039;empreinte de Konrad Lorenz==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1930, un jeune zoologiste, l’autrichien Konrad Lorenz, escorté d’une ribambelle de petites oies, balaya l’idée de l’animal-automate : l’animal n’était pas un simple objet mécanique, mais un être vivant qu’il fallait étudier dans son milieu naturel. Telle serait la base de l’éthologie, cette nouvelle discipline que Konrad Lorenz fonda et développa avec son collègue et ami hollandais Niko Tinbergen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En observant des poussins à la naissance, Lorenz remarque que ceux-ci suivent instinctivement leur mère. En réalité, ils reconnaissent comme figure maternelle le premier objet mobile qu&#039;ils voient après la naissance. Il a donc pu observer que ces poussins pouvaient le confondre avec leur véritable mère et ceci de manière irréversible. Ils ne s&#039;identifieront jamais à une autre figure maternelle même si l&#039;on venait à leur présenter leur véritable mère. L&#039;expérience a même été concluante avec des ballons colorés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de l&#039;oie, ce processus neurologique se situe au niveau de l&#039;&#039;&#039;hyperstriatum&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
:*« En utilisant des mesures biochimiques de l&#039;activité neuronale et l&#039;autoradiographie, on a découvert qu&#039;une zone de la région intermédiaire de l&#039;hyperstriatum ventro-médian (IHVM) est intimement liée à l&#039;empreinte filiale. Lorsque les neurones de cette zone sont détruits avant l&#039;empreinte, le poussin est incapable de reconnaître l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. Et qui plus est, lorsqu&#039;ils sont détruits immédiatement après l&#039;empreinte, le poussin ne réagit plus préférentiellement à l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. »&lt;br /&gt;
Comme l&#039;hyperstriatum est une structure du cerveau qui n&#039;existe pas chez les mammifères, le phénomène d&#039;empreinte, tel qu&#039;il existe chez les oiseaux, ne peut être extrapolé ni aux mammifères, ni à l&#039;être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L&#039;habituation==&lt;br /&gt;
L&#039;habituation peut être définie comme une diminution de la réponse à un stimulus qui n&#039;a des conséquences ni positives, ni négatives. Lorsqu&#039;on soumet un individu à un stimulus, il répond de manière forte à ce stimulus si il n&#039;y a jamais encore été confronté. Par contre, plus le stimulus sera répèté, plus la réaction en réponse à ce stimulus sera faible; effectivement, une confrontation fréquente à un stimulus particulier permet à l&#039;individu de s&#039;y habituer et ainsi de diminuer sa réaction. Au final, le stimulus est enregistré par l&#039;individu et il en connait la conséquence à l&#039;avance, ce qui lui permet de ne plus s&#039;en soucier; il y a de ce fait une absence de réaction. Il est toutefois important de préciser qu&#039;on parle là de cas où la conséquence du stimulus n&#039;est ni positive (apport de nourriture, bien être, etc...) ni négative (danger de mort, douleur, etc...) sinon, l&#039;idividu développerait une réaction particulière en réponse au stimulus et non une absence de réponse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour illustrer cela, nous pouvons prendre l&#039;exemple de l&#039;oisillon qui est  confronté à de nombreux objets volant autour et au-dessus de lui (feuilles, autres oiseaux de la même espèce, etc...) Tout d&#039;abord, l&#039;oisillon va réagir en montrant un état de stresse qui le pousse à se cacher ou fuir. Quand il se rend compte, après plusieurs confrontations à ce même stimulus, que ce dernier n&#039;agit pas en sa faveur ou en sa défaveur, il va intégrer le fait que la réaction à ce stimulus est inutile vu qu&#039;il ne modifie en rien sa condition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;habituation à un stimulus peut donc être considérée comme une forme d&#039;apprentissage. Cela permet à un individu d&#039;ignorer des stimulus sans importance pour ainsi mieux se consacrer à répondre à des stimuli qui auraient une incidence sur eux. Les individus qui pratiquent ce genre d&#039;apprentissage peuvent alors se focaliser sur des actions importantes qui sont vitales (se nourrire, se protèger du danger, se défendre, se reproduire, etc...) et ainsi réduire leurs efforts sans perdre de temps et de l&#039;attention à cause de stimulus futiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
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		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45380</id>
		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
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		<updated>2010-04-26T14:33:49Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : /* Le conditionnement classique ou réflexe de Pavlov */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L&#039;apprentissage est considéré comme un comportement qui se retrouve chez les animaux sous plusieurs formes (habituation, apprentissage par essais et erreurs, par imitation, par imprégnation ou encore par conditionnement)et peut être modifié par une expérience que le sujet aura subit dans un moment passé. Trois grand théoriciens (Pavlov, Skinner et Lorenz) proposeront chacun une théorie sur différents comportements observables chez les animaux (le réflexe de Pavlov, le conditionnement opérant de Skinner et l&#039;empreinte de Lorenz). Voila donc l&#039;articulation de ce point qu&#039;est l&#039;apprentissage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage ?=&lt;br /&gt;
Chez un animal, il s&#039;agit d&#039;une &amp;quot;activité musculaire observable&amp;quot;. Chez certains cas d&#039;animaux, il s&#039;agit du mouvement du corps entier (par exemple lorsqu&#039;une proie aperçoit son prédateur et qu&#039;il s&#039;enfuit). Chez d&#039;autres, il ne s&#039;agit que d&#039;une partie du corps (par exemple lorsque l&#039;on pointe du doigt pour indiquer une direction). Chez certains, l&#039;activité musculaire est moins visible, par exemple dans le cas du chant de l&#039;oiseau, lequel se sert de ses muscles pour expulser de l&#039;air de ses poumons et pour produire des sons dans sa gorge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On considère donc l&#039;apprentissage comme une sorte de processus comportemental. Mais le comportement qui en découle est normalement plus tardif, comme par exemple un oisillon qui entend un adulte chanter et mémorise le chant.&lt;br /&gt;
Au final on dit que le comportement est ce que l&#039;animal &amp;quot;fait et la façon dont il le fait&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment modifie-t-il le comportement ?==&lt;br /&gt;
Les processus d&#039;apprentissage opèrent un changement dans les fonctions innées et, dans cette mesure, l&#039;apprentissage peut être considéré comme un phénomène de développement ontogénique du comportement, superposé aux manifestations innées et à leurs mécanismes. L&#039;exercice joue un rôle important dans le perfectionnement de l&#039;apprentissage et donc joue le rôle de renforceur. L&#039;apprentissage peut être défini comme étant la modification adaptative du comportement par les expériences passées. En ce sens, l&#039;apprentissage est caractérisé par sa flexibilité : ce qui est appris ne l&#039;est pas de la même façon pour chaque individu et le comportement peut à nouveau varier en fonction des changements de l&#039;environnement. Les principes sur lesquels le choix est basé ne sont pas identiques chez les diverses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Est-ce que l&#039;apprentissage peut être modifié par l&#039;expérience ?==&lt;br /&gt;
Oui, l&#039;apprentissage peut être modifié par expérience étant donné que l&#039;animal n&#039;a pas besoin d&#039;être en présence d&#039;un comportement stéréotypé (inné) pour l&#039;accomplir (il tire bénéfice de l&#039;expérience). Prenons l&#039;exemple des singes Vert : en présence d&#039;un objet menaçant tel qu&#039;un aigle les jeunes poussent un cri d&#039;alarme afin de prévenir les adultes. Cependant, ils ont tendance à pousser un cri d&#039;alarme pour tout objet leur semblant menaçant tel que le Guêpier totalement inoffensif. Par contre des scientifiques ont observé que ces jeunes en vieillissant s&#039;améliorent au point de pousser un cri d&#039;alarme qu&#039;en présence d&#039;un aigle. Normalement, si un aigle survole en effet le territoire où se trouvent les singes Verts et qu&#039;un jeune aperçoit celui-ci et pousse un cri d&#039;alarme il est automatiquement suivi d&#039;un autre singe qui pousse à son tour un cri. Dans le cas contraire, le reste du groupe ne réagira pas à l&#039;alerte. La confirmation sociale du cri que lance le jeune singe lui apprend à quel moment il doit donner ce signal et c&#039;est l&#039;apprentissage qui lui permettra de perfectionner son cri de telle manière qu&#039;il ne poussera un cri d&#039;alerte qu&#039;en présence d&#039;un aigle (prédateur des singes Verts).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l&#039;apprentissage n&#039;est pas chez tous les animaux. Les animaux les plus simples ne possédant pas de système nerveux ne sont pas capable d&#039;apprendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Quel différence entre apprentissage et maturation ?=&lt;br /&gt;
Le comportement innée influe souvent sur l&#039;apprentissage, mais l&#039;efficacité du comportement ne dépend pas toujours de l&#039;apprentissage. Il s&#039;agit de &#039;&#039;&#039;maturation&#039;&#039;&#039;. Ce processus est en relation avec un comportement dont l&#039;amélioration repose sur le système neuromusculaire. Par exemple, on dit souvent que les Oiseaux &amp;quot;apprennent&amp;quot; à voler, alors que des scientifiques ont démontré que ce soi-disant apprentissage n&#039;en ai pas un, en faisant porter aux oisillons des appareils de contentions qui empêchaient ceux-ci de déployer leurs ailes et donc &amp;quot;d&#039;apprendre&amp;quot; à voler. Ils ont pu prouvé que en leur enlevant cet appareil après l&#039;âge où ils étaient sensé apprendre à voler n&#039;influait en rien sur le comportement qui est de battre les ailes. Ils n&#039;apprenaient donc pas et il s&#039;agissait plutôt d&#039;une maturation neuromusculaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il peut arriver, et cela souvent que l&#039;on ne puisse pas distinguer la différence entre apprentissage et maturation. Dans l&#039;exemple du Goéland argenté qui apporte de la nourriture à ses petits, on peut observer que celui-ci penche la tête et secoue son bec marqué par une tâche rouge. L&#039;oisillon donne des coups de bec sur la tâche rouge afin que l&#039;adulte lâche la nourriture. Des expériences ont démontré que la tâche rouge est le déclencheur d&#039;un tel comportement, or certains oisillons qui venaient de naître donnaient des coups de bec à n&#039;importe quel objet et les oisillons pus âgés réagissaient à des modèles de bec adulte plus réaliste.&lt;br /&gt;
Est-ce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;apprentissage ou de maturation ? - Des chercheurs ont montré qu&#039;il s&#039;agit bel et bien d&#039;apprentissage en plaçant des Goélands argenté dans le nid de Mouette atricille et vice versa. L&#039;oisillon Goéland réagit fortement au bec du parent adoptif, alors qu&#039;en présence de celui de son espèce l&#039;effet est moindre. On voit donc que l&#039;apprentissage peut influer un comportement fondamentalement instinctif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les différents types d&#039;apprentissage?=&lt;br /&gt;
On peut scinder l&#039;apprentissage en deux grands types qui sont l&#039;apprentissage associatif et l&#039;apprentissage non-associatif. L&#039;apprentissage associatif comprend le conditionnement classique et le conditionnement opérant, tandis que l&#039;apprentissage non-associatif comprend l&#039;habituation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement classique ou réflexe de Pavlov==&lt;br /&gt;
Ivan Petrovitch Pavlov est un médecin et un physiologiste russe qui a mis en évidence le fait que la répétition d&#039;un stimulus extérieur (par exemple, un son) lié à une action précise chez l&#039;animal pouvait provoquer un réflexe chez celui-ci.&lt;br /&gt;
La présentation simultanée de deux sortes de stimulus entraîne chez l&#039;animal la formation d&#039;une association entre ces deux stimulus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::* Prenons l&#039;exemple d&#039;un chien qui dés lors qu&#039;il s&#039;apprête à se nourrir entend un signal sonore précis. Le fait d&#039;émettre ce signal à chaque fois qu&#039;il s&#039;apprête à manger va créer un réflexe sous la forme de production de salive. L&#039;animal va créer, par réflexe, de la salive à chaque fois qu&#039;il entendra ce signal sonore, sans avoir de la nourriture à sa disposition.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ce réflexe n&#039;est pas inné, il est conditionnel. Les réactions sont acquises par apprentissage et habitude et deviennent des réflexes lorsque le cerveau fait les liens entre le stimulus et l’action qui suit.&lt;br /&gt;
{{co|pas assez convaincant... pourtant c&#039;est HISTORIQUE}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 26 avril 2010 à 11:52 (UTC)&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement opérant de Skinner==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le psychologue américain Burrhus F. Skinner fut l&#039;un des représentants du behaviorisme, courant de la psychologie anglo-saxonne particulièrement important de la Première Guerre mondiale aux années 50. Ce courant repose sur l&#039;idée que l&#039;explication scientifique en psychologie doit ignorer toute référence à la conscience de l&#039;individu, pour n&#039;étudier que les comportements extérieurs observés expérimentalement. Les behavioristes laissent donc de côté les processus mentaux, selon eux non-objectivables, pour ne se centrer que sur les comportements, considérés comme des réponses de l&#039;individu aux stimuli de l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, les comportements sont sélectionnés par leurs conséquences sur l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
:*Par exemple, on dira qu&#039;une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d&#039;un organisme du fait de ses conséquences positives pour l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La boîte de Skinner simplifie l&#039;étude des mécanismes de conditionnement, grâce à l&#039;automatisation de la présentation des stimuli visuels, auditifs, nociceptifs, des renforcements nourriture et eau, notamment, de l&#039;enregistrement des réponses de l&#039;animal le plus souvent rat ou pigeon, et des associations prévues par l&#039;expérimentateur entre eux.&lt;br /&gt;
Ainsi l&#039;expérimentateur peut-il faire en sorte que de la nourriture soit délivrée lorsque l&#039;animal a appuyé un nombre de fois déterminé sur un levier, mais uniquement lorsqu&#039;un son aigu a été précédé d&#039;une lumière verte. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Skinner, la quasi-totalité des comportements humains et animaux est explicable par le conditionnement opérant. Ses travaux vont particulièrement influencer la psychologie de l&#039;apprentissage et, dans les années 60, Skinner invente une méthode d&#039;apprentissage en éducation : on propose à l&#039;élève des tâches de complexité croissante, en renforçant par des récompenses les savoirs qu&#039;on désire développer.Ce qui va permettre de renforcer un comportement n&#039;est pas déterminé mais évolue selon l&#039;histoire génétique de l&#039;espèce, ou selon les cultures. Par exemple, une nouvelle coutume n&#039;est sélectionnée que si ses conséquences sont positives pour la communauté. Le behaviorisme fut longtemps hégémonique, tout en étant fortement critiqué pour ne tenir aucun compte de processus internes comme la motivation ou la mémoire. Il a peu à peu été supplanté par l&#039;approche cognitive, qui refuse d&#039;écarter de l&#039;analyse ce qui se passe « à l&#039;intérieur » de l&#039;individu, ce qu&#039;il vit ou ressent subjectivement, en voyant même cela comme le fondement de l&#039;élaboration des conduites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La théorie de l&#039;empreinte de Konrad Lorenz==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1930, un jeune zoologiste, l’autrichien Konrad Lorenz, escorté d’une ribambelle de petites oies, balaya l’idée de l’animal-automate : l’animal n’était pas un simple objet mécanique, mais un être vivant qu’il fallait étudier dans son milieu naturel. Telle serait la base de l’éthologie, cette nouvelle discipline que Konrad Lorenz fonda et développa avec son collègue et ami hollandais Niko Tinbergen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En observant des poussins à la naissance, Lorenz remarque que ceux-ci suivent instinctivement leur mère. En réalité, ils reconnaissent comme figure maternelle le premier objet mobile qu&#039;ils voient après la naissance. Il a donc pu observer que ces poussins pouvaient le confondre avec leur véritable mère et ceci de manière irréversible. Ils ne s&#039;identifieront jamais à une autre figure maternelle même si l&#039;on venait à leur présenter leur véritable mère. L&#039;expérience a même été concluante avec des ballons colorés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de l&#039;oie, ce processus neurologique se situe au niveau de l&#039;&#039;&#039;hyperstriatum&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
:*« En utilisant des mesures biochimiques de l&#039;activité neuronale et l&#039;autoradiographie, on a découvert qu&#039;une zone de la région intermédiaire de l&#039;hyperstriatum ventro-médian (IHVM) est intimement liée à l&#039;empreinte filiale. Lorsque les neurones de cette zone sont détruits avant l&#039;empreinte, le poussin est incapable de reconnaître l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. Et qui plus est, lorsqu&#039;ils sont détruits immédiatement après l&#039;empreinte, le poussin ne réagit plus préférentiellement à l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. »&lt;br /&gt;
Comme l&#039;hyperstriatum est une structure du cerveau qui n&#039;existe pas chez les mammifères, le phénomène d&#039;empreinte, tel qu&#039;il existe chez les oiseaux, ne peut être extrapolé ni aux mammifères, ni à l&#039;être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L&#039;habituation==&lt;br /&gt;
L&#039;habituation peut être définie comme une diminution de la réponse à un stimulus qui n&#039;a des conséquences ni positives, ni négatives. Lorsqu&#039;on soumet un individu à un stimulus, il répond de manière forte à ce stimulus si il n&#039;y a jamais encore été confronté. Par contre, plus le stimulus sera répèté, plus la réaction en réponse à ce stimulus sera faible; effectivement, une confrontation fréquente à un stimulus particulier permet à l&#039;individu de s&#039;y habituer et ainsi de diminuer sa réaction. Au final, le stimulus est enregistré par l&#039;individu et il en connait la conséquence à l&#039;avance, ce qui lui permet de ne plus s&#039;en soucier; il y a de ce fait une absence de réaction. Il est toutefois important de préciser qu&#039;on parle là de cas où la conséquence du stimulus n&#039;est ni positive (apport de nourriture, bien être, etc...) ni négative (danger de mort, douleur, etc...) sinon, l&#039;idividu développerait une réaction particulière en réponse au stimulus et non une absence de réponse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour illustrer cela, nous pouvons prendre l&#039;exemple de l&#039;oisillon qui est  confronté à de nombreux objets volant autour et au-dessus de lui (feuilles, autres oiseaux de la même espèce, etc...) Tout d&#039;abord, l&#039;oisillon va réagir en montrant un état de stresse qui le pousse à se cacher ou fuir. Quand il se rend compte, après plusieurs confrontations à ce même stimulus, que ce dernier n&#039;agit pas en sa faveur ou en sa défaveur, il va intégrer le fait que la réaction à ce stimulus est inutile vu qu&#039;il ne modifie en rien sa condition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;habituation à un stimulus peut donc être considérée comme une forme d&#039;apprentissage. Cela permet à un individu d&#039;ignorer des stimuli sans importance pour ainsi mieux se consacrer à répondre à des stimuli qui auraient une incidence sur eux. Les individus qui pratiquent ce genre d&#039;apprentissage peuvent alors se focaliser sur des actions importantes qui sont vitales (se nourrire, se protèger du danger, se défendre, se reproduire, etc...) et ainsi réduire leurs efforts sans perdre de temps et de l&#039;attention à cause de stimuli futiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
retour à [[Comportement_4BIOS_2010]] &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
retour à [[Accueil]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45368</id>
		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45368"/>
		<updated>2010-04-26T14:30:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : /* Le conditionnement classique ou réflexe de Pavlov */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L&#039;apprentissage est considéré comme un comportement qui se retrouve chez les animaux sous plusieurs formes (habituation, apprentissage par essais et erreurs, par imitation, par imprégnation ou encore par conditionnement)et peut être modifié par une expérience que le sujet aura subit dans un moment passé. Trois grand théoriciens (Pavlov, Skinner et Lorenz) proposeront chacun une théorie sur différents comportements observables chez les animaux (le réflexe de Pavlov, le conditionnement opérant de Skinner et l&#039;empreinte de Lorenz). Voila donc l&#039;articulation de ce point qu&#039;est l&#039;apprentissage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage ?=&lt;br /&gt;
Chez un animal, il s&#039;agit d&#039;une &amp;quot;activité musculaire observable&amp;quot;. Chez certains cas d&#039;animaux, il s&#039;agit du mouvement du corps entier (par exemple lorsqu&#039;une proie aperçoit son prédateur et qu&#039;il s&#039;enfuit). Chez d&#039;autres, il ne s&#039;agit que d&#039;une partie du corps (par exemple lorsque l&#039;on pointe du doigt pour indiquer une direction). Chez certains, l&#039;activité musculaire est moins visible, par exemple dans le cas du chant de l&#039;oiseau, lequel se sert de ses muscles pour expulser de l&#039;air de ses poumons et pour produire des sons dans sa gorge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On considère donc l&#039;apprentissage comme une sorte de processus comportemental. Mais le comportement qui en découle est normalement plus tardif, comme par exemple un oisillon qui entend un adulte chanter et mémorise le chant.&lt;br /&gt;
Au final on dit que le comportement est ce que l&#039;animal &amp;quot;fait et la façon dont il le fait&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment modifie-t-il le comportement ?==&lt;br /&gt;
Les processus d&#039;apprentissage opèrent un changement dans les fonctions innées et, dans cette mesure, l&#039;apprentissage peut être considéré comme un phénomène de développement ontogénique du comportement, superposé aux manifestations innées et à leurs mécanismes. L&#039;exercice joue un rôle important dans le perfectionnement de l&#039;apprentissage et donc joue le rôle de renforceur. L&#039;apprentissage peut être défini comme étant la modification adaptative du comportement par les expériences passées. En ce sens, l&#039;apprentissage est caractérisé par sa flexibilité : ce qui est appris ne l&#039;est pas de la même façon pour chaque individu et le comportement peut à nouveau varier en fonction des changements de l&#039;environnement. Les principes sur lesquels le choix est basé ne sont pas identiques chez les diverses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Est-ce que l&#039;apprentissage peut être modifié par l&#039;expérience ?==&lt;br /&gt;
Oui, l&#039;apprentissage peut être modifié par expérience étant donné que l&#039;animal n&#039;a pas besoin d&#039;être en présence d&#039;un comportement stéréotypé (inné) pour l&#039;accomplir (il tire bénéfice de l&#039;expérience). Prenons l&#039;exemple des singes Vert : en présence d&#039;un objet menaçant tel qu&#039;un aigle les jeunes poussent un cri d&#039;alarme afin de prévenir les adultes. Cependant, ils ont tendance à pousser un cri d&#039;alarme pour tout objet leur semblant menaçant tel que le Guêpier totalement inoffensif. Par contre des scientifiques ont observé que ces jeunes en vieillissant s&#039;améliorent au point de pousser un cri d&#039;alarme qu&#039;en présence d&#039;un aigle. Normalement, si un aigle survole en effet le territoire où se trouvent les singes Verts et qu&#039;un jeune aperçoit celui-ci et pousse un cri d&#039;alarme il est automatiquement suivi d&#039;un autre singe qui pousse à son tour un cri. Dans le cas contraire, le reste du groupe ne réagira pas à l&#039;alerte. La confirmation sociale du cri que lance le jeune singe lui apprend à quel moment il doit donner ce signal et c&#039;est l&#039;apprentissage qui lui permettra de perfectionner son cri de telle manière qu&#039;il ne poussera un cri d&#039;alerte qu&#039;en présence d&#039;un aigle (prédateur des singes Verts).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l&#039;apprentissage n&#039;est pas chez tous les animaux. Les animaux les plus simples ne possédant pas de système nerveux ne sont pas capable d&#039;apprendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Quel différence entre apprentissage et maturation ?=&lt;br /&gt;
Le comportement innée influe souvent sur l&#039;apprentissage, mais l&#039;efficacité du comportement ne dépend pas toujours de l&#039;apprentissage. Il s&#039;agit de &#039;&#039;&#039;maturation&#039;&#039;&#039;. Ce processus est en relation avec un comportement dont l&#039;amélioration repose sur le système neuromusculaire. Par exemple, on dit souvent que les Oiseaux &amp;quot;apprennent&amp;quot; à voler, alors que des scientifiques ont démontré que ce soi-disant apprentissage n&#039;en ai pas un, en faisant porter aux oisillons des appareils de contentions qui empêchaient ceux-ci de déployer leurs ailes et donc &amp;quot;d&#039;apprendre&amp;quot; à voler. Ils ont pu prouvé que en leur enlevant cet appareil après l&#039;âge où ils étaient sensé apprendre à voler n&#039;influait en rien sur le comportement qui est de battre les ailes. Ils n&#039;apprenaient donc pas et il s&#039;agissait plutôt d&#039;une maturation neuromusculaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il peut arriver, et cela souvent que l&#039;on ne puisse pas distinguer la différence entre apprentissage et maturation. Dans l&#039;exemple du Goéland argenté qui apporte de la nourriture à ses petits, on peut observer que celui-ci penche la tête et secoue son bec marqué par une tâche rouge. L&#039;oisillon donne des coups de bec sur la tâche rouge afin que l&#039;adulte lâche la nourriture. Des expériences ont démontré que la tâche rouge est le déclencheur d&#039;un tel comportement, or certains oisillons qui venaient de naître donnaient des coups de bec à n&#039;importe quel objet et les oisillons pus âgés réagissaient à des modèles de bec adulte plus réaliste.&lt;br /&gt;
Est-ce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;apprentissage ou de maturation ? - Des chercheurs ont montré qu&#039;il s&#039;agit bel et bien d&#039;apprentissage en plaçant des Goélands argenté dans le nid de Mouette atricille et vice versa. L&#039;oisillon Goéland réagit fortement au bec du parent adoptif, alors qu&#039;en présence de celui de son espèce l&#039;effet est moindre. On voit donc que l&#039;apprentissage peut influer un comportement fondamentalement instinctif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les différents types d&#039;apprentissage?=&lt;br /&gt;
On peut scinder l&#039;apprentissage en deux grands types qui sont l&#039;apprentissage associatif et l&#039;apprentissage non-associatif. L&#039;apprentissage associatif comprend le conditionnement classique et le conditionnement opérant, tandis que l&#039;apprentissage non-associatif comprend l&#039;habituation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement classique ou réflexe de Pavlov==&lt;br /&gt;
Ivan Petrovitch Pavlov est un médecin et un physiologiste russe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Pavlov a mis en évidence le fait que la répétition d&#039;un stimulus extérieur (par exemple, un son) lié à une action précise chez l&#039;animal pouvait provoquer un réflexe chez celui-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::* Prenons l&#039;exemple d&#039;un chien qui dés lors qu&#039;il s&#039;apprête à se nourrir entend un signal sonore précis. Le fait d&#039;émettre ce signal à chaque fois qu&#039;il s&#039;apprête à manger va créer un réflexe sous la forme de production de salive. L&#039;animal va créer, par réflexe, de la salive à chaque fois qu&#039;il entendra ce signal sonore, sans avoir de la nourriture à sa disposition.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ce réflexe n&#039;est pas inné, il est conditionnel. Les réactions sont acquises par apprentissage et habitude et deviennent des réflexes lorsque le cerveau fait les liens entre le stimulus et l’action qui suit.&lt;br /&gt;
{{co|pas assez convaincant... pourtant c&#039;est HISTORIQUE}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 26 avril 2010 à 11:52 (UTC)&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement opérant de Skinner==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le psychologue américain Burrhus F. Skinner fut l&#039;un des représentants du behaviorisme, courant de la psychologie anglo-saxonne particulièrement important de la Première Guerre mondiale aux années 50. Ce courant repose sur l&#039;idée que l&#039;explication scientifique en psychologie doit ignorer toute référence à la conscience de l&#039;individu, pour n&#039;étudier que les comportements extérieurs observés expérimentalement. Les behavioristes laissent donc de côté les processus mentaux, selon eux non-objectivables, pour ne se centrer que sur les comportements, considérés comme des réponses de l&#039;individu aux stimuli de l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, les comportements sont sélectionnés par leurs conséquences sur l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
:*Par exemple, on dira qu&#039;une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d&#039;un organisme du fait de ses conséquences positives pour l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La boîte de Skinner simplifie l&#039;étude des mécanismes de conditionnement, grâce à l&#039;automatisation de la présentation des stimuli visuels, auditifs, nociceptifs, des renforcements nourriture et eau, notamment, de l&#039;enregistrement des réponses de l&#039;animal le plus souvent rat ou pigeon, et des associations prévues par l&#039;expérimentateur entre eux.&lt;br /&gt;
Ainsi l&#039;expérimentateur peut-il faire en sorte que de la nourriture soit délivrée lorsque l&#039;animal a appuyé un nombre de fois déterminé sur un levier, mais uniquement lorsqu&#039;un son aigu a été précédé d&#039;une lumière verte. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Skinner, la quasi-totalité des comportements humains et animaux est explicable par le conditionnement opérant. Ses travaux vont particulièrement influencer la psychologie de l&#039;apprentissage et, dans les années 60, Skinner invente une méthode d&#039;apprentissage en éducation : on propose à l&#039;élève des tâches de complexité croissante, en renforçant par des récompenses les savoirs qu&#039;on désire développer.Ce qui va permettre de renforcer un comportement n&#039;est pas déterminé mais évolue selon l&#039;histoire génétique de l&#039;espèce, ou selon les cultures. Par exemple, une nouvelle coutume n&#039;est sélectionnée que si ses conséquences sont positives pour la communauté. Le behaviorisme fut longtemps hégémonique, tout en étant fortement critiqué pour ne tenir aucun compte de processus internes comme la motivation ou la mémoire. Il a peu à peu été supplanté par l&#039;approche cognitive, qui refuse d&#039;écarter de l&#039;analyse ce qui se passe « à l&#039;intérieur » de l&#039;individu, ce qu&#039;il vit ou ressent subjectivement, en voyant même cela comme le fondement de l&#039;élaboration des conduites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La théorie de l&#039;empreinte de Konrad Lorenz==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1930, un jeune zoologiste, l’autrichien Konrad Lorenz, escorté d’une ribambelle de petites oies, balaya l’idée de l’animal-automate : l’animal n’était pas un simple objet mécanique, mais un être vivant qu’il fallait étudier dans son milieu naturel. Telle serait la base de l’éthologie, cette nouvelle discipline que Konrad Lorenz fonda et développa avec son collègue et ami hollandais Niko Tinbergen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En observant des poussins à la naissance, Lorenz remarque que ceux-ci suivent instinctivement leur mère. En réalité, ils reconnaissent comme figure maternelle le premier objet mobile qu&#039;ils voient après la naissance. Il a donc pu observer que ces poussins pouvaient le confondre avec leur véritable mère et ceci de manière irréversible. Ils ne s&#039;identifieront jamais à une autre figure maternelle même si l&#039;on venait à leur présenter leur véritable mère. L&#039;expérience a même été concluante avec des ballons colorés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de l&#039;oie, ce processus neurologique se situe au niveau de l&#039;&#039;&#039;hyperstriatum&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
:*« En utilisant des mesures biochimiques de l&#039;activité neuronale et l&#039;autoradiographie, on a découvert qu&#039;une zone de la région intermédiaire de l&#039;hyperstriatum ventro-médian (IHVM) est intimement liée à l&#039;empreinte filiale. Lorsque les neurones de cette zone sont détruits avant l&#039;empreinte, le poussin est incapable de reconnaître l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. Et qui plus est, lorsqu&#039;ils sont détruits immédiatement après l&#039;empreinte, le poussin ne réagit plus préférentiellement à l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. »&lt;br /&gt;
Comme l&#039;hyperstriatum est une structure du cerveau qui n&#039;existe pas chez les mammifères, le phénomène d&#039;empreinte, tel qu&#039;il existe chez les oiseaux, ne peut être extrapolé ni aux mammifères, ni à l&#039;être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L&#039;habituation==&lt;br /&gt;
L&#039;habituation peut être définie comme une diminution de la réponse à un stimulus qui n&#039;a des conséquences ni positives, ni négatives. Lorsqu&#039;on soumet un individu à un stimulus, il répond de manière forte à ce stimulus si il n&#039;y a jamais encore été confronté. Par contre, plus le stimulus sera répèté, plus la réaction en réponse à ce stimulus sera faible; effectivement, une confrontation fréquente à un stimulus particulier permet à l&#039;individu de s&#039;y habituer et ainsi de diminuer sa réaction. Au final, le stimulus est enregistré par l&#039;individu et il en connait la conséquence à l&#039;avance, ce qui lui permet de ne plus s&#039;en soucier; il y a de ce fait une absence de réaction. Il est toutefois important de préciser qu&#039;on parle là de cas où la conséquence du stimulus n&#039;est ni positive (apport de nourriture, bien être, etc...) ni négative (danger de mort, douleur, etc...) sinon, l&#039;idividu développerait une réaction particulière en réponse au stimulus et non une absence de réponse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour illustrer cela, nous pouvons prendre l&#039;exemple de l&#039;oisillon qui est  confronté à de nombreux objets volant autour et au-dessus de lui (feuilles, autres oiseaux de la même espèce, etc...) Tout d&#039;abord, l&#039;oisillon va réagir en montrant un état de stresse qui le pousse à se cacher ou fuir. Quand il se rend compte, après plusieurs confrontations à ce même stimulus, que ce dernier n&#039;agit pas en sa faveur ou en sa défaveur, il va intégrer le fait que la réaction à ce stimulus est inutile vu qu&#039;il ne modifie en rien sa condition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;habituation à un stimulus peut donc être considérée comme une forme d&#039;apprentissage. Cela permet à un individu d&#039;ignorer des stimuli sans importance pour ainsi mieux se consacrer à répondre à des stimuli qui auraient une incidence sur eux. Les individus qui pratiquent ce genre d&#039;apprentissage peuvent alors se focaliser sur des actions importantes qui sont vitales (se nourrire, se protèger du danger, se défendre, se reproduire, etc...) et ainsi réduire leurs efforts sans perdre de temps et de l&#039;attention à cause de stimuli futiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
retour à [[Comportement_4BIOS_2010]] &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
retour à [[Accueil]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45358</id>
		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45358"/>
		<updated>2010-04-26T14:28:39Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L&#039;apprentissage est considéré comme un comportement qui se retrouve chez les animaux sous plusieurs formes (habituation, apprentissage par essais et erreurs, par imitation, par imprégnation ou encore par conditionnement)et peut être modifié par une expérience que le sujet aura subit dans un moment passé. Trois grand théoriciens (Pavlov, Skinner et Lorenz) proposeront chacun une théorie sur différents comportements observables chez les animaux (le réflexe de Pavlov, le conditionnement opérant de Skinner et l&#039;empreinte de Lorenz). Voila donc l&#039;articulation de ce point qu&#039;est l&#039;apprentissage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage ?=&lt;br /&gt;
Chez un animal, il s&#039;agit d&#039;une &amp;quot;activité musculaire observable&amp;quot;. Chez certains cas d&#039;animaux, il s&#039;agit du mouvement du corps entier (par exemple lorsqu&#039;une proie aperçoit son prédateur et qu&#039;il s&#039;enfuit). Chez d&#039;autres, il ne s&#039;agit que d&#039;une partie du corps (par exemple lorsque l&#039;on pointe du doigt pour indiquer une direction). Chez certains, l&#039;activité musculaire est moins visible, par exemple dans le cas du chant de l&#039;oiseau, lequel se sert de ses muscles pour expulser de l&#039;air de ses poumons et pour produire des sons dans sa gorge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On considère donc l&#039;apprentissage comme une sorte de processus comportemental. Mais le comportement qui en découle est normalement plus tardif, comme par exemple un oisillon qui entend un adulte chanter et mémorise le chant.&lt;br /&gt;
Au final on dit que le comportement est ce que l&#039;animal &amp;quot;fait et la façon dont il le fait&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment modifie-t-il le comportement ?==&lt;br /&gt;
Les processus d&#039;apprentissage opèrent un changement dans les fonctions innées et, dans cette mesure, l&#039;apprentissage peut être considéré comme un phénomène de développement ontogénique du comportement, superposé aux manifestations innées et à leurs mécanismes. L&#039;exercice joue un rôle important dans le perfectionnement de l&#039;apprentissage et donc joue le rôle de renforceur. L&#039;apprentissage peut être défini comme étant la modification adaptative du comportement par les expériences passées. En ce sens, l&#039;apprentissage est caractérisé par sa flexibilité : ce qui est appris ne l&#039;est pas de la même façon pour chaque individu et le comportement peut à nouveau varier en fonction des changements de l&#039;environnement. Les principes sur lesquels le choix est basé ne sont pas identiques chez les diverses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Est-ce que l&#039;apprentissage peut être modifié par l&#039;expérience ?==&lt;br /&gt;
Oui, l&#039;apprentissage peut être modifié par expérience étant donné que l&#039;animal n&#039;a pas besoin d&#039;être en présence d&#039;un comportement stéréotypé (inné) pour l&#039;accomplir (il tire bénéfice de l&#039;expérience). Prenons l&#039;exemple des singes Vert : en présence d&#039;un objet menaçant tel qu&#039;un aigle les jeunes poussent un cri d&#039;alarme afin de prévenir les adultes. Cependant, ils ont tendance à pousser un cri d&#039;alarme pour tout objet leur semblant menaçant tel que le Guêpier totalement inoffensif. Par contre des scientifiques ont observé que ces jeunes en vieillissant s&#039;améliorent au point de pousser un cri d&#039;alarme qu&#039;en présence d&#039;un aigle. Normalement, si un aigle survole en effet le territoire où se trouvent les singes Verts et qu&#039;un jeune aperçoit celui-ci et pousse un cri d&#039;alarme il est automatiquement suivi d&#039;un autre singe qui pousse à son tour un cri. Dans le cas contraire, le reste du groupe ne réagira pas à l&#039;alerte. La confirmation sociale du cri que lance le jeune singe lui apprend à quel moment il doit donner ce signal et c&#039;est l&#039;apprentissage qui lui permettra de perfectionner son cri de telle manière qu&#039;il ne poussera un cri d&#039;alerte qu&#039;en présence d&#039;un aigle (prédateur des singes Verts).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l&#039;apprentissage n&#039;est pas chez tous les animaux. Les animaux les plus simples ne possédant pas de système nerveux ne sont pas capable d&#039;apprendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Quel différence entre apprentissage et maturation ?=&lt;br /&gt;
Le comportement innée influe souvent sur l&#039;apprentissage, mais l&#039;efficacité du comportement ne dépend pas toujours de l&#039;apprentissage. Il s&#039;agit de &#039;&#039;&#039;maturation&#039;&#039;&#039;. Ce processus est en relation avec un comportement dont l&#039;amélioration repose sur le système neuromusculaire. Par exemple, on dit souvent que les Oiseaux &amp;quot;apprennent&amp;quot; à voler, alors que des scientifiques ont démontré que ce soi-disant apprentissage n&#039;en ai pas un, en faisant porter aux oisillons des appareils de contentions qui empêchaient ceux-ci de déployer leurs ailes et donc &amp;quot;d&#039;apprendre&amp;quot; à voler. Ils ont pu prouvé que en leur enlevant cet appareil après l&#039;âge où ils étaient sensé apprendre à voler n&#039;influait en rien sur le comportement qui est de battre les ailes. Ils n&#039;apprenaient donc pas et il s&#039;agissait plutôt d&#039;une maturation neuromusculaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il peut arriver, et cela souvent que l&#039;on ne puisse pas distinguer la différence entre apprentissage et maturation. Dans l&#039;exemple du Goéland argenté qui apporte de la nourriture à ses petits, on peut observer que celui-ci penche la tête et secoue son bec marqué par une tâche rouge. L&#039;oisillon donne des coups de bec sur la tâche rouge afin que l&#039;adulte lâche la nourriture. Des expériences ont démontré que la tâche rouge est le déclencheur d&#039;un tel comportement, or certains oisillons qui venaient de naître donnaient des coups de bec à n&#039;importe quel objet et les oisillons pus âgés réagissaient à des modèles de bec adulte plus réaliste.&lt;br /&gt;
Est-ce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;apprentissage ou de maturation ? - Des chercheurs ont montré qu&#039;il s&#039;agit bel et bien d&#039;apprentissage en plaçant des Goélands argenté dans le nid de Mouette atricille et vice versa. L&#039;oisillon Goéland réagit fortement au bec du parent adoptif, alors qu&#039;en présence de celui de son espèce l&#039;effet est moindre. On voit donc que l&#039;apprentissage peut influer un comportement fondamentalement instinctif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les différents types d&#039;apprentissage?=&lt;br /&gt;
On peut scinder l&#039;apprentissage en deux grands types qui sont l&#039;apprentissage associatif et l&#039;apprentissage non-associatif. L&#039;apprentissage associatif comprend le conditionnement classique et le conditionnement opérant, tandis que l&#039;apprentissage non-associatif comprend l&#039;habituation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement classique ou réflexe de Pavlov==&lt;br /&gt;
Ivan Petrovitch Pavlov est un médecin et un physiologiste russe&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Pavlov a mis en évidence le fait que la répétition d&#039;un stimulus extérieur (par exemple, un son) lors d&#039;une action précise chez l&#039;animal, pouvait provoquer un réflexe chez celui-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::* Prenons l&#039;exemple d&#039;un chien qui dés lors qu&#039;il s&#039;apprête à se nourrir entend un signal sonore précis. Le fait d&#039;émettre ce signal à chaque fois qu&#039;il s&#039;apprête à manger va créer un réflexe sous la forme de production de salive. L&#039;animal va créer, par réflexe, de la salive à chaque fois qu&#039;il entendra ce signal sonore, sans avoir de la nourriture à sa disposition.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ce réflexe n&#039;est pas inné, il est conditionnel. Les réactions sont acquises par apprentissage et habitude et deviennent des réflexes lorsque le cerveau fait les liens entre le stimulus et l’action qui suit.&lt;br /&gt;
{{co|pas assez convaincant... pourtant c&#039;est HISTORIQUE}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 26 avril 2010 à 11:52 (UTC)&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement opérant de Skinner==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le psychologue américain Burrhus F. Skinner fut l&#039;un des représentants du behaviorisme, courant de la psychologie anglo-saxonne particulièrement important de la Première Guerre mondiale aux années 50. Ce courant repose sur l&#039;idée que l&#039;explication scientifique en psychologie doit ignorer toute référence à la conscience de l&#039;individu, pour n&#039;étudier que les comportements extérieurs observés expérimentalement. Les behavioristes laissent donc de côté les processus mentaux, selon eux non-objectivables, pour ne se centrer que sur les comportements, considérés comme des réponses de l&#039;individu aux stimuli de l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, les comportements sont sélectionnés par leurs conséquences sur l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
:*Par exemple, on dira qu&#039;une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d&#039;un organisme du fait de ses conséquences positives pour l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La boîte de Skinner simplifie l&#039;étude des mécanismes de conditionnement, grâce à l&#039;automatisation de la présentation des stimuli visuels, auditifs, nociceptifs, des renforcements nourriture et eau, notamment, de l&#039;enregistrement des réponses de l&#039;animal le plus souvent rat ou pigeon, et des associations prévues par l&#039;expérimentateur entre eux.&lt;br /&gt;
Ainsi l&#039;expérimentateur peut-il faire en sorte que de la nourriture soit délivrée lorsque l&#039;animal a appuyé un nombre de fois déterminé sur un levier, mais uniquement lorsqu&#039;un son aigu a été précédé d&#039;une lumière verte. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Skinner, la quasi-totalité des comportements humains et animaux est explicable par le conditionnement opérant. Ses travaux vont particulièrement influencer la psychologie de l&#039;apprentissage et, dans les années 60, Skinner invente une méthode d&#039;apprentissage en éducation : on propose à l&#039;élève des tâches de complexité croissante, en renforçant par des récompenses les savoirs qu&#039;on désire développer.Ce qui va permettre de renforcer un comportement n&#039;est pas déterminé mais évolue selon l&#039;histoire génétique de l&#039;espèce, ou selon les cultures. Par exemple, une nouvelle coutume n&#039;est sélectionnée que si ses conséquences sont positives pour la communauté. Le behaviorisme fut longtemps hégémonique, tout en étant fortement critiqué pour ne tenir aucun compte de processus internes comme la motivation ou la mémoire. Il a peu à peu été supplanté par l&#039;approche cognitive, qui refuse d&#039;écarter de l&#039;analyse ce qui se passe « à l&#039;intérieur » de l&#039;individu, ce qu&#039;il vit ou ressent subjectivement, en voyant même cela comme le fondement de l&#039;élaboration des conduites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La théorie de l&#039;empreinte de Konrad Lorenz==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1930, un jeune zoologiste, l’autrichien Konrad Lorenz, escorté d’une ribambelle de petites oies, balaya l’idée de l’animal-automate : l’animal n’était pas un simple objet mécanique, mais un être vivant qu’il fallait étudier dans son milieu naturel. Telle serait la base de l’éthologie, cette nouvelle discipline que Konrad Lorenz fonda et développa avec son collègue et ami hollandais Niko Tinbergen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En observant des poussins à la naissance, Lorenz remarque que ceux-ci suivent instinctivement leur mère. En réalité, ils reconnaissent comme figure maternelle le premier objet mobile qu&#039;ils voient après la naissance. Il a donc pu observer que ces poussins pouvaient le confondre avec leur véritable mère et ceci de manière irréversible. Ils ne s&#039;identifieront jamais à une autre figure maternelle même si l&#039;on venait à leur présenter leur véritable mère. L&#039;expérience a même été concluante avec des ballons colorés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de l&#039;oie, ce processus neurologique se situe au niveau de l&#039;&#039;&#039;hyperstriatum&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
:*« En utilisant des mesures biochimiques de l&#039;activité neuronale et l&#039;autoradiographie, on a découvert qu&#039;une zone de la région intermédiaire de l&#039;hyperstriatum ventro-médian (IHVM) est intimement liée à l&#039;empreinte filiale. Lorsque les neurones de cette zone sont détruits avant l&#039;empreinte, le poussin est incapable de reconnaître l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. Et qui plus est, lorsqu&#039;ils sont détruits immédiatement après l&#039;empreinte, le poussin ne réagit plus préférentiellement à l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. »&lt;br /&gt;
Comme l&#039;hyperstriatum est une structure du cerveau qui n&#039;existe pas chez les mammifères, le phénomène d&#039;empreinte, tel qu&#039;il existe chez les oiseaux, ne peut être extrapolé ni aux mammifères, ni à l&#039;être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L&#039;habituation==&lt;br /&gt;
L&#039;habituation peut être définie comme une diminution de la réponse à un stimulus qui n&#039;a des conséquences ni positives, ni négatives. Lorsqu&#039;on soumet un individu à un stimulus, il répond de manière forte à ce stimulus si il n&#039;y a jamais encore été confronté. Par contre, plus le stimulus sera répèté, plus la réaction en réponse à ce stimulus sera faible; effectivement, une confrontation fréquente à un stimulus particulier permet à l&#039;individu de s&#039;y habituer et ainsi de diminuer sa réaction. Au final, le stimulus est enregistré par l&#039;individu et il en connait la conséquence à l&#039;avance, ce qui lui permet de ne plus s&#039;en soucier; il y a de ce fait une absence de réaction. Il est toutefois important de préciser qu&#039;on parle là de cas où la conséquence du stimulus n&#039;est ni positive (apport de nourriture, bien être, etc...) ni négative (danger de mort, douleur, etc...) sinon, l&#039;idividu développerait une réaction particulière en réponse au stimulus et non une absence de réponse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour illustrer cela, nous pouvons prendre l&#039;exemple de l&#039;oisillon qui est  confronté à de nombreux objets volant autour et au-dessus de lui (feuilles, autres oiseaux de la même espèce, etc...) Tout d&#039;abord, l&#039;oisillon va réagir en montrant un état de stresse qui le pousse à se cacher ou fuir. Quand il se rend compte, après plusieurs confrontations à ce même stimulus, que ce dernier n&#039;agit pas en sa faveur ou en sa défaveur, il va intégrer le fait que la réaction à ce stimulus est inutile vu qu&#039;il ne modifie en rien sa condition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;habituation à un stimulus peut donc être considérée comme une forme d&#039;apprentissage. Cela permet à un individu d&#039;ignorer des stimuli sans importance pour ainsi mieux se consacrer à répondre à des stimuli qui auraient une incidence sur eux. Les individus qui pratiquent ce genre d&#039;apprentissage peuvent alors se focaliser sur des actions importantes qui sont vitales (se nourrire, se protèger du danger, se défendre, se reproduire, etc...) et ainsi réduire leurs efforts sans perdre de temps et de l&#039;attention à cause de stimuli futiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
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		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45332</id>
		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
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		<updated>2010-04-26T14:25:22Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : /* La théorie de l&amp;#039;empreinte (Konrad Lorenz) */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L&#039;apprentissage est considéré comme un comportement qui se retrouve chez les animaux sous plusieurs formes (habituation, apprentissage par essais et erreurs, par imitation, par imprégnation ou encore par conditionnement)et peut être modifié par une expérience que le sujet aura subit dans un moment passé. Trois grand théoriciens (Pavlov, Skinner et Lorenz) proposeront chacun une théorie sur différents comportements observables chez les animaux (le réflexe de Pavlov, le conditionnement opérant de Skinner et l&#039;empreinte de Lorenz). Voila donc l&#039;articulation de ce point qu&#039;est l&#039;apprentissage.&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:JonathanG|JonathanG]] 22 avril 2010 à 10:03 (UTC)&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage ?=&lt;br /&gt;
Chez un animal, il s&#039;agit d&#039;une &amp;quot;activité musculaire observable&amp;quot;. Chez certains cas d&#039;animaux, il s&#039;agit du mouvement du corps entier (par exemple lorsqu&#039;une proie aperçoit son prédateur et qu&#039;il s&#039;enfuit). Chez d&#039;autres, il ne s&#039;agit que d&#039;une partie du corps (par exemple lorsque l&#039;on pointe du doigt pour indiquer une direction). Chez certains, l&#039;activité musculaire est moins visible, par exemple dans le cas du chant de l&#039;oiseau, lequel se sert de ses muscles pour expulser de l&#039;air de ses poumons et pour produire des sons dans sa gorge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On considère donc l&#039;apprentissage comme une sorte de processus comportemental. Mais le comportement qui en découle est normalement plus tardif, comme par exemple un oisillon qui entend un adulte chanter et mémorise le chant.&lt;br /&gt;
Au final on dit que le comportement est ce que l&#039;animal &amp;quot;fait et la façon dont il le fait&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment modifie-t-il le comportement ?==&lt;br /&gt;
Les processus d&#039;apprentissage opèrent un changement dans les fonctions innées et, dans cette mesure, l&#039;apprentissage peut être considéré comme un phénomène de développement ontogénique du comportement, superposé aux manifestations innées et à leurs mécanismes. L&#039;exercice joue un rôle important dans le perfectionnement de l&#039;apprentissage et donc joue le rôle de renforceur. L&#039;apprentissage peut être défini comme étant la modification adaptative du comportement par les expériences passées. En ce sens, l&#039;apprentissage est caractérisé par sa flexibilité : ce qui est appris ne l&#039;est pas de la même façon pour chaque individu et le comportement peut à nouveau varier en fonction des changements de l&#039;environnement. Les principes sur lesquels le choix est basé ne sont pas identiques chez les diverses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Est-ce que l&#039;apprentissage peut être modifié par l&#039;expérience ?==&lt;br /&gt;
Oui, l&#039;apprentissage peut être modifié par expérience étant donné que l&#039;animal n&#039;a pas besoin d&#039;être en présence d&#039;un comportement stéréotypé (inné) pour l&#039;accomplir (il tire bénéfice de l&#039;expérience). Prenons l&#039;exemple des singes Vert : en présence d&#039;un objet menaçant tel qu&#039;un aigle les jeunes poussent un cri d&#039;alarme afin de prévenir les adultes. Cependant, ils ont tendance à pousser un cri d&#039;alarme pour tout objet leur semblant menaçant tel que le Guêpier totalement inoffensif. Par contre des scientifiques ont observé que ces jeunes en vieillissant s&#039;améliorent au point de pousser un cri d&#039;alarme qu&#039;en présence d&#039;un aigle. Normalement, si un aigle survole en effet le territoire où se trouvent les singes Verts et qu&#039;un jeune aperçoit celui-ci et pousse un cri d&#039;alarme il est automatiquement suivi d&#039;un autre singe qui pousse à son tour un cri. Dans le cas contraire, le reste du groupe ne réagira pas à l&#039;alerte. La confirmation sociale du cri que lance le jeune singe lui apprend à quel moment il doit donner ce signal et c&#039;est l&#039;apprentissage qui lui permettra de perfectionner son cri de telle manière qu&#039;il ne poussera un cri d&#039;alerte qu&#039;en présence d&#039;un aigle (prédateur des singes Verts).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l&#039;apprentissage n&#039;est pas chez tous les animaux. Les animaux les plus simples ne possédant pas de système nerveux ne sont pas capable d&#039;apprendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Quel différence entre apprentissage et maturation ?=&lt;br /&gt;
Le comportement innée influe souvent sur l&#039;apprentissage, mais l&#039;efficacité du comportement ne dépend pas toujours de l&#039;apprentissage. Il s&#039;agit de &#039;&#039;&#039;maturation&#039;&#039;&#039;. Ce processus est en relation avec un comportement dont l&#039;amélioration repose sur le système neuromusculaire. Par exemple, on dit souvent que les Oiseaux &amp;quot;apprennent&amp;quot; à voler, alors que des scientifiques ont démontré que ce soi-disant apprentissage n&#039;en ai pas un, en faisant porter aux oisillons des appareils de contentions qui empêchaient ceux-ci de déployer leurs ailes et donc &amp;quot;d&#039;apprendre&amp;quot; à voler. Ils ont pu prouvé que en leur enlevant cet appareil après l&#039;âge où ils étaient sensé apprendre à voler n&#039;influait en rien sur le comportement qui est de battre les ailes. Ils n&#039;apprenaient donc pas et il s&#039;agissait plutôt d&#039;une maturation neuromusculaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il peut arriver, et cela souvent que l&#039;on ne puisse pas distinguer la différence entre apprentissage et maturation. Dans l&#039;exemple du Goéland argenté qui apporte de la nourriture à ses petits, on peut observer que celui-ci penche la tête et secoue son bec marqué par une tâche rouge. L&#039;oisillon donne des coups de bec sur la tâche rouge afin que l&#039;adulte lâche la nourriture. Des expériences ont démontré que la tâche rouge est le déclencheur d&#039;un tel comportement, or certains oisillons qui venaient de naître donnaient des coups de bec à n&#039;importe quel objet et les oisillons pus âgés réagissaient à des modèles de bec adulte plus réaliste.&lt;br /&gt;
Est-ce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;apprentissage ou de maturation ? - Des chercheurs ont montré qu&#039;il s&#039;agit bel et bien d&#039;apprentissage en plaçant des Goélands argenté dans le nid de Mouette atricille et vice versa. L&#039;oisillon Goéland réagit fortement au bec du parent adoptif, alors qu&#039;en présence de celui de son espèce l&#039;effet est moindre. On voit donc que l&#039;apprentissage peut influer un comportement fondamentalement instinctif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les différents types d&#039;apprentissage?=&lt;br /&gt;
On peut scinder l&#039;apprentissage en deux grands types qui sont l&#039;apprentissage associatif et l&#039;apprentissage non-associatif. L&#039;apprentissage associatif comprend le conditionnement classique et le conditionnement opérant, tandis que l&#039;apprentissage non-associatif comprend l&#039;habituation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement classique ou réflexe de Pavlov==&lt;br /&gt;
Ivan Petrovitch Pavlov est un médecin et un physiologiste russe&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Pavlov a mis en évidence le fait que la répétition d&#039;un stimulus extérieur (par exemple, un son) lors d&#039;une action précise chez l&#039;animal, pouvait provoquer un réflexe chez celui-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::* Prenons l&#039;exemple d&#039;un chien qui dés lors qu&#039;il s&#039;apprête à se nourrir entend un signal sonore précis. Le fait d&#039;émettre ce signal à chaque fois qu&#039;il s&#039;apprête à manger va créer un réflexe sous la forme de production de salive. L&#039;animal va créer, par réflexe, de la salive à chaque fois qu&#039;il entendra ce signal sonore, sans avoir de la nourriture à sa disposition.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ce réflexe n&#039;est pas inné, il est conditionnel. Les réactions sont acquises par apprentissage et habitude et deviennent des réflexes lorsque le cerveau fait les liens entre le stimulus et l’action qui suit.&lt;br /&gt;
{{co|pas assez convaincant... pourtant c&#039;est HISTORIQUE}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 26 avril 2010 à 11:52 (UTC)&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement opérant de Skinner==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le psychologue américain Burrhus F. Skinner fut l&#039;un des représentants du behaviorisme, courant de la psychologie anglo-saxonne particulièrement important de la Première Guerre mondiale aux années 50. Ce courant repose sur l&#039;idée que l&#039;explication scientifique en psychologie doit ignorer toute référence à la conscience de l&#039;individu, pour n&#039;étudier que les comportements extérieurs observés expérimentalement. Les behavioristes laissent donc de côté les processus mentaux, selon eux non-objectivables, pour ne se centrer que sur les comportements, considérés comme des réponses de l&#039;individu aux stimuli de l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, les comportements sont sélectionnés par leurs conséquences sur l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
:*Par exemple, on dira qu&#039;une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d&#039;un organisme du fait de ses conséquences positives pour l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La boîte de Skinner simplifie l&#039;étude des mécanismes de conditionnement, grâce à l&#039;automatisation de la présentation des stimuli visuels, auditifs, nociceptifs, des renforcements nourriture et eau, notamment, de l&#039;enregistrement des réponses de l&#039;animal le plus souvent rat ou pigeon, et des associations prévues par l&#039;expérimentateur entre eux.&lt;br /&gt;
Ainsi l&#039;expérimentateur peut-il faire en sorte que de la nourriture soit délivrée lorsque l&#039;animal a appuyé un nombre de fois déterminé sur un levier, mais uniquement lorsqu&#039;un son aigu a été précédé d&#039;une lumière verte. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Skinner, la quasi-totalité des comportements humains et animaux est explicable par le conditionnement opérant. Ses travaux vont particulièrement influencer la psychologie de l&#039;apprentissage et, dans les années 60, Skinner invente une méthode d&#039;apprentissage en éducation : on propose à l&#039;élève des tâches de complexité croissante, en renforçant par des récompenses les savoirs qu&#039;on désire développer.Ce qui va permettre de renforcer un comportement n&#039;est pas déterminé mais évolue selon l&#039;histoire génétique de l&#039;espèce, ou selon les cultures. Par exemple, une nouvelle coutume n&#039;est sélectionnée que si ses conséquences sont positives pour la communauté. Le behaviorisme fut longtemps hégémonique, tout en étant fortement critiqué pour ne tenir aucun compte de processus internes comme la motivation ou la mémoire. Il a peu à peu été supplanté par l&#039;approche cognitive, qui refuse d&#039;écarter de l&#039;analyse ce qui se passe « à l&#039;intérieur » de l&#039;individu, ce qu&#039;il vit ou ressent subjectivement, en voyant même cela comme le fondement de l&#039;élaboration des conduites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La théorie de l&#039;empreinte de Konrad Lorenz==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1930, un jeune zoologiste, l’autrichien Konrad Lorenz, escorté d’une ribambelle de petites oies, balaya l’idée de l’animal-automate : l’animal n’était pas un simple objet mécanique, mais un être vivant qu’il fallait étudier dans son milieu naturel. Telle serait la base de l’éthologie, cette nouvelle discipline que Konrad Lorenz fonda et développa avec son collègue et ami hollandais Niko Tinbergen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En observant des poussins à la naissance, Lorenz remarque que ceux-ci suivent instinctivement leur mère. En réalité, ils reconnaissent comme figure maternelle le premier objet mobile qu&#039;ils voient après la naissance. Il a donc pu observer que ces poussins pouvaient le confondre avec leur véritable mère et ceci de manière irréversible. Ils ne s&#039;identifieront jamais à une autre figure maternelle même si l&#039;on venait à leur présenter leur véritable mère. L&#039;expérience a même été concluante avec des ballons colorés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de l&#039;oie, ce processus neurologique se situe au niveau de l&#039;&#039;&#039;hyperstriatum&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
:*« En utilisant des mesures biochimiques de l&#039;activité neuronale et l&#039;autoradiographie, on a découvert qu&#039;une zone de la région intermédiaire de l&#039;hyperstriatum ventro-médian (IHVM) est intimement liée à l&#039;empreinte filiale. Lorsque les neurones de cette zone sont détruits avant l&#039;empreinte, le poussin est incapable de reconnaître l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. Et qui plus est, lorsqu&#039;ils sont détruits immédiatement après l&#039;empreinte, le poussin ne réagit plus préférentiellement à l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. »&lt;br /&gt;
Comme l&#039;hyperstriatum est une structure du cerveau qui n&#039;existe pas chez les mammifères, le phénomène d&#039;empreinte, tel qu&#039;il existe chez les oiseaux, ne peut être extrapolé ni aux mammifères, ni à l&#039;être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L&#039;habituation==&lt;br /&gt;
L&#039;habituation peut être définie comme une diminution de la réponse à un stimulus qui n&#039;a des conséquences ni positives, ni négatives. Lorsqu&#039;on soumet un individu à un stimulus, il répond de manière forte à ce stimulus si il n&#039;y a jamais encore été confronté. Par contre, plus le stimulus sera répèté, plus la réaction en réponse à ce stimulus sera faible; effectivement, une confrontation fréquente à un stimulus particulier permet à l&#039;individu de s&#039;y habituer et ainsi de diminuer sa réaction. Au final, le stimulus est enregistré par l&#039;individu et il en connait la conséquence à l&#039;avance, ce qui lui permet de ne plus s&#039;en soucier; il y a de ce fait une absence de réaction. Il est toutefois important de préciser qu&#039;on parle là de cas où la conséquence du stimulus n&#039;est ni positive (apport de nourriture, bien être, etc...) ni négative (danger de mort, douleur, etc...) sinon, l&#039;idividu développerait une réaction particulière en réponse au stimulus et non une absence de réponse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour illustrer cela, nous pouvons prendre l&#039;exemple de l&#039;oisillon qui est  confronté à de nombreux objets volant autour et au-dessus de lui (feuilles, autres oiseaux de la même espèce, etc...) Tout d&#039;abord, l&#039;oisillon va réagir en montrant un état de stresse qui le pousse à se cacher ou fuir. Quand il se rend compte, après plusieurs confrontations à ce même stimulus, que ce dernier n&#039;agit pas en sa faveur ou en sa défaveur, il va intégrer le fait que la réaction à ce stimulus est inutile vu qu&#039;il ne modifie en rien sa condition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;habituation à un stimulus peut donc être considérée comme une forme d&#039;apprentissage. Cela permet à un individu d&#039;ignorer des stimuli sans importance pour ainsi mieux se consacrer à répondre à des stimuli qui auraient une incidence sur eux. Les individus qui pratiquent ce genre d&#039;apprentissage peuvent alors se focaliser sur des actions importantes qui sont vitales (se nourrire, se protèger du danger, se défendre, se reproduire, etc...) et ainsi réduire leurs efforts sans perdre de temps et de l&#039;attention à cause de stimuli futiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
retour à [[Comportement_4BIOS_2010]] &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
retour à [[Accueil]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45328</id>
		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45328"/>
		<updated>2010-04-26T14:25:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : /* L&amp;#039;habituation */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L&#039;apprentissage est considéré comme un comportement qui se retrouve chez les animaux sous plusieurs formes (habituation, apprentissage par essais et erreurs, par imitation, par imprégnation ou encore par conditionnement)et peut être modifié par une expérience que le sujet aura subit dans un moment passé. Trois grand théoriciens (Pavlov, Skinner et Lorenz) proposeront chacun une théorie sur différents comportements observables chez les animaux (le réflexe de Pavlov, le conditionnement opérant de Skinner et l&#039;empreinte de Lorenz). Voila donc l&#039;articulation de ce point qu&#039;est l&#039;apprentissage.&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:JonathanG|JonathanG]] 22 avril 2010 à 10:03 (UTC)&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage ?=&lt;br /&gt;
Chez un animal, il s&#039;agit d&#039;une &amp;quot;activité musculaire observable&amp;quot;. Chez certains cas d&#039;animaux, il s&#039;agit du mouvement du corps entier (par exemple lorsqu&#039;une proie aperçoit son prédateur et qu&#039;il s&#039;enfuit). Chez d&#039;autres, il ne s&#039;agit que d&#039;une partie du corps (par exemple lorsque l&#039;on pointe du doigt pour indiquer une direction). Chez certains, l&#039;activité musculaire est moins visible, par exemple dans le cas du chant de l&#039;oiseau, lequel se sert de ses muscles pour expulser de l&#039;air de ses poumons et pour produire des sons dans sa gorge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On considère donc l&#039;apprentissage comme une sorte de processus comportemental. Mais le comportement qui en découle est normalement plus tardif, comme par exemple un oisillon qui entend un adulte chanter et mémorise le chant.&lt;br /&gt;
Au final on dit que le comportement est ce que l&#039;animal &amp;quot;fait et la façon dont il le fait&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment modifie-t-il le comportement ?==&lt;br /&gt;
Les processus d&#039;apprentissage opèrent un changement dans les fonctions innées et, dans cette mesure, l&#039;apprentissage peut être considéré comme un phénomène de développement ontogénique du comportement, superposé aux manifestations innées et à leurs mécanismes. L&#039;exercice joue un rôle important dans le perfectionnement de l&#039;apprentissage et donc joue le rôle de renforceur. L&#039;apprentissage peut être défini comme étant la modification adaptative du comportement par les expériences passées. En ce sens, l&#039;apprentissage est caractérisé par sa flexibilité : ce qui est appris ne l&#039;est pas de la même façon pour chaque individu et le comportement peut à nouveau varier en fonction des changements de l&#039;environnement. Les principes sur lesquels le choix est basé ne sont pas identiques chez les diverses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Est-ce que l&#039;apprentissage peut être modifié par l&#039;expérience ?==&lt;br /&gt;
Oui, l&#039;apprentissage peut être modifié par expérience étant donné que l&#039;animal n&#039;a pas besoin d&#039;être en présence d&#039;un comportement stéréotypé (inné) pour l&#039;accomplir (il tire bénéfice de l&#039;expérience). Prenons l&#039;exemple des singes Vert : en présence d&#039;un objet menaçant tel qu&#039;un aigle les jeunes poussent un cri d&#039;alarme afin de prévenir les adultes. Cependant, ils ont tendance à pousser un cri d&#039;alarme pour tout objet leur semblant menaçant tel que le Guêpier totalement inoffensif. Par contre des scientifiques ont observé que ces jeunes en vieillissant s&#039;améliorent au point de pousser un cri d&#039;alarme qu&#039;en présence d&#039;un aigle. Normalement, si un aigle survole en effet le territoire où se trouvent les singes Verts et qu&#039;un jeune aperçoit celui-ci et pousse un cri d&#039;alarme il est automatiquement suivi d&#039;un autre singe qui pousse à son tour un cri. Dans le cas contraire, le reste du groupe ne réagira pas à l&#039;alerte. La confirmation sociale du cri que lance le jeune singe lui apprend à quel moment il doit donner ce signal et c&#039;est l&#039;apprentissage qui lui permettra de perfectionner son cri de telle manière qu&#039;il ne poussera un cri d&#039;alerte qu&#039;en présence d&#039;un aigle (prédateur des singes Verts).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l&#039;apprentissage n&#039;est pas chez tous les animaux. Les animaux les plus simples ne possédant pas de système nerveux ne sont pas capable d&#039;apprendre.&lt;br /&gt;
{{co|chez tous les organismes? même les plus simples? soyez précis ici}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 26 avril 2010 à 11:50 (UTC)&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Quel différence entre apprentissage et maturation ?=&lt;br /&gt;
Le comportement innée influe souvent sur l&#039;apprentissage, mais l&#039;efficacité du comportement ne dépend pas toujours de l&#039;apprentissage. Il s&#039;agit de &#039;&#039;&#039;maturation&#039;&#039;&#039;. Ce processus est en relation avec un comportement dont l&#039;amélioration repose sur le système neuromusculaire. Par exemple, on dit souvent que les Oiseaux &amp;quot;apprennent&amp;quot; à voler, alors que des scientifiques ont démontré que ce soi-disant apprentissage n&#039;en ai pas un, en faisant porter aux oisillons des appareils de contentions qui empêchaient ceux-ci de déployer leurs ailes et donc &amp;quot;d&#039;apprendre&amp;quot; à voler. Ils ont pu prouvé que en leur enlevant cet appareil après l&#039;âge où ils étaient sensé apprendre à voler n&#039;influait en rien sur le comportement qui est de battre les ailes. Ils n&#039;apprenaient donc pas et il s&#039;agissait plutôt d&#039;une maturation neuromusculaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il peut arriver, et cela souvent que l&#039;on ne puisse pas distinguer la différence entre apprentissage et maturation. Dans l&#039;exemple du Goéland argenté qui apporte de la nourriture à ses petits, on peut observer que celui-ci penche la tête et secoue son bec marqué par une tâche rouge. L&#039;oisillon donne des coups de bec sur la tâche rouge afin que l&#039;adulte lâche la nourriture. Des expériences ont démontré que la tâche rouge est le déclencheur d&#039;un tel comportement, or certains oisillons qui venaient de naître donnaient des coups de bec à n&#039;importe quel objet et les oisillons pus âgés réagissaient à des modèles de bec adulte plus réaliste.&lt;br /&gt;
Est-ce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;apprentissage ou de maturation ? - Des chercheurs ont montré qu&#039;il s&#039;agit bel et bien d&#039;apprentissage en plaçant des Goélands argenté dans le nid de Mouette atricille et vice versa. L&#039;oisillon Goéland réagit fortement au bec du parent adoptif, alors qu&#039;en présence de celui de son espèce l&#039;effet est moindre. On voit donc que l&#039;apprentissage peut influer un comportement fondamentalement instinctif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les différents types d&#039;apprentissage?=&lt;br /&gt;
On peut scinder l&#039;apprentissage en deux grands types qui sont l&#039;apprentissage associatif et l&#039;apprentissage non-associatif. L&#039;apprentissage associatif comprend le conditionnement classique et le conditionnement opérant, tandis que l&#039;apprentissage non-associatif comprend l&#039;habituation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement classique ou réflexe de Pavlov==&lt;br /&gt;
Ivan Petrovitch Pavlov est un médecin et un physiologiste russe&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Pavlov a mis en évidence le fait que la répétition d&#039;un stimulus extérieur (par exemple, un son) lors d&#039;une action précise chez l&#039;animal, pouvait provoquer un réflexe chez celui-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::* Prenons l&#039;exemple d&#039;un chien qui dés lors qu&#039;il s&#039;apprête à se nourrir entend un signal sonore précis. Le fait d&#039;émettre ce signal à chaque fois qu&#039;il s&#039;apprête à manger va créer un réflexe sous la forme de production de salive. L&#039;animal va créer, par réflexe, de la salive à chaque fois qu&#039;il entendra ce signal sonore, sans avoir de la nourriture à sa disposition.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ce réflexe n&#039;est pas inné, il est conditionnel. Les réactions sont acquises par apprentissage et habitude et deviennent des réflexes lorsque le cerveau fait les liens entre le stimulus et l’action qui suit.&lt;br /&gt;
{{co|pas assez convaincant... pourtant c&#039;est HISTORIQUE}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 26 avril 2010 à 11:52 (UTC)&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement opérant de Skinner==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le psychologue américain Burrhus F. Skinner fut l&#039;un des représentants du behaviorisme, courant de la psychologie anglo-saxonne particulièrement important de la Première Guerre mondiale aux années 50. Ce courant repose sur l&#039;idée que l&#039;explication scientifique en psychologie doit ignorer toute référence à la conscience de l&#039;individu, pour n&#039;étudier que les comportements extérieurs observés expérimentalement. Les behavioristes laissent donc de côté les processus mentaux, selon eux non-objectivables, pour ne se centrer que sur les comportements, considérés comme des réponses de l&#039;individu aux stimuli de l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, les comportements sont sélectionnés par leurs conséquences sur l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
:*Par exemple, on dira qu&#039;une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d&#039;un organisme du fait de ses conséquences positives pour l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La boîte de Skinner simplifie l&#039;étude des mécanismes de conditionnement, grâce à l&#039;automatisation de la présentation des stimuli visuels, auditifs, nociceptifs, des renforcements nourriture et eau, notamment, de l&#039;enregistrement des réponses de l&#039;animal le plus souvent rat ou pigeon, et des associations prévues par l&#039;expérimentateur entre eux.&lt;br /&gt;
Ainsi l&#039;expérimentateur peut-il faire en sorte que de la nourriture soit délivrée lorsque l&#039;animal a appuyé un nombre de fois déterminé sur un levier, mais uniquement lorsqu&#039;un son aigu a été précédé d&#039;une lumière verte. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Skinner, la quasi-totalité des comportements humains et animaux est explicable par le conditionnement opérant. Ses travaux vont particulièrement influencer la psychologie de l&#039;apprentissage et, dans les années 60, Skinner invente une méthode d&#039;apprentissage en éducation : on propose à l&#039;élève des tâches de complexité croissante, en renforçant par des récompenses les savoirs qu&#039;on désire développer.Ce qui va permettre de renforcer un comportement n&#039;est pas déterminé mais évolue selon l&#039;histoire génétique de l&#039;espèce, ou selon les cultures. Par exemple, une nouvelle coutume n&#039;est sélectionnée que si ses conséquences sont positives pour la communauté. Le behaviorisme fut longtemps hégémonique, tout en étant fortement critiqué pour ne tenir aucun compte de processus internes comme la motivation ou la mémoire. Il a peu à peu été supplanté par l&#039;approche cognitive, qui refuse d&#039;écarter de l&#039;analyse ce qui se passe « à l&#039;intérieur » de l&#039;individu, ce qu&#039;il vit ou ressent subjectivement, en voyant même cela comme le fondement de l&#039;élaboration des conduites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La théorie de l&#039;empreinte (Konrad Lorenz)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1930, un jeune zoologiste, l’autrichien Konrad Lorenz, escorté d’une ribambelle de petites oies, balaya l’idée de l’animal-automate : l’animal n’était pas un simple objet mécanique, mais un être vivant qu’il fallait étudier dans son milieu naturel. Telle serait la base de l’éthologie, cette nouvelle discipline que Konrad Lorenz fonda et développa avec son collègue et ami hollandais Niko Tinbergen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En observant des poussins à la naissance, Lorenz remarque que ceux-ci suivent instinctivement leur mère. En réalité, ils reconnaissent comme figure maternelle le premier objet mobile qu&#039;ils voient après la naissance. Il a donc pu observer que ces poussins pouvaient le confondre avec leur véritable mère et ceci de manière irréversible. Ils ne s&#039;identifieront jamais à une autre figure maternelle même si l&#039;on venait à leur présenter leur véritable mère. L&#039;expérience a même été concluante avec des ballons colorés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de l&#039;oie, ce processus neurologique se situe au niveau de l&#039;&#039;&#039;hyperstriatum&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
:*« En utilisant des mesures biochimiques de l&#039;activité neuronale et l&#039;autoradiographie, on a découvert qu&#039;une zone de la région intermédiaire de l&#039;hyperstriatum ventro-médian (IHVM) est intimement liée à l&#039;empreinte filiale. Lorsque les neurones de cette zone sont détruits avant l&#039;empreinte, le poussin est incapable de reconnaître l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. Et qui plus est, lorsqu&#039;ils sont détruits immédiatement après l&#039;empreinte, le poussin ne réagit plus préférentiellement à l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. »&lt;br /&gt;
Comme l&#039;hyperstriatum est une structure du cerveau qui n&#039;existe pas chez les mammifères, le phénomène d&#039;empreinte, tel qu&#039;il existe chez les oiseaux, ne peut être extrapolé ni aux mammifères, ni à l&#039;être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L&#039;habituation==&lt;br /&gt;
L&#039;habituation peut être définie comme une diminution de la réponse à un stimulus qui n&#039;a des conséquences ni positives, ni négatives. Lorsqu&#039;on soumet un individu à un stimulus, il répond de manière forte à ce stimulus si il n&#039;y a jamais encore été confronté. Par contre, plus le stimulus sera répèté, plus la réaction en réponse à ce stimulus sera faible; effectivement, une confrontation fréquente à un stimulus particulier permet à l&#039;individu de s&#039;y habituer et ainsi de diminuer sa réaction. Au final, le stimulus est enregistré par l&#039;individu et il en connait la conséquence à l&#039;avance, ce qui lui permet de ne plus s&#039;en soucier; il y a de ce fait une absence de réaction. Il est toutefois important de préciser qu&#039;on parle là de cas où la conséquence du stimulus n&#039;est ni positive (apport de nourriture, bien être, etc...) ni négative (danger de mort, douleur, etc...) sinon, l&#039;idividu développerait une réaction particulière en réponse au stimulus et non une absence de réponse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour illustrer cela, nous pouvons prendre l&#039;exemple de l&#039;oisillon qui est  confronté à de nombreux objets volant autour et au-dessus de lui (feuilles, autres oiseaux de la même espèce, etc...) Tout d&#039;abord, l&#039;oisillon va réagir en montrant un état de stresse qui le pousse à se cacher ou fuir. Quand il se rend compte, après plusieurs confrontations à ce même stimulus, que ce dernier n&#039;agit pas en sa faveur ou en sa défaveur, il va intégrer le fait que la réaction à ce stimulus est inutile vu qu&#039;il ne modifie en rien sa condition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;habituation à un stimulus peut donc être considérée comme une forme d&#039;apprentissage. Cela permet à un individu d&#039;ignorer des stimuli sans importance pour ainsi mieux se consacrer à répondre à des stimuli qui auraient une incidence sur eux. Les individus qui pratiquent ce genre d&#039;apprentissage peuvent alors se focaliser sur des actions importantes qui sont vitales (se nourrire, se protèger du danger, se défendre, se reproduire, etc...) et ainsi réduire leurs efforts sans perdre de temps et de l&#039;attention à cause de stimuli futiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
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		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45326</id>
		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45326"/>
		<updated>2010-04-26T14:24:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : /* L&amp;#039;habituation */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L&#039;apprentissage est considéré comme un comportement qui se retrouve chez les animaux sous plusieurs formes (habituation, apprentissage par essais et erreurs, par imitation, par imprégnation ou encore par conditionnement)et peut être modifié par une expérience que le sujet aura subit dans un moment passé. Trois grand théoriciens (Pavlov, Skinner et Lorenz) proposeront chacun une théorie sur différents comportements observables chez les animaux (le réflexe de Pavlov, le conditionnement opérant de Skinner et l&#039;empreinte de Lorenz). Voila donc l&#039;articulation de ce point qu&#039;est l&#039;apprentissage.&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:JonathanG|JonathanG]] 22 avril 2010 à 10:03 (UTC)&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage ?=&lt;br /&gt;
Chez un animal, il s&#039;agit d&#039;une &amp;quot;activité musculaire observable&amp;quot;. Chez certains cas d&#039;animaux, il s&#039;agit du mouvement du corps entier (par exemple lorsqu&#039;une proie aperçoit son prédateur et qu&#039;il s&#039;enfuit). Chez d&#039;autres, il ne s&#039;agit que d&#039;une partie du corps (par exemple lorsque l&#039;on pointe du doigt pour indiquer une direction). Chez certains, l&#039;activité musculaire est moins visible, par exemple dans le cas du chant de l&#039;oiseau, lequel se sert de ses muscles pour expulser de l&#039;air de ses poumons et pour produire des sons dans sa gorge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On considère donc l&#039;apprentissage comme une sorte de processus comportemental. Mais le comportement qui en découle est normalement plus tardif, comme par exemple un oisillon qui entend un adulte chanter et mémorise le chant.&lt;br /&gt;
Au final on dit que le comportement est ce que l&#039;animal &amp;quot;fait et la façon dont il le fait&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment modifie-t-il le comportement ?==&lt;br /&gt;
Les processus d&#039;apprentissage opèrent un changement dans les fonctions innées et, dans cette mesure, l&#039;apprentissage peut être considéré comme un phénomène de développement ontogénique du comportement, superposé aux manifestations innées et à leurs mécanismes. L&#039;exercice joue un rôle important dans le perfectionnement de l&#039;apprentissage et donc joue le rôle de renforceur. L&#039;apprentissage peut être défini comme étant la modification adaptative du comportement par les expériences passées. En ce sens, l&#039;apprentissage est caractérisé par sa flexibilité : ce qui est appris ne l&#039;est pas de la même façon pour chaque individu et le comportement peut à nouveau varier en fonction des changements de l&#039;environnement. Les principes sur lesquels le choix est basé ne sont pas identiques chez les diverses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Est-ce que l&#039;apprentissage peut être modifié par l&#039;expérience ?==&lt;br /&gt;
Oui, l&#039;apprentissage peut être modifié par expérience étant donné que l&#039;animal n&#039;a pas besoin d&#039;être en présence d&#039;un comportement stéréotypé (inné) pour l&#039;accomplir (il tire bénéfice de l&#039;expérience). Prenons l&#039;exemple des singes Vert : en présence d&#039;un objet menaçant tel qu&#039;un aigle les jeunes poussent un cri d&#039;alarme afin de prévenir les adultes. Cependant, ils ont tendance à pousser un cri d&#039;alarme pour tout objet leur semblant menaçant tel que le Guêpier totalement inoffensif. Par contre des scientifiques ont observé que ces jeunes en vieillissant s&#039;améliorent au point de pousser un cri d&#039;alarme qu&#039;en présence d&#039;un aigle. Normalement, si un aigle survole en effet le territoire où se trouvent les singes Verts et qu&#039;un jeune aperçoit celui-ci et pousse un cri d&#039;alarme il est automatiquement suivi d&#039;un autre singe qui pousse à son tour un cri. Dans le cas contraire, le reste du groupe ne réagira pas à l&#039;alerte. La confirmation sociale du cri que lance le jeune singe lui apprend à quel moment il doit donner ce signal et c&#039;est l&#039;apprentissage qui lui permettra de perfectionner son cri de telle manière qu&#039;il ne poussera un cri d&#039;alerte qu&#039;en présence d&#039;un aigle (prédateur des singes Verts).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l&#039;apprentissage n&#039;est pas chez tous les animaux. Les animaux les plus simples ne possédant pas de système nerveux ne sont pas capable d&#039;apprendre.&lt;br /&gt;
{{co|chez tous les organismes? même les plus simples? soyez précis ici}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 26 avril 2010 à 11:50 (UTC)&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Quel différence entre apprentissage et maturation ?=&lt;br /&gt;
Le comportement innée influe souvent sur l&#039;apprentissage, mais l&#039;efficacité du comportement ne dépend pas toujours de l&#039;apprentissage. Il s&#039;agit de &#039;&#039;&#039;maturation&#039;&#039;&#039;. Ce processus est en relation avec un comportement dont l&#039;amélioration repose sur le système neuromusculaire. Par exemple, on dit souvent que les Oiseaux &amp;quot;apprennent&amp;quot; à voler, alors que des scientifiques ont démontré que ce soi-disant apprentissage n&#039;en ai pas un, en faisant porter aux oisillons des appareils de contentions qui empêchaient ceux-ci de déployer leurs ailes et donc &amp;quot;d&#039;apprendre&amp;quot; à voler. Ils ont pu prouvé que en leur enlevant cet appareil après l&#039;âge où ils étaient sensé apprendre à voler n&#039;influait en rien sur le comportement qui est de battre les ailes. Ils n&#039;apprenaient donc pas et il s&#039;agissait plutôt d&#039;une maturation neuromusculaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il peut arriver, et cela souvent que l&#039;on ne puisse pas distinguer la différence entre apprentissage et maturation. Dans l&#039;exemple du Goéland argenté qui apporte de la nourriture à ses petits, on peut observer que celui-ci penche la tête et secoue son bec marqué par une tâche rouge. L&#039;oisillon donne des coups de bec sur la tâche rouge afin que l&#039;adulte lâche la nourriture. Des expériences ont démontré que la tâche rouge est le déclencheur d&#039;un tel comportement, or certains oisillons qui venaient de naître donnaient des coups de bec à n&#039;importe quel objet et les oisillons pus âgés réagissaient à des modèles de bec adulte plus réaliste.&lt;br /&gt;
Est-ce qu&#039;il s&#039;agit d&#039;apprentissage ou de maturation ? - Des chercheurs ont montré qu&#039;il s&#039;agit bel et bien d&#039;apprentissage en plaçant des Goélands argenté dans le nid de Mouette atricille et vice versa. L&#039;oisillon Goéland réagit fortement au bec du parent adoptif, alors qu&#039;en présence de celui de son espèce l&#039;effet est moindre. On voit donc que l&#039;apprentissage peut influer un comportement fondamentalement instinctif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les différents types d&#039;apprentissage?=&lt;br /&gt;
On peut scinder l&#039;apprentissage en deux grands types qui sont l&#039;apprentissage associatif et l&#039;apprentissage non-associatif. L&#039;apprentissage associatif comprend le conditionnement classique et le conditionnement opérant, tandis que l&#039;apprentissage non-associatif comprend l&#039;habituation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement classique ou réflexe de Pavlov==&lt;br /&gt;
Ivan Petrovitch Pavlov est un médecin et un physiologiste russe&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Pavlov a mis en évidence le fait que la répétition d&#039;un stimulus extérieur (par exemple, un son) lors d&#039;une action précise chez l&#039;animal, pouvait provoquer un réflexe chez celui-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::* Prenons l&#039;exemple d&#039;un chien qui dés lors qu&#039;il s&#039;apprête à se nourrir entend un signal sonore précis. Le fait d&#039;émettre ce signal à chaque fois qu&#039;il s&#039;apprête à manger va créer un réflexe sous la forme de production de salive. L&#039;animal va créer, par réflexe, de la salive à chaque fois qu&#039;il entendra ce signal sonore, sans avoir de la nourriture à sa disposition.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ce réflexe n&#039;est pas inné, il est conditionnel. Les réactions sont acquises par apprentissage et habitude et deviennent des réflexes lorsque le cerveau fait les liens entre le stimulus et l’action qui suit.&lt;br /&gt;
{{co|pas assez convaincant... pourtant c&#039;est HISTORIQUE}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 26 avril 2010 à 11:52 (UTC)&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement opérant de Skinner==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le psychologue américain Burrhus F. Skinner fut l&#039;un des représentants du behaviorisme, courant de la psychologie anglo-saxonne particulièrement important de la Première Guerre mondiale aux années 50. Ce courant repose sur l&#039;idée que l&#039;explication scientifique en psychologie doit ignorer toute référence à la conscience de l&#039;individu, pour n&#039;étudier que les comportements extérieurs observés expérimentalement. Les behavioristes laissent donc de côté les processus mentaux, selon eux non-objectivables, pour ne se centrer que sur les comportements, considérés comme des réponses de l&#039;individu aux stimuli de l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, les comportements sont sélectionnés par leurs conséquences sur l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
:*Par exemple, on dira qu&#039;une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d&#039;un organisme du fait de ses conséquences positives pour l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La boîte de Skinner simplifie l&#039;étude des mécanismes de conditionnement, grâce à l&#039;automatisation de la présentation des stimuli visuels, auditifs, nociceptifs, des renforcements nourriture et eau, notamment, de l&#039;enregistrement des réponses de l&#039;animal le plus souvent rat ou pigeon, et des associations prévues par l&#039;expérimentateur entre eux.&lt;br /&gt;
Ainsi l&#039;expérimentateur peut-il faire en sorte que de la nourriture soit délivrée lorsque l&#039;animal a appuyé un nombre de fois déterminé sur un levier, mais uniquement lorsqu&#039;un son aigu a été précédé d&#039;une lumière verte. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Skinner, la quasi-totalité des comportements humains et animaux est explicable par le conditionnement opérant. Ses travaux vont particulièrement influencer la psychologie de l&#039;apprentissage et, dans les années 60, Skinner invente une méthode d&#039;apprentissage en éducation : on propose à l&#039;élève des tâches de complexité croissante, en renforçant par des récompenses les savoirs qu&#039;on désire développer.Ce qui va permettre de renforcer un comportement n&#039;est pas déterminé mais évolue selon l&#039;histoire génétique de l&#039;espèce, ou selon les cultures. Par exemple, une nouvelle coutume n&#039;est sélectionnée que si ses conséquences sont positives pour la communauté. Le behaviorisme fut longtemps hégémonique, tout en étant fortement critiqué pour ne tenir aucun compte de processus internes comme la motivation ou la mémoire. Il a peu à peu été supplanté par l&#039;approche cognitive, qui refuse d&#039;écarter de l&#039;analyse ce qui se passe « à l&#039;intérieur » de l&#039;individu, ce qu&#039;il vit ou ressent subjectivement, en voyant même cela comme le fondement de l&#039;élaboration des conduites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La théorie de l&#039;empreinte (Konrad Lorenz)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1930, un jeune zoologiste, l’autrichien Konrad Lorenz, escorté d’une ribambelle de petites oies, balaya l’idée de l’animal-automate : l’animal n’était pas un simple objet mécanique, mais un être vivant qu’il fallait étudier dans son milieu naturel. Telle serait la base de l’éthologie, cette nouvelle discipline que Konrad Lorenz fonda et développa avec son collègue et ami hollandais Niko Tinbergen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En observant des poussins à la naissance, Lorenz remarque que ceux-ci suivent instinctivement leur mère. En réalité, ils reconnaissent comme figure maternelle le premier objet mobile qu&#039;ils voient après la naissance. Il a donc pu observer que ces poussins pouvaient le confondre avec leur véritable mère et ceci de manière irréversible. Ils ne s&#039;identifieront jamais à une autre figure maternelle même si l&#039;on venait à leur présenter leur véritable mère. L&#039;expérience a même été concluante avec des ballons colorés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de l&#039;oie, ce processus neurologique se situe au niveau de l&#039;&#039;&#039;hyperstriatum&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
:*« En utilisant des mesures biochimiques de l&#039;activité neuronale et l&#039;autoradiographie, on a découvert qu&#039;une zone de la région intermédiaire de l&#039;hyperstriatum ventro-médian (IHVM) est intimement liée à l&#039;empreinte filiale. Lorsque les neurones de cette zone sont détruits avant l&#039;empreinte, le poussin est incapable de reconnaître l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. Et qui plus est, lorsqu&#039;ils sont détruits immédiatement après l&#039;empreinte, le poussin ne réagit plus préférentiellement à l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. »&lt;br /&gt;
Comme l&#039;hyperstriatum est une structure du cerveau qui n&#039;existe pas chez les mammifères, le phénomène d&#039;empreinte, tel qu&#039;il existe chez les oiseaux, ne peut être extrapolé ni aux mammifères, ni à l&#039;être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L&#039;habituation==&lt;br /&gt;
L&#039;habituation peut être définie comme une diminution de la réponse à un stimulus qui n&#039;a des conséquences ni positives, ni négatives. Lorsqu&#039;on soumet un individu à un stimulus, il répond de manière forte à ce stimulus si il n&#039;y a jamais encore été confronté. Par contre, plus le stimulus sera répèté, plus la réaction en réponse à ce stimulus sera faible; effectivement, une confrontation fréquente à un stimulus particulier permet à l&#039;individu de s&#039;y habituer et ainsi de diminuer sa réaction. Au final, le stimulus est enregistré par l&#039;individu et il en connait la conséquence à l&#039;avance, ce qui lui permet de ne plus s&#039;en soucier; il y a de ce fait une absence de réaction. Il est toutefois important de préciser qu&#039;on parle là de cas où la conséquence du stimulus n&#039;est ni positive (apport de nourriture, bien être, etc...) ni négative (danger de mort, douleur, etc...) sinon, l&#039;idividu développerait une réaction particulière en réponse au stimulus et non une absence de réponse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour illustrer cela, nous pouvons prendre l&#039;exemple de l&#039;oisillon qui est  confronté à de nombreux objets volant autour et au-dessus de lui (feuilles, autres oiseaux de la même espèce, etc...) Tout d&#039;abord, l&#039;oisillon va réagir en montrant un état de stresse qui le pousse à se cacher ou fuir. Quand il se rend compte, après plusieurs confrontations à ce même stimulus, que ce dernier n&#039;agit pas en sa faveur ou en sa défaveur, il va intégrer le fait que la réaction à ce stimulus est inutile vu qu&#039;il ne modifie en rien sa condition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;habituation à un stimulus peut donc être considérée comme une forme d&#039;apprentissage. Cela permet à un individu d&#039;ignorer des stimuli sans importance pour ainsi mieux se consacrer à répondre à des stimuli qui auraient une incidence sur eux. Les individus qui pratiquent ce genre d&#039;apprentissage peuvent alors se focaliser sur des actions importantes qui sont vitales (se nourrire, se protèger du danger, se défendre, se reproduire, etc...) et ainsi réduire leurs efforts sans perdre de temps et de l&#039;attention à cause de stimuli futiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
retour à [[Comportement_4BIOS_2010]] &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
retour à [[Accueil]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45316</id>
		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45316"/>
		<updated>2010-04-26T14:22:52Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : /* L&amp;#039;habituation */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L&#039;apprentissage est considéré comme un comportement qui se retrouve chez les animaux sous plusieurs formes (habituation, apprentissage par essais et erreurs, par imitation, par imprégnation ou encore par conditionnement)et peut être modifié par une expérience que le sujet aura subit dans un moment passé. Trois grand théoriciens (Pavlov, Skinner et Lorenz) proposeront chacun une théorie sur différents comportements observables chez les animaux (le réflexe de Pavlov, le conditionnement opérant de Skinner et l&#039;empreinte de Lorenz). Voila donc l&#039;articulation de ce point qu&#039;est l&#039;apprentissage.&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:JonathanG|JonathanG]] 22 avril 2010 à 10:03 (UTC)&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage ?=&lt;br /&gt;
Chez un animal, il s&#039;agit d&#039;une &amp;quot;activité musculaire observable&amp;quot;. Chez certains cas d&#039;animaux, il s&#039;agit du mouvement du corps entier (par exemple lorsqu&#039;une proie aperçoit son prédateur et qu&#039;il s&#039;enfuit). Chez d&#039;autres, il ne s&#039;agit que d&#039;une partie du corps (par exemple lorsque l&#039;on pointe du doigt pour indiquer une direction). Chez certains, l&#039;activité musculaire est moins visible, par exemple dans le cas du chant de l&#039;oiseau, lequel se sert de ses muscles pour expulser de l&#039;air de ses poumons et pour produire des sons dans sa gorge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On considère donc l&#039;apprentissage comme une sorte de processus comportemental. Mais le comportement qui en découle est normalement plus tardif, comme par exemple un oisillon qui entend un adulte chanter et mémorise le chant.&lt;br /&gt;
Au final on dit que le comportement est ce que l&#039;animal &amp;quot;fait et la façon dont il le fait&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment modifie-t-il le comportement ?==&lt;br /&gt;
Les processus d&#039;apprentissage opèrent un changement dans les fonctions innées et, dans cette mesure, l&#039;apprentissage peut être considéré comme un phénomène de développement ontogénique du comportement, superposé aux manifestations innées et à leurs mécanismes. L&#039;exercice joue un rôle important dans le perfectionnement de l&#039;apprentissage et donc joue le rôle de renforceur. L&#039;apprentissage peut être défini comme étant la modification adaptative du comportement par les expériences passées. En ce sens, l&#039;apprentissage est caractérisé par sa flexibilité : ce qui est appris ne l&#039;est pas de la même façon pour chaque individu et le comportement peut à nouveau varier en fonction des changements de l&#039;environnement. Les principes sur lesquels le choix est basé ne sont pas identiques chez les diverses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Est-ce que l&#039;apprentissage peut être modifié par l&#039;expérience ?==&lt;br /&gt;
Oui, l&#039;apprentissage peut être modifié par expérience étant donné que l&#039;animal n&#039;a pas besoin d&#039;être en présence d&#039;un comportement stéréotypé (inné) pour l&#039;accomplir (il tire bénéfice de l&#039;expérience). Prenons l&#039;exemple des singes Vert : en présence d&#039;un objet menaçant tel qu&#039;un aigle les jeunes poussent un cri d&#039;alarme afin de prévenir les adultes. Cependant, ils ont tendance à pousser un cri d&#039;alarme pour tout objet leur semblant menaçant tel que le Guêpier totalement inoffensif. Par contre des scientifiques ont observé que ces jeunes en vieillissant s&#039;améliorent au point de pousser un cri d&#039;alarme qu&#039;en présence d&#039;un aigle. Normalement, si un aigle survole en effet le territoire où se trouvent les singes Verts et qu&#039;un jeune aperçoit celui-ci et pousse un cri d&#039;alarme il est automatiquement suivi d&#039;un autre singe qui pousse à son tour un cri. Dans le cas contraire, le reste du groupe ne réagira pas à l&#039;alerte. La confirmation sociale du cri que lance le jeune singe lui apprend à quel moment il doit donner ce signal et c&#039;est l&#039;apprentissage qui lui permettra de perfectionner son cri de telle manière qu&#039;il ne poussera un cri d&#039;alerte qu&#039;en présence d&#039;un aigle (prédateur des singes Verts).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l&#039;apprentissage n&#039;est pas chez tous les animaux. Les animaux les plus simples ne possédant pas de système nerveux ne sont pas capable d&#039;apprendre.&lt;br /&gt;
{{co|chez tous les organismes? même les plus simples? soyez précis ici}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 26 avril 2010 à 11:50 (UTC)&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Quel différence entre apprentissage et maturation ?=&lt;br /&gt;
=Les différents types d&#039;apprentissage?=&lt;br /&gt;
On peut scinder l&#039;apprentissage en deux grands types qui sont l&#039;apprentissage associatif et l&#039;apprentissage non-associatif. L&#039;apprentissage associatif comprend le conditionnement classique et le conditionnement opérant, tandis que l&#039;apprentissage non-associatif comprend l&#039;habituation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement classique ou réflexe de Pavlov==&lt;br /&gt;
:Pavlov a mis en évidence le fait que la répétition d&#039;un stimulus extérieur (par exemple, un son) lors d&#039;une action précise chez l&#039;animal, pouvait provoquer un réflexe chez celui-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::* Prenons l&#039;exemple d&#039;un chien qui dés lors qu&#039;il s&#039;apprête à se nourrir entend un signal sonore précis. Le fait d&#039;émettre ce signal à chaque fois qu&#039;il s&#039;apprête à manger va créer un réflexe sous la forme de production de salive. L&#039;animal va créer, par réflexe, de la salive à chaque fois qu&#039;il entendra ce signal sonore, sans avoir de la nourriture à sa disposition.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ce réflexe n&#039;est pas inné, il est conditionnel. Les réactions sont acquises par apprentissage et habitude et deviennent des réflexes lorsque le cerveau fait les liens entre le stimulus et l’action qui suit.&lt;br /&gt;
{{co|pas assez convaincant... pourtant c&#039;est HISTORIQUE}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 26 avril 2010 à 11:52 (UTC)&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement opérant de Skinner==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le psychologue américain Burrhus F. Skinner fut l&#039;un des représentants du behaviorisme, courant de la psychologie anglo-saxonne particulièrement important de la Première Guerre mondiale aux années 50. Ce courant repose sur l&#039;idée que l&#039;explication scientifique en psychologie doit ignorer toute référence à la conscience de l&#039;individu, pour n&#039;étudier que les comportements extérieurs observés expérimentalement. Les behavioristes laissent donc de côté les processus mentaux, selon eux non-objectivables, pour ne se centrer que sur les comportements, considérés comme des réponses de l&#039;individu aux stimuli de l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, les comportements sont sélectionnés par leurs conséquences sur l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
:*Par exemple, on dira qu&#039;une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d&#039;un organisme du fait de ses conséquences positives pour l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La boîte de Skinner simplifie l&#039;étude des mécanismes de conditionnement, grâce à l&#039;automatisation de la présentation des stimuli visuels, auditifs, nociceptifs, des renforcements nourriture et eau, notamment, de l&#039;enregistrement des réponses de l&#039;animal le plus souvent rat ou pigeon, et des associations prévues par l&#039;expérimentateur entre eux.&lt;br /&gt;
Ainsi l&#039;expérimentateur peut-il faire en sorte que de la nourriture soit délivrée lorsque l&#039;animal a appuyé un nombre de fois déterminé sur un levier, mais uniquement lorsqu&#039;un son aigu a été précédé d&#039;une lumière verte. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Skinner, la quasi-totalité des comportements humains et animaux est explicable par le conditionnement opérant. Ses travaux vont particulièrement influencer la psychologie de l&#039;apprentissage et, dans les années 60, Skinner invente une méthode d&#039;apprentissage en éducation : on propose à l&#039;élève des tâches de complexité croissante, en renforçant par des récompenses les savoirs qu&#039;on désire développer.Ce qui va permettre de renforcer un comportement n&#039;est pas déterminé mais évolue selon l&#039;histoire génétique de l&#039;espèce, ou selon les cultures. Par exemple, une nouvelle coutume n&#039;est sélectionnée que si ses conséquences sont positives pour la communauté. Le behaviorisme fut longtemps hégémonique, tout en étant fortement critiqué pour ne tenir aucun compte de processus internes comme la motivation ou la mémoire. Il a peu à peu été supplanté par l&#039;approche cognitive, qui refuse d&#039;écarter de l&#039;analyse ce qui se passe « à l&#039;intérieur » de l&#039;individu, ce qu&#039;il vit ou ressent subjectivement, en voyant même cela comme le fondement de l&#039;élaboration des conduites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{co|Annexe montrant la fameuse boite souhaitable...}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 26 avril 2010 à 11:53 (UTC)&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La théorie de l&#039;empreinte (Konrad Lorenz)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1930, un jeune zoologiste, l’autrichien Konrad Lorenz, escorté d’une ribambelle de petites oies, balaya l’idée de l’animal-automate : l’animal n’était pas un simple objet mécanique, mais un être vivant qu’il fallait étudier dans son milieu naturel. Telle serait la base de l’éthologie, cette nouvelle discipline que Konrad Lorenz fonda et développa avec son collègue et ami hollandais Niko Tinbergen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En observant des poussins à la naissance, Lorenz remarque que ceux-ci suivent instinctivement leur mère. En réalité, ils reconnaissent comme figure maternelle le premier objet mobile qu&#039;ils voient après la naissance. Il a donc pu observer que ces poussins pouvaient le confondre avec leur véritable mère et ceci de manière irréversible. Ils ne s&#039;identifieront jamais à une autre figure maternelle même si l&#039;on venait à leur présenter leur véritable mère. L&#039;expérience a même été concluante avec des ballons colorés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de l&#039;oie, ce processus neurologique se situe au niveau de l&#039;&#039;&#039;hyperstriatum&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
:*« En utilisant des mesures biochimiques de l&#039;activité neuronale et l&#039;autoradiographie, on a découvert qu&#039;une zone de la région intermédiaire de l&#039;hyperstriatum ventro-médian (IHVM) est intimement liée à l&#039;empreinte filiale. Lorsque les neurones de cette zone sont détruits avant l&#039;empreinte, le poussin est incapable de reconnaître l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. Et qui plus est, lorsqu&#039;ils sont détruits immédiatement après l&#039;empreinte, le poussin ne réagit plus préférentiellement à l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. »&lt;br /&gt;
Comme l&#039;hyperstriatum est une structure du cerveau qui n&#039;existe pas chez les mammifères, le phénomène d&#039;empreinte, tel qu&#039;il existe chez les oiseaux, ne peut être extrapolé ni aux mammifères, ni à l&#039;être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L&#039;habituation==&lt;br /&gt;
L&#039;habituation peut être définie comme une diminution de la réponse à un stimulus qui n&#039;a des conséquences ni positives, ni négatives. Lorsqu&#039;on soumet un individu à un stimulus, il répond de manière forte à ce stimulus si il n&#039;y a jamais encore été confronté. Par contre, plus le stimulus sera répèté, plus la réaction en réponse à ce stimulus sera faible; effectivement, une confrontation fréquente à un stimulus particulier permet à l&#039;individu de s&#039;y habituer et ainsi de diminuer sa réaction. Au final, le stimulus est enregistré par l&#039;individu et il en connait la conséquence à l&#039;avance, ce qui lui permet de ne plus s&#039;en soucier; il y a de ce fait une absence de réaction. Il est toutefois important de préciser qu&#039;on parle là de cas où la conséquence du stimulus n&#039;est ni positive (apport de nourriture, bien être, etc...) ni négative (danger de mort, douleur, etc...) sinon, l&#039;idividu développerait une réaction particulière en réponse au stimulus et non une absence de réponse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour illustrer cela, nous pouvons prendre l&#039;exemple de l&#039;oisillon qui est  confronté à de nombreux objets volant autour et au-dessus de lui (feuilles, autres oiseaux de la même espèce, etc...) Tout d&#039;abord, l&#039;oisillon va réagir en montrant un état de stresse qui le pousse à se cacher ou fuir. Quand il se rend compte, après plusieurs confrontations à ce même stimulus, que ce dernier n&#039;agit pas en sa faveur ou en sa défaveur, il va intégrer le fait que la réaction à ce stimulus est inutile vu qu&#039;il ne modifie en rien sa condition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;habituation à un stimulus peut donc être considérée comme une forme d&#039;apprentissage. Cela permet à un individu d&#039;ignorer des stimuli sans importance pour ainsi mieux se consacrer à répondre à des stimuli qui auraient une incidence sur eux. Les individus qui pratiquent ce genre d&#039;apprentissage peuvent alors se focaliser sur des actions importantes qui sont vitales (se nourrire, se protèger du danger, se défendre, se reproduire, etc...) et ainsi réduire leurs efforts sans perdre de temps et de l&#039;attention à cause de stimuli futiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{co|très incomplet pour l&#039;instant... et pourtant c&#039;est un chapitre super important et vraiment très classique. A développer donc...}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 26 avril 2010 à 11:55 (UTC)&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
retour à [[Comportement_4BIOS_2010]] &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
retour à [[Accueil]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45267</id>
		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45267"/>
		<updated>2010-04-26T14:05:44Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : /* L&amp;#039;habituation */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L&#039;apprentissage est considéré comme un comportement qui se retrouve chez les animaux sous plusieurs formes (habituation, apprentissage par essais et erreurs, par imitation, par imprégnation ou encore par conditionnement)et peut être modifié par une expérience que le sujet aura subit dans un moment passé. Trois grand théoriciens (Pavlov, Skinner et Lorenz) proposeront chacun une théorie sur différents comportements observables chez les animaux (le réflexe de Pavlov, le conditionnement opérant de Skinner et l&#039;empreinte de Lorenz). Voila donc l&#039;articulation de ce point qu&#039;est l&#039;apprentissage.&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:JonathanG|JonathanG]] 22 avril 2010 à 10:03 (UTC)&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage ?=&lt;br /&gt;
Chez un animal, il s&#039;agit d&#039;une &amp;quot;activité musculaire observable&amp;quot;. Chez certains cas d&#039;animaux, il s&#039;agit du mouvement du corps entier (par exemple lorsqu&#039;une proie aperçoit son prédateur et qu&#039;il s&#039;enfuit). Chez d&#039;autres, il ne s&#039;agit que d&#039;une partie du corps (par exemple lorsque l&#039;on pointe du doigt pour indiquer une direction). Chez certains, l&#039;activité musculaire est moins visible, par exemple dans le cas du chant de l&#039;oiseau, lequel se sert de ses muscles pour expulser de l&#039;air de ses poumons et pour produire des sons dans sa gorge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On considère donc l&#039;apprentissage comme une sorte de processus comportemental. Mais le comportement qui en découle est normalement plus tardif, comme par exemple un oisillon qui entend un adulte chanter et mémorise le chant.&lt;br /&gt;
Au final on dit que le comportement est ce que l&#039;animal &amp;quot;fait et la façon dont il le fait&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment modifie-t-il le comportement ?==&lt;br /&gt;
Les processus d&#039;apprentissage opèrent un changement dans les fonctions innées et, dans cette mesure, l&#039;apprentissage peut être considéré comme un phénomène de développement ontogénique du comportement, superposé aux manifestations innées et à leurs mécanismes. L&#039;exercice joue un rôle important dans le perfectionnement de l&#039;apprentissage et donc joue le rôle de renforceur. L&#039;apprentissage peut être défini comme étant la modification adaptative du comportement par les expériences passées. En ce sens, l&#039;apprentissage est caractérisé par sa flexibilité : ce qui est appris ne l&#039;est pas de la même façon pour chaque individu et le comportement peut à nouveau varier en fonction des changements de l&#039;environnement. Les principes sur lesquels le choix est basé ne sont pas identiques chez les diverses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Est-ce que l&#039;apprentissage peut être modifié par l&#039;expérience ?==&lt;br /&gt;
Oui, l&#039;apprentissage peut être modifié par expérience étant donné que l&#039;animal n&#039;a pas besoin d&#039;être en présence d&#039;un comportement stéréotypé (inné) pour l&#039;accomplir (il tire bénéfice de l&#039;expérience). Prenons l&#039;exemple des singes Vert : en présence d&#039;un objet menaçant tel qu&#039;un aigle les jeunes poussent un cri d&#039;alarme afin de prévenir les adultes. Cependant, ils ont tendance à pousser un cri d&#039;alarme pour tout objet leur semblant menaçant tel que le Guêpier totalement inoffensif. Par contre des scientifiques ont observé que ces jeunes en vieillissant s&#039;améliorent au point de pousser un cri d&#039;alarme qu&#039;en présence d&#039;un aigle. Normalement, si un aigle survole en effet le territoire où se trouvent les singes Verts et qu&#039;un jeune aperçoit celui-ci et pousse un cri d&#039;alarme il est automatiquement suivi d&#039;un autre singe qui pousse à son tour un cri. Dans le cas contraire, le reste du groupe ne réagira pas à l&#039;alerte. La confirmation sociale du cri que lance le jeune singe lui apprend à quel moment il doit donner ce signal et c&#039;est l&#039;apprentissage qui lui permettra de perfectionner son cri de telle manière qu&#039;il ne poussera un cri d&#039;alerte qu&#039;en présence d&#039;un aigle (prédateur des singes Verts).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l&#039;apprentissage n&#039;est pas chez tous les animaux. Les animaux les plus simples ne possédant pas de système nerveux ne sont pas capable d&#039;apprendre.&lt;br /&gt;
{{co|chez tous les organismes? même les plus simples? soyez précis ici}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 26 avril 2010 à 11:50 (UTC)&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Quel différence entre apprentissage et maturation ?=&lt;br /&gt;
=Les différents types d&#039;apprentissage?=&lt;br /&gt;
On peut scinder l&#039;apprentissage en deux grands types qui sont l&#039;apprentissage associatif et l&#039;apprentissage non-associatif. L&#039;apprentissage associatif comprend le conditionnement classique et le conditionnement opérant, tandis que l&#039;apprentissage non-associatif comprend l&#039;habituation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement classique ou réflexe de Pavlov==&lt;br /&gt;
:Pavlov a mis en évidence le fait que la répétition d&#039;un stimulus extérieur (par exemple, un son) lors d&#039;une action précise chez l&#039;animal, pouvait provoquer un réflexe chez celui-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::* Prenons l&#039;exemple d&#039;un chien qui dés lors qu&#039;il s&#039;apprête à se nourrir entend un signal sonore précis. Le fait d&#039;émettre ce signal à chaque fois qu&#039;il s&#039;apprête à manger va créer un réflexe sous la forme de production de salive. L&#039;animal va créer, par réflexe, de la salive à chaque fois qu&#039;il entendra ce signal sonore, sans avoir de la nourriture à sa disposition.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ce réflexe n&#039;est pas inné, il est conditionnel. Les réactions sont acquises par apprentissage et habitude et deviennent des réflexes lorsque le cerveau fait les liens entre le stimulus et l’action qui suit.&lt;br /&gt;
{{co|pas assez convaincant... pourtant c&#039;est HISTORIQUE}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 26 avril 2010 à 11:52 (UTC)&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement opérant de Skinner==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le psychologue américain Burrhus F. Skinner fut l&#039;un des représentants du behaviorisme, courant de la psychologie anglo-saxonne particulièrement important de la Première Guerre mondiale aux années 50. Ce courant repose sur l&#039;idée que l&#039;explication scientifique en psychologie doit ignorer toute référence à la conscience de l&#039;individu, pour n&#039;étudier que les comportements extérieurs observés expérimentalement. Les behavioristes laissent donc de côté les processus mentaux, selon eux non-objectivables, pour ne se centrer que sur les comportements, considérés comme des réponses de l&#039;individu aux stimuli de l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, les comportements sont sélectionnés par leurs conséquences sur l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
:*Par exemple, on dira qu&#039;une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d&#039;un organisme du fait de ses conséquences positives pour l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La boîte de Skinner simplifie l&#039;étude des mécanismes de conditionnement, grâce à l&#039;automatisation de la présentation des stimuli visuels, auditifs, nociceptifs, des renforcements nourriture et eau, notamment, de l&#039;enregistrement des réponses de l&#039;animal le plus souvent rat ou pigeon, et des associations prévues par l&#039;expérimentateur entre eux.&lt;br /&gt;
Ainsi l&#039;expérimentateur peut-il faire en sorte que de la nourriture soit délivrée lorsque l&#039;animal a appuyé un nombre de fois déterminé sur un levier, mais uniquement lorsqu&#039;un son aigu a été précédé d&#039;une lumière verte. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Skinner, la quasi-totalité des comportements humains et animaux est explicable par le conditionnement opérant. Ses travaux vont particulièrement influencer la psychologie de l&#039;apprentissage et, dans les années 60, Skinner invente une méthode d&#039;apprentissage en éducation : on propose à l&#039;élève des tâches de complexité croissante, en renforçant par des récompenses les savoirs qu&#039;on désire développer.Ce qui va permettre de renforcer un comportement n&#039;est pas déterminé mais évolue selon l&#039;histoire génétique de l&#039;espèce, ou selon les cultures. Par exemple, une nouvelle coutume n&#039;est sélectionnée que si ses conséquences sont positives pour la communauté. Le behaviorisme fut longtemps hégémonique, tout en étant fortement critiqué pour ne tenir aucun compte de processus internes comme la motivation ou la mémoire. Il a peu à peu été supplanté par l&#039;approche cognitive, qui refuse d&#039;écarter de l&#039;analyse ce qui se passe « à l&#039;intérieur » de l&#039;individu, ce qu&#039;il vit ou ressent subjectivement, en voyant même cela comme le fondement de l&#039;élaboration des conduites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{co|Annexe montrant la fameuse boite souhaitable...}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 26 avril 2010 à 11:53 (UTC)&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La théorie de l&#039;empreinte (Konrad Lorenz)==&lt;br /&gt;
{{co|c&#039;est qui Lorenz...? Contexte... etc.. etc...}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 26 avril 2010 à 11:54 (UTC)&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En observant des poussins à la naissance, Lorenz remarque que ceux-ci suivent instinctivement leur mère. En réalité, ils reconnaissent comme figure maternelle le premier objet mobile qu&#039;ils voient après la naissance. Il a donc pu observer que ces poussins pouvaient le confondre avec leur véritable mère et ceci de manière irréversible. Ils ne s&#039;identifieront jamais à une autre figure maternelle même si l&#039;on venait à leur présenter leur véritable mère. L&#039;expérience a même été concluante avec des ballons colorés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de l&#039;oie, ce processus neurologique se situe au niveau de l&#039;&#039;&#039;hyperstriatum&#039;&#039; (structure non présente chez les mammifères) :&lt;br /&gt;
:*« En utilisant des mesures biochimiques de l&#039;activité neuronale et l&#039;autoradiographie, on a découvert qu&#039;une zone de la région intermédiaire de l&#039;hyperstriatum ventro-médian (IHVM) est intimement liée à l&#039;empreinte filiale. Lorsque les neurones de cette zone sont détruits avant l&#039;empreinte, le poussin est incapable de reconnaître l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. Et qui plus est, lorsqu&#039;ils sont détruits immédiatement après l&#039;empreinte, le poussin ne réagit plus préférentiellement à l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. »&lt;br /&gt;
{{co|est-ce que l&#039;imprégnation marche chez tous les animaux et si non, pourquoi?}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 26 avril 2010 à 11:54 (UTC)&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L&#039;habituation==&lt;br /&gt;
L&#039;habituation peut être définie comme une diminution de la réponse à un stimulus qui n&#039;a des conséquences ni positives, ni négatives. Lorsqu&#039;on soumet un individu à un stimulus, il répond de manière forte à ce stimulus si il n&#039;y a jamais encore été confronté. Par contre, plus le stimulus sera répèté, plus la réaction en réponse à ce stimulus sera faible; effectivement, une confrontation fréquente à un stimulus particulier permet à l&#039;individu de s&#039;y habituer et ainsi de diminuer la réaction. Au final, le stimulus est enregistré par l&#039;individu et il en connait la conséquence à l&#039;avance ce qui lui permet de ne plus s&#039;en soucier; il n&#039;y a plus de réaction. Il est important de préciser qu&#039;on parle là de cas où la conséquence du stimulus n&#039;est ni positive ni négative sinon, l&#039;idividu développerait une réaction particulière en réponse au stimulus et non une absence de réponse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour illustrer cela, nous pouvons prendre l&#039;exemple de l&#039;oisillon qui est  confronté à de nombreux objets volant autour et au-dessus de lui (feuilles, autres oiseaux de la même espèce, etc...) Tout d&#039;abord, l&#039;oisillon va réagir en montrant un état de stresse qui le pousse à se cacher ou fuir. Quand il se rend compte, après plusieurs confrontations à ce même stimulus, que ce dernier n&#039;agit pas en sa faveur ou en sa défaveur, il va intégrer le fait que la réaction à ce stimulus est inutile vu qu&#039;il ne modifie en rien sa condition.&lt;br /&gt;
{{co|très incomplet pour l&#039;instant... et pourtant c&#039;est un chapitre super important et vraiment très classique. A développer donc...}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 26 avril 2010 à 11:55 (UTC)&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45250</id>
		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
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		<updated>2010-04-26T13:56:02Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : /* L&amp;#039;habituation */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L&#039;apprentissage est considéré comme un comportement qui se retrouve chez les animaux sous plusieurs formes (habituation, apprentissage par essais et erreurs, par imitation, par imprégnation ou encore par conditionnement)et peut être modifié par une expérience que le sujet aura subit dans un moment passé. Trois grand théoriciens (Pavlov, Skinner et Lorenz) proposeront chacun une théorie sur différents comportements observables chez les animaux (le réflexe de Pavlov, le conditionnement opérant de Skinner et l&#039;empreinte de Lorenz). Voila donc l&#039;articulation de ce point qu&#039;est l&#039;apprentissage.&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:JonathanG|JonathanG]] 22 avril 2010 à 10:03 (UTC)&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage ?=&lt;br /&gt;
Chez un animal, il s&#039;agit d&#039;une &amp;quot;activité musculaire observable&amp;quot;. Chez certains cas d&#039;animaux, il s&#039;agit du mouvement du corps entier (par exemple lorsqu&#039;une proie aperçoit son prédateur et qu&#039;il s&#039;enfuit). Chez d&#039;autres, il ne s&#039;agit que d&#039;une partie du corps (par exemple lorsque l&#039;on pointe du doigt pour indiquer une direction). Chez certains, l&#039;activité musculaire est moins visible, par exemple dans le cas du chant de l&#039;oiseau, lequel se sert de ses muscles pour expulser de l&#039;air de ses poumons et pour produire des sons dans sa gorge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On considère donc l&#039;apprentissage comme une sorte de processus comportemental. Mais le comportement qui en découle est normalement plus tardif, comme par exemple un oisillon qui entend un adulte chanter et mémorise le chant.&lt;br /&gt;
Au final on dit que le comportement est ce que l&#039;animal &amp;quot;fait et la façon dont il le fait&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment modifie-t-il le comportement ?==&lt;br /&gt;
Les processus d&#039;apprentissage opèrent un changement dans les fonctions innées et, dans cette mesure, l&#039;apprentissage peut être considéré comme un phénomène de développement ontogénique du comportement, superposé aux manifestations innées et à leurs mécanismes. L&#039;exercice joue un rôle important dans le perfectionnement de l&#039;apprentissage et donc joue le rôle de renforceur. L&#039;apprentissage peut être défini comme étant la modification adaptative du comportement par les expériences passées. En ce sens, l&#039;apprentissage est caractérisé par sa flexibilité : ce qui est appris ne l&#039;est pas de la même façon pour chaque individu et le comportement peut à nouveau varier en fonction des changements de l&#039;environnement. Les principes sur lesquels le choix est basé ne sont pas identiques chez les diverses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Est-ce que l&#039;apprentissage peut être modifié par l&#039;expérience ?==&lt;br /&gt;
Oui, l&#039;apprentissage peut être modifié par expérience étant donné que l&#039;animal n&#039;a pas besoin d&#039;être en présence d&#039;un comportement stéréotypé (inné) pour l&#039;accomplir (il tire bénéfice de l&#039;expérience). Prenons l&#039;exemple des singes Vert : en présence d&#039;un objet menaçant tel qu&#039;un aigle les jeunes poussent un cri d&#039;alarme afin de prévenir les adultes. Cependant, ils ont tendance à pousser un cri d&#039;alarme pour tout objet leur semblant menaçant tel que le Guêpier totalement inoffensif. Par contre des scientifiques ont observé que ces jeunes en vieillissant s&#039;améliorent au point de pousser un cri d&#039;alarme qu&#039;en présence d&#039;un aigle. Normalement, si un aigle survole en effet le territoire où se trouvent les singes Verts et qu&#039;un jeune aperçoit celui-ci et pousse un cri d&#039;alarme il est automatiquement suivi d&#039;un autre singe qui pousse à son tour un cri. Dans le cas contraire, le reste du groupe ne réagira pas à l&#039;alerte. La confirmation sociale du cri que lance le jeune singe lui apprend à quel moment il doit donner ce signal et c&#039;est l&#039;apprentissage qui lui permettra de perfectionner son cri de telle manière qu&#039;il ne poussera un cri d&#039;alerte qu&#039;en présence d&#039;un aigle (prédateur des singes Verts).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, l&#039;apprentissage n&#039;est pas chez tous les animaux. Les animaux les plus simples ne possédant pas de système nerveux ne sont pas capable d&#039;apprendre.&lt;br /&gt;
{{co|chez tous les organismes? même les plus simples? soyez précis ici}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 26 avril 2010 à 11:50 (UTC)&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les différents types d&#039;apprentissage?=&lt;br /&gt;
On peut scinder l&#039;apprentissage en deux grands types qui sont l&#039;apprentissage associatif et l&#039;apprentissage non-associatif. L&#039;apprentissage associatif comprend le conditionnement classique et le conditionnement opérant, tandis que l&#039;apprentissage non-associatif comprend l&#039;habituation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement classique ou réflexe de Pavlov==&lt;br /&gt;
:Pavlov a mis en évidence le fait que la répétition d&#039;un stimulus extérieur (par exemple, un son) lors d&#039;une action précise chez l&#039;animal, pouvait provoquer un réflexe chez celui-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::* Prenons l&#039;exemple d&#039;un chien qui dés lors qu&#039;il s&#039;apprête à se nourrir entend un signal sonore précis. Le fait d&#039;émettre ce signal à chaque fois qu&#039;il s&#039;apprête à manger va créer un réflexe sous la forme de production de salive. L&#039;animal va créer, par réflexe, de la salive à chaque fois qu&#039;il entendra ce signal sonore, sans avoir de la nourriture à sa disposition.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ce réflexe n&#039;est pas inné, il est conditionnel. Les réactions sont acquises par apprentissage et habitude et deviennent des réflexes lorsque le cerveau fait les liens entre le stimulus et l’action qui suit.&lt;br /&gt;
{{co|pas assez convaincant... pourtant c&#039;est HISTORIQUE}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 26 avril 2010 à 11:52 (UTC)&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement opérant de Skinner==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le psychologue américain Burrhus F. Skinner fut l&#039;un des représentants du behaviorisme, courant de la psychologie anglo-saxonne particulièrement important de la Première Guerre mondiale aux années 50. Ce courant repose sur l&#039;idée que l&#039;explication scientifique en psychologie doit ignorer toute référence à la conscience de l&#039;individu, pour n&#039;étudier que les comportements extérieurs observés expérimentalement. Les behavioristes laissent donc de côté les processus mentaux, selon eux non-objectivables, pour ne se centrer que sur les comportements, considérés comme des réponses de l&#039;individu aux stimuli de l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, les comportements sont sélectionnés par leurs conséquences sur l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
:*Par exemple, on dira qu&#039;une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d&#039;un organisme du fait de ses conséquences positives pour l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Skinner effectuait ses premières expériences sur des rats à l&#039;aide de &#039;&#039;sa boite de Skinner&#039;&#039;, il utilisait cette invention de son cru pour démontrer les mécanismes du conditionnement opérant. Il a d&#039;abord pris un rat auquel il a appris à se nourrir de la nourriture qu&#039;il laissait traîner dans la cage. Lorsqu&#039;il le mit dans la boîte de Skinner, le rat se mit à agir comme les autres rats qui cherchent leur nourriture en courant et en reniflant. Ainsi, lorsque l&#039;animal accrocha par inadvertance un levier, une boulette de nourriture tomba dans la cage. Ensuite, le rat continua de se comporter comme n&#039;importe quel rat et finit par réaccrocher le levier. Une nouvelle boulette tomba. Peu à peu, le rongeur commença à appuyer plus souvent sur le levier et, finalement, à le faire chaque fois qu&#039;il avait faim. Ce système est un système de renforcement positif (la nourriture).&lt;br /&gt;
{{co|incomplet. Annexe montrant la fameuse boite souhaitable...}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 26 avril 2010 à 11:53 (UTC)&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La théorie de l&#039;empreinte (Konrad Lorenz)==&lt;br /&gt;
{{co|c&#039;est qui Lorenz...? Contexte... etc.. etc...}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 26 avril 2010 à 11:54 (UTC)&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En observant des poussins à la naissance, Lorenz remarque que ceux-ci suivent instinctivement leur mère. En réalité, ils reconnaissent comme figure maternelle le premier objet mobile qu&#039;ils voient après la naissance. Il a donc pu observer que ces poussins pouvaient le confondre avec leur véritable mère et ceci de manière irréversible. Ils ne s&#039;identifieront jamais à une autre figure maternelle même si l&#039;on venait à leur présenter leur véritable mère. L&#039;expérience a même été concluante avec des ballons colorés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de l&#039;oie, ce processus neurologique se situe au niveau de l&#039;&#039;&#039;hyperstriatum&#039;&#039; (structure non présente chez les mammifères) :&lt;br /&gt;
:*« En utilisant des mesures biochimiques de l&#039;activité neuronale et l&#039;autoradiographie, on a découvert qu&#039;une zone de la région intermédiaire de l&#039;hyperstriatum ventro-médian (IHVM) est intimement liée à l&#039;empreinte filiale. Lorsque les neurones de cette zone sont détruits avant l&#039;empreinte, le poussin est incapable de reconnaître l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. Et qui plus est, lorsqu&#039;ils sont détruits immédiatement après l&#039;empreinte, le poussin ne réagit plus préférentiellement à l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. »&lt;br /&gt;
{{co|est-ce que l&#039;imprégnation marche chez tous les animaux et si non, pourquoi?}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 26 avril 2010 à 11:54 (UTC)&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L&#039;habituation==&lt;br /&gt;
L&#039;habituation peut être définie comme une diminution de la réponse à un stimulus qui n&#039;a des conséquences ni positives, ni négatives. Lorsqu&#039;on soumet un individu à un stimulus, il répond de manière forte à ce stimulus si il n&#039;y a jamais encore été confronté. Par contre, plus le stimulus sera répèté, plus la réaction en réponse à ce stimulus sera faible; effectivement, une confrontation fréquente à un stimulus particulier permet à l&#039;individu de s&#039;y habituer et ainsi de diminuer la réaction. Au final, le stimulus est enregistré par l&#039;individu et il en connait la conséquence à l&#039;avance ce qui lui permet de ne plus s&#039;en soucier; il n&#039;y a plus de réaction. Il est important de préciser qu&#039;on parle là de cas où la conséquence du stimulus n&#039;est ni positive ni négative sinon, l&#039;idividu développerait une réaction particulière en réponse au stimulus et non une absence de réponse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour illustrer cela, nous pouvons prendre l&#039;exemple de l&#039;oisillon qui est  confronté à de nombreux objets volant autour et au-dessus de lui (feuilles, autres oiseaux de la même espèce, etc...) Tout d&#039;abord, l&#039;oisillon va réagir en montrant un état de stresse qui le pousse à se cacher ou fuir. Quand il se rend compte, après plusieurs confrontations à ce même stimulus, que ce dernier n&#039;agit pas en sa faveur ou en sa défaveur, il va intégrer le fait que la réaction à ce stimulus est inutile vu que &lt;br /&gt;
{{co|très incomplet pour l&#039;instant... et pourtant c&#039;est un chapitre super important et vraiment très classique. A développer donc...}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 26 avril 2010 à 11:55 (UTC)&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
retour à [[Comportement_4BIOS_2010]] &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
retour à [[Accueil]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45213</id>
		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45213"/>
		<updated>2010-04-26T13:41:58Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : /* L&amp;#039;habituation */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L&#039;apprentissage est considéré comme un comportement qui se retrouve chez les animaux sous plusieurs formes (habituation, apprentissage par essais et erreurs, par imitation, par imprégnation ou encore par conditionnement)et peut être modifié par une expérience que le sujet aura subit dans un moment passé. Trois grand théoriciens (Pavlov, Skinner et Lorenz) proposeront chacun une théorie sur différents comportements observables chez les animaux (le réflexe de Pavlov, le conditionnement opérant de Skinner et l&#039;empreinte de Lorenz). Voila donc l&#039;articulation de ce point qu&#039;est l&#039;apprentissage.&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:JonathanG|JonathanG]] 22 avril 2010 à 10:03 (UTC)&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage ?=&lt;br /&gt;
Chez un animal, il s&#039;agit d&#039;une &amp;quot;activité musculaire observable&amp;quot;. Chez certains cas d&#039;animaux, il s&#039;agit du mouvement du corps entier (par exemple lorsqu&#039;une proie aperçoit son prédateur et qu&#039;il s&#039;enfuit). Chez d&#039;autres, il ne s&#039;agit que d&#039;une partie du corps (par exemple lorsque l&#039;on pointe du doigt pour indiquer une direction). Chez certains, l&#039;activité musculaire est moins visible, par exemple dans le cas du chant de l&#039;oiseau, lequel se sert de ses muscles pour expulser de l&#039;air de ses poumons et pour produire des sons dans sa gorge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On considère donc l&#039;apprentissage comme une sorte de processus comportemental. Mais le comportement qui en découle est normalement plus tardif, comme par exemple un oisillon qui entend un adulte chanter et mémorise le chant.&lt;br /&gt;
Au final on dit que le comportement est ce que l&#039;animal &amp;quot;fait et la façon dont il le fait&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Est-ce que l&#039;apprentissage peut être modifié par l&#039;expérience ?==&lt;br /&gt;
Oui, l&#039;apprentissage peut être modifié par expérience étant donné que l&#039;animal n&#039;a pas besoin d&#039;être en présence d&#039;un comportement stéréotypé (inné) pour l&#039;accomplir (il tire bénéfice de l&#039;expérience). Prenons l&#039;exemple des singes Vert : en présence d&#039;un objet menaçant tel qu&#039;un aigle les jeunes poussent un cri d&#039;alarme afin de prévenir les adultes. Cependant, ils ont tendance à pousser un cri d&#039;alarme pour tout objet leur semblant menaçant tel que le Guêpier totalement inoffensif. Par contre des scientifiques ont observé que ces jeunes en vieillissant s&#039;améliorent au point de pousser un cri d&#039;alarme qu&#039;en présence d&#039;un aigle. Normalement, si un aigle survole en effet le territoire où se trouvent les singes Verts et qu&#039;un jeune aperçoit celui-ci et pousse un cri d&#039;alarme il est automatiquement suivi d&#039;un autre singe qui pousse à son tour un cri. Dans le cas contraire, le reste du groupe ne réagira pas à l&#039;alerte. La confirmation sociale du cri que lance le jeune singe lui apprend à quel moment il doit donner ce signal et c&#039;est l&#039;apprentissage qui lui permettra de perfectionner son cri de telle manière qu&#039;il ne poussera un cri d&#039;alerte qu&#039;en présence d&#039;un aigle (prédateur des singes Verts)&lt;br /&gt;
{{co|chez tous les organismes? même les plus simples? soyez précis ici}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 26 avril 2010 à 11:50 (UTC)&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage et comment modifie-t-il le comportement?=&lt;br /&gt;
Les processus d&#039;apprentissage opèrent un changement dans les fonctions innées et, dans cette mesure, l&#039;apprentissage peut être considéré comme un phénomène de développement ontogénique du comportement, superposé aux manifestations innées et à leurs mécanismes. L&#039;exercice joue un rôle important dans le perfectionnement de l&#039;apprentissage et donc joue le rôle de renforceur. L&#039;apprentissage peut être défini comme étant la modification adaptative du comportement par les expériences passées. En ce sens, l&#039;apprentissage est caractérisé par sa flexibilité : ce qui est appris ne l&#039;est pas de la même façon pour chaque individu et le comportement peut à nouveau varier en fonction des changements de l&#039;environnement. Les principes sur lesquels le choix est basé ne sont pas identiques chez les diverses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les différents types d&#039;apprentissage?=&lt;br /&gt;
On peut scinder l&#039;apprentissage en deux grands types qui sont l&#039;apprentissage associatif et l&#039;apprentissage non-associatif. L&#039;apprentissage associatif comprend le conditionnement classique et le conditionnement opérant, tandis que l&#039;apprentissage non-associatif comprend l&#039;habituation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement classique ou réflexe de Pavlov==&lt;br /&gt;
:Pavlov a mis en évidence le fait que la répétition d&#039;un stimulus extérieur (par exemple, un son) lors d&#039;une action précise chez l&#039;animal, pouvait provoquer un réflexe chez celui-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::* Prenons l&#039;exemple d&#039;un chien qui dés lors qu&#039;il s&#039;apprête à se nourrir entend un signal sonore précis. Le fait d&#039;émettre ce signal à chaque fois qu&#039;il s&#039;apprête à manger va créer un réflexe sous la forme de production de salive. L&#039;animal va créer, par réflexe, de la salive à chaque fois qu&#039;il entendra ce signal sonore, sans avoir de la nourriture à sa disposition.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ce réflexe n&#039;est pas inné, il est conditionnel. Les réactions sont acquises par apprentissage et habitude et deviennent des réflexes lorsque le cerveau fait les liens entre le stimulus et l’action qui suit.&lt;br /&gt;
{{co|pas assez convaincant... pourtant c&#039;est HISTORIQUE}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 26 avril 2010 à 11:52 (UTC)&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement opérant de Skinner==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le psychologue américain Burrhus F. Skinner fut l&#039;un des représentants du behaviorisme, courant de la psychologie anglo-saxonne particulièrement important de la Première Guerre mondiale aux années 50. Ce courant repose sur l&#039;idée que l&#039;explication scientifique en psychologie doit ignorer toute référence à la conscience de l&#039;individu, pour n&#039;étudier que les comportements extérieurs observés expérimentalement. Les behavioristes laissent donc de côté les processus mentaux, selon eux non-objectivables, pour ne se centrer que sur les comportements, considérés comme des réponses de l&#039;individu aux stimuli de l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, les comportements sont sélectionnés par leurs conséquences sur l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
:*Par exemple, on dira qu&#039;une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d&#039;un organisme du fait de ses conséquences positives pour l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Skinner effectuait ses premières expériences sur des rats à l&#039;aide de &#039;&#039;sa boite de Skinner&#039;&#039;, il utilisait cette invention de son cru pour démontrer les mécanismes du conditionnement opérant. Il a d&#039;abord pris un rat auquel il a appris à se nourrir de la nourriture qu&#039;il laissait traîner dans la cage. Lorsqu&#039;il le mit dans la boîte de Skinner, le rat se mit à agir comme les autres rats qui cherchent leur nourriture en courant et en reniflant. Ainsi, lorsque l&#039;animal accrocha par inadvertance un levier, une boulette de nourriture tomba dans la cage. Ensuite, le rat continua de se comporter comme n&#039;importe quel rat et finit par réaccrocher le levier. Une nouvelle boulette tomba. Peu à peu, le rongeur commença à appuyer plus souvent sur le levier et, finalement, à le faire chaque fois qu&#039;il avait faim. Ce système est un système de renforcement positif (la nourriture).&lt;br /&gt;
{{co|incomplet. Annexe montrant la fameuse boite souhaitable...}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 26 avril 2010 à 11:53 (UTC)&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La théorie de l&#039;empreinte (Konrad Lorenz)==&lt;br /&gt;
{{co|c&#039;est qui Lorenz...? Contexte... etc.. etc...}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 26 avril 2010 à 11:54 (UTC)&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En observant des poussins à la naissance, Lorenz remarque que ceux-ci suivent instinctivement leur mère. En réalité, ils reconnaissent comme figure maternelle le premier objet mobile qu&#039;ils voient après la naissance. Il a donc pu observer que ces poussins pouvaient le confondre avec leur véritable mère et ceci de manière irréversible. Ils ne s&#039;identifieront jamais à une autre figure maternelle même si l&#039;on venait à leur présenter leur véritable mère. L&#039;expérience a même été concluante avec des ballons colorés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de l&#039;oie, ce processus neurologique se situe au niveau de l&#039;&#039;&#039;hyperstriatum&#039;&#039; (structure non présente chez les mammifères) :&lt;br /&gt;
:*« En utilisant des mesures biochimiques de l&#039;activité neuronale et l&#039;autoradiographie, on a découvert qu&#039;une zone de la région intermédiaire de l&#039;hyperstriatum ventro-médian (IHVM) est intimement liée à l&#039;empreinte filiale. Lorsque les neurones de cette zone sont détruits avant l&#039;empreinte, le poussin est incapable de reconnaître l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. Et qui plus est, lorsqu&#039;ils sont détruits immédiatement après l&#039;empreinte, le poussin ne réagit plus préférentiellement à l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. »&lt;br /&gt;
{{co|est-ce que l&#039;imprégnation marche chez tous les animaux et si non, pourquoi?}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 26 avril 2010 à 11:54 (UTC)&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L&#039;habituation==&lt;br /&gt;
L&#039;habituation peut être définie comme une diminution de la réponse à un stimulus qui n&#039;a des conséquences ni positives, ni négatives. Lorsqu&#039;on soumet un individu à un stimulus, il répond de manière forte à ce stimulus si il n&#039;y a jamais encore été confronté. Par contre, plus le stimulus sera répèté, plus la réaction en réponse à ce stimulus sera faible; effectivement, une confrontation fréquente à un stimulus particulier permet à l&#039;individu de s&#039;y habituer et ainsi de diminuer la réaction. Au final, le stimulus est enregistré par l&#039;individu et il en connait la conséquence à l&#039;avance ce qui lui permet de ne plus s&#039;en soucier; il n&#039;y a plus de réaction.&lt;br /&gt;
{{co|très incomplet pour l&#039;instant... et pourtant c&#039;est un chapitre super important et vraiment très classique. A développer donc...}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 26 avril 2010 à 11:55 (UTC)&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45207</id>
		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=45207"/>
		<updated>2010-04-26T13:40:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : /* L&amp;#039;habituation */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L&#039;apprentissage est considéré comme un comportement qui se retrouve chez les animaux sous plusieurs formes (habituation, apprentissage par essais et erreurs, par imitation, par imprégnation ou encore par conditionnement)et peut être modifié par une expérience que le sujet aura subit dans un moment passé. Trois grand théoriciens (Pavlov, Skinner et Lorenz) proposeront chacun une théorie sur différents comportements observables chez les animaux (le réflexe de Pavlov, le conditionnement opérant de Skinner et l&#039;empreinte de Lorenz). Voila donc l&#039;articulation de ce point qu&#039;est l&#039;apprentissage.&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:JonathanG|JonathanG]] 22 avril 2010 à 10:03 (UTC)&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage ?=&lt;br /&gt;
Chez un animal, il s&#039;agit d&#039;une &amp;quot;activité musculaire observable&amp;quot;. Chez certains cas d&#039;animaux, il s&#039;agit du mouvement du corps entier (par exemple lorsqu&#039;une proie aperçoit son prédateur et qu&#039;il s&#039;enfuit). Chez d&#039;autres, il ne s&#039;agit que d&#039;une partie du corps (par exemple lorsque l&#039;on pointe du doigt pour indiquer une direction). Chez certains, l&#039;activité musculaire est moins visible, par exemple dans le cas du chant de l&#039;oiseau, lequel se sert de ses muscles pour expulser de l&#039;air de ses poumons et pour produire des sons dans sa gorge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On considère donc l&#039;apprentissage comme une sorte de processus comportemental. Mais le comportement qui en découle est normalement plus tardif, comme par exemple un oisillon qui entend un adulte chanter et mémorise le chant.&lt;br /&gt;
Au final on dit que le comportement est ce que l&#039;animal &amp;quot;fait et la façon dont il le fait&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Est-ce que l&#039;apprentissage peut être modifié par l&#039;expérience ?==&lt;br /&gt;
Oui, l&#039;apprentissage peut être modifié par expérience étant donné que l&#039;animal n&#039;a pas besoin d&#039;être en présence d&#039;un comportement stéréotypé (inné) pour l&#039;accomplir (il tire bénéfice de l&#039;expérience).&lt;br /&gt;
{{co|chez tous les organismes? même les plus simples? soyez précis ici}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 26 avril 2010 à 11:50 (UTC)&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage et comment modifie-t-il le comportement?=&lt;br /&gt;
Les processus d&#039;apprentissage opèrent un changement dans les fonctions innées et, dans cette mesure, l&#039;apprentissage peut être considéré comme un phénomène de développement ontogénique du comportement, superposé aux manifestations innées et à leurs mécanismes. L&#039;exercice joue un rôle important dans le perfectionnement de l&#039;apprentissage et donc joue le rôle de renforceur. L&#039;apprentissage peut être défini comme étant la modification adaptative du comportement par les expériences passées. En ce sens, l&#039;apprentissage est caractérisé par sa flexibilité : ce qui est appris ne l&#039;est pas de la même façon pour chaque individu et le comportement peut à nouveau varier en fonction des changements de l&#039;environnement. Les principes sur lesquels le choix est basé ne sont pas identiques chez les diverses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les différents types d&#039;apprentissage?=&lt;br /&gt;
On peut scinder l&#039;apprentissage en deux grands types qui sont l&#039;apprentissage associatif et l&#039;apprentissage non-associatif. L&#039;apprentissage associatif comprend le conditionnement classique et le conditionnement opérant, tandis que l&#039;apprentissage non-associatif comprend l&#039;habituation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement classique ou réflexe de Pavlov==&lt;br /&gt;
:Pavlov a mis en évidence le fait que la répétition d&#039;un stimulus extérieur (par exemple, un son) lors d&#039;une action précise chez l&#039;animal, pouvait provoquer un réflexe chez celui-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::* Prenons l&#039;exemple d&#039;un chien qui dés lors qu&#039;il s&#039;apprête à se nourrir entend un signal sonore précis. Le fait d&#039;émettre ce signal à chaque fois qu&#039;il s&#039;apprête à manger va créer un réflexe sous la forme de production de salive. L&#039;animal va créer, par réflexe, de la salive à chaque fois qu&#039;il entendra ce signal sonore, sans avoir de la nourriture à sa disposition.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ce réflexe n&#039;est pas inné, il est conditionnel. Les réactions sont acquises par apprentissage et habitude et deviennent des réflexes lorsque le cerveau fait les liens entre le stimulus et l’action qui suit.&lt;br /&gt;
{{co|pas assez convaincant... pourtant c&#039;est HISTORIQUE}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 26 avril 2010 à 11:52 (UTC)&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement opérant de Skinner==&lt;br /&gt;
{{co|c&#039;est qui Skinner? Contexte...}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 26 avril 2010 à 11:53 (UTC)&amp;lt;br&amp;gt;:Dans cette perspective, les comportements sont sélectionnés par leurs conséquences sur l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::*Par exemple, on dira qu&#039;une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d&#039;un organisme du fait de ses conséquences positives pour l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
Skinner effectuait ses premières expériences sur des rats à l&#039;aide de &#039;&#039;sa boite de Skinner&#039;&#039;, il utilisait cette invention de son cru pour démontrer les mécanismes du conditionnement opérant. Il a d&#039;abord pris un rat auquel il a appris à se nourrir de la nourriture qu&#039;il laissait traîner dans la cage. Lorsqu&#039;il le mit dans la boîte de Skinner, le rat se mit à agir comme les autres rats qui cherchent leur nourriture en courant et en reniflant. Ainsi, lorsque l&#039;animal accrocha par inadvertance un levier, une boulette de nourriture tomba dans la cage. Ensuite, le rat continua de se comporter comme n&#039;importe quel rat et finit par réaccrocher le levier. Une nouvelle boulette tomba. Peu à peu, le rongeur commença à appuyer plus souvent sur le levier et, finalement, à le faire chaque fois qu&#039;il avait faim. Ce système est un système de renforcement positif (la nourriture).&lt;br /&gt;
{{co|incomplet. Annexe montrant la fameuse boite souhaitable...}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 26 avril 2010 à 11:53 (UTC)&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La théorie de l&#039;empreinte (Konrad Lorenz)==&lt;br /&gt;
{{co|c&#039;est qui Lorenz...? Contexte... etc.. etc...}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 26 avril 2010 à 11:54 (UTC)&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En observant des poussins à la naissance, Lorenz remarque que ceux-ci suivent instinctivement leur mère. En réalité, ils reconnaissent comme figure maternelle le premier objet mobile qu&#039;ils voient après la naissance. Il a donc pu observer que ces poussins pouvaient le confondre avec leur véritable mère et ceci de manière irréversible. Ils ne s&#039;identifieront jamais à une autre figure maternelle même si l&#039;on venait à leur présenter leur véritable mère. L&#039;expérience a même été concluante avec des ballons colorés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de l&#039;oie, ce processus neurologique se situe au niveau de l&#039;&#039;&#039;hyperstriatum&#039;&#039; (structure non présente chez les mammifères) :&lt;br /&gt;
:*« En utilisant des mesures biochimiques de l&#039;activité neuronale et l&#039;autoradiographie, on a découvert qu&#039;une zone de la région intermédiaire de l&#039;hyperstriatum ventro-médian (IHVM) est intimement liée à l&#039;empreinte filiale. Lorsque les neurones de cette zone sont détruits avant l&#039;empreinte, le poussin est incapable de reconnaître l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. Et qui plus est, lorsqu&#039;ils sont détruits immédiatement après l&#039;empreinte, le poussin ne réagit plus préférentiellement à l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. »&lt;br /&gt;
{{co|est-ce que l&#039;imprégnation marche chez tous les animaux et si non, pourquoi?}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 26 avril 2010 à 11:54 (UTC)&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L&#039;habituation==&lt;br /&gt;
L&#039;habituation peut être définie comme une diminution de la réponse à un stimulus. Lorsqu&#039;on soumet un individu à un stimulus, il répond de manière forte à ce stimulus si il n&#039;y a jamais encore été confronté. Par contre, plus le stimulus sera répèté, plus la réaction en réponse à ce stimulus sera faible; effectivement, une confrontation fréquente à un stimulus particulier permet à l&#039;individu de s&#039;y habituer et ainsi de diminuer la réaction. Au final, le stimulus est enregistré par l&#039;individu et il en connait la conséquence à l&#039;avance ce qui lui permet de ne plus s&#039;en soucier; il n&#039;y a plus de réaction.&lt;br /&gt;
{{co|très incomplet pour l&#039;instant... et pourtant c&#039;est un chapitre super important et vraiment très classique. A développer donc...}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 26 avril 2010 à 11:55 (UTC)&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
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retour à [[Accueil]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=44898</id>
		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=44898"/>
		<updated>2010-04-23T07:30:23Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : /* L&amp;#039;habituation */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L&#039;apprentissage est considéré comme un comportement qui se retrouve chez les animaux sous plusieurs formes (Habituation, apprentissage par essais et erreurs, par imitation, par imprégnation ou encore par conditionnement)et peut être modifié par une expérience que le sujet aura subit dans un moment passé. Trois grand théoriciens (Pavlov, Skinner et Lorenz) proposeront chacun une théorie sur différent comportement observable chez les animaux (le réflexe de Pavlov, le conditionnement opérant de Skinner et l&#039;empreinte de Lorenz). Voila donc l&#039;articulation de ce point qu&#039;est l&#039;apprentissage.&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:JonathanG|JonathanG]] 22 avril 2010 à 10:03 (UTC)&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce qu&#039;un comportement ?=&lt;br /&gt;
Chez un animal, il s&#039;agit d&#039;une &amp;quot;activité musculaire observable&amp;quot;. Chez certains cas d&#039;animaux, il s&#039;agit du mouvement du corps entier (par exemple lorsqu&#039;une proie aperçoit son prédateur et qu&#039;il s&#039;enfuit). Chez d&#039;autres, il ne s&#039;agit que d&#039;une partie du corps (par exemple lorsque l&#039;on pointe du doigt pour indiquer une direction). Chez certains, l&#039;activité musculaire est moins visible, par exemple dans le cas du chant de l&#039;oiseau, lequel se sert de ses muscles pour expulser de l&#039;air de ses poumons et pour produire des sons dans sa gorge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On considère donc l&#039;apprentissage comme une sorte de processus comportemental. Mais le comportement qui en découle est normalement plus tardif, comme par exemple un oisillon qui entend un adulte chanter et mémorise le chant.&lt;br /&gt;
Au final on dit que le comportement est ce que l&#039;animal &amp;quot;fait et la façon dont il le fait&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Est-ce que l&#039;apprentissage peut être modifié par l&#039;expérience ?=&lt;br /&gt;
Oui, l&#039;apprentissage peut être modifié par expérience étant donné que l&#039;animal n&#039;a pas besoin d&#039;être en présence d&#039;un comportement stéréotypé (inné) pour l&#039;accomplir (il tire bénéfice de l&#039;expérience).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage et comment modifie-t-il le comportement?=&lt;br /&gt;
Les processus d&#039;apprentissage opèrent un changement dans les fonctions innées et, dans cette mesure, l&#039;apprentissage peut être considéré comme un phénomène de développement ontogénique du comportement, superposé aux manifestations innées et à leurs mécanismes. L&#039;exercice joue un rôle important dans le perfectionnement de l&#039;apprentissage et donc joue le rôle de renforceur. L&#039;apprentissage peut être défini comme étant la modification adaptative du comportement par les expériences passées. En ce sens, l&#039;apprentissage est caractérisé par sa flexibilité : ce qui est appris ne l&#039;est pas de la même façon pour chaque individu et le comportement peut à nouveau varier en fonction des changements de l&#039;environnement. Les principes sur lesquels le choix est basé ne sont pas identiques chez les diverses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les différents types d&#039;apprentissage?=&lt;br /&gt;
On peut scinder l&#039;apprentissage en deux grands types qui sont l&#039;apprentissage associatif et l&#039;apprentissage non-associatif. L&#039;apprentissage associatif comprend le conditionnement classique et le conditionnement opérant, tandis que l&#039;apprentissage non-associatif comprend l&#039;habituation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement classique ou réflexe de Pavlov==&lt;br /&gt;
:Pavlov a mis en évidence le fait que la répétition d&#039;un stimulus extérieur (par exemple, un son) lors d&#039;une action précise chez l&#039;animal, pouvait provoquer un réflexe chez celui-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::* Prenons l&#039;exemple d&#039;un chien qui dés lors qu&#039;il s&#039;apprête à se nourrir entend un signal sonore précis. Le fait d&#039;émettre ce signal à chaque fois qu&#039;il s&#039;apprête à manger va créer un réflexe sous la forme de production de salive. L&#039;animal va créer, par réflexe, de la salive à chaque fois qu&#039;il entendra ce signal sonore, sans avoir de la nourriture à sa disposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ce réflexe n&#039;est pas inné, il est conditionnel. Les réactions sont acquises par apprentissage et habitude et deviennent des réflexes lorsque le cerveau fait les liens entre le stimulus et l’action qui suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement opérant de Skinner==&lt;br /&gt;
:Dans cette perspective, les comportements sont sélectionnés par leurs conséquences sur l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::*Par exemple, on dira qu&#039;une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d&#039;un organisme du fait de ses conséquences positives pour l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
Skinner effectuait ses premières expériences sur des rats à l&#039;aide de &#039;&#039;sa boite de Skinner&#039;&#039;, il utilisait cette invention de son cru pour démontrer les mécanismes du conditionnement opérant. Il a d&#039;abord pris un rat auquel il a appris à se nourrir de la nourriture qu&#039;il laissait traîner dans la cage. Lorsqu&#039;il le mit dans la boîte de Skinner, le rat se mit à agir comme les autres rats qui cherchent leur nourriture en courant et en reniflant. Ainsi, lorsque l&#039;animal accrocha par inadvertance un levier, une boulette de nourriture tomba dans la cage. Ensuite, le rat continua de se comporter comme n&#039;importe quel rat et finit par réaccrocher le levier. Une nouvelle boulette tomba. Peu à peu, le rongeur commença à appuyer plus souvent sur le levier et, finalement, à le faire chaque fois qu&#039;il avait faim. Ce système est un système de renforcement positif (la nourriture).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La théorie de l&#039;empreinte (Konrad Lorenz)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En observant des poussins à la naissance, Lorenz remarque que ceux-ci suivent instinctivement leur mère. En réalité, ils reconnaissent comme figure maternelle le premier objet mobile qu&#039;ils voient après la naissance. Il a donc pu observer que ces poussins pouvaient le confondre avec leur véritable mère et ceci de manière irréversible. Ils ne s&#039;identifieront jamais à une autre figure maternelle même si l&#039;on venait à leur présenter leur véritable mère. L&#039;expérience a même été concluante avec des ballons colorés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de l&#039;oie, ce processus neurologique se situe au niveau de l&#039;&#039;&#039;hyperstriatum&#039;&#039; (structure non présente chez les mammifères) :&lt;br /&gt;
:*« En utilisant des mesures biochimiques de l&#039;activité neuronale et l&#039;autoradiographie, on a découvert qu&#039;une zone de la région intermédiaire de l&#039;hyperstriatum ventro-médian (IHVM) est intimement liée à l&#039;empreinte filiale. Lorsque les neurones de cette zone sont détruits avant l&#039;empreinte, le poussin est incapable de reconnaître l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. Et qui plus est, lorsqu&#039;ils sont détruits immédiatement après l&#039;empreinte, le poussin ne réagit plus préférentiellement à l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L&#039;habituation==&lt;br /&gt;
L&#039;habituation peut être définie comme une diminution de la réponse à un stimulus.&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
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		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=44893</id>
		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=44893"/>
		<updated>2010-04-23T07:19:50Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L&#039;apprentissage est considéré comme un comportement qui se retrouve chez les animaux sous plusieurs formes (Habituation, apprentissage par essais et erreurs, par imitation, par imprégnation ou encore par conditionnement)et peut être modifié par une expérience que le sujet aura subit dans un moment passé. Trois grand théoriciens (Pavlov, Skinner et Lorenz) proposeront chacun une théorie sur différent comportement observable chez les animaux (le réflexe de Pavlov, le conditionnement opérant de Skinner et l&#039;empreinte de Lorenz). Voila donc l&#039;articulation de ce point qu&#039;est l&#039;apprentissage.&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:JonathanG|JonathanG]] 22 avril 2010 à 10:03 (UTC)&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce qu&#039;un comportement ?=&lt;br /&gt;
Chez un animal, il s&#039;agit d&#039;une &amp;quot;activité musculaire observable&amp;quot;. Chez certains cas d&#039;animaux, il s&#039;agit du mouvement du corps entier (par exemple lorsqu&#039;une proie aperçoit son prédateur et qu&#039;il s&#039;enfuit). Chez d&#039;autres, il ne s&#039;agit que d&#039;une partie du corps (par exemple lorsque l&#039;on pointe du doigt pour indiquer une direction). Chez certains, l&#039;activité musculaire est moins visible, par exemple dans le cas du chant de l&#039;oiseau, lequel se sert de ses muscles pour expulser de l&#039;air de ses poumons et pour produire des sons dans sa gorge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On considère donc l&#039;apprentissage comme une sorte de processus comportemental. Mais le comportement qui en découle est normalement plus tardif, comme par exemple un oisillon qui entend un adulte chanter et mémorise le chant.&lt;br /&gt;
Au final on dit que le comportement est ce que l&#039;animal &amp;quot;fait et la façon dont il le fait&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Est-ce que l&#039;apprentissage peut être modifié par l&#039;expérience ?=&lt;br /&gt;
Oui, l&#039;apprentissage peut être modifié par expérience étant donné que l&#039;animal n&#039;a pas besoin d&#039;être en présence d&#039;un comportement stéréotypé (inné) pour l&#039;accomplir (il tire bénéfice de l&#039;expérience).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage et comment modifie-t-il le comportement?=&lt;br /&gt;
Les processus d&#039;apprentissage opèrent un changement dans les fonctions innées et, dans cette mesure, l&#039;apprentissage peut être considéré comme un phénomène de développement ontogénique du comportement, superposé aux manifestations innées et à leurs mécanismes. L&#039;exercice joue un rôle important dans le perfectionnement de l&#039;apprentissage et donc joue le rôle de renforceur. L&#039;apprentissage peut être défini comme étant la modification adaptative du comportement par les expériences passées. En ce sens, l&#039;apprentissage est caractérisé par sa flexibilité : ce qui est appris ne l&#039;est pas de la même façon pour chaque individu et le comportement peut à nouveau varier en fonction des changements de l&#039;environnement. Les principes sur lesquels le choix est basé ne sont pas identiques chez les diverses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les différents types d&#039;apprentissage?=&lt;br /&gt;
On peut scinder l&#039;apprentissage en deux grands types qui sont l&#039;apprentissage associatif et l&#039;apprentissage non-associatif. L&#039;apprentissage associatif comprend le conditionnement classique et le conditionnement opérant, tandis que l&#039;apprentissage non-associatif comprend l&#039;habituation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement classique ou réflexe de Pavlov==&lt;br /&gt;
:Pavlov a mis en évidence le fait que la répétition d&#039;un stimulus extérieur (par exemple, un son) lors d&#039;une action précise chez l&#039;animal, pouvait provoquer un réflexe chez celui-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::* Prenons l&#039;exemple d&#039;un chien qui dés lors qu&#039;il s&#039;apprête à se nourrir entend un signal sonore précis. Le fait d&#039;émettre ce signal à chaque fois qu&#039;il s&#039;apprête à manger va créer un réflexe sous la forme de production de salive. L&#039;animal va créer, par réflexe, de la salive à chaque fois qu&#039;il entendra ce signal sonore, sans avoir de la nourriture à sa disposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ce réflexe n&#039;est pas inné, il est conditionnel. Les réactions sont acquises par apprentissage et habitude et deviennent des réflexes lorsque le cerveau fait les liens entre le stimulus et l’action qui suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement opérant de Skinner==&lt;br /&gt;
:Dans cette perspective, les comportements sont sélectionnés par leurs conséquences sur l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::*Par exemple, on dira qu&#039;une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d&#039;un organisme du fait de ses conséquences positives pour l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
Skinner effectuait ses premières expériences sur des rats à l&#039;aide de &#039;&#039;sa boite de Skinner&#039;&#039;, il utilisait cette invention de son cru pour démontrer les mécanismes du conditionnement opérant. Il a d&#039;abord pris un rat auquel il a appris à se nourrir de la nourriture qu&#039;il laissait traîner dans la cage. Lorsqu&#039;il le mit dans la boîte de Skinner, le rat se mit à agir comme les autres rats qui cherchent leur nourriture en courant et en reniflant. Ainsi, lorsque l&#039;animal accrocha par inadvertance un levier, une boulette de nourriture tomba dans la cage. Ensuite, le rat continua de se comporter comme n&#039;importe quel rat et finit par réaccrocher le levier. Une nouvelle boulette tomba. Peu à peu, le rongeur commença à appuyer plus souvent sur le levier et, finalement, à le faire chaque fois qu&#039;il avait faim. Ce système est un système de renforcement positif (la nourriture).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La théorie de l&#039;empreinte (Konrad Lorenz)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En observant des poussins à la naissance, Lorenz remarque que ceux-ci suivent instinctivement leur mère. En réalité, ils reconnaissent comme figure maternelle le premier objet mobile qu&#039;ils voient après la naissance. Il a donc pu observer que ces poussins pouvaient le confondre avec leur véritable mère et ceci de manière irréversible. Ils ne s&#039;identifieront jamais à une autre figure maternelle même si l&#039;on venait à leur présenter leur véritable mère. L&#039;expérience a même été concluante avec des ballons colorés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de l&#039;oie, ce processus neurologique se situe au niveau de l&#039;&#039;&#039;hyperstriatum&#039;&#039; (structure non présente chez les mammifères) :&lt;br /&gt;
:*« En utilisant des mesures biochimiques de l&#039;activité neuronale et l&#039;autoradiographie, on a découvert qu&#039;une zone de la région intermédiaire de l&#039;hyperstriatum ventro-médian (IHVM) est intimement liée à l&#039;empreinte filiale. Lorsque les neurones de cette zone sont détruits avant l&#039;empreinte, le poussin est incapable de reconnaître l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. Et qui plus est, lorsqu&#039;ils sont détruits immédiatement après l&#039;empreinte, le poussin ne réagit plus préférentiellement à l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L&#039;habituation==&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
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		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=44858</id>
		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=44858"/>
		<updated>2010-04-23T06:30:43Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : /* Réflexe de Pavlov */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L&#039;apprentissage est considéré comme un comportement qui se retrouve chez les animaux sous plusieurs formes (Habituation, apprentissage par essais et erreurs, par imitation, par imprégnation ou encore par conditionnement)et peut être modifié par une expérience que le sujet aura subit dans un moment passé. Trois grand théoriciens (Pavlov, Skinner et Lorenz) proposeront chacun une théorie sur différent comportement observable chez les animaux (le réflexe de Pavlov, le conditionnement opérant de Skinner et l&#039;empreinte de Lorenz). Voila donc l&#039;articulation de ce point qu&#039;est l&#039;apprentissage.&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:JonathanG|JonathanG]] 22 avril 2010 à 10:03 (UTC)&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce qu&#039;un comportement ?=&lt;br /&gt;
Chez un animal, il s&#039;agit d&#039;une &amp;quot;activité musculaire observable&amp;quot;. Chez certains cas d&#039;animaux, il s&#039;agit du mouvement du corps entier (par exemple lorsqu&#039;une proie aperçoit son prédateur et qu&#039;il s&#039;enfuit). Chez d&#039;autres, il ne s&#039;agit que d&#039;une partie du corps (par exemple lorsque l&#039;on pointe du doigt pour indiquer une direction). Chez certains, l&#039;activité musculaire est moins visible, par exemple dans le cas du chant de l&#039;oiseau, lequel se sert de ses muscles pour expulser de l&#039;air de ses poumons et pour produire des sons dans sa gorge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On considère donc l&#039;apprentissage comme une sorte de processus comportemental. Mais le comportement qui en découle est normalement plus tardif, comme par exemple un oisillon qui entend un adulte chanter et mémorise le chant.&lt;br /&gt;
Au final on dit que le comportement est ce que l&#039;animal &amp;quot;fait et la façon dont il le fait&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Est-ce que l&#039;apprentissage peut être modifié par l&#039;expérience ?=&lt;br /&gt;
Oui, l&#039;apprentissage peut être modifié par expérience étant donné que l&#039;animal n&#039;a pas besoin d&#039;être en présence d&#039;un comportement stéréotypé (inné) pour l&#039;accomplir (il tire bénéfice de l&#039;expérience).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage et comment modifie-t-il le comportement?=&lt;br /&gt;
Les processus d&#039;apprentissage opèrent un changement dans les fonctions innées et, dans cette mesure, l&#039;apprentissage peut être considéré comme un phénomène de développement ontogénique du comportement, superposé aux manifestations innées et à leurs mécanismes. L&#039;exercice joue un rôle important dans le perfectionnement de l&#039;apprentissage et donc joue le rôle de renforceur. L&#039;apprentissage peut être défini comme étant la modification adaptative du comportement par les expériences passées. En ce sens, l&#039;apprentissage est caractérisé par sa flexibilité : ce qui est appris ne l&#039;est pas de la même façon pour chaque individu et le comportement peut à nouveau varier en fonction des changements de l&#039;environnement. Les principes sur lesquels le choix est basé ne sont pas identiques chez les diverses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les différents types d&#039;apprentissage?=&lt;br /&gt;
On peut scinder l&#039;apprentissage en deux grands types qui sont l&#039;apprentissage associatif et l&#039;apprentissage non-associatif. L&#039;apprentissage associatif comprend le conditionnement classique et le conditionnement opérant, tandis que l&#039;apprentissage non-associatif comprend l&#039;habituation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement classique ou réflexe de Pavlov==&lt;br /&gt;
:Pavlov a mis en évidence le fait que la répétition d&#039;un stimulus extérieur (par exemple, un son) lors d&#039;une action précise chez l&#039;animal, pouvait provoquer un réflexe chez celui-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::* Prenons l&#039;exemple d&#039;un chien qui dés lors qu&#039;il s&#039;apprête à se nourrir entend un signal sonore précis. Le fait d&#039;émettre ce signal à chaque fois qu&#039;il s&#039;apprête à manger va créer un réflexe sous la forme de production de salive. L&#039;animal va créer, par réflexe, de la salive à chaque fois qu&#039;il entendra ce signal sonore, sans avoir de la nourriture à sa disposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ce réflexe n&#039;est pas inné, il est conditionnel. Les réactions sont acquises par apprentissage et habitude et deviennent des réflexes lorsque le cerveau fait les liens entre le stimulus et l’action qui suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement opérant de Skinner==&lt;br /&gt;
:Dans cette perspective, les comportements sont sélectionnés par leurs conséquences sur l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::*Par exemple, on dira qu&#039;une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d&#039;un organisme du fait de ses conséquences positives pour l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
Skinner effectuait ses premières expériences sur des rats à l&#039;aide de &#039;&#039;sa boite de Skinner&#039;&#039;, il utilisait cette invention de son cru pour démontrer les mécanismes du conditionnement opérant. Il a d&#039;abord pris un rat auquel il a appris à se nourrir de la nourriture qu&#039;il laissait traîner dans la cage. Lorsqu&#039;il le mit dans la boîte de Skinner, le rat se mit à agir comme les autres rats qui cherchent leur nourriture en courant et en reniflant. Ainsi, lorsque l&#039;animal accrocha par inadvertance un levier, une boulette de nourriture tomba dans la cage. Ensuite, le rat continua de se comporter comme n&#039;importe quel rat et finit par réaccrocher le levier. Une nouvelle boulette tomba. Peu à peu, le rongeur commença à appuyer plus souvent sur le levier et, finalement, à le faire chaque fois qu&#039;il avait faim. Ce système est un système de renforcement positif (la nourriture).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La théorie de l&#039;empreinte (Konrad Lorenz)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En observant des poussins à la naissance, Lorenz remarque que ceux-ci suivent instinctivement leur mère. En réalité, ils reconnaissent comme figure maternelle le premier objet mobile qu&#039;ils voient après la naissance. Il a donc pu observer que ces poussins pouvaient le confondre avec leur véritable mère et ceci de manière irréversible. Ils ne s&#039;identifieront jamais à une autre figure maternelle même si l&#039;on venait à leur présenter leur véritable mère. L&#039;expérience a même été concluante avec des ballons colorés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de l&#039;oie, ce processus neurologique se situe au niveau de l&#039;&#039;&#039;hyperstriatum&#039;&#039; (structure non présente chez les mammifères) :&lt;br /&gt;
:*« En utilisant des mesures biochimiques de l&#039;activité neuronale et l&#039;autoradiographie, on a découvert qu&#039;une zone de la région intermédiaire de l&#039;hyperstriatum ventro-médian (IHVM) est intimement liée à l&#039;empreinte filiale. Lorsque les neurones de cette zone sont détruits avant l&#039;empreinte, le poussin est incapable de reconnaître l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. Et qui plus est, lorsqu&#039;ils sont détruits immédiatement après l&#039;empreinte, le poussin ne réagit plus préférentiellement à l&#039;objet avec lequel il a été entraîné. »&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
retour à [[Comportement_4BIOS_2010]] &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
retour à [[Accueil]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=44570</id>
		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=44570"/>
		<updated>2010-04-19T14:45:27Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : /* Les différents types d&amp;#039;apprentissage? */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Qu&#039;est-ce qu&#039;un comportement ?=&lt;br /&gt;
Chez un animal, il s&#039;agit d&#039;une &amp;quot;activité musculaire observable&amp;quot;. Chez certains cas d&#039;animaux, il s&#039;agit du mouvement du corps entier (par exemple lorsqu&#039;une proie aperçoit son prédateur et qu&#039;il s&#039;enfuit).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage et comment modifie-t-il le comportement?=&lt;br /&gt;
Les processus d&#039;apprentissage opèrent un changement dans les fonctions innées et, dans cette mesure, l&#039;apprentissage peut être considéré comme un phénomène de développement ontogénique du comportement, superposé aux manifestations innées et à leurs mécanismes. L&#039;exercice joue un rôle important dans le perfectionnement de l&#039;apprentissage et donc joue le rôle de renforceur. L&#039;apprentissage peut être défini comme étant la modification adaptative du comportement par les expériences passées. En ce sens, l&#039;apprentissage est caractérisé par sa flexibilité : ce qui est appris ne l&#039;est pas de la même façon pour chaque individu et le comportement peut à nouveau varier en fonction des changements de l&#039;environnement. Les principes sur lesquels le choix est basé ne sont pas identiques chez les diverses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les différents types d&#039;apprentissage?=&lt;br /&gt;
On peut scinder l&#039;apprentissage en deux grands types qui sont l&#039;apprentissage associatif et l&#039;apprentissage non-associatif. L&#039;apprentissage associatif comprend le conditionnement classique et le conditionnement opérant, tandis que l&#039;apprentissage non-associatif comprend l&#039;habituation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Réflexe de Pavlov==&lt;br /&gt;
:Pavlov a mis en évidence le fait que la répétition d&#039;un stimulus extérieur (par exemple, un son) lors d&#039;une action précise chez l&#039;animal, pouvait provoquer un réflexe chez celui-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::* Prenons l&#039;exemple d&#039;un chien qui dés lors qu&#039;il s&#039;apprête à se nourrir entend un signal sonore précis. Le fait d&#039;émettre ce signal à chaque fois qu&#039;il s&#039;apprête à manger va créer un réflexe sous la forme de production de salive. L&#039;animal va créer, par réflexe, de la salive à chaque fois qu&#039;il entendra ce signal sonore, sans avoir de la nourriture à sa disposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ce réflexe n&#039;est pas inné, il est conditionnel. Les réactions sont acquises par apprentissage et habitude et deviennent des réflexes lorsque le cerveau fait les liens entre le stimulus et l’action qui suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement opérant de Skinner==&lt;br /&gt;
:Dans cette perspective, les comportements sont sélectionnés par leurs conséquences sur l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::*Par exemple, on dira qu&#039;une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d&#039;un organisme du fait de ses conséquences positives pour l&#039;organisme.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CédricC</name></author>
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		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Apprentissage_10_4BIOS&amp;diff=44561</id>
		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
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		<updated>2010-04-19T14:41:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : /* Qu&amp;#039;est-ce que l&amp;#039;apprentissage et comment modifie-t-il le comportement? */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Qu&#039;est-ce qu&#039;un comportement ?=&lt;br /&gt;
Chez un animal, il s&#039;agit d&#039;une &amp;quot;activité musculaire observable&amp;quot;. Chez certains cas d&#039;animaux, il s&#039;agit du mouvement du corps entier (par exemple lorsqu&#039;une proie aperçoit son prédateur et qu&#039;il s&#039;enfuit).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage et comment modifie-t-il le comportement?=&lt;br /&gt;
Les processus d&#039;apprentissage opèrent un changement dans les fonctions innées et, dans cette mesure, l&#039;apprentissage peut être considéré comme un phénomène de développement ontogénique du comportement, superposé aux manifestations innées et à leurs mécanismes. L&#039;exercice joue un rôle important dans le perfectionnement de l&#039;apprentissage et donc joue le rôle de renforceur. L&#039;apprentissage peut être défini comme étant la modification adaptative du comportement par les expériences passées. En ce sens, l&#039;apprentissage est caractérisé par sa flexibilité : ce qui est appris ne l&#039;est pas de la même façon pour chaque individu et le comportement peut à nouveau varier en fonction des changements de l&#039;environnement. Les principes sur lesquels le choix est basé ne sont pas identiques chez les diverses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les différents types d&#039;apprentissage?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Réflexe de Pavlov==&lt;br /&gt;
:Pavlov a mis en évidence le fait que la répétition d&#039;un stimulus extérieur (par exemple, un son) lors d&#039;une action précise chez l&#039;animal, pouvait provoquer un réflexe chez celui-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::* Prenons l&#039;exemple d&#039;un chien qui dés lors qu&#039;il s&#039;apprête à se nourrir entend un signal sonore précis. Le fait d&#039;émettre ce signal à chaque fois qu&#039;il s&#039;apprête à manger va créer un réflexe sous la forme de production de salive. L&#039;animal va créer, par réflexe, de la salive à chaque fois qu&#039;il entendra ce signal sonore, sans avoir de la nourriture à sa disposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ce réflexe n&#039;est pas inné, il est conditionnel. Les réactions sont acquises par apprentissage et habitude et deviennent des réflexes lorsque le cerveau fait les liens entre le stimulus et l’action qui suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement opérant de Skinner==&lt;br /&gt;
:Dans cette perspective, les comportements sont sélectionnés par leurs conséquences sur l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::*Par exemple, on dira qu&#039;une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d&#039;un organisme du fait de ses conséquences positives pour l&#039;organisme.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CédricC</name></author>
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		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
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		<updated>2010-04-19T14:31:14Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Qu&#039;est-ce qu&#039;un comportement ?=&lt;br /&gt;
Chez un animal, il s&#039;agit d&#039;une &amp;quot;activité musculaire observable&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage et comment modifie-t-il le comportement?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les différents types d&#039;apprentissage?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Réflexe de Pavlov==&lt;br /&gt;
:Pavlov a mis en évidence le fait que la répétition d&#039;un stimulus extérieur (par exemple, un son) lors d&#039;une action précise chez l&#039;animal, pouvait provoquer un réflexe chez celui-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::* Prenons l&#039;exemple d&#039;un chien qui dés lors qu&#039;il s&#039;apprête à se nourrir entend un signal sonore précis. Le fait d&#039;émettre ce signal à chaque fois qu&#039;il s&#039;apprête à manger va créer un réflexe sous la forme de production de salive. L&#039;animal va créer, par réflexe, de la salive à chaque fois qu&#039;il entendra ce signal sonore, sans avoir de la nourriture à sa disposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ce réflexe n&#039;est pas inné, il est conditionnel. Les réactions sont acquises par apprentissage et habitude et deviennent des réflexes lorsque le cerveau fait les liens entre le stimulus et l’action qui suit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le conditionnement opérant de Skinner==&lt;br /&gt;
:Dans cette perspective, les comportements sont sélectionnés par leurs conséquences sur l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::*Par exemple, on dira qu&#039;une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d&#039;un organisme du fait de ses conséquences positives pour l&#039;organisme.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CédricC</name></author>
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		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
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		<updated>2010-04-19T14:26:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Qu&#039;est-ce qu&#039;un comportement ?=&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage et comment modifie-t-il le comportement?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Réflexe de Pavlov==&lt;br /&gt;
:Pavlov a mis en évidence le fait que la répétition d&#039;un stimulus extérieur (par exemple, un son) lors d&#039;une action précise chez l&#039;animal, pouvait provoquer un réflexe chez celui-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::* Prenons l&#039;exemple d&#039;un chien qui dés lors qu&#039;il s&#039;apprête à se nourrir entend un signal sonore précis. Le fait d&#039;émettre ce signal à chaque fois qu&#039;il s&#039;apprête à manger va créer un réflexe sous la forme de production de salive. L&#039;animal va créer, par réflexe, de la salive à chaque fois qu&#039;il entendra ce signal sonore, sans avoir de la nourriture à sa disposition.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CédricC</name></author>
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		<title>Apprentissage 10 4BIOS</title>
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		<updated>2010-04-19T14:19:54Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : /* Qu&amp;#039;est-ce qu&amp;#039;un comportement ? */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Qu&#039;est-ce qu&#039;un comportement ?=&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;apprentissage et comment modifie-t-il le comportement?=&lt;br /&gt;
==Réflexe de Pavlov==&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CédricC</name></author>
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		<title>Comportement 4BIOS 2010</title>
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		<updated>2010-04-19T13:51:19Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : /* Biologie du comportement: chapitres traités */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039;&amp;quot;Celui qui connaît vraiment les animaux est par là même capable de comprendre le caractère unique de l&#039;homme&amp;quot;&#039;&#039;&#039; &#039;&#039;Konrad Lorenz, éthologiste autrichien (1903-1989)&#039;&#039;&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
= Biologie du comportement: chapitres traités =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Causes_immédiates_ultimes_10_4BIOS]]:&#039;&#039;&#039; Qui peut déclencher un comportement? Quelles sont les causes immédiates et ultimes du comportement? Timbergen et ses 4 questions?: &#039;&#039;&#039;3 élèves&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Inné_acquis_10_4BIOS]]:&#039;&#039;&#039; Les comportements sont-ils à forte composante génétique et/ou environnementale.: &#039;&#039;&#039;4 élèves&#039;&#039;&#039; Virginie, Dominique, Melody&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Apprentissage_10_4BIOS]]:&#039;&#039;&#039; modification d&#039;un comportement par l&#039;expérience. Habituation et différentes formes d&#039;apprentissage. Qu&#039;en pensent Pavlov, Skinner et Lorenz?&#039;: &#039;&#039;&#039;4 élèves&#039;&#039;&#039; Fabrizio, Jonathan, Cédric&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Cognition animale_10_4BIOS]]:&#039;&#039;&#039; lien entre le système nerveux d&#039;un animal et son comportement (=neuroéthologie). Les animaux ont-ils une conscience?: &#039;&#039;&#039;4 élèves&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Comportement social_10_4BIOS]]:&#039;&#039;&#039; quels sont les degrés de la socialité? Pourquoi vivre en groupe? Quels avantages? Quels inconvénients? Y a-t-il des structures sociales chez les animaux vivant en groupe? L&#039;altruisme et le modèle de Hamilton. Qu&#039;est-ce que la sélection de parentèle?: &#039;&#039;&#039;4 élèves&#039;&#039;&#039; Clément, Romain I, Paulo,Yann&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Comportement_parental_10_4BIOS]]:&#039;&#039;&#039;: &#039;&#039;&#039;3 élèves&#039;&#039;&#039; (Maria, Rania et Zabia)&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Territorialité_10_4BIOS]]:&#039;&#039;&#039; Quelles sont les différences entre le domaine vital et le territoire? Pourquoi défendre un territoire? : &#039;&#039;&#039;3 Yuan, Vincent élèves&#039;&#039;&#039;--[[Utilisateur:JacquesD|Jacques DAFFLON]] 19 avril 2010 à 13:47 (UTC&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Comportement_migrateur_10_4BIOS]]:&#039;&#039;&#039; De nombreuses espèces migrent. Pourquoi? Comment s&#039;orientent-elles dans l&#039;espace: &#039;&#039;&#039;3 élèves&#039;&#039;&#039; ) léo alex catia&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Communication_10_4BIOS]]:&#039;&#039;&#039; qui communique? Comment? Pourquoi? : &#039;&#039;&#039;4 élèves&#039;&#039;&#039;frédéricD&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A vous de &amp;quot;construire&amp;quot; autour de ces différents thèmes en apportant non seulement les éléments théoriques nécessaires, mais également un maximum d&#039;exemples descriptifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Attention:&#039;&#039;&#039; Pour chaque exemple où vous mentionnez une espèce animale, merci d&#039;indiquer entre parenthèses et en italique le &#039;&#039;&#039;Genre&#039;&#039;&#039; et l&#039;&#039;&#039;&#039;espèce&#039;&#039;&#039;, avec une majuscule au Genre: &#039;&#039;&#039;Exemple:&#039;&#039;&#039; le loup (&#039;&#039;Canis lupus&#039;&#039;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Sources bibliographiques==&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;Biologie&#039;&#039;&#039;, &#039;&#039;Campbell et al.&#039;&#039;, chapitre 51, p. 1225-1256&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;Biologie&#039;&#039;&#039;, &#039;&#039;Raven et al.&#039;&#039;, chapitre 52, p. 1105-1136&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;Découvrir la biologie&#039;&#039;&#039;, &#039;&#039;Cain et al.&#039;&#039;, chapitre 35, p.565-594&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;Biologie, des molécules aux écosystèmes&#039;&#039;&#039;, &#039;&#039;LEP&#039;&#039;, p. 340-385&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;Biologie: évolution,  diversité et environnement&#039;&#039;&#039;, &#039;&#039;Mader et al.&#039;&#039;, chapitre 24, p. 553-576&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;La Communication animale&#039;&#039;&#039;, Dossier Pour la Science, n°34, janvier-avril 2002&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Sources Internet==&lt;br /&gt;
*http://www.ethologie.info: la mine!!!&lt;br /&gt;
*http://www.univ-tours.fr/irbi/UIEIS/Publis%20AL/Cours%20AL/Ontog.pdf &lt;br /&gt;
*http://cl.riviere.free.fr/bioactu/8.php&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Lorenz et empreinte&lt;br /&gt;
**http://lecerveau.mcgill.ca/flash/d/d_09/d_09_p/d_09_p_dev/d_09_p_dev.html&lt;br /&gt;
**http://www.fundp.ac.be/sciences/biologie/bio2001/bioscope/1927_lorenz/lorenz.html &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Conditionnement: Pavlov et Skinner&lt;br /&gt;
**http://www.kb.u-psud.fr/kb/niveau2/enseignements/niveau3/enscon/du/tabacologie/Cours/06-%20Louis.%20Pavlov%20et%20Skinner.pdf&lt;br /&gt;
**http://fr.wikipedia.org/wiki/Conditionnement_op%C3%A9rant &lt;br /&gt;
**http://tecfa.unige.ch/staf/staf-h/tassini/staf11/CO.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
retour à [Comportement_4BIOS_2010]]&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
retour à [[Accueil]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Evolution_Chap8&amp;diff=41501</id>
		<title>Evolution Chap8</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Evolution_Chap8&amp;diff=41501"/>
		<updated>2010-02-28T19:32:21Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : /* De son vivant */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;color:#006699;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;big&amp;gt;&amp;lt;big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Y a-t-il un retour du lamarckisme ?&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/big&amp;gt;&amp;lt;/big&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;color:#6600CC;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;small&amp;gt;Dominique &amp;amp; Melody &amp;amp; Cédric&amp;lt;/small&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{co|COMMENTAIRE GÉNÉRAL : Vous avez abordé les éléments peu complexes du chapitre, il vous faut maintenant attaquer les concepts plus trapus mais aussi plus intéressants liés à l&#039;épigénétique et à la question centrale de ce chapitre... le retour du lamarckisme!}} [[Utilisateur:Alexandre.zimmerli|Alexandre Zimmerli]] 1 février 2010 à 00:03 (UTC)&lt;br /&gt;
=Qui était Lamarck et quelle théorie a-t-il avancé?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean Baptiste de Bonnet, chevalier de Lamarck né en 1744 et mort en 1826 est l&#039;un des précurseur à avoir émis des théories sur l&#039;évolution des animaux. Lamarck fit une classification raisonnées et de façon hiérarchiques des invertébrées et vertébrées. Chez les vertébrées les mammifères étaient placés tout en haut de la hiérarchies puisque ce sont ceux qui ont les caractéristiques les plus proches de l&#039;homme.&lt;br /&gt;
C&#039;est en continuellement travaillant sur cette hiérarchisation que Lamarck découvrit et émit la théorie fondamentale de la transformation des espèces. En hiérarchisant le monde animal des plus parfait, étant les plus &#039;&#039;vivant&#039;&#039; et intelligent, jusqu&#039;au moins il fit l&#039;hypothèse du début de la vie sur terre. Pour lui les animaux les moins parfait était donc les premiers êtres sure terres. C&#039;est en effet de là qu&#039;il commença à parler de l&#039;évolution. Il émit l&#039;hypothèse au commencement de la vie sur terre les espèces étaient à peine différentiable avec la matière. Puis ils commencèrent a évolué et se mouvoir pour finalement dériver vers des êtres plus complexes.     &lt;br /&gt;
Son travail sur l&#039;évolution a été fortement ignoré et réfuté durant son vivant. Lamarck affirme une hérédité des caractère acquis d&#039;un animal. Sa théorie soutient qu&#039;un animal évolue durant sa vie et que cette modification de l&#039;organisme est transmis à la génération suivante. Lorsqu&#039;un animal utilise de manière soutenue d&#039;un certain organe, celui-ci se fortifie et se développe. Au contraire un organe peu utilisé peut s&#039;affaiblir et pour finir même disparaitre, c&#039;est ce qu&#039;il appelait la théorie de l&#039;usage et du non-usage. Pour Lamarck la conservation ou la dégénérescence d&#039;un organe chez un animal est une évolution influencée par l&#039;environnement et transmit à la génération suivante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Le lamarckisme et le darwinisme sont-ils antagonistes?=&lt;br /&gt;
Ces deux théories ne sont pas complètement antagonistes. En effet, les deux sont des théories transformistes, c&#039;est-à-dire qu&#039;elles soutiennent que les espèces ont évolué dans le temps. Si cela paraît évident aujourd&#039;hui, ça ne l&#039;était absolument pas à l&#039;époque de ces grands biologistes. En effet, les courants de pensées étaient plutôt fixistes, soutenant que le monde dans lequel nous vivons est immuable.&lt;br /&gt;
==Qu&#039;est-ce que le darwinisme en deux mots?==&lt;br /&gt;
Le darwinisme est une théorie publiée par Charles Darwin en 1859 selon laquelle la diversité des espèces s&#039;explique par l&#039;évolution qui est elle-même basée sur la sélection naturelle, c&#039;est-à-dire que d&#039;après Darwin, des variations morpho-anatomiques peuvent être sélectionnées et transmises aux générations futures. En d&#039;autres termes, des variations peuvent apparaître chez certains individus d&#039;une espèce donnée ; ces variations, si elles apportent des avantages reproductifs à l&#039;individu, sont ensuite sélectionnées et transmises à la descendance de l&#039;individu ayant acquis ces variations. La sélection naturelle est donc ce processus qui sélectionne les variations favorisant la reproduction et acquises par un individu de manière incontrôlée inattendue pour ensuite les transmettre aux descendants des individus en question grâce à une reproduction favorisée. Effectivement, La sélection naturelle va générer des inégalités dans les chances de reproduction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par contre, lorsque les variations apparaissant chez un individu ne permettent pas d&#039;optimiser les chances de reproduction, elles ne sont pas transmises à la descendance car faisant l&#039;objet d&#039;une sélection, elles peuvent ne pas être retenues. Effectivement, Darwin pose deux critères nécessaires à l&#039;évolution des espèces: le hasard et la nécessité. De plus, les caractères issus des variations faisant l&#039;objet d&#039;une sélection.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Quelles sont les différences entre le lamarckisme et le darwinisme?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux théories se différencient par leur approche de l&#039;évolution sur plusieurs points.&lt;br /&gt;
En effet, Darwin soutient que les changements au sein d&#039;une espèce sont dues à des variations apparues par hasard tandis que Lamarck prétend que les variations sont causées par l&#039;individu lui-même qui décide d&#039;exploter un organe précis et développe ainsi sont utilisation. De plus, dans la théorie de Darwin, les variations apparues par hasard sont sélectionnées en fonction de leur utilité dans le processus de reproduction, c&#039;est-à-dire que ces variations son conservées et transmises si elles présentent des avantages reproductifs et donc favorisent l&#039;individu, l&#039;aide à survivre et à constituer une descendance, ce qui n&#039;est pas le propos de Lamarck.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au contraire, Lamarck soutient que c&#039;est le fait d&#039;utiliser plus un organe qui va le développer, et transmettre cette évolution à la génération suivante. De même, un organe peu ou pas utilisé va dégénérer et disparaître. Cette forme d&#039;évolution serait donc nécessaire, car l&#039;espèce évolue afin de s&#039;adapter au milieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Pourquoi le lamarckisme a-t-il été assez rapidement réfuté par la communauté scientifique?=&lt;br /&gt;
La théorie de Lamarck fut mal reçue et mal comprise en son temps du fait d&#039;un certain manque de clareté de sa part et d&#039;une certaine confusion qui régnait dans ses propres idées. Effectivemment, Lamarck présentait sa théorie sans pouvoir l&#039;exposer véritablement de manière adéquate. De plus, une expérience menée par Weismann contribua grandement à discréditer les propos de Lamarck en affirmant qu&#039;une barrière infranchisable existait entre le soma et le germen (cellules non reproductrices et cellules reproductrices); ceci va donc à l&#039;encontre du discours de Lamarck qui explique que les caractères volontairement acquis sont transmis à la descendance. Ajouté à cela, certains évenements ont contribué à discrediter Lamarck comme par exemple l&#039;apparition du Lyssenkisme qui tenta d&#039;instaurer une agriculture basée sur le principe que des végétaux ayant acquis certains caractères les transmettent aux générations suivantes (ce qui crée des espèces nouvelles et adaptées). Il en résulta une famine et de nombreux autres problèmes, ce qui n&#039;aida pas Lamarck a valider sa théorie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est aussi à noter que Lamarck avait une conception relativement désuette de l&#039;être vivant, caractéristique de la biologie mécaniste des XVIIème et XVIIIème siècles, ce qui ne l&#039;aida pas non plus à être en accord avec l&#039;avis scientifique en général.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Quelles sont les différentes théories qui ont permis de discréditer celle de Lamarck?=&lt;br /&gt;
==De son vivant==&lt;br /&gt;
De son vivant, la théorie de Lamarck a posée plusieurs problèmes chez les scientifique car elle apportait là des idées nouvelles qui tranchaient totalement avec les idées et théories créationnistes, fixistes ou encore catastrophistes qui expliquaient la présence de la diversité par la volonté de Dieu. L&#039;opposition entre la religion et la science est encore beaucoup trop forte à l&#039;époque de Lamarck pour que sa théorie soit acceptée et validée; l&#039;évolution est un principe encore trop nouveau pour faire l&#039;unanimité. De plus on va mettre rapidement le doigt sur les failles de sa théorie qui est incapable alors d&#039;expliquer certains faits comme les variations dans la couleur du pelage chez les animaux. Il faudra quand même attendre quelques temps pour qu&#039;il y ait de vraies preuves montrant que la théorie de Lamarck ne tient pas la route.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Après sa mort==&lt;br /&gt;
Le chapitre du livre dédié à Lamarck parle notamment des expériences de Weismann, qui ont discrédité la théorie de Lamarck. Ainsi, Weismann a pratiqué l&#039;ablation de la queue de souris sur plusieurs générations, afin de voir si cette mutilation se transmettait aux générations suivantes, sous la forme d&#039;une queue atrophiée, voire inexistante. Comme il s&#039;y attendait, les souris naissaient toujours avec une longue queue, ce qui montrait que ce caractère &amp;quot;acquis&amp;quot; ne se transmet pas d&#039;une génération à une autre. Ceci parce que, d&#039;après sa théorie, il existe une barrière infranchissable entre le soma et le germen, appelée barrière de Weismann: l&#039;acquisition de caractères se fait au niveau des cellules somatiques, à savoir les cellules non-reproductives, par exemple les cellules épidermiques, les cellules pulmonaires... et ces caractères acquis ne peuvent être transmis dans les cellules germinales, responsables de la reproduction et de l&#039;hérédité. August Weismann dit qu&#039;il s&#039;attendait à un tel résultat, car, par exemple, &amp;quot;&#039;&#039;chez les peuples qui pratiquent la circoncision depuis des millénaires, les enfants ne naissent toujours pas circoncis&#039;&#039;&amp;quot;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un autre événement déscridita la théorie de Lamarck. Lissenko, ingénieur agronome soviétique, émit en 1948 une théorie certifiant que la nature des plantes peut être modifié par le milieu et ensuite transmis à la déscendance. Nous pouvons donc voir que la théorie de Lyssenko possède es même racie que celle de Lamarck sauf que celle-ci est basé sur les végéteaux et non les animeaux. Lissenko étant soutenu par l&#039;académie des sciences soviètes et respecté, pu imposer des pratiques agricole basé sur ces théories. Suite à cela il en résulte des famines immense, ce qui prouva que sa théorie était fausse et en même temps discrimina celle de Lamarck.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui après beaucoup de réfutation de la théorie de lamarck, celle-ci est mal vu par la communauté scientifique. Cependant, depuis quelques années la découverte de l&#039;épigénétique reouvre les débats. Il y aurait donc un retour du Lamrackisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Quels ont été les apports de la biologie moléculaire?==&lt;br /&gt;
Grâce aux différentes découvertes faite par la biologie moléclaire les chercheurs ont accepté l&#039;explication neo-darwinisme de l&#039;évolution. La génétique moléculaire à pu expliquer la variation et la distinction entre génotype-phénotype ce qui adhéra au néo-darwinisme.&lt;br /&gt;
Le génotype et le phénotype sont à la fois liés et séparé. En effet, le génome et phénome sont liés car ils se trouvent dans un même organisme, si celui-ci disparait il en résulte qu&#039;ils le seront aussi. Cette disparition est commendé par la séléction naturel. Les genotype sont donc influencé par le milieu qui agit aussi sur l&#039;expression de ceux-ci. On parle d&#039;adaptation lorsque l&#039;expression d&#039;un phénotype, influencé par le milieu, est transitoire et de différentiation lorsque celui-ci est durable et est transmis de génération en génération. Lorsqu&#039;une différentiation ce produit, il y a alors changement dans les cellules et plus précisèment dans leurs gènes. Puis le génotype et phénotype sont en même temps séparés. Si un phénotype est modifié le génotype lui ne l&#039;est pas forcément. Lorsque le milieu influence ou modifit accidentelement un phénotype, celui-ci ne fera pas forcément de même, puisque l&#039;aquis ne peut changer l&#039;ADN.&lt;br /&gt;
En conclusion, la biologie moléculaire explique bien la différence entre la modification du phénotype et celui du génotype. Le milieu peut changer le phénotype d&#039;un individu, mais puisqu&#039;elle ne modifit pas le génotype cette aquis ne sera pas transmis à la génération suivante. Le milieu ne peut donc crée de nouvelle éspèce si elle ne change que le phénotype.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que le néo-lamarckisme?=&lt;br /&gt;
Le néo-lamarckisme est un mouvement qui est apparu dans les années 1990. Il s&#039;agit d&#039;une théorie transformiste dérivée de celle de Lamarck et qui privilégie le rôle de l&#039;environnement lors du développement de l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que le néo-darwinisme?=&lt;br /&gt;
Le néo-darwinisme est mouvement qui soutient que toute variation d&#039;une éspèce est dû parfois à des mutations aléatoire et que le milieu sélectionne les phénotypes. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Cependant en 1988 des experiences prouverait que certaines mutations seraient adaptives, puisqu&#039;elles répondent au stress du milieu. Ceci montrerait donc que ces mutations ne seraient pas aléatoire. Ces éxperiences expliquent donc que le stress augmente les mutations se qui favorise l&#039;apparition d&#039;un mutant adapté. En conlusion, cette experience confirme la théorie de Drawine puisqu&#039;elle démontre que des mutations se font par hasard et que le milieu séléctionnent les plus aptes à celui-ci, ce qui en résulte à l&#039;évolution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;épigénétique?=&lt;br /&gt;
L&#039;épigénèse est la progression de la construction des organes durant le développement embryonnaire. &lt;br /&gt;
controle de l activation des gènes par methylation de l&#039;ADN = participe au controle de l&#039;expression des gènes&lt;br /&gt;
variation d&#039;activation génique lors de la différenciation cellulaire et du développement embryonnaire. &lt;br /&gt;
permet de comprendre les insuffisance de la génétique &lt;br /&gt;
variation de l&#039;épigénetique: hypothèse qu&#039;elle sont influencé par l&#039;environement = supposant la possibilité de l&#039;héridété des caractères aquisse qui amène à un retour du lamarckisem. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;épigénetique caractérise la modification transmissible et réversible de l&#039;éepression d&#039;un gène n&#039;impliquant pas la modifications des nucléotides. Autrement dit l&#039;épigénétique est une lecture différent d&#039;un même gène. Les marques épigénétique se trouvant sur un gène codant une protéine peuvent influencer la production de celle-ci à un moment ou un endroit différent.&lt;br /&gt;
L&#039;épigénétique pourrait avoir un influence dans l&#039;évolution malgré le fait qu&#039;elle ne modifie pas l&#039;ADN. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Il ne faut pas confondre l&#039;épigénétique avec la théorie de Lamarck. En effet, l&#039;épigénétique est une lecture différente d&#039;un même gène qui pourrait être influencé par l&#039;environement, alors que la théorie de lamarck prétend que la dégénérescence ou amélioration d&#039;un caractère chez un individu est hérité par la déscendance. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;épigénétique se propose d&#039;étudier les effets qui sont hérités d&#039;une cellule à sa descendante, qu&#039;il s&#039;agisse de cellule eucaryote ou procaryote:&lt;br /&gt;
http://www.inserm.fr/thematiques/genetique-genomique-et-bioinformatique/dossiers-d-information/epigenetique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{co|à développer...}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 27 janvier 2010 à 20:58 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=La théorie de l&#039;évolution peut-elle à nouveau s&#039;appuyer sur celle de Lamarck?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{co|Discutez de la relation entre le génotype et le phénotype, tantôt liés tantôt séparés.}}&lt;br /&gt;
{{co|Notion de mutations adaptatives?}}&lt;br /&gt;
{{co|L&#039;épigénétique? Epigénome?}}&lt;br /&gt;
{{co|Soft inheritance = épigénétique (influence de l&#039;environnement sur l&#039;expression des gènes)}}&lt;br /&gt;
{{co|Hard inheritance = génétique (déterminisme génétique, un gène -&amp;gt; un phénotype)}} [[Utilisateur:Alexandre.zimmerli|Alexandre Zimmerli]] 1 février 2010 à 00:03 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Source=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.fundp.ac.be/sciences/biologie/bio2001/bioscope/1809_lamarck/lamarck.html&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
http://prehisto.ifrance.com/lamarck.htm &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
http://fr.wikipedia.org/wiki/Trofim_Denissovitch_Lyssenko &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Comprendre l&#039;évolution,150 ans après Darwin&#039;&#039;, écrit sous la direction de Gérard Cobut.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Evolution_Chap8&amp;diff=41500</id>
		<title>Evolution Chap8</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Evolution_Chap8&amp;diff=41500"/>
		<updated>2010-02-28T19:28:36Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : /* De son vivant */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;color:#006699;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;big&amp;gt;&amp;lt;big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Y a-t-il un retour du lamarckisme ?&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/big&amp;gt;&amp;lt;/big&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;color:#6600CC;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;small&amp;gt;Dominique &amp;amp; Melody &amp;amp; Cédric&amp;lt;/small&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{co|COMMENTAIRE GÉNÉRAL : Vous avez abordé les éléments peu complexes du chapitre, il vous faut maintenant attaquer les concepts plus trapus mais aussi plus intéressants liés à l&#039;épigénétique et à la question centrale de ce chapitre... le retour du lamarckisme!}} [[Utilisateur:Alexandre.zimmerli|Alexandre Zimmerli]] 1 février 2010 à 00:03 (UTC)&lt;br /&gt;
=Qui était Lamarck et quelle théorie a-t-il avancé?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean Baptiste de Bonnet, chevalier de Lamarck né en 1744 et mort en 1826 est l&#039;un des précurseur à avoir émis des théories sur l&#039;évolution des animaux. Lamarck fit une classification raisonnées et de façon hiérarchiques des invertébrées et vertébrées. Chez les vertébrées les mammifères étaient placés tout en haut de la hiérarchies puisque ce sont ceux qui ont les caractéristiques les plus proches de l&#039;homme.&lt;br /&gt;
C&#039;est en continuellement travaillant sur cette hiérarchisation que Lamarck découvrit et émit la théorie fondamentale de la transformation des espèces. En hiérarchisant le monde animal des plus parfait, étant les plus &#039;&#039;vivant&#039;&#039; et intelligent, jusqu&#039;au moins il fit l&#039;hypothèse du début de la vie sur terre. Pour lui les animaux les moins parfait était donc les premiers êtres sure terres. C&#039;est en effet de là qu&#039;il commença à parler de l&#039;évolution. Il émit l&#039;hypothèse au commencement de la vie sur terre les espèces étaient à peine différentiable avec la matière. Puis ils commencèrent a évolué et se mouvoir pour finalement dériver vers des êtres plus complexes.     &lt;br /&gt;
Son travail sur l&#039;évolution a été fortement ignoré et réfuté durant son vivant. Lamarck affirme une hérédité des caractère acquis d&#039;un animal. Sa théorie soutient qu&#039;un animal évolue durant sa vie et que cette modification de l&#039;organisme est transmis à la génération suivante. Lorsqu&#039;un animal utilise de manière soutenue d&#039;un certain organe, celui-ci se fortifie et se développe. Au contraire un organe peu utilisé peut s&#039;affaiblir et pour finir même disparaitre, c&#039;est ce qu&#039;il appelait la théorie de l&#039;usage et du non-usage. Pour Lamarck la conservation ou la dégénérescence d&#039;un organe chez un animal est une évolution influencée par l&#039;environnement et transmit à la génération suivante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Le lamarckisme et le darwinisme sont-ils antagonistes?=&lt;br /&gt;
Ces deux théories ne sont pas complètement antagonistes. En effet, les deux sont des théories transformistes, c&#039;est-à-dire qu&#039;elles soutiennent que les espèces ont évolué dans le temps. Si cela paraît évident aujourd&#039;hui, ça ne l&#039;était absolument pas à l&#039;époque de ces grands biologistes. En effet, les courants de pensées étaient plutôt fixistes, soutenant que le monde dans lequel nous vivons est immuable.&lt;br /&gt;
==Qu&#039;est-ce que le darwinisme en deux mots?==&lt;br /&gt;
Le darwinisme est une théorie publiée par Charles Darwin en 1859 selon laquelle la diversité des espèces s&#039;explique par l&#039;évolution qui est elle-même basée sur la sélection naturelle, c&#039;est-à-dire que d&#039;après Darwin, des variations morpho-anatomiques peuvent être sélectionnées et transmises aux générations futures. En d&#039;autres termes, des variations peuvent apparaître chez certains individus d&#039;une espèce donnée ; ces variations, si elles apportent des avantages reproductifs à l&#039;individu, sont ensuite sélectionnées et transmises à la descendance de l&#039;individu ayant acquis ces variations. La sélection naturelle est donc ce processus qui sélectionne les variations favorisant la reproduction et acquises par un individu de manière incontrôlée inattendue pour ensuite les transmettre aux descendants des individus en question grâce à une reproduction favorisée. Effectivement, La sélection naturelle va générer des inégalités dans les chances de reproduction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par contre, lorsque les variations apparaissant chez un individu ne permettent pas d&#039;optimiser les chances de reproduction, elles ne sont pas transmises à la descendance car faisant l&#039;objet d&#039;une sélection, elles peuvent ne pas être retenues. Effectivement, Darwin pose deux critères nécessaires à l&#039;évolution des espèces: le hasard et la nécessité. De plus, les caractères issus des variations faisant l&#039;objet d&#039;une sélection.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Quelles sont les différences entre le lamarckisme et le darwinisme?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux théories se différencient par leur approche de l&#039;évolution sur plusieurs points.&lt;br /&gt;
En effet, Darwin soutient que les changements au sein d&#039;une espèce sont dues à des variations apparues par hasard tandis que Lamarck prétend que les variations sont causées par l&#039;individu lui-même qui décide d&#039;exploter un organe précis et développe ainsi sont utilisation. De plus, dans la théorie de Darwin, les variations apparues par hasard sont sélectionnées en fonction de leur utilité dans le processus de reproduction, c&#039;est-à-dire que ces variations son conservées et transmises si elles présentent des avantages reproductifs et donc favorisent l&#039;individu, l&#039;aide à survivre et à constituer une descendance, ce qui n&#039;est pas le propos de Lamarck.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au contraire, Lamarck soutient que c&#039;est le fait d&#039;utiliser plus un organe qui va le développer, et transmettre cette évolution à la génération suivante. De même, un organe peu ou pas utilisé va dégénérer et disparaître. Cette forme d&#039;évolution serait donc nécessaire, car l&#039;espèce évolue afin de s&#039;adapter au milieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Pourquoi le lamarckisme a-t-il été assez rapidement réfuté par la communauté scientifique?=&lt;br /&gt;
La théorie de Lamarck fut mal reçue et mal comprise en son temps du fait d&#039;un certain manque de clareté de sa part et d&#039;une certaine confusion qui régnait dans ses propres idées. Effectivemment, Lamarck présentait sa théorie sans pouvoir l&#039;exposer véritablement de manière adéquate. De plus, une expérience menée par Weismann contribua grandement à discréditer les propos de Lamarck en affirmant qu&#039;une barrière infranchisable existait entre le soma et le germen (cellules non reproductrices et cellules reproductrices); ceci va donc à l&#039;encontre du discours de Lamarck qui explique que les caractères volontairement acquis sont transmis à la descendance. Ajouté à cela, certains évenements ont contribué à discrediter Lamarck comme par exemple l&#039;apparition du Lyssenkisme qui tenta d&#039;instaurer une agriculture basée sur le principe que des végétaux ayant acquis certains caractères les transmettent aux générations suivantes (ce qui crée des espèces nouvelles et adaptées). Il en résulta une famine et de nombreux autres problèmes, ce qui n&#039;aida pas Lamarck a valider sa théorie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est aussi à noter que Lamarck avait une conception relativement désuette de l&#039;être vivant, caractéristique de la biologie mécaniste des XVIIème et XVIIIème siècles, ce qui ne l&#039;aida pas non plus à être en accord avec l&#039;avis scientifique en général.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Quelles sont les différentes théories qui ont permis de discréditer celle de Lamarck?=&lt;br /&gt;
==De son vivant==&lt;br /&gt;
De son vivant, la théorie de Lamarck a posée plusieurs problèmes chez les scientifique car elle apportait là des idées nouvelles qui tranchaient totalement avec les idées et théories créationnistes, fixistes ou encore catastrophistes qui expliquaient la présence de la diversité par la volonté de Dieu. L&#039;opposition entre la religion et la science est encore beaucoup trop forte à l&#039;époque de Lamarck pour que sa théorie soit acceptée et validée; l&#039;évolution est un principe encore trop nouveau pour faire l&#039;unanimité. De plus on va mettre rapidement le doigt sur les failles de sa théorie qui est incapable alors d&#039;expliquer certains faits comme les variations dans la couleur du pelage chez les animaux. D&#039;autres preuve plus ou moins bancales c&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Après sa mort==&lt;br /&gt;
Le chapitre du livre dédié à Lamarck parle notamment des expériences de Weismann, qui ont discrédité la théorie de Lamarck. Ainsi, Weismann a pratiqué l&#039;ablation de la queue de souris sur plusieurs générations, afin de voir si cette mutilation se transmettait aux générations suivantes, sous la forme d&#039;une queue atrophiée, voire inexistante. Comme il s&#039;y attendait, les souris naissaient toujours avec une longue queue, ce qui montrait que ce caractère &amp;quot;acquis&amp;quot; ne se transmet pas d&#039;une génération à une autre. Ceci parce que, d&#039;après sa théorie, il existe une barrière infranchissable entre le soma et le germen, appelée barrière de Weismann: l&#039;acquisition de caractères se fait au niveau des cellules somatiques, à savoir les cellules non-reproductives, par exemple les cellules épidermiques, les cellules pulmonaires... et ces caractères acquis ne peuvent être transmis dans les cellules germinales, responsables de la reproduction et de l&#039;hérédité. August Weismann dit qu&#039;il s&#039;attendait à un tel résultat, car, par exemple, &amp;quot;&#039;&#039;chez les peuples qui pratiquent la circoncision depuis des millénaires, les enfants ne naissent toujours pas circoncis&#039;&#039;&amp;quot;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un autre événement déscridita la théorie de Lamarck. Lissenko, ingénieur agronome soviétique, émit en 1948 une théorie certifiant que la nature des plantes peut être modifié par le milieu et ensuite transmis à la déscendance. Nous pouvons donc voir que la théorie de Lyssenko possède es même racie que celle de Lamarck sauf que celle-ci est basé sur les végéteaux et non les animeaux. Lissenko étant soutenu par l&#039;académie des sciences soviètes et respecté, pu imposer des pratiques agricole basé sur ces théories. Suite à cela il en résulte des famines immense, ce qui prouva que sa théorie était fausse et en même temps discrimina celle de Lamarck.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui après beaucoup de réfutation de la théorie de lamarck, celle-ci est mal vu par la communauté scientifique. Cependant, depuis quelques années la découverte de l&#039;épigénétique reouvre les débats. Il y aurait donc un retour du Lamrackisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Quels ont été les apports de la biologie moléculaire?==&lt;br /&gt;
Grâce aux différentes découvertes faite par la biologie moléclaire les chercheurs ont accepté l&#039;explication neo-darwinisme de l&#039;évolution. La génétique moléculaire à pu expliquer la variation et la distinction entre génotype-phénotype ce qui adhéra au néo-darwinisme.&lt;br /&gt;
Le génotype et le phénotype sont à la fois liés et séparé. En effet, le génome et phénome sont liés car ils se trouvent dans un même organisme, si celui-ci disparait il en résulte qu&#039;ils le seront aussi. Cette disparition est commendé par la séléction naturel. Les genotype sont donc influencé par le milieu qui agit aussi sur l&#039;expression de ceux-ci. On parle d&#039;adaptation lorsque l&#039;expression d&#039;un phénotype, influencé par le milieu, est transitoire et de différentiation lorsque celui-ci est durable et est transmis de génération en génération. Lorsqu&#039;une différentiation ce produit, il y a alors changement dans les cellules et plus précisèment dans leurs gènes. Puis le génotype et phénotype sont en même temps séparés. Si un phénotype est modifié le génotype lui ne l&#039;est pas forcément. Lorsque le milieu influence ou modifit accidentelement un phénotype, celui-ci ne fera pas forcément de même, puisque l&#039;aquis ne peut changer l&#039;ADN.&lt;br /&gt;
En conclusion, la biologie moléculaire explique bien la différence entre la modification du phénotype et celui du génotype. Le milieu peut changer le phénotype d&#039;un individu, mais puisqu&#039;elle ne modifit pas le génotype cette aquis ne sera pas transmis à la génération suivante. Le milieu ne peut donc crée de nouvelle éspèce si elle ne change que le phénotype.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que le néo-lamarckisme?=&lt;br /&gt;
Le néo-lamarckisme est un mouvement qui est apparu dans les années 1990. Il s&#039;agit d&#039;une théorie transformiste dérivée de celle de Lamarck et qui privilégie le rôle de l&#039;environnement lors du développement de l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que le néo-darwinisme?=&lt;br /&gt;
Le néo-darwinisme est mouvement qui soutient que toute variation d&#039;une éspèce est dû parfois à des mutations aléatoire et que le milieu sélectionne les phénotypes. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Cependant en 1988 des experiences prouverait que certaines mutations seraient adaptives, puisqu&#039;elles répondent au stress du milieu. Ceci montrerait donc que ces mutations ne seraient pas aléatoire. Ces éxperiences expliquent donc que le stress augmente les mutations se qui favorise l&#039;apparition d&#039;un mutant adapté. En conlusion, cette experience confirme la théorie de Drawine puisqu&#039;elle démontre que des mutations se font par hasard et que le milieu séléctionnent les plus aptes à celui-ci, ce qui en résulte à l&#039;évolution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;épigénétique?=&lt;br /&gt;
L&#039;épigénèse est la progression de la construction des organes durant le développement embryonnaire. &lt;br /&gt;
controle de l activation des gènes par methylation de l&#039;ADN = participe au controle de l&#039;expression des gènes&lt;br /&gt;
variation d&#039;activation génique lors de la différenciation cellulaire et du développement embryonnaire. &lt;br /&gt;
permet de comprendre les insuffisance de la génétique &lt;br /&gt;
variation de l&#039;épigénetique: hypothèse qu&#039;elle sont influencé par l&#039;environement = supposant la possibilité de l&#039;héridété des caractères aquisse qui amène à un retour du lamarckisem. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;épigénetique caractérise la modification transmissible et réversible de l&#039;éepression d&#039;un gène n&#039;impliquant pas la modifications des nucléotides. Autrement dit l&#039;épigénétique est une lecture différent d&#039;un même gène. Les marques épigénétique se trouvant sur un gène codant une protéine peuvent influencer la production de celle-ci à un moment ou un endroit différent.&lt;br /&gt;
L&#039;épigénétique pourrait avoir un influence dans l&#039;évolution malgré le fait qu&#039;elle ne modifie pas l&#039;ADN. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Il ne faut pas confondre l&#039;épigénétique avec la théorie de Lamarck. En effet, l&#039;épigénétique est une lecture différente d&#039;un même gène qui pourrait être influencé par l&#039;environement, alors que la théorie de lamarck prétend que la dégénérescence ou amélioration d&#039;un caractère chez un individu est hérité par la déscendance. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;épigénétique se propose d&#039;étudier les effets qui sont hérités d&#039;une cellule à sa descendante, qu&#039;il s&#039;agisse de cellule eucaryote ou procaryote:&lt;br /&gt;
http://www.inserm.fr/thematiques/genetique-genomique-et-bioinformatique/dossiers-d-information/epigenetique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{co|à développer...}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 27 janvier 2010 à 20:58 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=La théorie de l&#039;évolution peut-elle à nouveau s&#039;appuyer sur celle de Lamarck?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{co|Discutez de la relation entre le génotype et le phénotype, tantôt liés tantôt séparés.}}&lt;br /&gt;
{{co|Notion de mutations adaptatives?}}&lt;br /&gt;
{{co|L&#039;épigénétique? Epigénome?}}&lt;br /&gt;
{{co|Soft inheritance = épigénétique (influence de l&#039;environnement sur l&#039;expression des gènes)}}&lt;br /&gt;
{{co|Hard inheritance = génétique (déterminisme génétique, un gène -&amp;gt; un phénotype)}} [[Utilisateur:Alexandre.zimmerli|Alexandre Zimmerli]] 1 février 2010 à 00:03 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Source=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.fundp.ac.be/sciences/biologie/bio2001/bioscope/1809_lamarck/lamarck.html&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
http://prehisto.ifrance.com/lamarck.htm &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
http://fr.wikipedia.org/wiki/Trofim_Denissovitch_Lyssenko &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Comprendre l&#039;évolution,150 ans après Darwin&#039;&#039;, écrit sous la direction de Gérard Cobut.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Evolution_Chap8&amp;diff=41498</id>
		<title>Evolution Chap8</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Evolution_Chap8&amp;diff=41498"/>
		<updated>2010-02-28T18:55:33Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : /* Pourquoi le lamarckisme a-t-il été assez rapidement réfuté par la communauté scientifique? */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;color:#006699;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;big&amp;gt;&amp;lt;big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Y a-t-il un retour du lamarckisme ?&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/big&amp;gt;&amp;lt;/big&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;color:#6600CC;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;small&amp;gt;Dominique &amp;amp; Melody &amp;amp; Cédric&amp;lt;/small&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{co|COMMENTAIRE GÉNÉRAL : Vous avez abordé les éléments peu complexes du chapitre, il vous faut maintenant attaquer les concepts plus trapus mais aussi plus intéressants liés à l&#039;épigénétique et à la question centrale de ce chapitre... le retour du lamarckisme!}} [[Utilisateur:Alexandre.zimmerli|Alexandre Zimmerli]] 1 février 2010 à 00:03 (UTC)&lt;br /&gt;
=Qui était Lamarck et quelle théorie a-t-il avancé?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean Baptiste de Bonnet, chevalier de Lamarck né en 1744 et mort en 1826 est l&#039;un des précurseur à avoir émis des théories sur l&#039;évolution des animaux. Lamarck fit une classification raisonnées et de façon hiérarchiques des invertébrées et vertébrées. Chez les vertébrées les mammifères étaient placés tout en haut de la hiérarchies puisque ce sont ceux qui ont les caractéristiques les plus proches de l&#039;homme.&lt;br /&gt;
C&#039;est en continuellement travaillant sur cette hiérarchisation que Lamarck découvrit et émit la théorie fondamentale de la transformation des espèces. En hiérarchisant le monde animal des plus parfait, étant les plus &#039;&#039;vivant&#039;&#039; et intelligent, jusqu&#039;au moins il fit l&#039;hypothèse du début de la vie sur terre. Pour lui les animaux les moins parfait était donc les premiers êtres sure terres. C&#039;est en effet de là qu&#039;il commença à parler de l&#039;évolution. Il émit l&#039;hypothèse au commencement de la vie sur terre les espèces étaient à peine différentiable avec la matière. Puis ils commencèrent a évolué et se mouvoir pour finalement dériver vers des êtres plus complexes.     &lt;br /&gt;
Son travail sur l&#039;évolution a été fortement ignoré et réfuté durant son vivant. Lamarck affirme une hérédité des caractère acquis d&#039;un animal. Sa théorie soutient qu&#039;un animal évolue durant sa vie et que cette modification de l&#039;organisme est transmis à la génération suivante. Lorsqu&#039;un animal utilise de manière soutenue d&#039;un certain organe, celui-ci se fortifie et se développe. Au contraire un organe peu utilisé peut s&#039;affaiblir et pour finir même disparaitre, c&#039;est ce qu&#039;il appelait la théorie de l&#039;usage et du non-usage. Pour Lamarck la conservation ou la dégénérescence d&#039;un organe chez un animal est une évolution influencée par l&#039;environnement et transmit à la génération suivante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Le lamarckisme et le darwinisme sont-ils antagonistes?=&lt;br /&gt;
Ces deux théories ne sont pas complètement antagonistes. En effet, les deux sont des théories transformistes, c&#039;est-à-dire qu&#039;elles soutiennent que les espèces ont évolué dans le temps. Si cela paraît évident aujourd&#039;hui, ça ne l&#039;était absolument pas à l&#039;époque de ces grands biologistes. En effet, les courants de pensées étaient plutôt fixistes, soutenant que le monde dans lequel nous vivons est immuable.&lt;br /&gt;
==Qu&#039;est-ce que le darwinisme en deux mots?==&lt;br /&gt;
Le darwinisme est une théorie publiée par Charles Darwin en 1859 selon laquelle la diversité des espèces s&#039;explique par l&#039;évolution qui est elle-même basée sur la sélection naturelle, c&#039;est-à-dire que d&#039;après Darwin, des variations morpho-anatomiques peuvent être sélectionnées et transmises aux générations futures. En d&#039;autres termes, des variations peuvent apparaître chez certains individus d&#039;une espèce donnée ; ces variations, si elles apportent des avantages reproductifs à l&#039;individu, sont ensuite sélectionnées et transmises à la descendance de l&#039;individu ayant acquis ces variations. La sélection naturelle est donc ce processus qui sélectionne les variations favorisant la reproduction et acquises par un individu de manière incontrôlée inattendue pour ensuite les transmettre aux descendants des individus en question grâce à une reproduction favorisée. Effectivement, La sélection naturelle va générer des inégalités dans les chances de reproduction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par contre, lorsque les variations apparaissant chez un individu ne permettent pas d&#039;optimiser les chances de reproduction, elles ne sont pas transmises à la descendance car faisant l&#039;objet d&#039;une sélection, elles peuvent ne pas être retenues. Effectivement, Darwin pose deux critères nécessaires à l&#039;évolution des espèces: le hasard et la nécessité. De plus, les caractères issus des variations faisant l&#039;objet d&#039;une sélection.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Quelles sont les différences entre le lamarckisme et le darwinisme?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux théories se différencient par leur approche de l&#039;évolution sur plusieurs points.&lt;br /&gt;
En effet, Darwin soutient que les changements au sein d&#039;une espèce sont dues à des variations apparues par hasard tandis que Lamarck prétend que les variations sont causées par l&#039;individu lui-même qui décide d&#039;exploter un organe précis et développe ainsi sont utilisation. De plus, dans la théorie de Darwin, les variations apparues par hasard sont sélectionnées en fonction de leur utilité dans le processus de reproduction, c&#039;est-à-dire que ces variations son conservées et transmises si elles présentent des avantages reproductifs et donc favorisent l&#039;individu, l&#039;aide à survivre et à constituer une descendance, ce qui n&#039;est pas le propos de Lamarck.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au contraire, Lamarck soutient que c&#039;est le fait d&#039;utiliser plus un organe qui va le développer, et transmettre cette évolution à la génération suivante. De même, un organe peu ou pas utilisé va dégénérer et disparaître. Cette forme d&#039;évolution serait donc nécessaire, car l&#039;espèce évolue afin de s&#039;adapter au milieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Pourquoi le lamarckisme a-t-il été assez rapidement réfuté par la communauté scientifique?=&lt;br /&gt;
La théorie de Lamarck fut mal reçue et mal comprise en son temps du fait d&#039;un certain manque de clareté de sa part et d&#039;une certaine confusion qui régnait dans ses propres idées. Effectivemment, Lamarck présentait sa théorie sans pouvoir l&#039;exposer véritablement de manière adéquate. De plus, une expérience menée par Weismann contribua grandement à discréditer les propos de Lamarck en affirmant qu&#039;une barrière infranchisable existait entre le soma et le germen (cellules non reproductrices et cellules reproductrices); ceci va donc à l&#039;encontre du discours de Lamarck qui explique que les caractères volontairement acquis sont transmis à la descendance. Ajouté à cela, certains évenements ont contribué à discrediter Lamarck comme par exemple l&#039;apparition du Lyssenkisme qui tenta d&#039;instaurer une agriculture basée sur le principe que des végétaux ayant acquis certains caractères les transmettent aux générations suivantes (ce qui crée des espèces nouvelles et adaptées). Il en résulta une famine et de nombreux autres problèmes, ce qui n&#039;aida pas Lamarck a valider sa théorie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est aussi à noter que Lamarck avait une conception relativement désuette de l&#039;être vivant, caractéristique de la biologie mécaniste des XVIIème et XVIIIème siècles, ce qui ne l&#039;aida pas non plus à être en accord avec l&#039;avis scientifique en général.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Quelles sont les différentes théories qui ont permis de discréditer celle de Lamarck?=&lt;br /&gt;
==De son vivant==&lt;br /&gt;
==Après sa mort==&lt;br /&gt;
Le chapitre du livre dédié à Lamarck parle notamment des expériences de Weismann, qui ont discrédité la théorie de Lamarck. Ainsi, Weismann a pratiqué l&#039;ablation de la queue de souris sur plusieurs générations, afin de voir si cette mutilation se transmettait aux générations suivantes, sous la forme d&#039;une queue atrophiée, voire inexistante. Comme il s&#039;y attendait, les souris naissaient toujours avec une longue queue, ce qui montrait que ce caractère &amp;quot;acquis&amp;quot; ne se transmet pas d&#039;une génération à une autre. Ceci parce que, d&#039;après sa théorie, il existe une barrière infranchissable entre le soma et le germen, appelée barrière de Weismann: l&#039;acquisition de caractères se fait au niveau des cellules somatiques, à savoir les cellules non-reproductives, par exemple les cellules épidermiques, les cellules pulmonaires... et ces caractères acquis ne peuvent être transmis dans les cellules germinales, responsables de la reproduction et de l&#039;hérédité. August Weismann dit qu&#039;il s&#039;attendait à un tel résultat, car, par exemple, &amp;quot;&#039;&#039;chez les peuples qui pratiquent la circoncision depuis des millénaires, les enfants ne naissent toujours pas circoncis&#039;&#039;&amp;quot;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un autre événement déscridita la théorie de Lamarck. Lissenko, ingénieur agronome soviétique, émit en 1948 une théorie certifiant que la nature des plantes peut être modifié par le milieu et ensuite transmis à la déscendance. Nous pouvons donc voir que la théorie de Lyssenko possède es même racie que celle de Lamarck sauf que celle-ci est basé sur les végéteaux et non les animeaux. Lissenko étant soutenu par l&#039;académie des sciences soviètes et respecté, pu imposer des pratiques agricole basé sur ces théories. Suite à cela il en résulte des famines immense, ce qui prouva que sa théorie était fausse et en même temps discrimina celle de Lamarck.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui après beaucoup de réfutation de la théorie de lamarck, celle-ci est mal vu par la communauté scientifique. Cependant, depuis quelques années la découverte de l&#039;épigénétique reouvre les débats. Il y aurait donc un retour du Lamrackisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Quels ont été les apports de la biologie moléculaire?==&lt;br /&gt;
Grâce aux différentes découvertes faite par la biologie moléclaire les chercheurs ont accepté l&#039;explication neo-darwinisme de l&#039;évolution. La génétique moléculaire à pu expliquer la variation et la distinction entre génotype-phénotype ce qui adhéra au néo-darwinisme.&lt;br /&gt;
Le génotype et le phénotype sont à la fois liés et séparé. En effet, le génome et phénome sont liés car ils se trouvent dans un même organisme, si celui-ci disparait il en résulte qu&#039;ils le seront aussi. Cette disparition est commendé par la séléction naturel. Les genotype sont donc influencé par le milieu qui agit aussi sur l&#039;expression de ceux-ci. On parle d&#039;adaptation lorsque l&#039;expression d&#039;un phénotype, influencé par le milieu, est transitoire et de différentiation lorsque celui-ci est durable et est transmis de génération en génération. Lorsqu&#039;une différentiation ce produit, il y a alors changement dans les cellules et plus précisèment dans leurs gènes. Puis le génotype et phénotype sont en même temps séparés. Si un phénotype est modifié le génotype lui ne l&#039;est pas forcément. Lorsque le milieu influence ou modifit accidentelement un phénotype, celui-ci ne fera pas forcément de même, puisque l&#039;aquis ne peut changer l&#039;ADN.&lt;br /&gt;
En conclusion, la biologie moléculaire explique bien la différence entre la modification du phénotype et celui du génotype. Le milieu peut changer le phénotype d&#039;un individu, mais puisqu&#039;elle ne modifit pas le génotype cette aquis ne sera pas transmis à la génération suivante. Le milieu ne peut donc crée de nouvelle éspèce si elle ne change que le phénotype.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que le néo-lamarckisme?=&lt;br /&gt;
Le néo-lamarckisme est un mouvement qui est apparu dans les années 1990. Il s&#039;agit d&#039;une théorie transformiste dérivée de celle de Lamarck et qui privilégie le rôle de l&#039;environnement lors du développement de l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que le néo-darwinisme?=&lt;br /&gt;
Le néo-darwinisme est mouvement qui soutient que toute variation d&#039;une éspèce est dû parfois à des mutations aléatoire et que le milieu sélectionne les phénotypes. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Cependant en 1988 des experiences prouverait que certaines mutations seraient adaptives, puisqu&#039;elles répondent au stress du milieu. Ceci montrerait donc que ces mutations ne seraient pas aléatoire. Ces éxperiences expliquent donc que le stress augmente les mutations se qui favorise l&#039;apparition d&#039;un mutant adapté. En conlusion, cette experience confirme la théorie de Drawine puisqu&#039;elle démontre que des mutations se font par hasard et que le milieu séléctionnent les plus aptes à celui-ci, ce qui en résulte à l&#039;évolution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;épigénétique?=&lt;br /&gt;
L&#039;épigénèse est la progression de la construction des organes durant le développement embryonnaire. &lt;br /&gt;
controle de l activation des gènes par methylation de l&#039;ADN = participe au controle de l&#039;expression des gènes&lt;br /&gt;
variation d&#039;activation génique lors de la différenciation cellulaire et du développement embryonnaire. &lt;br /&gt;
permet de comprendre les insuffisance de la génétique &lt;br /&gt;
variation de l&#039;épigénetique: hypothèse qu&#039;elle sont influencé par l&#039;environement = supposant la possibilité de l&#039;héridété des caractères aquisse qui amène à un retour du lamarckisem. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;épigénetique caractérise la modification transmissible et réversible de l&#039;éepression d&#039;un gène n&#039;impliquant pas la modifications des nucléotides. Autrement dit l&#039;épigénétique est une lecture différent d&#039;un même gène. Les marques épigénétique se trouvant sur un gène codant une protéine peuvent influencer la production de celle-ci à un moment ou un endroit différent.&lt;br /&gt;
L&#039;épigénétique pourrait avoir un influence dans l&#039;évolution malgré le fait qu&#039;elle ne modifie pas l&#039;ADN. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Il ne faut pas confondre l&#039;épigénétique avec la théorie de Lamarck. En effet, l&#039;épigénétique est une lecture différente d&#039;un même gène qui pourrait être influencé par l&#039;environement, alors que la théorie de lamarck prétend que la dégénérescence ou amélioration d&#039;un caractère chez un individu est hérité par la déscendance. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;épigénétique se propose d&#039;étudier les effets qui sont hérités d&#039;une cellule à sa descendante, qu&#039;il s&#039;agisse de cellule eucaryote ou procaryote:&lt;br /&gt;
http://www.inserm.fr/thematiques/genetique-genomique-et-bioinformatique/dossiers-d-information/epigenetique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{co|à développer...}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 27 janvier 2010 à 20:58 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=La théorie de l&#039;évolution peut-elle à nouveau s&#039;appuyer sur celle de Lamarck?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{co|Discutez de la relation entre le génotype et le phénotype, tantôt liés tantôt séparés.}}&lt;br /&gt;
{{co|Notion de mutations adaptatives?}}&lt;br /&gt;
{{co|L&#039;épigénétique? Epigénome?}}&lt;br /&gt;
{{co|Soft inheritance = épigénétique (influence de l&#039;environnement sur l&#039;expression des gènes)}}&lt;br /&gt;
{{co|Hard inheritance = génétique (déterminisme génétique, un gène -&amp;gt; un phénotype)}} [[Utilisateur:Alexandre.zimmerli|Alexandre Zimmerli]] 1 février 2010 à 00:03 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Source=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.fundp.ac.be/sciences/biologie/bio2001/bioscope/1809_lamarck/lamarck.html&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
http://prehisto.ifrance.com/lamarck.htm &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
http://fr.wikipedia.org/wiki/Trofim_Denissovitch_Lyssenko &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Comprendre l&#039;évolution,150 ans après Darwin&#039;&#039;, écrit sous la direction de Gérard Cobut.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Evolution_Chap8&amp;diff=41497</id>
		<title>Evolution Chap8</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Evolution_Chap8&amp;diff=41497"/>
		<updated>2010-02-28T18:48:25Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : /* Pourquoi le lamarckisme a-t-il été assez rapidement réfuté par la communauté scientifique? */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;color:#006699;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;big&amp;gt;&amp;lt;big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Y a-t-il un retour du lamarckisme ?&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/big&amp;gt;&amp;lt;/big&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;color:#6600CC;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;small&amp;gt;Dominique &amp;amp; Melody &amp;amp; Cédric&amp;lt;/small&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{co|COMMENTAIRE GÉNÉRAL : Vous avez abordé les éléments peu complexes du chapitre, il vous faut maintenant attaquer les concepts plus trapus mais aussi plus intéressants liés à l&#039;épigénétique et à la question centrale de ce chapitre... le retour du lamarckisme!}} [[Utilisateur:Alexandre.zimmerli|Alexandre Zimmerli]] 1 février 2010 à 00:03 (UTC)&lt;br /&gt;
=Qui était Lamarck et quelle théorie a-t-il avancé?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean Baptiste de Bonnet, chevalier de Lamarck né en 1744 et mort en 1826 est l&#039;un des précurseur à avoir émis des théories sur l&#039;évolution des animaux. Lamarck fit une classification raisonnées et de façon hiérarchiques des invertébrées et vertébrées. Chez les vertébrées les mammifères étaient placés tout en haut de la hiérarchies puisque ce sont ceux qui ont les caractéristiques les plus proches de l&#039;homme.&lt;br /&gt;
C&#039;est en continuellement travaillant sur cette hiérarchisation que Lamarck découvrit et émit la théorie fondamentale de la transformation des espèces. En hiérarchisant le monde animal des plus parfait, étant les plus &#039;&#039;vivant&#039;&#039; et intelligent, jusqu&#039;au moins il fit l&#039;hypothèse du début de la vie sur terre. Pour lui les animaux les moins parfait était donc les premiers êtres sure terres. C&#039;est en effet de là qu&#039;il commença à parler de l&#039;évolution. Il émit l&#039;hypothèse au commencement de la vie sur terre les espèces étaient à peine différentiable avec la matière. Puis ils commencèrent a évolué et se mouvoir pour finalement dériver vers des êtres plus complexes.     &lt;br /&gt;
Son travail sur l&#039;évolution a été fortement ignoré et réfuté durant son vivant. Lamarck affirme une hérédité des caractère acquis d&#039;un animal. Sa théorie soutient qu&#039;un animal évolue durant sa vie et que cette modification de l&#039;organisme est transmis à la génération suivante. Lorsqu&#039;un animal utilise de manière soutenue d&#039;un certain organe, celui-ci se fortifie et se développe. Au contraire un organe peu utilisé peut s&#039;affaiblir et pour finir même disparaitre, c&#039;est ce qu&#039;il appelait la théorie de l&#039;usage et du non-usage. Pour Lamarck la conservation ou la dégénérescence d&#039;un organe chez un animal est une évolution influencée par l&#039;environnement et transmit à la génération suivante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Le lamarckisme et le darwinisme sont-ils antagonistes?=&lt;br /&gt;
Ces deux théories ne sont pas complètement antagonistes. En effet, les deux sont des théories transformistes, c&#039;est-à-dire qu&#039;elles soutiennent que les espèces ont évolué dans le temps. Si cela paraît évident aujourd&#039;hui, ça ne l&#039;était absolument pas à l&#039;époque de ces grands biologistes. En effet, les courants de pensées étaient plutôt fixistes, soutenant que le monde dans lequel nous vivons est immuable.&lt;br /&gt;
==Qu&#039;est-ce que le darwinisme en deux mots?==&lt;br /&gt;
Le darwinisme est une théorie publiée par Charles Darwin en 1859 selon laquelle la diversité des espèces s&#039;explique par l&#039;évolution qui est elle-même basée sur la sélection naturelle, c&#039;est-à-dire que d&#039;après Darwin, des variations morpho-anatomiques peuvent être sélectionnées et transmises aux générations futures. En d&#039;autres termes, des variations peuvent apparaître chez certains individus d&#039;une espèce donnée ; ces variations, si elles apportent des avantages reproductifs à l&#039;individu, sont ensuite sélectionnées et transmises à la descendance de l&#039;individu ayant acquis ces variations. La sélection naturelle est donc ce processus qui sélectionne les variations favorisant la reproduction et acquises par un individu de manière incontrôlée inattendue pour ensuite les transmettre aux descendants des individus en question grâce à une reproduction favorisée. Effectivement, La sélection naturelle va générer des inégalités dans les chances de reproduction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par contre, lorsque les variations apparaissant chez un individu ne permettent pas d&#039;optimiser les chances de reproduction, elles ne sont pas transmises à la descendance car faisant l&#039;objet d&#039;une sélection, elles peuvent ne pas être retenues. Effectivement, Darwin pose deux critères nécessaires à l&#039;évolution des espèces: le hasard et la nécessité. De plus, les caractères issus des variations faisant l&#039;objet d&#039;une sélection.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Quelles sont les différences entre le lamarckisme et le darwinisme?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux théories se différencient par leur approche de l&#039;évolution sur plusieurs points.&lt;br /&gt;
En effet, Darwin soutient que les changements au sein d&#039;une espèce sont dues à des variations apparues par hasard tandis que Lamarck prétend que les variations sont causées par l&#039;individu lui-même qui décide d&#039;exploter un organe précis et développe ainsi sont utilisation. De plus, dans la théorie de Darwin, les variations apparues par hasard sont sélectionnées en fonction de leur utilité dans le processus de reproduction, c&#039;est-à-dire que ces variations son conservées et transmises si elles présentent des avantages reproductifs et donc favorisent l&#039;individu, l&#039;aide à survivre et à constituer une descendance, ce qui n&#039;est pas le propos de Lamarck.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au contraire, Lamarck soutient que c&#039;est le fait d&#039;utiliser plus un organe qui va le développer, et transmettre cette évolution à la génération suivante. De même, un organe peu ou pas utilisé va dégénérer et disparaître. Cette forme d&#039;évolution serait donc nécessaire, car l&#039;espèce évolue afin de s&#039;adapter au milieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Pourquoi le lamarckisme a-t-il été assez rapidement réfuté par la communauté scientifique?=&lt;br /&gt;
La théorie de Lamarck fut mal reçue et mal comprise en son temps du fait d&#039;un certain manque de clareté de sa part et d&#039;une certaine confusion qui régnait dans ses propres idées. Effectivemment, Lamarck présentait sa théorie sans pouvoir l&#039;exposer véritablement de manière adéquate. De plus, une expérience menée par Weismann contribua grandement à discréditer les propos de Lamarck en affirmant qu&#039;une barrière infranchisable existait entre le soma et le germen (cellules non reproductrices et cellules reproductrices); ceci va donc à l&#039;encontre du discours de Lamarck qui explique que les caractères volontairement acquis sont transmis à la descendance. Ajouté à cela, certains évenements ont contribué à discrediter Lamarck comme par exemple l&#039;apparition du Lyssenkisme qui tenta d&#039;instaurer une agriculture basée sur le principe que des végétaux ayant acquis certains caractères les transmettent aux générations suivantes (ce qui crée des espèces nouvelles et adaptées). Il en résulta une famine et de nombreux autres problèmes, ce qui n&#039;aida pas Lamarck a valider sa théorie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Quelles sont les différentes théories qui ont permis de discréditer celle de Lamarck?=&lt;br /&gt;
==De son vivant==&lt;br /&gt;
==Après sa mort==&lt;br /&gt;
Le chapitre du livre dédié à Lamarck parle notamment des expériences de Weismann, qui ont discrédité la théorie de Lamarck. Ainsi, Weismann a pratiqué l&#039;ablation de la queue de souris sur plusieurs générations, afin de voir si cette mutilation se transmettait aux générations suivantes, sous la forme d&#039;une queue atrophiée, voire inexistante. Comme il s&#039;y attendait, les souris naissaient toujours avec une longue queue, ce qui montrait que ce caractère &amp;quot;acquis&amp;quot; ne se transmet pas d&#039;une génération à une autre. Ceci parce que, d&#039;après sa théorie, il existe une barrière infranchissable entre le soma et le germen, appelée barrière de Weismann: l&#039;acquisition de caractères se fait au niveau des cellules somatiques, à savoir les cellules non-reproductives, par exemple les cellules épidermiques, les cellules pulmonaires... et ces caractères acquis ne peuvent être transmis dans les cellules germinales, responsables de la reproduction et de l&#039;hérédité. August Weismann dit qu&#039;il s&#039;attendait à un tel résultat, car, par exemple, &amp;quot;&#039;&#039;chez les peuples qui pratiquent la circoncision depuis des millénaires, les enfants ne naissent toujours pas circoncis&#039;&#039;&amp;quot;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un autre événement déscridita la théorie de Lamarck. Lissenko, ingénieur agronome soviétique, émit en 1948 une théorie certifiant que la nature des plantes peut être modifié par le milieu et ensuite transmis à la déscendance. Nous pouvons donc voir que la théorie de Lyssenko possède es même racie que celle de Lamarck sauf que celle-ci est basé sur les végéteaux et non les animeaux. Lissenko étant soutenu par l&#039;académie des sciences soviètes et respecté, pu imposer des pratiques agricole basé sur ces théories. Suite à cela il en résulte des famines immense, ce qui prouva que sa théorie était fausse et en même temps discrimina celle de Lamarck.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui après beaucoup de réfutation de la théorie de lamarck, celle-ci est mal vu par la communauté scientifique. Cependant, depuis quelques années la découverte de l&#039;épigénétique reouvre les débats. Il y aurait donc un retour du Lamrackisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Quels ont été les apports de la biologie moléculaire?==&lt;br /&gt;
Grâce aux différentes découvertes faite par la biologie moléclaire les chercheurs ont accepté l&#039;explication neo-darwinisme de l&#039;évolution. La génétique moléculaire à pu expliquer la variation et la distinction entre génotype-phénotype ce qui adhéra au néo-darwinisme.&lt;br /&gt;
Le génotype et le phénotype sont à la fois liés et séparé. En effet, le génome et phénome sont liés car ils se trouvent dans un même organisme, si celui-ci disparait il en résulte qu&#039;ils le seront aussi. Cette disparition est commendé par la séléction naturel. Les genotype sont donc influencé par le milieu qui agit aussi sur l&#039;expression de ceux-ci. On parle d&#039;adaptation lorsque l&#039;expression d&#039;un phénotype, influencé par le milieu, est transitoire et de différentiation lorsque celui-ci est durable et est transmis de génération en génération. Lorsqu&#039;une différentiation ce produit, il y a alors changement dans les cellules et plus précisèment dans leurs gènes. Puis le génotype et phénotype sont en même temps séparés. Si un phénotype est modifié le génotype lui ne l&#039;est pas forcément. Lorsque le milieu influence ou modifit accidentelement un phénotype, celui-ci ne fera pas forcément de même, puisque l&#039;aquis ne peut changer l&#039;ADN.&lt;br /&gt;
En conclusion, la biologie moléculaire explique bien la différence entre la modification du phénotype et celui du génotype. Le milieu peut changer le phénotype d&#039;un individu, mais puisqu&#039;elle ne modifit pas le génotype cette aquis ne sera pas transmis à la génération suivante. Le milieu ne peut donc crée de nouvelle éspèce si elle ne change que le phénotype.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que le néo-lamarckisme?=&lt;br /&gt;
Le néo-lamarckisme est un mouvement qui est apparu dans les années 1990. Il s&#039;agit d&#039;une théorie transformiste dérivée de celle de Lamarck et qui privilégie le rôle de l&#039;environnement lors du développement de l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que le néo-darwinisme?=&lt;br /&gt;
Le néo-darwinisme est mouvement qui soutient que toute variation d&#039;une éspèce est dû parfois à des mutations aléatoire et que le milieu sélectionne les phénotypes. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Cependant en 1988 des experiences prouverait que certaines mutations seraient adaptives, puisqu&#039;elles répondent au stress du milieu. Ceci montrerait donc que ces mutations ne seraient pas aléatoire. Ces éxperiences expliquent donc que le stress augmente les mutations se qui favorise l&#039;apparition d&#039;un mutant adapté. En conlusion, cette experience confirme la théorie de Drawine puisqu&#039;elle démontre que des mutations se font par hasard et que le milieu séléctionnent les plus aptes à celui-ci, ce qui en résulte à l&#039;évolution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;épigénétique?=&lt;br /&gt;
L&#039;épigénèse est la progression de la construction des organes durant le développement embryonnaire. &lt;br /&gt;
controle de l activation des gènes par methylation de l&#039;ADN = participe au controle de l&#039;expression des gènes&lt;br /&gt;
variation d&#039;activation génique lors de la différenciation cellulaire et du développement embryonnaire. &lt;br /&gt;
permet de comprendre les insuffisance de la génétique &lt;br /&gt;
variation de l&#039;épigénetique: hypothèse qu&#039;elle sont influencé par l&#039;environement = supposant la possibilité de l&#039;héridété des caractères aquisse qui amène à un retour du lamarckisem. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;épigénetique caractérise la modification transmissible et réversible de l&#039;éepression d&#039;un gène n&#039;impliquant pas la modifications des nucléotides. Autrement dit l&#039;épigénétique est une lecture différent d&#039;un même gène. Les marques épigénétique se trouvant sur un gène codant une protéine peuvent influencer la production de celle-ci à un moment ou un endroit différent.&lt;br /&gt;
L&#039;épigénétique pourrait avoir un influence dans l&#039;évolution malgré le fait qu&#039;elle ne modifie pas l&#039;ADN. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Il ne faut pas confondre l&#039;épigénétique avec la théorie de Lamarck. En effet, l&#039;épigénétique est une lecture différente d&#039;un même gène qui pourrait être influencé par l&#039;environement, alors que la théorie de lamarck prétend que la dégénérescence ou amélioration d&#039;un caractère chez un individu est hérité par la déscendance. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;épigénétique se propose d&#039;étudier les effets qui sont hérités d&#039;une cellule à sa descendante, qu&#039;il s&#039;agisse de cellule eucaryote ou procaryote:&lt;br /&gt;
http://www.inserm.fr/thematiques/genetique-genomique-et-bioinformatique/dossiers-d-information/epigenetique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{co|à développer...}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 27 janvier 2010 à 20:58 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=La théorie de l&#039;évolution peut-elle à nouveau s&#039;appuyer sur celle de Lamarck?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{co|Discutez de la relation entre le génotype et le phénotype, tantôt liés tantôt séparés.}}&lt;br /&gt;
{{co|Notion de mutations adaptatives?}}&lt;br /&gt;
{{co|L&#039;épigénétique? Epigénome?}}&lt;br /&gt;
{{co|Soft inheritance = épigénétique (influence de l&#039;environnement sur l&#039;expression des gènes)}}&lt;br /&gt;
{{co|Hard inheritance = génétique (déterminisme génétique, un gène -&amp;gt; un phénotype)}} [[Utilisateur:Alexandre.zimmerli|Alexandre Zimmerli]] 1 février 2010 à 00:03 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Source=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.fundp.ac.be/sciences/biologie/bio2001/bioscope/1809_lamarck/lamarck.html&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
http://prehisto.ifrance.com/lamarck.htm &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
http://fr.wikipedia.org/wiki/Trofim_Denissovitch_Lyssenko &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Comprendre l&#039;évolution,150 ans après Darwin&#039;&#039;, écrit sous la direction de Gérard Cobut.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Evolution_Chap8&amp;diff=41494</id>
		<title>Evolution Chap8</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Evolution_Chap8&amp;diff=41494"/>
		<updated>2010-02-28T17:50:13Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : /* Pourquoi le lamarckisme a-t-il été assez rapidement réfuté par la communauté scientifique? */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;color:#006699;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;big&amp;gt;&amp;lt;big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Y a-t-il un retour du lamarckisme ?&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/big&amp;gt;&amp;lt;/big&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;color:#6600CC;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;small&amp;gt;Dominique &amp;amp; Melody &amp;amp; Cédric&amp;lt;/small&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{co|COMMENTAIRE GÉNÉRAL : Vous avez abordé les éléments peu complexes du chapitre, il vous faut maintenant attaquer les concepts plus trapus mais aussi plus intéressants liés à l&#039;épigénétique et à la question centrale de ce chapitre... le retour du lamarckisme!}} [[Utilisateur:Alexandre.zimmerli|Alexandre Zimmerli]] 1 février 2010 à 00:03 (UTC)&lt;br /&gt;
=Qui était Lamarck et quelle théorie a-t-il avancé?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean Baptiste de Bonnet, chevalier de Lamarck né en 1744 et mort en 1826 est l&#039;un des précurseur à avoir émis des théories sur l&#039;évolution des animaux. Lamarck fit une classification raisonnées et de façon hiérarchiques des invertébrées et vertébrées. Chez les vertébrées les mammifères étaient placés tout en haut de la hiérarchies puisque ce sont ceux qui ont les caractéristiques les plus proches de l&#039;homme.&lt;br /&gt;
C&#039;est en continuellement travaillant sur cette hiérarchisation que Lamarck découvrit et émit la théorie fondamentale de la transformation des espèces. En hiérarchisant le monde animal des plus parfait, étant les plus &#039;&#039;vivant&#039;&#039; et intelligent, jusqu&#039;au moins il fit l&#039;hypothèse du début de la vie sur terre. Pour lui les animaux les moins parfait était donc les premiers êtres sure terres. C&#039;est en effet de là qu&#039;il commença à parler de l&#039;évolution. Il émit l&#039;hypothèse au commencement de la vie sur terre les espèces étaient à peine différentiable avec la matière. Puis ils commencèrent a évolué et se mouvoir pour finalement dériver vers des êtres plus complexes.     &lt;br /&gt;
Son travail sur l&#039;évolution a été fortement ignoré et réfuté durant son vivant. Lamarck affirme une hérédité des caractère acquis d&#039;un animal. Sa théorie soutient qu&#039;un animal évolue durant sa vie et que cette modification de l&#039;organisme est transmis à la génération suivante. Lorsqu&#039;un animal utilise de manière soutenue d&#039;un certain organe, celui-ci se fortifie et se développe. Au contraire un organe peu utilisé peut s&#039;affaiblir et pour finir même disparaitre, c&#039;est ce qu&#039;il appelait la théorie de l&#039;usage et du non-usage. Pour Lamarck la conservation ou la dégénérescence d&#039;un organe chez un animal est une évolution influencée par l&#039;environnement et transmit à la génération suivante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Le lamarckisme et le darwinisme sont-ils antagonistes?=&lt;br /&gt;
Ces deux théories ne sont pas complètement antagonistes. En effet, les deux sont des théories transformistes, c&#039;est-à-dire qu&#039;elles soutiennent que les espèces ont évolué dans le temps. Si cela paraît évident aujourd&#039;hui, ça ne l&#039;était absolument pas à l&#039;époque de ces grands biologistes. En effet, les courants de pensées étaient plutôt fixistes, soutenant que le monde dans lequel nous vivons est immuable.&lt;br /&gt;
==Qu&#039;est-ce que le darwinisme en deux mots?==&lt;br /&gt;
Le darwinisme est une théorie publiée par Charles Darwin en 1859 selon laquelle la diversité des espèces s&#039;explique par l&#039;évolution qui est elle-même basée sur la sélection naturelle, c&#039;est-à-dire que d&#039;après Darwin, des variations morpho-anatomiques peuvent être sélectionnées et transmises aux générations futures. En d&#039;autres termes, des variations peuvent apparaître chez certains individus d&#039;une espèce donnée ; ces variations, si elles apportent des avantages reproductifs à l&#039;individu, sont ensuite sélectionnées et transmises à la descendance de l&#039;individu ayant acquis ces variations. La sélection naturelle est donc ce processus qui sélectionne les variations favorisant la reproduction et acquises par un individu de manière incontrôlée inattendue pour ensuite les transmettre aux descendants des individus en question grâce à une reproduction favorisée. Effectivement, La sélection naturelle va générer des inégalités dans les chances de reproduction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par contre, lorsque les variations apparaissant chez un individu ne permettent pas d&#039;optimiser les chances de reproduction, elles ne sont pas transmises à la descendance car faisant l&#039;objet d&#039;une sélection, elles peuvent ne pas être retenues. Effectivement, Darwin pose deux critères nécessaires à l&#039;évolution des espèces: le hasard et la nécessité. De plus, les caractères issus des variations faisant l&#039;objet d&#039;une sélection.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Quelles sont les différences entre le lamarckisme et le darwinisme?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux théories se différencient par leur approche de l&#039;évolution sur plusieurs points.&lt;br /&gt;
En effet, Darwin soutient que les changements au sein d&#039;une espèce sont dues à des variations apparues par hasard tandis que Lamarck prétend que les variations sont causées par l&#039;individu lui-même qui décide d&#039;exploter un organe précis et développe ainsi sont utilisation. De plus, dans la théorie de Darwin, les variations apparues par hasard sont sélectionnées en fonction de leur utilité dans le processus de reproduction, c&#039;est-à-dire que ces variations son conservées et transmises si elles présentent des avantages reproductifs et donc favorisent l&#039;individu, l&#039;aide à survivre et à constituer une descendance, ce qui n&#039;est pas le propos de Lamarck.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au contraire, Lamarck soutient que c&#039;est le fait d&#039;utiliser plus un organe qui va le développer, et transmettre cette évolution à la génération suivante. De même, un organe peu ou pas utilisé va dégénérer et disparaître. Cette forme d&#039;évolution serait donc nécessaire, car l&#039;espèce évolue afin de s&#039;adapter au milieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Pourquoi le lamarckisme a-t-il été assez rapidement réfuté par la communauté scientifique?=&lt;br /&gt;
La théorie de Lamarck fut mal reçue et mal comprise en son temps du fait d&#039;un certain manque de clareté de sa part et d&#039;une certaine confusion qui régnait dans ses propres idées. Effectivemment, Lamarck présentait sa théorie sans pouvoir l&#039;exposer véritablement de manière adéquate. De plus, une expérience menée par Weismann contribua grandement à discréditer les propos de Lamarck en affirmant qu&#039;une barrière infranchisable existait entre le soma et le germen (cellules non reproductrices et cellules reproductrices); ceci va donc à l&#039;encontre du discours de Lamarck qui explique que les caractères volontairement acquis sont transmis à la descendance. Ajouté à cela, d&#039;autre théories ont contribuées à discrediter amarck comme par exemple celle du Lyssenkisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Quelles sont les différentes théories qui ont permis de discréditer celle de Lamarck?=&lt;br /&gt;
==De son vivant==&lt;br /&gt;
==Après sa mort==&lt;br /&gt;
Le chapitre du livre dédié à Lamarck parle notamment des expériences de Weismann, qui ont discrédité la théorie de Lamarck. Ainsi, Weismann a pratiqué l&#039;ablation de la queue de souris sur plusieurs générations, afin de voir si cette mutilation se transmettait aux générations suivantes, sous la forme d&#039;une queue atrophiée, voire inexistante. Comme il s&#039;y attendait, les souris naissaient toujours avec une longue queue, ce qui montrait que ce caractère &amp;quot;acquis&amp;quot; ne se transmet pas d&#039;une génération à une autre. Ceci parce que, d&#039;après sa théorie, il existe une barrière infranchissable entre le soma et le germen, appelée barrière de Weismann: l&#039;acquisition de caractères se fait au niveau des cellules somatiques, à savoir les cellules non-reproductives, par exemple les cellules épidermiques, les cellules pulmonaires... et ces caractères acquis ne peuvent être transmis dans les cellules germinales, responsables de la reproduction et de l&#039;hérédité. August Weismann dit qu&#039;il s&#039;attendait à un tel résultat, car, par exemple, &amp;quot;&#039;&#039;chez les peuples qui pratiquent la circoncision depuis des millénaires, les enfants ne naissent toujours pas circoncis&#039;&#039;&amp;quot;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un autre événement déscridita la théorie de Lamarck. Lissenko, ingénieur agronome soviétique, émit en 1948 une théorie certifiant que la nature des plantes peut être modifié par le milieu et ensuite transmis à la déscendance. Nous pouvons donc voir que la théorie de Lyssenko possède es même racie que celle de Lamarck sauf que celle-ci est basé sur les végéteaux et non les animeaux. Lissenko étant soutenu par l&#039;académie des sciences soviètes et respecté, pu imposer des pratiques agricole basé sur ces théories. Suite à cela il en résulte des famines immense, ce qui prouva que sa théorie était fausse et en même temps discrimina celle de Lamarck.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui après beaucoup de réfutation de la théorie de lamarck, celle-ci est mal vu par la communauté scientifique. Cependant, depuis quelques années la découverte de l&#039;épigénétique reouvre les débats. Il y aurait donc un retour du Lamrackisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Quels ont été les apports de la biologie moléculaire?==&lt;br /&gt;
Grâce aux différentes découvertes faite par la biologie moléclaire les chercheurs ont accepté l&#039;explication neo-darwinisme de l&#039;évolution. La génétique moléculaire à pu expliquer la variation et la distinction entre génotype-phénotype ce qui adhéra au néo-darwinisme.&lt;br /&gt;
Le génotype et le phénotype sont à la fois liés et séparé. En effet, le génome et phénome sont liés car ils se trouvent dans un même organisme, si celui-ci disparait il en résulte qu&#039;ils le seront aussi. Cette disparition est commendé par la séléction naturel. Les genotype sont donc influencé par le milieu qui agit aussi sur l&#039;expression de ceux-ci. On parle d&#039;adaptation lorsque l&#039;expression d&#039;un phénotype, influencé par le milieu, est transitoire et de différentiation lorsque celui-ci est durable et est transmis de génération en génération. Lorsqu&#039;une différentiation ce produit, il y a alors changement dans les cellules et plus précisèment dans leurs gènes. Puis le génotype et phénotype sont en même temps séparés. Si un phénotype est modifié le génotype lui ne l&#039;est pas forcément. Lorsque le milieu influence ou modifit accidentelement un phénotype, celui-ci ne fera pas forcément de même, puisque l&#039;aquis ne peut changer l&#039;ADN.&lt;br /&gt;
En conclusion, la biologie moléculaire explique bien la différence entre la modification du phénotype et celui du génotype. Le milieu peut changer le phénotype d&#039;un individu, mais puisqu&#039;elle ne modifit pas le génotype cette aquis ne sera pas transmis à la génération suivante. Le milieu ne peut donc crée de nouvelle éspèce si elle ne change que le phénotype.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que le néo-lamarckisme?=&lt;br /&gt;
Le néo-lamarckisme est un mouvement qui est apparu dans les années 1990. Il s&#039;agit d&#039;une théorie transformiste dérivée de celle de Lamarck et qui privilégie le rôle de l&#039;environnement lors du développement de l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que le néo-darwinisme?=&lt;br /&gt;
Le néo-darwinisme est mouvement qui soutient que toute variation d&#039;une éspèce est dû parfois à des mutations aléatoire et que le milieu sélectionne les phénotypes. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Cependant en 1988 des experiences prouverait que certaines mutations seraient adaptives, puisqu&#039;elles répondent au stress du milieu. Ceci montrerait donc que ces mutations ne seraient pas aléatoire. Ces éxperiences expliquent donc que le stress augmente les mutations se qui favorise l&#039;apparition d&#039;un mutant adapté. En conlusion, cette experience confirme la théorie de Drawine puisqu&#039;elle démontre que des mutations se font par hasard et que le milieu séléctionnent les plus aptes à celui-ci, ce qui en résulte à l&#039;évolution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;épigénétique?=&lt;br /&gt;
L&#039;épigénèse est la progression de la construction des organes durant le développement embryonnaire. &lt;br /&gt;
controle de l activation des gènes par methylation de l&#039;ADN = participe au controle de l&#039;expression des gènes&lt;br /&gt;
variation d&#039;activation génique lors de la différenciation cellulaire et du développement embryonnaire. &lt;br /&gt;
permet de comprendre les insuffisance de la génétique &lt;br /&gt;
variation de l&#039;épigénetique: hypothèse qu&#039;elle sont influencé par l&#039;environement = supposant la possibilité de l&#039;héridété des caractères aquisse qui amène à un retour du lamarckisem. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;épigénetique caractérise la modification transmissible et réversible de l&#039;éepression d&#039;un gène n&#039;impliquant pas la modifications des nucléotides. Autrement dit l&#039;épigénétique est une lecture différent d&#039;un même gène. Les marques épigénétique se trouvant sur un gène codant une protéine peuvent influencer la production de celle-ci à un moment ou un endroit différent.&lt;br /&gt;
L&#039;épigénétique pourrait avoir un influence dans l&#039;évolution malgré le fait qu&#039;elle ne modifie pas l&#039;ADN. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Il ne faut pas confondre l&#039;épigénétique avec la théorie de Lamarck. En effet, l&#039;épigénétique est une lecture différente d&#039;un même gène qui pourrait être influencé par l&#039;environement, alors que la théorie de lamarck prétend que la dégénérescence ou amélioration d&#039;un caractère chez un individu est hérité par la déscendance. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;épigénétique se propose d&#039;étudier les effets qui sont hérités d&#039;une cellule à sa descendante, qu&#039;il s&#039;agisse de cellule eucaryote ou procaryote:&lt;br /&gt;
http://www.inserm.fr/thematiques/genetique-genomique-et-bioinformatique/dossiers-d-information/epigenetique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{co|à développer...}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 27 janvier 2010 à 20:58 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=La théorie de l&#039;évolution peut-elle à nouveau s&#039;appuyer sur celle de Lamarck?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{co|Discutez de la relation entre le génotype et le phénotype, tantôt liés tantôt séparés.}}&lt;br /&gt;
{{co|Notion de mutations adaptatives?}}&lt;br /&gt;
{{co|L&#039;épigénétique? Epigénome?}}&lt;br /&gt;
{{co|Soft inheritance = épigénétique (influence de l&#039;environnement sur l&#039;expression des gènes)}}&lt;br /&gt;
{{co|Hard inheritance = génétique (déterminisme génétique, un gène -&amp;gt; un phénotype)}} [[Utilisateur:Alexandre.zimmerli|Alexandre Zimmerli]] 1 février 2010 à 00:03 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Source=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.fundp.ac.be/sciences/biologie/bio2001/bioscope/1809_lamarck/lamarck.html&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
http://prehisto.ifrance.com/lamarck.htm &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
http://fr.wikipedia.org/wiki/Trofim_Denissovitch_Lyssenko &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Comprendre l&#039;évolution,150 ans après Darwin&#039;&#039;, écrit sous la direction de Gérard Cobut.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Evolution_Chap8&amp;diff=41493</id>
		<title>Evolution Chap8</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Evolution_Chap8&amp;diff=41493"/>
		<updated>2010-02-28T17:30:52Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : /* Qu&amp;#039;est-ce que l&amp;#039;épigénétique? */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;color:#006699;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;big&amp;gt;&amp;lt;big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Y a-t-il un retour du lamarckisme ?&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/big&amp;gt;&amp;lt;/big&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;color:#6600CC;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;small&amp;gt;Dominique &amp;amp; Melody &amp;amp; Cédric&amp;lt;/small&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{co|COMMENTAIRE GÉNÉRAL : Vous avez abordé les éléments peu complexes du chapitre, il vous faut maintenant attaquer les concepts plus trapus mais aussi plus intéressants liés à l&#039;épigénétique et à la question centrale de ce chapitre... le retour du lamarckisme!}} [[Utilisateur:Alexandre.zimmerli|Alexandre Zimmerli]] 1 février 2010 à 00:03 (UTC)&lt;br /&gt;
=Qui était Lamarck et quelle théorie a-t-il avancé?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean Baptiste de Bonnet, chevalier de Lamarck né en 1744 et mort en 1826 est l&#039;un des précurseur à avoir émis des théories sur l&#039;évolution des animaux. Lamarck fit une classification raisonnées et de façon hiérarchiques des invertébrées et vertébrées. Chez les vertébrées les mammifères étaient placés tout en haut de la hiérarchies puisque ce sont ceux qui ont les caractéristiques les plus proches de l&#039;homme.&lt;br /&gt;
C&#039;est en continuellement travaillant sur cette hiérarchisation que Lamarck découvrit et émit la théorie fondamentale de la transformation des espèces. En hiérarchisant le monde animal des plus parfait, étant les plus &#039;&#039;vivant&#039;&#039; et intelligent, jusqu&#039;au moins il fit l&#039;hypothèse du début de la vie sur terre. Pour lui les animaux les moins parfait était donc les premiers êtres sure terres. C&#039;est en effet de là qu&#039;il commença à parler de l&#039;évolution. Il émit l&#039;hypothèse au commencement de la vie sur terre les espèces étaient à peine différentiable avec la matière. Puis ils commencèrent a évolué et se mouvoir pour finalement dériver vers des êtres plus complexes.     &lt;br /&gt;
Son travail sur l&#039;évolution a été fortement ignoré et réfuté durant son vivant. Lamarck affirme une hérédité des caractère acquis d&#039;un animal. Sa théorie soutient qu&#039;un animal évolue durant sa vie et que cette modification de l&#039;organisme est transmis à la génération suivante. Lorsqu&#039;un animal utilise de manière soutenue d&#039;un certain organe, celui-ci se fortifie et se développe. Au contraire un organe peu utilisé peut s&#039;affaiblir et pour finir même disparaitre, c&#039;est ce qu&#039;il appelait la théorie de l&#039;usage et du non-usage. Pour Lamarck la conservation ou la dégénérescence d&#039;un organe chez un animal est une évolution influencée par l&#039;environnement et transmit à la génération suivante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Le lamarckisme et le darwinisme sont-ils antagonistes?=&lt;br /&gt;
Ces deux théories ne sont pas complètement antagonistes. En effet, les deux sont des théories transformistes, c&#039;est-à-dire qu&#039;elles soutiennent que les espèces ont évolué dans le temps. Si cela paraît évident aujourd&#039;hui, ça ne l&#039;était absolument pas à l&#039;époque de ces grands biologistes. En effet, les courants de pensées étaient plutôt fixistes, soutenant que le monde dans lequel nous vivons est immuable.&lt;br /&gt;
==Qu&#039;est-ce que le darwinisme en deux mots?==&lt;br /&gt;
Le darwinisme est une théorie publiée par Charles Darwin en 1859 selon laquelle la diversité des espèces s&#039;explique par l&#039;évolution qui est elle-même basée sur la sélection naturelle, c&#039;est-à-dire que d&#039;après Darwin, des variations morpho-anatomiques peuvent être sélectionnées et transmises aux générations futures. En d&#039;autres termes, des variations peuvent apparaître chez certains individus d&#039;une espèce donnée ; ces variations, si elles apportent des avantages reproductifs à l&#039;individu, sont ensuite sélectionnées et transmises à la descendance de l&#039;individu ayant acquis ces variations. La sélection naturelle est donc ce processus qui sélectionne les variations favorisant la reproduction et acquises par un individu de manière incontrôlée inattendue pour ensuite les transmettre aux descendants des individus en question grâce à une reproduction favorisée. Effectivement, La sélection naturelle va générer des inégalités dans les chances de reproduction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par contre, lorsque les variations apparaissant chez un individu ne permettent pas d&#039;optimiser les chances de reproduction, elles ne sont pas transmises à la descendance car faisant l&#039;objet d&#039;une sélection, elles peuvent ne pas être retenues. Effectivement, Darwin pose deux critères nécessaires à l&#039;évolution des espèces: le hasard et la nécessité. De plus, les caractères issus des variations faisant l&#039;objet d&#039;une sélection.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Quelles sont les différences entre le lamarckisme et le darwinisme?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux théories se différencient par leur approche de l&#039;évolution sur plusieurs points.&lt;br /&gt;
En effet, Darwin soutient que les changements au sein d&#039;une espèce sont dues à des variations apparues par hasard tandis que Lamarck prétend que les variations sont causées par l&#039;individu lui-même qui décide d&#039;exploter un organe précis et développe ainsi sont utilisation. De plus, dans la théorie de Darwin, les variations apparues par hasard sont sélectionnées en fonction de leur utilité dans le processus de reproduction, c&#039;est-à-dire que ces variations son conservées et transmises si elles présentent des avantages reproductifs et donc favorisent l&#039;individu, l&#039;aide à survivre et à constituer une descendance, ce qui n&#039;est pas le propos de Lamarck.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au contraire, Lamarck soutient que c&#039;est le fait d&#039;utiliser plus un organe qui va le développer, et transmettre cette évolution à la génération suivante. De même, un organe peu ou pas utilisé va dégénérer et disparaître. Cette forme d&#039;évolution serait donc nécessaire, car l&#039;espèce évolue afin de s&#039;adapter au milieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Pourquoi le lamarckisme a-t-il été assez rapidement réfuté par la communauté scientifique?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Quelles sont les différentes théories qui ont permis de discréditer celle de Lamarck?=&lt;br /&gt;
==De son vivant==&lt;br /&gt;
==Après sa mort==&lt;br /&gt;
Le chapitre du livre dédié à Lamarck parle notamment des expériences de Weismann, qui ont discrédité la théorie de Lamarck. Ainsi, Weismann a pratiqué l&#039;ablation de la queue de souris sur plusieurs générations, afin de voir si cette mutilation se transmettait aux générations suivantes, sous la forme d&#039;une queue atrophiée, voire inexistante. Comme il s&#039;y attendait, les souris naissaient toujours avec une longue queue, ce qui montrait que ce caractère &amp;quot;acquis&amp;quot; ne se transmet pas d&#039;une génération à une autre. Ceci parce que, d&#039;après sa théorie, il existe une barrière infranchissable entre le soma et le germen, appelée barrière de Weismann: l&#039;acquisition de caractères se fait au niveau des cellules somatiques, à savoir les cellules non-reproductives, par exemple les cellules épidermiques, les cellules pulmonaires... et ces caractères acquis ne peuvent être transmis dans les cellules germinales, responsables de la reproduction et de l&#039;hérédité. August Weismann dit qu&#039;il s&#039;attendait à un tel résultat, car, par exemple, &amp;quot;&#039;&#039;chez les peuples qui pratiquent la circoncision depuis des millénaires, les enfants ne naissent toujours pas circoncis&#039;&#039;&amp;quot;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un autre événement déscridita la théorie de Lamarck. Lissenko, ingénieur agronome soviétique, émit en 1948 une théorie certifiant que la nature des plantes peut être modifié par le milieu et ensuite transmis à la déscendance. Nous pouvons donc voir que la théorie de Lyssenko possède es même racie que celle de Lamarck sauf que celle-ci est basé sur les végéteaux et non les animeaux. Lissenko étant soutenu par l&#039;académie des sciences soviètes et respecté, pu imposer des pratiques agricole basé sur ces théories. Suite à cela il en résulte des famines immense, ce qui prouva que sa théorie était fausse et en même temps discrimina celle de Lamarck.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui après beaucoup de réfutation de la théorie de lamarck, celle-ci est mal vu par la communauté scientifique. Cependant, depuis quelques années la découverte de l&#039;épigénétique reouvre les débats. Il y aurait donc un retour du Lamrackisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Quels ont été les apports de la biologie moléculaire?==&lt;br /&gt;
Grâce aux différentes découvertes faite par la biologie moléclaire les chercheurs ont accepté l&#039;explication neo-darwinisme de l&#039;évolution. La génétique moléculaire à pu expliquer la variation et la distinction entre génotype-phénotype ce qui adhéra au néo-darwinisme.&lt;br /&gt;
Le génotype et le phénotype sont à la fois liés et séparé. En effet, le génome et phénome sont liés car ils se trouvent dans un même organisme, si celui-ci disparait il en résulte qu&#039;ils le seront aussi. Cette disparition est commendé par la séléction naturel. Les genotype sont donc influencé par le milieu qui agit aussi sur l&#039;expression de ceux-ci. On parle d&#039;adaptation lorsque l&#039;expression d&#039;un phénotype, influencé par le milieu, est transitoire et de différentiation lorsque celui-ci est durable et est transmis de génération en génération. Lorsqu&#039;une différentiation ce produit, il y a alors changement dans les cellules et plus précisèment dans leurs gènes. Puis le génotype et phénotype sont en même temps séparés. Si un phénotype est modifié le génotype lui ne l&#039;est pas forcément. Lorsque le milieu influence ou modifit accidentelement un phénotype, celui-ci ne fera pas forcément de même, puisque l&#039;aquis ne peut changer l&#039;ADN.&lt;br /&gt;
En conclusion, la biologie moléculaire explique bien la différence entre la modification du phénotype et celui du génotype. Le milieu peut changer le phénotype d&#039;un individu, mais puisqu&#039;elle ne modifit pas le génotype cette aquis ne sera pas transmis à la génération suivante. Le milieu ne peut donc crée de nouvelle éspèce si elle ne change que le phénotype.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que le néo-lamarckisme?=&lt;br /&gt;
Le néo-lamarckisme est un mouvement qui est apparu dans les années 1990. Il s&#039;agit d&#039;une théorie transformiste dérivée de celle de Lamarck et qui privilégie le rôle de l&#039;environnement lors du développement de l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que le néo-darwinisme?=&lt;br /&gt;
Le néo-darwinisme est mouvement qui soutient que toute variation d&#039;une éspèce est dû parfois à des mutations aléatoire et que le milieu sélectionne les phénotypes. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Cependant en 1988 des experiences prouverait que certaines mutations seraient adaptives, puisqu&#039;elles répondent au stress du milieu. Ceci montrerait donc que ces mutations ne seraient pas aléatoire. Ces éxperiences expliquent donc que le stress augmente les mutations se qui favorise l&#039;apparition d&#039;un mutant adapté. En conlusion, cette experience confirme la théorie de Drawine puisqu&#039;elle démontre que des mutations se font par hasard et que le milieu séléctionnent les plus aptes à celui-ci, ce qui en résulte à l&#039;évolution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;épigénétique?=&lt;br /&gt;
L&#039;épigénèse est la progression de la construction des organes durant le développement embryonnaire. &lt;br /&gt;
controle de l activation des gènes par methylation de l&#039;ADN = participe au controle de l&#039;expression des gènes&lt;br /&gt;
variation d&#039;activation génique lors de la différenciation cellulaire et du développement embryonnaire. &lt;br /&gt;
permet de comprendre les insuffisance de la génétique &lt;br /&gt;
variation de l&#039;épigénetique: hypothèse qu&#039;elle sont influencé par l&#039;environement = supposant la possibilité de l&#039;héridété des caractères aquisse qui amène à un retour du lamarckisem. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;épigénetique caractérise la modification transmissible et réversible de l&#039;éepression d&#039;un gène n&#039;impliquant pas la modifications des nucléotides. Autrement dit l&#039;épigénétique est une lecture différent d&#039;un même gène. Les marques épigénétique se trouvant sur un gène codant une protéine peuvent influencer la production de celle-ci à un moment ou un endroit différent.&lt;br /&gt;
L&#039;épigénétique pourrait avoir un influence dans l&#039;évolution malgré le fait qu&#039;elle ne modifie pas l&#039;ADN. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Il ne faut pas confondre l&#039;épigénétique avec la théorie de Lamarck. En effet, l&#039;épigénétique est une lecture différente d&#039;un même gène qui pourrait être influencé par l&#039;environement, alors que la théorie de lamarck prétend que la dégénérescence ou amélioration d&#039;un caractère chez un individu est hérité par la déscendance. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;épigénétique se propose d&#039;étudier les effets qui sont hérités d&#039;une cellule à sa descendante, qu&#039;il s&#039;agisse de cellule eucaryote ou procaryote:&lt;br /&gt;
http://www.inserm.fr/thematiques/genetique-genomique-et-bioinformatique/dossiers-d-information/epigenetique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{co|à développer...}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 27 janvier 2010 à 20:58 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=La théorie de l&#039;évolution peut-elle à nouveau s&#039;appuyer sur celle de Lamarck?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{co|Discutez de la relation entre le génotype et le phénotype, tantôt liés tantôt séparés.}}&lt;br /&gt;
{{co|Notion de mutations adaptatives?}}&lt;br /&gt;
{{co|L&#039;épigénétique? Epigénome?}}&lt;br /&gt;
{{co|Soft inheritance = épigénétique (influence de l&#039;environnement sur l&#039;expression des gènes)}}&lt;br /&gt;
{{co|Hard inheritance = génétique (déterminisme génétique, un gène -&amp;gt; un phénotype)}} [[Utilisateur:Alexandre.zimmerli|Alexandre Zimmerli]] 1 février 2010 à 00:03 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Source=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.fundp.ac.be/sciences/biologie/bio2001/bioscope/1809_lamarck/lamarck.html&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
http://prehisto.ifrance.com/lamarck.htm &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
http://fr.wikipedia.org/wiki/Trofim_Denissovitch_Lyssenko &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Comprendre l&#039;évolution,150 ans après Darwin&#039;&#039;, écrit sous la direction de Gérard Cobut.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CédricC</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Evolution_Chap8&amp;diff=41492</id>
		<title>Evolution Chap8</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://edutechwiki.unige.ch/bioroussowiki/index.php?title=Evolution_Chap8&amp;diff=41492"/>
		<updated>2010-02-28T17:29:59Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;CédricC : /* Qu&amp;#039;est-ce que l&amp;#039;épigénétique? */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;color:#006699;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;big&amp;gt;&amp;lt;big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Y a-t-il un retour du lamarckisme ?&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/big&amp;gt;&amp;lt;/big&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;color:#6600CC;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;small&amp;gt;Dominique &amp;amp; Melody &amp;amp; Cédric&amp;lt;/small&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{co|COMMENTAIRE GÉNÉRAL : Vous avez abordé les éléments peu complexes du chapitre, il vous faut maintenant attaquer les concepts plus trapus mais aussi plus intéressants liés à l&#039;épigénétique et à la question centrale de ce chapitre... le retour du lamarckisme!}} [[Utilisateur:Alexandre.zimmerli|Alexandre Zimmerli]] 1 février 2010 à 00:03 (UTC)&lt;br /&gt;
=Qui était Lamarck et quelle théorie a-t-il avancé?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean Baptiste de Bonnet, chevalier de Lamarck né en 1744 et mort en 1826 est l&#039;un des précurseur à avoir émis des théories sur l&#039;évolution des animaux. Lamarck fit une classification raisonnées et de façon hiérarchiques des invertébrées et vertébrées. Chez les vertébrées les mammifères étaient placés tout en haut de la hiérarchies puisque ce sont ceux qui ont les caractéristiques les plus proches de l&#039;homme.&lt;br /&gt;
C&#039;est en continuellement travaillant sur cette hiérarchisation que Lamarck découvrit et émit la théorie fondamentale de la transformation des espèces. En hiérarchisant le monde animal des plus parfait, étant les plus &#039;&#039;vivant&#039;&#039; et intelligent, jusqu&#039;au moins il fit l&#039;hypothèse du début de la vie sur terre. Pour lui les animaux les moins parfait était donc les premiers êtres sure terres. C&#039;est en effet de là qu&#039;il commença à parler de l&#039;évolution. Il émit l&#039;hypothèse au commencement de la vie sur terre les espèces étaient à peine différentiable avec la matière. Puis ils commencèrent a évolué et se mouvoir pour finalement dériver vers des êtres plus complexes.     &lt;br /&gt;
Son travail sur l&#039;évolution a été fortement ignoré et réfuté durant son vivant. Lamarck affirme une hérédité des caractère acquis d&#039;un animal. Sa théorie soutient qu&#039;un animal évolue durant sa vie et que cette modification de l&#039;organisme est transmis à la génération suivante. Lorsqu&#039;un animal utilise de manière soutenue d&#039;un certain organe, celui-ci se fortifie et se développe. Au contraire un organe peu utilisé peut s&#039;affaiblir et pour finir même disparaitre, c&#039;est ce qu&#039;il appelait la théorie de l&#039;usage et du non-usage. Pour Lamarck la conservation ou la dégénérescence d&#039;un organe chez un animal est une évolution influencée par l&#039;environnement et transmit à la génération suivante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Le lamarckisme et le darwinisme sont-ils antagonistes?=&lt;br /&gt;
Ces deux théories ne sont pas complètement antagonistes. En effet, les deux sont des théories transformistes, c&#039;est-à-dire qu&#039;elles soutiennent que les espèces ont évolué dans le temps. Si cela paraît évident aujourd&#039;hui, ça ne l&#039;était absolument pas à l&#039;époque de ces grands biologistes. En effet, les courants de pensées étaient plutôt fixistes, soutenant que le monde dans lequel nous vivons est immuable.&lt;br /&gt;
==Qu&#039;est-ce que le darwinisme en deux mots?==&lt;br /&gt;
Le darwinisme est une théorie publiée par Charles Darwin en 1859 selon laquelle la diversité des espèces s&#039;explique par l&#039;évolution qui est elle-même basée sur la sélection naturelle, c&#039;est-à-dire que d&#039;après Darwin, des variations morpho-anatomiques peuvent être sélectionnées et transmises aux générations futures. En d&#039;autres termes, des variations peuvent apparaître chez certains individus d&#039;une espèce donnée ; ces variations, si elles apportent des avantages reproductifs à l&#039;individu, sont ensuite sélectionnées et transmises à la descendance de l&#039;individu ayant acquis ces variations. La sélection naturelle est donc ce processus qui sélectionne les variations favorisant la reproduction et acquises par un individu de manière incontrôlée inattendue pour ensuite les transmettre aux descendants des individus en question grâce à une reproduction favorisée. Effectivement, La sélection naturelle va générer des inégalités dans les chances de reproduction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par contre, lorsque les variations apparaissant chez un individu ne permettent pas d&#039;optimiser les chances de reproduction, elles ne sont pas transmises à la descendance car faisant l&#039;objet d&#039;une sélection, elles peuvent ne pas être retenues. Effectivement, Darwin pose deux critères nécessaires à l&#039;évolution des espèces: le hasard et la nécessité. De plus, les caractères issus des variations faisant l&#039;objet d&#039;une sélection.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Quelles sont les différences entre le lamarckisme et le darwinisme?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux théories se différencient par leur approche de l&#039;évolution sur plusieurs points.&lt;br /&gt;
En effet, Darwin soutient que les changements au sein d&#039;une espèce sont dues à des variations apparues par hasard tandis que Lamarck prétend que les variations sont causées par l&#039;individu lui-même qui décide d&#039;exploter un organe précis et développe ainsi sont utilisation. De plus, dans la théorie de Darwin, les variations apparues par hasard sont sélectionnées en fonction de leur utilité dans le processus de reproduction, c&#039;est-à-dire que ces variations son conservées et transmises si elles présentent des avantages reproductifs et donc favorisent l&#039;individu, l&#039;aide à survivre et à constituer une descendance, ce qui n&#039;est pas le propos de Lamarck.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au contraire, Lamarck soutient que c&#039;est le fait d&#039;utiliser plus un organe qui va le développer, et transmettre cette évolution à la génération suivante. De même, un organe peu ou pas utilisé va dégénérer et disparaître. Cette forme d&#039;évolution serait donc nécessaire, car l&#039;espèce évolue afin de s&#039;adapter au milieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Pourquoi le lamarckisme a-t-il été assez rapidement réfuté par la communauté scientifique?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Quelles sont les différentes théories qui ont permis de discréditer celle de Lamarck?=&lt;br /&gt;
==De son vivant==&lt;br /&gt;
==Après sa mort==&lt;br /&gt;
Le chapitre du livre dédié à Lamarck parle notamment des expériences de Weismann, qui ont discrédité la théorie de Lamarck. Ainsi, Weismann a pratiqué l&#039;ablation de la queue de souris sur plusieurs générations, afin de voir si cette mutilation se transmettait aux générations suivantes, sous la forme d&#039;une queue atrophiée, voire inexistante. Comme il s&#039;y attendait, les souris naissaient toujours avec une longue queue, ce qui montrait que ce caractère &amp;quot;acquis&amp;quot; ne se transmet pas d&#039;une génération à une autre. Ceci parce que, d&#039;après sa théorie, il existe une barrière infranchissable entre le soma et le germen, appelée barrière de Weismann: l&#039;acquisition de caractères se fait au niveau des cellules somatiques, à savoir les cellules non-reproductives, par exemple les cellules épidermiques, les cellules pulmonaires... et ces caractères acquis ne peuvent être transmis dans les cellules germinales, responsables de la reproduction et de l&#039;hérédité. August Weismann dit qu&#039;il s&#039;attendait à un tel résultat, car, par exemple, &amp;quot;&#039;&#039;chez les peuples qui pratiquent la circoncision depuis des millénaires, les enfants ne naissent toujours pas circoncis&#039;&#039;&amp;quot;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un autre événement déscridita la théorie de Lamarck. Lissenko, ingénieur agronome soviétique, émit en 1948 une théorie certifiant que la nature des plantes peut être modifié par le milieu et ensuite transmis à la déscendance. Nous pouvons donc voir que la théorie de Lyssenko possède es même racie que celle de Lamarck sauf que celle-ci est basé sur les végéteaux et non les animeaux. Lissenko étant soutenu par l&#039;académie des sciences soviètes et respecté, pu imposer des pratiques agricole basé sur ces théories. Suite à cela il en résulte des famines immense, ce qui prouva que sa théorie était fausse et en même temps discrimina celle de Lamarck.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui après beaucoup de réfutation de la théorie de lamarck, celle-ci est mal vu par la communauté scientifique. Cependant, depuis quelques années la découverte de l&#039;épigénétique reouvre les débats. Il y aurait donc un retour du Lamrackisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Quels ont été les apports de la biologie moléculaire?==&lt;br /&gt;
Grâce aux différentes découvertes faite par la biologie moléclaire les chercheurs ont accepté l&#039;explication neo-darwinisme de l&#039;évolution. La génétique moléculaire à pu expliquer la variation et la distinction entre génotype-phénotype ce qui adhéra au néo-darwinisme.&lt;br /&gt;
Le génotype et le phénotype sont à la fois liés et séparé. En effet, le génome et phénome sont liés car ils se trouvent dans un même organisme, si celui-ci disparait il en résulte qu&#039;ils le seront aussi. Cette disparition est commendé par la séléction naturel. Les genotype sont donc influencé par le milieu qui agit aussi sur l&#039;expression de ceux-ci. On parle d&#039;adaptation lorsque l&#039;expression d&#039;un phénotype, influencé par le milieu, est transitoire et de différentiation lorsque celui-ci est durable et est transmis de génération en génération. Lorsqu&#039;une différentiation ce produit, il y a alors changement dans les cellules et plus précisèment dans leurs gènes. Puis le génotype et phénotype sont en même temps séparés. Si un phénotype est modifié le génotype lui ne l&#039;est pas forcément. Lorsque le milieu influence ou modifit accidentelement un phénotype, celui-ci ne fera pas forcément de même, puisque l&#039;aquis ne peut changer l&#039;ADN.&lt;br /&gt;
En conclusion, la biologie moléculaire explique bien la différence entre la modification du phénotype et celui du génotype. Le milieu peut changer le phénotype d&#039;un individu, mais puisqu&#039;elle ne modifit pas le génotype cette aquis ne sera pas transmis à la génération suivante. Le milieu ne peut donc crée de nouvelle éspèce si elle ne change que le phénotype.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que le néo-lamarckisme?=&lt;br /&gt;
Le néo-lamarckisme est un mouvement qui est apparu dans les années 1990. Il s&#039;agit d&#039;une théorie transformiste dérivée de celle de Lamarck et qui privilégie le rôle de l&#039;environnement lors du développement de l&#039;organisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que le néo-darwinisme?=&lt;br /&gt;
Le néo-darwinisme est mouvement qui soutient que toute variation d&#039;une éspèce est dû parfois à des mutations aléatoire et que le milieu sélectionne les phénotypes. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Cependant en 1988 des experiences prouverait que certaines mutations seraient adaptives, puisqu&#039;elles répondent au stress du milieu. Ceci montrerait donc que ces mutations ne seraient pas aléatoire. Ces éxperiences expliquent donc que le stress augmente les mutations se qui favorise l&#039;apparition d&#039;un mutant adapté. En conlusion, cette experience confirme la théorie de Drawine puisqu&#039;elle démontre que des mutations se font par hasard et que le milieu séléctionnent les plus aptes à celui-ci, ce qui en résulte à l&#039;évolution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Qu&#039;est-ce que l&#039;épigénétique?=&lt;br /&gt;
L&#039;épigénèse est la progression de la construction des organes durant le développement embryonnaire. &lt;br /&gt;
controle de l activation des gènes par methylation de l&#039;ADN = participe au controle de l&#039;expression des gènes&lt;br /&gt;
variation d&#039;activation génique lors de la différenciation cellulaire et du développement embryonnaire. &lt;br /&gt;
permet de comprendre les insuffisance de la génétique &lt;br /&gt;
variation de l épigénetique: hypothèse qu&#039;elle sont influencé par l&#039;environement = supposant la possibilité de l&#039;héridété des caractères aquisse qui amène à un retour du lamarckisem. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;épigénetique caractérise la modification transmissible et réversible de l&#039;éepression d&#039;un gène n&#039;impliquant pas la modifications des nucléotides. Autrement dit l&#039;épigénétique est une lecture différent d&#039;un même gène. Les marques épigénétique se trouvant sur un gène codant une protéine peuvent influencer la production de celle-ci à un moment ou un endroit différent.&lt;br /&gt;
L&#039;épigénétique pourrait avoir un influence dans l&#039;évolution malgré le fait qu&#039;elle ne modifie pas l&#039;ADN. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Il ne faut pas confondre l&#039;épigénétique avec la théorie de lamarck. En effet, l&#039;épigénétique est une lecture différente d&#039;un même gène qui pourrait être influencé par l&#039;environement, alors que la théorie de lamarck prétend que la dégénérescence ou amélioration d&#039;un caractère chez un individu est hérité par la déscendance. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;épigénétique se propose d&#039;étudier les effets qui sont hérités d&#039;une cellule à sa descendante, qu&#039;il s&#039;agisse de cellule eucaryote ou procaryote:&lt;br /&gt;
http://www.inserm.fr/thematiques/genetique-genomique-et-bioinformatique/dossiers-d-information/epigenetique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{co|à développer...}}--[[Utilisateur:Pierre.brawand|Pierre.brawand]] 27 janvier 2010 à 20:58 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=La théorie de l&#039;évolution peut-elle à nouveau s&#039;appuyer sur celle de Lamarck?=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{co|Discutez de la relation entre le génotype et le phénotype, tantôt liés tantôt séparés.}}&lt;br /&gt;
{{co|Notion de mutations adaptatives?}}&lt;br /&gt;
{{co|L&#039;épigénétique? Epigénome?}}&lt;br /&gt;
{{co|Soft inheritance = épigénétique (influence de l&#039;environnement sur l&#039;expression des gènes)}}&lt;br /&gt;
{{co|Hard inheritance = génétique (déterminisme génétique, un gène -&amp;gt; un phénotype)}} [[Utilisateur:Alexandre.zimmerli|Alexandre Zimmerli]] 1 février 2010 à 00:03 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Source=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.fundp.ac.be/sciences/biologie/bio2001/bioscope/1809_lamarck/lamarck.html&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
http://prehisto.ifrance.com/lamarck.htm &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
http://fr.wikipedia.org/wiki/Trofim_Denissovitch_Lyssenko &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Comprendre l&#039;évolution,150 ans après Darwin&#039;&#039;, écrit sous la direction de Gérard Cobut.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CédricC</name></author>
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